Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

LA FRANCE AGONISE, MALADE DE SES ADMINISTRATIONS.

N’importe quel français sait maintenant que la France agonise malgré les bulletins optimistes complètement farfelus  de la presse mainstream et de ses  gouvernants énarques.
La France est rongée depuis au moins 40 ans par un cancer bénin mais qui est devenu mortel avec les années, n’ayant pas été soigné.
Ce cancer que, même le petit pékin du coin en  a compris l’origine, se développe chaque année davantage.
Des charlatans prétentieux et méprisants ont tous  diagnostiqué un mal imaginaire et ont prescrit des faux remèdes qui se sont avérés, bien sûr, pire qu’un cautère sur une jambe de bois.
(Lire l’excellent papier de Michel Georgel https://temoignagefiscal.com/reflexion-de-sacrifie/)

Grâce à eux, ce cancer s’est métastasé dans tous les organes de la France et celle-ci est maintenant à l’agonie.
Comment un grand et beau pays, fort de la vitalité d’un secteur privé hyper dynamique à la fin des années Pompidou a été année après année parasité par une administration de plus en plus forte et de plus en plus intrusive et contraignante.
Nous dégringolons chaque jour un peu plus dans tous les classements mondiaux de performances et nous sommes arrivés dans tous les bas du tableau.
La seule médaille d’or mondiale que nous avons acquis et que nous conservons, malgré des enfumages quasi quotidiens, c’est la médaille d’or de la ponction fiscale.
https://temoignagefiscal.com/au-championnat-du-monde-des-prelevements-la-france-a-enfin-la-medaille-dor/
Cette ponction coercitive, toujours plus importante et abusive, est  faite officiellement pour le « Bien Commun », soi disant pour la redistribution.
On ne pourra jamais savoir qui est concerné par cette redistribution, mais la part de la fonction publique est tous les ans plus importante.
Ces ponctions faîtes sur les forces vives du pays servent surtout à nourrir une pléthore de fonctionnaires plus ou moins inutiles mais qui vivent, comme une force d’occupation, sur notre pays. https://temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/

Là aussi une avons une médaille d’or. La médaille d’or du plus grand nombre de fonctionnaires pour 100 000 habitants.
Idem pour le nombre de nos élus.

Tout ce beau monde vit grassement et cumule des avantages très particuliers, grâce uniquement à ceux qui travaillent et qui, eux, ne comptent pas leurs efforts.
Evidemment, le total des ponctions fiscales se réduit comme peau de chagrin sous l’émigration forte et constante de nos concitoyens qui veulent profiter du fruit de leur travail et ne pas servir uniquement à remplir le French Tonneau des Danaïdes.
Là aussi nous détenons un record mondial, proportionnellement au nombre d’habitants, le record mondial de l’émigration. https://temoignagefiscal.com/ils-partent-ailleurs-travailler/
D’où une pression toujours plus accrue, accompagnée d’abus toujours plus nombreux pour faire bouillir la marmite de nos inutiles.

Le cancer qui nous tue et qui entre dans sa phase finale a pour nom Bercy.
Bercy, cancer dont peu se relève est souvent couplé avec un autre qui se nomme URSSAF.
Les deux réunis donnent un cancer mortel dont qui tue son contribuable 9 fois sur dix entre 2 mois et quelques années.
Le citron étant presque à sec, nous sommes entrés dans l’agonie car tous nos médecins sont des énarques,  donc les représentants des fonctionnaires.
Le mal ne pourra donc jamais être soigné et nous emportera tous dans la douleur…

E.Bolling

Je ne parle pas ici de toutes les autres administrations étatiques diverses ou municipales qui rackettent à tour de bras les entreprises qui veulent travailler dans leur « sphère » et ont malheureusement  besoin de leurs «autorisations ».

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Réflexion de sacrifié

En écho à cet article de Henri Dumas. Auquel je fais part de mes profonds sentiments solidaires.

Nous sommes sans doute champions du monde en ce qui concerne la lourdeur de notre fiscalité.

Normal, nous répondent sans honte, politiques et fonctionnaires (hauts ou pas) : nous sommes aussi champions de la redistribution.

Même si c’était vrai, cela le serait de moins en moins : ce n’est un secret pour personne, en effet, que chez nous, les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Il en est ainsi de façon constante depuis que nous sommes entrés en socialie.

Louis Pauwels le dénonçait déjà il y a près de 40 ans : le problème de la redistribution est que l’argent collecté va d’abord, et en priorité, aux collecteurs…

Inutile de chercher ailleurs pourquoi il faut toujours plus d’argent pour toujours moins d’efficacité.

Si l’on voulait réellement réduire les inégalités, il faudrait donc logiquement commencer par réduire le nombre… de collecteurs !

Et donc se décider à commencer le dégraissage de tous ces mammouths que sont nos administrations et leurs princes oligarques.

Adage bien connu : il ne faut pas compter sur les hommes qui ont créé les problèmes, pour les résoudre…

Et donc…

Illustration.

Cet article paru sur Contrepoints, du Cercle Lafay : Il est plus que temps de mettre fin aux absurdités des Ursaffs

Deux redressements, commence par noter l’article, ont été appliqués à des chefs cuisiniers qui déjeunaient sur le pouce dans leur cuisine. Respectivement 14 000 et 13 000 €. Pas vraiment une paille !

Devant l’indignation générale, le petit monsieur qu’on nous a baptisé ministre de tutelle de l’Urssaf dit avoir donné des consignes et pris les mesures pour que de telles absurdités ne se reproduisent pas.

Le but de ce monsieur policé est paraît-il que la défiance entre les Français et les administrations laissent la place à la confiance.

Naturellement, ni l’auteur de l’article, ni d’ailleurs personne ne croit même 1/10 de seconde à une quelconque efficacité de ces bonnes paroles.

Le Cercle Lafay a des solutions : donner la possibilité aux entreprises, par exemple, de s’adresser au supérieur hiérarchique de l’inspecteur. Ou créer une commission de recours amiable…

Quand on voit comment fonctionnent les contrôles fiscaux, on ne peut que s’amuser d’aussi naïves propositions. Qu’il s’agisse des Urssafs ou du fisc, pas d’illusions, le contrôlé a toujours tort.

La seule solution ne serait pas de réformer les Urssafs, qui ne sont pas réformables, mais de les supprimer.

Très simplement, en leur retirant, comme d’ailleurs l’Europe devrait nous y obliger, leur situation de monopole. Des Urssafs  en situation de concurrence avec des assureurs privés, on peut parier que beaucoup de problèmes disparaîtraient comme par enchantement…

 

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La SNCF a perdu la bataille du rail

Peut-être en avez-vous entendu parler. Il existe un train quotidien appelé « le train des fruits et légumes » qui achemine depuis 1986 chaque année 400.000 tonnes de marchandises de Perpignan au marché de Rungis (1.400 tonnes par jour).

Ce train achemine les productions d’Occitanie mais aussi d’Espagne et du Maroc vers cette zone immense de 12 millions d’habitants et de consommateurs que représente la région parisienne.

Ce train comprend normalement 82 wagons réfrigérés car les wagons doivent être réfrigérés pour pouvoir conserver les fruits et légumes jusqu’à leur lieu de destination.

Le principe est simple et devrait fonctionner sans difficulté : on charge les wagons à Perpignan et on les décharge à Rungis.

Seulement, on est en France et évidemment un schéma aussi simpliste n’est pas acceptable !

Et effectivement, ça ne fonctionne pas … du tout !

Les wagons sont hors d’age, le matériel est complètement vétuste et finalement il ne permet pas de rendre le service pour lequel il a été mis en place !

La conséquence immédiate, évidemment on s’en doute, est la perte de la marchandise !

Par ailleurs, les grèves du printemps 2018 ont fait perdre la moitié des clients des chargeurs à cause des retards de livraison. Il vrai qu’à la CGT et à SUD RAIL, l’exigence d’une livraison en temps voulu et en bon état de la marchandise est une notion totalement inconnue !

L’effet immédiat est que les chargeurs, producteurs de fruits et légumes, n’utilisent plus ce train. Ils préfèrent confier leurs marchandises à des camions réfrigérés qui font le même trajet car le camion reste « moins cher et plus souple » !

Conclusion qui s’impose : la SNCF et ses employés ne sont même pas capables de transporter des fruits et légumes dans un train qui part d’un point A pour aller, sans arrêt, au point B !

La situation est devenue tellement irréelle que la direction de la SNCF avait décidé … d’arrêter le train avec cet argument massue : la SNCF perd de l’argent sur cette ligne !

Forcément, quand les wagons roulent à vide …

Le fin mot de l’histoire est qu’il faudrait renouveler un matériel hors d’age mais cela exigerait un investissement de 20 millions € et la SNCF n’en n’a pas les moyens. Eh oui, la SNCF qui est subventionnée à hauteur de 12 milliards € par an n’a pas les moyens d’investir 20 millions € pour remplacer un matériel vieux de plus de 33 ans et donc complètement amorti !

Et pendant ce temps, on nous abruti de pénalités fiscales sur les voitures, sur le carburant parce qu’il faut « sauver la planète » mais on n’hésite pas à lancer cinquante poids lourds de 40 tonnes qui polluent et défoncent les autoroutes parce que … la SNCF n’a pas les moyens !

Le total annuel représente quand même 20.000 camions ; chacun consommant environ 35 à 38 litres de diesel aux cent km !

A la suite d’une réunion tenue le 17 juillet à Perpignan et qui a rassemblé des représentants de l’Etat, de la SNCF, des collectivités locales et des transporteurs notamment, il a été décidé de suspendre la ligne de fret de fruits de légumes Perpignan Rungis, dans un premier temps, jusqu’au 1er novembre.

Le communiqué de presse a déclaré : « qu’il est prévu que le Train des primeurs reprenne sa ligne en novembre d’abord avec ses wagons actuels jugés obsolètes, avant de trouver une solution économiquement viable et pérenne en 2020. »

Toutefois, devant la grogne qui s’est mise à monter de toutes parts, la ministre des Transports Élisabeth Borne a décidé de réagir énergiquement et de ressusciter ce train qui a repris du service et roule … à vide !

Se moquerait-on du monde ?

Pas du tout et le ministère des Transports n’y est pas allé par quatre chemins : « Nous attendons que les clients qui souhaitent transporter leurs marchandises dans ce train s’engagent. La question n’est plus de savoir si ce train roule ou pas. Il roule. Point. Maintenant, il faut qu’on définisse avec eux la manière dont on pérennise cette ligne ».

Le matériel vétuste, les wagons réfrigérés qui ne fonctionnent pas, les grèves intempestives d’un personnel ultra syndiqué et si soucieux de la défense de ses intérêts professionnels qu’il en oublie d’exercer son métier, l’absence totale de fiabilité du service n’entrent absolument pas en ligne de compte !

On a compris, selon la ministre qui semble avoir totalement appréhendé la situation, c’est la faute des chargeurs qui ne veulent pas utiliser un service qui ne fonctionne pas !

Certains osent parler d’une situation ubuesque à propos d’un train fantôme mais finalement on hésite entre incompétence, sabotage, jean-foutisme et provocation …

Vous êtes scandalisés ? C’est normal mais la SNCF et ses employés s’en moquent !

D’ailleurs, la SNCF a délibérément abandonné le fret, estimé non rentable, au profit du trafic voyageurs, et essentiellement du tout TVG dont les billets, pourtant subventionnés, restent excessivement chers si on ne les achète pas par le biais de la plateforme Internet dédiée.

Mais, rassurez-vous, l’Etat finira bien par trouver une solution avec … vos impôts à moins qu’il ne se décide à confier l’exploitation de la ligne à un opérateur privé !

Cela me rappelle cette histoire marseillaise de la SNCM (Société Nationale Corse Méditerranée – publique) dont les bateaux faisaient une rotation par jour entre Corse et continent pendant que les bateaux de la Corsica (privée) en faisaient deux avec moitié moins de personnel !

Malgré des subventions délirantes, la SNCM a fait faillite et disparu !

Avez-vous remarqué ? Entre SNCM et SNCF il n’y a qu’une lettre qui change !

Regardez ce train et imaginez la France ! Vous comprendrez alors que cette situation complètement délirante est juste l’un des symptômes de la déliquescence générale du pays !

Ultime précision pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité ministérielle : Mme Elizabeth Borne est aussi ministre de l’écologie … Elle est donc doublement concernée mais on n’est pas sûr qu’elle ait bien pris la mesure du problème …

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reprise du présent article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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L’IMPÔT SACRIFICIEL

Je mets la dernière touche aux conclusions que je dois soumettre à La Cour d’Appel de Poitiers dans l’espoir de faire échec à la destruction totale de ma société Les Hauts de Cocraud par le fisc qui vise une vente forcée de tous les biens de cette société pour une dette fiscale inventée de toutes pièces, inexistante en réalité.

Mes arguments — que vous avez lu si vous avez cliqué sur “conclusions” — me paraissent simples et la situation aisée à comprendre.

Et pourtant, il y a vingt ans que cela dure.

Dans ce laps de temps, inévitablement, des intervenants intelligents, possédant un pouvoir d’intervention, ont eu connaissance du dossier, voire même d’autres honnêtes. Ils ont évidemment parfaitement compris la situation. Et pourtant nul n’a rien fait pour solutionner ces inepties, pour sauver le soldat Dumas… Pourquoi ? Là est la question.

Je crois avoir une explication, je vous la soumets.

C’est le philosophe René Girard, ou du moins ce que j’en ai compris, qui me l’inspire. D’après Girard la société se forme autour de “mèmes” auxquels chacun se croit obligé d’accéder. Cela induit une uniformité de souhaits, inaccessibles pour certains, générant une frustration collective. Cette frustration trouve un exutoire arbitraire dans la désignation de boucs émissaires. Mais la paix sociale reste fragile et en cas de tension extrême, présente ou à venir, le sacrifice des boucs émissaires est la seule solution pour retrouver l’équilibre du groupe.

Ce système sacrificiel traditionnel aurait été entravé, dit Girard, par le christianisme qui aurait eu l’idée géniale de remplacer le bouc émissaire par Dieu lui-même, objet du sacrifice à travers son fils. Je ne suis pas sûr de la conclusion, mais j’aime bien la théorie.

Appliquons cette théorie à notre société.

Le mème, cette attitude sociétale que chacun s’efforce de reproduire, serait : “les signes extérieurs de richesse”.

Assimilés par erreur au bonheur, ils génèrent une importante frustration pour ceux qui n’y ont pas accès, ou trop peu à leur gout. Leur présence est synonyme de puissance, leur absence d’impuissance.

N’étant qu’un décor sans intérêt, réservé aux apparats des compétiteurs de pouvoir, ils sont par essence inaccessibles à tous les autres. Une richesse insolente du monde occidental a pu faire croire un temps que chacun pourrait en avoir une part, ce qui est absurde.

L’appauvrissement inéluctable du même monde a rétréci les chances pour tous de s’imaginer accédant aux signes extérieurs de richesse.

La frustration collective face à cette réalité a pris de l’ampleur, à tel point qu’il a fallu designer des boucs émissaires. Ce fut les “fraudeurs fiscaux”.

Cela n’a pas suffi, l’intensité de la frustration a augmenté exponentiellement.

Il a fallu passer au sacrifice des boucs émissaires pour maintenir la paix sociale.

Nous en sommes donc là.

Le sacrifice est réel, car déposséder de ses biens un homme préalablement déclaré “fraudeur fiscal” est une sorte de mise à mort. Il suffit de constater que la vie d’un non possédant – SDF – est plus courte de trente ans, pour comprendre ce que représentent ses biens dans la vie d’un homme.

Il n’existe pas assez de vrais “fraudeurs fiscaux” pour satisfaire l’appétit de sacrifices de la foule.

