On en a marre du communisme !

On en a marre du communisme !

Si la France doit se retourner sur son passé, la date de référence ne peut être que 1945. Au lendemain de la guerre, une nouvelle ère s’est ouverte, marquée par l’existence d’un parti communiste fort de 28 % des voix. Et armé ! comme le soulignait le général de Gaulle à un résistant venu le visiter à son ministère.

Le statut de la fonction publique, les grandes nationalisations, le statut du fermage, la dictature syndicale datent de cette époque. La France a été marquée de façon indélébile par le communisme, ses pompes et ses œuvres en 1945 et ne s’en est toujours pas relevée. Le plus grave est l’empreinte intellectuelle qui s’est appesantie sur le pays. Le communisme est devenu « l’avenir indépassable » de la France. Nous en sommes toujours là.

Le plus grave est qu’aucun mouvement intellectuel hostile au communisme n’ait pu naître au cours de ces trois quarts de siècle. Aucun parti politique n’a non plus vu le jour, qui eût défendu la liberté, la propriété, la libre entreprise. On pourra toujours citer ici ou là une phrase célébrant ces valeurs dans un programme électoral, mais il ne sera pas difficile de montrer  que ces « paroles verbales » n’engageaient à rien.

Les instances judiciaires suprêmes de notre pays se sont pliées sans difficulté aux conséquences du communisme, alors même que la Constitution les obligeait à condamner les atteintes aux « droits naturels et imprescriptibles de l’homme, que sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. » (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, article 2).

En dépit de cette imprégnation délétère, le corps et l’esprit de la nation sont restés sains. Ils se sont simplement habitués à voir leur sentiment profond nié et combattu par la doctrine officielle et à être insultés quotidiennement par une petite meute de hyènes et de chacals installée à la tête des médias par des capitalistes faisant leurs affaires avec l’Etat (ou ne pouvant en faire sans lui) et indifférents au sort de la France.

Même la création de l’Union européenne n’a pu inverser cette tendance mortifère. Les hauts fonctionnaires français ont colonisé la Commission européenne de façon à éviter les sanctions que notre pays encourrait en permanence pour violation des règles communautaires qu’il avait pourtant votées. Depuis l’Europe se traîne, pour ne pas dire se vautre, et rien de positif n’en sort, alors même que ses fondateurs, socialistes pour la plupart, étaient animés de l’idée, pourtant contraire à leur doctrine, que la liberté était l’avenir de l’homme et de notre continent.

Les « souverainistes » sont une curieuse engeance. Ils ne jurent que par nos institutions nationales, alors que celles-ci, loin de garantir nos libertés, les bafouent quotidiennement pour la plus grande satisfaction de nos hauts, moyens et petits fonctionnaires. Un vrai souverainiste ne peut être que pro-européen, s’il veut faire preuve d’un peu de cohérence. Mais il préfère prendre des poses et se faire applaudir par de braves gens qui n’ont pas bien compris le film.

Un chiffre en passant, juste pour rire un peu : l’Europe qui nous ruine nous coûte chaque année …9 milliards d’euros (différence entre ce que nous payons et ce que nous touchons) ! Pendant ce temps, la France, chaque année, verse à ses habitants 815 milliards d’euros de prestations sociales (dans des conditions d’ailleurs illégales au regard des règles européennes qui ont supprimé tout monopole social et qui nous permettraient, si on les appliquait, de faire des économies décisives au profit des Français).

L’élection présidentielle de 2022 nous permettra-t-elle d’échapper à la malédiction du communisme ? Le seul candidat qui semble le proposer est Eric Zemmour, même si ses propositions se contredisent souvent et manquent singulièrement de consistance économique. Mais du moins veut-il donner un coup de pied dans la fourmilière. Ce simple coup de pied peut offrir sa chance à la France, car il donnerait le pouvoir aux Français, après des décennies de frustration.

Ma conviction est que le temps du changement est venu. Je ne tire ma science d’aucune divination, mais simplement de la considération des dates. Soixante-dix sept ans nous séparent de 1945. Il est donc largement temps de changer !

Claude Reichman

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6 réflexions sur « On en a marre du communisme ! »

  1. Le temps du changement vraiment ? J’aimerais y croire mais j’en doute fort.

    Quelques exemples en vrac : la cotisation maladie subsidiaire et la PUMa.

    La justice , un arrêt vraiment scandaleux rendu par Bruno Pireyre, digne successeur de Xavier Prétot à la 2ème civile, même les juges de première instance refusent de suivre :

    https://blog.bornhauser-avocats.fr/2021/04/contentieux-puma-la-resistance-des-juges-contre-larret-de-la-2chambre-de-la-cour-de-cassation-samplifie/

    2 ème civile : 28 Janvier 2021, n°19-22.255

    L’état de nos facultés les communistes y répondent leur idées pernicieuses.

    Par exemple une thèse faculté de droit de Nanterre : L’étranger et la protection sociale

    https://www.theses.fr/2015PA100145

    Dans le jury Antoine Lyon Caen et Xavier Prétot bien entendu.

