Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

La démocratie, havre de paix ou terreau de guerre.

Le système politique démocratique nous est vendu comme la panacée absolue, au point que nous devrions trouver tout à fait normal d’avoir, nous-mêmes ou nos enfants, à mourir, s’il le fallait, pour lui. Ce qui, somme toute, est une perspective inquiétante et décevante.

Cependant cette extrémité, bien que sous-jacente, ne nous parait pas prioritaire, loin s’en faut. Au contraire, la communication politique nous conforte dans l’idée que, justement, la démocratie serait la garante de la paix.

Bien sur il y eut quelques élus dévastateurs, Hitler évidemment, Chavez récemment, plus quelques autocrates eux aussi initialement élus dans des pays en voie de développement au Sud où à l’Est, mais rien qui soit de nature à remettre en question à nos yeux la prééminence de la démocratie.

Notre regard à ce sujet est-il objectif, ou est-il le fruit d’une propagande à laquelle nous adhérons inconsciemment ?

Il me semble que la réponse est dans l’homme lui-même.

Nous sommes ainsi faits que notre chimie interne, lors d’une détestation, nous masque la qualité humaine des personnes visées.

C’est-à-dire qu’avant de trucider notre ennemi, de l’éborgner, voire simplement de lui foutre une bonne raclé, de le ruiner, de lui nuire d’une quelconque façon, nous le dépossédons, à nos yeux, de son humanité.

Pour nous il n’est plus que “la chose que nous détestons”, la chose que nous voulons abattre, dominer. Il n’est plus un être humain. Il devient ce que les nazis appelaient un “sous-homme”.

L’amplitude du phénomène est croissante avec la détestation. Supportable au début, celui-ci se transforme, au fil du temps et de la situation conflictuelle, en un absolu qui permettra le passage à l’acte, c’est-à-dire la suppression ou la torture, sans remord, d’un autre homme.

La prise de conscience de cette joyeuse particularité des hommes explique bien des choses. Notamment les grandes messes de fraternité et de compassion qui, à l’occasion de drames fédérateurs, regroupent, à bon compte, tous les culpabilisés de la haine.

La démocratie une formidable machine à déshumaniser

La démocratie est un espace politique où ceux qui ont le pouvoir font croire à ceux qui ne l’ont pas qu’ils ont le droit d’exprimer leur opinion. Ce qui est objectivement une escroquerie. Qu’est une opinion dans une société par rapport au pouvoir, aux armes ? Rien.

Et pourtant, chacun y va de son opinion qui se fracasse immédiatement sur les opinons contraires. Multipliée par un nombre incalculable d’opinions, nous avons là une foultitude de foyers conflictuels, avec dans chaque foyer un début de déshumanisation de l’adversaire.

Finalement, l’instabilité de l’humain dans la démocratie est maximum, contrairement aux apparences.

Même si celui-ci peut éventuellement être occulté par la majorité qui étouffe les minorités, permet de les embastiller, le sinistre est là. Une partie importante des hommes composant les démocraties sont en réalité des êtres déshumanisés, des “sous-hommes” que les tenants du pouvoir ou de l’idéologie dominante méprisent et ne se gênent pas pour humilier.

Cette vérité est totalement occultée par la propagande.

Et pourtant, par exemple, il ne fait pas bon être catalogué comme “fraudeur fiscal”, voir simplement “tricheur fiscal”.

Je ne parle pas seulement d’être un délinquant fiscal, ni même un accusé de fraude fiscale. Il suffit simplement de bien gagner sa vie, de donner des signes extérieurs d’aisance, pour que le pouvoir actuel conforte l’idée que vous avez trop, pour que ses zélateurs vous haïssent, vous déshumanisent, soient prêts à vous voir agonir, mourir, si ce n’est à vous exécuter eux-mêmes.

Je vais avoir dans quelques semaines l’opportunité de vous amener dans les profondeurs de cet enfer. Je vous ferai la démonstration de ce que j’avance.

La démocratie n’est pas un régime supérieur, de paix et de sérénité. C’est, comme tous les autres, un régime de terreur et de crimes, mais aux capacités extraordinaires de dissimulation.

Bien à vous.

 

 

 

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Le rêve d’un monde idéal

Qui n’a jamais rêvé de vivre dans un monde idéal où il n’y aurait plus besoin de travailler et dans lequel les revenus de chacun seraient assurés et versés par l’Etat ?

Chacun pourrait satisfaire ses envies et s’investir dans les loisirs de son choix et, bien entendu, l’Etat, protecteur de tous les français, serait chargé d’assurer et de contrôler la distribution de ces revenus !

Cette idée a d’ailleurs fait débat lors des dernières élections présidentielles avec Bernard Hamon, candidat du parti socialiste qui a proposé le revenu universel ; accréditant l’idée que nous sommes passés d’une économie basée sur le travail à une économie fondée sur la redistribution sociale.

Il n’y a qu’une question, qui n’est pas de détail, à ce jour non résolue : Comment financer une telle idée dont le coût estimé s’avère astronomique (plusieurs centaines de Md€) ?

Avec le recul de l’Histoire, il faut savoir que l’expérience a déjà été tentée, et avec un certain succès, du temps de la Rome antique, lorsque la plèbe se voyait octroyée par les empereurs (Néron, Commode en particulier) du pain et des jeux !

Au IVe siècle après JC, il y avait 175 jours de jeux dans l’année (donc un jour sur deux !?!) dont 64 jours de courses de chars à raison de 24 courses par jour ; ce qui est proprement colossal !

La plèbe romaine allait s’amuser au Colisée (lequel pouvait contenir jusqu’à 50.000 personnes et était un véritable chef d’œuvre de technologie avec un système complexe d’ascenseurs et des trappes amenant figurants et artistes sur scène), et voir les gladiateurs s’entretuer ou des fauves dévorer les premiers chrétiens tout en étant assurée de disposer de quoi survivre.

On peut donc se demander quel était le secret permettant de financer un tel système à la fois ludique et clientéliste car, bien évidemment, il fallait des ressources énormes pour pouvoir alimenter une population estimée au Ier siècle après JC à plusieurs centaines de milliers de personnes ?

L’explication est très simple et se résume à un seul mot : Pillage !

Car, Rome se livrait au pillage systématique des pays qu’elle avait conquis et qu’elle occupait de la Bretagne (aujourd’hui Grande Bretagne) jusqu’à l’Egypte ; en ce compris tout le monde du bassin méditerranéen.

Conclusion : les habitants des pays conquis par Rome travaillaient pour permettre à la population romaine de s’amuser la moitié de l’année !

Malheureusement, le constat immédiat que l’on en tire est que la France n’a plus de colonies à exploiter ou à piller …

Il ne nous reste donc plus, pour financer un tel projet, que 3 solutions plus « classiques » :

– la spoliation des riches ou présumés tels,

– l’emprunt,

– l’émission monétaire,

– la spoliation des riches :

Afin de la justifier, on ne manquera pas de vous expliquer : comment voulez vous que l’Etat puisse distribuer s’il ne prend pas l’argent à eux qui en ont ; argument fournissant le prétexte au pillage légalisé d’une partie de la population par le biais d’une fiscalité écrasante et confiscatoire !

Évidemment, à l’usage, on s’aperçoit très vite que la richesse des riches n’est pas suffisante pour financer une telle opération ; d’autant plus que les riches ont vite le réflexe de fuir le pays pour éviter la ruine complète car qui accepterait de se faire spolier pour les autres ?

La conséquence inéluctable est que, si les gens aisés s’en vont, ne resteront plus alors que des pauvres et on atteindra alors très vite les limites de la distribution car l’exercice se limitera à prendre ensuite aux moins pauvres pour donner aux plus pauvres … jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des pauvres et, à la fin, l’expérience se terminera par la spoliation des pauvres !

– l’emprunt :

La règle de base en la matière est que vous ne pouvez emprunter de l’argent que parce que le prêteur est convaincu que vous pourrez le rembourser ; on ne peut donc décemment pas imaginer que l’Etat français va trouver un prêteur kamikaze prêt à tenter l’expérience d’une distribution gratuite d’argent !

Il commencera nécessairement par solliciter, de gré ou de force, ses prêteurs domestiques (banques, compagnies d’assurances, caisses de retraite) avant de solliciter les marchés internationaux ; alors que se posera la question du risque de non remboursement.

Les revenus de l’Etat étant, pour l’essentiel, constitués par les impôts collectés, cela signifie aussi que les sommes empruntées ne pourront être remboursées que par le biais des impôts ; puisque la crédibilité d’un Etat se limite exclusivement à sa capacité à lever et percevoir l’impôt !

Il apparaît donc clairement que les emprunts d’un jour sont les impôts du lendemain ou encore des impôts différés !

Par ailleurs, d’un point de vue pratique, il ne faut pas oublier que la France est déjà un pays fortement endetté (pratiquement 100% de la richesse produite annuellement) et que, de ce fait, ses capacités d’emprunt apparaissent, désormais, relativement limitées.

Cette solution n’est donc clairement pas envisageable car il faudrait alors très vite augmenter les impôts à des montants prohibitifs et spoliateurs pour pouvoir assurer la charge de la dette (capital et intérêts), sauf à faire défaut ; auquel cas la porte de l’emprunt nous serait fermée pour de longues années (à la suite du défaut de 1797 consécutif à l’émission des assignats, la France a mis plus de 50 ans avant de pouvoir revenir sur le marché de la dette) !

– l’émission monétaire :

Dans ce cas de figure, on se limite à faire fonctionner la planche à billets c’est à dire que l’on va émettre de la monnaie à volonté en fonction des besoins.

Le procédé apparaît simple mais cette option se heurte en fait à un écueil : si l’argent devient abondant et ne correspond à aucune création de richesse, il perd de sa valeur. S’engage alors un processus bien connu d’inflation puis d’hyperinflation ; c’est à dire que les prix des biens de consommation augmentent et se mettent à augmenter de plus en plus vite, et qu’il faut toujours plus d’argent pour acquérir les mêmes biens !

Toutefois, contrairement à l’apparence des choses, ce ne sont pas les biens qui augmentent de valeur, c’est la monnaie qui perd de sa valeur et de plus en plus vite car le phénomène tend à s’accélérer ; les consommateurs se débarrassant au plus vite d’une monnaie qui perd constamment de sa valeur !

Ce principe a été clairement expliqué par Irvin Fischer (économiste américain 1867-1947) dans sa théorie quantitative de la monnaie et il se double, en outre, d’un autre effet dit « Cantillon » (du nom de Richard Cantillon économiste franco-irlandais 1680-1734) selon lequel l’émission monétaire, en raison de la circulation de la monnaie, profite essentiellement à ses premiers bénéficiaires ; c’est à dire essentiellement à ceux qui en décident l’émission car ils peuvent utiliser l’argent émis pour acheter des biens avant le déclenchement de l’effet inflationniste.

Par ailleurs, l’hyperinflation a des effets extrêmement destructeurs sur l’économie et l’expérience se termine en général par la faillite de l’Etat (voir la France et les assignats dont l’émission massive s’est terminée par l’apurement des deux tiers en 1797).

Cette option n’est donc pas plus envisageable que les deux autres …

En conclusion :

 On s’aperçoit en fait très vite qu’il existe des règles économiques dont on ne peut pas s’affranchir et, en particulier, qu’on ne peut distribuer que ce que l’on possède, c’est à dire qu’on ne peut distribuer que les revenus qui permettent de le faire ; cette règle s’appliquant aussi aux Etats.

Ces règles sont résumées par l’aphorisme : « il n’y a pas de repas gratuit » ; c’est à dire que ce que vous recevez gratuitement a nécessairement été pris à quelqu’un d’autre.

Par ailleurs, d’un point de vue économique et logique, cette idée de distribuer un revenu gratuit pose à terme des problèmes insolubles car un pays qui n’a que des assistés (des vacanciers) et qui ne produit rien ne va nulle part avec cette question sous-jacente : combien de temps un tel système peut-il durer car les gens qui travaillent ne verront aucun intérêt à continuer à le faire alors que d’autres gagnent autant qu’eux … sans travailler ?

En fait, on l’a compris, cette idée repose sur une véritable escroquerie visant à faire croire que l’Etat est un créateur de richesses et un dispensateur de bonheur par le biais de l’égalitarisme. Il s’agit avant tout d’une vision étatiste de la société au sein de laquelle l’Etat est au centre de tout.

Or, il ne faut pas perdre de vue que l’Etat est avant tout un prédateur qui, sous couvert de la loi et du monopole de la force publique, prend de force aux uns pour donner aux autres avec des effets collatéraux clientélistes inévitables !

Ce type d’idée ne peut donc recevoir un accueil favorable que parmi les populations déjà assistées alors que l’on connaît les effets pervers des aides sociales et des distributions d’argent gratuit : elles ne sont jamais suffisantes et les bénéficiaires cherchent toujours à en bénéficier d’avantage ; ce qui ne peut qu’amener à un vaste système de fraude qui ne pourra être contre balancé, dans la logique étatique, que par un surcroît de fonctionnaires (qu’il faudra payer) chargés de contrôler les bénéficiaires !

Et, finalement, ce système prétendument idéal se terminera inéluctablement par la mise en place d’un système policier dont la mission sera, à mesure que les difficultés surgiront, d’appliquer des contraintes supplémentaires qui seront mises en place pour forcer le système à tenir dans le temps !

Alors, certes, on peut toujours rêver à une vie de loisirs payée par les autres mais il faut savoir qu’il ne peut s’agir que d’un rêve !

On a compris que ce monde idéal est une utopie, pire une idée complètement farfelue, irréalisable ! Ce n’est même pas une idée généreuse, c’est l’exploitation politicienne démagogique des faiblesses de la nature humaine et l’antichambre de l’enfer économique et fiscal.

Néanmoins, il existe un pays qui a mis en pratique ces principes : le Venezuela ; lequel malgré les plus importes réserves de pétrole au monde se trouve actuellement en faillite et a ruiné entièrement sa population (contrainte désormais à l’exil vers la Colombie voisine) avec une inflation atteignant 1.000.000% par an avec une population pauvre qui dépend désormais entièrement des allocations fournies par l’Etat chaviste.

La Finlande a aussi tenté récemment une expérience de ce type, limitée seulement à quelques milliers de personnes (sans emploi) ; elle a été stoppée au bout de quelques mois en raison de son échec, de son coût de l’absence visible d’un quelconque bénéfice.

En fait, à bien y regarder, il s’agit encore une fois d’une idée politicienne ayant pour but de s’attaquer à un problème insoluble : le chômage de masse incompressible et une nouvelle fois en s’attaquant aux conséquences et non aux causes du problème !

Bien cordialement à tous !

Φιλος ­- απο την Ελλαδα (Philos de Grèce)

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Midi Libre : une caricature de la presse de province

On ne dira jamais assez de mal de la presse de province, largement responsable des dérives de notre démocratie.

La presse de province s’est partagé le territoire comme aucune autre organisation commerciale n’aurait pu le faire sans être poursuivie pour entente illégale, d’une façon qui n’a d’équivalent que chez les mafieux.

La base de ce privilège est un gros mensonge : le droit à l’information. Ce dernier supposerait que pour être réel il échappe à la concurrence et à la rentabilité. Toute entreprise de presse libre et rentable ne peut être qu’une machine de propagande au service de ses propriétaires.

En clair, pour le journaleux de base, le lecteur est un âne. S’il achète largement le journal, au point de le rendre économiquement viable, il n’a rien compris. S’il prend du plaisir à lire son journal au point de le rendre rentable, l’affaire est louche.

Un bon journal de province doit être frustrant. Chaque information distillée doit déplaire à tous les lecteurs, mais pas franchement, pas directement, sans prendre position, juste par l’insatisfaction qu’elle procurera à chacun, sans franchir le point de rupture.

Le journal de province ne doit plaire à personne, sans quoi il se considérerait comme intellectuellement vénal. La presse de province c’est Tatie Danielle.

La presse de province écrase ou rachète tout ce qui pourrait lui faire de la concurrence, depuis les gratuits dans les années 1970 aux blogs aujourd’hui.

Pas de concurrence d’information en province, donc pas de démocratie, pas d’opinion publique autre que celle du petit journal détenteur du monopole.

La province c’est quand même 50 millions de français, une large majorité. Une majorité en friche de débat d’opinion libre. Un pays globalement réduit à la frustration.

Les deux mamelles de la presse de province sont l’écologie et l’égalitarisme à toutes les sauces, sous-jacentes à tous les articles, quels qu’ils soient.

Certains avancent que tout cela n’est pas très grave, que la presse d’opinion ne manque pas en France, à Paris notamment, et que la démocratie est un débat qui ne s’accommode pas de la basse altitude, qui se doit de vivre aux sommets.

C’est exactement l’inverse. La démocratie réservée aux sommets, élitique, n’est plus la démocratie.

Tout l’intérêt de ce mode d’organisation politique, si tant est qu’il puisse fonctionner, est justement de s’exprimer dès la base, dès les premiers problèmes, au niveau de la commune, du quartier. Mais à travers le débat, évidemment. Donc à condition que les opinions trouvent à s’exprimer et ne soient pas pré-conditionnées.

Midi Libre. Exemple : la “cabanisation”

Le journal fonce et met en valeur Préfet et hommes politiques qui détruisent les cabanes au bord des étangs ou ailleurs. On voit des pelleteuses attaquer rageusement ces ouvrages modestes et les mettre à bas. Celui qui attaquerait la tanière d’un loup de la sorte serait crucifié sur le Midi Libre. Or, qu’est-ce qu’une cabane si ce n’est le nid d’un être humain, sa tanière ?

Ce sont des gens modestes qui établirent ces ouvrages fragiles sur un bout de terrain prêté ou acquis. Puis, ils ont cultivé leur jardin, reçu leurs amis, bu des pastis, joué à la pétanque, été à la pêche. Où sont les crimes ?

Le Midi Libre pense-t-il que les occupants des cabanes trouent la couche d’ozone ? Probablement. Qu’ils agressent la vue du parisien qui ne supporte que les barres de Sarcelles ? Sans doute. Qu’ils mettent en péril le pouvoir des urbanistes et des fonctionnaires zélés qui délivrent les permis de construire….?

Midi Libre ne se prononce pas, encore que, regardez la surprise :

Et oui, les cabanes c’est mal, il faut les détruire, sauf la cabane de Lolo, dont on ferait bien un musée.

J’ai connu la cabane de Lolo. Il était un charmant “gentleman-clodo”, qui n’a jamais rien fait de ses dix doigts, qui vivait dans cet espace “cabanisé”, drôle, convivial, où il fallait disputer les loups et les dorades aux chats sur le grill, où le mur d’entrée était composé des cadavres des bouteilles descendues, où effectivement Brassens et tout ce que comptait alors la France d’artistes “près du peuple” venaient s’encanailler à bon compte. Sont-ce les milliards qui accompagnaient ces prestigieux invités où leur inadéquation avec le lieu qui a transformé la cabane de Lolo, identique à toutes les autres, en un musée en vocation ?

Fidèles à eux-mêmes, les journaleux de Midi Libre ne donnent pas leur opinion. Juste, ce faisant, ils agressent ceux à qui l’on déconstruit leur cabane de bonheur simple, ils font frissonner les bobos, ils démoralisent et ils moralisent à deux sous.

Deuxième exemple qui me touche personnellement, La Base Tabarly à Sète.

En 1983, Yves Marchand prend la mairie de Sète, une forteresse communiste qui a réduit les ambitions de la ville et le QI de ses habitants au minimum vital.

Il se donne avec passion, transforme la ville et cherche à lui inculquer le gout de l’effort. Là, il n’aurait pas dû. Le terreau n’était pas propice, il aurait fallu plus de temps. Depuis, la ville le hait d’avoir tenté de la sortir de la médiocrité.

En 1984, l’opportunité se présente à lui de recevoir les compétiteurs français de la Coupe de l’américa. Il fonce. Nous lui construisons une base, en un lieu improbable terriblement exposé à la mer, jamais construit avant, avec des atouts techniques qui permettront au défi suisse Alinghi, venu s’entraîner un an à Sète en 2002, de gagner  la Coupe de l’américa en 2003.

En 2007, le nouveau défi de la coupe de l’américa aurait dû avoir lieu à Sète, mais les autorités portuaires d’alors n’avaient pas inclus cette condition de droit lors de la mise à disposition de la base, il eut lieu à Valence.

A sa naissance la base a reçu un accueil spectaculaire, avant sa mort elle a gagné la coupe de l’américa. Pas si mal.

Je vous laisse prendre connaissance de sa nécrologie dans le petit journal Midi Libre.

Ainsi va la vie de la presse de province, et donc de la France, puisque c’est elle qui façonne la pensée du pays.

La presse de province ne donne jamais d’espoir, ne soutient pas les grands projets, sauf s’ils émanent de la puissance publique, même alors s’ils sont ridicules, car la presse de province n’a pas d’esprit critique, pas d’âme, pas d’opinion.

Elle ne parle évidemment pas des désastres de la zone de non droit fiscal, vous vous en doutiez. Elle est persuadée que la fraude fiscale est universelle, elle voit le monde comme elle, combinard et profiteur.

Elle cajole ceux qui prennent aux autres, comme elle, elle déteste ceux qui donnent aux autres, ils pourraient convaincre et la vaincre.

Bien à vous. H. Dumas

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Cette élite qui nous amènera jusqu’à la faillite !

Nous sommes retombés, après le cours intermède favorable de 2017, dans la croissance molle et les prévisions optimistes de l’équipe Macron s’avèrent désormais inatteignables. (ici)

La croissance pour 2018 ne sera ni de 2%, ni de 1.8, ni même de 1.7 … elle sera même probablement inférieure à 1.5% et ce phénomène de ralentissement atteint toute la zone € ; ce qui permet de penser que la France ne pourra pas, comme en 2017, compter sur une croissance exogène pour tirer sa propre économie.

Du coup, le chômage va de nouveau augmenter et les comptes publics encore se dégrader.

Autrement dit, malgré ses airs volontaristes, l’optimisme affiché par E. Macron va s’engluer dans les mêmes difficultés que celles rencontrées lors des deux précédents quinquennats ; avec une marge de manoeuvre nulle ou à peu près !

Macron a beau multiplier les réformes afin de créer l’illusion d’un programme, structuré et cohérent et de persuader les esprits d’une transformation du pays, il n’y a en fait aucune véritable réforme, aucun changement important ; en tout cas rien qui puisse mériter cette appellation … E. Macron a par ailleurs touché du doigt, avec la SNCF, la capacité de résistance de certaines catégories socioprofessionnelles et ne sous-estime pas non plus celle qui pourrait émaner d’une administration tentaculaire dont l’Etat ne peut pas se passer.

