Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

La France face à 100 000 gendarmes !

La France face à 100 000 gendarmes !

J’ai vu défiler sous la pluie, hier, les internes en médecine. Un troupeau mouillé et malheureux. On traite ces jeunes gens d’élite comme des valets taillables et corvéables à merci. Les énarques du ministère, qui n’ont pas le tiers des années d’études des internes, ont eu l’idée d’imposer aux jeunes médecins une année d’internat de plus et de les affecter ainsi dans ce qu’il est convenu d’appeler les déserts médicaux.

Le régime politique français a pour principale caractéristique l’irresponsabilité des politiciens, et singulièrement des gouvernants. La figure emblématique de cette caste est Georgina Dufoix. Mise en cause en 1991, en tant que ministre des affaires sociales, dans l’affaire du sang contaminé, elle se déclare « responsable mais pas coupable ». Elle a fait école depuis. Tous ceux qui gouvernent la France le font sous cette égide.

Rien n’est plus grave pour la démocratie que la fuite des gouvernants face à leur responsabilité. Refuser d’assortir celle-ci de la culpabilité en cas de faute, c’est ôter tout son sens à la notion de responsabilité. Et c’est bien le vœu profond de la classe politique française, constituée d’individus qui ont fait de la politique un métier et non plus une mission.

Aucun des problèmes qui se posent aujourd’hui à la France n’est imputable à d’autres qu’aux politiciens français. Ce sont leur choix, leurs actions et leur inaction qu’on retrouve à chaque détour de notre vie collective. Le climat de profond mécontentement et de révolte qui règne en ce moment en France est le résultat de plusieurs décennies de mauvaise gouvernance. Il ne s’apaisera pas tant que des élus dignes de considération et efficients n’auront pas pris les rênes du pays.

La première condition au redressement de la France est l’analyse lucide de ses problèmes. Pour le moment, ce n’est pas la voie choisie. On cherche plutôt des boucs émissaires, selon la tradition multiséculaire de l’humanité. Le bouc émissaire a pour caractéristique d’être innocent. Si tel n’était pas le cas, il ne serait qu’un coupable ordinaire, dont la société se débarrasse selon les moyens du temps. Si le bouc émissaire remplit son office, les victimes oublieront leurs souffrances et leur ressentiment. Sinon …

Sinon, c’est la révolte et parfois, beaucoup plus grave, la révolution. Aujourd’hui, en France, les conditions de la révolte sont réunies. Tout le pays est mécontent. Si le peuple se met à défiler, il faudra des changements. Mais s’il s’empare de préfectures et de ministères, ce sera la révolution. Face à elle 100 000 gendarmes et 14 000 CRS. C’est tout. C’est beaucoup face à une émeute. C’est peu, pire ce n’est rien face à des émeutes dans tout le pays.

Le tableau est dressé. Reste à savoir ce que fera la pouvoir. La probabilité est qu’il prendra la fuite. Car face au nombre, on est impuissant. Verra-t-on alors surgir un homme providentiel ? Forcément. Car quand on n’en a pas, on en invente un. Et s’il n’est pas bon, un autre peut prendre la place. Jusqu’à ce que s’installe la  chienlit.

Les politiciens ne peuvent plus grand-chose dans une telle situation. Seuls les médias peuvent conduire à une solution. A condition qu’ils fassent honnêtement leur travail. Vu ce qu’ils font actuellement, on peut être pessimiste. Quant aux réseaux sociaux, ils sont la grande déception de la révolution technologique qui leur a donné naissance. A quelques rares exceptions près, ils ne charrient que des torrents de haine et de déraison.

Tocqueville a dit : «  Ce qui met en danger la société, ce n’est pas la corruption de quelques-uns, c’est le relâchement de tous. » Il n’y a qu’une explication possible au relâchement de tous en France : l’Etat providence. L’abroger est une nécessité vitale pour notre pays. Le faire est d’autant plus nécessaire que l’Etat providence n’est en rien une nécessité pour la France du 21e siècle. L’assurance maladie n’est qu’une assurance banale, qui peut s’obtenir au meilleur coût si on la contracte jeune, l’assurance vieillesse doit surtout se défier de la répartition, qui est le meilleur chemin de la faillite, et ne peut garantir une retraite qu’à la suite d’une capitalisation diversifiée. Quant aux autres subventions à l’inactivité, elles peuvent facilement faire le tri entre les victimes de la vie et les paresseux.

On a presque envie de crier : « Mais enfin, chers compatriotes, un peu de bon sens, un peu de considération pour votre patrie et pour vos concitoyens ! » Mais ce serait crier dans le désert. Si l’on veut être entendu, il faut d’abord agir. Et parmi les actions à privilégier, il y a surtout celles qui vous libèrent. Des abus de l’Etat et des liens qu’ont jetés sur vous ceux qui ne voient de sens à la vie que dans l’asservissement du plus grand nombre au profit d’une caste de voleurs. Il n’y faut qu’un peu de courage. Je suis certain que l’avez !

Claude Reichman

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Ormeta

Je ne connais pas plus que tout un chacun le dossier d’Omar Raddad. Je me suis simplement documenté comme tout le monde grâce en particulier à l’excellent livre de Jean-Marie Rouart.

Comme Voltaire s’était saisi de l’affaire Calas,  l’académicien, esprit libre entre tous, a convaincu les plus sceptiques de la nécessité de faire la lumière sur les zones d’ombre qu’il avait relevées.

Évidentes pour un néophyte, elles auraient dû l’être pour un juge impartial.

On sait combien les procès en révision sont rares.

On sait aussi combien d’incohérences sont ressorties de l’instruction bâclée de cette affaire et notamment des conclusions de l’autopsie.

On sait enfin combien certaines des personnalités en cause, tant familiales que professionnelles, ont pu infléchir le sens de la justice contre le jardinier marocain qui n’était même pas sur les lieux au moment du meurtre de Mme Marchal.

De là à penser que le corporatisme judiciaire est à la base du déni de droit dont la justice vient de se rendre coupable, il n’ y a qu’un pas que plus personne n’hésite à franchir. En refusant de prendre en considération les dernières informations issues des tests ADN produits par la défense, la justice refuse de faire la lumière. Pourquoi ?

Sa crédibilité était depuis longtemps en cause. Elle ne l’est plus.

Elle vient de se décrédibiliser.

S’il s’agissait de couvrir les erreurs ou les fautes de l’un des siens, c’est raté.

Elles apparaissent aujourd’hui au grand jour et s’étendent à toute l’institution judiciaire.

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Plus d’essence

A qui profite la grève qui touche les raffineries ?

C’est une question que nous avons le droit de nous poser.

Les revendications en jeu quant à l’augmentation des salaires ne sont pas crédibles. Les personnels impliqués paraissent avoir des salaires privilégiés. Même si toute augmentation par les jours d’inflation qui courent est bonne à prendre, il faut aussi penser à ceux qui gagnent moins et que la grève touche durement. Les syndicats ne sont pas très à l’aise sur ce point, ils ont réagi violemment à l’information répandue sur les salaires actuels.

L’idée de distribuer le capital, de le transformer en redistribution d’“argent consommation” est absurde. Total est sur le marché économique mondial, où le capital tient sa vraie place, qui consiste — comme nous le savons — à accumuler et transmettre pour servir de base à l’entreprise, où  les investisseurs étant essentiels sont rémunérés en priorité.

Alors, pourquoi cette grève dure ?

Je vous propose une hypothèse qui n’est pas complotiste, qui imagine des liens et synergies potentiels. Il s’agit d’une réflexion imaginaire, j’insiste.

La CGT et l’URSS ont vécu dans une étroite interdépendance pendant cinquante ans. Peut-être encore aujourd’hui.

Les Services secrets russes ont probablement des dossiers embarrassants sur la CGT, du moins c’est envisageable. Ce qui obligerait cette dernière.

Dans l’état actuel de sa situation, la Russie à un intérêt évident à créer un choc dans l’opinion publique sur l’idée d’une rupture d’approvisionnement. En effet, pour cette opinion publique la Russie est présentée comme un élément essentiel de notre approvisionnement.

Ce choc peut créer un basculement de la sympathie envers l’Ukraine, qui aura tôt fait de fondre face à l’idée qu’elle pourrait générer une pénurie de pétrole.

Les hommes de l’Etat, qui ne veulent pas se sacrifier pour l’Ukraine, ont un intérêt à laisser mariner la situation, surtout s’il sont finalement sûrs qu’elle est artificielle et se résorbera d’elle-même.

C’est une hypothèse plausible, qui aurait de grandes chances d’atteindre son but

Bien à vous  H. Dumas

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La CIPAV est un escroc

Cette caisse de retraite est celle à laquelle j’ai été rattaché de force, contre mon gré, en 1964 quand je me suis installé à mon compte. Plus exactement c’est la caisse où j’ai échoué après quelques errements dont je n’ai pas exactement le souvenir mais qui m’ont toujours été imposés.

Donc, sous couvert des hommes de l’Etat voici le discours qui m’a été tenu par les inventeurs de la combine : « Nous nous occupons de votre retraite – vous êtes trop con pour le faire vous-même – vous nous versez à cette effet une somme coquette tous les ans, en fonction de vos revenus et, à 65 ans — donc pour moi, au début, dans 46 ans – nous vous verserons une retraite ».

J’ai compris que l’argent que je donnais allait être géré par des professionnels de haut niveau et que, au terme du contrat que l’on m’obligeait à souscrire, cet argent me serait rendu, augmenté des résultats de leurs compétences, sous la forme d’une retraite mensuelle.

Mais ce n’est pas du tout ce qui s’est passé.

En lieu et place de professionnels de haut niveau de la gestion et de l’investissement, mon argent a été pris par des incultes primaires, justes bons à le diviser pour le donner directement aux retraités de l’époque.

C’est-à-dire que les entrants payaient les dépenses de la boutique, partagées entre ceux à qui elle avait ouvert des droits. Pas plus tôt donné, l’argent des entrants s’évanouissait, disparaissait.

Cela s’appelle une pyramide de Ponzi.

Les inventeurs du système ont mené longtemps grande vie, jusqu’il y a peu c’était même la vie de château pour eux.

Puis, la masse des entrants s’est tarie, et celle des bénéficiaires a augmenté au point que la pyramide s’est effondrée.

Il y a fort longtemps que les inventeurs du système sont conscients de la situation, de leur indélicatesse. Leur responsabilité morale et intellectuelle est donc totalement engagée.

Toutes les polices et les tribunaux du pays devraient être à leur poursuite.

Parce que, quand même, cette escroquerie en est véritablement une. On veut nous vendre aujourd’hui que nous, les victimes, devons palier à cette escroquerie, qui n’en serait pas une, que même la situation engagerait notre solidarité, que nous devons donc payer.

Mais la solidarité, c’est un choix politique, ça passe par un vote à l’Assemblée nationale et au Sénat. Rien de tout cela ici. Ce sont une bande de copains qui ont créé ces boutiques, qui se sont servis au passage tant que l’astuce n’a pas été comprise, puis qui ont refilé le bébé aux hommes de l’Etat quand la faillite est devenue évidente.

Cette pyramide de Ponzi n’aurait probablement pas été votée à l’époque par les élus, où alors cela aurait laissé des traces et aurait engagé leur responsabilité.

Alors que là, les escrocs initiaux ont disparu, et on nous explique que c’est nous, les victimes, qui devons payer la facture.

Existe-t-il plus invraisemblable ? Plus scandaleux ?

Par exemple, en ce qui me concerne, ces escrocs me versent 5 500 € par an et me demandent — puisque vu leurs résultats je suis bien obligé de continuer à travailler – une cotisation annuelle de 4 000 €, laquelle ne m’ouvre aucun droit supplémentaire, parce que mon dossier est clos, mon contrat est fini !!!

Mon contrat est fini pour le paiement de ma retraite, mais pas pour le paiement d’une cotisation.

Cette bouffonnerie n’a pas de limite.

Tout comme l’URSSAF et le fisc elle vit de la terreur qu’elle inspire, pas de l’intérêt des prestations qu’elle promet et qu’elle ne peut pas et n’a jamais pu donner. Sauf aux premiers arrivés qui ont été les bénéficiaires de l’escroquerie, mais qui ne sont plus là, paix à leurs âmes.

Comme il n’est pas question que j’accepte cette situation, je suis poursuivi devant les tribunaux.

Que penser lorsque se sont les escrocs qui poursuivent les braves gens devant les tribunaux et que ceux-ci les contraignent ?

Qu’une société aussi déréglée a peu de chance de survivre….

Alors les effets de voix, les larmes de crocodiles de nos élus, peu me chaut, il va falloir qu’ils me saisissent, qu’ils fassent donner leur justice pervertie, s’ils veulent me piller avec leur escroquerie.

Tout ça est incroyable. Bien à vous. H. Dumas

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Le retour de la préfectotrale

La préfectorale c’est l’ENA, c’est-à-dire la haute administration, l’élite administrative.

A ne pas confondre avec la technocratie, qui est le pouvoir des techniciens, lesquels commencent dès l’employé de base des services administratifs. Le responsable des services de la voirie communale – ronds-points et dos d’âne – est un technocrate.

La préfectorale a perdu son pouvoir sous Mitterrand, lors des lois de décentralisation de 1982. Depuis elle rongeait son frein, toute à son idée de reconquête du pouvoir.

Elle a volontairement laissé nos élus de paille s’amuser et claquer tout le fric de la communauté, les technocrates aligner les décisions stupides confiscatoires des libertés fondamentales, jusqu’au point de non-retour qu’elle considère sans doute atteint aujourd’hui.

Elle sort du bois. Et pas discrètement.

Elle met la main sur la police.

La police c’est le terrain. Il y a loin du terrain à la philosophie politique. Poutine en prend conscience, pour l’instant à son désavantage, tout peut changer demain la justice n’existant pas sur le terrain où ne s’impose que le droit de la plus grande violence. Trotski avait compris que quelques hommes violents et déterminés suffisaient pour renverser un pouvoir.

Donc, la police est le pied dans la boue du pouvoir. Victor Hugo en a saisi les états d’âme avec Javert.

La police est populiste et violente, cela va de soi. Pourrait-elle faire autrement ?

La justice, pure projection intellectuelle, ne fonctionne qu’à partir des rapports de police. Ce qui m’a toujours stupéfait, tant ces rapports sont la plupart du temps incompréhensibles et peu fiables.

