Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

L’Etat : ce prédateur psychopathe

Un récent sondage vient d’indiquer que seuls un quart des français feraient confiance au gouvernement pour l’amélioration du pouvoir d’achat.

A contrario, on en conclut donc que 75% des français ne lui font pas confiance !

Au-delà de ce chiffre qui démontre que E Macron ne décolle pas de son électorat du premier tour des élections de 2017 et qu’il gouverne de fait avec une majorité de députés qui ne représentent absolument pas la réalité du corps électoral, il s’avère que cette question formulée par un institut de sondage et rapportée de manière racoleuse par la presse résulte d’une vision complètement faussée de l’économie et de la société.

Néanmoins, la question mérite d’être posée : le gouvernement serait-il en mesure d’augmenter le pouvoir d’achat surtout que d’une part nous nous rappelons les manifestations des gilets jaunes qui ont abouti à quelques mesures et que, d’autre part, du fait de l’omniprésence de l’Etat et de ses fonctionnaires, beaucoup de français en viennent à penser que l’Etat peut tout ?

Il dispose en l’occurrence de deux types de moyens : les moyens directs c’est à dire ceux ayant un effet immédiat, il s’agit essentiellement de ses décisions en matière de recettes et de dépenses publiques, et les moyens indirects qui portent sur l’activité économique en général qui, elle, ne dépend pas directement de l’Etat.

I- Les moyens directs

Pour augmenter le pouvoir d’achat il faut soit réduire les prélèvements fiscaux et sociaux, soit décider d’une augmentation générale des salaires ou des retraites soit augmenter les distributions d’aides sociales.

La réduction des prélèvements fiscaux

 Elle peut s’organiser autour d’une réduction de l’impôt sur le revenu, ou de la fiscalité sur la consommation (TVA, taxes diverses) ou sur la propriété (immobilière notamment).

Seulement, si l’on prend pour référence les mesures adoptées récemment sous la contrainte des gilets jaunes on s’aperçoit que l’essentiel des mesures prises ont été ce qu’on appelle des dispositions à somme nulle c’est à dire que ce qui est donné à certains est en fait repris à d’autres. C’est juste une histoire de vases communicants, un transfert de la charge fiscale des uns vers les autres car le taux global de la fiscalité reste en fin de compte le même.

Dans ce schéma, les cadeaux faits aux uns sont nécessairement payés par les autres car la politique économique du gouvernement se résume bien souvent à : qui vais-je pouvoir taxer, comment et de combien ? Ce faisant, l’Etat obéit à une politique clientéliste en décidant, plus ou moins arbitrairement, qui va avoir droit à la réduction d’impôt !

En fait, le gouvernement doit obéir à la règle budgétaire selon laquelle toute dépense nouvelle doit être financée et toute réduction d’impôts doit être financée essentiellement par une réduction des dépenses publiques ! Et, de réduction des dépenses publiques, à ce jour, … il n’y en a pas puisqu’elles continuent à progresser !

Elle peut aussi porter sur les cotisations sociales payées par les travailleurs. Or, ces cotisations servent à financer les aides sociales, l’assurance maladie et les retraites. Malheureusement, de ce côté il n’y a aucune marge de manœuvre puisque tous ces régimes sont déjà déficitaires …. En fait, il faudrait cotiser d’avantager pour couvrir ces déficits !

L’augmentation générale des salaires et des retraites

Elle concerne deux types de salariés. Ceux du privé et ceux du public.

Pour ceux du public, (les fonctionnaires et assimilés) il n’y a, a priori, pas de problème. Le gouvernement peut décider d’une augmentation des rémunérations de ses employés … avec cette restriction qui est que les fonctionnaires ne produisant rien d’un point de vue strictement économique, leur salaire résulte directement des impôts payés par les autres et qu’une augmentation des salaires de la fonction publique entraînera une augmentation des impôts des autres et donc une diminution de leurs revenus ….

Pour ce qui concerne les salariés du secteur privé : le gouvernement n’a d’action que sur le salaire minimum (SMIC) en sachant néanmoins qu’une telle augmentation pèse sur la trésorerie des entreprises privées ; lesquelles ont les marges les plus faibles de l’Union Européenne ! En outre, on sait qu’une augmentation du SMIC provoque rapidement une hausse générale des salaires sous la forme d’un rattrapage des grilles salariales. C’est donc prendre le risque de mettre en difficulté nombre d’entreprises, de provoquer une vague de défaillances et … une augmentation du chômage c’est à dire exactement l’effet inverse de celui recherché !

C’est la voie qui avait été suivie par le gouvernement Jospin et ses grands économistes Martine Aubry et Dominique Strauss Kahn avec les 35 heures ; lesquelles ont provoqué une hausse considérable des rémunérations par la réduction du temps de travail (sans réduction proportionnelle des salaires) et … une dégradation catastrophique des marges des entreprises puisque cette hausse n’a pas été compensée par une réduction des charges sociales et fiscales ! Il est vrai que le but originel n’était pas l’augmentation des rémunérations mais la diminution du chômage … qui a augmenté !

L’augmentation générale des retraites obéit aux mêmes règles. Pour pouvoir distribuer des pensions supplémentaires, il faut que les caisses qui les paient en aient les moyens … Malheureusement, ce n’est absolument pas le cas actuellement du fait d’un manque de cotisants par rapport au nombre d’allocataires !  Il faut rappeler que le système actuel est basé sur la répartition (les actifs paient pour les retraités) depuis 1945 et qu’il constitue une gigantesque pyramide de Ponzi destinée à s’écrouler à terme du fait d’un déséquilibre entre le nombre de retraités et le nombre de cotisants. De fait, l’action du gouvernement depuis 3 ans est plutôt de rogner les retraites en limitant leur revalorisation annuelle et il cherche actuellement une issue « honorable » à sa réforme des retraites dont le but non avoué est de dégager des marges financières …

La distribution d’aides sociales

Ces aides peuvent prendre des formes diverses. Allocations familiales, allocation logement ou même revenu universel tel qu’il avait été évoqué à un moment sous le mandat de Hollande.

Seulement, il se trouve que l’Etat français est déjà un grand redistributeur (à vrai dire le premier de l’Union Européenne) et ces aides sociales ne sont jamais que le résultat des impôts collectés sur ceux qui ne perçoivent pas ces aides. Car, pour donner, il faut bien prendre à quelqu’un ! Or, on a vu que les régimes sociaux étant déjà déficitaires, il ne saurait être question d’augmenter les aides sociales … sans une augmentation générale des prélèvements obligatoires !

II- Les moyens indirects

En principe, et selon les règles économiques orthodoxes, la croissance des revenus résulte de la croissance économique et de la création de richesses ; que ce soit par le biais de la création de services ou de la production de biens manufacturés assurés par les entreprises.

Dans ce cadre, le rôle de l’Etat est donc de permettre aux entreprises de gagner de l’argent en produisant, en exportant biens et services. C’est ce qu’on appelle un modèle mercantiliste.

Le problème est qu’en France, sous domination de son administration, les entreprises sont mal considérées ; ce qui n’incite pas notre gouvernement de fonctionnaires à prendre de telles mesures ! En plus, il doit financer les « cadeaux » faits aux ménages à la suite des gilets jaunes et il a prévu de les faire financer par … les entreprises !

En outre, pas de chance, la conjoncture économique devient de plus en plus mauvaise, la croissance est faible, la récession se profile partout, et les espoirs d’une forte croissance économique française sont pratiquement réduits à peu de chose (1.2% en 2019).

Par ailleurs, le commerce extérieur français est structurellement déficitaire depuis des années le déficit variant de 4 à 6 milliards d’€ par mois (bon an mal an 50 à 70 milliards € par an) et donc l’espoir de récupérer des devises et des recettes au moyen d’exportations est très faible. On pourra gloser quant aux causes de ce déficit mais on sait qu’il résulte essentiellement d’un manque de compétitivité des entreprises françaises dont les marges bénéficiaires sont trop faibles du fait d’un poids excessif des prélèvements obligatoires.

Pour réduire les charges des entreprises, il n’y a pas de mystère : il faut réduire les prélèvements obligatoires et partant les dépenses publiques car on sait que plus l’emprise de l’Etat sur l’économie est importante et plus la croissance est faible ! Or, la réduction des dépenses publiques, bien que plusieurs fois annoncée, n’a jamais été concrétisée dans les faits et elle a d’ailleurs été complètement abandonnée par le gouvernement …

III- Les moyens alternatifs

Il s’agit essentiellement de l’emprunt et lorsque les vannes du crédit sont grandes ouvertes, c’est un moyen de financement commode dont il ne faut toutefois pas abuser … car la constante de l’emprunt, surtout quand il devient abusif, c’est que tôt ou tard l’emprunteur se trouve confronté au remboursement de sa dette !

C’est essentiellement une manière d’étaler dans le temps des dépenses d’investissement qui représentent une charge trop lourde pour être financée comptant.

Le problème est qu’actuellement, l’Etat français fait financer ses dépenses de fonctionnement par l’emprunt c’est à dire qu’il vit à crédit, comme un ménage surendetté qui compte sur son banquier pour assurer ses fins de mois, et que le montant de la dette publique tangente désormais avec les 100% du PIB à 2.400 Milliards € !

Pour l’instant, tout va bien, les intérêts sont à zéro mais cela pourrait ne pas durer car l’Allemagne, meilleure signature de la zone €, vient de rencontrer un échec avec sa dernière levée. Clairement, les investisseurs ont boudé son dernier emprunt à taux négatif sans que l’on puisse savoir, à ce jour, s’il s’agit d’un tournant ou d’un simple épiphénomène !

Ces taux à zéro s’expliquent par le fait que les banques centrales se sont lancées dans une politique monétaire expansionniste, jamais vue dans l’histoire ; laquelle va forcément un jour ou l’autre rencontrer ses limites. On ne peut pas déverser ainsi impunément des masses colossales d’argent à seule de maintenir artificiellement la valeur des actifs et empêcher une crise de solvabilité des Etats qui ont trop dépensé tels que l’Italie ou la France !

On sait que le but actuel est juste d’empêcher l’écroulement de tout le système et de contenir le risque de récession/déflation qui entraînerait la baisse des prix et des valorisations, boursières notamment, et la réduction de la consommation. D’ailleurs, la nouvelle présidente de la BCE (Christine Lagarde) a déclaré, avant même sa prise de fonctions, qu’il fallait soutenir l’activité c’est à dire continuer à injecter des liquidités. Et le gouvernement s’accroche comme un pendu à ces distributions de liquidités qui assurent ses fins de mois c’est à dire sa solvabilité budgétaire !

IV- Une réalité économique et budgétaire mauvaise

On voit que la condition essentielle de la distribution, quoiqu’on dise et quoiqu’on fasse, est fort simple : il faut que l’Etat dégage des moyens financiers soit en augmentant les impôts, soit en réduisant ses dépenses soit en empruntant encore plus sur les marchés financiers.

La politique est un exercice qui fait beaucoup dans les apparences et les déclarations tapageuses ; notamment en faisant croire qu’on agit efficacement pour le bien commun. E Macron, qui devait faire de la politique autrement, qui devait réduire les déficits et les dépenses publiques, ne fait finalement du Hollande ; c’est à dire qu’il a délibérément opté pour la croissance … des dettes ; dettes qu’il faudra un jour rembourser !

Sans croissance mondiale, dans un pays perclus de dettes et de déficits, les marges manœuvres sont nulles ; complètement nulles mais le gouvernement va évidemment continuer à utiliser des artifices budgétaires pour masquer une situation catastrophique dans laquelle la solvabilité de l’Etat n’est assurée que par un recours systématique et déraisonnable à l’emprunt ! (Le déficit 2019 devrait être de 3.3% du PIB après des « ajustements comptables » dont Bercy s’est fait le spécialiste ainsi que la Cour des comptes a pu le dénoncer).

En fait, la réalité est que le gouvernement a surtout les moyens de réduire les revenus des français et c’est d’ailleurs ce qu’il fait depuis déjà pas mal de temps à travers une augmentation massive des prélèvements sociaux et fiscaux.

L’Etat fait penser à un prédateur psychopathe persuadé que ses victimes sont contentes du mal qu’il leur fait et qu’en plus, elles aiment ça ! Donc, il continue puisqu’il ne peut pas s’arrêter ; en frappant une fois les ménages puis une autre fois les entreprises avant de revenir sur les premiers tout en promettant qu’il ne le fera plus !

Les français ont donc raison de penser que le gouvernement ne fera rien pour améliorer le pouvoir d’achat … sans que l’on sache s’il s’agit d’une prise de conscience de la réalité ou de la manifestation d’un sentiment d’insatisfaction ou pire de rejet … la population française en général n’attendant en fait du gouvernement qu’une hausse de ses rémunérations ; quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent !

Gageons que le jour où il y aura une réelle politique de rigueur dictée par des évènements catastrophiques, la réaction populaire risque d’être violente !

Bien cordialement à tous !

Απο την Ελλαδα (de la Grèce – Levkada)

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

 

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Le temps

Il s’égrène avec chaque jour qui passe et nous en faisons quoi ?

Nous avons la possibilité de s’acheter du temps serein pour vaquer à nos désirs et nos envies. S’acheter veut dire ici se libérer et donc il y a un prix ; Celui de se financer une indépendance avec une prise de risque.

Indépendance par rapport à quoi ? Un individu, un groupe d’individus ou une structure qui nous tient dans la soumission. Cela peut nous plaire, syndrome de Stockholm ?  Mais finalement réfléchissons un peu : Pourquoi ne pas chercher à contrôler notre vie et passer de l’autre côté de la barrière ? Quelle barrière ? Celle de faire travailler les autres pour nous, ou bien de travailler en Freelance – exit salariés. Pour se faire, il nous faudra de toute façon travailler un peu beaucoup pour acquérir des compétences. A l’Ednat et ses prolongements ? Pas sûr. L’ère numérique est là, bien présente pour assouvir toutes nos affections.

Le temps, quand on est jeune, on a tout le temps. Il est tellement abondant que nous le consommons sans regarder dans le rétroviseur d’un bolide qui file droit devant. Mais il passe avec les rides qui marquent notre histoire. Nous aimons cette histoire car nous restons jeunes à la regarder mais il arrive le temps de nos feuilles mortes, celles qui nous décomposent.

Le temps, c’est aussi l’avenir, celui qu’aucun d’entre nous à lire cette page ne connaitra. Et pourtant, nos avancées technologiques seront capables à brève échéance de réparer notre obsolescence programmée.  Pour qui ? Certainement pas pour tout le monde, car refuser de disparaître sur une base de sept milliards d’humains est difficilement concevable, qui plus est avec nos écolos patentés.

Le temps, c’est de la prédation à l’instant T ou projeté vers le futur. Vous, moi, eux, nous sommes des prédateurs par rapport à nous. Situons un évènement « 3i » – Imprévisible, Insurmontable, Irrésistible, le cygne noir décrit par Nassim Nicholas Taleb, quelle va être notre réaction ?  Survivre …

Le temps, c’est notre mémoire de ceux avec qui nous avons parlé, de leur histoire, avec qui nous avons vécu alors qu’ils ont disparu. Le temps devient ainsi relatif : Des raccourcis de neurones d’un temps évanoui toujours présent.

Bien à vous

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Des nouvelles de la procédure contre la terreur fiscale

Bonjour,

Je vous propose tout simplement de partager ce que j’ai reçu et ce que j’ai produit dans le cadre de la procédure lancée pour dénoncer la terreur fiscale.

J’ai reçu ceci :

J’ai répondu ceci :

A MONSIEUR LE PRÉSIDENT ET MESSIEURS LES MEMBRES

 DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MONTPELLIER

DOSSIER N° : 1904578-2

Demande de médiation sous réserves

POUR :

Monsieur et Madame Henri DUMAS, actionnaires exclusifs de la SCI Mirabeau dont le siège social est à Sète 61 Quai de Bosc, domiciliés 634 Chemin de La Mogeire à 34200 SETE

Demandeurs

 CONTRE :                    Le Trésor Public,

Monsieur Le Directeur,

Direction Régionale des Finances Publiques du Languedoc Roussillon et de l’Hérault,

Centre Administratif Chaptal, 34953 Montpellier Cedex 2.

Réponse à l’accusé de réception de la requête du 28/08/2019.

Monsieur Le Greffier en Chef, dans son accusé de réception de la requête déposée, dit ceci :

“Je vous informe également que, même après l’introduction d’un recours devant le juge administratif, vous pouvez vous entendre avec la partie adverse pour recourir à une médiation. Vous pouvez demander à la juridiction de l’organiser”.

Une tentative de médiation ne se refuse pas.

J’ignore si la phrase citée est une simple formule administrative, que je rencontre pour la première fois, qui viserait la mise en forme systématique de la réforme pour l’amélioration de la justice, ou s’il s’agit d’un louable effort de résolution des problèmes posés par la présente instance.

Quoiqu’il en soit, je crois utile de rappeler le fond de cette instance.

Il s’agit d’acter la terreur fiscale et les dégâts qu’elle engendre : directement pour des centaines de milliers de français, indirectement pour tout le pays.

L’instance a donc deux volets indissociables, l’un traitant des conséquences de la terreur fiscale sur ma vie personnelle et celle de ma famille, l’autre plus général traitant des mêmes conséquences pour tous les français.

Le premier trouve sa source dans mes propres redressements, le second dans le fonctionnement général du contrôle fiscal.

En ce qui concerne le premier une médiation devra prendre en compte la globalité de ma situation fiscale, depuis ses origines jusqu’à ma mort économique programmée et en cours.

En ce qui concerne le second, une médiation devra prendre en compte le fait qu’il trouve principalement sa source dans l’exception, type lettre de cachet, qui fait qu’en matière fiscale l’enquêteur émet lui-même la sanction, contrairement à toute organisation pénale où l’enquêteur s’arrête à la porte du juge seul habilité à prononcer la sanction lors d’une audience publique où l’accusé se défend librement.

La particularité de cette instance, à la fois personnelle et publique, rend la médiation inévitablement publique.

Dans ces conditions, le choix d’un interlocuteur pour représenter le fisc, notamment de ses pouvoirs de décision, sera probablement compliqué.

Sous toutes ses réserves, que le tribunal ne pourra peut-être pas régler, conformément à la proposition qui m’est faite, je vous demande M. Le Président de bien vouloir organiser une médiation si vous la croyez possible.

Sète le 07/09/2019

 SOUS TOUTES RÉSERVES

                                                                               Le gérant

                                                                                Henri DUMAS

Nous verrons bien la suite et la sincérité éventuelle de tout cela.

 

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Le pouvoir d’achat

Un acronyme de la misère des français qui prospère. La presse subventionnée en parle souvent mais en oubliant d’en mentionner les causes. Normal, elle en profite car elle a compris depuis bien longtemps que c’est son fond de commerce.

Le pouvoir d’achat se résume pour beaucoup d’entre nous à survivre ainsi.

La révolte des gilets jaunes initialement a émis une étincelle pour combattre ces protectorats mais s’est très rapidement muée en revendications collectivistes et égalitaristes, dans la grande tradition de tous les mouvements sociaux qui s’animent à travers notre beau pays.

Ainsi, les anti-capitalistes oublient souvent de remiser leur Smartphone, car finalement ledit capitalisme leur rend bien des services utiles.

Mais revenons à la notion de pouvoir d’achat. C’est quoi dans sa définition : Survivre ou consommer plus que survivre ? Survivre, c’est payer ses factures et point barre. Consommer, c’est acheter de la valeur ajouté à la vie, des plus qui font plaisir ou qui sont utiles, du moins on l’espère. C’est aussi la possibilité d’investir pour un avenir meilleur ou-et sécurisé.

Vient la contrainte de l’écologie, vous savez : « Sauvegarder notre bonne planète contre le réchauffement climatique ». Vous l’avez compris, les Khmers rouges repeints en verts sont à l’œuvre pour abandonner nos productions décarbonnées à bas coût pour leurs lubies d’énergies renouvelables non pilotables. Bref, vous le mesurez déjà via les taxes à subventionner sur vos factures de consommation d’énergie. Si cette tendance continue, il aura un problème d’accès à l’énergie à bas coût, ce qui est le fondement de notre prospérité.