C’est ainsi que la société, à travers Bercy et son Code Fiscal délirant, a organisé une fabrique à “fraudeurs fiscaux”, à sacrifiés.

Ainsi le “fraudeur fiscal” n’a pas plus de chance d’échapper à son sort de sacrifié que la vestale n’en avait, même en prodiguant ses faveurs aux grands prêtres.

J’arrive donc à la conclusion que mon calvaire n’a pas d’issue, tous comprennent parfaitement la problématique de mes dossiers, leur injustice, mais ce n’est pas pour eux l’objet du débat. Je suis un des milliers de sacrifiés dont ils ont besoin pour protéger leur pré carré, pour éviter la violence qui les emporterait.

Bien à vous. H. Dumas

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Une citation intéressante

En apéritif

« Laissez-moi vous donner ma définition de la justice sociale : je garde ce que je gagne et vous gardez ce que vous gagnez. Vous n’êtes pas d’accord ? Alors expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? » – Walter E. Williams.

Vous trouverez sur le net qui est Walter … Merci à Goufio de le citer en réponse à l’article de Dominique Philos « Retraites : le rêve fantasmé de l’égalitarisme », ce qui va me permettre de rebondir sur ladite citation.

Préambules

« Je garde ce que je gagne et vous gardez ce vous gagnez». Non ! C’est impossible à moins de vivre au fond des bois, mais pas dans une société d’échanges régulés avec toutes les infrastructures nécessaires pour les multiplier, les sécuriser … Pour tout cela, nous aurons au moins un manque à gagner pour des services rendus. C’est comme cela que nous nous sommes tirés de l’âge de pierre pour vivre nos individualités.

Prolongements

La deuxième partie de la citation est beaucoup plus intéressante : « Vous n’êtes pas d’accord ? Alors expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? »

Difficile de répondre à cette question d’emblée, ne trouvez-vous pas ?

Est-on dans un lien de subordination dans une relation de travail ? Est-on dans une relation de qui peut le moins peut le plus, dans le même cadre de subordination ou en dehors vis-à-vis de tiers ?

Malheureusement, une telle question posée parmi la majeure partie de notre population, ne trouvera en réponses que : Colère, envie, orgueil, gourmandise, paresse et luxure. Un peu moins pour l’avarice qui est plus le propos des Bigoudens et des Auvergnats, dans une image d’Epinal, mais pas tant que ça …

L’Etat a alors décidé de prendre les choses en main pour caper ces villages d’ « Astérix » et répondre à cette dernière question posée par : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ! » Cela ne vous rappelle rien ?

L’Etat, par lui et ses corps intermédiaires, Etat profond, Syndicats, Presse, s’oblige à spolier une partie de la population, mais pas que, toute la population à l’insu de son plein-gré pour ne pas répondre à la question essentielle : « Expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? »

Et alors, si je me refuse à devenir votre prostitué(e), est-ce le bannissement de la Terre de mes ancêtres, étant entendu encore que vous allez me pourchasser bientôt à l’extérieur pour vous fuir, par ce passeport français fiscal, ou alors me devoir y renoncer ?

Bien à vous

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Retraites : le rêve fantasmé de l’égalitarisme

Le pouvoir politique prétend lutter contre les inégalités ; ce qui lui permet de justifier, dans une large mesure, la spoliation fiscale qu’il exerce sur une partie de la population à des fins de redistribution à la fois idéologique et clientéliste.

Toutefois, la société française, dans son ensemble, tend aussi à l’égalitarisme, c’est à dire vers une vision de la société où tout le monde aurait les mêmes revenus, le même patrimoine, la même retraite …. Cette vision s’accompagne d’un sentiment exacerbé d’inégalité s’accompagnant d’une détestation des entrepreneurs, de la bourse, des multinationales, du capitalisme, du libéralisme … et d’une vision fiscale singulière selon laquelle le meilleur impôt est celui qui est payé … par les autres !

Faire payer les riches, et seulement eux, semble être le fantasme absolu du français.

Et, justement, ce rêve d’égalitarisme revient sur le devant de la scène avec la réforme en cours des retraites dont les motifs entrent exactement dans ce cadre en prétendant réunifier tous les régimes en un seul de telle manière que tout le monde ait les mêmes droits.

Rappel de la situation existante

Nous savons qu’il existe en France trois types de régimes de retraite.

– le secteur privé constitué de caisses de retraite financées par les cotisations des salariés ET des employeurs,

– le régime des fonctionnaires, sans caisse de retraite, entièrement financé par l’impôt,

– les régimes spéciaux constitués de caisses de retraite toutes déficitaires et dont les insuffisances de trésorerie sont financées soit par un adossement aux caisses du privé (cela veut dire que les caisses du privé comblent les trous) soit par l’impôt !

Les subventions à ces régimes spéciaux représentent 2.5 milliards€/an pour la SNCF et 800 millions/an pour la RATP. On comprend dès lors que les salariés bénéficiant de ces régimes soit ne cotisent pas assez soit perçoivent trop par rapport aux cotisations versées … alors qu’ils cotisent moins, partent plus tôt en retraite et perçoivent des pensions plus élevées que les salariés du privé.

Dès lors, au-delà de cette problématique d’une retraite « juste et équitable », on comprend aisément que cette réforme devrait poser la question de la pérennité de ces avantages surtout que cela concerne des entreprises publiques si bien gérées qu’elles doivent être régulièrement renflouées par l’impôt !

Egalité impossible/égalitarisme ?

L’argument de l’égalitarisme n’est qu’une vision fantasmée d’une société collectiviste car il existe une constante du fonctionnement de toute société : A un moment ou à un autre, une fraction de la population parvient à obtenir, de gré ou de force, un statut favorable qui ne peut prospérer qu’au détriment du reste de la population.

Dans les époques antiques, c’étaient les prêtres (Egypte pharaonique), puis les aristocrates (qui est un mot d’origine grecque αριστοκρατες), et dans une époque plus récente le clergé et la noblesse dans la France de l’ancien régime et aujourd’hui les fonctionnaires et les salariés du secteur public. Même aux temps glorieux de l’URSS, il y avait les privilégiés du régime …

Car la société humaine, contrairement aux affirmations politiquement correctes d’égalité entre tous, est en fait profondément inégalitaire ; chaque individu essayant, d’une manière ou d’une autre, d’avoir plus d’avantages que le voisin.

Quelle réforme ?

La réforme envisagée par le gouvernement résulte d’une situation qui lui est imposée dans la mesure où l’on sait que tous les régimes de retraites sont sur la corde raide. Simple avocat de province, je savais déjà en 1991 que tous les régimes de retraites seraient en grande difficulté à partir de 2017 … il ne peut donc s’agir d’une surprise pour le gouvernement !

Rappelons au préalable que le système légal, en France, est celui de la répartition ; même si les fonctionnaires, et eux seuls, ont aussi la possibilité de cotiser aussi à un régime de capitalisation appelé Préfon.

Dans le cadre de la répartition, les salariés en activité cotisent et paient les pensions des retraités car, contrairement à une idée largement répandue, les actifs ne cotisent pas pour leur propre retraite mais bien pour celle des retraités. Les cotisations versées ne font donc qu’ouvrir des droits futurs qui seront payés, si tout va bien, par les futurs actifs !

On se situe dans le cadre d’un système que le gouvernement appelle abusivement « solidarité intergénérationnelle » alors qu’il s’agit plutôt, à bien y regarder, d’un système organisé de spoliation légale des gens qui travaillent au profit des retraités. Il est entendu que les gens qui travaillent actuellement escomptent bien pouvoir opérer la même spoliation lorsque eux-mêmes partiront à la retraite ; ce qui n’est même pas garanti !

Quel avenir pour la répartition ?

Le fond du problème est le mode de financement des retraites, lui-même ; ce qui explique que, depuis 1995, nous « ayons droit » à une réforme des retraites tous les 5 ans !

Tout allait bien jusqu’en 1975, époque à laquelle les gens mouraient en majorité avant l’age légal de la retraite (65 ans) alors qu’il y avait le plein emploi.  Les régimes étaient excédentaires avec beaucoup de cotisants pour peu de retraités.

Seulement, la durée de vie s’est allongée (79 ans pour les hommes et 84 pour les femmes) et, du fait de l’irruption d’un chômage de masse incompressible et d’une réduction importante de la natalité, on est passé de 7 cotisants pour un retraité à 1.7 cotisant pour un retraité. Cette situation a été aggravée avec la décision démagogique de Mitterrand de ramener l’age de la retraite à 60 ans alors que la démographie montrait déjà … qu’il fallait l’inverse !

Le mécanisme du financement par répartition est donc complètement déséquilibré alors que les moyens d’action du gouvernement sont très limités puisqu’il n’y a que trois variables sur lesquelles il peut agir : la durée de cotisation, le montant des cotisations, le montant des pensions.

Le gouvernement a présenté sa réforme en affirmant qu’il n’y aurait pas de modification de l’âge de départ à la retraite, ni de modification du niveau des pensions alors qu’une vision lucide imposerait d’augmenter considérablement l’age de départ à la retraite (au-delà de 67 ans) et le montant des cotisations ; ce qui … ne serait pas accepté par les intéressés !

En fait, le gouvernement, conformément à une habitude bien ancrée au sein du pouvoir composé essentiellement de « hauts » fonctionnaires à la vision purement technocratique, se limite à « gérer » la situation à cours terme en parant au plus pressé afin d’éviter à la fois la catastrophe finale et l’explosion de la rue !

Le but est donc, dans l’immédiat et en ces temps de disette budgétaire, de trouver des ressources financières pour gagner du temps. Et quoi de mieux que de siphonner les régimes excédentaires pour financer les régimes déficitaires au premier rang desquels on trouve ces fameux « régimes spéciaux » !

Or, le gouvernement, déjà sérieusement échaudé par l’épisode des gilets jaunes, ne peut pas se permettre une nouvelle explosion sociale … Et les syndicats de la SNCF et de la RATP le savent. Ils comptent donc bien en tirer parti et maintenir leurs avantages en faisant plier le gouvernement qui, lui, cherche désormais … une porte de sortie !

La dernière proposition du gouvernement viserait à ne soumettre au nouveau régime que les nouveaux entrants. La réforme décalerait donc dans le temps l’effet de la réforme par le biais d’une extinction des régimes spéciaux sur la (très longue) durée (40 ans minimum) par la disparition de leurs bénéficiaires ; ce qui n’est pas de nature à résoudre le problème !

C’est là où l’on comprend qu’un système qui se dégrade sans cesse repose sur un système de spoliation légale puisque les derniers entrants sur le marché du travail auront été contraints de contribuer à un mécanisme alors qu’ils sont à peu près certains de ne jamais percevoir de pension dans 40 ans.

La situation serait toute autre si chaque cotisant cotisait pour sa propre retraite. Il pourrait alors suivre la gestion et l’évolution de son patrimoine dédié et il saurait de manière exacte le montant des sommes épargnées lui revenant ! Mais évidemment, dans ce cas, il faudrait rendre au salarié les cotisations (part salariale et part patronale) afin de lui permettre d’en disposer dans le cadre qu’il aura choisi. C’est la fameuse capitalisation !

Ce n’est évidemment pas la voie choisie par le gouvernement, pour des raisons idéologiques mais aussi financières ; l’Etat ne pourrait plus pomper l’argent des autres pour financer ses « actions ».

Une situation explosive

Les syndicats de la SNCF ont lancé un préavis de grève illimitée pour le 05 décembre prochain, en coordination avec ceux de la RATP.

En dehors du fait qu’il y a un mouvement de grève par jour à la SNCF ( !?!), le 05 décembre étant le 24ème  anniversaire des grandes grèves de 1995 contre les réformes Juppé, qui portaient déjà sur les retraites, la stratégie a ici clairement pour but de bloquer le fonctionnement du pays.

Ces bénéficiaires des régimes spéciaux justifient la grève en expliquant qu’ils se perçoivent comme les victimes de la réforme mais aussi d’une humiliation. Se prétendant de gauche, ils sont en fait les partisans du service public à la française, financé par l’impôt sans considération de coût ou de rentabilité et les défenseurs sans complexes de leurs privilèges payés par le reste de la population !

Lutte contre les inégalités ?

La véritable lutte contre les inégalités serait plutôt de permettre à tout un chacun d’avoir un emploi et de pouvoir vivre de son travail. Malheureusement, on en est bien loin puisque le pays fait face à un chômage structurel de masse anormalement élevé (près de 9% officiel et 6 millions de sans emplois).

Nécessairement, cette partie de la population est maintenue dans un assistanat à la fois coûteux (pour les finances publiques) et bon marché (on ne peut pas vivre avec le RSA) qui permet juste de camoufler les inégalités les plus criantes, sans résoudre les problèmes.

Seulement, l’Etat, dirigé par des fonctionnaires qui n’ont aucune connaissance économique, a toujours fait preuve d’un mépris vis-à-vis des entreprises qui, seules, créent des emplois. Quarante années d’une fiscalité totalement inadaptée ont abouti à massacrer les entreprises, notamment industrielles ; ce qui explique que la France connaît l’un des taux d’industrialisation le plus faible de l’Union Européenne (avec la Grèce) !

D’un autre côté, nous avons toute une partie de la population qui bénéficie d’avantages significatifs qui sont payés par les impôts des autres,

Quand on prend en considération ces différents éléments ainsi que ceux du vieillissement de la population, du ralentissement économique général, du manque de compétitivité de notre économie et du manque de compétences de la population, nous avons en main tous les éléments d’une véritable bombe qui finira un jour ou l’autre par exploser !

A la fin, quand on fait le compte de la population sous assistance, des fonctionnaires et salariés des entreprises publiques payés par les autres, on a l’essentiel de l’explication de la situation française faite d’une fiscalité délirante et mortifère.

La vision égalitariste du gouvernement n’est en fait qu’une utopie tout en étant une escroquerie intellectuelle et fiscale.

– c’est une utopie parce que, si les hommes naissent, en principe, libres et égaux en droits (déclaration des droits de l’homme de 1789), ils n’ont jamais les mêmes talents, les mêmes capacités. Ils n’ont même pas la même durée de vie.

– c’est une escroquerie intellectuelle car on sait que certaines catégories socioprofessionnelles bénéficient d’avantages considérables et que ces avantages sont payés par ceux qui n’en bénéficient pas !

– c’est une escroquerie fiscale, au sens de la gestion des deniers publics, car cette pseudo réforme est essentiellement un moyen d’organiser une véritable spoliation des régimes excédentaires au profit des régimes déficitaires. La volonté du gouvernement de rassembler tous les régimes en une masse commune n’a pas d’autre but que de siphonner les réserves des régimes excédentaires (du privé) au profit des régimes déficitaires du … public.

Peut-on dès lors parler de bonne gestion, de morale, de vertu, de respect de l’égalité entre tous ?

La société française, contrairement au discours officiel, est en fait extrêmement inégalitaire dans la mesure où elle aboutit à maintenir dans une situation d’assistance et de faibles revenus une partie notable de la population (9 millions de personnes quand même) et à faire profiter une autre partie de cette même population d’avantages qui n’ont aucune justification tout en étant payés par le reste de la population qui n’y a pas droit !

E Macron le sait, le gouvernement le sait, mais ils ne feront rien pour changer les choses sur ces plans (pas de remise à plat des régimes spéciaux, pas de caisse de retraite des fonctionnaires, pas de capitalisation, pas de retraite individuelle, pas de ré industrialisation, pas de réduction autre que statistique du chômage).

Les salariés du public conserveront leurs avantages et ceux du privé continueront à payer jusqu’au jour où les caisses … seront vides !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction du présent article n’est autorisé qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

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NOS ADOS, ILS VIVENT MAINTENANT A L’HOTEL. CHEZ NOUS!

