Tous les articles par Henri Dumas

A propos Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

Petits vols entre amis, sans se prendre la tête

Chacun peut mettre en œuvre cette petite combine, simple et de bon goût.

Vous prenez un tronçon de ligne droite, bien dégagé, vous limitez la vitesse, vous installez un radar. Si vous avez un peu le sens de l’organisation vous répétez l’opération sur toute la surface d’un pays.

Pas de raison que vous n’arriviez pas à vous faire dans les deux milliards en flashant tous les ans 40 millions de pékins. L’Etat français y arrive, vous n’êtes pas plus con que ses administrateurs, puisque c’est vous qui les avez mis en place.

Mais, là, je vais vous faire part d’une petite finesse qui va vous rapporter dans les 100 millions de bonus.

Le point fort de cette combine est qu’elle s’adosse à la justice, que vous allez vous gaver tout en faisant semblant d’être au dessus de tout soupçon, et même d’être soucieux de la justice.

Bon, on est d’accord, vous ne voulez que le bien et la justice qui va avec.

C’est pourquoi, à tous vos flashés vous proposez de pouvoir passer par la case tribunal moyennant une petite consignation de l’ordre de 68€.

Ils vont y aller de leurs 68 balles en espérant d’abord gagner du temps, ensuite éviter un retrait de point de leur permis, et éventuellement, pour les plus naïfs, expliquer leur bonne foi à des magistrats qui s’en foutent comme de leur première chemise.

Ils sortiront du tribunal environ un an plus tard, avec un jugement incluant une amende plus lourde qu’initialement, il faut bien que vous financiez le fonctionnement du tribunal, y a pas de miracle.

Mais, toujours clean, tous les poils secs et pas un qui dépasse, vous leur ferez savoir en leur adressant la nouvelle facture qu’ils ont droit à une remise de 20% s’ils paient dans le mois.

C’est pas mal ça, c’est chic et l’argent rentre plus vite.

Vous restez gagnant, leur facture a augmenté de bien plus de 20% à la suite du passage devant vos agents — appelés juges pour l’occasion — vous pouvez être large pour que le fric rentre plus vie.

Tout ça est fait dans les règles, ce lien vous amènera sur l’article R 55-3 du Code de Procédure Pénale mis en place en 2005, sous le règne de “machin” l’inventeur du principe de précaution.

Mais, tout d’un coup, ces 20% ça vous turlupine. C’est quand même du pognon. C’est perdu net, ça vous fout le bourdon, mal de crâne et tout et tout.

Heureusement pour vous, il y en a que ça rend encore plus malades que vous, ce sont vos agents. Ceux que vous pourriez faire travailler sans les payer tant ils sont jouasses de voir les pauvres mecs sortir leurs derniers biftons pour casquer leurs amendes, effondrés, la voix et le portemonnaie tremblants.

Ils vous ont trouvé un truc fastoche.

Ils ont pondu un petit alinéa à l’article R 55-3 du code de PP (plantage des pignoufs).

Trop fort, ils n’ont mis que deux ans pour trouver le truc.

Dès 2007, ils ont modifié le décret, tout seuls, comme des grands, ils ont dit : la réduction ne s’applique pas à la consignation.

Alors là, “réfléchir Jean-Pierre”, les 20% c’est pour le cas où on paie dans le mois après la condamnation. OK ?

Mais, la consignation on l’a payée bien avant, dès le début, donc pas après le mois. Vous voyez ce que je veux dire ?

Alors quand vous payez dans le mois, vous êtes “niqué” de 20% sur la consignation, pendant que vous avez clos évidemment toute votre dette dans ce même mois, comme prévu. Voilà le lien pour le décret modifié.

Puis, comme y a toujours des mauvais coucheurs, certains ont dû gueuler, alors les “zélés” ont bétonné le décret une nouvelle fois en 2009, le lien.

Bon, franchement, c’est vachement bancal le truc, à vrai dire c’est même nul à chier.

Vous imaginez Nutella faisant le même coup. Remise sur les dix pots de marron foncé, vous versez un acompte pour bénéficier de la promo, et, à l’arrivée, votre remise ne porte pas sur l’acompte. Alors là, vous allez voir “7 milliards de consommateurs” et Nutella “ils ont du souci à se faire”.

D’accord, mais ce dont nous parlons, ce n’est pas du Nutella, c’est de l’impôt arrangé sauce radar, pourquoi y aurait-il plus de justice que pour les autres impôts ? Pas vrai ?

L’impôt ça n’a pas besoin d’être juste, puisque c’est pour le bien de tout le monde.

Et puis, franchement, qui va gueuler pour 20 à 50 euros, c’est ça la combine. Se révolter pour 50 euros, n’y pensez pas.

Oui mais, multiplié par les 20% qui contestent les amendes et qui consignent, ça frise les 100 millions par an, c’est pas mal comme combine.

Enfin, c’est comme toutes les autres? Faut bien payer les faux frais.

Bien cordialement. H. Dumas

 

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La générosité : un acte difficile.

Dès l’enfance on nous bassine avec l’obligation de générosité. Est-ce si simple d’être généreux ?

Je pense à un ami dont la générosité était réelle, son intelligence et son énergie étaient à la disposition de tous. Beaucoup en profitèrent sans vergogne. Pour d’autres, plus mesurés, il était soit un repère soit une énigme.

Dans tous les cas, il n’était jamais capable de mesurer, de calculer, de calibrer le don de lui-même. Son patrimoine en souffrit, mais raisonnablement car il évoluait dans un système de monopole protégé. Par contre sa santé — exposée, comme celle de tous les hommes — dut encaisser de plein fouet les excès en tout genre provoqués par les conséquences de son incapacité à dire non, à maîtriser sa générosité. Il en est mort.

Son cas n’est pas unique. La générosité, si elle n’est pas régulée, peut affaiblir anormalement le donneur, jusqu’au pire.

Du fait de ces conséquences potentiellement mortelles pour le donneur, la générosité ne peut pas être prêchée, pratiquée, voire imposée, sans précaution. 

Le point de vue de celui qui donne

Chacun sait que donner est valorisant. Au point que nombreux sont ceux qui, comme mon ami, se laissent entrainer à trop donner.

En réalité il y a deux contraintes au don.

La première tient au fait qu’il n’est possible – normalement –  de donner que ce que l’on possède.

