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Foncer dans les mur et accélérer. Partie 3

Foncer dans les mur et accélérer toutes sirènes hurlantes.

Partie 3 : les responsables

Obstination morbide

 

Le gouvernement a utiliséseulement deux outils, la coercition sociale et la vaccination de masse. L’un étant un moyen de chantage pour obtenir l’autre, et vice versa. S’ils avaient été efficaces nous ne vivrions pas aujourd’hui cette nouvelle épidémie. L’échec est total.

Dire la vérité sur la gravité de la COVID pourrait rassurer les gens. Le gouvernement ne le veut pas. La peur est savamment entretenue. Tout Français est un « covidé » qui s’ignore. C’est pourquoi les tests sont multipliés sans vraiment de but médical, mais avec l’objectif certain d’effrayer. Donc créer des malades là où il n’y en a pas.

Gouverner par la peur

C’est présenter les faits rassurants de manière inquiétante. En ce qui concerne l’épidémie due au variant Omicron, les retours du terrain et les études montrent qu’il est bien plus contagieux mais bien moins dangereux. (Cf partie1) Pourtant Veran fait des efforts très significatifs pour entretenir la peur, en retombant in fine sur l’antienne de l’insuffisance des moyens hospitaliers, véritable cause des problèmes.

C’est faire peser la « désorganisation sociale » sur les épaules d’un virus, alors qu’elle est due aux mesures de restrictions sociales décidées pour « venir à bout de l’épidémie » « Les arrêts de travail et l’absentéisme dus au très grand nombre de contaminations à Omicron pourraient conduire à «la désorganisation d’un certain nombre de services essentiels», »

Les cas contacts « Omicron » doivent s’isoler sept jours voire dix-sept !

Imagine t-on un grippé asymptomatique en arrêt de travail ? Un Burn out asymptomatique en arrêt de travail ? Un cas contact de grippe, de tuberculose en arrêt de travail ?

Persévérer dans le tout vaccinal

“Nous voulons que les Français se fassent vacciner”, affirme Castex

Pour le gouvernement et ses affidés si la vaccination ne donne pas satisfaction c’est parce qu’il n’y a pas assez de vaccinations, à la fois pour les vaccinés et pour les non vaccinés. Donc le gouvernement accélère, toutes sirènes hurlantes… droit dans le mur. Réduction du délai entre deux vaccins à quatre mois,  pass vaccinal et autres joyeusetés

Certains vont jusqu’à réclamer la vaccination de la planète entière par la levée des brevets par exemple. C’est présenté comme « une attente pour renverser le cours de la pandémie ».

Les personnes soucieuses de s’informer savent depuis longtemps que la vaccination sera multi-doses. L’Europe, comme le « pionnier » Israël ont dès le début précommandé et commandé des quantités de vaccins phénoménales, permettant de vacciner plusieurs fois toutes leur population.

Dans la « vraie vie » l’efficacité espérée des vaccins s’est réduite comme peau de chagrin. Ils ne feraient que protéger des cas graves et donc éviter les hospitalisations. Ce qui reste néanmoins à vérifier, d’autant que l’on ne peut différencier l’effet du vaccin de la diminution naturelle de la dangerosité des variants. Mais admettons.

C’est donc logiquement que les gouvernements étendent la vaccinations aux personnes …qui ne font jamais, ou quasiment jamais, de cas graves, leur faisant courir des risques inconsidérés. Le gouvernement et d’autres nous ressortent la balance bénéfice risque collective favorable, ce qui ne veut strictement rien dire, car cela n’a aucun sens médical. La seule balance bénéfice risque qui compte est propre à chaque individu.

La vaccination de masse concerne des personnes sans aucun risque de complication ou de décès. Personnes non seulement vaccinées pour rien, mais à qui la vaccination fait courir un risque inutile et disproportionné. Cela resterait valable même si l’effet délétère advenu, mortel ou non, ne concernait qu’une seule personne sans risque. Ce qui n’est hélas pas le cas. Quant à la vaccination des enfants sans risque de forme grave c’est une aberration médicale et une profonde atteinte à l’éthique.

L’indication médicale est la vaccination des patients à risques.

Si le gouvernement considérait vraiment la vaccination comme le seul et unique moyen de venir à bout de l’infection il aurait autorisé l’utilisation des vaccins, chinois, russe. Dans les faits les pays occidentaux sont la chasse gardée des laboratoires pharmaceutiques américains, qui bénéficient d’une clientèle captive et inépuisable, par la grâce de la Communauté européenne et des gouvernements. Cela s’appelle du capitalisme de connivence. Le capitalisme de connivence est au capitalisme ce que la démocratie populaire est à la démocratie, une antithèse.

La faible gravité de la pathologie couplée à l’identification des populations à risques, permet d’éviter une vaccination de masse. Une politique médicale adaptée, traitement précoce, vaccination volontaire et ciblée, serait très efficace et parfaitement cohérente au point de vue médical. Si cette voie avait été choisie il n’y aurait pas eu de problème.

