Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Le risque est une notion de plus en plus mal envisagée par bon nombre d’entre nous où tout devient assuré ou prémunis selon l’esprit du principe de précaution. Ainsi, une action qui était plus ou moins simple d’application devient compliquée en temps et trébuchantes pour s’en affranchir.
Vous avez par exemple dans le cadre d’une entreprise minuscule avec des salariés, la nécessité de produire un fascicule au sobriquet « Document Unique », qui relate tous les potentiels de risques pour les subalternes et les préconisations à conduire à brève échéance afin d’y remédier. Le chef d’entreprise est écarté dudit document peut-être pour lui laisser les coudées franches avec son risque personnel, mais cela n’empêche pas de remarquer le manque de considération pour les locomotives, corroboré par un code du travail à sens unique. Les locomotives de la SNCF sont mieux traitées …
Ok, pas de problème avec cela, l’intégrité physique des soldats doit être préservée autant que ce peut et ce serait être un bien mauvais général d’envisager le contraire.
Mais ce qui devient dangereux, c’est quand le coût en temps et trébuchantes rogne sur notre compétitivité, à l’intérieur vis-à-vis de majors intra-muros qui sont structurés pour un ailleurs fiscal adoubé, et à l’extérieur vis-à-vis d’autres prédateurs qui n’ont en aucun cas nos mêmes précautions pour sauver la planète ou protéger le labeur et la sécurité de quiconque chez eux comme chez nous.
Une réponse politique de Macron et sa clique par rapport à cela ? Rien, vide sidéral sinon que ceux ailleurs ou d’ailleurs doivent s’adapter à nos canons, tandis que nous devons nous y faire en attendant, en se cognant de plus en plus entre nous, devenant de plus en plus enragés entre ceux qui sombrent dans l’assistanat et ceux qui croulent avec leur activité pour s’y contraindre …
Chapitre 2
La prise de risque, c’est aussi pour chacun d’entre nous, épargner les aléas de notre futur ou celui de nos proches.
Les mamelles de notre Etat sacro-saint, pourvues du fruit de notre travail nous le garantissent sur leurs fausses factures imposées sans la moindre mise en concurrence vis-à-vis de ce qui pourrait nous plaire ou nous servir, telle une cantine obligatoire plutôt que des menus à la carte.
La prise de risque en terme d’épargne, pour nos cruches de journalistes, c’est faire allégeance aux placements préférés des français dixit les livrets A et consorts ou autres assurances-vie, dévoyées pour ces dernières avec l’Antigone socialiste, les lois Sapin I & II qui pourraient permettre de taper dans les caisses au moment venu.
Pour ce qui est de la vraie prise de risque en matière de placement ou de spéculation, Bercy la néglige mais n’oublie pas de se servir au cas où son rendement deviendrait lucratif, renforcé dans son pouvoir de persécution et de perception avec l’échange automatique des informations entre administrations étrangères concernant les activités de ressortissants français par des comptes bancaires ouverts hors de l’hexagone. En guettant, comme je l’ai déjà écrit ici, la règlementation du processus de fiscaliser tout détenteur du passeport français pour ses activités rémunératrices expatriées.
Emmanuel Bolling évoque dans son dernier billet « 1984 » d’Orwell. Nous y sommes presque avec un nœud coulant qui se resserre selon la méthode des amérindiens : Le lacet de cuir humidifié serré autour du cou qui sèche tranquillement.
Chapitre 3
La vraie prise de risque aujourd’hui en France, c’est défier Bercy, pour qui refuse son totalitarisme arbitraire. Ceux qui seraient tentés de l’affronter par omission, renonciation ou fraude caractérisée seront « D4, coulés ».
Pourtant, à vouloir tout régler pour tout prendre, Bercy laisse des failles de par ses niches fiscales. Des niches qui ne sont que leur compréhension de ne pas toucher aux fondations de leurs édifices, au risque de voir ses murs s’effondrer. Par exemple sortir des canons d’une niche peut ne pas la remettre en cause, mais permettre de payer un redressement fiscal qui sera bien inférieur à une plus-value dégagée sur le marché. Inutile d’avoir recours aux transfuges de la maison, comme peut-être Madame Clarrisse Sand ou sûrement Monsieur Francis Le Poisat, pour le traduire.
Mais il y a aussi l’entreprise initiale des Gilets Jaunes du 17 novembre dernier. Ceux-ci se sont levés contre leur mise en esclavage fiscale, mais ils n’ont pas vraiment compris la cible. Sans doute aussi comme le dit, Dominique Philos dans son dernier spot, Ils n’ont rien contextualisé sur les sources de leur calvaire et leurs solutions.
Et pourtant, ce serait si facile pour eux et les légions derrière eux, éduqués de ce qui se passe et de ce qui pourrait être autrement, de foncer sur la prise de Bercy, qui n’est qu’une citadelle de quelques crotales. Pas forcément physiquement, comme les Black Blocks, mais plus subtilement avec une massification du non-consentement à l’impôt indu et chronophage.
Conclusion
Rien n’est facile et le remplacer par de l’illusoire est au mieux de la contrefaçon, au pire de l’euthanasie pro-active. Refuser l’une et l’autre est rester en vie, pour outrepasser de telles oukases qui n’ont à terme aucune chance de survie.
Voulant réduire à néant un vaste mouvement de mécontentement populaire, qu’il avait lui-même provoqué en imposant une taxe de plus (de trop) aux incroyables taxes qui grèvent déjà le prix de notre essence, monsieur Macron s’est lancé dans une vaste opération de Macron Circus, à nos frais, bien entendu, un spectacle one man show répété pendant plus de cent heures nous dit-on, à travers tout le pays, dans un grand numéro monsieur réponse à tout, monsieur je sais tout, je comprends tout et j’explique si bien, et il ne vous reste plus qu’à tellement m’admirer.
A nos frais ? Normalement, ce qui fait marcher les cirques, ce sont leurs recettes payées par les spectateurs. Mais pour ce cirque spécial, les spectateurs ne payent rien, on murmure qu’au contraire, c’est eux que parfois l’on paye… et voilà ma bonne dame pourquoi vos impôts augmentent…
Un numéro d’ailleurs que personne ne demandait : on attend pas du tout d’un président qu’il s’en aille faire le bateleur à Paris ou en province….
Bien entendu, il ne s’agissait en aucun cas de préparer les élections européennes, comme certains mauvais esprits, complotistes compulsifs ont essayé de le faire croire.
Pas du tout question de préparer les élections européennes, donc, promis, juré, mais qu’allez vous chercher là !
Oui, mais voilà, il semblerait que, concernant précisément ces élections, les sondages ne sont pas vraiment bons pour le parti du président.
Lequel, à ce qu’on dit, s’en est montré fort meurtri lors d’un récent conseil des ministres. Les one man show ne préparaient pas du tous les élections, mais qu’à leur suite, les sondages ne soient pas bons, ça ne va plus.
N’importe qui de normal en tirerait un mea culpa contrit. C’était son numéro, il a voulu le faire à sa façon, tout seul, et sans inviter personne à le seconder. A qui d’autre s’en prendre ?
Mais monsieur Macron ne fonctionne pas comme ça. Lui, c’est le sans faute, il a tout bien fait. Si ça n’a pas marché, c’est bien sûr la faute aux autres, les ministres qui n’ont jamais été invité à parler, de peur sans doute qu’ils ne volent un peu de la vedette au chef, les voilà maintenant tenus pour responsables ! Ils restent trop dans leurs ministères, et ne s’agitent pas assez !
Un conseil des ministres donc, à ce qu’on dit, en forme d’engueulade, de réprimande et de menaces pas déguisées. Evidement, des gens normaux se seraient indignés, et auraient craché immédiatement leur démission pour répondre à une telle flagrante injustice. Mais au conseil, plus personne de normal, seulement un rassemblement d’obséquieux… On nous décrit des fronts baissés et plus ou moins honteux…
Il paraît même que le prince se serait montré plus clairement menaçant : si les élections sont perdues, un prochain conseil pourrait ne plus se tenir avec les même têtes.
Changer des têtes risque d’être d’assez peu d’effet. Ce n’est pas des têtes qu’il faudrait changer, mais la tête. Ou du moins vérifier sa légitimité, en provoquant des élections.
Mais il paraît que ce n’est pas envisagé. Dommage.
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Il est une chose que les deux premiers n’avaient pas comprise — ce fut grandement dommage au moins pour l’un d’eux et pour la population — c’est que les français ne les détestaient pas. Ils détestaient l’administration royale qui les traitait en esclaves. Et par-dessus tout l’administration fiscale qui était haïe du peuple pillé par elle.
L’influence des lumières sur la révolution n’est pas discutable, mais pas au point d’oublier que la révolution fut exclusivement le fruit d’une révolte contre le fisc et l’administration royale justice comprise. Les deux ayant alors atteint les sommets que ces organisations sont capables d’atteindre lorsque l’on ne les maîtrise pas, c’est-à-dire réduire à l’esclavage les personnes au service desquelles elles sont supposées être.
La détestation du roi n’est venue — et pas majoritairement — que du fait de son incapacité à pouvoir penser la réforme de son administration et de la bêtise de La Fayette de croire que la force peut régler ce type de problème.
Macron ne partage pas l’amour des vieilles serrures avec Louis XVI, encore que finalement… on n’en sait rien, mais il partage cette incapacité à réformer tout en prétendant vouloir le faire.
Castaner, aventurier mesurant mal sa réalité, est semblable à La Fayette, croyant lui aussi qu’il suffit de “castagner” le peuple pour qu’il rentre chez lui, ou plutôt croyant en le voyant rentrer chez lui par la force qu’il est soumis. Grave erreur, qui n’a pas coûté très cher à La Fayette, mais très cher à Louis XVI.
La révolution c’est du passé, les Gilets Jaunes et la réforme c’est le présent.
Parlons-en.
Macron ressent la souffrance du peuple, comprend-il d’où elle vient ? A-t-il un regard lucide sur les dérives mortelles de son administration notamment fiscale ? Rien n’est moins sûr.
Il est possible que, comme Louis XVI, Macron se laisse emporter à penser que la population veut un nouvel ordre à l’intérieur du système actuel, alors qu’elle ne veut que vivre, sortir de l’esclavage dans lequel l’administration — dont il est un membre éminent — l’a précipité.
Certes, sortir de cet esclavage passe par plus de liberté, plus de respect pour le risque et le mérite, pour l’engagement et le travail, donc un nouvel ordre intellectuel, mais il s’agit ici de la phase conceptuelle qui n’est pas le moteur de la révolte, peut-être son aboutissement mais pas immédiatement.
En lançant un débat national accompagné d’une répression féroce Macron ne voit-il pas qu’il met ses pas dans ceux de Louis XVI ?
Imaginons
Pas de CRS dans les rues. Macron imagine-t-il qu’il existe vraiment en France une horde sauvage qui aurait, une fois passée l’émotion liée à l’exaspération, pillé et détruit tout le pays ? Si c’est le cas, il déraille.
Non, passé le coup de nerf, le soufflet serait retombé, il n’a tenu et ne tient que par la force délirante qui lui est opposée et le justifie.
Ce sont les CRS qui provoquent le maintien du chaos, sans eux il y a fort longtemps que plus personne ne serait dans la rue.
Macron gagnera peut-être à l’usure, mais ce ne sera qu’une petite bataille, la guerre reprendra sur les braises de la répression aveugle si une organisation nouvelle de la société n’est pas mise en place, si l’administration y compris fiscale ne retourne pas à sa fonction : servir et non exiger le pouvoir pour se servir.
L’erreur
Castaner se trompe lourdement et son préfet d’opérette encore plus.
Les Gilets Jaunes ne sont pas capables de structurer leurs demandes ? Ce n’est pas une raison pour les mépriser.
On ne peut pas, Castaner, prétendre légiférer contre les “fake news” et être l’auteur de la plus énorme en qualifiant de casseurs des manifestants qui se réfugient dans le jardin d’un hôpital pour échapper à la sauvagerie des CRS que l’on commande.
Macron de son côté se trompe en demandant aux Gilets Jaunes de formuler les principes de société qu’ils souhaiteraient.
Les Gilets Jaunes ne sont qu’un marqueur de souffrance. Dans le monde consumériste où nous vivons ils croient sincèrement que c’est leur pouvoir d’achat qui est responsable de leur souffrance, alors qu’ils bénéficient d’un des pouvoirs d’achat le plus élevé du monde.
En réalité, c’est l’oppression de l’administration qui les mettant au rang d’esclave est l’origine de leur malheur.
Le fait qu’ils n’en soient pas directement conscients n’est pas un signe de bêtise. Subir un résultat donne rarement la clef des causes qui l’ont généré.
Macron s’est fait élire en ayant justement la prétention de connaitre les causes du problème et de savoir mettre en œuvre les solutions.
Peut-être sait-il, mais ce n’est pas sûr. Ce qui est sûr c’est qu’il n’a rien fait et ne fait rien pour casser l’oppression administrative mortelle. Bien au contraire, tout comme Louis XVI, il cherche à pactiser avec l’administration honnie, tout en faisant croire qu’il désire le changement. Il joue double-jeu.
Ce double discours a coûté sa tête à Louis XVI, que va-t-il coûter à Macron ? On ne le sait pas.
Malheureusement, la faiblesse de Macron va inévitablement calcifier la situation que seule, comme en 1789, la violence pourra débloquer et qui ne trouvera solution qu’après que les haines se soient exprimées.
Macron joue avec le feu, il va se brûler les doigts. Il lui manque le courage et la sûreté de décision pour jouer avec les allumettes de la république.
Il aurait pu mater l’administration, mais non. Bien plus, il lui redonne l’espoir de pouvoir continuer à piller, elle ne va pas se gêner, mais quand la facture arrivera elle paiera très cher.
Bien à vous. H. Dumas
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Si l’on revient sur les interventions de E Macron, en ne s’intéressant qu’aux dispositions à caractère fiscal, on s’aperçoit qu’à aucun moment il n’est question de réduire les dépenses de l’Etat.
Les annonces du 10 décembre au coût total estimé de 10 milliards € sont :
– la suppression de la hausse de la CSG pour les pensions inférieures à 2.000 €
– la suppression de la taxe carbone,
– la hausse de la prime d’activité pour les petits salaires
– la défiscalisation de la prime de 1.000€ de fin d’année pour les salariés,
Les annonces du 25 avril au coût estimé de 7 à 10 milliards € sont :
– la réduction de l’impôt sur le revenu de 5 milliards € pour 12 millions de contribuables
– la ré indexation des pensions de retraite sur l’inflation (coût 2 milliards €) qui est en fait une sous indexation des retraites supérieures à 2.000 € car la sous indexation n’avait été décidée que pour deux ans (2019 et 2020) et a été disqualifiée par le conseil constitutionnel pour 2020,
– la réduction de 120.000 fonctionnaires est ajournée,
et il ne faut oublier la suppression de la taxe d’habitation totalement non financée dont le coût est estimé à 10 milliards € (il s’agissait d’une mesure purement démagogique destinée à permettre à E Macron de gagner les élections de 2017).
On remarque d’ailleurs, qu’à l’exception de la hausse de la prime d’activité et de la réduction du nombre des fonctionnaires qui sont des mesures de dépenses, les autres ne sont que des mesures d’annulation (immédiate ou rétroactive) d’impôts c’est à dire que l’Etat renonce à percevoir certains impôts.
Le problème est qu’avec un budget 2019, à l’origine largement déficitaire, ces nouvelles mesures, vont fortement amplifier le déficit alors qu’aucune mesure d’économie n’est prévue. Le gouvernement n’aura donc pas d’autre choix que de se livrer à son activité favorite : le bonneteau fiscal pour tenter de récupérer sur certains contribuables ces nouvelles « dépenses » et emprunter pour le surplus !
Après avoir beaucoup tabassé les ménages, le gouvernement veut désormais s’attaquer aux niches fiscales des entreprises qui (sic) « doivent se montrer solidaires ».
Le problème est que cet argument, totalement démagogique, est en parfaite contradiction avec les règles du droit commercial car l’objet social d’une entreprise n’est pas d’être solidaire. Le gouvernement affecte « d’oublier » aussi qu’en cas d’alourdissement de leurs impôts, les entreprises les répercutent toujours sur le client final parce qu’une entreprise, contrairement à un Etat, doit impérativement ajuster ses prix et ses coûts.
Néanmoins, on sait que la règle en politique est de prendre l’argent où l’on peut et peu importe si les entreprises françaises subissent déjà les impôts les plus lourds et ont les marges les plus faibles de l’Union Européenne ! Les chômeurs attendront pour retrouver un emploi …
Clairement, on sent que, dans un accès de pure démagogie, E Macron cherche à caresser l’électeur dans le sens du poil alors que tout le monde sait que les comptes publics sont mauvais et que la seule issue passe impérativement par la réduction des dépenses publiques.
Le problème qui se pose à lui est le suivant : Une politique de redressement des comptes publics et de la compétitivité passe nécessairement par la fin de la dérive budgétaire et des déficits constants car l’amélioration des revenus des français passe par une forte diminution de la pression fiscale (et non pas par une augmentation des salaires qui aurait un effet inflationniste sur les prix des marchandises et des services).