Mais nos magistrats — peu soucieux de justice et jaloux de l’ordre qu’ils imposent, très éloigné de la pensée de la population — s’accommodaient parfaitement de cet outil qui leur permettait d’imposer un gauchisme depuis longtemps révolu. Le magistrat de base hait le capital, il n’en comprend pas la nécessité, il partage cette idée avec la police, c’est probablement leur seul lien, celui qui les soude.

Les dégâts de cette alliance contre nature sont économiquement énormes en même temps que fatals aux libertés, l’élite s’en émeut.

Elle prend le pouvoir sur la police, elle désarme la magistrature, et certains s’étonnent que Dupont-Moretti, avocat, ne dise rien. Personnellement, je pense qu’il est à la base de l’idée. Comment pourrait-il en être autrement pour un avocat lucide ?

Dans la pratique, en supposant que l’élite soit sincère et démocrate, respectueuse des doits de l’homme, cette reprise en main de la police, cette remise en place de la justice par la maîtrise de ses sources, pourrait être une bonne chose et remettre à sa place les populismes, de droite et de gauche.

Mais, car il y a un mais, et un gros…

Le pouvoir, actuellement un peu dissolu dans la masse, va se retrouver entre les mains de l’élite, d’une petite minorité. Est-on sûr de la qualité humaniste de cette minorité ? Objectivement non.

Alors, comment choisir entre le bordel ambiant installé par nos juges qui neutralise toute organisation efficace, tout progrès, et l’ordre qui sera issu du retour au pouvoir de la préfectorale, de l’élite, avec un risque certain de perte de liberté ?

Qu’importe finalement puisque ce choix : nous ne l’avons pas….

Mais une chose est sûre, cette réforme est tout sauf anodine.

Bien à vous. H. Dumas

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Le camp de la liberté doit s’unir !

Le camp de la liberté doit s’unir !

J’ai été militaire à l’époque où l’armée française se repliait d’Afrique du Nord. Nous avions noté que lorsque des travaux étaient engagés sur une de nos bases, c’était le signe qu’elle allait être bientôt évacuée. Les chefs militaires n’étaient évidemment pas idiots. Ils obéissaient aux ordres. Et ceux-ci étaient incohérents parce que le pouvoir politique ne maîtrisait pas la situation.

Ces réflexions me viennent quand je vois la police se révolter contre une réforme dont elle ne voit pas les bienfaits et dont elle craint qu’elle désorganise ce qui marche encore à peu près bien.

De quoi s’agit-il ? L’insécurité est devenue un problème brûlant en France. Le ministère de l’Intérieur est donc logiquement mis en cause par l’opinion et il réagit comme toute administration contestée : il fait une réforme. Soyons objectifs. Une réforme est parfois réussie. Encore faut-il qu’elle soit conduite par des responsables compétents et surtout assurés du soutien de la majorité politique et de l’opinion publique. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Les auteurs de la réforme ne sont pas incompétents, mais il n’y a pas de majorité politique et le pays gronde face à l’insécurité qui s’étend partout.

La réforme Darmanin vise à donner plus d’efficacité à la police en la mettant sous les ordres du préfet du département, chargé de centraliser le commandement et d’affecter les hommes aux missions les plus urgentes. A quoi les officiers de la police judiciaire, soutenus par nombre de procureurs et même d’avocats, rétorquent que le banditisme se rit des limites départementales et nécessite souvent des enquêtes longues et difficiles qui demandent de la détermination et de la patience aux policiers. Ils sont donc vent debout contre cette réforme et manifestent publiquement leur hostilité.

Bien entendu, à la conduite de Grenoble subie, à Marseille, par le directeur de la police nationale succède logiquement un acte d’autorité, le limogeage du patron de la PJ locale. Décidément, ils n’ont pas de chance dans le sud : après Raoult, le pouvoir a trouvé sur place une autre tête de turc.

Cet évènement est un signe de plus de l’affaiblissement du pouvoir en France et l’annonce de sa chute prochaine. Les gazettes nous disent que Macron songe à se présenter à nouveau quand il en aura le droit, c’est-à-dire après le mandat de son successeur. Vraiment, le pouvoir rend fou. Ce garçon n’a toujours pas compris qu’il n’a pas les qualités d’un président de la République.

La Ve République souffre d’un mal congénital. Elle a confié le pouvoir à la haute administration et celle-ci a pratiquement tout raté au long de ses soixante années de règne. Le plus grave est qu’elle a laissé la protection sociale étouffer l’économie du pays, produisant déficits, chômage et démoralisation. Aujourd’hui, la France a besoin d’un sursaut salvateur et elle ne voit pas à qui elle pourrait en confier la responsabilité.

J’ai la conviction que le salut ne peut venir que du peuple. A condition qu’on lui rende la conduite de ses destinées. La première condition est de lui laisser la liberté de ses choix de vie. Un Français est parfaitement capable d’assurer personnellement sa protection sociale, qu’il s’agisse de la maladie ou de la retraite. Il est tout aussi capable d’exprimer son opinion, à condition que les chaînes de radio et de  télévision ne donnent pas à quelques invités permanents et peu représentatifs le pouvoir de s’exprimer à sa place. Il sait enfin faire des choix importants, à condition que l’institution du référendum ne dorme pas dans les arcanes de la Constitution.

En définitive, ce qui manque le plus aux Français, c’est la liberté. Celle-ci n’est pas qu’un prétexte à défiler dans les rues. C’est un état d’esprit. Qui ne peut s’établir qu’à la suite de mesures concrètes qui forgent l’âme et les conduites. Il n’est pas acceptable que ceux qui s’expriment dans les tribunes des médias n’abordent jamais les vrais sujets. Certes, les rédactions veillent à les leur interdire (je peux en témoigner), mais pourquoi ne protestent-ils pas ? On le sait bien : parce qu’ils espèrent que la prochaine fois on passera leur article. L’espoir, dit-on, fait vivre. Dans ce cas, il fait aussi mourir.

Lorsque surgit une épreuve, la vraie nature d’un régime politique se révèle. Le Covid n’a toujours pas disparu. En Chine, quand un cas est détecté dans un établissement, les personnes présentes n’ont qu’une hâte : décamper le plus vite possible pour échapper au confinement autoritaire. La Chine est bien une dictature. En France, de lourdes menaces planent sur nos libertés. Le Covid rôde encore et l’électricité risque de manquer. Chaque jour nous apporte l’annonce d’un projet étatique de mesures contraignantes. La France est en train de devenir une dictature.

A un parlementaire qui se félicitait, sur Twitter, qu’une mesure autoritaire ait finalement été repoussée, j’ai écrit : « Non, la liberté n’est pas sauvée. Ils recommenceront encore et encore, tant qu’ils ne seront pas chassés du pouvoir. Le camp de la liberté doit s’unir ! ». Mon message a été massivement approuvé. C’est sans doute parce qu’il disait vrai !

Claude Reichman

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Le sauvetage amer

Un an après les faits, nous apprenons qu’un organisme des hommes de l’Etat — la direction interministérielle du numérique (DINUM) — se serait mis en travers de la route de Bercy qui souhaitait recevoir tous les jours nos relevés bancaires.

Pourquoi un an plus tard ?

Comment imaginer objectivement qu’il puisse y avoir des dissensions entre Bercy et n’importe quel service des hommes de l’Etat ?

Bercy est leur employeur à tous, leur patron. Il est les hommes de l’Etat. Il s’agit donc d’une pantomime, même pas d’un complot.

Une question simple : que pourrait faire Bercy d’un tel fatras ? C’est bien beau de recevoir les mouvements de 300 millions de comptes actifs, mettons à 5 écritures par jour en moyenne, donc 1,5 milliards d’infos journalières… et après.

Pas de problème pense la foule, avec ça nos énarques de Bercy sont capables de trouver finement les tricheurs. Mais il faudrait analyser cette masse de données, et surtout ensuite aller sur place pour confirmer d’éventuels soupçons. Un travail monstrueux en temps et en hommes. C’est absurde. Donc ce n’est pas l’objectif.

Je vois pour ma part deux objectifs possibles.

La terreur

Nous en avons souvent parlé, Bercy a besoin de la terreur pour que les Français acceptent de se faire voler le peu qu’ils gagnent, pour rien.

La terreur s’installe en inquiétant des innocents. Inquiéter des coupables s’appelle la justice.

Bercy est le spécialiste de la condamnation des innocents pour voir la panique dans les yeux de tous. J’en suis et vous en êtes des exemples flagrants. Mais la liberté offerte par internet contrarie beaucoup cette méthode, qui a besoin de secret, de discrétion, surtout pas d’informations.

Alors que l’idée d’être nu, visible dans sa nudité par Bercy, est de nature à effrayer tout le monde, et d’englober — donc de dissimuler — tout ciblage de victime. L’idéal, non ?

L’encaissement

Une fois lancés ses fausses condamnations, ses faux redressement, Bercy doit les encaisser, les recouvrer.

Et là, les choses se compliquent, elles ne vont pas aussi vite que Bercy le souhaiterait. L’innocent a tendance à résister plus que le coupable et son compte sera souvent vide quand les ATD le frapperont.

En réalité pour Bercy, recouvrir ses faux redressements c’est un peu la bataille navale de notre jeunesse, Bercy rêve d’une glace pour voir où sont positionnés nos bateaux.

Evidemment avoir nos comptes en banque en mains lui permettrait de les saisir à coup sûr.

Audacieusement mis sur la table, le problème reviendra, c’est sûr.

Car enfin :

Connaissez-vous quelqu’un qui se pose la vraie question, celle des résultats des hommes de l’Etat.

Voilà des gens qui nous prennent de haut depuis plus de quarante ans, qui flattent les plus minables, qui redistribuent aux fainéants l’argent durement gagné par les courageux, qui confondent volontairement oppression et ordre partout, sur la route, dans notre travail, pour notre santé, qui nous désinforment et nous mentent, pour quels résultats ?

Plus moyen de se déplacer normalement, plus de chauffage, plus de boulot, plus de sous, plus de liberté, un harcèlement constant par des minorités dont on ne souhaite pas la disparition mais dont on voudrait bien qu’elles nous lâchent la grappe.

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a un monde entre la mission que nous leur avons confiée et leurs résultats.

Et, en plus, il va falloir que nous assumions ce carnage, comme s’il venait de nous, comme si nous en étions responsables.

Personnellement je n’ai jamais rien demandé aux hommes de l’Etat, ni faveur ni service, ni pour mon travail ni pour ma retraite, ni pour aider mes parents ni pour élever mes enfants. Cela ne les empêche pas de me piller au nom de la redistribution.

Quelle bande de cons. Car je ne suis pas le seul dans mon cas, je suis en compagnie de tout ceux qui ne leur ont rien demandé, qui faisaient marcher la machine pendant qu’eux faisaient des claquettes pour être élus.

Pour toutes ces raisons, que ce soit clair, les hommes de l’Etat resteront à ma porte, définitivement, quelles que soient les combines qu’ils puissent mettre en place, ils n’entreront pas chez moi. Mon compte en banque, c’est chez moi.

Bien à vous. H. Dumas

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Incantations, réalité et justice.

En ce qui concerne l’incantation, Larousse dit ceci : « Emploi de formules magiques visant à produire un charme, un sortilège »

Concernant la magie, Larousse donne deux axes à sa définition : « 1. Ensemble de croyances et de pratiques reposant sur l’idée qu’il existe des puissances cachées dans la nature, qu’il s’agit de se concilier ou de conjurer, pour s’attirer un bien ou susciter un malheur, visant ainsi à une efficacité matérielle.

  1. Puissance de séduction, d’illusion, charme séducteur : La magie de la musique. »

De tout cela il résulte que l’incantation est le fondement de notre vie personnelle et collective, qu’elle s’oppose directement à la réalité.

Nous pensons tous que la maîtrise d’éléments abstraits, nous appartenant ou appartenant aux autres, serait de nature à changer notre réalité pour la transformer en nos rêves, nos envies.

Les hommes de l’Etat pratiquent l’incantation à longueur de journée, elle est devenue le fondement de la politique, au détriment de la réalité.

Nous croyons tous aux pouvoirs de nos rêves, de nos comportements, de nos volontés, de nos stratégies, de nos philosophies, sans complètement percevoir qu’il ne s’agit que de croyances qui ne peuvent aboutir qu’à des incantations que nous finissons par accepter comme guides de nos vies, qui aboutissent à la négation de la réalité, négation qui ne peut finir que par la guerre tant la confrontation des croyances est sans issue.

Comment réguler les incantations des fous du climat, des fous de l’égalité, des fous — tel Poutine — de la grandeur ? C’est impossible.

C’est là que chacun brandit la « Justice ».

Chaque jour un homme de l’Etat est obligé de déclarer solennellement : « laissons faire la justice ». C’est un gag.

Victime des incantations de leurs ennemis, d’aucuns – comme moi – croient pouvoir se tourner vers la justice, on les appelle des légalistes. Ils ne sont que, au mieux, des couillons, au pire des pervers.

Pour que la justice puisse jouer un rôle dans le bal des incantations, il faudrait qu’elle tienne sa force de la réalité, or elle la tient des incantations majoritaires dans les démocraties, de la force pure de celles des autocrates ailleurs. Jamais de la réalité qui, contrairement à ce qui a été cru un certain temps, n’est pas divine.

La réalité, ou vérité, est rarement visible par anticipation, pas plus dans le présent, quelquefois, mais pas toujours, est-elle révélée par l’histoire.

Conclusion la justice n’a aucun rapport avec la réalité, avec la vérité.

Alors, c’est quoi la justice ?

Ce ne peut être que le bras armé du pouvoir qui édite les règles, ses règles, pas les nôtres….

Donc le juge n’a que deux solutions :

  • Soit il applique la loi, donc il se soumet et nous soumet au pouvoir en place
  • Soit il est opposé au pouvoir et nous entraine dans son opposition par les jugements qu’il rend.

Le juge n’est jamais indépendant des incantations. Le juge n’est jamais dans la réalité. Le juge ne sert à rien, si ce n’est à attiser les conflits entre incantations ou à renforcer l’incantation au pouvoir.

Seule ne serait possible qu’une justice arbitrale.

Cela supposerait que les juges acceptent de redescendre de leur pied d’estale universaliste. Qu’ils se contentent de la position d’arbitre par rapport aux règles définies ou habituelles de telles ou telles activités.

L’arbitre de football ne peut pas agir lors d’un match à partir les règles du rugby.

Cette condition supposerait que les Palais de Justice s’appellent des maisons de l’arbitrage, vous imaginez le coup porté à la prétention des magistrats. Tout simplement impossible.

