Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

L’occupant intérieur saigne le pays à blanc par H16

Trois ans se sont écoulés depuis ce billet.

Macron a remplacé Hollande et, moyennant un ridicule jeu de chaises musicales qui n’a berné – semble-t-il – que la fine élite journalistique, des socialistes ont succédé à des socialistes pour continuer la même marche chaloupée vers le fossé. Les administrations, gérées avec la même mollesse par les mêmes blobs invertébrés qu’il y a trois ans, continuent donc leur mise en coupe réglée du pays, dans l’indifférence générale de toute la classe jacassante…

« Ça va mieux ! » Pour le président François, même s’il n’est évidemment pas question de trépigner de joie, les remontées d’informations que lui fournissent ses administrations, ses ministres et ses conseillers sont claires : ça va mieux. Pour la plupart, ce constat – en violente contradiction avec la réalité palpable du terrain – démontre un déni de réalité catastrophique de la part du chef de l’Exécutif. Cependant, peut-être le président François ne met-il pas exactement ce qu’on croit derrière cette expression.

Ainsi, si, derrière son « ça va mieux », le président exprime un soulagement de constater que la situation économique du pays est maintenant meilleure, nul doute qu’il affabule ou qu’il a été intoxiqué par des informations lénifiantes de son staff ou des mets trop capiteux de ses cuisines. En revanche, s’il signifie par là que les administrations retrouvent un peu de marge de manœuvre financières, peut-être n’a-t-il pas tort.

Eh oui : peut-être ces administrations, la fiscale en premier, annoncent-elles au chef de l’État qu’après de rudes campagnes de harcèlement du contribuable, du cotisant ou du contrevenant, l’argent parvient à s’extraire de leurs poches pour renflouer les caisses d’un État exsangue ?

Hypothèse hardie, voire absurde ?

Pourtant, et je l’avais mentionné dans des précédents billets, tout indique que l’administration du pays, se comportant maintenant en véritable occupant intérieur, cherche par tous les moyens à conserver son pouvoir ainsi que ses rentes et n’hésite plus à passer le turbo dès qu’il s’agit de faire pleuvoir taxes, rappels de cotisations souvent farfelus, contredanses et autres vexations fiscales diverses et variées. Utilisant le peuple comme un réservoir inépuisable de richesses dans lequel elle pourra puiser tant qu’il ne grognera pas, elle semble s’en donner à cœur joie.

Très concrètement, on découvre par exemple que l’Inspection du Travail vient récemment de décider d’appliquer à la lettre un décret du Code Rural de 1995, portant sur la taille minimale (9 m² par occupant) des chambres pour les vendangeurs. Jusqu’à présent jamais appliqué pour les vendangeurs champenois en vertu de dérogations qui permettaient aux vendangeurs saisonniers de dormir chez l’habitant ou dans des dortoirs ad hoc, le décret sera donc minutieusement vérifié par l’Inspection du Travail qui pourra s’empresser de dresser procès-verbal avec amende à la clef (par ici la bonne monnaie) pour tout vigneron chopé en faute.

Bien évidemment, ceci se traduira directement dans le nombre de chambres disponibles pour les vendangeurs ; on estime que 8500 d’entre elles ne pourront être offertes puisque ne répondant pas au décret en question. Pour l’administration, une fois les amendes dressées et l’argent récolté, à l’évidence, « ça ira mieux ». Pour les vignerons et la cuvée champenoise de cette année, pourra-t-on en dire autant ?

Du reste, la méticulosité presque autiste avec laquelle l’administration va maintenant s’attaquer aux vignerons champenois n’est pas du tout spécifique, puisqu’on retrouve le même acharnement à faire cracher au bassinet les entreprises qu’elle s’empresse de contrôler avec une ardeur renouvelée.

Ce n’est en effet pas pour rien qu’on apprend que, sur l’année écoulée, les redressements opérés par l’Inspection du Travail pour « travail dissimulé » ont augmenté de 13% en 2015 pour atteindre le chiffre record de 460 millions d’euros. « Ça va mieux », non ? Pour une fois qu’une administration peut se targuer de son efficacité, voilà qui devrait mettre en joie… Et c’est vrai qu’il faut se réjouir de voir qu’une administration combat aussi efficacement le travail (fut-il dissimulé) dans un pays qui ne compte très clairement pas assez de chômeurs. C’est vrai qu’il faut se réjouir que des entreprises soit ainsi poursuivies, sanctionnées et finissent, souvent, par baisser définitivement le rideau au lieu d’employer directement des gens qui, s’ils n’étaient justement pas dissimulés, n’auraient aucun autre moyen pour survivre que les aides de l’État.

Quant à la fonction sociale du travail, il importe bien qu’elle soit correctement combattue, depuis les organisations syndicales jusqu’aux pointilleuses administrations en charge des vérifications de normes, de codes et de règlements toujours plus touffus. Pour le social, seul l’État sait y faire, et du reste, seul l’État en a le droit.

Le colonisateur, qui ne doit sa survie qu’au pillage permanent des richesses produites par chacun des administrés, contrevenants, contribuables et autre cotisants, redouble d’effort à mesure que, justement, le nombre d’administrés, de contribuables ou de cotisants s’étiole. On le comprend : pour que « ça aille mieux », il ne faut pas faiblir.

Ah, bien sûr, il y a quelques dommages collatéraux. Il y a, de temps en temps et à la faveur d’une notule journalistique un peu terne, des grumeaux de réalité piquante qui remontent au dessus de la sauce lisse du vivrensemble républicain surtaxé. Mais comment s’en étonner ? Qui peut croire que le suicide d’un patron ne soit pas, quelque part, bien mérité ? Après tout, c’était un patron, il devait plus que probablement gruger les URSSAF, l’Inspection du Travail, le fisc ou je ne sais quelle administration à l’acronyme ridicule.

L’occupant n’a, en réalité, que faire de ces petits ennuis collatéraux parfaitement passagers. Peu importe même lorsque, pourtant, c’est bel et bien les administrations, les services de l’État, qui, sans aucune microscopique ambigüité, poussent certains à l’irréparable.

« L’État m’a tué ! Notre administration m’a tué ! La DREAL m’a tué. Diriger une très petite entreprise de nos jours est devenu très difficile et infernal si l’entreprise est classée. »

Et lorsque les administrations tombent sur un individu solvable, favorablement inconnu des services de police, patron d’une petite entreprise, il n’est pas question d’y aller avec le dos de la cuillère. Un patron, c’est probablement pire qu’un violeur multirécidiviste, et on pourra sans problème convoquer « Cinquante gendarmes, trois agents DREAL, un procureur, un préfet… » Lorsqu’une administration tient un si beau poisson, un de ceux qui ne mettront pas toute une cité « sensible » en feux, un qui n’a pas toute une famille pour organiser le blocage d’une autoroute, alors l’administration cogne.

L’occupant intérieur n’a pas le temps de s’embarrasser avec ces détails. De toute façon, les dommages collatéraux sont trop disséminés et trop discrets pour poser un vrai problème. Et puis, même à un mort tous les deux jours, 3 à 4 par semaines, qui s’en inquiétera ? C’est un peu comme le pillage du patrimoine, là encore opéré par le même occupant intérieur, qui s’en souciera vraiment ?

Quand un arbre tombe dans une forêt, s’il n’y a personne pour l’écouter, fait-il vraiment du bruit ?

sur le web:  https://www.ndf.fr/politique/31-03-2019/redite-loccupant-interieur-saigne-le-pays-a-blanc/

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La réalité occultée par le président.

Je voudrais faire avec vous un petit tour de la situation financière et fiscale telle que ne l’a pas évoquée le président dans son grand oral et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas brillant !

Une situation économique mondiale sous tension

La situation économique mondiale est en plein ralentissement ; surtout en Europe et à un degré moindre en Amérique et en Asie ; et cela ne va pas s’arranger car nous allons vers des tensions sur les cours de l’or noir qui trouvent leur source à quatre niveaux :

– D Trump a décidé de faire tomber le régime iranien, coûte que coûte, et a donc durci les sanctions en interdisant à la planète entière ( !?!) d’acheter le pétrole iranien afin d’asphyxier le régime. La lex americana …ou l’extra territorialité de la loi américaine s’applique encore une fois au monde entier sous la menace de représailles qui se terminent toujours par des amendes colossales ! Hormis les russes et les chinois, tout le monde tremble …

– Le Venezuela s’enfonce un peu plus dans la crise économique et politique et ses exportations de pétrole s’effondrent tandis que la Libye connaît une guerre civile qui limite ses exportations de pétrole. L’Arabie saoudite a finalement renoncé à inonder le marché mondial de pétrole à bas coût pour essayer de faire s’effondrer le système d’exploitation du pétrole de schiste américain ! Cette stratégie s’est avérée ruineuse pour les finances saoudiennes et sans effet alors que ce pays commence à entrevoir la fin de la rente pétrolière (les gisements s’épuisent).

– le dollar est sur une tendance haussière par rapport à l’€ alors que les achats de pétrole sont libellés en dollars,

– Du fait de la faiblesse des rendements obligataires, certains gros investisseurs se sont tournés vers le pétrole pour y spéculer ; histoire de trouver un peu de rendement.

Evidemment, tout cela ne peut se faire qu’à notre détriment car le prix du pétrole, exprimé en dollars, ne cesse d’augmenter. Il est passé en quelques mois de 50 à 75$ le baril et certains pensent qu’il devrait atteindre les 100 dollars avant la fin de l’année. Cela nous promet un carburant à la pompe hors de prix (avec 75% de taxes sur le prix payé à la pompe).

L’inflation officielle est certes relativement faible (entre 1 et 2% l’an) mais le ressenti est quand même bien différent rien qu’avec une augmentation constante du prix de l’énergie (carburant, fuel de chauffage, électricité abonnement puis consommation, gaz ….). On ne peut pas en douter puisque l’on sait que cela a déclenché le mouvement des gilets jaunes !

Un marché de l’emploi en pleine mutation

Parallèlement, on sait qu’il y a actuellement une dégradation du marché de l’emploi avec une tendance à la disparition des emplois intermédiaires ; ce qui tire les salaires vers le bas dans la mesure où il y a un déplacement du marché du travail des emplois qualifiés vers des emplois dans les services à la personne qui sont beaucoup moins qualifiés et moins bien payés.

Le système de production semble aussi en pleine mutation avec une tendance au retour du nationalisme économique alors que se met en place une transition énergétique non justifiée qui va avoir des effets désastreux sur l’emploi et les entreprises. Sont concernés le secteur de l’automobile qui est contraint de se convertir à l’électrique et qui anticipe déjà un fort recul de son activité alors que la valeur ajoutée (batterie) est en train de se déplacer vers l’Asie (puisque Chine et Corée ont le quasi monopole de fabrication des batteries au Lithium) et celui de la production d’énergie du fait de l’obligation de subventionner par l’impôt des ENR aléatoires, très coûteuses et non rentables !

Une fiscalité qui reste pesante

Certes l’ISF a été supprimé mais cela ne concerne que quelques milliers de personnes, essentiellement les plus riches. Certes aussi, une flat tax a été mise en place pour limiter les prélèvements fiscaux mais ne nous leurrons pas, elle n’est pas flat du tout avec un taux très élevé de 30%. (flat c’est en dessous de 15%). Il y a néanmoins une amélioration car auparavant le prélèvement de base était de 39,5% et pouvait monter jusqu’à 65% !?!

Néanmoins, la fiscalité a largement continué à progresser (même si elle a subi un coup d’arrêt au niveau de la pseudo taxe carbone) notamment avec la CSG (impôt à haut rendement) qui a augmenté de 1.7% ; à la fois pour les pensions de retraite et les salaires (le taux est désormais de 9,1%) mais aussi pour les revenus de placement (le taux s’est envolé à 17,2%). Néanmoins, les pensions des retraités dont les revenus sont en dessous de 2.000€ par mois devraient se voir exonérer de cette hausse.

Les pensions de retraite subissent en outre un blocage de leur revalorisation à 0,3% par an ; ce qui revient à les taxer par le biais sournois d’un impôt invisible : l’inflation ! Le président vient néanmoins de promettre de revenir sur cette décision.

Une épargne sans taux

Néanmoins, il convient de relativiser l’effet de la diminution de la pression fiscale car ce que vous payiez auparavant en impôts vous ne le regagnez plus du fait de l’écrasement des taux d’intérêts lié aux politiques monétaires accommodantes des banques centrales (Fed US, BCE, Bank of Japan) qui ont ramené les taux des emprunts obligataires à presque zéro !

Pour l’instant, le placement obligataire ne paraît pas très dangereux même si les émissions des OAT (dette de l’Etat) ne rapportent plus rien. Il reste à la merci d’un accident imprévisible qui ne pourrait pas être corrigé ou compensé par la BCE car une brutale augmentation des taux provoquerait en effet un effondrement de la valeur des OAT émises à taux zéro !

L’effet induit de cette situation est que, l’assurance vie, placement préféré des français avec 1.700 milliards € d’encours, a désormais des rendements négatifs (revalorisation 1,8% – Flat tax 30% – inflation 1,8% = -0,54%) puisque l’argent confié par les épargnants aux compagnies d’assurances est placé en OAT qui ne rapportent désormais plus rien ! Et le pire est encore à venir car les rendements actuels ne sont obtenus qu’à partir des titres anciens qui arrivent à maturité et vont être remboursés.

Evidemment, l’effet induit de cette politique du taux zéro est double :

– l’épargnant ne gagne plus rien !

– les banques ne gagnent plus rien et voient leur valeur boursière s’effondrer puisque leur rentabilité est devenue nulle !

Il devient donc très difficile de trouver des placements qui permettront de s’assurer un complément de retraite alors que l’on sait que, d’un autre coté, les pensions sont appelées à être laminées, elles aussi, par le biais d’un allongement de la durée de cotisation qui ne dit pas clairement son nom et à propos duquel le président s’est montré très évasif !

Il s’agit donc bien d’un mécanisme de spoliation lente et continue des épargnants dans le cadre d’une répression financière qui ne dit pas son nom et qui est opérée dans le but de sauver des Etats surendettés ; car normaliser les taux déclencherait une crise des dettes étatiques de pays comme la France et l’Italie, l’Espagne et le Portugal, qui sont tous plus ou moins au bord de la faillite (l’Italie devrait porter le taux de TVA à 25% à la fin de l’année !). Le but de la BCE est d’éviter un défaut de paiement de l’un d’entre eux et un redoutable effet de contagion !

 Une économie à la peine

En fait, les taux nuls ne peuvent se comprendre que dans le cadre d’une économie déflationiste c’est à dire avec des prix qui baissent ; sinon c’est du suicide économique. Et cela semble bien être le cas car la situation de la zone € est globalement mauvaise avec des perspectives de croissance à peu près nulles ; même en Allemagne, ce qui est loin d’être rassurant !

En fait, le ralentissement économique mondial est aggravé dans l’Union Européenne par une crise de la dette étatique qui semble ne pas pouvoir trouver de solution et particulièrement en France où la pression fiscale a atteint des niveaux tels que le pouvoir sait que ses marges de manœuvres en la matière sont désormais presque nulles !

Or, faute de croissance, il n’y aura pas d’augmentation du PIB, pas d’augmentation des marges fiscales et donc …pas de diminution de la dette qui va finir par nous étouffer alors que vous aurez noté qu’E Macron n’a annoncé aucune mesure de réduction de la dépense publique (la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires est même renvoyée sine die) !

Il est même probable que, sans les mesures de relance de décembre dernier, prises sous la pression des gilets jaunes, nous serions tombés en récession !

Seulement ces mesures de relance ne pourront pas durer d’abord parce que les traités européens l’interdisent mais surtout parce que la course à la dette est une activité dangereuse qui finit toujours mal !

Les poids excessifs de la fiscalité et des prélèvements de notre modèle social ont eu des répercussions économiques dont nous n’avons pas fini de mesurer les effets délétères à long terme. La dégradation permanente de la compétitivité des entreprises a eu pour effet d’entraîner un niveau de chômage élevé aujourd’hui considéré comme pratiquement incompressible ; avec l’effet évident de peser sur les finances publiques en mettant tous les régimes sociaux en péril !

La seule issue désormais, pour rétablir les comptes, va être, dans un environnement défavorable, de réduire les dépenses et il est probable que le gouvernement va devoir adopter une politique budgétaire plus restrictive en 2020 ; ce qui va être rejeté probablement violemment par la population. Le président a soigneusement évité d’en parler !

La réponse du pouvoir à la contestation populaire a été pour l’instant surtout policière  mais il n’est pas sûr que cette réponse soit adaptée …et praticable longtemps et c’est pour cela qu’il a promis une diminution de l’impôt sur le revenu, sous conditions, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les “adaptations”.

Une stratégie patrimoniale délicate

On peut être tenté de compenser l’absence de rendement par un investissement en actions. Il apparaît néanmoins relativement risqué car nous sommes, quoiqu’en disent certains, en présence d’une bulle liée au fait que l’émission d’argent gratuit de la BCE ne permet plus de gagner d’argent sur les taux d’intérêts et que la seule solution trouvée par les investisseurs institutionnels, pour avoir du rendement, est de prendre des risques ! Cela explique grandement, la montée continue du cours des actions alors que les indices économiques sont …mauvais !

Certains pensent avoir trouvé la solution avec l’investissement en Asie et notamment en Chine. Néanmoins, plusieurs risques entrent en ligne de compte :

Certes la zone Asie est beaucoup plus dynamique que l’Europe et elle est devenue l’usine du monde. Mais, spécialement concernant la Chine, le pays reste une dictature, la comptabilité publique est sujette à caution et, s’il existe un capitalisme débridé, c’est surtout un capitalisme d’Etat avec un crédit abusif qui laisse subsister des entreprises à la rentabilité incertaine et des prix faux qui ne correspondent à rien.

Le risque sur la valeur des actions se double en outre d’un risque monétaire car la monnaie (le Yuan) n’a aucune garantie de stabilité ; la Chine n’ayant jamais hésité à utiliser l’arme de la dévaluation pour améliorer sa compétitivité et ses exportations. Ce risque semble néanmoins s’éloigner puisqu’elle cherche actuellement à mettre en place une zone monétaire propre sur toute l’Asie afin d’en éjecter le dollar (ce qui d’ailleurs énerve beaucoup D Trump) !

