Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Une fois admis le constat du fait que l’Etat n’existe pas, que ceux qui se clament ses représentants sont de pales escrocs tout à fait semblables à tous les escrocs prétendant représenter l’inexistant, tels que curés, imams, ou autres sorciers, il faut se pencher sur le contrat qui nous lie.
Car effectivement la vie en groupe suppose un contrat, une convention.
Aucun groupe n’échappe au fait que son organisation suppose une convention acceptée ou subie par tous.
Cette convention peut être à l’initiative d’un groupe restreint, puis imposée par la force. Elle peut être aussi l’émanation d’une réflexion collective, ce qui la rend plus ouverte, mais toujours imposable par la force.
Donc, pas de vie en groupe sans convention, pas de convention sans la force l’accompagnant pour sa mise en œuvre. C’est la problématique.
En ce qui nous concerne, nous français.
Pendant des siècles un groupe restreint de guerriers anoblis en association avec le clergé catholique a dicté nos conventions de vie commune, qu’ils ont imposées par la force.
Ce faisant ils ont introduit l’idée que cette convention n’était pas discutable, qu’elle était de droit divin, eux-mêmes en tant que représentants de Dieu étant habilités à l’écrire et à l’imposer au groupe.
En 1789 une initiative a été tentée pour définir en commun notre convention de vie de groupe, tout en affirmant en parallèle la liberté de vivre sa vie individuellement.
Cette noble entreprise a échoué dramatiquement. Des siècles de soumission et de croyance en l’Etat ont réduit la tentative à néant, propulsant un nouvel escroc à la manœuvre pour soi-disant établir et imposer la convention parfaite. Je parle, vous l’avez compris, du petit agité Napoléon.
Depuis tout est resté en l’état.
Aujourd’hui encore cette convention qui nous lie n’est pas discutée collectivement.
Les élections démocratiques que nous subissons intensivement n’ont jamais pour objectif de nous permettre de discuter en commun de la convention qui nous lie. Simplement de conserver ou de renvoyer les escrocs qui, se prétendant des “hommes de l’Etat”, se disent autorisés par ces élections à nous imposer leurs vues de la convention qui nous lie.
Donc, rien de changé depuis deux mille ans. Nous sommes un groupe soumis, dépendant, sous tutelle, victime d’une convention qui régit nos rapports et sur laquelle nous n’avons pas notre mot à dire.
Cela suffit.
Il est urgent que la prise de conscience politique s’accompagne de la démystification de l’Etat derrière lequel des aigrefins abusent de nous.
Pour cela deux impératifs.
Le premier
Une refonte complète de la constitution, qui est la convention mère qui nous lie. Elle doit instaurer la démocratie directe, c’est-à-dire la négociation constante de sa propre réalité.
Cela dès le premier acte collectif nous concernant directement, donc dès l’échelle de la commune.
Puis de ceux, plus vastes, qui impliquent notre cadre global : la nation, en n’oubliant pas les intermédiaires que sont les départements ou les régions.
A tous ces niveaux, les conventions doivent être discutables et discutées en temps réel.
C’est ce que chacun appelle la démocratie directe, sans pour autant en bien comprendre les implications. Car, la plupart du temps, l’écran de fumée appelé Etat cache la simplicité nécessaire à nos rapports collectifs strictement conventionnels.
Le deuxième
La compréhension que ce qui nous regroupe n’est qu’une convention, que l’Etat n’existe pas, que cette convention s’impose à notre groupe, au besoin par la force, pose inévitablement la question : quelle est la nature de l’acte d’acceptation à cette convention ?
De quel droit peut-on imposer à un homme une convention qui va fatalement obérer ses libertés au profit du groupe lié par la convention ?
Certainement pas au motif, comme dirait Brassens, qu’il est né quelque part. C’est un viol de conscience de soumettre à une convention un homme du simple fait de son lieu de naissance.
L’acceptation d’une convention suppose une signature, un accord en toute connaissance de cause.
A partir de cette évidence, les frontières n’ont aucune légitimité.
Les conventions de groupe n’ont aucune raison d’échapper au marché, à la loi de l’offre et de la demande.
L’adhésion à un groupe et à ses conventions devrait être libre, puisque cette adhésion entraîne de facto l’idée que la force pourra être imposée dans le cadre de l’application des conventions auxquelles on a adhéré.
Conclusions
Les règles et habitudes qui nous gouvernent ne sont pas issues de la logique, de la simplicité, de la simple humanité, de l’échange libre et voulu, mais de la force.
Les hommes pourront-ils inverser cet état de fait, éradiquer la force qui empoisonne leur vie et les tue régulièrement, cela me parait plus important et plus immédiatement dangereux que l’écologie et la climatologie.
Bien à vous. H. Dumas
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Quelle mascarade. Mediapart, l’infâme feuille de chou des bobos, la descendante populiste de Détective et Ici Paris façon délation intellectuelle New-look, se paye De Rugy.
L’inquisiteur De Rugy au pedigree parfait, fils d’un couple d’enseignant, donc fonctionnaire de naissance, passé par Sciences Po cette usine à délateurs de gauche, est dans le viseur des bien-pensants, les délateurs bobos lecteurs de Mediapart.
Le quiproquo entre lui et ses amis lyncheurs est total.
Il a bu du champagne et dévoré un homard avec de l’argent public disent ses accusateurs.
Lui, la larme à l’œil, les mâchoires serrées, répond : “Je ne faisais que communiquer pour le bien de la France”. Du Louis XIV.
Mais bien sûr… il communiquait. Ils communiquent tous, pendant que nous travaillons pour payer leur communication.
Quand tous les jours des milliers de pots d’inaugurations sont donnés dans des milliers de communes, ils communiquent et nous payons. Quand toutes les semaines, ou tous les mois, nous finançons leur bulletins communaux, départementaux ou régionaux, ils communiquent et nous payons.
Quand ils sauvent des entreprises mourantes, pendant qu’ils prônent l’euthanasie pour les chrétiens, ils communiquent et nous payons. Quand ils distribuent le pognon que nous avons péniblement gagné, qu’ils nous ont volé, à des fainéants qui ne foutent rien, ils communiquent et nous payons.
Quand ils inaugurent des bâtiments publics qui coûtent dix fois plus qu’ils ne devraient parce qu’ils se piquent d’architecture, ils communiquent et nous payons.
Quand la France se couvre de festivals bidons qui n’attirent guère que leurs organisateurs et quelques voisins, ils communiquent et nous payons.
Quand ils prédisent l’apocalypse climatique, qu’ils dépensent sans compter pour vaincre cet hologramme, ils communiquent et nous payons.
En fait, 80% des activités et dépenses de nos élus sont pure communication. Pour cela ils nous pillent, ils dénigrent notre travail, nos personnes, ils nous dévalorisent pour communiquer à l’aide de ce qu’ils nous volent.
Alors quand Mediapart, la sainte nitouche qui ne paie pas sa TVA, se paie De Rugy, voilà du papier peu coûteux et qui se vend bien.
Et le pauvre De Rugy, il ne comprend pas ce qui se passe. L’argent public ? Qu’est-ce ? Connait-il autre chose ? Non bien sûr, il est né dedans.
L’économie, la création de richesse… il en a entendu parler, mais laissons cela aux chinois qui ont besoin de se développer. En ce qui nous concerne tapons dans la caisse des autres et communiquons, communiquons, communiquons….
Qu’a-t-il appris d’autre à Science Po ?
Un haut-le-cœur de communication, voilà la maladie de ce pays. Ce n’est ni De Rugy, ni Médiapart, les comiques troupiers de service, qui nous guériront.
Au lieu de travailler, tout le monde communique. N’est-ce pas cela la tour de Babel de sinistre réputation ? Chacun sa communication sans égard pour celle des autres, qui effectivement ne vaut pas plus.
C’est l’avènement du Blabla, la fin du vrai, le règne de l’incompréhension, du mensonge. Plus la peine de travailler, il suffit de communiquer.
Alors De Rugy, l’inquisiteur écolo, piégé à son propre piège… permettez-moi de trouver la situation succulente.
Bien à vous. H. Dumas
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Cela commence dès le standard ou l’accueil. Le petit personnel de nos tribunaux est imbu du débordement de prétention de nos magistrats, il en rajoute. Il vous traite comme un chien…. quand il daigne vous répondre. Les attentes d’une demi-heure au bout du fil avec uniquement la sonnerie pour compagne sont monnaie courante.
A l’audience nous passerons sur le ridicule décorum — coquetterie surenchérie par les avocats aux robes souvent élimées — tous sont tels les médecins du temps de Molière dont les compétences étaient inversement proportionnelles à leurs costumes.
Levez-vous quand la formation composant l’audience entre, la génuflexion n’est pas obligatoire mais conseillée, au moins au niveau de votre regard où la soumission doit clairement apparaître. La moindre fierté vous conterait cher.
Le fait d’être le financier de la comédie par vos impôts ne vous donne aucun droit, cela va de soi.
Qu’importe, puisque ce qui se passe dans les tribunaux n’intéresse personne. Qui se soucie qu’Abdul ou Dupont aient été massacrés par un jugement délirant, lâche, convenu, légal sans doute mais si injuste ? Personne.
Heureusement que nous avons Bernard Tapie. Là, c’est du lourd.
Il les a faits tourner en bourrique le titi parisien.
Tenez-vous bien, ils ont avalé leur dignité dans le même temps que la joie qui les a envahis lorsqu’ils l’ont privé de ses jouets, dont il faut bien reconnaitre qu’il ne les avait pas gagnés très élégamment.
Car ce jour-là, ils ont bafoué leurs propres règles.
Ils lui ont tout piqué au motif d’une escroquerie à l’arbitrage, dont ils ont été obligés d’admettre qu’elle n’existe pas … trop fort.
Ils voulaient tant le flinguer, qu’ils ont mis la charrue avant les bœufs.
Leur principe de base : “le pénal tient le civil en l’état”, ils se sont assis dessus.
Alors d’aucun vont penser que des intrigues de pouvoir voire un complot mondial sont derrière ce fiasco, qu’il serait volontaire.
Alors là : PAS DU TOUT.
Je vous assure que seule l’incompétence crasse de ces gens, elle aussi inversement proportionnelle à leur prétention, à l’importance qu’ils se donnent, est à la base de ce gag.
C’est triste à constater, parce qu’un pays sans justice c’est comme un match de foot sans arbitre : le bordel assuré et la loi du plus fort et non du meilleur ou du plus adroit.
En effet ce pays est entièrement voué à la loi du plus fort, de celui qui se fait appeler “Homme de l’Etat”,“Serviteur de l’Etat”, qu’entre nous nous appelons “fonctionnaire”, dont les magistrats font partie tout au long de leur vie et de leur formation, au point de ne connaître aucune autre forme de citoyen, de n’avoir pour les autres aucune compassion, aucune idée de justice.
En admettant que Bernard Tapie serve à quelque chose, ce serait à caricaturer la justice. Rendons-lui hommage à ce sujet.
Et attendons, avec curiosité, de voir comment les magistrats et leurs thuriféraires vont sortir de ce merdier.
Bien à vous. H. Dumas
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Tapie après un combat acharné contre Bercy a enfin gagné.
Après de très longues années à subir un harcèlement fiscal de chaque instant, il a enfin remporté la balle de match et donc le match.
Exit Bercy, cette hydre assoiffée de votre argent que Tapie a renvoyé au fin fond des enfers.
Cette victoire est uniquement pour la gloire car elle ne sert à rien.
Elle est quand même de toute beauté.
Gagner contre Bercy en correctionnel est un exploit qui se fête.
Champagne Monsieur Tapie.
Bien sûr Bercy va s’acharner encore de longs mois pour essayer de le piller à nouveau, car comme les hyènes, Bercy qui chasse en meute avec tous ses tortionnaires du quotidien, identique au NKVD ne lâche jamais sa proie.
Bercy préfère vous ruiner, vous et votre famille, faire indirectement mais consciemment liquider votre affaire, qu’il a poussée, année aprés année, gentiment et discrètement à la faillite.
Sans relache.
Cette faillite va nourrir d’autres charognards qui sont déjà à l’affut, attiré par l’odeur de votre sang : les administrateurs « judiciaires » et les liquidateurs.
Tapie a gagné au pénal mais perdu au civil.
J’ai gagné au pénal mais perdu au civil.
Il est ruiné et malgré sa relaxe au pénal, il le reste.
Je suis ruiné et malgré ma relaxe au pénal, je le reste.
Il garde ses colossales dettes infligées par Bercy.
Je garde mes colossales dettes infligées par Bercy.
Le pénal l’emporte sur le civil m’a-t-on affirmé.
En France ce n’est qu’une légende urbaine.
C’était avant la dictature de Bercy sur toutes les administrations françaises.
“Le fameux arbitrage, annulé au civil pour « fraude » en 2015, n’est donc pas considéré comme « truqué » au pénal quatre ans plus tard… Comment comprendre cette contradiction ? « Il n’y a aucune cohérence entre les décisions civiles et la décision du tribunal », a souligné mardi Me Hervé Temime. « C’est en effet une anomalie, analyse un juriste. L’un des principes majeurs du droit énonce que le pénal tient le civil en l’état. En l’occurrence, la juridiction civile s’est prononcée avant la juridiction pénale, en puisant des preuves d’une prétendue fraude dans des pièces du dossier pénal…”
Il est absolument certain que les années de lutte qu’a dû livrer Bernard Tapie contre le fisc a détérioré sa santé. Certains même en meurent ou se suicident. Personne n’en réchappe sans de graves séquelles.
Nos petites mains de Bercy ne sont bien sûr responsables de rien.
Ils ne font qu’appliquer la loi disent-ils.
Ils oublient de dire que souvent les preuves ils les ont inventées, falsifiées ou au mieux détournées.
Pour le civil cela passe, ils sont à leurs bottes.
Pour le pénal apparemment c’est une autre histoire, nous ne sommes pas encore complètement sous la justice de Vichy.
La preuve Bernard Tapie et moi.
Elle n’est pas belle la vie, sous le ministère de la pensée…
E.Bolling
PS : Ah oui, j’ai oublié de vous dire, Tapie et moi nous avons eu le même avocat pour notre procès en correctionnel. Maître Hervé Témime.
Cela crée des liens.
Nous voila frère de sang, mais malheureusement il ne nous en reste plus beaucoup.
PSS: Je ne porte aucun jugement de valeur sur Monsieur Tapie ou sur son affaire. Seul ici m’interesse les résultats contradictoires…
Il ne se passe pas un jour sans que notre presse nationale m’épate.
Ainsi, le plus sérieusement du monde, le journal, qui se fait — peut-être abusivement – appeler lui-même “Le Monde”, publie le billet de Monsieur Jean-Philippe Derosier, un universitaire de haut vol, qui se demande : si la justice ne serait pas par hasard aux ordres.Alors là, Permettez-moi de conseiller à M. Derosier de sortir de sa bibliothèque et d’aller voir un peu dans les prétoires.
Surtout qu’il ne commence pas par les Tribunaux Administratifs, le choc serait trop violent pour lui. Il risquerait direct l’infarctus. Parce qu’en terme de justice aux ordres : le TA c’est la Rolls.
Déjà, il pourrait aller au pénal voir les affaires qui engagent le fisc, ou encore une collectivité locale dans le cadre de l’urbanisme.
Je peux le conseiller, le diriger avec bonheur, lui permettre d’assister à des audiences où le fisc matraque et harcèle des contribuables jusqu’à la maladie puis la mort, sans raison, et où le Tribunal n’y voit rien à redire, où le parquet enfonce le pauvre justiciable déjà en dessous de sa ligne de flottaison.
Ou encore des audiences où de pauvres “sous-hommes judiciaires” ayant construit un méchant cabanon sont explosés pendant que les collectivités réalisent des boulevards entiers sans autorisation.
Car en France il y a deux catégories de français.
Les hommes, ceux qui font de la politique ou sont fonctionnaires, voire les deux
Pour eux rien n’est trop beau, aucune protection n’est suffisante, tout pet de travers déclenche une “loi rempart” pour les défendre. Ils sont si faibles que l’Etat, c’est-à-dire eux-mêmes, les protège de tout. Du chaud, du froid, de la faim, des angoisses, de la perte d’emploi, de la maladie, de l’avenir. Pour eux le paradis doit être sur terre. Le législateur y veille.
Tous nous devons respecter ces hommes, ils sont le peuple en marche, qui connait la vérité en tout et ne se prive pas de la décréter.
Les sous-hommes, qui s’occupent d’économie, d’industrie, de production, qui tentent de se démerder seul pour ne pas peser sur les autres. Ceux qui ouvrent commerces ou entreprises, qui prennent des risques et qui ont le culot de gagner un peu d’argent, sans avoir envie spécialement de le refiler à ceux qui ne savent que le dépenser.
Ceux là on les traite de fraudeurs fiscaux en puissance, de libéraux, voire de néo-libéraux.
Ces sous-hommes peuvent crever à l’envie, périr d’angoisses liées aux risques pris, faiblir face à la haine des hommes, et bien qu’ils crèvent.
La compassion n’est pas pour eux.
Mais, les choses vont peut-être changer… la fameuse jurisprudence.
Et oui, la notion de harcèlement professionnel voit le jour.
Bien sûr, pour l’instant, elle ne concerne que les hommes, pas les sous-hommes.
Mais bon, une fois cette étape franchie, la route est devant nous.
Qui nous empêchera, nous les sous-hommes, de lancer des actions au pénal, non plus pour concussion, délit que les magistrat nuls en math sont incapables de comprendre, mais pour harcèlement fiscal dont les traces sont si évidentes, si faciles à produire.
Attendons avec gourmandise le verdict concernant les hommes, et ensuite faisons en sorte de le voir adapté aux sous-hommes que nous sommes.
Bien à vous. H. Dumas
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… “Au mois d’août, alors que nos habitués, en vacances, sont remplacés par la province et les touristes étrangers, nous recevons la visite d’acheteurs anglais. Il faut croire que le mois d’août leur donne des envies de shopping.
L’année précédente au mois d’août, nous avions déjà reçu les représentants d’un groupe anglais spécialisé dans les loisirs. Ils souhaitaient acquérir des discothèques dans le nord de la France et une grosse à Paris. Nous avions passé dix jours en négociation.
A l’anglaise !
A l’anglaise, cela signifie qu’elle est hard et pas marrante du tout. C’était du quasiment non-stop du matin jusqu’à 22h. Nous étions heureusement sauvés par l’ouverture de la Loco.
Notre prix de vente était 8,5 millions d’euros. Nous leur avions annoncé ce chiffre avant leur venue.
La Loco les valait. Notre C.A tournait dans les 5 millions d’euros H.T. et l’emplacement était inestimable et lui rajoutait une sacré valeur. Et notre réputation qui était devenue internationale. A négocier donc. Vers le haut.