Tous les parents se reconnaîtront, malheureusement, dans ce petit papier.

Il fût un temps, il y a encore 20 ou 30 ans ou plus, lorsque nous, nous étions enfants puis ados nous faisions partie intégrante de la famille de nos parents.
Nous vivions avec eux, nous partagions leurs repas. Ils s’occupaient de nous, s’amusaient avec nous etc…
Nous participions de bonne grâce à certaines contraintes ménagères, tels que passer l’aspirateur ou faire la vaisselle de temps en temps. Faire son lit, ranger sa chambre etc …
Nous ne nous considérions pas comme des esclaves.
Nous étions heureux d’aller parfois au cinéma avec eux.
Ils dirigeaient notre éducation scolaire et nous aidaient pour faire nos devoirs quand nous pataugions.
Ils nous conseillaient pour nos lectures, ce qui a permis à certains de s’épanouir plus facilement.
Que de souvenirs chacun de nous a en mémoire avec ses parents.

En 2019, tout cela n’existe plus.
Tout cela a volé en éclat.
La famille a disparu, nous sommes devenus  uniquement les hôteliers de nos enfants.
Ils sont gratuitement nourris, logés, blanchis mais jamais content et voulant toujours plus.
Tout leur est dû !
Sans réciprocité, bien entendu!

Déjà lorsqu’ils étaient enfants, par laxisme, nous les avons laissé se droguer aux écrans sans réagir, pensant que nous pourrions garder le contrôle de ce que nous pensions connement être juste un loisir.
Nous avons laissé grandir des monstres d’égoïsme et d’égocentrisme chez nous.

Ils se sont bunkérisés dans leur chambre.
Nous ne les voyons plus, nous ne discutons plus de rien.
Nous sommes devenus des vieux cons, bêtes et sans culture.
Notre expérience et notre vécu entre, chez eux, par l’oreille droite et sort instantanément par l’oreille gauche, si encore ils daignent  momentanément vous prêter un soupçon d’attention.
Toute argumentation que vous essayer de développer est immédiatement contré et réduite à néant par leur Dieu You Tube et ils ricanent entre eux de votre prétention à avoir raison.

Bien sûr, ils ne participent plus à rien chez vous.
Terminé l’aspirateur, la vaisselle ou ranger leur chambre.
D’ailleurs, ils ne veulent plus sortir de leur chambre où ils restent en contact permanent avec d’autres zombies qui vivent aussi dans d’autres hôtels.
Si vous les contraignez à en sortir pour manger, ils viennent en trainant les pieds mais jamais seul.
Un smartphone, leur deuxième cœur, les accompagne et leur tient compagnie. Ils survivent grâce à lui à l’apnée que vous leur faîtes subir en les arrachant à leur matrice nourricière.
Votre compagnie ne les intéresse pas. Ils perdent du temps avec vous car vous les empêchez de se concentrer sur leur écran et vous leur faîte manquer des choses autrement plus importantes que votre discussion à la gomme, aride et sans intérêt.
Leur temps avec vous est minuté.
Ils disparaissent tels des fantômes dés que vous avez le dos tourné.
J’ai regardé par curiosité les vidéos qu’ils s’avalaient sans interruption sur You Tube. Cyril Anouna est complètement dépassé dans la médiocrité et la vulgarité. Voir 2 crétins manger un hamburger en rotant et pétant déclenchent leur fous rires jusqu’à plus soif.
Et ils en redemandent.
Leurs héros sont les « youtubeurs » .
Les vidéos merdiques succèdent aux vidéos merdiques.
C’est du non stop permanent. Une chaîne sans fin de médiocrité.

 

Ils ont dévoyé Google, qui est un formidable outil de connaissances  en une machine à inepties qui leur donne la becquée  24h sur 24.

Au niveau scolaire, leur monté en classe supérieur chaque année tient, pour moi, du miracle. Il a bien longtemps que les livres scolaires ont disparus de leurs préoccupations.
Ils les reçoivent en début d’année et ils les rendent à la fin sans qu’ils aient été ouverts.
Quant aux livres « loisirs », ils n’en n’ont rien à foutre.
C’est remonter à l’époque des dinosaures.
Rien que de penser à les ouvrir cela leur donne la nausée.

Ils peuvent passer des jours et des nuits sans voir le soleil.
Ils ne savent même pas qu’il a plut toute la journée.

 

Si vous essayez de les raisonner, c’est peine perdue.
Ils ont toute une batterie d’explications d’une incommensurable mauvaise foi pour vous démontrer que vous n’avez rien compris au 21eme siècle et qu’ils ne sont absolument pas addicts à leur écrans.

Seule la contrainte, comme en cure de désintoxication, peut avoir un résultat.
La came et les écrans, même combat.
Internet nous a volé nos enfants!

Tous sont touchés et peu arrivent s’en sortir.
Il nous reste la Foi…

Bonne chances avec vos charmants ados.

E.Bolling

 

Le rêve de tous les parents. Peu le réaliseront…

https://www.facebook.com/TsetchoevIbra/videos/419321288732573/

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Fiat, le retour du Jedi !

C’est reparti pour un tour !

La grande annonce industrielle du moment est la nouvelle future fusion entre Fiat-Chrysler et PSA (Peugeot-Citroën).

La presse s’emballe, les spéculations vont bon train, et, comme pour la récente « arrestation » de Xavier Dupond de Ligonès, elle fait des annonces tonitruantes pour le moins spéculatives ; juste … histoire de vendre du papier !

On nous décrit une situation idyllique avec la constitution du quatrième groupe mondial derrière Renault, VW et Toyota … en reprenant les mêmes arguments que pour la fusion avortée Fiat-Renault.

L’essentiel des données que je vous avais communiquées dans mon précédent article à propos des louanges éditoriales d’une fusion Fiat-Renault reste d’actualité !

La réalité de la situation est que Fiat a des difficultés industrielles et que son avenir est compromis notamment parce qu’il est très en retard sur le concept de la voiture électrique et que ses usines européennes sont en mauvaise posture (Lancia est mort, Fiat ne survit qu’avec la 500, Alfa Roméo a une diffusion de plus en plus confidentielle malgré des modèles magnifiques mais peu fiables). Aux USA, Fiat ne survit que grâce aux Jeep et pick-ups, Chrysler étant quasiment mort !

Autrement dit, FIAT sait qu’il est sur la mauvaise pente et, aujourd’hui, c’est la métaphore du nageur en train de se noyer et qui cherche une bouée de sauvetage. Il cherche donc un partenaire susceptible de lui apporter à bon compte ces technologies qui lui font défaut sans avoir à en assumer les (lourds) investissements !

Le coup de génie de Sergio Marchione, ancien Pdg de Fiat aujourd’hui décédé, a été,en 2009, de mettre la main sur le groupe Chrysler alors en faillite ; ce qui a permis de sauver Fiat, qui allait déjà bien mal, d’une déconfiture inévitable !

Seulement, il est illusoire de croire qu’on peut renouveler tous les dix ans de tels coups car les proies de la taille de Chrysler sont rares ; d’autant plus que la famille Agnelli a une vision purement patrimoniale de la gestion de Fiat dont elle espère toujours tirer un maximum de revenus à travers la réalisation d’opérations de restructurations industrielles. La cession de la pépite Magnetti-Marelli (équipementier auto) est là pour en attester !

D’ailleurs, Fiat avant d’essayer de mettre la main sur Renault, avait essayé de se vendre à General Motors !

PSA, de son côté, souhaiterait, à en croire la presse, revenir sur le marché américain alors qu’il n’a … aucun modèle de voiture qui corresponde au marché américain ! Carlos Tavares, qui connaît les produits qu’il vend et les marchés qu’il prospecte, le sait ; donc ce ne sont que des annonces éditoriales qui ne reposent sur aucun fondement !

Dans ces conditions, PSA qui vient d’avaler avec succès Opel dont la gamme est très proche de celle de PSA, avec des synergies industrielles évidentes, pour un marché purement européen, n’a pas vraiment d’intérêt à engager des négociations avec Fiat ; surtout si c’est pour perdre le contrôle du nouvel ensemble !

Le risque industriel et financier pour PSA, qui a quand même frisé la faillite il y a quelques années et qui doit aussi gérer le problème du Brexit pour ses usines britanniques (Vauxhall), est considérable ; surtout que l’horizon de l’industrie automobile n’est plus au beau fixe compte tenu des nouvelles normes environnementales !

En outre, son actionnaire chinois (Dong Feng) souhaite se retirer du capital de PSA et l’activité de PSA en Chine est en train de péricliter !

Cela signifie que le marché mondial de l’automobile, du fait des nouvelles normes en matière de pollution et de voitures électriques, n’est plus à l’augmentation des volumes mais plutôt à la tentative (pas évidente) de consolider les situations acquises.

Cela signifie aussi que cette évolution technologique contrainte ne va pas se faire sans casse et qu’il va probablement y avoir des dégâts industriels considérables avec la disparition de constructeurs automobiles ; et Fiat est en tête de liste (après Rover, Saab).

La meilleure stratégie de PSA serait donc d’attendre et de voir surtout que l’on sait que plusieurs groupes industriels sont à l’affût et n’attendent en fait que la déconfiture de Fiat pour mettre la main sur les quelques pépites du groupe présentant un réel intérêt !

Il n’y a donc aucune raison que PSA ne fasse pas de même et il n’y a aucune urgence à se précipiter dans un montage financier et industriel risqué au terme duquel la famille Agnelli deviendrait le principal actionnaire du nouvel ensemble. La perte de contrôle capitalistique de PSA signifierait la perte de controle industrielle !

Enfin, l’Etat français, qui est aussi actionnaire de PSA (comme il est aussi actionnaire de Renault), refusera, comme il l’a fait pour Renault, que cette opération de restructuration industrielle se fasse dans un cadre de figure où la famille Agnelli prendrait le pouvoir du nouvel ensemble ! Le risque politique serait trop élevé surtout si Fiat se mettait à fermer des usines françaises pour sauver ses usines italiennes !

Heureusement, Carlos Tavares, président de PSA , qui n’est pas un perdreau de l’année, ne va certainement pas se laisser abuser par la danse du ventre de Fiat et les spéculations éditoriales n’y changeront rien !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction du présent article n’est autorisée qu’à la condition de le reproduire en totalité, d’en indiquer l’auteur ainsi que le site originel de publication.

 

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L’EXPLICATION DE LA TRANSFUSION DE L’IMPOT “FONCIER”

Un de nos lecteur, qui mérite la médaille Fields pour le moins, nous donne quelques explications concernant ce sur-impôt en constante augmentation.
Augmentation qui, bien sûr, sert au “bien commun”, la valeur absolue qui ne peut être contesté dans notre cher pays.
Le pretexte du bien commun est l’argument massu de Bercy pour vous tondre et vous retondre.

Accrochez vous et ouvrez vos yeux.
C’est un commentaire à mon article précédent
“L’IMPOT FONCIER. UN SUR-IMPOT QUI TRANSFUSE”
https://temoignagefiscal.com/limpot-foncier-un-sur-impot-qui-transfuse/
Merci à ce lecteur.

“Ajoutez à cela un salopard de maire qui trouve le moyen de coller une cage à poules remplis de cas sociaux au bout de votre jardin ou bien un arrêt d’autobus devant votre porte d’entrée ou encore une voie rapide ou une supérette juste à côté de chez vous afin de dévaloriser définitivement votre bien durement acquis.

La base d’imposition foncière est calculée en fonction de la surface du logement qui est pondérée selon la destination et la taille des pièces (moins pour un garage, une cave qu’un salon ou une chambre), la présence d’éléments de confort, le tout multiplié par un tarif communal variable selon les communes et le « standing » du logement (de la masure au palais, il y a 7 catégories) et encore multiplié par un coefficient de vétusté, un autre de situation particulière et encore un autre de situation générale (selon l’emplacement du logement).

Pour les éléments de confort, il s’agit de la présence de radiateurs (+ 2m carrés par pièce chauffée), de douche, bidet, lavabo (+ 2 m carrés par élément), de baignoire (+3 m carrés), de l’électricité et du gaz.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un impôt sur l’hygiène dont l’inventeur est le funeste Joseph Caillaux inspecteur des finances tout aussi célèbre à son époque pour ses histoires de fesses qu’un certain DSK. (et avis aux taxocrates imbéciles gauchisants de Bercy qui me liront : c’est bien l’eau courante et les sanitaires qui ont fait reculer bon nombre de maladies infectieuses plus que les vaccinations et la sécurité sociale).

Une fois la base d’imposition déterminée, il reste à calculer l’impôt en fonction de la part communale, la part départementale, la taxe spéciale d’équipement pour les franciliens, la communauté de communes, ou communauté urbaine, les différents SIVU ou SIVOM, la Gemapi (pour les zones inondables plafonnée pour le moment mais petit impôt deviendra grand) dont les taux sont très démocratiquement décidées par « les autorités élues » compétentes (en fait des groupuscules de picoleurs qui bien souvent manipulent le compas et l’équerre) et rajouter encore 8% pour ce cher trésor public qui doit gérer la fiscalité (on ne lui on demande pas tant).

Naturellement les taux votés par les communes augmentent le plus souvent tous les ans (quand on est chargé de gaspiller l’argent des autres auprès des entreprises du BTP et qu’on touche en plus des rétro-commissions pour le faire, il peut difficilement en être autrement cf par exemple le F… Michel Rey et la SAGES) et la base d’imposition est aussi revalorisé tous les ans par volonté du gouvernement et ce bien plus que le livret A (tant qu’il n’y pas de protestation pourquoi se priver).

N.D.L.R. j’espère ne pas avoir été trop confus, peu de temps disponible pour écrire.

J’espère que vous avez bien tout compris sur le calcul de cette tranfusion…

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L’IMPOT FONCIER. UN SUR-IMPOT QUI TRANSFUSE.

TRANSFUSION : C’est l’action de prendre du sang à des individus pour le donner, en théorie,  à d’autres qui en manque.

Tout propriétaire a en général, grâce à son travail, acheté un bien immobilier.
Maison ou appartement. Souvent il s’est endetté sur 20 ou 25 ans. Beaucoup se sont saignés pour payer leur crédit, après avoir déjà payé à l’état environ 8% de taxes  sur le montant total de votre achat.
Ces 8% sont des petits amuse-gueules qui vont vous faire comprendre qu’en réalité vous ne possédez que du vent.
Vous devenez locataire du Tonneau des Danaïdes ou plus communément appelé Etat.
Cette dénomination est beaucoup plus sympa car le contribuable pense en faire partie. Ce qui est totalement faux. La réalité c’est que l’Etat va vous transfuser votre argent jusqu’à votre mort et même au-delà avec les « droits » de succession.
On va vous re-taxer sur vos biens. Biens qu’on vous a déjà taxé sur l’argent qui vous a servi à l’acheter. Bercy n’est pas à une surtaxe près.
(voir les factures EDF et les carburants etc… la France s’est fait la championne de la taxe sur la taxe)
Bien sûr la France détient la médaille d’or des taxes et impôts !
https://temoignagefiscal.com/liste-des-impots-et-taxes-en-france-prenez-votre-souffle-et-votre-temps-calez-vous-bien-sur-votre-fauteuil/

Tous les mois vous allez devoir payer un loyer pour occuper votre maison ou appart, qui en réalité ne vous appartient pas réellement, vous allez devoir vous acquitter d’une taxe joliment appelée « taxe foncière ».
Taxe qui augmentera tous les ans en appliquant le pincipe de l’augmentation “vaseline”.

Elle est impossible à déchiffrer, pire que les manuscrits  de la Mer Morte, comme aussi votre facture EDF si vous n’avez pas fait polytechnique. https://temoignagefiscal.com/facture-edf-une-escroquerie-obligatoire-detat-concoctee-par-bercy/ )
Et encore, il faut en sortir major.
Sachez aussi que vous pourrez être dépossédés si le “Bien Commun” l’exige!

