Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Le petit Bourquin n’est pas bien malin

Ludwig Von Mises, expliquait, en 1944, que la différence entre une société capitaliste et une société socialiste est exclusivement liée à la place du consommateur.

La société capitaliste possède un repère essentiel, sur lequel elle est bâtie, qui est le prix de vente. Ce repère, entièrement entre les mains du consommateur, destinataire libre du produit final, conditionne l’ensemble de la chaine productive. Prix de revient, marge, créativité, progrès, sont étroitement liés aux décisions du consommateur, en l’absence duquel plus rien n’a de sens, rien n’est possible.

Von Mises affirme qu’une telle société ne peut pas engendrer de bureaucratie, puisque le référant consommateur est un juge de paix qui dicte sa loi à travers les résultats économiques, les bilans incontestables, par lesquels toutes les parties de la société sont tenues, jusqu’aux plus infimes.

La société socialiste, planifiée ou étatisée, n’a pas de référent. L’usager, à la différence du consommateur, n’y est pas en mesure de choisir librement sa consommation.

En l’absence du prix réel de vente conditionné à l’acte libre d’achat, il ne peut pas s’établir de direction pour la production qui se voit engagée exclusivement par les ordres des décideurs administratifs ou politiques, par le fait des princes. La conséquence est l’apparition d’une bureaucratie envahissante chargée d’exécuter les ordres de ces princes.

L’ensemble ne peut pas être soumis à l’idée de résultat économique, puisque la production n’est jamais sanctionnée par le consommateur. L’appareil productif peut calculer son prix de revient, mais c’est inutile dans ce cadre de méconnaissance de la valeur marchande qui, exclusivement dépendante du libre choix des consommateurs, n’a pas sa place dans ce système.

L’absence de sanction par la consommation autorise, sans aucune limite, toutes les dérives, de l’irresponsabilité démotivante à la corruption dévastatrice.

Voilà, tout est clair

Il n’y a rien à rajouter, la France socialiste est réellement socialiste, elle l’était même bien avant que les étiquetés socialistes s’en emparent.

Il n’y a pas d’arrangement possible à cette situation, pas de cohabitation possible entre les deux systèmes. L’un fonctionne, l’autre pas. C’est structurel, c’est indépendant de la valeur des hommes. Rien de plus.

Un exemple simple :

Le port de Sète, entreprise commerciale s’il en est, est tombé entre les mains de La région Languedoc-Roussillon, entreprise politique, dont le frétillant président, le petit Bourquin, a imaginé un plan politique avantageux pour lui à partir de ce port.

Inutile d’essayer d’entrer dans les arcanes de son cerveau pour connaître le fameux plan, il suffit de le voir dépenser l’argent public sans limite dans cette entreprise pour comprendre qu’il a un plan.

Ce qui, par contre, est facile à constater c’est le résultat calamiteux de son entreprise. Son aventure peut être qualifiée de socialiste, pas tant par son appartenance personnelle à ce parti que par le fait que les décisions qu’il a prises l’ont été en fonction de ses ambitions personnelles et non en fonction des besoins des consommateurs de ce port. Elles sont le fait du prince.

Ainsi a-t-il investi lourdement dans le port de commerce sans client et qui le restera, car éloigné des lignes maritimes régulières, sans hinterland et sans espace d’extension possible. Port de commerce par contre très présent dans le vécu de cette ville et porteur de fantasmes immédiatement convertibles en bulletins de vote.

Pendant ce temps, il a parqué de façon honteuse la plaisance dans une darse déshéritée, exposée à toutes les pollutions, sans accès direct à la mer. Alors qu’une forte demande des consommateurs de la dite plaisance se faisait jour pour investir les darses du centre ville. C’eut été à coup sûr un pas de géant vers l’industrie touristique sans laquelle la ville de Sète est en train de dépérir. Mais c’était aussi s’opposer aux pêcheurs et autres professions stratifiées qui ne veulent pas lâcher leur territoire.

Socialiste, donc affranchi des résultats économiques, le petit Bourquin, tout content, a installé tout à l’envers dans ce port. Ceci sans aucun respect pour les consommateurs, sans besoin de retour économique, exclusivement en accord avec quelques dizaines de personnes qui l’entourent et une propagande qui lui rapporte des voix.

Les lecteurs de ce billet sont probablement bien loin de la problématique du port de Sète, je le conçois aisément. Mon propos n’est donc pas ce port.

Très clairement.

Je crois que chacun de nous, soit des milliers de personnes, peut autour de lui dénoncer cette réalité du socialisme qui nous envahit, qui nous étouffe et tue notre économie.

Il suffit de relever toute entreprise qui n’est pas une des compétences régaliennes de l’Etat (police, justice, armée), de l’observer, de la démonter.

Ainsi apparaîtra l’énormité de ces machines qui devraient être au service des consommateurs, n’exister ou ne pas exister que par eux et pour eux  et qui, de façon ahurissantes, ont été transformées en usines socialistes dont les français sont devenus les usagers captifs, payant deux fois les prestations qu’ils reçoivent d’elles, une fois par le prix une fois par l’impôt, sans pouvoir arrêter ces monstres qui n’obéissent pas aux règles de la consommation mais à celles des princes qui nous gouvernent et à leurs obligés à travers une bureaucratie aveugle.

Des plus petites aux plus grosses, vous pouvez les dénoncer sur ce blog. La prise de conscience passe par là, sans quoi ce sera hélas la ruine et la violence qui règleront la situation.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 265 vues

Cet argent qui rentre pour mourir

Le persistant Sapin nous aiguille sur l’idée que 28 milliards vont globalement quitter la Suisse et revenir en France. Uniquement pour 2014, il en espère un gain direct de 1.8 milliards.

Sachant que les taxes levées pour un retour sont de l’ordre de 50% (parait-il), ce n’est donc qu’environ 3.6 milliards sur les 28 qui rentreraient en 2014.

Pour l’ensemble ce sera donc plus de sept ans qu’il faudra compter. Où seront tous ces inquisiteurs dans sept ans ? Ces 28 milliards existent-ils vraiment, ou font-ils partie intégrante de la propagande ?

Là n’est pas l’objet de ce billet.

L’argent en-soi n’est rien. Il n’a de valeur qu’en fonction de l’usage que l’on en fait.

Cet argent qui revient, que faisait-il en Suisse ?

Des différentes informations que j’ai pu avoir, rien, il ne faisait rien. Pour la plus grande part ce seraient des sommes relativement modiques, issues d’une multitude de dépôts souvent très anciens, effectués par les parents ou les grands-parents des détenteurs de comptes, placées dans des actions majoritairement américaines. En réalité, un argent dormant.

On comprend mieux le peu d’empressement que les suisses ont mis à défendre leurs clients français. Cet argent était une goute d’eau comparé aux fortunes mondiales qui transitent ou séjournent en Suisse.

Son retour si facile est le signe de son insignifiance. Y-a-t-il de quoi se gargariser de rapatrier ainsi pas grand-chose, presque rien, un vieil argent dormant ?

Il faut s’appeler Sapin pour s’illuminer d’une aussi médiocre performance. Il faut s’appeler “gogo” pour être réceptif à cette campagne de propagande.

Cet argent, que va-t-il faire en France ?

Probablement toujours rien. Amputé, dès son arrivée, de sa moitié engloutie dans le tonneau sans fond de nos dépenses publiques, le reste se retrouve, pour sa plus grande part, dans des familles qui ne sont plus productives depuis longtemps, sans quoi elles auraient fait vivre ces capitaux en Suisse, et les suisses les auraient protégés.

C’est un peu comme si dans trente ans les expatriés, énergie engloutie aujourd’hui à l’étranger, reviennent s’éteindre et mourir au pays. Nous ne récupèrerons alors que le souvenir de leur énergie, alors que d’autres cieux auront connu sa réalité.

Mais une confusion volontairement entretenue par les socialistes se repait de cette foutaise et des redondantes déclarations du Sapin qui tente de cacher la forêt de notre décrépitude. Cette confusion c’est le mélange volontaire et criminel de l’argent gadget et de l’argent outil.

Sapin ramène de Suisse de l’argent gadget, qui va effectivement payer une part ridicule de son colossal déficit, mais qui, revenu ici,  sera toujours de l’argent gadget. Rien à voir avec l’argent vivant, l’argent outil économique, celui qui travaille, qui risque, qui alimente l’économie, qui décide, qui entreprend.

Ce faux gain est une perte en termes de société.

D’abord au niveau mondial, que pense-t-on d’un pays qui en est réduit à faire les poches de ses anciens riches, devenus trop incompétents ou trop faibles pour se défendre ? Pendant que les forces vives, face à la montée de la cupidité fiscale, de l’inquisition d’Etat, des sanctions économiques dont elles sont l’objet, quittent massivement le pays.

Puis, en Suisse, où j’imagine que les banquiers rient de bon cœur en voyant  se vider de petits comptes dormants, ouverts par leurs ancêtres aux ancêtres des titulaires actuels, pendant que d’éventuelles fortunes françaises bien vivantes partent sous des cieux plus cléments, accompagnés par les mêmes banquiers suisses.

Enfin en France, où de braves gens vont vivre maintenant dans la terreur et la culpabilité, persuadés, à juste raison, que le fait d’avoir dû dénoncer la prévoyance et la sagesse d’un ancêtre face à la folie dépensière de l’Etat français sera marqué à jamais dans leur dossier fiscal, pour eux et leurs générations à venir, avec les conséquences que l’ont peut aisément imaginer. Alors qu’il est très probable que cet argent économisé, avant d’aller en Suisse, avait peut-être payé l’impôt et à coup sûr participé à l’économie en tant qu’outil.

Ainsi donc la propagande dissimule un échec. Celui de la faillite d’un pays qui racle les fonds de tiroir, qui casse une vielle tirelire vide au vu et su de tout le monde.

Et pourtant, cette propagande est reprise en boucle par la presse, la classe politique et la majorité de la population. Pour certains de ces thuriféraires, une petite minorité, c’est du vice, du mensonge pur et dur, pour l’écrasante majorité il ne s’agit que d’une ignorance crasse, totale, des réalités de l’économie, sans lesquelles pourtant ils n’ont aucune chance de survie.

Bien cordialement. H. Dumas.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 773 vues

Crime de guerre (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 353 vues

Fanfan Machiavel est au pouvoir

Notre improbable Président de la République fait fuiter un rapport auquel seul ont accès les gens autorisés.

Ce rapport, incontestable puisqu’issu de Bercy, dénonce les privilèges des petits bourgeois de province et d’arrondissement qui détestent fanfan (ou plutôt dont il pense être détesté, sondage oblige sans doute).

Ainsi donc, notaires, taxis, huissiers, greffiers, dentistes, pharmaciens et bien d’autres, dont la profession est organisée et protégée devraient, par mesure de justice de revenus, se trouver dans le bain énergique, tonique, violant, mais juste et efficace de la concurrence.

Lequel bain concurrentiel ravigotant n’est pas prescrit pour la SNCF, l’EDF, la Sécurité Sociale, les caisses de retraite, la presse, les grandes surfaces et leur loi Royer, ainsi que toutes les autres grosses machines en situation de monopole, plus ou moins dépendantes et associés de l’Etat socialiste. Bizarre, bizarre. Il y a un loup quelque part.

Loin de moi l’idée de ne pas applaudir des deux mains à la libre installation et à la libre concurrence, mais, là, je n’y crois pas.

Les raisons en sont multiples, par exemple :

Prenons les pharmaciens :

L’Etat a organisé le tiers payant pour tous. Cela suppose qu’il ait en face de lui une profession organisée, donc corporatiste, qui puisse surveiller le financement du tiers payant. Malgré cela apparaissent régulièrement des dérives. Si, soudainement, le nombre de pharmaciens triple, qu’arrivent sur ce marché des commerçants purs et durs, donc totalement libres, le risque de dérive pour la Sécu est illimité. Voilà donc notre pauvre Sécu, qui avait mis son travail sur le dos des pharmaciens à travers le tiers payant, obligée de reprendre le flambeau. Or, tout le monde sait qu’elle en est totalement incapable. Alors ? Comment on fait ?