Le soirs, nos amis anglais nous accompagnaient, et passaient la soirée à la discothèque. Ils se promenaient dans celle-ci, un verre à la main, comme si, ils étaient déjà chez eux, en futurs propriétaires.
Je me souviens de l’expression favorite de leur big boss. Celui-ci, ne parlant pas très bien français, lorsqu’il avait un petit coup dans le nez, car les rosbifs ça picole sec, disait à nos employés, d’un air jovial et convaincu: « the kee in the pocket », joignant le geste à la parole, il tapotait sa poche de pantalon.
The kee in the pocket, l’expression nous restera.
Bref, il se voyait déjà dans notre fauteuil.
Et le matin, les palabres de marchands de tapis recommençaient âpres et sans fin.
Tous les éléments comptables y passaient. Tout était sujet à discutions. Ils auraient même discuté le prix des cendriers si nous les avions laissé faire.
Ils étaient là, c’était certain pour négocier notre prix et le faire baisser. Ils devaient penser nous avoir à l’usure. Je comprenais pourquoi ils avaient gagné la guerre de cent ans.
A un moment donné, nous achoppions sur un point de détail qui valait 80.000€.
Comme nous n’étions jamais d’accord, ni eux, ni nous, pour céder sur ce point, nous le mettions de côté, et après en avoir réglé d’autres, nous y revenions.
Encore et encore, sans trouver de solution. Personne ne voulant abdiquer. Le 5eme jour, ce problème était devenu un cauchemar.
N’en pouvant plus, je leur dis :
« Nous n’y arriverons jamais. Jouons-le à pile ou face.
Well, qu’est-ce que c’est le pile ou face ? »
Je leur explique.
Tous, ils s’esclaffent. Ah, ah, ah it’s very funny…
« On n’a jamais fait ça. C’est très amusant. OK, faisons votre pile ou face. »
L’un d’entre eux, rabat-joie, dit d’un air coincé « avant, il faudrait appeler Londres. »
D’un seul coup, ils sont tous redevenus sérieux et ils ont quitté le bureau en rang d’oignon pour téléphoner.
Lorsqu’ils sont revenus, ils nous ont dit d’un air navré :
« Désolé, mais Londres ne veut pas, ils ne trouvent pas cette idée amusing du tout ».
Et paf, nous revoilà au point de départ. Et reparlote pour ne rien dire jusqu’à 22h !
A la Loco, ils prenaient de plus en plus de place, cela devenait un peu boulet de les supporter.
Le matin suivant, arrivés avant eux au bureau, nous constatons qu’ils avaient laissé leur ordinateur sur une table. Et connecté, s’il vous plait ! Erreur mortelle.
Un de nos collaborateurs, qui parlait très bien anglais, l’ouvre et nous découvrons leurs instructions. Noir sur blanc.
Ils ne pouvaient dépasser 7,5 millions d’euros.
Deux heures plus tard, nous rompons les négociations en leur disant :
« O.K, vous êtes d’accord, oui ou non pour acheter à notre prix ? »
Réponses confuses : « oui mais non, il y a encore des points…
Arrêtons là, vous reviendrez lorsque vous serez décidés. En souvenir, voilà, pour chacun, un tee shirt de la Loco. »
En les raccompagnant à la porte, je dis à leur chef :
« You don’t have my kee in your pocket ! » Sacré Britishs ! Ils avaient brulé Jeanne d’arc mais ils n’ont pas eu la Loco…
Ils finiront par acheter le Palace, qui à cette époque, était dans leurs moyens.
Donc, re-coucou, voilà de nouveau des anglais qui viennent faire leurs courses à Paris et veulent nous racheter.
Ça devient une manie.
Mes associés, Fred et Kelly ne veulent plus vendre.
Nous les recevons quand même, mais là, un homme averti en valant deux, nous brûlons les étapes.
En deux jours, visite de la discothèque au pas de charge, avec boissons à volonté offertes (nous savons quand même recevoir), l’affaire est bouclée. Même cadeau de départ, un tee shirt Loco et good bye.
Nous les renvoyons de l’autre côté du Channel.
Ils se trompent de mois ces anglais, les soldes ce n’est pas en août à Paris…
La deuxième partie de cette année sera marquée par une visite de « courtoisie » des douanes juste avant l’ouverture.
Ils nous embarquent le stock de cigarettes du distributeur que nous avions mis, par facilité, en place pour nos clients.
Au lieu de faire la queue au vestiaire avec ceux qui déposent leurs vêtements, ceux qui voulaient uniquement acheter un paquet de clopes, pouvaient se servir, rapidement, au distributeur installé dans le couloir de celui-ci.
Motif officiel : vous vendez vos paquets plus chers qu’au tabac. Au vestiaire, c’est autorisé car vous fournissez un service avec manipulation.
Le distributeur ne rentre pas dans ce cadre-là. Conclusion, on embarque le tout, distributeur et clopes et on vous convoquera.
La convocation, on l’attend toujours et tous les douaniers de Paris ont dû fumer gratis pendant quinze jours.
Ils nous feront le coup, quasiment à l’identique, l’année suivante.
Ce jour-là, comme nous n’avions plus de distributeur, ils ont trouvé le prétexte que nous n’avions pas acheté nos paquets de cigarettes au tabac le plus proche de la Loco, ce qui est, parait il, une obligation d’après quasiment un millier d’articles du code des douanes!
« Mais, Monsieur le douanier, le tabac le plus près était fermé. Ils étaient en vacances ! »
Rien à battre, on saisit, on vérifiera, on vous convoquera.
Ils ont encore fumé pendant un mois (le stock était plus important), à nos frais. Merci la Loco.
Pas plus de convocation que la 1ere fois mais par chance on ne les a plus revu. Sans doute, ont-ils trouvé un autre « distributeur » plus près de leur bureau…
Le Truck à Vénissieux était ce que l’on peut appeler « une fausse bonne idée » et J.P Pommier décida de déposer le bilan en oubliant de nous rembourser l’argent que nous lui avions avancé. Oubli involontaire bien sûr.
Comptablement ce fut une perte financière importante, mais psychologiquement, quel soulagement.
Nous ne l’avons jamais regretté. Nous étions saturés des incessantes bagarres qui s’y déroulaient, quasiment tous les soirs et surtout, ce qui est le plus important, nous avions, au fil des mois, acquis la certitude que jamais nous ne pourrions exploiter cette discothèque de façon normale.
Nous étions encore dans une zone de guerre. Il valait mieux être prudent, prendre nos cliques et nos claques, fermer boutique et déguerpir au plus vite. Avant le 1er mort. Client ou sécu.
Ce fut notre premier échec. Il y en aura d’autres. Et des plus gros.”…
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De façon directe ou indirecte, parfois pour s’en vanter, souvent pour accroître son aspect menaçant, notre État ne nous le cache plus : désormais, il sait tout de nous ! De puissants systèmes d’intelligence artificielle savent croiser tous les fichiers disponibles, et le moindre transfert d’argent, la plus petite location de son appartement, même pour quelques nuits, le moindre achat, la moindre vente, le fisc le sait aussitôt, et se rend compte, à l’instant même où elle se produit, de la moindre « anomalie ».
Et c’est tous les jours, à tout instant, que les différents fonctionnaires de l’État sont en mesure de croiser toutes les informations qui nous concernent. Il y a déjà bien longtemps que le gendarme qui vous arrête sur la route et vous demande votre permis de conduire et la carte grise de votre véhicule, a connaissance ensuite, en quelques secondes, de l’état de vos points, et du nom du propriétaire du véhicule que vous conduisez. Sait-il de quand date son dernier entretien et quel garage s’en est chargé ? Peut-être pas encore, mais cela pourrait venir.
Bon, c’est ainsi, et il se trouvera une importante minorité de nos concitoyens pour se réjouir d’une telle situation. Et après tout, nous pourrions nous aussi en prendre plus ou moins notre parti, si de cette espionnite généralisée, nous pouvions, au moins un peu, bénéficier de quelques effets positifs.
Par exemple, une simplification de nos démarches administratives ordinaires.
Puisque l’État sait tout, pour bon nombre d’entre elles, quelques clics devraient en effet suffire.
Est-ce vraiment le cas ?
Dans le but d’élargir le champ potentiel de lecteurs de mes romans ou de mes livres professionnels, nous avons décidé, mon épouse et moi-même, au moins pendant les mois où nous sommes en France, de nous déplacer… Pour donner un profil économique viable au projet, nous avons fait l’acquisition d’une petite caravane d’occasion…
Je dis « nous », mais ce n’est qu’en partie vrai : ma femme ne s’opposait pas au projet, mais émettait une condition suspensive : « Tu t’occupes des démarches administratives, je ne veux tout simplement pas en entendre parler… »
Malgré une incompétence notoire, entretenue largement par une longue vie conjugale, au cours de laquelle, c’est vrai, les questions administratives m’ont en général été épargnées, et pour emporter la décision, j’ai promis…
Pour tout dire, je croyais jouer au plus malin : j’avais lu quelque part qu’un changement de carte grise ne nécessitait même plus de déplacement et qu’on pouvait tout faire depuis son ordinateur…
Me voilà donc parti à la chasse aux changements de carte grise de ma caravane d’occasion… Première surprise, on ne trouve pas un site pour régler ce sujet, mais un assez grand nombre d’adresses, qui toutes s’affichent plus officielles les unes que les autres… Je n’ai pas vérifié, mais je pense très fortement qu’il s’agit d’officines privées qui ont trouvé un moyen de s’enrichir par une nouvelle sorte de capitalisme de connivence. En effet, après en avoir essayé plusieurs, j’ai dû me rendre à l’évidence, si l’on voulait continuer d’avancer, il fallait commencer par payer… Dans le cas d’un changement, un peu plus de 110 €…
Certes, je le confesse volontiers, je ne suis pas un as des arcanes de l’Internet, et mes enfants et surtout mes petits-enfants se débrouillent beaucoup mieux que moi… mais il m’a fallu tout de même presque une paire d’heures pour remplir toutes les pages et toutes les informations exigées…
Et puis clic, cette fois, nous y sommes et je suis très fier de moi…
Quand je tombe sur une dernière page qui me liste une dizaine de documents que je dois impérativement rassembler et adresser en courrier recommandé… Des originaux de la carte grise et des copies couleur de tous les autres documents… Autrefois, il fallait se rendre au service de cartes grises, et faire la queue… Quel progrès ! Après avoir rassemblé sans doute les mêmes documents que du temps « qu’on allait encore aux baleines », on finit par faire la queue au service courrier recommandé de la poste… J’habite dans la ville enchantée de madame Hidalgo, il est inutile d’espérer quelque place de parking entre mon domicile et la poste, il n’y en a tout simplement pas, et la seule solution est donc de s’y rendre à pied…
En tout, une démarche qui m’a donc pris une demi-journée…
Évidemment, la marche à pied a ceci de bien qu’elle permet de réfléchir. Tout en allant, tout en revenant, je me demandais : l’État sachant tout de moi, à quoi peuvent servir la copie mon permis de conduire, des justificatifs de domicile, l’original d’une carte grise qu’il connaît parfaitement, et je ne sais plus quoi encore… La seule information qu’il n’a pas est celle de la cession. Un simple scan de la carte grise barrée par l’ancien propriétaire, avec la date de cession suffirait…
Alors à quoi bon ces exigences ? C’est une question de bon sens : à rien, sinon à maintenir le citoyen dans une situation de sujétion. Le progrès informatique de l’administration peut se résumer ainsi : tu payes nettement plus cher, mais tu es toujours autant embêté…
Petit détail : après bientôt presque un mois, aucune nouvelle de mon fournisseur, sinon qu’en effet, mon compte bancaire a bien été débité…
Question iconoclaste : que sont devenus les fonctionnaires désormais remplacés par des organismes « privés » ? Ou ils ne font plus rien, ou ils font autre chose, mais ce qui reste sûr, c’est qu’ils sont toujours aussi nombreux, et nous coûtent toujours aussi cher…
Alors, simplification administrative pour tous ? Vous avez le droit d’y croire, mais j’ai bien peur que tous autant que nous sommes, nous restionsnon seulement les financeurs, mais aussi les dindons de la farce…
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Vous avez tous entendu parler de ce nouveau scandale : Encore un compte bancaire dissimulé dans un paradis fiscal par un politicien.
Evidemment, cela donne une tournure un peu curieuse à la chose fiscale car après Cahuzac, après les époux Balkany voilà que Raymond Barre, l’honorable premier ministre, le pourfendeur du microcosme (politique), l’ancien candidat aux élections présidentielles, avait lui aussi un compte en Suisse, dissimulé au fisc français !
Ce que l’on sait du dossier est que le montant de la dissimulation s’élèverait à 11 millions de CHF ou 7 millions €. On ne connait pas l’origine des fonds ni l’ancienneté de ce placement. Il semblerait enfin que le fisc en ait eu connaissance par le biais d’une dénonciation …
Cette révélation pose des questions à la fois d’ordre moral et législatif et les conclusions que l’on peut en tirer sont à la fois logiques et implacables !
Lorsque Raymond Barre est arrivé au pouvoir, les prélèvements obligatoires, en France, s’élevaient à un peu moins de 35% du PIB ; ils sont aujourd’hui à 47%. Une telle progression ne peut bien évidemment pas se produire sans avoir quelques effets collatéraux indésirables et la fraude en fait partie.
On ne va pas se lancer dans un jugement de valeur sur le fait de planquer ses avoirs dans un paradis fiscal car, avec notre record du monde de la pression fiscale, il est fatal que les contribuables fortunés cherchent des échappatoires et quoi de plus pratique qu’un compte à l’étranger !
Et pourtant, il ne manquera pas d’ames sensibles pour affirmer, haut et fort, que frauder le fisc ce n’est pas bien et que payer des impôts (même si ce sont les plus élevés du monde) est un devoir citoyen !
Seulement, c’est déjà oublier que 57% des français ne paient pas d’impôt sur le revenu. Ces français là trouvent donc tout à fait légitime que le montant de la fiscalité ne soit jamais assez élevé … du moment qu’ils ne sont pas concernés. D’ailleurs, une certaine frange radicalisée des gilets jaunes demandait avec insistance le rétablissement de l’impôt sur la fortune auquels ils n’étaient eux-mêmes pas assujettis !
Néanmoins, la question que devrait immédiatement se poser tout un chacun est : Comment se fait-il que les politiciens qui font les lois, fiscales notamment, soient aussi des fraudeurs ? Et ce phénomène n’est-il pas le symptome d’un problème plus général concernant le fonctionnement de la société civile ?
Il faut d’abord être conscient que les quelques noms qui sont donnés en pâture ne sont que la partie émergée de l’iceberg de la fraude fiscale de la classe politique.
Un banquier de Monaco, paradis fiscal bien connu des spécialistes, avait affirmé il y a déjà bien longtemps, sans aucune ambiguïté et sur un ton goguenard, qu’il avait vu toute la classe politique française défiler dans son bureau ; ce qui tend à démontrer que la pratique est à la fois ancienne et fréquente !
Ainsi donc, les politiciens, qui disposent de revenus largement supérieurs à la moyenne, montrent si l’on peut dire, l’exemple … ce qui tend à démontrer qu’ils sont parfaitement conscients de la situation qu’ils ont eux-mêmes générée !
En d’autres termes : Ils ont créé consciemment un enfer fiscal mais se sont arrogés le droit individuel d’y échapper …
Seulement, il y a une autre vérité : En France, le pouvoir est entièrement exercé par l’exécutif et son administration. Le parlement qui vote les lois, fiscales notamment, n’a en réalité aucun pouvoir et ne constitue, sous la Vème république, qu’une simple chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif ; et, en matière fiscale, on sait que tout se décide à Bercy !
Bercy, ce temple de la fiscalité répressive, qui emploie une armée de contrôleurs et qui semble d’ailleurs avoir échappé à tout contrôle ; qui use et abuse sans complexe de moyens de plus en plus intrusifs !
Faut-il y voir, en ce qui concerne les politiciens, un aveu implicite d’impuissance ?
Nous sommes manifestement dans la logique d’un système implacable de pression et de spoliation fiscales dont la classe politique, qui en est la principale responsable, en est parfaitement consciente mais ne fait rien ou ne peut rien faire pour y remédier hormis de manière purement égoiste et individualiste en essayant, chacun de son côté, d’échapper aux conséquences d’un système qui a atteint un point de non retour.
Evidemment, le salarié ordinaire, le petit professionnel libéral ne peuvent qu’être les victimes d’un tel système auquel ils ne peuvent pas échapper puisqu’ils ne peuvent rien dissimuler !
On connait bien évidemment les causes de cet enfer fiscal : il faut financer les promesses irresponsables faites par les politiciens pour se faire élire ! Et l’augmentation exponentielle des dépenses publiques depuis 40 ans d’un État qui contrôle à peu près tous les aspects de la société nécessite toujours plus d’impôts et de taxes pour les financer !
En outre, il existe une conséquence déjà dénoncée dans ces colonnes : face au risque de spoliation fiscale, la tentation de la fraude fiscale ne fait qu’augmenter ; surtout que les règles deviennent de plus en plus complexes et que les risques de transgression fiscale, du fait de cette complexité croissante, ne font qu’augmenter ; sans même que le contribuable en soit conscient !
La fraude involontaire et non intentionnelle devient inéluctable !
Aveu d’impuissance ou d’incompétence, les politiciens n’en n’ont, semble-t-il, pas tiré les conséquences et montrent clairement que le seul moyen pour échapper à l’intrusion et à la spoliation fiscale est de planquer ses avoirs dans un pays étranger !
L’inquisition fiscale trouve donc ses limites du fait des frontières ; ce qui est tout sauf rassurant.
En outre, la France est un pays où règne un égalitarisme de façade et où s’enrichir est mal vu, voire impossible du fait des règles administratives ; et, il ne faut pas oublier qu’à la pression fiscale s’ajoute le risque de confiscation pure et simple … ce que l’État et son administration sauront pratiquer sans aucun complexe puisqu’en France l’intérêt général prime toujours l’intérêt particulier et que le juge administratif est d’abord là pour protéger les intérêts de l’État !
Les politiciens et les fonctionnaires en ont-ils tiré une conclusion ?
Oui, mais ce n’est pas celle de diminuer les prélèvements obligatoires ; c’est celle de voter l’augmentation des moyens de contrôle !
Autrement dit, on n’hésite pas à porter atteinte à la liberté individuelle afin de protéger les intérêts d’un État dépensier incapable de réfréner ses besoins !
Évidemment, la liberté du citoyen est quelque peu malmenée mais vous savez bien que c’est pour votre bien qu’on vous surveille et qu’on vous contrôle.
