Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Les spécialistes du futur

Voilà une catégorie pseudo-scientifique louche, extrêmement louche.

Et pourtant, chaque jour déverse son lot de prédictions. Littérature, émissions de radio et de télévision, presse, résonnent de la cacophonie prédictive.

Peu différents des sorciers ou de la pythie, nos prévisionnistes politiques et sociologiques entrent régulièrement en transe cathodique pour pondre des futurs qui ne se produisent que rarement. Ils ont perdu en intensité populaire en abandonnant la lecture de l’avenir dans les viscères de poulet. Les algorithmes et les statistiques d’où ils puisent leurs prédictions sont moins spectaculaires.

Cette débauche prédictive tient au fait que les hommes, qui en réalité connaissent parfaitement leur futur directement lié aux actions qu’ils engagent dans le présent, veulent croire que celui-ci pourrait se dérouler autrement. Ils tentent ainsi d’évacuer leurs responsabilités face à leurs décisions, dont ils ne veulent pas assumer les conséquences.

L’utilité du prévisionniste est donc de rattacher les conséquences d’actions du présent — dont les auteurs sont parfaitement connus — au hasard, à une explication vaseuse ou à un bouc-émissaire. En clair, d’alimenter la lâcheté des acteurs du présent, de les dédouaner, par le mensonge, de l’avenir corrélatif à leurs actes.

Evidemment, tout cela finit régulièrement en jus de boudin.

Il est aisé d’imaginer une situation mettant en scène ces oracles modernes.

Par exemple, glissons nous dans une réunion au sommet de la Présidence de La République avant l’engagement en Lybie.

Le décideur, Le Président de La République, qui a déjà décidé, pour des raisons qui sont les siennes, d’aller foutre la pâtée à Kadhafi, convoque évidemment les spécialistes des conséquences fututres.

Croyez-vous que l’un de ces oracles, de ces prévisionnistes patentés, lui aura annoncé que sa démarche occasionnerait un chaos ingérable ? Que la disparition de Kadhafi s’accompagnerait d’une explosion de cet Etat qui n’en n’était un que par la terreur, qu’il s’en suivrait des guerres tribales ingérables parce qu’armées de l’arsenal vendu par nous à ce fou de Kadhafi ? Que tout cela laisserait la place à un vide sidéral qui aspirerait des extrémistes délirants et permettrait la mise en place d’un trafic cupide de miséreux souhaitant atteindre l’Europe ? En fait, ce que tout observateur honnête savait pertinemment.

Non bien sûr, ils lui ont vendu après la victoire une démocratie séduisante, une population capable de se prendre en main, des foules se projetant soudain au plus haut de l’organisation sociale dans une démocratie avancée, modèle pour le reste des tyrannies séculaires du moyen orient. Du pipeau quoi. Des mensonges pour effacer la connerie de sa décision qui consistait à se mêler des affaires des autres pour servir son intérêt personnel, sans aucun souci pour les conséquences.

A la réflexion, pourquoi nos prévisionnistes se gêneraient ? Qui leur demande des comptes à la sortie ? Personne. Au contraire, plus leurs prévisions s’avèrent fausses, donc mensongères au départ, plus ils sont consultés. C’est pas beau ça ?

Parlons maintenant de l’ineffable, des prévisionnistes de Bercy.

Parce que, quand même, dans le sordide, le crapuleux, ce sont les plus forts.

Il n’est pas de jour sans qu’ils nous annoncent l’avènement d’un avenir complètement contraire à celui qu’ils provoquent par leurs décisions stupides. Il n’est pas de jour non plus sans que nous puissions constater le mensonge de leurs projections.

Ont-ils pour autant perdu tout leur crédit ? Ont-ils honte de ce fiasco perpétuel ? NON

Voilà bien la preuve que ce qui compte n’est pas la véracité de ce qu’ils prévoient, mais bien l’écran qu’ils créaient pour dissimuler les instigateurs et les profiteurs des décisions stupides qui nous ruinent.

Pourtant, y-a-t-il plus simple que les raisons de notre misère ?

Trop de dépenses publiques, trop de crédits, trop de fonctionnaires, pas assez de respect du capital, de la propriété privée, du travail.

Trop de mensonges, de démagogie, d’irresponsabilité, pas assez de vérité, de pragmatisme, de simplicité.

Trop de corruption, de fainéantise, de malhonnêteté, pas assez de principes, d’intégrité, de sincérité.

Il n’est pas besoin d’être devin pour savoir que de telles conditions ne peuvent qu’aboutir à un échec, une faillite, le chaos et toute la panoplie de ses conséquences, jusqu’à la guerre.

Demande-t-on aux prévisionnistes de la météo de nous affirmer que cet hiver il fera trente degrés tous les jours ? Accepteraient-ils de le faire ?

Alors, comment expliquer qu’à Bercy il est des technocrates de haut niveau qui font semblant de prédire un avenir possible, qu’ils savent totalement irréel, alors qu’ils sont largement plus instruits que nos météorologues ?

Voilà la réponse

Ils s’en foutent. Leurs prévisions n’ont qu’un but, un seul, nous tondre et dissimuler notre tonte en laissant croire qu’elle serait la faute à pas de chance.

Les prévisions économiques de Bercy sont volontairement fausses, leur seul objectif est de dissimuler notre pillage au profit de leurs commanditaires.  Je leur propose de cesser de nous gonfler avec leurs faux chiffres, de s’assumer en tant qu’escrocs sociaux.

Ils pourraient, par exemple, se rendre utiles en prévoyant l’avenir dans les viscères de cochon. Ce serait plus spectaculaire et aussi efficace que leurs chiffres falsifiés et cela sauverait peut-être la filière porcine.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
3 435 vues

La femme au tableau (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 559 vues

De l’utilité du fonctionnaire, ou le calcul de l’empreinte bureaucratique

Dans le cadre d’un élevage de cochon, de sa transformation en saucisse, de sa mise sur le marché et enfin de sa découpe en fines tranches à partager entre amis au tour d’un verre de rouge local, sur ma terrasse d’été ou au “Bistrot du marin” à Saint Martin de Ré, a-t-on besoin d’un seul fonctionnaire ?

Objectivement non.

Et pourtant, cette opération simple, que le marché peut parfaitement mettre en œuvre librement pour le plus grand profit de chaque intervenant, se trouve engluée par le coût prohibitif de frais bureaucratiques annexes, pour la plus grande part générés par une armée de fonctionnaires.

Par ailleurs aujourd’hui, pour chaque chose il est possible de calculer l’empreinte carbone, dont Wikipédia nous dit : “L’empreinte carbone est un indicateur et un mode d’évaluation environnementale qui comptabilise la pression exercée par les hommes envers les ressources naturelles et les « services écologiques » fournis par la nature.”

Je propose, pour chaque acte économique, de calculer son empreinte bureaucratique. Ce serait : ” un indicateur et un mode d’évaluation bureaucratique qui comptabiliserait la pression exercée par les fonctionnaires envers l’activité économique que les hommes ont naturellement entre eux.”

Ne me faites pas dire que tous les fonctionnaires sont inutiles et nuisibles.

Pas plus qu’il n’est raisonnable d’imaginer une empreinte carbone nulle hors l’acceptation de la suppression de l’humanité, il n’est envisageable d’imaginer une société à empreinte bureaucratique nulle hors l’acceptation d’une totale désorganisation sociale.

Mais, de la même façon qu’il est vital pour la planète de maîtriser notre empreinte carbone, il est vital pour l’économie de maîtriser notre empreinte bureaucratique.

L’empreinte bureaucratique est liée aux fonctionnaires dont je propose la définition suivante : “opérateur organisationnel nécessaire, non créateur de richesse, générateur d’un surcoût direct ou indirect “.

Les économistes mathématiciens sont parfaitement capables de nous fournir les paramètres et les algorithmes qui nous permettrons, pour chaque action, de calculer son empreinte bureaucratique. Le calcul de l’empreinte bureaucratique prendra inévitablement en compte le coût des fonctionnaires intervenant et la durée de leurs interventions. Une fois cette empreinte calculée pour chaque chose, viendra le temps de sa maîtrise.

Il est aisé de comprendre que lorsque cette empreinte sera quantifiée, les décideurs politiques pourront, en toute connaissance de cause, intervenir pour la maîtriser comme ils le font pour l’empreinte carbone, et cela à l’échelle mondiale. Imaginez le soulagement général que cela sera…..

Prenons un exemple tout bête

A la sortie de la dernière guerre, la France se reconstruisait avec énergie. C’était l’époque du plein emploi, nul n’était laissé sur le bord de la route, les emplois privés étaient payés le double, voire le triple, des mêmes emplois publics.

Pour être tout à fait clair, un ingénieur dans une entreprise de BTP gagnait alors deux fois le salaire d’un directeur des services techniques d’une collectivité locale. Cependant, le poste du directeur des services techniques devait être pourvu. Pour compenser cette différence de salaire, la collectivité publique offrait ce qu’elle avait, c’est-à-dire sa stabilité temporelle se concrétisant par un emploi et un salaire à vie, une retraite garantie. Ceci compensant cela, le compte était bon.

Puis, pour des raisons globalement énigmatiques, pour lesquelles chacun croit avoir une explication, la situation s’est inversée. Le salaire du directeur des services techniques est devenu le double de celui d’un ingénieur de base d’une entreprise de BTP. Or, l’avantage offert à l’époque au fonctionnaire, pour compenser le différentiel qui était alors à son désavantage, lui est resté acquis.

Globalement, dans toutes les branches, le statut particulier du fonctionnaire tirait sa légitimité de salaires inférieurs à ceux du secteur privé. Cette situation s’est partout inversée. Malgré cela, tous les fonctionnaires ont conservé leur statut, qui ne se justifie plus économiquement, dont le poids pèse anormalement sur l’économie du pays.

Nul doute que si l’empreinte bureaucratique avait été calculée, son suivi aurait permis de prendre rapidement conscience de cette anomalie et donc d’y remédier ou, du moins, de mettre le sujet sur la table sans attendre cinquante ans.

Conclusion

Je crois que la prise de conscience par l’homme de son impact sur l’environnement aboutirait à un obscurantisme collectif sans les calculs de l’empreinte carbone qui permettent de définir et de quantifier les sources du mal. La protection de l’environnement devient une science, un consensus mondial peut être envisagé à son sujet, nous le devons au calcul de l’empreinte carbone.

Ne doutons pas que le calcul de l’empreinte bureaucratique aura les mêmes effets. La prise de conscience de l’impact destructeur d’une bureaucratie excessive est acquise. Ne souhaitons pas qu’elle reste une simple polémique que chacune des parties se jette à la figure plus ou moins violemment.

Transformons, par le calcul de l’empreinte bureaucratique, la régulation de la bureaucratie, de la fonction publique, en une science qui s’imposera à tous, mondialement.

Qui ne le souhaiterait pas ? Personne et surtout pas les fonctionnaires qui ont tout à gagner de voir leur réalité acquise et chiffrée.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 085 vues

Propriété privée, progrès et urbanisme

Philippe Nemo et Pascal Salin sont deux intelligences cristallines.

Le premier a commis, entre autre, un livre-essai : “Qu’est-ce que l’Occident ?”, stupéfiant de clarté, de simplicité et de savoir. Accessible pour moi, donc pour tous.

Edité une première fois en Octobre 2004, l’ouvrage a été réédité en Juillet 2013, il a fait l’objet d’un nouveau tirage en Mars 2015. Toutes affaires cessantes, allez le commander sur Amazon, ou chez votre libraire préféré qui, probablement, ne l’aura pas en stock. Non seulement ce livre n’a pas pris une ride, mais il a rajeuni avec le temps.

Philippe Nemo prend pour hypothèse que le droit romain, qui a inventé et codifié la propriété privée, a de facto créé la notion d’individu car, pour lui, l’avoir crée l’être. J’adhère à cette hypothèse.

L’individu, ainsi contenu en son avoir, serait une spécificité du monde occidental et expliquerait la formidable machine à progrès que celui-ci a été ces derniers siècles. Machine unique sur la planète. J’adhère aussi à cette deuxième hypothèse.

Je suis effectivement conquis par l’idée, ici historiquement démontrée, que le respect de l’individu et donc de sa propriété sont les clefs du progrès et de la richesse d’une société.

Sous réserve, évidemment, que la liberté accompagne cette posture et fasse en sorte qu’à aucun moment la possession puisse être le résultat de la force et non de la capacité. L’avoir pour définir l’être ne doit pas être issu d’un pillage mais de la compétence.

Soyons honnête, le livre est plus complexe que mon résumé, des considérations sociaux-religieuses sont développées, celles-ci ne me convainquent pas, ou pas totalement, mais peu importe elles ne changent pas, pour moi, la brillance de l’hypothèse de base.

L’urbanisme actuel en France est une application parfaite de cette pensée.

Au sortir de la dernière guerre, l’urbanisme était pratiquement libre. Celui qui possédait un terrain et les fonds nécessaires construisait ce qu’il voulait.

La liberté et la propriété privée étaient en ce domaine respectées. Ce fut les années fastes de l’urbanisme, de la construction.

La contrepartie gênante était une utilisation un peu désordonnée de l’espace qui compliquait les dessertes en tout genre, que les politiques commençaient à promettre, alors que précédemment chacun en faisait son affaire.

Vint un moment, vers les années 1970, où de lumineuses intelligences imaginèrent de contraindre l’acte constructif, donc de limiter le droit de propriété, pour éviter une explosion spatiale qu’ils pensaient ne pas savoir gérer.

Initialement, cette contrainte était disons raisonnable, supportable.

C’était l’époque des plans d’urbanisme portés par les énarques giscardiens.

Laissées encore relativement libres, la propriété privée et les individualités qui la composaient ont porté gaillardement l’économie du bâtiment, au point de voir nos entrepreneurs parmi les numéros mondiaux majeurs de cette activité.

A partir des années 1980, les choses ont commencé à se gâter.

Une inversion s’est opérée. La propriété des sols est devenue un bien pratiquement collectif. Les opérateurs, des sociétés d’économie mixte, étaient entièrement entre les mains de la collectivité. L’individu a été exclu, d’abord du foncier, puis, plus tard, carrément de l’acte constructif. Jusque, aujourd’hui, au choix même du lieu et de la forme de son habitat privé ou professionnel.

En 2016, les PLU (Plan locaux d’Urbanisme) sont une usine à gaz où chaque mètre carré a une fonction définie qui ne correspond à rien dans le présent et à moins que rien pour l’avenir des cités qu’ils écrasent de leur bêtise.

Les architectes conseils sont autant de freins à l’énergie et à l’enthousiasme qui sont les fondements de l’acte constructif.

