Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Les français majoritairement contre les propos haineux

Un sondage — extrêmement sérieux, dont les questions ne sont absolument pas tendancieuses et ont été bien comprises de tous les sondés — nous apporte la preuve de l’équilibre psychologique de notre pays.

En effet, au terme du sondage, plus de 83% des français sont contre les propos haineux sur internet. Sachant que seulement 80% des français sont raccordés au net les 20% qui ne le sont pas ont répondu à un problème qui ne les concerne pas, mais c’est un détail.

On peut supposer que cette écrasante majorité évite elle-même tout propos haineux.

Mais alors, qui sont ceux qui remplissent les forums ou commentaires de ces délicats propos visant indistinctement mais lourdement : les arabes, les riches, les profiteurs, les fainéants, les juifs, les catholiques, les musulmans, les femmes voilées, les francs maçons, les fraudeurs fiscaux, les communistes, les écologistes, les lepénistes, les centristes, les libéraux, les curés, les militaires, les profs, les cons, les énarques, les politiques, les prostituées, leurs clients, les libertins, les homosexuels, les violents, les pédophiles, les terroristes, les fous, les maniaques, etc…,  autant d’hommes dont ils ne partagent pas les opinons ou les pulsions, au point de les considérer comme non humain, au point de trouver légitime de les haïr.

Plus loin dans ce sondage, dans leur grande sagesse, les français s’accordent à penser que celui qui tient des propos haineux, ou qu’ils considèrent comme haineux, devrait être immédiatement déconnecté et condamné à une amende. Rien que ça.

Toute cette clairvoyance fait rêver en ce doux pays, patrie de la liberté d’expression, pour laquelle ils défilent par milliers (les mêmes ?).

Cependant, n’exagérons rien, tout n’est pas mauvais.

Imaginons que les propos haineux soient effectivement interdits et sanctionnés.

C’est Bercy qui ferait la tronche.

Finies les accusations haineuses, sans preuve, d’une “fraude fiscale” dont l’estimation augmente au rythme de l’augmentation de sa sanction.

Plus les Services Fiscaux traquent la “fraude fiscale”, annoncent des résultats de performances à deux chiffres, plus son estimation s’envole. Plus Bercy traque, plus la fraude augmente.

Heureusement que plus la police se déploie, plus la délinquance recule. Si elle fonctionnait comme Bercy, vous imaginez la problématique ? Délinquance et police feraient péter les statistiques.

Imaginons : la haine est interdite.

Alors, les propos haineux du Ministre des Finances contre les “fraudeurs fiscaux” tomberaient sous le coup de la loi, ils seraient irrémédiablement condamnables. Hollande ne pourrait plus dire qu’il n’aime pas les riches, qu’il hait la richesse.

Mais la presse, que ferait-elle ? Elle qui, article après article, nourrit une haine institutionnelle contre les “fraudeurs fiscaux”, serait obligée de se replier sur un sujet d’amour, de bonté, d’ouverture vers tous, vers les mal-aimés.

Peut-être verrait-on de sa part le début d’une compréhension de la “fraude fiscale” ? Un pardon ? Un encouragement ? Des amnisties lors des présidentielles ? Allez savoir.

Vraiment, 80% des français sont-ils prêts à ne pas tenir de propos haineux envers les “fraudeurs fiscaux” ?

Et les lanceurs de haine, que l’on appelle les lanceurs d’alerte, vont-ils tomber sous le coup de la loi anti haine ? Ou devront-ils remplir leur mission pleins de compassion envers ceux qu’ils dénonceront, au lieu de la haine qui les habite actuellement ?

Et les contrôleurs fiscaux, vont-ils venir chez nous débordant d’amour, la larme à l’œil, le cœur en berne ?

Ou alors, la haine ne serait interdite que sur le net, ailleurs chacun pourrait s’exprimer en sortant sa kalachnikov, comme à Marseille.

Parce que la haine, de deux choses l’une, soit elle existe soit elle n’existe pas.

Pour ma part, je la subis, je peux affirmer qu’elle existe envers ceux que l’on nomme les “fraudeurs fiscaux”. Et elle ne s’embarrasse pas de la vérité avant de s’exprimer, elle y va direct. C’est la vraie, la bonne haine.

J’avoue que, la subissant, je préfère largement la voir s’étaler sur le net, je peux ainsi la surveiller. Je n’aimerais pas qu’elle me saute dessus par surprise, alors que je ne l’aurais pas décelée.

Cacher la haine, c’est comme casser le thermomètre en espérant ainsi ne pas avoir la fièvre.

La haine c’est comme la poutre et la paille, on la discerne dans les propos des autres mais jamais dans les siens.

Tout cela n’est pas sérieux. Ceux qui sont haïs ont tout intérêt à le savoir. Ceux qui haïssent sont moins dangereux sur le net — où ils peuvent abandonner une partie de cette haine à bon compte — que dans la prison de leur pauvre tête, dont on ne sait jamais par quelle folie elle sortira.

Je crois que le net est plus un exutoire salutaire qu’un outil de prosélytisme.

La vérité est que le net découvre les secrets les mieux gardés, que cela ne fait pas, mais alors pas du tout, les affaires de nos élus ou hommes d’influence divers, dont la puissance est directement liée à l’aura de secret dont ils s’entourent.

Et, 83% de français ne comprennent pas ça ?

Ah, l’Education Nationale… quel gâchis, tous ces gens (83%) en déshérence intellectuelle, qui ont le bac à 90%, quel dommage.

Bien cordialement. H. Dumas

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Souvenirs, souvenirs

Vingt centimètres de saucisse de Toulouse, une vraie purée de vraies pommes de terre, un Gaillac de propriétaire, TSF Jazz et un Hoyo de Monterrey (épicure n°2), chez moi, face à la mer, c’est mon idée du bonheur.

C’est de cela que le fisc, “leur escadron de la mort”, veut me déposséder.

Le reste c’est déjà fait, ils me l’ont pris.

Une journée en mer, sans terre à l’horizon, pas une vague, le soleil s’est levé d’abord sous la forme d’une ventouse refusant de quitter l’horizon, rouge de colère, puis disque de feu sévère et tout puissant. Deux cannes à l’eau, le broyeur de sardines en activité, le thon va peut-être mordre, une fois ou deux dans la saison, alors il tirera 100 ou 200 mètres de fil, la lutte durera une petite heure, il se rendra, peut-être, splendide, héros vaincu mais noble, d’une beauté utile fracassante. En attendant cet obus des mers, un cassoulet partagé avec deux ou trois amis sur une table de camping dressée dans le cockpit du modeste bateau Boston Whaler

Une Jaguar huit cylindres de 420 CV. Une tenue de route exceptionnelle, des reprises de folie, 250 Km à l’heure en un clin d’œil. Une beauté emblématique, un confort à damner. Un jeu de pneus arrière tous les 20.000 Kms. Un PV par mois.

Des fêtes avec des amis, d’enfance ou ultérieurs, débordantes de rire et de bonheur, accompagnées d’un gigot à la broche, au barbecue, avec un capucin à remontée mécanique, et une assiette de haricots frais de Pont l’Abbé, un petit Bordeaux. Peut-être des tranches de thon frais, juste péché, crues ou à peine cuites, bleues.

Tout ça c’est du passé, volé à tout jamais.

Ces salopards du fisc m’ont tout pris, tout.

Il me reste l’amour que je porte à mon épouse depuis bientôt cinquante ans, nous avons tout vécu ensemble. Aussi l’amour que je porte à mes enfants depuis toujours, qu’ils ont la bonté de me rendre au centuple.

Pourtant, je peux l’affirmer, je n’avais rien volé, ni à mes clients pour qui je me suis donné totalement, que j’ai servi et enrichi consciencieusement, ni à l’Etat à qui j’ai payé mon dû sans faillir et sans jamais tricher.

Où était le problème ? Je me le demande encore tous les jours. Je n’ai rien vu venir.

Et pourtant ils ont débarqué chez moi. Ils étaient sept, en plusieurs vagues.

Ils ont menti, triché, ils m’ont tout pris, me laissant ruiné, miséreux, indigent, à la charge morale de mes enfants, qui de leur côté, malgré un parcours studieux et un travail harassant, ne peuvent ni vivre correctement, ni évidemment envisager de m’aider à finir ma vie décemment. Un carnage.

Alors que j’avais accumulé un petit capital pour ne pas dépendre des autres, ils me l’ont pris intégralement. Ce sont des fumiers de lapin.

Voilà leurs arguments:

– Je dépeuplais la mer

– Je trouais la couche d’ozone

– Je ne donnais pas assez aux pauvres qui les élisent. Eux ne peuvent pas, leurs frais personnels dépassent largement ce qu’ils collectent légalement. Il leur faut plus pour conserver ces votes. Ils appellent ce racket la lutte contre la “fraude fiscale”, alors qu’il ne s’agit que d’un racket mafieux ordinaire, perpétré à l’aide de la force de l’Etat que nous avons eu la bêtise de leur confier pour “nous protéger”.

J’étais un accroc dans leur propagande d’une apparence égalitaire pour calmer ceux qu’ils maintiennent en esclavage, en dépendance, sans autre espoir pour eux que leur devoir leur vie : les “pauvres” des banlieues ou d’ailleurs.

Peu porté à dénoncer les autres, je me suis longtemps demandé en quoi j’étais responsable de la situation. Après quinze ans de lutte et de réflexion profonde, la réponse est claire : en rien.

Je suis une, parmi tant d’autres, des victimes de la folie communiste d’une société qui a perdu tout ses repères, qui va se jeter, comme l’Allemagne en 1930, dans les bras du premier fou venu, parce qu’elle-même est devenue folle.

Ce qui me tue, ce n’est pas l’activisme des quelques cinglés qui croient encore à cette utopie, ou qui, machiavéliques, savent en réalité son inconsistance, son irréalité, mais qui s’activent simplement pour prendre le pouvoir et en profiter.

Ce qui me tue, c’est de voir qu’une majorité, dite silencieuse, par lâcheté et par égoïsme, croit pouvoir tirer son épingle du jeu de cette organisation sociale.

Leur jalousie chronique les aveugle au point d’imaginer que ce qui est pris à d’autres leur sera donné à eux, ou qu’ils pourront subrepticement le prendre. Ils sont comme ces boutiquiers qui, en leur temps, pensaient faire une affaire en dénonçant leurs concurrents juifs.

J’ai mal à notre collectivité nationale, une souffrance qui va bien au-delà de mes propres douleurs.

Ils détruisent consciencieusement le capital, tout le capital, même infime comme l’était le mien. Lorsque cela sera fait, d’autres qui pendant ce temps l’auront fait fructifier leur apprendront, à leur dépens, combien le capital est indispensable. Combien le détruire, par jalousie morbide ou par inconséquence prodigue, est suicidaire pour l’économie du groupe social.

Bercy et ses kapos ne paieront jamais assez cher, s’ils paient un jour, pour s’être prêtés à ces manœuvres, en plus avec joie et zèle.

Bien cordialement. H. Dumas

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DSK et Bettencourt

Les affaires DSK et Bettencourt sont deux procès phares où les procureurs respectent deux règles fondamentales.

La première est que le droit et la morale médiatique ne sont pas indissociables, contrairement à ce que l’on peut malheureusement constater tous les jours. La morale médiatique est influencée par l’émotion, fille de la propagande, le droit ne devrait pas l’être.

La seconde est que le mandat est sacré. Celui qui l’accepte ne peut en aucun cas le trahir sans engager lourdement sa responsabilité et avoir à payer le prix de la trahison.

Vus par le justiciable ordinaire que je suis,  ces deux procureurs font partie de mes rêves et non de ma réalité

Les procureurs que je rencontre lors de mes tribulations juridiques auraient condamné DSK — sans doute jaloux de sa liberté sexuelle — et blanchi Barnier et de Maistre au motif que les Bettencourt sont riches, tout simplement.

Je peux témoigner du fait que ces deux procureurs sont des extraterrestres judiciaires.

Peut-on imaginer, dans mes affaires fiscales, un procureur qui réclamerait la condamnation de l’Etat au motif de la trahison de son mandat qui l’oblige à garantir ma liberté individuelle et ma propriété, alors qu’il m’oppresse et me dépouille ?

Non, c’est inimaginable.

Les agents fiscaux Jourdes, Jean Pierre, Prieuret, Blazy, Martino, Garcia, Giugler, Wolf ont menti, falsifié la réalité de mes biens, la comptabilité de mes entreprises, depuis plus de dix ans, sans qu’aucun procureur n’y trouve rien à redire.

Bien au contraire, ils ont été félicités pour leur pillage de mes biens.

Ils ont même été récompensés, recevant chacun plusieurs milliers d’euros qui ont sanctionné ma témérité à avoir porté devant la justice leurs prédations en bande organisée, comme aurait pu être qualifiée leur attitude par un procureur style Bettencourt.

Pour moi, la morale médiatique s’est toujours imposée face au droit.

Elle consiste à prétendre que l’entrepreneur qui possède ne peut qu’avoir triché et qu’il doit donc donner ce qu’il a acquis à celui qui n’a rien, lui qui, justement parce qu’il n’a rien, est moralement insoupçonnable.

Inutile de fournir dossiers et preuves, la morale médiatique condamne le capital, d’où qu’il vienne, quelque soit son importance. Le capital est le mal absolu, son unique destin est d’être redistribué à ceux qui n’en n’ont pas.

Ne vous amusez pas à insinuer que les indigents auraient peut-être une part de responsabilité dans leur situation, alors qu’on vous explique à longueur de journée que c’est uniquement ce que vous avez gagné qui leur manque.

Ne vous amusez pas non plus à prétendre que vous méritez ce que vous possédez. Ni que votre capital est votre outil de travail. Vous êtes bouchés ou quoi ?

Où a-t-on déniché ces deux procureurs exceptionnels qui, à Lille et à Bordeaux, sont respectueux du droit, des hommes, de leur dignité, de leurs biens ?

Pendant que tous ceux que nous rencontrons, nous les contribuables stigmatisés, les bannis de la société, les procureurs ordinaires qui remplissent nos tribunaux, ne connaissent que la morale médiatique, méprisent le droit.