La diminution de la pression fiscale peut passer entre autres par :
– la réduction du nombre des fonctionnaires, la suppression du statut de la fonction publique sauf pour les domaines régaliens, des avantages discrets et exorbitants de la haute fonction publique (détachement, cumuls de retraites, pantouflage …), le blocage voire la réduction des rémunérations de certains fonctionnaires,
– la réduction du mille feuille administratif et du nombre d’élus (nationaux et locaux),
– la réduction des allocations chômage et des durées d’indemnisation, la réduction du nombre des aides sociales, le report de l’age de la retraite à 65 ans, la suppression des régimes spéciaux de retraite, l’obligation pour les fonctionnaires de cotiser au chômage et à la retraite,
– la fin du monopole de la sécurité sociale et la suppression des 35 heures avec une durée hebdomadaire du travail fixée par accord d’entreprises, en établissant la liberté d’embauche et de licencier pour l’employeur, et de 90% du code du travail (comme en Suisse),
– la simplification du Code Général des Impôts, la suppression des niches fiscales et des tribunaux administratifs (l’Etat serait soumis aux règles de droit commun),
– la privatisation des entreprises publiques, la suppression du monopole étatique dans les secteurs concurrentiels et des subventions aux organismes sans utilité économique avérée,
– la suppression du financement public des syndicats,
On notera qu’aucune de ces mesures n’a été envisagée par E Macron mais on sait aussi qu’engager de telles réformes mettra aussitôt la population dans la rue. Pire, si l’on organisait un référendum à leur propos, ces mesures seraient rejetées massivement et surtout par ceux qui ont intérêt au maintien du système et notamment les fonctionnaires, les bénéficiaires des régimes spéciaux, des situations de rente et des régimes sociaux !
Cela explique que E Macron ait essayé de rétablir les comptes en augmentant la pression fiscale sous prétexte d’écologie car il pensait que celle-ci faisait consensus ; avec le succès que l’on sait.
Ce constat amène nécessairement à la question suivante : Un président est-il légitime à poursuivre des réformes malgré l’opposition de la population ou doit-il s’incliner et faire ce que veut cette dernière alors que l’on sait qu’il se trouvera toujours une majorité de la population pour vouloir l’augmentation de la dépense publique, le recrutement de nouveaux fonctionnaires, le rétablissement de l’age de la retraite à 60 ans, l’augmentation des dépenses sociales ; c’est à dire toujours plus d’avantages et toujours moins d’efforts. Même si, pour cela, il faut creuser les déficits et emprunter massivement sur les marchés tout en sachant que cette voie mènera au mieux à reporter sur les générations futures des dettes insupportables et au pire à la faillite pure et simple ….
Interpréter la volonté populaire ou la respecter ressort en principe de la mission du politicien dans le cadre de son mandat. Autrement dit, un politicien responsable doit-il nécessairement se soumettre à la volonté de la majorité même s’il sait que celle-ci se trompe ? Mais, n’est-ce pas tromper l’électeur que de lui laisser croire que ce qu’il veut est bon bien que ce soit mauvais ?
Cela reviendrait donc à s’incliner devant la majorité ou plus exactement devant la plus forte minorité, ou encore devant la plus agissante, la plus motivée, la plus nuisible, la plus violente … et n’est ce pas qu’est en train de faire E Macron qui a abandonné ses timides réformes pour se soumettre à la « volonté populaire » et ne plus rien faire du tout !
Peut-on parler de lâcheté ou de lucidité lorsqu’un dirigeant accepte de renoncer à son programme du fait d’une opposition populaire et, au contraire, devrait-on parler de trahison s’il refuse de faire ce que veut la population parce qu’il sait que ce qu’elle veut n’est pas conforme aux intérêts du pays ?
Clairement, Macron se trouve face au dilemme du politicien et que l’on peut résumer comme suit :
– promettre des efforts, la réduction des dépenses et des aides sociales ainsi que des temps difficiles avec l’assurance de n’être ni élu ni réélu,
– promettre la facilité et faire l’inverse avec l’assurance d’une contestation massive et de ne pas être réélu,
– être élu et ne rien faire avec l’assurance d’être réélu même si cela aboutit, à la fin, à la faillite du pays.
Car cela revient à expliquer à la population qu’il faut désormais faire l’inverse de ce que l’on a toujours fait depuis 40 ans avec l’argent public réputé gratuit et inépuisable mais qui … n’existe pas.
La question apparaît à ce jour pratiquement insoluble avec une France en plein déni de sa situation économique réelle et qui profite pour l’instant des facilités bancaires de la BCE. La France est actuellement dans la situation de la personne surendettée qui continue à dépenser tant que le crédit ne lui est pas coupé.
Il semble bien que E Macron, au-delà de ses discours emphatiques mais creux qui n’abusent personne, ait transformé, du fait du mouvement des gilets jaunes, sa toute petite intention réformatrice et très peu libérale du début de mandat en étatisme bon teint ; ce qui veut dire que la « start up nation » tant vantée est passée à la trappe tout comme le redressement du pays.
Finalement, on est passé des grands principes au misérable bricolage budgétaire …tout comme F Hollande !
Le dérapage budgétaire apparaît inévitable et il va exactement à l’encontre de toute possibilité de redressement du pays ! Aucune réforme d’envergure telle que les ont faites les autres pays de l’Union Européenne ne sera d’ailleurs esquissée !
Ce faisant, E Macron a choisi la troisième option du dilemme du politicien ; c’est à dire celle de celui qui préfère le (futur) désastre économique pour ne pas être confronté au désastre démocratique (présent).
Bien cordialement à tous !
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Avez-vous noté qu’on ne sait toujours pas vraiment pourquoi Notre Dame a brûlé ? La thèse de l’attentat ayant été écartée d’office, ne reste que l’accident technique. Mais de vous à moi, je ne vois pas ce que cela change. Attentat ou accident, dans les deux cas, une faillite de l’État. Une faillite qui aurait dû au minimum entraîner la démission immédiate d’au moins une demi-douzaine de ministres, à commencer par le premier d’entre eux.
On sait depuis longtemps que l’État fait preuve d’une incroyable pingrerie pour tout ce qui concerne la protection et l’entretien de notre patrimoine. La raison, nous dit-il, pas assez d’argent.
Mais bon sang, que fait-il de tout l’argent qu’il nous prend ?
Je ne comprends pas. Notre-Dame brûlait encore que les dons commençaient d’affluer. Des dons, pour quoi faire ? Puisqu’on nous dit que c’est un accident ! Un accident, l’entrepreneur ou les entrepreneurs responsables seront facilement découverts. Il y a des experts pour ça. Et ces entrepreneurs responsables sont nécessairement assurés. Pas besoin de dons, ce devrait être aux assurances de payer.
Quant à tant de généreux donateurs, que ne se sont-ils manifesté plus tôt ? Cela aurait peut-être permis aux fonctionnaires de l’État de ne pas choisir au rabais. Mais bon, mieux vaut trop tard que jamais.
Et pendant ce temps, les Gilets jaunes continuent de s’agiter. Franchement, qu’espèrent-ils ? Bien sûr, pendant quelques heures, quelques jours, ils ont fait trembler la caste au pouvoir. Mais cela prouve seulement l’extrême pusillanimité de cette caste. Vraiment, qu’avait-elle à craindre ?
Elle l’a d’ailleurs très vite compris. Maintenant qu’elle a cessé d’avoir peur, elle cogne. Sans tendresse ! Avec au moins une personne tuée et d’innombrables blessés.
Certains jugent que le responsable est Emmanuel Macron. Pas moi.
Il n’y a pas un responsable, mais une caste de responsables. Ces quinze à vingt pour cents de nantis, politiques, hauts fonctionnaires, entrepreneurs du capitalisme de connivences, journalistes des médias « officiels », et autres bobos parisiens et leurs cousins des grandes villes, qui depuis vingt ans s’enrichissent toujours plus, quand le reste du pays n’en peut plus de s’appauvrir pour les entretenir. La caste qui très naturellement vote Macron, et lui trouve tous les charmes.
La caste est la vraie responsable, tant il est vrai que Macron lui-même n’est qu’un ectoplasme, un homme de bavardages ineptes, sans convictions, sans projet, sans perspectives. En effet, l’homme de la situation. Dépourvu de toute forme d’empathie, convaincu de son intrinsèque supériorité, et parfaitement méprisant de ces quatre-vingts pour cent qui ne sont rien, l’homme qui sans état d’âme lâche chiens et forces de l’ordre sur la foule, aux ordres de son Castagneur. Un Chirac, par exemple, aurait craint l’accident mortel et tout mis en œuvre pour l’éviter. Mais pas lui. S’il y a de la casse, tant pis pour la casse. Les blessés et les morts, ils n’avaient qu’à rester chez eux. C’est vrai que même chez eux, les grenades des gendarmes trouvent moyen de les achever. Pas grave, on oublie. Macron, le Maduro français d’une France en voie de Vénézuélasition.
Il paraît qu’une majorité de citoyens veulent que les Gilets retournent dans les coffres à gant. Que cette majorité se rassure, tôt ou tard, c’est en effet ce qui va se produire.
Avec seulement un petit problème. Pas difficile de ranger un gilet. Beaucoup plus difficile de ranger son désespoir.
Et franchement, autant de gens qu’on installe dans le désespoir, ce n’est peut-être pas une si bonne idée que cela. La caste des nantis a sans doute tort de ne pas y penser.
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Hannah Arendt a défini les régimes totalitaires, elle les place au-dessus des dictatures ou de tout autre régime d’oppression. Elle considère que rien de tel n’a existé dans le passé. Même les pires dictatures génèrent des oppositions, pas les régimes totalitaires qui envahissent tous les sujets, toutes les pensées, intégralement.
Précaution
Avant de s’engager plus avant pour vérifier que notre fiscalité est bien un régime totalitaire tel que défini par Hannah Arendt, il est bon de se demander si notre pays est autre chose qu’un régime fiscal.
La réponse est non, il n’est pas autre chose. Il n’est qu’une soumission à l’impôt ou au contraire une connivence avec lui, rien d’autre occupe les esprits.
La place de Bercy dans les institutions est centrale. Tout dépend de Bercy au point que nos élus n’ont pas le droit de proposer des lois qui auraient pour conséquence de réduire les recettes fiscales. Rien ne se fait, rien ne se décide sans l’aval de Bercy. Tout est ramené à Bercy, tout est jaugé, réfléchi, en fonction de Bercy, objectivement seul maître à bord. Aucun espace n’est possible dans notre vie en dehors de Bercy. Ceux qui ne le comprennent pas ne font pas long feu.
L’adéquation
-1- Hannah Arendt pense que le totalitarisme s’installe dans une société en “désolation”. Une société qui pour des raisons diverses a perdu ses repères classifiants : hiérarchie, classes sociales, etc… Cette perte de repère entrainant pour les individus une perte de la capacité à se situer eux-mêmes, à se connaitre, à se constituer.
Nous sommes exactement là, classification ou hiérarchie n’effleurent même plus les esprits, chacun se sent tout et rien à la fois.
-2- A ce stade un nouvel ordre peut remplacer la réalité, s’imposer. Il ne s’agit pas d’une croyance, d’une idéologie, qui supposeraient une foi, l’adoption de la croyance. C’est pire, c’est une globalité qui se veut si évidente qu’elle dessine tous les actes de la vie naturellement, sans questionnement. Ce nouvel ordre n’est pas accessible à la culpabilité et il ignore le châtiment proportionné. Il n’a pas de limite, c’est un tueur inconscient.
C’est aussi ce que l’impôt est devenu, un nouvel ordre qui remplace le réel, dont l’évidence n’est pas contestée, qui décide de tous les actes de notre vie, qui tue inconsciemment sans culpabilité.
-3- L’évidence ne s’accommode pas de la pluralité. Elle la déclare coupable, dangereuse, terroriste, délictuelle. Bercy n’imagine même pas que l’on puisse contester l’impôt, c’est un délit. L’évidence consomme de l’ennemi, elle en a besoin, c’est son moteur. Elle débouche sur l’anathème et la terreur qui les fabriquent au hasard.
Il suffit que Bercy vous déclare ennemi de l’impôt, fraudeur fiscal, pour que sans besoin de preuve vous soyez détruit intégralement, sous le regard approbateur de la masse volontairement soumise à l’ordre totalitaire.
-4- Lorsque le mensonge est ainsi devenu la réalité, lorsque le nouvel ordre a remplacé le raisonnement, la servilité et la corruption s’installent. Là je ne vous ferai pas un dessin, le noir de Soulage suffit.
L’espoir
Hannah Arendt pense que le régime totalitaire est une telle fiction devenue réalité que lorsqu’il échoue, ce qui est inéluctable, il est immédiatement oublié, il ne laisse pas de trace, les convaincus d’hier oublient instantanément leurs convictions.
Aussi, elle aboutit à l’affirmation que les lois qu’un tel régime promulgue sont éthiquement illégitimes, et que les institutions y sont factices.
C’est à réfléchir, elle pourrait bien avoir raison.
Bien à vous. H. Dumas
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Il ne s’agit pas ici de dénoncer un quelconque complot, de lancer des accusations aux personnes, mais tout simplement d’essayer de comprendre comment cette croyance s’est installée, nous envahit, nous détruit.
Le phénomène est d’autant plus fort qu’il résulte de deux croyances qui se sont mises en synergie, ce qui est assez rare, les croyances ayant naturellement tendance à être incompatibles, chacune hégémonique, donc à se neutraliser.
La première croyance : le communisme
Au 19ème siècle Marx émettait l’idée que l’industrie — nouvelle économie — alors propriété exclusive de l’aristocratie agricole éclairée, des bourgeois ou des banquiers, des possesseurs du capital, était une injustice. Il militait pour que l’outil de production appartienne aux travailleurs, à ceux qui pensait-il apportaient la plus-value, qui alors étaient fort mal traités. Cela avait du sens.
Mais Marx se trompait profondément sur la prédominance du capital dans l’économie, qui n’y est qu’un outil même s’il s’avère indispensable. Il passait ainsi à côté de l’essentiel, des vrais moteurs de l’économie qui sont le risque et l’innovation.
Ceux qui ont tenté de mettre en œuvre les hypothèses de Karl Marx se sont fracassés du fait de ces erreurs de base.
Les autres, les capitalistes libéraux, ont abouti à des sociétés où nul n’est empêché de créer des structures de production collectives, elles sont même fiscalement favorisées. Pourtant les candidats ne se bousculent pas au portillon.
Les mutuelles ne sont que façade, j’ai la connaissance des Assemblées Générales de la MACIF où pas un délégué ne peut emmètre la moindre critique, où tout marche à la baguette, pas collectif pour un sou. Les hommes aiment les honneurs pas le risque, les dirigeants de la MACIF distribuent des honneurs pas des responsabilités qu’ils se réservent jalousement.
Par ailleurs Marx n’était pas fondamentalement hostile à la propriété, il avait simplement une autre idée des propriétaires et pensait que selon les propriétaires la propriété ne crée pas la même société, il rêvait par ce transfert d’une société meilleure. Là aussi il se trompait, lourdement, ce fut pire.
Quoiqu’il en soit, le communisme façon Marx a disparu, mais il a laissé un fantasme tueur, l’idée d’égalité.
Pas l’égalité universelle, légitime, intellectuelle, de tout homme par rapport aux autres hommes indépendamment des hiérarchies sociales, mais l’égalité bassement matérielle ramenée aux mêmes biens pour tous. Donc du vol du possédant pour donner au démuni.
Ce qu’il est convenu d’appeler l’égalitarisme, qui génère la mendicité armée, et finalement l’inutilité du risque et de l’innovation donc la mort de l’économie.
L’égalitarisme, fils du communisme, est une croyance aujourd’hui enracinée, malheur à celui qui n’y croit pas.
La deuxième croyance : l’Etat
L’Etat cette abstraction dont souvent je me moque, au risque de passer pour un anarchiste que je ne suis pas.
L’Etat se définit d’abord par des frontières, prisons relativement récentes et contraire à toute animalité, à toute vie.
A l’intérieur de ces frontières nous dit-on les occupants s’organisent comme ils le désirent. Alors là je demande à voir.
Il parait que la meilleure solution d’organisation consiste à donner le pouvoir à une majorité et le droit qui va avec d’exploiter les minorités. Les hommes aiment ce système, chacun pensant que ses amis ayant aujourd’hui ou demain la majorité il peut ou pourra largement se servir sur le dos des minorités. Pas très ragoutant tout ça.
En fait le principal attrait de l’Etat est qu’il possède exclusivement la force, puisque lui seul possède les armes.
Comme chacun pense y trouver son compte pour les raisons avancées plus haut, l’Etat est sacralisé, sa force idéalisée.
C’est ici que la dimension fasciste de la pensée se précise : “Tout pour l’Etat, tout par l’Etat, rien en dehors de l’Etat” est une devise très actuelle, c’est celle du fascisme.
Ce repli vers l’Etat, ramené jusqu’au clocher local, est source de potentialité de pouvoir, d’ordre au profit du plus fort que chacun croit être, tandis que le monde, l’infini, ne sont que risque et inconnu.
Les synergies
L’égalitarisme qui a besoin d’armes pour déposséder les possédants, qui ne sont évidemment pas d’accord, croit se trouver en bonne situation à l’intérieur de frontières qu’il imagine complices.
