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Au final le totalitarisme

2 Au final le totalitarisme

Pour lire la première partie

Tests

Venons en aux tests. Pour ceux-ci le gouvernement jette par les fenêtres un argent qui n’est pas le sien. “Nous dépenserons un peu plus d’1,5 milliard d’euros au mois de janvier” a annoncé fièrement Olivier Dussopt, ministre délégué aux Comptes publics.

Pour donner un ordre de grandeur cela équivaut, chaque mois, à 2 frégates multi-mission, ou une trentaine de Rafale, ou 70 hélicoptères de transport Caracal, ou 50 hélicoptères de combat Tigre, pour rester dans le régalien.

Cela fait aussi un grand nombre de lits d’hôpitaux armés et encore davantage de places d’EHPAD avec leur personnel. Bref de quoi à en finir largement avec l’alibi de la coercition sociale qui est le manque de lits d’hôpitaux, en particulier de réanimation.

Mais cela n’intéresse pas l’autorité Centrale.

La seule stratégie qui sous tend aujourd’hui l’utilisation massive de tests est la création et l’entretien de la peur chez les gens. Ils restent ainsi sous contrôle.

La panique est créée en entretenant la confusion entre tests positifs, cas, et malades. En vérité, l’épidémie se réduit à une « épidémie » de tests positifs avec heureusement peu de malades.

Tester, en lui même, ne freine pas l’épidémie. Tester à tout va ne permet pas de rompre la chaîne de contamination. Pour rompre la chaîne de contamination il faut la connaître, l’identifier pour pouvoir isoler et traiter les malades. Pour rompre la chaîne de contamination il ne faut pas que l’épidémie soit hors contrôle. Il faut une traçabilité. Toutes choses que la masse énorme de tests positifs rend impossible.

Dans le cas de l’Omicron, rompre la chaîne de contamination est utile autour des personnes à risque. Elle ne l’est pas pour des personnes sans risque, qui en plus ne sont pas malades. Prétendre pouvoir rompre la chaîne de contamination de personnes testées positives, non malades, avec un virus très contagieux et très peu grave, n’a pas de sens. C’est pourquoi il faut se concentrer sur les malades, et les personnes à risques, donc tester moins mais à bon escient. L’objectif est de pouvoir maîtriser l’épidémie sur cette population à risque.

Si l’on ne suivait que les malades, l’épidémie ne se remarquerait pas, et la vie continuerait.

Mais cela n’intéresse pas l’Autorité Centrale.

 

 

Croissance Potemkine

Le tout vaccinal est de la poudre au yeux dont le but est d’empêcher de voir le naufrage de ce gouvernement dans le domaine sanitaire et dans les autres.

La dite croissance de 7 % en 2021 ne doit pas faire illusion. https://www.ouest-france.fr/economie/la-croissance-economique-francaise-atteint-7-en-2021-0a7af144-8004-11ec-bd46-29e8689bf94e Elle n’efface rien du tout.

https://www.facebook.com/photo?fbid=920700148806460&set=a.278529036356911

 

Nous sommes face à un sophisme équivalent à celui qui prétend que la guerre est bonne pour l’économie. Il faut relire « la vitre cassée » de Frédéric Bastiat. Bien entendu ce serait aussi une erreur de croire que les destructions liées à la guerre, fut ce la « guerre » contre les COVD, sont l’équivalent de la « destruction créatrice » de Schumpeter.

 

Les fondamentaux économiques, dette, déficit, fausse monnaie et l’inflation, chômage, production d’énergie insuffisante, hyper-réglementation et fiscalité stérilisante sont structurels et mauvais. Ils ne permettent pas d’envisager un avenir serein. Ils nous placent sous la dépendance de nos créanciers. Nous perdons toute crédibilité économique et politique, donc toute autonomie et souveraineté.

La situation de beaucoup de Français est très précaire, certains ne mangent pas à leur faim, ont froid, n’ont pas de logement décent, voire pas de logement du tout. Sans oublier la désagrégation sociale et la négation des valeurs d’Humanité qui ont forgé la civilisation occidentale.

Il n’y a pas de quoi à pavoiser.

Quant aux moyens c’est une douce rigolade. L’État a dépensé un argent qu’il n’avait pas. C’est du mal-investissement basé sur la dette et la fausse monnaie.

Si vous voulez connaître « le vrai état de la France » lisez plutôt le dernier livre d’Agnès Verdier-Molinié

Totalitarisme

Ne pas prendre ou lever les mesures prétendument de freinage, ne dépend ni de la vaccination, ni du passe vaccinal, ni du taux d’incidence de l’infection, mais de la seule volonté de l’Autorité centrale.

Il faut rappeler sans cesse que la réussite de la prise en charge de l’épidémie ne se résume pas à une société totalitaire où l’être humain, vacciné, exempt de COVID ou non, est remplacé par un QR code. La réussite comprend une société où les individus ont leurs droits naturels, liberté, propriété personnalité respectés, une économie prospère et une société où règne l’« harmonie ».

Les Français sont peut-être les « mieux » vaccinés, sûrement pas les mieux protégés. Surtout pas de leur État. À condition d’accepter de reconnaître le désastre économique, social, sanitaire et le changement civilisationnel où les a précipité le gouvernement.

Gouvernement qui les considère comme des gamins irresponsables, ou pire, qui leur dénie toute personnalité et par la même toute Humanité, les traitant comme des objets réduits à un QR code. Cela en dit long sur l’intrusion de l’État dans les vies privées et dans l’esprit des gens.

Gouvernement qui donne des leçons sur les Droits de l’homme à la planète entière mais qui précipite la France dans le totalitarisme.

