Si COVID n’était qu’un réflexe ?

Chacun n’a, pour forger son opinion, que son angle de vision, souvent appeler “croyances”. Celui-ci peut dépendre strictement de notre vécu, tout aussi strictement de nos acquisitions scolaires et autres, ou encore être un mixte des deux.

Quelle que soit son origine, notre angle de vision pollue inévitablement les constats à partir desquels se construit notre vérité.

Comment y échapper ? En évitant de commencer la réflexion par un constat, qui sera inévitablement biaisé. Bon d’accord, on commence comment alors ?

On tente l’accès immédiat à l’universel, à l’absolu. Rien que ça ? Pas modeste !!!

Prenons notre copine COVID.

Les constats les plus répandus : – c’est une épidémie hors du commun; – ce n’est qu’une grippe un peu sévère qui touche surtout les vieillards; – c’est un leurre politique; – c’est une histoire de fric, d’intérêts cupides; – tout se règlera par un vaccin; –  il ne s’agit pas de guérir mais de soulager, puisque nous ne pouvons pas faire plus; – les vaccins seront plus nuisibles qu’efficaces; – c’est le cygne noir qui détruit notre économie, donc nos sociétés; – c’est un acte volontaire, une création d’hommes ourdant un complot; – chacun chez soi, un minimum de contact et éloignés, COVID périra de ne pouvoir se reproduire; – c’est le chamboulement du siècle naissant; – c’est la redistribution des cartes mondiales, donc des privilèges; – etc…

A partir de ces constats une foule de rhétoriques s’épanouit jusqu’à la cacophonie, le désordre, l’inconfort, peut-être demain la bagarre.

Tentons un regard sans constat préalable, un accès immédiat à l’absolu.

Premier absolu : la vie est strictement individuelle.

L’arrivée sur la planète ne se fait pas en groupe, sauf pour les jumeaux. Le départ non plus, même s’il peut être accidentellement inclus dans une catastrophe partagée.

Donc COVID est une ennemie strictement personnelle, tout comme je le suppose chaque virus qui la compose est lui aussi unique.

Pas de solution collective à un problème personnel, mais pour l’homme son habituelle posture associative face à une infériorité personnelle mettant son existence d’homme en danger. Cette solution collective n’est opérationnelle que face à une agression définie et exclusivement dans le cadre de cette agression.

Deuxième absolu : tout regroupement à l’objectif non ciblé est donc contraire à la vie.

Cela n’est écrit nulle part, mais se déduisant du premier absolu serait donc universel. Ce qui ne veut pas dire qu’une tendance aux regroupements n’existe pas, simplement que l’individualité intrinsèque de la vie est affaiblie par le regroupement sans objectif précis.

Le tableau sous nos yeux

Il y a un désordre entre les dégâts occasionnés par COVID et sa réalité. Peut-on imaginer que ces dégâts détruisent des regroupements non essentiels ? Que sans ces regroupements non essentiels COVID ne pourrait exister ? COVID vit du rassemblement des hommes.

Le réflexe

COVID ne serait qu’un prétexte, un accélérateur de la fuite individuelle face à une société trop envahissante.

L’homme ne supporterait plus sa propre accumulation, l’abondance de solutions collectives, injustifiées, non essentielles, auxquelles il est soumis.

Aujourd’hui j’ai fait la queue à la Poste, j’ai été stupéfait de ressentir une haine à fleur de peau, une joie chez les postières détenant le pouvoir d’ouvrir la porte à leur convenance, une servilité accompagnée d’un souhait de délation chez ceux qui faisaient la queue. Tout cela n’est qu’un constat, je suis peut-être le seul à l’avoir fait, peut-être est-ce une impression personnelle.

Revenons, laborieusement, à l’absolu.

Donc le reflexe de l’homme serait de retrouver son individualité, et COVID lui permettrait cette démarche, qui lui est même imposée par ceux-là même qui ont un intérêt personnel à le regrouper inutilement : les hommes de l’Etat. Le pied… non ?

COVID serait un amplificateur de réflexe.

Mais alors

Le message de COVID serait la nécessité de revenir à l’individualité de l’homme et à son regroupement ponctuel uniquement en cas d’un besoin précis et alors volontairement.