Alors que la réduction du territoire n’a pour effet que d’exacerber les tensions, de mettre en exergue les exactions.
Les deux croyances ont déjà par le passé souvent marché de concert, cela c’est toujours mal fini, sans exception.
Le pire est que ceux qui croient bénéficier du concept seront aussi à terme les esclaves à venir du système qu’ils mettent en place, qui comme toute croyance irraisonnée ne peut que dérailler.
Les esclaves du facho-communisme c’est nous aujourd’hui, se seront ses zélateurs demain.
Bon premier Mai.
Bien à vous. H. Dumas
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Mon éducation et ma naïveté m’ont jeté dans les bras de la justice au détriment de la force, de la violence ou de la corruption, à l’occasion des situations conflictuelles que j’ai été amené à rencontrer, comme tout un chacun au cours de la vie quand la négociation épuisée n’a plus sa place.
Ce n’était pas la bonne solution, tout particulièrement avec la justice administrative.
Devant votre Cour je viens aujourd’hui pour la deuxième fois.
La première fois je réclamais justice alors que l’administration fiscale, par esprit de corps, avait dépêché dans une de mes entreprises une brigade qui n’avait rien à y faire, qui était venue pour détruire et qui a détruit à l’aide de mensonges éhontés.
Votre rapporteur public a lui aussi menti lors de l’audience évoquant ces faits pour couvrir la brigade fiscale tueuse.
Je l’ai poursuivi au pénal où j’ai payé pour apprendre qu’il se considère comme un avocat libre de son argumentation serait-elle fausse.
Ce n’est pas à vous que je vais apprendre que le rapporteur public n’a aucun rapport avec un avocat, on se demande d’ailleurs avec quoi peut-il avoir un rapport.
Il ne donne pas ses conclusions avant l’audience, jusque-là on ignore donc sa position. Il est paraît-il un expert au-dessus de tout soupçon dont la mission ne serait que d’éclairer les magistrats sur l’affaire qu’ils ont à juger, qui donc sans lui seraient dans la plus grande obscurité, ce qui vous en conviendrez est inquiétant.
Disons-le, c’est terrifiant de voir des magistrats accepter en 2019 d’être complices de lettres de cachet. Car vous savez évidemment ce que sont les lettres de cachet supprimées juste avant la révolution, qui elle-même a défini les conditions d’une justice démocratique : un suspect présumé innocent, un enquêteur qui au terme de son enquête présente le suspect à un juge libre, qui s’il y a lieu prononcera une sanction à l’issue d’une audience publique où l’accusé disposera de tous les moyens utiles à sa défense, sanction qui ne sera applicable qu’à l’issue des recours ouverts au condamné.
Ce n’est pas ainsi que vos tribunaux administratifs fonctionnent de concert avec le fisc, mais bien par lettres de cachet fiscales par lesquelles les agents enquêteurs du fisc prononcent eux-mêmes les sanctions, les exécutent sauf sursis à demander accompagné de garanties paralysantes et destructrices, lettres de cachet qu’in fine vous avez la charge de crédibiliser, le zèle ne vous manquant pas à ce sujet.
C’est ainsi qu’une brigade fiscale sadique et mortifère a tué avec votre aide assumée ma société, alors même que récemment, après vingt ans de lutte acharnée, j’ai obtenu gain de cause dans la grotesque affaire de succession à l’occasion de laquelle ma résistance face aux falsifications du fisc avait déclenché par esprit de corps la venue dans ma société de la fameuse brigade Martino, lequel Martino depuis cet exploit tutoie les sommets de l’Etat.
Aujourd’hui est la deuxième fois où je viens devant vous.
Cette fois vous couvrez une situation incroyable où un faux en écriture publique commis par le préfet permet aux élus de réaliser sans autorisation un boulevard ridicule et nuisible à La Rochelle.
Cette constance à pratiquer le déni de justice en couverture des errements des hommes de l’Etat est confondante chez vous.
J’en prends acte et à mon âge pour tout vous dire : peu me chaut.
Une question quand même me turlupine.
Comment pouvez-vous vivre un tel décalage entre les jugements que vous rendez et l’idée de justice sans même avoir pour bouclier moral la stricte application de la loi puisque vous passez votre temps à la tordre pour, malgré elle, accomplir votre mission.
Au fait, quelle mission ?
Peut-être est-ce là le problème, que la citation pompeuse affichée en exergue dans la salle d’attente de vos locaux a peu de chance d’aider à comprendre.
Respectueusement.
Partager la publication "Lettre ouverte aux Tribunaux Administratifs en général et à La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux en particulier."
E. Macron est estampillé les meilleures écoles de la république, sans même avoir créé quoique que soit. L’apanage du titre qui honore les hommes alors que ce devrait être les mêmes qui honorent les titres …
Jeune « Kennedy » en transfuge du monde ancien, qui hésite tout autant que ses prédécesseurs devant l’ampleur de la tâche des réformes nécessaires pour sortir notre pays de l’ornière collectiviste.
Mais finalement, a-t-il été installé au pouvoir pour cela ? Assurément non. Pour la bonne et simple raison que l’esclavage collectiviste de ses administrés sert des intérêts bien compris dans l’entregent d’un capitalisme de connivence qui tire les marrons du feu.
Bien sûr qu’il sait, comme nombre de ceux qui ont été à l’Elysée avant lui, ce qu’il se passe dans le pays et toutes les contraintes qui pèsent sur le maintien d’un tel système hérité du régime de Vichy et du CNR. Il sait aussi parfaitement que d’autres modèles mis en place ailleurs, offrant plus de liberté aux initiatives individuelles et de choix de menus d’assurances sociales à la carte fonctionnent à moindre coût avec entre autres un PIB par tête et un coefficient Gini bien meilleurs.
Alors pourquoi ne réforme-t-il pas, s’il sait que notre France se dirige droit dans le mur à tenir une telle administration ? Tout simplement parce qu’il ne va pas mordre l’Etat profond qui l’a adoubé pour sa prise de fonctions à la tête de l’Etat. Cet Etat dans l’Etat qui détient le vrai pouvoir et qui fabrique les élections sous l’apparence d’un choix démocratique de façade. Lors de telles échéances, beaucoup d’entre nous n’y participons même plus, tellement la Fake News transpire dans le mise en scène orchestrée par les prêtres des canaux d’informations Mainstream. Mr De Villepin, feu 1er ministre du président en charentaises, avait même émis l’idée de rendre le vote obligatoire : L’artefact d’un Etat totalitaire et aux abois. Cet Etat dans l’Etat, ce sont également tous ces corps intermédiaires dont les trésoreries sont tellement juteuses en regard du taux d’encartés rapporté à la France qui travaille. Cet Etat dans l’Etat, ce sont toutes ces baronnies qui vivent de monopoles et de chasses gardées telles des oukases.
Pour maintenir leur pouvoir, il leur faut désigner leurs adversaires au grand public. On va nous parler de l’ultra droite, un peu moins de l’ultra gauche mais surtout des libéraux, leurs pires ennemis. En effet, ceux-ci sont aussi en général instruits et possèdent tous les arguments pour démystifier leur œuvre de longue haleine et les empêcher de se servir sur le fruit du travail des gens. Les prêtres vont évoquer le néo-libéralisme, l’ultra-libéralisme, le turbo-libéralisme, sans même poser la définition de ce qu’est le libéralisme. Et paradoxalement, nous sommes le pays des lumières en la matière avec nos auteurs de la Pléiade et les formants de notre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui ont inspiré la Constitution des USA.
Pour maintenir leur pouvoir, il n’y a pas de contre-pouvoir. La Cour des comptes est une lettre morte publiée chaque année. Le Sénat n’a aucun pouvoir de décision. L’Assemblée n’est qu’une chambre d’enregistrement d’une verticalité des décisions. L’appel à la population par référendum est compris comme une impossibilité.
Que-va-t-il se passer ?
Les pillards vont continuer de nous piller en votant des lois pour nous empêcher d’y renoncer. Le tout numérique va les servir pour immoler dans le plus profond anonymat quiconque en déviance par rapport à leur protectorat ou par des lois pour retenir leur épargne – Lois Sapin 1 et 2 … Cela sent le sapin effectivement …
Des gilets jaunes, il y en aura sans doute de plus en plus, plutôt comme ceux du 17 novembre 2018, mais aussi des ultragauches qui n’ont pas assez pris d’aspirine pour soigner leur gangrène.
Des échéances financières de notre Etat obèse qui souffrent de moins en moins de marges de manœuvre, en espérant peut-être suivre la courbe du Japon par un endettement proche de 250% de PIB, en sachant pertinemment qu’il n’est pas propriétaire de sa dette et dépendant de fonds extérieurs, contrairement au Japon qui détient sa propre monnaie mais aussi le grand principal de sa dette. Mais les afficionados de la TMM – Théorie Monétaire Moderne, comme Piketty, Porcher et AOC – Alexandria Oracio Cortez, Outre-Atlantique, la nouvelle égérie du Parti Démocrate, considèrent cela comme une impulsion de monnaie dans l’économie, le lubrifiant, pour la nettoyer ensuite par l’impôt, le décapant …
Macron a remplacé Hollande et, moyennant un ridicule jeu de chaises musicales qui n’a berné – semble-t-il – que la fine élite journalistique, des socialistes ont succédé à des socialistes pour continuer la même marche chaloupée vers le fossé. Les administrations, gérées avec la même mollesse par les mêmes blobs invertébrés qu’il y a trois ans, continuent donc leur mise en coupe réglée du pays, dans l’indifférence générale de toute la classe jacassante…
« Ça va mieux ! » Pour le président François, même s’il n’est évidemment pas question de trépigner de joie, les remontées d’informations que lui fournissent ses administrations, ses ministres et ses conseillers sont claires : ça va mieux. Pour la plupart, ce constat – en violente contradiction avec la réalité palpable du terrain – démontre un déni de réalité catastrophique de la part du chef de l’Exécutif. Cependant, peut-être le président François ne met-il pas exactement ce qu’on croit derrière cette expression.
Ainsi, si, derrière son « ça va mieux », le président exprime un soulagement de constater que la situation économique du pays est maintenant meilleure, nul doute qu’il affabule ou qu’il a été intoxiqué par des informations lénifiantes de son staff ou des mets trop capiteux de ses cuisines. En revanche, s’il signifie par là que les administrations retrouvent un peu de marge de manœuvre financières, peut-être n’a-t-il pas tort.
Eh oui : peut-être ces administrations, la fiscale en premier, annoncent-elles au chef de l’État qu’après de rudes campagnes de harcèlement du contribuable, du cotisant ou du contrevenant, l’argent parvient à s’extraire de leurs poches pour renflouer les caisses d’un État exsangue ?
Hypothèse hardie, voire absurde ?
Pourtant, et je l’avais mentionné dans des précédents billets, tout indique que l’administration du pays, se comportant maintenant en véritable occupant intérieur, cherche par tous les moyens à conserver son pouvoir ainsi que ses rentes et n’hésite plus à passer le turbo dès qu’il s’agit de faire pleuvoir taxes, rappels de cotisations souvent farfelus, contredanses et autres vexations fiscales diverses et variées. Utilisant le peuple comme un réservoir inépuisable de richesses dans lequel elle pourra puiser tant qu’il ne grognera pas, elle semble s’en donner à cœur joie.
Très concrètement, on découvre par exemple que l’Inspection du Travail vient récemment de décider d’appliquer à la lettre un décret du Code Rural de 1995, portant sur la taille minimale (9 m² par occupant) des chambres pour les vendangeurs. Jusqu’à présent jamais appliqué pour les vendangeurs champenois en vertu de dérogations qui permettaient aux vendangeurs saisonniers de dormir chez l’habitant ou dans des dortoirs ad hoc, le décret sera donc minutieusement vérifié par l’Inspection du Travail qui pourra s’empresser de dresser procès-verbal avec amende à la clef (par ici la bonne monnaie) pour tout vigneron chopé en faute.
Bien évidemment, ceci se traduira directement dans le nombre de chambres disponibles pour les vendangeurs ; on estime que 8500 d’entre elles ne pourront être offertes puisque ne répondant pas au décret en question. Pour l’administration, une fois les amendes dressées et l’argent récolté, à l’évidence, « ça ira mieux ». Pour les vignerons et la cuvée champenoise de cette année, pourra-t-on en dire autant ?
Du reste, la méticulosité presque autiste avec laquelle l’administration va maintenant s’attaquer aux vignerons champenois n’est pas du tout spécifique, puisqu’on retrouve le même acharnement à faire cracher au bassinet les entreprises qu’elle s’empresse de contrôler avec une ardeur renouvelée.
Ce n’est en effet pas pour rien qu’on apprend que, sur l’année écoulée, les redressements opérés par l’Inspection du Travail pour « travail dissimulé » ont augmenté de 13% en 2015 pour atteindre le chiffre record de 460 millions d’euros. « Ça va mieux », non ? Pour une fois qu’une administration peut se targuer de son efficacité, voilà qui devrait mettre en joie… Et c’est vrai qu’il faut se réjouir de voir qu’une administration combat aussi efficacement le travail (fut-il dissimulé) dans un pays qui ne compte très clairement pas assez de chômeurs. C’est vrai qu’il faut se réjouir que des entreprises soit ainsi poursuivies, sanctionnées et finissent, souvent, par baisser définitivement le rideau au lieu d’employer directement des gens qui, s’ils n’étaient justement pas dissimulés, n’auraient aucun autre moyen pour survivre que les aides de l’État.
Quant à la fonction sociale du travail, il importe bien qu’elle soit correctement combattue, depuis les organisations syndicales jusqu’aux pointilleuses administrations en charge des vérifications de normes, de codes et de règlements toujours plus touffus. Pour le social, seul l’État sait y faire, et du reste, seul l’État en a le droit.
Le colonisateur, qui ne doit sa survie qu’au pillage permanent des richesses produites par chacun des administrés, contrevenants, contribuables et autre cotisants, redouble d’effort à mesure que, justement, le nombre d’administrés, de contribuables ou de cotisants s’étiole. On le comprend : pour que « ça aille mieux », il ne faut pas faiblir.
Ah, bien sûr, il y a quelques dommages collatéraux. Il y a, de temps en temps et à la faveur d’une notule journalistique un peu terne, des grumeaux de réalité piquante qui remontent au dessus de la sauce lisse du vivrensemble républicain surtaxé. Mais comment s’en étonner ? Qui peut croire que le suicide d’un patron ne soit pas, quelque part, bien mérité ? Après tout, c’était un patron, il devait plus que probablement gruger les URSSAF, l’Inspection du Travail, le fisc ou je ne sais quelle administration à l’acronyme ridicule.
L’occupant n’a, en réalité, que faire de ces petits ennuis collatéraux parfaitement passagers. Peu importe même lorsque, pourtant, c’est bel et bien les administrations, les services de l’État, qui, sans aucune microscopique ambigüité, poussent certains à l’irréparable.
« L’État m’a tué ! Notre administration m’a tué ! La DREAL m’a tué. Diriger une très petite entreprise de nos jours est devenu très difficile et infernal si l’entreprise est classée. »
Et lorsque les administrations tombent sur un individu solvable, favorablement inconnu des services de police, patron d’une petite entreprise, il n’est pas question d’y aller avec le dos de la cuillère. Un patron, c’est probablement pire qu’un violeur multirécidiviste, et on pourra sans problème convoquer « Cinquante gendarmes, trois agents DREAL, un procureur, un préfet… » Lorsqu’une administration tient un si beau poisson, un de ceux qui ne mettront pas toute une cité « sensible » en feux, un qui n’a pas toute une famille pour organiser le blocage d’une autoroute, alors l’administration cogne.
L’occupant intérieur n’a pas le temps de s’embarrasser avec ces détails. De toute façon, les dommages collatéraux sont trop disséminés et trop discrets pour poser un vrai problème. Et puis, même à un mort tous les deux jours, 3 à 4 par semaines, qui s’en inquiétera ? C’est un peu comme le pillage du patrimoine, là encore opéré par le même occupant intérieur, qui s’en souciera vraiment ?
Quand un arbre tombe dans une forêt, s’il n’y a personne pour l’écouter, fait-il vraiment du bruit ?
Je voudrais faire avec vous un petit tour de la situation financière et fiscale telle que ne l’a pas évoquée le président dans son grand oral et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas brillant !
Une situation économique mondiale sous tension
La situation économique mondiale est en plein ralentissement ; surtout en Europe et à un degré moindre en Amérique et en Asie ; et cela ne va pas s’arranger car nous allons vers des tensions sur les cours de l’or noir qui trouvent leur source à quatre niveaux :
– D Trump a décidé de faire tomber le régime iranien, coûte que coûte, et a donc durci les sanctions en interdisant à la planète entière ( !?!) d’acheter le pétrole iranien afin d’asphyxier le régime. La lex americana …ou l’extra territorialité de la loi américaine s’applique encore une fois au monde entier sous la menace de représailles qui se terminent toujours par des amendes colossales ! Hormis les russes et les chinois, tout le monde tremble …
– Le Venezuela s’enfonce un peu plus dans la crise économique et politique et ses exportations de pétrole s’effondrent tandis que la Libye connaît une guerre civile qui limite ses exportations de pétrole. L’Arabie saoudite a finalement renoncé à inonder le marché mondial de pétrole à bas coût pour essayer de faire s’effondrer le système d’exploitation du pétrole de schiste américain ! Cette stratégie s’est avérée ruineuse pour les finances saoudiennes et sans effet alors que ce pays commence à entrevoir la fin de la rente pétrolière (les gisements s’épuisent).