L’activité de la construction est anéantie, ruinée, sans qu’il puisse paraître un avantage déterminant à ces mortelles contraintes.

Cela engendre une surévaluation de l’existant qui pénalise gravement les jeunes français qui ne peuvent plus, raisonnablement, accéder à la propriété personnelle ou professionnelle, alors même que les progrès techniques permettraient de leur bâtir des choses formidables pour des coûts probablement dérisoires.

L’urbanisme est une victime de la collectivisation.

Il serait aisé de décrire toutes les tares liées à ce constat, connivence, réseaux, passe-droits, corruption, surcoût, erreurs constantes d’objectifs et de résultats, etc…

Conclusion

S’il est un domaine ou l’association de l’être et de l’avoir est la seule solution possible pour engendrer richesses et progrès, sans lesquels il ne peut y avoir d’épanouissement, c’est bien l’urbanisme, tant les sommes en jeu et les responsabilités à assumer ne peuvent être diluées dans un magma collectif sans aboutir à l’échec absolu.

Or nous y sommes. L’urbanisme et la construction se meurent du non respect en ces matières de la propriété privée et de la liberté des individus.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’avenir ne laisse pas prévoir une amélioration à ce sujet. SCOT et PLU font vivre une armée d’andouilles qui ne sont pas prêts de lâcher l’os et une autre armée de politiques qui ne sont pas prêts, eux non plus, à abandonner le pouvoir qu’ils croient posséder à travers ces outils de casse des libertés individuelles.

Et pourtant, les PLU et autres finesses urbanistiques contraignant la propriété privée et les libertés individuelles sont totalement contraires à notre constitution, à la déclaration des droits de l’homme. Mais qui s’en soucie ? Pas les Tribunaux Administratifs en tout cas, qui gèrent, comme pour le reste, mal, la justice en ce domaine.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,33 sur 5 (3 avis)
Loading...
5 455 vues

Petite histoire de RSI et Kapos associés

Cette modeste contribution est dédiée à Claude Reichman, à son travail et à son engagement pour la liberté de choix de notre couverture de santé, de l’organisation de notre retraite, aussi pour l’éradication qu’il souhaite des voyous qui font semblant de gérer ce secteur alors qu’ils le pillent.

L’histoire est la suivante.

En 2005, mon épouse a été nommée gérante d’une société nous appartenant. Après réflexion de quelques jours, considérant que son travail de mère – nous avions encore une fille à la maison – ne lui laissait pas la liberté nécessaire à cette mission, elle la refusa.

De ce fait, elle ne fit aucun acte de gestion au titre de gérante de cette société. Elle ne prit jamais cette fonction.

Il se trouve que, débordés par le flot des paperasses liées à la gestion d’une entreprise française et dans le même temps tabassés à mort par le fisc, nous avions la tête ailleurs. C’est pourquoi, nous n’avons informé le RSI du refus de la gérance par mon épouse et de sa non-activité à ce sujet que quelques mois plus tard.

Voilà t’y pas que le fumeux RSI se met alors en tête d’imposer une cotisation patronale à cette gérante que ne fut pas mon épouse. Cotisation couvrant la période  partant de sa nomination refusée jusqu’à notre courrier informant le RSI de son refus. Rouge de confusion, ému jusqu’aux larmes, sitôt informé de la méprise j’écrivis au RSI pour expliquer la situation, dont la complexité me paraissait objectivement basique.

J’avais cru comprendre que, pour le RSI, peu importe les déclarations seule compte la situation factuelle.

Par exemple, vous créez une entreprise, vous ne la déclarez pas, peu importe, vous devez les cotisations, c’est la réalité qui compte, pas la déclaration.

Fort de cette religion, enseignée et pratiquée par le RSI lui-même, j’imaginais qu’inversement, si vous aviez malencontreusement déclaré une activité qui n’existait pas dans la réalité, la dite réalité s’imposait et vous ne deviez aucune cotisation.

Vous me suivez.

Je crois que l’on peut se mettre d’accord sur au moins une chose, un principe est fait pour s’appliquer et non pour s’interpréter à la demande.

Et bien non.

Le RSI peut prendre en compte la réalité et non la déclaration dans un cas et, au contraire, la déclaration et pas la réalité dans un autre, sous réserve que dans les deux cas il en résulte pour lui une cotisation.

Vous saisissez la finesse de cet organisme.

Comme vous je me suis dit, ce que le RSI tarde à comprendre de cette situation, le TASS (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) va le lui expliquer rapidement.

Et bien encore non.

Le TASS trouve tout à fait normal que l’on puisse, selon les besoins de la cause, asseoir une cotisation tantôt sur la réalité, tantôt sur la déclaration. Sous réserve évidement que l’on s’appelle le RSI et que l’on soit un escroc agissant pour le bien public.

Voilà comment le mouvement perpétuel de la fausse dette pour fausse cotisation se met en route, comment il est impossible de l’arrêter.

Ouvert comme une huitre à marais basse, le fringant RSI se met dans l’idée d’extorquer à mon épouse cette cotisation indue, ne correspondant à aucune activité.

Tel l’âne têtu, de notre côté nous ne voyons pas pourquoi mon épouse aurait à payer une cotisation pour une activité qu’elle n’a pas pratiquée.

Déçu, encore une fois, par le TASS, cette justice d’exception, nous imaginons en appeler à l’intelligence pour résoudre ce dilemme, oui mais de qui ? Laquelle ?

Finalement, nous ne faisons rien, nous laissons courir.

De 2005, nous arrivons à 2015, puis à ce matin.

Au courrier cet amour de message.

RSI huissier 04-08-2015

Vous avez lu ?

Tout en finesse. Pas vulgaire. Genre bisounours.

Nous avons répondu ceci :

“Bonjour Maître,

Vous ne pouvez pas ignorer que du fait d’un harcèlement des services fiscaux nous sommes dans le plus parfait dénuement.

Vous épargneriez votre peine et la plainte que nous déposerions si vous renoncez à défoncer la porte de la maison que nous occupons qui ne nous appartient pas, pas plus que les meubles qui sont à l’intérieur.

Sans compter que la somme que vous chercher à recouvrir est, bien que validée par le TASS, complètement illégitime.

Dans tous les cas les moyens que vous évoquez dans votre courrier du 4/8 sont totalement disproportionnés.

Mes seuls revenus sont une retraite de  250€ mensuels, il va falloir vous contenter de la quotité disponible sur cette somme.

Enfin sachez que dans le cadre de mes droits à la preuve toute intervention à mon domicile sera filmée.

Respectueusement. Michele Dumas”

La suite au prochain numéro.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
3 781 vues

L’obscurantisme

Evidemment exclusivement en usage chez les autres, l’obscurantisme est défini par le Larousse de la façon suivante : “Opposition à la diffusion de l’instruction, de la culture, au progrès des sciences, à la raison, en particulier dans le peuple”.

On comprend de cette définition qu’il y aurait d’un côté les gouvernants, initiés à la vérité, la détenant, et de l’autre nous, les pauvres mecs, à qui l’on cacherait tout. Si nous étions une société obscurantiste… Mais évidemment ce n’est pas le cas…  Pas nous… L’obscurantisme ne touche que les autres, les sous-hommes.

Est-ce si sûr ?

Car, en réalité, il ne s’agit pas d’une philosophie ou d’un processus de raisonnement, mais du résultat, de la conséquence, d’une façon de penser et d’organiser la société.

Tout commence par une exclusion, et un interdit, qui vont partager l’espace social en au moins deux parties, l’une acceptée, l’autre refusée, voire détestée.

Dans la première partie, la culture, les sciences et l’instruction officielles seront largement répandues, obligatoires et inculquées de force au “peuple”. C’est-à-dire aux non initiés, aux esclaves dépendants du pouvoir.

Tout ce qui pourrait venir de la deuxième partie sera au moins soupçonné de faux, ou plus habituellement tout simplement stigmatisé, ridiculisé, banni, in fine interdit et détruit.

Vu sous cet angle, l’obscurantisme n’est pas une fantaisie décalée, privilège de sociétés arriérées, mais un travers de plus ou moins grande intensité qui touche irrévocablement toute organisation ayant établi un espace refusé, non intégré.

On y voit plus clair.

Le seul fait de refuser la présence de l’autre et de sa pensée, pour quelque cause que ce soit, va générer à terme une attitude d’obscurantisme par rapport à lui, à sa réalité, à sa culture, à son savoir. A contrario, le seul fait d’accepter l’autre inclut l’acceptation de ses particularités  et crée ainsi une ouverture intellectuelle qui fait échec naturellement à l’obscurantisme.

Venons-en aux faits.

Toute structure politique qui prétend détenir la vérité et qui exclut ceux qui n’adhère pas à cette vérité finit à un moment ou à un autre dans la nasse de l’obscurantisme. C’est-à-dire dans la négation du savoir, du progrès, de la raison, de l’autre. 1xbet India is offering a great offer for its new Indian players. All 1xbet promotional code offers come together with very important terms and conditions that are crucial for redeeming them. We have listed some of the most important ones for taking advantage of the 1xbet promo code India welcome offer below. However, make sure to visit the brand’s website and find all the T&Cs there.1xbet India is offering a great offer for its new Indian players. On using the 1xbet welcome bonus promo code 2023, the players will get an additional 30% bonus on top of the standard offer.

Reste un détail : l’autre n’existe pas. Il n’y a aucune différence entre lui et nous, sauf ce mur de l’exclusion établit par certains. L’autre et nous sommes le même homme, pris sous des angles de vie et de temps différents, propres à chacun de nous.

Les socialistes

Ils croient dur comme fer à leurs fumeuses théories, alors que — comme toute théorie — celles-ci ne peuvent être que relatives. Du même coup ils excluent de leur champ de réflexion ceux qui n’adhèrent pas à leurs hypothèses de société, ils cherchent à les chasser de leur pensée et de leur vison.

En eux vit le poison de l’obscurantisme, qui se déchaîne si par malheur ils captent l’intégrité du pouvoir, ce qu’ils n’ont de cesse d’exiger.

Les libéraux

Ils acceptent le monde et les hommes tels qu’ils sont. C’est là que, d’une part ils détiennent un avantage existentiel déterminant, d’autre part ils sont la hantise des socialistes, qui s’acharnent sur eux sans ménagement et sans cesse.

L’économie

Ce secteur de la vie n’est pas toute la vie, sous réserve de ne pas l’affaiblir au point qu’il vienne à manquer si cruellement que le déséquilibre créé entraine la mort. Cette situation extrême est rare.

Il se trouve que l’économie ne va pas avec l’obscurantisme, c’est un espace où la lucidité et l’ouverture d’esprit sont essentielles. Même si l’économie échoue à être ce que parfois elle prétend, c’est-à-dire le seul vecteur organisationnel de la société, elle suscite l’attention de toute organisation sociale.

Les libéraux, inaccessibles à l’obscurantisme par définition, sont donc naturellement plus aptes à s’épanouir en cette activité. Tant est si bien que les socialistes, dans leur rage obsessionnelle à imposer leur pensée totalitaire et à en exclure tout ce qui ne pense pas comme eux, décrivent les libéraux comme des maniaques de l’économie et les assimilent au capitalisme qu’ils vilipendent.

Il faut reconnaître que ce procès d’intention de la part des socialistes n’est pas agréable à porter à longueur de commentaires, d’articles ou de livres, leur obscurantisme à ce sujet est parfaitement désagréable.

Les libéraux ne sont pas tous capitalistes, mais tous respectent les autres qu’ils soient capitaliste ou rêveurs, en eux ils prennent en compte la dimension de l’homme, que personne ne peut enfermer dans une vérité imposée, révélée, inévitablement erronée et obscurantiste.

Et, même si l’inverse n’est pas possible, les libéraux peuvent comprendre et laisser vivre les socialistes, tout en regrettant le mal qu’ils se font à eux-mêmes, et aux autres peut-être sans le vouloir.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
3 520 vues

PRÉSIDENTIELLES 2017 (Vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement.  H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
3 985 vues

L’A.J.F.

Un nouveau sigle ? Un de plus ? Oui et Non.

Oui, il n’est pas douteux qu’il s’agit d’un nouveau sigle.

Non ce n’est pas un de plus, c’est le premier.

C’est la première étape d’une longue marche que nous allons entamer ensemble.

C’est la première fois qu’une telle volonté s’exprime et a la prétention, avec vous, de faire bouger démocratiquement les choses.

Ce sigle est celui du parti politique que nous allons créer, vous et nous, les bannis de la société, les boucs-émissaires, en gros tous les français. Il signifie :

Le parti pour l’Amnistie et la Justice Fiscales

Les problèmes économiques de notre pays, qui risquent de l’emporter comme ils emportent actuellement la Grèce, sont structurels.

Ils ne sont pas humains comme voudraient nous le faire croire nos énarques, qui vivent de nos divisions et ne pensent qu’à nous dresser les uns contre les autres.

En clair, les français ne sont pas des abrutis incapables, justes bons à téter aux pis de l’Etat, à être les esclaves de leurs administratifs et de leurs élus, des hommes de l’Etat et de leurs petits chefs.

Non, ils sont des hommes qui ne souhaitent que liberté et responsabilité, ils l’ont prouvé dans le passé et sont prêts à le prouver encore, mais il faut pour cela qu’ils puissent se libérer des jougs qui les lient et les écrasent.

Il n’est pas douteux, chacun en a conscience, que le bras armé qui les oppresse est Bercy, qu’ils sont maintenus dans la dépendance par la fiscalité.

Nous aurons largement le temps d’en faire la démonstration, à tous les niveaux, qu’ils soient pratiques, théoriques ou philosophiques.

Aujourd’hui synthétisons le problème.

L’Amnistie fiscale

Nous savons, de façon formelle, que 70% des redressements fiscaux sont abusifs, ne correspondent à aucune fraude avérée, touchent donc des innocents.

Nous savons que si une partie non négligeable de ces innocents finit par obtenir gain de cause, c’est au prix de luttes épiques, ruineuses, prenant plusieurs années de leur vie et de leur énergie, aux conséquences la plupart du temps destructrices pour eux et leurs biens.

Que dirait-on d’une justice qui embastillerait et condamnerait plus de deux innocents pour un coupable ?

Alors que le principe de toute justice qui se respecte est de dire : “mieux vaut un coupable en liberté qu’un innocent en prison”. C’est sur ce principe fondamental que la peine de mort a été abolie.

Il est donc clair que, même si quelques fraudeurs sont à l’occasion élargis, l’amnistie fiscale s’impose comme préalable à la rupture structurelle dont le pays a besoin.

C’est notre première exigence, notre premier engagement.

