Notre futur : le rationnement mais … pas pour tout le monde

Nous vivons dans un monde d’abondance. Nous pouvons pratiquement tout nous acheter ; à condition bien évidemment d’avoir les ressources financières disponibles.

Mais il n’est pas sûr que notre futur à l’échéance de 10 à 20 ans soit identique ; il est même probable qu’il ne sera pas enthousiasmant et il s’articule entre plusieurs séries de questions qui ont trait, entre autres, à l’écologie, à la politique économique et monétaire, à la politique de santé.

L’écologie :

Elle prend aujourd’hui des proportions complètement surréalistes voire complètement délirantes et on ne peut que constater qu’elle interfère partout et guide l’action tant des Etats que des individus ; ce qui amène à parler de dictature verte !

Les ayatollahs de la pensée écologique sont en train de prendre le pouvoir et d’infliger à la population des règles de restrictions qui ne feront que s’aggraver au motif que la planète serait en urgence absolue (on croirait qu’elle est dans un service de réanimation) car on est en mesure de nous expliquer doctement et « scientifiquement » le temps qu’il fera dans 40 ans ; alors qu’on ne peut pas donner la météo sous 8 jours et l’épisode de la canicule (qui n’a rien à voir avec un éventuel réchauffement climatique) est un argument supplémentaire pour faire trembler les foules !

Les politiciens, E Macron en tête, même s’ils n’y croient pas un seul instant, en ont fait leur  cheval de bataille et adoptent une attitude écolo responsable qui n’est essentiellement qu’une posture politique et médiatique destinée à se mettre dans la poche les groupes de pression écologistes et les électeurs conscientisés ; et les résultats des écolos aux dernières élections européennes les ont confortés en ce sens !

On va en mesurer prochainement les conséquences puisque E Macron a prévu d’organiser une modification constitutionnelle afin de placer en tête de la constitution des préoccupations écologiques qui n’ont absolument rien à voir avec les règles de fonctionnement d’un Etat mais qui ont tout à voir avec les scandales du sang contaminé et de l’hormone de croissance.

La conséquence directe, à terme, sera de bloquer tout progrès scientifique au nom d’un éventuel risque écologique ou sanitaire !

En fait, ce mouvement s’accompagne d’une intransigeance tout à fait semblable à ce qui s’est passé pour les religions ; à tel point que le climato scepticisme n’est pas toléré (c’est du négationniste climatique) et même seulement parler de variations climatiques au lieu de réchauffement climatique n’est pas admis. Le dogme du réchauffement climatique anthropique est devenu incontestable et il est d’ailleurs parfaitement intégré, sans contestation, par une grande majorité de la population après trente années de propagande intensive !

On y retrouve les accents millénaristes de destruction du monde propagée dans les années précédant l’an Mil avec une tentative de culpabilisation évidente de la population alors que nous ne sommes absolument pas confrontés à une pénurie ou un risque climatique. La culpabilisation est devenue la norme comportementale et la décroissance est devenue la norme économique.

Nous sommes en plein délire mystique de la nouvelle religion véhiculée à la fois par des organisations très puissantes et relayées par des médias complaisants ; religion qui, comme le socialisme et le communisme qui prétendaient refaire le monde et ont échoué, se trouve être, juste par hasard, anti capitaliste.

Il s’agit, pour le moins, d’une tentative de prise de contrôle des individus avec une repentance climatique qui tourne à l’hystérie collective (avec des adeptes du vegan se nourrissant d’herbe parce que la viande est nocive (?!) et des végétariens prosélytes qui attaquent les boucheries).

Les conséquences sur la vie quotidienne sont évidemment prévisibles car ce schéma de décroissance va à l’encontre du fonctionnement normal de l’économie ; laquelle ne peut fonctionner qu’avec de l’énergie. Sans électricité, sans pétrole sans gaz et sans charbon tout s’arrête et l’économie s’effondre !