En Inde par exemple la prise en charge multifactorielle a donné de très bon résultats https://www.lefigaro.fr/international/l-inde-est-elle-le-premier-pays-au-monde-a-avoir-vaincu-la-pandemie-20211217 La population est vingt fois la nôtre et les décès ne sont que trois fois plus nombreux…https://ourworldindata.org/covid-cases

Contraindre les populations

Il faut être naïf pour croire que la coercition sociale rebute l’État. S’il l’avait en horreur, il n’envisagerait même pas de l’appliquer, par principe. Elle ne dépend que de lui, et de rien ni de personne d’autre, pas plus d’un virus, que de la vaccination, que du dit changement climatique, ou de l’âge du capitaine. La coercition sociale lui sied. Elle lui sert à contrôler indéfiniment les populations au prétexte d’une épidémie, qu’il déclare grave et pérenne.

Si les épidémies devenaient réellement plus grave, il ne faudrait pas pour autant recourir aux mesures de coercition sociale.

Il serait tout aussi naïf de croire que la crise dite sanitaire, mais en réalité qui trouve son origine dans des décisions politique, va s’arrêter un jour. Le gouvernement en a trop besoin. Quant au retour à la vie normale il ne faut pas y compter, ni avec le vaccin, ni sans. Il n’y aura pas de vie normale, ni de retour à la vie d’avant avec un collier de dressage a l’obsolescence programmée, appelé « pass vaccinal », autour du cou. Une vie libre est une vie sans laisse, où chacun quand il agit, État inclus, respecte les Droits naturels de tous.

La route de la servitude

Malheureusement tous les arguments rationnels n’ont aucune incidence sur la gestion gouvernementale. Le gouvernement est enfermé dans une logique politique, vacciner à tout prix, ou plutôt à n’importe quel prix et quel qu’en soit le coût, y compris en vies humaines.

Il y aura d’autres variants. Il y aura d’autres épidémies. D’ailleurs nous devrions parler à propos de l’Omicron de la COVID21-4 (2021, 4ème trimestre)

La gestion des COVID n’a été faite correctement. Il n’y a pas eu de traitement précoce, il n’y a pas eu d’isolement des seuls malades, il n’y a pas eu d’augmentation de nos capacités hospitalières, il n’y a eu aucun travail sur l’immunité naturelle.

La manipulation des populations est une règle de gouvernement. Les gouvernements expliquent qu’il faut vivre avec le virus, alors qu’ils se lancent dans la politique folle d’éradiquer un virus inéradicable. C’est une escroquerie. La notion de « vivre avec le virus » est galvaudée. Quand on traduit cette Novlangue en français cela donne : « ne pas vivre, se ruiner la santé, désintégrer la société et massacrer l’économie » pour vouloir supprimer un coronavirus de la terre. Sisyphe vit toujours.

 

La France fonce sur La route de la servitude avec délectation. Comme dans un train ou un avion, où les passagers ne sont pas conscients de la vitesse, les Français, dans leur majorité, ne s’en rendent pas compte. Au prétexte de la COVID les atteintes aux libertés de la part du gouvernements se multiplient et s’aggravent. L’humanité dans le soin disparaît, comme l’humanité dans la société.

Lisons Bastiat :« Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir. » Profession de foi électorale de 1846 « Mais l’action gouvernementale se généralise par la contrainte. (…) Elle procède en vertu d’une loi, et il faut que tout le monde se soumette, car loi implique sanction. (…) Le gouvernement n’agit que par l’intervention de la force, donc son action n’est légitime que là où l’intervention de la force est elle-même légitime. (…) Or, quand la force intervient légitimement, ce n’est pas pour sacrifier la liberté, mais pour la faire respecter. » Services privés, service public (1850) La Loi est pervertie. « On conçoit comment, au lieu d’être un frein à l’injustice, elle devient un instrument et le plus invincible instrument d’injustice. On conçoit que, selon la puissance du législateur, elle détruit, à son profit, et à divers degrés, chez le reste des hommes, la Personnalité par l’esclavage, la Liberté par l’oppression, la Propriété par la spoliation. » La Loi (1850). « Personnalité, Liberté, Propriété, — voilà l’homme. » La Loi (1850).

Tant que le gouvernement maintient la pression, étouffe le pays au prétexte de la COVID, on ne parle pas d’autre chose.

La campagne électorale pour les présidentielles 2022 bat son plein. Les candidats se chamaillent pour convaincre les électeurs qu’ils pourront résoudre les multiples difficultés auxquelles la France est confrontée. Mais, si aucun ne met fin à la dérive totalitaire et ne rétablit en priorité les libertés, ils ne sont que des « cuivres qui résonnent ». Et la chute continuera.

Écoutons le Chant des Partisans

« Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne »

Bien des Français n’entendent pas…et la France s’enfonce dans la nuit.

Article paru dans Contrepoints

Lire la première partie

Lire la deuxième partie.

Lire aussi Bastiat 2022 idées libres de droits.

La COVID outil de pouvoir (1)

La COVID outil de pouvoir (1)

Le confort de suivre la doxa.

Dans une société libre, débattre est un plaisir. Les libéraux aiment le débat, la joute oratoire ferme et courtoise. Ils aiment convaincre. Ils n’aiment pas contraindre. C’est plus difficile mais beaucoup plus exaltant. Ce débat libre est un des marqueurs de la vitalité de la liberté dans une société.

