Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Une opinion construite et intéressante nous parvient sur l’analyse du mandat républicain.
Je souscris à l’idée développée de la cacophonie qui accompagne la délivrance du mandat politique et qui gêne sa réalisation, le rendant souvent obscur pour le mandataire.
Je ne souscris pas à la conclusion sur l’emploi de la force, notamment contre les Gilets Jaunes qui sans aucun doute possible ont été initialement une émanation majoritaire de l’expression populaire, rendant l’usage de la force illégitime contre eux de la part du pouvoir .
Piégés par la durée, les Gilets Jaunes se sont fait récupérer par des agitateurs indélicats, si leur pulsion première est probablement toujours majoritaire, le résultat actuel ne l’est plus.
Le pouvoir ferait bien de ne pas se réjouir. Sa stratégie inacceptable du pourrissement va laisser des traces, l’avenir de ce fait s’annonce sombre pour lui.
Ci-dessous l’analyse que j’ai appréciée et que j’ai plaisir à vous faire partager :
“Le mandataire républicain, bouc émissaire de la démocratie.
En provoquant la fin de la monarchie absolue qui prétendait exercer le pouvoir en vertu d’un droit divin, le peuple a décidé de remplacer Dieu. C’était logique, et plus pratique. Dieu parle peu et peu nombreux sont ceux qui l’entendent. Le peuple parle beaucoup et tout le monde l’entend. Le pouvoir a donc changé de camp. La monarchie était la parole de Dieu interprétée par le Roi. La République est la parole du peuple interprétée par son mandataire. Bref, il y a toujours quelqu’un pour s’exprimer à la place de celui qui doit parler. Cet intermédiaire, c’est le pouvoir. L’intermédiaire est essentiel dans toute organisation sociale. Bien que leur rôle soit identique, il y a une grande différence entre le Roi et le Mandataire Républicain. Certes il s’agit dans les deux cas de faire respecter par la société, soit la loi de Dieu, soit la loi des hommes. Mais à la différence de la loi de Dieu qui n’est connue que du Roi, la loi des hommes est conçue par les hommes et connue de tous.
Le mandataire républicain, comme son nom l’indique, a pour mission, en vertu des principes fondateurs de la République, de mettre en œuvre les objectifs définis par la société. Et comme l’harmonie ne règne jamais dans la société des hommes, réputés libres et égaux entre eux, le mandataire républicain doit puiser dans la cacophonie ce qu’il perçoit de la volonté du plus grand nombre.
La tâche est sélective et peu aisée. Le pouvoir devrait être le catalyseur d’opinions contradictoires pour mettre en œuvre une volonté commune. Autrement dit une voix unique pour réaliser une œuvre collective.
C’est à ce niveau de la délégation que survient le plus souvent la captation réelle ou supposée du pouvoir par le mandataire au détriment de son mandant. Cette captation, que le Roi avait réalisée en se prévalant d’un Dieu absent, le mandataire républicain la réalise en se prévalant de l’incohérence du peuple. C’est le dévoiement du fait majoritaire au profit du pouvoir intermédiaire.
Qu’elle existe ou non, la captation de pouvoir sera de toute façon invoquée par la partie du peuple qui n’aura pas été entendu et qui s’estimera non représentée et discréditée ou non considérée par ce pouvoir. Cette exigence de considération est la revendication majeure des gilets jaunes. Ainsi le Président des riches est-il mis en accusation au nom du peuple misérable, la France des territoires s’arme-t-elle contre la Capitale, la France des campagnes contre celle des villes, tout cela au nom de la violation d’un mandat de gouvernement légalement confié à un intermédiaire par la démocratie. Et pour faire valoir la voix de la majorité, le pouvoir a légitimement recours à la force. Alors que cette force contestée par les déconsidérés du pouvoir devient pour eux le synonyme de l’oppression.
La résiliation du mandat avant son échéance n’a aucune chance ni de résoudre le conflit ni de faire taire la cacophonie issue de l’expression populaire. Tout au plus pourrait-elle très momentanément modifier le rapport de forces entre les voix qui s’expriment, sans faire cesser pour autant à offrir un concert inaudible.
Mais il faut un bouc émissaire pour que tout change afin que rien ne change. Car rien ne peut changer dans l’ordre social qui fait du peuple un Dieu. Face au peuple, à défaut de Dieu, ce bouc émissaire ne pouvait être que le Roi. Face au peuple souverain, coupable ou non, ce ne peut être que le mandataire.”
Le mouvement des gilets jaunes s’est déclenché à la suite de la mise en place d’une taxe carbone ayant pour but, officiellement, de modifier le comportement de l‘automobiliste en provoquant une augmentation du prix du carburant et plus particulièrement du gazole routier.
Ce mouvement nous a permis pour l’instant d’échapper au nouveau contrôle technique auto qui devait entrer en application le 1er janvier dernier et destiné, par le biais du contrôle de l’opacité des fumées d’échappement, à éliminer « officiellement » tous les vieux véhicules diesel mais aussi essence. Les effets réels de ces nouvelles contraintes apparaissent d’ailleurs pour l’instant largement sous-évalués (réparations hors de prix même pour des véhicules relativement récents de 5 à 10 ans).
Normalement, ce contrôle, qui est tellement technique que même votre garage habituel n’est pas équipé pour vous permettre de savoir si vous êtes « dans les clous », devrait néanmoins entrer en application en juillet prochain.
Il faut savoir que ce « nouveau » contrôle technique auto résulte des dispositions de la loi sur la transition énergétique et qu’elle n’a aucun rapport avec les dispositions européennes entrées en application le 1er mai 2018. Il ne s’agit donc même pas d’une surinterprétation (comprendre durcissement), typiquement française, des directives européennes.
Néanmoins, la mise en place de ce contrôle fait partie d’un phénomène de chasse aux sorcières engagée contre la voiture à moteur thermique ; et spécialement à moteur diesel pourtant présenté il y a peu comme un parangon en matière d’émission de CO2.
La taxe carbone existe sous différentes formes dans tous les pays de l’UE et le but avoué est l’éradication totale des véhicules (neufs) à moteur thermique d’ici 2030. Cette échéance, qui est extrêmement proche, résulte d’une volonté exclusivement politique qui n’est fondée sur aucune donnée scientifique justifiant une telle urgence.
On peut néanmoins lier cette volonté au scandale dit des “moteurs truqués” du groupe Volkswagen-Porsche-Audi qui a connu des développements non seulement aux USA mais aussi en Europe puisque tous les constructeurs automobiles ont été suspectés de frauder et qu’il a entraîné l’adoption, fin 2018, de nouvelles normes d’homologation (dites WLTP) concernant les consommations normalisées et les émissions polluantes.
Ce faisant, l’administration bruxelloise a édicté des règles en matière d’émissions des moteurs thermiques extrêmement difficiles à atteindre et pour tout dire complètement irréalistes qui vont pourtant se renforcer dans les années qui viennent.
Le danger de la normalisation à outrance
Cette démarche tient de la tragédie en trois actes que l’on peut résumer comme suit :
Acte I – depuis une trentaine d’années, le discours écologique s’est emparé de l’opinion tout en devenant de plus en plus alarmiste : il faut sauver la planète parce qu’elle est en grand danger … il y aurait une urgence absolue qui ne repose sur … rien si ce n’est sur des affirmations d’organisations non gouvernementales présentées comme scientifiques tout en ne l’étant pas (GIEC) !
Acte II – les écologistes à force de propagande ont réussi à prendre le pouvoir, au moins dans les esprits, y compris chez les gouvernants ; ce qui fait que les affirmations proférées sont validées sans même être vérifiées et qu’il a été décidé de combattre énergiquement les émissions polluantes et autres des voitures à moteur thermique par … leur interdiction pure et simple !
Acte III – des fonctionnaires bruxellois normateurs, ignorants des contingences industrielles, ont décidé d’imposer aux constructeurs des normes impossibles à respecter avec la menace de l’application dès 2021 de sanctions financières extrêmement lourdes qui pourraient varier entre 500 millions et 1 milliard € … par constructeur et par an !
Les problèmes qui en résultent sont à la fois nombreux et inquiétants.
Sans tenir compte des formidables progrès accomplis, on demande aux constructeurs européens de respecter des normes qui nécessitent d’adapter un outil industriel dans un espace de temps beaucoup trop court alors que rien ne le justifie.
Cette exigence a d’ores et déjà un effet négatif puisque l’Allemagne est entrée en stagnation (croissance 0) au 4ème trimestre 2018 parce que son industrie automobile, pourtant la plus puissante du monde, rencontre des problèmes techniques et économiques qu’elle a du mal à surmonter.
La promotion fiscale de la voiture électrique
Parallèlement, à coup de subventions payées par nos impôts, on essaie à toute force d’imposer, à peu près partout en Europe, la voiture électrique à batterie présentée désormais comme la panacée. Pourtant, elle présente plusieurs caractéristiques et défauts qu’on passe sous silence mais qui commencent à être bien connus :
– les batteries (très coûteuses) sont fabriquées en Chine ; ce qui signifie qu’à ce jour, nous subventionnons l’industrie chinoise avec nos impôts.
– nous n’avons pas les infrastructures pour charger les véhicules, il n’y a pas de prises de courant, et nous n’avons même pas les capacités industrielles pour recharger des millions de voitures électriques ; sauf à construire de nouvelles centrales nucléaires honnies par ces mêmes écologistes qui veulent imposer ce type de véhicule,
– la construction de ce type de voiture est très polluante, notamment du fait de la batterie qui utilise des métaux rares (lithium).
– de récentes études ont prouvé qu’il fallait parcourir au moins 50.000 km avec une voiture électrique pour en amortir le surcoût par rapport à une voiture thermique,
– il n’y a rien de prévu en ce qui concerne le recyclage des batteries,
– l’autonomie de ces voitures est très largement insuffisante et correspond essentiellement à un trajet domicile-travail à condition que le lieu de travail ne soit pas trop éloigné. La voiture électrique qui fera Paris-Marseille sans s’arrêter n’existe pas encore, loin s’en faut, même si on nous annonce régulièrement le progrès technologique miraculeux déterminant !?!
– la durabilité des batteries, qui se calcule en cycles (un cycle étant une charge/décharge), est « pudiquement » passée sous silence alors que l’on sait qu’actuellement, en l’état de la technologie, la batterie est cuite au bout de 500 cycles ; compte non tenu du fait que la batterie perd aussi ses capacités en vieillissant, même si on ne s’en sert pas. Si vous êtes propriétaire de la batterie, la facture finale risque donc d’être salée !
Les dégâts industriels liés au changement imposé de technologie
Ce que l’on sait moins, et que l’on n’a visiblement pas mesuré en « haut lieu », c’est que le process industriel de construction d’une voiture électrique est sensiblement différent de celui d’une voiture thermique ; notamment parce que les composants sont moins nombreux : un simple moteur électrique, pas de boite de vitesses, un intérieur minimaliste (voir la Tesla model 3 sur le site Caradisiac).
De ce fait, les besoins de main d’œuvre seront bien moins importants. Celà entraînera à terme, ainsi que l’a averti Carlos Tavarès, PDG de PSA Peugeot Citroën, une réduction des effectifs ; compte non tenu du fait qu’on met inutilement en danger de grands groupes industriels qui ont mis plus de cent ans à se constituer.
Un quadruple constat s’impose :
– on veut imposer un modèle de véhicule qui ne présente aucun avantage par rapport à une voiture thermique ; bien au contraire,
– la construction de ces véhicules électriques aboutit à subventionner l’industrie asiatique des batteries avec nos impôts (puisqu’on nous l’impose),
– la construction de ces voitures et l’abandon contraint des voitures thermiques va entraîner des réductions massives de personnel chez les constructeurs et leurs très nombreux sous-traitants et je ne suis pas sûr que les intéressés vont apprécier de se trouver ainsi au chômage, alors que l’Europe dans son ensemble se trouve déjà face à un chômage structurel de masse,
– les amendes monstrueuses mises à la charge des constructeurs seront, quoiqu’il arrive, payées par le consommateur final car, forcément, les constructeurs répercuteront ces amendes sur les prix des voitures vendues ; ce qui est une véritable hérésie économique !
Mais rassurez vous, tous ces thuriféraires conscientisés de l’écologie à l’origine de ces décisions aberrantes aux conséquences dévastatrices continueront à utiliser l’avion (dont le kérosène n’est pas taxé) pour se rendre à ces grands raouts tout autour de la planète qu’on appelle les COP !
En conclusion :
Clairement, en subventionnant l’industrie chinoise avec nos impôts et en détruisant l’emploi en Europe à travers la fragilisation des constructeurs de voitures, l’UE se tire une balle dans le pied !
Quand le pouvoir est confié à des fonctionnaires, qui agissent sans contrôle et qui décident pour les autres , le résultat s’apparente le plus souvent à du n’importe quoi et cela est vrai que ce soit au niveau étatique (France) ou au niveau de l’administration de l’UE !
Bien cordialement à tous !
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J’avais un ami, rassurez-vous il est toujours bien vivant, mais un peu moins mon ami, question de caractère sans que je puisse affirmer que ce soit le sien ou le mien qui serait en cause.
Cet ancien ami lucide mais croyant, pas de façon réductible en la seule religion mais en tout, pas crédule pour autant, plutôt comme Descartes qu’il cite dans le billet qu’il vient d’éditer et que je vais reproduire ci-dessous.
Descartes est bien loin, Hume et Kant sont passés par là, mais pas que… le temps aussi et les progrès de l’environnement matériel des hommes dont on ne peut nier l’incidence sur eux-mêmes.
Cet ami a une dualité fatale qui le broie entre ses croyances et son attachement viscéral à la liberté individuelle, paradoxalement elle ne l’a pas empêché de souhaiter ardemment le pouvoir et d’y accéder, alors qu’elle aurait dû l’en détourner à tout jamais.
Il a été maire, député, conseiller général et départemental, il eut été ministre si Juppé s’y opposant avec son air de premier communiant intelligent si trompeur n’avait pas tout simplement supprimer le Ministère de la Mer à l’époque pour l’évincer.
Aujourd’hui cet ami souffre, il exprime sa souffrance contenue dans un billet que je trouve poignant et que donc je reproduis.
Il réfute la violence des Gilets Jaunes mais il comprend et subit celle de l’Etat qui provoque la première. Il est dans la boucle, comme il ne faut pas dire si l’on fait partie de l’Académie Française, ce qui vous me l’accorderez est très loin d’être mon cas.
Il y est bien plus qu’il ne le croit dans la boucle, car son respect de l’être qu’il imagine partagé majoritairement ne l’est pas et que de ce fait la violence est la seule arme qui reste pour protéger le sacré, l’homme, l’individu, l’être sans quoi tout n’est rien.
S’il lit ce billet il sera convaincu par ce lien vers la conférence de Marc Halévy. Cet homme qui confond 10 Milliards d’individus, d’être pensants, avec 500 Milliards de kilos de viande sur pied. Qui se permet de dicter à ces entités leur devoir, leurs droits, en les effrayant avec des prédictions à qui il manque juste les inconnues qui font l’avenir. Qu’est-ce qui donne à cet homme ultra diplômé le droit de penser qu’il peut ainsi ordonner, décider, pour d’autres hommes ?
Le gout du pouvoir tout simplement, ce gout du pouvoir qu’a voulu connaître mon ancien ami, qui tente aujourd’hui malheureusement les Gilets Jaunes. Pouvoir qui, sous quelque déguisement dont il se pare, est toujours l’aliénation des autres au profit de quelques-uns.
Le billet de mon ami :
“Vendredi 15 Février 2019
J’habite au milieu des vignes, dans une région qui se dépeuple, au cœur de ce que l’on appelait avant « La Mitterrandie ». Il y a trois kilomètres pour aller au village, quinze kilomètres pour aller dans la ville la plus proche dotée de tout le nécessaire et quarante pour aller à l’hôpital situé à la préfecture du département.
Je suis retraité, imposable, astreint sans contrepartie à l’augmentation de la CSG, non concerné par la suppression de la taxe d’habitation et de toute façon persuadé, dans cette hypothèse, qu’elle serait vite remplacée par une nouvelle taxe ou un nouvel impôt destinés, par nécessité, à frapper la catégorie peu nombreuse et corvéable à merci que je représente. Puisqu’il faudra bien compenser la perte de recette que la collectivité aura subie en raison d’un accès de générosité mal calibré ou de démagogie susceptible de la pénaliser lourdement. J’oubliais de préciser, statistiques à l’appui, que cette « classe moyenne supérieure » à laquelle j’appartiens – sans en avoir honte – est la seule à avoir perdu du pouvoir d’achat à raison des ponctions intervenues pour assurer le financement de dépenses sociales destinées à respecter le principe républicain d’égalité auquel je suis tout aussi attaché que n’importe qui.
