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Une selection d’articles choisis sur le net par E. Bolling

LE PDG DE PFIZER ADMET QU’ISRAEL EST LE LABORATOIRE DU MONDE…

J’ai du mal à croire tout cet article et pourtant…

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La France a peur… de la réalité par Olivier Maurice.

La peur de ce qui se produira une fois que tout ce cirque se finira enfin a remplacé la peur d’une maladie dont tout le monde ou presque a pris la correcte mesure.

Un an que la France est une vraie poudrière, mais que l’étincelle ne se produit pas. Un an que tout le monde a peur, non pas seulement du virus, mais aussi de l’énorme explosion sociale qui pourrait se produire n’importe quand. Un an à vivre dans la peur de se réveiller dans un chaos généralisé. Un an à attendre que le pays  s’embrase.

Cela fait belle lurette que la peur a changé, que la peur de ce qui se produira une fois que tout ce cirque se finira enfin a remplacé la peur d’une maladie dont tout le monde ou presque a maintenant pris la correcte mesure.

Et pourtant, ce ne sont pas les occasions de mettre le feu aux poudres qui ont manqué, entre les privations de libertés, les incohérences, les mesures humiliantes, les consignes vexatoires et les réelles difficultés ayant pour bon nombre de nos concitoyens dépassé depuis longtemps la cote d’alerte.

Il n’y a en fait qu’une seule raison pour laquelle ce pays n’explose pas. Il ne s’embrase pas parce que le noyau d’agitateurs indispensable à toute révolte, à tout mouvement, à toute révolution, ce noyau de Robespierre et de Louise Michel n’existe pas.

L’extrême gauche, comme l’extrême droite, ne sont que des vastes blagues, des salons d’intellectuels et de politiciens calculateurs peut-être forts en mots mais que le modèle d’État-nation centralisé et son cortège de privilèges et de petits pouvoirs arrangent bien en fin de compte.

Il est assez stupéfiant de comparer le nombre d’exhortations à la révolte et à la désobéissance civile qui pullulent sur tous les réseaux sociaux et la mollesse, si ce n’est la totale absence de concrétisation de ces appels qui semblent pourtant rencontrer une large et franche approbation.

Est-ce que les esprits ont besoin de s’échauffer plus que cela ? Est-ce qu’il manque un élément déclencheur fort et symbolique ? Est-ce que la peur a eu finalement raison des velléités révolutionnaires ?

LE MYTHE DE LA RÉVOLUTION

La France vit depuis 230 ans dans le mythe de la Révolution et cela fait bien longtemps que cette institutionnalisation de la révolte populaire est devenue un élément fondateur du pouvoir en place.

Cette peur de l’absolutisme, caricaturé comme le pire destin qui pourrait arriver à notre pays, le fige dans la peur de la fin de la Révolution populaire, qui serait l’aveu public d’un échec politique total.

Le pays des Droits de l’Homme et du Citoyen ne peut pas devenir un pays comme les autres. C’est impensable, inadmissible, inenvisageable. La France sombrera plutôt que d’admettre qu’elle s’est trompée, que son utopie de pays de cocagne n’est plus qu’un vague souvenir, une illusion passée, un rêve.

La France qui a fait la Révolution, ne peut qu’avoir raison, qu’être le phare du monde, la meilleure partout et en tout. Et qu’importe la réalité, elle préfère mentir, mentir à outrance plutôt que d’admettre la vérité : ce pays est fichu. Ce pays n’est même plus l’ombre de la puissance mondiale qu’il a été. Ce pays n’est plus qu’une caricature d’arrogance et de prétention.

LA CITÉ DE LA PEUR

La vraie peur, celle qui paralyse ce pays et qui l’empêche de réagir au traitement surréaliste que l’équipe au pouvoir lui fait subir et qui n’est même pas digne du management d’un club de majorettes, c’est la peur de la réalité.

Pour éviter de nommer la vraie peur et d’admettre la réalité, on s’invente des fausses peurs, des peurs qu’il ne coûte pas cher d’avoir et qui permettent de recréer cette illusion de maîtrise d’un monde qui nous échappe. Surtout, on s’invente des peurs qu’il est valorisant de combattre.

