Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

CLAUDE REICHMAN

Je reçois ce mail de M. Millerand :

Monsieur Dumas,

« Temoignagefiscal » pourrait-il confirmer à ses lecteurs (ou démentir catégoriquement, ce qui, dans les deux cas, ne serait pas inutile l’information selon laquelle Claude Reichman, qui n’a plus fait paraître de billet sur votre blog (ni sur le sien) depuis le 21 mars dernier et ne met plus du tout à jour son compte X, serait décédé le 9 juillet dans le XIIIe arrondissement de Paris ?

C’est le site avis-de-deces.net (généralement fiable, puisqu’il s’appuie sur le fichier des personnes décédées de l’INSEE) qui l’affirme (avec son âge exact, 89 ans, son année de naissance, 1937 et sa ville natale, Metz).

Ces données figurent également à l’identique sur : Linternaute.com ; Libra Memoria, et d’autres encore.

Curieusement :

-aucun grand journal n’a relayé cette nouvelle ;

-Wikipédia n’a pas mis à jour sa notice biographique ;

-et il n’est pas fait mention non plus de la famille en tête des avis nécrologiques.

Merci d’avance de bien vouloir nous renseigner !

Je lui réponds ceci

Bonjour,

Claude Reichman m’a fait part de son hospitalisation pour une bronchopneumonie juste après son dernier billet, m’indiquant alors qu’il ne pourrait donc pas écrire de billet quelques temps.

Bien qu’il ne parût pas alors en très grande difficulté, je me suis inquiété.

Rapidement, j’ai tenté d’obtenir des nouvelles à travers son portable et son adresse mail personnelle.

Je n’ai eu aucune réponse.

Ne voyant aucune information publique inquiétante, je suis resté soucieux mais pas catastrophé.

Vos informations me questionnent.

Elles paraissent dignes de foi, mais extravagantes.

Comment un homme de cette stature peut disparaître sans mention de sa disparition dans la presse ?

Cette situation, si elle est avérée, mérite des investigations, sauf souhait formel de sa famille, et encore, il faudrait que ce souhait ne soit pas imposé sous la menace mais libre et sincère.

Je publie votre demande et ma réponse, je tente de comprendre ce qui se passe et partagerai mes informations.

Claude Reichman était un homme remarquable, dans tous les sens du terme, il a tenu tête au monstre que représente la Sécu. Il a gagné, mais les hommes de l’Etat l’ont humilié, détruit, sans pour autant éliminer les tares de leur système.

Claude Reichman ne peut pas disparaître de nos esprits, ni lui, ni son travail et sa vision indispensables à notre pays.

Je n’ai pas les compétences nécessaires pour poursuivre personnellement son combat, j’espère, s’il a disparu, qu’un autre homme se lèvera pour porter son combat sans lequel notre pays va à sa perte.

Bien à vous. H. Dumas

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DA et IA

Les deux découvertes universelles de l’humanité sont, probablement, les outils ayant permis le Déplacement Augmenté d’un côté et l’Intelligence Augmentée de l’autre.

Entre 4 et 3000 ans avant JC, les hommes ont inventé la roue et son axe. Avant cette invention, le vivant ne se déplaçait qu’avec ses moyens naturels.

L’homme a donc inventé la roue, un moyen de se déplacer aux possibilités pratiquement illimitées par rapport à ses aptitudes initiales de bipède.

Au surplus, ce moyen incluait  l’intégralité de son potentiel dès le départ, sans dévoiement possible.

La roue est ronde dès sa création et à tous les stades de son évolution. Seules les forces d’entraînement vont évoluer pour arriver, par exemple, aux ailes et aux moteurs de l’Airbus qui feront décoller son train d’atterrissage et tout ce qu’il supporte. La roue carrée ou ovale n’existe pas.

Cette complétude est remarquable, elle était jusqu’à aujourd’hui unique.

Puis arrive l’Intelligence Augmentée.

Avant la roue, l’entrave de base pour le déplacement était l’appui intermittent. Pour l’intelligence c’est la croyance, qui joue en quelque sorte le même rôle.

La croyance rend l’intelligence intermittente en la déconnectant du réel, de la vérité, voire en l’égarant définitivement si elle envahit totalement le cerveau du croyant.

L’intelligence augmentée inclut tout ce qui est connu, donc à ce jour toutes les thèses et antithèses sur tous les sujets.

Ce concept est, comme la roue initialement, parfait et ne peut évoluer que vers plus de performances dans cette perfection, au risque dans le cas contraire de devenir une roue carrée, ce qui n’échapperait à personne.

On ne voit pas très bien, sauf pour ceux qui sont prisonniers de leurs croyances, quel raisonnement pourrait justifier une limitation à l’usage de l’IA.

L’IA, comme la roue, n’a nul besoin de défenseur ou de critique, elle est dans sa complétude, ceux qui passent à côté resteront limités aux capacités naturelles de leurs cerveaux, et pour peu que leur croyance inclue une haine de la roue, ils n’iront pas bien loin.

Bien à vous. H. Dumas

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Terminus

Nous sommes en 2030, dans un hôpital pour hommes, une chambre classique pour six, aux normes, soit : un vieillard, deux accidentés, deux longues maladies, un sans papier en cours de diagnostic.

          ⁃         Bonjour 68

          ⁃         Bonjour Docteur

          ⁃         Alors 68, on va mieux ce matin ?

          ⁃         Pas vraiment, j’ai sonné hier soir et personne ne vient. Je souffre terriblement. Je ne peux pas me lever seul, je me suis sali dans mon lit.

68 pleure en silence.

Un des jeunes accidentés :

          ⁃         y pue le vieux.

Le médecin ;

          ⁃         Allons messieurs, du calme et un peu de respect pour 68 qui vient d’avoir 88 ans.

Puis :

          ⁃         vous savez 68 combien les conséquences des inconséquences financières de votre génération impactent notre pays et notamment son système de santé que le monde entier nous envie.

          ⁃         Je suis fatigué Docteur, et j’ai mal partout. Je n’ai jamais profité de l’argent public et le fisc m’a pris l’intégralité de ce que j’ai gagné. Je ne suis pour rien dans ce que vous dites.

          ⁃         Nous parlons de votre génération 68. Donc vous êtes concerné. Mais peu importe. Nous n’avons qu’une infirmière pour 50 chambres de six, alors essayez de vous retenir. Autrement, pas d’autre problème ?

          ⁃         Mais si Docteur, mon cancer de la prostate serait stabilisé, mais je souffre énormément, j’ai mal partout et l’Efferalgan ne suffit plus.

          ⁃         Oui, comme vous le savez, en effet votre cancer est stabilisé, n’étant plus en danger de mort imminente, et dans le cadre de la lutte contre les narcotrafiquants et leurs Porsche Cayenne, je ne peux pas vous prescrire d’opiacés.

          ⁃         Mais Docteur, sans soins et envahi par la douleur, alors que les visites ne sont autorisées qu’une fois par semaine et qu’alors il y a plus de 20 personnes dans la chambre, j’ai terriblement mal et je suis complètement isolé, c’est invivable.

          ⁃         Justement 68, j’ai là un document que je vais vous laisser, nous en reparlerons la semaine prochaine.

          ⁃         De quoi s’agit-il ?

          ⁃         C’est une décision favorable de votre tuteur hospitalier.

          ⁃         Mon tuteur hospitalier ? Mais je n’ai pas de tuteur, j’ai toute ma tête et ma famille pour m’aider.

          ⁃         Il ne s’agit pas de cela 68. La nouvelle loi sur la fin de vie, votée à la demande de Bercy pour simplifier et rationaliser le passage prévoit…

          ⁃         Le passage ? Quel passage ?

          ⁃         Eh bien le passage, 68 ne faites pas l’innocent. Le passage, dont nous devons l’usage civilisé à M. Macron, notre vénéré président. Dans le cadre de son troisième mandat exceptionnel, qui fait suite au décret pris à la requête de l’amicale des cuisiniers de l’Elysée, M. Macron a rajouté à la loi, qui peinait à performer, un tuteur hospitalier nommé pour toute personne qui rentre à l’hôpital, dès la première visite. C’est le tuteur qui prépare le dossier du passage. Vous n’avez plus qu’à le signer ou à demander à l’infirmière de le signer pour vous. Et hop, plus de problème. Le passage direct.

          ⁃         Docteur je ne comprends pas votre truc, je voudrais juste être soigné pour être propre et moins souffrir.

          ⁃         Pas de problème 68, nous en reparlerons la semaine prochaine. Là les 30 minutes que je vous dois sont écoulées. Au fait, la semaine prochaine je suis en congé, vous aurez affaire à une de mes collègues.

          ⁃         Mais Docteur, je suis désespéré.

          ⁃         Justement 68, réfléchissez…

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Si je rencontrais le Pape, je lui dirais…

Je lui dirais : « je ne connais pas ce que vous avez appris, vous ne connaissez pas ce que j’ai appris.

Je ne souhaite pas échanger ce que j’ai appris contre ce que vous avez appris, car il me semble que ce que j’ai appris est plus intéressant que ce que vous avez appris.
Vous pensez le contraire ? C’est votre droit. Je le respecte, respectez le mien. »

Conclusion, aucune discussion possible.

Mais je vous ferai remarquer que je n’ai ni l’ambition ni les moyens de lui imposer mes vues, alors que lui… pense encore les avoir. Certes il ne les a plus, mais quand il les avait : bonjour les dégâts.

Aujourd’hui le Pape, un matheux, parait-il, nous explique qu’il est indispensable de limiter l’Intelligence Augmentée ou Artificielle.

De quoi j’me mêle ?

Ne se rappelle-t-il pas les interdits prononcés par son organisation dont nous avons la preuve de leur sottise ?

N’a-t-il pas appris quelque part dans ses bibliothèques que toute découverte porte en elle le pire et le meilleur, que ce n’est pas une raison pour l’ostraciser, que ce n’est que l’histoire qui peut porter un jugement et tirer des conséquences que seules la liberté et la novation construisent.