Pour toutes ces raisons, et compte tenu de l’environnement sociologique dans lequel je baigne – à l’exception toutefois de mon village qualifié par un de mes amis de gauche de « réserve de droite » – je devrais être un Gilet Jaune et même l’un de ces excités des ronds-points et de la fièvre des fins de semaine et du samedi soir.
Mais voilà, je ne suis ni d’extrême-gauche, ni d’extrême-droite. Je ne suis tenté ni par la dictature ni par une assistance généralisée qui sont les deux constantes des sociétés issues de ces modèles. Je reste cependant attaché à la protection des plus pauvres à condition, pour qu’ils le sachent, de les amener à prendre en considération les efforts que font leurs compatriotes pour leur permettre de vivre décemment. Et je suis donc d’accord, en vertu du principe républicain de fraternité, pour contribuer dans la mesure de mes moyens au respect du principe d’égalité. Et même si je considère les efforts que l’on me demande comme supérieurs à ceux qu’il me semblerait juste de faire – mais suis-je le mieux placé pour les apprécier – je m’en remets à mes mandataires élus, en m’en tenant, faute de pouvoir atteindre l’idéal de perfection, à l’imperfection du gouvernement démocratique que nous avons choisi, plutôt faute de mieux que par goût.
Je ne suis donc pas Gilet Jaune au nom du simple bon sens.
J’essaie de rester civique. Je renonce à faire à mes semblables ce que je ne voudrais pas qu’ils me fassent. Je m’abstiens d’entraver leur liberté de circuler, leur liberté de travailler, leur liberté de choisir leur vie et j’aimerais bien qu’ils se comportent à mon égard de la même façon. Bien sûr je m’abstiens de toute violence à leur égard, je ne brûle pas de voitures, je ne caillasse pas les gendarmes, je ne m’en prends pas aux bâtiments publics, je respecte le droit de manifester – mais seulement dans l’ordre – et je veux qu’il soit tenu compte de la contestation du peuple, parfois bénéfique. Autant d’attitudes auxquelles l’armée des gilets jaunes ne nous a pas habitués. Le bon sens les a abandonnés depuis longtemps « car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont ». Hélas !Et nous finissons par douter – soyez heureux, mon Cher Descartes – d’appartenir à ce pays où, dites-vous, le bon sens serait la chose du monde la mieux partagée…”
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "DESCARTES est bien loin…"
Il paraît que la météo des sondages redevient favorable au Pouvoir. Notamment pour ce qui concerne certaines catégories de population ; en particulier, nous apprend-on les retraités.
Au début, les retraités, avec notamment un arrière-goût de CSG dans la gorge ont dit comprendre, voire approuver l’exaspération des gilets jaunes. Mais les « violences », la crainte du désordre et de la désorganisation ont changé tout cela. Le Pouvoir cogne, matraque, blesse, tue, emprisonne juge et condamne, et les vieux, ça les rassure.
Les gilets, d’accord, mais la violence non ! Méchante, insupportable violence ! Un discours de gauche qu’on nous serine tous les jours depuis quarante ans.
La seule violence autorisée est la violence légale, celle du Pouvoir. Le reste de la population a le droit de défiler, de manifester, à condition de demander la permission et de ne déranger personne.
Question incorrecte : où avez-vous vu que sans violence, on puisse jamais obtenir quoi que ce soit ?
Malgré une sciatique carabinée, j’ai marché pour manifester mon hostilité absolue aux dispositions ridicules et grotesques d’un « mariage » entre deux personnes du même sexe. Je n’étais pas tout seul, nous étions au bas mot au moins un million et demi des marcheurs. Très nombreux certes, mais sages et disciplinés, entre nos deux rangées de CRS casqués et menaçants. Rien cassé, rien obtenu ; le mépris.
Vingt ans plus tôt, j’avais marché avec au moins deux millions d’autres pour défendre l’école libre. Deux millions de marcheurs, zéro incident ! Le Pouvoir a certes fait semblant de reculer. Bien déterminé cependant à atteindre ses objectifs, mais par des moyens détournés.
Depuis au moins 15 ans, 80 % de la population française voit ses revenus diminuer de manière continue. Pourtant, nous ne sommes pas en guerre, la conjoncture économique internationale permet à d’autres pays de s’en sortir beaucoup mieux que nous. Où va l’argent qu’on nous prend ? Chacun le sait désormais. Le train de vie exorbitant de nos élites politiques et de leurs petits copains de l’économie de connivence, de nos hauts-fonctionnaires et de tout les comités Théodule aussi ruineux qu’inutiles, les folies d’une immigration totalement non maîtrisée, la poursuite de chimères imbéciles comme celles d’une soi-disant urgence climatique qui n’existe pas…
Maintenant, si quelqu’un s’imagine que cette oligarchie va reculer juste pour faire plaisir à des manifestants pacifiques, si nombreux fussent-ils, bon vent !
Qu’on l’accepte ou qu’on le regrette, les quelques miettes obtenues à ce jour par les gilets jaunes l’ont été parce que pendant quelques heures, le Pouvoir a tremblé ; un Président et un Premier ministre, cachés dans leurs palais bunkérisés, avec des hélicoptères prêts à les exfiltrer. Un ministre qui a couru comme un lapin rejoindre Matignon, parce qu’il avait été attaqué… avec un transpalette ! Quelle fuite, quel héroïsme ! Quel ridicule.
La leçon de tout cela ? Nous ne sommes peut-être plus en 1789. Plus besoin de guillotine pour se faire comprendre. Contrairement à ce que craignent retraités et autres partisans de continuer de nous laisser plumer comme oies, pas besoin de beaucoup de « violence » pour faire comprendre à la classe oligarque que désormais, nous en avons assez.
Montpellier : un inspecteur principal des impôts écroué pour fraude fiscale
Parution du journal Le Midi Libre
L’inspecteur principal des impôts, défendu par Me Darrigade, avait acquis un fonds de commerce. –
Cet inspecteur principal des impôts âgé de 48 ans est soupçonné d’avoir exploité une épicerie sans jamais rien déclarer de ses recettes. Le fonctionnaire nie.
La division économique et financière du SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Montpellier a interpellé trois personnes, dont un inspecteur principal des impôts âgé de 48 ans, mercredi 6 février. Et vendredi soir, selon nos informations, le fonctionnaire a été mis en examen pour “fraude fiscale“, “blanchiment de fraude fiscale” et “contrebande de cigarettes” après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet.
Près de 170 000 euros saisis
Lequel a demandé son incarcération, tout comme le juge chargé de l’enquête, estimant les faits suffisamment graves. Le débat sur sa détention a été différé mais il a néanmoins été placé en détention provisoire. Que reprochent les enquêteurs à cet inspecteur ? D’avoir, depuis un an, exploité une épicerie, sans déclarer les recettes de son commerce.
Lors des perquisitions, une grosse quantité d’argent en liquide a été saisie, près de 170 000 euros, chez un tiers qui a également été interpellé : il est soupçonné d’avoir joué le rôle de “nourrice”, c’est-à-dire d’avoir gardé le magot pour le spécialiste des finances publiques. Son épouse, qui gérait aussi l’épicerie, a été mise en examen mais elle a été placée sous contrôle judiciaire. Il est enfin reproché à l’inspecteur la vente de cigarettes de contrebande dans son commerce.
Me Darrigade : “Mon client conteste”
Contacté par “Midi Libre”, Me Jean-Marc Darrigade, l’avocat de l’inspecteur principal des impôts mis en examen et écroué, a réagi à l’incarcération de son client. “Cet homme est très fatigué après une longue garde à vue épuisante et sa position est la suivante : il conteste les faits qu’on lui reproche et il n’admet tout au plus que de petites erreurs”, indique le pénaliste.
Surtout, le mis en cause, spécialiste des finances publiques, se défend de toute fraude même si, selon nos informations, il a admis que l’argent saisi (170 000 euros) provient bien de l’épicerie. “Il explique que son exercice fiscal allait se terminer au mois de mars et qu’il allait déclarer l’argent. Il a tous les bons de caisse pour le justifier“, poursuit Me Darrigade qui compte bien demander la libération de son client mercredi devant le juge de la liberté et de la détention (JLD).
Un débat différé
Le débat sur la question de la détention provisoire de l’inspecteur principal des impôts s’est tenu vendredi soir devant le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance (TGI) de Montpellier. Mais la défense a demandé un délai et l’audience se déroulera mercredi 13 février.
Me Darrigade demandera la remise en liberté de son client alors que le procureur qui a ouvert l’enquête et le juge saisi ont demandé l’incarcération du suspect.
Montpellier. L’inspecteur des impôts incarcéré pour fraude fiscale est un proche du député LREM Patrick Vignal
13/02/2019 – 09h45 Montpellier (Lengadoc Info) – L’inspecteur des impôts a été mis en examen à Montpellier le 6 février dernier pour fraude fiscale, contrebande et travail dissimulé. L’homme est également connu pour être un proche du député de La République En Marche Patrick Vignal.
Un inspecteur principal à la direction des finances publiques du département de l’Hérault inculpé pour fraude fiscale
Un inspecteur principal à la direction des finances publiques du département de l’Hérault, dort désormais en prison. En plus de son activité principale, les enquêteurs de la police judiciaire le soupçonnent d’être également le gérant de fait d’un commerce. Il est aujourd’hui poursuivi pour fraude fiscale, contrebande de cigarettes et travail dissimulé.
A son domicile, les enquêteurs ont retrouvé 12 000 € en liquide, 47 cartouches de cigarettes provenant d’Europe de l’Est et 918 bouteilles d’alcool. 171 000 € ont également été saisis chez un ami du couple. Lors de son audition, Mourad il a reconnu ne pas avoir totalement déclaré la dizaine d’employés du commerce.
Un proche du député LREM Patrick Vignal
Si les médias sont restés silencieux sur l’identité de l’inculpé, celui-ci est en réalité un proche du député héraultais Patrick Vignal. Lors des élections législatives de 2017, il faisait en effet partie de l’équipe de campagne du député ex-PS aujourd’hui membre de La République En Marche.
Sur le site internet de Patrick Vignal, l’inspecteur des impôts est présenté comme membre des « experts-citoyens », un groupe en charge « d’alimenter les réflexions du député ». A ce titre, il était en charge des questions liées à l’économie, l’emploi et la fiscalité. Selon L’Agglorieuse, il était également le commissaire aux comptes de campagne de Patrick Vignal.
CONCLUSION :
Plus drôle que ça tu meurs.
C’EST L’ARBRE QUI CACHE LA FORET CE MEC.
Bien à vous . H. Dumas
Partager la publication "Celui-là, on aimerait bien savoir son nom, si ça se trouve on le connait…. c’est fait, juste à l’instant."
Vous trouverez, fort bien commentée par les Editions Législatives, une présentation de la loi n° 2018-1021 du 23 Novembre 2018 portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, dite loi ELAN.
Quand vous aurez lu ce document — si vous avez la patience de le lire — vous saurez qui est Emmanuel MACRON.
Malheureusement ce pavé législatif est ésotérique pour qui n’est pas du métier, ce qui est scandaleux puisqu’il a la prétention de réguler notre habitat, donc notre environnement et notre vie de tous les jours,
Alors je vous donne la réponse : MACRON est le pape de la technocratie, plus communément appelée bureaucratie.
Cette bureaucratie qui tue l’individu, en fait un rouage soumis à l’Etat qui n’existe pas, donc un esclave au bénéfice des seuls dirigeants du dit Etat et de leurs affidés.
Cette bureaucratie qui déresponsabilise, prétend protéger pendant qu’elle soumet, qui est mortifère car dévoreuse de capitaux qu’elle ne sait ni gagner ni protéger.
Cette bureaucratie qui ne peut exister qu’en détruisant elle-même l’individu ou sur les décombres des philosophies qui détruisent l’individu par principe, telles que le communisme et le socialisme sa version de base.
Cette loi au 234 articles, longue comme un jour sans pain, traite de vos maisons, de vos jardins, de vos rues, de vos efforts pour acheter votre chez vous, de l’endroit où vous allez vivre, sans jamais à aucun moment parler de vous, vous laisser une place même infime.
Vous n’existez pas dans cette loi qui parle de tout ce qui vous est cher, vous n’existez pas dans la tête à MACRON.
Dans la tête à MACRON il n’y a que lui et sa bureaucratie, y compris les gros bras chargés de calmer vos pulsions de liberté, Benalla ou Castaner, bonnet blanc ou blanc bonnet.
Pour Macron, le territoire français n’est pas la somme des propriétés et le résultat des efforts de leurs propriétaires pour le cultiver, le bâtir et le transmettre. Non le territoire français est son jardin personnel où lui et ses potes s’amusent à imaginer à l’échelle du pays des conneries telles que celles déjà mises en œuvre plus modestement à Sarcelles ou ailleurs dans toutes ces villes nouvelles sorties de la tête des bureaucrates pour le bonheur bien connu de leurs habitants.
Macron n’imagine pas Paris comme le cumul d’efforts individuels mais comme Brasilia, un espace qu’il raserait si on le laissait faire pour le remplacer par la cité parfaite cogitée exclusivement par ses amis et complices.
La loi ELAN lui permettrait de le faire.
A aucun moment la loi ELAN ne parle des propriétaires, si ce n’est pour expliquer comment les spolier en les expropriant pour rien après avoir déclassé et immobilisé leurs biens pendant vingt ans.
Evidemment à aucun moment les souhaits des accédants à la propriété ou des propriétaires actuels ne sont pris en compte, mais au contraire la loi explique comment les contraindre et pourquoi.
Ceux qui tenteraient sur le territoire de s’opposer aux projets de Macron et de sa clique ne sont pas les bienvenus, s’ils passent outre il faut qu’ils s’attendent à être assimilés à des maîtres chanteurs agissant en vue de se faire payer des royalties par les opérateurs amis de Macron et à être sévèrement sanctionnés par le Tribunal Administratif qui est à la pensée ce que Benalla et Castaner sont aux muscles, des mercenaires au service de Macron et de sa bureaucratie.
Mais le pire du pire est que cette loi grave la corruption dans le marbre.
Ainsi la connivence entre les opérateurs publics et les majors, entre les technocrates décideurs et ces opérateurs liés, est non seulement conseillée mais exclusive. Aucune autre formule ne sera tolérée.
Bien plus, les sources économiques naturelles de l’aménagement, c’est-à-dire le commerce, les loisirs, sont encadrées et vilipendées, en réalité exclues de l’acte constructif, seul l’argent public est propre….
Les opérations privées ne sont plus tolérées. C’est le point final.
Les majors qui pensent tirer leur épingle du jeu se trouvent en réalité à la merci de la politisation des grands chantiers, et l’on sait les incohérences économiques de la politique, ils vont en crever, notez bien ma prédiction.
Cette loi ELAN épouse parfaitement les vicissitudes d’un projet mien, pour lequel je me bats depuis quinze ans.
A La Rochelle j’ai proposé un projet sur cent hectares.
Il s’agit de donner à cette ville — qui en a besoin car la nouvelle région l’a reléguée au fin fond Nord de son espace géographique – une position économique de leader dans sa sphère d’attraction.
Cela passe par la mise en œuvre d’un outil ludique, tertiaire et commercial, servant de parking de dissuasion et relié au centre historique par un télécabine.
L’ensemble accompagné d’un marais à aménager en parc incluant des espaces traités en musée pour statues monumentales, allant jusqu’au centre historique pour faire le pendant d’un parc existant sur la rive opposée.
Tout cela financé par de l’argent privé, sans un sou public, pour un ensemble global de 3 Milliards d’Euros. Un chantier de vingt ans et une richesse ajoutée immense.
La bureaucratie locale — emmenée par un maire intellectuellement corrompu Jean François Fountaine — s’oppose de toutes ses forces à ce projet, au seul motif qu’un grand projet ne peut être porté que par les élus.
Nul doute que la loi ELAN va être d’un grand secours à cette clique, avec en tête le Tribunal Administratif de Poitiers qui lui donne systématiquement raison jusqu’à, aujourd’hui, bloquer depuis des mois une procédure soumise à sa juridiction et contraire aux folies des élus.
