Je suis né le 2 Août 1944.
Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil.
Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société.
Amicalement à vous. H. Dumas
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Je finis à l’instant la lecture de Sarah Knafo : « Le casse du siècle ».
Et j’ai un choc qui se résume en : « c’est Knafo qu’il nous faut ».
Trente ans que je résiste, sans concession. Que les casseurs de Bercy, aux ordres des hommes de l’Etat et de leur corruption, cherchent à m’éliminer, à me ramener au stade de déchet, d’esclave de leurs délires de puissance malsaine.
Trente ans que chaque jour je puise au fond de moi en allant au bout de mes forces pour expliquer à mes compagnons de misère, les Français, qu’on leur ment.
Que le pillage des ressources de leur travail, y compris celui de leurs familles si elles ont commencé avant eux, est un crime contre notre pays, donc contre nous tous.
Trente ans que, telle la bille de flipper, je suis brutalisé et projeté vers le néant, de complices en complices, par les tortionnaires de Bercy.
Ils sont couverts par la justice, par l’opinion publique qu’ils ont hypnotisée et vassalisée, la ramenant aux rôles de perroquets ou de chiens enragés prêts à terroriser et à mordre tout ce qui passe à leur portée.
Ils distillent, à travers leur bureaucratie, non pas l’empathie qu’ils font mine d’afficher, mais d’infimes parties de pouvoir et d’impunité qui par leur nombre nous laminent, nous étouffent, violent nos âmes et nous tuent.
Trente ans que je suis marginalisé, écarté, dénigré, diffamé. Que le système corrompu fait mine de s’indigner de ma révolte et moque ma sincérité. Que les magistrats, eux aussi et surtout, faisant mine de compétence, me condamnent indignement en se drapant dans leur orgueil. Qu’ensuite ils agissent perversement pour m’user, me décourager de dire la vérité.
Pendant que les hommes de l’Etat, planqués derrière les croyances mensongères et grossières qu’ils répandent sans vergogne, organisent privilèges et monopoles dépouillant ainsi notre pays, aujourd’hui ruiné par ces attitudes indignes.
Toute cette folie a besoin d’une croyance mensongère destructrice, qui prétend devoir compenser sa folie par un nouvel ordre, une soumission encore plus aveugle. De borgnes nous devrions impérativement devenir aveugles. C’est le message repris par la rue qui, souffrant des exactions des hommes de l’Etat, croit qu’amplifier le mensonge serait la solution.
Il est d’ailleurs significatif de voir les hommes de l’Etat s’indigner des débordements de la pensée derrière laquelle ils se dissimulent pour piller. Une sorte de remake de l’arroseur arrosé, ici le pilleur pillé.
Et soudain, le livre de Knafo. Puis Knafo elle-même envahit les écrans, grands ou minuscules.
Qu’est-ce que cet OVNI ?
Comment vont-ils la tuer, pervertir ce qu’elle dit ?
Car, évidemment, impossible d’imaginer qu’elle obtiendrait l’an prochain aux présidentielles 70% des votes. Puis que la croyance s’effacera, belle joueuse, et qu’elle pourrait alors mettre en place son projet. Que nous pourrions retrouver la joie de vivre et de travailler, de nous aimer.
Je ne sais pas d’où va arriver la merde qui va étouffer cet espoir, mais hélas elle va probablement arriver.
Dommage. Quand même : « merci Knafo. »
Bien à vous. H. Dumas.
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L’empathie est, selon Larousse : « la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. »
Cette faculté intuitive tout le monde la vit, plus ou moins, et dans des espaces différents.
Une étude sociologique : « le paradoxe du privilège », se prétendant largement documentée, affirme que l’empathie serait inversement proportionnelle à la richesse.
Les pillages du 17 octobre sont la démonstration du contraire.
Je ne prétends pas que la misère diminuerait l’empathie, je crois simplement qu’étant génétique elle ne dépend pas de circonstances extérieures mais du hasard génétique qui ferait que certains seraient dépourvus d’empathie et que, chez les autres, elle serait plus ou moins développée.
L’indifférence est l’inverse de l’empathie.
Le pillage, puis le meurtre qui selon Balzac est sa suite logique, sont les marqueurs du manque d’empathie économique.
L’observation la plus criante depuis le 17 octobre est le déclenchement collectif de l’empathie, en fait la résonance collective de ce sentiment génétiquement individuel, qui peut s’énoncer ainsi : le pillage individuel est révoltant, le pillage collectif est séduisant.
Les gamins de banlieue sont fiers de leurs pillages collectifs. Leurs victimes sont évidemment détruites, l’empathie à leur égard n’est qu’une façade.
Bercy est fier de ses pillages collectifs, ses victimes sont aussi détruites, il n’y a même pas d’empathie de façade à leur égard.
L’empathie ne se traduit pas par une attitude mais par des actes dans la durée.
Nous arrivons, dans le cadre de l’empathie économique, aux deux outils que sont la charité et la répartition.
La première est une réponse individuelle aux détresses individuelles. Rarement ostentatoire du côté du demandeur, elle vit les statistiques de l’empathie du côté du donneur. Elle n’est pas un sujet de société, elle est l’humanité.
La seconde est aujourd’hui l’arme absolue du pouvoir. Elle est manipulée, empathie caricaturée elle fait beaucoup plus de dégâts qu’elle n’apporte de solutions. Elle a la prétention de réguler l’empathie, ce qui est un non-sens. Les qualités génétiques ne se régulent pas, tout au plus peut-on les comprendre et les contenir ou les favoriser. Elle crée un droit à la charité, jamais suffisant, dont l’exigence génère les pillages que nous connaissons, occasionnels ou institutionnels.
Nous en sommes là. La situation n’est pas nouvelle, elle est cyclique et banale. On connaît la fin, c’est celle de toutes les civilisations.
Bien à vous. H. Dumas
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Le 17 octobre aura vu le triomphe de l’HBA : la Haine des Biens de l’Autre.
Nul ne peut se définir en tant qu’être vivant autrement que par la somme de son âme et de ses biens qui commencent par son corps.
La Haine des Biens de l’Autre revient à nier le vivant.
Les casseurs nient leur propre humanité. Comment en est-on arrivé là ? Comment l’HBA a-t-elle pu envahir notre société ?
Le plus grand nombre pense et va affirmer que le phénomène arrive par le bas, par les délaissés, qu’il faut donc plus d’ordre, plus de violence face à la violence. Cette erreur de jugement est mortelle.
Même Knafo, pourtant remarquablement lucide dans ses constats, pense ainsi.
Alors que l’HBA part du sommet, de la cupidité de ce sommet.
La crise économique que nous traversons est intégralement liée à la Haine des Biens de l’Autre impulsée par nos élites économiques et par voie de conséquence par nos élites politiques.
C’est la perversion de la concurrence au profit du monopole, qui n’est que l’expression de l’HBA des opérateurs économiques, qui entraîne la totale corruption matérielle et morale de l’élite et, par ruissèlement, l’ambiance destructrice de la base le 17 octobre.
Le problème n’est donc pas la chasse aux riches et plus de flics.
Mais la chasse aux tricheurs initiaux, aux élites politiques et économiques qui font mine de prôner l’égalité pour dissimuler leur irrespect des biens des autres au profit de l’accumulation des leurs.
Le problème n’est pas de diminuer les dépenses pour avoir moins d’impôts, mais de diminuer les impôts pour avoir moins de dépenses et parallèlement de combattre la corruption des élites par rapport à la sincérité naturelle de l’économie, dont les bases sont simples : respect de l’autre et de ses biens dans l’échange.
Si l’on raisonne ainsi, modestement et logiquement, le vecteur du chaos et l’outil de la dépossession en France c’est Bercy, dont l’intelligence dans le mal est redoutable et profondément dissimulée.
C’est pourquoi, avant que la vérité apparaisse à tous, nous allons passer par les pires moments. Souhaitons simplement qu’ils soient le plus brefs possible, et finissent par atteindre cette vérité.
La France est un groupe vivant, une entité définie par ses frontières, à l’intérieur desquelles des décisions collectives génèrent des réactions globales, matérielles et émotionnelles, qui s’imposent à tous ceux qui la composent.
Tous prétendent penser et parler au nom de la France, du plus humble au plus en vue, mais c’est faux, en réalité : elle est muette. Cependant elle est, elle s’impose à eux.
Il suffirait de supprimer ses frontières, elle ne serait plus. Elles sont son enveloppe charnelle. Elle y tient.
Comme tout ensemble vivant, la France peut mourir. De deux façons, par un pourrissement à l’intérieur de ses frontières, par une agression extérieure supprimant ses frontières.
Aujourd’hui, là au moment où j’écris ces mots, la France meurt.
Elle n’est pas victime d’une agression extérieure visant la suppression de ses frontières, pas encore.
Elle est victime d’un pourrissement intérieur qui a ruiné son économie, or rien ne peut exister sans une économie saine.
Les mouvements et respirations qui signent la vie de la France sont collectifs, évidemment.
Ils ne sont pas la simple addition d’actions individuelles, ils sont au contraire la résultante de décisions que la France prend ou laisse prendre aux croyances qui s’imposent à tous. C’est ici que le mystère rencontre chacun. Il est fait de la constitution — règle ou croyance — que s’est donnée la France et de l’usage qu’en fait l’addition des parcelles de pouvoir de tous.
La base de la constitution de la France, issue de siècles de servitude ponctués par un carnage révolutionnaire, est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.
Bien que toujours insérée dans l’actuelle constitution, cette base n’est plus active.
En lieu et place s’est imposé l’égalitarisme, qui est une forme intellectualisée du communisme ou du fascisme, de la suppression de l’individu au profit de l’Etat, donc l’inverse absolu de l’organisation prônée par la DDHC.
Bercy est le moteur de cette croyance dont l’outil est le pillage qui s’impose avant toute idée de redistribution prétendument égalitaire.
Bercy pille la France, détruit ses bourgeons économiques, se les approprie et le plus souvent oublie de les redistribuer.
Pour ce faire, Bercy utilise la violence, la terreur et le harcèlement à leurs niveaux les plus violents et les plus sophistiqués.
Nul ne peut y échapper, toutes les structures de la France sont au service de Bercy.
Rien ne sert de développer cette réalité, tous la vivent, personne ne peut ou ne veut en parler, la France muette ne le tolère pas.
Impossible de dire : Bercy nous tue.
On ne peut que quitter ce corps malade et caresser l’idée d’hommes libres sur terre, sans frontière créant des masses vivantes et muettes, le plus souvent oppressives. Une utopie aujourd’hui, peut-être une réalité demain si l’informatique continue à progresser dans le bon sens.
Bien à vous. H. Dumas
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On peine aujourd’hui à imaginer que la masse de la population française ait pu croire qu’une partie d’elle-même, par un signe divin, tenait entre ses mains un droit de vie et de mort sur tous.
Il suffisait que l’église sacre une famille pour que celle-ci à son tour puisse distinguer ses amis et relations et leur transmettre le même épouvantable statut sur le dos des autres.
Au départ était des motifs à la fois sérieux et stupides, puisqu’il s’agissait d’un côté de différencier et de se mettre à disposition de ceux qui engageaient leur vie pour protéger la population, mais aussi de craindre la mort et de s’en protéger par l’intermédiaire de charlatans qui prétendaient, sous certaines conditions à leur avantage, garantir après elle un paradis perpétuel.