Prenons les taxis :

En ces temps de disette, s’il est un métier facile c’est bien celui-là. Le marché libéré, il n’est pas douteux que le nombre des taxis va au moins tripler. On les met où devant les gares, ils circulent comment ? Il y a des années que les investissements routiers sont sacrifiés sur l’hôtel d’abord de la solidarité, puis de l’écologie. Impossible de lâcher d’un coup une meute de transports individuels, le réseau n’est pas capable de la recevoir.

Prenons les notaires :

Encadrés comme des fonctionnaires, ils se plient à toutes les exigences de Bercy et des services des hypothèques. Comme leur pitance dépend quand même de leur clientèle, ils se débrouillent avec ces contraintes et assurent le service. Ils sont l’interface entre nous et la bureaucratie. Qu’ils s’installent librement, leur nombre va, là aussi, au moins tripler. Bercy et les services des hypothèques ne pourront plus les maitriser. Comme pour la Sécu, ces deux monstres devront se mettre à faire leur travail, qu’ils ne savent pas faire eux non plus. Bonjour les dégâts pour la fluidité des transactions.

En résumé :

Imaginer que les intelligences supérieures qui nous gouvernent n’aient pas conscience de cette problématique n’est pas raisonnable.

Par contre, imaginer qu’ils nous prennent pour des cons est parfaitement raisonnable.

Voici, de mon point de vue, le plan “communication” de Fanfan Machiavel.

Ce que pourrait dire mon petit enregistreur s’il était placé dans un bureau à l’Elysée, je vous laisse deviner lequel :

“Valls, voilà, nous allons, à l’aide du rapport grotesque de l’IGF (ce n’est pas le premier et ce ne sera pas le dernier), effrayer ces petits emmerdeurs de professionnels protégés qui nous traitent de socialos. A sa lecture, ils vont voir ce que l’on pourrait leur faire. Culpabilisés par leur système corporatiste dépassé, ils vont le croire et ils vont chier dans leurs frocs. Alors on va leur dire que, grâce à nous, on ne change rien. Ainsi c’est à nous qu’ils devront leur rente, ces cons. T’as compris Valls ? On les tient, ils vont nous manger dans la main.”

En réalité

Il est certain que les monopoles et le corporatisme sont les deux piliers de notre ruine, de la dérive de notre économie. Ils sont directement responsables du manque de réactivité de notre économie, de rentes de situation qui bloquent le renouvellement des énergies et torpillent la jeunesse. Ils sont indirectement les responsables de la dérive de notre bureaucratie qu’ils accompagnent servilement. Ils sont aussi, en conséquence, responsables pour partie de notre endettement sidéral.

La libre concurrence et la liberté d’entreprendre seraient évidemment la solution. Mais elles ne peuvent pas se limiter à quelques professions stigmatisées. Elles doivent être globales, accompagnées du respect de la propriété privée et du capital.

Dans cette annonce, l’Etat triche. Le discours est inaudible. C’est une honte de constater un tel machiavélisme de la part des hommes de l’Etat. Cette communication partielle et trichée est inacceptable. Elle va troubler les esprits non formés aux choses de l’économie et générer des dégâts qui seront longs à effacer. Elle est facteur de haines à venir.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 477 vues

Hollande et Bachar El-Assad : même logique

En préalable, une question fondamentale doit être posée : quel lien existe entre la guerre et l’économie ?

Contrairement à ce qui vient naturellement à l’esprit, la réponse n’est pas la ruine. Dans une économie de paix, la ruine peut aussi être présente. Elle est alors la sanction naturelle d’une mauvaise gestion ou d’impondérables mal appréciés. Une ville ruinée, telle que Détroit, finit par présenter des stigmates tout à fait semblables aux dévastations de la guerre.

Par ailleurs, certaines guerres enrichissent. La guerre contre les amérindiens a enrichi durablement les colons européens.

Le lien entre la guerre et l’économie n’est pas physique, il est moral.

La différence entre l’économie liée à la guerre et celle qui voit le jour en temps de paix est l’emploi de la force pour la première et l’usage exclusif de la convention librement consentie pour la seconde.

L’économie est toujours sous-jacente lorsque la guerre éclate, qu’elle intervienne avant, pendant ou après, elle est le principal moteur de la guerre, quand bien même elle se cacherait derrière des motifs patriotiques, moraux ou religieux.

La guerre c’est l’alliance de l’économie et de la force, la paix c’est l’économie librement contractée.

L’acte de guerre, par le passé strictement physique, a beaucoup évolué. La technicité des armes a eu raison de l’affrontement direct entre humains en de nombreux espaces où la force tente de s’imposer contre la liberté économique.

Aujourd’hui, les sanctions économiques sont un acte de guerre.

La preuve en est rapportée en Ukraine. Sur ce territoire l’Europe est en guerre déclarée, elle soutient une partie de ce pays contre l’autre.

On remarque deux choses :

-1- Chaque partie traite l’autre de terroristes dans sa propagnade.

-2- Les Européens, qui répugnent à s’engager physiquement pour porter assistance à leurs alliés, engagent contre ceux de leurs ennemis des sanctions économiques.

D’autres exemples, nombreux, trop nombreux, pourraient être rapportés dans le monde où ce schéma est exactement reproduit. Deux camps entre en guerre chacun traitant l’autre de terroriste, le plus puissant emploie toujours l’arme de la sanction économique.

La sanction économique est bien un acte de guerre, nul ne peut le nier.

De son côté la guerre, cette activité stupide dont on se demande comment des êtres humains peuvent être assez cons pour s’y engager sans arriver à imaginer qu’ils vont y périr, qu’ils risquent de perdre, la guerre a quand même des semblants de règles.

Est considéré comme un crime de guerre le fait de prendre les armes contre son propre peuple, tel que le fait ouvertement Bachar El-Assad.

Quel que soit le motif avancé, engager un acte de guerre contre son peuple est un crime de guerre.

Il en est ainsi partout dans le monde, sauf en France.

Monsieur Hollande, par son ministre Sapin interposé, soupçonne tous les français, sans exception, d’être des “fraudeurs fiscaux” et leur déclare une guerre impitoyable.

Les explications qu’il donne des “fraudeurs fiscaux” permettent de comprendre qu’il n’y a pour lui aucune différence entre un “fraudeur fiscal” et un “terroriste”.

Il est remarquable de constater qu’il emploie pour les deux les mêmes méthodes d’enquête et de répression.

Après avoir accusé publiquement les français d’être des “terroristes fiscaux”, à l’aide d’une propagande qui n’a rien à envier à celle des plus noires dictatures, complaisamment reprise par la presse et une majorité de zélotes corrompus par les exemptions d’impôt, Hollande engage contre ces “terroriste fiscaux” des sanctions économiques mortelles.

Depuis trois ans que j’expose les sanctions économiques que je subis, qui n’ont aucun rapport avec une imaginaire “fraude fiscale”, qui sont en réalité liées à des intrigues de pouvoir dont je ne connaitrai probablement jamais l’origine, les retours qui me sont parvenus m’ont convaincu que je ne suis pas un cas à part, bien au contraire.

Des centaines de milliers de français sont directement l’objet de sanctions économiques décrétées, sans la moindre preuve de fraude fiscale, par les troupes noires de Bercy.

Quant aux autres, s’ils se croient épargnés, c’est tout simplement qu’ils sont endormis par la propagande et sont assez stupides pour imaginer qu’ils profitent de la guerre que livre Hollande à son peuple à l’aide de l’arme de la sanction économique, alors qu’en réalité ils en sont les principales victimes, même si c’est de façon indirecte, ce qui les abuse.

Hollande et ses prédécesseurs ont commis et commettent des crimes de guerre en employant de façon totalement inconsidérée l’arme de la sanction économique contre leur peuple. D’abord directement par l’impôt excessif, puis plus particulièrement par le sur-impôt volé par la police fiscale de Bercy, la plupart du temps sans motif réel sauf à prétendre qu’il s’agit de mettre au pas des “terroristes fiscaux”.

Il faudra bien qu’un jour tous ces hommes de l’Etat répondent de ces sanctions économiques qui sont des actes de guerre avérés contre nous, qui nous laissent exsangues et mortellement désespérés.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
2 229 vues

Association avec le fisc ??!!! (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 260 vues

Putain de fric

Le fric, plus raisonnablement appelé “argent”, est un élément essentiel de l’économie. J’en mesure exactement la force moi qui suis dépossédé de cet outil de travail du fait d’une extorsion de fonds par l’Etat qui, à travers des contrôles fiscaux frauduleux, me  prive de toute trésorerie depuis bientôt dix ans.

Sans trésorerie pas d’activité économie possible. Le fric est exclusivement un outil. Sa privation m’a mis au chômage, je ne peux pas exercer mon métier.

D’où vient-il que le plus grand nombre fasse de cet outil un objet de convoitise qui dépasse l’entendement ? Cela au point que sa possession devient pour eux moins importante que d’imaginer  pouvoir en priver les autres, y compris ceux pour qui il est outil. Ces attitudes suicidaires économiquement : l’éradication de l’argent, la mise au pilori de ceux qui le possèdent, n’ont aucun équivalent.

Pourtant il est bien d’autres “privilèges”, autrement exclusifs, qui n’attirent pas les mêmes folies d’envies dévastatrices.

La notoriété :

Sait-on le formidable privilège de la notoriété ? La puissance et le confort obtenus par ceux que tout le monde reconnait en ville. Plus d’attente nulle part, plus de guichetiers obtus, plus de tracas administratifs prolongés, plus de repas payés au restaurant, plus de recherche de villa ou d’appartement pour les vacances, l’hôpital aux petits soins etc…

La notoriété serait-elle systématiquement méritée au point qu’elle n’éveillerait pas l’animosité de ceux qui ne la possèdent pas envers ceux qui la possèdent ? Bien sûr que non, la notoriété est probablement la chose la plus mal partagée au monde. Rares sont ceux qui l’ont obtenue autrement que par le plus grand des hasards. Et pourtant nul ne songe à déposséder les  heureux élus de leur notoriété.

La beauté :

Est-il une chose plus hasardeuse que la beauté ? Probablement pas. Pourtant nul ne peux nier que même si elle est un peu jalousée, la beauté est respectée. Nulle loi, nulle violence n’imaginent de défigurer les “belles gueules”, et c’est heureux.

Ils sont légions à dépenser des sommes folles dans l’espoir d’être plus beaux. Pensent-il benoitement que le “fric” pourrait leur donner accès à la beauté ? Aussi peut-être à la notoriété ? Serait-ce pour cela qu’ils en veulent tant à ceux qui en disposent ?

La sante :

Ici nous approchons du pire. La loterie de la santé joue directement avec la mort. Et pourtant, nul grabataire n’imagine se tirer d’affaire en entrainant dans sa misère ceux qui sont autour de lui en bonne santé. Alors qu’en réalité, contrairement à tous ces articles apaisants qui voudraient nous faire croire que la santé dépend de notre volonté, il n’en n’est rien, seul la chance fait tourner la roue de la vie et de la mort.

Je n’ai jamais rencontré de malade souhaitant maladie et souffrance aux bien-portants.

Alors pourquoi le fric ?

Oui, pourquoi l’argent, un des avantages finalement le mieux réparti, éveille-t-il tant de haine ? Ceci d’autant plus que sa possession est, le plus souvent, liée à sa dimension d’outil économique. Sur l’énorme masse d’argent qui circule, la plus grande part est intégralement possédée et utilisée dans ce but.

Disons que les abus sont marginaux, que la partie frivole de l’argent est non seulement marginale, mais à tout coup inévitablement éphémère. La plus part du temps, celui qui possède l’argent le mérite, celui qui ne le mérite pas ne le possède pas longtemps. L’argent est le bleu de travail de l’économie.

C’est probablement là que se situe le problème.

Si les différents privilèges que nous avons évoqués, qui ne sont pas les seuls, n’éveillent pas ou peu de haine alors qu’ils sont étroitement liés au hasard pendant que l’argent qui en dépend beaucoup moins fait l’objet d’une telle haine, c’est donc que là se situe l’explication.

Les hommes sont prêts à accepter le hasard, ils ne se sentent pas jugés par lui. Mais ils ne peuvent pas accepter d’avoir à se mettre en question face à des résultats économiques liés à leurs qualités personnelles.

L’absence d’argent est, souvent à juste titre, considérée comme un échec personnel. Echec inacceptable pour le plus grand nombre qui préfère partager la misère plutôt que d’avoir à affronter ses propres carences.

