Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Quand l’agresseur se prétend l’agressé.

Septembre 1990

Nous sommes en famille dans notre maison de Sète. Il est 2 ou 3 heures du matin.

Notre chien s’appelle “Davidof”, c’est un Bouvier des Flandres, un animal affectueux et d’un calme olympien.

Alors que tout est fermé et que la maisonnée roupille, le chien se déchaine, ses aboiements et son agitation sont d’une violence que je n’avais jamais observée, que d’ailleurs je n’observerai plus jamais.

Tout le monde se réveille en sursaut. Chacun pense à une présence dans la propriété.

A l’époque je possède un révolver Colt avec lequel je pratique le tir sportif, qui depuis m’a été évidemment subtilisé par les hommes de l’Etat indifférents à notre protection personnelle, dont l’objectif est uniquement que leur population soit désarmée, mais cela est une autre histoire dont il n’est, parait-il, pas convenable de parler.

Notre maison, modeste, date des années 1955, c’est ce que l’on appelait alors un rez-de-chaussée surélevé. Notre chambre est à l’étage, la salle de séjour et l’entrée où le chien aboie violemment sont au rez-de-chaussée.

Je prends mon révolver et descends directement dans la cour, au niveau du sous-sol de la maison. Je me trouve face à face avec un cambrioleur, que le chien a surpris, par ses aboiements, sur le balcon du séjour et de l’entrée, et qui en descend.

En réalité, je suis arrivé dans la cour avant lui.

Là, la situation est grotesque. Le type est en short et tee-shirt, pieds nus, avec un chiffon qui pendouille à sa ceinture, un professionnel.

Je suis là comme un con avec mon pétard à la main. Il est exclu que je l’utilise évidemment.

L’homme a garé sa mobylette dans notre chemin très pentu, dans le sens de la montée.

La discussion s’engage :

« Retenez votre chien, dit-il »

N’ayant pas une âme de dresseur, mes chiens ont toujours vécu la vie dont ils avaient envie, je ne les ai jamais obligés à rien et surtout pas à mordre, je ne comprends donc pas très bien la réflexion du mec.

Je lui réponds

« Je n’en ferai rien, déguerpissez vite avant qu’il vous arrive des ennuis » je me dis : paraissons ferme.

Mon fils alerté arrive dans mon dos et me fait peur, je me retourne surpris et je comprends dans le même temps le danger et l’inutilité des armes dans ces cas là.

Concernant le cambrioleur, il prend conscience qu’il va devoir retourner sa mobylette dans la pente abrupte pour partir, que ça ne va pas être facile, il prend sans doute aussi la mesure de mon manque de fermeté.

Alors il commence à remonter le chemin et me dit ceci :

« Monsieur, vous vous trompez, je ne vous veux aucun mal, je me suis réfugié chez vous parce que je suis poursuivi par des voyous… »

Les bras m’en tombent. Heureusement que le chien parait toujours aussi menaçant et pas disposé à la discussion.

Je hasarde : « Partez, vite, avant que je change d’avis », alors que je n’ai aucun avis sur la situation, juste de la sidération. Je me dis : « ainsi donc, ça existe ? »

Finalement le type s’en va….

Aujourd’hui 31/08/2022

Je n’ai plus été cambriolé, j’ai toujours des chiens : des Bouviers des Flandres.

Depuis, mon voisin direct a été saucissonné en compagnie de son épouse. Violentés, menacés de mort pendant des heures, ils ont survécu mais ils sont traumatisés, la police n’a rien trouvé, les agresseurs sont partis avec sa voiture et y ont mis le feu… ils courent toujours.

Conclusion

La sécurité est improbable pour chacun de nous, certes. Mais le plus grave tient au fait que le pillage de nos propriétés est devenu un acte commun des hommes de l’Etat.

C’est principalement à travers l’impôt et plus précisément les contrôles fiscaux de Bercy qu’ils viennent chez nous prendre nos biens par la force .

Puis Bercy, comme mon cambrioleur, a le culot de prétendre que ce n’est pas de sa faute, que c’est à la demande de la nation qu’il vient piller.

Enfin, comme pour mon voisin, la justice est impuissante, Bercy vole et brule nos biens en toute impunité.

Bercy commet chaque jour des délits de droit commun déguisés en bienfaits collectifs.

Bercy nous demande la compréhension pour ses pillages au motif que ces tortures lui sont imposées par notre propre comportement. En quelque sorte Bercy prétend, comme mon cambrioleur, venir chez nous : contre son gré, par notre faute. C’est très fort.

Bien à vous. H. Dumas

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On ne peut se contenter de parler et d’écrire, il faut agir !

On ne peut se contenter de parler et d’écrire, il faut agir !

Les sociétés humaines ont tendance à déraisonner. C’est un effet de la psychologie des foules. En ce moment, la France nous donne un terrible exemple de cette dérive. Le mal français n’est pas très difficile à diagnostiquer. L’Etat a mis la main, directement ou indirectement, sur les deux tiers de l’économie du pays. Rien ne peut donc se faire sans lui. Or l’Etat ne sait rien faire. Entendons-nous. Il ne sait rien faire en dehors de l’activité pour laquelle il a été créé : assurer la sécurité des habitants du pays. Tout ce qu’il peut faire d’autre est par nature inutile, car redondant : les habitants sont parfaitement aptes à le faire eux-mêmes, et ils le feront mieux que l’Etat.

Le mal français est donc parfaitement identifié. Et le traitement à lui appliquer coule de source. Mais c’est à ce moment stratégique que l’entreprise réformatrice se bloque. Par un double effet. Celui des tenants et bénéficiaires de l’Etat, qui ne veulent pas perdre leurs avantages et privilèges. Et celui des réformateurs, que paralyse le syndrome du Rubicon : en France, depuis le baptême de Clovis, le pouvoir est sacré, et s’en prendre à lui est comme violer un lieu saint.

Je ne vois pas d’autre explication à la paralysie française. Je suis tombé par hasard sur une liste des libéraux français. Ils sont finalement très nombreux. J’en connais la plupart, et je sais que leurs qualités intellectuelles sont éminentes. Ils sont tous évidemment d’accord sur l’impérieuse nécessité de faire reculer l’Etat ? Alors pourquoi l’Etat n’a-t-il jamais reculé ? Parce qu’en fait les libéraux se sont contentés de parler et d’écrire, et qu’ils n’ont mené aucune action de terrain contre l’abusive emprise de l’Etat.

Nous voilà arrivés au point où l’histoire peut basculer. Continuer à mener des colloques libéraux peut procurer le grand plaisir de se retrouver avec des gens qui pensent comme vous, mais à l’issue du colloque, « le canard est toujours vivant », comme disait Robert Lamoureux. Alors le moment est venu de mobiliser papa, maman, et pourquoi pas la bonne, avec bien sûr « moi », c’est-à-dire vous.

La réforme ne viendra que d’une mobilisation du peuple. C’est une constante de l’histoire. Benjamin Constant avait noté avec raison que ceux qui étaient appelés à prendre la tête de la mobilisation populaire devaient être issus du milieu qu’ils avaient à combattre. Ils devaient en comprendre les ressorts profonds pour concevoir une stratégie victorieuse en déjouant les pièges de l’adversaire.

On en a eu une illustration avec le mouvement des gilets jaunes. Privés de leaders, ceux-ci ont fini par tomber entre les mains d’individus instruits mais de mentalité primaire, qui n’avaient pour idée que de « punir les riches ». Le genre de stratégie qui n’a jamais conduit qu’à accroître la pauvreté du peuple. La révolution française de 1789 est tombée dans les mêmes travers, alors qu’elle s’était déclenchée sous les auspices des droits de l’homme, fixés à jamais dans la Déclaration du 26 août. Elle a dégénéré dans la Terreur et a fini dans la dictature de Napoléon.

C’est la raison pour laquelle j’ai entrepris mon action contre le monopole de la Sécurité sociale. Elle a réussi à mobiliser des troupes en grand nombre, qu’attirait le combat contre un système qui, sous couvert de protection du peuple, ne faisait que l’assujettir et l’appauvrir. Nous avons utilisé les dispositions européennes, qui sont favorables à l’abrogation de tous les monopoles. L’Etat n’a pu s’y opposer qu’en contraignant la justice française à se déshonorer par la négation des lois et du droit. Mais des centaines de milliers d’indépendants sont à présent libres de l’assujettissement social, et toute la population française est sur le point de jouir de cette extraordinaire liberté.

Il n’y a donc plus lieu de discourir du libéralisme. Il faut le vivre et le faire vivre à tous. Et c’est ce qui conduira la France à voguer vers la réduction des dépenses publiques au tiers du Pib, seuil au-delà duquel on bascule dans le socialisme et le communisme, comme le général de Gaulle l’avait fort justement formulé.

La liberté sociale est une grande cause, parce que sa suppression a conduit à l’asservissement du peuple. Je regrette que tous les libéraux ne soient pas présents dans cette bataille. C’est pourtant leur place. Mais il est vrai que les guerres ne se gagnent généralement pas avec le concours des plus instruits ni des plus diplômés. Simplement, c’est le peuple qui les gagne. Et le peuple n’est pas fait d’une addition d’individus. C’est un être vivant qui a ses pensées propres et ses rites, et qui sait d’instinct ce qui est bon pour lui.

Claude Reichman

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Taxons les superprofits : plus con que ça tu meurs.

Soyons objectifs et honnêtes, nos élus actuels manquent de gaz mais pas de connerie, ils sont à bloc à ce sujet, leurs réserves sont blindées, inépuisables… Ils ne sont pas comme Giscard, ils n’ont ni gaz ni idée.

Le mot d’ordre de La Nupes est l’exemple même de cette surabondance de connerie : « Taxons les superprofits »

Voilà une bonne idée. Voyons, voyons.

Le Maire, notre “Bercyman” en chef, révolté par la déclaration de guerre de Poutine a répondu en taxant les superprofits russes. Ce faisant, il a déclaré : « Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe. »

C’est-à-dire que le ministre des Finances de La France pense qu’en privant les apparatchiks russes de leurs superprofits on provoque l’effondrement général de l’économie de la Russie.

En toute logique, la taxation des superprofits des sociétés occidentales devrait avoir le même effet : un effondrement de l’économie occidentale, une grande souffrance du peuple occidental.

Ah oui mais nous, disent la NUPES, nous kidnappons pour : “REDISTRIBUER”. Là, lourd mensonge, en réalité il ne s’agit pas de redistribuer en capital actif, mais de dépenser le butin, nuance…

Mélenchon n’est ni plus ni moins con que Le Maire, il est clair donc qu’il cherche la ruine du monde occidental en toute lucidité. Sans doute pense-t-il que sa venue au pouvoir doit au préalable passer par la ruine de notre pays. Il est remarquable qu’il vise en premier les superprofits français, puis occidentaux, mais en aucune façon les superprofits chinois…ni les pétrodollars, vénézuéliens ou moyen-orientaux.

Et l’opinion publique en redemande.

A quand la destruction des tracteurs, et tout le monde aux champs sous le règne de Mélenchon XIV, roi des connards. Car enfin, ces tracteurs à plusieurs centaines de milliers d’Euros, ne font rien de plus que ne feraient quelques milliers de travailleurs bien dressés et sont un affront aux binettes et faux diverses.

La NUPES fera beaucoup plus de morts que COVID, c’est une certitude.

L’histoire est pleine des meurtres provoqués par l’envie, par la jalousie. Que dire, comment réagir face à cela ? C’est impossible car il s’agit d’un instinct qui ne répond pas à la raison, d’une pulsion que seule l’éducation pourrait réguler mais alors il est question de paternalisme, de manipulation.

Quand l’absurdité de la haine de classe s’exprime contre toute raison, elle ne rencontre aucun obstacle, ou si elle en rencontre un elle l’explose sans coup férir. Quand elle se retire, comme un tsunami elle laisse voir un champ de désolation.

Les superprofits s’appellent « le capital », et celui-ci est indispensable à l’économie, nous en avons très souvent parlé ici.

Mais Mélenchon s’en fout, il ne cherche pas le bien de notre nation, notre bien commun, il cherche le pouvoir pour lui et ses potes, pour se vautrer dans ce pouvoir comme tous les autocrates.

Il sait qu’il n’obtiendra pas le pouvoir par les urnes, par la raison, il cherche à manipuler les sentiments pour créer une situation qui lui permettrait d’utiliser la force pour arriver à son objectif. Il n’est pas différent de Poutine.

Ils sont tous pareils ces « hommes qui se veulent providentiels ». Hélas, ils surgissent sur les ruines de la raison, de la démocratie, sur la cupidité et l’immoralité des élus et leur manque de courage.

L’intégrité qui nous mettrait à l’abri de ces fous furieux est tellement simple qu’elle parait dérisoire à ceux qui prétendent enseigner, c’est ainsi que le vice, la connivence et finalement la corruption sont enseignés dans nos écoles sous couvert de réalisme.

C’est désespérant.

Qui acceptera d’affronter le ridicule juste pour rappeler à quel point l’intégrité est simple, ordinaire, à la portée de tous….

Bien à vous. H. Dumas

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La fin de l’abondance

Les Ukrainiens ont pour président un comique professionnel qui est sérieux dans le cadre de son mandat, alors que nous avons pour président un sérieux diplômé qui est un comique dans le cadre de son mandat.

Chacun fait avec ce qu’il a.

La sémantique des hommes de l’Etat est empreinte de poésie, ainsi la gabegie devient l’abondance, la faillite la fin de l’abondance. Le tour est joué, pas de responsabilité, que de la malchance.

Personnellement ce que j’ai vécu.

Un pays laissé en bon état économique par un soldat accusé d’autocratie, mais qui étonnamment est rentré chez lui à Colombey lorsque les urnes de la démocratie lui ont été contraires. Drôle d’autocrate, pas vraiment comparable à Poutine… indéracinable jusqu’en 2036…

Après lui Giscard, qui prétendait avoir des idées à la place du pétrole, a engagé la France dans la démagogie. Il a participé à la distribution indifférenciée du capital durement gagné, à sa conservation exclusivement au profit d’une élite cooptée en accentuant le corporatisme et les petits partages et cadeaux entre amis.

Il a allumé la mèche de la corruption, Mitterrand en a facilité l’explosion.

Lorsque Giscard, alors ministre de Bercy, applaudit la loi Royer en 1973, il met le ver de la corruption dans le pays.