Faire croire que, quand les gens sont autorisé par l’Autorité Centrale à prendre un café debout, à consommer dans les stades, les cinémas ou les transports c’est un retour à la liberté, alors que toutes les mesures liberticides de contrôle des population persistent, est une vaste fumisterie.

Attendre d’une Autorité centrale l’autorisation de prendre un café debout et une fois accordée, la présenter comme le Débarquement en Normandie est une insulte à l’intelligence humaine.

Le passe vaccinal n’a aucune efficacité sur l’infection. Il est inutile, dangereux et liberticide. Les vies prétendument sauvés par le passe sanitaire. sont une « évaluation » reconnaissent les auteurs. Ce ne sont pas des faits. La transformation du passe sanitaire en passe vaccinal est donc inutile, incohérente et nocive. Sauf :

– dans l’installation du totalitarisme « quoi qu’il en coûte » et quelle que soit l’évolution des épidémies.

– dans le soutien au capitalisme de connivence

Le gouvernement ne travaille pas à interrompre la chaîne de contamination. (voir supra) Avec le passe vaccinal il travaille a ce qu’il existe une chaîne de contamination légale, par les vaccinés, et une illégale par les non vaccinés.

 

Quant à la « gamme d’outils » complète à activer, c’est une gamme d’outils de coercition sociale, qui ne servent à rien pour la médecine ni l’épidémie, mais qui sont indispensables pour, au bon vouloir du gouvernement, pérenniser la destruction des libertés dans notre pays. Ce blanc-seing pour la république totalitaire estune honte pour nos prétendus représentants élus, garants de la « démocratie ».

Il faut répéter sans cesse que un pays ne peut être libre si un seul de ses enfants, s’il n’a commis aucun crime, ne l’est pas. Les non vaccinés ne sont que des boucs émissaires, des victimes expiatoires. Leur faire porter le poids de l’épidémie et des contraintes sociales est d’une injustice totalement assumée. Ce n’est pas la seule. Contraindre toute la population renoncer à sa liberté pour se soumettre aux caprices coercitifs d’un homme seul est aussi une injustice. Organiser le règne de l’injustice est un crime. C’est du totalitarisme pur et dur.

Cela signe la perversion de la loi dont le rôle est « d’empêcher l’Injustice de régner » Quand le gouvernement s’est mêlé de médecine et a porté atteinte à nos Droits naturels, dont nos libertés, au prétexte de la COVID, il a aussi perverti la Loi. Cette « odieuse perversion de la Loi est une cause perpétuelle de haine, de discorde, pouvant aller jusqu’à la désorganisation sociale »

 

C’est bien une dislocation sociale que nous vivons aujourd’hui sur tous les plans.

Pour y mettre fin, la bonne décision est de lever immédiatement toutes les mesures de coercition sociale et de rendre leur totale liberté aux Français.

Discours de Castex du 20 janvier

Article paru dans Contrepoints

Foncer dans les mur et accélérer. Partie 3

Foncer dans les mur et accélérer toutes sirènes hurlantes.

Partie 3 : les responsables

Obstination morbide

 

Le gouvernement a utiliséseulement deux outils, la coercition sociale et la vaccination de masse. L’un étant un moyen de chantage pour obtenir l’autre, et vice versa. S’ils avaient été efficaces nous ne vivrions pas aujourd’hui cette nouvelle épidémie. L’échec est total.

Dire la vérité sur la gravité de la COVID pourrait rassurer les gens. Le gouvernement ne le veut pas. La peur est savamment entretenue. Tout Français est un « covidé » qui s’ignore. C’est pourquoi les tests sont multipliés sans vraiment de but médical, mais avec l’objectif certain d’effrayer. Donc créer des malades là où il n’y en a pas.

Gouverner par la peur

C’est présenter les faits rassurants de manière inquiétante. En ce qui concerne l’épidémie due au variant Omicron, les retours du terrain et les études montrent qu’il est bien plus contagieux mais bien moins dangereux. (Cf partie1) Pourtant Veran fait des efforts très significatifs pour entretenir la peur, en retombant in fine sur l’antienne de l’insuffisance des moyens hospitaliers, véritable cause des problèmes.

C’est faire peser la « désorganisation sociale » sur les épaules d’un virus, alors qu’elle est due aux mesures de restrictions sociales décidées pour « venir à bout de l’épidémie » « Les arrêts de travail et l’absentéisme dus au très grand nombre de contaminations à Omicron pourraient conduire à «la désorganisation d’un certain nombre de services essentiels», »

Les cas contacts « Omicron » doivent s’isoler sept jours voire dix-sept !

Imagine t-on un grippé asymptomatique en arrêt de travail ? Un Burn out asymptomatique en arrêt de travail ? Un cas contact de grippe, de tuberculose en arrêt de travail ?

Persévérer dans le tout vaccinal

“Nous voulons que les Français se fassent vacciner”, affirme Castex

Pour le gouvernement et ses affidés si la vaccination ne donne pas satisfaction c’est parce qu’il n’y a pas assez de vaccinations, à la fois pour les vaccinés et pour les non vaccinés. Donc le gouvernement accélère, toutes sirènes hurlantes… droit dans le mur. Réduction du délai entre deux vaccins à quatre mois,  pass vaccinal et autres joyeusetés

Certains vont jusqu’à réclamer la vaccination de la planète entière par la levée des brevets par exemple. C’est présenté comme « une attente pour renverser le cours de la pandémie ».

Les personnes soucieuses de s’informer savent depuis longtemps que la vaccination sera multi-doses. L’Europe, comme le « pionnier » Israël ont dès le début précommandé et commandé des quantités de vaccins phénoménales, permettant de vacciner plusieurs fois toutes leur population.

