Paradoxe de la France

Pour commencer …

Nous entendons actuellement sur les mesures anti-Covid de nombreux parlementaires hurler aux loups sur les oukases du Pharaon de l’Elysée entouré de sa courre de gouvernants, de comités, de conseils, de haut fonctionnaires non-élus. Parlementaires déjà hors circuit quand aucune fronde d’entre eux majoritaire ne s’est opposée à la coïncidence de l’élection présidentielle et de celle des législatives. Une arlésienne déjà envisagée sous Pompidou et VGE …

En effet, la cinquième constitution de 1958, prévoyait justement ce décalage d’élections non par hasard, mais pour éviter de tomber dans une sorte de monarchie républicaine. Ce qui s’est vérifié bien plus tard dans les urnes, avec les cohabitations de rose présidentiel et de bleu législatif sous feu Mitterrand et vice et versa plus tard sous feu Chirac qui marquaient ni plus ni plus moins la défiance des français face à cet absolu du pouvoir.

La conjonction des urnes présidentielle et législative a « enfin » eu lieu par référendum le 24 septembre 2000 avec 73,21% des suffrages exprimés.

Nous sommes alors dans l’univers de Goscinny et Uderzo avec ce village de gaulois réfractaires capables de tout et du contraire. Pourquoi les français ont réagi si fermement pour un pouvoir en pleins pouvoirs ? Nostalgie du Monarchisme ? Du Bonapartisme ? Du Jacobinisme ?

Ces notions pour la plupart d’entre nous ne veulent rien dire, car mal ou pas du tout mises en explication. Ce qui nous imprègne en masse ressort plus des théories du marxisme et son prolongement, le collectivisme et sa pierre identitaire, l’égalitarisme.

Nous avons ainsi des ministères auto-proclamés de l’éducation nationale, de la culture et des médias Mainstream qui fonctionnent pour une inculture de sa population inféodée en matière économique et financière pour qu’elle ne comprenne rien de tous les possibles en dehors d’un servage acquis pour sauver le plus petit dénominateur commun. Le sieur Piketty sur le plateau de Mr Pujadas est venu nous faire une piqûre de rappel la semaine dernière.

Bémol

J’ai obtenu une maîtrise en Sciences économiques, entre autres diplômes ailleurs, à l’ouest en Bretagne il y a plus de trente ans dans un cadre de bâtiment excellent de lumière et de modernité avec en licence parfois des troncs communs de 100 personnes au plus, mais surtout des groupes de travail de 25 élèves la plupart du temps.
Nous avions de l’informatique balbutiante avec les premiers tableurs estampillés Lotus sans encore OS type Windows. Mais nous avions surtout un panel de professeurs qui nous expliquait tout. Nous visitions tous les auteurs classiques, néo-classiques, le marxisme, le keynésianisme, l’école de Chicago, l’école Autrichienne.

Nous avions des devoirs d’étude de texte d’auteurs et modèles économétriques à présenter au tableau devant le prof et la classe.

Nous avions aussi un formidable professeur en mathématiques et une autre en langue anglaise. Nous avions enfin, près de l’océan, des cours sur la gestion des pêches alors intensives. Enfin des profs, pour de l’économétrie, venaient nous faire cours détaché de l’université de Rennes, comme un autre du monde privé pour nous détailler le droit des affaires versus le capitalisme de connivence via monopole ou oligopole avec en prémices, l’accord de Maastricht et la question de la monnaie unique en regard du serpent monétaire européen.

Là où je veux en venir, est que toute cette université du savoir m’a été offerte pratiquement gratuitement.

Un aparté avec la constitution des Etats-Unis

Aux States, nous avons l’élection présidentielle tous les quatre ans, puis les Midterms.

« L’ensemble des 435 sièges de la Chambre des représentants est renouvelé, ainsi qu’un tiers des 100 sièges du Sénat (la Chambre des représentants est entièrement renouvelée tous les deux ans — donc en même temps que l’élection présidentielle et lors des midterms — et le Sénat est lui renouvelé d’un tiers tous les deux ans, donc lors de l’élection présidentielle et lors des midterms).

Le même jour, de nombreux États fédérés, comtés et villes américaines organisent les élections de leurs propres représentants, sur le modèle fédéral, ou des référendums. Ainsi presque les deux tiers des gouverneurs, investis du pouvoir exécutif de leur État, seront élus ce jour-là. »

Cela change, ne trouvez-vous pas de notre 5ème revisitée ?

Connaissez-vous le « Filibuster » aux States ?

« À cause de la menace routinière de l’obstruction, les observateurs de la politique américaine ont pris l’habitude de parler d’une nécessité de soixante votes pour adopter une loi, bien qu’en théorie il n’en faille que cinquante et un. Ainsi, un projet de loi contesté ne sera pas adopté sans une super majorité. On ne soumet donc généralement pas au vote un projet de loi sans avoir l’assurance d’obtenir les soixante votes nécessaires à la clôture du débat. Le filibuster moderne est aussi appelé filibuster silencieux puisqu’il n’est pas nécessaire de parler indéfiniment sur le parquet du Sénat pour bloquer le processus législatif. »

Nous voyons ainsi que le Sénat a le processus de bloquer la Chambre Basse des législateurs, ce qui n’est que fortuit chez nous. Chambres haute et basse sont répliquées dans la pluparts des Etats US.

Maintenant, il faut savoir que l’administration Biden ou plus sûrement ceux qui bougent la marionnette, puisqu’ils ont repris le pouvoir par des élections des plus controversées, cherchent à passer la loi électorale HR1 pour rendre le processus électoral non plus du fait des Etats, du ressort de la chambre des représentants de chacun d’eux, mais au profit de l’Etat Fédéral, ce qui ouvre la porte au pouvoir concentré et maîtrisé au détriment des communautés décentralisées.

Le Filibuster dérange les « démocrates » pour passer la loi HR1 et il leur faut donc tenter de le remiser aux oubliettes, c’est-à-dire le détruire. Un état d’esprit délétère qui gangrène toutes nos « démocraties » évoluées qui laissent de moins en moins d’initiatives prospères aux individualismes et qui paradoxalement sous couvert de socialisme les protège de moins en moins.

Conclusion

Mais ce n’en est pas une. L’accès à l’énergie abordable et à demande est au centre du jeu en regard d’une démographie exponentielle, mais aussi en rapport de populations vieillissantes parmi nos sociétés policées, de plus en plus contingentées. Nous savons que nous avons avoir besoin de cette énergie pérenne à moins de nous retrouver dans le film de Mad Max II.

Bien à vous.

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