Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Une mondialisation de la fiscalité se met-elle en place ?

Les pays du « G7 Finances » (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.) viennent de se réunir à Londres et se sont engagés sur l’objectif d’un taux d’impôt minimal mondial sur les sociétés « d’au moins 15% ».

Cet engagement a été pris à l’initiative des Etats Unis et du nouveau président démocrate J Biden ; au rebours de la politique de D Trump qui avait fortement réduit les impôts sur les entreprises dans le but de favoriser leur retour aux Etats Unis.

Les USA sont passés de l’incitation fiscale à la contrainte fiscale notamment en raison des énormes plans de relance annoncés et de la distribution de chèques à chaque foyer, et se retrouvent dans l’obligation d’augmenter fortement les impôts ; ne serait-ce que pour éviter d’utiliser de manière continue et abusive la planche à billets porteuse d’inflation et de dérèglement de l’économie.

Les pays du G7 veulent surtout mettre fin à la concurrence fiscale qui s’est mise en place du fait de la globalisation des échanges (appelée aussi mondialisation) et qui a conduit, depuis trente ans, à une chute importante des recettes fiscales issues des entreprises alors que, parallèlement, le mouvement général de socialisation des sociétés a conduit à une explosion des dépenses publiques et logiquement a rendu les Etats de plus en plus dépendants de leurs recettes fiscales.

Des règles d’application mondiale

Cet impôt serait appliqué au lieu d’implantation du siège social et on peut considérer que cette démarche n’est pas illégitime lorsque l’on sait que le taux moyen d’imposition des multinationales est de 7.5% et que certaines, particulièrement les GAFAM, ne paient pratiquement rien … tout en réalisant des centaines de milliards de chiffre d’affaires.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne ont déjà mis en œuvre leur propre taxe numérique.

Alors qu’au départ, on parlait d’un taux de 21%, ce taux mondial, bien que ramené à 15%, aboutirait donc au doublement du taux moyen effectif actuel particulièrement bas …

Tout la difficulté sera évidemment d’imposer cette mesure à tous les Etats de la planète, y compris ceux qui n’ont pas participé à cette réunion et surtout aux paradis fiscaux ; et là cela risque d’être extrêmement complexe surtout que les entreprises visées n’hésiteront pas à transférer leur siège social vers des pays qui refuseront d’appliquer cette règle fiscale.

Il faudra déjà que cet engagement soit ratifié par les pays de l’OCDE ; or, rien que dans l’Union Européenne, nous sommes déjà en présence d’une ligne de partage entre les Etats qui cherchent des ressources budgétaires (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas) et ceux qui ont fondé leur modèle économique sur une fiscalité attractive (Irlande qui pratique un taux de 12.5%, Hongrie, Bulgarie, Chypre, Malte, Luxembourg et même la Suisse qui applique dans certains cantons un taux inférieur à 12%).

C’est donc pour l’instant essentiellement une gesticulation médiatique destinée à amuser le bon peuple et à lui faire croire que ce seront les autres qui paieront les impôts nécessaires pour rembourser les dépenses publiques engagées depuis un an et demi !

Madame Yellen, secrétaire d’Etat au trésor de J Biden ne vient-elle pas d’affirmer « Cet impôt minimum mondial va mettre fin à la course au moins-disant fiscal pour les entreprises, et contribuer à plus d’équité pour la classe moyenne et les travailleurs aux États-Unis et à travers le monde ».

La situation française

Bruno Le Maire n’a pas pu s’empêcher d’exulter en affirmant qu’il s’agissait d’un accord « historique » tout en prétendant que cette décision avait été prise à l’initiative de la France alors que l’on sait que nos élites cherchent à taxer les géants du numérique qui, jusqu’ici, ont réussi globalement à échapper à l’impôt français !

Seulement, à bien y regarder, ce taux de 15% n’est pas vraiment comparable avec les taux pratiqués en France ; ce qui explique d’ailleurs que Bruno Le Maire ait ensuite affirmé  « c’est un point de départ et dans les mois qui viennent nous allons nous battre pour que ce taux d’imposition minimal soit le plus élevé possible » c’est à dire le plus proche possible des taux pratiqués par la France !

Et on comprend mieux le sens de cette déclaration lorsque l’on sait que le taux d’impôt sur les sociétés français varie de 26.5 à 27.5% en fonction du Chiffre d’Affaires et qu’il est donc largement supérieur au taux moyen d’impôt sur les sociétés dans le monde qui se situe lui à 22% !

Et encore, ces taux français ont-ils baissé ces dernières années parce qu’ils se situaient encore, il y a peu, à un niveau bien supérieur … vraiment trop pénalisant (au-delà de 30%) ; ce qui explique d’ailleurs le manque de compétitivité des petites et moyennes entreprises françaises, qui ne disposent elles aucun moyen d’évitement fiscal et paient donc bien plus que cette moyenne mondiale de 22% ; enfin pour celles … qui font des bénéfices !

Car, la France fait figure à cet égard de véritable précurseur c’est à dire qu’elle cherche à tout prix à récupérer des recettes fiscales après avoir tari leur source du fait d’une politique fiscale qui a totalement laminé notre secteur industriel avec des entreprises qui ont soit disparu soit délocalisé !

N’oublions pas non plus que le grand fantasme des élites françaises, qui sont toutes, il faut le rappeler, des fonctionnaires payés par les impôts des autres, est d’augmenter les impôts et surtout de resserrer les mailles du tamis pour augmenter le rendement fiscal !

La logique des petits hommes gris de l’Etat étant d’engager toujours plus de dépenses du fait de l’augmentation permanente de leur sphère d’intervention, cette augmentation s’accompagne en retour d’une augmentation inéluctable de la pression fiscale et explique que nous soyons passés de l’impôt volontaire et citoyen à l’extorsion fiscale, voire même parfois à la spoliation pure et simple !

On se situe là évidemment au niveau de la conception française de l’impôt redistributif et solidaire qui peut tout et surtout de remodeler la société en luttant contre les inégalités … en contradiction flagrante avec les principes constitutionnels affirmés dans la déclaration des droits de l’homme de 1789 !

Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Fatalement, dans cette logique, on comprend que tout bénéfice non taxé par l’Etat constitue un « manque à gagner » vite requalifié, pour les besoins de la cause, de fraude fiscale et on sait que les services de Bercy évaluent le montant de cette fraude fiscale à l’aune de déficits budgétaires essentiellement liés à une mauvaise gestion de la part de ces mêmes fonctionnaires !

En outre, on sait que l’évasion fiscale est un exercice très difficile en France du fait des très importants moyens de traque mis en place !

Ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est qu’un pays surimposé comme la France se retrouve, de facto, entouré de paradis fiscaux relatifs et que cela provoque à la fois une perte de compétitivité et la fuite des entreprises qui recherchent de meilleures conditions d’activité.

On comprend alors que la notion de paradis fiscal est une notion relative qui n’existe que par rapport aux enfers fiscaux et que la France est bien un enfer fiscal !

Il eut été souhaitable, au lieu de fixer un taux minimal d’imposition, qu’on fixe un taux maximal d’imposition … Mais, il faut être lucide, à 15% l’impôt sur les sociétés mondial sera toujours d’un montant beaucoup trop faible par rapport à la pratique fiscale française !

Augmenter l’impôt moyen mondial, c’est donc diminuer la concurrence fiscale face à laquelle l’Etat fonctionnaire se trouve totalement démuni et le fantasme des petits hommes gris de l’Etat est donc de faire monter le taux d’imposition des autres pays au taux français !

Et c’est d’ailleurs là que se situe désormais la marge de progression fiscale (les spécialistes parlent de « nouveaux gisements fiscaux ») surtout qu’il va falloir un jour renflouer les caisses étatiques vidées par les politiques budgétaires récentes (quoiqu’en France, elles étaient déjà vides) ce que l’on peut traduire par l’expression suivante :

Après avoir complètement essoré les entreprises françaises, Bercy veut s’attaquer aux entreprises situées à l’étranger !

Vaste programme !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction de cet article est autorisée à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

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La gifle

Premier constat

Quelle chance avait raisonnablement l’auteur de la gifle de voir arriver sur lui Macron en courant et, en quelque sorte, en tendant la joue ? Aucune.

Cet acte n’est donc pas prémédité, c’est un acte réflexe. Est-il lié à la position sociale du gifleur où du giflé ? Je dirais les deux.

Difficile donc de déterminer qui a tort et qui a raison dans l’absolu.

Deuxième constat

La réaction de Macron, et sa déclaration.

Il réagit sainement, courageusement, il affronte. Parfait.

Mais sa déclaration est stupide, et c’est là que le bât blesse : “Il faut respecter les fonctions dans la République et je ne lâcherai jamais ce combat”.

C’est l’inverse qui s’impose.

Dans tous les cas les hommes doivent être respectés, c’est en cela que l’auteur de la gifle est condamnable.

Les structures et les fonctions au contraire doivent être constamment remises en question, c’est l’objet même de la démocratie.

Par essence la structure tend à devenir oppressante, elle doit être constamment critiquée, adaptée à l’évolution de la société. C’est à cela que sert l’Assemblée Nationale. Toute démocratie n’est que possibilité pour le démocrate de juger et de remettre en question la structure de gouvernance.

L’inverse de la pensée profonde du jeune Macron.

Vu son âge politique, ce n’est pas une gifle qu’il faut à Macron, c’est une bonne fessée (électorale). Il la mérite, pour inverser ainsi l’ordre des choses et exposer le pays à la violence en lui faisant croire que ses problèmes sont liés au choix des chefs et non à de profondes modifications structurelles indispensables.

On comprend mieux son échec, son cantonnement politique stupide limitant nos choix à lui ou Le Pen, ce qui n’a pas de sens.

Voilà une gifle fondatrice, arrivée dans le débat par hasard, mais essentielle.

Sera-t-elle analysée comme il se doit ? Nous verrons.

Bien à vous. H. Dumas

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Vaccins : le pouvoir, contre la société.

J’ai souvent répété ceci : pour moi, l’essentiel des malheurs du monde est le fait d’un peu moins de deux cents organisations criminelles, parfaitement identifiées et connues de tous, organisations criminelles appelées états.

Quand les peuples sont malheureux, c’est-à-dire presque tout le temps, ils rêvent leur salut dans un changement des hommes de l’état dont ils sont les esclaves. C’est bien sûr complètement idiot : au sein d’une mafia, les parrains se succèdent (vieillesse, maladie, assassinat, ce que vous voudrez…), mais la mafia reste, intacte et toujours aussi nocive. Éliminer un parrain ne sert à rien, il est immédiatement remplacé par un autre, le plus souvent pire que son prédécesseur. Ce ne sont pas les dirigeants qu’il faut combattre, c’est la mafia en tant que telle qu’il faut mettre au pas.

Et c’est exactement la même chose pour les organisations criminelles que sont les états.

Quand les hommes d’un état ont pris trop de pouvoir, le peuple de cet état ne peut tout simplement pas faire l’économie d’une forme de révolution, qui consiste à prendre ou reprendre le pouvoir extorqué. Plusieurs anthropologues ont montré que le pouvoir est contraire à la nature humaine : il n’y avait pas de pouvoir dans les sociétés primitives. Il y avait bien des chefs, désignés d’une manière ou d’une autre, mais ces chefs étaient sans pouvoir. Malheur au chef qui prétendait à quelque forme de pouvoir : il se trouvait mis à mort, ou à tout le moins, chassé de la tribu, ce qui revenait d’ailleurs au même.

Dans beaucoup de pays occidentaux, sans doute, et en France, à coup sûr, il est temps, plus que temps, de remettre les hommes de pouvoir à leur place : celui qui paye, c’est celui-là qui doit avoir le dernier mot.

Peuples, vous ne pouvez plus l’ignorer, pas de cerveau humain qui résiste à l’hybris : le pouvoir sur autrui étant par nature contre nature, rend fou et ne connaît pas de limites.

Le pouvoir, contre la société. Les hommes de pouvoir contre les peuples. [1]

Ouvrons les yeux ! Nous avons cru que nous avions « touché » le fond : folie fiscale devenue fureur fiscale, invasions criminelles massives, extrême insécurité érigée en mode de vie ordinaire… nous étions en train d’en mourir, toujours plus pauvres face à nos prédateurs toujours plus riches, étalant avec insolence leurs richesses et leurs fastes, volés à nos économies. Nous ne le savions pas, mais non, nous n’avions pas touché le fond !

En marche pour le pire, et disons-le plus simplement, en marche pour la mort : sous prétexte d’une pandémie qui n’a jamais existé que dans l’imaginaire de quelques furieux et d’un nombre plus considérable de désinformés, on nous a confinés, déconfinés, masqués jusque dans nos bois les plus retirés ou sur nos plages de plus grand vent, imposés couvre-feux et laissez-passer les plus humiliants… et bien tout cela n’était rien encore ! Voilà désormais pour tous l’obligation de se faire injecter des produits totalement inutiles, puisque la maladie est rare et qu’on peut la traiter, des produits dont on ne sait à peu près rien, sinon qu’ils sont le fait de criminels multirécidivistes, au casier judiciaire lourd comme un corps mort de grand cargo ! Des gens que les gens normaux se gardent bien de fréquenter, de près ou de loin. Mais des gens qui sont les relations intimes de nos hommes de pouvoir. On ne sait pas bien qui tient le plus l’autre par la barbichette, mais on sait qui paye le barbier !

L’injection obligatoire, proprement injustifiable. Ou bien l’injection est effectivement un vaccin et protège l’injecté du risque de maladie, et dans ce cas, comment justifier une obligation ? Ou bien l’injection ne protège pas du risque de maladie (comme l’a d’ailleurs affirmé l’homme de pouvoir Olivier Véran), et dans ce cas, comment justifier l’obligation ?

L’injection ne protège pas, mais évite les formes graves, nous dit-on. Parfait. Mais des médicaments beaucoup moins coûteux et sans risques font exactement la même chose. Dans un espace de liberté, je devrais pouvoir choisir ma solution.

Je ne peux plus ? Signe certain qu’il plus que grand temps, non de changer les hommes de pouvoir, mais de les remettre à leur place.

Ce qui ne peut se faire que si le peuple se réveille. Se réveillera-t-il ? Pour vous le dire franchement, je nourris les plus grands doutes à ce sujet. Mais peu importe, je suis partisan de faire comme l’a dit en son temps le prince d’Orange[2].

Et puisque nous en sommes aux références, cette légende que je crois indienne et que j’adore :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : «Colibri! Tu n’es pas fou? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu!»

Et le colibri lui répondit : «Je le sais, mais je fais ma part.»

Mon billet ? Bien d’accord avec vous : même pas la goutte d’eau apportée par l’oiseau mouche. Mais comme lui… je fais ma part.

Bormes les mimosas, 7 juin 2021

[1] Voir « La Société contre l’état » de Pierre Clastres : http://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-La_Société_contre_l’État-1999-1-1-0-1.html

[2] « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre… »

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Vaccination, Personnalité, intérêt général, intérêt personnel

Vaccination, Personnalité, intérêt général, intérêt personnel

 

« Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » Frédéric Bastiat, La Loi (1850) Ce sont les Droits naturels pour la défense desquels Bastiat c’est battu toute sa vie.

La société française, depuis un an, est devenue une société totalitaire où le gouvernement, au prétexte d’empêcher les gens de mourir d’une maladie qui tue très peu (0,07 % de létalité quand soignée, et pas de décès en dessous de 60 ans) empêche toute la population de vivre.

L’outil totalitaire, conçu pour paraît-il vaincre l’épidémie, repose sur deux piliers :

la coercition sociale,

la vaccination avec le chantage à la vie normale et l’énorme pression politico médiatique en faveur du vaccin.

Intérêt général, intérêt personnel.

Un des arguments utilisés pour imposer la vaccination est de protéger les autres. Dit autrement : ne pas penser à soi, vaincre son égoïsme, penser à la collectivité, à la communauté. Cela pour suivre le fameux adage qui veut que « l’intérêt général » prime sur « l’intérêt personnel ».

Il faut être conscient que l’intérêt général, hors unanimité, n’existe pas. Il n’est, au mieux, que l’intérêt d’une majorité. Il est surtout une pénalité pour tous les autres. Cette minorité opprimée peut-être réduite à sa plus petite expression : un seule personne. Or tout être humain mérite le respect de ses Droits Naturels.

Pousser une Personne à se sacrifier pour l’intérêt collectif, qualifié souvent de « bien » collectif, signifie que ne pas se sacrifier est « mal ». Cela s’apparente à un sacrifice humain, en moins sanglant, mais relève tout autant de la pensée magique.

Ce sacrifice de la Personne revient :

– À ne pas considérer la société humaine comme une communauté de personnes libres et responsables. L’Homme est un être social qui coopère naturellement avec ses semblables. « L’Échange, c’est l’Économie politique, c’est la Société toute entière; car il est impossible de concevoir la Société sans Échange, ni l’Échange sans Société. (…) Si les hommes, comme les colimaçons, vivaient dans un complet isolement les uns des autres, s’ils n’échangeaient pas leurs travaux et leurs idées, s’il n’opéraient pas entre eux de transactions, il pourrait y avoir des multitudes, des unités humaines, des individualités juxtaposées; il n’y aurait pas de Société.