Notre destin aujourd’hui est de perdre de vue la réalité, de nous noyer dans les incantations, de finir dans la guerre de Babel qui arrive au grand galop….

Bien à vous. H. Dumas

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Liberté de soins et prospérité économique

Rendez-nous la Liberté de soins.

Liberté de soins et prospérité économique

 

Conférence du Dr Patrick de Casanove lors du 11ème Weekend de la liberté “Rendez-nous la liberté!”.

 

Les Droits Naturels Individuels Universels, Liberté, Propriété, Personnalité, appartiennent aux individus, pas à l’État. Il ne peut pas nous donner quelque chose qui ne lui appartient pas. Il ne peut que nous rendre ce qu’il nous a confisqué.

Liberté

La liberté est la valeur suprême. Elle ne peut se diviser, ni se fractionner. Elle ne peut être vendue en morceaux à l’encan, dans les foires à l’achat de voix que sont en France les élections.

La fin ne justifie pas les moyens.

La liberté ne peut pas servir à justifier une atteinte à la liberté.

La liberté rempart contre le chaos et l’arbitraire

La destruction d’une liberté ne peut pas servir à justifier une autre destruction de liberté.

La liberté doit exister dans la vie privée comme dans la vie professionnelle ou publique. Elle doit se manifester dans tous les domaines, économique, politique, social, culturel, spirituel.

La liberté consiste à jouir de ses droits naturels pour mener à bien son projet de vie, tout en respectant les droits naturels d’autrui. Cela entraîne « l’harmonie économique », la justice, et la paix.

La Liberté c’est être propriétaire de soi. (Pascal Salin) Cette définition synthétise la fusion des droits naturels Liberté, Propriété, Personnalité. C’est aussi faire ce que l’on veut avec ce que l’on a. (Henri Lepage)

La santé

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » Constitution de l’OMS.

La liberté de soins détruite.

Le fait générateur

En 1945 la Sécurité sociale a été crée à partir d’un programme du Conseil National de la Résistance « Les jours heureux », pour protéger les gens contre tous les risques sociaux. Le versant santé devait garantir que personne ne renoncerait à des soins pour des questions d’argent.

Le secteur sanitaire et social était soustrait au marché. Il devenait un monopole d’État. Tous les problèmes depuis cette date sont liés à l’étatisme et non pas au marché.

Régenter la vie des gens

Avoir accepté que l’État régente la santé revenait à l’autoriser à régenter jusqu’au plus intime de la vie des gens. Cela revenait à légitimer le contrôle de la vie des individus parce que la vie de chacun à des conséquences sur la collectivité par les dépenses qu’elle induit. Qui paie commande. La collectivité avait trouvé une justification pour intervenir. La vie privée disparaissait, tout devenait politique.

Contrôler les populations

En 1945, l’État accapare le secteur sanitaire et social parce que c’est un moyen puissant et complet pour contrôler les populations. Le confinement et le QR code ont constitué une apothéose. Confisquer le secteur sanitaire et social permet d’utiliser la peur. Peur de ne pas être soigné, d’être abandonné. Cela permet à l’État de justifier son utilité comme seul « protecteur » des populations contre les aléas de la vie.

Déresponsabiliser les personnes

Les individus sont considérés comme des irresponsables, incapables de prendre en charge leur santé. Cette infantilisation rejette les personnes apeurées dans les bras de maman Sécu, et de papa État. Or dans l’imaginaire infantile papa et maman ne peuvent pas vouloir de mal à leur progéniture. Quoi qu’ils décident c’est pour son bien.

Cela s’est vu lors des COVID. Beaucoup de Français ne pouvaient concevoir que l’État menait une politique délibérément malveillante à leur égard.

Les COVID

Totalitarisme

L’énorme épreuve que le gouvernement a imposé aux Français dans le domaine du soin ces deux dernières années est sa gestion catastrophiques des COVID. Nous avons vécu quelque chose de terrible qui était impensable auparavant. Les Français l’ont subi avec très peu de résistance.

Nous vivons depuis deux ans le gouvernement par la peur et un comité secret : la coercition sociale, l’enfermement de toute une population, la chosification de l’être humain, la manipulation des foules, la croyance, l’idéologie et le scientisme remplaçant la science, les traitements interdits, les pratiques médicales contrôlées, la vaccination de masse comme du bétail, la censure des débats, la fin de la liberté d’expression, la mise à l’arrêt de toute l’économie pour des raisons politiques, les sanctions économiques prises par le gouvernement contre sa propre population.

L’Union Européenne n’est pas en reste en matière de coercition. Avec la gestion Européenne des COVID où l’Europe s’est comportée en Autorité Centrale dirigiste alors que ce n’est pas dans son domaine de compétence. (Vaccination obligatoire, passe sanitaire, passe vaccinal, coercition etc…) L’Europe a détruit des libertés. Ce n’est pas fini l’UE nous prépare un hiver totalitaire entre les COVID (vaccination de masse, vaccination des enfants, retour du passe sanitaire, lutte contre la « désinformation » etc …) et les sanctions économiques.

La logique de 1945

Cette gestion politique des COVID est l’aboutissement logique du système fondé en 1945.

La liberté de soins était régulièrement rognée. Avec la gestion politique des COVID ce qui a changé c’est la brutalité et l’accélération de la destruction de cette liberté.

Au début l’État se mêlait peu de médecine. Puis pour des raisons d’économies il est de plus en plus intervenu, jusqu’à se mêler des prescriptions et stratégies thérapeutiques. Au final, l’Autorité centrale a décidé de se substituer aux médecins, de gérer l’épidémie, d’en exclure les médecins de première ligne. Ce fut patent lors de la première épidémie. Plus discret lors des autres, mais tout aussi réel.

Cela donne raison à Bastiat pour qui « Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir ». Profession de foi électorale de 1846 et à Hayek dans La route de la servitude, pour qui l’État a une dynamique expansionniste intrinsèque, à cause de laquelle il ne peut ni s’arrêter, ni revenir en arrière. Cela s’achève avec la planification totale, et pour finir, l’État se substitue directement aux acteurs économiques, ici les médecins.

La trahison des idéaux de la Sécu

L’État s’est permis d’interdire à la population d’accéder à un soin existant. Lors de la première épidémie de COVID il fut interdit d’aller consulter son médecin, mais demandé d’appeler le 15 à l’apparition d’essoufflement. Trop tard. Les traitements précoces et sans danger, tels que l’hydroxychloroquine furent, interdits un moment, puis systématiquement dénigrés avec un acharnement aussi féroce qu’injustifié, à seule fin que les médecins ne les utilisent pas,que l’épidémie soit présentée comme grave et sans traitement, pour que le prétendu vaccin puisse être présenté comme la seule solution et puisse bénéficier d’une AMM conditionnelle.

Un passe sanitaire était nécessaire pour accéder aux soins hospitaliers non urgents.

Les professionnels non vaccinés ont été suspendus par une loi scélérate spécifique. Ils ont été privés de tout revenu. Cela va à l’encontre des objectifs qui ont prévalu à la création de la Sécu, qui étaient de permettre à tout le monde d’être soigné sans condition, mais aussi de garantir « à chacun qu’en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes » C’est l’État lui même qui prive ses citoyens de moyens de subsistance.

Soigner ne fait pas partie de la stratégie gouvernementale.

« Tester, alerter, protéger : comprendre la stratégie pour stopper l’épidémie

La stratégie pour limiter la propagation du virus s’appuie sur le repérage précoce des symptômes, la réalisation de tests et l’isolement des malades ainsi que des personnes ayant été en contact avec eux. Les médecins et l’Assurance Maladie sont en première ligne pour assurer ce repérage. »

Il saute immédiatement aux yeux que « soigner » ne fait pas partie de la stratégie. C’est très significatif. La liberté de soins a été annihilée. Tout bon sens disparaît. (Si l’on est malade on va se faire soigner). Il est faux de dire que l’on ne savait rien. Le gouvernement n’a pas tenu compte de toutes les connaissances acquises pendants des siècles. (Pasteur, Koch, Semmelweis et d’autres)

Nous n’oublierons pas l’Établissement de Préparation et de Réponse aux Urgences, Sanitaires, l’EPRUS créé en 2007 et dissous en 2016.

Cela révèle que le fait que les gens soient soignés n’est pas son problème, qu’ils soient bien soignés encore moins. Le coût (vies humaines, mal investissent, gaspillages, faillites) a peu d’importance. C’est le « quoi qu’il en coûte ». Ce qu’il défend c’est son intérêt.

 

La liberté de soins comprend plusieurs éléments.

La liberté de recourir à un soin

C’est pour le malade la liberté de recourir à un soin existant, sans contrainte autre que de consulter un professionnel compétent.

La liberté de proposer un soin

C’est pour le professionnel de santé compétent, la liberté de proposer un soin à un patient sans contrainte autre que « d’abord ne pas nuire ».

L’obligation du soin

Il est évident que l’obligation de soin détruit la liberté de soin.

L’existence du soin

Si un soin n’existe pas la liberté de le choisir n’existe pas.

Ce soin peut ne pas exister parce que la technologie, la science, ne permettent pas son existence ou sa mise en œuvre. (Antibiotiques avant le XXème siècle)

Certains soins peuvent exister dans certains pays et pas dans d’autres.

La disponibilité du soin

La liberté de choix n’existe pas si le soin existe, mais n’est pas disponible :

Le soin n’est pas offert au libre choix parce que l’État interdit d’y avoir recours.

Le soin n’est pas offert au libre choix parce qu’il y a pénurie. Il existe, mais dans certains lieux, à certaines heures, certains jours il n’est pas disponible. Il n’est pas en quantité suffisante. Il est rationné.

Le soin peut être disponible dans certains pays et pas dans d’autres.

L’accessibilité du soin

La liberté de choix n’existe pas si le soin n’est pas accessible :

Il y a accessibilité matérielle. Le soin peut être trop lointain en temps d’attente où en temps de trajet pour y parvenir.

Il y a l’accessibilité financière. Il ne devrait pas être possible de renoncer à un soin pour des raisons financières.

Il y a l’accessibilité légale. Par exemple la nécessité de fournir un passe pour accéder à l’hôpital. La possibilité de ne pas rembourser les non vaccinés atteints par la COVID a été mise sur la table.

Liberté de soins et capitalisme

Le capitalisme a commencé à sortir l’Europe de la misère au XIX siècle. C’est la célèbre « Révolution industrielle ». Il a nourri, vêtu, logé des centaines de millions de gens. Il a amélioré leur vie et leurs conditions de travail. Il leur a donné du temps libre, des loisirs. Des centaines de millions de gens sont sortis de la misère.

Pour en arriver là l’Homme a eu une véritable activité de création et de multiplication des richesses. L’humanité est passée d’une société de rareté à une société d’abondance.

Dans la nature seuls les plus forts survivent. Grâce à l’amélioration des conditions de vie et de travail, grâce au progrès technique et technologique, grâce aux progrès médicaux, les plus faibles survivent désormais et apportent leur pierre à l’édification de la civilisation.

Cette révolution industrielle a été possible grâce à une énergie fiable, abondante et bon marché : le charbon. Puis le relai a été pris par d’autres énergies abondantes et bon marché : le pétrole, le gaz, l’électricité. Libre échange aidant, la prospérité s’est accrue et l’Humanité s’en est encore mieux portée puisque au XXème siècle des centaines de millions de personnes ont continué à sortir de la misère. N’en déplaise à Piketty.

Prospérité, santé et accès aux soins

L’existence et la disponibilité du soin sont premières. Pour les soins comme pour le reste, pour qu’une assurance soit mise en place il faut qu’il y ait quelque chose à assurer. L’existence des possibilités thérapeutiques dépend de la prospérité, du développement économique, social et technologique. Il ne faut pas oublier l’hygiène qui croît avec la prospérité du pays.

Un soin peut être gratuit ou remboursé mais ne pas exister ou ne pas être disponible. Les français peuvent avoir cotisé toute leur vie et au final ne pas soignés (si effondrement économique) quand ils sont malades, voire euthanasiés.

Restreindre les problèmes de l’accès aux soins à leur remboursement, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg. Comme l’écrit Frédéric Bastiat, il y a « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ».

On ne voit pas que c’est cette extraordinaire amélioration des conditions de vie qui a entraîné l’apparition de soins médicaux qui n’existaient pas.

La prospérité a donc participé à l’amélioration du bien-être physique, mental et social, donc de la santé.

Si les conditions qui ont entraîné la chance de profiter d’une longue vie en bonne santé disparaissaient, tout ce miracle capitaliste disparaîtrait. La société d’abondance s’effondrerait et nous retomberions dans une société de misère et de mauvaise santé. L’offre disparaissant la liberté de soins disparaîtrait.

Quand Macron a annoncé la fin de l’abondance, dont lui et ses collègues européens sont entièrement responsables, il confirmait que son régime était socialiste. Le socialisme se caractérise par la pénurie, le rationnement et la contrainte.

Santé et énergie fiable, abondante et bon marché.

La prospérité ne peut exister que si l’énergie est fiable, abondante et bon marché. Or, depuis bien avant de la guerre en Ukraine, l’Union Européenne et la France ont saboté leur production énergétique. Au prétexte de la guerre en Ukraine l’UE comme la France détruisent délibérément leur économie, précipitant ses habitants dans la pénurie et la misère.C’est un tragique retour en arrière vers la situation qui prévalait avant la révolution industrielle.

Ainsi il est faux de croire que la qualité des soins résisterait au collapsus de l’industrie, du commerce, des services , de l’agriculture etc…Collapsus qui ne manquera pas de survenir avec une énergie devenue peu fiable, rare et chère. Cela sans tenir compte du fait que le système de santé lui même, en particulier les hôpitaux, les cliniques, sont de très gros consommateurs d’énergie.

Cette politique énergétique catastrophique ne peut qu’entraîner l’effondrement du système de santé, avec le reste. Le secteur sanitaire et social ne peut être épargné, ni surnager dans un océan de désolation.

Ceux qui affirment pouvoir maintenir un système de santé performant sans énergie abondante, mais grâce à un hypothétique croissance « verte », ou « énergie verte » mentent.

Supprimer les instruments du système totalitaire.