En Suisse, le secret bancaire existe. En France il n’y a aucun secret pour l’administration fiscale qui estime avoir le droit de tout savoir sur vous ; et cela déjà, d’un point de vue moral, est tout à fait inadmissible car il n’y a aucune raison pour que tout un chacun soit complètement mis à nu par une administration qui sait tout de vous et à l’intrusion de laquelle on ne peut pas échapper !
Il s’agit à n’en pas douter d’un système proche de la dictature comme il existait en URSS ou en RDA où tout le monde était surveillé !
Et la morale ?
C’est toujours celle de celui qui peut tricher parce qu’il en a les moyens à la fois matériels (il dispose de revenus susceptibles d’être dissimulés) et les connaissances (il sait comment faire et à qui s’adresser).
Evidemment, les gilets jaunes, coincés entre leurs salaires et leur incapacité à augmenter leurs revenus tandis que la pression fiscale ne fait qu’augmenter, ont trouvé une autre solution : la révolte fiscale mais elle traduit la même lassitude vis à vis d’une pression fiscale dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est trop élevée !
Il est par ailleurs certain que la révélation de ce type de comportement ne peut qu’encourager de nouveaux mouvements de révolte.
Le côté « pas moral » est que ce sont les gens qui devraient montrer l’exemple qui trichent le plus !
Conclusion :
Les politiciens qui font les lois montrent sans ambiguité que si vous avez de l’argent ou un patrimoine important, il faut qu’il soit domicilié ailleurs qu’en France car la France est un enfer fiscal qui détruit les patrimoines.
Car en France, pays des prétendus droits de l’homme, personne ne doit pouvoir échapper à la rapacité implacable du fisc !
Néanmoins, rien ne vous interdit, du fait des règles européennes et à la grande colère des hiérarques de Bercy, de placer de l’argent ou d’acheter de l’immobilier à l’étranger … à condition de le révéler à l’administration fiscale.
Bien cordialement à tous !
Απο την Ελλαδα (de la Grèce)
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Le courrier ci-dessous, daté du 5 Juin et reçu ce jour, décrit mieux l’ambiance de ce pays que tous les discours.
La milice de Bercy a perdu, pas d’émotion, pas d’humilité, pas d’excuse, rien….
Je rappelle les faits, en 1999 la milice de Bercy redresse la succession de ma mère.
Elle aligne : moi-même pour 157 000 €, mes enfants pour 42 000 €.
Ce n’est donc que le 5 Juin 2019 que la milice dégrève son redressement abusif, vingt ans ont passé et une lutte judiciaire que seule La Cour de Cassation sanctionnera, toutes les autres instances ayant couvert la milice fiscale. La milice s’en sort sans condamnation pour ses turpitudes.
Evidemment elle sait depuis le début que son redressement est abusif, qu’elle nous vole 200 000 €. Mais le peuple est en accord avec elle, parait-il…
La succession serait un droit abusif. Ce que l’on a acquis par son travail doit retourner à la collectivité, aux hommes de l’Etat, qui eux savent le redistribuer avec équilibre et perspicacité. Le donner à ses enfants comme l’a fait ma mère et comme je l’ai fait aux miens est amoral.
La milice de Bercy a produit dans cette affaire des faux, dont deux avérés, un certificat d’urbanise à la demande falsifiée, un plan avec un chemin inexistant. Tout cela pour démontrer que le jardin de la maison aurait été constructible, une mine d’or, or ce n’est pas le cas.
La milice de Bercy s’est arc-boutée pour maintenir son pillage, forte de sa morale, assise sur sa propagande qui distille l’idée que le pillage des possédants apporte bonheur et vie facile aux accidentés de la vie, qui eux pourtant ne voient rien de tel venir.
Prise en défaut la milice fiscale a cherché à tuer. Elle y est arrivée. La justice fait mine de ne pas voir le rapport entre l’échec de la milice fiscale dans le redressement de la succession de ma mère et les redressements irréels et indécents de mes sociétés.
Alors que les faits sont là, incontournables. S’il fallait une preuve de la fraternité dans le pillage de la milice de Bercy, le récent article en première page du journal de propagande interne a cette milice et visant notre blog serait là pour témoigner de l’indignité nationale de cette milice.
Donc vingt ans de procédures, de pression fiscale sur moi et mes enfants à l’époque encore étudiants, vingt ans d’ATD, d’huissiers, de discrédit, de haine, de violence, de harcèlement, de magistrats complices, pour arriver au courrier ci-dessus.
Le viol fiscal est totalement impuni.
Pas un mot d’excuse, bien plus un style compatissant et une suggestion pour des renseignements pour le cas ou je n’aurais pas très bien compris à quel point je me le suis fait mettre.
On sent qu’ils se marrent.
J’ai gagné 200.000€, mais ils m’ont mis plus de deux millions sur le dos de faux redressements. J’ai gagné la maison de ma mère qui m’appartenait, mais j’ai perdu tout ce que j’avais gagné en quarante ans de travail…..
Je les vois, les pieds sur leurs bureaux, en jeans et débardeurs, la cigarette au bec — tabac ou plus — , se fendant la gueule, arrosant leur victoire, morts de rire en envoyant la lettre ci-dessus.
Leur chefs les saluant en passant, les félicitant : “Bravo les gars, continuez… prenez-leur tout à ces cons”
Parce qu’effectivement, ils nous prennent pour des cons. Ils sont l’élite, la faux qui coupe toute énergie qui dépasse, qui dicte sa loi, que le peuple cajole, ils sont évidement écolos, égalitaristes, comme avant eux les curés étaient les consciences sexuelles du peuple et les garants de la science.
En quoi sont-ils différents des percepteurs de Daech, de Maduro, de Kim Jong-il ?
Cette milice fiscale aura raison de ce pays, comme elle a eu raison de moi. Elle ne fait qu’exécuter la pensée et les ordres d’un peuple de pillards.
Tout cela est pestilentiel. Mais c’est la France et les français en sont fiers, ils parait que le reste du monde nous envie, comme en son temps nous enviions les nazis, ou comme Sartre enviait Pol Pot.
Bien à vous. H. Dumas
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Nous vivons dans un monde d’abondance. Nous pouvons pratiquement tout nous acheter ; à condition bien évidemment d’avoir les ressources financières disponibles.
Mais il n’est pas sûr que notre futur à l’échéance de 10 à 20 ans soit identique ; il est même probable qu’il ne sera pas enthousiasmant et il s’articule entre plusieurs séries de questions qui ont trait, entre autres, à l’écologie, à la politique économique et monétaire, à la politique de santé.
L’écologie :
Elle prend aujourd’hui des proportions complètement surréalistes voire complètement délirantes et on ne peut que constater qu’elle interfère partout et guide l’action tant des Etats que des individus ; ce qui amène à parler de dictature verte !
Les ayatollahs de la pensée écologique sont en train de prendre le pouvoir et d’infliger à la population des règles de restrictions qui ne feront que s’aggraver au motif que la planète serait en urgence absolue (on croirait qu’elle est dans un service de réanimation) car on est en mesure de nous expliquer doctement et « scientifiquement » le temps qu’il fera dans 40 ans ; alors qu’on ne peut pas donner la météo sous 8 jours et l’épisode de la canicule (qui n’a rien à voir avec un éventuel réchauffement climatique) est un argument supplémentaire pour faire trembler les foules !
Les politiciens, E Macron en tête, même s’ils n’y croient pas un seul instant, en ont fait leur cheval de bataille et adoptent une attitude écolo responsable qui n’est essentiellement qu’une posture politique et médiatique destinée à se mettre dans la poche les groupes de pression écologistes et les électeurs conscientisés ; et les résultats des écolos aux dernières élections européennes les ont confortés en ce sens !
On va en mesurer prochainement les conséquences puisque E Macron a prévu d’organiser une modification constitutionnelle afin de placer en tête de la constitution des préoccupations écologiques qui n’ont absolument rien à voir avec les règles de fonctionnement d’un Etat mais qui ont tout à voir avec les scandales du sang contaminé et de l’hormone de croissance.
La conséquence directe, à terme, sera de bloquer tout progrès scientifique au nom d’un éventuel risque écologique ou sanitaire !
En fait, ce mouvement s’accompagne d’une intransigeance tout à fait semblable à ce qui s’est passé pour les religions ; à tel point que le climato scepticisme n’est pas toléré (c’est du négationniste climatique) et même seulement parler de variations climatiques au lieu de réchauffement climatique n’est pas admis. Le dogme du réchauffement climatique anthropique est devenu incontestable et il est d’ailleurs parfaitement intégré, sans contestation, par une grande majorité de la population après trente années de propagande intensive !
On y retrouve les accents millénaristes de destruction du monde propagée dans les années précédant l’an Mil avec une tentative de culpabilisation évidente de la population alors que nous ne sommes absolument pas confrontés à une pénurie ou un risque climatique. La culpabilisation est devenue la norme comportementale et la décroissance est devenue la norme économique.
Nous sommes en plein délire mystique de la nouvelle religion véhiculée à la fois par des organisations très puissantes et relayées par des médias complaisants ; religion qui, comme le socialisme et le communisme qui prétendaient refaire le monde et ont échoué, se trouve être, juste par hasard, anti capitaliste.
Il s’agit, pour le moins, d’une tentative de prise de contrôle des individus avec une repentance climatique qui tourne à l’hystérie collective (avec des adeptes du vegan se nourrissant d’herbe parce que la viande est nocive (?!) et des végétariens prosélytes qui attaquent les boucheries).
Les conséquences sur la vie quotidienne sont évidemment prévisibles car ce schéma de décroissance va à l’encontre du fonctionnement normal de l’économie ; laquelle ne peut fonctionner qu’avec de l’énergie. Sans électricité, sans pétrole sans gaz et sans charbon tout s’arrête et l’économie s’effondre !
Par ailleurs, il faut être conscient que le premier effet de l’écologie est l’augmentation des taxes et on en a vu l’effet sur le carburant auto ; mais elles se dissimulent aussi dans votre facture de gaz, d’électricité, de fuel domestique.
On invente des taxes sur le CO2 (en fait sur du vent) alors que l’on sait que ce gaz n’est pas un polluant. On prévoit de supprimer des centrales nucléaires pour mettre à la place des énergies dites renouvelables ; ces fameuses énergies alternatives intermittentes dont le coût explose alors qu’elles ne remplissent aucun des critères requis. Une source d’énergie pour être utilisable doit être stable, abondante et bon marché ; ce qu’elles ne sont pas !
Il est prévu de s’attaquer à la voiture à moteur thermique (qui sera interdite en 2040), au chauffage avec l’interdiction des chaudières au fuel avant sans doute ultérieurement de celles au gaz pour les remplacer par au mieux des pompes à chaleur grosses consommatrices d’électricité ou au pire par … rien ! Ne parlons surtout pas du gaz de schiste …
Les restrictions de circulation en voiture commencent à s’opérer autour des villes et le prochain objectif semble être l’avion.
A la fin, ces mauvais choix imposés par le pouvoir finiront par provoquer une crise de l’énergie et, fatalement, la seule énergie qui restera sera celle qu’on ne pourra pas se payer.
La politique de santé :
Les médecins disparaissent puisqu’ils partent à la retraite et ne sont pas remplacés en raison notamment du numerus clausus qui a limité l’accès aux professions médicales afin de limiter les dépenses de santé ; sans pour autant que ces dépenses de santé soient maîtrisées.
A cela s’ajoute la crise des urgences hospitalières avec de récents mouvements de grève et les fermetures d’hôpitaux dont on s’aperçoit après coup qu’elles ont des effets catastrophiques !
Les cotisations aux mutuelles de santé s’envolent, à la fois grâce aux taxes qui leur sont appliquées mais aussi parce que ces mutuelles sont obligées de prendre en charge de plus en plus de frais alors que la population vieillit.
Il fut une époque où se poser la question de la faillite des officines de pharmacie relevait de la bonne blague. Or, aujourd’hui les officines font faillite malgré le fait qu’elles bénéficient d’un monopole sur la vente des médicaments. L’explication est simple : Devant l’ampleur des déficits, l’Etat fixe lui-même le prix de vente des médicaments et il a tellement réduit les marges que les pharmacies ne gagnent plus rien sur leur vente. La marge bénéficiaire s’est déportée sur les médicaments non remboursés (dont le prix de vente est libre) et la parapharmacie !
En outre, les pharmacies sont désormais confrontées à des ruptures de médicaments ; ce qui laisse présager un futur rationnement. A terme, c’est évidemment le risque de défaut de soins, surtout ceux urgents pour les cas graves, qui se profile !
Les laboratoires de leur côté, n’ont aucune marge de manœuvre et ne peuvent pas rentabiliser les lourds investissements sur les nouvelles molécules (lesquelles sont par ailleurs très rares) alors que les normes à respecter deviennent de plus en plus complexes et que les AMM (autorisations de mise sur le marché) sont de plus en plus longues à obtenir.
L’administration a fini par totalement prendre le contrôle du secteur de la santé avec l’interdiction de la concurrence des compagnies privées d’assurance ; assurant un monopole à la sécurité sociale d’Etat sans concurrence ni sur les prix des prestations ni sur les cotisations !
Même la vie va devenir rationnée puisque l’espérance de vie décline ; ce qui risque d’être aggravé par le fait que certains mouvements, qu’on a du mal à catégoriser, se sont lancés dans une croisade anti-vaccination avec tous les dangers que comporte une exposition à des maladies autrefois mortelles et qui ont presque disparu grâce justement aux vaccinations !
Enfin, le gouvernement est en train d’organiser une modification des retraites dont le seul but sera de pouvoir continuer à partir à 62 ans (la peur des gilets jaunes fait qu’il n’ose pas reculer l’age de retraite) mais avec une forte décote ; compte non tenu du fait qu’avec 1,7 cotisant par retraité, le système de retraite par répartition obligatoire en France, et sans dérogation possible (sauf pour les fonctionnaires avec Préfon), va dans le mur !
La politique économique :
La France dirigée par ses fonctionnaires n’arrive pas à sortir du triptyque : droit du travail trop contraignant – charges sociales trop lourdes – chômage de masse et refuse clairement de regarder ce qui s’est fait chez nos voisins.
Évidemment, devant l’accumulation des dettes, et faute de créations suffisantes d’entreprises et donc d’emplois, le gouvernement en est réduit à durcir les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il va donc lutter contre les contrats courts, en les taxant ( ?!), alors qu’ils sont une forme d’adaptation des entreprises au droit du travail français ; l’un des plus rigides du monde !
Contrairement à la version officielle, il n’y a aucune simplification du droit du travail puisque, depuis l’élection de E Macron, le Code du travail est passé de 3448 pages (édition 2017) à 3784 pages (édition 2019). L’État taxe et réglemente sans cesse et finalement … bloque l’activité.
Le gouvernement s’est lancé dans des économies purement budgétaires qui ne cherchent nullement à redresser la situation de l’emploi mais à limiter les dépenses d’indemnisation ; et, comme on continue à se tromper, la situation ne pourra que s’aggraver !
Parallèlement, on oblige les constructeurs auto à se convertir à la voiture électrique en balayant d’un revers de main des objections auxquelles les normateurs de l’administration n’ont pas de réponse (ressources, efficacité, durabilité des batteries) ; au détriment des emplois du secteur automobile. Les constructeurs auto vont s’adapter mais ils vont licencier en masse !
Le tabassage fiscal, qui a fini par faire fuir ceux dont le capital sert pourtant à créer des emplois, des richesses et financer les services publics, n’est malheureusement pas fini car l’Etat a toujours plus besoin de ressources alors qu’il n’est jamais question de réduire les dépenses.
On ne peut même pas exclure que nous ayions à faire face à une crise de la dette gravissime dont évidemment nous ferons les frais !
La politique monétaire
Les Etats empruntent désormais à des taux négatifs ; ce qui signifie que non seulement les prêteurs ne reçoivent aucune rémunération mais ils acceptent de payer pour prêter leur argent ; ce qui ne s’est jamais vu !
C’est évidemment une situation à la fois malsaine et anormale qui va avoir des répercussions à moyen terme puisque vos placements ne rapportent plus rien et que les banques ne gagnent plus d’argent ! L’épargne à taux négatifs est une épargne qui perd de sa valeur par le seul fait de l’inflation !
La raison tient au fait que les dettes étatiques accumulées sont énormes et désormais impossibles à rembourser alors que la croissance est en berne. Les banques centrales se livrent donc à des manipulations monétaires qui n’ont pas d’autre but que de sauver les Etats par le biais de l’euthanasie lente des épargnants, mais aussi des banques, des caisses de retraite, des fonds de pensions.
Nous vivons en fait sous la menace permanente d’une crise de la dette des Etats alors que l’on sait désormais que les banques centrales ne pourront plus jamais relever les taux d’intérêt par peur d’une insolvabilité généralisée d’Etats désormais incapables de faire face à leurs dettes ! En effet, si du fait d’un évènement fortuit, les taux d’intérêts se mettent à monter, nous courrons à la catastrophe et la perte de patrimoine par le biais d’une dévalorisation de l’épargne se complètera alors par une spoliation directe au profit d’un Etat prédateur en faillite.
La politique agricole
Au nom du fameux principe de précaution, le gouvernement a décidé d’interdire le glyphosate alors que les études qui tendent à prouver les dangers de cet herbicide apparaissent d’un point de vue scientifique très contestables mais … leur contestation est inaudible. Il en est de même pour les OGM qualifiés de dangereux sans aucune preuve scientifique !
En fait, on s’aperçoit que cette interdiction résulte de la pression exercée par des mouvements écologistes en lutte essentiellement contre certains groupes industriels qui sont surtout des multinationales honnies et qui ont définitivement décidé que le glyphosate et les OGM étaient dangereux ! C’est juste une version différente de la lutte contre le grand capital des années 70 !
Les agriculteurs deviennent subitement inaudibles alors qu’ils attirent l’attention sur le risque, faute de produits de remplacement pour le glyphosate, d’une baisse dramatique des rendements agricoles et d’une augmentation très importante du prix des denrées agricoles dont les français crédules devront assumer les conséquences !
Une étude de l’institut Montaigne a montré que c’est en France que l’opinion publique est la plus méfiante à l’encontre des progrès de la science et la plus ignorante aussi de la réalité des mécanismes économiques de base. Et cette ignorance fait le lit des arguments et des manipulations des radicaux de l‘écologie politique. Il faut quand même rappeler sans ambages que la science a plus fait pour l’humanité ces cent dernières années que le socialisme et le communisme qui prétendaient libérer les peuples mais les ont surtout massacrés !
La preuve vient encore d’en être donnée avec un sondage BVA qui vient de montrer qu’une large majorité de français croit que le nucléaire contribue au réchauffement climatique alors que c’est une énergie totalement décarbonnée ! (ce qu’on voit sortir des tours de refroidissement est de la vapeur d’eau !).