Que dis-je? il n’y aurait pas même d’individualités. Pour l’homme, l’isolement c’est la mort. Or, si, hors de la société, il ne peut vivre, la conclusion rigoureuse, c’est que son état de nature c’est l’état social. » Frédéric Bastiat, Harmonies économiques, Échange. (1850)

Les Hommes échangent librement des services pour le plus grand profit de chacun, donc au final, de tous, puisque chacun trouve son avantage. Personne n’est pénalisé, personne ne reste sur le carreau. L’échange c’est la société. Les mesures de coercition sociales entravent les échanges et détruisent la société.

– À considérer la société humaine comme une société d’insectes, de fourmis ou de termites, où l’individu n’existe pas, ne compte pas, où seule existe la collectivité complètement figée et hiérarchisée.

À cause de cela l’Humanité de chacun est niée, annihilée. Les individus ne sont plus des Personnes mais des numéros, des rouages interchangeables de la mécanique sociale. Les Hommes de l’État sont des mécaniciens qui usent et jettent les pièces de la mécanique selon leur bon vouloir.

C’est ce qui se passe avec la poursuite de la pression pour une vaccination de masse. La pression vaccinale est entretenue alors que le gouvernement lui-même reconnaît que l’effet protecteur individuel est incertain, surtout avec les variants, que l’effet protecteur des autres est non avéré et, pour couronner le tout, que des formes plus graves de la maladie peuvent se voir chez les vaccinés.  Le tout validé par le Conseil d’état.

Comme si les hommes de pouvoir, dépourvus de compassion, ne savaient pas tirer de leçon de la mort de jeunes adultes, qui ne seraient jamais morts de la COVID. Ces morts ne sont pas considérés comme des Personnes mais comme des individus indifférenciés qui peuvent être sacrifiés à la collectivité.

Or la mort d’un être humain qui n’aurait pas dû mourir ne saurait être considérée comme un « dégât collatéral » acceptable au regard d’une prétendue « balance bénéfice/risque favorable ».

La Personne et la balance bénéfice/risque.

La balance bénéfice risque du vaccin contre le SARS-coV2 a toujours été mise en avant. Depuis l’affaire du vaccin Astrazeneka, responsable de thromboses mortelles, la balance bénéfice/risque présentée comme favorable à la vaccination est davantage encore relayée. Les politiciens, les médias et bien des médecins nous bassinent à longueur de journée.

C’est une manipulation. La balance bénéfice risque ne peut, et ne doit, s’apprécier qu’au niveau de chaque personne. Il n’est pas sain de comparer des personnes différentes ayant chacune des caractéristiques distinctes qui influent sur cette balance. Elle n’est pas la même chez une personne âgée ou atteinte de comorbidités, que chez un adulte ou un enfant sains. L’appréciation de cette balance est propre à chacun. Elle fait intervenir la relation intime médecin/malade et la responsabilité personnelle. Pour les personnes qui ont zéro risque de mourir de la COVID, un risque, même infime, d’être tué par le vaccin est inadmissible. Faire courir un tel risque n’est pas éthique. Faire courir un tel risque à ces personnes ne sauvera pas une personne à risque.

En ce qui concerne les enfants, hors comorbidité grave ils n’ont aucun risque de complication, ni de décès, la balance bénéfices/risque est systématiquement défavorable au vaccin. Malheureusement, tout à leur obsession monomaniaque (une seule solution, la vaccination.) certains voudraient les vacciner. « Justement, la France prépare une étude sur les effets du vaccin AstraZeneca chez l’enfant avec Covireivac. « On proposera à des parents et enfants volontaires de participer à l’essai clinique pour évaluer, non pas l’efficacité, mais les effets secondaires et la production d’anticorps, explique la présidente de la Société française de pédiatrie. (…) Si nous découvrons deux effets secondaires graves, on arrête tout de suite. » (Source)

Ne pas évaluer l’efficacité confirme ce que l’on sait déjà : sur une maladie qui ne tue pas les enfants, même une efficacité à 100 % (De quoi d’ailleurs.. ?.) n’apportera rien. Dans ce cas le vaccin est inutile. Si les seuls critères étudiés sont les effets secondaires ce n’est pas éthique. L’étude sera arrêtée en cas d’effet secondaire grave, mais ce sera déjà trop tard les dégât seront là. Il ne faut pas oublier non plus que des études rassurantes n’excluent pas des effets graves à long terme. Ces effets peuvent n’apparaître que sur de longues séries, donc seulement quand le vaccin est utilisé larga manu dans la vraie vie. Nous venons de le vivre avec le vaccin Astrazeneka chez des adultes jeunes.

Cette proposition de vacciner les enfants « pour sortir de l’épidémie » s’appuie sur des modélisations. On constate pourtant qu’aucune modélisation apocalyptique ne s’est réalisée. Même pas dans les pays qui n’ont pas confiné. Cela devrait amener nos prétendues élites et nos dirigeants à réexaminer la pertinence de cet outil de gouvernance.

L’objectif qui sous tend cette préconisation vaccinale est l’éradication virale. Non seulement peu réaliste mais inutile pour « sortir de la crise ». Ce sont les politiques qui imposent cette condition parce qu’elle les arrange. Elle justifie leurs mesures de coercition sociale et de vaccination à tout va, sans discernement aucun.

Revenir sur terre, respecter la Personnalité.

Il y a eu trop de morts, trop de malheurs, trop de souffrances dans cette affaire de la COVID. Il est temps que cela cesse. Il faut mettre fin au grand n’importe quoi qui règne depuis plus d’un an. Il faut arrêter la spirale infernale dans laquelle le gouvernement a embringué la France. Il est temps de ne plus ajouter du malheur au malheur. De ne plus ajouter aux malheurs de la maladie les malheurs de leur incurie. Il est temps que nos gouvernants reviennent sur terre et fassent preuve d’humilité et de bon sens. Il faut faire une pause et regarder la situation avec calme et bon sens.

Les gens n’ont pas peur de mourir, ils ont peur de vivre.

Il ne faut plus avoir peur de vivre.

Il faut un retour immédiat à la normale et une prise en charge des malades rapide et mobilisant plusieurs moyens :

Il faut travailler avec l’immunité naturelle grâce aux personnes sans risque. Il faut se concentrer sur la protection des gens à risque, en respectant leur libre arbitre. L’enfermement du reste de la population ne leur apporte aucune protection. Il n’y a aucune indication médicale à une vaccination de masse pour une maladie globalement peu mortelle, https://www.sudradio.fr/emission/bercoff-dans-tous-ses-etats-461/ et dont la létalité en dessous de 60 ans peut être ramenée à zéro quand les gens sont soignés. (Voir supra).

Il faut isoler les malades, dépister intelligemment, vacciner pertinemment, respecter les gestes barrières à bon escient, traiter précocement avec des traitements efficaces, hydoxychloroquine ou ivermectine même s’ils ne sont pas reconnus officiellement en France. Il faut augmenter nos capacités en lits hospitaliers et en lits de réanimation, armés évidemment.

Le Droit romain, le Christianisme, le Libéralisme ont transformé un individu en une Personne. La Personnalité est spécifique à l’Humanité. Les colonies de fourmis ou de termites sont constituées d’individus, pas de Personnes. La destruction de la Personne réifie les êtres humains. La négation de la Personne est un recul civilisationnel.

Il faut revenir au respect de la Personne.

 

Article paru sur Contrepoints sous le titre : “Vaccination, confinement : si on respectait les choix individuels”

 

Lire aussi ” Bastiat 2022 : idées libres de droit “

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Il faut briser les juges !

Il faut briser les juges !

Nous sommes le 6 juin. Il y a 77 ans, les Alliés débarquaient en Normandie et s’apprêtaient à nous rendre la liberté. Qu’avons-nous fait de cette liberté ?

Pendant les années de reconstruction de la France, nous avons eu à cœur de travailler à cette tâche, et puis tout s’est gâché. Les querelles ont repris, ce dont on ne peut s’étonner, connaissant la nature humaine, mais surtout nous avons progressivement tourné le dos aux principes fondamentaux de 1789, jusqu’à les nier complètement au lieu de nous y référer chaque fois qu’ils étaient remis en cause.

Rappelons que la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 proclame que les droits naturels et imprescriptibles de l’Homme sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Qui peut dire aujourd’hui que dans la France actuelle ces droits sont respectés ?

Le simple énoncé de ces droits devrait être un viatique pour tout citoyen français. Il devrait pouvoir s’en prévaloir en toutes circonstances et notamment quand l’Etat le met en difficulté. Mais se réclamer de ces droits devant un tribunal français suscite le mépris des juges qui estiment n’avoir à respecter que leur propre opinion.

C’est ainsi que s’est noué le drame du monopole de la sécurité sociale. Ce monopole a été abrogé par les directives européennes prises en application du traité de l’Acte unique de 1986, qui avait décidé qu’à partir du 1er janvier 1994 le marché intérieur européen « comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services, et des capitaux est assurée selon les dispositions du présent traité. »

La libre circulation généralisée entraînait l’abrogation de tous les monopoles, y compris celui de la sécurité sociale, car chacun devait pouvoir vivre et travailler dans n’importe quel Etat européen en conservant notamment sa protection sociale.

La date de mise en œuvre de ces dispositions était le 1er juillet 1994. Le gouvernement étant muet, je publiai le 30 juin 1994 dans Le Figaro un article intitulé « La révolution du 1er juillet ». La seule réaction fut un petit communiqué de Mme Simone Veil, ministre des affaires sociales, prétendant qu’en fait cette réforme ne concernait que les assurances complémentaires. Ce fut le premier mensonge d’une très longue série. La France officielle venait de décider de nier ses engagements européens pour préserver un système social désormais illégal et qui, par son coût déraisonnable et ses effets désastreux sur les entreprises, conduisait notre pays à l’abîme !

Vingt-sept ans ont passé. La France officielle continue de refuser la fin du monopole, me poursuit en justice et veut m’envoyer en prison pour avoir simplement dit publiquement que le monopole était abrogé par les lois de la République, ce qui est la stricte vérité.

Cette vérité, en outre, n’a aucun caractère idéologique. Il s’agit de la simple conséquence de la construction européenne. Comment un pays comme la France peut-il se comporter comme s’il n’avait pas signé tous les traités européens, transposé toutes les directives et appelé les électeurs à approuver ces décisions ?

Les principaux responsables sont évidemment les politiciens français, dont un seul, je dis bien un seul, a soutenu notre démarche, alors qu’une immense majorité d’entre eux a voté tous les textes qui libèrent la protection sociale d’un monopole moyenâgeux et catastrophique pour la prospérité de notre pays.

Si l’on veut avoir une idée des bienfaits d’une libération de la protection sociale, on peut considérer que le maintien du monopole coûte plus de 150 milliards d’euros par an, qu’on pourrait économiser et qui bénéficieraient pour l’essentiel aux salariés. En 27 ans, c’est près de 4 000 milliards d’euros qui auraient pu aller à la consommation des ménages, aux investissements des entreprises et donc à l’emploi. Avoir refusé aussi obstinément ces mesures salvatrices ne mérite qu’un seul qualificatif : criminel !

Mais les politiciens ne sont pas, loin de là, les seuls responsables. A égalité dans la trahison de leurs devoirs, il y a aussi les juges. Car en dernière analyse, ce sont eux qui ont volé ces 4 000 milliards aux Français.

Je regrette que tous les Français ne puissent, faute de temps et d’envie, assister au spectacle de ces juges qui massacrent leurs droits et leurs espoirs. S’ils le faisaient, la réforme de la justice serait faite depuis longtemps et on aurait remplacé ces magistrats arrogants, vaniteux et dépourvus de toute humanité par des juges ayant connu le travail et la vie, et qui seraient sévères quand ils ont affaire à des malfaiteurs mais bienveillants quand en face d’eux comparaîtraient des citoyens à la recherche de leurs droits bafoués.

Je ne suis pas pessimiste sur l’issue de ce combat. Plus de 500 000 entrepreneurs se sont libérés et ont, grâce à cela, sauvé leur outil de travail. Les juges ne savent plus quoi inventer pour faire dire aux lois le contraire de ce qu’elles disent. Et la France entière attend cette libération qui la fera pousser un immense cri de joie alors qu’aujourd’hui elle se languit de misère et d’impuissance.

« Tout le malheur de l’homme vient de ce qu’il ne sait pas prendre un langage simple », disait Albert Camus. Alors je prendrai un langage simple : Il faut briser les juges !

 

Claude Reichman

 

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Un trajet de 300 km en voiture électrique qui tourne au cauchemar !

Est-il possible de faire un trajet de 300 km avec une voiture électrique ?

Je vous encourage à regarder la vidéo ci-après :  ÉDIFIANT !

Cette vidéo démontre qu’aujourd’hui, l’usage de la voiture électrique est strictement cantonné à un usage urbain rapproché ou domicile-travail.

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Port du masque obligatoire, protection ou soumission?

Port du masque obligatoire, protection ou soumission?

Emmanuel Macron dans son intervention du 30 avril a bien précisé que les gestes barrière étaient maintenus après le 30 juin, dernière étape de son plan dit « de déconfinement. »  Il peut être intéressant de s’arrêter sur le port du masque.

1 Rappel utile

« Les études scientifiques sur l’utilité du masque pour lutter contre les épidémies, en protégeant une population des virus respiratoires, restent encore peu nombreuses et s’appuient principalement sur des données observationnelles. Il est en effet difficile de réaliser des études randomisées de qualité sur cette question, puisqu’on ne peut pas demander à des gens de s’exposer au virus avec ou sans masque pour mesurer l’efficacité de ce dernier. » Source

Le masque est conçu pour un usage médical

Le « masque chirurgical » a été conçu initialement pour un usage médical. Il « aurait été utilisé la première fois en 1897.  »Lors d’une intervention chirurgicale il protège de l’infection le champ opératoire et la plaie opératoire. Dans la même logique, porté par un patient contagieux ce masque protège l’entourage. C’est pourquoi, très tôt, en particulier en Asie, il a été utilisé pour essayer de protéger les populations lors d’épidémies. Aujourd’hui il y est devenu habituel en période d’infection. Le but du masque facial est de protéger le porteur et l’entourage de la transmission aéroportée de germes, et accessoirement contre un risque de projection de liquides biologiques. Il y a deux types de transmission aéroportée.

Les gouttelettes : gouttelettes de salive ou de sécrétions des voies aériennes supérieures émises lors de la toux, la parole, l’éternuement. > 5μ elles sédimentent rapidement dans l’environnement immédiat (moins d’1 m). Elles entrent en contact avec les muqueuses ORL et/ou oculaire. Elles sont fréquemment associée à une transmission par contact (mains sales, surfaces, objets souillés.)

Les aérosols : Aérosols de fines gouttelettes < 5 μ (sécrétions bronchiques émises lors de la toux) ou de poussières portant le germe. Ils sont relativement résistants dans l’environnement et véhiculés sur de longues distances. Ils sont inhalés par l’hôte.

Source

La protection est toujours imparfaite quel que soit le type de masque.

Pour considérer l’efficacité il ne faut pas se limiter à comparer la taille du virion de SARS-coV2 à la taille du « trou » du masque. La taille du coronavirus varie de 60 nanomètre à 140 nanomètre (0,06 micron et 0,14 micron). Un masque chirurgical a une efficacité de filtration pour une particule à partir de 3 µm. Un masque FFP est filtrant pour une particule à partir de la taille de 0,6 µm (Source) Une particule virale ne peut se déplacer seule à l’extérieur. Elle est portée par un vecteur . Il faut tenir compte de la taille du vecteur. Pour faire une comparaison, une personne sur un vélo peut entrer par une porte. Plusieurs personnes dans un bus ne passeront jamais. Il faut aussi tenir compte des fuites vers l’intérieur et vers l’extérieur et du fait que le masque est souvent touché et mal porté.

2 Vint la COVID-19

Au commencement la négation

Le gouvernement avait, aux premiers temps de l’épidémie, prêché l’inutilité du masque. Il faut dire que la France en était dépourvue à cause de l’incurie étatique, allant du non renouvellement à leur destruction.

En début d’épidémie les pays asiatiques ne confinaient pas mais testaient, traçaient, rompaient les chaînes de contamination, isolaient les malades, les traitaient immédiatement et leur population portait des masques Il est probable que le port du masque ait joué un rôle dans leur réussite de la gestion de l’épidémie. Lequel précisément on ne sait pas. Au même moment la France démunie de tout, manquait de tests, de gel hydroalcoolique, de tenues de protection, ne traitait pas les malades en phase précoce, détournait les malades des cabinets médicaux, déclarait inutile le port du masque et enfermait sa population. Or, compte tenu de ces circonstances, face à un virus inconnu, quand tout partait à vau l’eau, le bon sens aurait voulu que la France mobilise tous les moyens disponibles. L’utilisation de masques, foulards ou autres avaient un sens. Même une efficacité faible n’était pas à négliger.

Aujourd’hui l’obligation

Le gouvernement a fini par rendre obligatoire le port du masque, y compris en extérieur. Le contexte est très différent. Les tests sont largement disponibles au point qu’ils sont effectués à tire-larigot dans une logique politique. Pour le gouvernement le nombre de tests effectués est un gage de qualité de la prise en charge de la COVID. Le nombre de tests positifs sert à effrayer la population. Les masques sont abondants et, corollaire, obligatoires en de multiples lieux. Cette obligation relève d’une directive politique.