Mais, et c’est là que son bât le blesse, la découverte n’est jamais issue de la croyance, elle est au contraire la fille du doute.

Comment espérer l’intégration du doute dans l’esprit et l’élocution du Pape. Impossible. Il n’est là qu’en tant que détenteur de la vérité révélée. Comment lui expliquer que la vérité n’est jamais révélée, jamais définitive ?

Il sait tout cela, mais il ne peut pas le dire.

Bien sûr sa fonction n’est pas totalement critiquable. Le besoin de croire doit être assouvi. Depuis des siècles il y aide, avec plus ou moins de bonheur, mais aujourd’hui plutôt sans violence, ce n’est pas si mal.

Mais l’IA, en quoi lui fait-elle peur ?

Elle pourrait faire des dégâts dans l’esprit des humains ? Et c’est lui qui dit ça ?
Bon passons à autre chose avant de nous crêper le chignon.

Pas besoin du Pape pour craindre des dérapages de l’IA. Nous sommes tous conscients, enfin ceux qui s’en servent, que l’IA pourrait nous dépasser. Dont acte.
Mais serait-ce la première fois que quelque chose nous dépasse, ou plutôt nous aide à nous dépasser ?

D’abord le cheval, puis la roue, puis la voiture, puis l’avion, puis la fusée, etc., liste non exhaustive. Chaque fois la maîtrise du moyen et de la méthode n’a pas été de tout repos. Mais chaque fois le résultat a été d’abord stupéfiant, puis spectaculaire pour l’humanité, et in fine pour la fraternité chère, par vocation, au Pape.

Alors, que le Pape ait des angoisses, quoi de plus normal, n’est-il pas un homme, comme nous ?

Mais que, dans sa position, il fasse le lit pour la presse d’un doute malsain face à un progrès stupéfiant qui est en train de révolutionner notre humanité, c’est très indélicat et indigne de sa fonction.

Des doutes ? Oui. Des conseils ? Aucune raison objective d’en avoir les moyens. Des propositions d’interdits ? Inacceptables, trop tôt et hors sujet.

Le Pape n’est pas un devin, un sorcier. Il fut un temps, pas si lointain, où il les faisait brûler.

Bon, pas d’énervement, je ne rencontrerai jamais le Pape, je ne lui dirai jamais rien.

Si je le rencontrais, je lui parlerais plutôt du diable : de Bercy.

Bien à vous.

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Homme libre : tu ne peux que disparaître.

Si dans ton plus jeune âge, vers 5 ans, tu n’es déjà pas apte à obéir sans discuter, à subir sans regimber, à accepter aveuglément les limites qu’ils t’imposent, ton avenir est sans issue, sauf si tu acceptes d’être un des leurs, de voler leur liberté aux autres.

La seule chose que tu peux faire librement c’est te détruire. Mais attention paie la taxe qui va avec. Sans quoi même là ils te rattraperont. Donc, évite la drogue, choisis l’alcool.

Ils ne seront pas chiens avec toi si tu veux disparaître, ils t’assisteront même comme ils disent.

Mais ne t’avises pas d’imaginer que sur la planète existerait un lieu où le pouvoir te lâcherait la grappe.

Pour eux, et donc pour toi, un seul danger, une seule tare contre laquelle ils luttent chaque jour avec obstination : ta liberté, bien sûr individuelle puisque la liberté collective est un oxymore.

Les fous de pouvoir laminent sans relâche ta liberté, ils te veulent masse uniforme y compris dans ses originalités, toutes contrôlées.

Evidemment, et c’est la profondeur du drame, ils prétendent agir pour ton bien.

Dans le fond, ils te laisseraient bien libre, mais ils ont la preuve, disent-ils, qu’aussitôt tu en profiterais pour emmerder les autres.

Tu allais dire qu’ils feraient mieux de se regarder que d’accuser les autres, que les chances que tu sois agressé par un homme agissant dans le cadre de sa liberté sont moindres que par leurs propres actions soi-disant protectrices.

Tu as probablement raison, mais tu sautes une case.

En réalité, leur pouvoir se nourrit de ta liberté, il s’intensifie de façon inversement proportionnelle à elle.

Ils l’appellent l’ordre. Pour eux, ta liberté est le désordre.

Sois raisonnable, qui peut appeler au désordre ?

La vie ? La nature ?

Ils contrôlent, ils décrètent et organisent. Dans leurs discours, la nature même doit être organisée par eux. Evidemment ce n’est qu’un discours, leur réalité ne correspond pas à leur discours, mais qu’importe puisque le but est de capter le pouvoir.

Parce que, vois-tu, la liberté et le pouvoir sont le même mot, la même chose.

En te prenant ta liberté ils accumulent du pouvoir.

Et tu es assez con pour croire que tu y gagnes. Laisse tomber…

Bien à toi.

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La démocratie otage des faibles incohérents et des forts arrogants.

Les faibles sont incohérents parce que, victimes des forts arrogants, ils imaginent retrouver un peu d’espace en mettant à leur tête plus fort et plus arrogant. Ce n’est pas banal un tel cheminement, et pourtant c’est la norme.

Les forts sont arrogants inutilement et dangereusement. Nous sommes tous forts en quelque chose et faibles en autre chose. Donc bien placés pour connaître les émotions et les problématiques de ces deux conditions. Or, il suffit que l’organisation sociale décrète de donner le pouvoir, donc la force, à une catégorie particulière pour que ceux qui en ont l’aptitude par le fait du hasard deviennent arrogants.

Il suffirait d’un soupçon de lucidité et un zeste de modestie pour éviter ces deux écueils.

Et pourtant, plus le temps passe plus les faibles se jettent dans les bras de forts qui ne pensent qu’à les trahir et les forts affichent leur arrogance sans limite et sans respect pour les faibles, donc pour eux-mêmes en partie.

Comment cela est-il possible ?

Il me semble que les hommes refusent simplement d’accepter leur condition d’homme.

Certes elle est vertigineuse et objectivement elle finit mal, du moins à ce que l’on en connaît.

Mais est-ce une raison suffisante pour se mentir ? Le mensonge n’empire-t-il pas la situation ?

Probablement, notamment parce qu’il ne permet pas à la démocratie de s’épanouir telle qu’elle devrait être, telle qu’elle est dans l’absolu.

En réalité la démocratie est la victime de comportements individuels qui sont autant de non-sens contre lesquels elle est désarmée.

Inutile donc d’espérer des solutions, des améliorations, puisque tous les discours, sans exception, incitent à plus de règles collectives alors que le problème est individuel et demande simplement plus de liberté et plus de responsabilité.

Cette collectivisation, contraire aux nécessités de la vie, exacerbe les tensions et ne peut aboutir qu’à des conflits de masse qui, comme les incendies, ne s’éteignent que quand il ne reste plus rien à brûler.

La paix et la sérénité ne sont pas pour demain, la démocratie ne prend pas le chemin d’une adhésion volontaire et massive.

Et avec tout ça, on vous donne en étrenne, Bercy qui se déchaîne et qui n’en finit pas…

Bien à vous. H. Dumas.

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Lettre ouverte à Gabriel ATTAL

Gabriel, figures-toi, je vais peut-être t’étonner, je te crois sincère.

Intelligent ? Je ne sais pas, je ne te connais pas. Mais, si tu m’appelles au téléphone à la lecture de ce billet tu l’es, dans le cas contraire je m’autoriserai à douter.

Donc tu envisages de proposer aux Français, ce dont ils ont besoin : un choc constitutionnel et conventionnel. C’est bien, c’est sans doute la solution pour que, désespérés, ils ne se jettent pas dans les bras des deux charlatans que sont Mélenchon et Le Pen.

Mais oublie tes propositions. Moins de députés et de sénateurs : démagogie, ce n’est pas le problème. Un référendum par an : c’est tous les ans un festival de mensonges et de fausses informations pour tromper et capter les électeurs. Des maires plus puissants : c’est davantage de pouvoir à la technostructure dont les maires sont les marionnettes. Tu as tout faux.

Cela ne te démarque même pas d’Edouard dont le projet, encore inconnu, n’a aucune raison d’être crédible.

Gabriel les Français ont besoin de deux choses :

  • La réhabilitation du respect de la capitalisation et de la propriété privée
  • La limitation raisonnable de l’intervention de l’Etat en tant qu’opérateur des actions par essence collectives. Avec dans le même temps l’interdiction des monopoles privés dont la puissance tue la concurrence indispensable à tout équilibre.

Le nœud de tout, le siège de la distorsion démocratique, le venin qui tue la démocratie, c’est le pouvoir illimité de Bercy.

La réforme c’est l’impôt et le reste découlera naturellement de cette réforme. Un impôt juste, c’est un Etat juste, c’est un exemple d’équité, c’est alors un modèle et non une contrainte.

Ce n’est pas compliqué : tu fermes Bercy.

Tu ouvres des comptoirs de l’impôt dans chaque agglomération, où les indépendants vont expliquer leurs objectifs, leurs contraintes, vont discuter de l’impôt qu’ils peuvent payer. Cet impôt payé est rendu public.

Les salariés, tous, paient un impôt à un taux égal pour tous, ceux qui veulent payer plus le peuvent, leur versement volontaire supplémentaire est rendu public chaque année.
La transparence est totale. C’est essentiel, l’acte de participation au budget commun est volontaire, c’est aussi essentiel.

Ensuite le budget de l’Etat est calculé en fonction des entrées et ce n’est pas, comme aujourd’hui, l’impôt qui est calculé en fonction des dépenses de l’Etat.

Tu vois Gabriel c’est simple. Si tu es intelligent, tu le comprends, évidemment.
Mais le problème est que pour aboutir et sauver le pays l’intelligence n’est pas suffisante, il faut aussi du courage, beaucoup de courage.

Donc la question n’est pas simplement : es-tu intelligent ? Mais aussi : es-tu courageux ?

Dans l’attente de ton coup de téléphone. Bien à toi Gabriel. H. Dumas

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Le Cap Ferret en voie de « bolosation ».

