Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Le collectivisme socialiste est un destructeur chronique de société

“L’homo-socialistus” est, dans son essence même, un destructeur de lien social chronique.

Il poursuit l’idée d’une égalité matérielle et morale pour laquelle les seuls moyens immédiatement et directement accessibles sont la confiscation pour ceux qui possèdent et la limitation pour ceux qui vont posséder.

L’égalité morale socialiste

Il s’agirait d’imaginer que la connaissance et son usage, la morale et sa compréhension, le bonheur et son équilibre, la pensée et sa liberté, la justice et ses règles, l’éducation et sa valorisation, sont accessibles à tous et équitablement partageables. Pourquoi pas ? Mais comment le vérifier ? Il y a, en effet, une très grande difficulté à quantifier la morale.

A la limite, la cerner puis la diffuser serait probablement accessible à des hommes parfaits et de bonne volonté. Mais comment être sûr que ceux que l’on souhaiterait voir partager équitablement la dite morale y parviennent, autrement qu’en acceptant leurs déclarations sur le sujet ? Ce qui, chacun le comprend, poserait comme préalable l’éradication du mensonge. A première vue, les spécimens socialistes qui nous sont donnés à voir ne prennent pas le chemin de cette éradication. Le pourraient-ils ?

Faute de repères indiscutables pour quantifier l’égalité morale qu’il prône, le socialiste est amené à imaginer une liaison entre l’égalité matérielle et l’égalité morale.

Il présuppose que le riche est sans morale et que le pauvre est un saint, que donc donner les biens du riche au pauvre pour aboutir à une situation matérielle moyenne égale permettrait, du même coup, l’accès pour tous à la morale, de façon égale.

L’égalité économique socialiste

Fort de son raisonnement attaché à l’égalité morale, le socialiste légitime l’emploi de la force pour déposséder le riche au profit du pauvre, affirmant ainsi s’engager avec courage vers le graal de l’égalité morale.

Dans l’espace économique la vérification matérielle est possible, l’égalité accessible, le résultat n’est pas relatif mais au contraire parfaitement concret. Bercy prétend s’en charger, et Bercy s’en charge avec une grande violence.

Ici, pas de place pour le mensonge, pas d’échappatoire possible, la machine socialiste tourne à plein régime. Enfin… pourrait tourner à plein régime.

Trois types de socialistes

Le sincère. Perle rare. En effet, on présuppose que son empathie pour les pauvres est telle qu’il commence par donner ce qu’il possède, puis, face à l’insuffisance de ses dons, il propose que tout le monde en fasse autant. Une sorte de saint. Cherchez bien vous en connaissez un, ou, du fait de sa rareté, si ce n’est lui vous connaissez peut-être un de ses frères….

Le faux-cul. Très courant. Il ne donne pas ses biens, mais il milite pour que les autres donnent les leurs. Il considère que la limite, au-delà de laquelle il y a lieu de priver les possédants de leurs biens pour les redistribuer, est juste au dessus de sa propre richesse. Il est plus sujet à la jalousie qu’à l’empathie, mais il croit ou fait croire le contraire. Celui-là est la masse à partir de laquelle se propage l’idée socialiste égalitaire. Il est innombrable.

Le dingue de pouvoir. Plus courant qu’il n’y parait, mais limité par les places disponibles. Celui-ci est dangereux. Il s’infiltre partout, en politique évidemment, mais aussi en milieu associatif. Il a deux ambitions, dire la morale de l’égalité et vérifier qu’elle est atteinte. Il est à la fois le prédicateur et le glaive, l’incitateur et le délateur. La plupart du temps, il n’est ni un croyant ni un pratiquant de la pensée socialiste, il la représente par intérêt démocratique personnel. En effet, il se sert du socialiste sincère pour crédibiliser son discours et du socialiste faux-cul comme masse de pression.

L’humanité a-t-elle besoin du socialiste ?

Le socialiste n’en doute pas, il est convaincu que oui. D’autres, dont je fais partie, sont plus réservés.

En ce qui me concerne, je suis plus attaché à la notion de progrès bénéficiant naturellement à tous qu’à l’idée de plafonnement des acquis ou des ambitions pour une répartition égale, prétendue juste, par la force.

Au-delà de toutes les expériences catastrophiques à travers le monde de cette ambition égalitaire des socialistes, le raisonnement me parait suffisant pour s’en défier.

Quelques inconvénients du socialisme

En tout premier, notons l’usage banalisé de la force. Nul ne peut accepter d’être dépossédé de ses biens au profit d’un autre autrement que par la force. Le socialiste est prétentieux de s’imaginer une légitimité à l’emploi qu’il fait de la force. En aucun cas la force ne peut se prétendre légitime, sauf lorsqu’elle se limite à la préservation de sa propre vie.

Ici, nous touchons au premier paradoxe socialiste. Après avoir convaincu ses fidèles qu’ils ont une légitimité à employer la force, le socialiste va devoir affronter ceux qu’il a décidé de déposséder pour réaliser son transfert de richesse idéologique. Ceux qui sont dépossédés par la force vont alors penser qu’ils ont un droit légitime à utiliser eux aussi la force pour conserver leurs biens. La pompe est amorcée, le conflit est là, le lien social a volé en éclat.

En second, notons la négation de la réalité humaine par les socialistes. La nature humaine est faite d’une multitude de personnalités, toutes différentes, toutes réelles. La fiction est d’imaginer que de telles différences pourraient être gommées par une pensée unique imposée. Ce n’est pas le cas. La société ne peut vivre que si elle accepte les différences et évidemment les hiérarchies naturelles qui y sont attachées. Le souhait de nier ces différences et de remplacer les hiérarchies naturelles par des hiérarchies artificielles rend le groupe social explosif, du fait des frustrations induites.

Le socialisme est porteur de nombreux autres inconvénients tels que la perte d’ambition face aux limites des profits, la perte de l’esprit de responsabilité liée à l’absence de hiérarchie naturelle et, surtout, l’introduction à outrance de l’hypocrisie pour naviguer au mieux dans la hiérarchie imposée et affirmer sa soumission non quantifiable à la morale imposée.

Conclusion

Je n’ai pas honte d’affirmer que le socialisme ne m’inspire pas, quand bien même je reste attentif à la souffrance des autres, à leurs faiblesses, intervenant quand je le peux sans tambour ni trompette.

Je pense qu’avec toutes ses tares le socialisme, comme le cirrus qui précède le cumulus orageux, précède les guerres que l’usage qu’il fait à contre- emploi de la force amorce inévitablement.

Pendant que l’organisation libérale, qui ne permet surement pas une société égalitaire, reste la garante d’une société où le lien social peut s’exprimer et équilibrer les pouvoirs faute de gommer les inégalités qui sont universellement attachées à la condition humaine. Ainsi par exemple, le syndicalisme, partenaire incontournable du libéralisme, est ramené dans un système socialiste au rôle de figurant politisé exposé à tous les abus.

La destruction du lien social par le socialisme est sa plus grave tare, elle est rédhibitoire et a des conséquences désastreuses.

Bien cordialement. H. Dumas

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Trou de mémoire

Il y a bien longtemps, disons plus de cinquante ans, ma mémoire s’est probablement adressée à moi. A l’époque, je ne l’ai pas entendue.

Aujourd’hui, je crois comprendre ce qu’elle me disait.

Quelque chose dans ce genre :

” Ecoute mec, je ne suis pas ta chose. Alors tu as deux solutions : ou tu me dresses de force à t’obéir mais saches que je résisterai de toutes mes forces, ou tu me laisses libre et alors je serai pour toi une associée fidèle.

Pour être clair, soit tu me gaves, tu m’étouffes, avec ce que l’humanité a appris depuis des milliers d’années et j’en crève le volume étant illimité, soit tu me laisses libre de choisir dans ce fatras sans compte à rendre, comme je veux et quand je veux, et je mets ma sélection à la disposition de ton intelligence et de ton imagination. Tu vois ce que je veux dire.”

Je n’ai rien vu du tout. Je suis passé à côté du message.

En bon petit bonhomme que j’étais enfant, j’ai tenté de forcer ma mémoire. Pas longtemps, tant sa réaction négative fut violente.

C’est à ce moment que le drame s’est noué.

En panne de mémoire pour indiscipline de celle-ci, j’ai pensé ne pas en être pourvu, ce qui, somme toute, n’entamait pas ma joie de vivre.

Par contre, les observateurs extérieurs, parents, éducateurs, examinateurs et toute la clique ne l’entendaient pas de cette oreille. Celui qui n’apprend pas est indigne de confiance, il n’a pas sa place dans notre société.

Les zéros tels la chasse japonaise fondirent sur ma scolarité, en orthographe d’abord évidement, puis en histoire et en géographie totalement, enfin en mathématiques, en physique, en philosophie, au-delà de l’essentiel qui était si peu. Ma mémoire indisciplinée me mit en échec scolaire.

Plus tard, alors que je me lançais dans la vraie vie, avec évidemment un fort complexe de “cancritude”, ma mémoire se fit discrète.

Je ne pensais plus à elle, j’évitais de la solliciter. Je notais tout, je fus un maniaque du carnet à spirale, un inquiet de la citation, un paniqué de la référence. Un infirme quoi.

En dehors d’une légère mais constante angoisse, cette infirmité n’a pas entravé mes objectifs. J’ai mis mes différents succès d’abord sur le compte du hasard, puis d’une intelligence et d’une imagination normales.

J’ai complètement zappé ma mémoire. Quelle ingratitude !

Je voudrais, par ce billet, m’excuser et réparer cette injustice que je lui ai faite. Je comprendrais parfaitement que vous me disiez : “Mais, Dumas, on s’en fout complètement de ta mémoire et de tes problèmes avec elle”. Notamment, si vous avez, de votre côté, réussi à parfaitement dresser la votre.

Mais, sans vouloir vous obliger, que vous ayez dressé ou laissé libre votre mémoire, vous n’échappez pas aux conséquences de ces deux attitudes, ce qui vaut peut-être la peine qu’on en parle. N’est-il pas ?

Plus de cinquante ans plus tard

Je prends conscience que ma mémoire, que j’avais lâchement abandonnée, ne m’a jamais, elle, abandonné.

Elle a fait un très léger effort sur les choses reconnues par la société comme essentielles. Je dis très léger parce qu’elle ne s’est pas gênée pour en oublier la moitié, voire même transférer le reste avec de grossières erreurs.

Mais, sur ce qu’elle a choisi elle-même de mémoriser, sans m’en parler, ce fut un succès total, dont je ne prends la mesure qu’aujourd’hui.

Evidemment, vu de l’extérieur, son stock est un fatras sans queue ni tête. Mais, ramené à mon service, à ce dont j’ai besoin en fonction de mes capacités personnelles et de mes objectifs de vie, elle a fait fort, très, très, fort. En agissant discrètement, sans me le faire remarquer.

C’est pourquoi

Je m’adresse bien sûr aux plus jeunes, à ceux que l’on est entrain aujourd’hui de culpabiliser parce que leur mémoire n’en fait qu’à sa tête.

Je leur dis : “Evidement ne faites pas comme moi, écoutez votre mémoire, respectez-là, faites lui confiance, même si elle-même n’en fait qu’à sa tête.”

Pensez à Bartabas. Quand il voit, libre dans une immense plaine, un splendide étalon blanc, il imagine immédiatement ce qu’il pourrait en faire et sa beauté somptueuse façonnée en son cirque. Il a raison. Mais, nous sommes là face à deux beautés incompatibles. En choisir une revient à insulter l’autre.

En définitive

Doit-on faire de sa mémoire un outil dressé à obéir, à accumuler ? Doit-on la flatter en lui attribuant alors le terme de “cultivée” ? Est-ce ainsi qu’elle est la plus performante ? C’est possible. Dans tous les cas, la réussite d’une telle configuration et le travail que cela représente doivent-être respectés.

Ou alors, doit-on laisser sa mémoire libre, libre de sélectionner elle-même ce qu’elle considère comme nous étant nécessaire ? Doit-on lui permettre de faire l’impasse sur les conventions, d’être originale, voire provocante ? Doit-on lui faire confiance, la protéger du jugement des autres, ne pas avoir peur de sa sauvagerie, de son indiscipline ?

Le choix est difficile

Il est d’autant plus difficile que l’un ne va pas avec l’autre, c’est donc l’un ou l’autre.

Qui plus est le choix n’est pas réel, le poids des conventions s’impose, le poids de la structure aussi, ne laissant que peu de place à un libre choix.

Lorsque notre mémoire nous questionne, vers quinze ans, peut-on l’entendre ? Bien sur que non.

Plus tard, lorsqu’elle est audible, la question ne se pose plus, les choix ont été faits.

La seule chose qui devrait rester

C’est la tolérance. Le respect des deux usages. Or, objectivement, ce n’est pas vraiment le cas.

Ceux qui ont dressé leur mémoire regardent de haut ceux qui l’ont laissée en liberté, pendant que ces derniers n’hésitent pas à les traiter de singes savants.

Alors que tout deux devraient se respecter et respecter l’usage que chacun fait de ses compétences. Je vous laisse sur ce droit que je prends de rêver.

Bien cordialement. H. Dumas

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Tout n’est pas perdu. Il suffit d’avoir dix huit ans.

Enfin, plus précisément, tout n’est pas perdu pour ceux qui vont ou viennent d’avoir dix huit ans.

Notre bien aimé Code Civil prévoit, en son article 768, la faculté pour un héritier de renoncer à la succession : ” L’héritier peut accepter la succession purement et simplement ou y renoncer.”

L’héritier, s’il veut renoncer à la succession, doit le faire dans les quatre mois à partir du moment où il a hérité.

Dans ce but il doit remplir le formulaire Cerfa n° 14037*02 et le déposer au greffe du Tribunal de Grande Instance.

Cet imprimé doit être accompagné de l’acte de décès du de cujus, de la copie de l’extrait de naissance du déposant et d’un justificatif d’identité de celui-ci.

Les motifs de la renonciation

Ce qu’en disent les experts : “Lorsque le patrimoine du défunt comprend un passif supérieur à l’actif, il est préférable pour les héritiers de renoncer à la succession : les héritiers ne sont pas tenus au paiement des dettes du défunt au-delà de la valeur du patrimoine reçu, leur propre patrimoine est protégé contre un appauvrissement.”

En clair, si vous héritez d’un paquet de dettes plus important que les biens dont vous deviendriez bénéficiaire, vous refusez l’héritage et vous n’êtes pas redevable des dettes.