Aujourd’hui nous avons du recul. L’absence du port du masque en population générale n’entraîne pas d’apparition de foyer, ni de résurgence épidémique. « Lorsque le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a supprimé l’obligation de porter un masque et les autres restrictions liées au COVID imposées aux entreprises et aux particuliers, le Dr Anthony Fauci a qualifié cette décision de “risquée” et de “potentiellement dangereuse”. Mais aucune flambée n’a eu lieu. Plus tôt ce mois-ci, le Dr Fauci a eu du mal à expliquer comment le Texas a défié ses propres prédictions lors d’une apparition sur MSNBC, arguant à l’époque qu’il pouvait y avoir un “décalage”. Trois semaines plus tard, il n’y a toujours pas de recrudescence des cas au Texas. » Ceci est à rapprocher des manifestations sans gestes barrière regroupant plusieurs centaines, voire milliers, de personnes, telles que la carnaval de Marseille qui n’ont donné lieu à aucun foyer non plus. Contrairement à ce qui avait été largement annoncé.

Les gouttelettes et les aérosols diffusent bien sûr. Le fait qu’il y ait du virus sur les objets ou dans l’air, qu’on en porte sur les mains ou qu’on l’ inhale, n’implique pas automatiquement une infection. Il faut que la quantité de virus (charge virale) soit suffisante et que le seuil infectieux (Capacité des défenses immunitaires) de l’organisme soit dépassé. « À l’heure actuelle, ces observations contrastent toutefois avec les données issues de la pratique clinique. Si dans certaines conditions expérimentales et dans des environnements intérieurs mal ventilés il existe un potentiel de transmission du virus par les aérosols, l’expérience clinique de la gestion de la pandémie suggère plutôt que le mode de transmission du SARS-CoV-2 est de courte portée, par les gouttelettes et le contact étroit. » Source À l’air libre les virus sont vite dilués et éloignés. Il en est de même dans des locaux ventilés. La probabilité que la charge virale soit suffisante et que le seuil infectieux soit atteint est très faible, voire nulle. La transmission à l’extérieur représente 0,1% des cas de Covid-19 Il ne faut pas oublier la cinétique de ces épidémies que l’on ne connaît pas vraiment. Enfin, pour une réelle protection il faudrait former les utilisateurs.

Tout ces faits rassurants devrait entraîner la confiance pour un retour à la liberté. Malheureusement ces nouvelles sont occultées, comme tout ce qui rassérène et qui enlève une quelconque justification au totalitarisme étatique.

La soumission à l’Autorité Centrale

Certains voudraient qu’être masqué soit la norme. Si ce n’est que de vivre masqué n’a rien de normal. Si les mesures de coercition sociale rentrent dans les mœurs c’est la servitude qui est intériorisée. Le masque en population générale n’en est qu’un témoin plus visible que d’autres. Il est donc aisé pour les autorités et la population de repérer les dissidents et de les présenter comme « responsables » de l’infection. Cela facilite la répression et la délation. Nous sommes bien dans une logique totalitaire. En vérité ce qui se joue avec le port du masque obligatoire c’est la soumission.

3 Alors que faire ?

Le port du masque doit s’appuyer sur les circonstances et le bon sens. Ce qui est certain c’est que :

– Obstruer longtemps, hors nécessité professionnelle, les voies aériennes supérieures n’est pas sain, encore moins pendant une activité physique.

– Masquer la population générale ne protège pas les véritables cibles qui sont les personnes fragiles.Imposer le masque aux enfants qui ne sont que rarement malades et peu contagieux est immoral.

Porter un masque doit être apprécié à travers deux éléments. – L’intérêt par efficacité objective. Il semble bien aujourd’hui qu’en population générale il est peu utile, encore moins en extérieur ou dans une pièce ventilée. – L’intérêt pour vaincre la peur. Il peut servir. Nous avons vu que, pour l’État, dans ces épidémies, la science compte moins que l’irrationnel, pour la population, les réactions sont émotionnelles.

Le port du masque doit reposer sur la Responsabilité personnelle, le libre choix. Le tout en tenant compte de la nécessité de faire attention aux personnes fragiles et de ne pas porter tort à autrui. Le libre choix c’est surtout le pouvoir dire « non ». Le pouvoir de dire non est protecteur parce que rien n’est imposé à autrui. (Non je ne reçois pas à ces conditions, non je n’entre pas dans ce lieu à ces conditions etc) La liberté de choix et la responsabilité individuelle entraînent la disparition de la délation, et celle du flicage numérique.

4 Conclusion

Laissons la conclusion à Emmanuel Macron : « Je pense m’étouffer avec ça (…) j’ai dû absorber un truc du masque »  C’est une synthèse de tous les inconvénients du masque.

N’oubliez pas de vous laver régulièrement les mains

« Faisons la Liberté, la Liberté fera le reste ».

Article paru dans Contrepoints : “Port du masque obligatoire : instrumentaliser pour soumettre”


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COVID : explication convaincante

 

La lecture du livre de Jean-Marc Daniel s’impose.

Notamment à la page 71, l’article 3 du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance, le TSCG, qui traite de l’interdiction des déficits structurels (les mauvais), est rapporté, il dit :

” Les parties contractantes ne peuvent s’écarter temporairement de leur objectif respectif à moyen terme ou de la trajectoire d’ajustement propre à permettre sa réalisation qu’en cas de circonstances exceptionnelles, telles que définies au paragraphe3, point b”

Et le paragraphe 3, point b, dit :

“Les “circonstances exceptionnelles” font référence à des faits inhabituels indépendants de la volonté de la partie contractante concernée et ayant des effets sensibles sur la situation financière des administrations publiques ou à des périodes de grave récession économiques telles que visées dans le pacte de stabilité et de croissance révisé, pour autant que l’écart temporaire de la partie contractante concernée, ne mette pas en péril sa soutenabilité budgétaire à moyen terme”

Pour les Etats dispendieux, incapables de maîtriser leurs déficits structurels, COVID est rapidement apparu comme une formidable opportunité de faire péter les digues de l’endettement. Vous voyez les liaisons…. pas besoin de dessin.

Pour le reste le livre est pessimiste, évidemment.

Comme tous les ouvrages sur l’économie, bien que particulièrement renseigné et honnête, ce livre ramène l’économie à la lecture de chiffres et de courbes, alors qu’elle est un phénomène strictement comportemental, issu des attitudes rationnelles et irrationnelles des hommes pour satisfaire leurs besoins vitaux et superflus.

Bonne lecture.

Bien à vous. H. Dumas

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Libéralisme versus capitalisme de connivence

Libéralisme versus capitalisme de connivence

Beaucoup de Français croient que ce que nous impose le gouvernement avec la vaccination contre le coronavirus est de l’ultralibéralisme, dont l’objet est d’enrichir « BigPharma ».

La vérité oblige à dire que cette politique a peut-être pour but d’enrichir « big pharma »  mais n’est en rien ultralibérale, ni libérale.

La vérité pour éclairer

Le confinement détruit les Droits Naturels individuels universels. Il ne fait pas partie, par principe, des solutions pour une prise en charge d’une épidémie.

La COVID est très peu mortelle. Il existe des solutions synergiques pour la prévenir et pour la traiter . Les traitements ambulatoires, efficaces et sans danger,mais non reconnus en France, concurrencent le vaccin et limitent son intérêt.

Le vaccin concerne donc très peu de gens (les populations à risque).

Le virus varie tout le temps et recombine sans cesse. Il fait partie d’une gigantesque famille que les vétérinaires connaissent bien parce qu’il existe un immense réservoir animal. Animaux pour lesquels il n’a jamais été découvert de vaccin probant.

Le vaccin a des effets secondaires délétères, dont le risque d’apparition d’anticorps facilitants (qui aggravent la maladie chez les personnes vaccinées)

À partir de là personne ne va se bousculer pour trouver un vaccin. Alors vaccin anti COVID fin de partie ?

Dans un pays libre le délire vaccinal que nous impose l’État n’aurait jamais pu avoir lieu. Nous ne sommes pas dans un pays libéral. L’État intervient.

 

Mentir pour manipuler :

Le gouvernement a confisqué la gestion de la maladie. Il n’a retenu que deux solutions, le confinement et la vaccination. Il lui a fallu pour que la population se soumette :

Présenter la maladie comme très grave avec la litanie des morts tous les soirs, puis la litanie des « cas » et la litanie de l’engorgement des services de réanimation.

L’aggraver : interdire de soigner précocement les malades avec des traitements efficaces officiellement dénigrés, décourager les malades d’aller consulter leur médecin. Ne pas anticiper les besoins en masques, soluté hydralcoolique, vêtements de protection. Laisser perdurer la pénurie de lits de médecine, de réanimation et continuer à fermer des lits. Priver les gens de leur liberté, mélanger des gens malades et des gens sains : confinement, couvre-feu, assignations à résidence. Donner des consignes ubuesques, contradictoires, incohérentes.

Le résultat est une crise, improprement appelée sanitaire, qui dure. Grâce à quoi, la population désormais effrayée et déboussolée est mûre pour le confinement et le vaccin. Cela « quoi qu’il en coûte » au point de vue financier et humain. Plus les restrictions sont longues plus le désir de vivre et d’en sortir est fort, plus la prévention vis à vis du vaccin diminue, plus les gens le réclament.

Le capitalisme de connivence

C’est la peur

Une fois les populations effrayées et les êtres humains chosifiés, il est facile au nom d’une prétendue urgence de :

Dépenser des fonds publics par wagons (40 milliards),

Confondre vitesse et précipitation. Faire très (trop) vite. Simplifier pour les raccourcir les périodes d’essais cliniques (rolling review), délivrer des AMM conditionnelles. Elles prévoient que « les laboratoires concernés transmettent des données complémentaires à l’AEM selon un calendrier précis, afin de confirmer le rapport bénéfices/risques estimé initialement. » Le début de la vaccination devenant, de fait, une période de poursuite des essais cliniques Selon l’analyste israëlienne Tehilla Shwartz Altshuler, « la campagne de vaccination est jusqu’à présent “la plus grande expérimentation sur des humains au XXXe siècle”.

Limiter la responsabilité des laboratoires

Minimiser les effets secondaires, y compris les décès et les accidents graves, passés par pertes et profits à l’aulne d’une balance bénéfice risque collective, ce qui n’a aucun sens.

Offrir une clientèle captive de plusieurs milliards de personnes à piquer régulièrement, soit une clientèle infinie. Personnes dont l’immense majorité n’a aucune indication vaccinale ( en particulier enfants et jeunes adultes) donc un risque vaccinal largement supérieur au bénéfice éventuel.

Créer un « pass sanitaire » rendant le vaccin obligatoire dans les faits, et permettant le flicage numérique et le maintient ad vitam æternam des mesures coercitives totalitaires .

Dans cette configuration, pour les labos, c’est le jackpot. Les sommes en jeu sont colossales. Il leur a été plus facile de gagner beaucoup d’argent, à peu de risque, grâce à des accointances avec l’État, que d’affronter dans un système de liberté économique, les difficultés de cette vaccination et les risques encourus pour un résultat incertain. C’est cela le capitalisme de connivence.

Le Libéralisme :

C’est la confiance

Dans le capitalisme vrai ce n’est pas vaccin fin de partie non plus, mais les choses sont différentes. :

Il y a d’abord ne pas nuire : respecter la personne humaine, la laisser décider de sa vie. Sélectionner des solutions efficaces moins dangereuses que la maladie. Considérer la balance bénéfices risque de manière individuelle. Si toutes les innovations sont envisageables, préférer des technologies sûres, éprouvées est logique. Le repositionnement de molécules anciennes constitue aussi une innovation.

La vitesse et la réactivité ne sont pas confondues avec la précipitation. Hâte toi lentement.

L’État, concentré sur ses fonctions régaliennes, laisse toute liberté aux différents acteurs. Il ne fausse pas les échanges avec de l’argent public. Il laisse les professionnels prendre en charge les épidémies comme ils se doit. L’État soucieux de sa population assume sa fonction régalienne de sécurité. Il délivre une ATU pour des thérapeutiques éprouvées et fiables.

Les laboratoires lèvent des fonds auprès de leurs actionnaires ou ailleurs. Les laboratoires, y compris leurs dirigeants, prennent leurs risques et sont personnellement responsables. Si une technologie vaccinale nécessite une logistique, lourde, complexe, donc fragile et onéreuse les investisseurs pèsent les avantages et les inconvénients.

Le libéralisme est intrinsèquement juste et cohérent parce qu’il respecte les Droits Naturels individuels, « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme » La Loi (1850). Parce qu’il est juste, il est efficace.

L’éthique doit prédominer.

L’Autorité Centrale et le socialisme collectivistes ne sont pas éthiques et ne peuvent l’être parce que reposant sur la « spoliation légale »  et l’irresponsabilité.

Dans un système libre les deux solutions imposées comme seules et uniques aux populations, à savoir le confinement et la vaccination de masse, seraient restées ce quelles auraient toujours du être : un délire jamais appliqué.

La fin ne justifie pas les moyens. Pas besoin de contraindre les gens, ni de leur mentir pour les effrayer afin de les faire obéir à des consignes totalitaires, absurdes et contradictoires.  Quand les explications sont claires, que les solutions sont rationnelles et cohérentes, que l’on fait appel au libre choix et à la responsabilité personnelle, les gens adhèrent et le bon sens prévaut.

Les Hommes échangent des services. Ils cherchent à rendre le meilleur service à leurs semblables pour en tirer un profit. Profit dû à leur seul mérite. L’échange libre et le respect de la propriété privée (Il n’est possible d’échanger que ce qui vous appartient) sont indispensables. Les motivations à rendre service sont multiples et très personnelles, pas forcément matérielles. L’honneur d’avoir aidé son prochain, l’image de marque de l’entreprise flattent l’ego. Ce sont des moteurs non négligeables. Au point de vue matériel, un gain important récompense un service important, un risque important impose un prix important. La prise de risque, le prix trop élevé, la responsabilité personnelle, la concurrence, le respect des gens sont les freins à l’avidité. Tout cela est profondément éthique.

Une technologie moderne au service d’une invention peu utile, qui rend un petit service, ne modifie pas le service rendu qui reste faible. Par exemple l’utilisation de l’ARMm ne rend pas le vaccin plus utile, n’exonère pas des indications, contre-indications, effets secondaires et balance bénéfice risque individuelle.

Il n’est pas correct de considérer le Libéralisme uniquement du point de vue de son efficacité. Il n’y a rien à gagner à mettre en place efficacement une action immorale. La performance opérationnelle du privé ne doit pas être mises au service d’une mauvaise cause. Elle rend plus performante l’application d’une mauvaise solution, ce qui en aggrave la nocivité.

 

La Liberté pour s’en sortir

C’est une erreur de croire que des fonds publics alloués à la recherche permettraient de vaincre « Big Pharma ». Il y a des crédits publics pour tout ce qui va dans le sens de la doxa officielle : le vaccin qui sauvera le monde de la terrible COVID, le réchauffement climatique entropique, le décolonialisme etc… Les fonds publics ont inondé « Big pharma » pour la recherche et la mise au point de ces vaccins. C’est même à cause de l’implication de la puissance publique que la réification des gens, la gabegie, le mal investissement ont pu avoir lieu.

Ce n’est pas parce qu’il est dans le secteur public que Didier Raoult résiste. L’État lui a cherché des noises mais c’est un trop gros morceau pour la nomenklatura. Christian Peronne, lui aussi dans le secteur public, est passé à la trappe.

Dans cette histoire de vaccin contre la COVID, il y a peu de chances que la situation actuelle soit advenue dans une société libre ou chacun exerce son libre arbitre, prend ses responsabilité, engage ses ressources et assume ses actes.

L’être humain n’est pas que chair. Sa santé ne se limite pas à son état physique et encore moins à être indemne de la COVID.

Parce qu’il est éthique et cohérent, parce qu’il considère l’être humain dans sa globalité physique et spirituelle, le libéralisme est porteur d’espoir pour notre société paumée.

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Quand la vérité est accusée d’être diffamatoire

Deux élus de La Rochelle, qui n’acceptent pas la critique de leurs actions, qui n’assument pas les conséquences pour les personnes de leurs abus de pouvoir, attaquent le blog, sur les articles qui les concernent — c’est de bonne guerre –, mais aussi dans son ensemble — ce qui n’est pas acceptable –.

Ils appellent au corporatisme de la fonction publique, à l’appartenance. Ils comptent sur la “croyance politique” pour éviter de faire face à la réalité de leurs comportements délictueux.

Se faisant ils tentent de manipuler la justice et se croient  autoriser à critiquer notre liberté d’expression. C’est juste un peu grave…

Ils le font devant le Tribunal de Police

Lien vers leur citation

Ils le font dans le même temps devant le Tribunal Correctionnel

Lien vers leur citation.

Comme on le dit sans façon : “Ils foutent le paquet”; peut-être un peu trop d’ailleurs…

Bien à vous. H. Dumas

PS : ma citation qui les scandalise

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Macron est marxiste tendance Groucho !

Macron est marxiste tendance Groucho !

Imaginez cette nouvelle à la une de tous les médias : « Macron interdit de radio et de télévision jusqu’à la fin de son mandat ! » A peu de choses près, c’est ce qui est arrivé à Donald Trump sur Facebook. Et le réseau américain vient de confirmer cette interdiction pour une durée de deux ans.

Bien entendu, Facebook n’est qu’un média parmi les autres et Trump peut s’exprimer tout à loisir ailleurs. Mais il est tout de même extraordinaire qu’un média américain ait osé interdire le président des Etats-Unis.