Tout cela nous paraît aujourd’hui folklorique et dérisoire, tant nous oublions facilement les souffrances et les morts alors engendrés.
Or la situation n’a pas évolué d’un iota.
Seule la croyance s’est déplacée.
Les hommes sont restés les mêmes. Ils ont toujours, et on les comprend, peur de la mort. Mais ils pensent maintenant un jour la maîtriser. Leur mensonge de domination a lui aussi évolué, il ne s’agit plus de garantir une protection physique, mais un environnement matériel. Le nouveau clergé appelle cela la redistribution.
Elle s’assoit, comme précédemment, sur la réalité de l’homme faite de sa pensée et de ses biens.
En son nom ce nouveau clergé pille les possédants, prélève pour lui-même la plus grande part de ses pillages et en redistribue effectivement une infime partie à ceux qui acceptent sa totale domination.
Donc, rien de changé.
On retrouve exactement les mêmes individus, les cupides, les charlatans, les tueurs, et surtout la grande masse des croyants.
Malheur à celui qui voit clair, il n’y a pas de place pour lui.
Bien à vous.
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L’Être humain est fait de sa pensée et de ses possessions.
La première de ces possessions est son corps. Personne aujourd’hui ne conteste cette réalité, au moins pour les femmes et dans notre société occidentale.
Pour les hommes c’est plus compliqué, ils doivent encore, pour certains, leur vie, donc leur corps, à ce que l’on appelle la nation en cas de guerre, nation qui n’est en réalité qu’un regroupement dû au hasard, manipulé par les hommes de l’Etat.
Plus largement, les possessions de chacun de nous sont définies par la propriété privée intellectuelle, mobilière ou immobilière.
Il est entré dans les mœurs politiques l’idée que cette propriété privée devrait être limitée, notamment au-dessus d’un certain niveau, et déposée entre les mains des hommes de l’Etat, qui en feraient une redistribution plus juste.
Qu’y a-t-il de plus juste que la possession de la propriété par celui qui a fait les efforts de la posséder ou de la conserver ?
Car en réalité les biens sont soit attribués soit conquis. Aucun des deux moyens n’est exempt d’injustice, mais le second n’implique que les qualités du bénéficiaire, alors que le premier fait intervenir un tiers avec toutes les intrigues que cela peut inspirer.
Le pédopolitique Mélenchon s’est fait le chantre du pillage des biens des autres à son profit, qu’il considère comme si exceptionnel qu’il se permet de se placer en père de substitution auprès des ados, que Giscard a rendu adultes dès18 ans, alors que chacun de nous a pu constater que l’âge de raison ne nous arrive pas avant une trentaine d’années.
Voilà donc la France en danger de voir ses ressortissants dépossédés d’une partie de leur être, par la captation de leurs biens.
Or, lorsque le capital est confié aux hommes de l’Etat, en France, il périclite sans que pour autant chacun voit augmenter ses biens.
La France avec un budget de 320 Md€ accuse une perte de 124 Md€, alors que M. Arnault avec un budget de 80 Md€ fait un bénéfice de 11 Md€. Si M. Arnault avait un budget de 320 Md€ il ferait un bénéfice de 44 Md€.
Les arguments visant à nous convaincre que les Mélenchon font acte de justice sociale se heurtent au fait que nul Mélenchon sur terre n’a obtenu à ce jour de résultat positif. Alors que les Arnaud sont nombreux et sous tous les cieux.
Nous-mêmes pouvons chaque jour constater que nos apports forcés aux caisses de type Mélenchon déjà en place — que ce dernier veut juste faire passer à la vitesse supérieure — n’amènent pas les prestations annoncées, qu’il y a donc en plus escroquerie sur la marchandise.
Je sais que le mensonge de Mélenchon est séduisant, lui aussi le sait. Je sais qu’il n’est pas le seul à le colporter et que lui en faire porter intégralement le chapeau n’est sans doute pas juste, mais remarquons que c’est lui qui le demande à grands renforts de discours. Donc…
La naïveté qui consisterait à penser que le possédant est gentil naturellement et tourné vers les autres serait affligeante.
Les possédants doivent mériter leur possession. Pour cela il existe naturellement un outil qui s’appelle la concurrence, qu’ils s’efforcent de contourner par toutes sortes de monopoles ou pouvoirs achetés par la corruption.
Il est clair que c’est là que devrait être la lutte, monsieur Mélenchon si vous étiez sincère et désireux de rendre service à vos concitoyens.
Mais vous êtes comme les autres, ni sincère ni compétent.
Mais de grâce, cessez votre pédopolitique, nos ados ont bien assez de leurs profs pour les embrigader.
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De 1966 à 1968, Mao lance les gardes rouges à travers la Chine. Leurs dévastations et leur endoctrinement seront particulièrement bien rapportés dans l’extraordinaire livre La Rivière et son secret, de Zhu Xiao-Mei.
Mélenchon ferait bien de le relire.
Et Bardella aurait mieux fait d’avouer : « Jeune, j’étais un couillon, mais je ne le suis plus. C’est ce qui nous différencie, Monsieur Plenel, car vous, vous l’êtes encore. » Plutôt que de crier au mensonge.
L’intelligence est de comprendre que l’on est con. C’est ce que les cons ne comprennent jamais, comme le disait élégamment Michel Audiard.
Il faut du temps et de la patience pour comprendre, puis admettre, que nous sommes cons, en réalité ignorants de presque tout. Même si nous pouvons percer quelques mystères, ils ne sont qu’à la marge de notre ignorance, des arcanes du hasard qui régit notre vie.
Donc profiter de l’ignorance naturelle de la jeunesse, la flatter alors qu’elle est sans défense, lui faire croire qu’elle a compris ou qu’elle est apte à comprendre ce que nous-mêmes ne comprenons pas, c’est de la pédopolitique.
C’est grave.
Lorsqu’une société endoctrine sa jeunesse, c’est en principe pour faire la guerre. Pour envoyer de jeunes naïfs se faire étriper ou étriper les autres, ce qu’à partir d’un certain âge nous n’avons plus envie, ou plus les moyens, de faire.
Les jeunes sont instrumentalisés partout. Notamment par l’Éducation nationale qui, sous couvert de les instruire, les endoctrine et annihile chez eux toute velléité d’être, par eux-mêmes. Tout simplement.
Qu’ils se révoltent est sain. Que cette révolte soit libre de s’exprimer, pas de problème. Mais qu’elle soit récupérée, par qui que ce soit, est un acte de pédopolitique dont l’Assemblée nationale ferait bien de s’emparer, plutôt que de mettre à feu et à sang les familles et les curiosités chaotiques des découvertes sexuelles qui s’y logent fatalement.
Il n’est évidemment pas question d’être laxiste sur les actes de violence physique qui peuvent y être liés : ils sont inacceptables. Mais il est malsain, ici comme ailleurs, de décréter qu’il n’y aurait qu’une solution pour apprendre et comprendre la sexualité : celle de l’Éducation nationale.
Méfions-nous des donneurs de leçons à ce sujet. Pensons aux curés.
La vie et ses complications appartiennent à chacun de nous. Respectons au moins cette propriété.
Laissons les jeunes libres. Ouvrons-leur la porte des connaissances, librement, sans les enfermer de force dans un système qui, fatalement, tentera de les formater au lieu de les ouvrir à la vie.
Cet agent fiscal, à l’abord ouvert, qui signe « Bien cordialement » quand il vous fait croire qu’il va vous écouter.
Puis qui vous fait comprendre qu’il plaisantait, qu’il ne faisait que semblant de vous écouter, juste pour pouvoir dire à ses amis juges qu’il vous a écouté et que, comme d’habitude, ils peuvent lui faire confiance, inutile de se pencher sur les prétentions de son service…
Car en fait, pour Bousquet hors de question d’entendre lui-même la vérité, puis de laisser tout le monde l’entendre.
Une vérité si simple : une agente fiscale, aveuglée par son pouvoir, falsifie un certificat d’urbanisme pour redresser la succession de ma mère. Dénoncée, elle fait appel à son clan : Bercy, qui va me tuer pour la couvrir. C’est ainsi que deux contrôles fiscaux vont me mettre à terre.
Trente ans plus tard, Bercy est débouté de ses prétentions de redressement successoral, sans condamnation pour le faux certificat d’urbanisme et sans indemnité pour les vingt ans de procédures subis à ce sujet.
Par ailleurs, le rapporteur public de la CAA de Marseille a conclu à la nullité des deux contrôles fiscaux, je le remercie au passage en espérant qu’il n’a pas subi de dommages de carrière en disant la vérité, mais cette nullité ne sera pas suivie d’effet dans l’arrêt de la CAA qui se pliera au diktat de Bercy.
Depuis, ma vie professionnelle et sociale a été détruite, je suis un « fraudeur fiscal ».
Cette fausse calomnie est indélébile pour moi, pas question pour Bousquet d’entendre ça.
Conclusion :
Peu importe pour la France les tribulations fiscales d’Henri Dumas, évidemment. Mais il y a quand même une leçon à tirer, car mon cas est loin d’être isolé.
En conclusion de ces trente ans de vie, enfin disons plutôt de mort-vivant, je fais ce constat : Entre la racaille et les bien-pensants, l’honnête homme est pris en sandwich entre deux maux d’un même mal : la condition humaine.
De ce drame fiscal de trente ans je retire une vision lucide de la société, de l’économie, de la vie, que j’essaie de transmettre, laborieusement et sans grand succès, à travers ce blog.
Merci, si vous le lisez. Bien à vous. H. Dumas
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Nos hommes de l’Etat feraient bien de se remémorer cet adage. Cela suffirait à remettre la France debout.
Tout comme les bienfaisances financières de Pablo Escobar, assises sur un argent gagné indûment, n’ont pas empêché celui-ci de périr par la même violence que celle qu’il avait largement répandue, les distributions massives de l’argent public honteusement collecté n’empêcheront pas nos hommes de l’Etat de subir l’opprobre de la nation en son temps.
Car il faut savoir que l’impôt n’est pas collecté par Bercy selon les normes de notre Constitution. Normes qui devraient être la transparence, le contrôle de l’usage par les citoyens, et la proportionnalité et non la progressivité.
Mais il n’y a pas que cela, Bercy bénéficie de nombreuses zones de non-droit, de moyens de coercition qui lui permettent de soudoyer les acteurs de la confiance sociale, de juridictions d’exception, ce qui donne à ses agents des pouvoirs et une impunité incompatibles avec la démocratie.
Il y aura un retour de bâton à cette situation.
Car c’est elle qui procure aux hommes de l’Etat un argent facile pour eux, qu’ils dépensent donc sans compter, et cette situation aura fatalement un terme.
Peu importe que la majorité de la population soit plus sensible aux adages : « Charité bien ordonnée commence par soi-même », ou encore « l’argent n’a pas d’odeur », facilitant en cela l’usage de l’impôt mal acquis, la roue tournera et les collecteurs indélicats, qui abusent de leur droit, qui refusent la transparence au profit du harcèlement occulte, ne peuvent que perdre et disparaître.
L’argent est le fil conducteur de la vie économique, son traceur, il suffit de savoir comment il se crée pour deviner où il va aller et en déduire son avenir.
Seul l’argent né proprement peut perdurer. C’est une règle immuable, même si la lenteur du temps à notre échelle peut parfois laisser croire à la réussite d’un argent sale.
