Je suis né le 2 Août 1944.
Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil.
Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société.
Amicalement à vous. H. Dumas
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Jeudi 10 Octobre, c’était le deuxième Jeudi du mois. A 18H, j’étais sur le parvis de Bercy. Il faisait un froid de canard, pour la saison. Nous aurons l’occasion de subir bien pire cet hiver.
A l’intérieur, bien au chaud, les prêtres de la charité, qui, bien ordonnée, commence par eux-mêmes et leurs affidés. Les champions de la redistribution qui prennent aux responsables pour donner aux irresponsables.
Il y avait foule. Une augmentation de 200% de la participation, nous sommes en effet passés de 3 à 9. Mais ce n’est qu’un début.
Sur 60 millions de français, la moitié paie l’impôt, soit 30 millions. Pour un tiers de ceux-là l’addition est salée, parfaitement injuste, ce sont eux les moteurs du pays, eux que l’on massacre.
Ce tiers, 10 millions de français, impossible de le faire venir sur le parvis de Bercy, ça ne rentre pas. Il va donc falloir, sans doute très rapidement, organiser des rotations pour que chacun puisse venir se recueillir sur les lieux de la disparition de son énergie, de ses économies, de sa vie. Raisonnablement, il sera difficile d’être plus de 100.000, à peine 1/100ème des personnes concernées. On verra ….
En attendant, il y avait encore un journaliste sur place, Jean Robin rédacteur d’Enquête et Débat, voici la vidéo qu’il a pu faire, remercions le sincèrement et souhaitons que cette vidéo soit reprise et vue par le plus grand nombre, elle permet de comprendre le sens de notre démarche link
Au Jeudi 14 Novembre, n’oubliez pas votre marguerite.
Bien cordialement. H. Dumas
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Sur Contre-Attaque, Sultana Cora a publié un billet accompagné d’un article succulent issu de BFM TV – link . Le contrôleur en chef de tous les contrôleurs fiscaux, un certain Gardette, explique en réunion publique pourquoi et comment il va taxer Amazon. Je ne connaissais pas ce mec.
Je suis stupéfait d’apprendre que c’est le chef des contrôleurs qui décide de la politique de Bercy. N’est-ce pas le Ministre des Finances qui devrait mettre en œuvre les décisions de l’assemblée nationale ? Et bien non, la preuve est ici rapportée que ce n’est pas le cas.
Ce ne sont même pas les énarques qui dirigent, ce sont nos camarades contrôleurs syndiqués qui décident de la politique économique de la France. Je comprends mieux un certain nombre de choses. C’est pire que le pire auquel je croyais.
Amazon sera donc taxée. Très bien. Imaginons qu’Amazon ne soit pas d’accord. Cette entreprise ferme alors sa plateforme française, qu’est-ce qui nous empêche de passer nos commandes en Irlande ? Bien embêté Gardette. Mais ce ne doit pas être le genre à lâcher l’os. Donc, s’il ne peut plus recouvrir la taxe sur Amazon, il va la recouvrir sur nous, les clients. Chaque fois que nous passerons commande d’un livre à Amazon, nous devrons une petite taxe.
Mais, Gardette, il ne peut pas savoir quand nous passons une commande à Amazon. Alors?
Et bien, il ne lui reste plus qu’une solution, ouvrir tous les colis arrivant en France en provenance d’Irlande. On est en plein dans sa spécialité à Gardette : l’espionnage, la taxation et les privations de liberté pour le bonheur du plus grand nombre.
Il cache son avidité bien sûr, pour cela il nous explique qu’en réalité il s’inquiète de l’avenir des libraires.
Les libraires, parlons-en.
J’ai écrit mon premier livre au milieu des années 80, il s’appelait : “Les nouvelles de la pleine lune”. Ce n’était probablement pas un chef d’œuvre. Comme il se doit, aucun éditeur n’en a voulu. A l’époque, je n’avais pas encore été ruiné par le fisc. J’étais jeune, optimiste, plein d’allant. J’ai décidé de publier moi-même mon livre.
Bien plus, j’ai créé une maison d’édition, que j’ai appelée : “Les éditions Dumillon”. Je me suis tapé toutes les déclarations voulues. Et, pour faire bonne mesure, j’ai pensé faire profiter d’autres écrivaillons tels que moi de ce travail. En quatrième de couverture, je proposais à tous ces talents inconnus de m’adresser leurs manuscrits. Puis, je fis imprimer mon bébé en 15.000 exemplaires (bon d’accord, j’étais anormalement optimiste).
Une fois la palette livrée, il fallait passer à la vente. C’est là que le libraire intervient.
Confiant dans le professionnalisme de ces gens, je leur ai envoyé un exemplaire du livre et un bon de commande. J’ai ciblé 4.000 librairies, c’est à dire tous les libraires de toutes les villes de plus de 10.000 habitants. Un travail énorme à l’époque, sans internet, entièrement à la main à partir des pages jaunes de l’annuaire.
Voilà ce qui c’est passé.
Je n’ai jamais reçu une seule commande. Mettons que la piètre qualité de mon ouvrage ait pu démoraliser les libraires. Mais, et là est tout le sel de cette affaire, j’ai été inondé de manuscrits, venant de toute la France, plus d’une centaine pendant un an.
Un jour, par hasard, un de mes amis s’est trouvé chez un libraire qui avait mis mon livre en évidence sur sa caisse, le client qui le précédait l’a acheté. Voilà donc la clef de l’énigme. Tous les libraires (4.000, un succès littéraire, encore en vente sur les sites des livres d’occasion) ont vendu le livre que je leur avais adressé dans le but de les séduire, de recueillir leur opinion, voire de recevoir des commandes. Pas un seul ne m’a retourné un chèque du montant qui m’était dû sur le livre qu’ils ont vendu.
Alors les libraires… J’achète mes livres sur Amazon, sans aucun remord pour cette profession. Quel que soit le livre que je veux, je le trouve, il est chez moi deux jours plus tard, et l’on prétend soit me priver de ce service, soit me le faire payer plus cher. Mais qui sont-ils ces socialistes qui se targuent de défendre la culture et qui s’apprêtent à l’entraver ?
Bien cordialement. H. Dumas
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Bercy, Bercy, Bercy… personnellement ce nom raisonne à mes oreilles depuis tant d’années de torture morale et économique, de vol, d’ignominie, de mensonge.
Pour tous les français, c’est là que se décide la politique de notre pays, là qu’ont été prises les décisions qui nous ont amené où nous sommes, c’est-à-dire à la faillite.
Les élus sont bien peu de chose, juste des marionnettes prenant un plaisir évident à paraitre mais sans aucun pouvoir, tout se décide à Bercy.
La planification, qui prétend régir notre vie et notre économie, est issue des cerveaux de Bercy, eux-mêmes issus de la sélection la plus en pointe de notre Education Nationale : l’ENA.
C’est donc en ce lieu que les français doivent se retrouver pour signifier leur désaccord à l’organisation qui leur est imposée contre leur volonté quelques soient les élus qu’ils mettent au pouvoir.
Il y a déjà longtemps que j’évoque cette nécessité dans mon blog. Aussi, lorsque l’idée fut acceptée et reprise par le RPF et l’Association Contre-Attaque, à travers les “veilleurs fiscaux” chaque deuxième Jeudi du mois de 18H à 19H, ma joie fut intense, au point que lors de la première, le Jeudi 19 Septembre, j’étais sur le site.
Malheureusement nous n’étions pas nombreux (Figaro-Magazine du 4 Octobre 2013)
Il faut dire que la chose n’est pas aisée. Pas question d’organiser ici une manifestation, ce serait la certitude de sanctions disproportionnées. C’est qu’ils ont l’épiderme fragile nos énarques.
Finalement, réfléchissant au problème que soulève une convergence vers ce lieu, d’y être présent sans provocation et sans s’exposer aux interdits liés aux manifestations, j’en ai conclu qu’il ne faut surtout pas manifester sur place.
Par contre, rien n’interdit d’y prier, de s’y recueillir. Deux choses qui peuvent se faire en tout lieu et en tout temps, qui sont si personnelles que rien ne peut les interdire.
Le motif est clair. Ne va-t-on pas se recueillir sur la tombe de ses chers disparus ? Or, n’est-ce pas là que nos chères économies ont disparu ?
Jeudi 10 Octobre, j’irai donc me recueillir de 18H à 19H devant Bercy. J’aurai une pensée pour mes économies disparues en ce lieu symbolique.
Bercy est un symbole fort. L’immeuble lui-même évoque ce symbole. Ne ressemble-t-il pas à un énorme broyeur qui, alimenté par le haut, déverserait, en bas dans la seine, la masse d’argent qui y est enfournée, où elle disparaîtrait au fil de l’eau, sans utilité ?
Une prière doit s’accompagner d’une offrande. J’ai repéré, lors de ma première visite, un banc isolé, terriblement seul, sur le trottoir côté Seine sous l’arche qui enjambe la rue de Bercy. Ce banc ferait un parfait dépositoire.
C’est donc là, après ma prière et mon recueillement, sans manifester, que je déposerai unemarguerite sur ce banc, la fleur de l’innocence.
Peut-être un jour seront nous nombreux, tous les deuxièmes Jeudi de chaque mois, à nous recueillir puis à déposer une marguerite sur le “banc dépositoire” au pied de Bercy. Verrons nous alors nos députés, poussés par nos énarques, voter une loi interdisant prière et recueillement personnels en ce lieu ?
Bien cordialement. H. Dumas
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L’information est le socle de la vie. Tout particulièrement chez l’homme dont la spécificité est justement sa capacité à traiter l’information.
L’information objective connait deux déviances qui nous intéressent ici : la publicité et la propagande.
Globalement, la circulation de l’information suppose que les émetteurs et les récepteurs soient compatibles.
Par exemple, il est inconcevable d’imaginer un succès pour une campagne publicitaire visant un soin contre la fragilité des peaux blanches au centre de l’Afrique. Ou, inversement, des peaux noires en Suède. La déviance de l’information publicitaire suppose d’abord une complicité possible avec le récepteur. Son but, provoquer un acte économique, n’est accessible que si la cible est prédisposée à recevoir l’information. On notera qu’ici ce but est ponctuel, limité.
La propagande est plus ambitieuse, elle cherche à convaincre durablement.
Mais, elle aussi a besoin d’un récepteur consentant. Par exemple, une campagne visant à démontrer que l’homme noir est supérieur à l’homme blanc ne pourrait prospérer en Suède, ceci indépendamment de la bêtise d’une telle assertion. Alors qu’aussi imbécile qu’elle soit la même campagne prétendant à la supériorité de l’homme blanc en Suède pourrait connaître un indéniable succès. Evidemment, le même exemple pourrait être évoqué pour l’homme noir en Afrique. J’ai pris des exemples limites, mais nous parlons de propagande, de la forme la plus limite de l’information.
Il ne fait aucun doute que lorsque l’information s’affranchit de l’objectivité dans le cadre de la publicité ou de la propagande, deux déviances souvent intimement mêlées, le récepteur doit être consentant.
Ce qui amène aux deux questions fondamentales :
– Est-ce le commerçant ou le client qui génère la publicité ?
– Est-ce le politique ou le citoyen qui génère la propagande ?
Résolument, dans les deux cas, je crois que c’est le récepteur qui est aux manettes.
Ainsi, pour la presse, où ces deux déviances de la communication, publicité et propagande, sont omniprésentes, je pense que le responsable est le lecteur et non le journaliste. Hormis l’emploi de la force, il me parait que c’est toujours le récepteur qui commande.
La différence entre l’information objective et l’information tendancieuse, voire falsifiée, est toujours perceptible. L’homme a les outils intellectuels pour cela. Donc, pour qu’il adhère à une publicité ou à une propagande, il faut qu’il soit consentant. L’émetteur, de son côté, est outillé naturellement pour ressentir la disponibilité du récepteur. C’est la disponibilité du récepteur qui met l’émetteur en marche.
J’affirme donc que ce sont les populations qui génèrent les informations tendancieuses ou falsifiées que sont la publicité ou la propagande.
Ainsi les Hutus ne peuvent pas se dédouaner de leurs actes en prétextant avoir été les victimes de la propagande. Idem pour les allemands, qui d’ailleurs n’ont pas cherché à se dédouaner.
En France aujourd’hui fleurit une propagande mortelle.
