Bonjour,
Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling
2 558 vuesJ’ai toujours pensé que bonheur et malheur sont les enfants du hasard sur lesquels nous n’avons pas de prise.
Tous ces philosophes à la petite semaine qui revendiquent la recette de l’accès au bonheur, qui prétendent connaître la solution pour repousser le malheur, me font doucement rigoler.
La vie de l’homme, du premier au dernier jour, est une longue douleur entrecoupée, pour les privilégiés, de quelques espaces de répit qui peuvent pour les optimistes passer pour le bonheur et pour les prétentieux pour la réussite.
Tout cela n’est qu’illusion.
En fait seule compte la situation dans laquelle nous sommes projetés. C’est ici que peut-être nous avons une infime part d’intervention personnelle possible.
Nous pouvons — pas toujours — décider de la direction à prendre. Une fois cela fait, les conséquences s’enchainent de façon quasi inexorable.
Cela vaut pour un homme ou pour un groupe d’hommes.
Pour imager mon propos :
J’ai raté l’embranchement scolaire. A mon époque cela n’avait aucune conséquence. L’Education Nationale n’avait pas mis encore le marché du travail en coupe réglée. Un peu de bonne volonté, beaucoup de disponibilité et de travail, une intelligence moyenne suffisaient largement pour intégrer la cohorte de ceux qui pouvaient un peu respirer, qui croyaient pouvoir accéder ainsi au bonheur, à la réussite.
On pourrait dire que l’époque était alors libérale, si l’on imagine que ce mot désignerait le fait de faire librement ce que l’on pense pouvoir ou savoir faire.
Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Mais, je n’étais pas seul dans ce meilleur des mondes…
D’autres, pendant ce temps, observaient qu’il était possible de ne rien faire, qu’il suffisait pour cela de se prétendre serviteur de l’état, détenteur du bien et de la morale publics, ordonnateur de la solidarité.
Parallèlement ils s’étaient mis en tête l’idée que ne rien faire serait la clef du bonheur. Une stupidité collective hors du commun, que l’histoire du monde retiendra comme la plus invraisemblable folie de tous les temps.
C’est ainsi que la plus grande partie du monde auquel je suis rattaché s’est engagée dans la voie de l’inaction, donc de l’irresponsabilité.
Très vite les ressources vinrent à manquer. L’emprunt fut d’abord sollicité à outrance, puis aujourd’hui la fausse monnaie qui le remplace.
Voilà donc où nous en sommes.
Un groupe d’hommes transpercés par la souffrance naturelle de la vie, incapables de l’assumer, voire simplement de la comprendre, en rejetant la cause sur les autres.
Notre destin suit le cours des décisions prises, inexorablement.
Les conséquences individuelles
Ceux qui ont encore ou qui pourraient avoir trois francs six sous sont pillés.
C’est ainsi que, personnellement, j’ai vu arriver chez moi des escrocs voleurs patentés de l’Etat pour inventer des histoires à dormir debout, puis les faire entériner par une justice qui usurpe son nom, et me déposséder totalement de ce que j’avais gagné en simulant une tricherie fiscale de ma part.
Qu’importe. Que croient-ils obtenir ainsi ces imbéciles ? Ne voient-ils pas que les biens que je possède ou non n’ont aucune influence sur ma courte trajectoire d’homme ? Mais eux, qu’espèrent-ils en mentant et volant ainsi chaque jour qui passe, avec pour seul objectif de déposséder Pierre en prétendant enrichir Paul, pour au final n’aboutir à rien.
De qui croient-ils être les envoyés ou les représentants ?
Ils n’ont dans la tête qu’un minuscule poids chiche qui leur tient lieu de cerveau, ce n’est pas cela qui va leur permettre de gérer la déflagration qu’ils organisent laborieusement.
Les conséquences collectives
Partant du principe que les conséquences des directions prises s’imposent, il n’est pas douteux que le groupe auquel j’appartiens va dans le mur.
La misérable condition humaine n’a jamais permis de vivre sans travailler, uniquement en pillant les autres. L’inversion des valeurs qui a cours aujourd’hui, quelque soit le verbe utilisé pour la dissimuler, fait inexorablement son travail de destruction en profondeur.
La violence surgit de cette inversion, telle la lave nul ne sait ou le cratère va cracher, mais nous savons tous qu’il va cracher.
Nous ne sommes pas Charly ou Orlando, nous sommes Pompéi.
5 084 vuesBonjour,
Le lien pour accéder au manifeste de propagande de la SS
Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling
8 105 vuesLa justice administrative, TASS ou Tribunal administratif, est une survivance archaïque de l’ancien régime adaptée à notre “démocratie “, grâce à une communication digne des régimes Staline ou Mao…
Cette communication très simpliste, mais qui fonctionne à fond, car elle est relayée, à qui mieux mieux, par tous les médias (radio, télé, journaux) qui, sans doute, trouvent leur compte dans cette complicité.
A une certaine époque, dans les régimes communistes, il suffisait de déclarer quelqu’un « contre révolutionnaire », et son compte était bon.
Tout le monde applaudissait des deux mains.
Dans notre beau pays, il suffit aussi que Bercy, à tout contestataire, donne le titre de fraudeur pour qu’il soit mis au ban et exclu de notre société.
“L’individu que l’on condamne est coupable parce que condamné, et non condamné parce que coupable” Lu Xun, écrivain chinois, début du XXème siècle (source Simon Leys : Les habits neufs du Président Mao )
Vous trouverez cette maxime sur notre page d’accueil.
Avec le fisc, la présomption d’innocence n’existe pas.
Un tueur, un violeur, un braqueur, un dealer a droit à celle-ci, car il sera jugé par la justice pénale.
Le « fraudeur », lui n’a pas souvent droit à cette justice, car pour le fisc, avec ces magistrats pas toujours complaisants, il n’est pas sûr à 100% de gagner.
De toutes les façons, s’il perd (cela m’est arrivé), cela ne change rien pour lui, il ne prend pas en considération le jugement qui vous innocente, et va vous passer à la moulinette de son Tribunal Administratif. C’est plus sûr !
Là, peu en réchappe. 1%, peut être, à tout péter.
Ici, encore grâce à la com, il va donner une illusion de justice que personne ne contestera.
Cette justice est faîte sur mesure pour condamner sans état d’âme ceux qui contestent ou se rebellent contre ces deux administrations toute puissante : RSI (URSSAF) ou Bercy.
Le Dr Faraj Chemsi dans un article publié sur le site de Claude Reichman (vous le trouverez ci-dessous) appelle le TASS le tribunal de la honte.
Nous pouvons, nous aussi, appliquer ce terme au tribunal administratif.
On pourrait, sans exagérer du tout, comparer ces tribunaux, dans leur fonctionnement et leurs rendus aux tribunaux de l’inquisition. Un bond de quelques siècles en arrière…
Les deux fonctionnent de la même façon, et leurs « juges » sont issus, d’une façon plus ou moins directe de ces deux administrations.
Il est certain que dans ces conditions vous avez peu de chance d’en réchapper.
Essayez de jouer contre les dés pipés de celui qui les lance !
Eh bien le Tass ou le Tribunal Administratif ont ces dés pipés à votre disposition.
Bercy est complétement, depuis des lustres, dirigé par des énarques.
D’où viennent, d’après vous, les juges administratifs et le fameux rapporteur public ?
De l’Ena, of course.
Les loups ne se mangent pas entre eux… (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863)
Il lupo non mangia della carne di lupo.
Emmanuel Bolling
RAPPEL : MOBILISONS NOUS. SIGNEZ LA PETITION. (Colonne à droite)
Ci-dessous le papier du Dr Faraj Chemsi paru sur le site de Claude Reichman
Les tribunaux de la honte sont morts !
Les TASS sont supprimés !
Le bras armé de la pieuvre Sécurité sociale n’existe plus.
En effet, l’Assemblée nationale a voté le 24 mai 2016, sur proposition du gouvernement, une loi supprimant les tribunaux des affaires de sécurité sociale.
Cette loi a été votée sous la pression du MLPS, présidé par Claude Reichman, et des Libérés, qui ont récusé en masse ces tribunaux dont les juges et le fonctionnement sont payés par la Sécurité sociale, ce qui démontre à l’évidence leur partialité.
Cette connivence entre les juges et les représentants des caisses de sécurité sociale a été ainsi mise au grand jour, preuves écrites à l’appui, une connivence si ancrée dans le comportement des juges qu’une majorité d’entre eux ne s’en cache même pas au cours des audiences où comparaissent les Libérés.
Ces tribunaux et ces juges ont maintenu en vie la Sécurité sociale au prix de la violation constante des lois, de la disparition de dizaines de milliers d’entreprises et de milliers de suicides de travailleurs indépendants.
La révolte contre les TASS a eu raison de ces tribunaux de la honte, comme les Libérés les ont baptisés. L’Etat ne pouvait plus résister à une telle marée de critiques qui allaient inévitablement se terminer par la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme.
La situation s’est encore aggravée pour l’Etat quand à cette campagne massive de récusation des TASS, s’est ajoutée l’intervention de nombreux parlementaires, au premier rang desquels le député et ancien ministre Frédéric Lefebvre.
Si ces tribunaux illégaux au regard des principes les plus élémentaires
du droit français et international ont pu durer aussi longtemps, c’est parce que l’emprise exercée par la Sécurité sociale sur l’économie de notre pays et sur tous les corps constitués a paralysé les réflexes qui permettent à une nation démocratique de refuser toute dictature.
Pour la première fois depuis la Révolution française, le peuple a pu imposer la suppression d’un tribunal. Maintenant doit venir le temps des sanctions.
Comment pourrait-on ne pas traduire en justice les juges qui ont violé les lois, ainsi que les hauts fonctionnaires qui ont refusé de les appliquer ?
Comment la Cour de justice de la République pourrait-elle ne pas juger les ministres qui se sont rendus coupables, dans l’exercice de leurs fonctions, du délit prévu à l’article 432-1 du code pénal, aux termes duquel « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique, agissant dans l’exercice de ses fonctions, de prendre des mesures destinées à faire échec à l’exécution de la loi est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende » ?
Les médias sont bien silencieux face à cette révolution judiciaire obtenue par le peuple. Est-ce leur silence sur les exactions des TASS qui les gêne ? La déroute des TASS est celle de la justice française, mais aussi celle des organes d’information qui ont manqué à leurs devoirs les plus élémentaires.
La Sécurité sociale, avec le concours empressé des TASS et le silence complice des médias, à l’exception d’un très petit nombre d’entre eux, a réduit en esclavage les créateurs de richesse en France. Privée de ces « tribunaux » qui légitimaient ses rapines, elle va devoir laisser vivre enfin notre pays. Qui n’attend que cela pour se redresser.
La révolte de la société civile, que des dizaines de millions de Français appellent de leurs vœux, vient de commencer. Les Libérés sont l’avant-garde du peuple. Ils portent haut leur nom, auquel répond, sur les frontons de tous nos édifices publics, le premier mot de notre devise républicaine : Liberté !
Dr Faraj Chemsi
4 497 vuesLa morale ne peut échapper aux torsions imposées par l’échelle.
Son amplitude individuelle est un combat millénaire. Sa perception collective est récente.
Internet rend palpable, accessible, compréhensible, la morale collective au point qu’il n’est pas abusif de se pencher sur l’idée de réfléchir en terme de macro-morale, c’est à dire de morale propre au groupe.
Jusqu’à une époque récente le groupe était mené par des élites choisis ou imposées, sans que ces élites éprouvent le besoin d’informer de leurs actions les masses dépendantes d’eux.
C’est ainsi qu’anciennement l’église imposait le droit divin, les rois une extrapolation du même droit. La macro-morale ne pouvait exister, le groupe n’ayant ni information ni droit au chapitre. Dans un monde principalement agraire, le groupe était composé de serfs.
Le 19ème et le 20ème siècles virent l’avènement de l’industrialisation. Des champs la population bascula vers les usines sans que sa conscience morale soit respectée. Là non plus pas de macro-morale, uniquement des luttes de classes, des rapports de force.