Il est des périodes et des situations où l’on peine à imaginer que la nature seule puisse s’embraser au point de tout détruire à une échelle qui interpelle. Et pourtant, le constat est amer cet été face au cumul des feux de forêts et à leurs conséquences, il secoue notre société.

Deux réflexions sont énigmatiques :  Pourquoi les feux de forêts ? Les conséquences des feux de forêts.

Pourquoi les feux de forêts

Evidemment parce que la forêt est particulièrement sèche, que le sous-bois est dense et que le vent est de la partie.

Mais quand même, il faut mettre le feu. Il parait que la foudre en serait capable, mais si peu, de l’ordre de 5 fois pour cent. Pour les 95% qui restent il faut l’intervention de l’homme. A ce stade il paraitrait que 30% de ces interventions soient involontaires, pendant que 70 % seraient volontaires.

Seraient alors impliqués deux types de coupables : les pyromanes et les incendiaires.
Les premiers sont des malades relevant sans doute plus des services de psychiatrie que de la police. Les seconds en revanche n’ont aucune excuse, et pourtant il est peu probable qu’ils soient découverts.

Je me rappelle juillet 1970 où un incendie violent avait ravagé le massif des Maures. A cette occasion des observateurs avaient fortement suspecté un individu qu’ils avaient cru surprendre au départ de plusieurs feux. Il s’appelait Etienne BOLO. Ils l’avaient entrainé de force à la gendarmerie, il avait été inculpé, puis avait fait l’objet d’un non-lieu. C’était un gauchiste engagé.

C’est tout ce que l’on peut dire de cette affaire, qui pose une question ravivée par la déclaration d’un député LFI déclarant que la population élitique du Cap Ferret méritait de voir ses biens détruits par le feu.

La France entretient en son sein deux extrêmes : LFI et Le RN.

Le premier hait les biens de ceux qui en possèdent, au point de légitimer la possibilité de les en priver de toutes les manières qui soient. Par tous les moyens de dépossession.
Le deuxième hait la pensée de ceux qui ne pensent pas comme eux, au point de légitimer leur mise au pas, y compris par la menace physique, dont à ce jour la limite n’est pas réellement fixée.

Ces deux extrêmes sont dangereux chacun dans leur registre.

Alors, les feux de forêts…je trouve leur rythme objectivement inquiétant.

Les conséquences des feux de forêts

Outre la mort qui frappent ceux qui se trouvent accidentellement exposés et en situation de ne pas pouvoir fuir, qu’iIs soient pompiers ou simples citoyens, la constante des feux de forêts est la transformation en fumée des biens consommés par l’incendie.

Il suffit de voir à quel point les propriétaires concernés sont ravagés par le chagrin pour comprendre à quel point les biens de chacun font partie de leur être, à quel point leur dépossession par la violence est insupportable.

Evidemment je ne peux pas éviter le parallèle avec l’incendiaire Bercy, qui réduit en fumée nos biens pour alimenter le brasier de la dette qu’il a allumée, sans être capable de l’éteindre avant qu’elle n’ait brûlé probablement tous nos biens.

Oui, la conséquence des feux de forêts est dramatique, surtout en ce qui concerne ceux qui sont volontairement allumés à proximité et en direction d’habitations sous le vent.

Si ce que je subodore est la réalité, même la moitié de la réalité, peu de chance que la justice nous livre autre chose qu’un ou deux pyromanes, les incendiaires ne risquent pas grand-chose. Notamment le plus violent d’eux : Bercy.

Bien à vous. H. Dumas

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Le sexe et le fric

Deux tares ou deux gloires ? Deux moteurs ou deux freins ? La question est tout sauf facile, car il n’est là, objectivement, que problèmes et difficultés.

La plupart choisissent de ne pas en parler, ceux qui en parlent choisissent de mentir à leur sujet.

Ce sont les sièges de la violence, tant leur envie ou leurs besoins sont impérieux. Sont-ils les clefs du pouvoir ou au contraire ses moyens ou encore ses preuves ?
Peut-on, comme il est coutume de le prétendre, s’en passer, ne pas en faire l’essentiel de ses préoccupations ?

Peut-on en avoir une vision objective, dépassionnée, réaliste, simple ? Non, tant ils sont mêlés. Font-ils partie de la vie privée ou, au contraire, font-ils partie de la vie collective ? Chacun peut-il les gérer à sa guise, ou l’Etat doit-il les réguler ?

Une chose est sure, tout le monde les affronte, personne n’y échappe, et tout le monde les cache.

Il y a deux manières de cacher la sexualité et la richesse. Il y a ceux qui disparaissent et ceux qui au contraire s’exposent. Dans les deux cas on ne peut pas échapper aux curieux, à l’impérieux besoin des autres de savoir, de se comparer ou de jalouser.

Toutes les sociétés sont basées sur la prétention de les gérer, soit en leur accordant une fausse place c’est alors une société libérale, soit en prétendant les réguler pour le bien de tous c’est alors une société liberticide.

Dans tous les cas sexe et fric sont enfouis dans les méandres des têtes et des émotions.

Sont-ils masculins ou féminins, voire indéterminés ? C’est, parait-il, la question du jour à cent balles.

Fausse question qui ne concerne que les apparences et les moyens, pas les forces incontrôlables qui agissent en préalable.

L’accès au sexe et au fric s’appelle tout simplement la vie, son absence définitive s’appelle la mort. Entre ces deux extrêmes chacun se débrouille comme il peut.

Les modestes sont convaincus, comme toujours, d’être les plus sages ; les ambitieux arrivent à se convaincre de leur nécessité impérative. Et, tous vont gaiement dans le mur puisqu’il n’existerait qu’une attitude, qui n’existe pas, c’est l’acceptation.

L’acceptation de ces deux forces est inacceptable, car elle suppose que nul n’existe, que nul n’est indépendant ? Et pourtant c’est bien le cas.

L’accès au sexe et au fric sous-entend une lutte constante, sans fin et sans acquis, la distance par rapport à eux demande la même lutte, inversement exprimée et vécue.

Quand les deux se rencontrent, il n’est alors que violence et mauvaise foi.

Sexe et richesse, pour tous c’est le b.a.-ba de toute escroquerie, sans limite d’extension, pour les meilleurs c’est la prétention de ceux qui se croient les plus forts, qui sont les premiers à exiger le partage à la moindre faiblesse.

Nous parlons ici de la condition humaine, à son niveau réel, tout le reste n’est qu’habillage et illusion. Mais chut, n’en parlons pas, parce que tout simplement on ne peut pas en parler, on ne peut que participer, avec sa casaque, à la course universelle pour le sexe et le fric.

Sachez simplement que ce sont aussi les moteurs basiques des violeurs fiscaux.

Bien à vous.

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D’abord est l’absolu

Notre vie d’homme est la résultante de l’absolu, déduction faite de l’inaccessible.

L’absolu n’existe que dans le futur, dans la projection. Il contient tout : la vérité, mais aussi son contraire, le mensonge ou l’erreur, selon l’intention qui les porte.

Notre présent est notre réalité. Il est le solde de nos futurs personnels et collectifs, confrontés au réel, lui-même profondément marqué par les expériences, plus ou moins traumatisantes, du passé. Ce passé est notre croix, le signe implacable de nos limites.

Le destin de l’humanité se construit donc exclusivement dans le futur, jour après jour.

Mais c’est là que réside le problème. L’absolu du futur est sans limite. Lorsqu’il surgit dans le présent et s’y télescope avec le réel, les plus grandes explosions deviennent possibles.

Aussitôt, ces événements basculent dans le passé. Il ne subsiste alors que des traces imparfaites de ce qu’avait été le futur imaginé. Nous ne pouvons plus reconstituer avec certitude les conditions exactes de sa naissance, alors même que ce passé devient une marque indélébile que nous porterons toute notre vie.

Je ne suis sûr de rien, mais je me demande si une partie importante de l’humanité n’est pas privée de l’accès à cet absolu du futur, ou plus simplement de la capacité d’envisager plusieurs futurs possibles.

Dans ce cas, nous aurions une population condamnée à subir la sidération du présent et à vivre sous le poids du passé, plutôt qu’à construire l’avenir.

L’idée d’égalité devient absconse dans ces conditions.

Prenons un exemple simple. Si plusieurs personnes décident de courir un 100 mètres, leur morphologie s’impose à elles. Les différences physiques deviennent immédiatement des inégalités.

En revanche, si leur objectif est simplement de parcourir 100 mètres, toutes les solutions redeviennent possibles. Marcher, rouler, inventer un véhicule, demander de l’aide, imaginer un moyen nouveau… Le champ des possibles redevient infini.

L’égalité n’existe donc pas, elle n’a probablement jamais existé. Mais lorsque les moyens demeurent ouverts, cette inégalité perd une grande partie de son importance. Ce qui compte n’est pas que les hommes soient identiques, mais qu’aucun futur ne leur soit interdit par principe.

Tout système qui réduit le nombre de futurs envisageables réduit la liberté. L’égalitarisme procède par réduction des différences ; il réduit donc nécessairement le nombre de futurs envisageables. La liberté est plus forte que l’égalité.

La réflexion est ouverte.

Bien à vous.

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Légitimité

Être compétent, capable de faire et intègre n’est pas suffisant.

Ce sont les autres qui, en réalité, décident de notre “droit de faire”. Sauf à imaginer que ce que vous prévoyez de faire ne les implique pas, que vous allez agir seul, pour un résultat qui ne concernera que vous, sans que jamais personne n’ait à en connaître ou à en juger. Ce qui, convenons-en, est fort peu courant.

Donc, d’une manière ou d’une autre, tous vos actes ont des conséquences sur les autres et de ce fait leur donnent, clairement ou implicitement, un droit de quitus sur vos actions, sur votre vie.

Toute organisation sociale est basée sur ce quitus, qui revient à ce que les autres vous déclarent, ou acceptent, comme “légitime à faire”.

Cette légitimité est le frein social à votre liberté. Elle n’a pas vocation à être juste, majoritaire ou raisonnée, elle suit les règles que votre groupe s’est donné, ses conventions écrites ou tacites, ses lois, sa constitution.