Tous les instruments d’un système totalitaire sont en place et sont fonctionnels. L’État d’urgence sanitaire a été testé avec succès et peut être facilement remplacé par un État d’urgence énergétique ou climatique. Le Conseil de défense a été testé avec succès dans la gestion gouvernementale des COVID. Un scientisme dogmatique a remplacé la science qui repose sur le doute. La police a été détournée de sa mission d’assurer la sécurité des biens et des personnes, une police sanitaire a fonctionné dans les faits. Il faudra peu de choses pour instituer une « police des températures »

Tout ceci constitue des précédents dangereux et peu contestés par les Français. La jurisprudence a été créée.Ni le Conseil d’État, ni le Conseil constitutionnel n’invalideront ce mode de gouvernement. Ils ne l’ont pas fait pour les COVID.

Pour un système de santé performant

Face à ces dégradations du système de soins l’État ne se remet pas en cause et devient de plus en plus coercitif. Le système de soins se dégrade et abouti à des pénuries, du rationnement et de la coercition.

Si l’État intervient dans la protection sociale, « une admirable institution sera, dès sa naissance, transformée en une branche de police. » Frédéric Bastiat, Des salaires (1850)

Il faut que les individus, patients comme professionnels, recouvrent la liberté, donc responsabilité, de leurs soins. Responsabilité consubstantielle du libre choix. La population n’a aucune idée des contraintes qui pèsent sur les médecins, surtout les généralistes, et qui nuisent à la liberté de soins.

Le colloque singulier

La liberté de soins repose sur le colloque singulier qui est la relation personnelle, intime et de confiance qui unit le médecin (le soignant) et le patient (le soigné)

Malheureusement le colloque singulier a disparu en France en 1945 avec l’intrusion d’un tiers : l’État.

Le pré-requis : un écosystème économique favorable.

Les Français doivent être extrêmement vigilants et ne pas se laisser obnubiler par le seul côté Assurance maladie, c’est à dire Sécu.

Ils doivent se battre pour que les gouvernements abandonnent leur politique d’énergie peu fiable, rare et chère.

Un système de santé performant ne peut exister qu’au sein d’un écosystème économique favorable. C’est à dire une économie prospère engendrée par la liberté économique et une énergie abondante fiable et bon marché.

Un système de santé performant

Pour cela il faut adopter le salaire complet. Pour les non salariés c’est le chiffre d’affaire diminué des frais nécessaires à l’exercice de l’activité. Pour les pensionnés c’est l’intégralité des pensions. Pour ne pas reprendre d’une main ce que l’État rend de l’autre il faut un seul impôt faible et proportionnel.

Grâce à cela le Français pourront avoir les moyens matériels de se soigner. Le premier étage sera un compté épargne santé relayé au-delà d’un certain seuil, déterminé librement, par un système assurantiel. Ce système assurantiel reposera sur le libre choix de l’assureur, Sécu incluse. C’est aussi cela le pouvoir d’achat. La liberté d’organisation et de fonctionnement des cabinets médicaux et des équipes est indispensable. Bien entendu dans le secteur sanitaire, comme ailleurs, régnera la liberté des prix pour que chaque intervenant dispose d’informations fiables qui permettront une adaptation de l’offre et de la demande. Ce sera la fin, des déserts médicaux, de la pénurie et du rationnement.

Enfin un « filet de sécurité », pour reprendre les mots de Bastiat, prendra la forme d’un « chèque assurance soins » dont toute personne victime d’un « accident de la vie » pourra bénéficier. Grâce à lui une personne démunie pourra aussi choisir. Ce n’est pas parce que l’on est pauvre que l’on est dépourvu de bons sens. Ce n’est pas parce que l’on est pauvre et que l’on doit être contraint de faire une confiance aveugle à l’État, par impossibilité d’autre alternative.

Ce système existe à Singapour.

Pour plus de détails lire “Réformer le système de santé” par Patrick de Casanove


 

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La retraite par répartition est morte !

La retraite par répartition est morte !

La notion de retraite est née au 19e siècle quand les paysans sont partis en masse vers la ville pour être employés par l’industrie naissante. Jusqu’alors, on arrêtait de travailler aux champs quand on n’en était plus physiquement capable et on restait à la ferme, en famille, rendant les services qu’on pouvait. En ville la vieillesse était synonyme d’abandon. De ce fait le besoin d’une assistance, sous la forme d’une pension, devenait une revendication évidente pour les syndicats et ils sont parvenus à l’obtenir des employeurs.

Mais aujourd’hui ? Certes, il n’y a plus beaucoup d’agriculteurs et ceux qui restent ne sont plus le vivier des travailleurs de la ville. Ces derniers ne sont plus exclusivement des travailleurs des usines, mais des employés de bureau. Ils ne doivent pas compter plus qu’avant pour leur vieillesse sur l’assistance familiale, mais leur vie est plus longue et moins dure et ils ont le temps de prévoir ce que seront leurs moyens d’existence à la retraite.

Le monde moderne bénéficie d’une des plus grandes conquêtes de l’humanité : les intérêts composés. Placer de l’argent rapporte d’autant plus que les intérêts, s’ajoutant chaque année aux sommes précédemment épargnées, produisent un cycle vertueux qui culmine au terme des quarante années habituelles d’activité en un capital conséquent qui produit lui-même des intérêts annuels pouvant constituer une pension appréciable.

Bien entendu, ce n’est pas le seul moyen pour un actif de se constituer une retraite. Il peut, s’il a créé une entreprise, la vendre le moment venu, ou avoir placé de l’argent dans divers investissements immobiliers ou commerciaux. Bref, la retraite est restée un problème, mais il existe d’excellents moyens de le résoudre.

Or on continue, en France, d’imposer aux travailleurs une retraite du 19e siècle qu’on a l’incroyable impudence de présenter comme une immense « conquête sociale » qu’il faut préserver à toue force et au mépris des évidences.

Il n’est pas étonnant que la France soit en pointe dans cette religion des retraites. Le type de retraite en vigueur dans notre pays explique tout. La retraite, dans notre pays, doit être collective et par répartition, ce  qui veut dire que toute initiative individuelle dans ce domaine est interdite, tout comme la constitution et le placement d’une épargne personnelle. Bien entendu, vous pouvez toujours le faire, mais après avoir alimenté la retraite collectiviste, donc quand il ne vous reste plus rien à placer. Autrement dit, le travailleur est captif de la collectivité, ce qui est la caractéristique du communisme et n’a rien d’étonnant puisque le régime français de retraite s’est constitué et fonctionne encore sous l’égide du parti communiste et de ses substituts et pseudopodes.

A l’imbécillité doctrinale, s’ajoute l’imprévoyance. Quand vous instituez une retraite par répartition, c’est-à-dire où les actifs paient pour les retraités, votre principal souci doit être le nombre des actifs. Or celui-ci, en France, n’a cessé de se réduire en raison des charges imposées aux entreprises, sous la pression de ceux qui ont institué la répartition. Et que nous en sommes arrivés au point où il n’y a plus que 1,4 cotisant pour un retraité, et que nous allons vers l’égalité complète, ce qui signifie la mort inévitable du régime.

Alors quand on apprend que le président de la République va réformer les retraites, alors qu’on sait que sa seule idée est de retarder à 65 ans la cessation d’activité, on se dit qu’il y a urgence à avoir enfin un vrai débat sur ce sujet. Est-ce que nous allons devoir subir encore longtemps la mort lente de nos retraites ? Est-ce que l’épargne continuera d’être asphyxiée au détriment de l’investissement dans l’économie ? Est- ce que la France continuera d’être aux ordres d’un cadavre, le communisme ?

Autant de questions qu’il n’est pas prévu de poser dans la pseudo-réforme qui vient. Il ne reste plus qu’à espérer qu’un vrai débat s’ouvrira au moins dans les médias. Et finira par convaincre les politiciens qu’il est temps d’être lucide.

Le général Franco agonisait depuis des semaines. Au conseil des ministres, l’un d’eux annonça : « Messieurs, Franco est mort. » Un long silence s’ensuivit. Puis l’un des ministres posa une question : « Oui, Franco est mort. Mais qui va aller le lui annoncer ? ».

Il est vraiment temps d’annoncer aux politiciens  français que la retraite par répartition est morte.

Claude Reichman

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Le livre révélation

Toute la complexité apparente de l’économie ne tient qu’à l’organisation constitutionnelle du groupe. Le reste est naturel…

C’est ce que démontre les auteurs de “Prospérité, puissance et pauvreté”.Je partage avec vous mon émotion dans cette vidéo

Bien à vous. H. Dumas

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Une bouffée d’oxygène

Lors du weekend de la liberté, organisé par Le Cercle Frédéric Bastiat à DAX et son dynamique président Patrick de Casanove, j’ai eu le plaisir de rencontrer le professeur François GERVAIS, qui se qualifie de “climato-réaliste”.

Il venait exposer son dernier ouvrage, dont il faut conseiller la lecture.

Très accessibles, les chiffres et l’argumentaire inclus sont imparables et font du bien au moral.

Le professeur s’est aimablement prêté aux questions du néophyte que je suis

Bonne lecture et bon visionnage.

Bien à vous. H. Dumas

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Les femmes ont eu la peau du petit rouquin !

Les femmes ont eu la peau du petit rouquin !

Admirable permanence de l’âme humaine. Les évènements qui se déroulent dans la France contemporaine n’ont rien de très différent de ceux de la Grèce antique au IVe siècle avant JC. La seule vraie différence, c’est que nous n’avons pas encore trouvé l’Aristophane qui les tournera en dérision. Dans « L’Assemblée des femmes », l’auteur grec met en scène la prise du pouvoir par les Athéniennes, au détriment des citoyens mâles qui ne parviennent pas à réformer les institutions de la cité. Inutile de rappeler que les nouvelles institutions vont sombrer dans le ridicule et dans l’égoïsme des intérêts particuliers. Ainsi, les femmes, quand elles sont au pouvoir, ne font pas mieux que les hommes. Ni plus mal, doit-on ajouter, car Athènes avait à nouveau sombré dans la tyrannie alors que les hommes la dirigeaient sans partage.

Dans tout évènement digne de ce nom, il faut une victime emblématique. Là, nous avons « un petit rouquin », comme le dit la belle chanson de Michel Delpech. Il n’est pas antipathique, malgré ses idées, Adrien. Il s’exprime plutôt bien et ne ridiculise pas la classe politique. Mais il a deux défauts. Le premier est d’avoir proclamé il y a peu son extrême aversion pour les violences faites aux femmes. Le second, c’est d’avoir une femme qui a eu envie de le quitter. Alors il s’est un peu mis en colère, Adrien, et, dans une dispute avec Céline, il l’a giflée. Pourquoi Céline, un ou deux ans plus tard, est-elle allée porter plainte au commissariat ? Probablement parce que le divorce n’avançait pas assez vite à son gré. Et c’est alors que la France s’est enflammée.

L’histoire d’Adrien et Céline est des plus banales. Depuis que les hommes et les femmes vivent ensemble, ils se disputent. Ils s’aiment aussi, soyons équitables. Mais les gens heureux, dit-on, n’ont pas d’histoire. Le problème, ici, c’est qu’Adrien est député et qu’il a vocation à succéder à Méluche, dit Mélenchon pour les intimes. C’est donc un garçon en vue, qui a en outre un talent de chanteur de rock et qu’il frappe bien …la batterie. Bref, il y a de quoi faire du bruit.

Et c’est là que, sans le concours d’Aristophane, les Insoumis, puisque tel est le nom de leur parti, nous offrent un spectacle du plus haut comique. Car les femmes du groupe ne défendent guère leur collègue Adrien, qui se voit pousser à la démission, tandis que les hommes en arrivent à dire qu’administrer une gifle à sa femme est moins grave que la battre tous les jours ! Je me souviens d’une phrase que j’ai souvent entendue dans ma jeunesse : « On ne doit toucher à une femme qu’avec une rose. » Adrien ne la connaissait peut-être pas, ou alors il l’a oubliée dans un instant de colère. Le pauvre garçon risque de le payer pendant toute sa vie.

Car nous sommes entrés dans une époque de sorcières. Et pour leur plus grand malheur, les hommes ont pris la place des femmes dans la chasse que l’on fait aux jeteuses de sort. C’est la vie, diront certains. C’est bien fait, diront d’autres. Mais tous feraient bien de se demander pourquoi notre société est entrée en déraison. Car enfin, cela faisait un bon moment qu’on avait cessé de s’attaquer aux sorcières. Mais voilà : le peuple se trouve en face de politiciens qui ne sont jamais responsables de rien. Alors il faut bien trouver des innocents pour payer à leur place. Ce n’est certes pas nouveau. La Grèce antique et la Bible parlent l’une et l’autre du bouc émissaire. Adrien est en bonne compagnie !

Adrien n’est certes pas tout à fait innocent. Mais il est coupable de participer d’un mouvement qui, sous prétexte de protéger les femmes, veut surtout détruire la société actuelle. Celle-ci est bien loin d’être parfaite, et il faut assurément la réformer. Les femmes, en France, ne votent que depuis 1945, et il a fallu attendre le milieu du siècle pour qu’elles puissent ouvrir un compte bancaire sans l’aval de leur époux. Aujourd’hui, les femmes travaillent, sont chefs d’entreprise, pilotes d’avion et officiers dans l’armée. Personne ne s’en insurge, preuve que la société a totalement admis ces évolutions. Il n’en reste pas moins qu’elles sont des femmes, que les hommes sont des hommes, et que leur coexistence n’est pas toujours un chemin de roses, surtout quand ils ont envie de quelqu’un d’autre. A ce moment là, le seul salut des couples est dans la civilisation, qui nous apprend à ne pas gérer nos conflits dans la violence.

Adrien voulait, avec ses amis politiques, imposer aux Français un système qu’ils refusent en majorité. Il aurait mieux fait d’en rabattre un peu et de s’occuper plus de son épouse. Tout se serait mieux passé pour lui. Pauvre petit rouquin. Si coupable et si à plaindre finalement. Même si la politique, depuis toujours, ne connaît qu’une règle : « Vae victis ! »

Claude Reichman

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L’incroyable décalage.

Les régions séparatistes de l’Ukraine organisent ce weekend, en pleine guerre, un référendum devant décider de leur avenir Russe ou Ukrainien.

Le résultat n’est pas douteux.

Poutine annexera donc ces territoire, et ceux qui se battent pour qu’ils restent ukrainiens, ainsi que leurs alliés, pourront être considérés comme attaquant la Russie.

Ainsi donc le justicier Poutine, qui venait en Ukraine pour une simple opération de police, se découvre. Il organise, avec la complicité d’une partie quantitativement inconnue des habitants des territoires qu’il occupe depuis 2014, l’annexion pure et simple de cette région de l’Ukraine.