Votre aïeul ne peut pas vous coller sur le dos son passif, ses dettes de casino, les voitures achetées à crédit à ses maitresses, les crédits de son château, de sa Rolls, de son yacht, les emprunts faits à ses copains etc…

Tout cela tombe sous le sens, est juste, la loi n’est pas si mal faite, personne ne peut vous contraindre à hériter de dettes.

Admettons : vous avez dix huit ans aujourd’hui.

Vous voilà, ce même jour, héritier de 2.000 milliards de dettes officielles, plus celles qui ont été cachées sous le tapis, soit 5.000 milliards dit La Cour des Comptes, qui peut en avoir encore oubliées.

Dans les actifs pas grand-chose :

– Une bande de hauts fonctionnaires dispendieux, fêtards, logés dans des palais décrépis qui sont source de travaux de rénovation constants et couteux.

– Une bande de fonctionnaires ordinaires peu actifs, certains gentils et inoffensifs mais aux performances obsolètes.

– Quelques routes sinistrées, où de toute façon il n’est plus possible de circuler tranquillement.

– Des hôpitaux et une Sécurité Sociale en faillite et inopérants.

– Des chemins de fer usagers, voire dangereux, en faillite aussi.

– Une armée dont le matériel est usé et le personnel démotivé.

– Une justice qui fonctionne en circuit fermé, exclusivement pour elle.

– Une police dont l’avenir est incertain, oscillant entre la dépression ou la “bunkérisation” dans des commissariats assiégés.

– Des parts dans des sociétés à la traine au niveau mondial.

– Une réputation globale de looser, qui rend tout espoir de renverser la situation inimaginable.

– J’allais oublier Bercy : Le fief de notre aliénation, le virus qui nous tue, la chaudière de notre enfer, notre centrale nucléaire en folie, notre Stasi en pire. Bercy qui nous pille, nous tue, nous met en esclavage.

Il est évident que les actifs ne couvrent pas les dettes, loin s’en faut.

Vous avez donc quatre mois à partir de vos dix huit ans, date de votre majorité – date qui vous rend héritier de ce beau pays appelé La France – pour renoncer à la succession.

Je vous y engage fortement. Vous n’avez aucune raison de payer les dettes de vos parents, vu le merdier qu’ils vous laissent en échange.

Vous devez, ne l’oubliez pas, déposer votre imprimé Cerfa 14037 au greffe de votre TGI.

Lisez bien la notice pour remplir l’imprimé. La partie vous concernant ne devrait pas vous poser de problème particulier.

Les renseignements concernant la défunte sont plus délicats. Le dernier domicile de la défunte sera l’Europe.

Pour l’acte de naissance je vous conseille de ne pas remonter top loin. Clovis serait un mauvais choix, trop imprécis géographiquement. La déclaration des Droits de l’Homme parait plus judicieuse à cet effet.

L’acte de décès va vous laisser plusieurs choix. Vous pouvez prendre le dernier budget voté. Un book réalisé à partir de la presse économique sérieuse, papier ou internet. Ou tout autre document certifiant la mort de La France.

Le lieu de décès peut être votre domicile, la disparue prétendait à l’ubiquité.

Une fois votre renoncement à la succession déposé dans les formes, le mieux, dans un premier temps, est d’aller fêter ça. Vous voilà libre, ça se fête.

L’avenir pour vous est au beau fixe.

Inutile de vous rappeler qu’ayant refusé la succession, personne ne pourra vous demander de participer aux dettes passées. Vous serez sans doute nombreux à refuser la succession, en tout cas je vous le souhaite.

Evidemment, vous n’aurez plus accès au capital vermoulu de la défunte, à ses usines à gaz.

Vous vous débrouillerez très bien sans cela, je vous fais confiance.

Mais, de grâce, ne remettez pas le couvert. Le fait d’être exempts de dettes ne doit pas vous ramollir face aux sirènes bancaires, quelque soit la beauté de leurs poitrines ou de leurs queues de poisson. N’oubliez pas que le crédit est l’assassin de l’économie, quand il est réduit à absorber les dettes récurrentes de la mauvaise gestion d’une entreprise, fut-elle un pays.

Bonne chance jeunes gens, vive votre liberté sans nos dettes. Libérez-vous de l’ignoble propagande visant à vous refourguer une situation avariée dont vous n’êtes pas responsables.

Bien cordialement. H. Dumas

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La prise de La Pastille

Il est de plus en plus probable que les pare-brises de nos chères voitures vont s’orner d’une nouvelle pastille.

Nos élus “socialos-écolos”, la larme à l’œil tant le sujet les émeut, étudient l’idée de classer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Classement qui s’affichera sur les parebrises sous la forme de pastilles de toutes les couleurs.

On peut supposer que la pastille de la voiture la moins polluante sera blanche, immaculée, puis viendront les pastilles vertes, puis roses, jaunes pour ceux qui croyaient mériter une pastille blanche mais qui auront chuté au contrôle, rouge pour les graves cochonnes à fumée noire et enfin noire pour les polluantes, rapides et hors de prix, celle que tout bon “socialiste-écologiste” se doit d’avoir rayer sur toute sa longueur au moins une fois dans sa vie, par exemple à l’occasion d’un pèlerinage à une grande messe ou manifestation du parti.

Les discussions masculines lors des barbecues ne tourneront plus autour de la tenue de route, des reprises, du freinage, des accélérations, de la beauté des carrosseries de nos bagnoles, de leur confort, de leur sécurité, mais sur la couleur de leurs pastilles.

Il faut bien avouer qu’il sera très gênant d’exposer une pastille noire. D’autant que ces pastilles ne passeront pas inaperçues.

En effet, aux pastilles seront liés des avantages et des inconvénients. Par exemple, les pastilles blanches pourront prendre les couloirs de bus, pendant que les noires seront interdites de circulation les jours pollués.

Afin que la maréchaussée puisse s’y reconnaître, il faudra bien que les pastilles soient visibles sur les véhicules en mouvement, donc on peut supposer un diamètre d’au moins 10 centimètres.

Les rapports humains vont s’en trouver modifiés. Par exemple, arriver à une soirée avec un canon, homme ou femme, comme passager n’aura plus aucun intérêt. Non seulement il sera à peine visible derrière la pastille, mais il ne sera plus le centre d’intérêt des paparazzis qui n’auront d’objectifs que pour votre pastille.

Kate Moss ne pèsera pas lourd face à une pastille noire. Evidemment, avec une pastille et une robe blanches, elle peut arriver au Meurice en Bolloré, c’est tout bon.

Cependant, malgré la surface généreuse des pastilles, l’erreur “pandoriale” restera possible. Il est probable que nos énarques, face à l’avalanche de procédures que ce problème ne va manquer d’amener, nous obligeront à avoir carrément notre véhicule de la couleur de sa pollution. Blanche pour les “saintes nipollue” et noire pour les grosses cochonnes polluantes à mort et belles comme des déesses, qui coutent la peau du cul.

Le drame social

Tout cela est parfait dans la théorie, mais dans la pratique…

Passons sur l’échelle des nouvelles valeurs sociales ajoutées de nos bolides, qui vont fortement ébranler l’industrie automobile et ses agences de publicité. Tout le monde finira par s’y faire.

Le comble du snobisme sera-t-il de s’afficher avec une voiture blanche roulant à fond à 90 Km/h, consommant 1 litre au cent (d’eau de source), pesant 200 Kg, toute en plastique recyclé, avec des roues de 5 cm de large, profilée comme une épée sur plusieurs mètres pour deux places seulement, où, au contraire, avec une vieille mustang noire, équipée d’un V8 de 6 litres, payant une taxe pharaonique pour pouvoir circuler, mais qu’un jour sur deux ?

Peu importe, les snobs ne sont pas si nombreux.

Ce qui est plus grave c’est que toutes les vieilles voitures seront pastillées noires. Or, ce sont les pauvres qui sont les utilisateurs principaux des vieilles voitures.

Voilà une injustice inacceptable, qu’il faut éradiquer.

C’est pourquoi, nos énarques, jamais à court d’idée, vont probablement instaurer le prix progressif des véhicules. Ceux-ci seront à prix coutant, voire gratuits pour les plus démunis, puis vendus en fonction des revenus pour les plus riches. Un riche privilégié pourrait avoir à payer une Bolloré au prix actuel d’une Rolls. Cette solution parait la plus équitable, sous réserve d’être un “écolo-socialo” convaincu et aussi évidemment un impécunieux.

Les poumons c’est bien, mais il y a aussi le cœur

Et oui, la pollution du cœur, des sentiments, porte gravement atteinte au bonheur. Ne serait-il pas avantageux de connaître à l’avance les risques de pollution sentimentale?

Je suis sûr que bien des hommes ou des femmes confiants, sincères, qui se donnent sans retenue, socialistes quoi, auraient un avantage certain à se méfier des égoïstes, arrivistes infidèles, les riches quoi, qui profitent d’eux sans vergogne, pour les laisser ensuite tomber comme de vieilles chaussettes usagées. Oui mais comment les détecter ?

La pastille, la pastille rien de plus simple.

Chacun aurait une pastille sur le front. Blanche pour commencer, puis selon les couleurs croissantes au fur et à mesure des incartades sentimentales ou sociétales.

Par exemple, Hollande aurait, vu son attitude avec ses femmes, une pastille noire sur le front, ainsi chacun se rappellerait à quoi s’en tenir avec cet homme, il suffirait de regarder son front et sa pastille. Ceci n’est qu’un exemple, pas de panique.

Il y a aussi Strauss-Kahn, pastille noire. Cahuzac, pastille noire.

La liste est longue, aussi bien à gauche qu’à droite.

En même temps qu’elle me fait sourire la pastille me terrorise. Je hais ces manières de délation, je hais les bonnes raisons, quelles qu’elles soient, de montrer les autres du doigt.

Qu’ils soient automobilistes, hommes publics, hommes ordinaires, tout ce qui les livre à la vindicte populaire me parait malsain. Je pense que la délation est le marqueur principal d’une société finissante, agonisante, je suis donc pour la suppression, avant même son avènement, de la pastille signe distinctif d’opprobre, symbole de toutes les lâchetés.

Bien cordialement. H. Dumas

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Ils ont volé mon passé, ils volent maintenant mon futur. Je leur dis “merde”.

Ils ont la conscience tranquille tous ces voleurs, ces petits escrocs de bas étage. Comme les clercs de l’inquisition, les nazillons, les encartés de tout bord, ils pillent lâchement en se dissimulant derrière l’intérêt collectif.

Corrompus jusqu’au trognon, ils avancent hypocrites et cyniques, ils volent, détruisent, le cœur sur la main au nom des pauvres, des déshérités, des clochards qu’ils ont eux-mêmes créés.

Comment regarder cela sans vomir, sans haut-le-cœur à répétition jusqu’à l’étouffement.

Pour eux, pas de changement possible, il faut toujours plus d’avantages et toujours moins de responsabilité, de travail. Ils se cachent derrière le groupe, ils se fondent dans la masse, tels des terroristes ils sabotent la société, cachés derrière les familles, les enfants.

Ils haïssent les individualités, ceux dont l’esprit est libre, ceux dont le courage et l’engagement sont les seules valeurs. De ceux-là ils n’en veulent pas, comment pourraient-ils les supporter sans se remettre en question ? Comment pourraient-ils se remettre en question sans perdre l’estime d’eux-mêmes ? Leur passé est si lourd, leur avenir si insignifiant.

L’idée de résultat, de sanction en l’absence de résultat, leur est étrangère. L’égalité aveugle leur sert d’emblème. Tuer tout ce qui dépasse est pour eux un acte de survie, comment pourraient-ils supporter un autre ordre que celui de la hiérarchie médiocre qu’ils ont mise en place, qu’ils maîtrisent ?

Ils n’ont pas compris que l’homme n’est qu’une passerelle.

Une passerelle entre deux mondes, celui du réel et celui de l’imaginaire. Sans l’homme, ces deux mondes ne peuvent pas communiquer. Sans communication entre ces deux mondes, il ne peut exister ni vie ni progrès.

Ils ne savent pas que celui qui ne sait pas évaluer le réel ou qui ne sait pas maitriser l’imaginaire est un poids mort, un frein à l’humanité, un vivant non-vivant.

Ils ne se doutent pas que cette passerelle entre ces deux mondes est fragile, qu’elle peut prendre l’apparence d’un seul homme, mais aussi d’un groupe d’hommes. Que son effondrement est encore plus terrible lorsqu’il touche sa forme de groupe.

Ils ignorent tout cela, ils vivent en un groupe obtus, cupide, envieux, qui flatte la médiocrité, qui est aveugle au réel et insensible à l’imaginaire. Ils se plaisent dans ce cloaque. Ils s’y épanouissent, heureux de leur régression collective, vissés sur des rochers en carton.

Il y a longtemps que leur propre passerelle et celle de leur groupe se sont effondrées. Ils le savent, évidemment. Mais, ils ne sont ni capables d’en appréhender les conséquences ni capables d’en tirer les conclusions, ils continuent à se vautrer.

Pour se vautrer ils pillent, bientôt ils tueront.

Après m’avoir qualifié de fraudeur fiscal ils m’ont pris, sans raison, sous les acclamations de leurs thuriféraires,  avec l’aide de leurs magistrats factices, tout ce que j’avais gagné en une vie de labeur intègre. D’une intégrité particulièrement difficultueuse, car le bâtiment est le fer de lance de la corruption. De mon passé ils ont fait table rase.

Maintenant ils s’apprêtent à me voler mon avenir. A La Rochelle, où je suis porteur d’un projet nécessaire à la ville pour la projeter dans l’avenir, ils intriguent et légifèrent pour refuser à cette ville son droit à faire se rencontrer son réel et son imaginaire. Ils bombardent la passerelle que je m’efforce d’installer. Ils ne savent même pas pourquoi ils me haïssent, pourquoi ils haïssent mon projet.

Ma liberté leur suffit comme motif, elle ne doit pas être, ils la prennent pour une atteinte à leur dignité. Ils ont raison, le risque serait grand que leur médiocrité apparaisse si je pouvais réaliser mon projet.

Lorsque la passerelle s’effondre l’individu ou le groupe tombent sans limite autre que la mort. Il n’y a rien pour se raccrocher. Ceux qui perdent de vue la réalité ou qui se trompent sur l’imaginaire aboutissent probablement dans cet espace invivable que certains nomment l’enfer.

Personnellement, j’y suis. Poussé par la tempête des jalousies, des rancœurs, des pouvoirs usurpés, des mensonges, de la démagogie, je suis tombé de ma passerelle.

