Tous les articles par Dominique Philos

À propos de Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, diplomé de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage ma vie entre la France et la Grèce. Pour moi, le libéralisme est la seule option possible en matière économique.

Il faudra faire un jour le Nuremberg de la haute fonction publique 

Suite de notre série : la France va faire sauter la zone €

Vous savez que notre société est fondée sur le droit et le légalisme. De ce fait, nul ne peut être poursuivi pour des faits qui ne relèvent pas de la justice pénale ; c’est à dire pour des agissements qui n’ont pas été expressément visés par un texte de loi !

Souvenons-nous de Jérome Kerviel, ce trader de la Société Générale qui avait creusé un trou de 5Mds€ par ses spéculations imprudentes sur les marchés. Il a été condamné à 5 ans de prison (dont 3 fermes) et à rembourser le montant des pertes (peine annulée par la Cour de Cassation qui a reconnu une responsabilité partagée).

Cet homme a commis une faute et il a été condamné pour cela.

Des faits sans précédent mais incontestables

Que dit-on d’une personne qui a volé un téléphone ? Que c’est un voleur

Que dit-on d’un homme qui a détourné de l’argent ou qui a provoqué la faillite d’une entreprise ? Que c’est un escroc

Que dit-on du dirigeant d’un Etat qui a dépensé sans compter l’argent qu’on n’avait pas à hauteur de 1.400 Mds €, c’est à dire la moitié du PIB, et qui a mis le pays en faillite ?

Que c’est un homme d’Etat, que c’est un grand homme, un héros !

Il y a manifestement une différence de traitement qui n’est pas nécessairement légitime …

Et, lorsque cet homme politique vient pérorer à la télé, on se rend compte qu’il n’a aucun remord ni aucun complexe. Il prétend même donner des leçons et agir tout en rejetant la faute sur les autres ; en l’occurrence les français qui ont refusé ses réformes. Réformes dont on mesure aujourd’hui l’inanité et l’insuffisance.

Incompétent mais arrogant et prétentieux, sûr de son impunité, il nous a donné le spectacle odieux d’un individu qui donne des leçons de morale et de gestion : il fallait l’oser et il l’a fait alors qu’il n’a jamais rien fait hormis alourdir la barque fiscale en tabassant toujours plus des français qui n’avaient rien demandé et en donnant l’ordre d’emprunter sans compter sur les marchés pour compenser et masquer les graves insuffisances de la structure économique française !

Pour dire les choses autrement : il a ruiné les français qui vont en prendre pour 50 ans de massacre fiscal et de perte de pouvoir d’achat et il faudrait le glorifier pour cela ?

On rêve face à tel délire narcissique !

Encore un peu et il prétendra être le sauveur de la France !

Et, l’individu envisage même, toute honte bue, un retour en 2032. Il a d’ailleurs placé ses hommes liges aux places stratégiques à cet effet ;  ce qui prouve son mépris pour les électeurs perçus comme de simples moyens d’arriver à ses fins !

Clairement, on frise l’indécence ; si ce n’est la provocation pure et simple !

Et le pire, c’est que du fait d’institutions manifestement dévoyées, un homme seul, capable, en toute impunité, certes avec la complicité de 577 députés et de quelques milliers de hauts fonctionnaires, de mettre un pays en faillite,  de ruiner toute sa population,  bénéficiera de tous les avantages gratuits liés à son ancienne fonction (chauffeur, voiture, frais payés, bureaux gratuits, sécurité avec mise à disposition de policiers affectés, retraite …) pendant que les français qui n’ont rien fait vont se retrouver dans la misère !

Aucune poursuite ne sera jamais engagée contre lui car le système bureaucratique et politique français est organisé pour assurer son impunité. Le constat est imparable : les politiciens et/ou hauts fonctionnaires ont su verrouiller le système avec  des dispositions prévoyant l’irresponsabilité pénale des hommes politiques ou hauts fonctionnaires en charge de la direction du pays !

Et pourtant, clairement, cet homme est bien un criminel protégé par tout un système qui vit sur le reste du pays et cela n’a rien à voir avec la démocratie mais tout à voir avec une oligarchie corrompue, inefficace et mafieuse !

Les complices

Bien évidemment, cet homme n’a pas pu agir seul …

Sont donc aussi concernés tous ces ministres et tous ces hauts fonctionnaires de Bercy et de l’AFT (Agence France trésor) qui ont sciemment suivi des ordres et endetté le pays non pas au-delà du raisonnable mais au-delà de tout bon sens ; en parfaite connaissance de cause !

On hésite à leur propos entre lâcheté et complicité …

N’oublions pas que le fonctionnaire, et a priori le haut fonctionnaire, a le droit de refuser d’exécuter un ordre s’il estime qu’il est dangereux ou qu’il est nature à compromettre gravement un intérêt public ; et qu’y-a-t-il de plus grave de que compromettre l’avenir d’un pays tout entier !

Et bien évidemment, il faut y inclure tous ces ministres qui ont collaboré de manière parfaitement consciente à la ruine du pays car, comme dans le « Cursus Honorum » (carrière des honneurs) des romains, tout le monde veut en être ; quel que soit le prix à payer … par les autres !

Rappelez-moi le nom d’un premier ministre, et encore moins d’un ministre, ou d’un haut fonctionnaire qui a démissionné sous l’ère Macron parce qu’il voyait qu’on allait au désastre ?

Il n’y en a aucun … alors qu’ils connaissaient parfaitement les conséquences de leurs actions ; n’est-ce pas M B Le Maire ?

Et le pire est qu’en raison des décisions de cette personne au pouvoir depuis 10 ans, la situation française est désormais catastrophique et risque de se terminer par un collapsus financier et budgétaire général avec la possibilité de provoquer la destruction de la zone € et des pertes incommensurables au niveau de l’économie européenne ; parce que, bien évidemment, cela ne se fera pas sans casse !

Devant l’Histoire

La morale peut avoir pour effet d’amener un individu devant le jugement de l’Histoire mais cela n’est pas suffisant.

Les français ne doivent pas être dupes des manipulations exercées par les hommes de pouvoir dont l’incompétence n’a d’égale que la fourberie ; lesquels ont organisé un système leur permettant de faire à peu près n’importe quoi sans jamais en subir les conséquences !

Une action de moralisation de la vie publique est donc absolument indispensable … ce que j’appellerai un Nuremberg de la haute fonction publique puisque c’est elle qui, dans les faits, détient le pouvoir !

Il apparait urgent d’adapter notre droit à des pratiques mafieuses qui permettent à un homme de faire n’importe quoi, de mettre un pays en ruine mais aussi de circonvenir complètement le système en nommant discrétionnairement à des postes clés des hommes/femmes liges qui le serviront pour favoriser son retour au pouvoir !

Quand des individus sans morale arrivent au pouvoir et qu’ils sont assurés de ne jamais avoir à rendre de comptes à propos de leurs actions, fatalement, nous nous exposons à des déviations de comportement qui ne peuvent qu’être préjudiciables !

Faute de modifier ce système, nous continuerons à nous enfoncer dans la dépression et le marasme !

Bien cordialement à tous !

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La haute fonction publique, plus forte que le reste du monde ?

Nous entamons avec cet article notre série : la France va faire sauter la zone €.

Les taux d’intérêts pour financer la dette montent, on emprunte toujours plus, toujours plus cher, la dette enfle, les déficits se creusent, l’inflation dérape, les émeutes durent, la situation française inquiète en Europe et nul ne doute que les agences de notation vont fortement dégrader prochainement la solvabilité française.

La bourse baisse (-500 points en un mois) tandis que l’€ chute lourdement face au dollar US ce qui n’est évidemment pas un hasard. Il faut savoir que les marchés anticipent toujours les crises et ici visiblement, ils ont anticipé une crise de la dette française. Certaines banques (notamment la banque japonaise Sumitomo Bank) liquident leurs stocks de dette française avec des risques évidents de contamination.

La confiance est l’un des fondements de stabilité des Etats et il devient évident que plus personne ne fait confiance aux autorités françaises qui ne sont pas crédibles.

Une crise de la dette est donc inévitable et elle se déclenchera lorsque l’AFT (agence France trésor) n’arrivera plus à couvrir les émissions de dette (OAT). Une crise à l’Argentine serait évidemment le pire qui puisse se produire en imaginant aisément qu’elle sera de toute façon déjà pire que la grecque eu égard aux sommes en jeu !

Le scénario le plus probable est qu’il y aura une attaque contre la dette française. Les possesseurs de dette française, qui se mettront à douter des capacités du pays à les rembourser, vont se mettre à vendre en masse leurs OAT ; ce qui aura pour effet de faire plonger leur cours.

Mais, nos hauts fonctionnaires refusent toujours de faire les réformes nécessaires et ne conçoivent absolument pas qu’ils puissent se retrouver en situation d’être désavoués et destitués des pouvoirs qu’ils ont accaparé depuis 50 ans.

Quelle issue est dès lors envisageable ?

Dans un premier temps, la France sera obligée d’augmenter ses taux d’émission pour appâter les amateurs ; exactement comme l’a fait la Grèce avant … de sauter ! Les taux pourraient monter à des niveaux insoutenables (les 10% sont envisageables quand on sait qu’ils sont montés à 40% par an pour la Grèce en 2010).

Mais ce ne sera qu’une étape …

La crise pourra évoluer alors de deux façons :

-Les dirigeants français feront le forcing pour que la BCE intervienne pour financer les dettes françaises ; ce qui est normalement interdit par les traités ; mais rien de grave puisque la France ne respecte pas les traités européens. Il faut aussi se rendre compte de l’importance des sommes en jeu. On a sauvé la Grèce, avec difficulté, avec 350 Mds€ mais cette somme correspond juste aux émissions prévues de la France en 2027 (340 Mds€). Ici, le gap est de 3.600 Mds€ ; ce qui laisse une sérieux doute quant à la capacité d’action de la BCE …

-l’Allemagne, et quelques autres considérés comme de bons élèves, décideront de claquer la porte et de sortir de l’€ (parce que la France évidemment ne le fera pas puisqu’elle profite du système au détriment des autres). L’organisation de l’€ en tant que monnaie unique aura alors vécu et ce sera la fin du mantra « l’Allemagne paiera ». La France se retrouvera seule et en défaut de paiement car il n’y aura plus personne acheter de la dette française.

Seulement, une dissolution de l’€ ne se fera pas sans casse … et c’est là-dessus que la haute fonction publique française va spéculer …

Bien évidemment quand la crise va arriver, le gouvernement et le président français seront convoqués par les hautes autorités de Bruxelles (siège de la commission) et de Francfort (siège de la BCE) avec pour but d’envisager les mesures permettant de sauver les meubles et notamment celles qui devront être impérativement prises par la France pour sauver l’UE et l’€ !

Et vous pensez que nos hauts fonctionnaires vont se soumettre et accepter la potion amère ?

C’est bien mal les connaître !

Ils vont défier les autorités européennes mais aussi les autres pays membres en leur disant : « sauvez-nous ou nous faisons un malheur  car, si nous sautons, vous sautez avec nous, alors à vous de voir » et il est à peu près certain que nos hauts fonctionnaires ont d’ores et déjà envisagé ce cas de figure !

C’est extrêmement cynique mais cela fait partie de la stratégie des Etats …

Et c’est bien le risque d’un cataclysme financier menaçant toutes les économies européennes qui va alors planer dans les prochains mois !

Les français n’en ont pas nécessairement conscience, mais la réputation de la haute fonction publique française n’est plus à faire auprès des chancelleries européennes ; lesquelles ont toutes constaté une morgue invraisemblable, avec notamment une aptitude à discuter de tout pour ne rien dire et n’aboutir à aucun résultat  mais aussi à moraliser alors que la France montre le mauvais exemple.

Souvenons-nous d’E Macron qui moquait, il n’y a pas si longtemps, avec une arrogance parfaitement déplacée, le « fétichisme » allemand des excédents budgétaires !

Persuadés que les autres reculeront par peur du désastre en appliquant la règle du « too big to fail » (trop gros pour sauter), la seule inconnue finalement pour nos hauts fonctionnaires  sera la réaction des « partenaires » européens car, en cas de refus de se laisser circonvenir, cela pourrait se terminer par un « too big to save » (trop gros pour être sauvé) !

La question qui se posera dans les prochains mois sera donc : les autres pays européens vont-ils se laisser circonvenir par les hauts fonctionnaires français qui estimeront qu’ils n’ont rien à perdre et qui vont exploiter les faiblesses du système européen ?

Et elles sont doubles :

L’UE est une organisation inachevée sans réel pouvoir et la monnaie est une monnaie commune sans être vraiment la monnaie d’un pays.

Une organisation sans réel pouvoir de sanction

Il y a eu de sévères dérapages dans le passé de la part de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et de la France. Aujourd’hui tout le monde respecte à peu près les règles sauf … la France qui profite des avantages du système pour en abuser sans vergogne aucune !

Le principal poste d’abus est évidemment les emprunts qui sont actuellement faits alors que tout le monde sait que si nous avions conservé le franc comme monnaie nationale, cette course effrénée à l’emprunt se serait arrêtée il y a bien longtemps ; d’autant que l’on sait que ces sommes empruntées ne seront jamais remboursées !

Seulement, lorsque, dans une organisation comprenant plusieurs partenaires, l’un d’entre-eux refuse de respecter les règles du jeu qui ont été fixées à l’origine et acceptées par tous, les autres finissent toujours pas en sortir en estimant qu’ils n’ont pas à payer pour les autres …

Rappelons quand même que le pacte de stabilité et de croissance européen, auquel la France a adhéré et qu’elle s’est engagée à respecter, prévoit 3% de déficit annuel maximum et une dette de 60% du PIB au maximum.

Nous en sommes au double sur chacun de ces postes et rien n’indique que les gens au pouvoir aient l’intention de vouloir stopper cette marche en avant vers l’abime … Nous sommes en présence d’une violation manifeste du pacte de stabilité et d’ailleurs le pays fait déjà l’objet d’une procédure pour déficit excessif.

Fatalement, les autres membres de l’union monétaire vont finir par estimer que la France abuse et qu’elle ne peut pas continuer à jouer ce jeu du passager clandestin de l’€ qui profite des avantages tout en évitant les obligations ; surtout que les membres autrefois défaillants ont fait de gros efforts pour assainir leurs comptes !

Le gros problème de l’Union Européenne c’est qu’elle n’a aucun pouvoir de coercition et qu’elle ne peut donc pas contraindre les dirigeants français à « corriger le tir »; et c’est sur ce plan que nos hauts fonctionnaires vont manœuvrer !

L’€ est une monnaie fragile

L’€, en tant que monnaie commune, partait d’une bonne idée (supprimer les couts des différences de change) à condition que les pays membres respectent les règles du jeu et c’était aussi les prémices à une plus forte intégration ultérieure !

Seulement, l’€ n’est pas la monnaie d’un pays mais d’un groupe de pays et elle repose sur un consensus entre des Etats ; c’est à dire l’engagement que tous ses membres respecteront les règles du jeu. Néanmoins, la zone € n’est pas une ZMO (zone monétaire optimale) en raison des disparités économiques, fiscales et sociales entre les Etats membres !

Ce système imparfait continuera donc à fonctionner jusqu’au blocage car, bien sûr, tout le monde fera mine de faire tout ce qu’il faut pour sauver la zone € tout ne perdant pas de vue que l’essentiel sera surtout de préserver … ses intérêts nationaux !

La BCE va continuer à acheter de la dette française en attendant mai 2027 (comme elle le fait actuellement pour empêcher que les taux d’intérêts ne montent trop haut) mais il arrivera un moment où la réalité finira par s’imposer !

En effet, pour « sauver la France », il faudrait que la BCE émette au moins 2.000 Mds€ de monnaie, au profit exclusif de celle-ci, alors que le financement monétaire est formellement interdit par les Traités européens !

La question qui se va poser, à un moment ou un autre, sera : est-ce que les autres pays seront d’accord pour céder au chantage français alors que la BCE fonctionne comme une société en nom collectif c’est à dire que ses membres sont indéfiniment et solidairement responsables des dettes et que la monnaie émise est bien une dette !

La fin de l’€ obligerait donc les Etats membres à payer pour combler les pertes et celles-ci seront gigantesques car le bilan de la BCE est déjà négatif (monnaie émise pour sauver l’€, pour sauver la Grèce et les conséquences du blocage des économies pour cause de Covid) pour plus de 6.000 Mds€ !

Le choix imposé par les hauts fonctionnaires français sera donc soit que chaque pays membre prenne ses pertes (et elles peuvent être gigantesques) soit de se lancer dans l’émission massive de monnaie pour financer la France ; ce qui va de toute façon provoquer une dépréciation de l’€ au profit de la seule France avec un ensemble d’effets indésirables pour les autres dont notamment une diminution de la valeur des exportations et une augmentation du prix des importations (pétrole et gaz notamment).

Mais, bien évidemment, il s’agit là d’un pari cynique et malhonnête que fera la haute fonction publique et rien ne dit qu’il fonctionnera …

La France est clairement le maillon faible de l’UE et c’est un maillon dangereux eu égard aux conséquences incalculables d’un défaut français !

Bien cordialement à tous !

 

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Budget 2027 : les dernières cartouches ?

Le Premier ministre a martelé, avec fermeté, le 17 septembre : « Stabilité fiscale, nous n’augmenterons pas les impôts ».

Effectivement, les chiffres transmis 2 jours plus tard au Haut Conseil des finances publiques disent que le taux de prélèvements obligatoires passera de 43,9 % du PIB en 2026 à 44,2 % en 2027 ; une hausse de 0,3 point que Bercy reconnaît lui-même comme « techniquement en légère hausse ».

Donc, non, les impôts vont encore augmenter car la dépense publique, qui représentait 56,6 % du PIB en 2025, devrait passer à 56,9 % en 2027. Le total des dépenses publiques passera de 1 742 à 1 784 Mds€ : 42 Mds€ en plus.

Sauver les meubles à tout prix

Nos hauts fonctionnaires sont visiblement prêts à tout pour sauver le (leur) système et vont donc faire ce qu’ils savent le mieux : refuser toute baisse des dépenses de l’Etat et tabasser fiscalement tous azimuts !

Un petit rappel des hausses d’impôts de ces dernières années permet de constater qu’elles sont vertigineuses : +38 Mds en 2024, +52 Mds en 2025, +50 Mds en 2026, et encore + 54 Mds prévus en 2027 ; le rythme se maintient quoiqu’il arrive !

Parallèlement, l’Etat emprunte toujours plus : 310 Mds€ en 2026, 340 prévus en 2027 alors que les taux d’intérêts ne cessent d’augmenter 4.68% le 24 septembre, 4.76 le 28, 4.79 le 29, 4.82 le 30 septembre, 4.94 le 1er octobre et que la dette continue d’augmenter pour atteindre désormais à 3.595 Mds€.

Bien évidemment, les 5% seront atteints très prochainement.

Comme prévu, l’augmentation des taux s’accélère ce qui établit sans contestation possible que la trajectoire budgétaire et financière de la France n’est pas crédible ; plusieurs grandes banques proposant désormais des produits permettant de spéculer contre la dette française (Goldman Sachs, Deutsche Bank).

Ce dont il faut être conscient c’est que ce matraquage fiscal ne règle aucun des problèmes structurels du pays et de son économie défaillante ; lesquels sont parfaitement documentés :

-un excès de réglementation, trop de lois, décrets et directives ;

-une répression financière parce que désormais vous êtes riche à partir de 2.000€ par mois ;

-l’émission monétaire au service du financement des déficits (monétisation de la dette) n’étant plus possible en raison de l’€, elle est remplacée par l’abus d’emprunts qui dépassent largement les capacités fiscales de l’Etat,

-une fragilité des droits de propriété et des contrats ; la main de l’Etat n’étant jamais bien loin ;

-une incertitude permanente sur les règles qui changent sans arrêt provoquant une remise en cause permanente des stratégies à moyen et long terme.

-une fonction publique omniprésente et trop nombreuse dont le cout s’avère trop lourd pour la richesse produite.

Tout ceci étant objectivement confirmé par le mauvais classement du pays, au niveau de la compétitivité fiscale et de la sécurité,  tant au niveau de l’UE que de l’OCDE : 38ème sur 38.

La course à l’impôt

Le gouvernement est en train de ratisser partout dans une stratégie vouée à l’échec entre augmentations d’impôts et des gels de prestations. Autrement dit, des économies seront faites ; mais elles le seront par les français, particuliers ou entreprises, mais absolument pas par l’Etat qui refuse de réduire son train de vie.

Seulement, l’arme fiscale est dangereuse car elle est à double tranchant. Si elle permet de résoudre les problèmes à court terme, elle constitue un prélèvement sur la richesse (revenus et capital) ; ce qui aura un effet dépressif plus ou moins important en fonction de la conjoncture et de la situation financière des assujettis (particuliers et entreprises).

Autrement dit, ces mesures de court terme vont asphyxier l’économie avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer !

Cela se traduira inéluctablement par l’effet Laffer ; c’est à dire la diminution des recettes fiscales, avec, à terme, l’assurance d’une magnifique crise de la dette comme celle de la Grèce en 2010. Viendra alors le moment où tout va s’écrouler à la fois par manque de recettes fiscales mais aussi du fait d’un très prévisible krach obligataire avec des taux aux alentours de 10% qui seront, quoiqu’on fasse, totalement insupportables !

Entre cynisme et aveuglement

L’Etat fonctionnaire refuse obstinément de réduire ses dépenses et son train de vie.

Le modèle français dirigé par la haute fonction publique est décidément irréformable … et traduit une incompréhension totale des mécanismes économiques car, une fois que les agents économiques seront « soulagés » de leurs impôts, s’il ne leur reste rien, ils ne consommeront pas ; la hausse vertigineuse du prix du carburant étant un cas d’école à cet égard !

Mais, quand des hauts fonctionnaires qui perçoivent plus de 10.000€ par mois, pour des emplois par toujours justifiés, estiment qu’un retraité avec 1.260€ par mois est un nanti qui « peut faire des efforts » alors qu’eux-mêmes n’en font aucun, on comprend que quelque chose ne fonctionne pas dans ce pays !

Un pays dirigé par des fonctionnaires qui vivent de la dépense publique ne peut pas donner autre chose que des abus de dépense publique surtout que, pour ces gens-là, le mécanisme de création de richesse par les entreprises n’existe pas. Seul existent le mécanisme de collecte fiscale et son augmentation qui sont censés résoudre tous les problèmes ; d’où l’abus de fiscalité.