Si c’est le cas, touts les prévisions sont fausses.

Ce n’est pas l’Occident qui est en retard et l’Asie collectiviste qui est sur le point de dominer le monde. C’est l’inverse.

Le symbole COVID annonce l’implosion de toutes les sociétés regroupant les hommes artificiellement — au seul bénéfice des organisateurs de regroupement — et l’avènement des sociétés ou chacun bénéficierait du taux maximum de liberté individuelle, chacune de ces libertés renforçant la possibilité de regroupement ponctuels, vitaux.

Un peu à contre-courant…

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

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5 thoughts on “Si COVID n’était qu’un réflexe ?

  1. “Aujourd’hui j’ai fait la queue à la Poste, j’ai été stupéfait de ressentir une haine à fleur de peau, une joie chez les postières détenant le pouvoir d’ouvrir la porte à leur convenance, une servilité accompagnée d’un souhait de délation chez ceux qui faisaient la queue. Tout cela n’est qu’un constat, je suis peut-être le seul à l’avoir fait, peut-être est-ce une impression personnelle.”

    Même constat j’y suis allé hier et deux remarques sans raisons de deux employées différentes que j’ai traitées comme il se devait. Il est vrai qu’à la poste on n’a pas vraiment la culture du commerce, il n’y a pas de clients mais des usagers. Au mois de mars j’ai même reçu une lettre recommandée sans avoir donné mon acceptation, le facteur avait pris l’initiative arbitraire de signer à ma place : “procédure covid”, plusieurs personnes de mon entourage ont eu le même tour.

    Ce qui m’énerve avec la poste, c’est lorsque vous recevez une lettre recommandée et particulièrement de l’administration, elle est toujours dans un état impeccable jamais de tâches d’eau de déchirures, bien au contraire s’il s’agit d’un colis il a bien souvent une déchirure ou un trou, apparemment du au transport mais surtout volontaire histoire de voir s’il n’y a pas quelque chose à grappiller dedans. (C’est d’ailleurs bien pour cette raison que le SERNAM service de transport des marchandises de la SNCF a périclité, les vols étaient systématiques.)

    Il y a quelque années, étant engagé dans plusieurs procédures et alors que je recevais beaucoup de lettres recommandées d’organismes administratifs agressifs, un jeune zozo de facteur prenait un plaisir très jubilatoire à insister sur ma sonnette, allant même jusqu’à frapper violemment sur mes volets que je laissais volontairement clos afin qu’on ne devine pas ma présence (j’attends systématiquement 15 jours pour récupérer la paperasse des fonctionnaires, je ne suis pas à leur service). Mais que croyais t-il ? Que j’allais être expulsé de chez moi?

    Je n’ai en revanche jamais constaté un tel zèle à délivrer un colis avec Colissimo ou Chronopost, la tournée doit être bâclée le plus vite possible, et même le livreur parfois affirme être passé chez moi sans l’avoir fait.

    Il faut se méfier de certains sans-grades qui acquièrent une parcelle de pouvoir lorsque viennent à survenir des circonstances exceptionnelles, ceux-ci peuvent se montrer très serviles voir inhumains à appliquer les ordres idiots que leur hiérarchie leur donne. Plus ils sont bêtes, plus ils sont frustrés par la médiocrité de leur vie, plus ils obéiront avec zèle et c’est bien pour ça que la guerre est possible.

    1. J’ai fait la queue à la poste, c’était génial
      j’ai passé un super bon moment
      On était nombreux à attendre dehors
      Heureusement, il faisait beau.
      Il y avait une dame d’un age honorable derrière moi
      et ce qui semblait être un jeune ‘loup’ devant moi.
      La file d’attente était dense,
      j’ai pris le parti de commencer à parler à la dame derrière moi
      nous avons ri ensemble
      puis je me suis retournée vers le jeune loup
      idem, nous avons éclaté de rire
      et comme par miracle, ce fut notre tour d’entrer dans l’arène de la Poste.
      Quant à la suite, rien à y redire, les agents et agentes ont été
      tout simplement charmants ou charmante(s) et compétent(s) ou compétente(s)

      J’en reviens pas : Comme mon expérience est différente de la votre !
      Suis vachement peinée pour vous.

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