Moralité

L’homme peut tout supporter sauf son propre jugement, ses échecs personnels.

Comment pourrait-on espérer un progrès de notre société quand on sait que le progrès est étroitement lié à l’analyse des échecs et que nous pouvons observer journellement les français refusant de faire face à leurs échecs économiques personnels, de la façon la plus globale et la plus violente qui soit.

La haine de l’argent n’est que la peur des remises en question personnelles, le signe d’une société indécrottable. A ce sujet les socialistes sont les champions toutes catégories confondues. Pour eux, le monde doit appartenir à ceux qui échouent.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,67 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 573 vues

Qui sont-ils ?

Qui sont-ils tous ces petits êtres humains, dont je fais intégralement partie, qui, dressés sur leurs ergots, crient : “regardez, j’existe” ?

Ils sont prêts à tout pour se rassurer à ce sujet.

Un soir de la semaine dernière, j’étais à Sète, sur le quai de La Marine, grignotant des brochettes avec mon épouse et une de mes petites filles.

Soudain, un gamin est passé, juché sur un vieux scooter de 50 cm3 dont il avait perforé le pot d’échappement. Fier comme Artaban, il donnait de grands coups d’accélérateur pour que le bruit insupportable de son petit moteur soit bien entendu de tous.

L’occasion m’a ainsi été donnée de demander à ma petite fille (14 ans) si elle avait entendu parler du syndrome du “pot d’échappement troué”.

Ce n’était pas le cas. Je lui ai donc raconté que lorsque j’avais moi-même 14 ans, c’était le début de la transformation des “mobylettes bleues” d’outils utilitaires en jouets pour adolescents. Ces mobylettes n’avaient pas la force de séduction des petits scooters d’aujourd’hui et leur connotation laborieuse troublait les jeunes adolescents que nous étions, toutes catégories sociales confondues.

Pour se démarquer et être différencié, le moyen le plus courant était de trouer le pot d’échappement. Effectivement une partie du but était objectivement atteint par le bruit qui en découlait.

Mais un problème d’incompréhension totale s’installait.

L’adolescent qui chevauchait la mobylette pensait éblouir la population avec le bruit de son moteur qui évoquait pour lui puissance et liberté. Il espérait être admiré et aimé.

Le passant qui subissait l’agression sonore pensait que le gamin était une véritable andouille, il se demandait comment on pouvait être aussi con.

L’incroyable est que ces deux réactions sont les mêmes pour tous selon la situation où ils se placent, acteur sur la mobylette ou spectateur sur le trottoir. C’est ça qui est fou.

C’est ça le syndrome du “pot d’échappement troué” ai-je expliqué à ma petite fille. Rien ne change plus tard. Ceux qui se pavanent, fiers de leurs décorations humaines, richesses ou statuts, ne font qu’ulcérer ceux qui les regardent, pendant qu’ils pensent les séduire, être aimés d’eux.

“Regardez, j’existe” c’est la rengaine entonnée par tous, seuls ou en groupe.

Elle justifie, pour ceux qui l’entendent, que cela ulcère, l’idée de voir ceux qui l’entonnent disparaître du paysage. Elle est un fauteur de trouble, de guerre.

Elle a ces effets systématiquement, en fonction de notre situation par rapport à elle et non en fonction de notre caractère.

Il n’y a qu’une seul parade : comprendre que nous n’existons pas.

Ceux qui ont conscience d’être une poussière de l’univers, c’est-à-dire rien, sont les seuls à ne pas être accessibles au syndrome du “pot d’échappement troué”.

Mais attention, être rien c’est la possibilité d’être tout. C’est la liberté de choix totale. Pour celui qui prend conscience qu’il n’est rien, la vie devient un cadeau incroyable.

D’abord dans la perception qu’il en a. Comment ne pas être éberlué de l’incroyable beauté d’un coucher de soleil lorsqu’il est visible par la poussière que nous sommes? Il en est de même pour tout ce que nous sommes amenés à voir, issu de l’univers ou des hommes, terriblement beau ou terriblement laid.

Ensuite, comment ne pas être subjugué par toutes les possibilités de choix qui s’offrent à nous, du fait que nous ne sommes rien ?

La preuve est rapportée que nous ne sommes rien puisque personne ne peut nous prendre notre vie. Certes elle peut être abrégée par l’intervention d’un autre, mais il ne pourra pas la posséder. Si nous étions quelque chose, ceux qui prendraient notre vie pourraient l’utiliser.

Etre rien nous permet tout, nous rend indifférent à ce que croient être les autres et nous rend personnellement inaccessibles à ce qu’ils pensent de nous.

L’été est une bonne période pour s’entrainer à visionner notre néant. Il suffit de lever la tête et de regarder la voute céleste pour faire face à notre néant, comme y font face depuis des millénaires nos prédécesseurs et comme y feront face pendant les millénaires à venir nos successeurs.

Vus sous cet angle, les pauvres connards qui martyrisent les autres, qui imaginent les contraindre en s’accaparant leurs “pots d’échappement troués”, je pense notamment au Syndicat National Unifié des Impôts et à ses adhérents contrôleurs fiscaux, sont bien peu de chose.

Qu’ils aillent en enfer, celui des andouilles dressés sur leurs ergots criant : “regardez-moi, j’existe”.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 331 vues

Y a un “truc qui merde”

 

Le temps passe, le temps passe…on nous rabâche toujours les mêmes fadaises.

Tout particulièrement celle-ci : “La fraude fiscale est une plaie ouverte responsable de la faillite du pays. Bercy, faisant preuve d’un professionnalisme hors du commun, lutte d’arrache-pied contre cette fraude fiscale. Loués soient ses agents, courageux et désintéressés, qui se sacrifient pour l’éradiquer. Ils vaincront, viendra alors le temps de la prospérité, de l’égalité, du bonheur pour tous”.

De fait, les français, intoxiqués, répètent cette rengaine à longueur de commentaires sur le web ou dans le courrier des lecteurs de leur canard favori.

Hélas, la chanson, pour ceux qui “passent à la casserole”, tient plus de l’incantation sacrificielle que de la comptine pour sortie champêtre.

Essayons d’y voir clair

Qu’en est-il de cette fraude fiscale ? Que sait-on d’elle ? Pas grand-chose, juste ce que nous en dit Bercy.

En 1994, nos joyeux contrôleurs fiscaux avaient notifié pour 8,3 Milliards d’Euros de redressement. En 2014, les mêmes, tout aussi joyeux, en notifieront pour 20 milliards. Pas mal. Une hausse de 140%. Quand même…

Surtout que, dans le même temps, l’indice des prix à la consommation passait, lui, de 94 à 126, soit une hausse de simplement 32.6%.

“Magnifique performance” déclament nos hommes de l’Etat.

Tient donc ?

Comment peut-on qualifier de réussite une forme de contrôle et de répression qui aboutit à une augmentation de 140% du fardeau de la délinquance ?

Dans le même temps, 1994-2013, nos pandores et leurs outils de contrôle et de répression routière voyaient les morts, sur la route, passer de 8.050 à 3.250, soit une diminution de 60%.

Qu’aurait dit la presse si, au lieu d’une diminution de 60%, ces contrôles routiers et la répression qui les accompagne avaient enregistré une hausse des morts sur la route de 140%, soit comptabilisé 19.320 morts en 2014 au lieu de 3.250 ?

Y a bien un “truc qui merde”. Quel est ce truc ?

En réalité il y a plein de trucs qui ne vont pas du tout.

D’abord, les agents des impôts et leurs supérieurs sont intéressés, directement ou indirectement, pécuniairement ou statistiquement, aux résultats des contrôles. Mais, et c’est là que la chose devient savoureuse, en fonction des notifications et non des encaissements.

Comme, contrairement à l’auréole dont ils sont affublés à grand renfort de propagande, les contrôleurs fiscaux sont plutôt indélicats, ils notifient à tout va pour faire du chiffre.

Des études très sérieuses pensent pouvoir affirmer que seul 10% des sommes redressées correspondraient à une véritable fraude fiscale (“le piège”, par l’IFRAP).

Ensuite, le Syndicat National Unifié des Impôts, véritable Etat dans l’Etat, utilise le volume délirant de ces notifications pour agiter l’épouvantail de la fraude fiscale et obtenir en échange moyens et privilèges. Le cumul des coûts de ces moyens obtenus absorberait, à lui seul, 90% des redressements réellement encaissés. Cependant, les chiffres sont incertains, Bercy…. ne tenant pas de comptabilité à ce sujet. Trop fort.

Quant aux hommes de l’Etat, ces charlots, l’aubaine est trop belle pour eux de faire croire que la fraude fiscale serait la cause de la faillite du pays en lieu et place de leur folle prodigalité à visée électorale.

Tout cela a un arrière goût de “Topaze”.

L’organisation des contrôles fiscaux et la propagande des politiques à ce sujet mériteraient un grand éclat de rire, nos voisins en l’observant ne s’en privent pas, mais la souffrance des français qui sont contrôlés nous l’interdit.

La souffrance

La boulimie de faux contrôles fiscaux, accompagnée de vraies notifications fiscales destinées à gonfler les revenus du personnel de Bercy, ses statistiques, les pouvoirs de son syndicat et la propagande des élus, touchent les contribuables de plein fouet.

Car, une fois leurs notifications lâchées, la vie continue paisiblement pour tout ce petit monde, mais pour le destinataire l’enfer commence.

Comment le système social pourrait-il admettre la réalité de cette situation?

Lui qui n’est pas capable de s’étonner d’apprendre, année après année, sur les ondes et dans les journaux, que la fraude fiscale augmente avec la régularité d’un métronome, que plus la répression s’étoffe, prend de l’ampleur, plus la fraude fiscale augmente.

Comment ceux qui gobent ça, sans éclater de rire, sans mettre en doute un contrôle et une répression fiscaux aussi inefficaces, pourraient-ils comprendre la réalité de la situation ?

Ce qui se passe est donc le contraire de la raison dès le départ, et le reste ensuite.

Le contrôlé redressé va devoir faire face à ce système social qui, à aucun moment, n’est en mesure de faire la part des choses, victime qu’il est d’une propagande grotesque mais puissante, implacable.

Il luttera en vain, avec ses moyens restreints, pour faire entendre sa version des faits, dans l’espoir inutile de démontrer que la notification qui le crucifie est fantaisiste, irréaliste, trompeuse, voire indélicate, mensongère et perverse. Cela sera probablement vrai, mais inaudible.

Inaudible de ses voisins, de ses amis, de ses relations de travail, de son banquier, et, suprême complication pour lui, de la justice.

Ainsi, le “truc qui merde” va le tuer, lui et les 50.000 redressés annuels. Paix à leur misère.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
2 848 vues

Rififi à La Cour Européenne (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 858 vues

Quand la haine sert de méthode de gouvernement

L’ineffable Montebourg n’a pas de franchouillard que sa marinière bretonne, il a aussi ses sabots. Des vrais, des lourds, en bois.

Astucieux comme pas deux, il n’a pas manqué de prendre connaissance des sondages qui rapportent l’image désastreuse véhiculée par certaines professions. Ainsi en est-il par exemple des huissiers, des pharmaciens et des notaires.

Le voilà donc qui se paie une tentative de montée dans les sondages à l’aide d’une dénonciation de ces professions, dénonciation dont il connait la résonnance assurée pour lui chez le “bon peuple”.

Il n’est pas le premier à se rendre intéressant en excitant les bas instincts populaires. C’est un plan “boomerang” qui marche à tous les coups, avec retour assuré en pleine poire. Alors, voyons voir.

Les pharmaciens

Certains sont riches, sans doute. Le plus grand nombre apporte, pour pas grand-chose, une prestation de proximité, que les hommes de l’Etat auraient pu supprimer depuis fort longtemps s’ils l’avaient jugé utile. Il y a belle lurette que la grande distribution propose de prendre en charge la vente des médicaments, leur prix baisserait alors de 30 à 40%. Mais, finie la proximité pour l’usager et la multiplicité des impôts sur les officines pour le trésor public. Sans compter le risque d’augmentation de la consommation liée à l’agressivité commerciale de la grande distribution.

Il faut savoir ce que l’on veut, avant de jeter toute une profession au pilori par intérêt personnel, il serait bon, au minimum, de faire preuve d’un peu de cohérence.

