Ce que l’on appelle « la résistance » ne consiste pas en un simple désaccord. Cela désigne une prise de position contraire à l’écrasante majorité du groupe auquel on appartient.
Aujourd’hui notre démocratie est moralement corrompue, une majorité croit que cette corruption lui profite, non seulement elle y adhère, mais elle en demande chaque jour un peu plus. Elle ne voit pas qu’elle alimente une mécanique qui conduit à une forme d’élimination économique organisée, une violence diffuse mais continue qui finit par exclure et détruire ceux qui s’y opposent.
Dans ces moments-là, quelques-uns refusent, non pas parce qu’ils sont sûrs d’avoir raison, mais parce qu’ils perçoivent un déséquilibre, une injustice, quelque chose qui ne tient pas.
Comment savent-ils qu’ils ont raison ? Ils ne le savent pas. Ils doutent. Y compris ceux qui y laisseront la vie et qui ne sauront donc jamais.
Nos corrompus désignent les « riches », sans que la définition soit précisée, nommée. Ils dénoncent les possessions personnelles comme marqueur, et délèguent le fisc : Bercy, pour mettre bon ordre à la distribution des « richesses », à leur avantage. Cette folie n’a pas encore fait la preuve de son énormité, y résister est très difficile.
Je vais vous raconter un fait récent, en cours aujourd’hui.
Je rappelle rapidement que je travaille depuis 60 ans, que je le fais à la satisfaction de mes clients. Que j’ai toujours payé mes charges, impôts compris. Que je n’ai jamais cherché à échapper à l’impôt.
Par hasard un peu, du fait du vice latent des agents du fisc beaucoup — formés et motivés par leur encadrement dans cet esprit — je me suis trouvé un jour, accidentellement, dans le viseur du GIRTGB (Groupe d’Intervention des Redresseur en Tout Genre de Bercy). J’ai trouvé cela tellement injuste que… j’ai résisté. Vous vous dites : quel con. Je sais. J’essaie d’oublier ou de ne pas entendre.
Le fait dont il est question.
Résister à Bercy m’a évidement mis dans une situation pécuniaire périlleuse. En même temps a considérablement réduit mon espace, notamment bancaire. Je vis au rythme d’une vingtaine de SATD (Saisie A Tiers Détenteur) sur mes comptes tous les ans. En vingt ans, disons 400…
Ce qui m’amène à surveiller mes comptes en banque et à triller entre ce que je dois fiscalement et ce que l’on tente de m’extorquer et que je ne dois pas.
Donc, récemment, je dois aux services fiscaux de Sète, un impôt foncier important 13 000 €, et des prétentions inventées ou abusives de ces services pour 6 000 €, qui sont contestées. Voir les courriers : LIEN et LIEN.
Dans le même temps, je dois aussi des factures normales à des fournisseurs, d’autres fonciers eux aussi légitimes.
Pas de fonds, je me fais aider pour payer tout cela. Car il faut savoir que Bercy peut non seulement vous harceler, mais aussi vous discréditer au point que vous ne puissiez plus travailler, même avec des dossiers exceptionnels.
Mais, si le fisc pratique un SATD sur le compte entre le dépôt et le retrait des chèques que j’ai à faire, la provision ne suffira pas, mais comme les chèques auront été tirés, je me retrouverai accusé d’avoir fait des chèques sans provision.
Donc, je vais chez mon banquier pour qu’il me fasse des chèques de banque, donc décaissables immédiatement et couverts par la provision. Il refuse au motif qu’il y en a huit !!!
Je lui dis le fond de ma pensée, sans aucun succès. Il y a-t-il un banquier dans la banque ?
Et, aujourd’hui le fisc, qui a reçu mes deux lettres, y compris donc ma contestation pour les sommes indues et le chèque pour la somme due, se présente à la banque avec une SATD pour les sommes contestées et dépose le chèque des sommes dues.
Les deux cumulés mettent le compte à plat et mes chèques signés et à venir seront non approvisionnés, donc je deviens le signataire de chèques sans provision.
Je suis dans cette affaire de bonne foi, je ne dois rien, même si on me réclame des sommes indues. Que faire ?
Comme d’habitude, rien. Résister ne suppose pas de trouver toujours des solutions, souvent ce sont les salauds qui gagnent. Ici c’est le cas. Actions inutiles : LIEN
A la fin de la guerre, car le fisc fait la guerre au peuple de France, une guerre civile puisque pour le compte de Français qui en profitent. Mais une vraie guerre, les résistants, y compris ceux qui feront croire au dernier moment qu’ils ont résisté, tireront peut-être quelques avantages éphémères s’ils gagnent, mais les disparus dont je vais faire partie rien, ils seront vite oubliés.
Alors, inutile la résistance ? Bien sûr que non. La résistance est bien plus forte que la vie, elle est la vie. Et puis, n’oubliez pas : « Stercus stercori adhaeret»
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