Il installe à l’endroit stratégique de l’économie — la distribution, au chiffre d’affaires pharaonique — un décideur politique à qui appartient le droit d’installation commerciale.

C’est un peu comme s’il avait décidé de créer sur l’amazone un barrage en allumettes.

Mitterrand et les socialistes, toujours en mal d’argent, mais très présents en politique locale ont organisé alors la corruption la plus incroyable qui fût.

Placée là, elle ne pouvait que prospérer et gangréner toute la société.

Puis élu, Mitterrand a apporté la stabilité corruptive en décentralisant, sans contrôle, les finances locales.

Et depuis quarante ans, la culture corruptive a crû, au point qu’aujourd’hui tout le monde la trouve normale. Mais elle ne l’est pas.

Il s’agit donc de faire croire que la misère, fille de la corruption, qui nous saute logiquement à la figure, vient d’ailleurs.

Covid a eu bon dos, aujourd’hui c’est l’Ukraine et le réchauffement climatique, les riches et leurs avions, demain ce sera toujours les autres mais leur désignation est encore un peu floue. Sans doute les désignés riches et évidemment l’éternel fraudeur fiscal.

Les organisateurs et profiteurs de la corruption ne seront évidemment pas inquiétés. Les fonctionnaires fainéants, les faux pauvres largement arrosés à rien foutre, les élus dodus et prospères, les faux-culs innombrables qui prétendent n’avoir rien vu, tout ce petit monde va vociférer pour désigner l’autre, celui qui n’est pas entré en corruption et se trouve isolé, marginalisé, parlant d’un monde que plus personne ne connait : celui de l’intégrité.

Heureusement que pour évacuer le sujet nous avons les non-sexués, les trop-sexués, les femmes abusées et les manipulateurs pervers, les calamiteux, les virus, les étés torrides, les voitures électriques, et bientôt les inondations, les vagues de froid, Poutine et Xi Jinping, tout un tas de sujets qui nous permettent de ne pas nous regarder tels que nous sommes.

Une bande de fêtards à la gueule de bois, qui découvre qu’elle a bu le capital commun, que sa monnaie ne vaut plus rien, que sa conscience a perdu pied, que derrière arrivent ceux qui vont prendre sa place, pour qui elle va transpirer et travailler pour une poignée de pois chiches dans les années à venir.

Quelle utilité un tel billet ? Aucune.

Juste que la corruption à ce niveau me donne une nausée qui m’empoisonne la vie, en plus du pillage qu’elle génère  qui me touche particulièrement.

Bien à vous. H. Dumas

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La France doit redevenir un pays libre !

La France doit redevenir un pays libre !

Je lis avec intérêt les articles qui proposent des réformes à mettre en œuvre en France. Même ceux qui déraisonnent sont intéressants, car ils donnent de précieuses indications sur la véritable nature du mal français. Bien entendu, il ne faut pas oublier qu’une partie de la population n’aspire pas aux réformes, non qu’elle vive particulièrement bien, mais parce qu’elle a peur du changement. Je ne m’adresse donc qu’à ceux qui n’ont pas peur.

J’ai de fréquentes discussions avec d’éminents confrères qui enseignent la médecine à la faculté. Tous mesurent bien les limites de leur science, qui n’est pourtant pas mince. Le temps des mandarins suffisants est bel et bien terminé. Et face aux maux que la médecine ne sait toujours pas guérir, nombre d’entre eux se réfèrent à l’arrivée inattendue d’un médicament qui changera la donne, comme cela s’est si souvent produit dans l’histoire.

Mon propos de ce jour n’est cependant pas d’ordre médical, mais politique. Je ne me réfère à la médecine que pour tenter de discerner, dans la foule des procédés, celui qui nous donnera la clé capable d’ouvrir la lourde porte qui bloque la venue des réformes.

L’ampleur des défis que doivent affronter les réformateurs en France est impressionnante. C’est presque tout un monde qu’il faut reconstruire. Et pourtant notre pays est riche d’une histoire plus que millénaire qui devrait lui donner une inégalable sagesse. Mais il est surtout affligé d’insupportables démagogues qui polluent tous les débats et laissent le peuple désemparé.

J’ai eu le privilège de faire un long service militaire dans l’aéronavale et de vivre dans le monde des pilotes. Tous évoquaient les moments où, dans un avion, les choses se passent mal, et où il faut « en revenir au manuel », c’est-à-dire mettre en œuvre méthodiquement les recommandations du protocole. Je pense qu’il faut procéder ainsi pour réformer la France.

Notre manuel, c’est la Constitution. Loin de n’être qu’un catalogue d’idées générales, elle est un véritable discours de la méthode. Et ce qu’elle nous dit de plus fort, c’est que notre pays est le lieu de la liberté. Le mot est le premier dans la brève liste de nos « droits naturels et imprescriptibles ». Il l’est aussi dans « la devise de la République ». Difficile de faire mieux, difficile de faire plus fort. Alors, armés de la liberté, voyons ce que nous pouvons en faire.

Rappelons-nous Rousseau. « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. » Le Français naît libre d’après la Constitution, et il est aussitôt pris dans un entrelacs d’objurgations et d’interdits qui en font un prisonnier. Telle est la réalité de la France actuelle. Ceux qui  tiennent le Français dans les fers agissent selon une logique opérationnelle qui leur donne ce droit en vertu des postes qu’ils occupent. Et ces postes leur ont été attribués en considération de la compétence qu’est censée leur donner soit un diplôme, soit une avancée hiérarchique, soit encore la faveur du Prince, qui est de droit divin en république plus encore qu’en monarchie.

Le drame de la compétence, n’est évidemment pas le savoir, mais l’autorité. Un savant sans autorité est un homme comme les autres. Un homme détenant une autorité est, si on ne la limite pas, un dictateur. La France grouille de dictateurs, petits, moyens et grands, qui sont persuadés que leurs actes sont bons pour le peuple. Et ce foisonnement d’actes dictatoriaux, on ose l’appeler, dans les discours officiels, la démocratie. Non. La France n’est pas une démocratie. C’est une dictature.

Bien entendu on entend déjà les hurlements indignés des dictateurs qui se voient remis en cause dans ce qu’ils ont de plus cher : leur autorité. « Comment, s’étouffent-ils, vous pouvez écrire ce que vous voulez, où voyez-vous une dictature ? » Eh bien, mon bon Monsieur, eh bien ma bonne Dame, dans l’immensité des actes qui me sont interdits ou dictés.

Alors revenons au médicament qui nous guérira, au manuel qui nous sauvera, revenons-en à la liberté. Partout où un Français est privé de liberté, il doit pouvoir en appeler à son droit à la liberté. Et partout l’autorité doit déférer à sa demande. Tel est le principe qui nous apportera les réformes que chacun sait indispensables en France.

Que les oiseaux de mauvais augure cessent leurs criailleries, que les faux penseurs bottés et casqués s’engagent dans notre armée et fassent silence dans les rangs, que les citoyens oublient toute peur et bombent leur torse orné de la plus belle médaille qui soit, celle de la liberté, que la France redevienne ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un pays libre.

Certains diront : mais comment faire ? Très simple : oser !

Claude Reichman

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Lettre à mon sénateur

Monsieur le sénateur.

J’ai écouté votre déclaration récente sur Public Sénat à propos de l’obligation vaccinale des professionnels de santé.
Je suis professionnel de santé et j’ai étudié dans ma spécialité les bactéries, les virus et l’immunologie pendant toute ma carrière et j’ai refusé catégoriquement l’injection dans mon organisme d’un traitement génique expérimental dont le rapport bénéfice risque est aussi catastrophique.

Si on ne savait pas depuis des décennies que les virus à ARN mutent tout le temps.
Si on ne savait pas qu’un adulte contaminé peut fabriquer des dizaines de milliards de copies du coronavirus.
Si on ne savait pas que le taux de mutation est de 1/10000, c’est à dire que chaque personne contaminée produit au moins un million de variants, dont 250 environ sont transmissibles, avec une sélection de ceux qui sont insensibles aux éventuels vaccins.
Si les immunologistes n’avaient pas prévenu que les vaccins réalisés d’après des variants de coronavirus déjà disparus allaient en plus limiter la capacité du système immunitaire à s’adapter naturellement aux mutations du virus.
Si Pfizer et les autres fabricants n’avaient pas voulu garder secrets leurs dossiers d’expérience en vue des autorisations de mise sur le marché.
Si ces dossiers, rendus publics après une décision de justice, ne révélaient pas qu’il y avait plus de morts dans le groupe vacciné que dans le groupe témoin et des manipulations de chiffres éhontées et frauduleuses pour arriver à donner un taux d’efficacité de 95% alors que d’après les mêmes données des scientifiques sérieux arrivaient à 12%, sans aller jusqu’à vérifier comment les sujets étaient considérés porteurs ou pas du virus en l’absence de tests pour une majorité d’entre eux.
Si des morts par « pneumonie » n’avaient pas été classées hors cause covid dans le groupe vacciné à l’inverse du groupe témoin.
Si les groupes témoins n’avaient pas été vaccinés à leur tour au bout de six mois pour masquer les différences d’effets secondaires à moyen terme.
Si Pfizer et les autres fabricants n’avaient pas refusé de prendre la moindre responsabilité sur les conséquences négatives de leurs produits expérimentaux.
S’ils ne montraient pas dès ces expériences de phase trois initiale que leurs pseudo-vaccins n’empêchaient pas quiconque d’être contaminé et contagieux ni malade.
Si l’AMM n’avait pas été délivrée malgré l’absence de phase deux expérimentale sur animaux, donc les citoyens servent de cobayes.
Si les contrats d’achat n’étaient pas restés secrets.
Si notre « Président »  n’avaient pas jugé nécessaire de prendre des décisions sanitaires par un conseil de défense pour justement garder secrets les arguments et les raisons réelles des décisions prises, donc douteuses, peut-être inavouables, certainement anticonstitutionnelles.
Si le mécanisme parlementaire n’avait pas été piétiné méthodiquement.
Si le traitement précoce présenté par l’infectiologue le plus réputé au monde, au lieu d’être considéré comme la bouée de sauvetage de la population, et alors qu’il sauvait 99,6% des contaminés quand l’hôpital public dépassé tuait 25 % des malades pris tardivement en charge, soit 50 fois plus de décès, n’avait pas été interdit par un ministre de la santé dont la santé mentale mériterait une approche psychiatrique.
Si d’autres infectiologues, tels que les professeurs américains Harvey Risch, Peter McCullough et Pierre Kory n’estimaient pas que les traitements précoces auraient pu sauver 500000 personnes aux Etats Unis.
S’il n’était pas facile de calculer que ces mêmes traitements auraient pu préserver la vie d’au moins 40000 français s’ils n’avaient pas été interdits.
Si on ne constatait pas dans les pays occidentaux, dès janvier 2021 en Israël, que les campagnes de vaccinations étaient immédiatement suivies de pics épidémiques, preuve de l’inefficacité totale des vaccins à ARNm anti-SARS-COV2.
Si 290 sportifs vaccinés n’étaient pas morts subitement en pleine compétition.
Si les sportifs vaccinés n’étaient pas incapables de retrouver leurs performances antérieures au « vaccin ARNm », ce que l’on a pu constater lors du Tour de France 2022 par exemple.
Si une étude sur les femmes enceintes n’avaient pas montré que 82% des vaccinées dans les 6 premiers mois de grossesse avaient fait des fausses couches.
Si certains ahuris dramatiquement irrresponsables ne poussaient pas à la vaccination des enfants alors que leur risque de développer un covid est nul et que leur densité de récepteurs ACE susceptible de fixer le sars-cov-2 est plus d’un million de fois plus faible que chez un adulte, les rendant insensibles à ce virus et incapables de le transmettre, alors que les effets secondaires graves se multiplient et qu’il n’est même pas pensable de faire courir un tel risque aux jeunes générations.
Si le recueil des effets indésirables n’était pas largement entravé dans de nombreux pays, soit par des démarches administratives complexes et volontairement mal organisées, soit par des classements expéditifs pour ne pas apparaître liés aux vaccins à ARNm.
Si les données des organismes de pharmacovigilance, largement ignorées des médias principaux, ne montraient pas qu’en trente ans d’usage de vaccins, jamais on avait vu autant de décès liés à la vaccination (voir VAERS).
Si plusieurs études aux États Unis n’évaluaient pas autour de 200000 le nombre de décès depuis un an liés aux pseudo-vaccins à ARNm.
Si le décompte des morts des pseudo-vaccins à ARNm en Europe n’en était pas en approche de 50000.
Si la mortalité en Europe des personnes des groupes d’âge entre 0 et 14 ans et entre 14 et 44 ans, qui n’avait guère variée jusqu’en juin 2021 malgré l’épidémie, s’est retrouvé significativement au dessus de la moyenne depuis juillet 2021, sans autre explication que l’effet de la vaccination extensive.
Si on ne pouvait calculer dès à présent que les années de perte de vie liées à la vaccination par ARNm sont plus nombreuses que les années de perte de vie liées au Covid lui-même, qui touchait en moyenne des personnes âgées de 85 ans.
Si on ne constatait pas une recrudescence très marquée des maladies auto-immunes, phénomène assez logique quand on sait que les cellules recevant l’ARN messager de ces thérapies géniques deviennent anormales pour les cellules de notre système immunitaire, qui vont les attaquer et les détruire, même si elles font partie d’une paroi vasculaire, déclenchant une thrombose, mais le nombre de cellules, tissus et organes concernés n’a rien de limité ainsi que les conséquences et effets secondaires même mortels.
Si la recherche récente ne montrait pas que les pseudo vaccins à ARNm entraînent des « tempêtes cytokiniques » comme pouvaient également le faire les premiers variants du sars-cov-2 et des dérèglements graves du système immunitaire.
Si on n’avait pas laissé parler dans les médias des médecins qui avaient des conflits d’intérêt majeurs avec les entreprises pharmaceutiques.
Si les médias les plus écoutés ne s’étaient pas comportés comme des organes de propagande digne des régimes les plus fascistes , et avaient entretenu un débat neutre entre scientifiques après avoir mis à l’écart ceux qui avaient des conflits d’intérêt.
Si les scientifiques les plus réputés par leurs recherches, leurs publications et leurs nombres de citations n’avaient été honteusement harcelés médiatiquement et scandaleusement agressés administrativement dans leurs vies professionnelles.
Si des milliers de professionnels de santé n’avaient pas été interdits d’exercer de façon arbitraire, en totale contradiction avec les articles 23, 10, 11 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, signée par la France le 10 décembre 1948.
Si le directeur du NIAID, Antony Fauci, dont la position lui permet de distribuer selon son bon vouloir 57% du budget mondial de la recherche médicale, n’avait pas de ce fait à sa botte une majorité des chercheurs occidentaux, ne leur imposait pas de critiquer au maximum les vieux médicaments peu chers et déjà validés, et de favoriser au maximum des médicaments nouveaux, chers, expérimentaux et pas validés en efficacité et innocuité.
Si le même individu, collaborant avec nombre d’entreprises pharmaceutiques et la fondation Gates, ne finançait pas largement les revues scientifiques et les organisations de santé comme l’OMS, l’EMA, la FDA, etc….
Si le « scandale »  du Lancet n’avait pas montré que les plus grandes revues médicales étaient susceptibles de publier des articles entièrement frauduleux au service des Big Pharma.
Si les « Big Pharma » n’étaient pas coutumières de plaintes pour charlatanisme, tromperies sur indications, falsifications de données, corruption, en particulier Pfizer qui en vingt ans a dû payer plus de 4 milliards de dollars d’amendes et de dédommagements, sommes intégrées dans leur « business plan » sans aucun remord pour les millions de personnes qui perdent la santé ou la vie du fait de leurs impostures criminelles.
Si les tests PCR avaient été utilisés jusqu’à 35 cycles et non pas jusqu’aux 45 cycles largement utilisés qui donnaient de faux positifs.
Si les autopsies des morts susceptibles d’être liées aux vaccins n’avaient pas été interdites.
Si le consentement éclairé avant vaccination, obligatoire en particulier pour un traitement expérimental en essai thérapeutique de phase trois, avait été mis en place, conformément à l’article 7 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui interdit conjointement la torture et les expériences médicales, pour ne pas voir se reproduire ce qu’avait fait les nazis sur des prisonniers.
Si la gestion de la pandémie par la peur d’une maladie « mortelle » ne ressemblait pas plus à un test de contrôle de la population à caractère autoritaire en dehors de toute règle républicaine, et à un test de Milgram sur le niveau d’obéissance des structures administratives, qu’à une démarche sanitaire devant une épidémie, elle déjà définie depuis des décennies.
Si tous ces faits que l’on retrouve dans les données épidémiologiques officielles, les publications scientifiques indépendantes de «Big Pharma » et des dossiers juridiques internationaux et surtout américains ne suffisaient pas pour se faire une opinion parfaitement claire et ne suffisent pas pour vous faire comprendre que ces faux vaccins expérimentaux constituent le plus grand scandale sanitaire de tous les temps, c’est que les décideurs gouvernementaux ne sont pas capables de s’informer efficacement de la réalité scientifique du présent, susceptible d’évoluer de jour en jour, ni de prendre des décisions adéquates concernant la santé personnelle de chaque citoyen en toute responsabilité des conséquences.
Si tous ces faits, dont un seul d’entre eux suffit pour mettre en question l’intérêt et l’autorisation de la pseudo vaccination aux ARNm, n’avaient pas existé, je me serais fait vacciner. Mais en l’état de nos connaissances, ces pseudos vaccins apparaissent beaucoup plus dangereux que le covid et il est hors de question que moi ou ma famille se fasse vacciner avec ces saloperies. Les vrais vaccins rendus obligatoires avaient suivi les procédures de validation et des années de recul pour être certains de leur efficacité et leur innocuité. Il y a eu des vaccins rejetés. Il est impossible de considérer les nouvelles thérapies géniques à ARN messager comme des vaccins classiques et sursoir aux principes de précaution inscrits dans les lois, y compris les droits fondamentaux de l’Humanité.
En restant à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, j’espère que vous vous éloignerez de la caste des criminels corrompus qui sévissent au gouvernement et je vous adresse mes salutations.
Dr Philippe Gault