Les huissiers

Il y a bien longtemps qu’ils ne font plus le travail pour lequel ils sont payés : la délivrance des actes. Le tarif auquel ils sont tenus les amène à vous envoyer une simple lettre vous invitant à aller chercher chez eux ce qu’ils devraient apporter chez vous. La part de richesse de certaines études, là encore ce n’est pas la majorité, est liée aux constats, dont, objectivement, les prix se font à la tête du client, ou à des actes non obligatoires où ils négocient leur assermentation.

L’objectif de Montebourg est-il de ruiner les petits huissiers et de remplacer les gros par des fonctionnaires ? Double gain : perte de fiscalité pour lui, dérive assurée d’un service pour nous. Il ferait mieux d’augmenter les huissiers, tout en leur imposant d’accomplir leur tâche réellement.

Zut, j’oubliais son but. En réalité, il n’en a rien à foutre des huissiers, pour lui c’est son coup de pub sur leur dos qui compte.

Les notaires

Comme pour les deux autres professions, il y a davantage de toutes petites études vivant difficilement que de caïds de l’acte notarial. Mais, oublions les petits pour nous pencher sur les gros, ceux qui font fantasmer les jaloux.

D’abord, il y a lieu de remarquer que la plus grande partie (80 à 90%) des émoluments des notaires n’en est pas. Il s’agit de taxes levées pour l’Etat, dont les notaires sont les zélés percepteurs. Imaginons que les notaires soient démotivés ou carrément éradiqués par Montebourg, remplacés par des fonctionnaires, l’effet serait double : lui n’aurait plus à sa disposition ces brigades serviles et gratuites de collecteurs d’impôts, nous, nous devrions faire établir nos actes par une cohorte de “fonctionnaires-notaires” qui ne manqueraient pas de nous faire remarquer à la fois leur épuisement professionnel et notre humiliante place d’usager dont la moindre révolte serait sanctionnée par davantage d’inertie de la part de ces “fonctionnaires-notaires”. Pour passer un acte, il ne faudrait pas être pressé.

Je vous laisse imaginer le bazar.

Ajoutons à cela que les notaires s’auto-surveillent, qu’ils absorbent, sur leurs fonds propres, toutes les escroqueries de certains de leurs petits camarades, ce que l’Etat ne saurait faire lorsque, de la même façon, certains de ses “fonctionnaires-notaires” pèteraient un câble.

Conclusion

Les collectivistes ne sont pas possibles. Ce sont bien eux qui initient l’envie, qui font, de la jalousie et de la haine qu’elle inclut, les moteurs de leur gloire. Ce sont eux, il n’y a pas à en douter, qui favorisent les extrêmes qui prônent la violence.

Nous sommes bien loin du libéralisme, de l’individualisme, bien loin de la main invisible que la liberté favorise, qui régule naturellement l’équilibre social. Pas plus que le chien ne mord s’il n’y est pas contraint ou entrainé, l’homme ne hait s’il n’y est pas contraint ou entrainé.

Les collectivistes sont les spécialistes de l’entrainement à la haine, à laquelle sont finalement acculés ceux qui adhèrent à leur système. Ils sont les spécialistes du “poing invisible”, ce choc qui surprend et détruit, dont la survenance est symptomatique de leur dogme.

Le collectivisme tue, saborde, dresse les hommes les uns contre les autres, alors que, paradoxalement, il a la prétention d’être la panacée de la vie en commun.

Mais, à y bien réfléchir, comment la perte de liberté individuelle, la contrainte du groupe, pourraient-elles se transformer en plaisir de vivre ?

M. Montebourg le sait bien, lui qui se garde de vivre comme il prétend nous faire vivre.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 294 vues

Egalité et équité

Je tiens à revenir sur ce sujet : égalité et équité. Il est la clef de tout, l’explication à l’ambiance actuelle, ici et en bien d’autres endroits du monde.

Commençons par l’économie.

Les auteurs libéraux, tels que Frédéric Bastiat et Von Mises, ont consacré leur vie à démontrer, avec succès, que l’économie est un espace d’interrelations si complexes, si interdépendantes, que nul ne peut les prévoir ou les organiser.

Ils affirment et prouvent que la propriété privée, le capital et la libre concurrence, sont les socles de l’activité économique, que par ailleurs une partie importante de l’économie peut être invisible momentanément, voire contraire en apparence à sa réalité finale.

Nicholas Taleb a été plus loin, faisant de l’imprévisible, de son désordre et de la résistance à l’imprévisible, le socle réel de l’économie.

Evidemment, les économistes planificateurs sont vent debout contre ces théories. Ils prétendent que l’économie ne peut pas se passer d’un contexte social (il doit leur être effectivement accordé que l’économie ne peut pas se passer de règles, d’un code de l’économie que tous respecteront).

Partant de cet absolu, Jacques Sapir met en exergue les “inconnus” des réflexions libérales. Il en déduit que la pensée libérale est dogmatique et non scientifique face à ces “inconnus”, alors que cette dernière assoit justement son raisonnement sur la relativité liée à ces “inconnus”.

Le fossé est profond, mais, in fine, Sapir aboutit à un dogme beaucoup plus dangereux qui est celui de l’infaillibilité du groupe, de l’Etat démocratique qui le représente.

Ce qui l’amène à cette phrase redoutable : ” L’objectif d’égalité reste un principe fondateur alors que l’objectif d’équité est irréductiblement limité par notre impossibilité de lire au présent les effets futurs de nos stratégies et de celles des autres.”

Si l’égalité est un principe fondateur, elle doit être recherchée en tout. Voyons quelques conséquences de cette folie, rattachée en réalité à l’envie et à la jalousie, tout le monde en a conscience.

La beauté.

Personne ne peut contester que la beauté soit inégalement répartie. Ceux qui sont beaux sont les mieux placés pour comprendre à quel point cette répartition inégale est lourde à porter.

Notre société accepte, pour l’instant, la beauté, ses inégalités, elle en fait même un objectif assumé. Ce n’est pas le cas de toutes les sociétés.

Il n’est pas sacrilège de dire que le voile musulman n’a pas d’autre objectif que de dissimiler la beauté et d’instaurer à ce sujet l’égalité des femmes, au prix effectivement de l’iniquité la plus totale. La religion n’est qu’une excuse pour imposer cette égalité, nul n’est dupe.

On peut aussi penser à ces déguisements vestimentaires prisés des “authentiques” qui, se voulant naturels, sont en réalité des handicaps artificiels à la beauté.

On touche du doigt le conflit évoqué par Sapir entre l’égalité et l’équité. L’iniquité de l’égalité saute aux yeux.

Le sport.

La compétition sportive, qui déplace les foules, n’est pas assise sur l’égalité. Je pense à Rolland Garros où, au fil des années, j’ai pu assister à l’incroyable montée en puissance des compétiteurs. Cette montée en puissance est assise sur la division du travail, il faut une multitude d’arbitres et de ramasseurs de balles pour que les champions s’expriment librement et totalement.

Par souci d’égalité, doit-on envisager que le prochain Rolland Garros, en 2015, doive voir s’opposer arbitres et ramasseurs de balles en lieu et place des élitistes champions habituels ?

La santé

Est-il pire espace d’inégalité que la santé ? Doit-on convenir que celui qui est en bonne santé doive se voir inoculer une maladie qui le ramènerait à un rang d’égalité avec celui qui, frappé par le sort ou par sa trop grande consommation de cigarettes, est malade ? La encore il n’est pas besoin d’être un grand philosophe pour comprendre qu’effectivement égalité et équité ne font pas bon ménage.

L’instruction

C’est vainement que l’Education Nationale, à grand renfort de bac donné à tous, essaie de faire croire que l’instruction, ce cheminement éminemment personnel, pourrait être fournie également à tous.

Cette marche forcée vers une égalité impossible a des conséquences que notre société fait mine de ne pas voir. Pourtant elles sont terribles, mais elles sont à la mesure du problème, strictement personnelles.

Les souffrances engendrées par les iniquités liées à ce fantasme égalitaire de l’Education Nationale sont verrouillées, cadenassées, à l’intérieur de la personnalité des victimes. La société peut faire semblant de ne pas les voir.

Alors l’économie ?

Une incroyable propagande a inculqué au plus grand nombre l’idée que non seulement l’égalité en ce domaine pourrait être facilement atteinte, mais que ce devrait être la norme.

La richesse est éradiquée sans vergogne. Bercy et les tribunaux chargés de cette éradication n’ont pas à se soucier de l’équité, leur moteur est l’égalité.

Comme pour la beauté, le sport, la santé, l’instruction, l’idée d’égalité en économie est particulièrement stupide, complètement antiéconomique.

Mais, la jalousie et l’envie sont, ici aussi, des moteurs si puissants que rien ne leur résiste.

Réflexion

L’égalité est un poison distillé par l’envie. Il faut être pervers pour haïr celui à qui le courage, le travail, voire le hasard, ont donné un avantage. Il faut être con pour ne pas percevoir que cet avantage inclut des contraintes lourdes, souvent difficiles à assumer. Il faut être encore plus con pour finir par souhaiter la disparition de l’excellence, de la réussite méritée ou imméritée, disparition qui prive autant le groupe que la personne directement visée.

On ne dira jamais assez combien les zélotes de Bercy et les magistrats qui leur sont inféodés sont des cons, qui, contrairement à leur prétention, n’apportent rien à notre société en y répandant, en toute iniquité, le malheur au nom de l’égalité, alors que leurs moteurs ne sont que l’envie et la jalousie.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 827 vues

Suite de la vidéo : la mort lente

Dès publication cette vidéo a motivé des réactions.

La première :

Bonsoir,

Bien qu’étant de nationalité belge et résident en Belgique, je lis très régulièrement vos différents billets via la plateforme « Objectifeco ».

Aujourd’hui, j’ai trouvé un article dont le titre est « Le cauchemar du contrôle fiscal en France, ou pourquoi certains chefs d’entreprises françaises décident de s’expatrier ».J’ai pensé qu’il pourrait vous intéresser et se trouve à l’adresse URL suivante :

http://www.express.be/business/?action=view&cat=economy&item=le-cauchemar-du-controle-fiscal-en-france-ou-pourquoi-certains-chefs-dentreprises-franaises-decident-de-sexpatrier&language=fr&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=

Bonne lecture et bon courage.

Bien à vous,

La deuxième est la suivante :

Bonjour M Dumas,
 Un témoignage qui devrait vous intéresser, sans pour cela vous étonner, vous qui connaissez par cœur les nuisances de l’administration fiscale.
 Cordialement !
Cela m’a amené à intervenir auprès du rapporteur de la commission : “Exil des forces vives de France”
Bonjour Monsieur Le Rapporteur,
A la suite de la vidéo parue sur mon blog
Un commentaire m’a dirigé vers la commission dont vous êtes le rapporteur à l’Assemblée Nationale, dont le titre est “Exil des forces vives de France”.
Plus précisément, vers l’intervention du PDG de la société GSX et ses malheurs fiscaux.
Je crois qu’il serait bon que vous sachiez que ces malheurs sont une infime partie de ce qui peut arriver à un entrepreneur qui s’imagine que le contentieux, donc la justice, pourra l’aider dans l’enfer où le plonge un contrôle fiscal.
Le contrôle fiscal est une zone de non droit total.
Bien sûr vous ne l’ignorez pas, mais il y a sans doute urgence à l’accepter publiquement, tant aujourd’hui cette situation est mortelle pour notre pays.
Cette acceptation est de votre ressort.
Respectueusement. H. Dumas
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 959 vues

La mort lente (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 818 vues

Suppression de la prescription sur le web : la liberté d’expression assassinée.

Jusqu’au 26 Mai 2014, date du rapport Talabardon, dont vous pouvez prendre connaissance avec le lien suivant  LINK, les choses étaient claires.

L’article 65 de la loi du 29 Juillet 1881, dite loi sur la liberté de la presse s’appliquait aux publications sur le web : “L’action publique et l’action civile résultant des crimes, délits et contraventions prévus par la présente loi se prescriront après trois mois révolus, à compter du jour où ils auront été commis ou du jour du dernier acte d’instruction ou de poursuite s’il en a été fait.”

Sur le web, le premier jour de référence pour établir la prescription de trois mois était celui de la première publication.

La prescription en la matière est d’ordre public, c’est-à-dire que le Tribunal à l’obligation de la rechercher de lui-même, pour le cas où elle ne serait pas évoquée par les parties.