Elle s’impose à vous par le consentement ou par la force. C’est dire son importance.

Plus cette légitimité est accessible facilement, en tout domaines, plus la société est libérale. Plus elle est encadrée, dépendante de quelques-uns, plus la société est privative de liberté, autoritaire, voire dictatoriale.

En France, la légitimité est encadrée, soumise, de plus en plus limitée, donc la France n’est pas un pays libéral, pire elle est au bord de l’autoritarisme tant les Français ne sont pas conscients de la situation et se plient aux folles exigences de la légitimité imposée.

La source principale de cette situation despotique est l’Education Nationale qui tend à octroyer seule , en tout domaine, la légitimité de faire.

Dans la pratique cela revient à privilégier la mémoire et la docilité à toutes les autres potentialités de l’individu. Ce restrictif est grave pour la diversité seul moteur de l’efficacité.

Nous excluons ici tous les artifices de tricherie, que ce soit l’appartenance clanique, le népotisme, le corporatisme, etc… qui existent inévitablement quelque soit le moyen d’accès à la légitimité.

Donc, réformer le droit de l’Education Nationale à délivrer la légitimité de faire est une nécessité absolue, la cantonner à son rôle d’enseignement libre pour tous, à tout moment et en toutes matières, est le chantier de demain pour que chacun puisse accéder à la légitimité de faire sans visa de sa part.

Oui mais, faire sans savoir faire ? Est-ce possible. Oui, évidemment, tous ceux qui découvrent ne savent pas avant de découvrir. Certes, ceux qui se trompent échouent. Ce cycle est naturel et moins dévastateur pour la société que l’atteinte aux libertés de faire.

Préserver jalousement, pour tous, la légitimité de faire, en tout, est la seule voie vers la paix et la prospérité.

Comment éviter triches et tricheurs qui sont légion et discrétion, voire secrets ? Par la transparence et l’acceptation de la différence. Il n’y a pas d’autre solution.

Nous en sommes loin pensez-vous ? Vous avez raison puisque l’égalitarisme qui sévit est le carburant du concept de l’illégitimité de faire imposée, qui ne peut aboutir qu’au non-faire, à la misère matérielle et morale.

Bien à vous.

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Où es-tu démocratie ?

Personnellement, je suis en capilotade, la France aussi, pendant qu’une majorité de connards trichent comme des malades et sacrifient le pays à leurs privilèges personnels.

Ces tricheurs ont un culot monstre. Au point d’accuser d’être les responsables du massacre qu’ils organisent délibérément, ceux qui comme moi tentent simplement de s’assumer sans emmerder les voisins et de construire, d’avancer, dans l’intérêt bien compris de tous.

Les exemples sont multiples, omniprésents, catastrophiques, mortels, rien n’y fait. La danse funèbre continue inlassablement. Les profiteurs profitent, tout en faisant la morale, avec l’encouragement de leurs complices et sous l’œil bovin de la population qui sent venir l’abattoir et beugle vainement.

On ne peut même pas signaler les responsables tant ils sont nombreux et organisés en corporations sous des formes et des appellations si multiples, si différentes, qu’eux-mêmes finissent par croire que leurs pillages sont légitimes.

Pendant que ceux qui font marcher la machine sous le poids de la concurrence, étant tous isolés et semblables, sont les cibles faciles du pillage général.

Et, bien que leur massacre soit primaire et parfaitement visible de tous, il est perpétué sans aucune réaction ou remord.

Par quel bout prendre le problème pour l’exposer ? Par aucun, personne, absolument personne, n’a les yeux et les oreilles en état de le voir et de l’entendre.

D’où la question : où es-tu démocratie ? Existes-tu telle qu’on te rêve ?

Probablement pas. Tu portes en toi les démons dont tu es la victime, le mensonge et l’hypocrisie, qui te cachent les vérités. Ton incapacité à détecter la vérité t’expose au pire, d’abord à la faillite matérielle et morale, puis à la violence en réaction.

On t’a aimée et tu nous tues. Quel échec.

Le pire est que les causes sont connues, que les solutions sont évidentes, mais tu refuses de les voir, tu les trouves trop simples, trop primaires. Tu préfères les privilèges du mensonge et de l’hypocrisie à ceux de la vérité et de la droiture. Et, pour arriver à cet exploit, tu nous fais croire que tu es capable de supprimer les privilèges. Tu te fous de nous.

Va au bout, tu y es presque.

Vas-y, tue la beauté, l’intelligence, la raison, le mérite, l’intégrité, la mesure, la science, il va te rester ce que tu es devenue, la laideur, la bêtise, la folie, l’injustice, la corruption, les excès, l’obscurantisme, en réalité tes croyances qui sont nos bourreaux.

Salut démocratie, après toi le déluge…

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La médiocrité

La médiocrité n’est liée à aucune classe sociale. En revanche, les classes sociales sont le produit de la médiocrité.

C’est la médiocrité qui confond le profit avec la cupidité.

La médiocrité est massivement majoritaire. Son principal déguisement est l’injustice, elle-même largement distribuée par le hasard et, de ce fait, fondamentalement incontrôlable.

Telles sont les contraintes auxquelles se heurtent toutes les organisations humaines dès lors qu’il s’agit de vivre ensemble. Or nous sommes des êtres grégaires ; nous ne pouvons échapper à cette nécessité.

Il existe pourtant une exception : la contrainte vitale.

Elle ne triomphe pas toujours, mais elle l’emporte souvent. Lorsqu’un regroupement humain répond à une nécessité vitale, il ne survit qu’à la condition de confier les responsabilités aux meilleurs. Si l’humanité est devenue ce qu’elle est, c’est sans doute parce que, depuis des millénaires, les problèmes essentiels ont, le plus souvent, fini par être pris en charge, d’une manière ou d’une autre, par les plus compétents.

Ce constat devrait conduire à refuser toute organisation collective qui ne répond pas à un besoin vital. En dehors de ces situations, c’est la liberté individuelle qui opère le tri entre les médiocres et les meilleurs.

Or, chacun peut constater qu’il n’en est rien.

Quelle que soit l’excuse avancée, des médiocres séduisent toujours d’autres médiocres afin d’imposer, par la force, une organisation qui leur ressemble et qui finit par gâcher la vie de tous.

C’est ici que le refus de l’État systématique prend tout son sens, tout en admettant la nécessité d’un État temporaire, limité et strictement cantonné aux situations d’absolue nécessité.

Bien à vous.

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Résistance

Il est clair que les deux films sur l’épopée de De Gaulle interpellent.

« L’âge de fer » et « j’écris ton nom » font partie de ces œuvres où chacun peut puiser leçons ou convictions en si grand nombre qu’il est peu probable que l’auteur des œuvres les y ait glissées en toute lucidité. C’est en cela qu’il s’agit probablement de chefs-d’œuvre.

En ce qui me concerne, j’ai vu une œuvre sur la résistance et non sur la vie de De Gaulle. Ici comme ailleurs, la vie de De Gaulle reste discrète, voire inexistante, il n’est que l’incarnation de la résistance, il n’est même pas cette résistance active.

Il est l’incarnation qui dissimule la lâcheté de la population, donc de la nation, alors qu’il prétend représenter la résistance de cette population, de cette nation.

Il est, dans ces films, l’otage permanent, le sacrifié perpétuel, mais le sauveur final. Il n’est pas étonnant qu’il ait engendré une sorte de religiosité autour de sa personne.

Il est présenté comme sûr de son choix et subissant les outrages liés à ce choix complètement décalé par rapport à la réalité.

Ses stratégies sont esquissées, mais à peine, alors qu’il était avant tout un stratège, un intuitif particulièrement affuté. Sa vie au pouvoir, volontairement retardée pour être libre, prouvera de façon indéniable ses qualités de stratège, aussi bien dans ses réussites que dans ses échecs, les deux ne devant rien au hasard.

En fait tout amène à réfléchir à la résistance à la fin des films, pas à De Gaulle.

On y voit qu’il s’agit d’une posture de principe. Que les principes mis en œuvre sont simples, la liberté, le courage et la responsabilité pouvant aller rapidement jusqu’à la mort, qui paradoxalement reste ressentie comme improbable par le résistant.

La résistance aurait selon le film, où ce que j’en ai retiré, deux pôles, l’un théorique qui s’exprime par la volonté inébranlable mais impuissante, l’autre pratique qui s’exprime par l’action souvent irrationnelle mais toujours décisive. C’est la réunion des deux qui emporte la victoire. L’une sans l’autre est inopérante.

Enfin le désordre, sous la forme du refus de l’ordre, qui n’est pas exactement la désobéissance, est inévitable.

Je suis rentré en résistance fiscale il y a vingt ans.

Oserai-je comparer ces deux résistances ? Oui.

Quand en 1940 la France s’abandonne, se laisse envahir et fuit, un certain nombre de Français se révoltent. Mais très vite ils se heurtent à la masse qui alors a perdu de vue la liberté, la responsabilité envers soi-même que personne ne peut abandonner sans préjudice.

Aujourd’hui la masse des Français ne résiste pas, elle réclame, cela n’a rien à voir. Elle a perdu sa soif de liberté et n’envisage aucune responsabilité personnelle face aux problèmes de sa décrépitude, que pourtant tout le monde, sans exception, constate et clame haut et fort.

Bercy, avec la complicité du système, est le bras armé qui dépossède les Français de leurs biens, des fruits de leur travail, donc de leur liberté.

Comment fonctionne le processus ?

C’est très simple. Des techniciens, surinformés, sur-compétents, ont complexifié notre environnement. L’instruction égalitaire et laïque a failli à sa tâche qui est de permettre à la population d’accéder à la compréhension de son environnement.

Donc nous sommes arrivés à une nation composée d’une élite informée dominant une population infantilisée, illettrée en quelque sorte.

L’organisation législative a entériné cette situation en donnant aux élus un pouvoir apparent incompatible avec leur compétence, les livrant ainsi à une dépendance totale aux techniciens.