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Faire face

On parle beaucoup de la république de Weimar, antichambre de l’incroyable catastrophe que fût la dernière guerre mondiale.

L’idée qu’un petit trou du cul déclarerait tout seul une guerre mondiale étant absurde, il faut bien que pour des raisons rationnelles la situation soit arrivée à un point tel qu’effectivement un petit trou du cul… etc…

Sur le moment ces situations ne sont pas accessibles à l’analyse commune, sans quoi elles ne pourraient pas exister. La compréhension est occultée par les intérêts, les passions, les croyances, qui font écran. Ce n’est plus le cas après la catastrophe, quand l’histoire entreprend à son tour l’analyse des faits.

De ce que j’en sais, effectivement la situation de la république de Weimar était assez semblable à celle d’aujourd’hui.

Une dérive économique qui touche le plus grand nombre, lequel ne s’en sent pas responsable

Pour Weimar ce sont les conditions de l’armistice signée par l’Allemagne, que l’économie du pays ne peut pas assumer.

En ce qui nous concerne c’est la gabegie d’une structure irresponsable, composée de forces en partie inutiles et lourdes à financer, qui fait vivre la majorité du pays et donc ne peut être ni éradiquée ni limitée.

Une élite libérale au pouvoir, qui accepte de discuter de toute position, de toute opinion, jusqu’à un point de nécrose décisionnelle qui laisse le champ libre à la dérive économique et à la violence fiscale qui en découle.  

Pour Weimar c’est l’illusion de la relance par la dépense publique qui aboutira à l’effondrement de la monnaie. Nous n’en sommes pas là mais le drame se dessine.

L’impossible maitrise de la dépense publique par des libéraux dont c’est pourtant la religion, crée la confusion en même temps qu’elle paupérise les classes incultes économiquement mais confiantes dans le pouvoir ; pour qui le pouvoir est la seule solution, qui ne sont pas autonomes, à qui d’ailleurs on ne le demande pas au contraire.

Pour ces classes, majoritaires, l’élite libérale est illégitime, seul un pouvoir fort, qui ne discute pas, qui n’hésite pas, qui taille dans le vif, est acceptable. Pure folie…

Ainsi Weimar assiste au discrédit de la démocratie et à l’aspiration à deux régimes violents, le communisme et le nazisme. Les extrêmes qui se rejoignent, parti communiste et parti nazi, pour que finalement l’un tue l’autre pour contrefaçon.

L’arrivée de la violence à Weimar est symbolisée, selon les historiens, par l’assassinat de Rathenau, libéral pacifiste.

La violence est-elle là aujourd’hui sous une autre forme, le Bataclan, Charlie Hebdo ? Nous ne le savons pas, le recul nous manque.

Il faudra dix ans de statu quo, de non-décisions, pour qu’après l’assassinat de Rathenau la violence ait accès au pouvoir, en la forme du trou du cul fauteur de guerre Hitler. Qui agit en réalité sous couvert des allemands.

Il nous reste effectivement un peu de chemin à faire avant de basculer dans la guerre. Avant qu’un de nos trous du cul enflamme le monde avec notre assentiment.

Sauf si sur notre terreau préparé, la guerre arrive d’ailleurs… Si je ne me trompe pas, nombre de français voient Poutine comme l’homme dont ils rêvent pour prendre en main le destin du pays.

Faut-il s’inquiéter ? Probablement. Faut-il espérer une solution ? Sans doute que non.

Alors que faire ? Rien.

L’opinion publique est la seule patronne de notre collectivité, elle peut penser juste ou complètement délirer, chacun de nous n’a aucune prise sur elle quel que soit son niveau décisionnel.

Observons les ravages de l’orage, espérons être encore là au retour du printemps.

Pour cela une seule solution : faire face.

Ne pas avoir peur d’affirmer que la discussion, même si elle peut être stérile ou discrète, reste la seule solution. Soyons convaincus que la démocratie est la seule voie, parce qu’elle fait appel à l’intelligence et non à la force.

Même si nous ne comprenons pas pourquoi sur le moment, défendons la démocratie, de l’intérieur évidemment et de l’extérieur s’il le faut.

Les tricheurs ne me font pas peur, pourquoi feraient-ils peur, que sont-ils face au temps… rien. Ils ne justifient pas le recours à l’autocratie, aux trous du cul capables de déclencher la guerre pour notre compte.

Bien à vous. H. Dumas

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Vingt ans sous menace fiscale

Roberto Saviano rend hommage à Salman Rushdie dont il partage le gâchis d’une vie sous menace depuis 2006, date de la parution de son livre sur la Camorra.

Il comprend la perte de vie d’une telle situation, pendant 16 ans pour lui et 33 pour Rushdie.

Il ne peut pas partager les coups de couteau qui ont atteint l’écrivain, mais il partage les conséquences de la décision qui les a tout deux déclarés cibles à abattre, l’impuissance de la collectivité à les protéger sans affecter leur liberté rendant leur vie insipide.

Je me demande si la vie sous les menaces fiscales qui m’affectent depuis vingt ans est différente de la leur.

Je crois que non.

Vous me direz que les Services Fiscaux ne me menacent pas de mort physique. Je pense que vous avez tort.

La perspective d’une dépossession totale de ses biens, de la misère engendrée, affecte gravement la santé. La mort alors n’a pas la brutalité d’un coup de couteau, mais plutôt l’oppression du poison ou de la longue maladie qui vous dévorent de l’intérieur, lentement, surement et douloureusement.

En réalité la différence tient au fait que dans leurs cas la collectivité les défend, dans le mien elle accélère le processus, prend fait et cause pour la menace, met à son service toute sa puissance pour exécuter la sentence largement aussi délirante que celle des ayatollahs ou des mafieux.

Puisque la preuve est rapportée que la collectivité ne peut pas les protéger sans aliéner leurs libertés, peu importe qu’au contraire elle soit du côté de ceux qui menacent. Finalement, elle devient neutre par rapport à la réalité et aux conséquences de la menace sur la vie.

Vingt ans sous menace fiscale, c’est vingt ans perdus.

Cela se concrétise de la façon suivante :

  • Plus de compte en banque libre, tous sont saisis au moins une fois par trimestre. Ils ne doivent en aucun cas être créditeurs.
  • Plus de banquier possible, votre banque sera désignée d’office par la Banque de France
  • Plus de crédit possible, que ce soit pour travailler ou pour consommer.
  • Tous vos biens soumis aux hypothèques légales et aux ventes forcées à des prix ridicules. Il vous faudra contrer ces actions dévastatrices, la plupart du temps vous serez face à un juge de l’exécution qui prend son pied à voir la cupidité des acheteurs et l’effondrement des propriétaires lors des ventes qu’il anime avec jouissance.
  • Vous devrez affronter le regard des autres, dont la grande majorité vous assimilera à un profiteur qui a triché fiscalement, car évidemment aucun tribunal, aucun magistrat, ne fera l’effort de juger objectivement votre cas. Le fisc a toujours raison… point barre.
  • Vous verrez alors votre psychisme doucement se déliter, vous ne pourrez plus croiser une belle voiture, une belle maison sans trembler pour son propriétaire, dont le calme vous paraitra le comble de la folle insouciance.
  • La peur sera pour vous une compagne de tous les jours, quand la sonnette de votre maison vous fera immédiatement penser aux huissiers, quand relever votre courrier reviendra à affronter exclusivement les lettres recommandées des services fiscaux qui alimenteront consciencieusement le puit sans fond de votre dette en accumulant les pénalités sur les impayés qu’ils provoquent tous les ans avec leurs impôts que vous ne pouvez plus payer du fait de leur fatwa initiale, ridicule et injustifiée.
  • Vous serez interdit de travail, votre situation de débiteur fiscal ne vous permettant plus de proposer vos compétences à qui que ce soit.

Alors oui, je ne vois pas de différence entre les fatwas des ayatollahs, des mafieux et des Services Fiscaux.

Je ne vois pas de différence entre l’enfer de ma vie, ou de celles de ceux qui sont dans mon cas et ils sont nombreux, et celle de Salman Rushdie. La fin n’est pas très loin pour moi. Mais elle n’intéresse personne, ne fera pas l’objet d’un communiqué.

Pourtant vous avez plus de chance, si ce n’est déjà fait, de rencontrer les menaces qui empoisonnent ma vie plutôt que celles qui empoisonnent les vies de Rushdie et de Saviano.

Bien à vous. H. Dumas

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Bercy, ce pillard sans scrupule

La France est un espace de cocagne dont les occupants depuis des siècles se résignent à subir un pillage interne organisé par une minorité adoubée par la majorité.

Cette situation rocambolesque sème le malheur et la misère inutilement.

Le pire étant que les français sont parfaitement conscients de cette particularité qu’ils dénoncent sans succès depuis toujours, spectaculairement depuis 1789.

Hier c’étaient les nobles et l’église qui les pillaient, aujourd’hui ce sont leurs élus, leurs technocrates et Bercy qui s’y collent.

Le système est toujours le même, d’abord la propagande du devoir de solidarité, puis sur cette culpabilisation artificielle l’installation d’une force aveugle qui sème la terreur et récolte principalement à son profit le fruit du travail des français , laissant ceux-ci plus pauvres qu’ils ne le seraient naturellement et reléguant la solidarité à une gesticulation indigne et ridicule.

Tout cela ne se fait pas sans drame.

La force de Bercy est principalement son indifférence au drame, voire son plaisir à répandre la terreur.

Aujourd’hui il se trouve que l’avènement massif de l’information par internet découvre, telle la marée du siècle, les zones habituellement inaccessibles des meurtres fiscaux.

Ce blog, objet d’une fatwa fiscale par Bercy, permet à ceux qui le désirent de justement débusquer le pillard Bercy.

C’est ainsi que nous avons pu à l’occasion de la guerre en Ukraine souligner la dimension meurtrière de la dépossession matérielle pratiquée journellement en France par Bercy sur les français, puisque c’est cette arme qui a été la réponse de notre pays aux canons russes dans le cadre de l’aide à l’Ukraine considérée comme agressée.

Aujourd’hui un lecteur dénonce une des pires exactions de Bercy : la prise d’otage.

Maxime M. dans « Témoignage », sur ce blog le 12/08/2022, nous explique que dans le cadre du fameux   «foyer fiscal » il est poursuivi par Bercy pour une dette fiscale qui concerne exclusivement son épouse. S’il décédait demain se sont ses enfants qui en répondraient devant Bercy.

Le plus souvent ce sont des épouses ou des héritiers qui sont dans ce cas.