Les mesures prévues pour entrer en application sont :

– La mise en place d’un bonus/malus pour les entreprises afin de limiter la précarité de l’emploi et l’usage abusif de CDD, sans voir qu’on s’attaque à la conséquence et non à la cause de la précarité à savoir qu’il est très difficile pour une entreprise de se séparer d’un salarié embauché en CDI lorsque les conditions l’exigent,

– La remise en cause des taux réduits de TVA qui « profiteraient de manière indue aux entreprises » alors que l’on sait que c’est le consommateur final, c’est à dire le français moyen, qui paie la TVA,

– La reprise de la dette de la SNCF (35 Md€), sans remettre en cause les avantages acquis ni remettre en question le mode de fonctionnement de cet établissement public qui va donc continuer royalement à accumuler déficits et dettes,

– La mise en place du Prélèvement à la source ; lequel a pour but de rendre l’impôt opaque afin qu’il soit mieux acceptable tout en étant majorable à tout instant, (ici). Il s’agit en réalité d’une « cash machine » puisque toute majoration du taux de prélèvement entraînera immédiatement une augmentation des rentrées fiscales, sans le décalage actuel d’un an.

Ces différentes mesures interviendront après :

– La taxation des signes extérieurs de richesse (yachts et voitures) qui a eu surtout pour effet de provoquer une accélération de la fuite des riches, (ici)

– L’augmentation de la CSG sur tous les revenus y compris les retraites les plus modestes avec des effets collatéraux complètement délirants ()

– Une forte augmentation de la fiscalité « écologique » sur l’énergie c’est à dire sur l’électricité, le gaz, le fuel domestique et les carburants (ici)

– une suppression de l’ISF qui s’est en fait transformé en un impôt sur la propriété immobilière,

– la mise sous tutelle de l’Etat des organismes paritaires tels que l’assurance maladie, les caisses de retraite et l’assurance chômage.

étant entendu qu’on attend avec impatience les détails de la suppression de la Taxe d’habitation ; laquelle, faute de financement et d’économies, sera nécessairement remplacée par un autre impôt ou donnera lieu à l’alourdissement d’un impôt déjà existant.

Parallèlement, on laisse perdurer un capitalisme d’Etat aux performances absolument lamentables (SNCF, Areva, EDF-RTE, AIR France, NAVAL GROUP qui vient de perdre, via sa filiale NAVA ENERGIES, 250 M€ dans des investissements douteux dans l’hydrolien …) et qui coûtent des fortunes au contribuable alors même qu’elles fonctionnent souvent en situation de monopole !

Et la phase temporaire d’amélioration de la conjoncture n’a même pas été mise à profit pour tenter de limiter l’inflation des dépenses publiques mais il est vrai que le dérapage des dépenses est considéré comme naturel pour un gouvernement dirigé par des étatistes convaincus.

Car, si la croissance a été de 2% en 2017, les recettes fiscales ont explosé de 4 %, soit deux fois plus que la croissance du PIB, et leur poids dans le PIB a augmenté de 0,7 point à 53,9 %.

Cela signifie d’une part que si le déficit public a baissé, c’est surtout parce que la pression fiscale a augmenté plus vite que le PIB alors que d’un autre côté les dépenses publiques ont encore fortement augmenté en 2017 de 2,5 % et d’autre part que si le déficit public de la France est passé sous la barre des 3 % du PIB (à 2,6 %, contre 3,4 % en 2016 et 4,1 % en 2013), la croissance a en fait été confisquée par l’Etat par le biais de l’augmentation de la pression fiscale.

Autrement  dit, on continue comme avant avec les mêmes recettes qui n’ont pas marché parce qu’on ne sait pas faire autrement et la caste au pouvoir, cette noblesse d’Etat, (ici) va tirer sur la vieille ficelle du tabassage fiscal et du crédit jusqu’à ce qu’elle casse ; et ce d’autant plus que les vieux artifices spoliateurs, tels qu’inflation et dévaluation, qui permettaient auparavant de combler les dettes, sont devenus soit impossibles à mettre en œuvre soit inopérants.

Il n’y a donc aucune remise en cause, même à terme, du poids de l’Etat, du nombre des fonctionnaires, des rigidités réglementaires et des normes qui asphyxient l’économie … juste des petits aménagements à la marge pour les quelques mesures favorables et un véritable matraquage réglementaire et fiscal pour le reste.

Car on assiste à la sempiternelle croissance des normes et des réglementations ; c’est à dire à l’édiction de nouvelles exigences, de nouveaux contrôles, de nouvelles administrations, de nouvelles charges administratives ou financières pour les entreprises ou les particuliers donc à un accroissement du poids de l’État.

Fatalement, ces excès d’impôts et de normes auront forcément des répercussions sur la croissance future dès 2018 mais, par habitude, par conformisme, par peur de déplaire au souverain, la caste au pouvoir est incapable de se déjuger et l’Etat est finalement incapable de se réformer.

La seule issue trouvée à ce jour n’a donc été que l’augmentation perpétuelle des impôts et de la pression fiscale … exercice qui, évidemment, va trouver à un moment ou à un autre ses limites ! (ici)

En fait, nous sommes coincés dans un cercle vicieux dont nos hauts fonctionnaires n’ont pas encore trouvé la solution : Quand la croissance repart, la pression fiscale augmente, ce qui signifie que les bénéfices de la croissance sont captés par l‘Etat et quand la croissance devient insuffisante, la pression fiscale continue d’augmenter parce qu’il faut continuer à financer des dépenses en augmentation constante ou alors accepter d’aggraver le déficit en empruntant ; ce qui n’est qu’une manière de différer le prélèvement fiscal !

Autrement dit, quand tout va bien on augmente les impôts et quand tout va mal on augmente encore les impôts !

Ce mécanisme s’explique par le fait, qu’en France, a été mis place un système de tiers payant qui évolue en un système de gaspillage et d’abus généralisés car chacun veut y trouver son avantage sans aucune considération pour les coûts engendrés ; ce qui explique que tous les comptes soient dans le rouge.

Entre ceux qui ne comprennent pas le fonctionnement de l’économie et pensent que tout va bien et ceux qui ont compris qu’il était plus facile de vivre au dépend des autres, le développement excessif de l’Etat providence a fait que la France est devenue une espèce de caisse commune dans laquelle tout le monde se sert royalement … jusqu’au jour où il faudra acter de la faillite pure et simple du pays !

Car, il ne faut pas se leurrer : le crédit gratuit du fait des rachats massifs de dette par la BCE cessera un jour et, ce jour là, le coût des intérêts va s’envoler entraînant la dette dans une spirale haussière qui pourrait très rapidement devenir incontrôlable sans compter que nous sommes à la merci de la guerre économique enclenchée par D. Trump, d’un évènement fortuit, d’une crise financière internationale et d’une remontée des taux d’intérêts alors que les comptes du pays vont retourner dans le rouge et tangenter à nouveau avec les 3% de déficit pour 2018.

Et, malheureusement, ce n’est pas en augmentant perpétuellement les contraintes réglementaires et la pression fiscale que les choses s’amélioreront …. On reporte juste l’échéance ultime.

Mais rassurez-vous, sauf incident de parcours imprévu et catastrophique, nous avons encore quelques années devant nous à profiter de ce système … et il nous restera toujours une loi sur les Fake news qui pourrait bien aider le pouvoir à nous faire penser correctement et ces radars qui crépitent le long des routes limitées à 80 km/h pour nous rappeler que nous sommes en liberté surveillée …

Bien cordialement à tous !

 

Φιλος – Απο την Ελλαδα (Philos de Grèce)

 

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BOOBA et KAARIS

Le sentiment d’injustice, la tentative de justice

Voilà deux valeurs qui n’ont aucun point commun mais qui sont étroitement liées.

Nous sommes tous traversés, journellement et pour des motifs divers, par le sentiment d’injustice. Dès que nous prenons conscience d’être il en est ainsi, au point qu’il ne soit pas impossible de penser que justement être pour l’homme ne consiste qu’en cela : réagir au sentiment d’injustice, pour lui-même ou pour les autres.

Je suppose que, comme toujours, d’illustres personnages ont réfléchi à la question et en ont tartiné des pages entières que certains me conseilleront d’aller lire avant de donner le fond de ma pensée. Ce n’est pas que m’exprimer par citations et références me gêne, ni que je me crois au contraire supérieur à tout ce qui a été déjà dit, mais juste que j’ai utilisé mon temps — puisque nous n’en possédons tous qu’un et limité — à observer plus qu’à étudier. Certains prétendent que l’un n’empêche pas l’autre, ils ont torts. Chaque temps pris s’oppose à tout autre temps. Choisir c’est se priver.

Dans ce blog je vous fais part du fruit de mes observations, en toute simplicité. Je suis heureux de le partager avec une partie d’entre vous, et je n’oblige pas les autres à s’abonner, donc tout va bien. Pas de propagande, pas de démagogie, juste le plaisir de partager des accords ou des désaccords en toute simplicité.

L’injustice

Le sentiment d’injustice que j’évoque dans ce billet ne ramène pas forcément à la justice. Quand la populace est animée par un sentiment d’injustice, lié par exemple au fait qu’elle ne possède pas ce que certains possèdent, qu’elle rêve de les pendre  haut et court à seule fin de s’accaparer leurs biens, ce sentiment n’est pas synonyme de justice, même s’il donne l’impression de réagir à une possible injustice.

Il serait fâcheux de ne parler que de la populace, parlons de l’élite.

Deux rappeurs, Booba et Kaaris, font assaut de méchanceté mutuelle, strictement médiatique à la façon de deux catcheurs. Puis, escalade involontaire et hasard les amènent à un affrontement public à Orly, très mesuré.

Toute la planète communication, adossée à la planète business, fait monter la pression. Le tout abouti devant des flics et un juge qui se ridiculisent et nous ridiculisent en prenant pour une réalité ce qui n’est qu’une comédie.

Comment un juge peut-il se fourvoyer à ce point ? Ridiculiser la prison et son institution la justice aussi rapidement !!!

Alors que ce juge avait en main les moyens d’obliger les deux belligérants à poser les masques — à admettre la part de cinéma dans leur attitude, à obtenir une paix définitive entre les deux et à les condamner par une sanction économique exemplaire en millions d’Euros — il a crédibilisé cette fausse haine, publicitaire, en dévalorisant dans le même temps son outil de répression.

La tentative de justice

Ce magistrat passe pour un âne. Est-ce sa faute ? Non, je ne le crois pas. Je le crois victime de la difficulté d’être juge.

Depuis la nuit des temps les hommes ont admiré ceux qui sont auréolés de la faculté de juger de façon juste et équilibrée, même hors du cadre des lois ou des conventions. Nasreddine et Sancho Panza ne me contrediront pas.

La justice est si particulière que, comme la vérité, celui qui juge doit la rechercher pour chaque conflit ou faute. Elle n’est pas que dans les livres ou les textes de loi, elle est dans les têtes et dans les cœurs.

Notre magistrat ici a tout faux. Au mieux, dans quelques mois, plus personne ne pensera à ce jugement que pourtant il a eu tant de peine  rendre. Au pire, il va mettre le feu tant il est décalé de la réalité et donne du crédit à la démagogie.

Nous pouvons tirer quelques conclusions de tout cela

Rendre la justice demande des aptitudes humaines particulières qui ne s’apprennent pas à l’école de la magistrature de Bordeaux.

Rendre la justice ne peut en aucun cas se traduire par l’instauration de l’exemplarité, de la terreur. Cela s’appelle éventuellement l’ordre, qui n’a jamais été synonyme de justice.

Mais surtout

Le recours à la Justice s’impose à l’occasion de conflits. Le conflit, du fait de la difficulté à rendre la justice, est donc le foyer de l’injustice.

Moins une société générera de conflits, plus elle aura des chances d’être juste.

Une avalanche de lois et de règlements est la source inévitable de conflits, donc de recours incertains devant la justice et, au final, de sentiment d’injustice.

La bureaucratie, championne toute catégorie de textes et règlements, est une formidable machine à créer de la procédure et donc du sentiment d’injustice.

Ne parlons pas de Bercy qui est l’absolu de ce processus imbécile.

Sakharov, toujours Sakharov —  qui n’eut de cesse de dénoncer la folie bureaucratique — et notre populace qui, avide de soi-disant justice, réclame à cor et à cri de la réglementation, toujours plus de réglementation…. quel contraste saisissant.

La bureaucratie et ses fonctionnaires doivent disparaître, c’est la simple logique vers plus de justice ou, à coup sûr, moins d’injustice. C’est ici que le libéralisme se justifie pleinement.

Bien à vous. H. Dumas

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“L’Ordre du jour” d’Eric Vuillard

Voilà un ouvrage qui pourrait se trouver affublé du fameux point Godwin, puisqu’il nous donne une leçon de morale politique à travers le nazisme.

Mais nous lui pardonnerons tant il est bien écrit et tant les reproches à lui faire sont d’un autre niveau.

Ils sont de deux ordres

– Il part de détails pour en faire des généralités, c’est le fond de commerce de ce livre. Une méthode qui porte naturellement à l’erreur.

– Il est très politisé sous des abords anecdotiques.

Il accuse ouvertement l’économie et le capital d’être les responsables de tous les mots et notamment du nazisme.

La base de l’ouvrage est simple. Le 20 Février 1933 a eu lieu, au Reichstag, une réunion discrète à la demande d’Hitler où les 24 industriels les plus puissants d’Allemagne ont été convoqués et ont accepté de financer le parti nazi.

Conclusion de l’auteur, le nazisme, ses horreurs, sont à mettre sur le compte de la volonté et de la perversion de l’industrie et du capital, en fait de l’économie qui est la pire manifestation de l’humanité. La preuve les entreprises en cause sont toujours là encore plus puissantes.

Le complot et la pensée commune sont amenés à leur plus haut niveau dans cet ouvrage, sous couvert d’humanisme et de complicité dans la compréhension d’anecdotes qui seraient révélatrices.

Tout cela est très joli, très vendeur, mais peu soucieux de la réalité.

La république de Weimar, instaurée le 9 Novembre 1918, s’effondrera en effet en 1933, explosée par le nazisme. Mais cela sera une aventure populaire, politique, et non le fait de 24 personnes soucieuses uniquement de protéger leur industrie, de faire fructifier et de protéger leur capital.

Lors de la réunion du 20 Février 1933, les industriels convoqués n’avaient pas le choix, nul ne sait s’ils étaient, comme majoritairement les allemands, sous le “charme” du nazisme. Peut-être… mais ils n’étaient que 24 au milieu de plusieurs millions.

La prééminence du politique est décrite plus loin dans l’ouvrage de M. Vuillard, quand il fait état du souhait de la population autrichienne d’adhérer au nazisme, alors même que cela implique l’invasion de leur propre pays par la force.

Les armées d’Hitler en panne dans un embouteillage historique sur les routes de l’Autriche, c’est seul qu’Hitler va aller se faire acclamer par le peuple autrichien. Les industriels autrichiens n’y ont pas plus de responsabilité que leurs collègues allemands n’en ont pour les acclamations du peuple allemand pour ces mêmes nazis.

C’est bien le “peuple allemand”, peu différent de tous les peuples du monde, sauf à être raciste, qui s’est entiché du nazisme.

“Le peule”, qui a toujours raison, mais qui porte régulièrement au pouvoir des voleurs et des assassins.

Il ne faut pas confondre “les gens”, pour qui j’ai la plus grande tendresse, évidemment j’en fais partie tout comme nous tous, avec “le peuple” cette abstraction qui permet aux escrocs et prédicateurs politiques en tout genre d’imposer leur point de vue et leur méthode en prenant “le peuple” pour excuse.

Le peuple est enfermé dans des frontières, qualifié, obligé par une soi-disant raison d’Etat, alors que les gens devraient être libres, indépendants, n’ayant à répondre que de leurs actes devant l’univers dans lequel ils se prennent en charge.

A la fin de son ouvrage l’auteur contredit son exposé, puisque, sous couvert de la dernière preuve de la perversion du capital, il nous expose que les industriels de la réunion du 20 Février 1930 sont toujours là. Il nous liste tout ce qu’ils nous apportent, qui fait notre civilisation, notre richesse, l’allongement de notre vie, notre santé, nos progrès.

Tout en collant à la pensée commune politique qui dénonce le capital, in fine il en fait, sans s’en rendre compte, l’éloge.

Mais le plus troublant est qu’il ne perçoit pas le parallèle entre l’époque qu’il dénonce et aujourd’hui.

Rapidement je rappelle que le capital est le point d’appui de l’humanité, en ce qu’il est le fait d’accumuler et de transmettre. Ceci en tout, culture, science, vie et santé, etc… et donc aussi, évidemment, en économie.

Il est donc absurde de vilipender le capital économique qui, comme les autres, n’appartient pas à celui qui le possède momentanément mais à l’humanité. Son affaiblissement rend toujours la vie difficile, quelque soit le motif de cet affaiblissement,  même si celui-ci a paru sur l’instant bénéfique à certains.

Donc, je suis très étonné que l’auteur, qui visiblement a une parfaite connaissance de l’époque qu’il prend pour base dans son livre, ne soit pas interpellé par les similitudes avec la notre.

Même haine de l’autre, du capital. Même fuite des intelligences, même taux anormal de suicide. Même censure intellectuelle, même abus de droit, même justice en errance et police désabusée.

Mêmes politiques sans foi, mêmes capitalistes prêts à financer n’importe quoi pour assurer la survie de leur entreprise.

Mêmes déséquilibres budgétaires, même pillages des classes moyennes mais sans classification d’appartenance religieuse.

Mêmes délires intellectuels et culturels où la simplicité et la bonne foi sont battues en brèche au profit du choquant, du clinquant, de la pensée commune. Où la raison s’efface devant les croyances.

Donc la suite logique est l’arrivée d’une puissance politique démagogique et triviale, portée par des voyous, qui embrasera notre société et la catapultera dans l’ignominie.

Qui sera cette puissance, aujourd’hui probablement en devenir, bien sûr à partir de la pensée commune puisque seule cette dernière peut permettre son avènement, fatalement majoritaire, issu du “peuple”.

Ce jour là, le petit ouvrage de M. Vuillard, “L’ordre du jour”, aura sa petite part de responsabilité.

Cordialement. H. Dumas

 

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Le coup d’état silencieux des élites ou le jacobinisme renforcé …

En 1945, le général de Gaulle voyait dans l’ENA un outil pour sélectionner les meilleurs serviteurs de l’État et reconstruire la fonction publique.

Or, s’il est vrai que les fonctionnaires sont sélectionnés par concours et que leur recrutement relève de la méritocratie républicaine, on sait aussi que, désormais, le recrutement social des hauts fonctionnaires s’est considérablement rétréci et qu’il est devenu très inégalitaire ; à tel point que l’on a pu parler de reconstitution d’une « noblesse d’Etat ».

Les données officielles concernant la fonction publique sont les suivantes :

il y a 5.6 millions de fonctionnaires soit presque 1 pour 10 habitants et, en proportion, le double de l’Allemagne ; et ce nombre reste actuellement stable même s’il a augmenté entre 2010 et 2016,
L’emploi des fonctionnaires français est garanti à vie alors que dans les autres pays la plupart des employés d’Etat ont un contrat de droit privé. (Allemagne, Suède, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni notamment),

Le coût des fonctionnaires est colossal. Il représente 13 % du PIB en France contre 7 % en Allemagne
Le salaire des fonctionnaires est, en moyenne, 15 % plus élevé que dans le privé
La retraite des fonctionnaires est calculée selon un mode plus favorable que dans le privé et représente 75 Md € par an,
Les fonctionnaires français n’ont pas de caisse de retraite. Leur pension est donc payée par l’impôt ; et pour 1 € de retraite, les contribuables en payent 9 !
Il existe 327 corps différents dans l’administration française.

Mais ces généralités masquent la réalité de certaines situations beaucoup … beaucoup plus avantageuses puisque nous avons appris que certains fonctionnaires s’octroient (on n’est jamais si bien servi que par soi-même) discrètement des avantages tout à fait exorbitants ; tels ceux de l’Assemblée Nationale avec une grille de salaires « époustouflante » mais très discrète (même la Cour des Comptes n’y a pas accès) ou encore ceux de Bercy qui se versent des primes sans contrôle ni fondement légal mais sans aucun risque de sanction.

Car, au sein de cette masse de fonctionnaires domine l’élite de la fonction publique ; laquelle, nous le savons, est issue pour l’essentiel de l’ENA, et qui gravite autour du pouvoir et l’organise à son profit. L’ENA, cette école de la haute administration au sein de laquelle des jeunes de 23 ou 24 ans sans aucune expérience professionnelle, tout frais émoulus des jupes de leur mère, se prennent pour les maîtres du pays (voire du monde) !

Et le classement de sortie à l’ENA reproduit dans la fonction publique, jusqu’à la caricature, un véritable système de castes puisque les mieux classés ont droit à tous les titres de gloire … pour la vie !

Et, le meilleur représentant de cette organisation est le président de la République lui-même, issu du corps le plus prestigieux (inspection des finances) ; lequel semble vouloir organiser une forme d’état autoritaire autour de sa personne.

Présenté comme libéral, il est avant tout le représentant d’une élite parisienne autocentrée qui a décidé de reprendre en main le pays et qui se considère comme la source de tout et seule apte à tout décider et à tout contrôler ; et ses dernières déclarations confirment cette vision dirigiste puisque, devant le dernier congrès réuni à Versailles, il a déclaré qu’il voulait un « État providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant » c’est à dire un Etat omniprésent mais libérateur … autre manière de décrire une société civile sous contrôle d’une puissance publique chargée d’un rôle à la fois dirigiste et protecteur.

L’administration constitue naturellement dans notre pays le bras « armé »  de la puissance de l’Etat. Clairement, l’État et ses agents restent les acteurs pivots du système français et E. Macron ne peut envisager l’avenir du pays sans son armée de technocrates et de fonctionnaires ; même s’il affecte de comprendre le rôle joué par les entreprises.

Cette prise de contrôle est d’ailleurs « en marche » puisque l’assurance chômage (dont la gestion était paritaire), de même que les caisses de retraites complémentaires, passent sous le contrôle de l’Etat. Comme l’assurance chômage, la retraite sera donc un système unique entièrement géré par l’Etat.

L’Etat a décidé aussi, avec la loi PACTE, de se mêler de la vie des entreprises pour leur expliquer comment il faut s’y prendre ; ce qui constitue une véritable provocation car des fonctionnaires vont expliquer à des entreprises ce dont il n’ont aucune idée et alors qu’il est notoire que l’Etat est un très mauvais gestionnaire.

Du fait de cette évolution, on en arrive à un système où l’Etat contrôle presque tous les rouages du pays que ce soit au plan administratif, social, culturel et économique avec une haute fonction publique qui occupe les postes administratifs importants, les postes ministériels, se fait élire à l’Assemblée Nationale, dirige les entreprises publiques et privées (on ne compte plus ces hauts fonctionnaires qui occupent des postes de direction dans nos plus grandes entreprises) tout en pouvant à tout moment retourner dans son corps d’origine.

La constitution de 1958 a établi une prééminence absolue de l’exécutif sur le législatif parce que le général de Gaulle ne voulait pas rendre de comptes aux élus du peuple. Cette vision s’est désormais étendue à cette haute fonction publique qui ne le veut pas non plus !