Les élus sacrifiés à l’apparence sont devenus des experts en mensonge et racolage, bénéficiant à ce sujet des largesses financières des techniciens à travers Bercy et ses délires fiscaux, leur assurant l’achat des suffrages par la redistribution et les cadeaux personnels ou catégoriels, par une corruption électorale à très grande échelle.

La démocratie n’existe plus, elle n’est qu’une apparence. Pour qu’elle revive, pour que le peuple reprenne le pouvoir, la résistance passe par le démantèlement de l’organisation actuelle de Bercy et de son pouvoir, comme la résistance militaire passait par la neutralisation des chars de Rommel.

Mais la population ne le souhaite pas.

Dans le deuxième film, à la fin, les images historiques chevauchent celles du film, mais peut-on oublier que beaucoup de ceux qui acclamaient la Libération avaient auparavant applaudi Pétain. Les foules changent plus vite que les convictions.

Bien à vous. H. Dumas

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La bataille De Gaulle

Je suis allé voir la bataille De Gaulle partie 1. Bon.

Evidemment on connait le fil de l’histoire, il n’est pas critiquable. Mais là, condensé en trois heures, il n’est pas facile de regarder et de réfléchir. On est un peu embarqué émotionnellement. Mais, dans le fond, n’est-ce pas le principe du cinéma, sa force ?

Donc je dirais que sur ce point, même s’il manque de moyens comparé aux grandes productions américaines — ce qui a dû énerver Charles, qui voit tout d’où il est – le film s’en sort bien. J’irai voir le deuxième volet.

Pour celui-ci une chose m’a marqué.

De Gaulle investit le bureau de Darlan le lendemain de son assassinat. Outre que ce n’est pas conforme à la réalité historique et que Giraud ne méritait peut-être pas ce violent coup de gomme, cela m’a amené à réfléchir.

Et, à la réflexion, Darlan et De Gaulle me sont apparus comme deux hommes à l’hubris démesurée, mais dont l’ambition s’exerce par procuration.

Il me semble que c’est cette procuration qui change leur destin. Les deux commettent des erreurs, l’un est banni de l’histoire, l’autre l’envahit. Sans que l’on sache si c’est leur choix de transfert qui en est la cause, où si ce choix est clairement fait en toute connaissance de cause.

L’un emprunte sa légitimité à l’Etat, l’autre l’emprunte à la Nation.

Là est toute la différence.

L’État n’existe pas comme réalité autonome. Il n’est que l’organisation momentanée du pouvoir.

Ici la compromission est la règle, les principes sont relatifs, car les ambitions et les moyens ne sont limités que par les lois, qui elles-mêmes sont justement faites par ceux qui sont au pouvoir. Donc Darlan n’a pas de sens précis à donner à son ambition, elle s’oriente au fil des vents, et quand la violence est là, ce manque de direction devient vite extrêmement dangereux, voire contraire au bon sens.

De Gaulle de son côté veut incarner la nation, et ça change tout. La Nation existe, elle représente un territoire et tout ce qui va avec d’émotions et de règles millénaires. De Gaulle a un fil conducteur. Le fil d’Ariane qui va le ramener sur la route après chaque erreur, qui va transformer ses excès et ses ambitions en raisons polies par la râpe des réalités.

Les deux acteurs rendent bien cette opposition, si l’on est très attentif. Quatre vingt six ans plus tard, cette dimension humaine, qui illustre le risque de servir le mauvais choix, l’ombre au lieu de la proie, aurait pu être davantage traitée.

Mais cela aurait sans doute produit un autre film.

Bien à vous. H. Dumas

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Squatteurs et propriétaires

On en parle épisodiquement alors que c’est le fond du problème, la question existentielle. Celle qui sépare le besoin et la légitimité.

En réalité, il s’agit du clivage social qui détermine la structure sociale ; il est incontournable. C’est l’image visuelle et morale qui permet de tout comprendre, donc de tout gérer.

L’image n’est pas utile que pour apprendre à lire aux enfants ; l’image nous est nécessaire toute notre vie. Que ce soit celle que notre imagination projette dans notre tête pour nous déterminer à agir, ou celle que nous envoie la société dans laquelle nous vivons pour nous apprivoiser et nous contraindre.

Par exemple, si vous avez du mal avec la nécessité du capital, voici l’image qui peut résoudre votre problème. Le troc est ce qui nous différencie du monde animal, notamment le troc différé, en fait l’échange. C’est la volonté et la nécessité d’échanges qui nous ont organisés en sociétés. Le troc différé repose sur la monnaie, quelle que soit la forme de sa concrétisation. On peut imaginer le troc différé comme une succession d’engrenages illimitée. Pour que ces engrenages fonctionnent de façon fluide, il faut de l’huile. Le capital, la monnaie, est cette huile. Si un intervenant extérieur aux engrenages prélève un peu de cette huile, les engrenages vont continuer à fonctionner. Mais si trop d’huile, voire toute l’huile, est prélevée, les engrenages se grippent, la machine explose. Il n’y a plus d’échanges, plus de société possible.

Squat et propriété sont l’image, le reflet parfait de la problématique sociétale. Derrière ces deux statuts se profile le moteur de toute société : la responsabilité. Sans laquelle le besoin et la légitimité se mêlent, formant alors une bouillie sur laquelle ne pousse que la corruption, rien d’autre. Et la corruption est le virus mortel de toute organisation sociale.

Le propriétaire est responsable de sa propriété, même si elle lui a été donnée au départ. Le squatteur est un occupant irresponsable, qui cherche à satisfaire son besoin sans passer par la case responsabilité.

Or, il ne peut pas y avoir de légitimité sans responsabilité. Sans légitimité, on est immédiatement dans la délinquance, prise en son sens philosophique, au-delà des conventions particulières qui forment les lois de chaque organisation sociale.

Dans le cas du squat, cela saute aux yeux, l’image est parlante.

Ici, les problèmes de race, de nationalité n’ont rien à faire ; ils troublent seulement la perception de l’image, sa netteté. Le besoin aussi n’a pas d’autre utilité.

Donc, quand je réfléchis à des situations de groupe, par exemple aux problèmes politiques de notre pays, je cherche immédiatement qui est le squatteur, même s’il se dissimule derrière des apparences affectives ou sentimentales. C’est plus simple à analyser quand le squatteur emploie carrément la force.

En réalité, les squatteurs sont infiniment plus nombreux que les seuls squatteurs immobiliers. Ils pètent nos serrures personnelles et se vautrent dans nos affaires, nos sentiments, nos biens en règle générale. Ils n’ont pas tous le profil de l’emploi ; certains arrivent même à nous faire croire que ce sont eux qui sont légitimes et nous des usurpateurs.

Le squatteur n’a pas de limite, par essence, dès le début de sa trajectoire personnelle. C’est un irresponsable qui exige, puis vole en cas de refus de ses exigences. En règle générale, il prétend que le propriétaire est excessif dans ses droits, et objectivement cela peut être le cas. Mais cela ne justifie pas la position du squatteur, ne lui donne aucune légitimité.

Étant entendu que toute société qui souhaite ne pas être envahie par les squatteurs se doit de maîtriser les pouvoirs de ses propriétaires, pour ne pas faire le lit des squatteurs.

Vous voyez qu’en ayant à l’esprit l’image du squat, on arrive à démêler assez bien l’environnement dans lequel nous sommes plongés et dont la transparence et la clarté ne sont pas les vertus premières.

Sacré Mélenchon…

Bien à vous

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Le document improbable

Hier, seul, à Versailles, au milieu d’un aéropage qui ne le respecte pas en tant que personne, Trump a signé un document improbable, au nom des Etats-Unis d’Amérique : un protocole de paix visant à mettre fin à la guerre USA/Iran.

De son côté, le Président Iranien aurait signé le même au nom de l’Iran.

Bon, deux opinions publiques signent en commun. Car il n’est pas de gouvernement qui ne soit appuyé sur une opinion publique, qu’elle soit ou non majoritaire ; c’est elle qui possède le pouvoir par l’acceptation ou par la force.

L’opinion publique au pouvoir aux USA ne veut pas aller faire la guerre en Iran, c’est net. Il est clair que Trump a cru régler le problème à la Vénézuélienne et mettre son opinion publique devant un fait d’armes accompli. Echec.

L’opinion publique au pouvoir en Iran a un besoin d’ennemis et de guerres pour écraser son opposition, ces ennemis sont le monde entier au fil des opportunités, ces guerres sont celles qu’elle fait ou qu’elle soutient.

Dans ces conditions, peut-on accorder le moindre crédit au fameux document improbable signé à Versailles et ailleurs ? Non, évidemment. Bien sûr on souhaite se tromper, avoir tort…

En réalité les deux parties ont la nécessité de se refaire une santé.

L’Iran a été fortement secoué, il doit reprendre des forces et peaufiner ses alliances. Les Etats-Unis ne veulent pas de guerre ; trop tard, il ne fallait pas commencer, l’attente est forte de voir le Cow-boy redresser les torts en Iran où l’opinion publique au pouvoir n’hésite pas à tuer à la chaîne son opposition.

Donc, cette guerre va reprendre. Et qui va porter le chapeau : Israël.

Israël aura-t-il mis lui-même ce chapeau sur sa tête ou d’autres le feront-ils à sa place ? Peu importe, ce n’est pas la question.

La question est que le foyer de haine qui est soigneusement entretenu dans cette région, ne peut pas être résolu par un traité. Il ne peut être résolu que par un changement de paradigme des individus qui y habitent. Cela n’en prend pas le chemin, quelles que soient les déclarations publiques mensongères prononcées ici ou ailleurs.

Nous touchons du doigt ici ces grandes théories collectives qui oublient que la pensée collective n’est que l’addition des pensées individuelles.

Personne ne s’amuserait à déclarer : Un tel est mort des suites d’une épidémie individuelle. Mais tout le monde parle de responsabilité collective, qui n’est qu’une fiction.

La responsabilité collective n’est que le constat de l’irresponsabilité individuelle.

