Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Tous morts mais une Terre sauvée !

Un groupement d’associations néerlandaises (la “True Animal Protein Price Coalition”) vient de soumettre au parlement européen un rapport vantant les avantages économiques et environnementaux d’une taxe sur les protéines animales.

Cette même idée vient d’être suggérée aussi par le cercle de réflexion britannique FAIRR et la télé/radio publique (France info) considère même cette taxe comme inévitable en expliquant, qu’entre 2000 et 2017, la consommation mondiale de viande aurait augmenté de 40% ; avec le sous-entendu que cette augmentation exercerait une pression intolérable sur les ressources de la Terre.

Selon ces associations, taxer la viande de boucherie à hauteur de 0,47€ les 100 grammes pour le bœuf, 0,36€ pour le porc et 0,17€ pour le poulet limiterait considérablement les émissions de CO2 et éviterait 500 000 décès par an.

L’argument climatique

A l’appui de cette proposition, ces organisations invoquent les « coûts cachés de la viande au niveau environnemental » car l’élevage de bétail serait responsable de 20% des gaz à effet de serre (les flatulences bovines et porcines ?) et la production de protéines animales compterait pour 75 % des émissions agricoles totales de gaz à effet de serre.

En outre, la production de viande exercerait une pression importante sur les ressources en eau.

La conclusion est qu’il faut réduire drastiquement la consommation de protéines animales pour sauver la planète et la consommation de viande pourrait, grâce à cette taxe, être réduite, d’ici à 2030, de 67 % pour le bœuf, de 57 % pour le porc et de 30 % pour la volaille.

De là à affirmer que les animaux d’élevage et de basse cours sont dangereux pour la planète, il n’y a qu’un pas qui semble avoir été franchi ; les animaux d’élevage devenant, par la magie des mots, un fardeau environnental !

On se situe ici, encore une fois, dans le contexte fumeux des taxes dites comportementales ; dont le but officiel est d’orienter le comportement du consommateur en taxant lourdement les produits que l’on veut qu’il ne consomme pas !

Cette technique est déjà largement utilisée avec la taxe soda, les taxes sur l’alcool et les cigarettes dont la consommation est estimée dangereuse pour la santé. On parle aussi de taxer la charcuterie dans le même but …

Elle est aussi utilisée avec l’automobile puisque l’on taxe lourdement les voitures thermiques pour contraindre les consommateurs à acheter des voitures électriques qui polluent … plus mais différemment !

Au-delà de ces considérations, il s’agit bien évidemment d’un choix idéologique fondé sur le présupposé, non confirmé par la science, d’un « dérèglement climatique dû à l’action de l’homme » ; sans vouloir envisager autre chose et notamment de simples variations climatiques, lesquelles sont pourtant déjà intervenues dans le passé (cf l’optimum médiéval de 950 à 1300 ou encore le petit Age glacière entre 1400 et 1900).

L’argument fiscal

Selon cette organisation, au seul niveau européen, cette taxe rapporterait 32 Md€ d’ici à 2030.

L’argument de nature à favoriser son adoption est le fait que cette manne fiscale serait reversée et il n’est pas besoin de titiller longtemps un politicien avec ce type d’argument pour emporter son adhésion ; car quel politicien ne rêverait pas de disposer d’une grosse manne fiscale qu’il pourrait redistribuer à seule fin de se rendre populaire !

Le tout est de savoir à qui ?

Il est suggéré d’en reverser la moitié à la filière de l’élevage pour favoriser l’investissement et la transformation des exploitations. Un tiers serait destiné à compenser une baisse de la TVA sur les fruits et légumes, perçus comme l’alternative principale des consommateurs, et 20 % seraient destinés à limiter l’impact de cette taxe sur les revenus modestes.

Plusieurs questions se posent immédiatement :

  • Reverser la taxe à la filière de l’élevage pour favoriser l’investissement et la transformation des exploitations après l’avoir assassinée est bien une idée technocratique complètement déconnectée des réalités car on peut quand même se demander vers quel type d’activité vont pouvoir s’orienter des éleveurs qui seront dissuadés de faire de l’élevage…
  • Ne vaudrait-il pas mieux favoriser l’agriculture que de tout faire pour pénaliser les agriculteurs dont le métier est à la fois dur et souvent mal payé ?
  • Si, hypothèse d’école, d’une année sur l’autre, tous les animaux d’élevage sont abattus, il n’y a certes plus de viande mais il n’y a plus de base taxable non plus et plus d’argent à redistribuer ! La poule aux œufs d’or fiscale ne pond plus et le schéma miraculeux devient juste un désastre !
  • D’ailleurs, la simple diminution de consommation de viande entrainera une diminution de la base taxable et des recettes fiscales espérées !
  • Ce genre d’idée fait fi de l’adaptabilité de l’homme qui va se mettre à faire de l’élevage « personnel » dans des conditions sanitaires qui pourront s’avérer « douteuses » et l’épidémie de corona virus est là pour nous en rappeler les conséquences éventuelles !
  • Si on élimine la filière animale, il n’y aura plus de lait, plus d’œufs, plus de beurre, plus de fromages, plus de produits lactés en général ; compte non tenu de tout un tas de sous-produits qui entrent dans les préparations alimentaires ! Toute l’industrie de transformation de la viande disparaît ; tout comme votre boucher et le préjudice de la disparition de tous ces secteurs économiques s’élèvera alors à bien plus de 32 Md€ !
  • On évoque la consommation d’eau : les promoteurs de cette idée ne savent visiblement pas que l’élevage se pratique en fonction des ressources hydriques disponibles et qu’évidemment on n’élève pas du bétail en plein milieu du désert ! En Grèce, où il n’y a pas beaucoup d’eau, on élève des chèvres (en semi-liberté) qui sont peu exigeantes, mais pas des vaches car elles crèveraient ; et l’agriculteur n’est pas assez idiot pour gaspiller ainsi son capital !
  • Les plus faibles économiquement seraient les plus pénalisés puisque, plus le revenu est faible plus le budget alimentation est proportionnellement important. On voudrait contraindre les populations les moins aisées à renoncer purement et simplement à la viande qu’on ne s’y prendrait pas autrement ; c’est à dire que ce qu’on leur « propose » n’est rien d’autre qu’une régression ! Il est douteux que leur verser de l’argent « pour compenser » soit de nature à résoudre ce problème …
  • Il existe déjà toute une série de taxes sur les abattoirs et le commerce de la viande. En ajouter une de plus n’est surement pas de nature à favoriser la filière mais il est vrai que ce n’est pas le but !

Le problème alimentaire

Quoiqu’en disent les tenants des régimes alimentaires sans viande, le régime alimentaire de l’homme est celui d’un chasseur cueilleur qui, il y a 10.000 ans, s’est livré aussi à l’agriculture ; ce qui lui a permis de faire un formidable progrès dans la gestion des ressources et de limiter les périodes de disettes ou de famines et de limiter la mortalité !

Notre régime alimentaire n’est pas celui d’un primate exclusivement arboricole ni même celui d’un ruminant et ne se nourrir que d’herbe, de légumes et de fruits est en fait dangereux pour la santé Les avis médicaux sont unanimes et imposer un régime vegan à un enfant (surtout en bas âge) est assimilé à de la maltraitance.

Interdire ou limiter la consommation de viande n’est donc pas bénéfique pour la santé et on peut légitimement se demander quel est le bénéfice que l’on peut en attendre de telles mesures si on doit tuer l’humanité pour sauver la planète ?

En fait, ne devrait-on pas plutôt se réjouir d’une augmentation de la consommation de viande au niveau planétaire, signe d’une amélioration du niveau de vie et des régimes alimentaires, surtout si les ressources le permettent ?

Or, la mise en place de cette taxe aurait pour essentiellement l’effet inverse en obligeant la population à se passer d’aliments carnés qui nous apportent les protéines dont nous avons besoin ? Dès lors, l’affirmation selon laquelle cette taxe sauverait 500.000 vies apparaît extrêmement suspecte et laisse à penser que ce serait plutôt l’inverse !

Des effets non maitrisés

Il faut être conscient que cette idée émane d’urbains bobos qui ont une vision complètement déformée du monde, de la nature et de l’écologie. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui sont pour les éoliennes et contre les centrales nucléaires sans se poser la question d’où vient l’électricité qui recharge leurs smartphones et leurs consoles de jeux et qui prennent l’avion pour aller à la plage ou au ski !

Il s’agit essentiellement de gens qui soit ne veulent pas manger de viande et donc pour lesquels l’augmentation du prix n’est pas gênante soit de gens qui ont des revenus leur permettant de la payer beaucoup cher !

Ce sont les mêmes qui se livrent à « l’agri bashing » et qui préconisent l’interdiction des OGM, des pesticides, des engrais, des désherbants sélectifs (type glyphosate) sans se poser la question des conditions dans lesquelles les aliments qu’ils consomment seront produits.

J’avais déjà décrit cette tendance élitiste dont la plus évidente est la voiture qui sera un jour réservée seulement à ceux qui auront les moyens de payer des taxes exorbitantes !

Le premier problème est qu’au nom des principes dont ils sont convaincus et qui priment toutes autres considérations, ils veulent imposer leurs choix personnels de vie et/ou idéologiques aux autres en utilisant des prétextes présentés comme écologiques alors qu’ils ne le sont même pas car affaiblir la population mondiale par le biais d’une modification forcée de son régime alimentaire ne peut pas être considéré comme bénéfique ou même seulement comme un progrès !

Car, le premier résultat d’une telle mesure ne serait-elle pas d’affamer les éleveurs puis la planète ? Ce qui n’est sûrement pas la bonne solution  …

Le deuxième problème est que ces organisations disposent de moyens financiers et donc d’un pouvoir de nuisance qui est obligatoirement pris en compte par les politiciens alors que l’urgence climatique ne repose que sur des modèles ou des prédictions qui se sont tous avérés faux !

Cela explique qu’E Macron, tout comme ses prédécesseurs, ne va reculer devant aucun excès, ni de langage ni même financier et surement pas devant un argument de bon sens, pour se jeter à corps perdu dans des promesses écologistes à la fois fumeuses, ruineuses et inutiles à seule fin de pêcher des voix ; alors même que les français sont surtout intéressés par des mesures concernant la sécurité des biens et des personnes ! Ne vient-il pas de convoquer un conseil de guerre écologique (sic ?!?) la posture martiale n’étant là que pour affirmer sa détermination ?

Et, ce qui ne laisse pas d’inquiéter, cette dérive idéologique se retrouve aussi à la tête des institutions européennes !

En fait, la réalité est que la terre ne peut pas être un immense parc naturel protégé sous une bulle et on sait que toute activité humaine et toute production d’énergie sont polluants et peuvent donc être remises en question. C’est un fait que l’on ne peut pas éviter. Il s’agit ensuite d’évaluer les couts d’une technologie ou d’une pratique au regard de nos besoins d’énergie et des gains apportés.

Alors, pourquoi s’en prendre ainsi à un mode d’alimentation millénaire et pourquoi ne pas « s’attaquer » à d’autres sources de pollutions ; en n’oubliant pas que toute activité humaine est polluante ?

Pourquoi ne pas parler de la surpêche qui vide les mers ou des pêcheries industrielles en Norvège ou en Grèce car combien faut-il d’aliments industriels pour faire un kg de poisson ? (il faut 5 à 7 kg d’aliments en granulés pour faire un kg de poisson).

On pourrait aussi suggérer à ces hollandais de taxer lourdement le gaz qui sert à chauffer les serres hollandaises (les Pays Bas sont le premiers producteurs d’Europe de fleurs) car finalement, c’est bien connu, comme le riche est toujours l’autre, le pollueur est aussi toujours l’autre !

Et pourquoi pas une taxe carbone sur les crémations mortuaires ?

En fait, on s’aperçoit que tout est sujet à critique et certaines personnes, sous prétexte de défendre la planète Terre, sont prêts à éliminer les animaux en se basant sur des considérations fumeuses.

Seulement, on connait les dérives de cette vision eugéniste du monde : il y a trop d’animaux donc on interdit les animaux et ensuite on estimera que la pression démographique est devenue trop lourde pour la Terre et on interdira les humains … ou du moins certains d’entre eux ! On a connu cela entre 1936 et 1945 et, à l’époque, c’étaient essentiellement les juifs qui n’avaient plus le droit de respirer.

En conclusion

Entre les écolos, les vegan et autres idéologues de l’écologie, il est vrai que nous ne manquons pas de spécialistes d’une agriculture essentiellement régressive dont le but principal n’est pas de faire des propositions constructives mais d’interdire !

Il ne faut pas être dupe : la promesse de distribution d’argent gratuit, extorqué sous forme d’impôts, n’est qu’un habillage incitatif, pour ne pas dire démagogique, mais la question qui se pose à la fin est quand même : « dans quel but » ?

On est clairement affaire à des écologistes sectaires, intolérants, végétariens ou même vegan pour lesquels manger de la viande est une abomination et qui donc souhaitent en interdire la consommation, d’une manière ou d’une autre ; l’écologie n’étant qu’un vecteur comme un autre pour parvenir à ce but.

Ces personnes sont en outre atteintes de taxomania, affection malheureusement de plus en plus courante chez les gens désireux d’imposer aux autres leur vision du bonheur sur terre.

Néanmoins, quand tout aura été à la fin, interdit, aura-t-on pour autant atteint le paradis sur terre ?

En fait, nous savons que l’écologie punitive et fiscale ne s’arrêtera, comme le socialisme, que lorsqu’on aura fini de dépenser l’argent des autres.

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

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LE COUP D’ETAT

Il y a quelques jours un lecteur m’a conseillé le livre de Curzio Malaparte : “Technique du coup d’Etat”.

Je l’ai acheté et l’ai lu d’une seule traite.

Ce fût une révélation que j’ai plaisir à partager avec vous. Je suppose que ce livre, qui a eu beaucoup de succès à son époque, est un ouvrage de base pour tous ceux que la prise de pouvoir passionne. Pour moi, qui n’ai pas le culte du pouvoir, ce fût un flash, la mise en pleine lumière de notre réalité politique et sociale.

 

Commençons par le commencement.

D’abord le pouvoir.

Wikipédia a beaucoup de peine à définir le pouvoir.

Je suis pour ma part convaincu par l’idée que le pouvoir, dans nos sociétés, est sous-tendu par l’accès à la liberté, au “pouvoir faire”.

Longtemps l’idée directrice qui s’imposait aux analystes a été que l’homme est mu par son intérêt, que ce moteur expliquerait tout, organiserait tout. Cela est probablement vrai, mais l’intérêt peut se traduire de différentes façons. Initialement, il tente de satisfaire les pulsions primaires : la faim, la santé, le sexe, la vie… Puis, ces besoins acquis, il est alors avide de liberté.

Donc, intérêt et désir de liberté sont étroitement liés.

Pour moi, la réalité de la liberté est l’éphémère. Comme la vérité elle doit être conquise à chaque instant, car elle est remise en cause à chaque instant. Elle se mérite jour après jour.

D’autres la pensent pérenne. Ils tentent alors de l’acquérir et de la vivre de deux façons : par le pouvoir ou par l’absence de responsabilité dans le cadre de certaines soumissions – la servitude volontaire de La Boétie –. Les exceptions ou accidents dans ces versions sont : le pouvoir qui étouffe et la soumission responsable : deux échecs qui tuent.

Donc, le vrai moteur d’accès au pouvoir, pour ceux qu’il intéresse, n’est autre que l’idée d’en retirer la liberté de faire, tous les boniments altruistes ou autres qui accompagnent la démarche sont secondaires.

On y voit déjà plus clair.

Les moyens d’accéder au pouvoir

C’est ici que le livre de Malaparte est remarquable.

Il expose, crûment mais de façon imparable, que la prise de pouvoir n’est pas issue d’une action politique mais d’une action technique. Il prend comme exemple la conquête du pouvoir par les bolchevicks qui est le fait de l’organisation technique de Trotski et non de l’engagement politique de Lénine.

Il fait dire à Trotski, parlant à Lénine : ” Pour réussir, il ne faut point se défier des circonstances défavorables, ni se fier à celles qui sont favorables. Il faut frapper au ventre : cela ne fait pas de bruit. L’insurrection est une machine qui ne fait pas de bruit. Votre stratégie exige trop de circonstances favorables : l’insurrection n’a besoin de rien. Elle se suffit à elle-même.”

Trotski n’attache pas d’importance aux mouvements de foule qu’il croit instables par essence. Il pense que la prise de l’Etat, du pouvoir, doit être le fait de quelques techniciens s’emparant des points clés ; à cette époque : les gares, les centrales électriques, les grands carrefours… pas le parlement.

Tiens, tiens…

A y bien réfléchir, les points clés de notre société ne sont-ils pas tenus ou contrôlés par l’Etat, contre vents et marées : les chemins de fer, la santé, la scolarité, l’éducation, l’énergie, la propriété privée, la banque, etc… tout cela au grand dam de certains de nos amis européens, baptisés de méprisants libéraux avides d’argent par nos tenants du pouvoir ?

L’Etat n’est-ce pas cette abstraction qui n’existe que par la présence de ceux qui s’en réclament, qui disent le représenter ?

Mais alors, sommes-nous sous le règne d’un coup d’Etat ?

Assurément. Ce coup d’Etat est vieux de quarante ans.

Ce sont les technocrates qui en sont les responsables, ils n’ont pas fait de bruit, ils ont frappé au ventre.

Ce coup d’Etat est le fils de l’homme qui a écrit “Le coup d’Etat permanent” François Mitterrand. Par vice ou par bêtise et suffisance ? L’histoire le dira peut-être un jour…

Les technocrates sont le fruit de l’éducation nationale, son fleuron. Jusqu’à Mitterrand, ils représentaient l’Etat, ils étaient face à la population qui était représentée par les élus. Le conflit entre eux était constant, mais nécessaire à la théorie de Montesquieu du partage des pouvoirs.

Puis Mitterrand a organisé ce qu’il a appelé la décentralisation mettant, mais imprudemment, ses pas dans ceux de son prédécesseur honni de lui le Général De Gaulle.

Ce faisant Mitterrand a cru humilier les technocrates qui n’avaient pas beaucoup de respect pour lui, ce fut effectivement le cas, mais peu de temps.

D’abord furieux de perdre leur pouvoir, les technocrates ont vite perçu les limites intellectuelles et pratiques des élus, ils les ont laissés patauger quelque temps puis à leur demande, et c’est là le coup génial, ils ont pris totalement le contrôle de tous les points essentiels de notre pays, laissant les élus réduire leur rôle à l’apparence.

Ce fut le coup d’Etat des technocrates, par absorption de l’opposition constitutionnelle, des élus.

C’est sous leur dictature que nous vivons, que nous souffrons. Pendant qu’ils exercent le pouvoir, cachés dans les coulisses du théâtre des guignols politiques qui nous est donné à voir, nous cherchons à comprendre l’incompréhensible, l’apparence. Tel Don Quichotte nous luttons contre des moulins à vent. Nous sentons bien que notre situation de soumis responsables nous tue, mais sans pouvoir en analyser les raisons et imaginer des solutions.

Ce coup d’Etat des technocrates a été remarquable. Il a quelques caractéristiques particulières.

D’abord la caste au pouvoir ne tient pas son pouvoir de l’hérédité, mais de l’onction de l’éducation nationale et de ses grandes écoles, des réseaux en découlant.

Ensuite, une grande partie des soumis y trouve son compte, ce sont les fonctionnaires déchargés de toute responsabilité donc libres. Les soumis responsables, les esclaves en quelque sorte, sont volontaires pour certains : les indépendants ; en partie assimilés aux irresponsables pour les autres : les salariés du privé.

Le coup d’Etat des technocrates a instauré une société intelligente, mais liberticide. Or, sans liberté pas de création, sans création pas de renouvellement de la vie.

Notre société, issue de ce coup d’Etat, est donc vouée à mourir.

Trop sophistiqué dans sa mise en place, nous ne pourrons pas sortir de ce coup d’Etat par la démocratie, non plus par un autre coup d’Etat les tenants actuels étant très lucides et très avertis, nous devrons donc attendre son effondrement.

Il est en cours, c’est ce qui est réconfortant… si l’on veut.

Bien à vous. H. Dumas

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L’entrepreneur percepteur bénévole

Préambules

Je rebondis sur l’article publié par Mr Dumas – https://temoignagefiscal.com/lentrepreneur-ce-percepteur-benevole-battu-vole-viole-dont-la-parole-ne-se-libere-pas/

L’entrepreneur n’est pas un bénévole, ou il l’est par son libre choix. En aucun cas, face aux coursives de Bercy et de toutes les administrations y adossées. Il est leur esclave en prenant tous les risques pour gagner sa vie et faire vivre avec lui et par lui un écosystème.

Le bénévolat est une action positive et non une autre réduite, où il s’agit de charité choisie et non de solidarité imposée.