Car, ces élites, globalement issues des mêmes écoles et des mêmes milieux sociaux, fonctionnent en circuit fermé et en auto validation de leurs propres certitudes … ce qui permet plus facilement de se conforter dans ses propres certitudes !

Le problème de cette organisation est qu’elle ne subit pas les élections et est incapable de se remettre en cause. De ce fait :

– s’il y a des dettes et déficits, c’est à cause de la fraude fiscale,

– s’il y a des chômeurs, c’est à cause des patrons qui n’embauchent pas,

et la conclusion qui s’impose forcément à eux est que s’il y a des problèmes, c’est forcément de la faute des autres !

Evidemment, il y a de nombreux effets collatéraux ou pervers à cette domination car ces hauts fonctionnaires qui ne connaissent rien au monde de l’entreprise collectionnent pourtant les postes de dirigeants d’entreprises puisque près de deux tiers des énarques du corps de l’Inspection Générale des Finances rejoignent, à un moment ou à un autre, une entreprise privée. Près de la moitié des entreprises du CAC 40 aurait un patron issu des grands corps de l’État.

Il s’établit même une sorte de perversion ; laquelle pousse les entreprises privées à embaucher des fonctionnaires dans un système ou tout est contrôlé par l’administration. Ces fonctionnaires ont les clés de la réussite puisqu’ils ont les relations qu’il faut avoir au sein de l’appareil d’Etat … ils ont le carnet d’adresses !

D’un autre côté, les lois sont préparées dans les cabinets ministériels par des personnes inconnues des français, qui n’ont jamais été élues et ne rendent compte de leur mission à personne et qui n’ont, de ce fait, aucune légitimité.

Ces lois sont ensuite entérinées par un Parlement croupion qui ne représente même plus le peuple  et se contente d’obéir à ces « professionnels avertis».

On peut donc affirmer que le régime politique est stable mais que cela cache l’essentiel : la confiscation de la démocratie au profit d’une élite puisque le Parlement ne remplit pas sa mission et ne sert à rien tout en n’ayant aucun pouvoir réel. La réforme constitutionnelle en cours (avec la limitation des débats parlementaires) va d’ailleurs dans ce sens puisqu’elle n’a pas d’autre but que de museler une représentation nationale qui ne représente plus rien ; même si on « amuse le peuple » avec des modifications constitutionnelles, complètement hors de propos, portant sur le changement climatique (alors qu’une constitution est faite pour régler le fonctionnement d’un Etat mais pas la température qu’il va faire) !

Alors, certes nous sommes en démocratie (à comparer à certaines régimes tels la Corée du Nord) mais en fait cela apparaît être purement formel car la démocratie a été, dans les faits, confisquée par une administration qui décide de tout mais ne subit jamais les élections.

L’administration est devenue toute puissante, inamovible, indéboulonnable et seule décisionnaire ! L’élite a pris le pouvoir, elle décide et le peuple obéit car elle seule sait ce qui est bon pour lui !

En fait, ces hauts fonctionnaires, titulaires de véritables privilèges, sont devenus nos nouveaux seigneurs ; ils ont constitué une véritable organisation, à la fois informelle et discrète (qui n’exclut d’ailleurs pas une certaine forme de parasitisme) qui n’obéit qu’à ses propres règles sans rendre de comptes ni aux contribuables ni aux ministres qui sont au minimum complices (car issus du même corps) ou même parfois ignorent tout de la réalité de la situation.

Nous sommes donc dans le cadre d’un système de fonctionnement oligarchique du pouvoir aux mains d’une caste qui vit très confortablement, à vos frais, dans l’entre soi, se reconnaît seulement entre ses membres, se fixe ses propres règles dérogatoires et ne rend aucun compte ni ne subit aucun aléa car, quels que soient les évènements, ils sont toujours là et continuent à profiter du système mis en place en leur faveur !

Evidemment, le citoyen ordinaire, dans ce contexte, n’est qu’un instrument au service ou à la disposition de l’administration dans le cadre d’une organisation qui se fait de plus en plus autoritaire. On aboutit donc dans les faits à une confiscation de la démocratie et une infantilisation de la population.

L’hyper concentration du pouvoir, la docilité du gouvernement, la soumission du Parlement, la domination de la technocratie : telles sont les tendances actuelles du pays ; il s’agit d’un véritable jacobinisme renforcé !

Evidemment, le corporatisme de la haute fonction publique et des grands corps de l’Etat constitue une véritable trahison démocratique à laquelle pour l’instant il n’y a aucune réponse ; et le pire est que, face à cette organisation, la liberté de l’individu est en fin de compte toute théorique alors que la réduction du poids de l’Etat et des dépenses publiques apparaît encore plus théorique !

Or, si nous voulons garder un espace de liberté, il faudra un jour liquider cette hégémonie technocratique ; en sachant qu’on ne peut pas attendre d’E. Macron, un fonctionnaire tenant de l’étatisme dirigiste, qu’il s’attaque au système qui l’a créé et dont on a remarqué la manie de concentrer sa politique autour de sa petite personne !

Car, ancien élève de l’ENA, inspecteur des finances, conseiller à l’Elysée puis ministre de l’Economie, E. Macron incarne jusqu’à la caricature cette élite administrative de la Ve République.

L’étatisme technicien d’Emmanuel Macron aboutit à une prise de contrôle de la société civile par une puissance publique qui serait chargée d’un rôle protecteur et il a besoin, pour cela, d’une société française passive, consentante, attendant les solutions d’en haut, bonne à appliquer les consignes : En un mot d’une société assujettie …

Nous évoluons donc vers un Etat purement administratif et les français, apparemment anesthésiés par ce système de redistribution et de contrôle, laissent faire entre crédulité et résignation.

Seulement il y a une question que ne se pose pas cette élite qui n’entend absolument pas laisser passer la moindre réforme d’envergure qui aboutirait d’une façon ou d’une autre à remettre en cause ses privilèges : Est-ce que ce modèle correspond à la volonté populaire et est-il de nature à satisfaire les aspirations de cette même population.

Autrement, est-ce que les risques de dérives du système ainsi mis en place seront toujours acceptés par cette même population ?

Car, nous savons que l’administration est responsable de l’immobilisme économique et politique du pays et que ce système oligarchique a surtout fait la preuve de son caractère nuisible puisque la France ne cesse de reculer dans tous les classements mondiaux et sur tous les domaines !

Le risque à terme est celui d’une facture entre le peuple et cette oligarchie, avec, comme en Italie, le développement d’une opposition maximaliste, déterminée et intolérante autour de forces politiques populistes de droite comme de gauche qui prônent le rejet du système dans sa globalité.

Bien cordialement à tous.

Φιλος – Απο την Ελλαδα (Philos – de Grèce)

 

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Affaire Martigarchant : la presse se déchaîne.

Filmé il y a deux mois alors qu’il tabassait fiscalement un entrepreneur, l’individu Martigarchant est mis en cause par Médiaprout, le célèbre journal d’investigation.

Le rédacteur en chef de Médiaprout, Edwy Quenelle, fait part de son effarement. Certes l’entrepreneur tabassé trichait comme un malade sous couvert de son droit de grève fiscale, mais il s’avère que Martigarchant, qui n’en est pas à son coup d’essai, n’a pas les diplômes, la compétence, ni les accréditations de Bercy pour tabasser fiscalement les entrepreneurs. En fait il n’est pas contrôleur des impôts, il ne fait pas partie de Bercy.

Il détenait une calculette non homologuée, un badge Tracfin fourni par une compagnie de contrôleurs de ses amis, un Code Fiscal périmé, et il n’était qu’observateur lors du contrôle de l’entrepreneur.

Il n’avait, contrairement aux autres contrôleurs fiscaux présents lors de cette intervention musclée de Tracfin, aucune légitimité pour tabasser fiscalement cet entrepreneur et son épouse qu’il a lourdement imposés, pendant que les inspecteurs de Bercy plombaient la famille et les amis de l’entrepreneur tous largement redressés.

Par ailleurs, on apprend qu’il se faisait remettre des informations sur tous les entrepreneurs suspectés de ne pas être dans la ligne de l’Elysée. Car il apparaît qu’il fait partie d’une cellule officieuse de l’Elysée qui a portes ouvertes chez Tracfin, qu’il met son nez partout, y compris au plus haut sommet de Bercy.

Il possède un appartement de fonction, Tour des Fayots dans le XVI°, où sont habituellement logés les troupes d’élite de Bercy, alors qu’il n’en fait pas partie.

Il dispose d’une camionnette de fonction, d’un stylo type bazooka-fiscal qui permet de notifier des doses d’impôts mortelles. Arme létale, régulièrement employée par les brigades fiscales, le stylo bazooka-fiscal ne peut être utilisé qu’avec un port d’arme spécial, que Martigarchant n’a pas. Il lui a été refusé par le Ministre.

Précédemment, Martigarchant a été formé par des politiques socialistes. Au service rapproché de la rumeur fiscale. C’est là qu’il a fait ses armes et a établi des contacts avec le Ministère des Finances. Il détectait des opposants qui abusaient du droit de grève fiscale, dont la situation fiscale, par négligence ou par souci de performance économique, était tendue, voire tournée vers l’économie d’impôt. Il les atomisait, les ruinait et les jetait en pâture au public.

Parallèlement, il permettait aux amis du pouvoir d’échapper à l’impôt. Il avait des feuilles de déclaration spéciales dont la lecture par les ordinateurs du fisc est automatiquement minorée, alors que les chiffres sur les déclarations sont réels.

Ces feuilles sont réservées aux entreprises proches du pouvoir et aux hauts fonctionnaires, Martigarchant n’aurait pas dû pouvoir y accéder.

Le syndicat unifié des impôts se dit scandalisé, considérant que seules les troupes de Bercy sont habilitées à maintenir l’ordre fiscal, que ce soit pour tabasser les entreprises ou pour faire des cadeaux aux initiés.

Le parlement est en ébullition. La sécurité fiscale, l’encaissement musclé, reviennent aux forces de Bercy seules. La démocratie plume légalement les français, mais pas n’importe comment, ni par n’importe qui.

Une commission d’enquête parlementaire a été créée.

En ce moment elle interroge les hauts responsables de Bercy. Ceux-ci prétendent ne rien savoir et se disent horrifiés à l’idée qu’une personne non autorisée puisse tabasser fiscalement les français, pendant que des régiments de contrôleurs sont formés et habilités pour cela.

Ce scoop de Médiaprout a été repris par toute la presse. Les sondages sont formels, les français sont évidemment pour le tabassage fiscal, mais pas par des amis de l’Elysée. Seuls les fonctionnaires de Bercy, dument estampillés contrôleurs fiscaux, doivent être autorisés à tabasser les entrepreneurs. Le contraire est un déni de démocratie.

Les avocats de Martigarchant, et lui-même, prétendent qu’il s’agit d’un dérapage. Il aurait tenté d’aider les contrôleurs fiscaux débordés par la famille de l’entrepreneur, écrasés sous les mensonges de ceux-ci. Son sang républicain n’aurait fait qu’un tour, et c’est ainsi qu’il aurait délivré un redressement mortel contre l’entrepreneur lui-même à l’aide du stylo bazooka-fiscal que lui avait confié un ami de Bercy.

L’Elysée de son coté reste muet. Il se dit que Martigarchant était en repérage. Sans que l’on sache si c’est l’entrepreneur agressé qui était visé lui-même ou si ce sont ses méthodes que l’Elysée aurait souhaité connaître.

Le scandale est énorme, l’entrepreneur étant un ami intime de l’opposition. Il prétend d’ailleurs avoir agi dans le cadre du libre droit à la grève fiscale et avoir déposé une demande en bonne et due forme à ce sujet aux services ad hoc à Bercy.

Le droit de grève fiscale est un des piliers de la constitution.

L’Elysée se plaint des manifestations constantes de grève fiscale, que par contre l’opposition encouragerait à ses dires, ce qui serait nuisible à la bonne marche du pays.

Mais les français sont très attachés à leur droit de grève fiscale, et s’ils acceptent d’affronter les contrôleurs fiscaux engoncés dans leurs règlements, ils refusent une privatisation du contrôle fiscal avec les dérapages que cela provoquerait inévitablement.

D’ailleurs, depuis cette affaire, des marchés noirs se sont ouverts un peu partout.

La Présidence avoue son imprudence et réaffirme en conférence de presse que la grève fiscale est un droit fondamental protégé par la constitution. Mais que les excès doivent être sanctionnés, qu’elle fait à ce sujet confiance aux fonctionnaires chargés de les combattre.  Elle assure que Martigarchant sera poursuivi pour ses atteintes aux règles administratives fondamentales de la République.

Des manifestations perlées de grève fiscale sont de plus en plus nombreuses, soutenues par la presse et l’opposition.

L’Elysée est dans l’impasse, pas sûr que le Président passe l’été.

Bien à vous. H. Dumas

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J’ai relu “Le Trou” de José Giovanni.

Ecrit en 1958, ce livre n’a pas une ride intellectuelle quand il évoque le néant individuel de l’enfermement de l’être, de la dépossession de l’avoir, par et à cause de la société. Seules les conditions de cet enfermement se sont déplacées.

Avant d’aller plus avant, une digression.

J’ai connu José Giovanni en 1986. A cette époque j’avais créé et j’animais une manifestation qui s’appelait “Les Journées internationales Georges Brassens”. Nous recevions à Sète des artistes reconnus qui décernaient quatre prix Georges Brassens, un pour la chanson évidemment, mais aussi un prix littéraire, un autre pour le cinéma et encore un autre pour le théâtre.

Chaque année, le président coopté de chaque jury composait son jury et désignait librement le gagnant de son choix parmi les artistes présentés, qu’il avait aidé à sélectionner, qui n’étaient pas encore connus du grand public mais appréciés des professionnels.

Le prix chanson était une soirée offerte à l’artiste gagnant où l’Olympia était mis gracieusement à sa disposition pour réaliser le spectacle qu’il souhaitait. Le prix théâtre faisait de même à l’Espace Cardin. Le prix littéraire se voyait offert une tournée des plages du 1 au 15 Août, avec signature dans les librairies, repas de presse et réception par les Lions Club. Le prix cinéma offrait 500 places au public pour le film primé à travers les radios libres alors naissantes.

Les plus grands artistes participèrent pendant dix ans à cette manifestation, de Sardou à Claude Nougaro, de Paul Guimard à Hervé Bazin, de Claude Lelouch à Patrice Leconte, de François Périer à Gérard Depardieu. Tous sont venus sauf ceux qui demandaient de l’argent pour leur seule présence. Ceux-là sont restes chez eux, je tairai leurs noms.

Tout cela pour vous dire que vint à cette manifestation José Giovanni, que nous avons sympathisé. J’ai le souvenir d’un homme ouvert, sans illusion mais tolérant, enthousiaste dès que convaincu, inaccessible à l’impossible. Nous nous sommes vus deux ans. J’ai eu le plaisir de déjeuner chez lui, au dessus de Martigny en Suisse, dans son magnifique chalet, et d’être accepté dans son bureau qui était une somptueuse cabane nichée dans un arbre, comme en rêvent les enfants, mais ici réelle.

J’arrive au terme de ma digression. A cette époque Google n’existait pas. N’étant pas un professionnel, je travaillais sans fiche et je ne connaissais pas la vie de ceux que je recevais. Ainsi, au moment où j’ai rencontré José Giovanni, j’ignorais qu’il avait commencé sa vie par une incarcération  de 11 ans à la Santé, enfermé pour des motifs, parait-il graves, que je ne connais toujours pas avec précision et qui ne m’intéressent pas.

Ce que je veux faire remarquer c’est qu’aujourd’hui il n’est plus de rencontre libre, chacun sait tout de l’autre avant même la première parole, toutes les vies sont sur Google. Giovanni, dans ces conditions, aurait-il pu avoir une deuxième chance et apporter ce qu’il nous a apporté. Je n’en suis pas sûr, je suis même pratiquement sûr du contraire.

Cette société d’exhibition intime imposée, de marquage public indélébile, ne me plait pas.

Revenons au livre

De la page 115 à la page 131, la description de la machine à broyer les hommes est étouffante. Tout au long du livre les conditions carcérales sont du même tonneau que celles décrites par Henri Girard dit Georges Arnaud — auteur connu par “le Salaire de la Peur” –.

Mais le point le plus fort du livre de Giovanni est la description du résultat de la pression sur les hommes par la privation de liberté, la négation de leur droit d’avoir en tant que possédant libre.

La description psychologique de cinq individus différents, dont le seul but est de revoir la liberté, le droit de posséder, est remarquable quelles que soient les raisons pour lesquelles ils en ont été privés, .

Si remarquable que ces conditions de détention et de privation de liberté ont été depuis lors largement revues par la chaine pénale.

Mais pas par le fisc

“Le Trou” n’est plus crédible dans sa matérialité carcérale correctionnelle, mais il est complètement d’actualité dans les rapports qu’il décrit entre l’individu et la société lorsque cette dernière décide de le détruire, de le soumettre, par l’exclusion, l’humiliation.

Chaque page de ce livre vous transporte, sous d’autres formes évidemment, entre les murs dressés par le fisc pour nous oppresser.

Tout y est, la description de la machine et de ses officiants, le carnage sur les victimes, coupables ou non coupables.

L’angoisse de la prison fiscale, telle que la connaissent ceux qui lisent ce blog, est totalement équivalente à ce qu’a vécu, puis rapporté romancé, José Giovanni.

Je regrette qu’il soit décédé. J’aurais aimé en parler avec lui.

Tout particulièrement de ce désir irrépressible de fuite qui aujourd’hui s’empare des victimes fiscales, demain sans doute de tout le peuple de France, tant la vie carcérale que nous impose le fisc est inhumaine.

La fuite, l’évasion, sont devenues une obsession pour bon nombre de français. Parmi eux beaucoup sont retenus de force, par la ruine artificielle dans laquelle les place le fisc.

C’est la prison fiscale, avec signalement mondial : c’est “Le Trou”.

Bien à vous. H. Dumas

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Liberté, la Prospérité des nations

Enfin le 9ème Weekend de la Liberté !
La prospérité des nations.

Le festival du film américain se passe à Deauville, le festival international du film  fantastique se déroule à Avoriaz, le prix Nobel est remis à Stockholm et le Weekend de la Liberté à lieu à Saint-Paul-lès-Dax. Grâce à la très « libre échangiste », libre circulation des personnes, des services et des biens, chacun peut, s’il le souhaite, venir assister à ces festivals, cérémonies et congrès.

L’existence du Weekend de la Liberté, fut-ce dans la petite ville de Saint Paul lès Dax, est un événement exceptionnel. Il se déroulera du 21 au 23 septembre 2018 à l’hôtel Sourcéo. C’est un pôle de pensée et d’expression libre. Une lumière dans l’obscurité. C’était le seul congrès libéral en France en 2017. Ce sera probablement le seul congrès libéral de l’année 2018. Le seul endroit où des personnes d’horizons différents peuvent se rencontrer physiquement et échanger en tout quiétude. Le seul rassemblement de résistants à la pensée unique.

Peu de gens en ont conscience mais, en France, les Droits Naturels individuels, Liberté, Propriété, Personnalité, sont menacés. Les politiciens de tout bords les réduisent lentement et méticuleusement depuis des années.

Leurs outils sont les lois historiques qui écrivent l’histoire officielle, avec pour corollaire la répression pour défendre cette même histoire officielle. Les lois « contre le racisme et les discours de haine », qui limitent tout débat, toute recherche historique ou sociologique. Toutes lois qui détruisent la liberté d’expression et même la liberté de pensée puisque, pour éviter les ennuis, bien des personnes pratiquent l’autocensure.

Leur outil est le fisc est tout puissant, obscur, intrusif, à la fois juge et partie. Comme l’est l’URSSAF.

Leur outil est la pensée unique. Elle est économique, marxiste et keynésienne. Elle s’impose et affirme que tout le mal vient du libéralisme, qui pourtant n’a jamais été appliqué. Elle est culturelle, nihiliste et relativiste, « tout se vaut ».

Leur outil est la contrainte légale, donc la restriction légale des libertés. Cela conduit délibérément à la déresponsabilisation des individus. Dernier exemple en date la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes à double sens de circulation sans séparateur central pour, prétend-on, faire baisser la mortalité routière. Aucune autre disposition qui ferait, elle, appel à la responsabilité individuelle ne trouve grâce aux yeux de la Cour.

À cause de cela la justice est détournée de sa fonction de protection des Droits Naturels Individuels. Comme l’appareil policier, elle défend avant tout un système politique et une certaine organisation sociale. La loi est pervertie. C’est le règne de la « spoliation légale ». Cette « spoliation légale », fait que la situation dans laquelle nous nous trouvons n’est absolument pas propice à la prospérité de notre nation.

Le Weekend de la liberté s’adresse à tout le monde. Aux libéraux qui veulent approfondir leurs connaissances du libéralisme, ou aux personnes qui sont persuadées que nous vivons en France dans le meilleur des mondes antilibéral possible. Aux convaincus de Bastiat qui pensent que les hommes ont des Droits naturels préexistant à la loi, ou aux convaincus de Rousseau pour qui c’est la loi qui crée le droit. À ceux qui croient que la solution au problème social passe par la liberté individuelle et son corollaire la responsabilité, où à ceux qui pensent que le contrat social lie, à un despote plus ou moins éclairé, une masse inculte, irresponsable et soumise. À ceux qui pensent que la vie repose sur les échanges libres et à ceux qui croient que l’économie et la vie sociale doivent être réglementés. Bref à ceux qui savent que l’État est le problème et à ceux qui pensent que l’État est la solution.

Les sujets traités par les conférenciers cette année sont variés. Le Weekend de la Liberté 2018 est consacré aux causes de la prospérité des nations. Nous avons choisi des facteurs de prospérité en phase avec les nouveautés de ce début du XXIème siècle : les innovations, le transhumanisme, les cryptomonnaies, la blockchain. Nous avons choisi également de parler des grands classiques parmi les causes de la prospérité : la sécurité, la concurrence, la culture, l’éthique, ou parmi ses entraves : les politiques publiques, les enfers fiscaux, les finances publiques ruinées, la dette.

La formule est la même que celle de 2017 : 7 conférences en journée et 2 dîners débats.
Les conférenciers par ordre alphabétique sont : Olivier Babeau, Jean Marc Daniel, le Général Jacques Favin Levêque, Guido Hülsmann, H16, Yorick de Mombynes, Virginie Pradel, Corentin de Salles, Patrick Smets,
Vincent Ginocchio animera deux ateliers Bitcoin pratique. (l’inscription se fera sur place, chacun devra apporter son smartphone)


Il y aura une foire aux livres où les auteurs présents et les conférenciers dédicaceront leurs ouvrages. Pour tous des moments de détente sont aménagés avec balnéo pour ceux qui le souhaiteraient. Le programme complet est en ligne sur notre site. https://www.bastiat.net/programme-du-9eme-weekend-de-la-liberte/ Les coupons d’inscription sont en bas du programme.