Sur ma passerelle j’étais heureux, je l’ai dit, je l’ai montré, je n’aurais pas dû.

Hélas, au fond du gouffre je vois toujours la réalité et je n’ai aucune peine à voir l’imaginaire qui lui est associé. C’est une grande souffrance, qui ne se partage pas, que chacun vit seul.

Si vous êtes sur la passerelle, cachez vous, cachez la, contentez vous d’en profiter.

Le groupe auquel nous appartenons aujourd’hui a le vertige, il est incapable de vous comprendre, de prendre place à vos côtés. Les rives du réel et celles de l’imaginaire ne lui sont pas accessibles, il patauge dans le marigot de l’aveuglement, de la médiocrité, de la veulerie.

Bien cordialement. H. Dumas

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La grande lassitude

Jeudi 20 Novembre, une procédure engagée par moi contre un refus de récupération de TVA venait à l’audience du Tribunal Administratif de Montpellier.

Vous savez quoi ? J’ai complètement oublié de m’y présenter.

Ce même Jeudi matin j’enregistrais la vidéo “Big Data” avec Emmanuel Bolling.

A la réflexion, cet acte manqué me parait le signe d’une grande lassitude.

La procédure

Je suis entrepreneur depuis 1965. Depuis bientôt cinquante ans, je paie régulièrement ma TVA sur mes encaissements.

À 70 ans, mon stock et ma trésorerie paralysés par la folie fiscale de contrôleurs pervers m’obligent à travailler pour essayer de survivre. Je suis dans la position de l’esclave tentant de s’enfuir en courant avec un boulet scellé à chaque cheville.

C’est ainsi que la semaine précédant cette audience j’ai parcouru, en voiture, 3.000 Kms dans le cadre de mon travail, alors que quinze jours avant j’avais subi une opération bénigne mais qui aurait demandé du repos.

Je ne fais pas du misérabilisme, j’expose la réalité.

C’est dans cette ambiance de travaux forcés que les Services Fiscaux m’ont refusé le remboursement de la TVA sur les dépenses de mon entreprise.

Je dois avouer que ce fut pour moi une surprise.

Il faut noter que la paralysie de mon stock et de ma trésorerie par le fisc ne me permettent pas autre chose que d’assumer les procédures liées et d’imaginer des projets réalisables uniquement dans le cas où ces procédures desserreraient l’étau dans lequel je suis enfermé.

Autant dire que, depuis plusieurs années, cette situation génère des frais sans parvenir à les équilibrer par des recettes.

Le fisc, responsable de cette situation, me refuse la récupération de TVA sur mes dépenses au motif que je n’ai pas de recette, alors que, dans le même temps, il m’oblige à faire toutes les déclarations liées au statut d’entrepreneur qu’il m’impose.

Mon tort fut, pour ne pas importuner tous les mois les agents des impôts, d’attendre que la TVA remboursable soit significative pour en demander le remboursement. J’ai attendu deux ans.

À la suite de ma demande de remboursement, le fisc a exigé la liste de toutes les factures concernées avec pour chacune le nom de l’éditeur, la date, le montant HT et TTC, la TVA. Un travail de plusieurs jours et de plusieurs kilos, que j’ai évidemment fait parvenir aux Services Fiscaux.

Tout cela pour finir par ne pas me rembourser ma TVA, au prétexte que je n’avais pas de recette. Alors même que s’il est prévu que l’assujetti puisse récupérer la TVA c’est bien pour les cas où il n’a pas de recette ou des recettes moindres que ses dépenses.

La réalité

L’Etat, en banqueroute, n’a plus de quoi respecter ses engagements et se conduit comme un petit escroc impécunieux. Il invente une excuse bidon pour ne pas payer ce qu’il doit.

Dans un monde normal, avec une justice normale, la chose serait rapidement réglée et l’Etat mis en demeure d’assumer ses obligations.

Mais nous sommes face à des escrocs organisés en bande, trompés par l’apparence d’une justice qui n’est en fait qu’un membre de la bande.

C’est ainsi que, 24 heures avant l’audience – j’ai pu vérifier cela aujourd’hui sur Sagace le site des Tribunaux Administratifs – le célèbre Rapporteur Public a résumé ses réflexions par le fameux “rejet sur le fond” en guise de motivation explicite

Le jugement défavorable suivra automatiquement, je ne sais quand, j’en ferai appel.

La mascarade.

Je souris à l’idée que mon absence à l’audience ait pu être interprétée de la plus folle des façons par les magistrats du fait que je poursuis l’une de leur Présidente au pénal pour déni de justice.

Alors que, tout bêtement, j’ai oublié la date de l’audience.

Je plaide non coupable pour cet oubli.

J’accuse mon inconscient de ne plus vouloir rencontrer ces magistrats qui, du haut de leur morgue, me regardent comme un sous-homme, une sous-merde, qu’ils pillent, brutalisent, détruisent impunément à l’aide d’arguties, de faux arguments de mauvaise foi, pendant qu’ils prétendent dire la justice et indument exigent de ce fait le respect.

Ma lassitude.

Elle est réelle, probablement partagée par beaucoup. Tant est si bien que le jour n’est sans doute pas bien loin où ces magistrats et tout leur théâtre vont tomber comme le mur de Berlin.

Ce jour là ma place sera intellectuellement plus confortable que la leur.

Bien cordialement. H. Dumas

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Vers la création d’un Ministère des Anciens Combinards

Notre Président est sens dessus dessous, on le comprend, chez ses amis c’est l’hécatombe.

Kader Arif – ou plutôt Kader S’Anfa – quitte ses fonctions de Secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants.

A quelque chose malheur est bon, d’une part la fonction abandonnée par Kader d’autre part le nombre de victimes chez ses amis interpellent notre Président. Au point que, de sources bien informées, on apprend qu’il envisage de remanier le gouvernement et d’introduire un nouveau ministère, le Ministère des Anciens Combinards.

Si je peux me permettre, c’est la première bonne idée que je vois jaillir du cerveau engourdi de notre Président. On peut le dire sans retenue : “voilà une idée qu’elle est bonne”.

Enfin, une organisation étatisée, reconnue, de la combine. Voilà un Ministre qui ne va pas chômer et qui n’aura pas à démissionner à tout bout de champ. Les choses seront claires, et le travail ne va pas manquer.

L’organisation du ministère lui-même

La tâche est si immense qu’un ministère à Paris n’y suffira pas. La décentralisation étant un des moteurs essentiels de la combine, le ministère qui la prend en charge se devra d’avoir des représentations à tous les échelons de la décentralisation.

Il y aura donc des représentations régionales, départementales et communales. On imagine aisément les possibilités de combines inépuisables à l’occasion de la mise en place de ces représentations. Combines lors du choix des implantations, de la construction des bureaux, de leur ameublement et du recrutement des salariés. Rien que de très naturel me direz-vous ? En effet, mais à grande échelle et enfin légalement.

Bien entendu, le ministre en charge de cet immense programme, qui va générer emplois et richesses et amener très légitimement notre pays au premier rang de la combine mondiale, devra avoir les moyens de ses ambitions. Probablement constamment en déplacements, le ministre et ses collaborateurs devront disposer de plusieurs avions, voitures et même peut-être TGV spéciaux. L’urgence de sa mission ne lui permettra pas d’utiliser le matériel déjà existant pour les autres ministères. C’est autant de travail pour Dassault, Porsche, Mercédès et Alstom. Réjouissons-nous.

Police et justice

La combine ne pourra s’épanouir pleinement que si elle est régulée, protégée par la loi. Une police spéciale sera créée pour rechercher ceux qui pourraient vouloir entraver les combines. Le recrutement pourra se faire au sein des forces actuelles de police ou des agents des impôts. La Police des Combines Française (PCF), n’en doutons pas, sera d’excellent niveau.

Mais que pourrait-elle faire sans Tribunaux Spéciaux ? Il sera donc mis en place des Tribunaux des Combines (TC). Ces tribunaux ne seront pas très différents de ceux que nous connaissons actuellement, dans la forme. Dans le fond, ils seront sans doute au départ obligés de fonctionner sur directives, le Code des Combines n’étant qu’oral à ce jour et restant à insérer dans la loi sous sa forme écrite.

Représentation et communication

Comme pour toute activité sociale ou politique, l’intention est illusoire, seules la représentativité et la communication sont essentielles.

Le Ministère des Anciens Combinards doit avoir un hymne, un chant que tous entonneront le jour férié dédié aux anciens combinards, probablement le 30 Février, jour de la Saint Glandu.

Le chant des Courtisans est en cours de création. Yannick Noah s’en occupe avec Goldman, Sardou, Mireille Mathieu et toute la clique. On connait les premières paroles, qui ont fuité :

“Ami entends-tu le bruit doux des bakchichs qu’on empoche

Ami de Bercy racle bien jusqu’au fond de leurs poches

Ami laisse leur : le travail, les soucis et la poisse

Ami soit élu, et après combinons tous les deux sans angoisse”….

La musique n’est pas encore définie, si vous avez une idée en tête n’hésitez pas à en faire part aux responsables :

Cellule brainstorming

Ministère des Anciens Combinards en formation

Elysée – 75000 Paris

L’ami bien placé

Toute la question est là. Chacun doit avoir, dans le cadre d’une combine globale, un ami bien placé. C’est lui le pivot de toute combine efficace.

L’ami bien placé est un élu, évidemment.

Vous pouvez le contacter après son élection, mais c’est plus cher. La meilleure solution est de l’aider dans son élection. Cette deuxième solution comporte le risque d’échouer, d’autant que les combines étant de plus en plus lucratives les candidats sont de plus en plus nombreux et, évidemment, les risques d’échec augmentent avec le nombre.

Cependant, si vous n’êtes pas une multinationale, ne rêvez pas, la combine avec l’élu en place est hors de portée, à moins qu’il soit élu en Creuse ou en Lozère, et encore…

Vous pouvez vous contenter d’un ami fonctionnaire bien placé. Mais attention, en cas de grosse opération vous serez quand même obligé de financer un élu, donc double dépense. Alors qu’en traitant directement avec l’élu, il se charge de la part du fonctionnaire.

Puis, l’élu est structuré, vous pouvez payer la facture en donnant à son parti, alors que le fonctionnaire vous demandera un paiement direct. Paiement qui, jusqu’à ce jour béni, n’était pas déductible (sauf à l’international), mais qui évidemment le sera avec ce nouveau ministère et l’entrée en vigueur du code de la combine.

La bonne prospective

Aucun doute c’est l’écolo. N’allez pas vous investir ailleurs. L’écolo tient les clefs de tout. C’est lui qui fait que votre activité bouche ou débouche le trou de l’ozone.

C’est lui qui vous fait diable ou messie, saint ou sorcier, riche ou brulé en place publique.

Alors, inscrivez-vous au parti écologiste,  ayez une activité bio incluant si possible le vent et le soleil, avouez votre amour immodéré du partage, de la gratuité, affirmez votre zénitude, et vogue la galère, le monde de la combine est à vous.

Vous pouvez même envisager d’être le premier ministre à être nommé à la tête du Ministère des Anciens Combinards naissant. Bonne chance.

Bien cordialement. H. Dumas

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Big Data (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. E. Bolling et H. Dumas

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Merci Alain Lambert

Voilà un notaire, devenu un homme politique, qui s’est hissé jusqu’au poste de Ministre du Budget, dont le billet dernièrement paru sur son blog et relayé par Yahoo mérite attention.

http://www.alain-lambert.org/2014/11/finances-publiques-pour-en-finir-avec-le-mensonge-budgetaire-preelectoral/

Evidemment, à Témoignagefiscal, nous regrettons qu’Alain Lambert n’ait pas été au bout de ses constations. On lui pardonnera, nul n’est parfait.

Pour un élu au passé électoral aussi dense, disons qu’il lui reste une étonnante capacité à entrevoir la réalité, c’est à dire le mensonge tapi derrière la propagande de tous les partis, de tous les élus, derrière cette catastrophique dictature des communicants électoraux que l’on appelle incroyablement la démocratie occidentale.

Ainsi donc, Alain Lambert s’étonne, mais il ne va pas jusqu’à s’insurger, de l’absence de responsabilité des élus face à leurs promesses économiques chiffrées, dont ils connaissent, dès leur publication, la fausseté.

Le mensonge économique comme outil électoral, nous sommes bien placés pour connaître.

Nous ne pouvons que conseiller à M. Lambert, d’une part de rejoindre les auteurs de notre blog “Temoignagefiscal” ainsi il participerait à en relever le niveau de l’émotivité vers la technicité, d’autre part de bien vouloir tirer les conséquences objectives des mensonges électoraux qu’il dénonce.

Car, Alain Lambert, dites-le : “Les contrôles fiscaux sont un sur-impôt d’ajustement à la réalité qui fait suite inexorablement aux mensonges économiques des élus”. Et oui, c’est de cela dont nous mourrons, nous les contribuables.

C’est cela qui justifie notre génocide, notre désignation, elle aussi falsifiée, de “fraudeurs fiscaux” qui permet de nous mettre au banc de la nation, de nous designer comme boucs-émissaires, afin de nous piller, avec la complicité des Tribunaux Administratifs et l’assentiment de la population, pour boucher les trous du mensonge.

Mais aussi, Alain Lambert – vous pardonnerez ma familiarité -, notre blog propose, depuis déjà longtemps, une réponse aux questions éthiques que vous vous posez très légitimement.

Pour sauver la démocratie il n’y a qu’une solution : “Rendre obligatoire, pour toute candidature électorale, le dépôt d’un projet chiffré normalisé, dont l’élu sera responsable et pour lequel tout manquement injustifié ultérieur entrainerait des sanctions.”

Bravo pour votre billet. Rejoignez-nous, nous avons besoin d’hommes tels que vous, pour peu qu’il en existe d’autres, ce qui n’est pas avéré pour le moment.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comment avoir encore confiance ?

L’enfance, puis plus tard l’adolescence, nous prédisposent à la confiance. Il y a bien sûr quelques cyniques qui, dès ces périodes, n’ont déjà plus confiance en rien, sont désabusés. Ils sont une minorité. Leur vie n’est pas facile.

La plus grande majorité des enfants fait confiance aux adultes. La plupart du temps cela s’exprime à travers les parents, en cas d’impossibilité peuvent se substituer d’autres adultes ou simplement des ainés.

En réalité, il s’agit d’une nécessité vitale. Le représentant symbolique de la confiance est peu important, il ne sert qu’à permettre de croire en un idéal d’avenir, donc à une réalité d’être homme, à un axe existentialiste, sans lesquels la vie serait très difficile, voire impossible.