Prolongements

La fatigue d’un petit entrepreneur qui est sur le terrain, les pieds dans la glaise, ne peut se reconnaître parmi ces crotales et ceux qui en dépendent. Tout l’art de ponctionner les forces vives au profit d’une clientèle qui en vit est sciemment organisé par une nouvelle religion : La solidarité, l’apanage du socialisme …

Le Parti socialiste, sise France, est en déconfiture, mais pensez-vous que ses jalons et métastases tels un cancer n’existent plus ? Le socialisme et ses échafauds de rééducation prospèrent et ont gangrenés toute notre société. Même ses opposants politiques ne sont que des faire-valoir qui épousent leurs codes.

La supercherie continue avec les écolo-scientistes, car le pognon vient à manquer pour servir leurs œuvres. Ces derniers radicaux sont parmi les pires : Le Marxisme décroissant. Marx n’était pas contre la croissance, comme pour nos inféodés syndicats car ils ont besoin de faire les poches de leurs administrés dévoyés.

Ces Kmers verts sont les idiots utiles pour réduire un peu plus nos possibles et nous ponctionner plus dans une impasse, une régression …

La Gourde

Ou plutôt Lagarde à la tête de la BCE. Avocate de talent, donc forte en communication, nous dit grosso modo que pour notre épargne, elle s’en fout, mais que l’emploi est la priorité. Ce qu’elle oublie, la championne des vélos plutôt que la voiture pour se déplacer, est que l’épargne est le fondement du capitalisme sur laquelle elle émarge avec tous ses affiliés. Placée à la tête de cet Etat dans l’Etat, elle nous promet une économie verte. CQFD …

L’intérêt

Nous avons tous des assurances que nous payons pour nous prémunir. Elles nous sont imposées dans la plupart des cas et c’est une bonne chose pour éviter le « passager clandestin ». Chacun parmi nous choisit celle qu’il peut s’offrir, à la carte, comme pour aller dîner en ville.

Mais ce n’est pas le cas pour notre santé et nos vieux jours. Ni non plus pour notre sécurité des biens et des personnes. Les français continuent d’adorer la suprastructure dans toute sa verticalité qui ne cesse de provoquer des déserts dans leurs besoins fondamentaux, celle à bout de ressources malgré l’artefact de se hisser en champions du monde de prélèvements obligatoires et de taux de recouvrement via l’inquisition par les impôts, les taxes et leurs tribunaux administratifs.

Des manants

Notre société est pourtant en tension. Effectivement une partie de notre population se réveille et pose la bonne question : Ou passe notre pognon ?

Mais se la poser revient souvent à trouver des faux coupables. L’entrepreneur par exemple. Celui qui exploite et qui ne paye pas ses subordonnés, alors que ceux-ci perclus de droits par un Code du Travail qui s’approche de l’épaisseur du Larousse.

L’EdNat et les préposés de la communication Mainstream ont farci l’esprit des dindes à tondre, éparpillées autant que possible pour ne pas se coaguler en fronde, ou plutôt fondre vers les mêmes autoroutes tracées : A bas le capitalisme, le libéralisme ! Sans même comprendre que ces derniers sont la source de leur émancipation, de leur individualité, de s’être affranchis, de leur propension à aboyer …

Conclusion

Je n’en ai pas. Pour moi, c’est la fin de partie – plus positive que celle de S. Beckett. Je prépare une machine à pognon portable et dé localisable qui va me permettre de sortir de cet espace Schengen et faire un Fuck à toutes ces administrations françaises qui m’ont violé en tournantes …

C’est peut-être cela ma conclusion …

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Humanité bien mal placée

Un sujet a fait l’actualité médiatique d’un moment : l’éventualité de l’allongement du congé pour décès d’un enfant de cinq à douze jours.

Pourquoi ce sujet maintenant ?

Ma première interrogation a été celle-ci : mais pourquoi ce sujet maintenant ? La réforme des retraites, le danger présenté par l’islamisme, la menace d’une crise économique majeure, les élections municipales prochaines… Autant de thèmes dont l’urgence paraît bien plus certaine !

Par ailleurs, les épisodes douloureux de la vie sont nombreux, la perte d’un enfant est l’un des plus difficiles ; mais sur l’échelle des stress, la perte du conjoint, nous disent les spécialistes, occupe la première place. Elle ne donne cependant « droit » qu’à trois jours de congé…

Avec cette question qui pourra paraître impertinente à beaucoup : est-on si certain que cela que des congés supplémentaires soient pour tout le monde et dans tous les cas la meilleure réponse à de telles épreuves ?

Cela dit, trois jours, cinq, douze, un mois pourquoi pas… Je n’ai pas d’avis pertinent, et dans un premier temps j’ai surtout pensé qu’il devait s’agir d’un sujet de diversion, sans beaucoup d’intérêt, jusqu’au moment…

Ce qui m’a fait bondir

Jusqu’au moment où j’ai compris, ce qui m’a d’abord paru absolument incroyable, qu’il s’agissait bel et bien d’un projet de congé à la charge de… l’entreprise !

Quoi ! Ce ne sont pourtant pas les instances paritaires qui manquent dans ce pays ! Mais que je sache, aucun débat récent entre patrons et salariés sur ce sujet ! La démarche habituelle est qu’un accord négocié soit ensuite « étendu », repris par la loi.

Rien de tel ici : le législateur s’arroge le pouvoir et le droit d’imposer à l’entreprise des congés que personne n’a demandés !

Pour faire parler de soi ? Pour occuper le terrain médiatique ? Pour éviter de parler d’autre chose ?

Pour moi, la lecture de cet épisode est très simple : une atteinte de plus, une atteinte insupportable, au droit de propriété. Pour nos politiques, l’entreprise n’est plus à ses propriétaires, c’est devenu une sorte de bien public ou commun, où toutes les pioches sont permises. Sans même que soient consultés, au moins pour avis, les futurs payeurs, les entrepreneurs (et eux seulement).

Revenir au bon sens

Et si c’était le moment de remettre à plat ce qui revient à l’entreprise et ce qui devrait être pris en charge par la communauté, d’une façon ou d’une autre ?

C’est pourtant simple : l’entreprise doit pouvoir maîtriser complètement et connaître parfaitement ses prix revient.

Les congés annuels calculés sur le temps de présence au travail sont parfaitement connus, et donc prévisibles.

En revanche, les imprévus, les aléas de la vie, ne devraient pas impacter les prix de revient, précisément parce que par définition ils sont imprévisibles. Ils peuvent faire l’objet d’une prise en charge par la collectivité, une assurance, ce que vous voudrez, mais ils n’ont rien à faire dans un compte d’exploitation d’entreprise : comment puis-je calculer mon prix de revient, si je dois intégrer par exemple le risque qu’une partie de mes salariées se révélant porteuses d’heureux événements, ce dont en tant que citoyen je ne peux que me réjouir, vont me coûter en plus de leur congé de maternité, sept jours d’absence pour visite médicale, comme je l’ai dénoncé dans un billet précédent ?

Une remarque qui vaut tout autant pour les quatre jours de congé pour un mariage ou les trois jours pour le décès du conjoint, du père, de la mère, d’un frère ou d’une sœur. Des congés, certes utiles ou nécessaires, mais qu’il est impossible d’anticiper dans un calcul du prix de revient, et qui ne devraient pas conséquent pas être à la charge de l’entrepreneur.

Certes, dans les grandes entreprises, de tels coûts se trouvent plus ou moins amortis par le nombre. Ce qui n’est pas du tout le cas des petites entreprises, qui sont donc à la merci de prendre de plein fouet des coûts totalement imprévisibles.

Humanité mal placée

À propos de cette mesure, usant et abusant de sentiments faciles, on a parlé « d’humanité ».

L’humanité, c’est très bien. Mais, et je sais que mon propos va choquer, mais je l’assume, l’humanité, ce n’est pas le problème de l’entreprise. Je ne suis même pas sûr que cela soit celui de la collectivité. Mon opinion personnelle est que pour l’humanité, mieux vaut compter sur sa famille et sur ses proches. Mais bon, si vous voulez de la collectivité, je ne m’y oppose pas.

Mais parler d’humanité, au financement artificiellement imposé à l’entreprise, un acteur qui n’en peut mais, c’est plus qu’une erreur, c’est indigne.

Qui mon propos vise-t-il ? Tous ceux qui, aux plus hauts niveaux de responsabilité, se sont livrés à ce racolage facile. La liste est longue et mon article petit, je n’en dirai pas plus : suivez seulement mon regard…

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Les Etats voyous mentent évidemment, c’est leur signe distinctif.

Les français, terrorisés à l’idée de mourir étouffés et noyés du fait de l’augmentation annoncée de la température dans un siècle — ou plus –, sont à juste titre extrêmement troublés par l’attitude des responsables de l’Etat chinois qui ont poursuivi, pour fausses rumeurs mettant l’Etat en danger, un jeune médecin premier découvreur du coronavirus, hélas depuis décédé de cette maladie.

Il faut dire que c’est énorme.

Oui, la connerie de l’administration quand elle devient maître d’un état, comme dans les régimes fascistes ou communistes, est insondable.

En sommes-nous très loin ?

C’est une question qu’il convient de se poser très sérieusement.

Sans vouloir rabâcher tel le vieillard sénile, je suis bien obligé de constater qu’il y a soixante ans ceux qui prétendaient représenter l’Etat manquaient sérieusement d’humour mais avaient des principes, notamment celui de ne jamais mentir.

L’administration à cette époque mettait un point d’honneur à ne pas mentir, en revanche elle n’était que très peu transparente. Il est possible que ce qu’elle ne disait pas fût alors des mensonges…mystère.

Aujourd’hui elle se pare des vertus de la transparence, mais elle ment comme un arracheur de dents. Notre administration New-look ment à tour de bras, pour tout et pour rien.

Chacun de nous, presque journellement, est confronté à ces mensonges administratifs que ce soit pour couvrir les âneries de tel ou tel fonctionnaire, pour ne pas exécuter une prestation, pour ne pas engager la responsabilité administrative, etc… les motifs sont nombreux où nous nous trouvons devant des mensonges petits ou énormes selon le cas.

La plupart du temps notre indignation face à ces mensonges reste vaine. Tout au plus peut-on la partager avec nos amis, tous face à des cas semblables.

Car l’exposer publiquement est objectivement dangereux, même si ce danger est plus sophistiqué et moins apparent que celui encouru par les chinois chez eux.

N’allez pas dire évidement que tel flic a fait un faux témoignage, que tel pompier a été incorrect, tel chauffeur de bus imprudent, tel employé municipal indélicat, etc… sauf si le problème est sexuel évidement, et vise principalement un homme hétérosexuel, blanc, européen.

Là, je vous parle de la vie de tous les jours, des mensonges et indélicatesses administratifs qui l’empoissonnent. Cela peut aller du service qui met le téléphone sur répondeur annonçant un encombrement fictif, du bureau qui vous renvoie ailleurs ou simule un débordement pour ne pas vous recevoir, mais aussi du redressement fiscal minime ou énorme, du PV injustifié, de l’humiliation inutile, de la préemption de vos biens, du refus du permis de construire de votre cabane de jardin, etc…

Inutile d’aller perdre votre temps devant le médiateur de service concernant le mensonge qui vous impacte, il est chargé de dire que tout va bien, alors…

Inutile de vous précipiter vers la justice, vous ne serez pas le bienvenu, ils sont débordés et ne s’intéressent qu’aux cas sociaux, et encore…

En réalité vous avez fait un marché de dupe, vous avez échangé votre liberté contre une avalanche de mensonges alors que vous pensiez obtenir la sécurité.

Quelle illusion !!!

Mais, pourquoi notre administration ment-elle ainsi ?

Tout simplement parce qu’elle a tant promis que d’une part elle ne peut pas tenir ses promesses et que d’autre part elle s’est ruinée à essayer de les tenir.

Elle est acculée au mensonge ou à l’humiliation de l’échec avoué. Elle a choisi, cyniquement, le mensonge.

Elle ne peut pas, en l’état, devenir l’égale de l’administration chinoise, car elle n’a pas le pouvoir absolu, mais peu s’en faut.

Elle se démène pour porter les siens au pouvoir, elle fustige tous les politiques qui ne sont pas de son bord, elle achète les outils de communication, elle liquide fiscalement ceux qui pourraient lui nuire, elle enferme dans des règles liberticides ceux qui s’opposent à elle et les prive de la liberté de disposer de leur biens, elle porte la délation aux nues en fait une vertu, elle éradique la richesse contrepouvoir qu’elle craint plus que tout, elle hait la liberté.

Notre administration cynique et menteuse, largement au niveau de l’administration chinoise, n’est qu’en attente du pouvoir politique pour donner sa pleine mesure.

Mais il ne lui suffirait pas de l’atteindre, encore faut-il qu’il soit unique, n’ait aucune opposition.

Vous vous dites : ce n’est pas possible…

Détrompez-vous, non seulement c’est possible, l’histoire n’est faite que de cela, mais c’est probable et sans doute assez proche.

Vous allez vous jeter dans les bras qu’elle va vous tendre quand la société, qu’elle a minée, va s’effondrer sous vos pieds et qu’elle prétendra, scandaleusement, être la seule à pouvoir vous sortir de la faillite et de la chienlit qui l’accompagnera.

A bientôt. H. Dumas

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Dictature ou démocratie limitée ?

Nous nous souvenons de la déclaration véhémente du président à propos de sa méthode de gouvernement ou plus exactement d’exercice du pouvoir …

Cette déclaration est intervenue dans le cadre de la contestation générale du pouvoir et de sa légitimité, à propos de la réforme des retraites, par une fraction de la population emmenée par la France insoumise et certains syndicats.

On sait que cette contestation a eu pour effet notamment de gêner le président dans ses déplacements (au théâtre ou en province).

Reprenons ses propos tels qu’ils ont été rapportés par notre ami Bukinov :

“Aujourd’hui s’est installée dans notre société – et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables -, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée…
Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez !
La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre. “

Sur la forme

A delà de la forme incantatoire, il faut quand même remarquer qu’il utilise ce que l’on appelle, en psychologie, des « biais cognitifs » ou d’appréciation des évènements par rapport à lui-même et que ceux-ci sont de nature à fausser son appréciation des faits et son jugement.

Il s’agit évidemment d’une réaction égocentrique et narcissique par rapport à une contestation qu’il estime inacceptable ; au moins dans la forme si ce n’est sur le fond !

En effet, en évoquant des « attitudes séditieuses » et des discours qui ne peuvent être que « extraordinairement » coupables ; il situe l’idée qu’il a de cette contestation : il formule un jugement de valeur et il l’estime illégitime. En cela, il se rapproche de la conception du pouvoir des démocraties populaires qui n’étaient ni démocratiques ni populaires, et où le fait de contester le pouvoir faisait de vous un « ennemi du peuple », un délinquant qui fallait éradiquer. Le crime commis n’était pas autre chose que des attitudes séditieuses ou extraordinairement coupables avec cette différence notable, qu’en France, personne ne va en prison pour avoir exprimé des idées politiques, quelles qu’elles soient (sauf révisionisme ou incitation à la haine raciale).

Sur le fond

Il définit ensuite la dictature comme une personne ou un clan qui décide des lois.

Les questions qui ne lui seront pas posées (et surtout pas par la presse bien-pensante et lourdement subventionnée) sont évidemment celles-ci :

Comment définit-il la mainmise d’une administration (les hauts fonctionnaires) sur tout un pays ; hors de tout processus démocratique clairement consenti par la population ?

Comment définit-il la violence qui est exercée par cette administration pour obtenir de gré ou de force, au moyen de dispositions attentatoires aux libertés publiques, la soumission de cette population et notamment le recouvrement de l’impôt ?

Il évoque le respect de l’autre, l’interdiction de la violence et la haine à combattre. Quelle appréciation porte-t-il sur les violences policières évidentes qui ont été commises, sur ordre, à l’encontre des gilets jaunes ; violences destinées à casser une contestation que le pouvoir ne voulait pas voir ? Comment estime-t-il les propos du préfet Lallemand qui a déclaré à un manifestant : « nous ne sommes pas dans le même camp » justifiant de ce fait une répression policière au service d’un autre camp c’est à dire d’un groupe ou d’une caste ?

Estime-t-il que la justice administrative, seule habilitée à juger des litiges entre un particulier et l’administration, est impartiale (le taux de jugements en faveur de l’Etat dépasse 80% ce qui ne peut pas être que le fruit du hasard) ?

Ne peut-il pas estimer que la population qui se voit méprisée, bafouée, volée, spoliée par un système très largement organisé, n’ait d’autre issue que la contestation haineuse ; cette contestation étant l’expression d’une résistance à un exercice du pouvoir estimé trop autoritaire ?

Il semblerait que M Macron ne perçoive finalement l’exercice du pouvoir que comme la possibilité pour lui-même de s’exprimer librement, au nom des autres, dans le cadre d’un grand débat où il n’y aurait aucune contradiction …

Seulement, n’écouter que soi-même n’est pas la preuve d’une vision démocratique du pouvoir …

Cette pratique du pouvoir peut-elle être considérée comme démocratique ?

Après deux années de préparation et de concertation, le gouvernement a présenté son projet aux partenaires sociaux qui ont eu la surprise de constater que ce qui leur était soumis était un projet technocratique qu’on leur demandait juste d’approuver en le présentant comme universel, juste et égalitaire !

On connait la suite : la contestation et la grève ont été les principaux arguments de résistance à une réforme qui apparait dans les faits comme totalement inadaptée ; chaque corporation (avocats ou cheminots) ayant de « bonnes » raisons de défendre ses petits avantages … justifiés ou non !

Le gouvernement s’est trouvé pris au piège d’une contestation généralisée et il n’a eu alors de cesse de manœuvrer pour contourner l’opposition et ne pas perdre la face ; notamment en accordant des avantages dérogatoires à certains plutôt qu’à d’autres …

Au-delà de ce constat, c’est en fait celui du problème de nos élites avec l’exercice du pouvoir et du respect des autres dans le cadre de la démocratie et quel meilleur exemple que cette réforme des retraites dont nous allons examiner le « processus démocratique » propre à la Vème république ; puisque le projet doit désormais venir devant le parlement aux fins d’adoption législative.

Le cadre parlementaire est déjà fixé : Les députés LREM et MODEM sont majoritaires en voix à l’assemblée nationale ; ce qui conforte le gouvernement dans l’idée que le projet de loi bénéficiera d’un vote favorable.

Cette situation pose déjà une première question : au-delà de la vision « idéale » d’un gouvernement agissant exclusivement pour le bien commun, est-ce que ce dernier peut légitimement imposer un texte rejeté par l’ensemble de la population et le parlement issu d’une majorité régulièrement élue peut-il voter un projet de loi du gouvernement alors qu’il sait que ce projet est rejeté par une majorité de la population ?

En théorie, oui bien évidemment mais ce n’est pas nécessairement démocratique ; c’est juste une forme d’exercice du pouvoir ; ce à quoi il sera rétorqué que le pouvoir s’exerce sur la durée et que l’exécutif ne peut pas être paralysé en permanence parce qu’il y a une contestation dans la rue ou ailleurs !

Le pouvoir s’exerce dans le cadre des institutions qui ont été adoptées par les français en 1958 et … pas dans la rue ; laquelle ne reflète évidemment ni l’ensemble de la population ni l’ensemble de l’opinion !

En outre, un nombre colossal d’amendements ont été déposés sur le bureau de l’assemblée nationale (on parle de 20.000).

La stratégie des amendements est bien connue : elle vise à provoquer un enlisement du travail de l’assemblée nationale. Il s’agit évidemment d’une perversion du débat parlementaire dans la mesure où l’opposition, consciente qu’elle ne pourra pas s’opposer à l’adoption d’un texte, utilise des méthodes d’obstruction.

Bien évidemment, le gouvernement le sait et a d’ores et déjà préparé sa « riposte » avec l’article 49.3 dont le texte en est le suivant :

« Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l’alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session. »

Cette procédure, dite du vote bloqué, est évidemment totalement anti démocratique dans la mesure où elle permet à l’exécutif de faire passer, en force, un texte sans qu’il soit voté par la représentation nationale.

Le gouvernement, conscient que l’utilisation de cet article pourrait être « mal interprétée » et que l’opposition ne manquera pas de crier à la dictature, a d’ores et déjà fixé sa stratégie : On laissera les députés « s’amuser » pendant quinze jours avec leurs amendements avant d’y mettre fin avec le 49.3 !

Cela permet d’invoquer une légitimité de pure forme mais ne résout en aucun cas la question de la légitimité du texte adopté au regard de l’opinion publique.

La deuxième question qui se pose alors est celle-ci : Est-ce que le parlement (assemblée nationale et sénat) a le pouvoir de s’opposer au gouvernement et de l’empêcher de prendre un texte rédigé par des inconnus au fin fond d’un ministère ?