Les personnes qui veulent assister au congrès doivent renvoyer le coupon dédié. Pour les auteurs ou les associations qui souhaitent participer à la foire aux livres et présenter leur(s) ouvrage(s) il suffit de s’inscrire au congrès. Il y a un coupon spécifique pour eux. Il n’y a pas de supplément mais ce coupon permet de réserver un stand et de retenir un passage vidéo. En effet chaque auteur, comme chaque conférencier, pourra s’il le désire, tourner un entretien vidéo avec notre vidéaste Henri Dumas. La vidéo sera mise en ligne sur notre chaîne Youtube.

Coupons d’inscription :

Bulletin d’inscription auteurs etc WEL 9

Bulletin Inscription WEL 9

Consultez le programme complet. Les coupons d’inscription sont aussi en bas de page.

Une nation est prospère quand tous ses habitants le sont, parce que ce sont les individus qui vivent, choisissent et échangent.

Laissons les derniers mots à Frédéric Bastiat :

« Se conserver, se développer, c’est l’aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de leurs produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible. » La Loi (1850)
« La fonction publique, la fonction privée ont toutes deux en vue notre avantage. Mais leurs services diffèrent en ceci, que nous subissons forcément les uns et agréons volontairement les autres; d’où il suit qu’il n’est raisonnable de ne confier à la première que ce que la seconde ne peut absolument pas accomplir.
Pour moi, je pense que lorsque le pouvoir a garanti à chacun le libre exercice et le produit de ses facultés, réprimé l’abus qu’on en peut faire, maintenu l’ordre, assuré l’indépendance nationale et exécuté certains travaux d’utilité publique au-dessus des forces individuelles, il a rempli à peu près toute sa tâche.
En dehors ce cercle, religion, éducation, association, travail, échanges, tout appartient au domaine de l’activité privée, sous l’œil de l’autorité publique, qui ne doit avoir qu’une mission de surveillance et de répression. » Profession de foi électorale de 1846

N’hésitez pas à faire largement circuler l’information. Toutes les questions sont à poser sur cercle.bastiat @gmail.com

Suivez nous sur Twitter.

Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat

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Benalla : une affaire de tous les jours

Est-il un français suffisamment naïf pour gober le pseudo scandale isolé de l’affaire Benalla ?

Les politiques et les journaleux réunis nous servent une soupe nauséabonde à laquelle, j’espère, personne sauf eux ne croit.

Replaçons les événements dans leur contexte : Macron s’entoure de barbouzes, terme péjoratif pour désigner les proches qui font le coup de poing pour lui.

Est-ce une spécificité de Macron ?

Probablement non, puisque le soi-disant barbouze était précédemment au service de Martine Aubry, de François Hollande et de Arnaud Montebourg qui, fidèle à lui-même, s’empresse de le renier.

Que dire de l’environnement de De Gaulle où le SAC, association de barbouzes en tout genre, avait pignon sur rue et possédait une partie non négligeable du pouvoir politique. Ceci étant parfaitement toléré par De Gaulle.

Un Président de la République est quelqu’un dont la vie est exposée. Un peu moins que sous l’empire romain où les empereurs ne faisaient pas long feu, ou sous la royauté et pire encore sous la révolution.

Au mieux 15 à 30% des français l’apprécient, donc 70% ne l’aiment pas, parmi lesquels une petite minorité l’assassinerait avec joie.

Macron, comme les autres, doit vivre avec cette crainte : le pouvoir est naturellement contesté. Et, plus il s’exerce fortement, plus il est fortement contesté.

Le pouvoir exercé par nos élites et notre système bureaucratique est particulièrement violent, la contestation est donc particulièrement dangereuse n’étant pas loin de la rupture.

Donc Macron a peur, et sa peur est légitime.

Alors, doit-il confier sa sécurité aux fonctionnaires de police qui l’entourent ? On peut se poser la question quand on voit le résultat par exemple pour la protection de Charlie-Hebdo. On constate donc, avec Benalla, qu’il avait décidé de confier sa sécurité à une personne connue de lui, privée, qui le rassurait. Benalla est le reflet de la peur de Macron.

On peut comprendre le trouble des Services de Police de se voir préférer un privé, légèrement parano, à leur lourde structure bureaucratique par le Président de La République pour assurer sa sécurité, ou plutôt pour le rassurer personnellement.

Les politiques qui jettent la pierre à Macron agissent comme lui.

Oui, mais voilà, Benalla en a trop fait. Sans doute. Mais qui peut affirmer en ce domaine qu’il faudrait en faire moins ? Personne évidement, nous sommes dans la terreur et la contre-terreur.

Nous sommes dans un Etat, qui réduit les libertés, qui porte la délation et l’espionnage au firmament des valeurs à respecter, qui favorise la connivence et la corruption, qui dénature la morale au profit de la communication, de la démagogie. Peut-on s’étonner que Macron craigne que puissent se lever des oppositions violentes, voire mortelles ? Qu’elles viseraient les plus hauts responsables de l’Etat, donc lui ?

Pendant que cet Etat s’entoure de tortionnaires fiscaux, d’élus totalitaires — qui ne sont que d’autres types de barbouzes –, qu’il pratique l’abus de pouvoir journellement, le favoritisme à outrance, cet Etat ressent bien que les dégâts qu’il fait l’exposent à des vengeances, à des règlements de compte.

Ayant vérolé toute sa structure, cet Etat n’a plus confiance en personne.

Conclusion, les plus exposés, tel Macron, pour se rassurer s’entourent de personnes qu’ils imaginent fidèles parce qu’entièrement dépendantes d’eux.

Ce faisant ils organisent un halo paranoïaque autour d’eux, qui ne peut mener qu’à des dérives.

C’est la marque d’une société où la liberté est malmenée, ce qui est le cas de la France.

Alors, l’affaire Benalla, un cas isolé ? Qui serait spécifique à Macron ? Qui pourrait se régler par une mise à pied de Macron ou de Benalla ? Un scandale inacceptable dans une société parfaite ?

On se moque de nous.

Benalla est la suite logique d’un pouvoir qui martyrise la France et qui a peur des conséquences pour lui. Des milliers de Benalla font face à des milliers de Ravaillac.

Macron ne peut apaiser ses peurs qu’en apaisant la société, en réduisant le pouvoir de son administration totalitaire, en libérant les français de la terreur que cette administration a installée.

Une fois la France apaisée, libre, il n’aura plus besoin de Bennalla ou équivalent.

Mais le veut-il, ou, au contraire, préfère-t-il jouir de son pouvoir totalitaire et de la soumission des français ?

C’est toute la question que pose l’affaire Benalla, loin des cris d’orfraies de la presse et des politiques hypocrites.

Bien à vous. H. Dumas

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Madame BOUISSAC-PEYRE, magistrat au TA de Montpellier sous son nom d’épouse BERTINCHANT, relaxée.

Les faits sont simples et parfaitement rapportés dans le jugement du 19/04/2018 du TGI de Montpellier (lien)

Je rappelle brièvement l’histoire.

A la suite des mensonges et falsifications diverses engagées par le fisc dans le cadre des droits à payer lors de la succession de ma mère, ma défense était si construite et si évidente que, pour sauver la face, l’amicale corporative des Services Fiscaux a décidé de me tuer économiquement, de me faire disparaître.

Cela dure depuis vingt ans. C’est largement pénible.

L’une de ces attaques consistait en un contrôle fiscal d’une société, la SCI Le Mirabeau, sans activité autre que de gérer un stock d’invendus involontaires liés à la crise des années 1990, dans l’attente de l’opportunité de vendre.

Voyant arriver le massacre, je décidais d’enregistrer le débat oral et contradictoire, ayant déjà vécu sur ce point les mensonges sans pudeur des agents du fisc dans la proposition de redressement qui suit cette étape. Mensonges qui nuisent gravement aux droits de la défense lors des contentieux ultérieurs.

Les contrôleurs, dépêchés à deux par la fraternelle fiscale, se prétendant couverts au plus haut niveau (Bercy), alors que j’avais averti la hiérarchie que dans le cadre de mes droits à la preuve j’enregistrerais le contrôle, ont refusé cet enregistrement et ont quitté les locaux où avait été mise à leur disposition toute la comptabilité de la SCI Le Mirabeau.

Non contents de cela, ils m’ont notifié une opposition à contrôle fiscal, le bouquet.

Puis, comme un abus n’a aucune raison d’avoir de limite, ils m’ont collé un redressement d’un peu plus d’un million d’€, sans aucune raison valable.

Le rapporteur public de La Cour Administrative d’Appel de Marseille a conclu à une relaxe tant les accusations de fraude fiscale issues de ce contrôle étaient fantaisistes. Jusqu’à ce jour rien n’y a fait, j’ai perdu toutes mes procédures administratives.

Il me reste l’Agent Judiciaire de l’Etat que j’ai saisi, puis la plainte contre le Directeur National des Services Fiscaux, que je déposerai en dernier ressort. Chaque chose en son temps. Tout va bien. Je vis une affaire d’Outreau fiscale.

Pour cette affaire Mirabeau, j’ai donc saisi le Tribunal Administratif de Montpellier et je me suis retrouvé face à Madame Bertinchant, présidente de la formation qui jugeait de mon affaire.

Il était vital pour moi, et pour tous les contribuables de France, que soit jugé l’abus des Services Fiscaux refusant le droit à la preuve par l’enregistrement  du débat oral et contradictoire de mon contrôle fiscal, en fait de tous les contrôles fiscaux.

Et bien, Madame Bertinchant a refusé, sans pudeur, volontairement et en parfaite connaissance de cause, de juger de ce point. Allant jusqu’à mentir dans sa présentation des faits dans le corps de son jugement.

Plus tard, La Cour d’Appel Administrative de Marseille a passé outre l’avis du rapporteur Public qui m’était logiquement favorable, pour couvrir Madame Bertinchant.

Horribilis

Il me paraissait naturel d’engager la responsabilité de Madame Bertinchant pour ce déni flagrant de justice.

Et bien, figurez-vous que le déni de justice n’est pas constitué par un déni de justice, mais par un refus d’obéissance.

C’est-à-dire qu’il faudrait, j’emploie le conditionnel tant la chose est inimaginable, que la hiérarchie impose de juger à un magistrat et que celui-ci refuse pour qu’il y ait déni de justice.

C’est-à-dire que le déni n’est pas considéré par rapport au justiciable, mais par rapport à la hiérarchie du juge.

Traduit en langage courant : un flic vous tue d’une balle dans le dos pendant que vous vous promenez paisiblement dans un jardin public, il n’y a pas meurtre, sauf si son chef lui a dit de ne pas vous tuer et qu’il vous tue quand-même. Vous voyez la nuance ?

Donc j’ai perdu, et je dois 800 balles à la mère Bertinchant. CQFD

Selon que vous serez fonctionnaire ou esclave, les jugements de la république vous rendront blanc ou noir.

Bonnes vacances. Bien à vous. H. Dumas

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Torture et dignité

Le tortionnaire joue sur trois registres : la peur, la souffrance et la dignité.

La peur est naturelle, elle précède la torture. Elle est cultivée et amplifiée par l’ambiance générale et par la réputation du tortionnaire. Une propagande, occulte en général, est répandue volontairement par les tortionnaires et à leur insu par les torturés. Elle aboutit au fait qu’avant la torture qui lui sera infligée le torturé est déjà en situation de désespoir total, de telle sorte que seule la peur occupe son cerveau.

La souffrance est la base de la torture, c’est elle qui permet d’installer la peur. C’est un point délicat où le tortionnaire a moins de liberté qu’il y parait. Si la souffrance n’est pas suffisante le but n’est pas atteint. Si elle est trop forte le corps humain a des combines pour y échapper sur le moment, il perd connaissance. Pire, si la torture est trop violente le torturé meurt, tout simplement. Dans ce cas l’objectif du tortionnaire n’est plus accessible, c’est assez courant.

La dignité et un élément clef de la torture. Le torturé va être laissé dans un état d’abandon physique total. Mal nourri, volontairement blessé, laissé dans ses propres excréments, l’image qu’il a de lui-même et que les autres ont de lui va se dégrader complètement. Le tortionnaire ne manquera pas de lui faire remarquer sa déchéance, sa perte de dignité. C’est un des points clef pour casser l’éventuelle résistance du torturé.

Soyons objectifs

La torture est l’outil ordinaire du pouvoir. Il n’y a pas de pouvoir sans torture. Seule la torture soumet, or le pouvoir exige la soumission.

Le pouvoir, s’il veut se maintenir, doit connaître et neutraliser ses opposants. Il n’a aucun autre moyen à sa disposition que la torture. Celle-ci est simplement plus ou moins sophistiquée, plus ou moins visible, plus ou moins primaire, selon le niveau de complexité des sociétés. Mais le résultat est toujours le même, ainsi que le principe des moyens employés.

La démocratie peut prétendre être une société sans tortionnaire et sans torture, si l’on se contente de ne voir que l’écume de ce système de pouvoir.

Si l’on va au fond des choses, ceux qui ont le pouvoir ne sont pas ceux qui se succèdent élections après élections à des postes de pouvoir apparent. Non, en démocratie le pouvoir appartient toujours à la faction qui tient les fusils, la police et la justice. Ce fut la pensée des notables et des affairistes de 1945 à 1981. C’est la pensée de l’administration et de la fonction publique depuis 1981.

Ce pouvoir là, ce pouvoir de la pensée, peu visible sauf pour les initiés, utilise la torture à outrance. Il l’appelle la loi quand elle est visible, la raison d’Etat quand elle se cache.

Bercy

Bercy est le principal tortionnaire du pouvoir actuellement en exercice dans notre pays. Toutes les conditions de la torture décrites plus hauts sont présentes avec Bercy

La peur est largement répandue par cette administration. Que ce soit volontairement par ses agents ou de façon plus souterraine par la publicité de leurs exploits.

Face à Bercy, la réaction du contribuable est dictée par la peur. La rubrique “Vos témoignages” de ce blog en est la preuve s’il en fallait une. Le cerveau du contribuable ordinaire n’est que peur. Il n’a qu’un seul souhait : ne jamais rencontrer un agent de Bercy, qu’il imagine comme le diable en personne.

La peur lui ôte toute réaction rationnelle en cas de conflit avec Bercy.

La souffrance est immense, dans tous les cas. Lorsque chacun de nous doit volontairement s’amputer de la plus grande partie de ce qu’il a gagné, mais bien plus encore lorsqu’il faut affronter un contrôle fiscal.

A ceux qui sont passés par là je rappelle ce que nous avons partagé.

La surprise qu’est la venue non expliquée d’un contrôleur, dont on ne connait pas la motivation. Sa présence pendant des mois, sans aucun commentaire, accompagnée de questions sur des faits dont on n’a plus le souvenir. L’angoisse qui accompagne ces interrogations. L’indélicatesse de ce contrôleur, ses mensonges.

Puis le choc du redressement. Celui de la compréhension, immédiate ou ultérieure, que la justice n’existe pas, que le contrôleur émet des lettres de cachet qui aboutiront inexorablement au redressement mortel qu’il a décidé seul.

La dignité est volontairement mise en pièce par Bercy. L’accusé fiscal est coupable publiquement dès la notification de redressement. Mais il l’est aussi légalement.

Cela permet à Bercy de bloquer les comptes du contribuable accusé, de paralyser ses activités, de le rendre impécunieux.

Ainsi sa dignité va se désagréger. Suspect pour son entourage, il devient mauvais payeur pour tous. Il va devoir vivre avec la honte de la misère, lui qui l’avait repoussée par son travail.

Bercy, à l’aide de saisies, à droite et à gauche, va détruire la réputation du contribuable en même temps que sa trésorerie.

Ce sera cette atteinte à sa dignité qui sera le plus dur pour le contribuable qui a la malchance de tomber entre les mains du tortionnaire Bercy. Cette destruction de sa dignité sera définitive, irréversible, mortelle.

Comme je crois vous l’avoir démontré dans ce billet, rien n’est dû au hasard.

Votre disparition sociale liée aux tortionnaires de Bercy n’est  pas un hasard. Elle n’a rien à voir avec votre fiscalité personnelle. Vous n’êtes coupable de rien.

Vous êtes la victime d’un pouvoir qui utilise la torture fiscale pour se maintenir. Rien de plus, aucune légitimité dans tout cela.

Vous êtes des victimes inutiles, qui n’apportent rien à personne, qui simplement permettent à des hommes indélicats de se maintenir au pouvoir.

Je suis évidemment comme vous, mais en plus je pense être lucide. Si vous ne l’êtes pas, ne le devenez pas…. Cela ne pourrait qu’augmenter votre souffrance.

Bien à vous. H. Dumas

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BERCY : ENFIN 30.000 TORTIONNAIRES APPELÉS A DISPARAÎTRE.

 

L’annonce de la disparition de 30 000 séides employés par Bercy ne peut que nous réjouir.
ET LE MOT EST FAIBLE.

30% en moins des effectifs de cette administration toute puissante, habituée des abus contre les contribuables ne peut que nous enchanter.
Il va, malheureusement, en rester plus de 100 000, ce qui veut dire que la justice fiscale n’est pas encore pour demain.
Il n’empêche le compte à rebours va être lancé.

Ce « plan » de suppression « d’emploi » fait suite à la progressive robotisation des services de Bercy.
Devons nous nous en réjouir ?
Oui, trois fois oui.
Un algorithme, un robot ne peuvent mentir – ce qui était la spécialité des inspecteurs assermentés- sauf si on les programme dans ce but. Ce qui finirait par se savoir (il ne faut pas oublier les lanceurs d’alerte même dans ce secteur de haute terreur) et ferait exploser la machine de destruction massive, Bercy.
Donc, un algorithme bien programmé pour appliquer honnêtement le code des impôts, cela ne pourra n’être que bénéfique à tous les contribuables.
On peut aussi rêver: Fini les inspecteurs assermentés qui trichent pour obtenir de l’avancement ou (et) remplir leurs quotas à tout prix.
Vous serez dans les clous ou pas !
Fini les interprétations cauchemardesques qui servent de preuves et qui ne servent qu’à vous aligner!
Ces algorithmes vont sauver des milliers de gens chaque année en rétablissant enfin le droit, et rien que le droit, dans les contrôles fiscaux.

Il faudrait généraliser ces algorithmes pour les tribunaux administratifs qui rendent une fausse justice fiscale par trop favorable (90%) à Bercy.
Grâce à eux nous aurions une vraie justice administrative qui rendrait enfin ses jugements uniquement en fonction du droit. 
De plus, plus personne fiscalement, n’aurait besoin de celui-ci puisque l’algorithme de Bercy n’aurait pas triché.
Adieu donc ces tribunaux de “l’Inquisition fiscale” dont on peut connaître le résultat avant d’y passer.

A quand la création d’algorithme remplaçant les avocats ?
Vous envoyez votre dossier avec vos preuves et celui-ci vous dit ce qui en théorie vous attend au tribunal.
Vous prendrez donc un avocat en toute connaissance de cause. Quelle économie et d’argent et de temps !

Commençons donc par Bercy…

Emmanuel Bolling

A lire:  https://www.lesechos.fr/economie-france/social/0301886167647-fisc-le-scenario-choc-qui-evoque-30000-suppressions-de-postes-2187997.php

et:  https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/0301925258046-darmanin-va-engager-des-coupes-massives-dans-les-effectifs-du-fisc-2190618.php

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L’illégalité constitutionnelle de l’impôt

L’impôt est lourd, pénible pour tous sous toutes ses formes, depuis l’impôt sur la fortune à l’impôt déguisé des amendes routières.

Comme vous tous je le subis, avec en prime les crimes des inspecteurs vérificateurs à la gâchette facile qui tirent sans sommation et sans vraies raisons. Ils m’ont aligné de la façon la plus inique qui soit, j’attends qu’ils se montrent pour les poursuivre globalement au pénal, pour “faire sauter le verrou”. Cela ne saurait tarder, la concussion est en route.

Evidemment, de telles agressions laissent des marques et génèrent des questionnements.

J’ai beaucoup lu sur le sujet, notamment sur la légitimité de l’impôt, aussi évidemment sur son illégitimité. Rien ne m’a complètement convaincu.

Puis, récemment, je suis arrivé à ce que je crois être une démonstration absolue de l’illégalité constitutionnelle de l’impôt.

Je vous livre le fruit de mes réflexions, la discussion est ouverte.

En premier lieu il faut se reposer la question : qu’est ce qu’un privilège ?

Le privilège est un avantage concédé par la loi. Il est donc différent des avantages liés au hasard ou aux capacités personnelles. La loi étant entre les mains des politiques, on peut dire que les privilèges sont des avantages concédés par la politique, sont entre les mains des politiques, découlent de leur bon vouloir.

En cela les privilèges sont différents des avantages que chacun peut se procurer lui-même par ses compétences ou sa personnalité.

Cette différence est si peu naturelle que les privilèges doivent au préalable être précédés d’une croyance absolue — à laquelle doit adhérer toute la société — pour qu’ils soient concédés au nom de cette croyance. Sans cela ils ne pourraient pas être mis en œuvre.

Ils sont le nœud de l’affaire.

Avant la révolution les privilèges étaient régis par la noblesse et l’église, un peu par les corporations. La croyance religieuse chrétienne, chez nous le catholicisme majoritaire, sacralisait les donneurs de privilèges.

Au cours des siècles, l’attribution des privilèges finit par déstabiliser l’organisation sociale naturelle, au point justement de provoquer la révolution.

Mais, avant de passer à l’acte révolutionnaire, les intellectuels avaient dû se libérer de leur croyance et prendre le temps de réfléchir sur la notion de privilège et sa corrélation l’impôt. C’est ainsi que la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen dit précisément :

Art. 1-  Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.”

Dieu et l’église ont disparu, ce sont les privilèges qui sont visés, éradiqués. Les différences naturelles, innées ou conquises, sont préférées pour hiérarchiser la société. Une hiérarchie est  admise comme nécessaire, après la naissance qui ouvre un accès aux droits égal à tous.

Puis parlant de l’impôt la même déclaration dit :

“Art. 13. Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés.

Art. 14. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Art. 15. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.”

L’impôt est strictement réservé à l’entretien de la force publique et aux dépenses d’administration. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen exclut donc formellement que l’impôt puisse être utilisé pour créer ou financer des privilèges.

Petit aparté

Il ne vous a pas échappé que la révolution a totalement échoué, pour finir sur le summum des privilèges organisé par Napoléon. Et oui, avoir raison et réfléchir ne suffit pas.

C’est l’industrie qui a rebattu les cartes. Dans le même temps que la richesse agraire partait en quenouille, l’industrie pour assoir sa puissance avait besoin que les privilèges, organisés alors à partir de la terre, soient dépréciés. C’est donc la puissance de l’industrie qui a aboli les privilèges de l’époque et non les réflexions de nos philosophes. Dur, dur.

Revenons à notre sujet.

Notre constitution actuelle se réfère, sans équivoque, à la Déclaration de Droits de l’Homme et du Citoyen.

De ce fait, il n’y a pas de place dans notre constitution pour les privilèges, pour les faveurs distribuées par la force publique.

Et pourtant, chacun de nous peut constater que l’organisation de notre société est essentiellement basée sur les privilèges, de toutes sortes.