C’est sans état d’âme qu’au motif bien pensant du partage, de l’assistance à la misère, ils nous précipitent, nous, dans la misère.

Pour ces procureurs là, il y a deux misères bien distinctes.

L’une, celle de la sélection naturelle, qu’ils ont hâte d’éradiquer en transférant nos biens vers elle.

L’autre, celle dont ils nous gratifient, dans laquelle ils nous précipitent sans émotion, qui leur paraît hautement méritée.

Quelle prétention et quelle responsabilité pour eux de distribuer ainsi le droit de vie ou de mort — car c’est de cela que l’on parle quand on parle de misère, chacun le sait — de se substituer à la vie, au travail, aux droits fondamentaux qui sont censés nous gouverner : la liberté et la propriété privée.

Oui mais voilà, ces procureurs ordinaires n’appliquent pas le droit, ils appliquent la morale médiatique que la propagande socialo-communiste déverse sur nous depuis des décennies.

J’en meurs, vous en mourrez, ils en mourront aussi, ce n’est qu’une question de temps. N’imaginez pas qu’ils pourraient avoir à répondre de leurs actes autrement que par le temps, ce rêve vous est interdit, nous ne sommes ni DSK, ni Bettencourt.

Bien cordialement. H. Dumas

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Non, je n’ai pas changé (air et accent connus)

Promis je n’ai pas changé. Enfin je veux dire à l’intérieur, ou plutôt dans ma pensée, non en réalité je devrais dire que je n’ai pas l’impression d’avoir changé.

Je suis toujours le même être, fait de joie de vivre, d’ouverture, de curiosité, animé par la confiance en les autres et en la vie.

Bon, avec un catalogue aussi alléchant, comment ai-je pu en arriver à mon blog ?

“Mais qu’est-ce qui s’est passé, mais qu’est ce qui c’est passé ?” comme le disent Tournesol et le Docteur à l’Ami 6  propulsés à travers la voiture au bas des escaliers, dans “Les bijoux de la Castafiore”.

Pour le point de départ : peu de témoins.

Mais, heureusement, j’ai des repères irréfutables.

Les voici :CaptureDonc récapitulons :

– Prix de gentillesse, de lecture, d’écriture et de coloriage pour ma première année de scolarité.

– Prix de courtoisie et de dessin la deuxième année.

Jusque là tout va bien.

Hélas, dès la troisième année, je perds la trace de mes compétences, je rentre probablement dans le rang.

Rapidement l’Education Nationale s’empare de mon sort et décide de me contraindre, de m’intégrer au moule, ce qui s’avèrera au dessus de ses capacités et de ses compétences.

Entre elle et moi la rupture sera longue et pénible. Une salle histoire.

La garce cherchera à se venger très longtemps, propageant sur mon compte de fausses rumeurs d’absence de sérieux, de dilettantisme, voir de mauvais esprit, qui auraient pu entamer ma confiance en moi, si mes qualités intrinsèques n’avaient pas été reconnues dès ma première et ma deuxième année de scolarité.

J’imagine que mon cas n’est pas unique. Combien d’enfants adorables, prédisposés à un avenir de joie et de simplicité, ont été irrémédiablement flingués par les agressions égalitaires de l’Education Nationale.

Celle-ci, prétendant former l’élite, s’avère incapable de laisser s’épanouir la liberté et la joie de vivre. Pour elle, il n’est d’élite que constipée, coincée à mort, à la fantaisie en berne, à qui la mémoire tient lieu d’intelligence.

J’exagère évidemment, mais pas trop.

La seule chose qui vaille d’être apprise le plus tôt possible c’est la liberté et les devoirs qu’elle impose pour chacun de nous et par rapport aux autres.

L’éducation Nationale essaie de nous convaincre de l’exact contraire.

Pour elle, l’épanouissement se trouverait dans le groupe et ses contraintes. Elle et moi, nous sommes fâchés définitivement.

A vrai dire, elle a pris le pouvoir, et ceux qui, comme moi, sont sa cible, sont aussi la cible de l’organisation sociale qu’elle a finie par instaurer.

Je ne l’aime pas cette salope. Enfin là, j’exagère encore. En réalité, elle me fascine.

Pourtant je n’en suis ni amoureux, ni admiratif, mais ce pouvoir total qu’elle a acquis, c’est impressionnant.

Hélas pour elle, je crois qu’elle va en mourir. Je ne la plaindrai pas. Mais il est probable que je la regretterai. Son rabot social était bien pratique, il laissait le champ libre à ceux qui échappaient à son hégémonie.

Les barbares, ceux qu’elle pensait maîtriser, éduquer, polir, deviennent légion, ils ne vont pas tarder à la déborder et à déborder ses prétentions d’organisation sociale.

Finalement, je regarde cette vieille dame, qui m’a snobé, se mettre en quatre pour séduire le pire, c’est émouvant. Elle n’échappera pas au viol.

Elle n’aurait pas dû décapiter les personnalités “différentes”, ce sont elles qui faisaient la force de son environnement et l’attrait de ceux qu’elle soumettait. Seuls ils sont impuissants. Dommage.

Bien cordialement. H. Dumas

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TOUS est-il le contraire de la liberté ?

Je veux vous parler d’une époque où la télévision n’existait pas. Où Citroën fabriquait des “tractions avant” et Peugeot des “203”. Où le luxe s’appelait “Facel Vega”. Où les Ponts et Chaussées goudronnaient à tout va, tout en prenant le temps de construire d’innombrables ponts. Où les gardes-barrières surveillaient les passages à niveau, faisant en sorte que trains et voitures se heurtent le moins souvent possible.

A cette époque, la minorité d’automobilistes ne se posait pas de question sur son activité dominicale.

La question n’était pas : qu’est ce qu’on fait Dimanche ? Mais : où va-t-on ? Tous montaient systématiquement dans leur voiture pour une promenade dont le but n’était pas l’essentiel.

L’essentiel se résumait à jouir intensément de la liberté incroyable pour eux, précédemment impensable, attachée au miracle du déplacement individuel en automobile.

L’automobile paraissait un privilège extraordinaire, son arrivée dans une famille était un aboutissement, une plénitude.

Puis, accompagnant la démocratisation, vint la quantité, le temps des bouchons, de l’hécatombe, qui a eu raison de l’émerveillement sans pour autant terrasser l’attirance.

Enfin vint aujourd’hui, le temps de la haine, où l’automobile est synonyme de délinquance sociale, de pollution. Où les successeurs des Ponts et Chaussées ne pensent que ralentisseurs, rétrécissements des voies, chicanes, limitations de vitesse, radars, circulations alternées, etc…

Tous, sauf les “justes-arrivants”, ont honte de leur automobile, sont indifférents à ses avantages dont ils profitent toujours, mais plus difficilement et liés à de lourdes contraintes qui finissent par les leur masquer.

Ainsi, alors que tous ont une automobile, cette multiplication, elle seule, a transformé le charme en nuisance, la liberté en contrainte.

Pour retrouver les émotions initiales, il suffit de prendre la route un Dimanche matin d’hiver ordinaire, vers 9H, hors vacances scolaires, pour revivre la liberté attachée aux déplacements en automobile sans la contrainte des autres.

Cet exemple n’est pas unique, au contraire, il est global et s’applique à toutes nos activités, à tout notre environnement.

Ce constat global est-il une vue de l’esprit ou une réalité ? Est-il une aigreur passagère attachée à une génération en voie de disparition, ou correspond-il à une réalité profonde et intemporelle ?

Dans le premier cas, rien de bien grave, il suffit d’attendre. On peut même penser que les lois sur l’euthanasie accélèreront le règlement du problème.

Dans le deuxième cas, c’est une autre affaire. Si TOUS est la source globale de l’insatisfaction, la contrainte indésirable rendant le plaisir inaccessible, on a du souci à se faire.

La recherche du plaisir est le moteur de l’humanité. Sa puissance donne la vie, c’est dire sa force.

Si le nombre est une entrave au plaisir, ce n’est pas ce dernier qui disparaîtra, c’est le nombre qui sera vaincu par lui.

Ne l’oublions pas : le plaisir donne la vie pendant que l’ennui précède la mort. L’humanité ne peut pas s’ennuyer, elle disparaîtrait.

N’est-ce pas justement le nombre qui pourrait être à l’origine de l’ambiance crépusculaire dans laquelle nous vivons depuis quelques années ?

Le nombre qui entrainerait l’humanité vers des raccourcis bien connus pour s’auto-diminuer, et qu’ainsi le plaisir reprenne ses droits. Le nombre en quelque sorte manipulé par le plaisir, par l’égoïsme.

Les barbares, les faiseurs de guerre, pourraient-ils être au service du plaisir caché, égoïste, honteux, de l’humanité souhaitant se débarrasser du nombre sans le montrer, sans le dire ?

Bien des postures trouveraient alors une explication.

Car, si chacun y va de sa petite théorie, tout le monde a bien conscience que la planète est actuellement une poudrière.

Evidemment, chaque faction essaie de faire porter sur les autres la responsabilité de cette ambiance mortifère. Peut-on être dupe ?

En ce qui me concerne, je crois que la responsabilité de la catastrophe qui nous attend est totalement collective. Je crains qu’elle soit liée au nombre.

Je trouve cela parfaitement regrettable à une époque où nous sommes justement en mesure de réguler ce nombre avant l’apparition de la vie, ce qui me parait plus humain qu’après.

Par ailleurs, j’ai bien retenu tout ce que l’on m’a appris sur le sujet : la reproduction doit être naturelle et illimitée. Oui, mais…

Si le prix à payer est la déstabilisation par le nombre au point que la sortie ne puisse se traduire qu’en carnages, je ne suis pas preneur.

J’accepte l’idée que l’on puisse me reprocher dans ce billet de m’éloigner du sujet que je connais : le pillage fiscal. Mais ce serait une erreur.

Il est probable que le nombre augmente exponentiellement la frustration, donc exacerbe l’idée de pillage en la généralisant et aboutit à l’inacceptable : à la guerre.

Ce n’est pas qu’il en ait manqué tout au long de ma vie, mais, personnellement, je n’ai jamais connu la guerre. L’idée qu’elle se rapproche n’éveille en aucune manière ma curiosité.

Bien cordialement. H. Dumas

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La liberté individuelle : un mythe ?

Au XVIIIème siècle, en même temps que les puissances européennes prennent la mesure des immenses territoires à leur portée en Amérique du Nord, leurs élites entrevoient l’idée de liberté individuelle.

Cette idée va trouver à s’épanouir naturellement à l’occasion de l’organisation de la société vierge qui va conquérir l’Amérique du Nord.

Les choses seront plus complexes dans la vieille Europe entravée par une tradition millénaire de soumission des individus.

Notamment en France où la conquête de l’idée de liberté individuelle, portée par exemple par le milliardaire Lafayette, dut passer par l’échec cuisant de la révolution pour n’aboutir que bien plus tard, au cours du XIXème et au début du XXème siècle.

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette notion de liberté individuelle ? Pas grand chose, il faut bien l’avouer.

La question existentielle qu’elle pose est la suivante : la liberté individuelle est-elle le foyer de la délinquance, sa matrice ?

Hélas, pour la plus grande majorité la réponse est oui.

C’est ainsi que la masse des personnes défilant derrière Hollande à l’issue du terrible drame de Charlie Hebdo ne défilait pas réellement pour la liberté individuelle mais pour que soit contrainte celle des futurs assassins, tels qu’ils les imaginent dans leurs fantasmes.

De la même façon, de nombreux économistes pensent que c’est la liberté économique individuelle qui génère les escrocs, banquiers notamment.

La pensée commune est d’affirmer que toute déviance découle d’une trop grande liberté individuelle, et que restreindre celle-ci résoudra le problème. Cela est totalement faux.

D’abord dans la pratique,

Toutes les sociétés liberticides génèrent une organisation massive de la délinquance, qui en leur sein s’officialise.

Alors que ce constat est exposé aux yeux de tous dans le monde, la majorité fait mine de ne rien voir.

Ensuite dans la théorie,

Il est clair que ce n’est pas la liberté individuelle qui engendre la délinquance mais bien elle qui en est la première victime.

C’est la difficulté de défendre la liberté individuelle qui permet à la délinquance de voir le jour, pour finalement finir par prendre le pouvoir en participant à la réduction de la liberté qu’elle accuse d’initier ses propres turpitudes.

Pourquoi, contre toute réalité, en est-il ainsi ?

Parce que le pouvoir parait indispensable à l’organisation sociale et qu’il est l’ennemi naturel de la liberté individuelle.

Ainsi, plus l’homme de pouvoir aura la prétention d’organiser la société, au motif de la protection des individus, plus il sera liberticide et arrivera à l’exact inverse.

Il n’est pas de bon berger pour celui qui ne souhaite pas vivre en troupeau.

Alors que la liberté individuelle, ce bien précieux, d’une grande fragilité, est au fronton de tous les partis politiques, en réalité ils n’ont de cesse de la restreindre tant elle est incompatible avec leur objet.

C’est ainsi que pour chaque déviance mise à jour — et c’est quotidien — qui pourtant découle d’une carence de la protection de la liberté individuelle dont l’Etat prétend se charger, nous sommes immédiatement soumis à une restriction de liberté, approuvée parait-il par la masse silencieuse et votée comme un seul homme par nos députés.

Objectivement, ce constat est désespérant.

En quoi les hommes épris de liberté individuelle ont-ils leur part de responsabilité dans ce fiasco de leur ambition ?

En rien, contrairement à ce que l’on veut leur faire croire.

Car, si l’homme libre se prend à imposer sa liberté il accède au pouvoir et, de facto, il édicte des règles qui, enfreintes, vont jeter les bases de la délinquance qui elle même engagera la glissade liberticide.

Conclusion

La liberté individuelle est bien un mythe. Comme Icare, l’homme se brûle en tentant de s’en approcher.

Après le capitalisme, Internet fut un formidable rêve de liberté individuelle, les deux sont en voie de digestion par le collectivisme qui colle aux basques de l’homme, cet animal grégaire.