Que dire de ceux qui ne perçoivent pas que s’installe sous notre nez la guerre mondiale.

Guerre qui ne pose pas la question de savoir si on peut la gagner ou la perdre puisqu’on ne peut tout simplement pas la faire, nous en sommes incapables.

Guerre où il n’y a pas lieu de se demander qui elle concerne, puisque c’est affiché en grand : il s’agit de faire rendre gorge à l’occident. L’occident, même pour ceux qui n’aiment pas les Américains, même pour ceux qui sont de gauche ou écologistes, … c’est nous.

Et pendant ce temps, nous allons en venir aux mains pour savoir si l’on doit prendre sa retraite à 55, 60, 62 ou 65 ans…

C’est quoi cette idée de retraite ?

Travailler, être utile, s’assumer et rendre service, ne sont-ils pas les choses les plus extraordinaires qui soient.

J’ai la chance, à 78 ans, malgré les entraves que me collent les hommes de l’Etat, de pouvoir être actif, de travailler. J’en remercie tous les jours la chance.

Je comprends le désarroi de ceux que la santé ou les circonstances empêchent de travailler, ou les condamnent à s’arrêter plus tôt. Ils méritent d’être aidés.

Mais je ne comprends pas ceux pour qui la retraite est l’objectif principal de la vie. Ils vont être surpris par l’ambiance de la guerre mondiale qui se profile, je crains que l’idée de retraite ne soit pas au premier plan dans les temps qui viennent.

Quelle misère. Poutine d’un côté, de l’autre la retraite donc, mais aussi la violence conjugale, le partage des tâches ménagères, le choix de son sexe social, le niveau de vie, la haine du capital, Piketty, les voitures électriques sans électricité, Mélenchon, les privilèges de la fonction publique, les impôts, la faillite de l’Etat, de la Sécu, la BCE qui fait de la cavalerie, la bonne pensée qui permet de tuer, la certitude des écolos qui rêvent de tout détruire de revenir à l’âge des cavernes pour somnoler l’hiver en compagnie des ours et se baigner nus l’été en compagnie des truites, la météo qui elle rêve de catastrophes naturelles, etc… c’est Poutine qui a la main.

Bien à vous. H. Dumas

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Comment les hommes de l’Etat nous maraboutent

On pourrait dire, sans prétention sur ce sujet délicat, que marabouter consiste à jeter un sort à une personne pas vraiment aimée par l’intermédiaire d’un professionnel de la chose.

En fait, un emmerdeur professionnel, qui fait très peur, fait savoir, à celui que vous voulez maitriser en le paniquant, qu’il lui souhaite tout le mal possible, en lui expliquant dans le même temps qu’il est capable grâce à sa puissance déléguée par x divinités de faire effectivement ce qu’il dit.

Toute l’astuce consiste à ce que celui que l’on veut impressionner croit en la version terrible de son avenir que lui sert le marabout.

Les hommes de l’Etat, qui nous veulent naturellement du mal pour leur bien, cherchent à nous persuader que si nous ne nous plions pas à leurs quatre volontés, notamment si nous ne leur donnons pas la plus grande partie de ce que nous gagnons pour qu’ils puissent, eux qui ne savent pas gagner leur vie, payer avec nos sous les gens qui vont voter pour eux, leur assurant ainsi élus une vie facile et confortable, notre vie sera infernale.

Ils utilisent pour cela de multiples marabouts chargés de nous effrayer.

L’huissier fait partie de ces marabouts qui agitent des menaces terribles contre nous, nos biens, et nos familles si nous ne payons pas les sommes délirantes réelles, ou comme pour moi factices, que les hommes de l’Etat réclament.

Usés jusqu’à la corde, du fait de leur suremploi, de leurs saisies et ATD expédiées par dizaines de milliers journellement, les huissiers ne font plus peur.

Bien plus, ils sont l’objet d’un rejet sociétal, ces pauvres marabouts en souffrent. Il leur est très difficile d’arriver en société et de dire qu’ils sont huissiers, messagers de la mort.

Ils se sont probablement plaints de cette situation qui rend leur maraboutage difficile. Comment faire peur lorsque vous n’êtes plus respecté ?

Alors la fourberie « Enarcale » a résolu le problème.

Nous sommes dans l’émotion, donc dans le verbe qui la traduit ou l’anticipe.

Depuis le 1 Juillet 2022, les huissiers ne sont plus des huissiers, ils sont devenus des « COMMISSAIRES DE LA JUSTICE »

C’est fort non ?

Commissaire : parce que c’est l’ordre et l’organisation. Il existe toutes sortes de commissaires, depuis le flic jusqu’au responsable de l’avitaillement d’un bateau, iIs sont sérieux et très organisés. En fait ils sont l’organisation, pas l’improvisation sur ordre chère à nos huissiers.

De la Justice : c’est le coup de génie. La justice, ce mot sacré, n’est pas à une turpitude prés. Que ne peut-on pas faire au nom de la justice ?

On peut voler, tuer, torturer, harceler, endoctriner, etc… C’est imparable, puisque c’est la justice.

Voilà donc nos “marabouts huissiers” devenus “marabouts commissaires de la justice”.

Ça a de la gueule, non ? Ils vont pouvoir nous jeter des sorts en papiers saisies ou papiers contraintes, ou papiers commandements, etc…

Le texte, arrangé, trafiqué, c’est leur tasse de thé, la réalité ne les concerne pas. L’humanité, la compassion, aux oubliettes. Le verbe, le verbe, la menace, le maraboutage, c’est ça leur truc.

Le subterfuge du nom ne change pas la réalité, mais il change tout dans les têtes, le “marabout-huissier” devient grave, crédible, en “marabout commissaire de la justice” c’est son idéal. Ils bichent.

Bien à vous. H. Dumas

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Iel

Oui, je sais, je ne devrais pas. Mais, tant pis, je cède. C’est la faute « à » mon barbecue.
La nature a repris ses droits. Je suis un mâle. Blanc de surcroît, hétérosexuel pour ne
pas gâcher.
À la maison, nous sommes deux. Je n’ai plus à préciser qui est « il » et qui est « elle ».
Nous sommes « Iel ».
Devant mes braises rougissant d’aise, il pense à elle.
Je sais, je ne devrais pas. Mais elle m’obsède.
Mâle, peu déconstruit sinon par la vie qui se charge de le faire à son rythme, je surveille
mes andouillettes. Devant ce feu primitif, je ressens, mieux que jamais grâce à elle, la
chaleur envoutante de mes ascendants reptiliens. Je suis un sauvage. C’est elle qui le
dit. Un bon sauvage. C’est la faute à Rousseau. L’autre.
N’empêche, j’ai honte. J’aurais dû lui dire que je ne pouvais pas faire ça. Pas
maintenant.
Andouillettes au barbecue. C’est un coup à se faire dénoncer.
Il est temps d’entamer ma déconstruction.
À table !

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Le temps des seconds couteaux !

Le temps des seconds couteaux !

Et si la crise française était tout simplement une affaire d’hommes ? La pensée politique moderne raisonne surtout en termes de structures, et à bien des égards ce choix est justifié. D’autant que les structures sélectionnent un certain type d’hommes, qui assurent le maintien des structures dont ils ont les commandes. Et c’est ainsi, comme le dit le langage populaire, que la boucle est bouclée.

La France contemporaine offre un parfait exemple de ce phénomène. L’Etat a progressivement mis la main sur l’économie du pays, régnant actuellement sur 63 % du Pib. Cela signifie que toute entreprise privée ne peut se maintenir qu’en respectant les consignes de l’administration. Il ne s’agit évidemment pas du respect des lois, qui s’impose dans toute démocratie, mais de la paralysie des initiatives qui résulte de l’omniprésence des règlements et des contrôles. Un entrepreneur aujourd’hui ne doit pas être audacieux, mais malin afin de parvenir à contourner les règles absurdes qui lui sont imposées.

De ce fait, les meilleurs esprits et surtout les plus capables se détournent de la vie publique, qui ne peut leur offrir qu’un destin bridé, et cherchent meilleure fortune dans une activité qui ne dépend pas de l’Etat. Il en reste encore, mais surtout à l’étranger. Près de trois millions de nos compatriotes se sont expatriés, désespérant de pouvoir s’accomplir en France. La politique n’a donc plus d’autre choix que d’attirer les moins doués et les moins entreprenants. C’est ainsi qu’on est arrivé à n’être plus régi que par des seconds couteaux.

Macron a bâti son pouvoir en s’appuyant sur trois seconds ou même troisièmes couteaux de la République (Collomb, Ferrand, Castaner) et sur quelques gamins et gamines n’ayant jamais eu de responsabilités. Macron lui-même n’est qu’un employé de banque illuminé, qui croit que la politique consiste à faire des discours. Et voilà comment la France est gouvernée depuis cinq ans et pour cinq ans encore.

L’opposition n’est pas mieux lotie. On ne peut mieux mesurer la dégradation du personnel politique qu’en considérant les candidats à la direction des Républicains. Retailleau et Ciotti se la disputent et ne sont pas des ténors. Voilà ce qu’il est advenu du parti fondé par le général de Gaulle !

Arrêtons ici cet inventaire. Il est suffisamment éloquent. La France va mal, elle a un impérieux besoin de réformes, et elle n’a personne pour les faire. Il ne reste sur le devant de la scène que de médiocres imprécateurs et de laborieux récitants, dont la cacophonie ne finit que par inspirer du dégoût au peuple.

Alors faut-il désespérer ? La réponse est dans le caractère de chacun. Et dans la vie, qui est synonyme d’espoir. Mais elle est aussi dans les actions de libération que certains conduisent. La liberté est la solution à la plupart de nos maux. Car elle permet l’initiative, et donc le changement. De nombreux exemples historiques, dont certains sont récents, montrent qu’un système oppressif s’effondre souvent très vite. Et que ce qui semblait impossible devient soudain évident.

Le plus tyrannique des systèmes est celui qui a le plus à craindre. Car il a à faire non pas à des groupements, qu’on peut toujours disperser, mais à des individus irréductibles. On a beau les emprisonner ou les tuer, il en surgit toujours quelques autres. Si peu nombreux soient-ils, ils empoisonnent l’existence du tyran. Qui ne sait plus quel artifice utiliser pour en finir avec leur contestation, et qui finit par faire une faute qui emporte le régime.

La France n’est pas la Russie de Poutine, ni la Chine de Xi. Mais elle est gravement affaiblie par son absence de démocratie. Or ce ne sont pas les remèdes préconisés par certains, comme le fait de ramener le pouvoir au niveau local ou régional, qui changeront quoi que ce soit au mal français. Ce mal, c’est le pouvoir donné aux structures officielles au détriment non pas d’autres structures, mais au détriment des individus. De Gaulle pensait que les prélèvements obligatoires ne devaient pas dépasser le tiers du produit intérieur. Il avait évidemment raison, même si le régime qu’il a créé a fini par doubler ce prélèvement. Pour revenir au tiers, il faut diminuer précisément d’un tiers ce qu’on prend dans la poche des Français. Et cela, on ne peut le faire qu’en libérant la protection sociale, qui coûte, excusez du peu, plus de 800 milliards d’euros et pèse lourdement sur toute activité.

Pour conclure, je vous propose une chanson :
Rêver un impossible rêve,
Porter le chagrin des départs,
Brûler d’une possible fièvre,
Partir où personne ne part.

C’est « L’homme de la Mancha ».  Eh oui, Don Quichotte. L’éternelle image du combattant.

Claude Reichman

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Rendez-nous la liberté

Rendez-nous la liberté

La liberté

La liberté est la valeur suprême. Elle ne peut se diviser, ni se fractionner. Elle ne peut être vendue en morceaux à l’encan, dans les foires à l’achat de voix que sont en France les élections.

La liberté ne peut pas servir à justifier une atteinte à la liberté. La destruction d’une liberté ne peut pas servir à justifier une autre destruction de liberté.

La liberté doit exister dans la vie privée comme dans la vie professionnelle ou publique. Elle doit se manifester dans tous les domaines, économique, politique, social, culturel, spirituel.

Elle existe au sein de la « trinité libérale » des Droits naturels : Liberté, Propriété, Personnalité. Ces droits sont consubstantiels du libéralisme et intimement liés. Porter atteinte à l’un détruit les autres. La liberté consiste à jouir de ses droits naturels tout en respectant les droits naturels d’autrui. Cela entraîne « l’harmonie économique », la justice, et la paix.

Ce n’est pas l’état dans lequel se trouve la société française aujourd’hui.

Libertés rognées

Les libertés ont été méthodiquement rognées depuis la Libération. « La spoliation légale » pour reprendre les mots de Bastiat, s’est accrue très régulièrement et en douceur.

Ce qui a changé depuis deux ans c’est la violence des atteintes aux Droits Naturels des gens.

D’abord il y eut la crise provoquée par le gouvernement au prétexte d’une épidémie, présentée comme grave, alors qu’elle ne l’était pas. Elle fut rendue grave par la mise à l’écart des médecins de première ligne et par des mesures liberticides de coercition sociale, qui était inimaginables dans une société libre. En vérité les mesures de coercition sociale ont fait bien plus de dégât humains, sociaux, psychologiques, économiques que les épidémies de COVID. Y compris en vie humaines puisque les mesures de contrainte sociale, vaccination obligatoire incluse, ont entraîné des décès de personnes qui n’auraient jamais du mourir. (Suicides, retard de diagnostic, retard de soins, complications vaccinales etc.). La société française est sortie traumatisée, encore plus divisée, scindée en partis irréconciliables.

Puis il y eut un nouveau coup d’accélérateur au prétexte de la guerre en Ukraine. Les sanctions prises, paraît-il, pour provoquer « l’effondrement de l’économie Russe »  sont en réalité des sanctions contre les Français. Le gouvernement a délibérément provoqué la crise énergétique et l’effondrement de l’économie française, déjà bien mal en point. Cela pour un conflit dans lequel la France n’a aucun intérêt et tout à perdre. Il eut mieux valu que la France garde une attitude de neutralité et facilite la paix. « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire est de l’épargner ». Louis XV après la bataille de Fontenoy. Cette guerre sert de prétexte au gouvernement pour accroître les destructions de libertés. Déjà un Conseil de défense énergétique a été réuni. Le Conseil de défense est secret, arbitraire et, en pratique, peu susceptible d’appel.