C’est dire que lorsque cette confiance est trahie, s’avère illusoire ou falsifiée, la déconvenue est redoutable, les conséquences incalculables.

D’où l’importance de ne pas se tromper au départ, ni dans l’objet ni dans les représentants des valeurs dans lesquelles on place sa confiance.

Pour ma part, j’avais placé ma confiance dans l’idée qu’il était en tout temps et en tout lieu une intelligence éclairée capable de dire le vrai, le bien, la justice en quelque sorte.

Je pensais qu’il suffisait de trouver cette intelligence. A priori je l’imaginais plutôt en haut du système. J’ai donc été y voir. Quelle ne fut pas ma surprise de ne pas l’y trouver, ou sporadiquement et pas en plus grande quantité qu’en bas du système.

Alors, bêtement, je me suis référé à l’étiquette. Pour le “port salut” chacun sait que “c’est écrit dessus”, j’ai pensé que pour la confiance en la justice, en la vérité, il suffisait de se rendre dans les bâtiments où “c’est écrit dessus”, dans les “Palais de Justice”. Alors là, sachez-le, il s’agit d’une escroquerie.

Le drame tient au fait que pour en avoir conscience il faut au préalable payer des sommes folles en avocats, passer des années dans les prétoires, pour finir par admettre que ce n’est pas là non plus que se trouve cette intelligence supérieure en qui l’on pourrait placer sa confiance. Au contraire, en ces lieux ce n’est que mesquinerie, hypocrisie et, plus prosaïquement, mur des cons à tous les étages.

Bien embarrassé de ne pas rencontrer cet idéal de confiance qui avait animé mon enfance et qui anime toujours ma vie d’homme, j’ai fini par me demander s’il existait. En fait, je me suis posé la question suivante : Existe-t-il quelque part une autorité qui soit en mesure de dire le vrai, le bien, la justice ? Je crains que la réponse soit : Non.

Le problème est de taille. Car si nulle intelligence n’est capable de séparer de l’amalgame de la vie ce qui est juste, vrai, bien, de ce qui est faux, injuste et mal, à qui se référer si l’on aspire à ces idéaux ?

Je me suis donc posé la deuxième question incontournable : Ces idéaux existent-ils ou sont-ils une vue de l’esprit ?

Les choses se compliquent. Il suffit d’ouvrir les yeux pour percevoir qu’il est presque autant d’idées de justice qu’il est de situations et d’hommes. Est-il possible de faire converger ces idées pour n’en retenir qu’une version ? Rien n’est moins sûr.

Et pourtant je reste convaincu que mon idéal existe et vaut la peine d’être poursuivi, quelque soit le prix à payer. Alors là, stupeur.

Je me pose la troisième question : Suis-je un fanatique ? Ai-je une vision personnelle de la justice que je chercherais à imposer à tous, au mépris de la liberté de chacun ? Suis-je un fou de Dumas ? Merde alors, c’est la question qui tue.

Finalement, est-ce uniquement en moi que je dois placer ma confiance ?

Je n’ai pas de réponse précise. Je n’ai pas non plus de réponse définitive. Il est des fois où les événements ont pu me laisser croire que j’avais atteint mon idéal, il est d’autres fois où j’ai été amené à constater qu’indubitablement j’étais dans l’erreur la plus totale.

Ce dont je suis sûr aujourd’hui, c’est qu’il n’est nulle part d’intelligence supérieure capable de dire le juste, le bien, le vrai, en qui l’homme pourrait accorder sa confiance. Nous sommes seuls, terriblement seuls.

Peut-on expliquer cela aux jeunes enfants qui découvrent le monde. En auraient-ils un avantage ou au contraire une immense désespérance ? Je ne sais pas.

Nous arrivons au piège ultime.

Ne doit-on pas tenter quelque chose pour tous ces jeunes qui sont sur le point de mal placer leur confiance ?

Nous y sommes, nous allons de ce pas légitimer la force contre la liberté de conscience, au motif que certaines libertés de conscience serait de l’ordre du mal, de l’injuste. Le cercle est vicieux, il faut en convenir. Ce doit être ça le bordel foutu par Adam.

Plus simplement, disons que le mal écrase ceux qui perdent et que le bien oint ceux qui gagnent, que c’est ainsi que l’homme perdure et qu’en cas d’inversion il disparaîtrait. Que donc le mal, le bien, la justice sont des vues de l’esprit, dont cependant les conséquences dictent l’avenir des hommes.

Sachant que nul ne peut prétendre être le détenteur d’une vérité qui permettrait de trier à tout coup, et pour chaque situation, entre le vrai et la faux, et surtout pas la justice, il ne reste à chacun de nous que le devoir de réfléchir au plus profond de lui pour faire ce tri.

Il semble donc utile, dès le départ, de former les jeunes hommes à cet exercice de réflexion personnelle, d’éviter de leur faire croire qu’ils peuvent faire confiance sur ce sujet en quelqu’un d’autre qu’en eux-mêmes, mais qu’ils devront composer avec les réflexions des autres qui ne seront pas fatalement comparables aux leurs.

Bien cordialement. H. Dumas

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La haine des autres, l’amour total de soi.

Les violences sont notre quotidien, au moins dans la presse ou dans les autres moyens d’information. Elles côtoient les odes à telle ou telle star de la politique, du cinéma, de la culture, de la finance et que sais-je encore, à travers lesquelles on peut sentir que ces dernières s’aiment d’un amour total.

J’ai l’impression que la haine des autres commence lorsque l’on est incapable de s’aimer soi-même, mais que, pareillement, un amour total de soi, inconsidéré, s’accompagne fatalement d’un dédain proportionnel pour les autres.

Il ne serait pas impossible qu’il y ait une synergie entre ces deux postures, la haine des autres et un amour immodéré de soi, que cette synergie provoque une accélération exponentielle qui finirait par tout emporter sur son passage et faire de la violence le seul moyen de communication entre les hommes. Ce serait alors un déchainement de violence total. La guerre généralisée en quelque sorte.

Voilà une question toute conne, qui ne résout et n’explique rien, je vous l’accorde.

D’un autre côté, nos questionnements sur le futur peuvent-ils être complexes ? La complexité ne multiplie-t-elle pas le risque d’erreur ? La complexité n’est-elle pas l’apanage de l’analyse du passé, de l’histoire qui prête facilement à ses héros des intentions sophistiquées qu’ils n’avaient peut-être pas au moment des faits ?

Ces interrogations me font préférer la simplicité lorsque je pense l’avenir de ma vie ou d’un de mes projets, je sais d’expérience que le temps se chargera de compliquer les choses, souvent jusqu’à la confusion.

Je sais aussi que tout est dans l’état d’esprit du départ, que la pensée initiale qui donne le tempo de l’ambiance est déterminante, d’elle dépendra en grande partie le déroulement des faits.

C’est pour cela que la haine et l’amour m’interpellent en temps que moteurs possibles de notre présent et de notre avenir, en temps que tempo d’ambiance de départ.

Nos anciens avaient été élevés dans l’obligation d’aimer son prochain.

Ils ont propagé cette obligation à travers toute la planète. Comme il se doit, ils l’ont abondamment trahie. Au point que cette obligation a fini par nous paraître ridicule.

A bien réfléchir, même si elle a été trahie, même si elle est aujourd’hui largement ridicule, même si elle manque d’humour, même si on la retrouve comme fond de commerce de nombreux escrocs qui la galvaudent sans scrupule, l’idée d’aimer son prochain est peut-être à reconsidérer.

Je veux dire que la connaissance de son inapplicable réalité, de ses décadences, ne doit peut-être pas nous empêcher de chercher de nouveau à l’imposer.

Certes, son défaut principal est d’exposer celui qui la pratique au milieu de non pratiquants, dont il devient alors la proie facile.

Il faut convenir, qu’en première analyse, “œil pour œil” parait plus performant que de “tendre la joue” à celui qui vous a frappé.

Mais, à la réflexion, sauf décapitation, tendre la joue stoppe la querelle et évite l’escalade qui après le premier œil va impliquer l’autre œil, puis le bras, la jambe et finalement tout le corps.

D’un autre côté, il ne faudrait pas bien sûr que celui à qui l’on tend la joue la transforme en terrain de jeu et la sollicite régulièrement sans raison.

Je conviens que tout cela est bien compliqué.

Cependant, je persiste à considérer, malgré ou à cause de tous ces questionnements, que l’affect est un moteur important et que l’amour de son prochain, même s’il est dans l’absolu irréaliste, devrait de nouveau être le moteur imposé à tous.

Analysons la guerre du Moyen Orient qui ne saurait tarder à s’exporter chez nous, en terme d’affect et non en terme cynique d’intérêts économiques primaires.

L’Arabie Saoudite est un pays récent, issu d’une conquête commencée au milieu du 18ème siècle par la famille Al Saoud qui s’est concrétisée définitivement seulement en 1932.

Pensons que les premières découvertes de pétrole ont eu lieu en 1938.

Ne peut-on pas imaginer que cette découverte pétrolière, qui va profondément changer la vie des habitants pauvres et nomades de ce pays, a violemment touché leur affect ?

La chance est rarement considérée comme un pur hasard, c’est trop effrayant, les hommes en imputent, la plupart du temps, la raison à des forces mystérieuses.

Tout comme le gagnant du gros lot du loto tend à remercier le bon Dieu auquel il croit, les saoudiens ont probablement pensé que leur Dieu était le responsable de cet inimaginable coup de bol que fut la découverte des gisements de pétrole et leur volume.

Ils devinrent de ce fait des contempteurs indéfectibles de leur religion. Ce qui les plaçait immanquablement dans une position de faiblesse vis-à-vis de tous les ambitieux qui, prétendant agir au nom de cette religion, leur demandaient une participation financière pour servir leurs ambitions.

C’est peut-être ainsi que l’Arabie Saoudite est devenue le principal trésorier des violences et des exactions de tous les fous, ambitieux et escrocs du moyen orient qui prennent la religion comme excuse à leurs violences.

Si la religion des Saoudiens avait prêché l’amour du prochain, les mêmes stimuli historiques auraient fatalement amené à un résultat complètement différent.

Les saoudiens n’auraient été, en ce cas, ni plus ni moins instrumentalisés du fait de leur fortune, mais leurs strictes obligations religieuses leur auraient interdit toute participation à des actes nuisant à l’amour du prochain.

Il me semble que l’idée, désuète aujourd’hui, d’enseigner l’obligation d’aimer son prochain n’est peut-être pas si farfelue qu’il y parait à première vue, et qu’elle devrait être reconsidérée par l’Education Nationale.

Bien cordialement. H. Dumas

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Une agonie bientôt finie

La France, maillon faible de l’Europe,  va faire les frais de la guerre mondiale des monnaies.

Nous savons tous que la monnaie n’est rien d’autre qu’une convention tacite.

Aujourd’hui, la référence monétaire mondiale est le dollar, avec les avantages que cette situation apporte aux américains. Il est aisé de comprendre qu’ils cherchent par tous les moyens à pérenniser ces avantages. Pour cela ils utilisent, sans trop de délicatesse, les pouvoirs classiques de domination : la force et la créance.

L’Europe, plus puissante et plus riche collectivement que les États-Unis d’Amérique, a mis en œuvre l’Euro qui avait vocation à concurrencer la domination du dollar en tant que monnaie de référence mondiale.

Malheureusement, les pays européens n’ont pas l’homogénéité des USA, loin s’en faut. On peut même dire qu’ils sont un ramassis de nations qui se détestent depuis des millénaires et dont la joie suprême est de se foutre régulièrement sur la gueule. Rien ne laisse supposer qu’un changement pourrait intervenir à se sujet.

La faiblesse de la France

Au début des années 1980, le Président Mitterrand a mis en œuvre la décentralisation, dont le but était de donner le pouvoir décisionnel aux élus en lieu et place de l’administration.

L’intention était louable. Malheureusement, Mitterrand était un politique philosophe, hermétique à l’économie. Alors que le corps administratif qui gérait précédemment la France était étroitement encadré par des textes visant à garantir la maîtrise des dépenses publiques, rien de tel ne fut prévu par Mitterrand pour limiter celles des élus devenus décideurs en ce domaine.

Très rapidement, ces derniers découvrirent la joie et la facilité d’acheter les électeurs â l’aide de l’argent public dont ils disposaient sans contrainte.

C’est ainsi que l’ensemble du pays bascula dans la corruption politique, l’achat des voix avec l’argent public devint un sport national, la corruption politique atteignit rapidement la totalité du personnel politique, toutes tendances et tous niveaux confondus. Ainsi est aujourd’hui la France.

Cette situation ne pouvait pas échapper à l’analyse de nos amis américains.

Une stratégie enfantine.

Face à une France devenue structurellement dépensière, les américains n’ont eu qu’à favoriser l’accès au crédit illimité et pratiquement gratuit.

Nos élus, trop heureux de l’aubaine, ont adhéré sans retenue à ces facilités, ils ont avalé l’appât jusqu’au fond de l’estomac.

Il ne reste plus aux américains qu’à tirer sur la ligne pour remonter la pêche miraculeuse. C’est probablement en 2015 qu’ils vont remonter les taux d’intérêts et exiger les créances. Peu probable que les fourmis allemandes paient à notre place.

L’Euro ne survivra pas à notre défaut, bien joué de la part des américains. Il n’y a rien à leur reprocher, nous sommes intégralement responsables de ce qui arrive.

Une parade facile

Il suffirait de supprimer l’impôt progressif sur le revenu castrateur et son imbécile complice l’impôt sur la fortune, de les remplacer par une taxe fixe, proportionnelle aux revenus, payable par tous dès le premier sou.

Puis, de privatiser tout ce qui n’a pas lieu de dépendre de l’Etat, tels que assurances maladie et retraite, enseignement, SNCF, etc… De supprimer le statut des fonctionnaires et d’instituer un contrat de travail universel.

De diminuer de moitié le nombre d’élus, qui devraient ne pouvoir se présenter au suffrage universel qu’avec des propositions dont le coût, qui engagerait leur responsabilité, serait chiffré.

D’augmenter, momentanément, de quelques points la TVA.

Peu de chose en quelque sorte. Très rapidement, notre beau pays sortirait de l’ornière et reprendrait sa place en tète de la compétition.

Hélas, nul parti, nul homme politique n’envisage de si simples propositions. Tous continuent à nous mentir gaillardement au risque de nous dresser les uns contre les autres jusqu’au point où ils déchaîneront la violence, que nous mettrons ensuite des années à éliminer.