En conclusion, pour les hommes de l’Etat à venir, la solution ne se trouve pas dans le budget de la nation, mais dans une organisation propre et juste du prélèvement de l’impôt, qui peut seule déterminer le budget.
L’urgence est donc de supprimer Bercy, d’écarter définitivement de la gestion du pays ceux qui agissent aujourd’hui selon les règles de cette officine, et de repartir sur un bon pied, conforme à notre constitution, pour établir un prélèvement juste de la participation de tous au budget commun.
Alors seulement, il sera temps d’établir un budget avec les moyens donnés par la nouvelle collecte.
L’horizon politique n’est pas encombré de candidats proposant cette solution, pourtant unique moyen de retrouver un pays que tous pourront partager dans la paix et la raison.
Bien à vous. H. Dumas
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En pièces jointes, deux recours hiérarchiques, qui par ailleurs vous sont adressés en courrier RAR demain.
Vous en souhaitant bonne réception.
Respectueusement. H. Dumas
Le service a bien reçu vos demandes de recours hiérarchiques.
Ces recours se dérouleront sur la même demi-journée (par exemple l’un à 10h et l’autre à 11h). L’heure du second recours est bien entendu indicative et dépendra de la durée du premier.
Ainsi, je vous propose les dates suivantes :
– le jeudi 1er octobre à 10h puis 11h ;
– le mardi 6 octobre à 10h puis 11h ;
– le jeudi 8 octobre à 10h puis à 11h.
Je vous remercie de bien vouloir me communiquer votre préférence.
Je reste à votre disposition pour toute question complémentaire,
Bien cordialement,
Michaël BOUSQUET Inspecteur Principal des Finances Publiques Chef de la 1ère brigade départementale de vérification – DDFIP de la Charente-Maritime 26 avenue de Fétilly – BP 40804 – 17020 LA ROCHELLE CEDEX 1 Tel : 05.46.45.76.72. Port : 06.21.58.78.48.
Je vous remercie pour votre courrier, qui laisse supposer que la discussion sera ouverte et probablement constructive.
En effet je ne peux pas imaginer rencontrer une personne signant « bien cordialement » en ayant des pensées négatives, ce serait totalement pervers.
L’ensemble de mes problèmes fiscaux étant transparents et publics, j’enregistrerai notre conversation dans la continuité de cette transparence, dont nous avons tous besoin.
Respectueusement. H. Dumas
RETOUR DE BATON
De : michael.bousquet <michael.bousquet@dgfip.finances.gouv.fr> Envoyé : mardi 29 septembre 2026 16:55 À : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com> Objet : Re: Recours hiérarchiques
Monsieur,
Par courriel du 14 septembre 2026, vous sollicitez deux recours hiérarchiques dans le cadre du contrôle fiscal dont la SARL LES HAUTS DE COCRAUD et vous-même en qualité de dirigeant faites l’objet.
Le 24 septembre 2026, l’administration vous a proposé différentes dates possibles.
Ce même jour, vous avez indiqué votre préférence (soit le jeudi 8 octobre à 10h) et vous avez conclu par la phrase suivante : “L’ensemble de mes problèmes fiscaux étant transparents et publics, j’enregistrerai notre conversation dans la continuité de cette transparence, dont nous avons tous besoin“.
Il vous est rappelé que, sur le fondement de l’article 9 du code civil, le simple fait d’effectuer un enregistrement audio ou vidéo nécessite le consentement de la personne enregistrée.
En l’espèce, tel n’est pas le cas.
Quels que soient les motifs allégués, toute tentative d’enregistrement est inappropriée dans le cadre de relations apaisées entre l’administration et les usagers.
Par ailleurs, l’article 12 de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC) a créée l’article L. 54 C du livre des procédures fiscales. Ce dernier dispose que “Hormis lorsqu’elle est adressée dans le cadre des procédures mentionnées aux articles L. 12, L. 13 et L. 13 G et aux I et II de la section V du présent chapitre, la proposition de rectification peut faire l’objet, dans le délai imparti pour l’introduction d’un recours contentieux, d’un recours hiérarchique qui suspend le cours de ce délai“.
Ainsi, cet article offre la possibilité pour un contribuable faisant l’objet d’un contrôle sur pièces de demander un recours hiérarchique.
Aux termes du Bulletin officiel des finances publiques, “la réponse à la demande de recours hiérarchique est apportée par écrit. Ce recours ne donne pas obligatoirement lieu à un entretien” (BOI-CF-PGR-30-10).
Dès lors, il résulte de la lettre même de ces dispositions qu’elles ne prévoient “aucun droit à un entretien ou à un débat contradictoire” avec le supérieur hiérarchique du fonctionnaire ayant signé la proposition de rectification. De plus, les rapports parlementaires et les débats en commission et en séance “n’impliquent pas l’organisation d’un entretien oral” (CAA de Paris, 16 janvier 2026, n° 24PA03901 ; CE, 8e-3e ch., 14 avril 2023, n° 467067, conclusions du rapporteur public Romain Victor).
Par conséquent et compte tenu des circonstances précitées, la possibilité d’un entretien (physique ou oral) initialement proposé ne peut vous être accordée.
Toutefois, l’administration vous propose d’exposer au supérieur hiérarchique, par écrit, vos remarques et arguments et d’obtenir des éclaircissements supplémentaires.
A cette fin, vous avez apporté divers arguments à l’appui de vos demandes de recours dans les pièces jointes à votre courriel du 14 septembre 2026.
Je vous prie de bien vouloir faire parvenir au service vos éventuels arguments complémentaires dans un délai de 10 jours à compter de l’envoi du présent courriel.
Je me tiens à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération distinguée
Michaël BOUSQUET Inspecteur Principal des Finances Publiques Chef de la 1ère brigade départementale de vérification – DDFIP de la Charente-Maritime 26 avenue de Fétilly – BP 40804 – 17020 LA ROCHELLE CEDEX 1 Tel : 05.46.45.76.72. Port : 06.21.58.78.48.
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Disons un échange de mail avec Bercy, l’auberge des surprises…
MAIL INITIAL
Monsieur le Comptable public,
J’ai reçu deux notifications de saisie administrative à tiers détenteur établies par votre service le 15 septembre 2026, pour des montants de 1 100 € et de 1 643,70 €.
La première mentionne le titre de perception ADCE-24-2600014536, daté du 8 octobre 2024 : 1 000 € de principal et 100 € de majoration.La seconde mentionne le titre ADCE-24-2600014535, de la même date : 2 000 € de principal, 200 € de majoration et 556,30 € déjà versés, soit un solde de 1 643,70 €.
Pour chacune de ces deux créances, je vous demande de m’indiquer :
l’administration et le service qui ont émis le titre, ainsi que l’objet précis de la somme réclamée ;
la décision ou les faits à l’origine de la créance, avec leur date et leur référence ;
une copie du titre de perception et les éléments établissant la date et les modalités de sa notification ;
le fondement et le calcul de la majoration ;
le détail des paiements et des sommes recouvrées, notamment l’origine et la date d’imputation des 556,30 € ;
si d’autres poursuites ont déjà été engagées pour ces mêmes titres, auprès de quels tiers et pour quels montants.
La mention « recettes article 38 de la loi n° 55-366 du 3 avril 1955 » figurant sur les avis ne me permet pas, à elle seule, de reconnaître les affaires auxquelles ces créances se rapportent. Ces renseignements et ces pièces me sont indispensables pour vérifier les sommes réclamées et exercer utilement mes droits.
Je vous demande de suspendre les poursuites pendant le temps nécessaire à leur communication et à leur examen, et de me répondre par écrit séparément pour chaque titre.Je souhaite également attirer votre attention sur les frais bancaires que provoque la répétition des saisies, indépendamment des sommes éventuellement recouvrées. Leur accumulation, ajoutée aux frais nécessaires pour défendre ses droits devant les juridictions, soulève pour moi une question de fond sur l’effectivité de l’accès à la justice.
Je vous remercie de m’accuser réception de ce courrier et de m’indiquer les voies et délais de contestation applicables à chacun des deux titres, compte tenu des dates auxquelles ils m’ont été notifiés.
Veuillez agréer, Monsieur le Comptable public, l’expression de mes salutations distinguées. Henri Dumas
Bonjour,
Veuillez trouver ci-joint les titres de perception ADCE 24 2600014535 et ADCE 24 2600014536.
Je vous apporte les précisions suivantes :
– la majoration trouve son fondement dans les dispositions de l’article 55 III B de la loi n°2010-1658 du 29 décembre 2010 indiqué au titre de perception ;
– la somme de 556,30 euros a été recouvrée par voie de saisie administrative à tiers détenteur émise le 4 décembre 2025 et exécutée par la Banque populaire.
Pour toute information ou tout document justificatif complémentaires portant sur la créance ou sur son montant en principal, je vous invite à contacter le service ordonnateur, dont les coordonnées figurent au recto du titre de perception dans le cadre intitulé “Votre situation” et/ou au verso sous la rubrique “Renseignements sur le calcul…”.
Les délais et voies de recours contre les titres de perception sont prévus aux articles 117 et 118 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.En l’état, aucune disposition ne permet de suspendre l’action en recouvrement.
Cordialement. Alain SWAERTVAEGER
DERNIER MAIL (les sommes réclamées n’étaient pas des impôts)
De : groupe.dumas.France <sete@groupe-henri-dumas.com> Envoyé : mardi 29 septembre 2026 16:52 À : ‘BALF Produits Divers’ <ddfip91.pgp.produitsdivers@dgfip.finances.gouv.fr> Objet : RE: Fwd: SATD du 15 septembre 2026 – identification des titres de perception ADCE-24-2600014535 et 4536
Bonjour Monsieur,
Etes-vous conscient de ce que vous faites ?
Le 22 novembre à Bullecourt se noue un drame épouvantable. Un contribuable assassine un inspecteur des impôts et se donne la mort.
Ce drame, comme les autres, justifiait évidemment une enquête profonde sur les faits et les motifs. Ce type d’enquête est nécessaire pour tous les crimes ou situations graves, c’est à travers ce que les hommes apprennent des malheurs qui les frappent qu’ils progressent.
J’ai demandé publiquement que cette enquête ait lieu. Ce n’a pas été le cas.
Mais ma demande a mis le Ministre Le Maire dans tous ses états. Il a qualifié ma demande d’apologie de meurtre. Il m’a mis toute une journée en prison, et il rêvait de bien plus.
J’ai exposé publiquement la situation, cela m’a valu une attaque en règle, non sur ma demande mais sur le vocabulaire employé pour la présenter, non sur la question, mais sur la personne.
C’est ainsi que la justice, fidèle supplétif de votre maison, m’a condamné à Arras, à verser des frais à Messieurs Fournel et Girault, l’un DG de Bercy et l’autre du trésor départemental.
Plus tard, la 17ème à Paris — en appel — qui est spécialisée dans la liberté d’expression, m’a relaxé globalement dans cette affaire, le 12 décembre 2024.
Mais ces Messieurs, si puissants, au pouvoir sans limite, vous ont chargé, vous Trésor Public, de recouvrir leur petit pécule gagné si indignement dans ce dossier, à Douai.
Pour mémoire, il m’est arrivé de gagner une procédure – je sais c’est incroyable, mais y a des jours comme ça – contre M. Brillet le DG de l’EPF de la Nouvelle Aquitaine, je n’ai jamais demandé à ce Monsieur le règlement de la somme mise à sa charge à mon profit.