Dans la « vraie vie » l’efficacité espérée des vaccins s’est réduite comme peau de chagrin. Ils ne feraient que protéger des cas graves et donc éviter les hospitalisations. Ce qui reste néanmoins à vérifier, d’autant que l’on ne peut différencier l’effet du vaccin de la diminution naturelle de la dangerosité des variants. Mais admettons.

C’est donc logiquement que les gouvernements étendent la vaccinations aux personnes …qui ne font jamais, ou quasiment jamais, de cas graves, leur faisant courir des risques inconsidérés. Le gouvernement et d’autres nous ressortent la balance bénéfice risque collective favorable, ce qui ne veut strictement rien dire, car cela n’a aucun sens médical. La seule balance bénéfice risque qui compte est propre à chaque individu.

La vaccination de masse concerne des personnes sans aucun risque de complication ou de décès. Personnes non seulement vaccinées pour rien, mais à qui la vaccination fait courir un risque inutile et disproportionné. Cela resterait valable même si l’effet délétère advenu, mortel ou non, ne concernait qu’une seule personne sans risque. Ce qui n’est hélas pas le cas. Quant à la vaccination des enfants sans risque de forme grave c’est une aberration médicale et une profonde atteinte à l’éthique.

L’indication médicale est la vaccination des patients à risques.

Si le gouvernement considérait vraiment la vaccination comme le seul et unique moyen de venir à bout de l’infection il aurait autorisé l’utilisation des vaccins, chinois, russe. Dans les faits les pays occidentaux sont la chasse gardée des laboratoires pharmaceutiques américains, qui bénéficient d’une clientèle captive et inépuisable, par la grâce de la Communauté européenne et des gouvernements. Cela s’appelle du capitalisme de connivence. Le capitalisme de connivence est au capitalisme ce que la démocratie populaire est à la démocratie, une antithèse.

La faible gravité de la pathologie couplée à l’identification des populations à risques, permet d’éviter une vaccination de masse. Une politique médicale adaptée, traitement précoce, vaccination volontaire et ciblée, serait très efficace et parfaitement cohérente au point de vue médical. Si cette voie avait été choisie il n’y aurait pas eu de problème.

En Inde par exemple la prise en charge multifactorielle a donné de très bon résultats https://www.lefigaro.fr/international/l-inde-est-elle-le-premier-pays-au-monde-a-avoir-vaincu-la-pandemie-20211217 La population est vingt fois la nôtre et les décès ne sont que trois fois plus nombreux…https://ourworldindata.org/covid-cases

Contraindre les populations

Il faut être naïf pour croire que la coercition sociale rebute l’État. S’il l’avait en horreur, il n’envisagerait même pas de l’appliquer, par principe. Elle ne dépend que de lui, et de rien ni de personne d’autre, pas plus d’un virus, que de la vaccination, que du dit changement climatique, ou de l’âge du capitaine. La coercition sociale lui sied. Elle lui sert à contrôler indéfiniment les populations au prétexte d’une épidémie, qu’il déclare grave et pérenne.

Si les épidémies devenaient réellement plus grave, il ne faudrait pas pour autant recourir aux mesures de coercition sociale.

Il serait tout aussi naïf de croire que la crise dite sanitaire, mais en réalité qui trouve son origine dans des décisions politique, va s’arrêter un jour. Le gouvernement en a trop besoin. Quant au retour à la vie normale il ne faut pas y compter, ni avec le vaccin, ni sans. Il n’y aura pas de vie normale, ni de retour à la vie d’avant avec un collier de dressage a l’obsolescence programmée, appelé « pass vaccinal », autour du cou. Une vie libre est une vie sans laisse, où chacun quand il agit, État inclus, respecte les Droits naturels de tous.

La route de la servitude

Malheureusement tous les arguments rationnels n’ont aucune incidence sur la gestion gouvernementale. Le gouvernement est enfermé dans une logique politique, vacciner à tout prix, ou plutôt à n’importe quel prix et quel qu’en soit le coût, y compris en vies humaines.

Il y aura d’autres variants. Il y aura d’autres épidémies. D’ailleurs nous devrions parler à propos de l’Omicron de la COVID21-4 (2021, 4ème trimestre)

La gestion des COVID n’a été faite correctement. Il n’y a pas eu de traitement précoce, il n’y a pas eu d’isolement des seuls malades, il n’y a pas eu d’augmentation de nos capacités hospitalières, il n’y a eu aucun travail sur l’immunité naturelle.

La manipulation des populations est une règle de gouvernement. Les gouvernements expliquent qu’il faut vivre avec le virus, alors qu’ils se lancent dans la politique folle d’éradiquer un virus inéradicable. C’est une escroquerie. La notion de « vivre avec le virus » est galvaudée. Quand on traduit cette Novlangue en français cela donne : « ne pas vivre, se ruiner la santé, désintégrer la société et massacrer l’économie » pour vouloir supprimer un coronavirus de la terre. Sisyphe vit toujours.

 

La France fonce sur La route de la servitude avec délectation. Comme dans un train ou un avion, où les passagers ne sont pas conscients de la vitesse, les Français, dans leur majorité, ne s’en rendent pas compte. Au prétexte de la COVID les atteintes aux libertés de la part du gouvernements se multiplient et s’aggravent. L’humanité dans le soin disparaît, comme l’humanité dans la société.