Le pouvoir d’achat s’en restreint forcément. Mais la lutte est peut-être pour la décroissance ? Pourquoi-pas ? Mais les camps de concentration ne seront plus bien loin car l’idéologie devient raison …

Eux, ils, on parlent aussi de la réforme des retraites en ce moment pour aboutir soit disant à un régime égalitaire et universel et financé. Ce grand bazar annoncé va inscrire dans le marbre la pénurie et l’indigence collectivisée, car d’une part, ce ne sera jamais financé en termes de ratio Actif/Inactif  avec des contraintes aussi fortes  que celles qui épousent  le Droit du Travail aussi épais que le Larousse. Et en pure logique financière avec des taux d’intérêt de Banque Centrale et donc de marchés qui vrillent vers le négatif, car si les taux remontent, vu l’endettement de notre Etat nounou, c’est l’explosion !

Il y a clairement une inculture manifeste de nos concitoyens en matières économiques et financières, et quand on évoque avec eux des notions de libéralisme, ils ont vraiment du mal, alors que c’est leur salut …

Amitiés

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Oie plumée et… contente !

On sait depuis Colbert, et sans doute depuis beaucoup plus longtemps, que le summum de l’art fiscal est de plumer l’oie sans qu’elle crie.

Fondement de toute bonne gouvernance que Macron et sa bande ont commencé par ignorer ou bien mal appliquer. L’oie s’est mise à brailler en forme de gilets jaunes, et toute la bande a manqué mourir de peur. Un ministre est allé jusqu’à fuir son ministère par une porte secrète, terrorisé par une attaque de chariot élévateur.

On a donné quelques restes à l’oie, des miettes des festins quotidiens des hommes de l’état, distribution assortie de pléthore coups de trique et jets de grenades, et tout est rentré dans l’ordre. Quant à la bande, les hommes de l’état, ils ont appris la leçon ! Et désormais, le grand Colbert soi-même ne renierait plus ses dignes successeurs.

La taxe Gafa est une magnifique illustration de ce que j’avance.

Le si policé Monsieur Darmanin plastronne : on va voir ce qu’on va voir, on va taxer les « Gafa » ! Taxer les Gafa ? L’oie est satisfaite ! Les riches vont payer, et pas seulement les oies !

Mais comment l’oie peut-elle imaginer, même en rêve, qu’aucun des hommes de Macron et Macron lui-même pourraient se résoudre à faire, ne serait-ce qu’un tout petit peu de peine aux princes des Gafa ? Mêmes esprits, nourris aux mêmes mamelles !

Et puis on ne va pas (sérieusement) fâcher des personnes qui se trouvent en position de manipuler les opinions (suppression de comptes, référencements filtrés…).

La vérité est que l’oie est une sotte, et qu’on ne va pas du tout taxer les Gafa. Et seulement pour une raison aussi bête que cela : taxer les Gafa, c’est tout simplement impossible, et les Gafa ne vont rien payer du tout. Elles feront seulement semblant de payer. Ce sont leurs clients qui paieront. Factures majorées des taxes, et le tour est joué.

L’oie dit qu’elle s’en fiche. Elle dit que personnellement, elle n’achète rien aux Gafa. Bien sûr qu’elle n’achète rien aux Gafa. Mais elle achète aux sociétés clientes des Gafa. Des sociétés qui elles non plus ne paieront pas la taxe Gafa, mais la feront payer à leurs acheteurs. Qui à leur tour… À la fin, vous l’avez compris, c’est bien l’oie qui finit par payer, c’est bien l’oie qu’on plume !

Une oie non seulement plumée, cette fois du bec au croupion, mais en plus, une oie contente ! Quand je vous disais que les hommes de la Macronie étaient devenus champions dans l’art de plumer sans faire crier !

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Une formidable aventure ! (Notes de lectures)

L’un des évènements majeurs du moyen age (476-1492), à l’échelle européenne, est sans contestation possible, à côté du phénomène viking et de la conquête de l’Angleterre par les normands, l’épisode des croisades qui a abouti en 1099 à la prise de Jérusalem et à la création de plusieurs royaumes latins en Orient.

 En effet, à partir du 11°s, il s’est produit une véritable ruée vers l’Orient avec le déplacement de plusieurs centaines de milliers de personnes de l’Europe de l’ouest vers la Palestine, le Liban et la Syrie actuels.

 Le contexte politique en occident :

 Lorsqu’il lança son appel à la croisade, Urbain II, pape en 1095, était sans doute l’homme le mieux informé de son temps et connaissait la structure politique de l’Orient faite d’une multitude de royaumes en conflit les uns avec les autres. L’époque était aussi à la « reconquista » qui avait commencé en Espagne.

 Par ailleurs, il savait qu’il existait une opposition schismatique entre le khalifat abbaside de Bagdad (dominé par les turcs) et le khalifat fatimide du Caire (dominé par les arabes) et justement la Palestine était revendiquée par les deux partis (les arabes reprendront Jérusalem en 1098 aux turcs).

 La poussée musulmane depuis 632 était continue et avait pris pied jusque dans la péninsule ibérique (passage du détroit de Gilbratar en 711). Jérusalem, berceau de la religion chrétienne, était tombée aux mains des musulmans en 638. Le dernier rempart était l’empire byzantin qui avait de plus en plus de difficultés à faire face et avait subi une grave défaite à Mantzikert en 1071 face à un nouvel adversaire bien plus coriace que les arabes : les turcs seldjoukides, ces terribles guerriers nomades venus de la steppe et récemment convertis à l’islam. Ces derniers avaient très vite conquis la presque totalité de l’Anatolie (en gros la Turquie actuelle). A vrai dire, à cette époque, l’empire romain d’Orient n’est déjà plus que l’ombre de ce qu’il avait été et Alexis 1er Comnène, basileus de Constantinople, avait sollicité à plusieurs reprises l’aide de l’Occident face à la menace turque.

 Et le prétexte était tout trouvé : il s’agissait  de permettre l’accès des lieux saints aux pèlerins ; ce qui n’était plus autorisé depuis que les turcs avaient conquis la ville sur les fatimides d’Egypte en 1055. Les motivations étaient aussi fondées sur la pression musulmane qui devenait de plus en plus forte de la part des turcs qui menaçaient de passer le Bosphore et d’envahir l’Europe. Enfin, les pays européens s’étaient aussi trouvés dans l’incapacité de faire face aux raids musulmans dans toute la méditerranée ; lesquels ont entraîné la capture de centaines de milliers de chrétiens réduits en esclavage avec pour effet de déstabiliser toute la structure économique et politique des zones dévastées.

 La croisade

 La vraie croisade (des chevaliers) aboutit à la conquête de Jérusalem en 1099 et à la fondation des royaumes latins d’Orient ; lesquels devaient durer jusqu’en 1235. Le premier roi de Jérusalem fut Godefroy de Bouillon qui ne pris que le titre « d’avoué du Saint Sépulcre » parce qu’il ne s’estimait  pas suffisamment digne de porter le titre de roi de cette prestigieuse cité !

 L’armée qui se lança à la conquête était forte de 50.000 à 100.000 hommes et constituait un rassemblement hétéroclite de français du nord, de français du midi (occitans qui dépendaient du roi d’Aragon et non du roi de France), de flamands, de normands de Normandie et de normands de Sicile.

 Ils se sont appelés eux-mêmes francs en souvenir de l’époque où l’Europe composée de la Gaule, de l’Italie et de la Germanie) était sous la domination des francs (Charlemagne).

 Cette troupe était composée d’hommes habités par une vraie foi mais aussi de véritables aventuriers sans scrupules ; en n’oubliant pas que cette expédition avait lieu en échange de la promesse papale d’une absolution des péchés dans un monde qui était à l’époque particulièrement violent !

 Néanmoins, la toute première croisade fut menée quelques mois plus tôt par Pierre L’Hermite, (prédicateur parti du Berry) et fut appelée la croisade populaire. Elle s’est surtout caractérisée par de nombreux massacres et pillages le long de son trajet en Allemagne, Hongrie et dans l’empire byzantin. Composée de nombreux vagabonds et de repris de justice, elle fut massacrée en 1096 par l’armée turque dans la région de Nicée (Anatolie occidentale).

 La croisade des chevaliers fut un long chemin semé d’embûches (3 ans) avec notamment la traversée du plateau anatolien et plusieurs batailles (Nicée, Dorylée, Antioche) qui ont établi pour longtemps la supériorité de la cavalerie lourde franque sur les archers montés turcs.

 Il faut imaginer ces soldats endurcis pleurer en tombant à genoux en apercevant au loin la Ville Sainte tout en n’oubliant pas qu’ils étaient de redoutables soldats animés d’un esprit fanatique.

 La prise de Jérusalem, le 15 juillet 1099, défendue par une garnison arabe et soudanaise, donna lieu à un abominable massacre ; les chevaliers chrétiens n’étant pas en mesure de distinguer les populations chrétiennes, juives ou musulmanes qui s’habillaient toute la même façon. « On pataugeait dans le sang jusqu’à la cheville » rapporta un témoin de l’époque !

 L’évolution historique

Cette croisade a permis la création du royaume latin de Jérusalem, mais aussi en raison des ambitions individuelles de certains seigneurs de la principauté d’Antioche, des comtés d’Edesse (Syrie actuelle) et de Tripoli (au Liban actuel). C’est aussi sur la Terre Sainte que sont nés les ordres de moines soldats : templiers et hospitaliers.

 Le fait constant de cette conquête fut que les conditions initiales n’ont pas duré et que la lutte des musulmans pour la reconquête a été constante ; notamment sous la direction du Kurde Saladin qui a reconquis Jérusalem après avoir réunifié les royaumes de Damas et d’Egypte et ensuite par les Mamelouks d’Egypte sous le commandement du terrible Baybars.

 Par ailleurs, l’intérêt pour les croisades ne fit que diminuer d’autant plus que des conflits sont apparus en Europe de l’Ouest mobilisant les effectifs. De ce fait, les royaumes latins d’Orient ont toujours manqué d’hommes alors que l’essentiel des soldats et chevaliers est reparti vers l’Europe une fois la conquête de Jérusalem réalisée. Les croisades de peuplement ultérieures ont toujours été très insuffisantes.

 Il y eu en tout 8 croisades successives d’inégale importance.

 La deuxième croisade (1146-1149) fut une coalition franco-germanique (avec du côté franc Louis VII roi de France et Aliénor d’Aquitaine qui quittera son époux pour convoler avec Henri II Plantagenêt futur roi d’Angleterre) et un échec total.

 La troisième croisade (1189-1192) avec notamment la participation de Richard 1er Cœur de Lion roi d’Angleterre (qui n’était pas anglais mais angevin et sera capturé au retour ; ce qui obligera l’Angleterre à verser une énorme rançon) et Philippe Auguste, roi de France, avait permis un certain rétablissement mais seulement avec la reconquête de la frange littorale. S’y était joint l’immense armée de Frederik Barberousse (100.000 hommes) mais ce dernier s’étant noyé dans la traversée d’une rivière, elle se désagrégea immédiatement.

 La quatrième (1202-1204) a scandalisé le monde chrétien de l’époque puisqu’elle a entraîné la prise de Constantinople par les croisés en 1204, à l’instigation de la république de Venise qui en détourna les objectifs parce que les croisés … n’avaient pas les moyens de payer leur transport jusqu’en Terre Sainte. Il en résulta le démantèlement de l’empire byzantin et la fondation de l’éphémère empire latin de Constantinople. Venise en profita pour s’approprier les îles de la mer Egée (création du duché de Naxos).

 La cinquième (1217-1221), consista à essayer de conquérir l’Égypte afin de l’échanger contre Jérusalem mais elle se termina noyée par la crue du Nil ( !?!) ; alors que la période était favorable pour attaquer l’Islam puisque les mongols, ethniquement proches des turcs mais non islamisés, venaient d’attaquer la Perse et menaçaient le Khalifat abbasside de Damas en le prenant à revers.

 La sixième croisade (1228-1229) fut celle de Frédéric II de Hohenstaufen, descendant de normands, élevé en Sicile, très influencé par l’islam, excommunié par le pape, qui récupéra temporairement Jérusalem par la seule diplomatie et s’y fit couronner roi. Il était parvenu à ce résultat par des moyens qui n’avaient alors jamais été envisagés auparavant !

 La septième croisade (1248-1254) fut la première de Louis IX, roi de France. Dirigée contre l’Égypte, elle se termina par un désastre et la capture de l’armée entière ! Louis IX dut payer une rançon pour obtenir sa libération mais resta ensuite quatre années en Terre Sainte afin de continuer sa mission qui aurait pu réussir puisqu’il noua des relations diplomatiques avec les mongols, souvent affiliés au christianisme nestorien ; lesquels prirent Bagdad en 1258, Alep et Damas en 1260.

La huitième fut celle de Louis IX, mort en 1270 devant Tunis du cholera ou de dysenterie. On se demande encore aujourd’hui quel était le but véritable de cette expédition si loin de la Palestine.

 Un déclin inéluctable

Les colons latins d’Orient furent surnommés par dérision « poulains » mais s’intégrèrent à la société d’alors et ces grands chevaliers épousèrent des femmes du cru (arméniennes, musulmanes converties ou byzantines).

 Mais leur puissance, toute relative eu égard à leur faible nombre par rapport aux musulmans, n’a duré que tant qu’a persisté une cohésion autour du royaume de Jérusalem car ce fut à la fois une lutte incessante contre les musulmans et des relations souvent difficiles avec des grecs « schismatiques » (les orthodoxes grecs dépendent du patriarcat de Constantinople et ne reconnaissent pas l’autorité du pape).

 Seulement, d’une part les barons se diviseront en plusieurs factions et se partageront le pouvoir avec d’autres groupes (Templiers, Hospitaliers, Génois, Vénitiens, Pisans) dans une confrontation haineuse sans fin menant à l’anarchie et d’autre part, l’incurie de Guy de Lusignan, dernier et incapable roi de Jérusalem, entraîna l’anéantissement total de la chevalerie franque d’Orient lors du désastre de Hattin.

 Le déclin fut alors inéluctable et rien ne put empêcher la chute de Jérusalem en 1187.

 En 1291, après un long siège extrêmement meurtrier, St Jean d’Acre fut prise par les mamelouks d’Egypte, qui avaient réussi à réunifier les royaumes d’Egypte et de Damas après leur victoire sur les mongols. Ce sera alors la fin de la présence franque en Orient.

 Les conséquences des croisades

Le fanatisme qui animait de nombreux européens croisés, pour qui il fallait d’abord tuer du Sarrazin et conquérir de nouveaux territoires, se trouvait être en opposition avec l’esprit des Francs d’Orient, qui, conscients de leur infériorité numérique, tenaient compte les réalités politiques du Proche Orient et nouaient des alliances locales avec les royaumes musulmans.

 Seulement, le besoin constant de nouvelles troupes ne laissait pas aux colons latins le choix de leur politique.

 Alors, évidemment, la question que l’on peut se poser et à laquelle il est difficile de répondre est : les croisades ont-elles utiles et ont-elles servi à quelque chose ?

 Il est certain qu’elles ont permis de faire reculer de plus de trois siècles la chute de Constantinople (en 1453) mais n’ont pas finalement empêché l’expansion de l’empire ottoman vers l’ouest (Vienne, capitale autrichienne, a été assiégée deux fois par les turcs).

 Néanmoins, le bilan est probablement négatif eu égard au nombre de morts et au coût astronomique de ces expéditions.

 Elles ont suscité enfin et suscitent encore, mille ans plus tard, chez les populations musulmanes du Moyen Orient un fort ressentiment qui est à ce jour exploité par des islamistes qui revendiquent une contre croisade (djihad) contre les croisés chrétiens d’Amérique et d’Europe.

 Bien cordialement à tous !

 Απο την Ελλαδα (de la Grèce – Pylos)

 Vous pouvez lire « l’épopée des croisades » de l’immense historien que fut René Grousset (1885-1952) spécialiste de l’Asie. C’est le condensé en 300 pages d’une histoire des croisades en 3 volumes chez le même éditeur. «Librairie académique Perrin » édition de 1995.

 Ce livre se lit comme un roman et raconte une formidable aventure avec ses preux chevaliers, son roi lépreux (Baudouin IV), ses hommes d’honneur, ses fanatiques mais aussi ses véritables bandits (Renaud de Châtillon).

 Vous pouvez aussi télécharger ce livre sur le site de l’uqac.ca (Canada) en format Pdf mais je ne suis pas sûr que cela soit légal en France car l’auteur est mort il y a moins de 75 ans. (Au Canada les règles en matière de droits d’auteurs sont différentes).

 Pour avoir une vision des croisades du côté adverse, vous pouvez lire l’excellent livre de Amin Maalouf « les croisades vues par les arabes ». Editions J’AI LU

 Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

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Paroles et réconciliation impossibles

À l’évidence, notre Jupiter aborde la rentrée avec sérénité.

La rumeur des scandales n’a pas résisté aux grands vents de l’été, on s’est gargarisé de paroles creuses et de photos insipides dans un Biarritz momentanément nationalisé à plus que cent pour cent, aux frais des contribuables français, de toute façon habitués à payer et pour ce qu’il reste de gilets, décidément plus que des hoquets, facilement matés par la trique policière, sous les applaudissements de toute la bobosphère, complètement rassurée. Désormais, aux commandes, un chef, un vrai, qui sait comment l’on doit traiter les manants, les sans-dents et tous autres qui ne sont rien ! Tous ceux dont la seule utilité est de nourrir grassement le système par leur travail, toujours moins rémunéré et les impôts qu’ils payent, toujours plus généreux. La trique policière, la terreur fiscale, et la censure en marche, les trois leviers de tout régime réellement efficace.

Et ils ont bien raison, nos bobos, de nager dans leur béatitude ! Que voulaient finalement nos révolutionnaires du samedi ? Briser le système ? Réduire la part de l’état ? Que nenni ! Pas moins, mais plus d’état, voilà ce qu’ils voulaient ! Avec plus de miettes pour eux, voilà tout. Et des miettes, en cherchant bien, on en trouve toujours.

Bien sûr, des miettes à crédit. Comme d’ailleurs le quart de notre budget commun.

Ce qui ne pose de problèmes à personne : vivre à crédit est tous les jours plus facile ! Et cela grâce à cette formidable invention moderne des taux d’intérêt négatifs.

Bien sûr, quelques esprits chagrins et non moins ridicules (dont l’auteur de ces lignes) prétendent que le bal ne pourra pas durer toujours, et que tôt ou tard…

Ce jour-là prédisent ces grincheux, l’état ne pourra plus faire face à ses nécessités de remboursement et le système explosera.

Ridicule, pense le bobo, en secret ! En prévision de ce fameux jour, toutes les dispositions sont déjà prises, pas de soucis. C’est même pour cela, et parce qu’ils le savent, que tant de bien informés continuent de se battre pour nous prêter leurs sous. Ce jour-là, les avoirs dans les banques seront confisqués, au moins en partie. On nationalisera l’immobilier dans son ensemble, sans le dire comme cela, bien sûr, mais en imposant les propriétaires sur les loyers qu’ils ne payent pas. Et tout un train d’autres mesures déjà bien ficelées dans les cartons !

La vérité étant que les hommes de l’état n’auront tout simplement pas d’autre solution.
Bien sûr, une bonne gestion conduirait à s’interroger sur les bienfaits envisageables d’une réduction de leur train de vie ?

Impossible ! Une telle hypothèse est tout simplement hors de leur potentiel d’imagination.

Hors de leur potentiel d’imagination, mais ce ne sera pas le cas de leurs administrés. Qui soudain, découvrant qu’on les saigne jusqu’à l’os (pour leur bien, n’est-ce pas !) vont se retrouver de plus en plus nombreux à rire… jaune ! Avec, ou sans gilets !

