Je suis né le 2 Août 1944.
Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil.
Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société.
Amicalement à vous. H. Dumas
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Le 18 Décembre 2014, la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux rendait un arrêt me condamnant, entre autre, à verser une TVA pour livraison à moi-même d’une partie d’un immeuble hôtelier entièrement soumis à la TVA.
Cette même Cour me refusait le droit de récupérer la dite TVA. Ce faisant elle participait à un vol en bande organisée en devenant la complice du vol de TVA perpétré contre moi par les Services Fiscaux. Parfait.
Mais il y a un os, un caillou dans la chaussure.
La loi de simplification de la vie des entreprises du 20 Décembre 2014 supprime cette livraison à soi-même pour les immeubles entièrement soumis après leur achèvement à la TVA.
Ce qui est mon cas, ce que je me tue à expliquer depuis dix ans.
La loi s’appuie sur le fait que la livraison à soi-même pratiquée par Bercy n’est pas conforme au droit communautaire de la TVA. (Il y a encore de l’espoir en Conseil d’Etat ou en Cour Européenne).
Pouvez-vous imaginer la situation morale et matérielle de celui qui, jour après jour, a plaidé sa bonne foi, la folie pilleuse de Bercy — sans qu’à aucun moment les juges des tribunaux administratifs et de leur cour d’appel ne soient sensibles à la logique, à sa désespérance, au droit communautaire, et le condamnent — pour se voir confirmer par la loi qu’il avait complètement raison ?
C’est l’histoire du mec tué par la dernière balle à Verdun, qui ne saura jamais qu’il est mort sacrifié sur l’hôtel de la connerie humaine et, plus particulièrement, au service des intérêts de quelques prétentieux qui imaginaient que leurs magouilles personnelles ne se verraient pas. C’était sans compter sur l’histoire, la vraie, qui ne manque jamais de dévoiler la vérité, de renvoyer à leur médiocrité, à leur vénalité morale, les minables; hélas sans conséquences pratiques, ils reviennent sans cesse.
Finalement, force est de constater que la justice est constamment prise en sandwich entre la force publique, le mensonge des justiciables, l’émotion évènementielle, l’égo des magistrats, la puissance des sanctions, que ces différents paramètres ne peuvent être qu’au mieux neutralisés. Bien naïf celui qui imaginerait les maitriser.
On en revient donc à ma découverte récente : la lettre de cachet fiscale.
La seule solution pour limiter au maximum l’injustice naturelle qui parsème la vie des hommes c’est une organisation structurelle qui répartit le pouvoir répressif, qui le confie à plusieurs personnes n’ayant aucun compte à rendre les unes par rapport aux autres.
C’est ainsi que la police ne peut pas dépasser sa fonction d’enquête, ne peut pas prononcer de sanction, encore mois les faire appliquer. Cela est du ressort de la magistrature, qui elle-même est indépendante du pouvoir politique.
Ce n’est pas le cas de Bercy.
Bercy, ce qui est inacceptable, peut à la fois enquêter, sanctionner et exécuter la sanction.
Une justice libre et indépendante devrait intervenir entre l’enquête fiscale et la sanction, elle seule devrait être habilitée à prononcer une sanction.
Non pas que cela garantisse systématiquement des sanctions justes, mais, pour le moins, cela limite la casse, tout particulièrement si cette justice est indépendante.
Je suis encore sous le choc de constater qu’il m’a fallu vingt ans pour comprendre cela, que par ailleurs personne à ma connaissance n’a jamais soulevé cette incroyable anomalie.
Agressé injustement par la folie des contrôleurs fiscaux, pillé, mis à terre, privé de mon métier, mis au chômage, détruit, j’ai souvent évoqué la zone de non droit que sont les contrôles fiscaux, mais sans jamais en donner l’explication.
C’est dire à quel point l’agression fiscale génère une perte de repère, vous plonge dans un coma social dépassé où vous êtes la proie de tout le système qui fonctionne et s’enrichit autour de cette zone d’effroi.
Victime de la propagande, vous êtes réduit à quémander miséricorde. Tel le mendiant vous allez de porte en porte radotant votre histoire, prêt à vous coucher et à subir les derniers outrages pour ne pas mourir.
Si, finalement, vous faites le choix de la résistance, vous aurez besoin d’une famille soudée, d’amis solides, car fisc et tribunaux administratifs vous feront subir le pire.
Et l’évidence vous échappera : tout ces gens sont des hors la loi.
Pendant qu’ils vous mettent au banc de la société, ils transgressent les bases essentielles de la loi, de la vie en démocratie.
Ils trahissent la justice que nos ancêtres ont mise en place au prix de leur vie, pour laquelle le monde entier nous respecte.
Cette justice qui, abolissant les lettres de cachet, a fait en sorte que nul ne puisse détenir à la fois le pouvoir d’enquêter et celui de sanctionner.
Cette justice qui a confié le pouvoir de sanctionner à un corps social particulier, la magistrature, qu’elle a voulu libre et indépendante.
Bercy s’assoie, que dis-je se vautre, sur ce concept de justice.
Bercy enquête, décide des sanctions, les fait appliquer et, si vous couinez trop fort, appelle en renfort la fausse justice qui lui est acquise (sauf à Marseille) : la justice administrative.
Oui, on a le droit de le penser et de le dire, pour agir ainsi, au vu et su de tout le monde, il faut avoir un cerveau largement dérangé. Bercy et le Syndicat Unifié des Impôts, son suppôt, ont une absence de pudeur, d’empathie, d’humanité qui leur permet d’agir ainsi, étrangers à la loi démocratique, régis par des lois d’exception, despotiques, indignes d’une démocratie.
Cela mérite un soulèvement (moral) général pour abolir cette exception et ramener la justice dans le contrôle fiscal, le soumettre au droit démocratique.
Bien cordialement. H. Dumas
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Avec Bercy le pire est toujours certain. En voici la preuve.
Les deux affaires que je vais vous exposer sont un tournant décisif : c’est la chute du mur de Berlin fiscal.
La lecture va être un peu longue, en cas d’impatience, commencez par la fin, après “HYPOTHESE”.
PREMIERE AFFAIRE
Certains se rappellent peut-être ce fameux contrôle fiscal où deux contrôleurs fiscaux — l’agent et son chef — me refusent le droit à la preuve, par le film, du débat oral et contradictoire. Ce contrôle a fait l’objet d’un billet intitulé “un cas d’école”, publié le 21 Avril 2011 (LIEN)
La partie savoureuse de la position de ces agents tenait au fait que, alors qu’ils refusaient ce droit à la preuve filmée, j’avais déjà “mis dans la boite” leur première venue, et le film permettait de rapporter la preuve de leur mensonge sous serment puisque l’agent Guigleur affirmait m’avoir remis un courrier, qui m’avait en réalité été remis par son chef Garcia.
Les deux agents et leur hiérarchie firent des pieds et des mains pour que le film soit retiré de Youtube, ils obtinrent gain de cause au motif de leur droit à l’image !!!
Lors de leur deuxième venue, alors qu’un huissier était là pour constater que justement leur droit à l’image ne serait pas mis en cause puisqu’ils seraient filmés de dos, ils sont tout simplement partis, abandonnant le contrôle pendant que toutes les pièces voulues étaient sur la table.
Extrait du constat d’huissier : ” Ces derniers ont clairement exprimé qu’ils refusaient, au nom de l’administration, que le contrôle se déroule dans ces conditions, et qu’ils pouvaient parler au nom de l’administration centrale”.
Encore plus fort, alors que ce sont eux qui sont partis, sans qu’aucun droit ne leur permette de refuser que je filme le contrôle, sachant que seuls ceux qui ont des choses à se reprocher refusent d’être filmés — on n’a jamais vu, en dehors des malfrats, quiconque saccager les caméras urbaines – ils n’ont pas hésité à m’accuser d’opposition à contrôle fiscal.
Le dossier était clair, j’ai saisi la justice, serein.
Et là, catastrophe. Dans un premier temps, le Tribunal Administratif de Montpellier a refusé, tout simplement, de prendre en compte la nullité du contrôle découlant de la nullité de l’opposition à contrôle, laquelle pourtant ne reposait sur rien. Aucun texte n’interdit de rapporter la preuve du débat oral et contradictoire par le film.
Considérant que le fait d’avoir refusé de juger sur ce point constitue un déni de justice, j’ai fait citer à comparaître devant la justice pénale la Présidente du TA, l’affaire est en cours.
C’est ainsi que les choses sont arrivées devant la Cour d’Appel Administrative de Marseille. C’était chaud.
L’affaire était appelée le 18 Décembre 2014.
Le 15 Décembre à 11H, le Rapporteur Public publie sur SAGACE des conclusions qui tendent à annuler le redressement :
Le 15 Janvier 2015 la Cour prononce un arrêt qui me donne complètement tort(LIEN), accompagné de quelques perles :
– D’abord, La Cour confirme la légalité de l’entrave par l’administration fiscale empêchant de rapporter la preuve par le film du débat oral et contradictoire. Elle approuve donc que le contribuable soit dépouillé de son droit fondamental à la preuve, sans justifier sa position par un texte, en se basant uniquement sur la volonté de l’Administration Fiscale, qui devient la Loi pour la Cour….
– Ensuite, pour couvrir la Présidente de Montpellier, La Cour se lance dans un échafaudage intellectuel précaire essayant de prétendre que l’opposition à contrôle fiscal n’est pas détachable de la procédure d’imposition, mais que, par contre, sa nullité ou son abus ne serait pas un moyen évocable lors du plein contentieux lié à la contestation du redressement.
– Cerise sur le gâteau, La Cour n’hésite pas à écrire : “Si M. Dumas soutient que l’interdiction de filmer le débat oral et contradictoire serait “en contradiction avec le droit communautaire et notamment avec la notion de droit à la preuve et de justice équitable”, il n’est pas établi qu’une telle interdiction, applicable à l’administration fiscale comme au contribuable, ferait obstacle à ce que le contribuable puisse apporter par d’autres moyens qu’un enregistrement sonore ou visuel la preuve que les agents de l’administrations se seraient refusés à un débat oral et contradictoire aux cours des opérations de contrôle sur place “.
Trop fort, appréciez l’astuce ou la perversion, au choix. Il ne s’agit plus d’apporter la preuve de ce qui s’est dit lors du contrôle fiscal, mais uniquement de prouver qu’on s’est parlé. Peu importe pour la Cour que ce qui est rapporté à l’issue du débat oral et contradictoire soit vrai ou faux…..du moment que l’on s’est parlé…
– De mieux en mieux : “il est constant que les représentants de l’administration fiscale ont remis en mains propres à M. Dumas le 6 Janvier, un courrier du 25 Janvier l’informant de ce qu’il n’était pas autorisé à enregistrer les opérations de contrôle (à partir de quel texte de loi ?); que si les requérants soutiennent que ce courrier n’a pas été remis à M. Dumas par le vérificateur, comme indiqué dans le procès-verbal pour opposition à contrôle fiscal, mais par le supérieur hiérarchique du vérificateur, cette circonstance est sans incidence sur la régularité de la procédure”.
Tient donc ? Les mensonges d’un agent assermenté, reconnus, filmés, n’ont aucune incidence, dont acte. N’est-ce pas là le problème qui gêne Bercy et ses agents ?
– La suite est pitoyable : “En persistant dans sa volonté de procéder à l’enregistrement des opérations de contrôle fiscal de la SCI Mirabeau, malgré l’opposition réitérée des agents de l’administration fiscale, M. Dumas a fait obstacle à un tel contrôle, même si la comptabilité de cette société civile immobilière a été mise à la disposition des agents et même si le dispositif d’enregistrement mis en place permettait de filmer ces agents que de dos”…
Tant de mauvais foi laisse pantois.
Pauvres magistrats…
DEUXIEME AFFAIRE
Nous sommes dans la SARL Les Hauts de Cocraud.
Commandités par une éminence noire inconnue à ce jour, deux inspecteurs, d’une division fiscale dont la création et le coût sont justifiés par ses objectifs (très grandes sociétés, milliardaires), viennent à Sète, en avion, vérifier la misérable SARL Les Hauts de Cocraud (Chiffres d’affaires zéro, stock pas grand-chose, invendable).
Ils refusent à la société, qui le leur demande, son dossier fiscal, ils sont à ce sujet désavoués par la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, la CADA.
Mais, entre temps, ils avaient dégainé et aligné la société d’un redressement mortel, totalement injustifié. Une partie de ce redressement dépendait des services fiscaux de l’Hérault, notre département de résidence.
Il s’agissait d’une erreur du comptable qui avait mis en compte courant des bénéfices réalisés avant 2000, bénéfices qui avaient en leur temps payé l’impôt par la transparence fiscale à l’époque où la société était une SCI.
Les vérificateurs ont considéré la diminution de ce compte courant comme une répartition de bénéfices et l’ont imposée une deuxième fois. Nonobstant toutes les explications et attestations du comptable, dont la faute était marginale, une simple erreur de case, ils ont maintenu leur redressement.
Il faut noter que la même erreur marginale, du même comptable, lors du contrôle et du redressement de la SCI Le Mirabeau dont nous venons de parler, d’abord relevée, avait ensuite fait l’objet, après explication, d’une annulation de la part des services vérificateurs, c’est important à noter.
Donc cette affaire vient devant La Cour Administrative d’appel de Marseille, après l’échec traditionnel de première instance.