Lisons Bastiat :« Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir. » Profession de foi électorale de 1846 « Mais l’action gouvernementale se généralise par la contrainte. (…) Elle procède en vertu d’une loi, et il faut que tout le monde se soumette, car loi implique sanction. (…) Le gouvernement n’agit que par l’intervention de la force, donc son action n’est légitime que là où l’intervention de la force est elle-même légitime. (…) Or, quand la force intervient légitimement, ce n’est pas pour sacrifier la liberté, mais pour la faire respecter. » Services privés, service public (1850) La Loi est pervertie. « On conçoit comment, au lieu d’être un frein à l’injustice, elle devient un instrument et le plus invincible instrument d’injustice. On conçoit que, selon la puissance du législateur, elle détruit, à son profit, et à divers degrés, chez le reste des hommes, la Personnalité par l’esclavage, la Liberté par l’oppression, la Propriété par la spoliation. » La Loi (1850). « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » La Loi (1850).

Tant que le gouvernement maintient la pression, étouffe le pays au prétexte de la COVID, on ne parle pas d’autre chose.

La campagne électorale pour les présidentielles 2022 bat son plein. Les candidats se chamaillent pour convaincre les électeurs qu’ils pourront résoudre les multiples difficultés auxquelles la France est confrontée. Mais, si aucun ne met fin à la dérive totalitaire et ne rétablit en priorité les libertés, ils ne sont que des « cuivres qui résonnent ». Et la chute continuera.

Écoutons le Chant des Partisans

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne »

Bien des Français n’entendent pas…et la France s’enfonce dans la nuit.

Article paru dans Contrepoints

Lire la première partie

Lire la deuxième partie.

Lire aussi Bastiat 2022 idées libres de droits.

Foncer dans le mur et accélérer. Partie 2

Foncer dans le mur et accélérer toutes sirènes hurlantes.

Partie 2 : les parias

Dérive totalitaire

Quand, début 2020, l’État s’est emparé de la gestion de la COVID, au détriment des professionnels de santé de terrain, il a proprement créé la crise de la COVID et a transformé une épidémie en affaire politique et en désastre sanitaire, social, humain et économique. Sa nullité dangereuse a très vite sauté aux yeux. Il a fait la quasi unanimité contre lui. Il faut reconnaître que, par la suite, tout en restant aussi mauvais, il a parfaitement su rebondir et retourner l’opinion à son profit par une immense manipulation. Il s’est servi de la catastrophe qu’il a engendré pour faire croire à une épidémie médicalement grave, et se présenter comme seul sauveur.

Depuis des décennies les gouvernement successifs n’ont eu de cesse que d’accroître le pouvoir de l’État sur la société. Ils ont entamé une destruction systématique et indolore des libertés individuelles. Le gouvernement actuel ne fait pas exception. Il sait parfaitement où il va. Il a un but très précis. Ce qui le différencie de ses prédécesseurs c’est que la COVID lui a donné l’occasion inespérée, lui a fourni un outil redoutable pour parvenir à une emprise totale sur les Français. Il en a usé et a abusé en mettant un formidable coup d’accélérateur à sa politique liberticide.

Avec minutie et persévérance la France est devenue totalitaire. Il n’y a pas de différence de fonds, mais seulement de degré, avec les modèles Chinois ou Nord Coréen. Modèle Chinois dont nous nous rapprochons tout doucement.

Le pass vaccinal ressemble de plus en plus au crédit social. Certains sont désignés pour contrôler les autres en vérifiant pass vaccinal et identité. Ce qui au demeurant est un nouveau viol du secret médical, mais le gouvernement n’en est plus là. Il a passé la vitesse supérieure. Avec la délation cela fait partie de l’arsenal d’autocontrôle de la population. Il y a toujours des personnes pour s’en réjouir. Le nec plus ultra du totalitarisme est quand la population demande sa soumission et se surveille elle même.

Cacophonie en trompe l’œil

La cacophonie qui semble régner au gouvernement face à la COVID ne doit pas nous abuser. Si nous regardons l’écume nous ne voyons qu’incohérence et amateurisme. Les intervenants, Véran, Castex, Macron peuvent donner l’impression de se contredire, de faire deux pas en avant et un arrière. Il faut être conscient que cette stratégie, mentir/démentir, est utilisée depuis le début de la COVID.

Ils procèdent par coup de sonde pour habituer les gens à une mauvaise nouvelle à venir. Les Français l’intègrent, les médias la vantent, des seconds couteaux entrent en scène pour la caution dite scientifique, tel Delfrassy et sa 4ème dose de vaccin pour faire passer la 3ème en attendant la 5ème. Le gouvernement scrute les réactions. En résumé, chaque instrumentiste joue sa partition, le temps que l’orchestre se synchronise et que le chef d’orchestre le mette « en marche ».

Autre avantage, les injonctions contradictoires, les incohérences brisent tout esprit critique des populations, toute velléité de penser de manière autonome. Les populations se soumettent à l’État qui lui seul sait, veut leur bonheur et les rassure.

Boucs émissaires

Le moins que l’on puisse dire est que la gestion gouvernementale des COVID est une catastrophe. Les COVID vivent leur vie, les coronavirus mutent et se répandent, les libertés sont détruites, la société est fracturée, divisée en communautés ennemies, l’économie est à terre perfusée à la fausse monnaie, le système de santé est en ruine, les mesures sociales coercitives inutiles persistent et ne sont pas prêtes d’être levées, l’arbitraire règne.

Mais on ne change pas une équipe qui perd. On ne modifie pas une politique qui a failli. On trouve des boucs émissaires.

Il faut savoir que les techniques de manipulation des foules sont telles, qu’il est possible de faire gober n’importe quoi, à n’importe qui, et de modifier les comportements dans le sens souhaité par l’Autorité. D’autant que les gens ne peuvent imaginer que l’Autorité centrale (ou un laboratoire pharmaceutique ) ne leur veut pas du bien, voire pourrait leur faire du mal.

Par un tour de passe passe l’État a réussi à faire croire que cette situation lamentable est de la responsabilité des mauvais Français qui ne respectent pas les gestes barrières et/ou qui ne sont pas vaccinés.