Ces deux atteintes gravissimes aux libertés des Français ont donné un coup d’accélérateur à un alibi liberticide qui peinait à les effrayer, à savoir le fameux « dérèglement climatique ». Si tant est que quelqu’un puisse définir ce qu’est un climat réglé.

Les outils répressifs sont en place.

Tous les instruments d’un système totalitaire sont en place et sont fonctionnels. L’État d’urgence sanitaire a été testé avec succès et peut être facilement remplacé par un État d’urgence énergétique ou climatique. Le Conseil de défense a été testé avec succès dans la gestion gouvernementale des COVID. Un scientisme dogmatique a remplacé la science qui repose sur le doute. La police a été détournée de sa mission d’assurer la sécurité des biens et des personnes, une police sanitaire a fonctionné dans les faits. Il faudra peu de choses pour instituer une « police des températures »

Macron balaie la proposition mais il n’a aucune parole. Il n’est pas fiable et est habitué à mentir. Les vaccins contre la COVID ne pourraient être administrés que « sous réserve des résultats des essais cliniques ». Dans les faits ils ont bénéficié d’une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) conditionnelle, sans attendre la fin des expérimentations. La vaccination ne devait jamais devenir obligatoire.

Tout ceci constitue des précédents dangereux et peu contestés par les Français. La jurisprudence a été créée. Ni le Conseil d’État, ni le Conseil constitutionnel n’invalideront ce mode de gouvernement. Ils ne l’ont pas fait pour les COVID. Nous sommes devant un gouvernement totalitaire : une Autorité centrale gouverne par le peur, met à mal la liberté d’expression, décide seule avec un cabinet secret,sans réel recours.

À cause de cela, l’hiver s’annonce terrible pour les Français, sur tous les plans.

Le libéralisme est le seul rempart contre le totalitarisme.

La pensée libérale, originale et puissante, existe et mûrit depuis plusieurs siècles. Les idées libérales de Bastiat sont libres de Droits. Elles constituent un précieux outil pour comprendre la société humaine. Elles sont une éthique de vie.

Le Libéralisme consiste à respecter les Droits Naturels de tout être humain, à savoir : Liberté, Propriété, Personnalité. Il consiste également à se défendre, y compris par la force, si ces droits Naturels sont attaqués. « Chacun de nous tient certainement de la nature, de Dieu, le droit de défendre sa Personne, sa Liberté, sa Propriété, (…) Si chaque homme a le droit de défendre, même par la force, sa Personne, sa Liberté, sa Propriété, plusieurs hommes ont le Droit de se concerter, de s’entendre, d’organiser une Force commune pour pourvoir régulièrement à cette défense. » La loi (1850)

C’est uniquement parce que la loi défend les Droits Naturels qu’elle est juste. Elle ne porte tort à personne, en particulier elle ne vole personne. Elle assure la sécurité des personnes et des biens. Chacun à la certitude que nul ne viendra voler son bien, attenter à sa liberté, à sa personne, à sa famille ou à ses proches. Elle protège les incitations productives, les incitations à l’innovation de chaque individu. Chacun poursuit son projet de vie. C’est parce que le Libéralisme est juste qu’il est économiquement performant. Avec lui nous arrivons à ce que Bastiat appelle les harmonies économiques. Harmonies qui font tant défaut à notre pays.

Le libéralisme est incompatible avec le capitalisme de connivence, les achats de voix, le mal investissement, les gaspillages, les rentes de situations, les monopoles et les privilèges. C’est pour cela que les étatistes le combattent.

C’est pour cela que les Français doivent se battre pour leur liberté !

Il est aisé de comprendre que le respect des Droits Naturels individuels est essentiel à une bonne santé économique et sociétale de la France. C’est pourquoi « Rendez-nous la liberté » est le cri de ralliement du 11ème weekend de la Liberté qui se déroulera du 23 septembre au déjeuner, au 25 septembre au déjeuner.

Vous rencontrerez en un même lieu, en un seul week-end, un panel de conférenciers de grande qualité, par ordre alphabétique :

Pierre Bentata, Patrick de Casanove, Philippe Fabry, François Facchini,Thierry Foucart, Jacques Garello, Pierre Garello, François Gervais, Claude Goudron, Yorick de Mombynes, Pierre Schweitzer, Pierre-Marie Sève.

Les sujets abordés seront multiples : la monnaie y compris le Bitcoin, la fiscalité, la libre entreprise, la légitime défense, la liberté, le système politique, la démocratie, l’Europe, le libéralisme, les modélisation, l’internet, le CO2, la transition énergétique, le libre choix, la liberté d’acheter, les soins, la COVID et le système de santé.

L’esprit est indépendant et hors pensée unique. L’ambiance est conviviale et sympathique, les moments de détente alternent avec les moments de travail. Le lieu, l’hôtel Sourcéo de Saint-Paul-lès-Dax, est un havre de tranquillité et de bien-être.

Tout est organisé pour des échanges de bon aloi dans ce cadre agréable. Chaque intervention de 45 minutes est suivie d’un débat de même durée, libre et courtois, entre le conférencier et l’assistance. Le weekend de la liberté est un refuge pour la liberté d’expression. C’est un espace culturel où les personnes éprises de libertés découvriront des arguments et des idées pertinentes pour ensuite les défendre.

Lors de la foire aux livres les associations, les conférenciers et les auteurs présents se feront un plaisir de dédicacer leurs ouvrages.

Profitez de ce moment de convivialité ! Réclamez le retour des libertés ! Inscrivez-vous au 11ème weekend de la liberté.

Programme

Bulletin d’inscription à renvoyer par courrier ou en pièce jointe. Règlement par chèque ou virement : INSCRIPTION AU 11ème WEEKEND DE LA LIBERTÉ

Inscription par internet.

 

Patrick de Casanove

Président du Cercle Frédéric Bastiat

Article paru sur Contrepoints


Passez de la parole aux actes : faites progresser le libéralisme en France avec le Cercle Frédéric Bastiat

Pour garder son indépendance, le Cercle Frédéric Bastiat ne reçoit aucune subvention. Il ne vit que de vos adhésions et dons. Aidez-nous à populariser les idées libérales.

Vous avez 3 façons concrètes de soutenir le Cercle : vous abonner à la revue « Lumières Landaises », adhérer au Cercle, ou donner.

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Défendre nos libertés

Défendre nos libertés

Participer au Weekend de la Liberté

La Liberté

Être libre c’est être soi. C’est faire ce que l’on veut avec ce que l’on a. C’est jouir de ses droits naturels, Liberté, Propriété, Personnalité en respectant les mêmes droits d’autrui. La liberté est un principe sacré qui doit être inviolable. C’est elle qui est le moteur de l’humanité, de l’initiative, des incitations productives et de l’amélioration de la Personne humaine.

« La liberté guide nos pas », notre devise, fait partie de notre mémoire collective. Le « Chant du départ », avait pour titre originel « Hymne de la Liberté ». Cette devise doit être rappelée sans cesse, surtout durant la période foncièrement liberticide que nous traversons. Elle devrait éclairer tous les Français qui veulent donner un sens à leur vie.

La nébuleuse libérale

La pensée libérale, originale et puissante, existe et mûrit depuis plusieurs siècles. Les idées libérales de Bastiat sont libres de Droits  et chacun peut s’en servir. Elles reposent sur les Droits naturels individuels universels, Liberté, Propriété, Personnalité. Elles impliquent liberté des échanges et responsabilité personnelle.

« Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » écrit Bastiat dans « La Loi » (1850).  Priver l’Homme de ses Droit naturels c’est lui retirer son Humanité. C’est le réduire à l’état d’animal ou à l’état d’objet, de rouage interchangeable de la mécanique sociale.

La pensée de Bastiat constitue un précieux outil pour comprendre la société humaine. Elle est une éthique de vie.

Les libéraux, et apparentés, sont éparpillés en plusieurs groupes, associations, organisations plus ou moins opérationnels dans leur domaine. Ces groupes se connaissent mais se fréquentent peu. Chacun se bat dans son coin. Il est essentiel que, peu à peu les libéraux, prennent conscience de qui ils sont, et de leur force. Le Weekend de la liberté a été développé pour permettre à des libéraux de toutes obédiences, minarchistes, utilitaristes, libertariens, anarcho capitalistes et autres de se rencontrer, tisser des liens, améliorer leur efficacité.

Ils peuvent avoir des idées différentes, ou des interprétations différentes des événements actuels. Ils peuvent avoir des conceptions différentes des limites du privé et du public. Leur philosophie de base reste néanmoins la Responsabilité personnelle et la liberté économique.

Chaque Homme est économiquement libre quand il peut disposer librement de sa propriété. « Dans la force du mot, l’homme naît propriétaire, parce qu’il naît avec des besoins dont la satisfaction est indispensable à la vie, avec des organes et des facultés dont l’exercice est indispensable à la satisfaction de ces besoins. Les facultés ne sont que le prolongement de la personne ; la propriété n’est que le prolongement des facultés. Séparer l’homme de ses facultés, c’est le faire mourir ; séparer l’homme du produit de ses facultés, c’est encore le faire mourir. ) »  Frédéric Bastiat, « Propriété et Loi » (1848)

L’objectif du Cercle est de faire connaître la philosophie de Frédéric Bastiat. Le Weekend de la Liberté ne pouvait donc se limiter au « microcosme » libéral.

D’autres courants d’opinion peuvent tirer profit de cette sagesse et gagner à mieux connaître qui sont vraiment les libéraux. Citons : les Gilets jaunes, les climatoréalistes , les opposants à la doxa du COVID, les souverainistes, les adversaires du wokisme, ceux qui rêvent d’un enseignement performant et qui ne laissent personne sur le carreau, ceux qui sont épuisés par l’URSSAF, ceux qui sont déçus par la Sécu, ceux qui en ont assez de se faire voler légalement, ceux qui sont fatigués de l’insécurité et de l’injustice, ceux qui doutent de la propagande officielle sur la guerre en Ukraine et qui dénoncent les sanctions contre les Français prises en son nom, ceux qui soutiennent la liberté d’expression etc.

Et puis il y a tous ceux ne sont pas constitués en courants d’opinion. Ceux qui sont sur le bord de la route, abandonnés par l’État Providence après qu’il les ai jetés dans la misère, ou exclus de la société, en accusant le libéralisme d’avoir commis ce forfait. Ce sont les mal logés, les chômeurs, les travailleurs pauvres, les pauvres et les nouveaux pauvres, les soignants, les pompiers, non vaccinés, pour ne citer qu’eux.

Bref tous ceux qui étouffent sous le carcan du politiquement correct et qui se rendent bien compte que leurs libertés sont détruites et s’effondrent par pans entier sous les coups de l’État. Tous ceux dont la vie bascule dans la difficulté et le dénuement à cause de la politique d’une infinie nocivité suivie par nos gouvernement successifs. Soit tout le monde sauf les sbires, affidés et thuriféraires de l’Autorité centrale.

Tous gagneraient à découvrir ce qu’est le libéralisme et prendre conscience qu’il constitue l’espoir pour un vieux pays malade de ses dirigeants. Les hommes de l’État ne pourraient plus leur raconter de bobards.

Le Weekend de la Liberté est un lieu de culture, de découverte, et d’échanges. Il permet à tous ces courants de pensée, à tous ces obscurs, ces sans-grade de se voir, de mieux se connaître, de nouer des relations suivies et fructueuses. Le but est de prendre conscience d’un intérêt commun et de la possibilité d’unir leurs forces pour triompher de l’obscurantisme totalitaire.

Totalitarisme

Le totalitarisme c’est quand l’État se mêle de tout, que tout est politique. Le totalitarisme progresse par le mensonge et la ruse. Il prend d’attirants et trompeurs camouflages. Il prétend  « protéger », « sauver » alors qu’il agresse, violente et détruit.

La France est extrêmement fragile. Son déclassement est continu depuis des années. La France est affaiblie sans répits par ses gouvernements successifs, les gouvernements Macron ont considérablement aggravé la situation. D’abord il y eut les mesures de coercition sociale, et la mise à l’arrêt de l’économie au prétexte de la COVID. Puis les sanctions contre les Français, et une énergie rendue artificiellement rare et chère, ce qui va provoquer un nouvel arrêt, total ou partiel,  de l’économie. Cela aura un effet désastreux. Cet effet touchera tout le tissu économique, l’industrie, le système de santé, l’enseignement, l’agriculture, le ravitaillement, les services, la sécurité intérieure et extérieure, etc.

Arrêtons nous un instant sur l’énergie. L’énergie c’est la vie. Lors de la « Révolution industrielle » l’Humanité est sortie de la disette, de la précarité, de la misère grâce, entre autres, à l’utilisation d’une énergie performante, abondante et bon marché : le charbon. Malheureusement, depuis des années toutes les politiques convergent pour rendre l’énergie peu fiable, rare et chère. Le prétendu « dérèglement climatique », l’opération militaire spéciale en Ukraine ont été des aubaines pour le gouvernement pour accentuer ces politiques. Quoi qu’il en dise l’objectif est la décroissance et le « great reset », et non pas une fantasmatique « croissance verte » ou « durable ». Là encore il faut constater la discordance parole/actions. Aucun gouvernement ne dira qu’il veut plonger les Français dans la misère. Pourtant la politique suivie ne peut donner un autre résultat.

À cela s’ajoutent des décennies d’une politique étrangère en dessous de tout, mais à la mode. Politique soucieuse la propagation d’une prétendue démocratie, ou d’un interventionnisme humanitaire, mais absolument pas de l’intérêt de la France, ni même des gens qui la subissent.

Il est peu probable que les Français réalisent la profondeur des ravages et le dangereux précédent que la coercition sociale, imposée par Macron et ses sbires au prétexte des COVID, a engendrés. Ce qui, dans un pays dit libre, prétendument patrie des Droits de l’Homme, était inadmissible a été admis. Ce qui était inenvisageable a été réalisé. Ce qui était une abomination est devenue la norme. La pensée magique, la peur et le mensonge sont devenus systèmes de gouvernement. La propagande a remplacé information, tout débat véritablement contradictoire est interdit de fait. La censure règne, la liberté d’expression est morte.

Tous les principes qui structuraient notre civilisation ont été mis à bas.

L’ennemi de la Liberté c’est Macron et son gouvernement. Ce sont eux qui ont enfermé les Français sans raison valable et les ont sanctionnés pour un conflit dans une région où la France n’a aucun intérêt. Ils prétendent les protéger en les traitant comme des gamins irresponsables. Là encore il y a une totale discordance parole/action, émotion/raison. Tout bons sens a été perdu. Nous nageons en plein mensonge. Macron et ses sbires osent tout, sans aucune honte.