En France aujourd’hui, le débat est moribond. La réflexion a disparu. Ils ont laissé la place à l’anathème, à l’insulte envers ceux qui s’opposent au politiquement correct, ou qui sont simplement différents, par exemple anti pass sanitaire ou non vaccinés. Ils ont laissé la place aux fatwas des ayatollahs de la religion officielle étatique. Ces fatwas veulent par exemple interdire la parole aux personnes qui ne sont pas d’accord avec la pensée unique.

Cette religion a ses doxas sur tous les sujets. Le climat se dérègle par la faute de l’Homme, l’économie doit être collectiviste et verte, la politique doit être antifasciste et égalitariste…ou le contraire etc… Pour ce qui concerne la dite « crise de la COVID » la doxa peut se résumer ainsi :

– la COVID est une épidémie très grave mettant chacun en danger

– il n’y a pas de traitement précoce efficace,

– les mesures de contrainte sont nécessaires et incontournables

– la vaccination est la seule planche de salut pour revenir au monde d’avant.

Jean Dominique Michel, 28/05/2021, La médecine et la santé publique à l’épreuve du Covid

Cette doxa est un récit mythique, servi par la nomenklatura et accepté par la majorité de la population. C’est une croyance. C’est de la pensée magique. Ce récit fabuleux est répété sans cesse. Toute réflexion est rejetée sous l’étiquette de « complotisme ». Il est extrêmement confortable, apaisant, de se laisser porter par la doxa. Cela procurele bonheur rassurant d’être dans une communauté et pas un paria.

Au delà de cette soumission passive il existe une soumission active. Elle est réclamée pour soi et pour les autres. La mode est, dans tous les milieux, toutes les professions, de hurler avec les loups, soit « participer à des attaques contre quelqu’un sans réfléchir ; suivre ce qui semble être l’opinion commune ». 

Ainsi ce que nous vivons aujourd’hui avec les COVID est un délire, qui est une « Perte du sens de la réalité se traduisant par un ensemble de convictions fausses, irrationnelles, auxquelles le sujet adhère de façon inébranlable. »

2 Dans les faits la vaccination est peu performante.

L’efficacité vaccinale est très décevante.

Les nations les plus riches et les plus vaccinées ont le plus de « cas ».

Il existe depuis longtemps en France le Réseau Sentinelles. Ses données sont très fiables. Il a évolué récemment pour suivre la COVID.

Les renseignements fournis par ce réseau sont très intéressants.

« Au cours des trois dernières semaines (2021s45 – 2021s47), les 178 cas d’IRA positifs au SARS-CoV-2 (COVID-19) vus par les médecins généralistes Sentinelles présentaient les caractéristiques suivantes :

– Leur âge médian était de 43 ans (de 3 ans à 94 ans) et 57%

(100/174) étaient des femmes;

– 46% (79/173) n’étaient pas vaccinés contre la COVID-19 ;

– 15% (23/150) avaient des facteurs de risque de complication ;

– 1% (2/143) ont été hospitalisés à l’issue de la consultation. »

On remarquera immédiatement que seuls 1 % des malades (Pas des tests positifs, des malades) sont hospitalisés. On remarquera ensuite que 46 % des malades sont des non vaccinés. C’est attendu puisque ils ne sont pas vaccinés. Cela signifie que 54 % sont vaccinés. C’est totalement anormal. Cela ne se voit pour aucun vaccin digne de ce nom.

Pour mémoire la vaccination efficace et sûre existe :

– le vaccin contre le tétanos, la diphtérie, la polio a un rappel à 20, 40 et 60 ans puis tous les 10 ans. – le vaccin contre le pneumocoque, pour un adulte, est une injection, puis un rappel, à vie.

– le vaccin contre l’hépatite B est à trois injections, à vie,

– le vaccin contre la méningite C est à deux injections, à vie,

– le vaccin contre le papillomavirus c’est une injection et un rappel, à vie.

– le vaccin contre la rougeole, les oreillons, la rubéole est de deux doses, à vie.

Source calendrier vaccinal 2021

Quant à celui contre la grippe, si souvent cité pour justifier la fréquence du rappel contre le SARS-coV2, le cas est là encore très différent.

La vaccination antigrippale n’est pas obligatoire, il n’y a pas de pass sanitaire. Elle est ciblée sur les personnes à risque, elle est adaptée chaque année au virus pressenti (vaccin tétravalent) pour avoir un large spectre. Elle repose, pour l’instant encore, sur une technologie à virus inactivé très fiable et très sûre. Ce vaccin a suivi normalement son cycle de validation pour obtenir l’AMM.

La vaccination contre la COVID est obligatoire dans les faits, il y a un pass sanitaire, elle concerne toute la population y compris ceux qui n’ont aucun risque, alors qu’elle se limiterait au mieux à prévenir les formes graves. Elle est très spécifique, basée sur la seule protéine Spike, qui est encore celle de la souche Wuhan qui pourtant à disparu depuis la fin de la première épidémie début 2020. Le cycle de validation est incomplet. Son AMM est conditionnelle.