    Rien que le résumé de cette thèse est plus que significatif :

    —— Invitant à réfléchir sur l’appartenance au groupe dans le domaine de la protection sociale, la thèse contribue à éclairer cette dernière et appelle à repenser la condition de l’étranger. L’observation de la construction de l’État social révèle à quel point celui-ci est lié à l’État-Nation. La solidarité, maître-mot de la protection sociale, s’est développée dans le périmètre de l’État-Nation. N’appartenant pas au groupe national, l’étranger, à moins d’être rattaché à la collectivité des travailleurs, a été exclu du cercle de la solidarité. La construction européenne et la montée en puissance des droits de l’homme ont toutefois conduit à délégitimer la condition de nationalité pour faire prévaloir l’égalité. Alors, la voie s’est ouverte pour que se concrétise le projet d’une protection sociale universelle, i.e. applicable à toutes les personnes, en tant que membres de la société, résidant sur le territoire français. La nationalité a laissé place à la résidence. Pareil passage s’est inscrit dans un double contexte. Dans l’ordre interne d’une part, les préoccupations relatives à la maîtrise de l’immigration ont conduit à réorganiser la protection sociale de l’étranger autour de l’exigence de régularité du séjour. Plus libéral, un tel régime conserve néanmoins l’empreinte de la nationalité. L’approfondissement de l’intégration européenne et la promotion d’une nouvelle citoyenneté sociale, d’autre part, font du droit de l’UE un laboratoire incitant à ouvrir le champ des possibles. De son étude, émerge un critère universel d’accès à la protection sociale organisé moins autour du lien à l’État qu’à la société, un lien non plus de nationalité mais d’intégration. ——

    Le récent espace santé informatisé de la Sécu, un grand merci à Castex et Macron pour avoir bafoué une fois de plus le secret médical.

    C’est bien plus qu’un Zemmour qu’il nous faut, c’est un bataillon entier de Thatcher et de Mac Carthy qui nous manque.

  2. Le temps du changement vraiment ? J’aimerais y croire mais j’en doute fort.

    Quelques exemples en vrac : la cotisation maladie subsidiaire et la PUMa.

    La justice , un arrêt vraiment scandaleux rendu par Bruno Pireyre, digne successeur de Xavier Prétot à la 2ème civile, même les juges de première instance refusent de suivre :

    https://blog.bornhauser-avocats.fr/2021/04/contentieux-puma-la-resistance-des-juges-contre-larret-de-la-2chambre-de-la-cour-de-cassation-samplifie/

    2 ème civile : 28 Janvier 2021, n°19-22.255

    L’état de nos facultés les communistes y répandent leurs idées pernicieuses.

    Par exemple une thèse faculté de droit de Nanterre : L’étranger et la protection sociale

    https://www.theses.fr/2015PA100145

    Dans le jury Antoine Lyon Caen et Xavier Prétot bien entendu.

    Rien que le résumé de cette thèse est plus que significatif :

    —— Invitant à réfléchir sur l’appartenance au groupe dans le domaine de la protection sociale, la thèse contribue à éclairer cette dernière et appelle à repenser la condition de l’étranger. L’observation de la construction de l’État social révèle à quel point celui-ci est lié à l’État-Nation. La solidarité, maître-mot de la protection sociale, s’est développée dans le périmètre de l’État-Nation. N’appartenant pas au groupe national, l’étranger, à moins d’être rattaché à la collectivité des travailleurs, a été exclu du cercle de la solidarité. La construction européenne et la montée en puissance des droits de l’homme ont toutefois conduit à délégitimer la condition de nationalité pour faire prévaloir l’égalité. Alors, la voie s’est ouverte pour que se concrétise le projet d’une protection sociale universelle, i.e. applicable à toutes les personnes, en tant que membres de la société, résidant sur le territoire français. La nationalité a laissé place à la résidence. Pareil passage s’est inscrit dans un double contexte. Dans l’ordre interne d’une part, les préoccupations relatives à la maîtrise de l’immigration ont conduit à réorganiser la protection sociale de l’étranger autour de l’exigence de régularité du séjour. Plus libéral, un tel régime conserve néanmoins l’empreinte de la nationalité. L’approfondissement de l’intégration européenne et la promotion d’une nouvelle citoyenneté sociale, d’autre part, font du droit de l’UE un laboratoire incitant à ouvrir le champ des possibles. De son étude, émerge un critère universel d’accès à la protection sociale organisé moins autour du lien à l’État qu’à la société, un lien non plus de nationalité mais d’intégration. ——

    Le récent espace santé informatisé de la Sécu, un grand merci à Castex et Macron pour avoir bafoué une fois de plus le secret médical.

    C’est bien plus qu’un Zemmour qu’il nous faut, c’est un bataillon entier de Thatcher et de Mac Carthy dont nous avons besoin.

  3. Merci pour ce rappel de l’histoire et votre partage d’expérience.
    Je suis d’accord avec vous, il est grand temps que tout change : pour de vrai et non seulement dans les promesses électorales.

    M. Reichman, nul doute pour moi que vous êtes un homme d’expérience, que l’on pourrait qualifier de sage et que lorsqu’il est question de combats à mener, vous savez de quoi vous parlez.

    ‘il faudra toujours se battre.
    Evidemment. Comment on ferait autrement ?
    C’est ce qui fait la vie. Je ne connais rien d’autre, et vous ?
    Je veux dire, si vous connaissez autre chose, prévenez moi.’
    VAN MORRISON

    Ma conviction est que la solution se trouve ailleurs que dans l’homme ou la femme providentielle.

    Avez-vous des exemples quelque part dans le monde où le peuple est ou a été souverain ?

  4. Merci de nous donner un avis éclairé de vos combats et expériences, je voterai Z en étant désabusé et dubitatif quand au résultat, ne pas voter laisserai Macron gagner sans livrer aucun combat, même si le jeux est truqué.

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