Se poseront alors haut et fort les questions qui fâchent.

À quoi servent tous ces grands qui nous coûtent si cher ? À commencer pas le premier d’entre eux ? Il faut un président à une république ? Est-ce si sûr ? Et si oui, est-il vraiment nécessaire que ce monsieur dispose d’un palais entouré des plus beaux jardins de Paris, d’une résidence pour ses fins de semaine, et d’une autre au bord de la mer pour ses vacances ? Avec à chaque fois, des cohortes humaines pour mieux le servir ? Et des avions, et des voitures, pour le promener d’une villégiature à une autre ?

À l’évidence, monsieur Macron ne craint pas du tout qu’on lui pose un jour ce genre de questions. Comme le matador défie le taureau fatigué par piques et banderilles, sûr de sa capacité de domination et de sa force, il ose répéter au peuple ce que sa professeur de théâtre lui a enseigné : « il faut qu’on se parle, il faut qu’on se réconcilie ! »

Se parler ? Se réconcilier ? Commencez, monsieur, par le commencement ! Divisez par dix, que dis-je, par cent, votre train de vie ! Imposez la même réduction à tous ceux qui vous servent et se servent avec vous ! Mettez un point final aux grand-messes qui n’ont d’autre fin que votre inutile recherche de publicité !

Et ce ne sera là que justice ! Car la faillite de l’état que nous citoyens devrons assumer, nous n’en sommes en rien comptables ! Ce qui n’est pas du tout votre cas !

Sans ce préalable, pas question de se parler, encore moins de se réconcilier de quelque façon que ce soit !

Mais pour le moment, les violons de l’endettement comme ceux de l’immigration non contrôlée continuent de jouer leur grisante partition, et les bobos dansent et s’amusent comme jamais…

Le peuple, pour sa part, se tait et se contente de penser à voix basse : « Bon appétit, Messieurs, oh ministres intègres… ! »

Pour le moment.

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L’écologie : secte ou religion

Ni l’un ni l’autre, il n’y a pas de spiritualisme dans la pensée écologique, comme le communisme elle se veut matérialiste.

Comme le communisme elle est établie sur un présupposé que tout le monde accepte peu ou prou, l’égalité pour le premier, la qualité et la protection de la vie pour le second.

Ni secte ni religion, l’écologie est-elle une science ?

Non plus, elle se base sur des constats relatifs et édite des sentences aux mêmes caractéristiques de relativité, l’inverse de la science.

Ce qui rapproche l’écologie des sectes et religions c’est sa prétention à gouverner le monde et ses manipulations intellectuelles pour atteindre ce but. C’est aussi son hégémonie assumée. Puis son aveuglement, sa dépendance totale à la croyance.

Enfin ce sont ses troupes, les écologistes, qui se prétendent les hommes de l’écologie, qui à ce titre pensent pouvoir décider et ordonner à notre place en ce qui concerne notre vie de tous les jours. C’est insupportable.

Ou est la faille ?

Très simplement l’écologie réfute, diaboliquement, l’évolution.

Ce qui par exemple lui paraîtrait inacceptable, si la question lui était posée, c’est la disparition des diplodocus. Or peut-on nous expliquer ce que cette disparition a impliqué à l’échelle de l’univers, qui est la seule véritable échelle de la vie ? Quand bien même, nous n’en savons rien, les diplodocus seraient, directement ou partiellement, responsables de leur propre disparition.

Disparition et naissance sont le cycle de la vie, dont nous ne connaissons que peu l’impact et l’étendu dans l’univers.

La seule chose dont nous sommes surs concernant l’écologie et les écologistes c’est qu’ils ne vont pas hésiter, au titre de leur croyance, à mettre la planète à feu et à sang.

Un ami a fait ce matin un billet que je trouve opportun de vous donner à lire :

YVES MARCHAND Jeudi 29Août 2019

Au Loup !

Les éleveurs du Champsaur en ont marre. On les comprend. Les contribuables aussi, contraints de voir une part de leurs impôts, prélevée pour indemniser des éleveurs victimes des fantasmes écologiques de quelques bobos en goguette, de retraités désœuvrés et de quelques grands prêtres de la diversité, mal dégrossis.

Pour défendre le loup, réintroduit sur des terres où il n’avait plus rien à faire, on invoque bien sûr la loi des espèces protégées. Mais nul ne s’interroge sur le caractère scélérat d’une loi qui tend à garantir la sauvegarde d’une espèce sur un site où elle n’existait pas. Quoi de plus artificiel qu’imposer la présence d’une espèce prédatrice sur un terrain et de la déclarer ensuite légitime à dépecer les espèces qui constituent la base d’une économie agricole régionale et la garantie du maintien de populations sur ce site.

Toute une région est touchée, victime d’une folie idéologique qui tient pour rien les protestations de ceux dont la vie dépend justement des animaux pourchassés par un prédateur introduit pour lui faire exercer son instinct prédateur.

Ce type de lutte pour la vie est naturel dans le monde animal. Mais servir le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner aux loups n’a jamais figuré dans la convention conclue entre l’espèce animale et l’homme.

Ceux-là mêmes qui défendent cette position prétendent que l’homme est un animal comme les autres, parfois qualifié de pire, et dénient à l’espèce humaine des qualités supérieures à celles des animaux qu’ils idolâtrent. C’est pourtant au nom de cette raison déniée à l’homme, qu’ils légifèrent en imposant la loi déraisonnable qui autorise le massacre des troupeaux de moutons par des loups et prévoit les dégâts.

S’il est stupide de comparer le raisonnement logique de l’homme et l’instinct animal dépourvu de logique, il reste cohérent de comparer le vice des manipulateurs de massacres animaliers et la sottise de ceux qui s’y résolvent, au nom de sentiments qui font décidément peu de cas et du sort des victimes de la tuerie programmée.

La suprême habileté des prétendus défenseurs de la nature, massacreurs des animaux les plus faibles, liquidateurs des éleveurs et assécheurs des contribuables, consiste à invoquer la loi de la biodiversité. C’est le sésame de la nouvelle raison d’Etat génératrice, sous couvert de protection des autres espèces, d’une idéologie destructrice de notre propre espèce.

Le défaut le plus courant des démocraties est la faiblesse, souvent la lâcheté. Au nom de l’alibi de la tolérance, on refuse de dénoncer le vice des lois perverses et nocives votées par d’autres sous l’influence d’idéologies momentanément dominantes.

Le courage d’une majorité ne consiste pas à endosser les fautes de ses prédécesseurs en faisant appel au contribuable impuissant, pour payer les erreurs du passé, mais à réformer la loi pour la mettre en accord avec la raison.

C’est ce qu’on attend pour ne pas assister à des manifestations terroristes « à la Corse » d’origine agricole qui commencent à pointer le nez. “

Bien à vous. H. Dumas

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Tout ce qu’on vous demande, c’est d’obéir !

Sans doute, comme 98% de la population, vous respectez la loi, non par idéal, mais en raison de la peur du gendarme. C’est à dire que vous obéissez à des règles qui ont été fixées par d’autres, que vous soyiez d’accord ou pas !

Exemple le 80 km/h …

La question n’est évidemment pas innocente car elle pose le problème du rapport à l’autorité et de la légitimité de toute autorité sur une population.

L’obéissance intervient face aux ordres donnés par une figure disposant d’une certaine autorité. Cette obéissance concerne les lois, les normes sociales, la morale, le gouvernement, les églises et la religion, certaines organisations non gouvernementales, un parent ou un conjoint, ou encore un supérieur hiérarchique sur le lieu de travail.

Des expériences sur la soumission à l’autorité ont été réalisées afin de déterminer le degré d’acceptabilité des ordres reçus et la capacité d’une population donnée de s’y soumettre ou de les refuser ; et notamment l’expérience de Milgram (on donne l’ordre à un cobaye de torturer une personne à l’électricité), celle de Stanford (on partage un groupe entre gardiens et prisonniers avec des effets dévastateurs).

On s’est aperçu ainsi que la soumission à l’autorité peut aller jusqu’à l’exploitation ou l’oppression d’une partie de la population par une autre ! Ainsi les fonctionnaires nazis qui ont participé au génocide juif ont eu pour argument principal de défense qu’ils n’ont fait qu’obéir aux ordres (ainsi Adolf Eichmann, jugé et pendu à Jérusalem, dont on a pu dire qu’il n’était qu’un bureaucrate du crime).

Mais ce schéma intellectuel peut s’appliquer aussi à l’armée, à la police ou même aux fonctionnaires des impôts ; surtout lorsque le pouvoir est exercé sans contrôle et nous allons voir que l’action de l’Etat se répartit entre deux modes d’action : le dirigisme répressif et la soumission volontaire.

La France : un Etat dirigiste à tendance autoritaire

En France, nous avons une autorité principale qui domine toutes les autres : l’Etat avec, à sa tête un président de la république qui dispose de tous les pouvoirs du fait des dispositions de la constitution de la Vème république et qui se comporte à peu près comme un autocrate, sans contrôle !

L’Etat s’appuie sur un ensemble de textes législatifs et réglementaires pour donner une légitimité à son autorité et en outre sur une armée de fonctionnaires dont une partie constitue l’élite de l’élite ; il s’agit bien entendu de cette caste des (hauts) fonctionnaires qui estime qu’elle dispose du droit légitime de commander et de diriger le reste de la population qu’elle considère comme globalement inapte à comprendre les problèmes de nos sociétés si complexes !

Nous avons aussi quelques affirmations bien pratiques pour justifier l’autorité de l’Etat : l’intérêt supérieur de la nation, l’intérêt public, la raison d’Etat, l’utilité publique qui ne sont en fait que des accommodements bien pratiques avec la propriété privée et la liberté individuelle quand ce n’est pas carrément la justification des agissements illégaux des dirigeants au pouvoir !

Il faut dire que la France présente la caractéristique d’un système étatique qui donne la prééminence à l’Etat sur l’individu (à la grande différence des pays anglo-saxons). Et, dans ce schéma, on attend de vous la soumission à l’autorité de l’Etat !

En fait, l’Etat apparaît comme une organisation qui tente de canaliser vos choix dans le sens de ce qu’il veut et qui vous retire, sans que vous vous en rendiez compte, votre libre arbitre et la liberté de choix. Et, de fait, sans même que l’on en ait conscience, de nombreuses décisions échappent à notre contrôle et nous sont tout simplement imposées ; telles que :

Accepter de payer vos impôts sans rechigner ni frauder quelque soit leur montant, sans aucun contrôle ; les rapports de la cour des comptes ne servant à rien et les abus dans l’usage des deniers publics étant continuels et jamais sanctionnés,

Croire et d’accepter la transition énergétique décidée par le gouvernement sans aucune nécessité et jeter votre voiture en bon état ainsi que le fait qu’on vous interdise l’accès au centre de certaines villes au nom de la sauvegarde de la planète,

Accepter que l’Etat et ses fonctionnaires connaisse tout de votre patrimoine, de vos comptes bancaires et qu’il vous espionne par le biais de vos boites email au mépris de la règle du secret des correspondances mais au nom d’une lutte contre le terrorisme qui a tout d’une lutte contre les tentatives d’échapper au contrôle étatique et à la pression fiscale,

Accepter le système de retraite par répartition étatisé parce que le système par capitalisation est interdit en France (sauf curieusement pour les fonctionnaires),

Accepter le régime de sécurité sociale étatisé qui ne vous permet pas de faire une comparaison entre les coûts et les prestations de concurrents car l’Etat déteste la concurrence qui lui ferait perdre sa position dominante,

En fait, cette « autorité supérieure » ne veut pas de citoyens responsables, elle veut des citoyens obéissants et soumis qui acceptent les choix qui ont été faits pour eux par une élite éclairée … il n’est donc pas question d’invoquer les droits du citoyen et autres fadaises du type RIC !

Bien souvent,  la coercition est bien réelle mais elle est masquée pour devenir acceptable ; c’est à dire qu’on vous y oblige tout en vous faisant croire que vous avez encore un choix : Ainsi le Prélèvement à la source en vous rassurant que vous aurez de toute façon la possibilité de le moduler … ce qui s’est avéré faux. Vous pouvez toujours continuer à payer vos impôts par chèque mais vous devrez vous acquitter de 25€ d’amende fiscale !

Par ailleurs, vous pouvez croire à la justice de votre pays mais l’Etat n’est pas un justiciable ordinaire car il ne relève pas de la justice commune mais du droit administratif et des tribunaux administratifs ; c’est à dire que le contentieux avec les citoyens et/ou contribuables est examiné par des juges qui sont les employés de l’Etat. Cela est évidemment bien loin de présenter les garanties nécessaires à l’exercice d’une justice équitable … mais le but est de faire croire à une justice alors que la fonction des tribunaux administratifs est essentiellement de protéger les intérêts de l’Etat !

En outre, l’Etat a su se donner les moyens de la contrainte : c’est le cas du droit fiscal qui regroupe essentiellement les moyens juridiques alloués à l’Etat pour vous spolier ; c’est à dire que cette branche du droit est pratiquement exclusivement en faveur de l’Etat ! Ceci est allié au fait que l’Etat dispose de la puissance exorbitante du droit commun ; laquelle lui permet de faire exécuter par lui-même ses propres décisions sans avoir besoin de recourir à la justice et vous avez en main tous les éléments de l’oppression !

On a aussi vu que la police en France constitue un évident moyen d’oppression du pouvoir et les violences policières sont en fait une tradition républicaine. Il n’est qu’à voir l’utilisation abusive et délibérée de LBD sur les gilets jaunes (la vingtaine d’éborgnés sont là pour en témoigner) qui ne doit rien au hasard ou aux circonstances mais tout à l’intention de mater une rébellion. Ou encore lors de la ténébreuse affaire Steve où l’on découvre que la police charge sans raison et ensuite refuse d’aider les jeunes tombés à l’eau (avec un beau délit de non assistance à personne en danger – reste à savoir si le Parquet fera son travail ?).

On sait que les gilets jaunes ont fait vaciller le pouvoir macroniste mais les violences policières évidentes sont là pour rappeler que l’Etat n’aime pas la contestation qu’il assimile à l’anarchie. Il craint la populace, il n’aime pas que la rue lui impose ses décisions et la réaction d’E Macron aux gilets jaunes a été tout à fait symptomatique : il a refusé tout dialogue avant de finalement lâcher du lest pour calmer la rue tout en se plaçant dans la position du sauveur au dessus de la mêlée.

Cela ne l’a pas empêché de se réfugier dans le déni affirmant que la patrie ( ?!) des droits de l’homme ne pouvait pas être suspectée de violences policières.

En dépit d’une évidente falsification de l’Histoire, on se rappellera quand même la répression sanglante de la commune de Paris en 1871 ou lorsque la gendarmerie tire sur une manifestation de carriers à Davreil en 1908, de mineurs à Fourmies en 1891 ou encore avec la rafle du Vel d’Hiv en 1942 ou enfin la milice de joseph Darnand en 1944 …).

Il ne faut jamais oublier que ce sont ces fameux droits sur lesquels Danton puis Robespierre et leurs acolytes se sont assis dès 1793 avec le comité de salut public, la Terreur, la terrible « loi des suspects » et enfin le génocide vendéen avec ses colonnes infernales (150.000 morts minimum).

Certes, nous avons dépassé le stade de la chambre des « aveux spontanés » qui existait dans certains commissariats mais la France reste le premier exportateur mondial de la morale qu’elle veut imposer aux autres tout en ne la respectant pas elle-même. Je me souviens des difficultés rencontrées lorsqu’il s’est agi de permettre, dans les années 1990, l’intervention de l’avocat pendant la garde à vue que la France a été l’une des dernières à appliquer en Europe ;  et encore à des conditions tellement restrictives qu’elles en retiraient toute la portée !

La tentation de la soumission volontaire

On se rappelle cette déclaration du général De Gaulle « les français sont des veaux » sans  qu’on sache s’il s’agissait d’un souhait ou d’un constat …

Or, en sus de la contrainte exercée par l’Etat, il existe toujours chez l’individu la tentation de laisser quelqu’un décider pour lui ; ce que l’on désigne par « la soumission volontaire ». C’est à dire que l’individu se soumet volontairement à l’autorité en échange de certains avantages ; en général des allocations sociales.

Ce concept a été développé au 16°siècle de manière tout à fait remarquable par Etienne de la Boétie alors âgé de 16 à 18 ans dans un essai intitulé « discours de la servitude volontaire » qui a établi que le fondement de cette servitude est la cupidité et le désir d’honneurs !

Or, l’Etat providence, qui se mêle de tout, constitue le terreau idéal pour opérer le contrôle de la population qu’il rend dépendante en se plaçant dans la posture du protecteur et du sauveur tout en fondant son action sur la crainte, la résignation, la conviction et la persuasion, sans oublier la manipulation de la population par le biais de l’information.

L’Etat alterne promesses et menaces, comme vous le feriez pour des enfants, et exploite cette servitude volontaire ; ce qui n’est rien moins qu’un moyen clientéliste de sa part d’obtenir la soumission de la population.

Le problème est que conférer le choix à autrui, s’il présente l’avantage de ne pas avoir à décider soi-même, présente quelques inconvénients : On aboutit à une forme d’infantilisation de la population qui ne fait plus aucun choix, s’en remet à une administration et n’assume plus jamais la responsabilité de ses actes … tout en étant généralement insatisfaite !

Car cette relation de dépendance permet à cette population de rejeter sa propre responsabilité dans tout ce qui lui arrive. Ne prenant aucune décision, elle n’a pas besoin de se remettre en question et en appelle toujours à l’Etat et à l’autorité de l’Etat pour résoudre ses problèmes ; et à la fin, tout ce qui arrive est toujours de la faute de ce dernier !

L’attitude du sauveur que l’on peut assimiler à du paternalisme politique est à la fois subtile et perverse. Elle permet de glorifier l’Etat et ses fonctionnaires aux yeux des autres ; en se présentant comme altruiste tout en maintenant la population en situation de dépendance.

En fait, il faut savoir que les règles contraignantes qu’on vous impose ne sont pas toujours légitimes car les dirigeants exploitent sans vergogne la capacité de l’humain à s’adapter notamment aux contraintes de toutes sortes. Pour votre sécurité, on réduit vos libertés et on attente à vos droits ! On procède à une augmentation lente de la pression pour ne pas choquer par des mesures brutales et les faire accepter en douceur.

Seulement, à la fin, vous avez oublié ce qu’est  la liberté !

Bien sur, on vous fera des promesses de protéger vos intérêts et votre liberté mais on sait ce que valent les promesses en politique ; elles n’engagent que ceux à qui elles sont faites !

Néanmoins, aucun pouvoir, même quand il s’impose d’abord par la force, ne peut dominer et exploiter durablement une société sans la collaboration, active ou résignée, d’une partie notable de ses membres.

En conclusion

Il ne faut jamais donner les pleins pouvoirs à une autorité quelle qu’elle soit. En juillet 1940 les députés et sénateurs français, pris de panique (exception faite de 80 lucides) ou de lacheté, ont voté les pleins pouvoirs au profit de Pétain, alors qu’ils n’en n’avaient pas le droit constitutionnel ; on a vu où cela nous a menés !

La Déclaration des Droits de l’Homme proclame que la liberté est un bien précieux qui s’acquiert à la naissance. Seulement, elle doit se préserver par un combat quotidien contre la tendance systématique de l’Etat d’augmenter son contrôle sur les individus.

Car, l’image de l’Etat défenseur et protecteur des faibles n’est qu’une illusion !

L’Etat n’a pas d’amis, il n’a que des intérêts et il pratique depuis toujours la menace, la peur, la violence, le meurtre, l’emprisonnement et le vol. Il n’a aucun scrupule et ne comprend qu’un seul langage, celui de la force, et il n’admet qu’une seule loi, celle du plus fort.