Une approche stratégique de type « grippal » n’aurait pas soulevé de problèmes. La stratégie choisie pour les COVID est de vacciner toujours plus, avec un vaccin à l’efficacité douteuse, peu pérenne et à l’innocuité non avérée. Ce qui n’est pas éthique en particulier pour les personnes qui ont aucun facteur de risque de complication ou décès, et pour lesquelles les risques de la vaccination sont incommensurablement supérieurs aux risques de la maladie.

Il est peu probable que les décideurs et moralisateurs connaissent chaque Européen et sa balance bénéfice risque personnelle, qui est la seule valable. Chaque médecin traitant la connaît pour son patient.

3 Dans les faits la maladie est généralement peu grave,

Elle ne met pas chacun en danger, la contamination n’est pas systématique. Cela a été su très tôt. « Très tôt, des observations de contaminations en vase clos ont pu être effectuées. (…) Chez des personnes fragiles comme sur le paquebot de croisière Diamond Princess (3711 passagers, dont 700 infectés et 7 décès) ou non fragiles comme sur le porte-avions Charles de Gaulle (1760 marins dont 1046 contaminés et pas de décès). »

Il y a aujourd’hui beaucoup de personnes contaminées. Un certain nombre sont détectées. Ce sont les tests positifs. Ce ne sont pas tous des gens malades. Il n’y a que très peu de malades et encore moins de décès. Il serait malin de profiter de cette particularité pour travailler l’immunité naturelle.

Quand on regarde les statistiques dans le monde,

comme en France, elles confirment la faible mortalité. (50470 tests positifs et 96 décès au 1er décembre 2021).

Les observations du Réseau Sentinelles en France montrent également que les médecins de ville, généralistes ou pédiatres, voient peu de personnes malades de la COVID.

« En semaine 2021s47, le taux d’incidence des IRA dues au SARS-CoV-2 (COVID-19) vues en consultation de médecine générale a été estimé a 32 cas pour 100 000 habitants (IC 95%

[26 ; 38]), ce qui représente 20 868 [16 885; 24 851] nouveaux cas de COVID-19 ayant consulté un médecin généraliste »

Si la maladie semble de plus en plus contagieuse et de moins en moins grave, il y a toujours des cas graves et des décès. C’est cela qu’il faut éviter. Les personnes à risques sont parfaitement identifiées. Elles peuvent et doivent être prises en charge et soignées précocement, sans que les autres soient pénalisées.

Lire la deuxième partie

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Comment la santé mentale disparait avec les restrictions (2)

Comment la santé mentale disparait avec les restrictions (2)

L’Homme est une créature sociale

Arraché à ses liens sociaux, à son écosystème social, il dépérit. La vie sociale comprend, l’école jusqu’à l’université, le travail, le tourisme, les associations, les clubs, les amis, la famille etc. Bref tous les échanges libres.

C’est une erreur de croire que la vie en société n’entraîne que des sacrifices. La vie, dans une société libre, est source non seulement d’amélioration des conditions de vie, matérielle et de sécurité, mais aussi d’épanouissement personnel.

La contrainte sociale entraîne la destruction des liens sociaux, et de la société elle même. Ce qui facilite la création d’un Homme nouveau dans une société nouvelle.

Pour éviter l’anxiété et la déprime pendant le confinement « L’important est de maintenir à tout prix le lien social » précise Chantal Henry, Certes mais l’objet du confinement est de détruire le lien social. Les premiers mots utilisés lors de la mise en place des mesures de coercition ont été « distanciation sociale » ce qui trahissait son objectif de dislocation de la société.

La Personnalité est niée, la Personne est réifiée.

L’État a privé les personnes de la liberté de choisir leur vie. L’Autorité centrale s’est bien gardée de respecter leur libre arbitre. C’est elle qui a supprimé le libre choix et a décidé à la place des gens, ce qui était « bien » ou est essentiel pour eux. Quand une activité est décrétée non essentielle, c’est la personne à la source de cette activité qui est considérée comme non essentielle. C’est la renvoyer au néant. Sa vie est décrétée inutile. Ce qui est un profond traumatisme et un manque de respect total envers un être humain.

Une des affirmations mise souvent en avant est que les jeunes ont été sacrifiés pour les vieux. Pour ce faire l’État a soigneusement évité de demander l’avis des individus. Si on interroge par exemple les personnes âgées en EHPAD, elle n’approuvent pas ce qu’elles ont subi, ni ce que l’Autorité centrale a fait subir à leurs proches au prétexte de les protéger. Elles revendiquent qu’à leur âge on leur « foute la paix ».

Tout le monde a été sacrifié à tout le monde. C’est la traduction de ce que Bastiat écrit : « L’Étatc’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » L’État (1848) Dans ce domaine précis, une épidémie, c’est la grande fiction qui fait souffrir tout le monde aux dépens de tout le monde. Dit différemment, c’est la grande fiction qui vole la vie/le projet de vie, de tout le monde et nuit à tout le monde. L’État a volé des vies au sens physiques, au sens intellectuel et psychologique. Les projets de vie ont été réduits à néant sans que personne n’en tire un bénéfice sanitaire quelconque.

Les gens réagissent selon la conscience qu’ils ont du préjudice et de ses conséquences sur leur vie. Pour beaucoup l’adaptation se fait sans trop de dégâts. Pour d’autres l’adaptation se fait, bien malgré eux, sur un mode pathologique, dépressif par exemple. Pour eux les conséquences psychiatrique et psychologiques sont désastreuses.