Les non vaccinés ne sont que des boucs émissaires. Il s’agit de les culpabiliser en les rendant responsables de toute la misère du monde.

Le gouvernement et les bien pensants leur font porter le poids des conséquences de la faillite de la politique sanitaire contre la COVID, et de la faillite du système de santé. Ce système exsangue est le résultat d’une politique très ancienne. (Cf partie 1)

 

Ces nouveaux boucs émissaires de la société politiquement correcte sont victimes de la politique ségrégationniste gouvernementale, et de l’ostracisme de leurs compatriotes. Certains les verraient très bien vaccinés de force entre deux policiers, parqués quelque part ou confinés à leur domicile.

Les mesures de coercition avec pass vaccinal obligatoire, y compris pour aller au travail, sont politiques et font supporter à toute la population, et plus seulement aux non vaccinés, le poids de l’échec du gouvernement. Avec peut être l’espoir que la population fera pression sur les parias.

 

Les dispositions discriminatoires, en vigueur et à venir,  n’ont pas vraiment pour but d’éviter les contaminations. Il n’est plus contesté aujourd’hui que le dit « vaccin » n’empêche ni la contamination du vacciné, ni la transmission de l’infection. Donc il ne confère pas d’immunité suffisante. Ce qui va à l’encontre de la définition même d’un vaccin. La vaccination de masse ne désengorgera pas les hôpitaux.

Donc le droit de contaminer des gens existe. Il faut simplement que la contamination soit faite réglementairement. Ainsi, en France, avec un pass vaccinal valide, vous pouvez, légalement infecter quelqu’un au SARS-coV2. Mais un non vacciné, même testé négatif, est un paria. Bien qu’il ne puisse contaminer personne. C’est un asocial qui doit être exclu par la communauté …pour éviter que les vaccinés non suffisamment immunisés ne soient contaminés. Le monde à l’envers.

 

Normalement lors d’une épidémie les personnes immunisées d’une manière ou d’une autre sont protégées et protègent les non immunisées. C’est la première fois où il est reconnu qu’un vaccin ne protège pas les vaccinés et qu’il faut vacciner des non vaccinés pour protéger des vaccinés. A moins que ce ne soient pour protéger les non vaccinés des vaccinés. Ce avec des vaccins qui n’évitent ni la contamination, ni la transmission.

Il faudrait maintenant vacciner les enfants pour protéger des personnes à risque, âgées par exemple, alors que la plupart sont vaccinées deux fois, voire trois, sans grand effet protecteur puisqu’on voit des triples vaccinés contaminés, certains hospitalisés. Ce qui sera un prétexte pour une quatrième puis énième dose.

La vérité est que plus personne ne comprend. La vaccination obligatoire n’est que la gesticulation politique.

Les gens non vaccinés ne sont pas des gens qui meurent, les gens non vaccinés ne contaminent pas les autres plus que les vaccinés, et ne les envoient pas à la mort. Croire le contraire est un délire. La contamination n’est jamais systématique, la transmission non plus. La gravité n’est jamais certaine, le décès encore moins. Ils le sont d’autant moins que la maladie est correctement prise en charge. Or la prise en charge correcte d’une épidémie, connue depuis le XIXème siècle, que le germe en cause soit nouveau ou non, a été systématiquement écartée. Il faut diagnostiquer, traiter précocement le malade, l’isoler et rompre la chaîne de contamination.

Les non vaccinés non à risques « n’encombreront », ni ne « submergeront » (on appréciera les termes) jamais les hôpitaux. Parce qu’ils ne font pas, sauf exception, d’infection grave et que ce sont les personnes qui font des infections graves qui sont hospitalisées. Bien au contraire ils peuvent développer, sans risque, leur immunité naturelle et protéger la population à risques. Dans ce type d’épidémie, ce n’est donc pas la contamination qu’il faut éviter de manière systématique. C’est la maladie et l’aggravation. D’où l’importance d’une prévention ciblée incluant la vaccination et d’un traitement précoce.

En prime, vaccinés et non vaccinés, peuvent transmette n’importe quelle maladie infectieuse. Le gouvernement s’en moque comme de sa première mesure liberticide. Il ne gère le pays qu’au travers d’un seul paramètre : la COVID.

Lire la première partie

Lire la troisième partie

Article paru dans Contrepoints

Lire aussi Bastiat 2022 idées libres de droits.

Foncer dans le mur et accélérer toutes sirènes hurlantes. Partie 1 

Foncer dans le mur et accélérer toutes sirènes hurlantes.

Partie 1 : les faits

Le point de la situation

Une épidémie peu grave

Dans le contexte d’affolement que nous vivons il est indispensable de le rappeler.

Quand est apparu SARS-coV2, nouveau virus qui a donné la COVID19, l’inquiétude était très forte. L’épidémie s’est vite révélée moins grave qu’on ne le craignait. Depuis les épidémies suivantes, dues à des variants différents, ont été de moins en moins graves. L’épidémie à Omicron est moins grave que l’épidémie au variant indien, qui était moins grave que l’épidémie au variant anglais etc…Les virus se propagent de plus en plus vite, mais sont de moins en moins mortels. On arrive à des taux de mortalité d’environ 0,15 %.

Pour Bastiat, il y a « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas ». Aujourd’hui la majorité de la population s’arrête à «  ce qu’on voit » ou plutôt à ce que l’Autorité centrale veut lui faire croire. Par exemple que les COVID sont des drames planétaires alors qu’ils le sont pour les pays occidentaux.