Une idée de la nullité de cette clique bureaucratique est mise sous le nez des habitants de La Rochelle qui, abasourdis, peuvent constater la tentative de mise en œuvre sur ce site d’un boulevard ridicule, au dessin datant des années 1960.
Ce ne sont ni les fausses opérations de communication, de concertation, qui manquent sur ce site pour masquer la cupidité et les excès de pouvoir de la bureaucratie locale et des élus.
Le résultat est simple, alors que ce projet devrait être vivant et profiter à La Rochelle depuis au moins dix ans, créant de la richesse, des emplois, aujourd’hui sur le terrain il n’y a rien que les traces négatives de la prétention et de la bêtise des responsables locaux, que la loi ELAN sanctifie et amplifie au-delà de la raison.
Il en est et en sera ainsi sur tout le territoire grâce à cette loi.
La bureaucratie et son cortège de mort sont à la tête du pays, MACRON en est le pape. Il finira mal.
Bien à vous. H. Dumas
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Bercy ne sait plus où donner de l’impôt ou de la taxe.
Les Français champions du monde de la pression fiscale (impôts et taxes) et par conséquence champions du monde des exportations de riches, 2 médailles d’or que comme d’habitude le monde entier nous envie mais que personne ne veut chez soi.
Ces deux superbes médailles qui ont pour origine une dépense étatique démentielle que pas un politique ne songe à réduire, entraîne inexorablement la France vers le trou noir (voir définition du trou noir)
Le tonneau des Danaïde de la dépense publique, dont le principe est de ne jamais se remplir malgré la masse colossale de prélèvements des contribuables est devenu un container XXL.
Les remèdes pour stopper cette hémorragie est connu de tous depuis des lustres :
Sabrer sérieusement dans la masse des improductifs qui vivent du travail des autres, c’est-à-dire les fonctionnaires. Garder uniquement ceux qui servent à quelque chose (autre qu’à nous emmerder), soit environ 30%, Ils sont 5,66 millions. Le pire chiffre de l’OCDE. Encore une médaille d’or. Et ce chiffre au lieu de décroitre augmente tous les ans. (https://www.bfmtv.com/economie/en-2017-le-nombre-de-fonctionnaires-a-encore-augmente-en-france-1587384.html) Pour environ 17 millions d’actifs dans le privé. Faîtes vous-même le ratio. Sabrer aussi à la hache dans leur super retraite.
Faire exploser les avantages immérités par rapport aux gens du privé des entreprises genre SNCF, EDF etc qui se gave aussi un max sur notre dos (EDF doit supprimer l'”avantage énergie” qu’il offre à ses employés et ex-salariés (gratuité de l’abonnement, la fourniture de l’électricité pour environ 4% du tarif de base et exonération des taxes). Un bénéfice “sans équivalent” qui se chiffre en milliards d’euros et contribue à plomber les finances du groupe français, estime la Cour.)
Virer tous ces énarques incapables qui coulent nos entreprises les une après les autres, en n’oubliant pas de se remplir les poches au passage, par leur folie des grandeurs et les rendre responsables de leur gestion.
Dégraisser les multiples avantages des députés et sénateurs. Toujours à nos frais.
Les finances de la France sont une gabegie sans nom et l’enfumage de Bercy, depuis les GJ et avec FB perd tous les jours de sa crédibilité.
D’après les derniers sondages, les français n’ont plus aucune confiance en leurs élus, jusqu’au Président de la République, et en leur médias et leurs « journalistes ».
Nous allons donc, tout le monde le sait, dans le mur. Je pense que nous y sommes déjà.
Bercy qui nous spolie tout azimutes, et qui n’est pas à un abus près, a trouvé par l’entremise de ses deux comiques, Lemaire et Darmanin, qui comme Castaner ne sont pas à un mort près, plusieurs solutions suivant leurs esprits formatés qui se résument dans le désormais célèbre principe de Bercy : Augmentons les impôts.
Un vrai délire de fumeur de pétard. Je vous laisse lire l’article du Point qui vaut son pesant de cacahuètes:
La folle séquence fiscale du gouvernement
Baisse du plafond des niches fiscales, TVA à 0 %, rétablissement de l’ISF, imposition des plus-values sur la résidence principale : l’imagination est à son comble.
Le ministère de l’économie et des finances bouillonne d’idées fiscales…
À chaque jour sa réforme. Depuis une semaine, le gouvernement multiplie les annonces pour les récuser ensuite. Ce fut, dimanche, la remise en cause des niches fiscales par Gérald Darmanin. Le ministre de l’Action et des Comptes publics préconisait de réduire le plafond des niches fiscales et de soumettre certaines d’entre elles à condition de ressources. Avant de faire marche arrière s’agissant des emplois à domicile sur ordre de l’Élysée . L’avantage fiscal profite en effet aux plus démunis sous forme de crédit d’impôt et donc d’un versement sur leur compte. La mesure a été créée pour lutter contre le travail au noir. Elle génère de surcroît des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu supplémentaires. Soumettre en second lieu les niches à des conditions de ressources, c’est oublier que, pour en profiter, il faut investir et donc disposer pour ce faire d’un certain patrimoine. C’est, enfin, de ne pas anticiper les demandes d’aides ou de subventions qui seraient immédiatement faites si les niches n’existaient plus : pour construire des logements, réhabiliter des quartiers anciens, financer l’économie productive, le cinéma… Volte-face en fin de semaine : l’Élysée annonce que les emplois à domicile ne seraient pas concernés bien que Gérald Darmanin ait tenté de justifier mercredi sa proposition : « Si l’on récupérait un milliard d’euros, on pourrait baisser de 180 euros l’impôt sur le revenu de ceux qui gagnent jusqu’à 1 800 euros par mois. »
Dimanche, c’est aussi la proposition reprise par Édouard Philipped’instaurer une TVA à taux zéro sur certains produits de première nécessité. Le Premier ministre a toutefois reconnu qu’il lui faudrait pour cela avoir l’accord de Bruxelles. Ce qui est loin d’être gagné ! Qui garantit que le consommateur en profitera bien et que le producteur ne se l’appropriera pas en partie comme ce fut le cas lorsque le gouvernement abaissa la TVA sur la restauration.
On est loin de la société libérale vantée par le président de la République
Mercredi, ce fut la suggestion faite par vingt-deux députés de La République en marche, emmenés par Aude Bono, de réintroduire l’impôt sur la fortune (ISF) et d’en exonérer les contribuables qui investiraient au capital de PME. Mais ces nouveaux députés se souviennent-ils que c’est Emmanuel Macron qui a supprimé l’ISF et, avec lui, le mécanisme qui permettait aux contribuables qui y étaient assujettis, de payer moins d’impôt s’ils investissaient au capital d’entreprises innovantes ? Mais là où le gouvernement de Nicolas Sarkozy usait d’incitation, Aude Bono veut se servir d’une menace en obligeant les contribuables à le faire. On est loin de la société libérale vantée par le président de la République et plus très loin d’une économie dirigiste, pour ne pas dire socialiste.
Jeudi, c’est au tour d’Emmanuel Macron d’envisager de supprimer, au-delà d’un certain montant, l’exonération sur les plus-values réalisées sur la vente d’une résidence principale. C’est, là encore, nier les réalités économiques en frappant les Français habitant notamment dans des zones tendues comme Paris. Non seulement ces derniers payent déjà très cher pour se loger, mais grâce à l’imagination débordante de nos gouvernants, ils seraient davantage taxés quand ils revendent pour s’agrandir ou vivre mieux.
Sans parler des propositions qui circulent périodiquement visant à augmenter les droits de succession dans un pays où ils sont déjà parmi les plus élevés comparés à nos voisins européens
« Le gouvernement se livre à une surenchère d’idées pour augmenter les impôts », estime Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’Ifrap, un think tank libéral. Et cette dernière de rappeler que, ces dix dernières années, les prélèvements obligatoires ont explosé avec plus de 335 milliards d’impôts et de cotisations supplémentaires.
Que dire après ça ? Nous coulons comme le Titanic mais sans l’orchestre !
E.Bolling
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Le mandat suppose un mandant qui confie une mission et un mandataire qui l’exécute. C’est un acte essentiel, fondamental de la vie sociale en général et tout particulièrement de la vie des affaires. D’ailleurs quasiment sacré dans le monde des affaires.
Lorsqu’un mandat leur est confié les hommes de qualité mettent un point d’honneur à s’en acquitter scrupuleusement en agissant en tout point à l’égal de leur mandant et en lui rendant compte scrupuleusement de leurs agissements.
Ce que Wikipédia traduit sans emphase par : “Le mandataire pour sa part doit respecter la mission qui lui a été confiée et rendre des comptes au mandant”.
En politique
La démocratie est une organisation politique qui procède par mandat. Les électeurs votent pour nommer un mandataire élu qui possède alors un mandat politique.
L’élu mandataire va devoir gérer la parcelle d’activité collective qui lui a été confiée par mandat, en respectant sa mission et en rendant des comptes.
Jusque là tout va bien, la théorie est parfaite. A l’usage, patatras, c’est le bordel. Pourquoi ?
La force
Le mandat confié à l’élu est accompagné de la délégation de la force. S’agissant de prendre des décisions pour un groupe la force permet de contraindre à ces décisions les membres du groupe qui y seraient hostiles et pourraient du fait de cette hostilité empêcher la bonne exécution du mandat confié.
Cette force peut être physique, économique, morale, sa possession donne au mandataire un pouvoir.
C’est ici que tout se complique.
Il y a une antinomie entre le pouvoir et le mandat. Dans l’absolu le mandataire élu ne dispose jamais du pouvoir puisqu’il n’est que l’exécuteur du mandant électeur qui lui confie momentanément un mandat.
Le mandant étant l’électeur c’est à lui que le pouvoir de coercition appartient, le mandataire n’en étant qu’un dépositaire momentané. Il y a un certain paradoxe à voir ce dernier utiliser ce pouvoir contre ses propres mandants fussent-ils d’obédience différente de lui.
Pourquoi en sommes-nous là ?
Je n’ai pas les compétences théoriques ou historiques pour me lancer dans un cours magistral sur le mandat politique et le pouvoir, je ne peux que vous parler de mon expérience personnelle.
Comme vous je suis bien obligé d’accepter l’idée que le mandat politique est accompagné d’une délégation de la force, donc du pouvoir.
Comme vous j’ai appris à me méfier du pouvoir, séduisant à l’extrême quand on le possède au point d’anesthésier parfois la conscience, il est odieux lorsqu’on s’y oppose et qu’il a les moyens de négliger cette opposition.
D’où la nécessité, depuis longtemps admise, du fait que tout pouvoir doit être équilibré par des contre-pouvoirs.
Ce que j’ai connu
Au début de ma vie professionnelle la force était exclusivement entre les mains de l’Etat centralisateur et de ses techniciens. De ce fait ils détenaient le pouvoir.
Les élus locaux mandatés par leurs électeurs avaient pour fonction principale de les représenter face à ce pouvoir centralisé. Cela prenait tout leur temps et toute leur énergie mais installait un vrai contre-pouvoir face au pouvoir de l’Etat.
En souffrance de pouvoir ces élus — à l’occasion de la venue à la tête du pays du parti socialiste — obtinrent que le pouvoir central disparaisse et qu’il soit émietté à leur profit.
Ainsi les élus locaux obtinrent la gestion de la force, le pouvoir.
C’est ce qui a tout changé
Petit à petit les élus de base ne se sont plus présentés devant les électeurs pour se voir confier un mandat, mais pour accéder au pouvoir. Ce qui est très différent.
Cela a non seulement changé leur mentalité, mais aussi celle de leurs électeurs. Ceux-ci se sont durcis. Un mandataire est le représentant de tous, un homme de pouvoir n’est que le représentant de ceux qui l’ont installé au pouvoir, qu’il exerce pour eux seuls. Le clivage électoral s’est intensifié, le discours aussi, puis enfin l’exercice du mandat est devenu spectaculairement sectaire.
En effet le pire est arrivé
Les élus locaux en faiblesse de compétences techniques durent installer des liens étroits avec les techniciens de l’Etat, dont rapidement ils devinrent les esclaves.
Un marchandage intense à tous les niveaux de pouvoir, politique, moral, économique, s’est épanoui entre eux, au point que tous ont oublié la notion de mandat pour vivre intensément celle de la facilité de l’usage de la force, du pouvoir.
C’est ainsi qu’élus locaux et administration centrale captèrent l’activité législative à leur profit en la déguisant en intérêt supérieur de la nation.
Oubliant complètement leurs mandants, les électeurs individuels, ils les ont obligés et soumis au bipartisme efficace pour la gestion de la force, mais agressif du fait de l’unique discours binaire possible.
L’individu ne compte plus, il n’est que le mandant non respecté, une simple masse. La notion d’individu ne réapparaît que sous les projecteurs, pour le seul mandataire qui possède la force et tout le pouvoir qui va avec. Tout le contraire des prétentions de la démocratie.
Nous en sommes là.
Et la foule en redemande. Encore plus de masse, de clivage et de pouvoir pour les élus. Mélenchon est la caricature de ces déviances.
Macron porte une grande responsabilité devant l’histoire de ne pas avoir offert une solution politique à la crise provoquée par cette élimination insidieuse des contre-pouvoirs.
Il aurait dû dissoudre l’assemblée et, restant au-dessus de la mêlée, engager les français à élire une chambre susceptible de dégager une majorité pour nouvelle constitution qui rétablisse les contre-pouvoirs et la représentativité des mandants électeurs en même temps que la sagesse et la correction de leur mandataires élus. Tous nos problèmes sont structurels, ils ne sont pas politiques au sens émotionnel du terme.
En cas d’échec générant une assemblée impuissante, Macron aurait alors pu mettre valablement en jeu sa démission.
Mais Macron n’est pas un homme d’Etat, il est juste un politique opportuniste, intelligent et compétent à l’extrême.
Le mouvement des gilets jaunes continue, sans qu’on puisse voir l’amorce d’une solution, alors que la répression violente entraîne à son tour des réactions violentes. Le gouvernement, qui cherche une issue de sortie à cette crise, se trouve de ce fait contraint à devoir zigzaguer entre d’un côté le non rétablissement de l’ISF, les demandes concernant le RIC, le pouvoir d’achat, la fiscalité et de l’autre les contraintes budgétaires au regard des règles européennes … que nous ne respectons pas !
Ce faisant, E Macron et son gouvernement agissent selon plusieurs axes :
– la distribution en urgence de 12 milliards € pour calmer la population et stopper les émeutes,
– une vaste opération de dénigrement des gilets jaunes avec l’aide de nombreux médias qui n’ont rien à refuser au pouvoir puisqu’ils vivent de ses subventions.
– une répression extrêmement violente des manifestations du fait de l’utilisation, quoiqu’en dise le ministre de l’intérieur, d’armes de guerre. Le but est clairement d’intimider la population qui serait tentée par la rue.
– l’adoption d’une loi « anti-casseurs » dont l’aspect sécuritaire et attentatoire aux libertés n’a échappé à personne alors que toutes les dispositions pénales existent déjà.
– l’engagement d’un grand débat national qui doit recueillir les doléances des français et dont on est à peu près sûr qu’il aboutira à une neutralisation de la parole populaire.
– une vaste opération de communication avec des réunions pendant lesquelles E Macron fait le spectacle, pendant des heures, relayé par les chaînes d’info continue. Nous en sommes déjà à l’épisode VI alors que ce procédé fait penser à cette émission bien connue des sud américains : «Aló Presidente » pendant laquelle le président vénézuélien Hugo Chavez répondait à la population pendant des journées entières tout en se lançant dans de longs monologues destinés à défendre sa « politique ».
– la recherche de solutions budgétaires et fiscales pour redresser les comptes publics.
Les comptes de la France sont mauvais
Il faut le dire tout net : la peur (du gouvernement) a été mauvaise conseillère car la distribution de 12 milliards € au mois de décembre est intervenue au plus mauvais moment, alors que les déficits sont au plus haut et que la croissance économique est en train de sombrer ; ce que confirme la cour des comptes qui vient d’écrire : « Le scénario macroéconomique du gouvernement, qui reste celui présenté en septembre 2018 lors du dépôt du projet de loi de finances, ne tient compte ni de l’impact macroéconomique des mesures prises en fin d’année, ni, en sens inverse, de la dégradation de la conjoncture survenue depuis lors en Europe. » (ici)
En outre, la France est le dernier pays d’Europe à présenter un budget en déficit de plus de 3% et il est absolument exclu que le dépassement de 2019 puisse se renouveler en 2020 alors que les marges de manœuvres sont extrêmement réduites.
