En règle générale j’aime beaucoup les articles de Michel Gorgel. Je leur trouve un accent de sincérité rare. Disons qu’ils sont cristallins, qu’ils ne sont pas — comme tant d’autres, sur d’autres blogs évidemment — à lire en cherchant à deviner le message subliminal, voulu ou involontaire de l’auteur.
Son billet, sur notre relation commune à tous “COVID,” est dans cette droite ligne.
Il porte un regard objectif sur les voix qui se lèvent, ou se sont levées, contre l’utilisation politicienne de cette épidémie hivernale nuisible principalement aux vieillards, que sont certains d’entre nous.
Une première remarque
Personne n’attaque frontalement la source du problème : l’irresponsabilité globale de la fonction publique, son ineptie, ses ravages en tout. Conséquence du statut des fonctionnaires, qui leur a permis de prendre le pouvoir.
Car la ridicule succession de décisions imbéciles montrées du doigt dans “du côté de Youtube” n’est pas spécifique au COVID, elle est la même en tout, absolument tout.
Je dirais, au risque de contrarier Michel Gorgel, que la parole est particulièrement libre dans le cadre du COVID.
Je pourrais vous raconter la vie de l’urbanisme en France, de la route, du commerce, de l’industrie, partout les mêmes délires de l’alliance “élus-bureaucrates” qui, financée par les opérateurs en connivence, dévore les forces vives de notre pays, nos libertés fondamentales.
Deuxième remarque
Ce billet de Michel Gorgel me semble démontrer l’impuissance des structures bureaucratiques à produire des décisions réalistes, alors que cependant la majorité suit, voire anticipe, leurs ordres ou conseils.
Ne doit-on pas se poser une question simple : cette bureaucratie ne reflète-t-elle pas tout simplement l’opinion publique ? C’est-à-dire ce que nous pensons majoritairement.
Le fait que l’opinion publique puisse prendre de brusques virages, que la structure bureaucratique se trouve ainsi souvent prise à contrepied, ne change rien à la chose.
Ma conclusion personnelle
La France est religieusement socialo-communiste. Etat structurel final d’une société victime de la prise du pouvoir par les fonctionnaires, par la bureaucratie. Un point c’est tout.
L’épidémie du COVID est traitée selon cette croyance, entièrement “pour et par l’Etat”, sans aucune place pour l’initiative privée dénoncée comme affairiste et volontairement confondue avec les intérêts connivents qui sont la norme.
Une norme globale, du plus petit au plus grand, que Paulo Coelho appelle : “la banque des faveurs”.
Permettez-moi de rapporter ces mots de Simone Veil parlant de la Shoah :
” Appelfeld énonce les raisons pour lesquelles on ne peut plus s’en détacher. Elles sont terribles, et marquent la différence de nature avec la situation des résistants. Eux sont dans la position des héros, leur combat les couvre d’une gloire qu’accroit encore l’emprisonnement dont ils l’ont payée ; ils avaient choisi leur destin. Mais nous, nous n’avions rien choisi. Nous n’étions que des victimes honteuses, des animaux tatoués. Il nous faut vivre avec ça, et que les autres l’acceptent.”
Michel Gorgel oublie ce qu’oublie Simone Veil, un oubli donc excusable et partagé au plus haut niveau de grandeur : l’opinion publique.
Simone Veil avait souffert horriblement des internements délirants dans les camps de concentration, elle ne pouvait pas partager cette souffrance évidente avec le plus grand nombre, elle s’en étonnait et en acceptait une part de responsabilité.
Alors que, tout simplement, le plus grand nombre, l’opinion publique, avait été antisémite et ne pouvait accepter de regarder l’horreur que cela représentait.
Et oui
C’est parce que l’opinion publique — y compris les contestataires du COVID — est religieusement socialo-bureaucratique, étatique, que ceux qui lisent ce blog, qui adhèrent par ailleurs aux critiques formulées sur la gestion du COVID, sont sidérés que le massacre fiscal, la terreur fiscale dont le pire nous attend, est devant nous, ne fassent l’objet d’aucune faveur médiatique, même pas sur des supports marginaux.
Nous sommes seuls, terriblement seuls, face à l’opinion publique “socialo-bureaucratique” qui se terre, se masque, se vaccine en cadence, indépendamment des hommes de l’Etat, tristes pantins au service de cette opinion publique qu’ils suivent tel mon chien, le nez dans le derrière de toutes les chiennes qu’ils croisent.
Bien à vous. H. Dumas
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