Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Dénouement probable, pas de deuxième tour pour ces drôles d’élections municipales.
Ou alors la sottise n’a plus de limite.
Voyons, la population est consignée, comment les candidats vont-ils réunir leurs troupes, organiser leurs meetings, arpenter les marchés, serrer les mains ?…
Que vont penser les bistroquets, les restaurants, les salles de spectacles ?… de cette exclusivité de l’espace dévolue aux politiques, même si l’on sait qu’ils savent tenir le virus à distance… en plus de toutes leurs capacités exceptionnelles, qui ne cessent de nous épater.
Bien plus, les autorités, qui sont les maîtres des statistiques, déclarent que la journée d’aujourd’hui aura vu la plus forte progression de propagation du Coronavirus. Drôle de coïncidence. Certes les positifs d’aujourd’hui n’ont pas attrapé le virus aujourd’hui, mais l’annonce fait quand même son petit effet.
Donc ma conclusion est double
– Pas de deuxième tour, reprise de la discussion à la rentrée, annulation du premier tour.
– Il n’y a pas de pilote dans l’avion.
Car enfin, comme me le disait un ami, en Asie ils prennent le problème à bras le corps et ils testent à tour de bras. Ils cherchent à isoler les porteurs de la maladie, à les soigner. Ils ne les renvoient pas chez eux contaminer leur famille.
Mais ils n’ont peut-être pas dépensé tout le fric du pays pour acheter des voix et transformer leur population en bœufs dociles au nom de la solidarité. Nous si….
Allez… Bonne nuit, il est 22h25, nous sommes le 15/03/2020.
Bien à vous. H. Dumas
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Nous assistons à la débâcle de l’URSSAF, de la fausse solidarité, de la pantomime des hommes de l’Etat, de l’idée d’Etat, du système de la lâcheté “bobo”. Nous revivons la fuite de l’armée du front populaire.
Je crois qu’il est raisonnable d’accepter l’idée que le coronavirus est une très grave atteinte à la santé, pouvant provoquer la mort, dont l’extrême contagion est avérée.
Dans ces conditions, confiner chez lui le malade et ne l’accepter en soins que lorsqu’il est en phase de gravité maximum, c’est-à-dire au terme de sa maladie, alors qu’il va sous peu ne plus être contagieux, mort ou vivant, revient à lui laisser d’abord contaminer tous les siens, ceux avec qui il vit.
Le confinement n’a de valeur que pour une personne seule, qui a des provisions pour un mois, c’est-à-dire 0,01% de la population probablement.
Pour tous les autres c’est exposer toute une famille, une colocation, un voisinage proche, à la contagion d’un malade dont il faut bien qu’ils s’occupent puisque lui-même est inopérant et que l’hôpital n’en veut pas.
Nous avons connaissance de cette maladie depuis début décembre, où elle est apparue à Wuhan. Donc depuis plus de trois mois.
Une organisation sanitaire solidaire et efficace aurait mis en œuvre immédiatement la construction d’hôpitaux provisoires, mettons un par département, ce que nos majors du bâtiment ou notre armée sont parfaitement capables de faire. Nous en avions largement le temps.
Mais notre URSSAF n’en n’a pas les moyens, est incapable d’assumer, tant ses pillages n’ont pour but que de s’engraisser, elle et ses affidés, à l’exclusion de toute organisation rationnelle et efficace de la santé.
La priorité était d’exclure le malade du groupe et de le mettre en situation de soins maximums effectués par un personnel protégé.
Au lieu de cela, les personnels de santé, dévoyés, mettent des sites en place sur le net pour inciter les malades à rester chez eux, infestant ainsi leur famille ou proches.
Quelle responsabilité !!!
Se lèvera-t-il quelqu’un pour condamner ces inconséquents, ces criminels ? Car nous sommes bien dans une défaillance criminelle de la société.
Et les fantoches hommes de l’Etat qui en rajoutent avec des élections de diffusion de la maladie.
On entend dire ici ou là que ce pays est foutu. Mais, franchement, tant de bêtise, de manque de courage, de démagogie, d’aveuglement à des croyances ridicules toutes sous-tendues par la joie du pillage, le souhait de posséder sans mériter, ne peuvent que nous amener droit dans le mur.
Le plus triste est que tous ces pillards, URSSAF, BERCY, etc… vont continuer à porter beau après la catastrophe qu’ils ne sont pas capables d’assumer et vont y trouver une excuse pour piller toujours plus en donnant toujours moins.
C’est écœurant.
Bien à vous. H. Dumas
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Tout le monde connait Harvey Weinstein qui fut, parait-il, un prédateur redoutable dans le milieu du cinéma.
Il a violé, agressé et harcelé une multitude de starlettes en devenir de stars et même certaines stars.
Nous ne connaîtrons jamais le nombre exact de ses victimes dont certaines n’ont certainement pas voulu se déclarer.
Il fut le symbole maléfique d’une époque de l’ancien monde a jamais révolu.
Comme tout symbole il a servi d’exemple et a payé en tant qu’exemple en étant condamné à une peine, elle aussi exemplaire : 23 ans de prison.
Et moi, qui me connait ? La question est plutôt qui me connait maintenant ? Avant ma chute, comme Harvey j’avais des tonnes d’amis. Après ma chute, j’ai maintenant trop de doigts dans une main pour les compter. Comme lui, à une échelle infinitésimale par rapport au roi des producteurs, je rayonnais dans mon milieu. C’est là que nos chemins se séparent, mais à une échelle différente nous avons vécu nos calvaires. Avec une différence mais de taille : Harvey a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel de là bas des faits qui lui étaient reprochés, et il a pris 23 ans. Petit joueur ! Moi, j’ai fait beaucoup plus fort, j’ai été reconnu innocent par le tribunal correctionnel et j’ai quand même pris perpète, mais un vrai perpète, du big perpète, de celui que l’on transmet à ses enfants. J’en ai pris pour 120 ans. J’ai pris 120 ans par Bercy. La Tribunal administratif, la cour d’appel administrative, ce sont deux noms pour tromper le public en faisant croire à une justice équitable, d’où son nom : la justice administrative. En matière fiscale, il n’y a qu’une justice administrative, la justice de Bercy… J’ai 71 ans et dans 20 ans je serai certainement mort et ma fameuse dette ne sera pas éteinte. Il me restera juste 100 ans. Cool, non ? Encore heureux qu’ils ne puissent me suivre en enfer. Je suis sûr que je vais y trouver un paquet de contrôleurs assermentés. Je ferai tourner la broche !
Grâce à cette fausse dette, ils m’ont ruiné sans état d’âme, les uns après les autres et m’ont acculé dans une certaine pauvreté. A vie. D’après les élucubrations d’un jeune inspecteur des impôts tout juste sortie de l’école (M.Mace) j’avais carotté environ 3 millions d’€ que j’avais mis dans ma pocket. Et donc, ne pouvant saisir que des broutilles ils m’ont collé un ATD à vie sur ma retraite. Depuis 11 ans qu’ils m’ont mis quasiment à la rue et malgré les énormes moyens de contrôles que Bercy a mis en place pour surveiller chaque citoyen français (enfin ceux qui n’ont pas eu la chance de partir) au centime près (https://temoignagefiscal.com/les-incroyables-moyens-de-la-traque-fiscale/), ils n’ont pas été capable de voir que je n’ai pas ce fabuleux trésor et que je vis chichement sur ce qu’ils me laissent de ma retraite. Depuis 11 ans ça fait quand même un bail, non ? J’ai été étiqueté « Monte Cristo » une fois pour toute et après ce n’est plus le problème de personne à Bercy. Leur hyper système de contrôle ne sert pas regarder en arrière, pour voir s’ils se sont trompés mais pour trouver de nouveaux « coupables ».
Merci les gars, on se retrouvera chez Belzebuth…
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La terreur fiscale commence par une injustice mise en place délibérément par les services fiscaux, couverte par le système — hiérarchie puis justice administrative aux ordres –, qui va déclencher une terreur générale. Laquelle aura raison des velléités de résistance qui peuvent naître ici ou là.
L’exemple que vous allez découvrir porte sur des faits et des sommes modestes. A plus grande échelle, c’est exactement le même principe, sauf que le contribuable est totalement isolé car si les sommes sont plus élevées c’est qu’il est plus riche, et “s’il est plus riche il est donc coupable” : pense la foule.
Autre particularité de cet exemple, il finit bien, difficilement mais bien, parce que ne laissant pas de place à interprétation, sans quoi…. il eut inévitablement mal fini…. pour moi.
L’exemple
Dans une copropriété où ma société moribonde — à cause de délires fiscaux ayant, eux, mal fini — possède plusieurs appartements, je reçois un jour l’A.T.D. suivant :
Tout a commencé par des notifications si improbables que je n’y avais pas répondu. Je les avais placées sur la pile monumentale des mises en demeure et ATD dont m’inonde le fisc à hauteur de plusieurs millions d’Euros. Alors, 1118 €…. la pile a englouti les notifications, sans qu’elles me laissent un souvenir ému.
Bien que cet ATD concerne un compte en banque qui n’existe pas… !!! Je décide d’essayer de comprendre ce qui se passe.
J’envoie un mail à Brigitte CARCENAC signataire de l’ATD
En effet, en dehors du redressement hallucinant que cette société affronte vainement, elle n’a aucune dette connue auprès des services fiscaux.
J’obtiens la réponse suivante
Elle n’est pas signée et évoque une situation irréelle, la société ne possédait pas de logement vacant en 2018 quand une loi imbécile et liberticide est venue taxer les logements vacants.
Je demande des précisions
La réponse est signée de Frédéric BRIAS. Peut-être plus haut dans la hiérarchie ?
Pas très précis…
J’interroge de nouveau.
Cette fois, nous sommes à un échelon supérieur, visiblement.
Françoise BENECH prend les choses en main. Là un virage est pris, je suis sommé d’apporter les preuves de ce que j’avance en défense. Soudain la charge de la preuve m’échoue. C’est énorme, nous y reviendrons.
Je donne les éclaircissements nécessaires. Enfin… je crois les donner.
Je n’ai pas encore pris conscience que mon interlocuteur a changé.
Naïf que je suis de croire que ma parole et le bon sens vont pouvoir régler ce faux problème.
Voilà, voilà, nous y venons.
La fermeté, la menace voilée. Le Fisc, qui doit apporter la preuve de ses accusations, renverse la charge de la preuve. Ce n’est plus à lui de prouver ce qu’il avance, que les appartements sont vides et taxables de ce fait, mais à moi de prouver qu’ils sont occupés, avec en plus l’âge du capitaine…. Pas mal, bel effort.
Donc, je réponds encore
Mais ce n’est pas tout…. Allons bon….
Nouvelle enquête, nouvelle réponse
Un mois c’est écoulé depuis le début de la traversé du désert post ATD;
Voici la délivrance
Conclusion
J’ai perdu 102€ ? …. et un mois.
Heureusement que le compte saisi n’existe pas, donc pas de 120 € pour le banquier. Qui, évidemment, ne m’auraient pas été remboursés par le fisc.
Pas d’excuse non plus….
Cette affaire est typique du fonctionnement de la terreur fiscale.
Un texte stupide est mis en route. Ici la taxation d’appartements inoccupés, une intrusion démagogique dans la propriété privée, que personne ne va appliquer spontanément.
Donc les services fiscaux doivent instaurer la terreur pour que les propriétaires envisagent, en reculant, de payer une taxe parce que leur appartement ne trouve pas un preneur locatif.
Alors les services fiscaux taxent au hasard. Ici il est clair que les locataires payaient leurs taxes d’habitation, que le fisc pouvait donc savoir sans problème que ces appartements étaient occupés. Ils les ont quand même taxés.
Le fisc se fout de taper au hasard puisque la légende de leur obligation de prouver ce qu’ils prétendent n’est qu’une légende.
Ce qui vaut pour mille Euros vaut pour des millions d’Euros….
Et voilà. Le fisc pris la main dans le sac de l’oppression aveugle, injuste, qui installe la terreur fiscale. C.Q.F.D.
Bien à vous. H. Dumas
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Ce virus est apparu en Chine, l’usine du monde à bas coûts. Les autorités chinoises ont réagi vivement pour mettre leur économie administrée en quarantaine. Ce qui leur permet d’afficher des statistiques en pertes humaines probablement bien moins importantes que le tout venant de toutes les causes de leurs décès récurrentes : Pollution, environnement sanitaire, accidents de la route et que sais-je … On parle tout de même d’une population de 1.386 milliards d’individus recensés en 2017.
La carte du ciel des chinois s’est subitement éclaircie avec des photos satellite d’une économie à l’arrêt. Nos écolos encartés vont probablement rebondir sur le ciel bleu enfin ouvert aux chinois par la décroissance …
Nous étions effectivement accoutumés à voir les quidams chinois porter des masques pour se prémunir d’un air vicié. Ils ont, eux, effectivement des masques qu’on nous a retirés, par notre sacro-saint Etat toujours en retard d’une ou deux guerres par ses coursives administratives du genre Ligne Maginot.
Ce virus comme on nous l’annonce n’est que la nature qui fait son office : Eliminer les plus faibles.
Le paradoxe de nos sociétés policées est que nous n’acceptons plus les réactions de notre Nature, car nous avons opté par choix de préserver le PPCM – le Plus Petit Commun Multiple, le standard de notre religion délétère depuis quelques décennies, le Socialisme : Souffrir en nombre pour s’aligner sur la protection du maillon faible. C’est plein de bonne intention, mais qui se soucie de payer l’ardoise ?
Ce qui m’inquiète
Nos élites auto-proclamées pilotées par Bercy prennent le risque de mettre notre économie à l’arrêt. Pas de problème, « on-eux-ils » feront «Tapis » pour mettre tout l’argent nécessaire qu’ils n’ont pas pour préserver notre protection sociale et nos créateurs de richesses, les branches sur lesquelles notre armée mexicaine de fonctionnaires est assise, plus les pensionnés, les allocataires, les subventionnés.
Soit ! Mais la facture de toutes ces largesses de notre « Nany State », au bout du compte, il faudra bien la payer. Qui ? Par ceux qui ne paient rien ou pas grand-chose en spoliation directe par voie déclarative ? Evidemment non. Nos coursiers de la presse subventionnée en service commandé sont en train de nous faire comprendre que l’heure est à la mobilisation générale, une déclaration de guerre en sorte. Ce qui ouvre la porte pour un futur pas si lointain à des mesures exceptionnelles : Ceux qui peuvent encore payer sur leur épargne ou leurs revenus pourraient connaître la divine surprise d’une contribution exceptionnelle pour l’effort de guerre.
N’oublions pas les lois SAPIN I & II votées il n’y a pas si longtemps. N’oublions pas aussi, pour sauver nos banques dont le « Core Tier One » fait pâle figure en regard de celui de leurs consœurs US qui se sont clairement restructurées suite aux événements de la crise de 2008, la protection des comptes à concurrence de 100 K€. Au-dessus, on peut implicitement tout prendre. Evidemment, le contrôle des sorties de capitaux vers des cieux meilleurs peut être renforcé, mais il l’est déjà, soyez en sûr – expérience vécue à titre personnel.
Il y a aussi l’emprunt international, l’apanage de nos Traders du Trésor Public pour placer notre dette auprès de clients acheteurs. Mais dans une situation de collapse économique mondiale, tant les pertes seront considérables, malgré tous leurs talents et leur notoriété qui ne tient qu’au taux de recouvrement de l’impôt de leur administration qui est là encore championne du monde, leur situation pourrait être tendue …
Il y a encore la solution du Reset Monétaire. Là c’est du ressort de la théorie du complot.
En effet, une économie mondiale percluse de dettes, avec des actions monétaires de Banques Centrales de plus en plus ténues en moyens d’actions pour sauver le Titanic qui dérèglent complètement nos économies avec des faux prix de l’argent. Entendez par ceci comment un prêteur qui perd de l’argent pour financer un emprunteur sans défaut de ce dernier, une chose absolument iconoclaste que vous ne trouverez nulle-part parmi toute nôtre bibliothèque de littérature économique au service de notre essor depuis l’âge de pierre, puisse perdurer, ce qui est le fondement du capitalisme. Les socialistes sont en train de nous effondrer …
Pour conclure
Si je devais partir à la guerre sous les ordres de Mr MACRON et de sa clique de généraux, estampillés ministres et des Sous-Offs de Bercy en trompe l’œil, car les vrais généraux, l’issue se rapproche des Pétain qui vont nous conduire au désastre, je déserterai ou je serais résistant à leurs offices.
Il est grand temps de faire table rase de toute cette armée mexicaine pour nous concentrer sur notre génie français, avec les coudées franches issues de la Pléiade et des lumières qui ont suivies. Nous sommes un peuple brillant par notre culture, par notre histoire, par nos savoir-faire. Petit pays pourtant en superficie, mais reconnu à travers le monde.
Profitons de cette crise pour virer ces incapables qui ne pourraient même pas gérer une baraque à frites, avec toutes les normes, les taxes et les impôts qu’ils ont voté par leurs assemblées de connivence avec le pourvoir présidentiel et vertical, renforcée sise le quinquennat présidentiel adoubé par feu CHIRAC faisant coïncider l’esprit des lois avec les poursuites du pouvoir en Roi Soleil …
L’Etat paiera, c’est à peu près tout ce qui est ressorti de la prestation du président de la république de jeudi soir …
Des milliards pour tout le monde
Quand vous allumez la radio (pour moi) ou la télé (pour vous), on n’entend parler que du coronavirus !