Si l’on veut changer de sujet, parlons de cette enfant qui a perdu la vie, victime de la folie d’un maniaque. Ce n’est ni de sa faute, évidemment, ni de la faute du maniaque qui est un maniaque mortel comme notre société en connaît, mais de ceux qui n’ont pas pu ou su éviter la rencontre qui portait en elle la fin tragique.

Soudain on fait le procès global de la justice. Quelle mascarade, alors que c’est une suite d’irresponsabilités individuelles qui a abouti au drame.

En ne poursuivant pas ces responsabilités individuelles, en parlant d’une responsabilité globale de la justice, on couvre des individus qui ont trahi leur mission. Je constate cela tous les jours dans les tribunaux que je fréquente, où je me fais laminer et tuer sans vergogne, par des irresponsables, parfaitement lucides quant à leur impunité.

Alors, la question qui tue : Trump est-il lucide, ou croit-il vraiment avoir signé la paix ? Ça change tout… L’histoire nous le dira, peut-être…

Bien à vous. H. Dumas

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Appel du 16 juin 2026

Merci de cliquer sur l’appel du 16 juin 2026 ci-dessous pour en prendre connaissance.

Appel du 16 juin 2026

Vous pouvez télécharger cet appel en PDF et le diffuser à vos amis et connaissances.

Nous pouvons redresser la France, sortir du destin funeste qui nous attend.

Le problème, du plus humble au plus riche, n’est pas que l’on nous donne plus, le problème est que l’on nous prenne moins.

A bientôt. H. Dumas

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Trump ferme le robinet

Enfin, disons que les Etats-Unis excluent de leurs progrès fulgurants sur l’intelligence artificielle tous ceux qui ne sont pas Américains, Européens inclus.

Raisonnons simplement. La naissance de l’humanité, son détachement par rapport au reste du monde vivant, tient au troc que les hommes ont mis en place entre eux et tout particulièrement au troc différé, permis par l’invention de la monnaie ou capital.

Les animaux ne pratiquent pas le troc différé. C’est lui que l’on retrouve partout, qui a créé l’échange global, dans toutes ses formes, et par là le progrès et les civilisations.

La particularité, déjà exposée, de la monnaie est son évanouissement, sa disparition, dans le cas où on la détache de sa fonction d’usage : le troc différé.

Hors économie, la monnaie, le capital, s’évanouissent, disparaissent, dévorés par l’usage sans le motif, voire la corruption, le profit illégitime.

L’Europe, championne toutes catégories du détournement de la monnaie, du capital, par l’impôt pour une soi-disant redistribution, qui en réalité revient à détourner la monnaie de l’économie, s’étonne que les Etats-Unis refusent de partager le gain des capitaux qu’ils ont engagés dans l’intelligence artificielle, pendant que, cigale, l’Europe chantait et dansait au son démagogique de ses responsables qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leurs chaussures Hermès ou leurs montres Cartier.

Et s’il ne s’agissait que de l’intelligence artificielle, s’il n’y avait pas dans la même situation toute notre économie, toute notre armée, toute notre santé, toute notre justice, etc.

Bercy et ses homologues voisins, l’Europe et ses impôts invisibles que contrairement à notre constitution nous ne pouvons ni connaître ni vérifier, ont une responsabilité écrasante dans la dilapidation de notre capital économique.

Tout particulièrement dans la fourberie et la ruse qu’ils ont employé en prétendant que cette gabegie se faisait au profit de la solidarité.

Nous savons pertinemment que le but ultime de la guerre est la captation de l’économie. Nous l’avions oublié, tant nous en avons privé les autres, pour notre plus grand profit. Mais aujourd’hui, Bercy et ses collègues voisins nous ont mis à la merci de ces autres, qui ne vont pas rater la curée.

Bercy est objectivement haïssable, bien au-delà de ce que cette officine est capable de faire aux individus, elle tue notre pays.

Et les différents candidats aux présidentielles ne songent qu’à une chose : augmenter les pouvoirs de Bercy.

Alors oui, ce pays est en danger. Et plus inquiétant encore, ceux qui prétendent le sauver proposent tous d’aggraver les causes mêmes de son déclin.

Bien à vous. H. Dumas

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Meurtres entre amis

Dans un peu moins de deux mois j’aurai 82 ans. Mes petits-enfants diraient : « Du coup, ça fait quoi 82 ans ? »

Les années des 80 ans, pour un individu, c’est la survenance organique de la faiblesse. Et la faiblesse c’est, dans tous les cas, l’antichambre de la mort. Qu’elle survienne accidentellement plus tôt, qu’elle soit personnelle ou collective, elle est un accroc dans la force, dans la vie.

En ce qui me concerne, parmi toutes les faiblesses qui se pointent aujourd’hui, la plus mortelle est mon combat contre le fisc. Combat que j’ai engagé en toute bonne foi, face aux mensonges des agents du fisc et parce que je me sentais fort de n’avoir jamais triché économiquement, plus particulièrement fiscalement.

J’ai eu tort, je n’avais pas pris la mesure du pillage fiscal, de son implication sociétale largement majoritaire. Dans mon état de faiblesse actuel, Bercy va me tuer. Amen.

Ce qui nous amène au pillage et à la mort en règle générale.

Tant que la mort parait lointaine, les actes qui la provoquent paraissent insignifiants. C’est la que l’idée de relativité, chère à Einstein, trouve sa plus puissante application.

Alors, satisfaire une pulsion, même destructrice à terme, parait acceptable.

Par exemple, nul vigneron n’ignore que sa production va détruire ceux qui la consommeront. Et pourtant le vigneron vinifie et a pignon sur rue. Je ne cherche pas ici à ostraciser les vignerons, j’adore le bon vin. Néanmoins cela image parfaitement mon propos.

Si nous revenons objectivement à l’économie qui gouverne le vivant, qui est le rapport coût-résultat dont le terme est la vie ou la mort, qui s’applique à l’individu et par extension à son groupe d’appartenance, nous ne pouvons pas éviter d’évoquer le pillage.

Le pillage consiste à déposséder autrui par la force. C’est un moyen de pourvoir à ses besoins économiques. Il ne faut pas le confondre avec le vol crapuleux, rejeté par toutes les formes d’organisation sociale.

Le pillage est toujours précédé d’un motif, le plus souvent il s’agirait d’apporter assistance, voire simplement félicité, au plus faible. C’est en cela que Patrick Bruel n’est qu’un simple pillard, ni plus ni moins. Il est victime de son orgueil sexuel, persuadé de détenir la clef du paradis sexuel. On peut comprendre les quiproquos…

Le pillage existe depuis toujours, il est si ancré dans l’esprit des hommes qu’il est souvent invisible au plus grand nombre. Il peut être pratiqué directement par la violence, la force, ce fut le cas de la noblesse. Il peut être pratiqué par la ruse, c’est le cas des religions qui pillent depuis des temps immémoriaux en prétendant assurer le confort dans l’au-delà.

L’innovation des temps modernes c’est la fiscalité.

Elle pratique le pillage par la ruse et la force conjointes. La ruse c’est l’idée de solidarité, la force ce sont les tribunaux qui couvrent intégralement les pillards.

Pourquoi la fiscalité est-elle un pillage ? Parce qu’elle détourne le capital, qui est une partie intégrante de l’économie, sans lequel cette dernière ne peut pas exister.

Ce détournement tue l’économie, dont nous savons que sans elle rien ne peut vivre.

Une fois détourné de l’économie, le capital va errer de ci de là, pour finir par disparaître sans trace et sans explication.

Le pillage fiscal est quasi unanimement accepté.

Au point que ce que l’on appelle « les nations », ne sont le plus souvent que de simples machines à lever l’impôt.

C’est particulièrement frappant avec l’Europe des nations, qui n’est qu’une colossale machine à imposer, dont les fonctionnaires n’ont pas d’autre activité que de lever l’impôt, de prélever sur le capital économique des adhérents, et de le faire disparaître sans profit à venir. C’est le comble d’une idée immense et généreuse qui était la paix dans le respect de chacun. C’est la mort de nos sociétés par ruine annoncée du fait du perfectionnement du système.

A ce sujet, mention spéciale pour Mélenchon. Qui ne se cache pas d’être à la tête d’une bande de pillards, parfaitement identifiables, non dissimulés, ce qui ne choque personne. Il faut dire que ceux qui ont peaufiné l’outil qu’il va se contenter d‘utiliser sont bien mal placés pour le critiquer de vouloir faire en très grand ce qu’ils font déjà en grand.

Notre société a traversé des siècles de pillage au cours desquels elle avait conclu qu’il n’y a qu’un seul antidote au pillage : la propriété privée. Cela n’a pas changé.

Mais, aujourd’hui, la propriété privée est le réflexe à abattre en priorité. La boucle est bouclée.

Bien à vous. H. Dumas

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Nos magistrats ont le melon.

Il est glaçant que le dysfonctionnement de notre justice explose au grand jour à l’occasion du meurtre d’une enfant de 11 ans. Emotion et réalité se mêlent alors avec indécence.

Alors que la situation, connue de tous, aurait dû être mise sur la table depuis longtemps. Elle est fort simple à analyser et serait tout aussi simple à solutionner.

La première et presque unique qualité nécessaire pour juger est l’humilité, or nos magistrats sont d’une prétention sans égale.

Le marqueur visible par tous de cette prétention fut « le mur des cons ».  Sa découverte, pourtant, n’entraîna aucune conséquence pratique, alors qu’il s’agissait d’un signe évident d’orgueil collectif.

Le poison de la vanité put ainsi continuer à faire ses ravages dans les prétoires.

Trois règles permettraient de solutionner le problème, car les magistrats sont des hommes comme nous et leur prétention n’est pas personnelle mais structurelle.

Premièrement

La justice ne peut pas voir le jour au milieu du mensonge. Or le mensonge est admis à la barre des tribunaux. Les magistrats prétendent y être insensibles, car ils se pensent bien supérieurs. C’est absurde.

Le mensonge doit être interdit des tribunaux et sévèrement sanctionné en cas de survenance.

Deuxièmement

Le parquet ne doit pas avoir le monopole de l’instruction. L’instruction, qui n’est que la compilation des preuves devant aboutir à la vérité, doit être ouverte à toutes les parties de telle sorte que le juge soit largement informé avant de juger.