Cela concerne des millions de français, prend en compte les petites sommes réclamées indûment par le fisc qui gâchent la vie des gens modestes et les grosses sommes qui tuent les entrepreneurs et la vie économique du pays.

La Justice fiscale

Elle consiste à prélever exclusivement un impôt consenti, pour des prestations nécessaires, à l’exclusion de toute autre interférence de l’Etat dans l’économie des individus et des entreprises.

Mécaniquement, cela débouche sur un impôt auquel tous participent, au même pourcentage, prévisible et négocié en amont, et non instable et susceptible de requalifications ultérieures comme c’est le cas aujourd’hui.

Cet impôt doit évidemment favoriser l’entreprenariat, qui, en tout premier lieu doit être débarrassé de la mainmise de l’Etat sur toutes les formes d’assurances personnelles de maladie ou de retraite.

Il faut que le rêve d’un jeune français ne soit plus de devenir un fonctionnaire protégé, mais un entrepreneur ambitieux et heureux. Il faut que ce rêve soit objectivement accessible et devienne la norme et non l’exception comme aujourd’hui.

Nous reviendrons sur les aspects pratiques de la juste imposition et de sa traduction en méthodes et en chiffres.

Notre but aujourd’hui, dans ce billet, pour les animateurs de ce blog, est de jeter les bases d’un combat concret, possible, susceptible de débarrasser La France de sa maladie structurelle mortelle et de lui donner les moyens de ses potentialités pour retrouver son rôle dans le monde. Cela à partir d’un parti politique que nous allons, ici, créer ensemble.

Ce parti politique l’A.J.F. doit être capable, sur la base de ce programme qui sera évidemment précisé, construit démocratiquement entre nous, de présenter aux français sa vision de la France aux élections Présidentielles et législatives de 2017.

Il ne tient qu’à vous d’aboutir, rejoignez-nous, par mail, par téléphone, par courrier, de toutes les façons, laissez vos coordonnées, alertez vos amis, regroupez-les, rien n’est impossible, au contraire, tout est possible, c’est un problème de volonté.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (4 avis)
Loading...
5 693 vues

Je pense aux grecs

Je pense aux grecs qui possédaient quelque chose, pas à ceux qui n’ont rien. J’en ai marre de ceux qui n’ont rien.

Objectivement, je crois être plutôt charitable, je n’ai jamais plaint mon bénévolat tout au long de ma vie. Cela ne m’empêche pas de constater qu’un très grand nombre de ceux qui n’ont rien ne font pas grand-chose pour remédier à cette situation. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils le méritent, mais ma compassion est largement entamée.

Cela, en fait, depuis qu’un florissant commerce politique fructifie sur l’assistance à ceux qui n’ont rien, et que ce commerce se finance exclusivement sur le pillage de mes économies — gagnées avec beaucoup de peine et de risque — générant ma ruine, proportionnelle aux avantages qu’elle procure aux assistants et aux assistés.

Je pense aux grecs, à ceux qui possèdent, parce que leur surprise et leur peine doivent être immenses.

Moi, plutôt nous, les dépouillés fiscaux français, sommes victimes d’un “pillage-palliatif-intensif”.

C’est-à-dire que, pendant des années, on nous fait croire qu’il serait possible que l’on nous rende justice, que notre pillage n’aurait peut-être pas lieu. Après nous avoir surpris par un contrôle et un redressement assassin, invraisemblable, une fois sur deux totalement injustifié, on nous beure le nez avec une série de recours, tous bidons, mais à l’air sérieux.

Hiérarchie fiscale, magistrats et avocats prennent des airs doctes, du type de ceux des médecins de l’époque de Molière ordonnant une saignée, pour nous persuader qu’eux-mêmes sont très attentifs à notre détresse et mettent un point d’honneur à établir des comptes justes.

Rassurés, nous allons lentement entrer dans la phase irréversible de notre disparition économique. Ils nous tiendront en vie apparente jusqu’à que notre faiblesse mette un point final à notre agonie, cela va durer entre 10 et 15 ans selon la résistance de chacun.

Puis, d’un coup, alors que nos forces nous ont complètement abandonné, ils vont se servir jusqu’au dernier centime, jusqu’au dernier objet. De nous, contrairement aux apparences, ils se foutent complètement.

Tant et si bien que nous n’avons pas l’occasion de voir pillages et pilleurs en face, droit dans les yeux. Au moment de notre liquidation, notre regard ne dépasse pas le sol qui est devant nous, le bout de nos pieds est devenu l’horizon de notre univers.

La ruine nous parait douce, nous n’avons plus aucun souvenir de certains mots tels que : économie, investissement, avenir, projet, plaisir, cadeau, achat, détente, volupté, fraternité, plaisir, rire, insouciance, récompense, honneur, notoriété, estime, amour, tendresse, travail, vacances, etc…

Nous sommes, in fine, des pillés comateux. Une armée de zombies qui ne fait même pas pitié, incapable évidemment de se révolter, de réclamer quoique ce soit.

Ce n’est pas le cas des grecs qui m’intéressent : les possédants.

Voilà des gens en pleine forme, pour certains probablement en expansion économique, qui croient en leur avenir, qui ont mis de côté de l’argent à la banque et qui apprennent soudain que cet argent n’y est pas, n’y a jamais été.

Peut-être ont-ils démarré de zéro, en prenant tous les risques, en suant sang et eau, ou peut-être avaient-ils hérité et tentaient de gérer au mieux leur capital, dans tous les cas ils faisaient confiance à leur banquier. Celui-là ferme boutique, “elle est vide” dit-il. Le choc.

Là, pas d’embrouille, c’est un casse, pur et dur. Haut les mains, vos élus vous braquent. C’est quand même un sacré évènement dans la vie d’un homme et d’une société.

Le pire est à venir.

Parce que le pillage des possédants au motif du secours aux démunis n’est pas une exclusivité grecque.

Oublions les démunis qui ne sont ni les initiateurs ni les responsables du carnage. Concentrons-nous sur ces escrocs d’hommes de l’Etat qui ont pour mission de défendre la monnaie pour que l’économie puisse prospérer et qui n’ont de cesse de fabriquer de la fausse monnaie jusqu’à se trouver dans cette situation mortifère d’avoir vidé les caisses des banques. D’avoir volé la trésorerie des actifs. D’être obligé de piller le peu qu’il leur reste. De n’avoir aucune valeur à mettre en face des milliards de fausse monnaie qu’ils ont édités.

Ces escrocs d’hommes de l’état ne sont pas que grecs, ils sont aussi français.

Demain, puisque le pillage fiscal arrive à son terme, la population de ce joyeux pays, la France, va se trouver inéluctablement devant des guichets fermés, car les banques sont aussi vides que celles de la Grèce.

Vais-je vous surprendre en vous disant que je trouve la chose succulente ? Qu’après ce que j’ai enduré, et que j’endure encore, l’idée de voir, ceux qui se croyaient en sécurité et me regardaient de haut, face à des banques fermées, vides, me parait cocasse. Tout particulièrement les intouchables, les assurés à vie, les profiteurs de la fausse monnaie, d’un argent qu’ils n’ont pas produit, qui leur a été distribué comme au Monopoly. C’est vrai, il me tarde de voir leur tête.

Ce jour là, il faudra ressortir les guillotines, sans la lame évidemment, je suis fondamentalement contre la peine de mort.

Mais je suis pour le théâtre, un jugement public de nos hommes de l’Etat escrocs, se terminant en place de Grève, la tête passée dans le trou de la guillotine et un lacet en vison les immobilisant pour une photo d’infamie, sans les blesser, serait pour moi le summum.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
3 132 vues

Quand l’actualité dépasse le pire bureaucratique de tous les jours

Il est des jours où la vérité crue, celle de l’horreur bureaucratique déguisée en nécessité de bon aloi, pointe le bout de son nez de façon imprévue et naïve.

Nous ne sommes pas journellement en manque d’informations triées avant diffusion, avec les bons d’un côté et les mauvais de l’autre. Ce classement fait pour nous par nos médias a pour unique but de nous éviter de réfléchir à la vraie nature des choses et de nous faire accepter les facettes inacceptables de notre propre condition. En réalité de nous cacher à nous-mêmes ce que nous sommes, ou ce que l’on fait de nous.

Vendredi nous avons eu, sans doute accidentellement, deux “révélations” non classées :

– 1- Boulanger établit des fichiers sur ses clients incluant des appréciations personnelles abusives.

On s’en doutait, mais y croyait-on vraiment ? Franchement, objectivement, à quoi peut servir un tel fichier. A rien. Uniquement  à donner à Boulanger et à ses employés une impression de pouvoir sur leurs clients, pouvoir qu’en réalité ils n’ont pas, évidemment.

Fiché ou non pour sa personnalité, le client reste libre d’aller ou de ne pas aller chez Boulanger.

Alors, inclure dans un tel fichier sur ses clients des choses comme “n’a pas de cerveau”, “folle”, “client très agressif”, “alcoolique”, “juif” etc… est complètement stérile.

C’est typiquement la démarche bureaucratique imbécile, uniquement liée aux délires incontournables de toute bureaucratie lâchée en liberté.

Ce n’est pas ce type d’information fichier qui fera revenir les clients si Boulanger sort du marché. Et pourtant, malgré les cris d’orfraies de la direction de Boulanger, il est évident que ce fichier avait l’aval de la direction.

5828 fiches insultantes, ce n’est pas un incident, c’est une latitude laissée volontairement aux responsables du fichier.

Mon petit doigt me dit que s’il en est ainsi chez Boulanger, il en est de même ailleurs. De doctes analystes doivent se faire payer très cher l’analyse de ces stupidités. Ça, c’est de la bonne et copieuse bureaucratie.

Moralité, le capitalisme de connivence, spécialité des propriétaires de boulanger, mène aux mêmes errements bureaucratiques que l’administration publique pure et dure, notamment, on le voit, au fichage de personnalité, le comble liberticide.

Comment ne pas faire un parallèle avec les fichiers que le fisc tient sur nous ?

Ayant appris à l’occasion de cette affaire Boulanger, de la bouche de M. Moulin, le patron de la CNIL, que : “les clients ont un droit de regard systématique sur les commentaires de leur fiche client”, il m’est apparu qu’il n’y a aucune raison qu’il n’en soit pas de même pour notre fichier fiscal.

J’ai donc adressé à la CNIL le mail ci-dessous, dont j’attends – et vous aussi bien sûr –  beaucoup.

Quelque chose me dit qu’on va se marrer.

Demande CNIL 26-7-2015

-2- Alexandra VISINESCU, était le responsable d’une prison d’opposants politiques en Roumanie, sous Ceausescu. En quelque sorte le terminal politique du fichier de personnalité. Actuellement, chez nous, c’est Bercy l’exutoire des fichiers de personnalité, politiques ou autres.

La philosophie politique de la Roumanie ayant profondément changé, les opprimés d’hier demandent des comptes aux bureaucrates de l’époque. Un tribunal roumain vient de condamner cet ordinaire bureaucrate à 20 ans de réclusion. Il ne faut jamais désespérer.

Le triste sire était à la tête d’une prison terrible où les détenus étaient à l’isolement complet, mal nourris et brimés inutilement — sauf du point de vue du pouvoir de l’époque.

Figurez-vous que cet ancien bureaucrate de haut niveau ne s’est pas déplacé pour son procès, prétendant “qu’il n’avait fait que son boulot en appliquant les lois, en obéissant aux ordres et en respectant les lois en vigueur”. C’est ce que disait Eichmann, c’est ce que disent tous les bureaucrates qui nous torturent, quand leur règne est terminé.

Son avocate, plus juriste, déclare : “il n’y a pas de preuve quant à l’intention d’infliger des souffrances supplémentaires par rapport à ce que prévoyait la législation de l’époque”, trop fort. Le devoir de désobéissance, l’appréciation de l’acte, la responsabilité morale, elle ne connait pas. Elle demandait en première instance l’acquittement de son client, elle va de nouveau le réclamer en appel.

J’ai l’impression d’entendre les avocats de mes tortionnaires fiscaux, un cauchemar.

Voilà deux nouvelles fondamentales, qui vont disparaître aussi soudainement qu’elles sont apparues, alors qu’elles mériteraient développement et réflexion tant elles sont semblables dans leur réalité et dans leurs conséquences, comparables aux aberrations liberticides que nous subissons tous. Tant elles sont la base structurelle de notre oppression, des pertes de nos libertés.

Mais la liberté, qui doit-elle concerner pour nos élus ?

Pas nous, pas les gens ordinaires, les esclaves sages et besogneux. Personne d’ailleurs, en dehors d’eux.

Sauf, par exception,  les chômeurs, les homosexuels, les pauvres, les malades, les invalides, les fumeurs ou autres catégories pour qui, malheureusement pour elles, la liberté n’est pas ou peu accessible, ce qui fait bien l’affaire de nos politiques qui les chouchoutent, surs de ne pas avoir de compte final à leur rendre.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 347 vues

Le pouvoir peut-il se passer des esclaves ?

Le monde occidental a fait semblant de croire que cette fable serait possible : “être un monde puissant sans esclave”.

A ce sujet, les américains et leur guerre de sécession ont abusé la planète. Il est probable qu’ils n’en ont pas eu complètement conscience, qu’une part de sincérité leur a dissimulé la lutte pour le pouvoir de cette guerre, dans laquelle l’esclavagisme n’était pas attaqué sur le fond mais exclusivement sur la forme.

En réalité, toute puissance s’établit au détriment d’esclaves. La supercherie occidentale fut, après avoir atteint les limites de l’importation de ceux-ci, de carrément exporter l’esclavagisme par le biais du colonialisme, d’abord physique ensuite — et toujours – économique. Cela a permis à l’homme occidental, après avoir ainsi caché l’esclavagisme sous le tapis, de se voir en bienfaiteur de lui-même et de l’humanité.

C’était oublier un peu vite que la puissance tirée du pouvoir, ou inversement, est le mal absolu. Sa compensation serait la compassion, mais elle coûte bien peu au puissant pour aucun résultat concernant l’esclave.

L’homme est face à ce dilemme qui lui fait rechercher le pouvoir pour lui-même ou pour y trouver protection et qui le met, in fine, inéluctablement face à l’esclavage.

Le pouvoir repose sur deux socles :

Les tenants du pouvoir, à la méchanceté visible ou dissimulée, globale ou ponctuelle, mais dans tous les cas incontournable. Pour eux, l’esclave — qu’ils peuvent appeler leurs brebis, leurs sujets, leur peuple, quand leur délire les entraine à se croire bons et indispensables, voire désignés par les dieux — est un objet, une chose dénuée de pensée propre. Ils n’ont qu’un but : éliminer leurs concurrents, à l’exclusion de toute autre activité. Cela leur prend la totalité de leur temps et de leur énergie. L’esclave, pour eux, n’est qu’un outil attaché à ce but.