Elle est appelée le 18 Décembre 2014
Le 15 Décembre à 11H, le Rapporteur Public publie sur SAGACE des conclusions qui tendent à annuler le redressement :
Le 15 Janvier 2015 la Cour prononce un arrêt qui me donne complètement tort (LIEN), accompagné lui aussi de quelques perles :
– Questionnée sur l’opposition à contrôle fiscal irrégulière, La Cour répond :”en s’abstenant d’examiner l’existence ou non d’une opposition à contrôle fiscal de la part de la SARL Les Hauts de Cocraud, le tribunal administratif n’a pas entaché son jugement d’une insuffisance de motivation”. Ben voyons, opposition à contrôle fiscal ou non, c’est du pareil au même. Juste, la preuve incombe au contribuable au lieu d’incomber à l’Administration Fiscale, et le redressement est augmente de 100%. Des détails tout ça.
– Questionnée sur la venue à Sète de cette brigade spéciale (DNVSF), La Cour répond que cette brigade n’a pas de limite.
La Cour trouverait normal que le GIGN saute en flagrance sur une jeune fille qui aurait été suspectée de vouloir dérober une paire de bas dans un supermarché. Evidemment, sommes-nous bêtes, comment cela ne nous saute-t-il pas aux yeux ?
En effet : “cette direction, dont la compétence n’est pas limitée au grand banditisme, aux multinationales et aux personnalités, pouvait valablement procéder au contrôle des déclarations de M. et Mme Dumas”.
Imaginons une réunion de répartition à la DNVSF : “T’as fini coco (Martino) avec Elf, Areva, Axa, les trois tennismans, le chanteur américain, les footballeurs, bon alors prenez l’avion à deux et allez donc chez Dumas”. On a l’impression d’y être en lisant l’arrêt de La Cour.
Ce sont de mauvais esprits ceux qui pensent que ce n’est pas par hasard que cette brigade est venue chez moi, que c’est un puissant aux bras très longs qui l’a envoyée dans un but strictement personnel.
– Face aux explications fournies par le comptable, évidemment corroborées par les déclarations qui sont entre les mains de l’Administration Fiscale, La Cour dit :”s’ils allèguent que le report à nouveau, qui aurait été affecté à la réduction de leur dette, était antérieur à l’exercice 2000….. que l’imposition de la somme de 574 077 € entraînerait de ce fait une double imposition, ils n’apportent aucun élément à l’appui de leurs allégations”… La Cour ignore superbement les explications du comptable et les bilans qui sont entre les mains de l’administration.
– Exactement la même situation comptable dans la SCI Mirabeau a amené l’Administration Fiscale à annuler le même redressement, après explication par le comptable de son erreur. La Cour affirme, imperturbable :”M. Dumas ne saurait se prévaloir de l’abandon d’une rectification concernant l’existence d’un report à nouveau au sein d’une autre société civile immobilière pour contester le bien fondé des impositions établies à la suite de la réduction du solde débiteur de leur compte courant dans les écritures de la société civile Les Hauts de Cocraud”.
En clair, il n’y a pas de règle, ce qui est bon pour l’un ne l’est pas fatalement pour l’autre.
HYPOTHESE
Les magistrats des Cours d’Appel Administratives sont de très haut niveau, tous des énarques.
Nul ne peut imaginer qu’ils établissent des attendus aussi niais que ceux de ces deux arrêts.
Ces deux arrêts ont été précédés d’un avis étayé du rapporteur public réfutant une fraude fiscale et me donnant raison.
CONCLUSION
Le message est clair, La Cour n’était pas libre de rendre l’arrêt qu’elle souhaitait.
Cet arrêt lui a été dicté par Bercy et par le Syndicat Unifié des Impôts.
Sans peine, je peux imaginer ce qui s’est réellement passé.
La position des contrôleurs dans mes redressements est intenable. Ils ont agi en vertu d’ordres de destruction que ma situation comptable, simple et sans aucune tricherie, ne leur a pas permis d’exécuter.
De mon côté, sûr de la sincérité de ma comptabilité, je n’ai pas jugé utile de me soumettre. Cela aurait-il été efficace ?
Au contraire, j’ai résisté, rendant publiques les incohérences du système. Puis j’ai découvert ses failles, ses invraisemblances, et pour finir carrément ses escroqueries.
Le Syndicat Unifié des Impôts a mis alors en balance ma disparition économique et son droit aux abus pour résultats, face à la loi, face à l’intégrité des juges. Les juges ont reçu l’ordre de se plier. Pouvaient-ils faire autrement ?
C’est ainsi que le contrôleur Garcia peut déclarer à l’huissier qu’il quitte le contrôle et qu’il dénonce une opposition à contrôle fiscal inexistante “au nom de l’administration centrale”.
Les juges font connaitre leurs désaccords à ces méthodes par des arrêts puérils, accompagnés d’avis du rapporteur publics contraires.
Saluons le courage de ces magistrats.
Ainsi Marseille, cette ville dont tout le monde doute, qui abriterait la voyoucratie de la nation, se rebiffe avec courage, donne une leçon à Bercy.
Pendant que Bordeaux, pédante et cynique, s’est couchée dans les mêmes dossiers.
Relevons le défi de deux façons : devant la justice et dans la vraie vie.
Devant la justice nous allons faire citer au pénal pour, abus de droit, tentative de manipulation de la justice, escroquerie, le Directeur des Services Fiscaux de Bercy et le responsable du Syndicat Unifié des Impôts.
Dans la vraie vie, nous allons, tous ensemble, relever la tête, faire savoir que nous savons et que nous sommes décidés à ne plus tolérer ces exactions.
Soyons unis, nous avons besoin de vous, vous avez besoin de notre lutte et de notre victoire.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Le tournant de la guerre fiscale. La déroute n’est qu’apparente, les victoires sont à venir."
Je ne suis pas “Charlie”. Je ne suis pas non plus “Kouachi”, d’abord parce que c’est interdit, ensuite parce que je hais la violence en règle générale, que l’idée de tuer me révolte, alors assassiner quelqu’un …
Cependant, je suis du côté des boucs émissaires et non du côté de ceux qui les désignent et les humilient. Hélas, ce n’est pas par choix philosophique – j’aurais préféré – cela tient au fait que les “fraudeurs fiscaux” sont des boucs émissaires au même titre que les magrébins ou les noirs, et que j’ai été classé dans cette catégorie tout à fait arbitrairement et iniquement. Sans quoi, j’aurais peut-être fait partie des moqueurs cyniques, des accusateurs vicieux, sait-on jamais ?
Je ne suis pas un penseur de haut niveau, analyste émérite du corps social, je ne suis qu’un être ordinaire plongé contre son gré dans la folie et la méchanceté de la masse. Cette masse qui, dès qu’elle ne peut plus jouir d’une vie facile, trouve toujours quelqu’un à qui faire porter le chapeau de sa propre médiocrité.
J’ai la légitimité pour vous parler du statut de bouc émissaire que je partage en France avec mes frères d’infortune, les magrébins et les nègres.
Comment la France, terre de liberté, de respect de l’individu, a-t-elle pu se transformer en un vaste défilé de tortionnaires qui paradent en se donnant bonne conscience ?
D’abord fut la décentralisation et l’omniprésence de l’Etat.
La décentralisation a recréé l’émiettement féodal. D’un coup de baguette magique des milliers de petits chefs, élus ou nommés, ont envahi le paysage social, bientôt chacun entouré d’une cour de fonctionnaires serviles et méprisants pour ceux qui n’en sont pas. La suffisance de ces milliers de petits chefs, ces roitelets, a envahi la société au point que tout n’est devenu que réseaux et relations, apparence.
Le mérite individuel, la valeur, le respect de l’autre ont été anesthésiés, marginalisés, intrigues et complots devenant la règle.
Dans cette ambiance délétère, il était inévitable que la notion de responsabilité individuelle tende à disparaître. Ce qu’elle fit, laissant la place vide à la notion d’Etat responsable de tout, et évidemment de rien.
Le couple infernal “Etat omniprésent” et “roitelets totalitaires” s’autorisa à faire et à dire le bien.
Pour faire le bien à sa façon il tapa sans vergogne dans les fonds publics. Pour dire le bien à sa façon il inventa la propagande socialiste.
Ensuite la faillite, les boucs émissaires.
Assez rapidement le pays était en faillite. Il l’est toujours, et beaucoup plus chaque jour. C’est là qu’interviennent les boucs émissaires.
Il y a les “fraudeurs fiscaux” qui ne participeraient pas assez à l’effort collectif, c’est-à-dire à alimenter le tonneau sans fin des avantages dus aux nouveaux privilégiés, à la caste du pouvoir. Seuls les contrôleurs fiscaux sont habilités à les trier dans un rendement croissant illimité, les autres se contentent de les dénoncer.
Il y a les noirs et les magrébins qui seraient autant de bouches inutiles qui viendraient réduire la capacité du pays à assurer le confort de ceux qui sont du bon côté. Ils se reconnaissent à la couleur de leur peau et à leur religion.
Le bouc émissaire
Ce n’est pas un statut reconnu, évidemment. C’est une maladie sociale.
C’est le regard des autres, dans lequel vous pouvez lire leurs pensées hautaines, qui est le premier symptôme. Plus tard vient carrément leur mépris, qui s’exprime rarement directement, plutôt quand vous n’êtes pas là, rarement aussi lorsqu’ils sont seuls, plutôt lorsqu’ils sont en groupe.
Puis, enfin, arrive l’humiliation qui précède la dévalorisation morale si vous n’avez rien, le pillage si vous possédez quelque chose.
Que faire face à cette situation qui ne dépend pas de vous ?
– Fuir, c’est une bonne solution, peut-être la meilleure, mais il faut pouvoir.
– Subir, jusqu’à un certain point c’est possible, mais au delà d’une certaine limite la mort vous attend – voyez l’histoire.
– Se révolter, cela ne fera qu’aggraver votre situation.
– Tirer dans le tas, beaucoup en rêve, je plains sincèrement ceux qui le font, ils n’ont certainement pas le résultat qu’ils espéraient.
En réalité, il n’y a rien à faire, sauf à attendre que ceux qui vous désignent soient engloutis dans leur merde, car ils le seront. Le fait de vous désigner comme la cause de leur médiocrité ne va pas les rendre intelligents, leur médiocrité les étouffera, tôt ou tard. Patience.
Au fait, qui sont-ils ces délateurs ?
L’histoire a eu souvent l’occasion de les observer, ils sont toujours identiques à eux-mêmes.
Ils sont une masse compacte, à qui la compacité tient lieu de sécurité. Ils se présentent comme justes et parfaits, ils revendiquent des droits, ils estiment que vous les transgressez. Un peu comme le loup avec l’agneau de la fable, sauf qu’ils n’existent que par le nombre.
Ils vous humilient, c’est là qu’ils puisent leur force. Tel le vampire, ils s’épanouissent de votre affaiblissement, ils tirent leur raison de vivre du mal qu’ils vous font. Votre révolte les excite. Votre soumission les robotise.
Mais attention, plus le temps passe, plus ils sont prégnants, jusqu’au moment où ils s’écroulent et, retournant leur veste, ils disparaissent alors en un clin d’œil.
Voici les questions horribles qui me taraudent :
Sont-ce eux qui défilèrent ces jours-ci un peu partout ?
Où ai-je la berlue et suis-je trahi par le désespoir qui m’envahit d’être de plus en plus, et contre toute raison, traité comme un bouc émissaire ?
Je vous donnerai dans le prochain billet un exemple de l’ignominie des délateurs. Mais aussi la réaction des magistrats des Tribunaux Administratifs, plus particulièrement ceux de la Cour Administrative d’Appel de Marseille après ceux, il y a un mois, de celle de Bordeaux.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Qui suis-je ? Qui sont-ils ?"
En ce qui concerne les responsables de la dérive mortifère des trois voyous assassins, j’ai personnellement beaucoup de peine à croire à l’hypothèse officielle de la main des terroristes extrémistes musulmans, même lorsque ceux-ci réclament, à grand coup de communiqués, la paternité de l’opération.
Je vois plutôt un déguisement à bon marché pour ces meurtriers.
Je crois qu’en réalité ces assassins sont les enfants perdus d’une propagande égalitariste qui génère de terribles frustrations.
Bien pire que la richesse, le pouvoir administratif, qui accompagne le collectivisme égalitaire — relire Sakharov –, qui ne s’embarrasse pas de compétence, trouve à humilier journellement à tous les niveaux de l’échelle sociale.
Il suffit, pour comprendre cette humiliation, de patienter dans la salle d’attente d’une mairie, de l’URSSAF, des impôts, des flics, des tribunaux pour comprendre qu’il y a ceux qui sont du côté du pouvoir — exclusivement de situation — et les autres qui n’ont rien à attendre de cette société. Si par malheur, en plus, leur communauté est une minorité repérable le martyr est total.
La laïcité est une fable, juste un outil complémentaire d’humiliation, d’exclusion. Une croyance parmi toutes les autres, avec ses fous, ses intégristes.
Une croyance dont la prétention est telle qu’elle a éradiqué ce qui faisait la valeur de notre société : l’humanisme.
Cette qualité faite de respect de l’autre quel qu’il soit, de l’individu, unique, de sa liberté d’être, de paraître et de penser.
La laïcité intégriste est la rampe de lancement de la frustration qui peut atteindre des sommets dès qu’elle s’affranchit des règles.
Le deuxième temps est aussi terrible sociologiquement que le premier, même s’il ne fera pas couler le sang.
Suite à une émotion canalisée, entretenue et décuplée par les médias, trois millions de “Charlie Hebdo” vont trouver acquéreurs pendant que le contenu rédactionnel de ce journal l’avait amené au bord de la faillite. Il n’était suivi que par une minorité très particulière.