Troisièmement

Tous les acteurs de la justice doivent être responsables. Ici, encore plus qu’ailleurs, la responsabilité est essentielle. Reste à définir son expression : élections des magistrats essentiels, comité d’éthique, etc.

Ces trois points seraient une base simple qui favoriserait la modestie comme moteur de ceux qui ont le courage de sacrifier leur vie à la vérité et à la justice.

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Le destin de ceux qui échouent.

Arrivé sur terre sans atout, l’être humain ne sera que ce qu’il va devenir. Ce processus constructif est-il de la responsabilité de chaque individu ou au contraire de la collectivité des individus. C’est la question.

Mais, in fine, il y aura un résultat. Il ne peut que dépendre de la méthode employée.

La problématique est inchangée depuis des millénaires, c’est à elle que s’attaque l’IA aujourd’hui. Est-ce un évènement décisif ? Peut-être, mais ce n’est pas sûr.

Observons des exemples de la construction humaine. Nous allons parler de l’échec factuel, pas de l’échec ressenti. Nous n’allons pas juger l’échec.

Le sport

Viendrait-il à l’idée d’un sélectionneur, d’un sport individuel ou d’équipe, de recruter ceux qui échouent, aux spectateurs d’assister à la compétition ou aux prétentions de ceux qui échouent ? La question elle-même fait sourire tant elle parait saugrenue.

L’enseignement

Là, la situation est plus complexe. Nous entrons dans l’ambiguïté du sujet. Il est de bon ton de prétendre que l’accès à l’instruction doit être égal pour tous. En revanche la réalité est absolument élitiste, ceux qui échouent sont ostracisés. Alors pourtant qu’il est acquis qu’apprendre ce que les autres ont compris n’est pas comprendre.

C’est ici que l’IA va prouver quelque chose, c’est en cours. Tout le monde sera ou est, grâce à l’IA, à égalité de connaissance. Qu’elle incidence sur l’échec ou la réussite ? Enigme momentanée, peut-être définitive si l’IA est détournée par les politiques.

La politique

Justement parlons-en. Sa prétention, rarement atteinte, est que tous vivent ensemble dans la félicité. Ici, ceux qui échouent retrouvent vigueur selon leur nombre. Plus ils entravent ceux qui sont en mesure de réussir, plus ils dissimulent leurs échec.

Mais uniquement jusqu’à un certain point au-delà duquel la notion de réussite s’estompe, n’est plus accessible, souvent même plus envisageable. Ceux qui réussiraient laissent la place aux prédateurs. Alors s’installe la dictature et la misère pour le plus grand nombre, la fortune et la paranoïa pour les dirigeants auto-désignés.

L’immigration

C’est le départ de ceux qui ont échoué. Ils n’ont pas voulu ou pu apporter leur énergie et leurs ambitions à leur collectivité d’appartenance. Certains d’entre eux prétendent être dans la même situation dans leur collectivité d’accueil, d’autres au contraire s’intègrent. Quels sont les plus respectables, les plus crédibles, ceux qui ont réussi leur transfert ou les autres, toujours en échec ?

Les femmes

Elles sont en révolution. Ceux qui n’ont pas compris que depuis toujours ce sont les femmes qui commandent, sont sans doute passés à côté de la réalité.

Mais toutes ne sont pas capables d’accéder à cette place de commandement, et il faut bien avouer que celles qui échouent le paient cher, comme le chante Edith Piaf dans « Mon homme ». La révolte de celles qui ont échoué chamboule actuellement les rapports ancestraux entre les femmes et les hommes. Qu’en sera-t-il demain ? Je ne suis pas sûr de la visibilité sur ce sujet.

L’économie

C’est ici que la violence de ceux qui échouent, ont échoué ou craignent d’échouer, s’exprime sans mesure. Cela tient à l’apparence de dichotomie possible entre la monnaie et l’économie, entre le capital et l’économie. Ce qui est totalement illusoire. La monnaie se meurt hors de l’économie. La confier à ceux qui ont échoué est suicidaire.

Ceux qui réussissent

Ce n’est pas leur époque, notamment dans le monde occidental. Ils ont probablement une part de responsabilité dans cette situation. Mais peu importe.

Le fait de base est qu’ils sont haïs et volontairement entravés, que le phénomène est irréversible. Dans ces conditions, seuls ceux qui ont échoués accèdent au pouvoir politique où ils n’ont à leur disposition que leur programmation naturellement erronée.

Nous en sommes là. Nous devons nous attendre au pire.

Bien à vous. H. Dumas

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Ami entends-tu ces feulements guerriers ?

Certains sont violents, d’autres discrets. Certains sont vrais, d’autres sont simulés. Partout ils ont remplacé l’amour de la vie, de la nature, de l’au-delà, des autres. C’est la danse tribale de la guerre qui virevolte autour de nous.

Regarde cet écolo pur-sucre, il cherche à te faire du mal, il prétend que tu salis la planète, que tu laisses une trace carbone, pas lui…

Regarde cet autre qui ne te ressemble pas, qui croit d’autres choses que toi, il prétend que tu le hais, alors qu’il ne te connait pas.

Regarde cet élu corrompu qui passe son temps à tenter de te corrompre par son discours et ses bontés, alors qu’il prend de force une partie de ton salaire pour t’acheter.

Regarde ces magistrats qui prétendent pénétrer ta vie, ta famille, tes activités et les sanctionner violemment en te traitant de fou, en excitant la foule, tout en délaissant leur rôle d’arbitre, laissant ainsi grande ouverte la porte aux escrocs.

Regarde les forces de police qui acceptent de t’enfermer dans des lois liberticides qui ne s’appliquent ni à eux ni à leurs amis.

Regarde le fisc, ses agents pervers qui prennent un plaisir réel à te traquer, à inventer des situations qui ne correspondent en rien à ta vie, à tes efforts pour participer à la bonne marche de l’économie de ton pays. Ses ordonnateurs de la dépense publique, de ton argent, qui dilapident le capital économique pour fanfaronner, paraître et creusent une dette qui ne pourra pas être remboursée par tes enfants. Regarde le fisc pratiquer le génocide des opérateurs économiques sous les applaudissements des profiteurs.

Regarde, en face, ces autocrates qui vendent du vent violent en le faisant passer pour de la sécurité et du respect pour l’économie, mais qui ne songent qu’à piller tout ce qui passe à leur portée pour accumuler des fortunes personnelles colossales.

Regarde tous ceux qui sont exclus de l’économie, de son travail, de ses risques, qui pensent valoir autant, voire plus que toi, sans explication autre que saisir tes biens par la force au nom de la solidarité.

Regarde ces groupes, plus ou moins importants, qui s’insultent à longueur de temps, qui se promettent la mort par bombes.

Regarde ces enfants qui jouent à tuer sur leurs ordinateurs, pour finalement tuer pour de vrai, toujours sur leurs ordinateurs.

Regarde ces anonymes qui dénoncent à tour de bras sur les réseaux sociaux et leurs commentaires sur tout et n’importe quoi.

Regarde les lyncheurs en action, la bave aux lèvres, qui lynchent en direct à partir de n’importe quelle rumeur.

Regarde, vois, observe, les couteaux sont sortis, les poings sont brandis, les cris sont scandés, les masses se mettent en route. Pourquoi ? Pour tuer. Qui ? L’autre, qui n’est plus quelqu’un, qui est simplement l’autre, celui qui pense et agit différemment.

Et tu doutes de la venue de la guerre ? Tu plaisantes…

C’est fait, les filets sont posés, tu les a posés comme nous tous, mais ce n’est pas toi qui récolteras la pêche à la fin de la guerre, ce sont ceux qui vont la déclarer en ton nom.

Bien à toi. H. Dumas

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Le coût sociétal de la répartition

Il est un peu lassant d’entendre à longueur de journée que l’Etat est au-dessus de tout soupçon puisque lui, et lui seul, aurait le sens de la répartition juste.

A-t-on des études précises sur les prélèvements, les dégâts qu’ils occasionnent lorsqu’ils ne sont pas consentis, et les répartitions, leurs avantages humains et moraux, leurs dégâts potentiels, notamment en cas de rupture de justice ?

Car enfin, une émotion intime me fait supposer que l’histoire que l’on nous raconte à ce sujet est en fait une propagande, très éloignée de toute réalité.

Pourquoi étudie-t-on en permanence les bienfaits supposés de la redistribution, mais presque jamais les coûts humains, psychologiques et économiques du prélèvement qui la rend possible ?

Le prélèvement

Aux oubliettes sa base constitutionnelle : « le consentement », article 14 de la DDHC : « Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ».

A l’inverse et sans ambiguïté, l’époque tant à démontrer que les biens de chacun ou collectifs font partie intégrante de l’homme ou de ses regroupements, et que lorsque l’on veut nuire fortement et durablement à ces entités on capte ces biens, on les en prive. Voir les guerres en cours.

La souffrance de la dépossession de nos biens n’est pas une vue de l’esprit. C’est un véritable viol d’une partie de nous-même, certes rapportée mais participant à notre tout une fois acquise.

La dépossession est ressentie par celui qui la subit comme une forme de vol, même lorsqu’elle est légale, c’est un fait incontournable. Lorsque cette dépossession a pour but la participation au financement d’un objet à utilité commune, ce n’est plus une dépossession c’est une quote-part de financement. Cette utilité doit être évidemment avérée.

La répartition

Est-elle un objectif d’utilité commune ?

La répartition existe à l’état naturel, dans tout le monde vivant, donc évidemment chez l’homme. Dans la totalité du monde vivant la répartition naturelle n’est pas contestée, sauf guerre, et loi du plus fort.

Chez les hommes la répartition naturelle est identiquement contestée, aussi par la force. Elle aboutit pareillement à une redistribution qui n’a pas plus de légitimité que chez les chimpanzés, pendant que le prélèvement est une souffrance absolue.