La deuxième est liée au temps, le moment du don ne peut être déterminé que par le donneur qui seul sait si ce qu’il possède lui est nécessaire pour assumer demain ou si il peut s’en séparer maintenant sans dommage.

Le point de vue de celui qui reçoit

Recevoir n’est pas aussi agréable qu’il y parait. C’est toujours un peu humiliant.

La conséquence de cette humiliation est, de la part de celui qui reçoit, une sorte de dédain affiché envers celui qui a donné. L’ambiance entre le donneur et le receveur est rarement au beau fixe.

Cependant, il existe des quémandeurs de circonstance qui se donnent comme point d’honneur de rendre “au centuple” ce qui leur a été donné lors d’une mauvaise phase de leur vie. Ils ne sont pas la norme.

Plus couramment celui qui reçoit mime l’indifférence tout en intégrant sur le long terme le don comme méthode répétitive de revenu. Son indifférence apparente ayant pour objectif d’atténuer sa dépendance morale au donneur.

Conclusion

Le don – et son acceptation —  sont des actes particulièrement personnels, qui sont du ressort de l’intimité du donneur et du receveur.

Ce sont des actes dangereux, qui sont loin d’être anodins s’ils sont significatifs.

L’incroyable mystification collective

De tout cela, de toute cette complexité, certaines idées collectives font litière. Elles prétendent alors que la générosité devrait être le ciment social, le but principal, voire unique, du “être ensemble”.

Il s’agit, la plupart du temps d’une escroquerie uniquement destinée à déposséder de son patrimoine celui qui en a acquis un par son propre travail ou par voie de succession. Nous avons vu dans un billet précédent l’importance existentielle du patrimoine.

Cette politique peut avoir deux objectifs.

Le premier vise l’affaiblissement direct des possédants par le biais de leur dépossession obligatoire, au motif de la générosité imposée.

Le deuxième vise l’affaiblissement moral des possédants à travers une culpabilisation collective qui les montre du doigt et les oblige soit à donner soit à se cacher, donc à limiter leurs activités.

Les deux méthodes n’ont qu’un seul but, l’affaiblissement de celui qui possède au profit d’amateurs de pouvoir, par ailleurs incapables d’accéder par eux-mêmes à la possession matérielle seul moyen réel de pouvoir.

L’humanité porte en son sein, depuis la nuit des temps, pléthore de moralistes escrocs qui prêchent la générosité des autres en vue de leur affaiblissement.

Cela va des sorciers ou devins, aux prêtres toutes religions confondues, jusqu’aux élites actuelles de nos démocraties avancées.

La chose est aisée

Il ne manque pas de destinataires pour la générosité. La pauvreté, la misère, la malchance, sont des maux endémiques chez l’homme.

Les possédants sont beaucoup moins nombreux, la plupart du temps enclins à la générosité, mais dans le cadre des restrictions analysées au début de ce billet.

C’est alors qu’apparait la caste de ceux qui donnent ce qu’ils n’ont pas su acquérir par leurs propres moyens, mais qu’ils savent pendre à ceux qui possèdent, au motif d’une redistribution dont les résultats sont le plus souvent curieux ou inexistants.

Aujourd’hui la boucle est bouclée dans nos sociétés.

La propagande des amateurs de pouvoir incompétents a réussi à isoler totalement les possédants et à multiplier exponentiellement les assistés. La liaison directe entre eux, seule garantie d’un fonctionnement réel de la générosité sans risque mortel, a intégralement disparu.

La générosité en tant que telle n’existe plus.

Ses nouveaux prêtres s’en sont assurés l’exclusivité, ils en monopolisent la collecte, sans restriction, entrainant par là même la ruine inconsidérée des donneurs. Pendant qu’ils sont aussi incompétents à assurer une redistribution équilibrée et efficace de leur collecte délirante.

Ils jouent avec la générosité, sans conscience du danger ou, pour le moins, sans respect pour elle.

Cet usage indélicat d’une émotion qui vient des profondeurs de chacun, qui ne peut souffrir aucune interférence entre les parties sans être dénaturée — pendant que son expression est fondamentale — est d’une grande gravité.

La générosité est galvaudée par ceux qui en font un outil d’accès au pouvoir, au point de ne plus vouloir rien dire.

Leur responsabilité est gigantesque, ils en paieront le prix.

Bien cordialement. H. Dumas

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Patrimoine et pillage

Le patrimoine est nécessaire au pillage, il est même sa raison d’exister.

Pour que les uns pillent, il faut que les autres accumulent. Situation finalement cocasse puisque le pillard moderne ne manque pas de dénigrer celui qui accumule alors que sans lui il ne pourrait pas piller.

Tout comme le paysan engraisse son cochon pour en faire du boudin, le pillard – Bercy – devrait enrichir ses cibles pour mieux les tondre. Mais, bon, restons clean.

L’accumulation qui amène au patrimoine est-elle réellement critiquable, au-delà de la propagande indécente des pillards qui la fustigent ?

Nous allons démontrer que non.

En premier lieu, chassons l’idée – actuellement répandue – que l’homme serait une individualité unique, autonome, un tout à lui seul.

Cette idée est fausse, l’homme n’est qu’un maillon, une partie d’un ensemble multiple qui commence dès l’idée de famille, pour aller jusqu’à la globalité de l’humanité.

L’homme n’existe qu’en référence aux ensembles auquel il appartient. La réalité de ces ensembles lui est transmise par leurs patrimoines, intellectuels, moraux, matériels, culturels, etc…

Le fait qu’untel ou tel autre, partie de cet ensemble, soit le dépositaire de ce patrimoine n’a aucune importance. Le fait essentiel est que ce patrimoine existe. Qu’il soit entre les mains du roi, du riche, du camarade du parti, peu importe, mais il doit être pour qu’existe l’ensemble auquel nous sommes rattachés.

J’entends bien que cet impératif qui légitime le patrimoine ne désigne pas qui doit en être le détenteur. Certains pensent que ce devrait être la collectivité, d’autres que ce doit être les plus riches, pour ma part je pense que le mieux est que le patrimoine référent soit entre les mains des plus efficaces, d’abord pour le créer, le faire fructifier et ensuite pour le conserver.

Sur ce sujet la discussion reste ouverte, si l’on accepte en préalable l’absolue nécessité du patrimoine.

Ceci admis, peut-on créer un patrimoine sans accumuler ?

