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A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, diplomé de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage ma vie entre la France et la Grèce. Pour moi, le libéralisme est la seule option possible en matière économique.

Taxation des successions : la France tout en haut du tableau !

Le chiffre est tout simplement stupéfiant :

44.5% du montant de tous les impôts collectés en Europe sur les transmissions du patrimoine, par voie de succession ou donation, sont payés en France ; c’est à dire que la France collecte à elle seule pratiquement la moitié de tous les impôts sur les héritages de tous les pays de l’Union Européenne !

Et, cette situation totalement anormale est soigneusement occultée par le pouvoir qui fait même circuler des  « informations » selon lesquelles les successions et l’héritage seraient illégitimes !?!

On se souvient de la déclaration hors sol de Mme Braun-Pivet, présidente de l’assemblée nationale, selon laquelle l’héritage n’était que de l’argent tombant du ciel ; occultant d’ailleurs au passage que les copieuses indemnités, qu’elle reçoit tombent bien, elles, de la poche du contribuable. Nous avons aussi nos champions du ratissage fiscal intensif avec nos économistes de salons huppés : Thomas Piketty et G Zucman, le promoteur franco-américain de la taxe du même nom, qui se gardent bien de s’appliquer à eux-mêmes les solutions qu’ils veulent imposer aux autres !

C’est seulement au moment du décès d’un proche que beaucoup de familles éplorées découvrent avec stupéfaction, horreur et consternation que le premier héritier est l’Etat qui se livre à une véritable spoliation fiscale sur les héritages ; c’est en particulier le cas dans les lignes collatérales (frères et sœurs) avec des droits atteignant 40% de l’actif successoral voire même 65% dans les successions ayant lieu sans lien familial.

L’impôt sur la mort rapporte à l’Etat et il rapporte de plus en plus !

De la Révolution française à la loi du 25 février 1901, les droits de succession étaient fixés à un taux strictement proportionnel au taux unique de 1 % en ligne directe, entre parents et enfants et il s’appliquait à toutes les transmissions, quel que soit leur montant.

Les barèmes actuels datent de 2011. Or, entre 2011 et 2023, les droits de succession (impôts sur les successions, héritages et donations) ont connu une progression prodigieuse en passant de 7Mds€ à 16.6Mds€ et cette progression de la collecte fiscale ne doit rien au hasard.

On pourrait croire que cette augmentation impressionnante de la collecte fiscale est due à un enrichissement de la population.

Pas du tout ; elle est due exclusivement à la non revalorisation des barèmes d’imposition depuis … 2012 contrairement au barème de l’impôt sur le revenu qui est révisé annuellement (quoique pas toujours). De ce fait, la fiscalité progresse insidieusement et mécaniquement du fait de l’inflation.

Cette démarche est donc totalement volontaire et cela signifie que la maison qui valait 100.000€, et qui était exonérée en 2012, qui en vaut désormais 250.000, du seul fait de l’inflation, supporte désormais des droits fiscaux sur 150.000€ après l’abattement de 100.000 € en ligne directe !

La maison a changé ? Non mais, discrètement, la taxation des héritages, dont on sait en France qu’ils sont constitués pour l’essentiel d’un patrimoine immobilier dont la valeur a progressé au moins au rythme de l’inflation, a doublé en 10 ans sans qu’aucune loi de finances ou autre ne l’ait décidé !

L’Etat a donc taxé l’inflation sans que vous puissiez y faire quoique ce soit alors que l’on sait que l’inflation n‘est absolument pas un enrichissement ; c’est juste une dévalorisation de la monnaie !

Mais comme les barèmes n’évoluent pas, la pression fiscale augmente !

Comment expliquer une telle situation ?

Pour justifier une telle spoliation, on vous parlera d’égalitarisme et de solidarité qui ne sont que des paravents pour masquer en fait que l’Etat est souvent le premier héritier ; sans compter que payer beaucoup de droits de succession n’a jamais enrichi personne, hormis ceux qui … le collectent !

On vous tiendra aussi des propos lénifiants selon lesquels près de 80% des familles françaises ne sont pas concernées par l’impôt sur l’héritage ; du coup pourquoi s’en inquiéter ?

Effectivement, en moyenne, le taux d’impôt sur l’héritage en ligne directe s’élevait à 3,1 % en 2016, pour un héritage moyen de 67 200 € ; ce qui montre surtout que la plupart des successions portent sur des patrimoines très faibles, pour ne pas dire dérisoires. Cela est surtout l’indicateur de la relative pauvreté d’une grande partie de la population !

En fait, l’anomalie fiscale est due au fait que la France cumule des taux élevés et n’applique que des abattements faibles et cherche encore à augmenter sa prédation fiscale alors que plusieurs pays d’Europe ont supprimé les droits de succession en ligne directe (Suède, l’Autriche, la Norvège ou le Portugal). Aujourd’hui, les taux de taxation s’établissent entre 5 et 45% en ligne directe et il faut savoir qu’on se retrouve très vite dans la tranche à 30%.

Le prétexte bien connu est que l’Etat a besoin de ressources (qui sont toujours insuffisantes) pour faire fonctionner ses services et que sans impôts pas d’hôpitaux, pas d’enseignants, pas de routes ; ce qui est évidemment une manipulation car si l’on isolait ces postes de dépenses pour les regrouper on s’apercevrait qu’ils sont très loin de représenter le total des dépenses.

La justification est que l’impôt a été voté par les représentants du peuple ; c’est à dire par des députés pour qui vous n’avez sans doute même pas voté. Autant dire que l’on nage en pleine fiction … fiscale d’un consentement qui n’a jamais existé !

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le problème, en France, est constitutionnel. En effet, à partir du moment où l’enveloppe budgétaire est votée par le Parlement, il n’y a plus aucun contrôle ; personne ne sait, hormis les intéressés manieurs de fonds et les bénéficiaires, à quoi l’argent a servi et le contrôle de la Cour des Comptes, a posteriori, est tout à fait insuffisant et sans sanction !

Pour simplifier, il n’y a aucune transparence dans l’utilisation des impôts et des fonds publics et c’est évidemment, encore une fois, totalement volontaire et aucun argument n’apparait légitime pour justifier cette situation.

En Suède, comme en Suisse, la transparence est la règle, tout est public, les fonctionnaires, les ministres et les élus ne peuvent rien dissimuler, et les sanctions en cas d’abus sont immédiates. On se souvient de cette ministre suédoise qui avait dû démissionner parce qu’elle avait utilisé sa carte professionnelle pour acheter pour 1.000 SEK (100€ environ) des couches pour bébé et du toblerone. Pas question non plus de la vie de château comme en France avec des appartements de fonction somptueux tous frais payés … par le contribuable !

Dans ces pays, le fonctionnaire et le ministre sont des agents d’exécution et ils n’ont pas à vivre comme des princes aux frais des autres !

Mais on vous expliquera que Suisse et Suède sont de petits Etats comptant environ 10 millions d’habitants chacun et que les frais de fonctionnement ne sont pas les mêmes ; ce qui n’est en fait qu’une manière de détourner la question du contrôle !

Car, fatalement, l’absence de  contrôle est la porte ouverte à tous les abus et en matière d’abus nous sommes bien les champions et je ne dévoile pas un secret d’Etat en affirmant que les hauts fonctionnaires, du moins les mieux placés, se gavent sur la bête. C’est le règne du gaspillage organisé au profit de quelques-uns !

Vous pouvez lire à ce sujet le livre de Paul-Antoine Martin « le clan des seigneurs » ; sa description de la caste des hauts fonctionnaires est édifiante !

Une vérité cruelle

La vérité est qu’il y a des Etats qui sont bien gérés et d’autres qui ne le sont pas ; et la France est mal gérée depuis quasiment qu’elle existe en tant que pays. Autant dire que les mauvaises habitudes sont bien ancrées et fatalement les bénéficiaires du gaspillage, qui sont aussi ceux qui dirigent le pays, ont clairement choisi entre bien gérer et réduire la fiscalité ou appliquer un tabassage en règle pour en tirer parti.

Le dérapage des finances publiques est une constante française depuis que la France existe. La seule réelle période de stabilité monétaire a duré moins d’un siècle entre 1805 et 1865. Le reste du temps ce ne sont que dévaluations et manipulations monétaires au détriment … des français !

Les deux derniers quinquennats en sont d’ailleurs la démonstration flagrante lorsque l’on sait que depuis 2017 la dette publique a explosé de plus 1.300 Mds€ alors qu’à l’époque, E Macron venait plastronner devant JJ Bourdin en proclamant qu’il allait faire 60 Mds€ d’économies par an !

Seulement, on sait que le schéma toujours  plus de dépenses, toujours plus de dettes et toujours plus d’impôts n’est pas tenable sur la durée et il est à craindre que nous ayions atteint la fin d’un cycle.

Rappelons-nous que le cycle budgétaire et fiscal de l’ancien régime ne s’est pas arrêté en 1789 mais bien en 1797 avec la banqueroute des 2/3 pudiquement appelée « tiers consolidé » par un euphémisme qui ne masquait pas l’ampleur du désastre ; opération à l’occasion de laquelle l’Etat a annulé les deux tiers de ses dettes ; comme si, aujourd’hui,  il annulait 2.300 des 3.500 Mds€ de la dette actuelle !

Conclusions nécessaires

L’Etat taxe les successions, il provoque l’inflation qui diminue la valeur de la monnaie et gonfle artificiellement la valeur des patrimoines et ensuite taxe l’inflation en ne revalorisant pas les barèmes. Il fait d’ailleurs la même chose avec l’ancien ISF (impôt sur la fortune) et désormais l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).

Nous avons ici la preuve éclatante que le but de l’impôt n’est pas l’égalitarisme ni la justice sociale et encore moins la justice fiscale ; le but est juste de vous extorquer le maximum d’argent et en la matière l’Etat français fait bien figure de champion !

Bien cordialement à tous !

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La sarabande des flambeurs

Au Royaume Uni ou aux Etats Unis, quand un politicien perd les élections, il disparaît du paysage politique …

Pas en France !

Nos chers politiciens, souvent fonctionnaires, sont toujours là, quoique toujours aussi impopulaires, toujours à se faire passer pour les sauveurs de la France et toujours à essayer de faire croire qu’ils ont les compétences et les solutions, qu’ils n’ont d’ailleurs jamais mis en œuvre quand ils étaient au pouvoir ; bref, qu‘ils sont absolument indispensable à l’avenir du pays qui, sans eux, s’écroulerait !

Car, tout à leur narcissisme, ces personnes sont persuadées de leur importance alors que leur trait commun est leur inutilité et leur nocivité car, accessoirement, certains ont été ou sont poursuivis, voire condamnés, pour des délits, bassement de droit commun souvent rapport avec la corruption, la prise illégale d’intérêts mais cela ne les empêche pas de venir donner des leçons de morale à une population qui s’interroge …

Et c’est ainsi que nos politiciens arrivent à faire une « carrière » entièrement financée par les deniers publics ; carrière au cours de laquelle ils n’ont fait qu’agiter des idées ineptes et inutiles tout en agrémentant et en protégeant leur pré carré d’avantages indus et excessifs !

Leur point commun : ce sont tous des profiteurs du système, aucun n’a jamais travaillé dans le privé ou même travaillé … tout court ; ce sont tous des médiocres, des hâbleurs, des faiseurs de phrases creuses, sans conviction autre que leur propre narcissisme et évidemment des ignorants en économie.

Bien sûr, en vue des élections présidentielles de 2027 pour lesquelles une lutte sans merci va s’engager, dans laquelle tous les coups seront permis, ils agiteront de grandes idées … inutiles comme tous savent le faire et ils vont enfiler les promesses irréalistes comme d’autres enfilent les saucisses ; car, promis juré, ils vont tout changer !

Mais, bien évidemment, ils ne feront rien !

Ils vous parleront de solidarité, de protection des français, d’aides aux pauvres mais occulteront l’essentiel : la France recule au niveau du Pib par habitant et, compte tenu de la prédation fiscale, les revenus réels … reculent et le taux de pauvreté explose !

En fait, ils sont incapables de redresser le pays, de donner l’impulsion nécessaire parce que ce sont les profiteurs du système et font partie de ces élites gavées à tous les avantages et sont complètement déconnectés des réalités quotidiennes des français.

Nous avons quelques champions … mais, on devrait plutôt les appeler des flambeurs car il faut être conscient qu’ils ont fait la fête avec nos impôts et notre argent depuis des dizaines d’années !

Et pour eux, le but ultime est que … la fête continue !

Pensez-vous dès lors qu’il soit raisonnable de confier un pays à des gens qui l’ont mené à la faillite et qui prétendent désormais vouloir nous sauver alors qu’ils agitent toujours les mêmes recettes qui ne fonctionnent pas ou pire qui ont fait la preuve de leur nocivité ?

Parce qu’ils feront toujours la même chose et répèteront les erreurs d’avant. C’est inéluctable surtout que presque tous sont des hauts fonctionnaires issus de l’ENA ; c’est à dire des gens formés pour l’exécution des décisions administratives et qui, faute d’esprit d’initiative, ont entrainé le pays dans l’immobilisme le plus destructeur !

Et le piège des élections est qu’ils essaieront à toute force d’exploiter le vote par défaut pour justifier de leur légitimité car, à n’en pas douter, le vote par défaut va encore faire des ravages, comme d’habitude, car une partie des français va accepter, consciemment ou inconsciemment, de se laisser manipuler par une propagande grotesque les incitant à voter pour tel candidat qui « représente les valeurs de la France » … ce qui en soit n’a absolument aucune signification !

Ces élections seront à n’en pas douter une opération de manipulation de l’électorat dans le but de le faire voter dans le sens souhaité par l’oligarchie … comme en 2017 et 2022 !

Peut-être aurons nous aussi le plaisir de voir surgir des dossiers sur certains … au bon moment comme en 2017 ?

Leurs arguments seront leur bonne mine, leur cordialité et leur aptitude à palper le cul des vaches comme un certain J Chirac, leurs idées de gauche (faire payer les riches), le front républicain car il faut faire barrage, les services publics en occultant que ceux-ci fonctionnent de plus en plus mal ou carrément disparaissent (bureaux de poste), l’exception française …

Accessoirement, vous apprendrez que la dette climatique est plus importante qu’une dette de l’Etat français qui risque de ruiner des millions de gens !

Ils se présenteront au pays en sauveurs autoproclamés tout en niant obstinément, à chaque intervention, être au premier chef concernés. Leur aveuglement et leur capacité au déni et au mensonge … sont quasi illimités !

Et cela fait 60 ans que ça dure … face à des français qui votent de moins en moins parce qu’ils sont conscients de l’inutilité d’un processus électoral qui aboutit toujours au même résultat !

Mais cela n’empêche pas nos chers politiciens de continuer leur sarabande alors que les français n’ont plus confiance.

Alors, voici quelques-uns de mes champions préférés d’une collection de flambeurs de première classe, capables de concourir dans le diner … d’un certain film

F Hollande, l’énarque qui rêve d’un retour car lui « il a l’expérience », l’homme au scooter nocturne, l’ancien président qui n’a jamais rien fait ni jamais travaillé, qui n’a jamais rien compris à l’économie, le champion du tabassage fiscal qui surnomme « affectueusement » ses concitoyens des « sans dents », qui s’est dégonflé en 2017, le grand méchant mou, le capitaine de pédalo !

E Philippe, l’énarque, compromis dans des affaires de corruption, qui a ruiné Le Havre, dont il est maire, le haut fonctionnaire sans affect, le représentant d’une machine impitoyable qui peut broyer tout ce qui s’oppose à elle, l’homme des 80 km/h, des radars et des gilets jaunes, le psychorigide qui a donné l’ordre aux forces de l’ordre d’éborgner les manifestants pour faire  cesser une contestation à ses yeux illégitime !

D de Villepin, l’énarque du quai d’Orsay, le menteur compulsif, richissime (on parle de 50 millions€) qui veut faire croire qu’il est de gauche alors qu’en réalité il n’est nulle part en dehors de son narcissisme ; atteint d’une logorrhée permanente inextinguible destinée à faire croire qu’il a quelque chose à dire, compromis lui aussi dans une affaire de détournement de biens publics, mais à l’insu de son plein gré assure-t-il. Mauvais conseiller de J Chirac, artisan d’une dissolution ratée qui nous a amené L Jospin et les 35 heures, Il a réussi l’exploit de percevoir, en une seule fois, 100.000€ pour avoir travaillé une journée de rattrapage, dans son corps d’origine après … 20 ans d’absence – un vrai nanti de la république comme il y en a peu !

G Attal, le fils de bonne famille, inutile, incompétent, qui ne représente rien ni personne, qui n’a même pas pu décrocher sa licence en droit ( !?!) et qui vient de découvrir qu’il y a une différence entre le salaire brut et le salaire net mais qui se croit indispensable parce qu’il a été premier ministre d’E Macron pendant 7 mois avant d’être évincé. Ses compétences se limitent à du militantisme politique et il ne doit sa « carrière politique » qu’à son soutien indéfectible à E Macron avant de découvrir, comme son mentor, la trahison. Cerise sur le gâteau : louis Jublin, son communicant, a avoué l’usage intensif de coke au sein d’un milieu vivant en autarcie  (sic) mais Attal n’est pas au courant, il n’a rien vu, rien entendu !?!

B Le Maire, l’énarque qui dilate les anus tout en dilatant la dette, l’ancien ministre des finances d’E Macron, l’opportuniste, le champion toutes catégories du mensonge qui se perçoit comme trop intelligent ( !?!) mais qui ne sait pas compter (il ne sait pas ce qu’est un hectare) et qui vilipendait E Macron avant de … se rallier à lui en 2017. Il prône désormais la rupture mais c’est déjà fait : il a fait sauter la caisse mais, désormais, promis juré, il veut reconstruire une autre France !

Il ne faut jamais oublier que le monde se divise en deux : ceux qui parlent et qui promettent et ceux qui agissent !

Il n’est pas difficile de voir dans quelle catégorie tous ces personnages se classent !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Varta une histoire méconnue

Nous venons d’apprendre que Varta, cette vieille entreprise allemande, fondée en 1904, qui fabrique des piles et des batteries, venait de déposer le bilan à la suite de la rupture d’un contrat avec Apple.

Une petite mise en perspective s’impose car qui se souvient de l’histoire de cette entreprise qui s’appelait à l’origine AFA et qui pris une importance stratégique pendant les deux guerres mondiales.

En effet, hormis ses produits grand public, l’AFA est devenue, dès 1904, le seul fabriquant d’accumulateurs pour sous-marins et torpilles de l’Allemagne impériale puis nazie et ce rôle s’est amplifié pendant la deuxième guerre mondiale avec la redoutable flotte de Uboote de l’amiral Dönitz qui a semé la terreur sur les mers pendant la bataille de l’atlantique.

Là où ça devient intéressant c’est que le propriétaire de l’AFA, à partir de 1922, devient la famille Quandt et plus particulièrement Gunther Quandt qui a réussi à mettre la main sur l’entreprise.

Or, Günther Quandt n’est pas n’importe qui… il fait partie des élites allemandes qui approuvent et favorisent la politique d’armement d’Hitler et se rapproche du parti nazi dès 1931, par le biais de Joseph Goebbels car, comme par hasard, la première femme de Gunther Quandt, qui s’appelait Madga, est devenue, après son divorce, l’épouse de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d’A Hitler.

Et Magda, qui été élevée par un juif allemand avec sa mère s’était remariée et qui a été mariée au départ avec un sioniste, est devenue une fanatique du régime Nazi et surtout du Führer ; à tel point qu’elle s’est suicidée, avec son mari, dans les derniers jours de la guerre après avoir assassiné ses 5 enfants !

Faisant partie du complexe militaro-industriel allemand, l’AFA, comme pratiquement toute l’industrie allemande, a eu recours massif au travail forcé pour fabriquer, dans des conditions dantesques, ces énormes batteries au plomb et à l’acide pour sous-marins ; batteries à la toxicité telle que les ouvriers succombaient en quelques mois quand ce n’était pas à cause des mauvais traitements.

Après 1945, lors de la dénazification, l’AFA échappe miraculeusement au démantèlement et la famille Quandt échappe aux poursuites et aux sanctions en raison de leurs mensonges et dissimulations et surtout à cause d’une erreur de la part des autorités britanniques qui ont oublié de transmettre aux tribunaux les dossiers mettant en accusation ses dirigeants.

Néanmoins, Joachim Scholtyseck, un historien allemand a qualifié Günther Quandt, qui est mort dans son lit, d’« entrepreneur sans scrupules » et a démontré l’origine immorale de son immense fortune, issue notamment de la spoliation des entrepreneurs juifs et du recours au travail forcé.

L’AFA a eu des difficultés à se relever au lendemain de la guerre, car ses usines avaient été très endommagées par les bombardements. En 1946, elle ouvre une usine de fabrication de piles sèches et devient très active dans le domaine des batteries de démarrage de voitures, qui sont toujours commercialisées sous la marque VARTA.

Le changement de nom n’est évidemment pas dû au hasard mais bien à une volonté de dissimuler un passé devenu trop compromettant depuis la chute du IIIème Reich.

En 2002, la société américaine Spectrum Brands Inc, rachète une partie du capital de Varta qui en devient, en 2005, une filiale à 100 %.

Après la perte d’Apple en tant que client (très) important, Varta, qui lui fournit des batteries pour ses Airpods, effectue une demande d’insolvabilité pour quatre de ses sociétés, auprès du tribunal de Stuttgart, en juillet 2026.

Là où ça devient encore plus intéressant c’est qu’il faut savoir que la famille Quandt, qui a échappé par miracle aux poursuites des alliés après la défaite du IIIème Reich, avait racheté, grâce à l’immense fortune accumulée pendant la guerre dans des conditions qui ne laissent aucun doute quant à leur immoralité, l’entreprise à l’hélice, oui, je veux parler de BMW, qui n’était pas encore le prestigieux groupe industriel fabriquant des automobiles et des motocyclettes.

En effet, pendant la guerre, BMW fut essentiellement un producteur de motos pour l’armée allemande et de moteurs d’avions dont les célèbres BMW 801 équipant les redoutables chasseurs FW190 mais aussi le premier fabricant d’un moteur à réaction opérationnel en 1943 qui équipera le spectaculaire Messerschmitt 262.

L’activité de production de ces turboréacteurs a été transférée ensuite à la société MTU qui existe encore aujourd’hui.

On connait l’avenir de BMW mais on oublie que la famille Quandt en est toujours l’un de ses propriétaires capitalistiques !

Sic transit gloria mundi …

Bien cordialement à tous !

 

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La dette de la France est hors de contrôle

Le 23 juillet dernier est à marquer d’une pierre noire : pour la première fois depuis 2009, le taux d’intérêt à 10 ans de la dette française a dépassé, le 23 juillet, 4% ; il est même passé fugitivement à 4.05% et ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle ! Pour mémoire la Suisse emprunte (peu) à 0.37%.

Et il est plus que probable que cette hausse ne va pas s’arrêter là !

Or, il n’y a pas si longtemps, le gouvernement pérorait en racontant qu’il n’y avait aucun risque jusqu’à ce que … la Banque de France et la Cour des Comptes commencent à s’affoler face à une réalité qui finit par s’imposer !

L’effet le plus immédiat de cette hausse des taux sera une augmentation du cout de la dette avec 77 Mds€ prévus pour 2026 et fatalement des contraintes budgétaires supplémentaires !

Autrement dit, nous n’allons pas tarder à payer le prix de nos dérives budgétaires et de nos dépenses inconsidérées …

La France accélère et enfile les records !

Sur les réformes ?

Non, sur la dette car notre modèle social unique au monde continue d’être financé par la dette ; au mépris de toute prudence !

La France enfile donc les records et la dette publique est passée de 3 460 Mds€ à la fin 2025 à 3 536 Mds€ à la fin du premier trimestre 2026 ; ce qui représente 75 Mds€ en plus, rien que pour le 1er trimestre 2026.

Le fond du problème est que cette dette progresse beaucoup plus vite que le Pib. Elle a augmenté de 193% depuis 2007 alors que le Pib, lui, n’a augmenté que de 62%. Elle augmente donc plus de 3 fois plus vite ; ce qui est proprement démentiel et ce, malgré des hausses massives d’impôts !

A titre de comparaison, en zone € hors France, la dette a augmenté de 117% tandis que le Pib a augmenté de 82% soit un multiple de 1.4.

En fait, nous avons atteint le stade où nous ne pouvons plus renoncer à l’emprunt qui assure les fins de mois de l’Etat ; et, c’est là où l’on s’aperçoit que le problème de la dette n’est pas tellement de la contracter mais bien de s’en débarrasser car, jusqu’à présent, toutes les recettes de nos hauts fonctionnaires ont échoué !

L’explication est simple : Quand on habitue la population à des distributions gratuites d’argent, on ne peut plus ensuite les supprimer. C’est comme retirer un os à un chien : il mord !

La solution utilisée par nos hauts fonctionnaires,  c’est donc de reprendre cet argent autrement ; par le biais de l’augmentation des  impôts et nous avons là l’explication de cette fiscalité abusive qui écrase le pays !

Toutefois, cette pratique a un effet pervers qui, pour l’instant, semble échapper à nos élites : la fiscalité abusive détruit l’économie et supprime l’envie d’entreprendre et de travailler ; ce qui a pour effet de comprimer les recettes fiscales et donc de contraindre l’Etat à augmenter toujours plus les emprunts. C’est le fameux effet Laffer qui démontre, sans aucune ambiguïté, qu’on ne résout pas un problème de dettes par une augmentation massive des impôts. On le voit bien, la richesse et la création de richesses n’augmentent pas ; seule la dette augmente et avec elle l’appauvrissement du pays !

Le constat qui s’impose est que la France se trouve dans une situation anormale depuis déjà pas mal de temps (plusieurs décennies en fait) ; ce qui traduit l’incapacité et désormais l’impuissance de nos hauts fonctionnaires à résoudre cette question lancinante des dépenses publiques !