Finalement, à bien y regarder, l’État n’est qu’une organisation criminelle disposant du monopole de la force et de la violence, dite légitime, en s’appuyant sur un ensemble de textes qui sont présumés être acceptés et respectés par l’ensemble de la population ; même s’ils ont été décidés contre l’intérêt de celle-ci !

La   tentation de l’autoritarisme  et  de la dictature sont  inhérents à l’exercice du pouvoir et il appartient à chaque individu de ne pas accepter ce qu’il ne veut pas.

N’oublions pas que la démocratie telle qu’elle nous vient de l’Athènes de Périclès ce n’est pas tous les pouvoirs à l’Etat et à ses édiles, c’est le contrôle des élus par les citoyens pour éviter les abus car, si le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument !

Pour vous faire une idée d’un monde corrompu avec une population soumise qui accepte le règne de l’arbitraire vous pouvez lire l’excellent livre « j’ai couru vers le Nil » de Alaa El Aswany  éditions Actes Sud (l’action se passe en Egypte en 2011 pendant la révolution de la place Tahrir).

 Bien cordialement à tous

Απο την Ελλαδα (de la Grèce – Milos)

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

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Terreur et bureaucratie

A la suite de la publication de ma requête devant Tribunal Administratif de Montpellier, un ami m’adresse le mail suivant :

“Henri,

J’espère que tu obtiendras gain de cause. 

Ce que tu écris sur la Terreur est absolument vrai.

Quand j’étais jeune médecin je faisais du syndicalisme et j’étais actif. Nous avions des formations de cadre comme partout. Il nous avait été expliqué la “théorie du conducteur ivre”. 

Le moyen de la Sécu, puisque c’est d’elle dont il s’agissait, pour faire plier et soumettre les médecins est de les terroriser.

Chacun connaît, la Sécu connaît, les médecins connaissent ceux de leurs confrères qui font n’importe quoi. Si la Sécu voulait elle les sanctionnerait immédiatement. Ils ne trouveraient personne pour les défendre et tous trouveraient cela normal. Mais personne ne serait effrayé. Comme quand un conducteur ivre est sanctionné.

Par contre quand un médecin sérieux, dans les clous, médicalement performant et irréprochable voit la Sécu lui tomber dessus sans qu’il comprenne pourquoi, voit ses patients convoqués par dizaines à la Sécu sans qu’ils sachent non plus pourquoi (Mais leur docteur a sûrement fait quelque chose de très grave dont ils ne savent rien).

La Sécu est tellement compliquée qu’il est très facile de se retrouver en faute même sans en avoir conscience. (Comme avec le fisc)

Finalement tout ce déploiement n’aboutit à rien puisqu’il n’y a rien. Mais le médecin a subi des mois de tracasserie, ses patients aussi et ses confrères se disent :” Il est comme nous, sérieux dévoué, appliqué, il n’a rien fait, c’est totalement injuste, tout ce qui lui est arrivé aurait pu nous arriver” et tous en ont des sueurs froides et “balisent grave” comme on dit aujourd’hui.

Pour la Sécu c’est économique en coût d’oppression, pas besoin d’en embêter beaucoup. Un de temps en temps suffit. C’est tellement injuste que toute la profession est très vite au courant.

Du coup les médecins deviennent très dociles ! J’y ai pensé en lisant ceci “Torturer ou enfermer de façon juste ne serait qu’un acte barbare, ne serait pas en mesure de terroriser une société, il s’agirait simplement de l’expression d’une société fruste.”

Amitiés”

Cet ami anime une manifestation annuelle libérale à Dax, que je me permets de vous recommander.

Le lien pour s’inscrire : https://www.bastiat.net/inscription-au-weekend-de-la-liberte-2019/

Nous nous y retrouverons si vous en êtes, personnellement j’y vais tous les ans.

Revenons au titre de ce billet.

Un petit croquis va nous y aider

Une société est composée de décideurs et d’une population, entre lesquels est intercalé un outil de production matériel ou intellectuel dont une importante partie est bureaucratique. La bureaucratie étant le lien d’ordre, d’organisation.

Par exemple le groupe social Facebook se compose d’une communauté de 2 milliards et demi de consommateurs pour environ 25.000 salariés dont la plus grande partie sont des bureaucrates.

Nous pouvons prendre pour autre exemple un pays comme la France qui pour une population de 66 millions d’habitants possède cinq millions et demi de fonctionnaires dont une partie importante sont des bureaucrates.

Tout se joue, pour cette bureaucratie, en fonction de son sens de fonctionnement.

Si la population est considérée comme assujettie, la bureaucratie fonctionnera des décisionnaires vers les assujettis, flèche rouge. Alors la bureaucratie aura des tendances autoritaires. Elle sera encline à imposer la ligne voulue par les décisionnaires. Son outil le plus performant sera la force, puis fatalement la terreur.

Si la population est considérée comme consommatrice, la bureaucratie fonctionnera des consommateurs vers les décideurs, ceux-ci ne pouvant pas se permettre de perdre leurs consommateurs, sans lesquels la faillite n’est pas loin, flèche verte. La bureaucratie imposera la ligne voulue par les consommateurs. Son outil le plus performant sera la séduction, peut-être aussi hélas le mensonge (souvent l’allié de la séduction).

De la compréhension de ces systèmes il est aisé d’imaginer ou de constater quel type de société apporte le plus de confort et de liberté à la population.

Je vous laisse choisir.

Bien à vous. H. Dumas

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Le premier procès en France visant la terreur fiscale

Grace à vous, à vos témoignages, à votre souffrance, peu à peu s’est imposée à nous l’évidence de la terreur fiscale comme outil politique de domination.

Nous attendions l’occasion de lancer une procédure dénonçant cette situation inacceptable.

C’est fait, nous vous donnons la primeur de notre action, qui vaut ce qu’elle vaut. Elle a l’avantage de la novation et de la sincérité.

A MONSIEUR LE PRÉSIDENT ET MESSIEURS LES MEMBRES

 DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF

DE MONTPELLIER

REQUÊTE INTRODUCTIVE EN DATE DU 23 Aout 2019

POUR :

Monsieur et Madame Henri DUMAS, actionnaires exclusifs de la SCI Mirabeau dont le siège social est à Sète 61 Quai de Bosc, domiciliés 634 Chemin de La Mogeire à 34200 SETE

                                         Demandeurs

CONTRE :

Le Trésor Public,

Monsieur Le Directeur

Direction Régionale des Finances Publiques du Languedoc Roussillon et de l’Hérault,

Centre Administratif Chaptal, 34953 Montpellier Cedex 2.

Visant à la reconnaissance de la terreur fiscale : 

Le Tribunal Administratif de Montpellier est saisi régulièrement à partir de l’avis à tiers détenteur notifié par le Services des Impôts Particuliers de Sète, le 17 Mai 2019, à la banque BNP Paribas de Sète aux fins de recouvrer la taxe foncière 2018 de la SCI Mirabeau.

Cet avis a été contesté par un recours préalable le 27 Mai 2019 (Pièce n°1)

L’administration Fiscale a rejeté ce recours préalable le 2 Juillet 2019 (Pièce n°2)

C’est à l’intérieur du délai réglementaire de deux mois de ce rejet que les demandeurs saisissent le Tribunal Administratif de Montpellier.

Liminaire

A l’occasion de la présente instance, les demandeurs ne contestent pas la réalité de la taxe foncière qui leur est demandée.

Ils contestent la situation dans laquelle les Services Fiscaux les ont précipités ayant pour résultat l’impossibilité pour eux de s’acquitter d’impôts dus, dont la taxe foncière de la SCI Mirabeau, du fait de la fabrication artificielle à leur détriment d’impôts indus qui a détruit définitivement leur trésorerie.

Les faits

Très brièvement résumé ici mais largement détaillé dans les pièces jointes, tout a commencé pour les demandeurs à la suite de la dévolution et de la donation des biens issus du décès de la mère de M. Dumas, Madame Mazaud née Serre, le 30 Juillet 1997, lors du paiement des droits y afférents.

A l’occasion de cette succession les Services Fiscaux éditèrent un redressement de droits farfelu, ne reposant sur aucune réalité, au contraire découlant de faux arguments auxquels les Services Fiscaux rajoutèrent au fil des ans des falsifications matérielles indécentes.

Ils allèrent jusqu’à organiser un ensemble de contrôles fiscaux visant toutes les entreprises des requérants. Contrôles injustifiés générant des redressements indus tel que le démontrera le rapporteur public de la Cour Administrative d’Appel de Marseille.

Par un arrêt N°RG 16/04095 du 19 Février 2019, sur renvoi de La Cour de Cassation, la Cour d’Appel de Montpellier va donner définitivement raison aux requérants dans le cadre de la succession de la mère de M. Dumas, soit 22 ans après les faits.

Ce délai de 22 ans est inique et fera l’objet d’une procédure en dédommagement.

Mais, encore plus grave, les contrôles induits et irréalistes fomentés pour couvrir les errements des Services Fiscaux et casser la résistance des demandeurs sont à ce jour tous maintenus.

Ils représentent une somme de deux millions d’Euros environ.

Non seulement ils ne sont pas dus, mais ils ne pourraient pas être acquittés. En effet, chaque vente d’un bien professionnel des requérants serait intégralement absorbé par les fausses créances fiscales issues de ces contrôles indus, au détriment de dettes fiscales réelles telles que par exemple l’impôt foncier de la SCI Mirabeau.

Bien plus, chaque vente génère une plus-value fiscale devenant immédiatement une dette fiscale réelle sans espoir de règlement, puisque le fruit de la vente est capté en amont par les fausses dettes fiscales.

Il est aisé de comprendre qu’il n’est point d’issue et que les requérants sont définitivement ruinés, probablement jusqu’à la clochardisation, ce n’est qu’une question de temps.

Étrange fin pour des personnes âgées de 75 ans, à la vie droite et laborieuse, indépendantes de toute aide de l’Etat, qui ont assumé la vieillesse de leurs parents et l’éducation de leurs enfants, toujours sans demande d’aide de l’Etat.

Alors pourquoi et comment tant d’injustice ? C’est l’objet de la présente instance.

L’ambiance

Comme tous les français pris dans ce genre de situation les requérants sont passés par tous les stades de la sidération.

D’abord incrédule face aux arguments stupides du redressement de la succession de la mère de M. Dumas, ils ont pensé que la hiérarchie allait rectifier ces aberrations.

Face à l’autisme de cette dernière, ils mirent inutilement leur espoir dans la justice administrative.

Les choses se sont compliqués intellectuellement quand vint la charge des Services Fiscaux sur toutes leurs entreprises. La situation était si énorme qu’ils pensèrent là encore que la hiérarchie allait réagir à l’échelon national.

Force fut de constater qu’il n’en était rien. Toujours confiants, ils crurent encore en la justice.

Mais, qu’elle soit pénale ou administrative, son alignement sur les errements du fisc fut total.

A ce stade : la désespérance devient absolue, la demande de compréhension s’intensifie, les découvertes de l’absurde se succèdent.

C’est ainsi que les requérants perçurent l’analogie entre les lettres de cachet et les notifications de redressement fiscaux. Les deux éditant des condamnations sans qu’elles aient été soumises au préalable à la décision d’un juge à l’occasion d’une audience publique où l’accusé aurait la liberté de se défendre.

Ce constat de carence par rapport à notre constitution n’a pas passionné les foules. Et pourtant…. quel accroc à la démocratie !!!

Cahin-caha, le fisc et la vie poussent les requérants vers la sortie, mais le premier par la porte dérobée de l’arrière-cour et la fosse commune des indigents que les requérants ne méritent pas.

C’est à ce moment précis que leur apparaît la révélation de la terreur.

La terreur

Wikipédia nous dit que Hermann Rauschning, opposant d’Hitler, prêtait à celui-ci la réflexion suivante : « La cruauté impressionne. La cruauté et la force brutale. L’homme de la rue n’est impressionné que par la force et la brutalité. La terreur est la méthode la plus efficace en politique. »

 Quand bien même la citation serait fausse, elle illustre parfaitement l’usage de la terreur au cours des siècles, à laquelle aucune société n’a échappé.

N’oublions pas que le mot “terreur” et son usage le plus abouti sont la création de notre révolution de 1789, dont nous sommes si fiers.

La terreur « cette peur collective qu’on fait régner dans une population pour briser sa résistance : régime politique fondé sur cette peur, sur l’emploi des mesures d’exception » est utilisée lorsqu’il s’agit d’imposer à un groupe une organisation globale qu’il n’accepterait pas naturellement.

Dans nos sociétés, la terreur est largement réprouvée lorsqu’elle s’exprime physiquement, par la torture ou l’internement abusif, mais de ce fait l’observateur a tendance à confondre les causes et les conséquences à son sujet.

En effet ce n’est pas la torture ou l’enfermement qui sont les moteurs de la terreur, mais l’injustice qui les précèdent.

Torturer ou enfermer de façon juste ne serait qu’un acte barbare, ne serait pas en mesure de terroriser une société, il s’agirait simplement de l’expression d’une société fruste. Personne ne pleura Ravaillac écartelé, pour la même faute il ne serait pas traité ainsi aujourd’hui.

C’est l’injustice qui précède l’acte qui crée la terreur. Sans injustice pas de terreur. En temps de guerre il n’y pas de terreur chez les acteurs, il n’y a que de la peur. La peur et la terreur sont deux choses différentes. La terreur instrumentalise la peur, elle ne doit pas être confondue avec la peur.

En conséquence la terreur peut se faire discrète si ses conséquences ne sont pas immédiatement visibles, si le sang n’est pas répandu, si son organisation est intellectualisée.

Ainsi la terreur fiscale passe inaperçue aux yeux de celui que ne la subit pas, elle n’est pas globalement spectaculaire.

De la nécessité de la terreur

La terreur n’a aucune utilité face à un consentement sociétal. Elle serait même alors contre-productive. En revanche, elle est essentielle dans une organisation sociale imposée, pas fatalement souhaitée.

C’est ainsi que, convaincus de la nécessité du communisme auquel la majorité des Russes n’adhérait pas, Staline et ses prédécesseurs, peut-être de bonne foi, trouvaient parfaitement normal de régner par la terreur, imaginant probablement que l’histoire leur donnerait raison et pardonnerait cette petite incartade.  C’était, nous le savons formellement, la pensée d’Hitler qui s’imaginait passant pour un bienfaiteur dans l’histoire du monde après avoir éradiqué les juifs.

L’installation de la terreur suppose un dogme, une croyance, auxquels se rallient les dirigeants et leurs affidés, auxquels la majorité n’est pas naturellement sensible, que les premiers se croient, pour diverses raisons, autorisés à imposer.

Les Services Fiscaux s’imaginent, ou se présentent sans y croire, en régulateurs de l’égalitarisme, en justiciers de la différence de situation matérielle.

Outre qu’il n’est pas prouvé que l’égalitarisme soit la meilleure façon de faire avancer une société, il est certain qu’une partie importante et décisionnaire de la société pense exactement l’inverse.

Pour des raisons multiples, dont le développement ici n’a pas lieu d’être, l’ensemble de l’appareil politique adhère à l’égalitarisme. La prodigalité des hommes de l’Etat et la cupidité de ceux qui en profitent ne sont pas étrangères à la situation.

Ceux qui sont chargés d’imposer ce dogme par la terreur sont donc couverts pour leurs exactions, ou encore y adhèrent par conviction.

Dans ces conditions l’injustice fiscale se trouve donc institutionnalisée.

Car, ici comme ailleurs, l’installation de la terreur passe par l’injustice.

Un dossier exemplaire : La révélation

Le dossier que les requérants produisent au Tribunal a demandé vingt ans de réflexion, de résistance, d’abnégation. Mais aussi de sidération, d’angoisses, de questionnements destructeurs.

Les requérants ont eu pour premier réflexe de saisir la justice pénale.

C’est donc un des dossiers pénaux, fourni en pièce jointe, qui présente la situation de terreur fiscale subie par les requérants, semblable dans ces principes pour de très nombreux français (Pièce n°3).

Les requérants ont déposé deux plaintes identiques, par le biais de deux citations directes, l’une visant les responsables des Services Fiscaux de la Charente-Maritime, l’autre ceux de l’Hérault. C’est le deuxième dossier qui est fourni en pièce jointe.

Au moment, récent, de la confection de ces dossiers récapitulant les injustices subies par les requérants, ceux-ci n’ont pas encore compris que ces injustices sont volontaires et communes, puisque destinées à installer la terreur fiscale.

Ils croient encore qu’il s’agit d’une malveillance isolée, d’un dysfonctionnement certes courant mais lié au hasard ou à une incompétence relativement ponctuelle.

Le devenir de ces deux plaintes va éclairer les requérants, c’est là que soudain va se révéler pour eux l’évidence de la terreur, de l’injustice programmée, assumée, destinée à installer cette terreur.

La première citation visant le directeur du contentieux des services Fiscaux de la Charente-Maritime a eu beaucoup de mal à obtenir une date d’audience de consignation. Demandée le 6/9/2018, ce n’est que fin Octobre que le Procureur de la république a donné la date du 24 Juin 2019 pour l’audience de consignation.

Lors de cette audience, le Juge a argué qu’il siégeait à une audience à juge unique pour refuser de prendre l’affaire, dans le même temps il a refusé de la reporter à une autre date.

Donc, lors d’un enrôlement à une audience dont la date a été choisie par le Procureur de la République, les requérants ont vu leur dossier totalement annulé au motif d’une erreur de date !!!

Ils ont dû faire appel.

La deuxième citation est prévue pour l’audience de consignation du 16 Septembre 2019. Lors de sa signification, le 24 Mai 2019, le Directeur du contentieux des Services Fiscaux de l’Hérault a refusé de la recevoir.

Ce Monsieur n’hésite pas à se placer au-dessus de la loi, c’est dire à quel point il se considère comme intouchable, à quel point il ne doit pas avoir d’état d’âme pour pratiquer l’injustice qui installe la terreur fiscale.

Le devenir judiciaire de ces deux plaintes est un évitement incluant la complicité de la justice, donc de l’Etat.

 C’est cet ultime évitement qui révéla aux requérants la terreur fiscale volontairement mise en œuvre par l’Etat.

L’analyse de la citation de M. Flory, Directeur du contentieux pour l’Hérault, permet de bien comprendre, à travers les tribulations des requérants, le fonctionnement de la terreur fiscale, l’absence de scrupules des agents du fisc et de la justice. Le refus d’acter les injustices fiscales.

C’est cela, la terreur fiscale, que les requérants soumettent à la sagacité du Tribunal Administratif de Montpellier, sans aucun espoir d’être entendu ou même peut-être compris.

Cependant, c’est le début d’une nouvelle longue route pour eux, que ce pays mérite pour voir casser la terreur fiscale et plus globalement faire comprendre au plus grand nombre ce système de terreur qui tient lieu de doctrine politique aux hommes de l’Etat dans tous les domaines, qui n’est pas supportable tant il est inique.

PAR CES MOTIFS et tous autres à produire, déduire ou suppléer, même d’office, il est demandé au Tribunal qu’il lui plaise de décider de :

  • Constater l’usage de la terreur par les Services Fiscaux
  • Dire que la terreur sous-tendant en préalable l’injustice est inacceptable.
  • Dire que cela est incompatible avec la constitution de notre pays.
  • Condamner le Trésor Public, en ce qui concerne l’usage de la terreur contre les requérants, à des dommages et intérêts à hauteur de deux millions d’€ (2.000.000€), article 1.382 du Code Civil
  • Condamner, au titre de l’article L761-1, le Trésor Public au paiement de 2.000€.

SOUS TOUTES RÉSERVES

                                                                               Le gérant

                                                                               Henri DUMAS

Bien à vous. H. Dumas

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C’est votre épargne et vos retraites qu’on assassine !

On pourrait croire que les taux d’intérêts actuellement très bas constituent une bénédiction et, ils le sont effectivement pour les emprunteurs car on préfère toujours emprunter à 1.5% hors assurance qu’à 4% ; surtout lorsqu’il s’agit de crédits de longue durée destinés à financer des acquisitions immobilières.