Aujourd’hui il en est tout autrement, internet est là. L’information n’est plus secrète, la parole est libre et circule en tout lieu à la vitesse de l’éclair, venant de toute part.
La globalité se dote ainsi d’une conscience, la macro-morale devient sous nos yeux une réalité.
Cet évènement est considérable, rien ne sera plus comme avant.
Soudain nous apparait l’idée de la macro-morale sur laquelle nous pouvons porter un jugement, voire l’influencer.
Ce qui nous était inaccessible devient analysable, compréhensible.
Enfin, dans l’absolu, parce que dans la pratique c’est un peu plus coton.
Prenons un exemple de macro-morale: j’affirme que l’Etat français est moralement un escroc.
Première question : qu’est ce qu’un Etat ?
Les annalistes du sujet évoquent l’idée que l’Etat serait déterminé par une population contenue dans des frontières, qui serait liée par ce seul fait et peut-être aussi par l’idée d’un projet de vie commun. Tous s’accordent à dire que la spécificité de l’Etat est son pouvoir coercitif, l’usage qu’il est autorisé à faire de la force.
On peut donc conclure pour une société démocratique que la pensée majoritaire est l’Etat, représenté par ceux à qui est confié le pouvoir par cette majorité.
L’Etat c’est le droit de la majorité. C’est donc elle qui va établir les règles de droit et donc la macro-morale que tous vont subir.
Deuxième question : qu’est ce qu’un escroc ?
Je me contente sur ce point de retranscrire Wikipédia qui évoque ainsi l’activité de l’escroc : “L’escroquerie est le fait, soit par l’usage d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.”
Les choses sont claires. Lorsque l’Etat, prétendant se faire le champion de la redistribution et de l’égalité, met en place, à ce titre, des manœuvres dont le but est bien de déterminer ses administrés à lui remettre des fonds, alors que le but annoncé n’est jamais atteint, qu’il est une abstraction, il s’agit évidemment d’une escroquerie.
Quand bien même cette escroquerie serait organisée par une majorité, son analyse macro-morale montre que cela en est une.
Qui pour sanctionner les dérives de la macro-morale ?
C’est tout le problème. Si effectivement soudain nous sommes suffisamment renseignés pour comprendre les motivations et les agissements de l’Etat, aucun moyen ne nous est donné pour les faire juger en cas de dérive morale.
Devant qui pourrions-nous poursuivre l’Etat, cette majorité changeante mais constante, qui nous escroque systématiquement quelque soit son origine politique ?
Quelle macro-conscience universelle pourrait juger la macro-morale qui détermine nos vies ?
Quelles dérives ?
J’ai pris un exemple facile. Tout le monde est conscient que l’Etat français est un escroc, simplement chacun se positionne en fonction du fait qu’il pense ou non en profiter.
Mais comment apprécier et juger de la macro-morale lorsqu’il s’agit des libertés fondamentales d’être ou de penser ?
C’est un vaste chantier que ce billet n’a évidemment pas la prétention de solutionner, juste de l’ouvrir.
Bien cordialement. H. Dumas
2 037 vues« Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir. Il se trouve à l’étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n’y a pas pour lui d’agrandissements possibles en dehors d’empiétements successifs sur le domaine des facultés individuelles. » Frédéric Bastiat Profession de foi électorale de 1846
Le changement climatique est un cheval de Troie pour faire entrer les collectivistes dans la vie privée des gens et étendre le pouvoir de l’État. Il est sorti de son ventre une politique dirigiste : plus de contrainte étatique, moins de liberté individuelle, plus de règlement et plus de taxes. Ce n’est rien d’autre que du totalitarisme.
« Mais l’action gouvernementale se généralise par la contrainte. Elle invoque nécessairement le compelle intrare. Elle procède en vertu d’une loi, et il faut que tout le monde se soumette, car loi implique sanction ». Frédéric Bastiat Services privés, service public
Les pays où règne la liberté économique sont ceux qui ont la meilleure préservation de l’environnement. Les pays les moins libres ont l’environnement le plus dégradé. Il en ressort que la solution consistant à restreindre les libertés individuelles, solution choisie pour résoudre un problème qui n’existe peut-être pas, ne peut qu’entraîner des catastrophes. Réelles celles-là.
Objectivement les personnes seraient bien en peine pour trouver une conséquence néfaste avérée du changement climatique sur leur vie quotidienne. On nous dit qu’en « 2013, la concentration de CO2 dans l’atmosphère représentait 142% de ce qu’elle était à l’époque préindustrielle (1750), et celles du méthane et du protoxyde d’azote respectivement 253% et 121%. » Le pourcentage est important mais les quantités infimes. En vérité on ne connaît pas l’incidence réelle de cette modification des taux. En vérité on ne sait pas grand-chose non plus sur le dit « changement » climatique et en particulier sur son origine anthropogène. On en sait encore moins sur ses éventuelles conséquences néfastes, pourtant mises en avant. Les conséquences bénéfiques sont cachées. « Les scientifiques prétendent en savoir beaucoup plus qu’ils ne savent en réalité » dit Olivier Postel-Vinay auteur de « La comédie du climat » Il est venu le répéter samedi 5 mars devant le Cercle Frédéric Bastiat des landes.
Pourtant beaucoup de Français sont convaincus que l’Homme a une action délétère sur le climat et qu’il faut « sauver la planète » quitte à sacrifier ses habitants. Les « réchauffistes » font remonter l’origine de la dite catastrophe à la « révolution industrielle » qui a entraîné une augmentation du dégagement dans l’atmosphère de « gaz à effet de serre ». Cette révolution industrielle est la fille du capitalisme. C’est donc le capitalisme et la liberté économique qui sont les responsables de la catastrophe qui, disent-ils, nous attend. C.Q.F.D. C’est pourquoi ils « vomissent » le capitalisme et appellent de leurs vœux l’intervention accrue et massive de l’État.
Il est temps de rappeler quelques vérités et de revenir sur terre.
Le capitalisme a sorti l’Europe de la misère au XIXème siècle. Il a nourri, vêtu, logé des centaines de millions de gens. Leur a donné du temps libre, des loisirs, a amélioré leur vie et leurs conditions de travail. Qu’on le veuille ou non, encore aujourd’hui, grâce à la liberté économique les gens sortent de la misère par centaines de millions partout dans le monde. Ils sont plus grands, plus costauds, en meilleure santé, ils ont un meilleur pouvoir d’achat, de meilleurs standards de vie. Pour en arriver là l’homme n’a pas exercé une simple activité de prédation. Il a eu une véritable activité de création et de multiplication des richesses. L’humanité est passée d’une société de rareté à une société d’abondance grâce au travail, à l’ingéniosité, à l’innovation, possibles grâce au capitalisme honni. L’abondance est telle que le quotidien Sud-Ouest peut titrer à la une de sa version papier et sur sa version numérique « vers une pénurie de foie gras ». Le niveau de santé en Occident est tel que les personnes ont oublié qu’avant l’arrivée des antibiotiques 80% des gens mourraient d’une maladie infectieuse. Aujourd’hui beaucoup de Français ont davantage peur des vaccins que des maladies ! Que de chemin parcouru depuis les famines et les grandes épidémies. Cela n’aurait coûté à l’Humanité, pour le sujet qui nous concerne, qu’un peu de CO2 et de « gaz à effet de serre » en plus.
Il reste tellement de misère et de souffrance sur cette terre. Si pour en venir à bout il faut plus liberté économique et peut-être, un peu plus de « gaz à effet de serre » n’importe quel individu sensé et aimant ses frères humains signe des deux mains.
« Mais quand la Loi, — par l’intermédiaire de son agent nécessaire, la Force, — impose un mode de travail, une méthode ou une matière d’enseignement, une foi ou un culte, ce n’est plus négativement, c’est positivement qu’elle agit sur les hommes. Elle substitue la volonté du législateur à leur propre volonté, l’initiative du législateur à leur propre initiative. Ils n’ont plus à se consulter, à comparer, à prévoir; la Loi fait tout cela pour eux. L’intelligence leur devient un meuble inutile; ils cessent d’être hommes; ils perdent leur Personnalité, leur Liberté, leur Propriété. » Frédéric Bastiat La Loi
Debout les Hommes !
Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat
Les êtres humains ont toujours migré et pour les Libéraux la libre circulation des biens et des personnes dans le respect des Droits naturels individuels est un droit fondamental.
Pendant longtemps l’Europe fut une terre d’émigration. Depuis un certain temps déjà l’Europe, comme la France, est plutôt une terre d’immigration pour différentes raisons. L’immigration non européenne ne date pas d’hier. La nouveauté est que, depuis peu de temps, le nombre de ces immigrants est devenu brutalement massif. Cet afflux a des conséquences importantes pour l’Europe et ébranle beaucoup de nos concitoyens.
Ce texte ne traitera pas des politiques étrangères aux conséquences désastreuses qui sont en lien plus ou moins direct avec le phénomène, mais se concentrera sur ce que les politiciens font subir aux Français depuis plusieurs décennies et les conséquences de ces politiques aujourd’hui.
Après avoir dans le passé brisé les cultures régionales au nom de l’unité nationale, les politiciens demandent aux Français d’oublier la cohésion nationale, acquise dans la douleur, pour faire de la place à une société multicommunautaire. Mais ce multi communautarisme est bien plus « étranger » à la nation que ne l’était le poly culturalisme régional. Pour parvenir à leur objectif les politiciens se sont ingéniés à détruire méthodiquement ce qui structure la société française et à mettre à mal la culture de notre pays. Les politiciens européens ont renoncé aux racines chrétiennes de l’Europe, les politiciens français ont renoncé aux racines chrétiennes de la France. Ils lui ont demandé d’abandonner toute fierté nationale hormis dans le sport, à l’Eurovision et en économie avec le « achetez français ». Ils ont méprisé la famille traditionnelle. Ils ont gravement fissuré le sentiment d’identité nationale. Ils ont introduit le sentiment de culpabilité dans l’appartenance à notre nation. Outre le politiquement correct ambiant, des lois historiques ont défini l’histoire officielle et les politiciens ont cédé à la mode de la repentance. Des lois sociétales et comportementales complètent le dispositif. La contrainte légale est mise au service de cette entreprise délétère.
Or pour intégrer ou assimiler des migrants de culture différente à la nôtre il est inutile et dangereux de détruire les fondations de notre culture. Au contraire, il faut des assimilateurs en nombre suffisant mais surtout confiants, fiers de leur pays, de son histoire, la connaissant suffisamment pour en assumer l’héritage, bon ou mauvais et la transmettre à d’autres qui la feront leur.
Il est bien difficile pour un peuple affaibli par des causes endogènes de faire face à une immigration. L’immigration est essentiellement perçue en France comme devant être conflictuelle entre des « groupes » cela parce que le modèle social français repose sur la spoliation légale qui divise les français en catégories. Ce vol légal engendre des divisions et des haines entre les différentes classes de population selon qu’elles bénéficient ou subissent plus ou moins cette spoliation. Bâtir une société sur le vol est une injustice. Une injustice ne peut qu’avoir des conséquences néfastes. La crise économique n’en finit pas, le chômage est structurel. Les SDF, les mal-logés, les nouveaux pauvres, les travailleurs pauvres se chiffrent en millions. La Sécu coûte de plus en plus et rembourse de moins en moins, les retraites se réduisent comme une peau de chagrin. Les déficits chroniques, les dettes abyssales entravent l’économie et obèrent notre politique étrangère en la soumettant à nos débiteurs.
Les Français qui ont l’impression de tirer profit de la spoliation légale voient d’un mauvais œil ces immigrants avec qui ils devront la partager. Les Français qui subissent la spoliation légale s’inquiètent de devoir être spoliés davantage au nom de la « solidarité » ou de la « justice sociale ». Tous subissent.