En théorie oui, en pratique non car la constitution fixe des règles qui permettent à l’exécutif de passer outre à l’opposition du parlement. Autrement dit, les règles du jeu telles qu’elles ont été fixées par la constitution ont été faussées dès le départ et, à bien y regarder, un parlement qui ne peut ni contre-balancer ni s’opposer à l’exécutif ne sert à rien !

Le principe de toute une démocratie représentative est que les décisions importantes doivent faire l’objet d’une loi votée par la représentation nationale, à savoir les députés et les sénateurs.

Dans les faits, et concernant plus particulièrement le projet de réforme des retraites, on se situe assez loin de ce schéma théorique car le texte du gouvernement  prévoit en fait une loi-cadre et une habilitation en sa faveur pour « légiférer » par ordonnances (une vingtaine !?!).

Cela signifie clairement que les députés vont voter sur le contenant de la réforme (un cadre juridique global) mais que le gouvernement y mettra ce qu’il voudra !

Nous avons là clairement une violation de la démocratie mais … pas une violation de la constitution puisqu’elle le permet expressément (article 38) !

C’est clairement faire échec à la représentation nationale même si on peut appeler ça une délégation de pouvoir ; bien que le parlement n’ait pas à se dessaisir de son pouvoir législatif au profit de l’exécutif car c’est alors au minimum une démission et au pire une perversion pour ne pas dire une parodie de démocratie.

Est-ce que cela fait de notre pays une dictature ?

Non, mais cela n’en fait pas une démocratie non plus et entre JF Revel et F Mitterrand (le coup d’Etat permanent), il n’a pas manqué d’opposants à ce texte (l’article 49.3) !

Le problème est que l’énarchie, dont sont issus le président et la plupart des membres du gouvernement, aime la verticalité et sa conception du pouvoir est qu’elle commande et que les autres (vous, en l’occurrence) obéissent !

J’ai, à plusieurs reprises, critiqué, dans ces colonnes, le système de pouvoir autoritaire, monarchique et vraiment peu démocratique de la Vème république mis en place par le général De Gaulle qui n’était pas un dictateur mais pas vraiment un démocrate non plus.

De Gaulle prétendait l’avoir fait pour stopper l’instabilité gouvernementale de la IVème république en oubliant un peu rapidement que l’essentiel du problème se situait au niveau du système électoral qui prévoyait l’élection des députés à la proportionnelle ; empêchant de ce fait l’émergence d’une majorité. Ce n’était donc pas le parlementarisme qui était en cause !

En outre, parce qu’il ne voulait pas avoir à rendre des comptes devant une classe politique qu’il méprisait, son ego ne supportant pas la critique, il a poussé l’exercice tellement loin que le parlement n’a désormais plus aucun pouvoir ; mettant même à mal le principe même de la séparation des pouvoirs. Le parlement ne peut pas mettre en cause la responsabilité politique du président qui est, de ce fait, à la fois, irresponsable et inamovible sauf devant les français une fois tous les 5 ans dans le cadre d’un système électoral qui peut être biaisé, voire carrément truqué, et que certains ont appelé « une démocratie intermittente » !

C’est aussi oublier un peu rapidement que la Vème république prévoyait au départ que le président était élu par le parlement et que c’est à la suite du référendum de 1962 approuvé par les français que le président de la république a été élu au suffrage universel direct.

Cela pouvait sembler être un progrès démocratique à l’époque et c’est d’ailleurs toujours un cas pratiquement unique dans les démocraties occidentales. Le problème est que loin de mettre en place une forme de démocratie directe, c’est en fait avant tout une technique visant à mettre en échec la représentation nationale qui se retrouve impuissante devant le président ; sauf cas très exceptionnel de la cohabitation qui n’était pas prévue par les textes mais qui a eu lieu deux fois (sous Mitterrand et sous Chirac) avant d’être bannie par une classe politique unanime par le biais d’un mandat du président ramené à 5 ans et concordant avec le mandat électoral des députés !

Le seul élément du pouvoir exécutif qui peut être mis en difficulté est le premier ministre, dans le cadre d’une motion de censure. Mais on sait, depuis N Sarkozy, qu’il n’est qu’un collaborateur ; autrement dit un exécutant fidèle de la politique décidée à l’Elysée tout en lui servant aussi de fusible !

Les règles de fonctionnement d’une démocratie représentative

Les règles de la démocratie, telles qu’elles ont été fixées par Montesquieu et Tocqueville, prévoient une organisation du pouvoir scindée entre :

  • Le pouvoir exécutif,
  • Le pouvoir législatif
  • Le pouvoir judiciaire,

Chacun étant totalement indépendant et exerçant un contrôle sur les deux autres.

C’est comme cela que fonctionnent les démocraties anglo-saxonnes mais ce n’est pas comme cela que fonctionne la France ; et on se situe au-delà d’une simple divergence d’appréciation …

En effet, au RU et aux USA, le pouvoir judiciaire est indépendant et est le garant des libertés individuelles. En France, la justice n’est qu’une « simple autorité » sous la tutelle du président et c’est le président qui est le garant des libertés !

Autrement dit, en France, c’est le gardien en chef de la prison qui est le garant de votre liberté et de votre sécurité … En matière de défense et de garantie des libertés, on a vu mieux.

Au RU, le premier ministre est le représentant de sa majorité et il doit nécessairement gouverner avec l’assentiment des communes (on l’a vu à propos du Brexit et de Mme Th May qui a dû présenter sa copie un nombre incalculable de fois, sans jamais obtenir d’approbation). Aux USA, le président de la première puissance mondiale ne peut absolument rien faire sans l’approbation du congrès (sénat et représentants).

En France ? Il n’y a pas de problème de ce type. Le président décide et le parlement compte pour …du beurre. On l’a vu,  il n’est finalement que la caution constitutionnelle du président et de la clique qui s’est rangée derrière ce dernier !

Alors démocratie ou dictature ?

E Macron pourra toujours se retrancher derrière le fait qu’il n’est pas l’auteur de la constitution et qu’il n’en est que l’utilisateur tout en rejetant la pratique du pouvoir « normale » de F Hollande pour adopter la Jupitérienne ; parait-il voulue par les français !

On objectera aussi que la démocratie ne doit pas aboutir à l’impuissance, mais doit-elle pour autant aboutir au pouvoir de la seule administration et d’une bande de hauts fonctionnaires qui, sous couvert d’un parlement croupion, peuvent, si ce n’est faire à peu près n’importe quoi, au moins agir à leur guise ?

On l’a vu récemment avec le vote de rejet du congé parental porté à quinze jours pour décès d’un enfant lequel a suscité la colère (feinte) du président devant la polémique qui enflait !

Car, le vice fondamental du système français est qu’il y a un déséquilibre manifeste en ce qui concerne l’exercice du pouvoir et que les français ne se sentent ni représentés ni défendus par un parlement finalement totalement neutralisé par l’exécutif. Forts de ce constat, les français ont donc fait descendre la contestation dans la rue !

En conclusion :

E Macron,  au-delà de sa pratique autoritaire du pouvoir, n’est certes pas un dictateur mais il n’est pas sûr qu’il soit pour autant un grand démocrate ; notamment en raison de sa vision narcissique de ses fonctions … même si on ne peut pas éviter certains effets pervers de la démocratie et notamment en raison de l’incompétence ou au minimum du manque de compétences des députés.

De manière lucide, je pense que l’on peut affirmer que la France est une démocratie déléguée, dirigée, autoritaire, étatiste, qui n’a rien de libérale et finalement pas vraiment démocratique … mais ce n’est pas encore une dictature. Il y a encore des élections et nos élites respectent le résultat des élections, encore que, lorsqu’on examine avec lucidité les dernières élections présidentielles, on a tout lieu de penser que celles-ci ont été largement manipulées …

Nos élites et dirigeants ont juste oublié un peu trop rapidement qu’ils tiennent leurs prérogatives des électeurs qui leur ont confié un mandat temporaire et juste un mandat … pas un blanc-seing ni un engagement de soumission éternelle !

C’est là le fond du problème : tout pouvoir qui fonctionne sans contrôle ni contre-pouvoir finit toujours par abuser de ses prérogatives dans le cadre d’une dérive toujours plus autoritaire !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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L’entrepreneur, ce percepteur bénévole, battu, volé, violé, dont la parole ne se libère pas.

Il y a trois sortes de français économiquement actifs : les entrepreneurs, les salariés du privé et les possédants.

Il y a ensuite les économiquement inactifs : enfants, vieillards, malades et chômeurs.

Puis il y a les fonctionnaires, qui ne sont ni actifs ni inactifs, quelquefois économiquement utiles, d’autres fois inutilement à charge.

Les trois premières catégories portent le poids financier de tout le reste.

Pour gérer cela, Bercy est à la manœuvre. Manœuvre qui consiste à prélever le plus possible en laissant le moins de traces possibles.

En premier lieu, les économiquement inactifs sont sanctifiés, quasiment déifiés.

C’est en leur nom que la pression fiscale est légitimée. Alors qu’initialement le contrat constitutionnel prévoit l’impôt pour les besoins communs — laissant les démunis aux bons soins de la charité — Bercy a déplacé ce motif de l’impôt en privilégiant — exclusivement au niveau de la propagande et de l’émotion – l’assistance aux français démunis, catégorie excessivement élastique.

Ensuite, il s’agit pour Bercy de dissimuler l’impôt aux yeux du plus grand nombre et, au contraire, de mettre en exposition le prélèvement sur les plus riches. Cela pour donner une impression de justice fiscale permettant tous les excès de prélèvement.

Mais ce n’est qu’une impression.

En effet, chaque travailleur économique à une valeur brute correspondant à sa participation au marché. Cette valeur est ce que coûte le travailleur à son entreprise, inclus dans la marge, donc supportable par rapport à la valeur de marché du produit fourni par l’entreprise.  C’est cette valeur brute qui est imposée.

Le premier impôt est la cotisation sociale, simple cotisation d’assurance, paradoxalement fixée en fonction du salaire et non du risque, tragique anomalie. Environ 50% du salaire.

Le deuxième impôt est la TVA, d’abord sur le salaire qui — n’engendrant pas de TVA déductible — supporte celle que paie l’entrepreneur sur son chiffre d’affaires sans droit à déduction, puis sur toutes les consommations personnelles du salarié. Mettons 15% du salaire en tenant compte des taux inégaux de cette taxe.

Puis les taxes diverses qui vont de l’habitat à l’essence, qui représentent encore 15% du salaire.

Evidemment dans le cas d’un salaire important le pourcentage se réduit, mais alors l’impôt sur le revenu se charge d’égaliser le pourcentage global.

En clair le salarié du secteur économique voit 80% de la valeur marché de son salaire prélevé par Bercy. Il lui reste net, au plus, 20 % de la valeur de son travail.

Dans ces conditions, face à un tel vol, que ne va-t-il mettre le feu dans les affaires de son voleur ? Pourquoi ne se révolte-t-il pas ?

Par ailleurs, en ce qui concerne l’entrepreneur lui-même la situation est pire.

A tel point que la plupart du temps il déguise sa société en un autre lui-même dont il serait le salarié, pour pouvoir limiter les prélèvements aux fameux 80%, laissant cet autre lui-même, perclus de crédits, face à l’administration fiscale et aux risques démesurés de faillite. Une fiction incroyable….

Bercy se marre.

Mais il y a pire

L’entrepreneur, pour un motif mystérieux, accepte de percevoir, anciennement les charges sociales, aujourd’hui en plus l’impôt sur le revenu, de ses salariés pour le compte de Bercy.

Ce faisant, il devient directement le débiteur de Bercy pour le compte de ses salariés.

Tant et si bien que si son entreprise rencontre une difficulté soudaine de trésorerie, par exemple à la suite de la défaillance d’un de ses clients, sa situation est rapidement mortelle puisque alors, ne pouvant honorer la dette fiscale de ses salariés dont il a gardé une part du salaire à cet effet, il devient débiteur de mauvaise foi de Bercy. Terrible.

Terrible et absurde. Que fait-il dans cette galère ? Pour quel bénéfice ?

Car le risque couru par l’entrepreneur n’est compensé par aucun avantage.

Au contraire, seul le salaire net versé par lui est pris en considération par ses salariés, qui trouvent que le compte n’y est pas.

Bercy laisse salariés et entrepreneurs face à face, chacun avec une vision de l’autre déformée. L’un trouvant son salaire médiocre, l’autre trouvant la charge du salaire à la limite du supportable, le responsable “Bercy” faisant pendant ce temps la roue du paon face à la misère, qu’il entretient pour faire mine de s’en occuper.

Entrepreneurs et salariés du monde économique sont battus, violés, volés, mais leur parole n’est pas libérée, qui les écouterait ?

Ils souffrent sans bruit et culpabilisent gravement.

L’absurdité de cette situation est telle que sa sortie ne peut qu’égaler cette absurdité. Or, il faudra bien sortir de vice mortel, de gré ou de force. Cette sortie ne peut qu’être absurde, probablement faite de violence gratuite, réponse habituelle à l’ignorance et à l’incompréhension.

Il n’y a pas de solution possible. Bercy, c’est Machiavel façon Fantomas, en pire.

Bien à vous. H. Dumas

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Les manipulations écologiques du gouvernement

Comment rendre compétitif un produit normalement invendable ?

Nous avons deux exemples typiques et qui sont, juste par hasard, en rapport avec la « vision écologique du gouvernement » :

– la voiture électrique,

– les éoliennes.

Les dernières statistiques disponibles pour janvier montrent une évolution significative du marché de l’auto.

Le marché a globalement chuté de 13.4% en janvier par rapport à janvier 2019 alors que les immatriculations de véhicules électriques ont bondi en janvier et représentent désormais 8,2% de l’ensemble des nouvelles immatriculations (10.952 voitures), contre seulement 2% en janvier 2019. La Renault Zoé est même 3ème avec 5.000 véhicules vendus derrière la Peugeot 208 et la Renault Clio. La part de marché des véhicules hybrides rechargeables est passée en un an de 0,7% à 2,8% (3.734 immatriculations en janvier 2020).

Le marché de la voiture électrique serait-il en train de décoller … enfin ; apportant une confirmation éclatante aux déclarations du ministère de la ville qui vient d’affirmer : “La question écologique est au cœur des préoccupations des Français, mais 80% des émissions de CO2 viennent de la Ville” ?

En fait, ces statistiques sont trompeuses et l’adage selon lequel « au royaume des aveugles les borgnes sont rois » trouve ici sa plus parfaite application.

Que se passe-t-il ?

Après une forte augmentation des ventes en décembre (+27%) liée à un phénomène d’anticipation d’achat de voitures qui allaient être fortement « malussées » au 1er janvier, nous assistons surtout à un effondrement des ventes de véhicules thermiques neufs.

Cet effondrement est évidemment en rapport avec la forte augmentation de la désormais fameuse taxe carbone dont le coût devient complètement délirant avec des variations énormes et quasi inexplicables pour un même véhicule ! Le malus peut désormais monter jusqu’à 20.000 € et des marques comme Mercedes (-50%) et BMW (-17%) enregistrent des reculs très importants ; ce qui n’a rien d’étonnant quand on apprend qu’un simple Dacia Duster 1.3 essence à 18.500 € se retrouve devoir supporter un malus de 1.276€ contre 540€ en 2019 !

Par ailleurs, les constructeurs se sont aussi livrés à des manipulations du marché en reculant certaines immatriculations sur 2020, notamment de voitures électriques, pour éviter des amendes fiscales pour dépassement des quotas de CO2 (qui entrent en application en 2020).

Le meilleur rapport qualité/prix ?

La question qui vient à l’esprit est évidemment : ne serions-nous pas en présence d’un marché complètement manipulé à travers la fiscalité mais aussi les interdictions de circuler en ville, la politique de bobos anti voiture notamment à Paris (fermer des places de parking n’augmentera pas les capacités des transports en commun déjà saturés) et à Grenoble ?

On peut effectivement le penser car, à bien y regarder, le marché de la voiture électrique n’existe que par la grâce d’une décision politique qui cherche à tout prix à l’imposer.

Or, il faut aussi être conscient que cette manipulation du marché est très rarement à l’avantage du consommateur car elle créé de faux prix puisque le consommateur n’a plus la démarche d’acheter le produit présentant le meilleur rapport qualité/prix !

Cette situation est tout à fait comparable à celle des éoliennes dont on sait qu’elles n’existent que parce qu’elles sont subventionnées au niveau du rachat du prix de l’électricité (par le biais de la CSPE sur votre facture d’électricité) et que, si on arrête les subventions, le marché éolien s’écroule tout seul car qui serait assez idiot pour acheter une électricité quatre fois plus chère que celle provenant des centrales nucléaires ?

A n’en pas douter, l’arrêt des subventions aurait le même effet sur le marché de la voiture électrique ; surtout que les constructeurs eux-mêmes ne sont pas du tout convaincus par sa viabilité et sa rentabilité. Ils n’en produisent que parce qu’on leur impose d’en fabriquer. D’ailleurs, qui serait assez fou pour acheter une voiture qui coûte trois fois plus cher tout en ne possédant qu’à peine la moitié de l’autonomie d’une voiture à moteur diesel récente ?

Le seul avantage la voiture électrique se situe dans le fait que, dans les embouteillages, elle ne consomme pas.

On se situe donc, tant pour la voiture électrique que pour les éoliennes, dans des marchés artificiels qui n’ont pas plus de consistance que les paradis artificiels. Ils n’existent que parce qu’il y a une volonté « politique » (ou plutôt idéologique) de les imposer au travers un discours officiel faisant largement la place à la propagande et à une fiscalité ultra favorable !

Pour l’éolienne : on la présente comme verte, rentable et efficace ce qu’elle n’est pas puisqu’elle est aléatoire avec un taux de charge au mieux de 20% (c’est à dire que 80% du temps elle ne produit rien). On force à la fermeture des centrales nucléaires amorties et rentables en invoquant une transition énergétique verte alors que les éoliennes sont tout sauf vertes (ce sont surtout des milliers de tonnes de béton et d’acier).

Pour la voiture électrique : On taxe à mort le véhicule thermique, on manie l’argument massue et culpabilisant de la pollution (vous n’avez pas honte de tuer des bébés avec vos sales diesels ?) et le pire c’est que l’orientation idéologique en faveur de la voiture électrique n’est même pas justifiée scientifiquement puisque l’on sait qu’elle pollue beaucoup plus en amont et en aval de son usage et que le critère de la fiscalité de la quantité d’émission de CO2 n’est même pas pertinent puisque ce gaz n’est ni un polluant ni même un gaz à fort effet de serre.

Tout compte fait, la voiture électrique est un mauvais produit cher, lourd (au moins 500 kg de batteries) et invendable s’il n’est pas fortement subventionné et d’ailleurs, il y a 20 ans tous les essais de lancement avaient échoué ! Cela n’empêche pas le gouvernement britannique de prévoir l’interdiction de la vente de voitures autres qu’électriques à compter de 2035 ce qui prouve que cette vision idéologique n’est pas que française !

On peut alors comprendre que Tesla profite de cette politique notamment en ce qui concerne sa valorisation boursière qui progresse dans des proportions absolument ahurissantes et ses partisans nous vanteront les qualités des Tesla qui effectivement semblent être ce qu’il y a de mieux sur le marché ; mais avec le problème d’un cout rédhibitoire. La « petite » Model 3 commence à 60.000€ ce qui ne la rend accessible qu’aux seuls bobos ; et d’ailleurs Tesla est en passe de devenir un produit geek et branché dans le cadre d’une démarche identique aux produits Apple, avec ses fans inconditionnels malgré une qualité d’assemblage souvent approximative !

Néanmoins, le propre d’un marché complètement manipulé par des fonctionnaires et des politiciens c’est qu’il ne dure que jusqu’au moment où la politique change (voir le diesel) et c’est alors la catastrophe !

L’Etat est un grand manipulateur.

On sait que la voiture a toujours été la « poule aux œufs d’or fiscale » de l’Etat qui a pu accumuler les taxes sans qu’il y ait jusqu’ici retournement du marché … jusqu’au jour où l’effet Laffer entre en jeu ; c’est à dire que la taxe jugée excessive finit par tuer le marché et provoque une diminution des rentrées fiscales !

En effet, l’impôt, surtout lorsqu’il est assis sur la consommation, a une double caractéristique qui rend son usage délicat :

– c’est une dépense nette, sans contrepartie, qui ampute le pouvoir d’achat, et il peut être mal accepté surtout s’il est apparent ou trop apparent,

– au-delà d’un certain seuil, il est dissuasif mais pas nécessairement dans le sens escompté. Le consommateur refuse de le payer et n’achète pas le produit taxé !

La stratégie de l’Etat est alors de déterminer le niveau de ce seuil et l’avenir nous dira si l’Etat fonctionnaire n’a pas été trop loin dans sa mise en œuvre d’un impôt qui n’est que punitif.