Les taux bas présentent donc des avantages immédiats pour les emprunteurs.

Malheureusement, il ne s’agit là que d’une partie de la question car ces taux bas, voire nuls quand ils ne sont pas négatifs, présentent des inconvénients majeurs sur le moyen et le long terme.

L’origine des taux bas

On peut en situer l’origine à la crise des subprimes de 2007-2008, dont le point de départ est les USA, lorsqu’il a fallu sauver l’ensemble des institutions bancaires prises au piège de créances irrécouvrables, valorisées abusivement AAA par les agences de notation et titrisées ; c’est à dire noyées dans d’autres produits financiers et vendues à la planète entière.

Toutes les banques se sont aperçues que leurs bilans étaient contaminés par ces produits pourris et se sont mises à se méfier les unes des autres. Les flux financiers se sont arrêtés ; les banques ne se prêtaient plus entre-elles de peur de ne pas être remboursées ou par manque de liquidités !

Les Etats se sont alors énormément endettés pour sauver leurs banques et éviter une déroute financière aux effets dévastateurs (avec un risque réel de faillite généralisée de l’ensemble du système bancaire) ; si bien qu’arrivé à un certain stade il a fallu sauver … les Etats eux-mêmes de leurs propres dettes !

Les banques centrales sont alors entrées dans la danse et ont émis une masse énorme de monnaie ; c’est à dire qu’après avoir abusé de la politique budgétaire en s’endettant, les Etats se sont mis à abuser de la politique monétaire …

Auparavant, quand on émettait massivement de la monnaie, il y avait un effet immédiat : l’inflation puis l’hyperinflation (ex l’Allemagne de 1923 ou le Venezuela actuel). Or ce phénomène inflationniste ne s’est produit ni en Europe, ni aux USA ni au Japon. L’Allemagne emprunte désormais à -0,10%, la France à 0,00% !

L’arrivée des taux bas s’est donc faite progressivement lorsque les Etats et les banques centrales se sont aperçues qu’elles pouvaient augmenter considérablement la masse monétaire (l’argent en circulation) sans provoquer le phénomène tant redouté de l’inflation qui déstabilise les économies.

Le problème, c’est que les agents économiques que nous sommes n’ont jamais vu la couleur de cet argent !

Où est passé l’argent ?

Essentiellement dans des titres obligataires émis par les Etats et souscrits par les banques, les compagnies d’assurances, les caisses de retraite et les fonds de pensions. Autrement dit, l’argent gratuit des banques centrales a été utilisé pour financer la dette des Etats à des taux de plus en plus bas.

Avec des taux nuls il est évidemment difficile de dégager du rendement pour valoriser un portefeuille. C’est une des raisons pour lesquelles les gérants de portefeuilles se sont mis aussi  à acheter des actions de sociétés ; ce qui explique la progression invraisemblable et complètement irrationnelle de Wall Street.

Ainsi donc, avec l’argent gratuit on achète du papier !

Ce surplus de monnaie n’est jamais arrivé au stade du consommateur et n’a donc pas entraîné un surplus de consommation ; car c’est ce dernier qui provoque la hausse des prix et entraîne ipso facto la poussée inflationniste !

Bien évidemment tout cela est totalement fictif et ne repose nullement sur l’économie réelle qui est de produire des richesses. On en est arrivé à un système où les actifs gonflés par le crédit facile constituent la contrepartie des dettes accumulées !

Les effets pervers des taux bas

Le prêt à intérêts constitue à la fois la contrepartie de l’immobilisation plus ou moins longue d’un capital et la prime pour le risque de voir ce capital ne jamais être remboursé (l’emprunteur fait défaut ou faillite).

Autrement dit, toute chose a une valeur et de tous temps le taux moyen d’intérêt a été  (hors inflation) de l’ordre de 3 à 5% l’an depuis le moyen age. Or, dans cette configuration de taux bas ou nuls, l’argent n’a plus de valeur puisque vous pouvez l’emprunter sans payer d’intérêts.

Il s’agit évidemment d’une hérésie économique car ces taux bas ne sont pas le résultat du marché mais le résultat de manipulations monétaires par les banques centrales (Fed, BCE, Bank of Japan).

Il faut dire que la Bank of Japan a montré l’exemple jusqu’où on pouvait aller.

A partir des années 1990, le Japon s’est enfoncé dans la déflation avec l’explosion de plusieurs bulles (immobilière, marché des actions). Les mesures massives de doublement de la masse monétaire et de taux à zéro n’ont eu aucun résultat tangible hormis de propulser la dette publique de 60% à 240% du PIB ! Le Japon est toujours plus ou moins en déflation !

Le danger est qu’on se retrouve dans un système où l’épargne n’est plus rémunérée, les caisses de retraites sont asphyxiées et les banques se retrouvent sans rendement !

En contrepartie, on se retrouve avec des entreprises dites zombies qui survivent parce qu’elles peuvent bénéficier de ce crédit pas cher pour financer leurs dettes alors qu’en temps normal elles auraient fait faillite ; mais aussi avec des Etats sur endettés qui continuent à abuser du crédit !

C’est donc tout le tissu économique qui se retrouve mis en péril par cette politique de taux nuls !

Ce crédit pas cher a même des effets délétères sur le marché de l’immobilier car les détenteurs d’épargne ont tendance à délaisser les placements purement financiers qui ne rapportent plus rien pour se retourner vers la pierre. Or, il faut savoir que ce marché obéit à des règles spécifiques. Il suffit de faibles mouvements de hausse ou de baisse pour provoquer de fortes tensions sur les prix et d’ailleurs les prix augmentent actuellement dans de fortes proportions à Paris, Lyon et Nantes.

Enfin, avec D Trump, les Etats commencent à se livrer une guerre des monnaies dont la récente chute du Yuan chinois n’en n’est que le dernier avatar et une manière de contourner les droits de douane appliquées par Trump sur les produits chinois !

Il y a toujours danger quand les Etats se lancent dans la manipulation monétaire même si on nous propose toute une série de justifications fallacieuses qu’on n’hésite pas à appuyer par des théories fumeuses (telles la MMT ou  théorie  monétaire moderne qui n’est qu’une manière de faire fonctionner la planche à billets), ou encore en nous expliquant qu’il y a trop d’épargne ou qu’elle est mal orientée et qu’il faut user de moyens fiscaux pour en modifier la structure …

Le résultat inéluctable est qu’on aboutit toujours à l’euthanasie de l’épargnant qui voit son capital grignoté à la fois par les taux nuls et par l’inflation ; même faible.

La perversion jusqu’au bout

Avant, quand le système fonctionnait normalement, en cas de surchauffe économique, la banque centrale augmentait les taux et lorsqu’il y avait un risque de déflation ou de récession elle baissait les taux pour améliorer le crédit et faciliter l’activité économique.

Aujourd’hui, les dirigeants des banques centrales vivent dans la crainte permanente d’une récession économique ; ce qui fait que même en cas de simple ralentissement de la croissance économique on baisse les taux (la Fed vient de le faire) juste pour faire durer la croissance aussi faible soit-elle !

On a donc perdu tous les repères. Les taux d’intérêts deviennent inférieurs au taux de croissance, les banques et les Etats ne veulent plus payer d’intérêts et on découvre alors que les taux gratuits agissent comme une drogue. A la fin, on ne peut plus revenir en arrière et s’en passer car finalement pourquoi payer ce qu’on peut avoir pour rien !

Le principe selon lequel « plus je m’endette et moins je paie »  ne résulte pas d’une logique économique mais d’une manipulation monétaire dangereuse à tous points de vue car, à terme, c’est l’insolvabilité généralisée qui menace !

Les conséquences désastreuses à terme

On est passé en mode de surendettement permanent alors qu’il faudrait réduire les dépenses. L’argent facile favorise la dépense. Mais l’inflation budgétaire nuit à l’économie qu’elle ne sert, le cas échéant, qu’à court terme tandis qu’elle détruit à long terme les bases de l’économie.

Les taux négatifs n’ont pas de rationalité. Ils entraînent la destruction de l’épargne (avant on pouvait épargner et se constituer un capital retraite – aujourd’hui ce n’est plus possible) et favorisent les mauvais placements. Ils créent des bulles sur les actifs financiers (actions), sur l’immobilier, et ces bulles éclateront un jour !

Seulement, comme en ce bas monde rien n’est gratuit, tout finit un jour, et surtout les excès, par se payer. Et l’addition risque d’être salée !

Le jour où tout cela se dégonflera, ce sera la catastrophe que l’on va essayer de retarder par tous les moyens par le biais d’une intensification de la répression financière et fiscale.

E Macron en a d’ailleurs tiré les conséquences : aucune réforme structurelle n’a été faite, aucune économie de fonctionnement n’a été réalisée, on continue d’empiler les déficits et on creuse la dette qui est d’ores et déjà impossible à rembourser ! On la laisse filer en … croisant les doigts et en espérant que tout cela durera le plus longtemps possible !

Jusqu’au moment où tout va se bloquer même si c’est fortuitement !

Car, il y aura fatalement un moment où les agents économiques vont refuser de continuer à jouer le jeu fixé par le pouvoir politique ; notamment parce que les bulles auront atteint un niveau tel qu’il deviendra évident qu’elles éclateront (pour l’immobilier, au-delà d’un certain niveau de prix les acheteurs refuseront de payer) et ce jour là il y aura un blocage qui obligera le pouvoir à prendre des mesures de coercition draconiennes.

Les Etats, pour ne pas faire faillite, vont alors intensifier la pression fiscale, la lutte contre la fuite devant l’impôt, mais aussi la fuite devant la répression financière. Ils vont aussi contrôler les comptes bancaires, les patrimoines, les dépenses, mais aussi, sous des prétextes divers, pratiquer des écoutes, le fichage de la population, le contrôle de l’information.

Nous sommes en marche vers un monde de surveillance, de contrôle, de répression fiscale et financière, de surveillance généralisée juste pour une histoire de dettes !

Lorsque la réduction des taux ne sera plus suffisante pour masquer la gravité de la situation, ce sera l’interdiction du cash. Votre argent sera bloqué dans une banque sous contrôle du pouvoir et la banque vous appliquera des taux négatifs. Et si jamais la situation s’aggrave trop, on liquidera l’ancienne monnaie devenue vraiment trop mauvaise (car l’excès de monnaie provoque toujours une dévalorisation de celle-ci) afin de la remplacer par une nouvelle qui aura l’effet de masquer une avantageuse dévaluation permettant de liquider à bon compte les dettes étatiques !

Bien cordialement à tous !

Απο την Ελλαδα (de la Grèce : Leros)

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

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Joyeux anniversaires (vidéo)

Bonjour,

Bien à vous. H. Dumas et  E. Bolling

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L’huissier ne vient pas

l’Huissier m’a demandé d’écrire un courrier à l’URSSAF

le voici :

“RECOURS PRÉALABLE

Monsieur Le Directeur,

Votre huissier, la SCP Alfier, Labadie, Afforti, m’a menacé, par un avis en date du 23 Juillet 2019, référencé en cette étude sous le N° 1901201/RB/AVI, de saisir aujourd’hui 6 Aout 2019 mes meubles, pour les vendre ensuite.

Il me précise que vous interviendriez aux droits de la RAM, dans le cadre de mon assurance maladie personnelle, CV N° 1 44 08 81 099 001 39.

Ma situation est la suivante :

          – Je suis travailleur indépendant, architecte et promoteur, depuis 1965. Donc depuis 54 ans aujourd’hui. A ce titre j’ai réalisé des milliers de m², employé directement ou indirectement des milliers de personnes, payé toutes les charges où impôts qui m’ont été demandé, sans faillir et sans discussion.

          – Le résultat est pour moi une retraite versée de 500 € par mois, une impossibilité de cesser mes activités à la suite d’une agression fiscale qui dure depuis 20 ans, qui a détruit toute ma trésorerie sans raison. Je viens de gagner le conflit fiscal initial qui a généré cette situation, pour les conflits induits je ne pense pas que j’aurais le temps de vaincre. Voir mon blog www.temoignagefiscal.com.

          – Tout cela ne serait pas bien grave et facilement solutionnable, mais dans le même temps la liberté de travailler a été mise en coupe réglée. Une alliance des élus et de la bureaucratie s’est arrogée l’exclusivité de tout acte constructif, soumettant évidemment tous les opérateurs et éliminant ceux qui refusent cette connivence. Je suis l’initiateur de plusieurs projets, dont un remarquable à La Rochelle, qui me sont de cette façon volés.

          – Pour faire bonne mesure, une invraisemblable propagande dévalorise tout acteur économique.

En clair, après 50 ans de travail dont l’honnêteté n’est contestée par personne, je suis projeté dans la misère par la faute du fisc, de façon illégitime et la plus illégale qui soit.

C’est là que nous en arrivons à votre part de responsabilité, à votre division de la société en hommes et en sous-hommes.

          – Les hommes sont ceux que l’on considère. Les salariés. Qui, très justement, face aux difficultés sont protégés, reçoivent une indemnité de chômage, se voient dispensés de charges sociales tout en restant assurés. Vous respectez leur humanité.

          – Les sous-hommes sont les travailleurs indépendants, dont je suis l’exemple type. Face aux difficultés leurs cotisations restent dues, en cas de non-paiement leur couverture d’assurance est interrompue, pas question évidemment de toucher un chômage ou un minimum vital. Ils sont, par la misère où vos exigences les projettent, ramenés au rôle d’animal.

Ma question est la suivante : Comment pouvez-vous agir ainsi ? Qu’est-ce qui vous pousse à cela ?

Lorsque vous aurez répondu à mon questionnement, ce dont je ne doute pas…, nous pourrons alors nous rencontrer, si vous le souhaitez, et évoquer mon dossier avec objectivité et raison.

Les comptes que l’URSSAF me présente ne sont pas sincères.

Ils ne sont pas globaux, ils ne tiennent pas compte de ma situation familiale, de mon âge et de ma position globale générée par l’Etat, dont l’URSSAF prétend être le représentant.

Établir ces comptes serait une mesure respectable, je suis prêt à vous rencontrer à ce sujet (mais pas à Nantes, c’est un peu loin).

Dans le cas contraire, nous engagerons une énième procédure. Il faudra bien qu’un jour l’humanité l’emporte, ne serait-ce que parce que vous allez faire faillite.

Dans l’attente de votre réponse.

Respectueusement.”

Bien à vous. H. Dumas

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l’URSSAF sans commentaire

REÇU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RÉPONDU

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Le déclin de l’empire américain

On parle beaucoup des USA en raison de la puissance des GAFAM mais aussi en raison de la personnalité très clivante de D Trump, populiste et réactionnaire, qui fait figure de personnage inculte et grossier après un Barack Obama réputé « de gauche » et donc considéré, vu de France, comme éclairé et progressiste.

Au-delà de l’anti américanisme primaire manifesté par une partie de l’élite française,  il serait naïf de croire que cette attitude américaine ne date que d’un D Trump qui menace et vitupère à l’encontre de quiconque s’oppose à lui et qui a engagé une guerre commerciale avec son grand rival du moment : la Chine.

Qu’est-ce qu’un empire ?

Parler d’empire à propos des USA revient à définir ce qu’est un empire. C’est un pays ou un ensemble de pays disposant d’une suprématie en matière économique, financière, politique et militaire.

A ce jour, on pourrait penser qu’il y a 3 empires : les USA, la Chine et la Russie.

Dans les faits, la Russie bénéficie avant tout de l’image de l’URSS mais elle n’est plus un empire. En effet, bien qu’elle dispose du plus grand territoire de la planète, elle ne dispose d’aucune supériorité économique, technologique, militaire. Le budget de la défense russe est à peu près similaire à celui de la France (60 Milliards de $ à comparer aux 714 Milliards de $ des USA).

La Russie a une économie de pays en voie de développement  et tire l’essentiel de ses ressources de son sous-sol. Elle n’a qu’une seule entreprise de taille mondiale : Gazprom.

Vis-à-vis des européens, la Russie fait pourtant toujours figure d’épouvantail avec un Vladimir Poutine offensif et soucieux de la défense des intérêts de son pays ; surtout lorsqu’il a constaté que les occidentaux grignotaient l’ancien empire par le biais de l’incorporation à l’OTAN des anciens pays du bloc soviétique et que cette extension allait aussi toucher l’Ukraine et la Géorgie. Cette action a nécessairement eu un impact sur le sentiment obsidional séculaire des russes et on connaît la réaction : annexion de la Crimée, écrasement de l’armée géorgienne, sécession de la partie orientale et russophone de l’Ukraine. Par contre, il est à peu près avéré que la Russie n’a aucune ambition d’expansion vers l’ouest. Les craintes européennes relèvent donc essentiellement du fantasme entretenu d’ailleurs par les … américains dans le cadre de l’OTAN !

Ne restent donc en lice, que les USA puissance dominante depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la Chine qui, avec sa nouvelle puissance économique en développement accéléré, vient contester la suprématie américaine.

La puissance inégalée des USA

L’émergence des Etats-Unis en tant que grande puissance remonte à la fin de la première guerre mondiale ; laquelle a signé surtout le suicide de la civilisation européenne même si le Royaume Uni et la France ont pu, avec leurs empires, masquer pendant quelque temps leur lent déclin.

Les Etats unis sont entrés dans l’ère industrielle de la production de masse et ce processus s’est renouvelé et amplifié avec la seconde guerre mondiale alors que l’Europe en est sortie complètement anéantie et dans l’incapacité de faire face au risque d’invasion d’une URSS dirigée à l’époque par un Staline calculateur, impitoyable et machiavélique.

C’est donc logiquement que l’Europe ait recherché la protection de l’allié américain, déjà sur place, par le biais de l’OTAN ; traité d’assistance et de défense.

Au regard de l’Histoire occidentale, les USA ont été les libérateurs de l’Europe par deux fois et le plan Marshall a permis de redresser l’économie des pays de l’Europe de l’ouest ruinés par la guerre.

En 1918, ils sont entrés, tardivement, dans le conflit alors que l’essentiel de l’effort de guerre avait été supporté par la France et le Royaume Uni.

En 1944, le débarquement en Normandie a permis effectivement d’accélérer l’effondrement de l’armée allemande mais il ne faut pas oublier que l’essentiel de l‘effort de guerre a été assuré par l’URSS au prix d’un bain de sang. (23 millions de morts contre 300.000 GI’s).

En outre, le plan Marshall n’a pas été sans arrières pensées car dans l’esprit des américains il était évident qu’il valait mieux redresser économiquement les pays d’Europe pour s’en faire ensuite des clients plutôt que de les abandonner à leur misère … et à la tentation communiste.

Ils ont d’ailleurs joué à plein leur rôle de défenseurs de la liberté face au monde communiste et on se rappelle cette formule de J.F Kennedy, devant le mur de Berlin « Ich bin ein Berliner ».

Les USA, phare de la liberté, a donc été le schéma mental de l’Europe de l’ouest face à l’empire communiste. Mais ce monde a disparu et il n’est pas sûr que cette image soit vraiment celle que l’on doive aujourd’hui retenir des USA.

La Russie de Boris Eltsine s’y est laissé prendre en pensant que les USA allaient l’aider à sortir du communisme et à se redresser économiquement. Il n’en n’a rien été car le but des USA n’a jamais été que d’affaiblir la Russie en partant du principe que cela faisait un adversaire de moins !

En fait, on s’aperçoit très vite que les USA se comportent comme un empire dominateur et que, comme tout empire dominateur, il tend à étendre encore son pouvoir pour atteindre l’hégémonie ; et cela ne date pas de l’arrivée de D Trump à la Maison Blanche.

La guerre économique et militaire comme moyen de suprématie mondiale

 Au niveau militaire :

Depuis 1945, les USA se sont lancés dans de nombreuses guerres en Irak, au Vietnam, en Syrie, en Afghanistan, en Libye, mais aussi dans des interventions au Guatemala, au Brésil, à St Domingue, à la Grenade, à Panama, au Nicaragua en finançant les contras ; sans oublier l’Iran de Mossadegh et le Chili d’Allende.