Les taux montent, montent !

Les taux montent désormais à un niveau tel qu’ils sont actuellement les plus élevés de la zone €, au-dessus des taux grecs et espagnols. Seul le taux italien se situe aux mêmes niveaux.

Cette situation est aggravée par le fait que cette dette est détenue à 57.5% par des non-résidents ; c’est à dire des étrangers. La Banque de France a attiré l’attention du gouvernement sur le risque présenté par la présence de hedge funds ; c’est à dire de fonds spéculatifs à la très mauvaise réputation.

En effet, le but de ces fonds n’est pas « d’investir » dans un placement durable mais bien de spéculer sur des différences de taux entre les Etats et il est certain qu’à la première alerte, ils vendront en masse leurs OAT françaises, provoquant un choc obligataire ; c’est à dire une envolée des taux.

S Lecornu a déclaré nous sommes assis sur un baril de poudre !

C’est doublement vrai car nous sommes à la merci des créanciers étrangers mais aussi parce que le poids de la dette, ce qu’on appelle la charge de la dette ou plus simplement le montant des intérêts qu’il faut payer aux créanciers, s’alourdit dans des proportions dramatiques : Cette charge de la dette est en passe de devenir le premier poste budgétaire de l’Etat ; et, en poursuivant cette trajectoire, cette charge de la dette pourrait dépasser les 140 Mds€ en 2032 c’est à dire la moitié des recettes fiscales de l’Etat !?!

Perte de souveraineté financière

La conséquence la plus immédiate est que si les « investisseurs étrangers » n’achètent plus la dette française ou la vendent en masse, la France saute et nul ne doute que les étrangers vont regarder avec beaucoup d’attention la campagne électorale et les positions des candidats à propos de cette question.

On en revient à mon article du 24 mars dans lequel j’exposais que ce problème français serait occulté tant que durerait le brouillard de la guerre Etats Unis/Iran. Mais évidemment cette question va inévitablement revenir au premier plan ; probablement après la torpeur de l’été.

Si les discours des candidats restent évasifs à propos de cette question, leur religion sera faite et nous irons au krach car, en dépit de la capacité hors normes de l’Etat français à lever l’impôt, reste une réalité occultée jusqu’ici : l’impossibilité d’une expansion infinie de la dette !

Nous serons alors dans la même situation que la Grèce en 2010 avec des exigences de taux pouvant atteindre 40% l’an ; ce qui est insoutenable !

Nous sommes donc à la merci des créanciers étrangers et la situation peut dégénérer à tout moment. Il s’agit là d’une perte de souveraineté évidente ; celle dont d’ailleurs ne parlent jamais les souverainistes, parce que, pour eux la seule souveraineté qui vaille, se situe ailleurs et principalement dans la loi parce qu’ils rejettent les directives européennes.

Et pourtant, c’est bien la seule qui compte car un pays qui ne maitrise pas ses dépenses ne maitrise pas son avenir !

Et quand vous conjuguez cette situation avec le mauvais état général du pays (récession, dette, taux d’intérêts élevés, chômage, déficits budgétaires et du commerce extérieur, sécurité sociale au bord de la faillite) nous avons là le triptyque gagnant ; ce qui signifie que le risque d’un choc obligataire avec un krach en sortie est quasi certain !

La France est l’homme malade de l’Europe

Oui, la France est bien l’homme malade de l’Europe et l’Union Européenne n’y est pour rien !

Le pays est coincé dans une trappe à dettes ; c’est à dire que la dette augmente plus vite que … tout le reste ; que ce soient le PIB, la croissance ou même la pression fiscale. L’OCDE a chiffré que, sans freinage, notre dette pourrait être à 203 % du Pib en 2050 ! Pour mémoire, cette dette publique était de 65% du Pib en 2007.

Le Comité d’alerte des finances publiques a réagi en proposant 9 Mds€ d’économies mais il faut être conscient que sur 1.700 Mds € de dépenses publiques, ce montant ne représente … rien ! Il s’agit juste, comme d’habitude, d’un ralentissement de la hausse structurelle des dépenses publiques et des déficits !

Le comité d’économistes de salon mandaté par le gouvernement a proposé, pour sa part, 126 Mds€ d’économies à l’échéance 2032, soit sur 6 ans, avec pour l’essentiel un tabassage fiscal massif et quasi inégalé qui va accélérer la destruction du pays !

Bien évidemment, les technocrates qui dirigent le pays sont des criminels mais c’est vous qui en paierez les conséquences car eux ne seront jamais poursuivis parce qu’en politique vous pouvez faire à peu près n’importe quoi sans jamais être responsable et que les hauts fonctionnaires ne sont jamais ni responsables ni coupables.

Seul l’Etat l’est c’est à dire … vous !

Mais, pas d’inquiétude, la prochaine campagne électorale pour 2027 va nous donner le spectacle pitoyable d’une clique d’incompétents, gavés d’argent public, qui vont proposer à des électeurs désabusés des solutions ineptes dont nous allons inéluctablement faire les frais !

Car, sauf erreur, aucun n’a prévu de recourir aux bonnes solutions.

Néanmoins, expérience « enrichissante », vous allez assister en direct à l’effondrement d’un pays et vous aurez la confirmation que l’Etat a ruiné tout le monde sauf … ceux qui en vivent !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Les rentiers de la République

On connait les « fils et filles de » dans le monde du cinéma avec notamment les dynasties Sardou (Fernand, Michel), Espinasse plus connue sous le nom Brasseur (Pierre, Claude, Alexandre), Berry, Cassel, Gainsbourg, Higelin, Garrel, Bohringer, Giraudeau, Seydoux, Drucker et j’en oublie.

Ce que l’on sait moins c’est que cette tendance dynastique existe aussi au sein de la haute fonction publique avec cette différence que les conséquences sont autrement plus significatives car les acteurs de cinéma n’ont que peu d’influence sur le fonctionnement d’un pays hormis de susciter des fans !

Je vous propose aujourd’hui le portrait emblématique de 2 personnes tout à fait ordinaires qui, du fait de leur naissance, de la situation sociale et professionnelle de leurs parents, des relations et des réseaux professionnels dont elles font parties, ont pu bénéficier d’un cursus professionnel et financier tout à fait hors normes !

Vous me direz que c’est le cas pour toutes les personnes nées dans des familles aisées et faisant partie des classes sociales les plus évoluées mais aussi les mieux informées à propos du fonctionnement du système.

Certes, mais là où je veux en venir, c’est que ces personnes ont fait toute leur carrière au sein de la fonction publique, ont été rémunérées très confortablement par l’Etat, c’est à dire par les impôts des autres, et en ont tiré des avantages matériels plus que substantiels hors de portée d’un vulgum pecus !

Autant dire que l’on sort ici définitivement du cadre normal pour entrer dans celui de l’élite qui choie les siens au-delà de toute normalité. Il ne faut pas hésiter à parler de privilégiés du régime et il ne faut pas non plus hésiter à évoquer le cout exorbitant pour le pays de tous ces avantages qu’ils accumulent sans complexe mais aussi sans véritable mérite autre que celui d’appartenir à certaines familles et certains réseaux professionnels !

Florence Parly,

Née en 1963 à Boulogne Billancourt, elle est la fille de Jeanne-Marie Herland, énarque et conseillère d’Etat, ancienne rectrice de l’académie de Caen, directrice de cabinet de Claude Allègre au ministère de l’Éducation nationale en 2000, et d’Edmond Parly, homme d’affaires

Après un passage par l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), elle est reçue à l’ENA au rang modeste d’administrateur civil (ce sont les moins bien classés). À sa sortie de l’ENA en 1987, elle intègre la direction du budget où elle s’occupe de la création du revenu minimum d’insertion (RMI) puis de la contribution sociale généralisée (CSG).

Elle intègre ensuite plusieurs cabinets ministériels comme conseillère technique, auprès de Michel Durafour au ministère de la Fonction publique en mars 1991, et de Paul Quilès à partir de juin 1991, à l’Équipement et au Logement, puis à l’Intérieur ; ce qui constitue déjà une progression de carrière tout à faire remarquable pour un simple administrateur civil.

Et pourtant, ce n’était qu’un début car, en 1997, elle intègre le cabinet de Lionel Jospin, alors Premier ministre, puis devient secrétaire d’Etat au budget de 2000 à 2002 dans le gouvernement Jospin en devenant la benjamine du gouvernement.

Par contre, ses tentatives électorales ne sont pas couronnées de succès puisque candidate aux élections législatives de 2002 dans l’Yonne, elle perd au second tour face à JP Soisson ; ce qui ne l’empêche pas de devenir vice-présidente du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2006, ainsi que présidente du directoire de l’agence régionale de développement économique d’ile de France.

Entre temps, elle a pantouflé dans des entreprises publiques en devenant en juin 2006 directrice de la stratégie des investissements à la direction financière d’Air France, entreprise connue pour recycler les hauts fonctionnaires,  jusqu’à sa nomination comme directrice générale adjointe d’Air France Cargo en janvier 2009 ; fonction pour laquelle elle est critiquée par la suite par le syndicat des pilotes d’Air France (SPAF), qui considère son bilan comme « funeste ».

En 2013, elle devient directrice générale adjointe de l’activité « Passage Point » à Point Orly et Escales France, chargée du redressement du court-courrier dans le cadre du plan TransForm 2015. À ce titre, elle est membre du comité exécutif du groupe air France. Elle est membre des conseils d’administration d’Air France et d’Ingenico. Elle quitte ses fonctions chez Air France fin août 2014.

Elle passe ensuite à la direction de la SNCF, connue elle aussi pour recycler les hauts fonctionnaires, d’abord comme directrice générale à la stratégie et aux finances du groupe ferroviaire public, avant de devenir directrice générale de l’univers Voyageurs de la branche SNCF Mobilités.

De 2012 à 2017, elle est administratrice indépendante et présidente du Comité des nominations et des rémunérations chez Altran. (Cap Gemini)

Le 18 novembre 2014, elle devient directrice générale déléguée de la SNCF pour « assurer le pilotage stratégique et la cohérence économique » de l’entreprise dans le « contexte de profonde transformation » prévue par la réforme ferroviaire. Elle est chargée de la stratégie et des finances. En mars 2016, elle est propulsée directrice générale de SNCF-Voyageurs.

Elle siège aussi à partir de 2016 au conseil de surveillance de l’entreprise Zodiac Aerospace comme représentante du Fonds stratégique de participation, géré par le groupe Edmond de Rothschild ainsi qu’aux conseils d’administration d’Altran et d’Ingenico.

Bien évidemment, ces fonctions très marginales sont rémunérées grassement par le biais de jetons de présence.

La consécration a lieu en 2017 lorsqu’elle est nommée ministre des armées dans les gouvernements Philippe puis Castex sous le premier mandat d’E Macron alors qu’elle n’a absolument aucune compétence en matière militaire.

Mieux, en 2020, son nom est régulièrement cité pour succéder à Edouard Philippe comme premier ministre mais reste finalement ministre des Armées dans le gouvernement Castex jusqu’à la nomination de S Lecornu en 2022.

Elle est ensuite nommée présidente du conseil d’administration du conservatoire national des arts et métiers en 2023 puis entre au conseil d’administration de la société Verkor, un constructeur de batteries pour voitures électriques  lié à Renault.

En 2023, année faste, elle est nommée au conseil d’administration de Newcleo, société exerçant dans la technologie nucléaire mais aussi membre de la commission de surveillance de la Caisse des Dépots et consignations (bras armé de l’Etat), en tant que « personnalité qualifiée » désignée par la présidente de l’Assemblée nationale et enfin au conseil d’administration d’Air France « dans la perspective » d’en prendre ensuite la tête, annonce le groupe ce qui arrive en 2025 année où elle est nommée présidente du conseil d’administration d’Air France-KLM.

Evidemment, elle a aussi quelques casseroles …

En 2017, le Canard Enchainé révèle qu’elle est visée par une enquête du PNF (Parquet National Financier) dans une affaire de trucages d’appels d’offres ayant eu lieu à la SNCF au profit de la société IBM. Le Canard la met également en cause dans son rôle concernant la mise au placard de l’un des cadres de la direction des achats, sanctionné pour avoir refusé ces pratiques. Fin 2018, ce cadre de la SNCF porte plainte contre la ministre pour « harcèlement moral, délit d’extorsion de consentement, complicité de malversation et subornation de témoin ».

A la même époque, le journal Marianne révèle que Florence Parly a perçu près de 52 000€ par mois de la SNCF durant le premier semestre 2017. Or, cette rémunération excède les plafonds prévus pour ce poste et provoque une controverse compte tenu de la situation financière dégradée de l’entreprise qui survit sous perfusion de subventions publiques. Mais, cela ne nuit en aucun cas à sa « carrière » car, en 2017, Marianne révèle qu’elle a bénéficié d’un parachute doré de 675 800€ à la suite de son départ d’Air France  en septembre 2014 alors que la situation financière de la société était très dégradée (129 millions € de pertes en 2014) et avait engagé un plan social.

Adepte forcenée du népotisme et des nominations de complaisance, son cursus est exemplaire d’une élite dont l’utilité pour la France s’avère plus que marginale.

Emmanuelle Wargon

Née en 1971 à Neuilly sur Seine, elle est la fille de Lionel Stoléru, polytechnicien et secrétaire d’Etat de 1976 à 1981 sous la présidence de V Giscard d’Estaing puis de 1988 à 1991, sous la seconde présidence de F Mitterrand. Sa mère est énarque et administratrice de la ville de Paris.

Elle est diplômée d’HEC Paris et de Sciences Po Paris. Elle est aussi ancienne élève de l’ENA et commence sa carrière professionnelle en 1997 comme auditrice à la Cour des Comptes.

Nommée, en 2001, conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé, elle rejoint en 2002 l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en qualité d’adjointe au directeur général tout en étant promue, en 2005, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

Elle devient, en 2006, directrice déléguée à la coordination et au contrôle interne de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

De 2007 à 2010, elle est directrice de cabinet de Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités actives dans le gouvernement Fillon puis devient secrétaire générale des ministères sociaux (Santé, Travail, Sport) jusqu’en 2012, puis déléguée générale à la Formation professionnelle et à l’Emploi au ministère du Travail de 2012 à 2015.

Elle quitte, sans démissionner, la fonction publique en 2015 pour rejoindre la société Danone où elle exerce les fonctions de directrice de la communication et des affaires publiques, c’est-à-dire lobbyiste chargée de défendre les intérêts de Danone auprès des pouvoirs publics. Bien évidemment, cette nomination n’est absolument pas due au hasard mais bien à sa connaissance des milieux et des réseaux de la haute fonction publique auprès desquels elle peut intervenir en faveur de son nouvel employeur.

En octobre 2018, lors du remaniement du gouvernement Philippe, alors qu’Emmanuelle Wargon est encore employée chez Danone, elle est nommée secrétaire d’État à l’Écologie auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. En 2019, elle est désignée avec S Lecornu pour animer le grand débat national organisé afin de sortir de la crise engendrée par le mouvement des gilets jaunes.

Entre  2020 et 2022, elle est ministre chargée du logement dans le gouvernement Castex. Elle y connait son « heure de gloire » en déclenchant une polémique pour avoir déclaré que « la maison individuelle plébiscitée par les français, est devenue un non-sens écologique, économique et social » ; proposant plutôt les « maisons de villes groupées » (comprendre  HLM et autres cages à lapins). Déclaration un peu surprenante pour une personne qui est elle-même propriétaire d’une maison de 150 m2 dans la ville ultra cossue de St Mandé (94) et d’une valeur d’au moins 1.5 million€.

Lors des élections régionales de 2021 en ile de France, elle se présente sur la liste de Laurent Saint Martin dans le département du Val de Marne ; sans succès. En 2022, elle est parachutée aux élections législatives de juin 2022 dans la 8ème circonscription du Val de Marne avec l’investiture LREM mais elle est éliminée dès le premier tour en se plaçant en troisième position.

En 2022, elle est nommée par l’Élysée pour présider la commission de régulation de l’énergie (CRE chargée de contrôler le fonctionnement des marchés du gaz et de l’électricité) malgré l’opposition des parlementaires qui ne parviennent pas à recueillir la majorité suffisante pour l’empêcher.

Points communs à ces carrières

Ces biographies montrent un schéma similaire.

Encore une fois, on découvre, du moins pour ceux qui en doutaient encore, que l’école publique de la République, qui donnait les mêmes chances à tous, n’est plus qu’un lointain souvenir. Désormais, l’école pour tous n’a essentiellement pour but que de donner des notions de base à l’immense majorité de la population pour en faire de bons citoyens, bien obéissants et en aucun cas des meneurs ou les membres d’une élite qui se cantonne de plus en plus dans l’entre soi et l’endogamie, qui connait les réseaux, les filières et sait « ce qu’il faut faire ».

Et, le système est de plus en plus verrouillé !

Bien évidemment, on se situe bien loin de l’égalitarisme prôné par l’élite puisqu’elle prend bien soin de ne pas se l’appliquer à elle-même !

Les cursus exemplaires de ces personnes montrent qu’elles changent très souvent de postes et font de nombreux aller-retours entre fonction publique et privé ou entreprises du secteur public.Le fameux pantouflage qui devrait être interdit ; alors que ce n’est pas absolument la fonction de fonctionnaires, même hauts, d’intégrer de nombreux  conseils d’administrations.

Ne soyons pas dupes ; ce sont essentiellement des rentes de situation obtenues à bon compte sans aucune considération pour leurs compétences qui leur permettent, discrètement, d’augmenter fortement une rémunération « de base » qui n’est jamais suffisante. Il faut savoir que les jetons de présence pour un membre de conseil d’administration c’est au bas mot 50.000€ par an par siège. Pour 3 sièges : 150.000€ d’argent facilement gagnés pour un travail à peu près inexistant !

L’argent public semble inépuisable et ces rentiers de la République continuent imperturbablement à piocher dans la caisse commune comme si de rien n’était alors que le pays est au bord de l’effondrement financier !

Edith Cresson et JP Raffarin, qui n’a rien à faire mais ne supporte pas de respecter le code de la route, peuvent en témoigner !

Bien cordialement à tous !

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Résistance fiscale à Biarritz : La démonstration de l’effet Laffer

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer, à plusieurs reprises, l’effet Laffer ou la Courbe de Laffer ; du nom de cet économiste américain qui a démontré empiriquement que, lorsque les impôts augmentent trop, la collecte fiscale finit par plafonner puis par diminuer.

Autrement dit : « trop d’impôts tuent l’impôt » !

En pareille hypothèse, l’explication tient au fait que le contribuable, au-delà d’un certain niveau de pression fiscale, adopte un comportement que l’on peut qualifier d’évitant en essayant, le plus souvent légalement, de ne pas payer plus d’impôts ; car payer toujours plus d’impôts n’a jamais enrichi personne sauf … ceux qui le collectent !

De fait, nous connaissons tous la propension de nos élus et fonctionnaires à appuyer sur l’accélérateur fiscal pour, prétendument, améliorer les services publics ou donner plus d’avantages de droits à certaines catégories de la population ; ce qui n’est rien moins que du clientélisme en utilisant abusivement les deniers publics, c’est à dire … l’argent des autres !

Tout le monde connait cet adage bien français : aucun problème ne saurait rester sans solution avec une (bonne) augmentation d’impôts !

Pour dire les choses plus crûment : le tabassage fiscal a toujours été la solution adoptée par les hommes de pouvoir … et la France est connue pour sa capacité quasi unique à « lever l’impôt » !

Néanmoins, cette apologie de la fiscalité débridée connait parfois quelques ratés… et le cas de l’immobilier français est particulièrement symptomatique à cet égard dans la mesure où, par définition immobile, il constitue une cible de choix pour une pression fiscale en hausse continue … depuis déjà un bon nombre d’années !

Le propriétaire foncier, désormais souvent stigmatisé lorsqu’il est investisseur/loueur, ne peut rien faire. Il doit supporter la hausse des impôts ou vendre son bien !

Contournement fiscal à Biarritz

Et pourtant, ce n’est pas ce qui s’est passé dans le pays basque et la mairie de Biarritz en a fait les frais … si l’on peut dire !

Un petit retour en arrière s’impose …

E Macron, de manière parfaitement démagogique mais aussi totalement irresponsable, a décidé de supprimer la taxe d’habitation sur les résidences principales ; provoquant ipso facto une forte diminution des recettes fiscales des communes puisque tous les propriétaires habitants et tous les locataires se sont retrouvés du coup exonérés.

C’était, par définition, une décision inappropriée puisque la taxe d’habitation bénéficiait aux communes et servait à payer des services rendus aux habitants ; services qui sont donc devenus gratuits … par le caprice du prince !

Mais pas pour tout le monde car il s’en est suivi une double réaction …

D’une part, les communes ont voulu récupérer l’impôt perdu en augmentant fortement la taxe foncière et c’est effectivement ce qui s’est passé.

D’autre part, l’Etat a modifié son intention initiale en maintenant finalement la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ; ce qui est complètement paradoxal puisque ce sont, par définition, les propriétaires des résidences secondaires qui utilisent le moins les services des communes qui se retrouvent désormais à payer le plus !

Les résidences secondaires restant assujetties à la Taxe d’habitation, les communes s’en sont servi comme d’un levier fiscal à fort rendement ; ce qui explique que la taxe en question a connu une progression phénoménale !

Les propriétaires des résidences secondaires ont fatalement eu le sentiment, évidemment justifié, d’être les dindons d’une mauvaise farce et de payer pour les autres car, en fait de réduction de la pression fiscale, E Macron n’a fait qu’un tour de passe-passe en transférant sur les uns la charge fiscale dont il exonérait les autres !

Effet collatéral, magie des réseaux et des tuyaux amicaux qui passent d’un individu à l’autre par le biais du bouche à oreille, la mairie de Biarritz s’est aperçue que, depuis 2024 plus de 1.000 logements avaient basculé de résidence secondaire à résidence principale avec évidemment exonération de la taxe d’habitation.

La mairie invoque désormais une perte de recettes fiscales de 750.000 € (soit une moyenne de 750€ par logement) ; ce qui représenterait, selon elle, 11.50% de ses recettes.

La loi SRU et le socialisme étatique

A cette diminution de recettes, s’est ajouté un autre effet pervers fiscal : l’application de la loi SRU.

Cette loi, qui a été adoptée en l’an 2000, a pour but de faire financer par le secteur privé la construction de logements sociaux ; c’est-à-dire, pour bien comprendre les choses, de faire assumer la politique du logement social de l’Etat par les propriétaires privés !

Encore un exemple de démagogie électoraliste faite à bon compte avec… l‘argent des autres !

L’Etat, dans sa bienveillance légendaire, a donc mis en place une obligation pour les communes de construire un certain nombre de logements sociaux  ou, à défaut, de payer une … pénalité (en bon français une amende).

C’est d’ailleurs exactement le même mécanisme que celui des Certificats d’économie d’énergie (dits CEE), financés par les entreprises productrices d’énergie, et qui permettent de financer les cadeaux fiscaux consentis par l’Etat aux acheteurs ou locataires de véhicules électriques !

L’effet pervers, encore, de ce genre de procédé est qu’inévitablement, il y a quelqu’un paie pour que ces avantages soient consentis : pour les logements ce sont les propriétaires fonciers et, pour les certificats d’énergie, c’est le consommateur final sur sa facture d’électricité, de fuel domestique, de gaz ou de carburant pour sa voiture !

La politique française du logement, qui est une véritable aberration économique notamment en raison du matraquage systématique des propriétaires aussi bien par le biais de la fiscalité que par le biais de contraintes administratives dont l’exemple le plus criant est le désormais fameux DPE, plusieurs fois remanié en raison des effets indésirables constatés, a provoqué une envolée du prix de l’immobilier avec fatalement un blocage à l’accession à la propriété pour nombre de primo-accédant !

Seulement, la logique bureaucratique de toujours augmenter les contraintes et les taxes finit forcément par trouver, à un moment ou à un autre, ses limites car c’est sans compter sur la nature humaine qui adapte son comportement face aux contraintes qui lui sont imposées …

Encore une fois, plutôt que de laisser faire le marché, l’Etat bienveillant a préféré matraquer les propriétaires immobiliers de toutes les manières possibles avec pour conséquence de provoquer une crise du marché car plus personne ne veut investir dans l’immobilier locatif pour n’avoir à la fin que des ennuis et une absence totale de rendement du fait d’une fiscalité abusive !

L’effet Laffer

Ainsi donc, entre la hausse du prix des résidences principales, lequel a une incidence sur le pourcentage de logements sociaux imposés par la loi SRU que la ville ne peut pas satisfaire, et la conversion en résidences principales d’un millier de logement, c’est un million d’€ de recettes en moins pour la commune se répartissant en 750.000€ sur la taxe d’habitation et 250.000€ pour la loi SRU !

Il s’agit, à n’en pas douter, d’un désaveu cinglant de la « politique fiscale locale » … face à une augmentation abusive de la pression fiscale car la mairie a quand même oublié de préciser que la cause essentielle de ce « mouvement de résistance fiscale » qui ne dit pas son nom, tient au fait qu’elle a augmenté la taxe d’habitation sur les résidences secondaires de… 60% !

Evidemment, la mairie n’a pas manqué de réagir et a utilisé un langage menaçant en parlant ouvertement de fraude fiscale et de représailles sanglantes contre les intéressés !

De fait, la mairie, pour mettre fin à cette jacquerie fiscale a sollicité l’aide des services fiscaux afin d’engager des poursuites et de sanctionner ces odieux fraudeurs, qui risquent un redressement rétroactif sur les trois dernières années.

Visiblement, le dialogue et la compréhension du marché ne font pas partie des éléments de langage des élus locaux … mais cela n’a rien de vraiment surprenant car, dans notre jolie France si éprise de liberté, l’individu n’a pas le droit d’échapper à la confiscation fiscale.