Bien cordialement. H. Dumas

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De quoi j’me mêle

Imaginons que le monde arabe se lasse de la suprématie ultra minoritaire des monarchies du golfe. Que, pour des raisons de pression populaire interne, par exemple écologiste ou moraliste, les Etats Unis soient obligés de lâcher leurs alliés, qui ont indéniablement des responsabilités dans l’épouvantable aventure intégriste.

Les chiites et leurs affidés, seraient alors la nouvelle minorité qui prendrait le pouvoir au Moyen Orient, Iran en tête. Les russes se trouveraient bien placés, l’ensemble représenterait un poids suffisant pour refuser que le pétrole leur soit payé en dollars.

Oui, mais qu’elle monnaie de référence les satisferait ?

Ce serait la monnaie d’un pays politiquement stable, doté d’une armée forte, crédible, et de réserves garantissant la stabilité de la dite monnaie. Un pays en excédent et non en déficit. Ce pays n’aurait pas besoin d’être gigantesque.

Ce pourrait être l’Europe du nord regroupée autour du deutschemark, après disparition de l’Euro, le Yen adossé à un ensemble de monnaies asiatiques, le franc suisse temporairement. Peut-être d’autres solutions que seuls les initiés connaissent ou envisagent.

Quoiqu’il en soit, ce revirement placerait les Etats Unis face aux conséquences réelles de leur fabrication constante de fausse monnaie.

Ils feraient probablement défaut au niveau de leurs bonds du trésor.

Tel le Zimbabwe, leur monnaie n’aurait plus cours qu’à l’intérieur de leurs frontières, tous leurs achats extérieurs, produits finis ou matières premières, les obligeraient à convertir leur dollar à sa valeur réelle par rapport à la nouvelle monnaie de référence.

La dévalorisation du dollar créerait aux Etats Unis une inflation à peine imaginable, brisant toute possibilité d’organisation sociale.

L’armée américaine serait soudainement en faillite, son matériel abandonné ça et là, probablement auto saboté.

Les Etats Unis seraient sur le marché de l’emprunt, accompagnés d’une note catastrophique gérant un taux de plus de 10%.

Ils seraient, du fait de leur position géographique, à l’abri d’une invasion.

Mais leur organisation politique ne saurait résister au plongeon économique qu’engendrerait leur faillite monétaire, à la paupérisation immédiate de la plus grande partie de leur population.

Le désordre interne les obligerait à un repli instantané et probablement durable. Leur influence politique et spirituelle sur le monde serait anéantie. Ils se doteraient probablement d’une structure autoritaire du type dictatorial.

En très peu de temps nous serions confrontés à des organisations sociétales inconnues de nous.

En effet, de quoi j’me mêle ? Cette vision qui me parait logique, l’est-elle ?

Les milliers de pages de calculs économiques et statistiques, les théories innombrables justifiant la répartition des richesses et le partage du capital, les doctes analyses des budgets publics et de leur nécessité, les philosophies affirmant la préséance de l’homme sur l’économie, tout cela tendrait à prouver qu’un raisonnement comme le mien est simpliste. J’en conviens et je ne réfute pas l’idée que ce soit le cas.

Mais, si tout bonnement un sou est un sou, si la cigale qui a chanté tout l’été doit se peler l’hiver venu, si la fuite en avant rencontre inévitablement un jour le mur,  si nul ne peut voler son voisin sans en payer le coût, si rien ne peut se posséder sans motif, si le meilleur finit toujours par l’emporter sur le plus fort, alors mon approche simpliste de la réalité n’est peut-être pas si ridicule qu’il y parait.

Parce que, entre nous, la situation actuelle est si invraisemblable qu’il n’y a aucune raison objective d’imaginer qu’elle puisse perdurer.

Que deviendrions-nous dans le bordel qui serait généré ?

Pas grand-chose, je le crains. Nous avons perdu de vue, depuis longtemps, la réalité des contraintes économiques. Nous sommes plus américains que les américains, sans posséder leur avantage géographique. Nous sommes nus. Nous leur devons tout. Nous vivons à crédit, dans l’opulence qu’ils nous accordent.

Si demain la vraie vie économique, et les vrais méchants qui vont avec, reprennent le pouvoir sur cette planète, nos mignardises ne nous protègerons pas, notre souffrance sera immense, à la hauteur de notre actuelle insouciance.

Pour finir ce billet, je fais mienne la sagesse populaire qui dit : “On verra bien”.

Bien cordialement. H. Dumas

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J’ai vu trois villes se suicider

La première Rochefort sur mer (17)

Dans les années 1970, le maire Frot a souscrit à un projet démagogique de Giscard, le contrat “ville moyenne”.

Il a englouti dans ce projet toutes les forces économiques de la ville pour rénover un bâtiment historique, patrimoine sans retour économique, dont le sauvetage aurait dû, éventuellement, être pris en charge par l’Etat mais certainement pas par le budget d’une petite ville de 30.000 habitants.

Ainsi, lorsque l’armée, qui était le fond de commerce de cette cité, l’abandonna, elle ne fut pas en mesure de racheter le bâtiment et le parc prestigieux qu’était l’hôpital de la Marine, passant ainsi à côté de l’opportunité de faire de sa station thermale une des plus attirantes de France, à une époque où cette activité économique était en pleine croissance. Aujourd’hui cette ville se meurt.

La deuxième Sète (34)

En 2004 l’Etat décide de se débarrasser de la gestion de ses ports. Le maire de Sète, Commeinhes, laisse la région, qui lui est politiquement opposée, s’emparer du port.

Ce faisant, il perd la maîtrise de tous les plans d’eau étroitement imbriqués dans sa cité. Ils sont son seul capital économique.

La région, répondant à des stimuli strictement politiques, a mis en œuvre une vaste opération de réhabilitation du port, sans prendre en compte les intérêts futur de la cité.

C’est ainsi qu’aujourd’hui — alors que le pouvoir régional n’est plus dans la ville voisine de Montpellier mais à Toulouse — le port de plaisance, qui aurait dû naître à Sète et favoriser l’éclosion de l’industrie touristique, est un fiasco total dont la ville ne se remettra pas.

La troisième La Rochelle (17)

Ici la ville est en concurrence avec ses voisines Niort et Poitiers pour prendre le leadership régional.

Le hasard fait qu’un terrain de 100 hectares en centre ville permettrait à la fois de développer un projet régional “commercialo-ludique”,  un parking de dissuasion libérant le centre historique, une zone d’habitat durable et un transport urbain par câble futuriste.

Le maire Bono et son successeur Fountaine s’opposent farouchement à ce projet, au point de sacrifier cette zone vitale pour l’avenir de la cité en la qualifiant d’agricole dans les documents d’urbanisme, ce qui est notoirement ridicule. Les conséquences à moyen et long terme seront désastreuses.

Quels sont les points communs de ces trois suicides économiques ?

Premier point

Un excès de pouvoir économique des élus à travers le dévoiement des règles d’urbanisme.

Faites initialement pour harmoniser le développement, elles sont devenues, avec la complicité des tribunaux administratifs, le bras armé du pouvoir économique absolu exercé par les administrations municipales, dont les élus sont les otages, voire les complices.

C’est le collectivisme total des économies locales, puisqu’il n’est pas d’économie sans bâti.

Deuxième point.

L’incompétence économique vertigineuse des élus.

La démocratie, telle que nous la connaissons, n’accorde aucune place à la compétence économique des candidats.

Au contraire, pour ces trois exemples, et alors qu’ils ont terriblement appauvri leur collectivité, les élus responsables ont enrichi leur trajectoire politique.

Troisième point

Ces errements ne sont pas détectables autrement que par une connaissance microéconomie des cités en cause. C’est dire qu’il n’existe aucune solution de tutelle imaginable dans le cadre de la décentralisation.

Seule l’obligation pour les candidats de présenter lors des élections un projet économique dont ils seraient ensuite responsables serait de nature à changer les choses.

Sans quoi, comme c’est le cas aujourd’hui, ils sont les jouets des groupes d’influences corporatistes, largement occultes, indifférents à l’intérêt général, seulement intéressés par leurs privilèges catégoriels ou sectaires.

Quatrième point

Les conséquences de cette médiocrité, de ces absences de vision économique se traduisent en pression fiscale.

Puis, lorsque celle-ci devient insupportable, en recherche de bouc émissaire vite trouvé : le riche, si possible “fraudeur fiscal”. Sinon, comment serait-il riche ?

En réalité

Je connais intimement ces trois villes. J’en connaîtrais pareillement dix, cent ou mille, je suis convaincu que je pourrais en chacune relever les mêmes problèmes.

Ce pays se meurt plus de l’incompétence de ses élus locaux, des trafics d’influence qui les entourent, que de l’obésité de son État.

Bien cordialement. H. Dumas

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Déshumanisés (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Lettre ouverte d’un entrepreneur à M. Piketty

Monsieur,

J’ai lu avec attention votre ouvrage ” Le capital au XXIe siècle”.

Il n’est pas téméraire d’affirmer que vous êtes un homme intelligent, un redoutable et prudent débatteur, mais aussi que vous êtes totalement partial, probablement collectiviste-socialiste.

Vous ignorez volontairement les réalités de l’entreprise. Ce faisant, vous n’avez pas commis un livre d’économie, mais hélas un roman de gare démagogue et larmoyant à souhait, bien écrit.

Celui qui s’adresse à vous, qu’évidemment vous ne lirez jamais alors qu’il vous a lu, a subi une avanie largement égale aux dégâts d’une guerre tels que vous les décrivez : “…Quelqu’un qui a 60 ans en 1940, qui perd tout son patrimoine dans un bombardement, une expropriation ou une faillite a peu de chance de s’en remettre… A l’inverse, une personne qui a 30 ans en 1940 et qui perd tous ses avoirs – sans doute peu de chose – a encore largement le temps d’accumuler un patrimoine après la guerre “

Votre description donne une vague idée de ce que représente un pillage fiscal tel que je l’ai vécu, justement à 60 ans, et dont vous réclamez la généralisation.

Première falsification de votre ouvrage

Le capital n’est considéré par vous que dans sa dimension consumériste.

Or, cette dimension du capital n’est qu’un épiphénomène lié à l’actuelle culture socialiste de la civilisation occidentale finissante.

En réalité, le capital, est l’outil essentiel de l’entrepreneur, le socle de l’économie, il n’est que cela, mais en cela il est essentiel à la vie et au progrès des sociétés.

Une seule fois, sur 949 page, vous en faites état : ” …le capital joue toujours aujourd’hui un rôle central dans les processus de production, et donc dans la vie sociale. On a toujours besoin avant de commencer à produire de pouvoir avancer des fonds, pour payer des bureaux ou des équipements, pour financer des investissements matériels et immatériels de toutes natures….”

Le reste du temps vous nous ramenez à Balzac, auteur de génie, impécunieux par négligence, veulerie et gout du luxe, alors qu’exactement à la même époque Frédéric Bastiat posait les fondements d’un raisonnement économique inégalé, encore parfaitement valide aujourd’hui.

Deuxième falsification de votre ouvrage

Vous sous-entendez, sans jamais en apporter la preuve — l’auriez-vous pu ? que les hommes politiques seraient plus aptes à gérer le capital que ne le sont ceux qui le possèdent, que ce soit d’eux-mêmes ou par héritage.

Or l’histoire de l’humanité fait la démonstration du contraire, ce qui aurait dû vous rendre prudent sur ce sujet.

Troisième falsification de votre ouvrage

Ici il y a lieu de reconnaître votre prudence affichée.

Vos chiffres paraissent tirés, dans leur plus grande partie, de statistiques fiscales, avec tout ce que cela comporte de falsifications et de manipulations de la part des ministères des finances, quels qu’ils soient.

Sur vos courbes, les années les plus égalitaires sont les années de guerre.

Vous ne pouvez dissimuler que la richesse est liée à la puissance économique d’un pays et que sa diminution impacte directement la vie de ses citoyens.

Vous évoquez la surimposition des USA, sans la lier à leur déclin, que vous attribuez à la montée en puissance du Japon et de l’Europe, votre explication est contraire aux faits.

Heureusement pour vous, la cupidité des banquiers vous sert de canevas, mais avez-vous réfléchi au fait qu’elle est en réalité un avatar du socialisme, en ce qu’elle consiste à faire gérer des sommes énormes issues du mutualisme — fonds de pension, assurances, etc… — par des opérateurs qui n’en sont ni propriétaires ni responsables.

Vous ne paraissez pas surpris que les époques de dettes démesurées au cours des siècles précédents aient été provoquées par des cataclysmes du type guerre ou révolution, pendant qu’aujourd’hui nos seuls politiques et leur vénalité, hypocritement appelée socialisme, en réalité corruption acquisitive de voix, aient pu arriver au même résultat : un endettement surréaliste.

Pour vaincre le mal, vous proposez d’en augmenter la cause : l’impôt. Est-ce vraiment sérieux de la part d’un économiste ?

Vous ne pouvez pas ignorer la logique simple de Von Mises : l’économie libérale est la seule vraie démocratie puisque c’est le consommateur, donc la base, qui commande. Où qu’il soit pris, l’impôt, in fine, se retrouve inclus dans le prix des choses, donc à la charge du consommateur, du citoyen.

Conclusion

Vous êtes un homme dangereux, parce qu’enseignant. Votre registre n’est pas celui de Karl Marx qui ne s’adressait qu’à des chercheurs, à des intellectuels, vous vous adressez à nos jeunes et au grand public. En cela votre responsabilité dans la ruine à venir est colossale.

Vous n’avez pas compris ce qu’est un entrepreneur. En lui offrant un avenir limité par des taxes à 90% s’il atteint le niveau des 0,1% des plus riches, vous anéantissez sa raison de vivre. Il sait qu’il n’a probablement aucune chance d’y arriver, mais il a besoin que cela existe pour espérer et prendre les risques insensés qu’il doit nécessairement prendre. L’homme, ici ou ailleurs, a besoin d’infini.

N’enlevez pas le gros lot aux joueurs de Loto, ils ne joueront plus.

Tout homme politique a la nécessité de croire qu’il pourrait accéder au poste suprême, alors que tout connaisseur de la politique sait qu’en réalité ce poste n’existe pas, il n’est qu’apparence.