La doctrine était bien établie, que ce soit au niveau de La Cour de Cassation ou de la Cour Européenne, c’était bien le premier jour de diffusion sur le net qui était le point départ du calcul de la prescription.

Tant est si bien que le parlement s’est vu désavoué par le Conseil Constitutionnel qui, le 10 Juin 2004, a censuré un texte de loi qui proposait de supprimer la prescription sur le web en la calculant à partir du retrait d’un article supposé délictueux.

Ainsi donc, jusqu’à ce jour funeste du 26 Mai 2014, date du rapport Talabardon, le web était un espace de liberté d’expression, largement ouvert, où cependant, comme il se doit, les personnes s’estimant lésées ou diffamées par un internaute pouvaient engager une action judiciaire, mais à l’intérieur du délai de trois mois prévu par la loi de 1881 sur la presse.

Le web était stable.

Il est devenu complètement instable, puisque les magistrats sont encouragés par le rapporteur Talabardon à s’affranchir de la doctrine et à traiter les délais de prescription à la tête du client.

Qui est le rapporteur Talabardon ?

Comme tous les rapporteurs de notre inénarrable justice administrative nul ne le sait vraiment. Il ne représente pas l’Etat, il ne fait pas partie de la formation de jugement, il ne représente que lui-même.

A quoi peut bien servir son analyse du dossier ? Les magistrats n’auraient-ils pas, seuls, les compétences voulues ? Est-il une sorte de force intellectuelle supérieure qui serait en mesure de dire le droit et la justice mieux que tout autre ?

Le mystère reste entier. Ce dont on est sûr, c’est qu’il n’est aucunement responsable de ce qu’il raconte, que ses exposés ne peuvent pas faire l’objet de réponse, que personne n’est en mesure de contrer “sa” vision des choses.

Les étrangetés de son rapport :

Pour sourire, parce qu’il le faut bien pour continuer à vivre, avez-vous découvert qui est Monsieur Henri X…, le gérant de la SARL Les Hauts de Cocraud ? Moi, j’ai mon idée, mais je vous laisse chercher.

En premier, vous remarquerez combien le rapporteur se répand sur les “particularités” du dossier, jusqu’à reproduire intégralement les passages considérés comme diffamants par Louis Martino et par le Procureur de La république qui me poursuivent. Il est parfaitement clair que cet exposé n’a aucun rapport avec la question qui est soumise à l’appréciation de la Cour de Cassation. Cette abondance de détail a pour seul but de faire passer le message subliminal suivant “Attention, c’est Bercy qui est en cause”.

Un peu plus loin, page 5, le rapporteur reproduit les définitions des liens hypertextes du Forum des droits de l’internet.

Dans le premier alinéa une nette différence est faite entre un “lien activable” et un “lien automatique”.  Le premier ne s’ouvre que si le lecteur clique dessus, le second s’ouvre automatiquement sans intervention du lecteur.

Le rapporteur ne reprendra pas cette nuance dans son analyse.

On le comprend. Le lien qui demande un clic, met l’acte de publication à la charge de celui qui clique sur ce lien.

Le rapporteur en est parfaitement conscient puisque le dernier paragraphe de son rapport dit ceci : “..si l’on considère que l’hyperlien n’a la valeur que d’une telle note; il faudrait en déduire que le document PDF renfermant les imputations prétendues diffamatoires n’a pas plus été publié le 26 Mai 2010 que le 29 Juin 2011…”

Il est clair que c’est celui qui active le “lien activable” qui publie, et non celui qui se contente de fournir le lien.

C’est donc volontairement que le rapporteur “oublie” dans son analyse le fait que le lien aboutissant aux écrits attaqués était “activable”.

Voilà qui est bien embêtant pour une tête pensante et conseillère d’un tel niveau.

Globalement, le rapporteur fait état de 29 situations ou arrêts qui s’inspirent de la doctrine d’une prescription de trois mois à partir de la première publication.

En contrepartie, il ne fait état que de 4 situations ou arrêts contraires.

Et pourtant, il cite en dernier l’avocat du fisc, faisant bien comprendre une nouvelle fois qu’il ne faudrait pas oublier que l’on est face à des revendications de Bercy.

La Cour de Cassation a tout entendu, elle a compris les dits et les non-dits de ce génie des estrades judiciaires qu’est le rapporteur de la justice administrative et elle a rendu cet avis, dont on n’a pas fini d’entendre parler : “La Cour de Cassation : DIT N’Y AVOIR LIEU A AVIS”

Pour ma part, je salue respectueusement la 17° Chambre, spécialisée dans la diffamation, pour avoir eu le courage et la rigueur professionnelle de demander un avis à la plus haute juridiction concernant le problème de la prescription sur le web, qui impacte directement la liberté d’expression sur ce support.

J’ai été agréablement surpris de constater, en lisant le rapport Talabardon, que même le Procureur de La République s’était associé à ce souci de clarification.

Hélas, la 17° Chambre est abandonnée en rase campagne, désarmée et exposée, par ses chefs de La Cour de Cassation.

Henri X…, n’est donc pas le seul écrabouillé par Bercy….

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
3 511 vues

Jacques Sapir…. toujours.

Voilà un homme avec qui je ne souhaite pas me fâcher. Le voudrais-je, ce ne serait pas possible. Pour se fâcher il faut être deux. Comment imaginer qu’un économiste de ce niveau accepte de discuter avec le rien du tout que je suis ?

Il faut savoir où l’on se place. Je ne suis qu’un tout petit entrepreneur, violenté par le fisc, ruiné par les collectivistes et autres planificateurs, qui essaie de comprendre, à travers la littérature économique, le pourquoi de ses misères.

J’ai commencé par lire ceux qui me donnaient raison,  j’entreprends de lire ceux qui justifient l’action de mes bourreaux. Jacques Sapir en est, je le lis.

Il dit ceci :

“Il est matériellement impossible de calculer ce que l’élévation du niveau de l’éducation fait gagner à une collectivité, même si ce gain ne fait aucun doute. De même, il est très difficile de prévoir ce que les dépenses de santé, dans le domaine de la prévention, peuvent faire gagner à une collectivité. On retrouve ici la question de la commensurabilité à laquelle s’ajoute un problème évident d’externalité. Les gains en richesse induits par la mise à disposition de certains services ne sont pas individualisables. Par contre, les dépenses, elles, sont parfaitement mesurables. Cette asymétrie de mesurabilité conduit à rationner l’offre de ces services alors que l’on est peut-être dans une situation de rendements croissants. Une logique purement monétaire peut donc réduire les gains en richesse en limitant l’offre de services collectifs”.

Alors ça, c’est bien envoyé. En langage ordinaire, ça veut dire que l’Education Nationale et la Sécu : faut pas limiter leurs budgets, vu que leurs rendements sont peut-être croissants et qu’on ne s’en apercevrait pas.

Au préalable, Jacques Sapir a dit, en plus de 200 pages truffées de citations et de références dont la science ne peut donc pas être mise en doute sauf à effectuer un travail de recherche de “romain”, que la concurrence c’est nul et que l’équilibre général économique c’est bidon.

Tout ça pour ça ? Pour caresser dans le sens du poil les fonctionnaires des écoles et des hôpitaux et féliciter ceux qui leur refilent l’oseille sans compter : les politiciens planificateurs. Pour légitimer le pillage de pauvres types comme moi, dont la tonte est nécessaire pour abreuver ces “services logistiques”.

Du bas de ma médiocrité, du fond du trou où lui et les siens m’ont précipité, je me permets de lui faire remarquer que ce qu’il appelle la logistique, c’est-à-dire l’acte non marchand mais indispensable à l’équilibre économique n’est pas une spécificité de l’Etat.

N’importe quelle entreprise, de la plus petite à la plus grosse, à une part de ses ressources captée par la logistique. Si elle gère mal l’équilibre entre le financement de cette logistique et celui de son activité marchande, elle a un cout de revient trop lourd, ses concurrents en profitent, elle perd des marchés, elle fait faillite. C’est aussi simple que ça.

Pour affirmer qu’il est difficile de savoir ce que certains services apportent à un Etat, il a fallu qu’au préalable il réfute l’idée de la concurrence. Or, la concurrence existe bel et bien entre les Etats. Il est tout à fait possible de comparer les résultats de tel Etat par rapport à tel autre.

Alors franchement, écrire plus de 200 pages d’une telle densité en références et arguments, pour en arriver à une si ordinaire conclusion, rabâchée depuis des lustres : “la planification doit être planétaire, sans quoi la cupidité des affairistes vient la contrer scandaleusement. Le libéralisme est une maladie grave qui nuit à la planification bienveillante pour tous”.

Le collectivisme doit être total. Qu’importe s’il est stupide et s’il porte en lui les germes de sa propre destruction, il n’accepte aucune réalité. S’il en acceptait, elle le fracasserait.

Mais voilà, le collectivise à la française n’est ni planétaire ni total. La France est un pays en concurrence avec le reste du monde.

Il ne reste que deux solutions :

– Sortir de ce type de raisonnement stupide et admettre que les fondements de l’économie sont le capital, la propriété privée et la concurrence fille de la liberté.

– Ou s’enfermer dans le concept collectiviste et se replier sur soi, nier l’économie, refuser la concurrence, fermer les frontières, et serrer les fesses pour ceux qui prendront ces décisions en perspective du jour où il leur sera demandé des comptes.

Je soupire en lisant Sapir..

Bien cordialement. H. Dumas

 

 

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 594 vues

L’expert en tableau a-t-il vocation à devenir peintre ?

Les critiques ou les historiens de l’art n’ont pas vocation à devenir artistes. En règle générale, ils ne le revendiquent pas. Ils connaissent la différence entre la création et la consommation d’art, entre l’acteur et le spectateur.

Ils ont évidemment une action sur l’art, mais à la marge. Leurs erreurs sont légendaires, nul n’y prête une grande attention, pas plus les artistes que les amateurs d’art.

Il n’en est pas de même pour les économistes, dont la prétention et l’omniprésence dans l’économie fait des ravages. Si l’on exclut ceux de l’école autrichienne, qui se contentent d’un rôle d’observation et revendiquent une non intervention qui est le fond même de leur pensée, les autres sont terriblement envahissants.

Ils ne doutent de rien. Par exemple, Jacques SAPIR n’hésite pas à écrire ceci : “On a déjà vu des agrégés de lettres devenir banquiers, on n’a jamais vu l’inverse”. Pas mal, non ? Il se lâche ainsi dans un ouvrage où par ailleurs chaque mot est maitrisé, où il étale ses connaissances livresques qui sont faramineuses, accompagnées d’un vocabulaire accessible mais au prix d’un effort pas “facile-facile”.

Il ne lui vient pas un instant à l’esprit que la banque puisse être humainement plus passionnante, plus concrète, qu’ainsi elle puisse envahir toute une vie, pendant que les lettres peuvent rester au niveau du simple plaisir annexe, sauf pour certains à qui l’action fait peur, ce que l’on peut comprendre sans pour autant les mésestimer.

En ce qui concerne ce qu’il appelle la “microéconomie”, c’est-à-dire vous et moi, il fait preuve non seulement d’incompétence totale, mais aussi de la plus grande mauvaise foi.

Par exemple, il met en avant la théorie, parfaitement acceptable, du “joueur en premier” et du “joueur en second”. De façon très convaincante, il démontre que celui qui prend la décision en second est avantagé par rapport à celui qui prend sa décision en premier. Par exemple, l’acheteur qui paie un produit joue en premier sans connaître parfaitement le produit qu’il achète, pendant que le vendeur, qui joue en second, reçoit le prix, donc un billet parfaitement connu de lui, pour une marchandise dont il connaît éventuellement les défauts. Il en conclut qu’il ne peut y avoir transaction sans protection par contrat du joueur en premier, ici l’acheteur. Que donc l’équilibre naturel des transactions n’existe pas sans une organisation sociale protectrice, il pense ainsi légitimer l’intervention de l’Etat législatif dans l’acte économique.

Le décalage de temps d’accès aux informations lui parait un obstacle sérieux à l’équilibre naturel de l’économie, auquel il ne croit pas, c’est le moins que l’on puisse dire.

Puis, soudain, il triche comme un malade. Il décide arbitrairement de la tranche de temps qui l’arrange.