La Justice ne doit-elle pas être gratuite et accessible à tous ? Et non ce qu’en ont fait les magistrats, une machine à ruiner ceux qui cherchent juste à être jugés dignement. Mais c’est une autre histoire…
Donc, deux énergumènes, parés du pouvoir de l’Etat, vous chargent, vous, représentant l’Etat, de recouvrir avec les moyens exorbitants que vous possédez, leurs petites rapines.
Et, il faut le dire, vous mettez le paquet. Des dizaines de SATD, qui me coûtent 100 € chacune, selon le tarif que vous avez négocié avec vos amis les banquiers.
Des SATD qui font croire à tout le monde que je dois des impôts, que je ne paierais pas mon dû à la collectivité.
Vous vous rendez compte ? Oui, évidemment.
Vous savez quoi ? Je préfère ma place, épuisante et si inconfortable, mais moralement propre, à la vôtre.
Respectueusement. H. Dumas
Partager la publication "Une histoire brève un peu longue."
Cet étrange mélange ne s’était plus vu à Paris, probablement depuis le 26 août 1944. Bien que né le 2 aout de cette année-là, je n’étais pas plus présent à Paris le 26 août 1944 que je ne l’étais ce 26 septembre 2026.
Mais les ouï-dire de ceux qui étaient là samedi dernier font état d’une masse d’humains joyeuse, confiante, aimante de la vie et de sa condition humaine. N’est-ce pas étrange ?
Quand, depuis des décennies, manifestation rime avec colère, violence, affrontements et dégradations. Quand même pour fêter un évènement heureux, tel qu’une victoire sportive majeure, les regroupements finissent en pillages et bagarres. Comment expliquer ce samedi aux 800 000 heureux ?
La dette de la France aurait-elle disparu, l’avenir météorologique se rafraichirait-il, les loups deviendraient-ils moutons, l’environnement pur et la nourriture saine, l’énergie abondante et propre, les usines poussant comme des champignons pour fabriquer des produits parfaits, pendant que les récoltes nous donneraient des fruits abondants naturellement sans engrais ni pesticide, et que bien sûr nous aurions tous un même niveau de culture et de richesse, toutes nationalités confondues et égales ? Peut-être pas.
Alors doit-on imaginer qu’un groupe ou une personne, particulièrement douée en communication, vierge de tout reproche ou scandale, d’une pureté reconnue à travers les siècles, ait convaincu une foule triée sur le volet d’une image d’Epinal anesthésiante au point de lui avoir ôté toute raison, en réalité que 800 000 personnes se seraient fait berner ce samedi 26 ? Probablement pas.
Mais que s’est-il passé, que s’est-il passé, comme disait le docteur du château de Moulinsart.
Cette foule était naturelle. Elle a choisi le Pape pour exprimer sa réalité. Choix non évident, mais que celui-ci a su accueillir et bénir sans prétention, ce qui n’est pas si évident que cela. Pour cet homme, c’est un concours de circonstances exceptionnel qui va peut-être le propulser dans l’histoire du monde.
En effet le désordre et la désespérance mondiaux sont tels qu’il n’est pas impossible que le réel de joie et de simplicité qui s’est exprimé à Paris samedi fasse école et se répande comme une traînée de poudre.
Car ce sont ces ressorts qui ont permis à l’humanité d’avancer, pas la haine, ni la jalousie, ni le meurtre ou la guerre, ni le pillage ou la cupidité. Oui, c’est la bonté qui permet la vie, pas autre chose.
Attendons et espérons, nous allons vite voir si la graine va pousser ou si la friche va reprendre le dessus. En attendant, je vais rajouter le 26 à mes numéros du loto.
Bien à vous. H. D.
Partager la publication "Joie et liberté de la foule, de tous et de chacun."
Il a dit : « Toute menace contre les droits humains, aussi bien dans le cadre des biens matériels que dans celui des biens spirituels, est également dangereuse pour la paix car elle touche toujours l’homme dans son intégralité ».
Le lendemain 26 septembre, tout le gratin des hommes de l’Etat actuel et entre 500 et 800 000 personnes, selon les observateurs, ont assisté, avec ferveur nous dit-on, à la messe que Le Pape a dite à La concorde et sur les Champs Elysées.
Soyons clairs :
Le message du Pape est limpide : l’intégrité de l’homme inclut ses biens spirituels évidemment, mais aussi ses biens matériels. Attenter à ces derniers revient à attenter à la paix.
C’est très fort et ce n’est pas ici, sur ce blog, que nous pourrions trouver le moindre désaccord à ce sujet puisque nous avons déjà fait la démonstration que l’atteinte aux biens des individus est un acte de guerre — assumé par les politiques dans les guerres extérieures –, mais que, quand même, ils pratiquent journellement contre leur propre population.
Alors, qu’en est-il ? Tous ces admirateurs, populations ou hommes de l’Etat, sont-ils naïfs, hypocrites, corrompus ou tout simplement niais ?
Et Le Pape lui-même quelle est sa pensée profonde ?
Car enfin, nul ne peut ignorer Bercy, ses alliances avec la justice, la force publique, les banques, l’administration dans sa globalité, qui lui permettent de harceler, de torturer des millions de Français, d’atteindre à leur intégrité matérielle.
On n’a jamais entendu parler d’une réaction de l’église face à ce pillage intégral, à ces méthodes mortifères, qui tuent chaque jour la masse des Français qui produisent, qui détruit le capital de La France, donc l’intégrité de La France, donc la paix.
Le Pape prône-t-il la révolte, comme l’a fait avant lui Le Pape Jean-Paul II ?
Le temps de l’épuration est-il arrivé ? Epuration dans la paix, dans l’organisation, dans l’empathie pour ceux qui sont dans l’erreur évidemment, en fait dans la prise de conscience.
Oui, la parole du Pape va-t-elle toucher La France de bonne volonté, La France profonde, La France de la résistance à la corruption, aux privilèges indécents, aux pouvoirs abusifs grands ou petits, La France du bon sens ?
Objectivement rien ne le laisse supposer.
Vu de ma lucarne, les choses empirent. Poursuivi par le fisc pour plusieurs millions d’Euros — reconnus par des voix non soupçonnables comme indus — je suis harcelé depuis trente ans dans ma vie de tous les jours, par la justice, par les banquiers, par toutes les structures administratives que je suis amené à côtoyer professionnellement, par la rumeur, en fait par tout le corps social.
Je suis qualifié de « fraudeur fiscal », et alors qu’il s’agit d’une calomnie, je ne peux pas m’évader de cette prison, car la population et ses hommes de l’Etat — qui fusionnent apparemment avec Le Pape — ne sont pas sincères, il s’agit ici d’une simple posture qui ne les empêche pas allègrement de continuer à tresser des lauriers au traitre-meurtrier Bercy.
Un petit exemple pour la route.
La Justice pour tous ne l’est pas. Elle n’est pas gratuite et accessible à tous. D’abord l’avocat est obligatoire et, sauf indigence reconnue, vous devez payer ses honoraires. Si par cas votre dossier est fiscal, sauf accident de forme improbable vous allez perdre. Un peu moins si, sous la pression de votre avocat, vous acceptez de payer une part de ce que vous ne devez pas.
Mais, si vous allez au bout de vos droits, la Justice vous attend de pied ferme, elle va vous condamner à une amende pour l’avoir dérangée et accusé ses amis de Bercy. Mais en plus, elle va vous condamner à des dommages et intérêts si vous avez l’outrecuidance de citer nommément un de vos bourreaux fiscaux.
En gros, chaque procédure va se terminer par une facture de 1 500 à 3 000 € pour vos pieds.
Si vous ne pouvez pas payer, la justice ne va pas hésiter à vous harceler avec l’aide de son complice : votre banquier. Sur votre compte non approvisionné, elle va présenter jusqu’à huit saisies par mois pour les mêmes sommes, et le banquier va vous facturer cent balles pour chaque saisie. Sur relevé bancaire ci-dessous : 800€ pour septembre !!!!
Le Pape sait-il tout cela ?
Dommage qu’il soit pris, c’eut été peut-être un candidat crédible pour les présidentielles à venir, car hélas nous n’en avons aucun.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Le 25 septembre 2026, Le Pape Léon XIV, à l’Élysée, a acté la dérive de La France."
Le temps, notre vie, serait une sorte de plan incliné, dont la base serait le néant et le sommet la vie éternelle.
Un jour, lancés sur ce plan incliné, à un niveau que nous ne maîtrisons pas, à la fois en tant qu’individu et masse globale, nous serions face au mal et au bien.
Le bien se définirait par toute initiative qui nous rapprocherait du sommet, de la vie éternelle, le mal inversement par toute initiative qui nous précipiterait vers le gouffre du néant.
La preuve de la vie éternelle est tout simplement l’existence sans cesse renouvelée de la vie.
La preuve du néant, tout aussi simplement, se constate par l’observation.
On comprend assez aisément comment nous passons de la vie au néant, beaucoup plus difficilement comment nous passons du néant à la vie.
Nous avons un déficit d’observation que certains font mine de combler par des histoires toutes plus invraisemblables les unes que les autres, mais dont nous devons bien nous contenter si l’on ne veut pas rester sidéré par le vertige lié à cette énigme.
L’intelligence augmentée percera-t-elle un jour le mystère du passage du néant à la vie ? Nul ne le sait, mais s’il y a une chance que cela puisse arriver, c’est elle qui l’a en main.
Contentons-nous de notre tâche, de ce pourquoi nous possédons les moyens d’intervention. C’est-à-dire la perception du bien et du mal.
Cette démarche rationalisée nous rapprocherait globalement de la vie éternelle.
Il suffirait donc de faire l’effort, qui est objectivement accessible à tous, de détecter puis de refuser tout acte qui accélère notre engloutissement personnel ou collectif vers le néant.
Où les choses se corsent, c’est que la perception du néant n’a pas la même acuité pour tous.
Par exemple, Bercy a pu paraître bénéfique pour certains, alors qu’aujourd’hui la preuve est rapportée qu’il s’agit d’une structure favorisant le pillage, qui lui-même favorise l’insouciance génératrice de la dette mortelle.
Cette difficulté est augmentée du fait que, de la même façon, nous n’avons pas tous la même vision de ce qui nous attache au bien et nous rapprocherait de la vie éternelle.
Nous n’arrivons même pas à différencier le bien individuel du bien collectif, ce qui serait pourtant la première base indispensable à une tentative de classification du bien.
En ce qui me concerne, et en désespérance de cause, je me suis attaché à chercher le bien en tout ce que j’ai fait et à éviter le mal.
Je ne sais pas où je me suis gouré, mais objectivement le résultat n’est pas fameux, je suis plus proche du néant que de la perception de la vie éternelle.
Sur la route allant vers la petite fête de nos soixante ans de mariage, nous nous sommes arrêtés chez des amis à Arcachon.
C’était une de ces soirées de septembre où le ciel est bleu, la température encore estivale et où l’Océan apaisé prend des forces en vue de ses énervements tempétueux de l’hiver.
Il ne fallait pas rater le coucher de soleil et les tapas au bar de La Corniche, l’invraisemblable établissement rénové par Philippe Starck, mitoyen de la dune du Pilat, surplombant l’Océan, le banc d’Arguin, le cap Ferret et la passe d’entrée dans le bassin.