Cette situation s’appelle : une prise d’otage. Elle consiste à faire payer par un autre les conséquences des fautes dont on accuse une personne.

La prise d’otage est un acte interdit par la convention de Genève, que les différentes armées du monde pratiquent évidemment dans le cadre de leurs exactions.

Bercy en est le champion toute catégorie. Bercy pratique la prise d’otage journellement et à grande échelle.

Merci à Maxime M. de nous en donner un exemple clair. En même temps, cette dénonciation devrait amener Bercy, qui a horreur des projecteurs, à le désolidariser de son foyer fiscal dans le cadre de son affaire.

Nous lui souhaitons bonne chance.

Bien à vous. H. Dumas.

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Chers Français, réveillez-vous !

Chers Français, réveillez-vous !

Michel Audiard était diplômé de l’université du 14ème. C’est-à-dire des bistrots et des rues du quatorzième arrondissement de Paris. Ce qui lui permit d’exprimer nombre d’aphorismes que l’on peut encore méditer aujourd’hui. Celui-ci par exemple : « Il y a des énergumènes à qui il faudrait interdire les professions honnêtes. »

Parmi les professions honnêtes, il en est une qui n’a pas cette réputation. Elle regroupe tous ceux qui participent à la vie publique et qu’on nomme globalement les politiciens. Certains sont élus, d’autres pas, mais tous aspirent à l’être ou à le rester parce que l’élection produit, comme le disait Bertrand de Jouvenel « une délicieuse expansion du moi ».

La profession de politicien est fondamentalement honnête parce qu’elle a pour vocation de travailler au bien commun de la population. Bien entendu une telle affirmation fait éclater de rire tout un chacun en France. « Le politicien n’est pas là pour servir, mais pour se servir », dit la vox populi française. Qui n’en pense toutefois pas moins, puisque nos compatriotes vénèrent les personnages politiques…jusqu’au moment où ils les vouent à l’exécration. Sic transit gloria mundi, disait l’adage romain.

Ce préambule était indispensable pour comprendre le triste état de la vie publique française. Comme toute communauté humaine, notre pays est confronté à de sérieux problèmes. Il ne s’agit plus, comme dans un passé immémorial, d’avoir de quoi manger, ni même d’échapper à la maladie, puisque la médecine a fait d’immenses progrès, mais tout simplement de vivre ensemble. Les populations primitives vivaient en hordes qui ne se supportaient pas les unes les autres. Les peuples modernes ne passent pas leur temps à se combattre férocement, mais ils cèdent encore trop souvent à ce terrible travers. Qu’on se réfère aux conflits mondiaux qui ont émaillé le vingtième siècle.

On pensait naïvement être sorti de cette malédiction, mais une certain Poutine a tenu absolument à marquer sa présence dans l’humanité en redonnant vie à la  tradition multiséculaire du massacre des hommes entre eux, cette définition incluant évidemment les femmes et les enfants. La majorité des citoyens occidentaux soutient le peuple ukrainien, mais il y a de nombreux Français qui détestent les Américains au point qu’ils étendent leur haine à ceux que ces derniers soutiennent, en l’occurrence les Ukrainiens.

Parmi mes grands étonnements, il y a cette haine de l’Amérique qui affecte certains Français. Certes, on n’aime jamais ceux qui vous ont aidés, mais de là à imputer aux Etats-Unis des volontés homicides, par empoisonnement ou par tout autre maléfice, qui les animeraient impitoyablement à notre égard, il y a un pas qu’on a du mal à comprendre.

En vérité, le peuple américain est plutôt indifférent à l’égard de l’Europe et de ses habitants. En ce moment, le dollar portant haut par rapport à l’euro, ils sont quelques-uns à nous rendre visite et se comportent plutôt bien à notre égard, du moins à ce que je peux constater à Paris. Il est vrai que je n’ai pas vérifié s’ils ont du poison dans leur poche.

Mais revenons à nos moutons, ceux qui paissent dans les prairies de la démocratie française. Un simple constat permettra d’y voir clair. Les politiciens français expriment dans leur quasi-totalité les désirs et les volontés des citoyens qui veulent vivre sans travailler, ou en faisant semblant. Du coup, toute mesure visant à augmenter la quantité de travail dans notre pays est repoussée impitoyablement dans les ténèbres de l’histoire, dans «  ces heures sombres du passé que nous ne voulons à aucun prix revoir ». Tranchons le mot : travail et nazisme veulent dire la même chose en français.

A ce stade de notre récit, nous devons constater soit que le peuple français souffre d’une incurable allergie au travail, soit que les politiciens qui en sont les hérauts ne sont que des imposteurs. Car dans toute une vie de travail, je n’ai rencontré que des compatriotes avec qui j’étais en accord, même si nous différions sur certaines modalités. Les autres, ceux que j’ai eu à combattre sans relâche, étaient des paresseux qui, affublés de costumes étatiques, ne pensaient qu’à faire « suer le burnous » aux libéraux, c’est-à-dire à tous ceux qui créaient la richesse de notre pays.

Aujourd’hui, les porteurs de burnous n’en peuvent plus, et leurs tortionnaires ne savent plus quoi faire pour les forcer à bosser. Alors montrons notre générosité. Il n’est pas question – nous sommes civilisés – d’attenter à la sécurité physique des tortionnaires. Mais simplement à leur sécurité mentale : supprimons le statut de la fonction publique à tous ceux dont le métier est aussi exercé par des travailleurs du secteur privé. Vous verrez tout à coup la France revivre. C’est notre vœu le plus cher.

Et comme par miracle, les médias entonneront des péans aux joies du travail et mépriseront les fainéants. Ce sera un juste retour des choses. En fait, la France sera remise à l’endroit. Et c’est ce dont elle a besoin.

Notre principal adversaire n’est pourtant pas le camp des paresseux. C’est «  l’inaction des gens de bien », comme le pensait Edmund Burke. Oui, chers et valeureux Français, réveillez-vous !

Claude Reichman

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Assez bavardé, rétablissons nos droits !

Assez bavardé, rétablissons nos droits !

Un problème, un chèque. C’est –et ce sera – la politique de M. Macron, tant que les créanciers de la France continueront à lui prêter de l’argent. Et que peut-il faire d’autre ? Aucune réforme importante ne pourra se faire, faute d’une majorité à l’Assemblée nationale. Comment en est-on arrivé à cette impuissance politique ?

La raison majeure en est le mensonge. Le communisme et le nazisme l’avaient érigé en dogme de gouvernement. On a pu croire que leur défaite avait été aussi celle de ce dévoiement majeur de la politique. Il n’en a rien été. Le mensonge règne partout dans le monde et on aurait peine à citer un gouvernant connu pour dire la vérité. Est-ce parce que les hommes sont devenus trop nombreux qu’il n’y a plus de place pour l’honnêteté en politique, comme si l’effet de masse interdisait le dialogue entre le pouvoir et le peuple ?

L’effet de masse a trouvé une expression symétrique dans les médias. Leur multiplication technologique n’est qu’une illusion. Certes, n’importe qui peut créer sa chaîne d’information sur Internet, mais elle sera réduite à filmer des inconnus. Les personnalités influentes se réservent pour les médias de masse … pour toucher les masses !

A cela s’ajoute le petit nombre de vrais penseurs. On ne sait si c’est une malédiction de l’époque ou une condamnation au silence par la censure médiatique, mais leur nombre n’a cessé de se réduire à mesure qu’augmentait la quantité des moyens d’expression. Sans doute y-a-t-il un phénomène d’usure. A force d’entendre les mêmes se répéter sur tous les médias, l’auditeur finit par se boucher les oreilles, ou par fermer son poste. « Encore lui », s’écrie-t-on en découvrant le millième passage de Tartempion sur le plateau de Télémachin.

Une autre explication – qui ne contredit pas la précédente – réside dans la difficulté de l’action dans une société de masse, et, du coup, dans sa réduction à des accès de fièvre passagers qui ne peuvent donner lieu à des combats idéologiques et donc à l’expression de concepts novateurs ou à tout le moins excitants pour l’esprit. On en est réduit à la géniale formule de Raymond Devos : « Quand je n’ai rien à dire, je veux que cela se sache ! »

Donc, nous en sommes arrivés au degré zéro de la politique. Mais on aurait tort de croire cette situation définitive. On a toujours tort de proclamer la fin de l’histoire. Tant qu’il y aura des hommes, il y aura de l’histoire. Et l’on a de chance de comprendre quelque chose à son déroulement qu’en se concentrant sur les tendances profondes.

Rien de tel à cet effet que l’étude des grands textes. L’humanité a la chance d’en avoir conservé en grand nombre, même si beaucoup ont disparu dans les tourmentes de l’histoire. Or tous ces documents essentiels nous disent la même chose : seuls les esprits fermes et tenaces ont prise sur les faits, dussent-ils attendre longtemps la consécration de la vérité.

Nous voilà donc à l’inverse du monde actuel, où un fait chasse l’autre sans qu’on puisse les rattacher à un sens quelconque. C’est là toute la difficulté. Le sens de l’histoire existe. Non parce que telle doctrine doive finir par s’imposer, mais parce que l’humanité a un passé et qu’il ne cesse de peser sur la destinée des hommes. Tout le combat de ceux-ci consiste à créer de l’avenir malgré le passé, si fidèle soit-on à ses origines.

Les grands hommes n’ont jamais été nombreux, même si l’anonymat leur est souvent réservé au détriment de leurs mérites. Mais leur existence est toujours liée à celle de grandes idées. On est parfois surpris de constater que celles-ci ne sont finalement pas très nombreuses. Si l’on considère l’exemple français, on s’aperçoit que notre société a culminé quand elle a énoncé ce qu’elle a appelé les droits de l’homme. Et qu’elle les a exprimés dans un texte qui trône au-dessus de nos lois, au sommet de la Constitution : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Ces droits naturels sont aujourd’hui bafoués par la faute de politiciens sans vergogne et de juges félons. Aucune action politique digne de ce nom ne peut désormais se développer que pour le rétablissement de nos droits. Tout le reste n’est que bavardage inconséquent.

Claude Reichman

 

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Quand la structure dévore sa raison d’être

Que ce soit au service d’une idée ou d’une action, les structures construites pour « servir » finissent toutes par « se servir » et détruire ce pourquoi elles ont vu le jour.

Ce cannibalisme n’a aucune exception, seules varient l’intensité, la rapidité et la violence de ce cycle immuable, donc parfaitement prévisible.

L’exemple que nous avons tous à l’esprit est l’Eglise. Créée par des hommes de bonne volonté pour répandre le monothéisme dans l’empire romain, elle l’a fait avec conviction fort peu de temps. Elle s’est ensuite consacrée largement à ses intérêts personnels, au point de devenir un monstre meurtrier et voleur qui a trouvé le moyen de survivre deux millénaires.

L’objet de ce type de structures est du domaine de la pensée, elles n’ont donc pas de résultat palpable à fournir pour continuer à exister. Elles peuvent ainsi traverser les siècles, il leur suffit d’un pourcentage de gogos suffisants, la plupart achetés donc fidèles par intérêt.

Il est d’autres types de structures qui prétendent à un résultat matériel.

Alors, l’absence inévitable de résultat pérenne entraine plus rapidement soit leur disparition, soit leur imposition par la force, porte ouverte à la violence gratuite.

L’exemple de la médecine en France est remarquable.

La médecine, après avoir longtemps hésité entre la sorcellerie et la science, a globalement penché du côté de la science dans son exercice, tout en restant un peu sorcière sociologiquement.

Tout le monde a présent à l’esprit cet homme simple qui se signe devant l’autel en s’adressant à Dieu pour un menu service, lui disant « Seigneur, j’ai tant de respect pour vous que j’ai failli vous appeler Docteur… »

Pour ces deux raisons, l’importance de la médecine est telle qu’évidemment se sont dressés des « désintéressés » pour prétendre réguler la médecine et la rendre égale et accessible à tous.

Notons que précédemment était née naturellement une médecine où, ravis de faire part de leurs récentes capacités, les médecins soignaient les gens en fonction de leurs compétences et de leurs affinités.

C’est sur ce terreau d’humanité, qui pouvait être merveilleux ou sordide comme toute humanité, que les fameux « on s’occupe de tout pour vous » sont entrés en action pour construire une structure de rêve : « La Sécurité Sociale et son bazooka l’URSSAF. »

Au départ la mutualisation des dépenses a principalement bénéficié aux médecins.

Est ainsi arrivée une génération de professionnels grassement payés du fait de la multiplication infinie de leur clientèle.

Alors la structure, forte de ses résultats s’est disons : « étoffée ». A tel point que, comme toujours dans ces cas-là, elle est devenue obèse et dispendieuse.

Les médecins n’ont pas osé alors reprendre leur liberté qui leur paraissait synonyme de perte de potentialité de patients.

Petit à petit la structure a couté à tous beaucoup plus que ses apports.

Alors ce sont les médecins qui ont payé et payent de plus en plus la facture. C’est ainsi qu’un généraliste qui devrait vous recevoir une demi-heure pour bien faire son travail se trouve à gagner brut : 50 € de l’heure, soit après frais un gros 25 €.

Après quinze ans d’études, c’est le bide.

Aussi aujourd’hui, pendant leurs études, les jeunes médecins suivent des cours sacrificiels où il leur est expliqué qu’ils ne sont là que pour rendre service, pas pour gagner leur vie en fonction de leurs études épouvantablement difficiles…

Les médecins généralistes se font rares parait-il…

Mais ce n’est rien par rapport aux hôpitaux. Les praticiens ont besoin de cet outil dont le coût est devenu si cher que pour qu’il survive ils doivent travailler comme des brutes pour une poignée de pois chiches.

C’est un peu comme si les porte-avions coutaient si cher à l’armée que les pilotes seraient payés au smig et devraient voler principalement pour le plaisir, pas pour le salaire. Nous aurions alors (des) un porte-avion sans pilote d’avion…

Tout cela passerait cul par-dessus tête sans la contrainte.

Il faut dire qu’elle se surpasse la contrainte. L’URSSAF n’hésite pas à tirer dans tous les sens. Plus gros pourvoyeur de dépôts de bilan, l’URSSAF terrorise le français actif et engraisse l’inactif qui ainsi peut narguer et effrayer l’actif, bien joué.

Le vice de la structure est inépuisable. La destruction est au bout.