Un constat incontournable

Une nouvelle croyance est en place, aussi forte que le christianisme, c’est l’égalitarisme. Tout hérétique est menacé de mort s’il émet l’idée que l’égalité est une absurdité. Ce qui est pourtant le cas.

A partir de cette croyance, des privilèges sont largement distribués, aux nécessiteux évidemment — il n’en manque jamais –, mais aussi abondamment aux organisateurs de la distribution des privilèges. Plus largement à n’importe qui susceptible de voter pour un distributeur de privilège.

Tant et si bien que 70% de l’impôt ne sert qu’à cela, au financement des privilèges à base de croyance égalitaire.

Ce qui est parfaitement contraire à notre constitution. Donc, 70% de l’impôt est parfaitement illégal.

Cette situation de fait, illégale, désorganise notre société, renverse artificiellement les rapports de force en son sein, jusqu’à un point proche où tout le système s’effondrera.

Seule la croyance artificielle en cours, l’égalitarisme, maintien notre société artificiellement en vie en même temps qu’elle l’entraîne vers le néant. Ce paradoxe est la marque de notre époque.

Ce système mourra dans la plus parfaite illégalité constitutionnelle, donc dans la plus grande violence.

Courage. Bien à vous. H. Dumas

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La France une royauté populaire : ces privilèges qui nous tuent.

  1. Je vous propose de relire notre constitution.

Dans son article premier elle déclare que la France est une république, qu’à ce titre elle est garante de l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Dans son deuxième article elle précise que la France c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peule.

Dans son préambule elle déclare se référer à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26/08/1789 qui, sans ambiguïté, garantit les droits naturels et imprescriptibles de l’homme que sont : la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

Puis, pendant 87 articles, elle installe le pouvoir des politiques, sous toutes ses formes, sous tous les cieux. Plus de place pour le peuple qui ne gouverne plus rien du tout. Plus de place pour les libertés individuelles, pour la propriété, pour la sûreté et pour la résistance à l’oppression.

Un premier constat s’impose, la constitution qui nous gouverne a confisqué le pouvoir au peuple, lui otant du même coup sa liberté et la propriété de ses biens.

A cela nous devons rajouter la novlangue qui s’est déversée sur les français et a permis toute les dérives qui font d’eux les otages d’un système politique atypique à mi-chemin entre l’oppression et la dépendance, la dictature et l’esclavage.

Cette situation génère un énorme quiproquo.

Une grande majorité de français croit appartenir à la république issue des lumières, croit vivre d’après les règles durement acquises par leurs ancêtres au prix d’une révolution sanglante. Ils croient être dans un monde libre et démocratique. Il n’en n’est rien.

Les français vivent sous une royauté populaire où ceux qui se sont donnés des privilèges remplacent ceux qui, avant la révolution, prétendaient les détenir de Dieu. Mais le résultat est le même, il y a d’un côté les privilégiés de l’autre les soumis, les serfs contribuables, imposables à merci.

Les privilèges

Le privilège : “une disposition juridique conférant un statut particulier”, dit Wikipédia. Donc tous ceux qui possèdent par la loi un avantage qui les met à l’abri des aléas de la vie sont des privilégiés.

Evidemment les fonctionnaires avec la garantie de l’emploi sont aux premières loges. Mais tous les assistés aussi qui, par la loi, obtiennent des avantages sans rapport avec la vie de ceux qui sont confrontés à la réalité.

C’est la recherche de l’obtention de ces privilèges qui explique la formidable poussée de l’immigration. Les émigrés ne cherchent, ni plus ni moins, que l’obtention des privilèges largement répandus dans notre société. N’oublions pas que nous sommes les champions mondiaux de l’assistance, le plus gros budget au monde pour la protection sociale, qui vue à l’image mondiale est un énorme privilège.

Les privilèges et l’organisation politique

Tout comme sous la royauté, nos privilégiés ont une organisation politique à leur service. Les élections libres et démocratiques ne traitent plus de l’avenir du pays et de ses besoins, mais exclusivement des privilèges et des privilégiés. Au point que lors des dernières élections présidentielles on a même vu un candidat offrir carrément le privilège absolu : un salaire pour tous, sans obligation en retour.

Tout comme Louis XIV achetait la société en distribuant les privilèges nobiliaires, nos politiques achètent leur pouvoir en distribuant des privilèges ciblés.

Les privilèges et la novlangue

Evidement, personne ne doit pouvoir prendre conscience de cette situation. La dernière fois que les privilèges ont dévasté le lien social, écrasé la société, sous Louis XVI, les conséquences furent terribles.

Aujourd’hui, les privilégiés se font appelés bénéficiaires et affichent une servilité prétendue au bénéfice de l’Etat. En réalité, ils n’en branlent pas une. Tout n’est qu’attitude, comme à La Cour à Versailles en son temps.

Bien plus, comme évidement tout cela a un coût, pour le dissimuler ils accusent le capital de mille mots. Ils perdent de vue que du capital on est responsable, alors que du privilège on est l’obligé, il ne s’agit pas de la même humanité.

La novlangue traite de libéraux ceux qui sont confrontés à la réalité de la vie et, au contraire de citoyens responsables les privilégiés. Cela va loin.

Mais ces privilèges ont un coût.

Ce coût est incompressible, le système politique étant à son service. Entrepreneurs libéraux et capitalistes sont taxés. Ils finissent ruinés ou partent sous d’autres cieux.

Pas plus que les privilégiés de l’ancien système ceux du nouveau ne sont capables de s’assumer. Nos privilégiés d’aujourd’hui dépendent étroitement du pillage par Bercy des forces vives du pays. Mais ce pillage a des limites toutes bêtes. Ce sont celles des règles de l’économie, dont justement les privilégiés prétendent s’affranchir.

Le mur n’est pas loin.

En ce qui me concerne je plains beaucoup nos privilégiés, dont je perçois tous les jours l’incurie, l’incompétence, la médiocrité, derrière leur masque de pouvoir.

Je vois arriver la fin sans crainte, car c’est là que les privilégiés paient la facture. N’en n’étant pas un, je n’aurai rien à payer le jour des comptes.

Vous non plus sans doute, si vous lisez ce blog.

Bien cordialement. H. Dumas

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La nation : ultime rempart face à la mondialisation ?

Le monde change … les britanniques ont décidé de quitter l’UE, des mouvements anti-européens se manifestent dans les pays dits du groupe de Visegrad (Hongrie, République Tchèque, Pologne) et, dernièrement, en Italie un gouvernement ouvertement europhobe est arrivé au pouvoir.

Ces mouvements sont le fait de formations dites populistes dont le point commun est leur hostilité à l’UE et qui exploitent, à leur profit, le mécontentement populaire. Elles prônent ouvertement un repli à l’intérieur des frontières qu’on pourrait qualifier de national.

Les raisons de ce mécontentement sont à peu près toujours les mêmes. Il s’agit :

– de la mondialisation qui a créé le chômage et qui appauvrit les populations,

– des migrants qui viennent en masse pour profiter des avantages sociaux,

Ce faisant, ces problèmes deviennent des enjeux électoraux et ces partis populistes organisent une instrumentalisation de l’opinion publique en jouant sur la nostalgie tout en proposant une amélioration de la situation matérielle moyennant un retour en arrière avec une référence explicite aux jours heureux (qui appartiennent forcément au passé).

Le discours actuel est celui de la stigmatisation des élites mondialisées qui agiraient « contre le peuple » et même L. Wauquiez, leader des Républicains se replie vers la droite identitaire tandis que son adjoint Guillaume Peltier affirme  que : « E. Macron est le représentant de la technocratie parisienne, cosmopolite, individualiste, inculte, consumériste, mondialiste, déracinée, anhistorique ». On croirait entendre JL Mélenchon !

Evidemment, conformément à une logique constante, on recherche des responsables à cette situation et désigner un ennemi est la meilleure façon de souder le peuple derrière soi.

C’est d’ailleurs une constante de l’histoire ; lorsqu’il y a des difficultés, les dirigeants, soucieux surtout d’échapper à la vindicte populaire et souhaitant se conforter intellectuellement quant à leurs propres responsabilités, ont pour habitude de désigner des responsables … l’Europe, les banques, les multinationales, les profiteurs, les riches, les juifs …

Quand tout va bien, personne ne se plaint mais quand c’est plus dur ça râle ; alors que nos démocraties obéissent beaucoup à l’opinion qui va toujours dans le même sens : toujours plus d’avantages et jamais de remise en cause des avantages acquis …

Et pourtant, les sondages montrent que la population admet sans problème que nous dépensons trop dans les aides sociales …bien que, d’un autre côté, elle réclame un renforcement de la politique sociale car il est entendu que, dans ce système où la victimisation est de rigueur, le profiteur est toujours l’autre, le voisin ou le concurrent …

Evidemment, il y a une part de vérité derrière les griefs.

– la mondialisation :

On sait que la zone asiatique (Chine en tête mais hors Japon) a été, depuis 20 ans, la grande bénéficiaire de la globalisation de l’économie mondiale, avec un transfert des emplois vers cette zone ; ce qui a provoqué une stagnation ou une contraction de la production dans les pays d’Europe.

La France est devenue, avec la Grèce, le pays le plus désindustrialisé de tous les pays de l’UE car elle a enregistré un affaiblissement très net de son secteur industriel qui a été divisée par deux depuis une trentaine d’années. Il ne représente plus aujourd’hui que 11 % du PIB, alors que la norme européenne est de 20 %. Plusieurs pays européens sont d’ailleurs au-dessus de ce ratio : l’Allemagne est à 24 %, la Finlande et la Suède à 23 % et la Suisse à 21 %.

Alors, face à la mondialisation et au-delà de l’exploitation des réactions émotionnelles, intuitives et irrationnelles de la population, le retour vers la nation est-il la solution ?

Les partis populistes proposent d’abord de « s’affranchir des contraintes budgétaires » c’est à dire qu’ils ont prévu de dépenser plus alors qu’une telle stratégie, pour des états déjà complètement surendettés, apparaît totalement suicidaire (voir le Venezuela).

Ils proposent ensuite un repli national avec la remise en place de barrières douanières qui seraient destinées à protéger les entreprises nationales et leurs emplois. Trump, aux USA, joue à fond cette carte !

Seulement, ces remèdes apparaissent complètement erronés !

La première erreur est déjà de croire que la mondialisation s’opère contre nous et que nous existons dans un monde figé et immuable ! Le monde est dynamique et change et le retour aux vieilles recettes n’est pas nécessairement la bonne solution.

Il n’y a pas de protectionnisme intelligent et les taxes à l’importation sont avant tout des impôts qui sont nécessairement payés par le consommateur final ; qu’il soit américain ou européen ! La guerre des droits de douane engagée entre l’UE et les USA n’aboutira qu’à une escalade des prix dont le consommateur ressortira perdant !

En fait, le populisme c’est le refus de voir la réalité et la volonté exprimée par le peuple de bénéficier de toujours plus d’avantages sans se poser la question de savoir si cela est possible et qui paiera. On en revient à cette notion de F Bastiat : L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde.

Les privilèges, petits et grands, sont considérés comme des avantages acquis réputés intangibles et inaliénables. On le voit clairement avec les mouvements sociaux à la SNCF dont les employés refusent toute réforme car tous les gouvernements précédents avaient cédé devant le risque d’un blocage du pays ou encore à Air France dont le personnel est persuadé que l’Etat (qui détient 18% du capital) va intervenir une fois de plus pour calmer le jeu et leur concéder tous ce qu’ils exigent.

On a en fait atteint les limites de l’Etat providence qui vise, à travers la redistribution, à réduire les inégalités et assurer la cohésion sociale.

La hausse continue des dépenses publiques a entraîné fatalement une augmentation de la pression fiscale et la dégradation des marges des entreprises qui ont délocalisé (quand elles n’ont pas disparu tout court) vers des pays à faible coût de main d’œuvre bien que certains pays, tel l’Allemagne, aient réussi à échapper à ce schéma grâce à une économie très exportatrice et à une montée en gamme.

En fait, on est arrivé progressivement au bout d’un système : l’Etat providence s’avère trop dispendieux et n’a abouti qu’à des dettes massives dont on ne sait plus aujourd’hui comment se débarrasser. En France, ce sont plus de 740 Md€ qui sont dépensés chaque année au titre de l’aide sociale.

Ce schéma de l’Etat providence en expansion permanente ne pouvait fonctionner que tant qu’il y avait une croissance suffisante de la richesse produite pour amortir le coût des dépenses supplémentaires. Fatalement, à mesure que la croissance a ralenti et que le chômage augmentait, chaque gouvernement a inventé des mesures d’aide en direction de ceux qui pâtissaient de la situation.

Ces mesures, prises en fonction des circonstances par des politiciens en mal d’électeurs, ont été d’autant plus inefficaces qu’elles s’attaquaient aux symptômes, et non pas aux causes : la rigidification de l’économie.

Pour ce qui concerne la France, depuis 30 ans, le taux de chômage (officiel) reste englué aux alentours de 8 à 9%, la croissance est faible ou presque nulle, la dette publique est énorme alors que les impôts et les contraintes administratives sont toujours plus lourds ; faisant fuir les titulaires de hauts revenus et entrepreneurs qui n’investissent plus en France !

En voulant protéger les populations les politiciens n’ont fait qu’accumuler des contraintes et des dettes dont personne ne sait plus comment se sortir !

Le poids de l’État, spécialement en France, qui absorbe plus de la moitié du PIB (57%) est devenu insupportable. Il faudrait réduire les dépenses publiques mais on s’aperçoit vite que c’est presque impossible en raison des résistances opposées par la population bénéficiaire car chacun pressent, au jeu de la redistribution, que s’il perd sa place, il sera déclassé.

Alors, on trouve plus simple d’imputer à la mondialisation l’échec de l’Etat providence en s’imaginant que le retour à la nation est la solution.

On a alors droit aux clichés du plombier polonais ou du travailleur chinois payé un bol de riz alors que la seule véritable injustice est qu’une partie notable de la population se trouve privée d’emploi pendant qu’une autre a renoncé purement et simplement à l’emploi et se cantonne dans l’assistanat ; d’où un coût social colossal entre les cotisations qui ne rentrent plus et les allocations versées.

Le succès du populisme s’explique aussi par le fait que beaucoup de gens ont peur de la liberté ; pour eux c’est la jungle et certains se chargent de le leur rappeler avec l’ultralibéralisme et le détournement du sens des mots alors que nous vivons dans un monde ultra régulé – ultra contrôlé à l’antithèse du libéralisme !

La réaction populiste est une réaction de peur. Le peuple a toujours préféré la servitude à la liberté parce que la liberté fait peur et précarise. C’est l’aventure et les lendemains incertains alors que la population préfère la sécurité dans la servitude à la liberté dans l’incertitude.

Promettre le bonheur en préconisant protectionnisme et prestations sociales généreuses est à la portée de n’importe quel politicien. La peur de l’avenir explique le populisme et renforcer l’État protecteur en restaurant les frontières aboutit à se tourner vers le passé pour mieux fuir l’avenir.

Or, le repli à l’intérieur des frontières est illusoire car le retour à la nation prôné par certains est une erreur historique ; ce n’est qu’un retour en arrière, une régression.

Il faut être conscient que la fermeture des frontières c’est :

– la dislocation de l’UE,

– le retour au FF et à ses dévaluations,

– et des produits importés plus chers et donc la réduction du niveau de vie.

C’est donc un retour assuré vers la pauvreté ; compte non tenu du fait qu’instaurer une autarcie économique entraînerait en quelques décennies le décrochage du pays et la ruine de la population avec, à la fin, la chute du régime sauf à ce qu’il se maintienne au pouvoir par la force (dictature). Voir le Venezuela.

– les migrations et les droits sociaux :

Le point important qui est pourtant passé complètement sous silence est que cette immigration, musulmane pour l’essentiel, s’opère vers les pays chrétiens d’Europe de l’ouest et ne cherche nullement à aller en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte et autres pays arabes.

Le problème de cette immigration massive amène à se poser des questions politiquement incorrectes ; lesquelles sont de deux ordres :

– on sait qu’elle concerne, pour l’essentiel, des populations en demande de bien-être matériel et d’avantages sociaux dont on sait aujourd’hui que nous n’avons plus les moyens de les financer ; sauf à alourdir encore des impôts et des cotisations sociales devenues insupportables. Ce sont donc des migrations économiques.

– on est obligé de prendre acte de l’échec de l’intégration de ces populations qui ne reconnaissent d’autorité qu’à Dieu et refusent de ce fait toute soumission aux règles de la République.

Or, pour l’instant, la responsabilité de l’UE est totale car elle n’a pas su apporter de réponse à ces questions alors que la suppression des frontières intérieures n’entraînait en aucun cas la suppression des frontières extérieures.

De plus, l’angélisme qui a prévalu ces dernières années n’a abouti qu’à laisser déborder la marée humaine ; à la grande inquiétude des populations européennes qui se posent légitimement des questions quant à leur avenir.

Il faut arrêter l’angélisme, les bonnes paroles, la contrition imposée par les moralistes médiatiques. Beaucoup de pays développés tels que l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, les USA imposent des règles très strictes (même pour nous) en matière d’immigration ; et ce n’est pas un hasard.

On sait que les migrations sont devenues un business à la fois pour les trafiquants qui abandonnent dans les eaux internationales de pauvres gens qui ont payé très cher leur passage vers un bonheur promis mais aussi pour ces organismes présentés comme caritatifs qui repêchent ces mêmes migrants pour les importer en Europe.

Au-delà de ces clivages se posent donc de réels problèmes dont on ne voit pas le début du commencement d’une solution notamment parce qu’on touche à quelque chose de difficile à contrôler : l’insatisfaction générale des peuples alors que le pouvoir politique a une capacité décroissante à entraver le processus de globalisation qui est irréversible.

Le système devient instable et donc dangereux.

Il va nous falloir nous adapter ; ce qui va nécessairement nous obliger à des révisions déchirantes à propos desquelles les politiciens se gardent malheureusement bien de nous mettre en garde.

Bien cordialement à tous !

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La grâce présidentielle

Chaque jour qui passe voit ma désespérance s’accentuer. Plus notre blog gagne en audience, plus les drames qui s’y affichent sont poignants.

La rubrique “Vos témoignages” — à laquelle il faut ajouter ceux qui nous contactent directement par le lien prévu à cet effet, ceux qui hésitent à s’exposer — explose.

Créé au départ pour les gros contrôles, pour les acteurs économiques significatifs entravés par le sur-impôt qu’est, sans vergogne, le contrôle fiscal, notre blog abrite aujourd’hui une misère fiscale qui touche les plus humbles.

Ce sont des familles entières qui sont persécutées à vie pour des fautes fiscales imaginaires ou involontaires qui ne méritent en aucun cas les sanctions qu’elles génèrent.

Bercy est fou. La terreur fiscale n’a plus de limite.

Nous savons exactement où se situe le point d’entrée de cette folie. C’est l’espace de non-droit que nous dénonçons. L’absence de juge et d’audience publique d’un tribunal libre entre l’enquête fiscale et la sanction fiscale. C’est le fait que ce soit la police fiscale qui décide la sanction fiscale, au mépris de toute règle démocratique de justice. C’est le système des lettres de cachet qui perdure à Bercy. Des siècles d’obscurantisme juridique encore en vigueur dans cette officine meurtrière.

Comment se battre pour rétablir le droit en matière fiscale, tout comme il existe ailleurs ?

Plus personne ne peut imaginer une police nationale qui ferait les enquêtes et prononcerait les sanctions en s’affranchissant de la justice, des tribunaux et des magistrats. Même si certains flics particulièrement enthousiastes le réclament à demi-mots.

Pourquoi cela est-il possible pour le fisc ? Pourquoi personne ne dit rien ? Pourquoi, face à ce non-droit, les français ne descendent-ils pas dans la rue ?

Une propagande abjecte.

Il ne se passe pas de jour sans que les “riches” soient dénoncés. Une confusion est volontairement entretenue entre le capital économique et les revenus, deux choses bien distinctes, qui n’ont aucun point commun. Leurs signes extérieurs apparemment identiques sont exploités pour valider cette confusion.

C’est à partir de cette image falsifiée que Bercy prétend rétablir l’équité par l’impôt sur le revenu.

Or les prélèvement de l’Etat sont en France d’environ 800 Mds d’€, à l’intérieur desquels l’impôt sur le revenu représente moins de 10%, payé par moins de la moitié des français.

C’est dire que le poids fiscal excessif de l’Etat porte bien sur tous les français, y compris les plus humbles. Et, lorsque Bercy met en avant, dans sa propagande, le seul impôt sur le revenu, il ment de façon cynique et toxique.

En réalité, lorsque Bercy accentue sa répression, aveugle et sans contrôle, il s’en prend plus aux gens modestes qui paient majoritairement la charge fiscale, qu’aux seuls “riches” qui lui servent d’excuse.

C’est ce marché de dupe qu’il est très difficile de dénoncer.

Une organisation opaque

Tout le système fiscal est organisé pour que les véritables donneurs d’ordre que sont les députés, qui votent l’impôt, ne puissent pas percevoir ses conséquences désastreuses. Les effets de la torture fiscale ne remontent pas jusqu’à eux.

Tout est fait pour que le français torturé soit inaudible. L’organisation contentieuse se fait hors de la vue du pays. Comme toute torture, la torture fiscale ne peut se faire que dans le secret. Pour le secret, la discrétion du contentieux fiscal, Bercy est un champion toutes catégories confondues. Seul, peut-être, le tribunal des armées pourrait concourir avec lui, et encore, ce n’est pas sûr.

La grâce présidentielle

Une jeune femme dont, dans un prochain billet, je raconterai l’histoire, se trouve harcelée pour une faute fiscale bégnine de son époux, avant leur rencontre.

Leur maison commune est hypothéquée par le fisc, les ATD et menaces pleuvent pour au moins dix ou vingt ans. Ils sont torturés, comme d’habitude.

Impuissant face à cette horreur qui détruit des jeunes gens avec des enfants, travailleurs et socialement parfaitement intégrés, j’ai conseillé à cette jeune femme d’écrire au Président de La République pour lui demander sa grâce présidentielle.

Elle a fait un courrier clair et simple, que je publierai.

La révélation

A la suite de cette affaire, je me suis dit :

 – Et si tous les français victimes du fisc adressaient une lettre de demande de grâce au Président de La République ?

Cela ne coûte rien, qu’un timbre.

L’adresse est la suivante :

Monsieur Le Président de La République

Palais de l’Elysée

55 rue du Faubourg Saint Honoré

75008 PARIS

Il suffit d’écrire la réalité des faits, peu importe le style, les fautes d’orthographe. Ce n’est pas un exercice de français. C’est un cri de douleur, d’incompréhension, d’injustice.

Si tous ceux qui sont harcelés par le fisc, torturés, lui écrivent, ce sont des milliers de lettres que recevra le Président de La République.