Les intervenants ne tiennent que des propos anxiogènes et catastrophistes à longueur de journée !
Certains annoncent des millions de morts et l’égocentrisme narcissique de l’humain ressort avec ce discours inconscient : « je dois absolument protéger la personne la plus importante au monde : moi-même ! » même si le risque reste relatif. En Chine avec 1.4Md d’habitants on en est à 3.000 morts pas à 300 millions !
L’humanité redécouvre que les épidémies font partie de l’histoire du genre humain. Nous vivons dans un monde entouré de virus et de bactéries. Les peurs du moyen âge font leur retour comme prévu !
Alors, le président l’a dit avec force : l’Etat paiera, on allongera les milliards, les dizaines de milliards, on fera tout ce qu’il faudra faire !
Il a appelé les Français à “faire bloc pour contrer cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens, la plus grave crise sanitaire qu’ait connue la France depuis un siècle”.
L’emphase inutile et anxiogène n’a qu’un but : susciter l’adoration du chef qui sait prendre les décisions qu’il faut, quand il faut, car le ton martial de l’intervention du président n’a eu pour but que de rassurer une population dont l’anxiété est entretenue savamment par des médias névrosés et de la maintenir dans la croyance de l’Etat tout puissant !
Derrière le discours martial du président, nous avons en fait affaire à une administration en mode panique et E Macron ne se fait que le porte-parole des angoisses de hauts fonctionnaires dépassés par une situation qu’ils n’arrivent pas à maitriser.
Mais il ne faut surtout pas en donner l’impression !
L’obsession de l’administration française est de maintenir absolument la fiction d’un Etat tout puissant, omniscient et protecteur.
Le virus n’obéit pas aux ordres de l’administration mais il ne faut pas le dire, il faut que la population ait une confiance absolue en son élite autoproclamée qui, bien entendu, maitrise la situation (je vous rappelle que tout est sous contrôle).
Alors, on prend des mesures décisives, on ferme tout … sauf les élections municipales qui demeurent une obsession de la macronie.
Et on n’oublie pas au passage la politique politicienne par des mesures susceptibles de satisfaire l’aile gauche de l’électorat en annonçant des mesures pour l’hôpital ; sans doute histoire de masquer l’état complet de délabrement de l’hôpital public qui pourrait s’avérer incapable de soigner plus de 3 ou 4.000 patients !
Alors, par peur de ne pas en faire assez, l’Etat fonctionnaire ne va pas hésiter à en faire trop et cela n’est pas sans rappeler l’épisode de l’épidémie de grippe H1N1 de 2009 à l’occasion de laquelle, Mme Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé, a passé commande, au nom du gouvernement, de 95 millions de doses de vaccin (pour 60 millions d’habitants) et organisé un vaste plan de campagne de vaccination dont le coût global a été estimé à 2,2 Md€ alors que seulement 8 % des Français se sont fait vacciner.
Un rapport d’enquête du Sénat avait évoqué, par la suite, le poids des lobbies pharmaceutiques qui avaient exploité sans vergogne la panique de nos hauts fonctionnaires et avaient poussé à la vaccination dans le cadre de juteux contrats commerciaux.
Qui paiera ?
Le problème est que l’Etat, même souverain, n’existe pas !
C’est une fiction juridique pour désigner un territoire, une organisation sociale, un groupe de population ; et cette fiction est poursuivie avec le mensonge de l’argent de l’Etat !
L’Etat n’a pas d’argent, il n’a que des dettes ou s’il a de l’argent c’est exclusivement celui de vos impôts présents et futurs !
Alors la question que je vous pose aujourd’hui est d’une simplicité enfantine : Qui va payer toutes ces dépenses alors que l’Etat est déjà au bord de l’asphyxie budgétaire ?
Avec une prédation fiscale au sommet de la hiérarchie mondiale, la marge d’augmentation est extrêmement faible et la révolte des gilets jaunes n’a pas eu d’autre cause qu’un excès de fiscalité.
Régulièrement, je reviens dans ces colonnes sur la mauvaise gestion des deniers publics par une clique incompétente qui se contente de vivre grassement sur le dos du reste de la population.
Quelles mesures devront être prises pour boucher des trous budgétaires colossaux qui vont en résulter surtout que Christine Lagarde, présidente de la BCE, a clairement indiqué que la BCE n’était pas là pour payer les dettes de tout le monde !
Et le pire c’est que l’écroulement de l’économie par la fermeture de tout n’aura aucun effet tangible sur l’épidémie qui va se poursuivre tranquillement jusqu’au moment où elle va s’arrêter (probablement fin avril avec le retour des jours chauds).
On pourrait bien assister prochainement à la faillite du tout Etat car ce qu’il faut redouter, avant tout, ce sont les conséquences économiques, budgétaires et fiscales d’un tel plan de généreuse distribution de l’argent qu’on n’a pas : un choc sur la dette et une hausse vertigineuse de la fiscalité !
Mais, rappelez-vous de l’essentiel : N’oubliez pas de vous laver les mains, enfermez-vous, l’Etat veille sur vous et allez voter dimanche !
Bien cordialement à tous !
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Le coronavirus aura appris — durablement sans doute — trois choses à ceux qu’il ne tuera pas :
– 1 – L’Etat n’existe pas
– 2 – La centralisation et l’égalitarisme son reflet sont le mal absolu
– 3 – Les hommes de l’Etat sont irresponsables, avides de pouvoir, cupides et mortifères.
L’Etat n’existe pas
Cet Etat que d’aucuns appellent de leurs vœux à tout bout de champ pour tout, que les hommes de l’Etat agitent telles les marionnettes à gaine d’un guignol dont ils sont les opérateurs, cet Etat est aux abonnés absents face au coronavirus.
Égaux à eux-mêmes, les hommes de l’Etat au nom de cet absent, de cet hologramme, interdisent à tout va. Car pour toute réponse en tout, ils n’ont qu’une solution : interdire, qui est l’expression basique du pouvoir.
Alors qu’il ne tient qu’à chacun de nous, non pas de ne pas attraper le virus, mais de pas le transmettre, les hommes de l’Etat se croient obligés au nom de l’Etat qui n’existe pas d’interdire massivement ce que chacun s’interdirait naturellement.
Ce faisant ils disloquent la société, le groupe, stupidement à l’intérieur de leurs frontières donc pour leur seul intérêt, puisque le virus n’est évidemment pas concerné par celles-ci.
Les italiens font très fort dans le théâtral, ils surjouent volontairement la pantomime étatique en paralysant leur pays. Magistrale magie qui va leur permettre de tenter de faire payer leur faillite consommée avant l’arrivée du coronavirus à la richissime Allemagne, Merkel a déjà la larme à l’œil.
La preuve nous est donc rapportée que l’Etat n’existe pas. Cette preuve est liée à l’extraordinaire démocratisation de l’information. Car le pouvoir n’existe que par la retenue d’information, l’initiation, le secret d’Etat.
Or internet dans le drame du coronavirus nous rend informés, plus sans doute que les hommes de l’Etat moins disponibles que nous pour le consulter.
Cette inversion de l’information est cocasse et porte un coup mortel à l’idée de l’Etat et à l’image des hommes de l’Etat, simples escrocs usurpateurs.
La centralisation et l’égalitarisme son reflet
Face au virus chacun de nous est seul. L’idée de solidarité et d’égalité ne résiste pas.
La centralisation, cette gangrène bureaucratique fille de la passion du pouvoir, qui s’appelle monopole dans une société ou l’économie prime sur la bureaucratie, la centralisation fait faillite.
Il fut un temps ou chaque ville moyenne abritait trois ou quatre cliniques. Cette diffusion de la force des soins serait bien utile aujourd’hui où la débrouille, la responsabilité individuelle, l’initiative personnelle seraient les seuls remparts crédibles face au virus.
Au lieu de cela nous avons des monstres administratifs, les hôpitaux, un seul par ville, voire un seul pour plusieurs villes, totalement déconnectés de la maladie qui est toujours individuelle.
En temps normal cette structure centralisée fait illusion par son volume. Son inadaptation à des missions de soins forcément individuelles n’est pas perceptible par le groupe, du fait de l’isolement sociétal de chaque malade. Mais quand tout le monde est malade en même temps, les tares du système sautent aux yeux de tous. A l’exclusion des croyants intégristes du collectivisme, évidemment, mais ceux-là…
Les hommes de l’Etat irresponsables
Au moment où j’écris ces lignes les élections municipales sont toujours programmées pour dans 48 heures.
Comment peut-on interdire les rassemblements de plus de 1.000 personnes, voire pire sous peu, et réunir plus de 40 millions de personnes pour aller voter ?
C’est à se demander si les hommes de l’Etat ont voté un jour avec le peuple, autrement que seuls devant les caméras.
Ont-ils participé aux files devant les tables de signature des listes électorales, devant les isoloirs ? Pensent-ils qu’investir l’isoloir juste derrière un malade contagieux est une bonne idée, un signe de civisme ? Ont-ils été assesseurs, tenant de l’urne ? Pensent-ils que le virus collé sur le bulletin de vote y reste sagement lors du dépouillement ?
Tout cela est scandaleux. Car de deux choses l’une, soit cette maladie est banale et n’a aucune raison de déclencher les mesures que l’on nous impose, soit cette maladie est dangereuse et réunir pour un vote plus de 40 millions de français est une écrasante responsabilité.
Je penche pour la deuxième hypothèse. Je me dis : pourquoi ?
Peut-être un peu le coût, mais ce ne peut pas être la raison profonde. Je crois tout simplement que les hommes de l’Etat s’accordent une importance démesurée.
Cette vue de l’esprit leur parait si fondamentale qu’ils sont prêts à tout faire pour qu’elle soit partagée par tous. Plier devant le virus serait, pour eux, un signe de faiblesse qui mettrait en danger leur théâtre de marionnette. Objectivement, ils n’ont pas tort.
Mais il est possible qu’ils n’arrivent pas à dissimuler les conséquences sanitaires de ce vote, si la maladie est du niveau de danger de contagion que l’on nous rapporte. Dans ce cas, les conséquences pour eux seront terribles.
Enfin, va voter qui veut, pour le résultat obtenu…. En ce qui me concerne, ce n’est pas là que j’attraperai le virus…
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Coronavirus : le révélateur"
Le gouvernement communique abondamment tous les jours et tient des propos rassurants : « Tout est sous contrôle » …
Et pendant ce temps, l’épidémie continue tranquillement de se propager sans être le moins du monde contrariée par les déclarations de nos politiciens fonctionnaires …
Les cours de la bourse s’écroulent de plus de 6% à l’ouverture, le marché du pétrole s’effondre de 20% à 35$ le baril.
En fait, tout se passe exactement comme prévu (ici) et (là) !
Et ce matin, notre sémillant et inénarrable ministre de l’économie, Bruno Le Maire, vient de faire une nouvelle déclaration fracassante :
L’effondrement des prix du pétrole sur les marchés mondiaux est “une très bonne nouvelle” pour les consommateurs, mais “pas forcément pour l’économie française” !
Et d’ajouter qu’au-delà du gain de pouvoir d’achat pour les consommateurs, l’effondrement du prix du baril “n’est pas forcément une bonne nouvelle”, a toutefois prévenu Bruno Le Maire, regrettant un manque de “coordination entre les grandes économies de la planète”.
Bien évidemment, il n’a pas fait cette déclaration par hasard et il y a au moins trois sous-entendus :
La baisse du prix du pétrole va entrainer une réduction des rentrées fiscales puisque si le prix à la pompe baisse, le montant de la TVA collectée, première recette fiscale de l’Etat, baisse aussi ! Or, l’Etat fonctionnaire voit déjà son monde fait de plans statistiques et de prévisions de croissances fantaisistes s’écrouler avec une prévision absolument certaine celle-là : le déficit budgétaire va littéralement s’envoler à la fin de l’année 2020 !
La baisse du prix du pétrole est une très mauvaise nouvelle pour tous les excités de « la violence climatique » et remet en cause la politique purement étatique de transition écologique et de gaspillage des deniers publics (et de vos impôts) dont le premier effet est de fermer des centrales nucléaires en parfait état de fonctionnement en vue de leur substituer des ENR inefficaces qui ne produisent rien et coûtent une véritable fortune,
On reconnait, au-delà de cette déclaration, les fantasmes habituels du fonctionnaire français totalement pétri de cette conception étatiste du monde qui veut tout contrôler les populations comme l’économie !
Car, c’est sûr, à en croire Bruno Le Maire, il vaut mieux un baril à 200$, un litre de carburant à la pompe à 2€ voire à 2.5€.
Ce serait tellement mieux pour nous tous si le carburant était beaucoup plus cher !
Déjà cela permettrait aux monarchies du golfe d’améliorer leurs fins de mois en profitant encore une fois de la rente pétrolière …. mais, ce faisant, il semble oublier que, malgré le cartel de l’OPEP, il y a un marcché avec application de la loi de l’offre et de la demande.
La demande diminue, le prix du baril diminue …. sauf chez M Bruno Le Maire !
Mais il est vrai que Bruno Le Maire a déjà eu l’idée de pondre un décret fixant un prix plafond des flacons de gel hydro-alcoolique obligeant les pharmaciens à revendre leur stock en dessous du prix d’achat !
Je vous rappelle que la revente à perte est interdite par la loi.
Quand on est capable d’énoncer de telles imbécilités, c’est sûr, on a le droit d’être ministre de l’économie payé 15.000 € par mois !
Mais il est vrai que Bruno Le Maire, qui utilise tranquillement les véhicules de fonction de son ministère pour se déplacer, n’a pas à subir les mêmes contraintes que le citoyen « de base » et qu’il voit les choses de beaucoup, beaucoup plus haut !
Je vous rappelle qu’il nous avait déjà fait son numéro avec la fameuse taxe GAFA qui allait faire cracher au bassinet fiscal français ces horribles américains … en oubliant un peu rapidement d’une part que, dans le cadre de l’utilisation d’un service, c’est toujours l’utilisateur final qui paie la taxe et d’autre part que les américains ne resteraient pas sans réagir ; ce qui fut effectivement le cas, obligeant notre magnifique ministre à remballer piteusement sa taxe !
Ce faisant, Bruno Le Maire oublie un peu rapidement que nous nous situons dans un monde qui consomme de l’énergie pour pouvoir fonctionner ; sauf à retourner au moyen âge et à la traction animale.
M Bruno Le Maire semble avoir oublié que le monde n’a résolument changé, et que le niveau de vie n’a pu s’élever qu’à partir de la révolution industrielle.
Mais, il est vrai qu’elle a eu lieu au Royaume Uni à partir du 18°s ; chez ces maudits anglais qui ne veulent pas respecter les règles fixées par les français !
Il faut donc rappeler à M Bruno Le Maire qu’il vaut mieux une énergie stable, abondante et bon marché qu’une énergie rare, chère et instable … même si elle est préconisée par l’administration !
Il n’y a pas de doute, avec Bruno Le Maire, nous tenons un véritable champion et, à travers cette opinion, il faut y voir une référence explicite à un monument du cinéma français : Le dîner de cons.
Et je le vois fort bien tenir le rôle du regretté Jacques Villeret, si vous voyez ce que je veux dire …
Bien cordialement à tous !
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ADDENDUM :
L’actualité évoluant assez rapidement, je permets d’ajouter quelques éléments à mon article afin de compléter votre information.
Bruno Le Maire semble en effet faire consensus au sein du milieu bancaire et financier ; c’est à dire que ses vues sont partagées par cette corporation. On nous parle de choc pétrolier à l’envers !
Il faut dire que les banques et compagnies d’assurances ont beaucoup spéculé sur les marchés et, malgré la stagnation économique qui avait déjà commencé à montrer son nez au quatrième trimestre 2019, les investisseurs ont continué à faire monter les cours de bourse comme si de rien n’était !
Tout le monde savait que cela allait s’arrêter un jour, et si vous me lisez régulièrement, vous savez que je prédis le retournement des marchés depuis au moins 2 ans !
Mais, avec tous leurs diagrammes et leurs statistiques très sophistiquées, ils n’en ont pas tenu compte ; ils ont continué à spéculer en faisant monter les cours à des niveaux sans rapport avec les perspectives de l’économie réelle !
Evidemment, maintenant, tout ce petit milieu commence à trembler devant les pertes qui vont s’accumuler car, à la bourse, quand ça commence à descendre, la panique aidant, plus rien ne peut empêcher la glissade et les cours plongent de plus en plus vite !
Par un réflexe moutonnier, tout le monde vend et il est alors impossible de stabiliser les cours !
On nous parle désormais d’entreprises qui vont faire faillite, dans le pétrole ou dans la banque !
Certes, mais c’est la règle du capitalisme : on investit après avoir mesuré les risques !
Seulement, dans le cas de figure qui nous intéresse, les investisseurs se sont dit que les banques centrales allaient couvrir tout ça par une émission massive de monnaie ! ils ont investi en dépassant toute mesure …
Nous y reviendrons en fonction de l’actualité.
Partager la publication "Ça krach de toutes parts !"
Ceci est extrait d’un arrêt rendu contre moi au profit de l’URSSAF, par le Pôle social de La Cour d’Appel de Montpellier, le 27 Janvier 2020, Minute n° 20/00043, N° RG 19/00231.