Les zélotes du pouvoir, la plupart du temps lâches et hypocrites, ils dissimulent leur lâcheté sous une apparence révérencieuse envers leurs maîtres. Leur but est de profiter du pouvoir sans avoir à en connaître la conquête et ses risques liés. Pour faire la démonstration aux puissants de leur soumission et de leur utilité ils sont amenés à pourrir la vie des esclaves qui sont à leur portée.

Les esclaves, eux aussi, sont de deux sortes :

Les consentants, de loin les plus nombreux. Bien qu’insatisfaits de leur statut, ils sont incapables d’en déterminer l’origine. Le plus souvent, ils compensent leur soumission en soumettant à leur tour plus faible qu’eux. Le pouvoir est pour eux un espace abscons qu’ils ont la sottise d’imaginer à leur service, tant est si bien que plus ils sont placés en situation d’esclavage, plus ils réclament le renforcement du pouvoir qui les opprime. Ce paradoxe me stupéfait un peu plus chaque jour qui passe. Les esclaves consentants représentent la majorité de la population, c’est-à-dire 80 ou 90%.

Les révoltés, ils sont une minorité. Principalement parce qu’il s’agit d’une attitude porteuse de dangers extrêmes, qui les expose à la violence des hommes de pouvoir et au vice de leurs zélotes.

Les révoltés, dont la lucidité est désespérante pour eux, se recrutent la plupart du temps chez des hommes de pouvoir dont l’hypersensibilité a souffert de ce statut qu’ils ont volontairement abandonné, dont ils comprennent la cruauté.

Quelques très rares fois chez des penseurs purs, qui tiennent leur révolte uniquement de leur analyse, ceux-là sont des perles humaines, malheureusement pour eux et pour nous, totalement inaudibles. Quand je parle de minorité de révoltés, en chiffre cela se traduirait par des scores de 2 ou 3%, maximum.

Les révolutions

Voilà des périodes qui pourraient déclencher de franches rigolades si leurs conséquences n’étaient pas si douloureuses.

On y voit des esclaves consentants, associés à des zélotes et à des hommes de pouvoir frustrés, chasser par la violence les puissants en place en prétendant être les annonciateurs de jours meilleurs où tout le monde serait bon et gentil dans un proche avenir.

La suite, l’histoire la rabâche. Une fois changé de mains le pouvoir est exactement identique au précédent sur le fond, avec quelques variantes possibles sur la forme.

Alors qu’importe d’être à la veille ou au lendemain d’une révolution, pour qui est lucide sur l’inanité du pouvoir.

Seule une limitation drastique du pouvoir, voire sa suppression, serait en mesure de limiter l’esclavagisme et ses abominations, mais qui en veut ?

Le pouvoir d’aujourd’hui : la dette.

Nos élus ont établi par la dette un pouvoir démoniaque, qui s’accroit à notre détriment chaque jour un peu plus. Nous sommes de pauvres esclaves de la dette, réduits à une liberté minimum, pour ne pas dire complètement inexistante. D’ores et déjà nos enfants sont sous ce même statut.

Bercy est l’armée de ce pouvoir, son expression. Les zélotes de ce pouvoir sont les agents de Bercy et tous les participants au rituel qui les entoure et les protège, propagandistes et magistrats compris.

Personnellement, je peux mettre des noms sur certains de ces zélotes : Martino, Giugleur, Garcia, Blazy, mon statut moral d’esclave révolté me l’autorise, même si aujourd’hui leurs complices m’ont interdit de fournir les preuves que j’avais de leurs forfaitures.

La méthode est toujours la même : la fausse dette puis, intimidation, torture (ici fiscale), ruine et destruction pour l’exemple. Massacres inutiles, mensonges et meurtres économiques gratuits.

Peut-on sortir de cet esclavagisme ? La réponse est : pour quoi faire ? Pour entrer dans un autre ? Aussi sinistre ?

Sortir de cet esclavagisme ne pourrait se comprendre que pour accéder à la liberté, la vraie, celle qui s’accompagne de la responsabilité, de la sélection, de la récompense et de la sanction. Qui la désire ?

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 391 vues

Il n’y a pas de marche arrière, ni pour nous ni pour les éleveurs.

Depuis plus de quarante ans je constate l’extension de la planification collectiviste de notre économie, comme tout un chacun peut le faire sous réserve d’avoir le poids des ans qui correspond.

Aujourd’hui, 57% de notre PIB dépend de l’Etat.

Le coût induit de cet effrayant pourcentage se retrouve en taxes et charges qui s’accroissent année après année, avec une accélération exponentielle. Evidemment, une cohorte de textes liberticides encadrent et tentent de justifier ces contraintes.

Qu’ils soient ou non sincères, un certain nombre de responsables politiques participent à la dénonciation de cet état de fait, puis, parvenant au pouvoir, ils continuent, voire augmentent cette folie.

Inutile de revenir sur l’explication connue de tous. Nul n’ignore que l’économie ainsi entravée, contrainte, perd de vue sa propre réalité et tombe de Charybde en Scylla.

Croyant maîtriser la concurrence, organiser le marché, gérer l’égalité et humaniser la compétition, la planification collectiviste de l’économie enchaine dysfonction, ruine et pauvreté.

Le vrai problème tient au fait que cette planification agit comme une drogue, qu’elle dissimule ses carences sous l’apparence de la justice, de la sagesse, de la protection du plus grand nombre.

Ceci au point que, lorsque les symptômes catastrophiques des conséquences de ses erreurs apparaissent, le désir de tous n’est pas de retrouver la liberté qui seule permettrait à l’économie de reprendre ses droits, mais au contraire d’amplifier la planification collectiviste.

Ce paradoxe est lié au fait que la planification n’est pas une réalité mais une projection imaginaire, et que le rêve est toujours plus séduisant que la réalité.

Occultant la réalité, l’utilisant même pour effrayer ses contradicteurs, la planification collectiviste prétend déjouer les crises, les faillites, les aléas de l’économie alors même qu’elle les amplifie à travers ses dénis.

Le placebo miracle qui occulte les travers de la planification collectiviste s’appelle le crédit ou la subvention.

C’est-à-dire le moyen d’obtenir de la trésorerie sans rapport direct avec la réalité économique de son activité. Comme tout placebo, il ne soulage que celui qui y croit et laisse la maladie se développer en silence.

Au terme des crédits et subventions diverses vient toujours la facture finale liée à une économie hors de ses réalités. Un temps celle-ci est payée par les autres à travers la fiscalité. Puis, l’effondrement du système ne connaissant pas de limite, il arrive un moment où tout s’écroule.

Mais, avant cet instant de vérité, qui signe la mort et la disparition d’une société planificatrice inutilement dévoreuse de liberté au profit d’un fantasme d’égalité qui cache en réalité la captation du pouvoir économique par le pouvoir politique, le chemin de la souffrance est long, c’est un enfer pavé de décisions toutes aussi stupides les unes que les autres, mais si prévisibles.

Eleveurs, industriels de la viande et grande distribution sont aujourd’hui dans l’œil du cyclone.

Ils paient toute une série de pseudo-avantages qui les avaient précédemment ravis. Ils applaudirent, en son temps, les “Safer” pour maîtriser la terre, les réglementations pour limiter la concurrence, les subventions pour arrondir les fins de mois, les crédits pour croître plus vite que la réalité.

Aujourd’hui ils sont face au mur. Ailleurs, la liberté fait mieux, ils sont hors marché.

Doivent-ils disparaître, puis revenir plus tard, à la force du poignet, plus solides, ancrés dans le réel, ou doit-on les prendre encore plus en charge ?

Il n’y a pas l’ombre d’une hésitation, c’est la deuxième solution qui va s’imposer.

Donc, leur faillite doit être payée par d’autres. Ce ne seront pas les industriels de la viande qui paieront, ils sont logés à la même enseigne que les producteurs, que tout “mono-acteur”.

Ce sera donc la distribution. Pas n’importe laquelle, celle qui pourra faire un transfert de perte sur un autre produit. Ce sera donc la “grande distribution”.

Ainsi sollicitée, la grande distribution va monnayer son intervention, peut-être des ouvertures le dimanche, ou encore plus d’entraves à la concurrence, à l’implantation de nouvelles enseignes, peu importe.

Cela ne lui coutera rien, elle négociera des remises sur ses fournisseurs moins spectaculaires, moins politiques, qui les absorberont et en mourront probablement, mais dans l’indifférence générale.

Cependant, ce cycle apparemment vertueux aura à se reproduire, pour le lait, le vin, le fromage et je ne sais quoi encore, jusqu’au jour, pas si lointain, où pour le pouvoir politique la tentation sera grande de nationaliser la dite “grande distribution”.

“C’est pour mieux te planifier mon enfant” dira le loup.

J’en ai déjà parlé et j’y reviens, tant la chose me parait inévitable.

Est-il un seul employé de ces monstres qui ne se verrait pas, avec ravissement, dans la peau d’un fonctionnaire ? Les familles possédant ces commerces sont si riches, pourquoi s’accrocheraient-elles à un truc devenu si complexe qu’il leur crée plus de soucis que de satisfactions ?

L’Etat planificateur en rêve évidement, faisant abstraction de toute réalité économique il ne voit que le pouvoir immédiat qu’il s’octroierait.

C’est donc vers cet avenir que la planification collectiviste nous entraine inexorablement, avec la complicité aveugle des producteurs et industriels de tout poil qui espèrent ainsi échapper à la concurrence et se gaver en profitant de l’irresponsabilité et de l’incompétence des fonctionnaires qui gèreront ces monstres, comme c’est le cas lors de toute nationalisation.

Pour nous ce sera, à terme, quand nos impôts, subis ou extorqués, ne seront plus en mesure de payer la catastrophe, la danse devant les rayons vides, remake moderne de la danse de nos ancêtres devant les buffets vides.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,75 sur 5 (4 avis)
Loading...
5 433 vues

Escrocs et fous se partagent le pouvoir

Il faut appeler un chat un chat, car la situation devient intenable.

Nous sommes décimés par la folie et la malhonnêteté de nos dirigeants, ceux-ci englobant évidemment les élus, mais aussi tous leurs complices qu’ils leur soient directement attachés – technocrates et fonctionnaires – ou, plus perversement, associés — économie de connivence et corporatisme protégé.

A partir d’un axiome stupide mais imparable : “la redistribution et l’égalité à tous les étages”, ces malades prétendent nous engager de façon illimitée dans des dépenses inconsidérées qui tireraient leur légitimité de cet axiome.

Tout cela est connu, archi-connu, décime nos voisins et amis, empoisonne le lien social, mais rien n’y fait tant la propagande assujettit nos esprits, tant le sophisme basé sur la compassion est puissant.

Alors, tout simplement, regardons le résultat sur nous même, en tant qu’individus.

Celui-ci ne peut pas être plus ordinaire, plus facile à comprendre : c’est une dette qui nous est imposée, certes au nom de la redistribution et de l’égalité, mais cela n’y change rien c’est une dette.

Le bilan est clair : chacun de nous a une dette à payer, contractée par un tiers sans notre consentement, ce qui n’est pas courant et tout simplement parfaitement illégal.

Dans la pratique la charge de cette dette prend deux aspects :

– 1°-  Le plus grand nombre, non imposé sur le revenu, peut croire échapper au remboursement. Il n’en n’est rien, puisqu’il y participe à travers les impôts indirects et les taxes aussi diverses et variées qu’infinies. Qui plus est, leurs enfants seront à leur tour meurtris par la dette, pour plusieurs générations. Ils restent cependant sans réaction tant ils croient dur comme fer que ce sont d’autres qui paient ou paieront à leur place. Ils succombent au charme de escrocs, ils ne sont pas les premiers et ne seront pas les derniers.

– 2°- Un nombre restreint, les apporteurs de richesse, sont allègrement ponctionnés, directement privés du capital dont ils ont besoin pour justement créer de la richesse, pour eux d’abord, puis pour tous ensuite. Leur affaiblissement peut à la rigueur satisfaire quelques jaloux chroniques, mais, au final, il nuit gravement à l’enrichissement collectif sans lequel la misère ne manque pas de s’inviter à la table sociale.

Le pire est à venir

La propagande et l’exemplarité — qui est son satellite indissociable, voir Daech, les nazis, la Corée du Nord, l’URSS, etc.. – se doivent de frapper les esprits, d’une part pour que les croyants croient, d’autre part pour que les non-croyants filent doux.

C’est ici que Bercy et ses brigades fiscales, prédateurs sans âme, violents, vicieux, pervers, sots, indélicats, aveugles, indifférents, sadiques – cette liste de qualificatifs n’est pas exhaustive – interviennent.

Ils débarquent chez un individu, dont la trésorerie va plus ou moins bien mais peu importe, quoiqu’il arrive ils vont fabriquer une dette.

La trésorerie d’une personne, ou d’une entreprise, ne provisionne jamais un redressement fiscal. Sauf, peut-être, quelques grands tricheurs machiavéliques, sans doute jamais contrôlés, oublions-les s’ils existent puisque, par essence, ils sont indétectables.

Donc Bercy, chaque année, créé une dette personnelle, à 80% irréaliste, chez des centaines de milliers de français ordinaires malchanceux.

Il est probable que ces personnes tenaient leur trésorerie à jour, s’organisaient pour dépenser moins que ce qu’elles gagnaient, vivaient pour la plus grande part en “bon père de famille”, expression consacrée pour définir une gestion raisonnée et prudente de ses revenus.

Majoritairement, ces personnes sont des entrepreneurs, beaucoup sont des entrepreneurs qui sortent juste de la zone d’intense turbulence qui accompagne pendant des années celui qui créé une entreprise.

Et soudain, par le miracle de ces raclures de Bercy, voilà notre “contribuable”, j’ai envie de dire notre “corvéable”, ce serf, cet esclave, face à une dette imprévue, décidée par un tiers : un “redressement fiscal”.

Cette dette, qui plus est, devra être payée sans pour autant pouvoir être déduite des revenus à venir. Elle sera incontestable. Hiérarchie et tribunaux la crédibiliseront par des décisions ou des jugements staliniens sans aucune valeur, sans même que soit pris la peine de l’expertiser, de la valider.

Conclusion

Nous sommes tous endettés collectivement pour des dizaines d’années. Certains croient bêtement y échapper, ils en mourront demain, comme tout le monde.

Pour d’autres, donnée par les brigades de Bercy la mort est immédiate.