Les français souhaitent croire, devant la faillite qui les attend, qu’ils n’en sont pas responsables. Les bénéficiaires des largesses et folies ayant provoqué cette faillite s’engouffrent dans ce déni global. Ils l’alimentent d’une information falsifiée aboutissant à la propagande suivante : la fraude fiscale est la principale responsable de la situation.
Or, cette information falsifiée ne résiste pas à l’analyse. La fraude fiscale ne peut être que marginale ou limitée aux activités illégales, aux trafics crapuleux.
Les raisons en sont simples :
– Il y a de moins en moins d’argent liquide en circulation, du fait des cartes de crédit.
– Les contribuables sont sous contrôle fiscal constant à travers les associations agréées. Pour les motiver, ceux qui ne sont pas inscrits à ce type d’association de surveillance constante sont imposés sur 120% de leurs revenus. Cette énormité ayant été considérée comme normale par le conseil constitutionnel. Incroyable, non ?
– Les comptabilités sont informatisées, de ce fait surveillées par des robots à Bercy.
Quant aux activités illégales, trafic de drogue, cambriolage, prostitution, elles ne sont pas du ressort de l’impôt mais de la loi pénale.
Conclusion
La propagande concernant les fraudeurs fiscaux se nourrit du souhait des français de ne pas assumer leurs responsabilités, de faire payer le voisin par le biais du contrôle fiscal qui n’est qu’un sur-impôt arbitraire et parfaitement injuste, auquel chacun d’eux pense échapper.
Non seulement la pensée collective générant cette propagande, puis le passage à l’acte par le fisc, est malsaine, mais elle est stupide. Elle détruit lentement mais surement le tissu économique du pays. Elle entame gravement la cohésion sociale du fait de ces frappes aveugles. Elle n’a pas de limite et finira par engloutir tous les français, y compris ceux qui se croient à l’abri. Elle sanctifie la délation. Enfin, elle n’est rendue possible que parce qu’elle évolue dans une zone de non-droit, de type stalinien, qui explose totalement la cohésion sociale.
Bien cordialement. H. Dumas
PS: Le Figaro-Magasine de cette semaine fait état des veilleurs fiscaux. Je me suis laissé dire qu’ils passeront sur place le Jeudi 10 à 18H, que leurs passages ne se font pas 2 Jeudis par mois mais tous les deuxièmes Jeudi de chaque mois.
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En découvrant la relativité de la vérité les nations occidentales sont sorties de l’obscurantisme.
Le fait de comprendre que la vérité n’est pas universelle, que chaque situation la remet en question, qu’elle ne peut pas être acquise mais doit être constamment recherchée, que dans sa recherche la multiplicité des paramètres, y compris la personnalité de celui qui la cherche, rend le résultat particulièrement relatif, a permis cette avancée.
C’est ainsi que le pouvoir temporel des religions prétendant détenir la vérité universelle et son cortège d’oppressions intellectuelles ont été battus en brèche. Au point qu’aujourd’hui l’église catholique entreprend une révolution à ce sujet à la suite de l’impensable démission de son chef précédent et de l’effondrement de son influence.
Donc, le thème de la vérité détenue ou révélée, outil d’oppression des masses par les juges autoproclamés du sujet, a volé en éclat.
L’homme pouvait en espérer un progrès. Ce ne fut pas le cas, il est tombé de Charybde en Scylla.
Ceux qui le manipulaient â l’aide de ses pulsions de vérité le font maintenant avec celles de liberté.
Une nouvelle cohorte d’escrocs nous oppresse. Ils prétendent être les garants de notre liberté.Ils affirment connaître la liberté universelle, celle qui s’appliquerait à tous et ferait que, grâce à eux, tous seraient libres.
Alors que, comme la vérité, la liberté ne peut être que relative, personnelle, doit faire l’objet d’une recherche constante, qu’elle ne peut pas être acquise mais seulement conquise au jour le jour à chaque nouvelle situation, ils tentent de nous persuader que, si nous leur donnons notre totale confiance, nous pourrons en échange jouir de la liberté dont ils se portent garants.
Ils le clament si haut et si fort que, pauvres cons que nous sommes, nous les croyons. C’est alors qu’au nom de cette liberté chérie, désirée, ils nous enchainent à leur profit.
Avant, ils prétendaient détenir la vérité à travers Dieu. Aujourd’hui, il n’y a plus d’intermédiaire, ils se déclarent eux-mêmes les garants de la liberté. Ils l’écrivent en tête de leur devise. Notre liberté disent-ils : ce sont eux, eux seuls.
Ils nous enfoncent ça dans le crane dès la petite enfance. En ce qui me concerne, je l’ai cru. Je n’en reviens pas.
Comment ai-je pu croire de pareilles balivernes ? Comment ai-je pu croire que leur justice, entièrement soumise à leur pouvoir, pouvait être en charge de ma liberté ? Comment ai-je pu faire confiance à ces hommes de pouvoir qui, eux, puisent leur liberté dans notre esclavagisme ?
J’avoue que cette soudaine lucidité me laisse perplexe et désemparé. Je n’ai jamais pensé être un génie, mais, là, force est de constater que je ne suis vraiment pas malin. Le fait que 99% de la population de ce pays n’ait pas encore pris conscience de l’escroquerie et croit qu’il suffirait de changer les tenants du pouvoir où de déménager pour recouvrer la liberté, ne me console pas.
C’est que l’obstacle est de taille. Cette soudaine visibilité de la situation est effrayante. Pour qu’une issue soit envisageable, il faudrait qu’une majorité soit soudain saisie par la lucidité.
Ce n’est absolument pas le cas, puisque, bien au contraire, chaque jour qui passe voit la population se précipiter plus profond dans les bras pervers des oppresseurs en pensant y trouver justement la liberté, alors que ce sont ceux-là mêmes qui la leur volent.
Ainsi nous pouvons affirmer que les temps qui viennent seront ceux de l’esclavage. La conquête de la liberté n’est pas pour demain.
Vu sous cet angle, la folle escalade du crédit, qui n’aura pour terme ultime que notre mise en esclavage totale au service de la dette, n’inquiète évidemment pas nos dirigeants, au contraire. Quoi de mieux pour eux qu’une populace paralysée par la dette, entièrement à leur merci ?
A partir du moment où une bande d’escrocs prétend posséder la clef universelle d’une quête humaine vers la liberté, qui ne peut être qu’individuelle, le danger est grand. Toutes les horreurs sont possibles du fait que la majorité des hommes est prête à croire au Père Noël pour ne pas avoir à affronter les difficultés donnant accès aux absolus dont elle rêve.
Où le problème se complique c’est quand, comme pour la liberté, l’accès au rêve se fait en partie au détriment des autres. Les anciens prétendaient que seuls ceux qui ne travaillaient pas pouvaient accéder à la pensée, à la sagesse. Ils avaient des esclaves pour conforter cette hypothèse.
Les énarques ont aussi leurs esclaves, c’est nous. Peut-être est-ce cela qui leur permet de croire qu’ils sont les élus de la liberté ?
On n’en sort pas, la liberté ne peut s’accommoder d’aucun pouvoir, ceux qui parlent en son nom feraient bien d’en prendre conscience et de se retirer sur la pointe des pieds en nous laissant accéder nous-mêmes à notre liberté.
Pour accéder à nos libertés, devra-t-on payer le même prix que celui qu’il a fallu payer pour accéder à nos vérités, sans que la chose pour autant soit définitive ?
Bien cordialement. H. Dumas
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Vous le savez, il s’agit de ce mur que les magistrats entretiennent à partir des photos de ceux qu’ils considèrent comme “cons”, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas fatalement en accord avec leurs méthodes, leur pensée, voire leurs jugements.
La chose pour moi se révèle à partir d’une affaire bégnine, une agression dont je suis la victime, en pleine nuit, au projecteur, sur l’autoroute, perpétrée par trois gendarmes en fonction, où je suis menotté pour avoir fait part de mon étonnement. Puis brutalisé, enfin pris d’un malaise et conduit vers une clinique amie des gendarmes. Contrairement à ce qu’espèrent les pandores, je ne suis pas sous l’emprise d’une alcoolémie indécente. Choqué, je fais part de la situation à la hiérarchie des gendarmes.
Il s’en suit un délire total où ces mêmes gendarmes m’accusent d’outrage et de rébellion !!!
La chose est grotesque. Je mets à votre disposition mes conclusions en nullité link, l’ensemble des pièces de procédure est très lourd, mais il est à votre dipsosition sur demande.
Après avoir bien compris la situation, vous pourrez lire le jugement rendu link où je suis condamné à 8.000€ et des poussières !!!!!!!!
8.000€, je suis convaincu que vous voyez ce que cela représente. Vous percevez bien le temps qu’il faut pour mettre 8.000€ de côté. En ce qui me concerne, c’est deux ans de ma retraite. Vous avez bien compris la pantalonnade à laquelle se sont livrés, tout seul, les gendarmes.
Non seulement je suis sur le “mur des cons”, mais je suis vraiment traité comme un con, comme un moins que rien, comme une raclure, une racaille, j’ai honte pour mon pays.
Pour moi, ce n’est pas grave, je leur souhaite bien du plaisir à saisir mes comptes, mes pantalons, mes chemises, mes sandwichs etc… mais eux, ce sont des merdes tous complices, forces de l’ordre et magistrats, la preuve en est ici rapportée.
Ce billet est une nouvelle occasion pour eux de me poursuivre pour injure, diffamation, terrorisme, mise en danger de l’Etat, pourquoi pas m’interner, il y a-t-il une limite à la connerie ?
Bien cordialement. H. Dumas
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Depuis vingt ans, je perds tous mes procès. Il faut dire que ma profession est prolixe en procédures en tout genre, je ne peux pas y échapper.
Pourtant, mes dossiers sont bons, mes causes justes, les magistrats devant lesquels je me présente me paraissent attentifs, intéressés, mes avocats sont de qualité, mes conclusions travaillées, malgré tout cela je perds toujours. Il y a une constante remarquable : je trouve les jugements systématiquement incompréhensibles.
Au terme d’une longue réflexion, je suis arrivé à la conclusion que la justice est sous influence, je pense pouvoir vous en faire la démonstration.
Une influence mécanique
Un excellent article est paru dans le Monde du 20 Septembre 2013. Signé de François Béguin, il reprend les propos de Fabien Jobard, chercheur au CNRS, directeur du Cesdip. Ce dernier fait état des rapports de force existants entre la justice, la politique, la police et ses syndicats.
Il dit tout haut ce que tout le monde pense sans le dire : tous se tiennent par la barbichette. Les magistrats qui se prétendent libres ne le sont pas.
Au-delà du pouvoir politique qu’ils font constamment semblant de défier, ils sont les otages de leurs propres bras armés, la gendarmerie, la police, auxquels il y a lieu de rajouter le fisc et, plus largement, l’ensemble de la fonction publique.
Cette imbrication, à la fois esprit de corps et soumission obligatoire, pollue complètement leurs jugements. En sont-ils conscients ? Je n’en sais rien.
Une influence idéologique
Ici les choses sont plus complexes. Je vous propose d’abord de prendre connaissance du remarquable exposé que le philosophe Damien Theillier a développé le 5 Juillet 2013 devant le cercle Frédéric Bastiat, sous le titre “Responsabilité, initiative individuelle et prise de risque” : link
Dans cet exposé, Damien Theillier donne de la liberté deux concepts totalement opposés, ce qui n’a pas manqué de m’interpeller.
Il évoque la liberté négative, celle qui est à conquérir par chacun de nous. Cette liberté est totale, elle s’arrête uniquement ou commence celle des autres. Le sujet en dispose à sa guise, mais il doit la quérir. Elle suppose que chacun est propriétaire de son corps évidemment, mais aussi des fruits de son travail. Elle implique le droit à disposer librement de ces fruits, donc la propriété privée qui est le socle de cette liberté. Elle sous-entend la responsabilité. C’est elle qui a façonné notre société occidentale.
Il explique ensuite la liberté positive, celle qui doit être offerte à tous, sans liaison avec son engagement personnel. Il n’est nul besoin de la conquérir, elle est donnée à chacun dès le départ. C’est l’Etat qui se charge de sa mise en place, elle doit être accessible à tous sans différenciation et sans combat. Elle dégage l’individu de toute responsabilité, qui est transférée à l’Etat.