Pourquoi tant de sottise ? Pourquoi tant de lâcheté, tant de mensonges ?

C’est un mystère qui me dépasse. J’ai beau en prendre acte jour après jour, je n’arrive pas à me résoudre à l’inertie, je me dresse bêtement face à ces moulins à vent de la bêtise politique au lieu de prendre logiquement la fuite.

Bien cordialement. H. Dumas

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On les comprend

Une dépêche de Reuters nous informe que, 25 ans plus tard, les dégâts de la Stasi empoisonnent encore la vie de ses victimes en Allemagne de l’Est.

De gros dégueulasses de la Stasi jouissent de confortables situations en tant que fonctionnaires reclassés. La plus grande partie des gens ne se rappelle plus très bien comment fonctionnait leur pays sous le régime de la Stasi, certains même idéalisent l’ancien régime et voudraient le réinstaller.

Les victimes, qui portent dans leur cœur et dans leur tête les stigmates de l’oppression, de la terreur et des injustices aveugles de la Stasi, ne parviennent pas à les oublier. Elles s’étonnent que la Stasi paraisse n’être qu’un horrible cauchemar, dont elles seules auraient fait les frais.

La vie a recommencé, comme avant, la Stasi en moins, les hiérarchies quasiment à l’identique, sans que personne ne paraisse aujourd’hui songer à dédommager les victimes de leur calvaire passé.

Rappelons ce qu’était la Stasi

C’était le bras armé chargé de faire appliquer une idéologie collectiviste qui avait la prétention de régenter politiquement tous les aspects de la vie des individus. Le bonheur était imposé, il passait par la suppression de la propriété privée, de l’économie de marché. Une propagande de tous les instants avait érigé ce système en vérité incontestable, nul n’était habilité à penser autrement.

La Stasi était chargée de contraindre ceux qui donnaient l’impression qu’ils doutaient de cette organisation politique et sociale. Une telle mission, si contraire aux libertés élémentaires de l’homme, ne pouvait s’exercer qu’avec des pouvoirs exorbitants et des moyens de coercition équivalents, le tout accompagné d’une justice complice donnant un semblant de réalité à cette folie.

Evidemment, un tel système ne peut qu’enfanter des abus de droit en série, des crimes intellectuels, des spoliations qui finissent par des crimes crapuleux illimités. Dans ce cas, l’irréel, qui dépasse l’imagination, est que les victimes paraissent subir un châtiment mérité, ce que tout le monde, y compris elles-mêmes, finit par croire ou faire semblant de croire, rendant ainsi leur calvaire particulièrement inhumain et dévastateur.

Inutile de se demander comment une chose pareille peut exister.

Elle existe aussi bien dans notre passé que dans notre présent d’homme, ici ou ailleurs.

Les ingrédients sont toujours les mêmes.

D’un côté, une bonne dose d’envie de la part de ceux qui trouvent que la vie ne leur apporte pas ce qu’ils sont en droit d’exiger.

De l’autre côté, des ambitieux-prétentieux qui se persuadent, et persuadent les autres, qu’ils sont capables de leur apporter richesse, bonheur et justice pour peu que leur soient donnés, ou qu’ils prennent par la force, les pleins pouvoirs.

A partir de là, le coup est parti. L’individu ne compte plus, il doit allégeance à la pensée que l’on affirme commune et indispensable, ensuite l’ambition personnelle de ceux que l’on a mis au pouvoir ou qui l’ont pris à cet effet va faire le reste.

L’enchainement n’a aucune exception. Chaque fois que la liberté individuelle est bafouée, quelque soit le motif, la Stasi ou son équivalant arrive et avec elle la cohorte des abus de droit, des pertes de liberté, de la souffrance des hommes, des individus, sans que jamais ne soit à cette occasion constatée une amélioration générale pour ceux qui pensaient profiter du système. Au contraire, tous finissent par en pâtir gravement.

Impossible de ne pas penser à Bercy.

Effectivement, pour Bercy, les ingrédients sont les mêmes.

En France aujourd’hui, ceux qui quémandent le pouvoir et l’obtiennent ont la prétention d’installer l’égalité, donc le bonheur qu’elle engendrerait.  Mais, ils exigent pour cela des moyens matériels illimités et une place la plus réduite possible pour la liberté individuelle au profit d’une pensée collective que la propagande se charge, à travers les moyens audiovisuels, de répandre largement.

Où la chose diffère, c’est qu’elle a la prétention de ne pas être imposée par la force, de découler d’un souhait collectif qui se serait exprimé par la démocratie.

Ici, le vice est total. Est-il plus intelligent que celui qui a installé abruptement le communisme en Allemagne de l’Est ?

De mon point de vue non. Il n’y a de différence que dans le type de propagande. Celle que nous recevons est adaptée à notre société, à ses paradigmes.

Dans les faits, la situation est exactement la même et surtout les dégâts sont parfaitement identiques.

Les tenants du pouvoir nous mentent. Ils cherchent à nous faire croire que notre société serait exceptionnelle, que les autres seraient dans l’erreur, que nous sommes en avance sur notre temps.

Tout en sanctifiant la liberté individuelle, ils la cantonnent artificiellement dans les activités marginales (culture, religions etc…), sur les problèmes essentiels (politique et économie) ils ne supportent aucune contestation.

Leur bras armé, leur Stasi, c’est Bercy. Bercy est au dessus des lois.

Bercy peut, à tout moment, inventer une histoire vous concernant qui provoquera votre ruine, vous rendant ainsi inoffensif, vous excluant de la société.

La justice dont dépend Bercy n’existe pas. Il s’agit de tribunaux staliniens, qui n’ont de justice que le nom, mais qui n’en ont ni le fonctionnement ni les résultats.

L’ensemble, tout comme la Stasi, parait à ceux qui regardent conforme aux nécessités de la vie en collectivité et indispensable à la bonne marche de la société. Les cris de souffrance des victimes sont inaudibles, chacun pensant que la victime sera toujours l’autre.

Si, par cas, cette oppression disparaissait fortuitement, rien ne changerait. Les acteurs actuels de ces forfaitures “bercyennes”, hormis peut-être un ou deux pour l’exemple, ne seraient pas inquiétés et resteraient à leur place.

La liberté retrouvée pour tous effacerait immédiatement le souvenir des exactions actuelles de Bercy, certains même les regretteraient.

Seuls ceux qui sont actuellement détruits par Bercy se souviendraient, ce souvenir serait pour eux une nouvelle souffrance face à l’indifférence des autres et à la force de l’oubli social.

Bien cordialement. H. Dumas

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Quand les bonnes intentions légitiment la terreur, notamment à Bercy.

Dans son émouvant ouvrage “Des gens très bien” Alexandre Jardin essaie de répondre à la question qui le taraude : “Comment mon grand-père, Jean Jardin, homme brillant, humain, attaché aux siens, a-t-il pu participer à la terreur de la rafle du veld ‘hiv en tant que chef de cabinet de Laval ?”

Je peux rassurer Alexandre Jardin à ce sujet, cela est parfaitement normal, inéluctable.

Le cheminement est le suivant :

-1°- Au départ une bonne intention, ou du moins une intention majoritaire.

-2°- Le pouvoir adhère à cette intention qui n’emporte pas l’adhésion de tous, certains la réfutent.

-3°- Leurs arguments sont suffisamment étayés pour déstabiliser l’intention initiale, donc le pouvoir qui y  a adhéré.

-4°- Les initiateurs ou les contempteurs de l’intention initiale, les hommes du pouvoir, sont amenés à l’imposer par la force.

-5°- De ce fait, irrémédiablement ils vont basculer, tôt ou tard, dans l’installation de la terreur face à la résistance de ceux qui contestent ou doutent de cette bonne intention.

Prenons un exemple simple, favorable à la terreur : la route.

Nombreux sont ceux qui sont séduits par la vitesse. Mais, la vitesse tue en cas d’accident. Des hommes bien intentionnés décident de limiter la vitesse, cette limitation est inévitablement imparfaite, souvent déroutante dans des sites qui permettraient des vitesses supérieures. Se pose alors le problème de détecter ceux qui n’adhèrent pas à cette contrainte. Très rapidement la tâche s’avère impossible. Les cas particuliers se multiplient. In fine, pragmatique, la répression sera donc aveugle. Sans pouvoir tenir compte des cas particuliers, elle va s’abattre sur tous. Il n’est pas un automobiliste qui va trouver grâce auprès des tribunaux. Tous acceptent la terreur, la perte du permis de conduire n’est pas mortelle. Mais, il n’y a plus de justice sur la route, la terreur est définitivement installé avec, évidemment, la bénédiction de ceux qui n’aiment pas la vitesse. Les magistrats sont de simples machines à distribuer les condamnations. La notion de justice a disparu, la terreur fait son office, sa justification est la baisse du nombre des morts sur la route.

Bercy, c’est plus grave, c’est même très grave.

L’intention initiale est que seul l’Etat est à même de gérer la solidarité, considérée comme indispensable au lien social donc à l’existence même d’une société.

Il se trouve que la liberté économique, par ailleurs facteur reconnu de progrès, tend à créer des écarts de fortune importants.

L’Etat se donne donc pour mission de réduire ces écarts par l’impôt et se charge d’une redistribution plus équitable;

Malheureusement, à l’épreuve des faits, son intervention ne convainc que ceux qui reçoivent et guère ceux qui sont obligés de donner. Comme, par ailleurs, les résultats ne sont pas probants, que les prélèvements sont de plus en plus lourds et la redistribution de moins en moins équitable, beaucoup sont dubitatifs, certains n’hésitant pas à contester les prélèvements.

Cette contestation met en péril la globalité du système.

Elle conduit l’Etat à installer la terreur fiscale.

Car, le système répressif ne peut pas être pris en défaut, il en sortirait affaibli, ce n’est pas imaginable.

La terreur s’impose, la justice s’y plie. Il n’est plus de contribuables innocents, tous sont coupables. Il n’est pas de contrôles fiscaux abusifs, tous sont légitimes. Les magistrats sont de simples machines à spolier. Le pillage est généralisé, la terreur paralyse les contribuables, la ruine éradique ceux qui, bêtement ou ne pouvant pas faire autrement, résistent.

La preuve par les faits

L’affaire est d’une grande simplicité. La SARL Les Hauts de Cocraud, dont je suis l’actionnaire majoritaire, a édifié et reste impliquée dans un hôtel, devenu résidence en copropriété, à La Flotte en Ré.

Un contrôle fiscal, dont la preuve est rapportée qu’il a été ordonné de façon abusive par la DNVSF, aboutit à deux invraisemblances:

– Ma société va être la seule non soumise à la TVA, contrairement à la trentaine de propriétaires de l’ensemble qui y sont soumis.

– Le redressement va aboutir à une double imposition de sommes ayant déjà payé l’impôt.

La société redressée n’a pas encore fait de bénéfice. Alors qu’elle existe depuis 20 ans, son bénéfice, c’est-à-dire son stock, va donc lui être volé par le fisc avant même d’avoir pu être réalisé.

La justice signe ce pillage, le dogme de la terreur le lui impose.

L’audience a lieu après-demain, Jeudi 6 Novembre à 10H30 à la CAA de Bordeaux.

Je vous laisse le soin de prendre connaissance des conclusions du rapporteur public, qui seront suivies par La Cour. Vous en apprécierez la synthèse, que l’on peut qualifier de minimale. Vous apprécierez l’élégance de la publication, qui n’est survenue que hier.

1° affaire : la TVA

Rejet Rapporteur (TVA)

 

2° affaire : le redressement

Rejet rapporeur (redressement global)

Me voilà donc définitivement ruiné. Ce billet sera remis à La Cour au titre de mon droit à une note en délibéré.

Alexandre Jardin, n’ayez pas honte de votre Grand-père, il a suivi une route inéluctable, si ordinaire, qui ne demande ni vice ni perversion, juste des certitudes, une perte de vue des individus, une acceptation de la terreur en lieu et place de la justice pour imposer une règle suspecte mais que certains peuvent croire juste…..

Ceux qui vont être ruinés vous saluent bien.

H. Dumas

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Le couloir de la mort économique (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Pouvoirs occultes et pouvoirs légitimes

Il n’est pas de lecture ou de conversation sans que revienne systématiquement l’idée de pouvoirs occultes, de complots, locaux ou planétaires. La plupart du temps, ces pouvoirs occultes supposés sont supérieurs pour celui qui les évoque, ce sont des banquiers, des politiciens et des hommes d’affaires qui sont accusés de tirer les ficelles. Plus rarement, ils sont inférieurs, c’est alors la révolte souterraine imaginée des gueux, des immigrés, des Roms ou autres catégories en dérive de société, voire même des syndicats ouvriers.

Ouvrir une réflexion sur le sujet s’impose.

Pour moi, il n’est que deux pouvoirs, celui de la force et celui de la dette.

Le pouvoir par la force

Tout le monde le connait. Il découle des muscles ou des armes, en un mot de la contrainte physique. Il y a déjà fort longtemps qu’il est prohibé pour l’individu. La norme veut qu’il soit volontairement confié à un gouvernement et équilibré par le droit, lui-même mis en œuvre par la justice. Ce type de pouvoir n’est jamais occulte, son exercice est évidemment visible de tous. Par contre, il peut être illégitime ou excessif. Celui qui l’exerce peut l’avoir pris, justement déjà par la force, sans l’accord du groupe à qui il l’impose.

Personne ne peut échapper au pouvoir de la force, tel qu’il s’exerce dans la société dont il fait partie.

Le pouvoir par la dette

Celui-ci est le plus vicieux. Il s’agit de soumettre l’individu par le biais du pouvoir donné au créancier en vue d’obtenir que son débiteur rembourse ce qu’il lui doit. Ce pouvoir est beaucoup moins visible et totalement relatif. Peu nombreux sont ceux qui exposent leurs dettes. Les dettes ont de multiples facettes. La plus simple est la dette financière.

Les plus compliquées sont les dettes morales ou de société. Que doit-on à nos parents, à nos enfants, à l’Etat, à son pays, à la planète ? Tout et rien, c’est selon ce que l’on croit ou ce que l’on nous impose.

Le créancier moral n’est souvent qu’une abstraction, la dette qui lui est due est encaissée par ses représentants auto-déclarés. Il en est ainsi pour Dieu et pour une grande partie de la solidarité.

Ce pouvoir est en général librement accepté, ce qui ne manque pas de surprendre l’observateur objectif que je suis.

L’un de ces pouvoirs peut-il être occulte ?