Visiblement, le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure avec le nouveau malus ; et surtaxer un produit indispensable est évidemment une solution de facilité devant laquelle l’Etat fonctionnaire n’a jamais reculé.

Or, à bien y regarder, cette « stratégie » est à l’opposé de ce qu’il faudrait faire !

La logique voudrait que l’on favorise la mobilité et que l’on fasse des voitures légères et aérodynamiques. On fait l’inverse en poussant à l’achat de coûteux monstres de deux tonnes qui ne sont ni économiques ni écologiques et on pénalise une partie importante de la population pour qui la voiture est un instrument indispensable de déplacement parce qu’il n’y a aucune alternative.

On me fera observer que c’est l’union européenne qui a mis en place, depuis le début de l’année, l’obligation de respecter un plafond de 95 grammes par kilomètre en moyenne sur l’ensemble de leur gamme, sous peine de fortes amendes pour les constructeurs.

Seulement, ces contraintes visent les constructeurs eux-mêmes et non les consommateurs et l’impôt à 20.000€ est bien une « création purement française ». Le présenter, en outre, comme écologique est un abus de langage digne de la Novlangue Orwellienne alors qu’il s’agit juste d’une amende sanctionnant le délit d’achat (même si on ne l’appelle pas comme cela) d’un véhicule considéré comme polluant !

Or, par son coté complètement excessif, il va tuer le marché des voitures d’une taille supérieure à la Renault Clio alors qu’il ne faut pas oublier que, derrière le massacre fiscal, il y a les emplois de toute la filière automobile et que les constructeurs n’hésiteront pas à se délocaliser si les difficultés s’avèrent trop insurmontables ; ce dont E Macron et son inénarrable ministre, Bruno Le Maire, ne semblent même pas avoir conscience puisqu’ils veulent désormais se lancer dans le « pacte productif vert ».

Leur objectif officiel est de pousser à une production industrielle sans émission de CO2 tout en parvenant au plein emploi alors qu’on peut être absolument sûr que cela aboutira au résultat exactement inverse par le biais d’une atteinte à la liberté d’entreprise et du fait  de contraintes réglementaires inutiles mais aux effets délétères !

Autrement dit, l’Etat fonctionnaire, par pure idéologie, fait n’importe quoi …

Cela est désormais une habitude mais les français, logiquement, s’y adaptent !

Les gilets jaunes se sont révoltés contre l’augmentation du prix du carburant parce qu’elle entrainait une forte augmentation de la dépense quotidienne. Le mois dernier, le consommateur vient de réagir à cette envolée fiscale en plébiscitant la voiture (diesel) d’occasion dont le marché vient de connaître une forte progression ; mettant clairement en échec la stratégie fiscale du gouvernement !

Reste à savoir comment va réagir ce dernier face à cette nouvelle attitude qui ressemble bien à une forme de résistance fiscale … si celle-ci se confirme pour les mois prochains !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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Exactement, une tyrannie !

Quelle que soit votre opinion quant à la personne qui joue en ce moment le rôle de président, je me doute bien que mes avis ont peu de chances d’y changer quoi que ce soit, dans un sens ou dans l’autre, et c’est donc fort modestement que je risque la remarque ci-après.

Monsieur Macron prend très mal, à ce qu’on dit, qu’on l’accuse de tyrannie. Monsieur Dumas dans un récent billet a très bien répondu à ce sujet (https://temoignagefiscal.com/je-nhabite-pas-sur-la-meme-planete-que-macron/). Je me permets d’y ajouter un modeste grain de sel.

Monsieur Macron croit qu’il est un dirigeant. Il ignore par conséquent cette vérité fondamentale : un dirigeant qui prend des décisions à l’encontre d’une majorité de ses « dirigés », cela n’existe tout simplement pas. Dans aucune entreprise. Dans aucun parti politique. Dans aucune armée. Nulle part.

À vrai dire, tous, dirigeants, managers, chefs de guerre, tous, la vérité est qu’ils ne décident pas. Ils fédèrent, une idée, un projet, une utopie, un idéal, une passion, ce que vous voudrez, ces hommes ne sont pas suivis parce qu’ils ordonnent, mais parce qu’ils entraînent.

Je le répète, c’est la règle, y compris, ou plus encore dans les armées. Les hasards de la vie ont fait que je n’ai pas servi longtemps sur les bateaux de guerre, mais assez cependant pour avoir repéré ceci : chaque fois que notre bateau se trouvait confronté à la nécessité d’un effort plus important de l’équipage, le Commandant ne se contentait pas d’ordonner. Théoriquement, pourtant, cela aurait suffi. Qui aurait pu, à bord, ne pas exécuter un ordre reçu ? Mais non ! D’une façon ou d’une autre, le Commandant prenait la parole et expliquait. Et les bons Commandants sont incontestablement ceux qui expliquent mieux que les autres… ceux qui donnent l’envie, mieux, la rage, de se mettre en quatre…

Cette façon de faire est universelle.

Sauf dans un seul type d’organisation humaine : les administrations. Un chef entraîne. Un administrateur administre.

Prenons l’exemple de ce que certains appellent « réforme du système des retraites ». On peut avoir l’avis que l’on veut sur cette question. Mais ce qui est indiscutable, c’est que là comme ailleurs, Monsieur Macron et l’ensemble de son équipe ne se comportent pas en leaders, mais en administrateurs. « La réforme sera conduite à son terme. Vous pourrez discuter les miettes et les marges. Mais le projet, lui, ce sera comme j’ai décidé, point à la ligne. »

La vérité est que Monsieur Macron est resté ce qu’il a toujours été, un haut fonctionnaire. Mieux, un haut fonctionnaire de l’administration fiscale, ce qu’il y a de plus emblématique en matière d’administration. Un haut fonctionnaire, ça ne concerte pas. À quoi bon ? Puisque plus intelligent, mieux formé, il sait, mieux que les autres. Un haut fonctionnaire administre, point.

Un chef se désolerait de tant de manifestations contre ses projets. Un administrateur s’en moque, complètement.

Il est d’ailleurs seulement normal qu’il en soit ainsi. Le fonctionnaire est par nature un homme de l’État. Et comme l’ont démontré tant de penseurs, à commencer par La Boétie, ou plus près de nous, Pierre Clastres, l’État n’a pas d’existence propre (ce que démontre aussi Henri Dumas) ; il n’existe que contre la société. Alors oui, un administrateur à la tête de l’État, c’est une gestion administrative du pays. L’État contre la société.

Exactement, une tyrannie.

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Encore un raté administratif : la CSS

Je vais évoquer avec vous un problème qui est actuellement totalement passé sous silence par l’ensemble des médias et que l’on pourrait appeler « Le faux miracle de la mutuelle santé solidaire gratuite ».

Rappel des faits :

Une nouvelle mutuelle complémentaire santé solidaire ou CSS est entrée en application depuis le 1er novembre 2019 à l’initiative du gouvernement.

Cette CSS est gratuite pour une personne ayant des revenus inférieurs à 8.951€ et elle coute 1€ par jour pour une personne ayant des revenus compris entre en 8.952 et 12.084€ par an.

Dans ce cadre, par décision du 08 janvier 2019, le ministère de la santé a établi la liste des mutuelles habilitées à participer à la gestion de la couverture maladie universelle complémentaire.

La demande d’affiliation doit se faire auprès de la CPAM, par courrier ou par le biais de votre compte Ameli ; réserve étant faite que les personnes bénéficiant de l’ancienne ACS (aide complémentaire santé) sont normalement affiliées automatiquement à la nouvelle CSS.

Je passerai brièvement sur les conditions à remplir pour pouvoir prétendre à la CSS, tout en précisant que :

Si vous êtes propriétaire de votre logement, vous devez ajouter (quelle que soit la taille ou la nature du logement) un loyer fictif de 67.17 € par mois à vos revenus annuels.

Les revenus de référence pris pour le calcul des droits sont ceux de l’année N-1 donc ceux de l’année 2019.

Si vous avez un patrimoine financier (actions, obligations, assurance vie), celui-ci est ajouté à vos revenus à raison d’un forfait de 3% du capital (mais les livrets règlementés tels que Livret A et LDD ne sont pas pris en compte).

Evidemment, pour les personnes à faibles revenus, l’adhésion à une mutuelle de ce type est très intéressante surtout lorsque l’on en connait le cout avec des barèmes qui augmentent avec l’âge des assurés ; ce cout étant une conséquence directe, mais non stipulée, de la « politique de réduction des couts de l’assurance maladie » engagée par les fonctionnaires de l’Etat avec de nombreux déremboursements ou des « reste à charge ».

Le rôle des mutuelles de santé est donc devenu prépondérant.

Les organismes concernés par la CSS :

Si la couverture santé est étatisée, les CPAM sont néanmoins des organismes de droit privé remplissant une mission de service public. Leurs ressources proviennent des cotisations des salariés et employeurs (et, depuis la fin du RSI, des travailleurs indépendants).

Les mutuelles sont des sociétés de personnes de droit privé à but non lucratif  dont les ressources proviennent exclusivement des cotisations de leurs membres. Elles agissent en complément des CPAM et remboursent tout ou partie des dépenses de santé qui ne sont pas prises en charge par les CPAM mais doivent équilibrer leurs comptes entre les cotisations collectées et les prestations versées.

L’initiative politique :

Dans leur immense bienveillance, nos dirigeants, toujours prompts à faire des promesses électoralement porteuses et à prendre des engagements pour les autres, ont donc décidé la mise en place de la CSS.

Le but de cette disposition est de faire bénéficier aux personnes les plus faibles économiquement d’une couverture santé gratuite ou bon marché avec le but évidemment louable d’éviter que certaines parties de la population ne renoncent aux soins par manque de moyens !

Il s’agit donc d’un objectif de santé publique !

Le problème est que cette démarche a un cout et qu’il convient de savoir qui doit le supporter !

Le problème économique :

Evidemment, on comprend aisément que la prise en charge de personnes soit ne cotisant pas soit payant des cotisations très inférieures aux cotisations « normales » représente un cout et celui-ci peut être très lourd ; surtout lorsqu’il s’agit de personnes âgées !

Cela signifie donc qu’il faut pouvoir dégager les ressources nécessaires car, vous l’avez compris, les mutuelles fonctionnent exclusivement à partir des cotisations de leurs membres.

En fait, on comprend très vite qu’assurer des gens qui ne paient pas n’est pas rentable et que les mutuelles ne se précipitent pas pour prendre en charge ces personnes ; surtout que le ministère de la santé évalue à 10 millions le nombre de personnes qui pourraient y prétendre (les bénéficiaires de l’ACS sont évalués à 7 millions) !

Il faut donc prévoir une augmentation de 3 millions des bénéficiaires et, en l’occurrence, il faut avoir bien conscience que l’Etat fonctionnaire a, avant tout, pris des engagements pour le compte des mutuelles de santé en décidant la mise en place de cette CSS gratuite ou partiellement gratuite.

Ça bloque quelque part !

Or, aujourd’hui, certaines personnes économiquement faibles (en l’occurrence il s’agit de personnes âgées sous tutelle) se retrouvent sans mutuelle parce qu’elles ont résilié (plus exactement le tuteur professionnel a résilié) leur mutuelle payante pour s’affilier à la mutuelle CSS mais, dans les faits, elles n’arrivent pas à s’affilier.

Et le pire, c’est que parfois le problème se pose avec la même mutuelle qui passe simplement de payante à gratuite !

Les effets induits sont évidemment désastreux car ces personnes à faibles revenus se retrouvent en situation de précarité, avec des frais de santé non pris en charge alors qu’ils peuvent être relativement importants, car les dossiers sont bloqués par les mutuelles sans qu’aucune explication ne leur soit donnée !

En recherchant une explication à cette situation, il s’avère que ce sont les mutuelles qui bloquent les dossiers surtout lorsque l’on découvre que la Mutualité (qui chapeaute les mutuelles santé) est en fait très réservée quant à l’efficacité de ce nouveau système.

L’un de ses membres a en effet déclaré :

« La Mutualité Française considère que le nouveau dispositif de la Complémentaire Santé Solidaire (CSS), tel que proposé ne répond pas à l’enjeu majeur du recours aux soins pour tous.  Elle estime que le dispositif est mal calibré et complexe. Il continue de stigmatiser les populations bénéficiaires et enfin il est sous financé pour espérer un accompagnement par les mutuelles à la hauteur des besoins. »

Nous avons donc un début d’explication, même si c’est à mots couverts : la mutualité française n’est pas d’accord avec cette disposition qui est « sous financée » et elle traine les pieds !

Ce qu’il faut comprendre c’est qu’il y a un problème de financement et que les mutuelles ne veulent pas être les dindons de la farce étatique des engagements pris par/pour autrui ; c’est à dire qu’elles ne veulent pas faire l’avance des dépenses de santé ou pire se retrouver à payer de leur poche les dépenses de santé des bénéficiaires de la CSS.

Elles refusent donc pour l’instant de les affilier ; ce qui permet d’évacuer temporairement le problème du remboursement des dépenses maladies de ces personnes.

Cela rappelle évidemment les ratés de la CMU (couverture maladie universelle gratuite) avec certains médecins qui refusaient de prendre en consultation des patients en bénéficiant.

Ce qu’il faut bien comprendre que quelqu’un devra payer ces frais de santé non contrebalancés par des cotisations et que, si ce n’est pas l’Etat, si ce n’est pas les bénéficiaires, ce seront fatalement les assurés « normaux » des mutuelles ; c’est à dire ceux qui paient leurs cotisations à « plein tarif » !

Il faut dire, à la défense des mutuelles, qu’il y a eu récemment un précédent fâcheux avec les primes accordée par l’Etat pour l’achat d’une voiture en échange de la destruction de vieux véhicules. Au début, les concessionnaires faisaient l’avance des primes promises par l’Etat mais l’Etat … ne payait pas ; ce qui fait que les concessionnaires se retrouvaient avec un encours de créances énorme mettant en péril leur propre entreprise.

Les règles de l’économie et de la survie financière étant ce qu’elles sont, les concessionnaires ont donc été dans l’obligation de bloquer les dossiers ; stoppant de ce fait le système puisque les gens qui comptaient sur la prime pour changer de voiture ne pouvaient pas le faire, faute de disposer de la prime !

Eh oui, car l’Etat fait beaucoup de promesses mais il est un mauvais payeur !

Conclusion :

Il ne faut jamais oublier que, lorsqu’un service est gratuit, c’est qu’il est en fait payé par un autre et ici c’est aux CPAM, via le financement de l’Etat, c’est à dire par le biais de nos impôts, de payer les cotisations dues aux mutuelles pour l’affiliation des bénéficiaires de la CSS.

Et si finalement l’Etat ne paie pas, ce seront les affiliés ordinaires des mutuelles qui devront en assumer la charge par le biais d’une augmentation de leurs cotisations !

Bien évidemment, on comprend que c’est par un souci de bonne gestion que les mutuelles renâclent ; elles ne veulent pas être de leur poche dans le cadre d’un système qu’elles n’ont pas décidé, et que finalement elles désapprouvent, et elles se voient mal trouver les arguments « appropriés » pour justifier, vis-à-vis de leurs membres affiliés, une (forte) augmentation des cotisations !

Certains professionnels de santé estiment même d’ores et déjà qu’il sera impossible, dans les faits, de s’affilier à cette CSS  !

Bien évidemment, cela finira bien un jour par s’arranger, surtout qu’on est en France n’est-ce pas, dans le pays où l’administration omniprésente sait imposer sa volonté implacable, mais le mythe de l’argent gratuit fait encore des ravages et cette fois-ci ce sont les plus faibles et les plus fragiles économiquement voire même physiquement et mentalement qui en sont les victimes.

Néanmoins, jamais aphorisme n’aura trouvé autant sa justification : “les promesses n’engagent que ceux à qui elles sont faites ” !

Bien évidemment, si vous avez des renseignements à propos de cette question, n’hésitez pas à nous les faire connaître !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

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Quand les entreprises sont mises à contribution pour financer la natalité !

Le principe des congés payés est de gagner des jours par mois travaillé. Enfin, c’est le principe, puisqu’une entreprise peut devoir des congés, pour des périodes non travaillées. C’est le cas, par exemple, du congé de maternité : une personne en congé de maternité (congé payé par les assurances sociales) gagne des jours de congé, comme si elle travaillait.

Pour l’entreprise, c’est donc la double peine. Il faut remplacer la personne en congé, assurer sa formation, assumer son manque de formation qui se traduit par une perte de chiffre d’affaires et/ou de productivité, et finalement, payer deux fois des vacances pour le même poste, celles de la personne en congé et celles de sa remplaçante.

Des congés gagnés par un congé de maternité, pourquoi pas ? Tout ce qui peut aller dans le sens de l’aide à la maternité me convient. Mais pourquoi est-ce à l’entreprise d’en assurer le financement ? Il y a là quelque chose qui m’échappe.

Mais il y a mieux encore ! Toute femme enceinte, on le sait, a droit à sept visites (au moins) chez un gynécologue, pour accompagner sa grossesse, visites prises en charge par la sécurité sociale.

Bien entendu, on pourrait imaginer que les personnes salariées s’organisent pour faire coïncider la visite et leur jour de congé (autre que le dimanche), et c’est en effet ce que font beaucoup d’entre elles. Mais pas toutes. D’autres au contraire prennent systématiquement rendez-vous un jour de travail. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une absence autorisée… payée ! Autorisée par qui ? Par l’entreprise ? Que nenni, par le Code du travail ! Mais en ce cas payée par qui ? Aucun doute là-dessus : par l’entreprise !

Bon, mais une visite chez un gynécologue, ça ne prend pas la journée ! Et bien si, puisque c’est l’entreprise qui paye. Donc calculez, en plus du congé de maternité, ce sont sept jours de congé que doit l’entreprise à sa salariée en attente d’un heureux évènement. Sept jours ! Une semaine et deux jours, ce n’est pas rien tout de même ! Ça pèse sur le compte d’exploitation d’une très petite entreprise !

Existe–t–il un moyen très simple d’éviter de tels coûts induits ? Oui, bien entendu. À vous de deviner.

Maintenant, ne me demandez pas pourquoi tant de petits patrons et d’artisans ne veulent plus entendre parler d’embauche…

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Faire payer les riches

La prochaine crise sera, à n’en pas douter, de la faute des riches … forcément car, dans un pays comme la France où la moitié de la population est contre le capitalisme, tout en étant persuadée que les riches volent le « peuple », et râle sans arrêt pour tout et n’importe quoi tout en cherchant un exutoire à son insatisfaction générale, quels meilleurs boucs émissaires que les riches !

Il faut dire que les petits français apprennent, à l’école républicaine, que le seul capitalisme admissible est celui de l’Etat stratège, que le socialisme est l’avenir de l’homme, que le profit est immoral et résulte exclusivement de l’exploitation de l’homme alors qu’au contraire les services publics ne font pas de profits et sont donc bien plus moraux !

Ils vivent dans un monde fantasmé de fortunes acquises sur le dos du peuple, de profits indécents du CAC40, de la fraude fiscale (des seuls riches) qui ruinerait le pays, de la confusion entre industrie financière et économie réelle, de leur propre victimisation, de la solidarité pour eux-mêmes, des retraites payées par les autres, des services gratuits, de l’argent inépuisable, de la dette infinie, de l’Etat tout puissant et protecteur …

D’ailleurs, entre le cinéma qui les présente comme des méchants, les écolos anticapitalistes et décroissants qui les accusent de tuer la planète, les politiciens et les journalistes qui adorent dévoiler leurs turpitudes, les syndicats révolutionnaires ou marxistes qui n’hésitent jamais à dénoncer la violence faite au peuple,  on ne manque pas en France de « spécialistes de la question des riches » !

Le dernier avatar de cette saga est bien sûr l’évasion de C Ghosn présenté comme un abominable patron, un manipulateur pervers narcissique dépourvu de toute empathie ou une victime des calculs d’E Macron d’un côté, de Nissan et de l’Etat Nippon de l’autre …

De surcroit, E Macron (« le président des riches ») a commis cette provocation de supprimer l’ISF qui était, non pas un impôt sur le revenu mais un impôt sur le capital. L’ISF pouvait aboutir à ce que le contribuable se trouve à payer des impôts d’un montant supérieur à ses revenus et être dans l’obligation de vendre une partie de son patrimoine pour faire face à une dette fiscale. Or, à bien y regarder, payer moins d’impôt n’est pas un cadeau mais seulement une moindre spoliation ou un moindre vol …

Cet épisode a juste révélé que l’Etat fonctionnaire est incapable de réduire ses dépenses et qu’il fallait compenser le « manque à gagner fiscal ». Les sbires de Bercy n’ont alors trouvé que la solution d’une augmentation des impôts pour les autres (notamment sur le carburant) ; ce qui a forcément été ressenti comme une injustice de la part de la population qui a assimilé qu’elle payait, à la place des riches, un impôt qu’on leur avait supprimé !

