Le revenu de la peur

Je passais sur un rond-point ce samedi dans un Landerneau avec mon véhicule, pour peut-être rencontrer la police ou les gendarmes – car ils aiment ce genre de repères, mais plutôt remarquer des inscriptions sur le bitume autour dudit bien flashant : « Nous voulons vivre de notre travail » …

Vous connaissez probablement le film « Le salaire de la peur » avec Yves Montant et Charles Vanel comme principaux acteurs. Le risque du salaire était alors physique comme il l’est encore souvent, mais de moins en moins parmi nos contrées policées.

En effet, ce salaire ou revenu s’est transformé en peur d’un inquisiteur auto proclamé avec tous les moyens de contrôle et de sanction, sans états d’âme. Ainsi, la peur devient de ne pas payer sa dîme, même si elle n’a aucun sens, ou ne peut pas tout du moins être contestée. L’envers du décor devient de déshabiller Paul pour habiller Pierre, en percevant sur chaque transaction la redevance pour nourrir cette caste au pouvoir. La France devient ainsi une terre de désespérance pour bon nombre d’entre nous, qui ne vit que de chèques, de subventions. 

Je rejoins H16 dans son billet : https://www.contrepoints.org/2022/02/11/421151-les-prochaines-semaines-seront-decisives

Il nous dit : « Les dirigeants actuels sont partis trop loin et ils ne lâcheront pas leur pouvoir sans y être forcés. » Puis : « on comprend que tant que les oppositions des citoyens ne seront pas plus fortes, plus fermes, les dirigeants, qui ont maintenant amplement prouvé qu’ils méprisaient complètement peuple et démocratie, continueront sur leur lancée. » Puis enfin : « le combat qui s’ouvre, et qui consiste à récupérer maintenant la maîtrise de nos vies, est un combat qui sera âpre et sans merci. »

Dans le convoi des camionneurs canadiens, nombre d’entre eux possèdent leur propre Truck et ne sont donc pas salariés. Ils ont alors un pouvoir de décision individuel et prennent leur courage à deux mains pour résister à la fange qui se recroqueville devant leur impertinence.

Et si en France tous les petits indépendants, ou en bonne partie, dans un mouvement concerté faisaient la grève – cela me fait penser à l’ouvrage « Atlas Shrugged » d’Ayn Rand, du paiement de leur TVA et de leurs cotisations sociales, les petits marquis ne tiendraient pas deux semaines. Pas la peine ainsi de déambuler sur les Champs Elysées en physique pour prendre des coups de crosses, il suffit juste d’arrêter les Sprinkler à pognon. Ce sera forcément un moment pénible pour tout le monde, mais qu’avons-nous à perdre, sauf notre petit confort d’une route de la servitude qui va devenir de plus en plus serrée si nous les laissons faire ?

Bien à vous !

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,83 sur 5 (6 avis)
Loading...

2 réflexions sur « Le revenu de la peur »

  1. Lors d’un débat animé sur la question du rôle et de la place du Conseil Constitutionnel dans nos institutions m, le général De Gaulle avait répondu avec cette formule cristalline : « Notre Cour Suprême, c’est le peuple ! »

    En démocratie, ça m’a toujours étonné que certains y voit malice , ou pire artifice, lorsqu’il faut trancher des débats fondamentaux pour la société et l’avenir de sa population.

    « Le gouvernement Du peuple, Par le peuple, Pour le peuple »

    Si , vous vous plongez dans ce dossier, vous allez comprendre que c’est une bombe politique à fragmentation institutionnelle…oui, mais une déflagration devenue urgente si nous voulons soustraire notre démocratie au risque majeur d’une aventure sans lendemain pour nos enfants.

    Dans le contexte électoral, je vous laisse imaginer les conséquences, qui, de mon point de vue, seraient, ENFIN, porteuses d’une espérance de Reconstruction.

    Mais faudrait-il encore un « 20Heures » sur les chaînes et dans les médias…subventionnés !
    Un rêve ?

    En tout cas, redonnez la parole au peuple sur ce qui est essentiel et ouvrir un débat national démocratique sur les moyens ad’hoc pour recouvrer sa confiance doit être désormais un objectif primordial…si nous voulons nous épargner un épisode dramatique.