La mortalité différente entre les pays ne peut s’expliquer que par une différence de prise en charge. Les pays à population très âgée, comme le Japon, bien prise en charge, ont peu de décès. Les pays mal pris en charge avec une population jeune, comme le Brésil, ont davantage de décès. On peut aussi comparer la Corée du Sud Vs France, Italie, Espagne, pays à population équivalente. On peut comparer simplement des villes, New-York City vs Hong Kong. Source

Aujourd’hui encore les cartes épidémiques concordent, quelles que soient les sources. Elles montrent toujours la prédominance épidémique dans les pays occidentaux qui sont les plus vaccinés. Taux de vaccination au dessus de ce qui nous était présenté comme un taux nécessaire pour atteindre l’immunité collective pour venir à bout des COVID. Les faits invalident totalement la propagande du gouvernement et affidés, qui prétendent que le vaccin est le seul moyen de venir à bout de l’épidémie.

(Carte au 22 décembre)

Comme il y a quelques jours la dite vague ne concerne que de tests positifs, pas des malades, pas des décès. Ainsi en France :

(Carte au 22 décembre)

Le 22 décembre 72882 tests positif 229 décès à rapprocher des 1438 décès survenus le 15 avril 2020 (0,31%). le 23 décembre nous avions 91640 cas et 179 décès. Source

 

Un changement de références

Pour continuer à effrayer les Français le gouvernement a changé les références.

Le gouvernement ne parle plus de décès. Pendant l’épidémie de mars 2020 le gouvernement nous bassinait chaque soir avec les décès. La référence aux décès est peu à peu passée à la trappe au fur et à mesure que la mortalité des variants baissait. Il mis l’accent ensuite sur la submersion des services de réanimation. Puis il se rabattit sur le nombre de « cas », qui ne sont, en vérité, pas des malades mais des tests positifs.

C’est encore plus flagrant avec l’épidémie due à Omicron. Il n’y a que peu de malades, très peu de décès et beaucoup de tests positifs. Il existe une décorrélation complète entre les tests positifs, les malades et les morts. Une étude britannique dédramatise la dangerosité du variant Omicron. Ce qui est une bonne nouvelle et qui corrobore les statistiques et constatations empiriques.

Tout cela veut dire que si l’on ne pratiquait pas des tests en veux-tu en voilà, sans réel but médical, l’épidémie ne serait pas visible.

Si l’État avait gardé les morts comme référentiel il ne pourrait plus effrayer la population. Le gouvernement n’est pas dans le rationnel. Il est dans son monde, irrationnel. Il gère par l’émotionnel. La peur est son outil. Malheureusement les arguments rationnels n’ont que peu d’effet sur l’émotionnel. Nous le constatons tous les jours.

 

Le gouvernement ne parle plus de « lits réanimation » occupés, mais de lits de « soins critiques ». Il y a plus de 19000 lits de soins critiques en France. 3000 environ sont occupés par des patients COVID positifs.  Si la France ne peut pas les en prendre soin, c’est que nous avons un système de santé au bout du rouleau. Cela témoigne que nous ne sommes plus un pays prospère et économiquement performant, parce que ce sont la prospérité et le dynamisme économique d’un pays qui font la qualité de son système de santé. Les soins sont alors abondants, disponibles et accessibles. En France il y a pénurie de soins, tous ne sont pas disponibles, même dits « gratuits » ils ne sont pas accessibles.

Un système de santé épuisé

C’est le fond du problème.

Rien n’a été fait depuis deux ans pour donner des marges de manœuvre à notre système de santé en particulier à nos hôpitaux. Bien au contraire. Cela fait des années que les gouvernements ferment des lits et ces fermetures ont continué pendant l’épidémie. Des milliers de lits ont été supprimés, des lits médicaux, de réanimation, des maternités, des services de psychiatrie etc…

Le problème n’est pas la COVID, le problème est que nos services hospitaliers sont à genoux depuis des années. Le problème est que demander à des politiciens, qui depuis de années ont organisé et géré la pénurie au nom d’économies, de passer à un système d’abondance de soins avec des marges de manœuvre en cas de coups durs, est mission impossible. Il n’est pas rationnel de demander à des gens qui ont plongé le pays dans la ruine de l’en sortir.

Ce n’est pas une question d’argent. La consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) s’élève à 209,2 milliards d’euros en 2020. C’est une question de mal investissement. Ces fonds sont gérés par injonctions politiques sans informations fiables (prix). Cela est la conséquence directe du choix fait à la Libération d’organiser la Sécurité sociale à partir des ordonnances de 1945. Ce faisant la totalité du soin échappait à la responsabilité individuelle, à la prévoyance, pour ne devenir qu’un instrument politique de soumission des population. La monopolisation publique des recettes et des dépenses par l’État en faisait un outil politique à son service. Cela fournit le prétexte à l’État pour se mêler de la vie privée des gens.

L’absence de marge de manœuvre, de marge de sécurité est dramatique. Un système dont le fonctionnement de base est de « faire avec » ou plutôt de « faire sans » n’est absolument pas en état, n’est en aucun cas formaté, pour faire face à un aléas qui nécessite un surcroît de moyens, une épidémie par exemple. Puisqu’il ne fait face que péniblement à une activité de routine. Or l’État s’il doit avoir un rôle, ce n’est pas de se mêler de tout et surtout ce qui ne le regarde pas, parce que il ne fait que créer, ou aggraver, le mal investissent, la pénurie de base. Il doit être l’« assureur en dernier recours », c’est à dire le garant de la sécurité du pays. Il doit lui donner les marges pour affronter victorieusement l’improbable. L’improbable doit être prévu. Non pas spécifiquement, mais en terme de moyens polyvalents.

La COVID est un révélateur

En réalité la COVID n’est qu’un révélateur de la une faillite du système français, dit « modèle social français », tel qu’il est né après la deuxième guerre mondiale.