Certains ne manqueront pas de vanter la liberté de la presse outre-Atlantique qui lui permet de s’opposer frontalement au pouvoir, d’autres mettront en cause la légitimité d’un réseau social face à celle de l’élu de la nation. Au-delà de ce très intéressant débat, s’en profile un autre, encore plus important, qui concerne le motif de cette interdiction : Facebook reproche à Donald Trump d’avoir diffusé des fausses nouvelles, des « fake news » comme on doit le dire aujourd’hui pour ne pas passer pour un plouc.

Le problème de l’information est devenu vital pour les démocraties. Aucun régime politique ne peut durablement subsister dans un climat de censure et de désinformation. Or on constate partout dans le monde une volonté des Etats de tromper l’opinion. Celle de leur pays et celle du monde. Ce n’est certes pas nouveau, et chacun peut citer, dans le passé, des mensonges qui ont provoqué des tueries et des guerres. Mais l’époque actuelle est celle des médias de masse, avec par conséquent le risque des mensonges de masse.

Ce risque, disons-le franchement, est parfaitement avéré en France. Il n’existe dans notre pays pas un seul journal, une seule radio, une seule chaîne de télévision à qui on puisse vraiment faire confiance. Et de ce fait la démocratie chez nous tremble sur ses bases tandis que se développe un climat de guerre civile.

Certains médias inspirent un peu plus de confiance que les autres, mais une observation attentive démontre que même chez ceux-là l’honnêteté intellectuelle présente de graves défauts et que la sélection de leurs invités relève de la censure et non du véritable débat.

Prenons un exemple particulièrement instructif, celui qui concerne la retraite. La France s’est dotée d’un régime par répartition, qui fait dépendre les pensions non pas d’un capital accumulé, mais d’un abondement instantané. C’est ce que les tenants de ce système appellent « la solidarité entre les générations » sans craindre l’indignation des victimes du système, à savoir les actifs actuels, qui paient un lourd tribut aux nombreux retraités sans pouvoir espérer toucher un jour une pension. La raison est fort simple : il n’y a actuellement que 1,4 cotisant pour un retraité, et on se dirige allègrement vers une égalité parfaite (un pour un) qui signera la mort définitive des pensions en France, après trois quarts de siècle d’existence de ce système.

Disons-le tout net : il ne s’agit pas d’une crise mais d’une catastrophe. Que vont devenir nos 16 millions de retraités, quand ils constateront à l’examen de leur compte bancaire que leur pension n’a pas été payée et que leur caisse de retraite ne répondra plus au téléphone ? Ils pourront toujours appeler un cousin fonctionnaire retraité qui les rassurera en leur disant que sa pension à lui a bien été versée, ce qui voudra seulement dire que l’Etat (qui paie la pension des fonctionnaires, lesquels n’ont pas de caisse de retraite) n’est pas encore en faillite

Macron est allé se promener dans le Lot ces derniers jours et a parlé d’abondance, comme d’habitude, pour ne pas dire grand-chose, comme d’habitude. Concernant la réforme des retraites, il a dit quelle ne se ferait pas avant la fin de son mandat, puis qu’il n’était pas exclu qu’elle se fasse. Ce qui n’a aucune importance puisque cette réforme (déjà votée par l’Assemblée nationale) n’apporte aucun remède à la catastrophe et qu’elle se borne à piller les réserves des quelques caisses qui en ont.

Toute personne ayant lu ou entendu dans les médias des réflexions intéressantes à ce sujet est priée de se signaler aux autorités afin d’être placée sous surveillance pour dissidence. De même toute personne ayant lu ou entendu dans les médias un débat auquel participait au moins une personne alertant l’opinion sur le véritable état des retraites est priée de se constituer prisonnière dans la gendarmerie la plus proche afin d’être emprisonnée d’urgence pour détention d’informations confidentielles.

Donc, pour nous résumer, il faut interdire à M. Macron de s’exprimer dans les médias jusqu’à la fin de son mandat afin de ne pas perturber l’opinion de ses déclarations intempestives et fausses. Concernant la personne qui va avoir à prendre cette décision, nous suggérons la stratégie de la plume lancée en l’air. Celui sur qui elle se posera sera l’heureux élu. Mais comme les soldats de Mussolini, tout le monde soufflera vers le ciel et la plume ne se posera sur personne. Le hasard ayant parlé, la catastrophe pourra poursuivre son cours majestueux dans une France apaisée et heureuse. « Pourquoi me soucier des générations futures, disait Groucho Marx, ont-elles jamais fait quelque chose pour moi ? »

Claude Reichman

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Le pire est toujours certain

Chacun peut-il prétendre détenir la vérité ? La vérité peut-elle être issue d’une croyance ? Toutes les croyances sont-elles vraies ?

Et, finalement, qui se soucie de la vérité ? Est-elle utile ? Qui la cherche ?

Petit à petit, avec l’âge, je suis devenu sourd. Dernièrement je me suis procuré des appareils auditifs. Il existe aujourd’hui des aides à poste, que l’on garde jour et nuit. Leur effet est sidérant.

La vérité sonore qui était la mienne en a pris un coup. Je redécouvre des sons oubliés, qui ne me manquaient pas. Tels que le pépiement des oiseaux, incroyable.

Ma vérité sonore dépendait de ma surdité, mais elle n’était pas la vérité, puisque les oiseaux pépient intensément, au moins dans mon jardin.

Celle d’aujourd’hui est-elle plus vraie ? Probablement pas puisqu’il est des sons que l’humain n’entend pas.

Donc, finalement, il n’existe aucune vérité autre que celle des résultats que chacun de nous subit, et ils sont assez peu liés à nos intentions, davantage au hasard.

Et pourtant, au nom de la vérité les hommes s’étripent joyeusement, très régulièrement, et l’on sent bien en ce moment qu’ils ne vont pas tarder à remettre ça.

Quel est le signe avant-coureur de ses drames cycliques ?

C’est le déni du résultat. Déni global, religieux, imposé par l’opinion publique qui ensuite déchaine le feu. Aujourd’hui le déni est partout.

L’économie.

Nous devons croire qu’il s’agit d’une activité non fondamentale, à laisser entre les mains de personnes avides, cupides, dont le seul moteur est le vol, dont l’organisation de l’activité — appelé “le marché” — est honteuse et porteuse d’iniquité.

Les revenus de cette activité ne peuvent pas appartenir à ses opérateurs, ils n’en sont pas dignes. Ils sont donc ostracisés.

Si l’on pousse le raisonnement, la richesse se fabrique à la BCE en ouvrant des colonnes de crédit. Mais alors, pourquoi prélever des impôts ?

Dire que cette façon de penser est une pantalonnade n’est pas audible.

La santé

COVID est le gag du siècle. Le masque est passé, en quelques mois, du délit inexcusable, inacceptable, mettant en danger la sécurité du pays dans le cadre de son port par les femmes musulmanes à une obligation touchant toute la population, tous âges confondus, sous peine de délit couteux.

L’organisation sanitaire, toute de connivence et de privilège, désignait l’hôpital comme déversoir des quelques vrais malades noyés au milieu des faux malades intoxiqués aux calmants. COVID a explosé cette organisation moribonde.

Le déni a été à la hauteur de la situation mensongère, mondial, terrifiant.

Avec l’énorme avantage d’éviter les questionnements sur l’économie, tout particulièrement sur les liaisons malsaines entre COVID et déliquescence de l’économie, du type temporel de l’œuf et de la poule.

L’environnement

Le monde s’est couvert d’éoliennes. Don Quichotte revenant aurait fort à faire. Leur échec, prévisible dès le début, reste officiellement tabou. Quel gag !!!

Personne ne parle de la surpopulation. Qui voudrait ne pas être ?

La valse des conneries écologiques est impressionnante, mais derrière est toujours un motif non avoué.

Paris interdit aux voitures, parce que personne ne sait faire les percées qui seraient nécessaires. N’est pas Haussmann qui veut.

Les pays en voie de richesse paralysés par le surcout écologique qui leur est imposé, sauf ceux qui n’ont pas besoin de nous, il y en a… suivez mon regard.

Un homme nouveau, asexué, propre sur lui, sans besoin de mobilité, de nourriture, sans rejet, inerte sans contestation, est en train de naître. Juste, il s’apprête à tuer tous ceux qui ne pensent pas comme lui… un détail.

Alors : le pire et la vérité ? Couple infernal ?

Oui, sans hésitation.

Celui qui, tel que moi, a eu la sottise de croire que la vérité est une clef essentielle de la vie, s’est mortellement trompé. Enfin en ce moment.

Hélas

Croire que la justice existe, que la vérité peut être démontrée, que les juges sont honnêtes et intelligents, que les élus sont altruistes, que l’honnêteté finit toujours par triompher, que le fruit de notre travail nous appartient, que les fonctionnaires sont à notre service, que la police pense à nous protéger et à protéger nos biens, que les hôpitaux sont fait pour soigner les malades et l’éducation nationale pour faire de nos enfants des adultes compétents et responsables, et bien d’autres choses encore, est se tromper lourdement.

La dérive de la pensée, de l’action, la perte de vue de la simplicité de la vérité, est exactement semblable à ce qu’elle était en 1938.

Vous connaissez la suite. Honneur à vous si vous donnez un jour votre vie pour sauver les meubles et terrasser ce bordel.

Bien à vous. H. Dumas

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Ce ne sera pas du temps perdu….

Ce film, à travers les éoliennes, explique les mécanismes de l’ignorance, associée à la croyance, entretenues par l’argent de la connivence et de la corruption.

Il s’applique à toutes les dérives technocratiques, à toutes les planifications, qui à partir de quelques données, en négligeant dans le même temps une multitude d’entre elles inconnues ou volontairement tues,  échafaudent des croyances rapidement transformées en prise de pouvoir et de bénéfices par des opérateurs peu scrupuleux, au détriment de notre collectivité.

Félicitation à Jean-Louis Butré, que j’ai connu au début de son combat il y a une quinzaine d’années, son courage, sa foi et son intégrité l’ont amené à bon port. Les éoliennes sont moribondes, c’est logique. Mais la croyance qui les porte …

Ce film est long, soyez patient, il est intéressant jusqu’au bout.

Bien à vous. H. Dumas

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Ne tombez pas dans le piège !

L’écologie idéologique a encore frappé !

La ZFE (zone à faibles émissions) du grand Paris vient d’entrer en vigueur et les véhicules Crit’Air 4 et 5 sont désormais interdits de circulation dans les 79 communes de la petite couronne parisienne sauf entre 20 h et 8 h !

Cela concerne tous les véhicules diesel d’avant 2006 et toutes les voitures à essence d’avant 1997 qui ne peuvent plus franchir la limite de l’A86 (qui fait le tour de la région parisienne). Il faut aussi y ajouter les deux-roues d’avant 2004 et les poids lourds, autobus et autocars d’avant 2010.

Les horaires d’interdiction sont les suivants :

Pour les bus, les cars et les poids lourds : 7 jours sur 7, entre 8h et 20h.

Pour les véhicules particuliers, les véhicules utilitaires légers, les deux roues, les tricycles et les quadricycles à moteur : du lundi au vendredi de 8h à 20h – exceptés les jours fériés.

En cas de non-respect, il sera appliqué une amende de 68€ à compter de la fin 2021. Pour l’instant, on se situe encore dans la phase « pédagogique » …

En juillet 2022, les vignettes Crit’Air 3 seront à leur tour concernées.

Il s’agira des voitures à essence entre 1997 et 2006 et des diesels entre 2006 et 2011.

En juillet 2024, les Crit’Air 2 seront aussi interdits et cela concernera tous les véhicules diesel.

Ce plan est calqué sur celui de la ville de Paris et doit aboutir, à terme, à l’interdiction pure et simple de tous les véhicules thermiques (essence et diesel) en 2030.

En plus, n’oublions pas que, jusqu’à une époque récente, le pouvoir a clairement favorisé le diesel et incité les français à en acheter !

Désormais on vous explique le contraire ; ce qui revient à prendre les français pour de parfaits crétins ou des béni-oui-oui !

Evidemment, il y a aura à termes effets induis dont vous devrez assumer les conséquences et qui ne sont pas évoqués.

Ainsi, tous les artisans de la région parisienne vont devoir changer de voitures de travail !

Or, on sait d’expérience que la voiture électrique ne convient pas à cette catégorie socio professionnelle parce que l’artisan se déplace en permanence d’un chantier à l’autre et qu’il n’a ni le temps ni les moyens de trouver des bornes électriques rares ou en panne !

Je le tiens d’une personne travaillant chez Toyota ! Tous les artisans qui avaient tenté l’électrique ont revendu les véhicules avec toujours le même constat : ingérable et inadapté !

Et posez-vous la question de qui va payer les nouvelles voitures de l’artisan ?

Le client forcément par le biais d’une forte augmentation de la facture puisque l’artisan va devoir nécessairement répercuter le cout d’achat de ces nouvelles voitures sur ses clients !

Conclusion : N’achetez pas de voiture et surtout pas de voiture électrique !

C’est un piège !

On nous parle d’électromobilité, on vous explique que le rendement des moteurs électriques est très bon et bien meilleur que le rendement des moteurs thermiques mais, ce qu’on ne vous dit pas, c’est que le rendement des batteries, lui, est très mauvais !

Il est même catastrophique !

L’explosion d’un carburant dans une chambre de combustion (Essence ou gazole) c’est de la physique. C’est l’expansion d’un gaz dans un milieu clos.

La batterie, c’est de la chimie et c’est beaucoup moins efficace ! On envoie des électrons dans une pile qui fonctionne selon le principe de l’anode et de la cathode. Quand on s’en sert, il faut arracher les électrons des métaux avec lesquels la batterie a été fabriquée ; ce qui en use les composants.

Quand on se penche sur le rapport poids/énergie, le bilan est carrément désastreux !

400 kg de batterie permettent de parcourir au mieux 300 km (pas l’hiver, la nuit, par temps froid et sous la pluie !)

Avec 400 kg de carburant (avec une densité de 0.75) nous avons 533 litres représentant, pour un véhicule consommant 5.33 l, soit 10.000 km (j’ai arrondi pour la simplicité) !

Il n’y a donc même pas de comparaison possible !

Je sais qu’on vous dira, ah oui mais une fois qu’on a brulé l’essence il ne reste plus rien tandis que la batterie est toujours là !

Sauf qu’il faut beaucoup d’énergie pour recharger, de multiples fois, la batterie dont la durée de vie n’excèdera pas dix ans (dans le meilleur des cas).

En outre, il faut savoir que les batteries actuelles de voitures sont à électrolyte liquide et qu’on devrait passer, sous 5 ans, si la technologie le permet, aux batteries solides.

Dès lors, toutes les batteries à électrolyte liquide seront obsolètes et vous ne pourrez même pas en changer sur votre voiture qui sera alors bonne pour la casse !

L’électromobilité est donc pour l‘instant essentiellement une vue de l’esprit et si vous acceptez de remplacer votre voiture, vous donnez un blanc sein au pouvoir pour continuer à prendre des mesures aberrantes !

On ne peut pas faire pire en matière de gaspillage de ressources et d’argent !

Jeter une voiture en parfait état de fonctionnement parce que le pouvoir l’a décidé est un non-sens à la fois économique et écologique. Mieux vaut entretenir des voitures que de les jeter dans une logique consumériste de gaspillage de ressources !

Enfin, ce n’est pas parce que le gouvernement et son administration font n’importe quoi que vous devez faire la même chose surtout que l’on sait que ces mesures ont été prises par des fonctionnaires bobos planqués dans les ministères et qui n’ont pas de voiture !

Vous devez pouvoir garder votre libre arbitre … et il faut que vous soyez conscients qu’entrer dans ce schéma constitue un piège sans fin !

Le citoyen a le droit de refuser qu’on lui impose des mesures iniques ; surtout quand il n’a pas les moyens économiques d’y faire face !

En fait de ZFE, il s’agit d’une véritable ZIC zone d’interdiction de circuler car il s’agit d’une atteinte intolérable au droit de propriété et de circuler notamment pour ceux qui doivent utiliser leur voiture pour aller travailler !

C’est ce que l’IREF appelle de l’écologisme mondain …

Une augmentation de la fiscalité sur le carburant avait déclenché les gilets jaunes, on verra sans doute à la rentrée si la mesure va passer sans contestation …

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article est autorisée à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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Emmanuel Macron au Rwanda, responsable mais pas coupable

E Macron vient d’effectuer une visite officielle au Rwanda et, lors d’un discours très attendu, il a reconnu les « responsabilités » de la France dans le génocide des Tutsis entre 1993 et 1994.

Nicolas Sarkozy avait déjà reconnu, à ce propos, de « graves erreurs » et « une forme d’aveuglement » des autorités françaises ayant eu des conséquences « absolument dramatiques ».

Une vérité occultée

J’ai attentivement écouté ce discours.

Au-delà des envolés lyriques et ampoulées habituelles d’E Macron, il n’y a rien dans ce discours d’important et surtout pas la relation de la vérité …

Son discours constitue une espèce d’exercice d’équilibrisme entre une vérité officielle, des actions condamnables et la nécessité de manifester une empathie pour les victimes ; le président français n’ayant pas prononcé le mot « excuses » bien que certains y aient vu une demande de pardon indirecte.

Il a parlé de « la France » sans jamais désigner par leur nom les véritables responsables de l’époque, à savoir François Mitterrand au premier chef qui est resté sourd aux mises en garde répétées des militaires sur place !

E Macron a pu affirmer : «  La France a un rôle, une histoire, une responsabilité politique au Rwanda. Elle est restée de fait aux côtés d’un régime génocidaire mais n’a pas été complice [Elle a] une responsabilité accablante dans un engrenage qui a abouti au pire ».