Bref, tous les ans, au mois d’octobre Bercy va vous transfuser de votre foncier. Si vos revenus ont diminué et que vous n’arrivez plus à la payer, on va s’occuper de votre cas et les pénalités vont s’accumuler car l’Etat ne peut concevoir que vous ne lui régliez pas son loyer. Vous allez subir les moyens de coercition que Bercy a à sa disposition et dont il va user sans modération.
Mauvais Français !
Merci qui ?

E.Bolling

 

P.S : et si en sus, pour vous faire comprendre qui tient le manche du fouet, on vous mettait un petit contrôle fiscal…
https://temoignagefiscal.com/super-jai-recu-un-avis-de-controle-fiscal/

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Bonne nouvelle !

Prolégomènes d’une inquisition fiscale

Pendant que les français se dirigeaient vers les plages, le chef d’entreprise que je suis encore, recevait un courrier de la brigade de vérification fiscale pour contrôler nos activités qui touchent à la TVA. Point sensible forcément, car la TVA est l’impôt le plus rémunérateur parmi toutes les offices de Bercy.

Comme j’avais liquidé la fonction comptable de ma société pour des raisons de Cheval de Troie et de malversations découvertes à posteriori mais non produites devant la justice ; Vous connaissez peut-être le sort des employeurs devant les Prud’hommes avec sous le bras un Code du Travail qui rivalise avec l’épaisseur du Larousse. Mon expert-comptable a donc pris toute ma gestion comptable ce qui s’est d’ailleurs révélé bien moins cher qu’un poste équivalent dans l’entreprise et beaucoup plus « Secure ».

J’héritais d’une entreprise qui perdait de l’argent et j’en ai fait une pompe à cash à présent.

Je reçois donc au sein de mon bureau, le vérificateur de la DGFIP en présence de mon expert-comptable. Il est peut-être à souligner que je suis moi-même comptable par mes affaires en sciences économiques orientées sur les mathématiques financières et l’économétrie, plus un cursus un peu trop prolongé vers l’expertise comptable, mais inachevé et dieu merci. Cela pour dire qu’en face de l’opposition en présence, je ne suis pas le dernier perdreau de l’année.

Le vérificateur traduit sa mission de vérification, inopinée bien sûr, pour le motif de la TVA à éventuellement redresser, mais pourquoi pas poursuivre plus loin, car je détiens des SCIs qui louent des locaux occupés par des professionnels. L’enjeu devient de facto une vérification approfondie …

La genèse

Facile contrôle fiscal. Le vérificateur a tapé dans nos factures par sondages sur le navire amiral, mais rien d’autre. Il a relevé toutes nos pièces en détaxes de TVA pour des entreprises qui travaillent Off-Shore. Il nous fallait lui produire des attestations d’exonération de TVA desdites firmes afin d’en justifier la cause. J’ai pris mon téléphone pour contacter les intéressés pour les documents qui pouvaient me manquer. Tout est arrivé.

Je suis par ailleurs franchisé d’un grand groupe qui a pignon sur rue. J’ai très vite compris que mon “contradicteur”, soit cherchait à me piéger, soit il ne comprenait rien aux implémentations Business dudit Grand Groupe. Ou encore, que des conséquences pouvaient le dépasser via les services juridiques du Grand Groupe. Car il lui aurait fallu démonter le système de facturation alors en place. Autant dire, sûrement pas une partie de plaisir pour lui.

Concernant l’activité de mes SCIs, j’ai effectué des cessions et acquisitions entre elles à coup d’emprunts pour obtenir du compte courant, c’est à dire du cash disponible. J’ai aussi passé l’une de ces SCIs de l’IR à l’IS, c’est à dire d’assujetti au barème progressif de l’impôt sur le revenu, à celui de l’impôt sur les sociétés. L’idée était de couper l’hémorragie d’impôts à payer immédiatement  pour gérer ladite SCI avec un IS qui venait de baisser sous Macron. Cerise sur le gâteau, ce dernier a posé une Flat Taxe de 30% sur la distribution de dividendes.

Je tiens à souligner que dans un climat serein d’impositions tous azimut, je n’aurais jamais procédé ainsi.

Le vérificateur a alors très bien compris l’objectif de tous ces mouvements au sein des SCIs : Pouvoir payer selon un échéancier admis par l’administration fiscale une somme colossale de droits de succession. Ceux-ci représentent ni plus ni moins qu’un coût de non-opportunité. C’est à dire qu’avec cet argent qu’on m’aurait laissé, j’aurais pu faire du business en plus avec des gens en plus. J’aurais pu faire travailler des artisans en plus pour la restauration de domaines privés insalubres. En fait, ces artisans, je les ai remplacé par ma force de travail pour faire tout ce que je pouvais faire par moi-même.

Conclusion

Finalement, Je n’ai vu ce vérificateur qu’à l’introduction de sa procédure, mais pour sa conclusion que par un courrier qu’il n’y a rien à prendre de plus … Comme quoi, les contrôles fiscaux ne se passent pas toujours si mal.

Un contrôle URSSAF est intervenu simultanément sur ma société “Commerce”. Quand le président Macron vient nous réciter devant un parterre de chefs d’entreprises, qu’elle est l’amie des entrepreneurs, tout intelligent qu’il est, soit il ne sait pas de quoi il parle, soit il fait de la politique au service de l’Etat profond qui dirige ce pays, soit ce n’est ni plus ni moins qu’un imbécile.

Bien à vous

PS : La dernière vidéo publiée par Mr Dumas avec Simone Wapler, que je lis très souvent, parle exactement de ce que je pense : “Redonner le salaire complet aux gens qui travaillent”. Et comme les gens ne sont pas aussi nigauds, tels que notre presse Mainstream nous les présentent, ils comprendront les boulets avec lesquels on les a ferrés, quand on va leur expliquer de quoi il s’agit vraiment …

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Un espoir fou : ML2D

Toutes affaires cessantes, précipitez-vous chez votre libraire, ou plus surement sur AMAZON votre libraire n’ayant peut être pas l’ouvrage en stock, et achetez le livre de Simone Wapler.

Vous allez profiter d’une bouffée d’oxygène.

Vous allez comprendre que oui, la vie pourrait être simple, vos libertés naturelles existent et peuvent être respectées.

Puis vous irez sur le site du mouvement ML2D

Puis vous regarderez la vidéo ci-dessous, en étant indulgent pour la prestation de votre serviteur.

Alors vous vous direz : “Mais oui bien sûr, c’est possible”.

Et sans doute vous militerez pour qu’à la prochaine présidentielle le grand virage salutaire soit pris, que la France ne fonce pas dans le décor du fait des irresponsables menteurs qui prétendent la conduire alors qu’il n’en n’ont ni les moyens ni la qualité.

Bien à vous. H. Dumas

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Le retour aux 90 km/h n’est pas possible !

Et vous n’imaginez pas les raisons pour lesquelles ce retour aux 90 km/h est impossible !

Je viens de lire un article sur CARADISIAC absolument renversant …

Alors que l’immense majorité des français (88%) souhaite le retour aux 90 km/h, alors que les 80 km/h n’ont pas permis une diminution significative des accidents mortels sur la route, on apprend que, malgré que le gouvernement ait ouvert au printemps dernier la voie à un assouplissement de cette réglementation, avec la possibilité pour les collectivités locales de remonter les limitations sur certains tronçons, il ne sera finalement pas possible de le faire.

Et vous n’imaginez pas la raison principale qui a été avancée par le pouvoir :

Le retour aux 90 km/h coûterait trop cher !

 Oui, le  retour aux 90 km/h, et le remplacement de 14 000 panneaux de signalisation, coûterait 1,4 million d’euros au contribuable et l’autorité vient affirmer qu’il est impossible de gaspiller ainsi l’argent public et les impôts payés par le contribuable !

Invoquer ainsi la nécessité de sauvegarder les intérêts des contribuables pour ne pas engager une telle dépense est tout à fait nouveau en France.

L’administration serait-elle devenue subitement vertueuse et soucieuse de l’intérêt du contribuable ?

Le problème est qu’on savait déjà que les données statistiques sur lesquelles étaient basées la mise en application du 80 km/h étaient plus que fantaisistes et reposaient essentiellement sur la volonté de l’administration d’imposer cette règle coûte que coûte !

Cela n’a pas empêché l’administration, par la voix du premier ministre, d’imposer sa décision et d’engager la dépense du changement des panneaux de signalisation … aux frais du contribuable.

On comprend dès lors que lorsqu’il faut prendre une mesure répressive décidée par l’administration, on n’hésite pas à dépenser l’argent du contribuable mais que lorsqu’il faut rapporter cette décision, on n’hésite pas à invoquer le coût excessif de cette mesure !

La réalité toute crue est que dans un pays comme la France où l’administration et le pouvoir jettent littéralement l’argent par les fenêtres pour engager des actions inutiles, mettre en place des comités théodules qui ne servent à rien si ce n’est à recaser les copains, invoquer une telle raison relève au minimum de la provocation mais plus probablement du foutage de gueule, pur et simple !

Car, la vérité est que  l’administration n’a jamais économisé l’argent du contribuable … au contraire, elle le dépense avec constance et prolixité sans jamais défaillir !

Il faut donc comprendre que l’administration a décidé qu’il n’y aurait pas de retour en arrière, qu’elle ne se déjugerait pas et qu’elle invoquerait pour cela tous les arguments possibles et imaginables !

Mais ce n’est pas tout !

Le ministère de l’intérieur a édicté, de son propre chef et sans en référer à quiconque, des conditions du retour aux 90 km/h qui sont extrèmement restrictives.

Vous allez apprécier …

Ne pourraient repasser à 90 km/h que les portions de plus de 10 km dotées de séparations physiques, d’alertes sonores en rive et dépourvues de tourne-à-gauche, de croisements, et où l’on ne trouve pas d’arrêt pour transports en commun.

 De plus, le tout devra s’accompagner d’un suivi des comportements et de l’accidentalité au niveau local avant et après modification des vitesses maximales autorisées.

On comprend dès lors que sur les 400 000 km de départementales et nationales à double sens de circulation qui sont concernées par les 80 km/h, seule une toute petite portion pourrait prétendre à un retour au 90.

Il apparaît dès lors évident que les conditions pour le moins extravagantes conditionnant le retour aux 90 km/h, telles qu’elles ont été posées par le ministère de l’intérieur et son administration, constituent une entrave manifeste à toute décision des autorités locales dans la mesure où celles-ci, devant la complexité des règles à respecter, renonceront bien évidemment à toute modification de la vitesse sur leur territoire.

Que doit-on en penser ?

Les conclusions à tirer de cette situation sont évidemment désagréables …

– nous sommes manifestement en présence d’une situation démontrant, de manière évidente, la toute puissance de l’administration et sa capacité à refuser de se déjuger en édictant des règles impossibles à respecter. En bon français, cela s’appelle un abus de pouvoir pour ne pas dire un pouvoir de nuisance !

– la mauvaise foi du pouvoir et de l’administration est absolument évidente,

– on comprend alors d’autant mieux l’immobilisme de la France et sa descente dans les classements internationaux pour l’ensemble de ses institutions, de ses résultats, de ses performances et même de ses infrastructures lorsque l’on a compris que l’administration s’oppose à toute modification de ses prérogatives, de ses décisions, mêmes mauvaises (la France est le seul pays de l’Union Européenne à avoir adopté le 80 km/h), et enfin n’hésite pas à prendre des décisions hors de toute concertation !!!!

L’administration a donc décidé qu’il n’y aurait pas de retour en arrière et met des bâtons dans les roues à toute tentative de modification des décisions qu’elle a prises et les collectivités locales n’ont, de facto, aucun pouvoir de décision sur leur territoire !

Il faut aussi ne jamais oublier que, pour l’administration, le seul facteur accidentogène est la vitesse mais jamais l’état du réseau routier et des infrastructures … dont elle est responsable !

La faute, c’est toujours celle des autres ….

La conclusion plus générale qui s’impose est que plus rien ne pourra jamais se faire dans ce pays tant que cette administration toute puissante qui exerce un pouvoir illégitime et nuisible n’aura pas été mise au pas et précipitée au bas du piédestal qu’elle s’est arrogée.

Les citoyens sont méprisés et leur avis ne compte pas, ils ne sont là que pour obéir (ici),

Les élus locaux sont tout aussi méprisés et leurs pouvoirs sont totalement annihilés par l’administration centrale qui fait la pluie et le beau (ou le mauvais) temps au gré de ses petits arrangements entre hauts fonctionnaires et petits marquis de la république !

Enfin, en menaçant les présidents de département de recours en justice de la part de victimes de la route, le gouvernement met clairement la pression sur les exécutifs départementaux pour les empêcher de prendre une telle décision.

La loi Mobilités permettant un retour (partiel) aux 90 km/h devrait être promulguée début 2020 mais le retour aux 90 demeure impossible techniquement.

Maintenant, vous saurez pourquoi !

Bien cordialement à tous !

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

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La radicalisation, bien sûr.

Donc, le Ministère de l’intérieur, par l’intermédiaire de son second canif — son premier canif étant probablement un peu fatigué — fait savoir au pays que le crime à la préfecture de police de Paris du 3 Octobre a révélé un dysfonctionnement.

Ah bon ! On est rassuré, vingt jours plus tard, de savoir qu’il ne s’agissait pas de normalité au sein de notre police mais bien d’un sacré défaut.

L’explication, nous dit-on, tient au fait que certaines personnes se radicalisent, et que malheureusement elles ne sont pas assez dénoncées. On ne nous le dit pas, mais on comprend tout seul, que leur radicalisation ne gêne pas le service si personne ne les dénonce. Quand même…

Mais au fait, pourquoi faut-il les dénoncer et pourquoi personne ne le fait ? Là, ça se corse.

Normalement, dans un groupe lorsque un des membres commence à dérailler, pour quelque motif que ce soit, cela crée un malaise et le groupe peine alors à remplir sa tâche. Il cherche la plupart du temps à comprendre la problématique qui affecte le membre défaillant.

Cela suppose que le groupe ait un objectif défini, qu’il soit constitué de membres responsables, cooptés pour leur valeur et attachés à atteindre l’objectif assigné au groupe.

Rien de tout cela dans la fonction publique. Personne n’est responsable, les objectifs ne font pas partie de la culture d’entreprise dans la fonction publique. Seule compte la fraternité de service dont l’objectif essentiel est de dissimuler les connivences et de faire échec au mérite, en gros à tout jugement de valeur. Aucun client à conquérir ou à satisfaire, juste des assujettis à berner.

Dans ces conditions : qui dénoncer et pourquoi ?

Conséquemment, la radicalisation s’épanouit dans la fonction publique où le terrain est particulièrement favorable pour elle. Je dirais que c’est pratiquement son biotope naturel, son bouillon de culture, même si je vous accorde qu’elle n’en n’a pas totalement l’exclusivité.

Tout le monde le sait, le voit, personne n’y peut rien.

Entendons-nous sur la sémantique :

Le radicalisé est une personne qui adopte une croyance extrême et qui est prête à utiliser la violence pour la voir triompher. La violence est l’utilisation de la force pour contraindre, voire tuer.

Il en découle ceci, sans aucun doute.

Les premiers radicalisés sont les magistrats, rappelez-vous le “mur des cons”. Ils ne sont pas musulmans, ils sont globalement communistes — Ne cherchons pas des deux croyances celle qui a le plus de meurtres au compteur —. A partir de ce constat évidemment tout se complique, car ils ont la force à leur disposition et font partie d’un groupe dont il est interdit de dénoncer qui que ce soit, carrément.