La question qui se pose à la fin est : dans quel but ; si ce n’est le désir de soumettre des populations entières à la volonté de quelques illuminés, doctrinaires, narcissiques, potentats, qui ont décidé d’enrôler de gré ou de force des populations crédules et craintives dans des schémas irréalistes !
Certains pensent que les buts réels des écologistes radicaux sont purement et simplement de faire tomber le capitalisme ; ce que ne sont arrivés à faire aucune des idéologies basées sur le marxisme. Et le gouvernement ne fait rien pour contrecarrer ce mouvement ; au contraire, il l’accompagne et le suit lâchement en espérant en tirer un avantage politique !
Il n’est pas sûr que tout un chacun puisse trouver son bonheur dans un monde rationné par la volonté de quelques uns car il est clair que, s’il y a pénurie, elle sera organisée au profit de quelques uns. Il ne faut pas se leurrer : ceux qui prêchent cette décroissance n’en seront pas les victimes !
Απο την Ελλαδα ! (de la Grèce)
Bien cordialement à tous !
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Ce magistrat n’a laissé aucune trace dans l’histoire apprise par nos enfants.
Et pourtant, il fut le seul à refuser de signer l’alignement de la magistrature sur le régime de Vichy.
Cherchez l’erreur.
Dans la préface ci-dessous écrite par Robert Badinter, il suffit de remplacer le mot “Juif” par le mot “riche” ou par la qualification bateau de “fraudeur fiscal” et vous faites un bon de 80 ans dans le temps, vous retrouvez aujourd’hui le plus horrible d’hier : Les humiliations, la discrimination matérielle, l’irrespect de la propriété, le pillage, hier la mort, aujourd’hui son antichambre.
Tout cela couvert par la justice et nos magistrats.
Pire, il n’existe même pas un seul Paul Didier de nos jours.
Extrait de la préface de Badinter pour l’ouvrage “Juger sous Vichy, juger Vichy”
“En 1939, la justice française jouissait d’un grand crédit international.
Le français était la langue éminente des institutions internationales et de tous les États de l’Europe centrale et orientale. L’influence de la culture française s’étendait bien au-delà des frontières de l’Empire colonial, notamment dans le bassin méditerranéen et en Afrique.
Surtout, les magistrats s’étaient forgés au long des années une culture républicaine. À cet égard, la Cour de cassation avait conservé une aura particulière tirée de l’arrêt de réhabilitation du 12 juillet 1906 dans lequel elle avait proclamé l’innocence de Dreyfus.
Même si elle était volontiers brocardée par les intellectuels ou les écrivains, la justice française était l’un des piliers de la République.
Or, avec le « naufrage de la France » en 1940 et l’accession au pouvoir du maréchal Pétain, elle s’altéra profondément. D’abord dans son indépendance. Car les juges acceptèrent de prêter serment à la personne du chef de l’État.
À l’exception d’un seul, Paul Didier, qui fut révoqué pour cette marque de désobéissance, la quasi-totalité des magistrats prêta allégeance et fidélité au maréchal Pétain
La magistrature acceptait ainsi sans protester le joug du régime de Vichy, semblable il est vrai en cela à la quasi-totalité de la haute administration française.
Dans les principes ensuite. Les magistrats appliquèrent ainsi les législations d’exception qui transformaient les Juifs en citoyens de second ordre en France.
Un siècle et demi après la Révolution française qui avait fait des Juifs des citoyens français comme les autres, ils n’étaient plus que des sujets aux droits réduits, frappés d’indignité, d’interdictions et d’incapacités de toutes sortes, que la magistrature a, sans état d’âme apparent, mises en œuvre.
Dès 1940, le maréchal Pétain avait décidé qu’aucun Juif ne pourrait rendre la justice aux Français. Les magistrats juifs furent éliminés sans délai à tous les niveaux de l’institution judiciaire.
Que pouvaient ressentir ceux qui perdaient ainsi le droit d’exercer leur fonction, sans jamais avoir démérité ?
Pourtant, parmi les magistrats qui avaient fait carrière sous la République, aucun ne paraît avoir élevé de protestation publique ou s’être dérobé à la mise en œuvre de cette exclusion.
Les avocats juifs furent, eux aussi, soumis à des dispositions restrictives ordonnées par le gouvernement de Vichy. Alibert, ancien directeur de cabinet du maréchal Pétain et farouche antisémite, était devenu garde des Sceaux à l’automne 1941. Il fit préparer par le Conseil d’État (déjà épuré de dix-sept membres juifs), un texte fixant le numerus clausus à 2 % des avocats non juifs.
Au-delà même de ces dispositions visant les magistrats et les avocats juifs, contraires à tous les principes de la législation française depuis 1791, Vichy organisa la spoliation des biens juifs.
La magistrature appliqua sans jamais les critiquer ces mesures confiscatoires contraires au principe d’égalité devant la loi.
Un « droit antisémite » prit corps, avec sa jurisprudence et sa doctrine.
Le pire devait advenir dans le domaine de la justice pénale. Le 14 août 1941, le gouvernement du maréchal Pétain créa les Sections spéciales des cours d’appel.
Il s’agissait de juger les infractions pénales « commises dans une intention d’activité communiste ou anarchiste ». En réalité, Vichy engageait la collaboration judiciaire avec les Allemands.
Par une répression française des « terroristes », le Gouvernement avait l’espoir de limiter le nombre des exécutions d’otages. Il trouva des magistrats pour composer ces Sections spéciales et même prononcer la peine de mort.
Pourtant, ces « juridictions » d’exception, élaborées sous l’autorité du garde des Sceaux Barthélemy, ancien doyen de la faculté de droit de Paris, bafouaient tous les principes du droit.
La loi s’appliquait aux faits commis antérieurement à son entrée en vigueur. Les affaires devaient être jugées dans l’urgence, les avocats ne pouvant avoir connaissance du dossier qu’au tout dernier moment. Aucun recours, pas même le pourvoi en cassation, n’était ouvert contre les jugements des Sections spéciales qui étaient exécutoires immédiatement. Les circonstances atténuantes et le sursis étaient exclus. Ces procès n’étaient que d’odieuses parodies.
En y participant, ces magistrats ont accepté de mettre en œuvre l’inacceptable au nom de la raison d’État.
La création des cours martiales en janvier marqua l’apogée de la collaboration judiciaire. Des procureurs furent officiellement mandatés pour sélectionner les dossiers à transmettre aux « juridictions » placées sous l’autorité du secrétaire général au Maintien de l’ordre, Joseph Darnand. Ces « cours » ont condamné à mort et fait exécuter environ deux cents résistants, avec la collaboration directe de magistrats… La soumission de l’institution judiciaire à l’égard de l’exécutif s’avérait éclatante.”
Après ses ennuis, qui loin d’être finis avec la justice nippone, on apprend qu’”exceptionnellement” le fisc français, jamais en retard d’un pillage possible va essayer d’arracher un bon morceau de bidoche bien saignante à Carlos Ghosn moribond, quitte à l’achever.
Il va le finir avec un bon petit contrôle fiscal de derrière les fagots avec certainement des contrôleurs « assermentés » choisis aux petits oignons pour leur zèle égalitariste.
« Cette procédure, qui devrait durer plus d’un an, s’apparente à un examen de situation fiscale personnelle, «rarement engagé» contre un contribuable français. Ni la direction générale des Finances publiques ni Bercy ne commentent cette information, «sous peine de contrevenir à la loi».(source le Figaro)
Cette « procédure » qui sent à plein nez la future et imparable « lettre de cachet » fiscale, Carlos Ghosn ne s’en relèvera pas.
Nos incorruptibles, certainement affiliés au syndicat des impôts, vont lui trouver une montagne de « fraudes » diverses et lui coller un redressement astronomique, bien sûr justifié par ses innombrables malversations.
« Après sept mois de déboires du côté du Japon, Carlos Ghosn serait maintenant dans le collimateur du fisc français. Dans ses colonnes de ce 24 juin, le quotidien Libération assure que l’administration fiscale française s’intéresse très sérieusement au cas de l’ex-dirigeant de l’alliance Renault-Nissan. Selon des informations «recueillies et recoupées» par le journal, un «examen de situation fiscale personnelle (ESFP) concernant le PDG déchu (…) a été lancé par le ministère du Budget». Il s’agit en d’autres termes d’un «contrôle fiscal approfondi». C’est une manœuvre assez «rare», concède un avocat en droit fiscal.
Carlos Ghosn et son épouse Carole en auraient été informés par voie postale à toutes «leurs résidences connues», que ce soit en France, au Liban voire aux États-Unis. Le quotidien ajoute que de la Direction nationale des vérifications de situation fiscale (DNVSF) pourrait être chargée de ce dossier, qui devrait durer plus d’un an. De son côté, le ministère de l’Économie et des Finances ne fait pas de commentaire sur cette information. «Nous n’apportons jamais de commentaire sur des cas individuels», précise-t-on au ministère. Idem à la Direction générale des Finances publiques (DGFIP). «Soumise au secret professionnel et fiscal, elle ne peut s’exprimer (ni commenter) sur un dossier particulier sous peine de contrevenir à la loi», note-t-on.
D’autres enquêtes en cours
Sur la période, tous les revenus et les activités de Carlos Ghosn depuis l’abandon de son statut de contribuable français en 2012 seront minutieusement examinés. Pour citer le quotidien, le fisc français serait «dubitatif» quant à la résidence fiscale déclarée de l’ex-empereur de l’automobile, située aux Pays-Bas. Il avait à y vivre 183 jours par an pour justifier ce statut, c’est donc sur ce point que d’importants contrôles devraient être menés. «Toutes ces personnes sont en permanence surveillées», nuance un connaisseur de ces manœuvres.
Outre ces nouveaux soupçons, deux enquêtes préliminaires concernant l’ex-PDG sont en cours au parquet de Nanterre. L’une pour des transferts de fonds entre Nissan et le sultanat d’Oman qui auraient pu lui bénéficier et l’autre pour le financement d’une soirée démesurée au Château de Versailles, en octobre 2016. » (source le Figaro)
Pauvre Carlos, je le plains réellement car il ne se doute pas de ce que sont capables ces hyènes qui vont l’attaquer en meute et le dépecer vivant.
Le bon peuple français, bien sûr pas jaloux pour un sous, applaudira des deux mains la chute de cet homme, qui devait malgré tout, être exceptionnel pour avoir réussit la fusion Nissan/Renault.
Que deviendra Renault ?
Ils sont déjà à se battre entre eux pour le pouvoir, pas pour la pérennité de Renault dont tous ces énarques ou affiliés se moquent comme de leur première culotte.
Les « il n’y a pas de fumée sans feu », « il en a bien profité ce salaud de riche » etc… vont refleurir à tous les coins de rues. Son compte est bon. Il a déjà été jugé et condamné. Bercy va employer sa fameuse procédure tueuse qui a fait ses preuves et dans laquelle il lui suffit de pondre des affirmations fumeuses pour qu’elles deviennent des preuves incontestables pour la justice administrative. Bercy peut compter sur le soutien inconditionnel de ces bons français pour l’abattre. Ces mêmes français qui se réjouissent que Bercy rémunère la délation. Comme au bon vieux temps.
Bon voyage, Carlos, sur le chemin de l’enfer fiscal français. Nous, on le connait, on a déjà « donné »…
E.Bolling
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J’étais, ce jour 24 Juin 2019 à 13h30, devant une Chambre Correctionnelle du TGI de La Rochelle.
Il s’agissait de l’audience de consignation sur citation directe de Messieurs Guilgault et Brabant du fait de concussion en bande organisée. Ces deux messieurs sont les responsables du pôle de recouvrement des Services Fiscaux de La Charente-Maritime, ce sont eux qui, sans vergogne, poursuivent le recouvrement de sommes indues, qui font suite à un redressement injustifié de ma Société la SARL Les Hauts de Cocraud, en liquidant son stock, en la ruinant en toute connaissance de cause.
La date d’aujourd’hui avait été fixée par le Procureur de La République du TGI de La Rochelle à la suite de divers échanges avec le greffe incluant une copie de la citation mise à sa disposition.
Ci-dessous les échanges de mails avec le TGI pour que tout soit clair pour le lecteur (comme toujours pour une série de mails, c’est le dernier qui apparaît en premier) :
” Merci,
Mais je vous remercie de m’expliquer en quoi le service de Madame le Procureur de la République est concerné par ma citation directe.
N’est-ce pas tout simplement le service des audiencements qui doit me donner une date pour l’audience de consignation ?
Nous accusons réception de votre courriel, ci-dessous, et vous informons que celui-ci a été transmis pour information au service de Madame le Procureur de la République.
Cordialement,
Le Service d’Accueil Unique du Justiciable (CP)
Tribunal de grande instance
10 rue du Palais
17028 LA ROCHELLE Cedex 1
tél : 05.46.50.87.10
De : Henri Dumas [mailto:sete@groupe-henri-dumas.com] Envoyé : lundi 24 septembre 2018 15:52 À : TGI-LA-ROCHELLE Objet : RE: Date pour citation
Bonjour,
Je fais suite à mon courriel initial du 6 Septembre 2018, à votre réponse du 7 Septembre 2018.
Je suis sans retour de ma demande d’une date d’audience pour une citation directe dont, à votre demande, je vous ai adressé un exemplaire.
Je vous remercie de ce que vous pourrez faire pour que cette date me soit indiquer.
Nous accusons réception de votre courriel, ci-dessous, et vous informons que celui-ci a été transmis pour compétence au service de Madame le Procureur de la République.
Cordialement,
Le Service d’Accueil Unique du Justiciable (CP)
Tribunal de grande instance
10 rue du Palais
17028 LA ROCHELLE Cedex 1
tél : 05.46.50.87.10
De : Henri Dumas [mailto:sete@groupe-henri-dumas.com] Envoyé : jeudi 6 septembre 2018 17:14 À : TGI-LA-ROCHELLE Objet : Date pour citation
Bonjour Madame,
Comme suite à votre demande lors de notre conversation téléphonique, vous trouverez en pièce jointe la citation pour laquelle je sollicite du Tribunal Correctionnel une date d’audience.
Je vous remercie pour l’attention que vous porterez à ma demande, une date pas trop éloignée serait bien venue, vu l’urgence.
Respectueusement. H. Dumas”
LE VISAGE DE L’INCROYABLE HAINE
J’étais à l’heure à l’audience, je venais de parcourir 700 Kms pour cela.
M. Brabant était présent flanqué d’un avocat, M. Guigault était absent.
Nous sommes passés en premier.
Et là :
Le Président prend le dossier et dit : “Je me déclare incompétent, Nous sommes dans une audience à juge unique, ce dossier doit passer devant une audience collégiale”, soit un juge et deux assesseurs.
Je suis sur le cul.
Je lui fais remarquer que ce n’est pas moi mais sa boutique (comment employer un autre mot) qui a choisi la date, à laquelle je me suis plié.
Je demande s’il propose une autre date, il me dit que non, que je dois citer une nouvelle fois les agents du fisc …
Les bras m’en tombent, je fais remarquer que ce n’est pas sérieux. Alors, je suis menacé de poursuite pour outrage à magistrat.
Bien que se déclarant incompétent, le Président passe la parole à Mme La Procureur de La République. On se demande pourquoi, puisqu’il est incompétent ??? C’est du délire !!!
Celle-ci, dans une crise de violence se voulant autoritaire, balbutie des incohérences incompréhensibles. Pendant ce temps, les avocats présents dans la salle se moquent en complicité du pauvre con que je suis.
Je reste à la barre incrédule, le Président s’impatiente et confirme son impossibilité à juger et son irresponsabilité. Dans son regard toute la haine de ce monde de pillards face à celui qui résiste.
Je demande au Président s’il prendra un jugement allant dans le sens de sa position. Il me dit que oui, sans donner de date, sans que je puisse savoir si ce sera sur le siège ou en délibéré, sans donc que je sache quand je pourrai en faire appel.
Il me fait comprendre que je n’ai plus le droit à la parole… que je n’ai de toute façon pas eu. Je suis obligé de partir.
J’attends avec impatience son jugement.
Car enfin,
Si je me suis retrouvé devant une chambre à juge unique, c’est bien parce que le Procureur de La République a choisi cette date, alors que le parquet avait parfaitement connaissance de la citation, donc de la juridiction nécessaire.
C’est un piège qui m’a été tendu par la justice elle-même, ce n’est pas une simple erreur. La preuve en est rapportée par le fait que le Juge n’a pas proposé une nouvelle date qui se serait imposée aux parties.
Une erreur eut été pénible, mais excusable. Pas ce piège.
J’ai déjà vu beaucoup de choses, mais là nous avons franchi un pas de plus dans l’odieux.
La conclusion s’impose : la justice et les pillards du fisc sont complices.
Ce n’est pas une justice stalinienne, ce n’est pas la STASI, eux croyaient participer à l’avènement d’une autre société. Non, c’est le pillage pur et dur, c’est Vichy.
Ces gens, prétentieux mais très ordinaires, ne sont que les exécutants d’une pensée majoritaire dans la population à qui l’on fait croire que son bonheur passe par la mise à mort d’hommes et de femmes humiliés d’abord — parce que traités de “fraudeurs fiscaux” — puis détruits ensuite pour porter bonheur aux calamiteux. Des barbares tout ça….
Grand bien leur fasse. Bien à vous. H. Dumas
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Le 10 juin 2019, on apprenait qu’en Iran, dont tout le monde connait l’idéal régime démocratique, les autorités avaient mis à la disposition du public un numéro spécial délation.
Dans la novlangue les délateurs sont devenus des aviseurs.
Avouez que cela a plus de gueule et déculpabilise le salopard qui dénonce.
Sous tous les régimes dictatoriaux les délateurs, hier à la Kommandantur, aujourd’hui au FSB en Russie, au MSP en Chine etc…, ont favorisé la dénonciation.
Maintenant, un nouveau pas a été franchi en la favorisant contre un certificat de bon citoyen ou comme en France contre de l’argent par Big Bercy.
Dénoncez, n’hésitez plus, dénoncez votre voisin, votre patron ou votre ami.
Il n’y a plus de limite dans l’abjection rebaptisée pour l’occasion action citoyenne.
En Iran le collabo a enfin un numéro « vert » pour balancer le mauvais citoyen qui prie avec parcimonie ou dans la mauvaise direction. Vous pouvez éventuellement dénoncer votre concurrent. L’anonymat vous est garanti.
Sans anonymat le collabo à la répression n’existerait pas.
Grâce à l’anonymat et la rémunération Bercy espère doubler son CA des redressements. Et avec l’aide, bien sûr, des fameux et impartiaux tribunaux administratifs.