Quant au Japon, il est en stagnation depuis 30 ans avec des taux complètement à zéro et un marché sous le contrôle de la Bank of Japan qui est elle-même complètement aux ordres du gouvernement. Il n’y a plus de marché. Il est probable que le Japon soit simplement en avance sur nous ; ce qui signifie qu’il suffit de regarder ce qu’il s’y passe pour comprendre ce qui va nous arriver (la dette publique est à 250% du PIB).

En conclusion

L’avenir apparaît bien incertain car nous nous situons actuellement à un moment de l’histoire monétaire et financière complètement nouveau avec des développements totalement inconnus puisque les Etats et les banques centrales créent de la monnaie qui ne correspond à rien sans provoquer d’hyperinflation ni même d’inflation !

Nous vivons dans un monde de dettes avec des records de dettes des Etats, des entreprises et des particuliers pendant que les banques centrales continuent d’émettre de l’argent gratuit ! Les dettes se sont plus la contrepartie d’une épargne et certains organismes acceptent même de payer pour prêter de l’argent (taux négatifs).

L’épargne est devenue inutile alors que le président a demandé aux français de travailler plus et plus longtemps pour gagner … moins ! Il n’est pas sûr qu’il soit entendu !

L’Etat providence des années 80 et 90 n’est plus adapté au monde tel qu’il est aujourd’hui et nul ne sait aujourd’hui ce qu’il va se passer. Il existe néanmoins une constante : Quand le politique prend le contrôle de la monnaie, cela se termine toujours par la manipulation et l’hyperinflation qui ruine les peuples !

Le risque évidemment se situe le jour où tout ce système complètement artificiel va s’effondrer car les dégâts seront alors colossaux !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

 

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MACRON : le pompon

Emmanuel, il faut que je te cause.

Je vois que ton épouse, qui pourtant doit être raisonnable, n’a pas prise sur toi. Du coup moi, qui pourrait être ton père, je suis consterné et je m’y colle.

Mais tu t’es vu avec tes mesurettes ? Mais de quoi t’as l’air ?

Je vois bien que les gilets jaunes : t’as pas saisi le problème.

Bon d’accord, tu les as poussés dans les bras des fous de la baston, puis tu as fait un lot global et tes “RoboCops” et tes magistrats les ont tabassés jusqu’à les dégoûter. Mais avec peine, c’était limite. Et puis… tu as plombé l’ambiance.

Finalement le problème reste entier, ils ne seront peut-être plus dans la rue, mais ils sont dans tous les esprits.

Je vais te dire un petit secret que tout le monde sait sauf toi.

Qui sont les Gilets Jaunes ?

Ce sont les automobilistes dégoûtés de tes PV à répétition, les mecs qui arrangeraient bien leur cabane mais qui ne peuvent pas obtenir un permis de construire, ceux qui payeraient bien un peu d’impôts mais que la paperasse dégoûte et que ton fisc harcèle et torture bêtement, ceux qui cherchent du boulot mais qui ne valent pas assez chers pour compenser leurs charges, ceux qui se sont installés à leur compte et qui croulent sous les déclarations, les normes et les charges, ceux qui croyaient engraisser leur bétail et qui engraissent leur banquier, les un peu malades qui ont peur à juste titre de l’hôpital, ceux qui vieillissent que tes flics n’ont pas le temps de protéger, les gamins sans espoir parce qu’un con de prof les a dans le nez, tous ceux que tes fonctionnaires humilient chaque jour un peu plus, ceux que les factures d’eau, de gaz et d’électricité rançonnent, qui ne peuvent plus se chauffer, se laver, s’éclairer librement, ceux qui ne mettent plus le mazout dans leur voiture qu’à coup de 20€, ceux qui n’ont pas d’avis et à qui tu le demandes, ceux qui veulent simplement qu’on ne les emmerde pas, qu’on ne les force pas à être heureux autrement que comme ils le veulent, les éoliennes ça les gonflent, les conseils sur le pastis aussi, les lois incompréhensibles et les avocats obligatoires ça les bouffe, tes horoscopes toujours faux aussi, arrête de prédire l’avenir, contente toi de gérer le présent, etc…

Tu vois, ils sont des millions. Juste tu leur fous la paix et le tour est joué.

Ils s’en foutent que tu sois Président de la République, que t’ais un avion, des bagnoles, des costards, des nanas, des joujoux, sont pas jaloux, t’inquiète.

Ce n’est pas les quelques journaleux pisses-vinaigre et jaloux qui crachent sur tout qui ont leur faveur.

Tu comprends ça : ils veulent juste qu’on arrête de les emmerder. Ils veulent être libres.

N’ai pas peur, ils se débrouilleront très bien, arrête de leur faire croire que tu es indispensable, d’abord ils ne le croient pas, alors…

Ils en profitent pour essayer de te tirer un peu de fric, ne t’énerve pas, c’est de bonne guerre, ils le demandent sans y croire, ils sont parfaitement capables de se démerder seuls.

Alors Emmanuel, je t’en prie, arrête les conneries et les déclarations ridicules, ne fous pas le feu, on a déjà ce qu’il faut à ce sujet.

T’as nettoyé le goudron, OK mais à quel prix, t’aurais pas dû, fallait venir discuter et rendre la liberté aux Gilets jaunes, avec un peu d’estime et d’amour en prime. Que crois-tu qu’ils aient trouvé sur les ronds-points ?

T’es vraiment un jeune couillon. Peut-être qu’avec le temps….

Bien à vous. H. Dumas

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La bagnole pécheresse

Avant de parler voiture, éliminons un fondamental.

Quelle différence entre Dieu et l’Etat ? Aucune évidemment.

Les deux s’imposent à tous : d’abord en premier à ceux qui y croient bien sûr, puis par contraire mais aussi surement à ceux qui n’y croient pas, enfin à ceux qui prétendent représenter l’une de ces abstraction — voire les deux — qui n’y croient guère probablement.

Nulle preuve de l’existence de Dieu ou de l’Etat, juste ce que nous en savons colporté par leurs représentants, puis des breloques, colifichets ou drapeaux, enfin un air grave lorsqu’on en parle. Rien de plus.

Une existence évanescente de ces abstractions, qui serait sage, ne convient à aucune des trois catégories évoquées ci-dessus. Elles ont besoin de percevoir nettement Dieu et l’Etat. Oui, mais comment faire ?

Comme les trous noirs, vertiges invisibles de l’espace, Dieu et l’Etat ne peuvent exister que par des traces contraires à leur réalité. Du visible se déduit l’invisible.

Deux marqueurs vont permettre aux hommes de cerner l’idée de Dieu et de l’Etat : ce sont les promesses et les châtiments, faits en leurs noms.

Dieu promet au ciel, l’Etat promet sur terre. Ils ne sont pas avares de ces promesses dont leurs représentants sont chargés.

Leur principal inconvénient tient à l’impossibilité de les vérifier du fait, soit que leur réalisation est prévue en un lieu dont on ne revient pas pour celles du premier, soit qu’elles sont invérifiables parce que constamment repoussées par la faute à pas de chance pour celles du second.

On comprend dans ces conditions que les promesses ne vont pas solidifier la croyance, tout au plus peuvent-elles la maintenir dans un coin de la tête de chacun. La séduction potentielle des promesses reste à poste mais sans prendre la mer, comme disent les marins.

Il va falloir un ciment autrement solide pour que l’abstraction devienne réalité.

Ce sera le châtiment. Qui aime bien châtie bien, chacun sait cela.

Le châtiment instaure la peur. Mais il y a encore mieux que la peur, c’est la terreur. La terreur permet d’installer des interdits qui faciliteront les châtiments qui produiront alors une double peur. Peur collective avant, peur personnelle après.

Là, on tient un ciment séculaire.

Les hommes de Dieu sont experts dans la combine. Les nôtres, les catholiques, ont semé terreur et châtiments pendant des siècles pour leur plus grand bénéfice. Inutile de revenir sur leurs interdits et leurs méthodes que chacun connait.

Les hommes de l’Etat, préalablement sous-produits des hommes de Dieu, n’ont leur indépendance que depuis que l’Etat s’est séparé de Dieu récemment, pour faire hologramme seul.

Les débuts de l’abstraction “Etat” furent laborieux, peu y croyaient, aujourd’hui tout le monde y croit, tout va bien, enfin…. si l’on peut dire.

La liberté, cette chose abjecte qui ne fleurit que sur la décomposition des esclaves parait-il, a bien failli se répandre largement dans le monde. Le principal mur des esclaves de l’Etat s’est effondré en Allemagne en 1989, la liberté s’est crue libre, l’Etat eu l’air accessoire, les hommes ont cru faire partie du monde.

Ils ont chanté un peu trop tôt.

L’idée de l’Etat était ancrée plus profond en eux qu’ils ne le croyaient. La liberté leur a fait peur, ils se sont jetés dans les bras d’hommes de l’Etat, qui n’attendaient que ça pour se requinquer.

Ces derniers flattèrent les frontières, exacerbèrent les différences, relancèrent quelques divinités en mal de croyants, prétendirent qu’hors l’Etat rien n’est possible.

Pour parfaire le tout il fallait une terreur globale, ce fut l’écologie, un châtiment exemplaire, ce fut la bagnole.

Voilà donc où nous en sommes. L’automobile est un objet miraculeux qui permet à l’homme, initialement presque impotent, de se déplacer vite et loin dans des conditions matérielles et psychologiques paradisiaques. Priver l’homme de cet “outil-plaisir” est un châtiment d’importance, qui marque, qui fait mal.

Vous connaissez le plan. La planète va nous étouffer. Soudain la voilà qui s’en prend à nous. Alors qu’elle nous supportait depuis des centaines de milliers d’années elle ne veut plus de nous.

Enfin, nous encore, bon, ça pourrait aller, mais nos bagnoles, c’est non.

Tout homme qui s’assoie dans sa bagnole et met le contact est à châtier. Demain mettre le contact vous rendra vert de honte, tremblant de peur, terrorisé.

Les gilets jaunes

Ils ne s’en rappellent plus, mais rappelons-nous pour eux que toute leur aventure a commencé à cause de leurs bagnoles. Ils voulaient pouvoir s’en servir à leur guise.

Aujourd’hui les hommes de l’Etat les ont retournés, ils sont plus écolos et égalitaires que les écolos, c’est fort non ?

Les hommes de l’Etat sont à fond dans les promesses et les châtiments.

Ils nous font croire qu’ils seraient en mesure de nous transporter partout où nous avons besoin d’aller, plus vite plus confortablement et plus surement que notre bagnole, ce qui est un énorme mensonge, une vraie promesse d’Etat.

Puis ils nous châtient préventivement. Ils mettent des vitesses obligatoires que personne ne peut respecter, ils rétrécissent les chaussées, installent des dos-d’âne, inventent des normes inapplicables, interdisent d’accès les lieux où nous habitons, interdisent le stationnement pour faire bonne mesure, ils laissent le réseau routier se désagréger, se périmer, ils nous culpabilisent volontairement.

Ils font de nous des craintifs chroniques qui subiront ensuite toutes sortes de terreurs et de châtiments annexes moins globaux, moins spectaculaires, mais encore plus terribles, tels que le fisc et ses contrôles fiscaux crapuleux par exemple, mais pas que.

La voiture est exemplaire des méthodes des hommes de l’Etat pour faire croire que l’Eta existe, ce sont les mêmes méthodes qui sont appliquées en tout.

Promesses et châtiments sont les marqueurs visibles des abstractions invisibles par lesquelles certains dominent les autres, en font leurs esclaves.

Pensez-y en mettant le contact dans votre voiture. Ainsi le voyage sera source de réflexions, à tout bout de champ, au fil de la route, vous pourrez vérifier la réalité de la terreur répandue et des châtiments qui la maintiennent.

Ce n’est qu’une petite partie visible de la méthode globale qui génère votre soumission nécessaire à l’existence de l’inexistant : l’Etat.

Bien à vous. H. Dumas

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Quand le vernis s’écaille

Il ne nous viendrait pas à l’idée à Témoignagefiscal — qui est l’exutoire à la souffrance des esclaves fiscaux que nous sommes tous — de nous moquer du suicide, tant nos lecteurs y pensent ou en sont victimes.

Il ne nous viendrait pas non plus à l’idée de nous satisfaire de ce que nos ennemis — des serviteurs de l’Etat spoliateur payés par les revenus des pillages dont nous faisons l’objet ou voire même des exécutants ou organisateurs de ces pillages — soient en proie à une prise de conscience qui les désespérerait au point de les voir à leur tour se suicider ou y penser journellement.

Nous nous battons pour soutenir les désespérés de la terreur fiscale, ce n’est pas pour souhaiter que d’autres désespérés les remplacent.

Même si nous aimerions bien sûr que prise soudain de lucidité la société poursuive et condamne ceux qui nous persécutent sans foi ni loi.

Là n’est pas le problème aujourd’hui.

Ce qui est énorme c’est cette hypocrisie qui fait défiler bras dessus bras dessous la classe politique et la population unie dans l’idée qu’il n’est aucune limite à l’humour, que le sacrilège doit s’effacer devant lui lorsqu’il s’agit de la faiblesse d’une dépendance à la croyance au Dieu des musulmans. Ce à quoi j’adhère.

Mais que l’humour n’a plus sa place et devient sacrilège lorsqu’il s’agit de moquer la faiblesse d’une dépendance à la croyance en un ordre largement contesté en montrant du doigt ironiquement, donc à l’aide d’un humour noir, des contradictions psychologiques potentielles, éventuellement suicidaires, marquant la faiblesse de ces croyants. Ce à quoi je n’adhère plus.

En clair ceux qui adulent Mahomet, qui sont ses esclaves, peuvent être moqués, ceux qui adorent les Flashball, qui sont leurs esclaves, ne peuvent pas être moqués.

C’est là que le vernis s’écaille.

Tout était donc faux, les larmes étaient de crocodile, la compassion factice. On s’en doutait, mais le voir là, sous nos yeux, est instructif.

Ainsi donc la sincérité de ce peuple si chanté, si vénéré, serait factice, variable au gré de ses intérêts, de ses pensées dites communes.

Et cette justice, servile à la pensée commune, qui surenchérit, qui définit et condamne en qualifiant de délit l’humour, devenu soudain sacrilège.

Ce n’est pas tant l’aversion à l’humour noir qui surprend, nous l’avons tous ressentie un jour cette aversion, mais c’est la prétention à se placer en moralisateur alors que l’on est si ordinaire qui choque.

Et quoi ? Ce peuple si parfait, si empreint de sagesse, est donc mauvais joueur au point d’accepter le sacrilège des valeurs des autres mais pas des siennes.

Ce peuple si parfait manque si cruellement d’humour qu’il peut effectivement dépouiller ou tuer par cupidité, avidité.

“Suicidez-vous” n’est pas de l’humour, “la religion musulmane est stupide” en est.

Comprenne qui pourra.

Pour moi les deux en sont, même si quelques fois l’humour est difficile à avaler pour ceux qui le subissent.

Je pense à ceux qui subissent l’ironie du peuple lorsqu’ils essaient d’expliquer que — bien que faisant l’objet d’un redressement fiscal — ils ne sont non seulement pas des fraudeurs fiscaux, mais qu’en plus ils ont à faire à des contrôleurs voyous.

Nul juge alors n’envisage de poursuivre les moqueurs pour harcèlement et mise en danger de la vie d’autrui par non-assistance à personne en grande souffrance.

Je dirais aux flics : “Au lieu de penser à vous suicider, pensez aux autres, ils ont besoin de votre empathie, pas de vos flashballs.”

Bien à vous. H. Dumas

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Suppression de l’ENA : mesure efficace ou gadget électoraliste ?

Le président de la république a différé sa communication aux français du fait de l’incendie de  la cathédrale de Paris.

Il faut dire que, comme nous l’avons déjà écrit, E Macron est en fait très ennuyé parce qu’il ne sait pas vraiment comment clore le grand débat ; en particulier parce qu’il n’a pas grand-chose à annoncer aux français. La raison essentielle est qu’il n’a, du fait du poids à la fois des dépenses et des dettes publiques, pratiquement aucune marge de manœuvre. Il redoute donc, avec quelque raison, que son annonce soit mal accueillie.

Certaines informations ont néanmoins « fuité » dans la presse. En fait, l’Élysée a communiqué au préalable aux rédactions des médias la teneur des déclarations du président afin qu’elles ne soient pas prises au dépourvu ; mais l’incendie s’est développé quelques minutes seulement avant la communication présidentielle.

L’une d’entre elles peut apparaître surprenante de la part d’un ancien élève : la suppression de l’ENA !

On peut donc se poser la question : La suppression de cette école de la haute fonction publique serait-elle de nature à résoudre nos problèmes ou ne serait-ce pas plutôt une mesure gadget, cosmétique pour calmer les français et les revendications que le pouvoir ne peut pas satisfaire … avec l’avantage que cela ne coûterait pas grand-chose aux finances publiques ?

Un peu d’histoire :

L’ENA n’est pas apparue de but en blanc ; elle est en fait la suite « l’école des cadres » d’Uriage (à côté de Grenoble) créée en 1940 sous le très controversé régime de Vichy.

Bien que celle-ci ait été qualifiée d’école de la collaboration, le concept, comme souvent à la libération à propos de nombre des institutions créées pendant la période de l’Etat français du maréchal Pétain, a été conservé (c’est aussi le cas des ordres professionnels).

L’ENA  a été créée par une ordonnance (du 09 octobre 1945) du gouvernement provisoire de la république française et elle est devenue, au fil des ans, une véritable école de management à la française.

L’ENA une école très décriée :

Cette école apparaît être en fait conforme à la tradition française qui a eu très tôt un Etat fortement centralisé avec la monarchie absolue, le jacobinisme, l’Empire napoléonien et la troisième République. D’ailleurs, les promoteurs de cette école (le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, Michel Debré, maître des requêtes au conseil d’Etat et Maurice Thorez, secrétaire général du parti communiste et vice président du conseil c’est à dire vice premier ministre) étaient tous des partisans d’un Etat fort.

On sait d’ailleurs aujourd’hui ce que signifie Etat fort : c’est un pays avec une administration pesante et intrusive et des impôts très lourds !

La principale critique formulée à l’encontre de l’ENA est que l’aristocratie de l’ancien régime liée à la naissance s’est mutée en méritocratie du diplôme qui ouvre toutes les portes ; avec cette réserve toutefois que l’on sait que l’origine sociologique des élèves se concentre, pour l’immense majorité, dans des familles de cadres supérieurs donc aisées à très aisées.