Et ce sentiment est aggravé par une double confusion entre d’une part égalité et égalitarisme alors que la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » ne consacre que l’égalité des droits juridiques (et la fin des privilèges liés à la naissance) et ne signifie nullement « gratuité, égalitarisme, solidarité. » et d’autre part, les riches avec certaines banques qui utilisent le trading à haute fréquence pour acheter et revendre les mêmes actions 500 fois par seconde. Or, cette technique ne sert à rien, ne produit rien, ne créé aucune richesse ; ce n’est que de la spéculation pure qui ne s’intéresse même pas à la valeur réelle des sociétés.

Alors, des riches responsables de tout ?

En outre, on comprend mieux la stigmatisation du capitalisme et des riches lorsque l’on sait que les français n’ont pas d’actions des sociétés du CAC 40, lesquelles ont souvent pour actionnaires des … fonds de pensions étrangers, parce que l’Etat fonctionnaire, qui vit exclusivement du racket fiscal, a réussi à les détourner de la bourse pour canaliser à son profit une épargne devenue non productive et ne servant qu’à financer son train de vie !

Cette attitude souffre néanmoins d’un handicap : sans riches, il n’y a pas d’entreprises qui créent des emplois, pas de création de richesses, pas de revenus taxables au profit de l’Etat. Car, l’Etat ne créé pas d’emplois productifs, il embauche des fonctionnaires qui sont payés par vos impôts avec cette conséquence inéluctable que, plus il y a de fonctionnaires, plus il y a … d’impôts !

L’Etat est seulement un prédateur qui ne fonctionne pas selon les règles normales de l’économie !

Les français devraient donc se poser quelques questions à propos des riches …

Sont-ils responsables de la pression fiscale excessive et en sont-ils les bénéficiaires ?

Ont-ils décidé une augmentation de la dette publique ou sont-ils d’une manière ou d’une autre responsables de cette dette ?

Ont-ils bénéficié des aides sociales, des distributions gratuites d’avantages qui ont creusé la dette publique à 2.415 mds€ ?

Ont-ils bénéficié des impôts, des prélèvements obligatoires, de la taxe carbone ?

Sont-ils à l’origine des taux à zéro et des QE qui laminent l’épargne ?

Sont-ils responsables du fait que nos services publics et nos entreprises publiques (SNCF et RATP) ne fonctionnent pas ?

Sont-ils responsables de la faillite pourtant prévisible des retraites par répartition et des injustices manifestes entre les régimes du public et ceux du privé ?

Sont-ils à l’origine des rentes de situation qui existent au sein de la fonction publique ?

Sont-ils les bénéficiaires des impôts et des taxes levés en France ou responsables de leur augmentation constante ?

La réponse est manifestement non à toutes ces questions !

Alors, que reproche-t-on réellement aux riches ? Eh bien, finalement d’être riches c’est à dire essentiellement d’avoir accès à un train de vie inaccessible au commun des mortels !

Qui est riche ?

F Hollande nous avait expliqué qu’il détestait les riches et que le riche, c’est celui qui gagne plus de 4.000€/mois (montant qui se trouve être, par hasard, le salaire moyen d’un chef d’entreprise). Ce faisant, il a oublié que lui-même, qui, un jour, avait reconnu qu’il n’avait jamais travaillé de sa vie, perçoit, outre de nombreux avantages en nature liés à ses anciennes fonctions, entre sa retraite de haut fonctionnaire, celle d’ancien député de la Corrèze et celle d’ancien président de la république, largement plus de 15.000€/mois payés intégralement par nos impôts. Selon ses propres critères, il fait donc partie des hyper riches mais n’en conçoit visiblement aucune gêne ni aucun complexe !

JL Mélenchon, le pourfendeur des riches, l’admirateur des régimes totalitaires de Cuba et du Venezuela, l’élu (actuellement il est député de Marseille) qui vit confortablement de ses mandats électoraux et qui n’a pratiquement jamais travaillé de sa vie (eh oui ça fait deux avec F Hollande) est en fait un « capitaliste anticapitaliste» puisque, selon les critères de l’ONG OXFAM, il fait partie des 1% les plus riches avec un patrimoine dépassant très largement le million € … (la moyenne est de 100.000 €) !

On peut aussi se poser la question à propos de tous ces fonctionnaires qui perçoivent 10.000 voire 15.000€/mois (à Bercy notamment) sans jamais avoir rien investi après avoir surtout profité des « filières d’excellence » des écoles de la république réservées de facto aux milieux très favorisés dont ils sont issus !

Car, finalement, tous ces gens payés par nos impôts n’ont aucun complexe,  les riches sont toujours les autres et, à travers un mécanisme intellectuel pour le moins surprenant, les gros salaires perçus par le biais de la spoliation fiscale par l’Etat se trouvent être plus respectables que les salaires des entrepreneurs !

On peut d’ailleurs se poser la question : Combien de capital faut-il accumuler pour gagner 10.000€/mois ?

Cette question n’est pas innocente car beaucoup de riches ne sont riches que des entreprises qu’ils dirigent et bien souvent c’est même leur seul patrimoine. En fait, il s’agit, la plupart du temps, d’un abus de langage ou d’une confusion volontaire de la part de journaleux en mal de sensationnel car les entreprises ne leur appartiennent pas vraiment ; ils n’en sont que les dirigeants et les propriétaires minoritaires !

En fait, leur patrimoine personnel est  souvent bien inférieur à la valeur  théorique des entreprises qu’ils dirigent ; pour certains même  leur patrimoine est négatif car ils ont de lourds emprunts sur le dos.

Car, l’outil de travail n’est pas la richesse personnelle !

L’exemple type, quoique américain, est celui d’Elon Musk dirigeant de Tesla dont la capitalisation boursière complètement farfelue fait l’objet actuellement d’une intense spéculation !

Or, Musk n’est pas propriétaire de Tesla et Tesla ne vaut pas 100 Md$ (c’est plus que la valeur boursière accumulée de Ford et GM qui produisent 15 millions de voitures quand Tesla ne gagne pas d’argent et produit 400.000 voitures !) et contrairement au titre de l’article « E Musk ne vaut pas 100 Md$ » !

La réponse est simple : pour un entrepreneur, il faut beaucoup de capital ; au moins 3.6 Millions € si l’on escompte un rendement de 3% l’an sur l’outil de travail. Pour les hauts fonctionnaires … rien et ils n’ont même pas besoin de faire d’économies et d’ailleurs officiellement, ils n’ont … aucun patrimoine !

Car, à la différence de l’entrepreneur qui doit prévoir l’avenir et économiser, le fonctionnaire, au mieux, prévoit ses prochaines vacances et, au pire, sa future retraite mais n’économise pas puisqu’il est assuré d’avoir toujours les mêmes revenus à la fin du mois jusqu’à … sa mort !

On peut alors légitimement se poser la question de qui vit vraiment « sur le dos du peuple » ; le riche qui travaille, souvent beaucoup, prend des risques, investit tout en créant des emplois, vend des produits ou des services utiles ou ces hauts fonctionnaires qui travaillent peu, ne prennent aucun risque, prennent leur retraite de bonne heure et sont payés par nos impôts et ne font que nous compliquer la vie ?

Enfin, il ne faut pas oublier que les riches ne sont pas les bénéficiaires des impôts prélevés mais les premiers à les payer surtout qu’en France, l’impôt sur le revenu est concentré sur les 10% de la population ayant les revenus les plus élevés (alors que plus de la moitié des contribuables ne paient pas d’impôt sur le revenu) et que le seul « avantage » des riches est, qu’en cas de problème, ils risquent d’y perdre beaucoup plus que les autres ; sauf à prendre la fuite … s’ils arrivent à contourner un contrôle des changes qui ne manquera pas de se mettre en place quand tout ira mal !

Que gagneraient « les pauvres » à une spoliation des riches ?

La promesse du grand soir reste une constante de l’inconscient français ; la spoliation des riches permettrait une distribution équitable des « richesses » !

Seulement, cela a déjà été fait, même en France, et cela s’appelle une nationalisation. Le problème c’est que les nationalisations n’ont enrichi personne car l’Etat est un mauvais gestionnaire ; il ne sait que dépenser et ne fait jamais d’économies et quand l’argent vient à manquer, il augmente les impôts ! Eventuellement, il recrutera des fonctionnaires en masse, donnant l’illusion de la création d’emploi ; illusion qui s’évanouit le jour où l’argent vient à manquer alors que la charge desdits fonctionnaires, qui restent en place pour la vie, devient intolérable !

En fait, tous les pays qui ont nationalisé les biens des riches ont fini par … faire faillite car la démarche a toujours été idéologique, la plupart du temps marxiste, en niant la vision capitalistique de l’entreprise ; car c’est en accumulant du capital que l’on peut investir et qu’une entreprise fonctionne !

Spolier les riches : tous pauvres !

A la fin des années 70, Teng Hsiao Ping avait compris qu’une armée de pauvres ne peut rien faire et que, pour s’en sortir, la Chine devait impérativement changer de modèle économique. On en voit aujourd’hui le résultat : elle est passée en 40 ans du néant communiste à la deuxième place mondiale !

Fustiger les riches et les menacer de spoliation ne sert en fait à rien et au pire ne fera que les faire fuir alors qu’un pays composé exclusivement de pauvres ne vaut rien, n’a aucun moyen et ne peut rien faire !

De plus, contrairement à la vision française, une entreprise doit faire des bénéfices car elle doit pouvoir dégager des marges pour investir et l’absence de bénéfice des services publics masque surtout le fait que les couts réels sont cachés et ne sont pas intégrés dans le prix final qui est juste subventionné par l’impôt et coute en fait, à la fin, beaucoup plus cher ! (par exemple : les transports en zone francilienne sont subventionnés à 50% c’est à dire que 50% du prix est payé par les impôts des autres français qui n’utilisent pas les services publics franciliens – et eux n’ont droit qu’à la voiture diesel …) !

La lutte contre les inégalités, qui caresse ce sentiment d’injustice typiquement français, n’est finalement que la tarte à la crème des politiciens français en mal de programme depuis 40 ans alors qu’il n’y a pas pire injustice que de ne pas avoir de travail et de ne pas pouvoir faire face à sa vie sociale ; et sur ce plan les politiciens n’ont pas de réponse alors que l’appauvrissement des classes moyennes « inférieures » est essentiellement dû à la rapacité d’un Etat insatiable qui exerce une pression fiscale excessive et en augmentation permanente !

Finalement, entre les impératifs économiques que l’on refuse de voir, les promesses électorales irresponsables et les revendications sociales, la France se contente juste de tourner en rond dans une danse macabre de chaises musicales dans le but de savoir qui va payer pour les autres !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

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Les mots d’un président

“Aujourd’hui s’est installée dans notre société – et de manière séditieuse, par des discours politiques extraordinairement coupables -, l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée…
Mais allez en dictature ! Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez !
La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre. “

Introduction

Quand on écoute ou lit ces propos, nous avons l’impression d’un type complètement hors sols. Celui qui épouse le mode autoritaire de notre cinquième constitution à la tête de l’Etat, une hiérarchie verticale dans l’entregent de toute son administration à son service, de toute une Presse, inféodée et servile.

La Sédition

« La sédition » est une invocation à l’émeute, à la révolte et au soulèvement contre la puissance établie. Nous en sommes très loin actuellement en France, car c’est le fait de décérébrés marginaux en proportion de la population, qui continuent de pousser dans le « Nany State », celui qui nous doit tout sans rendre compte de rien.

A l’inverse, le mouvement des Gilets Jaunes, dans sa primale activité nous interpellait sur : « Ou passe notre pognon ? ». Réponse par exemple : Dans les hôpitaux publics où vous avez plus d’administratifs que de personnels soignants – article sur le site « Courrierdesstratèges », que vous trouverez sans difficulté, corroboré avec mon médecin de famille en fin de partie.

La vraie sédition serait de couper les vives à toutes ces administrations, par une coagulation de toutes les forces vives des Landernau de créations de richesses, loin de Paris. Ils ne tiendraient pas huit jours ….

En bémol, pourquoi croyez-vous qu’ils ont mis en place le prélèvement à la source des impôts sur le revenu ? Pour doper leur meilleur taux de recouvrement de l’impôt au monde, selon le mode Orwell.

La dictature

“Une dictature, c’est un régime où une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c’est cela, essayez la dictature et vous verrez ! “

Mais Mr Macron, vous représentez qui ? Vous avez été élu sur un coup d’Etat pour évincer votre principal adversaire, Mr Fillon. Car j’aurais préféré un débat de second tour entre vous et Mr Fillon. Peu importe qu’on aime ou pas, mais cela aurait été d’une autre facture que celle proposée avec Mme Le Pen où vous aviez la certitude d’être élu par une minorité de nous tous.

En fait, par cette forfaiture d’élection démocratique, on n’a pas changé les dirigeants, mais renouvelé les figures imposées depuis plusieurs décennies pour métastaser à travers notre pays. Nous sommes dans la continuité de ce socialisme repeint écolo qui nous impose votre dictature. Celle-ci est un non-choix, vous vous rappelez ?

La haine

” La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental : le respect de l’autre, l’interdiction de la violence, la haine à combattre. “

Mais qui vous respectez par vos administrations à tiers détenteurs ? Vous avez votre droit administratif pour vous protéger et requérir en mode privé sous toutes vos façons. Vous êtes dans l’injonction et non dans la négociation. Vous êtes dans la négation et non la proposition. Vous êtes parmi les crotales qui tiennent vos templiers. Vous êtes une parodie de justice.

La haine, vous l’avez par les miséreux que vous avez créés. Et elle se répand aussi par de petits créateurs de richesses comme moi que vous spoliez à foison …

Bien à vous

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L’écologie, cette secte suicidaire mondiale.

L’écologie nous promet la fin du monde et nous en rend responsable, un poncif vieux comme … le monde.

Cette menace s’exprime contre la masse, au profit de l’élite initiée. Rien de bien nouveau.

Cette pensé citadine présuppose la perfection de la nature mise en péril par l’homme. Elle est contraire à la réalité connue de ceux qui vivent dans ou près de la nature qui, eux, l’identifient comme la contrainte qu’il faut dominer pour vivre.

Le petit rien qu’oublient les écologistes est que : si la lune existe pour la terre, la terre n’existe pas pour la lune.

N’existe que ce qui est regardé, le reste n’est que néant. C’est donc le regard qui crée la vie.

L’univers n’existe que parce que nous le regardons, plus nous le regardons plus il existe.

Réduire la trace de l’homme c’est à dire sa capacité à regarder, c’est réduire l’existant et augmenter l’immensité du néant. C’est favoriser l’obscurantisme, chemin vers le néant.

Quoiqu’il arrive, l’homme ne peut pas être l’ennemi de la vie puisqu’il est l’exception du néant, sans son regard la vie n’existe pas.

Jusqu’à ce jour, l’homme qui regarde l’univers où il ne perçoit nulle vie regarde donc l’inexistant, le néant pour lequel lui même, le“regardant”, n’existe pas.

Le manque de curiosité des écologistes pour ce que nous sommes capables de regarder et pour l’espoir de ce que nous serons capables de regarder demain par nos progrès est affligeant, est contraire à la vie qu’ils prétendent défendre.

Le progrès consiste à regarder toujours plus, que ce soit vers le plus grand ou vers le plus petit. Le regard étant la vie, il est suicidaire de s’opposer au progrès, l’engouement pour lui est naturel.

C’est donc le regard, la perception de la vie qui donne la vie. La particularité du regard de l’homme est son association au souvenir qui lui permet de capitaliser son regard, d’en augmenter la portée, donc d’augmenter la vie.

L’erreur fondamentale des écologistes est de croire que l’homme capitalisant est l’ennemi de la vie, alors même que justement il est la vie.

L’apparent réalisme de leur théorie tient aux erreurs qui accompagnent le progrès. Ne savent-ils pas que justement toute progression se nourrit de ses erreurs, de la capacité à les analyser, à les réduire pour ne garder que le juste ?

Les écologistes, castrateurs de plus de progrès, de plus de vision, sont les vecteurs du néant dont ils prétendent nous protéger.

Bien à vous.

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Je n’habite pas sur la même planète que Macron

Macron vient d’affirmer, dans l’avion le ramenant d’Israël, que nous sommes en démocratie. Il nous reproche de véhiculer, sans doute majoritairement : “…l’idée que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée…”

Il nous met au défi de vivre dans une dictature. Il doit penser à lui, pas à nous. S’il veut, pas de problème, je l’invite à venir vivre chez moi, à partager mon quotidien, la dictature dans laquelle je vis, comme une grande majorité de nous.

Il base son raisonnement sur le fait que nous pouvons changer de dirigeants à la faveur des élections, que donc ceux qui sont en place — susceptibles d’être virés – pourraient, dans ces conditions, exercer un pouvoir absolu auquel nous devrions nous soumettre.

Petite confusion dans l’esprit de M. Macron, nos votes ne transmettent pas le pouvoir, mais un mandat, ce qui n’est pas pareil.

Un mandat, même électoral, reste un mandat, dont globalement la définition est la suivante :

Le mandat est un contrat par lequel une personne, appelée “mandant” donne à une autre, appelée “mandataire”, pouvoir de la représenter.  Le mandataire est responsable de toutes les fautes et illégalités qu’il commet à l’occasion du mandat, tant vis-à-vis du mandant que des tiers. Enfin, qu’il ait été donné pour une durée déterminée, par exemple dans le cadre d’une mission, ou pour une durée indéterminée, un mandat peut être révoqué à tout moment. Le mandataire doit gérer les intérêts du mandant en bon père de famille et rendre des comptes dans la plus grande transparence.

C’est en gros le mandat électoral qui a été donné à M. Macron, qui l’engage d’autant plus que le choix donné aux mandants lors de l’élection était très restreint.

Nous sommes loin du compte dans notre réalité journalière.

Tout aussi bien M. Macron pourrait prétendre que dans notre société, où le divorce est acté et facilité, les femmes battues ne peuvent pas se plaindre, il leur suffit de changer de mari.

On voit bien les limites de sa théorie.

Il parait ne pas avoir conscience de la folie de son administration, de ses abus quotidiens de pouvoir, de la folie des élus locaux aux pouvoirs exorbitants dont ils usent abondamment en complicité avec ladite administration.

Il parait inconscient des atteintes au socle de notre démocratie : “la propriété privée”, générées par l’abondance des lois coercitives qu’il met lui-même en place.

Il parait inconscient face aux délires égalitaires de son administration fiscale qui anéantit l’économie de notre pays, sans pour autant améliorer la vie des gens modestes.

Il se trompe, il est clair pour nous tous que nous subissons la dictature de petits chefs élus et d’une administration à son propre service au lieu du notre.

Oui nous vivons en dictature, le fait que nous pouvons, relativement, changer de dictateurs ne change rien à la chose.

Est-il inconscient de tout cela ou nous prend-il pour des cons ?

Sa charmante épouse pourrait peut-être nous donner la réponse, elle qui le connait depuis si longtemps et l’a vu se construire.

Bien à vous.

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Un monde instable et inquiet

Le monde de la finance est inquiet et appréhende un retournement des marchés boursiers après la plus longue période (10 ans) de croissance ininterrompue jamais vue.

63% des investisseurs institutionnels pensent que la prochaine crise interviendra dans les 3 ans.

Enfin, entendons-nous bien, ce  « monde de la finance » concerne surtout les banques centrales, les Etats surendettés (dont la France), les banques et compagnies d’assurances créancières de ces mêmes Etats, et quelques fonds de pensions.

Des bulles partout

Un tel évènement pourrait provoquer une crise comme on n’en jamais vu avec un dégonflement des bulles financières qui portent principalement sur les marchés d’actions (américain notamment), qui ont atteint des sommets, mais aussi sur les prix de l’immobilier avec des effets collatéraux sur les taux d’intérêts et la valeur des obligations.

En effet, en période d’incertitude, les taux d’intérêts se mettent mécaniquement à monter, tout comme les matières premières au premier rang desquelles on trouve le pétrole.

Par effet de propagation, et, en cas de panique, le phénomène peut devenir complètement incontrôlable, tout le monde essaiera de se débarrasser de ses actifs risqués (actions) ou sous performants (obligations) et cela concernera en particulier toutes les obligations émises à des taux proches de zéro qui … ne vaudront plus rien car les investisseurs et les épargnants voudront s’en procurer de nouvelles offrant des taux supérieurs !

Or, si les taux montent, tous les agents économiques (sur)endettés vont se retrouver en difficulté ; au premier rang desquels on trouve les Etats mais aussi des propriétaires d’immobilier qui ont acheté, cher et à crédit, des immeubles devenus invendables à des prix permettant de solder le crédit ; alors que, d’un autre côté, le crédit plus cher restreindra l’offre de crédit et la capacité d’endettement des agents économiques !