La répartition imposée est-elle plus juste que la répartition naturelle ? Rien n’est moins sûr. Apporte-t-elle bonheur et félicité, au moins en quantité égale ou supérieure aux souffrances qu’elle occasionne lors des prélèvements obligatoires qu’elle nécessite.

L’effet masque du gaz de troc.

Nous parlons de la répartition par prélèvements sur les fruits de l’économie, pas de la répartition d’émotions, de compassion, de passions…. Donc de la répartition par prélèvement sur la monnaie, que nous appelons ici le gaz de troc.

Si cette répartition intervient par prélèvement direct au moment du troc, ses effets sont immédiats. Voir le prélèvement direct sur les produits agricoles par l’URSS en Ukraine dans les années 1930 et ses 7 millions de morts.

Dans le cadre d’une répartition par prélèvement sur le gaz de troc, les effets catastrophiques sont différés, d’une part parce que le troc, donc l’économie, n’utilise pas constamment la totalité du gaz de troc qu’elle génère, d’autre part parce que le crédit permet de faire fonctionner artificiellement le troc, à partir du gaz de troc fictif qu’est le crédit.

Qui plus est

Non seulement la répartition imposée crée des dégâts irréversibles chez les dépossédés lorsqu’elle ne vise pas le co-financement d’un outil collectif, mais de plus tout laisse supposer qu’elle n’améliore nullement la condition d’homme de ceux qui reçoivent une répartition artificielle.

Au contraire, il semblerait, malgré l’absence d’études à ce sujet, que la répartition artificielle génère des réactions qui déstabilisent le fragile équilibre des humains, individuellement, mais aussi et surtout collectivement.

Conclusion

Nos chercheurs feraient bien de plancher sur le sujet, ce qui, probablement, aboutirait à la suppression de la partie excessive des prélèvements qui tuent et à une meilleure compréhension de ceux qui passent à côté de la répartition naturelle. Compréhension indispensable pour qu’ils acquièrent les compétences nécessaires sur le sujet.

Oui, mais

La machine à répartir artificiellement a accumulé un nombre incalculable de croyants et de dévots, tous achetés par elle. Ils sont le principal obstacle au retour vers une répartition naturelle rendue juste par la compétence de chacun et sa capacité à trouver l’équilibre entre ce qu’il souhaite et ce qu’il est capable d’obtenir. A retrouver, en fait, la notion de responsabilité, donc d’être humain, d’être vivant.

Bien à vous. H. Dumas

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Prière contre la honte.

Avant toute chose, je souhaite m’excuser auprès des lecteurs de ce blog, qui rencontre des problèmes techniques liés à mes difficultés économiques qui ne me permettent pas de rémunérer tel qu’il se devrait les professionnels qui auraient à s’occuper de sa bonne marche. Donc, merci de patienter quand le blog rame, dès que je le pourrai, je ferai le nécessaire pour tout mettre en ordre. Merci aussi à ceux qui bénévolement permettent qu’il soit quand même accessible.

Cela dit, ce billet est consacré à la honte.

La honte que devraient avoir – qu’iIs porteront un jour — les pillards qui détruisent l’économie de notre pays, qui salissent et tuent ceux qui prennent des risques, ceux qui sont les mécaniciens et les chauffeurs de la locomotive économique sans lesquels tout le monde resterait en gare, voire en rase campagne.

Nous allons prendre un exemple réel et nominatif, que certains des lecteurs connaissent déjà en grande partie.

Il s’agit de la société Les Hauts de Cocraud, dont le tort a été de réaliser un village de 92 lots à La Flotte en Ré, reconnu comme charmant. De réaliser ce projet en pleine crise immobilière des années 93. De se retrouver, chantier fini, avec seulement 13 lots vendus et 79 invendus. De me voir ainsi transformé d’architecte en liquidateur d’un projet objectivement plein de charme. Le lien d’accès.

Au milieu de cette difficulté indépendante du projet, du travail lié et de la qualité de ce travail — mais intégralement dépendante des inconséquences politiques et administratives de ce pays de merde — l’administration fiscale m’est tombée dessus.

Aucun mot ne permet de définir la perversion et le danger mortel que représente cette administration, son art du mensonge, son irrespect pour les êtres que nous sommes.
En revanche, les faits mis bout à bout coupent le souffle de n’importe qui, sans que cela, pour l’instant, provoque quelque réaction que ce soit. Alors pourtant que la vie de ce pays est en jeu…

Donc, pendant que ma société est accaparée par le sauvetage de son capital — alors qu’elle a déjà payé un impôt sur le bénéfice inexistant lors des premières ventes, payable par avance au prorata d’un futur égal dans l’imagination du fisc — elle est attaquée par le fisc pour des raisons que nous ne connaitrons jamais : malveillance, création d’un sur-impôt, espoir d’éradication du propriétaire que je suis contre mon gré, etc…, les plus fins limiers du fisc, membres d’une section spécialisée dans la grande délinquance fiscale, descendent à deux, en avion depuis Paris, pour contrôler cette société, qui n’a vendu alors que 36 maisons, qui n’a évidement fait encore aucun bénéfice et a un revenu locatif occasionnel de l’ordre de 60 000 € annuel.

Le leader du tandem s’appelle Martino, honte à lui, toujours probablement prospère 20 ans plus tard. Lien.

Il va massacrer la société en faisant en sorte, par une fausse opposition à contrôle fiscal, que le débat oral et contradictoire entre lui et la société soit annihilé et que son redressement soit accompagné d’une majoration de 100 %. HONTE A LUI.

Alors va commencer le périple des procès staliniens, ces procès ou le prétendu-coupable n’a aucune chance, il doit en sortir coupable effectif. HONTE A CES MAGISTRATS

Une exception à noter, le Rapporteur public de La Cour administrative d’appel de Marseille déposera un mémoire évoquant la nullité de l’ensemble du redressement. Où est-il aujourd’hui, peut-être à Mayotte… GLOIRE A LUI.

Après 20 ans de lutte stérile de ma part, le fisc est passé à la violence physique de la captation des biens et de leurs ventes aux enchères publiques. Petite broutille dans l’organisation fiscale et oublie d’une publicité, un magistrat cassera la saisie fiscale. GLOIRE A LUI.

Ce jugement inespéré va me permettre de vendre 7 maisons, que j’aurais bien aimé garder, car la France, ce pays merveilleux, dans sa grande bonté, a organisé pour moi, une retraite collective, à laquelle elle m’a obligé de cotiser. Elle me procure une retraite de 500 € par mois. Fort, non ?

Sur cette vente je donne un million indu aux Services Fiscaux. C’est ce que l’on appelle une répartition plus juste. J’ai travaillé et pris des risques on me donne 500 € par mois, on me vole mes biens pour donner, peut-être, 1 500 € de retraite par mois à ceux qui n’ont rien foutu. Mais ils les méritent, non ? HONTE A EUX.

Il me reste cinq maisons. C’est bien trop.

Donc les Services Fiscaux se proposent actuellement de m’imposer sur ce qu’ils ont vendu de force, sans mon consentement même si c’est moi qui ai agi sur leur ordre.
S’agissant en gros d’un peu plus de 400 000€, c’est la suite du stock qui va y passer à ce jeu pervers. HONTE AU FISC

Ne quittons pas le pillage et la folie, les biens pensants, même pas Mélenchon, et voyons le pompon. Au moment des ventes, le fisc donc présente sa facture globale de l’ordre du million. Elle est prélevée sur le montant des ventes, vous vous dites, l’affaire est close au moins sur ce sujet. Pas du tout.

Figurez-vous que mon comptable, juste avant de prendre alors sa retraite, elle bien méritée en tant qu’agent occulte du fisc, comme tous les comptables dont c’est en réalité le métier, m’informe que la société a un trop payé d’IS de l’ordre de 12 000 € de mémoire. Vous savez quoi ? je le demande au fisc. Trop con, non ?

Alors là, non seulement on me fait savoir qu’on ne retrouve pas cette somme dans la comptabilité du fisc, que je n’ai aucun droit, contrairement à ce que dit notre constitution, d’aller voir moi-même où est passé cet argent dans la comptabilité du fisc, mais, soudain, on remet en question les comptes soldés et on sort de derrière les fagots une facture de 200 000 € d’intérêts, précédemment non facturés, liés exclusivement au temps judiciaire de contestation, que personne ne maîtrise.

Donc, le fisc, qui m’assimile à un trouffion de base au service du minage de sa cassette, me donne une petite leçon de bonne tenue. On ne demande jamais un trop perçu au fisc, ça ne se fait pas, on va te donner une petite leçon mecton. Tiens, prends 200 000 € dans la poire. HONTE A CES PEQUENOTS FISCAUX

Puis, évidemment, hypothèques sur tous les biens de la société et mise en vente aux enchères publiques d’une maison.

Tout cela est énorme. Attendez, regardez le résultat en Cour d’appel, à Poitiers. LIEN

Pas mal le bilan de cet arrêt.

D’abord le Juge de l’exécution, en matière fiscale, ne serait pas le juge mais simplement l’exécuteur, puisqu’il lui est interdit de juger de la créance fiscale. Appelons-le ce qu’il est : l’exécuteur ou le bourreau, non ? Ce serait plus clair.

Et puis la justice, en matière fiscale, mais aussi en général :

  • Avocat obligatoire en première instance 3 000€
  • Avocat obligatoire en appel 6 000€
  • En cassation environ 4 000€, paradoxalement le moins cher qualité prix.
  • Condamnation pour avoir perdu, ici 3 000 en appel.

Pour ce petit dossier les frais totaux : 16 000 €. HONTE A LA JUSTICE, AUX MAGISTRATS ET AUX AVOCATS

Objectivement, il est clair que je vais disparaitre, sauf révolution et éradication de toute cette faune nuisible, mortelle. Ce qui est complètement inenvisageable tant les hommes aiment l’irresponsabilité au point même de confier leur vie, dans le cadre de l’euthanasie en cours de vote, à la collectivité.

Je n’ai pas dû naître au bon moment et au bon endroit, j’espère qu’il y a ailleurs dans l’univers des planètes ou la connerie n’est pas la maitresse des lieux.

Bien à vous.

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