Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Mathilde HELBERT accuse imprudemment.

Mathilde HELBERT fait dans le social.

Elle a du boulot et il parait même qu’elle n’est pas assez nombreuse. Il en manque des Mathilde HELBERT, tant les français comptent sur l’Etat pour s’occuper d’eux ou de leur parents. Pourquoi se faire du souci pour sa vieillesse ou pour celle de ses parents, plein de Mathilde HELBERT s’en occupent.

Chantez et dansez, quand l’hiver viendra l’Etat sera là. Ne vous emmerdez pas avec vos vieux, tout comme avec vos mouflets, l’Etat s’en occupe. Contentez-vous de vous occupez de vous. Enfin de vos loisirs, parce que pour le reste, salaire, choix de votre profession, de votre habitation, de vos transports, de votre culture, de votre santé, l’Etat s’en occupe, même de vous emmener bientôt sur la lune. Tout va bien.

Mathilde m’a écrit.

Elle n’aime pas les propriétaires Mathilde. Tous des méchants grippes-sous qui n’hésitent pas à voler et à harceler les pov’vieux dont elle s’occupe avec amour. Elle n’hésite pas à m’accuser de demander à M. Garelli des sommes qu’il ne me doit pas.

Mais quand même, Mathilde, quand elle m’adresse des reçus du fisc, ne s’aperçoit-elle pas qu’il en manque ? Au lieu de m’accuser de façon péremptoire, n’aurait-elle pas dû me demander de lui fournir les comptes de ce monsieur ?

Allons, pensez-donc, un propriétaire ? Comment voulez-vous qu’il soit honnête, s’il n’est pas une société d’HLM ? Enfin quoi, elle n’en revient pas que je me révolte.

Pourquoi le sieur Garelli n’a-t-il pas fourni tous les mois les reçus du fisc, alors qu’il a pris la peine d’aller payer au fisc son loyer ? Hein, pourquoi ? Il ferait mieux de faire ses comptes plutôt que d’emmerder son voisinage. Mais a-t-il intérêt à faire ses comptes, où là, comme pour le reste, n’a-t-il pas intérêt à se prétendre irresponsable ? A demander l’aide des travailleurs sociaux ? Il rend service à la nation, il participe à la création d’emploi. Parfait.

Quant à se demander pourquoi le fisc pratique des ATD sur mes locations, Mathilde n’y pense même pas. Si le fisc pratique des ATD, c’est que je suis un sale tricheur fiscal. Que pourrais-je être d’autre ?

Mathilde ne peut pas imaginer que le fisc ait triché comme un malade en déclenchant chez moi des contrôles fiscaux abusifs et illégaux, jusqu’à la moelle. Non, elle ne peut pas. Tout comme elle, des millions de fonctionnaires ne peuvent pas.

Je lui ai répondu à Mathilde. Elle va aller voir son chef : “Gonflé le mec lui dira-t-elle, ces salauds de capitalistes libéraux, ils se croient tout permis. “ Il lui répondra : “Ne vous inquiétez pas Mathilde, on aura sa peau, j’en parle au receveur que je connais bien.”

Et oui, c’est ainsi. Enfin, ci-dessous ma lettre à Mathilde, pour le fun.

Merci de rectifier close et non clause (la lettre est partie comme cela, trop de travail le soir tard, il me faudrait une assistante sociale secrétaire).

Bien à vous. H. Dumas

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Après le gout du risque : la haine du risque

Parole de vieux chnoque, en 1965, lorsque je me suis installé comme travailleur indépendant, le gout du risque faisait intégralement partie de notre ADN. Il rythmait la société et notre vie de tous les jours.

Pour comprendre physiquement le gout du risque il faut, par exemple, avoir fait de la moto sans casque, de la voiture sans ceinture de sécurité. Attention, je ne dis pas que c’est bien, que l’on doit y revenir, 14.000 morts par an ce n’est pas acceptable.

Je veux simplement parler d’émotion. Il m’arrive, par distraction, de quitter ma maison en deux roues tête nue, en oubliant mon casque, je m’en aperçois par un afflux inopiné de sensation de bien être. Je m’arrête immédiatement et retourne chercher mon casque, évidemment.

Car, il faut le dire, le risque c’est la perspective de l’échec, voire de la mort, mais c’est aussi la vie, sa densité, sa noble trajectoire. Le risque met en route les plus nobles facultés humaines, les plus fortes émotions.

Une société qui perd le goût du risque est mal en point, dépressive, mais une société qui est atteinte de la haine du risque est probablement gravement malade.

Or, la France affiche ostensiblement sa haine du risque, son mépris pour ceux qui en prennent, son refus de les récompenser, son souhait de les punir.

Essayons de comprendre ce qui s’est passé.

Ma génération, arrivée à la sortie de la guerre, a été élevée par des parents confrontés pendant la décennie précédente au risque. Un risque subi et non choisi.

De cette confrontation sont sorties deux mentalités, ceux qui avaient adoré le risque et en redemandaient, et ceux qui l’avaient haï et ne voulaient plus jamais en entendre parler.

En 1946 les premiers se lancèrent dans la vie sans filet, ce fut les trente glorieuses, les seconds inventèrent le statut des fonctionnaires ce sont les gagnants d’aujourd’hui.

C’est en 1946 que tout s’est joué.

En 1970, mes affaires marchaient à bloc. Le directeur des services techniques de la ville où j’habitais m’avait pris en sympathie. J’avais 26 ans et lui environ 56 ans. C’était un homme extrêmement brillant et très entreprenant. A cette époque, cette fonction faisait de vous un notable. Il était ingénieur des Arts et Métiers, je n’étais qu’un agréé en architecture en devenir.

Un jour de discussion amicale, je lui ai demandé pourquoi, avec une personnalité aussi forte et des compétences aussi développées, il n’avait pas créé un cabinet d’ingénierie.

Il m’a répondu ceci : “J’ai passé la guerre dans un camp de travail obligatoire, lorsque je suis revenu j’aspirais à la sécurité. Le statut des fonctionnaires m’a apporté cette sécurité”.

A la remarque : “Mais votre salaire est ridicule”. A l’époque les fonctionnaires payaient la garantie de l’emploi à vie par un salaire inférieur de moitié au secteur privé.

Il a répondu : “Je le savais en prenant ma décision, je ne vais me plaindre aujourd’hui”.  

A la deuxième remarque : “Mais vous n’utilisez pas plus de 50% de vos compétences, vous êtes entravé. “

Sa réponse a été : “Effectivement, mais je compense par ma collection de timbre, qui est une des plus belle de France.”

Tout est dit. Les règles du jeu étaient posées.

Soixante dix ans se sont écoulés depuis la création du statut des fonctionnaires en 1946.

Au cours de ces soixante dix ans, une pression parentale forte a dirigé nombre de jeunes gens vers la sécurité de la fonction publique. Les parents comblés déclaraient : “Mon fils, ou ma fille, a réussi, il est à l’abri, il est fonctionnaire”.

La prolifération des adhérents à ce statut a fait que la compétition sociale s’est déplacée du monde du risque vers celui du statut sécurisé de la fonction publique. Ce statut est devenu le modèle pour tous.

Cela a entrainé une hiérarchisation liée au statut de la fonction publique qui très rapidement a rejoint le niveau des avantages résultant de la récompense du risque, pour aujourd’hui largement les dépasser.

Seuls les avantages liés au capital restent au dessus des avantages accessibles aux fonctionnaires, mais ceux-ci sont au combat pour les rejoindre et les dépasser.

Dans ces conditions la prise de risque ne reste que suicidaire, puisqu’elle n’apporte plus aucun profit. De ce fait, on peut affirmer aujourd’hui que la simple notion de prise de risque est quasiment éradiquée de la pensée des français.

Le problème est grave car ce n’est pas parce que la prise de risque est refusée, même pas identifiée, que le risque est pour autant supprimé. Il est simplement dissimulé.

Le risque, la mort donc, n’est pas détachable de la condition humaine, c’est une donnée universelle.

En faisant mine de le supprimer, le statut des fonctionnaires a introduit dans la société française le mensonge, l’aveuglement.

Une société qui se ment sur un point aussi fondamental, qui fuit la réalité du risque, va droit dans le mur.

Soixante dix ans parait la jauge naturelle de facturation des erreurs sociétales – voir l’URSS –

Nous ne devrions être pas très loin de la facture, de l’échec pur et dur.

Bien à vous. H. Dumas

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La situation de l’Europe au regard de la crise italienne

Dans mon dernier article (ici) j’avais évoqué le problème des dettes publiques tout en évoquant la situation italienne ; laquelle comporte des risques économiques et financiers très importants au niveau européen.

La situation politique italienne :

Lors des dernières élections, la population a clairement signifié qu’elle ne voulait plus des politiciens traditionnels et a voté pour les nouveaux faiseurs de promesses simplistes et miraculeuses et pour un programme anti-austérité et anti-migratoire (les italiens ont été submergés par des migrants venus d’Afrique en passant par la Libye).

En fait, c’est toujours la même antienne : le politicien pour être populaire distribue l’argent des impôts puis des emprunts et, le jour où il n’y a plus d’argent, il est renvoyé car le peuple ne comprend pas et surtout ne veut pas comprendre !

Les avantages sociaux sont des droits acquis et il n’est pas question d’y toucher et la conclusion qu’en ont tiré les italiens c’est que c’est la faute de l’Europe et de l’€ !

Les partis extrémistes et populistes (la lega de droite et le mouvement 5 stelle) ont réussi a former une improbable alliance et proposé un président du conseil (1er ministre qui est le chef du gouvernement) en la personne de Giuseppe Conte.

La situation économique s’est alors transformée en crise politique car Sergio Mattarella, le président de la république italienne qui, dans la constitution italienne, est celui qui nomme les ministres, refuse de nommer certains ministres populistes et notamment M  Paolo Savola, trop anti-€.

Ce faisant, le président de la république italienne a usé de son droit constitutionnel et fait savoir qu’il refuse clairement une issue du type Italexit !

Conte a jeté l’éponge et Mattarella a nommé Carlo Cottarelli, un ancien du FMI, pour former un gouvernement de techniciens (comprendre fonctionnaires) provisoire sans aucune légitimité … le temps d’organiser de nouvelles élections.

On va donc demander aux italiens de revoter pour voter « correctement » avec le risque évident d’une confirmation du vote populiste et d’un renforcement de la lega.

L’Italie sombre donc dans une crise de légitimité politique car, nécessairement, la première leçon que l’on en tire est que le peuple vote mais qu’on ne tient pas compte de son vote !

Il ne faut pas oublier non plus que le président de la BCE s’appelle Mario Draghi, qu’il est italien, et qu’il a nécessairement appelé Mattarella pour faire le point avec lui et envisager les solutions pour « éviter le pire » !

Le problème est que l’UE est aujourd’hui surtout un ensemble perclus de dettes et que ces dettes rendent la situation fragile et parce que l’Italie n’arrive pas à surmonter la crise de 2008 et que sa compétitivité économique s’érode continuellement avec la cohorte de problèmes que les français connaissent bien puisque ce sont … les mêmes !

La situation économique et financière de l’Italie :

Elle représente un risque systémique évident avec un risque de contagion par effet de domino du fait de l’interpénétration des économies des membres de l’UE ; et plus particulièrement pour la France et l’Allemagne.

En fait, sa situation est très mauvaise et elle ne tient que grâce au soutien de la BCE et ses crédits gratuits.

– L’Italie est la troisième économie de l’UE et la première dette de l’UE. Sa dette publique s’élève à 2.300 Mds€ et représente 132% de son PIB,

– elle a une dette de 250 Md€ vis-à-vis de la BCE (les partis populistes voulaient en obtenir l’annulation pure et simple ce qui revenait à en faire payer la charge par les autres pays membres !)

– les banques françaises sont très exposées en Italie (on parle de 350Md€),

– les banques italiennes sont percluses de dettes irrécouvrables pour au moins 200 Md€ sans compter qu’elles sont gavées de la dette souveraine de l’état italien considérée comme sûre ; le secteur bancaire italien est donc complètement vermoulu et sa restructuration est plus que problématique (en principe il faudrait faire un bail-in (ici) mais ce serait ruiner nombre de petits épargnants ; ce que le gouvernement italien d’avant les élections souhaitait éviter, préférant utiliser la bonne vieille méthode du renflouement par le biais des impôts qui n’est plus autorisée par l’UE !).

– le PIB de l’Italie n’a pas retrouvé son niveau d’avant la crise de 2008,

– la croissance italienne est extrêmement faible et ne permet en aucun cas un remboursement des dettes publiques malgré des comptes publics officiellement en meilleure forme que ceux de la France.

On se trouve donc bien devant une nouvelle crise de la dette, comme pour la Grèce ; avec cette seule différence qu’on change d’échelle et qu’un défaut de l’Italie aurait un effet en cascade qui pourrait très vite devenir totalement incontrôlable et dévastateur.

Les officiels nous rassurent : Les fondamentaux italiens sont solides et son économie va bien !

En fait, tout cela est faux et ne fait (éventuellement) illusion qu’auprès des populations car les spécialistes sont évidemment au courant de la réalité de la situation.

D’ailleurs, les signes avant-coureurs de la crise se profilent avec les taux d’intérêts qui commencent sérieusement à monter (le spread – écart de taux – avec l’Allemagne (la référence) dépasse désormais 300 points de base), la bourse Milan plonge et toutes les bourses européennes chutent.

En fait, dans les milieux économiques et politiques, tout le monde s’inquiète de ce qui va se passer … car les taux montent aussi pour les pays voisins (Espagne, Grèce, Portugal).

Ce n’est pas encore la panique mais on pourrait très vite y arriver bien que la presse mainstream occulte pratiquement complètement la question et fasse plutôt sa « une » sur les derniers attentats de Liège (Belgique).

Les conséquences :

A ce stade, il y a 3 solutions :

– la situation se maintient, la BCE finance, un nouveau scrutin est organisé et les italiens votent « comme il faut ». On en reviendra à la situation habituelle, fragile mais stable d’avant les élections … jusqu’à la prochaine fois !

– les électeurs italiens confirment leur vote et la lega conforte sa situation. Elle forme un gouvernement anti européen mais, comme Alexis Tsipras (gauche radicale) en Grèce, finalement ne fait rien de compromettant ; ce qui permet d’en revenir au premier cas de figure,

– les électeurs italiens confirment leur vote, la lega arrive au pouvoir et provoque le clash !

L’évolution, dans ce dernier cas de figure, est le défaut italien et le déclenchement du processus de contagion à tout le système européen avec des faillites en cascades des banques européennes trop exposées et trop fragiles puis des entreprises avant que ce soit le tour des états eux-mêmes !

D’ores et déjà, il est entendu que les premières victimes de la situation seront les italiens eux-mêmes car si les taux d’intérêts remontent, la charge de la dette va augmenter ; ce qui va entraîner nécessairement une augmentation des prélèvements fiscaux afin d’y faire face !

Mais il faut être conscient que, fatalement, un effet de contagion aurait pour effet immédiat de mettre tous les contribuables européens à contribution pour sauver l’ensemble du système financier européen et éviter un effondrement général de l’économie.

Si les électeurs italiens pensent qu’il pourrait y avoir une éventuelle sortie de l’Italie de l’UE et de la zone € nous assisterons, comme pour la Grèce en 2015 (200 Md€ avaient filé en Allemagne), à une fuite des capitaux imposant de mettre très rapidement en place un mécanisme de contrôle des changes.

Car, le paradoxe est que les gens peuvent affirmer qu’ils sont contre l’€ tout en n’ayant pas confiance dans une future monnaie nationale qui va dévisser face à l’€ et anéantir leurs économies de toute une vie !

Et l’Europe dans ce schéma ?

L’UE et ses membres ne peuvent pas accepter la déstabilisation du système entier (avec la ruine des épargnants français, allemands et autres) dans un système interdépendant et contraint ; ce qu’on savait déjà avec la Grèce !

En fait, nous payons aujourd’hui (et risquons de payer encore plus) les conséquences d’un montage à la fois fragile et incomplet qui a permis, avec une monnaie unique mais sans structure de contrôle et de péréquation, à des pays comme l’Italie, la France, la Grèce, l’Espagne, le Portugal d’emprunter au-delà de toute raison et de créer une situation aujourd’hui pratiquement ingérable !

Suivez avec attention l’évolution des taux d’intérêts !

Si vous entendez que les taux italiens montent très au-delà de 10%, avec un risque de contagion à la périphérie, vous saurez que le krach sera proche et je doute que les moulinets oratoires d’Emmanuel Macron soient alors de quelque effet que ce soit !

On en est là et il n’y a pas de bonne solution mais tout cela on le savait depuis la première crise de 2011-2012 !

Bien cordialement à tous.

 

 

 

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Un apparatchik à l’hôpital.

Rescapé de l’attaque ignoble perpétrée par des islamistes à Charlie Hebdo le 5 Janvier 2015, Philippe Lançon vient de publier “Le Lambeau”, chez Gallimard.

Lors de cette attaque, 12 victimes décéderont.

J’en connaissais deux, que j’avais rencontrées dans les années 1980. L’un, Cabu, ayant passé un weekend chez moi, l’autre, Wolinski, avec qui j’avais plusieurs fois déjeuné.

Je ne partageais pas leurs visions politiques, mais ils étaient deux personnages passionnants, drôles d’abord puis, objectivement, agréables et courtois. Paradoxalement, leur humour constant, qui était assez agressif en public, était plutôt tendre en privé.

Ce jour là, à Charlie Hebdo, ce crime odieux, inacceptable, m’a énormément choqué. Les différentes récupérations politiques ou intellectuelles m’ont, la plupart du temps, parues insignifiantes par rapport à la densité profonde de cet acte de barbarie, qui à l’évidence en annonçait d’autres à venir.

Je supposais alors que les rescapés — présents blessés ou absents chanceux d’avoir été ailleurs par hasard à cet instant — devaient se poser des questions fondamentales, les mêmes que moi, les mêmes que tout le monde.

Je croyais que, face à une telle violence, tout le monde retrouvait les mêmes valeurs, les vraies valeurs. Eh bien non, ce n’est pas le cas.

Finalement, peut-être n’y a-t-il pas de vraies valeurs? Peut-être que nous nous abusons, que tout simplement les valeurs auxquelles nous adhérons nous paraissent vraies ? Je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est que le livre de Lançon est décevant, il tombe des mains.

La souffrance

Très grièvement blessé — un quart de son visage emporté par une balle — l’auteur parait découvrir que la souffrance n’est pas partageable, qu’elle est intransmissible. Que donc tous ceux qui font mine de la partager ne sont que des acteurs plus ou moins doués pour la comédie.

Celui qui souffre est non seulement seul, mais le fait qu’il ne peut pas s’exclure de sa souffrance le condamne à l’isolement.

Il suffit de s’être fait opérer des hémorroïdes pour constater avec stupeur que, pendant les deux jours qui suivent l’opération, la douleur interdit toute pensée au-delà de son propre trou de balle. C’est un choc.

La souffrance est comme la mort, si intime, si intolérable, que l’homme, non seulement ne peut pas partager celle des autres, mais il ne peut même imaginer la sienne à venir.

Pas plus qu’il ne peut envisager réellement sa mort, il ne peut pas conceptualiser sa souffrance future. S’il le pouvait, aurait-il du gout à vivre ?

Avant d’être blessé, Lançon a parcouru le monde, imaginant sans doute partager la souffrance des autres, en tout cas le laissant penser.  Il sait aujourd’hui qu’il n’en était rien, que ce n’était pas possible, qu’il jouait un rôle. Or, il ne le dit pas.

Il se réserve sans doute le droit de trier les souffrances, de les hiérarchiser. Peu probable qu’il se penche un jour sur la souffrance liée au pillage fiscal.

Le privilège

Dans son ouvrage, M. Lançon nous fait partager intimement son calvaire médical, évidemment réel.