C’est peu probable. Pour s’exercer ces pouvoirs demandent un préalable : ils doivent avoir été soit captés soit confiés. Aucune de ces deux conditions ne peut passer inaperçue.

Si le pouvoir par la force est usurpé, tout le monde s’en aperçoit et chacun est libre de résister ou de s’incliner, même dans le cas ultime où la résistance serait synonyme de mort assurée. Si le pouvoir par la force a été confié avec l’accord de la majorité la situation n’est pas différente, son exercice normal n’a pas de raison d’être contesté, mais ses excès éventuels peuvent et doivent être critiqués, faire l’objet d’une légitime résistance, quelles qu’en soient les conséquences.

Quant au pouvoir par la dette, nul n’est obligé d’emprunter ou de se laisser persuader qu’il est débiteur d’une dette morale inexistante. Le préalable universel de la dette est son acceptation par le débiteur. Ou, pour le moins, la conscience de cette dette par lui, même s’il la trouve mensongère et inacceptable.

De tout cela il résulte que le pouvoir ne peut pas objectivement être occulte.

Le pouvoir peut-il être illégitime ?

Là, c’est une évidence, le pouvoir tend inévitablement vers l’excès, et, dès qu’il est excessif, il devient illégitime.

Cela est tout particulièrement vrai lorsque les deux pouvoirs s’associent et c’est malheureusement le cas la plupart du temps. En effet, le pouvoir par la dette cherche le concours du pouvoir par la force et réciproquement.

Mais, tout cela n’est pas occulte et chacun de nous a accepté, en préalable, ce que personnellement je considère comme inacceptable, à savoir de renoncer à son propre pouvoir et de le confier à d’autres. Que ce soit la force en espérant qu’elle s’exercera à son profit, que ce soit la dette en espérant qu’il en tirera profit.

La dérive vers les pouvoirs totalitaires

Donc, l’idée de pouvoir occulte n’est pas acceptable, elle ne sert qu’à nous disculper d’avoir confié le pouvoir à d’autres ou d’avoir eu la lâcheté de les laisser le conquérir sans notre consentement.

Par contre, la survenance de pouvoirs totalitaires est plus insidieuse.

Pour moi, le pouvoir totalitaire découle de l’association des deux pouvoirs de la force et de la dette.

Ainsi, par exemple, les écologistes sont totalitaires. Ils s’efforcent de nous persuader d’une dette par rapport à l’univers et tentent de conquérir le pouvoir de la force pour nous imposer cette dette, qui nous engagerait pour toujours.

De la même façon, lorsque les banquiers nous imposent une dette que nous n’avons pas décidée, contractée à notre insu par nos représentants légaux et qu’ils emploient la force qui est entre les mains de ces derniers pour nous imposer son remboursement, ils sont totalitaires.

Bercy est le type même du pouvoir totalitaire. Bercy se proclame, à grand renfort de propagande, le garant de la solidarité et à ce titre nous impose une dette fictive qu’il recouvre à l’aide de la force que nous avons confiée à l’Etat pour tout autre chose, il le fait au mépris de tous nos droits. Bercy est un tyran qui s’est imposé sans aucun égard pour la population. Lutter contre Bercy est lutter contre le totalitarisme, c’est un devoir pour chacun de nous

Conclusion

Il n’est pas de pouvoir occulte pour un observateur un minimum attentif.

Par contre, la survenance de pouvoirs totalitaires est constante et doit faire l’objet d’une lutte de tous les instants pour les contrer.

Pour cela, il suffit de refuser toute dette qui ne soit pas indispensable ou réelle, qu’elle soit économique ou morale. Puis de ne pas imaginer que la force pourrait s’exercer librement et violemment, sous la seule réserve qu’elle serait utilisée exclusivement à notre avantage personnel, cela est illusoire et malsain.

Dans la plupart des cas nous sommes les responsables directs des excès des pouvoirs collectifs, soit que nous les ayons confiés à tort à des personnes incompétentes ou mal intentionnées, soit que nous ayons négligé de les exercer nous-mêmes.

La grande force du libéralisme est justement de confier la plus petite part possible du pouvoir aux autres, d’en garder pour soi la plus grande partie. Sa faiblesse est que cette façon de faire implique d’assumer la responsabilité de nos actes, ce que très peu d’hommes sont prêts à accepter.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un jugement qui impacte tous les blogueurs français – entre 15 et 20 millions –

Ce billet est à faire tourner, tous les blogueurs doivent en prendre connaissance

Les blogs sont soumis, pour leur contenu, à la loi sur la presse du 29 Juillet 1881. C’est-à-dire que la prescription pour contester un contenu est de trois mois.

Pour la presse écrite les trois mois commencent le jour de la première publication, ensuite toute référence à l’article publié n’est pas considérée comme une nouvelle publication, la prescription reste acquise.

Sur le net, depuis toujours, c’est la date de première publication qui faisait démarrer les trois mois au bout desquels la prescription était acquise.

Après ce délai, les liens d’accès à l’article initial, comme pour une citation en presse écrite, n’étaient pas considérés comme une nouvelle publication, la prescription restait acquise.

Et bien, il n’en n’est plus ainsi.

Un jugement de la 17° Chambre en date du 25 Septembre 2014 décide qu’un lien vers un article ancien vaut nouvelle publication. Il faut dire, pour être précis, que l’action concerne un contrôleur des impôts de Bercy.

En clair, un article qui a plus de trois mois, dont le contenu est prescrit, est sur votre blog : tout le monde peut le voir, pas de problème.

Mais, si vous incluez, sur votre blog, un lien vers cet article cela est considéré comme une nouvelle publication.

En serait-il de même si, sans mettre un lien, vous donniez à vos lecteurs les références pour qu’ils aillent eux-mêmes vers l’article litigieux ?

Ou encore si c’est un autre blogueur qui, sur son blog, mettait un lien vers l’article litigieux ?

Plus fort, ce jugement touche-t-il la presse en ligne ?

On voit bien que les questions que pose ce jugement sont de nature à gravement perturber la sérénité et la liberté d’expression telle que nous la vivons aujourd’hui sur le net, mais aussi l’égalité des blogueurs.

Pour les puristes, les pièces du dossier :

– L’ordonnance de renvoi devant le Tribunal :  LIEN

– Les conclusions lors de l’audience publique de l’Inspecteur Martino : LIEN

– Mes conclusions lors de l’audience publique : LIEN

– Le rapport de La Cour de Cassation saisie du sujet par la 17° Chambre : LIEN

– L’avis de La Cour de Cassation : LIEN

– Le jugement du 25 Septembre 2014 : LIEN

Ce jugement est susceptible d’appel après sa signification, j’en ferai évidemment appel. En attendant la discussion est ouverte.

N’oubliez pas que, majoritairement, les Français se prononcent pour la limitation et la censure sur le net à travers un code, probablement du même tonneau que le code de la sécu, du travail, des impôts etc… un vrai plaisir en somme.

Quel beau pays à qui la liberté fait tellement peur qu’une large majorité souhaite l’esclavage pour tous.

Voir ci-dessous le sondage réalisé par le Point.

Sondage le Point

Bien cordialement. H. Dumas

 

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Quel avenir ? (vidéo)

Bonjour,

Cordialement. H. Dumas E. Bolling

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Vrai argent et fausse monnaie

Les banquiers sont au moins vilipendés, plus souvent copieusement insultés. Qu’ont-ils fait pour mériter un tel déluge de mauvais sentiments à leur égard ?

Ils prêtent de l’argent contre rémunération.

Certains pensent sans doute qu’ils devraient le prêter gratuitement, voire le donner. D’autres qu’ils devraient certes le prêter, mais pour rien ou peu de chose et exclusivement à eux qui sont raisonnables, surtout pas à n’importe qui, c’est-à-dire pas aux autres. Car, ce sont bien sûr les autres qui empruntent inconsidérément, foutant ainsi le bordel.

Bien peu ont conscience que ce sont eux l’emprunteur principal, ou du moins la collectivité dont ils dépendent, laquelle emprunte, en leur nom, pour les inonder de cadeaux démagogiques.

Et pourtant, ne donnent-ils pas systématiquement leurs voix à celui qui leur promet le plus de cadeaux ? A celui qui empruntera encore et encore pour leur faire les cadeaux promis ?

On ne voit pas très bien où est la responsabilité du banquier dans tout ça.

Il n’empêche, le banquier est haï.

En réalité, à travers cette haine, c’est la douleur du remboursement qui s’exprime. Je confirme que rembourser un crédit est très douloureux, particulièrement lorsque l’usage qui a été fait du capital n’a pas apporté les résultats escomptés et, il faut bien le dire, c’est le plus souvent le cas.

C’est pour cela que le préteur est toujours haï, au point que de nombreuses religions ont carrément interdit l’usage du crédit. Banquiers et emprunteurs sont exquis au moment de conclure l’accord de prêt, tout en salamalecs, puis ils s’ignorent au moment du remboursement et deviennent carrément des hyènes se déchirant mutuellement en cas de défaut.

Mais au fait,

Ce banquier, qu’a-t-il à réclamer son argent ? Faisons bref, qu’il nous lâche, la monnaie nous allons la fabriquer nous-même.

Oui mais… la monnaie et l’argent ne sont pas la même chose, contrairement à l’idée répandue volontairement ou involontairement. Enfin, du moins dans le vocabulaire ordinaire, dans l’esprit des gens ordinaires, comme moi.

Pour eux et pour moi, l’argent c’est ce que nous touchons en échange de notre travail, la monnaie c’est la valeur garantie de cet argent. A partir de ces définitions voici les questions que je me pose, que peut-être vous vous posez aussi.

L’argent

Qui peut savoir s’il y en a trop ou pas assez ? On comprend bien sa nécessité, mais qui établit exactement le volume de transactions en cours et, de fait, le montant total d’argent qui est nécessaire pour les couvrir ?

La chose était aisée lorsque l’argent était lui-même un bien tel que l’or, son volume était connu, il fallait faire avec. Ce n’est plus le cas.

Je suppose que quelqu’un fait des calculs ésotériques et sait, ou croit savoir, le volume d’argent dont le monde a besoin à l’instant T, qu’immédiatement des petites mains fabriquent ce qu’il faut ou détruisent ce qu’il ne faut pas. A moins que, plus prosaïquement, tout le monde s’en foute….

La monnaie

Ce serait le truc qui ferait que l’argent a une vraie valeur, qu’une fois qu’on l’a gagné, il est là, solide, indestructible, garant de nos efforts, récompense de notre travail ou de nos prises de risque.

C’est là que tout se complique, puisque la valeur dépend directement du volume.

Les banquiers disent : les garants de la monnaie, donc de la valeur de votre argent, c’est nous. Oui mais, ils font de la fausse monnaie tous les jours en prêtant de l’argent qu’ils n’ont pas, qui n’existe pas, grâce au système qui leur permet de n’avoir en dépôt que 10% des sommes qu’ils prêtent. Et je ne parle pas des titrisations que, par dessus le marché, ils revendent. Leur cupidité est insatiable.

Les Etats disent : les garants de la monnaie ce ne peut-être que nous, pour la bonne et unique raison que nous sommes au dessus de tout soupçon, puisque nous sommes l’Etat. Et puis, nous c’est vous. Oui mais, ils n’arrêtent pas d’imprimer, ici ou ailleurs, de faux billets pour rembourser les crédits qu’ils ne peuvent pas assumer.

En réalité, notre argent n’est pas garanti, son volume n’est pas maîtrisé, la monnaie c’est du pipeau. Voilà un constat bien inquiétant.

Qu’importe qu’un Etat plante ses banquiers ou fasse de la fausse monnaie, le résultat est le même, notre argent n’est plus garanti.

Qu’importe qu’un banquier soit aimé ou haï, si ses clients, vous ou d’autres, ne remboursent pas leurs crédits, il fait faillite et notre argent n’est plus garanti.

Finalement, la seule solution pour garantir la valeur de l’argent serait primaire, ce serait l’interdiction du crédit. Pas besoin d’être grand clerc pour voir tout de suite le sacré bond en arrière que cela produirait. Donc, ce n’est pas possible.

Il est préférable d’admettre que l’argent, qui nous sert de mesure économique, est instable et ne peut pas servir de garantie sur le long terme.

Quant à savoir si ce sont les banquiers ou les Etats qui sont les mieux placés pour essayer de fixer la valeur de l’argent, d’avoir une monnaie stable, un volume maîtrisé, je penche quand même pour les banquiers.

Qu’au moins leur cupidité serve à quelque chose en les amenant à prendre les mesures nécessaires pour que leur argent, donc aussi le nôtre, ne se volatilise pas en fausse monnaie. Evidemment, pour cela, il ne faut pas que les Etats les entrainent à la faillite en ne leur remboursant pas, avec notre accord, les emprunts qu’ils ont faits en notre nom sans nous le dire vraiment.

Je n’irai pas jusqu’à vous conseiller d’aimer vos banquiers, mais prenez garde à ce qu’une haine irraisonnée ne vous entraine dans une situation pire que celle que nous vivons.

Bien cordialement. H. Dumas

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Hollande : lâche ou complice

Imaginez que votre voisin possède une très jolie maison, un genre de château, mais qu’hélas il soit un client invétéré des casinos, un joueur. Un de ces personnages qui croient la fortune accessible sur un simple jet de dés, au point d’y sacrifier tout leur temps et tout leur argent.

Vous verrez ce voisin dans un premier temps engloutir dans son fantasme tout ses gains, puis ceux de sa famille et ceux de ses amis les plus confiants.

Or, il se trouve qu’un autre de vos voisins est riche, très riche.

L’apprenant, votre voisin joueur le sollicite.  Et là, surprise, alors que tout le monde sait ce dernier déjà ruiné, connaît son vice, que donc le voisin riche ne peut pas l’ignorer, celui-ci lui prête tout ce qu’il lui demande, largement, sans poser de question et sans intérêt.

Ainsi, pris dans sa folie, votre voisin joueur peut jouer tout son soûl grâce aux largesses du voisin riche. Il s’en félicite et en profite au maximum.

Évidement le voisin riche attend son heure.

Un jour, brusquement,  non seulement il ne prête plus au voisin joueur, mais il exige le remboursement immédiat de ses prêts.

Nous sommes à la fin de l’histoire.

Ne pouvant le rembourser, le voisin joueur va perdre sa splendide maison qui va tomber dans l’escarcelle du voisin riche. Tout le monde convient que le voisin joueur est le seul responsable de sa situation, de son malheur. Le voisin riche n’a fait que profiter de sa bêtise.