Bercy alors ne pourra plus prétendre qu’il participe, par ses contrôles fiscaux, à une plus juste répartition de la fortune. Tout le monde verra que les dépenses non maitrisées de l’Etat impactent en premier les plus humbles d’entre nous, les moins armés, ceux qui portent déjà la plus grande charge de l’impôt.

Il vous suffit d’un timbre et de quelques minutes pour raconter vos malheurs fiscaux et changer peut-être la face des choses, faire échec à la propagande, faire apparaître l’horreur de la réalité fiscale.

Courage, écrivez tous au Président de La République demandez-lui sa grâce fiscale pour votre dossier. Je suis pour ma part de tout cœur avec vous.

Si vous le faites, mon blog et mon engagement auront alors servi à quelque chose.

H.Dumas

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Petit meurtre entre ennemis

Je crois utile de vous exposer comment une bande de voyous au-dessus de tout soupçon peut, en toute impunité, applaudie par la foule, ruiner une entreprise et mettre à bas trente ans de travail.

Je ne pense pas que ce que je vais vous exposer, chiffres en mains, soit original ou intéressant. C’est exactement l’inverse. Cette affaire est d’une banalité affligeante et n’a aucune raison d’attirer l’attention de qui que ce soit.

Mais n’oubliez pas que ce type de meurtre, répété à l’infini, ruine ce pays et donc vous-mêmes. Que les andouilles qui se délectent de ces meurtres économiques seront ceux qui demain ne comprendront pas pourquoi le pays sera parti en vrille, type Venezuela.

Aucune différence entre ce pillage et tous les autres qui émaillent l’humanité régulièrement. Donc relax…. Je n’attache aucune importance à toute cette médiocrité fiscale, je n’ai même pas de haine pour les deux débiles qui m’ont assassinés : Martino et Guilgault.

D’abord le projet assassiné :

Il s’agit d’un terrain situé à La Flote en Ré, qui m’est proposé en 1988. A cette époque je crois dur comme fer que les locations de vacances dont Pierre et Vacances (Gérard Bremond) est le leader devront évoluer des studios-cabine vers des logements plus vastes.

J’imagine un programme sur ce site allant dans cette direction. Je ferai des maisons individuelles (réduites : 48 m²) et non des studios en immeuble. Mais, s’agissant d’un village qui pratiquera la location estivale, je me heurte immédiatement (déjà) au maire du patelin, Gendre, qui est hôtelier.

Et oui…. ça commence mal, la connivence et là, dès les premiers pas.

Finalement, au bout de quatre ans, à force de bagarres, j’obtiens deux choses, mon permis de construire et la haine du maire, qui me poursuit encore aujourd’hui de sa vindicte, car il est toujours maire, totalitaire mais maire.

                     

En 1992 le chantier commence, été 1994 il est livré.

C’est une réussite qui se vérifie par le taux de remplissage du village qui, lissé sur une année, atteint 80%.

Je passe sur les détails, le projet va générer 12 M€ de travaux et un CA de 500.000€ par an. Du travail et de la richesse pour La Flotte et sa région.

Un petit hic, la terrible crise immobilière de 1993 a perturbé les ventes, qui n’ont pas suivi. Il reste un stock qui fera l’objet de chamailleries entre moi et mon associée la MACIF. Finalement je récupère le stock en 1997. A cette époque il est occupé, loué, je ne peux pas le vendre.

Je travaille donc sur ce projet depuis 1988, je n’ai fait que dépenser de l’argent, je n’ai pas encore eu accès aux bénéfices potentiels de mon travail.

La mise en place du meurtre

En 2000, à la suite du décès de ma mère, je suis amené à faire une déclaration de succession fiscale qui concerne son seul bien : sa maison de Sète, que j’habite aujourd’hui.

Je fais cette déclaration scrupuleusement. Puis, une excitée du bonnet, la mère Jourdes pour les initiés, à la fois épouse d’un ophtalmo défavorablement connu et inspectrice des impôts, me tombe dessus.

Elle affirme la constructibilité du terrain qui entoure la maison et me colle un redressement de plusieurs centaines de milliers d’€.

Je me marre, c’est mon métier je suis bien placé pour savoir que ce terrain n’est pas constructible.

J’ai tort de me marrer. La Jourdes ne recule devant rien. C’est pas son genre. Elle va fabriquer plusieurs faux pour assoir sa thèse. Je dénoncerai ces faux aux tribunaux sans aucun succès, alors qu’ils sont évidents.

Aujourd’hui, La Cour de Cassation m’a donné raison, encore faut-il que La Cour d’Appel de Montpellier n’invente pas je ne sais quoi pour maintenir le redressement….ça c’est pour Janvier 2019. En gros vingt ans seront passés.

Mais, dans la lutte violente qui s’est installée entre la Jourdes, le fisc et moi, les deux premiers ont cherché la mort subite.

C’est ainsi qu’a débarqué chez moi l’élite du contrôle fiscal, représentée par Martino. La brigade des brigades, celle qui serre les gros poissons, les stars, les footballeurs. Cette fière brigade arrive en avion, à deux, pour contrôler une société qui fait 50.000€ de chiffre d’affaires….. ridicule.

Mais ne rigolez pas, voici le tableau des dégâts. Tout est faux, comme l’a souligné, sans succès, le rapporteur public de La Cour Administrative d’Appel de Marseille.

Du toc, mais du toc qui tue.

De la grenade assourdissante qui vous arrache les couilles.

Ce magnifique tableau c’est en chiffre et colonnes bien rangés le délire fiscal de cette affaire que magistrats, fonctionnaires, propres sur eux, portant beau ont été capables de pondre : un charnier économique, un meurtre fiscal.

Il faut le lire en partant du bas :

– Jusqu’aux créances appelées La Flotte c’est les résultats de Martino : 1 487 324 €

– A partir de La Flotte c’est le foncier que cette société ne peut plus payer : 5 745 €

– Il faut rajouter l’incidence sur la fiscalité personnelle du dirigeant, moi : 800.000 €

– Plus les charges de copropriété que la société ne peut plus payer : 200 000 €

Nous arrivons au total magique de 2 495 067 €

Pour un capital immobilier appartenant à cette société de, peut-être,  2 M€, mais pas sûr.

Que va-t-il arriver ?

Comment ces connards vont-ils s’en sortir ? Clean ? Sans bavure, après avoir menti, triché, pratiqué le faux, l’abus de droit ?

C’est l’objet de ma curiosité. J’ai été au bout du bout, il me tarde aujourd’hui de connaitre la conclusion.

En ce qui me concerne trente ans de travail pour rien, même pour une dette. Tout cela fabriqué en toute impunité, par des crapules qui se font passer pour des protecteurs de la population. A l’escroquerie économique, au meurtre, ils rajoutent l’ignoble de la bienfaisance, de l’hypocrisie, de la propagande, du mensonge. Qu’ils aillent en enfer.

Bien à vous. H. Dumas

PS : il y a aussi le contrôle bidon de la SCI le Mirabeau, cela fera l’objet d’un prochain billet. Même début, mais nouveaux interlocuteurs, lieux et chiffres différents à rajouter à la facture finale.

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Ça marche et ça ne marche pas

L’Education nationale ça ne marche pas. Beaucoup d’enfants sortent de ce bazar en ne maîtrisant pas grand-chose. Ils vont rejoindre immédiatement la masse des chômeurs. En plus c’est le désordre complet dans les classes. Le mélange forcé des cancres et des bons élèves n’arrive pas à élever le niveau général, c’est plutôt le contraire qui se produit. Le bac donné à tous devient un piège pour l’enseignement supérieur.

L’hôpital, ça ne marche pas. Les urgences sont à l’agonie, les patients y meurent patiemment. Pour le reste les malades rouspètent en fonction de l’énergie qui leur reste et les soignants sont épuisés. Certains hôpitaux ferment, d’autres ouvrent, sans que l’on sente autre chose comme motif que des pressions politiques.

La justice ça ne marche pas. Pas assez de moyens, trop de procédures. Nos magistrats sont débordés, les délais de procédure sont déraisonnables, les jugements rarement satisfaisants. Inutile de téléphoner pour renseignement à un tribunal, l’attente est interminable si réponse il y a. Sans avocat, pas de renseignement. Avec avocat, d’abord une facture puis une fois sur dix un renseignement judicieux, le reste du temps la tonte généralisée du justiciable.

La police se plaint de la magistrature qui n’enferme pas assez, se dit débordée par la paperasse, se retranche dans ses commissariats et laisse d’importantes parties du territoire où il vaut mieux ne pas aller se promener. Quelques meurtres sont solutionnés, mais pratiquement aucun cambriolage ou incivilité. Tout cela bien que nous soyons tous fliqués et filmés du matin au soir.

Dans les prisons, malgré le peu de volonté reprochée aux magistrats pour l’internement, c’est la bousculade. Les cellules pour deux sont occupées par quatre. Les matons sont aux abois, les voyous ressortent épris de religion. Malheureusement pas la notre…. Que font nos curés…..

La SNCF, c’est la chienlit. Le réseau tombe en panne régulièrement, les grèves n’en finissent pas, la dette est abyssale.

L’EDF fabrique une électricité à la mode mais hors de prix. Peu nombreux sont ceux qui ont les moyens de se chauffer correctement l’hiver. Les pulls de grand’mère resortent des tiroirs le soir pour regarder la télé chez soi.

La Poste, ce qui mettait un jour pour arriver en met deux, ce qui mettait deux jours en met quatre. Alors qu’il y a de moins en moins de courrier et que le timbre est de plus en plus cher. Elle abandonne des morceaux entiers de territoire. Les bureaux sont régulièrement reconditionnés, mais les guichetières toujours austères sinon désagréables et les queues aux guichets interminables.

Les routes nationales et secondaires tombent en décrépitude, la limitation de vitesse cache leur caractère accidentogène. Nous ne roulons plus qu’à 80 Km/h, bientôt le 50 km/h s’imposera, puis le 30 Km/h sans doute.

L’armée est parait-il découragée. Matériel obsolète, régiments actifs en petit nombre. Surutilisation de la grande muette et ambitions politiques au dessus de ses moyens. C’est ce qui filtre, en même temps les informations sont rares.

La Sécurité sociale c’est la faillite, une dette que personne n’envisage de combler, une pression de cotisation qui ruine les patrons et plus principalement les salariés. Des remboursements si étriqués qu’ils en sont ridicules.

Les Caisses de retraite, une pyramide de Ponzi, où les nouveaux entrants paient pour les anciens entrants, dont tous les acteurs devraient être en prison si, bizarrement, ils n’étaient pas laissés en liberté contre toute logique.

L’Urbanisme, chasse gardée des élus qui l’utilisent pour détruire la propriété privée, en limiter drastiquement la liberté. Avec pour résultat une uniformité insipide et une pénurie qui n’en finit pas de faire monter les prix, rendant la propriété privée inaccessible, sauf conjoncturellement du fait de l’argent prêté gratuitement, ce qui ne saurait durer.

Bercy, une bande de mafieux qui terrorisent les français, pratiquent le chantage et prennent en otage les familles, pour alimenter en argent frais tous les acteurs des boutiques évoquées ci-dessus.

Pendant ce temps là.

Peugeot ça va. Conquête de nouveaux marchés. Activité mondiale assumée. Un fleuron qui a racheté Opel.

Michelin ça va aussi. Toujours leader. Bibendum se porte comme un charme. Une entreprise aussi mondiale.

Accor, ça va aussi. Un peu racheté par les chinois, mais si peu…. Bientôt numéro un mondial parait-il.

Total, ça boume. Une super major. Notre fierté, si l’on aime ce qui marche, si l’on n’est pas béat d’admiration pour ce qui merde, genre élevage de chèvres du Larzac.

La téléphonie, pour le sans fil c’est tout bon.

La Grande distribution, pas de problème ça marche aussi. Pas trop à l’étranger, à cause du gras accumulé facilement avec la loi Royer, mais bon…. juste une petite perte de reflexe face à la vraie concurrence.

Bouygues, ça va, même après que le papa génial soit parti. Il avait structuré la boutique.

LVMH, ça beigne. Un peu plus que l’année dernière, un peu moins que l’année prochaine.

L’Oréal, paix à Liliane, elle n’a pas de souci à se faire, ça gaze toujours.

Étrange non cette situation ? Cherchez l’erreur.

D’un côté un secteur public que le monde entier nous envie, qui merde à bloc, de l’autre côté un secteur privé qui marche.

Et encore, dans le secteur privé n’existent que ceux qui sont assez puissants pour gagner leur sécurité et leur extension ailleurs dans le monde, à l’abri des pillards de Bercy.

Or, tout un secteur privé qui ne demanderait qu’à éclore est tué dans l’œuf par les ponctions de fric nécessaires pour soutenir les boiteux du secteur public et engraisser leurs intermédiaires, hommes politiques, relais d’opinion, presse officielle etc….

Car en effet, si le secteur public et ses fonctionnaires à partir d’une petite unité naissante ne savent que croître et dépenser comme un cancer, le secteur privé et ses travailleurs, quelque soit leur taille finale, commencent toujours par de petites structures. Il est regrettable que ce ne soit plus possible aujourd’hui, c’est un véritable drame, qui ne permet pas à la relève de s’installer.

Nous ne ferons jamais assez le procès du secteur public, enfin plus précisément du secteur public qui ne sait pas rester à sa place, au service des français au lieu de se servir des français.

Bien à vous. H. Dumas

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Histoire d’un contrôle fiscal frauduleux

Bonjour , je vous invite à lire ci-dessous les informations qui vous démontreront le chemin, que j’ai dû suivre face à des administrations judiciaires et fiscales françaises dont l’attitude est insupportable dans ce pays des soit disant droits de l’Homme qui donne des leçons au monde entier .  J’ai résumé + de 20 années de combat dans un article . Je viens vers vous afin de satisfaire votre curiosité et sagacité sur mon combat pour obtenir justice mais pas seulement . En effet je souhaite vous faire part de la réalité vécu d’un Homme d’expérience. Une Réflexion personnelle d’un homme de terrain = Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin :

« La vérité la vérité est dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement la rechercher. Mais trop peu de fois , pour ne pas dire « pas du tout « ,  les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité . Enfin, un grand avocat et un grand journaliste ne vont pas à la facilité, ils cherchent la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand. »

La démocratie ce n’est pas un match que l’on gagne ou que l’on perd. Ce n’est pas un combat, c’est la défense d’idées et de projets. Ce qui ne se contrôle pas ne progresse pas, il faut donc moderniser les contrôles à tous les niveaux. Une démocratie sans contrôle est soumise à la médiocrité des Hommes. L’injustice est devenue un métier en France  . Il faut ouvrir les yeux , depuis + de 30 ans les élus , la presse n’ont  pas donné le goût de l’absolu aux français et aux administrations mais Les politiques n’ont eu de cesse d’imposer une médiocrité tranquille aux français. La France est devenue médiocrate , la démocratie, est devenue la dictature de la loi et la  justice, est devenue la dictature des magistrats. La France est devenue un pays mafieux et corrompu , son administration fonctionne comme la Mafia . Beaucoup de citoyens, politiques et journalistes naissent aveugles , et ils ne s’en aperçoivent que le jour ou une bonne vérité leur crève les yeux. La démocratie , médiocratie, française a atteint ses limites , il faut impérativement apporter les changements nécessaires. Tout cela nuit au développement économique. La démocratie qui reposait sur le contrôle, s’est endormie sur la complaisance.

Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne , soit j’apprends”
La Société française est devenue si malhonnête que la vérité offense réellement certains citoyens mais pas la presse , les élus  , car  Le vrai désordre en France c’est la justice .
Le bruit des bottes fait mal ,mais par contre celui des pantoufles est pire encore.!!! Avant tout, soyons l’arme  ….. Car ; le danger ne vient pas de celui qui mord , mais par celui qui lèche ! Ce n’est pas un signe de bonne santé que d’être bien adapté à une société profondément malade. Et Les peuples une fois accoutumés à des maîtres ne sont plus en état de s’en passer . Réfléchir C’est difficile , c’est pourquoi la plupart des gens jugent !
J’ai de ce fait sollicité a plusieurs reprises depuis plus de vingt ans beaucoup de Hauts Responsables Politiques , d’administrations , pour demander non seulement une audience mais pour faire cesser et dénoncer les agissements injustes, iniques, les abus de pouvoirs , les abus de droit, les forfaitures , les dénis de justice. Ma colère nécessitant un besoin de justice car une injustice faite ne fût-ce qu’à une seule personne est une menace pour nous tous.  Mais il faut bien se rendre compte qu’il n’y a plus de justice dans ce pays , c’est La Supercherie Judiciaire en France comme un livre qui vient de paraître en Mai 2018 l’expose
( voir lien ci-dessous pour le lire).

Mais que font les élus ? Qui s’indigne ?
Si tu es neutre en situation d’injustice, alors tu as choisi le côté de l’oppresseur  disait Desmond TUTU.
Il me reste donc que la violence , la seule arme qu’il me reste.
J’y suis prêt comme je l’ai écrit à Mr Emmanuel MACRON et ; je suis aussi déterminé que ma famille des résistants,  en 1940 !
“Les Batailles de la vie , ne sont pas gagnées par les plus forts , ni par les plus rapides , mais par ceux qui n’abandonnent jamais.”

J’avais donc saisi pour une énième fois le  12 octobre 2017 par LRAR non seulement Monsieur Emmanuel MACRON Président de la République en sollicitant aussi une audience , mais en particulier le 1er Ministre , le Ministre des finances , Le Ministre du Budget , Mon député, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) Marseille ,  mes avocats (par courrier simple) Maître Muriel PIQUET , Maître Annette GERING-BRIGGS , Maître Thomas LYON- CAEN pour la cassation , lire  ci-dessous liens de ces courriers .

J’ai reçu en conséquence une réponse  du Ministre du Budget le 17 octobre 2017   (que vous pourrez lire sur lien ci-dessous)  qui me disait en substance que je devais recevoir une réponse de l’administration des finances publiques.

N’ayant reçu aucune réponse de l’administration des finances publiques suite au courrier du Ministre du Budget du 17 octobre 2017 que vous pourrez lire sur lien ci-dessous ;  je peux légitimement constater et penser que Le silence gardé pendant deux mois par l’administration sur une demande vaut décision d’acceptation.(Code des relations entre le public et l’administration – Article L231-1)Article L100-3   Créé par ORDONNANCE n°2015-1341 du 23 octobre 2015 – art….Au sens du présent code et sauf disposition contraire de celui-ci, on entend par :
1° Administration : les administrations de l’État, les collectivités territoriales, leurs établissements publics administratifs et les organismes et personnes de droit public et de droit privé chargés d’une mission de service public administratif, y compris les organismes de sécurité sociale ;
2° Public :
a) Toute personne physique ;
b) Toute personne morale de droit privé, à l’exception de celles qui sont chargées d’une mission de service public lorsqu’est en cause l’exercice de cette mission.

Mais venons-en aux faits , car devant les faits les arguments de mes adversaires deviennent sans valeur=
je vous prie d’écouter mon Interview Résumé du combat de » Richard ARMENANTE » sur youtube Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits et des droits de l’Homme, et corruption en France=  cliquez pour écouter la suite
=  https://www.youtube.com/watch?v=nbwPLB7a0Zs&feature=youtu.be
Vous avez certainement le goût de l’absolu , aussi Je vous prie de trouver ci-dessous des informations complémentaires sur la triste réalité du Pandémonium français et du combat que j’ai dû mener = Mais  au préalable en 1 page Qui est Richard ARMENANTE lire la suite= http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf
A) Résumé du combat judiciaire de Richard ARMENANTE en 15 lignes =
Cliquez ici  : http://injustice.blog.free.fr/public/Resume_Combat_judiciaire_de_Richard_ARMENANTE_en_15_Lignes.pdf
B) Et Communiqué de presse Histoire d’un pillage,violation des lois,des droits de l’homme,et corruption en France=cliquez ici: http://injustice.blog.free.fr/public/Communique_Presse_Armenante_Vs_Mariani_2013.pdf
C) Les dix questions à se poser = cliquez ici: http://injustice.blog.free.fr/public/Les_dix_questions_a_se_poser_dans_le_complot_en_bande_organisee_contre_Richard_ARMENANTE_au_10_decembre_2010.pd
D) Presses et Informations sur Guy MARIANI « soutenu par des Magistrats » l’exécuteur du complot en Bande organisée et que j’ai fait condamné à 7 ans de prison ferme.
Mais La réalité de la justice pour les amis et connivences = Mr Alexandre Benmakhlouf, était un ancien conseiller de Mr J. Chirac , Avocat Général de la cour de Cassation , il est intervenu afin d’annuler une condamnation de Guy MARIANI en 1996, et sur ce lien la Demande d’aide de Guy MARIANI à M. BENMAKLOUF en juin 1996 . Document que j’ai trouvé dans les pièces du juge de l’instruction  : Cliquez ici pour lire la suite = http://injustice.blog.free.fr/public/Courrier_de_Guy_MARIANI__A_son_Avocat_Mtre_CAVALLINI.pdf
Trouvez donc quelques Articles de Presse de 1970 à 2002  , informations sur Facebook = cliquez pour lire le lien pour lire la suite= https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1074872788458.2012057.1125356334&type=1&l=9695d9b8d3

Vous pouvez lire aussi sur mon profil Expérience Linkedin: – Revue de presse de 1970 à 2012 de l’escroc Guy Mariani soutenu par des Magistrats que j’ai fait condamné à 7 ans de prison ferme , cliquez sur le lien :  https://www.linkedin.com/in/richard-armenante-0a2a5314/ 

je vous invite donc à lire ma demande d’audience à la Présidence de la République ci-dessous du 12 octobre 2017 adressée aussi par Email et Message sur site présidentiel= – Lettre RAR à Monsieur Le Président de la République Monsieur Emmanuel MACRON le 12 octobre 2017 pour une demande d’audience = Cliquez ici sur le lien pour lire ce courrier = http://injustice.blog.free.fr/public/President_Republique_12_octobre_2017.pdf
et Lettre RAR  à La Comptable Public Helene CESTER DGFIP  le 12 octobre 2017 pour cesser toutes poursuites (dont copie LRAR a été transmise aux Président , 1er Ministre,  Ministres Finances et Budget ,Députée, Avocats) = Cliquez ici sur le lien pour lire ce courrier = http://injustice.blog.free.fr/public/Comptable_Public_Helene_CESTER_DGFIP__12_octobre_2017.pdf

et Lettre RAR   à Mr Gérald Darmanin Ministre du Budget le 12 octobre 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Gerald_Darmanin_Ministre_du_Budget_12_octobre_2017.pdf
dont courrier reçu de Mr Gérald Darmanin Ministre du Budget réponse du 17 octobre 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Gerald_Darmanin_Ministre_du_Budget_reponse_17_octobre_2017.pdf