Les seconds radicalisés sont les contrôleurs fiscaux. Leur croyance affichée est l’égalitarisme, surtout pour les autres très peu pour eux. Encore une croyance de tueurs. Eux ne tuent pas directement, ils projettent dans la misère qui tue à petit feu. Ils sont capables de détruire sur plusieurs générations. Ils font partie d’un groupe où la dénonciation ne marche que dans un sens : le leur, jamais contre eux.

En ce qui concerne les forces de l’ordre, inutile d’y revenir ce sont elles qui provoquent la réflexion tant elles dénoncent les autres, mais jamais elle- même.

Nous pourrions de la même manière passer à la moulinette toute la fonction publique le résultat serait le même.

La France est divisée en deux

D’un côté vous et moi qui sommes espionnés, suspectés, dénoncés, à longueur de journées et de fichiers, de l’autre côté les fonctionnaires qui sont intouchables, qui se protègent entre eux confraternellement.

De temps en temps, mais c’est si rare, un des leurs pète un plomb et leur fait honte, mais c’est si vite oublié que cela ne change rien.

Le truc explosera un jour. Comment ? Mystère, attendons, il n’y a que cela à faire.

Bien à vous. H. Dumas

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LA PRESOMPTION DE CULPABILITE: TOUS COUPABLES, TOUS FRAUDEURS.

Petit à petit, semaine après semaine, Bercy construit son nid.
Son super algorithme qui est la copie fidèle du chinois, qui, comme tout le monde le sait est elle même la copie fidèle de 1984.
Semaine après semaine les libertés se désagrègent en France, avec le consentement de la majorité de la population, ignorante des chaînes que Bercy est en train de lui fabriquer vitesse grand V.
“Moi, cela ne me dérange pas, je n’ai rien à cacher”. Combien de fois j’entends cette réplique catégorique et sans appel qui fait le lit à toutes les lois liberticides.
C’est ce que disaient des bons communistes qui n’avaient rien à se reprocher.
Cela ne les empêchaient pas des disparaître au petit matin entre les griffes du NKVD.

Bercy disposant du statut spécial et réel de dictature avec les moyens de coercitions (force de l’ordre, tribunaux administratifs) à son entière disposition et sans aucun contrôle de parlementaires à sa botte.
Ceux-ci ne sont pas là pour défendre le citoyen mais pour manger une part du gâteau et surtout rester à table.

On s’aperçoit que l’unique objectif de Bercy est de pondre tous les jours des nouvelles taxes et impôts et grâce à son énorme code des impôts incompréhensible qui dit tout et son contraire , il est aussi de vous ramener, en vous traquant tous azimuts, dans ses filets pour vous tondre.

Pour le moment, le logiciel de Bercy ne s’occupe que des “fraudeurs” dit moyens, à partir de 10.000€.
Ce n’est pas votre cas pensez vous.
Vous ne craignez rien dîtes-vous..
Erreur, le déficit se creusant chaque jour un peu plus et les dépenses ne se réduisant pas, Bercy poussera le curseur vers le bas et raclera le fond où seront planqués tous ceux qui, soi disant, étaient au chaud, à l’abri, sous le radar.
Fini les petits boulots au black, fini les ventes sur internet, fini le petit beurre dans les épinards.
Vous avez laissez faire, maintenant cela va être votre tour et il va vous saigner.
Bercy va vous pendre haut et court
E.Bolling

Et aussi:

Attention a ce que l'on poste en ligne.
Attention à ce que l’on poste en ligne.© LIONEL BONAVENTURE / AFP

 

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La peur meilleur argument politique des démocraties ?

Nos démocraties occidentales fonctionnent selon le mode représentatif, c’est à dire que la réalité du pouvoir est exercée par quelques uns au nom et pour le compte des autres qui les ont élus à cet effet.

On sait que ce système est très imparfait et qu’il fait l’objet de nombreuses dérives telles que abus de pouvoir, prévarications en tous genres, corruption, enrichissement indu, fraudes et la (très) longue liste des politiciens condamnés est là (ici) pour en attester.

Winston Churchill avait résumé de manière définitive la question : « la démocratie est le plus mauvais des régimes politiques à l’exclusion de tous les autres » ! Et, pour ce qui concerne le RU, qui a tout de même inventé ce mode d’exercice du pouvoir, cela tient lieu de prophétie lorsque l’on voit ce pays s’engluer dans les affres d’un Brexit sans fin, sans but, sans solution.

Si l’on fait abstraction de ces aspects, la question qui se pose de manière constante aux politiciens élus mais aussi à tous ceux qui ont pour ambition d’imposer leur volonté aux autres est la suivante : comment obtenir l’assentiment si ce n’est le consentement des populations quant aux décisions qui ont été prises par eux ?

Il y a un premier moyen qui a été largement, pour ne pas dire abusivement, utilisé en France :

La distribution de revenus sous forme de réduction d’impôts ou d’aides sociales.

Il s’agit clairement d’une pratique clientéliste dont le but est d’acheter des voix aux frais de l’Etat en vue d’obtenir l’assentiment de populations dont on veut s’assurer la fidélité.

Le discours des politiciens quant à la lutte contre la pauvreté et les inégalités ressort exactement de cette pratique. Or, il n’est en fait qu’une supercherie de nature clientéliste et électoraliste car le but réel, dans nos démocraties électives, est, pour une catégorie de gens dévorés d’ambition, de récupérer les voix des populations les plus défavorisées afin d’obtenir pour eux-mêmes un statut favorable (J-L Mélenchon, gauchiste sénateur pendant 20 ans rémunéré 12.000 € par mois, est un exemple typique du profiteur cynique de ce système).

Comme l’Etat n’est qu’une fiction, il s’agit clairement d’acheter des voix avec … l’argent des autres ; ce qui est quand même plus commode que de les payer avec son argent propre. Il ne s’agit donc que d’une forme différente de l’évergétisme pratiqué sous l’Empire Romain (ici).

Ce procédé a été très largement utilisé jusqu’ici mais on sait désormais qu’il présente plusieurs inconvénients majeurs :

– il nécessite de cibler les populations qui vont bénéficier de ces largesses, il ne peut donc pas avoir un effet général,

– les bénéficiaires prennent de mauvaises habitudes car on ne peut plus ensuite leur supprimer ces aides qu’ils considèrent comme faisant partie intégrante de leurs revenus.

– il met à mal les finances publiques car les dépenses sociales deviennent vite incontrôlables,

– enfin, cette technique se heurte à la versatilité des populations qui apparaissent bien peu reconnaissantes ; ce qui limite fatalement l’efficacité de cette pratique dans le temps ! Il faut donc sans cesse augmenter les distributions et pour cela augmenter sans cesse les prélèvements sur ceux qui peuvent payer !

Compte tenu du fait qu’on a probablement atteint (au moins en France) les limites du supportable avec cette première technique, il existe un autre argument beaucoup moins coûteux et qui sera probablement de plus en plus utilisé à l’avenir:

La peur !

Cet « argument » présente un immense avantage : il ne coûte presque rien et il s’avère d’autant plus efficace, pour un pouvoir relativement fragile électoralement, qu’il permet à la fois de toucher indistinctement l’ensemble de la population et de prendre des mesures qui seront d’autant mieux acceptées par des populations anxieuses que ces dernières se trouveront pratiquement en position de demande quant à ces mesures.

On se situe là dans le cadre d’une manipulation au moyen d’un mécanisme complètement irrationnel qui permet de surveiller et de contrôler, à bon compte, toute une population en prétextant que c’est « pour sa sécurité » que l’on prend des mesures liberticides et contraignantes. La légalité n’est même plus un problème puisque c’est pour votre bien qu’on vous bride, qu’on vous surveille, qu’on vous oblige … et qu’on vous spolie. Toutes les lois intrusives votées ces dernières années par un parlement aux ordres à propos du terrorisme et de la fraude fiscale ressortent de cette catégorie.

E Macron a parfaitement saisi toute l’opportunité et les avantages qu’il pourrait en retirer puisqu’il enchaîne délibérément les propos anxiogènes les uns après les autres ; sans aucun complexe :

Comme en 1919 et 1944, nous sommes à l’orée, si nous n’y prenons pas garde, d’un temps de guerre…

Cette économie de marché dans laquelle nous vivons est de moins en moins sociale…

La démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou…

Sans oublier ses déclarations à propos de l’urgence climatique et sa posture martiale ayant abouti à la création d’un conseil de défense écologique à l’utilité plus que marginale… ou encore lorsqu’il exhorte les français, lors de l’hommage aux victimes de l’attentat islamiste de la préfecture de Paris, à une société de vigilance et de dénonciation !

Or, il faut être conscient qu’il s’agit là d’une politique purement opportuniste dont la dérive autoritaire n’a échappé à personne et qui dépasse les clivages idéologiques droite/gauche.

Après cela, la presse bien pensante peut bien se demander si E Macron ne serait pas en train de se « droitiser». Il ne fait que ratisser l’électorat dans le seul but de consolider un pouvoir assez fragile après avoir constaté, par des retours du terrain, que l’électorat « de gauche » grâce auquel il a été élu serait très mécontent et probablement perdu pour 2022 …

Toutefois, il y a un inconvénient à cette pratique : A force d’user et d’abuser de la peur et d’augmenter sans cesse les contraintes, tout cela ne peut finir que par l’axiome « pour votre sécurité nous avons aboli toutes vos libertés » comme dans … tous les régimes totalitaires !

Quel résultat ?

 Nous évoluons désormais dans un monde de peur et de dénonciation : Peur climatique, peur du gendarme, des radars, du terroriste, de l’autorité, de l’étranger, de la fin du monde, de l’inconnu, de la science (principe de précaution), de l’avenir, de la mondialisation, de la Chine, de la surpopulation, du CO2 …

Et ce phénomène tend à s’emballer car nombre d’organisations (ONG, groupes de pression, entreprises, syndicats) utilisent aussi ce procédé d’instrumentalisation de la peur pour influencer des populations crédules ou seulement mal informées avec pour effet de développer la peur des vaccins, des pesticides, des OGM, de l’agriculture qui empoisonnerait les populations, des centrales nucléaires !

On pousse même la perversion jusqu’à enrôler des enfants qui se précipitent alors dans les rues pour exhorter des adultes irresponsables, voire criminels, à sauver la planète !

La menace de la fin du monde est d’ailleurs un discours récurrent du pouvoir. Au moyen age, c’était une sanction divine (l’homme a commis des fautes pour lesquelles il doit être puni par Dieu) et l’église catholique a abusé clairement de cette technique. Des années 50 à la chute du rideau de fer, la fin du monde était nucléaire avec la menace, selon les opinions de chacun et le camp dans lequel on se trouvait, des abominables américains ou des terribles soviétiques. Désormais la fin du monde est climatique avec l’avantage de permettre de mettre en cause l’ensemble de l’humanité, au-delà de tout clivage politique ; laquelle sera punie pour ses excès de consommation de biens matériels, avec toutefois une petite préférence pour la stigmatisation des abominables multinationales, sans foi ni loi, qui pillent la planète pour remplir les caisses de leurs actionnaires !

Ces manipulateurs jouent sur le ressort irrationnel des populations hors de tout raisonnement. Il n’y a plus aucune réflexion, juste des slogans qui sont lancés à la face du monde et auxquels la population est censée croire en acceptant des vérités révélées. Cette instrumentalisation de la peur de la mort et de l’avenir prend désormais des proportions complètement insensées et ridicules.

Seulement, il ne faut pas se leurrer, l’argument peut devenir inefficace et les populations peuvent devenir rétives à cette pression car les individus sont susceptibles de s’organiser au sein de groupes de nature différente en vue de s’opposer à ce type de contraintes.

On l’a vu avec les gilets jaunes, peu sensibles à la hausse des températures (réchauffement climatique) mais très sensibles à la hausse de la fiscalité sur le carburant, qui ont résisté à une violente répression policière. E Macron, ayant pris conscience qu’il était face à une situation insoluble qui pouvait dégénérer, a préféré en revenir à la première technique et a lâché du lest en accordant, par le biais d’un creusement du déficit public, 12 milliards € d’aides sociales et de réductions fiscales en tous genres !

On le voit à nouveau avec la grève sauvage des cheminots ; lesquels ont saisi l’occasion d’un accident entre un camion et un TER pour bloquer nombre de lignes dans le but (inavoué) de faire pression sur le gouvernement à propos de la « future » réforme des retraites dont ils ont bien compris qu’elle pourrait porter atteinte à leurs privilèges. Le préavis de grève illimitée déposé par les salariés du secteur public pour le 05 décembre montre, sans aucune ambiguïté, qu’il existe une capacité de résistance de certains groupes à toute tentative de réforme ou de remise en cause de leurs avantages et privilèges.

Et le pouvoir a beau menacer, rien n’y fait !

Ne reste alors que l’impuissance ou la matraque (avec le désormais fameux LBD lanceur de balles de défense appelé aussi flash-ball) !

La résistance des populations à l’action des gouvernements fait qu’on se trouve désormais engagés dans un mécanisme d’antagonismes multiples entre groupes et le développement de ce type de relation non consensuel ne peut évidemment aboutir qu’à la colère et à des conflits de plus en plus violents.

La presse mainstream (Le Point) met le développement de ces conflits sur le compte du fait que les populations seraient « fatiguées du libéralisme ».

On croit rêver …

Cette affirmation est tout simplement risible car il n’y a pas plus illibéral que la France avec son système étatiste et dirigiste entièrement placé sous la férule de son administration toute puissante, irréformable, inefficace et coûteuse ; à l’opposé d’un pays qui fait peu parler de lui avec son approche très consensuelle des problèmes : la Suisse ; ce pays sans chômage, sans dettes, sans grèves et sans hommes politiques narcissiques ….

On peut néanmoins se poser la question de savoir si ce discours anxiogène ne finira pas un jour par se heurter au mur des réalités, car l’argument a beau être adapté et recyclé, annoncer une fin du monde qui … ne vient pas tout en confiscant toujours plus la liberté et les revenus de la population constitue un discours qui finit tôt ou tard par n’avoir plus aucune crédibilité ; surtout quand l’évènement prophétisé n’arrive pas !

A la fin, il ne reste alors plus que la colère et la violence !

Bien cordialement à tous !

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

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Capitalisme d’Etat, centralisme et misère

Tout se bouscule. Émeutes un peu partout. Délires sectaires, fausses utopies. Difficile de prendre juste un peu de plaisir à vivre.

L’angoisse est en expansion, la violence qui est sa résultante se propage. L’idée que tout pourrait ou devrait exploser fait son chemin.

Face à cette pagaille, posons quelques bases de réflexion.

Premièrement, toute activité humaine ne peut exister qu’autant qu’elle est économiquement réalisable, que son coût est couvert par elle-même ou par des apports économiques extérieurs à elle.

Deuxièmement, il n’est que deux façons d’organiser les activités humaines, la centralisation ou son contraire la décentralisation. L’économie n’échappe pas à ces deux paradigmes.

Ces constats établis, il saute aux yeux que la centralisation ne peut pas respecter les personnes, puisqu’elle est justement l’opposée de la personnalisation ou décentralisation. Or chacun souhaite être respecté, quand bien même il ne ferait pas l’effort de respecter les autres. Le groupe et l’individu sont donc naturellement en conflit ouvert ou latent.

Toutes ces bases simples n’ont pas droit de cité, elles sont justement trop simples et mettraient chacun face à ses responsabilités, situation considérée comme inhumaine pour beaucoup, qui préfèrent se rêver que se connaître.

Retournons à l’économie.

Elle peut donc, comme toute chose organisée par l’homme, être centralisée ou au contraire décentralisée.

Dans le premier cas, c’est l’Etat — enfin ceux qui prétendent le représenter — qui centralisent l’économie, mais aussi les monopoles pourtant souvent issus d’une organisation initialement décentralisée.