On le voit, tout est lié pour le meilleur et … pour le pire !

D’où vient l’argent ?

En fait, on craint surtout le pire ; sans pouvoir savoir quelles proportions cela pourrait prendre.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, depuis dix ans, les banques centrales alimentent sans cesse les marchés de liquidités car elles ont peur d’une récession qui ferait déraper tout le système et qui pourrait le rendre incontrôlable ; et d’autant plus incontrôlable que les niveaux d’endettement ont atteint des niveaux jamais vus en temps de paix (les dettes mondiales représentent 250.000 milliards de $ et 320% du PIB mondial !).

Compte tenu du risque inhérent à une situation aussi tendue, la devise, non écrite, des banques centrales est désormais : « aucun retour en arrière n’est plus possible, il ne peut plus jamais y avoir de récession, ce serait trop grave, il faut donc l’empêcher à tout prix ! »

La conséquence la plus visible est que les marchés, qui recyclent les émissions monétaires des banques centrales, montent et atteignent des sommets alors que l’économie mondiale … décline ; ce qui est au minimum « surprenant ».

Et cela s’est vu notamment à la fin de l’année 2018 lorsque la Fed (banque centrale US) a voulu normaliser ses taux d’intérêts (à 3-3.5%) alors que l’économie américaine est en pleine croissance ; cette tentative provoquant immédiatement une chute des marchés actions américains et un repli précipité des taux de la Fed vers 1.5% l’an pour éviter un écroulement général !

En effet, l’inconvénient, avec le mode de production capitaliste, c’est qu’il y a régulièrement des crises ; mais, une fois passées ces crises, l’expansion économique reprend sa marche en avant. A tout prendre, cela vaut quand même mieux que le monde communiste avec lequel la seule certitude c’est l’assurance de la pauvreté sans jamais pouvoir en sortir ; avec une pénurie permanente et des prix artificiels !

Un monde fragile

Seulement, aujourd’hui, même les crises cycliques ne sont plus admissibles car les banques centrales redoutent que ce soit tout le système qui s’écroule ; ce qui prouve d’ailleurs la fragilité de celui-ci surtout qu’il convient de souligner que les bourses de valeurs ne sont pas l’économie réelle d’un pays mais juste un lieu de spéculation.

Sans le dire ouvertement, on craint (en haut lieu) une vague de défaillances d’entreprises, de banques et de compagnies d’assurances, et surtout d’Etats, et la crise des subprimes de 2008 a servi d’avertisseur avec un cout officiel de 800 Md$ pour les banques dont certaines ont fait faillite ou ont été nationalisées ou rachetées (Lehman, Nothern Rock, Fortis, Bear Stearns, Merill Lynch), l’assureur AIG ; avec, à partir de 2010, une propagation en Europe aux Etats surendettés.

Seulement, on ne peut pas sans cesse inonder les marchés de liquidités sans que cela ait un jour ou l’autre des conséquences. Et si le dérapage se produit, et il se produira un jour, il faut être conscient que la France sera au premier rang des débiteurs en difficulté. En effet, le niveau extravagant de la dette française et sa progression, à la fois inexorable et de plus en plus rapide, inquiète des milieux financiers qui savent que tout cela ne tient que grâce au QE de la BCE qui … ne peut pas tout !

En gros, si les taux montent, nous sommes foutus sauf … recours par les banques centrales et les Etats à toute une série de techniques d’ingénierie financière qui ressemblent tout à fait à un système généralisé de spoliation !

Cette vision est confirmée par Christine Lagarde, nouvelle présidente de la BCE, qui a clairement exprimé : « On sera plus content d’avoir un emploi plutôt que d’avoir une épargne protégée » tout en prévoyant aussi de verdir ( !?!) l’action monétaire de la BCE !

Vous êtes prévenus : dans les milieux « autorisés » on estime qu’il vaut mieux votre spoliation que la perte de votre emploi … en oubliant évidemment de préciser que vous n’êtes absolument pour rien dans la situation présente, cause de ce dilemme, et qu’il n’y a aucune raison pour que la sauvegarde de l’un entraine nécessairement la perte de l’autre. (La nature de l’emploi sauvé n’a pas été indiquée …).

De cette déclaration, il faut comprendre que la spoliation de votre épargne est d’ores et déjà clairement envisagée par les autorités monétaires, dans le cadre du soutien aux Etats surendettés ; en n’oubliant pas que la politique monétaire est le fait de fonctionnaires, pas de dirigeants d’entreprises.

Qui sera responsable ?

On sait d’ores et déjà qui seront les victimes d’une telle catastrophe !

Ce seront les détenteurs de contrats d’assurance vie qui se verront opposer les règles de la loi Sapin II permettant de bloquer temporairement l’épargne et il y a du temporaire qui … dure, puis les porteurs directs d’obligations qui se verront proposer la conversion en rente à échéance de 30 ans (la durée de vie d’une obligation est de 8 ans) et enfin les détenteurs d’actions cotées qui ne seront pas sortis à temps et qui verront leur portefeuille fondre comme neige au soleil sans pouvoir vendre car d’une part avec le HFT (trading à haute fréquence) vous ne pouvez pas lutter, (les organismes de gestion spécialisés utilisent des algorithmes et réagissent dans la seconde à tout mouvement haussier ou baissier) et d’autre part quand tout le monde vend et que tous les titres dévissent … il n’y a plus d’acheteurs !

Et si la crise est vraiment grave, nous aurons aussi « droit » à la fermeture des banques et des guichets pour empêcher les retraits de cash (vue en Grèce en 2015).

Les victimes seront en fait l’immense majorité de la population qui n’aura d’autre choix que de subir ce que les gouvernants ont décidé ; que leurs décisions soient bonnes (rarement) ou mauvaises (bien plus souvent) !

Et les responsables ?

Fatalement, comme cela est la règle en pareille circonstance, si la crise survient et devant une envolée plus que probable de la fiscalité destinée à boucher des trous béants, il faudra trouver un responsable aux yeux d’une opinion publique chauffée à blanc et facilement manipulable.

En pareille occurrence, il ne faudra pas compter sur les politiciens car, eux, ne sont jamais responsables de leurs actes ! Ils ne font que promettre le bonheur éternel pour tout le monde avec force distributions d’argent gratuit des autres puisque seul l’argent des autres ne coûte rien … forcément ; et on n’a jamais vu un politicien être mis devant ses responsabilités pour ses promesses non tenues ou aux effets catastrophiques !

Il ne faudra pas non plus compter sur les fonctionnaires car, eux, ils ne peuvent pas être responsables puisqu’ils ne font appliquer les décisions prises par les dirigeants … sauf qu’en France, les dirigeants sont le plus souvent … des fonctionnaires et réciproquement et qu’ils jouent alternativement sur les deux tableaux pour justifier leurs actions dans le cadre d’un conflit d’intérêts permanent !

Pour le règlement des problèmes, il faudra donc voir ailleurs …

Et pourquoi pas du côté des riches alors qu’a lieu actuellement, à Davos (Suisse), le grand raout annuel du supposé capitalisme mondialisé, ultra libéral et apatride ?

C’est ce que nous verrons dans notre prochain article « faire payer les riches »

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

 

 

 

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Damien LEMOINE, le magistrat de la régression administrative.

La régression est le fait de revenir à un stade antérieur.

Toute vie passe par une croissance, une apogée, puis une régression, avant la mort issue inéluctable de la vie.

Notre administration est engagée dans sa régression. L’histoire que je vais vous raconter l’illustre.

Les faits se passent à La Rochelle, troisième ville préférée des français, parait-il.

La Rochelle a un maire, industriel nautique, ancien sportif, très peu politique, pas diplomate pour un sou, plutôt dans la compétition et le rapport de force.

Il est de gauche. Socialiste sans électeur, il a été élu avec les voix de droite et écologistes.

Aux premiers il renvoie l’ascenseur en pratiquant le protectionnisme, quant aux seconds il cherche à les flatter sans avoir très bien compris ce qu’est l’écologie.

Il n’est pas le seul.

Rappelons que l’écologie est la science du vivant, qui inclut évidemment l’homme.

Qu’en urbanisme, qui est le support des réflexions de ce billet, il s’agit de gérer le biotope de l’homme. Il a trois composantes : l’habitat, l’agriculture et les activités industrielles, commerciales ou tertiaires. Une approche écologique du sujet consiste avant tout à gérer les espaces de ces trois activités, en gros à éviter de mettre les villes à la campagne et réciproquement.

L’écologie mal comprise a tendance à proposer l’inverse, c’est à dire un mélange des genres nuisible à tous.

Dans le cadre de cette écologie mal comprise et démagogique, le maire de La Rochelle, Jean François Fountaine, s’est mis dans l’idée de créer, en pleine zone urbaine, des marais incluant un marais salant et une vaste zone agricole.

Ce faisant, il expose ses habitants aux risques sanitaires liés aux pesticides, aux moustiques et aux chauves-souris.

Autant de risques avérés qui n’ont rien à faire en zone urbaine.

Visant les élections municipales le maire était pressé de réaliser ce projet qui a les faveurs de ses “écolos”.

Ici, les choses deviennent cocasses.

En effet, la complexité extrême des lois sur l’urbanisme rend leur application impossible pour tous, y compris pour l’administration elle-même, auteure de ces lois.

Il se trouve que dans le cadre des compétences entre les communes et leur agglomération, le Préfet de La Rochelle a pris un arrêté définissant ces compétences pour l’agglomération de La Rochelle.

Dans cet arrêté il est prévu que : “La gestion des milieux aquatiques” est obligatoirement de la compétence de l’Agglomération, que donc sur ce sujet le maire de la commune est incompétent. Or, le projet du maire Fountaine, est un projet de “gestion des milieux aquatiques”.

Oui, mais voilà, pressé par le temps et peu désireux d’une opposition éventuelle, le maire de La Rochelle a instruit lui-même son dossier, sans en référer à l’agglomération.

Il s’est octroyé un permis d’aménager à lui-même, alors que seule l’agglomération pouvait prendre cette décision. Son permis d’aménager encours automatiquement la nullité pour non-compétence.

Le préfet, qui a dû préalablement prendre un arrêté préfectoral d’autorisation environnementale, a couvert le maire sans moufter.

Votre serviteur a dénoncé tout ce bazar.

C’est ici qu’intervient le magistrat Damien LEMOINE

Le tribunal administratif a été saisi sur le fond, mais aussi en référé-suspension pour faire arrêter cet aménagement délirant.

Trois ordonnances de référé ont été rendues, toutes signées de M. Damien LEMOINE, vice- président du tribunal administratif de Poitiers.

Les trois ordonnances couvrent l’irrégularité du permis d’aménager délivré par le maire de La Rochelle.

Les deux premières au motif bateau que “force est de constater que la demande ne contient aucun moyen sérieux”

Un peu agacé sans doute par la troisième demande en référé, le magistrat écrit :

“ils précisent que, par arrêté préfectoral du 7 Mai 2018, la communauté d’agglomération de La Rochelle s’est vu attribuer, au titre des compétences obligatoires, la “gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, dans les conditions prévues à l’article L.211-7 du Code de l’Environnement”. Ce moyen unique relatif à des dispositions concernant la protection de l’environnement est sans incidence sur la compétence du maire de La Rochelle pour délivrer, en application du code de l’urbanisme, un permis d’aménager.”

Nous y sommes, en plein dans la régression.

Donc en application du code de l’urbanisme un maire, d’après le tribunal administratif, peut s’affranchir des lois sur l’environnement, au moins en ce qui concerne sa compétence. Ce qui veut dire que les communes n’ont pas de compte à rendre aux agglomérations dont elles dépendent, et peuvent délivrer tout permis de construire, y compris ceux pour lesquels elles ne sont pas compétentes.

Conclusion

Nous sommes bien arrivés à un niveau maximum de complexité des règles administratives qui induit leur régression.

Elle est devenue habituelle, commune. Les administrations s’affranchissent régulièrement des lois qu’elles promulguent.

Cependant, aujourd’hui, M. Damien LEMOINE nous permet de franchir un grand pas, il grave dans le marbre des tribunaux le fait qu’il n’est pas utile d’être compétent pour délivrer un permis de construire.

Je suis sûr que vous percevez les perspectives de liberté ouvertes par ce début de régression administrative, le vent de liberté qui se lève.

Bien à vous. H. Dumas

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EDF : une facture de taxes !

Je viens de recevoir comme beaucoup d’entre vous ma facture d’électricité !

Cela me donne donc l’occasion de compléter les données issues d’un précédent article paru l’année dernière.

Dans le cadre de sa communication et de transparence quant au rôle que l’on lui fait jouer, EDF m’a communiqué aussi un joli diagramme circulaire (camembert) visualisant la décomposition entre la consommation, l’abonnement et les taxes et contributions (EDF joue sur les mots car les contributions sont des taxes) auxquels il faut ajouter la TVA (à deux taux 5.5% sur l’abonnement et 20% sur la consommation).

En plus, je présente la caractéristique d’être absent la moitié de l’année puisque je suis en Grèce tout l’été.

Il ressort, du diagramme, que ma facture annuelle se décompose comme suit :

  • Consommation :                38.60 €
  • Abonnement :                     78.56 €
  • Taxes et Contributions  : 26.83 €
  • TVA :                                        15.48 €

TOTAL TTC                                      159.47 €

A ce stade, plusieurs observations sont indispensables :

Il ressort de ce petit récapitulatif que ma consommation représente 38.60 € sur un total de 159.47 €. Cela signifie donc, pour dire les choses autrement, que 120.87 € de cette facture n’est pas de l’électricité !

La disproportion est manifeste car, en fait, c’est dans un rapport de 75/25 que s’établit la proportion des taxes et abonnements par rapport à la consommation.

Par ailleurs, dans la rubrique des taxes et contributions, nous avons plusieurs lignes au libellé sibyllin.

  • TCFE taxe sur la consommation finale d’électricité
  • CSPE contribution au service public d’électricité
  • CTA contribution tarifaire d’acheminement

Une petite traduction s’impose pour la bonne information de nos lecteurs …

C’est une taxe au profit de la commune ou du département au même titre que la taxe d’habitation. Cette taxe existe depuis longtemps et son ancien libellé était « taxe communale d’électricité ».

Il est intéressant de noter que cette taxe est assujettie à la TVA ; c’est à dire que l’Etat, dans sa grande mesquinerie applique un impôt sur un impôt (à 20%) !

C’est une taxe destinée à financer les délires prétendument écologiques de la transition vers un monde sans carbone. Autrement dit, elle sert à subventionner les éoliennes et panneaux solaires qui fleurissent un peu partout ; tout en ne servant pratiquement à rien puisque, de l’aveu même d’EDF dans un document annexe à sa facture, ces ENR, hors hydraulique, ne représentent que 1.9% de la production totale d’électricité qui est assurée à 86.3% par le nucléaire. Cela signifie qu’elle est pratiquement totalement décarbonnée ; mais pas grâce aux ENR qui ne sont ni renouvelables ni écologiques mais instables et excessivement couteuses !

Evidemment, cet argent n’est pas perdu pour tout le monde car il sert à financer des projets inutiles dans le cadre de ce qu’on appelle le capitalisme de connivence entre les fonctionnaires de l’Etat et des industriels qui vivent de la collecte des impôts pour installer ces ENR !

Il est intéressant de noter que cette taxe est aussi assujettie à la TVA ; c’est à dire que l’Etat, dans sa grande mesquinerie applique encore un impôt sur un impôt (à 20%) !

C’est une taxe destinée à financer les … retraites des gaziers dans le cadre de l’égalité des régimes de retraites puisque ceux-ci peuvent partir avant 55 ans avec une pension de 2.500 € et un avantage en nature double (l’électricité gratuite – 10% du tarif – et un comité d’entreprise – CCAS– ultra généreux car largement doté depuis qu’à la libération, en 1945, le ministre communiste de l’énergie leur a généreusement accordé, aux frais de l’abonné, un pourcentage de 1% sur le chiffre d’affaires). Le ministre, qui n’y connaissait visiblement rien, s’est en fait trompé : normalement c’est 1% sur la masse salariale; mais l’Etat fonctionnaire n’a jamais osé remettre en cause cet avantage !

En fait, dans sa grande hypocrisie, le système administratif n’ose pas appeler un chat un chat et préfère s’en tenir à sa technique habituelle de dissimulation de la fiscalité et des prélèvements à travers des libellés qui ne veulent rien dire.

Pourquoi ne pas appeler cette CTA par son vrai nom : cotisations de retraites des personnels des entreprises électriques et gazières ?

Il est intéressant de noter que cette taxe est aussi assujettie à la TVA ; c’est à dire que l’Etat, dans sa grande mesquinerie applique encore une fois un impôt sur des cotisations sociales à taux réduit toutefois (à 5.5%) !

Enfin, en ce qui concerne l’abonnement, il n’est pas inutile de rappeler que dans le cadre d’un tarif règlementé (c’est à dire résultant de la connivence entre EDF et les fonctionnaires de Bercy), il a connu plusieurs fortes augmentations dont une de 83% l’année dernière !

En fait, l’abonnement n’est rien d’autre qu’une pompe à fric destinée à couvrir les erreurs de gestion, les couts non maitrisés du personnel, les stratégies hasardeuses (construction de deux réacteurs EPR de la centrale de Hinkley point au Royaume Uni dont le cout est estimé – pour l’instant – à 20 milliards £), les aventures industrielles imposées par les fonctionnaires de l’Etat dans le cadre des ENR.

En dehors de cela, l’abonnement n’a aucune justification !

Payez-vous un abonnement chez TOTAL lorsque vous allez faire le plein d’essence ?

En conclusion :

Il m’apparait qu’il y a une petite erreur dans le libellé de cette facture dont les trois quarts du montant … ne sont pas de l’électricité !!!

Monsieur EDF, ce que vous m’avez adressé n’est pas une facture d’électricité mais bien une facture de taxes !

Je vous remercie de corriger cette erreur ; bien évidemment totalement involontaire de la part de vos services administratifs totalement surchargés !

Clairement, la communication d’EDF tend à montrer ce qu’elle est désormais : un collecteur d’impôts avant d’être un fournisseur d’énergie !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

 

 

 

 

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La France, un pays schizophrène

Il est indéniable qu’un groupe d’êtres humains réunis volontairement ou artificiellement ressent et émet des émotions globales, telle que la joie, la peur, etc…

C’est d’ailleurs un des conflits de la personnalité lorsque l’émotion d’un individu est frontalement opposée à celle du groupe et réciproquement.

Plus discrètement, tout groupe adhère aussi à une pensée commune, qui est son ciment unitaire, sans laquelle seule la force serait susceptible de le maintenir.

Ces constatations s’appliquent aux groupements géopolitiques que sont les États.

Ce sont elles qui ont généré la forme démocratique que nous vivons, dont le but est de définir la pensée commune majoritaire qui sera imposée par la force aux pensées minoritaires.

Ces émotions et pensées globales sont susceptibles de traverser les mêmes difficultés que les émotions et pensées individuelles.

C’est ainsi que la France est globalement atteinte de schizophrénie.

La schizophrénie est une maladie du comportement qui se caractérise par les troubles suivants :

*         Éprouver des difficultés à établir un contact avec son entourage ;

*         Être envahi par des idées et des impressions étranges ;

*         Avoir l’impression d’entendre des voix qui, bien que n’existant pas réellement, font partie de sa réalité ;

*         Être prisonnier de ses hallucinations et de son délire ;

*         Avoir une perception de soi partiellement, voire totalement altérée ;

*         Avoir beaucoup de difficultés à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas ;

*         Avoir la conviction que certaines personnes vous veulent du mal ;

*         Se replier sur soi-même et se comporter d’une façon bizarre ou imprévisible ;

*         Se désintéresser de nombreuses choses : habillement, ménage, hygiène corporelle ;

*         Avoir des réactions émotionnelles étranges et incongrues ;

*         Percevoir son entourage comme hostile ;

*         Ressentir une insécurité permanente

Réfléchi au niveau de la France vous constatez comme moi que ça colle. Tous les symptômes sont là.

La schizophrénie individuelle se définit par :

“Le cerveau contient des milliards de cellules nerveuses. Chacune d’entre elles est constituée d’un prolongement (axone) transmettant des messages aux autres cellules nerveuses ou en recevant de ces dernières. Ces prolongements libèrent des substances chimiques appelées neurotransmetteurs qui acheminent les messages d’une cellule à l’autre. Chez les personnes atteintes de schizophrénie, ce système de communication est défaillant.” (source : Société Québécoise de Schizophrénie)

Chez l’individu l’identification des messages de chaque cellule est opaque pour l’observateur extérieur. C’est moins le cas pour un ensemble d’individus figurant les cellules d’un groupent humain tel qu’un pays.

C’est pourquoi si nous ramenons le sujet à la France, après avoir constaté l’existence de la maladie nous pouvons émettre des hypothèses sur les causes des conflits de messages entre les français qui représentent les cellules de l’entité “corps social” atteinte par la schizophrénie.