Les résultats ont été pour l’essentiel désastreux avec des effets collatéraux dont on n’a pas fini de prendre la mesure (Financement d’Al Quaeda de Ben Laden en Afghanistan et création de l’Etat islamique à la suite de l’intervention en Irak).

Autant la campagne « tempête du désert » en 1991 avait pour but de libérer le Koweit de l’invasion irakienne, autant l’invasion américaine de 2003 n’a eu pour but que de renverser Saddam Hussein et d’y établir la pax americana ; avec le succès que l’on sait.

Or, on ne peut leur reprocher quoique ce soit car les USA se placent hors du droit international en rejetant toute intervention de la CPI (Cour Pénale Internationale) dans leurs opérations ou interventions militaires.

Par ailleurs, les USA contrôlent directement ou indirectement par le biais de l’OTAN la défense de pratiquement tous les pays européens ; auxquels il faut y ajouter la Corée du sud et le Japon ; ce qui ne les empêche pas d’espionner aussi leurs alliés … comme s’ils étaient des ennemis et avec les moyens à la mesure de la puissance des USA. Certes, tout le monde espionne tout le monde mais on peut quand même légitimement se demander pourquoi un pays allié se comporte … comme un ennemi !

En fait, les USA ne nous considèrent pas comme des alliés mais comme des vassaux qui doivent leur obéir et D Trump a parfaitement intégré cette notion avec l’instauration d’un rapport de force à propos auquel l’Union Européenne n’a actuellement pas de réponse !

Ainsi le président Trump a déclaré que l’Union Européenne devait payer les frais de l’OTAN pour sa sécurité puisqu’elle en est la première bénéficiaire ; avec un double bénéfice pour les USA puisqu’ils imposent des dépenses de défense aux européens et ensuite leur vendent du matériel militaire (notamment le coûteux et complexe chasseur multirôle F35 à l’Italie, au Danemark, à la Norvège, aux Pays Bas, au Royaume Uni, à la Belgique – La Finlande, l’Espagne, la Grèce, la Pologne, la Roumanie sont encore en phase de réflexion.)

D’un autre coté, les USA contrôlent aussi l’exportation de matériel américain intégré dans des systèmes d’armes européens ou même seulement industriels assemblés dans l’Union Européenne ; ce qui limite leur possibilité finale d’export en rendant les européens tributaires du bon vouloir américain. Pour certains pays, Dassault est ainsi obligé de modifier ses avions Rafales pour en retirer les composants américains.

Par contre, les USA respectent la force puisque Trump a fait ami ami avec Kim Jong Un le dictateur de la minuscule et insignifiante Corée du nord mais disposant de l’arme nucléaire.

Au niveau économique :

La supériorité des entreprises américaines est écrasante avec les désormais célèbres GAFAM mais aussi avec les compagnies pétrolières. La domination est quasi-totale dans le domaine des puces électroniques (Intel, AMD …) et les USA dominent aussi dans la banque, l’aviation, l’espace, l’armement.

Depuis 1945, le dollar est devenue la monnaie des échanges internationaux donnant de ce fait aux USA un avantage énorme : le monde entier devant acheter des dollars pour ses transactions, les USA peuvent faire financer leurs déficits par tous les autres pays de la planète !

Les USA n’hésitent pas non plus à exporter leurs crises financières. La crise des subprimes de 2008, qui s’est propagée à la planète entière, a bien pour origine la titrisation abusive, par les banques américaines, de créances insolvables ; sans aucune espèce de remord ou d’excuse de la part des USA !

D Trump a décidé en outre de sauver l’emploi américain en appliquant unilatéralement des droits de douanes sur toute une série de produits importés d’Europe, du Mexique, du Canada, de Chine ; avec des rétorsions inévitables !

A cela s’ajoute ce que l’on appelle l’extra territorialité de la loi américaine sur toutes les opérations réalisées en dollars, où qu’elles soient réalisées dans le monde et même si elles n’ont jamais transité par le territoire des USA. Il s’agit ni plus ni moins que d’un chantage exercé sur tous les acteurs économiques avec la menace de sanctions colossales.

L’exemple de l’Iran est révélateur de cette méthode d’action.

Les américains ont décidé d’asphyxier économiquement l’Iran (considéré comme un danger pour Israël), mais aussi de se venger de l’affront de 1979, pour faire chuter le régime des mollahs en escomptant une révolte de la population.

D Trump a donc brutalement rejeté le traité de non prolifération qui avait été laborieusement négocié avec l’Iran sous Obama (avec la France, le RU et l’Allemagne) et il a intimé à tous les autres pays de cesser toutes relations économiques avec l’Iran sous 6 mois avec la menace de sanctions. On s’aperçoit clairement que les USA n’hésitent pas à tordre le bras à quiconque s’oppose à leurs décisions.

Evidemment, il ne saurait être question d’y voir une quelconque morale puisque d’un autre côté les USA sont les garants du régime intégriste d’Arabie saoudite qui, de son côté, mène sa guerre personnelle au Yémen.

Les conséquences en sont dramatiques pour les entreprises européennes. Total et Peugeot (qui y vendait 400.000 voitures par an) ont été contraints de plier bagages sous la menace de représailles économiques dont la BNP a pu mesurer l’ampleur puisque elle a été condamnée (sous la présidence Obama) à payer 9 Milliards $ pour avoir enfreint l’embargo américain sur le Soudan, Cuba et l’Iran.

Il faut aussi évoquer les accords Fatca qui permettent aux USA d’imposer leurs règles fiscales partout dans le monde et de terroriser les institutions financières sous la menace de sanctions financières colossales (l’UBS Suisse a payé pour le savoir).

Aujourd’hui, la position des USA apparaît donc clairement comme celle de celui qui veut imposer sa puissance au reste du monde et il utilise une nouvelle arme : le droit américain ! La banque Natixis, dans une récente note de conjoncture, parle même d’une stratégie de prédateur !

D Trump veut aussi asphyxier la Russie et essaie de faire capoter l’accord de construction du pipeline Northstream (qui passe par la mer Baltique et évite de ce fait l’Ukraine) destiné à alimenter l’Allemagne en gaz russe ; le but secondaire étant de vendre à l’Allemagne du gaz de schiste américain !

L’ingérence américaine apparaît donc omniprésente et D Trump choque par ses propos mais, en fait, dit tout haut ce que ses prédécesseurs faisaient déjà avec plus … de discrétion. On peut rappeler que, sous Obama, l’élimination physique d’opposants au moyen de drones est devenue une méthode ordinaire de gestion des conflits.

La concurrence inexorable de la Chine

La caractéristique d’une grande puissance est qu’elle cherche toujours à accentuer sa puissance ou, à tout le moins, essaie de ne pas la perdre. C’est la principale raison pour laquelle les USA ont décidé de se lancer dans une guerre économique avec la Chine afin de l’empêcher de devenir la première puissance mondiale ; notamment en lui interdisant l’accès au marché américain pour certains produits (Huawaï et la 5G) ou encore en lui interdisant l’accès à certaines technologies sensibles.

La Chine bien évidemment conteste aujourd’hui cette suprématie et accroît sa puissance militaire et étend son influence sur toute la zone asiatique mais aussi en Afrique en faisant office de bailleur de fonds.

Les chinois affectent de ne pas être impressionnés par les menaces et sanctions américaines mais ils ont bien compris tout le danger d’une situation dans laquelle ils se placeraient en position de sujétion vis-à-vis des USA. Ils essaient donc d’organiser le rejet de l’utilisation du dollar pour ses échanges internationaux par le biais de l’instauration d’une zone yuan.

Et l’Europe ?

Elle est aux abonnés absents pour des raisons qui tiennent beaucoup à son histoire faite de conflits séculaires entre des Etats qui persistent à se méfier les uns des autres.

Trump d’ailleurs pousse à la division des pays européens et excite les dirigeants britanniques à faire un hard Brexit ; même si cela est contraire aux intérêts du Royaume Uni.

Il est évidemment plus facile d’imposer sa loi à une Europe divisée alors que l’Union Européenne représente la première puissance économique mondiale. Seulement, elle n’est qu’un nain politique et militaire et rien n’indique qu’il puisse intervenir quelque changement que ce soit à ce propos. De manière tout à fait surprenante, seuls 58% des échanges intra européens sont libellés en € ; ce qui est pour le moins surpenant !

De plus, les pays de l’est (baltes et Pologne) demandent le maintien du parapluie américain car ils ont peur de l’ours russe qui pourrait les envahir en 24 h chronos ; souvenir de ce qu’il leur est arrivé en 1939 !

Or, il faut être conscient que l’Union Européenne n’a absolument pas besoin des USA pour assurer sa défense. Elle en a les moyens financiers et techniques mais manque totalement de volonté ; il s’agit juste d’une espèce de confort intellectuel que de s’imaginer sous la protection du grand frère américain, si désintéressé, si généreux face à un ogre russe diabolisé …

Le général De Gaulle, qui n’avait nulle envie de devenir le petit soldat de Washington, se méfiait des agissements américains contre lesquels il avait dû batailler pied à pied pendant toute la deuxième guerre mondiale ; ce qui l’avait amené, il y a 60 ans, à sortir du commandement intégré de l’OTAN (que nous avons réintégré sous Sarkozy).

Les USA : un allié encombrant

On ne se débarrasse pas d’un voisin tel que les USA surtout qu’il ne faut pas escompter un déclin de l’empire américain. Ce n’est qu’un fantasme ou un vœu pieu et les attaques de D Trump à l’encontre de la Chine démontrent qu’il a clairement identifié celle-ci comme le seul challenger dangereux !

Le seul risque encouru par les USA serait que l’ensemble des pays utilisant le $ pour leurs échanges internationaux se mettent à utiliser le Yuan ou l’€ ; ce qui aurait pour effet de placer les USA face à leur seul véritable problème : leur endettement colossal. Toutefois, ce risque semble être pour l’instant complètement hypothétique.

Cela revient alors à se demander : les USA ne constituent-ils pas une menace pour notre indépendance et ne sommes-nous pas devenus une de leurs colonies ?

Bien cordialement à tous.

Απο την Ελλαδα ! (de la Grèce – Patmos)

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire le petit livre de Pascal Boniface « Requiem pour le monde occidental » éditions Eyrolles.

Toute reprise de cet article vaut acceptation de la licence suivante : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

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TERREUR ET TRAUMATISMES (l’affaire Steve Maia Caniço)

J’ai beaucoup de respect pour M. Boris CYRULNICK.

Cet homme a une culture et une sensibilité infinies. Je vous soumets un extrait de son livre : “Sauve-toi, la vie t’appelle”.

— ” Le trauma collectif solidarise les membres du groupe qui se rassemblent pour affronter l’agresseur, alors que le trauma individuel désolidarise en induisant des récits impossibles à partager. Le destin du trauma diffère selon le contexte verbal : “Un événement traumatique collectif est inévitablement médiatisé, filtré par le groupe, la famille, la culture et la société, à la différence d’une agression individuelle qui a tendance à isoler l’individu dans sa souffrance.”

Après un drame collectif, on constate souvent un élan de solidarité et le tissage de liens affectifs entre les victimes. Mais “quand le trauma est individuel, le récit collectif empêche même l’élaboration individuelle”. – M. Cyrulnick cite trois auteurs, Messieurs Duchet, Vitry et Payen.

Dans mon billet, je souhaite évoquer le traumatisme lié à la terreur, celle issue de la force utilisée par les hommes de l’Etat. C’est-à-dire le traumatisme, non accidentel, résultant d’une stratégie perverse de l’usage de la force, dont par ailleurs les hommes de l’Etat sont les dépositaires.

De convention, voulue au départ, les sociétés confient à ceux qui les représentent l’exclusivité de l’usage de la force de telle sorte qu’ils puissent imposer à tous la loi décidée par tous. Ça c’est la théorie.

Dans la pratique, la loi décidée par tous est souvent une utopie, quand ce n’est pas tout simplement une escroquerie. Dans ce dernier cas, la force n’est plus légitime, elle n’est plus acceptée, les hommes de l’Etat sont alors enclins à organiser la terreur pour que la population respecte la force.

Revenons un instant sur la terreur.

La terreur découle de l’injustice. La force utilisée justement ne déclenche jamais la terreur. Celui qui veut faire peur doit obligatoirement accepter d’être injuste. C’est l’injustice qui terrorise, pas la force elle-même.

Quand M. Castaner décide de s’entourer d’un préfet prêt à tout, il sait ce qu’il fait. Il a décidé de terroriser les gilets jaunes, la rue ne fait pas peur à cet ancien voyou. Il ne craint pas l’injustice. Il sait que c’est elle qui installe la terreur. Il sait aussi que c’est la terreur qui fera rentrer chez eux les gilets jaunes.

Evidemment, en agissant ainsi il flatte et couvre les fous de violence, peu regardants sur la justice.

C’est ainsi qu’il aboutit inexorablement à l’affaire Steve Maia Caniço. Un jeune homme de 24 ans jeté à la Loire à la suite d’une opération d’usage de la force publique, aveugle et disproportionné. Le jeune homme meurt noyé, Castaner a accepté ce risque pour installer la terreur. Il y aura d’autres morts, c’est d’ores et déjà écrit.

La politique actuelle, a tort ou à raison, n’est pas acceptée par une fraction importante de la population. Macron croit devoir imposer ses solutions. Il croit sans doute que le temps lui donnera raison, qu’en attendant il peut légitimement installer un peu de terreur pour avoir la paix, au lieu de repasser par la case élections.

Evidemment, il se trompe. Il n’est pas le premier, ce problème est récurant et finit toujours mal.

Le traumatisme

Ici le traumatisme est collectif. Cela ne change rien pour la victime, mais cela change tout pour Castaner et Macron. La population se rassemble pour affronter l’agresseur : les forces de police, qui devront devenir de plus en plus injustes et de plus en plus violentes pour se faire respecter.

Le conflit est installé, il n’est pas certain que Castaner et Macron le gagnent. Il faut espérer qu’il ne sera pas attisé, devenant alors une source de clivage mortel pour nous tous. Ce qui sera le cas si ces messieurs ne font pas rapidement marche arrière, face aux provocations qui ne vont pas manquer pour contrer la terreur.

Comment ne pas penser à la terreur fiscale ?

Ceux qui lisent mes billets partagent évidemment avec moi le poids de la terreur fiscale. Le principe est le même que pour la terreur policière.

Une fiscalité déraisonnable oppresse les contribuables, qui rechignent à se soumettre. Au point que Bercy doit installer la terreur pour obtenir leur soumission. Les contrôleurs pervers sont couverts, la justice fiscale inexistante.

Cette terreur implique l’injustice fiscale, que chacun connait, qui fait des ravages, qui tue. Les traumatismes induits sont incommensurables.

Mais, et c’est là la grande différence avec la terreur policière, il s’agit de traumatismes individuels. La société ne se les approprie pas.

Nous sommes dans le cas où :“quand le trauma est individuel, le récit collectif empêche même l’élaboration individuelle”.

Non seulement le groupe ne se solidarise pas pour affronter l’adversaire, mais le traumatisé ne peut même pas exprimer sa souffrance.

C’est ce type de traumatisme que M. Cyrulnick a eu à affronter, enfant juif de six ans, quand sa vie a basculé du fait de la disparition de ses parents et de son évasion d’un site de rafle. La société, au sortir de la guerre, refusait d’évoquer son traumatisme et la terreur imposée aux siens. Il dut se reconstruire seul, en se mentant sur les faits traumatisants.

Une pensée pour eux

Après la mort, un traumatisme impossible à exprimer, donc à réparer, est la pire des choses.

J’en connais le prix. Je pense à tous ceux qui le vivent, à tort ou à raison.

Rien ne justifie l’installation de la terreur, le règne de l’injustice, pas plus la paix sociale que la fiscalité.

Tricheurs ou pas tricheurs, les contribuables n’ont pas à être privés de justice, à subir la terreur voulue par Bercy. Bercy paiera un jour, c’est inéluctable. J’espère être là pour le voir.

Bien à vous. H. Dumas

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Remords suspects !

« Le mouvement des gilets jaunes, pas derrière nous… », « les problèmes posés pas résolus et pas prêts de l’être… », c’est en gros la dernière révélation de dieu, pardon de Jupiter, aux journalistes du Parisien

Parole de Jupiter, donc. Car pour ce qui concerne son incarnation humaine, monsieur Macron par conséquent, il a pourtant dit, il y a quelques jours, que la France était passée « des gilets jaunes au maillot jaune » (sic)…

« Il y a des choses que je n’ai pas bien gérées », j’aborderai la rentrée avec « détermination et humilité »…

Là, on ne sait plus qui parle, l’homme ou le dieu.

Homme ou dieu, un discours qui devrait au minimum embarasser les thuriféraires de notre repenti aussi déterminé qu’il est (serait devenu) humble… Eux qui n’étaient qu’éloges et admiration béate ! Avec ce refrain : « ça va dans le bon sens ! »

Mais si leur héros prétend reconnaître aujourd’hui des erreurs passées, les thuriféraires doivent se rendre à l’évidence : ou ces erreurs avouées, ils ne les ont pas détectées quand elles ont eu lieu, et ils ont alors été de joyeux jobards. Ou ils les ont vues, et dans ce cas…

Bon, me dira-t-on, tout le monde peut se tromper et il n’y a même que les imbéciles à ne pas changer d’avis. Jupiter a le droit d’apprendre et de progresser. Il a le droit de changer !

« J’ai changé ! », ce n’est pas là un coup qu’on nous a déjà beaucoup (trop) fait ?

Pas sûr que cela marche encore. Et même sûr que cela n’a aucune chance de prendre chez les « sans dents », les « ceux qui ne sont rien », et autres gilets jaunes… ces masses populaires que ces messieurs du château méprisent au plus haut point, et ne prennent un peu en considération que lorsqu’ils en ont peur…

Car le populaire imbécile sait parfaitement cela : quoiqu’ils fassent et quoiqu’ils disent, non, les hommes ne changent pas, ou alors à la marge, une marge si étroite qu’elle ne compte guère. Du berceau à la tombe, nous restons désespérément les mêmes et les traits du vieillard se devinent sur le visage du bambin…

Mais alors, me direz-vous, pourquoi ces étranges confessions ?

Si vous posez sincèrement cette question, c’est que vous vous obstinez à ne pas comprendre comment fonctionnent les hommes de pouvoir, aujourd’hui encore plus qu’hier.

Accessoirement, c’est aussi que vous n’avez pas lu plusieurs autres billets (ici et encore ici, par exemple) de mon modeste clavier, ce qui est tout de même un peu vexant.

Remords, humilité, contrition ? Bien sûr que non ! Alors manipulation ? Pas l’ombre d’un doute !

Depuis le début, chacun le sait, la force de monsieur Macron, ce ne sont pas ses partisans, une bien faible minorité, ce sont ses opposants : Marine, meilleure alliée de Macron.

Oui, mais l’avez-vous remarqué ? Marine ne fait guère parler d’elle, en ces temps de soi-disant canicule bien à propos pour entretenir la climato–terreur. Marine, il faut la conforter ! Grand temps d’agiter, non plus le chiffon rouge, mais le gilet jaune !

Renforcer chez les « bien-pensants » la crainte de ce qu’on leur maquille en « extrêmes » et autres populismes, c’est s’assurer, dans le contexte actuel, une (nécessaire) place de second au premier tour de toutes les élections, et donc une finale certaine dans un fauteuil présidentiel !

Donc, braves gens, non, non, les gilets jaunes ne sont pas morts, ils restent une menace, un danger ! Peuvent pleuvoir impôts nouveaux, taxes nouvelles et/ou augmentées, le tout assorti d’une ruineuse immigration hors de contrôle, tant pis il faut continuer de prier Dieu, pardon Jupiter, pour que celui-ci veuille bien continuer de vous protéger…

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Où sont les sages ?  Le cœur poli par l’âge… Où sont les sages ?