Je dirais : « s’il n’y avait que la santé… »

Mais ce n’est pas le cas, on peut même dire que la santé est la dernière venue. Il y a bien longtemps que toutes les autres activités ont été avalées et digérées, chacune par la structure administrative qui s’occupe d’elle : l’agriculture, la construction, la distribution, l’automobile, l’éducation, la police, etc…

Que restera-t-il de nous demain ?

Pace qu’objectivement, l’armée… c’est pareil.

Bien à vous. H. Dumas

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Salopards de tueurs

Quelle que soit la presse qu’on lit, qu’on regarde ou qu’on écoute, il est toujours question de groupes qui considèrent que leur survie ou leur épanouissement passe d’abord par la suppression d’un autre groupe, voire de tous les autres.

Il est rarement écrit noir sur blanc qu’il s’agit de les tuer, mais la pratique nous apprend que le groupe visé par la vindicte d’un autre en paie le prix de la vie le jour ou cet autre en a les moyens.

Aujourd’hui les proportions prises par ce travers humain sont, à minima, très inquiétantes.

Les occidentaux verraient bien le reste de la planète diminuer en nombre pour limiter la pression sur les matières premières. Le reste de la planète verrait bien les occidentaux disparaître complètement pour compenser l’époque où ceux-ci sont venus les exploiter et prélever leurs richesses.

Les entrepreneurs rêvent de la disparition des fonctionnaires et des quémandeurs de toutes sortes, pendant que ceux-ci ne cachent pas leur volonté de déposséder les entrepreneurs de leurs richesses, et même de les pendre haut et court.

Les femmes prétendent détester les hommes, qui se méfient d’elles et cherchent des solutions pour limiter leurs contacts au strict minimum.

Le bouquet se sont les écolos qui haïssent tout le monde y compris eux-mêmes et n’ont de respect que pour les animaux sauvages, puces et moustiques compris. Une terre sans humain leur paraissant le comble de la beauté. Ils nous refont le coup des cathares dont le seul but était de quitter la terre qui était pour eux entre les mains du démon.

Je pourrais multiplier les exemples, l’affrontement ayant remplacé partout la séduction, le désir de convaincre, de prouver, d’aimer… de vivre.

Les rappeurs terrifient, les films inquiètent, les romans nous laissent désespérés. Mêmes les vacances tétanisent. Elles ne sont que bouchons, trop de chaud ou trop de froid, trop de monde, trop chères, trop de bruit, pas assez d’assistance, une angoisse profonde qui commence dès le printemps, qui annonce après elles le retour au travail qui n’est plus supportable en présentiel, mais frustrant de solitude à la maison, etc…

Le rire n’explose que pour se moquer, jamais pour souligner une joie gratuite, inutile. Vous serez cassé si vous ne cassez pas le premier.

Poutine est le héros du jour, Robocop de pacotille il ment et tue sans problème, il est dans l’air du temps et va faire des émules en tant qu’idole pour ceux qui rêvent d’en faire autant.

Enfin, la naïveté est en cours d’éradication.

Aimer sa situation, son travail, vivre d’espoir, de rêve, de futur, c’est être soi-disant naïf et ne pas percevoir que pendant ce temps les salauds s’enrichiraient, alimenteraient nos rêves pour encore mieux s’enrichir. Notre bonheur ne pourrait exister qu’au détriment de celui d’un autre ou falsifié par plus malin que nous qui sait transformer en apparence de bonheur le pire de l’humanité.

Heureusement les « hommes consciences » sont là.

C’est une variété de bipède qui ne rigole jamais, qui sanctionne pour le bien de tous. Qui se sacrifie dans la douleur, pour qui aimer vivre est un crime. Pas question pour eux d’aimer les voitures, les avions, le progrès en général, le chauffage, la climatisation, la beauté des hommes, des femmes, des choses. Tout ce qui est beau et bon est mal, la seule présence de ces conditions est une insulte à la vie, telle qu’ils la définissent.

Le néant

Aujourd’hui, c’est le statut que chacun imagine pour ceux qui ne pensent pas comme lui. Il n’y a pas une grande différence — ou du moins il n’y a pas de différence connue — entre le néant et la mort.

Ceux qui rêvent encore en sont réduits à tenter de conquérir l’espace, nulle place sur terre pour les « rêveurs bâtisseurs ». Et j’ai bien peur que dans l’espace ils ne trouvent rien…

Est-ce l’âge qui me turlupine ? Est-ce l’époque que j’ai connue qui était exceptionnelle ?

Je ne sais pas. Mais, rire de bon cœur, au dépend de personne, simplement par plaisir de vivre, être optimiste, penser que tout est possible, partager cet état avec ses amis sans se défoncer à coup d’internet, d’alcool ou de hachich, ne me parait plus être d’actualité.

Rêver et accéder à ses rêves sans avoir de compte à rendre aux espions sociaux, juste en travaillant à ce que l’on désire, sans que « Parcoursup » se mêle de choisir à votre place, est-ce irresponsable ?

Je ne sais pas non plus, et finalement je m’en fous.

Même si pour justifier leur connerie tous ces « hommes consciences » m’ont volé jusqu’au dernier sou, ont cassé mes projets professionnels, tant qu’ils ne viennent pas me tirer dessus à la kalachnikov je les emmerde… et même…

Bien à vous. H. Dumas

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La France est une province de la Chine communiste !

La France est une province de la Chine communiste !

Un drone vole dans le ciel de Shanghai. Equipé d’un haut-parleur, il diffuse ce message : « Contrôlez votre désir de liberté. » Utile conseil. En Chine, on ne plaisante pas avec les contestataires. On peut voir des films où des réfractaires à la vaccination sont emmenés, mains liées dans le dos, vers des centres de rétention. Par bonheur, ce genre de scène ne peut se dérouler chez nous.

En est-on si sûr ? Le rêve de nos gouvernants est un rêve chinois. Simplement, ils n’osent pas. Enfin, ils n’osent pas encore. Mais ils ont déjà beaucoup osé. Ils ont enfermé la population chez elle pendant deux ans, l’ont vaccinée de force (enfin, sous la menace de n’avoir plus droit à rien), lui ont menti effrontément, et ont réussi à se faire réélire, quoique avec certaines restrictions de majorité. Ils nous claironnent la louange de « nos valeurs » pour nous dissuader de les chasser du pouvoir, mais ces prétendues valeurs, ils sont incapables de nous les décrire en termes clairs et intelligibles à tous. En fait, dans leur bouche, ce ne sont que des mots creux, qui devraient provoquer l’hilarité (et la colère) de tout être humain normalement constitué.

La France, pays des droits de l’homme, n’est plus qu’une province chinoise, que Pékin ne se donne même pas la peine d’occuper tant elle est soumise. « Les Chinois à Paris ». Ce fut un film français, réalisé par Jean Yanne en 1974. Le même Jean Yanne nous avait bien fait rire deux ans plus tôt avec « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », qui décrivait la vie d’une station de radio obnubilée par le taux d’écoute et non par la vérité de l’information.

Rien n’a changé depuis en France. Ou plutôt si : c’est pire. En fait nous avons progressivement glissé vers la dictature, sans vouloir nous l’avouer. Bien entendu tenir de tels propos dans notre pays, c’est s’exposer à être ridiculisé par les médias. Et pour cause : ils sont les piliers de la dictature. Car ils mentent tous à tour de bras. Par omission pour les plus libres d’entre eux. Par affirmation pour les plus nombreux. Mais ils mentent tous.

Ce qui nous vaut la présence à l’Assemblée nationale d’un groupe d’extrême gauche qui s’est baptisé « La France insoumise » et qui ne voit le salut du pays que dans la traque et l’élimination des « riches ». Qu’est-ce qu’un riche ? Un futur pauvre. Qu’est-ce qu’un pauvre ? Un futur miséreux. Qu’est-ce qu’un miséreux ? Un futur habitant du bagne ? Qu’est-ce qu’un bagnard ? Un type qui a pensé du bien de Mélenchon il y a très longtemps et qui ne peut contempler l’image de sa gigantesque statue du la place de la Concorde qu’avec un abaissement craintif de la tête.

Voilà le scénario d’un film qu’on pourrait intituler « Un destin français ». Un destin que nous pourrions éviter à chaque instant de notre vie. Il nous suffirait d’un peu de dignité. Je ne dis pas de courage. Ce serait trop pour la circonstance. La dignité nous permettrait de dire tout haut ce que nous marmonnons tout bas. Et cela suffirait à créer un mouvement irrésistible. Et le sursaut salvateur.

J’ai créé et animé au cours des quinze dernières années deux mouvements politiques. La Révolution bleue et les Libérés. De quoi s’agissait-il ? De rendre aux Français le contrôle de leur vie, leur sécurité et la libre disposition de ce qu’ils gagnent. Nous avons organisé des réunions et des manifestations où se sont pressés de très nombreux Français. Deux élections présidentielles sont venues à bout de ces actions. Nicolas Sarkozy s’est affublé d’une écharpe bleue, comme nos militants, et n’a rien fait de sa victoire. Macron s’est paré des plumes de la liberté puis l’a combattue férocement à coup de matraques et de grenades lacrymogènes. Il a même réussi à se faire réélire, et depuis les Français se mordent les doigts comme des gamins pris en faute.

Franchement, on peut me faire tous les reproches qu’on veut, mais personne ne m’ôtera de l’idée que les Français  ont refusé d’assumer leur liberté, qui est pourtant consubstantielle à notre nation depuis qu’elle a fait la Révolution et qu’elle en a inscrit les grands principes dans sa Constitution.

Bien entendu, je n’en veux pas à mes compatriotes. Je les aime, même quand ils me déçoivent. Mais je souhaite tant qu’ils se ressaisissent. Je n’aurai pas l’outrecuidance de me comparer au général de Gaulle. Mais qu’elle était belle sa phase : « Jamais las de guetter dans l’ombre la lueur de l’espérance. »

Claude Reichman

 

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L’absurde problème des frontières

La nation est un ensemble d’êtres humains, Wikipédia la qualifie ainsi : « Une communauté humaine qui se reconnaît des traits communs, culturels ou ethniques, au nom desquels elle veut constituer une entité politique souveraine. »

J’adhère à cette définition, les hommes de l’Etat y rajoutent la notion de « frontières ».

Ils prétendent que les frontières nous protègeraient. Alors là, je n’adhère plus du tout.

Nous avons tous les jours la preuve que, hors un mur gardé infranchissable, les frontières sont des passoires physiques. Ce ne sont ni les Italiens de Lampedusa ni les Ukrainiens, dont les frontières ont laissé passer les hordes de la misère ou de l’ambition, qui me contrediront.

Soyons raisonnables, les frontières servent aux hommes de l’Etat à retenir captifs ceux à qui ils entendent imposer leur pouvoir. Un point c’est tout.

Tous ceux dont l’ambition est d’imposer aux autres leur façon de vivre sont adorateurs des frontières, bien plus ils dévalorisent et caricaturent ceux qui voudraient que la terre soit un espace de circulation libre pour tous.

Pour eux la frontière va au-delà de sa forme physique, elle est aussi intellectuelle, morale. Ici l’on pense comme ceci, ailleurs on pense comme cela, il n’est pas question que la pensée passe impunément la frontière sous peine de délit d’opinion.

Ramené aux lois des hommes de l’Etat cela s’appelle l’interdiction d’ingérence.

Chaque trou du cul se prétendant homme de l’Etat exige des frontières, leurs affidés aussi et ils sont souvent la majorité.

Les hommes de l’Etat sont lucides sur le sujet et savent pertinemment, à partir d’un certain niveau, que les frontières n’ont aucune réalité pratique, ne sont que des vues de l’esprit administratif à leur service.

La population non. Elle croit à la protection apportée par les frontières, au point que face à un franchissement non autorisé elle est prête à sanctionner et même à donner bêtement sa vie, tellement elle s’imagine que sans les frontières elle serait en danger.

Alors que la réalité est l’exact contraire. La plus grande partie des misères des hommes viennent des frontières, de la captivité générée, imposée. Des limitations de l’échange qu’elles occasionnent.

Depuis que les frontières ont été supprimées en Europe nul n’imagine une guerre avec les voisins, cette évidence s’impose même si les hommes de l’Etat font tout pour dresser les populations les unes contre les autres. Ils n’y arriveront pas, sauf à remettre en place les frontières.

Beaucoup pensent que sans les frontières les hommes se précipiteraient tous au même endroit, ils pensent que cet endroit serait celui où ils vivent.

Il ne se rendent pas compte que justement une des particularités de l’homme est la dépendance à son biotope. Chacun est persuadé qu’il vit dans l’endroit le plus séduisant de la terre, sa conviction est bâtie sur bien plus que le lieu géographique, elle dépend de la globalité de son environnement, on pourrait dire de sa « NATION ».

Ainsi si chacun était libre de se déplacer, sans frontière, il est probable que des organisations différentes s’implanteraient en des lieux différents et que chacun irait vers l’organisation qui correspondrait le mieux à sa personnalité.

Les miracles de l’économie, qui n’a pas et n’a jamais eu de frontière sauf celles auxquelles on la contraint régulièrement, irrigueraient l’humanité en tout lieu.

L’avenir

Il n’est peut-être pas désespérant. Le reproche que tous les hommes de l’Etat font à Internet est justement de ne pas s’encombrer des frontières.

Or, il se trouve que l’opinion publique — dont vous le savez je pense qu’elle est le vrai pouvoir qui nous dirige – semble être plus séduite par Internet que par les hommes de l’Etat.

Alors peut-être que, passant d’abord par une suppression intellectuelle des frontières, nous arriverons assez vite à leur suppression physique.

Il en sera alors fini des hommes de l’Etat à l’égo hypertrophié qui, tel Poutine, veulent agrandir le territoire de leur influence personnelle, de leur pouvoir, en déplaçant leurs frontières, les limites de la cage de leurs assujettis, de leurs esclaves.

Bien à vous. H. Dumas

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L’affaire Uber ou la fin de la Sécu !

L’affaire Uber ou la fin de la Sécu !

L’affaire Uber n’a pas dérogé à la règle. Elle a fait la une de l’actualité pendant un jour, et puis elle a disparu. C’est dommage, car elle aurait pu donner l’occasion au peuple de s’informer des réformes en cours et des raisons pour lesquelles on a tant de mal à les mener à bien.