Je suis arbitrairement condamner à payer une somme exorbitante, pour un système d’assurance qui dans le domaine concurrentiel coûterait environ un tiers de ce que l’URSSAF me le facture.
Je passe sur l’idée développée dans cet arrêt qui prétend que l’URSSAF serait une société privée chargée d’une mission publique.
Que donc l’assurance maladie serait une mission publique, ce qui en-soi est déjà stupide.
Mais cette affirmation n’est pas accompagnée des références sur l’appel d’offres qui aurait précédé la mission et aurait vu l’URSSAF arriver en tête des différents prétendants, et déclarée de ce fait adjudicataire de cet appel d’offres.
Une mascarade donc. Que des magistrats sérieux — en apparence — comme des papes n’hésitent pas à écrire cela noir sur blanc, sans souci du ridicule de la situation, en dit long sur la dérive de notre société et de ses tribunaux.
Ces magistrats ont une capacité à avaler les couleuvres hors du commun.
Mais passons sur tout cela, retenons les idées de solidarité et de but non lucratif….
Sacrée solidarité
Elle prend un coup de néant ces jours-ci, elle tombe le masque.
Une épidémie foudroyante nous arrive de Chine.
Nous passons au stade 3, il ne s’agit pas d’assister à un spectacle dans une équivalence nouvelle du Parc des Princes, il s’agit de l’organisation de notre machine de soins solidaires la plus chère du monde, mais qui — Dieu soit loué — n’est pas à but lucratif, seulement à but ruineux.
Et donc…
Au stade 3, il ne faut plus aller à l’hôpital…. pourtant la Rolls de notre solidarité.
Il faut rester chez soi… Bingo.
Mais alors, chacun se soigne selon ses moyens.
Il est des “chez soi” où l’on peut se soigner comme à l’hôpital, voire mieux. Il en est d’autres où il est difficile, voir impossible, de se soigner.
Elle est où la solidarité que nous payons une fortune.
C’est l’histoire des pompiers dont tous les camions seraient en panne…. et dont les hommes auraient une peur panique du feu.
Quelle triste fin morale pour la solidarité… qui n’aura aucun effet sur la suite.
Je suppose que tous ceux qui vont crever chez eux sont à jour de leurs cotisations d’URSSAF et vont trouver tout cela parfaitement normal… solidaire.
Bien à vous. H. Dumas
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Si vous avez suivi les évènements, vous avez appris qu’il n’y avait pas d’épidémie et que c’était un phénomène juste localisé à la Chine ; puis finalement qu’il y en avait une !
Il n’y avait pas de risque en France puis finalement il y a des contaminés et même des morts !
Les gens qu’on a rapatriés de Chine n’avaient rien mais finalement l’épidémie dans l’Oise serait due à la contamination des militaires de la base de Creil qui ont été utilisés pour rapatrier les français de Chine et, eux, n’ont pas fait de quarantaine ! Autrement dit, par décision administrative, il semblerait que nous ayions-nous-mêmes importé le virus de Chine !
On ne pouvait pas mieux faire !
On nous a expliqué que l’épidémie était confinée dans un endroit puis finalement on apprend qu’il y en a partout !
On nous dit qu’elle n’est dangereuse que pour les vieux mais finalement des personnes plus jeunes meurent aussi !
Par mesure de sécurité, on ferme les musées, les salons, les écoles, les crèches mais on autorise les matchs de foot !
On interdit les marchés en plein air mais on autorise les supermarchés !
En fait, comme prévu, l’épidémie se joue des frontières, elle se répand de manière inévitable et il y aurait désormais plus de 100.000 cas confirmés dans le monde … sans compter ceux qu’on ne connait pas (il peut y avoir des porteurs asymptomatiques, mais contagieux, sans compter ceux qui guérissent tous seuls) !
Et maintenant toutes les régions françaises sont touchées et on a clairement affaire à une accélération de la multiplication des cas de contamination !
Nous sommes passés sans transition du monde virtuel d’une épidémie à la télévision à la réalité dramatique d’une épidémie avec ses morts et cette réalité se rapproche tous les jours …
Le métro était déjà très pollué, il va aussi devenir très dangereux …. Sera-t-il un jour prochain fermé par mesure de prophylaxie ? Même chose pour les bus et les trains de banlieue ?
On sent clairement que l’Etat fonctionnaire hésite à prendre des mesures plus coercitives; sans doute par peur d’en faire trop. Pour l’instant, il faut juste ne plus faire la bise, ni se serrer la main et se tenir à au moins deux mètres de son interlocuteur…
Mais, pas d’inquiétude, il y a des masques pour se protéger après avoir expliqué que ces masques ne servaient à rien et puis tiens non finalement il n’y en a pas ! J’ai questionné mon pharmacien : Il n’y a plus de masques depuis bien longtemps et aucun moyen d’en avoir !
Et le personnel médical a fait savoir qu’il n’avait pas envie de faire office, faute de matériel de protection, de victimes expiatoires de cette épidémie pour cause d’imprévoyance administrative …
En plus, il y aurait de vilains individus qui spéculent sur les gels hydro alcooliques, dont on peut d’ailleurs parfaitement se passer. Heureusement, le gouvernement veille et a pris un décret pour en fixer le prix plafond comme aux bonnes heures de la révolution quand on avait fait la même chose pour la farine dans le but d’éviter les émeutes ; sans résultat tangible !
Là où l’affaire devient comique, c’est lorsque l’on apprend que l’administration demande aux pharmaciens de vendre ces flacons de gel à perte, ce qui est interdit par la Loi décidée par cette même administration, car le prix fixé par décret est inférieur au prix d’achat.
On sent la fébrilité d’une administration qui patauge dans ses incohérences car elle découvre, effarée, que le virus, contrairement aux braves français, n’obéit pas ses oukases !
En fait, rien ne se passe comme l’administration l’avait prévu !
E Macron a eu la seule parole sensée : on a affaire à une véritable épidémie et on en a pour des semaines …
Il reste juste à souhaiter que le nombre de gens hospitalisés n’augmente pas trop car on pourrait découvrir que les hôpitaux n’ont pas les lits nécessaires, ni le personnel, pour les accueillir et les traiter !
Les milieux financiers de leur côté prennent la mesure des conséquences de cette pandémie qui va progressivement bloquer l’économie mondiale.
Les bourses plongent : le CAC 40 a perdu 1.000 points en 15 jours ! -4,14% rien que pour la séance de ce jour après – 2% hier jeudi !
En gros la panique s’installe, la fièvre est dans les esprits avant d’être dans les corps !
Le prix du pétrole est passé de 68 à 46 dollars le baril en un mois et il vient de perdre 9% sur une seule séance mais rassurez-vous le prix ne baissera pas vraiment à la pompe car sur 1.40 € de prix du carburant à la pompe il y a 0.90€ de taxes qui elles … ne baissent pas !
Même le cartel de l’OPEP n’arrive pas à enrayer la chute des cours (il faut dire que la Russie ne veut pas collaborer avec les monarchies du Golfe car elle estime pouvoir survivre même avec un pétrole à 40$ le baril). Détail intéressant : Un cartel est une organisation maffieuse illégale en droit national mais elle est autorisée lorsqu’il s’agit d’Etats qui s’entendent sur le dos du consommateur.
Les valeurs bancaires s’écroulent (Natixis chute de -20% depuis le début de l’année, et c’est -30% pour la Société Générale) car bien évidemment se pose la question du remboursement des créances douteuses qui ne pourront être recouvrées du fait de la défaillance d’entreprises ou de particuliers.
La compagnie aérienne Lufthansa bloque 150 appareils au sol sur une flotte de 750 ; les compagnies aériennes tombent les unes derrière les autres …
J’avais évoqué le risque d’une récession probable au deuxième trimestre. Elle est désormais certaine, la question qui demeure est désormais celle de son amplitude et de sa durée !
Les dégâts sur les entreprises et l’emploi risquent d’être immenses et nous pourrons alors toucher du doigt toute l’impéritie de l’Etat fonctionnaire incapable de s’adapter et de réagir !
Aucune banque centrale ne pourra enrayer cette déroute. L’émission de monnaie ne soigne que la fièvre monétaire pas la fièvre infectieuse liée à un virus
Et la question que personne n’ose évoquer est : le surendettement mondial va-t-il avoir des conséquences néfastes et va-t-il provoquer une crise systémique ; spécialement en cas de retour de l’inflation qui obligerait les banques centrales à augmenter les taux avec un risque sur les dettes publiques des Etats surendettés ?
La « politique » irresponsable de nos chers dirigeants de poursuivre dans la voie de l’endettement forcené pourrait bien prendre fin, de manière inattendue, du fait de l’envolée des taux ! Le gouvernement aura alors quelque mal à expliquer pourquoi il doit réduire certaines dépenses …à la grande colère de leurs bénéficiaires !
J’attends avec impatience les statistiques de l’INSEE concernant l’activité au mois de février et les ventes de voitures neuves …. qui avaient déjà trébuché en janvier !
Pendant ce temps, les écolos se taisent, ils n’ont rien à dire. Le virus ne serait pas climatique, il ne serait pas écologique ou est-ce qu’ils n’ont pas de solution miraculeuse à proposer ?
En tout cas, le sauvetage de la planète et les émissions mortelles de CO2 (qui n’est pas un polluant), tous ces soucis de bobos friqués, vont passer au second plan !
Bon, pour l’instant vous ne manquerez pas de produits alimentaires dans les rayons de vos supermarchés car ce sont, pour l’essentiel, des produits locaux ou régionaux. Par contre, il faudra vous attendre dans les prochaines semaines à des ruptures de stock de vos produits chinois favoris (téléphones portables, ordinateurs, télévisions, gadgets en tous genres !).
Non, non, vraiment, il n’y a pas de raison de s’inquiéter puisqu’on vous assure que tout est sous contrôle
La suite risque d’être désopilante !
Bien cordialement à tous !
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Je propose d’éclaircir d’abord quelques déviances sémantiques qui entretiennent des croyances occultantes.
La nation
Il s’agit d’un terme pompeux, qui magnifie l’agressivité des groupes humains, destiné à faire oublier les carnages imbéciles que cette agressivité génère.
Tout commence par le fait que l’homme seul est impuissant à vivre. Il est donc tenu de se regrouper. De nombreux motifs sont aptes à créer des regroupements. Par exemple les affinités, les croyances partagées, les liens du sang, les liens du travail, des passions, etc…
Evidemment, le regroupement peut aussi être géographique, matérialisé par une frontière, c’est le cas du regroupement que l’on appelle nation.
Donc, la nation est un regroupement comme les autres, juste un peu plus difficile à gérer si l’on accepte qu’à l’intérieur de celui-ci les autres puissent s’épanouir en sous-regroupements.
Ergo, la nation n’est pas un machin justifiant une dévotion quelconque, mais juste un système de regroupement, qui vaut ce qu’il vaut, dont il faut noter qu’il nous est imposé sans que nous soit demandé notre avis. C’est un peu cavalier.
La loi
Encore un terme pompeux pour désigner tout simplement les conventions de fonctionnement que tout groupe est obligé de se donner. En règle générale l’appartenance à un groupe implique l’adoption des conventions qui le régissent, où la création de ces conventions si le groupe est naissant.
L’acte d’acceptation des conventions peut être volontaire ou imposé. Dans le cadre de la nation il est imposé, ce n’est pas l’idéal.
En conséquence de tout cela, la justice et les magistrats n’ont pas une charge quasi divine visant à faire respecter une loi elle-même issue de l’absolu, mais tout bêtement la charge ordinaire de faire respecter — ou évoluer — des conventions humaines, aussi éphémères et relatives que les regroupements des hommes qui les ont établies.
L’Etat
Là, c’est le pompon. L’Etat est une abstraction. Personne n’a vu l’Etat, personne ne lui a serré la main. L’Etat n’existe pas.
C’est un terme immatériel qui désigne un regroupement spécifique, le plus souvent géographique, un terme qui ouvre des droits exorbitants totalement injustifiés, allant jusqu’à “la raison d’Etat” qui est tout sauf raisonnable.
Cette abstraction trouve à s’exprimer exclusivement par le biais d’individus qui prétendent la représenter.
Prétendre intervenir dans la vie des autres à travers le pouvoir d’une abstraction est une escroquerie, que cela soit clair.
La définition de l’escroquerie ne prête pas à confusion : “L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.”
Donc, convaincus que l’Etat n’existe pas nous regarderons différemment “les hommes de l’Etat”, un terme qui ne peut désigner que des escrocs.
Un groupe peut se donner des représentants, des mandataires, qui interviennent pour les individus composant le groupe et leur rendent des comptes, mais personne ne peut se prévaloir d’une abstraction pour imposer quoi que ce soit aux individualités.
Ceci posé
Tout groupe possède des biens ou dépend d’activités, qui sont sa raison d’être, sans lesquels il n’existerait pas.
Trotski, comme nous l’avons déjà vu, a théorisé l’idée qu’un coup d’Etat n’est pas une aventure philosophique comme se vante de l’avoir été la révolution française, mais la prise, par la force à l’aide de quelques individus déterminés, des biens ou activités qui sont la raison d’être du “groupe nation”.
Ce constat permet de comprendre pourquoi les hommes de l’Etat ont mis la main sur, par exemple : les chemins de fer, l’électricité, la santé, l’aviation, l’eau, les produits fossiles tirés du sol, l’éducation, la monnaie, etc… autant de points stratégiques, qui déterminent la marche du groupe nation.
Par exemple, l’abstraction “l’Etat Saoudien” tire d’énormes revenus de la vente du pétrole, que de biens réelles familles, prétendant représenter l’Etat, se partagent.
En France, ce n’est ni pour rendre service, ni par souci d’équité que les hommes de l’Etat ont capté et maîtrisent fermement tous les secteurs essentiels, payant à prix d’or – privilèges inclus — ceux qu’ils emploient pour les faire fonctionner, c’est pour posséder le pouvoir sur le groupe France.
Pourquoi peut-on parler d’un coup d’Etat ?
Le fait de maîtriser ces activités pour les hommes de l’Etat, au lieu de laisser des opérateurs privés s’en charger, n’est pas un signe de liberté mais de collectivisme. Cependant, le collectivisme, même s’il entrave les libertés individuelles, n’est que la première marche du coup d’Etat. Pour que ce dernier soit constitué il faut en plus que la maîtrise évoquée soit exclusivement réservée à un groupe homogène, dont les membres sont liés entre eux intellectuellement et matériellement.
Le coup d’Etat
Ce qui détermine le coup d’Etat français est le fait que tous ces points cruciaux, sans exception, sont dirigés par une seule et même caste : les technocrates.
Pour investir ces points clefs ils ont utilisé la ruse, en deux temps
L’initiation
Dans un premier temps les technocrates, au service des hommes de l’Etat de l’époque, se sont contentés de complexifier les règles du groupe.
Par exemple, en 1965, vous vous mettiez d’accord avec un propriétaire pour lui acheter sa maison. Vous vous tapiez dans la main pour sceller l’accord, puis un notaire pouvait en huit jours vous établir un acte officiel d’une dizaine de pages, le tour était joué.
Aujourd’hui, dans la même situation, plus personne ne conclut un accord en se tapant dans la main, plus personne n’a confiance en la parole d’un autre. Un notaire pour établir un acte de vente, qui va faire une centaine de pages, doit demander une multitude de documents, tous très longs à obtenir, l’ensemble générant des frais vertigineux. Alors que pourtant le problème n’a pas changé, vous vous êtes simplement mis d’accord avec une tierce personne pour lui acheter sa maison.
Ce sont les technocrates qui, tout en prétextant rendre service, complexifient artificiellement des situations de tous les jours, simples, que vous n’êtes plus capable de maîtriser seul après leur intervention.
Cela a tous les niveaux, toujours au motif bateau de vous rendre service, de vous protéger. Comme si nous pouvions être protégés de notre fragile condition humaine autrement que par notre courage personnel.
Cette complexité artificielle engendre la méfiance que provoque l’ignorance, crée une classe d’initiés spécialisés, formés avec la complicité de l’éducation nationale qui fait croire qu’elle est indispensable au processus, ce qui est faux.
Jusque-là, la situation inutilement complexe n’est que désagréable.
La démocratie — à ne pas confondre avec le droit de voter, qui existe même dans les pires dictatures où il devient souvent une obligation – peut survivre à cette sottise. Il suffit que le pouvoir soit partagé, pour ne pas devenir absolu, exclusif. C’est le cas jusqu’en 1980.
L’exclusivité
Nous arrivons au coup d’Etat.
Mitterrand décentralise le pouvoir, pensant en priver la technocratie qu’il n’aimait pas, qui ne l’aimait pas non plus.
Les élus représentant le contre-pouvoir du peuple se retrouvent en première ligne face à la complexité mise en œuvre par la technocratie.
Ils ont alors deux possibilités :
– S’insurger contre cette complexité technocratique et la dénoncer. J’ai connu des élus de cette trempe.
– Aller à Canossa, s’en rapporter aux initiés, aux technocrates, leur laisser les commandes, le champ libre, ne faisant — telles des figurines de théâtre — que semblant de prendre des décisions, de donner des ordres.
Il faut dire que dans le premier cas l’élu se trouve en opposition avec sa population, qui pourtant aurait un intérêt évident à ce que les complexités technocratiques artificielles soient supprimées, mais qui a succombé à la propagande et croit dur comme fer qu’elles sont des protections pour elle.