Nos « élites » qui ne connaissent que cette solution, parce qu’ils n’en ont aucune autre, matraquent dans tous les sens tout en mettant en place des barrières et des contraintes règlementaires supplémentaires pour empêcher toute échappatoire fiscale …

C’est évidemment le contraire absolu de la liberté et du consentement à l’impôt !

La mairie évoque la fraude fiscale, j’y verrais plutôt de la résistance fiscale face à un système qui ne fait que changer les règles, et toujours au désavantage du contribuable, lequel finit par être saturé et réagir !

En outre, il n’est pas sûr que ces menaces soient très efficaces car quand un Etat ne fait que menacer, les habitants finissent pas prendre l’habitude de contourner les menaces et s’adaptent pour éviter les sanctions.

Bien cordialement à tous !

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2027 : Tout se déroule selon les plans !

Ce qui est fabuleux avec la vie politique française, c’est que l’on arrive à prédire très précisément le comportement des hommes de pouvoir lorsque l’on a compris comment ils fonctionnent !

Une décision judiciaire parfaitement prévisible

La Cour d’Appel vient de me donner raison sur tous les points à propos d’une stratégie purement réfléchie et face à laquelle les français vont être dans l’incapacité absolue de réagir !

La peine de M Le Pen a été réduite à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 € d’amende. Les juges ont réduit la peine d’inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis ; ce qui fait que cette peine a déjà été exécutée.

La question du bracelet sera résolue sans problème car le JAP (juge d’application des peines) ne va jamais prendre sur lui d’empêcher M Le Pen de faire campagne (et de sortir de chez elle) et cette dernière vient de former un pourvoi en cassation dont l’effet est suspensif concernant ce bracelet !

Elle pourra donc se présenter car M Le Pen ne va évidemment pas laisser passer sa chance. Il s’agit pour elle d’une question d’égo et de fierté. Laisser sa place à J Bardella aurait été un aveu d’échec et d’abandon qui la décrédibiliserait et signifierait la fin de sa vie politique; surtout que l’on sait que le Rassemblement National est en tête dans tous les sondages et que son candidat à toutes les chances d’être présent au second tour !

Elle pourra donc se présenter une nouvelle fois et être battue … à la loyale.

Enfin, pas tout à fait …

Le piège se referme !

Alors, bien évidemment, avec cette décision, on va nous parler d’indépendance de la justice, qui se désavoue elle-même, mais il ne faut pas être dupe et l’exemple de 2017 a démontré l’évidence d’une collusion entre presse, pouvoir politique, haute fonction publique et justice.

En 2017, le coup avait été préparé de longue date car il faut être conscient que l’on n’a pas pu « découvrir » comme cela, tout d’un coup, tous ces éléments à charge contre F Fillon ; d’autant plus qu’il ne s’agissait pas seulement de révélations mais aussi de poursuites immédiates et totalement inédites par le PNF (parquet national financier) !

Il faut donc rappeler les principes de la “démocratie française” :

-il est exclu que l’élite actuellement au pouvoir lâche quoique ce soit. Le candidat adoubé doit être élu ; et ce candidat c’est Edouard Philippe tout comme le candidat de cette même élite, en 2017 et 2022, était E Macron ! Laurent Wauquiez l’a d’ailleurs bien compris en appelant à se rallier au candidat.

Bien évidemment, on nous refera le coup du « Edouard Philippe ou le chaos » même s’il va falloir faire avaler aux français son passif politique particulièrement lourd … et son impopularité !

-il aurait été délicat de faire croire à cette démocratie si M Le Pen n’avait pas pu se présenter. Il y avait un risque, certes faible, d’une radicalisation de son électorat avec de possibles conséquences incontrôlables. Or, la règle du pouvoir c’est le contrôle de telle manière que des évènements imprévus et incontrôlables tels que les gilets jaunes ne puissent pas se produire ou se reproduire !

Alors, bien sûr, on va nous servir le discours « officiel » selon lequel la candidature de M Le Pen n’arrange personne ; alors qu’en fait, elle en arrange à l’évidence certains.

Bien entendu, elle n’arrange pas le populiste Mélenchon, dangereux pour les institutions et pour la survie du système, car M Le Pen et lui draguent dans les mêmes eaux électorales alors qu’il était susceptible de renverser le système … car de gauche ; c’est à dire situé du “bon côté” de la barrière politique !

Évidemment, comme il faut faire croire à la démocratie, qui en France n’est qu’un leurre, les médias, du moins ceux proches du pouvoir, vont nous sur jouer le coup ” M Le Pen le retour c’est le retour de la bête immonde et il faut faire front (républicain)” !

Restera aussi à faire avaler aux électeurs le fait que les deux finalistes sont impliqués dans des affaires judiciaires (M Le Pen déjà condamnée et Edouard Philippe pas encore condamné) ce qui n’est quand même pas très glorieux !

Conclusion

Dans mon article précédent, j’avais prévu ce cas de figure et il s’est produit !

Hasard heureux ?

On pourra me rétorquer que, finalement, je n’avais qu’une chance sur deux de me tromper ?

En fait non, l’échéance de 2027 est beaucoup trop importante pour laisser tout ça dans l’incertitude et dépendre de l’aléa d’un vote des électeurs !

Autrement dit, les français ont le droit de voter mais seulement dans le sens qui est prévu par l’élite et celle-ci s’arrange pour que les français n’aient pas le choix. Le stratagème de 2017 s’est avéré gagnant puisque le candidat favori a été littéralement abattu en plein vol et il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas réutilisé !

Certes, il reste quand même une petite incertitude : celle que M Le Pen franchisse le cap du deuxième tour et soit élue ; mais ce risque reste extrêmement faible et on peut considérer que c’est un risque calculé puisque, jusqu’ici, les français ont toujours “bien voté” !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Ça sent l’embrouille …

Les dix prochains mois de la vie française vont être totalement monopolisés par la future élection présidentielle de 2027 ; dont on sait qu’il s’agit de l’évènement le plus important du pays car il décide de son avenir pour au moins les cinq prochaines années.

Sauf à être complètement sourd et aveugle, ou vivre au milieu des bois, tout le monde a remarqué que le candidat de l’élite bureaucratique autoproclamée est entré en campagne et, désormais, on le voit partout sur toutes les chaines de télé et sur les réseaux !

Les médias sont aussi entré en campagne …

Je veux bien entendu parler d’Edouard Philippe … l’homme des 80 Km/h et des gilets jaunes !

Au regard des exigences de l’élite qui tient le pays, il coche en effet toutes les cases : il est énarque, il est élu (maire du Havre mais le fait qu’il ait mis la ville en faillite n’est pas la question tout comme le fait qu’il soit poursuivi pour des faits de corruption), il a été premier ministre, il ressasse les poncifs habituels et ne va évidemment pas remettre en cause le système  …

Mon petit doigt me dit, mais je peux me tromper, que notre énarchie qui s’accroche au pouvoir comme une moule sur le rocher, va se lancer dans un magistrale manipulation de l’électorat ; quelque chose du même acabit que lors des élections présidentielles de 2017 lorsque le candidat de la droite (F Fillon) a été littéralement descendu en plein vol, en pleine campagne, à la suite de « révélations » curieusement concomitantes et successives qui ont permis de porter au pouvoir un illustre inconnu qui n’avait jamais été élu ; je veux bien évidemment parler d’E Macron …

Nous avons eu droit, à ce moment-là, à une magistrale manipulation judiciaire doublée d’un assassinat médiatique grâce à la participation d’active d’une presse littéralement aux ordres !

Cette nouvelle manipulation pourra effectivement prendre tout son sens si la Cours d’appel supprime l’inéligibilité de Marine Le Pen prononcée en première instance car elle aura alors un double effet positif ; si l’on peut dire …

-d’une part, une telle décision serait de nature à satisfaire l’électorat du Rassemblement National qui y verra un signe favorable puisque son candidat pourrait enfin se présenter à la magistrature suprême ; sans voir que le but réel n’est pas de permettre son élection ou sa participation aux élections mais bien de favoriser sa présence au second tour de telle manière que, comme en 2022, elle soit rejetée par un électorat finalement très conformiste pour ne pas dire obéissant ! L’électorat de la droite nationaliste ne pourrait donc pas en appeler au complot politique ; même si effectivement il y en a un !

Mais encore faut-il en convaincre les juges dont on sait qu’une bonne part est politisée et idéologiquement portée à gauche ….

A ce stade nous ne connaissons pas l’état des négociations forcément extrêmement discrètes qui peuvent avoir lieu !

-d’autre part, de tout faire, comme en 2022, pour amener M Le Pen au second tour face à Edouard Philippe ; de telle manière que joue à nouveau la règle du rejet du fascisme, du racisme et de l’extrèèème drouate … notamment en utilisant la vieille technique du front républicain et autres billevesées de nature à manipuler l’électeur …

Ce serait évidemment un coup sensationnel même s’il s’agit d’une basse manœuvre politicienne n’ayant pour but que de fausser le jeu des élections … car le choix véritable des électeurs se résumerait à un choix entre Edouard Philippe et … Edouard Philippe !

Nous saurons ce mardi ce qu’il en est mais ce serait évidemment un coup magistral …

Bon évidemment, il ne faut pas rêver, Edouard Philippe est le candidat d’une élite qui tient le pouvoir et il n’a aucune intention d’engager les réformes nécessaires pour redresser le pays hormis une nouvelle augmentation des impôts et l’introduction de nouvelles contraintes qui ne concerneront évidemment que la vile populace ; l’essentiel étant surtout de ne pas porter atteinte aux avantages de notre élite bureaucratique auto proclamée.

Toutefois, celle-ci fait l’impasse sur quelques éléments relativement importants…

Edouard Philippe est extrêmement impopulaire et il faudra donc une sacrée dose de propagande, voire de promesses électorales, pour le faire admettre par une population française particulièrement remontée contre ses élus.

Par ailleurs, la situation budgétaire et financière de la France reste extrêmement préoccupante et rien ne dit qu’il va faire le job autrement qu’en écrasant une nouvelle fois les classes moyennes tout en protégeant les membres de l’élite énarchique … mais il est vrai que le véritable enjeu est bien de garder le pouvoir et non de redresser le pays !

Autrement dit, rien ne dit qu’à la fin le FMI et la BCE n’interviendront pas pour stopper les dérives budgétaires d’un pays qui tire depuis bien trop longtemps sur la corde !

Les prochains mois nous  diront ce qu’il en est …

Bien cordialement à tous !

 

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Un Frexit sinon rien ! Survivre au Frexit  (Part 4)

Il ne faut jamais oublier que les politiciens n’assument jamais les conséquences de leurs actes. Cela signifie que si les solutions radicales qu’ils proposent aux électeurs échouent, ce sera vous et vous seuls qui en assumerez les conséquences et, eux, continueront à se pavaner sur les médias !

Alors, bien sûr, les pro Frexit n’ont pas tort sur tout et notamment sur les dérives technocratiques de Bruxelles ; mais si l’on regarde bien comment fonctionne Bruxelles, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un copier/coller des pratiques … françaises c’est à dire qu’ils reprochent à l’Union Européenne de faire ce qui se fait en France et qu’ils n’ont pas l’intention de changer !

La dérive technocratique n’est donc pas qu’un concept … exclusivement bruxellois.

Les solutions proposées sont radicales :

-on sort de la zone €

-on sort de l’Union Européenne,

-on reprend notre argent car l’argent des français doit d’abord aller aux français (*)

-on ferme les Frontières (aux étrangers et migrants)

-on applique des droits de douane.

Au-delà de ces affirmations, dont la plus motivante est la N°3 (*), laquelle a d’ailleurs été décisive en faveur du Brexit parce qu’elle suggérait à une population crédule qu’elle allait en retirer des bénéfices financiers conséquents, il faut se poser les bonnes questions !

Avons-nous les moyens de faire un Frexit alors que ce n’est absolument pas une opération neutre et que peut-il nous apporter ; car il faut évidemment que l’on en retire un bénéfice sinon à quoi cela servirait-il de le faire. Quel bénéfice attendre d’un retour au Franc, voire d’une sortie de l’Union Européenne ?

En outre, les problèmes structurels exclusivement franco-français, accumulés depuis 1974, seront-ils résolus avec le Frexit ?

Car, paradoxalement, la question n’est pas tellement de faire ou pas un Frexit mais bien de savoir s’il y a un intérêt à le faire et si nous pourrons … y survivre !

L’exemple britannique

Le retour au souverainisme est présenté comme l’ultime recours, la solution magique qui va nous sauver … et c’est cette solution qui a été avancée aux britanniques à l’occasion du vote du Brexit …. voté à 52%. Seulement, dix ans plus tard, 70% des britanniques le regrettent alors qu’ils n’avaient même pas le même degré d’intégration que nous à l’Union Européenne (ils n’étaient pas dans l’espace Schengen et avaient conservé leur monnaie).

Les Britanniques estiment désormais que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l’économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l’immigration clandestine (56 %) et pour les effets positifs … on les cherche encore !?!

Cette insatisfaction montre donc que le résultat n’est pas à la hauteur des attentes et de fait le Royaume Uni est en train de s’installer dans une économie particulièrement fragile tout en faisant face à une crise politique qui est … la conséquence directe du Brexit !

Les britanniques ont cru aux promesses des politiciens et notamment que le Brexit leur ferait gagner de l’argent (la fameuse proposition N°3) alors qu’il n’a eu pour effet que leur en faire perdre !

Ils ont cru au retour de l’Empire, qui s’est écroulé après la WWII, empire qui leur permettait d’exploiter des colonies grâce à la première flotte au monde. Seulement, les colonies n’existent plus et la flotte britannique appartient désormais au passé …

Ils ont cru aussi qu’ils allaient pouvoir conserver leurs acquis dans l’Union Européenne mais cela n’a évidemment pas été possible avec l’irruption de contrôles, de droits de douanes et autres complications administratives qui bloquent le commerce alors que l’Angleterre du 17° siècle avait été la première à comprendre que le commerce et la libre circulation des marchandises est la source du progrès et de la prospérité !

Il faut donc se méfier des solutions simplistes et l’exemple britannique montre qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut et surtout que les mensonges (et il y en a eu beaucoup) n’ont abouti qu’à tromper la population !

La souveraineté ce n’est pas la toute-puissance de l’Etat

Les souverainistes croient à la supériorité de l’Etat sur le marché, sur la concurrence, sur le libéralisme économique. En fait, la plupart n’ont … aucune notion d’économie.

Seulement, c’est une erreur grave de raisonnement car on sait que l’Etat n’est pas efficace puisqu’il fonctionne sans notion de couts ; contrairement aux entreprises privées. L’Etat n’est pas un gestionnaire ni un stratège, c’est un dépensier qui ne réagit que très tardivement, voire jamais, à ses propres erreurs.

Par contre, là où l’entreprise se limite à perdre l’argent de ses actionnaires, avec l’Etat, c’est bien votre argent qu’il dépense, sans vous demander votre avis ; et, comme il obéit à des considérations politiques, il le dépense mal !

Par ailleurs, la véritable souveraineté ce n’est pas le retour à une monnaie nationale qui ne vaut rien mais bien la maitrise de ses dépenses publiques et de ses dettes, en fait une économie dynamique et puissante et, malheureusement, pour l’instant, c’est le fiasco total en ce qui concerne nos élites et le silence total des souverainistes sur ce sujet !

La souveraineté ne se décrète pas comme l’a fort justement écrit un de nos lecteurs … elle est la conséquence d’une situation donnée.

Pire, la dette publique et la mauvaise gestion ne sont envisagées que sous l’angle du gaspillage européiste mais jamais sous l’angle franco-français … ce qui évince d’entrée toute autocritique et perspective de réforme !

Le retour au Franc

Il faut être conscient qu’avec l’€ nous bénéficions artificiellement d’une ligne de crédit pratiquement illimitée dont d’ailleurs les derniers gouvernements ont largement profité ; ligne de crédit alimentée à la fois par la BCE et la surface financière et économique des autres pays membres de la zone €.

Fatalement, avec le retour au Franc, les choses deviendraient beaucoup plus compliquées puisqu’il faudrait se limiter à notre seul crédit qui n’est pas bien élevé eu égard aux taux d’intérêts qui sont appliqués sur notre dette ; les plus élevés de l’Union Européenne !

Dans ces conditions, pour financer les achats de biens de consommation que nous importons massivement puisque, en raison de la quasi disparition de notre industrie du fait de la politique menée par nos élites bureaucratiques qui ont tout fait pour massacrer les entreprises, nous ne produisons pratiquement plus rien à part des armes et des avions. Même l’automobile, traditionnellement si puissante, est en voie de quasi disparition.

Il faut donc avoir les moyens d’être souverainiste et clairement nous ne les avons pas !

Nous serions, en outre, dans l’obligation, dans la mesure où le Franc ne serait pas accepté dans les règlements internationaux, de constituer des réserves de change en dollars, £GB ou, paradoxe ultime, en € ; ce qui veut dire que nous serions contraints de continuer à utiliser la monnaie que nous venons de rejeter pour des raisons essentiellement idéologiques.

C’est évidement complètement ridicule !

 La sortie de l’Union Européenne

Il faut être conscient qu’il existe une très forte imbrication des économies des pays membres de l’Union Européenne et spécialement celle des pays de l’Europe de l’ouest dans le cadre d’une zone de libre-échange.

Sortir de l’Union Européenne aurait donc pour effet de supprimer tous ces liens et il est facile de comprendre, au regard de ce qui est arrivé au Royaume Uni après le Brexit, comment la sortie d’une vaste zone de libre-échange peut peser sur les ventes, les bénéfices et la croissance.

Mais, bien évidemment, on n’est gagnant, dans une zone de libre-échange, que si l’on a … quelque chose à vendre. A contrario, si l’on n’a rien à vendre, il devient évident que l’on est perdant !

C’est la raison pour laquelle certains souverainistes sont d’ailleurs favorable une zone de libre-échange mais sans la structure bruxelloise ; mais cela nous ne pouvons pas l’imposer aux 26 autres membres de l’Union Européenne !

Le protectionnisme et l’application de droits de douane

Les droits de douane sont une arme politique plus qu’économique qui a eu son heure de gloire au 19°s et, on l’a vu avec D Trump, ils ne font que renchérir le prix des produits importés pour les consommateurs finaux avec le but de protéger les producteurs locaux qui finalement sont avantagés dans le cadre d’un marché faussé.

En outre, le protectionnisme favorise le capitalisme de connivence, c’est à dire celui dans lequel les entrepreneurs influent les décisions des hommes politiques afin d’obtenir ou de conserver leurs privilèges et autres passe-droits.

Lee protectionnisme ne représente pas tant une arme économique qu’une arme politique et fiscale dont la victime est, encore une fois, le consommateur local qui va payer plus cher des produits susceptibles par surcroît d’être de moins bonne qualité. Ajoutons que le protectionnisme est totalement irréaliste dans ce monde contemporain, où les produits finaux peuvent avoir été conçus dans un pays et être constitués de composants issus d’une multitude d’autres. (c’est le cas notamment du désormais incontournable Iphone d’Apple).

La fermeture des frontières

Le but évident est de stopper l’immigration et de protéger les intérêts des nationaux.

Il faut être conscient que les populations exogènes qui cherchent à venir en Europe le font essentiellement pour des motivations économiques sur la foi de renseignements vrais ou faux qui leur sont diffusés sur place et que la fermeture des frontières n’est pas pour elles une raison suffisante pour les empêcher de venir.

Ainsi, le Royaume Uni malgré sa sortie de l’Union Européenne et surtout malgré le fait qu’il n’ait jamais fait partie de l’espace Schengen est toujours confronté à une immigration que la traversée du Channel n’a jamais empêché.

Le problème est que la légende n’est pas toujours en rapport avec la réalité mais le résultat est quand même que des populations étrangères, qui ont beaucoup de mal à s’intégrer, profitent, à un moment ou à un autre, du système social français dont on sait qu’il est au bord du précipice.

Dès lors, sauf à ériger des barbelés et des miradors tout autour du pays, ne reste donc que la solution policière de la traque et de la reconduite à la frontière ; ce qui n’est pas toujours possible notamment parce que ces populations jettent leurs papiers d’identité et mentent sur leur pays d’origine ; ce qui peut rendre très difficile la détermination du pays de retour. Le tout sans préjuger du cout de cette traque et de la réprobation qui y serait attachée.

Conclusions immédiates : il n’y a pas de solution facile

Le souverainisme se confond avec le populisme c’est à dire avec une prétendue défense des intérêts du peuple et d’ailleurs il promeut des idées simples faciles à comprendre car le cerveau humain préfère une illusion confortable et des idées faciles à comprendre à des concepts compliqués.

Seulement, on se rend compte rapidement qu’un Frexit est très loin d’être aussi facile qu’on le croit et que les bénéfices attendus ou suggérés sont bien loin d’être certains ; ceci compte non tenu des nombreux problèmes qui ne manqueraient pas de surgir à la suite de cette opération et ceci sans aucune certitude quant à un bénéfice.

En outre, si c’était aussi facile qu’annoncé, vous pensez bien que nos chers politiciens l’auraient déjà fait … notamment pour effacer leurs erreurs dont nous payons et allons payer les conséquences !

Encore une fois, il est trompeur de croire que tout ce qui arrive à la France est la faute des autres, de l’Union Européenne, des multinationales, des fraudeurs ou des paradis fiscaux ; et s’enfermer dans un réduit franco-français est une solution sans lendemain !

La vérité est que nous sommes seuls responsables de notre chute en ayant élu de manière constante des individus qui ont accumulé des erreurs catastrophiques depuis 50 ans avec pour ingrédients des dépenses excessives, une fiscalité abusive, des normes administratives en contradiction avec la réalité économique ; ces erreurs ayant provoqué  un affaiblissement économique et une désindustrialisation, des faillites d’entreprises, une hausse du chômage.

Nous avons là tous les ingrédients de la courbe de Laffer qui pour l’instant n’est compensée que par une hausse périlleuse des impôts !

Malheureusement, cette « stratégie » est nécessairement vouée à l’échec car on ne développe pas une économie en l’asphyxiant, mais bien en la libérant pour lui permettre de se développer. L’économie, c’est un comportement rationnel et non pas des slogans idéologiques qui peuvent en outre être fondées sur des croyances erronées !

Bien cordialement à tous !

 

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La loi du 03 janvier 1973 a causé la faillite de la France !

Compte tenu la prochaine campagne électorale en vue des élections présidentielles de 2027 et de l’état catastrophique de nos finances publiques, il est probable que la dette publique va en devenir un sujet central de discussion ; et il est à craindre que les candidats, histoire de créer une rupture qui leur serait favorable, ne soient tentés d’utiliser des arguments aussi spectaculaires qu’erronés mais de nature à abuser des électeurs à la recherche de solutions miraculeuses !

Je vois d’ores déjà passer sur les réseaux des infos totalement erronées mais qui, partagées et répétées de boucle en boucle, finissent par acquérir une image de vérité !

C’est le cas de la loi 73-7 du 03 janvier 1973 dont la disposition essentielle stipule : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »

Selon certaines personnes, la loi de 1973 interdirait donc à l’État de se financer gratuitement (ou quasi-gratuitement) auprès de la Banque de France ; et dès lors, le pays n’a pas eu d’autre choix que de se financer sur les marchés financiers (ou auprès des banques) et de payer des intérêts — lesquels expliqueraient donc le niveau actuel de la dette publique et la faillite de l’Etat !

Certains n’hésitent pas à en rajouter en affirmant que le président Pompidou et Giscard d’Estaing, alors ministre des finances, ont sciemment vendu les intérêts de la France aux banques, dont la banque Rothschild histoire, sans doute d’y ajouter un soupçon d’antisémitisme avec l’idée que les banquiers (forcément juifs) se seraient enrichis sur le dos de l’Etat français et de sa population ; raison pour laquelle cette loi est appelée loi Pompidou-Giscard-Rothschild. (M. Pompidou a travaillé pour la Banque Rothschild avant d’être le premier ministre du gal De Gaulle).

Le discours sous-jacent serait donc que notre dette publique serait de ce fait illégitime et … n’aurait  pas besoin d’être remboursée !

Miracle du verbe, typiquement français, qui permet de se débarrasser d’un trait de plume de 3.500 Mds€ de dette accumulées depuis plus de 50 ans ! Malheureusement pour ceux qui y ont cru, c’est juste une thèse complotiste qui ferait des pauvres français, les victimes du grand capital apatride !

En effet, cette thèse est totalement fausse d’une part  quant aux motivations qui ont poussé à l’adoption de cette loi mais aussi d’autre part en ce qu’elle confond causes et conséquences !

Qu’est-ce que l’escompte ?

Le texte parle d’escompte ; mais qu’est-ce que l’escompte ?

« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France, » constitue un texte abscons pour la plupart des gens ; surtout pour ceux qui n’ont jamais travaillé dans la banque ou n’ont jamais dirigé une entreprise.

L’escompte n’est pas un emprunt, c’est une facilité de trésorerie et donc une forme de crédit à court terme utilisée par les entreprises.

Le mécanisme est le suivant : Celles-ci remettent, à leur banque, des traites (dites acceptées c’est à dire que la dette est reconnue comme réelle par le débiteur du billet) tirées sur leurs clients avec un paiement à terme (à 30, 60 ou 90 jours) afin d’obtenir l’avance du montant indiqué sur le papier bancaire. La traite c’est l’autre nom de la lettre de change créée au moyen âge par les banquiers italiens pour permettre le paiement de grosses sommes d’argent à longue distance sans avoir à déplacer des quantités importantes de monnaie métallique (or ou argent) susceptibles de faire l’objet d’attaques par des brigands.

La différence entre le chèque et la traite, c’est qu’avec le chèque c’est vous qui reconnaissez devoir une certaine somme tandis qu’avec la traite, vous émettez un papier bancaire sur votre débiteur.

Bien évidemment, la banque prélève une commission sur le montant de la traite et se charge de son encaissement auprès de l’entreprise débitrice.