Pour ma part, je trouve stupéfiant que le même mot, que l’on nous bassine dès notre plus jeune âge, qui représente une aspiration universelle, qui est inscrit en premier au fronton de nos édifices publics, pour lequel on peut exiger notre vie, puisse ainsi générer deux concepts aussi différents, totalement antagonistes. Mais, force est d’accepter la possibilité de ces deux pensées, même si l’une parait complètement utopique.
Dans la pratique
Les magistrats sont majoritairement des adeptes de la liberté positive. Nous dirons que leur position dans la société peut les amener, face à la problématique de l’influence du milieu, à souhaiter la liberté positive.
Le chantre de la liberté positive est Karl Marx, les tentatives d’application de ses théories sur la planète se sont soldées par des catastrophes humaines considérables.
En ce qui me concerne j’ai été élevé dans le respect de la liberté négative, c’est d’elle que résultent les lois de notre pays, je l’applique donc au jour le jour.
C’est ainsi que je me trouve constamment en opposition philosophique avec la magistrature.
C’est là que le bât blesse. La magistrature est indépendante, elle n’a de compte à rendre à personne dans ses jugements, elle en profite pour appliquer sa passion pour la liberté positive. De ce fait elle n’a que peu de considération pour la propriété privée, une animosité avérée pour le profit ou la richesse, peu lui importe que les lois de notre pays n’aillent pas dans ce sens. Peu lui importe que l’expérience mondiale ait prouvé la nocivité de la liberté positive pour l’homme et ses organisations sociales.
Par le “mur des cons” le syndicat de la magistrature a fait la démonstration de son peu de respect pour les avis qui divergent de son dogme.
Ainsi donc, lorsque j’arrive devant les tribunaux avec ma bonne foi, mes conclusions, mes causes justes, je me heurte soit à des influences mécaniques, soit à des influences idéologiques qui font que je ne peux que perdre.
Hélas, j’en ai pris conscience trop tard, pour moi c’est cuit. Pour vous, j’espère que ce billet vous éclairera et vous fera rechercher d’autres solutions qu’une justice engagée, sous influence.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "La justice sous influence idéologique"
Depuis que l’homme existe il est probable qu’il commet sur son prochain des actes inacceptables, touchant gravement ses droits universels. Dans les sociétés primitives, ces agressions semblent paraître normales. Dans nos sociétés avancées ce n’est plus le cas.
Bien que non encore parfaitement défini, le crime contre l’humanité a réellement vu le jour à l’occasion du procès de Nuremberg, suite aux exactions de la seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui, l’ONU pense que les dirigeants de la Corée du Nord peuvent être accusés de ce crime au regard des conséquences de leur politique sur leur population. Alors qu’en son temps Staline, pour les mêmes faits, n’était aucunement inquiété.
Le crime contre l’humanité est un lac d’ignominie, ce lac est alimenté par des fleuves de connerie dont je vous propose de rechercher la source.
Il semble que le point de départ, la source, soit l’abstraction.
Eichmann, lors de son procès rapporté par Hannah Arendt, ne cesse de déclarer qu’il n’avait rien contre les juifs. Pour lui, il ne faisait que remplir au mieux sa mission qui consistait à déplacer ces populations. Il essayait, disait-il, de le faire le mieux possible compte tenu de la masse que cela représentait et des moyens en sa possession. Il se trouvait carrément fortiche. Il faisait abstraction des hommes qui se trouvaient pris dans ce système. Plus de quinze ans après les faits, il était toujours, incroyablement, dans le même processus de pensée : l’abstraction.
C’est cette même abstraction qui jette les Hutus contre les Tutsis. Ce ne sont pas des hommes qui assassinent d’autres hommes, ce sont les dominés qui traquent la force dominante et se vengent, les individus disparaissent dans ce schéma. Nous pourrions parler de Pol Pot et de bien d’autres.
Au départ du fleuve de boue qui précède le crime contre l’humanité on trouve inévitablement l’abstraction, c’est à dire la négation ou l’oubli de l’individu.
Au risque de choquer, j’affirme que nos dirigeants flirtent dangereusement avec l’abstraction, qu’ils se rapprochent terriblement de l’inacceptable, du pire.
J’en attribue la faute à l’ENA et à son bras armé Bercy. Ces gens perdent de vue les individus, ils raisonnent en terme d’abstraction. Vous, moi, n’existons plus, nous ne sommes que des tableaux, des statistiques, des groupes, des pourcentages.
Pour imager mon propos je vous propose de réfléchir à ceci :
– le chiffre d’affaires de la grande distribution est, grosso modo, équivalant au budget de l’Etat. Vous avez donc à faire aux deux de façon égale.
Pour la grande distribution chaque client compte, pour l’Etat vous êtes une masse abstraite. Je suis convaincu que vous ressentez la différence en poussant la porte de votre hypermarché et celle de votre perception.
Peut-être êtes-vous de ceux qui trouvent que la grande distribution s’enrichit sur votre dos, au moins vous pouvez le dire et elle en tient compte, elle ne vous menace pas.
Mais si, comme moi, vous constatez que Bercy vous vole, vous ne pouvez pas le dire et les tribunaux vous condamnent. Bercy va au delà de la menace, il vous ruine. Pour Bercy, l’individu ne compte pas.
Non seulement je pense que l’abstraction est la source à laquelle s’abreuve le crime contre l’humanité, mais je suis convaincu qu’à un certain niveau d’abstraction la survenance de ce crime est inéluctable.
Il se traduit par la négation de l’individu à travers la négation de son droit de propriété, puis par son pillage et enfin, inexorablement, par sa suppression arbitraire.
Je crois que nous nous rapprochons dangereusement de cette situation.
J’avais un peu plus de 20 ans en 1968. Différemment, pour d’autres raisons, à cette époque les individus ne comptaient pas non plus. Ils ont manifesté leur courroux, ont obtenu gain de cause, les années qui ont suivi furent une période de bonheur individuel.
Comment a-t-on pu régresser au point d’aujourd’hui ? Je n’en sais rien, mais je ressens profondément la nécessité d’une nouvelle révolution, d’une reconquête des individus sur l’abstraction.
Le comble est que cette reconquête va devoir combattre les soixante-huitards qui se sont emparés du pouvoir pour, soi-disant, défendre les droits individuels, et ont, depuis, totalement perdu de vue leurs revendications initiales.
Ils sont devenus le bras armé de l’abstraction, alors qu’ils étaient aux avant-postes en 68 pour réclamer le respect individuel !!!
Le cycle social est surprenant, espérons que le nouveau 68 sera aussi bon enfant que le précédant, que les dirigeants actuels seront spectateurs de leur chute inévitable comme de Gaulle, et non “acteurs-mauvais-joueurs” comme Bachar el-Assad.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Le crime contre l’humanité"
La question est ridicule, dès que l’on veut bien regarder ce qui se passe ailleurs. La réponse est donc non, définitivement non.
Alors, d’où vient cette rengaine sécuritaire dont on nous rabâche les oreilles jour après jour ?
Les français confondent terreur et insécurité.
Ils vivent dans la terreur, elle leur est imposée par l’Etat et ses sbires, élus et fonctionnaires ou affiliés.
Dès leur plus jeune âge ils sont sous le joug de la terreur. D’abord l’Education Nationale qui a tissé un filet serré les enfermant, les mettant à sa merci. Pas de travail sans l’aval de l’Education Nationale. Pas d’existence sociale sans cet aval.
Ensuite, dans la vie de tous les jours :
– S’ils se déplacent, ils rencontrent la terreur sur la route. Gendarmerie et Ponts et Chaussées peaufinent radars et dos d’ânes pour les anéantir.
– S’ils ne se déplacent pas, elle leur est servie à domicile par une presse complice dont la mission est justement de les terroriser.
– Si cela ne suffit pas on les inquiète au sujet de l’air qu’ils respirent.
Où qu’ils se tournent, l’Etat est là qui les menace à coup de lois, de décrets, d’ordonnances…. De précautions disent-ils.
Ce n’est pas nouveau, les druides déjà leur laissaient supposer que le ciel pourrait leur tomber sur la tête. Le pouvoir cherche toujours à inquiéter ses obligés pour mieux les maîtriser.
Le point d’orgue de cette terreur est fiscal. Le fisc les pille.
Par exemple :
Il y a en France 350.000 cambriolages par an, le préjudice moyen est de 6.400€, soit un total dérobé de 2,2 milliards. Une broutille.
Les seuls contrôles fiscaux prélèvent 18 milliards, dont seulement 60% seront confirmés. Donc 40%, soit 7,2 milliards sont une tentative de vol. Mon expérience personnelle me permet de dire que pour les 10,8 milliards qui restent, la plus grande part est aussi un vol.
L’Etat français, gauche et droite confondues, terrorise les français, le choc psychologique est tel, qu’ils se sentent en insécurité. Voilà le vrai problème.
Ce sentiment, mal analysé, risque de les entrainer au pire. La peur est mauvaise conseillère, elle tend à précipiter celui qui a peur vers des solutions irrationnelles, pires que le mal qu’il fuit.
Quelle est la solution ? Elle est simple, il faut supprimer la cause du mal : l’Etat.
Bien sûr, il n’est pas possible d’aller jusque là, mais le ramener à des proportions qui le rendront bienveillant c’est possible.
Cela s’appelle le libéralisme.
Je vous arrête tout de suite, nous ne sommes pas un pays libéral, bien au contraire. Mais je vais vous surprendre, vous, majoritairement vous êtes libéraux, presque tous, sans le savoir.
Je m’explique.
Le libéralisme c’est la liberté, la propriété privée et la responsabilité, c’est tout.
La liberté, elle ne peut être qu’individuelle, attachée à chacun de nous dans la limite de celle des autres, jusqu’ici pas de contradicteur je suppose. Elle inclut le droit et la possibilité d’échanger. Or, sans échange pas de vie, pas de progrès.
La propriété privée concerne tout ce qui appartient à chacun, que ce soit matériel ou intellectuel, y compris son propre corps. Nous y sommes tous attachés.
La responsabilité, elle est le prix à payer pour pouvoir disposer des deux éléments précédents.
Qui n’est pas d’accord avec cela ?
Si vous doutez, faites sur Google : “Pascal Salin”, cherchez sa prochaine conférence et allez-y. Vous aurez le plaisir d’entendre un professeur de grande qualité, dont le discours est d’une simplicité accessible à tous, il vous convaincra.
La terreur n’est pas inéluctable.
Nous ne sommes pas obligés d’accepter que les “collectivistes” de tout poil nous imposent la terreur pour nous soumettre à leur pouvoir et nous voler notre vie à leur profit. Nous ne sommes pas obligés de vivre comme des brebis craintives et tremblantes qui se font tondre régulièrement pour finir en méchoui.
Nous pouvons installer le libéralisme dans ce pays et ramener l’Etat à son expression la plus modeste, la plus utile, la plus supportable. Nous pouvons redonner à l’individu sa place centrale dans notre société.
Pensez-y et parlons-en. Bien cordialement. H. Dumas
C’était un de ces mot d’ordre actuel. Plus ou moins présent sur le net. Lancé par on ne sait qui. Il m’intéressait évidemment.
Le principe étant de se trouver au même endroit, au même moment, sans autre lien que celui d’obtenir une masse d’énergie et de pensée tendue vers un refus, un souhait, une revendication.
Pas de contact entre présents, pas de signe particulier ni de volonté de manifestation, une simple présence.
C’est ainsi que, lorsque j’ai eu connaissance du fait que tous avaient prévu d’être là, sur le parvis du Ministère des Finances, à Bercy, d’y venir tous les deuxième Jeudis du mois, de 18H à 19H, la première fois étant le Jeudi 12 Septembre 2013, j’ai eu envie d’y être.
Qui a lancé cette idée, je l’ignore, et je dirais peut importe.
Je ne peux pas dire si j’étais seul, simplement il ne paraissait pas y avoir grand monde. Je pense m’être trompé dans l’exactitude du lieu. Bercy s’étend sur deux trottoirs, le bâtiment enjambe la rue de Bercy, j’étais côté Ouest, il aurait peut-être fallu que je sois côté Est. Quoiqu’il en soit, si d’autres personnes étaient là, tout contact étant interdit, cela n’aurait pas changé grand-chose à ma situation et à mes pensées.