Ceci est l’histoire de la France que tout français, même le plus borné, peut parfaitement comprendre.

Ceux des français qui pensent que l’argent tombe du ciel ou sur un jet de dés ont pris le pouvoir, ont joué et jouent encore, mais les signes de la fin de la partie s’accumulent.

À ce jour, pour pouvoir jouer, ils ont tondu depuis longtemps, à l’aide de la tondeuse Bercy, leur famille et leurs amis. Puis ils ont volé des passants innocents à l’aide des contrôles fiscaux.

Ayant tout englouti dans leur folie dépensière, dans leur addiction aux jeux qu’ils appellent : solidarité, écologie, égalité positive, etc… Ils puisent depuis longtemps déjà dans les largesses des voisins riches.

Comme il se doit, ceux-ci s’en réjouissent, facilitent la chose, ils se verraient bien investir la maison France, ce qui, effectivement, ne saurait tarder.

Vous ne pourrez pas me faire croire qu’un seul français n’aurait pas compris la situation, elle est bien trop simple pour ça.

Alors, comment est-il possible, qu’en toute lucidité, ils aient englouti dans leur folie leur propre argent, celui de leurs proches, puis celui de tous leurs malheureux congénères ? Comment est-il possible qu’ils n’hésitent pas à puiser aujourd’hui, sans discernement, sans limite, dans les facilités que leur accordent ceux qui s’apprêtent à les tondre ?

Il n’y a que deux explications possibles, soit ils pensent ne jamais rembourser les dettes qu’ils accumulent, soit ils croient aux jeux qui les dévorent.

Or, ni l’un ni l’autre ne sont possibles.

Ne pas rembourser la dette est une illusion. Que ce soit par paiement direct ou par l’astuce de la fausse monnaie (dévaluation), il faudra rembourser la dette.

Quant à l’idée de gagner aux jeux abstraits engagés (solidarité, écologie, égalité positive etc…), elle est aussi improbable que de penser gagner au casino, donc totalement irréaliste.

Les français, dépendant de leur propre folie, sont collectivement entièrement responsables de leur situation, c’est un fait.

Nous sommes à la veille de l’effondrement, de la dévalorisation totale de ce pays qui va tomber entre les mains de ses créanciers ou faire défaut et se replier sur sa misère.

Hollande est-il un lâche motivé exclusivement par son statut et qui ne poursuit qu’un but : être réélu pour le garder quelques soient les mensonges à proférer ? Ou, est-il parfaitement lucide et complice des prêteurs qui attendent sur le pas de la porte pour récolter les fruits de leurs manœuvres ?

Nul ne le sait, sauf lui.

Bien cordialement. H. Dumas

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Ces privilégiés d’un dimanche qui nous gouvernent

Tous les cinq ans, un dimanche de printemps comme les autres, 577 hommes ou femmes sont élus députés. Dès lors, ils vont nous gouverner, avoir le pouvoir de nous imposer leurs idées, leurs vérités.

Dès le jour de leur première élection, ils acquièrent personnellement un statut incomparable avec ce qu’ils étaient la veille.

Pour la plupart, avant cette première élection, ils étaient fonctionnaires de grade moyen, voire modeste, ou professions libérales sans grande réussite. Je ne connais pas les statistiques exactes de leurs revenus avant leur élection, mais au vu de leurs patrimoines déclarés on peut supposer qu’ils bénéficiaient de salaires ou de revenus de l’ordre de 2.000 à 2.500 € mensuels. Globalement ils étaient inconnus et n’avaient aucun pouvoir.

Or, en ce dimanche béni pour eux, ils vont accéder, à la fois, à la fortune, à la notoriété et au pouvoir.

La fortune

Ils vont disposer de 22.400 € mensuels (assistant parlementaire inclus), d’un bureau et d’un couchage à Paris, de frais de déplacement, d’un secrétariat collectif et d’une cantine trois étoiles sur place, bref de tout ce qu’aucun français ne peut espérer acquérir sans avoir au préalable pris des risques et fait des efforts hors du commun. Ils font partie de l’élite des revenus de notre pays.

La notoriété

Qu’elle soit pour certains limitée à leur circonscription ou pour d’autres nationale, elle sera réelle. Ce sont eux qui auront le micro, eux qui pourront à tout moment donner leur avis sur tout, qui seront invités et fêtés à longueur de journée.

Le pouvoir

C’est le principe même de leur existence. Non seulement ils auront le pouvoir, mais tout le système tendra à le leur rappeler pour le cas où certains, exceptionnels de modestie ou anormalement timides, pourraient l’oublier. Par ailleurs, ils tiendront les cordons de la bourse publique, ce n’est pas rien.

La particularité de cette ascension vertigineuse

Elle tient au fait qu’il n’y a aucune justification objective à une telle fulgurance. La légende, véhiculée par les documents officiels, voudrait que cet accès soudain à la fortune soit la garantie de leur liberté. Personnellement, je pense que c’est l’exact contraire qui se produit, en effet : n’est libre que celui qui n’a rien à perdre. On ne peut pas dire que ce soit leur cas.

Certains hommes riches sont capables, parait-il, de perdre leur fortune pour garder leur liberté. Ils passent alors directement dans l’histoire tant leur nombre est restreint. Il est improbable que la France entière puisse en compter 577. Pour en avoir le cœur net, il faudrait décider que nos élus soient bénévoles et aient en charge personnellement tous les frais de leur mandat et voir combien il resterait de candidats.

Si encore,

Ils arrivaient à ce dimanche d’élection après un parcours d’une grande rigueur, que ce soit intellectuelle (cursus scolaire hors du commun), pragmatique (entrepreneurs autodidactes ayant magistralement réussi), humanitaire (sacrifices reconnus) ou scientifique (inventeurs respectés), le mal serait moindre.

Mais ce n’est pas du tout le cas. Il faut et il suffit, pour qu’ils soient sur les affiches et sur les bulletins de vote de ce dimanche Disneyland, qu’ils soient investis par leurs partis respectifs. Et, pour être investis, il faut qu’ils aient fait la preuve de leur soumission aux caciques du dit parti et de leur capacité à mentir aux sympathisants, à les flatter. En clair, il faut qu’ils soient lâches et menteurs, l’inverse de ce que l’on attend en général de celui à qui l’on confie la gestion de ses affaires.

Une bande de minables

C’est bien ce qui nous arrive sur le paletot ce fameux dimanche de printemps, pour eux synonyme de jour du numéro de loto gagnant, pour nous premier jour des nouvelles angoisses et humiliations à venir.

Voilà donc nos touristes qui débarquent à l’assemblée nationale. Le premier jour ils en prennent plein les yeux, ils sourient et saluent respectueusement tous les huissiers. Très rapidement ils n’en salueront plus qu’un ou deux qu’ils connaissent personnellement et toiseront les autres de toute leur hauteur acquise par hasard. Notre avenir par rapport à eux, que nous avons élus, sera le même que celui des huissiers.

Le nœud gordien

Peut-on imaginer qu’un seul de ces privilégiés d’opérette soit susceptible de suivre sa conscience, en admettant qu’il en ait une, au risque de perdre les privilèges acquis ce fameux dimanche de printemps, dès qu’il aura apprécié la puissance de ces privilèges ? La réponse est évidemment non.

Il est donc possible d’affirmer : l’assemblée nationale faite d’êtres sans conscience n’a elle-même aucune conscience.

Il est donc vain d’espérer qu’une solution à nos problèmes pourrait passer par cette organisation folle et dépravée.

C’est donc l’épée qui, comme il se doit, tranchera le nœud gordien.

Nos élus sont prêts à tout pour rester élus et conserver les privilèges et rentes de leur fonction. Et, n’allez pas imaginer que d’autres qui promettent de tout changer changeront quoique ce soit quand ils seront dans le fromage.

C’est l’intégralité du fromage qu’il faut jeter. Mais, j’en conviens, ce n’est pas facile. Et puis, quoi mettre à la place ?

Réfléchissez bien, le mieux serait rien ou alors, au pire, peu de chose. En fait, le libéralisme politique avec une organisation politique réduite au strict minimum. C’est ce que je nous souhaite.

Bien cordialement. H. Dumas

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Il y a des choses que personne n’a le droit de dire

Tout Président de La République qu’il est, Hollande n’a pas le droit de dire ce qu’il vient de dire : “Les pauvres dans notre pays sont des citoyens non pas comme les autres mais à l’égal des autres. La pauvreté est une blessure pour celles ou ceux qui sont concernés mais c’est une humiliation pour la République.”

Les pauvres sont l’égal des autres

Où a-t-il vu jouer ce film, Hollande ? La pauvreté est-elle la règle qui doit s’imposer à tous ? L’égalité par la pauvreté est-elle son but ultime ?

Loin de moi l’idée de mésestimer les pauvres, leur souffrance doit être respectée, l’adoucir est un devoir, mais de là à penser qu’une notion d’égalité dans la pauvreté puisse trouver sa place, pas d’accord.

Je n’imagine pas une seconde qu’Hollande serait suffisamment machiavélique pour faire croire aux pauvres qu’il va les rendre tous riches. Alors de qui se moque-t-il avec de telles déclarations ?

Ou est-il si inconséquent, si obtus, si irrespectueux de la réalité de la vie, si endoctriné qu’il pourrait croire ce qu’il dit ? Mais alors, sa stupidité serait sans borne et nous exposerait à des dégâts irréversibles.

Comment peut-il prôner d’un côté le droit à la différence culturelle et de l’autre l’égalité absolue en termes de richesse, la pauvreté étale ?

Perd-il de vue que, si certains pauvres ne sont pas responsables de leur état, pour une autre partie, non négligeable, il s’agit du résultat de choix personnels. Il est possible qu’au moment où ils ont fait ces choix ils n’en n’aient pas mesuré avec lucidité les conséquences, mais cela nous rend-il responsables pour eux de leurs choix ?

Ce serait stupide pour notre société de condamner ceux qui veulent devenir riches en leur faisant porter le poids d’une culpabilité injuste des choix malheureux de ceux qui ont échoué.

La richesse est indispensable à la société, elle implique évidemment une inégalité. C’est l’honneur de ceux qui gouvernent de l’assumer, de faire qu’elle cohabite de la meilleure et de la plus juste façon possible avec la pauvreté.

Certes il est des pauvretés injustes, mais il est aussi des pauvretés logiques qui découlent de choix erronés, nul ne doit avoir à en supporter les conséquences au-delà de ceux qui se sont trompés.

Hollande oublie-t-il totalement la notion de responsabilité ? Ne sait-il pas qu’aucune société ne peut avoir pour base l’irresponsabilité ? Que, la plupart du temps, richesse et pauvreté sont filles de la responsabilité, que les exceptions à ce sujet sont plus marginales qu’il n’y parait ?

L’empathie d’un responsable politique pour les pauvres est naturelle. Elle doit se traduire par des aides circonstanciées, par des mesures ciblées cherchant à éviter la reproduction de schémas menant à la pauvreté, mais en aucun cas par une glorification de cette pauvreté, par sa banalisation.

La pauvreté ne peut pas être déconnexée des raisons de sa survenance, notamment personnelles, et mise sur le même plan que la richesse et les efforts qu’elle requiert.

Une telle posture est indécente pour les deux parties, pour les riches, mais aussi pour les pauvres eux-mêmes.

“C’est une blessure…mais c’est une humiliation pour la république”

Comment accepter que la pauvreté soit une humiliation ? La pauvreté est une contrainte, une difficulté, peut-être une blessure, que bien des hommes affrontent, ici ou ailleurs, avec dignité. Comment le Président de la République peut-il les humilier en traitant ainsi leur condition, en les déclarant unilatéralement humiliés ?

Il faut que cet homme soit assoiffé de richesse pour qu’il considère que le fait d’être pauvre soit humiliant.

Mais, allons plus loin.

Chaque année ses propres services fiscaux, encouragés par lui, font basculer dans la pauvreté des hommes et des femmes sans aucune raison, hormis la nécessité, croit-il, d’instaurer une terreur fiscale dont il imagine qu’elle motivera les contribuables et satisfera les jaloux qui votent pour lui.

Il est donc lui-même le vecteur de l’humiliation qu’il dénonce. N’est-ce pas surréaliste une telle incohérence intellectuelle ?

Il ne s’agit pas d’un détail, ce sont 50.000 français qui chaque année sont appauvris ou totalement ruinés par les services fiscaux de celui qui prétend que la pauvreté est une humiliation.

Il faut en convenir, il y a, pour Hollande, des pauvres qui méritent leur sort. Il le dit clairement à longueur de propagande fiscale.  La pauvreté, provoquée par l’Etat “Hollandien”, de celui qui est appelé pour la circonstance le “fraudeur fiscal”, moi en l’occurrence, est une pauvreté méritée, donc elle n’humilie pas la France, au contraire elle la glorifie.

Parfait, parfait.

Voici donc Hollande, un sniper de la pauvreté qui pleure des larmes de crocodile sur les pauvres, pendant qu’il en crée à longueur de journée auxquels non seulement il n’accorde aucune empathie mais dont il se glorifie.

Je pense qu’être une crapule, un homme de rien, une raclure, c’est ça, tout simplement ça. J’ai honte pour lui. La condition de pauvre que je lui dois n’a rien à faire de sa compassion.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les ajouteurs de mensonge

En 1882, Nietzsche publie “le Gai savoir”, dans lequel on peut lire :

“Lorsque l’on commença, en France, à combattre, et par conséquent aussi à défendre les unités* d’Aristote (*unités théâtrales : temps, lieu et action), on put voir une fois de plus ce que l’on peut voir si souvent, mais que l’on n’apprécie pas de voir : – on inventa des raisons mensongères pour justifier l’existence de ces lois, simplement pour ne pas s’avouer que l’on s’était habitué à la domination de ces lois et que l’on ne voulait pas voir cette situation changer. Et c’est là ce qui se produit au sein de toute morale et de toute religion dominante et ce qui s’est toujours produit : les raisons et les intentions qui soutiennent l’habitude lui sont ajoutées par mensonge lorsque certains commencent à contester l’habitude et à demander des raisons et des intentions. C’est en cela que réside la grande malhonnêteté des conservateurs de toutes les époques : – ils sont des ajouteurs de mensonge.”

142 ans plus tard, ce texte n’a pas une ride.

La religion dominante en France, en 2014, est “l’Etat Providence”.

Cette domination est le fruit de l’habitude, elle ne correspond plus à la société d’aujourd’hui où les contacts directs entre les individus que permet internet ont complètement changé la donne du lien social. Celui-ci ne passe plus forcément par la structure rigide de l’Etat, par son omniprésence, bien au contraire.