Il ne nous cache pas son privilège. Sa notoriété lui permet, à l’hôpital public, de disposer d’une chambre seul, de pouvoir y installer un lit d’accompagnant, de tenir salon à toute heure, d’avoir un contact direct particulier avec les soignants, simples ou médecins. Autant de choses auxquelles le malade ordinaire n’a pas accès.

Ce qui me gêne n’est pas l’obtention de ces privilèges, mais la façon de les acquérir, alors qu’il est un homme de gauche prônant l’égalitarisme. Or, son privilège est lié justement à son image d’égalitariste et à une chaine de copinage du même tonneau.

Je ne juge pas, je constate.

Je suis sûr que M. Lançon a une très mauvaise opinion de l’hôpital américain de Neuilly, qui n’est qu’un établissement offrant des conditions de soins privilégiées à ceux qui ont les moyens de les payer.

Essayons d’être objectif.

Est-il scandaleux que face à la mort, aux souffrances, l’homme tente de se créer des privilèges qui lui laissent imaginer que ses souffrances ou sa mort seront plus douces ? Même s’il se trompe lourdement sur le résultat, peut-on lui jeter la pierre ?

Et enfin, est-il plus sain que ces privilèges soient distribués de façon stalinienne ou de façon libérale ?

La distribution stalinienne, favorable à M. Lançon, est basée sur son appartenance aux pensées égalitaristes, garantie par ses amitiés et son capital culturel personnel. Il va donc, au fil des pages, nous assommer de preuves de ce capital, tout comme les patients de l’hôpital américain s’évertuent à faire étalage de leur fortune, de leur capital économique.

Lançon aura-t-il un jour accès à la sagesse ? Comprendra-t-il, à la suite de ce drame, que la recherche de privilèges face à l’idée qui nous taraude tous de la mort et de la souffrance n’est pas anormale, est incontournable, que nul ne peut s’en affranchir.

Dans ces conditions, M. Lançon conviendra-t-il qu’il faut prendre acte de cette quête de privilèges et donc accepter un système de société qui la permette, ouvert au plus grand nombre sur ce point ? Admettra-t-il que l’octroi de privilèges soit lié à un type d’effort que tous peuvent entreprendre, même si sont exclus inévitablement les moins doués.

Je veux parler d’un système le plus économique et libéral possible, que ses détracteurs appellent péjorativement “capitaliste”.

Son livre ne prend pas ce chemin. Le calvaire qu’il traverse ne parait pas l’amener à remettre en question le système égalitariste auquel il appartient, où seule une minorité bien pensante accède aux privilèges.

Ce n’est pas si grave puisque nous savons depuis belle lurette que les privilèges ne font pas échec à la mort et ne protègent pas de la souffrance. Mais bon…

Nous savons aussi combien est essentiel que le capital soit transmis, peut importe celui qui le possède, en cela M. Lançon est un outil de transmission comme un autre du capital culturel, acceptons-le sur ce sujet.

Concernant son bouquin, vous pouvez économiser 21 € en ne l’achetant pas. Commandez plutôt les nouvelles de Marcel Aymé.

Cordialement. H. Dumas

 

 

 

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LA SACEM UN RACKET DE CONNIVENCE BIEN FRANÇAIS (que le monde entier nous envie)

 Voici un 5eme extrait de mon livre « La Locomotive ou la fin des années rock ».
Ce livre qui fait 377 pages est en recherche d’un éditeur qui doit se faire une certaine idée de la Justice. Celle que moi, j’avais avant la visite de Monsieur M.Mace https://www.temoignagefiscal.com/m-mace-linspecteur-verificateur-assermente-qui-assassina-la-discotheque-la-locomotive-en-1996/.
En effet, ce livre retrace l’aventure de la Locomotive, qui fut la plus grande discothèque de Paris, mais il est aussi le récit détaillé et véridique d’un assassinat fiscal dans la discrétion la plus absolue.
H16 a publié un article sur le racket de la SACEM  (http://h16free.com/2018/05/23/61044-sacem-remuneration-equitable-et-monopole-de-connivence), pour conforter son papier, je vais vous livrer le récit (humoristique) de ma bataille (perdue) contre la SACEM.
Je vous livre, dans les quelques lignes qui vont suivre, du vécu.
Du vrai, du saignant.

Le nuage Sacem était autrement préoccupant.
Tout le monde croit connaître la Sacem.
Schématiquement, on pense qu’elle collecte l’argent de la musique dans divers lieux et qu’elle la reverse quasi intégralement aux auteurs en déduisant ses frais de gestion.
Un organisme intègre et honnête, dévoué aux artistes dans sa mission. C’est l’image qu’elle veut donner d’elle auprès du grand public. Opération réussie sur toute la ligne grâce à une communication aux petits oignons. La réalité est tout autre.
Mais qui en France cherche à connaître la vraie vérité ?
Je vais vous raconter notre combat, combat que nous avons perdu, évidemment contre cet organisme parasite, qui vit et survit grâce à l’aide complaisante de l’État, à travers le ministère de la culture.
La « redevance » que devait payer les discothèques, à l’époque, à la Sacem était grosso modo de plus de 7,5% du chiffre d’affaire H.T.
Cela parait peu, mais en réalité c’est énorme.
Pour nous, sur un C.A H.T de 5 millions d’€, la note s’élevait à 375.000€ chaque année (sur 10 ans, ça fait 3,75 millions d’€). Et alors, me diriez-vous, une discothèque fonctionne grâce à la musique, c’est normal de la payer.
OK, OK ! Mais 7,5% sur le CA correspond à une amputation de 30% sur le bénéfice. Ca fait mal.
Fin 88, début 89, des patrons de discothèques se réunissent sous l’impulsion de Poupardin qui avait créé pour ce combat le Bemim.
Le SND  dont nous faisons partie (syndicat National des discothèques)  devant la grogne montante de ses adhérents est obligé, en traînant les pieds, pour ne pas se faire dépasser par Poupardin, à prendre le train en marche.
Le SND fonctionne grâce à la Sacem. En effet pour bénéficier d’une « réduction » (minime) sur le montant à payer à la Sacem, vous devez obligatoirement faire partie d’un syndicat de votre profession.
Le SND, comme d’autres, vivent des cotisations des gens qui sont obligés d’adhérer chez eux.
Donc en résumé, les syndicats « défendant » la profession ne souhaitent pas entrer en conflit avec la Sacem qui les nourrit. Malin, non ?
Pourquoi ce soudain mécontentement contre la Sacem qui vivait, extrêmement bien de cette rente monopolistique accordé par l’État français depuis des dizaines d’années ? Sans aucun contrôle, bien évidemment, comme tous les trucs et machins que crée l’État français pour placer des potes, ou les potes de leurs potes. Coutume bien française qui perdure et qui a, encore, de magnifiques jours devant elle.
Poupardin avait fait une étude sur les pourcentages  payés par les discothèques de chaque pays faisant partie de l’Europe à leurs organismes nationaux similaires à la Sacem.
Cette étude mettait le feu aux poudres.
La moyenne européenne était de 0,80%. Et nous, nous étions rackettés, car il s’agit à ce taux là d’un rackett avec la complicité active de l’État, par notre bien aimée Sacem à 7,50%.
Poupardin prouvait aussi que les frais généraux de la Sacem représentaient (toujours à cette époque) 40% de leur CA. Leurs concurrents étrangers entre 8 et 10%.
Nous avions donc la certitude d’être tondu pour engraisser un petit groupe de sangsues bien grasses qui avait su inventer et faire perdurer un beau gros gruyère avec la bénédiction des ministres de la culture successifs. Toute cette petite élite, tranquillement, sans complexe, buvaient notre fric. Au nom, bien sûr du bien commun.
Le bien commun est l’argument massue, imparable, qui rallie à sa cause 90 % des français.
Et là, c’était pour le bien commun des artistes, soi-disant protégés par la Sacem.
Mieux qu’ailleurs, disaient-ils.
A mourir de rire quand on connaît les chiffres réels et ce qu’ils reversent à quelques artistes (les autres sont de la baise ou reçoivent quelques miettes) une fois qu’ils ont déduit leurs frais de fonctionnement, qui sont, n’oubliez pas 4 fois plus élevé que la moyenne européenne! Leur propagande est un véritable tour de force, même auprès des artistes qui au lieu de leur rentrer dans le lard, prennent leur défense.

Nous décidâmes de suspendre les règlements Sacem et d’organiser des manifestations. Devant leur siège à Neuilly (en mars 89, je crois) et devant le domicile de leur PDG.
Il faut visiter leur siège, pour avoir un aperçu (comme pour Bercy) de la somptuosité de leurs bureaux. Siège et antennes parisiennes.
Leur siège est situé à Neuilly dans une tour ultra moderne et luxueuse. Leurs bureaux, salles de réunions et tout le reste, toilettes comprises, ne respiraient pas la pauvreté. On était propulsé en Arabie Saoudite, sans les jets d’eau et les robinets en or.
Exactement, aussi, comme à Bercy.
La Sacem eut une communication intelligente et avec l’appui des médias, nous fit passer pour une bande d’excités, voulant mettre en péril un modèle français, que le monde entier, encore une fois, nous « enviait ». Toujours la même rengaine, qui, avec la complicité bienveillante des médias, fonctionne à merveille. Le français, dont le cerveau, lavé par des dizaines d’années de communication mensongère, ne sait plus distinguer la vérité.
Il est massivement pour la tonte du voisin.

La Sacem forte de sa position de défenseur de l’exception française, ne voulait rien lâcher. Le conflit s’enlisait dans une guerre de tranchées. Mais l’argent de plusieurs dizaines de discothèques (je ne connais pas le chiffre exacte) ne rentrait plus dans ses caisses. C’était, pour eux, inacceptable. Il leur fallait réagir et d’une façon définitive et qui fasse rentrer tous ces merdeux de patrons de discothèques dans le rang. Et qu’ils la ferment définitivement.

Un  après midi, on m’appelle affolé de la Loco.
« Manu, il y a un huissier à la porte avec des camions de déménagements ».
Ce brave huissier (est-ce qu’un huissier peut être qualifié de brave?) venait saisir et emporter tout notre matos lights et son, sur ordre de la Sacem, autorisé par un tribunal quelconque.
Branle-bas de combat pour arrêter ce hold-up.
Nous sommes donc obligés de baisser notre froc,( ce ne sera pas la dernière fois dans la vie de la Loco)  et contraint d’accepter le diktat de la Sacem si nous voulons ouvrir la Loco ce soir et les jours suivants. Nous ne pouvions nous permettre financièrement d’entamer un conflit qui, selon toute probabilité, sera long, coûteux et dont le résultat serait  plus qu’incertain, pour nous.
L’argent pour financer ou casser un conflit, pour la Sacem n’était pas un problème. Elle croulait sous l’or. Sous l’or de tous les gogos qui devaient passer à leur caisse.
Elle avait de plus l’appui de notre gouvernement et du ministère de la culture avec le beau Jack Lang, jamais en retard pour défendre une gamelle. C’est sûr que pour les discothèques ce n’était pas gagné.

Quant à nous, dans l’immédiat, il nous fallait en plus payer le déplacement de l’huissier et celui des camions. Quand on aime, on ne compte pas…
Pourquoi un tel régime de faveur pour nous ?
Il faut se replacer dans le contexte de l’époque.
La Loco est la plus grande boîte de Paris, elle fonctionne à fond et sa notoriété est au plus haut. Pour casser le mouvement de revendications et amener les vilains récalcitrants à la table des négociations dans de « bonnes dispositions », il leur faut faire un exemple saignant.
Quoi de mieux que faire saigner la Loco ?
Donc, machine toute sur la Loco.
Après de longues réunions avec le SND et les autres syndicats fantoches, un accord est trouvé.
La Sacem réduit son taux d’imposition à 5% et des brouettes.
Super Victoire ! On est encore loin des 0,80% de la moyenne européenne, mais bon, et l’exception culturelle française ?
Quasi simultanément, nos énarques toujours en mal de bidules pour caser quelques copains, nous inventent et pondent un nouveau machin à aspirer la différence perdue par la Sacem.
Cet aspirateur à fric  nouvelle génération, s’appellera la SPRE.
Société pour la Perception de la Rémunération Équitable.
Équitable pour leurs dirigeants !
Cette usine à gaz, typiquement française, collecte pour je ne sais qui et je m’en fous complètement.
Le seul résultat qui compte, c’est qu’elle nous pompe plus de 2%.
Je me demande toujours pourquoi, au lieu de m’escrimer à monter une entreprise, génératrice d’emmerdements et de nuits blanches pour la faire fonctionner, je n’ai pas mis mon énergie dans le grenouillage politico combinard.
Je serai bien arrivé à attraper une place peinarde, très bien rémunérée avec plein d’avantages à vie, payée par ceux qui travaillent.
A un croisement, je n’ai pas enquillé le bon chemin. C’est vrai qu’il faut aussi en avoir la mentalité.
La création de la SPRE fut un joli tour de passe-passe, dont une fois de plus nous étions les dindons. Avec la bénédiction de Jack Lang. Bravo l’artiste !
Toute nouvelle velléité de révolte était étouffée dans l’œuf. Chacun retourna à ses affaires, il fallait bien vivre…

E.Bolling

mes autres extraits sur ce blog:  https://www.temoignagefiscal.com/mon-passage-en-correctionnel-a-la-demande-de-bercy/

et aussi  https://www.temoignagefiscal.com/la-loco-au-prudhomme-kafka-au-quotidien/

et notre best seller qui est en début de cet d’article:  https://www.temoignagefiscal.com/m-mace-linspecteur-verificateur-assermente-qui-assassina-la-discotheque-la-locomotive-en-1996/ 

Et pour terminer une pépite:   https://www.temoignagefiscal.com/ma-perquisition/

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La dérive des dépenses publiques et l’augmentation des dettes mondiales constituent une menace mortelle pour nos démocraties

Beaucoup d’états, dont la France, sont en situation de surendettement manifeste ; ce qui n’est pas vraiment un phénomène nouveau car l’endettement des états est une constante depuis que les états existent !

On sait qu’un Etat ne fonctionne qu’à partir des impôts qu’il collecte. Néanmoins, les gouvernants peuvent opter, parallèlement à l’impôt, pour la voie de l’endettement pour des raisons variables (investissements lourds, manque de liquidités si l’impôt rentre mal, clientélisme électoral, guerre …).

Le choix de la dette présente certains avantages :

– il constitue une solution de facilité car c’est la possibilité de dépenser plus sans lever l’impôt correspondant et donc sans prendre le risque de mécontenter l’électeur.

– c’est une solution d’autant plus « avantageuse » que les taux d’intérêt ne sont pas élevés, comme c’est le cas actuellement, mais qui évidemment fait prendre des risques sur le futur si les taux remontent.

– C’est aussi une forme de relance permanente de la consommation en augmentant les distributions d’argent, sans augmenter les impôts, du moins dans l’immédiat, puisqu’on dépense plus qu’on ne gagne. En France, le déficit budgétaire est de 20 à 25% tous les ans depuis 30 ans ce qui explique d’ailleurs que la dette publique soit passée de 20% à presque 100% du PIB.

On peut donc affirmer que la dette est bonne pour l’économie car elle permet de financer certains projets ou investissements ; mais, comme en toute chose, l’excès nuit et il apparaît un peu illusoire, pour ne pas dire présomptueux, de penser que cette dette ne sera jamais remboursée.

Car le recours excessif à l’endettement finit par avoir des effets nocifs ou pervers en regard desquels les avantages apparaissent bien illusoires !

– la dette plait aux dirigeants mais aussi aux populations car c’est un moyen de dépenser plus ; surtout que, dans des pays comme la France, une bonne partie de la population a tendance à confondre aides sociales et revenus sans avoir conscience des problèmes qui, à terme, finiront fatalement par arriver !

– l’utilisation permanente de la dette a un effet de dopage sur la croissance mais que dès qu’on arrête l’injection de liquidités, la croissance s’effondre ; voire même passe en négatif avec l’arrivée de la récession.

– La dette n’est indolore en fait qu’au début ; car c’est en fait un impôt différé et il faut bien assumer ensuite le service de la dette c’est à dire son remboursement et le paiement des intérêts. Or, la charge de la dette s’alourdit nécessairement au fil des ans, au fur et à mesure de l’augmentation de la dette, jusqu’à devenir insoutenable, et l’effet dopage devient de moins en moins évident,

– Dans un pays comme la France où 75% des biens manufacturés sont importés, la distribution d’aides sociales et de revenus supplémentaires provoque mécaniquement une augmentation des importations et creuse le déficit du commerce extérieur qui atteint des sommets,

– Les politiciens ont vite compris qu’ils étaient dans un cercle vicieux dont ils ne pouvaient plus sortir car si on réduit les dépenses, sociales notamment, la population sera mécontente et … ils ne sont pas réélus. C’est l’effet collatéral l’Etat providence !

– lorsque le reflux des allocations, aides sociales et autres commence à se faire sentir parce que l’Etat est allé au bout de sa « logique » dépensière et qu’il faut resserrer les boulons, la population bénéficiaire ne comprend pas, s’insurge, refuse d’en assumer les conséquences et évidemment écoute les solutions miraculeuses de certains politiciens qui y voient une occasion rêvée d’accéder au pouvoir.

– la contestation populaire peut très vite amener au blocage complet de la société civile et à une paralysie de l’Etat,

– le corollaire de la dette excessive est rapidement la progression continue de la fiscalité et de la pression fiscale et in fine la paupérisation progressive de la population.

– l’accumulation d’une dette trop importante finit par limiter les moyens d’actions de l’Etat qui perd toute marge de manœuvre et doit subir la loi de ses créanciers.

On sait que les politiciens ont une faculté toute particulière à dépenser inconsidérément et avec prodigalité l’argent des autres pour se concilier les bonnes grâces des électeurs mais l’électeur ne doit jamais oublier que c’est lui, in fine, qui est engagé par les promesses que le politicien lui fait.

La France est typiquement dans ce schéma mortifère qui ne mène à rien d’autre qu’à une catastrophe prévisible : la faillite ; bien que l’on puisse affirmer que les états ne peuvent pas faire faillite puisque les règles de souveraineté s’opposent à la liquidation du patrimoine d’un état. Un état n’a jamais été mis en liquidation judiciaire.

On appelle cela le défaut, c’est à dire l’impossibilité pour un état de rembourser tout ou partie de ses dettes.

Seulement, ce qu’on oublie souvent de dire c’est que la faillite de l’Etat c’est surtout la ruine de la population qui perd ses économies laminées par l’hyperinflation, le pillage des caisses de retraite ou la faillite des banques. (ici)

C’est à ce moment là qu’interviennent en général les populistes et leurs solutions toutes trouvées voire carrément miraculeuses qui permettraient, à les en croire, d’évacuer commodément et rapidement ce problème de dette dont personne ne veut assumer les conséquences.

Ils n’hésiteront évidemment pas à faire des promesses qu’ils savent ne pas pouvoir tenir et même à affirmer, au-delà de toute crédibilité, que la dette n’est pas un problème. L’utilisation d’arguments simplistes et l’exploitation de l’ignorance et de la crédulité populaire fait partie de leur discours politique.

– Pour les uns, il suffit de changer de monnaie et de revenir à une monnaie nationale ; ce qui permettrait de se lancer dans l’émission monétaire massive et l’hyperinflation qui … ruinerait la population (voir la République de Weimar en 1924, l’Argentine de Mme Kirchner dans les années 1990-2000, le Venezuela de Nicolas Maduro).

– Pour les autres, il suffit de répudier la dette et (sic) de tordre le bras des banques qui « regorgent de l’argent volé au peuple » en oubliant que les premiers spoliés seront les français du peuple eux-mêmes puisqu’ils ont tous un ou plusieurs comptes bancaires !

En résumé : La dette n’est pas un problème ; les riches et les banques paieront !