Mais, et il est utile de le répéter, tout est avant tout économie, inévitablement.

Staline se pensait en grand économiste. Il croyait, peut-être sincèrement, que la centralisation lui permettrait des résultats spectaculaires. Macron n’est pas différent. Mark Zuckerberg non plus.

Leur particularité commune est de vouloir faire croire aux autres, chacun pour de bonnes raisons, que leur moteur serait autre que l’économie, ce qui est un “mendacium horribile”.

Ce mensonge est en général dissimulé derrière l’idée qu’en lieu et place d’économie ils répandraient le bien sur la planète. Les “gogos” le croient et la plupart du temps en redemandent, font du zèle.

Pourtant, la centralisation n’a que des inconvénients par rapport à la liberté personnelle, notamment en économie ne serait-ce que parce qu’elle ne permet pas de détecter et de donner vie aux opportunités. Cela est rédhibitoire, tant l’économie ne peut que coller à la réalité ou s’étioler.

Il n’est pas utile de lister tous les travers de la centralisation en économie, celui-là seul suffit à discréditer définitivement le centralisme, à comprendre qu’entre le centralisme et les opportunités économiques le gouffre est sidéral, vertigineux, mortel.

La conséquence inéluctable est la misère. Le capitalisme d’Etat et les monopoles, outils terribles de la centralisation, ne peuvent que générer la misère, au-delà même de leur nocivité sur le lien social.

Toute philosophie sociétale qui prétend avoir besoin d’une centralisation fondatrice ne peut être qu’un échec économique cinglant, donc une escroquerie. Evidemment je pense aux “écolos”, derniers avatars de la combine.

Dans le deuxième cas, ce sont les décisions personnelles des individus qui créent l’économie, de façon libérale, par les milliards de connections qui se cumulent librement pour la faire vivre.

Un minimum d’organisation sera nécessaire, naturelle ou encadrée, ce n’est pas l’essentiel.

Lorsque des centaines de milliers d’individus recherchent des opportunités économiques, c’est-à-dire la rencontre entre un produit, un service, et un consommateur, leurs chances d’aboutir sont autrement plus concrètes que lorsqu’un individu et quelques complices poursuivent seuls le même but. Dans les deux cas, l’organisation est secondaire. L’histoire de l’économie est là pour apporter la preuve de ce théorème ordinaire, accessible à tous.

La chute de l’URSS et l’écrasante richesse de l’Occident n’en sont que la résultante. Au-delà des apparents problèmes de société, dont on nous abreuve à longueur de propagande, qui sont bien peu de chose par rapport à une crise économique hélas en devenir chez nous, le centralisme est le cancer économique de la France.

Evidemment, Bercy est le bras armé, le virus responsable de cette maladie mortelle.

Bien à vous. H. Dumas

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L’amande amère

Tous les entrepreneurs le savent, et désormais aussi, beaucoup de particuliers : la France est le pays de la pression fiscale.

Mais ce qui se sait moins, c’est que cette pression prend aussi des voies plus détournées.

Je viens d’en faire l’expérience personnelle, à l’occasion d’une faute très grave, je le reconnais publiquement, que j’ai commise l’autre jour. Et puisque cette très grave infraction m’a valu une contravention, autant reprendre les mots de l’administration pour décrire mon péché : « stationnement très gênant sur un emplacement réservé aux véhicules portant une carte de stationnement pour personnes handicapées ».

Prendre une place réservée aux personnes handicapées, quelle honte n’est-ce pas ?

Maintenant, voyons les faits.

L’heure : aucun doute, elle est notée sur la contravention, 19 h 28.

Pas plus de doute sur le lieu : 76, rue du château des rentiers, Paris.

Il faisait nuit, donc. Il pleuvait. Le 76 de la rue du château des rentiers donne sur une supérette. J’avais à y récupérer un sac de courses, qui m’attendait à la caisse.

Le temps d’aller et de revenir, mes feux de détresse en action, et ma porte laissée ouverte. Si quelque handicapé par un hasard extraordinaire s’était trouvé passant par là, il aurait eu au plus à m’attendre un peu moins de trois minutes ! D’ailleurs, il n’aurait pas eu besoin de m’attendre du tout : deux autres places pour handicapés, vides, moins de 10 m devant moi, lui tendaient les bras, ainsi que deux places de livraison, disponibles à cette heure tardive.

Aucun handicapé à m’attendre, chargé de mes paquets, mais une voiture de police, arrêtée à ma hauteur. À l’intérieur, trois ou quatre agents, manifestement jeunes gens au mieux de leur forme physique, n’ont manifestement pas quitté leur siège confortable. Ce qui sottement, m’a rassuré ! Je ne savais pas encore, qu’en France, on pouvait verbaliser, sans même mettre pied-à-terre…

Et j’ai pensé : « bien sûr, ils ne me verbalisent pas, ils voient bien que je ne suis plus tout jeune, et qu’aujourd’hui, freiné par une mauvaise sciatique, je peine à avancer… »

Non, j’avais rêvé. Aucune humanité à attendre du côté de ces messieurs. Ils chassaient, passe un pigeon, ils tirent.

Ah, j’oubliais : le montant de ma punition ! 135 € ! Ce qui vous met tout de même la minute à 45 €…

Ce que je trouve le plus insupportable, ce n’est pas le montant disproportionné de l’amende, mais la dose de moraline dont prétend s’entourer ce qui n’est qu’une taxe ou un impôt le plus.

Je me consolerais peut-être, si je pouvais penser que tout l’argent qu’on me prend permet d’équilibrer les comptes publics, en l’occurrence ceux de la Ville de Paris. Mais ce n’est même pas le cas ! Ce qu’ils nous prennent ne leur suffit pas, il faut en plus qu’ils nous endettent, lourdement ! Voilà pourquoi j’ai l’amande amère…

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Vivement la faillite qui éliminera cancrelats et collabos

Il est malheureux d’en arriver à souhaiter la faillite de son pays, j’en conviens.

Mais y a-t-il une autre solution pour arrêter la folie destructrice, le vol, la délation et la terreur organisés par Bercy au profit d’une secte d’illuminés de l’égalitarisme ?

Tout cela est mis en œuvre à l’aide d’une majorité naïve achetée en flattant ses défauts jusqu’à lui faire croire qu’elle aurait un intérêt à éliminer les forces vives minoritaires qui créent la richesse et entretiennent le capital, sans lesquelles pourtant il ne peut exister d’économie et règne la misère.

Je n’ai pas d’autre réponse que l’abrègement de nos souffrances par l’euthanasie sociale face à cette étrange obsession d’éliminer les porteurs du capital économique. Obsession strictement limitée à l’économie pendant que la même majorité naïve respecte, à juste titre, tous les autres porteurs de capital : intellectuel, scientifique, philosophique, culturel, etc… Toutes activités où personne n’attend l’égalité, où les meilleurs sont légitimement reconnus et couverts de médailles, où donc le progrès est avéré, constant, accompagné du respect naturel dû aux spécialistes qualifiés.

A une époque lointaine la censure jouait, en certaines de ces activités, le rôle tenu aujourd’hui par Bercy en économie : l’éradication perversement sélective, c’était aussi au nom d’une morale et porté par la même majorité naïve.

Heureusement, le zèle de Bercy devrait abréger nos souffrances, les dernières tontes avant la faillite générale sont en cours….

A cet effet, la nouvelle combine des escrocs de Bercy est la suivante.

Cela me revient de contribuables terrorisés, actuellement en contrôles fiscaux.

Depuis Octobre 2018, la “fraude fiscale” est pénalisée au-delà de 100.000€.

Sur ce blog j’avais espéré que cette pénalisation mettrait la “fraude fiscale” au même niveau que les autres délits, que donc les enquêteurs fiscaux s’arrêteraient à la porte des tribunaux. Que l’accusé serait réputé innocent jusqu’à ce que la justice, à l’occasion d’une audience publique où l’accusé aurait pu présenter sa défense librement, le condamne ou l’affranchisse, tel que le prévoient les droits de l’homme.

Non seulement ce n’est pas le cas, non seulement les contrôleurs fiscaux sont toujours à la manœuvre pour prononcer la sanction de leur contrôle, ce qui est anticonstitutionnel, mais ces tortionnaires s’arrangent pour que le montant de redressement soit inférieur au seuil fatidique de 100.000€, mais que les pénalités pour mauvaise foi — qu’ils gèrent à leur guise — fassent dépasser cette somme pour l’ensemble du redressement.

Ainsi le contribuable vérifié arrive à la discussion de sa proposition de redressement avec la perspective de se retrouver au pénal avec une condamnation déjà au compteur, donc présumé coupable.

Pas facile la discussion dans ces conditions de menace.

Tout cela est un déni de justice hors du commun. Comment un pays peut-il être ainsi pris en otage, comment ses forces économiques peuvent-elles être sans cesse menacées par des escrocs, en faillite, qui les pillent sans vergogne, en se donnant même le beau rôle ?

Quel mystère, quel échec, quel drame.

Rien à l’horizon ne laisse supposer que ces gangsters paieront un jour la facture, tout au contraire tend à ce que leur impunité soit renforcée.

Les magistrats, seul espoir, ont fait faux bond, ils participent au carnage, ils rajoutent une couche.

Je confirme : vivement la faillite. Qu’ils crèvent tous. Nous saurons bien nous relever, nous n’avons pas besoin de ces cancrelats.

Bien à vous. H. Dumas

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Petites incivilités égoïstes (vidéo)

Bonjour,

Bien à vous. H. Dumas

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Faut-il investir au capital de la Française des Jeux ?

Le gouvernement va prochainement mettre en vente 80% des actions qu’il détient dans le capital de la Française des Jeux (FDJ).

Selon les propos de Bruno Le Maire, ministre des finances, l’opération devrait être très intéressante pour les investisseurs car il est prévu d’attribuer une action gratuite pour 10 achetées à condition de conserver les titres au moins 18 mois. ADP (Aéroport de Paris) devrait faire l’objet d’une procédure identique dans les prochains mois si cette première introduction sur le marché rencontre le succès.

Les motivations du gouvernement

Pour autant, il ne semble pas que nous en soyions revenus à la vague de privatisations qui avait été opérée sous les gouvernements Chirac puis Balladur pour un grand nombre d’entreprises publiques (Paribas, St Gobain, Elf-Aquitaine, Seita …) et qui avait permis l’émergence d’un capitalisme populaire (les français devenaient propriétaires des entreprises françaises).

Malheureusement, ce capitalisme populaire a très vite été laminé par Bercy notamment en raison d’une fiscalité sur le capital de plus en plus pesante (imposition des plus values, CSG). En outre, certains investissements se sont avérés être hasardeux (Eurotunnel, EDF qui a perdu 70% de sa valeur d’introduction, Natixis qui a perdu 90% de sa valeur).

Car l’investissement en actions reste un pari sur l’avenir et la rentabilité future d’une entreprise. Il y a donc toujours le risque de perdre tout ou partie de son capital investi !

De plus, les gouvernements postérieurs n’ont rien fait pour favoriser les investissements en bourse, bien au contraire, notamment parce qu’ils cherchaient essentiellement à canaliser l’épargne des français vers la dette publique (OAT du Trésor ou assurance-vie) au détriment des investissements des entreprises privées.

Les français ont donc préféré retourner à leurs placements préférés (la pierre et les contrats d’assurance vie à capital garanti).

De ce fait, en France, la détention d’actions est extrêmement faible ; à la grande différence des USA où tout le monde possède des actions ; notamment parce que leur système de retraites est assis sur la bourse et les fonds de pensions alors qu’en France nous sommes sous le régime étatique et monopolistique de la répartition.

Néanmoins, il ne faut pas se leurrer quant aux raisons profondes sur lesquelles est fondée cette volonté de mettre en vente une partie des actions d’une entreprise publique.

Alors que, dans les années 1990, il s’agissait de désengager l’Etat de secteurs de l’économie où il n’avait rien à y faire, ici il s’agit d’une simple ouverture du capital, et non d’une privatisation, afin d’obtenir du cash (estimé entre un et deux milliards €) pour essayer de parer aux insuffisances d’un budget gravement déficitaire. Autrement dit, les fonds obtenus serviront à boucher quelques trous !

La Française des Jeux cash machine du gouvernement ?

Il peut apparaître singulier que l’Etat cherche à se séparer de son patrimoine (la Française des Jeux est actuellement détenue à 72% par l’Etat) ; surtout qu’il s’agit d’une entreprise générant des revenus réguliers et constants : 15 milliards € de CA pour 185 millions de bénéfices compte non tenu des taxes fiscales et des redevances sur les jeux lesquelles représentent 3,5 milliards € l’an.

Alors, opportunité ou piège ?

Les caractéristiques de l’opération sont assez mal connues.

La répartition du capital serait, après mise sur le marché : 20% pour le public, 20% pour l’Etat, 5% pour le personnel et les buralistes ; le reste (55%) étant réservé aux zinzins (investisseurs institutionnels de type Caisse des Dépôts et Consignations, compagnies d’assurances, banques). Tout ce que l’on sait c’est que l’Etat va conserver une minorité de blocage et, de ce fait, le contrôle effectif de cette société.

Or, la règle de principe de tout investisseur avisé est qu’il ne faut jamais acheter des titres de sociétés qui sont sous le contrôle direct ou indirect de l’Etat car alors entrent en jeu des considérations politiques qui n’ont rien à voir avec la bonne gestion d’une entreprise ; quelle qu’elle soit !

Par contre, on sait que la Française des Jeux est rentable et qu’elle est basée sur l’addiction des classes populaires pour le jeu (loto, jeux de grattage). Le chiffre d’affaires demeurera donc au minimum constant.

L’autre intérêt est que la Française des Jeux détient le monopole des jeux de loterie et de loto sportif en France métropolitaine et d’outre mer. Les risques de perte en capital sont donc limités car la FDJ ne se situe ni sur le marché spéculatif ni sur le marché concurrentiel. Elle ne risque donc pas, du moins pour le moment, d’entrer en concurrence avec des entreprises privées plus performantes !

Par ailleurs, il faut tenir compte de trois tendances récentes :

– la fiscalité sur le capital a baissé depuis que E Macron a mis en place une flat tax à 30% même si cette taxe n’est pas vraiment flat. L’investissement en actions redevient donc intéressant.

– la fiscalité sur l’immobilier va connaître dans les prochaines années une évolution sensible à … la hausse car il faudra bien dégager des moyens financiers pour permettre aux collectivités locales de fonctionner.

– les taux d’intérêts étant à zéro, le rendement des contrats d’assurance-vie est en train de chuter et va probablement arriver, sous 2 ans, à … zéro ! Les nouveaux contrats des compagnies d’assurances sont d’ailleurs exclusivement proposés en unités de compte ; c’est à dire en actions !

D’un autre côté, l’Etat ayant un besoin chronique de revenus, il poussera toujours à la distribution de dividendes lesquels représentent 150 millions € par an. La distribution de dividendes est donc assurée. L’Etat a même tendance à se livrer au pillage systématique des sociétés qu’il détient et ce bien souvent au détriment des investissements ; l’exemple d’EDF est à cet égard symptomatique !

Par contre, s’il se prive, avec cette opération, d’une partie des dividendes, il garde le pouvoir de régulation interne (minorité de blocage) et externe (par le biais de la législation sur les jeux). Car le problème principal des entreprises qui restent sous le contrôle de l’Etat est qu’elles obéissent d’abord à l’Etat et à son administration et ensuite, éventuellement, aux règles économiques du marché. Cela a été particulièrement le cas pour EDF qui a dû procéder à des investissements non rentables dans les ENR ainsi que dans le développement d’une nouvelle technologie pour les centrales nucléaires de type EPR dont on s’est aperçu qu’elle était loin d’être au point (Flamanville). Le cours de l’action EDF a chuté de 70% depuis son introduction et l’opération s’est donc avérée catastrophique pour l’investisseur.