Derrière cette question, se profile le risque d’une trajectoire à l’italienne qui fait peur car, si pour l’instant les taux d’intérêts restent très bas, une augmentation de 2 points pourrait s’avérer catastrophique (ce serait +50 Md € de charges en plus) alors que la croissance tend vers 0 ! Or, on sait que si les taux d’intérêts sont plus élevés que la croissance, on court à la catastrophe.
La conjoncture internationale est mauvaise
D’ores et déjà, on sait que les prévisions de croissance de 1.7% l’an pour 2019 ne seront pas atteintes dans un contexte général de ralentissement de l’économie mondiale et spécialement de la zone €. On ne pourra pas bénéficier, comme en 2017, d’une croissance mondiale qui tractera la française et ce sera déjà un véritable miracle si on arrive à faire 1% avec probablement une phase de récession vers le milieu de l’année.
Les pistes du gouvernement
Les pistes rejetées
La donnée principale est que la population modeste n’a pas accepté la taxation du prix du carburant au nom de l’écologie et rien ne laisse espérer qu’on pourra la rétablir prochainement alors que le redressement des finances publiques passe soit par la réduction des dépenses publiques soit par, encore une fois, par l’augmentation de la fiscalité.
On sait que la réduction des dépenses de l’Etat ne peut porter que sur le nombre de fonctionnaires et/ou les prestations sociales.
Seulement, s’attaquer à la citadelle des fonctionnaires, c’est courir au clash avec la fonction publique ; ce qui ne serait pas bon après les gilets jaunes. Il semblerait donc que, après mure réflexion, le gouvernement ait exclu de se mettre à dos les fonctionnaires. Seulement, cela impose de trouver d’urgence des ressources supplémentaires pour boucher les trous béants d’un budget désormais catastrophique !
Cette raison a été, à elle seule, suffisante pour que soit rejetée l’hypothèse d’une TVA à 0% sur les produits alimentaires de base ; elle serait beaucoup trop coûteuse pour des finances publiques exsangues car (sic) elle serait sans gain pour le consommateur. Cette affirmation est basée sur le précédent de la restauration qui aurait confisqué la baisse de la TVA sans bénéfice pour le consommateur (en oubliant que cette confiscation a surtout consisté en une reconstitution de marges extrêmement faibles, pour ne pas dire nulles, dans la profession).
E Macron a aussi rejeté le rétablissement de l’ISF en raison de ses effets désastreux sur l’économie mais aussi en raison de l’image extrêmement négative d’instabilité fiscale et de spoliation qui serait donnée de la France à l’étranger.
Les pistes fiscales
Si s’attaquer aux fonctionnaires a été exclu, la réduction des prestations sociales et plus particulièrement des pensions de retraite reste d’actualité alors que le gouvernement hésite fortement à engager la réforme prévue initialement et ayant pour but de repousser l’age de la retraite de 2 à 3 ans.
Il est donc probable que, en dépit de l’annulation du prélèvement de CSG de 1.7% sur les retraites de moins de 2.000 € par mois, la non revalorisation des pensions sera poursuivie puisqu’elle n’a pas provoqué de contestation. Le problème est que cela va provoquer une paupérisation relativement rapide d’une population souvent à la limite du seuil de pauvreté.
La taxation des GAFA a d’ores et déjà été engagée, de manière isolée et alors que les autres pays de l’UE soit réfléchissent encore soit sont carrément contre. L’urgence budgétaire française est telle qu’on ne peut pas se permettre de négliger une recette complémentaire de 500 millions €.
La publicité donnée à l’alourdissement de l’impôt sur les successions, surtout sur les tranches les plus élevées, par le biais de Terra Nova, think tank de gauche, ne peut pas être considérée comme innocente ; alors que cet impôt est déjà l’un des plus lourds d’Europe !
Un possible réaménagement de l’impôt sur le revenu serait aussi à l’étude pour en accentuer la progressivité ; avec le défaut d’accentuer l’imposition sur les plus aisés alors que plus de la moitié des français ne paient pas d’impôt sur le revenu !
Si l’on en croit la parole présidentielle, rien demain n’interdit non plus que le gouvernement ne se mette pas à taxer aussi les plus values immobilières sur la résidence principale (pour l’instant exonérées) ; ce qui provoquerait une véritable explosion de la fiscalité immobilière !
Le ministre des comptes publics (G Darmanin) n’a pas caché qu’il s’intéressait à certaines niches fiscales, dont le coût total pour l’Etat, en terme de pertes de recettes fiscales, est évalué à 100 Md €. E Macron a pour l’instant déclaré qu’il n’en n’était pas question.
Le problème est que la France est un pays à la fiscalité si lourde qu’il faut créer des dérogations, les fameuses niches, pour atténuer une imposition excessive. En gros, on fait un cadeau fiscal pour faire passer la pilule de la spoliation … Or, organiser une remise en cause sélective des avantages fiscaux procurés par les niches fiscales va inéluctablement provoquer une hausse de la fiscalité avec le risque évident d’accélérer l’exil des classes moyennes supérieures !
Les pistes politiques
Le référendum
On sait que E Macron réfléchit à haute voix à propos d’un éventuel référendum ; sans qu’on puisse connaître évidemment la nature des questions qui pourraient être posées.
Ce dont on peut être sûr, c’est qu’il ne sera pas du tout fait dans l’esprit de celui de 1969 et qu’il n’y aura aucune application gaullienne de la Vème république : celle qui voudrait que le président remettre son mandat en jeu. Les questions posées, si elles sont posées, seront calculées pour que la personne de E Macron ne soit pas remise en cause !
Le RIC et la grande consultation
Une partie de la population manifeste un sentiment d’injustice et estime ne plus être représentée ou mal représentée par les élus et c’est pour cette raison principale que le RIC a fait son apparition.
Or, le RIC est un véritable danger pour la caste au pouvoir car ce serait une abominable atteinte à son droit de tout décider, au nom du peuple, sans le consulter ! Imaginez une seule seconde qu’un RIC soit formulé pour empêcher un budget en déficit et que ce RIC recueille l’assentiment majoritaire de la population : tout l’édifice mis en place par Bercy et E Macron s’écroule !
Il ne faut jamais perdre de vue que E Macron et son gouvernement ne sont que dans le calcul politique afin de sauver le système mis en place et qui leur bénéficie au premier chef. D’ailleurs, cela se voit au fait qu’E Macron n’a redécouvert les corps intermédiaires (maires, syndicats, partis politiques …) que pour mieux les utiliser afin de reprendre la main et avoir des interlocuteurs approuvant son action et surtout le faisant savoir !
La grande consultation se résume, pour l’instant, à une opération d’auto-promotion … aux frais du contribuable ! Ce n’est qu’une manière d’occuper la population pour la distraire des idées subversives des gilets jaunes. E Macron pense d’ailleurs qu’il a raison puisque les sondages lui seraient favorables. Il bénéficierait d’une amélioration sensible de sa côte (+6 points selon un sondage IFOP) ; ce qui va forcément l’inciter à penser que les français approuvent son action !
Le seul moyen de faire échec à cette manoeuvre de basse politique serait que les français, dans le cadre du grand débat national, demandent, de manière massive, la réalisation de ce que ne veut surtout pas E Macron et son gouvernement ; à savoir le RIC, la fin du statut des fonctionnaires et la réduction de leur nombre, la publication annuelle des salaires, primes comprises, des 1.500 hauts fonctionnaires les mieux rémunérés, la suppression des nombreuses agences gouvernementales de type CESE (conseil économique et social) à l’utilité plus que douteuse et qui ne servent qu’à recaser les amis politiques, la fin de la transition écologique.
En conclusion :
Le gouvernement doit manœuvrer entre la réduction des dépenses sociales sans provoquer de soulèvement populaire et la taxation toujours plus lourde des classes moyennes supérieures.
La base (les gilets jaunes) ne voulant plus payer, le gouvernement et Bercy en ont tiré la conclusion qu’il faut faire payer les autres et en l’occurrence ceux qui ont du « savoir vivre » c’est à dire ceux qui n’iront pas sur les ronds points se colleter avec les forces de l’ordre et qui se laisseront faire en criant mais qui se laisseront faire jusqu’au moment … où ils quitteront la France !
Il n’est pas sûr que la voie choisie par le gouvernement soit la bonne car l’effet Laffer (ici)sera là pour corriger les abus d’une fiscalité excessive alors que la France est le pire enfer fiscal d’Europe et que, de ce fait, il est normal que les gens qui paient trop d’impôts cherchent des cieux fiscaux plus cléments !
Quelles sont les pistes explorées actuellement par le gouvernement pour nous tirer de cette mauvaise situation alors que le mouvement des gilets jaunes est né d’une révolte contre une pression fiscale excessive ? Augmenter les impôts !
Nous sommes en pleine fuite en avant ; comme si l’élévation de la fiscalité à des niveaux himalayens allait sauver le système.
On a du mal à comprendre cet acharnement à poursuivre un modèle dont on sait qu’il ne fonctionne pas si l’on ne prend pas en considération le fait que ce gouvernement, ainsi que ceux qui l’ont précédé, ont poussé trop loin l’exercice de la dette et qu’ils n’ont, à ce jour, plus aucune marge de manœuvre en dehors de l’augmentation de la dette et des impôts ; notamment parce qu’ils ont refusé de prendre en considération le fait qu’avec l’€ il n’est plus possible de monétiser la dette publique (en actionnant la planche à billets) et de la lessiver au moyen de l’inflation.
Or, en dépit d’une pression fiscale déjà trop forte, la solvabilité budgétaire n’est plus assurée et il n’est pas sûr, loin s’en faut, que la logorrhée hyper médiatisée d’un président glissant vers l’autoritarisme et le culte de la personnalité soit suffisamment efficace et persuasive pour redresser la situation …
Bien cordialement à tous !
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Nous connaissons tous la propension de notre cher président à brandir régulièrement le spectre d’une terrible menace qui pèserait sur la vieille démocratie qu’est la France et dont il serait l’ultime rempart !
Moi ou le chaos,
Moi ou le populisme,
Moi ou le désordre,
Cette vision à la fois prétentieuse et narcissique de soi-même, associée à des petites phrases assassines qui ont fini par vexer le gouvernement italien après avoir tout de même déclenché le mouvement des gilets jaunes qui ressemble bien au désordre, n’a pas pu vous échapper.
Par contre, peut-être avez-vous manqué l’information de ces derniers jours ?
je ne sais pas si vous vous souvenez de moi, j’étais venue à Paris et vous aviez tourné une vidéo. Je m’appelle Madame Saléha BENNI, et j’étais salariée et associée dans une sarl dans le 10eme à Paris, une discothèque, le gérant était mon compagnon et il est décédé en 2010. J’ai été condamné en 1992 et le jugement a été confirmé en 1994 par le tribunal administratif. J’ai un travail mi-temps de 20h et j’ai 60 ans et je touche 700 € et le fisc depuis un an me prend 80€. ils ont pris meubles, véhicule, j’avais un terrain à la Réunion nu que j’ai vendu et l’argent leur a été remis. Pour la troisième fois j’ai demandé une remise gracieuse, car ils me réclament encore 182.000 euros. En effet, il me reste ma maison dans laquelle je vis depuis juin 1990. La réponse vient d’arriver et sans appel, la direction des finances publiques de Bobigny m’a dit qu’ils avaient mis une deuxième hypothèque, la première arrivant a échéance en 2005. Ils m’ont demandé de vendre mon bien au plus vite car une vente judiciaire interviendra prochainement.
j’ai reçu le courrier le 7 février 2019 suite a ma demande du 17 septembre 2018.
Je ne sais plus quoi faire ni où je vais aller, il y a des travaux à faire dans ma maison je suis sur Aulnay sous bois. Pourriez vous me conseiller et si ils peuvent faire cela et de combien de combien de temps je peux disposer.
Toutes ces années de souffrance depuis le contrôle en 1989. Tous mes comptes ont été épluchés et je suis tenue solidaire du paiement des impôts société pour dissimulation.
J’avais eu vos coordonnées et malheureusement je ne les ai plus,
cordialement
Mme BENNI Saléha”
Tout cela est insupportable. Trop c’est trop.
Voilà une personne qui comme des milliers d’épouses a fait confiance à son compagnon et a accepté d’être intégrée à une société commerciale.
Indélicat peut-être, le compagnon a négligé sa fiscalité et subi un contrôle fiscal qui s’est mal terminé. Puis il est décédé.
Depuis 26 ans sa compagne, qui n’est pas responsable de cette situation, est harcelée par le fisc, ruinée, interdite de vivre, d’élever correctement son enfant.
Il s’agit de la part du fisc du plus odieux des chantages, d’une prise d’otage familiale qu’il pratique à longueur de journées au titre du foyer fiscal.
Nous rencontrons très régulièrement ce type de situation qui consiste à attenter à la vie d’innocents au motif qu’un proche aurait fauté. Cela touche principalement les compagnes ou épouses de redressés fiscaux. C’est l’acte le plus barbare qui soit, auquel les familles des truands ou assassins les plus ultimes ne sont pas soumises.
Existe-t-il dans ce pays un avocat qui accepterait de citer au pénal les agents du fisc qui pratiquent ces méthodes pour délit de mise en danger de la vie d’autrui ?
Nous serions heureux de le rencontrer, qu’il se fasse connaître.
L’Assemblée Nationale a inclus dans Loi de finances pour 2019, n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, un article 109 qui modifie l’Article L 64 A du livre des Procédures Fiscales comme suit :
“Afin d’en restituer le véritable caractère et sous réserve de l’application de l’article 205 A du code général des impôts, l’administration est en droit d’écarter, comme ne lui étant pas opposables, les actes qui, recherchant le bénéfice d’une application littérale des textes ou de décisions à l’encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs, ont pour motif principal d’éluder ou d’atténuer les charges fiscales que l’intéressé, si ces actes n’avaient pas été passés ou réalisés, aurait normalement supportées eu égard à sa situation ou à ses activités réelles.” (Il faut le lire avec attention, ça vaut son pesant de cacahuète…)
A travers cette modification le législateur entend pouvoir poursuivre et condamner toute personne qui à l’aide des textes fiscaux, donc parfaitement légalement, parvient à obtenir un avantage par rapport à l’impôt que sa comptabilité aurait dû normalement générer sans cette utilisation légale des textes fiscaux.
Deux conclusions s’imposent
La première
Le Livre des Procédures Fiscales est si touffu que les Services Fiscaux eux-mêmes soupçonnent qu’il puisse s’y trouver des articles dont l’utilisation parfaitement légale permettrait de ne pas payer l’impôt que cette administration envisage de lever.
Il faut reconnaître que cet aveu est le comble de l’absurdité et de la nullité. Aussi que la solution mise en œuvre pour palier à cette bêtise est une porte légale ouverte à l’arbitraire par le législateur. Arbitraire en réalité préexistant, que nous connaissons tous à l’occasion de nos contrôles fiscaux, qui juste devient aujourd’hui légal.
La deuxième
Cette modification de la loi est d’un grand intérêt dans sa définition et dans sa condamnation de l’optimisation fiscale.
Le débat s’éclaircit. L’optimisation fiscale devient une fraude fiscale, un délit fiscal en quelque sorte, qui aura à affronter les tribunaux pénaux au-delà de 100.000 €, comme tous les délits fiscaux dorénavant.
Or l’optimisation fiscale dans un pays de droit ne peut pas n’avoir qu’un sens. L’égalité devant la loi est valable pour tous.
Si donc il est délictuel d’utiliser les textes fiscaux pour diminuer l’impôt que l’on aurait payé sans cette utilisation, pareillement il est délictuel d’utiliser les textes fiscaux pour augmenter l’impôt que l’on aurait payé sans cette utilisation.
Pour être tout à fait clair, l’optimisation fiscale ne peut pas être délictuelle lorsqu’elle vise une diminution de l’impôt sans être pareillement délictuelle lorsqu’elle vise une augmentation de l’impôt.
Le législateur, en ayant le souci du juste impôt “d’en restituer son véritable caractère”, en allant au-delà de la condamnation de la seule fraude fiscale et en poursuivant l’optimisation fiscale, fait de facto chuter une grande partie des contrôles fiscaux notamment lorsqu’ils interprètent la loi à l’avantage du fisc, lorsque donc ils créent une optimisation fiscale au détriment du contribuable au profit du fisc.