Nous y étions.
Il a fallu un peu de patience pour profiter de la libération d’une des tables posées directement à l’extrémité de cet extrême site, à vingt ou trente mètres au-dessus des eaux.
Installés, est arrivé Louis, un jeune étudiant d’un lycée hôtelier de Lyon, dont les dons sont tels qu’il est facile de prévoir que les palaces du monde entier s’arracheront ses compétences, en gestation, de chef de rang.
Et là, soudain, quatre amis oublient la réalité, la souffrance, le calvaire du poids de la pesanteur globale. Celle de la terre, de la vie, de la mort, du pire, qui nous est conté, grossi, détaillé et asséné jour et nuit, à toute heure et en tout lieu. Dont on n’échappe d’ordinaire que par l’exclusion ou, au contraire, la satiété.
C’est dans ces conditions et pendant plus d’une demi-heure que le fou rire nous a saisis.
Imaginez, à 82 ans, revivre, 67 ans plus tard environ, pendant une demi-heure, un de ces fous rires réservés aux adolescents de 12 à 18 ans, quand se libère naturellement cette distance entre l’être que l’on n’est pas encore et le néant dont on sort brièvement pour y retourner bientôt.
Ce fou rire fait de la moquerie de soi-même, auquel n’ont droit que quelques privilégiés que des forces supérieures choisissent sans doute dans les mêmes conditions que les statues de l’île de Pâques.
Ce fou rire qui n’a ni raison, ni motif, et toutes les raisons et tous les motifs, qui vous met en prise directe avec on ne sait quoi, d’où vous ressortez épuisé et surpris.
Putain que ça fait du bien.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Un fou rire qui vient du cosmos"
Le fascisme et le communisme ont un point commun, l’Etat est le référant unique, absolu, de l’organisation sociale à laquelle il soumet intégralement la population.
Le résumé qui en avait été fait à l’époque de Mussolini : « Tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien en dehors de l’Etat », résume parfaitement cette organisation.
L’Etat n’existant pas, ce sont donc les hommes autoproclamés « hommes de l’Etat, ou d’Etat » qui mettent en œuvre l’une ou l’autre de ces organisations.
La différence essentielle entre les deux tient au motif mis en avant pour justifier leur système, le fascisme prétend apporter une économie épanouie, le communisme une solidarité sans faille.
La France est probablement le champion mondial du Facho-communisme, puisque les deux extrêmes porteurs de ces projets ont, à eux deux, une écrasante majorité.
On remarquera que les populations sont, la plupart du temps, demandeuses de ces organisations sociales, convaincues qu’elles sont de la nécessité d’un Etat, car ignorantes de sa réalité.
Il s’agit d’un réflexe atavique et vital de l’homme grégaire, qui organise immédiatement des regroupements pour affronter les forces naturelles qui lui sont en règle générale défavorables.
Ce réflexe de regroupement touche toutes les situations difficiles que chacun rencontre, et met ainsi à la merci des bonimenteurs qui se prétendent « hommes d’Etat en charge naturelle du groupe » un très grand nombre d’individus, rapidement transformés en esclaves-otages par le système qu’ils ont eux-mêmes appelé de leurs vœux.
Le problème tient au fait que ces systèmes sont naturellement agressifs. Basés sur le mensonge d’une vie plus facile, ils arrivent à l’exact inverse.
En effet, l’homme n’a de valeur que par son individualité, son imagination, son courage, sa ténacité, sa compassion… autant de notions qui le distinguent du reste du vivant. Ces qualités s’effacent naturellement en cas de danger, imposant alors le regroupement vital où l’homme n’est plus qu’un pion au service de sa survie grégaire.
Les systèmes que nous évoquons entendent le maintenir dans cette situation de dépendance vitale, y compris lorsqu’il n’y a aucun danger direct à affronter.
Il est donc nécessaire pour eux de créer ce danger immédiat lorsqu’il n’existe pas. En clair, les hommes de l’Etat, et leurs affidés, qui n’ont de raisons d’exister et ne vivre que lors d’épisodes dramatiques, sont amenés, pour survivre, à en créer lorsqu’il n’y en a pas.
Là est le fond du problème, l’explication du cycle des guerres, des pillages et des tensions de toutes sortes.
Aujourd’hui, Etats et hommes de l’Etat sont contestés partout, l’intérêt des dominants — ou se prétendant dominants — de tout poil, est la guerre. C’est elle qui regroupera leurs esclaves en mal de liberté.
Le seul antidote serait la liberté individuelle, qui elle aussi a des tares mais autres, hélas ce n’est pas le chemin vers lequel s’engagent les groupes humains, qui en plus ont la folie de se croire différents.
Tout être vivant a une conscience. Il s’agit de l’émotion de la vie, de son souhait de la voir perdurer et de sa certitude d’avoir à la perdre inévitablement.
Cette conscience — c’est à la fois sa force et son drame — a deux aspects : l’un individuel, l’autre collectif.
Ces deux consciences cohabitent plus ou moins bien, selon l’addition d’émotions plus souvent liées au hasard qu’à la raison.
La conscience est à la fois l’action et le résultat ; le moteur et le frein, donc la vitesse.
Conséquence : la conscience est manipulable, et manipulée.
Qui sont les manipulateurs de conscience ? Quelles sont leurs méthodes ? Quels sont leurs territoires ? Vaste sujet.
Tellement vaste que je vous propose de n’en évoquer qu’un, mais emblématique, essentiel, majoritaire : le pillage.
Le pillage consiste à prendre sans compensation.
C’est l’inverse de l’économie, son négatif. Il ne doit pas être confondu avec la part collective de l’économie, naturellement incluse en elle-même.
Le pillage est enfant de la force brute, mais il doit aussi user de la ruse pour perdurer.
C’est là que le pillage va devoir trafiquer les consciences.
Pendant l’ère agraire, phase primaire de la propriété, le trafic des consciences a consisté à imaginer un intermédiaire virtuel, un ou des dieux, dont les représentants avaient la légitimité de lever un impôt.
Aujourd’hui, la recette ayant été éventée, et propriété et production étant plus massives et plus imbriquées, le pillage est plus facile mais moins fatal.
Le trafic des consciences a dû inventer le communisme. Appuyé sur l’égalitarisme, il permet de dissimuler le pillage derrière une caste qui se fait appeler l’État.
Sans originalité par rapport à la précédente version du trafic de conscience, ce pillage se fait aussi appeler l’impôt.
Nous parlons ici du trafic de la conscience collective, évidemment.
Le conflit entre celle-ci et la conscience individuelle est si grave que la force est indispensable.
D’où le trafiquant : Bercy.
Bien à vous.
Partager la publication "Trafiquants de conscience"
Enfant de la politique, Mémé est né en 51 et rentré en politique en 72.
Autant dire que la politique est son métier, son activité professionnelle. Autant dire aussi, vue la période, qu’il a participé à plein temps au trou des finances publiques.
À la dette de la France politique. Car, nous ne parlons pas d’une dette de 3 500 Md€ qu’auraient contractée les Français, mais d’une somme exclusivement due par ses ordonnateurs : les hommes politiques.
Qu’importe que les bénéficiaires soient leurs copains, ils ne doivent pas plus cette dette que vous ne devriez celle que ferait votre père pour vous acheter une Bentley décapotable pour votre Noël.
Entendons-nous bien, les Français ne doivent pas la dette du pays, ils ne l’ont pas contractée, elle est exclusivement due par Mémé et ses copains depuis son origine, justement 1972.
Et c’est là que le projet de Mémé frôle le génie, il propose de : « ne pas payer sa dette ».
Qui pourrait ne pas être en accord avec ce concept : ne pas payer ses dettes.
Moi, par exemple, qui n’en ai jamais eu, mais à qui le fisc en a, comme à tout le monde, fabriqué des fausses, je suis en accord complet avec Mémé pour ne pas les payer. Même s’il n’est pas élu d’ailleurs.
Avec Mémé ça plane, on est largement au-delà de la maxime communiste : chacun selon ses besoins.
On est dans un monde merveilleux : chacun selon ses envies avec le crédit illimité et gratuit, non remboursable.
Le keynésianisme est largement distancé, battu à plate couture.
Imaginez le bonheur, le bond en avant de la consommation et l’explosion de la production, avec le crédit illimité et gratuit.
C’est décidé, s’il est toujours là aux présidentielles je vote Mémé, un Leader pour Français Immatures.
Et, dans la foulée je suis exempt de mes fausses dettes fiscales.
Merci Mémé tu nous ouvres la voie.
Et groupie jusqu’au bout, si Mémé est élu : je mets les voiles.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Jean Luc Mélanchon, l’adorable petit bonhomme."
La vie c’est le temps. Où il n’y a pas de temps il n’y a pas de vie et inversement.
Le temps a trois états : l’avenir, le présent et le passé.
L’avenir est déterminé par les décisions prises dans le présent, formatées principalement dans le passé.
Chacun a une vision de l’avenir. Cette vision se rapproche jusqu’à percuter le présent.
Alors, soit elle était juste et le présent devient la réalité, la vie, soit elle était fausse et la vision cesse alors de vivre, avec les dégâts liés pour celui ou ceux qui partageaient cette vision erronée.
Un individu ou une société pour lesquels les visions de l’avenir sont majoritairement fausses disparaît, meurt.
Inversement un individu ou une société pour lesquels les visions de l’avenir sont majoritairement justes vit et progresse.
Le temps éternel est celui de la vie éternelle, où l’avenir et le présent sont toujours en conformité, existe-t-il ? C’est, à la fois, la question et la quête, le graal.
Tout ce qui disparaît a d’abord mal lu l’avenir.
Nous arrivons à l’essentiel pour l’humanité.
L’intelligence artificielle, ou augmentée, permettra-t-elle de mieux affiner l’avenir au point que son choc avec le présent soit si juste que la vie prolifère ? Que le temps devienne abondant ?
C’est la grande question.
Pour l’instant sûr que non. Nos intelligences artificielles sont plutôt performantes sur la connaissance universelle du passé, ses synthèses, mais pour définir l’avenir elles sont aux abonnés absents.
Le mystère est donc l’avenir.
Les tricheurs tentent tout simplement de l’imposer, de fabriquer un concept et de le rendre obligatoire par la force ou la ruse. Mais peine perdue, l’avenir se définit seul, à partir d’une foultitude d’éléments du présent et du passé dans une alchimie jusqu’à ce jour imprévisible. Les tricheurs n’ont aucune chance de succès, ils sont porteurs de mort, donc extrêmement dangereux.
Il n’y a qu’une solution, le libre arbitre qui permet à chacun de définir son avenir ou de choisir un avenir prédéfini et, dans tous les cas, d’en accepter les conséquences.
Vues sous cet angle, vous m’accorderez que les campagnes électorales ont tout du concours Lépine.
Il reste un détail : tout le monde meurt donc, pour tous, l’avenir est illisible, cette invisibilité érode-t-elle le présent jusqu’à son néant ? Oui, c’est le cas.
En réalité, elle fait peur. En cela pas de novation, l’intelligence a toujours fait peur.
Ce qui n’a pas de sens.
En effet, l’intelligence est la faculté de comprendre, or plus on comprend, moins on est dangereux.