Nous avons basculé
Nous ne sommes plus dans une société collectiviste, égalitariste, ce qui déjà serait frustrant pour les libertés. Nous ne sommes pas dans la philosophie, dans l’engagement politique, nous sommes dans la pratique, matériellement dans une dictature technocratique.
Une seule classe, les technocrates, tous formés avec les mêmes moyens par l’éducation nationale, tous soudés par leur appartenance à ce monde d’initiés, tous participant à la complexité exponentielle, imbus de leur pouvoir, méprisant pour la populace non initiée, a pris la totalité des points névralgiques du groupement France, en dissimulant l’évènement derrière la formule abstraite “d’intervention de l’Etat”.
Ils prétendent agir au nom de l’Etat, qui n’existe pas, qui ne s’exprime que par leurs voix, eux “les hommes de l’Etat”.
A partir de là, après ce coup d’Etat, magistral, parce que largement aussi pervers que celui de l’église pendant un gros millénaire, nous n’avons aucune chance de recouvrer la liberté. La population n’est même pas en situation de pouvoir imaginer qu’elle peut exister.
Malgré la souffrance dans laquelle la situation la projette, elle n’a pas les moyens de comprendre ce qui se passe. La menace du chaos, aujourd’hui sophistiquée, allant jusqu’à lui promettre la mort générale en cas de simplification, de rejet de la technostructure garante de l’écologie suprême complexité, la tétanise.
C’est pire que la peur du Dieu père fouettard, c’est la mort par simplification qui tétanise la population.
Et pourtant, n’est ce pas le pouvoir de ramener à la simplification, à la compréhension, la complexité de la nature qui, au fil des siècles, nous a fait ce que nous sommes, nous a permis de percer de nombreux mystères apparents de la nature ?
Le coup d’Etat de la technocratie, sous des apparences de compétence, nous entraîne par captation du pouvoir par les seuls technocrates, vers des obscurantismes dont nous allons mettre très longtemps à sortir, au prix probablement de grandes souffrances à venir.
Bien à vous. H. Dumas
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Comme je l’avais annoncé, le gouvernement vient d’engager sa responsabilité dans le cadre de la procédure de l’article 49-3 de la constitution dans le but de forcer à l’adoption de son projet de loi sur la réforme des retraites.
Cette décision a été prise à l’Elysée, fin de semaine dernière, à l’occasion d’une réunion à propos de la crise épidémiologique du coronavirus.
Ce faisant, il stoppe le débat parlementaire et le texte du gouvernement sera réputé adopté si l’opposition n’arrive pas à obtenir un vote majoritaire de la mention de censure qu’elle doit déposer sur le bureau de l’assemblée.
Evidemment, nous ne sommes plus vraiment dans le cadre du grand débat tel qu’il avait été mis en avant par E Macron lors du mouvement des gilets jaunes !
J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer le caractère si particulier de la Vème république dans lequel la démocratie n’est exercée que de manière intermittente une fois tous les cinq ans par les français.
Conformément à la conception gaullienne du pouvoir, le président n’a de comptes à rendre qu’aux français, une fois tous les cinq ans, et sûrement pas devant le parlement !
Le macronisme y a ajouté une forme autoritaire avec l’idée que le parlement n’est désormais plus qu’un accessoire ou une annexe de l’exécutif.
Cette pratique constitutionnelle pose néanmoins deux types de questions :
Est-on en présence d’un « coup d’Etat constitutionnel » ?
Même pas puisque cette faculté est explicitement ouverte par la constitution elle-même ! On peut aussi considérer que l’obstruction systématique de l’opposition, et principalement de la LFI, n’est pas de nature constructive (beaucoup d’amendements se bornent à déplacer des virgules et des points), et que de ce fait, le pouvoir n’a pas à être l’otage d’une fraction extrêmement minoritaire des députés.
Seulement, la réforme est rejetée par une majorité de français et il subsiste plusieurs zones d’ombre qui ne sont pas de nature à rassurer. Il s’agit notamment de l’âge de départ en retraite, du financement, de la valeur du point de retraite. Tout cela n’est pas clairement fixé et on peut penser que c’est volontaire de la part de l’exécutif …
Le gouvernement a-t-il choisi de passer, vite fait, en force alors que la population commence à être surtout préoccupée par le développement de l’épidémie de coronavirus ?
On peut le penser mais il prend le risque que la contestation redescende dans la rue avec le cortège de violences auquel on assiste depuis novembre 2018 … sauf interdiction des rassemblements pour cause de coronavirus !
En fait, le gouvernement cherche l’ouverture et n’a cessé de louvoyer pour essayer de désamorcer la contestation en divisant le front syndical. On sait néanmoins qu’il s’agit d’un projet totalement technocratique, émanant d’un gouvernement technocratique, qui concerne l’ensemble des français mais dont on ne sait finalement pas grand-chose ; ce qui est pour le moins curieux !
D’ailleurs, les récents cadeaux faits aux fonctionnaires (notamment de l’éducation nationale) sont une manière évidente d’acheter la paix sociale pour affaiblir le front syndical au prix d’un affaiblissement durable des finances publiques qui … n’avaient vraiment pas besoin de ça !
D’une manière plus générale, on en revient à cette question : fallait-il faire cette réforme ?
On sait que la France a les dépenses sociales le plus élevées de l’OCDE et bien plus élevées que les autres pays de l’Union Européenne. Les cotisations sociales pèsent lourdement sur les entreprises en laminant leur compétitivité et, partant, leur capacité à investir et à embaucher.
Il ne faut pas chercher plus loin le taux de chômage anormalement élevé qui subsiste dans ce pays !
Le système est à ce point déséquilibré qu’il génère de manière constante des dettes qu’il faut compenser soit par des augmentations d’impôts (voir la CSG) qui sont de plus en plus mal acceptées par la population compte tenu du niveau déjà excessif de la prédation fiscale soit par l’emprunt ce qui explique en partie le montant astronomique de la dette publique qui culmine désormais à 100% du PIB !
Il en résulte un grave et malsain déséquilibre des finances publiques et de l’économie du pays et une violation permanente des règles européennes de stabilité budgétaire que nous avons imposées à l’Allemagne en vue de l’adoption de l’€ ; € que nous avons imposé (sous Mitterrand) à l’Allemagne en échange de sa réunification !
La réforme est nécessaire … Mais le problème de fond qui se pose est celui-ci :
Est-ce que la réforme que veut faire le gouvernement est celle qu’il fallait faire ?
Pour ma part, je ne le pense pas surtout que pour certaines caisses de retraite le pillage est évident !
J’en veux pour preuve le régime des avocats (CNBF), excédentaire, dont le pouvoir veut littéralement pomper la trésorerie après avoir expliqué à cette corporation (dont j’ai fait partie) qu’à partir de la réforme ce sera beaucoup mieux puisque les avocats cotiseront deux fois plus pour toucher deux fois moins !
Il faut quand même un certain aplomb pour oser pareille affirmation et on aurait voulu ouvertement se moquer du monde qu’on n’aurait pas pu s’y prendre autrement !
En fait, le gouvernement s’est enferré tout seul dans une idéologie égalitaire et redistributive dont il n’arrive pas à sortir ; à savoir le maintien à toute force de la retraite par répartition dont on sait pourtant qu’elle n’est pas en mesure d’affronter le choc démographique du vieillissement de la population et de la diminution constante du nombre d’actifs !
Car, il ne faut pas oublier que la répartition est un système de spoliation légalisé visant à faire payer les retraites par les actifs en tenant compte d’un schéma démographique et économique fixé à un « instant T » mais en oubliant que ce schéma évolue en permanence ; ce qui explique d’ailleurs les replâtrages successifs, mais jamais suffisants, faits par la technocratie avec les réformes Juppé et Fillon notamment !
Nous nous situons clairement dans le cadre d’un schéma de Ponzi et les jeunes générations sont parfaitement conscientes qu’elles paient actuellement des cotisations de retraite pour des droits qui seront totalement inexistants dans trente ou quarante ans !
Seulement, personne en France ne veut entendre cette vérité et surtout pas les salariés du secteur public et le pouvoir, en essayant de colmater des brèches béantes, sacrifie seulement l’avenir pour pouvoir sauver le présent et surtout sa propre situation personnelle !
Car le but non avoué est de sauver les régimes de retraites du public payées par le privé puisque ce sont les caisses du public qui sont déficitaires !
En outre, l’opacité technocratique est renforcée par le fait qu’il s’agit, pour l’essentiel, d’une loi-cadre prévoyant l’habilitation du gouvernement à « légiférer » par ordonnances.
Le gouvernement légifère et le parlement n’a plus rien à dire !
Nous nous situons manifestement dans la confusion des genres et des pouvoirs dans le cadre de la technocratie la plus aboutie avec une neutralisation complète du parlement, devenu la cinquième roue du carrosse républicain !
Certains, conformément aux expressions désormais utilisées de manière complaisante, parleront de viol démocratique !
A partir de là, il y a deux hypothèses :
Soit le gouvernement veut pouvoir faire preuve de souplesse et adapter son régime universel en fonction des difficultés et des exigences financières et démographiques qui ne manqueront pas d’évoluer dans les prochaines années et ultérieurement (le gouvernement a prévu une entrée en application de la loi sur un très longue durée avec l’extinction en 2060 des régimes spéciaux du fait du départ en retraite de leur bénéficiaires) ! Or, on le sait, la souplesse est une notion totalement étrangère à l’administration …
Soit, et je penche pour cette solution, le gouvernement ne sait pas ce qu’il va faire et compte improviser en fonction des difficultés qui vont probablement être immenses ! Nous serons dans le replâtrage permanent !
Comment en est-on arrivé là ?
Malgré plusieurs révolutions (1789, 1830, 1848), le France est un pays qui a une conception monarchique du pouvoir avec ses élites (ENA) qui ont, par ailleurs, une vision autoritaire et hiérarchique de la démocratie représentative.
Les politiciens français, qui sont souvent issus de l’ENA, sont des étatistes forcenés qui ne voient l’avenir de la France qu’à travers l’action de l’Etat, avec ce fameux « service public à la française » qui serait une exception, tout comme l’exception culturelle, mais qui n’est qu’une manière de protéger les rentes de situation !
En fait, la France de l’ancien régime n’a pas disparu en 1789, elle a muté, et une élite en a remplacé une autre … mais les pratiques restent les mêmes !
De ce fait, E Macron a, comme l’ensemble de l’élite française, une conception verticale et hiérarchique de la démocratie avec à sa tête cette élite éclairée, arrogante, choyée, fidèle et engraissée par nos impôts, seule apte à comprendre les problèmes complexes de nos sociétés modernes.
Cela signifie que, pour le macronisme, la démocratie est acceptable, mais qu’il ne faut pas exagérer …ce que j’avais expliqué dans cet article.
Quoiqu’il arrive, rien que le pouvoir !
En outre, le discours de cette élite est empreint d’une certaine dose de cynisme manichéiste dont le but est évidemment de permettre de se maintenir au pouvoir, coûte que coûte et quoiqu’il arrive, car, elle seule, tel le phare d’Alexandrie, est en mesure d’éclairer le monde !
On en arrive à une situation absurde :
Lorsque le vote du peuple lui est favorable, l’élite estime que la démocratie a bien été respectée même si l’électorat qui lui a été acquis ne représente que de 23% des voix au premier tour de l’élection présidentielle ; le scrutin à deux tours amplifiant artificiellement la victoire du camp vainqueur.
Mais lorsque le vote lui est défavorable (ou en cas de contestation populaire de type gilets jaunes), elle clame que nous avons affaire à des dérives populistes inacceptables et n’hésite pas alors à utiliser la répression policière pour calmer cette vile populace abrutie qui ne comprend rien !
L’élite est donc tout à fait pour la démocratie mais seulement dans la mesure où elle lui reste toujours favorable !
On a reproché à E Macron d’agir comme un dictateur … et c’est vrai que les français n’ont pas manqué d’observer que le président agissait avec une bonne dose d’autoritarisme et qu’il ne supportait pas la contradiction surtout … populaire !
En fait, c’est surtout la marque d’une dérive profonde du pouvoir technocratique avec l’aggravation de la césure entre une élite et la population jusqu’au rejet de l’une par l’autre !
Car rien ne dit que la population va toujours l’accepter …
Bien cordialement à tous !
Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.
Ce billet est très important – en tout cas pour moi – je vais m’efforcer d’y consigner la synthèse de ma vision des choses, puis d’en faire la démonstration pratique par l’exemple.
In fine, pas de panique, aucune bouffée d’orgueil à l’horizon, il ne s’agit que des pensées d’un homme très ordinaire, insignifiant même par rapport à l’univers qui nous abrite, sans doute accidentellement. N’y attachez pas plus d’importance qu’il ne faut.
Le premier constat objectif que je vous dois est d’insister sur la chance que ma génération a eu de vivre un temps de liberté inhabituel pour les hommes. Défendrais-je avec acharnement cette envie de liberté, collée à ma peau, si je ne l’avais jamais connue, comme mes parents ou mes enfants ?
Mes parents étaient les esclaves de l’Eglise, mes enfants sont les esclaves de la technocratie. Les deux fonctionnent sur le même modèle, nous y reviendrons.
Nous avons été libres, non seulement libres mais de plus en plus libres, jusqu’au renversement. Il en a été ainsi de 1960 à 1980, vingt ans, c’est énorme.
Pour ceux qui n’ont pas connu cela, sortir de l’esclavage c’est sortir de la caverne de Platon, donc se projeter sans savoir qu’il existe vraiment autre chose, que la liberté n’est pas une simple aspiration, qu’elle est accessible.
Parlons des servitudes
La méthode est toujours la même. D’abord une entité abstraite, Dieu pour l’Eglise, l’Etat pour les technocrates. Puis, des “escrocs”, lucides ou croyants eux-mêmes, prétendent représenter cette entité abstraite.
A partir de sentiments diffus et ressentis de tous, de principes naturellement acceptés, tels que la compassion, la peur, l’instinct de survie, la sexualité, le pouvoir, l’ambition, la mort, etc… nos “escrocs” vont établir, et complexifier au maximum, des règles de soumission, que tous accepteront de respecter, volontairement ou par la force.
Il faudra convaincre la masse que ces règles sont établies dans son intérêt, que sans elles ce sera le chaos. C’est la mission du fondateur charismatique. Ici, la plupart du temps se glisse un quiproquo, le fondateur aboutit rarement lui-même, ce sont ses disciples qui mettent en musique, sans suivre forcément sa partition.
Quand le tour est joué, la pérennité du système va dépendre des circonstances et de la détermination des premiers disciples.
Ensuite, il faudra acheter la partie de la population qui va imposer le système aux autres. C’est là que la chose devient délicate. Les zélotes seront de plus en plus exigeants et évidemment naturellement peu scrupuleux.
Les escrocs vont se retrouver à la tête d’une bande peu recommandable, sauf quelques illuminés dangereux qui n’auront rien compris. Ne négligeons pas ces illuminés, ce sont eux qui assurent la survie du système, lui donnent l’apparence d’une réalité. Il peut arriver, au plus fort de ces systèmes malhonnêtes et liberticides, que les illuminés soient majoritaires dans la population. C’est très embêtant.
Deux modèles
L’Eglise donc. Ses deux outils sont la confession et le célibat des prêtres. Ses principes sont tirés, selon les besoins, des dix commandements relativement rigides et des Évangiles largement interprétables à la demande.
La confession sera l’outil destructeur des libertés, le célibat le tour de magie qui épate. Une armée d’intellectuels dévoués va pondre, au fil des siècles, des lois à tour de bras. Les contraventions à ces lois coûtent cher, jusqu’à la vie.
La carotte est pour demain, c’est le paradis. Tout cela nous laisse aujourd’hui incrédules et a fini sur des scandales en cascades.
Requiem.
La technocratie. Elle débute, mais en accéléré, cela est dû sans doute à notre l’époque, où tout s’accélère.
Ses outils sont l’éducation nationale et Bercy. L’asservissement découle tout naturellement de la loi. Là, nous sommes gâtés. Le principe est que nul ne puisse être en règle, donc la complexité et la masse des lois sont essentielles. Pas de problème de ce côté-là.
Les zélotes sont sélectionnés par l’Education nationale, puis achetés avec l’argent prélevé sur les esclaves par Bercy, au moyen d’avantages artificiellement protecteurs et coûteux.
Les carottes sont les promesses d’égalité et — c’est le comble — de liberté.
Les esclaves se révoltant ne sont pas exécutés, simplement ruinés, ce qui n’est pas si différent.
Le coup d’arnaque magnifique, la vraie mise en orbite, fut pour la technocratie d’annihiler la démocratie et son principe de séparation des pouvoirs, en réduisant les élus à un rôle de figurant. Ceci grâce à l’avalanche des lois, à leur complexité, dont les élus acceptent de porter la responsabilité, alors qu’en réalité ils ne sont pour rien – ou bien peu — dans leur établissement.
Tout élu en régime technocratique est susceptible de tomber pour ne pas avoir appliqué des lois qu’il ne connait pas ou ne comprend pas. L’élu est donc entre les mains de la technostructure, qui le convainc qu’elle seule peut appliquer ces fameuses lois et lui donner ainsi les moyens d’acheter sans danger les voix qui lui permettront de conserver la situation honorifique et gratifiante, qu’il a conquis un Dimanche par hasard ou par intrigues.
Et vogue la galère, les intrigants sont au pouvoir, la dictature technocratique n’est pas un fantasme, un délire, mais bien une réalité.