Une bonne partie d’entre elles, fantasmées et bienséantes, se sont retrouvées dans l’écologisme. Peur de l’apocalypse climatique, de la malbouffe, des OGM, du nucléaire, de la viande, du cholestérol et des maladies cardio-vasculaires, peur du tabac et du cancer, de l’alcool, peur de l’artificiel et de l’industriel, peur des pesticides, peur de tout.

L’écologisme est sans aucune conteste le parti de la trouille pathologique, où la moindre petite chose est synonyme de fin du monde et de catastrophes planétaires.

Mais il n’est pas le seul. La gauche entretient depuis des années la peur panique du fascisme, tout comme la droite entretient depuis des années la peur panique de l’invasion étrangère.

Comment ensuite s’étonner de l’absence de personnel politique courageux, dans un pays où le moindre menu dans les cantines, le moindre vêtement, la moindre phrase sont jugés sur un seul critère, celui de la peur érigée en mètre étalon de la valeur de toute chose.

LE BUSINESS DE LA HONTE

Cette peur est devenue tellement banale, tellement normale, qu’elle s’est structurée en un véritable business. Comment s’étonner du succès des émissions de télé-réalité, quand l’incohérence, la honte et la fuite des réalités sont devenues le quotidien de la vie publique de ce pays ?

Les Marseillais ont remplacé les Guignols. Mais c’est pour singer le même tableau : celui d’un spectacle pitoyable qu’il est bon d’exorciser par le rire et la moquerie. Cela nous évite de nous regarder en face, nous conforte dans le constat qu’il y a encore plus nul et plus pitoyable, plus honteux et plus peureux que le spectacle que nous observons dans notre quotidien.

Jean-Jacques Rousseau opposait deux réactions face au monde : l’amour propre et l’amour de soi. Critiquant le paraître pour sublimer la pureté et la beauté de l’amour véritable, il a dans son ode au beau entraîné le pays dans le déni de réalité et l’autodestruction qui sévissent depuis.

Le beau n’est pas un critère objectif ou une mesure universelle. Ce n’est pas parce qu’une assiette de cantine est décrétée belle, conforme aux canons de la beauté et de la morale (respectueuse de l’environnement, responsable, bio, sans OGM, sans huile de palmesans viande, etc. etc.) qu’elle sera ce qu’il convient à l’écolier qui la consommera, pour les cuisiniers qui la prépareront et la serviront et pour tous les acteurs, économiques, éducatifs, familiaux, etc. qui participeront à ce qu’elle devienne réalité.

Ce cercle vicieux est devenu un véritable business, autant pour les marchands de savon que pour les politiciens.

RÉVOLUTION OU SÉCESSION ?

Il n’y a pas à s’étonner que le monde politique entretienne la peur et la honte. Ces moyens sont beaucoup plus efficaces que la coercition et la violence. Utilisés en même temps, ils deviennent des armes de soumission redoutables.

Il n’y a pas plus à s’étonner que les gens ne sortent pas de la petite contemplation de leur chez-soi, qu’ils ne se rebellent pas et ne défilent pas dans les rues.

Mais tout est une question de dynamique. Petit à petit, le fossé se creuse de plus en plus entre le parti du beau et le parti du bon, entre le quinoa et l’entrecôte, entre l’éolienne et l’appartement bien chauffé, entre la sécurité d’un monde bâti sur la peur de tout, sur la généralisation du principe de précaution et la liberté, entre la ville et la campagne, entre Paris et les régions.

Cette fracture sociale explique à elle seule pourquoi le pays n’a pas encore explosé, pourquoi les Français préfèrent rire et se moquer des prestations télévisuelles pitoyables du pouvoir plutôt que d’aller dans la rue : le mouvement qui se profile n’est pas celui d’une révolution, mais celui d’une sécession.

Les sondages récents sur les intentions de vote pour les élections régionales le montrent d’ailleurs très clairement : les partis en tête pour les élections présidentielles sont bien à la peine pour les élections régionales.