En Octobre, ce sera : la déflagration, l’explosion, la fin probable de la tolérance, du lien social, de la diversité, de cette société que nous n’avons pas su protéger, entretenir, encadrer. Qui nous a tant apporté, que nous avons méprisée, usée jusqu’à la corde, insouciants et irresponsables, démagogues.

Que s’est-il passé ?

Lentement, insidieusement, en tout espace collectif : la majorité a remplacé la loi.

L’idée folle que cette abstraction : “le peuple”, a toujours raison a débouché sur cette énormité.

Arrivé à ce paragraphe de mon billet, il s’est produit un événement extraordinaire.

Le téléphone a sonné sur mon bureau et une société “médiamachin” m’a demandé si je savais ce qu’est l’audimat. Incroyable non ?

J’ai répondu que l’audimat est la pire des choses, que son avènement a entraîné la déconsidération de la télévision et de la radio. J’ai argumenté en comparant l’audimat à l’argent en économie, qui ne doit pas être le but mais uniquement le résultat. Résultat qui n’est jamais atteint si justement l’argent devient le but unique. Le monde économique est plus sophistiqué que cela, ceux qui s’y intéressent comprennent très rapidement qu’il ne faut pas se tromper d’objectif et prendre le résultat pour le moteur.

La personne qui m’a appelé, au demeurant sympathique, se proposait – cerise sur le gâteau – de me relier à son organisation pour comptabiliser mes heures d’internet et mes références de consultation. Rien que ça.

Il m’a été aisé de lui expliquer que l’espace de liberté que représente internet ne doit pas devenir lui aussi — comme la presse, la radio et la télévision — l’otage de la majorité au détriment de la liberté. Nous en sommes restés là. Hélas il est probable que sa démarche va aboutir. Finie la liberté d’expression sur le net, seuls survivront les gros compteurs d’audimat : la majorité instantanée, là aussi, sera la loi.

Revenons à mon billet.

La base de la démocratie est la majorité, c’est aussi son extrême faiblesse.

C’est pourquoi cette faiblesse est normalement compensée par la loi qui — plus stable bien que justement issue de la majorité – est lissée dans le temps et doit être accompagnée d’une réflexion profonde et d’un ajustement patient, dont se charge la jurisprudence.

Je veux dire qu’il y a majorité et majorité.

La majorité épidermique de l’instant, celle qui produit les lynchages et autres gracieusetés du type Hitler n’est pas respectable.

En revanche celle qui essaie de déterminer un consensus, qui voit le jour au terme de réflexions profondes, doit être protégée et servir de guide à l’organisation sociale. Pour cela elle a besoin d’être encadrée par la loi.

Là est le problème

Notre justice est devenue l’otage de la majorité instantanée, à la mode du moment.

Cela tient au fait que les lois elles-mêmes ne sont plus pensées dans leur profondeur, leur impact, mais uniquement pour “faire de l’audimat”.

De leur côté nos magistrats rêvent de passage sur les ondes ou dans la presse, eux aussi perdent de vue la profondeur de leur mission pour n’en garder que le spectaculaire.

Tout concourt à l’immédiat, au cynisme. Elus, bureaucrates, magistrats, affairistes, tous veulent tout, tout de suite et surtout que tout le monde le sache.

Conclusion

De quel côté que l’on se tourne, pas de stabilité, pas de sagesse, juste la loi du nombre, du poids, de la pression de la majorité frivole, celle de l’émotion instantanée.

Tous se réclament de la loi majoritaire, foin des codes, des textes difficiles mais ouverts, ils réclament l’immédiat, dur, violent, méchant, à la hauteur de leur colère de l’instant, de leurs caprices devenus les guides de leurs vies.

Cette majorité éphémère et irréfléchie est particulièrement manipulable, elle est effectivement abondamment manipulée.

Ses erreurs naturelles sont amplifiées par la manipulation et nous sommes arrivés au point de rupture.

C’est la faiblesse des démocraties, ce risque de mauvaise majorité.

Historiquement cette faiblesse fait cycliquement de tels ravages que l’on peut en arriver à se demander si la démocratie est un bon système social.

C’est mal poser la question. Les systèmes, celui-là ou les autres, ne sont que des constructions humaines, c’est l’homme lui-même le danger.

C’est à l’homme de se méfier de lui-même, tout particulièrement de son hubris lorsqu’il manipule les majorités de circonstance.

Extrait de Wikipédia :

“L’hybris, ou hubris, du grec ancien ὕϐρις / hybris, est une notion grecque qui se traduit souvent par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération. Dans la Grèce antique, l’hybris était considérée comme un crime.

Bien à vous. H. Dumas

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Devoir de vacances : L’écologie

Un peu en retard dans ma scolarité sociétale, j’ai suivi des cours de vacances accélérés en écologie.

Tout à trac me vient l’envie de partager avec vous ce que j’ai compris de cette formation passionnante.

Or donc, le monde était de toute beauté et paisible, une sorte de pré-paradis, avant que n’arrivent des énergumènes qui ont tout chamboulé.

Le premier, Newton, a découvert la pesanteur que les hommes se sont mis alors dans l’idée de contrer au lieu de la subir. Il fut suivi d’une bande d’affreux tels qu’Etienne Lenoir qui a découvert le moteur à explosion, ou encore Edison qui a inventé la lampe électrique et bien d’autres fous qui ont massacré le monde, ce pré-paradis naturel si propice à l’homme, qui, comme chacun le sait, est le mammifère le mieux armé du monde.

Tout cela aurait peut-être pu ne pas être une catastrophe si ne s’étaient pas ajoutés à ces fous d’autres encore plus fous, tel que Henry Ford qui se mirent en tête de faire profiter le plus grand nombre des turpitudes des premiers cités.

Au début cela a fait chaud au cœur, mais pas que… puisque, aujourd’hui, ça fou le feu aux thermomètres.

C’est ainsi que d’un monde pré-paradisiaque où le vrai paradis était à porté de main — il suffisait pour cela de prendre son cheval et d’aller zigouiller quelques musulmans en laissant sa tendre épouse à la maison équipée d’une ceinture de chasteté dont on ne ventera jamais assez le confort et l’utilité — nous sommes arrivés en enfer.

Patatras, le monde est devenu cette horreur infernale que nous subissons contre notre volonté.

C’est là que les verts se sont mis… heureusement.

Marche arrière toute, retrouvons le vrai, le bonheur, le pré-paradis.

La méthode, bien que surprenante est assez simple, selon le théorème dit de Hulot : “chaque peine que l’homme s’inflige permet de baisser la température d’un degré”.

Plus de voiture, plus d’électricité, pas de clim, pas de construction, pas de chauffage, pas d’agriculture, juste la cueillette de ce qui pousse naturellement, plus d’usine, plus de pollution, pas de déchet, on retourne aux beautés naturelles de l’antiquité.

Evidemment plus d’hôpitaux, ou ce qu’il en reste, la mort naturelle est beaucoup plus valorisante.

Enfin, cette solution c’est dans le cadre de la collectivité où chacun est prié de partager, principalement au profit de dirigeants, tout ce qu’il croit posséder ou avoir gagné.

Dans le cadre de l’effort personnel, l’outil qui doit accompagner le théorème de Hulot est celui-ci.

Chaque millier de coup fait baisser la température de la planète d’un dixième de degré.

L’utilisation en est facile, même si vous devez agir seul. Il suffit alors de se l’envoyer violemment dans le dos. Evidemment si vous avez une aide vous pouvez aussi viser la poitrine, c’est encore plus efficace.

Dites-vous bien que la situation est tendue. Des chercheurs ont établi, sans thermomètre, sans relevé, uniquement à partir de carottes glacées, d’herbes fossiles, des anneaux de croissance des arbres, de vicères de poulets et d’une formule mathématique de trois mètres de long, que depuis deux mille ans la température a augmenté d’un degré. Une sacrée précision….

Sans les verts c’est meilleur.

Certains iconoclastes prétendent que tout cela serait un peu exagéré, qu’il suffirait que les gros dégueulasses deviennent chacun juste poli et arrêtent tous de jeter tout partout pour que les choses rentrent dans l’ordre et que nous ne soyons pas obligés de souffrir pour baisser la température de la planète.

Comment savoir ?

Bien à vous.  H. Dumas

 

 

 

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Une sagesse réconfortante

Un ami que j’aime beaucoup, que je ne vois pas assez souvent, que j’aimerais compter parmi les auteurs de ce blog tant sa logique d’ingénieur est réconfortante, m’envoie la lettre ci-dessous.

Au passage je suis heureux de préciser qu’effectivement, bien que pestiféré par le fisc, exclu de la société bien-pensante, dénoncé par les zélotes du système, il me reste dans mon dénuement quelques amis.

Cela me touche et me gêne en même temps, me gêne parce que la situation dans laquelle les fous du fisc m’ont projeté fait de la peine à mes amis et je n’aime pas faire de la peine à mes amis.

Voici donc le courrier reçu que je souhaite partager avec vous. Il est si vrai, si réconfortant face aux mensonges dévastateurs des écolos, cette énième secte qui cherche uniquement à nous culpabiliser pour nous dominer et nous piller.

Bonjour,

On trouve souvent des “fake news” (mot à la mode !) sur la toile.

Mais parfois il y a des articles très intéressants car bien documentés.

Ci-dessous quelques éléments sur les canicules survenues depuis 1132. Aujourd’hui, en 2019, les biens pensants disent que la canicule est due à l’activité humaine !

A vous de vous faire votre propre opinion.

Bien cordialement

Objet : Fw: La canicule juin 2019

Quoi de mieux, en cette fin de canicule, que de rester cloîtré au frais (soit 25°) et de se mettre devant son ordinateur à la recherche d’informations sur le sujet, c’est à dire de ne pas se contenter uniquement des médias !

Voilà ce que l’on pouvait lire dans un journal anglais, le Ampshire Advertiser from Southampton, le 17 juillet….1852 ! Vous pouvez trouver le fac-similé sur internet.

 ” En 1132 en Alsace les sources se tarirent et les ruisseaux s’asséchèrent. Le Rhin pouvait être traversé à pied. En 1152 la chaleur était si intense que l’on pouvait faire cuire des oeufs dans le sable. En 1160, à la bataille de Bela (en Hongrie), un grand nombre de soldats moururent en raison de la chaleur excessive.

En 1276 et 1277, en France, la récolte d’avoine et de seigle fut totalement détruite par la chaleur. En 1303 et 1304 la Seine, la Loire, le Rhin et le Danube pouvaient être traversés à pied. En 1393 et 1394 un grand nombre d’animaux tombèrent morts et les récoltes anéanties en raison de la chaleur.

En 1440 la chaleur fut excessive.

En 1538, 1539, 1540 et 1541 les rivières européennes étaient littéralement asséchées. En 1556 il y eut une sécheresse généralisée dans toute l’Europe.

En 1615 et 1616 la canicule s’abattit sur la France, l’Italie et les Pays-Bas.

En 1646 il y eut en Europe 56 jours consécutifs de grandes chaleurs.

En 1676 des canicules à nouveau. Les mêmes événements se reproduisirent au XVIIIe siècle.

En 1718 il n’y eut aucune pluie entre les mois d’avril et octobre. Les récoltes furent brûlées, les rivières asséchées et les théâtres fermés à Paris par ordre du Préfet de police en raison des températures excessives. Le thermomètre enregistra 36 degrés Réaumur (45 degrés C) à Paris. Dans les jardins de la banlieue arrosés les arbres fruitiers fleurirent deux fois pendant la saison.

En 1723 et 1724 les températures étaient extrêmes.

En 1746 l’été fut particulièrement chaud et sec et les récoltes furent littéralement calcinées. Pendant plusieurs mois il n’y eut aucune pluie.

En 1748, 1754, 1760, 1767, 1778 et 1788 les chaleurs d’été furent excessives.

En 1811, l’année de la comète, l’été fut très chaud et le vin très bon y compris à Suresnes.

En 1818 les théâtres parisiens restèrent fermés pendant un mois en raison des chaleurs excessives, la chaleur avait atteint 35 degrés C.

En 1830, alors que des combats avaient lieu, le thermomètre afficha des températures de 36 degrés C les 27, 28 et 29 juillet.

En 1832, lors de l’insurrection du 6 juin, le thermomètre releva une température de 35 degrés.

En 1835 la Seine était presque à sec.

En 1850, au mois de juin, au cours de la seconde épidémie de choléra de l’année le thermomètre afficha 34 degrés”.

Il s’agit bien d’un extrait de journal de 1852 et non pas de je ne sais quel site complotiste.

Je vous mets en pièce jointe l’interview de l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie, parue dans Libération lors de la canicule de 2003, (et rediffusé en août 2018) au sujet de celle de 1718 qui aurait fait 700 000 morts ! Libération précise que son livre “Histoire du climat depuis l’an mil” (Flammarion 1967) reste la référence en la matière, ce qui est plutôt un bon point de la part de ce journal qui ne porte pas vraiment les climato-réalistes dans son cœur… Édité en 1967, à une époque où on ne parlait pas encore de réchauffement climatique, l’éminent auteur de ce livre ne peut pas être accusé de vouloir prendre le contre-pied de la tendance d’aujourd’hui. Vous pouvez le trouver sur internet pour 9 €. A ce prix là, il ne faut pas se priver de s’instruire.

Libération, serait donc devenu complice des climato-réalistes, ceux qui osent rappeler l’importance des cycles naturels sans accuser uniquement le CO2, gaz à effet de serre partiellement d’origine anthropique ?

Ceux qui font remarquer qu’à une époque où il n’y avait pas encore le moindre soupçon de début de révolution industrielle (avec son CO2, gaz vital, que l’on nous présente pourtant comme un polluant), il y avait déjà eu de très nombreuses vagues de chaleurs extrêmes ainsi que des sécheresses catastrophiques, entraînant des centaines de milliers de morts…

Je ne comprends plus rien au sujet de la relation CO2/températures qu’on nous assène pourtant comme étant un dogme indiscutable, et vous ?

C’est vrai que nous vivons une très forte et inhabituelle canicule, mais à l’évidence il n’y a rien de nouveau sous le soleil !

PS : amusez-vous à taper “sécheresse 1718” sur Google et vous en saurez beaucoup plus. A moins que vous ne vouliez rester sur la certitude que la canicule actuelle est un phénomène exceptionnel qui n’a encore jamais eu d’antécédents, car provoqué par l’activité humaine.

Voilà un papier qui vaut la peine d’être lu.

Bien à vous. H. Dumas

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Qui contrôle les médias contrôle les esprits

Cette déclaration de Jim Morrison, chanteur américain, leader des Doors décédé à 27 ans à Paris le 03 juillet 1971, amène à se poser la question suivante : Peut on manipuler l’opinion publique ou simplement l’influencer et quelles sont les techniques utilisées ?

Un concept ancien théorisé récemment

Il faut remonter à Sun Tzu, général chinois du sixième siècle avant notre ère, pour retrouver la plus ancienne théorie sur la guerre de l’information dans son ouvrage L’Art de la guerre ; essentiellement dans l’optique de stratégies de déstabilisation de l’adversaire. Toutefois, le premier a avoir théorisé ces concepts est Edward Bernays, un américain d’origine autrichienne, neveu de Sigmund Freud (le psychanalyste), dans un livre intitulé Propaganda publié en 1928 dont le but, à l’origine, était de convaincre les américains des bienfaits du capitalisme.

On s’aperçoit donc que la désinformation et la propagande sont aussi vieilles que l’homme lui-même et que nous sommes sans arrêt sollicités par des informations extérieures. En fait, à bien y regarder, tout le monde manipule tout le monde : les parents avec leurs enfants, les enfants avec leurs parents, les enseignants avec leurs élèves, les industriels, les politiciens.

Le premier utilisateur de la propagande de masse a été le régime nazi dans les années 30 avec son grand maître Joseph Goebbels et sa grande prêtresse Leni Riefenstahl, cinéaste de génie qui réalisa plusieurs films à la gloire du régime, dont le plus célèbre est « le triomphe de la volonté » dont il est dit qu’il s’agit d’un des plus grands documentaires de propagande jamais réalisés !

On se rappelle effectivement ces rassemblements grandioses de nuit à Nuremberg avec colonnes, flambeaux, oriflammes, drapeaux et musique destinés à donner un sentiment de puissance, de cohésion et d’appartenance à un groupe en exacerbant la supériorité de la race aryenne, le mythe du surhomme infaillible (Adolf Hitler) qui s’est imposé à la population allemande

Mais l’utilisation systématique, par le pouvoir, de la propagande avec pour but avéré de conditionner, voire de manipuler la population remonte pour l’essentiel à la première guerre mondiale. A l’époque on appelait ça du « bourrage de crâne » et on a oublié que l’hebdomadaire satyrique le Canard Enchaîné a été créé en 1915 pour contrer la propagande massive et mensongère du gouvernement.

Les techniques de l’information et de propagande ont évidemment suivi l’évolution technologique des médias et des moyens d’information en commençant par la presse écrite, les affiches, les tracts, la radio, les meetings politiques, le cinéma, la télévision et désormais Internet. La télévision a été longtemps été, et jusqu’à une période très récente, l’organe de propagande favori du pouvoir (il y eut à son époque une ligne directe entre le ministère de l’intérieur et le bureau du directeur de l’ORTF) ; jusqu’à l’arrivée d’Internet qui a violemment  rebattu les cartes !

Mais il ne faut pas oublier qu’à l’origine, la manipulation de l’opinion avait lieu essentiellement par le biais de la rumeur colportée de bouche à oreille. Il y a quelques exemples célèbres dont celui de la rumeur d’Orléans qui accusait en 1969 des commerçants (juifs par hasard) de kidnapper des jeunes filles pour les envoyer dans des bordels du moyen orient dans le cadre de ce qu’on appelait alors la « traite des blanches ».

En 1895, Gustave Le Bon avait d’ailleurs fait paraître un ouvrage intitulé Psychologie des foules, dans lequel il tentait de théoriser le sujet. Selon lui, les rumeurs procèdent d’une approche psychologique, souvent pathologique, et sont l’expression d’un inconscient collectif. Il les assimilait à des maladies quasi épidémiques du corps social.

Qui manipule qui ?

Nous vivons désormais dans un monde dominé, saturé même, par une information, surabondante, vraie ou fausse dans des secteurs aussi divers que le commerce ou l’industrie (publicité), la politique (on parle alors de communication), la religion.

Il faut aussi être lucide, tous les Etats tentent de manipuler leurs populations pour les canaliser et éviter la contestation, les manifestations de rue, les émeutes ; car, compte tenu de l’organisation sociale qui est la nôtre, tout projet d’envergure doit être approuvé par l’opinion publique. D’ailleurs, quand une nouvelle désagréable doit être annoncée, le pouvoir la fait souvent fuiter pour habituer la population ou pour tester sa réaction.

Toutefois, les Etats n’ont pas le monopole de la manipulation car des groupes privés ou non étatiques se livrent aussi à des actions de propagande ; même si on utilise alors plutôt les termes de lobbying ou de cercles d’influence. Certaines ONG écologistes exploitent ainsi l’écologie à des fins pas forcément écologiques (lutte contre le capitalisme, contre les multinationales, contre le nucléaire en exploitant la peur de la bombe atomique).

Il faut bien entendu ne pas oublier non plus l’école de la République avec ses mythes fondateurs (la révolution de 1789 et son mythe égalitaire) enseignés dès le plus jeune âge dans le cadre d’une instruction soigneusement définie par le pouvoir (mais tous les Etats ont leurs mythes fondateurs) et la propagande marxiste résolument anti entreprise d’un corps enseignant politiquement engagé.

Bien souvent cette propagande se fait avec la complicité active de la presse, surtout en France où elle est très largement subventionnée ; trahissant de ce fait la règle qui devrait être la sienne : être au service de ses lecteurs et non au service du pouvoir.