Faillite du pilier de la démocratie qui est la séparation des pouvoirs. L’exécutif contrôle tout. Tout dépend de l’Autorité centrale qui n’a aucun contre pouvoir. (Ni Chambre, (cf infra), ni RIC, rien…)

Faillite de l’exécutif qui porte la principale responsabilité du désastre. Macron décide seul, au sein du secret d’un Conseil de défense, selon un seul paramètre, la COVID.

Faillite du législatif dont l’avis est purement formel, parce que la décision est acquise,

Faillite du judiciaire qui ne rend plus la justice, mais qui applique une loi pervertie. La loi est pervertie quand elle organise la « spoliation légale » qui est l’atteinte légale aux Droits naturels, (Liberté, Propriété, Personnalité), au lieu de les protéger.

Faillite des organes de contrôle, Conseil constitutionnel, Conseil d’état, soi-disant garants des institutions démocratique. Ils ne se prononcent plus sur des principes, mais sur des prétendus équilibres entre le viol de ces principes, et une dite gravité de la situation qui justifierait ce viol. Le tout pour complaire à l’Autorité centrale et avaler ses couleuvres quand cette dernière s’assoie sur leurs avis complaisants.

Faillite du système de protection sociale, en particulier du système de santé, de la médecine de premier recours comme de l’hôpital.

Bref c’est une faillite de l’État ce qui est un pléonasme pour un libéral.

Ce constat peut être fait pour la plupart des pays occidentaux. En allant au bout du raisonnement il est possible de parler de faillite de la civilisation occidentale.

Article paru dans Contrepoints

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Totalitarisme en marche

Totalitarisme en marche

Les Français sont très fiers de leur modèle démocratique, au point de confondre « démocratie », « République » et « Liberté ». Ce modèle est, dans les faits, très relatif.

Si l’on regarde le Démocraty index de The Economist en 2018, avant la crise, la France était déjà une démocratie défectueuse. Sa moyenne était en dessous des pays d’Europe de l’Ouest. Carte.

En 2020 la situation s’est considérablement dégradée. La France est 24ème, toujours en dessous de la moyenne des pays d’Europe de l’Ouest. La France ne brille pas non plus par sa liberté économique, 64ème en 2020, entre l’Arabie Saoudite et le Mexique.

2021 n’augure rien de bon.

Cela n’étonnera personne quand on connaît la formidable régression des libertés en France, depuis que le gouvernement a décidé de gérer la COVID à la place des médecins, avec deux moyens d’oppression : la coercition sociale et la vaccination obligatoire.

« Quand on monte à l’échelle il faut avoir les fesses propres »

On reste dès lors abasourdi par cette phrase de Bruno Lemaire s’adressant à Eric Zemmour : « “Jamais le général de Gaulle n’aurait autorisé que le Conseil constitutionnel étende ses pouvoirs à ce point”, plaide-t-il. “Le général de Gaulle avait lui-même dit qu’à 70 ans, il n’avait pas l’âge de devenir un dictateur. Mais je pense qu’à 63 ans, vous, vous avez toutes les prédispositions pour le devenir”, tranche Bruno Le Maire. »  C’est l’hôpital qui se moque de la charité.

Ce qui est certain c’est que le patron de Bruno Lemaire, Emmanuel Macron, 44 ans le 21 décembre, n’est plus, depuis deux ans, un apprenti mais un maître. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. » Pierre Corneille, Le Cid

 

Le totalitarisme est « en marche »

 

Le totalitarisme :

Il peut se définir comme suit :

– « LÉtat tend à confisquer la totalité des activités de la société. Un tel système restreint l’opposition individuelle à l’État. Il exerce ainsi un degré extrêmement élevé de contrôle sur la vie publique et privée. »

Le pouvoir politique est souvent détenu par des autocrates (…) qui utilisent des campagnes globales dans lesquelles la propagande est diffusée par les médias de masse contrôlés par l’État »

– « la dictature ne s’exerce pas seulement dans la sphère politique, mais dans toutes, y compris les sphères privée et intime, quadrillant toute la société et tout le territoire, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté. »

le « un monopole idéologique, c’est-à-dire la conception d’une vérité qui ne supporte aucun doute, ne tolère aucune critique, est imposée à tous »

– « un parti (…) qui contrôle la totalité de l’appareil étatique, c’est-à-dire dispose de l’ensemble des moyens de communication de masse utilisés comme des instruments de propagande, (…) et dispose d’une direction centrale de l’économie. Le parti (…) est dirigé idéalement par un chef charismatique, autour duquel est formé un « culte du chef », faisant de lui plus qu’un simple dictateur, un guide pour son peuple, lui seul en connaissant les véritables aspirations.

– Un monopole de la force armée, un système à la fois policier qui a recours à la terreur avec par exemple un réseau omniprésent d’agents dormants et de surveillance des individus, basé sur la suspicion, la dénonciation et la délation »

Le système ne coche pas toutes les cases :

– Il n’y a pas encore de parti unique,

Mais il y a une pensée unique. Elle est flagrante quand on regarde les positions et programmes des différents partis dits « de gouvernement » (Appellation déjà suspecte).

Mais le parti au Pouvoir a tous les pouvoirs, sans opposition efficace. Il se comporte de fait en parti unique. Il dispose de l’appareil étatique. Il s’appuie sur une caste autoproclamée, endogame, seule apte à diriger le peuple présenté comme incapable de se diriger lui même. La quintessence de cette classe étant le Président de la République qui décide seul. Voir infra.

– Il est encore toléré une opposition organisée « acceptable ». Celle qui sort du « politiquement correct » est très corsetée.