Enfin une voie autre que la concussion s’ouvre aux contribuables pour dénoncer et pénaliser l’optimisation fiscale de Bercy à leur détriment.
Je suis sûr que nombreux sont les lecteurs qui vont immédiatement comprendre qu’ils peuvent — ou auraient pu – à partir de cette loi poursuivre leur contrôleur pour optimisation fiscale au profit de l’Etat.
Il faut souhaiter qu’une multitude de procédures soient engagées dans ce cadre contre Bercy. Elles feront comprendre à la justice pénale la malhonnêteté des contrôles fiscaux, leur utilisation abusive de textes ésotériques pour le contribuable ordinaire visant une optimisation fiscale pour Bercy au détriment de ceux-ci.
N’oublions pas aussi que la saisine de la justice civile modifie la zone de non droit actuelle où le contrôleur édite la sanction et réalise son exécution avant toute présentation de celui qu’il accuse devant un juge libre en audience publique. Cela ne pourra plus être le cas devant la justice pénale où le contrôleur devra attendre le jugement, qui est le privilège du juge.
Acceptons l’idée que le contrôlé ne sera plus considéré comme un présumé coupable mais bien comme un présumé innocent, de la même façon que tout accusé de droit commun.
Nous allons peut-être sortir de la comptabilité fiscale quantique.
Vous savez qu’en mathématique quantique deux et deux ne font pas quatre mais ont simplement une probabilité de faire quatre.
Que l’observation modifie les particules qui composent l’univers ce qui rendrait sa compréhension beaucoup plus compliquée que ce que l’on croyait jusque-là.
La comptabilité d’une entreprise est quantique, tout le monde est conscient que ses chiffres n’ouvrent que des probabilités qui sont différentes selon l’observateur. Le banquier, le chef d’entreprise, le fisc, le public, autant de regards qui modifient considérablement la perception des chiffres d’une entreprise.
Notez que mes compétences sont ici à leur limite maximum et il n’est pas impossible que ce que je raconte soit absurde, mais pas plus que la fiscalité de notre pays, qui est si stupide qu’elle ne peut que se transformer ou nous tuer.
Je pense à ma journée et je me dis : “Qu’aurais-je aimé faire aujourd’hui qui eut été décidé par le “peuple souverain” ?
Il pourrait fixer l’heure de mon réveil. Je me doute que tous ces français qui se lèvent à des heures non définies bousculent les transports en commun, la consommation d’électricité, que des horaires planifiés seraient bon pour la planète. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait déterminer la composition de mon petit déjeuner, là aussi je suppose que la trop grande variété de petits déjeuners augmente exponentiellement les produits à présenter en magasin et à transporter, au détriment du réchauffement climatique qui est directement proportionnel aux petites choses qui me rendent heureux. Mais, Je n’aimerais pas.
Il pourrait m’imposer mon type de voiture. Il n’est pas besoin d’être grand économiste pour imaginer toutes ces sommes perdues par les constructeurs pour me séduire, alors qu’une simple caisse à roulette suffirait à me déplacer. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait choisir mon activité professionnelle à partir de mes compétences, préalablement définies par lui. Alors que j’ai tendance à être attiré par ce que je ne sais pas faire, par les défis, par la nouveauté, bien que j’en conviens tout cela a un surcoût. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait choisir mon lieu de travail, mes compagnons de besogne, mes chefs ou mes subordonnés, alors que tant de gens m’insupportent et que je suis si attaché à mes partenaires de travail, que je choisis avec précaution. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait choisir ma cantine du midi. Envisager un menu rationnel pour tous, justement nutritif tout en étant équilibré et avantageux pour les producteurs et l’environnement, arguant du fait que la cuisine est une passion inutile. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait suivre tous mes déplacements physiques ou virtuels, écouter mes conversations téléphoniques, ouvrir mon courrier, puis limiter tout cela selon ses rationalités. J’imagine que la planète et la société pourrait y gagner. Mais, je n’aimerais pas.
Le soir quand je reviens chez moi je me dis qu’il pourrait être propriétaire de ma maison et décider de celle qui me faut et de son emplacement. Mais, je n’aimerais pas.
Quand je fais mes comptes à la veillée, je me dis qu’il pourrait imposer à tous le même salaire, ou encore chacun recevrait selon ses besoins en donnant selon ses moyens. Ma compétence serait offerte aux autres, leur incompétence me serait imposée, je serais une âme pure. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait choisir ma compagne de façon rationnelle pour façonner un monde d’amour et d’entente le plus parfait possible et éviter tous ces divorces si couteux. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait intervenir dans la procréation de ma descendance en choisissant pour moi le meilleur moment, pour eux la meilleure éducation qu’il prendrait totalement en main. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait décider du lieu de mes vacances, qui objectivement sont anormalement couteuses. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait décider de mes lectures, de mes films et autres spectacles. Mais, je n’aimerais pas.
Il pourrait intervenir dans mes soins et ma retraite. Oups, c’est déjà le cas. Mais, je n’aime pas.
Il pourraitaussi me lâcher la grappe et au contraire protéger ma liberté et mes biens, mais il n’en prend pas le chemin le peuple souverain.
Moi qui croyais que les Gilets Jaunes, armés d’un courage hors du commun, occupaient les ronds-points pour défendre les libertés individuelles, pour terrasser la bureaucratie, l’alliance du pouvoir technocratique et politique qui les prend pour de la piétaille, pour exister autrement que par un simple numéro ou comme des sans dent, je tombe de haut.
Les Gilets Jaunes rejoignent contre toute attente la CGT, les fonctionnaires, ceux-la même qui les soumettent, ceux qui se font passer pour le peuple souverain, qui partout dans le monde pillent et brutalisent ce peuple souverain.
Quelle pantalonnade !!!
Nos amis les Gilets Jaunes, ou ce qu’il en reste, devraient penser à la révolution qui comme eux ne vécut qu’un instant. En Août 1789 c’était fini.
L’intelligence qui portait la liberté contre l’oppression s’est exprimée à travers la Déclaration de Droits de l’Homme à l’occasion du chahut lié à la révolte des Gilets Jaunes de l’époque qui ont rasé les octrois et ouvert un espace de liberté.
Puis rapidement le Peuple souverain a pris le pouvoir et les massacres ont suivi, etc…
M. Castaner ose prétendre que la violence de ses gros bras serait légitime et que celle des Gilets Jaunes ne le serait pas. C’est un menteur.
Lorsque l’on est victime d’une violente agression que rien ne peut arrêter à laquelle il est donc naturel d’opposer une violence égale ou supérieure, cette dernière est légitime. A juste titre, on l’appelle la légitime défense.
Or l’Etat, à travers Bercy, soumet les français à une violence de tous les instants, dont l’intensité et le volume sont insupportables, destructeurs, pour tous.
L’Etat dépouille les français de façon constante, tous les français y compris les plus pauvres, avec des méthodes qui ont toutes un point commun : la dissimulation.
C’est par des milliers de taxes — dont la plupart sont invisibles, qui prises une par une paraissent modestes mais dont le cumul dépasse ce qui est supportable — que l’Etat détruit la vie de tous les français.
C’est ce prélèvement qui casse le pouvoir d’achat. Les Gilets Jaunes se révoltent contre cela. Le plus grand nombre d’entre eux n’en n’a pas conscience, ils sont victimes de l’écran de fumée consistant à leur faire croire que l’impôt abusif participerait à une redistribution, ne viserait que les riches, serait établi à leur profit. Cela est faux.
Ceux qui colportent ce sophisme portent une lourde responsabilité, ce sont des incendiaires, des tueurs par destination.
Pour imager mon propos, voici un exemple ordinaire parmi tant d’autres de ce pillage dissimulé.
Nous sommes dans l’île de Ré, bout de territoire pauvre et banal, qui pour des raisons inexplicables est un haut lieu du tourisme. Moralité le tourisme est la seule activité qui vaille sur place.
De ce fait des milliers de remises ou maisonnettes dédiées sont à la location l’été. Ce type de location classé en meublé est passible d’une taxe dite de séjour partout en France. Une taxe de l’ordre de 1€ par personne et par nuit.
En ce qui me concerne je devais cette taxe pour quelques meublés dans l’île de Ré, je m’en acquittais chaque année, accompagnée d’un tableau des présences dans ces meublés.
Il y avait donc une corrélation entre cette taxe et la fréquentation des meublés.
Mais, en 2016, Bercy a inventé la taxe de séjour forfaitaire. C’est-à-dire que le meublé soit ou non occupé, il faut payer la taxe de séjour. Il ne s’agit donc plus d’une taxe, mais d’un nouvel impôt.
L’explication donnée est que le vacancier qui occupe le meublé ne paie pas de taxe d’habitation, il est donc légitime qu’il paie une taxe de séjour. Sauf que pendant qu’il est là il n’est pas chez lui et qu’il n’est pas prévu de lui rembourser la taxe d’habitation de son logement principal qu’il n’habite pas l’été, ce qui justifierait qu’il paie pour son lieu d’habitation estival. Passons…
Cela étant, la taxe devenant forfaitaire le vacancier n’est plus un élément du calcul, il ne s’agit donc plus d’une taxe de séjour mais tout bêtement d’un nouvel impôt foncier qui ne dit pas son nom.
L’assise de cet impôt est le temps de mise en location, que les meublés soient ou non occupés. Le temps de mise en location est forfaitaire, six mois.
La réalité locative est plutôt de deux mois, Juillet et Août, le montant de la nouvelle taxe a quadruplé par rapport à la réalité de l’ancien calcul à l’occupation. Il s’agit bien d’un impôt qui n’a plus rien à voir avec la taxe de séjour.
Le loueur peut déclarer non pas sa période de location, mais sa période de fermeture par rapport aux six mois administrativement imposés. Il doit le faire chaque année en Février.
J’ai naïvement pensé que l’ayant fait la première année, mes périodes de fermeture seraient reportées les années suivantes. Cela a marché les deux premières années mais pas en 2018.
Je reçois donc pour 2018 une taxe délirante ne correspondant pas à ma réalité locative.
Je ne m’inquiète pas, je pense qu’une simple explication va régler le problème. Qui imaginerait qu’une erreur involontaire, au début d’un système mal foutu et récent, pourrait justifier la levée d’une taxe qui ne correspond à rien, qui vient juste sanctionner une erreur même pas certaine puisqu’il est impossible de retrouver sa propre déclaration sur le site en ligne ?
Qui pourrait imaginer un impôt sur erreur involontaire, pire erreur provoquée par un système déclaratif merdique ?
Tout cela est dans la droite ligne du gendarme planqué à un endroit où la limitation de vitesse est exagérément basse.
Oui l’Etat est bien un escroc, il n’y a aucun doute à ce sujet.
Mais alors, dénonçons cela en justice. C’est fait pour ça la justice, pour punir les escrocs. Oui mais voilà, la justice c’est l’Etat…
C’est donc sans espoir, nous sommes volés, trompés, trahis, ruinés par l’Etat sans recours.
Dans l’exemple donné, la transformation illégale d’une taxe en impôt ? Rien d’anormal dira la justice. Un site déclaratif piégeur volontairement ? Rien d’anormal. Condamner quelqu’un à 3.000€ pour erreur marginale de déclaration, erreur de plume ? Rien d’anormal.
La seule solution, tout casser… les français sont en état de légitime défense, n’en déplaise à M. Castaner
Pour parfaire la démonstration ci-dessous la réponse de ces gens
Bien à vous. H. Dumas
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J’ai déjà expliqué que les Gilets jaunes ne sont pas un début mais une fin. Il est donc illusoire d’imaginer qu’ils vont proposer quelque chose, alors qu’ils ne sont que les marqueurs d’un événement abouti.
Ceux qui attendent la suite de l’aventure, acteurs ou spectateurs, vont être déçus. Il me parait préférable d’apprécier l’action des Gilets Jaunes, de les en remercier, de ne rien attendre de plus mais d’essayer de comprendre le mouvement sociétal sous-jacent qu’ils symbolisent.
Ce n’est pas si facile.
Pas plus que l’étincelle qui met le feu à une masse de gaz n’est la responsable de l’explosion, l’augmentation du prix du fuel automobile n’est responsable de la déflagration GJ. Non plus le pouvoir d’achat ou la représentativité démocratique, encore moins la fiscalité abusive ou les dépenses inconsidérées de l’Etat.
La chose est plus profonde, moins visible.
J’émets l’hypothèse que la situation explosive de notre société génératrice de l’événement est l’incompatibilité qui existe entre la bureaucratie et l’avènement d’internet. C’est le mélange de ces deux sociétés que tout oppose qui explose sous notre nez.
La bureaucratie
C’est une organisation sociale collective qui a des appellations diverses au cours du temps. Par exemple : catholicisme, islam, communisme, fascisme, nazisme, Etat providence, Chavisme, etc…
Ce sont de ses méfaits que Sakharov souhaitait nous alerter, tant il avait compris qu’elle se cachait sous le sobriquet de “dictature du prolétariat”.
Il s’agit au départ d’une croyance à laquelle tous doivent adhérer, accompagnée d’une uniformité de pensée. D’un renfermement sur soi et d’un prosélytisme à visée mondiale du fait que son épanouissement découle d’une acceptation de son principe par tous, sans exception.
L’individu disparaît, ainsi que les attributs qui le caractérisent : la liberté de penser et de posséder.
Le groupe référent accepte des chefs qui se prétendent initiés et la pyramide dominante se construit à partir de la cooptation. Cela induit le culte du secret et l’activisme corporatiste qui va avec et capte l’économie.
Les équilibres qui se forment se neutralisent jusqu’à l’immobilisme chacun s’observant, la délation étant le moteur de l’ensemble assis sur la potentielle trahison de tous à la croyance officielle, ossature du système.
Écrasé l’individu n’est plus un moteur mais un simple rouage, dont l’intérêt personnel va être porté par sa faculté à ne pas apparaître en tant qu’entité individuelle. Les plus prudents évitant de coller aux tendances ponctuelles dont les revirements sont spectaculaires, liés aux intérêts personnels des chefs en place.
La responsabilité est largement déconsidérée, elle est accusée du risque de déviationnisme qui pourrait nuire au dogme, elle est suspecte.
L’intérêt et l’ambition personnels sont naturellement bannis, totalement. Ils ne sont acceptables qu’au service apparent de la croyance.
L’avènement d’internet
Il s’agit d’un territoire non encore défini, semblable à des terres vierges dans son organisation sociale. L’individu est prédominant, sanctifié, au moins dans les prétentions.
Internet est une capacité de stockage et une rapidité d’interaction qui dépasse tout ce qui était imaginable il y a peu, qui permet des interconnections individuelles illimitées, libres et anonymes.
C’est le règne de l’individualité réelle ou rêvée, de la compétition, de l’exhibition physique ou intellectuelle, où chacun tente le dépassement à moindre frais.
Toutes les connections sont possibles, toutes les hypothèses ou croyances ont libre cours. Le troupeau s’évade, nul cow-boy ne peut le regrouper.
La parole y est libre, tout peut être dit ou écrit, le pire et le meilleur se côtoient.
Les générations qui arrivent s’élèvent elles-mêmes à cet espace, à ce rythme, à ces possibilités, à cette liberté, à cette ode à l’individualisme.
L’insulte y est monnaie courante, mais elle n’est finalement que l’acceptation de la pensée de l’autre, donc utile. Les croyances se neutralisent tant elles sont nombreuses et virulentes sur le net.
Tous se retrouvent à égalité, meneurs ou suiveurs, riches ou pauvres, intelligents ou débiles, escrocs ou intègres, sont sur le même pied, au même niveau. Personne ne peut prétendre, mentir, sans être immédiatement contesté, contré.
Drôle d’espace, qui ne peut pas être sans modifier les comportements. On s’adapte ou on ne s’adapte pas, c’est simple. L’exclusion devient banale, naturelle, irréversible ; la compétition constante, la responsabilité immédiate.
C’est le choc, l’explosion.
Aucune cohabitation n’est possible entre ces deux sociétés, celle de la bureaucratie et celle d’internet.
Tout les sépare irréversiblement. Imaginez un jeune adulte biberonné à internet qui débarque pour son premier emploi dans un bureau de la mairie de Vesoul.
Il va falloir qu’une des deux organisations sociales s’impose. Il est peu probable que la bureaucratie gagne ce combat, et pourtant c’est elle qui est au pouvoir.
La situation est d’autant plus explosive que la bureaucratie a ignoré internet au point de lui laisser une avance irrattrapable.