Enfin, le risque principal est que l’entreprise subisse des aléas qui sont actuellement imprévisibles (désaffection pour les jeux du fait de l’irruption d’une nouvelle forme de jeu par le biais d’Internet) et qui seraient susceptibles d’affecter la rentabilité de la FDJ et le cours de l’action. Néanmoins, en l’espèce, ce risque apparaît pour l’instant peu probable.

Il faudra aussi faire attention à ce que le titre ne soit pas trop valorisé lors de son introduction ; mais ici encore cela apparaît peu probable car il s’agit ici pour l’Etat d’une opération test et un échec compromettrait forcément les mises sur le marché des autres sociétés.

Par contre, une flambée du cours de l’action apparaît tout aussi peu probable. Il ne faudra donc pas escompter pouvoir réaliser des plus values rapides et conséquentes.

Conclusion

Au-delà du fait qu’en France on n’aime pas les capitalistes et qu’on se méfie de la Bourse, on peut donc investir et escompter des dividendes réguliers qui seront de toute façon supérieurs au taux de la plupart des placements qui tangentent actuellement avec le zéro (Livret A compris).

Néanmoins, le Fisc, toujours à la recherche du dernier € taxable, pourra toujours remettre ultérieurement en cause les conditions de détention de ces titres au gré de la fiscalité ; le pire du pire ayant été atteint sous la présidence de F Hollande avec une véritable confiscation fiscale des revenus du patrimoine.

Le problème est qu’on ne sait pas comment va évoluer la législation sur les jeux de hasard eu égard aux directives européennes visant à l’ouverture du marché ; étant entendu que la Française des Jeux restera toujours sous le contrôle de l’Etat et de ses fonctionnaires et on sait qu’il faut … se méfier de la gestion étatique même si certains persistent à vouloir nous vanter les mérites de l’Etat stratège.

Bien cordialement à tous !

 

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

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Isabelle DESPLANCHES, la bravache.

Je suis de bonne humeur aujourd’hui, capable de sourire de ma misère profonde.

Comme chacun le sait le fisc me tue, à petit feu, depuis vingt ans maintenant. C’est formidable, je vise la canonisation fiscale.

Le premier redressement, le géniteur des suivants — de plus en plus autistes et difformes, des gnomes fiscaux — le premier donc est un échec pour la maison “Bercylienne”, cette abominable bâtisse hantée par les revenants de tous les meurtres fiscaux qui y ont été commis, où aucune personne honnête ne peut vivre sans étouffer et être prise de vertiges épouvantables.

Ce premier redressement se termina en échec pour les bourreaux, sans que j’en sois dédommagé. Je ne vais pas tarder à engager une procédure pour régler les comptes à ce sujet.

Cependant, La Cour d’Appel de Montpellier, dans sa grande bonté, m’a octroyé 3.000€ au titre de l’article 700, c’est à dire pour les frais de justice.

Je me suis empressé de dire à mon avocate, qui a travaillé pour moi sans honoraire, de toucher ces 3.000€, que le fisc paraissait impatient de verser, me relançant systématiquement —  ce que, je ne vous cache pas, je trouve louche –.

Et bien figurez-vous que cela n’a pas été possible. Isabelle Desplanches, dans sa grande rigueur formaliste, celle avec laquelle elle tue sans émotion les “fraudeurs fiscaux”, n’a pas voulu lui donner les 3.000 balles, elle a demandé que je fasse une lettre.

“Maître,

Si M DUMAS souhaite que les frais irrépétibles vous soient directement versés, il doit en faire la demande par courrier, daté et signé de sa part, adressé à :

DDFIP HERAULT
Division des Affaires Juridiques
à l’attention de Mme DESPLANCHES

Centre Administratif Chaptal
BP 70001
34953 MONTPELLIER CEDEX 2

Je vous prie d’agréer, Maître, mes respectueuses salutations.”

Je l’ai faite :

Bien à vous. H. Dumas

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Droits de succession, art de dépouiller (suite)

Le terme « Droit » me pose un véritable problème. La succession testamentaire ou naturelle est inscrite dans le Code Civil, afin de protéger la propriété privée et sa transmission.

De nouvelles règles ont été mise en place par nos législateurs pour orienter d’abord ce droit. Le principe de prévalence en direction d’une filiation directe. L’enfant doit hériter avec une réserve incompressible, devant les cousins, les nièces voir les oncles ou encore la pièce rapportée, un nouveau mariage. Pourquoi ? L’enfant serait-il meilleur pour succéder au(x) défunt(s) que l’un de ses cousins, l’une de ses nièces ou qui que ce soit ?

Il y a déjà un vice légiféré dans le consentement du défunt.

Cette orientation est conduite par la recherche d’une spoliation plus ou moins importante du patrimoine du défunt par des « droits de successions » en regard de ses choix ou non-choix au profit du ou des destinataires de ses œuvres.

Mais quand bien même, dans le favoritisme de la filiation directe du père ou de la mère vis-à-vis de son ou de ses enfants, il y a un aussi un droit de succéder qui doit se payer au profit d’une suprastructure qui nous l’impose. Comme si celle-ci était capable de comprendre une transmission de témoins entre générations, qui ont les pieds dans la glaise.

Mais il nous faudra rendre comptes à cet inquisiteur, cette pieuvre administrative, cette Matrice. Ce sera un inventaire du patrimoine successoral, susceptible d’être retoqué par ladite administration selon ses propres règles du jeu auxquelles elle nous force, pour éventuellement nous poursuivre vers la réduction du fruit du travail, issu d’une génération antérieure, pour réduire encore le potentiel d’une génération future.

« Droit de succéder » ? Les seuls qui peuvent me dire si j’ai le droit de leur succéder sont ceux qui ont confiance en moi. Et quand des illustres se sont acharnés à créer de la richesse et de la réussite, ils ont évidemment un quelconque discernement pour adouber leur(s) successeur(s).

Peu importe pour les collabos de l’administration en place, l’artefact du soviétisme à la mode Orwell : « Tu paies ce tu nous dois ou alors on te raye de la carte ! »

Nous l’avons bien compris et rasons les murs, mais pour combien de temps encore ? Car la rage monte crescendo en nous et cela se paiera, et cette fois pour vous, les collabos, les courtisans, les affiliés !

Bien à vous

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LA PERQUISITION, UN VIOL NECESSAIRE?

La perquisition est le viol intégral de son intimité.
En plus des dégâts occasionnés par ces violeurs, portes fracturées ou défoncées, coffre fort éventré, le tout sans remord et même avec une certaine jouissance, plusieurs  objets peuvent disparaître pendant celle-ci.
N’esperez pas un mot d’excuse s’ils font choux blanc.
On ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs disent-ils.
Disent-ils…

Belle opération pour le soi-disant Xavier.
Cela fait toujours plaisir de retrouver son appart dévasté par les chaussures à clous.

Mon vécu:
…Le 12 octobre 1995, alors que je dors du sommeil, dit du juste, dans mon appart, à 6 heures du matin, la sonnerie de ma porte se met à retentir d’une façon pour le moins impérative.
J’émerge difficilement, m’étant couché vers les 4 heures.
La sonnerie est accompagnée de coups « appuyés » pas vraiment discret sur ma porte d’entrée.
Je passe une robe de chambre en quatrième vitesse, me demandant qui peut bien venir m’emmerder à cette heure chez moi.
Je regarde par l’œilleton et je vois un couple genre témoin de Jehova.
Celui-ci ayant les oreilles performantes a dû m’entendre arriver et l’homme dit d’une voix forte et pas joviale du tout: Police, ouvrez !
Ouaou, c’est la police et pas des Jehova’s boys.
Bon français discipliné à l’autorité, j’ouvre donc.
Le mec se présente : Lieutenant Trucmuche de la police judiciaire et inspectrice Machepro de la DNEF. Nous avons un mandat de perquisition.
Veuillez nous laissez entrer, et il me fout un papelard sous le nez en l’agitant. Ce doit être son mandat que je n’ai même pas le temps de le lire, ils me poussent et  entrent chez moi.
Qu’est-ce qui m’arrive encore ? Ma voiture doit être mal garée ? Non je plaisante. Une perquise,  je dois au moins avoir tué quelqu’un.
Ils n’ont pas l’air d’être du style causant, ils doivent avoir vu trop de films gestapistes.
Je les emmène au salon et, toujours poli je leur offre un café. Ils refusent sèchement. Ce ne sont pas des souriants. Ils ne doivent pas apprendre l’amabilité à l’école de police. Tant pis pour eux. Ils doivent penser que j’essaye de les corrompre à la tasse de café Senséo…
Moi, il m’en faut un. Je vais donc le faire à la cuisine. Le lieutenant Trucmuche m’accompagne d’un air soupçonneux, il me colle au train comme une sangsue, des fois que je planque ou détruise des « preuves » ou pire, que je tente de m’enfuir en sautant par la fenêtre. Il n’a pas dû réaliser que nous étions au 3eme étage.
Je suis toujours un peu dans le colletard, et surtout je n’ai toujours pas compris ce qu’ils espéraient trouver chez moi. De la drogue, des armes, de l’argent…
Je n’ai aucune idée de ce que veut dire DNEF. Pour moi, à cet instant précis, je présume que c’est un service quelconque de la police judiciaire.
Je retourne avec mon café au salon suivi comme mon ombre de mon « alter égo ».
On s’assoit tous les deux, pendant que sa collègue farfouille avec une ardeur accrue par le faîte qu’elle ne trouve apparemment rien à se mettre sous la dent dans mon appart.
Poliment, car je n’ai pas envie de prendre un coup de bottin sur la tête, je demande à ce lieutenant ce qu’ils viennent faire chez moi.
Il m’apprend que DNEF signifie Direction Nationale des Enquêtes Fiscales et que c’est la DNEF qui mène le bal.
Lui n’est là que pour constater que les droits du perquisitionné, donc moi, en l’occurrence, sont bien respectés. Et il le dit sans rire. Ce doit être un flic pince sans rire, une rareté dans cette profession.
Quelle blague. Il a plutôt l’air d’être là pour m’enfoncer que pour me défendre.
D’ailleurs, ayant mon permis de conduire entre les mains, celui-ci doit lui sembler plus que louche car il téléphone à un service quelconque pour qu’on lui confirme que je ne l’ai pas volé.
Mierda, mon permis était vrai. Je l’ai échappé belle. Il était prêt à me passer les menottes. Loupé ! Il m’aurait bien embarqué à 6 heures du mat pour faux document officiel !
Une heure après, vers sept heures et des brouettes, la visite guidée de mon appart se termine. Bien sûr, ils ne remettent rien en place. Il ne faut pas les confondre avec des femmes de ménage.
Les adieux sont plutôt froids.
La représentante de la DNEF parait vraiment déçue. Elle qui devait s’attendre à embarquer des tonnes de documents, ne repart qu’avec deux ou trois vieilles factures  Darty et un carnet de chèques entamé. Rien de sérieux à se mettre sous la dent. Ca ne valait pas le coup de se lever à l’aube pour une récolte si squelettique.
Elle m’annonce en partant, d’un air vengeur, que ses collègues sont en train de perquisitionner en ce moment à la Loco.
Et paf, prend toi ça dans les dents !

Je m’habille vitesse TGV et en vingt minutes, j’arrive à la Loco.
Là, ça à l’air vraiment  sérieux. Trois ou quatre voitures sont garées devant, dans la voie des bus et la porte de la discothèque est entrouverte. Un mec de la DNEF, genre Stasi, la garde.
Je me fais connaître et il me laisse passer. Un autre, du même tonneau, m’escorte jusqu’au bureau.
En montant les escaliers, je m’aperçois qu’il y a des agents de la DNEF dans tous les coins. Ca grouille dans tous les coins.
Ça monte, ça descend, ça va à droite ou à gauche,  genre je n’ai pas « une seconde à moi, je suis vachement occupé à tout renifler ». Une vraie ruche. On me conduit à leur reine.
Arrivé dans mon bureau, mon escorte boy disparaît en m’annonçant à la personne qui est assis pénardos dans mon fauteuil, derrière mon bureau.
Dans celui-ci, c’est l’usine. Ca bourdonne sec.
Le bureau fait environ 10/12 m2 à tout casser. Ils sont quatre à farfouiller dans nos tiroirs, dans nos dossiers, même sous les cendriers, chaque centimètre carré est scanné. En plus des 4 mecs à tête chercheuse, celui qui est à ma place dans mon fauteuil  m’accueille, fort courtoisement, il faut le dire.
Déjà chez lui, il m’invite donc à m’assoir dans la chaise en face de mon bureau. C’est bien aimable de sa part.
Il se présente, malheureusement je n’ai pas retenu son nom, mais c’est le big chief de cette armée de chiens truffiers.
Il me montre sa commission rogatoire autorisant sa perquise et me présente l’OPJ qui est, selon la formule consacrée et que maintenant je connais, chargé de vérifier que tout se fait dans les règles. C’est le pendant du lieutenant Trucmuche de tout à l’heure, mais celui là a l’air moins coincé.
Ah, ah, les règles, quelles règles ? Les leurs, je présume.
Bref, l’ambiance est cordiale mais studieuse.
En montrant notre gros coffre-fort qui trône majestueusement le long du mur,  il me demande fort aimablement, si par hasard je n’aurais pas la clé et la combinaison ?
Mais si, mais si, bien sûr, Monsieur l’agent, j’ai tout ça dans ma poche. Je fais la combinaison et tourne la clé.
Putain, à peine ouvert le coffre, un incorruptible bondit, m’écarte fermement et se précipite sur son contenu. Il devait penser que je pouvais tout faire disparaître d’un seul coup de mon regard laser.
Ils devaient espérer trouver le Saint Graal ou son équivalent fiscal.
Pas de grosses liasses bien épaisses de billets de 500 et pas non plus le moindre gramme de poudre. Même pas de quoi se rouler un petit pétard. Même pas un vieux Popper. Rien, que dalle, le zéro absolu.
Ce foutu coffre ne contient que les fonds de caisse des bars et de l’entrée. Comme papiers compromettants il n’y a que notre licence d’alcool et notre fameuse autorisation de nuit, plus divers autres papiers tout aussi passionnants.
Ce « trésor », apparemment ne fait pas leur affaire.
C’est la grosse déception, je les sens près des larmes. J’ai presque envie de les consoler. De m’excuser de ne pas avoir mis un kilo de coke dedans mais, ils ne m’avaient pas averti de leur visite.
Je plaisante maintenant mais sur le moment je n’étais pas à la fête.
Je vais être collé à mon inconfortable chaise  jusqu’à 21 heures, heure de leur départ.
Je ne pourrai la quitter uniquement que pour aller aux toilettes, escorté bien sûr de mon OPJ, où à la demande d’Eliot Ness, lorsque ses agents venaient lui faire des messes basses, ou lui porter des papiers « ultra confidentiels » ou s’il devait passer des coups de fils «top secrets ». A ces moments-là, on me mettait au coin. J’allais faire antichambre au bar américain, avec mon OPJ, attendant qu’Eliot daigne nous rappeler. Celui-ci, d’ailleurs n’était pas désagréable. Il avait même beaucoup d’humour. Je parle de l’OPJ. Cela me changeait de la porte de prison qui était venu fouiller chez moi.