On ne peut clore ce chapitre sans aborder le problème de l’islam qui est la religion de la plupart de migrants aujourd’hui. C’est une religion communautaire, fière, prosélyte, sûre de son bon droit, régissant tous les secteurs de la vie, qu’ils soient privés, économiques ou politiques. L’islam a vocation à dominer le monde à son profit. Tous les moyens étant bons pour y parvenir. Les hommes de l’État se présentent comme des remparts à « l’islamisme ». Ils se disent fermes à extérieur et à l’intérieur parce qu’ils affirment combattre le terrorisme.
Mais ils ne sont pas des remparts à l’islamisation du pays au contraire. Le scrutin majoritaire donne en France un pouvoir absolu. À cause de sa perversité et de la nécessité d’acheter les voix de minorités significatives, les politiciens doivent se dédouaner de toute « islamophobie ». De culture collectiviste, ils ne raisonnent qu’en termes de communautés. Ils favorisent donc le communautarisme d’une religion qui l’est déjà et sa diffusion, sous cette forme, dans notre société.
Ils oublient que les musulmans sont des individus. Ils oublient que les migrants sont des personnes. Même de cultures différentes les individus ont les mêmes moteurs, Frédéric Bastiat insiste là-dessus. Les hommes de l’État oublient que seul le marché libre fait coopérer spontanément des individus qui ne se connaissent pas et qui pourraient se détester. Individus qui sont de culture différente, de religion différente, de pays différents, de continents éloignés. Le résultat final est profitable à tous. La qualité des gens qui constituent les migrants, les échanges qu’ils peuvent engendrer, les richesses qu’ils peuvent créer sont masquées par le collectivisme.
Cette analyse met en évidence que le problème est d’abord Français. L’immigration brutale met à nu l’état de déliquescence de notre pays que le Pouvoir voudrait occulter. La société française avec son organisation sociale, ses mode de décisions sont collectivistes, totalitaires par essence et reposent sur la spoliation légale. C’est le socialisme au sens de Bastiat et pas l’immigration qui crée le chômage, la misère et le délabrement moral de la population d’accueil.
Pour approfondir le sujet le Cercle Frédéric Bastiat a invité Madame Catherine Wihtol de Wenden (CNRS, CERI Sciences Po), qui n’est pas libérale, à donner une conférence sur le thème “L’Europe, la France, les “migrants” : sortir de l’impasse”. Le Cercle Frédéric Bastiat est bien conscient du côté passionnel de ce sujet brûlant. C’est un problème important, venez nombreux ! http://www.bastiat.net/fr/evenements/par-le-cercle/diners-debats/article/l-europe-la-france-les-migrants
Patrick de Casanove
Président du Cercle Frédéric Bastiat.
J’avais trois demi-frères, dont le plus jeune avait plus de vingt ans de plus que moi.
Ils étaient issus d’un premier mariage de mon père génétique, je n’en ai rencontré épisodiquement et très rarement que deux, l’un d’entre eux ayant été fusillé par les allemands pour cause de résistance familiale.
Lors de mon adolescence, comme beaucoup, j’avais tendance à reporter sur les autres la cause de mes propres faiblesses.
Alors mon père me racontait ceci
“Tu es comme Jacques – un des ses trois premiers fils –, lorsqu’il avait deux ans et qu’il faisait dans sa culotte, on l’engueulait, il se mettait alors à pleurer et disait : c’est pas moi c’est Toto. Toto étant l’ainé.”
Je ne connaissais pas Jacques et j’ignore si la chose est vraie, mais cette amusante anecdote fait partie du capital intellectuel de ma famille. Elle m’a permis d’expliquer à mes propres enfants ce qu’est la responsabilité individuelle et l’énormité qu’il y a à la reporter sur les autres.
Cette anecdote me vient à l’esprit lorsque j’entends braire ceux qui à tout bout de champ imputent à l’Europe leur propre déchéance.
Au motif d’une utopique société collectiviste égalitaire, que la bonté naturelle de l’homme mettrait naturellement en œuvre s’il n’était d’horribles libéraux capitalistes qui ne songent qu’à exploiter les plus faibles, on nous serine que si des voyous cassent tout et nous privent maintenant d’essence, demain de tout transport et après demain rêvent de révolution et de destructions plus grandes encore, c’est de la faute à l’Europe.
Je propose de balayer devant la porte de ces démagogues.
Premièrement
Petit voyage au Venezuela, ou en toute autre “socialie”, pour ne jamais oublier que la bonté naturelle de l’homme s’arrête malheureusement à ses avantages personnels.
Quelque soit l’objet du partage — au Venezuela le pétrole – l’homme dévore le capital avec avidité s’il a l’occasion de le posséder sans avoir à le mériter. Dans ce cas il n’éprouve pas le besoin de construire, de capitaliser, il jouit c’est tout.
Ensuite, tel la cigale il geint.
Pas plus que n’importe quel animal, l’homme n’est naturellement partageur, bien au contraire. Ceux qui arrivent masqués, cachés derrière l’égalitarisme, pour capter le capital et le dilapider à leur profit sont bien pires que les capitalistes eux-mêmes.
Pauvres sots, ils n’ont donc pas compris – ou font semblant de ne pas comprendre — que celui qui possède le capital joue un rôle social majeur consistant à participer à l’accumulation. Cette accumulation qui renforce le groupe et fait de l’homme un animal légèrement différent des autres, plus fort, plus apte à lutter contre la nature tueuse ?
Deuxièmement
Les syndicats français sont une honte pour la classe salariale. En politisant les rapports économiques entre les employés et les employeurs, en utilisant la chimère égalitaire au lieu de discuter de façon pragmatique de la valeur de tel ou tel travail, ils ont failli gravement à leur mission.
Aujourd’hui ils s’arc-boutent pour que cette discussion ne soit jamais possible.
La France est un pays ou les salariés non seulement ne sont défendus par personne, mais sont pris en otages par une bande de voyous qui vit sur la misère artificielle qu’ils entretiennent.
Ces syndicats, gavés de subvention sans avoir besoin de justifier d’adhérents, ont fini, en connivence avec les élus, par installer dans ce pays un système qui coute la peau du cul pour un résultat médiocre et qui écrase économiquement ceux-là même qu’il est censé protéger.
Troisièmement
Tous les pays d’Europe n’ont pas le même fonctionnement. Certains, qui ont un système rationnel de discussion entre employeurs et employés n’imaginent pas la nécessité d’une guerre interminable et stupide sur ce sujet. Il est des pays où les hommes et les femmes vivent leur vie en fonction de leurs efforts, de leurs capacités. Où est le problème ?
La Grèce, jetée en exemple à tout moment, n’est pas complètement étrangère à sa misère. Effectivement, sans l’Europe elle était pauvre et elle le serait restée. L’Europe a sans doute eut tort d’imaginer que les grecs pourraient faire autre chose que détourner les sommes qui leur ont été confiées pour leur développement et la construction de leur avenir. Sont-ils complètement innocents de la corruption de leurs élites ? Je ne le crois pas. Il est sûr qu’ils regrettent amèrement l’illusion d’avoir été riches, c’est tout ce qui peut être reproché à l’Europe.
Conclusion
Il est insupportable de lire ou d’écouter à longueur d’information que l’Europe serait un repaire de personnes libérales qui mettraient en coupe réglée les gentils socialistes collectivistes et naturellement humanistes qui composeraient la France.
Faut-il rappeler que l’Europe n’a pas de structure politique commune, uniquement une structure administrative, pragmatique, qui n’a pas en charge les fantasmes des syndicats politisés français, ou ceux des politiques avides de pouvoir et de prébendes.
Oui, la France est dans la merdre. L’Europe n’y est pour rien, les socialistes, les syndicats, les politiques et affairistes corrompus sont les seuls responsables.
Il n’est d’autre solution que la liberté pour se dégager de toutes ces sangsues. Cette liberté qui nous a été rendue en 1945, nous apportant richesse et plaisir de vivre.
Liberté qui nous a été depuis ravie par ceux-là mêmes qui prétendent à notre bonheur. Qu’ils passent leur chemin et nous rendent notre liberté sans que nous ayons au préalable besoin de nous entre-tuer.
Bien cordialement. H. Dumas
3 100 vuesC’est l’information qui regroupe les hommes.
Votre frère n’est votre frère que si vous savez qu’il l’est. Dans le cas contraire il n’est qu’un autre homme parmi les autres hommes, vos convergences biologiques ne font rien à l’affaire.
Qu’une autorité reconnue déclare qu’il n’est pas un homme mais un sorcier par exemple, il ne sera plus un homme à vos yeux mais ce sorcier.
Tout est donc dans le partage accepté de l’information.
Il n’est pas utile que celle-ci soit véridique. Si votre frère ne l’est pas biologiquement peu importe, seule l’information qu’il est votre frère vous lie à lui, quelle soit fausse est indifférent.
Vous êtes informé depuis votre naissance que vous êtes français, vous l’êtes donc. D’ailleurs un document officiel certifie cette information.
Par voie de conséquence celui qui contrôle l’information possède le pouvoir, c’est aussi simple que cela.
L’information est une sorte de courant qui regroupe et lie les hommes entre eux de façon indéfectible.
Au fil des siècles l’information a été captée puis manipulée par les amateurs de pouvoir.
Chacun s’efforce de posséder l’information convoitée qui fera de lui un informé, un membre du groupe. Mille artifices sont possibles à ce sujet.
Elle peut être la culture, la mode, l’initiation ésotérique, la fortune inaccessible, ou toute autre spécificité qui vous fera partager l’information d’un groupe et donc en être membre.
Le plus extraordinaire est que la force de l’information réside principalement dans son mystère tant qu’elle est inconnue. Une fois connue l’information est souvent décevante, alors qu’inconnue elle intriguait. Elle soude en cela les initiés au détriment de ceux qui ne savent pas ou qui savent moins.
Ceux qui manipulent l’information connaissent tout cela, d’instinct ou lucidement.
En regardant le passé de l’humanité on détecte facilement les périodes dites d’obscurantisme où des hommes peu scrupuleux ont sciemment capté à leur seul usage l’information connue laissant volontairement dans l’ignorance les autres hommes pour qu’ils soient leurs obligés. Et ça a marché.
On pourrait imaginer qu’à contrario tout ce qui libère l’information délie les hommes et leur rend leur liberté. C’est ce fol espoir qu’a fait naitre l’imprimerie de Gutenberg. Et ça n’a pas marché.
Pire, la radio, instrument de diffusion remarquable de l’information, nous a apporté dans ses bagages le fougueux Adolphe qui a mis à sac la planète. La radio non plus n’a pas marché.
Tout simplement parce que la somme des informations est exponentielle, illimitée, quelque soit le moyen d’accès l’information restera globalement inaccessible sans quoi elle ne pourrait plus remplir son rôle majeur de ciment sociétal. Pour chacun elle ne pourra toujours qu’être partielle. Seul Dieu sait tout, voyez avec lui.
Et internet dans tout ça ?
Justement, je crains qu’il ne se prenne pour Dieu et se fourvoie lourdement.
Il est indéniable qu’internet, arrivant après l’imprimerie et la radio que l’on croyait des aboutissements ultimes, est un vecteur de diffusion de l’information hors du commun, inimaginable il y a seulement quarante ans, c’est-à-dire hier.
Actuellement, internet décoiffe. Notamment les hommes du pouvoir qui ne savent pas encore comment manipuler l’information avec ce nouveau vecteur — sauf peut-être Daech, qui sur seul ce sujet serait en avance sur son temps –
Ce pauvre Hollande est une victime pathétique d’internet.
Le net l’a réduit en charpie. Il fait peine à voir. Lui qui était un expert manipulateur en information à l’intérieur du PS a explosé en vol face à internet en prenant la tête du pays.
Ne lui jetons pas la pierre. Que les anciens imaginent De Gaulle et ses casseroles – le SAC, les promesses trahies, l’autoritarisme – exposés sur le net, quel carnage.
On pourrait aussi imaginer Mitterrand, ses combines et ses liaisons, rendant des comptes sur le net. Autre carnage.
Donc relativisons l’échec terrible de ce pauvre Hollande.