– le dollar est sur une tendance haussière par rapport à l’€ alors que les achats de pétrole sont libellés en dollars,
– Du fait de la faiblesse des rendements obligataires, certains gros investisseurs se sont tournés vers le pétrole pour y spéculer ; histoire de trouver un peu de rendement.
Evidemment, tout cela ne peut se faire qu’à notre détriment car le prix du pétrole, exprimé en dollars, ne cesse d’augmenter. Il est passé en quelques mois de 50 à 75$ le baril et certains pensent qu’il devrait atteindre les 100 dollars avant la fin de l’année. Cela nous promet un carburant à la pompe hors de prix (avec 75% de taxes sur le prix payé à la pompe).
L’inflation officielle est certes relativement faible (entre 1 et 2% l’an) mais le ressenti est quand même bien différent rien qu’avec une augmentation constante du prix de l’énergie (carburant, fuel de chauffage, électricité abonnement puis consommation, gaz ….). On ne peut pas en douter puisque l’on sait que cela a déclenché le mouvement des gilets jaunes !
Un marché de l’emploi en pleine mutation
Parallèlement, on sait qu’il y a actuellement une dégradation du marché de l’emploi avec une tendance à la disparition des emplois intermédiaires ; ce qui tire les salaires vers le bas dans la mesure où il y a un déplacement du marché du travail des emplois qualifiés vers des emplois dans les services à la personne qui sont beaucoup moins qualifiés et moins bien payés.
Le système de production semble aussi en pleine mutation avec une tendance au retour du nationalisme économique alors que se met en place une transition énergétique non justifiée qui va avoir des effets désastreux sur l’emploi et les entreprises. Sont concernés le secteur de l’automobile qui est contraint de se convertir à l’électrique et qui anticipe déjà un fort recul de son activité alors que la valeur ajoutée (batterie) est en train de se déplacer vers l’Asie (puisque Chine et Corée ont le quasi monopole de fabrication des batteries au Lithium) et celui de la production d’énergie du fait de l’obligation de subventionner par l’impôt des ENR aléatoires, très coûteuses et non rentables !
Une fiscalité qui reste pesante
Certes l’ISF a été supprimé mais cela ne concerne que quelques milliers de personnes, essentiellement les plus riches. Certes aussi, une flat tax a été mise en place pour limiter les prélèvements fiscaux mais ne nous leurrons pas, elle n’est pas flat du tout avec un taux très élevé de 30%. (flat c’est en dessous de 15%). Il y a néanmoins une amélioration car auparavant le prélèvement de base était de 39,5% et pouvait monter jusqu’à 65% !?!
Néanmoins, la fiscalité a largement continué à progresser (même si elle a subi un coup d’arrêt au niveau de la pseudo taxe carbone) notamment avec la CSG (impôt à haut rendement) qui a augmenté de 1.7% ; à la fois pour les pensions de retraite et les salaires (le taux est désormais de 9,1%) mais aussi pour les revenus de placement (le taux s’est envolé à 17,2%). Néanmoins, les pensions des retraités dont les revenus sont en dessous de 2.000€ par mois devraient se voir exonérer de cette hausse.
Les pensions de retraite subissent en outre un blocage de leur revalorisation à 0,3% par an ; ce qui revient à les taxer par le biais sournois d’un impôt invisible : l’inflation ! Le président vient néanmoins de promettre de revenir sur cette décision.
Une épargne sans taux
Néanmoins, il convient de relativiser l’effet de la diminution de la pression fiscale car ce que vous payiez auparavant en impôts vous ne le regagnez plus du fait de l’écrasement des taux d’intérêts lié aux politiques monétaires accommodantes des banques centrales (Fed US, BCE, Bank of Japan) qui ont ramené les taux des emprunts obligataires à presque zéro !
Pour l’instant, le placement obligataire ne paraît pas très dangereux même si les émissions des OAT (dette de l’Etat) ne rapportent plus rien. Il reste à la merci d’un accident imprévisible qui ne pourrait pas être corrigé ou compensé par la BCE car une brutale augmentation des taux provoquerait en effet un effondrement de la valeur des OAT émises à taux zéro !
L’effet induit de cette situation est que, l’assurance vie, placement préféré des français avec 1.700 milliards € d’encours, a désormais des rendements négatifs (revalorisation 1,8% – Flat tax 30% – inflation 1,8% = -0,54%) puisque l’argent confié par les épargnants aux compagnies d’assurances est placé en OAT qui ne rapportent désormais plus rien ! Et le pire est encore à venir car les rendements actuels ne sont obtenus qu’à partir des titres anciens qui arrivent à maturité et vont être remboursés.
Evidemment, l’effet induit de cette politique du taux zéro est double :
– l’épargnant ne gagne plus rien !
– les banques ne gagnent plus rien et voient leur valeur boursière s’effondrer puisque leur rentabilité est devenue nulle !
Il devient donc très difficile de trouver des placements qui permettront de s’assurer un complément de retraite alors que l’on sait que, d’un autre coté, les pensions sont appelées à être laminées, elles aussi, par le biais d’un allongement de la durée de cotisation qui ne dit pas clairement son nom et à propos duquel le président s’est montré très évasif !
Il s’agit donc bien d’un mécanisme de spoliation lente et continue des épargnants dans le cadre d’une répression financière qui ne dit pas son nom et qui est opérée dans le but de sauver des Etats surendettés ; car normaliser les taux déclencherait une crise des dettes étatiques de pays comme la France et l’Italie, l’Espagne et le Portugal, qui sont tous plus ou moins au bord de la faillite (l’Italie devrait porter le taux de TVA à 25% à la fin de l’année !). Le but de la BCE est d’éviter un défaut de paiement de l’un d’entre eux et un redoutable effet de contagion !
Une économie à la peine
En fait, les taux nuls ne peuvent se comprendre que dans le cadre d’une économie déflationiste c’est à dire avec des prix qui baissent ; sinon c’est du suicide économique. Et cela semble bien être le cas car la situation de la zone € est globalement mauvaise avec des perspectives de croissance à peu près nulles ; même en Allemagne, ce qui est loin d’être rassurant !
En fait, le ralentissement économique mondial est aggravé dans l’Union Européenne par une crise de la dette étatique qui semble ne pas pouvoir trouver de solution et particulièrement en France où la pression fiscale a atteint des niveaux tels que le pouvoir sait que ses marges de manœuvres en la matière sont désormais presque nulles !
Or, faute de croissance, il n’y aura pas d’augmentation du PIB, pas d’augmentation des marges fiscales et donc …pas de diminution de la dette qui va finir par nous étouffer alors que vous aurez noté qu’E Macron n’a annoncé aucune mesure de réduction de la dépense publique (la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires est même renvoyée sine die) !
Il est même probable que, sans les mesures de relance de décembre dernier, prises sous la pression des gilets jaunes, nous serions tombés en récession !
Seulement ces mesures de relance ne pourront pas durer d’abord parce que les traités européens l’interdisent mais surtout parce que la course à la dette est une activité dangereuse qui finit toujours mal !
Les poids excessifs de la fiscalité et des prélèvements de notre modèle social ont eu des répercussions économiques dont nous n’avons pas fini de mesurer les effets délétères à long terme. La dégradation permanente de la compétitivité des entreprises a eu pour effet d’entraîner un niveau de chômage élevé aujourd’hui considéré comme pratiquement incompressible ; avec l’effet évident de peser sur les finances publiques en mettant tous les régimes sociaux en péril !
La seule issue désormais, pour rétablir les comptes, va être, dans un environnement défavorable, de réduire les dépenses et il est probable que le gouvernement va devoir adopter une politique budgétaire plus restrictive en 2020 ; ce qui va être rejeté probablement violemment par la population. Le président a soigneusement évité d’en parler !
La réponse du pouvoir à la contestation populaire a été pour l’instant surtout policière mais il n’est pas sûr que cette réponse soit adaptée …et praticable longtemps et c’est pour cela qu’il a promis une diminution de l’impôt sur le revenu, sous conditions, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les “adaptations”.
Une stratégie patrimoniale délicate
On peut être tenté de compenser l’absence de rendement par un investissement en actions. Il apparaît néanmoins relativement risqué car nous sommes, quoiqu’en disent certains, en présence d’une bulle liée au fait que l’émission d’argent gratuit de la BCE ne permet plus de gagner d’argent sur les taux d’intérêts et que la seule solution trouvée par les investisseurs institutionnels, pour avoir du rendement, est de prendre des risques ! Cela explique grandement, la montée continue du cours des actions alors que les indices économiques sont …mauvais !
Certains pensent avoir trouvé la solution avec l’investissement en Asie et notamment en Chine. Néanmoins, plusieurs risques entrent en ligne de compte :
Certes la zone Asie est beaucoup plus dynamique que l’Europe et elle est devenue l’usine du monde. Mais, spécialement concernant la Chine, le pays reste une dictature, la comptabilité publique est sujette à caution et, s’il existe un capitalisme débridé, c’est surtout un capitalisme d’Etat avec un crédit abusif qui laisse subsister des entreprises à la rentabilité incertaine et des prix faux qui ne correspondent à rien.
Le risque sur la valeur des actions se double en outre d’un risque monétaire car la monnaie (le Yuan) n’a aucune garantie de stabilité ; la Chine n’ayant jamais hésité à utiliser l’arme de la dévaluation pour améliorer sa compétitivité et ses exportations. Ce risque semble néanmoins s’éloigner puisqu’elle cherche actuellement à mettre en place une zone monétaire propre sur toute l’Asie afin d’en éjecter le dollar (ce qui d’ailleurs énerve beaucoup D Trump) !
Quant au Japon, il est en stagnation depuis 30 ans avec des taux complètement à zéro et un marché sous le contrôle de la Bank of Japan qui est elle-même complètement aux ordres du gouvernement. Il n’y a plus de marché. Il est probable que le Japon soit simplement en avance sur nous ; ce qui signifie qu’il suffit de regarder ce qu’il s’y passe pour comprendre ce qui va nous arriver (la dette publique est à 250% du PIB).
En conclusion
L’avenir apparaît bien incertain car nous nous situons actuellement à un moment de l’histoire monétaire et financière complètement nouveau avec des développements totalement inconnus puisque les Etats et les banques centrales créent de la monnaie qui ne correspond à rien sans provoquer d’hyperinflation ni même d’inflation !
Nous vivons dans un monde de dettes avec des records de dettes des Etats, des entreprises et des particuliers pendant que les banques centrales continuent d’émettre de l’argent gratuit ! Les dettes se sont plus la contrepartie d’une épargne et certains organismes acceptent même de payer pour prêter de l’argent (taux négatifs).
L’épargne est devenue inutile alors que le président a demandé aux français de travailler plus et plus longtemps pour gagner … moins ! Il n’est pas sûr qu’il soit entendu !
L’Etat providence des années 80 et 90 n’est plus adapté au monde tel qu’il est aujourd’hui et nul ne sait aujourd’hui ce qu’il va se passer. Il existe néanmoins une constante : Quand le politique prend le contrôle de la monnaie, cela se termine toujours par la manipulation et l’hyperinflation qui ruine les peuples !
Le risque évidemment se situe le jour où tout ce système complètement artificiel va s’effondrer car les dégâts seront alors colossaux !
Bien cordialement à tous !
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Je vois que ton épouse, qui pourtant doit être raisonnable, n’a pas prise sur toi. Du coup moi, qui pourrait être ton père, je suis consterné et je m’y colle.
Mais tu t’es vu avec tes mesurettes ? Mais de quoi t’as l’air ?
Je vois bien que les gilets jaunes : t’as pas saisi le problème.
Bon d’accord, tu les as poussés dans les bras des fous de la baston, puis tu as fait un lot global et tes “RoboCops” et tes magistrats les ont tabassés jusqu’à les dégoûter. Mais avec peine, c’était limite. Et puis… tu as plombé l’ambiance.
Finalement le problème reste entier, ils ne seront peut-être plus dans la rue, mais ils sont dans tous les esprits.
Je vais te dire un petit secret que tout le monde sait sauf toi.
Qui sont les Gilets Jaunes ?
Ce sont les automobilistes dégoûtés de tes PV à répétition, les mecs qui arrangeraient bien leur cabane mais qui ne peuvent pas obtenir un permis de construire, ceux qui payeraient bien un peu d’impôts mais que la paperasse dégoûte et que ton fisc harcèle et torture bêtement, ceux qui cherchent du boulot mais qui ne valent pas assez chers pour compenser leurs charges, ceux qui se sont installés à leur compte et qui croulent sous les déclarations, les normes et les charges, ceux qui croyaient engraisser leur bétail et qui engraissent leur banquier, les un peu malades qui ont peur à juste titre de l’hôpital, ceux qui vieillissent que tes flics n’ont pas le temps de protéger, les gamins sans espoir parce qu’un con de prof les a dans le nez, tous ceux que tes fonctionnaires humilient chaque jour un peu plus, ceux que les factures d’eau, de gaz et d’électricité rançonnent, qui ne peuvent plus se chauffer, se laver, s’éclairer librement, ceux qui ne mettent plus le mazout dans leur voiture qu’à coup de 20€, ceux qui n’ont pas d’avis et à qui tu le demandes, ceux qui veulent simplement qu’on ne les emmerde pas, qu’on ne les force pas à être heureux autrement que comme ils le veulent, les éoliennes ça les gonflent, les conseils sur le pastis aussi, les lois incompréhensibles et les avocats obligatoires ça les bouffe, tes horoscopes toujours faux aussi, arrête de prédire l’avenir, contente toi de gérer le présent, etc…
Tu vois, ils sont des millions. Juste tu leur fous la paix et le tour est joué.
Ils s’en foutent que tu sois Président de la République, que t’ais un avion, des bagnoles, des costards, des nanas, des joujoux, sont pas jaloux, t’inquiète.
Ce n’est pas les quelques journaleux pisses-vinaigre et jaloux qui crachent sur tout qui ont leur faveur.
Tu comprends ça : ils veulent juste qu’on arrête de les emmerder. Ils veulent être libres.
N’ai pas peur, ils se débrouilleront très bien, arrête de leur faire croire que tu es indispensable, d’abord ils ne le croient pas, alors…
Ils en profitent pour essayer de te tirer un peu de fric, ne t’énerve pas, c’est de bonne guerre, ils le demandent sans y croire, ils sont parfaitement capables de se démerder seuls.
Alors Emmanuel, je t’en prie, arrête les conneries et les déclarations ridicules, ne fous pas le feu, on a déjà ce qu’il faut à ce sujet.
T’as nettoyé le goudron, OK mais à quel prix, t’aurais pas dû, fallait venir discuter et rendre la liberté aux Gilets jaunes, avec un peu d’estime et d’amour en prime. Que crois-tu qu’ils aient trouvé sur les ronds-points ?
T’es vraiment un jeune couillon. Peut-être qu’avec le temps….
Avant de parler voiture, éliminons un fondamental.
Quelle différence entre Dieu et l’Etat ? Aucune évidemment.
Les deux s’imposent à tous : d’abord en premier à ceux qui y croient bien sûr, puis par contraire mais aussi surement à ceux qui n’y croient pas, enfin à ceux qui prétendent représenter l’une de ces abstraction — voire les deux — qui n’y croient guère probablement.
Nulle preuve de l’existence de Dieu ou de l’Etat, juste ce que nous en savons colporté par leurs représentants, puis des breloques, colifichets ou drapeaux, enfin un air grave lorsqu’on en parle. Rien de plus.
Une existence évanescente de ces abstractions, qui serait sage, ne convient à aucune des trois catégories évoquées ci-dessus. Elles ont besoin de percevoir nettement Dieu et l’Etat. Oui, mais comment faire ?
Comme les trous noirs, vertiges invisibles de l’espace, Dieu et l’Etat ne peuvent exister que par des traces contraires à leur réalité. Du visible se déduit l’invisible.
Deux marqueurs vont permettre aux hommes de cerner l’idée de Dieu et de l’Etat : ce sont les promesses et les châtiments, faits en leurs noms.
Dieu promet au ciel, l’Etat promet sur terre. Ils ne sont pas avares de ces promesses dont leurs représentants sont chargés.
Leur principal inconvénient tient à l’impossibilité de les vérifier du fait, soit que leur réalisation est prévue en un lieu dont on ne revient pas pour celles du premier, soit qu’elles sont invérifiables parce que constamment repoussées par la faute à pas de chance pour celles du second.
On comprend dans ces conditions que les promesses ne vont pas solidifier la croyance, tout au plus peuvent-elles la maintenir dans un coin de la tête de chacun. La séduction potentielle des promesses reste à poste mais sans prendre la mer, comme disent les marins.
Il va falloir un ciment autrement solide pour que l’abstraction devienne réalité.
Ce sera le châtiment. Qui aime bien châtie bien, chacun sait cela.
Le châtiment instaure la peur. Mais il y a encore mieux que la peur, c’est la terreur. La terreur permet d’installer des interdits qui faciliteront les châtiments qui produiront alors une double peur. Peur collective avant, peur personnelle après.