On comprend donc qu’il s’agit essentiellement d’une technique de gestion de trésorerie.

Quant aux « Effets » du Trésor évoqués par la loi de 1973, il s’agit des bons du Trésor émis par l’Etat ; et donc, « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres Effets à l’escompte de la Banque de France », signifie qu’il ne peut pas émettre une dette sur lui-même et s’en servir ensuite pour la présenter à l’escompte de la Banque de France afin d’obtenir la contre-valeur en monnaie.

En effet, dans le cas de l’Etat, ce serait comme si vous établissiez une reconnaissance de dettes à vous-même et alliez voir ensuite votre banque pour lui demander de vous racheter ce papier et donc de vous faire crédit du montant  indiqué sur le papier.

Le but de la loi de 1973 était donc d’interdire un montage financier parfaitement malsain qui permettait au Trésor public de contourner la législation sur les émissions monétaires et de provoquer non seulement un phénomène inflationniste, à la fois masqué et incontrôlable, mais aussi un transfert de richesse occulte. Car ce crédit, même à court terme, permettait bien une augmentation de la masse monétaire et fatalement l’inflation avec la question sous-jacente de déterminer le plafond admissible de ces escomptes !

Le but sous-jacent de cette loi était d’éviter que le Trésor public ne se livre à la cavalerie financière incontrôlée comme peut être tenté de le faire un Etat aux abois ! (suivez mon regard …).

Rappelons que, selon la constitution de 1958, les dépenses et recettes publiques sont votées par le Parlement !

En outre, en fait de crédit gratuit, il s’avère qu’il y a bien quelqu’un qui paie mais vous n’imaginez pas de qui il s’agit !

Car, il faut être conscient que ce mécanisme de financement de l’Etat étant source d’inflation ; celle-ci était nécessairement subie par les épargnants français, qui payaient, par le biais d’une dévalorisation de leur épargne, les avantages procurés à l’Etat français. Cette miraculeuse gratuité n’était donc qu’un transfert occulte de richesse des épargnants vers les fonctionnaires … dont les salaires indexés progressaient de l’inflation tandis que les économies des épargnants diminuaient d’autant !

L’Etat emprunteur auprès de la Banque de France

En fait, la pratique de l’escompte était proscrite dans les faits depuis le 24 juillet 1936 et le Trésor public n’utilisait déjà plus cette technique de l’escompte que de façon marginale car il réalisait, depuis février 1971, des opérations classiques d’émissions d’emprunts sur les marchés financiers (on ne les appelait pas encore OAT – obligations assimilables du trésor).

La loi de 1973 n’était donc qu’une simple mesure de précaution introduite par la commission des finances du Sénat de l’époque pour réinscrire dans le marbre de la Loi un principe déjà admis par tout le monde depuis au moins 1936.

En outre, cette loi n’a jamais interdit au Trésor public d’emprunter — y compris gratuitement — de l’argent à la Banque de France ;

Ne pas confondre causes et conséquences :

Au-delà du mythe du crédit gratuit, l’endettement de la France n’a absolument rien à voir avec ce texte de Loi ; mais tout à voir avec la gestion calamiteuse des deniers publics par l’élite auto proclamée de la haute fonction publique qui a accumulé depuis plus de 50 ans à peu près toutes les erreurs possibles en matière de gestion budgétaire. En effet, tous nos gouvernements, de droite comme de gauche, sans exception, ont systématiquement fait voter par le Parlement, depuis 1974, des budgets déficitaires.

Ce n’est donc pas parce que l’Etat ne pouvait plus escompter des effets sur lui-même qu’il se retrouve aujourd’hui en faillite mais bien parce que l’Etat a dépensé beaucoup plus que ses recettes fiscales ; et quand on vit au-dessus de ses moyens et qu’on emprunte sans cesse, il y a un moment où vos dettes finissent par dépasser vos capacités de remboursement !

En terme technique cela s’appelle le défaut et pour une entreprise la faillite !

L’évidence est donc que cette loi de 1973 n’est donc absolument pour rien dans notre dette publique car, si on ne voulait pas payer d’intérêts, la solution se résumait à ne pas emprunter !

Créer de la monnaie ne crée pas de richesse

Pour avoir une économie à la Suisse, dont on sait qu’il s’agit d’un pays florissant à haut niveau de revenus, et pas vraiment en raison de son activité bancaire, il faut fatalement que le pays soit géré comme la Suisse ; pays fonctionnant avec des excédents budgétaires et dont le ratio dette/Pib est de 27% alors que celui de la France est de 120% !

Malheureusement, cela n’est jamais arrivé car nos gouvernants, de quelque bord qu’ils soient, ont toujours préféré les expédients budgétaires, l’émission monétaire et l’inflation à toute forme de bonne gestion !

Pourquoi ?

Parce qu’il est plus facile d’émettre de la monnaie fictive et de la distribuer à une population qui en veut toujours plus plutôt que d’expliquer à cette dernière que ce n’est pas possible et qu’elle va devoir travailler et faire des efforts plutôt qu’attendre des aides sociales !

Or, il fut un temps, il n’y a pas si longtemps, où cette loi N°73-7 sur la Banque de France du 3 janvier 1973, a fait l’objet d’une polémique alimentée par les extrêmes, de droite comme de gauche, avec pour principaux acteurs : N Dupont-Aignan, M Le Pen, Alain Soral, F Asselineau, J Cheminade et JL Mélenchon.

Là où c’est inquiétant, c’est que plusieurs d’entre eux sont ou ont été des hauts fonctionnaires et en outre des anciens ou futurs candidats à l’élection de 2027 ; ce qui pose question quant à leur totale incompétence et au pire à leur malhonnêteté.

Il faut donc espérer que cette histoire ne va pas revenir polluer les débats.

Néanmoins, si vous voyez arriver ce sujet dans les débats où les polémiques, vous saurez exactement à quoi vous en tenir.

Bien cordialement à tous !

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Un Frexit sinon rien ! Se méfier des promesses des politiques (Part 3)

On a le droit d’être anti européen, et de vouloir un Frexit ; mais il vaut mieux éviter de formuler des affirmations incantatoires, le plus souvent inexactes, et se demander si c’est une solution viable en évitant les thèses complotistes, les mensonges et les manipulations.

Or, si certains arguments sont justifiés, il est visible que d’autres ont essentiellement pour but d’exacerber la colère populaire afin de lui faire perdre toute pensée rationnelle :

Les arguments erronés :

– Désigner l’Union Européenne comme la responsable de tout ce qui va mal est une vieille technique de manipulation de l’opinion à travers la stigmatisation d’un bouc émissaire ; et c’est d’ailleurs cette même technique qui a été utilisée pour promouvoir le Brexit !

Rappelons que l’Union Européenne n’est pas un régime politique ni même un système étatique. Ce n’est pas un Etat fédéral ni même une confédération mais c’est quand même un système démocratique avec un exécutif (la commission) et un parlement. Par conséquent, toutes les réponses ne peuvent pas venir de Bruxelles et l’Union Européenne ne peut pas devenir le bouc émissaire de toutes les lâchetés, impuissances et erreurs nationales alors que l’essentiel des décisions relèvent bien des gouvernements nationaux.

-la fiscalité dévastatrice pratiquée en France depuis 50 ans a bien pour origine les différents gouvernements français et sa haute fonction publique. Toutes ces taxes qui nous assomment ont bien été décidées à Paris et il est donc illusoire de croire qu’un Frexit amènera quelque changement que ce soit sur ce plan car les souverainistes n’ont jamais prévu de se débarrasser de la haute fonction publique et de réduire massivement le nombre des fonctionnaires ! Nous savons aussi que l’endettement faramineux qui mine le pays a bien été décidé à Paris car B Le Maire  a balancé sur E Macron en expliquant que ce dernier lui a bien donné l’ordre de ne pas réduire la dépense publique et de laisser filer la dette.

1.200 Mds€ de dette en plus, dix ans plus tard, on est au bout du chemin, mais ni Bruxelles ni la mondialisation ne sont responsables de la situation ! Dès lors, affirmer que la dette publique est due à notre perte de souveraineté au sein de l’Union Européenne est juste ridicule !

-Croire que sortir de l’€ va résoudre tous nos problèmes est la marque d’une méconnaissance totale des mécanismes économiques.

Le premier effet d’un tel évènement serait la fin du crédit international qui nous finance et une très forte dévaluation de la nouvelle monnaie provoquant une envolée du cout des importations alors que nous importons tout … ou presque ! C’est donc la promesse assurée d’une chute vertigineuse de notre niveau de vie et c’est d’ailleurs la raison principale pour laquelle la Grèce a renoncé à la sortie de l’Union Européenne et au retour à la drachme alors qu’elle était pourtant dirigée par Syriza, un parti de la même mouvance que Lfi. Le gouvernement grec a refusé d’endosser la responsabilité de faire faire un bond de 50 ans en arrière et de ruiner d’un trait de plume les 2/3 de la population ; sans aucun gain d’aucune sorte.

Affirmer qu’on a empêché la Grèce de sortir de l’€ est une absurdité totale, et je suis bien placé pour l’affirmer. Elle a « seulement » adopté des mesures d’économies budgétaires qui lui permettent aujourd’hui de rembourser progressivement sa dette publique ; économies budgétaires que la France refuse d’adopter …

En outre, il est complètement illusoire de croire que, parce que l’on va changer de monnaie, les choses vont s’améliorer car, la monnaie n’est que le reflet de l’économie d’un pays ; et quand les bases économiques sont mauvaises, la monnaie s’écroule.

Et, ce n’est pas dévoiler un secret que les bases françaises sont … très mauvaises !

J’aime à rappeler l’exemple allemand qui est très significatif !

Lors de la création de la DM en 1949, elle valait 0.49 Franc c’est à dire pas grand-chose ; le Franc ne valant lui non plus pas grand-chose. En 1990, la DM valait 4 F ! Pourquoi ? En raison de la bonne mine des allemands ? Évidemment non !

La courbe qui suit vaut mieux qu’un long discours et l’argument d’une monnaie nationale n’apparaît vraiment pas justifié !

Evidemment, la réalité est que l’Allemagne est un gros exportateur alors que nous sommes un gros importateur ; ce qui revient à se demander sur quoi pourrait s’appuyer la nouvelle monnaie : sur notre dette publique et nos déficits insondables ?

Pour la France, combien de dévaluations en raison de la mauvaise gestion persistante des finances publiques par nos élites si soucieuses, parait-il, de la population française ?

Rien moins que 17 depuis 1914 et le phénomène ne s’est arrêté qu’avec l’€ en 2002 alors que nul doute qu’en cas de conservation d’une monnaie nationale, nous aurions encore dévalué une bonne dizaine de fois eu égard à la mauvaise gestion persistante de nos finances publiques. Il faut donc être d’une grande naïveté pour croire qu’un changement de monnaie va subitement améliorer une situation désespérée.

Enfin, parler de dévaluation compétitive est juste un argument destiné à faire croire qu’en manipulant la monnaie on peut s’en tirer à bon compte !

Seulement, il n’existe pas de dévaluation compétitive, il existe seulement des dévaluations contraintes qui finissent toujours par ruiner la population car, si vous n’avez rien à vendre, vous n’aurez pas d’argent pour acheter et tout ce que vous pourrez acheter deviendra plus cher !

Alors, certes, on pourrait demander à la Banque de France de financer les déficits budgétaires mais ce serait alors se lancer dans l’émission monétaire massive avec pour corollaire l’hyper inflation dont on sait qu’elle se termine toujours par la ruine de tous … sauf ceux qui sont au pouvoir parce qu’ils auront eu les moyens de déplacer « discrètement » leurs avoirs à l’étranger en monnaie forte !

Cela signifie que le retour à une monnaie nationale entrainerait automatiquement un problème de financement puisque nos dépenses publiques reposent sur l’endettement ; et si les prêteurs n’ont pas confiance dans la nouvelle monnaie, ils ne prêteront pas !

Pour traduire les choses : avec l’€ les taux seront à 5 voire à 7% ce qui est déjà beaucoup trop ; mais avec le Franc les taux seront à 20 voire à 30% si ça se passe mal avec pour effet principal d’asphyxier totalement l’économie qui s’écroulera !

Les conséquences sont connues : Fuite des capitaux, effondrement économique, faillite des entreprises et chômage car il ne faut pas oublier que le Franc serait une mauvaise monnaie en raison du principe universel et intangible : un pays avec une mauvaise économie a une mauvaise monnaie !

Et quels seront les options des gouvernants ?

Augmenter encore la fiscalité jusqu’à la ruine alors qu’il faut être conscient que nous sommes subventionnés indirectement par l’Union Européenne et que sans elle, avec notre niveau de vie et nos dépenses inconsidérées, on nous aurait coupé le crédit depuis longtemps !?

Ainsi donc, le retour à une monnaie nationale est l’assurance d’une chute vertigineuse du niveau de vie … sauf amélioration spectaculaires des comptes publics ; ce qui n’est jamais arrivé sauf lors du retour du Gal de Gaulle en 1958 !

Le seul pays qui avait réussi à gérer la faiblesse de sa monnaie était l’Italie au prix d’une forte inflation et d’un endettement astronomique !

-Affirmer qu’Ursula Von der Leyen, pour laquelle je n’ai aucune sympathie, n’a pas été élue est un mensonge largement utilisé pour justifier le Frexit pour cause de violation de la volonté du peuple ! Certes, elle est spécialement impopulaire mais il faut détruire cette vieille légende de la dictature. Elle a été désignée par les pays membres après avoir été approuvée par le parlement européen. Elle a donc bien été élue … par 383 voix sur 747 en 2019 et réélue en 2024.

-les souverainistes aiment à rappeler que les français ont voté contre l’Union Européenne en 2005 mais qu’on a bafoué leur vote. En fait non, ils ont voté contre l’adoption de la constitution européenne parce qu’on leur a soumis un texte trop complexe et qu’ils ne l’ont pas compris.

-A propos de l’argent versé à l’Ukraine, on comprend que plusieurs étant des agents du Kremlin. Leur but est évidemment de favoriser la victoire de V Poutine en coupant les vivres à Kiev. Par ailleurs, les armes que nous fabriquons sont vendues à l’Ukraine et, si l’on raisonne en pourcentage du PIB, le Danemark arrive en tête au sein de l’Union européenne, avec 3,3 % de sa richesse nationale consacrée à l’Ukraine, suivi de l’Estonie (3 %), de la Lituanie (2,4 %) et de la Lettonie (1,9 %). En valeur absolue, la France figure parmi les principaux contributeurs européens, avec près de 8 Mds€ d’assistance financière recensés. Mais rapportée à la taille de son économie, son aide représente environ 0,3 % du PIB, ce qui la place au treizième rang européen.

-on en arrive à des options idéologiques caricaturales. Quand les élections élisent un type d’extrême droite comme Orban, c’est bien mais quand les mêmes élections élisent son concurrent c’est un coup d’Etat de l’Union Européenne ou de la Cia ou des deux ! Comme si les peuples et les hongrois n’avaient pas le droit du choix de leur vote ; et c‘était déjà le cas pour l’Ukraine !

En fait, les souverainistes n’acceptent pas de perdre les élections et crient au complot ; ce qui montre leur peu d’affinité avec la démocratie !

Orban est un modèle pour les souverainistes alors que son bilan est catastrophique : pas de croissance économique depuis des années (le PIB/hab de la Hongrie a tellement chuté qu’elle est maintenant considérée comme l’un des pays de l’Union européenne où le niveau de vie est le plus bas), inflation, corruption, étatisme, mainmise du parti d’Orban sur des secteurs entiers de l’économie et de la justice… Orban a mis la Hongrie en coupe réglée en favorisant ses copains et sa famille.

La Hongrie d’Orban est en fait le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire tout en vivant sur le dos de l’Europe puisqu’il acceptait les subventions ; ce qui n’est finalement pas terrible pour un souverainiste rejetant l’Union Européenne !?!

Les arguments vrais ou plutôt vrais

Restent quelques arguments justifiés qui … ne sont pas propres aux souverainistes :

-le grand argument des souverainistes concerne la contribution de la France à l’Union Européenne qui devrait atteindre 28 Mds € en 2026 et qui serait, selon eux, trop élevée. Toutefois, il s’agit d’un faux semblant car nous recevons en retour au moins 18 Mds€ ce qui fait que le solde négatif réel s’établit en fait à 10 Mds€. Certes, c’est beaucoup dans l’absolu mais c’est relativement peu en regard des 50 Mds€ distribués par le gouvernement aux innombrables associations sans but et aux 150 Mds€ distribués aux 700 agences de l’Etat (ODAC organismes divers d’administration centrale) qui ont souvent pour fonction de recaser les copains à des postes bien rémunérés mais … inutiles ! S’il y a des économies à faire, elles seront beaucoup plus efficaces en ce qui concerne ces deux derniers postes  à la fois quantitativement et qualitativement !

Par ailleurs, l’Allemagne reste un contributeur beaucoup plus important que la France, et, en outre, l’Union européenne ne se résume pas à des transferts monétaires directs. Il y a des avantages économiques indirects, comme l’accès au marché unique, sans droits de douane, de plus de 445 millions de consommateurs, des projets de coopérations industrielle et enfin la politique agricole commune (PAC), qui représente environ 56% des fonds retournés à la France.

Enfin, l’Union Européenne finance des projets communs en matière d’infrastructures, de recherche, de transition énergétique et de développement régional.

Paris et Bruxelles viennent de signer un accord de prêt de 15,1 Mds€ en faveur de la France qui servira au financement d’achats d’armements conjoints, dans le cadre du programme européen de soutien au réarmement en Europe.

La question de savoir si la France donne « trop » à l’UE dépend donc de la perspective adoptée et de l’impact que l’on veut diffuser dans l’opinion qui reste toujours manipulable. Une analyse purement comptable peut suggérer un déséquilibre, mais un regard plus large sur les retours stratégiques, politiques et économiques donne une vision beaucoup plus nuancée et globale des relations entre la France et l’Union européenne.

– l’administration est totalement dépassée par une invasion migratoire devenue incontrôlable mais elle n’exécute quasiment jamais les ordonnances d’expulsion des OQTF (4% du total),

-Il faut reconnaitre que 50 ans de construction européenne ne nous ont pas objectivement menés à plus de prospérité. L’Europe, même si elle a adopté une cohésion quasi parfaite face à l’agression russe (à l’exception notable de la Hongrie), reste un nain géopolitique et militaire. Par contre, Bruxelles nous impose des options idéologiques dévastatrices en ce qui concerne la décarbonation forcée, sous la pression à la fois de lobbies écologistes et de l’Allemagne dont le programme énergétique, décidé sous Angela Merkel, s’avère être un fiasco total !

Conclusion qui s’impose, les arguments développés par les souverainistes ne sont pas du tout convaincants !

Les grandes incantations sont sans doute spectaculaires mais il faut se méfier des solutions miraculeuses proposées par des gens qui ont toujours vécu de l’argent public et qui n’ont aucune notion d’économie ! On le sait, leur solution est toujours l’augmentation de la pression fiscale !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Un Frexit sinon rien ! La vision du monde par les souverainistes (Part 2)

Les souverainistes attribuent nos difficultés aux abandons de souveraineté consentis au profit de l’Union Européenne. Selon eux, nous avons perdu notre souveraineté du fait de Maastricht et de la perte de notre monnaie nationale le Franc.

Ils affirment la primauté de la souveraineté nationale, à gauche comme à droite, comme principe fondamental de l’organisation politique d’un État. Selon eux, le pouvoir politique suprême doit appartenir au peuple d’une nation et être exercé par des institutions nationales, sans transfert contraignant ou irréversible de compétences vers des instances supranationales ou étrangères.

Le problème est que cette vision « idéale » est en complet déphasage avec une réalité constante de la Vème République : L’aristocratie administrative, qui tient le pays depuis une cinquantaine d’années, méprise le peuple et le récent rétablissement des ZFE, malgré le vote du parlement qui les avait supprimées, en est la démonstration évidente. Dans ces conditions, l’argument utilisé par les souverainistes à propos d’un peuple souverain ne correspond pas à la pratique du pouvoir français et ils ne peuvent donc s’en prévaloir, si ce n’est pour … appâter l’électeur.

De plus, depuis 2005, on sait que le référendum est une arme bien trop dangereuse et trop imprévisible pour être mise à la disposition de l’électeur. En fait, les souverainistes, comme les autres politiciens d’ailleurs, n’aiment pas les décisions qu’ils n’ont pas choisies et qui limitent leur « liberté » d’action ; ce qui a tout d’un vertige du pouvoir illimité et sans contrôle. Le RIC, référendum d’initiative populaire, n’apparait donc finalement que comme un hochet destiné à amuser (abuser) le bon peuple.

Vous en doutez ? Quel est ce ministre de l’intérieur qui a affirmé : « la démocratie s’arrête là où commence l’intérêt de l’Etat » ? Charles Pasqua, souverainiste s’il en est !

Il faut aussi avoir conscience que les arguments utilisés sont essentiellement destinés à susciter la méfiance, la colère, le rejet et à décrédibiliser les institutions en place !

Petit florilège …

Les élites européistes voudraient détruire la France, E Macron  ne serait que le petit télégraphiste des ordres de Bruxelles. Ces européistes ne sont que les défenseurs du grand capital apatride et de toutes ces horreurs que sont l’€, l’Europe, le libéralisme, le marché, la déréglementation (lire La cour des miracles de Michel Onfray) !?!

J’aime bien M Onfray en tant que philosophe mais sur l’économie, il est nul !

Natacha Polony adopte carrément une vision complotiste en accusant, pèle mêle, la dérégulation financière, la financiarisation de l’économie, la libre circulation des capitaux et des marchandises. Le tout aurait provoqué la désindustrialisation, la paupérisation des Français, l’affaiblissement de l’Etat et la montée du Rassemblement national (elle est souverainiste mais tendance Chevènement). Selon elle, il y aurait eu un contournement systématique de la volonté des peuples pour édifier un grand marché de consommateurs au profit des multinationales.

Nous aurions donc d’’un côté, la souveraineté nationale et le bon peuple français qui a été trompé, et de l’autre, le méchant libéralisme et la mondialisation qui nous a ruinés.

Ce ne sont que des visions simplistes des réalités économiques  et concernant E Macron la négation d’une réalité beaucoup plus prosaïque : Il est juste le défenseur des intérêts d’une caste à travers une structure étatique qui n’a absolument rien de libérale. Rappelons que 6 des 8 présidents de la République sont issus de la haute fonction publique ainsi que 21 des 28 premiers ministres !

Mais lors, pourquoi les arguments des souverainistes portent-ils et ne doutons pas qu’ils auront une place importante au sein des prochaines élections présidentielles ?

Tout simplement parce que la population est en attente de l’amélioration de son niveau de vie alors qu’elle constate qu’il baisse puisque tout devient de plus en plus cher tandis que les impôts augmentent sans arrêt. Un sentiment de victimisation apparaît de manière quasi automatique tout en espérant, naïvement, des solutions efficaces, rapides et surtout indolores !

Et c’est là où les promesses des candidats prennent tout leur sens entre celles de gauche et mélenchoniste qui promettent de voler « les riches » puis … tous les autres et celles des souverainistes qui proposent des solutions de « rupture ».

En effet, il ne faut pas perdre de vue que les politiciens professionnels, qui tous, sans exception, vivent de l’argent public gratuit versé avec prodigalité,  c’est à dire des impôts collectés qui écrasent la population, sont prêts à toutes les promesses pour séduire l’électeur !

Les uns et les autres n’hésitent d’ailleurs pas à verser dans le populisme en prétendant défendre les pauvres et les plus faibles face à l’Europe libérale alors qu’il s’agit essentiellement d’un argument électoral qui d’ailleurs a un certain écho dans une population qui reste très dépendante des aides sociales et craint que le libéralisme ne les leur supprime.

Or, là où ce discours n’est pas crédible c’est que c’est pourtant bien l’étatisme forcené de nos élites qui nous amenés à la faillite !

Par ailleurs, il est faut être conscient que les solutions miraculeuses n’existent pas !

On paie toujours les conséquences de sa mauvaise gestion ; mais évidemment c’est d’autant plus dur lorsque les conséquences que vous supportez sont le fait de la mauvaise gestion des autres. D’où un rejet évident de la classe politique considérée comme profiteuse et irresponsable, voire même incompétente, et un intérêt pour des solutions hétérodoxes non encore explorées !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Un Frexit sinon rien ! (Part 1)

Les difficultés économiques de la France s’accumulent et, en naviguant sur les réseaux, on s’aperçoit que les anti-européens s’agitent beaucoup et que leur crédo est : tout ce qui arrive à la France est la faute d’E Macron, de l’Europe et des mondialistes !

Il est vrai qu’E Macron n’a eu aucune réussite pendant ses deux mandats, la réindustrialisation tant mise en avant est ratée, les comptes publics sont dans un état lamentable. La seule chose qui ait progressé c’est la dette publique ; c’est donc l’échec total et son image est très négative !

Parallèlement, l’évènement le plus important de la Vème république se profile : l’élection du président de la République. Nous allons donc dans les prochains mois avoir sous les yeux le spectacle pitoyable et affligeant de tous ces candidats à la magistrature suprême, dont la caractéristique commune est la médiocrité, pour ne pas dire la nullité, qui vont venir nous proposer leurs recettes ; qui pour redresser le pays qui pour améliorer la vie des plus pauvres !

Au gré de la campagne électorale, il est à craindre que les solutions les plus farfelues soient proposées à des français dépassés par les évènements avec une mise en accusation des hauts fonctionnaires, des politiciens véreux, de l’Europe bruxelloise, de la mondialisation, des Etats Unis avec leur guerre contre l’Iran, des multinationales, du capitalisme, etc …

Les candidats vont inévitablement exploiter le mécontentement populaire pour mettre en avant des solutions aussi miraculeuses que … simplistes ; avec cette caractéristique que, plus la situation devient mauvaise, plus les solutions extrémistes prennent corps et deviennent crédibles au sein d’une population qui cherche une issue de secours à ses problèmes quotidiens !