Si cela était possible, j’imagine que mon chien aurait un capital. Il n’en n’a pas.

Je ne vais pas trahir un secret en vous disant que mon chien, quand il n’a pas faim dort ou s’amuse. Quand il a faim, il remue la queue et vient me demander à manger. A aucun moment ne lui vient l’idée de mettre des croquettes de côté pour le repas du lendemain. Mon chien n’a aucun patrimoine parce qu’il n’accumule pas.

La différence entre mon chien et moi n’est pas au niveau de l’intelligence – pour certaine choses il est plus intelligent que moi — elle au niveau de la capacité à accumuler un patrimoine, donc à devenir un être social, le maillon de la chaine des hommes.

Dénigrer celui qui accumule, alors qu’il est la base même de notre humanité est stupide.

De quoi se compose le patrimoine social ?

De tout ce qui reste et peut se transmettre. La particularité du patrimoine, ce qui en fait un marqueur, c’est justement que sa durée de vie est supérieure à celle de celui qui le créé. C’est ainsi qu’il sert de greffon à l’arbre de vie de tel ou tel groupe.

En ce qui concerne sa composition citons, pêle-mêle et de façon non exhaustive, la culture, les sciences, la philosophie, les monuments, les grands évènements et leur histoire, et, bien évidemment, celui sans qui tout cela aurait du mal à s’articuler : le capital.

Qui le créé, qui le détient ?

C’est ici que les choses se compliquent. Enfin, seulement dans la tête des collectivistes.

Ils prétendent que le patrimoine ne peut être conservé et généré que par ce qu’ils appellent l’Etat, dont la définition est pour eux, il faut le dire, à géométrie variable.

L’Etat, cette abstraction, devrait donc créer et gérer le patrimoine. Le peut-il ?

Sachant que déjà il le pille, peut-il être celui qui le créé ? Le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte ?

Tout le monde s’accorde à penser qu’en ce qui concerne les arts, la philosophie, la culture en règle générale : la liberté est meilleure conseillère que l’Etat.

Par contre, pour le pillage, les siècles passés ont apporté la preuve que l’Etat est un opérateur privilégié.

Concernant la science, les monuments et les grands évènements l’histoire prête à confusion. Ici, l’Etat collectiviste n’accumule pas les performances, mais lorsqu’il est conduit par quelque individu éclairé — despote ou non — la puissance de feu de l’Etat permet quelque fois l’accumulation patrimoniale.

Cependant, en termes de résultat global, la somme issue des patrimoines privés des sociétés libérales dépasse largement le patrimoine accumulé par les sociétés collectivistes.

Disons, de façon tout à fait pragmatique, sans porter de jugement personnel,  que du fait d’un important patrimoine, les sociétés libérales sont un meilleur terreau pour l’épanouissement de la vie que les sociétés collectivistes.

Et le pillage alors ?

Pour les mêmes raisons, les sociétés libérales sont un excellent terrain de jeu pour les pillards.

Les collectivistes sont donc pris dans leur propre système. Ils doivent favoriser les sociétés libérales s’ils veulent pouvoir les piller. Reconnaissons-le, ce n’est pas un exercice facile.

S’ils se laissent aller à installer le collectivisme, le patrimoine s’étiole, les voilà dépourvus de n’avoir plus à plumer que des pauvres. Mais où sont donc les riches d’antan ? Finiront-ils par dire.

La conclusion de tout cela est que le patrimoine est essentiel, que ceux qui l’accumulent non seulement ne méritent pas les sarcasmes des pilleurs, mais au contraire le respect de tous, car sans eux pas de patrimoine et sans patrimoine pas de société.

Bien cordialement. H. Dumas

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Lanceur d’alerte (vidéo)

Bonjour,

La vidéo de Francis Le Poizat  :  LIEN

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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PILLAGE : premier acte d’une révolte

Après vingt cinq ans de galère fiscale, quinze ans de lutte et cinq ans de témoignage et d’intense réflexion, je suis arrivé à la conclusion que le problème fiscal de la France n’est pas la dépense mais la collecte.

Cette vision des choses n’est pas dans l’air du temps. Pourtant j’entends non seulement la démontrer mais engager dans ce sens la lutte indispensable à la survie de ce pays. Insensible à l’isolement, le défi ne me rebute pas.

Lorsque l’on réfléchit à la collecte, lorsque l’on a la chance d’avoir rencontré un inspecteur principal des impôts qui enfreint la loi de l’omerta fiscale et que l’on comprend que 50% des redressements sont dénués de tout fondement, lorsque l’on vit dans sa chair les conséquences de ces redressements abusifs, lorsque l’on compare ces 200 ou 300.000 redressements indus aux 300.000 cambriolages annuels pour toute la France, le mot pillage vient à l’esprit.

Alors, pour y voir plus clair, direction Google, “pillage”, résultat : presque rien. Les livres sur Amazone à partir du même mot “pillage”, rien du tout.

Finalement, les précisions viendront d’une thèse de doctorat, publiée en PDF sur le net, émanant du professeur Xavier PERROT, juriste à Limoges, datée du 7/12/2005 donc récente, intitulée : ” De la restitution internationale des biens culturels aux XIXème et XXème siècles : vers une autonomie juridique…”

Pour les besoins de sa thèse, l’auteur explique comment les biens matériels forment l’ensemble culturel d’une société, comment ils la situent dans le temps et dans l’espace, comment ils sont pour elle un repère indispensable constitutif de son existence. Le patrimoine, explique-t-il, est le produit d’une longue histoire, il est unique, il n’est pas neutre.

Cette définition des biens, généraux ou plus spécifiquement “artistiques”, non seulement me convient parfaitement mais s’adapte aussi au patrimoine et aux biens familiaux ou personnels.

Priver une société de son patrimoine revient à la priver de son existence même, pareillement pour une famille ou un individu.

De tout temps, cette privation, cette confiscation : le pillage, a été l’attribut du vainqueur au détriment du vaincu. C’était la conclusion logique de l’acte terrible qu’est la guerre.

Quatre cents ans av.J.-C. le militaire-philosophe Xénophon déclarait : “loi universelle et éternelle que dans une ville prise…tout, les personnes et les biens, appartiennent au vainqueur”.

Le pillage, qui paraissait déjà éternel 400 ans av.J.-C., resta la base de la guerre jusqu’au siècle dernier en Europe et l’est encore aujourd’hui en d’autres lieux sur la planète.