    Aussi, si vous le pouvez, faire « porter » cette affaire au niveau pertinent , au moins de la garde rapprochée du candidat de votre choix, n’est sûrement pas inopportun aujourd’hui encore…avant qu’il ne soit trop tard !
    Ici nous entrons dans la stratégie et la tactique…un billard à 5 coups !

    Alors, si vous prenez le temps de lire ce dossier ouvert depuis des années mais, ENFIN, bien documenté par les travaux exceptionnels de Thierry BENNE, vous pourrez disposer d’un éclairage sur l’état endémique de corruption au niveau sommital de la Justice installé depuis plus de 60 ans dans le pays !

    Si vous ressentez le même malaise qui m’a envahi , alors vous êtes libre d’adresser à vos proches ce dossier et cela en toute confiance…à l’instar de celle que je vous exprime ici

    Acceptez Mes vœux les plus sincères pour ce nouveau tour d’horloge 2022, avec une pensée particulière pour que, comme l’histoire nous l’enseigne, la France retrouve la force de rétablir la…confiance dans ceux qui prétendent SERVIR

    DOSSIER

    L’illégalité des rémunérations des « Sages » – Lettre ouverte au Président de la République

    IREF Europe

    

    La lettre des libertés
    Mardi 25 janvier 2022

    L’illégalité des rémunérations des « Sages »

    Tout d’abord, rappelons au lecteur les épisodes précédents du combat, que nous avons engagé voici plus de 15 mois pour que cessent sans délai les indemnités indues perçues depuis plus de 20 ans par les juges du Conseil constitutionnel, mais révélées seulement au cours de l’année 2019. Curieusement frappée de mutisme, la République évite soigneusement de se poser toutes sortes de questions gênantes, notamment:
    vis-à-vis de la violation du serment prêté par les juges de fidèlement respecter la Constitution,
    à propos de l’importance, du circuit, du sort et de la récupération des sommes indûment perçues,
    et plus largement encore sur le devenir d’un personnel, dont le moins qu’on puisse dire qu’il ne s’est pas opposé à percevoir -nolens volens- des rémunérations dont il ne pouvait pas ignorer le caractère contraire à la Constitution, puisqu’il en était le gardien attitré.
    Ces questions, nous devions à la démocratie de les poser d’abord dans une série d’articles dans les colonnes de l’IREF pour attirer l’attention de nos lecteurs sur ce qui se tramait. Ensuite méthodiquement, nous en avons saisi d’abord le Premier Président de la Cour des comptes, avant d’interpeller d’une « adresse citoyenne » les Présidents des Groupes de l’Assemblée Nationale, ainsi que Madame Le Pen. À notre grande surprise, aucun d’entre eux n’a daigné se saisir du problème, la Cour des comptes opposant une exception d’incompétence, cependant que les Présidents des Groupes n’étaient visiblement pas concernés. Nous avons donc décidé de frapper plus haut en adressant une lettre ouverte au Président de la République en personne, qui ne nous a toujours pas adressé la moindre réponse fût-elle d’attente. C’est pour cette raison que nous livrons à nos lecteurs cette lettre ouverte. Elle dresse un inventaire aussi complet que possible des faits constitués et de l’ensemble des questions graves qu’ils posent tant pour les finances publiques, que pour les décisions qui incombent au Président de la République et qui engagent le fonctionnement et la crédibilité d’une des institutions-phares de la République.
    Tout se passe en effet comme si l’Assemblée nationale trouvait absolument normal que, depuis plus de 20 ans, le Conseil constitutionnel « arrondisse » chaque mois la rémunération de chacun de ses membres en prélevant sur le compte du Trésor et donc au préjudice du contribuable des gratifications mensuelles indues à hauteur actuellement (montants bruts) de quelque € 8 000 et € 10 000 pour le Président .
    Par Benne Thierry

    https://fr.irefeurope.org/actions-et-manifestations/actions-aupres-des-decideurs/article/lillegalite-des-remunerations-des-sages/

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.