Que conclure ?
Deux choses
– L’information est et restera le ciment social, donc internet sera fatalement un jour à la traîne, banalisé. Personne, homme ou machine, ne pourra jamais posséder toute l’information, sans quoi il n’y aurait plus de société possible. Le rôle initiatique et agglomérant de l’information l’obligera à s’adapter, elle ne fera qu’une bouchée d’internet.
– Mais Internet va personnaliser l’information à outrance. Il est probable que s’en est fini des meetings coûteux chers à Sarkozy. Le pouvoir ne sera plus entre les mains des stars de podium, mais entre celles de ceux qui sauront parler à l’oreille des internautes, dans le secret et la solitude de leur pensée.
Grandes manœuvres d’adaptation à prévoir pour les équipes de communication.
Bien cordialement. H. Dumas
2 339 vues– Oh Gérard, t’as vu le salaire de Gots ?
– Pas Gots Marcel, Ghosn.
– Si tu veux, mais t’as vu ? Sept millions par an, c’est dingue non ?
– Oui… tu dirais combien toi ? Pour être le patron de Renault, 120.000 salariés. La moitié ?
– Trois millions et demi ? C’est déjà beaucoup. Mais bon, si tu veux.
– Nous disons donc trois millions et demi de trop, ça fait en gros 300.000€ par mois, OK Marcel?
– Ouais.
– Bon, à deux mille euros par mois ça représente 150 salaires.
– Ouais
– Marcel, l’éducation nationale c’est un million de salariés. Crois-tu que dans le tas il puisse y en avoir 150 qui branlent rien, qui tirent au flan ?
– Alors là, ça c’est sûr.
– Marcel, la mairie de Paris c’est 70.000 salariés, tu crois pas qu’il peut y en avoir 150 qui branlent rien, qui tirent au flan, qui sont planqués là ?
– Alors là, ça c’est sûr aussi.
– Ben pourquoi tu gueules pas ?
– C’est pas pareil Gérard, cherche pas à m’embrouiller, c’est pas pareil, un point c’est tout.
– Attends Marcel, la somme c’est la même. Pour la collectivité Ghosn génère dans les deux milliards de bénéfice, c’est pas un planqué. Si c’est pas la somme qui te gène, c’est quoi?
– Ben un seul mec, c’est pas juste, c’est pas équitable, ça choque l’égalité.
– Ah bon. Si tu veux. Mais tu sais Marcel il n’est pas question de baisser son salaire, juste de le faire décider par les actionnaires.
– Ouais.
– T’as confiance toi Marcel dans les actionnaires ?
– Ben oui.
– Tu voudrais que ce soit eux, dans ton usine, qui décident de ton salaire ?
– Ah non les salopards, ils ne pensent qu’à leur capital, ils nous paieraient moins cher qu’au Bengladesh.
– Et tu souhaites que ce soit eux qui décident du salaire de Ghosn ?
– Ben non, je sais pas, je te dis ne m’embrouille pas, il gagne trop ce mec, un point c’est tout.
– Dis-donc Marcel, les actionnaires de l’Assemblée Nationale, c’est nous non ? C’est à nous qu’elle appartient la boutique.
– Alors ça c’est vrai, vachement vrai.
– Pourquoi c’est pas nous Marcel qui décidons du salaire des employés : les députés; et du patron : le Président de la République ?
– C’est sûr, t’as raison. Moi, je les réduirais de moitié au moins, pour ce qu’ils foutent, juste ils nous emmerdent à longueur de journée.
– Notes Marcel, ils ne le proposent pas, pas plus que la CGT ne propose que tous les salaires soient décidés par les actionnaires.
– Marcel, t’as pas l’impression que t’es juste jaloux, que ta position n’a aucune justification au regard de l’organisation économique laxiste de notre société.
– Gérard, je savais que t’allais essayer de m’embrouiller, j’aurais pas dû t’en parler du salaire de Ducon. De toute façon, je m’en tape. Mais j’espère qu’ils vont le niquer.
– Marcel s’ils le remplacent par un moins cher mais moins bon, tu dis quoi ?
– Je m’en fous. Je travaille pas chez Renault.
– Bon dis-donc Marcel, on la fait cette pétanque.
– Ouais, tu me fais chier mais on la fait quand même. Le pire c’est que tu vas encore gagner.
– Tu sais Marcel, le fric, c’est pas le problème pour Ghosn. C’est juste la marque de sa récompense, l’idée que les autres admettent qu’il est bon. Je suis sûr que les millions il s’en fout, s’il courrait après il ne serait pas là où il est. Il serait à la ramasse, comme tout ceux que seul le fric motive. Parce qu’entre nous, vu les sommes en jeu, son salaire, c’est peu de chose. C’est : 0,06 % du chiffre d’affaires et 0,3% du bénéfice de Renault.
– Allez arrête, joue Gérard.
2 661 vuesIl n’est pas scandaleux d’affirmer que l’immigration se passe mal, tout particulièrement en France, et de se demander pourquoi.
Repartons depuis le début. Comment se forment les sociétés, comment restent-elles pérennes ?
Il existe trois principes de regroupement humain :
– Le droit du sol. Sont considérés comme appartenant au même groupe tous ceux que le hasard, ou la volonté de leurs géniteurs, a fait naître en un endroit géographique limité par des frontières.
– Le droit du sang. Sont alors considérés comme appartenant au même groupe ceux qui sont issus de parents eux-mêmes issus de ce groupe.
– Le droit du choix. Sont considérés comme appartenant au même groupe ceux qui l’ont rejoint volontairement. Il s’agit principalement de religion, de groupe d’intérêt ou de pensée.
La force et la durée d’une société dépend grandement de ses capacités économiques qui lui permettront de se défendre et d’apporter à ses membres un avantage par rapport à une situation de solitude. L’homme est prêt à perdre un peu de sa liberté personnelle et à accepter les contraintes du groupe s’il y trouve son intérêt.
Pour un français les trois principes de regroupement cohabitent. Le droit du sol régit sa nationalité. Le droit du sang régit ses rapports familiaux. Le droit du choix le laisse libre de ses adhésions personnelles à telle ou telle pensée ou groupe d’intérêt.
Ça c’est la théorie, dans la pratique c’est plus compliqué qu’il n’y parait.
Les limites, contours du regroupement.
Dans le premier cas, les limites sont les frontières. Plus ou moins hermétiques, elles peuvent être une protection ou une prison.
Dans le deuxième cas, les limites sont morales. Plus ou moins prégnante, la morale peut être un socle stabilisateur ou un mur psychologique réducteur infranchissable.
Dans le troisième cas il n’y a pas de limite, l’adhésion étant volontaire, la rupture l’est aussi, normalement.
Et l’économie dans tout ça.
Et bien c’est le problème. L’économie résulte de l’échange, qui nécessite évidemment la propriété des biens échangés.
Il y a des multitudes d’interactions entre cette propriété et les conditions de regroupement des hommes.
L’idéal serait que chaque homme puisse échanger librement. Que tout ce qu’il a besoin d’échanger lui appartienne en propre, qu’il en soit de même pour celui avec qui il échange. Nous serions alors dans le cadre du marché libre.
Ainsi la propriété privée serait totale pour tout, acceptée mondialement, chacun pourrait se déplacer à sa guise avec ses biens, ou ses capacités, et les échanger où bon lui semblerait avec qui il voudrait. Les frontières n’auraient pas lieu d’être.
C’est ainsi qu’a été créé le vaste espace des USA, continent à travers lequel chacun peut circuler librement, ce qui n’était pas le cas lorsque chaque tribu préservait son territoire. Cela a été rendu possible parce que l’adhésion initiale au groupe qui a conquis le territoire était volontaire, ce n’était ni le droit du sol ni le droit du sang qui régnait. Ce ne pouvait qu’être éphémère, ce le fut.
Soudain le socialisme
L’installation de frontières physiques (premier cas) ou morales (deuxième cas) donnent inévitablement naissance au socialisme.
En effet, à l’intérieur de ces frontières les différences qui s’imposent entre les hommes apparaissent comme des injustices pour ceux qui les subissent, alors que dans un monde ouvert elles ne seraient que des différences que chacun devrait assumer, notamment en se déplaçant librement pour s’installer sous des cieux plus propices à sa personnalité (conquête de l’Ouest).
Face à ses injustices apparentes, dont la majeure partie est liée aux contraintes imposées par la société d’appartenance — les injustices universelles trouvant naturellement leur résolution dans l’entraide universelle – celle-ci tend à proposer des solutions. Ce faisant la société devient inévitablement socialiste.
Ces solutions ne peuvent pas rester virtuelles. Concrètement, elles n’ont pas d’autre possibilité que d’envahir la sphère économique.
Elles ont alors la prétention d’inventer un ordre meilleur que le simple marché, lui-même systématiquement dénoncé comme le fautif des injustices. L’expérience prouve qu’elles échouent, mais le démontrer n’est pas l’objectif de ce billet.
Faisons comme si cela était efficace et donnait un résultat positif.
Le socialisme se présente sous la forme d’une égalité intramuros, qui dans ce but modifie la sphère économique, tend à se substituer au libre marché. Le principe de base étant : chacun agissant selon ses moyens sera en échange gratifié selon ses besoins.
Dans ce type d’organisation, en faisant l’effort d’imaginer qu’il soit possible et compatible avec la nature humaine, on comprend que le groupe ne peut pas introduire un élément qui ne soit pas inclus depuis le début, soudé à l’ensemble.
En réalité, cet altruisme exclut mécaniquement tout élément extérieur, toute fuite d’énergie ou de richesse nuisant à la répartition égalitaire à laquelle tous s’habituent.
Le socialisme, à l’échelle de l’humanité, est le comble de l’égoïsme. On n’entre pas et on ne sort pas d’un système socialiste.
Par exemple, contrairement à une assurance de santé privée dont il suffit de payer la cotisation, une assurance mutualisée par l’Etat ne pourra pas prendre en charge une personne non incluse dans le schéma collectif de son financement.
Il en est de même pour tous les services privés que l’Etat socialiste collectivise et qui supposent une appartenance totale à la collectivité pour pouvoir les utiliser, puisqu’il ne suffit pas d’en payer le coût, par ailleurs inconnu.
Conclusion
C’est parce que la France est socialiste qu’elle ne peut pas recevoir et qu’elle ne reçoit pas de migrant. Et le comble, c’est que ce sont justement les socialistes qui font mine de souhaiter les recevoir. Tant de perversion confond.
Dans une société libérale les migrants pourraient s’intégrer, mais il faudrait qu’ils travaillent. En “socialie”, le travail ne leur est pas imposé mais ils ne peuvent pas rentrer.
Bien cordialement. H. Dumas
2 013 vuesEn 1793, après douze siècles de servitude les français commettent le régicide. Du même coup, ils plantent la graine du communisme qui va ravager la planète, faire des millions de morts, et aujourd’hui emporter probablement sous peu l’Occident.
Lorsque les historiens du monde auront à se pencher sur les faits, voici ce qu’ils découvriront.
Soumission et délation
Pendant les douze siècles de la royauté les français apprirent la délation. C’est devenu pour eux un élément naturel. Face à la royauté, pouvoir absolu de droit divin, la survie passe par la soumission. La preuve de la soumission est la délation.
Cette preuve rapportée, le pouvoir est enclin à récompenser.
Le cycle infernal est en route. C’est la mort du vivre ensemble, c’est le règne du vivre pour l’autorité absolue. Il n’y a pas de place pour l’individu, pour l’être unique qu’il est pourtant.
Une prise de conscience intellectuelle de cette situation au XVIIIème siècle fut appelée le “siècle des lumières”. Ses penseurs avaient acquis la certitude que la liberté de connaître et de posséder était le seul rempart à la servitude qu’impliquait la royauté.
Ainsi naquit la révolution qui prônait la connaissance et la propriété privée, mais qui accidentellement coupa la tête du roi.
La disparition du Roi entraina un vide qui depuis tente de se combler.