Par ailleurs, il faut être conscient que le premier effet de l’écologie est l’augmentation des taxes et on en a vu l’effet sur le carburant auto ; mais elles se dissimulent aussi dans votre facture de gaz, d’électricité, de fuel domestique.

On invente des taxes sur le CO2 (en fait sur du vent) alors que l’on sait que ce gaz n’est pas un polluant. On prévoit de supprimer des centrales nucléaires pour mettre à la place des énergies dites renouvelables ; ces fameuses énergies alternatives intermittentes dont le coût explose alors qu’elles ne remplissent aucun des critères requis. Une source d’énergie pour être utilisable doit être stable, abondante et bon marché ; ce qu’elles ne sont pas !

Il est prévu de s’attaquer à la voiture à moteur thermique (qui sera interdite en 2040), au chauffage avec l’interdiction des chaudières au fuel avant sans doute ultérieurement de celles au gaz pour les remplacer par au mieux des pompes à chaleur grosses consommatrices d’électricité ou au pire par … rien ! Ne parlons surtout pas du gaz de schiste …

Les restrictions de circulation en voiture commencent à s’opérer autour des villes et le prochain objectif semble être l’avion.

A la fin, ces mauvais choix imposés par le pouvoir finiront par provoquer une crise de l’énergie et, fatalement, la seule énergie qui restera sera celle qu’on ne pourra pas se payer.

La politique de santé :

Les médecins disparaissent puisqu’ils partent à la retraite et ne sont pas remplacés en raison notamment du numerus clausus qui a limité l’accès aux professions médicales afin de limiter les dépenses de santé ; sans pour autant que ces dépenses de santé soient maîtrisées.

A cela s’ajoute la crise des urgences hospitalières avec de récents mouvements de grève et les fermetures d’hôpitaux dont on s’aperçoit après coup qu’elles ont des effets catastrophiques !

Les cotisations aux mutuelles de santé s’envolent, à la fois grâce aux taxes qui leur sont appliquées mais aussi parce que ces mutuelles sont obligées de prendre en charge de plus en plus de frais alors que la population vieillit.

Il fut une époque où se poser la question de la faillite des officines de pharmacie relevait de la bonne blague. Or, aujourd’hui les officines font faillite malgré le fait qu’elles bénéficient d’un monopole sur la vente des médicaments. L’explication est simple : Devant l’ampleur des déficits, l’Etat fixe lui-même le prix de vente des médicaments et il a tellement réduit les marges que les pharmacies ne gagnent plus rien sur leur vente. La marge bénéficiaire s’est déportée sur les médicaments non remboursés (dont le prix de vente est libre) et la parapharmacie !

En outre, les pharmacies sont désormais confrontées à des ruptures de médicaments ; ce qui laisse présager un futur rationnement. A terme, c’est évidemment le risque de défaut de soins, surtout ceux urgents pour les cas graves, qui se profile !

Les laboratoires de leur côté, n’ont aucune marge de manœuvre et ne peuvent pas rentabiliser les lourds investissements sur les nouvelles molécules (lesquelles sont par ailleurs très rares) alors que les normes à respecter deviennent de plus en plus complexes et que les AMM (autorisations de mise sur le marché) sont de plus en plus longues à obtenir.

L’administration a fini par totalement prendre le contrôle du secteur de la santé avec l’interdiction de la concurrence des compagnies privées d’assurance ; assurant un monopole à la sécurité sociale d’Etat sans concurrence ni sur les prix des prestations ni sur les cotisations !

Même la vie va devenir rationnée puisque l’espérance de vie décline ; ce qui risque d’être aggravé par le fait que certains mouvements, qu’on a du mal à catégoriser, se sont lancés dans une croisade anti-vaccination avec tous les dangers que comporte une exposition à des maladies autrefois mortelles et qui ont presque disparu grâce justement aux vaccinations !

Enfin, le gouvernement est en train d’organiser une modification des retraites dont le seul but sera de pouvoir continuer à partir à 62 ans (la peur des gilets jaunes fait qu’il n’ose pas reculer l’age de retraite) mais avec une forte décote ; compte non tenu du fait qu’avec 1,7 cotisant par retraité, le système de retraite par répartition obligatoire en France, et sans dérogation possible (sauf pour les fonctionnaires avec Préfon), va dans le mur !