Donc j’arrive sur le parvis à 18H pétante. Dans cet espace très minéral, relativement vaste, il y a un banc, un seul. Je m’y assois. Hélas, un léger crachin rapidement m’importune et m’amène à me réfugier sous l’arche du bâtiment du Ministère enjambant la rue.
Sous cette arche l’impression est étrange. J’avais jadis ressenti fortement à Rome, devant la basilique Saint Pierre, l’impression de domination, de puissance, de richesse et d’arrogance qui émane de cet édifice. Il en dit plus long sur la papauté que tous les livres édités à ce sujet.
Sous l’arche de Bercy, rien de tout cela, c’est bien pire. Les deux parois, de part et d’autre de la rue, sont terriblement verticales et sombres, le sous-plancher du bâtiment qui les relie est noir. Tout cela donne l’impression d’être au fond d’un gouffre, lorsque l’on regarde en l’air. Finalement, pour le contribuable qui est là, l’impression se confond avec sa réalité…. Le gouffre est prégnant.
Il se trouve que, curieux de découvrir ce que sont les contrôles fiscaux, un journaliste m’avait proposé une rencontre sur place.
Bien nous en a pris. D’abord cet homme sympathique m’a aidé à occuper l’heure que nous devions passer sur les lieux.
Puis, et c’est beaucoup plus amusant, il m’a sans doute évité une épreuve d’intimidation de la part de notre police nationale.
Parce que, figurez-vous qu’il y avait sur place une camionnette de policiers, dédiée à cette opération, qui a quitté les lieux en même temps que nous.
De cette camionnette, fonçant droit sur nous, jaillirent deux policiers en civil, la PJ sans doute. Ils se présentèrent et nous demandèrent ce que nous faisions là. Personnellement, j’aurais répondu “en quoi cela vous regarde” et paf, je tombais dans le piège. J’aurais immédiatement été amené à la camionnette (panier à salade), subi l’épreuve du contrôle d’identité, et probablement sermonné.
Au lieu de cela, le journaliste a pris la parole et a simplement dit que nous avions rendez-vous sur place pour converser en privé, ce qui avait l’avantage d’être la stricte vérité, et a mis nos pandores dans un tel embarras qu’ils firent immédiatement demi-tour. Merci donc à ce journaliste. Que l’épisode serve de leçon.
Pendant ce temps, un autre éminent policier en civil, pas du même service, des Renseignements Généraux sans doute, interrogeait une personne présente.
La morale de cette histoire est que si les français viennent en masse à cette “trottoir-partie” mensuelle, la police “bunkerisera” Bercy.
L’histoire est pleine de dictateurs périssant dans leur bunker, en gros c’est l’usage quasi exclusif de ce type de configuration.
On peut rêver, nous pauvres esclaves pillés depuis ce site stratégique, et imaginer qu’il devienne la prison de nos bourreaux une fois par mois.
Peut-on être condamné pour “rêve interdit” ? Je l’ignore.
C’est la question à laquelle, aujourd’hui, doivent répondre ceux qui ont le pouvoir ou qui souhaitent le prendre.
Avant de réfléchir à cette problématique, je vous propose de rapporter la preuve que ce pillage existe pour ceux qui en douteraient ou pour les tribunaux qui auraient à se pencher sur ce point à la suite de poursuites en diffamation que pourraient engager Bercy contre ce billet, directement ou à travers l’un de ses représentants, comme il le fait habituellement.
Je vous propose de vous rapporter aux deux billets suivants :
Si vous avez relu ces billets, vous avez pris acte qu’il n’est pas contestable que les Services Fiscaux poursuivent une société m’appartenant, pour fraude fiscale, à hauteur de 1.238.096 €. Les arguments avancés sont irréels puisqu’il s’agit d’une part d’un refus de remboursement de TVA à cette société qui par ailleurs et de façon indiscutable est soumise à la TVA, et, d’autre part d’un redressement basé sur une opposition à contrôle fiscal totalement imaginaire suivie d’un redressement non moins irréaliste. A cette somme il y a lieu d’ajouter, pour le même dossier, 500.000 € au titre du même redressement mais en ce qui concerne l’associé propriétaire que je suis, soit donc un total de 1.738.096 €.
Le pillage suppose deux conditions, une dépossession indue, mais aussi totale, irréversible.
La dépossession totale et irréversible
Voici le mail en réponse que j’ai reçu, hier Mercredi 11 Septembre 2013, des Services Fiscaux, à qui je demandais de me laisser la possibilité de vendre deux lots de cette société, pour manger, tout simplement.
” Pôle de Recouvrement Spécialisé 17
26 avenue de Fétilly
17020 La Rochelle
tel: 05.46.27.57.85
fax: 05.46.51.46.96
Bonjour M. Dumas,
J’ai pris note de votre requête ci-dessous, à laquelle je ne peux pas accéder.
En effet, vous avez été débouté sur l’ensemble de vos demandes par jugement rendu le 30 mai 2013 (audience du 16/05/2013) par le Tribunal Administratif de Poitiers.
Le recours en appel devant la cour administrative de Bordeaux n’est pas suspensif de paiement.
La Sarl “Les Hauts de Cocraud” reste devoir au Pôle de Recouvrement Spécialisé de La Rochelle, à ce jour, la somme précise de 1.238.096,59 euros. Les 15 lots et parkings qui représentent le patrimoine de cette société valent environ 3 millions d’euros selon la dernière estimation des domaines.
Une vente immobilière va être prochainement initiée par ma direction pour obtenir le règlement de cette somme.
A mon sens, il vous reste une alternative :
– soit la vente amiable de plusieurs lots pour en tirer le meilleur prix, ce qui permettra de solder l’intégralité des dettes de la Sarl “Les Hauts de Cocraud” en attendant le résultat de votre appel. Si vous avez gain de cause au final, vous pourriez alors obtenir des intérêts moratoires.
– soit la mise en redressement judiciaire de la société, ce qui la protégera des poursuites exercées par ses divers créanciers.
Je vous prie d’accepter, M. Dumas, l’expression de mes sentiments les meilleurs.”
La dépossession est bien totale et irréversible, la vente pour 3 millions d’€ est loin d’être assurée, tant à cause du contexte général que des contraintes particulières de l’ensemble visé, contraintes que le fisc n’ignore pas. Mais, faisons comme si…
L’impôt généré par la vente de l’ensemble au prix de 3.000.000 €, est d’environ 1.500.000 €.
Donc, la vente réalisée, je resterai devoir 240.000 €, plus tous les frais, donc probablement 350 à 400.000 €.
Dans cette société, au terme d’un travail et d’une prise de risque de vingt ans, le bilan pour moi sera une perte de 400.000 €, sans aucun bénéfice perçu à ce jour, c’est bien d’un pillage dont nous parlons.
Les responsables de ce pillage
Toujours hier, Mercredi 11 Septembre 2013, les Ministres Moscovici et Cazeneuve présentaient le budget de la France lourdement déficitaire. L’agence Reuter rapportant ce fait déclarait :
“Il se traduirait par 15 milliards d’euros d’économies par rapport à la croissance tendancielle des dépenses, dont neuf milliards pour l’Etat et six milliards sur les dépenses sociales, etpar trois milliards de hausses des prélèvements provenant pour l’essentiel de la lutte contre la fraude fiscale.”
Cette déclaration est fondamentale, elle appelle au crime. Il doit y avoir 3 milliards de plus prélevés sur le compte de la fraude fiscale en 2014, qu’il faut rajouter aux sommes déjà prévues à ce sujet les années précédentes (4 milliards) et évidement reportées en 2014.
Il s’agit d’un ordre à fabriquer, quoiqu’il arrive, sept milliards de fraude fiscale. C’est ainsi que la machine va se mettre en route, qu’au nom de la fraude fiscale le pillage peut commencer.
Contrôleurs indélicats, tribunaux complices et recouvrements aveugles, vont pouvoir continuer et amplifier leur sale besogne.
Les bénéficiaires de ce pillage
Ce sont évidemment tous ceux qui bénéficient des largesses d’un Etat obèse, incontrôlé, se mêlant de tout et de rien, difforme. En tout premier rang évidemment les fonctionnaires, puis les assistés à divers titres, les intrigants, les opportunistes, tous font mine de ne pas voir ce pillage, la propagande officielle leur donne bonne conscience en parlant de fraude fiscale. Quoi de plus logique que de punir le fraudeur ?
Et pourtant
Chaque homme né libre. Ce qu’il fait lui appartient personnellement, en bien ou en mal. La société n’a aucune responsabilité, aucun droit, sur le résultat de ses actions. Pas plus qu’elle ne doit assumer les crimes d’un individu elle n’en peut revendiquer les réussites, les deux participent de la vie privée et inaliénable de l’homme. Il s’agit de sa “vie privée”. La société peut juger les hommes, mais elle ne peut pas se substituer à eux, devenir criminel ou riche à leur place.
Le sacrifice
De quel droit un groupe d’hommes peut-il exiger, comme ici, le sacrifice d’un autre groupe de ces mêmes hommes ? Depuis longtemps cette coutume est abolie, les luttes contre l’esclavage, la discrimination, les classes prétendent avoir éradiqué l’exploitation de l’homme par l’homme.
Et pourtant, aujourd’hui, une propagande effrénée désigne comme bouc émissaire une fraude fiscale quasi inexistante, pour sacrifier une partie des français au bénéfice d’autres français.
Ce pillage est ignoble, mais il n’est qu’un début. Il se terminera de la pire manière. Balzac disait : “Après le vol vient le meurtre”.
Bien cordialement. H. Dumas
PS : J’ai eu confirmation que ce soir à 18H, les “veilleurs du fisc” seront silencieusement présents devant Bercy, j’irai.
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A ce jour j’ai écrit 317 billets. Je prends conscience que ces billets ne sont ni des essais, ni des articles, ni des paroles de chanson, pas plus des poèmes, encore moins des livres, ils sont des billets, un point c’est tout.
Nous sommes très, très, nombreux à écrire tous les jours ou plusieurs fois par semaine des billets, chacun sur des sujets qui le passionnent.
Je me dis qu’il s’agit probablement d’une nouvelle forme littéraire, née avec internet. Inconsciemment une sorte de règle de la forme et du fond pour ces billets est en train de se construire. Je suis persuadé que l’aventure a de l’avenir, reste à savoir ce qu’il en sera de la conservation de ces nouvelles formes d’expression littéraire et de leur sélection.
Ceci dit, c’est du pouvoir dont je voulais vous parler… c’est sans aucun rapport.
En ce qui me concerne, vous vous en doutiez, je pense que le pouvoir n’a aucune raison d’exister, sauf pour chacun sur soi-même, dans la limite du respect de celui des autres.
Toutes les propagandes, qui tentent de persuader les crédules qu’ils ont besoin qu’un pouvoir agisse ou réfléchisse pour eux, sont des escroqueries.
Il n’empêche que le pouvoir existe et s’épanouit ici et ailleurs, en réalité partout. Ce qui, pour ceux qui le convoite, serait la preuve que l’on ne peut pas s’en passer.
Personnellement je m’en passe et m’en trouve très bien, je n’imagine ni le subir ni le prendre. Nous pourrions tous nous en passer.
Il n’est nullement besoin du pouvoir pour assumer les prestations utiles au groupe, que celui-ci se doit de prendre en charge, qui ne réclament que de la compétence et non du pouvoir.
D’ailleurs, la plupart des hommes ne recherchent pas le pouvoir, en tout cas pas le pouvoir global, peut-être un petit pouvoir, par-ci par-là….
Pour les compulsifs du pouvoir global, il y a deux façons de le prendre, la force ou la ruse.
La ruse
Employée seule, elle est principalement l’arme de ceux qui visent le pouvoir à travers la domination économique. En gros, utilisée de façon plus ou moins honnête selon les intervenants, la ruse est l’arme des acteurs de l’économie. Elle n’exclut pas une part possible de sincérité, mais, in fine, elle visera incontestablement à apporter, à travers le pouvoir, un avantage économique à celui qui l’emploie.
La ruse a pour avantage principal sa non-violence. Aussi, son éventuelle réversibilité. Le rusé négocie, il est capable de perdre un peu pour ne pas perdre tout ou pour gagner plus.
Par ailleurs, il ne touche pas à l’intégrité physique de son partenaire. A tout prendre, le rusé serait le moins néfaste des hommes assoiffés de pouvoir.
Autres spécificités de la ruse : elle demande peu de moyens pour être utilisée et elle est limitée dans ses dégâts potentiels.