Oui, mais…
En dehors des illuminés qui y croient, mais dont les technocrates supérieurs qui sont aux commandes se méfient, la masse des zélotes reste composée d’escrocs indélicats.
Leur nature les trahit. Comme le scorpion, ils ne peuvent pas se retenir, malgré leurs promesses, de piquer la grenouille qui les prend sur son dos pour traverser la rivière.
Et l’on arrive à cette chose extraordinaire, comme avec l’Eglise, que ce sont les donneurs de leçon de la technostructure qui sont les plus grands foyers de malhonnêteté.
Drôle de prise de conscience de s’apercevoir que l’escroc dont nous devons le plus nous méfier, dont la mauvaise foi est sans limite, est justement l’Etat.
Cet Etat qui a la prétention de dicter notre vie, de l’organiser pour notre bien. Enfin quand le dis l’Etat, je veux dire les hommes de l’Etat, puisque l’Etat, rappelons-le, est une abstraction.
L’exemple
Il est rochelais. Cette belle ville a attiré des technocrates pur jus. Ils n’en peuvent plus. Ils se la pètent à mort. Rien ne les arrête. La loi n’est pas pour eux.
En revanche pour les autres elle est terrible. Ils l’appliquent dans tous ses détails, avec célérité et zèle.
Une sorte de grand écart dangereux. D’ailleurs, bingo, ils se sont pris les pieds dans le tapis, fort.
Ils ont établi le PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal) le plus sot, le plus directif et le plus coercitif du monde. Au point qu’ils ne peuvent pas l’appliquer eux-mêmes. D’ailleurs ils ne cherchent pas à le faire, tant ils se voient au-dessus de la loi, dans leur tête.
L’exemple n’est pas exactement lié au PLUI, mais il est de la même veine.
Les écologistes locaux s’entendent comme larrons en foire avec la technostructure locale, ce sont les illuminés de service. Actifs, assoiffés de pouvoir, comme toute minorité qui se respecte, ils sont toujours prêts à interdire.
Ces écolos ont décidé un truc incroyable, la réalisation d’un marais en pleine ville.
Pour être sûr de leur coup, ils ont porté ce projet entre copains, de la façon la plus restreinte qui soit, à l’aide de réunions de propagande qualifiées de consultations, oubliant la majeure partie de la population.
Nous sommes quelques-uns à dénoncer la situation.
Car, figurez-vous que ces écolos, et le maire qui a besoin d’eux pour être réélu, ont réalisé ce projet alors qu’ils n’en avaient pas la compétence.
Ainsi dans la plus parfaite illégalité, ils ont balancé plus de cinq millions d’Euros dans la nature, au profit des petits oiseaux et pour le plus grand bonheur des moustiques à venir. Demain à La Rochelle on viendra faire la bombe, mais la bombe à moustiques.
Tout cela ne serait pas bien grave.
Mais, le préfet et le Tribunal Administratif de Poitiers couvrent sans limite ses errements.
Nous sommes physiquement dans l’arnaque technocratique, la loi qui s’impose à nous et pas à eux. Les lois liberticides qui nous écrasent, qu’ils négligent impunément.
Le pire c’est la mauvaise foi de cette technostructure, sa suffisance, son impunité.
Je vous propose de lire ce recours, pour en prendre la mesure. Je vous ferai part des condamnations que je vais récolter : https://ahp.li/ff2f99e6a2aa92f96c49.pdf
Ce billet fini, je le trouve un peu long et pas si convainquant que je l’aurais souhaité.
Je vous promets de recommencer, jusqu’à que je sois plus clair, tout cela est si simple, si ordinaire. Et cependant il n’est pas facile de le dire sans passion, donc sans complexité
Bien à vous. H. Dumas
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La réforme des retraites a fait couler tant d’encre et de salive… Pourtant, il y a beaucoup d’encre ou de salive que je continue de ne pas comprendre.
Par exemple.
Par exemple, certains semblent s’étonner : au petit jeu de cette « réforme », il y aurait quelques (petits) gagnants, et énormément de (gros) perdants. Ces gens-là ne savent-ils réellement pas que telle était la genèse même du projet ? Bruxelles l’avait dit : le coût global des retraites était trop élevé dans notre pays ! Vraie ou fausse, une affirmation répétée à chaque occasion par tous nos jeunes coqs oligarques, et cela depuis des mois, sinon des années. La réforme, c’est pourtant aussi cela : une réduction à prévoir toujours plus importante du « budget » global « retraites ».
Par exemple, certains font semblant de s’étonner ou s’étonnent réellement : nombre de régimes « spéciaux », que la réforme devait faire disparaître, se trouvent finalement confortés. Pourtant, comment s’étonner ? Où a-t-on vu un état combattre ses soutiens ?
Par exemple, toute une basse-cour s’indigne que cela finisse par un « 49–3 ». Pourtant, comme je m’en suis expliqué dans un précédent article, un « patron » (chef d’entreprise, chef militaire, commandant de bateau…) a certes le souci que ses décisions soient comprises et emportent l’adhésion ; ce qui le différencie fondamentalement d’un administrateur. Un administrateur administre, prend des directives auxquelles les administrés n’ont d’autre choix que de se soumettre. Chacun sait bien que nous ne sommes plus dirigés, mais administrés, et l’utilisation du « 49–3 » est un acte naturel d’administration. Que pouvait-on attendre d’autre ?
Par exemple, certains s’étonnent de tout le battage produit autour de ce fameux coronavirus. Un virus qui pour le moment n’a pourtant tué que les personnes… déjà malades d’une autre maladie. « Une maladie qui tue modérément, 2 % des malades. Sauf chez les vieux, entre 10 et 15 %. » (Henri Dumas : Macron et le coronavirus). Pourtant un enfant comprend que lorsqu’on fait trembler les foules et qu’on leur suggère qu’on pourrait les protéger, on se trouve dispensé de parler des sujets sérieux (invasion migratoire, fiscalité confiscatoire…).
Une société administrée est par nature une société soumise au despotisme administratif. Un despotisme sans mesure, sans limites, et sans états d’âme. Lors des dernières élections présidentielles, les Français ont voté pour l’Homme de Bercy. De quoi font-ils semblant de s’étonner aujourd’hui ?
Dernières élections : Dieu veuille que cette formule ne soit pas prémonitoire !
Et pour finir : certains s’étonnent ou font semblant de s’étonner que la « réforme » pille sans vergogne toutes les « caisses » excédentaires. Pourtant, qui ne sait pas que depuis toujours Bercy lorgne sur ces caisses ? Confisquer, depuis les biens des Juifs pendant l’occupation, jusqu’aux caisses de retraites aujourd’hui, en passant par tant et tant de contribuables ruinés… confisquer encore et toujours… Qui peut prétendre être surpris ?
Il est attribué à Roman Polanski pour son film « J’accuse », l’affaire Dreyfus racontée du point de vue du Colonel Picquart, qui au péril de sa carrière et de sa vie, n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.
« Condamné par la justice américaine dans une affaire d’abus sexuel sur mineur en 1977, Roman Polanski est considéré par Interpol comme un fugitif : à la suite de sa condamnation, après avoir purgé une première peine aux États-Unis, il a fui le pays avant d’y être à nouveau condamné dans la même affaire. Dans les années 2010, plusieurs autres femmes l’accusent de violences sexuelles qui se seraient produites dans les années 1970. Roman Polanski nie ces accusations, hors celle de 1977. » Source – Wikipédia.
Cette session des Césars était manifestement très animée par des messages qui relèvent plus d’un débat de société, que de ce qui a trait à l’art.
On peut aussi reconnaitre ce genre de cérémonies de distinctions des prix comme de l’écume par-dessus la mer des talents épars. Car tant de films ou de livres que j’ai pu découvrir, me captivaient bien plus que ceux parmi les Césars ou Goncourt décernés et proposés. Mais elles peuvent aussi avoir l’œil fin quand elles ont invitées « Les nuits fauves » de Cyril Collard en 1992 sur la question du HIV, que viendra reprendre le cinéma US avec « Philadelphia » sorti en 1993 avec la musique de Bruce Springsteen sous le même intitulé.
Mais le débat était alors tout autre car il s’agissait des rapports sexuels à protéger, car menaçant toute notre reproduction.
L’art ou notre société
Mozart était un génie mais aussi un dépravé au désespoir de Salieri, intelligent et instruit mais dépourvu de ce même talent. Nous continuons de jouer du Mozart ou tout du moins de l’écouter par toutes ses interprétations. Faisons un sondage parmi notre population : Qui connaît Salieri ? Qui connaît Mozart ?
Tous les potentiels « avocats », c’est à dire acteurs, metteurs en scène, réalisateurs du film « J’accuse » se sont désistés de leur présence à la cérémonie des Césars. Et ils ont eu tort. Car leur séant et leur soutenance à leur œuvre n’aurait servi que leur art pour dénoncer un sujet qui n’a effectivement rien à voir avec l’autre pamphlet des femmes violées. Ce qui n’est pas enterrer les plaintes des dites femmes, mais les porter là où elles doivent être traduites : Devant la justice.
Imaginons que Louis Pasteur ait violé sa femme ou sa voisine. Faudrait-il jeter le bébé avec l’eau du bain ?
Adèle Haenel, remontée comme un coucou suisse, était bien présente lors de ladite cérémonie. Elle connaissait forcément son effet de scène : Partir avec une robe en V vers son séant dans le dos pour crier « La honte ! ». Précieuse ridicule !
Une réalité
Peut-être par les médias, aux détours d’une illusion, d’un mirage. La femme doit devenir l’égal de l’homme.
Derrière un homme il y a une femme, et derrière une femme, il y a un homme.
Mais il faut bien reconnaître ou accepter que les femmes vivent dans un monde façonné par les hommes et dirigé par eux. Les hommes sont les artisans de nos sociétés, avec l’aide des femmes évidemment. Et c’est pour cela qu’elles les épousent, car sans eux elles ne seraient rien, et sans elles, ils ne seraient rien non plus …
Alors pourquoi les femmes à ne pas tenter de s’affranchir de la condition des hommes, comme le proposent tant de nos nouvelles Suffragettes, avec des poils sous les aisselles et la non-épilation ?
Alors pourquoi les hommes à ne pas se mesurer à traduire la Virtual 3D pour se passer des femmes, si elles n’ont plus besoin des hommes…
Bien à vous
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Si j’ai bien compris, le coronavirus, maintenant sous son nom anglais COVID-19, est une sorte de grippe contre laquelle nous ne sommes pas vaccinés. Il n’y a pas encore de vaccin.
Une maladie qui tue modérément, 2% des malades. Sauf chez les vieux, entre 10 et 15%.
Normalement les maladies sont du ressort de la profession médicale.
Sauf en Chine, où le médecin qui l’a repérée le premier a été directement en tôle pour la peine. Il portait atteinte à la bonne santé des chinois qui est décrétée par le parti communiste, pas par les médecins. Qu’on se le dise.
Ce pauvre homme en plus est mort, il parait qu’on ne sait pas trop comment, il était en effet jeune et en bonne santé.
Le président du parti communiste chinois a finalement déclaré que cette maladie existe, ce qui a permis à cette dernière de prospérer sur place munie de cette autorisation du parti communiste. Quant au président du parti communiste, défiant personnellement et courageusement la maladie, il a construit des hôpitaux par dizaines, à la quinzaine.
Des médecins chinois, nous n’avons plus de nouvelle, notre presse n’en parle plus, pourtant ils doivent bien avoir une idée de la situation.
On peut supposer que le monde médical se préoccupe de la question, cherche à endiguer la maladie et à lui trouver des remèdes, mais nous manquons cruellement d’information à ce sujet.
En revanche, nous avons Macron sur tous les fronts.
Il est à la manœuvre. Tout comme le président chinois, il prend les choses en main. Il alerte les hôpitaux qui sans lui n’auraient sans doute pas su que cette maladie existe, puisqu’ils ont oublié de prescrire des analyses aux premiers patients malades.
Il conseille, prévoit, on sent bien que c’est lui le patron, pas les médecins qui se contentent de demander plus de moyens – entendez plus de fric —
Macron est partout, on sent que c’est son affaire.
Car, en effet, c’est son affaire. Suivez-moi bien.
Si l’épidémie explose, il est probable qu’un nombre important de soignants va se faire porter pâle. Vaut-il la peine de perdre la vie pour les autres ? Est-ce bien la philosophie du fonctionnaire d’aujourd’hui, hospitalier ou autre ?
Cela fait penser à la débâcle de notre armée vénérée en 1940, dès le début de la guerre, que tout le monde sauf elle voyait venir.
Mais si les hôpitaux se vident de leurs figurants, ils ne seront plus que des vaisseaux fantômes. Vous imaginez ça ?
Macron ça lui fait peur.
Pas que vous ne soyez pas soigné. Non, ce qui lui fait peur c’est que vos yeux s’ouvrent sur la réalité de la solidarité, sur l’abnégation du prochain risquant sa vie pour sauver la vôtre.
Que tout d’un coup vous perceviez que la solidarité tant vantée par Macron ne serait qu’un leurre pour vous piller et que, quand ça merde pour de bon, plus personne n’est là.
Eh bien oui, tout cet argent que l’on vous pompe au nom de la solidarité, c’est autant qui n’est pas investi dans la rationalisation. Ici dans le respect des médecins, dans le respect de leurs outils de travail, dans le respect de leur avis professionnel, finalement dans le respect de notre santé.
L’Etat acteur monopolistique de la santé, on va peut-être, malheureusement, le voir à l’œuvre grandeur nature. Jusqu’à présent son incapacité se faisait discrète, les échecs étant individuels les foules s’en désintéressaient.
Mais là, peut-être 500.000 malades d’un coup, le bordel ambiant va se voir. Je sens l’URSSAF inquiète.
Comment alors continuer à taxer au nom de la solidarité. Evidemment moins efficace que la compétence, la responsabilité, la liberté d’organisation.
Même combat pour Macron et pour Xi Jinping.
Deux dictateurs. L’un s’assume, il est le patron du parti communiste, l’autre se planque il est le patron de la dictature technocratique, plus fine, plus manipulatrice.
Mais finie peut-être, la planque. Dommage pour les sacrifiés, ceux que le virus va éliminer. Enfin notez, des vieux, c’est bon pour les caisses de retraite.
La débâcle de la solidarité, quatre vingts ans pile après celle de l’armée, c’est bien nous ça.
En attendant, attendons….
Bien à vous. H. Dumas
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Le modèle mondialisé et le processus de production disséminé sur la planète commence à se gripper sous les assauts d’un simple virus !
Jusqu’ici l’épidémie était lointaine, en Chine ; autrement dit c’était ennuyeux mais pas vraiment dangereux. Seulement, le virus se propage désormais de manière inquiétante, notamment en Italie du nord ; c’est à dire juste à nos portes avec le risque évident qu’il passe la frontière … si ce n’est déjà fait !
La fébrilité des autorités commence d’ailleurs à se faire sentir surtout qu’on ne sait même pas comment il est arrivé là.
L’histoire humaine est faite d’épidémies
Bien évidemment, les épidémies ont toujours existé et le souvenir commun de l’humanité c’est la terrible peste noire qui est arrivée en Europe en 1348 et qui a anéanti entre un tiers et la moitié de la population. On évalue le nombre de morts à 25 millions !
Ce qui est extraordinaire c’est que, par une curieuse ironie de l’Histoire, le coronavirus provient, tout comme la peste noire 700 ans plus tôt, exactement de la même région de Chine, (le Hubei).
Néanmoins, la première grande différence entre le moyen Age et l’époque moderne est que la peste a été causée par la bactérie yersinia pestis et que l’on peut traiter cette maladie avec des antibiotiques alors qu’en ce qui concerne le Covid19, il s’agit d’un virus contre lequel il n’y a aucun traitement (on parle de la chloroquine qui est un traitement du paludisme mais cela reste à vérifier) et surement pas les antibiotiques ! Seule la vaccination est efficace mais, bien évidemment, il n’existe pas encore de vaccin !
La deuxième grande différence, c’est la vitesse de propagation. Il n’aura fallu que quelques semaines pour que le virus fasse son premier mort en Europe. Néanmoins, les épidémies n’ont pas attendu les moyens modernes de communication pour se répandre. La peste noire 1348 est arrivée en Europe après avoir été apportée par les mongols à Constantinople et elle voyagé en bateau jusqu’en Italie (Messine et Gènes) avant d’atteindre Marseille.
Une épidémie révélatrice de la fragilité du monde moderne ?
Beaucoup fantasment à propos du Coronavirus et adorent se faire peur ; les fausses nouvelles se répandent, le complotisme et le survivalisme se déchainent ! Les peurs ancestrales refont surface.
Certains appellent à la fermeture immédiate des frontières !
Malheureusement, il est peu probable que cette mesure soit efficace car les épidémies, comme naguère le nuage de Tchernobyl, se jouent des frontières et elles ont toujours plus ou moins suivi les routes commerciales. Les frontières n’ont d’ailleurs nullement arrêté la dernière grande pandémie, la fameuse grippe espagnole de 1919 probablement venue elle aussi de Chine en passant par les USA, avec ses 50 millions de morts.
En outre, il y a actuellement un nombre inquiétant de cas en Iran ; pays qui ne passe pourtant pas pour spécialement ouvert !
Aurons-nous droit aux prédictions des millénaristes, criant à la fin du monde et à la punition divine ?