Pour E Macron, la France est « responsable » mais pas « complice » même si elle a fourni des armes, une assistance militaire et a assuré la formation des soldats de l’ethnie hutu dans le cadre de l’opération Turquoise.

On peut dès lors se demander à partir de quel moment s’établit la complicité ?

Il suffit pour cela de se référer à l’article 121-7 du Code pénal qui énonce : « Est complice d’un crime ou d’un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation. »

Et c’est clairement ce qu’ont fait les autorités françaises de l’époque. Elles se sont donc rendues complices du génocide par le biais de la fourniture de moyens tout en ne faisant rien pour l’empêcher ; n’en déplaise à M E Macron !

Le rapport Duclert est très clair à ce propos et a conclu aux « responsabilités lourdes et accablantes » de la France et à l’« aveuglement » du président socialiste de l’époque et de son entourage face à la dérive raciste et génocidaire du gouvernement hutu soutenu alors par la France en mettant explicitement en cause ses proches conseillers, au nombre d’une dizaine, dont Hubert Védrine, alors ministre des affaires étrangères et le général Christian Quesnot, alors chef d’Etat-major.

Le Lt-Colonel Ancel, qui était au Rwanda en 1994, confirme de son côté : « Le rôle de la France a été désastreux parce qu’en réalité l’Élysée a décidé de soutenir les génocidaires avant le génocide qui a été préparé pendant de nombreuses années, mais aussi pendant le génocide et sans doute après le génocide » !

Et c’est aussi ce qu’affirme un rapport rwandais : « l’État français porte une lourde responsabilité pour avoir rendu possible un génocide prévisible ».

Il est bien évident que les responsables français ne souhaitaient pas l’assassinat atroce, à coup de machettes, de 800.000 personnes mais il ne faut pas oublier que la France a pris parti clairement pour le camp hutu en lui fournissant des armes, en entrainant ses troupes et en lui fournissant des moyens logistiques.

En clair, les militaires français sur place n’ont commis aucun acte d’appui direct au génocide et n’ont pas de sang sur les mains mais le président de l’époque et son proche entourage portent une lourde responsabilité qu’E Macron a commodément passé sous silence !

En fait, on se rend compte qu’E Macron n’a pas pu échapper au schéma du discours de l’énarque « responsable mais pas coupable » c’est à dire qu’il a décidé d’auto exonérer la France et ses dirigeants de l’époque à propos de faits qui sont néanmoins avérés !

La réconciliation

Homme fort du pays depuis 1994, président depuis 2000, Paul Kagamé, qui est un tutsi, a salué la prestation du président français dont les paroles ont eu selon lui « plus de valeur que des excuses » alors qu’ancien chef de la rébellion, il a régulièrement accusé la France de complicité dans le génocide du printemps 1994.

Cette « réconciliation » signifie surtout que Kagamé accepte de passer l’éponge sur le fait que la France de F Mitterrand a soutenu, armé et entrainé les hutus et il serait probablement utile de se demander pourquoi ?

Alors, au-delà des mots, nul doute que, derrière cette façade très policée et consensuelle et de ces « retrouvailles », il y a une sombre histoire d’argent ; c’est à dire le versement d’une future aide économique au pouvoir rwandais qui en a bien besoin. On peut même imaginer que cette aide pourrait atterrir, comme cela est souvent le cas dans ces pays, dans la poche même des dirigeants …. Même si cette aide sera évoquée sous des termes plus valorisants !

Car, conformément à l’adage d’application constante, les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts qui, parfois, se confondent avec ceux de leurs dirigeants !

Enfin,  les français sont-ils concernés par ces palinodies ?

Non évidemment, sauf en ce qui concerne les conséquences financières car la prochaine aide économique sera financée par nos impôts  !

En déclarant « Je viens reconnaître nos responsabilités » E Macron a-t-il été mandaté par les français ou du moins leur représentation nationale ?

Non évidemment, les français n’ont pas participé au génocide, ni de près ni de loin, il n’en ont même pas eu conscience, mais on ne leur demande pas non plus leur avis quant aux engagements de leur pays à propos de faits relevant de la responsabilité d’un tout petit groupe de personnes … dont il n’est d’ailleurs pas question de mettre en cause la responsabilité !

Mais c’est une tradition de la Vème république. Le président, chef de l’Etat, des armées et de la diplomatie fait ce qu’il veut, comme il le veut, sans rendre de comptes … qu’en soit vivement remercié le Général De Gaulle qui a su mettre en place des institutions aussi peu démocratiques !

Et d’ailleurs, au-delà de ces aspects et considérations, se pose, de manière générale, la question de notre présence en Afrique, de ce que nous y faisons et du cout exorbitant que cela représente pour un pays comme la France ?

Quelques rappels …

-E Macron a récemment reçu à l’Elysée le président soudanais ; ce qui a été l’occasion d’accorder au Soudan un prêt de 1.5 Md de US$, que nous n’avons pas, pour lui permettre de solder une dette vis-à-vis du FMI ; prêt qui ne sera évidemment jamais remboursé !

-L’opération Barkhane, au Mali, dure depuis 8 ans et nous coute une fortune, sans compter les 55 soldats morts, pour des résultats totalement nuls ; Mali où, je le rappelle, la transition du pouvoir se fait de coup d’état en coup d’état ; à tel point qu’E Macron vient de menacer le nouveau pouvoir malien de retirer les troupes françaises si « le Mali allait dans le sens d’un islamisme radical » alors qu’officiellement nous y sommes tout justement pour … arrêter l’avance Islamique !

Comprenne qui pourra sauf à ce que les motifs invoqués ne soient pas les bons (certains pensent que notre présence au Mali sert surtout à protéger les mines d’uranium du Niger voisin) !

Je n’ai qu’un souhait : Mais qu’il le fasse, qu’on arrête cette opération sans but ni fin ! Nous n’avons rien à faire au Mali et rien à y gagner !

Il est d’ailleurs tout à fait symptomatique que nous soyions le seul pays de l’Union Européenne à y envoyer des troupes dans un cadre quasi colonial alors que tous les pays de l’Union Européenne ont les mêmes intérêts. Si c’était aussi important qu’on veut bien nous le faire accroire, nous n’y serions pas seuls !

-Dassault a récemment vendu 30 avions de type Rafale à l’Egypte pour un montant de 4 Md€. L’Egypte a obtenu un prêt garanti par la France à hauteur de 85 % pour financer ces achats avec encore une fois un risque évident de défaut dont le contribuable français assumera, s’il y a lieu, les conséquences !

Autrement dit, on fait financer par le contribuable les ventes d’armes d’une entreprise privée. Cela s’appelle du capitalisme de connivence et il n’est pas inutile de rappeler, qu’en matière d’exportations d’armes, le parlement français n’a absolument aucun droit de regard.

Est-ce normal dans une démocratie !?! Là encore, il faut en remercier le Général De Gaulle …

La France n’est plus qu’un abyme de dettes et E Macron trouve le moyen de continuer à jeter l’argent, que nous n’avons pas, par les fenêtres !

Mais de cela il ne sera pas question non plus ; alors que le « bon plaisir » du prince n’a pas de raison d’être dans une démocratie qui se respecte !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article est autorisée à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

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Les voleurs de temps bis

Les normes et règles qui foisonnent

Par les normes qui s’empilent par notre « belle » administration, viennent des chicanes dans notre parcours d’un point A vers un B. Ledit parcours prend effectivement plus de temps et donc inscrit un coût supplémentaire par une vélocité réduite et un surcoût pour s’y conformer. Et c’est effectivement le fonds de commerce de nos administrateurs, bras des basses œuvres d’un Etat omnipotent.

Un exemple ? Intéressez-vous au Document Unique nécessaire et à respecter dans son intégralité au sein d’une entreprise. Au moindre problème en cas de contrôle par l’ami des entreprises, l’URSSAF, dixit Mr Macron, vous allez sortir votre carnet de chèque si vous n’êtes pas d’équerre à la virgule avec ledit document. Et en cas d’incident avec par exemple un Q18 sur la conformité de vos installations électriques, c’est votre assureur qui va pouvoir se couvrir contre vous. Et enfin pour vous y conformer de A à Z, vous allez devoir dépenser beaucoup d’argent.

Vous allez me répondre que c’est pour notre sécurité et le bien-être de tous, voir pour notre développement futur. Peut-être, mais en regard de tout ce qu’il faut regarder, en n’avons-nous les moyens pour nous y conformer quand de plus la faucheuse de la redistribution sociale et des services publics de plus en plus coûteux et de plus en plus absents saignent la bête de travail ?

Nous n’avons pas les moyens de nous y conformer

Notre apport en capital pour créer une activité Lambda ne va généralement pas suffire. Il va donc nous falloir créer un effet de levier par un apport extérieur qui va le plus souvent faire appel à un emprunt auprès d’un prêteur, une banque en l’occurrence. C’est le principe du capitalisme et du marché.

L’emprunteur va chercher à se garantir sur votre activité et plus sûrement sur vos biens personnels pour que vous le remboursiez. Absolument rien de choquant là-dessus. Certes devoir rembourser votre prêteur vous ralenti par les sommes que vous lui devez plus un taux d’intérêt, sa rémunération. Mais auriez-vous pu créé l’objet de vos ambitions sans lui ?

Vient le « tiers Etat » qui s’immisce partout pour réguler à bon escient pour éviter les escrocs et prendre sa rémunération au passage pour service rendu. Parfait, mais ce n’est pas que cela. Il va créer des arcanes incontournables comme des passages en douanes qui se multiplient pour vous rendre votre chemin plus difficile de votre point A vers le B, qui ont l’apparence de vous protéger mais qui vous fragilisent de plus en plus, pour plusieurs raisons :

– Tenir une démographie qui prospère. En effet le nombre de français en 1980 n’est pas le même qu’en 2021.
– Le baby-boom devenu papy-boom est à gérer.
– Un multiculturalisme qui lui échappe parce que non géré à la base par ce grand intelligent de VGE et son fameux regroupement familial qui ressemble de plus en plus à une pétaudière, car très mal accompagné, non par les subventions mais par l’éducation de ce que nous sommes et vivons sise France ;

N’imaginez pas chez moi un FN ou un RN, cloches fines pour répéter ce qui existe déjà et perdure dans l’existant avec leur alter ego Mr Melanchon, fines lames de l’assommoir de toute création de richesse …

Voler du temps par ce qui a déjà été volé

L’héritage, qui a déjà grassement rémunéré les coursives des douaniers de l’Etat pour se constituer, continue de le faire avant même de parler de droits de succession. En effet une demeure même inhabitée donnera toujours à payer au moins une taxe foncière. Une entreprise, héritée toujours, restera malgré tout une vache à lait pour les mêmes.

Mais ce n’est pas suffisant. Il faut encore ralentir l’héritier des fois qu’il fume la pipe et sirote des cocktails au bord de sa piscine sans travailler alors que les « forces productives » cravachent !

Quand on fait une évaluation d’entreprise à l’orée d’un héritage pour la faire accepter par l’administration fiscale, c’est du basique, de l’instant « T » sur photographie et non des projections.

Les entreprises dont j’ai héritées sur leurs derniers bilans clôturés au 31 mars ou au 31 décembre de l’année de succession ont fait des bases d’évaluation à fort prix, alors que je savais que l’année suivante avec tout le ménage que j’allais devoir faire parmi le personnel et le reste pour sauver lesdites entreprises, leur valeur allait forcément tomber à peanuts. Les analystes de la Banque de France ne donnaient pas cher de ma peau.

Le désastre financier de ces entreprises est effectivement arrivé et ce ne pouvait être autrement pour les redresser afin de changer de modèle économique et faire du Cost-Killing. Là où je veux en venir, est que les droits de succession ont été établis sur des valeurs d’entreprises surestimées.

Faute de gestion ? Looser ? Pas du tout car elles sont aujourd’hui prospères malgré une prise de risque maximale, car j’ai failli atteindre ma limite de découvert bancaire autorisée. Mes salariés sont bien rémunérés, bien protégés et n’ont pas du tout envie de me quitter. Je pourrais demain tout envoyer promener en payant tout ce que je dois et retirer encore un profit et surtout ne plus continuer de rémunérer ces cafards de l’Etat.

Les droits de successions tombent, conséquents, et il me faut les payer dans un délai de 10 ans. Imaginez un gros crédit bancaire qu’une grande majorité de français ne peuvent se permettre de souscrire sous 10 ans. De plus, dans l’esprit, ce n’est pas un crédit bancaire pour investir dans de la valeur ou pour créer, car n’importe quel banquier le refuserait. Non, dans mon esprit et peut-être le vôtre, c’est de l’argent jeté par la fenêtre quand je vois l’usage qui en est fait en grande partie. Mais ce n’est pas tout, l’Etat prend des hypothèques légales sur quelques morceaux de son choix de votre patrimoine. En clair, vous ne pouvez plus négocier ces morceaux pour les vendre à moins de requérir une autorisation administrative avec le risque d’une ré-évalution de droits s’il y a plus-value. Le diable est dans les détails et vous qui êtes ici, perdez tout espoir.

De plus, pour payer cela, il faut générer du Cash. Des affaires en difficulté au départ ne vont certainement pas le permettre. Alors, il me faut faire des choix économiques désastreux pour générer le même Cash, des inepties en matière de gestion de patrimoine du fait de l’urgence devant ces nouveaux honoraires de l’Etat à satisfaire tous les six mois jusqu’au terme.

Conclusion

Quand je vais acter la fin de partie, car je commence à vieillir un peu, cela voudra dire que j’aurai réussi le projet de ma vie, un projet sur lequel je travaille depuis près de 20 ans et surtout depuis 18 mois – avant le Covid et qui consistera en une résilience partielle ou totale face à ces phagocytes de l’administration française pour gagner ma vie. Les pensions retraites, auxquelles j’ai cotisées, je leur les laisserai sans regret, car je sais qu’ils ne vont plus me voler et me violer en tournantes pour dépendre d’eux. Je financerai moi-même ma fin de vie.

Bien à vous !

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Les voleurs de temps

Emmanuel Macron serait bien inspiré d’engager un procès contre le créateur, contre Dieu, et immédiatement de prononcer le visant les fameuses sanctions occidentales : saisie des comptes, droits de douanes, interdiction du survol de notre pays, etc…

En effet la France dispose d’une loi contre obsolescence programmée. Wikipédia en dit ceci : “L’obsolescence programmée est, aux termes de la loi française, « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». Il peut s’agir d’un matériel délibérément conçu pour ne pas pouvoir « évoluer », par exemple limité arbitrairement en taille de mémoire auxiliaire, ou de produits dont la conception comprend des « fragilités » délibérées (condensateurs électrolytiques peu durables, pièces de fatigue non renforcées bien que devant encaisser des efforts, etc.). Dans les deux cas, le « metteur sur le marché » vise à entretenir un marché de renouvellement, par exemple par obsolescence technologique, d’estime ou esthétique.”

Or nul n’ignore que Dieu est immortel, dans un univers lui-même intemporel, il aurait donc parfaitement pu nous créer à son image : immortels.

Au lieu de cela, il a programmé notre obsolescence, irréversible, puisque les scientifiques s’accordent aujourd’hui et affirment que, quelques puissent être les progrès de la médecine, notre corps ne peut pas dépasser 120 à 150 ans – ce n’est déjà pas si mal –, il est programmé pour disparaître au-delà de ce temps, il y a donc sabotage volontaire de la part du créateur.

Cette situation résume de facto notre vie à un laps de temps, finalement et exclusivement à ce que nous arrivons à faire dans ce laps de temps.

Le temps est notre capital, notre raison de vivre, notre vie. Rien d’autre que lui ne justifie notre présence dans l’univers.

Les voleurs de temps.

Je suis sûr qu’un jour, pressé par le temps, vous vous êtes trouvé circulant derrière un de nos millions de retraités musardant dans sa voiture et gênant votre circulation.

Celui-là pensait : “Je me promène, je prends mon temps” sans doute en toute bonne foi, alors qu’en réalité il prenait le vôtre.

Pendant qu’il perdait son temps dont il n’avait nul usage, il perdait aussi le vôtre dont vous aviez l’usage, qu’il vous faisait perdre.

Puisque le temps est notre vie, il portait atteinte à votre vie.

J’espère avec cette image avoir exprimé simplement le constat suivant : les fonctionnaires et les bureaucrates en volant notre temps volent notre vie.

Dieu n’est pas seul à être immortel, les structures ont la même tendance. D’ailleurs Dieu n’est-il pas une structure ?

L’administration française est une structure, immortelle à notre échelle humaine.

Les fonctionnaires qui la composent se sentent envahis par cette immortalité, ils réfléchissent et agissent en conséquence.

Ils prétendent prendre leur temps pour notre bien.

Mais comme notre retraité baladeur, le temps qu’il prennent est le notre et non le leur.

Les fonctionnaires volent notre temps, eux qui, contrairement à nous, ne sont pas rythmés professionnellement par le temps dévorent impunément le nôtre.

Ils attentent à notre vie en s’appropriant notre temps.

Cette dimension de l’administration et de ses fonctionnaires est essentielle, sa prise de conscience permet d’expliquer les dérives et les échecs d’organisation de notre pays.

Plus que l’hémorragie de la monnaie, la charge des emprunts, le vol du temps nous condamne.

Les voleurs de temps sont inexcusables, leur responsabilité est entière, colossale.