De plus, si celles qui souffrent sont minoritaires, elles sont considérées comme des dégâts collatéraux « acceptables » parce que présentés comme très inférieurs aux dommages, réels ou supposés, de l’infection dans l’ensemble de la population. Leurs souffrances sont négligées pour ne prendre en compte que les maux directement attribués à la COVID. Comme si certaines souffrances « valaient » plus que d’autres. Tout le monde perd.

La Personnalité est niée et réifiée. Les gens ne sont pas considérés comme des Personnes intelligentes, dignes et uniques, mais comme des pièces interchangeables de la mécanique sociale à la disposition de l’Autorité centrale. Dès lors l’idée qu’elles puissent souffrir psychiquement est totalement étrangère au raisonnement étatique.

Cela explique que la réaction du gouvernement ne soit pas à la hauteur.

Des rustines

Macron rend hommage et Veran s’alarme. C’est le service minimum. Il n’y a pas d’empathie, ni de compassion.

Le gouvernement pose des rustines, par exemple un remboursement des consultations avec un psychologue. « Ces derniers mois, avec l’isolement dû à l’épidémie de Covid-19, les angoisses et les violences intrafamiliales ont été exacerbées. Aujourd’hui, c’est 1 Français sur 5 qui est sujet à un trouble psychique, soit 13 millions de personnes. Particulièrement touchés par les effets de la crise sanitaire, 15% des jeunes en France connaissent un épisode dépressif caractérisé entre 16 et 25 ans. »

Sauf que ce n’est pas « la crise sanitaire » ni l’isolement « dû à l’épidémie de Covid » qui sont la cause de la tragédie, mais la politique de coercition sociale gouvernementale. Tant que personne n’acceptera de regarder cette vérité en face les problèmes continueront.

La politique responsable de ces tragédies est maintenue. Il aurait été plus sain de supprimer la cause du trouble que de traiter matériellement ses conséquences en laissant persister sa cause.

De la peur à la sidération psychique.

Les mesures de coercition sociales, irrationnelles ou absurdes, bourrées de dérogations, ont désorienté les gens, majoré leur incompréhension, leur sentiment d’injustice, leur angoisse. C’est voulu.

Si les mesures étaient sensées, cohérentes, rationnelles il n’y aurait pas besoin de contrainte. L’absence de tout bon sens et la violence coercitive du gouvernement n’ont d’autre but que de soumettre les populations, de les briser en les faisant obéir à des injonctions contradictoires et aberrantes.

En imposant l’insensé l’Autorité centrale teste son pouvoir, mais aussi le degré de soumission, et de résistance à l’oppression des populations. Elle leur enlève tout esprit critique et toute idée de rébellion. Tous les recours en justice ont, à ce jour, échoués. Un certain épuisement psychologique se fait sentir.

C’est pourquoi toutes les mesures totalitaires prises, et aggravées lentement, n’ont entraîné que peu de réactions de défense. De plus une grande partie de la population, apeurée, s’est vue rassurée par les mesures de coercitions prises et y adhèrent. Autrement dit peu de grenouilles se rendent compte que l’eau finira par bouillir et les cuire. Pire, beaucoup la trouvent bonne et réclament que l’État la chauffe davantage.

Aveuglement

La gestion du pays par les politiciens ne prend en compte qu’un seul élément. Aveugles, ils restent obnubilés par le coronavirus. Ils ne se remettent jamais en cause. Si l’épidémie disparaît c’est grâce à leurs mesures, si elle s’aggrave c’est parce que leurs mesures n’ont pas été suivies, ni assez sévères ou assez longues.

Le « modèle social français », système de santé, système politico-administratif et économique, est en décrépitude. Pendant la crise beaucoup de Français ont pallié aux défaillances de l’État. Par exemple, si le système de santé ne s’est pas complètement écroulé, c’est grâce à ceux qui ont porté à bout de bras les services de soins, rongés par la pénurie depuis des années.

Ces Français avaient l’espoir que les malheurs allaient se terminer un jour ou l’autre. Beaucoup aujourd’hui n’en voient plus le bout et ont l’impression d’être broyés par le monstre froid qu’est l’État. État qui persiste dans l’utilisation de la peur et de la coercition.

Les dégâts psychologiques sont énormes. Si les individus craquent tout craque.

Pendant ce temps le monde continue de tourner, les problèmes s’accumulent, la France s’enfonce. Le régalien part à vau-l’eau.

Un effondrement matériel se corrige plus facilement qu’un effondrement du moral.

Nul ne sait aujourd’hui comment cela finira.

Patrick de Casanove

Lire la première partie.

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Le “Pass sanitaire” discrimine et entrave l’accès aux soins

Le “Pass sanitaire” discrimine et entrave l’accès aux soins

Suite à l’avis du Conseil constitutionnel, rendu le 5 août, et analysé dans l’article précédent «  Les limites du Conseil constitutionnel », penchons nous sur le point particulier de l’accès aux soins.