Si l’embrasement se produit (et tant de choses portent à croire qu’il se produira), il n’aura lieu que dans une dynamique de fracture, d’opposition des territoires contre le pouvoir central. Mais pour l’instant, la ligne rouge n’a pas encore été franchie comme cela avait été le cas avec l’augmentation du prix du carburant et la suite que l’on connaît sur les ronds-points.

La France a peur… de la réalité

Agnès Verdier-Molinié: «La France souffre d’une pandémie de gaspillage public»

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 La Rochelle Coup de gueule d’un médecin généraliste (vidéo)

Où est passée la suppression de l’ENA promise par le Président Macron ?

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Le Président de la République vient d’annoncer une réforme de l’ENA permettant à 6 jeunes défavorisés par promotion de devenir énarques en passant par un concours spécial… Et pourtant, souvenons-nous, le 25 avril 2019, à la sortie du mouvement des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron déclarait : « Je pense qu’il faut supprimer, entre autres, l’ENA » « pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux ». Il ajoutait même : « Je souhaite que nous mettions fin aux grands corps ». Une annonce qui semblait contenter tout le monde, car cette école bien qu’elle forme l’Elite de nos administrations n’a pas réussi à former des gestionnaires qui ne fassent pas de la France le pays le plus taxé et le plus dépensier d’Europe. L’ancienne directrice de l’école, Madame Loiseau, déclarait même être « soulagée » de la suppression de l’ENA.

Sauf que, 2 ans plus tard, le Président de la République en visite à l’IRA (l’Institut régional d’administration) de Nantes a annoncé le développement d’une filière « talents », dès la rentrée de septembre 2021, dans les 5 écoles de la haute fonction publique… ENA comprise. Il s’agit ici de réserver des places aux candidats issus de milieux modestes. 700 places « talents » existent déjà dans les écoles de la haute fonction publique et Emmanuel Macron a annoncé son intention de les porter à 1 700 dès septembre prochain et de doubler leur allocation de 2 000 à 4 000 euros par an. En parallèle, un recrutement distinct avec un concours « talents » sera développé.

Plus question de supprimer l’école donc. Pourtant, en 2020, il y a bien eu « des ajustements du contenu de la scolarité de l’ENA » avec le développement de stages dans les PME notamment… Le ministère de la Transformation et de la Fonction publique précisait d’ailleurs que ces changements ne « constitu[ai]ent pas en soi la réforme d’ensemble qui sera annoncée en 2021 par le gouvernement ». De réforme importante point. Le gouvernement compte bel et bien enterrer la suppression de l’ENA et de son célèbre classement de sortie qui emmène à vie dans les grands corps de l’Etat que sont l’Inspection des finances, le Conseil d’Etat et la Cour des comptes sous une couche de communication pour la diversité et l’égalité des chances…

Amélie de Montchalin, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique, a beau expliquer le 11 février sur BFMTV que son « enjeu, c’est de supprimer l’entre-soi, c’est de supprimer le corporatisme, c’est de supprimer tout ce qui ne va pas » à l’ENA, on comprend ce qu’il en est. Et ce n’est d’ailleurs pas étonnant puisque c’est la troisième fois en trois quinquennats que les grands corps de l’Etat ont eu la peau de la réforme de l’ENA. Déjà avant le Président Macron, Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont cassé les dents sur la réforme de l’ENA et du classement de sortie. A chaque fois c’est donc la haute administration qui gagne le match.

La France est le seul pays développé doté d’une école de formation des hauts fonctionnaires avec entrée directe à vie dans les grands corps et les administrations centrales, comme l’ENA. A minima, une solution aurait été de supprimer le fameux classement de sortie. Le rapport Thiriet qui était censé préfigurer l’organisation de la suppression de l’ENA proposait d’ailleurs de lui préférer des entretiens d’embauche entre les jeunes diplômés et les administrations et un accès aux grands corps seulement accessible au bout de trois ans.  Quand verrons-nous la vraie suppression de l’ENA ?

https://www.ifrap.org/fonction-publique-et-administration/ou-est-passee-la-suppression-de-lena-promise-par-le-president?fbclid=IwAR13evihgiyNiTJTKRBsm9wfz_XmirabGlMUbTCdH4pnW9Q_0Ux9OYKymxke