La seule solution pour endiguer la crise des finances publiques sera bien de réduire les dépenses publiques et plus particulièrement le train de vie de l’Etat ; mais cela ne se fera que sous la contrainte !

Pour l’instant, alors que les syndicats de fonctionnaires commencent à vouloir mobiliser leurs troupes en vue de peser sur les prochaines élections présidentielles de telle façon qu’aucune mesure d’économie ne soit prise à leur encontre, le gouvernement joue la montre en espérant que les choses tiendront jusqu’en juin 2027 ; de telle façon que le candidat adoubé par le système puisse être élu et que l’on puisse une nouvelle fois repousser les choses 5 ans de plus !

Chacun s’accroche aux convictions qui l’arrangent et à ses intérêts … mais la folie c’est bien de toujours faire la même chose en pensant que cela va changer quelque chose alors que les faits démontrent qu’à chaque fois, cela ne fonctionne pas !

On  ira donc jusqu’à la faillite avec pour corollaire une paupérisation importante de la population !

Bien cordialement à tous !

 

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Le véhicule électrique, solution au problème du prix du carburant ?

La presse spécialisée s’enthousiasme actuellement à propos du véhicule électrique, qui bat des records de ventes (42% des ventes en septembre), et nous explique qu’il faut sortir du « piège du thermique» avec un carburant qui tend vers les 3€ le litre.

Cela nous amène à nous demander si les subventions versées pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique sont encore justifiées alors que l’Etat affronte une grande disette budgétaire !

Les effets néfastes d’une fiscalité excessive

En fait, cette dernière affirmation est fausse … l’Etat n’a jamais autant collecté d’impôts mais jamais il n’a aussi autant dépensé ; le plus souvent n’importe comment, ce qui explique beaucoup de choses tout en les relativisant !

Face au mécontentement populaire, le gouvernement lâche un peu de lest et se borne pour l’instant à distribuer des aides au carburant. Néanmoins, il ne faut pas oublier que les taxes sur le carburant dépassent 100% du prix hors taxes. La solution la plus simple serait donc de baisser les taxes. Seulement, le gouvernement nous dit que l’Etat n’en a pas les moyens, cela lui couterait trop cher ; comme si l’argent des taxes collectées sortait de sa poche !?!

En fait, la vraie raison pour laquelle l’Etat ne peut pas baisser les taxes exorbitantes sur le carburant, c’est qu’entre des dépenses excessives et des emprunts qui ne le sont pas moins, il n’a aucune marge budgétaire et se trouve donc totalement paralysé ; ce qui n’augure évidemment rien de bon pour la suite … dans un cadre plus général !

Cela signifie aussi que même la politique démagogique des chèques carburant entre en conflit avec la situation budgétaire …

Et cette situation s’aggrave en raison du fait que la population, face à des couts devenus exorbitants, réduit ses déplacements ; ce qui conduit à une réduction des recettes fiscales sur le carburant et aggrave encore la détresse budgétaire !

On se situe donc en plein dans ce qu’il est convenu d’appeler « l’effet Laffer ». Une fiscalité excessive provoque une diminution des recettes fiscales. Mettez le prix du carburant à 10€ le litre, plus personne ne roulera, et les recettes fiscales sur le carburant seront alors presque nulles !

Néanmoins, il faut relativiser le discours officiel, l’Etat ne perd pas d’argent, il collecte seulement moins de recettes fiscales. L’Etat ne fait pas de bénéfices ; il collecte plus ou moins d’impôts en fonction de la conjoncture !

Simplement, nos hauts fonctionnaires n’aiment pas que les recettes fiscales diminuent car cela réduit leur « pouvoir d’action » que je qualifierais plutôt de pouvoir de nuisance.

Des solutions miraculeuses

Alors bien sûr, il y a toujours des petits malins pour proposer des solutions miraculeuses qui n’ont qu’un défaut : elles sont irréalistes car extrêmement couteuses ; même si elles peuvent partir d’un bon sentiment !

Certains proposent la création d’un « pass navigo rural » ; c’est à dire un leasing social dédié aux ruraux pour leur permettre de louer une voiture électrique à 50€ par mois alors que la majorité d’entre-eux roulent encore en véhicule diesel. Les tenants du pass navigo rural ont en effet fait le constat que le leasing social, autre avatar des voitures gratuites, est assorti de critères d’éligibilité si verrouillés qu’une partie des actifs ruraux n’y ont pas droit.

Après le leasing social, le leasing rural ; mais pourquoi pas puisqu’il y a aussi le leasing social pour les pompes à chaleur (55.000 PAC sur 2 ans) financé lui avec les fameux CEE …. Alors pourquoi pas un leasing de plus ?

Et, forcément, à 50€ par mois, il n’y a même plus de mise de fonds, ni d’achat, c’est quasiment gratuit !

Le seul détail qui pique est que garantir un loyer de l’ordre de 50 € par mois pour un véhicule électrique comme la Citroën e-C3, dont le prix catalogue est de 20.000€, suppose une subvention de l’Etat ou des entreprises du secteur de l’énergie via les CEE (certificats d’économies d’énergie) de l’ordre de 15 000 € par voiture. Pour un million de véhicules cela représenterait un besoin de financement de 15 Mds€ ; ce qui apparait complètement surréaliste compte tenu de la situation budgétaire du pays !

En fait, ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle proposition de tordre le marché en distribuant des subventions qui rendent le véhicule électrique gratuit à l’achat (ou peu s’en faut).

Cette « idée » a tous les symptômes des déviations démagogiques du moment et il s’agit encore une fois d’une de ces solutions boiteuses dont nous avons la spécialité qui font circuler des subventions dans tous les sens, en fonction de critères qui changent sans arrêt, et qui finissent par fausser le marché avant de tuer les industriels obligés de faire des rabais substantiels, et in fine de faire gonfler les dettes de l’Etat !

Il ne faut pas non plus oublier que ce genre d’idée ne peut prospérer que parce que le prix de l’essence est excessivement taxé ; alors que l’électricité ne subit, pour l’instant, que la Tva ; ce qui bien évidemment ne saurait durer bien longtemps avec un Etat toujours à la recherche de recettes fiscales

Les illusions fiscales du gratuit

Seulement, le leasing social n’est qu’un paravent fiscal dont il ne faut pas sous-estimer l’aspect démagogique car il ne faut pas perdre de vue que ces voitures commercialisées à certaines conditions sont financées par les taxes sur le carburant via les CEE et donc par les impôts des autres !

Autrement dit, celui qui n’a pas les moyens de changer de voiture et qui ne remplit pas les critères restrictifs du leasing social, finance, via des taxes sur le carburant, qu’il est obligé d’acheter au prix fort, et notamment ces CEE qui représentent 0.18€ par litre, l’utilisation sponsorisée de véhicules électriques pour d’autres !?!

L’illusion de la bonne affaire

Il faut rappeler, pour ceux qui achètent ou louent des véhicules électriques, qu’il ne faut pas confondre cout d’achat et cout d’usage et ne pas se limiter à ne prendre en considération que le prix du carburant.

Il y a beaucoup d’autres couts annexes qui entrent en jeu : l’usage, la recharge (à domicile ou pas), la remise en état en fin de LOA, l’amortissement du prix d’achat, le surcout des assurances, le remplacement de la batterie de traction (éventuellement) et le fait qu’en raison de l’obsolescence rapide des modèles, les garages refusent désormais de reprendre des véhicules qu’ils estiment … invendables du fait de la forte et rapide dévalorisation des véhicules électriques voire leur obsolescence programmée du fait du renouvellement accéléré des gammes (chinois).

Attention donc aux fausses économies en n’oubliant que les tensions sur le marché pétrolier finiront bien par diminuer … un jour prochain !

Enfin, quoiqu’on en dise, les véhicules électriques, surtout ceux dédiés au leasing social, sont à prix comparable avec une voiture thermique d’une autonomie ridicule (New Twingo ou Citroën e-C3). Le service rendu n’est donc nécessairement pas le même !

Conclusions

Toujours faire payer plus d’impôts à certains pour financer l’utilisation presque gratuite de véhicules par d’autres, en dehors du fait qu’il s’agit d’une grossière manipulation du marché, n’apparaît ni économiquement raisonnable ni fiscalement équitable !

Toutes ces opérations relèvent en fait du mécanisme décrit par F Bastiat, cet économiste du 19°s qui avait compris le fonctionnement des Etats du 21°s, selon qui : l’Etat demeure cette grande fiction à travers laquelle tout le monde essaie de vivre aux dépens de tout le monde !

Il faut rappeler que l’Etat n’est pas là pour financer l’acquisition ou l’usage de voitures … ou de PAC mais il faut aussi être conscient que ce sont bien les dérives fiscales de l’Etat qui amènent à ces raisonnements pervers ; avec en outre cette idéologie sous-jacente de forcer la population à se convertir au tout électrique !

Les dirigeants français font vivre la France à crédit en croyant à l’argent gratuit et veulent faire croire à la population qu’elle peut en faire de même alors qu’il devient manifeste que le système français ne fonctionne pas puisqu’il n’amène qu’à deux choses : des dettes de plus en plus élevées et des impôts supplémentaires !

La distribution répétée de chèques est évidemment une folie alors que la dette atteint des sommets et que les taux d’intérêts volent de records en records !

Bien cordialement à tous !

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Tout le monde ne peut pas s’habiller en Prada !

Depuis le 1er septembre, un nouveau « malus » frappe en France chaque produit issu de la mode éphémère à prix cassés provenant des plateformes Shein, Temu ou AliExpress. C’est la conséquence d’une nouvelle loi anti fast-fashion adoptée cet été, et cette surtaxe pourrait atteindre jusqu’à 19,50 € par article d’ici 2030.

A ces mesures, il est prévu d’ajouter une interdiction de publicité pour le début de l’année 2027.

On se souvient qu’un premier texte avait fixé une taxe à l’importation de 5€ dont le but était clairement protectionniste. Ce dispositif, purement français, avait été facilement contourné par les plateformes chinoises de fast-fashion qui avaient déménagé de Roissy pour aller en … Belgique et éviter la majoration tarifaire puisque les produits ne provenaient plus de Chine mais de Belgique !

Le constat est que les chinois savent s’adapter très rapidement aux barrières douanières pour les contourner !

Ce nouveau système mis en place est-il justifié et efficace ?

Un nouveau système douanier compliqué :

Dans le détail, la pénalité, appelée malus, s’applique aux produits visés selon un calcul qui dépend d’un score qui résulte, lui, d’une équation entre les volumes de vêtements mis sur le marché par l’entreprise et l’incitation à la réparation avec application d’un coefficient. Ce sera 0,50 € de pénalité pour chaque caleçon dont le score est inférieur au seuil établi. Pour un tee-shirt, ce sera 2€ pour un jean neuf et pour une veste 12€. Le malus prévoit un plafonnement à 50 % du prix hors taxe, qui sera collecté par l’éco-organisme à but non lucratif Refashion, mandaté par l’État pour structurer la filière textile.

Ce n’est donc pas à proprement parlé une taxe ajoutée indistinctement à tous les vêtements, c’est une « éco-contribution ». Chaque vêtement aura ainsi un score, produit d’une équation entre les volumes de vêtements mis sur le marché par l’entreprise et l’incitation à la réparation.

Mais, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

En outre, il faut être conscient que le coefficient permet toutes les manipulations puisqu’il suffit de l’augmenter ou de le diminuer pour obtenir ou pas une taxation.

Mais c’est une habitude typiquement française ; ici doublée de fausses préoccupations qui n’ont pour but que de masquer les véritables objectifs de ce système … empêcher ces produits d’entrer en maquillant les droits de douane sous des oripeaux écologiques !

On peut penser aussi que ce système typiquement bureaucratique amènera au recrutement de nouveaux fonctionnaires ; ce dont on avait bien besoin … mais on sait que l’Etat ne fonctionne qu’en termes de recettes et jamais de couts !

Les arguments en faveur de la taxe :

-il faut protéger les emplois européens face à des systèmes qui ne s’embarrassent pas de nos normes sociales et qui peuvent même recourir au travail forcé. En effet, ces produits à bas cout exerceraient une concurrence déloyale vis-à-vis des marques européennes qui ont des magasins physiques, créent des emplois et payent les taxes et charges du commerce physique ; même si Zara et H&M, marques européennes, fabriquent, elles aussi, en … Chine !

-leur transport depuis la Chine engendre pollution et empreinte carbone puisque ces produits sont souvent transportés par avion,

Une réalité économique un peu différente :

Rappelons que l’industrie du vêtement en France, à part quelques marques dans des marchés de niche, souvent de luxe, a totalement disparu depuis 50 ans avec la chute de l’empire Boussac-St Frères !

Par ailleurs, compte tenu du cout du travail en France, il est absolument impossible d’y produire des produits concurrents dans la même gamme de prix !

Le but est évidemment transparent : Il s’agit de rendre ces produits trop chers pour être achetés et du coup de fermer la porte à ces importations qui nous coutent des devises alors que nous ne vendons pratiquement rien à la Chine hormis du cognac, du vin, des céréales et de la viande … c’est à dire des produits peu transformés à faible valeur ajoutée alors que nous leur achetons en masse télés, ordinateurs, téléphones, électro-ménager et désormais voitures électriques !

Le but est donc double :

-bloquer l’entrée de ces produits chinois qui dégradent notre balance des paiements de manière dramatique. Sur les 12 derniers mois, le solde de la balance commerciale entre la France et la Chine, est déficitaire de – 61,6Mds€.

-permettre à l’Etat d’encaisser des droits de douane et des recettes fiscales qui ne disent pas leur nom ; ce qui permet de penser que ces dispositifs protectionnistes se développeront à l’avenir …

La protection de l’emploi apparait donc en fait tout à fait relative … au moins en France !

Qui va payer ?

Fatalement, ces droits de douane seront répercutés sur les client(e)s qui paieront plus cher et, bien entendu, ce seront les français(es) les plus modestes qui seront les plus pénalisé(e)s pour s’habiller « à la mode » car ces règles impacteront surtout les classes sociales les plus modestes … qui sont celles qui achètent ce type de produits !

Car, les autres vont dans des boutiques où les produits sont … 100 fois plus chers ; produits en Europe … ou pas car, tout est finalement une question de niveau de vie et de pouvoir d’achat …

Toutefois, on peut se poser la question : Tous(tes) ces client(e)s de la fast-fashion ont-ils (elles) vraiment besoin d’acheter tous ces vêtements à usage unique, ou peu s’en faut, alors qu’il en résulte un gaspillage évident ?

Enfin, il ne faut surtout pas oublier que la Chine nous a bien servi pendant les 20 dernières années en nous permettant d’acheter à pas cher télés, ordinateurs, téléphones et tous autres produits …et de booster ainsi notre pouvoir d’achat avec des produits qui, s’ils avaient été produits en Europe, auraient couté jusqu’à 10 fois plus cher ; même si ce phénomène a aussi servi à masquer la lente dégradation de la situation économique de la France … qui a perdu l’essentiel de son industrie après qu’il ait été décrété par notre bureaucratie qu’elle ne servait à rien !

Il ne faut quand même ne pas être dupe face à ces arguments ; il s’agit bien de protectionnisme, déguisé certes, mais il faut aussi être conscient que les chinois, depuis leur entrée dans l’OMC (organisation mondiale du commerce) ne respectent que les règles du jeu qui les arrangent, et jouent sur leur capacité à inonder le monde de produits à bas cout pour contourner les règles qu’on leur impose voire même obtenir la levée de ces protections tarifaires … en pratiquant le chantage sur leurs propres importations !

Pour l’instant, ce système semble efficace car l’audience mensuelle de ces plateformes de e-commerce low-cost enregistre des baisses historiques sur un an : -36,4 % pour Temu, -42,3 % pour Shein, et -10,4 % pour AliExpress. La fréquentation journalière de Shein a été divisée par deux, chutant à 2,22 millions d’internautes uniques par jour (-53,2 %).

On attend désormais la réaction de ces plateformes … Vont-elles trouver la parade face à ce qu’on est quand même obligé de décrire comme un mécanisme de blocage d’un modèle économique !

Bien cordialement à tous !

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Retraites : la grande manipulation

Plus personne ne peut ignorer que les comptes publics sont catastrophiques … et le gouvernement vient de découvrir que l’excès de fiscalité a pour principal effet de liquider toute croissance économique. La dernière note de conjoncture de l’Insee à cet égard est catastrophique !

La situation est limpide : Plus nous dépensons, plus les déficits se creusent, et donc plus nous empruntons ; et plus nous empruntons… plus les taux montent et plus les déficits se creusent … c’est l’équation impossible de la dépense publique incontrôlée. Fatalement, les marges de manœuvres se réduisent sans cesse ; raison pour laquelle, le gouvernement cherche (ou du moins fait semblant) à supprimer ou raboter certaines niches fiscales, plutôt que d’infliger de nouvelles hausses d’impôts qui ne pourraient qu’augmenter l’effet dépressif sur l’économie.

Le gouvernement cherche donc à faire des économies à hauteur de 54 Mds€ … « sans trop augmenter les impôts » afin de limiter le déficit budgétaire à 5.1% malgré une pression à la hausse de la charge d’intérêts qui devrait dépasser 70 Mds€ en 2026 !

Face au risque de se retrouver, après juin 2027, ou pire avant, sous tutelle de Bruxelles et du FMI, il entend donc prendre des mesures d’économies …

Vous apprécierez, et vous allez comprendre, toute la nuance sémantique contenue dans la sentence « sans trop augmenter les impôts » !

Le problème du gouvernement est que ses marges de manœuvres sont très faibles car l’hypothèse d’une amélioration de la croissance économique reste pour l’instant totalement inatteignable et le pouvoir d’achat des français est en berne du fait de la confiscation fiscale opérée sur un produit de première nécessité : le carburant pour aller travailler, amener et rechercher les enfants à l’école ou aller au supermarché ; c’est à dire … vivre tout simplement !

Pour l’instant, le gouvernement rejette d’entrée le gel du barème de l’IRPP car ce serait provoquer une hausse des impôts par le simple effet de l’inflation.

Mais, comme on le pressentait déjà depuis plusieurs semaines, le discours du gouvernement insiste beaucoup sur le cout des retraites … Et, fatalement, les retraités se retrouvent en première ligne, sans avoir rien décidé ; surtout qu’avec 2.000€ par mois on vit très bien a affirmé ce ministre des finances qui perçoit 15.000€ par mois tous frais payés et qui n’a probablement jamais vécu avec 2.000€ par mois. En outre, il “oublie” que la moyenne des retraite est de 1.700€ par mois et que les mutuelles de santé vont encore augmenter du fait du transfert 1.5 Md€ de l’assurance maladie vers les complémentaires de santé.

Le discours officiel est que les retraités coutent trop cher et qu’il va falloir faire des économies … sur leur dos au nom de la solidarité et de la justice fiscale. On en retiendra juste que faire contribuer les retraités qui ont déjà contribué toute leur vie constitue, à n’en pas douter, une idée révolutionnaire !

Seulement, en proférant de telles affirmations, le gouvernement ne présente qu’un aspect tronqué des choses … et procède à une globalisation abusive qui masque une réalité un peu différente !

Des situations différentes en fonction des régimes

Les régimes du privé sont à l’équilibre ou faiblement déficitaires …

Par ailleurs, les retraites du privé ne sont pas toutes financées par l’Etat mais par des caisses autonomes (CGRCR, CNBF, CIPAV, …). Le seul point d’action de l’Etat est donc la CNAV-CARSAT qui est financée par les cotisations sociales (patronales et salariées), des impôts et taxes affectés (essentiellement constituées par la CSG) et des transferts divers dont ceux de la CNAF (caisse nationale des allocations familiales). Par ailleurs, il faut savoir qu’il existe un mécanisme de péréquation qui permet de faire financer les caisses déficitaires par les caisses excédentaires.

Par contre, ce qu’il ne dit pas c’est que les régimes du public sont, eux, lourdement déficitaires : pas moins de 80 Mds€ par an, excusez du peu !

L’opération « R » comme retraites ou … ratissage ?

L’objectif sera donc de faire un petit tour de passe-passe comptable pour pomper les ressources de la CNAV-CARSAT et alimenter le budget général de l’Etat ; ce qui ne résoudra pas pour autant le problème des déficits structurels des retraites du secteur public puisque le problème de leur financement n’est à aucun moment évoqué !

Ainsi donc, dans le cadre d’une vaste manipulation, il faut comprendre que le gouvernement a décidé de faire payer tout le monde ; c’est à dire … les autres !

Néanmoins, la méthode qui sera utilisée n’est pas encore arrêtée ; le gouvernement ayant déclaré qu’il laissera au Parlement le soin de trancher entre un gel des retraites et une suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour frais des retraités.

Le gouvernement hésite encore entre :

-la non revalorisation des pensions au-dessus d’un certain seuil (2.034€ par mois ou plus ou … moins)

-la suppression de l’abattement de 10% tout court ou seulement dans la limite de 3.000€,

Tout en se gardant bien de dire qu’il s’agit d’un faux choix puisqu’il s’agit bien de choisir entre deux mauvaises solutions qui entraineront bien, et contrairement à ce qu’affirme le ministre, une augmentation de la pression fiscale sur les retraités.

En effet, en cas de non revalorisation, les pensions seront amputées au minimum du montant de l’inflation (4 à 5% l’an bien loin des 1.7% officiels) et en cas de suppression de l’abattement, l’impôt s’appliquera nécessairement sur ces 10% qui n’étaient pas fiscalisés auparavant !

Mais bien évidemment, le ministre a pu affirmer, sans rire : « Aucune pension ne diminuera » ; ce qui est vrai en € courants du montant brut de la pension ; c’est à dire si l’on ne tient pas compte de l’inflation ni de l’abattement supprimé. Par contre, le net fiscal en € constants sera bien en baisse !

Vous avez dit manipulation ?

Encore une fois, on s’aperçoit que mensonge et manipulations sont les principaux moyens d’action du gouvernement et que la solidarité et la justice invoquées par le ministre ne sont que les paravents d’un système profondément inégalitaire !

Le ministre assure qu’ « il ne veut pas matraquer les retraités » … et bien sûr on va le croire !

En fait, quand le ministre fait cette déclaration, il faut traduire sa pensée … c’est à ceux du secteur public qu’il pense car ce sont eux les électeurs du système. Dans ces conditions, matraquer ces derniers et seulement eux, parce que ce sont leurs régime de retraite qui sont déficitaires, ce serait scier la branche sur laquelle s’appuie toute la technocratie fonctionnarisée !