Par ailleurs, certaines périodes sont plus propices que d’autres à la manipulation ; il s’agit notamment des périodes troublées voire même seulement instables. L’élection présidentielle en fait partie et 2017 représente presque un cas d’école avec le lynchage évident de F. Fillon dans le but d’amener à la victoire le seul candidat « possible » face à Marine Le Pen !

Les modes d’influence

Il y a en fait deux modes d’influence ou de manipulation :

– une positive : c’est la publicité pour vendre des produits et des services qui inonde tous les médias, et qui tend à exploiter l’appât du gain et la convoitise. Ainsi ces publicités qui prêtent certaines vertus (notamment thérapeutiques) à de simples aliments ou des vertus médicales à des procédés techniques totalement inefficaces. Il s’agit donc de vanter les qualités vraies ou fausses du produit ; au consommateur d’y croire ou non, de s’en faire une opinion ou non.

– une négative : il s’agit de toutes les formes de propagande qui exploitent les sentiments irrationnels tels que la crédulité, la peur ou la haine, et nous entrons alors dans le domaine royal du « complotisme » qui exploite à fond ces sentiments. L’influence se produit en jouant alors sur des biais cognitifs (nous n’avons pas tous les mêmes croyances) voire carrément sur la paranoïa des gens. L’écologie politique joue clairement sur le registre de la peur en faisant croire que la planète serait en urgence absolue.

La diabolisation constitue un élément clé de ce type de manipulation dans la mesure où elle met en jeu une charge émotionnelle tronquant le processus d’analyse objective de la situation par l’individu. Il en a été ainsi des juifs présentés par les nazis comme les responsables de la situation catastrophique de l’Allemagne avec les conséquences que l’on sait.

On entre alors dans le cadre d’un processus de désinformation qui n’est autre qu’une tromperie au besoin par amalgame ou dévalorisation des autres ; voire en faisant référence à l’existence de prétendues lois naturelles ou pire de prétendues lois scientifiques.

Mais il peut s’agir aussi d’un processus de victimisation qui joue sur l’insatisfaction d’une partie de la population (habitants des cités, musulmans opprimés par les croisés) ou par un message tel que les immigrés sont responsables du chômage.

Des techniques extrêmement variées

Les procédés d’influenciation de l’opinion sont en fait extrêmement variés et en constante évolution.

Internet et les réseaux sociaux jouent aussi leur rôle avec de nouveaux phénomènes tels que les Fake news (diffusion de fausses nouvelles) ou encore la manipulation de l’opinion avec la post vérité. Internet est devenu d’ailleurs le principal diffuseur de publicités ; notamment par le biais des réseaux sociaux.

Il existe aussi des procédés qui ne disent pas leur nom et qui, bien qu’ils soient effectivement de la publicité, n’apparaissent pas comme tels. Ainsi les publi-reportages avec souvent la caution d’un journal qui se fait payer pour un article qui n’émane bien évidemment pas de sa rédaction ou encore des images numériques manipulées (qui n’a pas vu cet ours blanc efflanqué sur son glaçon à la dérive ?) à l’appui d’un discours trompeur. A un moment, on a même craint le recours aux images subliminales dissimulées.

Mais la propagande et la manipulation peuvent aussi se dissimuler dans les arts, la musique, le théâtre, le cinéma, les livres, les documents pédagogiques sous des prétextes tout autres.

Ainsi, ces chansons passées en boucle sur certaines radios à seule fin de promotion, l’auditeur n’étant bien entendu pas informé que la diffusion de cette musique ne doit rien au talent de l’interprète mais tout au paiement par la maison de disques. Aucun film de cinéma ne sort plus sans un battage publicitaire « approprié ».

Pour intervenir dans une guerre, il faut retourner l’opinion publique qui est en général contre la guerre ; il faut la préparer aux conséquences de la guerre. Le gouvernement américain n’a pas hésité a présenter au public des preuves que Saddam Hussein possédait bien des armes de destruction massive … qu’on n’a jamais trouvées !

On peut estimer que l’on se situe alors dans le cadre de l’action psychologique pure et de ce qu’on a appelé « la fabrication du consentement » telle qu’elle a été théorisée par Noam Chomsky et Edward Herman en 1988 (avant l’irruption d’Internet) et dont le but est d’obtenir l’adhésion de la population à des mesures dont elle ne veut pas.

On se situe dans le même registre lorsque le pouvoir désigne un ennemi extérieur pour agréger la population derrière un leader (Chavez a désigné les USA comme la cause du malheur des vénézuéliens comme d’ailleurs Castro à Cuba).

L’utilisation de la propagande et de la publicité est devenue omniprésente avec des conseillers en communication qui guident les industriels mais aussi les politiciens avec les désormais fameux « éléments de langage ». On se situe alors dans le marketing politique.

Seulement, les gouvernements, quels qu’ils soient, n’aiment pas que l’information leur échappe et ils considèrent les réseaux sociaux comme des concurrents dont il faut limiter l’influence, voire éradiquer. Cela les amène à faire voter des lois dites « anti fake news » dans le but principal de contrôler l’information alors que le pouvoir se permet lui-même d’y déroger et d’utiliser ces fameuses fake news !

Nous nous situons bien dans ce registre lorsqu’on nous affirme que les dépenses publiques, y compris somptuaires, sont payées par l’Etat alors qu’elles ne sont jamais payées que par le contribuable auquel l’argent a été extorqué ou encore que la taxe carbone sert à financer des projets écologiques alors qu’elle n’a qu’un but purement budgétaire !

La référence à la voix du peuple ou à la volonté populaire est aussi une manipulation visant à faire croire à un unanimisme de nature à vaincre certaines résistances de certaines parties de la population. La voix du peuple n’est alors que l’expression de l’esprit populaire, lui-même forgé par des leaders en qui il a confiance et par ceux qui savent manipuler l’opinion publique, en utilisant préjugés, symboles et clichés, à quoi s’ajoutent quelques formules simplistes de nature à marquer l’opinion.

Une efficacité relative

La question qui demeure évidemment est l’efficacité de cette propagande et de cette publicité sur la population ; ce à quoi on peut répondre par l’aphorisme « calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose » que l’on attribue tantôt à Francis Bacon (1561-1626) tantôt à Beaumarchais (1732-1799).

Cela montre d’une part que le mensonge est indubitablement associé, et depuis fort longtemps, à la capacité de manipuler les foules et d’autre part que l’impact en est toujours plus ou moins incertain mais que, quelque soit le niveau de propagande utilisé, on peut espérer que qu’elle laissera des traces dans l’opinion publique.

Il en est évidemment de même à propos de la publicité purement commerciale.

D’ailleurs qui peut prétendre n’avoir jamais été influencé par des publicités, des images, des documents  ou des informations et s’être aperçu ensuite que ce qu’on avait cru au départ était finalement faux ou que le produit acheté ne correspondait pas en fait à ce qui avait été annoncé ?

On peut même imaginer que répéter longtemps le même message finit par avoir un impact. Ainsi, quand on discute avec des personnes de moins de 40 ans, on s’aperçoit qu’elles sont toutes absolument convaincues par le discours écologique officiel : l’homme est mauvais pour la planète. C’est le signe évident que 30 ans de propagande continue ont fini par faire leur effet ; tout comme il existe dans toutes les familles des « vérités » constituant de véritables dogmes !

On l’a compris : la publicité et la propagande jouent sur les ressorts de la nature humaine surtout que, bien souvent, ces techniques de manipulation partent du principe que la population est idiote et que très peu de gens ont la capacité et les connaissances pour apprécier la réalité des choses.

En gros, l’action publicitaire ou d’influence est basée sur le fait que la plupart des gens se laissent dominer par leurs émotions et leurs impulsions. La publicité ne sera jamais non plus en mesure de transformer un mauvais produit en bon produit. (il faut savoir d’ailleurs que le messages publicitaires sont d’abord testés sur un panel représentatif afin d’en mesurer l’impact avant d’inonder les médias).

On a beau estimer que la publicité est une forme de lavage de cerveau, elle n’a pas encore le pouvoir de faire acheter à quelqu’un quelque chose qu’il ne veut pas !

Car, finalement, la publicité ne peut pas tout et il y a des limites à l’acceptabilité de certaines décisions. Il serait d’ailleurs naïf de penser que la population gobe tout ce qu’on lui raconte et on se souvient d’ailleurs de quelques loupés mémorables tels que l’éco taxe et la taxe carbone.

Pourtant, on obtient parfois des résultats spectaculaires. Ainsi, D Trump, si politiquement incorrect, a réussi à renverser l’ordre des choses en utilisant, dans le cadre d’une approche totalement novatrice pour le monde politique, les réseaux sociaux et en twittant sans arrêt face à une presse hostile ayant délibérément pris parti pour l’establishment de Washington.

Finalement, nous n’avons pas fini d’explorer les possibilités techniques et intellectuelles de l’action psychologique et on peut s’attendre, dans les prochaines années, à des résultats inattendus du fait de l’irruption de nouveaux procédés basés sur des algorithmes maîtrisés pour l’instant essentiellement par seulement quelques grandes entreprises au nombre desquelles on doit comptabiliser les GAFA.

Bien cordialement à tous !

Απο την Ελλαδα ! (de la Grèce – Patmos)

La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le reproduire en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.

 

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Le petit Macron s’inquiète : “la France ne doit pas être le pays de la délation”.

Il a encore une fois non seulement tout faux, mais en plus il se moque de nous… à moins que ce ne soit de lui.

Nul ne peut réfuter sa force de travail, c’est une bête de concours à forte mémoire. En revanche en ce qui concerne son intelligence pure, il est permis de douter.

Il n’a pas pu ignorer en étudiant l’histoire de notre pays le terrible constat des dégâts occasionnés par la délation, dont le français moyen est un ardent partisan.

Les grandes violences qui agitèrent la France au cours des siècles sont systématiquement précédées d’intenses périodes de délation, la dernière en date n’était pas piquée des vers, même si d’aucuns ont encore le culot de nos jours de la justifier, éventuellement en la déplaçant géographiquement.

Le moteur de la délation c’est la jalousie, un défaut particulièrement abondant en ce pays, capable d’occulter la réalité au profit de croyances aveugles et destructrices justifiant la délation.

Fille de l’église, la France avait érigé en dogme la délation religieuse, puis elle a inventé la délation communiste, aujourd’hui elle se pose en championne de la délation égalitariste, écologique, etc…

Mais revenons à Macron.

Il se veut le champion de deux axes politiques dont les moteurs sont exclusivement la croyance, donc la délation qui va inévitablement avec.

Je veux parler de l’indécente fiscalité égalitariste et de l’écologie oppressive.

Le ministère des finances

Sous le règne du jeune Macron, ce ministère particulièrement indigne, car chargé de piller les français sans raison objectivement valable autre qu’un clientélisme politique indécent, se trouve dans l’obligation d’installer la terreur pour arriver à ses fins.

Voici donc ceux qui étaient les dépositaires de notre confiance devenus, par la force de la loi de Bercy, les délateurs de nos vies privées. Je veux parler des avocats, des banquiers, des notaires, des experts-comptables, demain sans doute des médecins. Je tiens à votre disposition le manuel du parfait petit délateur édité par la chambre nationale des notaires, un cauchemar.

Comme ce n’était pas suffisant, tout un chacun, moyennant prime, peut à loisir dénoncer son voisin.

Ça sent le soufre. Honneur à celui qui dénonce, malheur à la victime. Ici, sur ce blog, nous en connaissons un rayon.

Il ne faut pas perdre de vue que la particularité de la délation est de déboucher inévitablement sur les poursuites et la condamnation par allégation, le déni de justice, et in fine la destruction du lien social que la délation prétend renforcer.

Tout cela est particulièrement éclatant avec Bercy qui dévore économiquement le pays en se faisant passer pour son chef d’orchestre économique.

En ce domaine le double discours du petit Macron est particulièrement stupéfiant. D’un côté il parle de croissance, de confiance, de maîtrise des dépenses de l’Etat, de l’autre, dans les faits, il intensifie la délation et ses ravages, sans s’apercevoir qu’il va lui-même en faire les frais de façon incontournable.

Car la délation une fois en route dévore tout, y compris ses initiateurs.

Posez- donc la question à De Rugy et à son épouse qui, avant de faire les frais du processus, ont conquis leur statut par la délation. L’un en écologie, l’autre par la presse à scandale.

Le ministère de l’écologie

A ce jour, en dehors de déclarations pompeuses et de formules mathématiques douteuses qui prétendent savoir, nul ne connait vraiment les conséquences de l’influence de l’homme sur son environnement.

Seront-elles maléfiques ou bénéfiques à terme ? Pas de réponse à cette question.

Qu’à cela ne tienne. Il suffit de prendre appui sur les salissures par incivilité pour démontrer le pire à venir et participer avec enthousiasme au pire immédiat.

Le pire à venir étant notre mort inéluctable par étouffement et manque d’eau, tout en devant subir la montée des océans.

Le pire immédiat s’étale aux yeux de tous sans que personne n’y trouve à redire sauf s’il est touché directement.

Jean Louis Butré et sa Fédération Environnement Durable, qui luttent avec acharnement contre les éoliennes brassant plus de pots-de-vin que d’air et faisant plus de dégâts à l’environnement que d’électricité, apporteraient s’il le fallait la preuve de l’acceptation du pire dans le cadre des croyances.

Résultats, non seulement nos paysages sont massacrés par la religion écologique, mais nos villes et nos routes sont devenues des pièges grossiers supposés nous remettre dans le droit chemin en nous gâchant journellement la vie pour notre bien.

Chacun évidemment dénonçant son voisin comme n’étant pas suffisamment écolo, Macron plus que tout autre.

Les plus grands dénonciateurs, les papes du sujet, comme tous les papes sont évidemment les moins croyants, ceux qui observent le moins les lois stupides qu’ils nous imposent, cher de Rugy et cher Macron vous nous prenez pour des cons… vous avez peut-être raison ?

Quoique… si j’étais vous je serais plus prudent. Sait-on jamais ? Un éclair national de lucidité et vous pourriez vous retrouver cul par-dessus tête.

Bien à vous. H. Dumas

 

 

 

 

 

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MEDIAPART LE NOUVEAU ZORRO.

Enfin un amateur  pris les deux mains dans la montagne de confiture, l’argent des français.
Je ne reviendrai pas sur cette affaire limpide au final mais sur le syndrome du Pit-Bull de ce journal.
Médiapart ne lâche pas sa proie après un petit tour, comme les autres médias, pour se donner bonne conscience pour pas cher.
Médiapart, en bon stratège, programme son attaque en utilisant la progression, style feuilleton, cher à Albert Londres.
Je ne suis pas un fan de ce journal, qui n’est vraiment pas ma tasse de thé, mais je ne peux que constater les résultats qu’il obtient en faisant montre de pugnacité.
Pugnacité qui n’est pas la vertu principale ou même secondaire des autres médias qui dénoncent des abus et passent rapidement à autre chose de plus anodin.
Le Point et d’autres médias ont pointé du doigt les dérives malhonnêtes des hauts fonctionnaires du fisc, dénoncées entre autres par la Cour des Comptes, ces hauts fonctionnaires qui au lieu d’être les gardiens scrupuleux de nos impôts et taxes se sucrent sans vergogne avec ceux-ci en toute illégalité.
https://temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/
https://www.temoignagefiscal.com/wp-admin/post.php?post=7264&action=edit

Ces articles font pschitt car pas un journaliste ne se sent le courage de garder le doigt dans la plaie.
Quoi de plus scandaleux que ces pratiques qui perdurent en toute impunité ?

Ces hauts fonctionnaires se moquent de ces dénonciations, sachant qu’un clou chasse l’autre dans les médias, qu’ils n’ont pas à s’en faire même s’ils sont régulièrement dénoncés par la Cour des Comptes.
Ils savent très bien, l’habitude aidant, que  ce sont des épiphénomènes passagers et qu’ils retomberont bien vite comme un soufflet mal cuit.
Médiapart un jour s’occupera-t-il de ces hauts fonctionnaires « indélicats », je ne peux malheureusement que l’espérer.
Il est vraiment temps que notre république bananière se moralise.
Un peu. Beaucoup.

Au secours Médiapart.

E.Bolling

Richard Armenante Deux Très grands journalistes disaient=
-« Je demeure convaincu qu’un journaliste n’est pas un enfant de chœur et que son rôle ne consiste pas à précéder les processions, la main plongée dans une corbeille de pétales de roses. Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » Albert Londres
-« Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et, tôt ou tard, l’opinion publique les chassera. Informer n’est peut-être pas la seule chose nécessaire mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines »Joseph Pulitzer

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MACRON OU LE SYNDROME POTEMKINE.

Grigori Aleksandrovitch Potemkine,  né le 11 octobre 1739 à Tchijovo et mort le 16 octobre 1791, amant de Catherine II de Russie, fut l’inventeur pour sa tzarine des villages Potemkine.
L’expression « village Potemkine » désigne un trompe-l’œil à des fins de propagande.

Selon une légende historique, de luxueuses façades en carton-pâte auraient été érigées1, à la demande du ministre russe Grigori Potemkine, afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l’impératrice Catherine II en Crimée en 1787.  (Wikipédia)

 

Notre très cher Président Emmanuel Macron, depuis plus d’un an ne supporte plus, semble-t-il la contradiction des français qui ne sont plus d’accord avec lui et veulent lui faire savoir.
Chacun de ses déplacements mobilisent contre lui un nombre plus ou moins important, plus ou moins virulents de citoyens .

Petit à petit nous avons assisté à de véritables déploiements d’une armée de CRS ou gardes mobiles pour éviter qu’il  ne se retrouve à  au contact des français mécontents.

La paranoïa des responsables de sa sécurité font que pour chaque apparition du chef de l’état son périmètre « vital » s’agrandit.
Seuls sont autorisés à y pénétrer des sympathisants pur sucre LREM.

Dès le matin à l’aube, pour ne pas avoir de surprise, les forces de l’ordre bouclent un périmètre important, établissent plusieurs barrages successifs, contrôlent et fouillent et re-contrôlent et re-fouillent  jusqu’à plus soif ceux qui ont la « chance » d’avoir le carton d’invitation.
Ceux qui auraient la prétention de prétendre venir, ne serait-ce par sympathie ou curiosité sont refoulés manu militari.
La foule est parquée dans des limites qu’elle ne doit en aucun cas franchir.
Des escadrons de robocopes armés, comme pour attaquer Fort Alamo, surveillent d’un œil méfiant ces rassemblements.
Si quelqu’un a le malheur de porter du jaune sur lui, tee shirt ou bandana, il sera appréhendé avec « vigueur ».
C’est l’illusion Potemkine, jouée pour les médias et donc pour les français afin de  faire croire aux acclamations d’une foule heureuse et aimante pour son président.

La France dans son délire sécuritaire et potemkinien a interdit la couleur jaune.  Cette couleur doit fatiguer les yeux de notre président.
Une première dans le monde.
Donc, dans notre beau pays, la palette des couleurs ne comprend plus maintenant de jaune.
Bientôt, parti comme c’est parti, nous n’auront plus le droit d’avoir de la moquette ou des murs jaunes.
Attention aux voitures jaunes…

Ce 14 juillet 2019, nous avons assisté à un exercice Poutinien avec l’arrestation en pleine foule lors du défilé de 2 figures des gilets jaune (double mots à ne plus prononcer) par un peloton de robocops.
Cela devient de l’arrestation politique.
Ce que nous dénoncions chez Poutine et d’autres “autocrates” entre en vigueur chez nous.
Bientôt, dans la continuité,  le goulag ( ou queque chose avec un nom plus démocratique) pour les opposants de tout poil.

Tout cela ressemble et rappelle le côté obscur de Star Wars avec les méchants républicains contre les gentils de l’Empire.

Le S.O de notre bien aimé président ressemble de plus en plus à une garde prétorienne impériale aux pouvoirs et à la violence illimités.

Tout cela ressemble et rappelle le côté obscur de Star Wars avec les républicains contre l’Empire.

La France sombre chaque jour un peu plus dans le côté obscur.
Pourquoi pas?

E.Bolling

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