Il prend l’exemple des salariés dans une usine en difficulté à qui l’on demande un effort pécuniaire. Il considère qu’ils sont les joueurs en premier, que le patron qui leur promet un avenir meilleur en échange de cet effort est le joueur en second qui n’est pas engagé, pendant qu’eux en acceptant la diminution de leurs salaires le sont. C’est ainsi qu’il conclut que l’Etat doit intervenir dans le débat et contraindre le patron.

Là est la tricherie, car ce n’est pas à ce moment que le temps s’est engagé entre le patron est les salariés, c’est le jour de la signature du contrat de travail.

Si l’on suit la théorie stupide de M. SAPIR, lorsque le patron a engagé les salariés on peut supposer que l’entreprise se portait bien. Que cela a duré un certain temps. Qu’alors les salariés ont demandé des augmentations. Ce jour là, le patron était le joueur en premier, en acceptant ces augmentations il ignorait si son entreprise continuerait à aller bien, le profit était pour les salariés joueurs en second. Si l’on suit la théorie de M. SAPIR, jamais le patron, joueur en premier ne devrait accepter une augmentation qui risque de le mettre un jour en difficulté.

Donc, c’est nul, ça ne marche pas.

Toujours dans ce même ouvrage, M. SAPIR attaque la théorie de l’équilibre naturel et la compare à une croyance, pendant qu’il prétend que l’économie vue par lui serait une science.

Il confond les mathématiques et la science. Oui, l’économie a besoin des mathématiques pour faire les comptes, pour quantifier ses résultats, mais certainement pas pour exister.

L’économie est avant tout une activité intellectuelle, largement aussi cérébrale que ce qu’il appelle les “lettres”. Pas plus que pour elles il n’est raisonnable de lui imposer la force, la censure, quelque soit l’excuse mise en œuvre dans ce but.

L’économie nait du hasard et du besoin.

Voici un exemple simple. Du niveau de la “microéconomie”.

Les locations meublées d’été se pratiquaient artisanalement par des particuliers, ou industriellement par des professionnels locaux ou nationaux. Tout cela encadré de façon très rigide. Puis est arrivé internet.

Chacun a pu mettre à la location ou prendre en location son ou ses meublés d’été sur des sites spécialisés. Le succès remporté a deux effets, imprévus de M. SAPIR :

– Une nouvelle profession s’est créée en interface entre le loueur et le locataire. Cette profession s’appelle “conciergerie”. Elle fait les états des lieux, le ménage de sortie, et l’accompagnement du locataire en cas de problème dû au logement pendant la durée du séjour. Pendant que loueurs et locataires contractent directement, évitant ainsi des frais intermédiaires.

– Les professionnels locaux ou nationaux de l’ancien système ont du souci à se faire. Leur activité doit-elle être artificiellement soutenue par l’Etat ?

Voilà un coup que les économistes mathématiciens n’ont pas vu venir. Il y en a ainsi des milliers.

En désespoir de cause, conscient que tout cela ne peut pas être appréhendé logiquement, mais planificateur et désireux de voir l’Etat intervenir pour pallier à l’irréalité prétendue par lui de l’équilibre économique naturel, il qualifie cet équilibre naturel de “croyance”.

Ici, il se rapproche de la réalité. Il est vrai que la croyance impacte directement la vie. Croire en l’au-delà détermine une vie différente de la certitude d’une irrémédiable disparition le jour de sa mort.

Effectivement, selon que l’on croit à la nécessité de l’économie ou qu’on la marginalise, la vie est différente. En cela la responsabilité de l’Etat, dans la formation et les informations qu’il donne sur ce sujet à ses ressortissants et tout particulièrement à ses jeunes, est essentielle. Mais c’est là que son rôle s’arrête.

Nous en reparlerons évidemment.

Bien cordialement. Henri Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
7 394 vues

La personnalisation du capital

Les grandes questions, qui animent le monde politique français, sont les suivantes : Qui sont ces capitalistes qui détiennent le capital ? Le méritent-ils ? Pourquoi eux ? Pourquoi pas nous ?

L’adage qui dit : “A question con, réponse con” a tout lieu de s’appliquer ici.

En réalité, qu’importe le fait que le capital soit entre les mains de machin ou de truc, qu’importe qu’ils le préservent, le dépensent, le perdre ou le fassent fructifier.

Le capital est impersonnel, il est la transposition matérielle, la concrétisation, d’une activité économique globale qui, par essence, est initialement une pure projection intellectuelle.

Le lion n’a que faire de l’économie. Il dort, il se reproduit. Quand il a faim, il se lève et dévore la gazelle qu’il peut attraper. Si ses forces déclinent, il échoue et ne tarde pas à mourir de faim. Il n’y a pas de projection intellectuelle dans la vie du lion.

Ramené à son minimum, l’homme pourrait être comparable au lion. Mais alors, sa faible constitution ne lui laisserait pas beaucoup de chance de survie.

C’est pourquoi, les hommes se sont réunis en société, plus ou moins évoluées mais toutes intellectualisées. Cette intellectualisation a donné jour à l’échange, puis, assez rapidement, à la division du travail, qui a elle-même engendré le progrès, jusqu’au point actuel qui déborde les hommes les plus simples. L’ensemble du fonctionnement de ce type d’organisation s’appelle l’économie.

Donc, l’homme est un acteur économique. Cette activité, qui tend à se multiplier à l’infini, a besoin d’un marqueur, c’est le capital.

Plus l’économie est conséquente, efficace, plus le capital est important. En clair, plus l’organisation sociale est efficiente, plus elle génère un capital conséquent.

Ce capital est-il réparti équitablement ? En réalité, en feignant d’analyser les détenteurs du capital, c’est la question que posent, et surtout se posent, nos analystes, champions des questions connes.

Ce n’est pas la première ni la dernière fois que cette question est posée. Indépendamment de son apparente légitimité économique, elle découle simplement de l’envie qui taraude certains et des monstruosités que cette envie peut déclencher.

En fait, cette question présuppose que, si la réponse est non et elle l’est, on soit capable de répartir le capital autrement. Or ce n’est pas le cas.

Ce n’est pas le cas parce que le capital n’est ni le but ni le moyen qui sous-tend l’économie. Il n’en n’est que la conséquence, le marqueur et l’outil.

L’économie vise à satisfaire, par le biais de montages intellectuels plus ou moins équitables aboutissant à des échanges, les besoins vitaux ou superficiels des hommes qui composent une société, voire plus largement des sociétés amies.

Le capital est indissociable de l’acte économique social lui-même indissociable de la division du travail, peut importe qui le possède, puisque celui-là ne le possède pas.

Le capital n’appartient pas à ceux qui croient le posséder.

C’est ce que, en règle générale, ne comprennent ni ceux qui en sont éphémèrement les dépositaires ni ceux qui souffrent de ne pas l’être.

Que ce soit tel homme ou telle famille qui possède un capital conséquent, tel dictateur ou telle structure d’Etat, le capital n’est qu’illusion.

La réalité c’est l’échange pour lequel il a servi de marqueur. L’échange est le fruit d’un montage purement intellectuel aboutissant à diviser les contraintes de la vie. Le capital est l’enfant de l’échange, et non son géniteur comme il peut le laisser croire, et comme certains veulent le croire à tout prix.

Nombreux sont ceux qui souhaiteraient pouvoir posséder le capital sans avoir accompli au préalable le ou les actes réels et concrets qui justifient sa possession.

Ils prennent pour prétexte le fait que certains possèderaient une trop grande part du capital, voire même possèderaient cette part sans aucune raison valable.

Ils ne prennent pas la peine de démontrer la raison qui justifierait qu’eux-mêmes auraient plus de légitimé à posséder le capital.

Tout cela n’est qu’une vision éphémère des situations, sans égard pour le passé, sans imagination pour l’avenir, en gros sans respect du temps qu’ils ramènent à leurs simples et uniques pulsions.

Or, l’économie étant globale, tout particulièrement aujourd’hui où elle est même mondiale, le temps n’est pas le même pour elle et pour un simple individu.

Le capital est en expansion automatique du fait de l’augmentation massive des échanges, sa répartition est liée aux interventions des différents acteurs, mais l’inertie de cette répartition peut donner l’illusion d’inégalité.

Ramené au temps de l’histoire, de la vie des sociétés, le capital est justement réparti entre les sociétés, entre les familles, entre les hommes efficaces ou les Etats performants.

C’est une folie de prétendre répartir arbitrairement, ou par la force, le marqueur de l’économie qu’est le capital. Sans lui l’économie n’a plus de boussole, plus de direction, le crash n’est pas loin. Il serait tout aussi suicidaire de décerner le titre de champion mondial de football indépendamment des résultats sur le terrain.

Quel qu’en soit le détenteur, le capital ne lui appartient pas définitivement, il n’est que le marqueur instantané et éphémère de l’économie. Ce n’est pas parce qu’un mur fait dix mètres, que le décamètre appartient au mur.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
4 473 vues

Economie planifiée et corruption (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 581 vues

L’économie et le simple bon sens

Ma fille, qui va être psychiatre, me dit que ce qui manque le plus aux situations complexes qu’elle rencontre c’est : le simple bon sens.

Je crois que c’est ce qui manque aussi chez nos économistes et politiciens de choc.

Aux questions simples qui se posent, ils ne savent pas quoi répondre.

Par exemple : tout est-il économie ?

Voilà une question qui les embarrasse énormément. Elle leur parait d’une complexité extrême.

En effet, si l’on part du principe qu’aucune activité humaine n’échappe à l’économie, il faut répartir le capital également pour tous. Très grande complication. Car alors, la mission de ceux qui s’intéressent à l’économie est grandement affectée par les sommes que l’on prélève sur eux pour les donner à tous. Le bilan final, bien connu, est la faillite pour tous, l’exact inverse de l’économie en tout.

D’un autre côté, si on limite l’économie à ceux qui s’y intéressent, ils prospèrent, mais les autres, ceux qui sont en dehors du système économique, doivent accepter leur pauvreté. Ce n’est pas si simple d’imaginer des hommes non économiques, penseurs, poètes, artistes, philosophes, fonctionnaires, actifs mais pauvres comme Job.

Ne parlons pas de la question qui tue : l’économie doit-elle être libre ou organisée ?

Là, les réponses sont illimitées, chacun y va de son couplet. Il y a les libéraux, les interventionnistes, les carrément étatistes, etc…

Mais, tous perdent de vue un fait essentiel : la naissance de l’économie. Or, tout commence par la naissance.

De la même façon qu’il n’est pas utile d’imaginer étudier la nature humaine si l’on omet de faire en sorte que la naissance de l’homme soit possible, il est inutile de disserter sur l’économie si l’on ne perçoit pas comment et où elle nait.

Pour imager mon propos, prenons pour hypothèse que des chercheurs trouvent une solution pour que l’homme atteigne, sans difficulté et sans diminution de ses facultés, l’âge de 200 ans. Mais qu’alors, le traitement nécessaire doit être commencé dès l’âge de dix ans et rend les hommes inaptes à la reproduction. Quel gain au terme des deux cents ans ? L’humanité disparaitrait globalement.

La vie humaine sur terre n’est possible qu’à quatre conditions :

– Un spermatozoïde

– Une ovule

– Une matrice pour les neuf mois de création

– Une protection jusqu’à l’âge de la reproduction, environ 15 ans.

Si ces conditions ne sont pas réunies, il n’y a pas de vie humaine. Le simple bon sens, c’est de faire en sorte que ces conditions essentielles, nécessaires à la vie, existent. Toute hypothèse qui marginalise ou oublie ces quatre conditions est stupide.

Pour que l’économie naisse il faut aussi quatre conditions :

– La liberté qui permet la concurrence des idées (le spermatozoïde)

– Le capital qui accueille le fruit de la concurrence (l’ovule)

– La propriété, matrice de la gestation.

– La stabilité pour dépasser l’âge de la fragilité et se placer dans la continuité.

Sans ces conditions, il n’y a pas de naissance économique.

L’économie, comme l’homme, ne peut pas s’affranchir de la mort, elle est donc dépendante de ses naissances régénératrices.

Il est sot et vain de pérorer sur l’économie si le résultat des réflexions amène à une organisation qui néglige les conditions nécessaires à la naissance économique.

L’essentiel n’est donc pas comment gérer l’économie présente, mais comment faire en sorte que des économies naissent.