Ne déduisez pas de ce catalogue, finalement presque acceptable, que je suis un adepte de la ruse, ce n’est pas le cas. Je pense que l’on peut être un acteur économique sans rechercher le pouvoir, donc pour moi la ruse est inutile, totalement inutile. Mais, ce billet tente d’évoquer le pouvoir…
La force
Là est le vrai pouvoir, celui qui tient entre ses mains la vie des autres, sur laquelle il s’exerce.Le pouvoir par la force, “librement” consenti par les “sujets”, est en principe l’apanage de l’Etat.
La force n’incline pas à la discussion, elle impose, évidemment.
Pas besoin de convaincre pour prendre le pouvoir par la force, mais attention, il faut impérativement rester le plus fort, sans quoi les risques sont grands de voir la force se retourner contre soi.
La force comme outil d’accès au pouvoir parait la voie la plus simple, cependant rien n’est moins sûr.
La force et la ruse
Il arrive que les deux s’allient pour prendre ou garder le pouvoir. C’est moins courant que ce que l’on pourrait croire, pour la bonne raison que les hommes de pouvoir ont horreur de partager. Cependant, lorsque c’est le cas, l’espoir de retrouver la liberté et la pleine et entière jouissance de sa propre vie s’évanouit, au loin… C’est un peu, beaucoup, le cas de la France. N’est-il pas ??
Brièvement résumé
L’économie cherche à prendre le pouvoir par la ruse, le dogme par la force.
C’est ce qui explique qu’Hollande, formé au dogme socialiste soit un va-t’en guerre concernant la Syrie, tout comme son ami Obama lui aussi dogmatique, pendant que les autres dirigeants occidentaux plus sensibles au pouvoir économique, privilégient la ruse.
N’est-ce pas malheureux que les hommes, nés libres sur la terre, acceptent de se laisser convaincre qu’ils ont besoin d’un pouvoir qui leur soit supérieur, qui leur vole leur vie par la ruse ou par la force. Quel gâchis….
Etre debout est le souci de l’homme. Tout commence par un coup de pied au cul pour le plus grand nombre, qui se présente tête première, les autres écopent d’une magistrale gifle. Propulsé en force sur la terre par une dernière contraction de sa mère, le petit homme est écrasé par la pesanteur. Il va rester couché pendant plusieurs mois.
A force de volonté, le voilà qui s’assoit. Longtemps il ne dépassera pas cette position.
Puis, astucieusement, il va glisser une jambe sous son corps, se laisser tomber en avant et découvrir les plaisirs de la circulation à quatre pattes.
Enfin, il se redresse. Sa joie est alors intense, largement supérieure aux résultats, car la moindre perte de concentration va le ramener assis sur ses fesses.
Au final, au prix d’une énergie farouche, le voilà qui franchit son premier pas. A cette occasion, la souffrance d’abord, la délivrance ensuite, se lisent directement sur son visage, il exulte. Il reste cependant lié à son équilibre, ses pas ne le dirigent que vers son inclinaison, dans le seul but de lui éviter de retomber.
Plusieurs années de bosses et de petites plaies lui seront nécessaires pour maîtriser, dans le même temps, son élévation et son déplacement.
Disons que, vers quinze ans, il sera un homme debout, capable de marcher et de courir librement.
Ici commence la deuxième conquête de l’élévation.
Il va falloir qu’il se dresse intellectuellement, qu’il mette son esprit debout.
Ce n’est pas une mince affaire, c’est “son affaire”, l’unique objectif qui vaille la peine pendant les soixante dix ans qui l’attendent.
Il aura trois adversaires : lui, les autres et le temps.
Lui
Si souvent, sa conscience lui conseillera de ne pas se battre pour si peu. En quoi serait-il mieux debout que couché ? C’est ce qu’elle lui susurrera dans le creux de l’oreille.
Voit-il une différence entre la facilité de rester couché et l’immense difficulté d’être debout ? Non, pas vraiment.
Et puis, comment sait-on que son esprit est couché ou debout ? N’est ce pas de l’orgueil cette idée de verticalité de l’esprit ?
Ce sentiment d’élévation est si fugace, si fragile, qu’il n’est même pas certain de pouvoir en prendre conscience. D’autant plus qu’en cette matière il y a un grand danger de se mentir, de prendre pour une élévation de l’esprit une simple bouffée de prétention.
Chutes et rechutes seront nombreuses, pour aboutir, peut-être, à l’indifférence apaisée qui règne dans les hauteurs de l’esprit en compagnie de la curiosité.
Saura-t-il reconnaître cet espace ou se racontera-t-il des histoires ? Il n’aura jamais la réponse, il doit savoir cela avant même de commencer à tenter d’élever son esprit, à tenter de le mettre debout : pas de preuve possible du résultat, la quête sera perpétuelle.
Les autres
Qu’il n’aille pas croire que les autres pourront lui être d’une aide quelconque. Tous tendront à le convaincre de rester couché avec eux. Car, la plus grande partie des autres restera couchée pour toujours.
Epuisés ou au contraire ravis d’être simplement debout physiquement, ils n’imaginent pas accomplir les mêmes efforts pour élever leur esprit.
Par contre, ils sont très nombreux à croire y être arrivé et à penser pouvoir contraindre ceux qui restent naïvement couchés, en imaginant la facilité de les exploiter. Ceux-là, non seulement se trompent, mais ils s’enfoncent au lieu de s’élever.
Donc, autour du petit homme, les esprits sont soit définitivement couchés, soit convaincus de s’élever en profitant de lui. Deux gouffres qu’il devra éviter.
En fait, très vite, il comprendra que pareillement à l’effort qu’il a fait pour marcher, c’est seul qu’il devra mettre son esprit debout.
Les plaies et les bosses qu’il se fera seront comparables à celles qu’il a connues en se mettant debout, mais plus violentes, plus profondes et incessantes. Evidemment, au bout, la joie sera immense, l’apaisement sera “divin”, probablement….
Le temps
Rien ne sert de lutter avec lui, il s’impose. Il est inconcevable de marcher à deux mois, pareillement il est inconcevable d’élever son esprit en moins d’une vie.
Tout le problème est là, il faut une vie pour mettre son esprit debout, quelque soit la durée de cette vie inutile d’imaginer y arriver avant son terme.
C’est là tout le mystère de l’élévation de l’esprit, sa noblesse, son inaccessibilité, un graal incomparable qui se mérite….
Trois adversaires, un objectif uniquement final, si final qu’il n’est atteint qu’à l’ultime minute, quel pied. Allons-y…debout.
Il met à votre disposition un conflit fiscal en cours, en toute transparence.
Personnellement, sur le blog d’un autre, je ne suis pas sûr que je le lirais….
C’est lourd et long à lire, les documents mettent “une plombe” à se charger, mais, pour ceux qui vivent des contrôles fiscaux, pour ceux qui veulent vraiment savoir comment ça fonctionne, c’est indispensable.
Donc, une pensée pour ceux qui ne se sentent pas concernés, avec ce petit mot d’excuse, pour les autres sautez les pièces jointes ce sera moins lourd, et constatez que c’est bien pire que tout ce que l’on peut imaginer.
– Premières pièces, la requête introductive devant la CCA de Bordeaux (en deux liens) : link et link
-Deuxième pièce, le mémoire en réponse des services Fiscaux : link
– Troisième pièce, le mémoire en réponse au mémoire fiscal : link
A venir, plus tard, l’arrêt de La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Un contentieux fiscal en toute transparence"
De plus en plus souvent la police voit ses interventions filmées, puis immédiatement diffusées sur le net. Il faut reconnaître qu’elle y est rarement à son avantage.
Une interpellation peut-elle être précédée d’échanges urbains de politesse ? Probablement que non. Donc, acceptons l’idée qu’une interpellation puisse être violente.
Ce qui par contre est inacceptable c’est que cette violence puisse toucher une personne qui n’a aucune raison d’être interpellée.
C’est ici que se situe le problème. Chacun comprend que subir la violence d’une interpellation, alors que l’on a rien fait, est traumatisant et n’arrange pas le regard des français sur leur police.
Il a deux causes à ce type de dérapage.
– Le système accusatoire de l’aveu
– L’emploi habituel de la force pour obtenir l’aveu.
Deux défauts qui datent de l’époque mérovingienne, au moins. On est tous d’accord sur le fait que la violence s’installe où l’intelligence a échoué.
Aujourd’hui l’emploi de la force pour le maintien de l’ordre, même si elle est demandée par un grand nombre, est évidemment une preuve d’échec, mais aussi une preuve absolue d’absence de résultat.
Or, au XXIème siècle, la police a des moyens de surveillance et d’enquête qui ont atteint un niveau jamais connu. Le problème est que tout cela se perd dans une gabegie invraisemblable, et, qu’in fine, on oublie ces progrès et l’on se vautre dans l’usage de la force. C’est pathétique.
C’est ainsi que Valls, débordé par internet, infoutu de faire marcher de façon moderne son bazar, court derrière “Youtube” en imaginant une police des polices complètement bidon, qui aura pour rôle de dire, à chaque saisine, qu’il n’y a rien à voir. Il tente de désamorcer l’intelligence collective d’internet, celle qui se moque de sa police par la diffusion.
Pendant ce temps, perceurs au couteau, mitrailleurs de rue et autres saucissonneurs à domicile ont de beaux jours devant eux. Alors que les pauvres types au look qui déplait, trop banlieue ou trop chic, continueront à se faire agresser violemment par les cowboys du dimanche que sont la plus grande partie de nos policiers.
Est-ce leur faute à ces policiers ? En partie probablement, mais ont-ils vraiment à leur disposition les outils qu’ils devraient avoir, qui rendraient leur métier à la fois efficace et intéressant ? Sont-ils formés pour les utiliser ? Ce n’est pas sûr.
Il est inconvenant d’assister à cette mascarade de police des polices. Contrairement aux apparences, il ne s’agit pas d’un progrès vers plus de justice, il ne s’agit que d’un rideau de fumée pour pouvoir encore utiliser la force et l’aveu, en lieu et place de la preuve et de l’intelligence.
Evidemment, tout cela nous mène droit vers le totalitarisme. L’échec de ce camouflage va fortifier ceux qui veulent toujours plus de force, toujours plus d’accusation, toujours moins d’intelligence, moins de travail et moins de preuve pour condamner.
Il faut reconnaître que condamner sans preuve, d’une part c’est plus facile, d’autre part cela permet de condamner uniquement les autres, pas besoin de se remettre en question.
Bercy est un grand spécialiste de la question.
Chez les flics du fisc, il y a longtemps qu’il y a des commissions bidon pour donner raison aux contrôleurs, que les preuves n’ont aucun intérêt, même l’aveu est inutile.
Chez les flics du fisc on invente la loi au jour le jour, selon ses besoins. On prend d’abord et on discute après, à l’aide d’une justice d’exception au service de l’Etat.
Sacré Luther King, je pense à toi : moi aussi je rêve.
Je rêve d’un pays où nous serions libres, où la justice serait un arbitre impartial aidé par une police scientifique, où seule la preuve serait accusatoire, où l’aveu serait interdit, où le mensonge serait éradiqué.
Dans ce pays les contrôleurs fiscaux n’existeraient pas, tout simplement parce que l’impôt serait si juste qu’il ne viendrait à personne l’idée de ne pas le payer. Parce que les prestations apportées par l’Etat seraient essentielles et d’un coût largement inférieur à leur utilité.
C’est pratique le rêve. Mais hélas nos journaux ne sont porteurs que d’une réalité si ordinaire qu’elle en est pathétique.
La police des polices : y a déjà longtemps que je n’avais pas autant rigolé.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "La police des polices, ça alors….elle est bien bonne."
La particularité de l’homme, c’est l’amour. Il n’en n’est pas avare, c’est le moteur de l’humanité. La preuve en est rapportée par la multiplication des humains. Nul ne peut contester que les 7,2 milliards que nous sommes sur cette planète sont les fruits de l’amour.
Mais alors la haine ? Car il est aussi incontestable que la haine s’insinue dans tous les groupes, du plus petit au plus grand.
C’est d’elle dont je veux vous parler, de la haine. Pourquoi et comment la haine ?
Ma pensée est la suivante : l’amour est la règle, la haine est la conséquence visible d’une erreur invisible.
Je vous propose, pour éclairer ma pensée, un petit retour en arrière.