Là, on tient un ciment séculaire.
Les hommes de Dieu sont experts dans la combine. Les nôtres, les catholiques, ont semé terreur et châtiments pendant des siècles pour leur plus grand bénéfice. Inutile de revenir sur leurs interdits et leurs méthodes que chacun connait.
Les hommes de l’Etat, préalablement sous-produits des hommes de Dieu, n’ont leur indépendance que depuis que l’Etat s’est séparé de Dieu récemment, pour faire hologramme seul.
Les débuts de l’abstraction “Etat” furent laborieux, peu y croyaient, aujourd’hui tout le monde y croit, tout va bien, enfin…. si l’on peut dire.
La liberté, cette chose abjecte qui ne fleurit que sur la décomposition des esclaves parait-il, a bien failli se répandre largement dans le monde. Le principal mur des esclaves de l’Etat s’est effondré en Allemagne en 1989, la liberté s’est crue libre, l’Etat eu l’air accessoire, les hommes ont cru faire partie du monde.
Ils ont chanté un peu trop tôt.
L’idée de l’Etat était ancrée plus profond en eux qu’ils ne le croyaient. La liberté leur a fait peur, ils se sont jetés dans les bras d’hommes de l’Etat, qui n’attendaient que ça pour se requinquer.
Ces derniers flattèrent les frontières, exacerbèrent les différences, relancèrent quelques divinités en mal de croyants, prétendirent qu’hors l’Etat rien n’est possible.
Pour parfaire le tout il fallait une terreur globale, ce fut l’écologie, un châtiment exemplaire, ce fut la bagnole.
Voilà donc où nous en sommes. L’automobile est un objet miraculeux qui permet à l’homme, initialement presque impotent, de se déplacer vite et loin dans des conditions matérielles et psychologiques paradisiaques. Priver l’homme de cet “outil-plaisir” est un châtiment d’importance, qui marque, qui fait mal.
Vous connaissez le plan. La planète va nous étouffer. Soudain la voilà qui s’en prend à nous. Alors qu’elle nous supportait depuis des centaines de milliers d’années elle ne veut plus de nous.
Enfin, nous encore, bon, ça pourrait aller, mais nos bagnoles, c’est non.
Tout homme qui s’assoie dans sa bagnole et met le contact est à châtier. Demain mettre le contact vous rendra vert de honte, tremblant de peur, terrorisé.
Les gilets jaunes
Ils ne s’en rappellent plus, mais rappelons-nous pour eux que toute leur aventure a commencé à cause de leurs bagnoles. Ils voulaient pouvoir s’en servir à leur guise.
Aujourd’hui les hommes de l’Etat les ont retournés, ils sont plus écolos et égalitaires que les écolos, c’est fort non ?
Les hommes de l’Etat sont à fond dans les promesses et les châtiments.
Ils nous font croire qu’ils seraient en mesure de nous transporter partout où nous avons besoin d’aller, plus vite plus confortablement et plus surement que notre bagnole, ce qui est un énorme mensonge, une vraie promesse d’Etat.
Puis ils nous châtient préventivement. Ils mettent des vitesses obligatoires que personne ne peut respecter, ils rétrécissent les chaussées, installent des dos-d’âne, inventent des normes inapplicables, interdisent d’accès les lieux où nous habitons, interdisent le stationnement pour faire bonne mesure, ils laissent le réseau routier se désagréger, se périmer, ils nous culpabilisent volontairement.
Ils font de nous des craintifs chroniques qui subiront ensuite toutes sortes de terreurs et de châtiments annexes moins globaux, moins spectaculaires, mais encore plus terribles, tels que le fisc et ses contrôles fiscaux crapuleux par exemple, mais pas que.
La voiture est exemplaire des méthodes des hommes de l’Etat pour faire croire que l’Eta existe, ce sont les mêmes méthodes qui sont appliquées en tout.
Promesses et châtiments sont les marqueurs visibles des abstractions invisibles par lesquelles certains dominent les autres, en font leurs esclaves.
Pensez-y en mettant le contact dans votre voiture. Ainsi le voyage sera source de réflexions, à tout bout de champ, au fil de la route, vous pourrez vérifier la réalité de la terreur répandue et des châtiments qui la maintiennent.
Ce n’est qu’une petite partie visible de la méthode globale qui génère votre soumission nécessaire à l’existence de l’inexistant : l’Etat.
Il ne nous viendrait pas à l’idée à Témoignagefiscal — qui est l’exutoire à la souffrance des esclaves fiscaux que nous sommes tous — de nous moquer du suicide, tant nos lecteurs y pensent ou en sont victimes.
Il ne nous viendrait pas non plus à l’idée de nous satisfaire de ce que nos ennemis — des serviteurs de l’Etat spoliateur payés par les revenus des pillages dont nous faisons l’objet ou voire même des exécutants ou organisateurs de ces pillages — soient en proie à une prise de conscience qui les désespérerait au point de les voir à leur tour se suicider ou y penser journellement.
Nous nous battons pour soutenir les désespérés de la terreur fiscale, ce n’est pas pour souhaiter que d’autres désespérés les remplacent.
Même si nous aimerions bien sûr que prise soudain de lucidité la société poursuive et condamne ceux qui nous persécutent sans foi ni loi.
Là n’est pas le problème aujourd’hui.
Ce qui est énorme c’est cette hypocrisie qui fait défiler bras dessus bras dessous la classe politique et la population unie dans l’idée qu’il n’est aucune limite à l’humour, que le sacrilège doit s’effacer devant lui lorsqu’il s’agit de la faiblesse d’une dépendance à la croyance au Dieu des musulmans. Ce à quoi j’adhère.
Mais que l’humour n’a plus sa place et devient sacrilège lorsqu’il s’agit de moquer la faiblesse d’une dépendance à la croyance en un ordre largement contesté en montrant du doigt ironiquement, donc à l’aide d’un humour noir, des contradictions psychologiques potentielles, éventuellement suicidaires, marquant la faiblesse de ces croyants. Ce à quoi je n’adhère plus.
En clair ceux qui adulent Mahomet, qui sont ses esclaves, peuvent être moqués, ceux qui adorent les Flashball, qui sont leurs esclaves, ne peuvent pas être moqués.
C’est là que le vernis s’écaille.
Tout était donc faux, les larmes étaient de crocodile, la compassion factice. On s’en doutait, mais le voir là, sous nos yeux, est instructif.
Ainsi donc la sincérité de ce peuple si chanté, si vénéré, serait factice, variable au gré de ses intérêts, de ses pensées dites communes.
Et cette justice, servile à la pensée commune, qui surenchérit, qui définit et condamne en qualifiant de délit l’humour, devenu soudain sacrilège.
Ce n’est pas tant l’aversion à l’humour noir qui surprend, nous l’avons tous ressentie un jour cette aversion, mais c’est la prétention à se placer en moralisateur alors que l’on est si ordinaire qui choque.
Et quoi ? Ce peuple si parfait, si empreint de sagesse, est donc mauvais joueur au point d’accepter le sacrilège des valeurs des autres mais pas des siennes.
Ce peuple si parfait manque si cruellement d’humour qu’il peut effectivement dépouiller ou tuer par cupidité, avidité.
“Suicidez-vous” n’est pas de l’humour, “la religion musulmane est stupide” en est.
Comprenne qui pourra.
Pour moi les deux en sont, même si quelques fois l’humour est difficile à avaler pour ceux qui le subissent.
Je pense à ceux qui subissent l’ironie du peuple lorsqu’ils essaient d’expliquer que — bien que faisant l’objet d’un redressement fiscal — ils ne sont non seulement pas des fraudeurs fiscaux, mais qu’en plus ils ont à faire à des contrôleurs voyous.
Nul juge alors n’envisage de poursuivre les moqueurs pour harcèlement et mise en danger de la vie d’autrui par non-assistance à personne en grande souffrance.
Je dirais aux flics : “Au lieu de penser à vous suicider, pensez aux autres, ils ont besoin de votre empathie, pas de vos flashballs.”
Bien à vous. H. Dumas
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Le président de la république a différé sa communication aux français du fait de l’incendie de la cathédrale de Paris.
Il faut dire que, comme nous l’avons déjà écrit, E Macron est en fait très ennuyé parce qu’il ne sait pas vraiment comment clore le grand débat ; en particulier parce qu’il n’a pas grand-chose à annoncer aux français. La raison essentielle est qu’il n’a, du fait du poids à la fois des dépenses et des dettes publiques, pratiquement aucune marge de manœuvre. Il redoute donc, avec quelque raison, que son annonce soit mal accueillie.
Certaines informations ont néanmoins « fuité » dans la presse. En fait, l’Élysée a communiqué au préalable aux rédactions des médias la teneur des déclarations du président afin qu’elles ne soient pas prises au dépourvu ; mais l’incendie s’est développé quelques minutes seulement avant la communication présidentielle.
L’une d’entre elles peut apparaître surprenante de la part d’un ancien élève : la suppression de l’ENA !
On peut donc se poser la question : La suppression de cette école de la haute fonction publique serait-elle de nature à résoudre nos problèmes ou ne serait-ce pas plutôt une mesure gadget, cosmétique pour calmer les français et les revendications que le pouvoir ne peut pas satisfaire … avec l’avantage que cela ne coûterait pas grand-chose aux finances publiques ?
Un peu d’histoire :
L’ENA n’est pas apparue de but en blanc ; elle est en fait la suite « l’école des cadres » d’Uriage (à côté de Grenoble) créée en 1940 sous le très controversé régime de Vichy.
Bien que celle-ci ait été qualifiée d’école de la collaboration, le concept, comme souvent à la libération à propos de nombre des institutions créées pendant la période de l’Etat français du maréchal Pétain, a été conservé (c’est aussi le cas des ordres professionnels).
L’ENA a été créée par une ordonnance (du 09 octobre 1945) du gouvernement provisoire de la république française et elle est devenue, au fil des ans, une véritable école de management à la française.
L’ENA une école très décriée :
Cette école apparaît être en fait conforme à la tradition française qui a eu très tôt un Etat fortement centralisé avec la monarchie absolue, le jacobinisme, l’Empire napoléonien et la troisième République. D’ailleurs, les promoteurs de cette école (le général de Gaulle, chef du gouvernement provisoire, Michel Debré, maître des requêtes au conseil d’Etat et Maurice Thorez, secrétaire général du parti communiste et vice président du conseil c’est à dire vice premier ministre) étaient tous des partisans d’un Etat fort.
On sait d’ailleurs aujourd’hui ce que signifie Etat fort : c’est un pays avec une administration pesante et intrusive et des impôts très lourds !
La principale critique formulée à l’encontre de l’ENA est que l’aristocratie de l’ancien régime liée à la naissance s’est mutée en méritocratie du diplôme qui ouvre toutes les portes ; avec cette réserve toutefois que l’on sait que l’origine sociologique des élèves se concentre, pour l’immense majorité, dans des familles de cadres supérieurs donc aisées à très aisées.
On peut donc parler d’élitisme de classe et il est vrai que l’ENA ouvre en effet toutes les portes. Si vous avez réussi le concours de l’ENA, le monde est à vous ; enfin avec cette réserve que ce monde ne sera jamais que français car, curieusement, ce mode de formation n’a pas été copié dans les autres pays de l’OCDE ou de l’Union Européenne. La vision étatisée de la société reste donc essentiellement une vision française liée à son centralisme historique !
Aux USA, il se trouve que c’est exactement l’inverse car les meilleurs étudiants vont dans le privé – l’administration étant réservée aux « autres ». Mais, aux USA, on cultive la réussite sociale à travers la réussite dans les affaires alors qu’en France on glorifie le service de l’Etat et le dévouement désintéressé des hauts fonctionnaires …Image à la fois trompeuse et hypocrite … s’il en est !
Véritable caricature de l’élite technocratique, les anciens élèves cultivent un entre soi avec ses codes et ses réseaux tout en permettant à des jeunes gens de 25 ans n’ayant aucune expérience professionnelle d’accéder à des postes à responsabilité voire à très haute responsabilité.
Et pourtant, ce ne sont pas forcément les meilleurs qui entrent à l’ENA car c’est aussi, en dehors du fait qu’il faut connaître les codes d’accès, une question de moyens financiers.
Pour faire simple, il existe des boites de prépa qui permettent, contre confortable rémunération et dans le cadre d’un véritable entraînement d’une année, de former les candidats aux sujets et questions posés tant à l’écrit qu’au grand oral. On comprend alors que le système est surtout ouvert aux candidats dont les parents disposent de revenus confortables.
De temps en temps, un candidat isolé, en dehors de ce circuit de formation, soit par chance soit en raison de ses aptitudes intellectuelles, réussit le concours sans passer par le canal de ces instituts de formation spécialisés. J’ai connu un cas mais c’est très rare et c’est presque considéré comme un « accident » ! On comprend dès lors où se situe la norme !
Il n’est pas inutile de savoir que ce système de prépa est exactement le même pour le concours d’entrée à l’ENM (école de la magistrature).
Les non initiés découvrent alors que les conditions d’accès sont en fait biaisées ; compte non tenu du fait qu’il y a une sorte de déterminisme social et une tendance à la reproduction des cursus professionnels au cours des générations (les enfants d’énarques font l’ENA et les enfants de magistrats font l’ENM) ! Cela ne peut pas évidement être le fruit du seul hasard … et du seul mérite individuel !
On sait que la classe politique française se recrute majoritairement au sein des anciens élèves de l’ENA, surtout depuis les années 1970, mais il faut quand même préciser tous les énarques ne font pas de la politique…loin s’en faut !
On remarquera quand même que depuis 1958, 4 présidents de la république sur 9 sont issus de l’ENA (Giscard, Chirac, Hollande, Macron) ; avec une fréquence qui tend à s’intensifier puisque, sur les quatre derniers, trois sont issus de l’ENA (N Sarkozy était avocat) !
On ne peut pas considérer que l’ENA soit une école politique ; mais tous ceux qui ont approché les énarques se sont aperçus d’une caractéristique commune à tous les élèves : un formatage intellectuel et une fermeture d’esprit qui leur donne une vision du monde limitée à une note de synthèse en trois parties !
On pourrait même ajouter qu’ils font preuve d’un grand conformisme intellectuel en ce sens qu’ils sont tous des étatistes bon teint (on peut même parler de fétichisme de l’Etat) ; c’est à dire des tenants de l’interventionnisme d’Etat, de l’économie dirigée (sous leur férule) et que ce sont donc des adversaires du libéralisme.
D’ailleurs, comme on ne connaît pas d’énarque libéral … on doit en conclure que cette école dispense bien une formation spécifique aboutissant clairement à une conception bien particulière du rôle de l’Etat et de son administration !
L’un des effets pervers de ce mode de recrutement est qu’il aboutit à une société rigide avec ses codes et ses règles de fonctionnement. On ne peut accéder à certaines fonctions que parce qu’on a fait l’ENA … pas parce qu’on est compétent ! Or, l’ENA est avant tout un mode de recrutement …pas une preuve de compétence ; surtout dans ce monde de l’administration où la promotion se fait à l’ancienneté et non au mérite (en fonction des compétences) !
On comprend dès lors pourquoi la population a un sentiment de système bloqué au profit de quelques uns ! Dans l’ex URSS, il y avait un nom pour désigner ces insiders du pouvoir : les apparatchiks ; ce qui revient à décrire un système figé … au profit des anciens élèves et laisse le sentiment d’une caste fermée sur elle-même, protégeant ses privilèges au détriment de la population entière !
On voit des énarques partout, même à des postes où ils ne devraient pas être, et le ressenti de la population est celui d’une mafia qui a pris le contrôle de l’Etat alors que l’on connaît les liens, voire le copinage entre la politique et l’administration, en raison du fait que le fonctionnaire est devenu un intermédiaire obligatoire du fonctionnement de la société aboutissant à un développement anormal de privilèges, de clientélisme, de gabegie et de pillage de l’économie privée.
Certains ont brocardé cette main mise en évoquant le fait que le service de l’Etat était devenu se servir de l’Etat (à des fins personnelles pour établir des baronnies) !
On sait aussi qu’un certain nombre d’entre eux à Bercy bénéficient de privilèges insensés avec des salaires hors échelle, des primes substantielles (on parle de 100.000 à 150.000€) versées, en toute discrétion, en dehors de tout contrôle et de surcroît non imposables !?!
Vivant de l’impôt collecté, ils sont assurés en outre de pouvoir toujours survivre quelles que soient les conditions et sont de ce fait impitoyables dans la perception de celui-ci ! Cela peut expliquer aussi, au moins partiellement, la culture de l’impôt qui domine au sein de cette élite.
Néanmoins, il faut souligner l’opacité du système car l’élite concernée ne tient pas trop à ce que tout cela s’ébruite ! Cela fait immanquablement penser à un véritable Etat dans l’Etat avec ses codes, ses règles, ses avantages. La cour des comptes a d’ailleurs eu beaucoup de difficultés pour obtenir communication de l’organigramme et les grilles de rémunération des 5 ou 600 plus hauts fonctionnaires de Bercy.
Suppression : Mesure efficace ou gadget ?