Pendant des milliers d’années le pillage parut légitime. Portant sur les biens ou sur les territoires, il était en réalité le moteur économique de la guerre, sa justification.

Ce n’est que récemment au siècle dernier que, les guerres étant devenues de telles machines destructrices aux objectifs plus vastes que la possession des biens puisque visant directement la possession des hommes, la notion de reconstruction de l’esprit après la guerre s’est posée et, dans le même temps, celle de la restitution du patrimoine sans lequel il n’y a pas d’esprit.

L’Allemagne en 1940, par son pillage total, systématique, qui l’a entrainée au pire, a déclenché face au néant ainsi créé une réaction mondiale de protection des patrimoines des sociétés.

Aujourd’hui, le pillage est condamné par la loi de la guerre. Alors qu’il a perduré pendant des temps immémoriaux.

Cette condamnation — convention de La Haye du 14 Mai 1954 — d’une part n’a pas mis un terme aux pillages de guerre, d’autre part n’a pas pu complètement régler le retour aux situations d’origine pour les pillés. C’est dire l’intégration du pillage comme donnée naturelle pour l’homme.

Larousse nous dit que le pillage c’est : “S’emparer des biens qui se trouvent dans un lieu en causant des dommages, en usant de violence”.

Le pillage est évidemment différent du vol, qui lui a toujours été interdit. La différence tient en ce que le pillage est autorisé, accepté, comme ce fut le cas pendant des milliers d’années à l’occasion des guerres.

Les excuses sont multiples. Notons initialement la raison du plus fort, puis les nécessités territoriales (USA), religieuses, politiques ou autres.

Aujourd’hui, chez nous, l’excuse en vogue est la pauvreté et sa jambe de bois : l’égalité.

C’est au nom des pauvres, au motif de l’égalité, que l’Etat français pille ses administrés, y compris d’ailleurs les dits pauvres au travers des taxes indirectes.

La chose parait naturelle, admise, c’est ce que nous devons combattre.

Nous le ferons par la loi.

-1- Réfléchissons d’abord à formuler le mieux possible la liaison entre notre être et notre patrimoine, l’aspect indissociable que cela représente. Combattons la propagande de honte ciblant celui qui possède un patrimoine personnel ou familial.

-2- Répertorions les méthodes de Bercy qui portent atteinte à notre patrimoine avant même que nous ayons l’opportunité de nous défendre.

-3- Répertorions la masse de ceux qui se sont vus dépossédés de tout, pillés, par Bercy. Réalisons une liste de ces victimes.

-4- Déposons une plainte pour pillage contre le Directeur de l’organisme pilleur : Bercy.

-5- Allons jusqu’au bout de toutes les ressources judiciaires qui nous sont offertes par la justice française et européenne.

-6- Et enfin, battons nous in fine pour que l’Etat restitue leurs biens à ceux qu’il a pillé, une fois que ses pillages auront été actés.

Je souhaite mener ce combat avec vous, mais quoiqu’il arrive je le ferai, s’il le faut seul.

Ce que les hommes ont fini par ressentir comme inacceptable dans le cadre du pillage des sociétés, pourquoi ne le ressentiraient-ils pas dans le cadre du pillage des individus ?

Ce billet engage une lutte nécessaire, qui sera longue, mais qui vaut la peine d’être menée.

Bien cordialement. H. Dumas

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Un espoir si ténu (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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L’Etat : cette abstraction qui nous tue

Le titre de ce billet induit la question fondamentale : jusqu’où pouvons-nous accepter l’inacceptable ? C’est-à-dire : quelles contraintes peut supporter l’homme que nous sommes tout en restant un homme ? Ou encore : à quel moment ce qui nous est pris est tel que ce qui nous reste ne nous permet plus d’être des hommes, des êtres vivants libres ?

Petit détail, j’ai oublié de préciser la différence, pour moi, entre un homme et un animal ou tout être vivant. Cette différence c’est la liberté, la conscience que l’homme en a, l’usage qu’il peut en faire.

Ce qui implique que, ne jouissant pas de la liberté, certains hommes n’accèdent pas au statut d’homme, soit de leur fait, soit du fait de leur environnement. Constat gênant, j’en conviens, mais il en est ainsi. Sans cette prise de conscience, son acceptation, nulle réflexion raisonnable n’est possible sur la condition humaine et ses contraintes.

Ceci posé, quels sont les éléments de liberté auxquels aspire l’homme. Je dirais : la liberté de vivre, la liberté d’aimer, la liberté de penser, la liberté de posséder.

Trois obstacles se dressent devant celui qui aspire à jouir de ces libertés dans sa course existentielle : l’environnement naturel, les autres, lui-même.

Les autres, ce sont eux qui nous intéressent dans ce billet.

Ils peuvent être des obstacles individuels, voire des groupuscules, constants ou ponctuels.

Génétiquement l’homme fonctionne en meute. Face aux difficultés, ou pour atteindre certains objectifs, il se regroupe naturellement.

Ce reflexe collectif n’a en réalité qu’un but : pallier la faiblesse naturelle des hommes face à la nature, obtenir par l’effet de groupe une force globale d’équilibre, voire de combat ou de domination.

Naturellement, ces épisodes collectifs sont conjoncturels et ponctuels, ils s’effacent lorsque le but pour lequel ils se sont créés est atteint. Leur objectif est toujours positif. Il n’est pas d’effet de regroupement ayant pour objectif avoué une perte, une régression.

L’Etat

Lorsque ces regroupements sont structurés globalement, que leur structure s’impose à nous sans possibilité de lui échapper, qu’ils ont la prétention de nous inclure de force dans leur structure, ils se font alors appeler : l’Etat.

C’est là que les choses se corsent.

La pérennité de ce type de regroupement lui ôte la ponctualité des regroupements naturels et, conséquemment, la clarté de l’objectif poursuivi.

On peut dire à partir de ce moment là que le but devient une abstraction.

C’est le point pivot quand le réflexe grégaire qui nous regroupe n’a plus un objectif ponctuel, simple, naturel, mais au contraire un objectif constant, abstrait, prétendument à définir en cours de route.

On peut alors affirmer que l’Etat lui-même est une abstraction.