Seulement, ces affirmations rassurantes relèvent de l’ineptie ou de l’ignorance voire de la manipulation ; car, ce qui est proposé, c’est juste le vol, l’atteinte systématique à la propriété privée, la spoliation étatique et la suppression des règles normales de l’économie.

Le problème revient alors à la crédulité populaire face aux promesses des politiciens alors qu’on ne peut croire ni à la progression permanente de la dette ni, une fois qu’elle est devenue insoutenable, à sa répudiation pure et simple.

En fait, les dettes sont nécessairement et fatalement une bombe à retardement !

Le recours à la dette est une solution de facilité qui se paiera toujours plus tard ; surtout qu’en présence d’une dette massive, l’Etat va toujours essayer d’échapper à l’issue fatale mais inéluctable en utilisant toujours les mêmes recettes.

Nous savons qu’un état aux abois peut faire n’importe quoi (ici) car les gouvernants essaieront toujours de masquer la gravité de la situation et leur incompétence par des mesures souvent dictées par l’idéologie.

Les signes avant coureurs sont toujours les mêmes : progression de la fiscalité, traque fiscale, ostracisation d’une catégorie de la population (juifs, riches, …), nationalisation de l’économie et plus particulièrement des banques et des grosses entreprises (même étrangères), fermeture de la bourse, émission monétaire massive provoquant l’hyperinflation (qui est un impôt déguisé puisque la monnaie perd sans arrêt de sa valeur pour tendre vers 0).

L’Etat de droit finit par disparaître au profit d’une véritable organisation criminelle et un pays peut très vite devenir un immense camp de prisonniers lorsque la monnaie ne devient plus convertible, que sont mis en place un contrôle des changes et une limitation du droit de déplacement des personnes.

En fait, on s’aperçoit rapidement que seules les populations paient toujours les conséquences des expériences de leurs gouvernants.

L’Argentine de Mme Kirchner a fait défaut, après avoir ruiné sa population, en tentant d’obtenir par la force des rabais importants sur sa dette souscrite auprès de prêteurs étrangers en accusant ceux-ci d’être des vautours …

Le Zimbabwe du « docteur » Mugabe s’est lancé dans la spoliation des propriétaires terriens blancs, puis dans l’émission monétaire massive jusqu’à la ruine complète du pays (les retraités ont soldé 35 ans de cotisations avec 2 Coca Cola).

Plus près de nous, la Grèce, qui a dépensé sans compter l’argent qu’elle pouvait emprunter à faible taux sur les marchés du fait de l’€, n’a été sauvée que grâce au soutien des autres membres de l’UE (le total des aides s’élève à 350 md €). (ici)

Et désormais, avec l’Italie, nous avons un exemple édifiant de ce qui attend la France.

Troisième économie de la zone € avec un modèle économique fondé, comme pour la France, sur l’endettement et l’inflation (pour récupérer par le biais de la diminution de la valeur de la monnaie la compétitivité perdue), sa dette s’élève à 130% du PIB et sa situation apparaît extrêmement fragile.

Elle est d’autant plus fragile qu’elle a une dette de 250 Md€ vis-à-vis de la BCE à la suite du QE et que les banques italiennes auraient, à fin septembre 2017, 200 Md€ de créances douteuses représentant environ de 10% des prêts italiens.

Les banques européennes, et particulièrement françaises, sont aussi très exposées dans ce pays du fait de l’interconnexion des économies (pour les banques françaises on parle de plus de 300 Md€). (ici)

Le pays n’a pas su s’adapter aux contraintes d’une monnaie stable et forte comme l’€, la dette s’est envolée à des montants insoutenables et l’économie est en récession depuis 2008 ; ce qui fait qu’il n’y a désormais plus de marge de manœuvre.

L’Italie, comme beaucoup de pays de la zone €, dont la France, ne tient que grâce au crédit presque gratuit de la BCE et elle représente un risque systémique en cas de défaut.

Les partis traditionnels ont échoué et, désormais, ce sont les extrêmes qui vont gouverner puisque deux partis populistes d’extrême droite et d’extrême gauche (les extrêmes se rencontrent) anti-système, euro sceptiques, anti-euro, anti-immigration essaient de former une coalition de gouvernement tout en prévoyant, dans leur programme de gouvernement, une dynamique budgétaire insoutenable avec une hausse massive des dépenses !?!

Nous assistons donc à un véritable dérapage de la démocratie vers le populisme des deux extrêmes dont on peut légitimement se demander ce qu’il va en résulter alors que la confiance des milieux financiers ne leur est pour l’instant pas accordée puisque les taux d’intérêts demandés à l’Italie sont remontés brutalement.

Nous savions qu’il suffisait d’une bonne crise internationale pour jeter à bas ces constructions artificielles et fragiles basées sur l’accumulation d’une dette massive.

Nous n’en n’aurons peut-être même pas besoin car nous sommes, avec l’Italie, clairement devant une menace d’effet domino aux conséquences incalculables.

Nous vivons aujourd’hui avec la double épée de Damoclès d’un montant astronomique de la dette et le risque de la remontée des taux qui peut faire basculer des emprunteurs solvables dans la catégorie des emprunteurs à risque ; l’Italie pouvant peut-être nous donner l’occasion de voir jusqu’où on peut pousser le déni de réalité et l’aveuglement.

La dette excessive constitue clairement une menace pour la démocratie et les politiciens sont responsables devant leurs peuples pour leur avoir caché les risques qu’ils leur faisaient courir alors qu’il arrive toujours un moment où sonne l’heure des comptes.

Bien cordialement à tous !

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Les jours avec et les jours sans

Décide-t-on froidement d’entrer en lutte avec des monstres tels que Bercy ou l’URSSAF ? Vaste question que ne manquent pas de se poser tous ceux qui résistent à ces organismes et se retrouvent sous le feu destructeur de leur pouvoir.

Deux questions viennent alors à l’esprit :

            – Qui sont ces monstres ?

            – Pourquoi je me bats ?

Ces monstres ne sont que le bras armé de la pensée qui a pris le pouvoir, ils n’ont pas de réalité par eux-mêmes. La pensée qui leur donne naissance n’est elle-même qu’une excuse, un habillage, de la simple trivialité du pillage.

Le pillage cyclique d’une partie de la population par une autre et vieux comme le monde. Fait-il suite aux abus de ceux qui possèdent, ou nait-il simplement du désir de ceux qui n’arrivent pas à posséder ? Probablement de la conjugaison des deux.

Les sociétés ont cru trouver deux solutions pour éviter cette situation, la propriété privée sacrée et inviolable, ou, au contraire, l’absence totale de propriété privée qui est censée casser le motif même du pillage. Rien n’y fait.

Toute différence justifie un jour ou l’autre le pillage.

En fait, pas de société sans tri, pas de tri sans marque, pas de marque sans différenciation, pas de différenciation sans pillage à venir.

On se bat par hasard. En fonction du système que le hasard met en place pour telle ou telle société il y a ceux qui s’épanouissent et ceux qui au contraire périclitent.

Chacun étant persuadé de la véracité du système dans lequel il serait le meilleur. Y a-t-il une morale dans tout cela ? Une direction vraie et une autre fausse ? J’en suis de moins en moins sûr. Ce dont je suis sûr c’est qu’il y a des gens biens et des crapules dans tous les systèmes. Et c’est bien là le problème.

Certains systèmes privilégient-ils l’épanouissement des crapules, d’autres des gens de bien ? Je ne sais pas.

Je vous propose la lecture de “La Trilogie Berlinoise” de Philip Herr.

Cet auteur, décédé récemment, a écrit des romans policiers qui ont la particularité de se situer un peu avant, pendant, ou un peu après, le nazisme en Allemagne.

Il écrit : “En ces temps difficiles, le simple fait de survivre était une sorte d’exploit. Ce n’était pas quelque chose qui arrivait tout seul. Vivre en Allemagne nazie demandait un effort constant. Et encore vous restait-il, si vous parveniez à surnager, à trouver un but à votre vie. Car à quoi bon jouir de la santé et de la sécurité si votre vie n’a aucun sens ?”

Un peu plus loin : “Il est vrai, me disais-je, que ce problème ne me concerne guère, que les juifs ont bien cherché ce qui leur arrive. Mais même si c’était vrai, quel goût aurait notre plaisir au regard de leur douleur ? Leur souffrance rendraient-elles notre vie plus douce ? Le sentiment de ma liberté serait-il affermi par leur persécution ?”

Il va ensuite décrire des nazis fous, mais puissants donc capables de donner libre cours à leur folie, des complotistes, mais aussi des hommes et des femmes qui font de leur mieux, sans pour autant s’opposer frontalement au nazisme qui finalement s’imposera jusqu’au bout, jusqu’au dernier, jusqu’à l’anéantissement de toute une nation.

Donc l’horreur peut jaillir et emporter l’organisation sociale, même en démocratie. Pour autant apparait-il une évidence du bien et du mal ? Hélas non, cette évidence n’apparait qu’après, et encore est-elle particulièrement louche, touchant plus particulièrement ceux qui ont perdu plutôt que ceux qui se seraient trompés.

Les jours avec et les jours sans

C’est tout cela qui vient à l’esprit lorsque l’on a le nez dans le guidon, que l’on se bat pour vivre. Lorsque Bercy et l’URSSAF nous ruinent avec la bénédiction de la majorité, du peuple.

Certes, nous sommes convaincus qu’il se trompe le peuple, que Mélanchon est une enflure et ses économiste des pitres. Nous savons que, stigmatisant le capital, Piketty se met naturellement au banc de l’économie, qu’il en répondra. Peut-être ?

Il n’en reste pas moins que le poids de la lutte parait souvent inhumain.

Peut-on avoir raison contre tous ? Pouvait-on ne pas être nazi en Allemagne nazie ?

Ne pas être Stalinien en URSS sous Staline ? Aujourd’hui ne pas être  Chaviste  au Venezuela ? Ou communiste à la SNCF ?

Il est donc des jours où il semble que tout cela n’est pas possible, ce sont les jours sans. D’autres fois, l’espoir renaît, les certitudes s’emparent de celui qui résiste, ce sont les jours avec. Mais… pendant ce temps là l’horloge ne s’arrête pas.

Le bonheur de demain a du mal à combler la douleur lancinante d’aujourd’hui, et ça, Bercy et l’URSSAF le savent. C’est leur force et leur abjection.

Mais avec eux, la vie a-t-elle un sens ? Non aucun. Ils pillent pour piller. Il n’y a rien et il n’y aura jamais rien au bout de leur turpitude et de leur vanité.

Courbons le dos et résistons, tout en sachant que cela ne change rien, que demain sera comme aujourd’hui entre les mains des ambitieux et des menteurs.

La résistance n’a pas de but, elle est la seule solution à notre humanité, in fine, même face aux associations d’anciens résistants.

La résistance nous possède ou ne nous possède pas, elle est un point d’équilibre de la nature. Est-elle volontaire ? Rien n’est moins sûr.

Cordialement. H. Dumas

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L’HISTOIRE, UN ÉTERNEL RECOMMENCEMENT POUR CEUX QUI N’ONT RIEN COMPRIS.

Voici un extrait de la biographie de Marc Antoine par Pierre Renucci, éditions Perrin, page 294 :

« Sur le plan financier maintenant,  le bilan paraît plutôt contrasté.
La mise à l’encan des biens de proscrits permit certes une rentrée rapide d’argent, mais inférieure aux espérances. L’explication n’est pas bien compliquée plus l’impôt est élevé plus il provoque la fuite de l’argent…
…il manquait 80 millions de sesterces…Les triumvirs s’avisèrent alors qu’ils pourraient solliciter les matrones. Ces dames de la haute société, mariées ou veuves possédaient en effet un important patrimoine propre qu’elles administraient elles-mêmes….la liste des 1400femmes présumées les plus riches. Elles étaient priées de souscrire une déclaration de fortune… Pour les inciter à la sincérité, le texte prévoyait des sanctions en cas de dissimulation ou de sous évaluations… mais aussi des récompenses à toutes personnes…qui dénoncerait les fraudes. »…

Nous sommes en  -42 avant JC deux ans après l’assassinat de César
Rome dirigé par le triumvirat Marc-Antoine, Octave et Lépide a besoin d’argent. Toutes ces contraintes fiscales disparaitront avec l’avènement d’Auguste et pour environ plus de 2 siècles.

Les impôts réapparaîtront, et il faut savoir qu’ils sont une des multiples causes de la chute de l’Empire Romain viendra de sa fiscalité, qui finira délirante.

En 2018, soit plus de 2000 ans plus tard, ce texte peut complètement s’appliquer à  la France.
Il suffit de changer quelques termes en les réactualisant :
Proscrits par redressés fiscaux.
La fuite de l’argent par les exilés fiscaux.
Des récompenses aux dénonciateurs.

Nos énarques n’ont rien inventé, sauf que, nous, nous sommes, soit disant, en démocratie et non en dictature comme en -42.
Nos dirigeants ont laissé libre cours à une dictature fiscale.
Bercy est celui qui, réellement, dirige le pays.
Bercy  finira par la pression fiscale, chaque jour plus aberrante qu’il inflige aux français par provoquer la chute de l’Empire Romain…
E.Bolling

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Croyance, liberté, guerre : Jérusalem

Les croyances s’affrontent, se haïssent, se toisent, s’entretuent.

Ce sont des cochonneries que l’on vénère dans nos sociétés à l’aide de cette incroyable expression : “la liberté de croyance”. Un oxymore très répandu.

La croyance c’est, d’une part l’aliénation de la pensée, sa limitation, d’autre part l’instrument du pouvoir.

La croyance fait en effet référence à une vérité prétendument connue qu’il va falloir apprendre pour y croire. Il y aura donc celui qui sait et celui qui croit. Celui qui sait développe constamment sa connaissance en la vérité de référence, de telle sorte que celui qui croit ne puisse jamais arriver à son niveau et soit obliger d’accepter sa domination.

Pour en revenir à l’oxymore du début, après 74 ans de bons et loyaux services en tant qu’être humain, je suis arrivé à la conclusion que la liberté est aussi une croyance, qui n’a pas plus d’existence que les autres.

Que notre oxymore est en fait une sorte de pléonasme ou de répétition comme : “la croyance de croyance”.

Ceci dit nous voilà avertis, Trump l’iconoclaste, l’inculte, l’indécrottable fruste, touche au sacré, à la base de toutes les croyances : Jérusalem.

Enfin, plutôt à la base de toutes NOS croyances, chrétiennes, venant et découlant de…. — du judaïsme au communisme —  Parce que, entre nous, sur terre, il ne manque pas de croyances qui n’ont rien à voir avec Jérusalem.

Mais bon, admettons. Cela fait effectivement 2 ou 3 millénaires que Jérusalem tient la “prime time” de nos croyances occidentales et que vaillamment nous nous y égorgeons cycliquement.

Franchement, 3 millénaires à l’échelle de l’univers… qu’est-ce ? Surtout pour le petit pet que nous sommes sur sa toile cirée…

Donc, la catastrophe est imminente, des millions de croyants sont sur le point de s’étriper mutuellement, à coup de bombes et de fusils, voire pire, tout ça parce que Jérusalem….

J’ai des doutes. Jusqu’au point que je viens de vous avouer. A savoir que la liberté est une croyance, une vue de l’esprit, sans existence vraie. Nul n’est libre, tous nous sommes nos propres prisonniers, enfermés dans nos éducations, nos connaissances, notre corps, nos certitudes, seule la vanité nous fait croire que nous sommes libres ou que nous pourrions l’être.

Paradoxalement, cet asservissement nous donne une liberté unique, celle de pouvoir se foutre de tout. C’est probablement ce qu’ont compris avant moi ceux qui ont depuis longtemps vendu en ce qui les concerne leur concept de liberté en se soumettant aux prétentieux qui veulent absolument être élus, posséder le pouvoir.

Le pouvoir sur quoi ? Sur des esclaves dont in fine ils se retrouvent avoir la charge ? Rien n’est simple.

Et pourtant, la guerre nous pend au nez, parait-il. Et là, la simplicité revient au galop.

A la guerre, on est vivant jusqu’au moment où on est mort, entre les deux ont meurt de peur. Ce n’est pas très différent du reste du temps, juste un peu plus chaud, intense, dur.

J’en reviens à ces satanées croyances auxquelles je ne crois pas, que même je déteste. Ce serait donc elles qui génèreraient la guerre à venir.

Alors là, je pense que l’on se fout vraiment de notre gueule. Je crois que la vérité est que nous sommes sur le point d’être banalement les victimes potentielles d’un vaste pillage, qui ne sera que la suite, désagréable mais logique, des nôtres qui l’ont précédé.

Les bandes de Gaza rêvent de piller les juifs, au prétexte que ces derniers les auraient précédemment pillés, avec notre accord.

Info ou intox, je ne sais pas. Ce que je sais, et que j’ai déjà dit, c’est que l’idée n’est pas bonne.

Israël est un pays à fiscalité lourde, légèrement plus lourde que la France, doté d’une armée pléthorique qui lui coute très cher. Gaza n’a pas besoin d’armée, Gaza n’a pas d’ennemi.

Alors, comme je l’ai proposé récemment dans un commentaire, si les habitants de Gaza, au lieu de tenter de légitimer le pillage des israéliens, se contentaient de les couillonner, à la loyale.

Rien ne les empêche de créer un de ces Etats bancaires, riche et dense, comme Monaco, Hong Kong, etc… où ils pratiqueraient une douceur fiscale paradisiaque qui attirerait tous les sous des israéliens fortement fiscalisés.

Un nouveau Monaco à la porte de Telaviv, comme notre Monaco à la porte de Rome, un programme qui ne mettrait pas le feu à la planète mais du beurre dans les épinards de Gaza.

Oui mais, pour cela, il faudrait être vraiment libre, ne pas avoir l’esprit encombré de croyances, y compris celles de la liberté.

Or, si sur cette planète il est des gens esclaves des croyances, sous toutes leurs formes, ce sont bien ceux de Gaza. Et, comme toute la planète s’efforce de les contraindre dans ces croyances, effectivement cela risque de mal finir, d’abord pour eux, puis pour nous par contrecoup.

Le seul qui n’y est pas pour grand-chose, c’est ce pauvre Trump, qui parait souvent prendre sa vessie, voire sa prostate, pour une lanterne.

Pour finir ce billet un peu désordonné, un peu de rigueur, le proverbe du jour :

“Celui qui n’a jamais vu un œuf d’éléphant, ne peut pas se prétendre poète”

Bien à vous.

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La fuite à l’étranger des contribuables dont le revenu est supérieur à 100.000 euros annuels s’accélèrent.

Les contribuables à hauts revenus partent de plus en plus nombreux vers des cieux plus cléments.
Il ne s’agit aucunement d’aller se planquer dans des « paradis fiscaux » mais de tenter de profiter des fruits de son travail.
La France avec sa doctrine égalitariste, qui est du communisme déguisé avec des habits du dimanche, les spolient trop.
La libération fiscale en France, pour les salariés, démarre le 28 juillet.
On ne parle pas des innombrables taxes et impôts de toutes sortes qui s’accumulent selon le principe bien français du mille feuilles dont nous détenons le record mondial.
Dès que vous entreprenez quoi que ce soit, c’est Gravelotte pour vous.
C’est un pillage organisé mais « légal » qui va vous soulager de ce que l’Etat va considérer comme devant être partagé avec d’abord avec lui (le tonneau des Danaïdes) et ce qui en restera avec les plus démunis.
Une fois que l’entrepreneur qui bosse quasiment 24h/24 aura  assimilé ce schéma, qui, il l’aura compris, ne pourra aller qu’en s’accentuant, il commencera à envisager sérieusement  son déménagement vers l’étranger.
Il devra le faire avant qu’il soit trop tard (contrôle fiscal meurtrier  https://www.temoignagefiscal.com/super-jai-recu-un-avis-de-controle-fiscal/ )
Bien sûr, il entrera d’office dans la catégorie des « mauvais » français qui ne veulent pas partager et ne veulent pas être solidaire du tonneau.
Malgré la fameuse « Exit taxe » mise en place depuis 2011, les exils s’accélèrent, d’après Bercy, pour ceux qui gagnent plus de 100 000€ par an.