De cette date fatale à aujourd’hui, il n’est pas un homme de l’Etat français qui ne se prenne pour un roi potentiel. Ils en adoptent tous la mentalité, les attributs, les vices.
Ce faisant, la population accepte, voire revendique, sa soumission à ce roi putatif. La délation reste son outil de survie. La responsabilité personnelle n’a pas cours.
Les anglais, qui ont eu la sagesse de faire aussi leur révolution mais en gardant leur roi, en tirent des avantages évidents. Leurs hommes de l’Etat ne peuvent pas espérer autre chose que servir leurs concitoyens, la place de roi est prise. Pour le roi potiche anglais la mission n’est pas une sinécure mais un sacrifice que, par exemple, Lady Di n’a pas pu assumer. Il n’est pas facile probablement de n’être rien qu’un pion sans aucun pouvoir, qui occupe une place uniquement pour que personne ne puisse en rêver et en abuser. Chapeau à la royauté anglaise de le faire avec autant d’élégance.
Le communisme
La soumission et la délation sont les deux moteurs du communisme. Elles sont les outils qui permettent le passage de l’utopie à la folle réalité. Les conditions nécessaires et suffisantes pour que des hommes acceptent d’échanger leur liberté, leur vie, contre une fausse irresponsabilité.
Sur la voie tracée par Rousseau, Mercier, Saint-Simon, Charles Fourier sont les premiers utopistes de la pensée communiste qui absorbe l’individu dans le groupe et brule tout ce qui pourrait lui rappeler qu’il est un et unique.
Cette utopie correspond parfaitement au caractère que 12 siècles de pouvoir absolu ont façonné pour les français, que la disparition soudaine et violente du roi laisse intact, que les prétendants à sa succession intellectuelle vont utiliser à outrance, encore de nos jours.
La soumission et la délation empoisonnent toujours la vie commune des français faisant vivre cycliquement des utopies telles que le socialisme — version dormante du virus communiste –, ou le Lepénisme version active du même virus.
Le ravage mondial
Marx se recommandait de nos premiers rêveurs socialistes, Lénine se recommandait de lui, Pol Pot et les autres également.
Tous ces acteurs assassins ont puisé en France les justificatifs intellectuels de leurs exactions. La responsabilité morale de la France sera inévitablement un jour recherchée par l’histoire.
La royauté n’a pas eu le temps, ni le droit, de permettre à la France de faire son deuil du pouvoir absolu et de ses conséquences : la soumission et la délation.
L’aurait-elle fait ? Nous ne le saurons jamais, alors autant croire que oui, c’est plus agréable.
Tout cela est si vrai que même lors de la décolonisation la France a semé les mêmes virus dans les pays décolonisés, qui peinent à s’en débarrasser.
L’importance de la France.
Hélas oui, la France est importante, cette erreur de l’histoire, la décapitation du Roi à une courte majorité, a institutionnalisé la soumission et la délation au point d’en faire l’ossature d’utopies qui se sont répandues à travers le monde et ont semé la mort et la désolation sur leur passage.
Les remèdes pour guérir, qui supposeraient le respect individuel, la responsabilité de chacun pour ses actes, la liberté individuelle et la propriété privée, le respect de la liberté des autres, ne sont au programme d’aucun de nos futurs rois républicains, tous ardents zélotes de la soumission et de la délation.
Bien cordialement. H. Dumas
2 564 vues.
Claude Reichman contre le RSI et Henri Dumas contre Bercy ont un point commun : leur combat, sans relâche, contre deux administrations toutes puissantes. Deux administrations uniques en France ayant une spécificité étonnante et incroyablement « démocratique ».
Elles ont des tribunaux aux ordres. Pour le RSI, c’est le TASS et pour Bercy, c’est le Tribunal Administratif.
Ces tribunaux sont chargés d’entérinés et de donner une couche solide de légalité à leurs décisions.
Avant C. Reichman et H. Dumas, personne n’osait critiquer, s’élever contre ces pots de fer.
Personne n’osait dénoncer leurs abus.
Personne n’osait s’attaquer, par peur des représailles, à ces deux monstrueuses administrations.
En 20 ans d’une lutte acharnée et souvent ingrate, C. Reichman a réussi à fédérer les exploités du RSI. Il est devenu une force qui fait trembler celui-ci et le TASS. Il est près de la victoire, et sentant cette victoire proche il a rallié des élus.
H.Dumas en 6 ans commence à fédérer, lui aussi, les abusés fiscaux.
Il a rallié (voir sur son site) un ancien Inspecteur Principal de cette Administration. Celui-ci n’obtiendra jamais le titre de lanceur d’alerte, alors qu’il dévoile les méthodes (nauséeuses) qui pillent des milliers de français par an.
(Il parait qu’un lanceur d’alerte ne fonctionne pas dans ce sens-là.)
Le combat de Dumas contre Goliath/Bercy est loin d’être fini.
Gandhi, Mandéla, C. Reichman, c’est 20 ans quasiment chacun.
Henri, ne lâche pas la rampe, tu as encore, mini, 16 marches à gravir…
Emmanuel Bolling
Contrôle fiscal : « J’ai vécu quatre ans de pur cauchemar »
Publié le 24 juillet 2014
Antoine Leboyer est le dirigeant d’une PME de 40 personnes. En janvier 2010, l’administration a décidé de mener une « vérification de comptabilité » dans son entreprise. 4 ans et demi d’une analyse des services fiscaux d’une violence rare qui a amené ce dirigeant à être entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur le thème de « l’Exil des forces vives de France », le 8 juillet 2014.
Pouvez-vous présenter votre entreprise en quelques mots ?
Je suis à la tête de GSX Solutions (www.gsx.com), un éditeur de logiciel Suisse fondé en 1995 que j’ai racheté en 2008. GSX emploie une quarantaine de personnes. Nous sommes présents dans quatre pays, la Suisse où se trouve la maison-mère, les États-Unis et la Chine ainsi que dans le Sud de la France. Notre cœur de métier est la conception et la commercialisation de logiciels pour aider les entreprises à surveiller leurs serveurs de messagerie et de collaboration comme Microsoft Exchange et SharePoint. Nous avons plus de 600 clients mondiaux et un réseau de partenaires répartis sur plus de 40 pays pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 6 millions d’euros.
Comment votre contrôle fiscal a-t-il démarré ?
Je n’ai pas d’informations sur les raisons qui ont particulièrement poussé l’administration à s’intéresser à mon entreprise même si j’ai eu des discussions précises avec les équipes de Marseille à ce sujet. Nous avons reçu des demandes d’information classiques en janvier 2010 auxquelles nous avons répondu avec calme et sérieux. En Juin 2010, j’ai été appelé par mes équipes françaises pour me dire que nos locaux faisaient l’objet d’une perquisition par des inspecteurs du fisc accompagnés de gendarmes armés. Il y avait ce jour-là plus de fonctionnaires que d’employés dans ma propre entreprise ! Ils sont repartis avec une masse énorme de documents à partir desquels ils ont débuté leur analyse.
On m’a réclamé 18 millions d’euros, 3 ans de chiffre d’affaires !
Quelle a été leur première conclusion ?
Au bout de plus d’un an et demi d’analyse (!), les services de Nice ont déclaré que GSX avait en France un « établissement stable ». Pour faire simple, cela signifie que l’administration considère que la société française est la réelle maison-mère, et que la « fausse » maison-mère suisse a par conséquent une vocation surtout fiscale.
Ce qu’il faut savoir c’est que grâce à cette disposition, les services fiscaux ont la possibilité de procéder à ce que je qualifie « d’invasion fiscale ». Cela leur permet d’étendre la base taxable française aux activités de toutes les sociétés du groupe.
Le service du contrôle fiscal français a expliqué à la presse que de nombreux groupes internationaux ont des établissements stables en France. Je suis affolé à l’idée que les analyses du contrôle soient aussi peu sérieuses que celles qui ont été faites par les interlocuteurs que j’ai eus et que cela pousse les entreprises internationales à ne plus venir en France pour éviter d’être injustement attaquées.
Quelle est la conséquence de cette décision ?
Pour pouvoir faire une analyse d’établissement stable, il faut mener une analyse fonctionnelle sérieuse et regarder concrètement les fonctions de chacune des personnes dans l’entreprise. Or, les services locaux de Nice et de Marseille ont travaillé de manière très critiquable : les faits ont été mal analysés, des plus minimes aux plus importants, et l’analyse fonctionnelle a été tout simplement bâclée par les services locaux. J’ai relevé des erreurs techniques extrêmement préjudiciables, et alerté en vain les échelons hiérarchiques supérieurs.
Finalement, cette analyse erronée a conduit à un redressement de 18 millions d’euros, soit 3 ans de chiffre d’affaires !
Quel exemple vous permet d’illustrer votre propos ?
Nous avons fourni des centaines de documents probants (e-mails, courriers, attestations, etc.) pour montrer que c’était bien le fondateur de GSX puis moi-même qui prenions les décisions pour faire marcher notre entreprise : décisions commerciales, direction technique et plan produit, approbation de conditions juridiques… Ces documents montraient de manière indiscutable que les seules personnes qui prenaient les décisions fondamentales (fixation des prix, orientations stratégiques, etc.) étaient bien en Suisse.
Pourtant, l’administration a considéré arbitrairement que ces décisions étaient prises par la gérante française, qui était la mère du gérant d’origine. Cette personne, de qualité par ailleurs, est une boulangère à la retraite, n’a pas d’expérience en informatique et ne sait pas parler anglais. Cela n’a pas empêché les services fiscaux de considérer qu’elle pouvait diriger une entreprise internationale de création de logiciels mieux que son fils qui est un des experts mondiaux de son domaine et moi-même qui suis diplômé de Supélec de Harvard…
Vous dites avoir alerté les échelons supérieurs. Jusqu’où votre cas est-il remonté ?
En tout ce sont plus de quatre niveaux hiérarchiques administratifs qui se sont succédés sur mon cas : les services locaux à Nice, la Direction régionale à Marseille, une première équipe du service du contrôle fiscal du ministère des Finances, qui sans le justifier, a renoncé au montant portant sur la partie américaine de l’entreprise, ce qui a ramené le redressement a « seulement » 15 millions d’euros, puis une seconde équipe de Bercy.
Qu’avez-vous fait ensuite ?
J’ai pris contact avec le député de ma circonscription qui a demandé l’intervention du ministère du Redressement productif puis la députée des Français de l’étranger qui a fait de même auprès du ministre du Budget de l’époque. Il n’y a eu aucun retour des ministères.
Par suite, j’ai rencontré Marie-Pascale Antoni, la directrice de la fiscalité au MEDEF. En une vingtaine de minutes, elle a posé des questions techniques très précises pour savoir si la partie française de mon entreprise avait ou non un établissement stable en France. Une fois convaincue, elle a demandé à l’administration que mon dossier soit rouvert et une nouvelle équipe de Bercy s’est penchée sur mon cas. Je dois ajouter que les derniers interlocuteurs que j’ai eus sont les seuls à m’avoir fait une impression de sérieux.
Finalement, le redressement a été ramené à 4 millions d’euros ; l’administration a considéré que les « fautes » portaient sur une période précédant mon arrivée à la tête de GSX. Là encore, il n’y a pas de justification précise à ce changement de posture et je ne suis pas d’accord avec les analyses de l’administration, mais peut-être a-t-elle éprouvé des difficultés à déjuger intégralement les services locaux.
L’administration française a fait perdre 20 emplois sur son sol et 4 millions d’euros.
Pourquoi avoir accepté la proposition ?
Parce que je n’ai tout simplement pas le choix. Ce qu’il faut comprendre, c’est que si vous décidez de faire un contentieux et de porter l’affaire devant le juge administratif, il faut d’abord déposer ce qu’on appelle les droits, qui représentent environ 50% du redressement, ou constituer des garanties, ce qui revient quasiment au même. Mon choix était donc le suivant : soit j’acceptais de payer 4 millions d’euros, soit je contestais la somme, mais alors l’administration repartait sur la base de 15 millions d’euros.