Peut-il revenir à cette minorité et garder son âme ?
Ou va-t-il essayer de conserver la plus grande partie de ces trois millions de lecteurs qui en feraient l’hebdomadaire le plus lu du pays ?
Quoiqu’il arrive il va falloir tuer. Ce sera :
– soit la mort de l’engouement, la déception de la majorité dont il est impossible d’imaginer qu’elle va se ranger derrière la pensée “bête et méchante” du journal. Le retour à l’anonymat, à la misère, que l’on tente de rompre par la provocation.
– soit il va falloir engager des spécialistes du marketing et changer la ligne éditoriale du journal pour la faire cadrer avec la pensée du plus grand nombre et essayer de garder la plus grande partie de ces trois millions de lecteurs imprévus.
Dans les deux cas quelque chose va mourir, il n’y a pas la place pour une solution médiane qui elle-même serait une troisième voie de mort.
C’est là, face à ces terribles échéances, c’est à dire demain, que journalistes survivants et zélotes de la compassion vont percevoir la vacuité et la lâcheté des politiques qui ne vont penser qu’à une chose : se faire la malle, s’éloigner le plus possible du monstre qu’ils ont créé sur le dos de l’emphatique naïveté des hommes.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Meurtre en deux temps à Charlie Hebdo"
Sous l’ancien régime, la lettre de cachet permettait au Roi de condamner, d’emprisonner, tout individu de son choix sans avoir à saisir préalablement la justice.
Evidemment, ce principe généra abus et délations.
Tant et si bien que sous la pression de la pensée prérévolutionnaire, en 1789, Louis XVI a aboli cette ignominie.
Depuis, nos démocraties, qui prétendent à une justice exemplaire, ont érigé en principe intangible l’intervention d’une justice libre et indépendante entre toutes enquêtes répressives et les sanctions susceptibles d’être prononcées à la suite de ces enquêtes.
Cela est gravé dans le marbre de notre constitution, dans nos lois et dans celles de l’Europe.
En clair, la puissance publique ne peut pas vous embastiller sans obtenir au préalable l’accord de la Justice.
Tout délinquant de droit commun ne peut pas être retenu par la police répressive au-delà du terme strict d’une garde à vue sans l’accord préalable du juge, sans que son cas ait été vu par la justice.
Et l’Etat est le garant de ce fonctionnement, il en porte la responsabilité pécuniaire et morale dont il répond par l’intermédiaire de l’AJE (Agent Judiciaire de l’Etat).
C’est cela qui différencie une démocratie d’une dictature.
Personne n’imaginerait s’affranchir de cet impératif, sauf : le Fisc, l’URSSAF, le RSI, les Caisses de retraite etc…
En effet, l’organisation répressive de ces administrations s’érige en enquêtrice, puis en exécutante des sanctions qu’elles prononcent, sans avoir à aucun moment besoin de demander quelque autorisation que ce soit à la Justice.
Bien comprendre le schéma
Lorsqu’un contrôleur fiscal vient chez vous, il représente le premier maillon judiciaire de la répression qui vous châtiera si vous êtes fautif. Il est assermenté. Cette particularité en fait un représentant de la justice en même temps qu’il représente son administration. Rien ne le différencie d’un enquêteur de police ordinaire.
Sauf que, contrairement au policier ordinaire, au terme de son inquisition chez vous il peut décider seul des sanctions qu’il envisage de vous appliquer.
A partir de là, sans qu’à aucun moment il n’ait besoin d’en référer à la justice, il va établir une notification qui s’imposera à vous. Cette notification est une véritable lettre de cachet, dont les conséquences seront souvent mortelles.
Bien plus, si vous la contestez, d’une part cela ne l’empêche pas d’être immédiatement applicable, mais surtout avant de pouvoir saisir la justice vous devrez d’abord informer de votre désaccord l’administration fiscale par le biais d’un recours préalable.
Si vous voulez vous opposer à la lettre de cachet fiscale, vous devez d’abord en faire part au Roi : le fisc, sous peine de nullité de votre opposition.
Il est peu probable qu’il vous écoute, vous serez alors dans l’obligation de saisir une justice d’exception, qui lui est entièrement dévouée : le Tribunal Administratif. Pendant ce temps, la lettre de cachet gardera tous ses effets contraignants et entrainera votre ruine.
Le droit et l’équité sont inconnus du fisc.
C’est parce qu’il représentait Dieu que le roi pouvait agir par lettre de cachet, il était infaillible du fait de ce mandat.
C’est parce qu’il prétend représenter l’intérêt public et l’égalitarisme que le fisc exige, tel le monarque infaillible, d’avoir la liberté de contraindre sans avoir à en référer à la justice.
Cette situation est inacceptable.
Une démocratie qui se respecte ne peut pas porter en son sein la possibilité d’éditer à l’envie des lettres de cachet fiscales.
J’ai mis très longtemps à détecter cette anomalie impardonnable : vingt ans.
Pendant vingt ans je me suis battu contre les moulins, j’ai cherché à recouvrer ma liberté économique bafouée, à croire en la justice, ce n’est qu’aujourd’hui, après ces gigantesques défilés de naïfs soumis à une propagande constante que je me suis dit : “bon sang, mais c’est bien sûr”, la justice ne peut être que structurelle ou elle n’est pas. Elle ne vient pas du cœur, elle vient de la loi.
Pendant que je me demandais comment feraient pour reprendre leurs esprits ceux qui ont été abusés dans leur cœur, qui se sont révoltés avec sincérité contre un danger extérieur — peut-être existant ailleurs — mais inexistant dans ce terrible drame, qui sont maintenus dans l’idée que l’égalitarisme est le bonheur, à qui l’on n’explique pas que les tueurs ne sont que l’émanation de cet égalitarisme en sa version la plus exigeante, simplement déguisée.
Ils vont devoir subir maintenant la pression d’une administration qui va tout faire pour inventer des liaisons intégristes — dont ils seront informés à longueur de journée — pour leur dissimuler que ce sont leurs enfants, bercés à l’idée de droit sans besoin de mérite, qui souhaitent simplement les piller, qui s’impatientent et perdent la tête en cas d’échec.
Comment accepter, après avoir défilé à trois millions, que l’on s’est fait enfler.
Pour les lettres de cachet fiscales c’est la même démarche.
La propagande m’a dissimulé vingt ans ce scandale juridique, en me culpabilisant d’abord, puis en humiliant le combattant que je suis devenu, en l’accusant de “fraude fiscale”, de manquement à l’éthique sociale.
C’était facile pour eux, puisque leurs lettres de cachet se moquent de la justice qu’elles contournent comme toute lettre de cachet.
Mais aujourd’hui je les emmerde, la clarté se fait.
Le plus grand nombre doit pouvoir comprendre cette incroyable dérive judiciaire fiscale : la notification qui est une lettre de cachet.
Nous ne serons sans doute pas plusieurs millions dans la rue, mais ceux qui un jour ont été touchés par les lettres de cachet fiscales seront là, des dizaines de milliers probablement.
Nous allons nous organiser. Rejoignez-nous. Inscrivez-vous à notre association l’AVF. Nous ferons cesser les lettres de cachet fiscales. Cela est non seulement possible, mais nous le devons à nos enfants, à leur droit à une démocratie juste.
Bien cordialement. H. Dumas
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Les Etats-Unis, nul n’en doute, sont le pays des grandes oreilles. Ils écoutent tout, entendent tout, notent tout.
Aussi, quand un Ministre Américain déclare à Paris qu’il n’y a pas de lien connu entre nos assassins déguisés en intégristes musulmans et les vrais intégristes musulmans, j’ai tendance à le croire. Nous sommes alors, comme déjà évoqué, face à de simples délinquants de droit commun.
Où j’admets que les choses se compliquent, c’est lorsque l’explication de leur passage à l’acte est résumé en un simple accès de bêtise ou de folie. C’est peut-être un peu court.
Je crois que, pour comprendre, nous devons chercher vers cette bizarrerie de la “notoriété d’un jour” qui s’est emparée de notre société.
Les défis “Red bull” nous apportent régulièrement leurs lots de sportifs de l’extrême fous qui, pour un film, s’engagent dans des exhibitions où ils risquent leur vie, où souvent ils la perdent.
Tant de personnes sont prêtes à tout pour être célèbres un jour quelque soit le prix à payer, qu’il n’est pas stupide de penser que nos délinquants immatures, armés jusqu’aux dents, aient pu imaginer leurs folles opérations uniquement par souci de célébrité, fusse au point d’y laisser la vie et d’y distribuer la mort.
 cela peut être ajouté la recherche, elle aussi dans l’air du temps, de la poussée d’adrénaline. Les hommes du GIGN eux-mêmes en font état.
Ces explications me parlent, elles répondent aux questions que les autres hypothèses laissent en suspend.
Mais alors, que dire de tout le barnum auquel nous avons assisté ?
Il répond à deux problématiques.
La première, purement politique, est bien connue.
Il s’agit du principe du bouc émissaire. Jusqu’alors, c’était le “fraudeur fiscal” qui jouait ce rôle. Mais, ceux qui en faisaient office sont aujourd’hui si mal en point qu’ils ne sont plus crédibles – peut-on rêver qu’on va leur lâcher la grappe ?
Alors, comment cacher la Bérézina socialiste faite de dépenses inconsidérées, d’égalitarisme stérile, de promesses inaccessibles, de lendemains qui chantent, et d’un présent explosif ?
Tout simplement en faisant croire que le danger vient de l’extérieur, alors qu’il est à l’intérieur.
“Daech” devient le bouc émissaire, l’ennemi de la France. Il faut avouer qu’il a de la gueule et que probablement la fonction lui convient.
Ainsi notre système collectiviste dévastateur se refait une virginité. Pendant que les français tremblent en pensant à “Daesh”, ils sont moins tatillons sur leurs conditions de vie.
La deuxième est plus simple, plus naturellement socialiste.
C’est le syndrome des Dupondt : ” pourtant nous nous tenions”, bien connu des lecteurs de Tintin.
Il se résume à ceci. Lorsqu’une entreprise est en péril :
Le capitaliste libéral analyse la situation, évalue l’outil de production, les stocks, le marché, la trésorerie et les immobilisations, puis prend des décisions et relance l’entreprise si c’est possible ou la liquide s’il n’y a pas d’autre solution.
Les socialistes collectivistes arrêtent le travail, se réunissent sur le parking de l’entreprise, allument un feu de palettes dans un bidon de 200 litres si c’est l’hiver, sortent les parasols si c’est l’été, partagent merguez et pastis avec leurs délégués syndicaux et les élus du coin, en affirmant devant les médias que l’entreprise continuera quoi qu’il arrive. Quelques mois plus tard, ils la ferment, sans exception.
Pour le socialiste l’ambiance collective passe avant tout.
La chaleur dégagée par le groupe leur sert de pensée, de moteur et de combustible. Je comprends et je ne critique pas le côté émotionnel et humain de la chose, mais je suis effrayé par son inefficacité.
J’ai une pensée émue pour Hollande, quand le résultat de tout ça va lui tomber sur le coin du nez ce sera grave.
Souhaitons que “Daesh”, ou équivalant, ait d’autres chats à fouetter que de se prendre au jeu, car là le pire nous attendrait.
Souhaitons aussi que les désœuvrés du rêve socialiste, prompts à la délinquance, ne se mettent pas tous à vouloir devenir les noires célébrités d’un jour..
A 70 ans j’ai, toute ma vie, vécu avec l’image des français partant, en liesse, à la guerre de 1914, qu’ils pensaient gagner en huit jours parait-il.
Après quatre ans de guerre et des millions de morts il fallut que des amis sympathiques sortent les français du merdier dans lequel ils s’étaient mis tout seul, pour un problème qui ne les concernait pas.
En 1939, la problématique n’était guerre différente, la joie collective en moins.
Comment ce pays avait-il pu ainsi — dans une joie collective totale la première fois – déclarer des guerres globales qu’il était à l’évidence incapable de mener et de gagner ? C’est la question de bon sens que les gens de ma génération se posaient au fur et à mesure qu’ils perdaient les guerres coloniales de leur époque, qu’ils n’avaient pas déclarées et qu’ils regrettaient de subir.
Là, aujourd’hui, sous mes yeux, cette âme de va-t’en guerre française s’exprime une nouvelle fois, j’en suis abasourdi.
Reprenons les faits
Trois délinquants minables de droit commun perdent la raison et se rendent coupables de meurtres horribles.
La notoriété des victimes, leur coefficient de sympathie, et le déroulement de cet assassinat heurtent la morale et la sensibilité de tous les français.
Cependant, il est évident que les assassins de Charlie Hebdo ne sont pas plus coordonnés aux tensions mondiales actuelles que les pieds nickelés de Sarajevo ne l’étaient en leur temps à celles qui existaient entre la Serbie et l’Autriche.
Qu’au lendemain de cette action indicible, chaque français soit terriblement affecté par tant de sottise et tant d’horreur est parfaitement naturel. Qu’au fond de leur cœur tous aient une pensée profonde, réelle, intense pour ceux qui ont été lâchement assassinés et pour leurs proches, dont le malheur est évidemment immense, est certain.
Une responsabilité historique
Qu’un Président de la République, englouti dans le marigot de son incompétence, en profite pour se refaire la cerise est une faute dont il portera historiquement la responsabilité.
Tout comme ses prédécesseurs de 1914, il récupère et canalise à son profit une émotion collective qui aurait dû rester individuelle. Certes, dans ce grand bain public elle sera diluée et plus facile à assumer pour chacun. Mais à quel prix ?