Une dette artificielle personnelle leur tombe sur le nez à l’occasion d’un soi-disant “contrôle fiscal” qui n’est en réalité qu’un “racket mafieux”.

Cette dette ne peut jamais être payée sans entrainer la ruine de celui qui est touché, puisqu’elle demande un bénéfice du double de son montant pour son seul service.

Bercy détruit tous les ans des milliers de français par ce biais, pour l’exemple, pour la propagande et…. personne ne se révolte !!!!!

C’est troublant.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
3 262 vues

Je ne me connais qu’un ennemi : malheureusement, c’est mon pays.

Modeste architecte et promoteur aux dimensions tout aussi discrètes, je dois avouer que je n’ai pas eu l’occasion professionnelle de me trouver face à des situations d’asservissement qui auraient pu mettre en jeu ma vie ou mon intégrité.

Ne me faites pas dire que ma vie à été “un long fleuve tranquille”, ce ne fut pas le cas et je n’aurais pas souhaité que ce le soit.

Mais disons que les conflits “toniques” que j’ai rencontrés n’ont jamais pris l’allure d’une guerre aveugle et injuste, ils sont restés dans le cadre “sportif” de la compétition économique acceptable, je dirais même nécessaire.

S’il m’a été donné de me voir attaqué, la plupart du temps par surprise, de la façon la plus abjecte et la plus injuste qui soit, ce fut toujours par mon pays. Ou du moins, par des gens prétendant le représenter, agir en son nom.

Avec le recul, je me dis que ce constat est effrayant. Cette situation est-elle de mon fait, comme cherche à me le faire croire la justice qui a à connaître de ces violences ? Ou, au contraire, est-ce lui, mon pays, qui est un oppresseur indélicat ?

Suis-je un asocial ou est-il liberticide?

De quel côté sont objectivement les indélicatesses, voire les forfaitures ?

Je suppose que tous ceux qui se trouvent dans une situation d’agression unilatérale, qu’ils n’ont ni souhaitée ni provoquée, qu’ils ne peuvent que subir sans possibilité d’y échapper ou de s’en défendre, doivent se poser les mêmes questions.

Récemment, je comparaissais devant La Cour d’Appel de Montpellier.

Il était question de l’agression dont j’ai été la victime, sans aucun motif préalable, de la part de trois gendarmes rentrant vers leur caserne dans un véhicule banalisé. Il était 23H00 environ, je sortais d’un restaurant avec mon épouse. Nous avions partagé un repas léger et une demi-bouteille de rouge. Les trois pandores ont fait mine de nous doubler dans leur voiture banalisée et, arrivés à notre hauteur, ont braqué une puissante torche en plein dans notre figure.

Pas aimable dans ces conditions, ne sachant pas à qui j’avais affaire, j’ai entravé leur manœuvre de dépassement. Ils ont alors sorti leur gyrophare et se sont fait connaître. J’ai immédiatement obtempéré et les ai suivis, sachant parfaitement que les emmerdements commençaient.

Ils m’ont fait arrêter dans une bretelle de sortie de l’autoroute, sur des “zébras”.

Là, les trois sires, roulant les mécaniques, sont passés à la cérémonie des papiers, l’œil suspicieux et la mine silencieuse de ceux à qui “on ne la fait pas”.

Tout étant en ordre, nous sommes logiquement passés à la “soufflette” dans l’alcootest. Surprise, à la quatrième “soufflette”, ils en redemandent encore prétextant que je souffle mal, probablement parce que le résultat ne leur convient pas.

Un peu ulcéré par la tournure des évènements, je décide de prendre une photo, je me recule légèrement pour prendre toute la scène, y compris son environnement. Alors là, c’est le déchainement. Les trois jeunes pandores me sautent sur le poil, clef dans le dos, menottes aux poignets et projection violente dans leur voiture.

Le souffle coupé par cette agression gratuite, je m’évanouis.

Panique sur place, ils laissent mon épouse sur le zébra avec une voiture que nous venions d’acheter, qu’elle n’avait encore jamais conduite, après lui avoir fait souffler à son tour dans l’alcootest sans problème, alors que nous avions exactement partagé la demi-bouteille de vin.

Je me réveille dans la salle des urgences d’une clinique, je n’ai plus les menottes, à mon chevet…. l’un des pandores.

Là, je pète un câble et je lui dis d’aller se faire foutre, qu’il n’a rien à faire dans cette salle qui est un lieu privé. Effectivement, il s’en va.

Le toubib me trouve un peu énervé, un pouls et une tension trop hauts, déconseillés pour mes artères devenues fragiles au fil des ans. Il veut me garder pour la nuit, je refuse supposant que personne ne voudra payer la facture, surtout pas moi.

Quelques jours plus tard, deux des trois pandores sonnent à mon domicile, mon épouse les envoie à mon bureau, là, averti, j’enregistre notre conversation.

Vous n’aurez pas le plaisir de la visionner, je suis un peu las de me faire allumer par la justice chaque fois que je mets sur ce blog des preuves de ce que j’avance, mais qui sont considérées comme des atteintes à la vie privée dès lors qu’il s’agit de fonctionnaires dans l’exercice de leurs basses fonctions. Même, comme ici, quand ils mentent effrontément.

Cette aventure, traduite en langage flics intouchables, représentant la France, mon pays, donne ceci :

“Le sieur Dumas circulait sur l’autoroute quand nous l’avons soupçonné d’avoir gêné un automobiliste qui avait klaxonné. Lorsque, vêtus de nos chasubles réfléchissantes (faux personne ne réfléchissait dans leur voiture, pas même les chasubles), nous nous sommes portés à sa hauteur il a accéléré pour nous semer et nous doubler par la droite !!!! Nous l’avons héroïquement rattrapé, il nous a suivi, nous nous sommes arrêtés sur des Zébras pas dangereux. Quand il a ouvert la fenêtre de sa voiture, une odeur caractéristique d’alcool nous a sauté au visage, si, si, (sauf qu’à la clinique, une demi-heure plus tard, le toubib a déclaré un œil vif, une langue normale, pas d’odeur d’alcool). Puis, le sieur Dumas a tenté de fuir (à 70 ans, en pleine nuit, sur l’autoroute, en abandonnant voiture et épouse; arrêtez de rigoler vous allez faire un infarctus). Nous avons dû le rattraper, il a alors eu un acte de rébellion caractéristique, consistant à appuyer, menaçant, ses mains sur la poitrine d’un gendarme (arrêtez de rire je vous dis, ce n’est pas charitable pour leur histoire).

Puis, il a feint un malaise, nous l’avons alors amené à la clinique de Castelnau (sauf que le toubib a constaté un malaise réel et que les pandores, affolés, n’ont pas hésité à faire vingt minutes de route pour amener leur proie dans la clinique où ils ont leurs habitudes, alors que, vu l’urgence, ils auraient dû m’amener à la clinique du millénaire qui était à 3 ou 4 minutes de trajet).

A la clinique, mon agacement légitime se transforme en outrage, on appelle à l’aide Hitler et les camps de concentration auxquels j’aurais comparé leurs méthodes (Allons bon. Tout ceci est faux. Evidemment, les noms d’oiseaux oui, Hitler et les camps non, où alors si peu. On notera que l’outrage demande que la personne outragée soit présente, ce serait donc l’aveu par les pandores de leur présence dans la salle des soins, formellement interdite ???).”

Et la justice dans tout ça ?

Saisie dans le même temps par la hiérarchie de nos pandores en folie pour outrage et rébellion, et par moi pour abus d’usage de la force publique et non assistance en personne en danger, le procureur n’instruit que la plainte des gendarmes et exclusivement à charge. Il confie un semblant d’enquête à… la gendarmerie.

Malgré cela, l’audition des gendarmes est catastrophique, ils se contredisent, racontent des incohérences qu’un enfant de dix ans percevrait. Mes conclusions devant la justice : le lien.

Que croyez vous qu’il advint ?

J’ai été lourdement condamné en première instance à participer à l’argent de poche des trois pandores.

En appel, un Avocat Général, pourtant particulièrement intelligent, a emboité le pas à la version ridicule des gendarmes, et la juge, ébranlée par la réalité des faits, m’a déclaré que tout cela n’était qu’une question d’appréciation de ces faits !!!

Pas de doute, je vais être une nouvelle fois condamné, mais je saurai que ce n’est pas pour les faits, dont finalement tout le monde peut constater qu’ils sont faux, mais pour…. “une appréciation des faits”.

Chapeau les artistes.

Sur la route où à son bureau, chacun est exposé aux abus de pouvoir quotidiens des gendarmes ou des inspecteurs du fisc, qu’il sache que la justice n’est là que pour entériner ces abus de pouvoir, que la population est majoritairement favorable à ces simulacres de justice et à cette oppression liberticide.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 579 vues

La guerre : ce démon de l’Europe

En 1914, une aristocratie de noblions à la pensée décalée de la réalité soumettait la Serbie à un ultimatum inacceptable qui déclencha une boucherie en une guerre que personne ne pouvait alors concevoir aussi destructrice.

En 1939, des socialistes, nationalistes et populistes comme il se doit, désespérés par une dette abyssale, déclenchèrent à leur tour une guerre, dont eux non plus n’avaient pas très bien réalisé le carnage qu’elle occasionnerait.

Hier, Dimanche 12 Juillet 2015, l’Europe remet ça.

Analyse de la situation

La Grèce, tricheuse invétérée, a profité, avec un humour malheureusement mal apprécié, des largesses stupides d’une aristocratie technocratique qui se croit capable de gérer la vie des individus, de contenir leur aspiration vitale de liberté, de gérer leur potentialité de richesse “équitablement”.

Serfs de naissance, les européens du nord, par ailleurs dévorés par la jalousie qui leur sert de morale, ont accepté la domination de cette aristocratie de technocrates qui les abusent en leur faisant croire que leur soumission aura pour contrepartie la sécurité et l’égalité.

Ce marché de dupe les amène évidemment droit à la faillite. Mais, alors qu’elle est déjà en partie consommée, ils refusent de l’accepter.

Les grecs, farceurs et joyeux, leur ont fait un bras d’honneur la semaine dernière.

Il eut fallu alors, si ces techno-aristocrates avaient été surs d’eux et chevaleresques, effacer une partie de la dette, mettons 50%, et montrer la porte aux grecs facétieux, les laisser s’expliquer entre eux, leurs dettes et leur monnaie.

Au lieu de cela, aveuglés par leur déni de réalité, obsédés par leur logique interventionniste, réactionnaires affiliés à une idée socialiste étatique qui n’a plus cours, les techno-aristocrates ont cru devoir s’affirmer et soumettre la Grèce et les grecs.

A cela il y a deux raisons :

– Eux-mêmes n’ont pas les moyens des prêts qu’ils accordent. Est-il plus sot que de prêter un argent que l’on ne possède pas, ce qui vous mettra à terre en même temps que votre créancier si ce dernier fait défaut ? Non évidemment, et pourtant c’est le cas de nos prétentieux et incompétents techno-aristocrates.

– Leur prétention n’a aucune limite. Elle est adossée à la richesse de ceux qui ont donné leur vie à l’accumulation que les techno-aristocrates ont détournée à leur profit et perdue à la roulette de la démagogie politique, l’avouer serait pour eux physiquement dangereux. Pourtant il va bien le falloir…

Regardons les choses en face

L’humour grec va très rapidement se transformer en violence, c’est inéluctable.

Comment un peuple qui a voté à plus de 60% le refus de contraintes qui ne correspondent pas à sa façon de voir la vie pourrait-il rester impassible à l’annonce que ces contraintes vont finalement lui être imposées, amplifiées ?

Il est fatal qu’une partie des grecs transforment en violence l’incompréhension qu’ils vont ressentir de la situation. Pourra-t-on le leur reprocher ? Non.

Pourra-t-on l’accepter ? Non. La boucle est bouclée. Nos techno-aristocrates sont au bout du chemin.

Ils vont rencontrer leur destin : l’effondrement. L’inconvénient tient au fait que nous allons être engloutis avec eux.

Il y a ce qui est dit et ce qui n’est pas dit

En politique, comme l’a dit Bastiat pour l’économie, il faut prendre en compte ce qui ne se voit pas et qui sous-tend ce qui se voit.

La réalité que je viens de vous décrire serait un moindre mal si c’est elle qui s’exposait. Mais, ce n’est pas le cas.

Ce serait trop simple et peu conforme à la nature humaine qui se plait dans le non-dit et l’apparence, au point que la réalité finit par être invisible pour ceux qui ont d’autres chats à fouetter que d’éplucher déclarations et pas de danse des politiques et autres techno-aristocrates.

Alors ce qui nous est vendu :

– les méchants grecs boulottent nos économies (au lieu de : on leur a prêté votre fric pour rouler les mécaniques et nous gaver).

– Notre confiance a été trahie et du même coup la votre (au lieu de : ces salauds  avec qui on a partagé le bénéfice avant de l’avoir encaissé, ont rien branlé parce qu’il fait trop beau et trop chaud chez eux, on a perdu votre fric).

– Ce qu’ils font met en péril votre avenir économique (au lieu de : on a la pétoche de vous avouer que finalement c’est marginal, parce que vous pourriez comprendre que nos combines sont intégralement foireuses, ce n’est pas le défaut des grecs qui met en danger votre avenir financier, mais bien notre prétention et l’incurie de l’Etat, c’est-à-dire de nous-mêmes).

            – Mais ne vous inquiétez pas, nous sommes là et nous allons leur faire rendre gorge. (au lieu de : foutez-vous sur la gueule avec eux, pendant ce temps vous n’analyserez pas comment nous vous avons escroqué, vous continuerez à nous croire indispensable).

La suite sera implacable. La violence amène la violence.

Celle qui va se déchainer en Grèce, du fait de ces informations tronquées, va convaincre de sa nécessité d’autres “baisés” du système socialo-collectiviste inventé par nos techno-aristocrates.

Ainsi, au moment ou le reste du monde plonge dans la vraie liberté individuelle que nous promet internet, nos techno-aristocrates déclenchent la guerre de trop, la guerre ringarde, si ringarde que très vite plus personne ne saura pourquoi elle s’est installée, ce sont ces guerres là les plus dures à circonscrire.

Gémissons, gémissons, il n’y rien d’autre à faire.

Bien amicalement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 408 vues

La bureaucratie : peste sans vaccin

L’histoire de l’humanité retiendra un jour l’erreur mortelle de l’Occident qui crut avoir terrassé son ennemi en terrassant le communisme. Les conséquences de cette erreur sont sans limite et vont probablement sévir encore très longtemps.

Le seul ennemi mortel des sociétés humaines, toutes confondues, est la bureaucratie.