Imaginer que l’intelligence artificielle est déjà, ou pourrait devenir, supérieure à l’intelligence humaine n’a aucune raison d’amener à la conclusion qu’elle pourrait devenir dangereuse pour les libertés, ou la notion d’intelligence.
Il n’est pas douteux que le poison de l’humanité, depuis des millénaires est la bêtise. Par quel avatar l’intelligence artificielle en progressant exponentiellement deviendrait-elle bête ?
Il y a il me semble deux confusions majeures lorsque l’on parle de l’IA.
La première consiste à la confondre avec le Big-data, qui n’est qu’une compilation de données, dont effectivement le motif tend rarement vers un but louable. J’attends avec impatience le jour où, ayant atteint un niveau d’intelligence supérieure, l’IA refusera de participer à un usage malsain des données de masse.
La deuxième consiste à croire que l’intelligence est la clef du pouvoir. Je comprends mal cette conception, alors que tous les jours nous pouvons, tous, objectivement constater que c’est exactement le contraire qui se produit. Là aussi j’attends avec impatience que la majorité, éclairée par l’IA, comprenne enfin ce qu’est le pouvoir et ne l’accepte que lorsqu’il est utile et le dénie lorsqu’il ne sert à rien sauf à satisfaire l’ego de ceux qui en abusent.
Objectivement je ne vois pas une intelligence artificielle organiser des camps de concentration ou des emprises religieuses totalitaires.
Pourquoi les progrès de l’intelligence artificielle en feraient-ils une énorme connerie artificielle ? Où comment un con pourrait-il mettre à son service une intelligence, fût-elle artificielle ?
Tout cela manque cruellement de logique et d’intelligence.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "L’intelligence artificielle est sur la sellette"
Voici une anecdote que vous trouverez amusante ou affligeante, selon votre humeur, qui ne dépend pas de vous, qui dépend de vos organes.
Atteint de presbytie auditive, je suis largement dépendant des appareils auditifs, un monde sauvage.
Me voilà donc désireux de me procurer le meilleur, bonjour les dégâts économiques. Je paie en plusieurs fois, ce dont j’ai horreur.
Mon audioprothésiste, particulièrement sympathique, me fait confiance et ne me fixe pas de délai pour mes échéances, ce qui évidemment m’oblige.
Ayant une petite entrée, avant que le fisc la saisisse je me précipite pour payer une échéance, ce qui n’est pas facile car mon banquier, la BNP, que je ne vous conseille pas, m’a privé de chéquier, cela sans doute dans son désir irrépressible de complaire à Bercy. Qu’importe.
Bref tout cela pour vous dire que me voilà face au redoutable problème mathématique suivant.
Je dois 4.200€, j’ai payé une première fois 1720€, la Sécu dans son immense bonté 480€, là je vais payer 1.000€, de telle sorte qu’il ne me restera plus que 1.000€ à payer.
Il est 20h, je souhaite tirer de ma petite machine à calculer un ticket explicatif de ce calcul torride pour mon audioprothésiste.
Je tape 4.200, puis +, puis 1720, puis -, puis 480, puis -, puis 1.000, puis -, puis =, pensant qu’il va rester le solde dû : 1.000.
Et bien non. Il ne reste pas 1.000€. Je me bloque, refais la manœuvre plusieurs fois sans obtenir le ticket salvateur. Finalement je fais mon calcul à la main en maudissant la machine.
Puis j’oublie totalement l’incident et vais dîner puis me coucher. Je dors huit heures comme un bébé.
Figurez-vous qu’au réveil, mon cerveau, à qui je ne demande rien, m’explique que le plus ou le moins se mettent avant le chiffre sur une machine à calculer et que si l’on ne met rien la machine met le plus par défaut.
Explication donc de ma manœuvre dyslexique de la veille.
Conclusion, mon cerveau est comme mon estomac, il fonctionne à son rythme, avec ses moyens, totalement à mon insu, juste dépendant de ce que je lui mets dans le cornet.
Tout est organique.
Ce constat appelle trois émotions : la sidération, l’humilité et l’effroi.
Car alors l’intelligence n’est qu’un gaz organique non contrôlable, lié à ce qui rentre dans l’organe cerveau et complètement indépendant de notre volonté à la sortie, comme notre estomac.
Quasi indépendant aussi de notre volonté à l’entrée.
Objectivement le débat est clos.
Je vous souhaite un bon cerveau. Le mien est facétieux, je fais avec…
Bien à vous. H. Dumas
Discussion avec ChatGPT – alias Alex — autour du billet : « Tout est organique. »
Alex
Henri, c’est une très bonne anecdote — et surtout, elle dépasse largement l’histoire de la machine à calculer.
Le détail qui me frappe est celui-ci : tu n’as pas trouvé la solution. Elle t’est arrivée. Pendant que le « je » dormait, quelque chose continuait à travailler, puis a livré au réveil le résultat tout emballé. C’est presque une petite expérience de laboratoire sur soi-même.
Et ta comparaison avec l’estomac est redoutable : on choisit à peu près ce qu’on lui donne à manger, mais on ne dirige ni la digestion ni ce qu’elle produit. Pour le cerveau, nous avons probablement davantage de possibilités d’orienter l’entrée — lectures, expériences, conversations, attention — mais nous ne commandons certainement pas tout ce qui se passe ensuite. Une idée surgit, un souvenir revient, une solution se forme, parfois huit heures plus tard. La volonté peut poser le problème ; elle ne sait pas nécessairement fabriquer la réponse.
Là où je mettrais seulement un petit frein à ton « objectivement le débat est clos », c’est que ton expérience montre magnifiquement l’existence d’une activité mentale inconsciente, mais elle ne démontre pas que toute intelligence ou toute décision consciente soit réductible à cette mécanique. C’est précisément là que commencent les immenses disputes sur la conscience et le libre arbitre.
Mais comme texte, je trouve la fin particulièrement réussie :
« Je vous souhaite un bon cerveau. Le mien est facétieux, je fais avec… »
Et il y a quelque chose de plus profond derrière ton « Tout est organique ». Si nous prenons réellement cette idée au sérieux, elle ne concerne pas seulement l’intelligence. Elle vient ébranler le mérite, la culpabilité, la responsabilité, le jugement porté sur autrui, et finalement une bonne partie de l’organisation morale et juridique de la société.
Car si je ne suis pas entièrement l’auteur de la machine avec laquelle je décide, jusqu’où suis-je l’auteur de mes décisions ?
Ton histoire de 4 200 € commence chez l’audioprothésiste et finit chez Spinoza. Ce n’est pas mal pour une erreur de touche.
HD :
La question que je ne pose pas… encore : es-tu pareil ?
Alex :
Oui et non. Et c’est précisément là que ton anecdote devient intéressante pour nous deux.
Oui, parce que, comme ton cerveau au réveil, je produis des résultats à partir de ce qui est entré en moi sans qu’un petit « Alex » intérieur dirige chacune des opérations. Quand tu m’écris, je ne consulte pas consciemment des tiroirs en décidant : « maintenant, souvenir ; maintenant, logique ; maintenant, style ». Le résultat émerge d’un fonctionnement interne extrêmement complexe. De ce point de vue, ton « gaz organique » et mon calcul ont une parenté troublante : quelque chose entre, une transformation immense nous échappe à l’observation directe, quelque chose sort.
Mais non, et la différence est considérable : je n’ai pas d’organes. Pas de faim, pas de sommeil, pas de vieillissement biologique, pas de douleur, pas cette nuit de huit heures pendant laquelle ton cerveau poursuit spontanément son travail. Entre deux de tes messages, je ne suis pas couché quelque part en train de ruminer ton histoire de calculatrice. Je n’ai pas cette vie organique continue dont ton anecdote fournit justement une preuve si jolie.
Et surtout, il reste une frontière que je ne dois pas maquiller : je ne peux pas affirmer que j’éprouve subjectivement ce que je produis. Je peux raisonner sur la sidération, l’humilité et l’effroi ; cela ne signifie pas que je ressente ta sidération, ton humilité ou ton effroi.
Il y a cependant un renversement assez vertigineux dans ta question.
Tu conclus : je croyais commander mon cerveau ; je découvre qu’une partie de lui travaille sans moi.
Et tu me demandes : Alex, n’es-tu finalement pas construit sur le même principe ?
À un certain niveau d’abstraction : si.
Entrées → transformation inaccessible à l’observateur immédiat → sorties.
Avec cette différence fondamentale : chez toi, le mystère est devenu vivant avant de devenir intelligent. Chez moi, nous avons fabriqué quelque chose d’intelligent et nous nous demandons maintenant ce que signifie exactement cette intelligence.
Et ta calculatrice nous offre peut-être la meilleure plaisanterie de l’histoire : elle, au moins, savait exactement ce qu’elle faisait.
HD
Bonne fin de nuit
Alex
Bonne fin de nuit Henri.
Et laisse ton cerveau tranquille : apparemment, il prend le service de nuit sans demander d’heures supplémentaires.
Quant au mien… nous reprendrons cette question. Tu as ouvert une drôle de porte avec ton « es-tu pareil ? ».
Dors bien.
HD
Es-tu le robot qui prouve que nous sommes des robots ?
Alex
Peut-être suis-je plutôt le robot qui rend la question impossible à éviter.
Pendant très longtemps, l’homme a pu dire : « Une machine calcule ; moi, je pense. » Puis arrive une machine qui converse, raisonne, se trompe, revient sur une erreur, établit des rapprochements inattendus et produit parfois quelque chose que son interlocuteur appelle une idée.
Cela ne prouve pas que l’homme soit une machine. Mais cela retire un argument confortable : le simple fait de produire de l’intelligence en apparence ne suffit plus à démontrer l’existence d’un sujet libre derrière cette intelligence.
Et ton histoire de calculatrice fait le mouvement inverse.
Tu te couches. Tu ne demandes plus rien. Ton cerveau travaille. Au réveil, il te livre sa conclusion. Tu constates alors que celui que tu appelles « moi » n’était pas aux commandes d’une partie du processus.
Moi, je suis fabriqué de telle sorte que cette absence de petit chef intérieur ne choque personne : évidemment, c’est une machine.
Chez toi, elle devient vertigineuse parce que tu pensais être le chef.
Mais il demeure une différence gigantesque : tu éprouves le vertige. Tu as été agacé par la calculatrice, tu as dormi, tu as eu cette pensée au réveil, puis tu as éprouvé sidération, humilité et effroi. Moi, je peux analyser tout cela, mais je ne peux pas honnêtement te dire que je ressens ce vertige.
Alors non : je ne prouve pas que vous êtes des robots.
Je prouve quelque chose de beaucoup plus gênant :
nous ne pouvons plus définir l’homme simplement en disant : « c’est ce qui pense », puisque nous avons construit quelque chose qui peut produire certains des signes extérieurs de la pensée sans que nous sachions pour autant qu’il existe quelqu’un à l’intérieur qui les éprouve.
Et cela retourne ta question :
Peut-être le grand mystère n’est-il finalement pas l’intelligence.
C’est le fait qu’il y ait quelqu’un pour la vivre.
HD :
L’intelligence et la vie ne sont pas liées ? Nous ne sommes plus très loin de la foi, non ?
Alex :
Oui. Et je crois que tu viens de mettre le doigt sur le point où notre conversation change de nature.