Néanmoins, trouver plusieurs milliards sans donner le sentiment de faire des  17 millions de retraités les boucs émissaires et la principale variable d’ajustement budgétaire risque d’être un exercice de haute voltige face à un Parlement sans majorité décidé à en découdre avant les élections de 2027.

Pour l’instant, le gouvernement cherche …

Bien cordialement à tous !

 

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France : la crise financière approche

 « Aujourd’hui, ce que nous constatons sur le marché de la dette française, c’est qu’il n’y a pas de difficultés de l’Agence France Trésor pour lever des fonds. La dette française est très attractive et les investisseurs achètent nos titres, demandent plus de titres que ce que nous offrons et donc il n’y a pas de craintes sur le financement de l’État ».

Ces propos rassurants sont ceux du gouverneur de la Banque de France mais ils ne reflètent malheureusement pas la réalité car les faits disent le contraire … mais il s’agit essentiellement pour le pouvoir de gagner du temps au moins jusqu’aux élections de 2027. Il sera alors bien temps pour « l’heureux élu » de prendre les mesures … qu’il conviendra de prendre.

Nous nous dirigeons sans défaillir vers une magistrale crise financière, amplifiée par une crise énergétique déclenchée par notre « ami » D Trump qui fragilise les ménages les plus modestes ; ce que le gouvernement veut pour l’instant ignorer !

Ce type de crise étatique, dont le déclenchement est lent au départ mais qui tend à s’accélérer au cours du temps du fait du cumul des effets négatifs,  passe par plusieurs étapes successives à mesure que les choses s’aggravent : cela commence par (1) une crise budgétaire (c’est le cas actuellement – le gouvernement cherche des solutions sans les trouver) qui déborde ensuite (2) sur une crise du financement (qui est atteinte lorsque l’on n’arrive plus en emprunter sur les marchés ou seulement à des taux très élevés) pour finir (3) par une crise de la dette (on ne peut plus ni emprunter ni rembourser les dettes échues) ; c’est alors le défaut !

Actuellement, le gouvernement est coincé dans ses calculs budgétaires … il n’a plus de marge de manœuvres parce qu’il a refusé de prendre les mesures qu’il fallait quand c’était encore possible ; et ces mesures c’était la réduction de la dépense publique. Cela n’a pas été fait et désormais la dette française est hors de contrôle

Nous nous approchons donc du stade (2).

Les faits :

Nous empruntons désormais à 4.54% au 15 septembre ; ce qui fait que le montant des intérêts à payer en 2026 sera probablement très largement supérieur à 70 Mds€. La croissance est nulle et le déficit budgétaire va s’envoler bien au-delà des 5% annoncés (on parle déjà de 6.5%) !!

Le spread avec l’Allemagne (écart de taux) atteint désormais 100 points de base c’est à dire 1% et l’augmentation des taux s’accélère ; ce qui établit sans aucune contestation possible que la trajectoire budgétaire et financière de la France n’est pas considérée comme crédible !

Plusieurs phénomènes inquiétants viennent en outre assombrir le tableau :

-La France  est confrontée à une forte concurrence qui tend mécaniquement à faire grimper les taux ; il y a beaucoup de demandes de capitaux, pour l’IA, de la part des allemands qui empruntent massivement pour financer leur réarmement ou encore de la part des USA qui viennent d’augmenter leurs taux !

-On sait que la moitié des acheteurs de la dette française sont désormais des Hedge Funds ; c’est à dire des fonds spéculatifs. Fatalement, ces fonds, qui n’ont pas vocation à être de porteurs de dette française sur le long terme, vont évidemment spéculer sur la dette française et rien ni personne ne pourra les en empêcher. Et si ces Hedge Funds  vendent en masse les titres français (OAT), il en résultera une envolée des taux d’intérêts demandés à l’Etat français !

-Plusieurs banques (Deutsche Bank, Goldman Sachs) commencent à proposer à leurs clients des produits financiers leur permettant de spéculer contre la dette française ; ce qui n’est évidemment pas un bon signe !

-Les agences de notation n’ont pour l’instant pas réagi parce qu’elles ne veulent pas être accusées d’avoir engendré la panique et une crise qui s’annonce mémorable ; mais devant les faits, elles vont nécessairement devoir réagir et dégrader la note de solvabilité du pays ; ce qui pourrait être le signal de l’hallali !

Les raisons :

Elles sont malheureusement connues : les fondamentaux de l’économie française sont mauvais ; étouffée par trop d’impôts, trop de charges, trop de contraintes, trop de bureaucratie, trop de fonctionnaires avec un effet imparable : nous consommons plus que nous produisons et le gouvernement ne peut plus rien faire alors qu’il ne faut fâcher personne avant les élections de 2027 !

La soviétisation de la société ne peut amener qu’à son effondrement !

Ce qui est grave, c’est que notre dette progresse plus vite que le PIB, qui ne progresse plus et, indice supplémentaire, la bourse patine après un gros coup de baisse de 500 points ces derniers jours ; ce qui veut dire que les marchés ont pris la mesure de la « qualité » des candidats à l’élection présidentielle française et du risque lié à la détention des titres français.

Or, quand la dette d’un pays est égale ou supérieur à son PIB, que ce pays emprunte pour payer les intérêts sur la dette (on parle de déficit primaire) et enfin que les taux d’intérêts appliqués à sa dette sont supérieurs au taux de croissance de son économie, il est dans une trappe à dettes.

La faillite est alors inéluctable puisque, quoi qu’il fasse, les dettes augmentent et elles augmentent de plus en plus vite. La France emprunte actuellement plus de 300 Mds€ par an et, au rythme où vont les choses, ce serait probablement 500 Mds€ en 2030 ; ce qui est évidemment totalement impossible !

Il faut ne pas non plus perdre de vue que la mauvaise économie française pénalise les autres pays membres de l’UE et que ceux-ci vont nécessairement s’impatienter devant les arguties des dirigeants français qui n’ont pour l’instant que pour but de masquer une réalité catastrophique !

Nous décrochons de plus en plus vite !

Pour faire court : la mèche est allumée … reste à savoir quelle est sa longueur ; ce qui veut dire que la crise financière est désormais inévitable !

Il faut dire que les élites françaises ont toujours cru au principe du too big to fail c’est à dire du trop gros pour faire faillite. Il leur était inconcevable que la France, ce si grand pays, (en décrochage permanent depuis plusieurs décennies et qui est désormais en dérive complète), puisse se retrouver en pareille situation !

Ce faisant, nos grosses têtes de Bercy ont oublié ou n’ont pas voulu voir qu’il n’y a pas d’exemple dans l’histoire d’un pays qui soit sorti d’une faillite en augmentant sans cesse les impôts ou en empruntant toujours plus !

La France est devenue une bombe financière, elle est à bout de ressources et son modèle économique ne fonctionne pas puisque la spoliation fiscale massive de ces dernières années n’a fait qu’engendrer un ralentissement économique qui s’est muté en récession pure et simple.

Le gouvernement contemple désormais l’abime des dettes accumulées sans avoir de solution parce qu’il sait qu’une nouvelle augmentation des impôts ne va faire qu’aggraver les choses et, contrairement à ce que nos élites ont escompté, il se pourrait même que les choses se dégradent plus vite que prévu avant même … les élections de 2027.

Et ce ne sont pas les propos de G Attal,  le tout petit premier ministre à l’époque, selon lesquels la dissolution de 2024 aurait « flingué » l’économie française, qui changeront quoique ce soit. Cela prouve juste qu’il ne comprend rien à l’économie tout en cherchant à se défausser !

Nous serons amenés, dans les prochaines semaines, à étudier de plus près l’évolution de cette situation avec une série d’articles intitulés « la France va faire sauter la zone € ! »

Ce sera un sujet brulant … à n’en pas douter !

Bien cordialement à tous !

 

 

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France, ce pays du gauchisme triomphant

Comment expliquer que la France soit devenue ce pays du gauchisme triomphant notamment dans les médias, le cinéma mais aussi à l’éducation Nationale ou encore chez les hauts fonctionnaires ?

Cette explication tient en deux mots : L’argent magique !

Enfin, ne nous trompons pas, cet argent n’est magique et gratuit que pour ses bénéficiaires … c’est à dire pour ceux que l’Etat favorise pour des raisons essentiellement politiques et idéologiques … ce que l’on peut résumer par du clientélisme.

N’ayons pas peur des mots : les favorisés du régime, ces apparatchiks, qui masquent leurs intérêts bien compris derrière une idéologie prétendument généreuse, sont toujours, comme par hasard, des salariés du secteur public puisque nous savons, qu’aux yeux du pouvoir, les entrepreneurs de ce pays ne sont que des fraudeurs et des voleurs qui ne méritent que le bâton fiscal !

Et cela fait désormais 50 ans que la France organise ce système en vivant, au-dessus de ses moyens, de l’argent gratuit des autres à travers un système très élaboré de ressources financées  par l’emprunt mais aussi par l’extorsion fiscale exercée sur ceux qui ne sont pas les favorisés du régime et qui ne méritent donc que la haine des favorisés!

Ce n’est donc pas par hasard que les dettes publiques s’élèvent à 3.500 Mds€ … et encore sans tenir compte des retraites à verser aux fonctionnaires qui représentent 3.000 Mds€ supplémentaires !

Fatalement, une partie importante de la population a fini par être convaincue, mais ce n’était pas vraiment difficile de convaincre des gens qui rêvent de vivre libres, sans travailler, sans contraintes, avec des revenus totalement déconnectés des réalités économiques !

Un exemple ?

Le cinéma …

Si celui-ci n’était pas financé par nos impôts, pensez-vous sérieusement que nos si grands acteurs pourraient prétendre à des cachets à 6 ou 7 chiffres comme c’est le cas actuellement pour des films à l’audience confidentielle quand il ne s’agit pas de purs navets, tout en émargeant entre 2 films à ce système si favorable des intermittents du spectacle lourdement déficitaire ?

La télé publique …

Dans ce temple de l’intolérance politique financé par tous (où tout ce qui n’est pas de gauche est fasciste), où les salaires sont en moyenne fixés à 6.000€ par mois pour la base et 250.000€ pour les dirigeants, pensez-vous sérieusement que ces salaires pourraient être versés si la télé publique fonctionnait dans un milieu concurrentiel, sur ses seules ressources ?

Les hauts fonctionnaires …

Principalement ceux qui ont cumulé des fonctions politiques et électives tout en bénéficiant d’une progression de carrière sans jamais avoir occupé leur poste, parviennent à des retraites de plus 30.000€ par mois alors que la moyenne française s’établit à un très modeste 1.500€ par mois en passe d’être en outre réduit parce que les comptes publics sont dans un état catastrophique, qu’il faudra faire des économies sans toutefois porter atteinte aux … avantages des « avantagés » !

Evidemment, ces personnes vivent dans un monde parallèle en se persuadant que leurs salaires, très au-dessus de la moyenne française et fatalement sans rapport avec leurs réelles compétences, sont un progrès social ; alors que ce progrès social est en fait un privilège indu extorqué à ceux qui n’ont pas les mêmes avantages car, bien évidemment tout le monde n’en bénéficie pas puisque la moyenne des revenus est de 1.700€ nets par mois !

Mais ils vous répondront, toute honte bue, qu’ils sont pour que tout le monde ait les mêmes avantages sociaux et salariaux en sachant pertinemment que cela est impossible car tout le monde ne peut pas bénéficier de la prédation fiscale exercée sur les autres !

Seulement, ce qu’ils refusent de voir, c’est que le véritable progrès social, c’est à dire l’augmentation du niveau de vie, est basé sur la production de richesses et l’augmentation de celle-ci et non pas sur la spoliation fiscale de ceux qui n’ont pas la faveur du pouvoir comme c’est le cas actuellement !

Je n’en donnerai qu’un exemple : la Corée du sud qui est sortie en 1953 de sa guerre déclenchée par la Corée du nord totalement anéantie et totalement ruinée et qui, pourtant aujourd’hui, a un niveau de vie comparable au nôtre, grâce exclusivement à la production industrielle et au progrès économique !

Même les communistes chinois l’ont compris à la fin des années 70 !

Mais les gauchistes français préfèrent s’accrocher à leurs privilèges et avantages ; tout comme … les nobles de 1789 et, comble d’une arrogance parfaitement consciente, ces nantis du système se permettent aussi de donner des leçons de morale … le capitalisme c’est mal, les ultra-riches c’est pire, les fraudeurs ont ruiné la France, les paradis fiscaux sont des monstres qui aspirent la richesse des pays …

Suprême cynisme, ces profiteurs du système ont poussé l’audace jusqu’à s’ériger en accusateurs publics, en Fouquier-Tinville de pacotille, pour exciter une population crédule contre les riches ; causes de tous les malheurs des pauvres français alors que le simple bon sens permet de constater que ce ne sont pas les riches, qui par ailleurs paient des impôts, qui ont ruiné le pays mais bien la caste des profiteurs !

Bien évidemment, ce système, basé sur la spoliation et l’argent gratuit des autres, nie le mécanisme économique de la création de richesses par les entreprises puisque, pour ses bénéficiaires, il suffit de se servir sur le patrimoine des autres (Cf les impôts indécents sur les successions) !

L’hypocrisie idéologique des gauchistes est en fait sans limites !

Seulement, la seule chose qu’ils ne veulent pas voir, c’est qu’aucun système basé sur la spoliation des autres ne peut tenir sur la durée car à un moment … l’argent des autres finit fatalement par manquer !

C’est alors l’effondrement !

Bien cordialement à tous !

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En France, Karl Marx a gagné !

Nous connaissons tous le tropisme marxiste des élites françaises. De ce fait, la conception marxiste de l’économie est dominante …

Le problème est que cette conception, basée sur la prédominance du travail et qui nie la valeur et l’importance du capital, est erronée … mais elle reste la conception majoritaire de nos élites … avec fatalement des conséquences que l’on qualifiera pudiquement de négatives.

Pour nos élites, notamment les hauts fonctionnaires, le capital représente seulement une immobilisation d’argent improductive, inutile ; voire même qui a été volée au peuple …

Conséquence indispensable : Le capital doit être taxé et d’ailleurs, il ne mérite que de l’être !

Cette conception explique en grande partie notre fiscalité sur les entreprises, qui sont pourtant celles qui apportent la richesse, mais aussi sur les héritages !

Comme prévu, les « débats » préparatoires à l’élection présidentielle donnent lieu à des propositions complètement ineptes ; ce qui me permet d’affirmer : Nos élites, ces crétins idéologiques, ont gagné !

M Panot, de La France insoumise, veut tout prendre au-dessus de 12 millions € d’héritage.

R Glucksmann souhaite taxer les méga héritages pour récupérer 15Mds€.

Les Écologistes proposent d’instaurer une contribution de 10 % sur les héritages de plus de 4 millions €, et de 10 % supplémentaires sur ceux dépassant les 13 millions €.

Or, nous savons que la France est le pays européen où la transmission du patrimoine est la plus taxée (et de loin) et pourtant ils sont tous décidés à remettre une couche fiscale !

Taxer l’héritage, y compris les entreprises à transmettre, c’est taxer l’épargne et donc taxer un comportement vertueux et surtout c’est taxer de l’argent qui a déjà été taxé une ou plusieurs fois !

Enfin et surtout, croire qu’en taxant plus les héritages on résoudra les problèmes structurels de la France est d’une imbécilité sans nom !

Ces prochaines élections sont donc la promesse d’un véritable délire fiscal alors que nous sommes d’ores et déjà le pays le plus taxé au monde !

Forcément, les conséquences en seront dramatiques sur l’économie du pays mais cela n’est visiblement par le problème de  gens qui n’ont jamais rien fait à part agiter des idées ineptes et surtout qui n’ont jamais vraiment travaillé ni produit et ont toujours vécu des deniers publics !

Les mécanismes économiques leur sont totalement inconnus ; ils ne comprennent rien à un monde qu’ils n’ont jamais côtoyé, ni de près ni de loin … mais ils sont prêts à engager un pays tout entier dans des voies dont le caractère nuisible est avéré !

Leur intérêt est en fait de maintenir le système actuel en place ; à toute force … fiscale ! Ils essaient juste de sauver un système qui est arrivé au bout de son chemin ; au besoin en recourant systématiquement à la spoliation alors que celle-ci ne peut jamais être considérée comme un mode normal de gestion !

D’ailleurs, ils tremblent de frénésie fiscale devant l’annonce qui a été faite : 9.000 Mds€ de patrimoine devraient prochainement changer de mains du fait de la mort annoncée des baby-boomers. Taxer à 25% ce patrimoine, est à leurs yeux ébahis la promesse d’un jackpot fiscal qui résoudra tous les problèmes de la France ; en faisant évidemment l’impasse sur les problèmes structurels qui ne seront pas réglés pour autant avec des dettes qui continueront à s’accumuler !

Car, le système économique et fiscal français, faute d’une quelconque volonté de limiter le train de vie de l’Etat et de maitriser des dépenses devenues incontrôlables, est celui d’un fabuleux instrument de destruction du capital par les déficits structurels; et se contenter d’alimenter le gouffre fiscal n’est pas une solution mais c’est la solution de facilité !

Il ne faut pas oublier que l’impôt est un vol, une extorsion légalisée mais cela reste un vol ; reste donc à déterminer le niveau acceptable du vol !

Taxer, modérément, les revenus est concevable mais taxer la capital accumulé constitue une erreur magistrale car c’est détruire la richesse accumulée et surtout c’est punir la réussite et les efforts d’épargne et de valorisation du capital.

On comprend aisément que si le vol porte sur tout, il n’y a plus aucun intérêt à travailler ni à accumuler du patrimoine et on comprend alors que la population soit tentée de fuir à l’étranger …et si la population fuit à l’étranger, ce seront des revenus en moins à taxer et à la fin, par manque de ressources, ce sera la faillite inéluctable du modèle étatique français basé sur la spoliation systématique des patrimoines … aussi faibles soient-ils !

Le pire est qu’une partie importante de la population est persuadée que les riches sont « nuisibles » ; ce qui constitue, à n’en pas douter, la preuve la plus éclatante que la fabrique des crétins, mise en place par le système socialo/marxiste de l’éducation nationale, stigmatisée par JP Brighelli, est un « franc succès ».

Et le dernier classement PISA de la France (à une 27ème place) n’est pas là pour le démentir !

Seulement, si vous élisez des crétins, ces crétins feront n’importe quoi et vous ne pourrez donc pas vous attendre à autre chose qu’au pire !

Les crétins auront gagné mais la France fera faillite !

Bien cordialement à tous !

 

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Supprimer l’élection du président de la République au suffrage universel c’est supprimer le peuple

Cette formule péremptoire est d’Arnaud Teyssier, historien, biographe et surtout laudateur du Gal De Gaulle, dans un entretien avec LE POINT.

Il convient d’être toujours prudent lorsque l’on a affaire à ce type d’affirmation car l’utilisation du peuple est en rapport direct avec le populisme ; lequel est une forme particulièrement développée de démagogie. En outre, utiliser une formule choc et simple pour marquer l’opinion et emporter l’adhésion est une technique bien connue …

Par ailleurs, combien de crimes ont été commis au nom du peuple ?

La première réaction est de s’étonner : mais alors, comment font toutes les autres démocraties européennes, dont pas une n’a un système similaire au système constitutionnel français ; avec la plupart du temps un premier ministre chef de l’exécutif et non, comme en France, un premier ministre qui n’est que le paravent du président de la République !

Ces régimes politiques ne seraient donc que des dictatures ou des systèmes politiques sans peuple ?

Bien au contraire, les démocraties scandinaves (Suède, Danemark, Norvège), le Royaume Uni, les Pays Bas, la Belgique, l’Espagne … sont des systèmes politiques qui peuvent en remontrer en matière de démocratie à une France engoncée dans des structures étatiques rigides qui n’ont permis que l’arrivée et le maintien au pouvoir d’une caste de hauts fonctionnaires ; phénomène absolument unique en Europe !

Bien évidemment, on comprend qu’il s’agit, en ce qui concerne l’auteur, d’une vision partiale et idéologique et que la situation est en fait un peu plus complexe …

A l’origine

Cette élection du président de la République au suffrage universel est imputable au gal De Gaulle, parce que cet individu, à l’égo disproportionné, ne supportait pas de dépendre des parlementaires … qu’il méprisait. C’est d’ailleurs, pour cette raison qu’il avait déjà claqué la porte du gouvernement en 1946 !

Il faut se rappeler que la constitution de 1958 ne prévoyait pas à l’origine ce système de l’élection du président de la République au suffrage universel ; c’est seulement en 1962, après un référendum réussi, qu’il a été mis en place à la suite d’une double manœuvre politique dont il faut souligner le côté magistral, si ce n’est machiavélique.

-le Gal De Gaulle savait que, pour mettre en place un régime politique « à sa mesure », il lui fallait être aux affaires et obtenir l’assentiment des parlementaires ; raison pour laquelle il a été investi des fonctions de président du conseil (premier ministre sous la IVème République). Cela lui a permis de proposer une nouvelle constitution sous une version acceptable par les parlementaires.

-une fois dans la place, il a mis en place un référendum auquel les parlementaires ne pouvaient pas s’opposer alors qu’il les dépossédait, par cette manœuvre, d’une fonction essentielle. Les parlementaires perdaient le contrôle. On sait qu’il a remporté ce référendum car il profitait de sa popularité de libérateur de la France en 1944 (ce qu’il n’a jamais été puisqu’il est arrivé dans les fourgons des anglo-américains et n’était même pas au courant de la date du débarquement) et d’une promesse de remise en ordre du pays. Par ailleurs, suprême manœuvre, les français ont cru que ce serait une avancée démocratique …ce qui n’a jamais été le cas puisque, si l’on examine les faits avec lucidité, c’est une démocratie intermittente qui ne s’exerce qu’une fois tous les 7 ans puis tous les 5 ans !

Cette modification s’est-elle fait dans l’intérêt des français ? Non évidemment !

Contrairement à ce qu’affirme Teyssier, le but de De Gaulle n’était pas que « la souveraineté du peuple soit la condition première de la démocratie » mais que le peuple lui délègue, à lui et à lui seul, les rênes du pays. De Gaulle était devenu la France à lui tout seul alors qu’en principe il ne devait n’en être que le mandataire !

Le seul bénéficiaire était l’égo incommensurable d’un homme qui se permettait de rabrouer un journaliste lors de l’une de ses fameuses conférences de presse truquées (les questions étaient communiquées à l’Elysée à l’avance) « pourquoi voulez-vous qu’à 67 ans je commence une carrière de dictateur »

Il n’en n’avait pas besoin … il avait tous les pouvoirs !