Le communisme n’est qu’une pensée, une philosophie avancée porteuse d’une idée de justice probablement utopique mais dont nul ne peut nier l’apport indéniable au “vivre ensemble”. C’est un enfant de l’Occident.

La bureaucratie est une maladie organisationnelle grave. Son principe est simple, elle prétend représenter l’homme et se substituer en son nom à l’organisation naturelle dont elle fustige le chaos face à la prétendue logique parfaite de sa propre organisation.

La peste

Après avoir conquis de haute lutte la liberté individuelle, lutte dans laquelle la France a tout particulièrement joué un rôle essentiel, le monde occidental crut devoir engager une lutte à mort contre le communisme.

En réalité il se battait contre la bureaucratie, le témoignage de Sakharov sur le sujet est sans appel, et tellement émouvant.

Il faut dire que cette erreur est excusable. En effet, l’utopie – le communisme en est une – est l’espace de croissance privilégié de la bureaucratie totalitaire dont le principe est la contrainte de l’individu au nom d’un intérêt supérieur.

Dans le communisme, l’Etat salvateur, abstraction impalpable et irresponsable, est le terreau idéal pour la bureaucratie, il est l’intérêt supérieur anonyme qui autorise toutes les contraintes, y compris les plus ignobles, sur les individus. La bureaucratie s’y est épanouie sans mesure, au point de créer la confusion entre le communisme, cette philosophie respectable en tant que telle, et la débauche de folie qu’engendre inévitablement la bureaucratie non contrainte.

Croyant le communisme éradiqué, l’Occident s’est vu victorieux. Grave erreur, nul ne peut vaincre une idée. L’idée est, par essence, inaccessible au matérialisme de l’action.

L’erreur

Tout à sa lutte face aux moulins communistes, l’Occident n’a pas perçu sa propre invasion par la bureaucratie, qui aujourd’hui est en passe d’avoir raison de sa santé politique.

Le piège fatal est machiavélique. La bureaucratie, sachant combien est chère la liberté au monde occidental, l’a prise en otage comme base de son développement.

Le tour de passe-passe est le suivant : la liberté est sacrée, si sacrée que chacun doit en posséder une part égale et qu’à ce titre il est légitime que nous, bureaucrates, veillons à cette bonne répartition qui, naturellement, nous autorise toutes les limitations de liberté que nous jugeons utiles à l’encontre de ceux qui seraient trop libres par rapport à ceux qui le seraient moins.

Chapeau la bureaucratie, il fallait oser le dire et le faire.

Les facéties du destin ou des Dieux, ou des deux.

La Grèce a été la première démocratie connue de notre monde occidental, elle a servi de base aux différentes constitutions démocratiques de nos sociétés.

Sa réussite initiale, 400 ans av. J.- C, tenait à la sincérité du partage des pouvoirs et au respect des individualités et de leurs pensées. Dans ce cadre, le pouvoir technique, bureaucratique, était exclusivement dévolue à des esclaves, de telle sorte qu’il ne puisse en aucun cas se suppléer à celui des individus, qu’il reste sous contrôle. Les grecs avaient su à cette époque se prémunir contre la bureaucratie, dont déjà ils avaient perçu la force potentiellement destructrice si elle n’est pas maîtrisée.

2.400 ans plus tard, les grecs sont emportés par la bureaucratie, détruits, laminés, ils ont négligé les avertissements de leurs ancêtres.

Les bureaucrates les ont pris dans leurs filets, ils en meurent.

Dans un premier temps, ils les ont appâtés avec des cadeaux abondants, de la verroterie digne des conquistadors, qui les ont éblouis et rendus dépendants.

Aujourd’hui, alors que les grecs sont encore en train de se regarder avec ravissement dans leurs miroirs, couverts de leur breloques mais proches de l’inanition par manque cruel de l’essentiel,  les bureaucrates leur proposent ni plus ni moins que le statut d’esclaves dans une configuration où, in fine, ils s’associent une nouvelle fois au communisme, si pratique comme paravent pour dissimuler leur stratégie totalitaire.

Occupants d’un pays béni, à la beauté et au climat exceptionnels, berceau d’une partie de l’humanité,  au lieu de rester chez eux, modestes mais pénards, les grecs se sont laissés envahir par la bureaucratie interne et externe, ils ont atteint le point de non retour.

Seule consolation pour eux, ils ne sont qu’à l’avant poste du carnage qui nous attend tous, car nous nous sommes tous laissés envahir.

Coupables mais pas responsables

La bureaucratie est une maladie endémique chez l’homme. Dès que, répondant à sa nécessité grégaire vitale, l’homme se regroupe face à l’univers, pour vivre tout simplement, la bureaucratie s’invite. Elle organise, décrète, régule, tend à prendre le pouvoir, y arrive la plupart du temps.

Cela de façon indépendante même par rapport aux hommes qui la composent, qui se mettent à son service.

Cette maladie sociale est non seulement indolore et indétectable jusqu’au jour où elle tue, mais elle est même, comme l’alcool ou la drogue, porteuse de plaisir avant la sanction.

Puisse la malheureuse expérience de la Grèce nous servir de leçon. Puissions nous lutter contre la bureaucratie et protéger l’individu qui seul compte et mérite le respect.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 239 vues

Le docteur Knock : “Dites-33”

Cette célèbre phrase de la médecine des siècles passés, reprise par Jules Romain dans sa pièce satirique, m’est venue à l’esprit lorsqu’a soudain surgi du passé la photo que j’ai regroupée avec une récente dans le montage ci-dessous.

33 ans

Entre ces deux portraits de moi, il y a exactement 33 ans d’écart.

Physiquement, il est indéniable que le temps a fait son œuvre, y compris en profondeur. Il n’est pas contestable que le regard conquérant de ma jeunesse a fait place à une sorte de fatalisme perceptible sur la photo d’aujourd’hui.

Les contraintes fiscales sont probablement le facteur principal de cette mutation. Je ne suis pas le seul dans ce cas, nous sommes des milliers.

Je pense objectivement que le contrôle fiscal doit être considéré comme une maladie professionnelle portant profondément atteinte à l’intégrité physique et, qu’à ce titre, il devrait être pris en charge par la sécurité sociale. Les personnes exposées devraient être considérées comme exerçant un métier pénible dans le cadre du calcul de leur retraite.

Parce que, tenez-vous bien, j’ai retrouvé cette photo dans les papiers conservés par ma belle-mère, elle était incluse dans la communication d’une campagne électorale que j’avais menée en Mars 1982, à l’occasion des élections cantonales.

Je vous propose de prendre quelques minutes pour lire ma profession de foi :

Tract cantonale Mars 1982

Incroyable non, pendant que mon apparence a considérablement changé, s’est usée, ma pensée est restée parfaitement intacte.

Il n’y a aucune différence entre ce que je dis aujourd’hui et ce que je disais il y a 33 ans. Bien plus, tout ce qu’alors je prévoyais s’est déroulé exactement comme prévu.

En 1982, après huit ans de socialisme bureaucratique, inauguré par Valery Giscard d’Estaing et poursuivit par Mitterrand et les autres, les conséquences prévisibles et les moyens pour les éviter étaient déjà parfaitement visibles.

Rien ni fit, rien ni fait toujours.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
4 818 vues

Ainsi donc, la messe est dite.

Il semble bien que la démocratie, cette vieille dame indigne, ait accordé aux grecs le droit de piller.

Ce n’est pas la première fois. Déjà dans les années “trente” un peuple d’Europe avait délégué la même mission à ses chefs.

Bien qu’en apparence différente du fait des causes, la situation est exactement la même en ce qui va concerner les effets.

Les causes

A l’époque c’est la démesure des dommages de guerre qui nous avait été présentée comme justifiant le sursaut légitime d’orgueil de la nation allemande, traduit alors dans les urnes au profit d’un fringant quadragénaire qui, emporté par son lyrisme, devint la star du massacre le plus ignoble.

La nation allemande, en tout bien tout honneur, pensait alors savoir qui était la cause de ses misères, qui donc était son ennemi, c’était les juifs.

L’excitation retombée, les allemands découvrirent avec horreur combien ils avaient déliré. Que nulle fortune cachée n’était liguée contre eux. Que ceux qu’ils pensaient démoniaques n’étaient que des gens comme eux, très ordinaires, ne demandant qu’à vivre leur misère d’homme comme tout le monde. Que la folie dans laquelle ils s’étaient noyés avec certitude avait en réalité couté la vie à des millions d’innocents. Que leurs problèmes d’argent ne dépendaient que d’eux, qu’à le nier ils s’étaient mis au banc de l’humanité pour plusieurs générations.

Aujourd’hui, pas de dommages de guerre excessifs pour les grecs. Juste un peu plus de 300 milliards d’emprunts qui leur ont rendu la vie plus facile, dont le remboursement les ramènerait à la case départ, peut-être même un peu moins. Comme cela se passe pour tout emprunt ayant pour but une dépense sans compensation ou le financement d’un rêve non réaliste.

Il n’y a pas non plus de coupable avéré, pas de responsable spécifiquement visé. D’une façon un peu vague on parle d’abstractions du type banques, multinationales, fonds de pension, “hedge funds”, méchants thésauriseurs, autant de cibles difficiles à cerner mais suffisamment vagues pour y faire rentrer, en son temps, ceux à qui l’on va présenter la facture.

Pour l’instant ce ne sont ni les juifs, ni les arabes ou les chinois, peut-être un peu les américains mais assez vaguement, qui sont nommément visés.

Non, le peuple grec n’a pas encore fait le choix nominatif de son bouc-émissaire. Il s’est contenté de donner à ses dirigeants le droit de ne pas payer ses dettes, donc de les faire payer à d’autres, donc, par ce biais, de les piller. Ils ont, en quelque sorte, voté les pleins pouvoirs à un nouveau fringant quadragénaire.

Les deux situations sont parfaitement identiques dans leur réalité économique, bien que différentes dans leur expression apparente.

Les conséquences

A l’époque, la cible étant déterminée, le pillage avait immédiatement commencé, d’abord à l’intérieur du pays, puis très rapidement à l’extérieur.

La chose avait embrasé l’Europe d’abord, puis le monde rapidement ensuite. Mais l’Allemagne était un grand pays, ce n’est pas le cas de la Grèce. Ce sera plus long.

Convaincus que leur folie, leur illogisme, était la vérité, les allemands furent tout étonnés que les cibles visées fassent un foin face à la tonte qu’ils mettaient en œuvre.

Aujourd’hui, pour aller plus loin dans leur rêve d’argent facile, les grecs vont devoir étoffer leur majorité en Europe. Cela ne devrait pas être trop difficile, ils ne sont pas les seuls à avoir bénéficié d’un argent coulant à flot, hélas impossible à restituer.

Leur insoutenable misère est le motif avancé pour que d’autres paient à leur place leur facture, le nombre d’hommes et de femmes dans leur cas ne devrait pas manquer.

Il est probable que chez nous, aussi en Espagne et en Italie, des troupes de démunis vont se lever pour exiger aussi le droit de continuer à profiter d’un argent qu’ils ne gagnent pas, donc obtenir le droit de piller ceux qui en ont gagné, ou en gagnent, et pensaient pouvoir jouir du fruit de leur travail. Les entrepreneurs, eux, vont partir.

La complication

Elle tient au fait que piller oui, mais qui ? Difficile d’imaginer que ce soit un autre peuple. Malgré son armée conséquente, on voit mal la Grèce engager une guerre de pillage comme celles de l’Allemagne en 1939.

Donc le pillage sera, au moins dans un premier temps, cantonné à l’intérieur des frontières de la Grèce d’abord, de l’Europe ensuite.

Faute de cible précise ce sera les riches en règle générale, un bon fourre-tout où n’importe qui peut être fourré selon les aléas du curseur.

Alors, résumons la projection.

La Grèce, profitant de la lâcheté des élites Européennes, qui auraient dû depuis longtemps fermer le robinet et même ne jamais l’ouvrir, va signer un sauvetage basé uniquement sur une imposition violente de sa propre population, ce qui entrainera la ruine définitive de ce pays.

Mais, entre temps, les émules générées par cet acte de “bravoure démocratique” vont imposer la même chose à leurs propres gouvernements. Pourquoi se gêner, quand les “riches” peuvent payer.

Le pillage va donc s’étendre. Quand je pense qu’alors la fiscalité d’aujourd’hui, va paraître douce demain, je rêve.

Sapin va pouvoir non seulement continuer mais augmenter ses pillages fiscaux.

La vache n’aura vite plus de lait. C’est alors que les choses vont se compliquer, que les libertés vont être perdues, que la violence va tenir lieu de discours, que la guerre civile va pointer le bout de son nez, que le pillage primaire, par les armes, va entrer en jeu.

Alors, il y aura ceux qui vont se tromper de camp, la majorité comme toujours, et les autres qui, après avoir soufferts les pires maux et les pires avanies, seront félicités.

Naguère il fallut quinze ans, aujourd’hui, tout va plus vite, je parie que de cinq à sept ans suffiront.

La messe est dite, le turbo-pape va être ravi.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
1 452 vues

La dette

Il se dit tant de choses au sujet de la dette en règle générale que j’ai éprouvé le besoin d’essayer de clarifier la chose dans mon esprit. Depuis cinq ans que j’ai le plaisir de partager mes réflexions avec vous, il me paraissait évident de le faire aussi cette fois. Merci de me pardonner si vous trouvez ma réflexion très ordinaire.

Quelle soit élitique ou populaire, privée ou publique, insignifiante ou colossale, la dette reste une dette. C’est-à-dire un lien qui relie deux entités, dont l’une doit quelque chose à l’autre.

Ce lien n’a que quatre façons d’être rompu :

– La disparition du créancier.

– La disparition du débiteur, sans succession dans la responsabilité.

– Le paiement de la dette.

– Un accord des deux parties pour l’annulation de la dette.

Trois de ces façons laissent le profit issu de la dette non compensé, donc indu, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Le débiteur est évidemment en situation de dépendance par rapport au créancier. Situation qui peut devenir insupportable dans le cas où il s’avère être dans l’impossibilité de s’acquitter de sa dette.

Quelles que soient les sociétés, la constante est que le créancier est doté de moyens de coercition conséquents pour lui permettre de recouvrir sa créance, tant ce recouvrement est considéré comme irrévocable.

Imageons la situation suivante.

Amateur de belles voitures, vous décidez de louer un weekend une Ferrari. Le weekend terminé, vous ne pouvez pas vous résoudre à rendre cette voiture, à laquelle vous vous êtes attaché. Evidemment, son propriétaire n’envisage pas de vous la laisser, il considère que votre dette à son égard est de lui rendre la voiture à l’issue de la location.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

– Vous pouvez prétendre que la voiture vous a été volée pendant le weekend. Vous aurez à affronter la suspicion du loueur, de son assureur, probablement de la police. Graves ennuis à l’horizon.