Il a été reproché à M. Macron d’avoir favorisé l’implantation en France de la société de taxis Uber à l’époque où il était ministre des finances, sous la présidence de M. Hollande. Face à la tempête médiatique, M. Macron a crânement revendiqué son action, assurant même qu’il la referait si c’était nécessaire.

Mais l’opinion publique n’en est pas plus avancée. Bah, pense-t-elle, c’est une affaire de taxis, pas de quoi s’énerver au-delà du temps habituel. Bien entendu, il ne s’est pas trouvé un seul journaliste pour éclairer l’opinion sur le véritable enjeu de cette affaire. Or il était essentiel.

Il ne s’agissait de rien de moins que de lancer l’opération de suppression du monopole de la Sécurité sociale. La société Uber jouait le rôle du cheval de Troie, celui qui permit aux Grecs de s’emparer de cette ville dont ils faisaient le siège. Uber a parfaitement rempli son rôle. Ses chauffeurs sont des travailleurs indépendants, qu’elle a fait bénéficier d’une protection sociale équivalente à celle du régime des indépendants, le RSI, par un accord avec l’assureur Axa. D’habitude, quand un accroc au monopole est commis, les sphères étatiques et syndicales poussent des cris d’orfraie. Mais dans ce cas, pas un bruit, pas une larme, pas un soupir.

Il n’y eut qu’un communiqué du président de la République, diffusé sur Twitter sous l’intitulé « Emmanuel Macron, Officiel du gouvernement –France », approuvant chaleureusement l’accord Uber-Axa grâce auquel « chaque travailleur indépendant utilisant la plateforme Uber se verra muni d’une assurance de protection ».

C’était une véritable bombe, mais celle-ci ne fit aucun bruit, alors qu’elle venait de faire exploser un édifice vieux de trois quarts de siècle et pesant plus de 800 milliards de prestations !

Curieux épisode, vraiment, de la vie nationale. On cite souvent la passion des habitants de Constantinople pour les courses de chars, que n’apaisait même pas la présence des Ottomans aux portes de la ville. Celle des Français pour la Sécu n’est pas moins forte, ni moins folle. On connaît le sort qu’a connu Byzance à cette époque. Mais par bonheur, celui de nos compatriotes sera infiniment plus riant. De prisonniers, ils vont se transformer en hommes libres. En résumé, et comme le disait Michel Audiard, le peuple « vient de passer de la défaite à la victoire sans passer par la guerre ». Heureusement tout de même que cette guerre, quelques Français courageux l’ont faite. Et ont fini par la gagner !

L’idée que l’histoire se fait d’un quinquennat présidentiel tient moins à une réforme claironnée par les médias qu’à une mesure passée inaperçue sur le moment mais dont les conséquences se font sentir pendant les décennies suivantes. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy aurait pu être marqué par la réforme de la Constitution en 2008, qui a créé la question prioritaire de constitutionalité (QPC). Celle-ci permettait au citoyen de remettre en cause des lois existantes, et donc de moderniser régulièrement le pays, mais la réforme a échoué parce que M. Sarkozy a en confié le contrôle aux juges, qui se sont évidemment empressés de la rendre inopérante.

Le premier quinquennat de M. Macron aura été catastrophique à tous égards, mais l’accord Uber-Axa, joint à la loi du 21 décembre 2021 exemptant certains salariés de l’obligation de s’affilier à la Sécurité sociale, redorera son blason aux yeux de l’histoire. Finalement, Emmanuel Macron aura réussi à faire ce qu’on attendait de lui : moderniser la France.

Mais que de scories ! La France est en panne, endettée jusqu’au cou, déchirée par des querelles d’un autre âge et coupée, dans ses débats, des réalités de notre temps.  Rien de tout cela n’est inguérissable, mais il y faut du temps et de la détermination ; Et surtout des hommes politiques dignes de ce nom. Bref, tout ce qui nous manque. Un de mes amis, éminent juriste, me faisait remarquer qu’il y a des moments « où le bonheur est inévitable ». Peut-être la réforme l’est-elle aussi !

Claude Reichman

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TITRE CENSURE – CA Paris – Arrêt du 11/09/2025

Paragraphe censuré – CA Paris – Arrêt du 11/09/2025

Ce système qui nous tue

L’opinion publique prend conscience, doucement, que rien de ce qui nous tombe sur la figure n’est lié au hasard.

Un pays est comme une famille, il y a ceux qui l’enrichissent et ceux qui la ruinent. Pendant qu’elle est entre les mains de ceux qui l’enrichissent elle est la plupart du temps protégée et en paix, au contraire ceux qui la ruinent l’exposent aux agressions et aux pillages.

En façade au service de l’égalitarisme, de la juste répartition, Bercy est en réalité au service des profiteurs qui pillent les forces vives de ce pays.

Ces pillards sont pervers, ils agissent directement par la force sur les plus exposés , ils utilisent au contraire la ruse contre les plus forts. Le résultat est uniforme, il favorise et enrichit les pillards au détriment de la maison France, qui se trouve alors exposée aux prédateurs.

C’est ainsi que, contrairement à ce qui nous est vendu, ce n’est pas Covid ou Poutine qui nous ruinent, mais bien la ruine provoquée par Bercy qui nous a jeté hier dans les bras de la folie administrative de la gestion Covid et qui aujourd’hui excite les rêves expansionnistes de Poutine et nous amène la guerre.

La perversion du pillage

Face aux gens simples comme moi Bercy ne s’embarrasse d’aucune précaution, l’attaque est directe, couverte par la justice et approuvée par l’opinion publique elle-même abondamment intoxiquée par la propagande égalitariste.

Il suffit de désigner la victime par le terme ridicule de « fraudeur fiscal » et toute la panoplie de la torture fiscale peut être déployée sans limite.

Face aux puissants c’est différent. Il va falloir d’abord stigmatiser le capital. Oublier que rien n’existe sans capitaliser – accumuler et transmettre — que l’économie n’échappe pas à cette règle universelle.

Puis il faut organiser une pseudo comptabilité unifiée au nom du prélèvement fiscal. Elle va obliger les contribuables à mettre leur patrimoine et leur outil de travail en flux de trésorerie tendu. En réalité le capital devenant le mal, il est éradiqué, dissimulé, derrière l’emprunt qui va jouer le rôle dangereux de reporter artificiellement à plus tard la constitution et la détention du capital. Mais, ce faisant, les aléas indissociables de la vie économique deviennent destructeurs au premier degré puisque le capital qui permettrait de les absorber est absent pour cause de discrétion, de non-exposition au prédateur fiscal insatiable.

Du coup les entreprises sont d’une fragilité systémique, elles sont exposées gravement et ne peuvent absorber aucune chute de consommation. Résultat, le consommateur est sommé de consommer….

C’est le cycle infernal que nous vivons, qui va générer la guerre civile déjà en cours dans nos instances politiques, qui occupe toute leur énergie au détriment du pays et de la vie de ses habitants que nous sommes tous.

Paragraphe censuré – CA Paris – Arrêt du 11/09/2025

Ma lettre ouverte d’hier :

« Bande de connards, ceci est une lettre ouverte.

Mon petit fils a eu un accident de la circulation.

Je ne peux même pas me rendre à son chevet.

Je n’ai plus un sou, plus de voiture, vous m’avez ruiné par pure vanité.

Vous êtes pire que les pires : Hitler, Pol Pot, Mao, Staline, etc…

Vous tuez pour rien, votre impunité et vos mensonges liés sont inhumains.

Vous m’avez dépossédé des fruits de 40 ans de travail parfaitement intègre sans l’ombre d’une connivence ou d’une corruption, alors que vous n’êtes que mensonge, corruption et pillage.

Vexés d’avoir échoué à classer des terrains inconstructibles en terrains constructibles pour piller ma maison familiale, vous vous êtes ligués pour créer artificiellement de faux redressements fiscaux, pour me refuser un remboursement de TVA important, tout cela en toute connaissance de cause, avec la complicité active d’une justice qui se vautre à vos pieds.

Vous vous drapez dans une dignité dont pourtant vous manquez cruellement.

Vos harcèlements constants attentent à ma vie, à celle de tous ceux à qui vous réservez le même sort, vos tortures sont du niveau de l’aryanisation des années 40.

La terreur que vous répandez vous conduira au destin de Robespierre. Jouissez vite, la facture sera dure pour vous.

Je vous hais, ma haine est impuissante ici-bas, mais elle vous poursuivra au-delà, sachez-le : j’en ai les moyens.

Jourdes, Pierre, Martino, Garcia et toute la clique, magistrats compris, vous en répondrez, la justice est universelle, elle vous présentera la facture au moment où vous vous y attendrez le moins, j’y veillerai. La société que vous avez pillée y veillera aussi, nul doute que les jours de votre pouvoir sont comptés.

Connards. H. Dumas »

Tout ça pour finir par tomber sur Barreault.

Désespéré je cherchais à trouver un responsable hiérarchique pour tenter de desserrer le nœud mortel qui asphyxie ma trésorerie, et… je tombe sur Barreault.

La boucle est bouclée, ce pays devra descendre au fond du trou pour au moins des années, peut-être des décennies ou des siècles, voire pour toujours quand d’autres auront pris sa place de société bien gérée sur terre.

Bien à vous. H. Dumas

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Providentiel

Il n’y a pas plus d’homme providentiel que de providence.

Mais il est parfois des concours de circonstances qui créent l’occasion de tout changer et de rompre avec un immobilisme faussement confortable.

Pour entraîner le mouvement – sans lequel il n’ y aurait rien – il faut que, de ce néant, surgisse un être doté de courage, de compétence, de charisme et de persuasion, capable d’entraîner la masse à dépasser ses mesquineries, son égoïsme et sa médiocrité, bref, à se dépasser pour retrouver le sens commun.

Après la Grande Bretagne avec Churchill, la France avec De Gaulle, l’Allemagne avec Adenauer, l’Italie, en dehors de toute guerre, vient de connaître ce moment.

Mario Draghi l’a incarné. Rien ne l’y prédisposait. Ni son profil, ni ses recettes.

L’homme providentiel ne le devient que reconnu comme tel par ceux qui ont intérêt à le reconnaître.

En Italie, ce sont les partis traditionnels à bout de souffle. Et en Europe, la Banque Centrale exsangue et le Conseil Européen aboulique.

Ailleurs, à l’inverse, la Russie, comme la Chine, espérant son éviction, appuient la démagogie du Mouvement 5 étoiles.

Il y a donc fort à parier que cet homme soit bien celui dont l’Italie, l’Europe et l’esprit de démocratie avaient besoin.

Reste seulement à espérer que cette démocratie engluée dans ses intérêts sordides, la même que celle qui, en Grèce, a exécuté Socrate, ne manifeste une fois encore son incapacité à gérer ses besoins.

Revenons en France.

Nous ne sommes pas encore assez malades pour découvrir en un seul homme la conjonction de toutes nos exigences, ou du moins, de celles qui nous sont nécessaires.

Les circonstances ne l’ont pas encore permis.

Tant que nous serons capables de jouer avec nos institutions pour faire taire toute velléité d’autorité et d’offrir le pouvoir de nuisance à qui sera toujours incapable d’assumer le pouvoir de décider, nous resterons impotents.

Il en est ainsi d’un pouvoir législatif qui professe que la liberté ne s’exprime que dans l’opposition, jamais dans l’adhésion.

Nous sommes à la recherche d’un « Cincinnatus » révocable « ad nutum ».

Évidemment, il n’existe pas. Alors la France se décourage, refuse en bloc toute contrainte et impute au pouvoir exécutif qu’il vient pourtant de confirmer la responsabilité de ses propres carences.

L’engrenage est enclenché. Comme en Italie.

A la différence près qu’en France ce sont les trois oppositions, et pas seulement un mouvement cinq étoiles devenu minoritaire, qui sont porteuses du virus.

Et qu’il est bien difficile de croire encore aux circonstances qui favoriseront l’éclosion d’une conscience politique d’intérêt national.

A moins que, comme en Italie, la crise aidant, quelques individus renoncent à leurs bisbilles et fassent à la France le don d’un Parlement providentiel.

On veut y croire, ou en rêver…

Rendez-vous est pris.

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Après « Le grand bon en avant » arrive « La révolution culturelle »

( Le grand bon en avant, 1958 à 1961, 36 millions de morts, La révolution culturelle, 1966 à 1976, 20 millions de morts).

Le principe est simple, une bande d’allumés se propose de fabriquer un homme strictement collectif, au comportement normalisé répondant à des besoins prédéfinis dont l’objectif est prétendu si génial que le bonheur serait au bout pour tous.

Las, l’homme restant ce qu’il est dans ses extrêmes diversités, notamment son sens de l’intérêt personnel, le système échoue gravement.

Pour sauver leur peau, faisant ainsi la preuve qu’ils sont aussi mus par leur intérêt personnel, les organisateurs du fiasco lancent une gigantesque opération de punition visant ceux qui auraient profité du premier délire ou qui n’auraient pas joué le jeu.

Bilan global pour la Chine, un peu plus de cinquante millions de morts.

Sans espérer atteindre de tels chiffres notre pays est bien parti et peut viser un résultat honorable dans la course à la connerie collectiviste sous excuse du bonheur égalitariste.

Depuis cinquante ans nos différents dirigeants, au service d’une bureau-technocratie totalitaire, ont laminé la personnalité des français au profit d’un idéal grégaire supposé leur apporter bonheur et égalité.

Le résultat, prévisible, est hélas irresponsabilité et déchéance. C’est à dire la résultante des intérêts personnels et de l’idiotie du système collectiviste.

Le refus du constat de l’échec par les associés organisateurs de ce qui aurait pu être appelé « Le grand bon en avant français » les amène aujourd’hui à lancer « La révolution culturelle ».

C’est ainsi que les deux extrêmes de notre système, Mélenchon et Le Pen, exigent la création d’une commission parlementaire, qui va être adoptée n’en doutons pas, pour rechercher — et donc châtier — ceux qui profitent de l’inflation.

Les fascistes de gauche et de droite, dont le rêve et l’activisme consistent à embrigader les français dans une dévotion unique envers leurs chefs éclairés sensés leur apporter bonheur et égalité collective, engagent de fait la « révolution culturelle ».

Au lieu de poser la bonne question : pourquoi l’inflation ?