Le redressement, vrai ou faux, cela n’a plus aucune importance maintenant, est le moteur de nos petites mains assermentées du fisc.
Ceux-ci, confortés par leur syndicat, pensent avoir un rôle de redresseurs de tort en tondant le contribuable.
Ce sont des Robespierre au petit pied doublés de Fouquiet-Tinville
de chambre à la conscience plus qu’élastique!
Une fois que vous êtes dans les filets de Bercy, les jours de votre entreprise sont comptés.
Une fois que vous êtes dans les filets de Bercy, votre tranquillité et celle de votre famille ne sera plus qu’un souvenir.
Bercy en officialisant la délation entre dans le club de plus en plus ouvert des dictatures.
Un exploit qui était prévisible.
Bonne tonte…
E.Bolling
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Seule la lumière peut faire échec à la terreur fiscale pour qui l’opacité est vitale.
Ci-dessous copie d’un recours préalable
LAFONT Claude
Comptable public
CFP Hérault
Pl Jean Antoine CHAPTAL
34953 Montpellier Cedex 2
Dossier N°: 1383677461348 034005
DEMANDE DE DÉGRÈVEMENT
RECOURS PRÉALABLE AVANT CONTENTIEUX
RAR N° 1A 152 270 2825 6
Sète le 22/06/2019
Monsieur le Comptable Public,
J’accuse réception de votre Mise en Demeure de Payer la somme de 606 272 €, datée du 06/06/2019, reçue ce jour.
Par le présent recours hiérarchique gracieux, obligatoire avant tout contentieux, que je vous remercie de transmettre, je vous demande le dégrèvement total de cette somme.
Il s’agit d’une vieille affaire concernant la SARL Les Hauts de Cocraud, initialement SCI de construction vente, qui a réalisé un programme en BIC hôtelier à La Flotte en Ré (17630), livré à l’été 1994, il y a donc 25 ans.
La société, du fait de la crise immobilière du début des années 1990, a été contre son gré exposée, dès 1994, à une modification factuelle de sa destination devenant alors une SARL hôtelière, aujourd’hui loueur en meublé professionnelle.
Cette société gère exclusivement quelques lots, elle a un chiffre d’affaires ridicule.
La créance que vous réclamez dans votre mise en demeure est issue d’un redressement fiscal indu, dont la société a le plus grand mal à obtenir la nullité.
Ce n’est pas pour autant que ce redressement est légitime et la société se bat pour obtenir son annulation. La présente demande de dégrèvement fait donc partie de ce combat qui ne peut que prospérer si, comme cela se prétend régulièrement, ce pays est un pays de droit.
Les motifs de dégrèvements sont les suivants :
1er MOTIF
Factuellement, cette dette fiscale n’existe pas.
Cette société, en 25 ans, n’a jamais pu dégager de bénéfice réel. Un acharnement des différents partenaires et du fisc ont paralysé son activité, dès 1994.
Malgré cela cette société, bien que n’ayant jamais fait de bénéfice, a dû payer des impôts putatifs irréalistes, calculés à chaque vente de lots sur une quotepart de marge globale, jusqu’alors inexistante.
Dans la pratique cette société a donc payé des impôts alors qu’elle n’a jamais pu réaliser les bénéfices pour laquelle elle avait été créée.
Dans ces conditions le contrôle fiscal dont elle a fait l’objet n’avait objectivement pas lieu d’être, les Services Fiscaux connaissant parfaitement la situation de la société, notamment sa mise en grande difficulté du fait de la suppression du principe du BIC hôtelier sur lequel elle était basée.
2ème MOTIF
Dès le départ j’ai fortement soupçonné le contrôle en question d’être une manœuvre, un abus de pouvoir lié à la connivence malsaine qui existe entre les Services Fiscaux dont le développement exponentiel est lié à la zone de non droit dans laquelle les contrôles fiscaux évoluent.
L’opacité dont s’entourent les Services Fiscaux ne m’a pas permis d’accéder aux informations confirmant cette manœuvre, alors même que la Commission d’Accès aux Documents administratif m’y avait autorisé.
Il n’est pas douteux qu’en France le régime juridique de la poursuite de la délinquance fiscale est opaque et anticonstitutionnel, que de ce fait il produit les excès ici constatés.
Depuis la déclaration des droits de l’homme de 1789 et les constitutions qui lui ont succédé, la sanction pénale répond à des conditions strictes qui sont les suivantes
– Tout accusé est présumé innocent
– Toute enquête doit être loyale et s’arrête à la porte du juge, l’enquêteur ne disposant pas du droit de sanction.
– L’accusé est jugé par un magistrat libre, à l’occasion d’une audience publique où il doit avoir le droit de se défendre librement.
– La sanction prononcée n’est exécutive qu’au terme des recours prévus.
Rien de tout cela pour le fisc, qui pourtant gère des situations de fraudes considérées comme tout aussi graves – voire plus graves — que la plus grande partie des délits pénaux.
En effet, à l’issue de son enquête le contrôleur fiscal prononce lui-même la sanction, puis il l’exécute quelques soient les recours engagés par le contribuable, qui est présumé coupable par tous.
Les recours du contribuable accusé ne peuvent être engagés que devant une justice d’exception : le Tribunal Administratif ; où le justiciable voit ses moyens de défense limités, notamment les conclusions du rapporteur public sont inconnues de lui, impossibilité de contre-expertise, recours non suspensifs, etc… où l’Etat est juge et partie. Un système du type “lettre de cachet” de l’ancien régime, indigne d’une démocratie.
Cette situation inacceptable a permis aux Services Fiscaux dans cette affaire de faire venir à Sète une section répressive parisienne, spécialisée dans les très grands comptes, dont ce n’était ici pas la mission, pour établir un redressement destructeur visant la SARL Les Hauts de Cocraud, avec pour seul but de me liquider parce que je dénonçais les faux établis par l’inspecteur Jourdes dans le cadre du redressement indu de la succession de ma mère à Sète.
Il en sera de même à l’occasion d’un autre contrôle concernant la SCI Le Mirabeau, que nous devront évoquer sans doute ultérieurement.
Depuis, et au terme de vingt ans de lutte, la Cour d’Appel de Montpellier a annulé, début Janvier 2019, le redressement indu de la succession de ma mère. Réduisant du même coup à néant les falsifications de l’agent Jourdes, qui pour autant reste impunie.
Alors que de mon côté je suis censé passer par pertes et profits – ce que je n’ai pas l’intention de laisser en l’état – les vingt ans de harcèlement subis par nous et nos enfants du fait de l’attitude malveillante et falsificatrice des Services Fiscaux.
Et enfin, récemment, la preuve des liaisons malsaines entre services fiscaux a été rapportée par l’agression du syndicat Solidarités Finances Publiques qui a fait fermer, sous la menace et illégalement, mon blog www.temoignagefiscal.com sur ordre de M. François Flory Directeur du Service des Recouvrements forcés. Une plainte est en cours à ce sujet, une enquête préalable a été ouverte.
Donc l’assise de la créance que vous évoquez, le contrôle fiscal de la SARL Les Hauts de Cocraud, est non seulement fausse, mais totalement illégale, car issue d’un abus de droit caractérisé, déclenché par corporatisme et association d’intérêts illégitimes et pervers, dans le but exclusif de nuire à ma personne.
3ème MOTIF
Au-delà de son irréalité factuelle, le redressement fiscal qui est l’assise de votre créance est nul en droit fiscal.
La preuve en est rapportée dans le mémoire de Monsieur Le rapporteur Public, M. François Pourny, No 12MA04833, établi en 2014 à l’occasion de la présentation de ce contrôle fiscal devant la Cour Administrative d’Appel de Marseille.
4ème MOTIF
Vous pourriez répondre à mon recours préalable en évoquant l’autorité de la chose jugée. Vous auriez tort inutilement.
En effet les différentes procédures “staliniennes” vécues par ce contrôle fiscal, en aucune manière différentes de toutes celles que subissent chaque jour des milliers de français, n’ont pas clos la procédure
Il est bon de rappeler que la Poste française a perdu mon ordre de dépôt de pourvoi adressé à mon avocat Maître Lyon Caen, qui ne l’a donc jamais reçu.
Les délais de recours ont été de ce fait dépassés et le Conseil d’Etat, saisi quand même, n’a pas jugé utile d’examiner le dossier. Dont acte.
Mais, se faisant, le Conseil d’Etat n’est pas en conformité avec la Cour Européenne de Justice qui, face à une force majeure, reconnait le droit absolu du justiciable d’avoir le droit indiscutable de disposer de tous ses recours légaux, ce qui n’a pas été le cas ici.
Ceci est d’autant plus regrettable, et devra être tranché, que la position du Rapporteur Public rend inexplicable, autrement que par une faveur accordée aux Services Fiscaux, le fait que la CAA de Marseille ait rendu un arrêt défavorable.
Conclusion
Il ne tient qu’au responsable hiérarchique qui va prendre connaissance de ce recours préalable de mettre fin à la torture fiscale que ma famille subit depuis vingt ans, liée à la folie destructrice d’un agent des Services Fiscaux de Sète, Madame Jourdes, et à l’effarante complicité que lui ont apportée les Services Fiscaux nationaux dans le cadre de l’installation d’une terreur fiscale, aujourd’hui en train de passer de mode.
En effet une prise de conscience du pouvoir parait évidente sur ce sujet.
Il est peut-être temps, avant que tout le pays ne s’embrase, de mettre en place une justice fiscale digne de ce nom, offrant toutes les garanties d’une justice démocratique aux contribuables de ce pays.
Respectueusement.
Henri DUMAS
Partager la publication "LE FISC AIME L’OPACITÉ : ALLUMONS LES PROJECTEURS"
Mercredi 19 Juin 2019, je suis convoqué au commissariat de police de Sète. Le vrai, pas celui du feuilleton de la télévision que je ne connais pas mais dont j’ai évidemment entendu parler tant il fait venir de monde en ville, enfin plus précisément de téléspectateurs en goguette et très formatés.
Il y a quelques jours un commandant du commissariat — je ne me rends pas compte de la place hiérarchique d’un commandant dans un commissariat – m’a téléphoné pour me dire que, à la suite de la plainte que j’ai déposée contre le Syndicat des Impôts solidaires finances publiques, le procureur de la république lui a demandé de m’entendre.
Objectivement cet homme a été aimable.
Subjectivement, j’y ai cru… sur le moment.
Et oui, figurez-vous que j’ai cru que la justice allait se pencher sur la zone de non droit que nous dénonçons, que le syndicat solidaires finances publiques allait être remis à sa place, que l’on suppose être la défense des droits des salariés des finances publiques et non la célébration de la traque des contribuables et de la délation, accompagnée de fausses statistiques pour donner des leçons gratuites de haine.
Et puis j’ai réfléchi, et puis j’ai relu Boris Cyrulnik :
“Jean Bernard était jeune médecin à la Libération quand il fut désigné pour “éplucher” les papiers du Conseil de l’Ordre des médecins créé par le gouvernement de Vichy. Il trouva plusieurs milliers de lettres de dénonciation de confrères qui, en faisant déporter leur patron, libéraient des postes pour faciliter leur carrière.
Le Commissariat général aux questions juives a reçu plus de 10.000 lettres de dénonciation. Qui a envoyé l’ordre de dénoncer ? Personne ! “Aucun appareil administratif n’est constitué appelant à la délation […..] en Allemagne, c’est l’ensemble du système totalitaire qui favorise les dénonciations.”
Des millions de dictateurs invisibles s’autorisent à passer à l’acte sous l’influence des récits d’alentour, des films, des livres, des journaux, des émissions de radio, des bavardages au café du coin qui laissent libre cours aux dénonciateurs : “J’ai passé mon permis de conduire : c’est encore un juif qui a décidé de mon sort [….]; Le juif Blumenthal laisse ses enfants jouer dans le square où ils sont interdits…”
Les petits délateurs défendaient la morale. ”
Et alors je me suis dit :
“Qu’attendre d’un pays où la dictature fiscale a le pouvoir, où la délation a pignon sur rue ?”
Je pense maintenant que les questions du commandant vont avoir pour but de trouver un angle d’attaque pour que le procureur puisse faire fermer notre blog….
Les français adorent les grands hommes providentiels qui sauvent le pays et plus encore ceux qui donnent une image prestigieuse à l’étranger. Cette propension est d’ailleurs sacralisée sur la façade du Panthéon où figure la devise : « aux grands Hommes la patrie reconnaissante ».
Un petit inventaire non exhaustif nous donne Napoléon Bonaparte (au bilan pourtant catastrophique), Napoléon III (descendu de son piédestal à la suite de la défaite de 1870), Pétain en 1940 (mais seulement jusqu’en 1942 et la mise en place du STO), de Gaulle en 1944 bien qu’il soit presque inconnu des français et en 1958 en pleine crise algérienne. Certains y voient aussi Louis XIV, qualifié de grand roi, alors qu’il a ruiné la France à la fois par ses guerres permanentes, sa désastreuse révocation de l’édit de Nantes et provoqué indirectement la révolution de 1789.
Finalement, à bien y regarder, nos grands hommes sont surtout des potentats autoritaires au bilan plus que contrasté, pour ne pas dire, pour certains, carrément négatif.
Et pourtant les français persistent à vouloir cultiver l’image du chef et semblent toujours attendre l’arrivée de l’homme providentiel, de l’homme d’Etat, le vrai, celui qui va les sauver et qui, quasi magiquement, remettra la France sur des chemins plus sereins et rattrapera toutes les erreurs du passé. Pour Napoléon Ier les errances de la révolution, Napoléon III les errances de la restauration, Pétain les errances de la IIIème république et de la défaite de 1940, De Gaulle les errances de la IVème république et de la crise algérienne.
Et cette image est elle-même renforcée par le rêve de tous nos politiciens d’accéder à ce firmament de l’idolâtrie républicaine.
Le concept d’homme d’Etat présuppose l’existence d’une structure étatique
L’expression homme d’Etat contient dans son énoncé le concept d’ « Etat » ce qui présuppose évidemment l’existence d’une organisation étatique. On se rend alors vite compte que la notion d’homme d’Etat se superpose, voire se confond avec l’étatisme, c’est à dire avec cette culture bien française d’un pouvoir centralisé omnipotent.
Cela amène d’ailleurs à observer que les cultures sont, à ce propos, fort différentes d’un pays à l’autre et surtout que ce concept d’homme d’Etat est avant tout très … français et qu’on en arrive très vite à cette vision si française de l’Etat ultra centralisé avec son organisation pyramidale, l’élection d’un chef à son sommet qui donne les ordres, une base qui les exécute et, entre les deux, toute la technostructure de la fonction publique qui sert de courroie de transmission et régit tous les aspects de la vie économique et sociale du pays.
Cette vision est de surcroît amplifiée par la constitution de la Vème république qui fait du président de la République une espèce de monarque autocrate disposant d’un pouvoir exorbitant lui permettant de dominer la situation. Il s’agit en fait rien moins que d’une conséquence de la conception paternaliste et autoritaire du pouvoir telle que la concevait le général De Gaulle qui considérait que le suffrage universel lui conférait les pleins pouvoirs !
D’ailleurs, chez nombre de français persiste une confusion entre compétence et autoritarisme puisqu’un sondage a montré que la moitié de la population verrait bien un militaire à la tête du pays ; ce qui conduit à se poser légitimement la question de la conception française de la démocratie.
On sait aussi que, en raison de l’organisation si typique de la France, la population est largement dépendante de l’Etat et de son chef dont elle a tendance à attendre beaucoup alors que le caractère monarchique du pouvoir, avec son décorum, ses palais et les ors de la république, encourage et accentue clairement cette manière d’exercer le pouvoir et que les politiciens ont une fâcheuse tendance à entretenir avec complaisance le mythe de cette grandeur et de cette toute-puissance !
L’imaginaire collectif d’un concept flou
En dehors du fait qu’il faudrait consacrer de longues pages pour essayer de déterminer les raisons de la prévalence d’un tel concept dans la population française, on pourrait essayer de se faire une idée de l’homme d’Etat en passant en revue les différentes qualités morales, techniques ou intellectuelles se rapportant à l’exercice du pouvoir afin de déterminer des critères objectifs de cet homme si exceptionnel. Seulement, on s’aperçoit très vite que les critères d’évaluation varient d’un individu à l’autre à partir d’opinions et de sentiments essentiellement personnels qui ne sont donc évidemment pas objectifs !
On se doute quand même que le contraire de l’homme d’Etat est le politicien prétentieux, vaniteux, cupide et lâche ; fort avec les faibles et faible avec les forts. Néanmoins, il est difficile d’avoir une image réaliste de la véritable personnalité du président car l’image donnée en public est essentiellement artificielle du fait de l’omniprésence de conseillers en communication dont l’unique mission est de préserver « l’image du président » à travers le filtrage de l’information et l’utilisation de techniques d’influence ou de manipulation basées sur l’apparence (le verbe et l’image).
On dit toujours que le politicien ne réfléchit qu’à sa prochaine réélection tandis que l’homme d’Etat pense à la prochaine génération ; ce qui laisse à penser que les qualités d’un homme d’Etat devraient essentiellement s’apprécier au niveau de la direction d’un pays et que ce devrait être avant tout des qualités de gestion. Or, l’expérience établit sans contestation possible que les politiciens (Chirac, Sarkozy et probablement E. Macron) sont nettement meilleurs pour conquérir le pouvoir que pour assurer la gestion quotidienne du pays.
Seulement, au delà des slogans électoraux forcément simplistes et réducteurs, convaincre la population, dans le cadre d’une gestion quotidienne, est une tâche particulièrement ardue en ces temps de défiance généralisée à l’égard de la classe politique mais aussi parce que l’homme de pouvoir doit faire face à des intérêts divergents pour ne pas dire contradictoires qu’il n’est évidemment pas en mesure de tous satisfaire !
La culture française du chef et le mode d’élection du président tendent d’ailleurs à exacerber ce sentiment en créant sans doute un lien plus fort entre le chef et la population mais avec l’inconvénient d’établir aussi une dépendance de cette dernière vis-à-vis d’une personne qui ne sera pas nécessairement à la hauteur de ses attentes. D’où la déception manifestée à chaque fois dans les urnes !
La situation peut être plus ou moins flagrante mais il suffit de se rappeler F. Hollande au bilan si calamiteux et à qui colle l’image du pauvre type arrivé par erreur à une fonction pour laquelle il n’avait ni les compétences ni les capacités.
Cela permet d’affirmer que finalement ce prestige de l’homme d’Etat est essentiellement attaché à la fonction mais que cela ne fait pas de son titulaire temporaire un homme exceptionnel !