Parmi ces foyers, ils sont 4.326 à avoir quitté la France en 2015, en progression de 5 % par rapport à 2014. La tendance est également à la hausse chez les contribuables dont le revenu est supérieur à 300.000 euros, où l’on note 634 départs en 2015, contre 589 l’année précédente. Ainsi la « pause fiscale » décrétée à la mi-mandat de François Hollande n’a pas eu d’effets sur les décisions des contribuables, après un début de quinquennat marqué par de fortes hausses d’impôts. Concernant l’ISF, 754 départs de redevables ont été constatés en 2015, après 837 en 2014.
(source les Echos)
On peut constater que la fuite constante est toujours en augmentations pour les « riches » et qui souhaitent le rester.
Leurs destinations privilégiées restent dans l’ordre la Suisse, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis.
En les forçant à l’exil, ce sont tous ces pays là qui, en ne les écrasant pas d’impôts profitent des retombées financières de leur travail et de leur train de vie.
L’inconscience de nos dirigeants à œillères « conseillés » par Bercy est chaque jour confortée et accentuée, sans assimiler ce que même un enfant en CM2 pourrait comprendre :
« Plus de riches à tondre » plus d’argent à faire rentrer dans le tonneau !
L’inversion de la courbe des exilés n’est pas pour demain.
Même pas pour après demain.

E.Bolling

Voir aussi:  https://www.temoignagefiscal.com/la-france-championne-du-monde-pour-lexportation-de-ses-millionnaires/

Et:  https://www.temoignagefiscal.com/la-france-lenfer-fiscal-number-one-au-monde/

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Morts aux urgences

Nous avons vécu ces jours-ci un emballement médiatique pour un fait journalier et banal.

La particularité, qui a soulevé l’indignation du pays dans l’information récente de la mort d’une jeune femme aux urgences de Strasbourg, est qu’elle était jeune, ce qui est effectivement une catastrophe qui révolte.

Remarquons que cette indignation fut à retardement puisque les faits remontent au 29 Décembre 2017 et n’apparaissent que maintenant, soit quatre mois plus tard.

Tous ceux qui ont été amenés un jour à téléphoner au 15 peuvent témoigner de l’impossibilité qu’il y a de communiquer concrètement avec le régulateur.

Peut-on objectivement déceler la situation médicale d’urgence d’une personne par téléphone, sans la voir ?

Peut-on enclencher les moyens lourds du SAMU à partir d’un simple coup de téléphone ?

L’absurdité de la situation est évidente.

D’un côté des urgences qui, réceptacles des cas les plus graves, ont un taux d’échec, de mortalité, très élevé, de l’autre un accès à ces urgences par le moyen le moins rationnel et efficace possible : le téléphone.

Le téléphone ne transmet que la parole, chacun sait que cette dernière est l’outil du mensonge, volontaire ou non.

L’urgence est le soin ultime, vital mais désespérant, aboutissement habituel des vieillards en bout de course ou des accidentés lourds. La mort y est une donnée ordinaire.

L’urgentiste qui la côtoie toute la journée ne peut que la banaliser, faute de quoi il mourrait lui-même de chagrin.

L’arnaque politique est de nous faire croire que nous pourrions tous recevoir des soins et de la compassion en cas d’urgence, sans problème.

Chacun comprend que s’il se sent faible ou malade, il ne faut pas qu’il traverse seul l’Atlantique en bateau, qu’alors il s’expose à ne pas être secouru en cas de nécessité.

Au même on fait croire qu’à Paris ou à Marseille il lui suffit de prendre son téléphone et les soins vont surgir immédiatement. Et bien non, ce n’est pas beaucoup plus possible qu’au milieu de l’Atlantique, dans le premier cas la solitude joue contre lui, dans le deuxième cas c’est la foultitude, ce qui revient pratiquement au même.

Essayons d’y voir clair

Notre connaissance médicale a fait de tels progrès qu’il est peu de situations ingérables, nos médecins peuvent faire face à presque toutes les urgences et repousser la mort. Ça, c’est dans l’absolu, dans la théorie.

Dans la pratique, il reste à régler le coût d’intervention. Là ça se complique salement.

Mettons qu’une urgence demande une intervention dans la demi-heure, on voit tout de suite la complication.

J’ai dans ma tête le souvenir d’un oncle qui eut la bonne idée d’avoir un infarctus sur le trottoir devant Necker, il fût sauvé et se félicita longtemps de ce hasard car il habitait au fin fond de la Corrèze.

Supposons un cas moins facile à diagnostiquer en un lieu plus éloigné, il faudrait qu’un médecin arrive très rapidement. Cela a un coût.

C’est d’abord ce coût qui tue.

Les hommes de l’Etat, qui ne sont pas à un mensonge près, persuadent la population qu’à la condition qu’elle en finance marginalement le principe ils sont capables d’apporter le secours à tous, tout le temps, en tout lieu.

Ils jouent sur le fait que celui qui est en demande de secours est rarement en situation d’analyser objectivement la réponse à sa demande. Il suffira, la plupart du temps, de lui dire qu’il n’y avait rien à faire pour que lui ou ses héritiers le croient.

C’est ainsi que le coût de la réalité étant inaccessible, l’image va pouvoir se substituer à elle. Environnement, klaxons, déguisement, numéro de téléphone miracle, suffiront à abuser le client.

Imaginez la réalité financière qui serait nécessaire pour rendre plausible une intervention partout à son meilleur niveau :

            – Des médecins disponibles en tout lieu dans le quart d’heure.

            – Leur déplacement vers le malade,

            – Puis, derrière et immédiatement, toute la lourde machine de diagnostic.

Mettons, au pif, entre mille et deux mille euros à chaque fois — y compris pour les simples angoisses — à multiplier par le nombre d’appel aux urgences : plus de dix millions par an. ( donc 1.000 milliards….).

Tout cela est simplement impossible, même en mettant dans la balance la totalité des revenus du pays.

Et puis…. cela en vaudrait-il la peine ? Non, évidemment, les urgences peuvent sans doute repousser la mort, mais elles ont rarement la faculté de rendre neuf et intact un corps abimé ou blessé. Il en sort le plus souvent un infirme.

Nous sommes ici face à notre misérable condition d’homme.

Mais nous sommes aussi face à un mensonge typique de la démocratie, tout particulièrement de sa déviance égalitariste qui consiste à faire croire à la population qu’en échange de sa liberté et de sa soumission elle va bénéficier de prestations totalement irréalistes.

Les urgences en font partie, du moins telles qu’elles nous sont vendues, miraculeuses et disponibles gratuitement dans l’instant.

Tout cela participe à notre déresponsabilisation.

Pourquoi serions-nous prudent, prévoyants, soucieux d’être entourés et prêt à faire les efforts nécessaires à ce sujet, puisqu’en cas de pépin, les urgences sont là…. au moins à la télé. Grace aux urgences, famille et amitiés sont inutiles, plus besoin de s’occuper des enfants et des vieux.

Hélas, les urgences sont comme le reste un fantasme qui ne tient que parce que la cooptation permet de se passer de la compétence, sans quoi les urgentistes eux-mêmes refuseraient de participer à cette mascarade. Ils exigeraient des moyens que personne ne peut leur donner. Ou ils expliqueraient les limites de leur possibilité d’intervention, que les hommes de l’Etat transmettraient à la population…

Mais alors, chacun serait face à ses responsabilités… vous voyez bien que ce n’est pas possible, ce n’est pas séduisant électoralement parlant.

Bien cordialement. H. Dumas

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Platon et le capital

J’ai lu récemment “Et si Platon revenait…”, un livre du professeur Roger-Pol Droit, publié chez Albin Michel.

Cet ouvrage m’a passionné et je m’apprêtais à vous en parler à l’occasion d’une prochaine vidéo pour vous en dire du bien et vous conseiller de l’acheter. Puis, j’ai envoyé un mail au professeur Droit, je lui ai fait part de mon plaisir à la lecture de son livre, de mon admiration et de mon projet d’en parler sur le blog. Il m’a aussitôt répondu, de la façon la plus aimable qui soit, me demandant de surcroît de lui signaler quand  mon article serait sur le blog.

Du coup je me suis senti obligé de faire, à partir de son livre, non pas juste un commentaire en fin de vidéo mais bien un billet.

Grave difficulté pour moi.

Je lis vite et ne retiens que les émotions que me procure un livre. C’est un peu comme à l’école où je comprenais rapidement en oubliant juste d’apprendre. Un peu aussi comme dans ma vie économique où je suis très à l’aise et bon monteur d’opération, mais en oubliant l’essentiel : la constitution d’un capital.

Ce n’est pas une bonne méthode, pas un bon plan.

Cette façon d’être me permet de réfléchir, d’agir, intuitivement, mais pas d’expliquer, d’analyser. Je cherche la vérité, pas la connaissance. Je suis un touriste éternel, un promeneur de la pensée, en balade plus ou moins agréable. Je ne suis pas un homme de pouvoir qui ne s’acquiert que par le poids, puisque que tout en moi n’est que légèreté.

Mais bon, je vais quand même m’y coller.

Le professeur Droit est stupéfiant, pour moi qui le lis pour la première fois. Sa proximité avec la vie simple, sa capacité à lier cette vie avec la somme gigantesque de ses connaissances philosophiques, permet au lecteur de se croire cultivé et intelligent. Convenons que cela est très agréable.

Son livre a deux parties, une où il imagine Platon face à certaines problématiques d’aujourd’hui, une autre où il se positionne personnellement par rapport à la philosophie, à l’individu et à la société. Ces deux parties sont alternativement liées.

La première est amusante, quand la seconde est tout simplement formidable. Dans la seconde partie toutes les clefs, tous les moteurs, du raisonnement sont là.

Je vous incite vraiment à lire cet ouvrage. Plus rien alors ne sera pour vous comme avant. “Ti to esti ?” (page 117) deviendra votre outil de pensée.

Par ailleurs ce livre apporte la preuve que je cherchais (lien)

Bien des fois sur ce blog j’ai essayé de mettre le capital en perspective. Le capital : “Ti to esti ?”

Je défends l’idée que le capital est constitué de deux paramètres, l’accumulation et la transmission. Que, quel qu’en soit le détenteur il ne lui appartient pas, il est toujours un outil collectif sans lequel aucun progrès ne peut voir le jour.

L’ouvrage du professeur Droit participe intensément au capital culturel. Il est assis sur une base de connaissances colossale, accumulées aujourd’hui dans la tête du professeur, transmises avec simplicité à tous ceux qui le souhaitent. Pas de pédanterie, pas d’intimité glauque, ésotérique, que de la générosité.

Notons pour mémoire que le même sujet aurait pu être traité de façon égoïste, élitiste, prétentieuse, bien qu’alors antipathique l’ouvrage aurait aussi fait partie de notre capital culturel.

Le contenu de ce livre procure une impression réelle de capital culturel accessible. Ce capital, bien que propriété du professeur Droit, bénéficie à tous ceux qui lisent le livre, et même, par sa seule existence, à tous ceux qui ne le lisent pas ou ne le liront jamais.

A partir de cet ouvrage, de son contenu si plein, si riche, il est possible d’imaginer le désert intellectuel que peut être l’incendie, la destruction, des bibliothèques, l’éradication du capital culturel par la violence physique ou tout simplement par la censure qui en interdit l’accès au plus grand nombre.

Et pourtant, ce type de comportement est le sport préféré des dictatures de la croyance, de la mono pensée, c’est même leur signature, ce à quoi on les reconnait.

Le capital économique

Il est exactement comparable au capital culturel. Quel qu’en soit le possesseur il bénéficie à tous, sans lui il n’y a pas d’économie possible. Ici aussi des dictateurs à la pensée unique tentent de le détruire.

J’aimerais bien avoir l’avis de Platon sur le capital économique, à son époque et… s’il revenait….

Bien cordialement. H. Dumas

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LA HAUTE AUTORITÉ POUR LA TRANSPARENCE DE LA VIE PUBLIQUE

La Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique

Et oui… voilà Louis Martino… Mon Louis Martino                                         

Il est le patron du pôle contrôle et procédures de la HATVP.

 

Il est le troisième personnage le plus important de cet organisme selon la Décision du 8 Septembre 2016 portant organisation des services :

Article 4 Le pôle contrôle et procédures

Le pôle contrôle et procédures assure le contrôle des déclarations de situation patrimoniale et d’intérêts. Il a plus particulièrement pour mission le contrôle de l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de la situation patrimoniale des déclarants. Il assure également l’instruction des signalements qui résulte de son activité et met en œuvre les prérogatives d’enquête adéquates. Il est chargé d’examiner les variations de situation patrimoniale et de piloter la vérification fiscale des membres du gouvernement. Le pôle assure la préparation et le suivi des projets soumis au collège de l’Autorité dans son champ de compétence, le cas échéant en lien avec les rapporteurs.”

Le Cahuzac de la transparence

Louis Martino est l’incontestable patron de la transparence visant tous les élus ou hommes publics, le maître de leur vie privée qu’il pénètre et piétine avec des moyens lourds qui ramènent les outils de la Stasi au rang de la préhistoire.

Il fouine et fouille à longueur de journée dans la vie privé des autres.

Mais lui, qui est-il ?

Il est celui qui m’a refusé la transparence sur les motifs de sa venue dans mes bureaux, qui était à l’évidence une manœuvre illégale, un abus de droit.

Celui qui a établi un faux procès verbal d’opposition à contrôle fiscal.

Celui qui me poursuit inlassablement pour atteinte à sa vie privée alors que je ne fais que rapporter des faits exacts en dénonçant ses exactions.

Il m’a ruine, moi et ma famille, sur ordre. Il me poursuit sans vergogne pour les primes que les magistrats lui concèdent pour son zèle.

C’est un dissimulateur, faussaire, vicieux et pervers.

Qu’espérer ?

A titre personnel, je suppose que vous comprenez combien mon combat est sans issue. Il n’y a aucune chance pour qu’un magistrat, un élu, un responsable quelconque regarde mon dossier autrement qu’en couvrant Martino.

Donc, les carottes sont cuites. C’est la vie, la triste vie des hommes, l’injustice triomphante.

Pour la France, les chiens veulent davantage de sang, de bourreaux. Le peuple réclame des têtes. L’idée de justice ne l’effleure même pas. Il se range du côté des ordures. Il est aveugle, ce n’est pas la première fois, c’est même chez lui une constante. Socrate en est mort.

Il n’y a donc rien à espérer.

Mais, quand même, la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique quelle escroquerie morale. Si tous les membres de cette docte assemblée sont comme Martino – et pourquoi serait-ce le contraire – ce pays va s’enfoncer dans l’injustice, la corruption, la connivence et la magouille.

Cordialement. H. Dumas

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Louis Martino : un des matons zélés de notre prison fiscale

Un huissier vient de m’adresser cela :

Il s’agit du cumul des petites primes, ou pots-de-vin selon comment on se place, gagnées par Martino à l’occasion des plaintes qu’il a déposées contre moi au motif que dire la vérité sur ce qu’il me fait subir serait diffamatoire, atteindrait à sa vie privée, pendant qu’il a ravagé la mienne.

Voilà un huissier tonique qui, pour 4.395€, n’hésitera pas à défoncer ma porte, à voler des meubles. Alors qu’il sait parfaitement que je ne possède rien.

Puisque je le lui ai dit :

From: Henri Dumas

Sent: Friday, May 4, 2018 10:45 AM

To: merle.chauchard@wanadoo.fr

Subject: Ouverture forcée de ma porte 

DOSSIER N° 1702036 

Bonjour Maître,

Nous venons de converser au téléphone où j’ai pu apprécier votre sens de l’humour, donc un brin d’humanité vous restant.

Je vous confirme que les meubles qui sont à l’intérieur de la maison que j’occupe, tout comme cette maison, ne sont pas à moi.

Ils étaient dans la maison avant moi, appartenant à ma mère, et ont été donnés, ainsi que la maison, à mes enfants.

Il y a bien longtemps que le fisc m’a dépossédé de tout.

Pour explication reportez-vous à mon blog, à partir de demain : www.temoignagefiscal.com

Maintenant informé, toute entrée intempestive à mon domicile serait assimilée à une violation du dit domicile et poursuivie.

Respectueusement. H. Dumas

Le fisc m’a tout pris, par solidarité avec ceux qui n’ont rien, parait-il. Dans le fond, c’est vrai, je suis devenu solidaire des indigents, puisque indigent moi-même.

Pour les autres c’est un accident de la vie, ils ne sont parait-il responsables de rien, il y a urgence à les aider.

Tandis que pour moi, c’est bien fait, ma misère est méritée, je dois crever sans bruit. J’ai travaillé toute ma vie, accumulé quelques biens, jamais triché avec qui que ce soit et encore moins avec le fisc, mais cela n’a rien à voir. Ma ruine tient au fait que j’ai résisté à une bande de pillards se réclamant de l’Etat. Je dois disparaître. Un point c’est tout.

Alors, Louis Martino dans tout ça ?

Certains parmi vous connaissent mes péripéties fiscales. Je les résume brièvement pour les autres.

Le fisc s’est mis dans l’idée de redresser la succession de ma mère — décédée en 1997 — qui se compose d’une seule maison que j’ai scrupuleusement évaluée à sa vraie valeur – c’est mon métier –

Sur le moment, j’ai pris cette agression fiscale à la légère. Mal jugé de ma part. Car alors, le fisc — dont le stupide redressement ne correspondait à rien — face à sa propre incurie s’embourbe et se lance dans une série de faux, que je dénonce immédiatement devant la justice. J’ai perdu toutes ces procédures en dénonciation de faux pourtant réels.

La preuve de ma bonne foi a été récemment établie, soit vingt ans plus tard, par La Cour de Cassation qui vient de me donner raison en ce qui concerne la succession — fait déclencheur de mes misères fiscales — reste encore à ce que La Cour d’Appel confirme cela. En Janvier 2019 parait-il…..

Mes actions en justice pour démontrer ma bonne foi ont scandalisé la gente fiscale et ses obligés les magistrats. Pensez-donc, accuser des membres du “politfiscalbureau” — Bercy pour les initiés –, de faux ? Il doit être exécuté… (musique de Guy Béart).

C’est ainsi, probablement à la demande de Prieuret, le Directeur des Services Fiscaux de mon département de l’époque, que Martino entre en scène.

Martino c’était l’élite, le GIGN fiscal. Il faisait partie d’une brigade parisienne la DNVSF, spécialisée dans la traque des très grands fraudeurs internationaux, milliardaires du sport, des matières premières, du trafic d’armes, etc…

Inutile de préciser qu’il est donc venu sur ordre, cette brigade n’ayant aucune raison d’avoir croisé naturellement ma toute petite entreprise au fin fond de la province.

Je dis sur ordre, je suis gentil. Il est venu, sur un “abus d’ordre”, satisfaire une vengeance personnelle de ces agents du fisc tricheurs, menteurs, faussaires, qui ne supportent pas que l’on dénonce leurs magouilles, leur incompétence.

Martino sait cela. Evidemment.

Martino c’est toujours l’élite, il ne cesse de monter en grade. Son intelligence naturelle de la servilité en a fait l’homme de confiance de Bercy chargé de surveiller la fiscalité des élus. Tout un programme, on s’en doute.

Martino sait aussi qu’il a faussement déclaré une opposition à contrôle fiscal inexistante, tout au plus pouvait-il arguer d’une non présentation de comptabilité lorsque j’ai demandé, en préalable au contrôle, mon dossier fiscal pour essayer de comprendre sa venue. La CADA m’a donné raison sur ce point.

Il sait tout Martino. Alors ? Que se passe-t-il dans la tête de Martino ?