Il se passe à ce moment précis une chose extraordinaire, alors que jusqu’ici l’idée de regroupement ne voyait le jour qu’au service d’individus regroupés pour affronter une difficulté, le regroupement qui se fait appeler Etat a la prétention d’imposer aux hommes qui le composent de le servir, sans pour autant s’engager à leur apporter en retour un avantage visible, déterminé.

Dans ces conditions, d’où vient le fait que des Etats existent ?

Mauvaise question : l’Etat n’existe pas.

Ou plutôt, il n’existe pas d’Etat issu de la volonté unanime de ceux qui les composent, contrairement à ce qui se passe pour les regroupements spontanés et ponctuels initiés par les hommes pour pallier à leur faiblesse face à la nature.

L’Etat est une vue de l’esprit imposé par une minorité de dominants.

Une abstraction basée sur un mensonge qui consiste à récupérer le reflexe grégaire des humains en affirmant que sa pérennité ainsi formulée va permettre d’éviter les contraintes liés à des regroupements successifs fatalement accompagnés de leur part d’improvisation et de surprise.

Les dominants à la manœuvre, après avoir affirmé posséder un mandat — toujours douteux, qu’il vienne de Dieu ou des urnes – considèrent qu’ils peuvent utiliser la force pour contraindre à rester dans le groupe constitué qu’ils appellent “Etat”  tous ceux qui ont le malheur de se trouver à leur portée.

Nous voilà inclus, sans doute contre notre gré, dans un groupe qui n’a ni objectif précis, ni de ce fait de durée déterminé, mais qui va exiger de nous une limitation de nos libertés.

Ce groupe, l’Etat, a la prétention de pouvoir disposer de nos vies en cas de guerre décidée par lui, de nos biens qu’il pense mieux gérer que nous, de nos pensées dans les secteurs où il considère que les siennes doivent être uniques.

Ces libertés — qui font de nous des hommes — ainsi amputées, valent-elles les promesses que nous font les dominants avant de nous en priver ? Assurément la réponse est non.

Et que dire quand ils nous en dépossèdent sans même nous proposer quoique ce soit en échange. Ce qui n’est pas rare, chez nous ou ailleurs.

L’Etat, qui pourrait avoir une raison d’être uniquement en tant que groupement conjoncturel de défense face à des agressions injustifiées, est une abstraction scandaleuse dans sa réalité de tous les jours.

Chacun de nous paie du prix de ses libertés la facture de cette ineptie, de cette machine à servir les dominants qui la gèrent.

Aujourd’hui il n’est pas incongru de se poser objectivement la question : devons-nous nous débarrasser de cet abstraction qu’est Etat, qui tue nos libertés fondamentales pour le seul bénéfice de ses seigneurs, qui nous ramène au rang d’esclave par rapport à eux ?

Je vous laisse juge en ce qui vous concerne, pour moi c’est clair, l’Etat, en sa forme actuelle, cette abstraction qui nous tue, doit disparaître. Et, pas pour plus d’Etat, mais pour plus de libertés individuelles et très peu d’Etat.

Bien cordialement. H. Dumas

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Comme un traquenard (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Le Malbrough planétaire

Sa bombe atomique en bandoulière, à bord de son unique porte-avions, notre grassouillet Hollande part en guerre.

La foule applaudit.

Les sondages, paraît-il, donneraient une majorité — des vieillards qui composent la France — favorable à une intervention en Syrie. Fichtre.

Ce ne serait pas la première fois que ce peuple de Gaulois chamailleurs partirait à la guerre dans la joie, pour y prendre une pâtée d’enfer.

Sous nos yeux se déroule le scénario implacable du livre de Samuel Huntington “Le choc des civilisations”.

Je n’ai évidemment aucune sympathie pour Daech et sa violence inacceptable. Mais, sommes-nous sûrs de son isolement mondial, tel que nous le vend notre “presse-propagande” ?

Imaginons que Malbrough s’en aille en guerre contre une poignée de voyous nomades, resquilleurs de musées, et qu’il se retrouve face à une coalition de la moitié du monde qui rêve d’en découdre et le verrait arriver avec délectation, ce serait ballot, non ?

Une bonne occasion perdue de rester neutre.

Mourir pour des vestiges en très mauvais état — qui dans tous les cas auront disparu dans deux mille ans, et deux mille ans c’est demain à l’échelle du temps — je ne souhaite pas ça à mes petits enfants ou à ceux de mes voisins.

Je peux comprendre la pensée simplette de notre Malbrough dont l’objectif unique – nous l’avons vu dans l’affaire Charlie, dans celle de l’avion allemand – est de coller à l’émotivité du plus grand nombre pour tenter absurdement d’en faire un ciment politique, visant à faire oublier la médiocrité de son mandat et de sa philosophie.

La guerre ne se justifie que défensive, porter le fer chez le voisin, quelque soit le motif, reste une invasion, n’en déplaise aux ardents défenseurs du droit d’ingérence.

Il est facile de se poser en défenseur de la veuve et de l’orphelin avec le sang des autres, ce peut même être momentanément valorisant.

Sans remonter très loin dans le temps, le même Malbrough nous a fait le coup en Afrique – intervention au Mali (lien) — aujourd’hui il y est encalminé — avec en plus des affaires scabreuses sur le dos — pour une période indéterminée.

Lorsqu’il a engagé ce conflit africain, il a effectivement fait la une des journaux. Il est possible que nous touchions des royalties pour cette intervention africaine, je n’en sais rien, mais, si c’était le cas, il faudrait que nous soyons arrivés bien bas pour vendre nos jeunes comme mercenaires.

L’incohérence de nos actions militaires est angoissante, même pour un profane.

Toute idée de racisme écartée, l’afflux de populations extérieures non maîtrisé ne peut pas être sous-estimé, pendant que notre engagement sur des théâtres d’opérations lointains éparpille nos ressources armées. La force, particulièrement dans son expression ultime la guerre, ne peut pas être galvaudée, sous peine de voir sa puissance diminuer et risquer alors de faire défaut.

Le monde en gestation est-il un havre de paix universelle ou au contraire une poudrière qui n’attend que l’étincelle pour exploser ?

Bien malin celui qui pourrait se prononcer, sans douter, pour l’une ou l’autre de ces hypothèses. Le devoir du chef est donc de se préparer aux deux.