La « protection de la santé »

Il est nécessaire de préciser le sens du mot « santé ». Le Préambule de la constitution de l’OMS la définit ainsi : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »

La gestion calamiteuse des COVID par le gouvernement a porté atteinte très sévèrement à la santé des Français : limitations de l’accès aux soins, exclusion des médecins généralistes, prise en charge hospitalière seulement, attente de la détresse respiratoire pour appeler le 15, invalidation des traitements précoces, tri (plan blanc) , suicides, dépressions, angoisses, addictions etc…y compris chez les enfants. Plus que ne l’aurait fait la seule infection qui, quoi que les Bien-pensants affirment, est peu meurtrière et contrôlable médicalement…à condition de laisser les médecins travailler.

Il est possible d’en déduire que le gouvernement, et le Conseil constitutionnel qui valide ses décisions, ne se réfèrent pas à la définition de l’OMS. Pour eux la « santé » c’est exclusivement « être exempt du COVID et physiologiquement vivant ». C’est un peu court.

Le Préambule de la Constitution de la IVème République figure en annexe de la constitution de 1958 en vigueur aujourd’hui. Il est écrit à l’article 11 « Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs » La protection de la santé devient par cet article un « droit social », un objectif à la charge de l’État. Il échappe aux citoyens.

Dans son avis le Conseil constitutionnel fait référence à ce « droit social ». Dans le cas des COVID, le fil rouge de la « protection de la santé » est toujours la saturation des hôpitaux et des service d’urgence. Problème que le gouvernement prend un soin jaloux à ne pas régler depuis un an et demi. S’il le résolvait cela lui ôterait tout prétexte pour effrayer les Français et tout argument pour les contrôler.

La conformité à la Constitution peut être certifiée au prix de circonvolutions intellectuelles, jusqu’à vider les mots de leur sens.

La discrimination

Le pass crée bien une discrimination. Il crée deux régimes distincts selon les catégories de population. Il crée une différence dans les vies possibles, dans les libertés données, entre ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas. Il rompt donc bien le principe d’égalité.

Pour entériner la conformité, le Conseil répond à côté. Il tourne autour du pot. Il se limite à des critères techniques ou sans lien avec la spécificité du pass sanitaire.« n’obligent pas à la présentation d’un justificatif de statut vaccinal mais prévoient que le « passe sanitaire » peut également consister en un certificat de rétablissement ou un résultat d’examen de dépistage négatif, n’instaurent aucune différence de traitement à l’égard des personnes qui n’auraient pas pu bénéficier de l’administration d’un vaccin avant l’entrée en vigueur de la loi ou auraient reçu un vaccin non homologué par l’Agence européenne du médicament. (…) les dispositions contestées ne sont relatives ni aux conditions d’obtention des documents permettant l’accès aux lieux, établissements ou événements ni au caractère payant ou non des actes donnant lieu à délivrance de ces documents. (…) le contrôle de la détention d’un des documents nécessaires pour accéder aux lieux, établissements, services ou événements ne peut être réalisé que par les forces de l’ordre ou les exploitants de ces lieux, établissements, services ou événements. Sa mise en œuvre ne saurait s’opérer qu’en se fondant sur des critères excluant toute discrimination de quelque nature que ce soit entre les personnes. Il résulte de ce qui précède que, sous la réserve énoncée au paragraphe précédent, le grief tiré de la méconnaissance du principe d’égalité doit être écarté. » ( points 52, 53, 54, 55)

Or la discrimination est liée à l’existence du « pass sanitaire », voire à son principe même.

L’entrave à l’accès aux soins

Le pass sanitaire, liberticide par essence, comprend des dispositions particulièrement choquantes.

« le législateur a entouré de plusieurs garanties l’application de ces mesures. S’agissant de leur application aux services et établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, le législateur a réservé l’exigence de présentation d’un « passe sanitaire » aux seules personnes accompagnant ou rendant visite aux personnes accueillies dans ces services et établissements, ainsi qu’à celles qui y sont accueillies pour des soins programmés. Ainsi, cette mesure, qui s’applique sous réserve des cas d’urgence, n’a pas pour effet de limiter l’accès aux soins » » (point 42) La validation conditionnelle vient après l’AMM conditionnelle des vaccins. Cela fait beaucoup de conditionnels.

Le pass sanitaire sera donc nécessaire pour les visiteurs, les fournisseurs, les accompagnants de personnes malades ou en détresse, et pour tout soin programmé. Il est certain qu’à un moment ou a un autre, des personnes qui devraient bénéficier de soins programmés ne pourront les recevoir, ou les auront à retardement, par défaut de pass.

Entraver l’accès aux soins devient une habitude dans cette crise dite sanitaire. (Voir supra)

Le gouvernement perturbe l’accès des Français à des soins qu’ils ont prépayés. Dorénavant pour accéder à des lieux dédiés au traitement des malades, il faudra prouver que l’on n’est pas porteur d’une certaine maladie, la COVID. Par contre vous pouvez rentrer dans un lieu de soins avec n’importe quelle autre maladie infectieuse, tuberculose, peste, choléra, il ne vous sera rien demandé. Vous pouvez risquer de transmettre en tant que visiteur, patient ou soignant, n’importe quelle maladie infectieuse nosocomiale, liée ou non à des bactéries hospitalières résistantes, il ne vous sera rien demandé.

L’objectif n’est pas d’éviter la contamination, mais que cette contamination se fasse dans les règles.