Ainsi donc, au-delà de glorification d’un homme ordinaire et de l’aura quasi magique dont les politiciens aiment à s’entourer, on s’aperçoit que l’homme dit d’Etat n’est en fait ni un surhomme, ni un messie et l’image de l’homme providentiel présenté comme le sauveur du pays n’est avant tout qu’un mythe, une créature médiatisée, le produit d’une manipulation voire d’une propagande.
L’Histoire peut d’ailleurs révéler que l’homme providentiel ne l’est pas toujours. Ainsi, il ne faut pas oublier que le général De Gaulle a organisé la chute de la IVème république pour ensuite, après 12 ans de « traversée du désert » prendre le pouvoir et modifier ensuite les institutions à sa convenance.
L’homme d’Etat … homme d’action ?
Les responsables politiques sont en principe des représentants du peuple chargés d’écouter puis de synthétiser ses préoccupations et d’appliquer la politique qu’il désire à la lueur de l’expression qui en émane à l’occasion des élections.
Les politiciens aiment à faire croire à leur toute puissance. Néanmoins, il est dangereux de faire croire au peuple que la politique et le politicien peuvent tout changer car cela revient à minimiser l’importance des évènements et les complexités d’un monde sur lequel le dirigeant n’a pas toujours prise !
D’ailleurs, l’expression « action politique » semble n’être qu’un oxymore tant les politiciens sont vilipendés pour leur immobilisme ; le volontarisme politique n’apparaissant finalement bien souvent que comme des effets oratoires voire des phrases creuses dénuées de sens !
En effet, la classe politique est souvent brocardée pour son incapacité à trouver des solutions à la hauteur des défis présents ; bien qu’on puisse penser qu’un dirigeant exceptionnel saurait prendre les bonnes décisions malgré l’opposition de la population car il dispose des informations qui lui permettent d’agir. Courage et clairvoyance devraient être les piliers de l’action politique de l’homme d’Etat tout en prenant garde à ne pas confondre courage et obstination dans l’erreur.
Seulement, si l’on prend comme critère d’appréciation le réformisme, et pour ce qui concerne le cas français on connaît par le détail les maux qui affectent le pays :
– poids de l’Etat trop lourd,
– trop de dépenses publiques,
– trop de fonctionnaires improductifs donc à la charge des productifs,
– dévalorisation de l’entreprise, seule créatrice de richesse,
– trop d’assistanat social,
– une fiscalité écrasante qui désavantage les entreprises
– un chômage endémique à un niveau anormalement élevé.
on sait que l’expérience des 45 dernières années montre, qu’en France, cela est inimaginable parce que tout mouvement de réforme se heurte immédiatement à des intérêts contradictoires et parce que la société française est connue pour ses rigidités et son conservatisme. Aucune réforme d’ampleur n’a donc été entreprise, bien au contraire, nous n’avons eu droit qu’à un empilement de règlements et de taxes qui n’ont fait que rigidifier encore plus la société française.
Et E Macron, homme d’Etat ?
On sait que les français, lors du cérémonial des élections présidentielles qui concourt lui aussi à cette idée, ont cru qu’avec sa jeunesse, E Macron allait changer les choses, et il a été clairement perçu comme le vecteur du changement tant attendu. Il a d’ailleurs su exploiter habilement la déliquescence des partis politiques en faisant en sorte de sortir du clivage gauche/droite.
Parlant avec aisance, quoique souvent avec une arrogance cassante, étalant avec complaisance la morgue du haut fonctionnaire couronné, il s’est avéré surtout très autoritaire et peu réceptif.
Il a bien engagé de nombreuses réformes qui ne sont pour l’instant que des faux-semblants et les français ont vite vu que le réformisme macronien consiste surtout à embrasser tous les sujets à grand renfort de discours tout en se contentant de les effleurer dès lors qu’il est question d’agir.
Et finalement, E Macron, bien qu’il ait tous les pouvoirs et pas d’opposition, n’en n’a rien fait et ne s’est absolument pas attaqué aux problèmes pourtant bien connus de la société française. Il n’a d’ailleurs rien vu venir à propos de la crise des gilets jaunes et a engagé 17 milliards € de dépenses publiques pour essayer de calmer les choses sans pour autant y parvenir et sans pouvoir contrecarrer ce sentiment de défiance de la population vers ses élites !
Entre les nombreux mensonges proférés par le gouvernement et E Macron qui énonce des contre vérités à des fins électorales, notamment en s’en prenant à l’Europe ultra libérale, ou encore en essayant de se faire passer pour un libéral, ce qu’il ne l’est absolument pas puisqu’il ne fait que développer l’interventionnisme étatique dans tous les domaines (fiscalité pesante, santé, retraite, droit social, chômage), il ne reste qu’une impression de malaise qui sera difficile à dissiper.
Les français ont pu aussi constater qu’il est surtout dans la communication narcissique et le manichéisme (moi ou le chaos, moi ou les fachos) mais la communication ne fait pas un homme d’Etat !
Si donc E Macron a bien été perçu, lors de son élection, comme celui qui allait réformer le pays en profondeur, on sait aujourd’hui qu’il ne le fera pas ! Adoptant une attitude hautaine et méprisante, affectant de ne pas se soumettre à la volonté populaire tout en faisant finalement l’inverse, il n’a nullement enrayé la dérive des comptes publics et se cantonne dans l’immobilisme étatique tout n’envisageant ni la dissolution ni le référendum qui à coup sûr aboutiraient à son désaveu et son impuissance.
Il n’échappe finalement pas à la règle commune de l’immobilisme ; même s’il a voulu renouer avec la grandeur de la fonction et ne plus être un « président normal » ce amène nécessairement à faire le constat qu’il faut pas confondre grandeur et hubris c’est à dire envergure politique et égocentrisme narcissique.
Il ne reste de lui que l’image du président des riches qui affirme des inepties (l’URSSAF serait l’amie de l’entrepreneur), qui affiche un libéralisme de façade avant de le fustiger et qui a perdu la confiance initiale des français qui sentent que rien ne s’arrange !
On pourrait penser que seule l’Histoire permet de distinguer les véritables hommes d’Etat, en reconnaissant ceux qui ont su prendre de la hauteur par rapport aux évènements et se détacher de la nécessité. En fin de compte, on s’aperçoit, au-delà du mythe populaire et d’un volontarisme essentiellement médiatique, que l’homme d’Etat n’existe pas, et qu’avec E Macron, l’homme d’Etat, vrai ou supposé, est surtout un homme de l’Etat et du contrôle du pays sous la férule de l’administration !
Bien cordialement à tous !
Απο την Ελλαδα (De la Grèce)
La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.
PS : Je viens de me rendre compte que j’avais aussi publié en fin d’article, par pure inadvertance, le brouillon de mes idées. Je l’ai supprimé bien entendu en priant ceux qui ont surpris de trouver ces éléments de réflexion de bien vouloir m’en excuser
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Macron, après avoir arraché des mains, crevé des yeux, asphyxié des milliers de braves gens, frappé et bousculé les mêmes sans raison et embastillé au hasard, avoue publiquement avoir mal géré la crise des Gilets jaunes.
Il ne parle pas évidemment de ces dérapages de la force publique dont il est responsable, mais de son positionnement politique.
Alors là, il se moque ouvertement des Gilets Jaunes et, à travers eux, de tous les français. C’est énorme.
Reprenons au départ.
La charge fiscale et bureaucratique qui accompagne une pensée perverse de l’égalité, aboutissant à une dictature des hommes de l’Etat, a rompu les digues de l’acceptable.
Outrée d’une énième taxe et subodorant la faillite à venir du pays mais sans preuve avérée à sa disposition du fait d’une presse inculte économiquement, une partie de la population est descendue dans la rue soutenue par 70% des français.
Cette population, sincère mais sans expérience politique, a immédiatement été récupérée par les activistes, d’abord du coup de poing, puis du débat truqué.
Immédiatement le pouvoir a engagé la lutte, mais exclusivement avec et contre les activistes.
Sans aucun égard pour les initiateurs de la contestation qui n’ont reçu que coups et leçons prétentieuses, alors qu’ils avaient, sans le savoir, parfaitement raison.
Ils ont d’ailleurs toujours parfaitement raison puisque rien n’a été modifié.
Mais le combat politique ne pouvait se situer qu’entre les activistes et le pouvoir.
C’est l’exemple même de l’ineptie qu’il y a à parler de peuple quand on parle de politique.
Il est indéniable que Macron a gagné ce combat politique.
La suite
Fort de sa victoire, sachant pertinemment que cependant rien n’a changé et qu’il ne veut ou ne peut rien changer, Macron tente un tour de prestidigitation.
Il pense calmer la défiance des français en prenant un profil bas et en entonnant un acte de contrition qui n’est que de la comédie, du cinéma de bas étage.
La France profonde, cet ensemble crédule qui va de propagandes en propagandes, connaît au moins une chose c’est son porte-monnaie.
Elle se doute qu’il va subir les pires avanies, elle se doute aussi qu’elle ne va pas aimer.
Effectivement la faillite est pour tout à l’heure, Macron fait de la cavalerie.
Rien ne peut arrêter la machine, le déficit d’information, la doxa en vigueur, font qu’aucune prise de conscience n’est possible.
Seules des fibrillations d’agonie comme le mouvement des Gilets Jaunes peuvent peut-être voir encore le jour.
Mais elles ne sont que des réflexes face à l’imminence de la catastrophe, dont le destin est la récupération du pays par des indélicats.
Pas assez d’information, de compréhension, de compétence politique dans ces sursauts sporadiques pour qu’ils existent par eux-mêmes.
Cinquante ans de propagande véhiculée par les partis politiques, par la presse et par l’éducation nationale auront mis une chape de plomb sur la conscience politique des habitants de ce pays. Dommage.
Les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent. Axiome, formulé en premier, que je sache par Montesquieu et que j’ai toujours trouvé terrible.
Les Venezuéliens mériteraient Maduro, les Coréens du Nord, Kim Jong-un, les Chinois, Xi Jinping et son terrible parti communiste, les Iraniens, Hassan Rohaniet son redoutable conseil des gardiens de la constitution… etc ?
Hier, les Allemands auraient ainsi mérité Hitler, et les Russes, Staline ?
Pour le dire autrement, les victimes (les peuples) mériteraient leurs bourreaux ?
Je le répète souvent, beaucoup de sociétés primitives refusaient tout pouvoir de coercition à leurs chefs. Tel qui faisait mine de vouloir diriger se voyait impitoyablement chassé de sa tribu, ou plus sagement encore, mis à mort. Un chef, oui, mais avec pour mission unique d’être le porte-parole du groupe, à l’intérieur et à l’extérieur de ce groupe. Ces sociétés avaient bien le gouvernement qu’elles méritaient, c’est-à-dire aucun.
Le 5 juin dernier, monsieur Macron, notre président (que nous méritons ?), voulant sans doute montrer au monde entier comme il était resté le meilleur élève de son ex–professeur de théâtre, s’est permis une interprétation d’une lettre d’un jeune Français que les Allemands allaient fusiller. N’ayant pas écouté, je n’aurai pas d’avis sur la qualité de la prestation. Ce qui est sûr en revanche, c’est que ses cours n’ont manifestement pas appris au monsieur que tout récitant se doit en priorité de respecter l’intégralité, ici on pourrait même dire, l’intégrité de son texte. Ce qui n’a pas été du tout le cas : n’ayant pas voulu passer par-dessus ses convictions mondialistes et athées, monsieur Macron s’est permis d’en effacer la portée centrale, les références à la foi chrétienne et à la « France éternelle ». Une censure que pour ma part, je dénonce comme tout à fait insupportable. Qui prétend faire parler les morts ne peut trahir et dénaturer aussi profondément les messages que ces derniers ont jugé utile de nous laisser.
Dès le lendemain, on ne plagie plus le texte des autres, on fait son propre discours. Et là, il faut le dire, l’orateur s’est surpassé ! Des mois de gilets jaunes derrière soi, des élections européennes encore toutes fraîches qui ont vu un total ahurissant de 11 % des inscrits de nos listes électorales se déranger pour lui manifester leur soutien, rien n’y fait, aucune hésitation à s’engager dans une besogneuse leçon de bonne gouvernance à un Président américain, fort du soutien de plus de 50 % de sa population !
Prêchant quand « l’Amérique était grande », ce qui était une façon non déguisée de dire qu’avec l’actuel président Trump, elle ne l’était donc pas.
Bien sûr, les cinquante pour cent qui soutiennent le président Trump, sa majorité silencieuse, les « sans-dents », les « ceux qui ne sont rien » sont exactement ceux que méprisent, sinon détestent, de chaque côté de l’Atlantique, les hommes de la caste dont monsieur Macron est un archétype. Que ceux-là, gilets jaunes ou non, se le tiennent pour dit.
Un prêche que ledit Président Trump a superbement ignoré, prononçant à son tour et à la suite hommage aux combattants venus libérer sur les plages normandes notre pays du joug nazi. Un texte à ce point parfait qu’il s’est trouvé salué par une partie de la presse américaine (qui pourtant déteste son auteur), ce qui n’est pas peu dire !.
Mots extraordinaires, fort éloignés de toute prétention oratoire. Des faits, des hommes, des héroïsmes, brièvement mais superbement rappelés.
Pour les socialos – mondialistes, dont monsieur Macron, patriotisme, amour de son pays, nationalisme, c’est du populisme, c’est détestable, et ça ne peut conduire qu’à la guerre. Il faut diluer tout ça dans un mondialisme sans frontières et sans racines. Et quant à la religion… n’est respectable que celle prêchée par les imans.
Mais le président Trump a eu le courage de le rappeler : « Ces hommes ont traversé les flammes de l’enfer, poussés par une puissance qu’aucune arme ne pourrait détruire : le patriotisme farouche d’un peuple libre, fier et souverain. »
Non, le patriotisme, la nation, non, ce n’est pas la guerre ! L’amour de sa nation, ce n’est pas la détestation de celle des autres. Tout au contraire, l’amour de la patrie a conduit des soldats patriotes à mourir pour sauver la nôtre.
Le président Trump a continué : « Ils ont été mus par l’amour de leur pays, par l’esprit qui imprègne les rues, les cours d’école, les églises et les familles d’Amérique qui ont donné des hommes comme eux. Ils ont été soutenus par la certitude que l’Amérique peut tout accomplir, car nous sommes une nation noble, dotée d’un peuple vertueux, priant un Dieu juste. Leur force exceptionnelle provenait d’un esprit exceptionnel. L’intensité de leur courage est née de l’intensité de leur foi. »
Monsieur Macron, en bon socialo – mondialiste, déniant par avance toute transcendance raye sans honte l’amour de la patrie et de Dieu du discours dont il n’est plus que le honteux plagiaire.
Tout le contraire du président Trump, qui finit ainsi : « Que Dieu bénisse nos combattants, que Dieu bénisse nos alliés, que Dieu bénisse les héros du jour J et que Dieu bénisse l’Amérique. »
N’en déplaise à nos bobocrates qui l’adulent quoi qu’il fasse, l’ancien élève de madame Trogneux n’est pas, comme il le croit lui-même, un acteur. Au plus un comédien. Un acteur ne tronque pas son texte.
N’en déplaise à ses détracteurs, nombreux en Amérique, et presque unanimes en France, le président Trump est lui, un authentique acteur, mais au sens premier du terme : en rappelant la force du patriotisme, de la nation, et de l’amour à Dieu, il a agi sur la pensée du monde. Bien plus profondément qu’il n’y paraît.
Les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent. La majorité silencieuse américaine, et cela malgré les démocrates en furie, a un Trump pour président.
Nous, nous avons monsieur Macron. Un homme de Bercy. De plus pur Bercy. Et un mondialiste. Résignés, nous voyons diminuer notre train de vie, s’alourdir taxes, impôts, réglementations, contraintes, contrôles, obligations, interdictions et justice aléatoire, nous subissons une immigration totalement non maîtrisée et une insécurité quasi endémique. Le méritons-nous ? La réponse est triste, mais oui, nous le méritons.
L’équipe de monsieur Macron règne avec l’assentiment de moins de 11 % de la population en âge de voter. C’est un tour de force extraordinaire, rendu possible, non parce que monsieur Macron serait un homme extraordinaire, mais nous dit–on, parce qu’en face de Monsieur Macron, il n’y aurait personne : partis politiques en déroute, leurs leaders totalement déconsidérés.
C’est une formidable erreur que de croire cela, car oui, en face de monsieur Macron, il n’y a personne, mais pourtant, le problème n’est pas là, pas du tout.
L’américain de la majorité silencieuse américaine se méfie de l’état, tout comme le français de la majorité silencieuse française. Mais la différence, c’est que l’américain de la majorité silencieuse américaine, pour améliorer sa situation ou même pour seulement survivre, ne compte que sur lui-même — et peut-être un peu sur Dieu, ce qui en fait revient au même.
Pendant ce temps, l’équivalent français de notre majorité silencieuse, n’ayant aucune confiance en lui–même, se soumet, sauf de temps en temps, pour quelques-uns, le samedi matin, et parfois même une partie du samedi après-midi, mais jamais au-delà, arborant un gilet même pas acheté pour l’occasion, il y avait obligation de l’avoir par avance, sous peine d’amande, et tout cela pourquoi ? Pour demander moins d’état ? Non, pour en demander plus, et plus encore !
Pourtant, il y a longtemps qu’on le sait : « Toutes les fois que les gouvernements prétendent faire nos affaires, ils les font plus mal et plus dispendieusement que nous. » Ce n’est pas moi qui le dis, mais Benjamin Constant. Et il n’a pas dit cela hier, mais en 1899.
En ce moment, les personnels des services d’urgence de l’hôpital public manifestent leur mécontentement. Surmenés, trop peu nombreux, asphyxiés par leur administration. Nous en sommes tous d’accord. Ils font grève. Pourtant, il existerait une action beaucoup plus efficace et même définitive. Après tout, personne n’est obligé de travailler dans les services d’urgence de l’hôpital public. Si l’on s’y trouve si mal, pourquoi donc s’y obstiner ? Il existe aussi des cliniques privées. Et mille moyens d’exercer son métier ailleurs, ou d’une autre façon. Ou même la solution de changer de métier. Si au lieu de faire grève, ces personnels démissionnaient en masse, leur employeur, l’état, serait bien obligé de réagir, d’une façon ou d’une autre. Quant à la grève, ce sera comme pour toutes les autres révoltes, celles des gilets jaunes y compris : on finira par accorder quelques miettes placebo, qui ne changeront rien au fond, et tout continuera d’aller comme avant, c’est-à-dire toujours plus mal.