Nous en reparlerons sans doute, car une fois ce constat fait, tout se découvre et s’explique.

Bien à vous. H. Dumas

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C’est sur le compte de Jim !

C’est sur le compte de Jim !

On devrait reprendre « Le gardien » à Paris. La pièce d’Harold Pinter ferait le plus grand bien aux Français. Ils pourraient enfin se voir tels qu’ils sont devenus.

« Le gardien » met en scène trois personnages qui exposent interminablement des projets qui ne verront jamais le jour. Davies, une sorte de clochard, scande le spectacle d’une injonction, toujours la même : « Il faut s’organiser ! » Et bien entendu rien ne s’organise ni ne se décide. Vous l’avez compris, même si Pinter est anglais, on est en France.

L’auteur ne visait pas un pays particulier, mais un comportement humain universel. Les trois personnages ne peuvent pas échapper à leur situation faute de volonté, et peut-être de capacité. Alors ils tournent en rond.

Comment ne pas voir à quel point cette pièce de théâtre est emblématique de la situation française actuelle ! Finalement les politiciens de notre pays – et sans doute de certains autres – face à l’épidémie, ont figé la vie parce qu’ils ne parvenaient pas à la changer. On ne leur demandait pourtant pas grand-chose. Diminuer le train de vie de l’administration, rendre efficace la Sécurité sociale, préparer le peuple à la faillite des retraites et instaurer un nouveau régime de pensions enfin viable. Bref rien qui soit hors de portée d’un politicien moyen. Mais les nôtres voyaient en face d’eux non pas des chemins malaisés mais une immense montagne, écrasante, inaccessible. Alors ils discouraient interminablement et nous promettaient, comme le clochard de Pinter, de « s’organiser » !

Le pire est qu’on en est toujours là. Nos dirigeants voient avec terreur l’épidémie suivre la pente saisonnière de toutes les infections respiratoires et s’éloigner doucement, laissant le peuple s’égayer dans les rues enfin ensoleillées de nos villes et former – qui sait ? – des projets qui ne plairont pas au pouvoir.  Alors on agite la peur des nouveaux variants et on retarde autant qu’on peut la reprise d’une vie normale. « En responsabilité », répète de sa voix rocailleuse le premier ministre, comme le clochard de Pinter disait « Il faut s’organiser ».

« Une épidémie gérable est devenue une catastrophe », se désole un excellent – et lucide – scientifique. Il ne se trompe que sur un point : la catastrophe a été voulue. Tout ce que la France compte d’importants personnages émargeant au budget de l’Etat s’est ligué pour refuser aux Français leur droit le plus sacré : se soigner. Nos cent mille médecins généralistes ont subi une punition qu’ils ne pouvaient pas même imaginer. Ils ont été réduits à soigner clandestinement les infectés du virus, comme on soignait les maquisards blessés sous l’occupation. Et tout cela pourquoi, mon bon Monsieur ? Pour que le chèque de fin de mois vienne gentiment se nicher dans le compte de nos importants acharnés à le rester. Cette fois, c’est vrai, eux se sont organisés !

Pour l’instant, les tombereaux d’argent public emprunté continuent de se déverser sur la France ravie. Nos dirigeants ont tellement peur des Français qu’ils en sont à offrir des primes aux enseignants, qui ne sont certainement pas ceux de nos compatriotes qui ont le plus travaillé. Mais qu’importe, c’est sur le compte de Jim.

Jim est un joyeux Anglais que j’ai connu dans un petit hôtel des Baléares où je passais quelques jours de vacances il y a bien des années. Le vin n’était pas cher et Jim se régalait consciencieusement. A chaque fois que le serveur déposait un verre devant lui, Jim le levait à la santé de tous et s’écriait « Twenty two ». C’était le numéro de sa chambre. Certains pensionnaires de l’hôtel, croyant que Jim disait « A votre santé », lançaient eux aussi « Twenty two » à chacun de leurs nombreux verres de vin. Je vous laisse deviner la tête de Jim quand, à la fin de son séjour, on lui a présenté l’addition !

Françaises, Français, à la bonne vôtre. Pensez à Jim quand, à vous aussi, on présentera l’addition !

Claude Reichman

 

 

 

A la une du 29 mai 2021

C’est sur le compte de Jim !

On devrait reprendre « Le gardien » à Paris. La pièce d’Harold Pinter ferait le plus grand bien aux Français. Ils pourraient enfin se voir tels qu’ils sont devenus.

« Le gardien » met en scène trois personnages qui exposent interminablement des projets qui ne verront jamais le jour. Davies, une sorte de clochard, scande le spectacle d’une injonction, toujours la même : « Il faut s’organiser ! » Et bien entendu rien ne s’organise ni ne se décide. Vous l’avez compris, même si Pinter est anglais, on est en France.

L’auteur ne visait pas un pays particulier, mais un comportement humain universel. Les trois personnages ne peuvent pas échapper à leur situation faute de volonté, et peut-être de capacité. Alors ils tournent en rond.

Comment ne pas voir à quel point cette pièce de théâtre est emblématique de la situation française actuelle ! Finalement les politiciens de notre pays – et sans doute de certains autres – face à l’épidémie, ont figé la vie parce qu’ils ne parvenaient pas à la changer. On ne leur demandait pourtant pas grand-chose. Diminuer le train de vie de l’administration, rendre efficace la Sécurité sociale, préparer le peuple à la faillite des retraites et instaurer un nouveau régime de pensions enfin viable. Bref rien qui soit hors de portée d’un politicien moyen. Mais les nôtres voyaient en face d’eux non pas des chemins malaisés mais une immense montagne, écrasante, inaccessible. Alors ils discouraient interminablement et nous promettaient, comme le clochard de Pinter, de « s’organiser » !

Le pire est qu’on en est toujours là. Nos dirigeants voient avec terreur l’épidémie suivre la pente saisonnière de toutes les infections respiratoires et s’éloigner doucement, laissant le peuple s’égayer dans les rues enfin ensoleillées de nos villes et former – qui sait ? – des projets qui ne plairont pas au pouvoir.  Alors on agite la peur des nouveaux variants et on retarde autant qu’on peut la reprise d’une vie normale. « En responsabilité », répète de sa voix rocailleuse le premier ministre, comme le clochard de Pinter disait « Il faut s’organiser ».

« Une épidémie gérable est devenue une catastrophe », se désole un excellent – et lucide – scientifique. Il ne se trompe que sur un point : la catastrophe a été voulue. Tout ce que la France compte d’importants personnages émargeant au budget de l’Etat s’est ligué pour refuser aux Français leur droit le plus sacré : se soigner. Nos cent mille médecins généralistes ont subi une punition qu’ils ne pouvaient pas même imaginer. Ils ont été réduits à soigner clandestinement les infectés du virus, comme on soignait les maquisards blessés sous l’occupation. Et tout cela pourquoi, mon bon Monsieur ? Pour que le chèque de fin de mois vienne gentiment se nicher dans le compte de nos importants acharnés à le rester. Cette fois, c’est vrai, eux se sont organisés !

Pour l’instant, les tombereaux d’argent public emprunté continuent de se déverser sur la France ravie. Nos dirigeants ont tellement peur des Français qu’ils en sont à offrir des primes aux enseignants, qui ne sont certainement pas ceux de nos compatriotes qui ont le plus travaillé. Mais qu’importe, c’est sur le compte de Jim.

Jim est un joyeux Anglais que j’ai connu dans un petit hôtel des Baléares où je passais quelques jours de vacances il y a bien des années. Le vin n’était pas cher et Jim se régalait consciencieusement. A chaque fois que le serveur déposait un verre devant lui, Jim le levait à la santé de tous et s’écriait « Twenty two ». C’était le numéro de sa chambre. Certains pensionnaires de l’hôtel, croyant que Jim disait « A votre santé », lançaient eux aussi « Twenty two » à chacun de leurs nombreux verres de vin. Je vous laisse deviner la tête de Jim quand, à la fin de son séjour, on lui a présenté l’addition !

Françaises, Français, à la bonne vôtre. Pensez à Jim quand, à vous aussi, on présentera l’addition !

Claude Reichman

 

 

 

A la une du 29 mai 2021

C’est sur le compte de Jim !

On devrait reprendre « Le gardien » à Paris. La pièce d’Harold Pinter ferait le plus grand bien aux Français. Ils pourraient enfin se voir tels qu’ils sont devenus.

« Le gardien » met en scène trois personnages qui exposent interminablement des projets qui ne verront jamais le jour. Davies, une sorte de clochard, scande le spectacle d’une injonction, toujours la même : « Il faut s’organiser ! » Et bien entendu rien ne s’organise ni ne se décide. Vous l’avez compris, même si Pinter est anglais, on est en France.

L’auteur ne visait pas un pays particulier, mais un comportement humain universel. Les trois personnages ne peuvent pas échapper à leur situation faute de volonté, et peut-être de capacité. Alors ils tournent en rond.

Comment ne pas voir à quel point cette pièce de théâtre est emblématique de la situation française actuelle ! Finalement les politiciens de notre pays – et sans doute de certains autres – face à l’épidémie, ont figé la vie parce qu’ils ne parvenaient pas à la changer. On ne leur demandait pourtant pas grand-chose. Diminuer le train de vie de l’administration, rendre efficace la Sécurité sociale, préparer le peuple à la faillite des retraites et instaurer un nouveau régime de pensions enfin viable. Bref rien qui soit hors de portée d’un politicien moyen. Mais les nôtres voyaient en face d’eux non pas des chemins malaisés mais une immense montagne, écrasante, inaccessible. Alors ils discouraient interminablement et nous promettaient, comme le clochard de Pinter, de « s’organiser » !

Le pire est qu’on en est toujours là. Nos dirigeants voient avec terreur l’épidémie suivre la pente saisonnière de toutes les infections respiratoires et s’éloigner doucement, laissant le peuple s’égayer dans les rues enfin ensoleillées de nos villes et former – qui sait ? – des projets qui ne plairont pas au pouvoir.  Alors on agite la peur des nouveaux variants et on retarde autant qu’on peut la reprise d’une vie normale. « En responsabilité », répète de sa voix rocailleuse le premier ministre, comme le clochard de Pinter disait « Il faut s’organiser ».

« Une épidémie gérable est devenue une catastrophe », se désole un excellent – et lucide – scientifique. Il ne se trompe que sur un point : la catastrophe a été voulue. Tout ce que la France compte d’importants personnages émargeant au budget de l’Etat s’est ligué pour refuser aux Français leur droit le plus sacré : se soigner. Nos cent mille médecins généralistes ont subi une punition qu’ils ne pouvaient pas même imaginer. Ils ont été réduits à soigner clandestinement les infectés du virus, comme on soignait les maquisards blessés sous l’occupation. Et tout cela pourquoi, mon bon Monsieur ? Pour que le chèque de fin de mois vienne gentiment se nicher dans le compte de nos importants acharnés à le rester. Cette fois, c’est vrai, eux se sont organisés !

Pour l’instant, les tombereaux d’argent public emprunté continuent de se déverser sur la France ravie. Nos dirigeants ont tellement peur des Français qu’ils en sont à offrir des primes aux enseignants, qui ne sont certainement pas ceux de nos compatriotes qui ont le plus travaillé. Mais qu’importe, c’est sur le compte de Jim.

Jim est un joyeux Anglais que j’ai connu dans un petit hôtel des Baléares où je passais quelques jours de vacances il y a bien des années. Le vin n’était pas cher et Jim se régalait consciencieusement. A chaque fois que le serveur déposait un verre devant lui, Jim le levait à la santé de tous et s’écriait « Twenty two ». C’était le numéro de sa chambre. Certains pensionnaires de l’hôtel, croyant que Jim disait « A votre santé », lançaient eux aussi « Twenty two » à chacun de leurs nombreux verres de vin. Je vous laisse deviner la tête de Jim quand, à la fin de son séjour, on lui a présenté l’addition !

Françaises, Français, à la bonne vôtre. Pensez à Jim quand, à vous aussi, on présentera l’addition !

Claude Reichman

 

 

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Les élus et le pouvoir

Arrivé à l’âge de trois quarts de siècle on commence à avoir une vision historique du monde.

Je veux dire qu’alors vous avez vécu ce que la grande majorité n’a pas vécu, ne connait donc que par l’histoire dont l’étrange rôle est de rapporter le théâtre de la vie en l’absence des acteurs et spectateurs.

L’homme étant ce qu’il est, un gros menteur, les historiens se chamaillent autour d’une vérité qu’ils ne connaitront jamais, de la même façon que les acteurs initiaux, souvent pour les mêmes motifs et avec les mêmes arguments.

Les élus donc.

Si l’on en croit notre révolution sacrée, ils sont élus pour représenter toutes les pensées qui seraient libres. En réalité ils ne seraient que des mandataires chargés de nous permettre de vivre ensemble avec toutes nos différences.

On comprend aisément que si les communistes prennent le pouvoir, nul ne peut être s’il n’est communiste, idem pour les musulmans, les catholiques, les affairistes, les écologistes, etc… Bref, les pensées doivent être libres, mais ne jamais prendre le pouvoir au détriment des autres.

Donc nos élus, représentant tout le monde, ont un devoir moral de ne pas prendre le pouvoir, de simplement gérer le vivre ensemble.

A l’exception d’une infime minorité, ils ne fonctionnent absolument pas de la sorte.

Ils n’ont qu’une obsession c’est : exercer le pouvoir.

Leur compréhension de leur rôle est limitée par leur intelligence, elle-même ne leur permettant pas de maitriser leur pulsion de pouvoir qu’ils possèdent naturellement, qui est exacerbée par leur entourage qui ne rêve que de ramasser les miettes fructueuses de ce pouvoir.

Mais l’organisation de notre société est telle que l’élu n’est pas en situation seul d’exercer le pouvoir. Toutes nos lois, qui font suite à des siècles de pouvoirs absolus, vont dans le sens de la limite du pouvoir des élus.

Les élus sont donc obligés de s’associer, puis d’exercer le pouvoir avec l’aide de leur associé, c’est ainsi que se créent des accouplements malsains, pratiquant rapidement et systématiquement l’abus de pouvoir.

J’ai connu au début de ma vie professionnelle les élus associés aux hommes d’affaires. L’administration d’alors était discrète et au service…

Les abus de pouvoir ubuesques en découlant peuvent être imagés par l’aventure de Christian Pellerin au Cap d’Antibes. L’homme de La Défense y construisit 2.500 m² de villa sur un terrain ne pouvant accueillir que 250 m². Il dira au tribunal ” A l’époque, j’employais six mille personnes et je construisais 300 000 mètres carrés par an. Je ne me suis jamais préoccupé de l’aspect réglementaire de ces constructions.”

Ces types d’abus ont eu raison de l’association élus-hommes d’affaires.

Pas question pour les élus suivants de se contenter de leur mandat. Ils voudront aussi le pouvoir. Pour cela Mitterrand va, avec la décentralisation, leur confier les cordons de la bourse publique, ce qui leur permettra de prendre le pouvoir avec comme associés la fonction publique, les fonctionnaires, la bureaucratie.

Evidemment l’abus de pouvoir va suivre inévitablement. En ce qui concerne l’immobilier ce sera la maîtrise complète de la chaine des autorisations de construire, depuis son début l’établissement des plans d’urbanisme à sa finalité la commercialisation et l’usage des bâtiments réalisés.

Les promoteurs, déracinés du pouvoir qu’ils usurpaient, font petite mine et se plient devant les nouveaux maîtres.

Nous sommes à la fin de ce cycle, que je décris dans le domaine que je connais de l’immobilier, qui est évidemment identique dans tous les domaines de notre vie en société.

Aujourd’hui, l’alliance élus-administration est sur le point d’être sanctionnée par la population, par l’opinion publique.

Quelle alliance va la remplacer, car il est hors de question que les élus se contentent de leur mission réelle, de leur simple mandat.

Vont-ils partir à la conquête du pouvoir absolu qu’ils aiment tant en s’alliant avec les écologistes ? Avec les égalitaristes ? Avec les militaires tenants de la force, des fusils ?

Je ne le crois pas. L’économie prime tout, rien ne se fait dans la misère.

C’est donc l’alliance élus-affairistes qui va revenir au galop, au détriment des bureaucrates qui vont reprendre humblement, en apparence, leur fonction primaire.

Jusqu’au prochain tour de manège…

Et moi et moi et moi, et vous et vous et vous dans tout cela ? Bien peu de choses.

Bien à vous. H. Dumas

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L’or placement de secours ultime ?

Un certain nombre de personnes s’inquiètent à propos de leur patrimoine ; notamment en raison des risques inflationnistes, vrais ou supposés, qui sont annoncés dans les médias ou sur nombre de sites spécialisés dans les placements et souvent dans l’or et les métaux précieux.

Que faut-il en penser ?

L’Etat des lieux

Ce n’est pas dévoiler un grand secret que d’affirmer que la situation actuelle n’est pas favorable à l’épargnant.

Du côté des placements habituels, celui-ci est en effet confronté à une répression financière totale puisque les taux d’intérêts sont très faibles du fait de l’intervention massive des banques centrales et que, sur ces très faibles taux, il va subir un prélèvement forfaitaire unique de 30% (dont 17.2% de CSG et CRDS) sur les intérêts reçus (sauf à choisir d’être imposé au barème de l’IRPP si le taux d’imposition est inférieur à 12.8%).

Avec des taux anormalement bas, entre 0.5% et 1.5% l’an, l’épargnant subit en fait une spoliation ou une fiscalité de presque 100% puisque, faute d’intérêts, les placements ne rapportent presque plus rien !