C’est dans cette atmosphère explosive saturée que l’étincelle GJ a provoqué une déflagration. Nous sommes loin du prix du fuel, des avanies de quelques élus malchanceux, du pouvoir d’achat, nous sommes à la veille d’une transformation radicale de la société, dont toute la partie actuellement au pouvoir va perdre le contrôle.
Nous sommes en pré-révolution, la révolution est pour demain, qui la conduira et comment ?
Mystère, les leaders existent probablement, hélas non seulement nous ne les connaissons pas mais nous ne savons même pas quelle sera leur feuille de route, elle est à construire. Ça ne va pas être facile….
Vous en avez forcément entendu parler ; la loi « alimentation » entre en application aujourd’hui et elle a pour but de permettre l’amélioration des revenus de nos agriculteurs en contraignant les professionnels de la grande distribution à appliquer une marge obligatoire de 10% sur les produits revendus ; ce qui interdit de facto à ces derniers la vente à prix coûtant.
Des milliers d’articles vont donc augmenter jusqu’à 10% (hors taxes) et ce sera pour le plus grand bien du consommateur qui gagne 1.200 € par mois ; lequel va voir, encore une fois, son pouvoir d’achat entamé !
J’ai entendu sur France Info, hier soir, dans l’émission bien mal nommée « les informés », des ignorants affirmer en vrac que Michel-Edouard Leclerc est un bandit, un menteur et un profiteur et que cette loi allait effectivement apporter des bienfaits appréciables à nos agriculteurs en si grande difficulté. Ils ont même poussé le raisonnement jusqu’à rappeler que 3 agriculteurs se suicidaient par jour (en fait c’est un tous les trois jours) mais sans indiquer toutefois les causes de ces suicides (isolement social, dettes sociales et fiscales, dettes au Crédit Agricole, dettes au fournisseur dans le cadre de marchés intégrés où l’agriculteur n’est qu’un prestataire de service à qui on fournit les animaux en bas age, à charge pour lui de les engraisser avec des aliments fournis par l’industriel qui les reprend à l’age adulte en vue de leur abattage).
J’avais l’impression d’entendre une émission de propagande en faveur du gouvernement …
Or, on peut douter sérieusement que les agriculteurs voient jamais le bénéfice de l’augmentation des prix de détail des produits concernés notamment parce que, comme le rappelait Michel Edouard Leclerc, beaucoup des produits visés sont des produits d’appels qui ne sont nullement fabriqués par les agriculteurs français (Pastis, Nutella, Coca cola, chocolats, …) et que les bénéfices de cette marge obligatoire vont se perdre dans les méandres des circuits de distribution.
Par ailleurs, il faut rappeler que la situation des agriculteurs n’est pas uniforme car certains s’en tirent très bien (céréaliers de la Beauce et de la Brie) même s’ils vivent essentiellement de subventions de la PAC (politique agricole commune dont la France est le premier bénéficiaire) et d’autres (producteurs de lait et éleveurs) beaucoup moins bien.
On sait que les agriculteurs ont souvent des revenus très faibles mais on oublie aussi de prendre en compte le fait qu’ils ont, bien souvent, une économie opaque faite de vente aux particuliers, en dehors des circuits de distribution, d’animaux (poulets, lapins, moutons) et de légumes.
En outre, la situation des agriculteurs a beaucoup évolué ces dernières années ; notamment en raison des modifications survenues au niveau du marché mondial alors que la France est un gros exportateur de produits agricoles :
– Le marché du cochon s’est effondré en raison de l’embargo décidé à l’encontre de la Russie (suite à l’invasion de la Crimée) ; laquelle a décidé, en retour, des mesures de rétorsion sur les importations européennes,
– Le marché du poulet s’est effondré parce que le débouché des pays du moyen orient a été perdu au profit des producteurs sud américains moins chers !
Enfin, il faut quand même rappeler que l’agriculture française fait l’objet d’un dirigisme administratif et économique, digne de l’URSS, évidemment complètement néfaste mais totalement passé sous silence par le gouvernement et ces journalistes qui parlent sans savoir !
On peut ainsi s’étonner qu’il y ait 16.000 fonctionnaires au ministère de l’agriculture (regroupés dans une trentaine d’administrations différentes) contre 900 en Allemagne (cherchez l’erreur) ; c’est à dire un fonctionnaire pour 20 exploitations !?!
Et ces fonctionnaires contrôlent, réglementent et subventionnent toutes les activités associées à l’agriculture ; que ce soit la vente de terres, le droit de cultiver, la manière de produire, la quantité et la qualité des productions. Le foncier agricole est aussi entièrement sous la domination des SAFER ; ce qui fait que toute personne qui s’installe, agrandit, amenuise une exploitation ou réunit des exploitations est soumise à autorisation d’exploiter. Vous pouvez consulter (ici) l’article très complet de l’IREF sur le sujet.
En fait, le marché agricole est complètement faussé par une hyper réglementation et par des subventions qui font du paysan un chasseur de primes avant d’être un agriculteur !
Le résultat de cette dérive est que la France, premier exportateur mondial il y a 15 ans, est aujourd’hui devenu le sixième derrière les USA, Pays Bas, le Brésil, la Chine et l’Allemagne et il est douteux que cela soit à cause des centres Leclerc !
Par ailleurs, d’une manière générale, on n’a jamais vu des dispositions législatives ou réglementaires contraignantes améliorer un marché car il y a toujours des effets non prévus, indésirables ou pervers, avec des contournements et des abus. On peut d’ailleurs légitimement se poser la question de savoir s’il y a un seul secteur où l’intervention étatique dans les mécanismes de régulation économique a eu, une seule fois, un effet bénéfique pour le consommateur.
Par contre, il est évident que l’Etat français, virtuellement en faillite et à la recherche de ressources fiscales nouvelles, va récupérer des taxes sur les marges augmentées de force par le biais de la TVA aux taux de 5.5, 10 voire même 20% (ce dernier taux s’appliquant sur bon nombre de produits : ce sera le cas pour les alcools, produits de confiserie et tous les produits à base de sucre, margarines et graisses végétales).
Un jour on augmente le prix du carburant pour sauver la planète, le lendemain on augmente le prix du panier de la ménagère pour sauver les agriculteurs !?!
Ce type de raisonnement relève au minimum de l’ineptie et au maximum de la manipulation la plus malhonnête !
Conclusion qui s’impose : des incompétents, pour qui le budget alimentation ne représente presque rien dans le budget familial (le budget alimentation n’est proportionnellement pas le même quand on gagne 1.200 € et quand on gagne 6.000 €, et plus, par mois ce qui explique d’ailleurs le succès des magasins dit discounts de type Lidl) ont décidé, de manière purement idéologique et sans aucune preuve de l’efficacité d’une telle mesure, d’augmenter les prix de produits au détriment de la population la plus pauvre.
En l’espèce, il faut être conscient que la grande distribution sert ici d’exutoire à l’incapacité des politiciens et de l’administration à résoudre le problème de l’agriculture et des agriculteurs ; et nul doute que, comme il en a l’habitude, le ministre de l’économie, devant la grogne qui va immanquablement monter, convoquera prochainement les représentants de la grande distribution pour les sermonner afin qu’ils réduisent leurs marges en vue de restaurer le pouvoir d’achat des français entamé par une fiscalité excessive !
Cette vision technocratique, typiquement française, de l’économie, à travers le prisme d’un monde hyper régulé, présenté comme idéal bien qu’il soit complètement utopique, est bien la cause de tous nos maux !
Evidemment, le gouvernement, qui apparemment ne tire aucune conclusion des derniers évènements, pourra ensuite difficilement s’étonner de se trouver face à la révolte d’une partie de la population ; que ce soit sur les ronds points en gilets jaunes ou autrement !
Bien cordialement à tous !
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La violence s’est emparée de notre société, ses champions sont sur le ring. Chaque camp a choisi le sien.
D’un côté Christophe Castaner, ancien voyou, motive les flics garants du système en place, de l’autre Eric Drouet, qui n’est pas un bisounours mais dont on connait encore peu de choses, motive les révoltés prétendant aspirer à un autre système.
Les deux ne sont pas très regardants sur leurs troupes. Qui demande un CV à ceux dont il a besoin pour faire le coup de poing ? La majorité des flics aiment la castagne face visible du pouvoir, il en est de même de la majorité des gens qui manifestent dans la rue, les autres restent chez eux.
Flic ou voyou, l’alternance n’est pas une question de morale, c’est avant tout une résultante structurelle de l’organisation sociale qui se soucie relativement peu de la morale, qui est faite de conquêtes de pouvoir peu regardantes.
Mais me direz-vous pourquoi soudain la violence ?
Remontons un peu dans l’histoire.
Louis XIV, dit le roi soleil, fut un roi superficiel aux besoins financiers délirants qui malheureusement exerça le pouvoir fort longtemps et laissa le pays dans une ruine totale. Pour satisfaire ses besoins il installa une société d’initiés complices avec qui il partagea le gout du secret et l’indifférence face à l’abus de pouvoir et à l’injustice, dont les lettres de cachet étaient un des symboles.
La souffrance générée par ce roi ne mit pas immédiatement en danger la royauté, la population conditionnée et tenue à l’écart de la réalité par le secret subissait sans révolte significative.
Il fallut 75 ans et le poids de la misère par la ruine fiscale pour que la population descende dans la rue et casse tout, après que les intellectuels dits des lumières aient démystifié le secret, cassé la croyance divine dans le roi et conquis une minorité agissante. La majorité restant dans l’ignorance et la soumission la plus totale.
Revenons à nos soucis
Notre classe politique depuis les années 1970 est prise d’une folie initiatique et dépensière tout à fait équivalente à celle de Louis XIV, où elle et ses initiés se vautrent dans le pouvoir au mépris de toutes prudences financières et morales.
Elle cultive le secret, elle est indifférente à l’injustice, tout en affectant le contraire.
Malgré cela la majorité du pays lui fait encore largement confiance, mais la misère générée fait le lit d’une violence qui cherche à s’exprimer sans but précis ou constructif.
L’outil de Louis XIV était l’aristocratie ses prébendes et ses obligés, celui de notre classe politique est Bercy.
Bercy à elle seule regroupe toutes les tares d’un pouvoir en folie.
D’abord le secret et les lettres de cachet. Aucune information non maîtrisée n’émane de Bercy. Le secret y est la règle, ses employés le respectent tous, on peut supposer que dans le cas contraire ils savent que les sanctions encourues seraient pour eux insoutenables.
Les lettres de cachet sont les notifications fiscales qui suivent ou non un contrôle fiscal et qui sont un arrêt de mort sans possibilité de contestation, inconnues du public, elles aussi sont effectivement secrètes.
Bercy est l’outil qui prélève la dîme au profit des dirigeants sur l’énergie de la population. Sous couvert d’une répartition, dont personne ne voit la couleur, tous ceux qui travaillent perdent 80% de la valeur qu’ils créent, détournée par Bercy.
Bercy met les fonds ainsi volés à la population à la disposition de la classe politique pour conforter son pouvoir ou s’amuser au Monopoly mondial des affaires pour lequel elle est particulièrement peu douée.
Tout cela marchait très bien jusqu’à l’avènement d’internet.
L’ignorance entretenue par le secret, la délation accusant les acteurs économiques du vol en lieu et place de Bercy, permirent ce pillage à grande échelle sans que la population perçoive la réalité. Elle souffrait en silence, persuadée que c’est son destin.
Ceux qui percevaient la vérité étaient dévalorisés, ridiculisés par la justice, décrédibilisés par la propagande, jusqu’au jour ou internet s’est placé en observateur global pour tous.
L’intrusion sans précédent d’internet dans la vie publique et privée a mis au jour beaucoup choses, dont par exemple :
– que l’exception française si vantée n’a pas que des qualités mais plutôt que des défauts,
– que les favorisés de la république ont une vie sans aucun rapport avec les autres.
– que le poids extrême de la fiscalité n’est pas une fatalité, d’autres y échappent.
– que l’inversion des avantages liés à l’inactivité par rapport à ceux liés au travail n’est pas une règle mondiale.
– Que des services publics en panne, des municipalités obèses, une justice aux abonnés absents n’est pas la marque d’une société moderne.
– Que des hôpitaux à la ramasse, une population médicale en vrac payée au prix de l’ouvrier spécialisé après quinze ans d’étude ce n’est pas le fait du hasard.
– Qu’une éducation nationale qui fabrique principalement des illettrés, au sens large du mot, n’est pas respectable.
– Que le monopole d’Etat sert principalement les employés de l’Etat, au détriment des assujettis.
– Qu’une fiscalité délirante ruine les forces vives qui partent ailleurs.
– Que la propagande ne remplace qu’un temps la réalité, qui a tendance à revenir au galop.
– Que la propriété privée est l’ossature de notre société, la massacrer déstructure gravement la société, le lien social, l’objectif social, sans compensation crédible.
Ces constats et bien d’autres ont dans un premier temps découragé les français, brouillé leurs repères, les ont mis en état de sidération laissant la porte ouverte à tous les sectarismes, aux prédicateurs de malheur, aux complotistes et autres dérangés du cerveau.
De cette pagaille générée par Bercy sort aujourd’hui une violence qui n’a rien d’autre à proposer qu’elle-même.
Pendant ce temps Bercy, comme Louis XVI, se planque, fait semblant de mollir alors qu’il n’en est rien, n’imagine pas un seul instant revenir en arrière, s’excuser, rendre d’une façon ou d’une autre ce qu’elle a pris.
Bercy laisse la violence s’installer, se réjouit à l’idée que celle-ci, aveugle comme il se doit, finira par se mettre à son service, tant Bercy s’imagine le centre royal de tout, la légitimité divine, l’ordre et l’égalité, le droit, la légitimité.
Bercy ne mérite pas plus que Louis XVI, mais pas moins.
Bercy est la responsable de nos malheurs, de nos discordes, des violences actuelles, Bercy se cache, mais Internet voit Bercy, Bercy devra payer.
L’observation est la force qui modifie l’ordre des choses, Bercy est observée par le net, Bercy sera modifiée. Aujourd’hui ou demain, qu’importe ses jours sont comptés, M. Castaner n’y peut rien et M. Drouet pas grand-chose.
Bien à vous. H. Dumas
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La violence est à nos portes, la grande violence. Est-ce nouveau ?
Il est clair que non. La violence est la compagne de l’homme depuis toujours, qu’il la crée ou qu’il la subisse. Je crains d’être bien présomptueux en voulant en parler, tant de célébrités intellectuelles l’ont déjà fait. Je commence donc par exiger, violemment, votre tolérance sur ce point….
Cela dit je classerai les violences en trois catégories :
– 1 – Les violences n’impliquant pas de décision humaine. Les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, la plupart des morts, la maladie, le climat, etc… On remarquera que toutes ces causes sont à la foi génératrices de violence mais aussi alternativement de calme, de paix. Cette particularité restera constante à toutes les violences. Le fait de violence n’est ni linéaire ni irréversible.
– 2 – Les violences impliquant une décision humaine initiale, faites au nom d’un objectif licite ou non.
– 3 – Les violences en réaction, considérées par leurs auteurs comme une légitime défense.
La première catégorie de violence déchaine la compassion évidemment, mais aussi les pires charlatanismes. La foule de ceux qui prétendent connaitre la solution pour influer sur ces violences est longue comme un jour sans pain. Depuis le sorcier, en passant par l’officiant religieux jusqu’aux scientifiques d’hier et d’aujourd’hui, la liste est impressionnante des prétendants à la maîtrise de ces violences naturelles et à leurs adorateurs. Tous des faussaires, des escrocs. Pas un pour excuser l’autre, il faut les fuir sans réfléchir.
Les deux autres catégories sont moins fédératrices, aussi bien en termes de solutions proposées, que de compassion. Qui plus est, elles ont tendances à s’autoalimenter, une synergie malsaine s’empare très souvent d’elles. La réponse à la question qu’elles posent — “qui a commencé ?”– est rarement unanime, même avec le recul du temps et le secours de l’histoire.
Je propose que nous ayons tout cela en tête chaque fois que nous parlerons de violence, je crois hélas que les occasions ne vont pas nous manquer.