« Allo, l’état, bobo ! » Nombreux sont les auteurs, y compris sur ce site, à avoir établi que le corollaire d’une illusoire protection était le pouvoir excessif et déraisonnable donné à une nounou toujours plus tyrannique, par le moyen de ses hommes de main, les « hommes de Bercy ». La règle étant qu’une administration livrée à elle-même ne cesse jamais de grossir, et une administration dont le chef est devenu le chef de l’état est une administration livrée à elle-même, cette administration va irrémédiablement continuer de s’enrichir, et nous, de nous appauvrir.
Finalement, Montesquieu avait raison. Et après lui, Joseph de Maistre, qui a dit la même chose, mais un peu différemment : « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite » (1857).
Tant pis.
Lien vers une traduction du discours de Monsieur Trump : ICI !
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Nos amis, Wikipédia, définissent le cancer de la façon suivante :
“Un cancer (ou tumeur maligne) est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire (tumeur) anormalement importante au sein d’un tissu normal de l’organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est menacée.”
Nous sommes composés de cellules dont les différents arrangements forment les tissus de nos organes. Chacun comprend que sans ces cellules et ces organes nous n’existerions pas, ils sont essentiels à notre vie. Ils sont nos amis.
C’est une grave trahison quand les cellules saines d’un de nos tissus, pour des raisons mal connues, se mettent à proliférer, pètent un câble en quelque sorte.
Au début, hôte involontaire de cette prolifération nous ne nous apercevons de rien. Nous ne sommes pas agressés de l’extérieur par je ne sais quel microbe, bactérie ou virus, non, ce sont nos cellules personnelles, à qui nous faisons confiance depuis toujours, qui rythment notre vie, qui sont prisent de folie, qui nous envahissent et qui nous tuent. Effrayant non ? Terrible, quelle souffrance physique et morale, quelle trahison.
Est-il stupide d’imaginer que l’ensemble de nos cellules obéissent à une organisation qui permet la vie, que ce soit par ordre ou par synergie d’intérêts ? Puis que, certaines s’affranchissant de cette organisation, irresponsables, roulent soudain pour elles sans prendre conscience que, ce faisant, elles rompent l’équilibre subtil établi entre elles toutes, permettant notre vie ?
In fine, sont-elles conscientes d’avoir détruit leur propre habitat par égoïsme, invasion, irresponsabilité ?
Les bureaucrates-fonctionnaires sont initialement des cellules saines de la société, ils ont une utilité certaine, sans eux pas de corps social. Ils sont nos amis.
Comment peuvent-ils proliférer et se transformer en cancer social ?
Proliférer jusqu’à déformer le contrat social, nous étouffer, nous tuer. Vaste sujet auquel je vous propose de réfléchir à partir d’un exemple symbolisant les errements induits par l’irresponsabilité.
La trottinette.
Nous avons tous eu une trottinette. Jouet peu coûteux des années de pauvreté qui ont succédé à la guerre mondiale de 1940.
Ce moyen de déplacement puéril, au look ridicule d’une poussette unijambiste, fut un temps complètement oublié, démodé. Puis, la puérilité s’installant chez les adolescents ces dernières années, la trottinette a repris du service, mais glorifiée comme outil de glisse en freestyle.
Les adolescents font la mode, les écolos ont suivi, prudemment, en faisant de la trottinette l’outil de déplacement parisien intra-muros, pliée et mise sur l’épaule avant d’arriver en ville pour les banlieusards.
A la recherche du service qui crée la start-up licorne, de grands enfants ont inventé la trottinette en libre-service. Le jackpot.
Après l’échec de la voiture en libre-service, le coût exorbitant pour les deniers publics du vélo en libre-service, la trottinette rafle la mise. Électrifiée, elle passe partout à plus de 20 km/h (jusqu’à 85 Km/h). Elle coûte si peu qu’elle se finance sans problème pour les loueurs, quant aux utilisateurs le tarif locatif vaut de ne pas la trimbaler sur son épaule, notamment lorsqu’elle est alourdie par son électrification.
Pour les écolos, c’est la preuve que l’automobile est morte, vive la trottinette. Hidalgo en tête, tous s’esbaudissent et ovationnent en cœur.
Hélas, tout cela n’est que de courte durée. Le succès est tel que les opérateurs se bousculent, mettent des milliers de trottinettes sur les trottoirs, qui vont en être bientôt jonchés.
Finie la liberté de “trottinotter” cheveux au vent au gré de sa fantaisie, en larguant l’engin n’importe où. “Un peu d’ordre là-dedans”, dit l’adjudant.
Hidalgo craint pour son élection, en tant qu’écolo(e) elle est pour, mais il faut bien reconnaître que les utilisateurs sont minoritaires par rapport à ceux qui se prennent les pieds dans les tas de trottinettes au sol.
Mais aussi, les utilisateurs tombent et se blessent de plus en plus souvent, voire font tomber les autres. Sale coup pour les urgences qui n’ont pas besoin de ça.
Donc, exit la trottinette, qui ne survivra pas aux règlements qui vont fondre sur elle.
Mais dans tout cela il y a une morale, c’est la suivante : “pas de liberté possible sans responsabilité”.
Ce qui implique inversement que l’irresponsabilité induit inévitablement, l’oppression, l’esclavagisme, la dépendance, tout ce qui est contraire à la liberté.
Si les utilisateurs de trottinette étaient responsables, par exemple si la trottinette n’était utilisable que par ses propriétaires, ils devraient prendre la peine de la surveiller et de l’utiliser correctement sous peine de la perdre, tant l’objet est insignifiant.
Mais, simples locataires irresponsables, ils se moquent que d’autres les jettent dans la Seine, les laissent n’importe où. Ils se moquent de leur devenir dès qu’ils les abandonnent.
L’irresponsabilité tue les trottinettes, mais pas que… elle favorise le cancer de notre société.
La bureaucratie de la fonction publique, Everest d’irresponsabilité.
Tout comme l’irresponsabilité produit des montagnes de trottinettes sur les trottoirs, elle génère des montagnes de fonctionnaires dans nos administrations.
Ceux-ci, du fait de leur irresponsabilité, attentent gravement à nos libertés.
Ils sont en surnombre, prolifèrent et encombrent inutilement. S’ils étaient responsables, ils s’auto-réguleraient, ils auraient conscience de leur finalité qui est le service public.
Mais ils sont comme les trottinettes, juste utiles pour un instant, puis abandonnés sur le bord de la société où ils encombrent quand l’instant éphémère de leur utilité est passé.
Alors, irresponsables, ils ne cherchent pas à se modifier, à devenir utile à autre chose que leur spécialité initiale, inamovibles ils sont autant d’obstacles pour ceux qui participent à la course pour la vie.
Croyant être utiles, l’aveuglement de leur irresponsabilité ne leur permet pas de voir qu’ils sont l’handicap, l’inertie, le cancer.
Leur nombre enfle d’une année sur l’autre. “Un peu d’ordre là-dedans”, devra venir dire un jour un adjudant. Et ce sera probablement et malheureusement violent.
Alors que la simple responsabilité, comme pour les trottinettes, pourrait ramener l’organisation sociale à la raison. Les fonctionnaires à l’utile.
Nous n’en prenons pas le chemin, nous prenons le chemin du ridicule.
Pour les trottinettes d’abord dont les utilisateurs vont porter casques, gants et vêtements blindés, etc.. Ce qui va en faire des obus dangereux, d’abord limités à 20, puis à 15 et probablement à 5 Km/h in fine. Que du lourd. L’avenir ? plus de trottinette…
La même route attend notre société du fait de l’irresponsabilité de nos fonctionnaires, de leur prolifération, qui vont générer d’abord une réduction drastique des libertés, puis une réduction non moins drastique de l’économie — qui ne peut pas vivre sans liberté –, puis la misère et in fine la violence.
L’irresponsabilité est le plus grand prédateur de l’organisation sociale, or elle est devenue l’aboutissement de vie pour une majorité de français qui croient dur comme fer qu’elle donne accès au bonheur.
Bien à vous. H. Dumas
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Nous savons que l’Italie se trouve actuellement dans une situation difficile avec une croissance économique absente, des comptes publics catastrophiques, une dette énorme alors que les populistes Salvini et Di Maio ont annoncé des mesures de dépenses sociales et de réduction d’impôts qui ont séduit l’électeur …
Or, je lis ici et là des papiers nous expliquant que l’Italie a un projet de monnaie alternative qui devrait lui permettre de faire un pied de nez à Bruxelles. Les anti européens, masqués ou déclarés, affirment que l’organisation totalitaire de Bruxelles va être mise en échec par l’Italie !
Et par quel procédé l’Italie compte-t-elle s’y prendre ?
Elle envisagerait l’émission d’une monnaie parallèle à l’€. Cela se traduirait par l’introduction de bons du Trésor à court terme, appelés mini bots ; et on nous explique que ce serait la reprise de l’idée émise par Yanis Varoufakis, ancien ministre grec des Finances, lorsque la Grèce menaçait de quitter l’€ en 2015 … avant finalement de reculer devant le risque financier !
Il s’agirait donc de mettre en place un système de paiement parallèle à l’€ par le biais de l’émission de reconnaissances de dettes par l’État italien et qui lui permettraient de solder ses arriérés ; et cela pourrait porter sur l’équivalent de plusieurs milliards € de titres. Ces titres seraient négociables ; ce qui les rapprocherait d’une monnaie, que les usagers pourraient utiliser pour payer leurs impôts et acheter des services ou des biens fournis par l’État.
Le but avoué serait donc de résoudre le problème des dettes publiques qui pèsent sur l’économie italienne depuis des années.
Or, tout économiste moyen sait d’où vient cette idée. Elle remonte aux années trente et elle est sortie du cerveau de Hjalmar Schacht, président de la Reichsbank sous la république de Weimar de 1923 à 1930 (et qui a permis de sortir l’Allemagne de l’hyperinflation), puis ministre des finances du Reich de 1933 à 1937 et cela s’appelait les « bons MEFO ».
Un peu d’histoire
Ces bons MEFO avaient pour but de permettre à l’Allemagne de payer les industries d’armement sans augmenter officiellement la masse monétaire puisque ces bons n’étaient pas comptabilisés dans celle-ci. Ils servaient essentiellement à contourner les restrictions financières imposées par le traité de Versailles afin de lui permettre un réarmement plus ou moins clandestin.
Concrètement, c’était un système de troc basé sur des reconnaissances de dettes échangées par les entreprises et émises par la Metallurgische Forschung (société de recherche métallurgique) ou MEFO ; sans que ces transactions apparaissent dans les livres de la Reichsbank.
Le mécanisme était le suivant : l’Allemagne passait commande des matières premières dont elle avait besoin auprès de pays situé en Europe de l’Est et en Amérique latine. Ces pays, forcément complices, obtenaient de l’Allemagne des produits manufacturés pour un montant équivalent. Chacun des deux pays ouvrait alors à l’intention de l’autre un compte auprès de sa banque centrale, sur lequel chacun réglerait ses importations en provenance de l’autre, dans sa propre monnaie.
Les échanges commerciaux, marchandises contre marchandises, avaient donc lieu sans utiliser d’opérations de change et l’invisibilité du système aux yeux de l’étranger était assurée par le fait que ces échanges se faisaient à l’aide des bons émis par la MEFO Gmbh, qui n’était qu’une compagnie fictive fondée par les firmes Krupp et Siemens et n’ayant aucune activité en dehors du rôle de façade pour ces opérations financières.
Pour rassurer les créanciers, la MEFO bénéficiait de la garantie illimitée de l’Etat allemand et les banques étaient autorisées à faire jouer à ces bons le rôle de réserves en capital. Le montant des bons MEFO en circulation est devenu considérable puisqu’il s’élevait à 4,8 milliards de Reichmarks en 1934 et 1935, pour une masse monétaire officielle de 6 milliards de marks. En 1939, la valeur des bons MEFO était de 12 milliards de marks alors que la dette officielle était de 19 milliards.
En 1938, la moitié du commerce international de l’Allemagne se faisait par ce truchement mais cela n’a rien changé au fait que l’Allemagne était en fait en faillite et que le but de ces bons n’était que de contourner des interdictions résultant du traité de Versailles. Pour le reste, on sait qu’elle a financé sa guerre et son économie, à partir de 1939, par le pillage systématique des pays occupés (Pologne et France en tête).
Première conclusion qui s’impose : rien de nouveau sous le soleil, on est même plutôt dans le recyclage des vieilles idées (mais dans les années 30 l’Allemagne était sous contrôle étranger et elle cherchait des échappatoires pour financer son économie de guerre).
En quoi ce système intéresse-t-il l’Italie ?
Le gros problème actuel, mais pas récent, de l’Italie est sa dette publique de 2.500 Milliards € (132 % du PIB en 2018 avec une perspective à 135,2 % en 2020) qui l’étrangle financièrement.
Avec des taux d’intérêts qui montent à 2.6%/2.7% l’an pour l’instant et un déficit de 3.5% en 2020 qui va peser lourdement sur le budget alors que la croissance est à zéro, la dette augmente donc plus vite que le PIB ; ce qui ne permet d’assurer ni baisse de la dette, ni baisse du déficit. En 2020, la charge d’intérêts devrait frôler les 4% du PIB italien.
En fait l’Italie se trouve dans une trappe à dettes c’est à dire que la dette augmente mécaniquement plus vite que la croissance et à terme c’est forcément la banqueroute ; et la situation est compliquée par le fait que les banques italiennes sont en grande difficulté alors que 30% des crédits sont irrécouvrables et qu’elles sont gavées de dette italienne. Unicredit, la plus grande banque italienne, est en quasi faillite.
Le gouvernement veut donc contourner les traités européens et créer de la dette afin de pouvoir dépenser plus. Seulement, la zone € ce n’est pas open Bank et les traités ne permettent pas une expansion infinie de la dette ; raison pour laquelle Bruxelles a clairement tiré la sonnette d’alarme en ouvrant une procédure pour déficit excessif.
Or, Salvini, chef de la ligue et vice-premier ministre, sorti grand vainqueur des dernières élections européennes avec 34% des voix, a ironisé sur « la petite lettre de Bruxelles » en annonçant qu’il ne gouvernerait pas un pays « à genoux » !
Autrement dit, auréolé de sa victoire aux dernières élections européennes à l’occasion desquelles son parti est devenu le premier de la Péninsule, il ne peut pas reculer vis-à-vis de Bruxelles car il subirait alors un véritable camouflet et cela signifierait sa mort politique !
Alors, pour l’instant, il menace et fanfaronne, fort de son succès électoral, mais il est en fait dans la fuite en avant ; sans savoir où cela pourrait le mener ! Et les électeurs italiens sont, sans s’en rendre compte, dans la situation des grecs en 2015 en pensant pouvoir sortir de la mauvaise situation économique par la facilité ; c’est à dire par la manipulation monétaire !
Que cherche officiellement Salvini ?
L’Italie, comme la France d’ailleurs, a choisi de soutenir les revenus des ménages par l’accroissement du déficit public ; ce qui provoque une forte hausse des taux d’intérêts. Pour l’instant ça ne bouge pas en France car les prêteurs estiment que la croissance potentielle est plus importante que l’accroissement de la dette et que les réformes structurelles décidées par Macron vont augmenter cette croissance. Par ailleurs le déficit français de 2019 est officiellement transitoire et devrait disparaître en 2020 ; ce qui n’est pas le cas de l’Italie puisqu’il ne fait que s’aggraver
Salvini pense donc sortir de la croissance zéro en finançant une hypothétique croissance de la consommation par la dette, sans que celle-ci soit comptabilisée dans les chiffres de l’Etat italien. Autrement dit, il cherche à rééditer les fameux bons MEFO mais en occultant le fait qu’il ne s’agit que d’une monnaie parallèle pour faire plus de dettes qui seront impossibles à rembourser ; sans compter qu’il ne faut jamais oublier que la souveraineté monétaire ne sert à rien quand on est dans la main de ses créanciers.
Les mesures prévues par Salvini n’ont donc absolument pas pour but de redresser les comptes publics, mais juste de satisfaire son électorat en distribuant l’argent que l’Italie n’a pas par le biais de la manipulation monétaire !
Seulement, cela ne fera qu’augmenter la fragilité du pays alors qu’elle menace déjà toute la zone € et c’est d’ailleurs à ce titre que la Commission sonne l’alarme avec, à la clé, une amende de 3Md € !
Autrement dit, l’Italie va dans le mur mais Salvini est fermement décidé à accélérer. Salvini, qui prétend que l’Italie va reconquérir son indépendance monétaire, confond en fait indépendance et irresponsabilité.
Le chef du gouvernement, Giuseppe Conte a d’ailleurs marqué son désaccord avec ces méthodes et en déclarant “Nous sommes appelés à dessiner l’avenir du pays, ce qui est autre chose que de faire plaisir aux foules sur les places publiques ou de récolter des “likes” » sur les réseaux sociaux”. Cette attaque visait bien sûr Matteo Salvini et sa perpétuelle campagne électorale menée sur les réseaux sociaux et il a publiquement menacé de démissionner si ses deux vice-Premiers ministres, Salvini et Di Maio, dont l’alliance n’était que de circonstance, ne parvenaient pas à s’accorder.
La seule question que les italiens doivent se poser est qui paiera la note finale car la monnaie n’est pas une marchandise ordinaire et la manipuler ne peut mener qu’au désastre (voir le Venezuela et le Zimbabwe) ; ce qui signifie qu’on finit toujours par payer les conséquences des manipulations monétaires !
Les partisans de Salvini nous disent : L’€ est intenable et que le carcan de l’€ empêche les ajustements économiques par le levier monétaire. Cela est vrai mais en fait les ajustements peuvent se faire par le biais de dévaluations internes (réduction des pensions, des salaires, des aides sociales) qui sont par définition extrêmement impopulaires !
Ils nous disent aussi qu’il ne reste plus que le levier budgétaire qui par définition étouffe les économies concernées. Cela est faux.
Ce qu’on oublie de dire c’est que si l’Italie avait conservé sa monnaie nationale (la Lire), l’adoption de la politique budgétaire expansionniste prônée par Salvini aurait abouti à une forte dépréciation de sa monnaie ; c’est à dire que les italiens auraient vu augmenter le nombre de zéros sur la valeur faciale des billets de banque alors que leur pouvoir d’achat aurait reculé ! C’est le mécanisme bien connu de l’inflation, voire de l’hyper inflation, qui lamine les revenus et les patrimoines (hors les biens réels de type immobilier ou or).
Seulement, dans la culture italienne, comme d’ailleurs dans la culture française, on aime pouvoir manipuler la monnaie au gré des idées politiques des dirigeants ; surtout que cela permet aussi, par le biais d’une inflation toujours assez élevée, de lessiver la dette publique sur le dos des nationaux ! Tant pis si la monnaie ne vaut rien !
Alors qu’on nous parle de crise de l’€, on voit bien que nous sommes bien en présence d’une crise de la dette ; ce qui n’est pas du tout la même chose. Et l’Allemagne, qui a expérimenté toutes ces techniques de manipulations monétaires, est désormais fermement contre car elle en connaît le résultat !