A mon avis rien, tout simplement : rien.

Je pense souvent à Hannah Arendt et à sa stupéfaction lorsqu’elle découvrit au procès d’Eichmann que l’horreur n’avait pour base ni la haine, ni le vice, ni la perversion, mais seulement, et seulement, la bêtise, accompagnée de la servilité, de la prétention, de l’orgueil et de la susceptibilité. Toutes choses qui tuent sans même en avoir conscience.

Alors, je résiste tout en pardonnant à Martino. Il ne peut être autre chose que ce qu’il est. Ceux qui l’utilisent, le couvrent, abusent de ses faiblesses pour l’entrainer à provoquer injustement la ruine, le chao, la mort, sont les vrais responsables.

Ils seront démasqués. Ce jour là Martino sera tout étonné d’avoir à rendre des comptes sur les horreurs qu’il commet, car je ne suis sans doute pas le seul qu’il tue, ou tente de tuer. Il dira qu’il n’a fait que son métier, qu’il n’a qu’exécuté les ordres qui lui ont été donnés.

Bien cordialement. H. Dumas

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Macron un an après !

E. Macron prétendait réformer le pays et remettre en marche la France dans la compétition internationale tout en rendant un rôle fort à l’Etat.

Dans un article de juillet 2017 intitulé « l’échec prévisible du macronisme » (ici)  je pointais, déjà, les travers et défauts de la pratique du pouvoir par le nouvel élu à la présidence de la République.

Quelle évaluation peut-on faire de la situation un an plus tard à l’épreuve des émeutes du 1er mai ?

Nous examinerons successivement sa pratique du pouvoir, son action et les résultats obtenus et enfin la réaction de la population passée et prévisible au regard des réformes engagées.

A – Concernant sa personne et sa pratique du pouvoir

On perçoit bien désormais que le « macronisme » c’est essentiellement la propension d’Emmanuel Macron de concentrer sa politique exclusivement autour de sa personne avec un contrôle strict de son image et de la presse.

E. Macron focalise l’attention sur sa personne et il est devenu Jupiter, un personnage égocentrique et narcissique dont la pratique du pouvoir se résume à cette affirmation : «c’est comme ça et c’est tout et il n’y a rien à négocier » ou encore « je ne cèderai rien à la confusion des luttes » sic !

On sent aussi l’homme sûr de lui et de sa supériorité intellectuelle, de sa capacité à répliquer mais aussi une forte intolérance à la critique et une certaine agressivité.

On constate donc nettement une dérive autoritaire voire autocratique du pouvoir et le fait qu’il soit seul ou presque (car personne ne connaît ses ministres à part le premier ministre) le rend d’autant plus vulnérable, en cas de mécontentement populaire, qu’il s’expose seul !

B- Concernant son action et les résultats obtenus

Macron a lancé son gouvernement, au pas de charge, dans toute une série de réformes ; néanmoins, quand on examine celles-ci d’un peu plus près on reste extrêmement sceptique car :

– pour la SNCF, il n’y a en fait aucune réforme sérieuse hormis la reprise de la dette de 50 Md € (ici)

– pour le droit du travail : il s’agit juste de petits accommodements à la marge (ici)

– pour l’assurance chômage : il n’y a rien de concluant à part des règles complexes,

– la réforme de la justice : elle semble surtout s’orienter vers une diminution des services et donc vers une difficulté supplémentaire d’accès à la justice.

Par ailleurs :

– la réforme du financement opaque des syndicats est passée aux oubliettes,

– la réforme de la fonction publique et la réduction du nombre de fonctionnaires ne sont plus à l’ordre du jour,

– la réforme de l’Etat : on n’en parle plus …

– quant à la réduction des dépenses et du train de vie de l’Etat : elle n’est plus d’actualité.

Par contre, la promesse de diminution de la fiscalité s’est traduite, pour l’instant, par une augmentation de celle-ci (avec la CSG et la fiscalité « écologique ») !?!

Dès lors, malgré que beaucoup de réformes aient été engagées et qu’elles donnent l’impression de l’action, on peut affirmer que la fébrilité gouvernementale se traduit finalement par beaucoup d’agitation et bien peu de réformes de fond bien qu’elles puissent apparaître à la fois complexes et confuses.

Il s’agit en fait essentiellement d’une forme de méthode coué partant du principe que tout va repartir si on rassure les français et s’ils sont persuadés que ça va mieux (et d’ailleurs on le leur dit) en voyant le gouvernement agir ; avec ce travers bien connu de l’administration française de produire des règles inutilement complexes car, il faut le rappeler, le Parlement n’est pratiquement pas intervenu dans l’élaboration des nouveaux textes !

Outre que ses réformes donnent l’impression d’être surtout à destination de l’UE, Macron semble penser qu’il est possible de sortir de la perte continue de compétitivité de la France par le haut ; c’est à dire par la croissance alors que :

– nous tirons un énorme boulet (une dette énorme égale à de 97% du PIB qui continue à progresser et une structure administrative pesante et irréformable) à propos duquel … rien n’est prévu !

– et que les perspectives de croissance pour 2018 sont recalculées à la baisse (il est peu probable que l’on fasse mieux que 1.5%) ; ce qui ne laissera aucune manœuvre budgétaire comme cela a été le cas en 2017, bien au contraire, et risque même de bloquer l’action gouvernementale.

Or, l’amélioration relative des comptes publics en 2017, avec un déficit ramené à 2.6% du PIB, n’a été due essentiellement qu’à des recettes fiscales inattendues et purement conjoncturelles et une augmentation de la pression fiscale … mais en aucun cas grâce à des mesures d’économies ou à une amélioration structurelle ; ce qui ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre en cas de difficultés.

C’est pourquoi, malgré une légère décrue du chômage, après l’euphorie entretenue par E. Macron et ses illusions de début de mandat, la réalité risque donc de venir se rappeler, tôt ou tard …

Or, une bonne gestion publique, c’est pour l’essentiel des mesures simples et compréhensibles par la population et donc susceptibles d’être acceptées par cette dernière ; c’est à dire tout le contraire de ce que fait E. Macron qui pont des usines à gaz sans effet notoire … ce qui est un comble !

C – Concernant la réaction de la population

 D’une manière paradoxale, E. Macron est perçu par les gens de droite comme étant de gauche et comme étant de droite par les gens de gauche ; ce qui est sans doute volontaire de sa part mais risque à terme de brouiller son image et de porter atteinte à sa crédibilité politique.

En fait, il y a une erreur fondamentale à propos d’E. Macron : il est perçu par une part de la population comme le représentant de « l’ultra néolibéralisme », ce qu’il n’est absolument pas, car tout le but de son action est pour l’instant de perpétuer le fameux modèle français en y apportant seulement des réformes à la marge.

Et F. Hollande, le Monsieur petites phrases, déçu et aigri, qui gémit à la trahison qu’il aurait subie de la part de son successeur, déverse son fiel et sa rancœur sur les médias en n’hésitant pas à mettre un peu d’huile sur le feu en balançant, avec beaucoup de componction mais aussi une bonne dose de mauvaise foi : « Macron, il est le président des très riches ! »

Un Sondage récent (ici) montre d’ailleurs que seuls 35% des sondés pensent que ça va mieux.

L’action gouvernementale est donc perçue négativement par 65% de la population !

On sent aussi nettement monter l’exaspération d’une partie de la population qui estime ne pas voir les bénéfices de l’action gouvernementale alors qu’elle est confrontée à l’augmentation de la fiscalité.

C’est un classique en politique, la population s’impatiente devant l’absence de résultats et de bénéfices tangibles, malgré les promesses de campagne !

Au premier plan, on peut citer les retraités, les zadistes, les cheminots, la fonction publique, certains étudiants (qui étudient surtout les moyens de bloquer les études des autres) ; les unes après les autres les catégories socio professionnelles se mettent à revendiquer alors que, clairement le pouvoir a reculé devant les zadistes de NDDL.

Alors qu’on célèbre les 50 ans de mai 1968 comme si c’était un évènement mythique, une seconde Révolution, certains politiciens, tels Mélenchon, se réjouissent de l’évolution de la situation qu’ils vont enfin pouvoir exploiter à leur avantage. Ils jouent sur le mécontentement général, les vieilles utopies françaises et tentent de capitaliser sur l’angoisse engendrée par la mondialisation et les réformes qu’elle réclame, invoquant de trompeuses protections statutaires, de fantasmatiques garanties étatiques et d’illusoires barrières nationales.

Le problème d’E. Macron c’est qu’en France, la population a été intoxiquée par 60 ans de propagande marxiste et la croyance en un Etat omniprésent, protecteur, employeur, distribuant petits avantages et aides sociales ; ce qui rend toute réforme difficile voire impossible.

Le discours « des riches qui volent les pauvres » est d’ailleurs toujours d’actualité alors que beaucoup de français confondent revenu et aide sociale tout en ne percevant le rôle de l’Etat que comme celui de  l’Etat providence ; toute suppression d’un avantage social étant perçue comme une spoliation !

La population reste toujours dans le schéma à la fois nocif et trompeur de l’argent public gratuit ; c’est à dire du puits sans fond des impôts des autres !

Or, les motifs de mécontentement à venir sont nombreux et ont trait essentiellement à la fiscalité qui devient toujours plus oppressante car E. Macron, avec un Etat complètement impécunieux et faute d’engager de vraies réformes quant au rôle de l’Etat, n’a pas les moyens budgétaires de ses ambitions et se trouve dans l’obligation de se livrer à des manipulations fiscales dont le succès est forcément très aléatoire.

– la suppression de la Taxe d’habitation pour 80% (mais à 30% seulement en 2018) n’est pas financée ! On risque donc soit d’assister à une reculade gouvernementale qui sera forcément mal interprétée par les français soit par une mesure fiscale de circonstance  pour tenir les promesses électorales ; laquelle va s’appliquer au détriment d’une catégorie de la population telle la CSG prise aux retraités pour alléger les cotisation des salariés. On spolie l’un pour avantager l’autre !

– Après la CSG et la fiscalité dite écologique (voir ici), l’immobilier se trouve désormais en ligne de mire depuis la suppression de l’ISF avec une éventuelle indexation de la Taxe foncière sur les revenus, une augmentation de la fiscalité sur les résidences secondaires alors que maintenant on évoque aussi la suppression du quotient familial … en rapport avec le futur prélèvement à la source.

– Car, en 2019, va entrer en vigueur le prélèvement à la source sur les impôts sur le revenu dont il faut redouter des difficultés de mise en place qui vont pas mal énerver les français. La « logique » ultérieure serait de supprimer le quotient familial d’une part parce que cela permettrait une simplification en pratiquant un taux individuel de prélèvement sur les revenus de chaque membre du foyer fiscal sans tenir compte du fameux quotient familial (lequel va provoquer dans certains cas une forte distorsion entre le montant prélevé et le montant réellement dû) et d’autre part parce que cela permettrait aussi une discrète augmentation des impôts (puisque les revenus ne seraient plus lissés au niveau du foyer fiscal et que celui qui gagne le plus paiera beaucoup plus).

– Il y aura aussi la réforme des retraites qui risque de heurter pas mal de monde avec un risque évident de clash !

– Il est prévu aussi de modifier le régime de l’assurance vie, placement préféré des français, et il est peu probable que ce soit dans le sens des intérêts de l’épargnant.

– E. Macron, qui essaie de faire revenir les entreprises seules créatrices d’emplois, a exprimé l’intention de supprimer l’exit taxe qui n’a jamais rapporté grand-chose (68 M €). Seulement, cette suppression risque d’être mal perçue idéologiquement par des français toujours persuadés d’être volés par les riches ou les « hyper riches » alors que moins extorquer d’argent à certains n’est pas leur faire un cadeau mais juste leur faire payer moins d’impôts !

– Et la France s’oppose désormais à l’UE à propos de la réduction de 5% du budget de la PAC (dont la France est la première bénéficiaire pour 8 mds d’€) évidemment par peur d’une fronde paysanne, toujours redoutable pour le pouvoir !

Et n’oublions les autres mesures contraignantes : le 80 km/h sur route et le nouveau contrôle technique auto qui va avoir des effets catastrophiques sur la partie la plus pauvre de la population ; c’est à dire celle qui n’a pas les moyens d’acheter une voiture neuve et qui doit se contenter de véhicules d’occasion qu’ils vont avoir du mal à réparer !

Le problème est donc que les réformes engagées, et pour ce qu’elles sont, ne sont que des réformes aux incidences négatives ou perçues comme telles par les français dont le mécontentement ne va faire que grandir ! Macron est déjà dans le désenchantement en attendant le rejet pur et simple …

En conclusion

 La politique du pouvoir est actuellement de la com’, de la com’ et toujours plus de com’ et la seule chance de Macron est actuellement que le front syndical n’existe pas ou est divisé.

Seulement, l’exercice du pouvoir ne peut pas se résumer à seulement cela et on ne peut pas maintenir tout un pays dans l’illusion, tout le temps ; et le croire soi-même est une dangereuse perception du monde qui expose à de violentes déconvenues !

Vous connaissez l’aphorisme : On peut mentir plusieurs fois à une seule personne, on peut mentir une fois à plein de personnes mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde !

Macron a affirmé « France is back » ; oui à ses vieux démons de la grève, de la manif, de l’émeute et il est sûr que, vu de l’extérieur, il y a de quoi se poser quelques questions bien que le phénomène black blocks reste marginal.

Or, il est évident que les plus belles années sont derrière nous et qu’à force d’empiler dettes et déficits, sans effectuer de véritable réforme, il y aura un problème qui ne pourra que mal se terminer ! (ici)

La France est devenue un pays dangereux : mal géré, avec des dettes énormes, une fiscalité en augmentation constante, une absence quasi-totale de marge de manœuvre, une population rétive à tout changement … l’issue ne peut être que fatale au premier accident alors que nombre de spécialistes s’attendent à un prochain krach sur les marchés actions et obligataires et une remontée des taux d’intérêt !

En pareille occurrence, les conséquences risquent d’être redoutables …

L’image qui me vient à propos d’E. Macron est celle de la noyade : le futur noyé agite les bras, crie, gesticule, se débat autant qu’il le peut mais finalement … ne s’en sort pas !

Mais c’est aussi celle qui me vient à propos de la France !

Bien cordialement à tous !

 

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Les Black Blocs, c’est le chant du cygne

Un peu d’histoire récente vécue. Je veux vous parler des années 1955 à 1975.

A cette époque, récemment sortie de la guerre la  France était franchement pauvre. Chaque ville possédait son bidonville, seuls les objets de première nécessité étaient accessibles, souvent avec des délais importants avant de pouvoir en disposer. Le petit commerce faisait la loi en s’engraissant sur l’inflation. Pas d’échange ni de reprise, des discussions interminables en cas de marchandise défaillante ce qui était monnaie courante.

Vers le milieu de cette période, j’ai participé à la naissance de ce que l’on appelle aujourd’hui “la grande distribution”.

J’ai construit de nombreux “Centre Leclerc”. Leur ouverture dans une ville moyenne faisait immédiatement baisser de 30% le prix des produits. Les consommateurs ont alors découvert, en même temps, les reprises sans discussion, les remplacements immédiats des marchandises à défaut, la liberté de choisir sans avoir sur le dos un commerçant espion, l’anonymat de la consommation. Tant de choses qui aujourd’hui paraissent naturelles. Tant de choses qui ne le sont pas, qui sont une conquête acquise dans cette époque de conquête. L’exemple du commerce n’est pas exclusif, les mêmes novations s’épanouissaient en tout, industrie, culture, science, etc…

Le plus grand nombre accédait à la consommation matérielle et intellectuelle, à la liberté d’être, de posséder, de progresser.

Pendant ces années où la société vivait cette unique et incroyable révolution, il existait forcément des forces contraires, chagrines, qui se proclamaient révolutionnaires, tout en n’agissant pas sauf pour torpiller. Elles se réclamaient généralement du communisme.

En réalité la problématique était très simple, ces forces contraires visaient la hiérarchie sociale dont elles étaient insatisfaites.

Hélas dirais-je, il n’est pas de société sans hiérarchie, sans tri. Et, opérer un tri social le moins injuste possible est une gageure, un défi, qui fait et défait les sociétés.

Il est trois bases de tri qui donnent des résultats hiérarchiques relativement satisfaisants : la connaissance, la compétence et la richesse. Trois vecteurs accessibles à tous, librement.

Ceux qui réfutent ces trois bases de tri sont, en règle générale, des adeptes de la cooptation, solution maléfique s’il en est.

La cooptation est la base de tri des organisations sociales basées sur la croyance, qui sont des sectes en réalité, reconnues ou non. Le Nazisme avait ce type d’organisation par cooptation, les pays qui ont embrassé la secte communiste aussi. Ils échouèrent évidemment.

Donc, pendant que La France faisait la part belle à la compétence, aux connaissances et à la richesse, les adeptes de la cooptation rongeaient leur frein.

Finalement, déstabilisés par les échecs des sociétés qui avaient mis en œuvre leur concept, notamment par l’évident effondrement de l’URSS leur porte drapeau, ils se radicalisèrent.

Ainsi naquirent les “Brigades Rouges” rendues célèbres par leur aveuglement et leur violence gratuite. Elles étaient annonciatrices de la fin du communisme en tant que régime politique viable. La violence est la plupart du temps la forme du stade ultime de l’échec, avant disparition.

Aujourd’hui l’histoire se répète : L’écologie collectiviste est en échec, au bord de la disparition.

A l’époque dont je viens de vous parler, chaque avancée apportait un profit, aujourd’hui, au contraire, chaque avancée écolo-collectiviste créé un coût. C’est loin d’être la même chose, bénéficier d’une avancée ou subir un coût, pour les membres d’une société.

Il n’y a aucun doute sur le fait  que toute intervention écologique génère un surcoût et une pénurie. C’est une constante.

Dans ces conditions, il est peu probable que cette organisation perdure, qu’un tel système s’impose. Il va s’éteindre seul, comme le communisme de l’URSS.

Sociologiquement, l’écologie collectiviste n’a été possible que parce que la cooptation s’est imposée comme moteur de la hiérarchie sociale.

Nous sommes gouvernés, à tous les niveaux, par des copains entre eux, liés le plus souvent par leur statut. Compétence, connaissance et richesse sont bannies. Mais qu’importe, ce n’est qu’un mauvais moment à passer, ces trois valeurs s’imposeront de nouveau demain, elles sont incontournables.

En attendant ce retour aux valeurs classiques, la faillite est à notre porte, et la violence, qui toujours l’annonce, entre en force.

Les black blocs et leur violence ne sont que le signe désespéré annonciateur de l’échec de l’écologie collectiviste, tout comme les brigades rouges étaient celui de la fin du communisme. Ce sont les mêmes individus, la même méthode, la même pensée et presque la même situation.

Il n’y en a plus pour très longtemps. Patience. Nous retrouverons bientôt la liberté et le progrès qui va avec.

Cordialement. H. Dumas

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Pourquoi rien ne marche

Vous qui nous faites l’honneur de lire ce blog, vous avez — ou vous avez eu — une activité professionnelle, que nous ne connaissons peut-être pas.

Quelle que soit cette activité, je suis prêt à parier, qu’aujourd’hui, rien autour de vous ne fonctionne de façon satisfaisante, que votre environnement vous désespère, que les choses  ne suivent pas, que tout va de travers.

Nous en sommes tous là. Rien ne marche dans ce pays. Et pourtant, à longueur de journées, on  nous rabâche que tout va bien, voire de mieux en mieux.

Dans cette ambiance schizophrénique, chacun se demande ce qui se passe, pourquoi en est-on arrivé là ?

L’hôpital, la sécurité, la justice, la distribution, l’enseignement, le travail, l’économie, la monnaie — même la météo — tout se dégrade, à l’exception de ce qui nous implique seuls, jardinage, bricolage, lecture, informatique, etc…

En réalité, il est incontestable qu’il y a une panne de société. Que, malgré la propagande solidaire et l’organisation collectiviste, tout ce qui est collectif se dégrade rapidement et irrévocablement.