L’Homme est une être social qui coopère naturellement, et la société humaine s’améliore sans cesse des services que chacun rend à ses semblables.

La fin ne justifie pas les moyens. Il est interdit de porter atteinte aux droits naturels d’autrui.(Par exemple enfermer un innocent au prétexte de laisser circuler quelqu’un d’autre) Il n’est pas possible d’utiliser une liberté pour combattre une liberté. (Par exemple se servir de la liberté de circulation pour porter atteinte à la liberté de recevoir qui on veut chez soi) Il n’est pas possible non plus d’utiliser une violation de la liberté pour justifier une autre violation de la liberté. (Par exemple se servir d’obligations vaccinales existantes pour en justifier une nouvelle)

Renoncer à ces principes éthiques pervertit tout, la morale, la justice, notre Humanité même. La confiance en l’autre et le libre arbitre disparaissent pour laisser place à la toute puissance de l’État régulateur et démiurge de toute vie. La société civilisée disparaît.

Les Français ne sont pas au bout de leurs peines. La catastrophe annoncée pour l’hiver a été préparée avec obstination par Macron.

Il faut que les Français réagissent pendant qu’il est encore temps. À défaut d’une adaptation en douceur, l’évolution se fera de manière violente, comme souvent en France. Ce qui fait passer les Français pour révolutionnaires dans l’âme, alors qu’ils ne le sont pas. Il suffit de regarder la soumission béate de la plupart d’entre eux, face à la coercition sociale macronienne. Les institutions françaises et le pouvoir concentré entre les mains d’une Autorité centrale ne favorisent pas les transitions douces. À un moment le carcan est tellement lourd et serré qu’il n’y a pas d’autre solution que de le faire exploser, avec effusion de sang à la clé.

Pour éviter cela le Cercle Frédéric Bastiat prêche inlassablement la liberté.

Contre le totalitarisme :

Le Cercle Frédéric Bastiat est indépendant et il y tient. Il ne reçoit aucune subvention. C’est pourquoi il peut garder son indépendance. Sa ligne est différente du politiquement correct, et de la pensé unique. Compte tenu des circonstances le Cercle a décidé que le weekend de la liberté devait avoir lieu en 2022.

Le Cercle Frédéric Bastiat a créé le « Weekend de la Liberté », qui est le seul congrès libéral de France, en 2009. À l’époque il s’agissait d’apporter un éclairage libéral sur les causes véritables et les conséquences de la crise de 2008, dite «  des subprimes », et la politique de « quantitative easing » qui suivit, et dont nous payons le prix.

Chaque congrès s’attache à défendre les libertés avec un thème directeur choisi en fonction de l’actualité du moment. « Rendez-nous la Liberté » était un sujet évident pour le 11ème congrès. Il a lieu dans un contexte de privation de libertés massif, qui aurait dû être inadmissible sous un régime véritablement démocratique dont « Liberté » est le premier mot de la devise.

Les Français doivent cesser de courber l’échine et combattre pour leurs libertés. Le Weekend de la Liberté est là pour les éveiller et les motiver.

Macron invite les Français à « accepter de payer le prix de notre liberté et de nos valeurs » Une chose est certaine : il va leur enlever leurs libertés et ils le paieront très cher. Si une énième vague de COVID ne survient pas fort opportunément, le précédent de « l’état d’urgence sanitaire » peut être mis à toutes les sauces. Ce pourrait être « l’état d’urgence énergétique », « l’état d’urgence climatique »… ni le Conseil d’État, ni le Conseil Constitutionnel n’y trouveront à redire.

Tout n’est pas encore joué. Beaucoup de Français sont prêts à payer le prix pour leur liberté et leurs valeurs. Les vraies…et sans lui. Sauf si, comme Saul sur le chemin de Damas, il est frappé d’une grâce particulière, et qu’il renonce à continuer à persécuter ses concitoyens pour les laisser libres, après s‘être approprié la philosophie de Bastiat. C’est très peu probable.

« Sauvons la liberté, la liberté sauve le reste ». Victor Hugo. Il y a urgence.

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Weekend de la Liberté. Fiche technique :

Il se déroulera du 23 septembre au déjeuner au 25 septembre au déjeuner.

La cuvée 2022 aborde les problèmes auxquels la France est confrontée. Hélas pour elle ce n’est pas ce qui manque. Les fonctions régaliennes ne sont pas oubliées.

Seront traités : l’économie, l’industrie, la monnaie, le bitcoin, l’internet, les modélisations comme outil de coercition, le fisc, la politique de santé, la COVID, l’Europe, la légitime défense, la transition énergétique, le CO2, la démocratie, le libre échange, le commerce. Chacun a un lien avec les événements que nous vivons.

Les sujets sont traités avec un éclairage libéral. Le but est de faire réfléchir les participants sur ce qui se passe en France. De leur ouvrir les yeux sur les causes de sa décadence, et sur la manière dont les difficultés peuvent être résolus, les défis relevés. Les analyses des causes et les solutions proposées ne figurent pas dans les médias « mainstream ».

Les conférenciers invités par le Cercle ne sont pas tous libéraux. Ils sont de qualité, maîtrisent leur sujet, et sont libres de s’exprimer. Certains orateurs défendent les fonctions régaliennes, sécurité intérieure, extérieure et justice, solides et bien pourvues, en concordance avec les idées de Bastiat d’État réduit.

Pendant le Weekend de la liberté se déroule une foire aux livres. Les conférenciers y dédicacent leurs livres. Les auteurs, les éditeurs, les associations, les groupes qui souhaitent découvrir le libéralisme, rencontrer des libéraux et se faire connaître peuvent venir. Un stand est mis à leur disposition sans supplément. Ils bénéficient d’une courte prise de parole. Il suffit qu’ils s’inscrivent au congrès.

Les questions de la salle sont libres. Il faut simplement respecter les règles de la courtoisie et de la politesse. Les conférences durent 45 minutes tout comme le débat qui suit.

L’ambiance est conviviale et le lieu, l’hôtel Sourcéo de Saint-Paul-lès-Dax, est agréable et très bien équipé pour le bien-être. C’est très appréciable en ces temps de stress et d’angoisse !

Tous les renseignements, le programme

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Inscription par internet paiement en ligne.

Article paru dans ” Le courrier des stratèges”  

 


Passez de la parole aux actes : faites progresser le libéralisme en France avec le Cercle Frédéric Bastiat

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Dire ou ne pas dire

Il n’existe que deux façons de ne pas se créer d’opposant : ne rien dire ou, ce qui revient à peu près au même, dire la même chose que ce que tout le monde dit. Étant bien précisé que ce que l’on pense n’a rien à voir avec ce que l’on dit.

La reine d’Angleterre avait pris le parti de se taire, en toute circonstance. Elle ne l’a regretté que dans une terrible circonstance.

Elle s’est donc corrigée en exprimant tout haut la pensée commune exprimée par le peuple. Ce qui, pour une fois, n’était pas la même chose puisque ce qu’elle pensait tout bas sans le dire était le contraire de ce que les gens pensaient tout haut en le disant.

Son fils, le Roi Charles, lorsqu’il était prince, avait pris l’habitude de dire tout haut ce qu’il pensait tout bas alors que ce qu’il pensait n’était pas du tout ce que les gens disaient.

Inviter le bon peuple à se serrer la ceinture au nom de l’écologie alors que le bon peuple, faute de ressources, souffrait déjà de devoir se restreindre, tombait juste à côté de ce que le bon peuple attendait.

A défaut de se taire, il faut donc dire la même chose que les autres. Ou rien ne va plus.

Le Roi Charles le sait. Il l’a appris sur le tas.

Va-t-il parler ? Va-t-il se taire ? L’art de se taire est épuisé.

Gageons qu’il va parler. Peu importe ce qu’il va dire à condition qu’il dise ce que diront ses sujets. On peut sans se tromper le prévoir.

Il n’est pas dans la nature de l’opinion d’exprimer des idées nouvelles. Par nature l’opinion publique est le reflet de ce que pense une majorité à un moment donné. Et il faut beaucoup de temps pour qu’une opinion devienne une opinion commune, ou mieux, un lieu commun. L’opinion s’exprime par lieux communs.

Le Roi Charles a beaucoup de chance. Il est devenu, avec le temps, à la mode. Il va parler d’environnement. Il va ressasser sur le changement climatique auquel on ne peut rien, se lamenter sur la folie des hommes, à laquelle on ne peut rien, dénoncer les atrocités de la guerre qui sont le fait de toutes les guerres auxquelles on ne peut rien. Enfonçant allègrement toutes les portes grandes ouvertes, il va brutalement rénover la monarchie.

Une monarchie bavarde va succéder à une monarchie muette, Charles à Elizabeth, l’essentiel étant que le résultat soit le même.

La modernisation n’est pas affaire de résultat. Seulement de méthode.

Nous avons beaucoup à apprendre de la Grande bretagne.

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Quand le jugement se transforme en haine et la haine en violence

Tout le monde juge tout le monde : c’est la liberté de penser. Tous nos actes, toutes nos idées exprimées, sont disséqués et jugés par ceux qui en prennent connaissance volontairement ou involontairement.

Selon notre notoriété personnelle, ou l’intérêt pour les autres de ce que nous avons rendu public, ce sont une ou quelques personnes qui vont nous juger, ou des milliers voire des millions.

Certes, ces jugements découleront en partie de l’événement dont nous sommes l’auteur, mais de façon beaucoup plus certaine ils seront liés à la personne ou aux groupes qui vont nous juger.

En fonction de leurs croyances, de leurs personnalités, de leurs expériences de vie, de leur traits de caractère, les autres jugent différemment les mêmes faits. Nous ne pouvons pas échapper à ce fonctionnement.

Ce constat est troublant pour qui cherche à trouver un accord entre ce qu’il pense être et ce que les autres pensent qu’il est. En réalité c’est mission impossible.

C’est particulièrement effrayant face à la justice des Etats dont les prétentions annoncées sont toujours caricaturales par rapport aux résultats effectifs.

Il suffit d’être, comme moi, porteur devant les tribunaux de la terreur fiscale, du vol fiscal direct par interventions d’agents fiscaux, pour saisir à quel point la croyance emporte tout lors du jugement, même est surtout dans le cadre de magistrats professionnels qui ont peut-être cru à un moment de leur vie qu’ils étaient capables de « juger objectivement », comme les curés croient un jour que l’on peut vivre sans sexualité… on connait la suite.

Donc, la liberté de penser suppose l’acceptation du jugement des autres, même lorsque nous le considérons comme totalement décalé ou impropre.

Où le problème se corse.

C’est lorsque celui qui juge, inconscient de cette réalité, ce permet de croire en ses propres jugements à un point qui génère pour lui une haine envers les jugements des autres s’ils sont différents.

Nul ne devrait haïr le jugement des autres. Nous devrions tous pouvoir contrer et argumenter contre les jugements que nous considérons erronés, sans jamais introduire la haine.

Ceux qui introduisent la haine par conviction, ou pire par intérêt personnel, sont comptables de tout ce qui suit cette haine.

Car, après la haine, c’est la violence qui entre rapidement en jeu. Et la violence inclut sa propre expansion qui n’a pas de limite, indépendamment de toute raison.

Le décès de la Reine d’Angleterre

Je ne suis pas royaliste, je n’ai pas de sympathie pour ces figurines sociales au coût exorbitant et aux pouvoir pouvant facilement devenir mortel si on le libère.

Pourtant, le décès de la reine Elisabeth m’a ému.

Je l’ai traduit par la perte irréversible de l’acceptation des jugements dans leurs diversités.

C’est l’Angleterre, un siècle avant nous, qui lors de sa deuxième révolution appelée « glorieuse » a inventé la démocratie. Dont la base est justement l’acceptation de tous les jugements et la gestion par les majorités comme moindre mal.

La reine décédée représentait exemplairement ce fondement civique et moral, elle ne jugeait pas les jugements, elle tentait de les accepter dans leurs multitudes. C’était son apparence sociale, peut-être aussi sa réalité humaine mais peu importe.

En cette époque de délations et de haines qui s’étalent au grand jour dans toutes leurs vulgarités, la perte de ce repère est probablement lourde de conséquence. Il est peu probable que « l’enfant vieillard » qu’est son héritier puisse la remplacer dans sa symbolique.

Les magistrats

Ces hommes et ses femmes qui font profession de juger…

Je vous joins par ce lien un arrêt dont la prétention n’a d’égale que l’approximation juridique. Incroyable…

Il est si rare de sortir d’un tribunal avec l’impression que les choses ont été jugées objectivement…

Bien à vous. H. Dumas

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La reine est morte, mais les politiciens français sont des dieux !

La reine est morte, mais les politiciens français sont des dieux !

La télévision a diffusé à nouveau les images de la reine d’Angleterre et de son fils Charles regardant ensemble et commentant des films de famille. Leurs réflexions n’avaient rien de différent de celles que n’importe quelle famille du peuple peut faire en pareille occasion. C’était d’ailleurs, de la part de la monarchie britannique, le but de cette émission, mais ni Elisabeth ni Charles n’ont joué la scène : ils étaient naturels et comme tout le monde. Et c’est bien là le cœur de nos sociétés, où tout est symbole. La reine Elisabeth a symbolisé, par sa vie empreinte de courage et de dignité, les qualités que le peuple britannique aime croire les siennes, et qui l’ont été souvent dans l’histoire. Mais, au-delà du symbole, la reine n’était, comme nous tous, qu’un pauvre être humain voué à mourir un jour. Et les Anglais, en ces jours de deuil, ne sont qu’un peuple triste, comme tout peuple frappé par la mort.

Ce qu’un homme d’Etat doit respecter avant tout, c’est la dignité du peuple. Dont il doit lui-même donner l’exemple. Toute l’histoire des sociétés humaines le démontre. On est toujours surpris par le comportement des élus qui l’ignorent. Inutile de voyager très loin pour le constater. La France ne cesse de faire la démonstration de l’inconscience de ses dirigeants politiques. Leur ambition personnelle n’est pas la seule explication. C’est le système dans lequel nous vivons qui provoque ces conduites inacceptables.