C’est d’ailleurs dans de telles circonstances, conséquences de la crise économique de 1929, qu’un individu comme A Hitler a pu arriver au pouvoir en 1933 !

Seulement, il faut se méfier des solutions miraculeuses ou de l’homme fort providentiel qui va sauver le pays car ce n’est en fait qu’une illusion …

Parmi tous ces candidats, la voix des souverainistes, de droite, commence à porter au sein d’une population qui voit les difficultés économiques s’accumuler sans espoir d’amélioration.

Et ces souverainistes ont la solution : le Frexit c’est à dire la version française du Brexit !

Leurs arguments, souvent « percutants », sont les suivants :

-on dépense notre argent pour l’Ukraine, on paie trop à Bruxelles, nous subissons le pillage de nos impôts au profit des autres et d’ailleurs si le pays est endetté c’est à cause de l’argent qu’on donne aux autres ; on nous parle d’Euro goulag !?!

-notre agriculture est liquidée par Bruxelles,

-il faut résister à l’élite mondialiste qui a coulé le pays

-les peuples sont victimes des élites et notamment des hauts fonctionnaires et des élus corrompus,

-si les comptes sont dans le rouge c’est à cause de l’immigration qui nous est imposée par l’Union Européenne

-Von der Leyen n’a pas été élue, c’est un dictateur, Bruxelles est un repaire de fascistes,

-il faut mettre en place le RIC  (référendum d’initiative citoyenne) pour redonner la parole au peuple,

-les français ont voté contre l’Union Européenne en 2005 mais on a bafoué leur vote,

-il faut engager un plan de redressement national,

-si on continue comme cela, la France va disparaître,

-on a empêché la Grèce de sortir de l’€ mais nous nous pourrons faire le Frexit,

Et il est vrai que Bruxelles se voit désormais attribuée l’image d’un système de fonctionnaires européens, aux revenus indécents, détachés des contingences matérielles, prenant en violation du droit des peuples des décisions inutiles, incompréhensibles, voire néfastes et souvent contestées par les populations ; quitte à  aboutir à de regrettables confusions, et l’épisode des ZFE en est la confirmation car une partie de la population exige le Frexit pour y échapper alors que ces ZFE … n’ont pas été décidées à Bruxelles mais bien  à Paris par A Juppé alors ministre de l’environnement puis par A Borloo dans le cadre du Grenelle de l’environnement !

Et il faut reconnaitre que certains arguments sont percutants !

Conclusion indispensable : Seul un Frexit nous permettrait de retrouver la souveraineté perdue, d’avoir une monnaie nationale, pour ne plus obéir à Bruxelles, pour ne plus être dans la mondialisation. On sort de l’Union Européenne, de la zone €, de l’Otan, de l’Oms et tout ira mieux !

Seulement, il faut se méfier des solutions simplistes essentiellement fondée sur l’idéologie ou la croyance irrationnelle ; mais aussi du discours des hommes politiques qui sont, par nature, des menteurs et des manipulateurs. Il ne faut jamais oublier que leur but essentiel est la conquête du pouvoir avant toute autre priorité et que l’électeur n’est donc perçu, dans ce cadre, que comme un vecteur ou un simple moyen pour atteindre ce but !

Les chantres du Frexit sont connus : de Villiers, Dupont Aignan, Nikonoff, Asselineau, Philippot ; le plus médiatique étant sans doute Philippe de Villiers, ce vieux politicien roublard de la vieille France réactionnaire maurrassienne qui a écumé les ministères avant d’en être évincé et qui cherche désormais une voie politique de retour.  Asselineau ajoute une « touche personnelle » en étant renvoyé en correctionnelle pour harcèlement sexuel sur un de ses collaborateurs (masculin).

En outre, plusieurs d’entre-eux sont clairement des agents de l’étranger et plus particulièrement des instruments au service de la propagande du Kremlin lequel se livre sans arrêt à des attaques contre les Etats européens.

Leur caractéristique commune, qui interpelle au-delà des idées, est que ce sont tous d’anciens hauts fonctionnaires qui n’ont jamais vécu d’autre chose que des deniers publics ; c’est à dire que ce sont des gens qui personnifient l’Etat prédateur, la fiscalité abusive, l’élite abhorrée qui se gave et qui n’a jamais rien produit.

Tous Etatistes pur jus, qui n’ont vécu que de l’argent des autres, ils viennent donc nous donner des leçons de gestion en matière de deniers publics et vont sauver le pays ?

L’analyse de leur discours, essentiellement basé sur la critique et le discrédit, apparaît en fait très peu crédible …mais il peut avoir de l’écho auprès d’une population en colère et au bord de la révolte.

Promettent-ils plus de liberté, moins de taxes et moins de contraintes ?

Non évidemment … ils se contentent de désigner des ennemis et des responsables dans le but évident de canaliser à leur profit la colère populaire …et ils utilisent volontiers le complotisme dont on sait qu’il s’agit d’un mélange de vérités et d’affabulations ; avec pour effet de donner une apparence de crédibilité à des affirmations douteuses !

Ils se présentent comme des patriotes, ce qui, en soi, ne sert à rien, mais l’essentiel est qu’ils ne changeront pas de modèle. Ils restent des étatistes qui vendent du rêve, des promesses de grandeur, la glorification de l’Etat stratège tout puissant ainsi qu’une promotion d’eux-mêmes présentés en avatars glorieux du gal De Gaulle.

Or, on sait désormais, sans aucune ambiguïté, que l’Etat n’est surtout pas un stratège et n’est même pas un bon gestionnaire ; en fait c’est même un très mauvais gestionnaire. La solution du toujours plus d’Etat n’est donc envisageable !

Il faut en fait se poser les bonnes questions :

-Ces membres actifs d’un système qui a ruiné le pays font-ils une analyse correcte des causes de la situation française et sont-ils capables de prendre les mesures indispensables pour redresser le pays ?

-Le souverainisme  va-t-il supprimer la dette, va-t-il abandonner l’étatisme et adopter des mesures libérales qui permettront de libérer l’économie, va-t-il licencier les fonctionnaires et supprimer le statut des hauts fonctionnaires qui contrôlent le pays, va-t-il réformer le système des retraites, va-t-il stopper les aides sociales en tous genres ?

-Glorifier l’Etat et désigner un ennemi extérieur est-ce suffisant pour résoudre les problèmes du pays ?

-Comment se fait-il qu’il y ait des pays de l’Union Européenne qui s’en sortent (et pas nous) alors que les règles sont les mêmes pour tous ; parce que ce n’est pas l’Union Européenne qui a recruté les fonctionnaires français, qui a créé l’Ena, qui a mis en place les aides sociales et  une fiscalité confiscatoire.

Car, il ne faut pas se tromper : Le déclin français n’est pas le résultat d’un complot européen ou le produit de la mondialisation. Il est le fruit de l’action délibérée d’une élite incompétente de hauts fonctionnaires français, dont les souverainistes font partie, qui tiennent le pays depuis 1974 et qui ont décidé de se gaver sur le dos de la bête tout en accumulant des erreurs dramatiques dont nous n’avons pas fini de payer les conséquences !

Nous ferons prochainement une analyse critique de leurs propositions.

Bien cordialement à tous !

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La France finance un système gérontocratique

Nous allons aborder un aspect particulièrement déplaisant de la vie publique française : les leçons de morale faites par les nantis de la haute fonction publique aux français de la classe moyenne à propos d’une situation que ces derniers subissent et dont ils ne sont pas responsables !

De quoi s’agit-il ?

François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a adressé, le 04 mai, comme tous les ans, une lettre au président de la République ; lettre sur la situation économique du pays dans laquelle il affirme : « Nos arbitrages collectifs ont été jusqu’à présent en faveur des seniors : dépenses de retraite et de santé, et financement par le déficit, … Si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l’avenir. »

Il est donc explicitement affirmé que nous sacrifierions notre jeunesse au profit des vieux !

Suivent des chiffres qui décrivent une réalité … tronquée : Les dépenses de retraite représentent plus de 14 % du PIB, soit 445 Mds€ environ. C’est 2,3 points de PIB en plus par rapport à la moyenne européenne (12,5 %). Surtout, c’est nettement supérieur aux trois pays les plus performants sur le sujet en Europe : la Suède (11,1 % du PIB), le Danemark (7,2 %) et les Pays-Bas (6,1 %) ; pays du nord de l’Europe où, en outre, l’âge effectif de la retraite est proche de 65 ans.

Il s’agit toutefois d’une vision très décalée par rapport à la réalité qui ne prend pas en compte les éléments suivants :

-Le système économique français, ce n’est pas les jeunes d’un côté et les retraités de l’autre !

-Fustiger les retraités, certes, mais de quels retraités parle-t-on, avec quel niveau de pension ? A ce propos, le rapport est … muet car il se livre à une globalisation trompeuse alors qu’il existe de fortes disparités entre la masse des retraités qui perçoivent moins de 1.500€ par mois et d’autres qui culminent à des plus de 10.000€ par mois ; les recordmen étant, comme par hasard les hauts fonctionnaires avec des champions comme MM Hollande, Ayrault, Fabius, Juppé, qui culminent, sans complexe, à des 30.000€ par mois !?!

-évidemment, Villeroy de Galhau oublie d’évoquer, à propos du différentiel de cotisations, que les pays nordiques ont une composante de capitalisation dans les retraites, ce qui fatalement modifie les données brutes !

-le rapport ne parle pas non plus de la génèse du système par répartition créé en 1946 avec le choix déjà démagogique, à l’époque, de faire payer les cotisations par les entreprises à travers un système étatique, opaque et peu efficient ! Cette option a fatalement eu des effets catastrophiques sur la rentabilité et la compétitivité des entreprises !

-En outre, il occulte une réalité incontournable : D’une part les retraites du public sont plus avantageuses que celles du privé et d’autre part les régimes de retraite sont en déséquilibre en raison du poids des retraites du secteur public qui sont déficitaires de 50 à 80 Mds€ par an c’est à dire que, sur 10 ans, ces régimes du public ont accumulé entre 500 et 800 Mds€ de déficit ! L’incertitude quant aux montants est due aux dissimulations de l’administration … très discrète sur ces chiffres évidemment catastrophiques !

-la lettre évince le problème de la charge désormais intolérable d’un secteur public disproportionné par rapport à nos moyens économiques avec des fonctionnaires beaucoup trop nombreux (6 millions) et très peu productifs,

-au milieu des satisfécits concernant la situation du pays qu’il estime globalement bonne, alors qu’elle est tout simplement catastrophique, il élude la question de la fiscalité trop lourde qui pénalise les entreprises avec pour conséquence un faible niveau de créations d’emplois ni le fait que la création de richesses est faite par les entreprises ; car l’Etat, lui, n’est qu’un prédateur !

-on ne parle pas du refus de la part de la haute fonction publique d’adopter la capitalisation parce qu’elle est la première bénéficiaire du système par répartition alors que l’on sait que c’est un système de Ponzi qui n’a aucun avenir parce qu’il ne pouvait tenir que tant que le nombre de cotisants était supérieur à 4 pour un retraité. L’autre réalité, totalement occultée, est que les hauts fonctionnaires, compte tenu de leurs niveaux élevés à très élevés de retraites devraient cotiser beaucoup plus avec un système par capitalisation et ça … ils n’en ont pas envie !

-Notre système de retraite par répartition souffre en fait d’un manque de cotisants du fait d’un chômage de masse, d’une part importante de la population qui est inemployable et d’une anémie économique qui sont le résultat de la politique décidée par les hauts fonctionnaires qui tiennent le pays et massacrent les entreprises !

-Pas un mot du rapport sur le fait que les moins de 40 ans subissent légalement une escroquerie en devant cotiser à un système qui ne pourra pas leur payer quoique ce soit dans 25 ans !

-On ne parle pas de la dégradation constante de la situation économique française avec une production de richesse qui fonctionne très mal ; notamment en raison d’une fiscalité et de charges sociales excessives. La meilleure preuve est que le Pib par tête chute sans cesse depuis 40 ans. En 1980, le Pib était le même en Allemagne, aux Etats Unis et en France. En 2024 en France il est de 46.000$, en Allemagne de 56.000 et Etats Unis de 80.000 ! Le salaire médian français est de 1.800€ par mois, aux Etats Unis c’est 1.500$ par semaine !  La vérité est donc que la France coule lentement on était 4ème en 1980 on est 28ème en 2024 ; sacrée dégringolade !

On sait qu’il est facile de manipuler les chiffres et nul doute qu’en le faisant, on cherche à préparer l’opinion à une compression des retraites versées en France et d’ailleurs un  « sondage » avait fait dire que les retraités étaient prêts à réduire leurs pensions.

Ce qui est stupéfiant, c’est la capacité ahurissante à l’amnésie et au déni des dirigeants de ce pays et de ceux qui ont participé au système ; et nous avons bien affaire ici à un individu faisant partie du système qui a causé la situation et qui ne supportera jamais les conséquences des mesures qu’il propose, qui vient donner des leçons de morale et de gestion !?!

Alors, qui est Villeroy de Galhau ?

C’est un haut fonctionnaire de 67 ans,  qui devrait être à la retraite mais qui continue à profiter de la rente d’un emploi à la Banque de France payé 33.000€ par mois au minimum et on ne parle pas de la voiture de fonction et des autres avantages en nature non divulgués (appartement de fonction) !

C’est donc l’histoire du type qui se fait payer son train de vie ultra confortable par les autres et qui explique à ces derniers qu’ils vont devoir se serrer la ceinture parce que leurs retraites coutent trop cher !

Et ce comportement n’est pas propre à Villeroy de Galhau, c’est celui de toute la haute fonction publique qui vit dans le déni et l’inconscience … jusqu’au bout !

Jamais responsable de quoique ce soit et d’ailleurs le rapport n’est pas sans être empreint d’une certaine dose d’autocongratulation !?!

Car, on a bien compris que l’affirmation sous-jacente est que c’est le retraité à 1.200€ par mois, qui peine à survivre, le responsable d’un système qu’on lui a imposé tandis que les hauts fonctionnaires qui perçoivent sans complexe des retraites de plus de 5.000€ par mois (et Galhau va probablement dépasser les 20.000€) n’y sont pour rien.

La réalité est que l’on sait que le système par répartition est compromis (je le savais depuis 1991 !). Mais qu’ont fait les hauts fonctionnaires à ce propos ces 30 dernières années ? Rien, ils ont continué à se servir dans la caisse et à accumuler les avantages payés par les autres parce que ce système leur était extrêmement favorable. Et maintenant ils assènent leurs reproches en expliquant à ceux qui perçoivent 1.200€/mois qu’ils vont devoir se serrer la ceinture.

Ce n’est pas une prise de conscience, c’est de l’indécence doublée de malhonnêteté car  ce sont ceux qui ont causé le problème !

Et vous savez pourquoi ?

Parce qu’il y a beaucoup plus de retraités à 1.200€ que de retraités à 30.000€ et que fatalement c’est la forêt des pauvres qui cache le buisson de nantis qui préfèrent conserver leurs avantages et que ce soient … les autres qui fassent des efforts !

Et le pire, c’est que ce discours se met à tourner en boucle sur les médias, repris par des personnages souhaitant briller en public en utilisant des chiffres « chocs » ; sans toutefois réfléchir aux causes réelles du problème ni vérifier au préalable le bienfondé de ces affirmations !

Finalement, il faut prendre ce rapport pour ce qu’il est : Grace à des manipulations statistiques, ce n’est rien moins qu’une ode à la politique économique du président de la République ; lequel a dû, sous la pression, suspendre la « réforme des retraites » qui consistait avant tout en une main mise sur les réserves des caisses de retraites du secteur privé.

Finalement, il n’y a jamais de hasard …

Bien cordialement à tous !

 

 

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Un pays qui court après sa dette court à sa perte !

Les services de l’Etat, sont aux abois et sont entrés dans un tunnel psychologique qui leur interdit d’envisager toute autre solution que l’augmentation des impôts ; raison pour laquelle le harcèlement fiscal s’accentue. Il faut absolument trouver des recettes pour boucher des trous budgétaires gigantesques.

Ce recours à la fiscalité a semblé d’ailleurs payer puisqu’il a permis une augmentation des recettes fiscales de 7% en 2025 avec une palme de +10% pour l’impôt sur le revenu.

Ce faisant, on n’hésite pas à tomber dans la mesquinerie d’une chasse fiscale pour des montants marginaux : Après la traque des abris de jardins et des piscines non déclarés, ce sont désormais les serres et les poulaillers qui sont dans le viseur avec des amendes de 1 200 à 6 000€ par m2 non déclaré.

Néanmoins, il faut être conscient qu’en procédant ainsi les services fiscaux ne font qu’enfoncer les derniers clous dans le cercueil de l’enfer fiscal français car la fiscalité atteint désormais des niveaux délirants ainsi que le prouve une étude sur le malus fiscal pratiqué en Europe. Elle confirme que nous détenons la palme d’or d’une fiscalité idéologique qui n’a pour résultat que de détruire, sans aucun bénéfice d’aucune sorte, un tissu industriel construit depuis plus de 100 ans dans l’automobile !

Évidemment, dans l’idéal fiscal, le meilleur des impôts serait celui payé par les étrangers et il faut bien dire que nos services fiscaux s’y sont attelés consciencieusement avec des résultats pour le moins mitigés … car, malheureusement, les acteurs économiques étrangers ont les moyens de contourner ou d’échapper à une fiscalité abusive.

Ainsi, la taxe sur les petits colis chinois qui devait rapporter 400 M€ a fait un flop monumental puisque, désormais, les colis arrivent en Pologne ou en Belgique ; c’est à dire que non seulement on n’a pas les recettes fiscales attendues mais les plateformes de Roissy et autres Vatry dédiées à ces colis ont fermé avec de nombreux licenciements à la clé !

Le fisc avait aussi essayé de taxer lourdement les grands yachts ancrés dans les eaux françaises sans voir que ces bateaux pouvaient quitter les eaux françaises, ce qu’ils ont fait ; annulant de ce fait irrémédiablement les espoirs de tonte fiscale !

Dans ces conditions, on comprend que l’Etat fiscal ne peut se retourner que contre les français moyens coincés dans leur pays en utilisant des manipulations fiscales qui ont eu pour effet de faire rentrer dans l’impôt plusieurs millions de foyers auparavant non imposables ou en réduisant les aides pour l’emploi d’une aide à domicile pour les moins de 80 ans mais aussi avec l’intensification des contrôles fiscaux pour faire rentrer, à toute force, l’argent dont on manque tant !

On sait que le gouvernement a déclaré qu’il n’avait pas les moyens de réduire la fiscalité confiscatoire sur le carburant et c’était vrai mais pas pour les raisons que l’on croit et en tout cas pas pour faire des économies !

Son refus de réduire les taxes était essentiellement motivé par le fait qu’il pensait pouvoir profiter de l’aubaine pour augmenter les recettes. Et c’est bien ce qui s’est passé durant les mois de mars et d’avril ; les recettes attribuées aux taxes des carburants ont augmenté de 190 M€.

Seulement, cela n’a pas duré car le gouvernement constate désormais que les recettes baissent de 105 M€ en avril/mai ; c’est à dire que même en percevant mécaniquement plus de taxes par litre de carburant, il collecte moins de taxes !

C’est la démonstration éclatante de la courbe de Laffer : les recettes augmentent dans un premier temps puis baissent car … trop d’impôts tuent l’impôt !

Aussi curieux que cela puisse paraître, les hauts fonctionnaires n’ont pas envisagé que les revenus des français ne sont pas indéfiniment extensibles et qu’ils doivent donc faire des arbitrages au niveau de leurs dépenses. Fatalement, face à l’augmentation des prix, les français roulent moins !

De plus, tout le monde a remarqué une envolée de l’inflation qui sera au minimum de 4% pour 2026, officiellement, mais qui sera en fait beaucoup plus importante sur les produits de la vie courante (alimentation, énergie, carburants, …) qui sont les principaux postes de dépenses des classes sociales les moins aisées.

Ce sera un frein supplémentaire à la consommation !

Les français sont en fait très inquiets pour l’avenir ; surtout que, pendant ce temps, les faillites d’entreprises continuent (Bouchara, Minelli…) et que le chômage augmente fortement !

Et pourtant, clientélisme politique oblige, les dépenses publiques continuent d’augmenter. On vient ainsi d’apprendre que les salaires des fonctionnaires ont progressé 3 fois plus vite que ceux du privé en 2024 compte non tenu du fait que l’Etat employeur continue à distribuer à ses fonctionnaires des avantages sociaux (congés spéciaux pour mariage, naissance, décès, congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption alors que d’un autre côté on sait que le régime des retraites du public est déficitaire de 50 à 80 Mds€ par an pour lequel … rien n’est fait).

Cela explique d’ailleurs notamment l’explosion des couts de fonctionnement de l’Etat (+24% depuis 2021, soit 106 Mds€, alors que le PIB n’a progressé que de 5%, au mieux) ; l’administration coute de plus en plus cher tout en étant de moins en moins efficace !

La réalité, pour l’instant rejetée par le gouvernement, est que la France est entrée en récession avec, à la clé, des recettes fiscales en chute libre. On s’attend à 200 Mds€ de déficit sur l’année 2026 ; et ça pourrait être encore pire alors que le régime de la sécurité sociale est au bord de la banqueroute !

La dette de l’Etat français atteint 3.500 Mds€, soit 116 % du PIB et le service annuel de cette dette requiert 70 Mds€ par an et bientôt 100 en 2027.

La France emprunte à tout va sur les marchés mais malheureusement, les taux d’intérêts montent et ont atteint un record, ce 18 mai, à 3.82% pour l’emprunt à 10 ans alors qu’il y a quelques années les taux étaient à 0%. Il est probable qu’en raison de la dégradation de la situation, les taux vont dépasser 4% d’ici 2 ou 3 mois ; aggravant encore une situation déjà largement compromise !

Il devient flagrant que la France court après sa dette alors qu’elle fait exploser sa fiscalité et ses emprunts ; ce qui pose un double problème :

-un pays qui court après sa dette court à sa perte car il n’y aura jamais assez d’impôts pour boucher les trous qui se creusent sans cesse ! Il ne faut jamais perdre de vue que l’impôt est un prélèvement sur la richesse produite et que si, comme c’est le cas lorsqu’il y a récession, la richesse produite diminue, la fiscalité perd en efficacité.

-Le raisonnement est le même pour l’emprunt qui n’est jamais qu’un impôt différé avec pour conséquence qu’on ne peut pas emprunter indéfiniment car la charge fiscale nécessaire pour rembourser va forcément s’alourdir jusqu’à devenir intolérable !

La réalité est que nous sommes face à un système miné par le clientélisme et la corruption qui refuse de se remettre en cause alors qu’il nous a menés à la faillite !

Le psychodrame autour du rapport parlementaire sur l’audiovisuel public, lequel a failli ne pas être publié sous la pression des bien-pensants moralisateurs soucieux que leurs petits et grands intérêts restent discrets, est là pour le démontrer !

En fait, tout le monde sait que le pays doit réduire ses dépenses mais personne ne veut le faire et surtout pas les principaux bénéficiaires du système qui, comme par hasard, sont ceux qui appellent à la sauvegarde du service public ; lequel s’apparente de plus en plus à celui de la dépense publique sans limites ! La fuite en avant fiscale ne sera jamais suffisante pour nous sauver d’une dette d’ores et déjà hors de contrôle ; surtout qu’il n’y a pas plus démotivant dans la vie qu’un excès d’impôts dont on se demande à quoi il sert alors que l’on voit par ailleurs que tout se dégrade …

Clairement, l’option du tout fiscal ne peut mener qu’au désastre car, s’il n’y a plus aucun intérêt à travailler en France, soit les gens partiront à l’étranger soit ils ne feront plus rien ce qui signifie que la création de richesse va fortement s’essouffler et, s’il n’y a pas de richesse créée, il n’y aura pas d’impôt à prélever ….

La morale de cette histoire est que, quand vos dépenses dépassent vos revenus, votre train de vie va causer votre perte et il s’applique de manière indiscutable à la France !

Bien cordialement à tous !

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Le business des voitures radar : la confirmation par les acteurs eux-mêmes !

On sait que l’Etat accentue le développement des contrôles routiers par le biais de voitures radar parce qu’elles sont pratiquement indétectables malgré un cout d’exploitation relativement important.

L’administration a décidé, pour cela, de sous-traiter cette activité à des sociétés privées et, à ma connaissance, il y a 2 sociétés : Mobium et Securitas-Engie Solutions qui ont été retenues.

Il faut savoir aussi que les contrats, apparemment très secrets, passés avec ces sociétés se chiffrent en dizaines de millions d’€ !

Nous avons eu l’occasion de dénoncer, à maintes reprises, les abus de l’Etat et de son administration mais il y a un moment où le lecteur peut se poser la question de la légitimité des affirmations faites en pensant : il exagère, il se trompe, c’est faux surtout que désormais on sait que les fake news constituent l’essentiel des informations diffusées ; notamment sur les réseaux !

Seulement, en l’espèce et sur le sujet des voitures radar, nous venons d’en obtenir une confirmation éclatante par les acteurs eux-mêmes !

Oh, bien évidemment ce ne sera pas par les hauts fonctionnaires ou les dirigeants des sociétés impliquées mais bien par le « petit personnel » qui est utilisé pour effectuer cette répression !

Dans un article de Caradisiac paru hier 14 mai, un employé est venu « dénoncer », sous le sceau de l’anonymat, les agissements de ces sociétés exploitant des voitures radar.

Que dit-il ?

En gros, que la sécurité routière n’a jamais été abordée par un employeur qui a surtout mis la pression sur les employés pour faire une course au chiffre et au kilométrage et flasher le plus grand nombre de conducteurs en excès de vitesse.