En ce cas, je propose à Malbrough de relire Clausewitz. Celui-ci démontre de façon irréfutable que, évidemment, la guerre est une épreuve de force, mais aussi que la défense est une position plus solide que l’attaque.

Si donc nous prenons l’hypothèse qu’une partie du monde en a soupé de la domination multiséculaire occidentale et souhaite en découdre, le mieux pour nous n’est pas de lancer chez les autres des attaques pusillanimes et affaiblissantes, mais bien d’organiser rationnellement et efficacement la défense de notre territoire, que ce soit aujourd’hui face à une invasion d’allure pacifique ou demain face à une invasion militaire.

Alors, “mironton, mironton, mirontaine”, pour revenir de guerre autrement que “mort et enterré”, la solution la plus sage est de ne pas y partir.

Si par contre, nous prenons pour hypothèse que le monde va devenir un paradis de paix, un vaste ensemble économique de bonheur et de prospérité, il serait dommage d’y participer en queue de peloton.

Le devoir d’Hollande serait alors de libérer les forces vives du pays, de rendre aux français leur compétitivité, la liberté d’être et d’agir qu’un Etat obèse leur a confisquées au fil des années.

Objectivement, quelque soit l’angle d’où l’on regarde le fonctionnement de ce garçon, que nous avons élu président, sans y impliquer de sectarisme il a tout faux.

Et cependant, il ne doute pas… c’est mauvais signe pour son QI.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le vertige du néant

Face au néant qui l’enveloppe et l’absorbe — ou l’absorbera — l’homme n’a que deux attitudes possibles : lutter avec son petit corps et sa petite tête ou se laisser engloutir.

William Shakespeare l’a synthétisé d’une formule jamais égalée “être ou ne pas être”.

La lutte est perdue d’avance. Ce ne sont pas la richesse, la notoriété ou le pouvoir, ni même la jouissance ou encore la connaissance, qui protègent du néant.

Malgré ce constat — que nous pouvons tous faire — la vie s’empare de nous et lutte. Nous-même, vecteurs de sa lutte, objectivement nous ignorons pourquoi elle lutte.

Puis, soudain, à chaque génération, assez rapidement las de cet effort peu concluant, la plus grande majorité abandonne. Peut-on le lui reprocher ? Bien sur que non, puisqu’il n’y a pas d’issue.

Mais, et c’est sur ce point précis que les choses dérapes, au lieu d’accepter le néant contre lequel elle ne lutte plus, cette majorité générationnelle fait mine de confier cette lutte à une ou plusieurs tierces personnes. Elle se dérobe, simule une acceptation de lutte par délégué interposé, n’affronte pas le néant. Elle a le vertige du néant.

C’est ici que tout bascule : ceux qui acceptent – voire revendiquent — cette mission de lutte contre le néant pour le compte des autres ne peuvent être que des escrocs.

Ce que je veux dire c’est que “être ou ne pas être” relève exclusivement d’un choix individuel, sans possibilité de délégation à quiconque.

A partir de ce constat, il est utopique et malsain d’imaginer qu’une organisation collective pourrait se substituer à la responsabilité individuelle.

Or, depuis des millénaires, il se trouve toujours quelque escroc pour prétendre gérer pour le compte d’autrui la lutte contre le néant. Ces aigrefins réclament systématiquement un blanc-seing de ceux qui ont abandonné la lutte, alors qu’ils savent pertinemment que cet abandon les a définitivement engloutis dans le néant dont ils ne pourront en aucun cas les sortir.

Promettre ce que l’on sait ne pas pouvoir donner est le b.a.-ba de l’escroquerie.

Toute organisation sociale qui prétend éviter aux hommes leur propre néant est une escroquerie.

Une fois cette conclusion posée et admise, les perspectives changent du tout au tout. Il apparait de façon claire que la seule politique qui vaille est celle qui laisse à l’homme le choix d’assumer seul le fait de décider s’il veut  “être ou de ne pas être”, se battre contre le néant ou se laisser engloutir.

Ce choix est si fondamental, si respectable, qu’à lui seul il légitime la protection due à l’individu pour qu’il puisse le faire.

Toutes les forces d’une société doivent donc contribuer à protéger la liberté de l’individu pour qu’il soit en mesure de faire ce choix existentialiste, seul hochet que lui accorde l’univers.

On voit ici que le respect de la personne, de son individualité, dépasse largement la notion d’égoïsme, elle est au centre de la vie. Il en ressort que le collectivisme est une escroquerie philosophique indéniable.

Rien ne peut justifier le collectivisme, rien ne peut lui être pardonné, en ceci qu’il masque à l’homme son destin, la décision qu’il doit prendre face au néant, sans laquelle il n’est pas.

Et pourtant, tous ces escrocs de l’assistance par la collectivité portent beau, convaincus qu’ils font semblant d’être de leur efficacité, alors qu’elle ne peut être.

Tout au plus peuvent-ils déstabiliser ceux qui tentent d’affronter le néant au profit de ceux qui s’y abandonnent, mais dans quel but ?

Puisqu’au final tous seront logés à la même enseigne, qu’il ne s’agit que d’un jeu dans lequel le néant sort toujours vainqueur, quel est l’intérêt de tricher ?

Même leur propre intérêt est éphémère. A ne pas comprendre, ou à faire semblant de ne pas comprendre cette réalité d’un choix exclusivement individuel et de ses conséquences, peuvent-ils récolter un avantage ? Même pas.

Leur tricherie déroute les joueurs sincères qui ne voulaient que jouer, elle créé dans la partie en cours une instabilité favorable au néant qu’ils prétendent sottement maîtriser.

La vanité est leur seul moteur, comment peuvent-ils espérer, ainsi affublés, remplir leur vie, leur médiocre vie ?

L’univers et l’absolu sont des données qui leur sont étrangères, pourtant leur mystère les rattrapera…

Depuis toujours des hommes se lèvent face au néant, pour le fun, sans autre prétention que de dominer leur peur. Cet acte solitaire doit être respecté, au diable tous ces escrocs du collectivisme qui est l’antichambre de l’esclavagisme, de l’acceptation de la servilité, le prix à payer pour tenter de fuir le vertige du néant.

Laissez-nous l’affronter, nous n’avons pas besoin de vous. Nous savons le combat perdu, mais laissez-nous le mener.