On peut donc parler d’élitisme de classe et il est vrai que l’ENA ouvre en effet toutes les portes. Si vous avez réussi le concours de l’ENA, le monde est à vous ; enfin avec cette réserve que ce monde ne sera jamais que français car, curieusement, ce mode de formation n’a pas été copié dans les autres pays de l’OCDE ou de l’Union Européenne. La vision étatisée de la société reste donc essentiellement une vision française liée à son centralisme historique !

Aux USA, il se trouve que c’est exactement l’inverse car les meilleurs étudiants vont dans le privé – l’administration étant réservée aux « autres ». Mais, aux USA, on cultive la réussite sociale à travers la réussite dans les affaires alors qu’en France on glorifie le service de l’Etat et le dévouement désintéressé des hauts fonctionnaires …Image à la fois trompeuse et hypocrite … s’il en est !

Véritable caricature de l’élite technocratique, les anciens élèves cultivent un entre soi avec ses codes et ses réseaux tout en permettant à des jeunes gens de 25 ans n’ayant aucune expérience professionnelle d’accéder à des postes à responsabilité voire à très haute responsabilité.

Et pourtant, ce ne sont pas forcément les meilleurs qui entrent à l’ENA car c’est aussi, en dehors du fait qu’il faut connaître les codes d’accès, une question de moyens financiers.

Pour faire simple, il existe des boites de prépa qui permettent, contre confortable rémunération et dans le cadre d’un véritable entraînement d’une année, de former les candidats aux sujets et questions posés tant à l’écrit qu’au grand oral. On comprend alors que le système est surtout ouvert aux candidats dont les parents disposent de revenus confortables.

De temps en temps, un candidat isolé, en dehors de ce circuit de formation, soit par chance soit en raison de ses aptitudes intellectuelles, réussit le concours sans passer par le canal de ces instituts de formation spécialisés. J’ai connu un cas mais c’est très rare et c’est presque considéré comme un « accident » ! On comprend dès lors où se situe la norme !

Il n’est pas inutile de savoir que ce système de prépa est exactement le même pour le concours d’entrée à l’ENM (école de la magistrature).

Les non initiés découvrent alors que les conditions d’accès sont en fait biaisées ; compte non tenu du fait qu’il y a une sorte de déterminisme social et une tendance à la reproduction des cursus professionnels au cours des générations (les enfants d’énarques font l’ENA et les enfants de magistrats font l’ENM) ! Cela ne peut pas évidement être le fruit du seul hasard … et du seul mérite individuel !

On sait que la classe politique française se recrute majoritairement au sein des anciens élèves de l’ENA, surtout depuis les années 1970, mais il faut quand même préciser tous les énarques ne font pas de la politique…loin s’en faut !

On remarquera quand même que depuis 1958, 4 présidents de la république sur 9 sont issus de l’ENA (Giscard, Chirac, Hollande, Macron) ; avec une fréquence qui tend à s’intensifier puisque, sur les quatre derniers, trois sont issus de l’ENA  (N Sarkozy était avocat) !

On ne peut pas considérer que l’ENA soit une école politique ; mais tous ceux qui ont approché les énarques se sont aperçus d’une caractéristique commune à tous les élèves : un formatage intellectuel et une fermeture d’esprit qui leur donne une vision du monde limitée à une note de synthèse en trois parties !

On pourrait même ajouter qu’ils font preuve d’un grand conformisme intellectuel en ce sens qu’ils sont tous des étatistes bon teint (on peut même parler de fétichisme de l’Etat) ; c’est à dire des tenants de l’interventionnisme d’Etat, de l’économie dirigée (sous leur férule) et que ce sont donc des adversaires du libéralisme.

D’ailleurs, comme on ne connaît pas d’énarque libéral … on doit en conclure que cette école dispense bien une formation spécifique aboutissant clairement à une conception bien particulière du rôle de l’Etat et de son administration !

L’un des effets pervers de ce mode de recrutement est qu’il aboutit à une société rigide avec ses codes et ses règles de fonctionnement. On ne peut accéder à certaines fonctions que parce qu’on a fait l’ENA … pas parce qu’on est compétent ! Or, l’ENA est avant tout un mode de recrutement …pas une preuve de compétence ; surtout dans ce monde de l’administration où la promotion se fait à l’ancienneté et non au mérite (en fonction des compétences) !

On comprend dès lors pourquoi la population a un sentiment de système bloqué au profit de quelques uns ! Dans l’ex URSS, il y avait un nom pour désigner ces insiders du pouvoir : les apparatchiks ; ce qui revient à décrire un système figé … au profit des anciens élèves et laisse le sentiment d’une caste fermée sur elle-même, protégeant ses privilèges au détriment de la population entière !

On voit des énarques partout, même à des postes où ils ne devraient pas être, et le ressenti de la population est celui d’une mafia qui a pris le contrôle de l’Etat alors que l’on connaît les liens, voire le copinage entre la politique et l’administration, en raison du fait que le fonctionnaire est devenu un intermédiaire obligatoire du fonctionnement de la société aboutissant à un développement anormal de privilèges, de clientélisme, de gabegie et de pillage de l’économie privée.

Certains ont brocardé cette main mise en évoquant le fait que le service de l’Etat était devenu se servir de l’Etat (à des fins personnelles pour établir des baronnies) !

On sait aussi qu’un certain nombre d’entre eux à Bercy bénéficient de privilèges insensés avec des salaires hors échelle, des primes substantielles (on parle de 100.000 à 150.000€) versées, en toute discrétion, en dehors de tout contrôle et de surcroît non imposables !?!

Vivant de l’impôt collecté, ils sont assurés en outre de pouvoir toujours survivre quelles que soient les conditions et sont de ce fait impitoyables dans la perception de celui-ci ! Cela peut expliquer aussi, au moins partiellement, la culture de l’impôt qui domine au sein de cette élite.

Néanmoins, il faut souligner l’opacité du système car l’élite concernée ne tient pas trop à ce que tout cela s’ébruite ! Cela fait immanquablement penser à  un véritable Etat dans l’Etat avec ses codes, ses règles, ses avantages. La cour des comptes a d’ailleurs eu beaucoup de difficultés pour obtenir communication de l’organigramme et les grilles de rémunération des 5 ou 600 plus hauts fonctionnaires de Bercy.

Suppression : Mesure efficace ou gadget ?

En fait, ce n’est pas l’ENA en tant que telle qui pose problème, c’est :

– d’une part, le système abusivement avantageux, et tout à fait dérogatoire, qui a été mis en place au profit des énarques. Il permet à des hauts fonctionnaires de faire de la politique tout en étant encore fonctionnaire, de faire des allers et retours entre politique et mandats électifs et leur corps d’origine mais aussi entre administration et entreprises privées ou publiques avec l’assurance de retrouver leur poste tout en bénéficiant de la progression de carrière dans leur corps administratif d’origine et de cumuler des rémunérations et des retraites à des montants tout à fait stupéfiants (pour des gens comme Hollande, Eyrault et Chirac ce sont des retraites de l’ordre de 35.000 € par mois).

C’est un jeu dans lequel l’énarque gagne à tous les coups !

– d’autre part, le fait que ces hauts fonctionnaires ont pris le contrôle de l’Etat et de son fonctionnement et qu’ils sont passés d’exécutants à décideurs en étendant, telle une araignée, une toile de réseaux qui aboutit à un véritable auto contrôle sans contrôle extérieur.

Les élus sont contraints de composer avec cette technocratie d’État devenue incontournable, car sans elle, il est impossible de faire quoique ce soit ; et cette emprise tend à s’étendre au secteur privé par le biais de réglementations, normes et instructions diverses et nombreuses !

Or, malgré leur formation et malgré leur pouvoir, ces élites présentent un handicap lié à leur formation : ils ont une vision dépassée du monde avec un Etat centralisé, lourd et inefficace, totalement sous contrôle d’une administration fonctionnant de manière autonome avec ses règles propres ! Pour eux, le marché ne compte pas ; seule compte la hiérarchie !

Ce mode de fonctionnement, qui pouvait se comprendre dans les années 50, est désormais  totalement obsolète dans le monde ouvert et concurrentiel d’aujourd’hui mais il n’a pas évolué !

Quelles mesures seraient efficaces ?

Plutôt qu’une suppression de l’ENA, qui serait de toute façon compensée par la mise en place d’un autre système de recrutement, il vaudrait mieux prendre un certain nombre de mesures destinées à empêcher le mélange des genres ; et notamment :

– la suppression du statut de la fonction publique,

– la démission obligatoire du fonctionnaire qui se lance en politique (comme au Royaume Uni),

– l’interdiction de cumuler des missions d’élu ou ministérielles sans avoir, au préalable, quitté la fonction publique,

– la suppression de la possibilité de faire du pantouflage et des allers et retours entre fonction publique et entreprises privées ou publiques,

– la modification du mode de recrutement des dirigeants d’entreprises publiques pour limiter l’accès des énarques,

L’ENA resterait alors seulement l’école de formation des cadres de l’administration ; mais sans être rien d’autre et sans pouvoir interférer ou noyauter tout le système !

En conclusion :

La suppression de l’ENA n’est probablement pas la solution pour limiter l’influence de la haute administration sur la vie publique si elle n’est pas accompagnée des préconisations ci-dessus ; compte non tenu du fait que cette élite, qui monopolise tous les postes de contrôle de la structure administrative, va s’opposer  à toute réforme… tout comme elle s’oppose actuellement à la réduction du nombre (excessif) des fonctionnaires qui constituent l’armée des petites mains du pouvoir !

Car, les anciens élèves de l’ENA ont fini par former une espèce de caste se répartissant les meilleurs postes et se protégeant les uns et les autres en s’opposant à toute tentative de remise en cause de leurs avantages.

Faute d’une véritable volonté politique dans le cadre d’un ensemble de mesures cohérent, E Macron se limitera donc à faire ce qu’il fait depuis son arrivée au pouvoir : De la réforme cosmétique tout en proclamant, à grand renfort de comm’, qu’il réforme à tout va. Il se limitera donc encore une fois à l’apparence des choses.

La suppression de l’ENA est en fait l’archétype de la mesure spectaculaire qui ne coûte pas grand-chose et qui n’engage à rien ! C’est donc avant tout une manœuvre politicienne pour « donner des gages » à ses électeurs et à ses détracteurs.

On s’aperçoit, à cette occasion, que les fonctionnaires lancés en politique ont bien du mal à passer à l’acte car consciemment ou inconsciemment, il leur est pratiquement impossible de remettre en cause le système qui les a créés !

Fatalement, ce n’est pas comme cela qu’on sortira la France de l’ornière … et qu’on réduira le poids de l’Etat.

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

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Une régence qui ne dit pas son nom

Wikipédia, qui sait tout, nous dit ceci définissant une régence : “Une régence est une période transitoire dans l’histoire d’une monarchie durant laquelle une personnalité pouvant éventuellement, mais pas nécessairement, appartenir à la famille royale, exerce le pouvoir au nom du monarque en titre, trop jeune, absent, incapable de gouverner par lui-même ou ne pouvant assumer ses fonctions de roi.”

Ça colle au poil, comme dit mon garagiste quand il est content de lui.

Il n’est pas douteux que notre système politique est une monarchie, certes “démocratique” mais à la marge.

Notre roi est élu, mais après une sélection familiale dite des “familles politiques”, ou les petits meurtres entre amis sont monnaie courante, ce n’est pas Fillon qui me contredira. Donc l’accession au trône est bien héréditaire à travers ces familles politiques qui traversent le temps. Il n’est pas de candidat libre indépendant des familles politiques maîtresses du pouvoir, se le partageant.

Une fois mis en place par sa famille notre roi vit avec sa cour dans des lieux et des conditions royaux qu’il partage avec les membres de cette famille.

Une armée de mercenaire le protège de la populace dont il se fout éperdument, qu’il exploite sans vergogne comme tout roi qui se respecte. Il représente le Dieu du vote, largement aussi adulé que le Dieu divin, largement aussi irréel.

Tout cela est parfait, bien huilé, rodé, chacun pensant qu’un jour c’est sa famille qui portera le nouveau roi et qu’en tant que membre de cette famille il profitera des décrets royaux. Personne ne remet en question cette pantalonnade, personne ne revendique sa liberté, tous sont occupés à rêver du jour où leur servitude sera récompensée par l’accès au trône de leur roi.

Rien de changé, juste les apparences et un déplacement des souffrances qui sont plus sophistiquées, plus sournoises, mais évidemment moins légitimement susceptibles d’être dénoncées que sous les anciennes royautés.

Autrement l’artifice de base est toujours le même : l’altruisme revendiqué mais non pratiqué.

Notre roi actuel n’a pas les épaules.

Il suffit de le voir lire péniblement son téléprompteur pour s’en convaincre. L’incendie de la cathédrale des rois aurait dû être pour lui une occasion extraordinaire de jouer son rôle.

Il pouvait d’un coup extérioriser théâtralement, sans surjouer évidemment, son rôle de roi aimant, portant le malheur du monde avec dignité mais affichant aussi une détermination passionnelle, pardonnant tout, réunissant le pays dans une souffrance œcuménique.

Jeune, avec un bon metteur en scène, Belmondo l’aurait bien joué. De Gaulle, qui faisait tout tout seul en vrai artisan, l’aurait aussi bien joué. Pas notre jeune roi.

Au lieu de cela donc le téléprompteur et le regard vide qui va avec ce truc, le geste machinal, l’ennui qui transparaît. Le roi n’est pas.

On le sent : ” trop jeune, absent, incapable de gouverner par lui-même ou ne pouvant assumer ses fonctions de roi,” comme  dit Wikipédia.

Alors une question se pose : qui est aux manettes de la régence ?

C’est sans doute une personne de sa famille, naturelle ou politique, qui exerce le pouvoir à la place de notre jeune roi.

Je n’ai pas d’information à vous donner à ce sujet n’étant pas dans le secret des Dieux et le régent ou la régente ne s’affichant pas.

Juste quelques pistes de réflexions.

Notre jeune roi serait un vieillard sous l’ancienne royauté, aujourd’hui c’est un “Tanguy”. Un de ces jeunes, sage comme des images, qui sont premiers partout, mais ne peuvent pas se résoudre à quitter le cocon familial.

La régence pourrait avoir à sa tête une personne liée à cette situation dont notre jeune roi serait dépendant depuis longtemps, peut-être depuis sa jeunesse.

Une personne habituée à diriger pour lui dans l’ombre, dissimulée par une apparence au-dessus de tout soupçon.

Une personne bien sûr ambitieuse mais se satisfaisant de l’exercice du pouvoir par procuration, ce qui n’est plus trop à la mode. Donc une personne d’un certain âge.

Une personne peu experte en politique si l’on en juge par les incroyables imbroglios dans lesquels se fourre notre jeune roi.

Bon, je ne vois pas qui cela peut être, mais je suis convaincu que cela est.

Cherchez bien, dites-moi si vous trouvez, ou si vous avez un tuyau ? Bien que franchement ce ne soit pas très important.

Ce qui le serait c’est que nous arrivions à nous dégager des rois, républicains ou divins, et que nous devenions des hommes libres, comme l’air, comme la nature dont nous sommes, et non des esclaves comme ce que les rois font de nous.

Bien à vous. H. Dumas

 

 

 

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Ceux qui parlent, savent-ils vraiment de quoi ils parlent ?

Nous vivons dans un monde dominé par l’information ; bonne ou mauvaise, vraie ou fausse … avec des chaînes d’information permanente, radio ou télé et des intervenants qui deviennent des habitués ou des « stars » du petit écran et des ondes hertziennes. Ces intervenants deviennent des valeurs « sures » de l’audimat et en viennent à donner des avis qui deviennent « la vérité ».

Le problème est que ces chaînes et stations ne font pas toujours de l’information mais de l’interprétation des faits et même quelquefois tout simplement de la propagande ; surtout lorsque les « débats » sont clairement orientés par les animateurs.

Ainsi, j’écoute régulièrement la désormais bien connue émission de radio des « informés » sur France info ; sans que je soie un adepte ou un partisan de cette station de radio particulièrement orientée dans le sens d’un « certain conformisme vis-à-vis du pouvoir ». Mais il est vrai qu’en sa qualité de station de radio publique, elle ne doit sa survie qu’à la bienveillance du pouvoir et, c’est bien connu, on ne mord pas la main qui vous donner à manger …

J’ai pu constater qu’interviennent régulièrement dans cette émission des personnes dont la caractéristique principale est, là aussi, le conformisme politique et économique et un manque total d’imagination et de référence à la liberté.

Dernièrement, il m’a été donné d’entendre deux énormités qui sont aussi des horreurs économiques. Elles ont trait aux demandes formulées dans le cadre du « grand débat » et de la réponse qui devrait être faite par E Macron :

– la première portait sur la demande de diminution d’impôts qui semble être la demande principale apparaissant dans les contributions.

Alors que nous savons tous que la France est un pays à la fiscalité pesante, (en fait la plus lourde des pays de l’OCDE et de l’Union Européenne), un des intervenants a pu affirmer sans provoquer ni indignation ni même une quelconque réaction : « le problème de la demande de diminution d’impôts, c’est qu’elle risque d’être sans fin, c’est à dire que les gens vont demander sans cesse des diminutions d’impôts » avec le sous-entendu qu’elles allaient fatalement mettre en danger les finances publiques.

Pouvoir proférer, sans faire sursauter ses interlocuteurs, une telle absurdité m’a laissé perplexe !

– la seconde était la solution proposée par plusieurs intervenants pour satisfaire les revendications et améliorer les revenus des français. Une seule solution a été suggérée : une augmentation de la redistribution.

Prôner la redistribution n’est pas innocent ; c’est admettre le rôle central de l’Etat providence en ce qu’il a de plus intrusif dans la vie des gens dans la mesure où c’est lui qui attribue des aides sociales et des revenus.

Par ailleurs, pour distribuer il faut … prélever or les impôts ne sont pas neutres ; ils pénalisent l’activité économique surtout dans un pays comme la France où l’on sait qu’ils sont déjà les plus élevés d’Europe !

Conclusion qui s’impose selon les intervenants : il faut augmenter les prélèvements pour augmenter la distribution alors qu’ils sont déjà trop élevés !

On sait pourtant que le système de la redistribution a atteint ses limites puisqu’il pénalise trop ceux qui doivent payer pour les autres ; sans compter que c’est en fin de compte le choix du maintien dans l’assistanat au lieu d’encourager les gens vers l’emploi.

A ce stade, nous avons deux solutions : soit les intervenants n’ont rien compris aux mécanismes économiques et ne sont donc pas vraiment « informés » soit ce sont des adeptes de la dépense publique, des socialistes, des étatistes et des idéologues et l’émission n’est alors plus de l’information mais juste de la propagande !

Personne n’a eu l’idée de suggérer qu’il serait peut-être plus simple et plus neutre de réduire les impôts (directs et indirects y compris la CSG) et que cela permettrait à tout le monde de regagner du pouvoir d’achat … sans avoir besoin des services de l’Etat !

Car, ce que n’ont pas l’air de savoir ces « informés », c’est que lorsque l’argent transite par les services de l’Etat, se produisent deux effets significatifs :

– d’une part, l’Etat et ses fonctionnaires ont tendance à choisir ceux qui auront droit à la distribution c’est à dire à choisir d’avantager leur clientèle ; ce qui fait que la distribution devient inéluctablement ciblée idéologiquement. La redistribution ne devient plus un moyen de liberté mais au contraire un instrument de servitude puisque ceux qui perçoivent ces aides et redistributions deviennent dépendants des faveurs de l’Etat !

On touche là toute la perversité d’un système qui maintient toute une population dans l’assistanat !

– d’autre part, les services de l’Etat ne sont pas gratuits, contrairement à ce que pensent beaucoup. Il faut payer les fonctionnaires qui interviennent sur les missions ainsi dévolues à l’Etat ; et ils sont d’autant plus nombreux que la redistribution est importante. L’effet induit est évidemment qu’il se produit une « évaporation » au niveau des sommes redistribuées et qu’en fait, la redistribution bénéficie en premier lieu, sous forme de salaires, aux fonctionnaires chargés de l’effectuer et de la contrôler.

Tout cela pour dire, que nous avons la preuve éclatante qu’à force de propagande permanente depuis 40 ans, la vision d’un Etat dispensateur de ses bienfaits reste dominante en France ; ce qui amène d’ailleurs au constat que bon nombre de bénéficiaires de ces redistributions n’ont même pas conscience que l’argent qu’ils reçoivent a été extorqué à d’autres qui ne sont même pas des riches !

Évidemment, l’auditeur, qui n’est pas mesure d’appréhender tous les aspects des affirmations fondées ou non qui lui sont assénées, devient la victime toute désignée de cette pensée unique dont il faut bien dire qu’elle est totalement erronée !

Nous savons que la dépense publique est trop élevée en France, qu’elle a mené au surendettement et qu’elle pénalise l’économie. Ce dont nous avons besoin c’est de moins d’impôts et de prélèvements et de plus de liberté, pas de plus d’impôts et de redistribution !

Par ailleurs, avant de prendre la mauvaise habitude de réclamer sans arrêt des diminutions d’impôts, ainsi qu’il a été dit, je crois que nous pourrions déjà commencer par un début de diminution de la pression fiscale. Après 30 ans d’alourdissement continu des impôts, et compte tenu du niveau actuellement atteint, nous disposons en effet d’une marge … tout à fait confortable avant de simplement revenir au niveau d’un pays comme l’Allemagne !

Conclusion qui s’impose : à la question posée « ceux qui parlent, savent-ils vraiment de quoi ils parlent ? » on peut clairement répondre : Non !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

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Ce bon sens dont Macron est dépourvu.

La violence s’installe durablement.

Elle est, ici comme ailleurs, fille de l’irresponsabilité et du degré zéro de l’humanisme, strictement bestiale. L’échange autour des 500 balles pour le weekend donne le ton.

Reprenons depuis le début.

Une taxe de trop fait sauter le couvercle de la marmite et le potage se reprend partout.

C’est un potage au mensonge et à la démagogie, deux poisons mortels.

D’un côté des menteurs démagogues qui tirent leur pouvoir et leurs confortables revenus de l’idée qu’ils seraient en capacité de permettre aux français de vivre en totale irresponsabilité et confortablement, tout en continuant à donner des leçons au monde entier comme au temps où leurs arquebuses pouvaient moraliser les lanceurs de javelots.

De l’autre des incultes forgés à l’irresponsabilité qui font mine de croire que l’Etat — cette abstraction — qui serait l’émanation du peuple — cette deuxième abstraction — permettrait à ces incultes de voler aux autres hommes — bien réels eux — leur droit de vivre, la jouissance de leurs biens, leur courage, leurs prises de risque, pour permettre aux irresponsables de s’épanouir.

En acceptant le rôle de pape de cette fiction Macron prend l’intégrale responsabilité de la violence à venir, qu’elle soit in fine entre les mains de la rue ou de celles des forces de police.

Par sa pantomime du Grand Débat il a entériné ce concept de folie, il sert la soupe.

Le chemin étant sans issue, le discours de ce soir ne peux pas avoir de sens, de réalité.

Évidemment la responsabilité prendra un jour le dessus, nulle vie ne peut exister sans elle, mais dans combien de temps et après combien de souffrances et de morts ?

Il faudra d’abord que les pillards aient tout pillé, puis que les écolos compulsifs et autres dérangés du raisonnement soient arrivés au terme de leurs fantasmes glauques, pour que la simplicité, le bon sens, remettent la société en ordre vital : primauté à la liberté individuelle et au droit de propriété son marqueur socles de tout, l’Etat discret limité aux indispensables collectifs.

Si Macron avait eu bon sens et modestie il aurait, par le retour aux urnes, donné sa chance à la responsabilité face à la démagogie.

Mais ce n’est pas ce qui lui a été appris.

Très tôt l’éducation nationale s’est penchée sur lui, lui bourrant le mou, pour lui faire croire à un destin d’alchimiste changeant le vide en or, grâce à la nouvelle pierre philosophale : “l’Etat”, en réalité la bureaucratie ou fonction publique.

Et il y a cru, pauvre jeune homme naïf devenu un adulte pervers.

C’est l’adulte pervers qui va s’adresser à la “Nation” –encore une fiction — ce soir.

Où est le petit ange bouclé que l’éducation nationale avait en son temps pris en main fermement ?

Quel gâchis.

Ce soir le vice s’affirme et prend le pouvoir définitivement, par la force. Même si le vainqueur n’est pas connu, rue ou ordre “énarchien”, la perdante l’est : c’est la liberté.

Préparons-nous au crépuscule puis à la nuit, bonne chance aux quelques-uns qui survivront. Ils doivent être jeunes, très jeunes, et ils devront comprendre et lutter, qu’ils sachent que cela en vaut la peine.

Pour nous : “Ite missa est”.

Bien à vous.

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La mise à mort fiscale

Préambule

Lors de sa dernière vidéo, Henri évoquait le bienfondé de la mise à mort fiscale d’une personne juridique, qu’il faut comprendre comme d’un individu ou d’une entreprise ; Sur la disproportion de la sanction en regard des faits reprochés, qui pour la plupart ne sont que des écarts par rapport aux règles du Code fiscal, mais non une volonté manifeste de frauder.

Les disproportions de la sanction

La mort fiscale d’un agent économique mineure est pour notre Etat un dommage nécessaire et assumé. Car il lui est hors de question d’avoir une quelconque tolérance pour les esprits déviants qui pourraient faire jurisprudence et par là menacer ses recettes fiscales. La nécessité de préserver celles-ci lui est vitale tant ses besoins sont immenses pour préserver la stabilité de sa sociale-« démocratie » qui le lui rappelle dans la rue ou par les urnes, au cas où la redistribution viendrait à souffrir. La peine de mort existe donc toujours chez nous : Celle d’effacer économiquement et socialement quiconque, mineure en enjeux … Des faussaires de la planche à billet …

Il en va tout autre pour un agent économique majeur qui menacerait ladite socialie. En effet l’impact de la déflagration sociale potentielle d’un plan de licenciement massif, d’une délocalisation ou d’une non-localisation, par exemple, appelle un tout autre regard de notre Etat boulimique et forcément quelques ménagements et connivences.

Le consentement à l’impôt

Nous sommes tous ouverts à vivre en société pour exister de notre travail et être respectés quant à notre propriété privée, et à consentir une délégation auprès d’élus afin de faciliter la chimie entre nous. Alors, il existe des niches fiscales pour nous convaincre ainsi. Optimisation fiscale promise ? CQFD pour moi : Dès qu’il y a proposition de renoncer à une surimposition, c’est la reconnaissance explicite d’un abus de droits !

Les chiens de garde de la sanction

Contester la sanction fiscale s’opère devant un tribunal administratif, l’ersatz de la justice de droit commun, pour protéger l’Etat contre un délinquant dans le registre qui nous occupe ici, la déviation au Code fiscal. Henri, encore une fois à maintes reprises de son parcours face à la force d’occupation, a bien décrit le processus du phénomène : Rare mansuétude et plus souvent l’enfer pour le plaignant.

L’analogique laisse la place au numérique, dont le dernier avatar est le prélèvement à la source, avant de supprimer définitivement le cash, ce « calvaire » du Black Job non traçable, mais aussi plus tard, de poursuivre les expatriés français selon le mode de l’IRS des USA, par la nationalité du passeport. Nous « attendons » aussi la puce RFID ou équivalent à même de lister notre pédigrée sur simple consultation.

La majeure partie de la population française est anesthésiée sur de tels débats, car on ne lui a pas expliqué, sciemment, autre chose que le ciel fermé au-dessus de sa tête. Elle rechigne et manifeste dans un cadre fermé de boucles inutiles – cycles futiles en biologie, dans lequel elle est entretenue, sans comprendre de quoi il s’agit et advient.

L’issue du grand débat suite aux manifestions des Gilets Jaunes

Absolument rien ne changera sauf à la marge. Jupiter est le gardien du temple, hors sol comme le décrit D. Philos dans son dernier billet

Encore, encore une fois, Henri va se recueillir aux pieds de Bercy, chaque mois quand il lui est possible, non par agenda, mais à cause de ruine par les censeurs de l’Etat et non de juges indépendants non issus de la Matrice, sur la tombe de son travail et de ses économies.

Fin de partie ?

Les Gilets Jaunes devraient muter en Gilets F. F pour fiscal, cette chape de plomb en laquelle ils ne comprennent rien, mais qui pourtant les demeurent en esclaves productifs ou asservis.

Gilet F voudrait dire, non pas casser les Champs Élysée, mais taper la tête en coupant les sprinters à pognon … Facile, mais à votre réflexion …

Bien à vous

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Peut-on faire confiance à quelqu’un qui se prend pour … Dieu !

On se souvient des propos méprisants et condescendants délivrés par notre président de la république à propos de certains français incultes, analphabètes, fainéants alors qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du travail et se payer un costard …

Ces propos traduisent non seulement un mépris de classe mais l’expression de la négation des autres qui ne sont, à ses yeux, que des bons à rien et des incapables ; bref des gens qui ne représentent rien ni personne et qui ne méritent aucune considération ….

On en arrive fatalement à s’interroger sur la raison de pareilles attitudes et déclarations envers des gens pour lesquels il est censé agir et qui ont même peut-être voté pour lui ?

On avait déjà le sentiment très net que E Macron ne supportait pas la contradiction ; ce qui a été amplement démontré lorsqu’il a organisé une répression violente du mouvement de contestation des gilets jaunes (20 personnes éborgnées au minimum) puis le vote de lois liberticides (loi anti fake news et contre la liberté de manifester).

Il faut quand même rappeler qu’en novembre dernier, E Macron s’est muré dans une attitude psycho-rigide de refus méprisant à propos de la contestation populaire de la taxe carbone qui, si elle avait été suspendue rapidement, n’aurait pas eu les développements violents qui durent depuis 5 mois. Le résultat de cette attitude intransigeante est que le ton est monté, les demandes se sont exacerbées, le mouvement s’est radicalisé, des groupes violents ont profité de l’opportunité et les revendications sont devenues à la fois excessives et inacceptables !

On avait aussi le sentiment qu’il se sentait devenir un demi dieu et certains lui ont attribué le qualificatif de Jupiter !

On avait vu aussi qu’il était tombé non seulement dans la tentation autoritaire mais aussi dans le manichéisme le plus absurde : moi ou le chaos, moi ou les fachos, moi ou le désordre alors qu’au stade où nous en sommes ce serait plutôt « moi cause du désordre ! »

Beaucoup ont alors pensé que E Macron avait une très, très haute opinion de lui-même et une très mauvaise opinion des autres ; surtout de ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ou qui n’adhèrent pas à ses idées sans réserve et l’on sait que cette tendance peut être aggravée par l’esprit de cour et de servilité obséquieuse qui règne dans les cercles du pouvoir proche du président.

Certains de ses proches ont même déclaré qu’ils étaient prêts à tout pour le « protéger » car, malheureusement, en toutes époques, y compris lors des plus troublées, il se trouve toujours des gens pour légitimer et justifier les agissements des personnes qu’elles servent !

Seulement, cela ne s’arrête pas là car il n’est pas non plus l’ami des dirigeants des autres Etats. En effet, de propos en attitudes inutilement vexatoires, notre président est en train de se tailler, auprès d’eux, une image absolument détestable. Les français ne sont visiblement à ses yeux que des gueux, ils ne comptent pas (sauf quand ils commencent à tout casser) mais, visiblement, les autres dirigeants étrangers ne sont pas mieux traités !

On se souvient de ses propos incroyables tenus à Aix la Chapelle lorsqu’il a tancé l’Allemagne pour ses excédents budgétaires compulsifs !?!

On se rappelle aussi ses propos particulièrement désagréables vis-à-vis des dirigeants italiens Salvini et Di Maio dont le principal défaut est de ne pas penser comme lui ! On a frisé à ce moment là l’incident diplomatique …

Il s’en est pris aussi au dirigeant hongrois, à la Pologne (pour ses travailleurs détachés) … s’attirant à chaque fois des réparties peu amènes !

Il nourrit aussi une rancoeur visible vis à vis de D Trump à la suite de cette fameuse entrevue où E Macron a cru qu’il pourrait en imposer au président américain mais n’était finalement apparu que comme … un petit garçon ! Cela peut expliquer qu’il soit désormais opposé au traité de libre échange avec les USA alors qu’il y était favorable au départ.

On a vu enfin que, incroyablement sûr de lui, il s’était auto désigné chef implicite de l’Union Européenne en adressant à tous les chefs d’Etats membres de l’Union Européenne une « lettre de cadrage » du futur de l’Europe. E Macron y a proclamé sa vision napoléonienne de l’Europe (Napoléon était européen mais seulement pour mettre tous les pays d’Europe à sa botte ce qui avait déjà provoqué l’opposition des britanniques et … sa chute).

Evidemment, il est apparu particulièrement audacieux aux yeux des autres membres de l’Union Européenne que le dirigeant du pays qui présente les plus mauvais résultats économiques puisse venir s’auto ériger en moralisateur et donneur de leçon pour tous les autres !

Il a eu droit à quelques réparties cinglantes …

Et voilà qu’il vient de remettre ça lors du dernier conseil européen en s’opposant à ce que le Royaume Uni bénéficie d’autre chose que d’un bref délai pour résoudre ses problèmes liés au Brexit !

Seulement, l’autoritarisme qu’il peut se permettre d’exprimer vis-à-vis des français ne peut que prêter à sourire et à moquerie de la part de dirigeants d’Etats souverains.

Il n’a pas été suivi par les autres européens qui ont été agacés par son attitude jusqu’au-boutiste et le délai pour obtenir un accord négocié de sortie de l’Union Européenne par le Royaume Uni a été prorogé de 6 mois (jusqu’au 31 octobre 2019). Certains se sont d’ailleurs demandés s’il n’essayait pas de régler ses problèmes de politique intérieure sur la scène européenne.

Certes, nous savons que les Etats n’ont pas d’amis mais seulement des intérêts. Toutefois, tenir systématiquement des propos négatifs, désagréables ou carrément désobligeants ne fait pas une politique étrangère et n’est pas de nature à créer des relations de confiance entre les Etats …

Les britanniques sont nos alliés de longue date, nous entretenons avec eux des liens très étroits dans les domaines industriels, militaires et stratégiques. Alors pourquoi essayer de leur compliquer la tache alors qu’ils sont en train de se débattre à propos d’un Brexit dont tout le monde (sauf les habituels extrémistes) redoute les conséquences ?

Ce genre d’attitude est inutile et sans intérêt ! Il y a là manifestement un problème comportemental … et peut-on raisonnablement penser que cela va nous rendre service à l’avenir et améliorer les relations entre les deux pays ?

Fatalement, les britanniques n’ont pas vraiment apprécié … et ils sauront s’en souvenir.

Une question vient alors à l’esprit : est-ce volontaire et réfléchi (mais peut-être E Macron est-il pour un Brexit with no deal ?) ou simplement compulsif ; c’est à dire qu’il n’a pas pu s’en empêcher ?

Il se trouve qu’il existe un mot d’origine grecque pour décrire ce genre de comportement : l’hubris ! Et il n’a rien de rassurant …

Il s’agit de la tentation de la démesure ou de la folie imprudente des hommes, tentés de rivaliser avec les dieux et, de nos jours, ce terme est souvent utilisé pour désigner l’orgueil démesuré d’un dirigeant. On en revient à l’image déjà évoquée dans ces colonnes d’enfant roi, de tyran tout puissant et capricieux …

Beaucoup pensent que nos dirigeants politiques sont souvent des malades mentaux et on avait d’ailleurs déjà utilisé cette notion d’hubris à propos de N Sarkozy …

Le problème, c’est qu’en France, en raison des dispositions de la constitution de la Vème république, laquelle n’a rien de démocratique, le président dispose de tous les pouvoirs tout n’étant pas responsable politiquement. Le premier ministre n’est qu’un collaborateur, les autres ministres des faire-valoir et le parlement une chambre d’enregistrement des décisions du président. Il n’y a pas de pouvoir judiciaire. C’est la mise en pratique de cette détestable culture française du chef …

Il peut donc dire et faire n’importe quoi pendant 5 ans ; ce qui n’est pas de nature à calmer les ardeurs autoritaires d’un individu jeune qui, en raison de sa victoire aux élections de 2017 alors qu’il n’a jamais élu et n’a jamais rempli un seul mandat électif, pense avoir toujours raison envers et contre tous !

Un individu de ce genre est dangereux à tous points de vue, narcissique, dépourvu d’empathie, méprisant et hautain… il n’y a rien à en attendre ; il n’écoute que lui-même et ne respecte personne ! Il ne fait mine de s’intéresser aux autres que lors de la parade de la séduction …c’est à dire avant les élections.

Notre presse si conformiste, très marquée à gauche et si complaisante avec le pouvoir, s’en prend régulièrement aux propos et attitudes de D Trump, ce président américain hors normes définitivement classé parmi les personnes infréquentables et dont effectivement on peut se demander s’il n’a pas certains problèmes de comportement.

Curieusement, elle semble ne rien voir à propos du président de la république …

Seulement, les règles constitutionnelles font qu’il existe une grande différence entre les USA et la France. Trump peut tempêter, vitupérer, menacer … si le Congrès (parlement) ne veut pas lui donner les moyens de sa politique, il ne peut rien faire et s’il enfreint le droit constitutionnel, la Cour suprême est là pour le sanctionner ! On l’a nettement vu avec sa prétention farfelue à ériger un mur entre le Mexique et les USA.

Ces précautions constitutionnelles ne peuvent pas être considérées comme inutiles ; elles sont la garantie de la démocratie.

Or, en France, rien de tout cela, il n’existe aucune barrière, aucune limite au pouvoir du président ; bien au contraire, on lui permet même les dérives autoritaires. Mais il est vrai que si les américains se sont toujours méfiés des dictateurs, les français, eux, aiment les « grands hommes » providentiels. Question de culture sans doute.

Or, il se trouve qu’il va devoir répondre aux contributions du grand débat à l’occasion duquel on a surtout remarqué qu’il était capable de parler pendant des heures devant un auditoire « respectueux » et docile. Il est noter que le premier ministre n’a pas été en mesure d’évoquer ni devant le Sénat ni devant l’Assemblée Nationale la nature des propositions qui vont être faites. Il n’en sait rien … tout est décidé à l’Élysée !

Quels sont les points auxquels il va devoir répondre ?

– la hausse des bas salaires est impossible car elle provoquerait une dégradation de l’économie entraînant la dégradation de l’emploi peu qualifié (qui part alors à l’étranger s’il revient trop cher)

– la hausse globale des salaires n’est pas non plus possible car la France est mal placée avec des salaires trop élevés pour la gamme de produits (non compétitifs), sauf à diminuer fortement la fiscalité sur les entreprises ce qui provoquerait une forte dégradation du budget déjà en bien mauvaise posture,

– la hausse des retraites est impossible puisque tous les régimes sont au bord de l’effondrement alors qu’il faudra repousser l’age de départ en retraite à 65 ans ; ce recul de l’age de la retraite à 65 ans étant d’ores et déjà rejeté !

– l’alourdissement de la fiscalité sur les riches et le capital serait l’aveu d’une instabilité fiscale et le meilleur moyen de faire fuir les riches et les investisseurs,

– la baisse des impôts est impossible pour cause de surendettement et de frais de fonctionnements trop élevés de l’Etat ; notamment en raison d’une fonction publique trop développée qui résiste à toutes les tentatives de réformes,

– le développement des services publics est impossible sans alourdir les impôts que les français veulent voir diminuer,

– la diminution des aides sociales provoquerait une révolte.

L’aggravation de la dette est donc l’hypothèse la plus probable mais restera difficile à réaliser du fait des dispositions européennes qui nous interdisent de le faire !

Les conséquences de son attitude générale sont donc extrêmement graves et absolument insolubles actuellement …il ne pourra proposer que des mesures cosmétiques qui ne vont évidemment satisfaire personne. Sans aucune marge de manœuvre, il va devoir faire face à une forte contestation sans pouvoir y répondre sauf … par la force !

Il faut être conscient que la France est en passe de devenir le passager clandestin de l’Europe ; c’est à dire celui qui ne respecte aucune règle commune, qui rend la vie des français plus dure et plus compliquée (taxe carbone et chasse aux voitures), qui aggrave les dettes pour les générations futures et qui en plus se met à dos tous les autres membres de l’Union Européenne !

Est-ce que c’est pour cela que les français ont voté ?

Le haut fonctionnaire fort en thème, qui a une parfaite vision théorique du monde mais qui n’a rien vu tout en sachant tout et n’écoutant personne tout en méprisant tout le monde est juste … dangereux. On se situe évidemment à mille lieues d’un président bonhomme comme G Pompidou qui avait sermonné ses hauts  fonctionnaires en leur intimant : « arrêtez d’emmerder les français » !

On ne peut pas gouverner en prétendant avoir raison seul contre le reste du monde tout en méprisant celui-ci. Diriger un pays c’est faire en sorte que, dans le cadre évidemment de ce qui est possible compte tenu d’évènements extérieurs qui peuvent être imprévisibles, la situation de la population s’améliore ; pas que tout aille de plus en plus mal et finisse par provoquer un affrontement généralisé !

L’attitude du chef déifié, omnipotent et cassant qu’il manifeste en menant une politique irresponsable est plus le signe d’un trouble du comportement que de la capacité à diriger un pays. Or, dans une démocratie, la population ne doit jamais devenir l’otage, l’instrument ou la victime des écarts de comportement de ses dirigeants !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

 

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Quand l’arbitre triche…

Il y a différentes raisons et manières de créer un groupe humain, une société.

Mais tous ont ceci en commun qu’ils se donnent ou s’imposent des conventions qui les définissent, que chaque membre du groupe est tenu de respecter.

Ces conventions sont en quelque sorte les règles du jeu, elles induisent les comportements présents et à venir des membres de ces groupes, elles façonnent leur personnalité, leur culture.

Pour imager le propos, le football applique des conventions ou règles du jeu qui orientent la vie des joueurs, tant dans leurs compétences physiques que morales, avec lesquelles par exemple ils ne peuvent pas s’intégrer à un groupe jouant au rugby.

La France est un groupe humain qui s’estime une société, dont le motif d’existence est avant tout territorial. Ce groupe s’est donné des conventions, elles sont inscrites dans un document que l’on appelle la constitution.

Ces conventions s’imposent à tous du fait qu’une majorité les a approuvées et qu’elles incluent l’idée que les minorités devront les respecter, au besoin par la force.

La constitution initiale que s’est donné le groupe France, non sans violence, garantit le droit de naître égaux, la liberté individuelle physique et de pensé, la propriété privée, l’accès à la justice hors arbitraire, le devoir de défendre le groupe, la mutualisation des moyens pour maintenir ces objectifs.

Ces conventions simples mais à l’époque révolutionnaires le sont encore rapportées à bien d’autres groupes par le monde.

Ces conventions ont façonné une culture, un type de raisonnement et de comportement.

Pour que tout cela fonctionne il faut évidemment un arbitre. La partie ne peut pas se jouer sans arbitre. La Justice et ses magistrats sont les arbitres.

Jusque-là, ça va.

Evidemment, les conventions que se donne un groupe ne plaisent jamais à tous ses membres, ou encore sont difficiles à mettre en œuvre pour certains. Cette situation génère des laissés-pour-compte.

Surgissent aussi des tricheurs qui essaient de mettre en œuvre d’autres conventions leur paraissant plus confortables pour eux, souvent en abusant les laissés-pour-compte pour faire masse.

La justice sanctionne les tricheurs, de telle sorte que ceux qui appliquent les conventions ne soient pas défavorisés par rapport aux tricheurs.

Je résume

Le français devrait, selon les conventions que le groupe s’est donné, se sentir un homme égal à tous les autres hommes lors de sa naissance. Puis un individu à part entière en devenant adulte, libre de ses actes et de ses pensées. Puis un propriétaire protégé, objectif qui va le conduire à faire les efforts nécessaires pour accéder à la propriété. Il devrait accepter l’idée d’avoir éventuellement à défendre son territoire dont dépendent les conventions qui le lient, ainsi que l’idée de payer l’impôt pour assumer les frais de la charge mutualisée de ces conventions et de l’arbitre qui surveille la partie.

Là, soudain ça ne va plus.

En tout cas pour moi. Si j’ai eu l’impression effectivement de naître égal, j’ai eu plus de peine à exercer ma liberté de penser et d’agir. Enfin, devenu propriétaire j’ai bien compris que j’avais peu de chance de le rester et qu’il s’agit d’un statut fortement déconseillé, faisant l’objet d’un harcèlement constant.

Que s’est-il passé ?

Les tricheurs et les laissés-pour-compte se sont ligués pour imposer d’autres conventions que celles qui sont supposées régir notre groupe.

Ils ont phagocyté l’arbitre qui ne siffle plus la faute depuis fort longtemps, au point que les tricheries sont devenues la convention.

Les footballeurs prennent le ballon à la main et vont dans les buts avec lui, l’arbitre acquiesce.

C’est extrêmement perturbant.

En ce qui me concerne j’ai mis un point d’honneur à appliquer les conventions qui nous gouvernent, en pure perte et bien au-delà.

Je me suis trompé lorsque j’ai pensé que chacun doit être responsable de sa vie, que la réussite doit être récompensée, que nul ne peut exiger un revenu s’il n’a pas généré une richesse en rapport, que l’égalité entre les hommes implique qu’ils ne mentent pas, qu’ils se respectent, que l’arbitre doit être juste et bon, au-dessus des filous, qu’il doit faire respecter nos conventions.

Mais il y a pire, j’ai trompé mes propres enfants en leur inculquant les mêmes croyances que les miennes, qui leur procurent les mêmes douleurs qu’à moi.

Appliquant nos conventions constitutionnelles, je me trouve en décalage complet partout, dans mon travail où le copinage et la connivence, si ce n’est la corruption, sont la règle, devant les tribunaux où ceux qui trahissent nos conventions sont récompensés et où je suis condamné régulièrement.

La faute en est en premier — en fait en totalité — à l’arbitre qui n’a pas su faire appliquer les conventions, qui est passé lui-même du côté des tricheurs.

La justice et les magistrats sont les vrais fossoyeurs de nos conventions, de notre société, de sa culture. Ils en portent la totale responsabilité, qu’ils revendiquent d’ailleurs.

Les conventions des tricheurs qu’ils favorisent seront-elles meilleures que les nôtres qu’ils devraient défendre ? C’est toute la question. Nous verrons.

Bien à vous. H. Dumas

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L’imposture des politiciens

Nos vieilles démocraties partent en lambeaux et comportent de nombreux vices.

L’une de leurs caractéristiques est de permettre la liberté d’expression et en particulier celle de politiciens en mal d’électeurs, de popularité et de mandats électoraux confortablement rémunérés … et les périodes électorales constituent le terreau favorable aux élucubrations politiciennes.

Cultivant des apparences trop souvent trompeuses, quelques uns de ces candidats au vote populaire sont de vulgaires agitateurs et d’autres des idéologues bornés dont il est d’ailleurs curieux d’observer qu’ils se recrutent le plus souvent dans les classes sociales les plus aisées ; ce qui laisse à penser soit qu’il faut un certain confort de vie pour réfléchir à des problèmes qui n’ont pas lieu de se poser (réchauffement climatique) soit qu’ils ont besoin, eu égard à leur confort matériel, de se faire penseurs et créateurs d’idées pour s’occuper l’esprit et, croyant alors détenir la vérité, qu’ils ont bien entendu envie d’imposer aux autres sans en mesurer les conséquences !

Etonnamment, ils trouvent toujours des responsables à la (mauvaise) situation et, curieusement, ce sont toujours les autres ! En vrac, l’Europe, l’€, l’Allemagne trop riche et trop industrielle, l’Irlande ou le Luxembourg pour leur fiscalité trop légère, les GAFA, les fraudeurs, les gilets jaunes ….

La seule vérité est que les seuls responsables sont les politiciens français qui ont « joué du modèle social à la française » en « s’appuyant » sur la dette et en distribuant sans compter l’argent qu’on n’avait pas.

Le revers de cette politique a été un alourdissement insensé de la fiscalité et des prélèvements obligatoires qui font, qu’en comparaison, tous les autres pays de l’Union Européenne sont désormais, en regard, des paradis fiscaux !

Il ne faut donc pas être dupe du manichéisme irresponsable des politiciens qui promettent tout et n’importe quoi avec l’argent des autres ; d’autant plus que promettre tout et n’importe quoi n’a jamais fait une politique.

Le casino fiscal où l’on gagne à tous les coups est un mythe, pour ne pas dire une imposture. On ne peut pas promettre en même temps une baisse des impôts et une hausse des services publics et des aides sociales.

Accessoirement, demander à Bercy, « créateur d’impôts », de réduire les impôts, c’est comme demander à un alcoolique de réduire sa consommation d’alcool !

Les premiers résultats de la grande consultation montrent que le premier souhait des contributeurs est la diminution de la fiscalité … ce qui n’est pas une grande nouvelle puisque c’était déjà la revendication première des gilets jaunes !

On s’est demandé pendant longtemps quel était le niveau maximum de fiscalité admissible : aujourd’hui on le sait, on l’a atteint !

On a donc réussi l’exploit de passer 4 mois à discutailler pour en arriver au point que tout le monde connaissait déjà.

E Macron et son gouvernement, dont la principale politique a été d’essayer d’alourdir fortement la fiscalité en utilisant l’argument écologique, sans engager aucune autre réforme, l’ont bien senti et claironnent désormais à qui mieux mieux qu’ils vont réduire les impôts !

Suprême audace, par une véritable inversion de la réalité, ils essaient même désormais de se faire passer pour des réformateurs !?!

L’éloquence a toujours bénéficié en France d’un a priori favorable. Seulement, on ne dirige pas un pays en se gargarisant de mots et on le voit de manière magnifique avec E Macron qui a réussi, sous les commentaires laudateurs d’une presse largement complaisante, à faire détester le libéralisme, en se faisant passer un libéral, sans avoir jamais eu une seule mesure ou attitude libérale ; ce qui est quand même un comble !

On peut même affirmer qu’il en est à l’exact opposé puisqu’il a essentiellement une vision mussolinienne de l’Etat (tout dans l’Etat rien en dehors de l’Etat).

Seulement, quand l’Etat prend le contrôle de tout il devient … le responsable de tout et E Macron ne peut pas ensuite en tirer un argument selon lequel les français ne vivraient que d’assistanat et seraient réfractaires aux réformes; surtout quand les réformes consistent en une couche supplémentaire d’impôts !

On attend donc de voir quelle issue triomphale sera donnée à ce fameux grand moment de propagande dont le but premier était d’étouffer le mouvement de contestation populaire auquel le gouvernement était confronté ?

On ne diminuera pas les impôts parce que l’Etat dépense trop, on ne peut pas non plus augmenter les impôts sous peine de révolte, on va donc … augmenter l’endettement des générations futures !

On va donc continuer à faire ce qu’il ne faut pas faire alors que nous n’avons plus de marge de manœuvre et que le pays vient, depuis mars, d’entrer en récession !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

 

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Conversation (vidéo)

Bonjour,

Bien à vous. H. Dumas et E. Bolling

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L’AVEU 2

L’aveu fut longtemps le roi des preuves, recueillir l’aveu était le but principal des enquêteurs, ne pas avouer la dignité du malfrat.

Aujourd’hui l’aveu reste force probante au civil – article 1356 du CC –. Il est devenu relatif au pénal – article 428 du CPP – la justice ayant assimilé le fait qu’il peut être forcé tant l’Etat poursuivant possède à travers sa police une force démesurée susceptible d’extorquer l’aveu.

Plus largement, l’aveu est essentiel. Celui qui avoue, y compris à lui-même, une faute ou une erreur, est susceptible d’en analyser les causes et de les modifier ultérieurement.

Chacun sait que ce sont nos erreurs qui nous construisent. Ceux qui ne se remettent pas en question ont peu de chance de progresser, notamment lorsqu’ils refusent de reconnaître ou de s’avouer à eux-mêmes leurs échecs, leurs fautes.

Le malfrat endurci n’avoue jamais, c’est à cela que ses pairs le reconnaissent, sont surs de son attachement au statut de malfrat.

Le fisc partage avec les malfrats cette caractéristique : la négation de l’aveu.

Le fisc n’avoue jamais une erreur. Lors de ma récente victoire au terme de vingt ans de lutte dans le cadre de la notification d’un redressement illicite lors de la succession de ma mère, le dernier jour, à la dernière minute de la dernière heure, devant le magistrat de La Cour d’Appel de Montpellier, le fisc n’a toujours pas reconnu ses mensonges, ses falsifications, ses faux certificats d’urbanisme, son faux chemin inexistant, qu’il continuait d’affirmer. En vrai malfrat, le fisc n’avoue jamais.

Aujourd’hui encore, devant le JEX de Montpellier, Flory haut fonctionnaire fiscal n’avoue pas les mensonges de ses contrôleurs, il les couvre. Pareillement à La Rochelle où Guilgault et Barbant couvrent le célèbre Martino, n’avouent pas le ridicule de son redressement.

Comme la mafia, le fisc n’en n’a rien à foutre de votre vie, de la justice, de la vérité, il couvre tous les abus de ses agents. Il n’avoue pas leurs vols.

Le fisc pratique aussi l’omerta.

La comparaison avec la mafia ne serait pas complète si même une infime minorité de ceux qui composent la mafia fiscale avouaient les dysfonctionnements du système, leur participation aux zones de non droit de leur racket fiscal, aux lettres de cachet. Ce n’est jamais le cas. Dive into Instagram Stories effortlessly at StoriesIG . Enjoy a user-friendly interface for seamless browsing.

Si l’on excepte ce pauvre Le Poizat qui a tenté de témoigner sur ce blog, mais a dû battre en retraite et effacer précipitamment tous ses écrits sous la pression de ses anciens confrères, nul agent des impôts ne témoigne des exactions qu’ils commettent.

Tout au plus quittent-ils la grande maison pour s’installer à leur compte, se prétendre avocats à votre service et vous faire payer pour ce qu’ils savent et ne dénoncent pas.

C’est le mafieux repenti que vous payez pour vous protéger en lieu et place de la mafia . Dans tous les cas vous payez pour un danger qui n’existe que du fait de celui qui prétend vous protéger.

Donc, pas plus de balances chez le fisc que dans la mafia.

Une troublante ressemblance

Ces ressemblances entre le fisc et la mafia, tous deux n’avouant jamais, leurs exécutants ne balançant jamais, ne sont pas étonnantes, elle sont logiques.

Il s’agit de deux puissances occultes, obéissant à des règles opaques, utilisant la violence, la menace, la terreur, la destruction finale ou préventive, au service de minorités dissimulées composées de leurs chefs et des exécutants.

Ces minorités règnent par la violence, la connivence, la corruption entre initiés, elles sont au service d’une élite vivant au crochet de la majorité.

Mafia et fisc se prétendent porteuses de l’ordre, de la justice. Elles ne sont que terreur et obscurantisme, murs dressés entre nous et la liberté.

Qu’elles crèvent, mais légalement, d’un sursaut vital de la justice. C’est possible, il faut y croire et multiplier les poursuites judiciaires.

Bien à vous. H. Dumas

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L’entonnoir fiscal

Quand vous devez vous acquitter de droits de succession très lourds, la DGFIP choisit les meilleurs morceaux de votre patrimoine hérité pour y poser des hypothèques à hauteur du montant desdits droits.

Cette nouvelle dette créée de nulle-part est imposée par force de loi, pour acquérir ce que le défunt vous a transmis, lequel s’est déjà acquitté de tous ses devoirs fiscaux pour créer ses actifs.

Certains de ces actifs peuvent être passifs, c’est-à-dire qu’ils ne produisent aucun revenu. D’autres effectivement le font.

Mais il y a un biais à tout cela : Le paquebot dont vous héritez est-il en état de prendre la mer ? Si ce n’est pas le cas, vous allez devoir le réparer à vos frais, en sachant déjà que vous êtes fortement endetté par l’emprise de Bercy.

Pour reconstruire le paquebot, vous avez au moins besoin des coudées franches. Mais la DGFIP s’y est installée comme pour les règles qui régissent les monuments de France. Il faut lui demander par exemple de pouvoir vendre un de vos actifs, sur lequel son hypothèque est assise, simplement pour générer du cash et la payer à échéances. J’ai effectivement reçu l’adoubement de faire ainsi par un inspecteur principal de la DGFIP, après un pilonnage de trois mois pour qu’il ne perde rien dans l’affaire, sauf celle de le payer.

Ce paquebot navigue à présent, après un gros travail de restructuration, qui a principalement conduit à couper les cales pourries et le lancer dans un nouveau Business Model, mais une bonne partie de ses recettes filent vers la DGFIP, d’abord pour les droits de succession mais aussi pour honorer toutes les accises liées à son activité, voire d’opérations exceptionnelles.

Opération exceptionnelle ? Vous vendez par exemple un bien dans le cadre d’une société soumise à l’IS – Impôt sur les sociétés. Du fait des amortissements comptables pratiqués sur ce bien, vous aurez probablement une plus-value, taxable à cet IS. De cette vente, vous voulez retirer du cash à titre personnel. Comment faire ? Distribution de dividende si la situation de capitaux propres de votre entreprise le permet, avec 30% (PF) de retenue pour les vampires. Vous passez à la caisse deux fois : Impôt sur les plus-values et Impôt sur ce que vous revient. Pire avec des droits de succession (DTS), vous passez trois fois à la caisse : DTS, IS et PF …

Mais, l’épée de Damoclès continue avec la date de prescription et la possibilité de réévaluation de la dette créée in fine – comptez six ans post la date non pas de dépôt de votre déclaration mais celle d’enregistrement de la DGFIP. Car ils ont tout prévu pour se couvrir et peuvent encore renchérir …

Bref, fatigué d’être esclave de ces sangsues, et un peu de temps encore pour mettre les voiles ailleurs. Un luxe que bien d’entre nous n’ont pas. Mais ce témoignage est ici pour leur dire : Assez ! Assez d’obérer le fruit de notre travail pour nous reconnaître en rien, au prétexte que c’est pour notre bien alors qu’il n’en est rien …

Bon vent.

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Les sept péchés capitaux du socialisme

Préambule

« Capital » vient du mot latin « Caput », la tête. Comme celle qui nous domine en tant qu’être humain et qui fait nos bonnes ou mauvaises actions. « Caput » ressemble au mot « Kaput » des germanophones qui veut dire : « Fichu » …

« La liste des péchés capitaux ne date ni de la Bible, ni même du Nouveau Testament. Elle a été ébauchée bien après, au IVe siècle en Egypte par Evagre le Pontique, un anachorète (moine qui vit en ermite). Il détermina d’abord 8 passions néfastes : gourmandise, impureté, avarice, mélancolie, colère, paresse, vaine gloire et orgueil. Un siècle plus tard, Jean Cassien, autre anachorète, réduisit ce nombre à 7 : paresse, orgueil, luxure, gourmandise, avarice, colère et envie. A la fin VIe siècle, c’est le pape Grégoire Ier le Grand qui fixa définitivement cette liste, encore admise aujourd’hui par l’église catholique. »

Intéressant. Des ermites qui définissent des péchés en mode non sociétal, que reprendra Saint Thomas d’Aquin pour des vices en société.

Tentons ladite liste de ces sept vices pour expliquer le mouroir du socialisme, par ordre alphabétique.

Avarice : Vous payez déjà beaucoup d’impôts et taxes en tout genre mais cela ne suffit pas. Vous n’avez aucune considération pour notre société du vivre ensemble ;

Colère : Vous vous rebellez, mais nous allons vous réduire ;

Envie : Nous avons envie de ce que vous possédez ;

Gourmandise : Ce que vous nous livrez nous sert bien ;

Luxure : Nos dépenses tout azimut se font avec l’argent des autres ;

Orgueil : Nous avons pignon sur rue sans avoir créé la moindre valeur ajoutée ;

Paresse : Pourquoi travailler quand on peut faire de l’intermittent rémunéré.

Il est à présent utile de reprendre ce collier des vices capitaux pour le traduire en contrepoints selon, non une politique, mais un état d’esprit libéral.

Avarice : Le souci d’une bonne gestion pour créer de la richesse, c’est-à-dire comprendre que deux moins un peuvent faire trois ou plus ;

Colère : Que tout ce qui nous réduit pour innover, n’est qu’une fin de partie, en déconnexion avec Dame Nature qui prône l’évolution. Elle qui nous fait marchés, prédateurs et souffrants ;

Envie : Envie de parents qui veulent que leurs progénitures aient une meilleure condition humaine qu’eux, avec éducation et responsabilité pour elles ;

Gourmandise : Une petite madeleine du côté de chez Swan peut être à propos ;

Luxure : Le « Who’s who » est un marché qui fait vivre bien des correspondants et qui aide aussi leurs lecteurs, en souffrance ou acteurs ;

Orgueil : Celui de réussir. Partir de rien ou d’une situation compliquée avec beaucoup. Se dire que : « Yeah », j’y suis ;

Paresse : La parenthèse qui ne dépend de quiconque mais qui laisse le temps de se ressourcer ou de s’éteindre ….

Bien à vous

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CARICATURE de la suffisance, du vice et du cynisme fiscaux.

Ce matin 5 Avril 2019 j’étais au TGI de Montpellier, à l’audience du Juge de l’Exécution.

Ce magistrat côtoie toute la misère du monde. C’est devant lui qu’échouent tous ceux qui poursuivis par leurs créanciers n’ont pas pu les payer et en dernier ressort voient ici leurs biens vendus à la bougie. Après c’est la misère.

Ce magistrat a la confiance de la justice et tout pouvoir pour vendre ou ne pas vendre, donner des délais, prendre ou lever des hypothèques, etc… en réalité être humain, s’il le souhaite.

Contrairement à ses collègues du pénal, il voit peu de voyous, plutôt des éclopés du système en grande difficulté économique, souvent au bord de la marginalisation.

En ce qui me concerne

Je venais expliquer au magistrat que M. FLORY, responsable du pôle recouvrement du département de l’Hérault, me poursuit, lui ou ses structures multiples, pour des sommes que je ne dois pas, qui ont été inventées de toutes pièces par ses services, par malveillance et corporatisme à l’occasion du conflit fiscal lors de la succession de ma mère.

Depuis plus de dix ans Flory et les siens ont pris des garanties hypothécaires sur les biens d’une SCI m’appartenant qu’ils avaient, au préalable, flinguée sans motif.

Ces biens hypothéqués sont en réalité un stock destiné à la vente, dont la mévente forcée du fait des hypothèques du fisc provoque la ruine de cette société et la mienne du même coup.

Face à la fausse dette de ce redressement fiscal, qui paralyse le stock de cette société par le biais des hypothèques, s’accumulent les vraies dettes au détriment de créanciers honnêtes, notamment du syndicat des copropriétaires.

La situation est simple, limpide.

Il suffirait de lever les hypothèques indues du fisc, d’effacer la fausse dette fiscale et cette société pourrait s’acquitter de ses charges sans problème, elle est saine. Elle n’a pas de raison objective de se retrouver devant M. Le Juge de l’Exécution. Elle est la victime de l’arbitraire fiscal, lui-même rendu possible par la zone de non droit des contrôles fiscaux, les lettres de cachet fiscales.

A l’audience

Convoqué par mes soins devant le juge par assignation, M. Flory avait depuis le 20 Mars, date de l’assignation, connaissance de l’audience d’aujourd’hui.

Aucune nouvelle de sa part, pas de conclusion, rien, au point que je me demandais s’il serait représenté à l’audience.

Je me trompais, il était là “himself”, accompagné d’une personne, probablement une juriste de son administration, pas d’avocat.

A la barre l’accompagnante m’a remis leurs conclusions, qu’il faut que vous lisiez absolument : LE LIEN

La caricature

-1 – D’abord la suffisance de cette administration.

Flory vient lui-même à l’audience pour impressionner le magistrat, lui faire comprendre que maintenant il le connait avec tout ce que cela comporte de potentiel.

-2- Ensuite le cynisme de cette administration

Dans son rappel des faits M. Flory fait la démonstration qu’il a parfaitement compris la situation et ma réaction de survie. Il n’ignore rien de la falsification des faits, des souffrances colossales et injustes que cela provoque. Il s’en fout complètement. La ruine des autres sans aucune raison objective, à l’aide de falsifications de la vérité, pas de problème pour lui. Aucune ampathie.

-3- Puis le vice

Sous un verbiage qui trahit gravement l’idée que nul ne doit ignorer la loi — puisqu’après l’exposé juridique magistral de la situation fantôme que Flory revendique, je suppose que même le Juge sera incapable de faire le tri parmi ses affirmations juridiques invérifiables — nous retrouvons là le verbiage fiscal classique servant à transformer une simple comptabilité d’entreprise pour en faire de toutes pièces une volonté frauduleuse à punir impérativement et lourdement.

Du vent, que du vent, rien de réel.

Tout ça pour justifier l’injustifiable, le fait qu’un agent du fisc ait pu en toute impunité éditer un faux redressement fiscal, que son administration à l’aide de ce même verbiage a transformé en délit, sans juge, pour finir par déposséder, toujours sans juge, ma société en la grevant d’hypothèques basées sur finalement une fausse facture.

Rien que l’horrible routine journalière des Services Fiscaux, que M. Flory vient en personne tenter d’imposer au Juge de l’Exécution du TGI de Montpellier. Evidemment devant le Juge Administratif il n’a pas à se déplacer….

Le gag

Face au Juge, Flory était moins sûr qu’il ne l’est sans doute dans son bunker derrière son bureau à la tête de son armée de faussaires destructeurs du tissu économique du pays.

Il croyait que, sur le champ, face à son considérable pouvoir, le Juge allait lui donner immédiatement raison et m’estourbir pour le compte.

Cela viendra peut-être, mais ce ne fût pas le cas. Très raisonnablement, constatant que M. Flory me donnait ses conclusions à l’audience, le Juge a renvoyé l’affaire au 17 Mai pour que j’ai le temps de répondre aux conclusions.

C’est fait, vous en avez la primeur.

Bien à vous. H. Dumas

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On ne me dit pas tout !

Vu de loin, comme ça, beaucoup de nouvelles doivent avoir du mal à passer les gosiers gauchistes de tous les pays…

Bon, je me répète, je vous parle d’un lieu où Internet, ce n’est que de temps en temps, et petites quantités, et par intermittence. On reçoit, oui, mais pas tout. Je vous explique, par quelques exemples.

Deux ans d’enquête, des millions d’argent public dépensés en vain, des centaines de braves gens importunés, pour ne pas dire persécutés, dont certains ont vu briser leurs carrières, et puis rien, le rapport Mueller, le plus grand flop démocrate de tous les temps : pas le moindre commencement de preuve de la moindre trace de collusion de Trump avec la Russie.

Et donc, on a empêché depuis bientôt trois ans un président élu démocratiquement de faire son travail correct de président élu démocratiquement pour rien.

Mais je suis mal connecté, et je n’ai reçu aucun des articles de journalistes de CNN et leurs
copistes français pour expliquer que oui, bon, depuis trois ans, au mieux, ils se sont trompés, au pire ils nous ont menti…

Un pétrolier est venu porter secours à une centaines de pauvres migrants qui dérivaient sur deux canots. Mais le lendemain, les migrants ont changé de casquette et pris celle de pirates, qu’ils avaient donc en réserve, et se sont emparés du bateau : ils l’ont dérouté. Bon, ça n’a pas marché, la marine maltaise a repris le contrôle du bateau. Mais la preuve est ainsi donnée qu’il ne s’agit plus de migrants en détresse mais bien d’un authentique trafic d’êtres humains. Et que nous voyons sans cesse s’aggraver une pression fiscale devenue insupportable pour financer de pauvres migrants… ou des pirates ?

Mais je suis mal connecté, et je n’ai reçu aucun des articles de journalistes pour expliquer que oui, bon, depuis des années, au mieux, ils se sont trompés, au pire ils nous ont menti… et qu’on aurait peut-être mieux fait de nous laisser notre argent.

Les conseillers de l’Elysée ont manipulé des vidéos pour tenter de disculper Alexandre Benalla. Volonté avérée de tromper le public électeur, de mentir et manipuler l’opinion. Le tout avec nos sous, comme de bien entendu. Bon, l’affaire Benalla, ça n’est que l’affaire Benalla. Mais des gens qui mentent pour une affaire Benalla, comment croire qu’ils ne mentent que là ?
Mais je n’ai pas reçu les textes des journalistes qui s’excusaient de…

Scoop : un vrai coup de froid pour le changement climatique. Le glacier qui a coulé le Titanic fondait (la honte ou les remords ?) comme neige au soleil, dans le plus strict respect des injonctions du GIEC. Oui, mais zut, on est aujourd’hui obligé de le reconnaître, non seulement le tueur de Titanic ne fond plus, mais au contraire, reprenant sans doute du poil de glacier, il grossit à nouveau, à une vitesse impressionnante.

Mais pas vu les articles d’aucun de ces soi-soi-disants experts qui nous bassinent des salades de réchauffement depuis quarante ans, justifiant de la sorte des fleuves de subventions pour eux, et d’impôts, pour nous, pour dire que le réchauffement, bon, oui, mais ce n’est peut-être pas aussi certain que cela… et qu’on pourrait peut-être réévaluer certaines dépenses et donc certains impôts… une certaine taxe qui a mis le feu aux gilets jaunes, et qui est prête à resservir, par exemple ?

A propos d’une dame blessée gravement lors d’une charge des forces de l’orde, Emmanuel
Macron a expliqué que lorsqu’on est vieux et fragile, on reste chez soi. La fille d’une vieille dame a écrit à Emmanuel Macron pour lui dire que son conseil était nul ; sa mère, restée chez elle, a été tuée par une des grenades si généreusement distribuées par ses forces de l’orde, ce que ne pouvait ignorer Emmanuel Macron. Ce n’est pas rester chez soi qu’il faut, c’est interdire l’usage d’armes dangereuses, qui ne sont utilisées dans ces conditions qu’en France. C’est donc ça, les forces de l’ordre protègent une poignée de nantis, mais traquent le bon peuple jusque derrière ses volets.
Mais pas reçu la lettre d’excuse que n’a pu manquer d’envoyer Emmanuel Macron.

Et ça, vraiment, je n’arrive pas à le croire.

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Selon l’INSEE, une baisse des impôts appauvrirait les français !

Il résulte des contributions déposées dans le cadre de la grande consultation organisée par le président de la république que l’un des souhaits principaux serait de diminuer les impôts notamment l’impôt sur le revenu.

Cette revendication apparaît tout à fait légitime dans un pays où l’impôt règne en maître à un niveau inégalé par rapport à ce qui existe dans les autres pays de l’Union Européenne.

On peut discuter du fait que l’impôt sur le revenu ne soit pas payé par 57% des français, mais une baisse d’impôt apparaît compréhensible ; même si on peut se demander comment, en l’absence de toute diminution des dépenses, le gouvernement va bien pouvoir accéder à pareille demande.

Or, l’INSEE vient se sortir une étude à propos de la diminution des impôts ; laquelle pourrait intervenir par le biais d’un relèvement de 5% du montant des tranches de l’impôt sur le revenu. Cela entraînerait une exonération pour plus d’un million de ménages

Et, tenez-vous bien, il résulte de cette étude qu’une baisse d’impôts va … appauvrir les français car les statisticiens de l’INSEE ont calculé qu’un tel relèvement des tranches de l’impôt sur le revenu augmenterait le seuil de pauvreté de 0,4% et le taux de pauvreté de 0,2 point !?!

Serions-nous à Témoignage Fiscal  dans l’erreur en répétant sans cesse que l’impôt c’est le vol et l’extorsion, en bande organisée, des revenus ?

Doit-on en conclure que, au contraire, ce serait l’inverse, l’impôt enrichirait les français ?

La conclusion inévitable serait donc que « plus tu paies d’impôt plus tu es riche » !

Ou ils sont très forts et je n’ai rien compris ou alors ils sont … complètement fous !

Je ne vais pas faire durer plus longtemps ce suspens intolérable à propos de cette affirmation qui semble aller contre toute logique.

Il y a une explication mais … ce n’est sans doute pas celle à laquelle on peut penser au premier abord.

Cette étude fait référence à l’indice de Gini qui calcule la pauvreté de la population d’un pays donné par rapport à un niveau de richesse et de revenu médians ! C’est donc une mesure statistique permettant de rendre compte de la répartition d’une variable (salaire, revenus, patrimoine) au sein d’une population.

Vous pouvez consulter la page Wikipédia dédiée.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec cette notion, et pour faire simple, sachez seulement que dans un pays où le salaire moyen est de 30.000 € par an le seuil de pauvreté, selon Gini, est fixé à 15.000 € par an (et en dessous). Pour une population dont le revenu moyen est de 50.000 € par an, le seuil de pauvreté est fixé à 25.000 € (et en dessous).

On comprend dès lors qu’il ne s’agit nullement d’un indicateur de richesse absolue mais seulement d’une notion relative par rapport au niveau de vie général moyen d’un pays donné.