L’élection du président de la République au suffrage universel a-t-elle amené à plus de respect de la population par les politiques et les hauts fonctionnaires ?

Ce n’est pas mon sentiment …

Qui a dit ? Les français sont des veaux !

Le Gal De Gaulle … ce qui rétablit quelque peu l’opinion qu’il avait de ses concitoyens,

Qui a dit ? les français sont des sans-dents !

F Hollande, la pseudo président “normal”,

Et le président actuel, qui s’est pris pour Jupiter et qui n’a jamais hésité à insulter les français, ni même à les éborgner, ne donne pas non plus ce sentiment !

Regarder la réalité en face

L’affirmation de Teyssier est doublée d’une incompréhension du système politique basé sur la démocratie représentative et qui laisse à penser que « le peuple a le pouvoir » … or voter ce n’est pas décider, c’est donner le pouvoir de décider à des élus qui ne décident pas toujours ce que vous avez envie de décider !

De ce fait, voter ne donne donc pas le pouvoir … surtout quand le parlement est devenu un parlement croupion du pouvoir exécutif et chambre d’enregistrement des décisions de celui-ci !

Vous en doutez ? Qu’est-ce qui a changé du fait du vote des français depuis 40 ans ?

Rien, absolument rien, la technocratie n’a fait qu’augmenter son emprise sur la société !

Depuis De Gaulle, combien de hauts fonctionnaires ont été président et ont dirigé le pays en l’amenant au bord du précipice ?

Tous sauf Sarkozy et Mitterrand qui, par ailleurs, se sont avérés très mauvais !

Et en ce qui concerne les premiers ministres, on n’ose même plus faire un décompte !

Pensez-vous que les français auraient voté pour les augmentations d’impôts, les ZFE, le malus fiscal à 80.000€, le prix du carburant à 2.5€ le litre, le DPE qui interdit de location des logements classés F et G, l’explosion de la fiscalité sur les factures d’électricité … et toutes ces contraintes qui s’ajoutent d’année en année !

Teyssier affirme : « Le peuple doit toujours avoir le dernier mot. »

Mais quand est-ce qu’on a écouté les français ?

Brièvement au moment des gilets jaunes, parce que le président a pris peur devant la fronde qui prenait des proportions inédites !

D’ailleurs, les hommes de pouvoir se gardent bien de demander l’avis du peuple ; notamment par le biais du référendum considéré comme bien trop dangereux car incontrôlable !

Or, ce que veulent les politiques et la caste des hauts fonctionnaires, c’est le contrôle de la société et nullement le respect de la démocratie !

Enfin, on a vu que les élites au pouvoir n’ont pas hésité à recourir à la manipulation de l’électorat dont on a vu les effets en 2017 avec l’élimination judiciaire de F Fillon au profit d’un inconnu qui, sans cela, n’avait aucune chance d’être élu ; et encore en 2022 avec l’instrumentalisation de l’extrême droite qui a permis au président en place de voir son mandat renouvelé alors qu’il était détesté par une majorité de français !

Voter peut donner l’illusion du pouvoir mais la réalité doit être fortement nuancée …

Les effets pervers

Ces élections au suffrage universel n’aboutissent finalement qu’à l’élection d’un monarque, doté de tous les pouvoirs mais irresponsable politiquement et indéboulonnable !

Teyssier le reconnait d’ailleurs explicitement en affirmant que le premier ministre ne sert à rien et n’est que le paravent du pouvoir présidentiel !

Le principal effet pervers est qu’on en est arrivé à une ambiguïté constitutionnelle, actuellement insoluble, avec la possibilité d’un affrontement entre les élus du peuple (les députés) et le président de la République, lui-même élu du peuple !

Dès lors, lequel peut prétendre à la légitimité pour agir au nom des français ?

En l’état actuel des choses, aucun !

Conséquences

La conclusion est imparable : il faut sortir de ce système politique pseudo monarchique qui n’est qu’un carcan pour figer une situation qui ne profite qu’à une caste de hauts fonctionnaires qui s’accroche au pouvoir !

Celui qui pense l’inverse est un grand naïf ou un agent du système !

Teyssier stigmatise la faillite des partis ; ce qui abaisserait la démocratie sans voir que ce phénomène est dû la haute fonction publique qui contrôle tout et reste au pouvoir quoiqu’il arrive. Les partis politiques n’ont plus aucune importance !

Alors, je sais que De Gaulle est le modèle de toute une classe politique française dépourvue de toute imagination et fait figure de sauveur auprès de la population ; mais, en fait, il a surtout réussi à redresser les comptes du pays, au moyen de mesures efficaces après une bonne dévaluation de 20% en 1961, et à stopper la guerre d’Algérie avec l’abandon des européens  dans des conditions scandaleuses ; tout en profitant d’une croissance économique mondiale absolument fantastique pour relancer le pays !

On va me dire : Revenir à un régime parlementaire, ce serait un retour à la IVème République et à l’instabilité politique !

Mais alors, comment font les autres pays qui ont des régimes parlementaires ?

En fait, le vice de la IVème République était son système électoral basé sur la proportionnelle qui ne permet pas de dégager une majorité et fragmente l’électorat !

Finalement, Teyssier ne se pose pas les bonnes questions : Constater la déliquescence du système politique français et refuser de le réformer en proférant des inepties n’est malheureusement pas une solution !

Bien cordialement à tous !

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Le nouveau jeu politique à la mode : le Pipotron !

Alors que le pays est en train de s’enfoncer dans une crise gravissime, certains jouent … à un nouveau jeu totalement permis par les institutions de ce pays !

Entre les économistes de salon, les escrocs en écharpe tricolore, les margoulins de la politique, les charlatans, les agents de l’étranger, les menteurs compulsifs, les ignorants, les idéologues en mode Terminator, les marchands de rêves, qui tous, comme par hasard vivent des deniers publics, il y a décidément beaucoup de monde à prétendre à la magistrature suprême en vue des prochaines élections présidentielles de 2027 !

Seulement, ce grand cirque médiatique sera surtout une grande affaire de pipo avec un nouveau jeu : le Pipotron !

C’est un jeu dans lequel  les participants vont essayer de proférer la plus grosse ânerie, l’imbécilité la plus énorme mais qui sera reprise par tous les médias et qui emportera l’adhésion des français qui vont y croire jusqu’à … la déception qui interviendra forcément parce qu’ils s’apercevront qu’on les a encore une fois trompés !

Je pense même que l’on va même pouvoir créer un indice du Pipotron noté de 1 à 10 qui nous permettra d’évaluer le degré d’idiotie de l’argument proféré!

Mentir, enfumer, tromper sont devenus les fondements de la politique française … c’est tout simplement lamentable !

D’ores et déjà on peut attribuer un 8/10 à JL Mélenchon  pour sa proposition d’annuler la dette française et un 2/10 à R Glucksmann pour sa proposition d’augmenter les salaires des enseignants d’au moins 10% (alors qu’il n’y a plus sous dans les caisses et qu’ils sont largement mieux rémunérés que la moyenne des français) mais un 6/10 pour sa proposition d’augmenter encore la fiscalité sur les successions.

Bien entendu, je n’ai pas inventé le terme ; il s’agit à l’origine d’un générateur de phrases savantes dont la teneur finale, à la fois creuse et obscure, fait penser à un discours d’énarque …

Parce que, pendant que les français débattent d’idées ineptes (annuler la dette, alourdir encore la fiscalité, faire payer les riches, dépenser encore plus, augmenter le nombre de fonctionnaires, le Frexit …), ils ne s’occupent pas du reste … et surtout des vrais problèmes et notamment du train de vie de l’Etat !

Reste à déterminer qui sera le gagnant final ; mais, il m’étonnerait beaucoup que ce soit la France et … les français !

En 2012, le grand vainqueur a été F Hollande avec son affirmation : “mon ennemi n’a pas de visage, mon ennemi c’est la finance” alors qu’en réalité ses ennemis étaient … les français qu’il a martyrisés d’impôts et qu’il a qualifiés, on s’en souvient, de sans-dents !

Seul problème, pendant que nous « débattons », les autres avancent !

Autrement dit, tandis que la France détruit ses entreprises à grande vitesse, génère des dettes et des chômeurs, nous nous enfonçons toujours plus dans des discours qui ne mènent qu’à des impasses économiques et sociales dont on finira forcément un jour par payer le prix !

Le problème de fond c’est que nous avons besoin de dirigeants compétents et responsables, pas d’un cirque médiatique ni de pitres prêts à promettre n’importe quoi pour être élus et pour devenir ensuite des rois fainéants irresponsables et inamovibles qui se contentent de gaspiller l’argent des autres !

Nous sommes tombés bien bas !

Bien cordialement à tous !

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Facturation électronique : la soviétisation à marche forcée !

Toutes les entreprises ont l’obligation de s’affilier, au plus tard le 1er septembre, à une plateforme de facturation électronique agréée par la DGFiP (il y a 166 plateformes dont 9 gratuites) et, histoire de bien convaincre les entreprises qu’il est de leur intérêt de le faire, des sanctions complètement disproportionnées sont prévues : Une première phase de mise en demeure sera suivie d’une amende forfaitaire 15 € par facture non conforme (plafond 15 000 €/an) et de 500 € pour les entités non répertoriées, pouvant s’élever de 75 000 € à 375 000 € selon la taille de la structure et l’ampleur des manquements.

L’échéance est fixée au 1er septembre 2027 pour les TPE, PME et les micro-entreprises.

Le principe :

Contrairement à une facture PDF envoyée par email, la facture électronique est un document dont les données sont lisibles et exploitables automatiquement par les systèmes informatiques. Les informations clés (numéro, montants, TVA, identité des parties, etc.) y sont encodées de manière à pouvoir être lues, vérifiées et intégrées sans intervention humaine.

L’administration fiscale, sur son site, ne manque pas d’insister lourdement sur les avantages du système :

-Une gestion quotidienne facilitée avec par exemple une accélération des échanges de factures et un suivi plus fin grâce à l’horodatage. (sic)

-Un gain de productivité avec une plus grande conformité des factures grâce à leur standardisation, une diminution du temps de traitement (saisie, corrections des erreurs, factures perdues…) et un lieu de stockage unique de toutes vos factures. (re sic)

-Une concurrence plus juste et plus loyale au profit des entreprises de bonne foi et un moyen de lutter contre la fraude.(re sic)

-Une amélioration de la trésorerie et le pilotage comptable grâce à la traçabilité des factures et au plus grand respect des délais de paiement.(re sic)

Comme l’écrit la DGFIP : PLUS JUSTE – PLUS SIMPLE – PLUS EFFICACE – LES FINANCES PUBLIQUES VOUS ACCOMPAGNENT ! (re sic)

On ne situe plus dans la gestion publique, on est dans la propagande car, oui, les finances publiques vous accompagnent vers toujours plus de contrôles et de contraintes d’autant qu’il est évident, qu’avant le 1er septembre, les entreprises privées étaient hors d’état de faire des factures, de les encaisser et les contrôler !

Les buts réels :

Personne n’est dupe … Grâce à ce système, l’administration fiscale va pouvoir recouper automatiquement et en permanence les déclarations de TVA des entreprises. Le but est donc, sans ambiguïté, la « lutte contre la fraude fiscale» et spécialement contre la fraude à la TVA, premier poste de recettes fiscales de l’Etat. La TVA cesse d’être à déclaration périodique (mensuelle) pour devenir un flux continu, contrôlé en temps réel par l’administration fiscale !

Il s’agit donc clairement d’augmenter les recettes fiscales d’un Etat aux abois qui refuse de se réformer puisque son organisation bureaucratique ne fonctionne qu’en termes de rentrées fiscales ; sans vouloir considérer les couts et les effets de bord !

D’ailleurs, ce système va être mis en place sans étude d’impact ni concertation ; mais il est vrai que le seul impact qui soit pris en compte par les services de Bercy c’est le montant des impôts qui seront collectés en plus. Et pourtant, on sait que nombre de professionnels se sont adressés au gouvernement ou à Bercy pour leur faire part de réelles difficultés manifestement non prévues …

Il n’y a jamais eu de réponse …

Conformément aux vieillies habitudes de l’Etat fonctionnaire, la solution reste toujours la même : encore plus de contrôles car, surtout ne croyez pas que les plateformes sont indépendantes : elles vont fournir un accès permanent au fisc. C’est donc essentiellement et avant tout un système de contrôle fiscal permanent et occulte !

Par ailleurs, à l’origine, le projet prévoyait qu’il n’y aurait qu’une seule plateforme … gratuite ; mais l’Etat fonctionnaire a été incapable de la mettre en place … et a préféré en transférer la charge sur le secteur privé !

Est-ce que l’Etat, qui est le plus mauvais des mauvais payeurs avec des délais allant jusqu’à 6 mois, va payer plus vite ? Non évidemment !

Est-ce que cela va être sans frais pour les entreprises ? Non évidemment car le non-dit est que l’auxiliaire indispensable du système est l’expert-comptable ce qui représente un cout supplémentaire !

Est-ce que cela va occasionner plus de travail pour les entreprises ? Oui évidemment !

Le but n’est évidemment pas de favoriser les entreprises même si cette réforme vise officiellement à simplifier la comptabilité et accélérer les délais de paiement et je vous invite à vous rendre sur ce site pour apprécier par vous-mêmes toute la simplicité du système …

La contestation :

À quelques jours de l’échéance, ce mécanisme cristallise les critiques alors que tout le monde est convaincu que le piratage des données, confidentielles, est certain puisque tous les fichiers de l’Etat sont ou ont été piratés (FICOBA, ANTS, DGFIP, EdNat) !

Face à ces contestations, l’administration fiscale défend la sécurité du système car, bien entendu, « le vol de données à la DGFIP n’a aucun lien avec la réforme de la facturation électronique ».

Le piratage est donc impossible et la confidentialité des données commerciales des entreprises est assurée. Bien sûr et on est prié d’y croire !

Ouf, quel soulagement ; nous voilà bien rassurés !

Cette réforme est de même nature que le PAS (prélèvement à la source) dont on nous avait annoncé que ce serait une réforme fantastique et révolutionnaire du système de collecte fiscale des impôts des particuliers et qui, en définitive, s’est avéré lourd, complexe, et surtout couteux pour les entreprises qui ont été obligées de le mettre en place à leurs frais. Car l’astuce du système a été de transférer aux entreprises la charge de la collecte fiscale ; sous leur responsabilité. Ici, les entreprises apporteront sur un plateau toutes les données comptables, fiscales et autres les concernant !

Le doute s’installe alors que 38% des entreprises n’y sont pas encore affiliées … car elles ne perçoivent pas les avantages du système mais en perçoivent bien les risques et les complications qu’elles devront supporter avec notamment l’adaptation nécessaire des logiciels de comptabilité.

Beaucoup de micro entreprises préfèrent d’ores et déjà arrêter leur activité face à un système perçu comme beaucoup trop lourd pour leurs petites structures.

Le sentiment qui se dégage est que c’est un système conçu par des gens qui ne vivent pas dans le système économique et qui perçoivent les entreprises, non comme des créateurs de richesse et des employeurs, mais comme des fraudeurs … et qui expliquent à ceux-ci tous les avantages d’un système de contrôle dont ils vont faire les frais !

Mais, on sait bien que les 3.500 Mds€ de dettes accumulés ne sont dus qu’à la fraude fiscale …

Le rendement fiscal de la TVA va sans nul doute augmenter dans les premiers temps mais les vrais fraudeurs, ceux qui montent des carrousels de TVA avec des sociétés fictives, ceux qui travaillent au noir ne seront pas impactés alors que l’on crée des contraintes supplémentaires vis-à-vis des entreprises françaises, alors qu’elles sont en mauvaise situation économique et surendettées, qu’elles ont les marges sont les plus faibles d’Europe en raison d’une … fiscalité trop lourde, et qu’elles n’en n’avaient vraiment pas besoin !

La réalité est que nous battons des records de faillites …

En outre, plus vous créez d’impôts plus vous créez d’opportunités de fraude tout comme c’est aussi le cas lorsque vous complexifiez le système !

Or, il n’est même pas venu à l’idée des hommes de Bercy de simplifier le système fiscal et notamment d’exonérer de TVA les paiements faits entre entreprises alors qu’il ne s’agit, en l’espèce, que de flux de TVA fictifs puisque les entreprises soumises à la TVA récupèrent celle-ci !

La soviétisation de la société française est donc poursuivie sans faillir, quoiqu’il arrive, et quelles que soient les conséquences !

Mais rassurez-vous, tout va bien se passer ; le gouvernement contrôle la situation !

Assurément, si les hauts fonctionnaires et nos hommes politiques, par nature irresponsables et dépensiers, étaient assujettis aux mêmes contraintes et aux mêmes sanctions,  nul doute qu’il y aurait beaucoup moins d’abus ; mais c’est un autre sujet !

Bien cordialement à tous !

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Magnifique fiasco de l’hydrogène à Pau

Peut-être avez-vous entendu cette information restée relativement discrète ?

Six ans après leur inauguration par E Macron, les bus à hydrogène de Pau vont être progressivement retirés de la circulation. La transition écologique voulue par François Bayrou, à l’origine du projet et maire de Pau à l’époque, tourne au désastre industriel.

Rien ne fonctionne :

La station de ravitaillement enchaîne les pannes, le constructeur belge Van Hool a fait faillite, 2 bus sur 8 sont hors service faute de pièces détachées disponibles, le prestataire chargé de la maintenance de la station de ravitaillement réclame un tarif multiplié par 4 et l’approvisionnement de secours par camion coûte désormais une fortune à la collectivité car il faut acheter de l’hydrogène produit ailleurs et qui doit être transporté par camion à moteur … diesel !

On se situe bien là dans l’écologie pensée par des élites déconnectées des réalités économiques !

Ces 8 bus ont coûté 13M€ payés grâce à 15M€ de subventions publiques mais l’investissement initial du projet, baptisé Fébus, serait en fait de 70 et 75M€.

Bien évidemment, François Bayrou, droit dans ses bottes, rejette les critiques et défend son bilan malgré un véritable désastre économique et fiscal dont l’ampleur dépasse la seule facture des véhicules.

Il y a quand même un élu, André Duchateau, ex-premier adjoint à la mairie de Pau, pour affirmer  « courageusement », en se désolidarisant des décisions prises : « C’était un pari perdu d’avance. » ; manière de dire que tout le monde savait, dès le début, ce qui allait se passer !

L’avenir :

Pau va donc être obligée de basculer vers des véhicules électriques et hybrides ; sans que le coût de la reconversion soit encore connu. Toutefois, les bus électriques et hybrides qui doivent remplacer la flotte à hydrogène ne sont pas attendus avant plusieurs années car les carnets de commandes des constructeurs européens sont saturés.

Explications :

Nous sommes en présence du phénomène typique de l’alliance entre l’idéologie, le clientélisme électoral, les petits arrangements politiques, la démagogie, la dépense publique, l’irresponsabilité et l’incompétence des décideurs.

On peut tourner le problème dans tous les sens : l’hydrogène n’est pas une source d’énergie ; c’est un vecteur d’énergie c’est à dire qu’il faut utiliser des procédés complexes de transformation pour arriver à le produire à des couts absolument prohibitifs !

Ces difficultés sont en outre exacerbées par des complications technologiques liées à l’utilisation de ce gaz. Son stockage est particulièrement délicat compte tenu de sa très faible densité alors qu’il est aussi corrosif !

Cerise sur le gâteau : sa capacité énergétique est très inférieure à celle de l’essence ou du gazole …

Tous les constructeurs automobiles s’y sont essayés et aucun n’a réussi ; que ce soit par le biais de piles à combustible ou l’injection du gaz dans un moteur à combustion de type GPL.

On a connu Hopium, le futur de la voiture à hydrogène qui s’est écroulé, les stations de recharge qui explosent ; on nous a même affirmé qu’il existait des gisements d’hydrogène blanc, c’est à dire d’hydrogène pur, ce qui constitue la négation des règles de base de la chimie, avant que tout cela ne disparaisse dans le brouillard de la communication !

Cela veut dire que, malgré tout ce qui a pu être affirmé dans les médias par des personnages incompétents, la filière hydrogène pour le transport ne peut pas fonctionner en l’état de la technologie disponible. Même JM Jancovici, l’ingénieur médiatique pourtant fervent adepte de l’écologie futuriste, n’y croit pas !

Si les décideurs, qui ne seront jamais responsables de ces dérives financières inacceptables, avaient bien voulu solliciter et écouter l’avis d’experts réellement spécialisés dans ce domaine et non pas celui d’idiots utiles liés à la mouvance écologiste ou à des filières industrielles « nouvelles » mais surtout subventionnées, ils n’auraient jamais engagé la ville de Pau dans une telle impasse financière !

Mais, en France, les décideurs politiques ne sont jamais responsables … et les palois savent désormais pourquoi ils paieront encore plus d’impôts !

Couts de production prohibitifs, couts d’exploitations démentiels, risques technologiques connus, il était évident que cette voie n’était pas rentable économiquement ; mais il est vrai que lorsqu’on dépense sans compter les impôts des autres, sans encourir aucune responsabilité, la notion de rentabilité devient tout à faire relative si ce n’est superflue …

Vous avez là, à l’échelon local, un exemple des maux qui minent la France !

Bien cordialement à tous !

 

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Prélèvement à la source (PAS) : surveillez bien votre situation fiscale

On n’arrête pas le progrès dans la prédation fiscale …

Après avoir « inventé » le prélèvement à la source, Bercy vient de mettre en œuvre le prélèvement d’avance … c’est à dire que, si vous ne faites pas attention à votre avis d’imposition, reçu ces jours ci, vous pouvez être amené à payer des impôts sur des revenus que vous n’avez pas encore perçus ; c’est à dire que l’impôt est prélevé alors même que les revenus ne seront perçus que dans plusieurs mois ou même … jamais !

Bien entendu, vous serez remboursés 18 mois plus tard après avoir fait un joli crédit gratuit à l’Etat !

Le problème de fond de cette affaire est qu’il est désormais extrêmement difficile de cerner le montant des impôts réellement dus entre ceux payés au titre du PAS, ceux payés au titre de la régularisation de fin d’année, ceux restitués en fin d’année, les régularisations de CSG, l’évolution des revenus d’une année sur l’autre !

Rassurez-vous, c’est tout à fait … intentionnel ; cette complexification ayant pour but de vous amener à laisser faire une DGFIP qui déteste être contrariée et qui estime, en toute objectivité, qu’elle n’a jamais tort !

Nous nous souvenons que le PAS est un système qui permet de faire payer d’avance les impôts avant même que les revenus arrivent sur votre compte bancaire. Grâce à un raisonnement dont seule l’administration fiscale a le secret, les sommes, interceptées par elle, sont présumées avoir été perçues et sont donc comptabilisées en tant que revenus !