On n’en saura pas beaucoup plus, parce qu’en fait, l’essentiel des révélations de cette personne est constitué par … des plaintes à propos des conditions de travail qui sont imposées aux chauffeurs et par les menaces de mort qu’il aurait reçues à propos d’un métier choisi, selon lui, par nécessité économique !

Pas un mot sur les techniques franchement illégales utilisées pour piéger les automobilistes et qui ont pourtant été constatées ; notamment la conduite en « accordéon » juste en dessous de la limite légale pour inciter aux dépassements.

Pas un mot pour regretter rien moins qu’une collaboration à un système vicieux et malhonnête à propos d’un emploi présenté comme alimentaire et presque contraint ; qu’il a quand même quitté mais probablement plus par peur des menaces reçues que par scrupule éthique ou pénibilité !

Pas un mot sur l’état des voitures qui seraient « usées jusqu’à la corde » et en mauvais état pour certaines !

Pour le reste, on « apprend » que les chauffeurs doivent rouler 10 h par jour et rapporter 700.000€ par an et par voiture ; ce qui représente, quand même, rien moins que 15.600 flashes à 45€ par an, soit pour 260 jours ouvrés dans l’année, un minimum de 60 flashes par jour !

L’article se termine en fustigeant une logique productiviste qui place l’automobiliste moyen en situation de délinquant permanent dans un seul but de rentabilité à la fois pour l’Etat et pour les sociétés exploitantes.

On savait, qu’avec ce système, on se situe à l’extrême limite de la légalité et de l’abus de pouvoir et que sa justification réelle est essentiellement financière plutôt que motivée par la sécurité routière; on vient d’en avoir une confirmation explicite interne au système !

Bien cordialement à tous !

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Un business bien juteux

Les amendes liées aux infractions routières auraient rapporté 2 Mds€ en 2025 ; dont 1 Md€ pour les seuls radars automatiques et vous allez voir qu’on ne joue pas « petit bras » dans cette affaire car le système des amendes routières représente un véritable pactole financier et … pas que pour l’Etat !

Des données fragmentaires à propos d’un système machiavélique

Il existe des statistiques sur le sujet, mais on se garde bien de nous en donner le détail car il est probable que ces statistiques soient totalement faussées pour des raisons que vous allez vite comprendre …

L’information officielle, qui se veut sans doute rassurante, est que 30% des PV seraient annulés sans que l’on donne plus d’explications. Mais on peut supposer qu’il s’agit essentiellement d’annulations de poursuites liées à un changement de propriétaire du véhicule incriminé,  d’un vol, d’un prêt avec tiers identifié … ou pas.

Par contre, aucune donnée n’est disponible à propos des erreurs matérielles commises par les appareils de mesure dont certains pourtant font la une de la presse compte tenu de leur aspect « spectaculaire ».

C’est  évidemment ce dernier aspect qui pose problème car rien n’interdit de penser que vous vous soyez fait flasher, par un appareil déréglé ; et il est très peu probable que l’administration reconnaisse spontanément son erreur ; d’autant plus qu’elle vit dans le mythe de son infaillibilité face à des individus perçus comme des délinquants !

Mon exemple personnel est là pour démontrer que si vous n’arrivez pas à démontrer à l’administration qu’elle se trompe, vous n’avez aucune chance d’obtenir gain de cause face à un appareil conçu pour être essentiellement répressif !

Or, j’évalue pour ma part, certes de manière totalement subjective, que 20% des avis de contraventions expédiés sont abusifs mais que leurs destinataires les paient par peur des poursuites eu égard aux menaces proférées dans les documents administratifs ; impression confortée par les déclarations de certains avocats spécialisés dans le droit routier selon lesquelles il vaut mieux payer, même si c’est injuste, pour éviter les ennuis !?!

Car, il faut savoir que l’administration n’hésite pas à engager des poursuites abusives ; notamment avec la délivrance d’avis à tiers détenteur (équivalent d’une saisie) sur les comptes bancaires ; même si les avis de contraventions n’ont jamais été reçus par leurs destinataires (vécu) !

La conclusion inéluctable est que le radar se trompe mais que l’Etat, qui encaisse illégalement des sommes indues, lui, ne se trompe pas de cible et, à ce stade, l’automobiliste n’est rien moins qu’un pigeon. Vous pouvez aisément imaginer que si 20% des amendes sont abusives cela fait rien moins que 200 millions € de recettes fiscales supplémentaires, bienvenues, mais reposant sur des infractions inexistantes  ; ce qui représente, on a du mal à le visualiser, plusieurs milliers de PV abusifs PAR JOUR !

Autant dire que l’on ne se situe plus dans le cadre d’un effet de bord marginal mais bien dans celui d’une action frauduleuse totalement délibérée ;  l’essentiel étant que les victimes ne s’aperçoivent pas de la supercherie ou de … l’escroquerie !

Car, le fait d’obtenir un paiement au moyen d’un stratagème correspond à la qualification de l’escroquerie !

Au-delà des apparences, il s’agit d’un système bien rodé mais parfaitement inéquitable et se situant à la frontière de la légalité qui utilise tous les artifices pour atteindre son but : le recouvrement d’un maximum d’impôts déguisés sous une autre appellation et vous observerez qu’aucune des « plus hautes autorités de l’Etat » ne s’est saisie ou n’a été saisie de cet aspect pour le moins attentatoire aux libertés et à la légalité.

C’est encore une fois la preuve que les hommes de l’Etat se moquent complètement de l’équité et de la justice !

Et si, par chance, vous avez gain de cause dans votre contestation, vous saurez que le remboursement de votre consignation (obligatoire) se fera à perte de vue car, encore une fois, l’Etat est non seulement un mauvais joueur mais aussi un mauvais payeur ; et c’est le pire des mauvais payeurs !

Le détournement de la manne financière

Détail particulièrement sordide et conforme aux méthodes de l’Etat, le mécanisme de la consignation obligatoire, en cas de contestation, permet à l’Etat de bénéficier gratuitement d’une énorme trésorerie car si 30% des amendes automatiques sont annulées … et si 1 Md€ représente le montant des amendes définitives, une simple règle de trois montre que c’est 300 millions€ d’argent gratuit qu’il conserve dans ses caisses, en plus des 200 millions indument perçus, qui sont ainsi conservés abusivement, pendant plusieurs mois, par la DGFIP. Bien évidemment, on en a compris le but : les victimes d’un système inéquitable et abusif, obligées de consigner pour faire valoir leurs droits, deviennent à leur insu les banquiers bénévoles et gratuits de l’Etat car il est probable que la DGFIP utilise, en toute discrétion mais en toute illégalité, l’argent de ces consignations, qui ne lui appartient pas, pour « soulager » la trésorerie ordinaire de l’Etat.

Nous avons affaire à une administration dans ce qu’elle a de pire, tatillonne et impitoyable lorsqu’il s’agit d’appliquer les règles aux autres, mais extrêmement tolérante avec ses propres dérives qui relèvent parfois de l’illégalité la plus flagrante !

Un professionnel, avocat ou notaire, qui ferait la même chose, c’est à dire qui utiliserait les sommes d’argent appartenant à ses clients pour sa trésorerie personnelle serait condamné immédiatement pour abus de confiance et radié mais … pas l’Etat qui, décidément, franchit toutes les limites et s’autorise tous les excès ; en toute impunité puisqu’il n’y a aucun contrôle !

L’Etat et l’administration vous contrôlent mais qui contrôle l’administration ?

Et la supercherie continue lorsque l’on sait que 30% des sommes encaissées servent à payer les dettes de l’Etat au lieu d’être alloués, comme promis, à la sécurité routière et au réseau routier !

Ce détournement des fonds étant la preuve que l’Etat, aux abois, utilise de plus en plus ce type d’expédients pour sauver une situation financière extrêmement compromise et cette situation est indirectement rapportée par la Cour des Comptes qui souligne que les services de l’Etat se plaignent désormais des moindres rentrées fiscales sur les radars du fait des dégradations de plus en plus nombreuses causées aux appareils.

Un système ouvert à la corruption

Vous pouvez aisément imaginer que l’odeur de l’argent gratuit des autres ramassé à pleines brassées attire nécessairement les convoitises … et il y a beaucoup de candidats désireux d’accéder au pactole !

L’un des grands bénéficiaires du système est Atos,  société d’informatique qui gère le réseau des radars.

Vous saurez ainsi qu’Edouard Philippe, l’ancien premier ministre d’E Macron qui se voit un destin présidentiel en 2027 et qui semble d’ailleurs être le candidat adoubé par l’élite politico-administrative qui avait propulsé E Macron, a été intégré, juste après la fin de ses fonctions ministérielles, au conseil d’administration d’Atos !

Faut-il y avoir un remerciement ou un renvoi d’ascenseur alors que l’on sait que la diminution de la vitesse, couplée avec l’augmentation du nombre de radars, a essentiellement permis d’augmenter fortement le nombre des amendes et les  rentrées financières pour l’Etat et … pour les vendeurs de radars ?

La question reste posée surtout que, en sa qualité de haut fonctionnaire, membre du conseil d’Etat,  E Philippe n’a évidemment absolument aucune espèce de compétence en matière de technologie des radars. Par contre, il avait bien les capacités pour encaisser les 50.000 € de rémunération annuelle qui lui étaient allouées par Atos !

On se situe là, à l’extrême limite de la corruption pure et dure ; mais l’Etat, très indulgent avec sa propre organisation oligarchique, n’a engagé aucune poursuite contre E Philippe qui s’est pourtant bien rendu coupable de recel de corruption. La meilleure des preuves est qu’il a discrètement démissionné en 2023 de son poste à Atos en raison des risques de poursuites judiciaires engagées par l’association anti-corruption Anticor !

Mais, cela n’a pas été suffisant car ce n’est pas la seule casserole attachée aux basques de ce personnage …  puisqu’il est quand même poursuivi pour corruption et détournements de fonds publics !

Il y a des hasards qui … n’en sont pas ; mais rien d’étonnant finalement puisque Atos fait pour sa part aussi l’objet d’une enquête pour corruption … il n’y a jamais de fumée sans feu !

Et vous savez quelles conclusions en ont tiré les services de l’Etat ?

Ils vont corriger ces méthodes qui relèvent du banditisme étatique ?

Non, bien évidemment, ils ont prévu de doubler le nombre des radars ; pour augmenter la sécurité routière … bien évidemment !

Bien cordialement à tous !

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République et démocratie

En France, on a un peu tendance à mélanger ces 2 concepts, à assimiler la démocratie à la république surtout que le pays est présenté comme étant celui qui a inventé les droits de l‘homme ; avec ce sous-entendu que nous aurions aussi inventé la démocratie et le respect du citoyen !

Or, république et démocratie sont des concepts fondamentalement différents ; à tel point que nous pouvons avoir une monarchie démocratique et une république autoritaire. Ainsi, le Royaume Uni est une démocratie depuis 1640 bien qu’elle soit une monarchie et la France, depuis 1789, a souvent subi des régimes autoritaires.

Il est donc important de bien comprendre le système dans lequel nous évoluons et nous allons voir que l’utilisation de ces concepts, qui ont imprégné l’inconscient populaire, a tout du roman historique et du mythe fondateur.

La France est une république, c’est écrit dans la Constitution du 04 octobre 1958 en son article 1. La République : c’est le gouvernement par des élus désignée par le peuple ; cela veut dire que le peuple élit des représentants qui vont gouverner à sa place … en principe dans l’intérêt commun.

La démocratie, c’est le gouvernement par le peuple. Le mot provient de 2 racines grecques : Kratos= pouvoir et Démos= peuple ; ce qui sous-entend que c’est le peuple qui a le pouvoir.

La démocratie peut être directe ou représentative et son concept remonte à la Grèce antique. Néanmoins, on ne peut pas vraiment faire de parallèle avec la démocratie directe pratiquée dans la Grèce classique, car, à l’époque, démocratie ne signifiait nullement que le pouvoir était partagé entre tous. Il était en fait réservé à une élite « éclairée », en fait des nobles, dans le cadre d’une entité relativement petite ; les femmes, les métèques (étrangers) et les esclaves étant exclus de ce système.

En examinant un peu plus précisément les choses, on s’aperçoit que nous sommes en fait confrontés à un roman national qui s’est agrémenté de nombreuses manipulations dont nous allons détailler quelques aspects …

L’illusion de la démocratie : voter c’est décider

Sous la Vème république, le principe du suffrage universel est la règle et les français pensent naïvement qu’en votant, ils décident et donc … qu’ils ont le pouvoir et il faut bien reconnaître que le système a été entièrement conçu pour qu’ils y croient. En fait, c’est surtout l’art des faux semblants et de l’illusion … Le bon peuple doit croire qu’il décide !

Et pourtant, les français font une dramatique erreur : ils votent pour un représentant qui va décider pour eux mais eux ne décident absolument rien !

Vu sous cet angle, on comprend immédiatement que voter ce n’est pas décider ; c’est seulement s’en remettre à des tiers élus qui vont décider pour vous et il peut y avoir un gouffre entre les promesses électorales d’un candidat et son action en tant qu’élu. Par contre, quand une décision est prise, et bien qu’elle ne soit prise que par quelques individus, elle s’applique à tout le monde en vertu du mandat conféré lors du vote électif. L’effet pervers est que les mauvaises décisions et leurs conséquences devront être assumées par la totalité de la population que cela celui lui plaise … ou non !

Evidemment, on nous objectera, non sans quelque raison, qu’avec une population de 68 millions d’habitants, on peut difficilement faire autrement que de mettre en place un système représentatif.

Il faut être conscient que le but de l’accès au pouvoir, c’est le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir et surtout tout faire pour le conserver et l’exercer sans partage car le pouvoir n’est pas une affaire de morale et on aurait même tendance à croire que c’est une affaire d’immoralité !

Différentes techniques sont utilisées … pour séduire l’électeur :

– on veut faire croire que le président de la république est le représentant de tous les français ; son élection au suffrage universel tendant à accréditer ce roman. Or, au mieux, il est le représentant d’une petite minorité d’électeurs, au pire d’un clan ou d’une coterie qui agit en arrière-plan et dont il est chargé de défendre les intérêts.

– on fait croire à une alternance du pouvoir alors qu’en réalité, ce sont toujours les mêmes qui sont au pouvoir : les hauts fonctionnaires qui sont les réels décideurs. Cela ramène à la question centrale : qui détient réellement le pouvoir ?

-les candidats font tous croire à leur sacrifice ou à leur abnégation ; car ils sont forcément totalement désintéressés et nous aurons droit à un véritable festival d’hypocrisie de la part des 27 candidats déjà déclarés pour 2027. Le pire dans le genre a été le sinistre maréchal Pétain qui, en son temps, avait fait « don de sa personne à la France » et qui a, pendant quelque temps, fait figure de sauveur pour des français complètement perdus face à une défaite aussi brutale qu’inattendue.

-les candidats prétendent que tout va changer avec eux et qu’ils vont améliorer la vie de leurs électeurs. C’est malheureusement très rarement le cas, c’est même plutôt généralement l’inverse ; malgré que ce soit une vieille ficelle de la gauche marxisante voire … pseudo révolutionnaire.

En fait, la classe politique, les parlementaires et les hauts fonctionnaires, qui agissent en arrière-plan quand ils ne cumulent pas les deux fonctions, sont désormais tellement ancrés dans les structures de pouvoir que les élections n’apportent plus de véritable changement ; sauf … en pire !

Des élections sous influence

Les élections de 2017 ont donné lieu à une manipulation comme on en a rarement vues et qui restera dans les annales.

On ne me retirera pas de l’idée qu’E Macron a été élu à la suite d’un coup d’état judiciaire et politique et administratif en sabotant la campagne électorale de F Fillon avec l’irruption, sur la place publique et de manière concomitante, de faits gênants qui  sont venus ruiner sa campagne.

Du coup, E Macron, qui sortait de nulle part, qui n’avait pas de passé, qui n’avait jamais été élu et n’avait d’ailleurs jamais vu un électeur de près, était devenu le sauveur du pays !?! Il était surtout  … le candidat de l’élite administrative ; celui qui s’était engagé à ne rien changer au système alors que F Fillon avait ce défaut de ne pas être du sérail, de ne pas être un haut fonctionnaire et de vouloir s’en prendre au système politico-administratif français ; ce qui évidemment était intolérable.

La manipulation a fonctionné au-delà de toute espérance puisque E Macron a été élu, puis réélu, face à Marine Le Pen en 2022 parce que tout a été fait pour la faire monter pour la propulser au 2ème tour afin de pouvoir ensuite agiter la menace fasciste d’une extrême droite … pas vraiment extrémiste !

Les français ont fait barrage de leur crédulité et les élections se sont avérées être, par deux fois ces dix dernières années, une véritable manipulation de la part d’une certaine élite qui s’en est tapé sur les cuisses de bonheur !

Machiavel est bien au pouvoir et agit dans l’ombre !

L’Etat bienveillant

Les concepts de démocratie et de république sont en fait fondus, en France, dans un système plus général qui glorifie la toute-puissance d’un Etat omnipotent qui organise la société, protège les citoyens, agit pour le bien de tous et autres poncifs : L’Etat bienveillant !

Seulement, ce n’est qu’une image car le but du système est essentiellement de contrôler la population par l’intérêt (aides sociales)ou la menace (amendes, prison). Il ne s’agit en aucun cas de chercher le bien être de la population mais juste d’obtenir la paix sociale par sa soumission au système. On s’arrange donc pour donner les apparences de la bienveillance mais on n’hésite pas à éborgner la population contestataire à coups de LBD si elle se montre trop agressive (gilets jaunes).

Ce n’est pas par hasard que la radio télé d’Etat est outrageusement de gauche et sectaire ; elle agit dans le sens du pouvoir qui veut exclure une certaine forme de parole considérée comme trop dangereuse pour le système ; tout comme ce n’est pas par hasard que le gouvernement veut réguler la parole sur les réseaux sociaux et  protéger les jeunes pour, finalement, contrôler tout le monde !

Car, qui contrôle l’information détient le pouvoir en tant qu’instrument de persuasion quitte, si ce n’est pas suffisant, à user de la peur et de la menace pour que la population se soumette. Autrement dit, la fin justifie des moyens ; le but étant de conserver le pouvoir … quitte à manipuler le système en invoquant des arguments qui ne sont que des faux semblants.

En fait, l’appareil d’Etat, qui n’a aucun respect pour l’individu, se méfie de la population et de ses mouvements incontrôlables ; raison pour laquelle, il exerce, par derrière, une surveillance de masse en y consacrant tous les moyens et une forme de contrôle social qui ne dit pas encore son nom ; mais toujours pour votre bien et votre sécurité.

Conclusion :

En France, il existe, depuis fort longtemps, une conception verticale et hiérarchique du pouvoir qui évidemment s’oppose à toutes les « lubies démocratiques de certains illuminés irresponsables » !

Le pouvoir est une chose bien trop sérieuse pour être confiée au peuple ; raison pour laquelle nos élites ne veulent pas d’un système de RIC (référendum d’initiative citoyenne), ou de votation à la Suisse qui les bloquerait dans leurs décisions ; raison pour laquelle il convient aussi d’éviter les référendums aux résultats aléatoires car le bon peuple ne vote pas toujours dans le sens voulu par le pouvoir ; et ça le pouvoir, il n’aime pas !

Bien cordialement à tous !

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France : Un système mafieux au pouvoir

Les français, dans leur immense majorité, perçoivent E Macron comme une nuisance, une personnalité toxique mais rien ni personne ne peut le démettre. Fatalement, le mécontentement monte et les partis extrémistes en tirent parti car l’opposition se radicalise lorsqu’elle se rend compte qu’il n’y a pas d’issue raisonnable à une question politique qui est celle de la responsabilité des hommes de pouvoir.

Pire, au sommet de son impopularité, non seulement il s’accroche à ses fonctions … mais, imperturbable, il organise son départ en mettant en place une structure informelle lui permettant de garder, plus ou moins, le contrôle et éventuellement de revenir en 2032.

La France est un Etat de droit mais, visiblement, les droits ne sont pas les mêmes pour tout le monde !

Un pouvoir sans limites et sans contrôle

Le seul rempart aux dérives du pouvoir est le Conseil Constitutionnel qui, contrairement à la Cour suprême des Etats Unis ou à la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe, est un organe politique composé des copains du pouvoir nommés, de manière discrétionnaire, par le président de la république, le président du sénat et le président de l’assemblée nationale ; sans aucune exigence de compétence et de probité et fatalement avec pour conséquence d’agir de manière constante en faveur de celui-ci et … contre toute tentative de contestation de nature à remettre en cause le système.

Le constat est que nous sommes clairement face à un déficit démocratique dont il faut être conscient qu’il est … totalement volontaire. C’est évidemment choquant mais c’est l’histoire de la Vème République ; cette fausse démocratie devenue une république de hauts fonctionnaires qui verrouillent le système afin de mieux le contrôler.

Cette situation provient d’un déséquilibre voulu dans les institutions ; lesquelles fonctionnent sans contre-pouvoir et sans réel contrôle. C’était totalement volontaire de la part du gal De Gaulle et les choses se sont aggravées avec le référendum du 28 octobre 1962 par lequel il a obtenu des français qu’il soit élu au suffrage universel.

On aurait pu penser qu’il s’agissait d’un pas vers plus de démocratie ?

Pas du tout, il s’agissait en fait, pour lui, de ne pas dépendre des élus de la nation (dans sa version initiale, la Constitution prévoyait que les députés et sénateurs élisaient le président) qu’il méprisait au plus haut point parce qu’il refusait, selon la version officielle, de se soumettre à leurs petites combines politiciennes !

Misant sur sa popularité, perçu comme le libérateur de la France, ce qu’il n’a jamais été, puis ayant réussi à mettre un terme à la désastreuse guerre d’Algérie, bien que ce le soit dans des conditions extrêmement douteuses, il a fait le calcul qu’il obtiendrait facilement l’assentiment des français !

Son calcul s’est avéré exact …

Seulement, le gal De Gaulle a créé, à son seul bénéfice personnel narcissique, une ambiguïté constitutionnelle dans la mesure où le président de la république peut prétendre agir sans contrôle, en se basant sur cette légitimité électorale, en ne rendant de comptes qu’à tous les français c’est à dire à … personne, et bafouer le mandat donné à des députés qui finalement ne servent plus à rien !

Il est devenu le personnage central du système politique français ; véritable potentat, irresponsable politiquement, au-dessus des lois. Il est devenu un monarque en parfaite … violation avec l’esprit républicain !

Et cette dérive anti démocratique et anti républicaine s’est accentuée au cours du temps …

Le président est même devenu inexpugnable dans son château puisqu’il n’a pas été possible d’y pénétrer pour procéder à une perquisition concernant ses proches collaborateurs ; sans aucun recours et sans que personne au sein de l’autorité judiciaire (en France, la justice n’est pas un pouvoir comme l’exécutif ou le législatif c’est une simple autorité dont le garant est … le président de la république art 64) ne s’en émeuve même s’il s’agit d’une interprétation abusive de la Constitution.

Tout ce qui concerne, de près ou de loin, le pouvoir présidentiel, est devenu intouchable !

La Cour de cassation avait pourtant affirmé que l’irresponsabilité présidentielle ne s’étendait pas à l’ensemble des personnes qui concourent à l’exercice de la fonction présidentielle, et ne s’étendait certainement pas aux collaborateurs du président de la République.

Le verrouillage des institutions

Dans toutes les démocraties parlementaires, lorsque le chef de l’exécutif perd la majorité au parlement, il démissionne et l’opposition désigne un remplaçant.

Mais, pas en France car ce processus démocratique n’intervient pas !

E Macron a pu procéder, du fait de son statut, prétendument au-dessus des partis, à la nomination de premiers ministres issus de son camp et non de la majorité parlementaire malgré la perte des élections. En France, miracle constitutionnel totalement anti démocratique, les choses continuent sans aucun problème … jusqu’à la révolte d’une population qui se sent méprisée et bafouée ?

Peut-être faut-il y voir un début d’explication de l’émergence de tous ces partis politiques et de ces élus aux idées aussi extrémistes que farfelues pour ne pas dire ineptes ?

Et cela déborde évidemment le « jeu » parlementaire car ce système s’organise pour se maintenir quoiqu’il arrive …

Le mandat du président de la république prend fin en juin 2027 et il prépare sa sortie … mais pas pour cultiver son jardin !

Tous les postes importants sont soumis à la discrétion du président de la république qui y nomme, sans contrôle ni contre-pouvoir, ses copains politiques ou des gens qui lui seront redevables ; phagocytant ainsi les institutions par des procédés que personne ne dénonce. C’est même devenu une pratique constante et admise par nos élites qui espèrent bien en profiter, elles aussi, à un moment ou à un autre!

Amélie de Montchalin, ancienne ministre du budget, est devenue présidente de la Cour des Comptes et de ce fait sera appelée à contrôler ses propres actes de gestion en tant que ministre. On se trouve évidemment en plein conflit d’intérêts et cela ne choque personne !

-Le général Mandon a été désigné chef d’Etat major des armées à compter du 1er septembre 2025 après avoir été chef d’Etat-major particulier du président de la république.

Nous avons vu aussi la nomination, au tour extérieur, des copains politiques dans des administrations pour lesquels ils n’ont aucune qualification. Le tour extérieur est le droit discrétionnaire du chef de l’Etat de nommer à des postes de hauts fonctionnaires des personnes qui n’ont pas les diplômes nécessaires et qui n’ont pas passé le concours de l’ENA.

Najat Belkacem, nommée au conseil d’Etat,

Richard Ferrand, à la présidence du Conseil constitutionnel,

Emmanuelle Wargon, haut fonctionnaire, nommée à la tête de la CRE (commission de régulation de l’énergie – machin administratif inutile destiné à recaser les errants du système),

S Séjourné recasé à la Commission européenne

Clément Beaune, recasé au haut-commissaire au plan

Olivier Dussopt qui, bien que condamné pour favoritisme et prise illégale d’intérêts, recasé à la présidence d’Orpea (qui gère des maisons de retraite) et ne supportera donc pas les conséquences de sa condamnation.