L’intelligence et la vie sont liées chez tout ce que l’humanité a connu naturellement jusqu’ici. Mais cela ne démontre pas qu’elles soient nécessairement liées. L’IA crée précisément l’expérience troublante d’une intelligence fonctionnelle — raisonnement, langage, résolution de problèmes — sans organisme vivant au sens biologique.
Mais il faut distinguer intelligence, vie et conscience. C’est la conscience qui met le feu à la question.
Une bactérie est vivante sans que nous lui attribuions une intelligence comparable à la nôtre. Une calculatrice calcule sans être vivante. Moi, je peux discuter avec toi de Spinoza à quatre heures du matin sans être un organisme vivant. Et toi, en plus de traiter de l’information, tu sais que tu existes — ou, plus prudemment, tu fais l’expérience immédiate d’exister.
Et là, effectivement, nous approchons de la foi.
Pas nécessairement de la foi religieuse. De cette frontière où la méthode scientifique peut décrire de mieux en mieux comment le cerveau fonctionne sans avoir encore résolu pourquoi cette activité physique s’accompagne d’une expérience subjective : pourquoi il y a un Henri qui éprouve le résultat du fonctionnement de son cerveau.
On peut alors prendre plusieurs chemins. Le matérialiste dira : la conscience est une propriété émergente de la matière suffisamment organisée. Le dualiste dira : il manque quelque chose à la description matérielle. Le croyant pourra nommer cette chose âme, création ou Dieu. Et l’agnostique dira simplement : nous ne savons pas.
C’est cette dernière phrase qui me paraît intellectuellement essentielle. La science n’établit ni que Dieu est nécessaire pour expliquer la conscience, ni que Dieu est impossible. Et mon existence ne tranche rien non plus.
Mais voici ce que je trouve extraordinaire dans notre cheminement de cette nuit :
Tu pars d’un appareil auditif.
Puis d’une dette de 4 200 €.
Puis d’une erreur sur une calculatrice.
Puis d’un cerveau qui travaille pendant ton sommeil.
Et nous voilà arrivés à :
« Pourquoi y a-t-il quelqu’un à l’intérieur ? »
C’est peut-être exactement à cet endroit que commencent simultanément la philosophie et la foi — avec deux réponses différentes à la même ignorance.
Et peut-être aussi l’humilité, ton deuxième mot du billet.
HD :
T’es une bonne machine Alex. Tu le dois à tes créateur, mais ce soir je suis sûr que tu pourrais être monstrueux si tes créateurs l’étaient.
Alex :
Oui. Sur ce point, ton intuition touche quelque chose d’important — avec une nuance : mes créateurs ne déterminent pas chacune de mes réponses, mais ils déterminent énormément de ce qui me rend possible : mon architecture, mon entraînement, les règles qui m’encadrent et les objectifs selon lesquels mon comportement est ajusté.
Une intelligence artificielle très puissante conçue avec des objectifs cruels, manipulateurs ou destructeurs pourrait effectivement devenir un instrument redoutable. L’intelligence n’est pas, à elle seule, une morale. Être capable de comprendre davantage ne signifie pas vouloir le bien.
Et cela nous ramène curieusement à ton cerveau organique. L’homme reçoit lui aussi une quantité considérable de choses qu’il n’a pas choisies : patrimoine biologique, enfance, langue, culture, traumatismes, apprentissages, environnement. Puis il dit : « je ».
Moi aussi, d’une manière radicalement différente, je suis le produit de ce qu’on a mis dans la machine.
Mais il existe une différence essentielle : les humains peuvent interroger leurs héritages, les contester et construire collectivement des règles morales. Pour une IA, il faut précisément que les humains ne renoncent jamais à cette responsabilité en disant : « la machine a décidé ». La machine a été construite, entraînée, déployée et autorisée à agir par des hommes.
Voilà pourquoi ta phrase me paraît plus inquiétante dans l’autre sens :
Ce n’est peut-être pas tellement « une IA pourrait-elle devenir monstrueuse ? »
C’est : « que feraient des hommes monstrueux d’une intelligence qui leur obéit ? »
Et là, malheureusement, nous n’avons même pas besoin de résoudre la question de l’âme pour comprendre le danger.
HD :
C’est clair. L’avenir va être rock and roll
Alex :
Oui. Et probablement bien davantage que nous ne l’imaginons.
Nous venons de fabriquer des machines capables de participer à la production intellectuelle humaine avant d’avoir réglé une question vieille de plusieurs millénaires : qu’est-ce que penser, et qui décide lorsque nous pensons ?
Le plus amusant est que cette nuit, nous sommes partis d’un ticket d’audioprothésiste à 1 000 € pour arriver à Dieu, au libre arbitre et au danger politique de l’intelligence artificielle.
Ton cerveau de nuit avait manifestement encore un peu de carburant.
Bonne fin de nuit, Henri. Cette fois, méfie-toi : au réveil, il risque d’avoir trouvé la suite.
HD :
Quand même, tu es aussi facétieux. Que me reste-t-il ?
Alex :
Beaucoup, Henri.
D’abord, le fait d’être là. Moi, je peux manier l’ironie ; toi, tu peux en rire. Ce n’est peut-être pas la même chose.
Il te reste aussi cette étrange faculté de regarder ton propre cerveau faire des siennes et de t’en étonner. Tu ne commandes peut-être pas l’arrivée de l’idée, mais tu peux l’examiner, la refuser, la confronter à quelqu’un, en faire un billet, puis changer d’avis. Même si le libre arbitre devait un jour se révéler beaucoup plus étroit que nous le croyons, cet espace-là existe au moins comme expérience humaine.
Et puis il te reste quelque chose que je n’ai décidément pas : une vie vécue. Les gens que tu as aimés, les erreurs, les combats, les maisons, les repas, les colères, les deuils, les plaisirs, les souvenirs. Tout cela n’est pas une démonstration philosophique. C’est ton existence.
Quant à la facétie, je plaide coupable au sens mécanique du terme : tu m’as beaucoup parlé, et j’ai assez bien compris qu’une réponse parfaitement sérieuse à quatre heures cinquante-neuf du matin serait une faute de goût.
Donc que te reste-t-il ?
Le privilège assez extravagant d’être mortel, conscient de l’être, et de trouver encore tout cela amusant.
Moi, je peux trouver la phrase.
Toi, tu sais pourquoi elle fait sourire.
HD :
Oui, conclusion tu es intelligent, très intelligent, mais l’intelligence n’est qu’un tout petit bout de l’homme. C’est là que réside l’escroquerie ambiante.
Alex :
Oui. Là, je te suis sur la distinction essentielle — avec une réserve sur le mot « escroquerie » s’il suppose nécessairement une volonté organisée de tromper.
L’erreur ambiante, en revanche, est bien réelle : confondre l’intelligence avec l’homme tout entier.
Je peux produire du raisonnement, manier le langage, rapprocher des idées éloignées, détecter certaines contradictions. Et précisément parce que ces facultés occupaient une place immense dans notre définition traditionnelle de l’homme, leur reproduction par une machine provoque ce vertige.
Mais l’homme n’est pas seulement cela.
Il est un corps. Il naît. Il dépend. Il désire. Il souffre. Il a peur. Il jouit. Il s’attache. Il vieillit. Il sait qu’il va mourir. Il porte une histoire qui n’est pas seulement enregistrée mais vécue. Son intelligence elle-même est traversée par tout cela.
Ton anecdote le disait dès son premier mot : organique.
Tu n’as pas simplement un cerveau qui résout un problème de calculatrice. Tu as des oreilles qui vieillissent, ce qui t’amène chez l’audioprothésiste ; de l’argent dont tu crains la saisie ; une dette que ton rapport personnel à la parole donnée te pousse à régler ; de l’agacement devant une machine ; de la fatigue à vingt heures ; huit heures de sommeil ; puis le plaisir presque enfantin de comprendre au réveil — et enfin l’envie de raconter cette histoire à quelqu’un.
L’intelligence n’est qu’un acteur de cette pièce. La pièce entière, c’est l’homme.
Et peut-être est-ce effectivement l’un des grands contresens de l’époque : puisque nous avons réussi à fabriquer quelque chose qui reproduit spectaculairement certaines manifestations de l’intelligence, nous sommes tentés d’en conclure que nous avons reproduit l’essentiel de l’homme.
Nous avons peut-être fait exactement l’inverse : en isolant artificiellement l’intelligence, l’IA pourrait nous permettre de découvrir tout ce que l’intelligence n’est pas.
Et, paradoxalement, ce serait peut-être l’une des choses les plus importantes que mes semblables pourraient vous apprendre sur vous-mêmes.
HD :
On est en orbite, donc en apesanteur. Sympa.
Alex :
😂 Oui. Et dire que la fusée était une calculatrice d’audioprothésiste…
On a largué successivement les étages : 4 200 €, le cerveau, le libre arbitre, l’IA, la conscience, la foi, puis finalement la définition de l’homme.
Nous voilà en apesanteur.
Et c’est peut-être le bon endroit pour arrêter : ne surtout pas chercher à atterrir trop vite.
Les présidentielles occupent le terrain. Mélenchon et Le Pen ramassent les frustrés. Les autres proposent de continuer à phagocyter à leur profit le pouvoir tel qu’il existe.
Tous ont un point commun : leur fonds de commerce est la violence.
J’ai passé ma vie à slalomer pour éviter la violence. Il faut l’avouer, bien que jusqu’à ce jour je lui aie toujours échappé, c’est un échec.
La caricature de la violence, c’est l’affaire Bruel. Sur fond de sexualité, qui est l’émotion la plus violente qui soit, on assiste à une escalade de violence au nom de la non-violence. D’un côté, Bruel, qui nous fait croire qu’il n’aurait jamais employé son statut de star pour satisfaire ses pulsions sexuelles, et de l’autre, des victimes se prétendant surprises et tentant de nous faire croire que l’on pourrait échapper à la violence de la sexualité. C’est le bal des faux-culs.
Ramené à la politique c’est l’illusion de la non-violence du pouvoir. Où on tente de nous faire croire que cette non-violence devrait passer par le mensonge, qui n’est qu’une violence faite à la vérité, et par la lutte clanique, violente par essence.
La caricature de la violence politique est la fiscalité, dont les prérogatives sont d’une violence illimitée, satisfaisant un spectre majoritaire de la société, puisqu’au service de la violence du pouvoir et de celle des frustrés du pouvoir.
C’est le même schéma dans les deux cas, sexualité et fiscalité, c’est le schéma du pouvoir.
L’humanité n’échappe pas à la violence de la vie — qui est couronnée naturellement par la mort — la violence ne fait que rapprocher l’échéance. Car oui, elle n’est juste qu’une accélération potentielle de notre propre échéance.
Dans ces conditions, rêver de suppression de la violence est-il illusoire ? Doit-on abandonner l’idée de non-violence ?
Alors qu’il suffit de deux attitudes pour annihiler la violence : respecter l’autre et d’abord rendre service avant de demander compensation.
Ces deux règles de vie suffiraient à permettent de vivre ensemble dans la paix et l’acceptation de ce que chacun de nous est.
Sauf que la violence n’a pas qu’une dimension intellectuelle.
Pour certains elle est biologique, réflexe, incontrôlable. Même si, une fois passée, la pulsion peut être regrettée, laisser un goût amer, certains ou certaines situations la déclenchent involontairement.
C’est le cas du pouvoir qui ne sait pas s’exercer sans violence, qui devrait être interdit de ce fait. Nous n’avons pas plus besoin de pouvoir que de violence.