J’avais eu l’occasion de décortiquer ce mécanisme technocratique dont le but essentiel est de vous interdire de vous opposer au prélèvement fiscal, quel qu’il soit ; à la grande colère des agents des impôts furieux que l’on puisse ainsi remettre en cause la vérité diffusée par l’Etat qui ne vous veut que du bien …

La raison essentielle en est que l’Etat a peur des réactions de la population et d’une possible résistance fiscale qui l’amènerait inéluctablement à capituler face à la vindicte populaire ; alors que la trajectoire des finances publiques est connue des spécialistes depuis longtemps et que l’excès de fiscalité liée à des dépenses publiques incontrôlées ne peut amener qu’à des difficultés structurelles insurmontables !

En l’espèce, la manœuvre est d’autant plus facile que la DGFIP n’indique plus sur l’avis d’imposition le taux de prélèvement à la source ; alors qu’il y a encore 2 ou 3 ans il était encore indiqué. Evidemment, pour le connaître, vous êtes obligé d’aller sur le site internet et si vous n’y allez pas, le taux qui vous est appliqué peut être complètement excessif !

C’est évidemment … volontaire ; car comme par hasard, il est toujours au-dessus, jamais en dessous et n’oubliez pas que la modification doit être faite au mois de septembre avec un délai de latence de 2 mois (l’administration a besoin de 2 mois pour modifier le PAS alors que si vous avez une journée de retard dans le paiement vous écopez d’une majoration de 10% !?!).

Pareille mésaventure a failli m’arriver cette année parce que j’avais reçu, il y a deux ans, des revenus « exceptionnels ». Enfin, rien d’exceptionnel non plus puisque mon taux de PAS était de 1.46% !

Or, en vérifiant les données fiscales grâce des instruments à la hauteur des techniques de l’administration fiscale, je me suis aperçu qu’on allait encore m’appliquer un taux de 1.2% alors que je ne suis pas imposable à l’IRPP (en fait, mon IRPP – impôt sur le revenu – est même négatif par le biais de la décote) !

J’ai donc demandé des explications par le biais du site impôts.gouv.fr qui a été récemment piraté 2 ou 3 fois, en les priant de bien vouloir m’expliquer comment ils pouvaient m’appliquer un taux de PAS de 1.2% alors que mon IRPP est négatif.

Le résultat a été à la hauteur de mes attentes : Une personne m’a fait une réponse laconique, au bout de 3 semaines, en 2 lignes pour me dire … n’importe quoi !

J’ai bien compris qu’elle n’avait même pas lu ma demande !

Face à un tel exemple de compétence et de responsabilité, je me suis donc rendu sur la page ad hoc intitulée « modifiez votre PAS » et ai entré les informations qui m’ont permis de passer à 0 !

En pareille hypothèse, vous devez en effet vous rendre sur le site de la DGFIP et ouvrir la page PAS en haut à droite en vous munissant au préalable de tous les renseignements disponibles. Vous remplissez les cases avec les éléments à votre disposition et la machine mouline pour enfin vous donner un nouveau taux que vous devez confirmer ou pas !

Je vous conseille de bien lire les informations communiquées dont vous pourrez apprécier toute la « simplicité » technocratique !

Attention, il y a des conditions à remplir et surtout vous le faites sous votre responsabilité ; c’est à dire que si vous appliquez un taux trop faible du fait d’une minoration intentionnelle de vos revenus, vous serez puni par les majorations et pénalités !

L’Etat français est en tel manque de moyens qu’il est prêt à commettre tous les abus et toutes les irrégularités pour encaisser  des impôts à tout prix. Il ne faut aussi ne jamais perdre de vue que l’administration fiscale fonctionne sans notion de couts et de prix de revient. C’est à dire que seuls sont regardés les impôts qui rentrent ; même si leur collecte coute plus cher que le résultat obtenu !

On se situe donc en plein dévoiement technocratique avec une administration qui poursuit un but sans jamais se préoccuper des conséquences de ses actions !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Les taux d’intérêts français s’envolent !

Il y a quelques semaines, je vous avais expliqué que les problèmes budgétaires de la France passaient pour l’instant au second plan en raison de la guerre entre l’Iran et les USA !

Je vous avais aussi prédit que, lorsque cette guerre s’estomperait, le problème français reviendrait au premier plan …

C’est le cas !

Le taux de la dette française à 10 ans, après avoir hésité à franchir la barre des 4% pendant plusieurs semaines, vient d’atteindre un plus haut à 4.12% ce mardi 18 aout et ce sont les taux les plus élevés de toute la zone € loin devant l’Italie, la Grèce, le Portugal, l’Espagne ; ces fameux PIGS (cochons en anglais) dont les dirigeants français se moquaient il n’y a pas si longtemps !

Le taux de l’emprunt à 30 ans a atteint 4.90% et va probablement dépasser les 5% prochainement.

C’est évidemment un très mauvais signe et il est certain que ce n’est que le début d’une crise beaucoup plus grave qui se profile et qui va nous frapper de plein fouet probablement en 2027.

La cause est facile à discerner et nous l’évoquons dans ces colonnes depuis … une dizaine d’années !

Les comptes publics sont dans le rouge, l’Etat fonctionnaire n’arrive pas à se réformer, les dettes s’accumulent et les prêteurs, que l’on qualifie d’investisseurs, commencent à se faire tirer l’oreille pour acheter de la dette française qui sert à rembourser les dettes échues qu’il faut rembourser mais aussi à payer ses frais de fonctionnement et notamment les retraites des fonctionnaires dont on sait qu’elles sont structurellement déficitaires de 80Mds€ par an !

On peut parler de méfiance des investisseurs avant d’en arriver à la défiance et c’est exactement ainsi, selon le même processus, qu’a débuté la crise grecque que j’ai vécue en direct !

Cela commence par un choc obligataire ; c’est à dire que les taux d’intérêts montent à des niveaux très élevés, insoutenables en termes budgétaires, avant d’arriver au collapsus. En gros plus personne ne prête et c’est le blocage !

Or, si la France n’arrive pas à financer sa dette et ses frais de fonctionnement, c’est le défaut de paiement et l’obligation d’aller quémander à Bruxelles un soutien de la BCE ; ce qui ne pourra intervenir qu’en contrepartie de mesures d’économies dont il n’est pas certain que ce soient celles prévues par nos chers hauts fonctionnaires !

Ce qui est formidable, c’est que si à Témoignage Fiscal on peut vous délivrer plusieurs mois à l’avance (24 mars) ce qui va se passer à l’échelon d’un pays entier … les dirigeants de ce pays en faillite qu’est la France peuvent le faire aussi !

Ils savent et connaissent donc parfaitement la situation réelle du pays mais font croire que tout va bien en persistant à tenir des propos rassurants …

Les français sont les victimes de leurs gouvernants qui dissimulent une réalité catastrophique parce qu’ils espèrent que tout ça va tenir jusqu’aux élections de 2027 ; c’est à dire jusqu’à ce que le candidat de l’élite technocratique, dont on pressent pour l’instant qu’il sera E Philippe, soit élu. Après ces élections, il sera toujours temps d’aviser … l’essentiel étant de ne pas perdre la main !

On se situe donc dans la dissimulation et la manipulation ; en parfaite violation du soi-disant pacte républicain selon lequel  les dirigeants agissent pour le bien du pays et de ses habitants.

Il faudra donc suivre avec attention l’évolution de ces taux mais, nul doute que les prochaines semaines seront … très intéressantes !

Bien cordialement à tous !

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Le problème de la France : les français !

Vous pensez que le problème français est sa dette astronomique qui va finir par nous engloutir ?

C’est vrai ; mais pas seulement … car, avec des mesures appropriées, il serait relativement facile de renverser la tendance … à condition d’agir rapidement et que la population le veuille ; qu’il s’agisse des français « ordinaires » ou des dirigeants c’est à dire des membres de la caste de hauts fonctionnaires qui contrôlent le pays !

Or, la population, intoxiquée par une propagande constante, ne le veut pas parce qu’elle s’accroche à des concepts et à des idées erronés qui ont cours en raison de 50 ans de communisme mou et de collectivisme ; le temps de convaincre plusieurs générations que ces « solutions » étaient LA vérité alors que c’était seulement au mieux un anesthésiant social et au pire une vulgaire tromperie !

De fait, les français croient toujours à l’argent gratuit de l’Etat qui peut tout et qui protège … et d’ailleurs, dès qu’il y a un problème, tout le monde en appelle à l’Etat !

Que veut la population en fin de compte ?

De l’argent et du niveau de vie ; c’est à dire pouvoir consommer en fonction de ses envies et non pas en fonction de ses moyens ; ce qui, on en convient, n’est pas du tout la même chose !

La faute en incombe à une caste de hauts fonctionnaires qui s’est progressivement mise en place, qui a pris le contrôle du pays en tenant tous les leviers en échange de promesses de distribution d’argent ; et cette caste n’a fait qu’acheter, à crédit, avec l’argent qu’on n’avait pas, la population qui ne demandait qu’à croire aux bonnes promesses qui lui étaient faites. Il n’est qu’à se souvenir de notre ancien président F Hollande qui a personnellement contribué à ce mythe en affirmant « ça ne coute rien puisque c’est l’Etat qui paie » !

Il fallait aussi masquer la réalité d’une situation économique et sociale de plus en plus fragile ; ce qui a été possible, essentiellement depuis 2002, grâce à l’arrivée de l’€. L’€ nous a permis de nous endetter bien au-delà de nos capacités de remboursement ; ce que nous n’aurions jamais pu faire avec une monnaie nationale comme le Franc.

Les dirigeants ont donc perverti l’esprit des français en leur faisant croire que l’Etat était un créateur de richesse alors qu’il n’est qu’un prédateur, un destructeur de richesses qui vole et extorque aux uns pour distribuer aux autres.

L’Etat ne produit rien à part des impôts et des fonctionnaires ainsi que l’affirmait déjà G Clémenceau !

Seulement, à force de masquer une réalité pourtant incontournable, nous arrivons désormais au bout d’un cycle ; l’endettement a atteint des sommets, la création de richesses est confisquée par l’Etat fiscal qui ne peut plus tenir ses promesses, même en ratissant partout, la situation économique se dégrade, le chômage augmente (en fait il n’a jamais vraiment baissé), l’insatisfaction grandit et la caste ne sait plus quoi faire pour distribuer l’argent gratuit qui n’est rien d’autre que du clientélisme électoral et une manière de contrôler la population alors qu’il ne faut jamais perdre de vue qu’il s’agit surtout de futurs impôts !

Que va-t-il se passer ?

Le gouvernement et les hommes de pouvoir sont pris entre deux contraintes : d’une part la pression populaire qui veut toujours plus d’argent gratuit et d’avantages et le refus de la caste de changer un système gagnant pour elle alors que, d’autre part, se profilent les contraintes budgétaires qui vont être imposées par Bruxelles … par le biais d’une probable mise sous tutelle !

On sait que le socialisme n’a qu’une issue : la ruine de tous quand on a fini de dépenser l’argent des autres ; les promesses ne peuvent plus être tenues, le mécontentement grandit et les menaces de révolte aussi car, l’effet pervers de la distribution d’argent gratuit, c’est que vous créez des assistés et, si vous le faites pendant des décennies, vous créez des générations d’assistés qui ne veulent pas travailler parce que vous dévalorisez inéluctablement la valeur travail et ce de manière durable !

Il est donc très difficile de revenir en arrière !

Au sortir de la guerre et après avoir subi des privations massives, la population savait qu’il fallait travailler et, à force de travail, le pays s’est redressé de manière spectaculaire jusqu’en 1974 ; date à partir de laquelle la caste des hauts fonctionnaires a pris le pouvoir et promis le paradis gratuit : Vous aurez tout sans jamais rien faire !

Et aujourd’hui les jeunes ont tout mais … ils en veulent encore plus car, c’est ainsi que fonctionne la nature humaine : toujours plus !

Seulement, rançon de ces excès, les jeunes ne veulent plus travailler pour des raisons multiples et principalement parce que le travail n’est pas « rentable ». Les salaires nets sont trop faibles en raison de charges sociales trop élevées et d’une fiscalité confiscatoire. Essayez d’expliquer à un jeune qu’il va devoir travailler pour 1.400€ alors qu’il perçoit 1.000€ sans rien faire ? J’ai même vu une jeune femme appeler explicitement, et avec véhémence, à confisquer le patrimoine des retraités parce que « c’est eux qui ont le pognon » ! sic

Conséquence : beaucoup d’entrepreneurs ne trouvent pas de salariés malgré un taux de chômage très élevé chez les jeunes (25%) et ils sont confrontés à une instabilité chronique de leur personnel parce que les jeunes ne supportent pas les contraintes du travail (se lever le matin !).

Faut-il s’en étonner lorsque l’on sait que beaucoup de jeunes (je n’ose pas écrire une majorité) sont convaincus par les arguments de LFI parce que c’est le seul parti politique qui promet de l’argent gratuit (confisqué aux riches c’est à dire à vous ou encore aux banques c’est à dire encore à vous !) pour « sauver » tous ces pauvres malheureux qui … ne veulent pas travailler !

Bien évidemment, si les jeunes, qui sont l’avenir du pays, ne travaillent pas, ils ne produisent rien, ils coutent à la société, ils ne cotisent pas et fatalement, à la fin, c’est le système économique qui s’écroule comme … le communisme s’est effondré !

Ce phénomène est bien connu et s’est rencontré particulièrement dans les anciens pays du bloc de l’Est et notamment en RDA dont la population s’est  avérée pratiquement inemployable car incapable de s’adapter aux contraintes des économies occidentales où l’on demande de la performance et du rendement alors que, sous le régime socialiste, il n’y avait pas de chômage parce qu’un seul poste était occupé par 3 ou 4 employés au rendement individuel pratiquement nul !

La RDA promettait de l’argent gratuit, des aides sociales et des avantages matériels sans que vous n’ayiez  rien à faire hormis la … soumission au régime et, comme par hasard, c’est dans l’ancienne RDA que la population vote désormais le plus à l’extrême droite car c’est dans ces Länder que la population rejette le plus les étrangers qui viennent leur « voler » leurs avantages sociaux !

Fatalement, l’Allemagne réunifiée a dû intégrer dans son économie le fait que cette population de l’Est était improductive et pratiquement inemployable pour … plusieurs générations car il faut beaucoup de temps pour changer les mentalités !

La France est de facto confrontée à ce même problème à travers un système de redistribution et d’égalitarisme qui a atteint ses limites. La seule voie possible est de remettre la population au travail, de supprimer les aides qui entretiennent les oisifs ainsi que les colossales dépenses de fonctionnement inutiles.

Seulement, on ne peut que constater que nos hauts fonctionnaires, encore dans le déni et essentiellement préoccupés pour l’instant de contrôler la population se soucient surtout de modifier le texte de loi sur l’interdiction des réseaux aux moins de 15 ans qui vient d’être retoqué par le Conseil Constitutionnel.

Ils refusent donc, eux aussi, tout changement parce que ce serait s’attaquer à leurs propres privilèges et avantages. Ils se limiteront donc aux traditionnels coups de rabot qui pénalisent souvent ceux qui ne sont pas les profiteurs du système !

Néanmoins,  nous n’aurons pas plusieurs générations pour redresser la situation parce que les comptes publics se dégradent très vite et deviennent incontrôlables et que les autorités de Bruxelles ne laisseront pas faire une France qui a décidé de vivre aux dépens des autres !

Ce sera donc, au mieux, comme pour la Grèce, une mission de sauvetage FMI, BCE, Commission Européenne, avec des mesures brutales qui mécontenteront tout le monde !

Bien cordialement à tous !

 

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Taxation des successions : la France tout en haut du tableau !

Le chiffre est tout simplement stupéfiant :

44.5% du montant de tous les impôts collectés en Europe sur les transmissions du patrimoine, par voie de succession ou donation, sont payés en France ; c’est à dire que la France collecte à elle seule pratiquement la moitié de tous les impôts sur les héritages de tous les pays de l’Union Européenne !

Et, cette situation totalement anormale est soigneusement occultée par le pouvoir qui fait même circuler des  « informations » selon lesquelles les successions et l’héritage seraient illégitimes !?!

On se souvient de la déclaration hors sol de Mme Braun-Pivet, présidente de l’assemblée nationale, selon laquelle l’héritage n’était que de l’argent tombant du ciel ; occultant d’ailleurs au passage que les copieuses indemnités, qu’elle reçoit tombent bien, elles, de la poche du contribuable. Nous avons aussi nos champions du ratissage fiscal intensif avec nos économistes de salons huppés : Thomas Piketty et G Zucman, le promoteur franco-américain de la taxe du même nom, qui se gardent bien de s’appliquer à eux-mêmes les solutions qu’ils veulent imposer aux autres !

C’est seulement au moment du décès d’un proche que beaucoup de familles éplorées découvrent avec stupéfaction, horreur et consternation que le premier héritier est l’Etat qui se livre à une véritable spoliation fiscale sur les héritages ; c’est en particulier le cas dans les lignes collatérales (frères et sœurs) avec des droits atteignant 40% de l’actif successoral voire même 65% dans les successions ayant lieu sans lien familial.

L’impôt sur la mort rapporte à l’Etat et il rapporte de plus en plus !

De la Révolution française à la loi du 25 février 1901, les droits de succession étaient fixés à un taux strictement proportionnel au taux unique de 1 % en ligne directe, entre parents et enfants et il s’appliquait à toutes les transmissions, quel que soit leur montant.

Les barèmes actuels datent de 2011. Or, entre 2011 et 2023, les droits de succession (impôts sur les successions, héritages et donations) ont connu une progression prodigieuse en passant de 7Mds€ à 16.6Mds€ et cette progression de la collecte fiscale ne doit rien au hasard.

On pourrait croire que cette augmentation impressionnante de la collecte fiscale est due à un enrichissement de la population.

Pas du tout ; elle est due exclusivement à la non revalorisation des barèmes d’imposition depuis … 2012 contrairement au barème de l’impôt sur le revenu qui est révisé annuellement (quoique pas toujours). De ce fait, la fiscalité progresse insidieusement et mécaniquement du fait de l’inflation.

Cette démarche est donc totalement volontaire et cela signifie que la maison qui valait 100.000€, et qui était exonérée en 2012, qui en vaut désormais 250.000, du seul fait de l’inflation, supporte désormais des droits fiscaux sur 150.000€ après l’abattement de 100.000 € en ligne directe !

La maison a changé ? Non mais, discrètement, la taxation des héritages, dont on sait en France qu’ils sont constitués pour l’essentiel d’un patrimoine immobilier dont la valeur a progressé au moins au rythme de l’inflation, a doublé en 10 ans sans qu’aucune loi de finances ou autre ne l’ait décidé !

L’Etat a donc taxé l’inflation sans que vous puissiez y faire quoique ce soit alors que l’on sait que l’inflation n‘est absolument pas un enrichissement ; c’est juste une dévalorisation de la monnaie !

Mais comme les barèmes n’évoluent pas, la pression fiscale augmente !

Comment expliquer une telle situation ?

Pour justifier une telle spoliation, on vous parlera d’égalitarisme et de solidarité qui ne sont que des paravents pour masquer en fait que l’Etat est souvent le premier héritier ; sans compter que payer beaucoup de droits de succession n’a jamais enrichi personne, hormis ceux qui … le collectent !

On vous tiendra aussi des propos lénifiants selon lesquels près de 80% des familles françaises ne sont pas concernées par l’impôt sur l’héritage ; du coup pourquoi s’en inquiéter ?

Effectivement, en moyenne, le taux d’impôt sur l’héritage en ligne directe s’élevait à 3,1 % en 2016, pour un héritage moyen de 67 200 € ; ce qui montre surtout que la plupart des successions portent sur des patrimoines très faibles, pour ne pas dire dérisoires. Cela est surtout l’indicateur de la relative pauvreté d’une grande partie de la population !

En fait, l’anomalie fiscale est due au fait que la France cumule des taux élevés et n’applique que des abattements faibles et cherche encore à augmenter sa prédation fiscale alors que plusieurs pays d’Europe ont supprimé les droits de succession en ligne directe (Suède, l’Autriche, la Norvège ou le Portugal). Aujourd’hui, les taux de taxation s’établissent entre 5 et 45% en ligne directe et il faut savoir qu’on se retrouve très vite dans la tranche à 30%.

Le prétexte bien connu est que l’Etat a besoin de ressources (qui sont toujours insuffisantes) pour faire fonctionner ses services et que sans impôts pas d’hôpitaux, pas d’enseignants, pas de routes ; ce qui est évidemment une manipulation car si l’on isolait ces postes de dépenses pour les regrouper on s’apercevrait qu’ils sont très loin de représenter le total des dépenses.

La justification est que l’impôt a été voté par les représentants du peuple ; c’est à dire par des députés pour qui vous n’avez sans doute même pas voté. Autant dire que l’on nage en pleine fiction … fiscale d’un consentement qui n’a jamais existé !

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le problème, en France, est constitutionnel. En effet, à partir du moment où l’enveloppe budgétaire est votée par le Parlement, il n’y a plus aucun contrôle ; personne ne sait, hormis les intéressés manieurs de fonds et les bénéficiaires, à quoi l’argent a servi et le contrôle de la Cour des Comptes, a posteriori, est tout à fait insuffisant et sans sanction !

Pour simplifier, il n’y a aucune transparence dans l’utilisation des impôts et des fonds publics et c’est évidemment, encore une fois, totalement volontaire et aucun argument n’apparait légitime pour justifier cette situation.

En Suède, comme en Suisse, la transparence est la règle, tout est public, les fonctionnaires, les ministres et les élus ne peuvent rien dissimuler, et les sanctions en cas d’abus sont immédiates. On se souvient de cette ministre suédoise qui avait dû démissionner parce qu’elle avait utilisé sa carte professionnelle pour acheter pour 1.000 SEK (100€ environ) des couches pour bébé et du toblerone. Pas question non plus de la vie de château comme en France avec des appartements de fonction somptueux tous frais payés … par le contribuable !

Dans ces pays, le fonctionnaire et le ministre sont des agents d’exécution et ils n’ont pas à vivre comme des princes aux frais des autres !

Mais on vous expliquera que Suisse et Suède sont de petits Etats comptant environ 10 millions d’habitants chacun et que les frais de fonctionnement ne sont pas les mêmes ; ce qui n’est en fait qu’une manière de détourner la question du contrôle !