Et, si l’inflation s’en mêle, l’épargnant va se retrouver grugé sur son capital …

En effet, si l’inflation monte à des niveaux très supérieurs aux taux disponibles sur le marché, il est clair que l’épargnant va vite être confronté à une érosion importante de son patrimoine financier alors que l’on sait que l’instauration des taux nuls est essentiellement une manipulation monétaire des banques centrales ayant pour but de conserver la solvabilité d’Etats surendettés (France, Italie, Espagne) qui ne pourraient absolument pas supporter une hausse des taux sans se retrouver très rapidement en défaut !

On comprend donc qu’entre la protection des intérêts de l’épargnant et la protection des intérêts de l’Etat, le choix a été vite fait !

Quelle alternative ?

Certains épargnants, inquiets, recherchent donc des placements alternatifs susceptibles de contourner le risque inflationniste et ceux-ci ne sont pas légion.

A côté des placements exotiques (voitures de collection, bouteilles de vin, …) les placements traditionnels présentés comme les plus sûrs sont l’immobilier et les métaux précieux.

L’immobilier connait actuellement un regain d’intérêt ; ce qui explique notamment la flambée actuelle des prix (il n’y a plus rien à vendre et tout part très vite).

L’immobilier constitue effectivement une bonne protection contre le risque d’érosion monétaire à ceci près que le ticket d’entrée peut être relativement élevé et que l’immobilier constitue une cible fiscale extrêmement tentante pour le pouvoir et ses services fiscaux.

Acheter de l’immobilier peut donc être intéressant mais il faut aussi ne pas perdre de vue qu’il faudra en assumer les charges (entretien et fiscalité au moment de la détention avec la taxe foncière et aussi au moment de la revente avec l’imposition des plus-values – sauf s’il s’agit d’une résidence principale).

Le mettre en location permet de percevoir des loyers (imposés) mais il faura gérer le risque d’impayé si le locataire a des problèmes financiers ou se trouve être malhonnête.

En cas de revente, les plus-values sont imposées à 19% (plus une taxe complémentaire entre 2 et 6% si la plus-value est supérieure à 50.000€) après application d’un abattement par année de détention.

D’autres, ont choisi de prendre plus de risques et se sont tournés vers les crypto actifs dont la principale caractéristique est d’être extrêmement volatils avec des variations de cours qui peuvent faire peur mais il n’y a pas de fiscalité claire (pour l’instant) et pas de frais de détention.

J’ai abordé plusieurs fois la question à propos de ces actifs sans actif …

Les derniers, pensent à se tourner vers les métaux précieux (l’or et l’argent) et il ne manque pas de sites proposant l’achat d’or et d’argent, ces derniers étant présentés comme l’ultime refuge devant le risque inflationniste. Ces sites n’hésitent pas à tenir des propos alarmistes voire même très alarmistes (ex : Business Bourse).

La peur est en effet un excellent moyen de persuasion …

L’or ultime refuge ?

Attention : quand on parle d’acheter de l’or, il faut évidemment savoir qu’on ne parle que d’or physique. Il faut absolument proscrire les titres papier, très pratiques puisqu’ils évitent de stocker du métal, mais dont on sait qu’ils sont bien plus nombreux en circulation que le stock d’or disponible. Il y a eu dans le passé des problèmes lorsque certains acheteurs ont voulu obtenir la contrepartie physique de leurs achats papier.

Les sites spécialisés n’hésitent pas à présenter, spécialement l’or, comme une monnaie.

Seulement, si l’or a été une monnaie (pièces) quoique relativement peu utilisée dans la vie courante (c’était essentiellement des pièces de faible valeur en argent ou d’alliage), ce n’est plus le cas aujourd’hui !

L’or n’est pas une monnaie ; d’ailleurs il n’a cours légal dans aucun pays du monde !

C’est seulement un métal précieux côté (en dollars) qui peut être thésaurisé et c’est pourquoi le placement le plus adapté est l’achat d’or au poids. Les bijoux restent avant tout des bijoux et la valeur des pièces d’or est plus volatile sans compter qu’il y a une prime par rapport à la valeur de l’or au poids (jusqu’à 20%).

L’or présente effectivement l’intérêt de contourner le risque inflationniste et l’évolution des derniers cours de bourse montre qu’il a sensiblement progressé en passant de 1.780 à 1.900 $ l’once.

A ce stade, il faut faire un peu de mathématiques pour comprendre de quoi l’on parle.

L’or est coté aux bourses de Chicago et Londres, en dollars américains et l’unité de mesure de base est l’once d’or alors que beaucoup d’investisseurs achètent des lingots d’un kg.

On utilise donc deux systèmes de mesure différents pour un même métal ; ce qui contribue à créer une certaine confusion.

Le kg est une mesure issue du système métrique et il correspond au poids d’un litre d’eau ; c’est à dire d’un volume d’eau contenu dans un cube de 10 cm de côté, le cm étant lui-même la mesure de la largeur d’une goutte d’eau posée sur une surface lisse (essayez, vous pourrez le constater vous-même).

L’once est issue d’un système de mesures datant du moyen âge et qui est encore en usage au Royaume Uni et dans les pays issus du Commonwealth ainsi qu’aux Etats Unis (qui sont une ancienne colonie britannique). Pour les mesures de distances, ces pays utilisent encore les pouces, les pieds et les miles.

Une once est égale à 28.349 grammes ; ce qui ne fait finalement pas beaucoup.

On comprend alors, par une simple règle de trois, que dans un kilogramme, il y a 35.275 onces.

Cela nous met donc, au cours actuel, le kilo d’or (lingot) à 1.900×35.275= 63.494 $ ce qui n’est pas vraiment bon marché. Mais, on peut en acheter des quantités moindres (lingotins).

Quels inconvénients ?

L’or présente plusieurs avantages : c’est un métal inaltérable, précieux et donc toujours recherché dont la valeur intrinsèque est nettement supérieure à celle d’un bout de papier imprimé (billet de banque) ou des cryptos qui n’ont aucune existence physique.

Côté en bourse, on connait toujours la valeur de ce qu’on possède.

Les frais d’entretien de l’or, contrairement à l’immobilier, sont nuls !

Néanmoins, sa détention présente quelques problèmes surtout si on envisage de garder de l’or chez soi. On n’est jamais à l’abri d’un cambriolage et je ne suis pas sûr que votre assureur accepte de prendre en charge le risque de détention de plusieurs lingots sans des mesures de sécurité extrêmement lourdes.

Une solution peut être d’ouvrir un coffre dans une banque mais cette possibilité est payante avec en outre l’obligation de déclarer auprès de la banque la valeur des biens qui y sont entreposés ; ce qui influe sur le prix de la location mais aussi peut attirer l’attention des services fiscaux si la valeur déclarée est très importante (car la banque informe le fisc de la valeur déclarée).

Le négoce de l’or est assez réduit mais vous pouvez passer par votre banque ou par des intermédiaires spécialisés qui prendront une commission en sus du prix affiché.

Par ailleurs, il faut savoir que la fiscalité sur l’or est très lourde.

Car, s’il n’y a pas de taxe à l’achat, ni de tva, il existe une fiscalité très lourde sur la revente de l’or.

Vous avez le choix entre deux options :

-soit la taxe sur les métaux précieux de 11.5% de la valeur de revente ; ce qui signifie que vous devez faire au minimum une plus-value de 12% pour pouvoir simplement retrouver le prix qui vous avez payé à l’achat. (la taxe est de 6.5% pour les bijoux et pièces de collection).

Pour situer le montant de cette taxe, cela signifie que sur un lingot de 63.494 $ vous allez payer 7.301 $ de taxes.

A cette taxe, il faudra ajouter éventuellement la commission de change (passage du dollar à l’€) et la commission de l’intermédiaire (qui ne travaille pas gratuitement).

-soit l’imposition de la plus-value après abattement de 5% par année de détention au-delà de la 2ème, au taux de 36,2%, y compris prélèvements sociaux. On a donc une exonération totale au bout de 22 ans à la condition de pouvoir prouver la date et le prix d’achat. Mais, la commission de l’intermédiaire reste due …

Autant dire qu’il faut escompter un bon d’au moins 20% des cours pour pouvoir espérer une quelconque plus-value et il vous appartient de faire au préalable un calcul pour choisir le régime de fiscalité le moins pénalisant.

Par ailleurs, il faut savoir que les cours de l’or sont largement manipulés par les banques et les Etats ; ce qui explique qu’il monte relativement peu … même dans les périodes de fortes tensions.

C’est un marché sensible qui reste sous contrôle …

De ce fait, il semble extrêmement peu probable qu’il puisse atteindre les sommets avancés par certains sites spécialisés qui n’hésitent pas à annoncer des multiplications des cours par dix ou plus !

Conclusion :

Il faut se méfier des effets d’annonces car, la réalité est qu’il n’y a pas de placement miracle et, en l’espèce, à propos de l’or, dans bien des cas, le principal gagnant, après l’Etat fiscal, est surtout l’intermédiaire qui vous a vendu l’or !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article est autorisée à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

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La farce de la modernisation de l’Etat

La dénonciation des travers de l’administration fait partie, depuis, longtemps, des habitudes des français.

Alphonse Allais, faisant allusion à la gabegie administrative, avait ironisé « il faut demander plus à l’impôt et moins au contribuable ».

G Clémenceau encore plus acide avait affirmé : « la France est un pays fertile, le gouvernement  sème les fonctionnaires et le contribuable récolte les impôts »

Georges Courteline, à la fin du 19°s, avec sa pièce satirique de 1893 « Messieurs les ronds de cuir » fustigeait déjà les travers des fonctionnaires.

La sur administration et la mauvaise administration  ne sont donc pas une nouveauté, c’est un mal français endémique voire chronique !

Régulièrement, on fait donc le constat que le système fonctionne mal, que les dépenses publiques sont trop élevées, que les dettes sont énormes, qu’il y a trop de fonctionnaires et l’exemple récent de l’épidémie de Covid l’a démontré amplement.

Les effets délétères de ce mauvais fonctionnement sont parfaitement répertoriés : poids excessif sur l’économie (trop de contraintes d’une administration tatillonne), fiscalité trop lourde, manque de compétitivité des entreprises privées, important chômage endémique entrainant une dépense publique forte pour assurer l’indemnisation des sans emploi.

Alors, c’est promis, on va engager des réformes !

C’est le discours récurrent des étatistes et autres hauts fonctionnaires et c’était aussi le discours … d’E Macron au début de son mandat lorsqu’il a promis de réduire la dépense publique (qui a explosé), les déficits (qui se sont envolés) et le nombre de fonctionnaires (qui a augmenté) !

Et, effectivement, plusieurs réformes ont été lancées : la LOLF en 2001 (loi organique relative aux finances publiques), la RGPP en 2007 (révision générale des politiques publiques), la MAP (modernisation de l’action publique) …

Et le constat permanent est qu’à chaque fois, il … ne s’est absolument rien passé. Aucun résultat tangible ou palpable et la meilleure preuve c’est que les dépenses publiques ne cessent d’augmenter ;  ou plutôt si, à chaque nouvelle réforme, l’emprise de l’Etat augmente avec pour corollaire une augmentation constante et systématique de la pression fiscale et des déficits !

Ces échecs systématiques et répétés permettent d’avancer trois hypothèses :

  • Soit les réformes ont été mal conçues,
  • Soit elles ont été neutralisées par l’administration !
  • Soit il s’agit essentiellement d’un effet cosmétique, d’un écran de fumée, destiné à masquer un système à la dérive.

la combinaison de deux hypothèses sur trois voire même des trois étant susceptible de fournir un début d’explication.

Ne pas confondre réforme et réformes

E Macron a annoncé à grand renfort de publicité qu’il allait supprimer l’ENA en en changeant en fait seulement le nom !

Ça c’est une réforme !

Fatalement, comme les décideurs sont des fonctionnaires, alternant voire même cumulant, sans aucun scrupule, les postes dans le gouvernement et dans l’administration, ils ne vont évidemment pas s’attaquer à leur pré carré ni scier la branche sur laquelle ils sont assis !

Ils sont en outre victimes d’une « déformation professionnelle » à propos des capacités de l’administration et de ses compétences et on va vu ce que cela donnait, dans le secteur de la santé, avec la pandémie de Covid !

A l’hôpital, 35% des employés sont des administratifs qui n’ont rien à voir avec la médecine. Une seule mesure a-t-elle adoptée pour enrayer voire même pour inverser cette tendance ?

Non, bien entendu !

Pour faire face au mécontentement des agents hospitaliers, le gouvernement a juste promis de nouvelles distributions d’argent à un secteur qui ne manque pas de moyens mais qui est extrêmement mal géré !

On vient en outre d’apprendre que l’administration vient d’ajouter un seizième organisme de surveillance médicale : « le haut conseil d’orientation pour la stratégie vaccinale »

Autre exemple : La mise en place du PALS (prélèvement à la source) n’a abouti à aucune simplification de l’impôt sur le revenu, bien au contraire, mais le but réel et non avoué était seulement de permettre à l’Etat de bloquer toute tentative éventuelle de résistance à l’impôt ; c’est à dire qu’en fait les petits hommes gris de l’Etat se sont donnés, avec ce système, les moyens de faire durer leur système … quoiqu’il arrive !

L’autre versant de cette « réforme » a été la mise en place d’un système de traque fiscale par le biais de l’utilisation de l’IA (intelligence artificielle), dans des conditions totalement opaques, afin d’améliorer le rendement de la perception fiscale.

Vu sous cet angle, on s’aperçoit que la modernisation des moyens de l’Etat signifie essentiellement l’amélioration des moyens de prédation fiscale de l’Etat, devenu essentiellement une organisation mafieuse essayant, par tous les moyens, de préserver son business !

Seulement, on se rend compte que ces exemples ne sont pas une réforme de l’Etat mais seulement des réformes visant à désamorcer une colère populaire contre l’élite, à obtenir le silence d’agents mécontents et enfin une meilleure prédation fiscale ; car, quand on vit sur le dos des autres, fatalement, il ne faut pas que « les autres » puissent se soustraire, de quelque manière que ce soit, à la dime fiscale.

Un constat d’échec permanent

L’absence de résultat de ces diverses réformes s’explique essentiellement par le fait que tous les dirigeants politiques de ce pays sont des fonctionnaires vivant de l’impôt payé par les autres.

Par ailleurs, la classe politique dans son ensemble est totalement étatiste de JL Mélenchon à Marine Le Pen en passant par E Macron et les barons des LR car tous ces gens vivent de la dépense publique … puisque, dans une vision totalement socialiste, le financement de la vie politique et publique est totalement assuré par l’impôt !

Cela signifie que ce sont ceux qui sont la cause ou les responsables, et bien souvent aussi les bénéficiaires de ces dérives, qui s‘engagent à faire ces réformes alors qu’ils agissent et pensent dans un système protégé, non assujetti à la concurrence dans le cadre d’une vision exclusivement hiérarchique de la société.

Pour décrire ce phénomène, il suffit d’imaginer qu’au niveau de l’administration une directive donnée tout en haut de la hiérarchie va se répercuter ensuite à tous les échelons inférieurs selon un schéma tentaculaire. Fatalement, si la décision est erronée, elle va se répercuter jusqu’au bout de la hiérarchie et c’est alors la catastrophe ; surtout que, pour qu’il y ait une correction, il faut qu’il y ait un retour c’est à dire que les échelons les plus bas fassent part de leurs observations et que celles-ci remontent toute la chaine hiérarchique. Cela n’arrive pratiquement jamais surtout que le fonctionnaire subit rarement les conséquences de ses décisions et de ses actes !

Les réformes de l’action de l’administration étant toutes pensées dans ce cadre hiérarchique et selon un système binaire (dans l’administration on ne fonctionne que dans deux sens : les recettes et les dépenses et le mot « économies » est banni), elles ne peuvent qu’échouer !

Il faut savoir que toutes les organisations sociales bases sur un système administratif qui en contrôle le fonctionnement sont vouées à l’échec et le meilleur exemple est la défunte URSS qui a été incapable de s’adapter aux changements nécessaires !

A l’inverse, les entreprises réagissent chacune en ce qui la concerne pour son domaine d’activité de manière très rapide car c’est une question généralement de survie. La réactivité de la chaine hiérarchique est réduite au maximum.

C’est pourquoi, alors que l’Etat dispose du nec plus ultra de l’école de formation des cadres, l’ENA, le constat est implacable :

Mauvais investisseur, mauvais employeur incapable de gérer ses effectifs dont tous les employés se plaignent (éducation, hôpitaux, militaires, …), mauvais décideur (voir les éoliennes et les énergies dites vertes), mauvais administrateur (l’administration marche mal partout !), mauvais gestionnaire et mauvais prévisionniste car tous ses calculs se sont avérés faux, il faut être conscient qu’une entreprise privée fonctionnant selon ces « méthodes » ferait faillite très rapidement !

Seulement, l’Etat dispose d’une porte de sortie : en cas d’échec, il augmente sa prédation directe ou indirecte par le biais du levier fiscal et, lorsque celui-ci n’est plus suffisant, utilise l’emprunt voire même la planche à billets ; ce qui fait qu’il n’y a jamais d’austérité pour l’administration mais seulement un gaspillage des budgets alloués et ce même si les fonctionnaires sont toujours à se plaindre du manque de moyens, des salaires trop bas.