Même si je suis certain de gagner à la fin, je n’ai absolument pas les moyens d’avancer de tels montants. Il faut ajouter que ce genre de procédure dure entre cinq et dix ans. Aucune PME ne peut survivre à de telles épreuves.
Quel est le préjudice estimé pour votre entreprise ?
Sans parler des montants que nous allons devoir injustement payer, j’ai passé 50% de mon temps à répondre aux demandes incessantes de l’administration et préparer tous les documents qui m’étaient demandés. Tout ce temps passé à éviter la mort de mon affaire a été du temps en moins pour la développer.
Par exemple, j’ai fait le calcul avec mes équipes-produits pour évaluer ce que nous aurions pu développer avec le montant dépensé en frais d’avocats : nous aurions tout simplement pu doubler de taille… J’estime donc que l’administration française a fait perdre une vingtaine d’emplois sur son sol. Finalement, l’État est perdant aussi puisque les rentrées fiscales en cas de développement normal de l’entreprise auraient été supérieures au montant que l’administration veut me prélever.
Enfin, à titre personnel, ma famille et moi avons vécu quatre ans et demi de pur cauchemar.
Je vends des logiciels, et on a comparé mon entreprise à des hôtels et des garages !
Vous avez dit à la commission d’enquête qu’une erreur de l’administration vous a également fait perdre des clients. De quoi s’agit-il ?
En mai 2011, alors que j’étais en discussion avec mes différents interlocuteurs, avant même que l’administration me fasse part de ses premières conclusions, il y a eu des saisies conservatoires. En clair, les services fiscaux ont envoyé à une dizaine de mes clients des lettres d’huissier leur interdisant de me payer, arguant que mon entreprise avait « un comportement fiscal douteux ». Autant dire que notre réputation auprès de ces clients a été fichue en l’air, pour rien, alors que nous opérons sur un petit microcosme où tout le monde se parle.
Le contact a alors été pris avec le médiateur du ministère des Finances pour que ces envois s’arrêtent. Nous avons obtenu son accord. Or en octobre, quelques mois plus tard, une dizaine de ces lettres ont de nouveaux été envoyées à mes clients. J’ai immédiatement demandé des comptes à l’administration, qui a simplement déclaré « avoir fait une erreur »… Je n’ai malheureusement pas eu droit à leurs excuses.
Votre audition devant la Commission de l’Assemblée Nationale vous a permis de présenter quelques pistes de réforme du contrôle fiscal. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
Tout d’abord, il est important de rappeler qu’il est normal qu’un État fasse des contrôles fiscaux. J’ai insisté sur ce point lorsque je suis passé devant la commission. Mais l’exemple de ce que j’ai vécu montre qu’il faut repenser profondément son fonctionnement.
J’ai aussi insisté pour présenter à la commission deux pistes principales. Ce n’est pas mon style de me plaindre mais plutôt, en bon entrepreneur, de proposer des solutions concrètes à appliquer au plus vite.
La première chose qu’il faut noter, ainsi que mon cas le montre, c’est que les contrôleurs locaux ont un pouvoir immense sur votre entreprise : de faire des perquisitions, de détruire votre réputation auprès des clients et de vous notifier des montants tellement élevés qu’ils condamnent à mort votre entreprise. Or dans mon cas, ce pouvoir ne s’accompagne pas toujours d’une connaissance technique et juridique suffisante ni d’une connaissance de ce qu’est une entreprise. Les équipes de Nice-Marseille m’ont demandé pourquoi je n’avais pas d’actifs nets en comparant mes activités à celles d’un hôtel ou d’un garage alors que le logiciel est immatériel !
À cela, j’ajoute qu’un des contrôleurs de Bercy ne savait pas ce qu’était un contentieux international, et que le directeur du contrôle fiscal de Marseille a dû expliquer à ses propres équipes devant moi qu’elles avaient fait des fautes dans le calcul de la TVA en Amérique.
À nouveau, seule la dernière équipe qui a examiné mon dossier était compétente mais que d’efforts et de gâchis pour arriver en face d’eux. Tous ces exemples soulèvent de vraies questions.
Que proposez-vous pour remédier à ces lacunes ?
Une proposition simple serait de s’inspirer directement des méthodes de grandes sociétés de service informatique avec lesquelles GSX travaille beaucoup, pour établir et mettre à jour une cartographie précise des compétences de leurs employés. L’idée serait donc de ne démarrer un contrôle que lorsque l’administration est sûre qu’il y a suffisamment d’agents disponibles qui ont la compétence pour étudier et suivre l’affaire en question. Cela éviterait de nombreuses erreurs extrêmement préjudiciables par la suite, et rarement corrigées.
Je propose que le contrôle soit clos au bout de 6 mois si rien n’est trouvé.
En quoi consiste votre seconde proposition ?
Il faudrait distinguer les équipes et les procédures sur le contrôle fiscal des grandes entreprises et des PME. La procédure est très lourde pour des sociétés comme la mienne. Contrairement aux grandes entreprises, je ne dispose ni des moyens humains ni financiers pour y faire face. J’ai eu accès à un support politique que je pense réel mais, au final, le sort d’une PME attaquée sur des problématiques complexes laisse les techniciens de l’administration complétement indifférents à une intervention extérieure.
Ce que je propose, c’est que le contrôle fiscal sur les PME soit clos au bout de six mois si aucune malversation n’est déterminée. Si les services ne trouvent rien au bout de six mois, c’est qu’il n’y a rien à trouver et c’est tout.
Une PME ne peut se retrouver bloquée par des contrôles sur des durées aussi longues. Les opérations en pâtissent et il leur est impossible de pouvoir trouver le moindre financement.
Aujourd’hui, où en est votre affaire et comment se porte votre entreprise ?
Depuis quatre ans, nous avons fait le choix de nous verser aucun dividende afin de maintenir à niveau le développement de nouveaux produits et ne pas dégrader le service délivré à nos clients. Nous avons parfaitement conscience qu’une entreprise dans le secteur de la technologie ne peut en aucun cas transiger sur ces points. Je reste positif sur la qualité et la pertinence de nos produits et nous nous en sortirons, mais une partie du retard ne sera jamais rattrapée.
Comme je l’ai dit lors de mon témoignage devant la commission de l’Assemblée Nationale, mon souhait est de partager mon expérience pour qu’elle débouche sur des mesures concrètes afin de refondre le contrôle fiscal français. Je suis reconnaissant aux différents interlocuteurs et notamment Mme Schmidt (pour m’avoir donné cette tribune) et j’ai expliqué aux équipes de Bercy que je me mets à leur disposition pour leur réexpliquer mes propositions.
Je suis persuadé que si Bercy se réformait rapidement avec sincérité et le faisait savoir, notre pays qui a de réels atouts, remonterait la pente et resterait attractif pour nos enfants.
5 754 vues
Une étude du CESE (Conseil économique, social et environnemental) parue hier dans le
Point déclare : « Le chômage est désormais un problème majeur de santé publique ». Le projet d’avis, présenté par Jacqueline Farache (groupe CGT), sera examiné à 14 h 30 par le Cese, avant un vote vers 16 heures. Il dresse un bilan de santé alarmant des demandeurs d’emploi, alors que leur nombre (5,76 millions, selon Pôle emploi) tutoie les sommets. « 10 000 à 14 000 décès par an sont imputables au chômage en France par maladies chroniques, hypertension, rechute de cancer… et la mobilisation collective est quasi inexistante », dénoncent les auteurs, citant une étude de l’Inserm.
Morts sur les routes en France en 2015 : 3500…
Les patrons, artisans, commerçants ne sont pas pris en compte dans cette étude pour la simple et bonne raison qu’ils ne sont (malheureusement) pas inscrits à Pôle Emploi.
Ceux-là n’intéressent personne, à croire qu’ils vivent sur une autre planète.
En France, nous vivons depuis de nombreuses années l’histoire toujours renouvelée du chat qui se mord la queue.
Chaque année, plusieurs milliers d’entrepreneurs divers disparaissent sous les glaives impitoyables de Bercy, de l’URSSAF et du RSI.
Comme aux temps des mayas, ils sont les victimes sacrificielles immolées pour le « bien commun », la fameuse “dépense publique”, qui s’apparente au non moins fameux tonneau des Danaïdes, spécialité devenue bien française, que comme d’habitude, le monde entier nous envie (mais que personne ne copie, allez savoir pourquoi…).
Nos dirigeants dans leur grande sagesse fixent à Bercy, chaque année, pour remplir le tonneau, dont le trou ne cesse de s’agrandir lui aussi chaque année, des objectifs chiffrés (CA), qu’il doit à tout prix faire rentrer dans ses caisses.
Les moyens importent peu à nos élus, qui, comme les médias, ferment les yeux et préfèrent regarder ailleurs, sur les exactions répétés des agents de Bercy qui ruinent des milliers d’entrepreneurs en les pillant à qui mieux mieux.
Le RSI, n’est pas en reste, et assassine, allègrement, sans état d’âme, de son côté quelques milliers d’autres.
Avec, évidemment, la bénédiction du TASS et du Tribunal Administratif, chargés tous les deux de donner une bonne couche de vernis légal à ces exécutions.
De toutes les façons, tout le monde s’en fout, sauf les exécutés.
Mais ils sont exécutés et comptent pour du beurre. Et, en tant que beurre, ils n’ont donc plus voix au chapitre.
Si vous êtes un tantinet curieux et si vous voulez en savoir plus sur les méthodes des agents assermentés de Bercy, qui un jour ou l’autre frapperont à votre porte ( ha, ha, ne croyez pas y échapper !) voyez les vidéos et les articles de Francis Le Poizat, ex inspecteur principal des impôts (37 ans de carrière). Il sait de quoi il parle, et comme un homme averti…
Lui aussi peut être considéré comme un lanceur d’alerte.
Le but ultime de nos gouvernants doit être d’atteindre les 20 000 morts/an (hors toujours les entrepreneurs).
Ils appliquent une méthode ultra simple, mais qui a fait ses preuves.
En tuant un peu plus chaque année les créateurs d’emploi, mécaniquement, ils augmentent le nombre des chômeurs et non moins automatiquement le nombre des morts. CQFD.
Entre ceux qui ont foutu le camp, ceux qui foutent le camp et ceux qu’on extermine en France, la race des entrepreneurs, qui est en voie de disparition devrait, je pense, être impérativement, avant qu’il ne soit trop tard, inscrite, au même titre que les pandas, dans la liste des espèces menacées.
Emmanuel Bolling
2 397 vuesNotre société me trouble. Confusément je m’y sens à la fois bien et mal, rassuré et inquiet. Pour tout vous dire cela me turlupine.
Ma tendance naturelle serait de ne pas m’occuper des affaires des autres. Hélas, beaucoup trop d’entre eux s’occupent activement des miennes. Je vis mal ce déséquilibre.
Ce matin, je me suis réveillé habité par une pensée simple, ordinaire, comme tous les matins. C’est dans la journée que ça se complique….
Je résume ma pensée du jour : “L’humanité se divise en deux camps : d’un coté les manipulateurs, de l’autre les manipulés”.
Immédiatement, les choses se compliquent à l’échelon individuel où nous sommes tous et chacun manipulateurs et manipulés à tour de rôle.
La sémantique elle-même ne va pas dans le sens de la simplification. Le mot manipulation, sans équivoque, désigne le fait d’orienter la pensée de quelqu’un à son insu. Bien qu’il n’y ait pas lieu d’affirmer que ce soit pour lui nuire, c’est un risque réel et c’est ainsi qu’est entendu ce mot.
En conséquence, pour essayer d’y voir plus clair, je propose de ne pas évoquer la manipulation individuelle et de ne pas inclure de vecteur moral en bien ou en mal dans la réflexion que je vous soumets.
La manipulation collective
Selon la définition, il s’agit d’orienter la pensée d’un groupe à l’insu de celui-ci. Peu importe le résultat bon ou mauvais et l’intention initiale des manipulateurs elle aussi bonne ou mauvaise.