Aujourd’hui, la violence routière
J’entendais hier, sur une quelconque radio au service de l’Etat, Madame Chantal Perrichon, présidente de la ligue contre la violence routière, très sure d’elle, asséner que la cause des accidents routiers est la vitesse, que donc la vitesse serait une violence routière. En conséquence tous ceux qui militeraient pour plus de liberté de choix concernant la vitesse seraient des violents, voire des assassins en puissance. Et subséquemment la réduction de la vitesse règlerait tous les problèmes routiers. Il suffirait de revenir au moyen âge, avec une vitesse moyenne de déplacement de 10 km/h, pour supprimer accidents et violence routière.
Avec un minimum d’objectivité et d’honnêteté, Mme Perrichon pourrait modifier son propos en le ramenant aux seules fois où l’accident est dû à une perte de contrôle du véhicule à cause d’une vitesse excessive. Ce ne serait pas tous les accidents routiers, loin sans faut.
Pendant qu’avec sa théorie elle pourrait aussi soutenir que les dégâts d’un accident d’avion étant liés à la vitesse à laquelle il percute la planète, il suffirait qu’il ralentisse ou qu’il ne décolle pas en roulant à 30 km/h pour qu’il n’y ait plus d’accident d’avion.
Soyons objectifs, il est un point sur lequel Mme Perrichon a raison, la violence s’est emparée de la circulation routière mais pas de la façon dont elle l’assène, imprudemment pour son image intellectuelle.
Plusieurs paramètres s’imbriquent dans la circulation routière, la qualité des routes, des véhicules, la compétence des conducteurs, leur attention, les situations extérieures climatiques ou autres parfois imprévisibles, les règles de circulation, les coutumes, etc…
Dès que tout cela concourt à un accident la vitesse finalise évidemment l’addition, rien ne se passe à l’arrêt.
En définitive c’est une juste harmonie de tous les paramètres ci-dessus qui permettrait une circulation apaisée et une accidentologie nulle.
La violence naît de l’introduction d’un point dur à un niveau quelconque de cette harmonie. La vitesse effectivement peut en être un, mais elle n’est pas le seul possible.
Voici une liste – non exhaustive — de points durs engendrant la violence accidentogène :
– Les rétrécissements volontaires de chaussées, souvent mal signalés, particulièrement dangereux la nuit ou par temps de pluie et de brouillard.
– Les dos d’ânes, dont certains ont des hauteurs invraisemblables, qui surprennent et cassent les véhicules.
– Les STOP inversés qui barrent la voie principale au profit d’une venelle.
– Les bas-côtés de routes non entretenus
– Les arbres de bordures qui vont pratiquement jusqu’au milieu de la route.
– Les routes dont l’étroitesse volontaire et dangereuse générale se perçoit aux traces de pneus laissées sur les bordures de rétrécissement.
– Les limitations de vitesse injustifiées et ridicules sur certains tronçons de voies.
– Les passages piétons non ou insuffisamment éclairés.
– Les flics et leurs radars planqués aux points les plus rentables, pas forcément les plus dangereux.
– Les îlots directionnels non éclairés et bruts de béton…
Tous ces pièges volontaires, décidés en toute connaissance de cause dans des bureaux de la voirie, dont le but avoué est d’emmerder l’automobiliste pour le faire ralentir, voire le persuader de passer ailleurs, sont de la violence pure et accidentogène.
En ne les évoquant pas Mme Perrichon perd tout son crédit.
Un conducteur est rarement à cent pour cent de concentration, sans quoi ce serait un pilote de rallye. Lui tendre des pièges au risque de surprendre sa vigilance est un acte de violence, il est fomenté par les pouvoirs publics. C’est ce que ne dit pas Mme Perrichon.
Or, ces agressions répétées sont aujourd’hui la principale introduction de la violence routière. Une fois introduite, elle se répand et pourrit la vie de tous en participant à l’accidentologie.
En une des infos, un Président, en bras de chemise, le micro à la main, ici ou là, fait son show. Un show largement retransmis par des médias au bord de la pâmoison. Comme il beau, comme il est jeune, et surtout, comme il joue bien ! Réponse à tout, la professeure du petit devenu grand et président peut se vanter d’avoir été un excellent professeur. Le comédien joue, nous dit-on, à perfection, sa comédie.
Moi, je veux bien. À mon avis, le plus bel objet de notre monde moderne est la télécommande de ma télévision. Dès que ça me contrarie, clic, je zappe. « Dès que l’enfant paraît », clic, je zappe. Je zappe, donc je ne suis pas.
Non sans me poser tout de même une question : moi je veux bien que le comédien comédie le mieux du monde, et que son parterre l’applaudisse, mais j’ai tout de même une question ; un rôle, mais quel rôle ? Animateur d’un C dans l’air en direct ? Amuseur public ? Maître d’école dans une maternelle ?
Ne me dites pas que le petit monsieur prétend jouer le Président de la République ! Car si tel était le cas, je dirais qu’on ne peut plus mal jouer ! Avec des excuses, c’est vrai, pour le comédien, à l’évidence pas du tout taillé pour le rôle. Vous n’êtes pas de mon avis ? Pas grave, parlons d’autre chose.
« Homme libre, toujours tu chériras la mer. » Suis-je vraiment un homme libre ? Ce qui est sûr, c’est que je le voudrais. Ma femme aussi. Si bien que nous nous retrouvons sur la mer aussi souvent mes activités professionnelles et ses activités affectives (enfants, famille, amis) nous le permettent. Toujours trop selon elle, toujours trop peu selon moi. Ces contraintes ont pour résultat que d’un commun accord, nous ayons choisi de limiter notre bassin de croisière aux Caraïbes, le monde entier dépassant nos capacités de retour en arrière. Peu vous importe, me direz-vous, à juste titre, hâtons-nous vers mon propos : il y a seulement vingt ans, vingt ans, ce n’est rien, n’est-ce pas, pour tous les marins caribéens, les côtes du Venezuela étaient une sorte de Paradis. Moins de quelques années de socialisme plus tard, les mêmes côtes étaient celles de tous les dangers, passez au large, très au large, danger mortel de pirates affamés. Aujourd’hui, à peine plus de vingt années de socialisme, et trois millions de Vénézuéliens ont pris la fuite, ceux qui n’ont pas fui ne pensent qu’à cela. Chavez est mort et s’est réincarné en Maduro, qui a tout son peuple contre lui, à l’exception de son armée qu’il gâte et qu’il corrompt et qui donc le soutient inconditionnellement. Le Venezuela nous montre comme il est facile d’entrer en socialisme, et comme il est en fait à peu près impossible d’en sortir. Ce que démontrent aussi Cuba, la Corée du Nord, la Chine, la Russie. Français, méfions-nous des copains de Maduro, et donc chez nous de Mélenchon.
Impossible d’en sortir, mais pourquoi ? Dans un pays socialiste, d’une façon ou d’une autre, la presse est aux ordres. Pour ce qui concerne la France, case cochée. Opposition muselée. Encore coché pour la France. Cadres des forces de l’ordre (armée, police) extraordinairement gâtés par le pouvoir. Monsieur Macron vient décider de primes extraordinaires à partager entre nos plus hauts cadres militaires. Coché ? Certains silences ne sont-ils pas une forme d’aveu ? Vous n’êtes pas d’accord ? Parlons d’autre chose.
Vous conviendrez avec moi que les gilets jaunes ne sont que l’écume d’un profond sentiment populaire. D’une façon ou d’une autre, il faudra bien trouver une issue. Mais laquelle ? Et pour le Pouvoir, comment faire ?
Longtemps, les chevaux et la haute école ont occupé une large partie de mes journées. (De mes nuits, en réalité, car je montais mes chevaux avant et après ma journée de travail.)
Cavalier plus ou moins autodidacte, nourri de plus de lectures que de leçons, (oui, oui, je revendique d’avoir appris l’essentiel de l’équitation par « correspondance »), j’ai tout de même eu l’honneur de suivre quelques leçons de grands maîtres écuyers, dont celles de Michel Henriquet.
Un jour, je me trouvais assis auprès du Maître, et nous observions dans son manège un jeune cavalier, en plus ou moins grande difficulté, aux prises avec un jeune poulain, en plus ou moins grande révolte, le spectacle produit s’apparentant plus à une partie de rodéo qu’à de la haute école.
Je demandais alors au Maître comment il s’y prendrait, lui, en telle circonstance. La réponse a fusé :
– Comme lui ! Je me cramponnerais du moins mal que je pourrais ! Mais à la vérité, aucune chance que vous ne puissiez jamais observer cela !
– ???
– Tout simplement parce que moi, je ne me serais jamais mis dans une telle situation.
Et de préciser :
– Maintenant, c’est trop tard, il n’y a plus de bonne solution.
Maintenant, c’est trop tard, il n’y a plus de bonne solution.
Vous n’aimez pas ? Tant pis pour vous.
Connaissez-vous cette organisation de marins, les Frères de la côte ? Je vous rassure tout de suite, je n’en suis pas, je ne suis d’ailleurs d’aucune organisation. Mais il y a une chose que j’aime bien chez les Frères. Quand l’un d’entre eux n’est plus d’accord avec les siens, il ne crie ni ne gesticule. Il annonce seulement qu’il « se retire dans la brume ». Pour un temps incertain.
Nous sommes le 24 Janvier 2019. J’amène ma petite fille à son pensionnat de Montpellier, il est 7h du matin. Comme d’habitude nous mettrons une heure et quart, trois quart d’heure de trajet et une demi-heure de bouchons.
Les choses se gâtent très rapidement, les GJ bloquent un rond-point à cinq km du départ. Qu’à cela ne tienne, nous n’allons pas en faire un fromage, demi-tour on passe ailleurs, on arrive à l’heure en s’activant un peu.
Immédiatement après l’avoir déposée c’est le retour.
Là je me dis, inutile d’aller encombrer les GJ, je vais prendre un chemin détourné, une petite route de plage, peu utilisée l’hiver, qui contourne la nationale coupée, ça devrait le faire.
Non, ça ne le fait pas.
Effectivement la petite route est bien déserte, mais il se trouve que quatre motards de la police montée sont là, probablement en poste pour surveiller les mouvements de GJ, car je constaterai que leur radio sont allumées à fond et débitent des informations, justement sur les GJ.
Voici la vidéo des faits à partir de ma caméra embarquée.
Donc je suis sur cette petite route à une allure objectivement raisonnable de 80 Km/h. Il est vrai que cette route est limitée à 70 Km/h, ce qui probablement se justifie lorsqu’elle est saturée en été, mais pas là.
J’arrive sur un rond-point qui se passe à 30 ou 40 Km/h, je vais être à 70 et même moins dans quelques mètres.
Mais deux flics sont au milieu du rond-point radar de poche en mains, ils m’arrêtent.
Allons bon.
“Monsieur, vous roulez à 80 Km/h”, ce sont eux qui le disent c’est pourquoi je vous l’ai répété, je roule raisonnablement, je ne saurais dire à quelle vitesse exacte, mais je suis certain de n’être un danger pour personne.
Mais ce n’est pas tout. “Pourquoi roulez-vous à gauche ?” me disent-ils. Là je ne réponds pas, je me demande juste s’ils n’ont pas fumé la moquette. Mais ils ajoutent que cela me coûtera 22 € de plus… Je ne dis toujours rien…
Forcé à me garer sur un terre-plein, je suis obligé de descendre de voiture pour aller chercher les papiers de la voiture dans mon sac dans le coffre, il fait 5°, je suis en chemise au volant. Je remonte un peu frigorifié et là “En stationnement vous devez éteindre votre moteur, il s’agit d’une nouvelle loi pour protéger l’environnement, c’est 135 €”. J’argue du fait que je ne suis pas stationné mais simplement arrêté et je pense au fond de moi que ce n’est pas de mon fait mais du leur. Je souris benoîtement et nous en restons sur ce bon mot “volaillé”, sur ce point qui ne me sera pas comptabilisé.
Alors quand même
J’ai donc appris que si par cas nous sommes arrêtés dans un bouchon, l’hiver nous n’avons pas droit au chauffage et l’été à la clim, sacré climat.
Mais surtout, nul n’est à l’abri des flics en maraude. Ici, ils sont en poste pour je ne sais trop quoi, et vlan ils sortent le radar de poche comme les enfants de cœur la corbeille de la quête, et hop le premier qui passe c’est plus de 100 balles.
On ne peut pas dire qu’ils agissent dans le cadre de l’insécurité routière, ils font simplement de la prédation par opportunité, et je tombe dessus.
Ils sont habillés comme des martiens et moi je dois couper mon moteur et me les geler en leur faisant le baisemain.
Là je plaisante, mais faisant soixante mille km par an, je tombe régulièrement sur ce genre de situation, ça plombe ma trésorerie, mes points et mon carnet scolaire routier.
Grace à la maraude policière, je passe pour un délinquant routier. Comme ils sont un peu gênés – enfin inconsciemment bien sur – ils se croient en plus obligés d’être désagréables. C’est insupportable ces sanctions qui ne correspondent à aucune incivilité, juste à l’application drastique, inintelligente, de règles édictées à la va-vite, sans réelle justification.
Cela étant, ils s’étonnent que plus de la moitié du pays ait envie de leur foutre des baffes…
Bien à vous. H. Dumas
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Outre que — j’ai déjà eu à m’en expliquer et je le ferai encore — je ne saisis pas très bien qui est le peuple, je ne vois pas ce qu’il ferait du pouvoir.
Prendre ou donner le pouvoir ne peut se faire que de deux manières, par l’acceptation ou par la force, mais surtout et c’est fondamental : exercer le pouvoir répond exactement aux deux mêmes conditions, consentement ou force.
On comprend aisément que prendre et exercer le pouvoir par la persuasion n’est pas une sinécure, qu’il va falloir être compétent, accepté par ceux qui subiront volontairement et en conscience le pouvoir qu’ils auront confié et que l’on aura accepté.
Ce type de pouvoir, le seul acceptable, sera fatalement restreint à des activités regroupant des initiés, seuls à même de juger de la qualité du candidat au pouvoir et à consentir de le subir.
Il pourra s’agir d’un chef d’entreprise, d’un responsable sportif catégoriel, d’un chef de famille, en fait de toute personne à qui un groupe homogène transférera volontairement — puis maintiendra toujours aussi volontairement – le pouvoir dont ce groupe a besoin pour s’épanouir et s’organiser dans sa sphère de spécificité.
Le pouvoir par consentement est d’une telle difficulté que la majeure partie des organisations humaines attribue le pouvoir par la force. Y compris lorsqu’il s’agit d’en doter des organisations spécifiques et pourtant homogènes telles que des usines, un orchestre, une équipe de foot. Un règlement vient alors organiser et réguler la force, il sera appelé la règle ou la loi. En fait dès lors le consentement a disparu, la force s’impose, elle n’a pas toujours besoin de fusils. La sanction, la prison, voire la récompense peuvent les remplacer.
Inutile de dire qu’en ce qui concerne cette abstraction hétérogène que l’on appelle l’Etat, le pouvoir y est toujours imposé par la force, jamais par le consentement. Les diversités présentes dans cette configuration interdisent toute qualification spécifique des acteurs du pouvoir et toute compréhension ou appréciation technique par ceux qui vont devoir le subir.
Je ne suis pas certain de m’être expliqué clairement, le sujet est difficile, j’ai fait ce que j’ai pu. Un exemple aidera peut-être ma démonstration.
Le maire de votre ville, probablement enseignant par le passé ou autre genre d’activité de ce type, n’a aucune des compétences requises pour gérer votre ville, qui est une entreprise de plusieurs milliers de salariés aux activités toutes différentes. D’ailleurs avant son élection vous ne lui avez même pas posé la question de savoir s’il les avait, si ça se trouve vous n’avez même pas voté pour lui. Alors, donner votre consentement à son pouvoir….
Il utilisera donc la force, elle va même lui paraître naturelle, aller de droit avec son pouvoir.
Et, pire que tout, il va déléguer cette force à des spécialistes sectoriels, dont l’ensemble compose un truc que l’on appelle l’administration, dont il va rapidement devenir lui-même la marionnette du fait de ses incompétences techniques initiales rédhibitoires.
C’est le même fonctionnement pour le plus grand regroupement que l’on nomme Etat.
Comment le peuple d’un Etat — abstraction par définition hétérogène aux compétences informelles — pourrait-il imaginer qu’il serait, lui, en mesure d’exercer le pouvoir par consentement ? Il n’y pense même pas le peuple, même si dans un moment d’égarement il le dit — ou on le lui fait dire –.
Ceux qui prétendent le représenter, qui parlent en son nom, intègrent directement le fait qu’ils imposeront leur pouvoir – qualifié au passage de populaire — par la force et non par le consentement, même si cette force prétend se parer de l’équité imaginaire de la démocratie, du droit de la majorité, voire du référendum miracle.