Votre leitmotiv, ce que vous stigmatisez, est que le capital rapporte. Or, s’il rapporte, c’est qu’il est utilisé, qu’il remplit son rôle économique. Autrement, il est dilapidé par les politiques en un Etat social, ogre dévoreur de capital financier, puis, in fine, de capital humain.

M. Piketty, dans une société efficace et libre les hommes en bonne santé sont en très bonne santé. Dans une société en difficulté et oppressante, les hommes en bonne santé le sont un peu moins. Mais, dans les deux sociétés, hélas, les malades restent les malades. Il en est de même pour la pauvreté.

Les difficultés causées aux riches ne rendent pas les pauvres moins pauvres, au contraire.

Il est dommage que votre intelligence ne soit pas mise au service du libéralisme, de la dénonciation de l’usage abusif fait par certains de la fortune qui, alliés à la force des Etats, s’éloignent de l’économie, de la créativité, de la concurrence, pour se vautrer dans les profits illicites du monopole, sous couvert de socialisme.

D’où vous vient cette haine des riches ?

Bien cordialement. H. Dumas

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L’architecture officielle, c’est maintenant.

Une société collectiviste ne peut qu’avoir une architecture uniforme et officielle.

C’est un des marqueurs fiable du niveau de la contrainte culturelle collectiviste, de la perte de liberté de création concomitante à la perte des libertés individuelles fondamentales.

Quoi de pire pour les hommes que de perdre le droit de créer son nid et son environnement à sa guise ?

Fleur Pellerin, la ministre du bulldozer culturel socialo-collectif, a annoncé sa stratégie en ce qui concerne l’architecture. Finie la poésie des maisons disparates, des quartiers typés, des fantaisies individuelles, ces “folies” personnelles qui ont fait le tissu de nos villes, de nos villages et de nos campagnes.

Revenons vite à l’époque des architectures dites “staliniennes” qui accompagnent les époques collectivistes.

Vive l’académique architecture française que notre “Fleur” exotique veut mettre en œuvre.

Demain, l’architecture sera officielle ou ne sera pas.

L’aventure architecturale française ne pouvait qu’aboutir à cette castration de la créativité que sera fatalement l’organisation qui se met en place.

En 1970, l’acte architectural était libre. Seul l’Etat avait l’obligation d’utiliser les services des architectes pour ses constructions.

C’est ainsi que la vague des barres d’immeubles aujourd’hui insalubres, verrues des paysages de banlieue, furent signées par les architectes, sans que le moins du monde cela ne leur fasse douter de leur génie.

Par ailleurs, cette époque de 1970 fut celle de l’avènement de tous les corporatismes dont crève aujourd’hui notre pays, tout particulièrement sa jeunesse.

Les architectes avaient tout pour s’intégrer à cette vague corporatiste : Un passé prestigieux, un métier mal défini mais idéalisé, qui sait s’attribuer le mérite du travail des autres.

Ainsi donc, les architectes obtinrent l’exclusivité artistique, créatrice, de l’acte constructif.

En échange de cette appartenance à une caste alors protégée, ils durent accepter d’être multipliés à l’infini dans des écoles qui leur ont dispensé une formation théorique incapable de les rendre aptes à exercer ce métier — qui n’en n’est pas vraiment un — fait de pouvoir, d’imagination, de rigueur, d’humanisme, de courage, d’intransigeance, de réalisme, de vision, autant de choses qui ne s’apprennent pas ou peu à l’école, et que seuls quelques êtres d’exception possèdent en eux.

Arrive donc sur le marché une horde d’architectes incapables d’assumer cette activité artistique particulière et surtout inutiles pour 90% des actes constructifs.

Les voilà, pour leur plus grande part, qui crèvent de faim. Premier acte.

Reste alors pour survivre la propagande collectiviste, la délation, la prétention.

Voilà nos architectes en déshérence se spécialisant dans ces attitudes et devenant les champions de la propagande visant à prétendre que sans eux l’environnement serait épouvantable, l’acte constructif si hideux que nous en aurions honte.

Tel le paon, ils se pavanent de commissions en commissions, où, à l’aide d’un verbiage indigeste et de théories fumeuses, ils initient de pauvres élus au QI rétréci qui n’en peuvent plus de parler, grâce à eux, “l’architecture” comme des initiés.

Tout ce petit monde massacre la liberté fondamentale de créer et produit la même “merde” dans tous les recoins de la France, pays dont la diversité faisait le charme avant leur survenance.

Le massacre doit être sacralisé pour éviter toute révolte, pour couper court aux questionnements que les français commençaient à poser.

Donc l’architecture devient académique, cet art, appelons la ainsi, n’aura plus d’expression personnelle, plus de liberté loufoque, plus de surprise, que de la monotonie, de l’uniformité, de l’enfermement, de la pensée unique.

Décidément, il faut que les collectivistes haïssent les individualités, la liberté de créer, l’homme en fait, pour qu’ils éprouvent le besoin de le contraindre en tout, tout particulièrement aujourd’hui dans notre cadre de vie.

Que dire des architectes qui se prêtent, pour une poignée de lentilles, à cette mascarade.

Espèrent-ils ainsi obtenir un crédit professionnel et des revenus confortables ? Ils n’auront que ce qu’ils méritent, une parenthèse dédaigneuse dans l’histoire que l’architecture écrira après eux, lorsqu’elle aura retrouvé la liberté de créer pour tous.

Décidément les collectivistes n’ont aucune limite, leur prétention n’a d’égale que leur vice et leur jalousie chronique qui en font les champions de la délation.

Malheureusement, ils proposent en tout un avenir séduisant, fait d’irresponsabilité et de succès facile pour tous, qui emporte massivement l’adhésion du plus grand nombre.

Tout comme les escrocs, ils font profession de séduire, et ils séduisent jusqu’à ce que la réalité reprenne le pouvoir au détriment de ceux qui se sont laissés bernés et qui jurent alors qu’on ne les y reprendra plus.

Jusqu’à la prochaine fois. Qui se rappelle encore de l’URSS, de Pol Pot, etc… de toutes ces souffrances liées à la perte des libertés individuelles. Pas grand monde.

L’homme “architectural” et sa pensée unique sont en route, de grandes souffrances environnementales en perspectives.

Bien cordialement. H. Dumas

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La poutre dans notre oeil

Chacun sait, depuis Saint Luc, combien il est aisé de dénoncer la paille dans l’œil du voisin pendant que l’on ne voit pas la poutre logée dans le sien.

Le communisme, cette religion, ce dogme qui a totalement envahi notre société occidentale, pratique à longueur de journée l’attitude dénoncée par Saint Luc.

Il ne se passe pas une journée sans que je pense à Sakharov, exemple pour moi de l’intelligence et de l’humanisme broyés par la stupidité communiste.

Je pense à ces millions de morts, d’asservis par cette idéologie dont pas un humoriste n’a le courage de se moquer.

Mercredi soir, autour de la sortie du film “Le prix à payer”, il y eut un grand raout religieux, communiste, sur France Inter.Le thème en était la fraude fiscale des multinationales.

Sans frémir, sans s’interroger sur leur apport au monde, ce fut la condamnation sans appel d’Amazone, de Facebook, d’Apple, de Google, etc… que pourtant, ces délateurs utilisent sans doute, comme tout le monde, à longueur de journée, qui ont profondément amélioré leur vie.

A aucun moment les interlocuteurs de l’émission, dévorés par une jalousie consumériste, ne se sont posés les deux  questions essentielles :

– Peut-il exister une économie sans capital ?

– Le capital est-il plus profitable entre les mains de l’Etat ou du secteur privé ?

S’ils s’étaient posés ces questions, ils auraient pu comparer les mérites de l’une ou de l’autre solution en comparant par exemple les performances d’Internet avec celles du Minitel.

Comment peut-on exiger la suppression du secret bancaire sans comprendre que l’entrepreneur ne peut pas exister dans son monde concurrentiel sans un minimum d’intimité bancaire ?

Que diraient ces pseudos intellectuels s’ils devaient divulguer leurs idées dès leur conception, les exposant alors au pillage de confrères indélicats ?

Comment peuvent-ils être aussi incultes du monde économique pour ne pas savoir que, comme eux, le créatif en économie à besoin de l’intimité de son outil de travail qu’est son capital, donc du secret bancaire ?

Évidemment, fut servie la tarte à la crème de l’apport des activités de l’Etat — découlant du pillage fiscal —  à notre vie journalière.

C’est sans coup férir que furent pris pour exemple de réussites les cuisants échecs de nos Etats obèses, voleurs de grand chemin.

Ainsi furent vantées les routes, dont l’état est dramatique, alors que tous les autoroutes ou ouvrages importants sont payants. Puis, l’éducation dont le coût est inversement proportionnel à son échec, égal en cela à nos hôpitaux. Le catalogue fut complet.

 l’aide de l’impôt l’Occident se suicide, nos communistes trouvent probablement que cela ne va pas assez vite. Ils ont hâte de castrer leurs champions économiques, de les voir dévorés par ceux des chinois et des indiens.

Les grands inquisiteurs de Bercy n’ont aucun souci à se faire, le bon peuple redemande de la délation fiscale, de la ruine d’entrepreneur, de l’exhibition patrimoniale, de l’égalité dans la médiocrité et dans la pauvreté. Ils peuvent s’en donner à cœur joie.

La jalousie et la cupidité consuméristes sont à leur paroxysme. Sous des apparences collectivistes, une fausse empathie cache un cynisme et des égoïsmes jamais égalés dans notre société.

La somme de mensonges que ces attitudes perverses génère est telle que l’issue ne peux, hélas, qu’être la violence.

Le communiste est un homme heureux qui marche gaillardement et avec fierté vers son paradis égalitaire, pendant que son “sponsor”, le contribuable, est obligé de se cacher pour tenter d’accéder honteusement à son paradis fiscal.

L’égalité paradisiaque n’existe pas.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un premier tour à vide

Ça et là, au gré de mes contacts, je rencontre de jeunes entrepreneurs, ambitieux et courageux, qui ont du mal à comprendre mon combat.

Ils sont en pleine créativité, en pleine ascension économique, ils s’espèrent aimés de tous comme ils le sont en règle générale de leur personnel et de leurs clients.

Ils affichent leur réussite, dont ils sont légitimement fiers, sans percevoir que cela les expose au pire.

La plupart du temps ils opposent à mes avertissements le fait qu’ils viennent de subir un contrôle fiscal qui s’est avéré plutôt sympathique et sans conséquence grave pour eux et pour l’avenir de leur entreprise.

Il ne se doute pas du pire.

L’économie est si complexe, si différenciée, si imaginative, que chaque entreprise est un cas individuel, unique. Chaque entreprise a un ADN économique particulier, qui ne ressemble à aucun autre.

Or la comptabilité fiscale se veut uniforme, elle prétend ramener la diversité de la vie économique à une mise en page unique qui lui permettrait de prélever un impôt égal pour tous. C’est une vue de l’esprit.

L’impôt sur les entreprise ne peut être ni égal ni juste. L’entreprise vit des cycles que seul le dirigeant et ses proches connaissent, ou tout simplement ressentent sans même en avoir pleinement la maîtrise.

La capacité de l’entreprise à payer l’impôt, donc à diminuer d’autant son capital — qui est son premier outil de travail — indispensable à sa croissance, dépend évidemment de sa réussite, mais aussi de ses projets. Chaque somme retirée à l’entreprise est un frein à son expansion, à son avenir.

La pression fiscale oblige souvent l’entrepreneur à remplacer sa propre disponibilité en capital par l’emprunt, et donc l’expose davantage aux aléas naturels de l’économie qu’il ne maîtrise pas.

Pour toutes ces raisons, il n’est pas possible de prélever un impôt égal et juste sur l’entreprise. Personne, en dehors peut-être du chef d’entreprise, n’étant en mesure de connaître exactement l’effort contributif possible qui n’entravera pas l’avenir de l’entreprise. Et comme ce n’est pas au chef d’entreprise que l’on demande de fixer sa contribution, ceux qui la fixent sont dans l’ignorance du montant réel qui pourrait être prélevé sans danger.

Le tour à vide

C’est pour connaître l’ADN de l’entreprise que le fisc se déplace la première fois. Il le fait dès qu’une entreprise commence à se développer.

Ce jour là, il est aimable et peu agressif, sauf si l’entrepreneur triche éhontément, ce qui est rarement le cas.

Le contrôleur est en repérage. De ce repérage va découler un dossier fiscal dans lequel seront repérées les particularités de l’entreprise et de l’entrepreneur. Tout particulièrement les points sur lesquels pourrait prospérer une estimation.

Le fisc adore les estimations. Il est peu courant que les redressements fiscaux portent sur des chiffres réels. Les contrôleurs ne découvrent pratiquement jamais de preuves tangibles des accusations qu’ils portent.

C’est ce qui explique le peu de poursuites pénales engendrées par les contrôles fiscaux, la justice pénale étant très à cheval sur les preuves réelles.

Le fisc ne s’attache pas aux preuves, il peut s’en passer puisqu’il n’a pas à obtenir ses condamnations d’une justice indépendante qui serait dans l’obligation de respecter la présomption d’innocence et donc d’exiger des preuves réelles.

Le fisc enquête, condamne et poursuit à lui tout seul, en toute quiétude. Il ne connait pas la notion de preuve.

En réalité, ce premier contrôle, qui met en confiance, est la visite qui tue.

Le point relatif de l’entreprise, celui sur lequel l’entrepreneur sera inévitablement amené à jouer dans la gestion de son aventure, que ce soit avec les banques ou avec ses partenaires, est mis en fiche lors du premier contrôle.

L’entreprise va être suivie, tout particulièrement sur ce point, ce sera son dossier fiscal. Dossier que la loi permet au fisc de dissimuler à l’entrepreneur, ou du moins de ne le lui fournir qu’avec ces éléments masqués, au motif ridicule du nécessaire secret qui devrait présider à la surveillance de la fraude fiscale.

En gros, il s’agit d’une fiche de type Stasi, de ces fiches totalement interdites en démocratie.

Surveillé sur ce point relatif qui peut être le chiffre d’affaires, le stock, les achats de matière première, ses frais généraux, son train de vie, etc… l’entrepreneur est à la merci des services fiscaux qui déclencheront, quand bon leur semblera, un contrôle entièrement bouclé avant même leur venue sur place.