La France, à partir de cet après-midi, pour un temps et une intensité indéterminés, devient le lieu où tout fanatique des délires en vigueur au Moyen Orient se devra d’agir.
Face à cette situation, délibérément créée par le Président de La République, quels moyens a-t-il pour assumer ?
Actuellement aucun.
Il expose donc la France, seule et démunie, à un risque maximum de guerre dans le seul but de canaliser à son profit une indignation forte et légitime.
Alors que son rôle d’homme d’Etat aurait dû être de relativiser la portée politique réelle de cet acte crapuleux, d’aider chacun de nous à vivre personnellement son indignation et ses craintes pour l’avenir, il nous met en première ligne d’un conflit qui ne nous regarde que modérément.
Tous les pays qui viennent à cette manifestation construisent ainsi adroitement le paratonnerre que nous serons demain pour eux.
Notre avenir
Il est simple, nous sommes, grâce à Hollande, en première ligne de la guerre du 21ème siècle. La guerre des attentats lâches et mortels, jusqu’alors cantonnée au Moyen Orient.
Nous devrons donc vivre dans un pays policier instable et fatalement injuste, ou périr au hasard dans un pays resté libre mais victime désignée, symbolique.
Peut-être est-ce notre destin puisque, dans le fond, pour notre mémoire collective vivante c’est quand même la troisième fois en un siècle que nous endossons ce statut.
Hollande a gagné sa page des livres d’histoire, mais je la lui laisse. Le prix que nous aurons à payer pour lui, et le texte qui remplira cette page, vont lui gâcher le plaisir.
Je suis conscient de ne pas être dans l’air du temps, je me vois obligé de réclamer mon droit à la liberté d’expression, le temps que la suite des évènements soit connue de nous tous. Permettez-moi de garder ma peine pour moi.
Bien cordialement. H. Dumas
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Ce pays peut-il ouvrir les yeux ? Ou, doit-il d’abord succomber sous le déni ?
Il n’y a que les autorités et la presse française pour transformer trois délinquants français de droit commun en force sociologique religieuse mondiale.
Ainsi donc, trois gamins — formés à la morale collectiviste du droit d’avoir ce que l’on veut et non ce que l’on mérite, et de l’égalitarisme qui fait apparaître le possédant comme illégitime pendant que le démuni serait le tenant de la seule légitimité que serait l’exigence – frustrés de ne pas obtenir ces promesses éducatives, se reconvertissent en intégristes pour justifier leur avidité.
Ils singent de la sorte d’autres acteurs mondiaux qui, eux aussi, mais pour d’autres raisons, habillent leurs révoltes du sacre de la religion, pendant qu’ils ne veulent que pétrole, pouvoir et richesses qui vont avec. Ils ont peut-être raison, il est possible que leur combat soit juste, je n’en sais rien. Que leurs méthodes soient barbares, nul n’en doute. Qu’ils nous impliquent, à tort ou à raison, dans leur schéma inacceptable n’est pas douteux non plus. Que nous l’acceptons est un fait. Que de tout cela naisse un immense bordel, personne ne peut le nier.
Les vrais religieux, les vrais croyants sont-ils utilisés ou complices, nul ne le sait tant la méthode de l’amalgame est ancienne, aussi vielle que l’humanité, que la prostitution.
Ma colère est juste
Je ne manque pas de respect aux 17 victimes, je souffre de ces morts inutiles. Mais, je voudrais simplement ouvrir les yeux des naïfs.
C’est notre société qui est en jeu, ce n’est pas l’Orient musulman qui débarque chez nous, ils ont largement assez à faire chez eux.
Notre société va mal. Ces maux sont les siens et pas ceux des voisins.
Le collectivisme et l’égalitarisme ont eu raison de l’individu, du respect de l’autre, de la récompense du mérite, de la sanction de la médiocrité, de nos “lumières”.
Partout dans le monde où ce type de société s’est développé, le résultat a été le même. Les exigences illimitées du collectivisme — et de son excuse l’égalitarisme — entrainent la ruine — puis le pillage — des actifs, des producteurs, des entrepreneurs, laissant à la place un champ de désolation matériel et moral, qui, inévitablement, débouche sur la violence.
Oui, j’ose
J’ose associer la douleur ressentie pour ces 17 victimes inutiles avec celle que je ressents pour les centaines de victimes mortellement atteintes par le fisc et les dizaines de milliers d’autres handicapées à vie par lui.
Il faut que ceux qui défilent — poussés par les vrais responsables de ces pillages mortels nécessaires à leur folles promesses, à leurs mensonges visant à faire croire aux naïfs ou aux escrocs que la vie est belle, qu’il suffit de prendre aux autres en fonction de ses besoins – sachent qu’ils assassinent leurs forces vives, qu’ils creusent leurs tombes, qu’ils favorisent le règne de la violence en croyant faire le contraire.
Pour les incrédules, je soumets à leur lecture la lettre en RAR que je reçois ce jour ( LIEN). Certains pourront peut-être conceptualiser ce que représente 623.356,60 €, ce qu’il faudrait gagner pour, après impôt, disposer d’une somme pareille.
Je leur soumets aussi l’assignation que je fais délivrer à l’Agent Judiciaire de l’Etat (LIEN), afin qu’ils puissent constater à quel point cette somme et les autres à venir sont fictives, inventées de toutes pièces.
Beaucoup d’inconnus, de gens ordinaires, petits patrons ou petits entrepreneurs, ne résistent pas à de telles rafales fiscales qui valent largement les rafales de Kalachnikov, ces rafales fiscales font bien plus de 17 morts par an, sachez le, si vous défilez.
Bien cordialement. H. Dumas
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Tout a été dit sur le sujet. En règle générale, chacun y va de ses sources. Citations et références se bousculent au portillon. A ce jeu personne ne gagne, pas même celui qui a la plus belle collection de références. Il ne peut les partager qu’avec un groupuscule d’initiés. C’est l’enfermement initiatique.
Je vous propose de réfléchir au libéralisme et au collectivisme librement, avec nos seuls outils personnels, sans référence, sans citation. Nous ne risquons que le ridicule, et….il ne tue pas.
La vie, c’est quoi ?
Pour moi, assez semblable à un jeu vidéo, elle se résume, pour un homme ou pour un groupe d’hommes, à subir en continu une succession de problèmes que le temps déroule inlassablement.
Chacun de ces problèmes impose une solution sur laquelle, éventuellement, l’homme peut avoir ou ne pas avoir un impact.
Le fait d’être homme tient à la capacité d’interférer et, peut-être, de modifier la solution naturelle d’un problème, en vue d’un plus grand avantage personnel ou collectif.
Si nous sommes d’accord sur ce préalable, nous le sommes automatiquement sur la nécessité de détecter les problèmes, de les comprendre et de leur imaginer une solution la plus satisfaisante possible. Le tout sans idée préconçue, sans œillère.
Le passé
Certains imaginent qu’il n’est pas de problème qui ne se soit déjà posé. Que donc, une parfaite connaissance du passé permettrait à tout coup de réutiliser la meilleure solution déjà employée avec succès.
Outre que les problèmes que nous affrontons ont cette extraordinaire faculté d’être toujours nouveaux, ou, pour le moins, différents de leurs prédécesseurs, notre environnement, qui les impacte, est en perpétuelle mutation.
Force est de constater que si le passé est un facteur fiable de conseils, il ne peut à lui seul solutionner nos questionnements.
Nous devons donc nous y coller et il n’y a que deux attitudes possibles.
Le libéralisme
Son principe est de laisser à chacun la liberté de trouver ou de choisir ses problèmes, puis de les solutionner. Ainsi, constamment entrainés, les libéraux, face à des problèmes personnels ou collectifs, vont multiplier leurs capacités à les solutionner. La difficulté tiendra à trouver une méthode de sélection pour trier le meilleur dans la multiplication.
Le collectivisme
C’est l’exact contraire. Il s’agit de faire en sorte que soit donnée à chacun une solution qui règlera ses problèmes personnels. Quant au groupe, quelques initiés désignés prennent en charge problèmes et solutions. L’individu est déresponsabilisé, désarmé face aux problèmes.
Résultats
J’imagine que cette présentation simple sera évidemment critiquée, mais bon.
La vie ainsi objectivement ramenée à la résolution de problèmes, la logique du libéralisme permet de comprendre son niveau exceptionnel de compétence, alors que la logique du collectivisme fait apparaitre sa lourdeur synonyme de perte de temps, son inefficacité.
Mal armés sur le terrain basique de la vie, les tenants du collectivisme sont obligés de trouver un autre espace de débat pour justifier leur logique.
Ainsi vont-ils prétendre que l’homme libre résoudrait les problèmes à son seul profit, y compris lorsque ceux-ci sont collectifs. Que donc, sa performance, qu’ils ne nient pas, serait un handicap grave pour les autres, une terrible injustice.
Sur ce terrain de l’empathie pour les moins doués, de l’égalité imposée par souci de justice, leur discours perd de vue la réalité.
Ils font deux erreurs majeures.
– Nul ne peut s’approprier ses réussites. Qu’il le veuille ou non, elles sont immédiatement copiées et appartiennent donc à tous. Ainsi, chaque bonne solution, même individuelle, est bénéfique à l’ensemble.
– La réactivité est la clef de tout, pour tous l’ennemi est le temps.
Ainsi, les collectivistes, arguant d’un égoïsme imaginaire dont la preuve est rapportée qu’il n’existe pas puisque l’humanité ne doit son existence qu’à l’entraide, mettent en place une organisation dévoreuse de temps et de liberté, incapable de réactivité, faite d’acteurs incompétents et passifs.
Alors que, pendant ce temps, les libéraux se forment à la recherche des énigmes, à l’esprit de décision, aux découvertes des solutions, et qu’in fine, ils excellent en cela que ce soit à titre individuel ou à titre collectif.
C’est pourquoi,
Vu sous cet angle, le libéralisme et son efficacité devraient largement emporter l’adhésion. Or, non seulement ce n’est pas le cas mais c’est l’inverse qui se produit.
Le problème ce sont les problèmes.
Il est des hommes, étonnamment malhonnêtes, capables de faire croire à d’autres hommes qu’ils sont aptes à connaître et à solutionner leurs problèmes. Aussi incroyable que cela puisse paraître à un esprit raisonnable, un grand nombre de personnes sont assez crédules pour imaginer qu’un inconnu serait susceptible de solutionner leurs problèmes personnels.
La rencontre des deux, des menteurs et des naïfs, génère le collectivisme. L’expérience n’est jamais durable, mais éternellement renouvelée elle paralyse la marche en avant de l’humanité.
Chut… ne vous avisez pas d’en parler, ce n’est pas le bon moment, ce n’est jamais le bon moment pour ce genre de discussion.
Bien cordialement. H. Dumas
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Les médecins libéraux ont fermé leurs cabinets en signe de contestation. Ils reprochent à l’Etat de manquer de respect à leur fonction depuis déjà fort longtemps et d’envisager d’intensifier cette attitude par les lois à venir sur la santé.
Ils ajoutent que la situation créée par l’Etat est telle qu’au delà d’eux se sont les malades qui en pâtissent, et que demain sera pire.
Leurs organisations professionnelles annoncent un taux de participation à leur mouvement de plus de 80% des cabinets, ce qui est considérable.
Il s’agit là d’un vrai problème de société puisqu’il touche directement notre santé donc notre vie.
Dans le même temps, la ministre annonce que les urgences, qui normalement auraient dû être débordées par la déferlante des malades ayant trouvé porte close chez leur médecin, n’observent aucune augmentation de fréquentation.
1• mensonge
L’un des deux protagonistes ment. Soit l’action de grève des cabinets médicaux n’a pas été suivie et leurs représentants mentent en annonçant la réussite du mouvement et l’adhésion à celui-ci d’une large majorité des médecins.
Soit la Ministre ment et dissimule l’engorgement des urgences. Ce faisant elle discréditerait les médecins à deux titres :
– En affirmant qu’ils ne sont pas soudés,
– Et surtout en laissant entendre que la plus grande partie de leurs malades n’en seraient pas puisqu’en cas de fermeture des cabinets médicaux ils restent tranquillement chez eux.
Ce mensonge, s’il était avéré, serait un manque de respect pour les français les plus faibles.
Dans la foulée, la sécurité sociale nous annonce que les demandes de remboursement des soins, en cette fin d’année de grève de 80% des médecins, sont légèrement supérieures à celles des années précédentes.
2• mensonge
Soit les médecins se foutent de notre gueule, ils n’ont pas fait grève, ils sont simplement partis en vacances comme toutes les fins d’année.
Soit la sécurité sociale ment, elle aussi poursuit alors deux buts :
– Discréditer le mouvement des médecins dans la population
– Et introduire la suspicion dans cette profession libérale sur la sincérité de chacun des participants lors d’une action de groupe.
Tout cela est affligeant.
Comment peut-on mentir aussi impunément sur un sujet grave comme la santé publique ? Qui croire ?
Il est évident que, face à ces déclarations invérifiables, chacun est amené à voir la vérité du côté de ses fantasmes sociaux, libéraux ou collectivistes
C’est à dire que, sur un point qui implique chaque français, le menteur prend la responsabilité d’entraver une réflexion objective, d’opposer les français entre eux à partir de leurs croyances irraisonnées, sans respect pour la réalité sur un sujet qui pourtant demande une objectivité absolue.
Ces mensonges, particulièrement visibles ici, sont récurrents en tout.
Ils vicient notre démocratie, ils aboutissent à cette inversion du langage politique qui nous consterne et nous détruit.
Tant que le mensonge sera le moyen d’expression naturel des responsables politiques ou professionnels aucune vie en commun ne sera possible.
Ceux qui se croient très malins en usant abondamment du mensonge, en se félicitant de leurs résultats, sont des ânes bâtés, des irresponsables qui, dans une société normale, devraient être mis à l’écart, interdits de responsabilité.
Le mensonge est le poison qui ronge notre démocratie.
Certes, il est humain, il serait illusoire de vouloir l’éradiquer, mais de là à en faire un outil de pouvoir il y a une ligne qu’il ne faut pas franchir.
Contre le mensonge politique, contre la propagande, une seule défense : la presse d’investigation libre. Où est-elle ?
Dans l’absolu, le pouvoir pourrait être éclairé, associatif, c’est à dire attentif à ses obligés, aux libertés individuelles, et surtout discret, minimum.
Hélas, dans la réalité, le plus souvent une fatale alchimie le lie à l’idée de contrainte, générant des réactions en chaîne pour aboutir à la violence, à la guerre, à la dictature et à tous ces excès qui répandent aveuglément la mort.
La confusion des émotions se passe alors de la façon suivante :
L’idée de contrainte
Depuis toujours elle est associée au pouvoir. Celui-ci, sous sa forme la plus absolue : Dieu, ne se vit que par les contraintes qu’il impose.
Un Dieu qui vous foutrait la paix et se contenterait de partager la joie de vivre avec ses ouailles ne serait pas crédible. Il serait plus proche de Satan que de Dieu.
L’homme ne respecte un Dieu qui si celui-ci le contraint, plus il le fait lourdement plus le respect est intense.
L’exercice du pouvoir
Sa visibilité principale s’exprime à l’occasion de l’imposition des contraintes qui justifient son existence, qui font sa réalité.
Son exercice présuppose le châtiment, la sanction sans laquelle il n’est pas perçu.
Cette confusion “pouvoir-contrainte” saute aux yeux pour ceux qui externes aux religions les observent à travers l’histoire ou l’actualité, tant ce type d’enchaînement entre pouvoir et contraintes y est caricatural.
Dans une organisation laïque, païenne, les choses ne sont pas différentes. Dieu et ses représentants sont remplacés par un président et l’organisation qui le porte. Celui-ci et sa clique ne paraitront présents qu’à l’aune des contraintes qu’ils imposent.
Où les choses se corsent
La démocratie dans laquelle nous vivons tend à émietter les pouvoirs pour justement atténuer leurs contraintes. Se faisant, elle multiplie à l’infini les enchaînements de ces pouvoirs et de leurs contraintes, au point que chaque groupuscule croit devoir imposer aux autres ses propres contraintes qui seront la marque de son pouvoir.
C’est cela qui génère la diarrhée législative et réglementaire qui nous noie.
Les frustrations
Que ce soit pour ceux qui exercent le pouvoir ou pour ceux qui y adhèrent, son atomisation démocratique est une source constante de frustration.
Cela tient au fait d’avoir à subir des contraintes issues de principes de pouvoirs que l’on ne partage pas, ou, au contraire, d’être limité dans les contraintes que l’on souhaiterait imposer au nom du pouvoir auquel on adhère.
Ces frustrations sont éventuellement supportables si elles sont strictement limitées à la sphère intellectuelle de l’organisation politique
Mais il en est tout autrement lorsqu’elles génèrent des conséquences matérielles lourdes.
C’est le cas pour les religions se voulant pouvoir politique, c’est aussi le cas du pouvoir politique se voulant pouvoir économique.
La confusion est alors totale.
Une escalade constante entre les différents concepts de pouvoir du fait de leur foultitude finit par imposer l’idée que seule une contrainte d’intensité supérieure pourrait imposer un pouvoir total salvateur, chacun pensant qu’il en sera le bénéficiaire.
La place est alors prête pour l’avènement d’une bande de profiteurs qui, utilisant la violence d’Etat, satisferont le souhait incontrôlable et majoritaire dans la population d’un pouvoir fort, dont le seul fait d’imposer des contraintes lourdes pourra donner l’illusion d’une réalité.
C’est ainsi que naissent toutes les dictatures.
Il serait vain de croire, au motif que l’on a déjà vu ça, que la survenance d’une dictature n’est pas si grave, que notre pays serait parfaitement capable d’y faire face.
Ce n’est pas le cas.
Ce sont toujours les hasards de l’histoire qui nous ont sorti de ce type d’enchaînement qui nous avait entraîné au fond du gouffre.
Il se pourrait bien, à jouer avec la folie de la multiplication des pouvoirs et de leurs inévitables contraintes, que nous franchissions une nouvelle fois la ligne jaune de la dictature pour y rester très longtemps, notre insignifiance mondiale actuelle n’amenant personne à se déplacer pour nous remettre dans le droit chemin du pouvoir politique maîtrisé, de la liberté individuelle, de la tolérance, de l’économie libérale et de la concurrence sans ingérence de l’Etat.
L’année 2015 fait suite à un tel cortège de frustrations du couple fatal “pouvoir-contrainte” qu’elle est l’année de tous les dangers.
Bonne année quand même et bien cordialement. H. Dumas.
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À bientôt 90 ans la patiente de la chambre 2044 est au terme de sa vie.
Très diminuée, elle n’est plus qu’une frêle petite chose perdue au fond de son lit médicalisé. Sa tête n’en fait qu’à sa tête, elle n’en a plus vraiment la maîtrise. Peu lui importe l’abondance technologique des commandes à sa disposition, ce n’est pas de technologie dont elle a besoin, c’est d’amour.
Pour l’administration hospitalière l’affaire est réglée. Si ce n’est sa tête qui est malade et pour laquelle il n’existe aucune thérapie, les quelques dégâts dont elle souffre du fait de sa récente chute qui l’a amené ici ne valent pas d’engager des soins réparateurs. Les chances de succès sont dérisoires.
Et pourtant, aucune pathologie lourde n’est à signaler, sauf cette perte de repères qui ne lui permet plus de maîtriser le sens de la vie, ses contraintes, la part des choses.
Alors, la part des choses, c’est l’administration de la santé qui la fait pour elle. L’effort en personnels, en frais structurels, qu’il y aurait lieu de faire pour gagner quelques jour, voire au mieux quelques semaines, d’une vie sans communication n’en valent pas la peine.
En l’absence d’excuse pathologique lourde pas d’euthanasie, heureusement elle échappe à cette radicalité.
Ce n’est guère mieux pour elle, car face à la peur indicible de la mort, pas de repère sécurisant, pas de souffle génétiquement commun, pas d’espace où l’habitude suspend le cours du temps. Au contraire, un toboggan anonyme qui comme ceux de Disneyland augmente la frayeur, mais ici pour de vrai.
Et pourtant, la relativité du temps fait que ces quelques jours qui la séparent de la mort, que l’administration juge négligeables face à ses contraintes globales, seront peut-être pour elle l’équivalent de toute une vie.
Là est l’escroquerie.
La collectivité lui a fait croire en son temps qu’elle n’avait pas de souci à se faire, que l’on s’occupait de tout, qu’elle serait protégée et prise en charge en fin de vie. Elle l’a cru.
Ne l’aurait-elle pas cru, rien n’aurait pu être différent.
Sa vie matérielle et celle de sa famille ont été amputées des réserves matérielles et humaines qui auraient permis sa prise en charge interne.
Les motifs mis en avant à ce sujet avaient de quoi convaincre : technicité de haut niveau, égalité face à la mort, vie facilité pour elle en son temps et pour ses enfants aujourd’hui, supériorité de la prévoyance collective sur la prévoyance individuelle.
Mais ici, maintenant, c’est d’amour dont elle a besoin pour sauter le mur, pour quitter cette vie.
Et de l’amour sa famille en possède à revendre.
Ils sont tous là. Ils envahissent cette chambre hyper technologique, intimidés, maladroits, contraints par les professionnels présents, ces liquidateurs de la collectivité.
Dans ces conditions leur amour ne trouve pas, ou très difficilement, le chemin de son cœur.
Ni elle ni eux ne s’attendaient à un tel dénouement. Il est clair qu’en cet instant ils échangeraient bien un peu de technique et de collectivisme rassurants contre beaucoup d’empirisme, d’intimité, d’amour.
Mais, on leur a insidieusement supprimé, depuis longtemps, les moyens matériels et intellectuels nécessaires à cet échange.
En ce monde nous mourrons plus vieux mais moins humainement.
L’époque est “faustienne”, le comprendre ne change rien. Cependant, la chose n’est pas anodine si l’on fait partie de ceux qui croient, comme moi, qu’un seul instant peut peser le poids de toute une vie.
Bien cordialement. H. Dumas
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Depuis des millénaires la recette est toujours la même. Lorsque des médiocres se hissent au niveau du pouvoir, ils perdent de vue l’humanisme nécessaire à son exercice car ils sont aveuglés par sa possession.
Les choses sont organisées de la façon suivante par ces pauvres types, imbus de leur personne :
– Ils culpabilisent leurs obligés en dénonçant leurs pulsions naturelles d’homme. Au lieu de les engager et de les aider à lutter contre ces pulsions, ce qui est la noblesse de l’homme de pouvoir, ils les persuadent qu’ils sont victimes d’une anomalie personnelle.
– Au lieu de leur ouvrir l’esprit sur leurs faiblesses naturelles, de les aider à les combattre, ils les enferment dans un tissu d’interdits qui les paralysent, qui les dévalorisent à leurs propres yeux.
– Ces interdits, omniprésents, transforment la population en délinquants potentiels qui peuvent être condamnés et asservis à tout moment.
Nul ne peut sortir de ce cercle vicieux à la force de son intelligence, s’il résiste il sera traité d’asocial, voire de fou. Tous les soumis, la masse, se retourneront contre celui-là. La dictature des salauds et des pervers est alors en place.
Les braves gens, les hommes ordinaires mais honnêtes, vont être amenés d’abord à se mésestimer, puis à se haïr, devenant ainsi eux-mêmes les acteurs de leur soumission.
Cela est une règle immuable, vérifiable à travers les siècles, que ce soit lors de l’inquisition catholique, de l’aventure communiste, nazie, aujourd’hui musulmane, peu importe le système est toujours identique.
Les pervers accusent, les braves gens morflent, les premiers se vautrent dans les délices pervers qu’ils condamnent, au motif desquels ils exécutent les seconds.
La régression globale est la conséquence de cette perversion.
Cette stratégie perverse peut s’appliquer à des émotions primaires telles que la sexualité, la dévotion, l’ordre politique.
Mais, elle peut aussi s’appliquer à des organisations humaines plus sophistiquées, telle que, par exemple, l’économie.
Notre société collectiviste est entièrement basée sur ce système pervers, elle est organisée en dictature peverse, dite socialiste :
– L’homme serait mauvais car désireux de thésauriser pour se protéger et protéger sa famille des aléas de l’avenir ou de sa vieillesse.
– Son éventuel capital serait honteux, donc dénonciable.
– Une foultitude de règlements l’enferment dans une transparence qui vise à le déposséder de son capital au profit de ceux qui auraient la sagesse et la grande humanité de l’imprévoyance, qualité mise en exergue, reconnue comme essentielle.
– Deux machines infernales sont chargées d’exécuter la perversion, Bercy et les Tribunaux Administratifs.
– Ce sont des robots, impersonnels, inhumains, indifférents à toute logique, à toute humanité, qui tranchent, insensibles à leurs incohérences, fiers de leur perversité.
Le plus terrible face à ces systèmes est que leurs excès entretiennent leur pérennité. Seul un écroulement matériel, lié à l’éradication des forces vives du groupe générée par cette perversion, peut aboutir à leur disparition.
Le sophisme qui préside à leur venue dissimule la perversion des acteurs, transforme en l’inversant le vocabulaire de la société contaminée, rend impossible une sortie intellectuelle du piège.
Nous en sommes là, je vous donne à lire les arrêts de La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux (LINK 1 , LINK 2) qui, éclairés par la vidéo précédente à ce billet (VIDEO), peuvent vous permettre de vérifier à quel niveau de perversion Bercy et les Tribunaux Administratifs sont arrivés.
Je vous promets largement pire sous peu, issu du TA de Montpellier et le la CAA de Marseille, actuellement en cours.
Ces pervers sont-ils responsables, ou doivent-ils être considérés comme irresponsables, victimes d’une déviance indépendante de leur volonté ?
Je vous laisse le soin de juger, votre opinion m’intéresse. Une chose est sûre, les dégâts qu’ils créent seront à la charge de notre collectivité.
Bien cordialement. H. Dumas
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Récemment, chez des amis, on m’interrogea sur mes déboires avec le fisc. Je n’aime pas trop en parler en société, l’incrédulité que je lis dans les yeux de mes interlocuteurs me peine.
Ils n’arrivent pas à imaginer que l’on puisse se retrouver, sans aucune raison, paralysé dans la gestion de son entreprise, saisi de tout ses biens et acculé à la ruine. D’autant que les faits ne sont jamais faciles à expliquer. Les redressements fiscaux iniques sont toujours basés sur des affirmations du fisc invérifiables, donc, en gros, c’est parole contre parole, seuls les initiés savent que le fisc ment.
Le pire est que votre ruine n’est pas crédible. Jusqu’au denier jour on essaie de faire face aux factures, de manger, de se chauffer et de se soigner, la misère arrive d’un seul coup, elle emporte tout. Plus de possibilité de se déplacer, de s’assurer, de manger, de se loger, de parler aux autres, de dire ce qui se passe puisque la disparition est concomitante avec le dernier billet de 50 Euros.
