Quand le ridicule tue

Il faut s’accepter tel que l’on est, parait-il. Ce qui, convenons-en, n’est pas si facile lorsque les autres considèrent que ce que vous êtes n’a pas lieu d’exister.

C’est un peu le problème que j’ai rencontré jeune.

Parmi tous mes défauts congénitaux, j’étais très moqueur.

Disons que de 10 à 20 ans, le plus clair de mon temps a été occupé par cette particularité, y compris dirigée vers moi-même évidemment. J’avais aussi l’accent du midi.

Inutile de vous dire que dans une classe de quarante gamin, une telle qualité un tel défaut apporte beaucoup de gaité pour les autres, et beaucoup de problèmes au moqueur.

Donc dès que j’ai eu charge d’âme, mon épouse et mon premier fils, j’ai éradiqué ces deux spécificités, la moquerie et l’accent du midi, pensant que cela allait me permettre de m’intégrer à la bonne société.

Disons que ce fût neutre sur ce point, que pour l’accent il n’y eut pas de problème, mais que pour le reste cela s’est transformé en un esprit contestataire et critique pas toujours facile à gérer.

Bon je m’égare, je m’égare, mais en réalité je vous explique : quand je vois Castex débarquer avec ses lunettes et son air ahuri, mon adolescence arrive au galop et j’éclate de rire.

Ah, si nous avions quinze ans, lui et moi, je me foutrais de sa gueule, il ferait une bonne tête de turc en classe de seconde.

Je déconne, bien sûr que non, c’est absolument interdit aujourd’hui, on ne se moque pas des handicapés, c’est la tôle assurée.

Donc, M. Castex : respect.

Cela dit, vous me faites vraiment marrer, toute la misère du monde sur vos lunettes.

Et puis le discours, complètement en phase. On dirait un gagnant du concours général en latin-grec qui remercie le proviseur lors de la petite cérémonie intime organisée au lycée pour le féliciter.

Jusqu’à aujourd’hui, le ridicule ne tuait pas.

Nos fonctionnaires ont terrassé le proverbe, avec eux le ridicule tue. Ils ont trouvé la “Clay” du problème.

Ils nous ont transformé en animaux souterrains, au terrier dès 18 heures. Ils ont inventé le tchador pour tous, hommes compris.

Ils nous alignent devant les commerces dont nous avons besoin, en rang, surgelés, type manchots de l’antarctique.

Ils ont éradiqué la bise nationale à deux, trois ou quatre coups. Aussi l’accolade, et le serrement de main.

Ils se sont introduits dans l’âme des plus faibles et les ont transformés en agent de délation à toute heure du jour et de la nuit.

Ils ont mis au chômage les médecins, qui n’ont plus le droit de prescrire les médicaments, pendant qu’ils ont mis en surchauffe les planqués de l’hôpital qui ne s’y attendaient pas, qu’il a fallu applaudir pour qu’ils ne fassent pas tous des syncopes de congés maladie.

Ils misent tout sur les vieux, alors qu’ils ne rêvent que de les voir disparaitre pour équilibrer les comptes des assurances maladies et retraites.

Ils analysent scientifiquement la situation tous les Mercredi. Ils pondent aussitôt des décisions invraisemblables qu’ils nous annoncent avec des mines d’enterrement.

Ils ouvrent et ferment les écoles comme les fenêtres, à leur convenance.

Ils distribuent les faux billets comme au Monopoli, au hasard des dès.

Ils achètent des vaccins la peau du cul, dont personne ne veut, dont le but principal sera de s’attribuer la gloire de la disparition naturelle de COVID au début de l’été.

Tout cela est ridicule, mais mortel.

COVID tue tous les jours, indépendamment de leurs ridicules gesticulations.

Il est probable que si chacun de nous, avec l’aide de son généraliste, avait négocié l’arrivée de cette “super-gripette”, cela n’aurait pas augmenté les décès, mais évité la ruine que vont déclencher ces agitations ridicules.

Ce sont les médecins et les scientifiques qui auront, peut-être, raison du fléau, pas Castex et son effarement perpétuel.

Bien à vous. H. Dumas

Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Que les choses soient claires, je n'ai jamais triché fiscalement. Cela indiffère le fisc, qui considère que ses intérêts immédiats sont supérieurs à ceux de la survie de l'entreprise. C'est ainsi qu'il est capable de redresser et de tuer à partir de données relatives telles que des provisions, des évaluations de stock, des refus de déduction ou de récupération de TVA que le chef d'entreprise a pu gérer en toute bonne foi dans le cadre de ses responsabilités légitimes. De la sorte, alors qu'il est consentant vis à vis de l'impôt, respectueux des règles fiscales, l'entrepreneur peut se trouver, du fait de la cupidité du fisc, exposé lors d'un contrôle fiscal à des redressements qui, suivis des moyens de coercition démesurés du fisc, vont le paralyser, ruiner la confiance de ses partenaires et, finalement, le détruire.

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles (11 votes, moyenne : 5,00 sur 5)
Loading...

3 thoughts on “Quand le ridicule tue

  1. Le Japon, deux fois la population de la France, moins de 4000 morts du covid contre plus de 62000 en Socialie. cherchez l’erreur.

    Quand j’étais jeune, j’étais un premier de la classe, j’aimais les filles qui portaient des lunettes et étaient studieuses. Maintenant, je n’obéis plus aux injonctions de la bande d’abrutis congénitaux que les électeurs ont mis au pouvoir. Ayant frôlé la mort il y a deux ans, j’ai découvert qu’il y avait autre chose que les filles à lunettes et la bibliothèque : il y avait la vie.

    1. J’aime bien votre réaction.
      Pour les curieux de la vie, ceux que l’humanité intéresse, il y a deux sortes de sources d’enseignement : la vie et et les connaissances accumulées par les hommes.
      Les deux sont indispensables, l’ordre dans lequel on y arrive n’a pas d’importance, la vie d’abord et les connaissances après ou inversement.
      J’ai eu à retrouver un ami connu lorsque nous étions scolarisés, il était un premier de la classe, j’étais un cancre, à 40 ans chacun avait fait une partie des deux routes, notre association alors fut complète et fructueuse.
      L’Education Nationale a mis une barrière artificielle entre ces deux sources d’enseignement, internet l’a explosée, et c’est très bien.
      Merci pour la grande leçon de vie de votre commentaire.
      Bien à vous. H. Dumas

  2. Bravo
    Pour le reste on a le Bruno qui claque de l’argent « massif « pensez donc 470 milliards qu’il a mis sur la table et qui ne nous coûteront rien. En dehors des prix bloqués pour les masques et le gel qu’on avait pas, les dividendes que Melenchon ne voulait pas qu’on touche et maintenant l’éventuel intérêt de Couche Tard pour Carrefour pour protéger l’alimentation des français, fallait quand même y penser. Quand est-ce qu’on met tout ce beau monde dehors ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *