Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Les sept péchés capitaux du socialisme

Préambule

« Capital » vient du mot latin « Caput », la tête. Comme celle qui nous domine en tant qu’être humain et qui fait nos bonnes ou mauvaises actions. « Caput » ressemble au mot « Kaput » des germanophones qui veut dire : « Fichu » …

« La liste des péchés capitaux ne date ni de la Bible, ni même du Nouveau Testament. Elle a été ébauchée bien après, au IVe siècle en Egypte par Evagre le Pontique, un anachorète (moine qui vit en ermite). Il détermina d’abord 8 passions néfastes : gourmandise, impureté, avarice, mélancolie, colère, paresse, vaine gloire et orgueil. Un siècle plus tard, Jean Cassien, autre anachorète, réduisit ce nombre à 7 : paresse, orgueil, luxure, gourmandise, avarice, colère et envie. A la fin VIe siècle, c’est le pape Grégoire Ier le Grand qui fixa définitivement cette liste, encore admise aujourd’hui par l’église catholique. »

Intéressant. Des ermites qui définissent des péchés en mode non sociétal, que reprendra Saint Thomas d’Aquin pour des vices en société.

Tentons ladite liste de ces sept vices pour expliquer le mouroir du socialisme, par ordre alphabétique.

Avarice : Vous payez déjà beaucoup d’impôts et taxes en tout genre mais cela ne suffit pas. Vous n’avez aucune considération pour notre société du vivre ensemble ;

Colère : Vous vous rebellez, mais nous allons vous réduire ;

Envie : Nous avons envie de ce que vous possédez ;

Gourmandise : Ce que vous nous livrez nous sert bien ;

Luxure : Nos dépenses tout azimut se font avec l’argent des autres ;

Orgueil : Nous avons pignon sur rue sans avoir créé la moindre valeur ajoutée ;

Paresse : Pourquoi travailler quand on peut faire de l’intermittent rémunéré.

Il est à présent utile de reprendre ce collier des vices capitaux pour le traduire en contrepoints selon, non une politique, mais un état d’esprit libéral.

Avarice : Le souci d’une bonne gestion pour créer de la richesse, c’est-à-dire comprendre que deux moins un peuvent faire trois ou plus ;

Colère : Que tout ce qui nous réduit pour innover, n’est qu’une fin de partie, en déconnexion avec Dame Nature qui prône l’évolution. Elle qui nous fait marchés, prédateurs et souffrants ;

Envie : Envie de parents qui veulent que leurs progénitures aient une meilleure condition humaine qu’eux, avec éducation et responsabilité pour elles ;

Gourmandise : Une petite madeleine du côté de chez Swan peut être à propos ;

Luxure : Le « Who’s who » est un marché qui fait vivre bien des correspondants et qui aide aussi leurs lecteurs, en souffrance ou acteurs ;

Orgueil : Celui de réussir. Partir de rien ou d’une situation compliquée avec beaucoup. Se dire que : « Yeah », j’y suis ;

Paresse : La parenthèse qui ne dépend de quiconque mais qui laisse le temps de se ressourcer ou de s’éteindre ….

Bien à vous

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
1 898 vues

CARICATURE de la suffisance, du vice et du cynisme fiscaux.

Ce matin 5 Avril 2019 j’étais au TGI de Montpellier, à l’audience du Juge de l’Exécution.

Ce magistrat côtoie toute la misère du monde. C’est devant lui qu’échouent tous ceux qui poursuivis par leurs créanciers n’ont pas pu les payer et en dernier ressort voient ici leurs biens vendus à la bougie. Après c’est la misère.

Ce magistrat a la confiance de la justice et tout pouvoir pour vendre ou ne pas vendre, donner des délais, prendre ou lever des hypothèques, etc… en réalité être humain, s’il le souhaite.

Contrairement à ses collègues du pénal, il voit peu de voyous, plutôt des éclopés du système en grande difficulté économique, souvent au bord de la marginalisation.

En ce qui me concerne

Je venais expliquer au magistrat que M. FLORY, responsable du pôle recouvrement du département de l’Hérault, me poursuit, lui ou ses structures multiples, pour des sommes que je ne dois pas, qui ont été inventées de toutes pièces par ses services, par malveillance et corporatisme à l’occasion du conflit fiscal lors de la succession de ma mère.

Depuis plus de dix ans Flory et les siens ont pris des garanties hypothécaires sur les biens d’une SCI m’appartenant qu’ils avaient, au préalable, flinguée sans motif.

Ces biens hypothéqués sont en réalité un stock destiné à la vente, dont la mévente forcée du fait des hypothèques du fisc provoque la ruine de cette société et la mienne du même coup.

Face à la fausse dette de ce redressement fiscal, qui paralyse le stock de cette société par le biais des hypothèques, s’accumulent les vraies dettes au détriment de créanciers honnêtes, notamment du syndicat des copropriétaires.

La situation est simple, limpide.

Il suffirait de lever les hypothèques indues du fisc, d’effacer la fausse dette fiscale et cette société pourrait s’acquitter de ses charges sans problème, elle est saine. Elle n’a pas de raison objective de se retrouver devant M. Le Juge de l’Exécution. Elle est la victime de l’arbitraire fiscal, lui-même rendu possible par la zone de non droit des contrôles fiscaux, les lettres de cachet fiscales.

A l’audience

Convoqué par mes soins devant le juge par assignation, M. Flory avait depuis le 20 Mars, date de l’assignation, connaissance de l’audience d’aujourd’hui.

Aucune nouvelle de sa part, pas de conclusion, rien, au point que je me demandais s’il serait représenté à l’audience.

Je me trompais, il était là “himself”, accompagné d’une personne, probablement une juriste de son administration, pas d’avocat.

A la barre l’accompagnante m’a remis leurs conclusions, qu’il faut que vous lisiez absolument : LE LIEN

La caricature

-1 – D’abord la suffisance de cette administration.

Flory vient lui-même à l’audience pour impressionner le magistrat, lui faire comprendre que maintenant il le connait avec tout ce que cela comporte de potentiel.

-2- Ensuite le cynisme de cette administration

Dans son rappel des faits M. Flory fait la démonstration qu’il a parfaitement compris la situation et ma réaction de survie. Il n’ignore rien de la falsification des faits, des souffrances colossales et injustes que cela provoque. Il s’en fout complètement. La ruine des autres sans aucune raison objective, à l’aide de falsifications de la vérité, pas de problème pour lui. Aucune ampathie.

-3- Puis le vice

Sous un verbiage qui trahit gravement l’idée que nul ne doit ignorer la loi — puisqu’après l’exposé juridique magistral de la situation fantôme que Flory revendique, je suppose que même le Juge sera incapable de faire le tri parmi ses affirmations juridiques invérifiables — nous retrouvons là le verbiage fiscal classique servant à transformer une simple comptabilité d’entreprise pour en faire de toutes pièces une volonté frauduleuse à punir impérativement et lourdement.

Du vent, que du vent, rien de réel.

Tout ça pour justifier l’injustifiable, le fait qu’un agent du fisc ait pu en toute impunité éditer un faux redressement fiscal, que son administration à l’aide de ce même verbiage a transformé en délit, sans juge, pour finir par déposséder, toujours sans juge, ma société en la grevant d’hypothèques basées sur finalement une fausse facture.

Rien que l’horrible routine journalière des Services Fiscaux, que M. Flory vient en personne tenter d’imposer au Juge de l’Exécution du TGI de Montpellier. Evidemment devant le Juge Administratif il n’a pas à se déplacer….

Le gag

Face au Juge, Flory était moins sûr qu’il ne l’est sans doute dans son bunker derrière son bureau à la tête de son armée de faussaires destructeurs du tissu économique du pays.

Il croyait que, sur le champ, face à son considérable pouvoir, le Juge allait lui donner immédiatement raison et m’estourbir pour le compte.

Cela viendra peut-être, mais ce ne fût pas le cas. Très raisonnablement, constatant que M. Flory me donnait ses conclusions à l’audience, le Juge a renvoyé l’affaire au 17 Mai pour que j’ai le temps de répondre aux conclusions.

C’est fait, vous en avez la primeur.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (8 avis)
Loading...
2 178 vues

On ne me dit pas tout !

Vu de loin, comme ça, beaucoup de nouvelles doivent avoir du mal à passer les gosiers gauchistes de tous les pays…

Bon, je me répète, je vous parle d’un lieu où Internet, ce n’est que de temps en temps, et petites quantités, et par intermittence. On reçoit, oui, mais pas tout. Je vous explique, par quelques exemples.

Deux ans d’enquête, des millions d’argent public dépensés en vain, des centaines de braves gens importunés, pour ne pas dire persécutés, dont certains ont vu briser leurs carrières, et puis rien, le rapport Mueller, le plus grand flop démocrate de tous les temps : pas le moindre commencement de preuve de la moindre trace de collusion de Trump avec la Russie.

Et donc, on a empêché depuis bientôt trois ans un président élu démocratiquement de faire son travail correct de président élu démocratiquement pour rien.

Mais je suis mal connecté, et je n’ai reçu aucun des articles de journalistes de CNN et leurs
copistes français pour expliquer que oui, bon, depuis trois ans, au mieux, ils se sont trompés, au pire ils nous ont menti…

Un pétrolier est venu porter secours à une centaines de pauvres migrants qui dérivaient sur deux canots. Mais le lendemain, les migrants ont changé de casquette et pris celle de pirates, qu’ils avaient donc en réserve, et se sont emparés du bateau : ils l’ont dérouté. Bon, ça n’a pas marché, la marine maltaise a repris le contrôle du bateau. Mais la preuve est ainsi donnée qu’il ne s’agit plus de migrants en détresse mais bien d’un authentique trafic d’êtres humains. Et que nous voyons sans cesse s’aggraver une pression fiscale devenue insupportable pour financer de pauvres migrants… ou des pirates ?

Mais je suis mal connecté, et je n’ai reçu aucun des articles de journalistes pour expliquer que oui, bon, depuis des années, au mieux, ils se sont trompés, au pire ils nous ont menti… et qu’on aurait peut-être mieux fait de nous laisser notre argent.

Les conseillers de l’Elysée ont manipulé des vidéos pour tenter de disculper Alexandre Benalla. Volonté avérée de tromper le public électeur, de mentir et manipuler l’opinion. Le tout avec nos sous, comme de bien entendu. Bon, l’affaire Benalla, ça n’est que l’affaire Benalla. Mais des gens qui mentent pour une affaire Benalla, comment croire qu’ils ne mentent que là ?
Mais je n’ai pas reçu les textes des journalistes qui s’excusaient de…

Scoop : un vrai coup de froid pour le changement climatique. Le glacier qui a coulé le Titanic fondait (la honte ou les remords ?) comme neige au soleil, dans le plus strict respect des injonctions du GIEC. Oui, mais zut, on est aujourd’hui obligé de le reconnaître, non seulement le tueur de Titanic ne fond plus, mais au contraire, reprenant sans doute du poil de glacier, il grossit à nouveau, à une vitesse impressionnante.

Mais pas vu les articles d’aucun de ces soi-soi-disants experts qui nous bassinent des salades de réchauffement depuis quarante ans, justifiant de la sorte des fleuves de subventions pour eux, et d’impôts, pour nous, pour dire que le réchauffement, bon, oui, mais ce n’est peut-être pas aussi certain que cela… et qu’on pourrait peut-être réévaluer certaines dépenses et donc certains impôts… une certaine taxe qui a mis le feu aux gilets jaunes, et qui est prête à resservir, par exemple ?

A propos d’une dame blessée gravement lors d’une charge des forces de l’orde, Emmanuel
Macron a expliqué que lorsqu’on est vieux et fragile, on reste chez soi. La fille d’une vieille dame a écrit à Emmanuel Macron pour lui dire que son conseil était nul ; sa mère, restée chez elle, a été tuée par une des grenades si généreusement distribuées par ses forces de l’orde, ce que ne pouvait ignorer Emmanuel Macron. Ce n’est pas rester chez soi qu’il faut, c’est interdire l’usage d’armes dangereuses, qui ne sont utilisées dans ces conditions qu’en France. C’est donc ça, les forces de l’ordre protègent une poignée de nantis, mais traquent le bon peuple jusque derrière ses volets.
Mais pas reçu la lettre d’excuse que n’a pu manquer d’envoyer Emmanuel Macron.

Et ça, vraiment, je n’arrive pas à le croire.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
1 674 vues

Selon l’INSEE, une baisse des impôts appauvrirait les français !

Il résulte des contributions déposées dans le cadre de la grande consultation organisée par le président de la république que l’un des souhaits principaux serait de diminuer les impôts notamment l’impôt sur le revenu.

Cette revendication apparaît tout à fait légitime dans un pays où l’impôt règne en maître à un niveau inégalé par rapport à ce qui existe dans les autres pays de l’Union Européenne.

On peut discuter du fait que l’impôt sur le revenu ne soit pas payé par 57% des français, mais une baisse d’impôt apparaît compréhensible ; même si on peut se demander comment, en l’absence de toute diminution des dépenses, le gouvernement va bien pouvoir accéder à pareille demande.

Or, l’INSEE vient se sortir une étude à propos de la diminution des impôts ; laquelle pourrait intervenir par le biais d’un relèvement de 5% du montant des tranches de l’impôt sur le revenu. Cela entraînerait une exonération pour plus d’un million de ménages

Et, tenez-vous bien, il résulte de cette étude qu’une baisse d’impôts va … appauvrir les français car les statisticiens de l’INSEE ont calculé qu’un tel relèvement des tranches de l’impôt sur le revenu augmenterait le seuil de pauvreté de 0,4% et le taux de pauvreté de 0,2 point !?!

Serions-nous à Témoignage Fiscal  dans l’erreur en répétant sans cesse que l’impôt c’est le vol et l’extorsion, en bande organisée, des revenus ?

Doit-on en conclure que, au contraire, ce serait l’inverse, l’impôt enrichirait les français ?

La conclusion inévitable serait donc que « plus tu paies d’impôt plus tu es riche » !

Ou ils sont très forts et je n’ai rien compris ou alors ils sont … complètement fous !

Je ne vais pas faire durer plus longtemps ce suspens intolérable à propos de cette affirmation qui semble aller contre toute logique.

Il y a une explication mais … ce n’est sans doute pas celle à laquelle on peut penser au premier abord.

Cette étude fait référence à l’indice de Gini qui calcule la pauvreté de la population d’un pays donné par rapport à un niveau de richesse et de revenu médians ! C’est donc une mesure statistique permettant de rendre compte de la répartition d’une variable (salaire, revenus, patrimoine) au sein d’une population.

Vous pouvez consulter la page Wikipédia dédiée.

Pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec cette notion, et pour faire simple, sachez seulement que dans un pays où le salaire moyen est de 30.000 € par an le seuil de pauvreté, selon Gini, est fixé à 15.000 € par an (et en dessous). Pour une population dont le revenu moyen est de 50.000 € par an, le seuil de pauvreté est fixé à 25.000 € (et en dessous).

On comprend dès lors qu’il ne s’agit nullement d’un indicateur de richesse absolue mais seulement d’une notion relative par rapport au niveau de vie général moyen d’un pays donné.

On peut d’ailleurs bien le comprendre bien qu’on ne puisse pas être sûr que cette règle puisse s’appliquer en tous lieux et en toutes occasions.

Un exemple significatif peut être donné avec la Suisse où la moyenne des salaires se situe aux alentours de 4.500 € par mois. Lorsque l’on sait qu’en France, la moyenne des salaires de situe à 1.772 € par mois, on comprend dès lors très vite qu’avec un pareil montant, on ne peut pas vivre en Suisse puisque le coût de la vie s’établit en proportion.

Quelle conclusion en tirer ?

Nous savons, depuis Mark Twain, qu’il y a les mensonges, les gros mensonges et les statistiques !

Ça tombe bien, l’INSEE est l’institut national des statistiques et il dépend de Bercy, ce temple de l’impôt, des gros salaires et des primes illégales !

Evidemment, l’affirmation de l’INSEE n’est pas, à proprement parler, un mensonge mais il n’en demeure pas moins que ce ne sont que des statistiques et que l’on peut leur faire dire à peu près ce que l’on veut !

C‘est d’ailleurs grâce à ce genre de manipulation statistique que les défenseurs du modèle socialiste français et soutiens de F Hollande en sont arrivés à affirmer qu’il y a avait plus de pauvres en Allemagne qu’en France !

La meilleure preuve, c’est qu’ils roulent en Mercedes, BMW et Audi … au pire en VW !

Dit autrement, on peut affirmer que les pauvres allemands sont plus riches que les pauvres français puisque le niveau de vie moyen est plus élevé en Allemagne qu’en France et qu’un salarié français aisé avec 3.000 € par mois serait un pauvre en Suisse !

En fait, cette affirmation ne prouve strictement rien si ce n’est qu’il y aurait, du fait de l’élévation du niveau de vie, un déplacement vers le haut du curseur de l’indice de Gini et, et c’est la toute la subtilité, que cela aboutirait à dégrader la situation économique de la France au niveau des statistiques économiques par comparaison avec les autres pays de l’OCDE et de l’UE !

Mais ce ne sont que des statistiques et dans les faits, il y aurait bien élévation du niveau de vie mais évidement seulement pour ceux qui paient de l’impôt sur le revenu !

Madame Ndiaye, nouvelle porte parole du gouvernement, ayant officialisé le mensonge comme méthode de gouvernement, non dans l’intérêt du pays mais dans l’intérêt d’une personne seule, en l’occurrence le président de la république, on comprend aisément que la manipulation et le mensonge seront désormais omniprésents !

Il faudra s’y faire ; simplement, maintenant il faudra ajouter aussi les statistiques !

Restons néanmoins lucides : payer plus d’impôt n’a jamais enrichi personne hormis ceux qui ne vivent que de la prédation fiscale ; c’est à dire essentiellement nos fonctionnaires !

D’ailleurs, l’INSEE reconnaît aussi, dans cette étude, que le relèvement des tranches de l’impôt sur le revenu permettrait de redonner 5 milliards € aux contribuables, que le niveau de vie des ménages assujettis à l’impôt sur le revenu augmenterait en moyenne de 0,7 % et celui de l’ensemble de la population progresserait de 0,5 % en moyenne.

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
1 776 vues

LA LOCOMOTIVE,LA PLUS GRANDE DISCOTHÈQUE DE PARIS ou la fin des années rock (extrait 1 du livre)

1er Extrait (page 5 à 8) de mon livre:

Fred et Kelly avait l’habitude de bosser ensemble. Ils se respectaient et s’aimaient bien. Ils étaient toujours contents de se retrouver. Il n’y avait aucune concurrence malsaine entre eux, style guerre des prix. Tout le monde à cette époque bossait plus ou moins au black.
En 1981, nous décidons de nous associer et nous fondons Rosebud Sécurité.
Etant féru d’Histoire, et pour nous démarquer des autres boites de sécu, je décidais de créer un écusson, style blason, avec une devise.
Cet écusson serait cousu sur les blazers et les blousons.
J’avais pondu une formule super choc : « ne jamais reculer ».  Je voulais la faire traduire en latin pour donner un petit côté sympa et légèrement classieux. Mon latin laissant à désirer, j’allais trouver le curé de  l’église de la Madeleine, où dans ma prime jeunesse j’avais été enfant de chœur.  Aucun curé ou abbé ne m’avait jamais tripoté.
« Nunquam movere » me dit-il en souriant.
Bruno Ripeaux , un de nos chefs d’équipe, beau gosse, connaissant un graphiste, se chargea du blason suivant mes directives: Un aigle en armure mais souriant et avec  l’œil narquois. Bref la force tranquille…
Notre petite société en quelques années devint une des plus importantes  de Paris dans notre spécialité : les concerts, les manifestations privées et publiques.
Venant de l’extérieur, j’avais un regard neuf sur le « monde de la sécurité ».
Avant de monter notre société, j’avais joué au simili gros bras pendant plusieurs mois, chez Fred et Kelly,  à tous les postes. J’en avais donc analysé les défauts et trouvé leurs solutions.
Dans cette époque-là, les années 70/80, nous étions en plein dans le rock n’roll. La mentalité et le look des videurs étaient à l’aspect négligé (voire franchement crasseux) big dur des rues avec des bombers, de préférence noirs. Des bourrins poilus et grossiers en majorité.
Quand vous alliez à un concert, bien souvent, vous étiez obligés de passer devant plusieurs costauds, style bikers, chevelus, souvent ventrus, genre buveurs de bière et balafrés. Si vous étiez accompagné d’une fille sexy, bonjour les belles vannes bien grasses, style Kronenbourg !  Certaines équipes, pour arrondir leurs payes, pratiquaient le « petit train ». Cela veut dire qu’ils avaient leur caisse d’entrées perso. Une de ces équipes leader avait  même été carrément surnommée le TGV, c’est tout dire.
J’avais donc décidé de changer carrément cette image de « marque » désastreuse. Nous, nous proposions des jeunes, au look « étudiant », sachant parler  ou discuter avant de se battre.
La bagarre, pour nous, était l’ultime recours (ce qui n’était pas le cas pour nos concurrents). En plus nous leur demandions d’être soit de vrais balaises (non bedonnants) soit de pratiquer un sport de combat à un bon niveau, sans être pour autant des nains. La taille et la carrure ont toujours eu une grande importance, elle évitait bien souvent des affrontements.
Nous avions aussi remarqué que pour aller sur le lieu d’une bagarre pendant un concert, les agents de sécu, que leurs bombers ne différenciaient guère du public, devaient  parfois se battre avec celui-ci avant d’atteindre les belligérants pour les séparer. Ce qui les retardait. Sans parler des coups donnés et reçus sur le parcours. C’était totalement aberrant. Personne apparemment ne s’en préoccupait. Il est vrai que nos bikers aimaient bien la castagne.
A cette époque-là, les gens n’avaient pas encore pris l’habitude de déposer plainte contre le moindre courant d’air.
Nous, nous sentions que les temps étaient en train de changer et que c’était vraiment contre-productif que de rester dans ce moule.
Nous avons donc décidé d’habiller nos sécurités d’un gilet sans manche, dit de chasse, rouge en cuir de chez Chevignon.
La marque Chevignon qui démarrait se montra enchantée de l’idée. Il nous les fit à un prix raisonnable et fabriqua même une poche intérieure spéciale  « nunchaku ».
Ce gilet de chasse remplissait toutes les futures conditions d’un vrai succès, pratique et marketing.
Pratique car rouge flamboyant, donc visuel. Le public savait qui portait cette tenue et s’écartait sur son passage. Il réalisait aussi le miracle de la multiplication des pains : c’est le principe de l’uniforme. 25 hommes en gilet rouge en paraissaient 50. Et l’aspect faisait hyper propre, cela nous démarquait vraiment de la concurrence.
Tout le monde était heureux. Nos petits gars, de porter du Chevignon (marque à la mode à cette époque). Chevignon, cela lui faisait de la pub pendant les concerts, il visait cette clientèle-là, et les producteurs d’avoir une sécu enfin au look cool et clean.
A ce moment-là notre clientèle était assez restreinte et le Palace était un des seuls à organiser des gros concerts chez lui ou à l’extérieur avec nous.
Le Zénith et le POPB (Bercy) n’existaient pas encore.
Le petit train était interdit chez nous. Nous étions et sommes toujours restés très vigilants à ce sujet. Cela s’est vite su, qu’en plus d’être efficaces et polis nous étions honnêtes.
Je me souviens d’un concert de Grace Jones au Palace. Il était super blindé. Plus une place à vendre. Nous avons refusé je ne sais combien de billets de 500frcs pour fermer les yeux.
A cette époque cela faisait des sous !
Cette nouvelle image de la sécurité, complètement différente, nous gagna les tout nouveaux producteurs. Rien que des petits. Des qui démarraient et qui étaient vierge de toute équipe. C’étaient les futurs grands de demain. Les gros producteurs qui étaient place avaient leur sécurité propre et ne voulaient ou ne pouvaient en changer.
C’étaient des producteurs qui travaillaient à « l’ancienne » et dont les   chefs de sécu savaient dans quels placards il y avait les cadavres.
Difficile dans ces conditions de changer de sécu, donc de méthodes.
Comme un chien ressemble à son maître, le chef de sécu ressemble à son producteur et les agents de sécu à leur chef. Cette logique s’adresse aussi bien aux discothèques que pour toute manifestation événementielle. C’était aussi simple que ça. Tout se tenait.
En même temps que nous naissait une nouvelle race d’organisateurs de concerts et d’événements. Ceux-ci cherchaient dans leur sécurité de la fiabilité, de l’honnêteté, un bon look et surtout ne voulait pas de « va-t’en guerre » adeptes de la bagarre gratuite. Nous étions les seuls à cette époque à remplir ces conditions au niveau des concerts.
Notre société, que nous avions nommé ROSEBUD SECURITE, démarra lentement et grossit au même rythme que grossissaient nos clients.
En quelques années nous nous étions hissés sur le podium des plus importantes  sécu de Paris pour les concerts et les événements.
Nos producteurs étaient, eux aussi, montés sur le podium et recevaient les plus gros groupes : Cure, Dire Straits, Simple Minds, Diana Ross, Peter Gabriel, Tina Turner etc…La liste est trop longue et il me faudrait plusieurs pages si je voulais tous les citer.

A suivre..

La locomotive… la fin des années rock. Le livre d’Emmanuel Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
3 379 vues

L’union par la transgression

Je viens de finir “Sodoma” le livre polémique de Frédéric Martel.

L’auteur assume son homosexualité, il a bien raison. Chacun porte le poids de ses préférences sexuelles, toujours suspectes pour ceux qui ne les partagent pas. Cet espace de l’humanité n’est pas différent des autres, l’obscurantisme est de rigueur.

Martel profite sans doute de sa connaissance du milieu pour se livrer à une analyse détaillée de l’homosexualité au sein de l’église catholique apostolique et romaine. Son travail est énorme, mais un peu frustrant dans la mesure où il ne s’appuie que sur des témoignages et ne fournit jamais de preuve. Or, entre un témoignage sans preuve et un ragot, la marge est étroite.

Cela dit ce livre est convainquant à plusieurs titres.

On comprend parfaitement que ce monde d’hommes prétendant s’interdire toute sexualité se soumet de fait à l’impossible. Les pulsions sexuelles ne sont pas maitrisables, elles s’épanouissent ici entre hommes, évidemment.

Ce qui est remarquable, c’est que la réaction de l’église, à cet échec par rapport aux prétentions affichées, est une grande rigidité dans la condamnation totale à l’extérieur du clergé de l’homosexualité, alors qu’on la pratique majoritairement à l’intérieur.

C’est-à-dire que les adeptes de ce type d’amour vont faire souffrir leurs ouailles sur ce sujet à un point tel que celles-ci, pour avoir la paix, n’auront d’autre solution que de rejoindre l’église, de devenir prêtre.

Cette machine infernale à concentrer l’homosexualité génère à son sommet un désordre intellectuel et humain gigantesque qui, associé au pouvoir spirituel et temporel, va vriller et inverser toutes les valeurs.

L’élite prétentieuse fait exactement l’inverse de ce qu’elle combat. Le postulat de base était stupide, le résultat et pire parce que de l’idée fumeuse ils sont passés à l’acte sordide.

L’idée imbécile ou présomptueuse finit toujours par un drame. Disons qu’objectivement l’église est à terre. Pudiquement Martel évite de lier la tolérance de l’église pour la pédophilie aux désordres globaux qu’il révèle, mais il le laisse quand même entrevoir.

De tout cela il ressort que l’élite de l’église s’avère impuissante à porter sa propre croyance, tant tous ces membres sont liés par la transgression. C’est la désagrégation.

Ce qui m’étonne

Frédéric Martel est socialiste. Sa lucidité par rapport à l’église ne lui sert donc à rien ? Toutes ces années d’enquêtes n’ont pas éveillé en lui le scepticisme du défi impossible qui finit mal ?

Il a conceptualisé que nul ne peut prétendre imposer à qui que ce soit l’abstinence sexuelle, qu’il s’agit d’une pulsion vitale pour l’humanité, que même la plus grande des prétentions n’est pas en mesure de la juguler sans dégâts collatéraux monstrueux, sans répandre du même coup le malheur et sanctifier l’hypocrisie.

Il ne fait pas un parallèle avec l’égalitarisme dont il est un zélote ?

Ne voit-il pas que la compétition, la différence, la valorisation, l’estime, la réussite, la notoriété, la fortune, sont des pulsions humaines tout aussi fortes que la sexualité, tout aussi nécessaires à la survie de l’espèce ?

Certes tous les hommes naissent égaux, c’est-à-dire homme, mais devant eux est une page blanche qu’ils se doivent de remplir en compétiteurs.

L’élite égalitariste qui nie cela pour les autres, se garde bien d’agir de la sorte pour elle.

Cette élite qui nous réfute le droit d’aimer la richesse, la notoriété, la liberté, qui nous impose de les partager, se jette elle-même à corps perdu dans les délices de ces pulsions naturelles, sans partage.

Pendant que nous devons souffrir des privations égalitaires qui nous sont imposées, elle se vautre dans les joies de l’inégalité, du pouvoir, du luxe.

Le pire est que comme les cardinaux du Vatican elle se retrouve liée par la transgression aux règles stupides qu’elle a elle-même édictées. C’est ce qui explique la corruption et la connivence — enfants adultérins du socialisme — partout.

Ce qui est interdit en dehors de l’égalitarisme, du socialisme, se savoure dedans, entre initiés (voir “La cour du Tsar rouge”).

Je suis très étonné que M. Martel n’ait pas perçu tout cela. Peut-être est-il un peu trop dedans pour le percevoir. Souhaitons pour lui et pour nous que son église égalitaire perverse ne mette pas, elle, 20 siècles à s’écrouler.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 3,67 sur 5 (3 avis)
Loading...
1 662 vues

La lutte contre les fake news et autres manipulations

Nous allons aborder aujourd’hui les intrications entre deux points sensibles pour le pouvoir : les fake news et l’interminable affaire Benalla.

Nous savons que E Macron et son gouvernement veulent faire voter une loi contre les fake news ; ces fausses nouvelles qui circulent sans contrôle sur Internet et qui empoisonnent la vie publique !

Un certain nombre d’arguments sont fournis à titre de justification et notamment celui principal selon lequel la population, présumée inapte à faire  le tri entre les informations disponibles, serait la victime d’opérations d’intoxication et de propagande qui fausseraient son jugement ; notamment en ce qui concerne sa vision des hommes (et femmes) de pouvoir, du gouvernement, du président ….et que cela pourrait notamment fausser le jeu normal des élections !

Ce faisant, il est clairement fait référence aux élections américaines qui ont vu la victoire de D Trump ; ce candidat, honni par les médias américains qui votent tous démocrate, ayant été élu, selon eux, à la suite de l’intervention de fake news d’origine russe et d’une collusion entre les équipes de Trump et ces mêmes russes. (On sait d’ailleurs que cette accusation vient de tomber à l’eau à la suite des conclusions déposées par le juge en charge de mener des investigations sur cette affaire).

Evidemment, même si cette volonté officielle de mettre un frein à la diffusion de fausses nouvelles peut sembler partir d’un bon sentiment, il faut se montrer extrêmement circonspect quant aux réelles intentions et motivations du pouvoir.

On sait en effet que la tentation du pouvoir, quelque soit le régime politique, est de contrôler l’information dans le but évident de contrôler les populations par le biais du contrôle de leurs pensées ; surtout que l’on sait que l’opinion publique est à la fois influençable, fragile et versatile.

E Macron n’échappe pas à la règle puisqu’il a récemment clairement affirmé qu’il souhait mettre en place, au-delà du service public de l’audio-visuel, (dont pourtant l’aspect à la fois tentaculaire, hypertrophié et coûteux est patent), un tel système de contrôle des journalistes.

Emmanuel Berretta, journaliste au Point, a ainsi rendu compte d’une déclaration de ce dernier :

“Le bien public, c’est l’information. Et peut-être que c’est ce que l’Etat doit financer. Le bien public, ce n’est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c’est l’information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s’assurer qu’elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l’information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénouée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession.”

On comprend dès lors bien que ce que souhaite E Macron : C’est le contrôle pur et simple des journalistes et de l’information ; ce que l’on peut résumer par la tentation de la Pravda (vérité en russe).

Or, là où cette déclaration prend tout son sens, c’est lorsque l’on apprend, au détour d’une page Web, qu’il y aurait eu quelques petites manipulations à l’origine de la ténébreuse affaire Benalla.

Et, savez-vous qui serait à l’origine de cette opération ?

Monsieur Ismael Emelien, ce conseiller très spécial du président à la pensée magique mais totalement hors sol, qui vient de quitter les services de l’Elysée et qui vient de se répandre dans un livre au contenu à la fois douteux et inquiétant.

De quoi s’agit-il ?

Vous vous souvenez sans doute que l’affaire Benalla prend sa source dans une échauffourée intervenue le 1er mai 2018 entre un couple et le sieur Benalla, garde du corps du président.

La version officielle de l’évènement a eu quelques difficultés à s’élaborer puisqu’on a présenté, à l’Élysée, au départ la rixe comme étant une agression de M Benalla par ce couple qui a d’ailleurs été placé en garde à vue … avant que finalement on ne reconnaisse en haut lieu que ce ne serait peut-être pas tout à fait comme ça que cela se serait passé !

Des vidéos prouvaient en effet le contraire ….

Or, le journal Le Monde vient de révéler que M Emelien « a fait diffuser un montage vidéo trompeur pour tenter d’excuser Benalla » !

Bien que l’article du Monde soit réservé aux abonnés, vous pouvez prendre connaissance de son contenu par le biais des liens renvoyant vers le Huffington Post.

A la lecture de l’article on comprend que, selon Emelien, il fallait convaincre l’opinion que Benalla n’a fait que répondre à l’extrême violence des manifestants. Il “trouve” alors des images censées disculper son collègue et les fait parvenir à Pierre Le Texier, le responsable du “pôle e-influence” d’En Marche! de l’époque. Ce dernier posséde de nombreux comptes Twitter, dont un anonyme baptisé ”@Frenchpolitic”.

L’Élysée va donc organiser la fuite de la vidéo en question …

On peut donc voir, dans un premier extrait, le jeune couple de la Contrescarpe lancer des projectiles sur les policiers présents sur la place, juste avant qu’Alexandre Benalla n’intervienne.

Ces images ont été obtenues par Emelien auprès de la Préfecture de Police de Paris et de son système de vidéosurveillance. Emelien aurait donc ajouté cette séquence -sur laquelle on voit un homme très agité poursuivre un policier avec une chaise à la main- au montage et envoyé le tout à Pierre Le Texier qui le publie via son compte anonyme @frenchpolitic le 19 juillet à 13 heures.

Le tout avec cette légende: OK, même si ce n’était pas à Alexandre Benalla de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tous rapports. C’était un individu violent qui était sciemment venu place de la Contrescarpe pour casser du flic.”

La conseillère « presse » d’Emmanuel Macron aurait proposé, dans le même temps à plusieurs journalistes de prendre connaissance de ce montage, pour voir “que Benalla n’est pas celui qu’on dit.”

Cette conseillère est la bientôt célèbre Sibeth Ndiaye, devenue, depuis le dernier remaniement ministériel, porte parole du gouvernement (en remplacement de M Griveaux) et qui, interrogée sur des propos rapportés par l’hebdomadaire L’Express en juillet 2017 avait déclaré : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président. »

Le problème est que la personne qui poursuit le policier avec une chaise n’est absolument pas le jeune homme dit “de la Contrescarpe.”

On se situe donc clairement dans le cadre d’une opération d’intoxication et de tentative de manipulation de l’opinion via les reseaux sociaux !

Selon Le Monde, il apparaît clairement -grâce notamment à la luminosité- que les images ont été tournées le soir, quelques heures après l’intervention de Benalla. Par ailleurs, les deux hommes ne sont pas habillés de la même façon. Fait que ni le montage, ni la légende de Pierre Le Texier ne précisent à aucun moment.

Interrogé dans “C à vous” (France 5), sur cet aspect de la tentaculaire affaire Benalla, l’ex-conseiller du président de la République a indiqué qu’il ne savait pas que l’homme du deuxième extrait n’était pas celui qui avait subi les coups de l’ancien chargé de mission à l’Élysée. “Vous savez, sur Twitter, c’est un peu la règle”, a-t-il admis au sujet de l’utilisation de comptes anonymes.

Cette affaire, dont on est encore loin de connaître tous les développements à la fois délirants et inquiétants, m’amène à tirer trois conclusions que je livre à votre réflexion :

– Internet permet à l’information de circuler, sans contrôle de la part du pouvoir ; évidemment au grand dam de ce dernier qui voit ses petites magouilles révélées au public.

– le pouvoir souhaite donc évidemment contrôler Internet pour pouvoir contrôler l’information; et cela n’est pas acceptable.

– parallèlement, et malgré des déclarations lénifiantes, le pouvoir n’hésite pas à utiliser lui-même des techniques de manipulation de l’information à des fins politiques ; c’est à dire clairement à utiliser les fake news !

Le cynisme du pouvoir n’a décidément plus de limites … et il ne faut dès lors pas s’étonner du discrédit de la classe politique dans son ensemble et d’E Macron en particulier car on ne pourra pas me faire croire que le conseiller spécial de l’Élysée a pris l’initiative de se livrer à pareille manipulation sans, au minimum, en avertir l’homme qui veut tout contrôler ; à savoir le président de la république !

Précision ultime : j’ai vérifié, cette histoire n’est pas un poisson d’avril … malheureusement !

La liberté de la presse et d’Internet reste donc absolument indispensable au fonctionnement d’une démocratie moderne car elle constitue un contrepouvoir et une limite aux manipulations du pouvoir.

Il faudrait être bien naïf pour croire le contraire !

Bien cordialement à tous !

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 217 vues

La démystification d’un système en place

Développements

Quand on « s’instruit » de la presse « Mainstream », on s’aperçoit que presque tout court dans une direction quelques soit le sujet exposé selon la doxa en place. Le contre argumentaire est rayé de la carte bafouant les règles d’un plan de dissertation apprises au collège, du moins à mon époque certes un peu lointaine : Thèse, antithèse voire synthèse …

Le problème est sérieux pour des journalistes dont la déontologie préconise l’objectivité, le factuel et l’investigation selon ces principes.
Comment voulez-vous que les français qui ne regardent que par cette fenêtre pour se forger une opinion sur des thèmes sociétaux et économiques puissent avoir une vision éclairée des enjeux du vivre ensemble ?

Pire, la grande majeure partie d’entre nous a été formatée par « l’Ednat », pour apprendre ce que l’on nous enseigne, sans considérer l’axe recherché par l’élite dans les mêmes registres, sociétaux et économiques. J’ai eu pour ma part un peu de chances pour échapper au lavage de cerveau en poursuivant des études universitaires pluralistes en matières économiques : De l’école de Chicago au Marxisme en visitant les sources des mouvements d’idées sous-jacentes d’auteurs éclairés.

Nos journalistes font-ils leur métier sous un exercice contraint ? Ceux qui ont pignon sur rue ne sont-ils que les messagers d’un pouvoir qui leur donne leur notoriété ? Sont-ils les otages de pouvoir exercer ?
Si les grands médias « Mainstream » appartiennent pour la plupart à des big boss, quel est l’intérêt et l’éthique de ces derniers pour déterminer les éditoriaux ou tout du moins les contraindre ?

L’affaire Fillon survenue lors de la dernière élection présidentielle est assez symptomatique de tous les maux de cette presse qui ne fait pas correctement son métier.

Certes, monsieur Fillon aurait mis les doigts dans le pot de confiture – usage du conditionnel nécessaire car l’affaire n’est pas encore jugée. Mais nous avons découvert par la suite que ces pratiques de conflit d’intérêt entre l’éthique de représenter le peuple et l’abus des deniers publiques pour favoriser un cercle privé étaient une pratique courante parmi bon nombre de nos représentants. Quid des investigations pour prolonger ce débat ? Quid de ce qui se passe au niveau des régions, des conseils généraux, des communautés de communes, des métropoles ? Nada !

Dans le même registre, lorsque l’on apprend dans les hautes sphères de l’administration, que des primes exceptionnelles sans fondement sont versées à certain d’entre eux, défiscalisées de surcroît. Quid des investigations ? Circulez, il n’y a rien à voir …

Mais que se passe-t-il ?

Nous, les « Expendables » – les sacrifiés et corvéables, qui pour une bonne partie d’entre nous, ne comprenons plus rien à ce qu’on nous demande encore et encore sur le fruit de notre travail, à force de ponctions, de règles, de normes qui nous pèsent de plus en plus. Nous qui subissons des justices biaisées pour nous défendre tels les tribunaux administratifs qui ne sont que des protectorats pour ceux qui font les lois. Je pourrai renchérir aussi avec les Prud’hommes assis sur un Code du travail ubuesque dans sa densité et sa « Low Balance » systématique non pas pour les « Big Fims » mais la myriade de petits entrepreneurs qui tissent l’emploi et la relation sociale à travers tout notre territoire.

Ah, bien sûr les syndicats – les corps intermédiaires pour parler en Novlangue, veillent au grain. Vous souvenez-vous du rapport Perruchot instruit entre autre sur le financement des syndicats ? Enterré pour caler une armoire. Un financement qui prend tout son sens quand on regarde le taux d’encartés à ces forces représentatives de notre bien par rapport aux nombres d’actifs.

En résumé de tout ce qui précède, nous avons :

– Une Presse qui ne joue pas sa déontologie ;
– Un rouleau compresseur unidirectionnel :

Prolongements

Je l’avais déjà compris, mais je suis tombé par hasard sur une vidéo d’un jeune homme interviewé sur Thinkerview qui a posé les mots sur ce qui est à l’œuvre dans notre société.

Ce jeune homme est une sorte de « Divergent » qui a connu les arcanes de l’accession au pouvoir pour en ressortir par éthique. Vous allez me dire : « Oui mais c’est un peu naïf de prendre en compte ce qu’il raconte ! »

Je pense que vous avez tort. Soyez en sûr, je ne le connais pas et je n’épouse pas toutes ses options, comme par exemple ses meilleurs intellectuels « Living at France ». Mais comme lui, je ne suis pas dans la négation, mais le débat, et celui-ci mérite d’être posé.

Ce jeune homme est Juan Branco. Vous trouverez l’interview de 2 heures ici :

Il a préalablement publié un pamphlet en téléchargement libre à l’automne 2018, écrit d’une manière imbuvable :
http://branco.blog.lemonde.fr/files/2019/01/Macron-et-son-Crepuscule.pdf

Mais son nouveau propos est édité ici :
https://www.amazon.fr/s?k=crepuscule+juan+branco&adgrpid=57161974283&hvadid=284874642672&hvdev=c&hvlocphy=9055202&hvnetw=g&hvpos=1t1&hvqmt=e&hvrand=2801640453587718914&hvtargid=kwd-676499581677&tag=googhydr0a8-21&ref=pd_sl_5cbctg5hbj_e

Qu’en retenir ? Ou bien on incrémente tout ce qui ne va pas comme Dominique Philos dans son dernier article, bon au demeurant, ou on ouvre la porte pour se démarquer de cette oligarchie en place et on fait que cela cesse. Et je suis persuadé que le génie français pourra rejaillir ainsi …

Les gilets jaunes ne sont pas venus par hasard. Bon nombre d’entre eux ont compris le sens de leur travail et de ce qui doit leur revenir et comprennent les déserts qui leur sont proposés.

La porte qui leur est ouverte par les propos de Juan Branco est de donner un sens à leur action et en finir avec ce funiculaire proposé par cette oligarchie qui méprise les « Expendables ».

Ils doivent s’en saisir pour ouvrir le vrai débat sur les tenants et les fondements de notre représentativité. Car c’est la clé pour s’introduire tel un virus dans tout ce système qui se maintient génération après génération, par eugénisme et entre-nous, dans un confort forcément suspect, loin du pain et des jeux.

Fin de partie ou renaissance ?

Bien à vous

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 181 vues

L’injure des hommes….

“L’injure des hommes,

Qu’est-ce que cela fait ?

Va, notre cœur sait

Seul ce que nous sommes” — Verlaine.

Le 3 Avril à 9h30 je serai au Tribunal de Grande Instance de La Rochelle devant le Juge de l’exécution pour une audience, dite d’orientation.

Il s’agira pour ce magistrat d’ordonner la vente aux enchères publiques des biens de ma société dans l’île de Ré au profit du fisc. Ce faisant, il concrétisera ma ruine qui fait suite à une cabale des services fiscaux issue de ma résistance lors du redressement de la succession de ma mère. J’ai déjà raconté cela mille fois.

La réalité

La plus grande majorité des redressements fiscaux ne correspond à aucune fraude fiscale. Il s’agit simplement pour le fisc de réécrire la comptabilité d’un particulier ou d’une entreprise de telle sorte qu’il puisse éditer à partir de cette réécriture une fausse facture fiscale, un sur-impôt que la justice et le poids de la propagande adoptée par la majorité de la population vont rendre vrai…

La malchance du fisc, rarissime…

Lorsque le fisc a mis en place cette méthodologie crapuleuse pour la succession de ma mère il s’agissait d’un sujet : l’urbanisme, qui a des règles strictes, que je connais parfaitement, c’est mon métier. J’étais donc en mesure de relever les falsifications du redressement fiscal qui me touchait.

Malgré cela, il m’a fallu vingt ans pour avoir gain de cause.

Pendant les vingt ans de cette procédure, jusqu’au dernier moment, jusqu’à la dernière minute, le fisc a répété en boucle ses falsifications initiales. Même découvert par la Cour de Cassation, il ne s’est jamais excusé, il n’a jamais fait amende honorable, il a continué imperturbablement à affirmer l’inacceptable, à mentir et falsifier sans pudeur, éhontément.

Tant est si bien que le dernier magistrat a fini par me donner raison, contraint et forcé, mais en pensant sans doute que je m’en sortais bien par une manipulation qui me permettait d’échapper à l’impôt, que donc ce gain était suffisant, que je n’avais pas à réclamer quoique ce soit pour les vingt ans de lutte, de harcèlement et de torture fiscale subis. Une honte judiciaire.

Je rappelle que l’Etat se prétend notre protecteur, pas notre pillard. On peut dire qu’il y a tromperie sur la marchandise, usurpation.

Le 3 Avril retour à la norme.

En ce qui concerne le contrôle de ma société sur l’île de Ré nous revenons au classique. Les Services Fiscaux, après des errements maintes fois racontés, ont réinventé l’histoire de cette société, ont notifié des sur-impôts mortels qui ne sont pas dus, qui ne correspondent à aucune réalité financière.

Le 3 Avril, ils passent à l’acte, à l’encaissement lié à leurs falsifications. Je n’ai pas le droit à la parole. Figurez-vous que l’avocat étant obligatoire en matière de saisie immobilière, le saisi ne peux pas s’exprimer.

On notera que lorsque l’on est saisi il est rare que l’on ait parallèlement les moyens de payer les frais d’un avocat, qui sont à la mesure du temps qu’il faudrait pour démonter une à une les tricheries du fisc.

La méthode bien rodée du fisc est imparable. Il n’est rien de plus ésotérique qu’une comptabilité, rien de plus personnel et lié à la stratégie de l’entrepreneur. Il est enfantin de lui substituer d’autres intentions, d’autres objectifs et d’en renverser l’ordonnancement pour faire croire à un désir de fraude fiscale.

Le fisc le sait bien qui vient d’inventer le délit d’intention, basé sur l’idée d’optimisation fiscale. Pour le fisc, l’intention vaut l’action. Evidemment il est le seul juge de l’intention.

Et pourtant…

En ce 3 Avril où ma vie va basculer, où je vais entrer dans la misère, il est aisé de voir les mensonges du fisc tant ils débordent pour justifier l’injustifiable redressement fiscal de cette société.

Par exemple, l’avocat du fisc, craignant peut-être que le magistrat me laisse la parole n’hésite pas à affirmer que l’avocate postulante est l’avocate plaidante, il sait que je n’ai pas les moyens de faire venir de Paris l’avocate plaidante.

Par exemple, ce même avocat ment en retraçant l’historique de la société. Ici nous sommes déjà dans le détail complexe. S’agissant de la construction d’un village-hôtel, à l’ouverture ma société de construction a dû intégrer la société de gestion hôtelière avec son stock d’invendus, conséquent en 1994 du fait de la crise immobilière d’alors. L’avocat du fisc imagine une mise à disposition de ce stock par contrat locatif à la société gestionnaire de l’hôtel. Il ne peut pas fournir le contrat qui n’existe pas. Il se contente d’affirmer. Ce faisant, il en déduit que ma société n’est pas à la TVA. Or, ma société n’a pas signé de contrat, elle est rentrée dans la société de gestion, elle a été payée comme les autres au prorata de ses parts. Oui mais les autres ont récupéré la TVA, pas elle. Quelques centaines de milliers d’Euros lui ont été ainsi volés par le fisc, à l’aide de ce simple petit mensonge.

Le redressement de cette société et les conclusions de leur avocat sont une suite ininterrompue de ces petits mensonges qui, additionnés aux pénalités pour ceci ou pour cela, font une fausse facture, un sur-impôt inique, de plus d’un million d’Euros.

Avec ces falsifications ils n’hésitent pas à me ruiner, pas d’état d’âme chez ces gens-là, ils gardent leur empathie pour leurs amis.

La cause et la solution

Ces mensonges fiscaux sont réputés vérité. Pourquoi ?

Parce qu’en matière fiscale nous sommes dans une zone de non droit. Nous ne le répéterons jamais assez.

Vous admettrez que ruiner un homme, lui vendre ses biens et prendre l’argent qui découle de cette vente, suppose que cet homme ait lourdement fauté. Que l’accusation qui le touche soit forte, très forte. Semblable à un délit pénal.

Or, en cas de délit pénal, répétons-le, depuis la révolution il est acquis que l’enquêteur s’arrête à la porte du juge. Que le suspect est présumé innocent avant toute condamnation, qu’il ne peut-être condamné que par un juge libre, à l’occasion d’une audience publique, où il pourra se défendre librement.

Rien de tout cela en matière fiscale où le contrôleur à la suite de son enquête édite lui-même la sanction, exécutable immédiatement. C’est le régime de la lettre de cachet. Le suspect est présumé fraudeur, il ne peut pas se défendre librement, par exemple pas de possibilité de contre-expertise judiciaire face à la notification de redressement.

L’audience d’orientation du 3 Avril.

Le magistrat sait tout cela, je le lui ai dit.

Il ne peut pas ignorer que la créance fiscale ne peut pas être considérée comme certaine. D’abord parce qu’elle est issue d’une falsification des faits, dénoncée inutilement devant le TGI de Bordeaux, puis parce qu’il n’a jamais été possible de contester cette fausse créance librement. Seul le Rapporteur Public de la Cour Administrative d’Appel de Marseille a pu la mettre en doute, mais sans succès.

Théorème : nul ne peut vendre les biens d’autrui au profit d’une créance incertaine, sauf au profit d’une “créance fiscale” qui ne peut pas être incertaine par religion, par croyance, par vice, par arbitraire, par la force sauvage, brute, de l’Etat.

Imaginons que le Juge déclarerait la créance incertaine, donc la mise en demeure valant saisie nulle, on peut rêver. Pas lui, il serait immédiatement sanctionné, voire interné par sa hiérarchie, par l’Etat qu’il représente dans les faits.

Quel coup de tonnerre… ce serait. Enfin dans ce pays d’esclaves fiscaux.

En réalité on peut supposer que c’était pour rendre la justice que ce magistrat a choisi ce métier, or l’Etat le transforme en complice de son pillage. Le perçoit-il ? Ce n’est pas sûr.

Je vous raconterai la suite la semaine prochaine.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (6 avis)
Loading...
2 211 vues

La tentation autoritaire du pouvoir

Que penser d’un pays où …

– La constitution régissant le cadre institutionnel est un brin autoritaire et, à vrai dire, pas vraiment démocratique en ce qu’elle attribue tous les pouvoirs à l’exécutif ; c’est à dire au chef de l’Etat alors qu’elle n’accorde qu’un faible rôle au parlement doté en principe du pouvoir législatif et censé représenter les électeurs et … absolument rien au pouvoir judiciaire qui n’est d’ailleurs même pas reconnu comme un pouvoir mais une simple autorité.

– Le gouvernement gouverne et décide seul avec son administration, sous la tutelle étroite du président qui détient la réalité du pouvoir, dans le secret des ministères avec des fonctionnaires qui ne rendent compte à personne et en tout cas jamais aux citoyens et jamais au parlement ; c’est à dire à la représentation nationale. Le président n’est même pas responsable politiquement devant le parlement qui ne peut rien faire contre lui !

– L’assemblée nationale est aux ordres et ne doit jamais prendre aucune initiative ni jamais exercer aucune de ses prérogatives – elle doit juste entériner les décisions du gouvernement ou du président, le petit doigt sur la couture du pantalon ; ses membres devant se limiter à faire les propagandistes de la « bonne parole » du gouvernement et du président.

– Le président peut engager seul, sans demander l’aval du parlement, les forces armées dans un conflit étranger (Syrie ) où le pays qu’il dirige n’a rien à y faire ni aucun intérêt à défendre, ni politique ni économique,

– Le pouvoir refuse l’intrusion de la justice dans ses petites affaires louches et s’estime au dessus des lois tout en refusant tout contrôle parlementaire. Le président et son gouvernement refusent le jeu démocratique du contrôle par la chambre haute (Sénat) de ses faits et gestes dans le cadre prévu et les prérogatives prévues par la constitution. Dans une démocratie normale (RU, Allemagne, Suisse ou pays scandinaves) tout ce petit monde aurait été au minimum poussé à la démission.

– Lorsqu’un journal révèle des aspects peu ragoûtants des petites magouilles de l’entourage proche du président, la justice, visiblement aux ordres, s’empresse d’ordonner aussitôt une perquisition au siège dudit journal dans le but essentiel de connaître le responsable à l’origine … des fuites qui ont permis cette révélation !

– La presse audio visuelle publique (radio et télé) comporte 8 stations de radio et 11 chaînes de télé entièrement sous le contrôle de l’Etat et de son administration ; ce qui est une manière sûre de pouvoir diffuser à la population un message conforme à la volonté et aux vues gouvernementales. On peut appeler cela de la propagande !

– Le président nomme ou fait nommer des proches ou des camarades de promo à la tête de chaînes de télé publiques ; histoire de récompenser sans doute des amis tout en s’assurant de la conformité de la ligne éditoriale …

– Le système de radio-télé public est complété par un système de subventions massives (400 millions € par an) à la presse pour l’aider « officiellement » avec l’effet induit de la rendre plus servile vis-à-vis du pouvoir (on ne mord pas la main qui donne à manger … grassement !) et où Le président de la République propose que l’Etat rémunère certains journalistes dans les rédactions dans le cadre d’une nationalisation partielle de la presse.

– Lorsque le président va en déplacement, la presse nationale et locale est soigneusement tenue à l’écart et ne sont transmises à cette dernière que les images tournées par le service de presse du président. Au mieux, ne sont admis que certains journalises agréés ; les autres étant invités à déguerpir !?!

– Lorsque des articles portant sur des interviews du président ou des ministres font l’objet d’un rewriting qui ressemble plus à des pratiques de censure pure et simple (le texte à l’arrivée ne correspond pas au texte de départ) qu’à l’apport de simples précisions.

– Le pouvoir a fait voter une loi sur les fake news pour mieux contrôler l’information ; surtout celle qui pourrait échapper à son contrôle notamment parce qu’elle émane des réseaux sociaux,

– Le chef de l’Etat, en vertu de ses pouvoirs (art 15 de la constitution) pousse à la démission le chef d’état major des armées parce que ce dernier n’est pas d’accord avec la stratégie décidée seul par le président notamment en ce qui concerne les coupes budgétaires,

– Le président essaie, dans le cadre évident d’une opération de copinage, de nommer au poste prestigieux de consul de Los Angeles un écrivain de ses amis au mépris des règles de compétence,

– La population est soumise, dans le cadre d’une vaste campagne de propagande et d’auto promotion, à la logorrhée d’un président qui s’écoute parler pendant des heures et qui n’entend rien ni personne et exerce un pouvoir personnel et narcissique (moi ou le chaos)

– Le pouvoir fait face à une contestation populaire sans précédant à laquelle il ne répond que par le mépris, une décrédibilisation et un dénigrement manichéen puis par la force brutale avec l’usage abusif d’armes d’attaque (appelées de défense pour en réduire le rôle réel aux yeux de l’opinion publique), tout en procédant à des arrestations massives et la menace ultime de l’utilisation de l’armée réduite finalement à la surveillance de bâtiments officiels ;

– Le pouvoir demande au parlement d’entériner une loi contre les casseurs qui devrait permettre, entre autres, d’interdire purement et simplement les manifestations qui ne lui conviendraient pas et de poursuivre tous ceux qu’il estime suspects !

– Le pouvoir a fait de l’impôt et de la traque fiscale une arme de destruction massive exercée sans contrôle ni parlementaire ni même judiciaire, avec la création d’une véritable police fiscale, tandis que l’administration met en place, sous de fallacieux prétextes, des méthodes d’investigations fiscales de plus en plus intrusives et agressives tout en affectant de faire croire le contraire ; y compris des méthodes d’espionnage notamment des réseaux sociaux afin de vérifier que votre train de vie est conforme à vos revenus ….

– La détention d’armes de défense est strictement interdite car seul l’Etat a le monopole de la violence présentée abusivement, puisque exercée par cet Etat, comme légitime,

– Le gouvernement a décidé sans concertation, sur la base d’études bidonnées et malgré l’opposition des trois quarts de la population, de réduire la vitesse sur route à 80 kmh, et qui parallèlement a organisé le déploiement massif de radars en tous genres et en tous endroits et de toutes les manières avec le but avéré de piéger et de rançonner l’automobiliste ; la combinaison de la première mesure avec la seconde ayant entraîné une explosion du nombre d’amendes routières (dont les recettes sont évaluées à 1.2 Md€ par an),

– Le pouvoir s’appuie sur une administration omniprésente et toute puissante qui agit sans contrôle ; ce qui a permis la mise en place d’une caste d’Etat composée de mercenaires de l’impôt s’arrogeant tous les droits, tout en fraudant eux-mêmes !

– Le pouvoir conclut des accords secrets pour la cession d’autoroutes publiques et refuse ensuite d’en révéler le contenu. Il refuse même de déférer aux décisions judiciaires lui enjoignant de le faire.

– Le pouvoir finance les syndicats institutionnels de manière totalement opaque ; ce qui n’est quand même pas un signe de défense des intérêts des salariés !

Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour y voir un Etat totalitariste qui souhaite contrôler les médias et les informations qui y transitent !

Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour y voir un Etat totalitariste qui souhaite contrôler les citoyens et tous leurs faits et gestes !

Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour y voir un Etat totalitariste qui souhaite contrôler les députés et sénateurs du parlement !

Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour y voir un Etat totalitariste qui bafoue l’Etat de droit et viole les règles qu’il impose à ses propres citoyens !

Il faudrait vraiment être de mauvaise foi pour y voir un Etat totalitariste qui essaie de placer ses amis aux bons postes, (télé, diplomatie), ce qui fait immanquablement penser à une république bananière !

Vous trouvez que j’exagère ?

La consultation des liens vous permettra d’apprécier toute l’étendue de la situation ; laquelle nous montre, sans ambiguité, que nous sommes en présence d’une dérive à la fois autoritaire et corporatiste et même parfois mafieuse, du pouvoir.

Et, le pire, c’est qu’on a même réussi à faire dire aux français qu’ils seraient majoritairement favorables à ce que la direction de l’Etat soit assurée par un militaire en cas de terrorisme (ou de situation difficile) … de là à penser qu’on les prépare à une transition autoritaire … il n’y a qu’un pas !?!

Que penser alors d’un pays où le libéralisme, le libre choix sont exclus du fait de contrôles administratifs incessants, alors que, dans ce pays, le président est le garant des libertés publiques ; ce qui sous entendu que ces libertés ne sont tolérées que dans la mesure où elles ne contrarient pas le pouvoir lui-même ?

Sauf que ce pays, vous le connaissez bien, c’est le votre, c’est la France, le pays des droits de l’homme (enfin on les a énoncés clairement en 1789 ce qui a permis de mieux les violer 3 ans plus tard avec l’épisode de la Terreur) ; ce pays où le président, entouré d’une caste, d’une cour composée de gens « abstraits » « hors sol » persuadés de détenir LA vérité,  tellement pleins de leur fatuité qu’ils en deviennent dangereux, se fait appeler « Jupiter » !

Alors certes, nous sommes encore loin des dictatures brutales telles qu’on se les représente habituellement (stalinisme, nazisme, castrisme, chavisme …) mais nous glissons néanmoins lentement, progressivement vers une tendance de plus en plus autoritaire du pouvoir, vers un anti libéralisme de mauvais aloi.

Or, cet anti libéralisme des hommes de pouvoir ne constitue que la vision d’une société soumise à leur volonté sous le prétexte fallacieux de nous protéger d’un monde affreux alors qu’à bien y regarder, il ne s’agit que d’une posture destinée à mettre en place des systèmes complexes et incontournables pour mieux nous contrôler !

Il faut donc que vous soyiez conscients que ce qui se passe sous vos yeux, c’est la démocratie qui part en lambeaux. Il appartient à tout un chacun d’en être conscient et de refuser une telle évolution qui ne peut se faire qu’à notre détriment !

En abandonnant votre liberté pour la sécurité, vous n’aurez, à la fin, ni liberté ni sécurité !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
2 588 vues

Quand on est le mal… (vidéo)

De petites difficultés avec le son que je vous demande de me pardonner, je ne trouve pas l’origine.

Autrement peut-être avez-vous le malheur de partager mon type d’émotion…

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
1 548 vues

Éradiquer la violence ? Chiche ! Alors, commençons par le commencement !

Autant l’avouer d’emblée : je viens de traverser un désert… du moins numérique. Pendant plusieurs jours, absence totale de connexions internet. Aujourd’hui, un peu de connexion, à condition cependant de ne pas abuser, ou de se contenter de peu…

Dans un tel environnement, on lit d’abord les textes des amis, puis les titres « Google », histoire de « prendre la température ».

Une lecture qui me laisse plus atterré que perplexe. Vu de loin, en tout cas, voilà un président français prêt à utiliser l’armée contre le peuple, un général, celui-là même qui a refusé que ses hommes fassent leur devoir lors de la tuerie du Bataclan expliquer froidement que ses troupes n’hésiteront pas à tirer cette fois… tandis que se prolonge sans vergogne la manipulation du pouvoir qui consiste à distiller au cœur même des gilets jaunes exactement ce qu’il faut de dose de Black Blocs pour déconsidérer les premiers et leurs pourtant bien légitimes revendications : entre personnes (aisées) de bonne compagnie, la cause est entendue ! Là où il y a du gilet, il a de la violence. Inacceptable ! Donc, éradiquons au plus vite, les gilets, pour éradiquer la violence.

Éradiquer la violence ? Chiche ! Mais en ce cas, il faut commencer par le commencement. Et le commencement, c’est que l’actuel président de la République commence par se remettre en cause  ! Je l’ai déjà dit ici, et tant pis, si je radote : la lecture que font nos pouvoirs publics et nos élites de notre constitution est une lecture dévoyée.

Lecture dévoyée : un président de la République jouissant d’un contrat à durée déterminée, un gentil C.D.D. d’au moins cinq ans, pendant lequel il fait ce qu’il veut, signe les accord internationaux qui lui conviennent et n’a de comptes à rendre à personne. Non, non, et encore non, notre Constitution, ce n’est pas cela, c’est même le contraire de cela.

Le président de la République est élu pour appliquer le programme d’une majorité (et non le sien) ; aussitôt qu’il y a le moindre doute sur la réalité de cette majorité, d’une façon ou d’une autre, il faut retourner devant les électeurs. Ce qu’a toujours scrupuleusement respecté l’initiateur de notre Constitution, le Général de Gaulle. C’est cette démarche et elle seule qui légitime le pouvoir. En dehors d’elle, le pouvoir, devenu illégitime, fait subir au peuple la pire des violences, celle de sa dictature.

Je ne dis pas que le président de la République est aujourd’hui illégitime. C’est ce que semblent indiquer tous les sondages, mais sondage ne vaut pas élection. Je dis seulement qu’aujourd’hui la question de sa légitimité se pose. Une seule façon d’y répondre : revenir devant le peuple. Si le peuple redonne le pouvoir aux mêmes, il conviendra alors, mais alors seulement, de remiser les gilets, et faire taire les claviers des râleurs de mon espèce.

Tout le reste n’est que bavardage pour la forme (grands débats et autres singeries), et violence réelle pour le fonds, violence policière aujourd’hui et peut-être militaire demain. Revenir devant le peuple, pourtant, cela paraît tellement simple ! À moins que cela ne fasse peur à certains ?

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
3 093 vues

Cet Etat qui veille sur nous…

Dans le même temps qu’il nous dépossède entièrement, nous pillant en bande organisée, ce cher Etat reste craintif et prudent pour lui, un brin parano…

Pratiquant alors le tir sportif, il y a plus de trente ans j’avais acheté un revolver. Je l’ai toujours, il est dans ma chambre, je ne m’en sers plus depuis longtemps. A 75 ans…

Nous habitons une maison isolée, enfin disons plutôt dissimulée à la vue et facilement accessible, dans un quartier sujet à cambriolage.

Il y a deux ans mon voisin mitoyen a été saucissonné ainsi que son épouse, évidemment les agresseurs, en plus de les menacer de les cramer vifs, leur ont pris dans le même temps les quelques billets et bijoux qui traînaient et leur voiture avec laquelle ils sont partis.

Nos voisins ont été durablement traumatisés. Sur le Mont Saint Clair où nous habitons plusieurs saucissonnages ont lieu tous les ans.

Pour mes voisins, l’Etat, sa police, ont été splendides. Ils sont venus le lendemain nous demander si nous avions vu ou entendu quelque chose, nous leur avons dit que non, c’est tout. Ils n’ont, à ma connaissance, jamais rien découvert de plus.

On peut vraiment compter sur eux.

Aujourd’hui je reçois ceci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet état, incapable de protéger mon voisin donc moi non plus, me refuse le droit de me protéger.

Il prend la pleine et entière responsabilité de tout ce qui pourra m’arriver sans que je puisse me défendre. Ce ne sera pas la première fois que notre Etat prendra l’entière responsabilité de faire quelque chose que pourtant il sait être incapable d’assumer.

Je vous pose une question :

“Croyez-vous qu’il y ait un rapport entre ce blog, la situation générale actuelle, et le réveil trente ans plus tard des services préfectoraux concernant mon revolver ?”

Certains quartiers regorgent de Kalachnikov, d’autres dont le mien n’ont le droit qu’aux pinces à épiler, et encore à condition qu’elles ne soient pas à cran d’arrêt.

Je vais répondre à ce courrier en demandant la possibilité de conserver mon revolver, sans le droit évidemment de circuler avec, uniquement pour assurer ma défense sur place.

Je vous tiens au courant.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 031 vues

Faut-il pactiser avec le diable ?

Avoir recours à l’avocat fiscaliste

Souvent ancien apparatchik de la Grande Maison, il comprend que bien versé dans les rouages du Code Fiscal tout aussi roué, ses émoluments pourraient grimper substantiellement en offrant ses services à l’adversaire. Le genre de « Bullshit Job » qui s’instruit par la complexité d’un service qui ne produit aucune valeur ajoutée.

Peut-on lui faire confiance ? J’en ai rencontré deux, au fait de leur expertise et de pignon sur rue. A chaque fois j’ai eu un sentiment de malaise : Celui de me livrer au diable face à des cobras. Le regard est perçant pour l’un, la placidité d’un ours dangereux transpire chez l’autre. Car après tout s’ils sont des transfuges tolérés par leur reine, qu’en est-il de leur affectio societatis avec elle, de leurs réseaux avec elle ? Sont-ils finalement des ressources pertinentes pour se défendre ? Je les ai visités que pour des consultations et non des contentieux. Leurs réponses ont été correctes, ou plutôt logiques selon le Droit Fiscal. Non-lieu …

Vient le programme BEPS de l’OCDE qui introduit de nouvelles mesures dites « GAAR » – General Anti-Avoidance Rule. L’approche est totalement inversée par rapport à celle traditionnellement applicable en matière d’abus de droit et consiste désormais à exiger des entreprises qu’elles démontrent que l’intérêt fiscal d’une opération reste accessoire à son objectif économique.

Fantastique ! La fiscalité conditionne la plupart du temps des choix économiques mais exige que sa cause devienne accessoire. Une façon de couper l’herbe sous le pied des transfuges de la Grande Maison et de resserrer le nœud coulant auprès des créateurs de richesses …

Les « 7 mesures d’une nouvelle relation de confiance avec la DGFIP »

Nous avons l’habitude de voir ces chacals entrer chez nous par effraction « bien sûr » dans la plus profonde indifférence pour le respect de notre charte qui devait sanctuariser notre propriété privée, sacralisée dans des temps oubliés de plus de deux siècles.

Depuis, ils se sont servis et comptent bien cette fois le graver dans le marbre avec pour recommandation de leur faire confiance et pour la mériter : « Sont éligibles les entreprises qui respectent leurs obligations déclaratives et de paiement et qui n’ont pas fait l’objet de pénalités pour manquement intentionnel au cours des trois dernières années ».

Quand l’internet est arrivé, c’était une sorte de Reloading d’une liberté revendiquée en prolongement de ce qui nous échappait physiquement. La Grande Maison était alors en retard, mais elle l’a comblé doucement et surement pour nous encarter définitivement et nous retenir dans ses filets …

De ce constat, il est possible de légiférer à qui mieux-mieux pour étendre le filet et resserrer ses mailles.
Par exemple avec l’AEOI – L’échange automatique d’informations qui est une norme définie par l’OCDE. Les pays signent des accords pour échanger automatiquement (et non sur demande, comme c’était le cas avec les TIEA) les informations des comptes bancaires détenus par des personnes – physiques ou morales – qui résident dans tout état signataire. Les USA en sont à l’origine car l’IRS – le Bercy américain, souffrait en effet de la non-remontée des revenus des comptes opaques de leurs ressortissants qui enfreignaient la règle de taxation selon la nationalité du passeport. Une notion qui n’existe pas encore dans le Droit fiscal français, mais récemment l’idée transpire dans les « cerveaux » de Bercy avec pour commencer, s’occuper des retraités expatriés les plus aisés.

Il y a bien une solution pour s’affranchir de ces chasseurs : Opter pour un passeport de nationalité différente et donc de facto quitter la nationalité française, en sachant que le passeport français est un des meilleurs pour voyager à travers le monde. Il y a de surcroît la notion de bannissement de la terre de ses aïeux.

Pendant ce temps, l’impôt à source est déjà à l’œuvre depuis le 1er janvier 2019 sise France à travers l’usine à gaz créée par Bercy.

Conclusion

Inutile de dire que je n’ai aucune confiance en ces vampires. Qu’ils continuent de pénétrer chez moi comme à leur accoutumée légiférée, mais en aucun cas je ne leur donnerai les clés pour entrer chez moi …

Bien à vous

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 362 vues

Quand le venin se répand

Une chose me trouble, c’est la transformation en mal absolu d’une bonne intention ou d’une règle initiale apparemment bonne. C’est un problème récurrent dont l’implacable processus chaque fois m’interpelle.

Commençons par une aventure ordinaire arrivée récemment à un être qui m’est cher.

Ici, la bonne intention est que lorsque l’on trouve un objet perdu on le rapporte au service municipal anciennement appelé le “service des objets trouvés“.

On apprenait cela enfant. Ce qui est à soi est à soi, ce qui est à autrui et perdu par lui doit lui être rendu. Un concept qui se dilue un peu, il suffit de voir les yeux incrédules du serveur de restaurant que l’on rappelle pour lui dire qu’il a oublié le vin ou le dessert sur l’addition qu’il présente.

Donc, cette personne qui m’est chère sort fatiguée de son tour de garde dans un service un peu chaud et s’arrête dans une banque, qui n’est pas la sienne, pour retirer au distributeur automatique un billet de vingt euros.

Elle reprend sa carte bleue, son ticket et oublie le billet. Elle m’appelle en plaisantant étonnée de tant d’inattention, en me faisant part de sa bêtise d’avoir ainsi perdu vingt euros. Je lui dis d’en faire part à sa banque.

Pourquoi faire me dit-elle ? “C’est perdu de chez perdu”.

Je lui explique, que d’une part il est possible que la machine reprenne le billet non retiré, que d’autre part celui qui est passé après elle a pu rapporter à la banque le billet trouvé. Dans les deux cas il est donc nécessaire que cette dernière connaisse la personne qui l’a perdu.

Elle se rend donc à sa banque, qui n’est pas celle où le billet a été laissé, et déclare son inattention. Son “conseiller personnel” — c’est ainsi que l’on nomme certains guichetiers pour faire croire aux clients que les services bancaires sont toujours personnalisés, alors que les banques d’aujourd’hui ne sont que des administrations anonymes qui récoltent le fric pour l’utiliser entre copains directeurs de ces monstres et hommes de l’Etat — donc, son conseiller personnel lui apprend que, dans ces conditions d’oubli de billets dans la machine, nos banques au grand cœur remboursent immédiatement l’étourdi. Il suffit de remplir un dossier, qu’il lui confie.

Elle me rappelle pour me faire part de la bonne nouvelle. Je m’en étonne, ne comprenant pas pourquoi les banques paieraient une erreur, et avec quel argent, au lieu de se contenter d’assumer un retour naturel, s’il a lieu, du billet perdu. La modernité sans doute.

Elle remplit son dossier, les vingt euros sont immédiatement de retour sur son compte, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Le temps passe puis, soudain, les vingt euros disparaissent de son compte. Étonnement et téléphone à la banque. Le “conseiller personnel” a changé. Le nouveau explique que la banque de retrait, n’ayant jamais revu la couleur du billet égaré, refuse de le payer. Il rajoute que lui-même ne peut pas le prendre en compte et il finit carrément par dire qu’après tout :  “qu’est ce qui prouve que ce billet a bien été oublié dans la machine ?” C’est-à-dire qu’il soupçonne l’étourdie d’avoir menti, pour voler en quelque sorte vingt balles.

La boucle est bouclée. Le pire est là. Le mal est fait.

Voyons, une personne se présente à une banque pour signaler un billet perdu afin qu’il lui soit rendu s’il est retrouvé, rien de plus. La banque, sans doute pour se rendre intéressante, fait mine de pouvoir rendre le service de faire réapparaître le billet perdu, ce qui est ridicule. Pour finalement soupçonner le client, qui n’en demandait pas tant, de combine et de vol…. On touche le fond.

Que s’est-il passé ?

A partir d’un principe simple, où chacun est responsable de ses actes et de sa moralité, l’intervenant principal, le banquier, envoie un signal non équivoque d’indifférence à la morale, à la responsabilité, pour séduire. Puis il se fracasse sur la réalité, alors il la transforme et accuse celui qu’il a tenté de séduire en le soupçonnant de vice, en l’accusant d’insincérité. Celui-ci devra vivre avec ce soupçon dorénavant, alors qu’il n’avait demandé aucun avantage.

Cette mécanique se retrouve partout et tout le temps.

On pourrait parler des curés, à qui personne n’a rien demandé, qui se sont fait fort de terrasser leurs pulsions sexuelles, qu’aujourd’hui les catholiques découvrent effarés – enfin peut-être – comme étant en réalité une bande d’obsédés sexuels sautant sur tout ce qui bouge, masculin ou féminin.

Mais surtout, l’analogie peut se faire avec les égalitaristes.

Ces gens qui ont dévoyé le mot égalité. Ce beau mot avait au départ, en 1789 pour nous, pour objet d’affirmer qu’effectivement les hommes sont tous égaux, qu’il n’y a pas d’un côté les esclaves propriété de certains et de l’autre les hommes libres, comme cela était le cas depuis des milliers d’années.

Les égalitaristes ont fait mine de pouvoir donner à ce magnifique mot “ÉGALITÉ” une connotation vulgaire, banale, matérialiste, effaçant du même coup le mérite, le travail, la valeur, réduisant au même niveau tous les hommes, les très bons et les bons à rien.

Ils agissent comme le banquier qui fait croire qu’il est capable de pallier l’étourderie et qui  impuissant finit par accuser celui qu’il prétend aider.

Aujourd’hui les égalitaristes sont sur le point de dénoncer, d’insulter et de tenter de détruire ceux à qui ils ont fait croire que l’égalité est une répartition vénale et cupide de biens matériels, au lieu d’une ambition humaine de respect moral hélas pas encore généralisée à l’échelle du monde.

Je pense évidemment aux actuels Gilets Jaunes, crédules et naïfs, qui surprennent leur église égalitariste en pleine razzia, en pleine débauche inégalitaire. Les voilà soudain plus “cathos” qu’ils ne s’imaginent, en tout cas au niveau de l’émotion collective….

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 3,40 sur 5 (5 avis)
Loading...
2 053 vues

LA « DÉMOCRATIE » FAÇON MACRON et Cie REJETÉE PAR UNE MAJORITÉ DE FRANÇAIS.

Nous savions tous que le Président Macron était ce qu’on appelle un « mal élu ».
Au 1er tour de l’élection présidentielle, il n’avait fait que 20% et des poussières, son score réel.
Au 2eme tour, contre le FN un âne aurait gagné.
Notre énarque a donc, dans un fauteuil remporté le siège de Président.
Issu de l’ENA (surnommé par les connaisseurs ayant de l’humour l’Ecole des Ânes), il est dans la droite lignée de ses prédécesseurs (depuis Giscard) tous énarques.
C’est dire que nous nous enfonçons depuis ce jour dans une économie « égalitaire », sauf pour notre élite administrative ( https://www.temoignagefiscal.com/un-bercypapers/ ) et notre oligarchie à la tête de marchés de connivence.
Bref nous sommes quasiment dans un régime communiste qui ne dit pas son nom mais dont tous les symptômes sont présents.
La France vous le savez est recordman mondial des impôts et taxes. (https://www.temoignagefiscal.com/liste-des-impots-et-taxes-en-france-prenez-votre-souffle-et-votre-temps-calez-vous-bien-sur-votre-fauteuil/)
Les français sont devenus les esclaves d’une administration toute puissante et tentaculaire, sauf ceux qui ont eu la chance de s’expatrier, avec à leur tête des énarques. Ceux-ci sont partout et tiennent tous les leviers de commandes.
Symptôme évident d’un régime communiste.
Bercy dirige la France d’une main de fer grâce aux nouvelles technologies au service de sa dictature.( https://www.temoignagefiscal.com/ce-que-le-fisc-sait-de-vous/ )
Bercy pour avaliser ses abus a gangrené les tribunaux administratifs.
Facile, ils sont dirigés par des énarques et comme on ne tire pas sur son propre camp…
Grâce à sa propagande « d’infaillibilité » de ses agents assermentés et  à la terreur sous-jacente qu’elle répand, elle influence de plus en plus les tribunaux civils.

Nous entrons donc de plein pied dans la réalité de Georges Orwell et de la dictature de nos élites.

Manque de bol, alors que tout allait bien pour nos énarques, qui nous tondaient sans discontinuer, à vif, sans aucune rébellion à part de vagues murmures inaudibles de leur bulle, une bête augmentation va mettre le feu aux poudres.

Le mouvement des Gilets Jaunes avaient commencé.
19 semaines que cela dure avec une répression de plus en plus violente qui s’apparente à la défense d’un régime dictatoriale avec arrestation massives et emploie d’armes causant d’énormes blessures à vie. Les chars de la gendarmerie sont même entrés dans Paris.
Nous n’avions pas vu cela depuis le putsch des généraux sous De Gaulle. Même en 68, avec des manifestations encore plus violentes que maintenant (il n’y a qu’à voir les photos qui traînent sur FB) aucun gouvernement n’avait osé.

Celui-ci ose tout. Il est prêt à tout pour garder le pouvoir et le gâteau qui va avec.
Prêt à la guerre civile, il va jusqu’à employer l’armée en espérant un dérapage qui la déclenche.
Le gouvernement, aidé par des médias à sa botte, déclare dans son enfumage perpétuel, toujours représenter la majorité du peuple et qu’il ne cédera jamais, les GJ n’étant qu’une poignée de factieux et de terroristes.
Et pour preuve il nous sort ses chiffres repris en cœur par tous ses médias.  ( https://www.temoignagefiscal.com/la-cretinisation-agressive-et-exponentiel-de-certains-journalistes/ )
Nous savons tous que ce gouvernement avec son ministre de l’intérieur manipule ces chiffres pour nous désinformer, sa spécialité.

Manque de bol pour lui, il y a face book et ses véritables vidéos qui contredisent leurs mini-chiffres et rétablissent la vérité. Et comme Face Book est très regardé, l’enfumage réussit de moins en moins.
Et l’escalade de la violence de la répression ne peut plus être cachée.
Pour l’ex pays des droits de l’homme cela fait désordre mais notre gouvernement « représentant » la majorité dite silencieuse s’en moque devant à tout prix défendre son gâteau  le peuple.

Manque de bol encore un sondage calamiteux pour eux vient de tomber ayant pour thème le « Grand débat » ci-dessous: ( https://www.nouvelobs.com/politique/20190320.OBS2087/grand-debat-86-des-francais-pour-un-changement-de-politique-economique-et-sociale.amp?__twitter_impression=true&fbclid=IwAR3wKduzb8NZ7C)

Grand débat : 86% des Français pour un changement de politique économique et sociale

Une majorité (62%) se dit aussi favorable à l’inscription dans la Constitution d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC).
Près de 9 Français sur 10 (86%)
pensent qu’il faudra “réorienter la politique économique et sociale actuelle” à l’issue du grand débat, selon un sondage Viavoice publié ce mercredi 20 mars.

Une forte majorité se prononce également pour la rénovation des “institutions et de la démocratie” (78%) et 64% jugent souhaitable d’organiser un référendum “sur une ou plusieurs propositions issues de ce débat”, contre 23% d’un avis contraire.

Une majorité (62%) se dit aussi favorable à l’inscription dans la Constitution d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC) “permettant de convoquer un référendum si une pétition recueille un nombre suffisant de signatures”, contre 24% d’une opinion inverse, selon cette enquête pour la Fondation Jean-Jaurès et “la Revue civique”.

Mais les Français souhaitent qu’un éventuel RIC, l’une des revendications prioritaires des “gilets jaunes”, soit étroitement encadré et en particulier qu’il ne remette pas en cause “la Constitution ou les libertés fondamentales” (77%).

Pour 43% des personnes interrogées, “la démocratie française fonctionne bien”, soit 9 points de plus qu’en septembre dernier, mais 54% pensent le contraire.

Soutien aux “gilets jaunes”

Quatre mois après le début du mouvement, une majorité de Français (57%) continue par ailleurs de se dire “gilets jaunes” (10%) ou de les soutenir (47%).

Ils sont en revanche partagés sur l’impact du mouvement sur la démocratie. Pour 20% cet impact a été “plutôt positif”, pour 24% “plutôt négatif” et pour 45% “à la fois positif et négatif”.

Le grand débat pour sortir de la crise est “une bonne chose” pour 58% des personnes interrogées, contre 23% d’un avis contraire. Mais ils sont aussi nombreux (71%) à penser que le débat “est surtout un moyen de communication pour le président de la République et le gouvernement” et à juger qu’il était “nécessaire compte tenu des conflits sociaux récents”.

Seuls 20% pensent que le mouvement des “gilets jaunes” doit devenir “un mouvement politique”, contre 63% pour lesquels il doit rester “un mouvement social” et ne pas se présenter aux élections.

Etude réalisée en ligne du 6 au 7 mars auprès de 1.020 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Et :

“Gilets jaunes” : les violences de “l’acte 18” discréditent Castaner, selon un sondage

Plus des deux tiers des Français (68%) désavouent la réaction de l’exécutif, qui a voulu afficher sa “fermeté” en limogeant le préfet de police de Paris, son directeur de cabinet et le directeur de la sécurité publique (DSP) dans la ville. Pour eux, “c’est une mauvaise décision, car c’est le ministre de l’Intérieur et pas le préfet de police ou le DSP qui est le principal responsable de cet échec”.

76% des personnes n’ont “pas confiance” en Castaner pour restaurer l’ordre. De même, 76% des personnes interrogées n’ont “pas confiance” en Christophe Castaner pour “restaurer l’ordre public et éviter pareils débordements à l’avenir”. La volonté affichée par l’exécutif de reprendre en main le maintien de l’ordre ne profite pas non plus au Premier ministre ni au Président de la République : 67% des sondés ne font “pas confiance” à Edouard Philippe sur cette question, et 70% doutent également d’Emmanuel Macron.

Sur le web:  https://www.europe1.fr/politique/gilets-jaunes-les-violences-de-lacte-18-discreditent-castaner-selon-un-sondage-3878297

E.Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 3,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 419 vues

Grand débat, grande manipulation, grande claque fiscale ?

Le président affecte de continuer ses réunions électorales comme si de rien n’était et pendant ce temps le pays s’enfonce dans un espèce de marasme jaune ou noir selon que l’on y voit des gilets jaunes ou des blacks blocks d’extrême droite (le gauchiste anar est de gauche quand il se contente de manifester mais devient d’extrême droite quand il casse tout !)

B Le Maire et son acolyte G Darmanin accusent à qui mieux mieux les gilets jaunes d’avoir coulé le pays avec leurs manifs à répétition et ils annoncent d’ores et déjà 200 millions de pertes pour expliquer que ça va mal. D’ailleurs, cela va si mal qu’après avoir fait voter une loi pour interdire les manifs (ou du moins certaines d’entre-elles), on va faire appel à l’armée qui … n’est pas faite pour le maintien de l’ordre. Cette option est en outre extrêmement risquée compte tenu des risques de dérapage.

Il faut dire que le préfet, révoqué (et 4 autres personnes avec lui) depuis, ne s’est apparemment pas montré assez violent lors de l’épisode XVIII alors que, curieusement, aucun casseur n’a été arrêté malgré la présence en nombre des forces de police. Faut-il y voir l’émergence de scrupules administratifs dus aux interrogations du parlement européen et de l’ONU à la suite de l’usage intensif et tout à fait excessif des LBD/LBA si controversés et d’une hiérarchie qui ne souhaite plus cautionner les dérives policières du pouvoir politique ?

Evidemment, il y a bien quelques manipulations politiques de la part de nos Dupont et Dupont de la fiscalité car, s’il y a bien des dégâts, il n’y a pas de véritable ralentissement économique. Selon l’INSEE, la France devrait faire 1.1% de croissance en 2019 pendant que l’Italie est déjà en récession et que l’Allemagne ne devrait pas faire mieux que 0.6%. Il est sur que ce n’est pas autant que les 1.7% claironnés initialement en 2018, mais dans le concert de ralentissement économique global, le chiffre de 1.1% n’est pas si mal et l’influence du mouvement des gilets jaunes n’aurait peut-être pas l’importance que l’on veut bien lui prêter !

Par ailleurs, ce que le gouvernement et ses membres éminents n’évoquent pas ce sont les dégâts que lui et ses fonctionnaires occasionnent à la France et aux français au titre de la prédation et de la spoliation fiscale ; et ces dégâts se chiffrent en centaines de milliards € tous les ans !

Le pays est en train de s’enfoncer lentement, mais sûrement, dans une espèce de crise institutionnelle que le pouvoir politique est incapable de résoudre ; bien qu’il affecte un détachement hautain et moralisateur vis-à-vis des évènements !

On le voit en particulier avec la demande de renvoi en correctionnelle de quatre collaborateurs proches ou très proches de E Macron par le sénat dans le cadre de cette ténébreuse affaire Benalla qui n’en finit plus d’empoisonner la vie de l’exécutif ; à tel point que le premier ministre a décidé de boycotter la séance de questions au gouvernement du sénat parce qu’il ne supporte pas l’application de la constitution et le contrôle démocratique d’un sénat qui joue parfaitement son rôle !

Définitivement, se faire passer pour une victime de l’exercice démocratique et régulier par le sénat de ses pouvoirs de contrôle de l’exécutif a quelque chose à la fois d’odieux et minable !

On entend aussi des déclarations quelque peu discordantes avec notamment B Le Maire qui accuse les odieux capitalistes américains (Ford) de vouloir adapter, en Gironde, leur outil industriel à la structure du marché automobile et aux normes invraisemblables qu’on est en train de leur imposer, les GAFA qui ne paieraient pas d’impôts mais aussi avec des élus LREM qui ont trouvé une nouvelle journée de solidarité (comprendre une journée de travail gratuite) pour payer la dépendance tandis que Mme Buzyn, ministre des solidarités, nous annonce un recul de l’age de la retraite à 65 ans avant de devoir battre en retraite et se désavouer, sur pression de l’Elysée ou de Matignon, en raison du risque d’explosion sociale face à une annonce aussi brutale d’une modification qui apparaît pourtant totalement inévitable compte tenu de l’évolution de l’espérance de vie, du nombre de chômeurs qui ne cotisent pas et des dettes accumulées !

Ces « idées » font suite, je vous le rappelle, à celles déjà évoquées à propos de la taxation des plus-values sur les résidences principales, des successions, du rétablissement ou non de l’ISF, de la suppression de certaines niches fiscales, de l’augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu ….

G Darmanin a reconnu sur France info que la non indexation des retraites sur l’inflation faisait économiser 2 à 3 Md€ à l’Etat et a déclaré, dans le cadre d’une passe oratoire qui mérite d’être soulignée : « Certes, on peut revenir dessus mais on prend l’argent où ? » ; ce qui laisse à penser qu’il ne peut pas le faire ! Mais il est vrai qu’il part du postulat qu’on ne peut pas réduire les dépenses (car ce serait au détriment des français) alors que, à aucun moment, il n’a parlé de réduire l’emprise de l’Etat et le nombre des fonctionnaires !

Au-delà du florilège fiscal, on sent les hésitations d’un gouvernement qui tremble, à la fois de peur et de colère, (E Macron serait à bout de nerfs …) alors qu’il voit se profiler l’échec aux prochaines élections, l’échec des réformes, l’échec de l’amélioration de la situation économique et fiscale, la décrédibilisation totale du gouvernement aux yeux des français, la désapprobation européenne quant aux déclarations inappropriées de E Macron vis-à-vis des membres de l’UE et du RU, et in fine le risque de sanctions par Bruxelles du fait de la transgression répétée des règles communes par une France complètement à la dérive !

E Macron, avec l’appui de ses technocrates de Bercy collègues de promotion à l’ENA, a cru qu’il pourrait redresser sournoisement la situation par le biais d’une augmentation de la fiscalité équivalant à une dévaluation interne (augmentation de la CSG, non revalorisation des pensions en fonction de l’inflation, fiscalité écologique) : seulement la population ne l’a pas accepté ; c’est un échec et il n’a pas de solution de rechange !

Le grand débat va s’arrêter tout en continuant encore, entre les manifs pour sauver le climat d’une planète qui serait en train de mourir, entre les manifs des fonctionnaires pour sauver la fonction publique (et surtout leurs petits avantages), et une espèce d’anarchie générale à travers une opposition entre les bobos de Paris et le reste de la population, si loin au fin fond de sa province !

Tout cela n’augure rien de bon … mais vous allez pouvoir constater avec effarement la déconnexion des élites qui croient encore pouvoir sauver leur monde avec toujours les mêmes recettes inappropriées !

Si vous tapez en rubrique de recherche sur Internet «concours Lépine de la fiscalité » vous serez surpris par le nombre d’articles qui a adopté ce titre et qui est consacré à ce sujet. Cela en dit long quant à l’opinion générale à propos de la situation du pays et de l’utilisation constante et abusive de la fiscalité pour résoudre les problèmes français !

Et pourtant, vous allez voir que cela n’arrête pas nos génies de Bercy et de Matignon puisque vient de se tenir à Bercy, ce 14 mars, un colloque destiné à établir une « nouvelle relation de confiance entre les entreprises et l’administration fiscale» dont les principales initiatives sont constituées par 7 mesures dont je vous livre la teneur et dont la mesure phare est « le partenariat fiscal et l’accompagnement fiscal personnalisé » !

Ces 7 mesures, que vous pourrez détailler par vous mêmes, sont les suivantes :

1 – L’accompagnement fiscal personnalisé pour les PME :

la mobilisation d’experts dédiés au sein des directions régionales de la DGFiP,

– une aide au diagnostic des enjeux fiscaux associés à la croissance et l’innovation,

– une offre de sécurité juridique pour concentrer l’énergie du chef d’entreprise sur le développement de son activité.

2 – Le partenariat fiscal pour les ETI et les grandes entreprises :

un service partenaire des entreprises distinct du contrôle,

– un dialogue contemporain sur les principales questions fiscales de l’exercice,

– une sécurisation des points fiscaux à enjeu, un allégement du contrôle,

3 – La démarche spontanée de mise en conformité :

un cadre clair pour régulariser spontanément des questions fiscales complexes,

– un guichet unique de dépôt et traitement des demandes,

4 – L’examen de conformité fiscale par un tiers de confiance :

une attestation de conformité délivrée par un certificateur professionnel,

– la sécurisation de points fiscaux usuels,

– des corrections sans pénalité ni intérêt de retard en cas d’erreur du certificateur.

5 – L’amélioration du dialogue et des recours dans le contrôle :

le traitement des problématiques « de place » au sein d’une instance de dialogue,

– la publication des rappels d’intérêt général,

– un accès accéléré à l’interlocution, collégiale lorsque nécessaire,

– la mise en œuvre de la garantie fiscale,

6 – La mobilisation pour les rescrits :

un guichet unique pour le dépôt des demandes,

– une standardisation des demandes pour assurer la complétude des dossiers,

– la publication des rescrits d’intérêt général,

7 – L’appui de nos entreprises à l’international :

le recensement des difficultés avec les autorités fiscales étrangères,

– la mobilisation de notre administration en soutien de nos entreprises,

– le renforcement de la mission expertise juridique et économique internationale

Le tout se terminant par cette affirmation dont je vous prie d’apprécier le jargon bureaucratique : « Reposant sur la confiance, la transparence et la contemporanéité, l’objectif de cette offre nouvelle est de renforcer la sécurité juridique et la conformité fiscale des entreprises via un dialogue continu avec l’administration sur des points déterminés conjointement. »

Quand on sait que la plaquette de présentation commence par affirmer « L’administration fiscale a un rôle essentiel à jouer pour faciliter la vie économique et contribuer à la compétitivité de l’économie », on est fatalement conduit à apprécier à sa juste valeur ce chef d’œuvre de novlangue (Cf. : 1984 de G Orwell) alors que l’on sait que, parallèlement à ces déclarations dégoulinantes de bonnes intentions factices, la DGFIP a mis en service un logiciel, pour le moins opaque et posant de graves problèmes d’exercice de contrôle et des droits de la défense, de traque fiscale utilisant l’intelligence artificielle et appelé « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes » dont d’ailleurs il semblerait qu’elle ait quelques difficultés à en exploiter les flux de datas !?!

On se situe là dans la propagande la plus absurde en affirmant que le Fisc serait votre ami, votre partenaire, celui qui va vous aider et à qui il faut faire confiance !

Il faut quand même rappeler certaines évidences : Le fisc n’est pas et n’a jamais été un ami ni un partenaire ! Un partenaire est quelqu’un qui participe à votre entreprise et qui vous aide dans votre activité. Le fisc ne vous aide pas, il n’est qu’une sangsue qui suce vos ressources et vous pompe comme un parasite sans procurer aucun avantage ni contrepartie hormis celui de vous laisser subsister ; un peu comme la mafia qui vient voir le petit commerçant pour lui expliquer qu’il a besoin de protection contre l’incendie …

Le partenariat fiscal et l’accompagnement fiscal personnalisé consistant à mobiliser des équipes d’experts de l’administration fiscale pour apporter de la sécurité juridique aux entreprises sur leurs principaux enjeux fiscaux ne sont au minimum que des vœux pieux, des formules de styles destinées à rassurer l’administration fiscale elle-même.

D’ailleurs, on atterrit rapidement en lisant la suite : « Sont éligibles les entreprises qui respectent leurs obligations déclaratives et de paiement et qui n’ont pas fait l’objet de pénalités pour manquement intentionnel au cours des trois dernières années ».

Le bâton n’est jamais loin de la carotte !

Contrairement à une idée malheureusement trop répandue en France, le véritable prédateur ce n’est pas le riche (qui aurait volé les pauvres), c’est bien l’Etat et son administration qui ne produisent rien tout en profitant de la loi pour opérer sa prédation. La seule issue raisonnable, pour résoudre nos problèmes et difficultés, est la diminution des dépenses de l’Etat qui entraînera la diminution des impôts et par voie de conséquence l’amélioration des niveaux de revenus de chacun !

On n’en prend malheureusement pas le chemin alors que, s’il y a bien une chose que l’on sait, c’est bien que c’est une pression fiscale excessive qui est la cause de la perte de compétitivité des entreprises françaises, de la dégradation des finances publiques et du chômage de masse !

Un bon système fiscal est un système simple et peu coûteux et un bon impôt est un impôt de faible montant sur une base large parce qu’il limite sa nuisance économique. Or, depuis 40 ans, nous faisons exactement l’inverse en adoptant, dans le cadre d’un système fiscal abominablement complexe, un impôt étroit et spoliateur qui décourage et fait fuir ou dissuade !

La dérive du pouvoir est totale … les français doivent se rappeler des errements lamentables de la période Hollande pour se dire qu’aujourd’hui c’est … pire !

Il ne faut pas avoir peur de le dire : la République exemplaire si chère à E Macron a sombré dans la médiocrité et le ridicule !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
2 181 vues

François Flory : un casseur au-dessus de tout soupçon

Le casseur est un individu qui perpétue des actes de vandalisme contre les biens d’autrui. Il se caractérise par sa structure violente et intimidante.

Il fonctionne généralement en groupe, qui peut être asocial comme les Black blocs ou au contraire intégré à la société comme François Fleury et son groupe Bercy.

Le résultat est le même. Il détruit, pille, incendie réellement ou virtuellement, atomise les biens des autres au motif que ces biens sont nuisibles à la société pour les premiers, ont été mal acquis pour les seconds.

Tout deux se considèrent comme légitimes, ils sont portés par la croyance que ceux qu’ils pillent le méritent. Ils sont convaincus, ou font mine d’être convaincus, du fait que leur action est nécessaire et profitable à la société.

Alors qu’en réalité elle n’est profitable qu’à eux-mêmes. Ils sont comme ces prêtres qui sacrifiaient des vierges soi-disant pour le bonheur du peuple, en réalité pour assoir leur pouvoir.

Ils n’ont aucune empathie pour leurs victimes et ne se posent pas la question de la justesse de leur violence, ni de ses conséquences sur les victimes. Les Black blocs sont des fous qui n’ont rien compris au capital et à l’économie, dont pourtant ils vivent comme tout le monde, ils accusent leurs victimes de cupidité. François Flory et son groupe sont persuadés de mener une croisade nécessaire, ils se prennent pour des justiciers, ils accusent leurs victimes de fraude fiscale. Tout deux accusent pour mieux détruire.

François Flory est le responsable du pôle recouvrement de l’Hérault. Nous sommes bien placés sur ce blog pour constater le carnage humain de ces recouvrements forcés qui tuent 80% de braves gens pour 10 à 20% maximum d’escrocs à l’impôt.

François Flory me poursuit pour des sommes inventées en interprétant la réalité comptable de mes sociétés, des sommes inexistantes dans la réalité, il le sait parfaitement, cela ne l’arrête pas.

Mais ce n’est pas le fond de ce billet, ce n’est que l’installation de l’intrigue.

Non violent et légaliste je passe mon temps dans les prétoires — où l’on me prend pour un con — à essayer d’expliquer à la justice — qui s’en fout – que je n’ai jamais triché fiscalement, que les redressements dont je suis l’objet ne sont que la résultante de la zone de non droit des contrôles fiscaux et de la fraternité dans l’odieux des employés des services fiscaux.

Dans ce cadre imbécile et inadapté des tribunaux, où je n’ai d’autre issue que de perdre face à ces prédateurs, ces casseurs légaux, je tente une énième procédure dont la cible est François Flory, grand inquisiteur chargé, comme son alter ego Brabant en Charente-Maritime, de m’étouffer sans bruit et de me déposséder de tout.

Donc j’assigne Flory, voici l’assignation et la pièce n°0 dont une page manque dans l’assignation (assez long à charger)

Mon assignation terminée, je me mets en quête d’un huissier qui la signifiera à Flory pour comparution devant le JEX du TGI de Montpellier, où je vais encore en prendre plein la gueule. Mais bon….

Comprenant que la recherche de l’huissier ne va pas être aisée, je m’adresse directement au Président de La Chambre Départementale, dont je terrai le nom par souci de discrétion.

J’envoie mon assignation par mail à l’étude de l’huissier.

Quelques minutes après mon envoi, une charmante secrétaire de l’étude m’appelle pour me dire que cela ne va pas être possible… de signifier cette assignation.

Je m’étonne et commence à regimber. Elle me passe l’huissier qui était à côté d’elle craignant sans doute qu’elle dise une connerie – ce ne fut pas le cas –, qu’on appelle évidement maître. Voici la discussion :

– Bonjour Monsieur, nous ne pouvons pas signifier votre assignation.

– Ah bon, pourquoi maître ?

– Parce que M. Flory est notre plus gros client.

Alors là, pile poil dans le mille.

– Mais voyons maître, vous êtes huissier, votre charge, que vous tenez de l’Etat, vous oblige à délivrer tout acte que l’on vous demande de délivrer, vous n’avez pas le choix.

– Certes Monsieur mais la déontologie m’interdit d’instrumentaliser contre mes propres clients.

– Voyons maître, ne seriez-vous pas en train de confondre déontologie et connivence ou corruption ? Je suis moi-même fils d’huissier, je n’ai jamais vu mon père refuser un acte. J’ai de mon côté de bonnes relations avec certains huissiers, cela ne les empêche pas de me délivrer s’il le faut des actes qui ne me font pas spécialement plaisir. Je ne les en blâme pas.

– Désolé Monsieur, je ne peux pas signifier contre M. Flory.

– Seriez-vous maître en train de me dire que M. Flory pourrait se venger sur votre étude d’avoir rempli votre mission en lui délivrant une assignation ? Ne peut-on donc pas signifier une assignation à M. Flory ? Est-il si important ? Si dangereux ?

– Inutile d’insister Monsieur, je ne signifierai pas votre assignation.

– Vous êtes conscient que votre refus est illégal.

– La déontologie….

– Vous m’avez déjà expliqué.

– Ecoutez Monsieur, cherchez une autre étude, si vous n’en trouvez pas, revenez vers moi – Président de la Chambre – j’en nommerai une d’office….

Là, on touche le fond, on prend conscience de la bête immonde, des complicités, des connivences qui étouffent cette société, des intrigues, des rapports de force hors toutes règles qui président au fonctionnement de ce pays de merde.

Ce ne peut être que la guerre, casseurs contre casseurs, ils sont si surs d’eux, si identiques, si peu regardant de la loi, de la justice, de l’humanité, de la liberté, de l’équité. Ce sont des fumiers, des pillards, des assassins. Hélas tous.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 3,88 sur 5 (8 avis)
Loading...
2 734 vues

Le sympathique échec du Big data et des gestions de masse

Nos politiques et nos économistes n’en finissent pas de nous consulter tout en nous espionnant. Nous sommes profilés par les gros commerçants et industriels, mis sur écoute et sondés journellement par nos politiques. Une armée d’analystes produit force courbes et rapports découlant de toutes ces données.

A partir de là, les deux ou trois couillons qui croient accéder au pouvoir économique ou politique absolu — par le vice en tordant le cou à cette pauvre démocratie qui se croyait imparable et qui n’en peut plus — imaginent que possédant ces informations ils n’ont pas à se soucier des individus, juste à leur raconter des histoires à dormir debout, à leur faire des promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent et à œuvrer en connivence pour se partager la gamelle.

Ils se voient en maîtres des foules.

Et puis, patatras, Mulliez malgré ses profilages perd 1,5 milliards. Il n’a pas vu venir le coup. Ses clients fichés, en laisse informatique, foutent le camp.

Re-patatras, Macron va faire le beau à La Mongie – pas à Courchevel – sur les conseils de ses espions pour faire la démonstration de sa modestie et de sa sérénité face aux Gilets Jaunes qu’il croit agonisants. Manque de pot pour lui, Paris brûle, il est obligé de rentrer fissa, sans calculer le coût carbone de ce retour épique. Quel dommage…. pour ce jeune homme et sa légitime camarade de classe.

Je trouve tout cela réconfortant

Ainsi nous ne sommes pas prévisibles, quelle bonne nouvelle. Nous existons donc en tant qu’individus libres, non calculables, deuxième bonne nouvelle.

Tout n’est pas perdu.

Expliquons cela à nos amis les Gilets Jaunes : nous ne souhaitons pas davantage d’espionnage, davantage de profilage, davantage d’Etat, nous voulons juste plus de respect et plus de liberté.

Car enfin, ces amis Gilets Jaunes qui les convaincra que leur misère ne vient pas de leurs compagnons de galère sur terre, plus ou moins riches qu’eux, mais bien de ces profiteurs qui se font appeler l’Etat. Qui ne sont qu’une machine à fabriquer des balivernes.

Une des raisons du raccourcissement de Louis XVI tient au fait que lorsqu’il levait 100 balles d’impôt il n’en percevait que 20, car 80 disparaissaient dans la nature, s’envolaient. A vrai dire on ne sait pas trop où, même si les imprudents et trop visibles fermiers généraux ont été désignés responsables.

Aujourd’hui il en est de même. A la louche le budget de l’Etat est de 300 Md€ et sa raison d’être, l’armée, la justice et ses fermiers généraux – Bercy –, nous coûtent 60 Md€, pile-poil 20%. Le reste part en fumée.

La différence apparente entre Macron et Louis XVI serait que l’évaporation de pognon par Macron arroserait le plus grand nombre, profiterait aux plus humbles, serait égalitaire.

Hélas ce n’est même pas le cas. Tout le monde perçoit que rien de ce dont s’occupe l’Etat ne marche correctement, que plus l’impôt augmente moins ceux qui en ont besoin reçoivent. Les pauvres souffrent de plus en plus, les pseudos riches sont sacrifiés pour rien.

Une grande perdante notre liberté individuelle, un seul gagnant les hommes de l’Etat et leurs controuveurs.

Ce serait dommage

Que toute cette lutte, cette énergie dépensée, ces blessures morales et physiques aboutissent à davantage d’Etat, encore moins de liberté, en une orgie de haine et de délation contre le capital qui en lui-même n’a pas vocation à être l’ennemi de qui que ce soit puisqu’il n’est que le substrat, collectif par destination, de l’économie nécessaire à tous.

Donc d’un côté la satisfaction de voir que pas plus que l’enfichage de la Stasi le Big data informatique ne peut réduire l’homme en une masse indistincte malléable à la volonté des opérateurs économiques ou politiques.

De l’autre la crainte que cette démonstration ulcère les fous de pouvoir actuels – Macron — ou à venir – une émanation des Gilets Jaunes — et qu’ils éradiquent la liberté par la force ne pouvant le faire par l’espionnage.

Parce que la force, la contrainte, par la privation de liberté, de biens ou carrément de la vie, personne ne peut y résister.

Attendons, regardons, observons et espérons.

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
1 643 vues

D’accord avec Christophe Castaner ? Chiche…

CC nous dit “Ceux qui disent comprendre la violence sont complices”. On peut supposer qu’il vise les journalistes, internautes, blogueurs ou autres commentateurs de l’actualité qui sans l’accepter comprennent la violence des Gilets Jaunes en réponse à la violence de l’Etat qu’ils subissent journellement.

On peut aussi supposer que l’humiliation actuellement ressentie par les hommes de l’Etat autoproclamés organisateurs et responsables de notre bonheur va les amener à pondre une nouvelle loi visant à condamner ceux qu’ils dénoncent ainsi.

Donc une loi puis une vague répressive vont s’abattre sur tous ceux qui pensent et expriment – donc comprennent — que la souffrance infligée aux français par les hommes de l’Etat et leur cohorte de profiteurs explique la violence qui s’exprime dans la rue.

J’attends cette issue avec impatience.

En effet elle va ouvrir la possibilité de poursuivre tout personne “disant comprendre” toute violence. Enfin, cela devrait être ainsi puisque l’égalité devant la loi est la règle.

Et alors là, suivez-moi bien.

Le fisc et tout particulièrement les contrôles fiscaux sont une zone de non droit d’une violence hors du commun.

Le contrôle fiscal est une arme par destination dont nous avons, depuis fort longtemps, fait la démonstration de sa violence, de son iniquité, comparables aux lettres de cachet.

Contribuables présumés coupables, enquêteurs prononçant des condamnations sans intervention d’un juge libre lors d’une audience publique, mise en œuvre des condamnations avant tout recours, etc… c’est cela et pire les contrôles fiscaux, vice et sadisme inclus.

Les conséquences de cette violence sont incalculables.

Pour prendre mon exemple personnel, je vous confirme que, voir un magistrat du plus haut niveau écrire dans son arrêt que 20 ans de persécution fiscale de la part du fisc ayant pour base des faux grossiers n’est qu’un “désaccord d’estimation” qui ne justifie aucune indemnité alors qu’il entérine dans le même arrêt le fait qu’il n’y avait effectivement pas lieu à redressement, est d’une violence destructrice.

Ou encore que, subir des redressements mortels sans fondement pour couvrir les agissements précédemment cités donc tenter volontairement de tuer le contribuable avant qu’il ait eu le temps – vingt ans – de pouvoir démontrer la malhonnêteté perverse du fisc, est d’une violence destructrice.

Ou si vous voulez que, voir sa vie professionnelle brisée, sa vieillesse côtoyer la misère, ses biens vendus aux enchères pour des dettes imaginaires, après une vie de travail et de création où l’intégrité a été la base et l’axe de référence, est d’une violence destructrice.

Et pourtant

Nombreux sont ceux qui “comprennent” et souhaitent cette violence.

A partir de demain, lorsque CC aura peaufiné ses outils réglementaires pour condamner ceux qui “comprennent” la violence, nous pourrons poursuivre en justice tous ceux qui réclament plus de violence fiscale, plus de contrôles fiscaux, plus d’incendies comptables fiscaux chez les français possédants. Car ils ne sont violents évidemment qu’avec les biens des autres.

Personnellement je pourrai poursuivre tous ces magistrats, ces responsables fiscaux de haut niveau qui à longueur de pages de conclusions ou de jugements “comprennent” et absolvent les violences fiscales dont je suis inutilement l’objet.

Et… je suis loin d’être le seul dans ce cas, nous sommes des centaines de milliers. Sans compter que le fisc n’est pas l’unique foyer de violence de l’Etat. Il y a aussi les charges sociales, la route, les surabondantes réglementations, etc… en fait la plus grande partie des activités de l’Etat qui sont en majorité imposées par la force, qui donc sous-tendent l’usage de la violence. Je me demande si CC a bien conscience d’être le maître de cette force, de cette violence….

Il n’est pas douteux que l’Etat est violent par rapport à ses administrés et que nombreux sont ceux qui “comprennent” cette violence.

Grace à CC ils vont être passibles de poursuites judiciaires.

Quel bonheur d’imaginer cet avenir radieux où nos bourreaux et ceux qui les “comprennent” vont déguster, les condamnations vont pleuvoir contre tous ces haineux qui véhiculent le souhait de la violence fiscale, de son extension exponentielle.

Quoique…

Arrivant à la fin de ce billet, je me demande si je ne me laisse pas emporter par l’idée d’une loi applicable à tous. Je suis peut-être un peu optimiste, trop confiant en la justice, comprenant difficilement ce que “comprendre” veut dire dans la bouche de CC. En réalité le problème tient au fait que chacun a sa façon de “comprendre”…

N’est ce pas justement cela la liberté de penser, cher CC ?

Bien à vous. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
2 330 vues

Le Deep State ou l’imposture d’un Etat démocratique

Quand on parle avec la population des revendications des gilets jaunes, il apparaît qu’elle en veut à une caste qu’elle qualifie de profiteurs dans laquelle elle place certes certaines grandes fortunes mais surtout les politiciens et les hauts fonctionnaires (qui sont souvent les mêmes) ainsi que les journalistes (surtout de l’audio visuel)  que la proximité avec le pouvoir rend nécessairement suspects.

Ces français expriment le sentiment intuitif qu’il y aurait une connivence entre différentes personnes qu’ils assimilent à des nantis et des profiteurs du système ; c’est à dire des personnes qui bénéficieraient d’avantages dérogatoires considérables par rapport à la moyenne de la population. Et, dans leur esprit, il incombe logiquement d’abord à ces profiteurs du système de faire les efforts que l’on leur demande, à eux, de faire !

Entre ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas, on aurait donc affaire à un système informel, puissant et dissimulé qui nourrit fatalement les thèses complotistes !

Or, il se trouve que cette notion intuitive a été théorisée par le professeur canadien Peter Dale Scott sous l’appellation de Deep State (qu’on peut traduire par Etat profond) et qui reviendrait à un gouvernement de l’ombre.

A quoi correspond le Deep State ?

Selon Scott, il s’agit d’un ou plusieurs groupes de personnes, au sein d’une entité informelle représentant une certaine communauté d’intérêts, qui, à travers un jeu complexe de relations (de lobbying selon l’expression anglo-saxonne), influencent ou tentent d’influencer secrètement le pouvoir décisionnel de l’État, au-delà du pouvoir légal ; c’est à dire d’orienter le pouvoir décisionnaire de l’administration (la bureaucratie) et des politiciens.

Ce ou ces groupes comprennent des représentants ou des membres de différents cercles d’influence, qui peuvent être liés à la finance, l’armée, l’industrie (militaire notamment), les télécoms, la religion, les syndicats ou même à des communautés ethniques.

Cet « État profond » n’est pas une institution ayant pignon sur rue mais ce n’est pas non plus une société secrète ni un ensemble organisé. C’est plutôt un ensemble de cercles de contacts de haut niveau, souvent personnels, entre des gens qui défendent des intérêts divers et dont la plupart se connaît un minimum sans nécessairement avoir les mêmes intérêts et qui cherchent à influencer le pouvoir politique en vue d’en retirer des avantages financiers, sociaux, politiques ou même religieux.

A s’en tenir à une vision complotiste, on pourrait affirmer que c’est la composante la plus restreinte, la plus agissante et la plus secrète de l’establishment, de l’élite ; celle des gens secrets et infiltrés, qui « tirent les ficelles dans l’ombre ».

Seulement, ce n’est pas un concept conspirationniste, même si ses détracteurs le désignent comme tel ; c’est une réalité occultée du fonctionnement général du pouvoir. Les travaux de Scott ont d’ailleurs démontré que les Etats-Unis, parangon des démocraties libérales occidentales, censé garantir les libertés publiques fondamentales et censé être doté de contre-pouvoirs efficaces, d’une presse pluraliste et d’un état de droit authentique, ont été peu à peu minés et dévoyés par l’État profond américain.

Ce système peut même aller bien plus loin que la simple influence et on l’a vu en URSS avec les apparatchiks et le complexe militaro-industriel (ce que Soljenitsyne appelait « le premier cercle » du pouvoir) mais aussi aux USA, pendant la deuxième guerre du golfe, dite guerre d’Irak (2003-2006), à l’occasion de laquelle ont été évoqués les liens étroits et troubles entre l’administration américaine et certaines sociétés spécialisées qu’elles soient pétrolières (Halliburton), ou des sociétés militaires privées (Dyncorp et Blackwater).

Clairement, on peut parler d’Etat informel dans l’Etat officiel dont l’action se situe au delà du discours public officiel. Curieusement, ces notions, qui sont largement développées dans les pays anglo-saxons, sont quasiment inexistantes en France … ce qui ne veut bien sûr pas dire que cela n’existe pas chez nous !

L’Etat profond en France :

On a compris que le Deep state ne recouvre pas une seule catégorie de groupes d’influence mais qu’il est lui-même un assemblage hétérogène de plusieurs cercles d’influence ; lesquels peuvent prendre des formes très diverses, avec toujours le même but : défendre certains intérêts considérés comme importants par ces groupes ou plus vulgairement d’en retirer des avantages matériels.

L’élection de 2017 a démontré qu’une certaine oligarchie, bien avant le scrutin présidentiel, avait fait son choix et avait adoubé E Macron ; l’homme qui ne remettrait pas en cause le système. Ce choix a été entériné par les électeurs à la suite d’une opération évidente de manipulation de l’opinion et de « dézinguage » du seul concurrent sérieux (F Fillon) dans le cadre d’une action coordonnée tout à fait évidente relevant du complot !

Si, aux USA, ces groupes d’influence sont le plus souvent en relation avec les milieux d’affaires, en France, ce Deep State recouvre surtout les rentiers de la République c’est à dire tous ceux qui vivent, à des degrés divers, des largesses de l’Etat.

Le premier de ces cercles d’influence est bien connu : ce sont les anciens élèves de nos grandes écoles, au premier rang desquels il faut ranger l’ENA (mais aussi l’X – Polytechnique) qui fédère des intérêts au-delà des clivages politiques ; cette école de c(r)apacité et du pouvoir, pour des hauts fonctionnaires qui s’auto désignent comme l’élite, qui a fini par totalement prendre le contrôle du pays et dont les membres estiment qu’ils sont les seuls aptes à décider pour le peuple ignare.

En fait, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que tout le système est faussé dès le départ et que, notamment, si vous ne naissez pas dans un certain milieu social, vos chances d’arriver en haut sont infimes car le parcours républicain et la promotion sociale pour tous ne sont qu’une fable, un roman pour les naïfs qui ignorent les règles de l’élitisme républicain !

Mais, ces cercles s’agrandissent aussi à bon nombre de profiteurs du système au sein desquels il faut placer les syndicats de la fonction publique, les partis politiques et leurs élus, mais aussi certaines organisations écologistes qui vivent directement au sein de l’Etat ainsi que différents clubs et cercles de réflexion (think tank en anglais), les réseaux francs maçons dont on sait qu’ils sont très répandus en politique avec de possibles croisements et imbrications entre les uns et les autres.

Les effets collatéraux du Deep state

La « France des réseaux ».

Le problème est que cette main mise d’une caste sur tous les rouages du pays a des effets collatéraux qui sont bien connus : pantouflage, conflits d’intérêts en toute impunité, incompétence provoquant des catastrophes industrielles (on ne compte plus tous ces énarques qui ont mis dans l’ornière de grandes entreprises (Crédit Lyonnais, SNCF, AREVA, Air France), allers et retours entre privé et administration, entre postes politiques et administration dans un complet mélange des genres, tout en conservant une progression automatique de carrière dans l’administration avec à la clé une retraite plus que confortable !

Lors des remaniements ministériels ou des alternances électorales, contrairement aux USA où tout le monde retourne dans le privé, ici les gouvernements passent mais l’administration reste et au pire chacun retourne dans son administration d’origine ou alors on recase les partants dans des maroquins républicains du type CESE (anciennement conseil économique et social) , ou par des nominations au tour extérieur à la discrétion du pouvoir, dans le cadre d’un véritable fait du prince, à des postes pour lesquels ils n’ont aucune compétence ; voire même au Conseil Constitutionnel comme on vient de le voir à travers un exercice indécent de chaises musicales et ce même si « l’élu » est un repris de justice.

L’Etat se trouve alors complètement noyauté et son organisation administrative sert à recaser des copains dans le cadre d’un système endogamique à la fois malsain et dispendieux.

Par ailleurs, notre système électoral favorise la main mise par une minorité et son maintien au pouvoir en faisant croire que les élections sont l’expression du peuple et le résultat de la volonté populaire. On peut être président de la République avec 23% des voix exprimées ou député avec moins de 15% du corps électoral.

Par ailleurs, on ne compte plus tous ces textes de lois préparés dans le secret des ministères, par des personnes inconnues, non élues, qui ne rendent aucun compte, et qui sont votés ensuite par des députés sans même avoir été lus ni compris et encore moins discutés !

 Cette élite contrôle aussi indirectement la presse par le biais d’un système élaboré de subventions quand ce n’est pas carrément de la presse d’Etat. La presse audio visuelle française n’a d’équivalent qu’en … Chine communiste ; ce qui n’est pas un hasard !

On sait même que la haute fonction publique, qui se scinde elle-même en promotions, est en mesure d’opposer une résistance non seulement à toute transparence mais aussi à tout changement qui serait de nature à porter atteinte à son statut hégémonique.

Il peut exister différents stades d’évolution d’un tel système, le plus « développé » aboutissant à la main mise d’une caste sur presque tous les domaines de l’économie qui sont plus ou moins sous son contrôle. Toute l’économie du pays se trouve sous le contrôle d’une caste bureaucratique sans laquelle aucune entreprise ne peut fonctionner normalement. Le système bureaucratique devient incontournable et l’administration réglemente les entreprises alors que personne ne réglemente l’administration.

En France, on appelle ça le colbertisme (ce qui en fait remonter l’origine au 17°s) ; ailleurs, on appelle ça le dirigisme technocratique, l’économie planifiée !

L’ordre républicain au service de l’élite

Cette caste se voit évidemment dans le camp du bien ; ce sont les défenseurs de la morale et de l’ordre républicain. Cela lui permet de défendre énergiquement ses privilèges en utilisant les moyens les plus répressifs ; en particulier lorsqu’ils sont contestés par les gilets jaunes : 8400 interpellations, 1796 condamnations, des milliers de blessés dont au moins une centaine de blessés graves, 20 éborgnés du fait de l’utilisation massive (13.000 projectiles tirés) d’armes appelées improprement LBD (lanceurs de balles de défense) alors que ce sont en réalité des LBA (lanceurs de balles d’attaque) dont le  but est clairement de casser les manifs au prix du sang !

 Et ce contrôle de la société augmente sans cesse avec l’enchaînement perpétuel de lois contre les terroristes, les casseurs, les contestataires, les usagers des voitures …

La France est devenue l’un des pires Etats d’Europe en matière de droits de l’homme et de respect de l’individu à tel point que ces violences ont entraîné des réactions inquiètes de l’ONU et du parlement européen.

 Ces dernières ont été balayées d’un revers de main méprisant à la fois par le premier ministre qui a répondu qu’on n’avait pas attendu les protestations étrangères pour faire des enquêtes sur les violences policières (lesquelles curieusement n’ont connu pour l’instant aucune suite) et par le président qui a, pour sa part affirmé, qu’il ne pouvait pas y avoir (forcément) de violences policières dans un Etat de droit (comme la France) ! Qu’aurait-on dit de Poutine s’il avait envoyé ses zomons effectuer semblable répression avec de tels résultats ?

Un pognon de dingues

Autre effet collatéral d’un système qui fonctionne sans aucun contrôle ni contre pouvoir : la dépense publique n’est absolument pas maîtrisée et les gabegies sont légions sans aucun effort de redressement. Il suffit de lire le rapport annuel de la Cour des comptes pour se rendre compte du gaspillage qui règne au sein des élites et des rentiers de la République.

La dégradation continue de la situation française ne peut pas s’expliquer autrement que par la main mise d’une caste sur le pays qui en contrôle tous les rouages et qui bloque toute possibilité de réforme : cette fameuse aristocratie d’Etat identifiée par les français comme des profiteurs et qui ne prend aucun risque, qui bénéficie d’un emploi à vie bien qu’elle ne produise rien, et qui vit très bien aux crochets de la société.

Cette prédation était peu visible lorsque la croissance économique était suffisamment importante pour en masquer les effets délétères ; mais ceux-ci deviennent désormais flagrants dans un pays sans croissance, avec un chômage de masse incompressible, une dette en expansion constante.

Or, le pouvoir d’achat chute ou stagne en France depuis dix ans du fait de l’envolée des prélèvements de toutes sortes et du ralentissement économique parce que la caste bureaucratique n’obéit pas aux impératifs économiques de rentabilité et d’optimisation des ressources puisqu’elle vit de la spoliation fiscale exercée à son profit.

La réalité du pouvoir est désormais exercée par des cyniques qui n’auront aucun scrupule à ruiner les français du moment qu’eux-mêmes s’en tirent bien ! Et le comble est que ces prédateurs se font passer pour les bienfaiteurs de la population qu’ils exploitent. Nous nous situons clairement dans un système immoral qui pratique la prédation par l’impôt au nom d’un prétendu intérêt général !

Le gros problème c’est que nous en sommes arrivés à un stade où rien ne peut plus désormais faire changer le système qui s’auto contrôle ; même un réformateur ne peut plus rien y changer et tout cela ne pourra finir que lorsque ce système se fracassera sur le mur de la réalité !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 612 vues

Anesthésie

Bonjour à tous,

« Pour anesthésier un patient, nous utilisons trois sortes de produits : les hypnotiques, qui donnent une perte de conscience, les morphiniques, qui sont de très puissants antidouleurs, et enfin les curares, qui n’ont aucun effet sur la conscience, mais bloque la transmission de l’information entre les nerfs et les muscles, de sorte que le patient est paralysé. Les curares ne sont pas toujours nécessaires, cela dépend des interventions, alors que les hypnotiques et les morphiniques sont toujours utilisés. »

Pour anesthésier un contribuable, Bercy utilise trois sortes de produits :

– Les hypnotiques qui imposent des règles et des taxes qui s’imposent comme pour un lapin pris dans les phares d’un véhicule qui trace sa route ;
– Les morphiniques qui nous récitent que déshabiller Pierre au profit de Paul, c’est la voie lactée pour la survie et la pérennité de notre société ;
– Les curares, via les envoyés de Bercy et de l’URSAFF, sont les « Gestapos » afin d’empêcher de nuire, ou de réduire à néant.

Pour anesthésier le quidam devant sa fenêtre virtuelle, les canaux de télévision et de radio « Main Stream » utilisent trois sortes de produits :

– Les hypnotiques par la distraction – du pain, des jeux, de l’émotion ;
– Les morphiniques : Des débats de sociétés configurés avec les templiers de la Matrice ;
– Les curares : Empêcher toute intelligence contre la doxa ;

Pour anesthésier l’information « Underground » :

– Les hypnotiques : Ce qui sort des « Main Stream » est « Fake News » ;
– Les morphiniques : Le Dark Net n’est que perversion ;
– Les curares : Les « Vigilantes » en service commandé qui tracent ;

Pour anesthésier la révolte d’un peuple qui gronde :

– Les hypnotiques : les « Gilets jaunes » sont pour partie des casseurs ;
– Les morphiniques : Un grand débat cadré selon des « enjeux essentiels de société », dixit les anesthésiants ;
– Les curares : Réprimer et ficher tous les déviants, peu ou prou.

Je n’ai aucune illusion de l’issue du mouvement des « Gilets Jaunes », pour la simple et unique raison qu’ils n’ont pas encore faim. Mais ça vient …

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 658 vues

L’euro a-t-il appauvri les Français ?

Vous avez probablement entendu parler de ce cercle de réflexion allemand qui a produit une étude tendant à démontrer que les Français se seraient appauvris en moyenne de 56 000 €/français depuis l’avènement de l’€ en 1999. Pour les italiens, ce serait encore pire avec 73 000 €/italien.

Evidemment, les anti € et les anti Européens sont aux anges puisque les conclusions de cette étude vont dans leur sens !

Au-delà du biais de comportement qui fait que chaque individu a tendance à accréditer, consciemment ou non, tous les arguments avec lesquels il se sent en adéquation ou qui sont susceptibles de donner du poids à ses propres raisonnements et allégations, et au-delà du coté spectaculaire d’une « information » relayée, sans réflexion ni esprit critique, par une presse se vautrant dans l’argument susceptible de faire le buzz, il s’avère que cette affirmation, délivrée tel quel, est fausse !

D’après ce que j’ai compris, elle consisterait à évaluer l’évolution du PIB de la France si elle avait gardé le Franc ; ce qui relève d’opérations extrêmement complexes dont certaines relèvent de décisions politiques qui, par définition, ne peuvent pas entrer dans une équation mathématique. Cela rend fatalement la « démonstration » hasardeuse surtout que le chiffre n’est qu’une moyenne qui ne tient pas compte des situations particulières.

Le principal risque de distorsion se situe notamment dans le fait, qu’avant l’€, l’inflation était beaucoup plus forte et qu’après l’€, les gouvernements n’ont plus pu pratiquer, comme avant, des politiques de dévaluation répétées de la monnaie pour corriger les effets négatifs de leur mauvaise gestion budgétaire.

Rien ne dit d’ailleurs que ces dévaluations répétées étaient une bonne chose pour l’économie, puisqu’une dévaluation se traduit toujours par l’appauvrissement de la population (les revenus, salaires notamment, diminuent dans les mêmes proportions que la dévaluation).

Par ailleurs,

– l’effet réel de la dévaluation est décalé dans le temps et ne se fait sentir que quelques semaines à quelques mois plus tard ; notamment en ce qui concerne l’évolution des produits importés, surtout ceux de consommation courante (Télévisions, smart phones, ordinateurs, automobiles ….), mais aussi ceux des produits intermédiaires importés et qui entrent dans la fabrication de produits finis assemblés en France,

– les économies étaient, en 1999, moins internationalisées ; ce qui fait que l’on ressentait moins l’effet négatif de la dévaluation sur le pouvoir d’achat qui est surtout le résultat d’une comparaison avec les revenus des habitants des pays limitrophes,

Je ne connais pas les conditions dans lesquelles cette étude a été conduite mais les conclusions produites m’apparaissent extrêmement suspectes car depuis 20 ans nous avons connu une période de croissance, faible il est vrai, mais de croissance. Le niveau de vie a donc progressé, même faiblement, même de manière inégalitaire, mais il a progressé en moyenne ; ce qui exclut a priori une perte, surtout à hauteur du montant indiqué.

Toutefois, et vous allez être surpris, cette étude n’a pas complètement tord si l’on se penche sur le montant des déficits budgétaires accumulés par la France depuis l’an 2000.

En effet, lorsque l’on reprend le tableau des soldes budgétaires depuis l’an 2000, on s’aperçoit que le total des déficits accumulés s’élève à 1.418 Md €.

2000 58,9 % −1,3 % −870,6 −19,5
2001 58,9 % −1,4 % −897,4 −22,1
2002 60,3 % −3,2 % −956,8 −50,2
2003 64,4 % −4,0 % −1 050,4 −65,5
2004 65,9 % −3,6 % −1 123,6 −61,2
2005 67,4 % −3,4 % −1 189,9 −59,3
2006 64,6 % −2,4 % −1 194,1 −45,2
2007 64,5 % −2,6 % −1 252,9 −51,2
2008 68,8 % −3,3 % −1 370,3 −65,0
2009 83,0 % −7,2 % −1 607,9 −138,9
2010 85,3 % −6,9 % −1 701,1 −137,4
2011 87,8 % −5,2 % −1 807,9 −106,1
2012 90,6 % −5,0 % −1 892,5 −104,0
2013 93,4 % −4,1 % −1 977,7 −86,5
2014 94,9 % −3,9 % −2 039,9 −83,9
2015 95,6 % −3,6 % −2 101,3 −79,7
2016 96,6 % −3,4 % −2 152,5 −75,9
2017 96,8 % −2,6 % −2 218,4 −59,5
2018 (PLF 2018) 99,3 % ? –2 322,0  -107
2019 (PLF 2019) 98,6 % −2,8 % ?

Ce qui représente tout de même la somme de 21.000 € par français (1418/65).

Cela permet de rappeler deux points importants :

– Les dettes accumulées sont, sans aucune ambiguïté, un appauvrissement lorsqu’elles ne sont pas contrebalancées par des actifs tangibles, et c’est ici le cas puisqu’il s’est agi seulement de financer notre modèle social à crédit, (ce n’est pas le cas lorsque vous achetez une maison avec un crédit – la dette du crédit est contrebalancée par l’immeuble qui est un actif réel),

– Les dettes accumulées sont fatalement les impôts de demain (ou pour nous, ceux des deux prochaines générations),

On peut donc en conclure effectivement que si les français ne se sont pas appauvris individuellement, stricto sensu, la France, elle, c’est à dire les français pris dans leur ensemble collectivement, s’est bien appauvrie à concurrence de ce montant qui représente 21.000 €/français.

Il faut toutefois formuler ici une précision et elle est d’importance : c’est que ce résultat n’est ni la faute de l’€ ni la faute de l’Europe !

La cause de ces déficits est exclusivement de la responsabilité des gouvernements français qui ont délibérément fait voter, à des fins de clientélisme électoral, des budgets déficitaires ; car, si la politique monétaire ressort de la BCE de Frankfort, la politique budgétaire et fiscale ressort, elle, bien de la seule responsabilité des gouvernements nationaux !

Dépenser plus que ne l’on gagne n’est jamais la faute du voisin !

Cela méritait d’être précisé pour … éviter toute ambiguïté car, quitte à rechercher des responsables, autant désigner les bons !

Bien cordialement à tous !

La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 640 vues

Bastiat s’invite dans le grand débat national

Macron l’immobile

Emmanuel Macron a été élu pour réformer la France. Il n’en a rien fait. Il a suivi la même voie que ces prédécesseur depuis 1974, c’est à dire endetter, taxer et réglementer. Il affirmait « en même temps » être « en marche » pour réformer en profondeur, baisser les prélèvements et sortir le pays des difficultés. Perdu dans les limbes du « sauver la planète » il sacrifiait ceux que les socialistes considèrent comme des pions incapables d’avoir un projet, des rouages interchangeables de la mécanique sociale : les Français. Cette déconnexion du monde réel, cette insensibilisé à la souffrance des gens conduits au sacrifice, cette discordance entre les annonces et la réalité a fini par faire craquer l’édifice. Emmanuel Macron a réussi à déclencher une fronde inédite appelée « Gilets jaunes ».

L’objectif de tout individu, entreprise ou association est de survivre. Il n’en va pas différemment pour un politicien. Emmanuel Macron n’échappe pas à la règle. Pris au dépourvu, sans plan de secours, il a perdu pied. Puis il a fait ce qu’on toujours fait les politiciens : acheter le calme, laisser filer les dépenses publiques. Il n’y a aucune remise en question là dedans. Nous sommes dans la plus pure logique étatiste.

Il lui fallait rebondir

Emmanuel Macron devait rebondir. « Quand on veut enterrer un problème, il suffit de créer une commission » disait Georges Clemenceau. Formaté à l’ENA il lança donc le Grand débat national. Il n’y a aucune volonté de changer en profondeur notre système social. L’objectif est de sauver le « modèle social français » (survivre). La preuve en est sa «  Lettre aux Français ». « Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir. » écrit Emmanuel Macron. Les prétendues grandes questions ne portent que sur quelques paramètres de notre organisation politique, économique et sociale. Si les Français suivent cette trame il en ressortira logiquement des modifications paramétriques mais aucune réforme digne de ce nom. Il faut remarquer que même ceux qui veulent débattre « de tout » restent cantonnés dans les cadres de référence de notre société et ne demandent que des changement de détails.  Une organisation qui relève du Centralisme démocratique verrouille le tout.

À l’évidence ce conformisme ne peut pas aboutir à une réforme profonde qui concernerait les fondamentaux de l’organisation sociale française.

Il est construit pour qu’à l’issue le gouvernement propose de modifier quelques éléments techniques. C’est à dire de déplacer le curseur de la « spoliation légale ». Il présentera et vendra le tout comme les réformes radicales, voulues par la population et qui sauveront la France. Par conséquent aucun des problèmes qui ont jeté les Français dans les rues et sur les ronds-points ne sera réglé. Emmanuel Macron aura sauvé son pouvoir, la situation continuera à se dégrader et, il est à craindre que dans quelques temps l’explosion soit bien plus violente.

Les solutions existent :

Pourtant les solutions pour remettre la France sur les rails existent et sont connues au moins depuis le XIXème siècle. Il suffit de se pencher, entre autres, sur l’œuvre de Frédéric Bastiat pour les découvrir. Les écrits de cet économistes français, né à Bayonne, sont d’une étonnante actualité. Si Emmanuel Macron veut savoir ce qu’il doit faire et qu’il n’a pas appris à l’ENA, tout est dans Bastiat. Pour aider notre Président, s’il veut aller boire à la source, les textes d’où sont extraites les propositions sont en italique en dessous du titre du paragraphe.

La base de la pensée de Bastiat est le respect des Droits naturels individuels qui sont : Liberté, Propriété, Personnalité. Ce qui implique le libre choix et la Responsabilité individuelle.
Par conséquent les réformes fondamentales doivent revenir sur les ordonnances de 45 et les lois de 46 qui les ont complétées . Cela veut dire la fin des monopoles publics. Le Service public et les services privés seront soumis au libre choix des gens. Cela comprend la suppression de l’ENA, crée en 45, dont le but n’est pas de « démocratiser l’accès à la haute fonction publique de l’État. » comme il est écrit dans Wikipédia, mais de pérenniser le système en favorisant le conformisme, la reproduction de la classe dirigeante et la défense de ce prétendu « modèle social Français » mis en place à la Libération.

Réformer la France, Bastiat 2017-2022
1 Les Principes :

La loi (1850), Services privés, service public (1850).

– La cause de tout nos maux vient de ce que Bastiat appelle la « spoliation légale ». C’est à dire le vol légal. Le fait qu’il soit légal est, pour Bastiat, une circonstance aggravante. C’est une injustice qui porte en germe la discorde sociale et la guerre civile. Pour en sortir Bastiat répond à la question jamais tranchée en France : qui fait quoi ? Il précise ce qui appartient à l’État, et ce qui appartient aux gens. L’État ne se disperse pas. Il se concentre sur ses fonctions régaliennes : sécurité intérieure, extérieure, justice. Il réprime les atteintes à la Liberté, à la Propriété, à la Personnalité. Il garantit un « filet de sécurité » aux personnes démunies.

2 Les ressources des gens :

La loi (1850), Justice et Fraternité (1848), Paix et Liberté. Le budget républicain (1849).

Pour que les gens puissent choisir librement ils doivent rester maîtres de leur ressources. D’où :
– La libre disposition de l’intégralité des revenus pour tous.
Pour le salarié il s ‘agit du salaire complet. Pour le non salarié c’est le chiffre d’affaire diminué des frais nécessaires à l’exercice de la profession. Pour le pensionné c’est l’intégralité de ses pensions.
– Une fiscalité simple, un seul impôt faible, strictement proportionnel aux revenus. C’est « contre-intuitif » mais c’est par la baisse des impôts et taxes qu’il faut commencer.

3 La prévoyance et la solidarité :

Des salaires (1850), Justice et fraternité (1848).

– La Prévoyance personnelle et défiscalisée pour permettre de s’assurer auprès de l’assurance de son choix contre la maladie, pour préparer sa retraite ou se prémunir en cas de coup dur comme le chômage par exemple
– Un filet de sécurité : une seule aide à la personne les remplaçant toutes. Le chèque assurance-santé pour les personnes démunies. Le chèque scolaire pour rendre aux parents la liberté de choisir l’éducation donnée à leurs enfants. Le chèque logement pour les personnes en difficultés etc. Grâce à cela les personnes pauvres conservent leur libre arbitre et leur dignité. Être pauvre n’est pas synonyme d’être incapable de décider et choisir.

4 La liberté économique et de la vie privée :

La loi (1850), Propriété et loi (1848), Association pour la liberté des échanges (1846) ,
L’échange (1850), À MM. Les électeurs de l’arrondissement de Saint-Sever (1846),

– L’autonomie des établissements d’enseignement.
– La non intervention de l’État dans la vie des entreprises et dans les échanges producteurs consommateurs.
– La liberté des relations propriétaires-locataires.
– L’autorisation de construire reposant sur le droit de Propriété, avec comme seul critère l’absence de nuisance au voisinage.
– La liberté religieuse dans le respect des Droits naturels individuels.
– La démocratie directe. Bastiat n’a pas été un partisan du suffrage dit « universel » et qui ne l’est jamais. Ni du scrutin majoritaire qui n’est que la loi d’une majorité électorale. La véritable démocratie est celle qui résulte des choix libres, quotidiens, de chaque individu au travers de ses actes ou de ses achats. Cela dit aujourd’hui l’adoption d’une réelle « démocratie directe » comme en Suisse ne peut être que positive pour réformer un pays aussi ossifié que la France. Elle constitue de plus un contre pouvoir.

5 La sécurité intérieure et extérieure, la Justice, la Paix :

La Loi (1850), l’État (1848), Le licenciement (1850), Le percepteur (1848),
Les armements en Angleterre (1848), Paix et liberté ou le budget républicain (1849), Services privés, service public (1850)

– Les citoyens partie prenante de leur sécurité, la légitime défense redéfinie.
– L’armée : puissante, respectée, bien équipée, bien entraînée. « si vis pacem para bellum » 

– La police et la Justice débarrassées des faux délits engendrés par les faux droits, concentrées sur la protection des biens et des personnes, impartiales, égalitaires. Elles bénéficient de moyens matériels, humains et législatifs suffisants.
– Le libre échange à l’intérieur du pays comme à l’extérieur. C’est l’anti spoliation légale et donc la condition sine qua non de la Paix, à l’intérieur comme à l’extérieur.
– L’amnistie pour ceux qui ont fui la spoliation légale d’une manière ou d’une autre et l’absence de poursuites pour ceux qui ont initié, construit et développé la « spoliation légale » et conduit le pays à la ruine. Les compteurs sont remis à zéro et on repart du bon pied.

Conclusion :

Écouter et suivre Bastiat serait révolutionnaire dans la France d’aujourd’hui. Ce serait une révolution aussi pacifique que radicale.
Pacifique parce que « La morale libérale est une morale altruiste : elle enseigne le respect de la liberté de l’autre. Vouloir qu’un individu soit libre, c’est s’interdire d’obtenir quoi que ce soit de lui par la tromperie, le vol ou la coercition. S’il veut rallier quelqu’un à ses idées, le libéral n’utilise pas d’autres moyens que l’exemple ou la discussion. S’il veut obtenir d’un autre un bien ou une prestation quelconque, il ne procède que par un échange librement consenti. » Jacques de Guenin. Logique du libéralisme.

Radicale parce que c’est un changement complet de paradigme avec la fin de la « spoliation légale. »

Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (5 avis)
Loading...
2 752 vues

INVERSION

Lorsqu’il y a dix ans j’ai créé ce blog je n’avais pas d’objectif précis, sauf celui de témoigner de ce qui m’arrivait depuis une dizaine d’années, que je ne comprenais pas.

Architecte intégré au monde économique depuis 1965, j’avais derrière moi 45 ans d’activité. Pendant toutes ces années je me suis contraint à une éthique absolue, que ce soit quant à la qualité esthétique et technique de mes réalisations ou à mes rapports à l’économie en refusant tout gain illicite ou de complaisance, toute connivence avec les maîtres d’ouvrages ou les entrepreneurs.

J’ai vu ce comportement qui faisait ma réputation et ma clientèle, d’essentiel devenir marginal pour cette dernière. Aujourd’hui l’autorisation délivrée par un technocrate est plus importante que la chaine d’intégrité des intervenants.

Puis, cerise sur le gâteau, le fisc à qui je payais scrupuleusement ce que je devais, est venu me fouiller et me piller, me ruiner.

Les dix ans de réflexions partagées sur ce blog ont abouti à la conclusion que je n’ai pas su m’adapter au changement de paradigme de la société.

L’aurais-je voulu je crois que je n’aurais pas pu. En effet je suis convaincu que les modifications sociétales dont je suis la victime sont inappropriées, qu’elles portent en elles le germe de l’effondrement de notre société.

Je suis aussi conscient qu’il pourrait être mal venu de la part d’un homme de 75 ans en fin de course de prétendre que tout était mieux avant et que tout va s’effondrer après. Ce serait une erreur de me faire ce procès car bien que je tire mes réflexions de ma condition — d’où partent mes observations — je ne m’implique pas personnellement dans mes conclusions.

Ces conclusions sont les suivantes : des croyances se sont installées en lieu et place des réalités, notamment sur trois sujets essentiels, le capital, la monnaie, l’égalité.

Ces croyances sont porteuses pour notre société d’aveuglement, d’incompréhension dans un premier temps, puis d’échec et de conflits à venir, pendant que d’autres systèmes sociaux ailleurs mieux lotis progressent — fatalement à notre détriment — entrainant l’inévitable départ de nos jeunes. Si j’avais vingt ans je partirais.

Le capital

Ce fut ma première analyse, le capital est essentiel en tout à tout progrès.

Capitaliser c’est accumuler et transmettre, une activité que de l’ensemble du monde vivant seuls les hommes sont capables. C’est ce qui explique leur développement fulgurant dans la chaine du vivant.

La science, la culture, la pensée, la médecine pour ne prendre que ces exemples sont la résultante de leur capital attaché.

Pas de culture sans bibliothèque qui ne sont que l’expression du capital culturel, que les livres conservés soient lus ou non. Pas de science sans l’enseignement dans cette discipline des connaissances acquises qui sont le capital scientifique. Evidemment il en est de même en économie.

Chaque invention ou compréhension nouvelle vient immédiatement augmenter le capital collectif auquel elle est liée, quelque soit son propriétaire du moment, quel qu’en soit l’usage qui en est fait. Le capital est constitué de choses utilisées et de choses non utilisées. Il n’est pas de capital dormant ou de capital actif, le capital est global.

Ce qui permet de dire que le capital est la chose la plus utile qui soit, qu’il doit être impérativement protégée car toute atteinte à celui-ci met en péril l’activité qui en dépend.

Mais aussi que le capital – dans sa spécialité — est immédiatement commun à toute l’humanité quel qu’en soit son propriétaire.

Le capital est donc une accumulation de biens globale sans hiérarchie d’utilité, collectif par destination indépendamment de son possesseur.

Ceci posé, il n’est pas besoin d’être un fin observateur pour constater que toutes les sociétés qui ont soit détruit, soit oppressé et limité leur capital économique, ont vu leur économie périr.

Mais aussi que notre société croit globalement nécessaire de détruire son capital économique au motif qu’il faudrait l’éparpiller, le partager artificiellement, le redistribuer. C’est la première faute lourde que j’ai constatée. C’est la première des croyances qui tuent.

La monnaie

Souvent confondue avec la richesse la monnaie n’est qu’une convention.

Son utilité économique est réduite à la simple transition. Elle est une garantie de continuité en permettant entre deux ou plusieurs actes économiques de garder intact la valeur générée par ces actes.

Sa crédibilité dépend de sa stabilité. Pour que la monnaie existe il faut que ceux qui en ont besoin s’accordent à lui conférer la valeur qu’ils attendent d’elle.

En réalité la monnaie devrait être indépendante, garantie, à valeur fixe ou au moins prévisible. Sans quoi sa mission n’est pas remplie et elle devient un élément instable des transactions.

De ce point de vue, je n’ai jamais connu de monnaie remplissant les conditions essentielles à la réalité de son existence.

Les Etats se sont attribués l’exclusivité de sa production, alors que le marché aurait certainement était plus apte par la concurrence à créer une monnaie garantie et stable. Mais le phénomène est mondial.

Je n’ai connu que monnaie trafiquée, je suis atterré quand je vois qu’une majorité se dégage pour la trafiquer davantage.

Le crédit excessif qui accroît la masse monétaire au-delà de sa nécessité, qui permet d’accéder au résultat avant l’acte économique devant le générer, est un risque systémique d’une imprudence folle. Ajoutons à cela le fantasme de richesse accolé à la monnaie qui finit par en pervertir l’utilité, tout est de travers pour elle.

Je ne sais pas ce qu’il en serait autrement, si elle était limitée à son rôle, cette situation n’est plus d’actualité depuis presque un siècle.

Notons que la monnaie — s’il n’était des préteurs indélicats — ne permet pas par elle-même de trahir l’économie ou la société. Donc pas d’affaire véreuse sans préteurs véreux, pas de guerre sans préteurs véreux. La monnaie simple garantie temporelle de valeur est neutre, ne représentant momentanément que la valeur ajoutée ou retranchée à une transaction.

Les croyances qui affectent la monnaie sont multiples et profondes. On la pense acteur économique, richesse, initiée par l’Etat qui n’est que son garant, indépendante de l’économie, distribuable comme au Monopoly. Rien à voir avec sa réalité.

C’est la deuxième des croyances qui tuent.

L’égalité

Je m’en suis expliqué dans le billet précédent.

Les hommes naissent égaux, cette égalité fondamentale, indiscutable, est une donnée personnelle. Chacun de nous ressent cette égalité indépendamment de son statut social qui n’est qu’apparence.

Mandela se pensait l’égal de ses geôliers, il l’était même s’il était le seul à ressentir ainsi sa position de prisonnier. Contrairement, beaucoup de puissants sociaux qui se ressentent inférieurs compensent cette sensation par un déchaînement de pouvoir.

La question n’est donc pas “comment rendre égale l’apparence sociale ?” mais plutôt “comment vivre mon égalité d’homme dans un monde inégal ?“.

L’égalitarisme qui prône l’égalité apparente par la redistribution ne fait qu’ouvrir la porte à l’arbitraire et au pouvoir mis au service des croyants à ce système.

Il engendre le vol et son apparente légalité couverte par la légitimité affirmée de la redistribution, sans apporter le ressenti d’égalité personnel.

L’égalitarisme est une croyance qui bouleverse la nature humaine au point de faire d’une émotion personnelle une obligation collective.

Ainsi le sentiment d’égalité et son corollaire le sentiment d’injustice, émotions profondément personnelles, se transforment par le biais de l’égalitarisme en données collectives, évidemment sans solution malgré les contraintes insupportables qu’elles génèrent.

Il s’agit ici de la troisième croyance mortelle parce qu’annihilant le devoir de se connaître soi-même, de s’apprécier en tant qu’homme, indépendamment de sa réussite sociale.

J’ai vu cette troisième croyance s’amplifier jusqu’à devenir un poison paralysant pour notre société.

Conclusion

Tout cela ne m’intéresse plus, ce billet est une sorte de testament intellectuel.

J’ai compris qu’avoir raison ne sert à rien, n’est que souffrance. La raison est mise en échec par le temps. Elle est instantanée, lui s’étire comme bon lui semble.

En 1973 je me suis insurgé contre la loi Royer. J’expliquais alors qu’en mettant la grande distribution en position de monopole on ne rendait service à personne. Pas aux consommateurs évidemment, mais pas non plus aux distributeurs qui allaient s’engraisser dans la facilité au détriment de leur efficacité à venir. Nous y sommes, ces gros pleins de soupe n’ont pas vu arriver les évolutions commerciales du monde, ils sont en train de se fracasser…. partout.

En ce qui me concerne je n’ai aucune chance d’échapper aux vols fiscaux dont je suis l’objet, qui sont la conséquence, le bras armé, des croyances mortelles qui se sont emparées de notre société, dont nous venons de faire le tour, qui vont anéantir ce pays. Je coulerai avec le Titanic-France.

Ces croyances stupides pour survivre ont dû inventer un langage, les mensonges colportés par ce langage me désespèrent et ferment la porte à tout retour en arrière, à toute prise de conscience. Seule la faillite pourra clore cette dérive. Dans quel état allons-nous y arriver ?

Je remercie sincèrement ceux qui ont eu la gentillesse de suivre ce blog et les pénibles avancées de ma pensée. Hélas tout ça pour aucun résultat tangible.

Bien à vous.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (7 avis)
Loading...
2 571 vues