Le moment de ce dernier billet est repoussé le plus longtemps possible, mais il est inexorable. Ce jour là, tout le monde vous croirait, mais tous ont l’esprit ailleurs, vous avez disparu de leurs radars, vous n’êtes plus dans la société.
L’intimité économique
Ce qui m’a sauté aux yeux à l’occasion de la réunion amicale que j’évoque, que je n’avais pas perçu aussi bien avant, est l’absolue intimité de la vie économique des individus.
Je veux dire que ces amis qui me sont chers, que je connais depuis des dizaines d’années, ne m’ont jamais parlé, précisément, de l’aspect économique de leur vie.
Certains prétendent qu’il est des pays où tous parlent librement de leurs revenus, de leur patrimoine, de l’organisation économique détaillée de leur vie, je ne le crois pas.
Je crois plutôt que, dans le monde entier, quelque soit le niveau de la société ou de la tribu dont on fait partie, l’économie individuelle est un secret que chacun porte en lui. Ce secret est nécessaire, bien plus, vital.
L’économie ne peut pas s’exposer, elle est la vie tout comme le sexe. Comme lui elle à besoin d’un minimum d’intimité, quoique puissent en dire ceux qui plaident pour l’exhibition générale de l’économie personnelle l’intimité est la règle.
Le viol fiscal
Lorsque le fisc exige de tout connaître de votre intimité économique, il pratique le viol. Il est possible que cette affirmation étonne, moi-même j’ai été surpris en faisant ce constat. Puis, j’ai réfléchi, et je suis allé sur Wikipédia à viol, et j’ai lu.
J’ai appris que le viol est caractérisé par une invasion de l’intimité sexuelle imposée, que très souvent il ne donne lieu à aucune complication physique mais que le ravage psychologique est terrifiant.
Le contrôle fiscal est exactement comparable, il ne finit pas toujours par un redressement destructeur, mais la pénétration des agents du fisc dans notre intimité économique crée des ravages psychologiques irréversibles.
Tout comme anciennement le viol sexuel, le viol fiscal laisse le violé désemparé et sans recours social.
Wikipédia nous apprend les mythes qui protégeaient les violeurs :
“-1- « Il ne s’est rien produit » : Un certain nombre de mythes promeuvent l’idée que les -femmes accusent souvent les hommes à tort de viol.
-2- « Elle l’a voulu ou elle a aimé » : Ce sont les mythes prétendant qu’une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu résister si vraiment elle n’était pas consentante.
-3- « Elle l’a mérité » : Ce sont les mythes comme « Elle était habillée de manière trop sexy » ou « Elle marchait seule la nuit ».”
La transposition fiscale est aisée :
-1- Le contrôle fiscal est tout à fait normal. Rien de spécial, c’est un droit légitime de la société. Celui qui s’en plaint le fait à tort. Nul n’a à être choqué de devoir exposer son intimité économique.
-2- Le contribuable honnête rêve d’être contrôlé, puisque c’est pour lui l’occasion de démontrer sa probité. Il ne peut qu’être satisfait de dévoiler son intimité économique.
-3- Le contribuable contrôlé et redressé ne l’a pas volé. Depuis le temps qu’il exposait sa fortune, il fallait bien qu’il s’attende à un contrôle. Il a provoqué le fisc.
La démarche collective est la même pour dénier le viol fiscal que pour dénier le viol sexuel.
Le viol arme de guerre
Le viol, hier partout dans le monde et aujourd’hui encore dans de nombreux endroits, est une arme de guerre.
La force déstabilisatrice du viol est telle qu’elle contamine non seulement celui ou celle qui en est victime, mais ses proches et plus globalement la société toute entière.
Alors là, on touche à la réalité du viol fiscal, à sa constante, à sa vraie raison d’être.
Le viol fiscal déstabilise totalement l’économie. Contrairement à la propagande qui l’accompagne, il n’a pas pour objectif de réguler la collecte de l’impôt, de poursuivre les délinquants par ailleurs peu nombreux et parfaitement repérables sans l’armada fiscale et ses dizaines de milliers de contrôles et de contrôleurs, il n’est qu’une arme de guerre de ceux qui haïssent l’économie pour détruire ceux qui l’aiment et en font profession.
Ce n’est pas par hasard que les collectivistes qui haïssent l’économie, qui veulent sa disparition, sont les supporteurs inconditionnels des contrôles fiscaux, des viols fiscaux.
Effectivement, le viol fiscal est probablement l’arme fatale qui peut réduire à néant l’économie d’un pays.
Cette découverte m’a sidéré.
Les conséquences pour moi et pour ma famille de notre viol fiscal sont indescriptibles, l’attitude de la société à notre égard est conforme à ce qu’elle était pour les personnes violées sexuellement par le passé.
Je suis KO de ce constat, c’est pire que tout je que je pouvais imaginer. Le défi est énorme, la déviance invisible du viol fiscal va nous tuer tous.
Conclusion
Il y a un combat à mener pour faire comprendre ce qu’est le viol fiscal, pour le poursuivre, le condamner et tenter de l’éradiquer.
Si tous les violés du fisc pouvaient comprendre et conceptualiser ce qui leur est arrivé, prendre conscience que ce n’est pas à eux d’avoir honte mais aux violeurs, peut-être pourrait-on redonner à notre pays du goût pour l’économie et le sortir de la misère vers laquelle ces violeurs fiscaux nous précipitent.
En Asie, la disparition des opposants est un sport très prisé.
Ainsi que le rapporte Le Parisien, faire disparaître l’opposant, le contestataire, n’a que des avantages pour les pouvoirs en place.
Evidemment, le disparu est réduit au silence. Mais il n’y a pas que ça, ses proches où ceux qui pensent comme lui sont terrorisés à l’idée de disparaitre eux-aussi, ils se taisent donc.
Extrait de l’article du Parisien:
“Ce “silence” est une tactique “utilisée par un nombre croissant de gouvernements dans la région”, dénonce Phil Robertson de Human Rights Watch (HRW) pour “instiller la peur au sein des communautés”.
Et cela semble fonctionner puisque la plupart des militants restent maintenant à l’écart des sujets controversés comme la saisie des terres ou les dégâts environnementaux causés par des entreprises toute puissantes.
Pour sa femme du militant laotien, “si l’enlèvement de Sombath était fait pour imposer le silence à la société civile et effrayer les gens, alors malheureusement cela a fonctionné”.
Mais enfin ma bonne dame, tout ça c’est chez les sauvages, chez nous, pays hautement civilisé, personne ne disparait sans trace.
Hélas : Si… détrompez-vous
Tous les jours, des milliers de français disparaissent, de la façon la plus simple qui soit. Ils sont plongés dans une misère totale, paralysés économiquement au point qu’ils sont dans l’impossibilité totale de s’exprimer librement.
Les choses se passent ainsi
Un ou plusieurs agents du fisc débarquent chez eux, ils sont ou non prévenus de cette descente. Peu de temps après ils reçoivent une notification de redressement qui, dès son édition, est exécutive.
Très rapidement, des soi-disant garanties sont prises sur tous leurs avoirs, professionnels ou privés, à la hauteur, toujours vertigineuse, de la notification de redressement dont ils ont fait l’objet.
Un peu moins vite, mais de façon inexorable, leur trésorerie va être totalement paralysée. Ils vont disparaître économiquement.
A partir de là, impossible pour eux de se révolter, de se défendre utilement. Ils vont user leurs dernières cartouches à saisir une justice administrative qui au mieux s’en fout, au pire se marre de les voir se débattre sachant qu’ils sont cuits.
S’ils persistent, qu’à cela ne tienne, le garrot peut être serré plus ou moins vite, plus ou moins fort. Cela va des blocages de compte en banque, aux hypothèques sur les immeubles, aux gages sur les véhicules, à la saisie des meules.
Le résultat est radical. Toujours réputé innocent dans l’absolu, le contribuable résistant est tout de même qualifié de “fraudeur fiscal”. Qualificatif qui lui restera à vie puisque les magistrats serviles des Tribunaux Administratifs ne se pencheront pas sur ses arguments, ils ne feront que reprendre ceux du fisc et leur donner une apparence de réalité par l’onction judiciaire qu’apporte tout jugement, même le plus indigne.
Ainsi va la vie des contribuables
Un jour, l’entrepreneur finit toujours par croiser le prédateur fiscal qui rode. Habitué à se battre, à utiliser son énergie pour gagner, pour conquérir, il croit vivre dans un pays de liberté, de droit, il va sous-estimer la pieuvre qui est attirée par le résultat de son travail.
En face de lui, élevé dans l’idée qu’il répartit les richesses, qu’il n’existe pas de travail plus noble que d’obliger ceux qui réussissent à donner à ceux qui ne branlent rien, motivé dans cette idée par des récompenses tout comme le pitbull l’est par un bonbon quand il a mordu le méchant qui lui a été désigné, l’inspecteur du fisc ne voit aucun mal à faire disparaître de la société les “fraudeurs fiscaux”, dont hélas la plus grande part n’en sont pas.
Il ne risque rien le prédateur fiscal, pas plus que celui qui fait disparaître l’opposant laotien. Le contribuable, ruiné, paralysé, ne sera pas en mesure de faire savoir combien il est mal traité. Ses amis, sa famille, ses voisins, se garderont bien de venir le défendre. Qui voudrait se mesurer aux brigades de l’enlèvement économique, aux escadrons de la mort financière ?
Alors, bien sûr, pour le chaland, pour celui qui n’est pas la victime de ces abus, il est aisé de penser, comme le pense certainement ceux qui ne sont pas victimes d’enlèvement au Laos, que tout cela n’est pas très grave, qu’il suffit de faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait, pour ne pas “disparaitre” un beau matin de contrôle fiscal.
Les chalands n’ont pas tort, soyez raisonnable
Evitez les activités économiques, gagnez le moins possible, payez sans rechigner tout ce qui vous est demandé, soyez discret au travail, ne froissez jamais un lanceur d’alerte ces personnages au regard sournois ou à la jupe volage qui, pour des raisons que vous ne pouvez ignorer, vous vouent une haine tenace. Faites tout pour ne pas exister, vous gagnerez en échange l’avantage de ne pas disparaitre.
En clair, si vous n’apparaissez nulle part, si vous êtes insignifiant, personne n’aura l’idée de vous faire disparaitre.
Mais, si vous aimez travailler, affronter des défis, les gagner, si la joie d’avoir gagné se voit sur votre visage, à votre comportement, vous êtes le candidat type à la disparition programmée après pillage de tous vos biens.
Si c’est votre cas, nous n’en parlerons pas, vous n’en aurez ni le gout ni les moyens.
Fantôme vous errerez jusqu’à la fin de vos jours, en espérant vainement que ceux qui vous ont fait disparaitre aient à en répondre. Vous vous foutez encore une fois le doigt dans l’œil, ils ne répondront jamais de leurs exactions.
Il ne fallait pas apparaître autrement que déguisé en prêtre de l’esprit collectif, en grand ordinateur de l’égalité, de l’empathie sociale, en amoureux effréné du minable, du cas social, du faible quand bien même seriez-vous informé qu’il s’agit d’un faux cul, en fait de celui qui vote en plus grand nombre.
Vous voilà averti, méfiez-vous quand même, pensez qu’au Laos les disparitions ne sont pas si nombreuses, ici, celles dont je vous parle se comptent en dizaines de milliers tous les ans.
Bien cordialement. H. Dumas
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Libération le 13/12/2014 nous fait savoir que, écharpes tricolores en bandoulière, les élus de Seine Saint Denis sont si surs de leur bon droit à dépenser sans compter, à assister sans contrepartie, qu’ils sont scandalisés que leur soit un tant soi peu coupé le robinet. Pour bien nous faire comprendre leur position, ils défilent.
A quoi pensent-ils lorsqu’ils engagent leurs électeurs à marcher sur l’Assemblée Nationale ? Quel est le message ?
Ils font savoir ouvertement qu’ils ne sauraient dépenser moins. Ils engagent ceux qui profitent – ou croient profiter – de leurs dépenses à s’exprimer à travers une manifestation de rue.
Le message est clair : “Peu nous importe tout, ce que nous voulons c’est continuer à dépenser sans restriction d’aucune sorte. Nous sommes dans la rue, prêts à l’usage de la force, pour continuer à obtenir le budget de nos dépenses.”
Donc nous y sommes. Si par une démonstration de force, dans la rue, une société exige les sommes dont elle considère qu’elle a besoin, dont elle pense devoir être bénéficiaire de la part des autres, c’est qu’elle n’envisage en aucune manière de gagner ces sommes autrement que par la dotation.
Je veux dire qu’à aucun moment ces élus et leurs électeurs ne se posent la question de savoir comment ils pourraient gagner par eux-mêmes l’argent dont ils prétendent avoir besoin.
Nous y arrivons : ils exigent que soient prises à d’autres les sommes dont ils affirment avoir besoin, sans restriction.
Convenons que ce genre de disposition ne peut avoir qu’une conclusion : le pillage.
Les élus de Seine Saint Denis ne pensent pas différemment des autres, leur différence tient au fait qu’ils ont, peut-être, des troupes plus aptes à défiler.
Aujourd’hui, une partie non négligeable de la France est prête à se lever, à employer la force, pour ne pas voir ses dépenses amputées du moindre centime.
Ils sont à des années lumières de la réalité économique, ils sont socialistes. Le socialisme est le vers qui ronge le lien social.
A l’inverse du libéralisme qui respecte l’homme, sa liberté et l’économie, le socialisme, sous couvert d’égalité, donne à croire aux plus naïfs qu’il serait en mesure de gérer de façon homogène et égalitaire les revenus et les dépenses des hommes et de leur société.