– Vous pouvez simplement dire au loueur que vous gardez la voiture, point barre. Il va encaisser votre caution, mettre en route le compteur locatif et vous poursuivre en paiement du loyer qui court et en restitution de la voiture.

– Plus finement, vous pourrez peut-être démontrer qu’il a lui-même volé cette voiture, voire qu’elle ne lui appartient pas vraiment ou encore qu’il n’a pas la légitimité morale de la posséder. Cela ne vous en rendra pas propriétaire, mais le doute que vous allez créer sera peut-être suffisant pour que les procédures trainent en longueur, pendant ce temps vous profiterez de la Ferrari. Cependant, la dette restera, un jour ou l’autre vous serez dessaisi de la voiture, il vous restera en plus à régler les frais générés par la combine.

– Vous pouvez, mais avec très peu de chance de succès, rapporter au loueur une Renault Twingo en lieu et place de la Ferrari, et prétendre qu’il devra s’en contenter. Qu’après tout ce véhicule est largement suffisant pour rouler à 90 Km/h. Que vous gardez la Ferrari par esprit d’humanité, pour éviter que seuls certains privilégiés puissent en jouir, ce qui n’est moralement pas compatible avec la location automobile qui doit être impérativement accessible à tout le monde. Vous aurez des supporters. Pas le loueur bien sûr. Mais vous ne devrez plus sortir avec la Ferrari que la nuit, en espérant ne pas être vu, pour ne pas choquer vos supporters.

– Enfin, vous pouvez réunir vos amis et votre famille, leur promettre de leur prêter la Ferrari et les convaincre de venir avec vous faire pression sur le loueur pour qu’il accepte la Twingo en lieu et place de la Ferrari, lors de la restitution du véhicule loué.

– En dernier ressort, vous pouvez tenter de payer votre location, plus l’achat de la Ferrari au loueur, à l’aide d’une nouvelle monnaie, qui n’a d’usage qu’entre vous et vos proches et que vous fabriquez, pour rien, sur votre photocopieur personnel. Il est probable que le loueur s’opposera à cette solution.

– Dernière solution, vous pouvez avouer que cette location était une folie qui ne se reproduira plus. Que vous avez été très déçu. Que la Ferrari c’est de la merde. Que vous n’avez pas besoin de ça pour vive. Que si ce loueur n’en n’avait pas louée, vous ne seriez pas dans cette panade morale et économique. Que ce sont lui et Ferrari les deux seuls responsables de vos ennuis. Vous  lancez alors une pétition sur le net pour que les habitants de votre ville paient la location, et l’achat que vous convoitez, à votre place. Voire vous les y contraignez par une cotisation dont ils se sentiront redevables car elle sera dissimulée derrière une excuse collective, pour laquelle ils ne pourront pas se dérober.

Pas facile dans l’ensemble

C’est à cette situation que sont confrontés les Grecs demain et nous après-demain.

Quelle que soit la décision qu’ils vont prendre la dette est là et elle restera là. Il en sera de même pour nous.

Le différentiel, car il y en a un, c’est que, si ce sont bien eux qui ont profité de leur “Ferrari”, ce ne sont pas eux qui ont signé le bon de commande de la location. Pareillement pour nous.

La morale

Nul ne peut sortit intact d’une dette, sauf à la rembourser.

Ceux qui font des dettes payables par les autres sont la lie de l’humanité, quelles que soient les raisons qu’ils mettent en avant. Nos responsables politiques sont de ceux-là.

Le pire du pire

Ils fabriquent des dettes collectives, c’est très grave. Mais ils fabriquent aussi des dettes personnelles qui sont de véritables assassinats.

Ainsi, quand M. Sapin se vente d’avoir fait établir pour 20 milliards de redressements fiscaux, alors que nous savons formellement que 50% de ces redressements n’ont aucune réalité, que la justice est inopérante à les détecter, cela veut dire que dix milliards de dettes artificielles et personnelles sont mises sur le dos de centaines de milliers de français, qui vont en mourir : inacceptable.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 282 vues

Parlons d’urbanisme, libéral ou “technopensé”

Il était une fois une petite ville appelée Sète. Nichée au fond du golfe du Lion, entourée par la mer et l’étang de Thau, elle se donnait des airs d’île et en adoptait la mentalité. C’est-à-dire qu’elle se croyait le centre du monde.

C’était avant que chaque être humain, grâce à l’ubiquité que lui procure internet, ne pense exactement la même chose. Aujourd’hui, Sète se croit toujours le centre du monde, ce n’est évidemment plus original tant cette émotion est devenue commune.

Sète donc, sans que cela n’ait probablement aucun rapport avec sa personnalité, s’est longtemps laissée séduire par la pensée communiste. Après une première tentative libérale, qui s’est terminée en queue de poisson, et une resucée communiste pour être bien sûre qu’elle n’y reviendrait plus, la ville s’est donnée en 2001 un maire, touriste politique de son état, mais vraiment libéral. Il ne sortait pas de polytechnique, mais de sa polyclinique dont il était le directeur et le gynécologue.

Cet aimable amateur a pris possession du pouvoir un peu par hasard, cependant dès sa nomination il fit ce que font tous les maires : de l’urbanisme.

Tel Monsieur Jourdain, il fit de l’urbanisme sans le savoir.

C’est ainsi qu’il confia l’aménagement d’une large part de son territoire à un promoteur. Ce dernier, touché sans doute par la grâce d’une telle confiance, que personne n’avait probablement jamais fait mine de lui accorder en ce monde de “turbo-fonctionnaires” régissant tout, fit à son tour de l’urbanisme, disons iconoclaste.

Il est clair que ses moteurs furent ses clients, son complexe de promoteur mal aimé qui lui fit viser la perfection, peut-être un espoir de notoriété ou de reconnaissance.

Le résultat est objectivement séduisant, fait de maisons à l’architecture libre mais maitrisée et de parties communes soignées et imposantes. Sa réalisation fait honneur à la ville et le bonheur de ceux qui y habitent.

Urbanisme libéral

D’amateur qu’il était en 2001 le maire, resté au pouvoir depuis sans discontinuité, est naturellement devenu un professionnel madré.

Il a compris que si le pouvoir peut accidentellement venir des urnes il ne s’exerce pas par les urnes, mais bien en se soumettant à l’ordre technocratique, à l’administration dont la puissance se veut la résultante de sa compétence technique et de sa pérennité sans lesquelles, prétend-elle, le chaos s’installerait.

De “touriste-libéral” le maire s’est transformé en “porteur de bidon” de “l’énarchie” à la tête du pays.

Aujourd’hui il est sénateur, ultime récompense. Il faudrait ne jamais avoir déjeuné à la cantine du Sénat pour ne pas comprendre son attachement à rester où il est et à abandonner en échange le pouvoir à l’omniprésente administration.

Serrer des mains, ânonner des discours préparer par l’administration, parler la lange de bois sont devenues ses activités de tous les jours.

Et l’urbanisme dans tout ça ? Nous y venons.

Aujourd’hui, il sait qu’il n’y connait rien. De doctes urbanismes de l’Etat lui ont probablement expliqué ses carences et lui ont inculqué la doctrine.

Elle tient en peu de mots:

– L’entrée de ville doit être marquée par une architecture forte.

– Le foncier est une denrée rare, il faut le maîtriser, d’une part en classant tout ce qui n’est pas construit en zone non constructible, d’autre part en entassant les français, comme les sardines “la belle-iloise” de Quiberon.

– Et, cerise sur le gâteau, la mixité s’impose, économes et impécunieux doivent se fréquenter assidument, de force, par la volonté des urbanistes de l’Etat.

Une fois ces tables de la loi urbanistique bien digérées, notre maire-sénateur a dit “Amen”, c’était ça ou perdre sa cantine donnant sur le jardin du Luxembourg.

“Amen” amène à tout, surtout à ça, en urbanisme.

Entrée ville Villeroy

Nous avons donc ci-dessus une architecture forte, marquant l’entrée de la ville, économe en foncier, faite évidemment de bâtiments hautement écologiques, ou la mixité est respectée.

Le panorama d’ensemble, ci-dessous, vous situe la tragédie dans l’espace.

Deux urbanismes

Pour clore ce billet, qui révèle une situation qui n’est pas spécifique à Sète, mais au contraire banale et systématique dans toutes les villes de France, il faut que vous sachiez que les accédants à la propriété de ces horreurs d’immeubles paient le m² de plancher le même prix que le leur vendait le premier promoteur qui, avec le maire débutant, faisait de l’urbanisme sans le savoir, sans les vrais canons de cette activité.

Le pompon tient au fait que le promoteur du début a gagné de l’argent et que tous ceux qui sont de la dernière aventure en perdent. Le slogan qui s’impose est “la perte de liberté n’a pas de prix”, pour les kapos de l’administration qui nous la vole, évidemment.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 375 vues

Les frustrations (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 459 vues

Uber et les taxis, ou le libéralisme et le capitalisme de connivence

 

Je ne pensais pas vivre deux fois dans ma vie une modification totale des paradigmes de l’économie et constater que, in fine, rien ne change.

La première fois

C’était au début des années 1970. Anciennement l’économie, tout particulièrement la distribution, était morcelée, hiérarchisée, en strates gourmandes de commissions.

Des Etats-Unis — déjà eux — nous est venu l’idée révolutionnaire des circuits courts.

Dans la distribution cela se traduisit par la suppression des grossistes et demi-grossistes, l’avènement de ce que l’on a appelé la grande distribution qui généra une baisse immédiate de 30% du prix de vente des produits de grande consommation.

A cette époque, l’ouverture d’un supermarché était un évènement social qui déplaçait les populations de façon stupéfiante.

Petits commerçants, grossistes, demi-grossistes et industriels partageaient alors le pouvoir avec les syndicats. Il n’y avait pas d’oligarchie technocratique. Tout ce petit monde se leva vent debout contre ce bouleversement, ignorant totalement les millions de clients demandeurs.

Un homme au cerveau équipé d’un zoom peu performant, Jean Louis FROT, eut, à Rochefort-sur-mer, l’idée saugrenue de refuser un permis de construire et de faire emprisonner le demandeur ayant construit sans permis qui se trouvait être le propriétaire du centre Leclerc local, dont j’étais l’architecte. La chose fit grand bruit et porta la lutte globale à son paroxysme. Sur le parking de ce magasin, un beau matin, les troupes du CIDUNATI et d’Edouard Leclerc s’étripèrent, cela fit la une de Paris-Match.

A cette époque, je m’étais engagé sincèrement pour cette révolution économique qui, pensais-je, allait profondément modifier la société, en mieux évidemment.

Edouard Leclerc plaçait alors son combat sous le signe de la suppression des “rentes de situation”, je l’ai suivi avec énergie.

Soudain patatras. La loi Royer organisa un monopole encore plus terrible que celui dont disposaient précédemment les acteurs de la distribution. Ainsi, les pourfendeurs des “rentes de situation” devinrent les bénéficiaires de rentes bien plus puissantes que les précédentes, puisqu’entre les mains de beaucoup moins d’acteurs.

Le vent de libéralisme qui avait cru se lever sur la France avec énergie et ambition, s’est alors vautré dans la compromission.

Ce fut d’abord le scandale des pots de vin entre élus et grandes surfaces pour la conquête du graal que représentait l’autorisation d’ouvrir un supermarché. Mitterrand et sa garde rapprochée auraient dû en mourir, mais ils étaient tenaces et leurs sujets peu regardants.

Ainsi, les combattants de la liberté de commercer – Leclerc et consorts — n’étaient que des “tigres de papier”, bien vite ils échangèrent leur foi contre le fric. Ils sont aujourd’hui devenus les notables qu’ils chassèrent.

Le Frot dont je vous ai parlé plus haut a mis sa boutique — il était évidemment boutiquier — dans la galerie marchande de l’hyper-marché qu’il avait combattu. Après avoir ruiné son patelin dont il était le maire, il coule, à nos frais, des jours heureux sous les ors de la république, en bonne intelligence avec ceux qu’il a combattu, c’est un notable.

La grande distribution est actuellement un des éléments clef du capitalisme de connivence. Trop fort.

Et les millions de clients dans tout ça ? Rien, nada, ils n’ont aucune conscience sociale. Il fut facile de transformer leurs économies de distribution en folie d’achats complémentaires inutiles. Eux aussi se sont fait acheter par le monstre.

Aujourd’hui, Internet et les taxis

A Paris il y a une longue histoire d’amour “gainsbourgienne” entre les taxis et les politiques, du type “je t’aime, moi non plus”.

Incapables de prendre les décisions titanesques qui permettraient de se déplacer normalement à Paris, les acteurs politiques, de façon compensatoire, ont tenté de favoriser les transports collectifs, dont les taxis.

Ce qui, au passage, explique la note salée de la mère Agnès Saal, qui n’a rien d’extraordinaire, c’est ça ou la voiture de fonction avec gyrophare pour le gratin qui doit impérativement se déplacer rapidement dans Paris.

Privilégiés pendant des années, les taxis se sont transformés en seigneurs, nous transformant du même coup en serfs. Cette transformation s’accompagnant évidemment de combines économiques alliant monopoles, pots de vin et petits arrangements entre amis partageant le pouvoir. L’ensemble au détriment du client, bien entendu.

S’ils sont aujourd’hui emblématiques, les taxis sont loin d’être les seuls à participer aux délices du capitalisme de connivence qui s’est installé partout, depuis donc la grande distribution, à celle de l’eau, de l’électricité, à l’enlèvement des ordures ménagères, la construction immobilière et automobile,  etc… enfin tout quoi.

Tel Zorro, internet est arrivé…

Prenant tout le monde par surprise, internet a, soudainement, raccourci une nouvelle fois les circuits de l’économie.

Il n’est pas d’activité où producteurs et consommateurs ne peuvent plus directement se rencontrer, clouant au sol tous les intermédiaires.

Les jeunes d’aujourd’hui, tout comme le jeune homme que j’étais en 1970, croient que la vraie liberté est en marche, que le libéralisme économique va enfin vouloir dire quelque chose.

Oui mais, ils oublient le syndrome des taxis.

D’un côté les nouveaux acteurs de l’économie du net, déjà triés à ce jour, gigantesquement puissants pour les survivants, de l’autre les fantômes du passé dont les taxis sont un exemple “exemplaire”.

Il n’y a pas de troisième coté. Les clients, pas plus cette fois que par le passé, ne peuvent être considérés comme une force sociale qui adhèrerait à une économie libérale.