Car, fatalement, l’absence de  contrôle est la porte ouverte à tous les abus et en matière d’abus nous sommes bien les champions et je ne dévoile pas un secret d’Etat en affirmant que les hauts fonctionnaires, du moins les mieux placés, se gavent sur la bête. C’est le règne du gaspillage organisé au profit de quelques-uns !

Vous pouvez lire à ce sujet le livre de Paul-Antoine Martin « le clan des seigneurs » ; sa description de la caste des hauts fonctionnaires est édifiante !

Une vérité cruelle

La vérité est qu’il y a des Etats qui sont bien gérés et d’autres qui ne le sont pas ; et la France est mal gérée depuis quasiment qu’elle existe en tant que pays. Autant dire que les mauvaises habitudes sont bien ancrées et fatalement les bénéficiaires du gaspillage, qui sont aussi ceux qui dirigent le pays, ont clairement choisi entre bien gérer et réduire la fiscalité ou appliquer un tabassage en règle pour en tirer parti.

Le dérapage des finances publiques est une constante française depuis que la France existe. La seule réelle période de stabilité monétaire a duré moins d’un siècle entre 1805 et 1865. Le reste du temps ce ne sont que dévaluations et manipulations monétaires au détriment … des français !

Les deux derniers quinquennats en sont d’ailleurs la démonstration flagrante lorsque l’on sait que depuis 2017 la dette publique a explosé de plus 1.300 Mds€ alors qu’à l’époque, E Macron venait plastronner devant JJ Bourdin en proclamant qu’il allait faire 60 Mds€ d’économies par an !

Seulement, on sait que le schéma toujours  plus de dépenses, toujours plus de dettes et toujours plus d’impôts n’est pas tenable sur la durée et il est à craindre que nous ayions atteint la fin d’un cycle.

Rappelons-nous que le cycle budgétaire et fiscal de l’ancien régime ne s’est pas arrêté en 1789 mais bien en 1797 avec la banqueroute des 2/3 pudiquement appelée « tiers consolidé » par un euphémisme qui ne masquait pas l’ampleur du désastre ; opération à l’occasion de laquelle l’Etat a annulé les deux tiers de ses dettes ; comme si, aujourd’hui,  il annulait 2.300 des 3.500 Mds€ de la dette actuelle !

Conclusions nécessaires

L’Etat taxe les successions, il provoque l’inflation qui diminue la valeur de la monnaie et gonfle artificiellement la valeur des patrimoines et ensuite taxe l’inflation en ne revalorisant pas les barèmes. Il fait d’ailleurs la même chose avec l’ancien ISF (impôt sur la fortune) et désormais l’IFI (impôt sur la fortune immobilière).

Nous avons ici la preuve éclatante que le but de l’impôt n’est pas l’égalitarisme ni la justice sociale et encore moins la justice fiscale ; le but est juste de vous extorquer le maximum d’argent et en la matière l’Etat français fait bien figure de champion !

Bien cordialement à tous !

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La sarabande des flambeurs

Au Royaume Uni ou aux Etats Unis, quand un politicien perd les élections, il disparaît du paysage politique …

Pas en France !

Nos chers politiciens, souvent fonctionnaires, sont toujours là, quoique toujours aussi impopulaires, toujours à se faire passer pour les sauveurs de la France et toujours à essayer de faire croire qu’ils ont les compétences et les solutions, qu’ils n’ont d’ailleurs jamais mis en œuvre quand ils étaient au pouvoir ; bref, qu‘ils sont absolument indispensable à l’avenir du pays qui, sans eux, s’écroulerait !

Car, tout à leur narcissisme, ces personnes sont persuadées de leur importance alors que leur trait commun est leur inutilité et leur nocivité car, accessoirement, certains ont été ou sont poursuivis, voire condamnés, pour des délits, bassement de droit commun souvent rapport avec la corruption, la prise illégale d’intérêts mais cela ne les empêche pas de venir donner des leçons de morale à une population qui s’interroge …

Et c’est ainsi que nos politiciens arrivent à faire une « carrière » entièrement financée par les deniers publics ; carrière au cours de laquelle ils n’ont fait qu’agiter des idées ineptes et inutiles tout en agrémentant et en protégeant leur pré carré d’avantages indus et excessifs !

Leur point commun : ce sont tous des profiteurs du système, aucun n’a jamais travaillé dans le privé ou même travaillé … tout court ; ce sont tous des médiocres, des hâbleurs, des faiseurs de phrases creuses, sans conviction autre que leur propre narcissisme et évidemment des ignorants en économie.

Bien sûr, en vue des élections présidentielles de 2027 pour lesquelles une lutte sans merci va s’engager, dans laquelle tous les coups seront permis, ils agiteront de grandes idées … inutiles comme tous savent le faire et ils vont enfiler les promesses irréalistes comme d’autres enfilent les saucisses ; car, promis juré, ils vont tout changer !

Mais, bien évidemment, ils ne feront rien !

Ils vous parleront de solidarité, de protection des français, d’aides aux pauvres mais occulteront l’essentiel : la France recule au niveau du Pib par habitant et, compte tenu de la prédation fiscale, les revenus réels … reculent et le taux de pauvreté explose !

En fait, ils sont incapables de redresser le pays, de donner l’impulsion nécessaire parce que ce sont les profiteurs du système et font partie de ces élites gavées à tous les avantages et sont complètement déconnectés des réalités quotidiennes des français.

Nous avons quelques champions … mais, on devrait plutôt les appeler des flambeurs car il faut être conscient qu’ils ont fait la fête avec nos impôts et notre argent depuis des dizaines d’années !

Et pour eux, le but ultime est que … la fête continue !

Pensez-vous dès lors qu’il soit raisonnable de confier un pays à des gens qui l’ont mené à la faillite et qui prétendent désormais vouloir nous sauver alors qu’ils agitent toujours les mêmes recettes qui ne fonctionnent pas ou pire qui ont fait la preuve de leur nocivité ?

Parce qu’ils feront toujours la même chose et répèteront les erreurs d’avant. C’est inéluctable surtout que presque tous sont des hauts fonctionnaires issus de l’ENA ; c’est à dire des gens formés pour l’exécution des décisions administratives et qui, faute d’esprit d’initiative, ont entrainé le pays dans l’immobilisme le plus destructeur !

Et le piège des élections est qu’ils essaieront à toute force d’exploiter le vote par défaut pour justifier de leur légitimité car, à n’en pas douter, le vote par défaut va encore faire des ravages, comme d’habitude, car une partie des français va accepter, consciemment ou inconsciemment, de se laisser manipuler par une propagande grotesque les incitant à voter pour tel candidat qui « représente les valeurs de la France » … ce qui en soit n’a absolument aucune signification !

Ces élections seront à n’en pas douter une opération de manipulation de l’électorat dans le but de le faire voter dans le sens souhaité par l’oligarchie … comme en 2017 et 2022 !

Peut-être aurons nous aussi le plaisir de voir surgir des dossiers sur certains … au bon moment comme en 2017 ?

Leurs arguments seront leur bonne mine, leur cordialité et leur aptitude à palper le cul des vaches comme un certain J Chirac, leurs idées de gauche (faire payer les riches), le front républicain car il faut faire barrage, les services publics en occultant que ceux-ci fonctionnent de plus en plus mal ou carrément disparaissent (bureaux de poste), l’exception française …

Accessoirement, vous apprendrez que la dette climatique est plus importante qu’une dette de l’Etat français qui risque de ruiner des millions de gens !

Ils se présenteront au pays en sauveurs autoproclamés tout en niant obstinément, à chaque intervention, être au premier chef concernés. Leur aveuglement et leur capacité au déni et au mensonge … sont quasi illimités !

Et cela fait 60 ans que ça dure … face à des français qui votent de moins en moins parce qu’ils sont conscients de l’inutilité d’un processus électoral qui aboutit toujours au même résultat !

Mais cela n’empêche pas nos chers politiciens de continuer leur sarabande alors que les français n’ont plus confiance.

Alors, voici quelques-uns de mes champions préférés d’une collection de flambeurs de première classe, capables de concourir dans le diner … d’un certain film

F Hollande, l’énarque qui rêve d’un retour car lui « il a l’expérience », l’homme au scooter nocturne, l’ancien président qui n’a jamais rien fait ni jamais travaillé, qui n’a jamais rien compris à l’économie, le champion du tabassage fiscal qui surnomme « affectueusement » ses concitoyens des « sans dents », qui s’est dégonflé en 2017, le grand méchant mou, le capitaine de pédalo !

E Philippe, l’énarque, compromis dans des affaires de corruption, qui a ruiné Le Havre, dont il est maire, le haut fonctionnaire sans affect, le représentant d’une machine impitoyable qui peut broyer tout ce qui s’oppose à elle, l’homme des 80 km/h, des radars et des gilets jaunes, le psychorigide qui a donné l’ordre aux forces de l’ordre d’éborgner les manifestants pour faire  cesser une contestation à ses yeux illégitime !

D de Villepin, l’énarque du quai d’Orsay, le menteur compulsif, richissime (on parle de 50 millions€) qui veut faire croire qu’il est de gauche alors qu’en réalité il n’est nulle part en dehors de son narcissisme ; atteint d’une logorrhée permanente inextinguible destinée à faire croire qu’il a quelque chose à dire, compromis lui aussi dans une affaire de détournement de biens publics, mais à l’insu de son plein gré assure-t-il. Mauvais conseiller de J Chirac, artisan d’une dissolution ratée qui nous a amené L Jospin et les 35 heures, Il a réussi l’exploit de percevoir, en une seule fois, 100.000€ pour avoir travaillé une journée de rattrapage, dans son corps d’origine après … 20 ans d’absence – un vrai nanti de la république comme il y en a peu !

G Attal, le fils de bonne famille, inutile, incompétent, qui ne représente rien ni personne, qui n’a même pas pu décrocher sa licence en droit ( !?!) et qui vient de découvrir qu’il y a une différence entre le salaire brut et le salaire net mais qui se croit indispensable parce qu’il a été premier ministre d’E Macron pendant 7 mois avant d’être évincé. Ses compétences se limitent à du militantisme politique et il ne doit sa « carrière politique » qu’à son soutien indéfectible à E Macron avant de découvrir, comme son mentor, la trahison. Cerise sur le gâteau : louis Jublin, son communicant, a avoué l’usage intensif de coke au sein d’un milieu vivant en autarcie  (sic) mais Attal n’est pas au courant, il n’a rien vu, rien entendu !?!

B Le Maire, l’énarque qui dilate les anus tout en dilatant la dette, l’ancien ministre des finances d’E Macron, l’opportuniste, le champion toutes catégories du mensonge qui se perçoit comme trop intelligent ( !?!) mais qui ne sait pas compter (il ne sait pas ce qu’est un hectare) et qui vilipendait E Macron avant de … se rallier à lui en 2017. Il prône désormais la rupture mais c’est déjà fait : il a fait sauter la caisse mais, désormais, promis juré, il veut reconstruire une autre France !

Il ne faut jamais oublier que le monde se divise en deux : ceux qui parlent et qui promettent et ceux qui agissent !

Il n’est pas difficile de voir dans quelle catégorie tous ces personnages se classent !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Varta une histoire méconnue

Nous venons d’apprendre que Varta, cette vieille entreprise allemande, fondée en 1904, qui fabrique des piles et des batteries, venait de déposer le bilan à la suite de la rupture d’un contrat avec Apple.

Une petite mise en perspective s’impose car qui se souvient de l’histoire de cette entreprise qui s’appelait à l’origine AFA et qui pris une importance stratégique pendant les deux guerres mondiales.

En effet, hormis ses produits grand public, l’AFA est devenue, dès 1904, le seul fabriquant d’accumulateurs pour sous-marins et torpilles de l’Allemagne impériale puis nazie et ce rôle s’est amplifié pendant la deuxième guerre mondiale avec la redoutable flotte de Uboote de l’amiral Dönitz qui a semé la terreur sur les mers pendant la bataille de l’atlantique.

Là où ça devient intéressant c’est que le propriétaire de l’AFA, à partir de 1922, devient la famille Quandt et plus particulièrement Gunther Quandt qui a réussi à mettre la main sur l’entreprise.

Or, Günther Quandt n’est pas n’importe qui… il fait partie des élites allemandes qui approuvent et favorisent la politique d’armement d’Hitler et se rapproche du parti nazi dès 1931, par le biais de Joseph Goebbels car, comme par hasard, la première femme de Gunther Quandt, qui s’appelait Madga, est devenue, après son divorce, l’épouse de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d’A Hitler.

Et Magda, qui été élevée par un juif allemand avec sa mère s’était remariée et qui a été mariée au départ avec un sioniste, est devenue une fanatique du régime Nazi et surtout du Führer ; à tel point qu’elle s’est suicidée, avec son mari, dans les derniers jours de la guerre après avoir assassiné ses 5 enfants !

Faisant partie du complexe militaro-industriel allemand, l’AFA, comme pratiquement toute l’industrie allemande, a eu recours massif au travail forcé pour fabriquer, dans des conditions dantesques, ces énormes batteries au plomb et à l’acide pour sous-marins ; batteries à la toxicité telle que les ouvriers succombaient en quelques mois quand ce n’était pas à cause des mauvais traitements.

Après 1945, lors de la dénazification, l’AFA échappe miraculeusement au démantèlement et la famille Quandt échappe aux poursuites et aux sanctions en raison de leurs mensonges et dissimulations et surtout à cause d’une erreur de la part des autorités britanniques qui ont oublié de transmettre aux tribunaux les dossiers mettant en accusation ses dirigeants.

Néanmoins, Joachim Scholtyseck, un historien allemand a qualifié Günther Quandt, qui est mort dans son lit, d’« entrepreneur sans scrupules » et a démontré l’origine immorale de son immense fortune, issue notamment de la spoliation des entrepreneurs juifs et du recours au travail forcé.

L’AFA a eu des difficultés à se relever au lendemain de la guerre, car ses usines avaient été très endommagées par les bombardements. En 1946, elle ouvre une usine de fabrication de piles sèches et devient très active dans le domaine des batteries de démarrage de voitures, qui sont toujours commercialisées sous la marque VARTA.

Le changement de nom n’est évidemment pas dû au hasard mais bien à une volonté de dissimuler un passé devenu trop compromettant depuis la chute du IIIème Reich.

En 2002, la société américaine Spectrum Brands Inc, rachète une partie du capital de Varta qui en devient, en 2005, une filiale à 100 %.

Après la perte d’Apple en tant que client (très) important, Varta, qui lui fournit des batteries pour ses Airpods, effectue une demande d’insolvabilité pour quatre de ses sociétés, auprès du tribunal de Stuttgart, en juillet 2026.

Là où ça devient encore plus intéressant c’est qu’il faut savoir que la famille Quandt, qui a échappé par miracle aux poursuites des alliés après la défaite du IIIème Reich, avait racheté, grâce à l’immense fortune accumulée pendant la guerre dans des conditions qui ne laissent aucun doute quant à leur immoralité, l’entreprise à l’hélice, oui, je veux parler de BMW, qui n’était pas encore le prestigieux groupe industriel fabriquant des automobiles et des motocyclettes.

En effet, pendant la guerre, BMW fut essentiellement un producteur de motos pour l’armée allemande et de moteurs d’avions dont les célèbres BMW 801 équipant les redoutables chasseurs FW190 mais aussi le premier fabricant d’un moteur à réaction opérationnel en 1943 qui équipera le spectaculaire Messerschmitt 262.

L’activité de production de ces turboréacteurs a été transférée ensuite à la société MTU qui existe encore aujourd’hui.

On connait l’avenir de BMW mais on oublie que la famille Quandt en est toujours l’un de ses propriétaires capitalistiques !

Sic transit gloria mundi …

Bien cordialement à tous !

 

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La dette de la France est hors de contrôle

Le 23 juillet dernier est à marquer d’une pierre noire : pour la première fois depuis 2009, le taux d’intérêt à 10 ans de la dette française a dépassé, le 23 juillet, 4% ; il est même passé fugitivement à 4.05% et ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle ! Pour mémoire la Suisse emprunte (peu) à 0.37%.

Et il est plus que probable que cette hausse ne va pas s’arrêter là !

Or, il n’y a pas si longtemps, le gouvernement pérorait en racontant qu’il n’y avait aucun risque jusqu’à ce que … la Banque de France et la Cour des Comptes commencent à s’affoler face à une réalité qui finit par s’imposer !

L’effet le plus immédiat de cette hausse des taux sera une augmentation du cout de la dette avec 77 Mds€ prévus pour 2026 et fatalement des contraintes budgétaires supplémentaires !

Autrement dit, nous n’allons pas tarder à payer le prix de nos dérives budgétaires et de nos dépenses inconsidérées …

La France accélère et enfile les records !

Sur les réformes ?

Non, sur la dette car notre modèle social unique au monde continue d’être financé par la dette ; au mépris de toute prudence !

La France enfile donc les records et la dette publique est passée de 3 460 Mds€ à la fin 2025 à 3 536 Mds€ à la fin du premier trimestre 2026 ; ce qui représente 75 Mds€ en plus, rien que pour le 1er trimestre 2026.

Le fond du problème est que cette dette progresse beaucoup plus vite que le Pib. Elle a augmenté de 193% depuis 2007 alors que le Pib, lui, n’a augmenté que de 62%. Elle augmente donc plus de 3 fois plus vite ; ce qui est proprement démentiel et ce, malgré des hausses massives d’impôts !

A titre de comparaison, en zone € hors France, la dette a augmenté de 117% tandis que le Pib a augmenté de 82% soit un multiple de 1.4.

En fait, nous avons atteint le stade où nous ne pouvons plus renoncer à l’emprunt qui assure les fins de mois de l’Etat ; et, c’est là où l’on s’aperçoit que le problème de la dette n’est pas tellement de la contracter mais bien de s’en débarrasser car, jusqu’à présent, toutes les recettes de nos hauts fonctionnaires ont échoué !

L’explication est simple : Quand on habitue la population à des distributions gratuites d’argent, on ne peut plus ensuite les supprimer. C’est comme retirer un os à un chien : il mord !

La solution utilisée par nos hauts fonctionnaires,  c’est donc de reprendre cet argent autrement ; par le biais de l’augmentation des  impôts et nous avons là l’explication de cette fiscalité abusive qui écrase le pays !

Toutefois, cette pratique a un effet pervers qui, pour l’instant, semble échapper à nos élites : la fiscalité abusive détruit l’économie et supprime l’envie d’entreprendre et de travailler ; ce qui a pour effet de comprimer les recettes fiscales et donc de contraindre l’Etat à augmenter toujours plus les emprunts. C’est le fameux effet Laffer qui démontre, sans aucune ambiguïté, qu’on ne résout pas un problème de dettes par une augmentation massive des impôts. On le voit bien, la richesse et la création de richesses n’augmentent pas ; seule la dette augmente et avec elle l’appauvrissement du pays !

Le constat qui s’impose est que la France se trouve dans une situation anormale depuis déjà pas mal de temps (plusieurs décennies en fait) ; ce qui traduit l’incapacité et désormais l’impuissance de nos hauts fonctionnaires à résoudre cette question lancinante des dépenses publiques !

Les taux montent, montent !

Les taux montent désormais à un niveau tel qu’ils sont actuellement les plus élevés de la zone €, au-dessus des taux grecs et espagnols. Seul le taux italien se situe aux mêmes niveaux.

Cette situation est aggravée par le fait que cette dette est détenue à 57.5% par des non-résidents ; c’est à dire des étrangers. La Banque de France a attiré l’attention du gouvernement sur le risque présenté par la présence de hedge funds ; c’est à dire de fonds spéculatifs à la très mauvaise réputation.

En effet, le but de ces fonds n’est pas « d’investir » dans un placement durable mais bien de spéculer sur des différences de taux entre les Etats et il est certain qu’à la première alerte, ils vendront en masse leurs OAT françaises, provoquant un choc obligataire ; c’est à dire une envolée des taux.

S Lecornu a déclaré nous sommes assis sur un baril de poudre !

C’est doublement vrai car nous sommes à la merci des créanciers étrangers mais aussi parce que le poids de la dette, ce qu’on appelle la charge de la dette ou plus simplement le montant des intérêts qu’il faut payer aux créanciers, s’alourdit dans des proportions dramatiques : Cette charge de la dette est en passe de devenir le premier poste budgétaire de l’Etat ; et, en poursuivant cette trajectoire, cette charge de la dette pourrait dépasser les 140 Mds€ en 2032 c’est à dire la moitié des recettes fiscales de l’Etat !?!

Perte de souveraineté financière

La conséquence la plus immédiate est que si les « investisseurs étrangers » n’achètent plus la dette française ou la vendent en masse, la France saute et nul ne doute que les étrangers vont regarder avec beaucoup d’attention la campagne électorale et les positions des candidats à propos de cette question.

On en revient à mon article du 24 mars dans lequel j’exposais que ce problème français serait occulté tant que durerait le brouillard de la guerre Etats Unis/Iran. Mais évidemment cette question va inévitablement revenir au premier plan ; probablement après la torpeur de l’été.

Si les discours des candidats restent évasifs à propos de cette question, leur religion sera faite et nous irons au krach car, en dépit de la capacité hors normes de l’Etat français à lever l’impôt, reste une réalité occultée jusqu’ici : l’impossibilité d’une expansion infinie de la dette !

Nous serons alors dans la même situation que la Grèce en 2010 avec des exigences de taux pouvant atteindre 40% l’an ; ce qui est insoutenable !

Nous sommes donc à la merci des créanciers étrangers et la situation peut dégénérer à tout moment. Il s’agit là d’une perte de souveraineté évidente ; celle dont d’ailleurs ne parlent jamais les souverainistes, parce que, pour eux la seule souveraineté qui vaille, se situe ailleurs et principalement dans la loi parce qu’ils rejettent les directives européennes.

Et pourtant, c’est bien la seule qui compte car un pays qui ne maitrise pas ses dépenses ne maitrise pas son avenir !

Et quand vous conjuguez cette situation avec le mauvais état général du pays (récession, dette, taux d’intérêts élevés, chômage, déficits budgétaires et du commerce extérieur, sécurité sociale au bord de la faillite) nous avons là le triptyque gagnant ; ce qui signifie que le risque d’un choc obligataire avec un krach en sortie est quasi certain !

La France est l’homme malade de l’Europe

Oui, la France est bien l’homme malade de l’Europe et l’Union Européenne n’y est pour rien !

Le pays est coincé dans une trappe à dettes ; c’est à dire que la dette augmente plus vite que … tout le reste ; que ce soient le PIB, la croissance ou même la pression fiscale. L’OCDE a chiffré que, sans freinage, notre dette pourrait être à 203 % du Pib en 2050 ! Pour mémoire, cette dette publique était de 65% du Pib en 2007.