Une conception socialiste de l’administration

Ces annonces de réformes successives sont donc au mieux des écrans de fumée destinés à faire croire à l’électeur contribuable qu’enfin on va réformer le système et que des économies seront faites mais le résultat est toujours le même et, bien entendu, à l’arrivée, personne n’est jamais responsable de l’échec !

Sans contrôle ni contre-pouvoir rien ne peut arrêter la marche en avant de l’Etat et de son administration car, selon une conception typiquement socialiste, l’administration est perçue comme un vecteur d’organisation de la société et si ce système n’a pas correctement fonctionné jusqu’ici, c’est qu’il n’y en avait pas assez ; ce qui constitue la justification implicite à toutes les dérives de la dépense publique !

L’exemple le plus explicite a été cette auto-attestation de déplacement chef d’œuvre de l’administration triomphante, hors sol et paranoïaque de 2 pages et 15 motifs de sortie rapidement retirée devant l’ineptie manifeste d’un document émanant visiblement de fonctionnaires zélés !

En fait, la réforme de l’Etat c’est tout simplement la tarte à la crème de l’administration, le mistigri pour amuser le bon peuple et lui faire croire que, promis, juré, à l’avenir ce sera vraiment différent et que ça va changer ; alors que rien ne change !

Pire, la haute fonction publique est devenue une noblesse d’Etat, dont ses membres présentent tous le même cursus, le même mode pensée, la même morgue dans les phrases creuses et l’inaction, et elle est le principal bénéficiaire de ce système !

Elle vit et existe dans le cadre d’un schéma absolument similaire à celui qui existait au profit de la noblesse sous l’ancien régime en s’arrogeant impunément des privilèges de même nature et sur lesquels il n’est pas question de revenir !

En fait, la seule réforme qui soit efficace, ce n’est pas une amélioration du fonctionnement de l’administration, c’est la diminution du rôle de l’Etat et la suppression de pans entiers de son intervention ; en un mot le retour au libéralisme qui fait tant défaut à la France.

La France cumule tous les superlatifs négatifs (plus forte dette, plus forts déficits, plus grosse dépense publique, plus grand nombre de fonctionnaires, …). Elle est bien l’homme malade (de son administration) de l’Europe et la remise en cause de ce système totalement inadaptable ne pourra probablement intervenir qu’avec la cessation des paiements de l’Etat ; c’est à dire lorsqu’il fera défaut et sera alors contraint de réduire des dépenses qu’il ne pourra plus assumer !

Mais ce jour-là, les français seront en colère !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction de cet article est autorisée à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

 

 

 

 

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Radio Paris ment, radio Paris est allemand !

Seuls les plus âgés peuvent se souvenir de ce slogan diffusé sur radio Londres entre 1940 et 1944 ; lorsque la France était occupée !

La principale radio de l’époque était radio Paris, émise depuis la Tour Eiffel, mais elle était surtout un organe de propagande éhontée au service du pouvoir vichyste du maréchal Pétain, traitre à son pays, opportuniste sans complexe et dictateur faussement débonnaire ….

Hier soir (vendredi 21 mai) à 20 heures, j’ai pris le risque d’allumer la radio pour écouter France Info, radio d’information continue du service public.

Le titre de l’émission est « les informés ».

Et je n’ai pas été déçu !

En fait d’information continue, j’ai eu droit, comme les autres auditeurs, à 10 mn de propagande décomplexée pro gouvernementale éhontée !

Oui, je n’ai pas pu supporter plus de 10 mn ces éloges radiophoniques pour la personne du président et de son gouvernement !

J’ai pu entendre que la station avait fait faire un sondage duquel il ressortait :

  • Que les français étaient contents,
  • Qu’E Macron était extrêmement populaire chez les 18-25 ans.

Eh oui, les français sont contents avec le retour des beaux jours et surtout la fin du déconfinement. Même sous la pluie, les français vont au bistrot (seulement en terrasse) !

Je me demande quelle est la capacité de réflexion des personnes chargées de diffuser de telles nouvelles car je suis certain que si l’on faisait un sondage à la sortie des prisons, on apprendrait que 100% des détenus libérés sont contents d’être libérés !

Il est donc parfaitement humain que les français soient contents d’échapper, enfin, à l’enfermement administratif qui leur est infligé depuis un an !

Ce n’est finalement que le retour à une vie normale …et cette grande nouvelle n’en est finalement pas une ; sauf à vouloir absolument encenser la politique d’un président qui a bien besoin de se refaire une popularité auprès d’une population devenue méfiante et rétive.

Faire un sondage pour pouvoir l’affirmer relève en fait de la manipulation pure et simple avec cette idée sous-jacente que le gouvernement est bienveillant vis-à-vis des français qui ont dû subir des mesures administratives arbitraires, contradictoires ou incohérentes !

Concernant les jeunes, le taux de popularité d’E Macron serait extraordinaire : 26% !

Vous vous rendez compte, quel taux !

Et, en plus, il est perçu par eux comme sympathique … et on voudrait effectivement rendre le président sympathique, par simple suggestion, qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Cela veut juste dire, a contrario et si l’on regarde avec objectivité ce sondage, qu’il est impopulaire ou indifférent à 74% des jeunes !

Vu comme cela, E Macron n’est finalement pas très populaire.

Radio Paris en 1941 et France info en 2021 même combat ?

Radio du service public honteusement au service du pouvoir, France info n’est finalement qu’un instrument de basse propagande avec ses petits collabos (intervenants soi-disant informés) chargés d’acquiescer aux boniments de l’animateur qui se prétend journaliste !

80 ans d’écart et toujours les mêmes vieilles ficelles … avec cette différence qu’en 1941 les français savaient parfaitement que ce qu’ils entendaient n’était pas la vérité !

Bien cordialement à tous !

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Avec Macron, on n’est jamais déçu, c’est chaque fois pire !

Avec Macron, on n’est jamais déçu, c’est chaque fois pire !

Quand les policiers manifestent en masse, le régime est proche de sa chute. Ce fut le cas en 1958. Sera-ce le cas en 2021 ? On peut le penser, car aujourd’hui le pouvoir est faible comme il l’était il y a soixante-trois ans.

Le pouvoir actuel vient d’administrer aux Français une preuve éclatante de sa faiblesse. Pour être plus précis, il vaut mieux parler de sa folie.

Affolé par les violences en banlieue et les actes de terrorisme islamique, le gouvernement vient de confier à un rappeur le soin de composer l’hymne de l’équipe de France de football.

Zaïrois de naissance, Youssoupha a pour troisième prénom Zola. Pour le pouvoir, cela a dû être une garantie suffisante de qualité et d’attachement à la France.

Parmi les détestations de Youssoupha, il y a Marine Le Pen et Eric Zemmour. Le gouvernement a donc l’assurance que ce rappeur est du bon côté.

Et puis il y a le bon peuple qui ne comprend pas bien en quoi la volonté de faire place aux minorités peut pousser le pouvoir à attribuer à un de leurs représentants l’honneur d’être en quelque sorte la voix de la France.

Vu comme cela, tout porte à croire que passée l’émotion de la nouvelle, tout rentrera dans l’ordre, dans la tolérance et l’harmonie des sentiments retrouvées.

Il se peut toutefois que cela se passe moins bien. L’avènement de Youssoupha ne va pas calmer les banlieues, mais au contraire encourager les plus radicaux de ses habitants. Et que leur diront les modérés ? Certainement pas qu’ils exagèrent, puisque manifestement c’est le pouvoir qui exagère dans la lâcheté.

C’est le moment de se souvenir de cette magnifique réplique dans Pépé le Moko : « Vous n’avez pas honte de vous attaquer à un lâche ? »

Lâcheté ! Le mot est dit. Il résume bien le mal français. Notre pays a des gouvernements de poltrons. Ils ont tellement peur de tout que dans leurs rares moments paisibles ils dessinent des diables sur un cahier d’écolier pour ne pas oublier d’avoir peur.

Soyons réalistes. Le peuple français n’est pas une masse enfiévrée. Non qu’il soit à l’abri de tels sentiments, mais parce qu’il vit encore à peu près bien, à l’exception des vingt millions de personnes qui ne s’en sortent plus mais qui n’ont pas encore décidé de se révolter ou de faire sécession, la fameuse « secessio plebis » romaine qui donna à la plèbe un tribun voué à sa défense.

Mais attention. Il suffit d’un incident mineur mais fortement ressenti pour mettre le feu au lac. Et tout gouvernant raisonnable sait qu’il doit se garder de pratiquer la provocation.

La nomination de M. Youssoupha au poste de héraut de l’équipe de France pourrait être cet incident. Et s’il ne l’est pas, un autre surviendra forcément, car comme le disait le grand acteur David Niven de son collègue Errol Flynn, qui buvait beaucoup trop : « Avec Errol, on n’était jamais déçu. C’était chaque fois pire. »

Ce qui est remarquable dans l’histoire des hommes, c’est qu’aucune leçon n’est définitivement inscrite dans les règles à respecter. Comme le disait Tocqueville, «  en démocratie, chaque génération est un peuple nouveau. » Et avant les démocraties, il y avait les monarchies et les tyrannies, où le peuple pensait plus à survivre qu’à apprendre, même s’il savait se souvenir.

Pourtant quelque chose me dit que cette fois une idée est en train de naître au sein du peuple de France, celle qu’il est si mal gouverné qu’il serait temps de changer de gouvernants. C’est comme l’idée d’une bonne bière bien fraîche quand il fait chaud : il est difficile d’y résister. C’est pour cela que le gouvernement a tant tardé à rouvrir les terrasses. Maintenant, elles sont pleines d’une jeunesse avide de se retrouver. Et les révolutions n’ont jamais été faites par les vieux !

Claude Reichman

 

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Opinion, intérêts et services publics

Hier, le maitre d’école apprenait aux enfants le Français, le calcul et l’histoire, le postier apportait les lettres aux bons destinataires, le gendarme courait après les voleurs, le juge appliquait la loi. Aujourd’hui, l’élève joue sur son Smartphone à des jeux à la con en ricanant au nez du prof, le postier trimbale des tonnes de pub, le flic se prend des cocktails Molotov dans la gueule, et le juge décide selon le souhait du copain franc-maçon ou de la doctrine socialiste ou de « l’ordre » énarchique.

Il y a des pays qui fonctionnent plutôt bien, donc il ne faut pas désespérer de la civilisation, mais il faut bien reconnaître que, parmi les pays pas encore complètement sous dictature, le France est l’un de ceux qui fonctionnent le plus mal. Malgré la charge fiscale la plus importante au monde, l’éducation nationale est dans les dernières au classement PISA, la justice est 37 ème sur 43 au classement CEPEJ, la santé 24 ème après avoir été première il y a un demi-siècle. J’ai honte de mon pays. Les raisons ont été mille fois évoquées, en particulier sur ce site. Le pouvoir a été volé par des gens qui seraient incapables de faire tourner une épicerie.

La relation entre le public et la gouvernance souffre de dysfonctionnements graves. L’intérêt commun n’est pas perçu. La gouvernance (masquée) estime que l’intérêt général profite de la réduction des intérêts particuliers. Ce qui pourrait être vrai si la limitation des éventuels abus n’allait pas jusqu’à l’anéantissement des possibilités d’exercer un métier quelconque dans des conditions acceptables. Ce qui pourrait aussi être vrai si la corruption ne gavait pas la haute administration qui laisse faire les abus par intéressement. Beaucoup d’entreprises, commerciales ou industrielles, submergées par la complexité administrative et la lourdeur fiscale, sont moribondes. Ajouter à cela le coup de massue des mesures soit disant contre le Covid, les matières premières confisquées par la Chine, l’inflation qui se pointe, eh bien, on sait depuis longtemps que l’on va dans le mur, mais on accélère.

La déraison a repoussé le choc par un endettement toujours plus grand, ce qui n’a pas supprimé le mur qui s’approche toujours inexorablement. Plus on attend, plus les mesures pour retrouver une situation saine devront être radicales, le traitement de cheval, la purge intégrale de toute la constipation institutionnelle, de toutes les folles réglementations en tout genre souvent obsolètes, qui momifient le pays, de toutes les injustices sociales et tous les privilèges que s’accordent les hauts fonctionnaires et leur cour.

C’est déjà dit. Il n’y a plus d’esprit de « service public » chez une partie des fonctionnaires, qui sont souvent démotivés d’être considérés comme des pions insignifiants par leur hiérarchie, car là aussi leurs opinions, leurs expériences d’actifs, sont pris de très haut par les « responsables ». Les anecdotes ne manquent pas, en particulier sur les méthodes d’enseignement à l’éducation nationale, ou bien sur l’incapacité d’organisation de l’hôpital public. Chez d’autres fonctionnaires, plus particulièrement les services fiscaux ou purement administratifs, « l’autre monde », celui de l’économie libre, les indépendants, les commerçants, les libéraux, c’est l’ennemi, ceux qu’il faut faire « chier ». Même si on ne sait pas pourquoi, eux le savent ! Ce n’est pas un conflit d’intérêt, c’est viscéral. Ils ont été dressés comme ça. Martyriser le citoyen, à tord ou à raison, peu importe. C’est leur intérêt à eux, puisqu’ils touchent des primes sur leurs escroqueries. Après, au cas où le citoyen serait honnête, les scrupules sont rangés dans le tiroir du bas avec la poussière.

Donc on est en guerre civile. D’un coté l’énarchie, les média-main-stream, la justice, la police, l’armée. De l’autre, les entrepreneurs, les libéraux, les indépendants, les artisans, les agriculteurs, ceux qui bossent. Au milieu, l’opinion publique diversifiée, désinformée, paradoxale, versatile et hésitante.

Tiens, l’armée se rebelle ? La police aussi ? Pas là pour taper sur des pompiers qui eux aussi en ont marre ! La justice veut son indépendance ! Pourquoi d’ailleurs, ils ne l’auraient pas déjà, théoriquement ? C’est pas clair, pour réinventer la loi ? Les média commencent à se rendre compte que plus personne ne les écoute. Les énarques vont-ils se retrouver tout seuls comme des cons. Ils le sont déjà, mais tout le monde va le savoir. La partie est en cours, peut-être bientôt l’échec et mat.
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Une chance d’entrevoir un destin

Je remercie sincèrement Michel Georgel et Philippe Gault d’avoir initié et alimenté le débat sur les comportements sociétaux et l’opinion publique.

Il s’agit du fondement de ce blog, de sa raison d’exister : l’idée que fisc et contribuables ont des comportements liés à des motivations différentes mais aux conséquences lourdes pour chacun.

Nous sommes convaincus que l’opinion publique juge nécessaire de réformer la fiscalité, de l’apaiser, nous souhaitons qu’elle se fasse entendre. Nous espérons l’y aider, la comprendre.

Il est question tout simplement de la survie de l’économie de notre pays.

Pour clarifier ma pensée je prendrai comme exemple un homme dont je n’adhère pas à toutes les décisions mais qui me parait avoir adroitement navigué entre comportements collectifs et opinion publique : le Générale De Gaulle.

Lorsqu’il déclare à Alger “Je vous ai compris” il répond à une nécessité comportementale guerrière. Dans le même temps il sait que l’opinion publique veut la paix, qu’il obtiendra au prix de la trahison de sa parole. Nul complot, juste un grand écart, comme souvent, entre l’opinion publique du pays et son comportement apparent.

La question de savoir si l’opinion publique s’est trompée en ne faisant pas de l’Algérie et de la France un seul pays est un autre problème, celui — de mon point de vue insoluble — de savoir comment et pourquoi se détermine l’opinion publique.

Ce n’est pas un hasard pour De Gaulle cette intuition de l’opinion publique et son adaptation aux comportements. Le 18 Juin 1940, il sait aussi que la France a adopté un comportement sans rapport avec son opinion publique, il s’adresse à cette dernière. Pétain et les Allemands le qualifieront de comploteur. La suite lui donnera raison.

Quand, en Avril 1969, De Gaulle quitte le pouvoir, il s’est sabordé volontairement car il sait depuis 1968 qu’il ne veut pas être en osmose avec ce qu’il comprend du virage de l’opinion publique en 1968.

Mitterrand, saura aussi comprendre l’opinion publique, hélas dans ses pulsions ordinaires, voire malsaines, et non dans celles nobles que devinait De Gaulle.

Depuis ces deux hommes, il n’est apparu aucun homme de l’Etat capable de comprendre et d’anticiper l’opinion publique.

C’est Giscard le premier qui a ouvert le bal des technocrates autistes de l’opinion publique. L’intermède Mitterrand a flatté les pulsions négative de cette opinion, ensuite ce ne fut que des autistes de l’opinion publique qui ont été portés au pouvoir.

Nous en sommes là.

Pauvres petits hommes de l’Etat qui croient exercer un pouvoir sur nous à coup de déclarations stupides, d’actes puérils, qui affectent notre comportement mais pas notre opinion. Leurs Playmobil ne leur apporteront pas la consécration historique qui n’échoue qu’à ceux qui ont, ne serait-ce qu’éphémèrement, été en adhésion avec l’opinion publique, mais la belle, la pure, pas celle de tous les jours qui peut être sordide, mesquine, mortifère. Or, que visent-ils ces représentants de l’Etat autoproclamés sinon l’histoire ? Raté pour eux, et comment…

Aujourd’hui notre chantier ici sur ce blog est clair, merci donc à nos deux amis.

Tentons d’accompagner et de comprendre l’opinion publique, lorsque nous serons en phase avec elle et elle avec nous notre utilité paraitra alors évidente.

Bien à vous. H. Dumas

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