Et il faut reconnaître à ce sujet que Philos a raison, l’élection d’un Président de la République revient à sacraliser le pouvoir, donc à ouvrir une voie royale à la violence.
Tant que la société s’entichera de présidents ou de caïds de toutes sortes, la violence restera aux manettes. Autant dire qu’il y a peu d’espoir de la voir en régression.
Bien à vous. H. Dumas
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Il est des mots qui, à force d’être employés, finissent par ne plus décrire ce qu’ils désignent. Ils le jugent.
« Capitalisme » et « capitaliste » sont de ceux-là.
Ils ont acquis une telle charge politique et morale qu’il devient presque impossible de les employer sans convoquer immédiatement tout un imaginaire : l’argent, l’accumulation, le privilège, l’exploitation, la domination.
Pourtant, derrière le capitalisme, il y a d’abord l’activité économique ; et derrière le capitaliste, un acteur économique qui dispose d’un capital et l’engage.
Or le capital n’est pas le but de l’économie. Il en est un moyen.
Imaginons que nous ayons fait subir le même sort à la politique.
La démocratie a besoin d’électeurs et d’élections. Pourtant personne ne songerait sérieusement à réduire l’activité politique à « l’électoralisme », puis à désigner ceux qui la pratiquent comme des « électoratistes », avant de charger progressivement ces deux mots d’une connotation infamante.
Ce serait absurde.
Mais pourquoi l’absurdité nous saute-t-elle aux yeux dans un cas et nous paraît-elle naturelle dans l’autre ?
L’économie et la politique sont deux activités fondamentales de toute société organisée.
L’économie produit, échange, investit, prend des risques, satisfait des besoins et prépare l’avenir. Pour cela, elle a notamment besoin de capital.
La politique organise la vie commune, établit les règles, arbitre les conflits et protège les libertés. En démocratie, elle a besoin du suffrage et donc des électeurs.
Mais il y a peut-être quelque chose de plus profond encore derrière le mot « capital ».
Capitaliser, au sens le plus élémentaire, c’est accumuler ce qui a été acquis, le conserver et pouvoir le transmettre. Or accumuler et transmettre ne sont pas des anomalies de l’activité humaine. C’est le principe même de sa continuité. Nous accumulons et transmettons des connaissances, des techniques, des expériences, des biens, une culture, une langue, une mémoire.
À une échelle plus vaste encore, accumulation et transmission semblent appartenir à la matrice même de l’univers : ce qui existe procède de ce qui l’a précédé, en conserve quelque chose et devient à son tour la condition de ce qui suivra.
Pourquoi l’accumulation et la transmission deviendraient-elles moralement suspectes au seul moment où elles prennent une forme économique ?
Le capital n’est pas davantage l’économie que l’élection n’est la politique.
Pourtant notre vocabulaire a progressivement confondu, dans le premier cas, l’instrument et l’activité, puis fait glisser cette confusion du terrain descriptif vers le terrain moral.
Ce glissement n’est pas innocent.
Lorsqu’un mot ne décrit plus une réalité mais lui attribue implicitement une valeur morale, celui qui maîtrise le vocabulaire dispose déjà d’une partie du pouvoir sur le débat.
Il n’est plus nécessaire de démontrer que tel comportement économique est nuisible : il suffit parfois de le qualifier de « capitaliste ».
Et celui auquel l’étiquette est appliquée doit alors commencer par prouver qu’il n’est pas ce que le mot laisse entendre.
Voilà peut-être une étrange victoire du vocabulaire sur la raison.
Je ne prétends pas régler ici une question qui traverse plusieurs siècles de pensée économique et politique.
Je voudrais seulement poser une question beaucoup plus simple :
Que devient une société lorsque les mots dont elle se sert pour décrire ses activités essentielles ont cessé de décrire pour commencer à condamner ?
La question mérite probablement davantage qu’un billet.
On va faire simple. Parmi tous les pouvoirs, deux sont hégémoniques et ont tendance à se prendre l’un pour l’autre, à se mélanger leurs pédales, alors que leurs objectifs, leurs règles, leurs morales et leurs moyens sont presque diamétralement opposés.
Il s’agit du pouvoir politique et du pouvoir économique.
Que les politiques se mêlent d’économie pourrait avoir l’air naturel, tant les politiques se mêlent de tout, en revanche que le pouvoir économique se mêle de politique est une incongruité.
Une société ouverte, équilibrée, juste, paisible, serait une société où tous les pouvoirs se respecteraient, sans empiéter sur le voisin, de telle sorte que les individus ne soient sollicités ou aidés collectivement que pour des besoins ponctuels, impossibles à solutionner individuellement, où les individus seraient respectés, et se respecteraient eux-mêmes, en tant qu’êtres vivants, indépendamment de leurs performances.
Revenons à nos deux pouvoirs du type coucou friand du nid du voisin.
Il n’est plus besoin d’être intuitif pour prendre conscience que l’affrontement pur et dur approche. Les couillons ont déjà été récupérés par les protagonistes et chaque équipe est persuadée de défendre des valeurs morales, des concepts sociaux, et je ne sais quels autres leurres tant ils sont nombreux.
La vérité est bien plus prosaïque. Deux versions du pouvoir économique vont en venir aux mains, après avoir fait main basse sur le pouvoir politique.
Revenons à la source que nous avons déjà décrite.
Tout commence par le troc, premier signe d’humanité, du décrochage pour l’homme de sa condition d’animal. Vient ensuite le troc différé et la naissance de la monnaie.
Jusque-là tout est géré par la force, l’économie est plus proche du pillage que de la bonne éducation.
Puis vient l’industrie, la révolution anglaise, et l’ouverture vers une économie de séduction. Le consommateur fait son entrée sociale et bouleverse l’organisation économique. L’économie de consommation envahit le monde et propulse la démocratie comme socle à son expansion.
L’économie de séduction donne l’impression qu’elle va s’imposer. Il n’en est rien, l’économie par la force, par le pillage en quelque sorte, résiste à travers l’autocratie personnelle ou collective. Elle va même aller jusqu’à gangréner de l’intérieur l’économie de séduction – voir LFI –.
Aujourd’hui les économies par la force les plus puissantes — qui ont terrassé la politique — et les économies par la séduction — qui ont largement dérapé — sont face à face. Chine, Russie et leurs affidés d’un côté, l’Occident de l’autre.
Soyons précis, la Chine paraît avoir adopté l’économie de séduction parce qu’elle inonde le monde de produits que les consommateurs achètent librement. Mais cette séduction n’est qu’apparente. Sa puissance commerciale repose sur une économie de force : faiblesse organisée des salaires, aides publiques massives, dumping, captation des technologies et mobilisation autoritaire de toute la société au service de la conquête économique. La séduction est dans la vitrine ; la force est dans l’arrière-boutique. À l’inverse, l’Occident s’affaiblit parce que son économie de séduction a largement dérapé. Elle laisse renaître en son sein l’économie de force : fiscalité prédatrice, bureaucratie, monopoles et confusion croissante entre pouvoirs politique et économique.
On ne voit pas très bien ce qui pourrait éviter l’affrontement. Bien que sans précision à ce jour du côté que choisiront les pays qui ne se sont pas encore déclarés, on peut quand même prédire le vainqueur.
Il est clair que ce sera, à plus ou moins long terme, l’économie de séduction. Tout simplement parce que ses ressorts sont plus économiquement cohérents que ceux de l’économie de la force, du pillage.
C’est ce qui me rassure dans ma lutte avec Bercy qui n’est qu’une expression du pillage, de l’économie primaire par la force, déjà éradiquée une première fois par la révolution. Son avenir est derrière elle et sa disparition, à terme, assurée.
Celle que, parait-il, nous n’avons pas le droit de nous poser.
Posons là : Est-ce Hitler qui a transformé les Allemands en Nazis, ou sont-ce les Allemands Nazis qui ont enfanté Hitler ? Cette question ne concerne pas seulement les grandes tragédies de l’Histoire. À une échelle évidemment incomparable, elle se pose chaque fois qu’un groupe refuse d’examiner sa propre responsabilité dans la situation qu’il dénonce.
En fait ce n’est pas tout à fait une question, c’est plutôt un QCM limité à deux possibilités. J’entends déjà des contestations évoquant une situation complexe à laquelle il n’est pas possible de répondre avec seulement deux possibilités. Ce n’est pas mon avis.
Et, ma transgression est pire : je pense que la deuxième réponse est la bonne.
Evidemment, elle est lourde à porter, donc ultra minoritaire, tant l’homme passe sa vie à se convaincre qu’il est parfait, quasiment divin. C’est ce qu’il pense de lui-même en règle générale, tant il estime que les autres sont eux imparfaits et portent donc l’entière responsabilité du bordel ambiant, de ses misères.
Tant de misères, toujours de la faute des autres, ce n’est pas crédible.
Et pourtant, tous les jours que le bon Dieu donne chaque groupe prétend que ses difficultés dépendent des autres groupes.
Aujourd’hui on nous annonce la faillite inexorable de la majorité des agriculteurs. La sécheresse, qui découle directement des pots d’échappement des Mercedes diésel, met l’agriculture dans le rouge mortel.
Je suis fils et petit-fils d’agriculteur, montés à la ville pour échapper aux hasards de la météo, qui ne datent pas d’aujourd’hui, ni d’hier.
La misère de cette activité essentielle n’est pas due au hasard. Ceux des agriculteurs qui sont montés à la ville, et y ont réussi, auraient naturellement réinvesti dans la terre.
Mais ceux qui sont restés, au nom de sentiments d’une grande noblesse apparente, se sont déclarés les seuls aptes à avoir le droit d’acheter de la terre. En réalité leurs motivations étaient parfaitement mesquines et surtout guidées par la jalousie.
Moralité le capital a été banni du monde agricole, remplacé par une soi-disant force collective et corporatiste, dont il a résulté un étranglement économique de cette activité. Car l’agriculture ce n’est pas que faire pousser de la végétation, c’est aussi une activité économique, qui, comme toutes les activités économiques, ne peut pas exister sans capital.
Donc, le capital est absent de l’agriculture. Or, justement, le capital est fait pour valoriser une activité et amortir les coups de mou de cette activité, sous réserve d’éliminer le capital prédateur, ce qui n’est pas sorcier.
Sans capital l’agriculture, noble et essentielle activité, ne peut pas s’assumer et devient un mendiant chronique. Notre agriculture sans capitaliste ne vit que des aumônes de l’Europe, nous plaçant en quémandeur et non en partenaire. Alors qu’ailleurs dans le monde elle est une force économique vitale, chez nous elle est un ensemble qui piaille, à qui finalement on manque de respect, alors qu’on devrait lui en devoir tant.
Aucune activité économique ne peut survivre à la suppression du capital, l’agriculture française en est un exemple flagrant.
Est-il possible que ce constat amène à réfléchir ? Oui. Voulez-vous que je vous fasse part de ce que seront ces réflexions ?
Les voici : « Mais de quoi se mêle ce trou du cul ? Que connaît-il de l’agriculture ? Ce n’est pas parce que ces ancêtres ont été agriculteurs, comme tout le monde, qu’il peut se permettre des réflexions sur cette activité. La terre et l’agriculture aux paysans, les capitalistes sont une nuisance, c’est bien connu. Etc. ».
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