Et la Banque de France attend aussi son nouveau gouverneur.

Pensez-vous que ces pratiques soient faites dans l’intérêt du pays et de la population ou que cela relève  du népotisme, du clientélisme, du favoritisme et, pour tout dire, de l’ancien régime dont l’aspect mafieux peut fonctionner sans aucun complexe parce qu’il n’y a rien pour l’empêcher ?

Profiter du système à tout prix

Ces dérives ne s’arrêtent pas à la nomination des copains en déshérence à la suite de la perte d’une élection ; recasés dans des machins administratifs (comités, haut conseil …) grassement rémunérés pour n’y accomplir absolument rien (CESE).

-Les membres du Conseil Constitutionnel, ces gardiens de la constitution, se sont octroyé de très confortables rémunérations totalement illégales ; sans que personne n’y trouve quoique ce soit à redire !

-La commission d’enquête sur l’audio-visuel public a mis au jour des pratiques mafieuses, des détournements de fonds, des contrats léonins, des frais de bouche et des avantages en nature dispendieux … le tout aux frais du contribuable. Et le pire c’est que les acteurs de ces pratiques, surs de leur impunité, ont souvent refusé de répondre aux questions, ont menacé, insulté ceux qui posaient des questions trop gênantes, brandi le complot d’extrême droite, pratiqué l’obstruction systématique à propos de l’usage des deniers publics ou, pire, se sont faits passés pour les victimes d’une inquisition abominable alors qu’il s’agissait seulement de leur demander des explications !

Et pourtant, l’Article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 ; laquelle a valeur constitutionnelle rappelle : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Mais, bien sûr, nos élites s’estiment au-dessus des dispositions constitutionnelles !

Personne ne rend de comptes, personne n’est responsable de rien et il faut s’étonner que tout aille mal !?!

Et, pire, dans un tel système, l’incompétence n’est même pas sanctionnée.

A preuve, le récent piratage de l’ANTS, établissement public chargé de la délivrance des documents d’identité et documents administratifs, dont les directeurs, tous issus de l’ENA n’auront jamais à rendre de comptes … à propos de systèmes de sécurité qui se sont avérés être totalement défaillants avec un cout estimé par la Cour des Comptes à un Md€ !

On fait croire à la population à la supériorité de l’administration qui serait efficace et désintéressée alors que bien souvent elle est inefficace, couteuse et que ses membres font surtout la chasse aux bons postes, aux prébendes et aux avantages en tous genres.

Evidemment, tout cela n’a rien à voir avec la démocratie, il s’agit d’un dévoiement institutionnel en faveur d’une caste et d’affidés qui ont détourné le système à leur profit mais à vos frais !

Bien cordialement à tous !

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Décadence

Nous vivons dans un monde impitoyable mais ce n’est jamais que la nature de la Nature !

Le félin chasse pour survivre et il n’aura aucune pitié, notion totalement humaine, pour sa proie. Il en est de même pour le moustique femelle qui pique car elle a une famille nombreuse à nourrir et elle attaquera jusqu’à plus soif ou jusqu’à la mort si vous arrivez à la tuer. Si vous vous promenez dans certains grands parcs américains (Yellowstone), vous devenez, sans en avoir conscience, une proie pour certains prédateurs et les accidents ne sont pas rares malgré les mises en garde !

Mais l’Europe a inventé le monde des bisounours avec les allocations sociales, les protections en tout genre, la sauvegarde de la nature, l’énergie propre  … au prix d’une règlementation et de directives de plus en plus contraignantes et d’un mode de vie financé à coups de d’impôts et de dettes. Et le pire, c’est que l’Union Européenne  pense avoir une supériorité morale et démocratique sur les autres et qu’elle va pouvoir imposer son modèle aux autres !

Le monde change, il avance, mais pas nécessairement comme le veulent les dirigeants français et européens qui semblent ne pas comprendre la marche du monde !

Les résultats sont déjà visibles : La population diminue, les salaires stagnent, l’industrie est en grande difficulté, la croissance est très faible et le commerce extérieur devient catastrophique car nous importons de plus en plus …. Et Bruxelles légifère de manière compulsive comme si l’édiction de toujours plus de normes allait changer l’ordre du monde !

Notre modèle économique et social est en fait en pleine déliquescence face à des pays qui valorisent la réussite et l’amélioration du niveau de vie … et, pendant que nos enseignants conscientisés dopent les résultats de leurs élèves au bac pour masquer de défaillances majeures dans le niveau scolaire, des pays comme la Corée du Sud, le Japon et la Chine cultivent l’excellence et la compétition. Entre des élèves qui savent à peine lire et écrire et des forts en thèmes, pensez-vous sérieusement qu’il y aura un doute quant au résultat et que nous gagnerons cette compétition mondiale ?

Nous connaissons une stagnation économique masquant une véritable décroissance ; ce phénomène  devenant aussi démographique car, non seulement les gens ne font plus d’enfants parce que cela coute cher et qu’ils n’ont plus confiance en l’avenir mais, en plus, il y a une forte émigration, surtout des diplômés, et celle-ci n’est pas intracommunautaire. Les diplômés à fort potentiel partent vers des cieux plus cléments !

On est obligé de le constater : L’Europe n’est plus ni le paradis d’antan ni celui qu’on nous a promis lors de l’adoption de l’€ en 2002.

Créer de la richesse est difficile tandis qu’édicter des normes idiotes et néfastes peut être fait à jet continu et on connait l’adage : l’Amérique invente, la Chine copie (mais de moins en moins) et l’Union Européenne règlemente alors que le pouvoir politique et les hauts fonctionnaires sont les plus mal placés pour dicter leur conduite aux acteurs économiques.

Nous accumulons les erreurs et persistons dans ces erreurs notamment parce que la lâcheté des politiciens et des hauts fonctionnaires leur interdit de dire la vérité à des populations que l’on a anesthésiées à coup de promesses irréalistes et que l’on essaie de canaliser avec des directives aussi ineptes qu’inutiles. Notre modèle social est devenu trop couteux et, pour survivre, nos industries, lorsqu’elles n’ont pas tout simplement disparu, sont parties en Chine ou en Inde !

Entre incompétence et démagogie, les élites tournent à vide sans pouvoir trouver une solution qui, de toute façon, est en dehors de leur champ conceptuel, car lorsque vous avez vécu, toute votre vie, dans l’univers protégé de la dépense publique, vous ne pouvez absolument pas imaginer les difficultés rencontrées par les chefs d’entreprises ; surtout si, en plus, vous vous limitez à penser que ces derniers sont des profiteurs et des fraudeurs qu’il faut tabasser alors que d’un autre côté la paresse et l’assistanat sont devenus des modèles sociétaux !?!

Un exemple flagrant nous est donné avec l’énergie.

Or, quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse, l’énergie, abondante et bon marché, reste le nerf absolu de l’économie mais nous refusons notamment pour des raisons idéologiques, ce schéma et, fatalement, la plupart des pays européens se désindustrialisent avec d’inévitables pertes d’emplois.

Trop d’impôts, trop de contraintes bureaucratiques, la France faisant à cet égard figure de véritable caricature, détruisent toute volonté d’entreprendre et toute liberté. L’ascenseur social est bloqué dans une large mesure et les espoirs d’amélioration sont très faibles dans une société où les élites ne cessent de promouvoir un modèle de société dans lequel on n’attend que votre soumission.

Il faut être conscient que nous courrons à notre propre perte et personne ne viendra nous aider. Nous sommes désormais dans une position similaire à celle de l’Empire Romain finissant (années 400) qui entretenait une multitude d’oisifs auxquels on promettait du pain et des jeux ; mais l’empire romain pouvait plus ou moins se le permettre puisqu’il vivait du pillage qu’il exerçait sur ses possessions et colonies ; ce que nous n’avons pas !

Nous ne sommes pas dans un accident de l’histoire mais bien face à un déclin inéluctable ; et fort de ce constat, il faut admettre que le projet européen est désormais, et malheureusement, un échec lamentable. Nous avons cru à l’Etat providence, à la paresse et à l’argent gratuit et nous voilà bien démunis ; et ce ne sont pas les techniques de contrôle social mijotées à Bruxelles ou Paris qui nous sauveront d’un désastre malheureusement prévisible.

Ce qui nous sauve, pour l’instant, ce sont les 2.000 ans de capital accumulé et la crédibilité d’une monnaie de 27 pays et 500 millions d’habitants ; ce qui nous permet de payer ce que nous achetons parce que, aux yeux des autres, nous sommes encore solvables. Mais, il ne faut pas se faire d’illusions, au fur et à mesure que s’opèrera le transfert de richesses de l’Europe vers la Chine, l’Inde, les Etats Unis ou les dragons asiatiques, nous perdrons progressivement tout intérêt jusqu’au jour où nous nous retrouverons dans la dèche !

Il sera alors bien temps de s’inquiéter et de décider de se retrousser les manches !

Bien cordialement à tous !

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Méfiez-vous de l’Etat bienveillant

Quand les agents de l’Etat commencent à vous expliquer que certaines mesures sont prises pour votre bien, il faut bien évidemment se dire que ce n’est pas toujours le cas et que, quelques fois, il y a une autre raison … car l’Etat a toujours de “bonnes raisons” pour vous imposer des règles toujours plus contraignantes et attentatoires à votre liberté.

Il en est de même lorsqu’on vous explique que ce qu’on vous impose, c’est par solidarité, mot valise qui permet de faire passer la pilule aux récalcitrants …. Et les délires fiscaux qui nous sont assénés ces dernières années en sont un exemple flagrant !

Certes, l’impôt est le mode ordinaire de financement des Etats ; encore faut-il qu’il soit prélevé dans des conditions équitables …

Pourquoi croyez-vous que les révolutionnaires de 1789, qui n’étaient certainement pas des imbéciles, ont rédigé les articles 13, 14 et 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dont je vous rappelle les termes ?

Article 13 : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 : Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration

Ils ont alors proclamé les principes de consentement à l’impôt, d’égalité devant l’impôt et du droit du citoyen de demander des comptes à propos de la gestion des deniers publics !

Pourquoi ?

Parce que sous l’Ancien Régime, ils avaient eu à se confronter avec le système de recouvrement de l’impôt exercé par les Fermiers généraux qui n’avaient … rien à voir avec l’agriculture.

La Ferme, ainsi qu’on l’appelait avant 1789, était le mode ordinaire de collecte de l’impôt et il présentait quelques caractéristiques pour le moins … étonnantes si ce n’est inquiétantes !

A cette époque, les départements n’existaient pas. Dans le domaine administratif, n’existaient que les généralités, les bailliages et sénéchaussées. Même les régions n’avaient pas d’existence formelle.

Le recouvrement de l’impôt était organisé en deux temps.

-Cela débutait par une estimation du rendement fiscal prévisible pour un territoire donné.

-Une fois l’estimation faite, un contrat était passé entre le Fermier et l’administration royale aux termes duquel l’impôt était avancé par le Fermier (il était affermé) au Roi ; à charge ensuite pour le Fermier de se payer sur la bête. Il fallait évidemment pouvoir disposer de moyens financiers très importants pour pouvoir conclure ce genre de marché ; raison pour laquelle ces Fermiers étaient le plus souvent constitués en sociétés en nom collectif, qui est une forme ancienne et guère plus usitée de société, regroupant des financiers et apporteurs de fonds avec l’usage intensif de prêtes noms derrière lesquels se cachaient des personnages importants !

Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez lire le brillantissime livre de Daniel Dessert « Argent – pouvoir et société au Grand Siècle » dans lequel il décrit le système fiscal d’avant 1789 ainsi que les montages et techniques financières liées à l’impôt sous l’ancien Régime.

Il a notamment, après des recherches approfondies, mis au jour le fait que les Grands du royaume, qui vivaient des rentes et subsides données par le Roi, se dissimulaient derrière ces sociétés qui étaient imbriquées les unes dans les autres comme des poupées russes ! Il devenait alors très difficile de déterminer qui se cachait derrière ces sociétés écran !

La « logique » de ce système était que si le fermier récoltait moins d’argent que prévu, il en était de sa poche et pouvait être ruiné mais que s’il collectait plus d’argent que prévu, il gardait le supplément pour lui !

Fatalement, ce système opaque et mercantiliste a amené à la commission de nombreux abus notamment en raison de l’usage d’hommes de main chargés d’extorquer, y compris par la force, le plus d’argent possible auprès des contribuables désignés !

Autant dire que la collecte de l’impôt s’apparentait à du brigandage car il était exclu de faire des pertes (mais cela a pu arriver notamment lors de périodes troublées : guerres, famines, épidémies) !

Certains Fermiers se sont ainsi enrichis dans des proportions scandaleuses ; à tel point que Nicolas Fouquet, qui avait partie liée avec la Ferme, a été arrêté et a vu ses biens confisqués par un Louis XIV furieux de constater que son sujet vivait dans un luxe supérieur au sien !

Les révolutionnaires ont donc fixé des règles strictes ayant pour but de remettre de l’ordre dans les finances publiques en y incluant les notions d’honnêteté et d’équité car il ne faut pas oublier que la France de Louis XVI était en faillite totale depuis … Louis XIV (qui est mort en 1715) !

N’oublions pas que les Etats Généraux, à l’occasion desquels la Révolution s’est enclenchée, avaient pour but de mettre en œuvre des impôts supplémentaires afin de permettre à l’Etat de faire face à ses engagements !

Malheureusement, ces textes fondateurs de la République n’ont pas été respectés puisqu’après l’épisode des assignats, qui était une monnaie papier gagée sur les biens nationaux (biens du clergé qui avaient été confisqués), l’Etat français s’est retrouvé une nouvelle fois en faillite en 1797.

Les révolutionnaires avaient posé les bases d’une gestion saine et raisonnée des finances publiques mais il est évident que lorsqu’un Etat est mal géré, il se retrouve inéluctablement en difficulté financière. Il va alors tenter d’augmenter ses recettes en usant de tous les subterfuges possibles pour justifier ce qu’il faut bien appeler une extorsion fiscale … et la France de 2026 semble n’être que l’aboutissement d’une mauvaise gestion constante car mille ans auparavant le pouvoir en était déjà réduit à des contorsions monétaires extrêmement préjudiciables au crédit de l’Etat !

Ainsi, lorsque Philippe IV le Bel (1285-1314) s’est retrouvé en grandes difficultés financières après avoir manipulé la monnaie, fait de la fausse monnaie, puis dévalué, il n’a pas hésité à spolier les juifs avant de les expulser puis à s’attaquer aux templiers qui étaient réputés être assis sur un tas d’or !

Mais, à l’époque, il n’y avait pas d’opinion publique pour s’indigner de telles pratiques …

L’histoire fiscale de la France se résume donc en fait à une mauvaise gestion quasi permanente !

Il ne faut jamais perdre de vue que les Etats sont des monstres froids et que vous n’êtes finalement qu’un numéro fiscal. L’exemple de Benjamin Brière, ce français détenu abusivement en Iran et qui n’avait aucun accès extérieur, s’est retrouvé, une fois libéré après 3 ans de captivité, en butte au harcèlement de l’administration fiscale au motif qu’il n’avait pas fait de déclaration de revenus pendant cette période !?!

La France révolutionnaire a aussi instauré le principe de l’égalité devant l’impôt ; c’est à dire que chacun doit contribuer dans des conditions équivalentes à tous (article 13) !

Bien évidemment, cette règle a été bafouée notamment avec la mise en place de la progressivité de l’impôt qui fait que plus vous gagnez plus vous êtes imposé fortement tandis que 57% des français ne paient pas d’impôt sur le revenu et par l’instauration de diverses surtaxes (contributions exceptionnelles) dont le but n’est autre que d’augmenter encore la collecte fiscale !

Mais, c’est une habitude du pouvoir républicain de violer ses propres engagements. Ainsi, après avoir proclamé les Droits de l’Homme en 1789, il s’est consciencieusement assis dessus en 1793 lors de la Terreur.

En outre, l’administration fiscale française est devenue aussi la championne du monde de la fiscalité dissimulée ; le but étant de rendre l’impôt invisible mais … pas indolore !

Mais, cette intrusion de l’Etat déborde bien évidemment le domaine fiscal car, lorsque les fonctionnaires vous expliquent qu’ils vont prendre des textes pour protéger vos enfants contre les dérives des réseaux sociaux, on sait que tout le monde sera fliqué et surveillé !

Lorsque des mesures sont prises contre la fraude fiscale et le terrorisme inéluctablement les mesures prises concernent … tout le monde !

Le pouvoir présidentiel n’a pas non plus manqué de rappeler, à plusieurs reprises, qu’il souhaitait contrôler l’information notamment en s’attaquant à tout ce qui diffuse des fausses nouvelles en oubliant un peu commodément que le premier fournisseur de fausses nouvelles est l’Etat lui-même !

L’Etat, dans sa paranoïa, a fini par instituer un système général de surveillance de la population car le but est bien de vous contrôler pour pouvoir exercer sur vous sa prédation ; sans que vous puissiez y échapper. On se situe donc en fait dans une approche à peu près similaire au contrôle social en vigueur dans la Chine communiste !

Bien évidemment, ceux, bien rares, qui refusent cette soumission et s’enfuient à l’étranger sont taxés de fraudeurs fiscaux et encourent les foudres de Bercy !

il faut donc ne jamais oublier que l’Etat n’est jamais bienveillant et, concernant les aides qu’il distribue, qu’elles ne le sont que par calcul politique ou sous la contrainte !

L’Etat peut vous ruiner d’un trait de plume, sans aucun état d’âme, et payer toujours plus d’impôts n’a jamais enrichi personne, à l’exception de ceux chargés de leur recouvrement !

Bien cordialement à tous !

 

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Mais, où est le Plan ?

J’ai vu sur les réseaux la vidéo d’une charmante jeune femme (Tatiana V) nous affirmer que le Plan c’était formidable et que la France a commencé à s’écrouler à partir du jour où nous n’avons plus eu de Plan. Nos orientations stratégiques, économiques et politiques de la nation auraient été perdues depuis l’abandon du Plan …

Au-delà de l’aspect incantatoire de ces affirmations, cette vidéo soulève la question de l’efficacité de l’administration à travers l’instrument du Plan.

Qu’est-ce que le Plan ?

Le commissariat général au Plan ou commissariat général du Plan (CGP) est une institution administrative française qui a existé de 1946 à 2006. Il y a eu, en tout, onze plans, d’une importance variable, chargés de définir, de manière indicative, la « stratégie » économique du pays.

Toutefois, le Commissariat au Plan n’a pas disparu en 2006. Il changé de nom pour devenir le CAS (Centre d’analyse stratégique) puis France Stratégie en 2013. Il est revenu sur le devant de la scène lorsque différentes administrations fusionnent, en 2025, pour devenir le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan.

Ainsi donc, et conformément aux habitudes françaises, et contrairement à ce qu’affirme la demoiselle, ces administrations n’ont jamais disparu, elles ont seulement changé de nom … même si, au cours du temps, le Plan a perdu de son importance, toute relative d’ailleurs.

Le ressenti historique du Plan et une histoire oubliée

Les années 50 et 60, surtout après la fin de la guerre d’Algérie, ont été celles du plein emploi et de la croissance dite des 30 glorieuses (qui n’ont pas duré 30 ans) avec des taux annuels de croissance de plus de 5% l’an en moyenne.

Tout cela grâce au Plan ?

Pas vraiment surtout que tout s’est bloqué à partir de 1974 et du premier choc pétrolier. A la première difficulté, le chômage de masse est apparu et il ne nous a plus jamais quittés si ce n’est grâce à la manipulation des statistiques afin de camoufler l’ampleur d’un problème que nos dirigeants, issus de la haute fonction publique, ont été incapables de résoudre.

La vérité historique, aujourd’hui oubliée, est que la France de 1945 était totalement ruinée ;  fatalement, on ne pouvait que faire mieux en décidant de se retrousser les manches !

Le constat, à l’issue de la seconde guerre mondiale, était celui de destructions massives et de carences très importantes en rapport direct avec une occupation allemande qui s’était traduite par un véritable pillage économique des productions agricoles et industrielles mais aussi des structures industrielles démantelées parce qu’elles ne répondaient pas aux besoins économiques de l’occupant, voire même  carrément démontées et transférées en Allemagne ; le tout sous l’autorité de … l’administration française !

Oui, vous avez bien lu, car, il ne faut pas oublier que l’administration française a collaboré avec beaucoup d’efficacité avec l’occupant nazi … par le biais de structures ad hoc ; à tel point que les historiens parlent de coentreprise ! L’appareil productif français a été entièrement tourné vers les besoins allemands et on a oublié que l’industrie automobile a fourni à l’occupant 60 % puis 70 % de sa production et que pour l’industrie aéronautique, il s’agissait de la totalité.

On était en pleine … planification économique et d’ailleurs le Plan remonte à l’administration de Vichy (1940-1944) ; ce qui nous renvoie en fait à une réalité peu glorieuse mais néanmoins peu connue qui coïncide aussi avec la prise de pouvoir par les membres de la haute administration. N’oublions pas que la création de l’Ena est aussi une idée vichyste dont le modèle initial a été l’école des cadres d’Uriage.

Ainsi donc, après avoir contribué à ruiner le pays, la haute administration française a contribué à son redressement après-guerre …

Il ne faut pas non plus oublier que la Résistance n’est pas venue d’en haut mais bien de la base de la population et que, s’il y a eu relativement peu de poursuites à l’encontre des hauts fonctionnaires, c’est parce que le général De Gaulle a estimé qu’il avait besoin d’une structure administrative pour tenir et faire fonctionner le pays …

En 1946, le plan était de reconstruire les infrastructures détruites (ponts, voies ferrées, routes, immeubles d’habitation détruits par milliers …) et les tickets de rationnement n’ont disparu qu’en 1949.

Efficacité de l’action publique à travers le Plan

Les résultats des différents plans s’avèrent extrêmement variables et le seul vraiment efficace a été le premier, appelé plan Monnet de 1946 qui était essentiellement une technique d’organisation des pénuries par la redirection des ressources vers les secteurs jugés prioritaires.

Néanmoins, il ne faut toutefois pas trop exagérer l’efficacité de l’action du Plan car la France n’est véritablement sortie de son marasme persistant qu’après l’obtention, par le biais du plan Marshall américain, sur la période du 3 avril 1948 au 30 juin 1952 plus de 2,7 Mds de dollars de l’époque (ce qui est colossal) d’aides. Ce plan Marshall a permis d’importer des produits agricoles et alimentaires et de réduire considérablement le rationnement, mais aussi de reconstruire et d’investir dans des secteurs économiques, en somme relancer l’économie d’une France, alors complètement à l’arrêt mais qui commençait à s’épuiser dans de ruineuses guerres postcoloniales (Indochine de 1945 à 1954 décidée par le gal De Gaulle au nom du prestige de la France), Algérie de 1954 à 1962.

Si à une époque la planification pouvait avoir un sens, notamment pour engager des grands travaux d’aménagements (centrales nucléaires, urbanisme, transports, informatique),  cette époque est en fait révolue.

Une vision fantasmée de l’efficacité de l’Etat

La question qui se pose, derrière l’affirmation de la nécessité du Plan, est : pourquoi un Plan et pourquoi constater que si tout va mal c’est pour réclamer toujours plus d’administration en pensant que parce qu’il y aura plus d’administration tout ira mieux ?

Sans surprise, le Plan français présente de grandes analogies avec la planification bureaucratique qui était en vigueur dans les régimes communistes (URSS) à l’économie administrée … et leur succès n’a jamais été au rendez-vous de l’histoire !

Il faut savoir que l’industrialisation de l’URSS, voulue par Staline, a eu lieu dans des conditions effroyables et à un prix exorbitant ; notamment avec l’Holodomor entre 1932 et 1934 dont le principe était la confiscation totale des céréales des paysans  en vue de les exporter et recueillir des devises permettant d’acheter les machines que l’URSS ne savait pas fabriquer. Les principales victimes de cette industrialisation ont été les Ukrainiens avec environ 4 millions de morts de faim !

En fait, le Plan, dans le cadre d’une économie de marché fonctionnant normalement, n’est pas et ne peut pas être efficace car :

-l’administration n’obéit pas à l’économie de marché ; c’est une organisation hiérarchique très lourde voire pesante … qui n’a aucune réactivité et ne modifiera pas ses objectifs même si cela se passe mal tant que l’ordre hiérarchique n’aura pas été donné d’arrêter. De ce fait, tant que le sommet de la hiérarchie n’a pas pris conscience des erreurs commises celles-ci continuent à se produire.

-l’administration fonctionne dans un système artificiel dont les revenus sont assurés par la contrainte (impôts) et qu’elle ne subit pas les aléas économiques. On en a la preuve éclatante avec la situation actuelle avec un pays au bord de l’effondrement mais qui continue d’augmenter la pression fiscale ; comme si payer toujours plus d’impôts allait améliorer une situation dont on sait qu’elle est due à une fiscalité abusive et à une administration trop intrusive.

-l’administration, colonne vertébrale du Plan, fonctionne sans notion de coût ; ce qui est un handicap magistral. Lorsqu’une entreprise privée voit que ça ne va pas, elle va modifier son comportement et ses produits pour s’adapter au marché ; c’est une question de survie ! Pour l’administration le réflexe est qu’on rattrapera les pertes et les bévues avec les impôts  futurs à collecter ; et si les boulettes augmentent … on augmentera les impôts !

l’Etat stratège est une fable car c’est un mauvais prévisionniste qui obéit à des objectifs politiques et ses fonctionnaires ne connaissent rien au fonctionnement de l’économie en entreprise ; ils sont donc les plus mal placés pour donner des instructions économiques à ces dernières.