Qui n’aurait pas manquer d’apporter la preuve qu’ils en étaient les seuls responsables, par leur démagogie qui a entraîné la disparition du capital nécessaire à toute économie et donc apporté l’inflation compagne de la pauvreté.

Ils tentent de sauver leur peau en posant le principe qui tue : « ne pas se remettre en question, plutôt dénoncer le voisin et lui faire payer nos propres errements ». C’est un principe qui a fait ses preuves, qui marche à tous les coups.

Oui, mais les morts ?

Chacun étant naturellement assez con pour penser que le mort sera l’autre, pas de problème.

Nous entrons démocratiquement dans le fascisme pur et dur. Tout pour et par les hommes de l’Etat, servitude et esclavagisme pour les autres. Délation et arbitraire pour tous.

Ça va être très dur.

Bien à vous. H. Dumas

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L’art de créer des catastrophes !

L’art de créer des catastrophes !

Dans son dernier article de l’Institut des Libertés, Charles Gave s’attache à montrer le rôle du temps dans les analyses économiques. C’est ainsi que l’introduction de l’euro a, vingt ans plus tard, abouti à détruire l’industrie de l’Europe du Sud. On peut sans difficulté étendre l’analyse à la plupart des secteurs de l’activité humaine. Ce qui signifie que le temps est le facteur essentiel de l’histoire, ce qui d’ailleurs tombe sous le sens de n’importe quelle personne dotée de raison.

Ce qui est en revanche beaucoup plus difficile à analyser et à comprendre, c’est la raison pour laquelle l’homme se refuse le plus souvent à prévoir les conséquences de ses actes. Quand, il y a environ dix mille ans apparaît l’agriculture, c’est parce que l’homme a compris qu’il faut semer pour récolter. Et bien entendu que le climat le permet. Cette simple relation de cause à effet est à la base de la civilisation. Elle est cependant de plus en plus difficile à mettre en évidence dans un monde devenu de plus en plus complexe. Et où les choses les plus simples sont compliquées tout à loisir, comme si finalement le bonheur ne résidait que dans la complication. Personnellement, je pense le contraire.

Je me souviens de mon premier stage hospitalier, au début de mes études. Je ne le faisais pas par obligation, mais parce que je brûlais de me frotter à un univers dans lequel j’aspirais à vivre. Ma surprise fut grande de constater qu’une foule de patients peuplait la salle d’attente dès la première heure des consultations, souvent pour ne voir un médecin qu’à la fin de la matinée. « Pourquoi ne leur donne-t-on pas un rendez-vous ? », demandai-je ingénument au patron du service qui s’enquérait avec beaucoup de bienveillance de mon adaptation à la vie de l’hôpital. Il se contenta de hausser les épaules avec un sourire et me dit : « C’est comme ça. » Il ne se souvenait évidemment pas du dirigeant qui avait fixé cette stupide et humiliante procédure. Mais il la subissait, comme beaucoup d’autres avant et après lui.

Depuis, on s’est efforcé, avec plus ou moins de succès, de réduire le temps d’attente des patients, mais la crise de l’hôpital est venue mettre un terme à tout effort d’organisation des services et il est fréquent qu’on attende une douzaine d’heures aux urgences.

Alors pourquoi ? Et c’est là qu’on retrouve la relation au temps. La Sécurité sociale est le marqueur de notre société. Elle a été fondée à la Libération, il y a trois quarts de siècle, et sans cesse alourdie depuis. Au point que ses prestations atteignent aujourd’hui l’incroyable somme de 815 milliards d’euros, soit les deux tiers des dépenses publiques françaises. Et que la France agonise sous ce poids qui interdit tout progrès économique, puisqu’il est impossible d’investir avec un tel boulet au pied.

Il serait faux de dire que les dirigeants successifs du pays n’ont pas conscience de ce problème. Mais ils ont toujours jugé qu’il ne fallait pas remettre en cause ce qu’ils croient être « un acquis de la Résistance » et qui n’est qu’un acquis du communisme. Les plus déterminés à réduire les dépenses ne sont jamais allés plus loin que les économies de bouts de chandelles. Quant aux autres, ils se lovent dans la négation et ne rêvent que de nouvelles branches, telle que la dépendance, avant de lancer l’idée de la branche nourriture, qu’on est en train de mettre en œuvre sous la forme d’un chèque, mais qui ne tardera pas à devenir une administration de plein exercice. Dans la Rome de la décadence, il y avait à cet effet un « préfet de l’annone » !

On s’aperçoit, en considérant cet exemple, que les décisions ne se contentent pas de créer une situation, mais qu’elles pèsent aussi sur les comportements de ceux qui n’y sont pour rien, au point de rendre, malgré le temps qui passe, toute réforme impossible. D’où la nécessité de ne pas prendre de décision à la légère. Un homme d’Etat connaît ce piège. Il veille à ne pas créer l’irrémédiable. Un politicien s’ébroue dans un nuage de décisions aussi folles les unes que les autres et s’enivre du bonheur de gouverner. Parfois, bonheur suprême, la catastrophe ne survient qu’après sa mort. Il repose en paix.

IL faut se faire une raison : l’homme n’est qu’un singe amélioré. Il a donc encore beaucoup de progrès à faire. Le premier d’entre eux est la tempérance de l’âme. A cet égard, on a eu grand tort de ne plus former notre jeunesse par l’étude de l’histoire et de la pensée de la Grèce antique. Les exemples qu’elle nous donne peuvent accompagner toute une vie. En Grèce, l’optimum de l’homme était d’être « kalos kagathos », beau et bon. Quel progrès ce serait si l’homme d’aujourd’hui se fixait cet idéal ! La scène publique se libèrerait des histrions de bas étage et des mages sentencieux qui l’encombrent.

De temps à autre, les peuples ont la chance de voir apparaître un grand homme. Il faut noter que cela est plutôt rare. Alors que faire en cette absence ? Tenter, pour chacun de nous, de s’élever au dessus de son tempérament naturel. C’est possible. Et finalement pas plus difficile que de céder à de viles passions. Question de volonté !

Claude Reichman

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Impôt ou harcèlement

CE BILLET A DEJA ETE PUBLIE EN JUIN 2016 !!!

(Il est régulièrement lu et objet de commentaires justifiant sa rediffusion)

Article imaginaire écrit à la suite de la mise en examen imaginaire d’un inspecteur des impôts imaginaire qui s’appellerait Sardino et serait accusé de harcèlement fiscal.

Cet article est un pastiche écrit à la manière des distinguées journalistes de l’Express, Anaïs Bourdet de Paye Ta Shnek, et Manon Bodin, lorsqu’elles dénoncent, à juste titre, le harcèlement sexuel dans l’Express.

“Contribuables, voici comment distinguer impôt et harcèlement fiscal”

Dans sa défense, Sardino invoque des “situations de redressement fiscal incompris” et assure ne pas être le “Harceleur de Bercy”.

Mercredi, l’inspecteur fiscal Sardino niait en bloc les accusations de harcèlement et agressions fiscales en invoquant des situations de “Déclarations fiscales confuses”.

De plus en plus souvent, l’actualité, française mais aussi mondiale, est secouée par des affaires de harcèlement, d’agressions fiscales, de vols d’Etat, de violences fiscales… Pourquoi? Non pas parce que le nombre de scandales augmente, mais parce que la parole se libère, et les contribuables y sont pour beaucoup, tout particulièrement Temoignagefiscal.

Nous, contribuables victimes de comportements fiscistes, cessons peu à peu de les considérer comme une fatalité, et dénonçons de plus en plus fort le rapport de domination qui nous est imposé. Certains contrôleurs fiscaux commencent eux aussi à comprendre l’ampleur du problème, mais, hélas, pas tous, même bien peu…

Succédant à celle de Cahuzac, l’affaire la plus récente met en cause le contrôleur Sardino, et nous fournit une illustration parfaite de notre sujet : 13 entrepreneurs l’accusent de harcèlement et d’agression fiscale. On parle donc de notifications salaces, de placage financier avec contraintes, de redressements déplacés, d’oppositions à contrôles fiscaux injustifiées, et autres comportements inacceptables.

Sardino se défend en utilisant des arguments déjà bien connus, que l’on pourrait résumer en un seul : selon lui, ce n’est pas du harcèlement fiscal, mais du contrôle inopiné naturel. “Contrôle” dont il reconnaît qu’il puisse être ressenti “dans la vie d’un entrepreneur comme quelque chose de pénible”.

Or, si le contrôle est vécu de la sorte, c’est qu’on a déjà basculé dans le cadre du harcèlement. La différence, toute simple et basique, réside dans le consentement : le contrôle fiscal se pratique à deux. Si Sardino affirme lui-même qu’il peut être “ressenti comme quelqu’un de lourdingue”, c’est bel et bien qu’il harcèle, “lourdingue” étant l’expression la plus courue pour minimiser la gravité d’un comportement menaçant.

Un seul critère pour l’impôt: le consentement, défini par les droits de l’homme et du citoyen.

Alors, quelle différence entre impôt et harcèlement? Si cette question peut sembler désuète, il est néanmoins utile de rappeler sans cesse sa réponse. Pour beaucoup d’entrepreneurs, les lettres recommandées, rappels insistants, ATD et demandes déplacées sont très fréquents, voire quotidiens.

Trois critères caractérisent principalement le harcèlement. D’abord, la teneur des propos: interpeller un entrepreneur, même une seule fois, avec des propos fiscistes, humiliants, ruineux, menaçants ou à caractère abusifs constitue déjà une forme de harcèlement.

Ensuite, aborder un entrepreneur sans tenir compte de ses réactions: s’il refuse le dialogue, qu’il n’en a pas le temps, n’y consent pas, insister relève du harcèlement.

Enfin, espionner un entrepreneur ou lui imposer sa présence, voire un redressement : en l’absence de réponse ou face à un refus, c’est que la personne ne souhaite pas payer un impôt supplémentaire. Point. Cette attitude est forcément ressentie comme menaçante.

Un critère, un seul, caractérise l’impôt: le consentement. Les deux personnes échangent mutuellement de façon volontaire. L’impôt est un échange collectif, qui n’en est plus un dès lors qu’une des deux parties ne souhaite pas/plus jouer.

“L’absence de réponse est aussi un ‘non'”

La fiscalté, invoquée par Sardino dans son interview (parue dans l’Abs ce jeudi, NDLR), obéit d’ailleurs aux mêmes règles: sans consentement, ce n’est plus de la fiscalité, mais une forme de harcèlement voire de vol. Et, contrairement à ce qu’il affirme, la société n’est pas “moins open”. À l’époque post soixante-huitarde chère à son coeur, la fiscalité se pratiquait, déjà, dans le respect du consentement mutuel des partenaires. (là, ça colle pas vraiment)

Autre point important souvent invoqué comme c’est le cas aujourd’hui, la qualité du refus ou l’absence de “non, clair et précis”. On considère bien trop souvent qu’en l’absence d’un “NON” ferme et définitif, la personne exprime en fait un “peut-être” ou un “oui mais je suis timide”. On voit aussi dans la résistance une façon de se laisser fiscaliser à outrance : “Tu me résistes, tu paieras plus.”

L’absence de réponse, elle aussi, est un “non”. Un “non” timide, reste un non. Bref, toute forme de refus, même simplement gestuel, est à prendre au pied de la lettre. Si un contribuable veut dire oui, il dit “OUI”. Si si, nous en sommes capables. Voici un petit récap’ à afficher sur le frigo ou dans le bureau en cas de doute:

Un point primordial de la lutte contre ces comportements est la prise en charge et l’écoute des victimes. À l’heure actuelle nous observons trop souvent une vague de décrédibilisation s’abattre sur quiconque dénoncera la violence qu’on lui a fait subir.

Quand il s’agit d’un entrepreneur isolé, particulièrement si celui-ci a un statut professionnel modeste, sa parole est systématiquement remise en question, et la violence à laquelle il doit faire face est destructrice.

In fine, c’est toujours la victime qui voit ses agissements décortiqués: un bilan mal conçu, une attitude, une déclaration tardive, une pression quelconque, une faiblesse particulière, un historique, une situation familiale particulière… Tout y passe. Quid du contrôleur fiscal, de l’agresseur, dans tout ça? Il est grand temps que la culpabilisation change de camp. Si nous soutenions réellement les victimes, en commençant par reconnaître leurs souffrances et colère comme légitimes, il serait plus facile pour elles de dénoncer et de témoigner.

Il est important de savoir que 95% des entrepreneurs qui dénoncent une agression fiscale dont ils ont été victimes perdent leur procès au Tribunal Administratif. Dans le cas des vols sur entrepreneur, moins d’un vol sur cinquante aboutirait sur un dégrèvement. Voilà de quoi expliquer en partie comment si peu de dénonciations sont faites, et de quoi se pencher enfin sur les vrais problèmes. Ces actes doivent être punis, systématiquement et de manière ferme. Pour que le message soit clair: nous ne tolérons, ni ne tolérerons ces comportements. Que ce soit dans les hautes sphères politiques, en entreprise, dans l’espace public ou dans les foyers, il ne doit y avoir de place nulle part pour les violences et abus fiscaux.

Nous devons pousser les institutions et les entreprises à se remettre en question sur ces sujets. Plus personne ne doit ignorer ces problèmes, et nous devons nous positionner: veut-on être une part du problème, ou de sa solution? Et refuser unanimement d’entretenir cette impunité qui a trop duré.

“Suis-je un harceleur fiscal?”

Vous vous demanderez, peut-être, en tant que contrôleur fiscal, si vos agissements tombent sous le coup du harcèlement ou non, posez-vous alors cette simple question: “Me suis-je préoccupé du consentement de l’autre?” Et vous aurez votre réponse.

Essayez ensuite d’imaginer comme il peut être difficile de faire avancer les choses, quand d’éminents représentants de notre société dépassent sciemment cette limite, tout en légiférant sur ce sujet, posant des bases morales qu’ils ne respectent pas eux-mêmes. Nous sommes solidaires de toutes les victimes, d’où qu’elles viennent, où qu’elles soient, et condamnons tous les harceleurs fiscaux, d’où qu’ils viennent, où qu’ils soient.

Nous allons lutter, sans relâche, jusqu’à ce que nous obtenions le respect auquel tout individu peut prétendre. Nous montrerons les limites à chaque agresseur ou harceleur fiscal, un par un s’il le faut. Nous ferons en sorte que notre société cesse d’en fabriquer. Nous sommes debout, nos enfants le seront après nous, jusqu’à ce que la véritable égalité soit installée, puis nous la défendrons avec passion.