J’ai eu personnellement deux contrôles de ce type où, bien que n’ayant pas réalisé le contrôle, les contrôleurs ont, sans aucune difficulté, établi la notification qu’ils avaient préparée bien avant de venir chez moi.

C’est dire combien le contrôle lui-même et notamment le débat oral et contradictoire sont une vaste fumisterie.

L’élément déclencheur du contrôle

C’est ici que cette façon de faire devient particulièrement scandaleuse. Surveillée, l’entreprise est en équilibre fiscal instable. Le contrôle mortel, puisque basé sur une projection entièrement inventée par le fisc, peut être déclenché à tout moment.

Les principaux motifs sont les suivants

– Baisse de chiffre d’affaires laissant supposer au fisc que l’entreprise pourrait disparaître, il pense alors à se servir en premier.

– Conflit personnel avec un agent du fisc, qui se vengera tout simplement.

– Conflit avec un concurrent qui a le bras long ou un copain dans la citadelle fiscale.

Le plus courant :

– L’entrepreneur, tout content de sa réussite, se mêle de politique. Evidemment, il n’est pas collectiviste, pas religieusement communiste, alors, il doit mourir. Ses idées, son énergie, son aura doivent être tués dans l’œuf. Il en est de la survie du système imbécile dans lequel la bureaucratie collectiviste de Bercy nous fait vivre.

Les choses sont moins visibles que chez Poutine, dont c’est le sport préféré pour se débarrasser de ses opposants, mais elles sont absolument comparables.

Jeunes entrepreneurs, méfiez-vous du premier contrôle, c’est effectivement le signe de votre prochaine réussite, mais c’est aussi la marque de votre inscription sur la liste de Bercy la communiste, la tueuse de ceux qui ont foi en eux, en l’homme, en l’individu.

Nous devons obtenir la communication de cette partie de notre dossier fiscal, la transparence démocratique l’impose.

Bien cordialement. H. Dumas

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Privatiser Bercy (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement . H. Dumas et E. Bolling

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Les idéaux difficiles d’accès sont-ils réellement inaccessibles ?

Le fait que la matrice humaine soit, initialement, quasi identique sur toute la planète me complique la compréhension de la théorie de Darwin, que par ailleurs je ne propose pas de remettre en question (qui serais-je pour cela ?).

Juste, je suis surpris qu’après 50.000 ans environ les hommes soient tous des hommes, sans réelle différenciation en fonction de leur environnement et de leur histoire.

Ce groupe “humains” avance par saccades. A chaque avancée la difficulté est certaine, laissant sur le côté de la route les moins adaptables.

Personnellement, je me sens concerné par l’avant dernière et la dernière avancée. Pour les précédentes, mes compétences historiques laissant à désirer, je ne me permets pas d’en parler.

L’avant dernière avancée.

N’en doutons pas, elle est issue de la révolution française, elle s’appelle la liberté individuelle, accompagnée des droits de penser et d’entreprendre librement.

Elle s’est traduite dans les faits par le libéralisme du XIX° siècle. Ce fut un progrès indéniable qui a apporté richesse, ouverture d’esprit et allongement de la durée de la vie pour tous.

Les frustrés de l’opération ont imaginé le communisme, son exact inverse.

Partout où celui-ci fut installé se fut la misère, l’oppression et la mort.

Malgré cela, les frustrés des sociétés libérales ont adhéré totalement, sans partage, au communisme, aveugles à sa réalité sur le terrain, l’idéalisant pour pouvoir mieux l’idolâtrer et dissimuler ainsi leur inadaptabilité.

Aujourd’hui, pratiquement éradiqué dans sa version réelle, cette disparition le renforce dans l’esprit des frustrés qui peuvent s’en recommander sans avoir à justifier ses errements, sa folie, sa réalité d’esclavagiste.

Et, cerise sur le gâteau, le communisme a pris le pouvoir dans plusieurs de nos démocraties, tout particulièrement en France.

Cependant, il reste caché, il se fait appeler la “social-démocratie” pour pouvoir continuer à sucer le sang des libéraux qui le font vivre contre leur gré.

Quand je dis “a pris le pouvoir”, je sais de quoi je parle.

Notre liberté économique, qui est essentielle, qui est le tronc de l’arbre libéral, est entre les mains des frustrés communistes.

La preuve en est rapportée par le fait incontournable que Bercy, qui régit notre liberté d’entreprendre, est entre les mains d’un syndicat unique, communiste, “Solidarité Finances Publiques”, qui, masqué, tient les rênes de ce ministère.

Pratiquement 50% des 115.000 fonctionnaires de ce ministère sont adhérents à Solidarité Finances Publiques. Cela suffit comme preuve de ce que j’affirme.

Conclusion

Aujourd’hui, cette avancé essentielle de l’humanité, le libéralisme, a finalement été réduite à néant en France, pays de sa survenance.

Les frustrés, partis échouer ailleurs, sont revenus blanchis de l’échec par la disparition dans la réalité de leur système passéisme, et ont envahi, dissimulés, notre société.

Pendant que, paradoxalement, le libéralisme a marqué définitivement l’humanité de sa force de progrès, au point que ce sont aujourd’hui d’anciennes sociétés communistes qui en profitent….

La dernière avancée

Il n’y a pas à en douter, c’est l’égalité de l’homme et de la femme. Y compris tout ce que cela implique comme difficultés dans son acceptation et sa mise en œuvre.

Les hommes et les femmes qui mettent aujourd’hui en œuvre cette égalité dans nos sociétés avancées connaissent le prix de cette mutation, ses dérapages, ses laissés pour compte, ses dégâts collatéraux qui se résoudront dans le temps.

Cette égalité est un tournant essentiel de l’humanité.

Les frustrés de cette avancée se réfugient dans un système totalement passéiste, une religion qui prétend à la gestion politique de la société et qui prône la mise sous tutelle de la femme : la religion musulmane.

L’incroyable folie de ces frustrés amène sur le terrain aux mêmes excès déjà vus avec le communisme, violence, oppression, dissémination de cette violence à tous, guerres.

Encore plus incroyable, à l’intérieur de notre société, il est quantité de frustrés qui se recommandent de cette religion passéiste pour prôner, même par la violence importée, leur opposition à l’égalité des hommes et des femmes, tout en feignant de l’ignorer, en la masquant par des discours incohérents.

La guerre d’aujourd’hui et ses extensions de demain est une guerre liée à la liberté de la femme.

Conclusion

C’est Houellebecq qui a raison. Les frustrés l’emporteront, ils reviendront dissimulés, comme les communistes, mais sporadiquement. En France certainement, ailleurs, ce n’est pas si sûr.

A l’échelle du monde, de l’humanité, cette avancée, l’égalité des hommes et des femmes, comme la précédente le libéralisme, est acquise. Simplement, là aussi, ce sont peut-être d’autres qui en profiteront, pas nous les initiateurs.  

Bien cordialement. H. Dumas

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La justice piétine la scène du délit moral et efface les preuves

BILLET SUPPRIME PAR UN ARRÊT DE LA COUR D’APPEL DE PARIS

DU 15 DECEMBRE 2016

LIEN VERS L’ARRÊT 

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La caverne de Platon, version 2015

Platon avait imagé, dans son allégorie de la caverne, la difficulté extrême qu’il y a à s’extraire de son environnement pour accéder à l’universel.

Les occupants de sa caverne ne pouvaient imaginer le soleil et la vie extérieure. Si par cas l’un d’entre eux sortait, il lui était très difficile de regarder et de croire à ce qu’il voyait. Bien plus, s’il revenait informer les occupants de la caverne, non seulement il n’était pas cru mais il était sanctionné pour ses dires, jusqu’à la mort.

La folie fiscale, dans laquelle est plongé tout l’occident, est une véritable caverne de Platon.

Globalement, la démocratie est passée de l’étape où elle était un rempart contre le pouvoir absolu en émiettant le dit pouvoir et en le rapprochant des individus, à son statut actuel qui est un nouveau pouvoir absolu, assis sur l’achat des voies par la corruption visant à séduire le plus grand nombre au détriment des plus actifs.

C’est-à-dire qu’une majorité est enfermée dans la caverne de l’interventionnisme et de l’assistanat au point de ne pas voir qu’il ne s’agit que d’une illusion, de croire que cette illusion serait une loi universelle.

Non seulement tout l’occident croit à cette fable, mais il guerroie contre le reste de la planète dans le but d’imposer sa “caverne fiscale”.

La démocratie, après avoir initié la liberté, enfante aujourd’hui un monstre, un tueur d’énergie et de richesse, qui ne peut apporter que misère et malheur à tous, tout particulièrement aux plus faibles, en prétendant réguler les richesses et soumettre les plus forts.

Aucune victoire, aucun progrès, jamais, ne s’est fait en privilégiant les faibles et en méprisant les forts. Ce sont les forts et non les faibles qui ont porté l’homme des grottes aux gratte-ciels.

Hors la “caverne fiscale” il y a la liberté d’entreprendre, le respect du capital, les paradis fiscaux, le secret bancaire, la limitation de l’Etat, autant de choses universelles, naturelles, que ceux que l’on enferme dans la “caverne fiscale” doivent ignorer.

Ceux qui leur refusent le droit de voir hors la caverne les menacent des pires maux s’ils venaient à sortir. Plus particulièrement, de l’injustice, de la loi du plus fort, de l’oppression par l’argent, de l’inégalité des richesses, de la misère.

Moyennant quoi ils les exposent à l’injustice administrative, à la loi du bureaucrate, à l’oppression par l’idéologie, à l’inégalité des statuts sociaux, et tout pareillement à la misère mais ici sans limite.

Bercy, les chiens de garde

Une armée “stasienne” a la charge de la propagande liée à l’objectif de la “caverne fiscale” et la coercition qui l’impose.

L’armée

Les agents des services fiscaux composent cette armée. J’entends bien les réactions par-ci par-là, plus particulièrement au sein de cette corporation, dénonçant de ma part une accusation infondée, une sorte de diffamation, tout particulièrement dans l’assimilation globale de ces agents à la Stasi.

Je vais donc vous apporter les preuves de ce que j’avance, que vous ne pouvez pas voir du fait qu’ils vous maintiennent dans la “caverne fiscale”.

La Direction Générale des Finances Publiques, plus communément appelée Bercy, comprend 115.000 fonctionnaires.

45% de ces fonctionnaires sont syndiqués, soit 51.750.

Le syndicat qui les regroupe s’appelle : “Solidarité Finances Publiques”. Le titre est clair. Ce n’est pas un syndicat des employés des finances publiques, c’est le lien de solidarité des finances publiques, de la globalité des finances publiques. Il n’est qu’un seul “syndicat” pour tous.

Ils se sont accaparés le nom même de leur administration, elle et eux ne font qu’un.

Si ce nom est explicite, les activités le sont encore plus.

Il vous suffit d’aller sur le site de ce “syndicat” pour constater de visu que, si une partie de ses activités peut être assimilée à la défense classique des salariés d’une entreprise, la plus grande part de ses activités se compose d’une incantation à la lutte contre la “fraude fiscale”, considérée comme l’objectif unique de cette administration.

Ce syndicat s’approprie cette lutte, il en fait la justification de l’existence même des finances publiques, son but primordial.

A aucun moment vous ne verrez ce syndicat proposer une vision objective de la société, de l’économie, du rôle dans celle-ci de l’entrepreneur et de l’entreprise.

L’entrepreneur n’est pas vu ici comme un élément clef de l’organisation sociale, comme un membre essentiel de notre communauté qu’il serait bon de protéger et d’encourager pour qu’il produise richesses et initiatives économiques.

Non, il est le fraudeur, celui que l’idéal exclusif en charge des finances publiques vues par ce “syndicat” — la répartition des richesses — devrait raboter à un niveau inconnu, imaginé au jour le jour par ce groupe uni, qui se prévaut d’être solidairement nos finances publiques.

La coercition

Solidairement, sans faille, comme un seul homme, les finances publiques traquent la brebis galeuse, le fraudeur fiscal qui sommeillerait en chacun de nous.

Ils nous fichent, nous espionnent, détruisant sans vergogne l’intimité nécessaire à l’éclosion de l’économie, chassant le secret bancaire, exposant aux yeux de tous le capital de chacun pour s’allier la jalousie chronique des hommes au service de leur méfait, de leur obscurantisme, de leur “caverne fiscale”.

La coercition n’est donc pas l’œuvre des seuls contrôleurs fiscaux, la lecture de la prose du syndicat unique de l’administration des finances vous apportera la preuve que les 115.000 individus qui la compose sont unanimement favorables à la “caverne fiscale”, à sa propagande, à sa violence, aux désespérances qu’elle entraine, à l’exclusion de la vraie vie qu’elle prône pour tous.

Demain la misère va augmenter, l’interdiction de sortir de la “caverne fiscale” sera physique, ceux qui seront dehors seront dénoncés et chassés. De beaux jours nous attendent.

Bien cordialement. H. Dumas

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Syriza, petite fleur de java…

Demain on rase gratis en Grèce. Dont acte.

Je suis éberlué, ceux qui ont méprisé le capital au profit du crédit vont boire le calice jusqu’à la lie.

Ces politiques, en France leur bras armé Bercy, qui ont vilipendé le capital, qui ont donné en pâture ceux qui ont la force de caractère de le constituer, qui ont tant taxé ce capital que tous ce sont donnés vertigineusement au crédit, jusqu’au point de non retour, jusqu’à la banque route clamée haut et fort dans les urnes, ces politiques paieront-ils de leur personne les dégâts irréversibles qu’ils ont commis ?

Car le peuple grec, tout à la joie de croire qu’il n’aura pas à payer ses dettes, se fait des illusions.

Il croit sottement que ses créanciers sont quelques milliardaires mondiaux avares et malfaisants à qui il joue la plus belle des entourloupes. Le peuple grec se trompe lourdement, c’est à lui-même qu’il ne remboursera pas la dette, à lui et à ses amis de la gauche européenne.

En effet, les sommes qu’il a dévorées allègrement et qu’il se propose de ne pas rembourser sont issues, dans leur plus grande part, des comptes de “zinzins”, pour la plupart des mutuelles, dont le capital n’est constitué que des cotisations versées par des gens modestes, éventuellement au mieux par la classe moyenne.