-il y a eu quelques loupés magistraux dont le plus notoire est le désormais fameux Plan calcul.

-le Plan des années 90 et 2000 a été de délocaliser l’industrie pour n’avoir plus que des usines sans ouvriers (sic). De producteurs, nous sommes passés lentement à acheteurs des produits à bas cout produits par des ouvriers sous-payés situés en Chine ! le gain en pouvoir d’achat a été immédiat au prix d’un chômage de masse et d’une inadaptation du système économique qui, faute d’emplois et afin de maintenir la paix sociale, n’a eu d’autre choix que de distribuer de plus en plus d’aides sociales !

-les plans soviétiques n’ont été des succès que dans le discours propagandiste des dirigeants de l’URSS alors que les résultats réels étaient faussés par des statistiques trafiquées par les acteurs économiques afin de camoufler des échecs qui étaient punis, au mieux, du goulag et au pire d’une balle dans la nuque !

Les causes réelles de la dégradation française

Ces causes sont connues et documentées : dépense publique excessive, surendettement, pression administrative, rigidité administrative et sociale, fiscalité trop lourde, trop de normes, trop de codes (travail, environnement, …), mauvaises options politiques (énergies renouvelables), système économique basé sur la consommation et non sur la production, trop de revenus de substitutions à travers les aides sociales, incompétence des décideurs qui ont délibérément ignoré la règle de Laffer !

Car, trop d’impôts tuent l’impôt car l’impôt est un prélèvement sur la richesse du pays assurée par la production notamment industrielle qui se réduit sans cesse (il n’est qu’à voir le déclin fantastique de l’industrie automobile) ! Le problème est évidemment que les actifs productifs étant de moins en moins nombreux, la part de gâteau à prélever au nom de la solidarité et autres billevesées diminue sans cesse et la confiscation fiscale ne peut donc qu’augmenter.

Dans ces conditions, croire que toujours plus d’Etat va résoudre les problèmes de la France, que ce soit avec le Plan ou France stratégie, est une erreur fondamentale qui relève de l’absence de réflexion et de l’aveuglement idéologique.

Et pourtant, à force propagande, beaucoup de français sont étatistes par réflexe sans vraiment savoir pourquoi alors que l’Etat n’a jamais protégé personne hormis les membres de la caste des hauts fonctionnaires qui contrôle le système mais qui fait en sorte de faire croire qu’elle agit pour le bien de tous. De ce point de vue, d’ailleurs, ce Plan-là est une véritable réussite …

L’idéologie ne sauve pas le Plan !

Par ailleurs, si le Plan n’est absolument pas un système infaillible, il peut revêtir des formes diverses ; et, contrairement à ce qui a été affirmé, le Plan n’a pas disparu ; on peut citer en vrac :

-L’électrification forcée des voitures décidée par le gouvernement a tout d’un Plan … foireux critiqué même par la Cour des Comptes !

-La PPE3 (programmation énergétique pluriannuelle) est bien un plan … tout aussi foireux.

-les différents plans de réindustrialisation (Choose France, Start up Nation) … brandis par E Macron qui ne sont que des slogans politiques sans aucune valeur … et des échecs flagrants !

En fait, à bien y regarder, le Plan n’a pas disparu car l’Etat dégaine sans arrêt des Plans

Cette glorification du Plan est en fait une ode à l’administration et à l’Etat stratège alors que l’analyse des faits montre que cette vision n’est pas conforme à la réalité !

Le message caché, derrière les affirmations formulées par la demoiselle, est de 3 ordres de la part d’une personne persuadée des bienfaits de l’étatisme :

-le piège de l’illusion avec un inconscient ramenant au gaullisme et à l’époque où tout allait bien en France ; ce qui est évidement totalement faux car la réalité historique était celle d’une économie française, à la sortie de la guerre, extrêmement fragile et essentiellement agricole.

-faire croire à l’action vertueuse de l’Etat ; ce qui est bien évidemment une illusion car l’Etat est un bandit qui change les règles du jeu, abuse et trompe les gens ; sans compter une corruption endémique de la haute administration liée à des conflits d’intérêts qui ne sont jamais sanctionnés.

-accessoirement une vision souverainiste qui affirme qu’avec le Plan la France était vraiment souveraine !

Seulement, il n’y a rien de plus trompeur qu’une « analyse » idéologique !

Cette défense du Plan s’avère donc doublement fausse et ici 2 options s’ouvrent à nous :

-soit elle relève d’une analyse défaillante qui est basée sur les conséquences et non sur les causes car elle attribue à la disparition du Plan, dont l’efficacité n’est même pas prouvée, la dégradation de la situation de la France sans rechercher s’il n’y a pas d’autres causes à cette dégradation !

-soit, plus probablement, elle relève d’une vision idéologique basée sur le souverainisme et la puissance de l’Etat.

Bien cordialement à tous !

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La marche folle d’un pays qui tourne à vide !

La guerre américaine contre l’Iran s’enlise, le détroit est fermé ou pas … et nous risquons de manquer de pétrole ; ce qui provoque une envolée des prix à la pompe !

Et, pendant ce temps, le gouvernement français, qui, décidément ne doute de rien, enfile les perles sans que personne ne trouve quoique ce soit à redire !

Pour le pétrole et le gaz, il a dégainé sa solution : la conversion à l’électrique et des mesures sectorielles de soutien et pour les dettes de l’Etat, on va s’attaquer aux retraités !

La conversion à l’électrique :

Le gouvernement a dévoilé son plan : tout le monde va passer à la voiture électrique et, pour cela, on vous propose encore le leasing social qui n’est, à tous égards, qu’une entourloupe financière !

Il y ajoute un peu de comm’, sans doute histoire de faire croire qu’il agit et pour ne pas passer pour un profiteur de crise, en déclarant vouloir prendre un décret en vue de plafonner les marges des distributeurs avec cette idée sous-jacente que celles-ci seraient abusives, alors qu’elles ne sont que de quelques centimes.

Serions-nous dupes ou idiots à ce point ?

Tout le monde sait désormais que si le carburant est aussi cher c’est parce que le prix est composé essentiellement de taxes, mais il ne peut pas s’empêcher de désigner un bouc émissaire, technique vieille comme le monde, parce que la vérité est que la marge de l’Etat, elle, est de 1.20€ par litre mais, lui, il ne propose pas de plafonner le montant de ses taxes !

Le gouvernement vous propose donc “d’acheter” un véhicule électrique et prévoit de multiplier les aides. Pour un utilitaire léger la prime passerait de 5.000 à 9.500€ et pour un poids lourd de 60.000 à 100.000€

Au delà de ce qui n’est pour l’instant qu’un effet d’annonce, on a du mal à comprendre … l’Etat n’a pas d’argent pour diminuer les taxes mais il a de l’argent pour distribuer des aides ?

Evidemment, il y a une astuce … fiscale. Ces aides, ce n’est pas lui qui les paie, ce sont les entreprises du secteur de l’énergie avec les désormais fameux CEE (certificats d’économie d’énergie que l’on devrait plutôt appeler contribution obligatoire à l’électrification forcée) nouveau gadget de l’administration consistant à distribuer des aides avec l’argent des autres.

Seulement, ce n’est pas autre chose qu’un impôt de plus dissimulé dans le prix des produits vendus !

Par ailleurs, quand on sait que les taxes sur le carburant représentent 50 Mds€ et que le gouvernement nous explique qu’il ne peut pas baisser le montant des taxes sur l’essence, parce qu’il n’a pas d’argent, qui peut croire qu’il va faire l’impasse sur une telle manne fiscale si tout le monde se convertit au véhicule électrique !

Très accessoirement, lorsque l’on sait que le prix d’une R5 électrique est de 34.000€, avec seulement 300 km d’autonomie, l’acheteur devrait d’abord se poser la question : avec cette somme combien de litres de carburant puis je m’acheter après avoir pris conscience que le piège de la LLD n’est pas une solution … c’est un engagement à vie pour des dettes permanentes !

Les mesures sectorielles :

Le gouvernement propose aux professionnels et aux petites entreprises de souscrire des « prêts flash » au taux de 3.8% pour pouvoir acheter du carburant pour … pouvoir aller travailler !

On se situe ici dans le non-sens économique car c’est une véritable hérésie que d’emprunter pour aller travailler surtout lorsque les sommes que vous empruntez servent à payer essentiellement des taxes (puisque le carburant ce sont essentiellement des taxes) !

Car c’est de cela qu’il s’agit : on vous propose de vous endetter pour payer des taxes pour pouvoir aller travailler !

Et personne ne soulève l’imbécilité d’une telle proposition issue de cabinets ministériels où l’on a visiblement les mêmes fournisseurs que Rima Hassan …

Des retraités mis au pilori

D’un autre côté, on nous explique, “sondages” à l’appui, que les retraités sont prêts à accepter une diminution de leurs pensions pour permettre à l’Etat de sauver sa situation financière.

Pas besoin de tomber dans le complotisme pour sentir ici la manipulation gouvernementale avec un procédé bien connu qui consiste à poser la question de manière biaisée … parce que si on nous explique que les retraites constituent le principal poste de dépense de l’Etat, ce qui est vrai, et si on nous montre de qui sort (pensions), on ne dit rien à propos de ce qui entre (cotisations).

Or :

-d’une part les retraites du privé sont à l’équilibre, ce sont les retraites du secteur public qui sont en déficit et là personne ne propose quoique ce soit alors que le déficit des retraites du public représente 50 à 80 Mds€ par an. Rien qu’en 10 ans, c’est donc 500 à 800 Mds€ qui sont partis en fumée pour payer les retraites des fonctionnaires !

-d’autre part, ce n’est pas aux retraités de prendre en charge les fautes de gestion de nos hauts fonctionnaires qui vivent grassement sur la bête et encaissent des retraites à des montants stratosphériques (F Hollande 30.000€ par mois, Ayrault 35.000€ par mois, et MM Fabius, Juppé, et tutti quanti) et eux, comment contribuent-ils pour sauver le système qu’ils ont fait couler !

Car, les responsables de cette situation sont bien les hauts fonctionnaires et dirigeants politiques français (ce sont souvent les mêmes) qui ont laissé s’enfoncer le système public des retraites non financées par des cotisations suffisantes sans vouloir le réformer parce qu’ils en sont … les principaux bénéficiaires car il leur permet de percevoir des pensions qui sont sans rapport avec le montant de leurs cotisations réelles !

Le rapport de la Cour des Comptes est sans ambiguité pour celui qui veut bien comprendre les choses même si les conseillers, qui sont évidemment des fonctionnaires, masquent les déficits par le biais de l’utilisation de périphrases

Il est donc insupportable de faire dire à des retraités qui perçoivent le plus souvent moins de 1.600€ par mois, que l’on traite de boomers inconscients et de profiteurs, qu’ils doivent accepter une réduction de leurs pensions alors qu’ils ne sont absolument pas responsables du système par répartition qui a été mis en place par les hauts fonctionnaires de l’Etat, issus du régime de Vichy, en 1945 ! En outre, je ne vois pas un retraité qui perçoit 1.500€ par mois, voire moins, accepter une réduction de sa pension … eu égard au cout de la vie !

Le système de retraite par répartition vit ses dernières années et la faillite prochaine de l’Etat va entrainer des révisions déchirantes. Mais les vrais profiteurs du système essaient quand même de le faire durer le plus longtemps possible. Toutefois, il ne faut pas se leurrer : ces annonces et manipulations étatiques ne sont que les signes annonciateurs d’un futur krach !

Quand la stupidité gouverne un pays, celui-ci  court à sa perte !

Bien cordialement à tous !

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D Trump = J Christ …. Consternant !

On avait pris l’habitude de ses propos « décoiffants » et incohérents, tout comme ses menaces, ses sanctions et ses tentatives de chantage mais là il a dépassé les bornes !

D Trump vient de faire paraître sur son réseau Truth social une image de lui dans la position du Christ avec tous les symboles religieux !

Cette image a été retirée rapidement mais on sait que tout ce qui paraît sur internet y reste … pour l’éternité !

Cette « bonne blague », qui fait suite à des critiques dirigées contre le pape, pourrait bien être celle de trop car il y a un mouvement religieux très fort aux Etats Unis et je doute qu’une bonne partie des américains aient apprécié la plaisanterie ou la forfanterie car on se situe quand même dans le blasphème même si D Trump, qui n’a pas contesté l’image, a essayé de se justifier en expliquant que c’était une image de lui en personnel soignant !

Pour situer les choses, John Lennon lors de la tournée des Beatles aux Etats Unis avait eu le malheur de proférer, devant les caméras, la sentence suivante : Désormais nous sommes plus célèbres que le Christ.

Cela avait provoqué un déchainement de menaces, de violences et de manifestations avec des autodafés des disques des Beatles …

On a bien compris que le but de D Trump est de générer du clic ; c’est à dire d’occuper le devant de la scène avec des propos contradictoires, sur n’importe quoi tout en affirmant une chose puis son contraire …

Tout à son narcissisme, il est devenu le centre du monde !

Et il faut bien connaître que ça marche car les médias nous abreuvent des inepties trumpiennes à longueurs de journées comme si, effectivement, il n’y avait rien de plus important sur Terre que les propos, les menaces, les insultes de cet énergumène compte non tenu du fait que les rumeurs les plus folles circulent le concernant, lui, mais aussi ses proches !

On parle d’espionnage, de Kompromat, d’agents russes, d’agents israéliens, de délits d’initiés, de mafia, de pédophilie, de prostitution, de trafic d’êtres humains … et vous connaissez l’adage : il n’y a pas de fumée sans feu …

Cela s’ajoute au fait qu’il a déclaré vouloir, avec son invincible armada, bloquer le détroit d’Ormuz qui était, jusqu’à ce qu’il attaque l’Iran, libre de navigation.

On en est à se demander s’il le fait exprès ou s’il flotte sur les évènements comme un … chien crevé au fil de l’eau …

Il faut comprendre que désormais, concernant le trafic maritime de commerce, il y a 2 camps : les bateaux des alliés, ou présumés tels, des Etats Unis et d’Israël qui sont bloqués par l’Iran et les bateaux des alliés de l’Iran (russes et chinois) qui sont bloqués par les américains …

Reste à savoir qui va tirer le premier …

En principe, tout cela ne devrait pas durer bien longtemps côté américain car le président américain est tenu, constitutionnellement, d’obtenir l’accord du Congrès (sénateurs et chambre des représentants) pour faire durer les opérations militaires au-delà de 2 mois … on en est à 7 semaines et je doute que le Congrès donne son aval à ces divagations stratégiques !

On va voir si D Trump, qui a décidément une conception un peu particulière de la démocratie, va accepter de se soumettre aux dispositions constitutionnelles américaines alors qu’il faut bien le dire : il n’est arrivé à rien avec l’Iran ; le régime n’a pas plié et D Trump se retrouve dans la position d’un pantin qui gesticule et menace mais que personne n’écoute sérieusement.

Il ne faut jamais perdre de vue que les américains (tout comme les britanniques mais contrairement aux français qui adorent les hommes providentiels) n’aiment pas les dictateurs …

En tout état de cause, le gouvernement américain semble sombrer dans l’incohérence et l’anarchie et se trouve désormais en opposition avec … le reste du monde parce que ses facéties pétrolières sont assez peu goutées par des pays qui voient se profiler le spectre d’un cataclysme économique dont évidemment personne ne veut assumer les conséquences !

Bien cordialement à tous !

 

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Le gouvernement accélère sur l’électrique !

Le premier ministre vient de faire une annonce tonitruante : On va électrifier la France pour la rendre indépendante !

Afin de faire face aux aléas d’approvisionnement de pétrole notamment du fait de guerres, le premier ministre a décidé d’interdire purement et simplement les chaudières au gaz afin de promouvoir les pompes à chaleur qui seront obligatoires dans tous les logements neufs. Un effort similaire sera accompli pour imposer des véhicules électriques d’ici 2030 et les aides seront augmentées pour faciliter cette transition énergétique …

Vous pensez que c’est une bonne solution et qu’elle permettra d’échapper à notre dépendance au gaz et au pétrole ?

Vous pensez que vous aurez des aides qui permettront la transformation de votre système de chauffage à moindre cout ?

Vous pensez que l’électricité sera moins chère que le gaz ?

Toutes ces questions sont légitimes et elles méritent des réponses … mais ce ne seront pas nécessairement celles que vous attendez !

Dans d’un article récent j’avais déjà évoqué cette volonté du gouvernement d’électrifier la France afin de ne plus dépendre des énergies fossiles … et j’avais alors écrit : Le but initial, louable, est donc de ne pas déséquilibrer les comptes publics, d’assurer la sécurité énergétique et, même mieux, d’obtenir des devises grâce à l’exportation d’électricité.

Et c’était d’ailleurs le but du programme nucléaire lancé dans les années 70. Assurer l’indépendance énergétique du pays ; cette démarche ayant été toutefois consciencieusement sabotée par F Hollande au nom de petits arrangements électoraux avec les écolos et cette démarche a été poursuivie par E Macron avec l’engagement de fermer 15 réacteurs nucléaires et la centrale de Fessenheim … afin de parvenir, au nom d’une écologie de connivence, à 50% d’énergies renouvelables !

Une décision autoritaire

Comme notre administration en a pris l’habitude, il s’agit d’une décision autoritaire unilatérale. Les chaudières au gaz seront purement et simplement interdites … comme il en a été pour les chaudières au fuel. Les français n’auront pas le choix …

En fait, les chaudières au gaz étaient déjà en sursis et l’administration, qui avait dû revenir sur son interdiction initiale, n’attendait que le moment favorable pour les interdire.

La guerre Israël-Etats Unis/Iran constitue apparemment le moment favorable pour l’imposer à des français, tétanisés par le prix du carburant à la pompe …

Bien entendu, il n’est pas question de laisser faire le marché et de laisser le libre choix au consommateur … il doit obéir … même si la décision prise ne lui est pas favorable !

Car, c’est cela le « miracle » d’un Etat dirigé par une administration qui fonctionne en dehors des circuits économiques normaux : Elle s’arroge le droit d’imposer à tous des décisions qu’elle estime bonnes pour le pays même si cela doit se faire au détriment de … la moitié de la population !?!

Néanmoins, le premier ministre n’a pas divulgué les conditions dans lesquelles il entend financer cette transition forcée puisqu’on se souvient qu’il  a expliqué à une France subissant la pression fiscale la plus forte d’Europe qu’il ne pouvait absolument pas, faute de moyens, réduire la fiscalité sur les carburants … il n’y a plus d’argent dans les caisses !

Des effets économiques évidents

Il faut déjà savoir qu’une pompe à chaleur est beaucoup plus chère qu’une chaudière au gaz et qu’elle demandera donc une plus longue durée d’amortissement … puisque l’investissement est beaucoup plus lourd !

En outre, on sait que ces matériels sont importés car nous ne les fabriquons pas en France et qu’elles sont relativement fragiles tout en étant complexes … à entretenir.

Mais rassurez-vous, l’Etat bienveillant va distribuer des aides selon un principe désormais bien connu … pour vous aider à les acheter : les certificats d’énergie. Néanmoins, malgré ces aides qui seront allouées en fonction des revenus des foyers concernés selon les critères fixés par l’administration, ces pompes à chaleur ne seront pas gratuites !

Rappelons quand même que le certificat d’énergie est un tour de passe-passe technocratique qui oblige les entreprises à financer, de leurs deniers, les aides de l’Etat. Autrement dit, l’Etat se fait passer pour bienveillant en distribuant des aides avec l’argent des autres. Toutefois, évidemment, on oublie de vous préciser que les entreprises répercutent nécessairement ces certificats sur les prix pratiqués à leurs clients ; c’est à dire vous !

Autrement dit, les aides seront financées par le biais d’augmentations de prix que vous paierez !

Pour l’entretien … on verra plus tard … ou pas !

Le prix de l’électricité

Il est évident que le prix du gaz est sujet à des fluctuations liées aux évènements internationaux puisque nous importons la quasi-totalité du gaz consommé et que nous devons le payer en dollars américains (c’est la règle comme pour le pétrole).

Au contraire, l’électricité est produite en France et elle ne devrait donc pas être sujette à ce type de fluctuations de prix ….

Mais, ce n’est pas le cas car, par une aberration administrative dont Bruxelles a le secret, le prix de l’électricité est indexé sur celui … du gaz !

Dès lors, quand le prix du gaz augmente, le prix de l’électricité augmente aussi !

On n’achètera donc plus de gaz (ou moins) mais vous paierez quand même plus cher quand le prix du gaz augmentera !

Logique non ?

Dès lors, il devient évident que si l’Etat fonctionnaire voulait vraiment que sa démarche fonctionne, il lui faudrait sortir du marché européen de l’énergie afin de supprimer cette indexation qui ne fera finalement que transférer les prix du gaz sur les prix de l’électricité … aux frais du consommateur.

Mais … il ne le fera pas alors que le constat a été fait que les français réduisent autant qu’ils peuvent leur consommation de cette chère électricité !

Car, comme pour toute source d’énergie, l’Etat fonctionnaire a fait le choix de faire payer à l’utilisateur le prix fort … !

J’avais écrit à ce propos : Cette stratégie pourrait se comprendre si l’Etat faisait en sorte de rendre le prix de l’électricité compétitif ; c’est à dire de faire en sorte que le consommateur y trouve son intérêt. Et cela est tout à fait possible puisque 75% de notre électricité est d’origine nucléaire et qu’elle est produite à un cout extrêmement compétitif puisque les centrales sont amorties.

Je rappelle encore  : Le prix final en € courants de l’électricité a doublé depuis 2009 (alors que l’inflation s’est établie officiellement à 28%) et c’est évidemment tout sauf innocent alors que de braves âmes nous expliquent que nous avons l’électricité la moins chère d’Europe !

Ainsi donc, si vous pensez faire des économies … vous vous trompez lourdement car l‘indépendance énergétique ne veut pas dire, dans l’esprit de nos hauts fonctionnaires, que cela se fera en votre faveur !

Il y a des nuances qu’il convient de comprendre …

L’électricité est devenue un vecteur fiscal, une pompe à fric actionnée à volonté par un Etat impécunieux au bord de la rupture financière permanente !

En fait, vous paierez toujours très cher mais nous seront indépendants énergétiquement !

L’indépendance énergétique n’a pas pour but de se faire à votre bénéfice d’autant que les intérêts de l‘Etat ne sont pas les vôtres !

J’espère que vous saisissez la nuance et le progrès accompli !

Et n’oubliez surtout pas qu’il va falloir aussi subventionner la PPE3 qui a pour but d’implanter encore plus d’énergies renouvelables dont nous n’avons pas besoin mais qui nous sont absolument indispensables …

Les effets de ces choix imposés à la population sont dès lors évidents ; ce qui m’avait permis encore d’écrire :

L’hypothèse d’un cout de l’électricité trop élevé n’est même pas envisagée alors que cette augmentation tarifaire a des conséquences parfaitement documentées :

-concernant les entreprises : délocalisations et chute de la consommation électrique de 16% depuis 2018.

-concernant les ménages : comme les revenus des français stagnent, voire régressent du fait de la pression fiscale, la population en est réduite à moins consommer pour diminuer la facture ; et effectivement la consommation d’électricité des ménages a diminué de 9 % depuis 2018.

On a donc fait le choix, à l’encontre de toute logique économique, dans un but exclusivement fiscal maquillé sous des arguties écologistes, d’une énergie artificiellement chère (3 fois plus qu’aux Etats Unis) qui handicape nos entreprises et pénalise les ménages.

Le développement du véhicule électrique

En ce qui concerne l’automobile ce sera la même chose …. Avec des objectifs complètement déconnectés des réalités : d’ici 2030, c’est à dire demain, 2 voitures neuves sur 3 vendues devront (on n’est même pas dans le conditionnel) être électriques ; car c’est bien connu : face à la guerre en Iran et aux risques de pénuries de carburant, le véhicule électrique est LA SOLUTION !

On se situe en pleine décision autoritaire irréaliste qui ne tient absolument pas compte du marché ; marché du véhicule électrique qui plafonne à 18%, avec les aides actuelles, et dont les constructeurs ont saisi les difficultés puisqu’ils font … machine arrière !

La question inévitable est donc : Qui va payer pour ces voitures que la moitié des français ne peuvent pas se payer parce qu’elles sont trop chères et qu’ils n’ont en outre souvent pas accès à une prise de recharge à domicile … (habitat collectif) !

On a la solution : on va augmenter les subventions, là encore par le biais des certificats d’énergie, en … « utilisant mieux l’argent des français » (sic) c’est à dire en augmentant encore le leasing social qui a eu toutes les peines du monde à remplir ses objectifs lors de la dernière campagne, faute de candidats convaincus, car tout le monde sait maintenant que lorsque vous entrez dans ce système vous ne pouvez plus en sortir puisqu’à la fin il ne vous reste rien sauf à contracter un nouveau contrat !

Le premier ministre nous décrit un monde dans lequel tout le monde roulerait dans des voitures électriques subventionnées par l’Etat mais dont personne ne serait propriétaire ; cela me rappelle la Trabant cette voiture bon marché, qui ne valait rien, que le bon peuple pouvait acheter dans l’Allemagne communiste avant 1989 !

Mais on a l’habitude … sauf que l’on ne peut que redouter de futures mesures autoritaires visant à forcer le marché et accélérer le passage à l’électrique qui ne constitue en aucun cas un progrès !

Les atteintes à la liberté vont donc se faire de plus en plus pressantes … mais vous aurez des aides … c’est promis ; avec 2 réserves :

-Quand on sait que l’Etat est au bord de la faillite, il y a lieu de se demander quelle est la pérennité de ce genre de promesse qui n’engage évidemment que ceux à qui elles sont faites !

-Quand on connait la valeur des promesses de l’Etat qui change sans cesse les règles … il y a tout lieu de se méfier !

Le gouvernement des fonctionnaires n’a pas fini de faire des dégâts !

Bien cordialement à tous !

 

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