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Trente ans pour le chanteur R. Kelly

Il y a trois façons de voir les rapports entre les hommes et les femmes, sachant qu’ils sont incontournables.

  • L’homme soumet la femme
  • La femme soumet l’homme
  • Les deux vont de concert dans un accord commun.

Sont-ce des problèmes d’ordre public ou d’ordre privé ?

Socialement, j’ai connu les trois versions.

Lorsque j’étais jeune, nul ne trouvait inconvenant que Claude François et ses pairs fassent monter dans leurs loges, avec ou sans son consentement, en abusant ou non de sa crédulité, une groupie choisie dans la masse pour satisfaire leurs besoins d’affection ou de sexe d’un soir.

Cela ne touchait pas que les dominants du spectacle. Tous les pouvoirs permettaient d’accéder à ce genre de « privilège », mais de façon moins visible. Où étaient le consentement, le quiproquo et l’abus de pouvoir ? A l’époque je me le suis toujours demandé, sans trouver la réponse.

Après les années 70, dites de libération y compris sexuelle, la prise de pouvoir n’a plus été une exclusivité masculine, si tant est qu’elle le fut un jour.

Dans leur marche vers le pouvoir, les femmes ne m’ont pas paru beaucoup plus délicates que les hommes. Beaucoup ont torturé les hommes jusqu’à obtenir d’eux une soumission complète et destructrice, à l’exclusion de la pénétration sexuelle évidemment.

Les corps des hommes ont été bousculés autrement, anéantis plutôt par le mépris. Ce n’est pas la même approche mais c’est le même dégout de soi, la même trace psychologique en résultat.

Les traces physiques disparaissant dans tous les cas.

Aujourd’hui, je ne suis plus directement concerné, mais la situation me parait compliquée.

Les forces et les émotions en jeu restent les mêmes.

L’égalité serait atteinte entre les hommes et les femmes ? Peut-être. Mais entre les dominants et les dominés, tous sexes confondus ? Sûr que non.

Le débat aurait quitté la référence sexuelle, grâce à la justice qui colle des prunes de dizaines d’années de taule aux hommes, rien encore aux femmes mais, connaissant la justice telle que je la connais, dès que ce sera possible, donc sous peu, il en sera de même pour  elles.

Les comptes se règleront ailleurs, les dominants et les dominés pratiquant leur inlassable danse autrement.

Tout cela n’est pas sérieux.

Pendant ce temps on découvre la guerre pourtant toujours existante, qui en fait ne fait que se rapprocher, devenir probable chez nous…

S’il est un lieu où les problèmes de domination sont exacerbés, n’est-ce pas là ?

Or, nul ne l’ignore, à la guerre ne sont condamnés que les vaincus.

Le dominant qui écrase le dominé a donc raison.

L’accord commun ? le consensus ? La discussion ouverte et constructive ? Le respect de l’Autre ? Aux oubliettes.

Alors, l’amour de son prochain ? La prochaine fois.

Finalement, baisser un peu le son sur ces faux problèmes me paraitrait judicieux, un peu de modestie raisonnable.

Bien à vous. H. Dumas

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Demande d’audience…

A l’Attention de M. Eric Coquerel – MERCI

M. Le Président de la Commission des Finances,

Être « insoumis » exclut une appartenance obligée. En quelque sorte toute soumission.

L’inverse serait un pervers détournement de langage.

Vous présentant comme insoumis, vous ne pouvez être que du coté de la propriété privée, seul outil vers la liberté, seule protection contre l’esclavagisme dont les puissants usent contre les plus faibles, souvent sans même s’en rendre compte. La propriété privée concerne évidemment notre corps, nos pensées et nos biens.

Il a été rapporté que vous serez « marqué par la lutte contre l’évasion fiscale ».

C’est parfait, nous sommes faits pour nous entendre.

Il se trouve que la propagande fiscale utilise la fraude fiscale comme leitmotiv dans le seul but de valider la terreur fiscale nécessaire au pillage fiscal, lui-même indispensable au budget délirant des hommes de l’Etat.

Je suis contre l’évasion fiscale, tout comme je suis contre une anormale pression fiscale.

Mais je suis aussi contre le pillage fiscal déguisé en lutte contre la fraude fiscale.

En résumé, je suis depuis vingt ans un « insoumis » face aux injustices fiscales.

Tout particulièrement face à l’impunité des contrôleurs fiscaux et au déséquilibre des droits de la défense dans le cas d’accusation de fraude fiscale.

C’est dans ce cadre que j’ai l’honneur de vous demander audience, espérant vous convaincre des projets de réorganisation de la fiscalité que je porte.

Vous pouvez constatez mon insoumission et ma connaissance du sujet sur mon blog www.temoignagefiscal.com

Dans l’attente du plaisir de converser avec un autre insoumis, respectueusement.

H. Dumas

 

 

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Que peut-on espérer ?

Rien. Mais au moins, maintenant tout le monde le sait.

Ceux qui rêvent de continuer à vivre aux crochets de ceux qui inventent l’avenir n’ont aucune chance de voir leur souhait s’accomplir, puisqu’ils ont déjà dépossédé ceux-là du capital sans lequel rien n’est possible et que leur programme consiste à continuer de le dilapider.

Ceux qui rêvent de remettre la machine en route en diminuant l’impôt pour recréer le capital ne peuvent pas non plus espérer y parvenir, la population qui souffre déjà descendrait dans la rue tout casser, pour tout simplement survivre.

Ceux qui ont vraiment tout cassé sont toujours au pouvoir, rien ne laisse supposer qu’ils envisagent de l’abandonner.

Ce sont les bureaucrates, ou technocrates pour les snobs.

Une démonstration est en cours : contre eux, la démocratie ne sert à rien.

Je reconnais que le constat est décevant, révoltant, explosif.

Les bureaucrates sont objectivement soutenus par l’opinion publique, qui les hait, mais qui les adore…

Ils ont réussi le tour de force de mettre dans les esprits cette croyance absurde : la bureaucratie nous protège.

Grace au fameux camembert statistique, au dévoiement des chiffres par des algorithmes invérifiables, les bureaucrates de tout poil ont envahi — bien plus surement que les puces électroniques qui font si peur sans pourtant exister – le cerveau de l’homo-sapiens franchouillard.

Le Français croit en la bureaucratie. L’idéal social, la quête du graal, est d’être ou de devenir fonctionnaire, c’est le plus haut niveau de la bureaucratie. Notons, c’est important, que cette dernière peut se déguiser en acteur actif tout en restant au fond d’elle une bureaucrate convaincue et militante.

Le carburant du bureaucrate c’est la loi. Pas celle qui définit les bases d’une société libre, celle au contraire qui règlemente et ficelle toute activité, qui impose la bureaucratie comme gendarme de ses propres lois construites autour de ses avantages exclusifs.

Le drame est que la bureaucratie a un coût.

Ce coût n’est jamais chiffré mais il est colossal. En capital évidemment, mais aussi en temps, en blocages et paralysies diverses, en humiliation, en cynisme, en injustices, en décalage par rapport à la vraie vie, en fausses perspectives, en mensonge, en hégémonies, en abus de tout genre, finalement en esclavagisme au profit de ladite bureaucratie.

Pas de parlement : la bureaucratie est au service du prince. Un parlement : la bureaucratie est à son service. Pas de parlement, pas de prince, la démocratie est alors à son seul service.

Dans tous les cas elle est le pouvoir, qu’elle exerce à son profit et à notre détriment, tout en nous persuadant du contraire, et ça marche….

Donc, ces élections sont un coup d’épée dans l’eau, elles n’effleurent même pas le pouvoir de la bureaucratie.

Serait-il un député élu avec l’idée de faire bouger les choses, il serait bien vite digéré par la bureaucratie de l’Assemblée Nationale.

C’est cette situation qui est à la base de cette drôle de période d’immobilité que nous constatons aujourd’hui.

Rien ne se dit, rien ne se fait, tout est bloqué et va le rester probablement un certain temps.

Jusqu’à l’explosion.

Car cette organisation bureaucratique n’est pas viable, elle demanderait des contraintes aux libertés et aux habitudes de vie inacceptables. La bureaucratie est au bout de sa prédation, comme le virus lorsqu’il a usé le corps qui l’héberge au point d’entrainer sa mort.

Il y a deux formes de final : la guerre civile ou la guerre extérieure, voire les deux ensembles, comme en 1789.

La croyance ouvre la porte aux excès. C’est assez contrariant, mais c’est le sort de toutes les croyances. Les français croient en la bureaucratie, ils ne votent que pour la mettre au service de leurs idées pas pour s’en débarrasser.

Sans elle ils ont peur. C’est leur maman…,  elle les protège des méchants, des pollueurs, des voleurs, de la maladie, de la misère, et surtout elle promet de tuer ceux qui les dépassent… Pauvres croyants, ils ne vivent qu’à travers ce qu’ils croient. En fait, il ne vivent pas. Ils passent sur terre sans rien voir….

Bien à vous. H. Dumas

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Il faut chasser les pervers qui refusent au peuple la liberté !

Il faut chasser les pervers qui refusent au peuple la liberté !

L’homme, dit-on, est un être social. C’est-à-dire qu’il aime vivre en société. Mais Blaise Pascal, un des plus grands esprits de l’humanité, pense que « tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre ». Alors « que faire ? », comme disait Lénine, qui s’interrogeait sur la manière d’améliorer la condition ouvrière et non sur le nombre de millions de morts qu’il allait produire pour aboutir au résultat inverse.

L’actuel débat français ressemble assez à cet entrelacs de contradictions. Nous avons à l’Assemblée nationale nouvellement élue un pittoresque rassemblement de toutes les opinions fausses qui peuvent germer dans l’esprit humain. Tandis qu’au sommet de l’Etat, un pauvre garçon perdu cherche désespérément une issue, alors qu’il n’a que quelques pas à faire pour emprunter la porte de sortie. Si pour tenter d’y voir plus clair on se porte sur les chaînes d’information de la télévision, on risque d’atteindre le désespoir total que chantait si bien Francis Lemarque : « Au café, on voit n’importe qui, qui boit n’importe quoi, qui parle avec ses mains, qu’est là depuis le matin. »

Le bon Francis Lemarque avait décidément tout prévu : « Et y a ceux, ceux qui ont fait leur nid près du lit de la Seine et qui se lavent à midi tous les jours de la semaine, dans la Seine. » Oui, dans la France d’aujourd’hui, on parle sans cesse, tandis que d’autres sombrent dans le désespoir.

Faut-il ajouter que Francis Lemarque est resté toute sa vie fidèle à l’idéal communiste, qui n’a jamais été autre chose qu’un idéal, à ne jamais confronter à la réalité.

Voilà, on en est là. Ne va-t-on pas finir par trouver un sage qui saura atteindre l’oreille du peuple ? Dans l’immense désordre français, rien n’est moins sûr. Pourtant la grande anthropologue Margaret Mead disait : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c’est toujours comme cela que ça s’est passé. » Alors, en France, ce petit groupe existe-t-il ? Curieusement, la réponse, qui devrait être affirmative dans un pays en principe libre, ne l’est nullement. Car si l’on ne manque pas de gens réfléchis, on manque cruellement de gens qui soient à la fois réfléchis et engagés. Quant aux gens irréfléchis et engagés, ils sont légion. Et ils peuplent les médias.

Beaucoup de Français pensent qu’il n’existe pas d’autre solution que d’attendre la catastrophe qui rebattra les cartes, pour le meilleur ou pour le pire. Je ne suis pas de leur avis. Je suis convaincu que la solution est dans le combat. Certains m’opposeront le fait que j’ai passé ma vie à me battre sans avoir réussi à créer le monde de liberté qui est inscrit en lettres d’or dans notre Constitution. Je suis obligé d’en convenir, car il ne faut jamais nier la réalité. Mais il n’est non plus jamais inutile de livrer un combat essentiel. Car il s’inscrit, fût-ce insensiblement, dans la mémoire des contemporains, se transmet à d’autres générations et ouvre ainsi la voie à la future victoire.

Ma conviction se nourrit non seulement de mes idées, mais aussi de la faiblesse de nos adversaires. Ils n’ont pas de convictions, mais des intérêts. Et quand ils sentiront que le pays est près de basculer dans notre sens, ils prendront la fuite.

Ce moment tant espéré est-il encore lointain ? Je ne le crois absolument pas. Car l’effet Schabowski (que j’ai baptisé du nom de cet apparatchik d’Allemagne de l’Est qui permit la chute du mur de Berlin) commence à produire ses effets. Quand ceux qui vivent du système commencent à ne plus croire à se pérennité, ils renoncent à contenir ses adversaires. Et le système s’effondre.

Les partisans de la liberté sont nombreux en France. Je pense même qu’ils sont une majorité écrasante. Mais beaucoup ont peur. Peur de perdre ce qu’ils ont, peur de subir des représailles de l’administration, peur en quelque sorte d’être découverts, comme si leur envie de liberté était coupable au regard des tenants de l’Etat.

Ils peuvent en effet citer les punitions que ces derniers infligent aux dissidents. Les dernières en date étant l’exclusion de leurs fonctions hospitalières des personnels de santé refusant la vaccination contre le covid. Sous couvert de santé publique, il s’est agi d’une véritable monstruosité, dont le seul objectif était de faire sentir la poigne de l’Etats sur la nuque des citoyens. Alors même qu’aujourd’hui plus personne ne peut ignorer que le vaccin, s’il semble préserver des formes graves, n’empêche ni la contamination, ni la transmission.

N’en doutons pas, la liberté est plus que menacée en France. Elle disparaît chaque jour un peu plus. Et toujours sous de vertueux prétextes. Mais voilà, les prêcheurs de vertu finissent soit par la sainteté, soit par l’échafaud. Tant il est vrai que les faux dévots finissent toujours par être confondus.

Nous avons pour nous, en nous, l’amour de la liberté. Aucun être humain n’en est dépourvu. Sauf les pervers qui ne rêvent que d’infliger des châtiments aux autres humains. Chasser les pervers est une mission de haute responsabilité. La paix et le bonheur de tous en dépendent. C’est la conscience de cette impérieuse nécessité qui donne le courage nécessaire à tous ceux qui s’y consacrent. Et dont la victoire est aussi certaine que celle du jour sur les ténèbres.

Claude Reichman

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