Evidemment il échoue. Alors il laisse supposer que par la force il réalisera cette harmonie économique à laquelle la vie ordinaire, de bon sens, ne permet pas d’accéder.
C’est là que le socialiste, rarement violent, plus charitable que méchant, fait le lit du National Socialisme, dont chacun connait la terrible part d’ombre.
Nous tournons en rond et revenons toujours au même point : la pauvreté est révoltante. Pour autant, est-il possible de la résorber autrement que par un accroissement général des richesses, qui lui-même entraine une augmentation des écarts entre richesse et pauvreté ?
Cette question est prégnante. Au préalable, évacuons de la problématique toute intrusion de la force, de la contrainte, que nous reprochons justement au socialisme.
Dans un système libéral réel, où la force est proscrite, où l’économe est totalement libre, où la concurrence est présente, il est impossible d’éradiquer la pauvreté, cela doit être admis.
Mais, dans ce même système, l’équilibre naturel des intérêts individuels doit atténuer l’extrême pauvreté, du fait de sa négativité. L’extrême pauvreté est nuisible à un système libéral, il ne peut donc pas la tolérer. Par contre, il peut effectivement s’accommoder d’un écart important des richesses, d’une échelle dont la valeur minimale peut être frustrante pour ceux qui ont à la vivre.
C’est ici que le socialisme prend sa source.
Mais hélas, petit filet d’aigreur initial, il va devenir un large fleuve d’exigences qui emportera le lien social, la liberté individuelle, l’économie naturelle, au profit de promesses égalitaires qu’il ne pourra pas satisfaire.
Au départ, le socialisme n’est qu’une contrainte que le libéralisme peut absorber jusqu’à un certain point. Certes, cette absorption a un coût et assez rapidement ce coût va diminuer les performances du libéralisme. Alors, la contrainte ne suffira plus pour satisfaire les besoins socialistes.
D’où le défilé des élus et électeurs de la Seine Saint Denis, leur exigence du socialisme, l’appel solennel à sa continuation quel qu’en soit le prix à payer pour les autres. Les autres étant les libéraux traités, au passage et péjorativement, de capitalistes.
Le pillage n’est plus loin.
Le socialisme va muter. Il va devenir national-socialisme. Ses valeurs seront toujours l’égalité, mais accompagnées d’un repli nationaliste et surtout d’un emploi sans complexe de la force. Le pillage va pouvoir commencer.
Les riches devront casquer, qui va s’y opposer ? Qui, après des décennies de propagande socialiste, se rappelle que le riche est indispensable à la société, que la liberté est indispensable à l’économe, que la pauvreté n’est pas une tare, que seul son seuil mortel est inacceptable, que l’argent n’est pas une fin en soi, qu’il n’est qu’un outil économique ? Personne.
Là est le drame. Personne n’est capable aujourd’hui d’empêcher le national-socialisme, sous sa nouvelle appellation de Front National, de s’installer dans le lit intellectuel que lui a façonné le socialisme.
Avec lui la violence va envahir notre société, le lien social est d’ores et déjà rompu, la jalousie et la haine de l’autre sont à la une de tous les journaux.
Cette violence va décupler l’injustice. Face à la force le faible est bien plus démuni qu’il ne l’est face à la simple pauvreté. Tous s’en mordront les doigts, mais le chemin sera long pour retrouver la liberté et la justice.
Le mirage de l’égalité se paie cash, le désert de la vie sans la liberté individuelle est bien pire que la contrainte, qui n’est que psychologique, des écarts de richesse dans l’oasis du libéralisme,
Bien cordialement. H. Dumas
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Félicitons Jean NOUAILHAC pour son courage. Dans “le point.fr” il signe un papier intitulé “Fisc : salauds de contribuables”, il termine son ouvrage par l’idée que la France est devenue un “camp de concentration fiscal”.
En ce qui me concerne, je préfère l’idée d’un “goulag fiscal”, mais bon.
Les auteurs de ce blog et la plus grande partie de ceux qui le lisent sont actuellement prisonniers de ce goulag. Nous savons donc de quoi nous parlons et sommes prêts à tuyauter M. Nouailhac, bien au-delà du simple questionnement intellectuel.
Commençons par le début
Pour qu’il existe un goulag ou des camps de concentration il faut certaines conditions.
-1°- Une société dogmatique répressive
-2°- Une propagande définissant, sans le définir vraiment, l’interdit qui va justifier la répression.
-3°- une police et une justice soumises ou convaincues, dites staliniennes, qui organisent la répression sans tenir compte des droits des accusés.
Une fois ces conditions remplies, le reste se met en place tout seul.
Un groupe s’empare du pouvoir, en partage les fruits. La population, convaincue par la propagande et anesthésiée par cette particularité humaine qui fait que le malheur des autres rassure, laisse faire, voire approuve pensant y trouver son intérêt.
Depuis bien longtemps
Nous avons en France le dogme : c’est l’égalitarisme et la haine des riches. La propagande est journalière. Bercy et les Tribunaux Administratifs sont les outils soumis et convaincus.
Avec tout le respect que nous lui portons pour son ouvrage, nous devons dire à M. Nouailhac qu’il se trompe : la France ne va pas devenir un camp de concentration fiscal, elle l’est depuis longtemps.
Pour bien comprendre où on en est, pour pouvoir évoquer ce sujet, il faut d’abord admettre un paradigme essentiel : Ce n’est pas l’esprit des lois qui fait la société, c’est au contraire l’esprit de la société qui fait les lois.
La société française porte en elle, pour des raisons historiques que chacun connait, une haine profonde de la richesse, alors que par ailleurs elle vénère le pouvoir. L’alliance de ces deux pulsions est explosive. C’est elle qui génère cette idée économiquement suicidaire que le pillage des possédants par ceux qui ont le pouvoir, au profit, soi-disant, des pauvres, serait un acte d’égalité et de justice sociale.
Rien n’est plus stupide, mais c’est ainsi.
Dans les faits
La nouvelle loi évoquée par M. Nouailhac ne fait qu’entériner et légaliser les méthodes de travail journalières des Services Fiscaux et des Tribunaux Administratifs.
Ceux qui vivent le goulag fiscal résultant de ces méthodes peuvent témoigner sur Le Point ou ailleurs, mais cela serait-il utile ?
Rappelons-nous Soljenitsyne, sa dénonciation du goulag n’a eu aucun effet. Sans la banque route, l’URSS aurait continué à embastiller ses ressortissants indéfiniment. On ne sort pas de la terreur par la raison. Tout particulièrement dans ce type de terreur dogmatique qui s’est justement installée par la raison, même si le raisonnement initial est faux.
Le pillage ne s’arrêtera pas
Les lois liberticides qui scandalisent M. Nouailhac ne scandalisent que lui, malheureusement.
Leur application, disons par anticipation depuis des années, a fait des dégâts irréversibles, a détruit des hommes et des familles qui ne le méritaient pas, sans remord, de personne.
La preuve, s’il en fallait une, serait justement que le fait de rendre officiel ce fonctionnement fiscal n’a été l’objet d’aucune remarque dans la pesse l’année dernière.
Si aujourd’hui on en parle
Ce n’est pas par humanisme, ce n’est pas en considération des victimes passées innocentes, ce n’est pas par souci de justice.
C’est tout bêtement parce que le pillage devient inopérant. La bête est trop maigre, il n’y a plus rien à manger. Il n’y a plus de riches, demain nous serons tous pauvres.
C’est le résultat incontournable de la haine du riche. Tout comme la haine de celui qui est en bonne santé n’apporterait rien au malade, sauf que si tout le monde est malade il n’y a plus personne pour soigner, la haine du riche n’apporte rien au pauvre, son pillage ne fait que détruire le tissu économique et rend le pauvre encore plus pauvre.
Mais, cette réalité n’apparait qu’après que le dernier des riches ait été ruiné. Le goulag fiscal a encore de beau jour devant lui.
Nous remercions sincèrement M. Nouailhac pour son coup de projecteur, nous sommes à sa disposition s’il veut aller voir un peu plus loin dans ce marigot de non-droit qu’est le contrôle fiscal.
Peut-être alors comprendra-t-il que la folie des contrôles fiscaux est l’acte extrême de mort et de malheur qui va entraîner notre société dans la misère la plus totale.
Hélas, il est peu probable qu’aujourd’hui il puisse se lever des esprits qui comprennent cette problématique, tous en sont encore aux impossibles économies d’Etat, à l’idée absurde d’un sauveur politique, à celle encore plus absurde de faire payer les voisins, alors que la seule issue est le respect des entrepreneurs, des riches dont ils ont besoin, et leur épanouissement. Nous en sommes loin.
Bien cordialement. H. Dumas
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“L’homo-socialistus” est, dans son essence même, un destructeur de lien social chronique.
Il poursuit l’idée d’une égalité matérielle et morale pour laquelle les seuls moyens immédiatement et directement accessibles sont la confiscation pour ceux qui possèdent et la limitation pour ceux qui vont posséder.
L’égalité morale socialiste
Il s’agirait d’imaginer que la connaissance et son usage, la morale et sa compréhension, le bonheur et son équilibre, la pensée et sa liberté, la justice et ses règles, l’éducation et sa valorisation, sont accessibles à tous et équitablement partageables. Pourquoi pas ? Mais comment le vérifier ? Il y a, en effet, une très grande difficulté à quantifier la morale.
A la limite, la cerner puis la diffuser serait probablement accessible à des hommes parfaits et de bonne volonté. Mais comment être sûr que ceux que l’on souhaiterait voir partager équitablement la dite morale y parviennent, autrement qu’en acceptant leurs déclarations sur le sujet ? Ce qui, chacun le comprend, poserait comme préalable l’éradication du mensonge. A première vue, les spécimens socialistes qui nous sont donnés à voir ne prennent pas le chemin de cette éradication. Le pourraient-ils ?
Faute de repères indiscutables pour quantifier l’égalité morale qu’il prône, le socialiste est amené à imaginer une liaison entre l’égalité matérielle et l’égalité morale.
Il présuppose que le riche est sans morale et que le pauvre est un saint, que donc donner les biens du riche au pauvre pour aboutir à une situation matérielle moyenne égale permettrait, du même coup, l’accès pour tous à la morale, de façon égale.
L’égalité économique socialiste
Fort de son raisonnement attaché à l’égalité morale, le socialiste légitime l’emploi de la force pour déposséder le riche au profit du pauvre, affirmant ainsi s’engager avec courage vers le graal de l’égalité morale.
Dans l’espace économique la vérification matérielle est possible, l’égalité accessible, le résultat n’est pas relatif mais au contraire parfaitement concret. Bercy prétend s’en charger, et Bercy s’en charge avec une grande violence.
Ici, pas de place pour le mensonge, pas d’échappatoire possible, la machine socialiste tourne à plein régime. Enfin… pourrait tourner à plein régime.
Trois types de socialistes
Le sincère. Perle rare. En effet, on présuppose que son empathie pour les pauvres est telle qu’il commence par donner ce qu’il possède, puis, face à l’insuffisance de ses dons, il propose que tout le monde en fasse autant. Une sorte de saint. Cherchez bien vous en connaissez un, ou, du fait de sa rareté, si ce n’est lui vous connaissez peut-être un de ses frères….
Le faux-cul. Très courant. Il ne donne pas ses biens, mais il milite pour que les autres donnent les leurs. Il considère que la limite, au-delà de laquelle il y a lieu de priver les possédants de leurs biens pour les redistribuer, est juste au dessus de sa propre richesse. Il est plus sujet à la jalousie qu’à l’empathie, mais il croit ou fait croire le contraire. Celui-là est la masse à partir de laquelle se propage l’idée socialiste égalitaire. Il est innombrable.
Le dingue de pouvoir. Plus courant qu’il n’y parait, mais limité par les places disponibles. Celui-ci est dangereux. Il s’infiltre partout, en politique évidemment, mais aussi en milieu associatif. Il a deux ambitions, dire la morale de l’égalité et vérifier qu’elle est atteinte. Il est à la fois le prédicateur et le glaive, l’incitateur et le délateur. La plupart du temps, il n’est ni un croyant ni un pratiquant de la pensée socialiste, il la représente par intérêt démocratique personnel. En effet, il se sert du socialiste sincère pour crédibiliser son discours et du socialiste faux-cul comme masse de pression.
L’humanité a-t-elle besoin du socialiste ?
Le socialiste n’en doute pas, il est convaincu que oui. D’autres, dont je fais partie, sont plus réservés.
En ce qui me concerne, je suis plus attaché à la notion de progrès bénéficiant naturellement à tous qu’à l’idée de plafonnement des acquis ou des ambitions pour une répartition égale, prétendue juste, par la force.
Au-delà de toutes les expériences catastrophiques à travers le monde de cette ambition égalitaire des socialistes, le raisonnement me parait suffisant pour s’en défier.
Quelques inconvénients du socialisme
En tout premier, notons l’usage banalisé de la force. Nul ne peut accepter d’être dépossédé de ses biens au profit d’un autre autrement que par la force. Le socialiste est prétentieux de s’imaginer une légitimité à l’emploi qu’il fait de la force. En aucun cas la force ne peut se prétendre légitime, sauf lorsqu’elle se limite à la préservation de sa propre vie.
Ici, nous touchons au premier paradoxe socialiste. Après avoir convaincu ses fidèles qu’ils ont une légitimité à employer la force, le socialiste va devoir affronter ceux qu’il a décidé de déposséder pour réaliser son transfert de richesse idéologique. Ceux qui sont dépossédés par la force vont alors penser qu’ils ont un droit légitime à utiliser eux aussi la force pour conserver leurs biens. La pompe est amorcée, le conflit est là, le lien social a volé en éclat.