Nous sommes probablement tous un peu responsables, mais beaucoup moins que ceux qui sont chargés d’organiser les règles de notre vie commune.

Car c’est un problème de règles, d’organisation, qui déstabilise notre pays.

C’est, à la base, l’introduction volontaire ou accidentelle du mensonge qui génère la situation que nous subissons. On peut dire qu’au cours des siècles ces problèmes de société sont récurrents du fait que le mensonge à une force de séduction sur les masses que la vérité n’a pas.

Le mensonge qui nous mine est simple, il s’agit de prétendre que nul n’est responsable de sa condition subie ou voulue.

Par une de ces déviances dont elle a le secret, la démocratie nous a fabriqué des élites qui ressemblent à s’y méprendre aux précédentes, qui sont royales. C’est-à-dire qui prétendent se substituer à notre libre arbitre, aux conséquences de celui-ci, en vue de notre bien cela va de soi. Précédemment elles le firent au nom de Dieu, aujourd’hui elles le font au nom du peuple, c’est “kif-kif bourricot”.

Ces nouvelles élites affirment qu’il suffit de leur confier le pouvoir pour accéder à l’irresponsabilité.

Tout un programme, électoral il s’entend, pas réel.

Votez pour moi vous aurez, selon le cas : une vie aisée sans peine, un travail à vie, une riche retraite, une santé prise en main et donc une garantie de longue vie, évidemment aucune responsabilité professionnelle, les inégalités de votre naissance seront éradiquées dans le même temps que toutes les autres de votre vie.

Le progrès dans ce discours, sa séduction, c’est que l’on vous assure l’accession au bonheur là tout de suite, sur terre. Pas demain au paradis.

Il suffit, pour cela, que 50% de gogos, plus un, croient à cette fable pour qu’elle mette en place son élite menteuse. Une fois au pouvoir cette élite va devoir, au moins, faire semblant d’être capable de mettre en musique ses promesses.

Il tombe sous le sens que ce n’est pas sur ses troupes irresponsables que l’élite élue dans ces conditions va pouvoir compter pour donner un semblant de réalité à ses folles promesses, si loin de la vraie vie, de la réalité humaine.

Mais elle peut compter sur ceux qui n’ont pas marché dans la combine, vous et moi, à qui elle fera porter le fardeau.

Donc, d’un côté une majorité déresponsabilisée qui rêve — parce qu’on la fait rêver — de l’autre une minorité lucide, pragmatique. Entre les deux, une élite qui possède les fusils.

Armée, l’élite élue peut inventer la loi. La recette consiste à prendre aux responsables suffisamment pour satisfaire les irresponsables, mais pas trop pour ne pas les tuer ils sont le moteur de cette fusion sociétale explosive.

La difficulté tient au fait que les irresponsables deviennent de plus en plus exigeants, que l’élite doit répondre à ces exigences sous peine de perdre sa place privilégiée. Ces deux impératifs mettent cruellement en danger, par des prélèvements destructeurs, la productivité de la classe responsable, donc les futurs prélèvements possibles sur elle. Alors que c’est sur elle que repose le système — sans qu’elle s’en aperçoive vraiment — au point que sa disparition entraînera la désagrégation de l’ensemble.

Il s’en suit une danse du type “je t’aime moi non plus” entre l’élite et les classes responsables de ce pays. Danse initiatique sous les yeux de la masse des gogos profiteurs qui ne voient rien, ne comprennent rien, mais continuent à réclamer et de plus en plus fort.

Cette danse morbide et malsaine a généré ce que l’on appelle l’économie de connivence entre certains initiés machiavéliques des deux bords, qui ont compris qui dépend de qui et de quoi.

Ces couples infernaux, sans cesse renouvelés, mettent ce pays en coupe réglée sous le regard bovin d’une écrasante majorité qui ne perçoit rien et croit tout ce qui lui est raconté.

Ainsi va le pays dans le mur. Ainsi croît le dysfonctionnement généré par l’irresponsabilité comme base de la société.

Aujourd’hui ces dysfonctionnements — dont la base est l’irresponsabilité — sont matériels et moraux, ils envahissent tout le spectre social, les métastases sont partout, elles sont mortelles, la maladie est incurable.

Le seul mystère est la date du décès de notre société. J’en prédis le début visible dans le courant de cette année, la réalité pratique l’an prochain, la survenance de la guerre – civile ou totale —  exutoire naturel de ce type de dysfonctionnement, en 2020. Un beau chiffre rond, facile à se rappeler dans l’histoire à venir.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’écologie est un caprice d’enfants gâtés

Qui n’a jamais rêvé d’un monde idéal et parfait avec ses grands arbres, ses vertes prairies et ses petits oiseaux … d’un monde sans pesticides, sans pollution dans lequel chacun cultive son petit jardin (bio naturellement) !

Ce monde fantasmé a bel et bien existé jusqu’au 19°s ; seulement il n’avait rien d’idéal avec des journées de labeur de 12 à 15 h pour un salaire tout juste suffisant pour vivre, sans vacances, sans chauffage, avec une espérance de vie qui dépassait difficilement 40 ans !

Et pourtant, les écologistes rêvent de ce monde pur fait de petites fleurs bleues et de coquelicots, sans voitures, sans avions, sans pétrole, sans gaz ni charbon, sans centrales nucléaires ; dans une France rupestre et agricole avec juste des petits moulins à vent produisant une électricité « verte » !

Ils souhaitent en fait le retour à une France agricole qui serait celle des années 50 mais pensez-vous sérieusement que ce passé soit notre avenir ?

Leur argumentation s’articule entre des causes supposées et des remèdes à l’utilité, voire à la justification, plus que contestable de façon à faire cadrer leurs rêves avec une réalité fantasmée.

1 – les causes :

On connaît leur slogan : il faut sauver la planète qui est en danger car, avec notre mode de vie, nous détruisons la planète !

Cet argument fatal a été évidemment aussi récupéré par des politiciens en mal de voix, jusqu’au plus haut niveau (Macron n’a-t-il pas hésité à dire qu’il était déjà trop tard ?) (ici) !

Leur argumentation est bien connue mais elle a varié depuis 30 ans car nous sommes passés d’un hypothétique épuisement des ressources naturelles par la sur exploitation (notamment la fin du pétrole) dans les années 70 au réchauffement funeste de la Terre du fait de l’action de l’homme.

– il y a un réchauffement climatique global dû à l’action de l’homme, et ce réchauffement va provoquer des catastrophes si on ne fait rien,

– la meilleure preuve est qu’il y a un dérèglement climatique avec des tempêtes, la mer qui monte, les îles qui disparaissent …. Et même des tremblements de terre et des tsunamis … si l’on en croit l’ancien président Hollande (ici).

Ils tirent surtout des conclusions hâtives et forcément favorables à leurs idées à partir de phénomènes naturels et, ce faisant, n’hésitent pas à abuser de la crédulité populaire et du fait que l’essentiel de la population vit inconsciemment dans un monde aseptisé bien éloigné de l’état de nature.

Le moindre évènement climatique, non conforme à la statistique ou exceptionnel, est donc dû nécessairement au réchauffement climatique (les inondations, le froid l’hiver, la chaleur l’été) tout comme, au moyen age, la moindre épidémie était, à en croire les représentants de l’église catholique, une sanction divine !

Ils n’hésitent d’ailleurs même pas à se lancer dans la Fake news puisque la branche suisse du WWF a posté une vidéo montrant des manchots sur un ilot de déchets (ici). On nous présente ça comme un poisson d’avril qui aurait échappé à leurs auteurs mais la manipulation demeure …

En fait, il y a toujours eu des tempêtes et des cyclones plus ou moins forts ; cela prouve simplement qu’on ne contrôle pas la nature. Et, s’il y a dérèglement climatique, à quel phénomène doivent être rattachés les inondations de Paris de 1658, de 1910, le petit age de glace aux alentours des années 1700 et l’optimum médiéval autour de l’an Mil ?

On nous présente abusivement les émissions de CO2 comme une pollution (or le Co2 n’est pas un polluant) et un gaz à effet de serre (la vapeur d’eau l’est encore plus !) et on nous prédit, sans rire, la température qui fera dans 30 ans sans le moindre début de commencement d’une preuve scientifique !

Le catastrophisme est de rigueur à propos d’évènements qui traduisent surtout la variabilité du climat et ils n’hésitent pas à jouer sur le registre de la peur pour convaincre ! Ce faisant, ils se placent essentiellement sur le plan de l’irrationnel.

Evidemment, ils sont contre tout … ce qui fait qu’on ne peut plus rien faire au nom du désormais fameux principe de précaution ; alors que si on appliquait réellement tous leurs principes, on aboutirait à une paralysie de la vie économique.

Une fois ce constat fait, lequel relève surtout de l’affirmation pure et simple, ils proposent des remèdes.

2- les remèdes :

Dans le cadre d’une idéologie dogmatique (pléonasme ?) ils expliquent ce qu’il faut faire tout en ne comprenant pas le fonctionnement de l’économie.

Il faut éliminer tout ce qui pollue ou est supposé polluer et la liste en est bien connue : les voitures thermiques, tout ce qui fonctionne au gaz ou au pétrole, les centrales nucléaires ; le tout devant être remplacé par des voitures électriques, une électricité verte produite par des énergies renouvelables (ENR) qui sont essentiellement des éoliennes (terrestres ou marines) et des panneaux solaires.

– les ENR :

Les politiques écologiques sont fondées essentiellement sur l’hypothèse non prouvée scientifiquement que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète : il s’agit donc d’une hypothèse purement arbitraire et non prouvée.

La conclusion qui s’impose alors est de supprimer tous les émetteurs de CO2 et d’alimenter en électricité un pays entier avec des ENR. Seulement le constat tiré des faits est carrément désastreux : En décembre 2017, il y avait en France près de 7000 éoliennes pour produire, de manière erratique, environ 5% de notre électricité. Leur rendement est donc très mauvais !

En fait, à bien y regarder, les ENR cumulent tous les handicaps :

– Le facteur de charge d’une éolienne est de 16% ; c’est à dire que pendant 84% du temps elles ne produisent … rien ! Pour un panneau solaire, c’est juste quelques heures par jour à condition qu’il y ait du soleil !

– Les ENR ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique. Elles sont aléatoires, soumises aux caprices des vents et de l’ensoleillement et, de ce fait, sujettes à des variations de puissance brutales qui fragilisent le réseau. Or dans nos sociétés où tout fonctionne à l’électricité, il ne saurait être question d’être dans la même situation que certains pays en voie de développement qui subissent des coupures intempestives de courant !

– Elles sont destructrices d’oiseaux (ce qui n’est finalement pas très écologique) et sources de nuisances pour les riverains (infrasons).

– Le prix du kWh ENR n’est pas compétitif, il n’y a aucune sécurité d’approvisionnement aux heures des pics de consommation hivernale du soir et on ne sait toujours pas stocker l’électricité pour accumuler l’énergie disponible en excès lorsque les ENR fonctionnent dans des conditions optimales. (La solution de remonter de l’eau dans des retenues d’altitude reste marginale eu égard aux besoins réels d’énergie).

– Les ENR n’existent en fait qu’à la faveur de subventions massives qui aboutissent à un racket institutionnalisé des ménages (via la taxe Contribution au Service Public de l’Electricité CSPE).

– On nous parle de volonté politique et de contrainte mais l’écologie est devenue surtout la justification d’une augmentation effrayante de la pression fiscale ! (ici) ; sans résultat probant ! Comment peut-on accepter de dépenser ainsi autant d’argent pour une production électrique erratique proche de zéro ?

– Evidemment, on nous avance, histoire de vaincre nos dernières réticences, que de nombreux emplois seront créés par la transition écologique sans vouloir voir que ces emplois relèvent surtout d’un rêve auto réalisateur et que, quand il y a effectivement quelques emplois créés, ils sont en fait surtout lourdement subventionnés par la fiscalité. En fait d’emplois, les panneaux solaires et les éoliennes sont fabriqués à l’étranger (ici) et (là) ce qui fait que nous subventionnons avec nos impôts les industries de pays étrangers (notamment de Chine).

– Enfin, on sait que, contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des ENR est mauvais, de manière indirecte, puisque la gestion de leur intermittence nécessite des centrales thermiques en soutien permanent ; ce qui dégage encore plus de CO2.

En fait, l’effet principal des ENR c’est surtout l’augmentation de la facture d’électricité via la CSPE  (sur la facture d’électricité) et ensuite la fragilisation du réseau.

On nous présente l’augmentation de la facture d’électricité comme le résultat de la libéralisation du marché de l’électricité alors que cette augmentation est due essentiellement à la progression complètement folle des taxes pour subventionner l’installation puis le fonctionnement des ENR ; compte non tenu du fait qu’on a complètement déstabilisé le marché européen de l’électricité puisqu’à certains moments les cours de l’électricité sont négatifs !?!

Il existe bien, en matière de production électrique, une solution complètement décarbonée : les centrales nucléaires mais, par idéologie (car le nucléaire c’est la bombe et des déchets sales et dangereux pour l’éternité), cette solution est systématiquement évincée alors que le programme électronucléaire français avait tout justement pour but d’affranchir notre pays des tensions naissantes sur le pétrole dont on avait pu constater les méfaits en 1974.

On place étrangement le nucléaire (qui pèse pour 75% dans la production d’électricité française) et les ENR (6% de la production) sur un pied d’égalité alors que le réalisme oblige à dire que le nucléaire est, en l’état actuel de la technologie, le seul moyen d’obtenir le courant stable et abondant dont nous avons besoin.

Mais, la destruction du nucléaire reste l’objectif principal des écologistes … ce que l’on peut traduire par tout sauf le nucléaire !

– les moyens de transport décarbonés :

La population a du mal à être convaincue car on sait que la voiture électrique est confrontée à une double impasse technique d’une part parce qu’elle n’a pas les mêmes performances qu’une voiture à moteur thermique (elle est faite pour des trajets urbains de moins de 200 km) et d’autre part parce que la rareté des bornes de recharge ainsi que le temps de recharge en limitent forcément l’utilisation. (ici)

Il n’y a donc pas d’autre solution, pour l’imposer, que la contrainte qui prend plusieurs formes :

– l’application d’un malus dit « écologique » sur les voitures thermiques (étant entendu qu’on semble de surcroît avoir opté, à terme, pour l’interdiction pure et simple du moteur diesel),

– une augmentation très sensible du prix des carburants

– Les villes se préparent aussi à interdire purement et simplement leur accès à tous les véhicules thermiques (même à essence).

– le subventionnement des véhicules électriques.

On en arrive donc à une écologie punitive ; mais, c’est bien connu, si on vous l’impose, c’est pour votre bien !

En fait, cette tendance correspond à cette partie de la classe politique qui veut modeler la société par l’impôt punitif (tabac, boissons sucrées, produits pétroliers) avec des effets de bord complètement délirants et, notamment, le malus auto qui aboutit au non sens de faire financer par un français aux  faibles revenus par le biais du malus appliqué sur sa voiture low cost (Dacia) à 12.000 € une partie de la prime versée à l’acquéreur bobo d’une voiture tout électrique à 100.000 € (Tesla) !

Les industriels sont évidemment conscients de ces dérives et Carlos Tavarès, le Pdg de Peugeot, a même affirmé que « l’emballement pour l’électrique expose à des déconvenues sur le bilan écologique global et à un gouffre économique avec un marché qui n’existe pas et qui mobilise cependant d’énormes investissements pour concevoir les véhicules électriques. »

Car cette poussée électrique voulue par le législateur européen s’accompagne de son corollaire pervers : l’aggravation de normes aux limites du tenable pour les voitures thermiques existantes et, à terme, la destruction pure et simple de l’industrie automobile !

De surcroît, le mythe de la voiture verte s’écroule lorsque l’on apprend qu’il faut beaucoup d’énergie pour extraire de la terre les composants des batteries (lithium) et qu’enfin le recyclage de ces mêmes batteries va poser de gros problèmes technologiques. (ici)

Accessoirement, nous nous lançons dans une technologie sans en avoir les moyens puisque le parc électrique ne permet pas de recharger 10 millions de voitures électriques … à moins de construire d’avantage de centrales au fuel ou au charbon ; ce qui va clairement à l’encontre du but recherché !

On apprend aussi que le transport routier ne peut pas utiliser les batteries pour des raisons de coûts prohibitifs et de temps de recharge exagérément longs !

L’effet principal de la taxe carbone c’est donc surtout l’augmentation de la fiscalité sur le carburant (routier ou chauffage) ; taxe qui n’est rien d’autre qu’une taxe sur … du vent (ici) !

3- conclusions :

La mise en place contrainte des ENR a surtout pour effet de déstabiliser un réseau qui fonctionnait parfaitement et on peut clairement parler, à propos de l’écologie, de gaspillage à la fois d’argent et d’énergie car l’utilité économique des investissements verts apparaît finalement douteuse ; alors que certains « investisseurs » profitent à la fois de grasses subventions pour implanter leurs moulins à vent et de tarifs d’achat de leur production jusqu’à 4 fois le prix du marché !

En outre, un des effets pervers de la politique climatique est de pousser à la délocalisation des industries consommatrices d’énergie donnant une impression trompeuse d’efficacité tout en supprimant nos emplois.

Les services de  l’Etat commencent d’ailleurs à renâcler devant de tels excès et seraient en train de chercher une solution pour sortir, sans trop de casse, de ces contrats éoliens marins à propos desquels on est bien obligé de parler de fiasco au coût complètement délirant. (ici)

Seulement, cette démarche n’a rien d’évident tant les services de l’Etat apparaissent incompétents pour négocier des contrats avec le secteur privé. Il suffit de voir les précédents désastreux de l’écotaxe – coût : 1 Md € – et de l’aéroport de NDDL – coût estimé : 1 Md € aussi semble-t-il.

Le constat est que les écologistes manipulent la population à travers l’illusion qu’ils agissent pour le bien de l’humanité avec la caution d’organisations qui vivent essentiellement de l’argent public c’est à dire des impôts des autres et, pour sauver la planète d’un problème imaginaire, on met en place des filières polluantes (batteries, centrales thermiques de soutien) qui vont à l’encontre de ce qu’il faudrait faire !

Les écolos jouent sur le registre de la peur et de l’émotion, ce qui conduit à des décisions affligeantes, comme celle de vouloir réduire « coûte que coûte » le nucléaire en France. Seuls le charbon et le gaz d’importation pourraient le remplacer ; ce qui nous placerait forcément sous la dépendance du gaz russe et de la politique russe.

Le pragmatisme et les principes de réalité, de réduction des coûts, de recherche de la sécurité d’approvisionnement et l’environnement devraient s’imposer et ce n’est visiblement pas le cas !

Au risque de déplaire, il est nécessaire de rappeler que l’avenir est à un monde disposant d’énergie en abondance et à bas coût ; bref, tout le contraire de ce qu’on veut nous imposer car aucune énergie intermittente ne permet de remplacer le moindre réacteur nucléaire, quelle que soit la puissance installée !

La richesse d’un pays provient de son travail et de son activité et elle est en corrélation directe avec l’énergie consommée. Autrement dit, sans énergie il n’y a ni travail ni richesse !

Une transition énergétique fondée sur les ENR est vouée à l’échec et, en fin de compte, on se rend vite compte que les ENR, telles qu’elles sont actuellement mises en place sous la contrainte, ne servent à rien !

Elles coûtent très cher et faussent le marché en bénéficiant de subventions sans lesquelles elles n’auraient aucune raison d’être !

Même la riche Allemagne commence à prendre conscience des coûts délirants de cette politique énergétique tournée vers les ENR (coût estimé 500 Md € !?!) pour un bénéfice beaucoup plus qu’incertain (ici) et compte non tenu du fait qu’elle est aussi le premier émetteur de gaz à effet de serre d’Europe !