Les flagellants, vont-ils refaire leur apparition pour expier nos péchés ?
Les Etats s’inquiètent et réagissent : la Bulgarie a fermé les voies aériennes avec Milan et les italiens en appellent à la solidarité des autres pays de l’Union Européenne.
Seulement, la solidarité européenne risque de céder le pas devant la peur. La règle du chacun pour soi refait explicitement surface dans un processus où l’homme reprend conscience de sa propre fragilité et en revient à ses sentiments primitifs ; la peur et il n’y a pas pire peur que la peur de l’inconnu, tout comme la peur de l’étranger, avec ces germes invisibles qui circulent et qui tuent !
C’est le même phénomène qui préside au rejet du nucléaire : la mort invisible qui rode …
Ce type de réaction débouche souvent sur la panique et un bon exemple en a été donné en Italie : les gens ont dévalisé les supermarchés !
En France, on ne parle même plus du décompte des morts chinois (qui s’est arrêté à 2.700) on ne parle plus désormais que des français et des italiens.
Des conséquences économiques prévisibles ?
Les conséquences risquent en tout cas d’être compliquées car notre monde est conçu sur les échanges et il risque de se bloquer, au moins temporairement, du fait à la fois de la fermeture des frontières et de la rupture des chaines d’approvisionnement.
Tout ce qui concerne les déplacements et les rassemblements de populations va se retrouver en difficulté et en premier lieu le tourisme et ses modes de transport collectif.
On commence à fermer des lignes aériennes, de ferries ou de bateaux de croisière ; tout ce qui utilise l’air climatisé collectif représente un danger. Les chinois ne viennent plus dépenser à Paris, les restaurants et les hôtels vont se vider, il n’y aura pas de jeux olympiques, plus de matches de foot, les salons sont annulés les uns derrière les autres et tous les lieux réunissant de grandes quantités de personnes vont devenir dangereux ou du moins les gens vont le penser ; ce qui, à la fin, revient au même !
Il est prévisible que les pays, comme la Grèce, dont l’économie est fortement dépendante du tourisme, vont connaître de graves difficultés si l’épidémie n’est pas jugulée d’ici le mois juin ; hypothèse extrêmement peu probable puisque nous sommes actuellement encore en phase d’expansion !
Les dégâts économiques risquent d’être donc considérables.
En outre, dans notre monde basé sur la communication, beaucoup de produits sont assemblés à partir de composants provenant de la planète entière. C’est le cas des smart phones et des ordinateurs assemblés en Chine qui contiennent des processeurs fabriqués exclusivement aux USA ou au RU. Il en est de même pour les voitures car beaucoup de composants viennent d’Asie (Chine, Corée, Japon) et réciproquement.
Evidemment, la chaine logistique mondialisée est fragile en ce sens que si un composant fait défaut l’appareil de production se bloque et beaucoup d’entreprises, dont l’activité est principalement orientée vers l’export, vont se retrouver en difficulté. En premier lieu on peut penser aux entreprises chinoises.
Une récession est donc non seulement prévisible mais probable à partir du second trimestre 2020 ; sans que l’on puisse aujourd’hui en mesurer l’ampleur car tout dépendra de la propagation du virus et de la fermeture des centres de production et … des ventes !
Le phénomène, s’il reste circonscrit, occasionnera un simple « trou d’air » qui pourra être rattrapé dans les mois suivants. Dans le cas contraire, on pourrait avoir un effet domino dont les conséquences seront difficilement maitrisables.
Un choc sur la dette publique ?
Un choc inflationniste apparaît néanmoins peu probable dans la mesure où l’effet principal de cette épidémie est un sévère ralentissement de la consommation ; bien que l’on puisse redouter des pénuries sur certains produits. Les ventes de voitures se sont ainsi effondrées en janvier de 92% en Chine, premier marché mondial, et il ne faut pas croire que cela ne peut pas arriver ici.
Par contre, si cette crise sanitaire dure, l’Etat fonctionnaire risque de se retrouver en difficulté. On en n’est pas encore là, mais si les gens ne sortent plus, ne consomment plus, il y aura fatalement une chute des recettes fiscales puisque notre système fiscal est basé pour l’essentiel sur la consommation (TVA, taxes diverses et notamment sur le carburant) alors que les dépenses continueront à courir !
L’Etat se retrouvera dans le cas typique du ménage surendetté qui ne peut pas augmenter ses revenus pour faire face à ses dépenses excessives ; et il ne faut pas perdre de vue que l’Etat vit au-dessus de ses moyens et qu’il comble le manque de recettes par l’emprunt. Le dernier rapport de la Cour des Comptes le rappelle sans ambiguïté en appelant le gouvernement au redressement des finances publiques !
Du fait du refus explicite de nos élites de réduire la dépense publique, et alors que la fiscalité se situe déjà à un niveau maximum, la trésorerie de l’Etat fonctionne « à flux tendu » et le moindre grain de sable pourrait avoir de graves conséquences. Si les recettes fiscales baissent, l’Etat n’aura pas d’autre issue que l’augmentation des emprunts car la marge de manœuvre se situe exclusivement à ce niveau.
Et, plus la baisse des recettes fiscales sera importante, plus l’Etat va devoir emprunter avec une question sous-jacente : les prêteurs, vont-ils continuer à prêter alors qu’en période d’incertitude, fatalement, les taux risquent de monter ?
Et ils peuvent monter très haut alors que les banques centrales ne pourront pas forcément enrayer un phénomène haussier, surtout si la panique s’en mêle !
J’avais déjà évoqué ce risque dans de précédents articles en fustigeant l’irresponsabilité des gouvernants et en expliquant qu’en général une crise se déclenchait à partir d’un évènement inopiné et qu’il suffisait d’un facteur déclencheur.
On se situe exactement dans ce cas de figure !
La fin de la mondialisation et le retour des chaines de production régionales ?
D’ailleurs, les bourses de valeurs ont plongé à partir du vendredi 21 février (avec un creux le 24 février à -4% à Paris) provoquant un cumul de chute de 10% des cours. La situation semblait s’être stabilisée mercredi 26 mais le phénomène de baisse s’est poursuivi jeudi 27 avec -3.32%. C’est, à n’en pas douter, le signe que les marchés commencent à intégrer que les dégâts occasionnés par l’épidémie pourraient être beaucoup plus importants que prévus !
En soi, ces mouvements de valeurs ne sont pas nécessairement significatifs car les bourses sont toujours très réactives, surtout aux mauvaises nouvelles, et elles ont, en outre, tendance à amplifier le phénomène.
Néanmoins, ce n’est pas un bon signe … et, par un effet boule neige, il peut être un facteur déclencheur d’une crise incontrôlable …
Certains pensent néanmoins que les banques centrales vont alimenter en liquidités pour éviter la dégringolade ; mais la question qui se pose est : pour quoi faire ? Car, si l’industrie ne produit pas, si les transports sont bloqués, il n’y aura plus rien à vendre dans les magasins sauf les produits locaux. Alors, pourquoi pousser à la hausse la valeur de sociétés qui ne produisent rien !
Alors, bien sûr, on nous expliquera que tout ça c’est le résultat des excès du libéralisme apatride mondialisé ; lequel n’a évidemment rien à voir avec un virus et sa propagation. On pourrait tout autant affirmer que c’est le résultat des excès de l’étatisme et de la fiscalité excessive de certains pays qui ont poussé les entreprises à se délocaliser parce que les couts de production étaient devenus prohibitifs !
Serait-ce néanmoins la victoire des souverainistes de produire français, avec le retour au Franc et à nos frontières, un Frexit ?
Certains même imaginent même un écroulement de la Chine !
On nous explique d’ailleurs que le monde était tellement mieux quand tous les produits courants étaient fabriqués en France ; en occultant le fait que leur fabrication dans des pays à bas cout nous a procuré une hausse vertigineuse du niveau de vie non pas par l’augmentation des revenus mais par le biais de la baisse des couts d’appareils désormais indispensables à la vie courante !
Une (grande) télé à écran plat fabriquée en Chine, Corée ou Taïwan est vendue ici 800€ ; mais quel serait son prix si elle était fabriquée en France : 5.000 € ? Qui pourrait alors s’en acheter une … sans compter que nous n’avons même pas la technologie pour les fabriquer et c’est la même chose pour les smartphones et les ordinateurs !
D’un autre côté, il faut être conscient que certaines productions sont délocalisées pour des raisons évidentes de couts de production inadaptés : ainsi les masques de protection sont des produits basiques à faible marge ; faciles à produire en France ou en Europe. Leur relocalisation ne poserait aucun problème.
Enfin, il ne faut surtout pas oublier que la Chine représente 14% du PIB mondial (derrière les USA) et qu’il est hors de question de pouvoir prétendre éliminer un tel concurrent de la scène commerciale et industrielle mondiale !
Il ne faut donc pas confondre fantasmes, idéologie et réalité car, ce que ne voient pas les partisans du souverainisme dans leur désir ardent du retour à des frontières verrouillées, c’est l’adaptabilité du modèle de production capitaliste fondé sur l’entreprise.
Il est probable que cette épidémie laissera des traces mais il est certain que les entreprises sauront en tirer les conséquences. Il y aura des changements, des adaptations dans les systèmes de production et la logistique. Ils ne seront peut-être pas immédiats, mais ils interviendront comme ils sont toujours intervenus ! L’adaptabilité est le propre du capitalisme libéral … à la grande différence de l’étatisme qui, avec l’URSS, a démontré qu’il ne pouvait que faire faillite !
Bien cordialement à tous !
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Promoteur est — avec banquier — une des activités la plus risquée qui soit, économiquement.
D’abord, parce que le marché immobilier est instable, cette instabilité est imprévisible et fulgurante pendant que les décisions constructives s’étalent de plus en plus dans le temps du fait de l’administration, ce qui génère un hiatus mortifère qui met le promoteur à la merci de ses financiers.
Ensuite, parce que élus et administration réunis interfèrent tellement dans la définition du produit fabriqué par le promoteur immobilier que le coût de ce qu’il met sur le marché se résume, à plus de 50%, au prix de la feuille de papier qui autorise la construction. Ceci au mépris de la réalité foncière et patrimoniale. En fait les acquéreurs se font escroquer par les lois imposées aux promoteurs, ils achètent plus de papier que de foncier.
Enfin, les marges de la promotion sont de l’ordre de 20% et il est très difficile d’imaginer des projets dont moins de 20% de l’ensemble manque de séduction. Dans tout programme il est des lots moins séduisants que d’autres — ouverts au Nord, pas de vue, mal distribués, etc… — ce qui génère des stocks dévalorisés, non acceptés par les services fiscaux. Ainsi les nanars du promoteurs plombent sa marge et sa fiscalité.
Or l’acte constructif est le point incontournable de toute activité économique. Tout finit par la réalisation d’un toit. Ce que les anciens imageaient par la formule : “Quand le bâtiment va, tout va”.
Ces paramètres devraient faire du promoteur un agent économique apprécié de la société.
Il n’en n’est rien. Non seulement c’est l’inverse qui se produit, mais cette indifférence sociétale va jusqu’à une haine irraisonnée largement répandue.
Face à cette situation la facilité consiste à incriminer la jalousie, l’envie.
Mais de quoi ?
Le problème est plus profond.
Ce n’est pas la Porsche du promoteur qui engendre la haine dont il est la victime, c’est sa fonction emblématique.
Il est le plus proche, le plus visible, le plus spectaculaire, des décideurs économiques. Plus que l’industriel, le commerçant ou la profession libérale.
Cette situation l’expose à la critique de ceux qui se sont exclus de la vie économique et éprouvent le besoin de la vilipender, mettons 50% de la population. Et à ceux qui, actifs économiquement, pensent se dissimuler aux premiers en faisant chorus avec eux.
Les haineux de l’économie, précédemment communistes aujourd’hui écologistes, sont des abstinents dont la privation détraque le raisonnement.
La haine catégorielle du promoteur est donc le signe d’un mal profond, d’une haine globale de l’économie.
Cela se traduit aujourd’hui par un massacre bureaucratique, fiscal et médiatique, principalement du promoteur. Demain, cela s’étendra aux autres acteurs économiques et finira en pillages et massacres physiques. L’histoire est remplie de ces cycles banals.
Face à cette situation, à cette haine absurde et suicidaire de l’économie par une majorité écrasante de la population, qui rend le promoteur symboliquement odieux, que faire ?
Rien. Il n’y a rien à faire. Il est inutile de comprendre que la terre est ronde quand tout le monde croit qu’elle est plate.
Seul le temps et l’apaisement de la haine après son paroxysme peuvent dénouer l’absurdité de cette situation. En attendant, si vous êtes promoteur, il vous reste deux solutions : fuir ou résister. J’élimine collaborer….
Bien à vous. H. Dumas
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Enfin on y est.
Nos hauts fonctionnaires de Bercy qui nous volent allégrement depuis des décennies, en se votant unilatéralement des salaires mirobolants agrémentés de primes non moins mirobolantes et, bien sûr, exonérés d’impôts, planqués dans leur bureau, coupés du monde réel viennent encore d’avoir une idée géniale pour couler un peu plus l’économie. https://temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/
Eux, ne craignent rien et vous les avez laissés faire.
Ne servant à rien, ils ne produisent rien et sont intouchables.
L’ENA est une école qui forme les super parasites français qui vivent sur la bête France sans aucun complexe. https://temoignagefiscal.com/reforme-de-lena-le-veritable-conservatisme-qui-tue-la-france-par-eric-verhaeghe/
Il parait que le monde entier nous envie notre « cher » ENA mais aucun pays ne nous a encore imité dans notre course effrénée aux impôts et taxes concoctés par notre élite.
Leurs dépenses exponentielles qui ne connaissent pas de limite, pour « le bien commun », doivent se nourrir toujours de plus d’impôts ou taxes. C’est la chasse ou plutôt la traque au contribuable qui est déjà essoré par tous les cadors de Bercy, mais ce n’est pas encore suffisant pour leur tonneau des Danaïdes et donc il faut trouver des idées pour surtondre le contribuable qui aurait encore planqués quelques sous. C’est le concours Lépine de l’arnaque.
Le français moyen smicard ou autre qui se réjouit de voire les autres tondus à sa place a tort de croire qu’il ne craint rien. Fini les petits billets, ni vu ni connu, d’un petit bien que l’on aurait vendu à quelqu’un, style « le Bon Coin », c’est terminé, fini n i ni.
On vous aura prévenu, depuis le temps qu’on vous le dit.
Fini les « gros fraudeurs » à 1000 balles.
Maintenant Bercy va s’occuper des 100 balles que vous avez dans votre poche.
Fini les enveloppes aux gamins pour les anniversaires.
On vous avez dit que chez nous le Big Brother c’est Bercy avec le ministère de la pensée qui est le tribunal administratif.
Fini les chaussettes…
Et ce n’est que le début. Cool, non?
Blanchiment d’argent : la Banque postale fait la chasse aux espèces
Pour lutter contre les fraudes, la filiale de La Poste a durci les modalités des versements en liquide effectués au guichet sur les comptes courants postaux et les livrets A.
Tout versement en liquide inférieur ou égal à 1 500 euros cumulés sur trente jours doit à présent faire l’objet d’une déclaration de l’origine des fonds. La suite est coquette…
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S’il fallait une preuve que la loi est une convention entre les hommes et non un émanation divine pondue dans je ne sais quel désert, la laborieuse loi sur les retraites, actuellement en gestation à l’assemblée nationale, en serait une.
La loi est une convention difficile à établir, il est légitime qu’elle soit combattue par ceux qui s’estiment lésés par elle. Ce combat est une liberté essentielle de la démocratie.
Les imperfections de la “loi-convention” peuvent être de plusieurs ordres. Ceux qui l’ont établie peuvent s’être trompés en toute bonne foi, avoir mal évalué ses conséquences. Bien sûr, ils peuvent aussi avoir cédé, au moment de son établissement, aux sirènes de la facilité à augmenter facilement par elle leur pouvoir, sans penser – ou en pensant — aux libertés qu’ils vont ainsi piétiner.
Quoiqu’il en soit, la plupart du temps la loi n’est pas parfaite, dès sa promulgation ou plus tard dans le temps.
Au moment de la combattre, de la faire évoluer ou disparaître, deux voies sont toujours possibles — si l’on exclut l’épisodique et imprévisible vote politique le plus souvent inutile et frustrant — :
– 1 –La violence, qui va de la grève pacifique à l’affrontement de rue, voire à la guerre civile, à la révolution.
– 2 – La jurisprudence, c’est-à-dire la saisine de la justice dans le cadre de l’application de la loi, que les magistrats saisis ont le pouvoir, par leurs jugements ou arrêts, de faire évoluer. Y compris jusqu’au niveau le plus haut qui est la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
La très contestée loi sur les retraites verra sans doute les deux contestations s’exprimer. Les avocats par exemple saisiront probablement la justice pour demander la liberté de gérer eux-mêmes leur retraite, pendant que d’autres envahiront la rue. Nous assisterons à ces actions démocratiques.
En ce qui me concerne, j’ai fait définitivement le choix de la recherche d’une évolution jurisprudentielle des lois que je trouve inadaptées ou liberticides dans mon rayon de compétence. Je suis un légaliste, qui saisit la justice régulièrement dans ce but.