C’est la question qui interpelle : comment le peuple peut-il imaginer, en admettant qu’il ait une existence, qu’il saurait instaurer puis gérer un pouvoir avec le consentement de tous ?
Il faut pour cela qu’il n’ait pas très bien diagnostiqué la maladie dont il souffre au point de crier son désespoir sur des ronds-points par grand froid.
Le peuple souffre d’un pouvoir imposé par la force, sans discernement, qui le ravage insidieusement en prétendant agir pour son bien.
Il ne peut pas simplement souhaiter prendre la maîtrise de ce pouvoir de la force, même s’il entrevoit à cette occasion la possibilité de faire souffrir à son tour ceux qu’il croit être les responsables de sa souffrance actuelle.
Notons aussi que le peuple se trompe dans ses accusations qui visent ceux à qui il a cru confier le pouvoir démocratiquement. Ce ne sont pas ceux qui ont reçu le pouvoir et l’exercent par la force, les politiques, qui contraignent la population jusqu’au point de rupture d’aujourd’hui. Ce sont les spécialistes administratifs à qui ceux-là ont dû confier leur pouvoir reçu, n’ayant pas les compétences requises pour l’exercer directement.
C’est l’administration qui mine et tue à petit feu ce que l’on appelle le peuple des français, qui n’est que tous les français pris individuellement et réunis.
On trompe ce peuple en lui faisant croire qu’il saurait utiliser le pouvoir mieux qu’aujourd’hui alors que le pouvoir par consentement ne lui est techniquement pas accessible et que les pouvoirs exercés par la force possèdent tous les mêmes tares.
Le peuple de France n’a pas besoin de pouvoir, il a besoin de respect.
Ce n’est pas le même manque, mais les souffrances sont semblables.
Les Gilets jaunes doivent réfléchir à une organisation qui respecte le peuple de France, c’est-à-dire tous les français pris un par un.
De ce que l’on peut juger par ci par là, les échos ne vont pas dans ce sens. Pourtant au début l’explosion de souffrance a pu laisser imaginer qu’une prise de conscience suivrait et que la liberté et le respect des personnes seraient le socle des revendications. Visiblement ce n’est pas le cas.
Il est peut-être plus facile d’haïr son voisin que de le respecter, je ne sais pas. Quoiqu’il en soit, il me semble que la haine s’installe, monte en puissance, profite à l’administration qui n’envisage pas un seul instant de respecter les administrés.
C’est elle qui va gagner car que lui importe qui aura le pouvoir par la force puisque c’est elle qui l’exercera inévitablement.
La conquête du pouvoir au lieu de la conquête du respect sera le grand raté de cette révolution de Novembre.
L’homme peut se passer du pouvoir, pas du respect.
Bien à vous. H. Dumas
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Comme la plupart des français, je suis abonné à EDF pour la fourniture d’électricité.
Etant absent la moitié de l’année, ayant très peu de matériels électriques, toutes mes ampoules étant à basse consommation et mon chauffage étant classé dans la catégorie des renouvelables, ma consommation d’électricité annuelle est extrêmement réduite.
Or, après avoir reçu ma facture du 15 janvier 2019, j’ai constaté que le montant à payer avait fortement augmenté ; ce qui m’a amené à me poser quelques questions et à évoquer avec vous quelques points pour le moins étonnants quant aux pratiques d’EDF.
Les observations qui vont suivre concernent tout un chacun. Il vous appartient donc de les confronter à votre situation personnelle.
Le tarif qui m’est applicable est un tarif réglementé dit « tarif bleu » 3 Kva (kilovoltampère). Cela signifie qu’il est fixé par l’Etat.
– les factures sont assez complexes et apparaissent finalement difficiles à décrypter par le français moyen surtout qu’elles mentionnent des taux de TVA différents en fonction des rubriques (les abonnements sont à 5.5% et la consommation est à 20%), avec des avances de facturation sur l’abonnement qui sont déduites ensuite (c’est pour se faire de la trésorerie).
– ces factures font apparaître toute une série de taxes dont on ne sait pas trop à quoi elles correspondent (contribution tarifaire d’acheminement CTA, Contribution au Service Public de l’Electricité CSPE, taxe sur la consommation finale d’électricité TCFE).
Premier constat : il existe une disproportion flagrante entre le montant de la consommation et le montant des taxes et abonnement.
– 13€ pour la consommation,
– 61€ pour les taxes et abonnements.
Ce qui m’a conduit à consulter mes factures précédentes et à constater que le prix mensuel de l’abonnement avait subi une augmentation exponentielle en passant de 3.55 € HT par mois au 31 juillet 2017 à 6.22 € HT au 1er août 2018.
En pourcentage, et vous m’excuserez du peu, l’augmentation est tout de même de 75% ! Elle a pour l’instant échappé à la vigilance des gilets jaunes car il est entendu que cette augmentation est subie par tous, dans les proportions de la puissance du compteur installé au domicile de chacun.
J’ai approfondi l’examen pour constater que nulle part n’apparaissait une explication quant à cette augmentation (que finalement le consommateur est sans doute censé ne pas voir) et quant aux causes de cette augmentation.
Augmenter l’abonnement de 75% n’est pourtant pas anodin mais EDF n’a donc absolument rien à dire à ce sujet !?!
Avantage ou inconvénient de disposer d’Internet, nous sommes régulièrement assaillis par des messages de nature publicitaire plus ou moins orientés et EDF fait partie de ces grandes entreprises qui ne peuvent pas s’empêcher de communiquer mais … seulement sur certains aspects soigneusement sélectionnés de leur politique commerciale et tarifaire.
J’ai donc reçu un message « vantant » le montant réduit du coût quotidien de l’électricité basé sur … la seule consommation ; ce qui ne prouve évidemment absolument rien et m’a amené à expédier en retour une réclamation au service approprié.
Ma réclamation a été rapidement prise en compte puisque j’ai fait l’objet d’un appel à partir du n°0970833333 et une charmante dame a essayé de m’expliquer ce que je devais comprendre ; à savoir que :
– EDF n’est pas responsable de la pratique tarifaire puisque, s’agissant d’un tarif réglementé, il est fixé par l’Etat !
– les modifications tarifaires sont bien indiquées en page 3 de la facture.
Je me suis permis de pousser un peu plus la conversation. Il en ressort :
– que mon interlocutrice travaille pour une plate forme d’appels. Elle n’appartient absolument pas à EDF et n’en connaît pas plus que n’importe lequel d’entre nous ! Elle n’est donc absolument pas compétente pour réponse à des questions techniques ; elle est juste là pour donner une apparence de prise en considération des revendications ou sollicitations de la clientèle dans le cadre de ce qu’on peut appeler « le désamorçage des crises » ! C’est juste une technique de communication !
– qu’elle avait sollicité au préalable sa chef de service afin d’obtenir les explications nécessaires c’est à dire essentiellement les « éléments de langage » à me communiquer et notamment qu’évidemment tout le monde subissait la même augmentation et qu’EDF n’y était pour rien.
– Pour ce qui concerne les causes de l’augmentation de l’abonnement, elle n’a pas été en mesure de me les communiquer.
Je n’ai évidemment pas manqué de lui faire observer l’opacité de la facture et le silence flagrant quant à l’augmentation de l’abonnement et ses causes.
Il m’a été aussi nécessaire de rétablir la vérité à propos du tarif car, s’il est bien fixé par l’Etat, c’est seulement à la demande d’EDF car c’est bien entendu EDF qui sollicite les services de l’Etat pour obtenir une modification tarifaire.
Prétendre qu’EDF n’y est pour rien constitue donc un véritable travestissement de la vérité aux termes duquel EDF se donne le beau rôle de l’innocent qui n’a rien demandé et n’est donc responsable de rien !
L’entretien s’est terminé cordialement et j’ai reçu sur ma boite mail le message suivant qui n’a pas manqué de me surprendre :
« Suite à notre dernier échange et à la réponse apportée, je clôture votre réclamation. Merci pour votre confiance. »
Conclusion qui s’impose : la non réponse à une question posée est considérée par EDF comme une réponse satisfaisante !?!
J’hésite entre la désinvolture et la provocation !
En ce qui concerne la page 3 de la facture, elle fait apparaître un certain nombre de rubriques et pour plus de renseignements le client est invité à consulter les sites :
– particulier.edf.fr/taxes.
– particulier.edf.fr/facture.
– particulier.edf.fr/prix.
J’ai donc poussé la curiosité jusqu’à leur consultation ce qui m’a permis de constater que le seul qui soit digne d’intérêt est le troisième mais, pas de chance, il ne fournit même pas le tarif annuel pour ma puissance de compteur et ne comporte aucune explication quant à l’augmentation tarifaire de l’abonnement. Nous sommes donc clairement dans la rétention d’informations et chacun évidemment en tirera les conclusions qu’il voudra …
Je vais donc apporter ma contribution au rétablissement de la vérité …
La vérité est que la consommation globale d’électricité française diminue et qu’EDF se trouve de surcroît contrainte, par l’administration et le gouvernement, d’engager des actions non rentables, notamment dans les énergies renouvelables (achat de courant éolien et photovoltaïque à perte), pour des raisons essentiellement politiques.
Par ailleurs, EDF s’est lancée, à l’international, dans des opérations industrielles de (très) grande envergure en prenant des risques considérables, notamment en Amérique (avec quelques gamelles mémorables) (ici). La dernière opération en date est le contrat dit « Hinkley Point » pour la fourniture de deux énormes réacteurs nucléaires EPR au Royaume Uni à des conditions contractuelles pour le moins hasardeuses et notamment un investissement entièrement pris en charge par EDF de 23,2 milliards € ! (ici).
Quand on sait qu’EDF est une société déjà surendettée (avec 34 mds € de dettes), il est permis de se poser quelques questions quant au bien fondé de prendre de tels engagements alors que certains parlent même de quasi faillite !?! (ici)
Il faut aussi compenser l’opération désastreuse de l’EPR de Flamanville avec des coûts qui ont littéralement explosé (multiplication par trois du coût initial à plus de 10 milliards € si … tout va bien) du fait d’une absence totale de maîtrise technologique (nombreux défauts gravissimes dont certains touchant à la cuve du réacteur) et contractuelle de l’opération industrielle qui a connu des dérives de coûts pour le moins étonnantes ! (ici)
Il faut enfin digérer l’absorption imposée par l’Etat de la fraction « centrales » d’AREVA, le grand spécialiste de l’énergie nucléaire, après sa faillite spectaculaire en raison de ses aventures technologiques (EPR en Finlande) (ici)et minières ratées sous la direction de la flamboyante Anne Lauvergeon, ancienne sherpa de Mitterrand recasée dans l’industrie nucléaire sans pour autant disposer des compétences nécessaires. (ici)
On ne sera donc pas surpris d’apprendre que le consommateur français est, indirectement et à son insu, le garant et le banquier de toutes ces opérations extrêmement coûteuses et à la rentabilité plus qu’incertaine car la seule solution trouvée jusqu’ici par EDF, pour sauvegarder l’entreprise et reconstituer la trésorerie perdue ou manquante, a été de mettre à contribution le consommateur français et d’augmenter les tarifs pour compenser les pertes.
EDF jongle avec les milliards, joue au casino et c’est le consommateur français qui paie !
Ce n’est évidemment pas une méthode de gestion mais une méthode de prédation sur une clientèle que l’on doit bien considérer comme captive. D’ailleurs, la Poste, autre « fleuron » de l’Etat, fait exactement la même chose en augmentant sans cesse le prix du timbre pour compenser la diminution du trafic courrier (du fait d’Internet) ; ce qui n’est qu’une fuite en avant puisque plus le prix du timbre augmente et plus le nombre d’utilisateurs diminue !
Constat qui s’impose : EDF a de gros progrès à faire pour améliorer son service commercial et pour améliorer la clarté de ses tarifs. Il est par ailleurs présomptueux de sa part d’imaginer que le client ne voit rien !
En ce qui concerne le prix de l’électricité, il est probable qu’il faudra s’attendre, entre le développement des énergies renouvelables inefficaces et les pertes enregistrées sur les différentes opérations industrielles en cours, à une augmentation considérable des tarifs pour les prochaines années ; alors même que nous avons évité, pour l’instant du fait de la reculade temporaire du gouvernement, l’impact violent de la taxe carbone au titre de la transition énergétique.
Il y a manifestement encore de quoi énerver les gilets jaunes !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "EDF – ses pratiques tarifaires opaques et prédatrices"
Ci dessous une analyse de Bercy contredisant Darmanin !!!
Envoyée par un de nos lecteurs internautes, merci à lui.
Qui croire?
A vous de faire votre choix de la vérité.
E.Bolling
Bonjour, Les Français sont victimes d’une vaste de désinformation à propos des dépenses publiques qui a été lancée par Gérald DARMANIN , relayée par les médias et sur laquelle aucun homme politique n’a, à ma connaissance, réagi. Dans un article du Figaro du 16 Janvier 2019, ce dernier nous livre un tableau de la répartition des dépenses publiques pour 1000 euros, émanant du Trésor. Ci – dessous le lien pour lire cet article :
L’information a été relayé par les médias, notamment François LENGLET sur FRANCE 2 et par les journalistes de BFM TV. Leurs principaux commentaires étaient que le plus gros poste de dépenses “les prestations sociales (57.5 % de notre budget) était due à la grande protection sociale dont bénéficiaient les Français et l’administration publique, hors services régaliens de l’Etat, ne représente que 6.6 %. En conclusion, les citoyens veulent une réduction des dépenses publiques mais en réalité, les économies sont difficiles à faire car les Français tiennent à leur protection sociale et à leurs services publics dont le coût est faible.
La répartition des dépenses donnée dans ce tableau montre des incohérences évidentes par rapport à celle du budget 2018 (voir le lien ci – dessous :
– le cumul des postes “EDUCATION – RECHERCHE”. représente 11.9 % contre 30 % dans le budget (il est connu que ce poste représente 1/3 du budget)
– les postes “défense, sécurité, justice” représente 6 % contre 21.7 % dans le budget
– le poste ‘charge de la dette’ represente 3.4 % contre 6.6 % dans le budget
– le poste “protection sociale”, lequel comprend les retraites pèserait pour 57.5 % contre 16 % pour politiques sociales mais il n’est pas certain que le chiffre officiel reprend le cout des retraites
Le constat est que les trois premiers postes pèsent pour 21.3 % dans la répartition donnée dans l’article alors que, dans les chiffres officiels, leur poids est de 58.3 % soit une minoration de 37 % ce qui a permis la majoration du poste “protection sociale”.
Le total “services régaliens” et “administration publique” représente 12.6 % de la dépense totale alors que la fonction publique a coûté 278 milliars d’euros en 2014 soit 84 % du budget (ce chiffre me paraît effarant mais c’est le chiffre officiel). La présentation faite dans ce tableau minimise grandement ce poste. Les effectifs de la fonction publique sont de 5.5 millions en 2016 soit 1.6 millions de plus qu’en 1980 alors que l’informatique a été introduite, que les services par internet se sont développés, tout étant supprimés dans les territoires ruraux. Ces chiffres ne prennent pas en compte l’externalisation de beaucoup de services autrefois intégrés. Pourtant, force est de constater que l’évaluation du niveau de connaissances de nos élèves, les délais rallongés pour obtenir des documents officiels, le surcoût de l’hospitalisation publique par rapport au privé, …, montrent le manque d’efficacité de notre fonction publique.
Je ne doute pas que cette présentation tronquée va être utilisée dans le grand débat afin de limiter les revendications de diminution des dépenses de l’Etat et des collectivités ainsi que celle d’augmentation du pouvoir d’achat.
Je souhaite vivement que, suite à la lecture de mon analyse, vous ferez votres mes conclusions et publierez un article afin d’éclairer nos compatriotes sur la grande manipulation dont nous sont victimes.
Cordialement,
JMS
<tableau DARMANIN et budget 2018.docx>
L’auteur précise:
Bonjour et merci d’avoir diffusé mon message afin d’informer nos compatriotes
A propos du texte ci – dessus :
– le cumul des postes représente 11.9 % contre 30 % dans le budget (il est connu que ce poste représente 1/3 du budget)
je m’aperçois que j’ai oublié préciser qu’il s’agissait des postes “EDUCATION – RECHERCHE”.
Je souhaite vivement que cette erreur n’aie pas empêché la compréhension de l’information.
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