Au dessus, il y a longtemps que plus personne ne confie son argent à une organisation collective, chacun se crée sa propre capitalisation.

Donc, la débâcle des créanciers ne sera pas celle d’hideux capitalistes mais bien celle du peuple lui-même propriétaire des créances pour lesquelles il va faire défaut.

Quel est la prochaine étape ?

Evidement la supercherie va rapidement apparaître. Le défaut va toucher de plein fouet les imprudents qui ont placé leur santé, leur retraite, leur présent et leur avenir, entre les mains de ces monstres collectifs, banques ou assureurs de tout poil, privés ou étatiques.

Pendant qu’ils se sont crus et se croient toujours irresponsables, ils sont en train de s’auto-ruiner.

Leur prochaine étape ne peut être que le meurtre et le vol.

Lorsqu’ils seront face aux conséquences de leurs actions irresponsables, pourquoi, soudain, deviendraient-ils responsables ? Il n’y a objectivement aucune raison à cela.

Face à leur propre ruine, découlant de leur propre défaut de paiement, ils ne pourront que voler le capital de leurs frères économes, de leur voisin, de leur ami qui ont eux mis de côté, en hommes responsables, tout au long de leur vie.

Ainsi donc, ce soir, la Grèce allume la première mèche de la guerre civile que les impécunieux devront déclarer, assez rapidement, aux économes.

Triste opération qui ne justifie ni fête, ni joie.

Depuis le temps que le mensonge règne en maître en politique pouvait-il en être autrement ? Non, probablement.

Putain de mensonge, toujours plus séduisant que la vérité, il finit par devenir la vérité des époques de malheur.

Ce soir, nous ne valons pas beaucoup plus que ces barbares que nous montrons du doigt, que nous n’allons pas tarder à égaler.

Les pantomimes “Hollandaises” hier, cherchant à dissimuler les carences sociétales de notre pays en en faisant reporter la faute sur d’autres, aujourd’hui celles des grecs qui souhaitent aussi faire payer à d’autres leur faillite, les choses s’accélèrent salement. La java, c’est pour demain, sacré java même.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’idée de liberté

Nul ne peut douter, après les imposantes manifestations qui ont fait suite aux meurtres prétendant sanctionner des écrits ou des dessins de journalistes, que les français sont attachés à la liberté d’expression.

Il n’est pas certain qu’ils aient bien compris ce qu’implique la liberté d’expression, notamment sa contrepartie qui oblige à subir celle des autres, quand bien même elle viendrait choquer violemment nos convictions.

Nous parlons bien de la liberté d’expression illimitée, celle qui permet – à juste titre de mon point de vue – de débattre, voire de railler, de convictions personnelles lourdes telles que la religion, le drapeau, la famille, la vie, la mort, la maladie, la sexualité, la répartition des richesses, etc…

La liberté d’expression est évidemment le prolongement naturel de la liberté de penser. Rien ne devrait limiter la pensée tant qu’elle reste au stade de la pensée.

Ce n’est qu’au moment du passage à l’acte que la société se réserve le droit d’émettre un jugement sur ce qui peux ou ne peux pas se faire.

Exprimer une pensée est-ce un passage à l’acte ? La liberté d’expression est-elle un passage à l’acte ? Non, ont répondu massivement les français, lorsque nous nous exprimons, nous sommes toujours dans le droit de penser librement.

La preuve : se moquer de l’Islam dans le cadre de la liberté d’expression n’implique pas pour nous un manque de respect pour ceux qui pratiquent cette religion.

Je peux parfaitement comprendre cette position, tout en comprenant aussi la dose de sang-froid qu’elle demande de la part de ceux qui voient leurs croyances ridiculisées.

Je suis absolument convaincu que le progrès intellectuel, individuel ou collectif, passe par des remises en questions indispensables que la critique aide à mettre en œuvre. Donc pas de problème.

Un peu quand même avec la notion d’apologie du terrorisme. Le terrorisme est-il un interdit de la pensée ? Imaginer la mort de son pire ennemi est-ce une pensée interdite ? La seule ? La liberté de penser ne serait alors pas totale sur ce point.

Cette pensée exprimée, qui serait un interdit, devient un grave délit. Aie, complications.

Ce n’est pas le terrorisme acté qui entraine des sanctions, mais le simple fait d’exprimer l’idée d’y penser. En clair, d’y penser tout simplement.

Il semblerait que la grande majorité des français, celle qui défilait pour une totale liberté de penser, s’accorde à limiter la pensée dans le cadre du terrorisme.

A bien y regarder, il semblerait même qu’ils auraient à redire, les uns et les autres, sur d’autres pensées qu’ils verraient d’un bon œil largement limitées.

Tout cela manque de clarté.

On aurait pu imaginer que l’Etat et ses représentants éclaircissent le débat, qu’ils affirment haut et fort leur engagement pour la liberté de penser puis d’expression, puisqu’ils ont largement contribué aux manifestations qui se réclamaient de ces principes. Hélas, ce n’est pas vraiment le cas.

Chacun doit donc faire avec sa conscience, à la débrouille. Facile pour ceux qui ne souhaitent émettre aucune opinion, c’est plus compliqué pour les autres.

A partir d’aujourd’hui, attention, n’exprimez pas votre pensée sans réfléchir, la facture peut être salée. Même si votre pensée n’est pas profonde, si elle n’est qu’un éclair, si elle vous traverse accidentellement, si vous l’exprimez inconsidérément, la sanction tombera. Garder votre révolte au fond de vous, ou mieux, ne vous révoltez pas.

Bon, on ne va tout de même pas se flageller pour défendre ceux qui ont des pensées terroristes, pas même pour ceux qui vont inévitablement en être accusés à tort. Quoique… finalement…non.

Car enfin, la liberté de penser n’est-elle pas totale par ailleurs dans ce pays ?

La littérature, la peinture, la chanson, le cinéma, la télévision, le théâtre, l’information, la politique, même la religion ne sont-ils pas tous totalement libres ?

Je ne parle pas bien sûr des sectes, des livres infâmes, des films malsains, des journaux pourris, de la télévision minable, des politicards fachos, des pièces de théâtre scandaleuses, des tableaux inacceptables. Non, je parle de toute cette liberté qui conduit aux créations aimées du plus grand nombre, pas de ces œuvres minables réalisées par des provocateurs qui ne cherchent qu’à se rendre intéressants, au mépris de tout respect et que l’on devrait interdire. Vous les sentez là, la liberté de penser et la liberté d’expression ?

Et encore vous n’avez rien vu.

S’il est un endroit où nos zélotes de la liberté d’expression souhaitent une censure totale c’est en économie.

Ici, plus de liberté de penser, plus de liberté d’expression, l’économie et celui qui veut en faire sa vie doivent rendre des comptes à chaque seconde de leur activité.

Tout est sous contrôle, surveillé, quantifié, organisé, déclaré, limité, répertorié. Chaque idée, chaque action ne sont permises que si elles ne sont pas interdites. La règle étant l’interdit.

L’homo-économicus doit, avant toute chose, apprendre ce qu’il n’a pas le droit de faire, lourde charge, s’il ne veut pas se retrouver très rapidement en infraction.

Ensuite, pour vérification, il faudra qu’il expose et détaille ce qu’il a fait.

Si par cas il innove, s’il invente, et surtout si en cela il réussit, très rapidement son activité sera encadrée, surveillée, pour finir plus ou moins rapidement par être étouffée.

Mais, au passage, la totalité de ses gains lui auront été subtilisés au titre de sa participation à l’effort collectif commun et à la répartition équitable des richesses.

En ce qui concerne le monde économique, un large consensus national considère que la liberté de penser et de s’exprimer ne sont pas de mise, elles nuiraient au lien social, elles risqueraient de créer des disparités inacceptables.

Non, décidemment, pas de liberté d’expression possible en économie, depuis longtemps, bien avant que cela ne touche les apprentis terroristes.

D’ailleurs, en défilant, les français ne pensaient en aucune façon à défendre la liberté d’expression économique. Ici, n’en parlons plus, censure à tous les niveaux, un point c’est tout.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le cerveau dérangé de l’administration fiscale

Le 18 Décembre 2014, la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux rendait un arrêt me condamnant, entre autre, à verser une TVA pour livraison à moi-même d’une partie d’un immeuble hôtelier entièrement soumis à la TVA.

Cette même Cour me refusait le droit de récupérer la dite TVA. Ce faisant elle participait à un vol en bande organisée en devenant la complice du vol de TVA perpétré contre moi par les Services Fiscaux. Parfait.

Mais il y a un os, un caillou dans la chaussure.

La loi de simplification de la vie des entreprises du 20 Décembre 2014 supprime cette livraison à soi-même pour les immeubles entièrement soumis après leur achèvement à la TVA.

Ce qui est mon cas, ce que je me tue à expliquer depuis dix ans.

La loi s’appuie sur le fait que la livraison à soi-même pratiquée par Bercy n’est pas conforme au droit communautaire de la TVA. (Il y a encore de l’espoir en Conseil d’Etat ou en Cour Européenne).

Pouvez-vous imaginer la situation morale et matérielle de celui qui, jour après jour, a plaidé sa bonne foi, la folie pilleuse de Bercy — sans qu’à aucun moment les juges des tribunaux administratifs et de leur cour d’appel ne soient sensibles à la logique, à sa désespérance, au droit communautaire, et le condamnent — pour se voir confirmer par la loi qu’il avait complètement raison ?

C’est l’histoire du mec tué par la dernière balle à Verdun, qui ne saura jamais qu’il est mort sacrifié sur l’hôtel de la connerie humaine et, plus particulièrement, au service des intérêts de quelques prétentieux qui imaginaient que leurs magouilles personnelles ne se verraient pas. C’était sans compter sur l’histoire, la vraie, qui ne manque jamais de dévoiler la vérité, de renvoyer à leur médiocrité, à leur vénalité morale, les minables; hélas sans conséquences pratiques, ils reviennent sans cesse.

Finalement, force est de constater que la justice est constamment prise en sandwich entre la force publique, le mensonge des justiciables, l’émotion évènementielle, l’égo des magistrats, la puissance des sanctions, que ces différents paramètres ne peuvent être qu’au mieux neutralisés. Bien naïf celui qui imaginerait les maitriser.

On en revient donc à ma découverte récente : la lettre de cachet fiscale.

La seule solution pour limiter au maximum l’injustice naturelle qui parsème la vie des hommes c’est une organisation structurelle qui répartit le pouvoir répressif, qui le confie à plusieurs personnes n’ayant aucun compte à rendre les unes par rapport aux autres.

C’est ainsi que la police ne peut pas dépasser sa fonction d’enquête, ne peut pas prononcer de sanction, encore mois les faire appliquer. Cela est du ressort de la magistrature, qui elle-même est indépendante du pouvoir politique.

Ce n’est pas le cas de Bercy.

Bercy, ce qui est inacceptable, peut à la fois enquêter, sanctionner et exécuter la sanction.

Une justice libre et indépendante devrait intervenir entre l’enquête fiscale et la sanction, elle seule devrait être habilitée à prononcer une sanction.

Non pas que cela garantisse systématiquement des sanctions justes, mais, pour le moins, cela limite la casse, tout particulièrement si cette justice est indépendante.

Je suis encore sous le choc de constater qu’il m’a fallu vingt ans pour comprendre cela, que par ailleurs personne à ma connaissance n’a jamais soulevé cette incroyable anomalie.

Agressé injustement par la folie des contrôleurs fiscaux, pillé, mis à terre, privé de mon métier, mis au chômage, détruit, j’ai souvent évoqué la zone de non droit que sont les contrôles fiscaux, mais sans jamais en donner l’explication.

C’est dire à quel point l’agression fiscale génère une perte de repère, vous plonge dans un coma social dépassé où vous êtes la proie de tout le système qui fonctionne et s’enrichit autour de cette zone d’effroi.

Victime de la propagande, vous êtes réduit à quémander miséricorde. Tel le mendiant vous allez de porte en porte radotant votre histoire, prêt à vous coucher et à subir les derniers outrages pour ne pas mourir.

Si, finalement, vous faites le choix de la résistance, vous aurez besoin d’une famille soudée, d’amis solides, car fisc et tribunaux administratifs vous feront subir le pire.

Et l’évidence vous échappera : tout ces gens sont des hors la loi.

Pendant qu’ils vous mettent au banc de la société, ils transgressent les bases essentielles de la loi, de la vie en démocratie.

Ils trahissent la justice que nos ancêtres ont mise en place au prix de leur vie, pour laquelle le monde entier nous respecte.

Cette justice qui, abolissant les lettres de cachet, a fait en sorte que nul ne puisse détenir à la fois le pouvoir d’enquêter et celui de sanctionner.

Cette justice qui a confié le pouvoir de sanctionner à un corps social particulier, la magistrature, qu’elle a voulu libre et indépendante.

Bercy s’assoie, que dis-je se vautre, sur ce concept de justice.

Bercy enquête, décide des sanctions, les fait appliquer et, si vous couinez trop fort, appelle en renfort la fausse justice qui lui est acquise (sauf à Marseille) : la justice administrative.

Oui, on a le droit de le penser et de le dire, pour agir ainsi, au vu et su de tout le monde, il faut avoir un cerveau largement dérangé. Bercy et le Syndicat Unifié des Impôts, son suppôt, ont une absence de pudeur, d’empathie, d’humanité qui leur permet d’agir ainsi, étrangers à la loi démocratique, régis par des lois d’exception, despotiques, indignes d’une démocratie.

Cela mérite un soulèvement (moral) général pour abolir cette exception et ramener la justice dans le contrôle fiscal, le soumettre au droit démocratique.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le tournant de la guerre fiscale. La déroute n’est qu’apparente, les victoires sont à venir.

Avec Bercy le pire est toujours certain. En voici la preuve.

Les deux affaires que je vais vous exposer sont un tournant décisif : c’est la chute du mur de Berlin fiscal.

La lecture va être un peu longue, en cas d’impatience, commencez par la fin, après “HYPOTHESE”.