On peut d’ailleurs bien le comprendre bien qu’on ne puisse pas être sûr que cette règle puisse s’appliquer en tous lieux et en toutes occasions.

Un exemple significatif peut être donné avec la Suisse où la moyenne des salaires se situe aux alentours de 4.500 € par mois. Lorsque l’on sait qu’en France, la moyenne des salaires de situe à 1.772 € par mois, on comprend dès lors très vite qu’avec un pareil montant, on ne peut pas vivre en Suisse puisque le coût de la vie s’établit en proportion.

Quelle conclusion en tirer ?

Nous savons, depuis Mark Twain, qu’il y a les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !

Ça tombe bien, l’INSEE est l’institut national des statistiques et il dépend de Bercy, ce temple de l’impôt, des gros salaires et des primes illégales !

Evidemment, l’affirmation de l’INSEE n’est pas, à proprement parler, un mensonge mais il n’en demeure pas moins que ce ne sont que des statistiques et que l’on peut leur faire dire à peu près ce que l’on veut !

C‘est d’ailleurs grâce à ce genre de manipulation statistique que les défenseurs du modèle socialiste français et soutiens de F Hollande en sont arrivés à affirmer qu’il y a avait plus de pauvres en Allemagne qu’en France !

La meilleure preuve, c’est qu’ils roulent en Mercedes, BMW et Audi … au pire en VW !

Dit autrement, on peut affirmer que les pauvres allemands sont plus riches que les pauvres français puisque le niveau de vie moyen est plus élevé en Allemagne qu’en France et qu’un salarié français aisé avec 3.000 € par mois serait un pauvre en Suisse !

En fait, cette affirmation ne prouve strictement rien si ce n’est qu’il y aurait, du fait de l’élévation du niveau de vie, un déplacement vers le haut du curseur de l’indice de Gini et, et c’est la toute la subtilité, que cela aboutirait à dégrader la situation économique de la France au niveau des statistiques économiques par comparaison avec les autres pays de l’OCDE et de l’UE !

Mais ce ne sont que des statistiques et dans les faits, il y aurait bien élévation du niveau de vie mais évidement seulement pour ceux qui paient de l’impôt sur le revenu !

Madame Ndiaye, nouvelle porte parole du gouvernement, ayant officialisé le mensonge comme méthode de gouvernement, non dans l’intérêt du pays mais dans l’intérêt d’une personne seule, en l’occurrence le président de la république, on comprend aisément que la manipulation et le mensonge seront désormais omniprésents !

Il faudra s’y faire ; simplement, maintenant il faudra ajouter aussi les statistiques !

Restons néanmoins lucides : payer plus d’impôt n’a jamais enrichi personne hormis ceux qui ne vivent que de la prédation fiscale ; c’est à dire essentiellement nos fonctionnaires !

D’ailleurs, l’INSEE reconnaît aussi, dans cette étude, que le relèvement des tranches de l’impôt sur le revenu permettrait de redonner 5 milliards € aux contribuables, que le niveau de vie des ménages assujettis à l’impôt sur le revenu augmenterait en moyenne de 0,7 % et celui de l’ensemble de la population progresserait de 0,5 % en moyenne.

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

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LA LOCOMOTIVE,LA PLUS GRANDE DISCOTHÈQUE DE PARIS ou la fin des années rock (extrait 1 du livre)

1er Extrait (page 5 à 8) de mon livre:

Fred et Kelly avait l’habitude de bosser ensemble. Ils se respectaient et s’aimaient bien. Ils étaient toujours contents de se retrouver. Il n’y avait aucune concurrence malsaine entre eux, style guerre des prix. Tout le monde à cette époque bossait plus ou moins au black.
En 1981, nous décidons de nous associer et nous fondons Rosebud Sécurité.
Etant féru d’Histoire, et pour nous démarquer des autres boites de sécu, je décidais de créer un écusson, style blason, avec une devise.
Cet écusson serait cousu sur les blazers et les blousons.
J’avais pondu une formule super choc : « ne jamais reculer ».  Je voulais la faire traduire en latin pour donner un petit côté sympa et légèrement classieux. Mon latin laissant à désirer, j’allais trouver le curé de  l’église de la Madeleine, où dans ma prime jeunesse j’avais été enfant de chœur.  Aucun curé ou abbé ne m’avait jamais tripoté.
« Nunquam movere » me dit-il en souriant.
Bruno Ripeaux , un de nos chefs d’équipe, beau gosse, connaissant un graphiste, se chargea du blason suivant mes directives: Un aigle en armure mais souriant et avec  l’œil narquois. Bref la force tranquille…
Notre petite société en quelques années devint une des plus importantes  de Paris dans notre spécialité : les concerts, les manifestations privées et publiques.
Venant de l’extérieur, j’avais un regard neuf sur le « monde de la sécurité ».
Avant de monter notre société, j’avais joué au simili gros bras pendant plusieurs mois, chez Fred et Kelly,  à tous les postes. J’en avais donc analysé les défauts et trouvé leurs solutions.
Dans cette époque-là, les années 70/80, nous étions en plein dans le rock n’roll. La mentalité et le look des videurs étaient à l’aspect négligé (voire franchement crasseux) big dur des rues avec des bombers, de préférence noirs. Des bourrins poilus et grossiers en majorité.
Quand vous alliez à un concert, bien souvent, vous étiez obligés de passer devant plusieurs costauds, style bikers, chevelus, souvent ventrus, genre buveurs de bière et balafrés. Si vous étiez accompagné d’une fille sexy, bonjour les belles vannes bien grasses, style Kronenbourg !  Certaines équipes, pour arrondir leurs payes, pratiquaient le « petit train ». Cela veut dire qu’ils avaient leur caisse d’entrées perso. Une de ces équipes leader avait  même été carrément surnommée le TGV, c’est tout dire.
J’avais donc décidé de changer carrément cette image de « marque » désastreuse. Nous, nous proposions des jeunes, au look « étudiant », sachant parler  ou discuter avant de se battre.
La bagarre, pour nous, était l’ultime recours (ce qui n’était pas le cas pour nos concurrents). En plus nous leur demandions d’être soit de vrais balaises (non bedonnants) soit de pratiquer un sport de combat à un bon niveau, sans être pour autant des nains. La taille et la carrure ont toujours eu une grande importance, elle évitait bien souvent des affrontements.
Nous avions aussi remarqué que pour aller sur le lieu d’une bagarre pendant un concert, les agents de sécu, que leurs bombers ne différenciaient guère du public, devaient  parfois se battre avec celui-ci avant d’atteindre les belligérants pour les séparer. Ce qui les retardait. Sans parler des coups donnés et reçus sur le parcours. C’était totalement aberrant. Personne apparemment ne s’en préoccupait. Il est vrai que nos bikers aimaient bien la castagne.
A cette époque-là, les gens n’avaient pas encore pris l’habitude de déposer plainte contre le moindre courant d’air.
Nous, nous sentions que les temps étaient en train de changer et que c’était vraiment contre-productif que de rester dans ce moule.
Nous avons donc décidé d’habiller nos sécurités d’un gilet sans manche, dit de chasse, rouge en cuir de chez Chevignon.
La marque Chevignon qui démarrait se montra enchantée de l’idée. Il nous les fit à un prix raisonnable et fabriqua même une poche intérieure spéciale  « nunchaku ».
Ce gilet de chasse remplissait toutes les futures conditions d’un vrai succès, pratique et marketing.
Pratique car rouge flamboyant, donc visuel. Le public savait qui portait cette tenue et s’écartait sur son passage. Il réalisait aussi le miracle de la multiplication des pains : c’est le principe de l’uniforme. 25 hommes en gilet rouge en paraissaient 50. Et l’aspect faisait hyper propre, cela nous démarquait vraiment de la concurrence.
Tout le monde était heureux. Nos petits gars, de porter du Chevignon (marque à la mode à cette époque). Chevignon, cela lui faisait de la pub pendant les concerts, il visait cette clientèle-là, et les producteurs d’avoir une sécu enfin au look cool et clean.
A ce moment-là notre clientèle était assez restreinte et le Palace était un des seuls à organiser des gros concerts chez lui ou à l’extérieur avec nous.
Le Zénith et le POPB (Bercy) n’existaient pas encore.
Le petit train était interdit chez nous. Nous étions et sommes toujours restés très vigilants à ce sujet. Cela s’est vite su, qu’en plus d’être efficaces et polis nous étions honnêtes.
Je me souviens d’un concert de Grace Jones au Palace. Il était super blindé. Plus une place à vendre. Nous avons refusé je ne sais combien de billets de 500frcs pour fermer les yeux.
A cette époque cela faisait des sous !
Cette nouvelle image de la sécurité, complètement différente, nous gagna les tout nouveaux producteurs. Rien que des petits. Des qui démarraient et qui étaient vierge de toute équipe. C’étaient les futurs grands de demain. Les gros producteurs qui étaient place avaient leur sécurité propre et ne voulaient ou ne pouvaient en changer.
C’étaient des producteurs qui travaillaient à « l’ancienne » et dont les   chefs de sécu savaient dans quels placards il y avait les cadavres.
Difficile dans ces conditions de changer de sécu, donc de méthodes.
Comme un chien ressemble à son maître, le chef de sécu ressemble à son producteur et les agents de sécu à leur chef. Cette logique s’adresse aussi bien aux discothèques que pour toute manifestation événementielle. C’était aussi simple que ça. Tout se tenait.
En même temps que nous naissait une nouvelle race d’organisateurs de concerts et d’événements. Ceux-ci cherchaient dans leur sécurité de la fiabilité, de l’honnêteté, un bon look et surtout ne voulait pas de « va-t’en guerre » adeptes de la bagarre gratuite. Nous étions les seuls à cette époque à remplir ces conditions au niveau des concerts.
Notre société, que nous avions nommé ROSEBUD SECURITE, démarra lentement et grossit au même rythme que grossissaient nos clients.
En quelques années nous nous étions hissés sur le podium des plus importantes  sécu de Paris pour les concerts et les événements.
Nos producteurs étaient, eux aussi, montés sur le podium et recevaient les plus gros groupes : Cure, Dire Straits, Simple Minds, Diana Ross, Peter Gabriel, Tina Turner etc…La liste est trop longue et il me faudrait plusieurs pages si je voulais tous les citer.

A suivre..

La locomotive… la fin des années rock. Le livre d’Emmanuel Bolling

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L’union par la transgression

Je viens de finir “Sodoma” le livre polémique de Frédéric Martel.

L’auteur assume son homosexualité, il a bien raison. Chacun porte le poids de ses préférences sexuelles, toujours suspectes pour ceux qui ne les partagent pas. Cet espace de l’humanité n’est pas différent des autres, l’obscurantisme est de rigueur.

Martel profite sans doute de sa connaissance du milieu pour se livrer à une analyse détaillée de l’homosexualité au sein de l’église catholique apostolique et romaine. Son travail est énorme, mais un peu frustrant dans la mesure où il ne s’appuie que sur des témoignages et ne fournit jamais de preuve. Or, entre un témoignage sans preuve et un ragot, la marge est étroite.

Cela dit ce livre est convainquant à plusieurs titres.

On comprend parfaitement que ce monde d’hommes prétendant s’interdire toute sexualité se soumet de fait à l’impossible. Les pulsions sexuelles ne sont pas maitrisables, elles s’épanouissent ici entre hommes, évidemment.

Ce qui est remarquable, c’est que la réaction de l’église, à cet échec par rapport aux prétentions affichées, est une grande rigidité dans la condamnation totale à l’extérieur du clergé de l’homosexualité, alors qu’on la pratique majoritairement à l’intérieur.

C’est-à-dire que les adeptes de ce type d’amour vont faire souffrir leurs ouailles sur ce sujet à un point tel que celles-ci, pour avoir la paix, n’auront d’autre solution que de rejoindre l’église, de devenir prêtre.

Cette machine infernale à concentrer l’homosexualité génère à son sommet un désordre intellectuel et humain gigantesque qui, associé au pouvoir spirituel et temporel, va vriller et inverser toutes les valeurs.

L’élite prétentieuse fait exactement l’inverse de ce qu’elle combat. Le postulat de base était stupide, le résultat et pire parce que de l’idée fumeuse ils sont passés à l’acte sordide.

L’idée imbécile ou présomptueuse finit toujours par un drame. Disons qu’objectivement l’église est à terre. Pudiquement Martel évite de lier la tolérance de l’église pour la pédophilie aux désordres globaux qu’il révèle, mais il le laisse quand même entrevoir.

De tout cela il ressort que l’élite de l’église s’avère impuissante à porter sa propre croyance, tant tous ces membres sont liés par la transgression. C’est la désagrégation.

Ce qui m’étonne

Frédéric Martel est socialiste. Sa lucidité par rapport à l’église ne lui sert donc à rien ? Toutes ces années d’enquêtes n’ont pas éveillé en lui le scepticisme du défi impossible qui finit mal ?

Il a conceptualisé que nul ne peut prétendre imposer à qui que ce soit l’abstinence sexuelle, qu’il s’agit d’une pulsion vitale pour l’humanité, que même la plus grande des prétentions n’est pas en mesure de la juguler sans dégâts collatéraux monstrueux, sans répandre du même coup le malheur et sanctifier l’hypocrisie.

Il ne fait pas un parallèle avec l’égalitarisme dont il est un zélote ?

Ne voit-il pas que la compétition, la différence, la valorisation, l’estime, la réussite, la notoriété, la fortune, sont des pulsions humaines tout aussi fortes que la sexualité, tout aussi nécessaires à la survie de l’espèce ?

Certes tous les hommes naissent égaux, c’est-à-dire homme, mais devant eux est une page blanche qu’ils se doivent de remplir en compétiteurs.

L’élite égalitariste qui nie cela pour les autres, se garde bien d’agir de la sorte pour elle.

Cette élite qui nous réfute le droit d’aimer la richesse, la notoriété, la liberté, qui nous impose de les partager, se jette elle-même à corps perdu dans les délices de ces pulsions naturelles, sans partage.

Pendant que nous devons souffrir des privations égalitaires qui nous sont imposées, elle se vautre dans les joies de l’inégalité, du pouvoir, du luxe.

Le pire est que comme les cardinaux du Vatican elle se retrouve liée par la transgression aux règles stupides qu’elle a elle-même édictées. C’est ce qui explique la corruption et la connivence — enfants adultérins du socialisme — partout.

Ce qui est interdit en dehors de l’égalitarisme, du socialisme, se savoure dedans, entre initiés (voir “La cour du Tsar rouge”).

Je suis très étonné que M. Martel n’ait pas perçu tout cela. Peut-être est-il un peu trop dedans pour le percevoir. Souhaitons pour lui et pour nous que son église égalitaire perverse ne mette pas, elle, 20 siècles à s’écrouler.

Bien à vous. H. Dumas

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La lutte contre les fake news et autres manipulations

Nous allons aborder aujourd’hui les intrications entre deux points sensibles pour le pouvoir : les fake news et l’interminable affaire Benalla.

Nous savons que E Macron et son gouvernement veulent faire voter une loi contre les fake news ; ces fausses nouvelles qui circulent sans contrôle sur Internet et qui empoisonnent la vie publique !

Un certain nombre d’arguments sont fournis à titre de justification et notamment celui principal selon lequel la population, présumée inapte à faire  le tri entre les informations disponibles, serait la victime d’opérations d’intoxication et de propagande qui fausseraient son jugement ; notamment en ce qui concerne sa vision des hommes (et femmes) de pouvoir, du gouvernement, du président ….et que cela pourrait notamment fausser le jeu normal des élections !

Ce faisant, il est clairement fait référence aux élections américaines qui ont vu la victoire de D Trump ; ce candidat, honni par les médias américains qui votent tous démocrate, ayant été élu, selon eux, à la suite de l’intervention de fake news d’origine russe et d’une collusion entre les équipes de Trump et ces mêmes russes. (On sait d’ailleurs que cette accusation vient de tomber à l’eau à la suite des conclusions déposées par le juge en charge de mener des investigations sur cette affaire).

Evidemment, même si cette volonté officielle de mettre un frein à la diffusion de fausses nouvelles peut sembler partir d’un bon sentiment, il faut se montrer extrêmement circonspect quant aux réelles intentions et motivations du pouvoir.

On sait en effet que la tentation du pouvoir, quelque soit le régime politique, est de contrôler l’information dans le but évident de contrôler les populations par le biais du contrôle de leurs pensées ; surtout que l’on sait que l’opinion publique est à la fois influençable, fragile et versatile.

E Macron n’échappe pas à la règle puisqu’il a récemment clairement affirmé qu’il souhait mettre en place, au-delà du service public de l’audio-visuel, (dont pourtant l’aspect à la fois tentaculaire, hypertrophié et coûteux est patent), un tel système de contrôle des journalistes.

Emmanuel Berretta, journaliste au Point, a ainsi rendu compte d’une déclaration de ce dernier :

“Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’Etat doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénouée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession.”

On comprend dès lors bien que ce que souhaite E Macron : C’est le contrôle pur et simple des journalistes et de l’information ; ce que l’on peut résumer par la tentation de la Pravda (vérité en russe).

Or, là où cette déclaration prend tout son sens, c’est lorsque l’on apprend, au détour d’une page Web, qu’il y aurait eu quelques petites manipulations à l’origine de la ténébreuse affaire Benalla.

Et, savez-vous qui serait à l’origine de cette opération ?

Monsieur Ismael Emelien, ce conseiller très spécial du président à la pensée magique mais totalement hors sol, qui vient de quitter les services de l’Elysée et qui vient de se répandre dans un livre au contenu à la fois douteux et inquiétant.

De quoi s’agit-il ?

Vous vous souvenez sans doute que l’affaire Benalla prend sa source dans une échauffourée intervenue le 1er mai 2018 entre un couple et le sieur Benalla, garde du corps du président.

La version officielle de l’évènement a eu quelques difficultés à s’élaborer puisqu’on a présenté, à l’Élysée, au départ la rixe comme étant une agression de M Benalla par ce couple qui a d’ailleurs été placé en garde à vue … avant que finalement on ne reconnaisse en haut lieu que ce ne serait peut-être pas tout à fait comme ça que cela se serait passé !

Des vidéos prouvaient en effet le contraire ….

Or, le journal Le Monde vient de révéler que M Emelien « a fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Benalla » !