La prochaine révolution devait être énergétique mais elle risque d’avoir le même succès que la révolution prônée par les tenants de l’idéologie marxiste car les perspectives d’avenir sont surtout la régression économique, la décroissance et la culpabilisation mortifère !

En fait, l’écologie n’est rien d’autre qu’une religion avec ses prêtres (les témoins de Céhodeux) tout en n’étant finalement qu’un avatar du socialisme triomphant, de l’eugénisme économique de la part de gens qui ne voudraient absolument pas vivre selon les principes qu’ils défendent (sans télé, ni machine à laver, ni micro ondes, ni frigo, ni ordinateur, ni smart phones, ni voiture même électrique) ; voire même qui ne voudraient pas d’une éolienne de 135 m de haut à 500 m de chez eux  (le fameux syndrome Nimby (ici) mais … qui veulent absolument l’imposer aux autres !

L’écologie est bien un caprice d’enfant gâté, qui imagine un monde idéal et utopique et qui n’a jamais connu les restrictions et les privations et les difficultés du monde d’avant !

Bien cordialement à tous !

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APRES UNE 2eme RENCONTRE AVEC L’ADMINISTRATION FISCALE, UN YOUTUBEUR VA S’EXPATRIER…

Après une rencontre des plus classique avec l’administration fiscale française,  le youtubeur  Aypierre décide de s’exiler et conseille aux autres jeunes entrepreneurs de faire de même.
Il a comprit le principe de la “Zone de non droit” dans laquelle il était tombé.
Dure réalité car elle-ci n’est pas virtuelle! Cela aurait pu lui coûter beaucoup plus cher.
La vidéo de Aypierre, 1400 000 abonnés,  est un peu longue mais il est vrai qu’il a mit un peu de temps à comprendre le traquenard fiscal français et son système des vases communicants.
Bonne chance l’Ami…
E.Bolling

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Fiscalité : Nous sommes bien les champions du monde !

Vous suivez sans doute les péripéties de la grève à la SNCF et des négociations actuellement en cours.

En complément de mon précédent article sur le sujet (ici), il m’apparaît intéressant de vous apporter deux informations complémentaires qui vont vous donner un éclairage tout à fait intéressant quant aux méthodes utilisées par le pouvoir administratif pour résoudre une situation dont il ne sait pas comment se sortir.

Les négociations sont plus ou moins au point mort car :

– aucune des deux parties ne veut céder (seulement il va bien falloir sortir de ce conflit d’une manière ou d’une autre) et les syndicats ont d’ores et déjà choisi de disqualifier Madame Borne, la ministre des transports. Ils ont déclaré ne vouloir avoir affaire qu’aux services du premier ministre qui les a d’ailleurs conviés à une table ronde pour le 07 mai.

Il s’agit bien évidemment de faire monter la pression du coté du gouvernement tout en lui supprimant la possibilité d’utiliser Madame Borne comme fusible en la désavouant sur les propositions de réforme ; comme si la ministre avait une quelconque marge de manoeuvre !

– les syndicats ont fait discrètement savoir au même premier ministre qu’ils seraient prêts à renoncer au statut (enfin seulement pour les nouveaux entrants puisque le statut mourra par extinction) à condition que la dette de 50 Md € soit reprise par l’Etat.

Le premier ministre en a profité pour faire une ouverture aux syndicats en leur glissant qu’on cherchait une solution à ce problème particulièrement épineux.

En effet, eu égard à son montant colossal, cette dette est de nature à faire littéralement « sauter la banque » car la solution de l’emprunt apparaît difficilement réalisable pour deux raisons :

– emprunter cette somme, en une seule fois, sur les marchés est exclu car la dette publique ferait un bon et franchirait allègrement des 100% du PIB ; compte non tenu du fait que les taux d’intérêts demandés seraient probablement en forte hausse,

– la trajectoire budgétaire de remise dans les clous de l’UE avec un déficit à moins de 3% du PIB acquise avec beaucoup de difficulté et essentiellement grâce à une augmentation de la pression fiscale (encore !) serait littéralement pulvérisée et entraînerait l’engagement de sanctions de la part de l’UE pour déficit excessif (pour échapper à cette procédure il faut deux exercices de suite en dessous des 3% de déficit) !

À la suite de cette ouverture, le premier ministre a eu cette déclaration sibylline : il va falloir demander des efforts au contribuable !

Nous n’avons encore aucune explication quant à la signification exacte de cette déclaration mais il ne fait aucun doute qu’il faut comprendre qu’il va y avoir une augmentation d’impôts (encore !) soit par le biais du budget général soit par le biais d’un impôt spécial pour financer ce remboursement (en une ou plusieurs fois) !

Cela nous rappelle la démarche de Sarkozy qui avait promis de régler le problème des régimes spéciaux de retraite, dont celui de la SNCF (déjà), et qui avait proclamé haut et fort une victoire …pour le moins sujette à caution puisque, en fait de réforme, il a surtout été question de résoudre le problème du déficit chronique du régime de retraite des cheminots par un adossement au régime général ; c’est-à-dire, avec pour résultat, de faire payer par les autres un régime ruineux que le pouvoir n’a eu pas le courage de réformer (déjà).

On est donc obligé de constater, une nouvelle fois, que le pouvoir, tout à la main de ses fonctionnaires (petits et grands) n’a encore une fois pas trouvé d’autre solution que l’augmentation de la pression fiscale pour résoudre un problème dont la responsabilité incombe sans aucune incertitude au pouvoir politique !

On avait déjà noté, sans qu’on s’en émeuve d’ailleurs pour autant, que la charge de la mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019 va reposer désormais sur les entreprises ; lesquelles ne seront pas pour autant indemnisées de la charge considérable supplémentaire qui va en résulter pour elles.

Il s’agit pourtant bien d’une augmentation indirecte de la fiscalité à leur charge, alors que, d’un autre coté, la réduction de la charge de travail pour l’administration qui ne va plus s’occuper de la collecte de l’impôt, n’a entraîné aucune réduction d’impôt de quelque nature que ce soit ; compte non tenu fait qu’on peut légitimement se demander à quoi vont désormais être employés ces fonctionnaires qui n’auront plus à remplir cette tache  mais qui ne seront pas pour autant répartis dans d’autres services !

Conclusion qui s’impose à nouveau : Il n’est à aucun moment question d’une quelconque économie sur le train de vie de l’Etat !

L’addiction à l’impôt n’est pas un vain mot et c’est à longueur de colonnes que nous dénonçons sur ce site ce travers malfaisant du système étatique français !

Il n’y a pas de doute, nous étions déjà les champions du monde de la pression fiscale et nous allons encore améliorer notre score !

Préparez-vous au pire ; la question qui reste en suspens étant : « jusqu’à quand pourra-t-on continuer à augmenter les impôts sans que les français ne réagissent » !

Bien cordialement à tous !

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La soldatesque des escrocs de la CIPAV montre ses gros muscles

PETITE HISTOIRE EN SIX ÉTAPES (A SUIVRE)

En lien avec : https://www.temoignagefiscal.com/cipav-caisse-de-retraite-2eme-round/ 

ETAPE 1
ETAPE 2

From: Henri Dumas

Sent: Monday, January 29, 2018 4:59 PM
Subject: Vos menaces du 23/01/2018
DOSSIER N° 171503/3
Messieurs,
Je fais suite à votre lettre de menace du 23/01/2018.
Outre qu’elle ne précise pas de quelle créance il s’agirait, qu’elle est donc nulle, je crois devoir vous confirmer que mon domicile et les meubles qu’il contient ne sont pas ma propriété.
Je n’en suis que l’usufruitier.
Vous vous éviteriez bien des désagréments en ne venant pas, dans ces conditions parfaitement connues de vous, fracturer la porte de cette habitation.
Toute dégradation impliquera votre responsabilité.
Par ailleurs, toute intervention sera filmée, et publiée.
Il est bon que les français sachent à quoi s’en tenir vis à vis des pillages par la puissance publique, de ses méthode et de l’enfer qu’elle fait vivre à nombre de nos compatriotes.
Je vous adresse aussi ce mail en RAR ce jour.
Respectueusement. H. Dumas
ETAPE 3

ETAPE 4

Message de “Henri Dumas” <sete@groupe-henri-dumas.com> du 24/04/2018 19:13

 

Messieurs,
En pièce jointe l’avis de saisie que vous avez déposé ce jour à mon domicile.
Je vous rappelle les termes de mon mail précédent ci-dessous, du 29 Janvier 2018.
Entre temps, une procédure d’appel, qui inclut toutes les sommes en jeu avec la CIPAV, a été lancée (pièce jointe).
Votre insistance engage nettement votre responsabilité dans cette escroquerie.
Respectueusement. H. Dumas
ETAPE 5
Sent: Wednesday, April 25, 2018 9:44 AM
Subject: Re: Vos menaces du 23/01/2018

Monsieur, vos conclusions en appel ne concernent pas le dossier CIPAV que je traite; en outre, un éventuel appel ne suspend la procédure de recouvrement forcé, la 1ère décision étant exécutoire nonobstant appel; en ce qui concerne la propriété des biens présents à votre domicile, c’est à vous de prouver qu’ils ne vous appartiennent pas en m’apportant la preuve par le bais de factures aux noms de tiers; à défaut ces derniers pourront saisir le juge de l’exécution; j’attends donc l’accord de la CIPAV pour pratiquer une ouverture forcée à votre domicile.

Avec mes salutations distinguées,

MP CUCURNY

SELARL ABC DROIT
Delphine AMRANI – Marie-Pascale CUCURNY
Siège Social à SETE:
85 Boulevard Camille BLANC BP 121
Centre d’Affaires Orphée
34200 SETE
Tél: 04.67.74.85.96
Fax: 04.67.74.47.14
Bureau secondaire à LODEVE:
1 Place Alsace Lorraine BP 57
34701 LODEVE Cedex
Tél: 04.67.44.02.92
Fax: 04.67.44.43.75
ETAPE 6
Maître,

Vous devriez être plus prudente et plus ouverte. La menace et le chantage ne sont pas une option de vie en société acceptable.

Au delà de la stupidité de cette fausse dette, que vous semblez ne pas vouloir considérer, vous engagez lourdement votre responsabilité professionnelle, à de nombreux niveaux.

Vu la tournure que vous donnez aux évènements, vous voudrez bien par retour me faire parvenir les mandats ou pouvoirs qui vous laissent supposer que vous pourriez engager une telle action.

Vous conviendrez que le papier que vous avez déposé dans ma boite à lettre n’est pas suffisant.

Sans pouvoir réel, légal, ce qui me parait être le cas, vous vous engageriez vers une violation de domicile.

Lorsque j’aurai en mains ces pouvoirs, il y aura lieu de me laisser le temps nécessaire à leur contestation, car, pour de multiples raisons, ils ne peuvent pas avoir de réalité juridique.

Très cordialement. H. Dumas

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LA JUSTICE COMPLICE DE L’ETAT PILLARD, LA LIBERTÉ RAVAGÉE SUR LE NET PAR UN ARRÊT DE LA C.A. DE VERSAILLES… Et, Louis MARTINO le chanceux gagne encore au grattage.

Le 29 Juin 2011, j’avais écrit sur ce blog un billet qui ne disait que la vérité.

La Cour d’Appel de Versailles vient de rendre un arrêt N° 174, le 27 Mars 2018, m’ordonnant de supprimer ce billet, ce qui est fait. Vous pouvez consulter l’arrêt avec le lien suivant : https://ahp.li/13abebab519b16d7d7b0.pdf ,

Cet arrêt d’appel est exemplaire à plusieurs titres.

Bref rappel de la situation

A son décès, ma mère, dont je suis le fils unique, me laisse une maison et son terrain à Sète. Je déclare au fisc cette succession et, dans le même temps, j’en fais donation à mes trois enfants. Ma déclaration fait apparaître la juste valeur de ce bien.

Les Services Fiscaux, pour des raisons probablement inavouables, décident de redresser lourdement cette succession. Ce redressement, particulièrement mal fondé, va obliger les Services Fiscaux, face à mon étonnement et à ma défense sincère, à réaliser successivement plusieurs faux.

Ces faux prendront la forme :

–  d’un certificat d’urbanisme obtenu à l’aide d’une demande falsifiant la réalité, retiré par le Maire donc nul, mais toujours utilisé par les Services Fiscaux.

– du dessin d’un chemin de desserte inexistant, ceci devant la commission de conciliation présidée par un magistrat.

Je poursuivrai vainement les auteurs de ces faux devant la justice. Bien que les faits soient avérés, je perdrai toutes mes procédures et serai lourdement condamné en dommages et intérêts — à verser directement dans la poche des agents falsificateurs indélicats —

Cependant, gesticulant en tout sens, prenant à témoin la justice jusqu’aux niveaux les plus élevés de responsabilité, Trésorier payeur départemental, Directeur des Services de Bercy, j’ai fini par lasser au point que ma mort économique fut décidée en haut lieu. Pendant qu’indifférente la justice enchainait les condamnations à mon encontre.

C’est ainsi que Louis Martino, alors jeune inspecteur des impôts, s’est pointé chez moi. Il était membre d’une section d’élite, la DNVSF, structure nationale en charge exclusivement des multinationales et des très grands comptes, genre sportifs de haut niveau. C’est dire que cette brigade n’avait rien à faire à Sète, dans une petite entreprise dont la comptabilité tient sur une feuille A4 et dont le CA  est de l’ordre de 50.000€ par an.

Il est clair que c’est la hiérarchie fiscale, départementale ou nationale, qui a mandaté Louis Martino pour tuer ma société, et non lui-même ou sa structure qui m’aurait découvert depuis Paris.

Choqué par cet abus de droit, j’ai signifié à Louis Martino que je souhaitais avoir connaissance de mon dossier fiscal avant sa venue, espérant y trouver des traces de la motivation de son déplacement.

Louis Martino a non seulement refusé de me donner mon dossier fiscal, mais il a fait un procès verbal d’opposition à contrôle fiscal.

J’avais filmé sa venue et j’ai donc la preuve que je ne me suis pas opposé au contrôle fiscal. Mais cet enregistrement – au motif de la protection de la vie privée de Louis Martino, qui lui a peu d’égard pour la mienne – a été déclaré interdit d’utilisation par la justice. Une preuve en justice interdite par les juges !!!

Manque de pot pour Louis Martino, la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs) saisie a affirmé qu’il devait me donner mon dossier fiscal.

Ce fut probablement un choc pour lui et pendant deux ans je n’ai entendu parler de rien.

Soudain, deux ans plus tard donc, j’ai reçu une notification de redressement, de fait sans contrôle préalable et probablement sur ordre. Une ardoise mortelle, qui sera largement critiquée par le Rapporteur Public de la Cour d’Appel Administrative de Marseille, sans succès tant les protections de Louis Martino sont puissantes.

Aujourd’hui, assommée par ce redressement indu, ma société agonit doucement, ce n’est plus qu’une question de jours.

Deux trajectoires croisées dans cette affaire

Moi d’un côté, qui lutte pour faire valoir mes droits et qui m’achemine doucement, à 74 ans, vers une fin de vie misérable, en dessous du RSA.  Alors que pendant cinquante ans j’ai été un agent économique responsable, j’ai créé des richesses, fait travailler des centaines de personnes, j’ai payé mes charges et mes impôts sans dissimulation aucune. Et, pour finir, le fisc m’a tué, me privant arbitrairement des économies de toute une vie.

Louis Martino du sien, qui depuis son contrat contre moi grimpe allègrement et régulièrement dans la hiérarchie de Bercy. Il y a peu il s’occupait de la surveillance du patrimoine des élus, une place de confiance, probablement. Dans le même temps il tente de faire interdire ce blog, financé en cela par sa hiérarchie. Evidemment, il n’hésite pas une seconde sur le montant des honoraires d’avocats dont il fait la richesse, allant de Cour d’Appel en Cassation, avec beaucoup de bonheur il faut l’avouer. Qui plus est en percevant directement, pour sa propre poche, des dommages et intérêts pour lesquels il pratique des saisies-arrêts sur mes comptes.

Donc, des destins bien différents. N’est ce pas ?

Et la justice dans tout ça ?

Elle est comme à Vichy, au service du pouvoir, sans état d’âme.

D’abord globalement.

Personne ne pourra me faire croire que les magistrats instructeurs, méfiants et malins comme des renards, n’ont pas compris les vraies raisons de la venue de Louis Martino chez moi, n’ont pas perçu l’abus de droit. Et pourtant, ils ne mouftent pas. Ont-ils peur,  où sont-ils d’accord avec les bavures de la terreur fiscale dont découle leurs salaires ?

Je ne sais pas, je me contente de constater tristement cette situation.

Maintenant La Cour de Versailles.

D’abord en cliquant dessus, l’enregistrement de ma plaidoirie qu’une âme sensible a bien voulu réaliser, alors que ce n’est pas vraiment permis. Ce qui entre nous est incompréhensible puisque les débats sont publics.

Puis les énormités de l’arrêt, plus particulièrement les mensonges. Sur le fond les juges sont libres, mais sur les faits ils ne peuvent pas trahir la vérité.

Or nous pouvons lire :

Ceci est faux. Je n’ai pas refusé le contrôle, j’ai demandé qu’il soit repoussé après que l’on ait mis à ma disposition mon dossier fiscal, et j’avais raison. C’est Louis Martino, et lui seul, qui a décrété cette fausse opposition à contrôle fiscal. Cette présentation est mensongère. Pourtant elle change tout.

Ensuite nous pouvons lire :

N’est-ce pas succulent que toutes ces condamnations concernent des primes octroyées par la justice à des agents fiscaux qui ont réalisé des faux à l’occasion de la succession de ma mère. Que j’ai poursuivis à l’occasion d’instance où j’ai perdu pour qu’ils soient couverts et puissent continuer à répandre la terreur fiscale dont l’Etat à tant besoin. Pas mal non ?

Et enfin, le clou du spectacle

La terrible jurisprudence que l’on pourrait appeler “l’arrêt Dumas”. Qui, si quelqu’un en doutait, consacrerait le pouvoir absolu de Bercy sur nos institutions.

Bercy a obtenu, pour être agréable à Louis Martino, que la jurisprudence européenne soit modifiée.

Ainsi un clic, simple consultation de bibliothèque, devient, s’il est profond, c’est-à-dire s’il renvoie directement à l’article visé, pas s’il renvoie à côté – pourquoi renverrait-il à côté ? –, vaut nouvelle publication.

C’est grave. Très grave. Ainsi toute publication peut, au fil de l’évolution des censures ou des émotions, se retrouver passible d’une procédure en diffamation, des années après sa publication, victime d’un simple clic.

Permettez-moi de vous dire que je trouve cela écœurant.

Ah, j’oubliais, Louis Martino a encore gagné 2.500€… la prime du bourreau.

Bien cordialement. H. Dumas

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Pingouin à Paris

Le hasard de mon calendrier professionnel m’a fait passer à Paris cette semaine de canicule d’Avril, un rare phénomène météorologique.

J’ai découvert une société que je ne connaissais pas.

Le Vendredi j’avais un  rendez-vous près du parc Monceau. Ayant déjeuné de bonne heure, je cherchais à occuper mon temps sur place avant ma rencontre prévue à 15H. J’ai franchi les grilles du parc Monceau pensant y trouver un moment de calme, il était 13H.

Là, stupéfaction, il y avait une foule que j’évaluerai à 5.000 personnes entrain de pique-niquer sur les pelouses. Au soleil ou à l’ombre selon les goûts de chacun.

La majorité féminine, l’âge moyen entre 30 et 40 ans. Pas de vieux. Des corps exposés, une ambiance discrètement sexuée.

Ayant toujours habité en bord de mer je suis habitué à ces transhumances solaires et aquatiques du type manchots qui font la joie des autochtones lors de l’arrivée des parisiens en Août.