En second, notons la négation de la réalité humaine par les socialistes. La nature humaine est faite d’une multitude de personnalités, toutes différentes, toutes réelles. La fiction est d’imaginer que de telles différences pourraient être gommées par une pensée unique imposée. Ce n’est pas le cas. La société ne peut vivre que si elle accepte les différences et évidemment les hiérarchies naturelles qui y sont attachées. Le souhait de nier ces différences et de remplacer les hiérarchies naturelles par des hiérarchies artificielles rend le groupe social explosif, du fait des frustrations induites.
Le socialisme est porteur de nombreux autres inconvénients tels que la perte d’ambition face aux limites des profits, la perte de l’esprit de responsabilité liée à l’absence de hiérarchie naturelle et, surtout, l’introduction à outrance de l’hypocrisie pour naviguer au mieux dans la hiérarchie imposée et affirmer sa soumission non quantifiable à la morale imposée.
Conclusion
Je n’ai pas honte d’affirmer que le socialisme ne m’inspire pas, quand bien même je reste attentif à la souffrance des autres, à leurs faiblesses, intervenant quand je le peux sans tambour ni trompette.
Je pense qu’avec toutes ses tares le socialisme, comme le cirrus qui précède le cumulus orageux, précède les guerres que l’usage qu’il fait à contre- emploi de la force amorce inévitablement.
Pendant que l’organisation libérale, qui ne permet surement pas une société égalitaire, reste la garante d’une société où le lien social peut s’exprimer et équilibrer les pouvoirs faute de gommer les inégalités qui sont universellement attachées à la condition humaine. Ainsi par exemple, le syndicalisme, partenaire incontournable du libéralisme, est ramené dans un système socialiste au rôle de figurant politisé exposé à tous les abus.
La destruction du lien social par le socialisme est sa plus grave tare, elle est rédhibitoire et a des conséquences désastreuses.
Bien cordialement. H. Dumas
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Il y a bien longtemps, disons plus de cinquante ans, ma mémoire s’est probablement adressée à moi. A l’époque, je ne l’ai pas entendue.
Aujourd’hui, je crois comprendre ce qu’elle me disait.
Quelque chose dans ce genre :
” Ecoute mec, je ne suis pas ta chose. Alors tu as deux solutions : ou tu me dresses de force à t’obéir mais saches que je résisterai de toutes mes forces, ou tu me laisses libre et alors je serai pour toi une associée fidèle.
Pour être clair, soit tu me gaves, tu m’étouffes, avec ce que l’humanité a appris depuis des milliers d’années et j’en crève le volume étant illimité, soit tu me laisses libre de choisir dans ce fatras sans compte à rendre, comme je veux et quand je veux, et je mets ma sélection à la disposition de ton intelligence et de ton imagination. Tu vois ce que je veux dire.”
Je n’ai rien vu du tout. Je suis passé à côté du message.
En bon petit bonhomme que j’étais enfant, j’ai tenté de forcer ma mémoire. Pas longtemps, tant sa réaction négative fut violente.
C’est à ce moment que le drame s’est noué.
En panne de mémoire pour indiscipline de celle-ci, j’ai pensé ne pas en être pourvu, ce qui, somme toute, n’entamait pas ma joie de vivre.
Par contre, les observateurs extérieurs, parents, éducateurs, examinateurs et toute la clique ne l’entendaient pas de cette oreille. Celui qui n’apprend pas est indigne de confiance, il n’a pas sa place dans notre société.
Les zéros tels la chasse japonaise fondirent sur ma scolarité, en orthographe d’abord évidement, puis en histoire et en géographie totalement, enfin en mathématiques, en physique, en philosophie, au-delà de l’essentiel qui était si peu. Ma mémoire indisciplinée me mit en échec scolaire.
Plus tard, alors que je me lançais dans la vraie vie, avec évidemment un fort complexe de “cancritude”, ma mémoire se fit discrète.
Je ne pensais plus à elle, j’évitais de la solliciter. Je notais tout, je fus un maniaque du carnet à spirale, un inquiet de la citation, un paniqué de la référence. Un infirme quoi.
En dehors d’une légère mais constante angoisse, cette infirmité n’a pas entravé mes objectifs. J’ai mis mes différents succès d’abord sur le compte du hasard, puis d’une intelligence et d’une imagination normales.
J’ai complètement zappé ma mémoire. Quelle ingratitude !
Je voudrais, par ce billet, m’excuser et réparer cette injustice que je lui ai faite. Je comprendrais parfaitement que vous me disiez : “Mais, Dumas, on s’en fout complètement de ta mémoire et de tes problèmes avec elle”. Notamment, si vous avez, de votre côté, réussi à parfaitement dresser la votre.
Mais, sans vouloir vous obliger, que vous ayez dressé ou laissé libre votre mémoire, vous n’échappez pas aux conséquences de ces deux attitudes, ce qui vaut peut-être la peine qu’on en parle. N’est-il pas ?
Plus de cinquante ans plus tard
Je prends conscience que ma mémoire, que j’avais lâchement abandonnée, ne m’a jamais, elle, abandonné.
Elle a fait un très léger effort sur les choses reconnues par la société comme essentielles. Je dis très léger parce qu’elle ne s’est pas gênée pour en oublier la moitié, voire même transférer le reste avec de grossières erreurs.
Mais, sur ce qu’elle a choisi elle-même de mémoriser, sans m’en parler, ce fut un succès total, dont je ne prends la mesure qu’aujourd’hui.
Evidemment, vu de l’extérieur, son stock est un fatras sans queue ni tête. Mais, ramené à mon service, à ce dont j’ai besoin en fonction de mes capacités personnelles et de mes objectifs de vie, elle a fait fort, très, très, fort. En agissant discrètement, sans me le faire remarquer.
C’est pourquoi
Je m’adresse bien sûr aux plus jeunes, à ceux que l’on est entrain aujourd’hui de culpabiliser parce que leur mémoire n’en fait qu’à sa tête.
Je leur dis : “Evidement ne faites pas comme moi, écoutez votre mémoire, respectez-là, faites lui confiance, même si elle-même n’en fait qu’à sa tête.”
Pensez à Bartabas. Quand il voit, libre dans une immense plaine, un splendide étalon blanc, il imagine immédiatement ce qu’il pourrait en faire et sa beauté somptueuse façonnée en son cirque. Il a raison. Mais, nous sommes là face à deux beautés incompatibles. En choisir une revient à insulter l’autre.
En définitive
Doit-on faire de sa mémoire un outil dressé à obéir, à accumuler ? Doit-on la flatter en lui attribuant alors le terme de “cultivée” ? Est-ce ainsi qu’elle est la plus performante ? C’est possible. Dans tous les cas, la réussite d’une telle configuration et le travail que cela représente doivent-être respectés.
Ou alors, doit-on laisser sa mémoire libre, libre de sélectionner elle-même ce qu’elle considère comme nous étant nécessaire ? Doit-on lui permettre de faire l’impasse sur les conventions, d’être originale, voire provocante ? Doit-on lui faire confiance, la protéger du jugement des autres, ne pas avoir peur de sa sauvagerie, de son indiscipline ?
Le choix est difficile
Il est d’autant plus difficile que l’un ne va pas avec l’autre, c’est donc l’un ou l’autre.
Qui plus est le choix n’est pas réel, le poids des conventions s’impose, le poids de la structure aussi, ne laissant que peu de place à un libre choix.
Lorsque notre mémoire nous questionne, vers quinze ans, peut-on l’entendre ? Bien sur que non.
Plus tard, lorsqu’elle est audible, la question ne se pose plus, les choix ont été faits.
La seule chose qui devrait rester
C’est la tolérance. Le respect des deux usages. Or, objectivement, ce n’est pas vraiment le cas.
Ceux qui ont dressé leur mémoire regardent de haut ceux qui l’ont laissée en liberté, pendant que ces derniers n’hésitent pas à les traiter de singes savants.
Alors que tout deux devraient se respecter et respecter l’usage que chacun fait de ses compétences. Je vous laisse sur ce droit que je prends de rêver.
Enfin, plus précisément, tout n’est pas perdu pour ceux qui vont ou viennent d’avoir dix huit ans.
Notre bien aimé Code Civil prévoit, en son article 768, la faculté pour un héritier de renoncer à la succession : ” L’héritier peut accepter la succession purement et simplement ou y renoncer.”
L’héritier, s’il veut renoncer à la succession, doit le faire dans les quatre mois à partir du moment où il a hérité.
Dans ce but il doit remplir le formulaire Cerfa n° 14037*02 et le déposer au greffe du Tribunal de Grande Instance.
Cet imprimé doit être accompagné de l’acte de décès du de cujus, de la copie de l’extrait de naissance du déposant et d’un justificatif d’identité de celui-ci.
Les motifs de la renonciation
Ce qu’en disent les experts : “Lorsque le patrimoine du défunt comprend un passif supérieur à l’actif, il est préférable pour les héritiers de renoncer à la succession : les héritiers ne sont pas tenus au paiement des dettes du défunt au-delà de la valeur du patrimoine reçu, leur propre patrimoine est protégé contre un appauvrissement.”
En clair, si vous héritez d’un paquet de dettes plus important que les biens dont vous deviendriez bénéficiaire, vous refusez l’héritage et vous n’êtes pas redevable des dettes.
Votre aïeul ne peut pas vous coller sur le dos son passif, ses dettes de casino, les voitures achetées à crédit à ses maitresses, les crédits de son château, de sa Rolls, de son yacht, les emprunts faits à ses copains etc…
Tout cela tombe sous le sens, est juste, la loi n’est pas si mal faite, personne ne peut vous contraindre à hériter de dettes.
Admettons : vous avez dix huit ans aujourd’hui.
Vous voilà, ce même jour, héritier de 2.000 milliards de dettes officielles, plus celles qui ont été cachées sous le tapis, soit 5.000 milliards dit La Cour des Comptes, qui peut en avoir encore oubliées.
Dans les actifs pas grand-chose :
– Une bande de hauts fonctionnaires dispendieux, fêtards, logés dans des palais décrépis qui sont source de travaux de rénovation constants et couteux.
– Une bande de fonctionnaires ordinaires peu actifs, certains gentils et inoffensifs mais aux performances obsolètes.
– Quelques routes sinistrées, où de toute façon il n’est plus possible de circuler tranquillement.
– Des hôpitaux et une Sécurité Sociale en faillite et inopérants.
– Des chemins de fer usagers, voire dangereux, en faillite aussi.
– Une armée dont le matériel est usé et le personnel démotivé.
– Une justice qui fonctionne en circuit fermé, exclusivement pour elle.
– Une police dont l’avenir est incertain, oscillant entre la dépression ou la “bunkérisation” dans des commissariats assiégés.
– Des parts dans des sociétés à la traine au niveau mondial.
– Une réputation globale de looser, qui rend tout espoir de renverser la situation inimaginable.
– J’allais oublier Bercy : Le fief de notre aliénation, le virus qui nous tue, la chaudière de notre enfer, notre centrale nucléaire en folie, notre Stasi en pire. Bercy qui nous pille, nous tue, nous met en esclavage.
Il est évident que les actifs ne couvrent pas les dettes, loin s’en faut.
Vous avez donc quatre mois à partir de vos dix huit ans, date de votre majorité – date qui vous rend héritier de ce beau pays appelé La France – pour renoncer à la succession.
Je vous y engage fortement. Vous n’avez aucune raison de payer les dettes de vos parents, vu le merdier qu’ils vous laissent en échange.
Vous devez, ne l’oubliez pas, déposer votre imprimé Cerfa 14037 au greffe de votre TGI.
Lisez bien la notice pour remplir l’imprimé. La partie vous concernant ne devrait pas vous poser de problème particulier.
Les renseignements concernant la défunte sont plus délicats. Le dernier domicile de la défunte sera l’Europe.
Pour l’acte de naissance je vous conseille de ne pas remonter top loin. Clovis serait un mauvais choix, trop imprécis géographiquement. La déclaration des Droits de l’Homme parait plus judicieuse à cet effet.
L’acte de décès va vous laisser plusieurs choix. Vous pouvez prendre le dernier budget voté. Un book réalisé à partir de la presse économique sérieuse, papier ou internet. Ou tout autre document certifiant la mort de La France.
Le lieu de décès peut être votre domicile, la disparue prétendait à l’ubiquité.
Une fois votre renoncement à la succession déposé dans les formes, le mieux, dans un premier temps, est d’aller fêter ça. Vous voilà libre, ça se fête.
L’avenir pour vous est au beau fixe.
Inutile de vous rappeler qu’ayant refusé la succession, personne ne pourra vous demander de participer aux dettes passées. Vous serez sans doute nombreux à refuser la succession, en tout cas je vous le souhaite.
Evidemment, vous n’aurez plus accès au capital vermoulu de la défunte, à ses usines à gaz.
Vous vous débrouillerez très bien sans cela, je vous fais confiance.
Mais, de grâce, ne remettez pas le couvert. Le fait d’être exempts de dettes ne doit pas vous ramollir face aux sirènes bancaires, quelque soit la beauté de leurs poitrines ou de leurs queues de poisson. N’oubliez pas que le crédit est l’assassin de l’économie, quand il est réduit à absorber les dettes récurrentes de la mauvaise gestion d’une entreprise, fut-elle un pays.
Bonne chance jeunes gens, vive votre liberté sans nos dettes. Libérez-vous de l’ignoble propagande visant à vous refourguer une situation avariée dont vous n’êtes pas responsables.
Bien cordialement. H. Dumas
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