En fait, ce n’est pas l’ENA en tant que telle qui pose problème, c’est :
– d’une part, le système abusivement avantageux, et tout à fait dérogatoire, qui a été mis en place au profit des énarques. Il permet à des hauts fonctionnaires de faire de la politique tout en étant encore fonctionnaire, de faire des allers et retours entre politique et mandats électifs et leur corps d’origine mais aussi entre administration et entreprises privées ou publiques avec l’assurance de retrouver leur poste tout en bénéficiant de la progression de carrière dans leur corps administratif d’origine et de cumuler des rémunérations et des retraites à des montants tout à fait stupéfiants (pour des gens comme Hollande, Eyrault et Chirac ce sont des retraites de l’ordre de 35.000 € par mois).
C’est un jeu dans lequel l’énarque gagne à tous les coups !
– d’autre part, le fait que ces hauts fonctionnaires ont pris le contrôle de l’Etat et de son fonctionnement et qu’ils sont passés d’exécutants à décideurs en étendant, telle une araignée, une toile de réseaux qui aboutit à un véritable auto contrôle sans contrôle extérieur.
Les élus sont contraints de composer avec cette technocratie d’État devenue incontournable, car sans elle, il est impossible de faire quoique ce soit ; et cette emprise tend à s’étendre au secteur privé par le biais de réglementations, normes et instructions diverses et nombreuses !
Or, malgré leur formation et malgré leur pouvoir, ces élites présentent un handicap lié à leur formation : ils ont une vision dépassée du monde avec un Etat centralisé, lourd et inefficace, totalement sous contrôle d’une administration fonctionnant de manière autonome avec ses règles propres ! Pour eux, le marché ne compte pas ; seule compte la hiérarchie !
Ce mode de fonctionnement, qui pouvait se comprendre dans les années 50, est désormais totalement obsolète dans le monde ouvert et concurrentiel d’aujourd’hui mais il n’a pas évolué !
Quelles mesures seraient efficaces ?
Plutôt qu’une suppression de l’ENA, qui serait de toute façon compensée par la mise en place d’un autre système de recrutement, il vaudrait mieux prendre un certain nombre de mesures destinées à empêcher le mélange des genres ; et notamment :
– la suppression du statut de la fonction publique,
– la démission obligatoire du fonctionnaire qui se lance en politique (comme au Royaume Uni),
– l’interdiction de cumuler des missions d’élu ou ministérielles sans avoir, au préalable, quitté la fonction publique,
– la suppression de la possibilité de faire du pantouflage et des allers et retours entre fonction publique et entreprises privées ou publiques,
– la modification du mode de recrutement des dirigeants d’entreprises publiques pour limiter l’accès des énarques,
L’ENA resterait alors seulement l’école de formation des cadres de l’administration ; mais sans être rien d’autre et sans pouvoir interférer ou noyauter tout le système !
En conclusion :
La suppression de l’ENA n’est probablement pas la solution pour limiter l’influence de la haute administration sur la vie publique si elle n’est pas accompagnée des préconisations ci-dessus ; compte non tenu du fait que cette élite, qui monopolise tous les postes de contrôle de la structure administrative, va s’opposer à toute réforme… tout comme elle s’oppose actuellement à la réduction du nombre (excessif) des fonctionnaires qui constituent l’armée des petites mains du pouvoir !
Car, les anciens élèves de l’ENA ont fini par former une espèce de caste se répartissant les meilleurs postes et se protégeant les uns et les autres en s’opposant à toute tentative de remise en cause de leurs avantages.
Faute d’une véritable volonté politique dans le cadre d’un ensemble de mesures cohérent, E Macron se limitera donc à faire ce qu’il fait depuis son arrivée au pouvoir : De la réforme cosmétique tout en proclamant, à grand renfort de comm’, qu’il réforme à tout va. Il se limitera donc encore une fois à l’apparence des choses.
La suppression de l’ENA est en fait l’archétype de la mesure spectaculaire qui ne coûte pas grand-chose et qui n’engage à rien ! C’est donc avant tout une manœuvre politicienne pour « donner des gages » à ses électeurs et à ses détracteurs.
On s’aperçoit, à cette occasion, que les fonctionnaires lancés en politique ont bien du mal à passer à l’acte car consciemment ou inconsciemment, il leur est pratiquement impossible de remettre en cause le système qui les a créés !
Fatalement, ce n’est pas comme cela qu’on sortira la France de l’ornière … et qu’on réduira le poids de l’Etat.
Bien cordialement à tous !
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Wikipédia, qui sait tout, nous dit ceci définissant une régence : “Une régence est une période transitoire dans l’histoire d’une monarchie durant laquelle une personnalité pouvant éventuellement, mais pas nécessairement, appartenir à la famille royale, exerce le pouvoir au nom du monarque en titre, trop jeune, absent, incapable de gouverner par lui-même ou ne pouvant assumer ses fonctions de roi.”
Ça colle au poil, comme dit mon garagiste quand il est content de lui.
Il n’est pas douteux que notre système politique est une monarchie, certes “démocratique” mais à la marge.
Notre roi est élu, mais après une sélection familiale dite des “familles politiques”, ou les petits meurtres entre amis sont monnaie courante, ce n’est pas Fillon qui me contredira. Donc l’accession au trône est bien héréditaire à travers ces familles politiques qui traversent le temps. Il n’est pas de candidat libre indépendant des familles politiques maîtresses du pouvoir, se le partageant.
Une fois mis en place par sa famille notre roi vit avec sa cour dans des lieux et des conditions royaux qu’il partage avec les membres de cette famille.
Une armée de mercenaire le protège de la populace dont il se fout éperdument, qu’il exploite sans vergogne comme tout roi qui se respecte. Il représente le Dieu du vote, largement aussi adulé que le Dieu divin, largement aussi irréel.
Tout cela est parfait, bien huilé, rodé, chacun pensant qu’un jour c’est sa famille qui portera le nouveau roi et qu’en tant que membre de cette famille il profitera des décrets royaux. Personne ne remet en question cette pantalonnade, personne ne revendique sa liberté, tous sont occupés à rêver du jour où leur servitude sera récompensée par l’accès au trône de leur roi.
Rien de changé, juste les apparences et un déplacement des souffrances qui sont plus sophistiquées, plus sournoises, mais évidemment moins légitimement susceptibles d’être dénoncées que sous les anciennes royautés.
Autrement l’artifice de base est toujours le même : l’altruisme revendiqué mais non pratiqué.
Notre roi actuel n’a pas les épaules.
Il suffit de le voir lire péniblement son téléprompteur pour s’en convaincre. L’incendie de la cathédrale des rois aurait dû être pour lui une occasion extraordinaire de jouer son rôle.
Il pouvait d’un coup extérioriser théâtralement, sans surjouer évidemment, son rôle de roi aimant, portant le malheur du monde avec dignité mais affichant aussi une détermination passionnelle, pardonnant tout, réunissant le pays dans une souffrance œcuménique.
Jeune, avec un bon metteur en scène, Belmondo l’aurait bien joué. De Gaulle, qui faisait tout tout seul en vrai artisan, l’aurait aussi bien joué. Pas notre jeune roi.
Au lieu de cela donc le téléprompteur et le regard vide qui va avec ce truc, le geste machinal, l’ennui qui transparaît. Le roi n’est pas.
On le sent : ” trop jeune, absent, incapable de gouverner par lui-même ou ne pouvant assumer ses fonctions de roi,” comme dit Wikipédia.
Alors une question se pose : qui est aux manettes de la régence ?
C’est sans doute une personne de sa famille, naturelle ou politique, qui exerce le pouvoir à la place de notre jeune roi.
Je n’ai pas d’information à vous donner à ce sujet n’étant pas dans le secret des Dieux et le régent ou la régente ne s’affichant pas.
Juste quelques pistes de réflexions.
Notre jeune roi serait un vieillard sous l’ancienne royauté, aujourd’hui c’est un “Tanguy”. Un de ces jeunes, sage comme des images, qui sont premiers partout, mais ne peuvent pas se résoudre à quitter le cocon familial.
La régence pourrait avoir à sa tête une personne liée à cette situation dont notre jeune roi serait dépendant depuis longtemps, peut-être depuis sa jeunesse.
Une personne habituée à diriger pour lui dans l’ombre, dissimulée par une apparence au-dessus de tout soupçon.
Une personne bien sûr ambitieuse mais se satisfaisant de l’exercice du pouvoir par procuration, ce qui n’est plus trop à la mode. Donc une personne d’un certain âge.
Une personne peu experte en politique si l’on en juge par les incroyables imbroglios dans lesquels se fourre notre jeune roi.
Bon, je ne vois pas qui cela peut être, mais je suis convaincu que cela est.
Cherchez bien, dites-moi si vous trouvez, ou si vous avez un tuyau ? Bien que franchement ce ne soit pas très important.
Ce qui le serait c’est que nous arrivions à nous dégager des rois, républicains ou divins, et que nous devenions des hommes libres, comme l’air, comme la nature dont nous sommes, et non des esclaves comme ce que les rois font de nous.
Bien à vous. H. Dumas
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Nous vivons dans un monde dominé par l’information ; bonne ou mauvaise, vraie ou fausse … avec des chaînes d’information permanente, radio ou télé et des intervenants qui deviennent des habitués ou des « stars » du petit écran et des ondes hertziennes. Ces intervenants deviennent des valeurs « sures » de l’audimat et en viennent à donner des avis qui deviennent « la vérité ».
Le problème est que ces chaînes et stations ne font pas toujours de l’information mais de l’interprétation des faits et même quelquefois tout simplement de la propagande ; surtout lorsque les « débats » sont clairement orientés par les animateurs.
Ainsi, j’écoute régulièrement la désormais bien connue émission de radio des « informés » sur France info ; sans que je soie un adepte ou un partisan de cette station de radio particulièrement orientée dans le sens d’un « certain conformisme vis-à-vis du pouvoir ». Mais il est vrai qu’en sa qualité de station de radio publique, elle ne doit sa survie qu’à la bienveillance du pouvoir et, c’est bien connu, on ne mord pas la main qui vous donner à manger …
J’ai pu constater qu’interviennent régulièrement dans cette émission des personnes dont la caractéristique principale est, là aussi, le conformisme politique et économique et un manque total d’imagination et de référence à la liberté.
Dernièrement, il m’a été donné d’entendre deux énormités qui sont aussi des horreurs économiques. Elles ont trait aux demandes formulées dans le cadre du « grand débat » et de la réponse qui devrait être faite par E Macron :
– la première portait sur la demande de diminution d’impôts qui semble être la demande principale apparaissant dans les contributions.
Alors que nous savons tous que la France est un pays à la fiscalité pesante, (en fait la plus lourde des pays de l’OCDE et de l’Union Européenne), un des intervenants a pu affirmer sans provoquer ni indignation ni même une quelconque réaction : « le problème de la demande de diminution d’impôts, c’est qu’elle risque d’être sans fin, c’est à dire que les gens vont demander sans cesse des diminutions d’impôts » avec le sous-entendu qu’elles allaient fatalement mettre en danger les finances publiques.
Pouvoir proférer, sans faire sursauter ses interlocuteurs, une telle absurdité m’a laissé perplexe !
– la seconde était la solution proposée par plusieurs intervenants pour satisfaire les revendications et améliorer les revenus des français. Une seule solution a été suggérée : une augmentation de la redistribution.
Prôner la redistribution n’est pas innocent ; c’est admettre le rôle central de l’Etat providence en ce qu’il a de plus intrusif dans la vie des gens dans la mesure où c’est lui qui attribue des aides sociales et des revenus.
Par ailleurs, pour distribuer il faut … prélever or les impôts ne sont pas neutres ; ils pénalisent l’activité économique surtout dans un pays comme la France où l’on sait qu’ils sont déjà les plus élevés d’Europe !
Conclusion qui s’impose selon les intervenants : il faut augmenter les prélèvements pour augmenter la distribution alors qu’ils sont déjà trop élevés !
On sait pourtant que le système de la redistribution a atteint ses limites puisqu’il pénalise trop ceux qui doivent payer pour les autres ; sans compter que c’est en fin de compte le choix du maintien dans l’assistanat au lieu d’encourager les gens vers l’emploi.
A ce stade, nous avons deux solutions : soit les intervenants n’ont rien compris aux mécanismes économiques et ne sont donc pas vraiment « informés » soit ce sont des adeptes de la dépense publique, des socialistes, des étatistes et des idéologues et l’émission n’est alors plus de l’information mais juste de la propagande !
Personne n’a eu l’idée de suggérer qu’il serait peut-être plus simple et plus neutre de réduire les impôts (directs et indirects y compris la CSG) et que cela permettrait à tout le monde de regagner du pouvoir d’achat … sans avoir besoin des services de l’Etat !
Car, ce que n’ont pas l’air de savoir ces « informés », c’est que lorsque l’argent transite par les services de l’Etat, se produisent deux effets significatifs :
– d’une part, l’Etat et ses fonctionnaires ont tendance à choisir ceux qui auront droit à la distribution c’est à dire à choisir d’avantager leur clientèle ; ce qui fait que la distribution devient inéluctablement ciblée idéologiquement. La redistribution ne devient plus un moyen de liberté mais au contraire un instrument de servitude puisque ceux qui perçoivent ces aides et redistributions deviennent dépendants des faveurs de l’Etat !
On touche là toute la perversité d’un système qui maintient toute une population dans l’assistanat !
– d’autre part, les services de l’Etat ne sont pas gratuits, contrairement à ce que pensent beaucoup. Il faut payer les fonctionnaires qui interviennent sur les missions ainsi dévolues à l’Etat ; et ils sont d’autant plus nombreux que la redistribution est importante. L’effet induit est évidemment qu’il se produit une « évaporation » au niveau des sommes redistribuées et qu’en fait, la redistribution bénéficie en premier lieu, sous forme de salaires, aux fonctionnaires chargés de l’effectuer et de la contrôler.
Tout cela pour dire, que nous avons la preuve éclatante qu’à force de propagande permanente depuis 40 ans, la vision d’un Etat dispensateur de ses bienfaits reste dominante en France ; ce qui amène d’ailleurs au constat que bon nombre de bénéficiaires de ces redistributions n’ont même pas conscience que l’argent qu’ils reçoivent a été extorqué à d’autres qui ne sont même pas des riches !
Évidemment, l’auditeur, qui n’est pas mesure d’appréhender tous les aspects des affirmations fondées ou non qui lui sont assénées, devient la victime toute désignée de cette pensée unique dont il faut bien dire qu’elle est totalement erronée !
Nous savons que la dépense publique est trop élevée en France, qu’elle a mené au surendettement et qu’elle pénalise l’économie. Ce dont nous avons besoin c’est de moins d’impôts et de prélèvements et de plus de liberté, pas de plus d’impôts et de redistribution !
Par ailleurs, avant de prendre la mauvaise habitude de réclamer sans arrêt des diminutions d’impôts, ainsi qu’il a été dit, je crois que nous pourrions déjà commencer par un début de diminution de la pression fiscale. Après 30 ans d’alourdissement continu des impôts, et compte tenu du niveau actuellement atteint, nous disposons en effet d’une marge … tout à fait confortable avant de simplement revenir au niveau d’un pays comme l’Allemagne !
Conclusion qui s’impose : à la question posée « ceux qui parlent, savent-ils vraiment de quoi ils parlent ? » on peut clairement répondre : Non !
Bien cordialement à tous !
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Elle est, ici comme ailleurs, fille de l’irresponsabilité et du degré zéro de l’humanisme, strictement bestiale. L’échange autour des 500 balles pour le weekend donne le ton.
Reprenons depuis le début.
Une taxe de trop fait sauter le couvercle de la marmite et le potage se reprend partout.
C’est un potage au mensonge et à la démagogie, deux poisons mortels.
D’un côté des menteurs démagogues qui tirent leur pouvoir et leurs confortables revenus de l’idée qu’ils seraient en capacité de permettre aux français de vivre en totale irresponsabilité et confortablement, tout en continuant à donner des leçons au monde entier comme au temps où leurs arquebuses pouvaient moraliser les lanceurs de javelots.
De l’autre des incultes forgés à l’irresponsabilité qui font mine de croire que l’Etat — cette abstraction — qui serait l’émanation du peuple — cette deuxième abstraction — permettrait à ces incultes de voler aux autres hommes — bien réels eux — leur droit de vivre, la jouissance de leurs biens, leur courage, leurs prises de risque, pour permettre aux irresponsables de s’épanouir.
En acceptant le rôle de pape de cette fiction Macron prend l’intégrale responsabilité de la violence à venir, qu’elle soit in fine entre les mains de la rue ou de celles des forces de police.
Par sa pantomime du Grand Débat il a entériné ce concept de folie, il sert la soupe.
Le chemin étant sans issue, le discours de ce soir ne peux pas avoir de sens, de réalité.
Évidemment la responsabilité prendra un jour le dessus, nulle vie ne peut exister sans elle, mais dans combien de temps et après combien de souffrances et de morts ?
Il faudra d’abord que les pillards aient tout pillé, puis que les écolos compulsifs et autres dérangés du raisonnement soient arrivés au terme de leurs fantasmes glauques, pour que la simplicité, le bon sens, remettent la société en ordre vital : primauté àla liberté individuelle et au droit de propriété son marqueur socles de tout, l’Etat discret limité aux indispensables collectifs.
Si Macron avait eu bon sens et modestie il aurait, par le retour aux urnes, donné sa chance à la responsabilité face à la démagogie.