Bien cordialement. H. Dumas

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Pour ne pas mourir idiot

Bonjour,

Ouvrir les yeux c’est possible, sortir de la caverne de Platon quel soulagement…

Capture

Pour accéder à ce petit guide: Lien pour le petit guide…

Bien cordialement. H. Dumas

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Le Pen : vieux et arabes, même combat

L’effondrement du menhir de l’intolérance face aux apparences, qu’a été Jean Marie Le Pen, ne manque pas de saveur.

Voilà un homme qui a fait de l’intolérance son fond de commerce. Visant ceux qui se différenciaient de l’image qu’il colportait du français parfait, il les abreuvait d’insultes et promettait ni plus ni moins que leur disparition.

Il y avait, pour lui, d’un côté l’apparence rassembleuse et de l’autre la différence excluante.

Comme tous les intolérants, ses capacités intellectuelles et son imagination limitées ne lui ont pas permis de percevoir avec justesse l’impact de la modification naturelle de sa propre apparence.

De ce fait, aujourd’hui, ceux là mêmes qu’il a formés à l’intolérance le dévorent tout cru. Il est vieux, cela leur suffit pour le déclasser, le reste n’est que boniment.

Ils ne savent pas que la vieillesse n’obère en rien l’homme tant que la maladie ou un choc psychologique ne lui imposent pas l’évidente proximité de sa mort. Alors que pour ceux qui le regardent, sa simple apparence de vieux évoque justement cette insupportable proximité et leur fait peur. Ils la rejettent, et le vieux avec.

Le Pen se sent jeune dans la tête, mais il est pathétiquement vieux dans  son apparence. C’est un vieillard déguisé en chaperon rouge que nous avons vu s’agiter vainement le premier Mai face au loup garou de l’intolérance qu’il a lui même engendré.

Il y a peu, j’ai été personnellement, à l’occasion d’une situation qui ne tournait pas à l’avantage de mon contradicteur, accusé par celui-ci d’être victime du “naufrage de la vieillesse”. Que répondre à une telle intolérance face à l’apparence ? Rien, il n’y a rien à répondre.

Il n’y a jamais rien à répondre à l’intolérant. Tendre l’autre joue ? À votre bon cœur.

Le temps, tout seul, se charge de l’affaire.

Pensez à ces allemands errant dans les décombres de leurs cités emportées par l’immensité de la vague d’intolérance qu’ils avaient mondialement provoquée.

La particularité de l’intolérance est qu’elle crée en retour une force de la même puissance visant à l’équilibrer, voire à la dépasser, cette force est elle aussi intolérante, c’est un cercle vicieux qui finit systématiquement en guerre.

Les musulmans qui aujourd’hui ne le comprennent pas vont le payer très cher.

Puis, in fine, le temps ayant fait son ouvrage, la paix et son ciment, la tolérance, sont alors de retour.

Les intolérants sont ce que l’humanité porte de plus destructeur en elle.

Hollande est un sectaire intolérant. Pour la parité, citons Duflot qui en est une autre. Leur intolérance est globale, ils l’alimentent régulièrement en prétendant à des idéaux minoritaires de perfection leur permettant de dénoncer tous ceux qui s’écartent involontairement de ces carcans ridicules.

Dans la réalité, tout cela n’est qu’apparence.

Leur intolérance fondamentale, fondatrice, n’a qu’une origine : le capital.

Il faut dire que l’écrasante majorité des intolérances, quelque soit leur habillage, a pour origine réelle la haine du capital.

Le capital est la “quéquette” de l’économie, cette chose indispensable à l’humanité dont hélas l’usage est si jouissif qu’il déborde largement sa seule utilité.

Ainsi, ceux qui détiennent le capital, par vocation personnelle ou par le hasard d’un concours de circonstances, ne sont pas foutus d’en limiter leur usage à sa seule réelle utilité : l’économie.

Tous, sans exception, en jouissent abondamment, sans précaution, la plupart du temps avec démesure. En face d’eux, la jalousie des observateurs, lorsqu’elle s’allie à une personnalité intolérante, ne pense que représailles, au mieux vicieuses au pire mortelles, pour se venger de la vision de cette jouissance qui les rend malades.

L’intolérance est le poison mortel des sociétés, pendant que la tolérance en serait le remède universel.

La difficulté tient au fait que la tolérance peut ressembler à la faiblesse, à la lâcheté, voire à l’indifférence. Cela pourtant n’est qu’un effet d’optique, la résultante d’un angle de vision dans le temps.

En effet, la tolérance est une attitude forte qui doit impérativement précéder la réflexion ou l’action. Après la réflexion ou l’action, elle se transforme inexorablement en faiblesse, voire en lâcheté.

C’est cette situation dans l’espace du temps qui complique l’usage de la tolérance, qui demande à ceux qui souhaiteraient être tolérants des capacités de prévoyance sans lesquelles cela n’est pas possible.

Conclusion :

Disons que Le Pen, Hollande et Duflot ont probablement une imagination défaillante qui ne leur permet pas de maîtriser l’idée de tolérance, ce qui expliquerait leur intolérance, leur sectarisme, seules solutions pour eux d’éviter la lâcheté ou la faiblesse. Gageons qu’ils ne sont pas isolés dans cette configuration.

Bien cordialement.

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L’ordre des choses

Le moment est venu pour moi de pouvoir, très clairement, affirmer où est la priorité. Depuis plus de vingt ans j’ai engagé toute mon énergie et tous mes moyens dans ce but.

Au départ, j’ai pensé sincèrement qu’en sollicitant la justice je pourrais faire cette démonstration. Ma déception a été à la hauteur de ma confiance initiale en cette institution qui s’est avérée complètement inopérante, incompétente, bien plus : vendue (ou achetée, comme on veut).

Soudain, par le plus grand des hasards, ma route a croisé la simple humanité de Francis Le Poizat et tout est devenu possible. Il a déchiré le voile derrière lequel se dissimulait la priorité, il a offert par son témoignage modeste et courageux la possibilité pour tous d’ouvrir les yeux — voir sa vidéo :(Lien vers la vidéo-interview de Francis LE POIZAT)

La question fondamentale est : comment maîtriser les dépenses publiques tout en conservant, pour certaines, leur indispensable utilité ?

Il ne manque pas de bonnes volontés pour détecter et chiffrer les dérives de ces dépenses. Je pense en particulier à des structures comme “Contribuables associés”, l’IFRAP, ou encore à des individualités de tout bord, tous sincères et respectables.