– rappel RDV du 26 mars 2010 avec la D.G. des Impôts Marseille RDV avec Le Directeur  Mr Michel GIUSTI et Mme Michèle DANESI de la DGFIP ; 3 place Sadicarnot 13002 Marseille (pour la Mainlevée du 26 mars 2010 des poursuites et retenus financières) , DIRECTION GENERALE DES FINANCES PUBLIQUES ; DIRECTION DES SERVICES FISCAUX ;DES BOUCHES DU RHONE MARSEILLE . Un  ami était présent à ce RDV. J’ai eu enfin un excellent accueil de 15h30 à 17h30 et une écoute très attentive de la DGFIP= vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante= http://injustice.blog.free.fr/public/Intervention_La_colere_de_Richard_ARMENANTE_aupres_de_La_DGFIP.pdf
– Rappel =Trouvez ci-dessous courrier et courriel adressé au Ministre du BUDGET en 2010 et des informations jointes sur le complot en bande organisée contre Richard ARMENANTE dont communiqué de presse explicatif . Rappel aussi de la conversation du 25 mars 2010 avec Le cabinet du nouveau Ministre du Budget M. François BAROIN Courrier RAR et Email (Envoyés  samedi 27 février 2010 13:28); De Richard ARMENANTE: Attente de RDV MINISTRE DU BUDGET, Des Comptes Public et Fonction Publique Monsieur Eric WOERTH 139 rue de Bercy ; 5ème étage, 75572 PARIS cedex 12 ; Le Secrétariat Particulier de M. Eric WOERTH  = Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante:http://injustice.blog.free.fr/public/Courriet_et_courriel_du_1er_mars_2010_au_Ministre__du_Budget.pdf

Pour Information autres Lettres RAR  du 12 octobre 2017=
vous pouvez la suite sur l’adresse suivante :
Mr le 1er Ministre  12 octobre 2017http://injustice.blog.free.fr/public/Mr_le_1er_Ministre__12_octobre_2017.pdf
Mr Bruno Le Maire Ministre des Finances 12 octobre 2017 =  http://injustice.blog.free.fr/public/Bruno_Le_Maire_Ministre_des_Finances_12_octobre_2017.pdf
Madame la Députée Cathy Racon-Bouzon 12 octobre 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Deputee_Cathy_Racon-Bouzon_12_octobre_2017.pdf


Pour Information
Lettres à mes Conseils du 12 octobre 2017=
vous pouvez la suite sur l’adresse suivante :
Avocat au Barreau de Marseille Maitre Muriel Piquet 12 octobre 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Maitre_Muriel_Piquet_12_octobre_2017.pdf
Avocat auprès de la cour de Cassation Maitre Thomas LYON-CAEN  12 octobre 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Maitre_Thomas_LYON-CAEN__12_octobre_2017.pdf
Dont Mémoire Cassation pour curiosité J6182  000 ARMENANTE c MARIANI 12 avril 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Memoire_Cassation_J6182__000_ARMENANTE_c_MARIANI_12_avril_2017.pdf
Avocate au barreau de Paris Annette GERING-BRIGGS 12 octobre 2017 = http://injustice.blog.free.fr/public/Maitre_Annette_GERING-BRIGGS_12_octobre_2017.pdf


– Rappel de Mes Interventions de 2007 à 2012 auprès Du Président de la République , des Ministres , des Elus, Magistrats et  Administrations =
vous pouvez la suite à l’adresse suivante : http://injustice.blog.free.fr/public/Intervention_aupres_Du_Gouvernement_des_Elus_Justices.pdf

Je me permets de vous adresser ci-dessous des réflexions et des sujets réels dont mon combat en Particulier . Rappel de mes réflexions et analyses sur la Justice Française =
A) Réflexion d’un citoyen face à l’injustice = vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/reflexion-dun-citoyen-face-a-linjustice/
B) La  Justice Française  classée 37ème sur 43 pays européens par le CEPEJ ?! = vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/la-justice-francaise-37eme-sur-43-pays-europeens/
C) L’administration et la Justice non indépendante ont un rôle économique évident = vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/ladministration-et-la-justice-non-independantes-en-france/
D) Le Mensonge et la tricherie en France détruisent à petit feu l’économie et la justice= tu peux voir  la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/le-mensonge-et-la-tricherie-en-france-detruisent-a-petit-feu-leconomie/
E) La France au bas du classement de la justice en Europe = vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.francebleu.fr/emissions/tous-europeens/tous-europeens-du-jeudi-5-mai-2016
F) En France les journalistes ne se préoccupent pas des citoyens pourquoi ? = vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante : https://www.temoignagefiscal.com/en-france-les-journalistes-francais-ne-se-preoccupent-pas-des-citoyens/
G) Comme disait Mr Nelson MANDELA que j’ai rencontré :”Je ne perds jamais. Soit je gagne , soit j’apprends” La Société française est devenue si malhonnête que la vérité offense réellement que certains citoyens  . car  Le vrai désordre en France c’est la justice =   Cliquez ici pour lire la suite: https://www.linkedin.com/pulse/histoire-dun-pillage-violation-des-lois-droits-et-de-lhomme-richard?trk=prof-post

Je suis auditeur diplômé de l’INHESJ et Je fais suite à un article très intéressant sur La profession d’avocat mise à mal dans un rapport de l’Institut des hautes études de la justice, réalisé avec le Centre de recherche et d’étude des avocats, malmène la profession afin de la pousser à se réformer , Vous pouvez voir la suite à l’adresse suivante =  http://vigiecitoyenne.fr/2017/12/16/profession-avocat-rapport/

Mais Je vous invite à lire ce livre =La Supercherie Judiciaire En France: Cliquez sur le lien pour lire la suite = http://editions-sydney-laurent.fr/livre/la-supercherie-judiciaire-de-la-criminalite-en-col-blanc-a-la-criminalite-en-robe-noire/
et sur Amazone : https://www.amazon.fr/supercherie-Judiciaire-criminalité-Blanc-Noire/dp/B07CL5QPYN/ref=redir_mobile_desktop?_encoding=UTF8&__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85Z%C3%95%C3%91&keywords=la%20supercherie%20judiciaire&qid=1524658866&ref_=mp_s_a_1_1&sr=8-1
Dossier de presse La Supercherie Judiciaire  En France de Mr Ernest Pardo 2018 : et Cliquez sur le lien pour lire la suite = http://injustice.blog.free.fr/public/DOSSIER_DE_PRESSE_La_Supercherie_Judiciaire__En_France_de__ERNEST_PARDO_2018.pdf

SEULS CEUX QUI RISQUENT , en particulier DE DIRE LA VERITE, SONT LIBRES !
L
ire sur mon blog  Qui suis-je lire la suite=  http://injustice.blog.free.fr/public/Qui_suis_je.pdf
Mais en détails Qui est Richard ARMENANTE lire la suite =  http://blogs.mediapart.fr/blog/armenante/260513/richard-armenante-le-gout-de-
Mon Histoire – La Vie – Ma vie en résumé en photos sur Facebook  = Cliquez sur le lien pour voir la suite: https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1085369410867.2013544.1125356334&type=1&l=76b6df0473

En conclusion de ce combat judiciaire et fiscal honteux, quel gâchis !: Dans un monde où il faut penser global et agir local le comportement est plus important que les objectifs. La France a tous les atouts pour être un pays d’excellence démocratique et économique. Alors pourquoi ne l’est-elle pas ? Soyez un Battant ou mourez lentement =vous pouvez lire la suite à l’adresse suivante en cliquant: https://www.linkedin.com/pulse/soyez-un-battant-ou-mourrez-lentement-richard-armenante

Je vous remercie de l’attention bienveillante que vous porterez à ces informations  . Dans l’attente , de vous lire  , je vous prie de recevoir  ,  L’expression de ma plus Haute considération Amicale.

Richard ARMENANTE   / Association de Défense de la Famille ARMENANTE / Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits et des droits de l’homme, et corruption en France= Mon Blog: cliquez ici : http://injustice.blog.free.fr

PJ pour votre sagacité et curiosité sur LinkedIn = cliquez sur le lien : linkedin.com/in/richard-armenante-0a2a5314
vous pouvez écouter sur mon profil LinkedIn mon Interview Résumé du combat de » Richard ARMENANTE » sur YouTube Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits et des droits de l’Homme, et corruption en France
et vous pouvez lire aussi sur mon profil Expérience Linkedin :
– Histoire d’un contrôle fiscal frauduleux
Mon CV 1 page, mon communiqué de presse ,
-Revue de presse de l’escroc Guy Mariani soutenu par des Magistrats que j’ai fait condamné à 7 ans de prison ferme ,
– Un résumé en 15 lignes , – Les dix questions à se poser
– et infos diverses sur mes activités principales dont Mon Histoire – La Vie – Ma vie en résumé en photos sur facebook  = https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1085369410867.2013544.1125356334&type=1&l=76b6df0473

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USA/Corée du nord : Un accord historique ?

Nous avons tous assisté à la rencontre, à Singapour, entre le dictateur de l’un des pays les plus fermés du monde, et le représentant de la première puissance mondiale.

Au-delà de la mise en scène évidente, on nous présente la signature d’un document comme un accord historique …

Examinons la situation.

D’un côté, nous avons M Kim qui dirige d’une main de fer un tout petit pays de 25 millions d’habitants mis au banc des nations où l’on sait à peine ce qui s’y passe et qui, à force d’efforts engagés déjà du temps de son père (M Kim) et de privations pour son peuple, a réussi le double objectif d’une part d’obtenir l’arme nucléaire et d’autre part des missiles intercontinentaux qui lui permettraient de porter le feu nucléaire sur le territoire des USA.

De ce fait, la Corée du Nord est entrée dans le club très fermé des puissances nucléaires et a provoqué, si ce n’est la sympathie, au moins le respect craintif dû aux méchants !

La démarche de M Kim ne s’est pas faite par hasard et résulte du fait qu’il a tiré les conséquences de ce qui est arrivé à Saddam Hussein et Kadhafi. Il a voulu sécuriser son régime, sa personne et son pouvoir et il sait qu’il n’y a qu’une seule chose qui le lui permette : l’arme nucléaire.

Il faut reconnaître qu’il y est parfaitement arrivé !

De l’autre côté, nous avons un individu que j’ai du mal à qualifier tant il semble incohérent, imprévisible, grossier mais qui dirige la première puissance mondiale. M Trump.

Et M Trump vient d’accorder à la Corée du nord ce qu’il vient de refuser à l’Iran … alors qu’en ce qui concerne ce dernier pays on n’a pas la preuve qu’il soit en mesure de posséder l’arme nucléaire et alors même qu’il était prêt à toutes les concessions et tous les contrôles de sécurité.

Est-ce bien raisonnable ou même simplement cohérent ?

Cet étrange arrangement est en fait une partie d’échecs dans laquelle il y a surtout beaucoup d’arrières pensées.

– M Kim acquiert à l’occasion une stature internationale en se hissant à la hauteur des USA et sécurise son régime … sans rien céder,

– M Trump, qui vient d’infliger un véritable camouflet à ses partenaires du G7, essentiellement européens et canadiens, veut entrer dans l’histoire comme celui qui aura obtenu un accord historique et fait rentrer dans le rang un régime voyou.

Tout cela n’est en fait au mieux que de la gesticulation médiatique et au pire un marché de dupes.

En effet, M Kim ne concède rien et ne concèdera rien … ni maintenant ni demain ni plus tard car les moyens militaires et logistiques dont il dispose sont son assurance sur la vie pour les 50 prochaines années.

M Trump n’a rien obtenu mais il fait comme à son habitude : il fanfaronne et crie victoire après avoir menacé (il appelait M Kim « rocketman »), puis négocié, puis à nouveau vitupéré à l’encontre de M Kim. En fait, ces gesticulations sont essentiellement à usage électoraliste et à destination de son électorat car il y a des élections de mi mandat à la fin de l’année aux USA. Le but est avant tout de faire croire à son électorat qu’il agit et qu’il est efficace.

Or, concernant M Kim, rien ne nous dit qu’il possède réellement les vecteurs stratégiques de nature à lui permettre de frapper en n’importe quel endroit de la planète car une chose est d’avoir une bombe nucléaire et un missile et autre chose est de faire entrer la bombe dans le missile car il faut pouvoir la miniaturiser.

Un missile ne peut emporter qu’une charge de quelques centaines de kilos (300) alors que nous devons nous rappeler que les premières bombes nucléaires américaines lancées sur le Japon en 1945 pesaient plusieurs tonnes ! (Fat man 4.54 tonnes et Little Boy 4.40 Tonnes).

Il n’y a pas de difficulté technique particulière à fabriquer une grosse bombe à partir du moment où vous disposez du combustible enrichi ; par contre il y a une difficulté sérieuse à en obtenir la miniaturisation pour qu’elle puisse ensuite être expédiée par un vecteur autonome de type missile.

M Kim a donc joué aux échecs et il a gagné la première manche car il a gagné une stature mondiale en négociant d’égal à égal avec la première puissance mondiale, tout en laissant Trump fanfaronner et crier victoire, sans que l’on sache exactement ce qu’il a entre les mains ni si ce qu’il a entre les mains est utilisable dans le cadre d’un conflit.

Et on attendra longtemps pour savoir exactement ce qu’il en est … sauf trahison d’un membre de son entourage.

Question subsidiaire : pourquoi donner un tel statut à la Corée du nord et avoir refusé toute négociation avec l’Iran ?

La Corée du nord ne représente rien, elle n’a rien à vendre et n’a pas de ressources cachées dans son sous sol. C’est juste un avatar anachronique de la guerre froide, une espèce de satellite indocile de la Chine ; laquelle préfère l’avoir à sa frontière plutôt que des bataillons US (il y a 28.000 soldats américains en Corée du sud). Elle a une attitude menaçante mais, en fait, elle ne menace personne ; elle veut juste se protéger.

La situation est toute différente pour l’Iran  :

– l’Iran est impliqué dans le conflit syrien et fournit des troupes et des armes à plusieurs pays de la région. Il tend donc à étendre son influence dans tout le moyen-orient et représente de ce fait une menace très importante pour Israël et pour l’Arabie saoudite ; notamment parce que ses dirigeants n’ont jamais fait mystère de ce qu’ils voulaient la destruction de l’état hébreu et parce que, chiites, ils détestent tout autant la monarchie sunnite d’Arabie qu’ils voudraient aussi détruire !

– Or, Israël, qui peut compter sur l’aide indéfectible des USA, ne peut pas accepter que l’Iran possède la bombe atomique (bien qu’il la possède lui-même) au nom de la menace sous-jacente représentée par le régime des mollahs ; sans que l’on connaisse d’ailleurs exactement les buts poursuivis par l’Iran qui a toujours prétendu ne vouloir développer sa technologie nucléaire que dans un but exclusivement civil.

On peut évidemment en douter et on ne peut donc que donner raison à Israël car les contrôles effectués par l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) peuvent fort bien ne pas détecter les sites de construction d’une arme nucléaire. Les israéliens ont d’ailleurs une très bonne expérience en la matière puisqu’ils ont eux-mêmes réussi à berner tous les contrôleurs expédiés chez eux pour s’assurer qu’ils ne le faisaient pas et ont donc réussi à fabriquer leur armement nucléaire avec l’aide des français (ici) !

– la volonté des européens de maintenir en vigueur le traité passé avec l’Iran peut d’ailleurs apparaître, dans une certaine mesure, comme relativement angélique pour les raisons exposées ci-dessus car c’est finalement prendre un grand risque que de parier sur la bonne foi et la bonne volonté des dirigeants iraniens de « jouer le jeu » et de faire preuve de transparence alors que les sites utilisés sont secrets, disséminés et enterrés.

Toutefois, dans cette affaire, l’aspect économique est totalement passé sous silence alors qu’il est fondamental.

Les européens avaient un intérêt économique évident à renouer des relations commerciales avec l’Iran pour acheter son gaz, son pétrole et lui vendre des biens de consommation et d’équipement.

Or, M Trump, qui a décidé de rendre l’Amérique « great again », a décidé que cela ne se ferait pas …

On sait qu’il veut utiliser les rapports de force pour imposer sa volonté, n’ayons pas peur des mots, à la planète entière ! Il n’envisage d’ailleurs ses relations avec les autres pays qu’en terme de rapports de force.

Il a donc décidé d’imposer ses vues aux chinois (mais là c’est assez difficile), aux mexicains, aux canadiens et aux européens qu’il considère d’ailleurs avec mépris au mieux comme quantité négligeable et au pire comme des concurrents qu’il faut éliminer par … tous les moyens.

De ce fait, il n’hésite pas à exploiter la loi américaine qui présente une caractéristique unique au monde : son applicabilité en dehors du territoire des USA pour des motifs variables mais dont le principal est celui de l’utilisation du dollar dans les échanges internationaux.

En effet, les USA considèrent que tout dollar utilisé ou dépensé à quelque endroit de la planète sera compensé un jour ou l’autre aux USA ; c’est à dire qu’il reviendra aux USA. C’est ce qu’on appelle l’application extra –territoriale de la loi US ; laquelle stipule que l’utilisation de la monnaie américaine emporte de facto l’obligation implicite de se soumettre à la loi américaine.

Or, l’Iran faisait l’objet de sanctions internationales sur lesquelles le président Obama avait consenti à revenir parce que … lui aussi il voulait laisser sa place dans l’histoire.

Dès lors, Trump n’a pas hésité à s’asseoir sur la signature de son pays (les USA avaient donné leur accord pour la fin des sanctions) au mépris du droit international pour n’appliquer que la loi du plus fort.

Evidemment, en raison du maintien ou plus exactement de la réactivation des sanctions américaines, aucune entreprise au monde ne peut, sans encourir d’énormes sanctions financières ainsi que la fermeture du marché US, se permettre de contrevenir à cet embargo décrété unilatéralement par les USA ; et ce risque n’est pas une vue de l’esprit car l’amende colossale de 11 Md $ appliquée à la BNP est encore dans toutes les mémoires (la BNP était intervenue dans des opérations commerciales avec l’Irak, l’Iran, le Soudan qui étaient sous embargo).

On en connaît le résultat immédiat : le pétrolier Total et le constructeur Peugeot vont cesser toutes activités avec l’Iran.

Trump a éliminé deux concurrents d’un coup sur une simple signature !

Mais ce n’est pas tout.

L’Allemagne, qui est un gros exportateur vers les USA et que Trump voudrait faire plier, se trouve aussi pénalisée, avec Total qui a beaucoup investi sur ce projet (un Milliard €), parce qu’elle comptait mettre en service un gazoduc entre l’Iran et l’Europe de l’ouest (dénommé South Pars) (ici) et (là) qui lui aurait permis d’échapper au monopole du gaz russe (et à un éventuel chantage russe).

En fait, cela entre parfaitement dans le cadre de la stratégie de Trump de casser les reins de ses concurrents et, pour cela, tous les coups sont permis puisque, du fait la décision unilatérale des USA, l’Iran, qui possède l’un des plus gros sites gaziers de la planète, ne peut plus exporter ni son gaz ni son pétrole, et les européens ne peuvent pas diversifier leur approvisionnement ou alors ils ne peuvent le faire qu’avec … les producteurs américains de gaz de schiste !

Accessoirement, Trump escompte que la population iranienne va se lasser de ces sanctions et renverser ce régime des mollahs honni des américains notamment parce qu’ils ont été humiliés en 1979 (M Carter était alors président) lors de la prise d’otages de l’ambassade US de Téhéran.

Vous le voyez donc, les intérêts sont complexes et il faut toujours rechercher les véritables motivations des actions des états.

Trump d’un côté veut se faire passer pour le sauveur de la planète avec ses gesticulations coréennes pendant qu’il use de tous les coups tordus pour éliminer des concurrents réels ou seulement potentiels en brandissant une hypothétique menace nucléaire alors que le but poursuivi est surtout de bloquer les concurrents européens sur le marché mondial du gaz et du pétrole.

On a beau nous parler de transition énergétique, la guerre du pétrole et de l’énergie a encore de beaux jours devant elle …

Nous assistons clairement à un changement à la fois dans les relations entre états et en ce qui concerne les règles du commerce international avec ce résultat pour l’instant peu satisfaisant qu’il n’y a désormais plus aucune règle hormis la volonté de domination absolue des USA par application de la loi du plus fort !

Il ne faut pas se faire d’illusions et nous devons apprendre à ne plus compter sur les américains (du moins pour l’instant). Il nous appartient, européens, de nous organiser aussi bien politiquement, économiquement que militairement pour faire bloc face à cette nouvelle adversité car individuellement nous ne représentons rien et cela Trump le sait.

America is back mais il n’est pas sûr que ce soit une bonne chose que cela se passe dans ces conditions.

Bien cordialement à tous !

 

 

 

 

 

 

 

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Naissance d’une royauté ?

On oublie souvent que les choses qui nous paraissent évidentes ont eu d’abord une inexistence, puis une naissance et ensuite une vie. Donc une origine et une évolution bien souvent très différentes de ce que ces choses sont devenues, de l’état dans lequel nous pouvons les observer au présent.

L’observation en temps réel de nouvelles naissances de situations, qui pour nous appartiennent toutes au passé, est passionnante. C’est une chance qui nous est donnée de mieux comprendre les origines de telle ou telle configuration. C’est ce que cherche dans l’univers les scientifiques à partir des différentiels de temps qui s’y superposent.

Plus simplement, aujourd’hui, politiquement, nous assistons peut-être à la tentative de naissance d’une royauté.

Troisième génération de despotes cruels issus de la grande utopie communiste, qui ont affamé, torturé et tué la plus grande partie de leur population, le jeune Kim Jung-un a peut-être compris que la combine ne pouvait pas durer.

Plus intelligent sans doute que Kadafi ou Saddam Hussein, il parait capable de séduire le grand escogriffe américain, simple et vaniteux, et de lui vendre, peut-être, une dictature parlementaire du type de la chine, voire plus intelligente.

En admettant qu’il arrive à ouvrir son pays à l’économie par ce biais et à un semblant de démocratie, nul doute que le peuple lui en sera reconnaissant.

C’est ça le génie de la royauté : avoir transformé la cruauté initiale en une image de sécurité, de bonté, simplement en cessant de contraindre par la violence primaire.

Ce qui est intéressant à observer en Corée du Nord, ce ne sont pas tant les manœuvres de Kim Jung-un pour essayer de sauver sa peau qui sont assez ordinaires, mais ce que sera l’attitude de son peuple, ramené au niveau politique du légume depuis trois générations.

Nous avons donc, peut-être, sous les yeux une évolution grandeur nature du peuple politique.

Le peuple politique, cette chose dont certains parlent beaucoup, dont on n’est pas sûr de l’existence, à qui l’on prête d’énormes qualités, que personnellement je crois perclus de défauts et sans intérêt, puisque je ne crois qu’en l’homme unique et indivisible, non agrégeable, non miscible, composé de ses seuls “être” et “avoir”.

Le peuple politique pour moi ne représentant que la conséquence de l’asservissement de la liberté. Sans rapport avec la foule qui, elle, est une masse de personnes distinctes réunies pour une occasion, pour qui je peux avoir de la sympathie si l’objet de la réunion me plait.

Nous pourrions donc assister au schéma suivant :

Kim Jung-un cesse d’oppresser personnellement ses compatriotes, qui lui en sont évidemment immédiatement très reconnaissants. Mais, incapables d’exister par eux-mêmes, il leur organise une domination plus sophistiqué, telle que nous la connaissons.