La politique économique :

La France dirigée par ses fonctionnaires n’arrive pas à sortir du triptyque : droit du travail trop contraignant – charges sociales trop lourdes – chômage de masse et refuse clairement de regarder ce qui s’est fait chez nos voisins.

Évidemment, devant l’accumulation des dettes, et faute de créations suffisantes d’entreprises et donc d’emplois, le gouvernement en est réduit à durcir les conditions d’indemnisation des chômeurs. Il va donc lutter contre les contrats courts, en les taxant ( ?!), alors qu’ils sont une forme d’adaptation des entreprises au droit du travail français ; l’un des plus rigides du monde !

Contrairement à la version officielle, il n’y a aucune simplification du droit du travail puisque, depuis l’élection de E Macron, le Code du travail est passé de 3448 pages (édition 2017) à 3784 pages (édition 2019).  L’État taxe et réglemente sans cesse et finalement … bloque l’activité.

Le gouvernement s’est lancé dans des économies purement budgétaires qui ne cherchent nullement à redresser la situation de l’emploi mais à limiter les dépenses d’indemnisation ; et, comme on continue à se tromper, la situation ne pourra que s’aggraver !

Parallèlement, on oblige les constructeurs auto à se convertir à la voiture électrique en balayant d’un revers de main des objections auxquelles les normateurs de l’administration n’ont pas de réponse (ressources, efficacité, durabilité des batteries) ; au détriment des emplois du secteur automobile. Les constructeurs auto vont s’adapter mais ils vont licencier en masse !

Le tabassage fiscal, qui a fini par faire fuir ceux dont le capital sert pourtant à créer des emplois, des richesses et financer les services publics, n’est malheureusement pas fini car l’Etat a toujours plus besoin de ressources alors qu’il n’est jamais question de réduire les dépenses.

On ne peut même pas exclure que nous ayions à faire face à une crise de la dette gravissime dont évidemment nous ferons les frais !

La politique monétaire

Les Etats empruntent désormais à des taux négatifs ; ce qui signifie que non seulement les prêteurs ne reçoivent aucune rémunération mais ils acceptent de payer pour prêter leur argent ; ce qui ne s’est jamais vu !

C’est évidemment une situation à la fois malsaine et anormale qui va avoir des répercussions à moyen terme puisque vos placements ne rapportent plus rien et que les banques ne gagnent plus d’argent ! L’épargne à taux négatifs est une épargne qui perd de sa valeur par le seul fait de l’inflation !

La raison tient au fait que les dettes étatiques accumulées sont énormes et désormais impossibles à rembourser alors que la croissance est en berne. Les banques centrales se livrent donc à des manipulations monétaires qui n’ont pas d’autre but que de sauver les Etats par le biais de l’euthanasie lente des épargnants, mais aussi des banques, des caisses de retraite, des fonds de pensions.

Nous vivons en fait sous la menace permanente d’une crise de la dette des Etats alors que l’on sait désormais que les banques centrales ne pourront plus jamais relever les taux d’intérêt par peur d’une insolvabilité généralisée d’Etats désormais incapables de faire face à leurs dettes ! En effet, si du fait d’un évènement fortuit, les taux d’intérêts se mettent à monter, nous courrons à la catastrophe et la perte de patrimoine par le biais d’une dévalorisation de l’épargne se complètera alors par une spoliation directe au profit d’un Etat prédateur en faillite.

La politique agricole

Au nom du fameux principe de précaution, le gouvernement a décidé d’interdire le glyphosate alors que les études qui tendent à prouver les dangers de cet herbicide apparaissent d’un point de vue scientifique très contestables mais … leur contestation est inaudible. Il en est de même pour les OGM qualifiés de dangereux sans aucune preuve scientifique !