La manipulation n’est possible qu’à certaines conditions pratiques. Notamment, il faut que les manipulés ne soient pas conscients de l’être.
Cela suppose :
– Que les manipulateurs cachent leurs intentions où les transfèrent en prétendant agir au nom d’une autre personne ou d’un concept.
– Que les manipulés soient le plus possible laissés dans une ignorance générale du sujet sur lequel ils vont être manipulés.
Les manipulateurs représenteraient 3% de la population. Suivez mon regard.
L’Islam
Cette religion pose comme préalable qu’il y a ceux qui savent et les autres. Les autres ne doivent pas se mêler d’essayer de savoir, ils doivent faire confiance à ceux qui savent : les imams.
Imam c’est une bonne pioche pour un manipulateur. L’imam n’a pas d’obligation de résultat puisque c’est au paradis que les choses sont ultérieurement jugées.
Le collectivisme
Cette posture sociale suppose que des responsables autorisés prennent en mains le destin de la collectivité.
Celle-ci ne serait pas une somme de destins individuels, mais le résultat des décisions éclairées de la minorité qui a le pouvoir, acquis de diverses façons mais toujours dans ce but.
Evidement la masse, appelée aussi “peuple”, n’est pas informée, voire est désinformée par une propagande ad hoc.
Là non plus pas d’obligation de résultat, le seul fait d’être intégré et accepté par le groupe doit être pour les gens ordinaires une source de joie et de fierté.
Le résultat viendra plus tard, à une date indéterminée toujours repoussée à cause de difficultés venant évidemment de l’extérieur du groupe.
Des points communs évidents apparaissent entre l’islam et le collectivisme. C’est le moins qu’on puisse dire. Même si, in fine, les objectifs étant différents une concurrence ne peut que s’installer. Mais, dans la conquête, au départ, une alliance objective est inévitable.
Elle existe sous nos yeux. Nous la constatons tous les jours.
Et la démocratie dans tout ça ?
Evidemment elle n’a pas sa place. Rappelons que la démocratie demande la transparence et des électeurs largement et véritablement informés.
La démocratie n’existe pas en terre d’Islam et elle est mise à mal en terre collectiviste.
Par essence la démocratie est libérale. L’économie libérale et la démocratie sont un tandem efficace, qui réussit partout où il est respecté, c’est-à-dire en fait nulle part, ou quasiment, tant il est bafoué.
Economie libérale et démocratie demandent pareillement de respecter l’autre en lui accordant le droit à la concurrence, donc à l’information puis au jugement.
Si les résultats ne sont pas au rendez-vous, la sanction est immédiate en économie et en démocratie. Le client ou l’électeur informé répondent en temps réel, la responsabilité est le fondement de ses deux types d’organisation sociale.
Elles sont insupportables aux manipulateurs qui n’y trouvent pas de place pour leur manie, laquelle ne peut prospérer qu’accompagnée de l’irresponsabilité.
Il ne faut donc pas nous étonner si les collectivistes et les dogmatiques, Islam en tête, tentent d’abuser, voire haïssent, la démocratie et l’économie libérale.
Il ne faut pas nous étonner non plus si ce combat les unit, d’une union contre-nature mais bien réelle. Tous deux manipulent ou rêvent de manipuler, bien leur en fasse.
La vraie question n’est pas là, elle est : mais pourquoi diable les gens se laissent-ils manipuler de la sorte ?
Là franchement je ne sais pas, bien plus je n’arrive même pas à imaginer comment cela peut se faire tant je trouve que c’est inconcevable.
Qu’espèrent-ils, les “peuples”, notre “peuple”, de ces manipulations et de ces manipulateurs ?
Bien cordialement. H. Dumas
2 369 vues
L’expérience de plus de quarante ans de (très) mauvais gouvernements, de droite ou de gauche, devrait (enfin) amener les français à s’interroger sur leur devenir, s’ils ne veulent pas finir, à la vitesse grand V, selon toutes probabilité, comme nos amis grecs.
Les français se divisent, schématiquement, en cinq catégories :
1) Les élus et les hauts fonctionnaires
2) Les fonctionnaires.
3) Les assistés.
4) Les salariés du secteur privé.
5) Les entrepreneurs, artisans, commerçants etc…
Les élus ou hauts fonctionnaires : Les élus sont très majoritairement issus de la fonction dite « publique ». Ils retrouvent, en cas d’échec électoral, leur place dans celle-ci en n’ayant rien perdu de leurs carrières le temps de leurs mandats. Cool !
Les élus sont devenus des carriéristes, qui tout au long de leur mandat, pour se maintenir, mentent et trichent.
Ils ne se préoccupent que de ce qu’ils peuvent tirer de leur situation de représentants du « peuple ».
Ils se protègent mutuellement pour défendre leurs avantages, voir les augmenter.
Les hauts fonctionnaires, eux sont « crachés », tous les ans, par une machine appelé ENA.
Dès leur sortie de cette fabrique, ils n’ont plus à se préoccuper de leur avenir. Ils seront automatiquement placés dans le fromage.
Certains seront appelés aux plus hautes fonctions et aux plus hauts salaires. Gouvernement ou direction d’entreprise d’Etat. Ils n’auront, bien entendu, aucune responsabilité en cas d’échecs.
Ceux-ci seront toujours financés par les catégories 4 et 5.
Ils seront, toujours, tout au long de leur vie, recasés dans des emplois très lucratifs, ayant de multiples avantages de fonctions.
Monsieur Michel Sapin, exemple type de ce parcours, a coûté à ce jour plus de 10 millions d’euros.
Ces deux castes vivent exclusivement des revenus des catégories 4 et 5.
C’est la nouvelle oligarchie de la France.
Les fonctionnaires : Tout le monde connaît cette communauté, arcboutée sur ses privilèges, style retraite et avantages multiples (voir EDF, SNCF, ministères divers…)
Cette catégorie est financé à 100% par les impôts des catégories 4 et 5.
Les assistés : C’est une catégorie fourre-tout.
Les chômeurs malgré eux côtoient les « professionnels » de l’assistance.
Ces « professionnels » se sont formés grâce à des niches pondues par nos dirigeants.
Ces niches ont pour fonction d’être un réservoir électoral.
Rien n’empêche cette catégorie de travailler « gentiment » au black.
Le principe est de les saupoudrer au moment opportun (élections) d’argent issu des catégories (toujours elles) 4 et 5.
Il leur est demandé, en contrepartie, de soutenir sans mollir, la catégorie 1.
Les salariés du secteur privé : Au contraire des fonctionnaires, Ils travaillent sans la sécurité de l’emploi et sans leurs avantages (retraites, horaires, absentéisme toléré…). En fonction de leurs rémunérations leurs impôts sont exponentiels.
Ils font vivre les catégories 1, 2 et 3.
Les entrepreneurs, artisans, commerçants : Ils travaillent plus de 80 heures par semaines, ont des insomnies en fonction de leur CA et souvent des crises d’angoisse en fin de mois.
Ceux qui n’ont pas eu la chance de se barrer à temps sont par défaut (ce sont les seuls qui créent du vrai emploi) la richesse de la France.
Ils sont, bien sûr, jalousés par les catégories 2 et 3, surtout s’ils réussissent.
En cas d’échec, contrairement aux catégories 1 et 2, ils n’ont pas de parachutes. Ils payent cash leurs erreurs sur leurs biens propres !
Cette catégorie est pillée. En plus des lourds impôts qu’ils doivent « honorer », ils ont sur le dos deux administrations aux pouvoirs dictatoriaux chargés de remplir les caisses de l’Etat pour alimenter les catégories 1, 2 et 3.
Ces deux administrations, la Sécu (RSI) et Bercy, disposent de 2 tribunaux à leur dévotion pour donner une couleur “légal ” à leurs exactions : le TASS et le Tribunal Administratif contrôlés en grande partie par des énarques.
Il est vraiment impératif que notre futur Président soit issu de la société civile.
Qu’il sache, réellement, ce que travailler veut dire.
Ce qui sera un gage de sérieux.
Il faut qu’il s’engage par écrit sur des objectifs chiffrés et mette fin à la gabegie des finances publics.
Qu’il s’engage aussi à mettre fin aux exactions de Bercy et du RSI.
J’arrête ici la liste car elle pourrait prendre plusieurs pages.
Cette liste se résume, en deux mots : travailler pour la France et non pas pour soi et ses copains.
Autant dire que ce Président, en France, n’est pas pour demain…
Emmanuel Bolling
P.S : il devra, cela va sans dire, fermer l’ENA !
1 989 vuesLa France est malade, tous le voient. Peu en comprennent l’origine et la raison.
Voici au moins le diagnostic, si ce n’est le remède.
Le premier virus.
Giscard D’Estaing était séropositif au virus du socialisme. Il fut l’agent transmetteur.
Il l’a affirmé publiquement en disant à Mitterrand : “Vous n’avez pas le monopole du cœur”.
Sous une apparence de bonté, Le socialisme est une maladie grave qui attaque le corps social en deux endroits :
En agissant ainsi le virus du socialisme transforme la France en un État pilleur.
En effet la liberté entravée au profit de l’égalité et de la fraternité détruit l’énergie issue de la compétence et de la concurrence, la richesse est alors partagée mais n’est plus créée.
Le socialisme qui ne peut pas générer de richesse ne peut que vivre sur une richesse préexistante.
Ainsi, au Venezuela, il s’épanouit avec le pétrole, celui-ci est dévalorisé, le Venezuela socialiste s’effondre.
L’Allemagne nationale socialiste pille ses juifs, ceux-ci ruinés elle se voit obligée de piller ses voisins.
Il n’est aucune exception à ce fonctionnement.
Aujourd’hui la France pille le capital des français. Cela fait elle devra piller ses voisins ou disparaître.
Le deuxième virus.
Mitterrand était séropositif à la corruption. Il fut l’agent transmetteur.
Il a conquis le pouvoir à l’aide de détournements de fonds massifs auxquels s’est livré le parti socialiste qu’il dirigeait. Cela a failli l’emporter corps et biens.
Sa naïveté sur ce point et son audace politique l’ont sauvé, mais elles l’amenèrent à institutionnaliser la corruption.
C’est ainsi que la décentralisation, point essentiel et légitime de ses mandats, se trouva hélas de ce fait réduite à néant, et bien plus…
En oubliant d’encadrer l’économie de la décentralisation, en laissant les cordons de la bourse de l’argent public aux élus de base, il a institutionnalisé l’achat de voix.
En trente ans c’est toute la chaîne politique qui s’est trouvée corrompue, ramenant l’acte politique à une équation réduite à l’achat des électeurs par la dépense publique dont c’est devenu l’unique justificatif.
Aucune société ne peut survivre à la corruption. Elle aussi s’attaque à la compétence et à la concurrence qu’elle détourne.
Cependant, contrairement au socialisme qui inclut sa propre fin, la corruption peut devenir endémique.
La société corrompue est malade, mais hélas bien que très affaiblie elle peut survivre longtemps.
Il est remarquable que les deux porteurs de virus aient été ceux qui paraissaient les plus sains par rapport aux virus qu’ils portaient.
Dans le cas contraire les français se seraient peut-être méfiés.
Quel remède contre ces deux virus ?
Aucun sans doute, je crains que l’amputation soit l’unique solution.
C’est évidemment l’Etat malade qu’il faut amputer. Presque plus d’Etat, le minimum possible. Je ne vois pas d’autre médication.
Bien cordialement. H. Dumas
1 985 vues
Monsieur le Président,
Mes parents m’avait inculqué une mauvaise conception de la réussite.
Elle était basée sur des principes du siècle passé.
Ils m’ont fait subir depuis mon plus jeune âge un lavage de cerveau.
Ils m’ont fait croire que pour réussir, il fallait que je travaille sans compter.
Que l’effort, l’honnêteté devaient me mener au succès.
J’en étais persuadé.
Bêtement, sans m’interroger, en suivant ces mauvais principes, j’ai créé, à la « force du poignet » des entreprises qui sont devenues florissantes, sans profiter d’aucune aide.