Les lois y remplacent les armes, les fusils agissent sans avoir besoin d’être utilisés en se contentant de cautionner les lois.

Il trouvera, il n’en manque nulle part, des ambitieux qui accepteront d’exercer le pouvoir, tout en faisant semblant d’agir en son nom. Il se placera au dessus de la mêlée.

Le peuple politique lui vouera une reconnaissance éternelle, du seul fait qu’il ait cessé de le tabasser lui-même. S’il est malin, il pourra même apparaître comme un protecteur potentiel, garant du non retour de la barbarie totalitaire.

Il pourra rester chez lui à bricoler, il lui suffira d’apparaître, avec femme et enfants, sur un balcon central, face à une grande place, de temps en temps.

Le peuple politique, dont c’est la seule liberté ici ou ailleurs, viendra régulièrement se prosterner devant lui.

Il peut faire encore plus fort en se dotant du droit de bénédiction, qui le placerait très haut, presque à la droite de ce que les hommes appellent Dieu.

Nous allons peut-être connaître cela, un tyran sanguinaire évoluant naturellement vers la tyrannie démocratique. Quelle expérience et quelle leçon, pour ceux qui voudront ouvrir les yeux.

L’asservissement par la politique a de nombreuse facettes, en voici une oubliée depuis longtemps qui sera passionnante à suivre, que la Chine, qui la dirige, doit être curieuse de voir évoluer.

Cordialement. H. Dumas

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L’Union Européenne est-elle la cause de tous nos maux ?

Depuis quelques années, l’UE devient la cible de tous les mécontentements et la liste des reproches en est à la fois longue et inquiétante.

– ce serait  une organisation non démocratique aux mains d’une clique de fonctionnaires tous puissants ne rendant de comptes à personne,

– l’organisation bruxelloise serait une organisation technocratique horriblement coûteuse,

– les allemands profiteraient de l’Europe et s’enrichiraient sur le dos des autres pays membres et particulièrement sur ceux du sud,

– l’Europe ne représente rien ni personne, elle n’a pas de président, elle est impuissante, elle n’a pas d’armée, pas de volonté politique et pire, elle agirait même contre les nations membres.

Curieusement, la perception de l’UE apparaît différente d’un pays à l’autre car, les anglais veulent la quitter car elle est trop interventionniste et trop dirigiste tandis que pour les français elle promeut un modèle trop « ultra libéral » !?!

D’autres griefs ne manquent pas de surprendre !

avec le traité de Maastricht, les institutions européennes auraient pris le pouvoir sur les Etats tout en étant l’instrument des marchés financiers. Les démocraties seraient donc victimes d’un complot fomenté par les forces du marché, les institutions européennes, les partis politiques traditionnels, avec la complicité des médias … le tout avec, à sa tête, E. Macron. On se situe clairement dans un cadre complotiste.

– Certains voudraient d’une Europe de la culture mais ni d’une Europe économique ni d’une Europe politique … tandis que d’autres voudraient seulement une Europe des nations sans l’administration bruxelloise c’est à dire d’une Europe … sans Europe !

Du fait de ces mécontentements, on assiste à un développement des votes protestataires de la part de populations qui estiment, à tort ou à raison, que l’UE n’a pas tenu ses promesses de prospérité, de croissance et de plein emploi telles qu’elles nous avaient été faites en 2000 lors du lancement de la monnaie unique.

La dernière manifestation de cette protestation a eu lieu, on le sait, en Italie.

Doit-on en conclure que l’Europe ne fonctionne pas ou que, au pire, elle ne sert à rien et que, si ça va mal, c’est à cause de cette Europe désenchantée qui serait donc la cause de tous nos maux ?

A – l’UE serait une organisation non démocratique.

 La structure institutionnelle de l’UE est en partie supranationale et en partie intergouvernementale. Elle comprend un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif.

– le pouvoir exécutif se décompose en deux entités.

Le Conseil européen qui est le sommet des chefs d’État et de gouvernement des États membres. Il donne à l’Union les impulsions nécessaires à son développement et les grandes orientations politiques.

La Commission européenne qui est le moteur de l’Union, avec un rôle co-exécutif avec le Conseil européen. Son président, élu par le Conseil européen pour un mandat de 5 ans et approuvé par un vote du Parlement européen ; nomme 28 commissaires avec lesquels il est responsable devant le Parlement, qui peut les censurer par un vote des deux tiers.

– le pouvoir législatif se décompose aussi en deux entités.

Le Conseil de l’UE qui est la composante législative de l’Union où se réunissent les ministres des États membres, représentant les gouvernements. Il est présidé à tour de rôle par le ministre des affaires étrangères de chaque État membre, pour 6 mois. Le nombre de voix d’un pays est fonction de sa puissance démographique.

Le Parlement européen qui a un rôle co-législatif avec le Conseil de l’UE et vote le budget. Ses membres sont élus pour 5 ans par les citoyens des États membres. Les eurodéputés élisent leur président pour 30 mois, au début et à la moitié de chaque législature.

Il s’agit donc d’une structure très proche d’une organisation étatique telle que nous la connaissons ; même si elle peut paraître complexe. Pour d’avantage de détails voir (ici).

Prétendre dès lors à un défaut de démocratie est donc soit une tentative de manipulation soit la preuve de leur ignorance de la part de ceux qui l’affirment ! On sait aussi que certains politiciens ont tendance à instrumentaliser l’UE à des fins de politique intérieure en profitant de l’ignorance de leurs interlocuteurs…

En ce qui concerne le nombre de fonctionnaires oeuvrant à Bruxelles, il faut rappeler qu’ils ne sont que 22 000 pour 500 millions d’habitants.

Certes, la concentration d’une telle quantité de fonctionnaires en un seul endroit peut laisser à penser qu’il y en a beaucoup mais cela représente seulement 0,00044 fonctionnaire par européen. On peut donc difficilement en conclure qu’il y a une sur administration européenne ; surtout si l’on prend le cas de la France qui, avec ses 5,4 millions de fonctionnaires pour 65 millions d’habitants, a un ratio s’établissant à 0,083 fonctionnaire par français c’est à dire presque un fonctionnaire pour 12 habitants !

S’il y a une sur administration c’est bien en France que nous la trouvons !

Par ailleurs, les missions de l’UE ont connu un développement considérable en raison des transferts de compétences opérés ces 20 dernières années et du développement des missions de contrôle qu’il a fallu mettre en place depuis l’entrée en vigueur de la monnaie unique et la crise de 2011-2012. C’est surtout en ce sens que l’on peut constater une certaine dérive technocratique de l’institution.

Le dernier point porte sur le montant des rémunérations de ces fonctionnaires. Elles sont certes sensiblement supérieures à la moyenne française mais en fait bien inférieures à celles perçues discrètement par nos hauts fonctionnaires de Bercy (ici) et de l’Assemblée Nationale (ici). Certains prétendent aussi qu’ils ne paieraient pas d’impôts. En fait l’impôt est prélevé à la source et le salaire perçu est donc un net fiscal.

b- Bruxelles serait une organisation horriblement coûteuse.

 Le budget de l’Europe représente 1% du PIB de tous les pays membres. Nous sommes donc très loin des ratios d’un pays comme la France où la dépense publique représente 57% du PIB ! Pour mémoire, le budget fédéral américain est d’environ 20%.

Le grief n’est donc pas fondé ; surtout si l’on sait que, par ailleurs, l’UE a fait part de son intention de réduire son budget et notamment celui de la PAC (politique agricole commune) mais que la France, premier bénéficiaire de la PAC avec 8 Md d’€, a refusé … par crainte d’une révolte paysanne !

 c- l’UE s’est faite au seul bénéfice de l’Allemagne

 L’Allemagne dicterait ses règles … tandis que les allemands reprochent à l’Europe une dérive insidieuse vers une union de transferts financiers !

L’Allemagne, première puissance économique de l’UE, en est la caution implicite. Seulement, s’imaginer qu’elle va jouer le rôle du banquier muet et accepter de payer sans limites les dépenses inconsidérées des autres pays, dont la France et l’Italie, n’est pas une vision réaliste de l’ensemble européen ; surtout lorsque certains de ses membres persistent à accumuler des déficits qui mettent en péril tout le système.

Il faut rappeler que l’Allemagne fait partie des quelques pays de l’UE à enregistrer des excédents budgétaires avec Chypre, Malte et la Suède mais qu’elle a entrepris des réformes à cet effet … ce que n’a pas fait la France.

La France n’a de cesse de morigéner, de donner des leçons, mais il faut rappeler aussi qu’elle est le pays qui a le plus de contentieux pour infractions aux règles communautaires. Respectons déjà les règles et on verra alors si les allemands pourront nous faire confiance.

On connaît la détestable habitude des politiciens français de rejeter leurs fautes sur les autres ; Allemagne et UE en tête mais ni l’UE ni l’Allemagne ne sont responsables de notre situation et de nos déficits chroniques. Pire, nous sommes isolés au sein de l’UE car nous sommes pratiquement les seuls à enregistrer, année après année, des déficits chroniques abyssaux. Si la France détient le record des prélèvements obligatoires parmi les membres de l’OCDE ; cela est dû uniquement aux choix de nos dirigeants épaulés par nos si puissants services fiscaux de Bercy.

Macron plaide auprès des allemands pour un approfondissement de l’UE mais le problème est que les allemands ont l’impression qu’il veut surtout bénéficier du crédit allemand pour ne pas avoir à faire les réformes demandées ; ce que les allemands ont traduit par : « Macron décide et l’Allemagne paiera ! »

d- l’UE est une organisation impuissante

Ce grief apparaît relativement fondé et tient à la fois aux conditions dans lesquelles l’UE a été conçue et à son évolution.

Les origines de l’UE remontent à 1957 et au traité de Rome après que l’Allemagne, la France, le Benelux et l’Italie aient créé en 1951 la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA).

A l’époque, la 2ème guerre mondiale était encore dans toutes les mémoires et il s’agissait d’abord de réconcilier des ennemis malgré les réticences des populations et alors que l’Allemagne était encore sous occupation alliée et soviétique.

Une union politique étant impossible à cette époque, le pragmatisme a prévalu avec la mise en place d’un marché commun, sans droits de douane, avec liberté de circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. On a estimé qu’il fallait commencer par des liaisons commerciales qui avaient l’avantage d’être neutres politiquement et surtout de faire repartir l’économie (les tickets de rationnement n’ont été supprimés qu’en 1949). On a tout simplement pensé que le développement économique réciproque des pays membres entraînerait un approfondissement et une amélioration des relations ; et c’est bien ce qui s’est passé !

Toutefois, avec l’entrée du RU, de l’Irlande et du Danemark, le 1er janvier 1973, il y a eu un changement notable dans l’évolution de l’UE dans la mesure où l’on sait que les britanniques sont avant tout entrés dans la CEE pour en contrôler l’évolution et faire en sorte qu’elle ne se fasse pas contre eux.

Or, les britanniques n’ont jamais voulu d’une UE intégrée politiquement. Ils ne souhaitaient qu’une zone de libre échange, chaque pays conservant sa monnaie, ses caractéristiques économiques et fiscales.

Ce phénomène s’est amplifié en 1995 avec l’entrée de la Suède qui bénéficie, elle aussi, de dispositions dérogatoires puis avec l’intégration à marche forcée de 11 membres supplémentaires après la chute du rideau de fer ; laquelle a amené l’UE a agglomérer les anciens satellites de Moscou alors que les structures de plusieurs de ces pays ne satisfaisaient absolument pas aux critères de convergence nécessaires à une adhésion à l’UE.

Les motivations étaient évidemment politiques car elles avaient pour but de repousser l’ours russe bien loin vers l’est ; les anciens pays d’Europe de l’est souhaitant se débarrasser du communisme, de l’occupation soviétique et des risques liés à la présence toujours trop proche de la menace russe !

L’intégration de ces nouveaux membres a fait passer trop vite l’UE de 6 pays membres à 28 ;  avec les contraintes d’une intégration trop rapide et forcément mal assimilée, voire incomplète.

Clairement, l’UE  a grandi trop vite et les institutions n’ont pas suivi surtout que la règle de fonctionnement était l’unanimité. Ce qui était déjà difficile à obtenir à 6 est devenu carrément impossible à 27 ou 28 ; les réformes opérées depuis pour obtenir des décisions à la majorité qualifiée n’ayant été obtenues qu’avec beaucoup de difficultés.

On reproche à l’UE son incapacité générale face à Trump et ses oukases économiques, face à Poutine à propos de l’Ukraine, de la Crimée, à propos des migrants.

Les relations difficiles avec Trump ne constituent pas une particularité européenne car c’est un problème qui concerne le monde entier y compris les russes et les chinois qui se trouvent dans la même situation face à l’hégémonie US au niveau mondial et qui est en relation directe avec l’hégémonie du dollar dans les transactions internationales.

Trump, qui est un partisan des rapports de force et à qui on a certainement dit que l’UE était un ectoplasme politique, a essayé de glisser un coin entre l’Allemagne et le reste de l’UE … sans succès pour l’instant ! Il est donc évident que Trump essaie de jouer sur les divisions européennes pour imposer ses vues alors que le poids économique de l’UE est bien supérieur à celui des USA !

La question des migrants est évidemment délicate alors que la mise en place de « l’espace Schengen » supposait que l’UE allait assurer le contrôle de ses frontières extérieures.

Elle a mis beaucoup de temps à réagir et certains pays ont rétabli le contrôle de leurs frontières afin de limiter les flux de « réfugiés » sur leur sol.

Néanmoins, la question de l’attitude turque devrait pourtant poser question car pour ceux qui connaissent la nature d’une part des relations détestables entre la Grèce et la Turquie et d’autre part de la nature de l’état turc, il ne peut y avoir de doute que ces migrations ont été exploitées et instrumentalisées par ce dernier afin d’exercer une pression à l’encontre de l’UE dont il faut surtout se rendre compte qu’il s’agissait d’un véritable chantage financier.

L’autre problème est qu’on n’arrêtera pas les vagues migratoires qui sont, pour l’essentiel, économiques ; notamment parce qu’on ne peut pas empêcher le désir d’une vie meilleure (en ce compris des aides sociales et un système de santé).

La seule option serait d’une part une lutte coordonnée destinée à démanteler les filières mafieuses qui prolifèrent sur la misère humaine et d’autre part de favoriser le développement économique des pays en voie de développement.

Pour le reste, effectivement l’UE n’a pas d’armée (la brigade franco-allemande a été dissoute) et dépend pour l’essentiel de l’OTAN qui est sous contrôle … des USA qui ne veulent plus payer pour les autres alors que les pays de l’est préfèrent bénéficier (en raison du risque russe) du parapluie américain aux projets d’une armée européenne !

e- le rejet de l’UE par les peuples et le populisme

 Les opposants à l’UE ne manqueront pas de rappeler qu’en 2005, les Français se sont prononcés par référendum pour ratifier le traité établissant une Constitution pour l’Europe et qu’ils l’ont rejeté par 54,67% des voix ; et qu’un mois plus tard, les Néerlandais ont rejeté à leur tour ce texte par référendum avec 61,6% de « non ».

Seulement, en ce qui concerne plus particulièrement la France, les enseignements à tirer de ce scrutin sont les suivants :

– bien peu d’électeurs ont lu le texte de ce projet de constitution tant il était à la fois complexe et abscons. Clairement, nous nous trouvions devant les dérives technocratiques d’un système.

– en matière de référendum, on sait qu’il ne faut pas demander à la population de répondre par oui ou par non à une question complexe ; surtout si celle-ci n’est pas comprise.

– il ne faut pas oublier le climat de l’époque et J Chirac, président, était alors au comble de l’impopularité. Les français ont donc voté plus contre Chirac que contre l’UE.

Or, les français restent par ailleurs très attachés à l’€ car ils savent qu’avec le FF nous aurions enchaîné les dévaluations.

La montée du populisme en Hongrie, Pologne et Italie est sans doute plus significative mais, en fait, on s’aperçoit que les critiques émanent surtout d’une part de ceux qui sont opposés à l’UE, quoiqu’il arrive, car ils sont souverainistes et tenants d’une structure centrée sur l’Etat nation et d’autre part de ceux qui espèrent beaucoup de l’UE en raison de la crainte d’un déclassement social et économique.

En conclusion :

L’Europe représente évidemment une histoire et une civilisation communes et il n’est nul besoin d’une Europe de la culture car notre culture est commune en dépit des particularismes régionaux. Celle-ci s’est faite notamment autour de la religion chrétienne.

Certes, l’UE s’est faite à partir de l’économie et du commerce avec l’idée sous-jacente que le développement des liens économiques entraînerait la citoyenneté politique. Mais, il faut aussi être réaliste et conscient qu’on ne supprimera pas 1.000 ans d’histoire d’un trait de plume ni … les réticences des politiciens locaux qui manipulent les populations à leur profit.

Alors, doit-on opter pour une confédération, une fédération ou une simple zone de libre échange comme le voulaient les anglais ; tout en étant conscient que l’UE n’est pas la solution à tous les problèmes surtout quand ces problèmes relèvent de la responsabilité des seuls états ?

La question reste encore posée mais il faut savoir que la structure ne pourra tenir sur la distance et résister aux chocs futurs qu’avec une convergence budgétaire, sociale et fiscale ; car c’est le corollaire obligatoire d’une monnaie unique sur laquelle nous reviendrons.

Il faut donc donner raison à E. Macron lorsqu’il propose d’avancer sur la voie du fédéralisme et de l’intégration avec l’idée de mettre en place les Etats-Unis d’Europe avec un parlement au pouvoir renforcé, un président qui incarnerait l’Union européenne, une politique d’harmonisation fiscale, sociale et administrative, un budget commun (en défense par exemple), une politique budgétaire commune, une mutualisation des dettes.

Seulement, ce projet ne doit pas se faire, comme le souhaite la haute administration française, en imposant les critères français ; ce qui a été clairement exprimé par Mme Merkel lorsqu’elle a affirmé que « Nous avons besoin d’une plus grande convergence économique entre Etats membres au sein de la zone euro » ; tout en précisant que « La solidarité entre partenaires de la zone euro ne doit jamais conduire à une union de l’endettement ».

Cela veut dire que E. Macron peut appeler avec arrogance l’Allemagne à se délivrer de son «fétichisme perpétuel pour les excédents budgétaires et commerciaux» mais il ne peut pas compter sur elle pour boucher les trous budgétaires de la France !

L’Allemagne veut bien d’une union renforcée mais pas d’une union dans laquelle elle serait désignée comme le banquier à fonds perdus de l’Europe ! Il appartient surtout à la France (tout comme à l’Italie) de prendre les mesures pour revenir dans les clous !

Or, E. Macron n’a pas pour l’instant choisi de diminuer la dépense publique et, de ce fait, nous sommes toujours sur la corde raide avec des dettes en progression constante ; c’est à dire tout ce que ne veulent pas les allemands !

On sait qu’il faudrait que l’UE devienne une zone économique monétaire optimale ce qui suppose des règles fiscales et sociales communes pour éviter des distorsions de compétitivité. Seulement, personne n’en veut car chacun espère tirer la couverture à soi … Tous les pays demandent des dérogations : le Danemark et la Suède pour la monnaie, l’Irlande et le Luxembourg pour la fiscalité … chacun ayant évidemment ses bonnes raisons.

Elle est surtout, pour l’instant, l’exutoire bien commode de tous nos échecs, de la colère ou de l’insatisfaction des peuples. L’hypocrisie est aussi de mise surtout lorsque l’on sait que certains pays (Pologne, Hongrie) ont des gouvernements contestataires qui … s’empressent de percevoir les fonds structurels provenant de Bruxelles ! (La Pologne est le pays qui reçoit le plus de l’UE).

Il ne faut oublier non plus que l’essentiel des problèmes rencontrés depuis 2008 sont en liaison directe avec le surendettement des états membres ; lequel est intervenu malgré la volonté des autorités de l’UE et que, devant la catastrophe qui se profilait en 2011-2012, il a fallu mettre en place, dans l’urgence, toute une série de mécanismes pour sauver à la fois l’UE, l’€ et les états membres eux-mêmes.

Le seul reproche que l’on puisse faire à l’UE c’est son manque de réactivité à l’évolution du monde et des contraintes internationales ; celui-ci étant en lien direct avec sa structure inaboutie et non intégrée avec des pays qui jouent clairement une partition personnelle.

Or, ce dont ne se rendent pas forcément compte les populations, c’est que la situation serait probablement bien pire sans l’UE !

Bien cordialement à tous.

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LA FRANCE, MORIBONDE MAIS ÉTERNELLE DONNEUSE DE LEÇONS !

Louis XIV est mort depuis plusieurs siècles et avec lui le siècle des lumières, mais la prétention française à donner des leçons aux autres n’a pas mollit d’un pouce.
Nos représentants se croient toujours la 5eme puissance mondiale et pensent inconsciemment que nous sommes toujours à la tête d’un empire coloniale et que nous pouvons toujours dicter nos volontés au monde.
La réalité est bien sûr toute différente.
Plus personne ne nous écoutent (sauf nos médias) et le monde entier se fout de nos discours et de nos menaces en carton pâte.
Cela se vérifie tous les jours.
Nous avons perdu la 5eme place mais gagné la 1ere en impôts et taxe, en émigration de nos entrepreneurs etc…

Nous concurrençons allègrement les meilleures républiques bananières où toutes nos « élite »se sucrent à qui mieux mieux depuis des décennies.
Voir les articles sur les corrompus de Bercy et de l’Assemblée Nationale.
https://www.temoignagefiscal.com/un-bercypapers/

Les nababs de l’Assemblée nationale par Jean Nouailhac

Il y en a une foultitude d’autres, car schématiquement, dans toute entreprise étatique avec un énarque à sa tête se cache automatiquement un scandale financier sous le tapis.
De temps en temps il en apparaît un à la surface, il fait un petit tour et disparaît comme par enchantement des écrans, et tout ce joli petit monde retourne à « ses » affaires.
Notre république Bananière absorbe comme une éponge tous ces scandales d’énarques qui s’évaporent comme par miracle, dans la nuit des temps.
Rien ne change. Dans n’importe laquelle des démocraties occidentales, tous ces gens là, pris les trois mains dans le pot de caviar, sauteraient à la vitesse grand V.
Mais pas dans la France des donneurs de leçons.
Au maximum, nous assistons au jeu des chaises musicales, spécialité bien française (avec les impôts) et à part un léger clapotis à la surface de notre indignation, et avec la complicité des médias, tout redevient comme avant.
Bonne continuation messieurs les fonctionnaires, hauts ou moins hauts, ne vous dérangez pas pour nous.
Nous continueront, sous la contrainte « volontaire » de payer nos impôts pour vous.

Vous trouverez  un article à l’humour décapant qui nous prouvent encore une fois que  nos représentants, qui n’ont toujours rien compris au film, se ridiculisent (et nous avec) et font de nous, grâce à leur connerie, la risée du monde.
Pauvre Louis XIV…

E.Bolling

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