Mais ce n’est pas ce qui lui a été appris.
Très tôt l’éducation nationale s’est penchée sur lui, lui bourrant le mou, pour lui faire croire à un destin d’alchimiste changeant le vide en or, grâce à la nouvelle pierre philosophale : “l’Etat”, en réalité la bureaucratie ou fonction publique.
Et il y a cru, pauvre jeune homme naïf devenu un adulte pervers.
C’est l’adulte pervers qui va s’adresser à la “Nation” –encore une fiction — ce soir.
Où est le petit ange bouclé que l’éducation nationale avait en son temps pris en main fermement ?
Quel gâchis.
Ce soir le vice s’affirme et prend le pouvoir définitivement, par la force. Même si le vainqueur n’est pas connu, rue ou ordre “énarchien”,la perdante l’est : c’est la liberté.
Préparons-nous au crépuscule puis à la nuit, bonne chance aux quelques-uns qui survivront. Ils doivent être jeunes, très jeunes, et ils devront comprendre et lutter, qu’ils sachent que cela en vaut la peine.
Pour nous : “Ite missa est”.
Bien à vous.
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Lors de sa dernière vidéo, Henri évoquait le bienfondé de la mise à mort fiscale d’une personne juridique, qu’il faut comprendre comme d’un individu ou d’une entreprise ; Sur la disproportion de la sanction en regard des faits reprochés, qui pour la plupart ne sont que des écarts par rapport aux règles du Code fiscal, mais non une volonté manifeste de frauder.
Les disproportions de la sanction
La mort fiscale d’un agent économique mineure est pour notre Etat un dommage nécessaire et assumé. Car il lui est hors de question d’avoir une quelconque tolérance pour les esprits déviants qui pourraient faire jurisprudence et par là menacer ses recettes fiscales. La nécessité de préserver celles-ci lui est vitale tant ses besoins sont immenses pour préserver la stabilité de sa sociale-« démocratie » qui le lui rappelle dans la rue ou par les urnes, au cas où la redistribution viendrait à souffrir. La peine de mort existe donc toujours chez nous : Celle d’effacer économiquement et socialement quiconque, mineure en enjeux … Des faussaires de la planche à billet …
Il en va tout autre pour un agent économique majeur qui menacerait ladite socialie. En effet l’impact de la déflagration sociale potentielle d’un plan de licenciement massif, d’une délocalisation ou d’une non-localisation, par exemple, appelle un tout autre regard de notre Etat boulimique et forcément quelques ménagements et connivences.
Le consentement à l’impôt
Nous sommes tous ouverts à vivre en société pour exister de notre travail et être respectés quant à notre propriété privée, et à consentir une délégation auprès d’élus afin de faciliter la chimie entre nous. Alors, il existe des niches fiscales pour nous convaincre ainsi. Optimisation fiscale promise ? CQFD pour moi : Dès qu’il y a proposition de renoncer à une surimposition, c’est la reconnaissance explicite d’un abus de droits !
Les chiens de garde de la sanction
Contester la sanction fiscale s’opère devant un tribunal administratif, l’ersatz de la justice de droit commun, pour protéger l’Etat contre un délinquant dans le registre qui nous occupe ici, la déviation au Code fiscal. Henri, encore une fois à maintes reprises de son parcours face à la force d’occupation, a bien décrit le processus du phénomène : Rare mansuétude et plus souvent l’enfer pour le plaignant.
L’analogique laisse la place au numérique, dont le dernier avatar est le prélèvement à la source, avant de supprimer définitivement le cash, ce « calvaire » du Black Job non traçable, mais aussi plus tard, de poursuivre les expatriés français selon le mode de l’IRS des USA, par la nationalité du passeport. Nous « attendons » aussi la puce RFID ou équivalent à même de lister notre pédigrée sur simple consultation.
La majeure partie de la population française est anesthésiée sur de tels débats, car on ne lui a pas expliqué, sciemment, autre chose que le ciel fermé au-dessus de sa tête. Elle rechigne et manifeste dans un cadre fermé de boucles inutiles – cycles futiles en biologie, dans lequel elle est entretenue, sans comprendre de quoi il s’agit et advient.
L’issue du grand débat suite aux manifestions des Gilets Jaunes
Absolument rien ne changera sauf à la marge. Jupiter est le gardien du temple, hors sol comme le décrit D. Philos dans son dernier billet
Encore, encore une fois, Henri va se recueillir aux pieds de Bercy, chaque mois quand il lui est possible, non par agenda, mais à cause de ruine par les censeurs de l’Etat et non de juges indépendants non issus de la Matrice, sur la tombe de son travail et de ses économies.
Fin de partie ?
Les Gilets Jaunes devraient muter en Gilets F. F pour fiscal, cette chape de plomb en laquelle ils ne comprennent rien, mais qui pourtant les demeurent en esclaves productifs ou asservis.
Gilet F voudrait dire, non pas casser les Champs Élysée, mais taper la tête en coupant les sprinters à pognon … Facile, mais à votre réflexion …
On se souvient des propos méprisants et condescendants délivrés par notre président de la république à propos de certains français incultes, analphabètes, fainéants alors qu’il suffit de traverser la rue pour trouver du travail et se payer un costard …
Ces propos traduisent non seulement un mépris de classe mais l’expression de la négation des autres qui ne sont, à ses yeux, que des bons à rien et des incapables ; bref des gens qui ne représentent rien ni personne et qui ne méritent aucune considération ….
On en arrive fatalement à s’interroger sur la raison de pareilles attitudes et déclarations envers des gens pour lesquels il est censé agir et qui ont même peut-être voté pour lui ?
On avait déjà le sentiment très net que E Macron ne supportait pas la contradiction ; ce qui a été amplement démontré lorsqu’il a organisé une répression violente du mouvement de contestation des gilets jaunes (20 personnes éborgnées au minimum) puis le vote de lois liberticides (loi anti fake news et contre la liberté de manifester).
Il faut quand même rappeler qu’en novembre dernier, E Macron s’est muré dans une attitude psycho-rigide de refus méprisant à propos de la contestation populaire de la taxe carbone qui, si elle avait été suspendue rapidement, n’aurait pas eu les développements violents qui durent depuis 5 mois. Le résultat de cette attitude intransigeante est que le ton est monté, les demandes se sont exacerbées, le mouvement s’est radicalisé, des groupes violents ont profité de l’opportunité et les revendications sont devenues à la fois excessives et inacceptables !
On avait aussi le sentiment qu’il se sentait devenir un demi dieu et certains lui ont attribué le qualificatif de Jupiter !
On avait vu aussi qu’il était tombé non seulement dans la tentation autoritaire mais aussi dans le manichéisme le plus absurde : moi ou le chaos, moi ou les fachos, moi ou le désordre alors qu’au stade où nous en sommes ce serait plutôt « moi cause du désordre ! »
Beaucoup ont alors pensé que E Macron avait une très, très haute opinion de lui-même et une très mauvaise opinion des autres ; surtout de ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ou qui n’adhèrent pas à ses idées sans réserve et l’on sait que cette tendance peut être aggravée par l’esprit de cour et de servilité obséquieuse qui règne dans les cercles du pouvoir proche du président.
Certains de ses proches ont même déclaré qu’ils étaient prêts à tout pour le « protéger » car, malheureusement, en toutes époques, y compris lors des plus troublées, il se trouve toujours des gens pour légitimer et justifier les agissements des personnes qu’elles servent !
Seulement, cela ne s’arrête pas là car il n’est pas non plus l’ami des dirigeants des autres Etats. En effet, de propos en attitudes inutilement vexatoires, notre président est en train de se tailler, auprès d’eux, une image absolument détestable. Les français ne sont visiblement à ses yeux que des gueux, ils ne comptent pas (sauf quand ils commencent à tout casser) mais, visiblement, les autres dirigeants étrangers ne sont pas mieux traités !
On se souvient de ses propos incroyables tenus à Aix la Chapelle lorsqu’il a tancé l’Allemagne pour ses excédents budgétaires compulsifs !?!
On se rappelle aussi ses propos particulièrement désagréables vis-à-vis des dirigeants italiens Salvini et Di Maio dont le principal défaut est de ne pas penser comme lui ! On a frisé à ce moment là l’incident diplomatique …
Il s’en est pris aussi au dirigeant hongrois, à la Pologne (pour ses travailleurs détachés) … s’attirant à chaque fois des réparties peu amènes !
Il nourrit aussi une rancoeur visible vis à vis de D Trump à la suite de cette fameuse entrevue où E Macron a cru qu’il pourrait en imposer au président américain mais n’était finalement apparu que comme … un petit garçon ! Cela peut expliquer qu’il soit désormais opposé au traité de libre échange avec les USA alors qu’il y était favorable au départ.
On a vu enfin que, incroyablement sûr de lui, il s’était auto désigné chef implicite de l’Union Européenne en adressant à tous les chefs d’Etats membres de l’Union Européenne une « lettre de cadrage » du futur de l’Europe. E Macron y a proclamé sa vision napoléonienne de l’Europe (Napoléon était européen mais seulement pour mettre tous les pays d’Europe à sa botte ce qui avait déjà provoqué l’opposition des britanniques et … sa chute).
Evidemment, il est apparu particulièrement audacieux aux yeux des autres membres de l’Union Européenne que le dirigeant du pays qui présente les plus mauvais résultats économiques puisse venir s’auto ériger en moralisateur et donneur de leçon pour tous les autres !
Il a eu droit à quelques réparties cinglantes …
Et voilà qu’il vient de remettre ça lors du dernier conseil européen en s’opposant à ce que le Royaume Uni bénéficie d’autre chose que d’un bref délai pour résoudre ses problèmes liés au Brexit !
Seulement, l’autoritarisme qu’il peut se permettre d’exprimer vis-à-vis des français ne peut que prêter à sourire et à moquerie de la part de dirigeants d’Etats souverains.
Il n’a pas été suivi par les autres européens qui ont été agacés par son attitude jusqu’au-boutiste et le délai pour obtenir un accord négocié de sortie de l’Union Européenne par le Royaume Uni a été prorogé de 6 mois (jusqu’au 31 octobre 2019). Certains se sont d’ailleurs demandés s’il n’essayait pas de régler ses problèmes de politique intérieure sur la scène européenne.
Certes, nous savons que les Etats n’ont pas d’amis mais seulement des intérêts. Toutefois, tenir systématiquement des propos négatifs, désagréables ou carrément désobligeants ne fait pas une politique étrangère et n’est pas de nature à créer des relations de confiance entre les Etats …
Les britanniques sont nos alliés de longue date, nous entretenons avec eux des liens très étroits dans les domaines industriels, militaires et stratégiques. Alors pourquoi essayer de leur compliquer la tache alors qu’ils sont en train de se débattre à propos d’un Brexit dont tout le monde (sauf les habituels extrémistes) redoute les conséquences ?
Ce genre d’attitude est inutile et sans intérêt ! Il y a là manifestement un problème comportemental … et peut-on raisonnablement penser que cela va nous rendre service à l’avenir et améliorer les relations entre les deux pays ?
Fatalement, les britanniques n’ont pas vraiment apprécié … et ils sauront s’en souvenir.
Une question vient alors à l’esprit : est-ce volontaire et réfléchi (mais peut-être E Macron est-il pour un Brexit with no deal ?) ou simplement compulsif ; c’est à dire qu’il n’a pas pu s’en empêcher ?
Il se trouve qu’il existe un mot d’origine grecque pour décrire ce genre de comportement : l’hubris ! Et il n’a rien de rassurant …
Il s’agit de la tentation de la démesure ou de la folie imprudente des hommes, tentés de rivaliser avec les dieux et, de nos jours, ce terme est souvent utilisé pour désigner l’orgueil démesuré d’un dirigeant. On en revient à l’image déjà évoquée dans ces colonnes d’enfant roi, de tyran tout puissant et capricieux …
Beaucoup pensent que nos dirigeants politiques sont souvent des malades mentaux et on avait d’ailleurs déjà utilisé cette notion d’hubris à propos de N Sarkozy …
Le problème, c’est qu’en France, en raison des dispositions de la constitution de la Vème république, laquelle n’a rien de démocratique, le président dispose de tous les pouvoirs tout n’étant pas responsable politiquement. Le premier ministre n’est qu’un collaborateur, les autres ministres des faire-valoir et le parlement une chambre d’enregistrement des décisions du président. Il n’y a pas de pouvoir judiciaire. C’est la mise en pratique de cette détestable culture française du chef …
Il peut donc dire et faire n’importe quoi pendant 5 ans ; ce qui n’est pas de nature à calmer les ardeurs autoritaires d’un individu jeune qui, en raison de sa victoire aux élections de 2017 alors qu’il n’a jamais élu et n’a jamais rempli un seul mandat électif, pense avoir toujours raison envers et contre tous !
Un individu de ce genre est dangereux à tous points de vue, narcissique, dépourvu d’empathie, méprisant et hautain… il n’y a rien à en attendre ; il n’écoute que lui-même et ne respecte personne ! Il ne fait mine de s’intéresser aux autres que lors de la parade de la séduction …c’est à dire avant les élections.
Notre presse si conformiste, très marquée à gauche et si complaisante avec le pouvoir, s’en prend régulièrement aux propos et attitudes de D Trump, ce président américain hors normes définitivement classé parmi les personnes infréquentables et dont effectivement on peut se demander s’il n’a pas certains problèmes de comportement.
Curieusement, elle semble ne rien voir à propos du président de la république …
Seulement, les règles constitutionnelles font qu’il existe une grande différence entre les USA et la France. Trump peut tempêter, vitupérer, menacer … si le Congrès (parlement) ne veut pas lui donner les moyens de sa politique, il ne peut rien faire et s’il enfreint le droit constitutionnel, la Cour suprême est là pour le sanctionner ! On l’a nettement vu avec sa prétention farfelue à ériger un mur entre le Mexique et les USA.
Ces précautions constitutionnelles ne peuvent pas être considérées comme inutiles ; elles sont la garantie de la démocratie.
Or, en France, rien de tout cela, il n’existe aucune barrière, aucune limite au pouvoir du président ; bien au contraire, on lui permet même les dérives autoritaires. Mais il est vrai que si les américains se sont toujours méfiés des dictateurs, les français, eux, aiment les « grands hommes » providentiels. Question de culture sans doute.
Or, il se trouve qu’il va devoir répondre aux contributions du grand débat à l’occasion duquel on a surtout remarqué qu’il était capable de parler pendant des heures devant un auditoire « respectueux » et docile. Il est noter que le premier ministre n’a pas été en mesure d’évoquer ni devant le Sénat ni devant l’Assemblée Nationale la nature des propositions qui vont être faites. Il n’en sait rien … tout est décidé à l’Élysée !
Quels sont les points auxquels il va devoir répondre ?
– la hausse des bas salaires est impossible car elle provoquerait une dégradation de l’économie entraînant la dégradation de l’emploi peu qualifié (qui part alors à l’étranger s’il revient trop cher)
– la hausse globale des salaires n’est pas non plus possible car la France est mal placée avec des salaires trop élevés pour la gamme de produits (non compétitifs), sauf à diminuer fortement la fiscalité sur les entreprises ce qui provoquerait une forte dégradation du budget déjà en bien mauvaise posture,
– la hausse des retraites est impossible puisque tous les régimes sont au bord de l’effondrement alors qu’il faudra repousser l’age de départ en retraite à 65 ans ; ce recul de l’age de la retraite à 65 ans étant d’ores et déjà rejeté !
– l’alourdissement de la fiscalité sur les riches et le capital serait l’aveu d’une instabilité fiscale et le meilleur moyen de faire fuir les riches et les investisseurs,
– la baisse des impôts est impossible pour cause de surendettement et de frais de fonctionnements trop élevés de l’Etat ; notamment en raison d’une fonction publique trop développée qui résiste à toutes les tentatives de réformes,
– le développement des services publics est impossible sans alourdir les impôts que les français veulent voir diminuer,
– la diminution des aides sociales provoquerait une révolte.
L’aggravation de la dette est donc l’hypothèse la plus probable mais restera difficile à réaliser du fait des dispositions européennes qui nous interdisent de le faire !
Les conséquences de son attitude générale sont donc extrêmement graves et absolument insolubles actuellement …il ne pourra proposer que des mesures cosmétiques qui ne vont évidemment satisfaire personne. Sans aucune marge de manœuvre, il va devoir faire face à une forte contestation sans pouvoir y répondre sauf … par la force !
Il faut être conscient que la France est en passe de devenir le passager clandestin de l’Europe ; c’est à dire celui qui ne respecte aucune règle commune, qui rend la vie des français plus dure et plus compliquée (taxe carbone et chasse aux voitures), qui aggrave les dettes pour les générations futures et qui en plus se met à dos tous les autres membres de l’Union Européenne !
Est-ce que c’est pour cela que les français ont voté ?
Le haut fonctionnaire fort en thème, qui a une parfaite vision théorique du monde mais qui n’a rien vu tout en sachant tout et n’écoutant personne tout en méprisant tout le monde est juste … dangereux. On se situe évidemment à mille lieues d’un président bonhomme comme G Pompidou qui avait sermonné ses hauts fonctionnaires en leur intimant : « arrêtez d’emmerder les français » !