Jusqu’au 19ème siècle les hommes, majoritairement, disons à 98%, croyaient que leur vie était intégralement entre les mains d’un ou de plusieurs Dieux.
Cette croyance étant incontestablement établie, les profiteurs y allèrent chacun de sa petite histoire aboutissant à des contraintes lourdes pour les hommes. Ces contraintes devaient être supportées au risque sinon d’irriter ce ou ces Dieux auxquels les hommes croyaient. C’est au nom de l’amour pour Dieu que les hommes acceptaient l’asservissement. Là était l’erreur invisible, celle qu’ils ne voyaient pas, car cachée par leur croyance dont les activistes profitaient.
Puis, la science au 19ème siècle fit de tels progrès que l’erreur devint visible, les histoires liées aux Dieux difficiles à croire sans douter. Alors les hommes prirent conscience que les donneurs de leçon, les activistes des Dieux, étaient des escrocs, que les leçons d’amour qu’ils distillaient étaient falsifiées.
Ils les détestèrent autant qu’ils les avaient vénérés. La science eut raison de cette erreur invisible. Aujourd’hui, si l’idée de Dieu reste une hypothèse philosophique, elle n’est plus un moyen d’asservissement volontaire, les intégristes de tout poil ne sont nulle part majoritaires. Si par cas ils dominent, c’est par la force brute.
Revenons à aujourd’hui.
L’erreur invisible consiste à prétendre que le plus fort aurait une dette envers le plus faible. A 98% les hommes croient qu’il y aurait une légitimité à déposséder le plus fort au profit du plus faible, que ce serait un acte d’amour, de justice, qui doit être imposé par la force. Je vais vous démontrer qu’il ne s’agit pas d’un acte d’amour mais d’un acte d’indifférence cupide, voire de haine malsaine.
Pour cela nous allons nous projeter dans le monde du cheval, vieux compagnon de l’homme s’il en est.
Les chevaux qui participent aux courses font l’objet d’un handicap après chaque victoire. On charge leur selle d’un poids qui augmente à chaque victoire, cela évidemment jusqu’à les priver de victoire. Est-ce l’amour du cheval gagnant, ou le respect pour les perdants qui justifient cette sanction ?
Non, c’est la nécessité du pari, du PMU, qui sans ce handicap n’aurait plus de sens. Les parieurs aiment-ils les chevaux ? Non ils n’aiment que leurs mises.
Dans le saut d’obstacle, où il n’y a pas de pari, le cheval peut s’exprimer complètement, aussi longtemps qu’il est le meilleur. C’est ainsi que “Jappeloup” eut une vie libre et fut aimé de tous ceux qui aiment vraiment les chevaux.
J’entends bien que l’on ne manquera pas de me dire : mais que vient faire cette histoire de chevaux dans l’amour et la haine qui régissent le monde des hommes ?
Et bien je pense que brider le plus fort, l’obliger par la force à perdre sa supériorité au motif qu’il aurait une dette envers le plus faible, n’est pas un acte d’amour mais un acte de haine, l’erreur invisible qui répand la haine. Le fait que 98% de la masse des gens pense le contraire ne change rien à la chose.
Viendrait-il à l’idée de quelqu’un d’obliger le vainqueur du Tour de France à s’engager, l’année suivant sa victoire, avec un vélo pesant 2 Kg de plus que celui des autres ? Non, évidemment.
Les amateurs de vélo aiment leurs champions, les amateurs du PMU n’aiment pas les chevaux, ils ne sont guidés que par leur cupidité.
Ceux qui veulent déposséder leurs champions de l’économie par la force, qui se cachent derrière l’amour et l’égalité pour cela, mentent. Ils ne sont guidés que par la cupidité. L’amour chez eux est absent.
Les collectivistes n’aiment pas les hommes, seuls le goût du pouvoir et la cupidité les animent. Ils sont les vecteurs de l’erreur invisible qui propage la haine.
Mais ils vont être démasqués. La science a démasqué les charlatans de Dieu, l’économie va démasquer les charlatans de l’égalité, c’est inévitable.
Je ne voudrais pas être un de ces zélateurs du collectivisme, quand la masse qu’ils trompent, qu’ils ne respectent pas, va se réveiller. Ils vont payer cash.
Car, je le répète : l’amour est la règle, la haine est la conséquence visible d’une erreur invisible.
Ces mecs, ces contrôleurs des impôts, ils sont venus chez moi, planqués derrière leur administration, dissimulant leurs intentions, refusant la transparence, pourquoi ?
Pour éditer des factures totalement illégitimes en abusant de leur pouvoir.
Et il faudrait que je ferme ma gueule, que devant tant d’injustice je paie et je me tienne coi.
Ce n’est pas le cas, j’expose sur mon blog, les faits bruts et ce que j’en pense.
Quand je compare mon blog à ce qui se dit anonymement sur le net, dans les commentaires édités par de très respectables journaux, je me dis que moi qui parle sans me cacher, sans grossièreté, de faits réels, c’est étrange que je me retrouve poursuivi par la justice de mon pays.
Qu’en pensez-vous ????
Bien cordialement. H. Dumas
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L’inspecteur Martino ne se contente pas de détruire totalement une entreprise par l’intermédiaire d’un redressement indu, il veut aussi la peau du dirigeant.
Ils sont comme ça ces gens, ils personnalisent leurs tortures.
Il refuse de voir sa destruction massive exposée, il exige le droit d’agir secrètement, sans compte à rendre à l’opinion publique, il veut que ses patrons le couvrent, intégralement. Il exige aussi que la justice approuve ses agissements.
Exposer les faits réels, prouvés, sur la place publique est pour lui diffamatoire. Le droit à l’information, la liberté de s’exprimer, de dire son opinion, il appelle ça de la diffamation.
Il serait sans doute mal venu de comparer mes propos sur ce sujet sensible des contrôle fiscaux avec la liberté de parole qui est laissée à d’autres groupes sociaux, dont il n’est pas certain qu’ils apportent à notre société ce que je lui ai apporté comme entrepreneur en 50 ans de bons et loyaux services.
Peu importe, j’assume le risque en publiant la citation de M. Martino.
Accédez à la vraie pensée d’un contrôleur fiscal en lisant sa énième citation directe : link
Monsieur Gille Bataille me fait parvenir le commentaire ci-dessous, que j’ai publié au droit de l’article qui l’a généré. Il sort du cadre de mes compétences, mais je crois utile, pour ceux que cela pourrait intéresser, de le publier en billet, accompagné de ma réponse :
“Bonjour,
Je voudrais vous soumettre un cas d’école qui est je crois, malheureusement, en train de mobiliser des brigades entières. Je vais vous parler de la TVA intra-communautaire sur les biens d’occasion, en particulier, les véhicules d’occasion. Les directives européennes prévoient que les biens d’occasion peuvent circuler d’un pays à l’autre de la communauté en étant soumis au régime de la TVA sur marge. Pour les véhicules, la limite a été fixée à 6 mois , 6000km pour être considéré neuf. C’est le vendeur du véhicule qui stipule sur sa facture le régime qui est applicable.
Bien entendu cette disposition a été parfois détournée de manière frauduleuse, des sociétés étrangères complices de certaines sociétés françaises ont établi des “carrousels de tva” c’est à dire récupérant la tva par l’intermédiaire de la société étrangère et revendant ensuite au régime de la marge donc en appliquant des prix plus bas.
Il existe également des sociétés françaises qui , en toute bonne foi, ont pris livraison de véhicules facturés par de grosses sociétés étrangères (ayant parfaitement pignon sur rue) suivant le régime de la marge(donc sans tva); ont systématiquement obtenu un quitus fiscal (donc l’approbation par le service local des impôts sur le statut de leur véhicule au regard des taxes: document indispensable à l’immatriculation)
Certaines de ces sociétés sont contrôlées actuellement, elles font l’objet de tentatives de redressement de la part du fisc qui leur réclame sur 3 ans la totalité de la tva sur les prix d’importation (pourtant approuvés préalablement ) en arguant du fait qu’on ne pouvait pas ignorer que certains de ces véhicules relevaient en réalité du régime général de la tva car issus de sociétés de location, leasing etc…En effet, la loi de finances rectificative de fin 2012 comportait un texte prévoyant que le fisc peut demander le paiement de la tva à celui qui a procédé à l’importation du dit véhicule, facile à attraper car Français et “redressable”, à posteriori, sur 3 ans.
Vous imaginez le montant des redressements envisages (pour un véhicule de 20.000 euros c’est de l’ordre de 3000 euros).
S’il ne me vient pas à l’idée de contester le principe de l’impôt et de la tva je suis révulsé par:
La méthode employée pour le recouvrer. Il me revient une vieille maxime de droit “nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude”; en l’espèce, les services fiscaux ont encouragé pendant des années une situation qu’ils punissent maintenant.
la complexité des textes régissant cette question qui font que des simples contribuables se basent sur les indications de leurs fournisseurs en l’absence de soupçon relevé par les services fiscaux et après examen de la concurrence qui s’inscrit très largement dans la même gamme de prix(autrement dit applique les mêmes règles de tva sur marge)
L’absence totale de compréhension du fisc qui plutôt que d’appliquer des mesures préventives et pédagogiques se comporte en tueur d’entreprises et considère le contribuable comme fraudeur à priori, condamnant au passage la compétence des experts comptables.
Je reste à votre disposition”
Voici ma réponse à M. Bataille, dont au passage je salue le courage :
“Bonjour,
La TVA sur véhicule n’est pas ma spécialité.
Je crois comprendre que vous êtes choqué par le fait que le fisc sanctionne l’acquéreur final d’un véhicule d’occasion, quand bien même il ne serait pas responsable d’une arnaque à la TVA, ou même encore plus fort quand bien même il n’y aurait pas d’arnaque.
Cela me parait parfaitement compatible avec le peu de scrupule du fisc français. Le principe du redressement est de sanctionner la fraude connue, y compris lorsqu’elle n’a pas eu lieu.
Cela tient au fait que le contribuable français est présumé coupable aux yeux du fisc, contrairement à toute idée de justice.
Par exemple, en cas de cession immobilière, si le prix de cession paraît au fisc insuffisant, il le redresse sans jamais avoir à apporter la preuve qu’il y aurait eu dissimulation.
Cela permet ensuite au fisc d’assoir les droits immobiliers non pas sur un vrai prix moyen des transactions, mais sur la seule valeur moyenne décidée par lui, en ce compris ses propres redressements. Les droits sur l’immobilier sont donc, par ce tour de prestidigitation, toujours perçus sur une valeur haute maximum, au mépris du véritable marché.
Ce sont des centaines de millions d’Euros qui sont ainsi annuellement volés aux français.”
Bien cordialement. H. Dumas
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Le temps n’est plus loin où les conséquences sociologiques de la folie fiscale vont toucher le plus grand nombre. Je veux parler de la folie démagogique visant à établir l’impôt en fonction des revenus du contribuable et non en fonction de l’usage proposé par l’impôt et de l’égale utilisation de cet usage.
L’absurdité de cette option ne nous a pas choqués plus tôt car le contribuable trouve mille solutions pour survivre. En cela il est semblable au rat de laboratoire qui est prêt à tout pour sauver sa peau face au savant fou qui le torture.
Mais aujourd’hui Bercy sort l’arme fatale : le fichier national d’estimation des immeubles.
Les ressources de l’impôt sur le revenu sont gravement atteintes. Certains pour y échapper fuient, d’autres limitent volontairement leur temps de travail. Ceux qui sont touchés de plein fouet donnent de tels signes de lassitude qu’ils finissent par inquiéter le groupe.
Dans le même temps, les collectivités locales, qui traditionnellement sont les bénéficiaires de l’impôt sur la propriété immobilière, voient leur avenir économique très obscurci. L’Etat ne peut plus les aider, leur politique d’achat de voix par l’esbroufe ou l’emploi inutile, est incompressible. Leur besoin d’argent est illimité et illimitable.
L’évaluation immobilière est la mamelle inépuisable de la fiscalité. Tous s’accordent à penser que le propriétaire est une grosse vache qui ne mérite aucun respect.
Donc, pensent nos “ENArcotrafiquants”, une petite couche supplémentaire d’impôts sur la propriété ne peut pas faire de mal.
Mais, ce faisant, ils franchissent, peut-être inconsciemment, deux barrières, deux tabous qui risquent d’ouvrir les yeux du troupeau de topes que sont devenus les français.