Lors de ces périodes « frigidaire », je constatais que le trafic des allées et venues des Gmen de la DNEF était vraiment intense et leur nombre important. Je n’ai jamais su combien ils étaient. Ils bougeaient trop vite. Une véritable autoroute. Comme je le faisais remarquer à mon OPJ, celui-ci m’apprit que  parallèlement à la perquise à la discothèque il y en avait une dans nos bureaux, cité Véron. Et comme on pouvait quasiment passer de l’un à l’autre sans sortir dans la rue, cela expliquait l’intensité du trafic. Un week end du mois d’août sur l’autoroute…
Je passais donc ma journée à répondre au feu roulant des  questions d’Eliot Ness. Je ne sais si j’étais en garde à vue, mais je ne pouvais apparemment pas me barrer. Ce devait être une garde à vue « confidentielle » avec un interrogatoire lui aussi confidentiel.
Certainement pour me faire « craquer », il me déclara qu’il y avait aussi un paquet  perquisitions dans nos autres discothèques et chez certains de nos collaborateurs.
Le pauvre, j’avais presque pitié de lui et de son équipe qui se tapaient la tête contre les murs à la recherche certainement d’une preuve de notre culpabilité.
Culpabilité dans quelle turpitude ? Ils ne me l’ont pas dit mais apparemment ils faisaient choux blanc sur toute la ligne et cela, plus les heures passaient, moins cela les rendaient joyeux à mon égard.
D’après ce que je pouvais appréhender malgré leur mine de comploteurs, c’est qu’ils ne rencontraient pas plus de réussite dans leurs autres perquisitions.
Il y en avait, je l’appris plus tard, 18 simultanées dans toute la France.
J’étais sidéré par l’ampleur des moyens et des hommes dévolus à cette chasse à je ne sais quoi.
Rien n’avait été épargné. Discothèques, collaborateurs, résidences principales et secondaires pour nous trois.
Plus de 150 hommes, au bas mot, avaient été mobilisé pour cette magnifique opération style « Escobar ».
Ils avaient même rendu visite à ma banque, la Scalbert.
Muni de leur fameuse commission rogatoire, ils avaient interrogé Pascal Bondareff. Celui-ci avait remplacé Lantin à la tête de la succursale. Nos relations étaient très cordiales, ce qui fait qu’en buvant un verre au café en face de sa banque, il me raconta leur visite chez lui.
Ils l’avaient interrogé et lorsque Bondareff leur appris que nous possédions un coffre dans son sous-sol, ils auraient presque trépigné de joie. Ils ne se tenaient plus d’impatience en attendant son ouverture.  Ils frétillaient, ils se voyaient, certainement en train de nous passer les bracelets et faire l’ouverture du JT de 20h.
Titre : « Les patrons de la Loco étaient des gros trafiquants ! »
Succès assuré.
Ils devaient penser trouver, au moins,  le trésor des templiers ou tout au moins des preuves accablantes de nos divers rackets.
L’ouverture de la porte leur fut un grand moment de solitude. Il n’y avait que quelques vieilles enveloppes kraft vides, quelques ganses et élastiques qui se battaient en duel. Pas le moindre petit sous ni gramme de sniff et aucun papier « compromettant »,  car pas un seul papier.

Le coffre était plein de vide. Leur déception fut à la hauteur de leur espoir. Immense. Ils se seraient roulés par terre de frustration et de colère.
L’ambiance était définitivement cassée à la banque.
Ils n’ont pas traîné et sont repartis sans faire de bruit, en catimini, une main devant et une derrière.

A part avoir démoli les portes de nos maisons de campagnes et mon
coffre-fort mural dans la mienne, ils n’ont rien trouvé à se mettre sous la dent. Et pourtant, dans ma maison de campagne, ils étaient arrivés en force, accompagnés de maîtres chiens,  alors qu’ils savaient pertinemment que j’étais à Paris et que ma maison était vide d’occupant, à part mes chiens, deux molosses, des Mâtin de Naples, une centaine de kilos de muscles chacun. Ils ont malgré tout bloqué les abords, pistolets mitrailleurs au poing (nous sommes en 1996). Mon voisin Gérard, 20 ans plus tard, s’en souvient encore et, me connaissant, ne peut s’empêcher de plaisanter en me racontant leur « descente », style repaire de Daesh.
Ils m’ont pété 5 ou 6  portes que je fermais en partant et
ils ont certainement dû retourner chaque caillou…
Au sujet de mon petit coffre, je ne peux résister à vous raconter cette amusante conversation.
Pendant mon interrogatoire, car c’en était un, le big boss, qui répondait au téléphone  me tendit celui-ci.
« Monsieur Bolling, notre agent qui se trouve dans votre maison de campagne veut vous parler.
-Monsieur Bolling, nous avons trouvé votre coffre mural, pour nous éviter de le forcer, pourriez-vous nous dire où se trouve la clé ?
– A votre avis ? Je l’ai avec moi. Cela m’est difficile de vous la donner, là sur l’instant.
-Nous allons donc le forcer. Pourriez-vous me dire ce qu’il contient ?
-Rien d’important. Des photos de classe, mes bulletins scolaires et mon livret militaire de 1969.
-Rien d’autre ?
-Ah si, un revolver.
-Un revolver ?
-Oui, un revolver.
-Pouvez-vous me dire comment vous l’avez eu ?
-Écoutez, je pense que vous allez le saisir et qu’il y aura une enquête ?
-oui.
Alors je le dirai à ce moment-là, à ces enquêteurs. »
Ils ont donc trouvé mes bulletins scolaires, mon livret militaire et mon revolver. Belles découvertes.
Concernant cette perquisition, deux armes que je possédais ont « disparues ». Une winchester 30/30 et un Space 12, fusil rare en France (fusil à pompe) canon court à 12 cartouches utilisé par Arnold Schwarzenegger dans le 1er Terminator).
Ces deux armes, bien en vue dans ma chambre, se seraient donc évaporées toutes seules pendant la perquisition, sans laisser de trace…
Je ne les ai pas retrouvées dans la procédure écrite de la perquisition.
Ces deux armes étant « détenues »illégalement, je ne pouvais aller me plaindre qu’on me les avait barbotées. Et par des gendarmes en plus.
J’aurais été bien accueilli.
Au moins il y en a un ou deux qui ne se sont pas déplacés pour rien !
Pour finir avec l’histoire de mon revolver, un 357 magnum, j’ai été convoqué un ou deux mois plus tard au commissariat. Il l’avait passé à la balistique et au laser. Les numéros qui avaient été effacés avaient réapparus mais comme il était neuf et surtout clean, ils s’en foutaient un peu. Sur sa provenance, je leur ai dit que je l’avais acheté dans un bar à Barbés. L’histoire classique que tout le monde leur sort. Ils ont souri en me regardant d’un air entendu, mais n’ont pas insisté. Ça ne les intéressait pas du tout.
Affaire classée pour eux.
Un an plus tard, je suis passé au tribunal.
Comme ma maison était vraiment isolée au fin fond de la pampa, le juge n’a demandé que la confiscation de l’arme. Fin de l’histoire.
Bien sûr, les portes défoncées et mon coffre forcé, ce fut pour ma pomme

Revenons à ma garde à vue à la Loco dans mon bureau où tout le monde tourne un peu en rond. Tout ces gentlemen commencent à s’ennuyer ferme, surtout moi, fatigué de faire le poireau et de répondre à des questions sans fin.
Voulant embarquer des tas de billets usagers, plusieurs milliers, sans doute pour les vérifier (bon courage les gars), je leur fourni deux gros sacs de sport. Je ne les reverrai jamais. C’était de beaux sacs, ce qui explique peut-être que je ne les ai jamais récupérés, comme les cigarettes avec les douanes.
Ma billetterie non plus, d’ailleurs, mais ça je m’en foutais complètement, ça me libérait de la place.

L’histoire de la vérification de notre billetterie qu’ils avaient embarquée dans mes deux beaux sacs de sport, qui ont connus le même sort que les 2 armes chez moi, vaut aussi son pesant de crottin de cheval.
Je vais vous la raconter avant de l’oublier.
Frédéric, gérant en titre de la Loco est convoqué, quelques mois plus tard, à l’ouverture des deux sacs contenant les billets d’entrée. Ces sacs étaient soi-disant scellés. Je reviendrai sur ces scellés « inviolables » plus tard, puisque ce sont eux qui ont la pince.
Ils peuvent sans aucun problème, s’il leur venait à l’idée de tricher, casser les scellés et les refaire derrière. Ni vu ni connu, j’ t’embrouille.
Bien sûr, là je suis mauvaise langue. Ces gens là sont aussi assermentés.
Vous pigez l’astuce du gendarme…
Il faut savoir qu’un billet d’entrée se compose obligatoirement (exigence du fisc) de 3 parties : une  partie souche, une pour le contrôleur et une  pour la boisson que vous donnez au bar. Ces 3 parties ont le même numéro.
A la fin de la nuit la totalité de ces 3 parties sont enfermées dans 3 enveloppes différentes pour chaque bar, avec la date inscrites sur chacune d’elles.
Comme nous avons l’obligation de les garder (10 ans) on les stock, d’abord au bureau puis après avoir vérifié qu’il ne manque pas une nuit, et tous les mois environ on les entasse dans un petit local à la cave.
Donc Frédéric, ponctuel comme il se doit se rend à 9heures pétant dans les bureaux de la DNEF (ou de la DGI ).
On le conduit dans une grande pièce où sont assis autour d’une très longue table, un agent avec un ordi et quatre autres bonhommes le long au côté opposé où s’est assis Frédéric. Sur la table trônent nos deux défunts sacs.
Après les formules de politesse d’usage entre gens de bonne compagnie, un agent lui fait son cinéma en lui présentant les sacs et les scellés soi-disant jamais brisés. Au sujet des scellés, la vérité est  vous vous en doutez toute autre mais je ne la connaitrai que bien des années plus tard.
Ils étalent les centaines d’enveloppes, toujours soi-disant non ouvertes,  sur la longue table.
Ils classent celles-ci par date et les ouvrent jour après jour et se lancent dans un boulot digne des fourmis.
Ils veulent reconstituer les 3 parties de chaque billet. Bonjour le boulot ! Il est digne d’être le treizième des travaux d’Hercule.
Et en plus je ne vous parle pas de l’état des billets qui servent aux boissons.
Il y en a qui sont chiffonnés ou déchirés, d’autres sont encore poisseux d’une douche de coca. Pour certains le numéro a disparu, dissout par de la vodka orange. C’est un peu comme faire des poubelles. Sacré job.
A chaque fois qu’ils ont un numéro, ils l’annoncent à celui qui est à l’ordi pour qu’il l’inscrive dans une de leurs 3 colonnes. Ils feront le rapprochement à la fin.
Ils passent toute la journée à énoncer les chiffres et l’autre nouille à l’ordi les inscrit. Travail des plus intéressant s’il en est.
Frédéric est là, à titre d’enfumage, pour constater qu’ils ne trichent pas…
S’il avait su il aurait emmené avec lui des mots fléchés car il s’emmerde un max.
Vers 19h, tout  le monde est sur les rotules, surtout eux.
Ils n’ont plus de voix. Ils marchent au ralenti.
Lorsque le dernier numéro est enfin énoncé, leur soulagement est palpable. C’est la fin du calvaire. Du leur.
Le chef ( ?) dit en souriant à l’homme à l’ordi :
« C’est bon, c’est fini, tout est dans la boîte. Bravo les gars. C’est bon pour toi Michel (Michel, c’est le mec à l’ordi) ?
Suit un long silence.
L’homme ne répond pas. Le malaise flottait grave dans la pièce m’a dit Frédéric.
Je ne comprends pas, dit-il, tout s’est effacé. Il n’y a plus rien.
Tu n’avais pas sauvegardé ?
Et l’autre, d’une voix de petite fille,
Non. »
Voila ce qui arrive quant on n’a pas de tête.
Ils ne l’ont pas lynché car Frédéric était là.
Tout le monde s’est dit au revoir sans faire aucun commentaire.
Nous n’avons jamais été re-convoqué, c’est dire l’importance de la billetterie !
Le fisc, c’est comme les douanes, même combat.
De toutes les façons, ils avaient grave triché, vous verrez plus loin, mais leur tricherie ne leur avait servi à rien à cause de la nouille à l’ordi.
Voilà comment les meilleurs plans tombent à l’eau, à cause d’un grain de sable. Ici en l’occurrence une nouille dans leur équipe.
Ce n’était pas une bonne journée pour eux.
C’est vrai que lorsque Frédéric nous a raconté, à sa manière,  sa journée et le bouquet final, nous avons éclaté de rire, de longues minutes d’un fou rire à se tenir les côtes.
Tout cela était bidon, de la mise en scène à l’état pur, mais nous ne le savions pas à cette époque.
Nous étions dans la nasse mais, naïfs, nous ne nous en doutions pas.
18 perquisitions, 150 hommes, là-haut, il leur fallait des résultats.
Nous avions vécu les prémices, sans nous en douter, d’un cataclysme qui allait tout emporter, La Loco et nous trois.

Retour à mon équipe de bras cassés, vers 20h, elle  décide enfin d’arrêter la perquisition, de lever le camp et de quitter la Loco.
Elle entasse des milliers de papiers (factures, lettres, bouts de papiers etc…) dans des sacs, pose leurs scellés bidons avec leur pince (qu’ils peuvent changer à leur convenance puisque c’est eux qui la garde) me font signer un papier disant que tout s’est super bien passé.
J’ai signé, ne sachant rien de ce qu’ils avaient le droit de faire ou pas.
Nous reviendrons plus tard sur ce petit papier, mais ce ne sera pas facile.
Heureusement que j’étais tombé sur un OPJ honnête.
Ce fait est assez rare pour que je le signale, car dans cette vie j’en ai vu des vertes et des pas mûres côté gens « assermentés ».
Bref, à 23h, comme s’il ne s’était rien passé, nous ouvrons les portes de la discothèque au public.

La suite dans mon livre “La Locomotive ou la fin des années rock”
https://editions-sydney-laurent.fr/livre/la-locomotive-ou-la-fin-des-annees-rock/
ou Amazon.

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Xavier Dupont de Ligonnès : une affaire d’Etat

La police écossaise arrête Xavier Dupont de Ligonnès, elle vérifie grossièrement ses empreintes digitales, trouve une  correspondance, en déduit qu’il voyage avec un faux passeport.

L’appréhendé est probablement sidéré donc peu loquace, dans le déni pour les flics locaux. Il ressemble si peu à lui-même que ce ne peut qu’être lui, génialement modifié bien sûr, ce qui explique l’échec des recherches policières pendant tant d’années.

Quelle est la première personne avertie de cet énorme gag ? Castaner, évidemment.

Lequel s’enflamme tel l’étoupe.

Il saisit ses relais presse, la justice. Il n’est pas à un coup foireux près le lascar, prêt à tout pour redorer son blason.

La presse imbécile mort â l’hameçon, la justice servile n’en fait pas moins.

C’est ainsi que la première se ridiculise pour un bon moment, que la seconde commet un acte inacceptable que les hommes de l’Etat devraient payer très cher, si nous n’étions pas dans une société d’opérette.

Perquisitionner le domicile d’un innocent sous la pression du ministre de la justice est un scandale d’Etat hors du commun, dont la sanction devrait être implacable.

Mais qui se soucie de justice dans ce pays tout occupé à voler ceux qui capitalisent pour la belle vie des insouciants, à traquer ceux qui travaillent au profit de ce qui ne foutent rien, à terroriser la population au motif cabalistique d’un climat imprévisible.

Ce pays où chacun rêve d’être remarqué à tout prix, célèbre ne serait-ce qu’un instant, seule valeur reconnue face à toutes les autres écroulées depuis si longtemps.

Mon Dieu que l’agonie est longue.

Quand donc ce merdier finira-t-il ?

Comment finira-t-il ?

Ce sont les deux seules questions qui vaillent.

Quant à ce fumier de Ligonnès, il est mort depuis longtemps. Qui, et comment, pourrait survivre à une telle horreur ?

Notre société fait-elle un concours de folie avec ce triste sire ? C’est l’impression qui ressort de l’ambiance actuelle.

Bien à vous.

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