Par ailleurs, le coût non maîtrisé de l’Etat providence reporté exclusivement sur les apporteurs de richesses les détruit ou les fait fuir, appauvrissant ainsi l’ensemble social.

Or, nos hommes politiques, tous formés à l’Etat providence, en tirant revenus, pouvoir et notoriété, sont les conservateurs de ce système, pendant qu’un nombre de plus en plus important de français “contestent l’habitude et demande les raisons et les intentions”.

Tous nos politiques sont conservateurs, que ce soit les centristes, les socialistes, les extrémises de gauche ou de droite, les écologistes, ils n’ont à nous offrir que la continuité de l’habitude. Chacun a la prétention de nous présenter sa version de cet “Etat Providence“. En réalité elles sont toutes identiques.

A ceux qui leur demandent pourquoi ils ne proposent pas autre chose, ils mentent, ils ajoutent mensonges sur mensonges à longueur de communication, prétendent qu’il ne peut pas y avoir autre chose.

Il n’est pas improbable que leurs mensonges puissent aller jusqu’à affirmer que l’objet même de leur déstabilisation : internet, doive être mis sous leur surveillance, voire entravé ou même interdit à terme.

La question qui se pose est donc : la population acceptera-t-elle les mensonges des politiciens conservateurs ou prendra-t-elle conscience de sa nouvelle situation et ira-t-elle seule vers une organisation libérale à partir du lien social que représente internet, des possibilités d’organisation politique qu’il permettrait ?

C’est le défi des années à venir.

Le conservatisme de toute la classe politique, de ses inféodés, presse, communicants, affairistes corrompus établis en monopoles, etc… imposera-t-il ses mensonges ? Pour le moment c’est cette version qui prime.

Cependant, beaucoup de français pressentent que l’ambiance dans laquelle on les fait vivre est mensongère. Ils perçoivent que les choses pourraient être autrement, mais personne ne leur propose une alternative, parce que personne n’en a pensé une.

L’alternative passe par le libéralisme, pas celui avec lequel on les effraie qui serait fait de requins affairistes et assoiffés d’argent, celui de la liberté de penser et de s’organiser autour de cet extraordinaire lien social que peut et devrait être internet.

Or, c’est tout l’inverse qui nous est seriné jour après jour. Il ne se passe pas une journée sans que soient signalés à grands cris d’orfraie tels ou tels excès d’internet, pendant que ses avantages journaliers stupéfiants sont passés volontairement sous silence. Malgré cela, les français se rencontrent, se parlent et apprennent à se connaître sur le net.

Une course de vitesse est engagée entre les mensonges de tous les politiques conservateurs qui refusent le changement et mentent à la population pour conserver les choses en l’état et la vérité vers un changement possible et nécessaire qu’entrevoient certains d’entre nous, qui passe par le net.

Il manque, pour l’instant, un début de construction rationnel, visible et compréhensible pour le plus grand nombre, de ce que pourrait être une organisation politique et sociale structurée à partir de la modernité, à partir d’internet.

Cette nouvelle organisation politique et sociale serait fatalement beaucoup plus légère qu’aujourd’hui, inévitablement moins couteuse et laisserait à chacun beaucoup plus de temps et de liberté.

Pour qu’elle naisse, il suffirait que les mensonges des conservateurs cessent, mais ils ne cesseront pas tant qu’il y aura une majorité pour les croire. C’est pourquoi, encore une fois, la transition risque de se faire dans la violence, la ruine et la mort, mais elle se fera, c’est inexorable.

Rien ne change dans ce beau pays, ce sont toujours les plus cons et les plus pourris qui ont le pouvoir : les conservateurs de droite et de gauche, confis dans l’habitude, réunis dans un même mensonge destructeur de progrès. Espérons en demain et souhaitons l’arrivée de progressistes libéraux, s’il en existe en gestation.

En attendant, pourquoi ne pas créer un “Think tank” qui réfléchirait, sans tabou, à cette inexorable mutation politique ? Je suis candidat à l’intégrer, appelons-le : “Sans Eux et Entre Nous”. Le SEEN.

Bien cordialement. H. Dumas

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Macron nous prend pour des cons.

Au congrès des experts-comptables à Lyon, le Ministre Macron vient de déclarer : “La France a une préférence continue pour une augmentation des salaires et des dividendes là ou les allemands ont une préférence continue pour l’emploi et l’investissement”.

Les bras m’en tombent.

N’étant pas moi-même salarié j’ignore si les salariés français ont la joie et le plaisir de vivre une hausse continue de leurs salaires. Ce n’est pas les retours que j’ai de ceux que je connais. Ils me parlent le plus souvent au minimum de stagnation depuis des années, ou encore de diminution du fait de la fiscalité, plutôt que de hausse continue. Mais bon, ce n’est pas mon biotope.

Au titre d’entrepreneur, je suis par contre tout disposé à donner un cours magistral à M. Macron.

Il faut qu’il sache qu’en France, la préférence continue concernant l’usage des gains de l’entreprise n’est pas déterminée par les entrepreneurs eux-mêmes mais par l’Etat.

L’augmentation continue ne concerne ni les bénéfices des entreprises, ni les dividendes des actionnaires, elle concerne exclusivement la fiscalité.

La fiscalité qui prend les formes les plus déguisées, s’appelant parfois “impôt”, parfois “taxe”, parfois “tarif public”, ou encore “charge sociale”, voire hypocritement “effort de solidarité”, est le seul paramètre en constante augmentation, quelle que soit la situation économique.

Effectivement, l’entreprise en France est en grande difficulté, beaucoup plus qu’en Allemagne, beaucoup plus que dans la plupart des pays développés, nous le savons tous. Mais, que Macron, qui fait partie de ceux qui sont les responsables de cette situation, nous fasse porter le chapeau, c’est fort de café.

M. Macron, vous devez prendre conscience :

–  Que les entrepreneurs et les actionnaires ne peuvent s’épanouir que dans une société libre et concurrentielle, où l’Etat n’est pas un acteur intervenant qui favorise les monopoles à son profit et à celui de ses amis.

– Qu’ils sont comme les doigts de la main, que l’un ne va pas sans l’autre, que l’actionnaire qui s’enrichit ne tarde pas à remettre son gain dans le mouvement de l’économie, que ce sont les risques qu’il prend qui permettent aux entrepreneurs d’entreprendre.

– Que lorsque vous prélevez par l’impôt la marge des entrepreneurs ou les dividendes des actionnaires, le plus souvent avant même qu’ils se soient concrétisés, vous assassinez l’économie.

Enfin, Monsieur Macron, avant de porter un jugement sur ce que visiblement vous ne connaissez pas, vous devriez mettre de l’ordre dans votre boutique. Vous devriez notamment :

– Vous pencher avec sérieux sur la corruption galopante qui étouffe notre économie.

– Ouvrir les yeux sur ce que vous avez fait de la démocratie. A cause de vos interventions incessantes dans l’économie, vous avez fini par faire croire aux français que l’Etat est le principal – voire le seul – vecteur de l’économie, ce que personnellement vous savez faux, évidemment.

Cette tromperie amène les français à penser que leur bulletin de vote est un outil économique. Ils en sont arrivés à ne plus voter pour une organisation politique mais pour un gain matériel. Le bulletin de vote est devenu un vecteur de négociation, les électeurs pensent le vendre, alors que vous-mêmes espérez l’acheter.

Ce faisant, vous avez introduit la corruption dans l’acte démocratique. De là, tel un cancer, elle a envahi notre société. Vous êtes responsable de cet état des choses. La noblesse de la politique a été foulée aux pieds. A tout mélanger, vous et les vôtres en portez la responsabilité.

Alors, de grâce M. Macron cessez d’accuser les autres de vos propres carences.

Ce n’est pas la faute des entrepreneurs et de leurs actionnaires si les chiffres de la vente dans les commerces de détail, c’est-à-dire la consommation, ce sont effondrés.

Cela est lié au marasme dans lequel vous avez mis l’économie par une fiscalité outrageusement élevée et trompeuse qui affaiblit notre économie et ne tient pas les promesses avec lesquelles vous avez acheté les bulletins de vote des français.

Tout particulièrement

Cette baisse de la consommation est liée, pour une partie non négligeable, aux dégâts générés par les contrôleurs fiscaux que vous avez lâchés et excités à la recherche d’une fraude fiscale massive qui n’existe que dans vos phantasmes et votre propagande.

Ceux-ci, sans vergogne, en toute impunité, sous vos ordres et votre protection, soutenus par l’armée de vos juges inféodés, ont ces dernières années ruiné, paralysé, éradiqué des entrepreneurs innocents dont aujourd’hui l’énergie, la créativité et la force de consommation vous font cruellement défaut.

M. Macron, les experts-comptables savent tout ça. Il faut qu’ils soient particulièrement bien élevés – ou alors “achetés” ? – pour ne pas vous avoir sifflé et renvoyé à vos chères études, avec pertes et fracas.

Bien cordialement. H. Dumas

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Les prieurs de Bercy

Ce jeudi 9 Octobre 2014, j’entame ma deuxième année de présence tous les deuxième jeudi du mois sur le parvis de Bercy de 18H à 19H. Ce sera, jeudi, la treizième fois que, pendant une heure, je réfléchirai à la situation “in situ”.

Au début, mon but était d’assurer une présence vigilante, du type de celle des “veilleurs” place Vendôme, face au Ministère de La Justice.

Je pensais qu’avec le temps je serais rejoint par tous ceux que Bercy assassine. Ce ne fut pas le cas, je suis resté désespérément seul ou modestement entouré de quelques proches, parents ou amis.

Puis, le temps passant, ne pouvant ni parler ni nous regrouper au risque d’être accusés de manifestation non déclarée, j’ai pendant cette heure, de plus en plus, pensé à ma vie, à celle des autres, à l’assassinat économique perpétré à longueur de journée par les contrôleurs fiscaux, la plupart du temps chez des travailleurs indépendants croulant déjà sous les charge fiscales et incapables de payer le sur-impôt indu issu des contrôles.

Finalement, je me suis retrouvé dans une posture d’introspection solitaire dont la concentration m’a paru proche de la prière.

Je suis allez voir sur Wikipédia, à “prière”, il est dit ceci : “La prière est un acte codifié ou non, collectif ou individuel, par lequel une requête est adressée à Dieu ou à une divinité ou à un être désigné comme médiateur de Dieu ou de la divinité.”

C’est parfait, d’autant plus que plus loin on peut lire : “Le professeur William A. Tiller de l’université Stanford en Californie a longtemps travaillé sur les champs énergétiques non physiques du corps humain. Il a souhaité prouver que des personnes rassemblées pour penser avec la même intention étaient capables d’avoir une influence physique sur la matière.”

Voilà qui nous ouvre des horizons, même si la position du professeur William A. Tiller ne fait pas l’unanimité.

Posons le problème

Une propagande effrénée, accompagnée d’une démagogie hors du commun, permet à quelques-uns de piller ceux qui travaillent au profit de ceux qui se la coulent douce; au point que ce système parait aujourd’hui normal alors qu’il est tout sauf normal et qu’il  va inexorablement vers une catastrophe que nous subirons tous.

La raison ayant abandonné la collectivité, une prise de conscience ne peut passer, en l’état actuel des choses, que par la ruine ou la violence. Je suis viscéralement opposé aux deux.

Par ailleurs, en ce qui me concerne, je ne suis fâché avec aucun Dieu. J’ai depuis longtemps abandonné les Dieux industriels vendus en grande surface religieuse, ce qui ne m’empêche pas d’interroger de temps en temps, comme tout un chacun, le Dieu que j’imagine, sans réponse bien sûr, mais en toute confiance et sympathie. Il ne me viendrait pas à l’idée de critiquer ceux qui s’adressent aussi à leur propre Dieu ou à un de ceux qui ont pignon sur rue.

La prière, une solution

Comprenez-moi, je ne souhaite pas que les choses restent en l’état, le désespoir m’envahît à cette idée, mais je ne crois pas à la solution démocratique et je n’accepte ni la guerre ni la faillite.

Il ne reste donc que la persuasion subliminale : la prière.

Il y a des milliers d’années que les hommes prient. On peut se dire que si cela ne servait à rien ils auraient arrêté depuis longtemps. S’ils l’ont fait et s’ils continuent à le faire il y a sans doute une raison, probablement ont-ils constaté des résultats.

Il n’est pas inconcevable que toutes les pensées réunies dans une prière collective, toutes les volontés assemblées au même moment vers le même but, aient une influence sur notre pensée collective, influence qui ne peut que se traduire par des inflexions de cette pensée collective.

Donc nous y voilà : prions

Je vous propose de prier, en même temps que moi, le Jeudi 9 Octobre 2014, de 18H à 19H. Je serai, sur place, le réceptacle de l’intensité de votre volonté, vous pouvez prier depuis chez vous, ou de votre travail, de votre voiture et que sais-je encore. L’essentiel est que votre volonté s’exprime en s’adressant à votre Dieu personnel ou directement à moi, votre représentant sur place, si vous n’avez pas de Dieu attitré.

Pour le premier essai restons simples.

Nous affinerons nos prétentions si nous constatons un impact. Pas question de demander directement que soit anéantie la diabolique Bercy, il faut procéder par étape.

Dans un premier temps, si notre énergie mentale commune pouvait permettre une prise de conscience par tous de l’inversion actuelle des réalités, si la pensée collective pouvait cesser de maudire et de mettre au pilori ceux qui gagnent de l’argent, les acteurs économiques, ce ne serait déjà pas si mal.

Souhaitons fortement que les français prennent la mesure de la folie meurtrière de Bercy, qu’ils perçoivent que les transferts de gains qui leur sont promis à ce titre sont illusoires.

Plus tard, si les entrepreneurs étaient respectés et non pillés au profit des profiteurs de tout poil, si Bercy nous lâchait un peu la grappe, si ouvriers et patrons s’unissaient pour relever les défis de notre époque, tout en portant assistance aux vrais laissés pour compte, ce serait bien.

Personnellement, je m’engage à prier pour tout cela à Bercy ce Jeudi, joignez vos prières à la mienne. Si vous êtes nombreux il se passera peut-être quelque chose. L’essentiel, c’est d’y croire. Croire en soi, en son avenir, en ses rêves, c’est fondamental. Prier à ce sujet, c’est raisonnable. Devenons, tous ensemble, les “Prieurs de Bercy”.

Bien cordialement. H. Dumas

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