L’imposition en fonction du revenu
Jusqu’à présent l’impôt était calculé sur les revenus passés. Il n’était pas envisagé, par exemple, d’imposer un étudiant sortant de l’ENA sur ses revenus à venir. Ou sur ses revenus supposés accessibles (par exemple 15.000€ mensuels), si lui, au sortir de l’école, préférait se tourner vers une vie d’artiste ascétique (bon, d’accord, c’est invraisemblable un énarque devenant artiste ou créateur).
Bref, toute imposition sur la valeur supposée d’un immeuble non vendu est une imposition sur un futur revenu qui n’aura peut-être jamais lieu. Autant l’imposition d’une plus-value peut à la limite se comprendre, autant l’imposition sur une future plus-value est, elle, inacceptable.
Mais, l’Etat cupide en est à faire les poches des français avant même que ces derniers aient eu le temps de les remplir.
Dans ces conditions, le seul fait d’être propriétaire vous rend redevable, la valeur de votre bien devenant indiscutable du fait de cette liste stupide, alors que la valeur d’un bien, dans le cadre naturel de l’offre et de la demande, ne peut être connue qu’au moment de la transaction, tout le monde sait cela.
Jusqu’à présent, les impositions locales étaient basées sur la valeur locative, enfin théoriquement. Nous nous acheminons vers un changement de braquet. La valeur vénale va probablement s’imposer à la suite de cette liste nationale indigne.
Nous nous acheminons vers une imposition de revenus fictifs présupposés sur la propriété immobilière.
L’impôt sur des revenus fictifs va gravement nuire à l’autorité de l’Etat.
Le déplacement des populations
Cette idée lumineuse va générer un déplacement forcé de population. Cela est considéré comme un crime, mais cela sera.
En effet, de nombreux impôts sont basés sur la valeur des immeubles, ISF, succession, foncier, taxe d’habitation, évaluation d’entreprise etc…
Il est facile de comprendre que la pression fiscale amènera de nombreux français à devoir déménager dans des zones à valeur moindre.
Il en sera ainsi par exemple de l’enfant d’un propriétaire du 16ème qui, peu doué pour l’économie, ne sera plus en mesure de payer les impositions liées à la valeur vénale de son bien familial. Ou encore d’un propriétaire connaissant un revers de fortune.
Des hommes et des femmes seront ainsi déplacés de force, éloignés de leur lieu de vie, pour cause d’impositions dépassant leurs possibilités économiques.
Nos “écolo-socialo-pol potiens” ne seront pas déroutés par ces déplacements de population, mais, sauf à employer systématiquement la force brute, ils se préparent des lendemains difficiles.
Quant à la crédibilité de la fameuse liste
Les Services Fiscaux, qui se drapent dans leur dignité, n’aiment pas qu’on les traite d’escrocs ou de voyous, et pourtant, voyez ce document : link
Il émane des Services qui vont avoir à établir la fameuse liste.
Ici, ils évaluent un morceau de terrain à 50€ le M², qu’ils vont devoir acheter au titre de l’alignement, pendant que sur la même parcelle ils estiment le même terrain qu’ils souhaitent taxer dans le cadre d’une succession à 300€ le M². Leur estimation se fait à la tête du client, en fonction de l’objectif.
Oui, j’ai bien dit “escroc” et je le maintiens, d’autant plus que la parcelle de la succession est enclavée et non constructible.
Alors, cette liste d’estimation nationale des immeubles, c’est la goutte d’eau qui, dans les quelques années qui viennent, va faire péter le vase.
Cordialement. H. Dumas
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Certains ont du charisme. Cela veut dire que lorsqu’ils parlent, on les croit, ils entrainent les autres. Une petite précision, on les croit parce qu’ils ont du charisme, pas parce qu’ils disent des choses intéressantes. La nuance est de taille.
En gros, ce sont ceux qui parlent fort, qui se mettent en avant, qui vous tapent sympathiquement dans le dos en vous prenant le bras, qui articulent bien, qui sont chics, qui sont soit grands et calmes soit petits mais hyperactifs, qui sont cultivés, qui sont de bons orateurs, qui ont une mémoire puissante, qui ne doutent pas, dont on dit qu’ils ont du charisme.
La liste me terrorise, elle n’est pas exhaustive, mais déjà elle inclut bien des signes d’une suffisance pour le moins gênante, d’un risque réel de bêtise.
Ma passion est le doute, ma quête la vérité, ma fierté l’intégrité, ma coquetterie l’imagination. Que des défauts qui interdisent l’accès au charisme. Vous l’avez compris, je n’ai aucun charisme.
En conséquence, ai-je le droit d’en parler ? Ne vais-je pas passer pour un vilain jaloux qui critique ce qui ne lui est pas accessible ? Tant pis, je m’en fou.
Le charisme m’emmerde, et je le trouve dangereux. Je suis très inquiet quand la foule, face à des problèmes qu’elle a la plupart du temps engendrés elle-même, cherche à en sortir en se dotant d’un chef qui aurait du charisme. Là, je crains le pire.
Le charisme exclut le doute, or sans lui impossible de gérer l’imagination. Conclusion, la plus part des hommes charismatiques n’ont aucune imagination. Cela en fait des voleurs d’idées. Comment, en effet, entrainer les autres sans un projet passionnant, et comment imaginer un projet passionnant sans imagination ? Mon métier m’a souvent mis au contact d’hommes charismatiques, et effectivement ce sont des pilleurs.
Ceci entrainant cela, ils sont méfiants et agressifs. Les voleurs craignent particulièrement leurs confrères, beaucoup plus que ne s’en méfient les gens ordinaires. Le leader charismatique est agressif et sans pitié, il s’arc-boute sur ce qu’il s’est approprié.
Son charisme est sa raison d’être, il est prêt à tout pour ne pas être pris en défaut, il doit toujours avoir raison, ne pas se tromper.
Or que vaut l’homme qui ne peut pas faire face à ses erreurs, qu’elle est sa marge de progrès, son humanité ?
Tout cela pourrait être pardonné si le charisme permettait de réaliser de grandes choses qui sans lui ne verraient pas le jour. Or, c’est tout le contraire qui se passe. Le leader charismatique va évidemment pousser un ou plusieurs projets qu’il se sera approprié, mais il sera sans pitié pour les autres qu’il tuera dans l’œuf pour qu’aucune ombre ne vienne obscurcir son charisme, son image.
Je vous laisse le soin de plonger dans vos livres d’histoire ancienne ou récente pour vérifier mes affirmations.
Qu’a-t-on à faire d’un leader charismatique fatalement voleur, cynique, totalitaire : rien ? Mais là n’est pas la question, nous le suivons quoiqu’il arrive. Ou, du moins, la majorité le suit. Et, que faire contre la majorité ?
Avouons-le, nous sommes tous attirés par les hommes charismatiques, c’est ici que se situe le problème. Plus particulièrement lorsque, en plus, ils ont pris le pouvoir.
Sachez-le, le charisme est une force si totale, si imparable, implacable, liée à notre fonctionnement grégaire, que la seule parade est l’exclusion volontaire.
Celui qui ne veut pas subir l’incontournable bêtise du charisme est obligé de se retirer du groupe. Il n’existe pas d’autre solution, depuis la nuit des temps.
Les louables efforts que les philosophes ont produits à travers les siècles, qui se sont répandus pour finir en lois d’organisation avec pour objectif de placer l’intelligence et l’imagination au pouvoir, sont constamment mis en échec par le charisme de ceux que, finalement, nous portons au pouvoir.
Il faut admettre que la démocratie est une formidable machine à projeter le charisme sur le devant de la scène. Tout particulièrement aujourd’hui où l’électeur n’a plus de contact direct avec celui pour qui il vote. C’est en effet au charisme qu’il donnera sa voix à l’issue d’une campagne de communication, voire de propagande, où cette seule dimension est apparente.
Nous devons sortir de cette spirale.
Mais comment faire pour que la majorité ne soit pas sottement séduite par des prétendants charismatiques, dont la seule raison d’être est la prise du pouvoir ?
Le charisme a deux ennemis : le temps et la proximité.
Il faut donc remodeler le fonctionnement de notre démocratie pour que ces deux antidotes puissent avoir raison des dérives générées par le charisme.
La réponse est une démocratie directe pour des élus assignés sur place et une démocratie indirecte pour les élus éloignés de la base. L’ensemble accompagné d’une démocratie participative intense et constante.
Si nous ne voulons pas aller de désillusions en désillusions, otages de ces élus charismatiques qui nous divisent, nous déçoivent et finalement nous gâchent le plaisir de vivre ensemble, nous devons appeler de tous nos vœux une modification de notre système de représentativité.
Bien cordialement. H. Dumas
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Cette époque est formidable. La majorité des contacts relationnels ou professionnels est suivie, ou précédée, d’un petit tour sur le net.
Facebook ou tout simplement Google renseignent votre interlocuteur sur vos engagements philosophiques et humains.
Si, comme moi, vous avez exposé sincèrement votre appartenance à la pensée libérale et par conséquence votre opposition à la planification et à son cortège d’impôts concoctés par Bercy, attendez-vous à de drôles de réactions de la part des tenants de l’orthodoxie socialiste, c’est à dire de la croyance populaire majoritaire à gauche comme à droite.
Passons sur les contacts avec les forces de l’ordre, la justice ou l’administration en règle générale. Ceux-là mettront immédiatement en avant vos engagements comme étant un signe évident pour eux d’un dérangement psychotique particulièrement dangereux pour la bonne marche du pays. Ils réclameront votre mise au pas et en profiteront pour laver leurs turpitudes sur votre dos.
Mais, le plus troublant ce sont tous les autres.
Récemment j’ai été amené a contracté avec un individu lambda. Le contact initial fut sympathique, sans problème particulier. Puis l’exécution du contrat fut un déchaînement de haine et de mauvaise foi inexplicables.
J’en étais tout retourné, quand me vint l’idée, qui ne m’est pas habituelle, de taper sur Google le nom de cette personne. Je suis tombé sur un professionnel de la mouvance “administrato-socialo-sanitaire”.
Une de ces personnes qui s’épanouissent dans le top niveau du dogme collectiviste. Je veux parler de cet espace hautement attaché à la compassion qui prétend justifier de ce fait d’une absolue nécessité à puiser sans fin dans nos caisses personnelles pour se multiplier et s’épanouir au plus grand profit de ses acteurs.
Je représentais sans doute pour cet homme le diable. Le mal absolu susceptible de perturber la marche en avant paradisiaque de sa ferveur, de sa suffisance, de sa mission “divino- socialiste”.
L’homme était en charge de l’intégration dans le monde du travail des accidentés cérébraux, physiques ou psychologiques. Vous imaginez le sacerdoce, par rapport à l’odieux homme d’affaires que je suis.
Mais alors, à partir d’un tel différentiel moral, pourquoi aller jusqu’à exprimer tant de haine, pourquoi ne pas rester au stade du mépris ?
Parce que, comme le disait Bastiat : “Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.”
La compassion, réelle ou simulée, dont notre homme fait métier, est à la fois spectaculaire et limitée. Spectaculaire parce qu’abondamment relayée par la presse. Limitée parce qu’évidemment très loin de pouvoir prendre en charge la foultitude des accidentés cérébraux.
La conséquence, “ce que l’on ne voit pas”, est la suivante : puisqu’à grands renforts de publicité la collectivité à la prétention de remplir cette mission, chacun pour sa part en est libéré.
C’est ainsi qu’égoïsme et cynisme peuvent croitre et prospérer en toute tranquillité. Que ceux qui “pètent le feu” n’ont pas à s’inquiéter pour ceux qui ont un passage cérébral difficile (genre déprime) puisque notre homme et son organisation sont là.
C’est la négation de nos responsabilités personnelles envers les autres, la négation de la grandeur de l’homme :
-“Va égoïstement homme socialiste, l’Etat fait payer les riches et les forts pour s’occuper des faibles”.
Sauf que…. c’est un peu le bordel. Cette merveilleuse organisation part en vrille.
D’où la haine de cette personne à mon encontre, en lieu et place d’une suffisance de bon aloi qui aurait dû suffire.
Cette haine finalement, bien que dirigée contre moi, est en réalité adressée indirectement à l’échec humain et matériel, de moins en moins caché, que l’on voit de plus en plus, de cette société collectiviste, planifiée, anti-libérale dans laquelle les tenants du dogme socialiste nous ont enfermé.