PREMIERE AFFAIRE

Certains se rappellent peut-être ce fameux contrôle fiscal où deux contrôleurs fiscaux — l’agent et son chef —  me refusent le droit à la preuve, par le film, du débat oral et contradictoire. Ce contrôle a fait l’objet d’un billet intitulé “un cas d’école”, publié le 21 Avril 2011 (LIEN)

La partie savoureuse de la position de ces agents tenait au fait que, alors qu’ils refusaient ce droit à la preuve filmée, j’avais déjà “mis dans la boite” leur première venue, et le film permettait de rapporter la preuve de leur mensonge sous serment puisque l’agent Guigleur affirmait m’avoir remis un courrier, qui m’avait en réalité été remis par son chef Garcia.

Les deux agents et leur hiérarchie firent des pieds et des mains pour que le film soit retiré de Youtube, ils obtinrent gain de cause au motif de leur droit à l’image !!!

Lors de leur deuxième venue, alors qu’un huissier était là pour constater que justement leur droit à l’image ne serait pas mis en cause puisqu’ils seraient filmés de dos, ils sont tout simplement partis, abandonnant le contrôle pendant que toutes les pièces voulues étaient sur la table.

Extrait du constat d’huissier : ” Ces derniers ont clairement exprimé qu’ils refusaient, au nom de l’administration, que le contrôle se déroule dans ces conditions, et qu’ils pouvaient parler au nom de l’administration centrale”.

Encore plus fort, alors que ce sont eux qui sont partis, sans qu’aucun droit ne leur permette de refuser que je filme le contrôle, sachant que seuls ceux qui ont des choses à se reprocher refusent d’être filmés — on n’a jamais vu, en dehors des malfrats, quiconque saccager les caméras urbaines – ils n’ont pas hésité à m’accuser d’opposition à contrôle fiscal.

Le dossier était clair, j’ai saisi la justice, serein.

Et là, catastrophe. Dans un premier temps, le Tribunal Administratif de Montpellier a refusé, tout simplement, de prendre en compte la nullité du contrôle découlant de la nullité de l’opposition à contrôle, laquelle pourtant ne reposait sur rien. Aucun texte n’interdit de rapporter la preuve du débat oral et contradictoire par le film.

Considérant que le fait d’avoir refusé de juger sur ce point constitue un déni de justice, j’ai fait citer à comparaître devant la justice pénale la Présidente du TA, l’affaire est en cours.

C’est ainsi que les choses sont arrivées devant la Cour d’Appel Administrative de Marseille. C’était chaud.

L’affaire était appelée le 18 Décembre 2014.

Le 15 Décembre à 11H, le Rapporteur Public publie sur SAGACE des conclusions qui tendent à annuler le redressement :

Avis du rapporteur (Mirabeau)Le 15 Janvier 2015 la Cour prononce un arrêt qui me donne complètement tort (LIEN), accompagné de quelques perles :

– D’abord, La Cour confirme la légalité de l’entrave par l’administration fiscale empêchant de rapporter la preuve par le film du débat oral et contradictoire. Elle approuve donc que le contribuable soit dépouillé de son droit fondamental à la preuve, sans justifier sa position par un texte, en se basant uniquement sur la volonté de l’Administration Fiscale, qui devient la Loi pour la Cour….

– Ensuite, pour couvrir la Présidente de Montpellier, La Cour se lance dans un échafaudage intellectuel précaire essayant de prétendre que l’opposition à contrôle fiscal n’est pas détachable de la procédure d’imposition, mais que, par contre, sa nullité ou son abus ne serait pas un moyen évocable lors du plein contentieux lié à la contestation du redressement.

– Cerise sur le gâteau, La Cour n’hésite pas à écrire : “Si M. Dumas soutient que l’interdiction de filmer le débat oral et contradictoire serait “en contradiction avec le droit communautaire et notamment avec la notion de droit à la preuve et de justice équitable”, il n’est pas établi qu’une telle interdiction, applicable à l’administration fiscale comme au contribuable, ferait obstacle à ce que le contribuable puisse apporter par d’autres moyens qu’un enregistrement sonore ou visuel la preuve que les agents de l’administrations se seraient refusés à un débat oral et contradictoire aux cours des opérations de contrôle sur place “.

Trop fort, appréciez l’astuce ou la perversion, au choix. Il ne s’agit plus d’apporter la preuve de ce qui s’est dit lors du contrôle fiscal, mais uniquement de prouver qu’on s’est parlé. Peu importe pour la Cour que ce qui est rapporté à l’issue du débat oral et contradictoire soit vrai ou faux…..du moment que l’on s’est parlé…

– De mieux en mieux : “il est constant que les représentants de l’administration fiscale ont remis en mains propres à M. Dumas le 6 Janvier, un courrier du 25 Janvier l’informant de ce qu’il n’était pas autorisé à enregistrer les opérations de contrôle (à partir de quel texte de loi ?); que si les requérants soutiennent que ce courrier n’a pas été remis à M. Dumas par le vérificateur, comme indiqué dans le procès-verbal pour opposition à contrôle fiscal, mais par le supérieur hiérarchique du vérificateur, cette circonstance est sans incidence sur la régularité de la procédure”.

Tient donc ? Les mensonges d’un agent assermenté, reconnus, filmés, n’ont aucune incidence, dont acte. N’est-ce pas là le problème qui gêne Bercy et ses agents ?

– La suite est pitoyable : “En persistant dans sa volonté de procéder à l’enregistrement des opérations de contrôle fiscal de la SCI Mirabeau, malgré l’opposition réitérée des agents de l’administration fiscale, M. Dumas a fait obstacle à un tel contrôle, même si la comptabilité de cette société civile immobilière a été mise à la disposition des agents et même si le dispositif d’enregistrement mis en place permettait de filmer ces agents que de dos”…

Tant de mauvais foi laisse pantois.

Pauvres magistrats…

DEUXIEME AFFAIRE

Nous sommes dans la SARL Les Hauts de Cocraud.

Commandités par une éminence noire inconnue à ce jour, deux inspecteurs, d’une division fiscale dont la création et le coût sont justifiés par ses objectifs (très grandes sociétés, milliardaires), viennent à Sète, en avion, vérifier la misérable SARL Les Hauts de Cocraud (Chiffres d’affaires zéro, stock pas grand-chose, invendable).

Ils refusent à la société, qui le leur demande, son dossier fiscal, ils sont à ce sujet désavoués par la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, la CADA.

Mais, entre temps, ils avaient dégainé et aligné la société d’un redressement mortel, totalement injustifié. Une partie de ce redressement dépendait des services fiscaux de l’Hérault, notre département de résidence.

Il s’agissait d’une erreur du comptable qui avait mis en compte courant des bénéfices réalisés avant 2000, bénéfices qui avaient en leur temps payé l’impôt par la transparence fiscale à l’époque où la société était une SCI.

Les vérificateurs ont considéré la diminution de ce compte courant comme une répartition de bénéfices et l’ont imposée une deuxième fois. Nonobstant toutes les explications et attestations du comptable, dont la faute était marginale, une simple erreur de case, ils ont maintenu leur redressement.

Il faut noter que la même erreur marginale, du même comptable, lors du contrôle et du redressement de la SCI Le Mirabeau dont nous venons de parler, d’abord relevée, avait ensuite fait l’objet, après explication, d’une annulation de la part des services vérificateurs, c’est important à noter.

Donc cette affaire vient devant La Cour Administrative d’appel de Marseille, après l’échec traditionnel de première instance.

Elle est appelée le 18 Décembre 2014

Le 15 Décembre à 11H, le Rapporteur Public publie sur SAGACE des conclusions qui tendent à annuler le redressement :

Avis du rapporteur COCLe 15 Janvier 2015 la Cour prononce un arrêt qui me donne complètement tort (LIEN), accompagné lui aussi de quelques perles :

– Questionnée sur l’opposition à contrôle fiscal irrégulière, La Cour répond :”en s’abstenant d’examiner l’existence ou non d’une opposition à contrôle fiscal de la part de la SARL Les Hauts de Cocraud, le tribunal administratif n’a pas entaché son jugement d’une insuffisance de motivation”. Ben voyons, opposition à contrôle fiscal ou non, c’est du pareil au même. Juste, la preuve incombe au contribuable au lieu d’incomber à l’Administration Fiscale, et le redressement est augmente de 100%. Des détails tout ça.

– Questionnée sur la venue à Sète de cette brigade spéciale (DNVSF), La Cour répond que cette brigade n’a pas de limite.

La Cour trouverait normal que le GIGN saute en flagrance sur une jeune fille qui aurait été suspectée de vouloir dérober une paire de bas dans un supermarché. Evidemment, sommes-nous bêtes, comment cela ne nous saute-t-il pas aux yeux ?

En effet : “cette direction, dont la compétence n’est pas limitée au grand banditisme, aux multinationales et aux personnalités, pouvait valablement procéder au contrôle des déclarations de M. et Mme Dumas”.

Imaginons une réunion de répartition à la DNVSF : “T’as fini coco (Martino) avec Elf, Areva, Axa, les trois tennismans, le chanteur américain, les footballeurs, bon alors prenez l’avion à deux et allez donc chez Dumas”. On a l’impression d’y être en lisant l’arrêt de La Cour.

Ce sont de mauvais esprits ceux qui pensent que ce n’est pas par hasard que cette brigade est venue chez moi, que c’est un puissant aux bras très longs qui l’a envoyée dans un but strictement personnel.

– Face aux explications fournies par le comptable, évidemment corroborées par les déclarations qui sont entre les mains de l’Administration Fiscale, La Cour dit :”s’ils allèguent que le report à nouveau, qui aurait été affecté à la réduction de leur dette, était antérieur à l’exercice 2000…..  que l’imposition de la somme de 574 077 € entraînerait de ce fait une double imposition, ils n’apportent aucun élément à l’appui de leurs allégations”… La Cour ignore superbement les explications du comptable et les bilans qui sont entre les mains de l’administration.

– Exactement la même situation comptable dans la SCI Mirabeau a amené l’Administration Fiscale à annuler le même redressement, après explication par le comptable de son erreur. La Cour affirme, imperturbable :”M. Dumas ne saurait se prévaloir de l’abandon d’une rectification concernant l’existence d’un report à nouveau au sein d’une autre société civile immobilière pour contester le bien fondé des impositions établies à la suite de la réduction du solde débiteur de leur compte courant dans les écritures de la société civile Les Hauts de Cocraud”.

En clair, il n’y a pas de règle, ce qui est bon pour l’un ne l’est pas fatalement pour l’autre.

HYPOTHESE

Les magistrats des Cours d’Appel Administratives sont de très haut niveau, tous des énarques.

Nul ne peut imaginer qu’ils établissent des attendus aussi niais que ceux de ces deux arrêts.

Ces deux arrêts ont été précédés d’un avis étayé du rapporteur public réfutant une fraude fiscale et me donnant raison.

CONCLUSION

Le message est clair, La Cour n’était pas libre de rendre l’arrêt qu’elle souhaitait.

Cet arrêt lui a été dicté par Bercy et par le Syndicat Unifié des Impôts.

Sans peine, je peux imaginer ce qui s’est réellement passé.

La position des contrôleurs dans mes redressements est intenable. Ils ont agi en vertu d’ordres de destruction que ma situation comptable, simple et sans aucune tricherie, ne leur a pas permis d’exécuter.

De mon côté, sûr de la sincérité de ma comptabilité, je n’ai pas jugé utile de me soumettre. Cela aurait-il été efficace ?

Au contraire, j’ai résisté, rendant publiques les incohérences du système. Puis j’ai découvert ses failles, ses invraisemblances, et pour finir carrément ses escroqueries.

Le Syndicat Unifié des Impôts a mis alors en balance ma disparition économique et son droit aux abus pour résultats, face à la loi, face à l’intégrité des juges. Les juges ont reçu l’ordre de se plier. Pouvaient-ils faire autrement ?

C’est ainsi que le contrôleur Garcia peut déclarer à l’huissier qu’il quitte le contrôle et qu’il dénonce une opposition à contrôle fiscal inexistante “au nom de l’administration centrale”.

Les juges font connaitre leurs désaccords à ces méthodes par des arrêts puérils, accompagnés d’avis du rapporteur publics contraires.

Saluons le courage de ces magistrats.

Ainsi Marseille, cette ville dont tout le monde doute, qui abriterait la voyoucratie de la nation, se rebiffe avec courage, donne une leçon à Bercy.

Pendant que Bordeaux, pédante et cynique, s’est couchée dans les mêmes dossiers.

Relevons le défi de deux façons : devant la justice et dans la vraie vie.

Devant la justice nous allons faire citer au pénal pour, abus de droit, tentative de manipulation de la justice, escroquerie, le Directeur des Services Fiscaux de Bercy et le responsable du Syndicat Unifié des Impôts.

Dans la vraie vie, nous allons, tous ensemble, relever la tête, faire savoir que nous savons et que nous sommes décidés à ne plus tolérer ces exactions.

Soyons unis, nous avons besoin de vous, vous avez besoin de notre lutte et de notre victoire.

Bien cordialement. H. Dumas

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Qui suis-je ? Qui sont-ils ?

Je ne suis pas “Charlie”. Je ne suis pas non plus “Kouachi”, d’abord parce que c’est interdit, ensuite parce que je hais la violence en règle générale, que l’idée de tuer me révolte, alors assassiner quelqu’un …

Cependant, je suis du côté des boucs émissaires et non du côté de ceux qui les désignent et les humilient. Hélas, ce n’est pas par choix philosophique – j’aurais préféré – cela tient au fait que les “fraudeurs fiscaux” sont des boucs émissaires au même titre que les magrébins ou les noirs, et que j’ai été classé dans cette catégorie tout à fait arbitrairement et iniquement. Sans quoi, j’aurais peut-être fait partie des moqueurs cyniques, des accusateurs vicieux, sait-on jamais ?

Je ne suis pas un penseur de haut niveau, analyste émérite du corps social, je ne suis qu’un être ordinaire plongé contre son gré dans la folie et la méchanceté de la masse. Cette masse qui, dès qu’elle ne peut plus jouir d’une vie facile, trouve toujours quelqu’un à qui faire porter le chapeau de sa propre médiocrité.

J’ai la légitimité pour vous parler du statut de bouc émissaire que je partage en France avec mes frères d’infortune, les magrébins et les nègres.