J’ai donné du travail à des centaines de personnes qui étaient heureuses de travailler chez moi et qui ne se plaignaient pas de leur salaire.
J’ai récolté pour vos services des dizaines de millions de T.VA.
J’ai, personnellement, travaillé plus de 70h par semaines pendant de nombreuses années.
L’argent que j’ai gagné je l’ai dépensé en fringues, voitures, bouffes et voyages.
Je dépensais tout ce que je gagnais…
Mes sociétés ont participé à la vie économique du pays en commandant du matériel ou des services à d’autres sociétés.
J’ai conscience d’avoir mal agit et d’ailleurs vos services fiscaux m’ont puni en me ruinant.
Cette punition, que j’ai mal vécu, car elle me laissait, ma famille et moi sans ressources, quasiment à la rue, cette punition, maintenant je l’ai comprise ; elle était juste.
Si vos administrations ne veillaient pas « au grain », n’importe qui pourrait devenir riche.
Ce ne serait pas tolérable.
Il suffirait d’avoir une idée, du courage et de beaucoup travailler.
Cela serait insupportable pour les gens qui votent pour vous, pour tous ceux que vous avez eu la gentillesse d’exonérer d’impôt et que dans votre grande générosité vous assistez financièrement.
Je sais que je n’ai pas fait l’ENA, ce que je regrette amèrement (toujours la faute de mes parents) et que j’ai donc fauté gravement en montant ces entreprises, mais j’aimerais que vous me donniez une seconde chance.
Je voudrais que, comme à vos copains de l’ENA, vous me donniez une de vos entreprises d’Etat à diriger, style SNCF, Air France, EDF voir une (petite) banque.
J’essayerai de faire oublier mon passé d’entrepreneur heureux en faisant des excuses publiques.
Je promettrai de ne pas recommencer ces bêtises là, c’est-à-dire, de faire gagner de l’argent aux entreprises sans en coûter aux citoyens.
J’ai compris mon incommensurable sottise.
Je vous en prie, Monsieur Le Président, je ne le ferai plus.
Je me suis fatigué connement. Toujours mes parents.
Excusez-moi.
J’ai droit, comme tous ceux qui ont coulé vos entreprises et que vous avez toujours recasés dans une autre encore plus sympa ou dans un truc-bidule qui ne sert à rien sans que personne ne s’en offusque, à cette deuxième chance.
Je voudrais bien, maintenant, me reposer.
Avoir un boulot sans responsabilité personnelle et un gros salaire.
Me la péter auprès des médias qui seront admiratifs des pertes de mon entreprise.
Pouvoir dire que celles-ci sont issues du contexte mondial ou de mes prédécesseurs.
Je ne serai pas en peine de trouver des excuses fumeuses et vaseuses, comme vos potes qui sont très très brillants lorsqu’il s’agit de faire porter le chapeau au lampiste du coin. J’ai appris cette leçon. Je vous assure, de ce côté-là, je ne vous décevrai pas.
Je voudrais, moi aussi, jongler avec les milliards des contribuables comme si c’était des billets de Monopoly (sans la case prison).
Avoir un appart de fonction, une voiture de fonction, des supers frais de fonction, bref plein d’avantages de fonction.
L’URSSAF n’aura rien à dire.
Plus de contrôles URSSAF, RSI ou fiscal.
Que de temps gagné.
Temps que je pourrai passer sur les plateaux télé à décrire tous les grands projets que je mettrai, plus tard, en chantier pour « la France ».
Faire des promesses ronflantes qui raviront tous les médias qui s’en gargariseront à qui mieux mieux pendant des jours.
Jusqu’à la déclaration d’un de mes nouveaux « collègues » et ainsi de suite.
Une fois dans ce boulot, je pourrai caser ma femme, mes enfants, mes copains et les copains de mes copains.
J’aurai, aussi, des nouveaux amis, comme moi bien placés, là où l’on peut se gaver sur le dos de la bête (celle qu’on appelle France) et je leur enverrai des ascenseurs qu’ils me renverront lorsque j’en aurai besoin.
Je vous en prie, Monsieur le Président, donnez-moi ma chance, je vous jure, je ne ferai pas de vague.
Je ne travaillerai plus (pas plus de 28h par semaine) je ne créerai plus d’emploi (sauf aidé), plus de richesse (ça ne sert à rien, je n’en n’aurai plus besoin), je ferai comme tous les autres :
je creuserai le déficit !
J’essayerai, pour que vous soyez content de moi, de le creuser plus vite et plus profond qu’eux.
Emmanuel Bolling
2 584 vues
Ce matin, comme tous les matins, je clique sur le site de Claude Reichman.
Reichman, c’est l’homme qui se bat contre le RSI depuis, grosso modo, depuis 20 ans, sans mollir.
Son combat est le même que le nôtre. Nous nous battons contre deux administrations qui ruinent et tuent sans aucun état d’âme, ceux qui pour une raison, réelle ou souvent fictive sont pris dans leurs filets.
Là, vous ou moi, sommes comme un insecte englué dans une toile d’araignée.
Bouger, gémir, appeler à l’aide, crier à l’injustice, se débattre ne change rien.
Comme l’insecte vous finirez par être bouffé.
Dans la « lettre ouverte aux hommes politiques qui assassine les travailleurs indépendants ! » écrite par Laurent Buffet, ce matin sur le site de Claude Reichman, j’ai lu ce que moi, et des milliers d’autres assassinés, ont vécu, vivent, vivront à plus ou moins long terme.
La différence entre lui et moi, est que lui, encore, pense ou espère que nous chers hommes politiques vont entendre son cri de désespoir.
Il s’illusionne grandement. Et le mot est faible.
Ami Laurent, tous nos chers élus carriéristes de tous bords connaissent le problème des abus fiscaux et du RSI depuis des lustres et ils s’en foutent royalement.
Ces morts-là ne les intéressent pas, mais alors pas du tout.
Comme je le disais dans un précédent papier, la disparition des entrepreneurs n’est pas leur tasse de thé, tant que cela ne remet pas en question leurs revenus issus justement, pour partie, des exactions de ces deux administrations.
Ils commenceront à s’affoler lorsque les entrepreneurs, tous tondus jusqu’à la couenne, petits ou grands, auront disparu ( morts ruinés ou partis sous d’autres cieux) et qu’il faudra passer la tondeuse à leur électorat.
Vous savez, celui qui ne paye pas d’impôt, qui profite de multiples aides et haïssent ces salauds de patrons qui se gavent, 70 heures par semaine sur le dos de leurs employés.
Bon courage Laurent…
Emmanuel Bolling
Ci-dessous la lettre ouverte de Laurent Buffet
Lettre ouverte aux hommes politiques qui
assassinent les travailleurs indépendants !
J’ai reçu une lettre recommandée de la cour d’appel de Poitiers m’informant qu’elle a l’honneur, oui j’ai bien lu, l’honneur, de me notifier l’arrêt qu’elle a rendu. Cette décision est susceptible de pourvoi en cassation.
Je vais tout de suite vous annoncer que je ne ferai rien de tout cela, et pour les raisons que je vais vous expliquer.
Je n’ai pas de voiture pour me déplacer, je n’en n’ai plus les moyens. Je n’ai pas non plus les moyens de prendre un avocat. Et surtout, surtout, je n’ai plus envie de me battre.
Que me reproche-t-on ?
D’avoir utilisé les deniers de l’Etat pour me payer des taxis ? Non.
D’être atteint de phobie administrative ? Non plus.
D’avoir omis de déclarer un compte à l’étranger et d’avoir été forcé de l’avouer, alors même que je l’avais précédemment nié ? Même pas.
D’utiliser une caisse noire, sous couvert de l’Etat, pour des dépenses personnelles ? Perdu.
D’avoir détourné de l’argent public alors ? Et non.
Il m’est reproché de ne pas avoir payé le RSI, Régime Social des Indépendants, pour ma retraite et ma maladie.
Il ne m’appartient pas de dire si le RSI est obligatoire ou pas, la France et l’Europe s’opposent. Même les tribunaux s’y perdent.
Avant de poursuivre, petit retour en arrière. Inscription à l’Organic, ancêtre du RSI, le 8 janvier 2000.
Cessation d’activité le 15 janvier 2014, suite à une liquidation judiciaire. Procès en cours avec ma banque de l’époque. Le tribunal de commerce jugera des responsabilités de chacun.
Nombre d’emplois créés pendant ces années : 14. Nombre d’emplois détruits : 3.
Le jour ou un indépendant est obligé de cesser son activité, ce jour-là, tout s’arrête !
Pas d’indemnité chômage, mais le RSI, via un huissier, qui vous harcèle.
Plus de revenu, mais le RSI, via un huissier, qui vous harcèle.
Plus de couverture sociale passé 12 mois, mais le RSI, via un huissier, qui vous harcèle.
Vous ne pouvez même pas vous inscrire à pôle emploi ! Véridique !
Et là, cette solidarité que l’on nous demande à nous, indépendants, eh bien elle n’existe plus.
Vous avez juste le droit de crever dans votre coin.
Il faudra un jour que l’on m’explique pourquoi mon ami d’enfance, qui a fait sa carrière à la SNCF, part cette année à la retraite à 52 ans. Toute sa carrière derrière un guichet. Il faudra également que l’on m’explique pourquoi mon cousin, qui a fait sa carrière à EDF, part l’année prochaine à la retraite à 55 ans. Toute sa carrière dans un bureau. Tout en conservant les avantages liés à leur profession. Et là, effectivement, la solidarité va fonctionner ! Ces deux entreprises cumulent à elles seules 20 milliards d’euros de déficit !
Merci, Français, de bien vouloir combler les égarements de cet Etat dispendieux !
Je n’oublie pas notre chère Sécurité sociale, qui à elle seule est en déficit chronique de 10 à 12 milliards par an.
Il faudra également que l’on m’explique pourquoi sénateurs et députés cotisent 6 fois moins qu’un indépendant pour sa santé. Merci également de m’expliquer pourquoi un député bénéficie de 6 mois de « chômage » à la fin de son mandat. Et pourquoi députés et sénateurs disposent de leurs propres caisses de retraite, très avantageuses. Retraite par capitalisation, refusée aux indépendants.
Merci, Français, de continuer à voter pour que nous puissions conserver nos avantages, avec votre argent bien sûr. Les exemples étant nombreux, je cesserai là mes énumérations.
Malgré tout cela, je suis chanceux, et ai deux raisons d’être positif.
La première, ma famille. Sans cette famille je serais tombé beaucoup plus bas.
La deuxième, je n’ai plus rien. Je n’ai donc plus rien qu’on puisse saisir. Ni maison, ni voiture, ni compte en banque. Rien. L’unique solution qui s’offre donc à moi pour rembourser cette « dette solidaire », si toutefois elle est justifiée, l’unique solution donc reste la prison !
J’y vois plusieurs avantages.
Etre pris en charge. Ne plus penser, ne plus éprouver l’angoisse du lendemain. Pouvoir faire trois vrais repas.
Je pourrai même en profiter pour travailler mes langues étrangères et me faire soigner les dents et autres petites bricoles.
J’aurai tout loisir de regarder la télé, de lire, et même de reprendre une activité physique. De plus, déchu de mes droits civiques, je n’aurai plus à me déplacer pour voter.
Mais le pire n’est pas là. Nous sommes des centaines de milliers dans mon cas (il y a 3 millions d’indépendants en France), et aucun homme politique n’a le courage de remettre tout cela à plat… Aucun courage, aucune perspective pour notre pays. Rien d’étonnant : la France est gouvernée par des fonctionnaires.
Un fonctionnaire ne sera jamais un entrepreneur. Et quand les entrepreneurs auront disparu (c’est en très bonne voie), les Français s’assassineront les uns les autres pour avoir de la nourriture.
« Bon appétit, Messieurs ! Ô ministres intègres ! Conseillers vertueux ! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison ! »
Laurent Buffet.
6 355 vues