Le petit Bourquin n’est pas bien malin

Ludwig Von Mises, expliquait, en 1944, que la différence entre une société capitaliste et une société socialiste est exclusivement liée à la place du consommateur.

La société capitaliste possède un repère essentiel, sur lequel elle est bâtie, qui est le prix de vente. Ce repère, entièrement entre les mains du consommateur, destinataire libre du produit final, conditionne l’ensemble de la chaine productive. Prix de revient, marge, créativité, progrès, sont étroitement liés aux décisions du consommateur, en l’absence duquel plus rien n’a de sens, rien n’est possible.

Von Mises affirme qu’une telle société ne peut pas engendrer de bureaucratie, puisque le référant consommateur est un juge de paix qui dicte sa loi à travers les résultats économiques, les bilans incontestables, par lesquels toutes les parties de la société sont tenues, jusqu’aux plus infimes.

La société socialiste, planifiée ou étatisée, n’a pas de référent. L’usager, à la différence du consommateur, n’y est pas en mesure de choisir librement sa consommation.

En l’absence du prix réel de vente conditionné à l’acte libre d’achat, il ne peut pas s’établir de direction pour la production qui se voit engagée exclusivement par les ordres des décideurs administratifs ou politiques, par le fait des princes. La conséquence est l’apparition d’une bureaucratie envahissante chargée d’exécuter les ordres de ces princes.

L’ensemble ne peut pas être soumis à l’idée de résultat économique, puisque la production n’est jamais sanctionnée par le consommateur. L’appareil productif peut calculer son prix de revient, mais c’est inutile dans ce cadre de méconnaissance de la valeur marchande qui, exclusivement dépendante du libre choix des consommateurs, n’a pas sa place dans ce système.

L’absence de sanction par la consommation autorise, sans aucune limite, toutes les dérives, de l’irresponsabilité démotivante à la corruption dévastatrice.

Voilà, tout est clair

Il n’y a rien à rajouter, la France socialiste est réellement socialiste, elle l’était même bien avant que les étiquetés socialistes s’en emparent.

Il n’y a pas d’arrangement possible à cette situation, pas de cohabitation possible entre les deux systèmes. L’un fonctionne, l’autre pas. C’est structurel, c’est indépendant de la valeur des hommes. Rien de plus.

Un exemple simple :

Le port de Sète, entreprise commerciale s’il en est, est tombé entre les mains de La région Languedoc-Roussillon, entreprise politique, dont le frétillant président, le petit Bourquin, a imaginé un plan politique avantageux pour lui à partir de ce port.

Inutile d’essayer d’entrer dans les arcanes de son cerveau pour connaître le fameux plan, il suffit de le voir dépenser l’argent public sans limite dans cette entreprise pour comprendre qu’il a un plan.

Ce qui, par contre, est facile à constater c’est le résultat calamiteux de son entreprise. Son aventure peut être qualifiée de socialiste, pas tant par son appartenance personnelle à ce parti que par le fait que les décisions qu’il a prises l’ont été en fonction de ses ambitions personnelles et non en fonction des besoins des consommateurs de ce port. Elles sont le fait du prince.

Ainsi a-t-il investi lourdement dans le port de commerce sans client et qui le restera, car éloigné des lignes maritimes régulières, sans hinterland et sans espace d’extension possible. Port de commerce par contre très présent dans le vécu de cette ville et porteur de fantasmes immédiatement convertibles en bulletins de vote.

Pendant ce temps, il a parqué de façon honteuse la plaisance dans une darse déshéritée, exposée à toutes les pollutions, sans accès direct à la mer. Alors qu’une forte demande des consommateurs de la dite plaisance se faisait jour pour investir les darses du centre ville. C’eut été à coup sûr un pas de géant vers l’industrie touristique sans laquelle la ville de Sète est en train de dépérir. Mais c’était aussi s’opposer aux pêcheurs et autres professions stratifiées qui ne veulent pas lâcher leur territoire.

Socialiste, donc affranchi des résultats économiques, le petit Bourquin, tout content, a installé tout à l’envers dans ce port. Ceci sans aucun respect pour les consommateurs, sans besoin de retour économique, exclusivement en accord avec quelques dizaines de personnes qui l’entourent et une propagande qui lui rapporte des voix.

Les lecteurs de ce billet sont probablement bien loin de la problématique du port de Sète, je le conçois aisément. Mon propos n’est donc pas ce port.

Très clairement.

Je crois que chacun de nous, soit des milliers de personnes, peut autour de lui dénoncer cette réalité du socialisme qui nous envahit, qui nous étouffe et tue notre économie.

Il suffit de relever toute entreprise qui n’est pas une des compétences régaliennes de l’Etat (police, justice, armée), de l’observer, de la démonter.

Ainsi apparaîtra l’énormité de ces machines qui devraient être au service des consommateurs, n’exister ou ne pas exister que par eux et pour eux  et qui, de façon ahurissantes, ont été transformées en usines socialistes dont les français sont devenus les usagers captifs, payant deux fois les prestations qu’ils reçoivent d’elles, une fois par le prix une fois par l’impôt, sans pouvoir arrêter ces monstres qui n’obéissent pas aux règles de la consommation mais à celles des princes qui nous gouvernent et à leurs obligés à travers une bureaucratie aveugle.

Des plus petites aux plus grosses, vous pouvez les dénoncer sur ce blog. La prise de conscience passe par là, sans quoi ce sera hélas la ruine et la violence qui règleront la situation.

Bien cordialement. H. Dumas

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A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

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