En ce qui me concerne, ma vie économique a tourné exclusivement autour de la naissance économique. Je n’ai participé qu’à des aventures vierges, engagées seul ou avec des partenaires. La gestion qui suit la naissance d’une action économique ne m’a jamais attiré.

Mes activités économiques m’auraient parfaitement convenu. Mais cela n’était pas convenable pour les autres.

L’administration qui les représente, Bercy, qui pense et régule notre économie, n’est pas à l’aise avec les créateurs. Ne les comprenant pas, elle a peur de ne pas pouvoir les ponctionner à la hauteur de ses ambitions sur ce sujet.

Bercy aime ce qui roule, qu’elle maitrise, dont elle connait sur le bout du doigt les marges, les contraintes, les frais, qu’elle peut calibrer et surveiller de près.

Bercy est une tueuse de bébés économiques, elle les hait.

Or, les économistes patentés sont au service de Bercy ou de son équivalant, puisque, penseurs, ils vivent de la répartition des richesses et non de leur création dont ils sont incapables.

Tout donc concourt à contraindre lourdement la création économique, le bon sens n’a pas sa place dans l’étude de l’économie, ce bon sens qui dirait, si on le lui permettait, que rien ne peut se faire sans faciliter constamment la naissance de l’économie. Que toutes les contraintes, dont il est discuté dans les cénacles politiques et économiques, visant à répartir plus ou moins largement le gâteau, sont stériles et mortifères pour les bébés de l’économie.

L’économie existante peut supporter bien des agressions, y compris celle de la cupidité des envieux ou des fainéants, mais l’économie naissante est fragile, elle ne le peut pas. C’est de cela que va mourir notre société.

C’est de la saignée dont sont victimes les entreprises naissantes que va venir le déclin de notre société. Le constater est du simple bon sens.

Malheur à l’entrepreneur innovant, Bercy ne peut pas l’accepter, Bercy déteste l’imprévu, qui est le moteur de l’économie naissante.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 638 vues

Jusqu’au bout

Autant les nouvelles sur les médias “autorisés” sont lénifiantes, autant celles que l’on peut lire sur les médias parallèles, notamment sur internet, interrogent gravement.

D’un côté, la situation est certes tendue, mais en voie de solution, de l’autre c’est la désespérance, l’approche de l’apocalypse. Je n’ai pas d’apriori, je m’interroge.

Personnellement, je suis plus proche du cataclysme que de l’amélioration. Cette situation personnelle est indépendante de ma volonté. Elle est liée aux disfonctionnements de notre société, elle ne m’est objectivement pas imputable. Je suis une victime directe de la folie fiscale, du principe du bouc émissaire, des abus de droit des politiques en urbanisme, plus globalement de la déraison administrative, de l’interventionnisme radical et inefficace d’un Etat tentaculaire.

Fatalement, j’ai tendance à imaginer que les autres font face aux mêmes problèmes que moi, je penche donc pour la vision catastrophique qui circule sur le net plutôt que pour celle optimiste des médias officiels.

A partir de cet angle de vision

Je constate qu’en vue du mur que j’aperçois, du gouffre que je devine, Hollande et son équipe accélèrent.  Une pluie de complexité nous tombe sur le coin du nez, les lois et décrets s’annoncent en rafale, la liberté, que je chéris, s’éloigne de jour en jour, au point que le mot “libéral” est quasiment devenu une insulte.

Cependant

De légers détails continuent à me faire penser que j’ai raison. Par exemple, les revenus de la drogue, de la prostitution, plus généralement tous les revenus illicites seront, déjà en Italie et bientôt chez nous, compris dans le PIB. Ou encore, toutes les mesures visant à remettre l’entreprise France en marche, quel qu’en soit le cout, ne seront plus prises en compte dans la dette globale, dans le passif.

Inutile de vous dire que j’attends avec impatience la transposition de ces nouvelles règles comptables dans la mise en œuvre des bilans de nos sociétés privées, de nos entreprises. Puis, quand je les imagine, aussitôt je prends conscience que mon banquier sera probablement réticent, avec un bilan monté de la sorte, à financer mon petit business.

J’en conclus que les banquiers de la France vont trainer des pieds, que la vision “faillite” des médias officieux est probablement la bonne, que ce n’est donc pas le bon moment pour accélérer. Les faux bilans qui précèdent la “cavalerie” sont en principe annonciateurs de graves catastrophes.

Peut-on faire différemment ?

Là est toute la question que souhaite poser ce billet.

Chacun est convaincu, qu’il soit de bonne foi ou de mauvaise foi, que sa façon d’agir est la bonne. Lorsque surviennent des difficultés, le réflexe de l’effort que chacun entreprend va dans le sens de la marche qu’il suit.

L’équilibre universel veut que les forces s’opposent, qu’à chaque résistance rencontrée la pression de la force qui est entravée s’accroit.

Ainsi donc, dans un monde où les différences s’expriment naturellement, si l’harmonie, pour une raison ou pour une autre, dysfonctionne et génère des points durs, ceux-ci cristallisent le renforcement des différences. Pour faire simple, disons que lorsque la vie collective devient plus tendue, contrairement à ce qu’il faudrait, ce ne sont pas la remise en question et la discussion qui s’imposent, c’est, au contraire, la radicalité qui guette.

On ne peut pas faire différemment, ce schéma est incontournable.

Conclusion

La multiplication des points durs, que tout le monde constate, nous oblige à imaginer que le siècle qui s’ouvre à nous sera celui de la radicalité. Siècle du mondialisme, il sera celui de la radicalité mondialisée.

Il n’est pas besoin d’être un grand devin pour voir arriver le “conflit des conflits”, la guerre mondiale des radicalités, la vraie.

Les précédentes n’avaient de mondiales que le nom, puisqu’elles ne concernaient globalement que le monde occidental. Là, tous vont s’y mettre.

Evidemment, une telle répartition devrait, en contrepartie, influer sur l’intensité. Les lignes de front étant totales, elles seront plus diluées.

De mon point de vue, nulle contrée ne va échapper aux guerres qui se déclarent, aujourd’hui guerres de pensées, d’attitudes, voire d’habitudes, de privilèges, demain de bombes pour tous.

Des bombes aux coins des rues, ici ou ailleurs. Voilà notre avenir, du moins tel que je le vois se dessiner sous nos yeux.

Le drame est que nous sommes tous impuissants à éviter cet avenir, tous pris dans nos certitudes. Il ne nous reste que le choix de notre certitude, car, évidemment, une pensée s’imposera in fine.

Vous avez le temps pour choisir votre certitude, les plus beaux résistants sont les derniers, ils sont fatalement en meilleur état que les premiers quand il en reste.

Pour moi, le choix est fait, trop tôt sans doute, c’est celui de la liberté individuelle, du libéralisme.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 563 vues

Transfert de misère (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 388 vues

Les escrocs de la souffrance

Complètement dépourvu face à une souffrance chronique qui assaillait l’homme d’avant le 19ième siècle, depuis ses dents jusqu’à toutes les formes de maladies microbiennes, celui-ci a trouvé un palliatif psychologique en s’inventant un monde paisible, sans souffrance, après la mort, dont la définition et l’accès a peu différé pour toutes les sociétés : le paradis.

La religion

La puissance du désir d’éviter la souffrance est telle que ceux qui s’emparent de ce thème en prétendant y être autorisés, d’une façon ou d’une autre, ont un pouvoir certain sur les autres.

En ce qui nous concerne, c’est l’église catholique qui s’y est collée. Probablement de la façon la plus sincère qui soit.

Les choses ont commencé à se gâter lorsque ce pouvoir moral, compassionnel, c’est associé au pouvoir mercantile des hommes de l’Etat.

C’est ainsi que de compromis en compromis, de corruptions en corruptions, cette alliance a abouti à une paralysie structurelle de la société où les tenants du pouvoir avaient organisé la pérennité de ce pouvoir à l’aide de réseaux faits de corporatisme et de charges d’Etat qui les obligeaient tous entre eux, tout en tenant le reste de la population à l’extérieur du système.

A son apogée, ce système a fonctionné. Avec le recul, ses excès tels que l’inquisition nous paraissent inacceptables et à mettre sur le compte de fous sadiques. Il n’en n’est rien, les inquisiteurs n’étaient que les serviteurs zélés d’une philosophie à laquelle ils croyaient dur comme fer, persuadés d’être utiles aux hommes de ce temps là et responsables de leur salut. N’oublions pas que, dans le même registre, Hitler était persuadé que le monde le remercierait un jour de ses assassinats.

Le virage

Ce qui a eu raison, dès le début du 19ième siècle, de cette organisation entièrement tournée vers l’idée de la suppression de la souffrance uniquement après la mort, ce sont, d’une part la division du travail, d’autre part les découvertes sanitaires.

Le 19ième siècle a démontré que la confiance en chaque homme et la liberté entre tous les hommes étaient les seuls vecteurs d’organisation économique assurant richesse et progrès.

Pendant qu’à travers Marx une empoignade avait lieu sur la répartition des richesses créées et sur la propriété des outils de production, la société occidentale avançait. Par ailleurs, les essais grandeur nature des hypothèses de Marx firent long feu. Au milieu du 20ième siècle nul ne doutait que le libéralisme était la bonne solution.

Puis, en Occident, après la deuxième guerre mondiale, les progrès de la médecine ont été tels, que la souffrance physique a été éradiquée pour le plus grand nombre, n’intervenant plus qu’en phase finale de la vie, ou à l’occasion d’accidents minoritaires.

Nous sommes alors passés de la souffrance physique constante éradiquée, à la souffrance morale, souvent sous forme d’envie insatiable, qui s’est invitée dans toutes les vies en remplacement de la souffrance physique.

La souffrance morale et ses haruspices

La souffrance morale, et les vestiges de souffrance physique accablant quelques minorités, ne pouvaient qu’éveiller des vocations.

Pendant que les tenants de l’hypothèse paradisiaque ramaient désespérément pour se maintenir à flot, ils furent débordés par les philosophes de la lutte contre la souffrance morale qui prônait comme remède l’égalité pour tous : les socialistes.

Dans le même temps que le libéralisme enrichissait mécaniquement le monde occidental, il perdait tout crédit sur le front de la souffrance morale, tout particulièrement du fait que les efforts qu’il demandait paraissaient être les vecteurs de cette nouvelle souffrance.

Ainsi, une nouvelle fois, les hommes de l’Etat s’associèrent aux marchands du temple, aux prêtres de la nouvelle religion annoncée par les haruspices : les socialistes.

La situation engendrée

Les socialistes ont la prétention d’abolir les souffrances, tout comme leurs prédécesseurs. Mais, pas au paradis, ici et maintenant, sur terre.

Il y a deux problèmes :

– Ils le croient vraiment, la plupart d’entre eux sincèrement.

– Ils sont très actifs à ce sujet, cette activité leur parait si essentielle qu’elle occulte à leurs yeux tout le reste.

Les conséquences

Il n’est pas d’hommes de l’Etat qui ne soient pas socialistes, qu’ils se qualifient de droite ou de gauche, les plus ultras étant les Lepénistes.

Seule l’action d’abolition des souffrances morales les occupe, au point qu’ils n’en pèsent ni n’en calculent le coût, pas plus qu’ils n’en mettent en question la réalité.

La conséquence à cela est qu’ils s’agitent tant et si bien qu’ils n’aboutissent qu’à un déplacement des souffrances et non à leur éradication.

C’est-à-dire que, prenant à un tel, qu’ils considèrent comme privilégié, pour donner à tel autre qu’ils considèrent comme souffrant, il n’est pas acquis qu’ils suppriment la souffrance de celui qui reçoit, mais il est certain qu’ils la créent chez celui qu’ils dépossèdent.

Cependant, pour eux, la souffrance de celui qu’ils dépossèdent n’existe pas. A tout le moins, elle leur parait quantitativement et qualitativement marginale. Ils n’en font pas cas.

Exemple

Ma profession m’a amené à fréquenter, plus sans doute que je ne l’aurais souhaité, les hommes de l’Etat, du pouvoir, je puis affirmer qu’ils sont majoritairement sincères. Ils croient faire le bien, c’est la gratification de leur engagement colossal en temps et en énergie, ils ne peuvent pas remettre cette idée en question.