D’ailleurs, si l’Italie sortait de l’€, ce que ne veulent pas les italiens, elle ferait faillite sur ses engagements extérieurs et tous les agents économiques privés feraient aussi faillite car ils ne pourraient pas rembourser leurs dettes en € avec une monnaie ne valant rien et se dépréciant sans cesse !
Pour finir, il n’est pas inutile de rappeler que les banques les plus exposées sur la dette italienne sont françaises et allemandes puisque les banques françaises ont prêté 285 milliards d’€ et que les banques allemandes ont prêté plus de 58 milliards sur un total de 435 milliards.
On sait donc où se trouve le risque en cas de catastrophe italienne !
Bien cordialement à tous !
Απο την Ελλαδα ! (De la Grèce).
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Vous héritez d’une SCI à l’iS avec un seul bâtiment commercial que vous louez. Pas de chance, le locataire payant des loyers plantureux vous quitte cinq mois plus tard – son départ étant annoncé par un préavis de six mois, la règle – le défunt est donc prévenu avant de rejoindre le Vahalla ainsi que l’héritier potentiel. Sauf que ce dernier ne savait ni le trépas à venir de son aïeux, ni le schéma précis de ses affaires : L’archétype d’une succession non préparée.
La situation est alors la suivante :
– Le bâtiment est construit via un financement sur trois emprunts contractés par le défunt qui courent toujours, avec terme pour le dernier d’entre eux intervenant trois ans plus tard ;
– Les loyers plantureux touchés jusqu’à leur terme, dans l’année du décès du feu propriétaire, permettent juste de couvrir deux ans d’emprunts à courir ;
– La zone commerciale du bâtiment est en désuétude ;
– Des droits de succession sont évidemment à devoir tout aussi plantureux.
Que faire ?
Renoncer à la succession et laisser les chacals affamés à rogner sur la bête, le coup de maître du défunt parti de rien à la fin des sixties ?
Non ! Démarcher les réseaux immobiliers pour trouver un nouveau locataire, contacter des grandes enseignes directement pour les intéresser. Douze mois de chasse ciblent enfin une enseigne intéressée. La zone commerciale à l’abandon va renaître ensuite avec cette locomotive qui attire d’autres implantations, avec des enseignes phares.
Implanter cette nouvelle enseigne n’a pas été simple. D’abord bataille juridique avec ses services dédiés pour trouver un contrat de bail pour trois ans qui nous sied – 80 pages, puis malheureusement l’adjonction d’une option de vente dudit bâtiment à la suite au profit des nouveaux locataires devenus propriétaires – 80 pages supplémentaires.
Peu importe, ils m’auront payé au final le double du prix dudit bâtiment. J’aurai certes préférer rester le bailleur de ces nouveaux loyers plantureux, mais la négociation n’était pas possible dans le registre. N’oubliez pas les emprunts et les droits de succession encore à honorer qui restent dans la tête du vendeur.
Le jour de la vente du bâtiment
La SCI à l’IS empoche la vente du bien considéré. Elle réalise donc une plus-value nette de cession (PVNC) établie selon la différence entre le prix affiché et les amortissements comptables pratiqués. La SCI du fait de son dernier résultat comptable affichant des loyers plantureux va payer plein pot l’IS sur la plus-value de cession. Entrons dans le détail :
– 520 K euros de PVNC après IS de 28% ;
– Pour prélever ces 520K sous forme de dividende, il faut payer une Flat Tax de 30% ;
– Il reste donc 364 K.
CQFD. Cela couvre tout simplement le restant de mes droits de succession à devoir à l’Etat. En clair ils, eux on, possèdent de facto ledit bâtiment
Prolongements
Nous sommes donc en présence d’un patrimoine qui a été travaillé par un guerrier né dans l’indigence de l’après-guerre « The 2nd » pour prendre l’ascenseur économique, pour tout ou partie au fruit de l’Etat actuel.
Nous sommes aussi en présence de dévastateurs de notre propriété privée, parce que tous ces entregents qui copulent entre eux ont bien compris que tout le fruit de notre travail les sert parmi les serfs.
Conclusion
La Marseillaise lors de mon service militaire, j’ai refusé de la chanter, n’aimant pas le texte et ses prolongements guerriers et destructeurs, ce qui ne m’a pas empêché de faire des préparations « Bérets rouges » comme sauter d’un avion dans un cadre réglé. Mais là, j’ai envie de dire : Réveillez-vous ! Les paroles de la Marseillaise sont peut-être à propos, car sinon toutes les conséquences ne trouveront pas leurs causes …
L’information n’a pas pu vous échapper, Fiat a proposé une fusion à Renault et, à en croire certains commentateurs, ce serait l’opération du siècle car elle permettrait à Renault de devenir le numéro I mondial et d’atteindre des volumes de production énormes permettant de réduire considérablement les coûts de fabrication ; dans le cadre de ce qu’on appelle les économies d’échelle.
Ca, évidemment, c’est la version officielle … car tout n’est pas si simple et il s’agit en fait d’une partie de billard à 5 bandes dans laquelle les intérêts ne sont pas forcément ceux que l’on croit ni concordants entre Fiat, Renault, l’Etat français, l’Etat italien et Nissan.
Et vous remarquerez que dans cette partie, l’intérêt du consommateur n’apparaît … nulle part !
Il s’agit évidemment d’une opération industrielle et capitalistique de très grande ampleur et cela pourrait donner lieu à des restructurations industrielles relativement importantes dans un secteur en pleine mutation !
Giovanni Agnelli, alors président de Fiat, avait déjà prophétisé, il y a plus de 30 ans, qu’il ne resterait que 4 ou 5 constructeurs sur la planète. ..Il semblerait bien qu’on s’oriente vers cette phase de concentration ; sauf que tout n’est pas si simple …
Ce qui parait tout à fait surprenant, quand vous lisez la presse, c’est que personne n’a compris qu’en fait il s’agit d’une tentative de sauvetage de Fiat au moyen du rachat de Renault ; et nous allons voir pourquoi !
En effet, comment appeler autrement une opération au terme de laquelle le capital serait principalement détenu par la famille Agnelli, actuel propriétaire de Fiat ?
On peut imaginer que les administrateurs de Renault ne seront pas aussi crédules que les « spécialistes » de la presse, vite emballés par une opération qui sent, à la réflexion, le coup fourré !
– l’intérêt de Fiat
Fiat a fusionné avec Jeep-Chrysler en 2014 après que le constructeur américain ait fait faillite en 2009 et avoir racheté progressivement son capital.
Une précédente opération de fusion avait déjà été tentée en 1998 entre Chrysler et Daimler Benz (Mercedes) mais ce dernier avait fini par jeter l’éponge en estimant que les cultures d’entreprises étaient trop différentes mais aussi et surtout que le redressement de Chrysler coûterait beaucoup trop cher !
Ces opérations entre constructeurs sont d’ailleurs souvent à haut risque et les échecs nombreux. PSA avec Simca devenue Talbot, BMW avec la BMC (Rover) abandonnée pour ne garder que Mini créée ex nihilo, Ford avec Jaguar-Land Rover, Ford avec Volvo, GM avec Saab, GM avec Fiat.
On ne peut comprendre la stratégie américaine de Fiat sans connaître l’histoire de Fiat.
Fiat a été pendant longtemps le premier groupe industriel privé italien, propriété de la famille Agnelli. Seulement, sa situation s’est lentement dégradée avec des volumes de ventes de plus en plus faibles alors qu’elle possède un catalogue de marques important après avoir racheté toutes les marques italiennes !
Alfa Roméo, Fiat, Lancia, Ferrari, Maserati … Que des noms qui font rêver les amateurs de belles voitures.
Or, si l’on s’intéresse de près à ce groupe on s’aperçoit qu’il va mal … et depuis longtemps !
Ferrari, seule véritable pépite technologique, a été extournée et ne fait plus partie du groupe Fiat. Maserati n’a qu’une diffusion confidentielle et Ferrari refuse désormais de leur livrer des moteurs ; Lancia est en état de mort cérébrale ; Fiat ne survit en Italie que grâce à ses petites voitures (Fiat 500 et Fiat Punto) dont les modèles n’ont pas été renouvelés. Alfa Roméo produit à nouveau de belles voitures mais sa diffusion est désormais confidentielle.
A cela s’ajoute des problèmes de fiabilité qui deviennent désormais inquiétants et qui tendent à détourner la clientèle de voitures, bon marché, mais coûteuses voire problématiques en entretien !
Pendant des années, Fiat a dû aussi composer avec le gouvernement italien qui a masqué les difficultés de l’industrie italienne en la subventionnant indirectement par l’intermédiaire de la cassa integrazione. Celle-ci permettait de masquer les difficultés de l’économie italienne en empêchant les licenciements de salariés qui se retrouvaient être payés …sans avoir aucune espèce d’activité pendant des années !
En fait, Fiat a racheté Chrysler quand cette dernière ne valait plus rien et a déplacé fort astucieusement son centre de gravité économique de l’Italie, qu’elle estimait sans avenir, vers les USA et ce calcul s’est avéré gagnant car Fiat, devenue FCA (Fiat Chrysler automobiles) génère l’essentiel de ses profits aux USA grâce essentiellement aux marques Jeep et RAM et ses gros 4×4 !
On aura donc compris que Fiat ne gagne pas d’argent en Europe, que ses voitures se vendent mal et ne sont pas fiables !
Alors, pourquoi Fiat a-t-il proposé cette opération à Renault ?
En fait, Fiat a approché plusieurs constructeurs, dont PSA (Peugeot) mais Carlos Tavares, son président, n’est pas quelqu’un de crédule ni de facile et il n’a probablement pas accepté le deal surtout que PSA vient déjà de racheter Opel-Vauxhall.
L’opération de rapprochement avec Renault est en fait « dans les tuyaux » depuis certainement un certain temps et les négociations étaient déjà bien avancées au moment de leur annonce. Fiat a probablement fait preuve de beaucoup d’opportunité en profitant d’une situation fragilisée au niveau de Renault en raison des déboires judiciaires de son ancien président (Carlos Ghosn).
Pourquoi cette démarche ?
Parce que FCA va mal et qu’en dehors des USA et de l’Amérique du sud, elle voit sa situation se dégrader dangereusement ; surtout que, depuis l’édiction des nouvelles normes anti pollution et d’émission de CO2, elle n’est absolument pas conforme. Elle s’est même vue contrainte de s’entendre avec Tesla, producteur de voitures exclusivement électriques qui ne demandait pas mieux eu égard à sa situation fragile, pour lui racheter des quotas de carbone et éviter des amendes colossales à partir de 2020 (se chiffrant en milliards €) !
Par ailleurs, Fiat n’a pas du tout investi dans le véhicule électrique et n’y a en fait aucune compétence alors qu’il s’agit, pour les constructeurs, de la meilleure opération de green washing du moment pour entrer dans les quotas d’émission de carbone ! Il n’est qu’à voir le développement de l’électrique chez VW et Daimler-Benz pourtant adeptes forcenés du diesel !
Fiat tente donc tout simplement de mettre la main sur un constructeur susceptible de lui apporter ces technologies et de la sortir du pétrin ; sans en payer le prix ce qui se voit clairement quand on sait qu’il valorise Renault au minimum de sa valeur boursière !
Vu sous cet angle, la mariée fait évidemment beaucoup moins envie …
– l’intérêt de Renault
La question de l’intérêt de l’opération pour Renault n’est pas claire !
Renault, avec son groupe comprenant Renault, Dacia, Avtovaz (Lada), Alpine, Samsung motors (en Corée), a constitué avec Nissan et Mitsubishi le premier groupe automobile mondial. Il est plutôt en phase ascendante et possède une bonne expérience en matière de production de voitures électriques via Nissan.
En fait, il n’a aucun besoin de Fiat qui n’a rien à lui apporter hormis un hypothétique accès au marché américain qui n’a jamais réussi à Renault et des possibles économies d’échelle en augmentant la production des plates formes et des moteurs !
Par ailleurs, il semblerait qu’il soit dans les intentions de la famille Agnelli de prendre le pouvoir au sein du nouveau groupe et là on peut se demander ce que peuvent bien rechercher les dirigeants de Renault dans une opération de ce type en apportant savoir faire et technologie tout en perdant le leadership ?
– l’intérêt de l’Etat italien,
Il voit depuis déjà plusieurs années le groupe Fiat prendre le large et craint évidemment que ce dernier ne lâche prise tout à fait et abandonne ses usines européennes et principalement italiennes qui sont peu rentables (salariés trop chers et peu productifs). Il a déjà vendu sa prestigieuse filiale Magnetti-Marelli au printemps 2019.
A la clé, cela aurait pour effet de provoquer une augmentation du chômage dans une Italie déjà en pleine crise et qui, alors que sa situation est franchement mauvaise et en récession, n’a pas besoin de ça d’un point de vue politique !
Il n’est donc pas sur que l’Etat italien voit cette opération d’un bon œil … et il pourrait bien mettre quelques bâtons dans les roues !
– l’intérêt de l’Etat français,
Le problème pour l’Etat français est la dilution du capital qui résulterait de la fusion ; puisque premier actionnaire de Renault, il verrait sa part dans le capital passer de 15 à 7.50% alors qu’il a beaucoup intrigué en 2015 pour obtenir la majorité de blocage avec des droits de vote double malgré l’opposition de carlos Ghosn !
De plus, l’Etat français a toujours aimé mélanger les genres dans le cadre de ce qu’on appelle, de manière pompeuse et tout à fait usurpée, « l’Etat stratège » surtout que Renault est un fleuron du capitalisme public français ; en oubliant au passage que l’entreprise était au bord de la faillite dans les années 1980, avant sa privatisation en 1990, du fait des influences syndicales et politiques. Renault était la « vitrine sociale » de la France quitte à perdre des milliards de francs !
Il est évident que les dirigeants politiques français regardent cette opération avec un oeil critique, sans pour autant le déclarer clairement, car la fusion lui ferait perdre sa place de premier actionnaire au profit de la famille Agnelli ; sans aucun bénéfice politique visible !
On n’a probablement pas fini d’en discuter dans les ministères (Bercy en particulier) qui ne vont pas manquer de convoquer les dirigeants de Renault ; car en France les entreprises privées doivent rendre des comptes au gouvernement et à l’administration avant d’en rendre à leurs actionnaires …
– l’intérêt de Nissan
Nissan joue ici une carte tout à fait personnelle car le but de ses dirigeants est en fait de faire un Nissanexit c’est à dire se retirer de l’organisation que l’on présente comme l’alliance entre Renault et Nissan !
Il est vrai que Nissan a des raisons pour cela : il est deux fois plus gros que Renault et occupe particulièrement les marchés asiatiques (japonais, chinois) mais aussi américain puisqu’il produit aux USA alors que Renault n’y produit ni n’y vend rien !
C’est aussi celui qui réalisait les bénéfices du groupe ; quoique cela se soit un peu amoindri ces derniers temps !
Seulement, il faut aussi connaître la culture japonaise qui est faite d’un mépris absolu pour tout ce qui n’est pas nippon et principalement pour les européens considérés comme des gens primaires, vulgaires et mal élevés !
Il faut aussi se souvenir que les dirigeants de Nissan n’ont accepté l’entrée de Renault dans le capital en 1999 que parce qu’ils n’avaient pas le choix ! C’était ça ou la faillite ; c’est à dire la honte absolue !
Alors, maintenant on nous parle aujourd’hui d’alliance et des états d’âme (bien réels au demeurant) des dirigeants de Nissan … qui n’ont en fait jamais admis l’irruption de Renault et l’ont pris pour une humiliation !
Ils ont subi la domination impérieuse de Carlos Ghosn mais les évènements récents ont prouvé qu’ils cherchaient les moyens de s’en débarrasser ; prélude sans aucun doute au Nissanexit !
En plus, il se trouve que les japonais n’aiment pas le mélange des genres et se posent beaucoup de questions à propos de l’irruption de l’Etat français dans le capital de Renault ; alors que l’on sait qu’un Etat obéit d’abord à des considérations politiques qui peuvent nuire au bon fonctionnement d’une entreprise !
Néanmoins, il faut quand même rappeler la réalité capitalistique : Nissan est la filiale de Renault à hauteur de 45% de son capital et si elle détient, dans le cadre d’une participation croisée, 15% du capital de Renault, ces 15% ne sont assortis d’aucun droit de vote ; c’est à dire qu’ils ne confèrent aucune espèce de pouvoir au sein du groupe et c’est ça qui dérange les japonais !
Cela veut dire que pour l’instant Renault essaie de ménager la susceptibilité des japonais mais, qu’à la fin, les dirigeants de Nissan devront se soumettre, que cela leur plaise ou non car le propriétaire est Renault !
Conclusion :
Tout bien considéré, Renault n’a absolument aucun intérêt à procéder à cette fusion qui a été présentée dans des termes qui seraient, selon la famille Agnelli, non négociables !?!
Renault n’aurait-il donc pas d’autre choix que de se soumettre !?!
Par ailleurs, la course au gigantisme n’est par forcément rentable et Toyota (3ème mondial) a refusé clairement de se lancer dans cette voie !
L’histoire est d’ailleurs pleine de ces groupes industriels qui se sont démesurément agrandis à force d’acquisitions avant de … s’écrouler ; le dernier en date étant le conglomérat américain General Electric !
En outre, la taille rend la gestion plus complexe et il ne faudrait pas que le résultat soit une sorte de Titanic industriel ; compte non tenu des inévitables restructurations qui seront nécessaires pour rationaliser la production du groupe. On peut imaginer l’opposition évidente des syndicats et des politiciens, alors que le secteur automobile est actuellement en phase de déclin et doit anticiper des difficultés considérables du fait de l’édiction de normes environnementales pour l’instant absolument impossibles à respecter !
En fait, plusieurs constructeurs sont intéressés par les marques du groupe Fiat mais pas du tout dans les termes proposés par ses dirigeants !
Ils attendent en embuscade que Fiat s’effondre pour mettre la main sur ses pépites industrielles au demeurant peu nombreuses : Jeep, RAM et Alfa Roméo ; le reste ne vaut rien !
On a donc compris que, pour la famille Agnelli, il s’agit essentiellement d’une opération de sauvetage de la dernière chance avant l’écroulement final car les investissements pour rattraper le retard accumulé se chiffrent en dizaines de milliards € et il n’est pas sûr qu’ils en aient les moyens !
Espérons que les dirigeants de Renault sauront échapper à la tentation du gigantisme improductif et ne pas tomber dans ce qui ressemble bien à un piège !
Bien cordialement à tous !
Απο την Ελλαδα ! (De la Grèce)
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