Donc, les deux cotés vont se rapprocher et partager la soupe, consciemment ou inconsciemment, immédiatement ou dans un temps plus indéterminé mais inévitable.

Taxis et Uber vont, sous l’apparence de la contrainte, enfanter avec les politiques une loi d’encadrement de l’économie du net qui s’imposera à tous les autres intervenants.

Ainsi l’aventure économique libérale du net approche de son terme.

L’agonie de l’ancien système va être longue — mais indolore du fait de cette longueur — pour les taxis et apparentés.

Quant aux vainqueurs du net, ils vont mettre les pieds sous la table du grand banquet du capitalisme de connivence, à eux les prochains monopoles, les prochaines rentes de situation.

Et l’économie libérale dans tout ça et, plus globalement, le libéralisme ? C’est une vue de l’esprit.

Aux jeunes gens qui s’en éprendraient, je vais donner un tuyau : faites simple et sans obligation de résultat, soyez “Romantiques”, c’est le seul vrai espace de liberté en périodes d’invasion de l’Etat dans nos libertés fondamentales, périodes dont la durée se compte en siècles.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 939 vues

Vingt millards de redressements fiscaux, ou ces trophées dont un jour vous aurez honte Monsieur Sapin

En 1994 je fus invité à ce qui était alors la chasse présidentielle de Marly. Nous étions une dizaine de fusils.

Dans la matinée de chasse, mille faisans furent abattus.

Chasse présidentielle

Mauvais tireur, ma participation à ce massacre fut marginale. Cependant, ma responsabilité fut en tout point égale à celle des autres chasseurs.

Lorsque, installés en dix carrés de cent, les dépouilles de ces pauvres bêtes assassinées durent subir l’humiliation ultime de la satisfaction de leurs bourreaux s’exprimant à travers cette exposition morbide et les discours de congratulation l’accompagnant, je fus gêné de me sentir gêné, tant ces trophées de chasse flattaient tous les présents.

Aujourd’hui, vingt ans plus tard, pareille scène ne pourrait pas se reproduire.

Est-ce une prise de conscience des chasseurs ou des organisateurs de cette chasse qui a fait évoluer les perspectives face à un tel massacre animal ? Bien sur que non.

Les raisons de l’évolution sont les suivantes :

– D’abord, la dévastation causée par ce type de chasse imbécile qui n’était pas l’apanage des seuls amis du Président — même si ceux-ci furent les derniers à bénéficier de cette boucherie — a anéanti la faune de nos contrées.

– De ce fait, les chasseurs ont peu à peu disparu, faute de gibier.

– Les générations suivantes se sont légitimement désolées du désert animal de nos campagnes. Elles sont restées interdites face à la souffrance gratuite causée aux animaux pour un résultat aussi stupide.

– Une prise de conscience est apparue quant à la vie de ses animaux, sa nécessité, ses droits, accompagnée d’une révulsion globale de ce type de trophée.

Ceux qui par le passé les avaient organisés où, comme moi, y avaient participés, aujourd’hui n’en sont pas fiers. Rien de plus normal.

Petit à petit, la faune de nos campagnes se reconstruit, mais le déséquilibre a été tel que les nuisibles prennent une part trop importante dans cette reconstruction et l’handicapent.

Monsieur Sapin, il va vous arriver exactement la même chose.

Votre trophée fiscal est indécent pour plusieurs raisons :

– D’abord, parce que nous savons formellement que l’organisation de vos chasseurs de prime est défaillante et aboutit à 50% de redressement irréels qui tuent des innocents, ce qui est inacceptable.

– Ensuite, parce que votre tableau de chasse est établi sur les cadavres de ceux qui sont la dynamique économique de ce pays, que sans eux il ne peut pas y avoir d’économie et que sans économie il ne peut pas y avoir de vie, d’organisation sociale.

– Enfin, parce qu’avant de disparaître économiquement vos cibles — ceux que vous exposez par paquets de milliards – souffrent terriblement, d’une souffrance inutile qui n’a comme justificatif que votre bêtise et votre suffisance, un peu aussi votre cupidité et celle de vos amis.

De tout cela, bien avant vingt ans, vous en aurez honte.

Enfin, je l’espère pour vous, car dans le cas contraire vous ne seriez pas un homme doué de sensibilité mais une brute indigne simplement assoiffée de pouvoir.

Vous pouvez évidemment me rétorquer que l’ensemble de la population pense comme vous, j’en conviens. A l’époque elle pensait aussi comme moi. La population n’a pas le trophée délicat, c’est un fait. C’est ici que, justement, la responsabilité de l’homme d’Etat prend sa mesure, écrasante.

Ce qui va se passer est écrit dans la stupide aventure de la Grèce, dont journaux et télévisions nous beurrent le nez. Qui n’est que la répétition de ce qui est arrivé précédemment à l’URSS.

Le schéma est toujours le même :

– Avec la complaisante faveur des improductifs et des inactifs d’un pays, des hommes de l’Etat indélicats pillent les forces économiques de ce pays en se réclamant en général de l’équité “redistributive”.

– En réalité, Ils ne redistribuent qu’une infime partie de ce qu’ils pillent, soit pour satisfaire leur cupidité personnelle au passage, soit du fait de l’incompétence économique de ceux dont ils s’entourent pour leur sinistre besogne.

– Le pays plonge alors dans la ruine, jusqu’à ce que la population vive cette ruine dans sa chair. Mais avant, il aura fallu tailler dans les libertés pour essayer de faire perdurer le système, jusqu’à épuisement de la moindre parcelle d’énergie.

– Puis, une réaction violente, désespérée, change quelque fois – pas toujours, il est des sociétés qui disparaissent — la donne. L’individu revient au centre du débat, la liberté reprend ses droits, y compris hélas pour les nuisibles.

– L’ensemble de la société reste longtemps instable à la suite de ces périodes.

C’est ce qui attend la Grèce demain, puis notre pays après-demain, quand les pillages vont tarir, ne suffisant plus à combler la rapacité et à apaiser la jalousie des improductifs et des ratés.

Vous savez tout ça, vous le dissimulez, votre responsabilité est totale. Je souhaite que vous en payiez le prix en son temps.

Salutations. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 4,75 sur 5 (4 avis)
Loading...
2 378 vues

Vous ne lisez pas le journal Midi Libre ? Quel dommage …

Nous allons pallier à cette déficience

ML 22-6-2015 (2)

ML 22-6-2015 (1)

Nul ne peut rester insensible devant une telle détresse. Il faut comprendre les proviseurs.

Certes, il est toujours des gens mal intentionnés pour faire remarquer qu’ils ont un emploi à vie, pas de souci de carrière, un logement de fonction, des vacances, une bonne retraite à 60 ans, pas d’objectif de résultat, pas de hiérarchie journellement sur le dos, pas d’engagement physique violent ou en milieu agressif pour le corps, un salaire assuré, et sans doute quelques détails que j’oublie par méconnaissance.

La réalité est tout autre, ils doivent affronter :

– Des élèves qui ne les aiment pas, qui se foutent de l’école comme de l’an quarante (ils ont tort, c’était mon cas, maintenant je rame pour l’orthographe).

– Des parents d’élèves qui ne les aiment pas non plus.

– Des collègues professeurs qui ne supportent pas leurs directives, qui aussi ne les aiment pas.

Et bien oui, les proviseurs manquent d’amour, ils font un “burn out” affectif, voilà la cruelle vérité.

Les proviseurs réclament de l’amour, du soutien, de la considération. Je crains qu’ils n’obtiennent pas satisfaction, malgré le dévouement sans limite du SNPDEN.

Aussi je leur propose cette solution évidente :

La privatisation de leur lycée. Le bonheur total est au bout, nous sommes bien placés pour leur en parler, c’est notre lot de tous les jours.

Devenus travailleurs indépendants :

– Ils auront tout l’été pour séduire les élèves, les persuader de s’inscrire dans leur lycée plutôt que dans un autre, la bataille sera féroce.

– Ils seront jugés sur le prix et la qualité de leurs prestations et sur les résultats.

– Devenus des clients, élèves et parents d’élèves auront de nouvelles exigences, soutenus par “40 millions de consommateurs”. Ils devront faire face aux procédures de groupe.

– Ils devront emprunter pour réaliser les lourds investissements que demandera leur entreprise, qu’exigera l’Etat. Leurs banquiers ne leur feront pas de cadeau, au moindre défaut de paiement ils ne pourront pas solliciter la jurisprudence dite “de la Grèce”, ils devront engager leur biens propres et ceux de leurs familles.

– Leurs tarifs seront probablement bloqués et ils devront accepter gratuitement un pourcentage de nécessiteux.

– Leur comptabilité sera passée au crible par le fisc. Celui-ci ne manquera pas de reconstituer leur chiffre d’affaires en fonction du nombre de crayons achetés, de la quantité de papier Q utilisé dans les toilettes de leurs établissements, ou autre calcul savant imparable. Ils seront évidemment redressés.

– Ils devront faire face aux syndicats de leurs salariés enseignants. Plusieurs de ces derniers, payés par eux, se consacreront entièrement, à plein temps,  à leur pourrir leur vie de salaud de patron.

– En cas de difficultés financières, si par malheur ils ne paient pas leur RSI, ils ne seront plus assurés pour la maladie, pareillement pour leur retraite.

– Régulièrement la presse les enfoncera, mettant en exergue ceux d’entre eux qui auront fauté, même de façon minime.

– Ils seront haïs, considérés comme des capitalistes libéraux, mais personne ne souhaitera les nationaliser et payer la facture à leur place. Sauf, pour ceux dont, du fait de leur travail, de leur investissement personnel et de leur génie, le lycée sera réputé et bénéficiaire devenant ainsi une proie nationalisable.

– Ils n’auront plus de vacances et travailleront, toute l’année, 12 heures par jour.

– Ils n’auront plus le temps de penser au “burn out”, mais ils mourront d’un infarctus vers 55 ans.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (3 avis)
Loading...
2 466 vues

Peuple : le mot magique des escrocs.

La lecture des penseurs dit “de gauche” vous fera rencontrer le mot “peuple” pratiquement une fois par page. Prenez par exemple Rosanvallon, il n’y a pas une page de ses ouvrages dont ce mot est absent.

En réalité, le mot “peuple” désigne une abstraction que tous les esclavagistes utilisent pour désigner ceux qu’ils soumettent à leur pouvoir en leur déniant le rang d’individu, d’homme libre et indépendant.

Les rois déjà prétendaient être au service du “bon peuple”. Évidemment les curés, au temps de leur splendeur, s’imaginaient en pasteurs du “peuple des croyants”.

Tous les despotes de la planète, déclarés ou dissimulés derrière la comédie démocratique, prétendent agir pour le bien de leur “peuple”.

N’oublions pas aussi les affairistes qui s’adressent aux “consommateurs”, mot qui en terme économique veut dire “peuple”, contrairement à “client” qui désigne des “individus”.

Ainsi donc, notre personne n’est jamais considérée par ceux qui prétendent nous représenter, penser et agir en notre nom, elle est engloutie, amalgamée, dans ce mot fourre-tout : “peuple”.

Or, le “peuple” n’existe pas. C’est juste un mot qui désigne un regroupement formel ou informel d’individus. Ce mot n’a aucune légitimité pour se substituer au corps et à la pensée de chacun de ceux qui le composent.

Toute personne qui agit au nom de tous en ayant déclaré au préalable être au service du “peuple” ne peut être qu’un escroc.

Seuls comptent, ont une réalité physique et morale, chacun des individus qui composent le groupe. Quand bien même pour des raisons basiques d’efficacité, et ponctuellement, certains membres d’un groupe accepteraient de se plier à une majorité contraire à leur volonté personnelle, cela ne fait pas d’eux une abstraction, un “peuple”.

Cependant

Il n’est pas un jour ou les puissants et leurs outils de propagande ne nous traitent pas de “peuple”.

Personnellement, j’en suis arrivé à considérer qu’il s’agit carrément d’une insulte qui mériterait une nouvelle révolution, identique à celle de 1789, dont c’était déjà le motif. Les membres du soi-disant “peuple” aspiraient, déjà à cette époque, à être respectés en tant qu’individus.

C’est en déclamant ce mot : “peuple”, que les tenants du pouvoir nous pillent à leur profit.

Ici, il est bon de préciser ceci : l’échec est la norme, la réussite est l’exception.

Ceci est une loi naturelle, c’est la loi de la vie.

Le loup passe plus de temps à manquer sa proie que les pieds sous la table à se gaver avec des potes. C’est identique pour nous.

Ceux qui échouent sont largement plus nombreux que ceux qui réussissent.

Dans nos démocraties leurs voix sont convoitées. Pour les flatter nos élus les baptisent “peuple” et nous pillent, eux compris, en ce nom.

Ce pillage va jusqu’à stigmatiser ceux qui réussissent par leur travail ou grâce au hasard, alors qu’ils sont — et seront toujours — une minorité. Minorité dont dépend c’est incontestable — que cela paraisse juste ou non — le progrès et l’avenir de l’humanité.

La Grèce

Aujourd’hui, sous nos yeux, l’Europe est entrainée au bout du bout par des escrocs agitant le mot “peuple”.

Après avoir, par cupidité, laissé certains grecs taper dans la caisse de façon démesurée, la minorité qui en a profité se réclame du “peuple” pour refiler la facture à d’autres.

Criant haut et fort ce mot “peuple”, une oligarchie européenne va signer le Munich de l’économie dans les jours qui viennent.

Que la Grèce fasse défaut ou que l’Europe accepte qu’elle ne rembourse pas, le résultat sera exactement le même. Ceux qui ont bouloté les 250 milliards qui manquent se cachent derrière le mot “peuple”.

Ils mettent sur le devant de la scène une majorité en échec chez eux et présentent la facture à une minorité d’ailleurs pour la tondre, ce qui entraînera la ruine de ceux qui, ailleurs, vivaient  grâce à cette minorité.

En clair, ce n’est pas les “peuples” de l’Europe qui vont être solidaires du “peuple” grec. Ce sont les hommes du pouvoir escrocs Grecs qui se cachent derrière l’abstraction “peuple grec” et qui font mine, avec la complicité d’autres hommes du pouvoir escrocs européens, dans un semblant de bonté généralisée, de faire payer la facture aux autres “peuples” européens, alors que ce sera seulement la minorité dynamique et productrice de richesses des autres qui sera plumée.

Un enfumage dans les règles, à l’aide de cette abstraction qui nous dévore: “le peuple”.

Nous finirons tous à la “soupe populaire”, qui n’a rien de “populaire”, qui est simplement gratuite et suppose donc que quelqu’un puisse la payer.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (2 avis)
Loading...
2 541 vues