Aussi ne se posent-ils jamais la question de savoir combien ce qu’ils entreprennent pour lutter contre la souffrance qu’ils voient, ou qu’ils croient voir, coute en termes de prix ou de souffrances nouvelles ouvertes par leurs actions.

Constater cela, le voir de près, est effrayant.

Conclusion

La souffrance, pas plus que l’économie, ne peut s’accommoder de l’interventionnisme de l’Etat.

Le libéralisme doit prendre en compte cette nouvelle situation et s’attacher à démontrer que lui seul, à travers la prise en charge de chacun par lui-même, peut atténuer, voire éradiquer, ce nouveau type de souffrance : la souffrance morale.

Cela passe par la démonstration pour la souffrance de la théorie de Frédéric Bastiat pour l’économie : “Il y a ce que l’on voit, et il y a ce que l’on ne voit pas“.

Un énorme travail reste à faire pour démontrer ce que chacun de nous pense et constate : l’action des socialistes, par sa sincérité et son aveuglement, est le plus grand danger rencontré par la France du fait des transferts illégitimes de souffrance qu’elle organise.

Elle tue, aussi surement que la guerre, mais de façon invisible telle le pire des virus. Le drame est que, comme l’inquisiteur, le socialiste agit de bonne foi, convaincu de faire le bien.

Aujourd’hui, tous les combats qui tournent autour de qui doit posséder quoi sont stériles. La menace est bien plus profonde, elle est une croyance erronée, mais répandue à tout les niveaux, donc totalement invisible parce qu’occupant la totalité du champ de vision.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 587 vues

La force

La force n’a pas sa place dans une société évoluée.

Je dirais même que l’évolution d’une société se mesure à sa dose d’utilisation, ou plutôt de “non-utilisation”, de la force. Cette évolution, à laquelle tous aspirent, pour laquelle certains prétendent détenir les clefs, a toujours pour point de mire la paix, l’entente entre tous. L’inverse étant la barbarie, que personne bien sûr ne souhaite.

Le problème est qu’en vue de ce but respectable, les opérateurs, souvent autoproclamés, acceptent l’idée de passer par la case force. Ils appliquent à la société ce que plus personne n’a le droit d’appliquer aux petits hommes : “une bonne fessée vaut mieux qu’un long discours”.

En général, ils n’imaginent la paix qu’à partir d’une pensée unique, la leur. Dans leur esprit, toute critique de la solution qu’ils prétendent idéale pour arriver à la paix  est un acte inconsidéré, qu’ils s’autorisent à contrer ou à interdire par la force. Evidement, pour eux, il s’agit là d’utiliser la force pour le bien commun. Dans la réalité, celui qui pense différemment et prend les coups a bien du mal à percevoir l’utilité de l’emploi de la force contre lui, pour son bien.

Cette force, sans laquelle certains pensent qu’il n’y a pas de société possible, n’est pas laissée à la discrétion de chacun, elle est déléguée à l’Etat. Celui-ci en est donc le détenteur, il est censé ne l’utiliser qu’à bon escient.

Cela nous amène à trois schémas possibles.

L’Etat régalien :

Conscient de sa responsabilité, l’Etat engage son intervention à minima. Désireux de limiter l’usage de la force qui lui a été confiée, il définit pour lui un périmètre d’intervention le plus restreint possible.

En un mot, tout ce qui peut être mis en œuvre par des individus privés l’est. Ceux-ci, n’ayant pas la force à leur disposition, se voient donc obligés de négocier et de séduire pour mettre en œuvre les projets qu’ils souhaitent.

Dans cette solution, la force n’est utilisée par l’Etat que pour protéger chaque homme et ses biens, la collectivité et ses biens.

C’est la démocratie libérale. Chacun est responsable de lui-même, de ses échecs et de ses réussites, de son évolution positive ou négative, et les accepte.

Il respecte les autres, leurs biens et la libre disposition de ces biens.

L’Etat et les privilégiés :

Ceux qui, d’une façon ou d’une autre, ont la chance ou l’intelligence d’accéder à une situation privilégiée ont très peur de la perdre, évidemment. Or, les lois naturelles de la concurrence, de la séduction, font que d’autres s’efforcent de leur ravir cette situation enviée de tous.

Ces privilégiés ont une tendance inévitable à vouloir protéger leurs avantages, ils pensent alors que la force est le moyen approprié, le plus sûr et le moins compliqué à mettre en œuvre.

Ne disposant pas eux-mêmes de la force, ils sont obligés de circonvenir les hommes de l’Etat qui eux la possèdent.

Ce sera la dictature. Exemple chinois à gauche, égyptien à droite. Dans les deux cas, la force va être employée à réduire au silence les masses non privilégiées et à faire en sorte que ceux qui ont des privilèges les gardent et les augmentent.

L’Etat et les nécessiteux :

Ceux qui, au contraire, n’ont pas pleinement bénéficié de ce qu’ils espéraient de la vie, qui sont nécessiteux ou tout simplement déçus, qui ne se sentent pas la capacité de conquérir une place meilleure par le libre jeu de la concurrence et de la séduction, ceux-là pensent pouvoir y arriver plus facilement et plus rapidement avec l’aide de la force.

Pas d’autre solution pour eux que de se tourner aussi vers l’Etat, détenteur de la force. Ils sont évidemment plus nombreux que les privilégiés, cela coule de source, c’est le principe même du privilège d’être restreint.

Ce sera la démocratie interventionniste, le socialisme. Les nécessiteux, ou considérés comme tel, vont, profitant de leur nombre, prendre possession de l’Etat. La force de l’Etat va ainsi être employée à réduire le champ d’action des individus privés au profit d’une hypothétique égalité, dont le but ultime est évidement de faire en sorte qu’il n’y ait plus de nécessiteux. Ce type d’organisation, dont l’objectif avoué est d’entraver la liberté et les biens des individus privés au motif qu’ils sont un avantage indu, a pour conséquence inévitable de paralyser petit à petit tout le système collectif qui n’existe que par les efforts et les qualités individuelles cumulés. Les privilégiés sont mis au pas, mais aussitôt remplacés par des apparatchiks qui sont tout autant privilégiés, mais qui n’apportent rien à la société.

Conclusion:

Le débat de société tourne exclusivement autour de la force et de son usage. Tous ceux qui en appellent à l’utilisation de la force, ou de la contrainte, comme moyen de gouvernement, tous seront responsables des dérives inévitables que ce type d’organisation engendre.

La force est le mal absolu de la vie en société.

Bercy est le siège de la force dans notre social-démocratie. Bercy est le siège du mal. Cela ne doit ni nous échapper, ni nous faire peur, tant que Bercy n’a pas mis tous les français en fiches, totalement phagocyté la justice, mis sous ses ordres directs l’armée et la police. Osons affirmer nos opinons, nos idées, tant que cela est encore possible, même si cela parait parfaitement inutile. Le temps viendra où la parole nous sera confisquée, où le débat sera clos, où la force aura triomphé.

A demain à Bercy pour prier, chacun à sa façon, comme le conçoit le pape.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 812 vues

Prime à la médiocrité, handicap à l’ambition.

La France marche sur ces deux jambes : la prime à la médiocrité et l’handicap à l’ambition, comment pourrait-elle ne pas boiter violemment ? Car, la France boite.

Comment ce pays, ses habitants, ses élus, ses responsables, et évidemment tout particulièrement ses irresponsables, peuvent-ils s’enorgueillir d’un tel fonctionnement et prétendre que le monde entier le leur envie ?

Il ne viendrait à l’idée de personne d’employer de telles méthodes ailleurs.

Comment imaginer que l’enfant fugueur et dernier de la classe puisse être gâté et choyé pendant que son frère, toujours premier, sans histoire, serait privé de dessert ?

Il ne viendrait à l’idée d’aucun entraineur d’une équipe de sport d’employer lui aussi un système aussi stupide. Comment imaginer Didier Deschamps sélectionnant les rêveurs, les fatigués de naissance, et repoussant les conquérants, les courageux, les talentueux ?

Dans tous les cas, il s’agirait, peut-être, de “solidarité, d’égalité, de fraternité”, prétendument équitables, mais au prix d’un échec final qui ferait scandale.

Car, nul ne doute qu’au bout d’une organisation de ce type, il ne peut y avoir qu’un échec. Echec d’éducation, échec de coupe du monde de football.

Comment pourrait-il en être autrement pour notre pays dans la compétition qui existe inévitablement entre les nations ?

Les français imaginent-ils sérieusement que l’humanité pourrait n’être que détente, rêverie et plaisir ? Est-ce le luxe de leur ancienne fortune, bâtie pour partie sur le dos du reste du monde, qui leur fait oublier qu’aujourd’hui d’autres sont motivés pour construire la leur sur leur dos ? Sont-ils prêts à être pillés demain, de la même façon qu’ils ont pillé les autres, par la force ?

Je suis parfaitement bien placé pour évoquer cette folie. Je suis en première ligne, dans la tranchée où ils projettent et dépouillent leurs “ambitieux” prétendant faire œuvre de justice, alors qu’ils ne sont que stupides et suicidaires et ne font qu’écrire leur déclin programmé.

L’envie les taraude. Tout à la soif de jouir et, dans le même temps, de piller ceux qui pensent en terme d’avenir, de richesse pour tous, d’ambition, ils maquillent ce pillage, ils le font passer pour un juste châtiment qui toucherait ceux qui ne leur donnent pas bénévolement leur travail pour qu’eux puissent continuer à travailler de façon “intermittente”.  Ils les appellent les “fraudeurs fiscaux” pour les voler sans vergogne, en se donnant, en plus, le beau rôle.

Tout cela est tellement énorme, que ce n’est plus visible. Cette énormité couvre la totalité du champ de vision, à tel point qu’elle en devient naturelle, elle est l’environnement total, unique, donc vrai. Il n’y a pas de place pour une autre vision.

Nous irons au bout du bout

Il n’y a pas de frein. La démocratie, la loi du plus grand nombre, est terrible lorsqu’elle sert la folie, la déraison. C’est un engrenage dont nul ne peut s’extraire. Au contraire, il s’autoalimente.

J’ai le souvenir, dans les années 1960, de tous ces châtelains, encore nombreux dans nos campagnes, qui, avides de raisonnements et avares d’efforts, se trouvèrent dans l’obligation de financer leurs errements. Tous, sans exception, vendirent alors leurs terres, souvent des centaines d’hectares, à leurs métayers, peut-être culs-terreux mais travailleurs et obstinés, pour conserver leur apparat : le château, image de leur statut et écrin de leur désinvolture. Très vite, pendant que le paysan par son travail et son pragmatisme s’enrichissait sur leurs anciennes terres, eux sombraient corps et biens et vendaient à l’encan le château. Aujourd’hui, peut-être font-ils parti de ces envieux qui veulent la peau des fermiers enrichis. Sont-ils devenus des “bobos”, socialisants, ignorants des choses de l’économie qu’ils laissent toujours aux bons soins des paysans, à charge par eux de payer la dîme ?

Que faire :

La violence ? Pourquoi et contre qui ?

Le raisonnement ? Comment et avec qui ?

Il ne parait pas qu’il y ait de solution, le clivage est définitif. Ceux qui ont reçu plus que ce qu’ils auraient dû recevoir ne sont pas prêts à le rendre. Alors que c’est ce qu’ils ont reçu qui manque à tous.

Ceux qui savent gagner ne peuvent plus et ne veulent plus donner.

Aujourd’hui, on tourne en rond, demain en bourriques. Les bourriques chefs sont déjà à l’œuvre prétendant que l’on pourrait sortir de l’Euro, dévaluer, rétablir les droits de douane et éviter l’évasion du capital par la force, autant de solutions dont on sait, depuis plusieurs siècles, qu’elles sont porteuses de drames économiques terribles, d’échec absolu.

Mais c’est cela que les français, tous châtelains du monde dans leurs rêves, souhaitent entendre. Ils vendent, en catastrophe, les usines et les champs, ils vendront demain le château France, à moins que d’autres, tout simplement, les foutent dehors.

Ces pensées s’ajouteront à mes prières devant  Bercy, Jeudi prochain à 18H. Seul, ma salade à la main, je témoignerai pour mes petits enfants. Ce ne sera pas Omaha Beach, ici c’est le début, là bas c’était la fin. Vous pouvez me rejoindre, vous serez aussi seul que moi, puisque que nous n’avons pas le droit de nous regrouper.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
2 737 vues