Mais, concernant les pelouses des parcs de Paris ou d’ailleurs j’étais resté sur les pancartes “Défense de marcher sur la pelouse” dont la stricte observation était prise en charge par des gardiens de square à la sévérité légendaire. Ici rien de tel. Qu’en est-il des pelouses ?

Samedi, le soleil est toujours resplendissant, la chaleur presque torride, nous décidons d’aller manger une glace au Berthillon de l’île Saint Louis.

Nouvelle stupéfaction, les berges de la Seine sont noires de monde. Plus de 10.000 personnes probablement. Là aussi pique-nique de rigueur.

Mon souvenir des berges de la Seine était des entrailles nécessaires à la vie de la cité, partagées par la circulation automobile, les rats et les clochards. Il y a toujours les rats et les clochards mais plus de voiture remplacée en cas de chaleur et de soleil par des pique-niqueurs.

Le Trocadéro, le Champs de Mars, les Invalides, en fait tous les espaces verts ou libres de la capitale, subissent cette invasion de nonchalance et d’agapes pseudo-champêtres.

Pingouin parmi les pingouins je me suis demandé quel sens trouver à tout cela.

Tout d’abord il saute aux yeux que la dimension collective du phénomène n’est qu’apparence. L’ensemble est composé d’entités distinctes qui ne se mélangent pas, qui cependant cohabitent dans le calme et sans animosité apparente.

Assez semblables dans leurs tenues vestimentaires, je me suis demandé s’il en était de même pour leurs pensées politiques et philosophiques. Je n’en sais rien, mais j’ai pris pour hypothèse que oui.

S’il fallait résumer la situation je dirais que je la trouve animale du type : “maintenant, tout de suite”. L’inverse de la société des hommes qui pour moi serait plutôt : “aujourd’hui nous œuvrons pour préparer demain”.

Ces foules, exposées aux prédateurs, me paraissent particulièrement fragiles. Ce ne peut être que l’inconfort qui les pousse vers ces sites inadaptés.

Accoudé au parapet surplombant la Seine sur le pont piéton qui relie les deux îles, je m’interrogeais sur l’état d’esprit de cette foule par rapport à l’étiquette de fraudeur fiscal que m’ont collée artificiellement deux vrais contrôleurs fiscaux fraudeurs. Je crois que ce serait majoritairement la haine, mécaniquement, sans réfléchir.

Au même moment, j’avais depuis mon point d’observation une vision au symbolisme renversant.

Dans l’axe de la Seine, au Sud-Ouest : la salle de restaurant au dernier étage de La Tour d’Argent et, au Nord-Est : la Mairie de Paris, hauts lieux du pouvoir. Entre les deux : les pingouins pique-niqueurs. Que dire de plus, tout est là.

Les pingouins sont des proies faciles que l’ours protège sans s’engager plus que quelques grognements, que les otaries dégustent à satiété et sans risque.

Cordialement. H. Dumas

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La réforme de la SNCF : de quoi parle-t-on et que faut-il en penser ?

Macron et son gouvernement ont déclaré qu’ils tiendraient bon à propos de la réforme de la SNCF ; malgré les grèves et l’opposition des cheminots.

Les problèmes de la SNCF sont clairement identifiés, depuis fort longtemps. Il apparaît important d’y revenir pour ne pas entrer dans les déclarations tendancieuses pour ne pas dire manipulatrices des uns et des autres.

– la SNCF bénéficie de subventions d’exploitation de l’ordre de 10 mds € par an pour compenser des pertes de même montant,

– les cheminots bénéficient d’un régime de retraite « spécial » que l’on peut considérer comme particulièrement avantageux (départ à 52 ou 57 ans selon les postes) ; ce régime est déficitaire de l’ordre de 3 mds € par an et ses pertes sont compensées par le régime général c’est à dire par les autres salariés du régime général,

– la SNCF supporte une dette abyssale de 50 mds € impossible à rembourser et dont la charge devient problématique car elle aspire toutes les ressources de l’entreprise,

– le réseau ferré, hormis les LGV, vieillit faute d’entretien avec une accidentalité en hausse ; le défaut d’entretien des lignes étant la conséquence directe des économies faites sur ce poste afin d’atténuer des pertes structurelles chroniques,

– le service rendu aux « usagers » se dégrade beaucoup avec des pannes et des retards fréquents,

– la direction a essayé de sortir de ce schéma avec une politique tarifaire plus agressive (IDTGV, Ouigo) qui reste néanmoins opaque et fortement subventionnée alors que le billet de TGV, sauf promotions, reste cher (surtout quand il est acheté à la gare juste avant le départ). Signe qui ne trompe pas : Le marché TGV ne progresse que sur les billets à prix cassés !

Ce faisant, les éléments qui expliquent cet état de fait sont aussi bien connus :

– la SNCF s’est lancée dans une politique du « tout TGV » aux investissements très lourds entièrement financés par l’emprunt ; notamment en raison de la volonté des politiciens locaux d’avoir « leur ligne de TGV ». Il ne faut pas avoir peur d’affirmer que la SNCF a subi les aléas d’une gestion politique de son activité.

– or le TGV est un mode de transport rapide certes mais qui s’use aussi très vite (les rails et les roues doivent avoir un profil bien particulier pour que le train reste sur les rails) d’où des coûts d’exploitation très lourds,

– la SNCF est obligée de conserver en exploitation des petites lignes déficitaires très peu fréquentées au nom de l’aménagement du territoire,

– certes le statut des cheminots n’est pas le seul responsable des dettes mais on sait que les effectifs sont en surnombre si l’on prend pour référence la Deutsche Bahn (on les estime à au moins 30%).

Or, à ce jour se profile l’échéance de l’ouverture obligatoire du marché du transport de voyageurs à la concurrence ; ce qui oblige à certaines révisions du modèle ferroviaire français.

Macron a annoncé une réforme ; que contient-elle ?

– l’ouverture du marché à la concurrence qui est obligatoire en raison des règles européennes que doit respecter la France ; bien que cette dernière ait tout fait pour en retarder l’échéance (notamment par peur des politiciens d’un mouvement de grève dur qui paralyserait le pays et qui porterait atteinte à leur crédibilité – la personnalité de Juppé reste ainsi indéfectiblement attachée aux grèves massives de 1995),

– la transformation de l’EPIC (établissement public industriel et commercial) SNCF en société anonyme à capitaux publics c’est à dire entièrement détenue par l’Etat,

– une reprise progressive de la dette,

– la fin du statut des cheminots mais seulement pour les nouveaux embauchés à compter du 1er janvier 2020 ; les bénéficiaires actuels du statut le conservant jusqu’à extinction (2060), ce statut étant en outre conservé en cas de reprise de leur ligne par une compagnie privée.

– les petites lignes déficitaires seront conservées.

De leur coté, les cheminots font grève car ils s’opposent :

– à la perte du statut (qui leur assure l’emploi à vie),

– à l’ouverture du marché à la concurrence,

– à la transformation en SA car il s’agit pour eux d’une ouverture vers l’éventualité d’une privatisation ultérieure.

Un examen objectif des arguments des uns et des autres amène aux constats suivants :

– concernant le gouvernement :

Il n’y aucune modification des facteurs de pertes qui sont clairement identifiés : une productivité insuffisante, un personnel pléthorique ne travaillant pas assez (on estime les sureffectifs à 40.000 personnes sur un total de 140.000), des avantages sociaux dérogatoires du droit commun ne reposant sur aucune justification.

Clairement, même avec la reprise de la dette, la SNCF fonctionnera encore à perte !

Dès lors, il apparaît évident que, faute de revenir sur tous ces points, nous sommes en fait en présence d’une réforme « cosmétique » qui n’aura aucune espèce d’incidence hormis la reprise de la dette par l’Etat c’est à dire par les contribuables !

La conséquence en sera évidemment totalement prévisible : la SNCF continuera à faire des pertes qui devront toujours être comblées par le contribuable, avec cette réserve que les subventions d’exploitation risquent d’être rejetées par la commission de l’UE pour atteinte à la concurrence ; comme cela a été le cas pour la SNCM (compagnie de ferries entre Corse et continent). Ces subventions n’ont d’ailleurs pas empêché la mise en faillite de la SNCM !

Enfin, le problème du régime de retraite des cheminots restera en l’état non résolu, avec son coût faramineux ; sans  que l’on sache s’il y aura une réforme dans le cadre du futur projet macronien de réforme de l’ensemble des retraites en 2019 … ou plus tard !

– Concernant les cheminots :

On comprend bien qu’ils veuillent conserver leurs avantages tout en se faisant passer pour des victimes. On a bien conscience aussi qu’ils jouent une espèce de partition bien connue qui se termine toujours par la capitulation du gouvernement !

Néanmoins, il est permis de se demander s’il est légitime qu’ils conservent des avantages sociaux dont le coût est directement à la charge de la collectivité et notamment leur retraite précoce dont le régime est lourdement déficitaire ainsi que des billets de trains gratuits pour toute la famille (ce qui constitue un privilège lié à la naissance puisque même les enfants des cheminots ont droit aux réductions bien que n’ayant jamais travaillé à la SNCF et je passe brièvement sur les camps de vacances gratuits et autres divers avantages …).

Evidemment, ils invoquent la notion de service public et d’usagers et ce faisant font appel à des notions antédiluviennes car on sait que, dans leur schéma d’entreprise, le service à la clientèle (mais ils ne savent pas ce qu’est un client) n’existe pas !

Ils sont en fait toujours dans le modèle du service public des années 50 et 60 dans lequel les pertes d’exploitation sont masquées et compensées par l’impôt ; surtout que, selon eux, on ne peut pas gagner d’argent sur le chemin de fer !?!

Bien évidemment, ils sont contre l’ouverture du marché à la concurrence et ne se sentent nullement concernés par les traités internationaux qui engagent la France car alors ils seront obligés d’abandonner ce mode de fonctionnement complètement dépassé pour adopter un modèle d’entreprise prenant en compte la compétitivité/prix mais aussi le service à la clientèle ; ce qui leur est complètement inconnu à ce jour !

En effet, si le client trouve moins cher ailleurs ainsi qu’un meilleur service, il n’hésitera pas aller à la concurrence ; ce qui signifie à terme la mort de la SNCF (je rappelle encore une fois la SNCM dont les salariés se sont pourtant longtemps crus inexpugnables).

Les cheminots estiment donc, sans aucun complexe, que le service public peut être un machin énorme, qui coûte très cher, qui n’est pas rentable et qui ne fonctionne pas. Ils ne voient donc aucun inconvénient à conserver des avantages d’un autre age, entièrement financés par la collectivité (c’est à dire par les autres) et alors que la dette du pays s’alourdit de 220 millions d’€ par jour (80 mds €/365 c’est à dire le montant du déficit prévu en 2018 divisé par le nombre de jours de l’année 2018).

Autrement dit, pour les cheminots, la concurrence reste acceptable mais seulement pour les autres du moment qu’elle ne s’applique pas à eux ! (Il faut préciser que la SNCF exploite de nombreuses lignes à l’étranger dans un cadre concurrentiel).

L’argument des fonctionnaires et autres salariés de l’Etat pour s’opposer au changement est qu’on sabote le sacro saint « service public » qui n’est qu’un mode de fonctionnement étatisé du pays !

Le problème est que vouloir prétendre que  « le service public ne peut pas avoir de considération de rentabilité » est une vision sans avenir qui correspond à un modèle qui ne pouvait fonctionner que dans le cadre d’un monopole d’état.

En conclusion :

Le gouvernement se trouve pris dans un piège idéologique alors que, sans nul doute, il avait opté au départ pour une réforme a minima en escomptant que les cheminots n’oseraient pas s’y opposer (puisqu’on ne touchait pas au plus sensible : leur statut et leurs avantages sociaux).

Or, ce pari est manifestement raté !

La conclusion que l’on peut en tirer est qu’à prendre le risque d’un conflit, autant faire une vraie réforme qui permettra de pérenniser l’entreprise ; ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui.

Et le pire c’est que le gouvernement serait prêt à certains accommodements …. C’est à dire à céder sur certains points de sa réforme … sans doute pour ne pas perdre la face et créer un précédent de capitulation qui nuirait à sa crédibilité.

Macron et son gouvernement ont évidemment entendu parler de cette règle selon laquelle il faut faire les réformes au début du quinquennat car après c’est trop tard !

Ils se sont donc lancés fébrilement dans toute une série de mesures dont l’effet principal est surtout de provoquer une cristallisation et une agglomération du front du refus (convergence des luttes) ; l’effet obtenu étant finalement en parfaite contradiction avec le but recherché.

Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, Macron et ses ministres ne sont finalement que des illusionnistes de la réforme car, et c’est un comble, aucune des réformes engagées ne mérite ce terme ; s’agissant pour l’essentiel de réformes superficielles qui seront sans aucune incidence quant à au redressement du pays !

Il vaudrait mieux faire moins mais mieux mais il ne faut pas perdre de vue que Macron et son premier ministre sont avant tout des hauts fonctionnaires (ministère des finances et Cour des comptes) et qu’ils ne perçoivent le fonctionnement du pays qu’à travers un prisme étatique et fonctionnarisé !

Bien cordialement à tous !

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Les otages de la violence fiscale

La violence et la compassion sont les deux mamelles de la communication politique, les deux fonds de commerce de notre presse zélée.

Je ne suis pas un spécialiste de la violence, j’ai du mal à la conceptualiser.

Je dirais que je perçois trois types de violence :

            – La violence pour prendre les biens, le corps ou la pensée d’un autre;

            – La violence pour imposer ses biens, son corps ou sa pensée à un autre.

            – La violence gratuite, pour le plaisir.

Les trois s’entremêlent la plupart du temps. Je déteste la violence, qui pourtant nous entoure. Je considère qu’elle est le point de rupture du raisonnement. En cela j’adhère à la thèse de Clausewitz.

J’ajouterai que la violence fiscale me sidère.

Je ne suis pas non plus un spécialiste de la compassion collective, j’ai du mal à y voir autre chose que de l’hypocrisie. Cependant, je suis sûr de deux choses : la compassion collective est éphémère et inégalement distribuée.

J’en arrive à la source de mes réflexions, un article du Figaro, que je n’ai pas pu lire parce qu’il est payant, qui s’intitule : “Sortis des griffes des terroristes, d’anciens otages racontent leur vie d’après”

La partie lisible de cet article laisse entendre que les ex-otages sont terriblement choqués, certains se terrent chez eux par peur de revivre leur drame, d’autres au contraire se racontent pour l’exorciser, tous ont du mal à réintégrer la société. Evidemment il n’est question que de ceux qui ont survécu, les morts ne parlent pas.

Cet article n’est qu’une infime goutte d’eau dans la masse des articles qui s’épanchent et compatissent sur les dégâts de la violence : violence dans les écoles, faite aux femmes, aux homosexuels, aux minorités sexuelles de tout poil, aux paysans collectivistes, aux flics, aux émigrés, aux cheminots, aux clochards, aux obèses, aux gourmands, aux malades évidemment, aux handicapés c’est la moindre des choses, à tous les déglingués de la vie, la liste est inépuisable, nous en faisons tous partie à un moment ou à un autre de notre vie. Nous y aurons tous droit un jour.

Donc, la compassion, à juste titre, oint de sa sainte pensée toutes les victimes réelles ou fantasmées que nous sommes, sauf une catégorie : “les fraudeurs fiscaux”, je veux dire les soupçonnés de fraude fiscale, c’est-à-dire tous ceux qui ne sont pas dans la légitime misère d’une société égalitaire.

Sur ce sujet, toute la presse et toute la population sont d’accord, pas de compassion, au contraire, plus de violence, une violence maximale.

Comme, dans ces conditions, nul journal ne prend la peine d’interroger les “fraudeurs fiscaux” quant à la violence qu’ils affrontent, et puisque je suis répertorié comme tel, je vais auto-témoigner en contrepoint du Figaro.

Témoignage de la violence fiscale par un otage de Bercy, non rescapé.

Il faut d’abord savoir que le fisc ne prend pas en otage des personnes mais des foyers fiscaux, c’est-à-dire des familles entières, c’est un point important. On est plus près de Daech que des amateurs individuels preneurs d’otages ici ou là.

Donc, vous êtes en tain de faire vos courses,  d’aller chez vos enfants pour les fêtes de Noël, en vacances à Ibiza ou à Marvejols, peu importe, pendant ce temps arrive chez vous une lettre recommandée de Bercy.

Ça y est, votre famille est prise en otage.

Les pressions, interrogatoires et tortures diverses vont commencer. Cela peut durer quelques mois, comme vingt ans.

Tout va dépendre de votre résistance, de votre courage, de votre sens de la justice et de l’honneur, autant de choses qui vont exciter au plus haut point le preneur d’otage qui a débarqué chez vous.

Une chose est sure, le preneur d’otage va s’organiser pour ne pas laisser de trace, pour que vous ne soyez à aucun moment lucide, pour que ce ne soit pas lui qui vous tue.

Pour la lucidité, il va vous laisser croire jusqu’au bout que justice pourrait vous être rendue, ce qui est évidemment totalement faux.

Pour la mise à mort, il n’exécutera jamais ses exigences, se contentant de paralyser votre vie et de provoquer votre faillite à l’occasion de laquelle sa place de privilégié parmi les privilégiés lui permettra de se servir.

Pour les traces, le preneur d’otage fera en sorte que personne ne sache pourquoi et comment il est venu, que personne ne puisse savoir ou comprendre ce qu’il vous reproche. Pour cela il effacera les traces des explications qu’il a dû vous donner à un moment où vous ne pouviez pas les comprendre.

Quand tout sera fini, votre famille, si tout c’est bien passé, sera ruinée pour plusieurs générations. Mais, ce n’est pas le pire.

Le pire c’est que vous ne pourrez plus jamais voir la vie comme vous la voyiez avant. Votre famille restera sidérée et choquée pour toujours.

Les objectifs qui vous poussaient à travailler, maison, voiture, beaux objets, vacances, vont vous paraitre suspects. Lorsque vous en apercevrez un vous serez apeuré, inquiet pour son possesseur, voire soupçonneux.

Plus votre vie sera petite, plus elle vous paraitra normale. Vous qui rêviez d’espace et de conquêtes, vous serez heureux comme un fou d’arriver à payer le gaz de votre appartement.

Un éclair au chocolat le Dimanche vous paraitra une folie. Les restaurants, un monde inaccessible réservé à ceux qui disposent de tickets restaurants, tickets que vous n’avez jamais eu et que vous n’aurez jamais. Vous n’êtes pas du bon côté de la société, vous êtes un banni. Voire pire : un libéral.

Mais qu’est ce qui vous a pris de vous croire libre, de penser apporter aux autres vos compétences, de prendre des risques. En réalité, vous êtes bien le con, le bon à rien, que les professeurs avaient détecté au lycée.

Maintenant, c’est trop tard pour vous et pour votre famille. Il fallait réfléchir avant, vous êtes des “fraudeurs fiscaux”.

Adieu le travail à vie, la planque tranquille où l’on est augmenté de 100€ par an à l’ancienneté, où le ministre vient vous taper sur l’épaule dans sa voiture à gyrophare.

Normalement, vous devriez être envoyé dans un camp de travail forcé, c’est ce que pense la majorité de la population et de la presse. Ne comprenez-vous pas que c’est à cause de vous que les autres ne peuvent pas s’empiffrer autant qu’ils le souhaiteraient.

N’imaginez pas un instant que vous allez changer les choses, vous finiriez espionné du matin au soir, répertorié dans des dossiers secrets, prêt à être immédiatement embastillé en cas de trouble, fiché SB++++, vous et toute votre famille.

Alors Daech….. des amateurs.

Bercy, ça ce sont des preneurs d’otage opérationnels.

Otage c’est dur, 50.000 français l’expérimentent tous les ans. Ils en sortent détruits, ramenés au rang de zombies sociaux, esclaves de Bercy à vie.

Cordialement. H. Dumas

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