Le Comité d’alerte des finances publiques a réagi en proposant 9 Mds€ d’économies mais il faut être conscient que sur 1.700 Mds € de dépenses publiques, ce montant ne représente … rien ! Il s’agit juste, comme d’habitude, d’un ralentissement de la hausse structurelle des dépenses publiques et des déficits !

Le comité d’économistes de salon mandaté par le gouvernement a proposé, pour sa part, 126 Mds€ d’économies à l’échéance 2032, soit sur 6 ans, avec pour l’essentiel un tabassage fiscal massif et quasi inégalé qui va accélérer la destruction du pays !

Bien évidemment, les technocrates qui dirigent le pays sont des criminels mais c’est vous qui en paierez les conséquences car eux ne seront jamais poursuivis parce qu’en politique vous pouvez faire à peu près n’importe quoi sans jamais être responsable et que les hauts fonctionnaires ne sont jamais ni responsables ni coupables.

Seul l’Etat l’est c’est à dire … vous !

Mais, pas d’inquiétude, la prochaine campagne électorale pour 2027 va nous donner le spectacle pitoyable d’une clique d’incompétents, gavés d’argent public, qui vont proposer à des électeurs désabusés des solutions ineptes dont nous allons inéluctablement faire les frais !

Car, sauf erreur, aucun n’a prévu de recourir aux bonnes solutions.

Néanmoins, expérience « enrichissante », vous allez assister en direct à l’effondrement d’un pays et vous aurez la confirmation que l’Etat a ruiné tout le monde sauf … ceux qui en vivent !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Les rentiers de la République

On connait les « fils et filles de » dans le monde du cinéma avec notamment les dynasties Sardou (Fernand, Michel), Espinasse plus connue sous le nom Brasseur (Pierre, Claude, Alexandre), Berry, Cassel, Gainsbourg, Higelin, Garrel, Bohringer, Giraudeau, Seydoux, Drucker et j’en oublie.

Ce que l’on sait moins c’est que cette tendance dynastique existe aussi au sein de la haute fonction publique avec cette différence que les conséquences sont autrement plus significatives car les acteurs de cinéma n’ont que peu d’influence sur le fonctionnement d’un pays hormis de susciter des fans !

Je vous propose aujourd’hui le portrait emblématique de 2 personnes tout à fait ordinaires qui, du fait de leur naissance, de la situation sociale et professionnelle de leurs parents, des relations et des réseaux professionnels dont elles font parties, ont pu bénéficier d’un cursus professionnel et financier tout à fait hors normes !

Vous me direz que c’est le cas pour toutes les personnes nées dans des familles aisées et faisant partie des classes sociales les plus évoluées mais aussi les mieux informées à propos du fonctionnement du système.

Certes, mais là où je veux en venir, c’est que ces personnes ont fait toute leur carrière au sein de la fonction publique, ont été rémunérées très confortablement par l’Etat, c’est à dire par les impôts des autres, et en ont tiré des avantages matériels plus que substantiels hors de portée d’un vulgum pecus !

Autant dire que l’on sort ici définitivement du cadre normal pour entrer dans celui de l’élite qui choie les siens au-delà de toute normalité. Il ne faut pas hésiter à parler de privilégiés du régime et il ne faut pas non plus hésiter à évoquer le cout exorbitant pour le pays de tous ces avantages qu’ils accumulent sans complexe mais aussi sans véritable mérite autre que celui d’appartenir à certaines familles et certains réseaux professionnels !

Florence Parly,

Née en 1963 à Boulogne Billancourt, elle est la fille de Jeanne-Marie Herland, énarque et conseillère d’Etat, ancienne rectrice de l’académie de Caen, directrice de cabinet de Claude Allègre au ministère de l’Éducation nationale en 2000, et d’Edmond Parly, homme d’affaires

Après un passage par l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), elle est reçue à l’ENA au rang modeste d’administrateur civil (ce sont les moins bien classés). À sa sortie de l’ENA en 1987, elle intègre la direction du budget où elle s’occupe de la création du revenu minimum d’insertion (RMI) puis de la contribution sociale généralisée (CSG).

Elle intègre ensuite plusieurs cabinets ministériels comme conseillère technique, auprès de Michel Durafour au ministère de la Fonction publique en mars 1991, et de Paul Quilès à partir de juin 1991, à l’Équipement et au Logement, puis à l’Intérieur ; ce qui constitue déjà une progression de carrière tout à faire remarquable pour un simple administrateur civil.

Et pourtant, ce n’était qu’un début car, en 1997, elle intègre le cabinet de Lionel Jospin, alors Premier ministre, puis devient secrétaire d’Etat au budget de 2000 à 2002 dans le gouvernement Jospin en devenant la benjamine du gouvernement.

Par contre, ses tentatives électorales ne sont pas couronnées de succès puisque candidate aux élections législatives de 2002 dans l’Yonne, elle perd au second tour face à JP Soisson ; ce qui ne l’empêche pas de devenir vice-présidente du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2006, ainsi que présidente du directoire de l’agence régionale de développement économique d’ile de France.

Entre temps, elle a pantouflé dans des entreprises publiques en devenant en juin 2006 directrice de la stratégie des investissements à la direction financière d’Air France, entreprise connue pour recycler les hauts fonctionnaires,  jusqu’à sa nomination comme directrice générale adjointe d’Air France Cargo en janvier 2009 ; fonction pour laquelle elle est critiquée par la suite par le syndicat des pilotes d’Air France (SPAF), qui considère son bilan comme « funeste ».

En 2013, elle devient directrice générale adjointe de l’activité « Passage Point » à Point Orly et Escales France, chargée du redressement du court-courrier dans le cadre du plan TransForm 2015. À ce titre, elle est membre du comité exécutif du groupe air France. Elle est membre des conseils d’administration d’Air France et d’Ingenico. Elle quitte ses fonctions chez Air France fin août 2014.

Elle passe ensuite à la direction de la SNCF, connue elle aussi pour recycler les hauts fonctionnaires, d’abord comme directrice générale à la stratégie et aux finances du groupe ferroviaire public, avant de devenir directrice générale de l’univers Voyageurs de la branche SNCF Mobilités.

De 2012 à 2017, elle est administratrice indépendante et présidente du Comité des nominations et des rémunérations chez Altran. (Cap Gemini)

Le 18 novembre 2014, elle devient directrice générale déléguée de la SNCF pour « assurer le pilotage stratégique et la cohérence économique » de l’entreprise dans le « contexte de profonde transformation » prévue par la réforme ferroviaire. Elle est chargée de la stratégie et des finances. En mars 2016, elle est propulsée directrice générale de SNCF-Voyageurs.

Elle siège aussi à partir de 2016 au conseil de surveillance de l’entreprise Zodiac Aerospace comme représentante du Fonds stratégique de participation, géré par le groupe Edmond de Rothschild ainsi qu’aux conseils d’administration d’Altran et d’Ingenico.

Bien évidemment, ces fonctions très marginales sont rémunérées grassement par le biais de jetons de présence.

La consécration a lieu en 2017 lorsqu’elle est nommée ministre des armées dans les gouvernements Philippe puis Castex sous le premier mandat d’E Macron alors qu’elle n’a absolument aucune compétence en matière militaire.

Mieux, en 2020, son nom est régulièrement cité pour succéder à Edouard Philippe comme premier ministre mais reste finalement ministre des Armées dans le gouvernement Castex jusqu’à la nomination de S Lecornu en 2022.

Elle est ensuite nommée présidente du conseil d’administration du conservatoire national des arts et métiers en 2023 puis entre au conseil d’administration de la société Verkor, un constructeur de batteries pour voitures électriques  lié à Renault.

En 2023, année faste, elle est nommée au conseil d’administration de Newcleo, société exerçant dans la technologie nucléaire mais aussi membre de la commission de surveillance de la Caisse des Dépots et consignations (bras armé de l’Etat), en tant que « personnalité qualifiée » désignée par la présidente de l’Assemblée nationale et enfin au conseil d’administration d’Air France « dans la perspective » d’en prendre ensuite la tête, annonce le groupe ce qui arrive en 2025 année où elle est nommée présidente du conseil d’administration d’Air France-KLM.

Evidemment, elle a aussi quelques casseroles …

En 2017, le Canard Enchainé révèle qu’elle est visée par une enquête du PNF (Parquet National Financier) dans une affaire de trucages d’appels d’offres ayant eu lieu à la SNCF au profit de la société IBM. Le Canard la met également en cause dans son rôle concernant la mise au placard de l’un des cadres de la direction des achats, sanctionné pour avoir refusé ces pratiques. Fin 2018, ce cadre de la SNCF porte plainte contre la ministre pour « harcèlement moral, délit d’extorsion de consentement, complicité de malversation et subornation de témoin ».

A la même époque, le journal Marianne révèle que Florence Parly a perçu près de 52 000€ par mois de la SNCF durant le premier semestre 2017. Or, cette rémunération excède les plafonds prévus pour ce poste et provoque une controverse compte tenu de la situation financière dégradée de l’entreprise qui survit sous perfusion de subventions publiques. Mais, cela ne nuit en aucun cas à sa « carrière » car, en 2017, Marianne révèle qu’elle a bénéficié d’un parachute doré de 675 800€ à la suite de son départ d’Air France  en septembre 2014 alors que la situation financière de la société était très dégradée (129 millions € de pertes en 2014) et avait engagé un plan social.

Adepte forcenée du népotisme et des nominations de complaisance, son cursus est exemplaire d’une élite dont l’utilité pour la France s’avère plus que marginale.

Emmanuelle Wargon

Née en 1971 à Neuilly sur Seine, elle est la fille de Lionel Stoléru, polytechnicien et secrétaire d’Etat de 1976 à 1981 sous la présidence de V Giscard d’Estaing puis de 1988 à 1991, sous la seconde présidence de F Mitterrand. Sa mère est énarque et administratrice de la ville de Paris.

Elle est diplômée d’HEC Paris et de Sciences Po Paris. Elle est aussi ancienne élève de l’ENA et commence sa carrière professionnelle en 1997 comme auditrice à la Cour des Comptes.

Nommée, en 2001, conseillère technique auprès du ministre délégué à la Santé, elle rejoint en 2002 l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en qualité d’adjointe au directeur général tout en étant promue, en 2005, conseiller référendaire à la Cour des comptes.

Elle devient, en 2006, directrice déléguée à la coordination et au contrôle interne de l’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP).

De 2007 à 2010, elle est directrice de cabinet de Martin Hirsch, Haut-commissaire aux Solidarités actives dans le gouvernement Fillon puis devient secrétaire générale des ministères sociaux (Santé, Travail, Sport) jusqu’en 2012, puis déléguée générale à la Formation professionnelle et à l’Emploi au ministère du Travail de 2012 à 2015.

Elle quitte, sans démissionner, la fonction publique en 2015 pour rejoindre la société Danone où elle exerce les fonctions de directrice de la communication et des affaires publiques, c’est-à-dire lobbyiste chargée de défendre les intérêts de Danone auprès des pouvoirs publics. Bien évidemment, cette nomination n’est absolument pas due au hasard mais bien à sa connaissance des milieux et des réseaux de la haute fonction publique auprès desquels elle peut intervenir en faveur de son nouvel employeur.

En octobre 2018, lors du remaniement du gouvernement Philippe, alors qu’Emmanuelle Wargon est encore employée chez Danone, elle est nommée secrétaire d’État à l’Écologie auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. En 2019, elle est désignée avec S Lecornu pour animer le grand débat national organisé afin de sortir de la crise engendrée par le mouvement des gilets jaunes.

Entre  2020 et 2022, elle est ministre chargée du logement dans le gouvernement Castex. Elle y connait son « heure de gloire » en déclenchant une polémique pour avoir déclaré que « la maison individuelle plébiscitée par les français, est devenue un non-sens écologique, économique et social » ; proposant plutôt les « maisons de villes groupées » (comprendre  HLM et autres cages à lapins). Déclaration un peu surprenante pour une personne qui est elle-même propriétaire d’une maison de 150 m2 dans la ville ultra cossue de St Mandé (94) et d’une valeur d’au moins 1.5 million€.

Lors des élections régionales de 2021 en ile de France, elle se présente sur la liste de Laurent Saint Martin dans le département du Val de Marne ; sans succès. En 2022, elle est parachutée aux élections législatives de juin 2022 dans la 8ème circonscription du Val de Marne avec l’investiture LREM mais elle est éliminée dès le premier tour en se plaçant en troisième position.

En 2022, elle est nommée par l’Élysée pour présider la commission de régulation de l’énergie (CRE chargée de contrôler le fonctionnement des marchés du gaz et de l’électricité) malgré l’opposition des parlementaires qui ne parviennent pas à recueillir la majorité suffisante pour l’empêcher.

Points communs à ces carrières

Ces biographies montrent un schéma similaire.

Encore une fois, on découvre, du moins pour ceux qui en doutaient encore, que l’école publique de la République, qui donnait les mêmes chances à tous, n’est plus qu’un lointain souvenir. Désormais, l’école pour tous n’a essentiellement pour but que de donner des notions de base à l’immense majorité de la population pour en faire de bons citoyens, bien obéissants et en aucun cas des meneurs ou les membres d’une élite qui se cantonne de plus en plus dans l’entre soi et l’endogamie, qui connait les réseaux, les filières et sait « ce qu’il faut faire ».

Et, le système est de plus en plus verrouillé !

Bien évidemment, on se situe bien loin de l’égalitarisme prôné par l’élite puisqu’elle prend bien soin de ne pas se l’appliquer à elle-même !

Les cursus exemplaires de ces personnes montrent qu’elles changent très souvent de postes et font de nombreux aller-retours entre fonction publique et privé ou entreprises du secteur public.Le fameux pantouflage qui devrait être interdit ; alors que ce n’est pas absolument la fonction de fonctionnaires, même hauts, d’intégrer de nombreux  conseils d’administrations.

Ne soyons pas dupes ; ce sont essentiellement des rentes de situation obtenues à bon compte sans aucune considération pour leurs compétences qui leur permettent, discrètement, d’augmenter fortement une rémunération « de base » qui n’est jamais suffisante. Il faut savoir que les jetons de présence pour un membre de conseil d’administration c’est au bas mot 50.000€ par an par siège. Pour 3 sièges : 150.000€ d’argent facilement gagnés pour un travail à peu près inexistant !

L’argent public semble inépuisable et ces rentiers de la République continuent imperturbablement à piocher dans la caisse commune comme si de rien n’était alors que le pays est au bord de l’effondrement financier !

Edith Cresson et JP Raffarin, qui n’a rien à faire mais ne supporte pas de respecter le code de la route, peuvent en témoigner !

Bien cordialement à tous !

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Résistance fiscale à Biarritz : La démonstration de l’effet Laffer

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer, à plusieurs reprises, l’effet Laffer ou la Courbe de Laffer ; du nom de cet économiste américain qui a démontré empiriquement que, lorsque les impôts augmentent trop, la collecte fiscale finit par plafonner puis par diminuer.

Autrement dit : « trop d’impôts tuent l’impôt » !

En pareille hypothèse, l’explication tient au fait que le contribuable, au-delà d’un certain niveau de pression fiscale, adopte un comportement que l’on peut qualifier d’évitant en essayant, le plus souvent légalement, de ne pas payer plus d’impôts ; car payer toujours plus d’impôts n’a jamais enrichi personne sauf … ceux qui le collectent !

De fait, nous connaissons tous la propension de nos élus et fonctionnaires à appuyer sur l’accélérateur fiscal pour, prétendument, améliorer les services publics ou donner plus d’avantages de droits à certaines catégories de la population ; ce qui n’est rien moins que du clientélisme en utilisant abusivement les deniers publics, c’est à dire … l’argent des autres !

Tout le monde connait cet adage bien français : aucun problème ne saurait rester sans solution avec une (bonne) augmentation d’impôts !

Pour dire les choses plus crûment : le tabassage fiscal a toujours été la solution adoptée par les hommes de pouvoir … et la France est connue pour sa capacité quasi unique à « lever l’impôt » !

Néanmoins, cette apologie de la fiscalité débridée connait parfois quelques ratés… et le cas de l’immobilier français est particulièrement symptomatique à cet égard dans la mesure où, par définition immobile, il constitue une cible de choix pour une pression fiscale en hausse continue … depuis déjà un bon nombre d’années !

Le propriétaire foncier, désormais souvent stigmatisé lorsqu’il est investisseur/loueur, ne peut rien faire. Il doit supporter la hausse des impôts ou vendre son bien !

Contournement fiscal à Biarritz

Et pourtant, ce n’est pas ce qui s’est passé dans le pays basque et la mairie de Biarritz en a fait les frais … si l’on peut dire !

Un petit retour en arrière s’impose …

E Macron, de manière parfaitement démagogique mais aussi totalement irresponsable, a décidé de supprimer la taxe d’habitation sur les résidences principales ; provoquant ipso facto une forte diminution des recettes fiscales des communes puisque tous les propriétaires habitants et tous les locataires se sont retrouvés du coup exonérés.

C’était, par définition, une décision inappropriée puisque la taxe d’habitation bénéficiait aux communes et servait à payer des services rendus aux habitants ; services qui sont donc devenus gratuits … par le caprice du prince !

Mais pas pour tout le monde car il s’en est suivi une double réaction …

D’une part, les communes ont voulu récupérer l’impôt perdu en augmentant fortement la taxe foncière et c’est effectivement ce qui s’est passé.

D’autre part, l’Etat a modifié son intention initiale en maintenant finalement la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ; ce qui est complètement paradoxal puisque ce sont, par définition, les propriétaires des résidences secondaires qui utilisent le moins les services des communes qui se retrouvent désormais à payer le plus !

Les résidences secondaires restant assujetties à la Taxe d’habitation, les communes s’en sont servi comme d’un levier fiscal à fort rendement ; ce qui explique que la taxe en question a connu une progression phénoménale !

Les propriétaires des résidences secondaires ont fatalement eu le sentiment, évidemment justifié, d’être les dindons d’une mauvaise farce et de payer pour les autres car, en fait de réduction de la pression fiscale, E Macron n’a fait qu’un tour de passe-passe en transférant sur les uns la charge fiscale dont il exonérait les autres !

Effet collatéral, magie des réseaux et des tuyaux amicaux qui passent d’un individu à l’autre par le biais du bouche à oreille, la mairie de Biarritz s’est aperçue que, depuis 2024 plus de 1.000 logements avaient basculé de résidence secondaire à résidence principale avec évidemment exonération de la taxe d’habitation.

La mairie invoque désormais une perte de recettes fiscales de 750.000 € (soit une moyenne de 750€ par logement) ; ce qui représenterait, selon elle, 11.50% de ses recettes.

La loi SRU et le socialisme étatique

A cette diminution de recettes, s’est ajouté un autre effet pervers fiscal : l’application de la loi SRU.

Cette loi, qui a été adoptée en l’an 2000, a pour but de faire financer par le secteur privé la construction de logements sociaux ; c’est-à-dire, pour bien comprendre les choses, de faire assumer la politique du logement social de l’Etat par les propriétaires privés !

Encore un exemple de démagogie électoraliste faite à bon compte avec… l‘argent des autres !

L’Etat, dans sa bienveillance légendaire, a donc mis en place une obligation pour les communes de construire un certain nombre de logements sociaux  ou, à défaut, de payer une … pénalité (en bon français une amende).

C’est d’ailleurs exactement le même mécanisme que celui des Certificats d’économie d’énergie (dits CEE), financés par les entreprises productrices d’énergie, et qui permettent de financer les cadeaux fiscaux consentis par l’Etat aux acheteurs ou locataires de véhicules électriques !

L’effet pervers, encore, de ce genre de procédé est qu’inévitablement, il y a quelqu’un paie pour que ces avantages soient consentis : pour les logements ce sont les propriétaires fonciers et, pour les certificats d’énergie, c’est le consommateur final sur sa facture d’électricité, de fuel domestique, de gaz ou de carburant pour sa voiture !

La politique française du logement, qui est une véritable aberration économique notamment en raison du matraquage systématique des propriétaires aussi bien par le biais de la fiscalité que par le biais de contraintes administratives dont l’exemple le plus criant est le désormais fameux DPE, plusieurs fois remanié en raison des effets indésirables constatés, a provoqué une envolée du prix de l’immobilier avec fatalement un blocage à l’accession à la propriété pour nombre de primo-accédant !

Seulement, la logique bureaucratique de toujours augmenter les contraintes et les taxes finit forcément par trouver, à un moment ou à un autre, ses limites car c’est sans compter sur la nature humaine qui adapte son comportement face aux contraintes qui lui sont imposées …

Encore une fois, plutôt que de laisser faire le marché, l’Etat bienveillant a préféré matraquer les propriétaires immobiliers de toutes les manières possibles avec pour conséquence de provoquer une crise du marché car plus personne ne veut investir dans l’immobilier locatif pour n’avoir à la fin que des ennuis et une absence totale de rendement du fait d’une fiscalité abusive !

L’effet Laffer

Ainsi donc, entre la hausse du prix des résidences principales, lequel a une incidence sur le pourcentage de logements sociaux imposés par la loi SRU que la ville ne peut pas satisfaire, et la conversion en résidences principales d’un millier de logement, c’est un million d’€ de recettes en moins pour la commune se répartissant en 750.000€ sur la taxe d’habitation et 250.000€ pour la loi SRU !

Il s’agit, à n’en pas douter, d’un désaveu cinglant de la « politique fiscale locale » … face à une augmentation abusive de la pression fiscale car la mairie a quand même oublié de préciser que la cause essentielle de ce « mouvement de résistance fiscale » qui ne dit pas son nom, tient au fait qu’elle a augmenté la taxe d’habitation sur les résidences secondaires de… 60% !

Evidemment, la mairie n’a pas manqué de réagir et a utilisé un langage menaçant en parlant ouvertement de fraude fiscale et de représailles sanglantes contre les intéressés !

De fait, la mairie, pour mettre fin à cette jacquerie fiscale a sollicité l’aide des services fiscaux afin d’engager des poursuites et de sanctionner ces odieux fraudeurs, qui risquent un redressement rétroactif sur les trois dernières années.

Visiblement, le dialogue et la compréhension du marché ne font pas partie des éléments de langage des élus locaux … mais cela n’a rien de vraiment surprenant car, dans notre jolie France si éprise de liberté, l’individu n’a pas le droit d’échapper à la confiscation fiscale.