On ne peut pas gouverner en prétendant avoir raison seul contre le reste du monde tout en méprisant celui-ci. Diriger un pays c’est faire en sorte que, dans le cadre évidemment de ce qui est possible compte tenu d’évènements extérieurs qui peuvent être imprévisibles, la situation de la population s’améliore ; pas que tout aille de plus en plus mal et finisse par provoquer un affrontement généralisé !
L’attitude du chef déifié, omnipotent et cassant qu’il manifeste en menant une politique irresponsable est plus le signe d’un trouble du comportement que de la capacité à diriger un pays. Or, dans une démocratie, la population ne doit jamais devenir l’otage, l’instrument ou la victime des écarts de comportement de ses dirigeants !
Bien cordialement à tous !
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Il y a différentes raisons et manières de créer un groupe humain, une société.
Mais tous ont ceci en commun qu’ils se donnent ou s’imposent des conventions qui les définissent, que chaque membre du groupe est tenu de respecter.
Ces conventions sont en quelque sorte les règles du jeu, elles induisent les comportements présents et à venir des membres de ces groupes, elles façonnent leur personnalité, leur culture.
Pour imager le propos, le football applique des conventions ou règles du jeu qui orientent la vie des joueurs, tant dans leurs compétences physiques que morales, avec lesquelles par exemple ils ne peuvent pas s’intégrer à un groupe jouant au rugby.
La France est un groupe humain qui s’estime une société, dont le motif d’existence est avant tout territorial. Ce groupe s’est donné des conventions, elles sont inscrites dans un document que l’on appelle la constitution.
Ces conventions s’imposent à tous du fait qu’une majorité les a approuvées et qu’elles incluent l’idée que les minorités devront les respecter, au besoin par la force.
La constitution initiale que s’est donné le groupe France, non sans violence, garantit le droit de naître égaux, la liberté individuelle physique et de pensé, la propriété privée, l’accès à la justice hors arbitraire, le devoir de défendre le groupe, la mutualisation des moyens pour maintenir ces objectifs.
Ces conventions simples mais à l’époque révolutionnaires le sont encore rapportées à bien d’autres groupes par le monde.
Ces conventions ont façonné une culture, un type de raisonnement et de comportement.
Pour que tout cela fonctionne il faut évidemment un arbitre. La partie ne peut pas se jouer sans arbitre. La Justice et ses magistrats sont les arbitres.
Jusque-là, ça va.
Evidemment, les conventions que se donne un groupe ne plaisent jamais à tous ses membres, ou encore sont difficiles à mettre en œuvre pour certains. Cette situation génère des laissés-pour-compte.
Surgissent aussi des tricheurs qui essaient de mettre en œuvre d’autres conventions leur paraissant plus confortables pour eux, souvent en abusant les laissés-pour-compte pour faire masse.
La justice sanctionne les tricheurs, de telle sorte que ceux qui appliquent les conventions ne soient pas défavorisés par rapport aux tricheurs.
Je résume
Le français devrait, selon les conventions que le groupe s’est donné, se sentir un homme égal à tous les autres hommes lors de sa naissance. Puis un individu à part entière en devenant adulte, libre de ses actes et de ses pensées. Puis un propriétaire protégé, objectif qui va le conduire à faire les efforts nécessaires pour accéder à la propriété. Il devrait accepter l’idée d’avoir éventuellement à défendre son territoire dont dépendent les conventions qui le lient, ainsi que l’idée de payer l’impôt pour assumer les frais de la charge mutualisée de ces conventions et de l’arbitre qui surveille la partie.
Là, soudain ça ne va plus.
En tout cas pour moi. Si j’ai eu l’impression effectivement de naître égal, j’ai eu plus de peine à exercer ma liberté de penser et d’agir. Enfin, devenu propriétaire j’ai bien compris que j’avais peu de chance de le rester et qu’il s’agit d’un statut fortement déconseillé, faisant l’objet d’un harcèlement constant.
Que s’est-il passé ?
Les tricheurs et les laissés-pour-compte se sont ligués pour imposer d’autres conventions que celles qui sont supposées régir notre groupe.
Ils ont phagocyté l’arbitre qui ne siffle plus la faute depuis fort longtemps, au point que les tricheries sont devenues la convention.
Les footballeurs prennent le ballon à la main et vont dans les buts avec lui, l’arbitre acquiesce.
C’est extrêmement perturbant.
En ce qui me concerne j’ai mis un point d’honneur à appliquer les conventions qui nous gouvernent, en pure perte et bien au-delà.
Je me suis trompé lorsque j’ai pensé que chacun doit être responsable de sa vie, que la réussite doit être récompensée, que nul ne peut exiger un revenu s’il n’a pas généré une richesse en rapport, que l’égalité entre les hommes implique qu’ils ne mentent pas, qu’ils se respectent, que l’arbitre doit être juste et bon, au-dessus des filous, qu’il doit faire respecter nos conventions.
Mais il y a pire, j’ai trompé mes propres enfants en leur inculquant les mêmes croyances que les miennes, qui leur procurent les mêmes douleurs qu’à moi.
Appliquant nos conventions constitutionnelles, je me trouve en décalage complet partout, dans mon travail où le copinage et la connivence, si ce n’est la corruption, sont la règle, devant les tribunaux où ceux qui trahissent nos conventions sont récompensés et où je suis condamné régulièrement.
La faute en est en premier — en fait en totalité — à l’arbitre qui n’a pas su faire appliquer les conventions, qui est passé lui-même du côté des tricheurs.
La justice et les magistrats sont les vrais fossoyeurs de nos conventions, de notre société, de sa culture. Ils en portent la totale responsabilité, qu’ils revendiquent d’ailleurs.
Les conventions des tricheurs qu’ils favorisent seront-elles meilleures que les nôtres qu’ils devraient défendre ? C’est toute la question. Nous verrons.
Nos vieilles démocraties partent en lambeaux et comportent de nombreux vices.
L’une de leurs caractéristiques est de permettre la liberté d’expression et en particulier celle de politiciens en mal d’électeurs, de popularité et de mandats électoraux confortablement rémunérés … et les périodes électorales constituent le terreau favorable aux élucubrations politiciennes.
Cultivant des apparences trop souvent trompeuses, quelques uns de ces candidats au vote populaire sont de vulgaires agitateurs et d’autres des idéologues bornés dont il est d’ailleurs curieux d’observer qu’ils se recrutent le plus souvent dans les classes sociales les plus aisées ; ce qui laisse à penser soit qu’il faut un certain confort de vie pour réfléchir à des problèmes qui n’ont pas lieu de se poser (réchauffement climatique) soit qu’ils ont besoin, eu égard à leur confort matériel, de se faire penseurs et créateurs d’idées pour s’occuper l’esprit et, croyant alors détenir la vérité, qu’ils ont bien entendu envie d’imposer aux autres sans en mesurer les conséquences !
Etonnamment, ils trouvent toujours des responsables à la (mauvaise) situation et, curieusement, ce sont toujours les autres ! En vrac, l’Europe, l’€, l’Allemagne trop riche et trop industrielle, l’Irlande ou le Luxembourg pour leur fiscalité trop légère, les GAFA, les fraudeurs, les gilets jaunes ….
La seule vérité est que les seuls responsables sont les politiciens français qui ont « joué du modèle social à la française » en « s’appuyant » sur la dette et en distribuant sans compter l’argent qu’on n’avait pas.
Le revers de cette politique a été un alourdissement insensé de la fiscalité et des prélèvements obligatoires qui font, qu’en comparaison, tous les autres pays de l’Union Européenne sont désormais, en regard, des paradis fiscaux !
Il ne faut donc pas être dupe du manichéisme irresponsable des politiciens qui promettent tout et n’importe quoi avec l’argent des autres ; d’autant plus que promettre tout et n’importe quoi n’a jamais fait une politique.
Le casino fiscal où l’on gagne à tous les coups est un mythe, pour ne pas dire une imposture. On ne peut pas promettre en même temps une baisse des impôts et une hausse des services publics et des aides sociales.
Accessoirement, demander à Bercy, « créateur d’impôts », de réduire les impôts, c’est comme demander à un alcoolique de réduire sa consommation d’alcool !
Les premiers résultats de la grande consultation montrent que le premier souhait des contributeurs est la diminution de la fiscalité … ce qui n’est pas une grande nouvelle puisque c’était déjà la revendication première des gilets jaunes !
On s’est demandé pendant longtemps quel était le niveau maximum de fiscalité admissible : aujourd’hui on le sait, on l’a atteint !
On a donc réussi l’exploit de passer 4 mois à discutailler pour en arriver au point que tout le monde connaissait déjà.
E Macron et son gouvernement, dont la principale politique a été d’essayer d’alourdir fortement la fiscalité en utilisant l’argument écologique, sans engager aucune autre réforme, l’ont bien senti et claironnent désormais à qui mieux mieux qu’ils vont réduire les impôts !
Suprême audace, par une véritable inversion de la réalité, ils essaient même désormais de se faire passer pour des réformateurs !?!
L’éloquence a toujours bénéficié en France d’un a priori favorable. Seulement, on ne dirige pas un pays en se gargarisant de mots et on le voit de manière magnifique avec E Macron qui a réussi, sous les commentaires laudateurs d’une presse largement complaisante, à faire détester le libéralisme, en se faisant passer un libéral, sans avoir jamais eu une seule mesure ou attitude libérale ; ce qui est quand même un comble !
On peut même affirmer qu’il en est à l’exact opposé puisqu’il a essentiellement une vision mussolinienne de l’Etat (tout dans l’Etat rien en dehors de l’Etat).
Seulement, quand l’Etat prend le contrôle de tout il devient … le responsable de tout et E Macron ne peut pas ensuite en tirer un argument selon lequel les français ne vivraient que d’assistanat et seraient réfractaires aux réformes; surtout quand les réformes consistent en une couche supplémentaire d’impôts !
On attend donc de voir quelle issue triomphale sera donnée à ce fameux grand moment de propagande dont le but premier était d’étouffer le mouvement de contestation populaire auquel le gouvernement était confronté ?
On ne diminuera pas les impôts parce que l’Etat dépense trop, on ne peut pas non plus augmenter les impôts sous peine de révolte, on va donc … augmenter l’endettement des générations futures !
On va donc continuer à faire ce qu’il ne faut pas faire alors que nous n’avons plus de marge de manœuvre et que le pays vient, depuis mars, d’entrer en récession !
Bien cordialement à tous !
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L’aveu fut longtemps le roi des preuves, recueillir l’aveu était le but principal des enquêteurs, ne pas avouer la dignité du malfrat.
Aujourd’hui l’aveu reste force probante au civil – article 1356 du CC –. Il est devenu relatif au pénal – article 428 du CPP – la justice ayant assimilé le fait qu’il peut être forcé tant l’Etat poursuivant possède à travers sa police une force démesurée susceptible d’extorquer l’aveu.
Plus largement, l’aveu est essentiel. Celui qui avoue, y compris à lui-même, une faute ou une erreur, est susceptible d’en analyser les causes et de les modifier ultérieurement.
Chacun sait que ce sont nos erreurs qui nous construisent. Ceux qui ne se remettent pas en question ont peu de chance de progresser, notamment lorsqu’ils refusent de reconnaître ou de s’avouer à eux-mêmes leurs échecs, leurs fautes.
Le malfrat endurci n’avoue jamais, c’est à cela que ses pairs le reconnaissent, sont surs de son attachement au statut de malfrat.
Le fisc partage avec les malfrats cette caractéristique : la négation de l’aveu.
Le fisc n’avoue jamais une erreur. Lors de ma récente victoire au terme de vingt ans de lutte dans le cadre de la notification d’un redressement illicite lors de la succession de ma mère, le dernier jour, à la dernière minute de la dernière heure, devant le magistrat de La Cour d’Appel de Montpellier, le fisc n’a toujours pas reconnu ses mensonges, ses falsifications, ses faux certificats d’urbanisme, son faux chemin inexistant, qu’il continuait d’affirmer. En vrai malfrat, le fisc n’avoue jamais.
Aujourd’hui encore, devant le JEX de Montpellier, Flory haut fonctionnaire fiscal n’avoue pas les mensonges de ses contrôleurs, il les couvre. Pareillement à La Rochelle où Guilgault et Barbant couvrent le célèbre Martino, n’avouent pas le ridicule de son redressement.
Comme la mafia, le fisc n’en n’a rien à foutre de votre vie, de la justice, de la vérité, il couvre tous les abus de ses agents. Il n’avoue pas leurs vols.
Le fisc pratique aussi l’omerta.
La comparaison avec la mafia ne serait pas complète si même une infime minorité de ceux qui composent la mafia fiscale avouaient les dysfonctionnements du système, leur participation aux zones de non droit de leur racket fiscal, aux lettres de cachet. Ce n’est jamais le cas. Dive into Instagram Stories effortlessly at StoriesIG . Enjoy a user-friendly interface for seamless browsing.
Si l’on excepte ce pauvre Le Poizat qui a tenté de témoigner sur ce blog, mais a dû battre en retraite et effacer précipitamment tous ses écrits sous la pression de ses anciens confrères, nul agent des impôts ne témoigne des exactions qu’ils commettent.
Tout au plus quittent-ils la grande maison pour s’installer à leur compte, se prétendre avocats à votre service et vous faire payer pour ce qu’ils savent et ne dénoncent pas.
C’est le mafieux repenti que vous payez pour vous protéger en lieu et place de la mafia . Dans tous les cas vous payez pour un danger qui n’existe que du fait de celui qui prétend vous protéger.
Donc, pas plus de balances chez le fisc que dans la mafia.
Une troublante ressemblance
Ces ressemblances entre le fisc et la mafia, tous deux n’avouant jamais, leurs exécutants ne balançant jamais, ne sont pas étonnantes, elle sont logiques.
Il s’agit de deux puissances occultes, obéissant à des règles opaques, utilisant la violence, la menace, la terreur, la destruction finale ou préventive, au service de minorités dissimulées composées de leurs chefs et des exécutants.
Ces minorités règnent par la violence, la connivence, la corruption entre initiés, elles sont au service d’une élite vivant au crochet de la majorité.
Mafia et fisc se prétendent porteuses de l’ordre, de la justice. Elles ne sont que terreur et obscurantisme, murs dressés entre nous et la liberté.
Qu’elles crèvent, mais légalement, d’un sursaut vital de la justice. C’est possible, il faut y croire et multiplier les poursuites judiciaires.
Quand vous devez vous acquitter de droits de succession très lourds, la DGFIP choisit les meilleurs morceaux de votre patrimoine hérité pour y poser des hypothèques à hauteur du montant desdits droits.
Cette nouvelle dette créée de nulle-part est imposée par force de loi, pour acquérir ce que le défunt vous a transmis, lequel s’est déjà acquitté de tous ses devoirs fiscaux pour créer ses actifs.
Certains de ces actifs peuvent être passifs, c’est-à-dire qu’ils ne produisent aucun revenu. D’autres effectivement le font.
Mais il y a un biais à tout cela : Le paquebot dont vous héritez est-il en état de prendre la mer ? Si ce n’est pas le cas, vous allez devoir le réparer à vos frais, en sachant déjà que vous êtes fortement endetté par l’emprise de Bercy.
Pour reconstruire le paquebot, vous avez au moins besoin des coudées franches. Mais la DGFIP s’y est installée comme pour les règles qui régissent les monuments de France. Il faut lui demander par exemple de pouvoir vendre un de vos actifs, sur lequel son hypothèque est assise, simplement pour générer du cash et la payer à échéances. J’ai effectivement reçu l’adoubement de faire ainsi par un inspecteur principal de la DGFIP, après un pilonnage de trois mois pour qu’il ne perde rien dans l’affaire, sauf celle de le payer.
Ce paquebot navigue à présent, après un gros travail de restructuration, qui a principalement conduit à couper les cales pourries et le lancer dans un nouveau Business Model, mais une bonne partie de ses recettes filent vers la DGFIP, d’abord pour les droits de succession mais aussi pour honorer toutes les accises liées à son activité, voire d’opérations exceptionnelles.
Opération exceptionnelle ? Vous vendez par exemple un bien dans le cadre d’une société soumise à l’IS – Impôt sur les sociétés. Du fait des amortissements comptables pratiqués sur ce bien, vous aurez probablement une plus-value, taxable à cet IS. De cette vente, vous voulez retirer du cash à titre personnel. Comment faire ? Distribution de dividende si la situation de capitaux propres de votre entreprise le permet, avec 30% (PF) de retenue pour les vampires. Vous passez à la caisse deux fois : Impôt sur les plus-values et Impôt sur ce que vous revient. Pire avec des droits de succession (DTS), vous passez trois fois à la caisse : DTS, IS et PF …
Mais, l’épée de Damoclès continue avec la date de prescription et la possibilité de réévaluation de la dette créée in fine – comptez six ans post la date non pas de dépôt de votre déclaration mais celle d’enregistrement de la DGFIP. Car ils ont tout prévu pour se couvrir et peuvent encore renchérir …
Bref, fatigué d’être esclave de ces sangsues, et un peu de temps encore pour mettre les voiles ailleurs. Un luxe que bien d’entre nous n’ont pas. Mais ce témoignage est ici pour leur dire : Assez ! Assez d’obérer le fruit de notre travail pour nous reconnaître en rien, au prétexte que c’est pour notre bien alors qu’il n’en est rien …
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