Les partisans du pass-sanitaire ont largement manié le sophisme. Le plus fréquent était « Si des personnes choisissent librement de ne pas se faire vacciner, cela veut dire qu’elles acceptent librement de ne pas aller au restaurant ». Il serait étonnant de les entendre utiliser celui-ci « Si des personnes choisissent librement de ne pas se faire vacciner, cela veut dire qu’elles acceptent librement de ne pas aller se faire soigner, ou de ne pas accompagner leur enfant malade se faire soigner. » 

À partir du moment où l’on crée une condition à l’accès aux soins, il est incontestable que l’on entrave l’accès aux soins. Sans entrave veut dire sans condition. Bizarrement pour le Conseil constitutionnel, une condition d’accès aux soins n’est pas une entrave. Pour lui un accès libre aux seules urgence élimine toute entrave à l’accès à tous les soins. Or les soins ne se réduisent pas aux soins urgents. Contrairement à ce qu’à l’air de penser le Conseil, les soins programmés sont aussi des soins.

Cette disposition Pass sanitaire exigée pour l’accès aux établissements de santé fait tache d’huile. Des kinés, des médecins refusent les non vaccinés. Il y a toujours des zélés zélotes qui vont au-delà de la coercition légale.

Promesses

Mais nous pouvons être rassurés. « le ministre de la Santé, Olivier Véran, s’est exprimé à ce sujet.Personne ne sera privé de soin en fonction du passe sanitaire“.

Les personnes de bon sens savent que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Si ne pas entraver l’accès aux soins avait été vraiment l’intention du gouvernement dans cette affaire, il n’aurait pas pris cette mesure. Au pire il l’aurait limitée aux visiteurs. Ce qu’il n’a pas fait.

Pourtant l’expérience depuis le début des la crise dite sanitaire nous a montré ce que vaut la parole des politiciens. « Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire » par Emmanuel Macron,  « Personne ne se verra imposer la vaccination ni dans les EHPAD, ni partout ailleurs dans le pays. » par Olivier Veran devant le Sénat La forme est respectée, mais sur le fond la vaccination est rendue obligatoire.

Quant au côté temporaire, jusqu’au 15 novembre, personne ne peut sérieusement y croire au regard de la gestion des COVID depuis un an et demi.

L’État illégitime :

Le pas sanitaire est bien liberticide et il est un marqueur de la faillite de la gestion des COVID par l’État et du tournant totalitaire de la France.

Le politique n’est pas légitime pour s’occuper d’un problème médical. Il en a le pouvoir légal mais pas la légitimité. Il sort de son domaine d’attribution. Dans une démocratie élective comme la France il n’y a pas de limite à l’intervention de l’État parce que tout est politique et la politique se mêle de tout.

La légitimité de l’État, s’il doit en avoir une, est la préservation des Droits Naturels individuels, « Personnalité, Liberté, Propriété ». Tout le reste appartient aux gens et relève de leur libre choix et de leur responsabilité. Cela ne peut exister que dans un pays de liberté. Pas dans une démocratie élective avec un pouvoir central absolu, plus étendu que celui des rois de la fin de l’Ancien régime.

De même, quand des médecins font des préconisations (Obligation vaccinale, confinement) nécessitant la coercition légale, pouvoir que seul le politique détient, ils font de la politique. Ils ne sont pas non plus légitimes. Comme tout citoyens ils peuvent légalement exprimer une opinion, mais leur profession ne leur donne pas de légitimité supérieure à celle du citoyen lambda. Parce qu’ils sortent de leur domaine.

Par contre quand ils restent dans le médical à propos de la vaccination ou des traitements, quand ils parlent, technique, technologie, indications, contre indications, bénéfices, effets secondaires… Même s’ils ne sont pas d’accord entre eux, ils sont légitimes parce que dans leur domaine de compétence.

Pour en sortir inspirons nous de Bastiat.

« Pour moi, je pense que lorsque le pouvoir a garanti à chacun le libre exercice et le produit de ses facultés, réprimé l’abus qu’on en peut faire, maintenu l’ordre, assuré l’indépendance nationale et exécuté certains travaux d’utilité publique au-dessus des forces individuelles, il a rempli à peu près toute sa tâche.

En dehors de cercle, religion, éducation, association, travail, échanges, tout appartient au domaine de l’activité privée, sous l’œil de l’autorité publique, qui ne doit avoir qu’une mission de surveillance et de répression. » Frédéric Bastiat À MM. les électeurs de l’arrondissement de Saint-Sever 1846

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Article paru dans Contrepoints

Les limites du Conseil constitutionnel

Les limites du Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a donc validé le « pass sanitaire » ce jeudi 5 août 2021.

Nous ne pouvons que constater que le Conseil constitutionnel n’est pas un défenseur des Principes fondamentaux de l’Humanité, des Droits Naturels individuels universels comme dirait Bastiat, consubstantiels de tout être humain.

Le Conseil se comporte comme l’État attend de lui.