Nos « élites » qui ne connaissent que cette solution, parce qu’ils n’en ont aucune autre, matraquent dans tous les sens tout en mettant en place des barrières et des contraintes règlementaires supplémentaires pour empêcher toute échappatoire fiscale …

C’est évidemment le contraire absolu de la liberté et du consentement à l’impôt !

La mairie évoque la fraude fiscale, j’y verrais plutôt de la résistance fiscale face à un système qui ne fait que changer les règles, et toujours au désavantage du contribuable, lequel finit par être saturé et réagir !

En outre, il n’est pas sûr que ces menaces soient très efficaces car quand un Etat ne fait que menacer, les habitants finissent pas prendre l’habitude de contourner les menaces et s’adaptent pour éviter les sanctions.

Bien cordialement à tous !

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2027 : Tout se déroule selon les plans !

Ce qui est fabuleux avec la vie politique française, c’est que l’on arrive à prédire très précisément le comportement des hommes de pouvoir lorsque l’on a compris comment ils fonctionnent !

Une décision judiciaire parfaitement prévisible

La Cour d’Appel vient de me donner raison sur tous les points à propos d’une stratégie purement réfléchie et face à laquelle les français vont être dans l’incapacité absolue de réagir !

La peine de M Le Pen a été réduite à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 € d’amende. Les juges ont réduit la peine d’inéligibilité à 45 mois, dont 30 avec sursis ; ce qui fait que cette peine a déjà été exécutée.

La question du bracelet sera résolue sans problème car le JAP (juge d’application des peines) ne va jamais prendre sur lui d’empêcher M Le Pen de faire campagne (et de sortir de chez elle) et cette dernière vient de former un pourvoi en cassation dont l’effet est suspensif concernant ce bracelet !

Elle pourra donc se présenter car M Le Pen ne va évidemment pas laisser passer sa chance. Il s’agit pour elle d’une question d’égo et de fierté. Laisser sa place à J Bardella aurait été un aveu d’échec et d’abandon qui la décrédibiliserait et signifierait la fin de sa vie politique; surtout que l’on sait que le Rassemblement National est en tête dans tous les sondages et que son candidat à toutes les chances d’être présent au second tour !

Elle pourra donc se présenter une nouvelle fois et être battue … à la loyale.

Enfin, pas tout à fait …

Le piège se referme !

Alors, bien évidemment, avec cette décision, on va nous parler d’indépendance de la justice, qui se désavoue elle-même, mais il ne faut pas être dupe et l’exemple de 2017 a démontré l’évidence d’une collusion entre presse, pouvoir politique, haute fonction publique et justice.

En 2017, le coup avait été préparé de longue date car il faut être conscient que l’on n’a pas pu « découvrir » comme cela, tout d’un coup, tous ces éléments à charge contre F Fillon ; d’autant plus qu’il ne s’agissait pas seulement de révélations mais aussi de poursuites immédiates et totalement inédites par le PNF (parquet national financier) !

Il faut donc rappeler les principes de la “démocratie française” :

-il est exclu que l’élite actuellement au pouvoir lâche quoique ce soit. Le candidat adoubé doit être élu ; et ce candidat c’est Edouard Philippe tout comme le candidat de cette même élite, en 2017 et 2022, était E Macron ! Laurent Wauquiez l’a d’ailleurs bien compris en appelant à se rallier au candidat.

Bien évidemment, on nous refera le coup du « Edouard Philippe ou le chaos » même s’il va falloir faire avaler aux français son passif politique particulièrement lourd … et son impopularité !

-il aurait été délicat de faire croire à cette démocratie si M Le Pen n’avait pas pu se présenter. Il y avait un risque, certes faible, d’une radicalisation de son électorat avec de possibles conséquences incontrôlables. Or, la règle du pouvoir c’est le contrôle de telle manière que des évènements imprévus et incontrôlables tels que les gilets jaunes ne puissent pas se produire ou se reproduire !

Alors, bien sûr, on va nous servir le discours « officiel » selon lequel la candidature de M Le Pen n’arrange personne ; alors qu’en fait, elle en arrange à l’évidence certains.

Bien entendu, elle n’arrange pas le populiste Mélenchon, dangereux pour les institutions et pour la survie du système, car M Le Pen et lui draguent dans les mêmes eaux électorales alors qu’il était susceptible de renverser le système … car de gauche ; c’est à dire situé du “bon côté” de la barrière politique !

Évidemment, comme il faut faire croire à la démocratie, qui en France n’est qu’un leurre, les médias, du moins ceux proches du pouvoir, vont nous sur jouer le coup ” M Le Pen le retour c’est le retour de la bête immonde et il faut faire front (républicain)” !

Restera aussi à faire avaler aux électeurs le fait que les deux finalistes sont impliqués dans des affaires judiciaires (M Le Pen déjà condamnée et Edouard Philippe pas encore condamné) ce qui n’est quand même pas très glorieux !

Conclusion

Dans mon article précédent, j’avais prévu ce cas de figure et il s’est produit !

Hasard heureux ?

On pourra me rétorquer que, finalement, je n’avais qu’une chance sur deux de me tromper ?

En fait non, l’échéance de 2027 est beaucoup trop importante pour laisser tout ça dans l’incertitude et dépendre de l’aléa d’un vote des électeurs !

Autrement dit, les français ont le droit de voter mais seulement dans le sens qui est prévu par l’élite et celle-ci s’arrange pour que les français n’aient pas le choix. Le stratagème de 2017 s’est avéré gagnant puisque le candidat favori a été littéralement abattu en plein vol et il n’y a pas de raison qu’il ne soit pas réutilisé !

Certes, il reste quand même une petite incertitude : celle que M Le Pen franchisse le cap du deuxième tour et soit élue ; mais ce risque reste extrêmement faible et on peut considérer que c’est un risque calculé puisque, jusqu’ici, les français ont toujours “bien voté” !

Bien cordialement à tous !

 

 

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Ça sent l’embrouille …

Les dix prochains mois de la vie française vont être totalement monopolisés par la future élection présidentielle de 2027 ; dont on sait qu’il s’agit de l’évènement le plus important du pays car il décide de son avenir pour au moins les cinq prochaines années.

Sauf à être complètement sourd et aveugle, ou vivre au milieu des bois, tout le monde a remarqué que le candidat de l’élite bureaucratique autoproclamée est entré en campagne et, désormais, on le voit partout sur toutes les chaines de télé et sur les réseaux !

Les médias sont aussi entré en campagne …

Je veux bien entendu parler d’Edouard Philippe … l’homme des 80 Km/h et des gilets jaunes !

Au regard des exigences de l’élite qui tient le pays, il coche en effet toutes les cases : il est énarque, il est élu (maire du Havre mais le fait qu’il ait mis la ville en faillite n’est pas la question tout comme le fait qu’il soit poursuivi pour des faits de corruption), il a été premier ministre, il ressasse les poncifs habituels et ne va évidemment pas remettre en cause le système  …

Mon petit doigt me dit, mais je peux me tromper, que notre énarchie qui s’accroche au pouvoir comme une moule sur le rocher, va se lancer dans un magistrale manipulation de l’électorat ; quelque chose du même acabit que lors des élections présidentielles de 2017 lorsque le candidat de la droite (F Fillon) a été littéralement descendu en plein vol, en pleine campagne, à la suite de « révélations » curieusement concomitantes et successives qui ont permis de porter au pouvoir un illustre inconnu qui n’avait jamais été élu ; je veux bien évidemment parler d’E Macron …

Nous avons eu droit, à ce moment-là, à une magistrale manipulation judiciaire doublée d’un assassinat médiatique grâce à la participation d’active d’une presse littéralement aux ordres !

Cette nouvelle manipulation pourra effectivement prendre tout son sens si la Cours d’appel supprime l’inéligibilité de Marine Le Pen prononcée en première instance car elle aura alors un double effet positif ; si l’on peut dire …

-d’une part, une telle décision serait de nature à satisfaire l’électorat du Rassemblement National qui y verra un signe favorable puisque son candidat pourrait enfin se présenter à la magistrature suprême ; sans voir que le but réel n’est pas de permettre son élection ou sa participation aux élections mais bien de favoriser sa présence au second tour de telle manière que, comme en 2022, elle soit rejetée par un électorat finalement très conformiste pour ne pas dire obéissant ! L’électorat de la droite nationaliste ne pourrait donc pas en appeler au complot politique ; même si effectivement il y en a un !

Mais encore faut-il en convaincre les juges dont on sait qu’une bonne part est politisée et idéologiquement portée à gauche ….

A ce stade nous ne connaissons pas l’état des négociations forcément extrêmement discrètes qui peuvent avoir lieu !

-d’autre part, de tout faire, comme en 2022, pour amener M Le Pen au second tour face à Edouard Philippe ; de telle manière que joue à nouveau la règle du rejet du fascisme, du racisme et de l’extrèèème drouate … notamment en utilisant la vieille technique du front républicain et autres billevesées de nature à manipuler l’électeur …

Ce serait évidemment un coup sensationnel même s’il s’agit d’une basse manœuvre politicienne n’ayant pour but que de fausser le jeu des élections … car le choix véritable des électeurs se résumerait à un choix entre Edouard Philippe et … Edouard Philippe !

Nous saurons ce mardi ce qu’il en est mais ce serait évidemment un coup magistral …

Bon évidemment, il ne faut pas rêver, Edouard Philippe est le candidat d’une élite qui tient le pouvoir et il n’a aucune intention d’engager les réformes nécessaires pour redresser le pays hormis une nouvelle augmentation des impôts et l’introduction de nouvelles contraintes qui ne concerneront évidemment que la vile populace ; l’essentiel étant surtout de ne pas porter atteinte aux avantages de notre élite bureaucratique auto proclamée.

Toutefois, celle-ci fait l’impasse sur quelques éléments relativement importants…

Edouard Philippe est extrêmement impopulaire et il faudra donc une sacrée dose de propagande, voire de promesses électorales, pour le faire admettre par une population française particulièrement remontée contre ses élus.

Par ailleurs, la situation budgétaire et financière de la France reste extrêmement préoccupante et rien ne dit qu’il va faire le job autrement qu’en écrasant une nouvelle fois les classes moyennes tout en protégeant les membres de l’élite énarchique … mais il est vrai que le véritable enjeu est bien de garder le pouvoir et non de redresser le pays !

Autrement dit, rien ne dit qu’à la fin le FMI et la BCE n’interviendront pas pour stopper les dérives budgétaires d’un pays qui tire depuis bien trop longtemps sur la corde !

Les prochains mois nous  diront ce qu’il en est …

Bien cordialement à tous !

 

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Un Frexit sinon rien ! Survivre au Frexit  (Part 4)

Il ne faut jamais oublier que les politiciens n’assument jamais les conséquences de leurs actes. Cela signifie que si les solutions radicales qu’ils proposent aux électeurs échouent, ce sera vous et vous seuls qui en assumerez les conséquences et, eux, continueront à se pavaner sur les médias !

Alors, bien sûr, les pro Frexit n’ont pas tort sur tout et notamment sur les dérives technocratiques de Bruxelles ; mais si l’on regarde bien comment fonctionne Bruxelles, on s’aperçoit qu’il s’agit d’un copier/coller des pratiques … françaises c’est à dire qu’ils reprochent à l’Union Européenne de faire ce qui se fait en France et qu’ils n’ont pas l’intention de changer !

La dérive technocratique n’est donc pas qu’un concept … exclusivement bruxellois.

Les solutions proposées sont radicales :

-on sort de la zone €

-on sort de l’Union Européenne,

-on reprend notre argent car l’argent des français doit d’abord aller aux français (*)

-on ferme les Frontières (aux étrangers et migrants)

-on applique des droits de douane.

Au-delà de ces affirmations, dont la plus motivante est la N°3 (*), laquelle a d’ailleurs été décisive en faveur du Brexit parce qu’elle suggérait à une population crédule qu’elle allait en retirer des bénéfices financiers conséquents, il faut se poser les bonnes questions !

Avons-nous les moyens de faire un Frexit alors que ce n’est absolument pas une opération neutre et que peut-il nous apporter ; car il faut évidemment que l’on en retire un bénéfice sinon à quoi cela servirait-il de le faire. Quel bénéfice attendre d’un retour au Franc, voire d’une sortie de l’Union Européenne ?

En outre, les problèmes structurels exclusivement franco-français, accumulés depuis 1974, seront-ils résolus avec le Frexit ?

Car, paradoxalement, la question n’est pas tellement de faire ou pas un Frexit mais bien de savoir s’il y a un intérêt à le faire et si nous pourrons … y survivre !

L’exemple britannique

Le retour au souverainisme est présenté comme l’ultime recours, la solution magique qui va nous sauver … et c’est cette solution qui a été avancée aux britanniques à l’occasion du vote du Brexit …. voté à 52%. Seulement, dix ans plus tard, 70% des britanniques le regrettent alors qu’ils n’avaient même pas le même degré d’intégration que nous à l’Union Européenne (ils n’étaient pas dans l’espace Schengen et avaient conservé leur monnaie).

Les Britanniques estiment désormais que le Brexit a eu un impact négatif sur presque tous les sujets : le coût de la vie (66 %), l’économie (65 %), les perspectives des jeunes (57 %) ou encore l’immigration clandestine (56 %) et pour les effets positifs … on les cherche encore !?!

Cette insatisfaction montre donc que le résultat n’est pas à la hauteur des attentes et de fait le Royaume Uni est en train de s’installer dans une économie particulièrement fragile tout en faisant face à une crise politique qui est … la conséquence directe du Brexit !

Les britanniques ont cru aux promesses des politiciens et notamment que le Brexit leur ferait gagner de l’argent (la fameuse proposition N°3) alors qu’il n’a eu pour effet que leur en faire perdre !

Ils ont cru au retour de l’Empire, qui s’est écroulé après la WWII, empire qui leur permettait d’exploiter des colonies grâce à la première flotte au monde. Seulement, les colonies n’existent plus et la flotte britannique appartient désormais au passé …

Ils ont cru aussi qu’ils allaient pouvoir conserver leurs acquis dans l’Union Européenne mais cela n’a évidemment pas été possible avec l’irruption de contrôles, de droits de douanes et autres complications administratives qui bloquent le commerce alors que l’Angleterre du 17° siècle avait été la première à comprendre que le commerce et la libre circulation des marchandises est la source du progrès et de la prospérité !

Il faut donc se méfier des solutions simplistes et l’exemple britannique montre qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut et surtout que les mensonges (et il y en a eu beaucoup) n’ont abouti qu’à tromper la population !

La souveraineté ce n’est pas la toute-puissance de l’Etat

Les souverainistes croient à la supériorité de l’Etat sur le marché, sur la concurrence, sur le libéralisme économique. En fait, la plupart n’ont … aucune notion d’économie.

Seulement, c’est une erreur grave de raisonnement car on sait que l’Etat n’est pas efficace puisqu’il fonctionne sans notion de couts ; contrairement aux entreprises privées. L’Etat n’est pas un gestionnaire ni un stratège, c’est un dépensier qui ne réagit que très tardivement, voire jamais, à ses propres erreurs.

Par contre, là où l’entreprise se limite à perdre l’argent de ses actionnaires, avec l’Etat, c’est bien votre argent qu’il dépense, sans vous demander votre avis ; et, comme il obéit à des considérations politiques, il le dépense mal !

Par ailleurs, la véritable souveraineté ce n’est pas le retour à une monnaie nationale qui ne vaut rien mais bien la maitrise de ses dépenses publiques et de ses dettes, en fait une économie dynamique et puissante et, malheureusement, pour l’instant, c’est le fiasco total en ce qui concerne nos élites et le silence total des souverainistes sur ce sujet !

La souveraineté ne se décrète pas comme l’a fort justement écrit un de nos lecteurs … elle est la conséquence d’une situation donnée.

Pire, la dette publique et la mauvaise gestion ne sont envisagées que sous l’angle du gaspillage européiste mais jamais sous l’angle franco-français … ce qui évince d’entrée toute autocritique et perspective de réforme !

Le retour au Franc

Il faut être conscient qu’avec l’€ nous bénéficions artificiellement d’une ligne de crédit pratiquement illimitée dont d’ailleurs les derniers gouvernements ont largement profité ; ligne de crédit alimentée à la fois par la BCE et la surface financière et économique des autres pays membres de la zone €.

Fatalement, avec le retour au Franc, les choses deviendraient beaucoup plus compliquées puisqu’il faudrait se limiter à notre seul crédit qui n’est pas bien élevé eu égard aux taux d’intérêts qui sont appliqués sur notre dette ; les plus élevés de l’Union Européenne !

Dans ces conditions, pour financer les achats de biens de consommation que nous importons massivement puisque, en raison de la quasi disparition de notre industrie du fait de la politique menée par nos élites bureaucratiques qui ont tout fait pour massacrer les entreprises, nous ne produisons pratiquement plus rien à part des armes et des avions. Même l’automobile, traditionnellement si puissante, est en voie de quasi disparition.

Il faut donc avoir les moyens d’être souverainiste et clairement nous ne les avons pas !

Nous serions, en outre, dans l’obligation, dans la mesure où le Franc ne serait pas accepté dans les règlements internationaux, de constituer des réserves de change en dollars, £GB ou, paradoxe ultime, en € ; ce qui veut dire que nous serions contraints de continuer à utiliser la monnaie que nous venons de rejeter pour des raisons essentiellement idéologiques.

C’est évidement complètement ridicule !

 La sortie de l’Union Européenne

Il faut être conscient qu’il existe une très forte imbrication des économies des pays membres de l’Union Européenne et spécialement celle des pays de l’Europe de l’ouest dans le cadre d’une zone de libre-échange.

Sortir de l’Union Européenne aurait donc pour effet de supprimer tous ces liens et il est facile de comprendre, au regard de ce qui est arrivé au Royaume Uni après le Brexit, comment la sortie d’une vaste zone de libre-échange peut peser sur les ventes, les bénéfices et la croissance.

Mais, bien évidemment, on n’est gagnant, dans une zone de libre-échange, que si l’on a … quelque chose à vendre. A contrario, si l’on n’a rien à vendre, il devient évident que l’on est perdant !

C’est la raison pour laquelle certains souverainistes sont d’ailleurs favorable une zone de libre-échange mais sans la structure bruxelloise ; mais cela nous ne pouvons pas l’imposer aux 26 autres membres de l’Union Européenne !

Le protectionnisme et l’application de droits de douane

Les droits de douane sont une arme politique plus qu’économique qui a eu son heure de gloire au 19°s et, on l’a vu avec D Trump, ils ne font que renchérir le prix des produits importés pour les consommateurs finaux avec le but de protéger les producteurs locaux qui finalement sont avantagés dans le cadre d’un marché faussé.

En outre, le protectionnisme favorise le capitalisme de connivence, c’est à dire celui dans lequel les entrepreneurs influent les décisions des hommes politiques afin d’obtenir ou de conserver leurs privilèges et autres passe-droits.

Lee protectionnisme ne représente pas tant une arme économique qu’une arme politique et fiscale dont la victime est, encore une fois, le consommateur local qui va payer plus cher des produits susceptibles par surcroît d’être de moins bonne qualité. Ajoutons que le protectionnisme est totalement irréaliste dans ce monde contemporain, où les produits finaux peuvent avoir été conçus dans un pays et être constitués de composants issus d’une multitude d’autres. (c’est le cas notamment du désormais incontournable Iphone d’Apple).

La fermeture des frontières

Le but évident est de stopper l’immigration et de protéger les intérêts des nationaux.

Il faut être conscient que les populations exogènes qui cherchent à venir en Europe le font essentiellement pour des motivations économiques sur la foi de renseignements vrais ou faux qui leur sont diffusés sur place et que la fermeture des frontières n’est pas pour elles une raison suffisante pour les empêcher de venir.

Ainsi, le Royaume Uni malgré sa sortie de l’Union Européenne et surtout malgré le fait qu’il n’ait jamais fait partie de l’espace Schengen est toujours confronté à une immigration que la traversée du Channel n’a jamais empêché.

Le problème est que la légende n’est pas toujours en rapport avec la réalité mais le résultat est quand même que des populations étrangères, qui ont beaucoup de mal à s’intégrer, profitent, à un moment ou à un autre, du système social français dont on sait qu’il est au bord du précipice.

Dès lors, sauf à ériger des barbelés et des miradors tout autour du pays, ne reste donc que la solution policière de la traque et de la reconduite à la frontière ; ce qui n’est pas toujours possible notamment parce que ces populations jettent leurs papiers d’identité et mentent sur leur pays d’origine ; ce qui peut rendre très difficile la détermination du pays de retour. Le tout sans préjuger du cout de cette traque et de la réprobation qui y serait attachée.

Conclusions immédiates : il n’y a pas de solution facile

Le souverainisme se confond avec le populisme c’est à dire avec une prétendue défense des intérêts du peuple et d’ailleurs il promeut des idées simples faciles à comprendre car le cerveau humain préfère une illusion confortable et des idées faciles à comprendre à des concepts compliqués.

Seulement, on se rend compte rapidement qu’un Frexit est très loin d’être aussi facile qu’on le croit et que les bénéfices attendus ou suggérés sont bien loin d’être certains ; ceci compte non tenu des nombreux problèmes qui ne manqueraient pas de surgir à la suite de cette opération et ceci sans aucune certitude quant à un bénéfice.

En outre, si c’était aussi facile qu’annoncé, vous pensez bien que nos chers politiciens l’auraient déjà fait … notamment pour effacer leurs erreurs dont nous payons et allons payer les conséquences !

Encore une fois, il est trompeur de croire que tout ce qui arrive à la France est la faute des autres, de l’Union Européenne, des multinationales, des fraudeurs ou des paradis fiscaux ; et s’enfermer dans un réduit franco-français est une solution sans lendemain !

La vérité est que nous sommes seuls responsables de notre chute en ayant élu de manière constante des individus qui ont accumulé des erreurs catastrophiques depuis 50 ans avec pour ingrédients des dépenses excessives, une fiscalité abusive, des normes administratives en contradiction avec la réalité économique ; ces erreurs ayant provoqué  un affaiblissement économique et une désindustrialisation, des faillites d’entreprises, une hausse du chômage.

Nous avons là tous les ingrédients de la courbe de Laffer qui pour l’instant n’est compensée que par une hausse périlleuse des impôts !

Malheureusement, cette « stratégie » est nécessairement vouée à l’échec car on ne développe pas une économie en l’asphyxiant, mais bien en la libérant pour lui permettre de se développer. L’économie, c’est un comportement rationnel et non pas des slogans idéologiques qui peuvent en outre être fondées sur des croyances erronées !

Bien cordialement à tous !

 

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