C’est le couvercle en train de leur exploser à la figure qui les rend si nerveux.
Ils se font beaucoup de soucis. Entre nous, pas assez, ça risque d’être pire que le pire qu’ils sont capables d’imaginer, hélas.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Etre libéral, est-ce un péché ?"
A la suite d’un contrôle fiscal au cours duquel j’ai exigé de filmer le débat oral et contradictoire, j’ai essuyé un refus et écopé d’une opposition à contrôle fiscal accompagnée d’un monumental redressement.
Je rassure les âmes sensibles, les sommes mises en recouvrement sont totalement irréalistes. La plus grande partie a d’ores et déjà fait l’objet d’un dégrèvement. Le reste est une vue de l’esprit irrationnelle qui repose sur le droit arbitraire des Services Fiscaux d’estimer un stock à leur guise.
Donc, je ne suis pas un “fraudeur fiscal”, je ne dois rien à l’Etat français. C’est d’ailleurs ce qui me permet de trouver les ressources morales pour résister à la bête immonde.
J’ai engagé une procédure devant le Tribunal Administratif de Montpellier, c’est le mémoire en réponse du fisc que je soumets à votre curiosité. link
Vous pourrez y lire cette chose incroyable :
“…ni la loi ni la jurisprudence ne prévoit un droit à la preuve du débat oral et contradictoire.
Quant au recours à un film pour administrer cette preuve, l’exigence d’un débat oral et contradictoire implique la possibilité d’établir dans l’entreprise, à tous les stades d’une vérification de comptabilité, un dialogue évolutif et constructif entre le vérificateur et le contribuable. Si la loi n’impose aucun formalisme particulier de nature à matérialisé l’existence de ce débat, l’enregistrement sur bandes magnétiques, à l’initiative du contribuable ou du vérificateur, nuirait au déroulement serein de la vérification. Une telle pratique susciterait inévitablement de fortes tensions et irait ainsi à l’encontre des efforts réalisés pour améliorer les relations entre le contribuable et l’administration fiscale. Enfin, elle ne constitue pas une garantie juridique pour le contribuable dès lors que seules les notifications écrites de l’administration lui sont, sous certaines conditions, opposables…”
Tout est dit.
La preuve du débat oral et contradictoire ? Seul le fisc est habilité à la rapporter !!!
Si vous filmez le contrôle, dans le but d’avoir une retranscription fidèle de ce qui s’est passé, vous allez nuire à la sérénité du contrôle, largement assurée par le contrôleur, n’est-ce pas ???
Vous n’allez tout de même pas souhaiter apporter des tensions dans un contrôle fiscal dont la sérénité n’a pas pu vous échapper.
Enfin, Bercy se découvre.
Il prend les contribuables, et du même coup les magistrats, pour des cons. Cette fois c’est clair et net. Je suis fier de faire cet apport aux habitants de mon pays, surtout à ceux qui ont eu déjà à connaître de la sérénité et de l’impartialité des contrôles fiscaux.
Pour information, voici mon mémoire en réponse : link
La balle est dans le camp du Tribunal Administratif de Montpellier, plus tard s’il le faut de La Cour Administrative d’Appel de Marseille, du Conseil d’Etat, voire de La Cour Européenne de Justice.
Si vous souhaitez un peu plus de justice fiscale, un équilibre dans les procédures fiscales, le droit quoi, venez assister aux audiences à venir, je vous indiquerai les dates.
Accidentellement, sans en prendre conscience, il y a bientôt vingt ans, j’ai marché sur la queue du dragon. Bien que quantité négligeable, j’ai ainsi malheureusement attiré son attention, depuis il crache régulièrement du feu dans ma direction, c’est très inconfortable, ce fut presque mortel au début.
Je ne veux pas me trouver d’excuses, mais sachez que j’ignorais totalement qu’il y avait un dragon.
J’ai été élevé dans le culte de l’effort personnel, de la responsabilité, de la liberté individuelle, de la conséquence de ses actes, personne ne m’avait parlé du dragon. L’intelligence et le travail, accompagnés de l’intégrité, m’avait-on expliqué, suffisent à l’homme pour lui assurer une vie ouverte, la réussite et la joie de vivre.
Pour le bonheur on avait eu la sagesse de m’expliquer que, comme le malheur, il ne dépend pas de nous mais du hasard.
Concernant la liberté individuelle, essentielle à l’épanouissement de ces “qualités”, l’Etat était, soi-disant, chargé de me la garantir.
C’est vous dire si la découverte soudaine du dragon, qui plus est dirigeant ses feux sur moi, m’a laissé pantois.
C’est au niveau de l’appréciation de l’intelligence que j’ai été abusé. On m’avait laissé croire qu’elle était la clef universelle, l’atout maître. Il n’en n’est rien. L’atout maître est le pouvoir, rien d’autre.
Et c’est ainsi que naquit le dragon.
Comprenez bien ceci : l’intelligence et le pouvoir sont inconciliables. En effet, le pouvoir demande inévitablement des compromissions (raisons d’Etat) que l’intelligence réprouve, ne peut tolérer.
Les plus intelligents, sauf à être vicieux, se détournent donc du pouvoir, ils n’éprouvent pas le besoin de l’exercer, d’affronter son cortège d’injustice, de bêtise et de mensonge, ils savent construire leur vie d’homme sans passer par la case pouvoir.
Il n’en est pas de même des cons. Les voici bien dépourvus lorsqu’ils prennent conscience de leur sottise, car ils en prennent irrémédiablement conscience, dès l’école ou un plus tard dans la vie. Pour le con, la moindre décision entraine des catastrophes en série. Il faut bien alors qu’il trouve une solution pour remplir quand même, au mieux, le petit instant que nous passons tous sur cette terre. Il comprend vite que la solution pour lui est de s’emparer du pouvoir.
Voilà donc ceux qui nourrissent le dragon du pouvoir : les cons.
La bête immonde peut se cacher partout, tous les systèmes sociaux sont susceptibles de la nourrir. Evidemment, la logique administrative est le terreau d’excellence pour l’épanouissement du dragon. Cette logique administrative touche les Etats, mais aussi les grosses entreprises.
Le fonctionnement est simple :
– L’obtention du pouvoir à l’intérieur du dragon est erratique, lié à des règles sans aucun rapport avec les compétences recherchées.
– Une fois obtenu, le pouvoir est totalement irresponsable, pour celui qui à la prudence de ne jamais s’exposer.
La conséquence de ce fonctionnement fait que le dragon est irresponsable, sans possibilité de décider. Il agit sur sa lancée, sans que personne ne puisse savoir ni par qui ni pourquoi il a été lancé.
Le dragon est indépendant des hommes qui le composent, il agit sagement ou follement sans aucune raison, il est un dragon, point. Une force tonitruante et aveugle.
Il abrite et nourrit largement ceux qui sont en son sein, les cons qui s’y trouvent bien.
C’est le dragon fiscal que j’ai accidentellement dérangé en lui marchant sur la queue, le dragon judiciaire l’a suivi, ça était chaud, ça l’est encore pas mal.
Comment tout cela est-il arrivé ?
Il me semble qu’en fait quelque ennemi, dont je ne donnerai pas le nom, a mis la queue du dragon sous ma semelle, l’accident n’est pas totalement dû au hasard.
Quoiqu’il en soit, aujourd’hui je me suis plus ou moins habitué aux hurlements de ces dragons, j’ai compris qu’ils ne peuvent rien sur ma vraie vie, juste écorner un peu les apparences, mais qu’importe.
Je ne serai pas le chevalier qui terrasse le dragon, l’aventure ne me tente pas, et de toute façon celui-ci terrassé un autre prendra immédiatement sa place, la foultitude de ceux qui les composent est illimitée.
Que dragons et pouvoir aillent au diable, je m’en tape.
Bien cordialement et bon mois d’Août. H. Dumas
Partager la publication "J’ai marché sur la queue du dragon"
Dimanche j’étais à Saint-Tropez, du côté des spectateurs.
Formidable Saint-Tropez, les riches, ou ceux qui font semblant, animent le spectacle. Les andouilles qui n’aiment pas les riches devraient aller une fois par an à St-Trop.
Déjeuner au Club 55, fatal, direct sur la plage, sous les tamaris, l’horizon disparaît masqué par une rangée de 40 ou 50 yachts, tous plus longs et plus gros les uns que les autres. Nos riches en arrivent, en annexe. Et là, tout le monde se mélange, pas de table spécifique pour riche, une carte possible à 35€, et en plus c’est bon.
Pas de français, des anglais, des allemands, des italiens, des russes (évidemment vaccinés du socialo-communisme) que des gens qui se marrent. Pas moyen de se la péter en tongs, maillot et chemisette, parce que pour la “muscu” le riche arrive la plupart du temps trop tard. Une exception, Dimanche il y avait Stallone.
Puis, matelas sur la plage et bains. Mais, la brise de mer, qui comme son nom l’indique vient du large, ramène au bord de légères particules en suspension dans l’eau, que le pessimiste pourrait prendre pour du PQ de milliardaire passé au broyeur. C’est évidemment un privilège extrême que de patauger dans cette mixture, évitez cependant de boire la tasse, vous pouvez garder vos lunettes de soleil, le crawl est déconseillé.
19H30, Sénéquier, mojito et nougat. Arrive l’amuseur de rue qui, tous les soirs, déguisé en gendarme de Saint-Tropez, se moque gentiment des passants. Il les suit à leur insu, les imitant. Il siffle abondamment, gesticulant pour régler une circulation imaginaire. Pas aussi bon que De Funès, mais sympa quand même.
Quand, soudain, apparaît sur le quai une Rolls décapotable occupée par trois hommes, le dernier modèle, suivie de quatre Range Rover noires, vitres teintées, dont le plus petit occupant pesait 150 Kgs de muscles. Tout cela immatriculé à Monaco.
Pur bonheur pour notre amuseur des rues. Le voilà qui siffle de plus belle, arrête le convoi, ouvre ensuite la marche, d’abord en imitant une majorette, puis au pas de l’oie.
Toute la terrasse de Sénéquier, tout le quai, éclate de rire et applaudit.
Pauvre riche oligarque russe, dont la rumeur sur le quai dit qu’il est un proche de Poutine, tout cet investissement pour s’assurer une arrivée tonitruante sur le quai de Saint-Tropez, qui finit dans une rigolade générale. Pas de chance, ce n’était pas son jour.
Comment ne pas aimer les riches, ils sont si prévisibles, si fragiles. Il faut rajouter que ce sont eux qui laissent à la postérité ces folies qui deviennent les repères culturels de ceux qui, justement, n’aiment pas les riches citons : Versailles, Saint Pierre de Romme, Le Louvre etc….
Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas.
Le lendemain Lundi, je vais au Tribunal prendre connaissance d’un de mes dossiers. En effet, trois flics m’ont agressé sur l’autoroute, il y a deux ans, je ne me suis pas laissé faire, le procureur me poursuit pour “outrage”.
À l’accueil, au TGI de Montpellier, une respectable fonctionnaire me dit qu’elle n’est pas sûre que j’aie le droit de consulter mon dossier, je lui dis que si.
Alors là, elle essaie vainement de contacter quelqu’un à l’aide de son standard téléphonique, il est 15H45, elle n’y arrive pas.
Alors elle me dit que c’est trop tard, qu’il faut que je repasse demain. Je lui explique que je viens de me taper 1H de bouchon par 35° et qu’il n’est pas question que je revienne demain.
Je lui laisse comprendre que son attitude ressemble beaucoup à une entrave à la justice.
Elle s’en va, pendant dix bonnes minutes, me laissant seul au comptoir d’accueil. Quand elle revient, elle m’informe que l’on va me recevoir.
En effet, 20 minutes plus tard, une secrétaire me reçoit très gentiment et accède sans difficulté à ma demande.
Moralité, les emmerdements ne viennent pas toujours de l’endroit où l’on prétend qu’ils sont. Les riches m’ont distrait, une fonctionnaire très ordinaire a profité de son pouvoir pour m’emmerder.
Décidément, ce sont les riches que je préfère. En cela je suis proche de la plus grande partie de la population. La haine du riche étant une invention de petits bourgeois mal baisés et jaloux, et bien sûr socialistes pour la plupart.
Bien cordialement. H. Dumas
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