C’est dire en contrôleur, sur la forme, de la constitutionnalité des règlements et lois qui lui sont soumis. Il ne se prononce pas sur le fond et les principes fondamentaux, ni sur la validité ou non des arguments avancés par l’État qui sous tendent cette réglementation et législation. Le Conseil n’est pas vraiment un conseil de Sages mais plutôt un comité de vérificateurs du conformisme.
L’avis du conseil constitutionnel confirme que nous sommes dans un pays où la loi est pervertie. La loi est pervertie quand elle porte atteinte aux Droits Naturels, « Personnalité, Liberté, Propriété ». Ceux qui pensaient que le Conseil aurait pu invalider la loi pour ses atteintes aux libertés ne l’avaient pas compris. Défendre les libertés n’est pas son rôle.
Si la loi est pervertie,  la Constitution est pervertie. Le Conseil constitutionnel ne peut que suivre cette perversion et par la même la valider. Il laisse au législateur, actuel ou a venir, le soin de la corriger.

Malheureusement ce n’est jamais le cas, parce que rares sont les Français, et encore plus rares sont les politiciens, qui réalisent que la loi est pervertie. D’autant que cette perversion de la loi est organisée pas les hommes de l’État, leurs sbires et affidés, à leur profit, grâce au système dit « démocratique » institué à la Libération… La couleur politique n’a aucune importance. Tous adhèrent à la « spoliation légale » et, à chaque élection, se chamaillent simplement pour que leur clan en ait le profit.

Rôle du Conseil constitutionnel :

Une remarque préalable est nécessaire. En France le Conseil constitutionnel, comme la Cour des comptes, tels qu’ils sont conçus induisent que, dans les faits, l’État se contrôle lui même.
Officiellement le Conseil constitutionnel est désintéressé et neutre. Officiellement.  Officiellement le Conseil constitutionnel ne fait pas de politique. Officiellement.

Il ne peut se substituer au législateur. Il reconnaît au législateur sa liberté d’évaluation et d’interprétation et par conséquent sa liberté de décision. ( points 28, 29) Il valide de fait ce que l’on appelle la « démocratie représentative ». C’est à dire la « souveraineté nationale » « les contraintes de l’exercice du pouvoir impliquent que cette souveraineté soit déléguée : le peuple, bien que constitué en corps politique, ne peut en effet délibérer directement sur les affaires publiques. Cette mission est donc confiée à des représentants élus, dont les décisions constituent l’expression de la volonté générale. »
Article 3 de la constitution dit : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

Il est donc soumis au mythe de la Représentation nationale incarnation du Peuple français.

Quand on regarde le système électoral français, basé sur l’exclusion de la dite Représentation nationale d’immenses courants d’opinion, on se demande où l’on peut trouver cette incarnation du peuple français. Mais c’est un autre débat.

En pratique le Conseil considère qu’une démocratie n’est pas un ensemble d’individus, dotés de Droits individuels inaliénables, dont les échanges libres construisent spontanément une société harmonieuse. (Idée chère à Bastiat ). Il considère que les gens ne sont préoccupés que par leur intérêt personnel et qu’une démocratie représentative transcende cet intérêt personnel. Les représentants du peuple, ayant par le miracle de l’élection, surmonté leur caractère égoïste pour renaître dans l’altruisme désintéressé, œuvrent ensemble à la recherche du bien commun.

Ce que décident les représentants du peuple est « parole d’évangile républicain ». Ointe par la démocratie représentative, toute décision, même liberticide, devient « l’intérêt général » et s’impose à tous. C’est la Parole du peuple français exprimée par ses représentants. Une fois cela compris : « circulez, il n’y a rien à voir. »

L’article 4 de Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui est annexée à notre Constitution, dit : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi. »

La dernière phrase est déterminante. On retombe là sur le problème posé par la perversion de la loi. Dans le cas qui nous concerne, la loi élaborée par la commission paritaire du 25 juillet pose ces bornes. Comme le Conseil refuse de mettre dans la balance les Droits fondamentaux, de se prononcer sur les Principes « Personnalité, Liberté, Propriété, » qui sont l’Homme, il valide de fait la politique gouvernementale et rend bien un jugement politique.
Ce qui confirme au demeurant que sommes donc dans un régime totalitaire. Tout est politique et le politique peut tout, à condition d’y mettre les formes.

Limites du Conseil constitutionnel :

De part le rôle qui lui est attribué le Conseil constitutionnel se limite à vérifier si l’objectif gouvernemental est conforme à la Constitution. Ici « l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé ».

À partir du moment ou la conformité est confirmée, peut lui importe que pour l’atteindre l’État construise le totalitarisme. Peut lui importe que les dégâts humains, sociaux, économique, sanitaires, soient gigantesques. Il ne discute pas non plus de la véracité ou non des arguments de l’État. Peut lui importe que l’argumentation soit infondée ou fausse. Ce n’est pas à lui de le vérifier.
Quand il valide une loi construite sur des arguments fallacieux, il valide une loi pervertie et il valide du même coup les arguments spécieux qui la fondent. Ce faisant il fait bien de la politique. (points 38, 39)

Seule compte l’intention de protection de la santé qui a valeur constitutionnelle.

Une partie du bloc constitutionnel est oubliée.

Par exemple l’Article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme est du Citoyen de 1789.
« Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »
Les manifestants qui battent le pavé chaque samedi résistent à l’oppression et ne demandent pas autre chose que l’application de cet article 2.

À suivre…

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