Vous dire que cela m’apporte beaucoup de satisfactions serait largement exagéré. Vous dire que je n’essuie que des échecs serait faux. Dire que c’est largement plus négatif que positif est la vérité. Mais je reste légaliste.
Je considère que, dans ces conditions, saisir la justice est un choix. Que ce choix est une marque de respect pour la justice et ses magistrats.
De son côté, le juge, lui, nous doit le respect du fait de sa fonction et de notre condition de citoyen soumis à la loi qu’il a le droit absolu de contester.
Nous sommes donc dans le cadre d’un respect mutuel, qui me parait évident.
La contestation de la loi passe très souvent par la saisine d’un tribunal administratif. Dire que ces tribunaux sont juges et partie est un euphémisme. Leur vocation à appliquer la loi en l’état, voire même à la durcir, est plus forte que celle de la faire évoluer. Les prendre la main dans le sac à ce sujet est courant, habituel, classique.
Mais, le juge Baptiste Henry a fait très fort à ce sujet.
Les élus actuels de la ville de La Rochelle se sont mis dans l’idée de créer un marais en centre-ville. Démarche étonnante et sans originalité dans une ville entourée de marais, qui n’est donc pas en manque à ce sujet.
Ce projet est éminemment contestable. Il ne prend pas en compte les incompatibilités entre la nature et l’homme aseptisé que nous sommes devenus. Il exposera les habitants aux moustiques et chauves-souris, aux maladies que ces animaux transmettent, dont la ville de Wuhan est un épouvantable exemple.
On comprend aisément que la ville aurait davantage besoin d’un parc urbain sur le site plutôt que d’un morceau de nature sauvage inadaptée.
Hélas, excités à l’approche des élections municipales, les élus rochelais porteurs de ce malheureux projet, convaincus d’avoir découvert la combine écologique à fabriquer des voix, pris par le temps, ont foncé tête baissée pour mettre en œuvre cette hérésie et la rendre irréversible.
Dans la précipitation, ils ont oublié que, par arrêté préfectoral, les statuts qui les lient à l’agglomération leur ont enlevé la compétence dans le domaine de l’eau. Les élus rochelais ne sont pas compétents pour un tel chantier, qui est de la compétence de l’agglomération.
Raisonnablement opposés au projet, nous avons porté ce conflit devant le tribunal administratif de Poitiers. Ce dernier avait à dire s’il considère qu’une ville peut engager un chantier pour lequel elle n’a pas la compétence et pourquoi. Une jurisprudence intéressante.
Mais, refusant l’obstacle, le tribunal a affirmé, sans le motiver, que la ville avait la légitimité pour engager ce chantier. Sans pour autant régler le problème du conflit de compétence.
Il se trouve, juste après cette affirmation du tribunal, que la ville a cru utile de faire voter un transfert de compétence entre elle et l’agglomération visant ce chantier, faisant ainsi la preuve qu’elle n’avait pas initialement la compétence. Donc, jusqu’à ce transfert, tout ce qui a été fait est nul car réalisé sans la compétence transférée.
Ce vote de transfert de compétence étant un élément nouveau, essentiel, nous en avons informé immédiatement le tribunal.
C’est là que le juge Baptiste Henry a fait très fort.
Il a rendu une ordonnance dans laquelle, non seulement il n’a toujours pas motivé l’idée que sans en avoir la compétence une mairie pourrait se délivrer une autorisation de construire ou d’aménager, mais il nous a gratifiés d’une très forte amende – vingt mille Euros – au seul motif que nous avons dérangé son train-train.
Alors que, respectueusement, nous lui présentions les nouveaux éléments de cette affaire – le vote tardif du transfert de compétence en cours – lui a oublié de nous respecter.
Il nous a volontairement détruit pour un motif qui lui est strictement personnel, qui n’a rien à voir avec l’éclaircissement de jurisprudence recherché, important, de portée nationale.
Ce magistrat est allé au bout du bout dans la négation du respect du citoyen, auquel il est tenu. Il nous a pris pour de “la merde”. Son excuse du dérangement que nous crierions dans la bonne marche du tribunal n’est ni crédible ni raisonnable.
Nous ne saurons probablement jamais quel est son moteur. La justice n’a pas l’habitude de chercher à comprendre ce genre de choses, qui est couvert par ce que l’on appelle pudiquement la “liberté” des magistrats. Nous irons donc demander des comptes en Conseil d’Etat. Nous verrons bien. Quant aux rochelais, ils vont se bomber un chantier illégal, pourtant critiquable.
Mais, comme en toutes choses, même les plus horribles, il reste une petite place pour sourire. Il y a toujours le comique de service.
Ici c’est Monsieur Perrin, un élu adjoint au maire de La Rochelle, qui se lâche Dimanche sur son site Facebook, tel le Trump de service.
Voilà un homme qui n’aime pas les “promoteurs”, sans doute vit-il d’amour et d’eau fraîche et habite-t-il un logement construit par les chauves-souris et protégé par les moustiques.
J’ai mis un lien vers ce billet sur son Facebook, aura-t-il le courage politique et démocratique de l’y laisser ? Nous verrons.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Baptiste Henry : un magistrat administratif ordinaire."
Avec la récente disparition de M Charasse, s’éteint l’un des grognards du mitterrandisme, l’un de ses plus fidèles lieutenants, une espèce d’âme damnée du président, prêt à tout pour servir son maitre, arrogant, vindicatif, souvent odieux ; instrumentalisant même, alors qu’il était ministre du budget, la puissance publique au service de ses ambitions, rancœurs ou vengeances pour régler ses comptes personnels en utilisant l’arme fiscale et les contrôles fiscaux contre ses ennemis !
Le détournement et l’abus de pouvoir étaient évidemment manifestes mais n’ont jamais été sanctionnés ; il a pu terminer sa carrière au conseil constitutionnel (2010-2019).
E Macron a poussé l’hommage jusqu’à faire cette déclaration enflammée : « la république perd l’un de ses plus zélés serviteurs » !
Éloge d’un socialiste à un autre ?
Au-delà du personnage, que retenir des années Mitterrand.
Le politicien complexe adepte de Machiavel
F Mitterrand, c’était l’opposant de toujours à la Vème république et à De Gaulle mais qui s’est lové dans le système du pouvoir jusqu’à la caricature (Tonton, dieu …).
Grand amateur de femmes (dont beaucoup de journalistes), grand manipulateur d’hommes, à la pensée à la fois secrète et obscure, à l’ambition forcenée, capable de mettre sous l’étouffoir ses convictions afin d’arriver au pouvoir, il est le seul président à avoir fait deux septennats en commençant par mentir sur son état de santé,
C’était aussi l’homme des « contrastes », ancien militant d’extrême droite dans les années trente, décoré de la francisque par Pétain, ministre de l’intérieur sous Mendes France en 1954, garde des sceaux sous Guy Mollet pendant la guerre d’Algérie en 1956, qui a organisé aussi le faux attentat de l’observatoire (1959), gardant une vieille amitié avec René Bousquet, l’ancien commissaire aux questions juives sous Vichy et responsable de la déportation de milliers de juifs.
On a pu affirmer que Mitterrand, homme de droite, avait pu pousser la fourberie jusqu’à se faire le promoteur d’idées de gauche à seule fin d’arriver au pouvoir !
La conquête du pouvoir
Sous ses septennats (1981-1988 et 1988-1995) ont été prises plusieurs mesures sociétales marquantes et notamment l’abolition de la peine de mort, l’autorisation des radios libres, la création (en 1982) de la haute autorité sur la télévision publique qui cessait (en principe) d’être un organe du pouvoir.
C’est avec lui qu’ont eu lieu la première cohabitation (houleuse) avec J Chirac et la deuxième (plus apaisée) avec E Balladur mais aussi une très longue liste de scandales avec la cellule des écoutes de l’Élysée, la deuxième famille (Pingeot) logée et protégée aux frais de la république, plusieurs morts douteuses (suicide à l’Élysée de F de Grossouvre, mort de P Bérégovoy), les irlandais de Vincennes, le sang contaminé, l’affaire Urba, la Françafrique sous la houlette de son fils Jean-Christophe, la manipulation du système électoral pour permettre la montée du FN et l’éviction de la droite gaulliste, l’attentat contre le Rainbow Warrior de Greenpeace (dont on sait que l’ordre fut donné à l’Élysée).
Sur le plan économique, alors que nous connaissons en ce moment des tensions sociales entre une réforme des retraites dont tout le monde a compris qu’elle aboutirait à une réduction des pensions et à un recul inéluctable de l’âge de départ en retraite, et une revendication de hausse des revenus face à une fiscalité devenue insupportable, les années Mitterrand, ce sont d’abord les 110 propositions du programme commun de gouvernement conclu avec les radicaux de gauche et les communistes qui ont enchanté l’électeur en 1981 mais c’est aussi l’arrivée de la gauche caviar !
Les mesures prises par P Mauroy, premier ministre, ont porté sur :
Une vague de nationalisations des banques (36) et de groupes industriels (une dizaine) sans aucun bénéfice pour l’économie, mais avec une dérive étatiste évidente et un cout exorbitant pour les finances publiques !
Un ensemble de mesures sociales avec la hausse du salaire minimum et de nombreuses prestations sociales, une réduction du temps de travail de 40 à 39 h hebdomadaire, la 5ème semaine de congés payés, la retraite à 60 ans à taux plein et des mesures sociales très favorables pour le départ en préretraite dès 55 ans dans le cadre de ce qu’on a appelé le traitement social du chômage,
La mise en place de l’IGF (impôt sur les grandes fortunes),
Et enfin une hausse des investissements publics mais surtout une forte progression de la fonction publique avec l’embauche massive de fonctionnaires (162.000 personnes en deux ans).
Ce programme, finalement très ambitieux, avec ses mesures très favorables aux salariés et aux retraités, le développement du secteur public, ont eu un certain nombre d’effets économiques dont certains se poursuivent encore à ce jour ; tout en participant à la croyance des français qu’ils allaient pouvoir gagner plus tout en travaillant moins et que leurs impôts seraient désormais payés par les riches !
Au plan économique, un bilan pour le moins contrasté :
Ces effets ont été notamment :
Une forte augmentation du déficit du commerce extérieur et de l’inflation qui a flirté très rapidement avec les 12-14% l’an !
Un déficit public qui est devenu très important et des taux d’intérêts qui se sont envolés à 18 voire même 20%, avec pour corollaire une forte augmentation de la dette publique (elle a été multipliée par 6 en passant de 110 à 660 Md€).
Une forte dégradation de la compétitivité/cout des entreprises,
A une époque où l’€ n’était pas encore en circulation, les effets délétères sur l’économie française se sont déclenchés très rapidement :
Forte dégradation des comptes nationaux entrainant trois dévaluations en octobre 1981, en juin 1982, en mars 1983 pour un total de 13% à une époque où il fallait se constituer des réserves de change (en dollars, DM, Yens et GB£) pour pouvoir payer nos importations.
Une longue période de stagnation économique et des entreprises durablement fragilisées avec un chômage qui est monté à des niveaux très élevés sans que le pouvoir socialiste accepte idéologiquement de prendre les mesures qui s’imposaient. Il s’est contenté d’utiliser massivement le traitement social du chômage avec pour résultat un creusement important du déficit budgétaire, ce qui avait fait dire à Mitterrand « contre le chômage on a tout essayé » … c’est à dire que l’on a dépensé sans compter mais sans essayer ce qui marche !
On connait la suite : devant la catastrophe économique qui se profilait et l’épuisement des réserves de change, le président n’a pas eu le choix : Il vient à la télévision en mars 1983 pour annoncer le tournant de la « rigueur » avec, à la clé, une forte augmentation de la pression fiscale et l’adoption des premières mesures liberticides de répression financière en ce qui concerne la surveillance des banques, la fin de l’anonymat bancaire, l’investigation des patrimoines.
Les trois dévaluations successives et l’augmentation de la pression fiscale ont finalement largement anéanti tous les avantages qui avaient été consentis en 1981.
Des effets néfastes sur la longue durée
Les mesures prises initialement ont eu des effets néfastes qui se poursuivent encore à ce jour.
Ainsi, la retraite à 60 ans, qui avait un but clientéliste évident, niait les règles pourtant incontestables de la démographie et l’arrivée pourtant prévisible du papy-boom.
Alors que la durée de vie progressait considérablement en passant de 65 à 75 ans, la réduction de l’âge de départ en retraite a déstabilisé durablement les caisses de retraites, sans que les réformes adoptées par la suite par Juppé (1995) et Fillon ( 2003 qui a repoussé l’âge de départ à 62 ans) aient pu redresser réellement une situation qui ne cesse de se dégrader du fait du vieillissement de la population; notamment en raison de l’opposition de la population à qui l’on avait promis des lendemains qui chantent.
La dégradation permanente des comptes publics a amené M Rocard, alors premier ministre, à mettre en place, à partir de 1991, la CSG au taux modéré de 1,1% en vue de financer le déficit de la sécurité sociale.
Cette cotisation sociale, qui n’ouvre aucun droit, a eu le succès que l’on sait puisque son taux a été porté progressivement à 9,2% (auquel il faut ajouter les taxes additionnelles qui font grimper le taux global 17.2% pour certains types de revenus). C’est devenu la véritable cash machine du pouvoir du fait de son application proportionnelle et universelle, un véritable impôt sur le revenu bis, récupéré par tous les gouvernements successifs droite comme de gauche avec une constante : son alourdissement au fur et à mesure de la progression de la dette publique !
En conclusion
Les règles économiques sont sans pitié : quand on fait n’importe quoi les conséquences sont en général gravissimes et les années Mitterrand ce sont essentiellement des erreurs économiques impardonnables qui ont eu non seulement des effets désastreux mais qui ont aussi pollué la mentalité d’une proportion importante de français persuadée que des inepties économiques ont un avenir.
Le gouvernement Jospin (1997-2002) n’en a tiré aucune conséquence utile puisque sa mesure phare a été de mettre en place, de manière autoritaire, les 35 heures et la réduction du temps de travail … qu’aucun gouvernement n’a osé depuis remettre en cause ; décision qui a considérablement et durablement affaibli le tissu économique public et privé.
Le constat actuel démontre malheureusement, et c’est le moins que l’on puisse en dire, que depuis ces années Mitterrand nous n’avons fait aucun progrès significatif si ce n’est dans la progression permanente des dépenses publiques, de la répression fiscale, du recrutement des fonctionnaires et du niveau de la dette …
Bien cordialement à tous !
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Par le quadruple effet d’une technocratie ploutocrate et prétentieuse, d’une magistrature indigne et partisane, d’affairistes cupides et corporatistes, d’un maire ignorant, suffisant, caractériel et sans vergogne, La Rochelle est massacrée.
La Rochelle vit de plein fouet le danger d’élus surpuissants, surexposés et surprotégés. Elle n’est pas la seule.
Cette dérive de la démocratie qui donne un pouvoir sans partage aux élus locaux ne peux vivre que dans le cas de l’élection à la magistrature municipale de surhommes pétris de qualités.
Il faudrait qu’ils soient compétents en tout, décideurs mais à l’écoute, autoritaires mais justes et tolérants, spectaculaires mais modestes et économes, plein de compassion pour les faibles mais enthousiastes pour les forts, à l’écoute de tous mais conscients que la majorité des quémandeurs ne se soucie que de ses intérêts personnels, qu’ils récompensent le mérite et se méfient des réseaux, qu’ils soient surs d’eux mais discrets, qu’ils puissent faire le tri entre les légitimités de façade et les vraies.
Tant de choses qui amènent ceux qui les possèdent à refuser net la démagogie, le mensonge, l’apparence, la connivence, la facilité, la frime, et finalement le pouvoir. Tout ce qui permet d’être élu….
Malheureusement, la plupart du temps, les élus se croient investis d’une mission de berger d’un troupeau de moutons que seraient leurs électeurs, en oubliant que le berger ne fait qu’exploiter ses moutons qui finissent inévitablement à l’abattoir.
Les élus ordinaires, comme celui qui est en place à La Rochelle, demandent la soumission de leurs électeurs prétendant être investis quasi divinement, alors qu’ils devraient être les révélateurs des forces vives de la cité, des individualités si nombreuses, si différentes, toutes importantes.
Contrairement au retournement intellectuel spectaculaire d’un Macron aux abois et de ses récentes affirmations lourdement intéressées, les élus locaux ne sont pas l’avenir de la France mais les fossoyeurs de ce pays.
La cause en est structurelle, Montesquieu et le partage des pouvoirs n’est plus qu’un souvenir lointain dans les démocraties locales, c’est tout le problème.
En attendant, La Rochelle, comme les autres villes de France, ne peut qu’espérer sortir l’homme exceptionnel, providentiel, du chapeau des élections du mois prochain. Les rochelais l’ont-ils sous la main ? Sauront-ils le hisser à leur tête ? C’est difficile à dire, mais c’est possible, l’un des candidats répond à ces critères.
Une seule chose est certaine, si les rochelais n’ont pas cette lucidité et ce sursaut, cette ville est foutue.
Le massacre actuel de la ville
Ici comme ailleurs, la plupart des candidats à l’élection n’ont pas conscience de la généralité de leur mission, de sa modestie.
Au contraire, ils ne pensent qu’à une chose : marquer leur passage dans l’histoire locale en personnalisant la construction et l’urbanisme. Tous se rêvent en Le Corbusier, en Haussmann.
Il est peu probable que ces deux icônes aient pu être élus…. Trop individualistes.