Il suffit de lire les différents codes, et bien sûr au premier rang le code pénal, pour avoir envie d’envoyer tout valser. Partout la liberté est absente. Etonnez-vous alors que le conflit entre le peuple et ses dirigeants soit permanent ! Certes, tout individu qui réfléchit et qui a un peu d’expérience sait que le monde n’est pas peuplé d’anges. Et que l’autorité doit s’exercer quand la tranquillité est menacée. Mais à quoi bon le faire à propos de bottes, autrement dit quand n’est en jeu que la satisfaction de celui qui veut faire le chef ?

Le régime de M. Macron illustre à la perfection cette permanente déviance. Voyez l’incroyable querelle que subit le Pr Raoult. Les individus fichés S ne sont pas l’objet d’une telle vindicte. Qu’a donc fait Didier Raoult qui mette à ce point en danger la République ? Eh bien c’est très simple. Il a découvert un remède capable de juguler une pandémie virale. Bien entendu, si vous avez la moindre ambition, côté situation, subvention ou décoration, oubliez immédiatement tout ce qui précède : Raoult ne peut être qu’un imposteur, un gestionnaire calamiteux, un individu gonflé d’orgueil et d’insolente prétention. Admettons (pour faciliter la compréhension du problème). Mais en quoi cela gêne-t-il le pouvoir ? Pourquoi cela le met-il en transe ? Pour une raison bien simple : quand il y a panique dans les rangs, celui qui rétablit la sécurité devient naturellement le chef. Et cela, les chefs en place ne peuvent l’admettre. Nous somme donc dans une guerre de pouvoir, et non pas dans un problème de santé.

Vous pouvez faire simplement une bien éclairante expérience. Recensez ceux qui déclarent publiquement que « l’hydroxychloroquine ne marche pas ». Et vous verrez, sans trop vous fatiguer à des recherches, qu’ils sont tous en quête d’un avantage que l’Etat est à même de leur fournir. Le remède du Pr Raoult est le mot de passe qui ouvre les portes de la caverne d’Ali Baba. C’est la première fois depuis que la colonisation espagnole en Amérique du Sud a découvert le quinquina qu’un de ses bienfaisants dérivés est un objet d’opprobre ! Ce qu’aucun grand chef à plumes français n’a jamais pu faire, Macron l’a fait. Et à ce titre, il est digne d’entrer dans l’histoire. Enfin, c’est ce qu’il croit.

Et ce que croient tous ceux qui aspirent au pouvoir dans notre pays, c’est exactement la même chose. Le pouvoir vous met au dessus des hommes, au niveau des dieux. C’est un délice pour l’obtention duquel on doit être prêt à toutes les compromissions, à tous les mensonges, à toutes les bassesses. Le peuple n’est là que pour être dominé, méprisé, malmené. Il gêne. Il devrait disparaître à six pieds sous terre pour oser s’opposer à la grandeur des aspirants au pouvoir. A mort, le peuple. A mort, ceux qui veulent le soigner. Raoult ne voulait pas le pouvoir. C’est un fait. Mais il voulait empêcher les Français de mourir. C’est un crime !

Un régime se juge à sa dignité. Le régime français, à ce critère, ne peut qu’être condamné. Mais ce n’est pas une sixième république qu’il nous faut. C’est une république, tout simplement. Avec à sa tête des républicains, des vrais. Il va falloir en ressusciter l’espèce !

Claude Reichman

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Le magicien

Le biographe est le confident privilégié du personnage qu’il a choisi de mettre à nu. À moins de se muer en hagiographe, il vit dans son espace et rend compte de ses moindres travers.

« Il n’est pas de grand homme pour son valet de chambre ».

Et le romancier en rajoute pour donner à son sujet sa dimension héroïque.

Le roman- biographique de Thomas Mann par Colm Toibin*, comme celui de Henry James ( Le Maître) qui l’avait précédé, ne fait pas exception à la règle.

Tout autorise le biographe à pénétrer dans la vie intime de l’auteur qu’il décrypte. Et rien n’interdit au romancier d’aller au-delà en filmant les sentiments refoulés de son héros. On ne peut plus démêler le vrai du faux.

Thomas Mann reste une énigme.

Personnage brillant, ambitieux, célèbre,  conservateur, discret, refoulé, il est dépeint par Colm Toibin dans sa vie intime, dans sa vie familiale, dans sa vie mondaine, dans ses rapports aux autres et surtout aux hommes, jeunes de préférence, comme un homme seul, égocentrique, retranché sur lui-même et ne prenant part à la vie extérieure que pour satisfaire son exigence de littérature et son besoin d’exprimer par écrit des sentiments qu’il craindrait autrement de voir s’évanouir. Au risque, notamment dans sa vie intime, de laisser des traces qu’il pourrait regretter. Il ne fera pas son « coming out ».

Prix Nobel de littérature, révéré des puissants, et ignoré des modestes, il vit dans son monde, l’Allemagne de Goethe, de Beethoven et de Schiller. À la manière de Stephen Zweig, il vit dans le monde d’hier, peu soucieux de ses contemporains.

C’est dire combien le nazisme constitue à partir de 1933 une rupture pour ce juif non pratiquant, époux d’une grande bourgeoise juive et athée.

L’exode, la Suisse et l’Amérique, une mission de porte-parole des gens de bon sens et du juste milieu, la proximité avec les puissants, la sauvegarde des siens, la préservation de son intimité, il met tout en œuvre pour sauver ce qui peut l’être de ce à quoi il croit. Jusqu’à ce qu’il constate que rien ne peut être sauvé.

Comme Hannah Arendt le théorisera plus tard, il sait que la barbarie n’est pas seulement le fait d’un groupe mais celui de tout un peuple. Son aspiration n’est plus alors qu’à assumer sa liberté de penser.

Éconduit poliment des USA où il a trouvé asile et nationalité, faisant, lui et sa famille, l’objet d’investigations du FBI, refusant ce que le monde soviétique avait offert à Bertolt Brecht, il se réfugiera en Suisse sans jamais retrouver l’Allemagne qu’il adulait.

Un rêve de poète.

*« Le Magicien » Colm Toibin Ed. Grasset

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Les trois pénuries que nous n’aurons pas.

Il n’y a pas un millimètre de nos feuilles de chou qui ne soit rempli d’annonces de pénuries présentes ou à venir, toutes stressantes.

Plus de moutarde, de farine, d’huile, de pétrole, de gaz, d’électricité, de PQ, de lait, de fric, de retraite, d’hôpitaux, de professeurs de lycée, de chauffeurs de bus, de médecins, d’air pur, d’air frais, de pluie, d’eau potable, etc…

C’est terrible. Mais va pour le manque, on essaiera de s’y faire.

En réalité, je pense que la vraie catastrophe ce sont les pénuries que nous sommes surs de ne pas avoir à affronter, voire les surplus qui nous débordent, sans jauge…

Je vous propose d’en répertorier trois.

Les fonctionnaires

Sur ce sujet, il me parait raisonnable de redéfinir le fonctionnaire.

Jusqu’à ce jour ce terme désignait toute personne travaillant pour l’Etat et bénéficiant à ce titre de conditions aux avantages exorbitants payés par les autres.

L’Etat n’existant pas, n’étant que le terme générique désignant une abstraction qui dissimule le pouvoir absolu des hommes de l’Etat, le salarié qui fait réellement son job au service du bien commun ne peut pas être qualifié de fonctionnaire, terme péjoratif s’il en est. Je propose de l’appeler un « opérateur d’intérêt public protégé ». Celui-là, on le garde.

Reste donc tous ceux qui reçoivent des avantages injustifiés de la part des hommes de l’Etat, soit qu’ils sont payés à rien foutre, soit qu’ils perçoivent des avantages indus au titre d’électeurs à séduire. Ce sont eux que nous appellerons « fonctionnaires », car ils ne fonctionnent qu’au crochet des hommes de l’Etat, qui nous ponctionnent pour les payer, les acheter.

Pas de risque de pénurie de ces fonctionnaires. C’est clair. A terme il est même possible qu’il n’y ait plus que ces fonctionnaires… que tout le reste de la population de ce pays disparaisse, si j’en juge par ce qui m’arrive en tant que rare non-fonctionnaire.

Les élus

Là aussi nous allons devoir redéfinir le terme.

L’élu n’est pas, comme certains le croient, un mandataire qui serait chargé de gérer au mieux nos intérêts collectifs dans le cadre du mandat que nous lui aurions confié.

Non, c’est un menteur professionnel qui invente des mots et des situations irréelles, qui considère qu’après avoir extorqué une place élective — à l’aide de combinaisons malsaines et d’une fausse majorité – il dispose du pouvoir absolu pour favoriser ses amis, exclusivement ses amis réunis par un intérêt ou une croyance communs. Evidemment tout cela au détriment des autres.

Non seulement une pénurie n’est pas à craindre dans cette catégorie, mais c’est l’abondance. Une abondance probablement mortifère, nous verrons…

La connerie

Alors là, tout le monde sait ce que c’est. Pourtant c’est la surenchère à ce sujet. C’est à celui qui en dira ou fera le plus.

Le nombre de spécialistes qui s’expriment sur des sujets qu’ils ne maitrisent pas, de couillons qui croient devoir se battre avec virulence pour des projets auxquels ils ne comprennent rien, de satisfaits pour pas grand-chose, de jaloux compulsifs, de pervers que seule la démolition motive, est infini.

La connerie étouffe toute discussion, toute raison, favorise les propositions les plus incroyables qui soient en les acceptant comme vraies.

La connerie tue, et pas à petit feu. C’est direct, cash.

C’est elle qui permet le mensonge, les privilèges, l’injustice, le vol, tout ce qui demande un tout petit peu de jugeotte pour y échapper

Son abondance n’a comme concurrente quantitative que sa suffisance.

La pénurie à ce sujet n’est pas à l’ordre du jour.

Conclusion

Ce ne sont pas les pénuries qui vont nous décimer, ce sont les abondances.

Bien à vous. H. Dumas

PS: sans engagement politique de ma part, sur un site que je connais pas, j’ai regardé et je vous propose Un lien pour juste approcher la souffrance des gens honnêtes.

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Demandons des comptes à nos dirigeants !

Demandons des comptes à nos dirigeants !

L’écologie rend fou ! La France se prive de l’essentiel de son énergie pour « sauver la planète ». Les Pays-Bas détruisent leur élevage bovin pour la même raison. Et partout en Europe, les Etats détruisent les plus beaux paysages en édifiant de gigantesques éoliennes. Mais qu’est-ce qu’ils ont donc tous ?

Ce qu’ils ont ? Oh, c’est tout simple. Ils ont peur. Peur d’être jugés responsables du réchauffement climatique et du supposé désastre qu’il va produire. Peur surtout de leurs partis écologistes qui pourraient les priver de la majorité politique et donc du pouvoir. Donc, par quelque bout qu’on aborde le problème, ce n’est jamais qu’un souci de chimpanzé qui anime nos dirigeants : ils veulent tous être le mâle dominant !

Or qu’est-ce que l’écologie ? Un substitut de religion. Depuis que Darwin a découvert l’évolution, l’humanité croit de moins en moins à la Genèse. Les Américains, en mal de croisade, tentent bien de donner crédit au créationnisme, rien n’y fait : les religions du Livre sont à la peine, tant il est vrai que la science fait mal à la foi. Alors, comme l’homme est taraudé par la soif de maudire et de punir, il s’est donné une croyance de remplacement : l’écologie. Ce qui lui permet de lancer ce que d’autres appellent des fatwas et de vivre dans le confort de la bienpensance et peut-être même, qui sait, dans la perspective du salut. Bref, rien de nouveau sous le soleil de l’intolérance.

Et c’est à cause de cela, braves gens, que vous risquez de vous geler cet hiver. Ajoutons pour être complet que la construction de l’Europe s’est faite dans l’idée d’y instaurer le plus possible la concurrence et que les mauvais ouvriers qui en ont aujourd’hui la charge n’y comprennent absolument rien et veulent la faire régner même là où elle n’existe pas. Par exemple la France est la seule à disposer d’une production nucléaire d’électricité et elle a donné sa bénédiction à la création artificielle de concurrents, qui ne peuvent toutefois exister que si nous leur fournissons ce qu’ils sont censés produire. Et du coup nous en avons moins, et bientôt presque plus. Au fou !

Arrivés à ce point de « déconstruction », comme disent les penseurs modernes, on se tourne tout naturellement vers nos dirigeants et l’on voit poindre la forte tentation de leur demander des comptes. Ce à quoi ils se refusent catégoriquement. Enfin tout de même, quand même, mais enfin quoi, et de quoi on se mêle, c’est nous les chefs, caltez volaille. On a une sacrée classe dirigeante : pas muets, mais sourds. Volontairement bien sûr.

Bon. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Une révolution ? Ce serait bien nécessaire, mais on est trop pris par Netflix. Alors attendons que se dégage un petit contingent d’activistes qui feront le boulot à notre place. Et continuons naturellement de parler et d’écrire afin de nous donner l’illusion d’être vivants.

Cette révolution, en fait, en quoi consisterait-elle ? S’agit-il de « tout prendre », comme dit Mélenchon, et de s’émerveiller de notre radieuse misère, ou bien de remplacer Machin par Chose pour ne rien changer ? En fait, si l’on veut bien y réfléchir de tout son bon sens, il faut priver l’Etat de son pouvoir de nuisance, qui actuellement s’accroît de façon vertigineuse, en lui enlevant la partie de ses ressources qu’il a abusivement confisquées. Pour cela, il convient de rendre la protection sociale à l’assurance, qu’elle soit particulière ou mutualiste, de supprimer les innombrables agences et autres comités Théodule subventionnés, et de ne plus accepter par principe les déficits budgétaires. Bref, il s’agit de réduire d’un tiers le poids de la sphère publique. Cela peut se faire en quelques brèves années, sous la direction d’un gouvernement persuadé du bien fondé de ces mesures. Pour ce qui est du social, tout est voté, il n’y a plus qu’à exécuter. Pour le reste, il faut convaincre et donc plaider partout où on le peut. Bref, faire enfin de la politique et non plus de la prétendue gestion.

Il n’y a rien d’insurmontable dans ce programme, ni même de difficile. Il y suffit de conviction et de caractère. Il va falloir qu’à un moment ou un autre, la crise devienne aigüe pour que les réflexes salutaires se libèrent enfin. Et bien entendu, comme toujours dans l’histoire, des leaders émergeront. La seule action aujourd’hui utile est celle qui consiste à contester vigoureusement la spoliation étatique, et à le faire au nom de la liberté, qui est le trésor que nous a donné notre Constitution. Où que ce soit, la liberté doit triompher. Les réformes se feront alors naturellement.

Claude Reichman

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