Comment la France, terre de liberté, de respect de l’individu, a-t-elle pu se transformer en un vaste défilé de tortionnaires qui paradent en se donnant bonne conscience ?

D’abord fut la décentralisation et l’omniprésence de l’Etat.

La décentralisation a recréé l’émiettement féodal. D’un coup de baguette magique des milliers de petits chefs, élus ou nommés, ont envahi le paysage social, bientôt chacun entouré d’une cour de fonctionnaires serviles et méprisants pour ceux qui n’en sont pas. La suffisance de ces milliers de petits chefs, ces roitelets, a envahi la société au point que tout n’est devenu que réseaux et relations, apparence.

Le mérite individuel, la valeur, le respect de l’autre ont été anesthésiés, marginalisés, intrigues et complots devenant la règle.

Dans cette ambiance délétère, il était inévitable que la notion de responsabilité individuelle tende à disparaître. Ce qu’elle fit, laissant la place vide à la notion d’Etat responsable de tout, et évidemment de rien.

Le couple infernal “Etat omniprésent” et “roitelets totalitaires” s’autorisa à faire et à dire le bien.

Pour faire le bien à sa façon il tapa sans vergogne dans les fonds publics. Pour dire le bien à sa façon il inventa la propagande socialiste.

Ensuite la faillite, les boucs émissaires.

Assez rapidement le pays était en faillite. Il l’est toujours, et beaucoup plus chaque jour. C’est là qu’interviennent les boucs émissaires.

Il y a les “fraudeurs fiscaux” qui ne participeraient pas assez à l’effort collectif, c’est-à-dire à alimenter le tonneau sans fin des avantages dus aux nouveaux privilégiés, à la caste du pouvoir. Seuls les contrôleurs fiscaux sont habilités à les trier dans un rendement croissant illimité, les autres se contentent de les dénoncer.

Il y a les noirs et les magrébins qui seraient autant de bouches inutiles qui viendraient réduire la capacité du pays à assurer le confort de ceux qui sont du bon côté. Ils se reconnaissent à la couleur de leur peau et à leur religion.

Le bouc émissaire

Ce n’est pas un statut reconnu, évidemment. C’est une maladie sociale.

C’est le regard des autres, dans lequel vous pouvez lire leurs pensées hautaines, qui est le premier symptôme. Plus tard vient carrément leur mépris, qui s’exprime rarement directement, plutôt quand vous n’êtes pas là, rarement aussi lorsqu’ils sont seuls, plutôt lorsqu’ils sont en groupe.

Puis, enfin, arrive l’humiliation qui précède la dévalorisation morale si vous n’avez rien, le pillage si vous possédez quelque chose.

Que faire face à cette situation qui ne dépend pas de vous ?

– Fuir, c’est une bonne solution, peut-être la meilleure, mais il faut pouvoir.

– Subir, jusqu’à un certain point c’est possible, mais au delà d’une certaine limite la mort vous attend – voyez l’histoire.

– Se révolter, cela ne fera qu’aggraver votre situation.

– Tirer dans le tas, beaucoup en rêve, je plains sincèrement ceux qui le font, ils n’ont certainement pas le résultat qu’ils espéraient.

En réalité, il n’y a rien à faire, sauf à attendre que ceux qui vous désignent soient engloutis dans leur merde, car ils le seront. Le fait de vous désigner comme la cause de leur médiocrité ne va pas les rendre intelligents, leur médiocrité les étouffera, tôt ou tard. Patience.

Au fait, qui sont-ils ces délateurs ?

L’histoire a eu souvent l’occasion de les observer, ils sont toujours identiques à eux-mêmes.

Ils sont une masse compacte, à qui la compacité tient lieu de sécurité. Ils se présentent comme justes et parfaits, ils revendiquent des droits, ils estiment que vous les transgressez. Un peu comme le loup avec l’agneau de la fable, sauf qu’ils n’existent que par le nombre.

Ils vous humilient, c’est là qu’ils puisent leur force. Tel le vampire, ils s’épanouissent de votre affaiblissement, ils tirent leur raison de vivre du mal qu’ils vous font. Votre révolte les excite. Votre soumission les robotise.

Mais attention, plus le temps passe, plus ils sont prégnants, jusqu’au moment où ils s’écroulent et, retournant leur veste, ils disparaissent alors en un clin d’œil.

Voici les questions horribles qui me taraudent :

Sont-ce eux qui défilèrent ces jours-ci un peu partout ?

Où ai-je la berlue et suis-je trahi par le désespoir qui m’envahit d’être de plus en plus, et contre toute raison, traité comme un bouc émissaire ?

Je vous donnerai dans le prochain billet un exemple de l’ignominie des délateurs. Mais aussi la réaction des magistrats des Tribunaux Administratifs, plus particulièrement ceux de la Cour Administrative d’Appel de Marseille après ceux, il y a un mois, de celle de Bordeaux.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le combat commence (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

 

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Meurtre en deux temps à Charlie Hebdo

Le premier temps est connu de tous.

En ce qui concerne les responsables de la dérive mortifère des trois voyous assassins, j’ai personnellement beaucoup de peine à croire à l’hypothèse officielle de la main des terroristes extrémistes musulmans, même lorsque ceux-ci réclament, à grand coup de communiqués, la paternité de l’opération.

Je vois plutôt  un déguisement à bon marché pour ces meurtriers.

Je crois qu’en réalité ces assassins sont les enfants perdus d’une propagande égalitariste qui génère de terribles frustrations.

Bien pire que la richesse, le pouvoir administratif, qui accompagne le collectivisme égalitaire — relire Sakharov –, qui ne s’embarrasse pas de compétence, trouve à humilier journellement à tous les niveaux de l’échelle sociale.

Il suffit, pour comprendre cette humiliation, de patienter dans la salle d’attente d’une mairie, de l’URSSAF, des impôts, des flics, des tribunaux pour comprendre qu’il y a ceux qui sont du côté du pouvoir — exclusivement de situation — et les autres qui n’ont rien à attendre de cette société. Si par malheur, en plus, leur communauté est une minorité repérable le martyr est total.

La laïcité est une fable, juste un outil complémentaire d’humiliation, d’exclusion. Une croyance parmi toutes les autres, avec ses fous, ses intégristes.

Une croyance dont la prétention est telle qu’elle a éradiqué ce qui faisait la valeur de notre société : l’humanisme.

Cette qualité faite de respect de l’autre quel qu’il soit, de l’individu, unique, de sa liberté d’être, de paraître et de penser.

La laïcité intégriste est la rampe de lancement de la frustration qui peut atteindre des sommets dès qu’elle s’affranchit des règles.

Le deuxième temps est aussi terrible sociologiquement que le premier, même s’il ne fera pas couler le sang.

Suite à une émotion canalisée, entretenue et décuplée par les médias, trois millions de “Charlie Hebdo” vont trouver acquéreurs pendant que le contenu rédactionnel de ce journal l’avait amené au bord de la faillite. Il n’était suivi que par une minorité très particulière.

Peut-il revenir à cette minorité et garder son âme ?

Ou va-t-il essayer de conserver la plus grande partie de ces trois millions de lecteurs qui en feraient l’hebdomadaire le plus lu du pays ?

Quoiqu’il arrive il va falloir tuer. Ce sera :

– soit la mort de l’engouement, la déception de la majorité dont il est impossible d’imaginer qu’elle va se ranger derrière la pensée “bête et méchante” du journal. Le retour à l’anonymat, à la misère, que l’on tente de rompre par la provocation.

– soit il va falloir engager des spécialistes du marketing et changer la ligne éditoriale du journal pour la faire cadrer avec la pensée du plus grand nombre et essayer de garder la plus grande partie de ces trois millions de lecteurs imprévus.

Dans les deux cas quelque chose va mourir, il n’y a pas la place pour une solution médiane qui elle-même serait une troisième voie de mort.

C’est là, face à ces terribles échéances, c’est à dire demain, que journalistes survivants et zélotes de la  compassion vont percevoir la vacuité et la lâcheté des politiques qui ne vont penser qu’à une chose : se faire la malle, s’éloigner le plus possible du monstre qu’ils ont créé sur le dos de l’emphatique naïveté des hommes. 

Bien cordialement. H. Dumas

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Révolte contre les lettres de cachet fiscales

Sous l’ancien régime, la lettre de cachet permettait au Roi de condamner, d’emprisonner, tout individu de son choix sans avoir à saisir préalablement la justice.

Evidemment, ce principe généra abus et délations.

Tant et si bien que sous la pression de la pensée prérévolutionnaire, en 1789, Louis XVI a aboli cette ignominie.

Depuis, nos démocraties, qui prétendent à une justice exemplaire, ont érigé en principe intangible l’intervention d’une justice libre et indépendante entre toutes enquêtes répressives et les sanctions susceptibles d’être prononcées à la suite de ces enquêtes.

Cela est gravé dans le marbre de notre constitution, dans nos lois et dans celles de l’Europe.

En clair, la puissance publique ne peut pas vous embastiller sans obtenir au préalable l’accord de la Justice.

Tout délinquant de droit commun ne peut pas être retenu par la police répressive au-delà du terme strict d’une garde à vue sans l’accord préalable du juge, sans que son cas ait été vu par la justice.

Et l’Etat est le garant de ce fonctionnement, il en porte la responsabilité pécuniaire et morale dont il répond par l’intermédiaire de l’AJE (Agent Judiciaire de l’Etat).

C’est cela qui différencie une démocratie d’une dictature.

Personne n’imaginerait s’affranchir de cet impératif, sauf : le Fisc, l’URSSAF, le RSI, les Caisses de retraite etc…

En effet, l’organisation répressive de ces administrations s’érige en enquêtrice, puis en exécutante des sanctions qu’elles prononcent, sans avoir à aucun moment besoin de demander quelque autorisation que ce soit à la Justice.

Bien comprendre le schéma

Lorsqu’un contrôleur fiscal vient chez vous, il représente le premier maillon judiciaire de la répression qui vous châtiera si vous êtes fautif. Il est assermenté. Cette particularité en fait un représentant de la justice en même temps qu’il représente son administration. Rien ne le différencie d’un enquêteur de police ordinaire.

Sauf que, contrairement au policier ordinaire, au terme de son inquisition chez vous il peut décider seul des sanctions qu’il envisage de vous appliquer.

A partir de là, sans qu’à aucun moment il n’ait besoin d’en référer à la justice, il va établir une notification qui s’imposera à vous. Cette notification est une véritable lettre de cachet, dont les conséquences seront souvent mortelles.

Bien plus, si vous la contestez, d’une part cela ne l’empêche pas d’être immédiatement applicable, mais surtout avant de pouvoir saisir la justice vous devrez d’abord informer de votre désaccord l’administration fiscale par le biais d’un recours préalable.

Si vous voulez vous opposer à la lettre de cachet fiscale, vous devez d’abord en faire part au Roi : le fisc, sous peine de nullité de votre opposition.

Il est peu probable qu’il vous écoute, vous serez alors dans l’obligation de saisir une justice d’exception, qui lui est entièrement dévouée : le Tribunal Administratif. Pendant ce temps, la lettre de cachet gardera tous ses effets contraignants et entrainera votre ruine.

Le droit et l’équité sont inconnus du fisc.

C’est parce qu’il représentait Dieu que le roi pouvait agir par lettre de cachet, il était infaillible du fait de ce mandat.

C’est parce qu’il prétend représenter l’intérêt public et l’égalitarisme que le fisc exige, tel le monarque infaillible, d’avoir la liberté de contraindre sans avoir à en référer à la justice.

Cette situation est inacceptable.

Une démocratie qui se respecte ne peut pas porter en son sein la possibilité d’éditer à l’envie des lettres de cachet fiscales.

J’ai mis très longtemps à détecter cette anomalie impardonnable : vingt ans.

Pendant vingt ans je me suis battu contre les moulins, j’ai cherché à recouvrer ma liberté économique bafouée, à croire en la justice, ce n’est qu’aujourd’hui, après ces gigantesques défilés de naïfs soumis à une propagande constante que je me suis dit : “bon sang, mais c’est bien sûr”, la justice ne peut être que structurelle ou elle n’est pas. Elle ne vient pas du cœur, elle vient de la loi.

Pendant que je me demandais comment feraient pour reprendre leurs esprits ceux qui ont été abusés dans leur cœur, qui se sont révoltés avec sincérité contre un danger extérieur — peut-être existant ailleurs — mais inexistant dans ce terrible drame, qui sont maintenus dans l’idée que l’égalitarisme est le bonheur, à qui l’on n’explique pas que les tueurs ne sont que l’émanation de cet égalitarisme en sa version la plus exigeante, simplement déguisée.

Ils vont devoir subir maintenant la pression d’une administration qui va tout faire pour inventer des liaisons intégristes — dont ils seront informés à longueur de journée — pour leur dissimuler que ce sont leurs enfants, bercés à l’idée de droit sans besoin de mérite, qui souhaitent simplement les piller, qui s’impatientent et perdent la tête en cas d’échec.

Comment accepter, après avoir défilé à trois millions, que l’on s’est fait enfler.

Pour les lettres de cachet fiscales c’est la même démarche.

La propagande m’a dissimulé vingt ans ce scandale juridique, en me culpabilisant d’abord, puis en humiliant le combattant que je suis devenu, en l’accusant de “fraude fiscale”, de manquement à l’éthique sociale.

C’était facile pour eux, puisque leurs lettres de cachet se moquent de la justice qu’elles contournent comme toute lettre de cachet.

Mais aujourd’hui je les emmerde, la clarté se fait.

Le plus grand nombre doit pouvoir comprendre cette incroyable dérive judiciaire fiscale : la notification qui est une lettre de cachet.

Nous ne serons sans doute pas plusieurs millions dans la rue, mais ceux qui un jour ont été touchés par les lettres de cachet fiscales seront là, des dizaines de milliers probablement.

Nous allons nous organiser. Rejoignez-nous. Inscrivez-vous à notre association l’AVF. Nous ferons cesser les lettres de cachet fiscales. Cela est non seulement possible, mais nous le devons à nos enfants, à leur droit à une démocratie juste.

Bien cordialement. H. Dumas

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