Les contraintes collectivistes qui obligent les élus locaux ne leur permettent pas la réalisation de grands projets, la révélation des fortes individualités nécessaires à ces projets. Les élus locaux sont les réceptacles des frustrations, des jalousies, des utopies, de leurs électeurs, sans lesquels ils ne sont pas élus.
La Rochelle est la caricature de cette situation générale.
La ville a mis à sa tête aux dernières élections municipales, à la suite d’une intrigue particulièrement malsaine, un homme à la prétention illimitée, à l’imagination inversement proportionnelle, otage de son administration et de ses appartenances aux réseaux.
Les élus rochelais, qu’il sait terroriser, ont voté un plan d’urbanisme au forceps. Au point que le journal local s’est fendu d’un article le soulignant et précisant que, face à leur incompétence du sujet, l’administration locale va mettre en place des cours d’usage de ce plan d’urbanisme…. Qu’ils ont quand même voté.
Effectivement, ce plan d’urbanisme est un massacre. Des écologistes religieux et obscurantistes, des élus périphériques égoïstes, des réseaux corporatistes, ont accouché d’un monstre administratif.
Ce plan d’urbanisme massacre l’environnement, déplace les modestes en périphérie, entasse les riches en centre-ville, défigure le cœur historique, que du bonheur… Il ne prévoit aucun grand projet d’avenir.
A marche forcée, couvert par l’administration locale et préfectorale, par la justice administrative, le maire actuel, alors qu’il sera évidemment remis en question dans un mois, pousse ses ridicules chantiers pour mettre la ville devant le fait accompli.
Préfet et justice administrative tentent de détruire ceux qui se lèvent contre cette méthode liée à la personnalité obtuse et têtue du maire actuel.
Evidemment, toujours aussi imprudent, désireux d’absolu, je fais partie des victimes.
La situation
Un projet de marais, avec toutes les nuisances induites, graves, moustiques et maladies, est porté par le maire et ses alliés écologistes primaires en centre-ville.
Dans son délire dictatorial, le maire a lancé avec ses services techniques ce projet, alors qu’il n’en n’a pas la compétence, qu’elle est attribuée par statuts et arrêté préfectoral à l’agglomération.
Ce fait, qui rend les autorisations délivrées par l’administration nulles pour non-compétence, a été signalé par mes soins à la Préfecture et au Tribunal Administratif de Poitiers.
En pièce jointe,LIEN, l’incroyable ordonnance signée d’un magistrat du Tribunal administratif de Poitiers.
Alors que le maire de La Rochelle vient de faire voter un transfert de compétence, de toute urgence, pour la maîtrise d’ouvrage de son chantier, apportant par là la preuve qu’il ne l’avait pas pour la maîtrise d’œuvre à partir de laquelle il s’est octroyé l’autorisation d’aménager, le Tribunal Administratif de Poitiers saisi a été pris la main dans le sac de la partialité.
Alors que ce transfert de compétence, cette preuve, est une novation qui justifiait l’information du Tribunal Administratif, acculé, non seulement le Tribunal, contre toute réalité, persiste et signe en affirmant que, même dans un domaine où il n’est pas compétent le maire peut toujours se délivrer un permis de construire ou d’aménager, mais de plus le magistrat signataire se permet d’exposer carrément sa partialité :
” La présente requête en référé est la quatrième demande de suspension introduite par l’association des propriétaires des Cottes-Mailles et de Varaize et la société Dumas Henri Participation contre le même permis d’aménager. Elle comporte le même moyen unique que celui invoqué dans les précédentes instances, dont l’une a déjà donné lieu au prononcé d’une amande pour recours abusif. Ainsi, la requête présente un caractère abusif. Compte tenue de la persistance des requérantes à introduire des requêtes abusives et des perturbations que ce comportement inacceptable provoque dans le fonctionnement du service public de la justice, ce qui a notamment pour effet de retarder le jugement d’autres requêtes introduites légitimement, il y a lieu d’infliger à chacune des requérantes une manade de 10.000 €”
Et voilà, si vous vous vous opposez à un maire qui se délivre une autorisation, pour laquelle il n’a pas la compétence, qu’il s’est délivré contre l’avis négatif du commissaire enquêteur à l’issue de l’enquête publique précédant l’autorisation, si vous insistez au fur et à mesure que le scandale se développe et apparaît au grand jour, vous êtes illégitime.
Pour vous faire fermer “votre gueule”, la justice vous en colle pour 20.000 €.
Nous sommes en France. CQFD.
Bien à vous. H. Dumas
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Je reviens sur les développements de l’affaire B Griveaux, la démission de ce dernier à la candidature à la mairie de Paris et son remplacement, au pied levé, par Agnès Buzyn qui avait juré qu’elle n’était pas intéressée mais qui a obéi aux exhortations d’E Macron.
Une atteinte intolérable à la démocratie ! Telle a été la réaction presque unanime de la classe politique mais aussi de la presse écrite et audiovisuelle qui, dans son ensemble avait, pour ligne éditoriale la violation intolérable de la vie privée de B Griveaux.
Nous avons donc eu une parfaite synchronisation entre la presse et la grande majorité du personnel politique (élus et ministres) ; et hormis le désormais célèbre H16, l’IREF et Témoignage Fiscal, bien peu de voix se sont élevées à contre-courant de la vision « unanime » à propos de cette lamentable affaire B Griveaux !
Même le site « libéral » Contrepoints a adopté la vision conformiste du pouvoir en reprenant l’article du professeur P Aulnas ; lequel critique lui aussi fortement les dérives d’internet et la violation de la vie privée.
Cette césure évidente entre deux visions de la morale politique demande quelques explications au-delà d’une vision manichéiste entre Pro-Macron et Anti-Macron.
On peut classer les opinions exprimées en quatre catégories.
Les pro-Macron : idéologiquement, ils ont fait leurs les options du président et se sont rangés sous sa bannière. Il est donc compréhensible que, par fidélité, ils adoptent une ligne critique à l’égard de ceux qui ont dévoilé, sur internet, les turpitudes de B Griveaux.
Les anti-Macron, de droite ou de gauche. Par principe ils sont contre mais on observera qu’ils sont relativement peu nombreux à l’exception notable d’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.
Les suiveurs : il s’agit essentiellement de ceux qui n’ont pas vraiment d’opinion mais qui, par intérêt, hurlent avec les loups de la meute présidentielle. Il s’agit essentiellement de la presse subventionnée et des politiciens.
Les critiques dont font partie H16, l’IREF et Témoignage Fiscal ; c’est à dire ceux qui ne sont pas nécessairement contre E Macron mais disposent d’une indépendance totale d’opinion et ont encore la liberté de critiquer le pouvoir ; car il s’agit bien de cela !
Comment expliquer une telle répartition ?
Dans une affaire de ce type, qui concerne essentiellement la divulgation de la vie privée d’un homme de pouvoir en ce qu’elle a de plus intime, il ne faut jamais perdre de vue l’association entre trois choses qui sont souvent liées :
Le pouvoir, l’argent et le sexe ; car les hommes de pouvoir naviguent en permanence entre ces trois questions et bien souvent à la limite de la morale, voire même de la légalité.
Le pouvoir et le sexe
Nous avons, essentiellement au niveau parisien, un microcosme formé par le milieu de la politique, du showbiz, de la presse et de quelques personnages fortunés qui se fréquente, sort le soir dans les mêmes lieux, fricote et couche ensemble ; et, entre les mesquineries, les jalousies et les ambitions dévorantes, il regorge de rumeurs et de ragots concernant tel ou tel avec une question existentielle, par ailleurs peu intéressante, « qui couche avec qui ? ».
Inutile de vous dire que les critiques et les noms d’oiseaux volent bas, mais ces informations ne dépassent pas ce petit « cercle d’initiés » ; ce qui explique par exemple que les français n’aient appris qu’après la mort de F Mitterrand qu’il avait une seconde famille, hébergée aux frais de la république et protégée par la police de la république alors tous les initiés parisiens le savaient depuis toujours !
De la même façon, personne n’ignorait la sexualité débridée de DSK !
Manifestement, il existe donc une règle d’application constante : l’omerta et cette règle, qui n’a évidemment rien à voir avec la démocratie mais tout à voir avec les fantasmes et les perversions de certaines personnes, s’explique par les liens étroits qui existent entre ces différents personnages. On peut clairement parler d’une « presse de connivence » !
Ces liens sont à la fois troubles et constants ; c’est à dire qu’ils existent en permanence et depuis longtemps à telle point que certains parlent même de fusion !
Sous la troisième république, les politiciens étaient connus pour entretenir des « danseuses », des « comédiennes » ou des « actrices » et cent ans plus tard, les pratiques sont toujours les mêmes : les politiciens, hommes de pouvoir, et les chefs d’entreprises, également hommes de pouvoir, frayent avec des comédiens (ennes) et des journalistes.
Evidemment, cette proximité constante créé des liens … et tout ce petit monde n’a qu’une peur : Que sa vie privée, pas toujours aussi calme et rangée qu’elle semble le paraître, ne soit dévoilée au grand jour surtout que les liaisons ne sont pas toujours légitimes ; car je doute que Mme Griveaux, lorsqu’elle posait pour Paris Match, avait connaissance des activités sexuelles extra maritales de son cher époux …
Le pouvoir et l’argent
Par ailleurs, en ce qui concerne la presse écrite ou audiovisuelle, il ne faut jamais perdre de vue qu’elle vit en grande partie des deniers publics ; c’est à dire qu’elle est subventionnée par vos impôts !
Mais comme l’ordonnateur de la distribution de la manne publique est le pouvoir et que le pouvoir en France se situe essentiellement à l’Élysée, il est absolument nécessaire, sous peine de voir disparaître les subventions indispensables à la survie de l’organe de presse, de ne pas se fâcher avec le prince … et il faut avoir conscience que l’on parle pour certains journaux de millions voire de dizaines de millions € !
Alors évidemment, compte tenu de ces contingences, la morale est à géométrie variable ; même si cela n’est pas très glorieux, on ne mord pas la main qui donne à manger même si c’est avec … l’argent des autres !
Et comme le pouvoir judiciaire est, en France, aux ordres de l’exécutif, le parquet s’est, avec une célérité pour le moins inhabituelle mais en application de la règle selon laquelle le prince a toujours raison, empressé d’engager des poursuites à l’encontre des personnes suspectées d’avoir dévoilées la vie privée de B Griveaux ; alors que, si l’on y regarde bien, le délit est somme toute mineur … et le comportement de la victime tout à fait critiquable en ce qu’il se situe à l’origine de cette histoire !
Il n’y a eu ni complot ni guet-apens, ni violences, B Griveaux s’est déshabillé tout seul et s’est filmé lui-même avant de poster lui-même la vidéo sur internet ! En d’autres circonstances, on aurait pu affirmer que B Griveaux a eu en l’espèce une conduite pour le moins légère …
Mais, B Griveaux était le chouchou d’E Macron pour prendre Paris lors des prochaines élections municipales, et s’en prendre à B Griveaux c’était forcément s’en prendre à E Macron dont la position monarchique, égocentrique, narcissique et autoritaire est de nature à générer quelques problèmes. Nous sommes évidemment, avec E Macron, très loin de la bonhommie un peu lâche d’un F Hollande dont la presse s’était régalée à révéler les trajets nocturnes à scooter !
De la même façon, ainsi que le souligne l’IREF, la presse et la classe politique dans son ensemble n’ont pas eu ces pudeurs lorsqu’il s’est agi de révéler les « problèmes récurrents » de F Fillon avec l’argent et la situation embarrassante de son épouse qui était déclarée en tant qu’assistante parlementaire … sans réellement en exercer les fonctions.
Nous savons que ces « problèmes », ont été exploités sans vergogne par une presse quasiment unanime, et ont amené à son éviction au premier tour de l’élection présidentielle alors qu’un bon tiers des députés utilisaient leur épouse dans le même cadre juridique et avec la même complaisance …
Les députés avaient en outre été « outrés » par le déballage qui avait été fait, à cette occasion, autour du « petit paradis fiscal » qu’ils se sont montés à l’insu des électeurs !
Cette dérogation à l’omerta avait une double cause : d’une part, il était visible que le personnage n’avait pas les faveurs de l’élite parisienne et d’autre part F Fillon concourrait pour le pouvoir mais il n’avait pas encore le pouvoir donc il ne représentait aucun risque ; du moins tant qu’il n’était pas élu !
Par ailleurs, je vous encourage à lire les commentaires à la suite des articles de P Aulnas et Denis Olivennes et vous observerez le décalage formidable entre la réaction indignée des auteurs à propos de la violation intolérable de la vie privée des personnages publics (et fatalement de leurs turpitudes) et les réactions indignées des commentaires à propos du comportement des mêmes politiciens.
La faute à internet
Evidemment, des voix politiciennes se sont immédiatement élevées pour que le pouvoir réagisse énergiquement à cette pratique scandaleuse de révéler les turpitudes des puissants : Il faut réguler d’avantage internet pour frapper les ennemis de la liberté !
La liberté de quoi exactement ?
De révéler de manière intolérable des choses que le bon peuple n’a pas besoin de savoir ?
Il faut fermer internet ce qui nous ramène à un précédent article dans lequel nous nous posions la question de la dictature et de la démocratie limitée !
Quelle conclusion peut-on en tirer ?
Au-delà de l’autisme de cette classe sociologique des politiciens/hauts fonctionnaires/journalistes qui, par solidarité ou seulement par intérêt, a fini par constituer une espèce de camp retranché parisien autour de leurs petites habitudes mais aussi de leurs turpitudes, nous avons affaire à un festival d’hypocrisie !
La transparence, oui absolument, ils sont pour, mais seulement pour les autres car tout ce petit monde a peur d’être sinon éclaboussé par le scandale mais au moins d’en subir les dégâts collatéraux !
Cela signifie clairement que les lanceurs d’alertes sont les bienvenus pour les banques et les entreprises mais pas pour les hommes politiques …
Maintenant, est-ce que tout cela est bien honorable ? Je vous laisse le soin d’en juger …
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Nous sommes peut-être au bord de la révolte des gens ordinaires. De ceux dont 80% de leur valeur marchande est captée par le cartel de Bercy. De ceux qui tentent de vivre avec les 20% qui leur reste de ce qu’ils rapportent à l’économie. Qui se tuent à la tâche pour que d’autres se la coulent douce, sous le parapluie des avantages acquis ou de la connivence.
Le cartel s’inquiète. Il demande au Premier Ministre une sainte onction bénissant la terreur qu’ils installent à grand coup d’injustice fiscale. Sans terreur ils ne se sentent pas capables d’encaisser l’impôt démesuré.
Le Premier Ministre y va de son onction, sur place même, il n’a pas le choix. Il lui faut du carburant pour se maintenir au pouvoir, pour voir perdurer le coup d’Etat des technocrates sur notre pays, alors que tout leur échappe, tout part en vrille.
Le cartel ment, comme tous les gangsters. Le mensonge est là, tout autour de nous, il nous gagne.
Tout ce que l’on voit est faux. Cette jolie voiture, ce bel appartement, cette belle entreprise, son matériel, tout cela n’existe pas, n’est que crédit, basé sur la fausse monnaie gratuite que les banques sont chargées de nous distribuer selon des règles qu’elles seules comprennent.
Jusqu’à quand toute cette mascarade va-t-elle pouvoir faire illusion ?
Jusqu’à quand l’image, l’apparence, la démagogie, l’illusionnisme seront-ils les maîtres en lieu et place de la réalité, de la compétence ?
Jusqu’à quand les français goberont-ils que la “fraude fiscale” serait la raison de leur malheur, de leur vie d’esclave, de leur lente agonie, de la perte de leurs libertés, de l’angoisse de la délation qui fait de vos amis, de vos voisins, bientôt de vos enfants, le délateur qui génère votre destruction.
Ceux de ma génération ont eu beaucoup de chance, jusqu’à croire qu’elle dépendait de leur bon vouloir, qu’ils la méritaient sans rien lui devoir, jusqu’à oublier que la paix, la richesse, la liberté ne sont pas acquis, sont le fruit d’une âpre lutte de tous les jours.
Mes parents et mes grands-parents ont connu deux guerres, des troubles graves, une liberté au compte-goutte, la censure, la servitude, la misère sans assistance pour certains, la mort trop jeune pour les plus fragiles.
Aujourd’hui nous exigeons la liberté, nous exigeons la santé, nous exigeons la vie, et belle en plus, nous exigeons que nos rêves deviennent immédiatement des réalités.
Ça marche, mais à quel prix.
Au prix d’une illusion payée avec de la fausse monnaie, distribuée aux affidés, dans une organisation clanique où l’adoubement vaut compétence, où la responsabilité est décalée sur le voisin, où la vérité n’est plus perceptible mais au contraire cachée, ignorée, où le menteur est protégé, fêté, honoré.
Qui peut croire que tout cela peut aller bien loin ?
Edouard Philippe fait bien d’aller rassurer le cartel de Bercy. Une justice, celle de la vie si ce n’est celle des hommes, ne peut que le réduire en cendre à terme.
Il n’y a pas de place sur cette terre pour cette engeance. Pauvre Philippe, quelques efforts que tu fasses pour soutenir cette bande — tout comme le gouvernement mexicain soutient les cartels pour survivre — ils sont amenés à disparaître en enfer.
Je suppose que cela te contrarie beaucoup, mais il en est ainsi de tous les chancres sociaux.
Bien à vous.
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