Mon hypothèse

Les individus ou cellules constituant la France pensent être organisés à partir d’un concept qu’ils auraient forgé à l’occasion d’une âpre lutte. Concept qu’ils appellent la liberté, une abstraction dont le fondement serait la propriété privée.

Toute leur vie personnelle tourne au tour de cette idée, à travers l’expression de la propriété privée de leurs pensées, de leur corps et de leurs biens.

Mais, et c’est l’élément déclencheur de la maladie, leur organisation collective, entre les mains de leurs hommes de l’état et leurs affidés, est entièrement axée sur la suppression de la propriété privée, sur la prédominance du groupe, sur l’appartenance au collectif, en tout et pour tout.

C’est ainsi que les messages entre les individus formant les cellules du corps social sont inexorablement brouillés.

Chaque individu, cellule du corps France, reçoit en toute chose, en tout projet, en toute pensée, deux informations simultanées et totalement contraires, l’une que j’appellerai “constitutionnelle” à trait à sa propriété privée, l’autre que j’appellerai “conjoncturelle” à trait à sa dépendance collective.

L’individu va, alternativement, se ranger selon son intérêt immédiat à l’une ou l’autre de ces deux informations.

Nul ne sachant, souvent même pas lui, laquelle de ces deux informations va déterminer sa posture, il devient une cellule à communication imprévisible, défaillante, brouillant irrémédiablement l’équilibre de la communication globale.

La schizophrénie de la France est actée. Hélas, c’est une maladie qui tue et accessoirement emmerde les voisins.

Bien à vous. H. Dumas

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Le miroir aux alouettes de la dette infinie

Le gouvernement est empêtré dans sa réforme des retraites dont tout laisse à penser que ce n’est pas la réforme qu’il fallait conduire (au moins en ce qui concerne le secteur privé) et qu’elle va couter une véritable fortune au contribuable et/ou au cotisant.

En effet, le gouvernement prend des engagements budgétaires en tirant des chèques en blanc sur l’avenir sans que personne d’ailleurs ne s’en émeuve … ni ne s’en inquiète. Business as usual, on continue comme si de rien n’était alors que la dette publique atteint désormais des sommets en s’établissant, depuis le 30 septembre dernier, à 100,4% du PIB.

Elle est désormais de 2.415 Md€ avec une augmentation de près de 40 Md€ rien que pour le troisième trimestre 2019 et elle progresse beaucoup plus vite  (à 3.4%) que les taux accumulés de la croissance économique (1.2%) et de l’inflation (1.2%) !

De manière plus réaliste, si l’on rapporte le montant du déficit au budget (environ 300 Md€), on atteint alors un déficit de 30% (plus de 100 Md€) ; ce qui situe d’avantage la réalité de son niveau !

De fait, la France vit à crédit et emprunte 1 Md € par jour, à seule fin de distribuer du niveau de vie à des français qui ne sont nullement conscients de la provenance des sommes qui leur sont allouées et qui d’ailleurs, à vrai dire, … ne veulent nullement le savoir !

Le problème est que la France vit de plus en plus à crédit et la dette augmente de plus en plus vite entre les revendications corporatistes, les lubies administratives, les options politiques erronées mais électoralement porteuses !

La question qui se pose, pour toute personne censée, est évidemment : combien de temps cela va-t-il durer ?

A cela, deux raisons :

  • Les traités européens autorisent un déficit exceptionnel mais interdisent des déficits à répétition au-delà de 3% du PIB ; or la France est en déficit constant depuis 45 ans avec une réduction temporaire à 2,5% en 2018 au prix d’un véritable tabassage fiscal (via la CSG notamment). Le déficit devrait littéralement exploser pour 2019 à 3.4% (107 Md€) ! La France se trouve donc en infraction et est la seule des 28 pays membres à franchir la barre des 3% !
  • La solvabilité budgétaire de la France va finir par s’effondrer devant l’accumulation des dettes,

Alors, pourquoi cela fonctionne-t-il encore aujourd’hui ?

Pour quatre raisons :

  • La BCE assure une solvabilité budgétaire en alimentant en liquidités les banques qui reprêtent cet argent aux Etats surendettés tels que la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal,
  • L’Etat a organisé, de manière sournoise, la captation des flux monétaires et l’épargne des français ; notamment par le biais de l’assurance vie qui représente plus 1.600 md€ d’encours. Il faut dire aussi que les règles bancaires européennes imposent aux banques et compagnies d’assurance d’acheter de la dette étatique; laquelle est considérée, par ces mêmes règles, comme …sûre.
  • Le stock d’épargne disponible, c’est à dire l’ensemble de l’épargne des français, sert de garantie à la dette étatique avec l’idée sous-jacente que si l’Etat se trouve en difficulté, il pourra toujours se servir sur cette épargne. C’est d’ailleurs là que vous vous apercevez que vos économies constituent la contre-valeur implicite des dettes de l’Etat et que celui-ci, en cas de « gros » problème n’hésitera pas à se servir,
  • Les français paient toujours leurs impôts (même s’ils râlent) et le prélèvement à la source a été mis en place pour éviter toute jacquerie fiscale puisque vos impôts sont désormais payés par un tiers. Les flux de trésorerie ne sont jamais interrompus et l’Etat administratif peut toujours faire face à ses engagements (du moins pour l’instant).

La dette française est donc considérée, pour l’instant, comme étant « sans risque ». Elle bénéficie d’ailleurs du taux zéro … bien qu’il ne faille pas trop se leurrer car les taux zéro constituent une anomalie économique temporaire qui dure mais qui ne pourra pas durer éternellement.

Et il y a tout lieu de craindre le jour où les taux se remettront à monter … pour des raisons pour l’instant incertaines (tensions internationales, pénuries de matières premières, propagation d’une crise économique provenant de la Chine ou des USA, difficultés de financement par les prêteurs qui se détournent des obligations d’Etat dites OAT) mais inéluctables.

Seulement, il ne faut pas rêver, la croissance infinie de la dette n’est pas possible ; même si E Macron, jetant par-dessus les moulins ses promesses de 2017, a renoncé à réduire les déficits publics. Il a d’ailleurs, de la même façon, tiré un trait sur sa déclaration initiale de procéder à une réduction de 120.000 postes de fonctionnaires ! Ce n’est pas la priorité et pour résumer sa pensée : c’est carrément « ringard » !

La vérité est que l’expérience des gilets jaunes a été un véritable révélateur pour  le jeune haut fonctionnaire catapulté en politique et qui ne voit le « petit peuple » que de très loin, du haut de sa … très haute tour d’ivoire administrative. Il a découvert que la rue peut devenir très violente et difficile à contenir ou même à calmer.

Il n’a pas pris la mesure de la contestation populaire et n’a pas compris que l’alourdissement violent de la fiscalité, même au nom de l’écologie, n’était pas un nouvel eldorado fiscal mais une source de colère populaire. Car, c’est bien la hausse du prix du carburant au nom d’une transition écologique dont les recettes allaient combler les déficits du budget général sans compensation pour les intéressés (des gens à revenus modestes qui n’ont pas d’autre choix que d’utiliser la voiture), qui a mis le feu aux poudres !

Il a été contraint de distribuer 17 Md € pour calmer la rue mais cela a fortement creusé le déficit budgétaire car, encore une fois, nos dirigeants fonctionnaires ont préféré distribué de l’argent qu’on n’avait pas plutôt que d’adopter la seule option réaliste à terme : réduire la dépense publique !

Car, en France, en vertu d’une détestable habitude, on dépense d’abord et, ensuite, on cherche les possibles recettes fiscales au lieu d’examiner les moyens disponibles avant d’engager quelque mesure que ce soit. En outre, on ne réduit jamais les dépenses ;  l’administration, qui dirige le pays, dépense toujours plus et la seule issue envisagée est toujours l’augmentation de la pression fiscale ou de l’endettement !

La gestion administrative continue de faire ses ravages mais, quand on connait le mode de fonctionnement de l’administration, on comprend mieux l’absence totale de résultat significatif autre qu’un désastre financier … avec des déficits qui ne servent qu’à payer des frais de fonctionnement (dépenses courantes) et non des investissements amortissables sur de longues périodes.

Et la réforme ratée des retraites se situe exactement dans ce cadre car, pour calmer des salariés du secteur public mécontents et qui bloquent « un peu » le pays, il va falloir allonger la monnaie et cela va même couter très cher.

L’IFRAP estime que la réforme va couter plus cher que si on n’avait rien fait et prévoit un surcout de 20 Md €. Natixis pense que l’échec prévisible de la réforme des retraites va faire passer le poids des retraites de 14% en 2020 à 18,5% du PIB en 2040 avec un alourdissement des cotisations sur les jeunes actifs et les entreprises !

L’extorsion va donc non seulement continuer mais s’amplifier alors que les tensions sociales s’exacerbent et que les français se rendent bien compte d’une dégradation de leur situation personnelle au travers une diminution constante du revenu réel disponible depuis 2008 !

Or, au-delà de 100% d’endettement par rapport au PIB, il devient extrêmement difficile de revenir en arrière, car la spirale de la dette fait que l’Etat ayant de plus en plus besoin de ressources pour faire face à ses échéances, il augmente donc la pression fiscale qui finit par porter atteinte à l’activité économique en provoquant un effondrement de la croissance potentielle et par voie de conséquence une augmentation de l’endettement … et la boucle est bouclée ! Ce qu’on appelle une trappe à dettes !

Natixis, dans son flash éco du 17 janvier prend pour exemple l’Italie qui, avec  un endettement public de 135% du PIB et en dépit d’un déficit public pas très élevé et en tout cas inférieur au déficit français, le confirme sans ambiguïté. Même avec des taux d’intérêts très bas, elle n’arrive pas à redresser la situation et continue à s’enfoncer dans la dépression ; l’endettement public n’ayant pas servi à faire progresser le PIB mais seulement à assurer des dépenses courantes (salaires et protection sociale). En clair, l’endettement excessif et une très forte progression de la pression fiscale ont fini par bloquer la croissance potentielle qui est égale aujourd’hui à zéro. Ses perspectives d’évolution sont désormais désastreuses !

Pour l’instant, nous sommes dans une période d’inflation très basse qui … peut durer surtout avec le ralentissement mondial, mais on ne pourra pas toujours compter sur la banque centrale pour financer à taux gratuit nos lubies du fameux modèle social français si dispendieux et si couteux, modèle qui favorise les fraudes et les abus en tous genres mais aussi les salariés du secteur public.

Que se passera-t-il si l’inflation revient ?

A vrai dire, la BCE n’aura pas le choix, elle sera obligée, dans le cadre de sa mission de politique monétaire, d’augmenter les taux d’intérêts pour éviter un emballement de l’inflation, une aggravation des déséquilibres financiers et la formation de bulles sur les prix d’actifs et cela provoquera irrémédiablement une crise de solvabilité des Etats surendettés ; comme cela est arrivé en 2008 à la suite de la crise des subprimes !

Seulement à l’époque, les taux n’étaient pas à zéro ; ce qui signifie que, si l’arme monétaire et la baisse des taux ont pu alors être efficaces, ce n’est plus le cas aujourd’hui puisque les taux sont déjà à zéro !

Evidemment, du côté des Etats qui s’entêtent à vouloir toujours vivre au-dessus de leurs moyens tels que la France et l’Italie, la fermeture des vannes budgétaires ne se fera pas de gaité de cœur. Elle sera contrainte c’est à dire que le gouvernement n’aura pas le choix …

E Macron, ou son successeur, sera contraint de stopper la dérive budgétaire … laquelle n’est autre que de la mauvaise gestion parce la charge de la dette va littéralement s’envoler et parce que les prêteurs, devenus méfiants, ne voudront plus prêter !

E Macron prend-il officiellement la mesure de ce risque ? Visiblement pas ; même s’il ne peut ignorer cette réalité !

Le jour où la France se verra couper les vivres, ce sera l’explosion car le pays se trouvera dans la situation d’un drogué à qui on va expliquer que, désormais, il n’aura plus sa dose quotidienne … et ça risque d’être explosif !

Evidemment, il convient de se préparer à ce genre d’évènement inéluctable bien que difficile à prévoir dans le temps et détenir des assurances vie et des OAT (qui ne sont que de la dette étatique) va devenir de plus en plus dangereux ; surtout que la faillite est d’ores et déjà inscrite dans les textes puisque la loi dite Sapin II prévoit d’ores et déjà le blocage de l’épargne en cas de … nécessité !

Pour dire les choses crûment, on se prépare une véritable Bérézina budgétaire avec pour conséquence inexorable un tsunami fiscal car, ce qu’on ne vous dit pas, c’est qu’en pareille occurrence, il faudra, au mieux, des dizaines d’années pour redresser la situation … sans pour autant avoir la certitude d’y parvenir !

On peut rappeler utilement l’histoire de l’Allemagne qui s’est retrouvée ruinée à la fin de la première guerre mondiale, qui a littéralement explosé en 1923 avec l’hyperinflation (notamment en raison des indemnités qu’elle devait verser en vertu du traité de Versailles de 1919), et qui se trouvait en état de banqueroute en 1938 ; date à laquelle A Hitler a décidé de se lancer dans une guerre de conquêtes à seule fin de piller ses voisins (après avoir confisqué les biens des juifs). L’Allemagne n’a pu finalement s’en sortir que dans les années 1950 avec le soutien des USA et le plan Marshall ; c’est à dire après plus de 30 ans d’errances et de malheurs !

L’exemple le plus récent est l’Argentine qui n’arrive pas à se sortir de l’hyper inflation et de la dépression à la suite des dérives fantasques du péronisme et des excès monétaires de la période Kirchner. Elle vient, à nouveau, de faire défaut sur sa dette alors qu’elle était l’un des cinq pays les plus riches du monde au début du 20°siècle.

Cela démontre que les excès de politique économique et les dérives budgétaires entrainant la destruction du tissu économique sont ensuite très difficile à corriger ; même sur une longue période !

Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous a pas prévenus !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

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Cette bureaucratie qui nous fait du mal pour notre bien

Pendant plus de mille ans l’église catholique a été l’organisatrice de la bureaucratie. Seuls ses membres savaient lire et écrire, d’où cette vocation pratique car la bureaucratie utilise abondamment l’écrit.

Il n’est pas d’organisation conséquente sans bureaucratie.

Au début la bureaucratie organise. Pour cet objectif elle réclame et obtient des pouvoirs de coercition. Car une organisation ne peut exister que si ceux que l’on souhaite organiser observent les règles de l’organisation. L’inverse s’appelle l’anarchie pour certain, tout simplement la liberté pour d’autres dont je suis.

Il est très rare que les règles mises en place satisfassent tout le monde. Les réfractaires devront être contraints.

La question qui se pose alors inévitablement est : quel motif justifie d’imposer une organisation ?

Ou encore : quel motif justifie que la liberté de chacun soit organisée par d’autres ?

En ce qui concerne l’église catholique il s’agissait de croire en une seule et unique religion. C’est encore le cas chez les musulmans, les communistes, les écologistes, etc…. Une simplicité de motif permet de ne pas s’embarrasser de détails.

Dans le passé ce fût terrible. Ils en bavèrent ceux qui entraient en conflit avec la bureaucratie ecclésiastique. Ils en bavent encore ceux qui entrent en conflit avec la bureaucratie musulmane, en Iran ou ailleurs, communiste au Venezuela, écologiste un peu partout, etc…

Car, entendons-nous bien, il s’agit de faire le bonheur de la masse à organiser. Chacun sait à quel point il n’était à l’époque de bonheur possible qu’à travers l’église catholique, tout pêcheur, tout renégat, ne pouvait que souffrir de lui-même certainement mais, s’il le fallait, la bureaucratie inquisitrice du moment savait provoquer cette souffrance rédemptrice.

Les choses n’ont pas beaucoup changé.

Par exemple, vous voulez une retraite conséquente sans avoir à trop débourser personnellement ? Pas de problème, une bureaucratie bien organisée fera payer les autres pour vous. C’est simple. Un objectif clair, une bureaucratie déterminée, tout est alors possible.

Oui mais quand même, aujourd’hui tout le monde sachant lire et écrire ce n’est pas si facile, non ? La croyance n’est plus l’outil déterminant qu’elle a été.

Détrompez-vous. La bureaucratie va rendre l’objet du débat si compliqué que plus personne n’est capable de le comprendre. Vous voyez bien depuis plusieurs mois que les français se déchirent sous les yeux bienveillants de leur bureaucratie, depuis un mois et demi qu’ils galèrent face aux grèves, personne ne sait vraiment pourquoi.

Vous avez eu les justificatifs chiffrés des différentes solutions possibles de retraite ?

Pourtant ce ne doit pas être si sorcier. On connait le nombre de travailleurs, le nombre de retraités, maintenant et à venir, on doit pouvoir facilement répondre à : que faut-il pour faire quoi ?

Eh bien non, la bureaucratie, qui sait faire ces calculs, laisse la masse se fritter à coup de croyances, dans le plus parfait obscurantisme.

De là à penser qu’elle y trouve son intérêt il n’y a qu’un petit pas à faire.

Le fond de commerce de la bureaucratie est la complexité apparente qui démotive la raison au profit de la croyance. Car au nom de la croyance tous les excès sont possibles, voire souhaités.

Et nous arrivons au comble : faire croire que le mal que l’on vous fait est pour votre bien.

C’est magique, stratégique, d’abord provoquer l’ignorance, puis installer en lieu et place la croyance, la force se chargeant de convaincre les récalcitrants, pour finir en prétendant faire le bien, qui soudain dans les esprits va devenir proportionnel à la douleur, au chagrin de la perte de liberté. Plus t’as mal, plus c’est pour ton bien….

Cette merde de bureaucratie envahit toutes les sociétés, sans exception, avec toujours, toujours, les mêmes symptômes et les mêmes résultats.

Aucune expérience n’est utile, ne protège de cette calamité.

L’homme est incapable de capitaliser son expérience sociétale, tant il est avant tout individu, mais individu prédateur de l’autre….

La bureaucratie est son outil, son moyen de prédation. Tout le monde le comprend, mais c’est pour le bien de tous… alors…

Alors, bas les masques. Refusons cette bureaucratie, plus d’imprimé, plus d’autorisation, plus d’interdiction, juste de la politesse et du respect pour l’autre, pas de formulaire à remplir pour une chose aussi simple.

La grève des imprimés me parait la seule juste et efficace. Que peut faire une bureaucratie sans imprimé ?…

Bien à vous. H. Dumas

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« La réforme des retraites sera conduite à son terme ! »

C’est en gros l’essentiel des vœux de notre président.

Voulez-vous le savoir ? J’admire qu’on puisse tenir de tels propos. Et j’admire tout autant que personne n’ait paru s’étonner d’un propos aussi étonnant.

En effet, au moins en apparence, Monsieur Macron ne décide pas tout, et pas tout seul. Par exemple, quoi qu’on fasse, d’une façon ou d’une autre, la réforme des retraites, si elle doit avoir lieu, devra bien en passer par certaines étapes, dont un vote parlementaire.

Alors de deux choses l’une. Ou bien Monsieur Macron lit l’avenir, par exemple dans le marc de café. Et dans ce cas, chapeau le devin ! Ou alors il considère l’étape parlementaire comme une pure formalité, et le vote des godillots parlementaires comme acquis d’avance, à coup sûr.

En fait, c’est bien sûr la seconde hypothèse la bonne. Et de fait, le vote des godillots parlementaires lui est acquis d’avance, à coup sûr.

Mais, ce qui est incroyable, extraordinaire, ce ne sont pas les certitudes de monsieur Macron. Ce qui est incroyable, extraordinaire, en tout cas à mon avis, c’est de les affirmer ainsi, de la sorte, avec la plus désarmante candeur !

Nous avons donc un chef d’État qui vient nous dire, tranquillement, et sans le moindre état d’âme, que le peuple français entretient à grands frais un parlement aussi croupion que ruineux, quand une simple chambre d’enregistrement ferait aussi bien l’affaire, et à bien moindre coût.

Il fallait oser le dire. Monsieur Macron a osé.

Au moins, les choses sont claires. C’est bien les gens qui disent ce qu’ils pensent. Franchement. Sans prendre de gants.

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La fin de la crise sur les retraites

En préalable de ce billet une petite anecdote. La semaine dernière je croisais une relation amicale que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’années, socialiste.

En plaisantant je lui dis :

– Alors, toujours socialiste ?

Il fait la moue, puis me répond :

– En tout cas, toujours de gauche.

Je ne vais pas plus loin dans la conversation parce que je l’aime bien, mais je me dis : que veut-il dire ?

Est-il pour un Etat acteur économique unique ou, tout simplement, pense-t-il que la gauche aurait, comme le disait Giscard, le monopole du cœur ?