Bien que l’article du Monde soit réservé aux abonnés, vous pouvez prendre connaissance de son contenu par le biais des liens renvoyant vers le Huffington Post.

A la lecture de l’article on comprend que, selon Emelien, il fallait convaincre l’opinion que Benalla n’a fait que répondre à l’extrême violence des manifestants. Il “trouve” alors des images censées disculper son collègue et les fait parvenir à Pierre Le Texier, le responsable du “pôle e-influence” d’En Marche! de l’époque. Ce dernier posséde de nombreux comptes Twitter, dont un anonyme baptisé ”@Frenchpolitic”.

L’Élysée va donc organiser la fuite de la vidéo en question …

On peut donc voir, dans un premier extrait, le jeune couple de la Contrescarpe lancer des projectiles sur les policiers présents sur la place, juste avant qu’Alexandre Benalla n’intervienne.

Ces images ont été obtenues par Emelien auprès de la Préfecture de Police de Paris et de son système de vidéosurveillance. Emelien aurait donc ajouté cette séquence -sur laquelle on voit un homme très agité poursuivre un policier avec une chaise à la main- au montage et envoyé le tout à Pierre Le Texier qui le publie via son compte anonyme @frenchpolitic le 19 juillet à 13 heures.

Le tout avec cette légende: OK, même si ce n’était pas à Alexandre Benalla de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tous rapports. C’était un individu violent qui était sciemment venu place de la Contrescarpe pour casser du flic.”

La conseillère « presse » d’Emmanuel Macron aurait proposé, dans le même temps à plusieurs journalistes de prendre connaissance de ce montage, pour voir “que Benalla n’est pas celui qu’on dit.”

Cette conseillère est la bientôt célèbre Sibeth Ndiaye, devenue, depuis le dernier remaniement ministériel, porte parole du gouvernement (en remplacement de M Griveaux) et qui, interrogée sur des propos rapportés par l’hebdomadaire L’Express en juillet 2017 avait déclaré : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président. »

Le problème est que la personne qui poursuit le policier avec une chaise n’est absolument pas le jeune homme dit “de la Contrescarpe.”

On se situe donc clairement dans le cadre d’une opération d’intoxication et de tentative de manipulation de l’opinion via les reseaux sociaux !

Selon Le Monde, il apparaît clairement -grâce notamment à la luminosité- que les images ont été tournées le soir, quelques heures après l’intervention de Benalla. Par ailleurs, les deux hommes ne sont pas habillés de la même façon. Fait que ni le montage, ni la légende de Pierre Le Texier ne précisent à aucun moment.

Interrogé dans “C à vous” (France 5), sur cet aspect de la tentaculaire affaire Benalla, l’ex-conseiller du président de la République a indiqué qu’il ne savait pas que l’homme du deuxième extrait n’était pas celui qui avait subi les coups de l’ancien chargé de mission à l’Élysée. “Vous savez, sur Twitter, c’est un peu la règle”, a-t-il admis au sujet de l’utilisation de comptes anonymes.

Cette affaire, dont on est encore loin de connaître tous les développements à la fois délirants et inquiétants, m’amène à tirer trois conclusions que je livre à votre réflexion :

– Internet permet à l’information de circuler, sans contrôle de la part du pouvoir ; évidemment au grand dam de ce dernier qui voit ses petites magouilles révélées au public.

– le pouvoir souhaite donc évidemment contrôler Internet pour pouvoir contrôler l’information; et cela n’est pas acceptable.

– parallèlement, et malgré des déclarations lénifiantes, le pouvoir n’hésite pas à utiliser lui-même des techniques de manipulation de l’information à des fins politiques ; c’est à dire clairement à utiliser les fake news !

Le cynisme du pouvoir n’a décidément plus de limites … et il ne faut dès lors pas s’étonner du discrédit de la classe politique dans son ensemble et d’E Macron en particulier car on ne pourra pas me faire croire que le conseiller spécial de l’Élysée a pris l’initiative de se livrer à pareille manipulation sans, au minimum, en avertir l’homme qui veut tout contrôler ; à savoir le président de la république !

Précision ultime : j’ai vérifié, cette histoire n’est pas un poisson d’avril … malheureusement !

La liberté de la presse et d’Internet reste donc absolument indispensable au fonctionnement d’une démocratie moderne car elle constitue un contrepouvoir et une limite aux manipulations du pouvoir.

Il faudrait être bien naïf pour croire le contraire !

Bien cordialement à tous !

 

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La démystification d’un système en place

Développements

Quand on « s’instruit » de la presse « Mainstream », on s’aperçoit que presque tout court dans une direction quelques soit le sujet exposé selon la doxa en place. Le contre argumentaire est rayé de la carte bafouant les règles d’un plan de dissertation apprises au collège, du moins à mon époque certes un peu lointaine : Thèse, antithèse voire synthèse …

Le problème est sérieux pour des journalistes dont la déontologie préconise l’objectivité, le factuel et l’investigation selon ces principes.
Comment voulez-vous que les français qui ne regardent que par cette fenêtre pour se forger une opinion sur des thèmes sociétaux et économiques puissent avoir une vision éclairée des enjeux du vivre ensemble ?

Pire, la grande majeure partie d’entre nous a été formatée par « l’Ednat », pour apprendre ce que l’on nous enseigne, sans considérer l’axe recherché par l’élite dans les mêmes registres, sociétaux et économiques. J’ai eu pour ma part un peu de chances pour échapper au lavage de cerveau en poursuivant des études universitaires pluralistes en matières économiques : De l’école de Chicago au Marxisme en visitant les sources des mouvements d’idées sous-jacentes d’auteurs éclairés.

Nos journalistes font-ils leur métier sous un exercice contraint ? Ceux qui ont pignon sur rue ne sont-ils que les messagers d’un pouvoir qui leur donne leur notoriété ? Sont-ils les otages de pouvoir exercer ?
Si les grands médias « Mainstream » appartiennent pour la plupart à des big boss, quel est l’intérêt et l’éthique de ces derniers pour déterminer les éditoriaux ou tout du moins les contraindre ?

L’affaire Fillon survenue lors de la dernière élection présidentielle est assez symptomatique de tous les maux de cette presse qui ne fait pas correctement son métier.

Certes, monsieur Fillon aurait mis les doigts dans le pot de confiture – usage du conditionnel nécessaire car l’affaire n’est pas encore jugée. Mais nous avons découvert par la suite que ces pratiques de conflit d’intérêt entre l’éthique de représenter le peuple et l’abus des deniers publiques pour favoriser un cercle privé étaient une pratique courante parmi bon nombre de nos représentants. Quid des investigations pour prolonger ce débat ? Quid de ce qui se passe au niveau des régions, des conseils généraux, des communautés de communes, des métropoles ? Nada !

Dans le même registre, lorsque l’on apprend dans les hautes sphères de l’administration, que des primes exceptionnelles sans fondement sont versées à certain d’entre eux, défiscalisées de surcroît. Quid des investigations ? Circulez, il n’y a rien à voir …

Mais que se passe-t-il ?

Nous, les « Expendables » – les sacrifiés et corvéables, qui pour une bonne partie d’entre nous, ne comprenons plus rien à ce qu’on nous demande encore et encore sur le fruit de notre travail, à force de ponctions, de règles, de normes qui nous pèsent de plus en plus. Nous qui subissons des justices biaisées pour nous défendre tels les tribunaux administratifs qui ne sont que des protectorats pour ceux qui font les lois. Je pourrai renchérir aussi avec les Prud’hommes assis sur un Code du travail ubuesque dans sa densité et sa « Low Balance » systématique non pas pour les « Big Fims » mais la myriade de petits entrepreneurs qui tissent l’emploi et la relation sociale à travers tout notre territoire.

Ah, bien sûr les syndicats – les corps intermédiaires pour parler en Novlangue, veillent au grain. Vous souvenez-vous du rapport Perruchot instruit entre autre sur le financement des syndicats ? Enterré pour caler une armoire. Un financement qui prend tout son sens quand on regarde le taux d’encartés à ces forces représentatives de notre bien par rapport aux nombres d’actifs.

En résumé de tout ce qui précède, nous avons :

– Une Presse qui ne joue pas sa déontologie ;
– Un rouleau compresseur unidirectionnel :

Prolongements

Je l’avais déjà compris, mais je suis tombé par hasard sur une vidéo d’un jeune homme interviewé sur Thinkerview qui a posé les mots sur ce qui est à l’œuvre dans notre société.

Ce jeune homme est une sorte de « Divergent » qui a connu les arcanes de l’accession au pouvoir pour en ressortir par éthique. Vous allez me dire : « Oui mais c’est un peu naïf de prendre en compte ce qu’il raconte ! »

Je pense que vous avez tort. Soyez en sûr, je ne le connais pas et je n’épouse pas toutes ses options, comme par exemple ses meilleurs intellectuels « Living at France ». Mais comme lui, je ne suis pas dans la négation, mais le débat, et celui-ci mérite d’être posé.

Ce jeune homme est Juan Branco. Vous trouverez l’interview de 2 heures ici :

Il a préalablement publié un pamphlet en téléchargement libre à l’automne 2018, écrit d’une manière imbuvable :
http://branco.blog.lemonde.fr/files/2019/01/Macron-et-son-Crepuscule.pdf

Mais son nouveau propos est édité ici :
https://www.amazon.fr/s?k=crepuscule+juan+branco&adgrpid=57161974283&hvadid=284874642672&hvdev=c&hvlocphy=9055202&hvnetw=g&hvpos=1t1&hvqmt=e&hvrand=2801640453587718914&hvtargid=kwd-676499581677&tag=googhydr0a8-21&ref=pd_sl_5cbctg5hbj_e

Qu’en retenir ? Ou bien on incrémente tout ce qui ne va pas comme Dominique Philos dans son dernier article, bon au demeurant, ou on ouvre la porte pour se démarquer de cette oligarchie en place et on fait que cela cesse. Et je suis persuadé que le génie français pourra rejaillir ainsi …

Les gilets jaunes ne sont pas venus par hasard. Bon nombre d’entre eux ont compris le sens de leur travail et de ce qui doit leur revenir et comprennent les déserts qui leur sont proposés.

La porte qui leur est ouverte par les propos de Juan Branco est de donner un sens à leur action et en finir avec ce funiculaire proposé par cette oligarchie qui méprise les « Expendables ».

Ils doivent s’en saisir pour ouvrir le vrai débat sur les tenants et les fondements de notre représentativité. Car c’est la clé pour s’introduire tel un virus dans tout ce système qui se maintient génération après génération, par eugénisme et entre-nous, dans un confort forcément suspect, loin du pain et des jeux.

Fin de partie ou renaissance ?

Bien à vous

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L’injure des hommes….

“L’injure des hommes,

Qu’est-ce que cela fait ?

Va, notre cœur sait

Seul ce que nous sommes” — Verlaine.

Le 3 Avril à 9h30 je serai au Tribunal de Grande Instance de La Rochelle devant le Juge de l’exécution pour une audience, dite d’orientation.

Il s’agira pour ce magistrat d’ordonner la vente aux enchères publiques des biens de ma société dans l’île de Ré au profit du fisc. Ce faisant, il concrétisera ma ruine qui fait suite à une cabale des services fiscaux issue de ma résistance lors du redressement de la succession de ma mère. J’ai déjà raconté cela mille fois.

La réalité

La plus grande majorité des redressements fiscaux ne correspond à aucune fraude fiscale. Il s’agit simplement pour le fisc de réécrire la comptabilité d’un particulier ou d’une entreprise de telle sorte qu’il puisse éditer à partir de cette réécriture une fausse facture fiscale, un sur-impôt que la justice et le poids de la propagande adoptée par la majorité de la population vont rendre vrai…

La malchance du fisc, rarissime…

Lorsque le fisc a mis en place cette méthodologie crapuleuse pour la succession de ma mère il s’agissait d’un sujet : l’urbanisme, qui a des règles strictes, que je connais parfaitement, c’est mon métier. J’étais donc en mesure de relever les falsifications du redressement fiscal qui me touchait.

Malgré cela, il m’a fallu vingt ans pour avoir gain de cause.

Pendant les vingt ans de cette procédure, jusqu’au dernier moment, jusqu’à la dernière minute, le fisc a répété en boucle ses falsifications initiales. Même découvert par la Cour de Cassation, il ne s’est jamais excusé, il n’a jamais fait amende honorable, il a continué imperturbablement à affirmer l’inacceptable, à mentir et falsifier sans pudeur, éhontément.

Tant est si bien que le dernier magistrat a fini par me donner raison, contraint et forcé, mais en pensant sans doute que je m’en sortais bien par une manipulation qui me permettait d’échapper à l’impôt, que donc ce gain était suffisant, que je n’avais pas à réclamer quoique ce soit pour les vingt ans de lutte, de harcèlement et de torture fiscale subis. Une honte judiciaire.

Je rappelle que l’Etat se prétend notre protecteur, pas notre pillard. On peut dire qu’il y a tromperie sur la marchandise, usurpation.

Le 3 Avril retour à la norme.

En ce qui concerne le contrôle de ma société sur l’île de Ré nous revenons au classique. Les Services Fiscaux, après des errements maintes fois racontés, ont réinventé l’histoire de cette société, ont notifié des sur-impôts mortels qui ne sont pas dus, qui ne correspondent à aucune réalité financière.

Le 3 Avril, ils passent à l’acte, à l’encaissement lié à leurs falsifications. Je n’ai pas le droit à la parole. Figurez-vous que l’avocat étant obligatoire en matière de saisie immobilière, le saisi ne peux pas s’exprimer.

On notera que lorsque l’on est saisi il est rare que l’on ait parallèlement les moyens de payer les frais d’un avocat, qui sont à la mesure du temps qu’il faudrait pour démonter une à une les tricheries du fisc.

La méthode bien rodée du fisc est imparable. Il n’est rien de plus ésotérique qu’une comptabilité, rien de plus personnel et lié à la stratégie de l’entrepreneur. Il est enfantin de lui substituer d’autres intentions, d’autres objectifs et d’en renverser l’ordonnancement pour faire croire à un désir de fraude fiscale.

Le fisc le sait bien qui vient d’inventer le délit d’intention, basé sur l’idée d’optimisation fiscale. Pour le fisc, l’intention vaut l’action. Evidemment il est le seul juge de l’intention.

Et pourtant…

En ce 3 Avril où ma vie va basculer, où je vais entrer dans la misère, il est aisé de voir les mensonges du fisc tant ils débordent pour justifier l’injustifiable redressement fiscal de cette société.

Par exemple, l’avocat du fisc, craignant peut-être que le magistrat me laisse la parole n’hésite pas à affirmer que l’avocate postulante est l’avocate plaidante, il sait que je n’ai pas les moyens de faire venir de Paris l’avocate plaidante.

Par exemple, ce même avocat ment en retraçant l’historique de la société. Ici nous sommes déjà dans le détail complexe. S’agissant de la construction d’un village-hôtel, à l’ouverture ma société de construction a dû intégrer la société de gestion hôtelière avec son stock d’invendus, conséquent en 1994 du fait de la crise immobilière d’alors. L’avocat du fisc imagine une mise à disposition de ce stock par contrat locatif à la société gestionnaire de l’hôtel. Il ne peut pas fournir le contrat qui n’existe pas. Il se contente d’affirmer. Ce faisant, il en déduit que ma société n’est pas à la TVA. Or, ma société n’a pas signé de contrat, elle est rentrée dans la société de gestion, elle a été payée comme les autres au prorata de ses parts. Oui mais les autres ont récupéré la TVA, pas elle. Quelques centaines de milliers d’Euros lui ont été ainsi volés par le fisc, à l’aide de ce simple petit mensonge.

Le redressement de cette société et les conclusions de leur avocat sont une suite ininterrompue de ces petits mensonges qui, additionnés aux pénalités pour ceci ou pour cela, font une fausse facture, un sur-impôt inique, de plus d’un million d’Euros.

Avec ces falsifications ils n’hésitent pas à me ruiner, pas d’état d’âme chez ces gens-là, ils gardent leur empathie pour leurs amis.

La cause et la solution

Ces mensonges fiscaux sont réputés vérité. Pourquoi ?

Parce qu’en matière fiscale nous sommes dans une zone de non droit. Nous ne le répéterons jamais assez.

Vous admettrez que ruiner un homme, lui vendre ses biens et prendre l’argent qui découle de cette vente, suppose que cet homme ait lourdement fauté. Que l’accusation qui le touche soit forte, très forte. Semblable à un délit pénal.

Or, en cas de délit pénal, répétons-le, depuis la révolution il est acquis que l’enquêteur s’arrête à la porte du juge. Que le suspect est présumé innocent avant toute condamnation, qu’il ne peut-être condamné que par un juge libre, à l’occasion d’une audience publique, où il pourra se défendre librement.

Rien de tout cela en matière fiscale où le contrôleur à la suite de son enquête édite lui-même la sanction, exécutable immédiatement. C’est le régime de la lettre de cachet. Le suspect est présumé fraudeur, il ne peut pas se défendre librement, par exemple pas de possibilité de contre-expertise judiciaire face à la notification de redressement.

L’audience d’orientation du 3 Avril.

Le magistrat sait tout cela, je le lui ai dit.

Il ne peut pas ignorer que la créance fiscale ne peut pas être considérée comme certaine. D’abord parce qu’elle est issue d’une falsification des faits, dénoncée inutilement devant le TGI de Bordeaux, puis parce qu’il n’a jamais été possible de contester cette fausse créance librement. Seul le Rapporteur Public de la Cour Administrative d’Appel de Marseille a pu la mettre en doute, mais sans succès.

Théorème : nul ne peut vendre les biens d’autrui au profit d’une créance incertaine, sauf au profit d’une “créance fiscale” qui ne peut pas être incertaine par religion, par croyance, par vice, par arbitraire, par la force sauvage, brute, de l’Etat.

Imaginons que le Juge déclarerait la créance incertaine, donc la mise en demeure valant saisie nulle, on peut rêver. Pas lui, il serait immédiatement sanctionné, voire interné par sa hiérarchie, par l’Etat qu’il représente dans les faits.

Quel coup de tonnerre… ce serait. Enfin dans ce pays d’esclaves fiscaux.

En réalité on peut supposer que c’était pour rendre la justice que ce magistrat a choisi ce métier, or l’Etat le transforme en complice de son pillage. Le perçoit-il ? Ce n’est pas sûr.

Je vous raconterai la suite la semaine prochaine.

Bien à vous. H. Dumas

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