– Il n’y a pas encore de système concentrationnaire avec son lot de tortures, éliminations physiques, emprisonnements, déportations. Mais déjà certains citoyens sont considérés comme « nuisibles » et sont victimes de ségrégation. Les non vaccinés par exemple (pass sanitaire, non remboursement des tests, licenciements) ennemis de la communauté et responsables de tous les maux.

Mais il en coche beaucoup !

Il est flagrant que beaucoup de caractéristiques du totalitarisme collent très bien à la politique coercitive instaurée par l’État au prétexte de la COVID.

Ingérence totale dans la vie privée qui disparaît, contrôle total de la vie publique, contrôle complet de l’économie, en particulier de ce qu’il restait de l’économie privée, (confinement et « quoi qu’il en coûte »).

Campagnes de propagande de masse dans les médias et les réseaux sociaux « mainstream ». Censure dans, et par, les médias et les réseaux sociaux. Chasseurs de « fake news » professionnels et politiquement corrects.

Monopole idéologique avec adhésion très conseillée à la pensée unique, la « doxa du COVID ». Vérité officielle, incontestable et qui s’impose à tous.

Pouvoir politique détenu par un autocrate : « souverain dont la puissance n’est soumise à aucun contrôle » Dans les faits, en Vème république le Président de la République a tous les pouvoirs, et pas vraiment de contrôle. Le contrôle électoral n’est qu’un fantasme.

Direction du pays par une Autorité Centrale. Culte du chef, aux lèvres duquel le pays est suspendu.

Gouvernement par la peur, mise en avant d’informations angoissantes et anticipation péjorative de l’avenir. Au mieux les bonnes nouvelles sont occultées, au pire elles sont discréditées comme « fake news ». Le tout maintien l’effroi des populations.

Surveillance des individus (QR code, pass sanitaire). Après les « aviseurs fiscaux », délateurs patentés,  voici la délation des dissidents non vaccinés

Monopole de la violence légale, qui est aggravée pour les délits d’infraction à l’état d’urgence sanitaire.

Ministère de la Vérité.

La novlangue, la pensée unique, l’acculturation, l’embryon de crédit social sont déjà bien présents. En attendant un « Ministère de la vérité » officiel (Miniver) nous avons «Les Lumières à l’ère numérique» La nouvelle commission anti-complot missionnée par l’Élysée a tenu sa première réunion lundi 4 octobre pour «poser les préliminaires des quatre prochains mois de travaux»,

Tous les pouvoirs pour un homme seul.

Il s’entoure certes d’un CARE, et d’un conseil scientifique. Mais ils sont l’alibi à l’arbitraire de l’Autorité centrale et à la mise hors circuit des dizaines de milliers de médecins de terrain. Ces derniers sont dès lors inutiles puisque l’Autorité centrale, brillamment conseillée et éclairée, comprend tout, sait tout, peut tout et est la seule à pouvoir agir. Médecins, infirmières, directeurs d’établissements sanitaires et sociaux, tous les professionnels de terrain n’ont qu’à obéir. C’est pourquoi il agit essentiellement en secret, au sein d’un Conseil de défense.

Conseil qui court-circuite aussi les institutions représentatives Assemblée Nationale et Sénat. Dans la Vème république ce sont des suiveurs, mais cette façon de faire n’arrange pas les choses. Il écarte également les Maires, très proches de la population. Il paraît qu’Emmanuel Macron apprécie le « caractère très opérationnel » du Conseil de défense. En vérité ses décisions sont immédiatement applicables, avec toute la puissance de l’appareil répressif de l’État, sans discussion ni contestation, sans explication ni motivation, autre que son « bon plaisir ». La bonne question est : quel secret inavouable de sa gestion de la COVID le gouvernement a t-il à cacher

Défaillance des organes de contrôle.

Les organes de contrôle tels que le Conseil d’État ou le Conseil constitutionnels valident les décisions parce que, issus du sérail, ils se comportent conformément à ce que l’État attend d’eux. De toute façon le gouvernement n’hésite pas à faire fi de leur avis.

« Dès qu’un homme ou un groupe tout-puissant agit légalement pour soumettre à ses croyances, ses règles, ses lois, l’ensemble des populations, il y a perversion de la loi. (…) Cette perversion aboutit inéluctablement au totalitarisme. » Source

Dit autrement : « Mais quand la Loi, — par l’intermédiaire de son agent nécessaire, la Force, — impose un mode de travail, une méthode ou une matière d’enseignement, une foi ou un culte, ce n’est plus négativement, c’est positivement qu’elle agit sur les hommes. Elle substitue la volonté du législateur à leur propre volonté, l’initiative du législateur à leur propre initiative. Ils n’ont plus à se consulter, à comparer, à prévoir; la Loi fait tout cela pour eux. L’intelligence leur devient un meuble inutile; ils cessent d’être hommes; ils perdent leur Personnalité, leur Liberté, leur Propriété. » La Loi (1850)

J’ai froid

Bien que les maîtres aient troqué leurs uniformes contre le costume trois pièces sur mesures, j’ai froid.

« Une fois de plus tous les droits de l’homme
Sont foulés aux pieds sont jetés à bas
Les maîtres sanglés dans leurs uniformes, j’ai froid

Une fois de plus la grande injustice
La force imbécile triomphe du droit
Quand la liberté tombe sa pelisse, j’ai froid
Encore une fois les lettres anonymes
La bêtise épaisse en guise de loi
La salve éclatant au milieu de l’hymne, j’ai froid

Si la bête immonde sort de sa tanière
Nous retrouverons le chemin des bois
Mets dans ma valise un gros pull-over, j’ai froid »

Jean Ferrat

Article paru dans Contrepoints sous le titre : En marche vers l’autoritarisme en France