Je crois hélas que la vérité tient tout simplement dans la deuxième hypothèse, c’est navrant, si primaire.

Au fond de lui il a dû adopter l’égalitarisme comme solution de cœur…

C’est la facilité, cela évite la lourde contrainte personnelle de la compassion, de la responsabilité et de la charité, notamment envers ses proches et sa famille.

En ce qui concerne la crise des retraites mêmes erreurs, du vent.

Quand je vois des personnes descendre dans la rue pour contester ce que, alors inactifs, ils imaginent percevoir dans quarante ans, je me demande si je rêve. En revanche je suis sûr qu’eux rêvent.

Que ce soit par la répartition ou par la capitalisation, nul ne peut sans mentir affirmer qu’il sera capable de verser dans quarante ans une retraite égale au salaire moyen de chacun sur la période.

Tout au plus l’Etat, par l’impôt, peut-il organiser un minimum vital pour les nécessiteux au jour de la retraite, et encore ce n’est pas certain. L’URSS n’en n’a pas été capable lors de sa retentissante faillite.

Chacun est responsable de sa vieillesse, encore faut-il que sa capacité d’économie ne lui soit pas volée par l’Etat égalitariste. Là est le problème.

Là est la crise

La révolte concernant les retraites n’est qu’une inconsciente façade. Comment expliquer autrement que des hyper-privilégiés, fonctionnaires aux salaires, avantages et retraites démesurés payés par les autres, soient dans la rue au coude à coude avec les laissés pour compte alors que, sans aucun doute, les premiers portent en grande partie la responsabilité de la dérive des seconds ? L’égalitarisme nuit principalement aux plus faibles.

La jonction de ces deux extrêmes est le symptôme d’un grave dysfonctionnement qui préfigure historiquement l’avènement de la vraie violence sociétale, ingérable.

Quand privilégiés et miséreux s’associent, le chaos n’est pas loin, les princes ont du souci à se faire.

Il est utopique d’imaginer que la “crise des retraites” puisse être régulée, puisque ce ne sont pas uniquement les retraites qui jettent les gens les plus déterminés dans la rue, mais différents agents de mécontentement tels que les abus de réseaux, les connivences, la corruption, l’arbitraire, tous issus des tares de l’égalitarisme.

Nous n’en sommes qu’au début, inutile donc d’en imaginer la fin.

Plus rien ne marche, les hôpitaux sont en jachères ; la justice en pleine crise masturbatoire rend journellement l’iniquité ; l’enseignement forme nos enfants au mensonge, aux mirages ; l’économie vit en vase clos entre initiés et tente par le monopole de contrer la concurrence qu’elle ne peut pas assumer, alors que ce devrait être sa mission ; la police tabasse ; l’armée prie pour ne pas avoir à détaler à l’occasion d’un conflit.

Pendant ce temps une poignée de privilégiés, élus ou nommés sans rapport avec leurs compétences, font la pluie et le beau temps, corrompant leurs gitons, traquant les têtes qui dépassent, à l’abri derrière la croyance admise de l’égalitarisme.

Comment cela va-t-il finir ?

Comme tous les mensonges, mal en général.

En effet, aujourd’hui, en est-il un seul pour dire la vérité ?

Pour dire que si les hommes sont égaux en droit ils sont inégaux en compétence, que cette inégalité est leur richesse, libre elle s’équilibre par l’échange, la compassion et l’honnêteté.

Que la base de tout c’est la liberté, qu’il n’est rien, aucune croyance ou philosophie, au-dessus.

Que derrière chaque prédicateur, il y a un prédateur.

Formatée pour subir, la population ne l’est pas pour réfléchir, quand la contrainte devient lourde elle tue ceux qui lui ont fait prendre les vessies pour des lanternes et l’ont amenée au point de souffrance qui provoque la rupture.

Oui, nos Princes ont du souci à se faire.

Bien à vous. H. Dumas

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La réforme qu’on ne fera pas !

Enfin, je devrais dire, l’une des réformes qu’on ne fera pas puisque E Macron se limite pour l’instant à des effets oratoires à propos de simulacres de réformes !

C’est celle de l’adoption de la capitalisation pour les retraites car il n’y a pas de système juste autre que la capitalisation.

Seulement, soit le gouvernement ne peut pas le dire parce que ce serait affirmer l’inverse de qui a toujours été affirmé aux français, soit il ne veut carrément pas !

Le gouvernement et ses technocrates avaient tout préparé, tout calibré et pensaient avoir trouvé le fil miraculeux d’une réforme géniale, complexe et tordue dont le but essentiel est avant tout de préserver le système par répartition.

L’argument officiel était que le système serait plus juste et que les français allaient y gagner avec le nouveau système alors que c’est exactement …l’inverse qui est prévu !

Evidemment, on le sait désormais, c’est raté, la « réforme » est complètement enlisée parce que nos technocrates ont commis une grave double erreur :

D’une part, ils ont complètement sous-estimé leurs interlocuteurs, en s’imaginant qu’ils allaient entériner cette réforme tel quel !

D’autre part, avec cette réforme, le gouvernement essaie de satisfaire des intérêts contradictoires et cela n’est pas possible !

Ces intérêts sont à la fois ceux des futurs retraités mais aussi ceux de l’Etat.

En ce qui concerne les premiers, le gouvernement doit naviguer entre les régimes spéciaux, le problème de l’âge pivot, de la pénibilité, le comblement des régimes déficitaires, chacun arrivant avec sa revendication spéciale ; et évidemment il est impossible de faire une synthèse d’intérêts tous contradictoires !

En ce qui concerne l’Etat, il faut qu’il continue à canaliser l’épargne, car si on bascule vers la capitalisation, il fait faillite !

Les technocrates se sont donc engagés, comme malheureusement cela arrive trop souvent dans ce pays, dans une voie parce qu’on refuse d’envisager avec pragmatisme de voir ce qui se fait à côté et ce qui est possible.

Ils avaient cru avoir trouvé l’astuce miraculeuse : La valorisation de la retraite par le biais d’un système de points ; lequel constitue une notion à la fois vague et difficile à appréhender et permettant de ce fait des ajustements futurs non spécifiés à ce jour …

Je vous rappelle ce que j’ai écrit dans mon article précédent à ce propos :

«Cette manœuvre est plus subtile car elle permettait au gouvernement d’affirmer qu’on ne touchera à rien … en omettant bien d’indiquer que la variable d’ajustement serait la valeur du point. Cela signifie que, comme pour la monnaie qui se dévalue par le biais de l’inflation, le point se dévaluera et qu’il vous faudra toujours plus de points, donc travailler plus et plus longtemps, pour avoir le même niveau de pension. Le système par points revient donc à augmenter à la fois la durée et le montant des cotisations ; étant entendu que celui qui ne voudra pas le faire sera confronté à une diminution de sa pension de retraite car vos retraites ou futures pensions maigriront au gré de la dégradation des finances publiques et comme celles-ci sont en dégradation constante …on ne se situe pas dans l’éventuel ou le possible mais bien dans la certitude ! »

Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que vous prendrez votre retraite à 64 ans ou 66 ans non par choix mais parce que vous aurez la surprise de devoir le faire du fait du manque de points !

Et maintenant, le gouvernement essaie de sauver la face en accordant des dérogations à toute une série de professions au nom de … la nuisance, de la complaisance ou de la préférence politique mais sûrement pas au nom de l’égalité et de l’équité !

L’origine de la répartition

Elle remonte à l’époque de l’Etat français de Vichy. Mais elle n’a pas été faite par bonté d’âme ; elle correspondait à une « nécessité » : le gouvernement de Vichy, après le scandaleux armistice du 22 juin 1940, se trouvait contraint de payer d’énormes indemnités pour l’occupation du pays par l’armée allemande (400 millions de Francs par jour).

Pour y faire face, Vichy n’a donc pas trouvé mieux que de piller les réserves des caisses de retraites qui évidemment étaient vides à la libération.

L’idée (déjà) « géniale » est alors apparue parmi l’élite de nos hauts fonctionnaires de 1946, qui étaient d’ailleurs les mêmes que sous Vichy : faire payer les retraites par ceux qui travaillent dans le cadre d’une extorsion qui n’a jamais vraiment dit son nom et qui n’a pu fonctionner que tant qu’il y avait peu de retraités (la retraite a été fixée à 65 ans alors qu’on mourait encore à 40) et beaucoup de cotisants !

Le désastre prévisible de la répartition

Là où les français devraient se poser quelques questions, c’est que la France est le SEUL pays européen à opter pour la répartition intégrale …

Or, on sait que la répartition rencontre un double écueil :

  • Elle est très couteuse car finalement elle ne rapporte rien aux cotisants ; d’ailleurs les pensions sont peu ou pas revalorisées, ce qui devrait quand même interpeller les intéressés !
  • Elle ne passe pas le seuil de la démographie ; laquelle démontre que le vieillissement de la population va provoquer une diminution du nombre de cotisants et une augmentation du nombre de bénéficiaires. Et ce déséquilibre est incontournable !

Les opposants à la capitalisation prétendent que celle-ci est injuste mais la répartition est encore plus injuste car sa gestion est opaque et couteuse. Les bénéficiaires sont traités de manière tout à fait inégalitaire, les fameux régimes spéciaux mais aussi tout le système du public sont clairement avantagés, aussi bien en ce qui concerne le montant des pensions que l’âge de départ en retraite. Le montant des pensions ne dépend pas de l’effort personnel de chacun mais d’éléments extérieurs incontrôlables tels que la démographie, l’activité économique (croissance), le niveau global de l’emploi (plus il y a de chômeurs et plus le système est en déséquilibre) ou pire, la décision politique du moment d’avantager tel ou tel ; et le secteur public a été clairement avantagé ces vingt dernières années.

En fait, ceux qui veulent le maintien de la répartition sont essentiellement les …vrais bénéficiaires de la répartition c’est à dire ceux qui perçoivent plus que les autres pour des cotisations et pour une durée de carrière inférieures ; en gros les salariés du secteur public !

Or, comment justifier une inégalité aussi flagrante que le taux de remplacement (le montant de la pension rapporté au salaire avant retraite) qui est de 60% dans le privé alors qu’il est de 75% pour les fonctionnaires et même de 88% à la RATP ; compte non tenu du fait que, dans le privé, la pension est calculée sur les 25 dernières années alors qu’elle l’est sur les six derniers mois dans le public (qui sont forcément les meilleures années) ?

Il faut être conscient enfin que l’argument de la solidarité a bon dos et qu’il s’agit surtout d’une technique de globalisation d’un système sous couvert de mutualisation, avec la caractéristique bien française d’une opacité complète des couts réels de fonctionnement ; opacité destinée bien évidemment à masquer une réalité peu avouable : la mauvaise gestion publique !

Le pire, c’est que la réforme en cours, comme ce qui est pratiquement toujours le cas, va couter beaucoup plus cher que si … on n’avait rien fait !

La seule issue : la capitalisation

Avec la capitalisation, il n’y a pas de problème, chacun se fait sa retraite.

D’ailleurs les jeunes qui entrent sur le marché du travail actuellement sont pour la capitalisation parce qu’ils sont parfaitement conscients que les cotisations qui leur sont extorquées actuellement ne leur ouvriront aucun droit ou des droits extrêmement réduits dans 40 ans !

Avec la capitalisation, plus de dérogations, plus de notion de pénibilité, de droits acquis et autres revendications fumeuses basées sur la notion éminemment subjective d’injustice ; étant entendu que dans l’esprit de beaucoup d’opposants, la seule réforme juste est celle qui leur laisse leurs avantages et qui ne s’appliquent … qu’aux autres !

La capitalisation permet l’individualisation de la retraite. Le rendement de la pension dépend des placements qui ont été faits et l’épargne accumulée sera capitalisée et produira elle-même des intérêts (intérêts composés) ; ce qui n’est évidemment pas possible avec la répartition.

Seulement, il y a un hic : ce sont les finances publiques ou si vous préférez la raison d’Etat ; c’est à dire que l’Etat n’hésitera jamais à aller contre l’intérêt de ses administrés pour protéger les siens propres. C’est à dire que toute démarche de l’Etat et de son administration est empreinte d’une bonne dose de cynisme lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui engagent les finances publiques !

Je vous rappelle à nouveau ce que j’ai écrit dans mon article précédent :

« Actuellement, les banques et les compagnies d’assurance-vie (qui cumulent 1.600 mds € de placements – le contrat d’assurance-vie est le placement préféré des français) utilisent leur trésorerie disponible provenant de leurs clients (c’est à dire vous) pour souscrire aux émissions obligataires (emprunts) de l’Etat (OAT) à taux zéro.

Avec cet argent, l’Etat paie les retraites et pensions des gens qui, à leur tour, investissement dans les compagnies d’assurance vie et les banques via les contrats d’assurance vie et les produits de placement bancaires qui le reprêtent à l’Etat !

Ainsi donc, la boucle est bouclée et l’argent tourne en rond en ne sortant pas du circuit étatique.

Or, il faut donc être conscient que l’adoption de la capitalisation provoquerait un assèchement des finances publiques puisque cet argent irait se placer notamment en bourse par le biais d’achats d’actions cotées de sociétés … privées. »

Cela veut dire que les fonds de l’épargne retraite par capitalisation seraient réorientés vers l’économie productive et non vers le financement de la dette de l’Etat !

Or, cela n’est pas admissible pour des hauts fonctionnaires qui vivent, tout justement, des revenus de l’Etat et de la spoliation fiscale des français ! Pour ces hauts fonctionnaires, remettre en cause le système serait se remettre en cause eux-mêmes et remettre en cause toutes ces rentes de situation qui perdurent et prospèrent dans notre république si oligarchique !

Car, non seulement il faudrait restituer les cotisations extorquées actuellement sur le bulletin de salaire mais aussi accepter, dans un pays où l’élite déteste le capital et le capitalisme, de réorienter l’épargne des français vers les actions ; alors qu’en France la spoliation des revenus du patrimoine est la norme. Celà explique d’ailleurs que le marché boursier soit si peu développé en France et bien souvent animé par des investisseurs étrangers puisque les français n’ont pas d’épargne retraite !

L’objection de l’insuffisance

La diabolisation de la capitalisation apparaît tout à fait puérile car il ne faut pas oublier que la révolution industrielle, laquelle a permis de sortir l’humanité du sous-développement, de la précarité et de la misère, n’a pu avoir lieu que grâce au capitalisme lequel n’a été lui-même possible que du jour il y a eu une sécurisation de la propriété individuelle et l’accumulation du capital (pour investir). Or, la capitalisation n’est rien d’autre que l’accumulation d’un capital !

A l’inverse, dans la répartition, vous payez mais vous n’accumulez rien, si ce n’est des droits éventuels ou des points futurs qui vous donneront vocation à recevoir peut-être, si tout va bien, dans 40 ans, une pension !

Néanmoins, pour être juste, il y a bien un reproche que l’on fera à la capitalisation. C’est que les gens qui ont les plus faibles revenus ne pourront pas cotiser et mettre suffisamment d’argent de côté. Ils seraient donc les lésés de la capitalisation.

Dans ce cas, il est possible de leur allouer une part de répartition assise sur l’impôt comme cela est pratiqué dans les autres pays d’Europe.

 Le pragmatisme des français

En tout état de cause, beaucoup de français appliquent déjà la capitalisation sous une forme qui ne dit pas son nom : l’acquisition d’immeubles en vue de leur location de manière à se constituer des revenus locatifs de substitution ; c’est à dire qu’ils font preuve de beaucoup plus de pragmatisme que leurs élites censées agir pour le bien commun …ils se ménagent des revenus de remplacement parce qu’il anticipent une diminution considérable de leurs revenus le jour de leur retraite !

Le seul problème est que l’Etat le sait et qu’il ne résistera pas à l’envie de taxer cette rente immobilière le jour où le besoin s’en fera sentir et on sait que l’immobilier présente un handicap notoire : il n’est pas mobile ; ce qui signifie qu’il n’est pas possible d’échapper à la taxation !

En conclusion

Cette réforme est doublement mauvaise car elle conserve de manière idéologique la répartition alors que l’on sait qu’elle ne peut pas être pérenne et on sait qu’il ne peut pas y avoir un système unique (universel) compte tenu de la diversité des situations individuelles.

Accessoirement, faire confiance à l’Etat pour la gestion de son capital retraite est un mauvais calcul car l’Etat est un (très) mauvais gestionnaire !

E Macron vient de sommer E Philippe d’en sortir parce que d’une part le pays est bloqué et d’autre part parce que, au-delà de sa perception narcissique de la situation, le président doit maintenant « vendre » ses réformes aux français en vue des élections de 2022 !

Or, la poursuite des mouvements sociaux et le blocage des transports sont évidemment « contre productifs » pour sa propre image. Cela signifie clairement qu’entre l’intérêt général des français et son intérêt personnel, E Macron a choisi … son intérêt personnel !

Le premier ministre vient d’ailleurs de s’exécuter en renonçant à imposer un âge pivot à 64 ans, ce qui permet à certains syndicalistes d’exulter et au président du sénat d’affirmer qu’il « n’y a plus de réforme » !

Reste à savoir qui paiera la facture  car cette réforme « géniale », qui va accoucher d’une « usine à gaz »,  est simplement en train de tourner à la catastrophe budgétaire. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on n’a aucune idée de ce qu’elle va couter ; ce qui est la marque de fabrique typique du haut fonctionnaire pour qui le prix de revient est une notion bassement mercantile !

L’équilibre des comptes publics promis en 2017 n’est plus qu’un lointain souvenir !

E Macron dans ses vœux a promis d’agir avec « vigueur » ! Nous sommes comblés, il a vigoureusement augmenté la dette publique ; celle que vous paierez !

Bref, le nouveau monde promis par le président ressemble furieusement à l’ancien : promesses fumeuses, immobilisme et dettes !

Nos politiciens fonctionnaires sont en plein dans le conflit d’intérêts que j’avais décrit dans cet article et le dérapage des finances publiques (la glissade devrais-je dire) continue !

En attendant, la France continue de s’enfoncer dans un carcan administratif aussi inutile qu’inefficace  et il faut que vous soyez conscient que, pour l’instant, vos placements et vos cotisations ne font qu’alimenter une dette qui a passé les 100% du PIB à 2.415 md € soit tout de même 36.044 € par français (bébés compris) !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : la reproduction du présent article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur ainsi que le site originel de publication.

 

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L’affaire Ghosn

Préambules

Homme puissant, patron du n°1 de l’industrie automobile issue du couple Renault-Nissan, se fait arrêter sur le tarmac de l’aéroport japonais Haneda le 19 décembre 2018.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que chez nous, au plus profond de notre Etat omniprésent on a laissé faire, ce qui veut dire lâcher les chiens sans agir en amont par tous nos services dédiés aux renseignements, pour le débarquer.

Était-il gênant pour notre suprastructure ? Un empêcheur de tourner en rond, en dehors des canons du développement des services au lieu de l’industrie ? Le repoussoir du respect de la mainmise de l’Etat issue de la nationalisation de Renault par l’envers du CNR dès le 16 janvier 1945 ?

La conférence de presse de Carlos Ghosn post-évasion

Une version à charge à l’encontre de l’Etat Japonais qui par l’intermédiaire de Nissan veut reprendre la main sur un fleuron industriel, c’est-à-dire s’affranchir des diktats de notre suprastructure de Bercy. Nissan est dorénavant prospère et il pouvait être temps pour les nippons de changer les règles du jeu.

Curieusement rien sur le pourquoi l’Etat français a déboulonné Carlos Ghosn dans cette affaire alors que c’était leur meilleur templier pour préserver le leadership français d’une telle fusion ?

L’évasion de Carlos Ghosn

Surveillance omniprésente dans une espèce de goulag à ciel ouvert, un peu comme le nôtre mais plus sournoise, et pourtant il réussit à sortir. Peu importe les moyens, cela fera l’occasion de scénarios pour des fictions à venir.

Il possède trois passeports recensés : Libanais, Français et Brésilien. Une chance, car souvent dans bien des pays, pour obtenir un nouveau passeport, il faut abandonner celui du pays d’origine, comme en Russie, sauf pour Gérard Depardieu. Mais vous l’avez compris, les mêmes règles ne fonctionnent pas pour tout le monde.

Les japonais s’insurgent évidemment, pour ne pas perdre la face. Mais ne sont-ils pas non plus complices de trouver des petits arrangements diplomatiques afin que les choses qui fâchent ne le fassent plus …

Conclusion

La moralité de toute cette cavale ou cabale, est que vous ne trouverez aucune investigation de presse sise France et ailleurs pour démonter ces jeux de pouvoirs avec des personnes puissantes, car protégées. Pour elles, transférer des millions à travers le monde ne pose aucun problème. Vous, si vous souhaitez virer votre propre argent hors espace Schengen, vous allez comprendre toute votre misère par rapport à eux …

Merveilleuse année à vous tous qui publiez et nous lisent.

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