En fait, on s’aperçoit que cette interdiction résulte de la pression exercée par des mouvements écologistes en lutte essentiellement contre certains groupes industriels qui sont surtout des multinationales honnies et qui ont définitivement décidé que le glyphosate et les OGM étaient dangereux ! C’est juste une version différente de la lutte contre le grand capital des années 70 !

Les agriculteurs deviennent subitement inaudibles alors qu’ils attirent l’attention sur le risque, faute de produits de remplacement pour le glyphosate, d’une baisse dramatique des rendements agricoles et d’une augmentation très importante du prix des denrées agricoles dont les français crédules devront assumer les conséquences ! 

Une étude de l’institut Montaigne a montré que c’est en France que l’opinion publique est la plus méfiante à l’encontre des progrès de la science et la plus ignorante aussi de la réalité des mécanismes économiques de base. Et cette ignorance fait le lit des arguments et des manipulations des radicaux de l‘écologie politique. Il faut quand même rappeler sans ambages que la science a plus fait pour l’humanité ces cent dernières années que le socialisme et le communisme qui prétendaient libérer les peuples mais les ont surtout massacrés !

La preuve vient encore d’en être donnée avec un sondage BVA qui vient de montrer qu’une large majorité de français croit que le nucléaire contribue au réchauffement climatique alors que c’est une énergie totalement décarbonnée ! (ce qu’on voit sortir des tours de refroidissement est de la vapeur d’eau !).

La question qui se pose à la fin est : dans quel but ; si ce n’est le désir de soumettre des populations entières à la volonté de quelques illuminés, doctrinaires, narcissiques, potentats, qui ont décidé d’enrôler de gré ou de force des populations crédules et craintives dans des schémas irréalistes !

Certains pensent que les buts réels des écologistes radicaux sont purement et simplement de faire tomber le capitalisme ; ce que ne sont arrivés à faire aucune des idéologies basées sur le marxisme. Et le gouvernement ne fait rien pour contrecarrer ce mouvement ; au contraire, il l’accompagne et le suit lâchement en espérant en tirer un avantage politique !

Il n’est pas sûr que tout un chacun puisse trouver son bonheur dans un monde rationné par la volonté de quelques uns car il est clair que, s’il y a pénurie, elle sera organisée au profit de quelques uns. Il ne faut pas se leurrer : ceux qui prêchent cette décroissance n’en seront pas les victimes !

Απο την Ελλαδα ! (de la Grèce)

Bien cordialement à tous !

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A propos Dominique Philos

Navigateur, né en 1958, après un DEA de droit commercial de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne, je suis devenu Conseil Juridique, spécialisé en droit des affaires et fiscalité. L'Etat ayant décidé l'absorption des Conseils juridiques par les avocats, j'ai poursuivi mon activité en tant qu'avocat jusqu'à ce que je sois excédé par les difficultés mises à l'exercice de mon activité professionnelle. J'ai démissionné du Barreau en 1998 et partage désormais ma vie entre la France et la Grèce. Européen convaincu, je suis persuadé que le libéralisme est la seule option possible en matière économique.

7 réflexions sur « Notre futur : le rationnement mais … pas pour tout le monde »

  1. Bravo pour avoir su faire émerger les grandes tendances actuelles et les risques qu’elles induisent sur l’évolution de notre pays et de son économie. Concernant le réchauffement climatique, l’Association Française des Climatologues Réalistes en conteste l’importance et l’impact de l’action humaine. Leur site présente des articles de scientifiques apportant un éclairage objectif sur la situation climatique.

  2. effectivement ..du vent
    mais celui qui sait bien profiter du système s’en met pleins les poches avec la bénédictions eds états
    https://www.20minutes.fr/societe/1838115-20160502-fraude-taxe-carbone-tout-comprendre-escroquerie-siecle

    après poussez plus loin et regardez ceux qui tiennent les semences mondiales
    ( la bouffe sinon on crève)
    + les médias
    + la sante
    + la finance

    et vous aurez le cartel gagnant des maitres a penser

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