Nous sommes constamment informés de ces dérives, nul ne met en doute ces informations, et pourtant aucun résultat n’est observé.

Année après année, le gouffre des dépenses publiques s’agrandit, quels que soient les tenants du pouvoir.

Cette situation affaiblit dramatiquement le pays sur la scène internationale, et à l’intérieur met à mal le lien social.

Malgré d’incessantes modifications dans le choix de ceux à qui sont confiés les cordons de la bourse, rien n’y fait. A tel point que la France s’apprête, dans une démarche aussi désespérée que suicidaire, à confier le pouvoir, donc ses finances, à un parti extrême dont l’incompétence à ce sujet est avérée, ce qui donnera inévitablement des résultats terrifiants.

Tout cela parce que le problème est pris à l’envers, la priorité masquée.

Tous se focalisent sur les dépenses de l’Etat, alors que le problème se situe dans sa façon de se procurer l’argent qu’il dépense.

Nous ne sommes pas face à un problème de dépenses, mais face à un problème de recettes. C’est dans la moralité des recettes que se situe la solution, pas dans celle des dépenses.

Tout le monde sait que l’argent gagné trop facilement pervertit. Que ce soit les habitants des banlieues qui ont à faire face aux folies dépensières des trafiquants de drogue, ou ceux des beaux quartiers qui observent avec stupéfaction celles des héritiers, rares sont ceux qui n’ont pas été confrontés un jour aux dérives dépensières de ceux pour qui l’argent est facile.

Pour nos décideurs politiques l’argent est facile.

Par une propagande constante et perverse ils ont, depuis des décennies, d’une part exempté de l’impôt plus de la moitié des français qui sont de ce fait leurs véhicules propagandistes, d’autre part stigmatisé et torturé financièrement le reste de la population tel que cela ressort parfaitement des déclarations de Francis Le Poizat.

Cet argent facile leur paraissant inépuisable, ils le dépensent sans compter, sans souci de rationaliser leurs budgets.

La Cour des Comptes se trompe d’objectif, elle ne devrait pas surveiller les dépenses publiques mais les recettes publiques.

Seules des recettes justes, équitables, précises, peuvent générer des dépenses qui seront alors naturellement maîtrisées.

Les compétences doivent être utilisées non pour organiser les dépenses mais pour obtenir des recettes impartiales, efficaces, qui ne nuiront ni à la justice, ni à l’efficacité économique.

La valeur d’une entreprise tient plus à la qualité de ses recettes qu’au détail de ses dépenses.

La folie des dépenses des escrocs prend sa source dans leurs recettes acquises facilement et sans scrupule.

Il s’agit ici d’évidences dont la simplicité tend à provoquer la condescendance de la part ceux qui les écoutent envers celui qui les profèrent. J’en suis conscient.

Et pourtant, qui à ce jour a affirmé que la priorité absolue pour l’avenir économique de la France passe par l’équité dans les ressources fiscales, tout particulièrement lors des contrôles fiscaux ? Qui dénonce la gabegie de ces contrôles, leur folie, leur force destructrice, leur responsabilité directe dans la dérive des dépenses de l’Etat. Personne.

Cette priorité de la sincérité et de l’équité des recettes sur l’idée naïve de la maîtrise des dépenses, je peux enfin l’affirmer.

Le masque tombe sur la médiocrité des contrôleurs fiscaux, sur l’impôt indu issu du contrôle fiscal, sur l’escroquerie en général qui préside à la collecte de l’impôt.

Cette vérité jusqu’alors taboue d’un argent facile pour l’Etat, de prélèvements indélicats,  dévoilée aujourd’hui est l’explication mécanique aux dérives du budget de l’Etat.

Donnons à nos élus des recettes fiscales maitrisées, contenues, justes et rationnelles, aucune échappatoire prenant pour excuse une fraude fiscale inventée par eux, mystique, et ils produiront inévitablement des dépenses équilibrées, maîtrisées.

L’ordre des choses est donc de maîtriser les recettes, d’en rendre chacun responsable par sa participation,  de cesser de faire des contrôles fiscaux un  écran de fumée justifiant les dérives dépensières, ce n’est qu’ensuite que l’on aura à se pencher sur d’éventuels débordements des dépenses, alors peu probables.

De l’intégrité des recettes dépend la maîtrise des dépenses, l’argent facile corrompt, y compris lorsqu’il émane de l’impôt.

Aujourd’hui le contrôle fiscal, sa légende sociétale, sa mise en œuvre, la propagande qui l’entoure, en font une escroquerie d’Etat qui est la source des dépenses inconsidérées de celui-ci. C’est l’ordre réel des choses. Pouvoir enfin le dire m’apporte une sérénité que vous ne pouvez pas imaginer. Merci Francis.

Bien cordialement. H. Dumas

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Avant Francis et après Francis (vidéo)

Bonjour,

La vidéo à laquelle se réfère celle-ci est — et restera — en première page de notre blog, colonne de droite, sous le titre : “Contribuables sensibles : s’abstenir”.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Bienvenue en France : Etat socialiste policier

L’égalité entre les hommes peut être souhaitée ou imposée. Dans le premier cas il s’agit d’une société humaniste, dans le deuxième d’une société socialiste.

La société humaniste développe l’idée de charité qui reste de la responsabilité de chacun, pendant que la société socialiste entend imposer l’égalité par la force.

L’emploi de la force est un acte de guerre. La guerre — prolongement naturel de la politique selon Clausewitz — prend ici la forme d’une guerre civile.

Cette idée d’égalité imposée par la force parait naturelle lorsqu’il s’agit de vaincre une inégalité issue elle-même de l’emploi de la force, telle par exemple que l’esclavagisme. Dans ce cas, la guerre civile a une justification.

Cela est beaucoup moins évident lorsque nous sommes face à une inégalité naturelle où alors il parait plus judicieux, pour la combattre, de faire tout simplement appel à l’idée de justice qui exclut l’emploi de la force pour recourir à la compassion, à la charité, à l’équité, à l’éducation.

Deux points de vue différents

Le socialisme entend imposer l’égalité économique par la force au motif qu’en ce domaine l’inégalité serait elle-même issue de la force.

Les libéraux au contraire considèrent que l’inégalité économique est une donnée naturelle qui a tendance à se réguler elle-même par le double effet de la charité et de l’intérêt individuel qui inclut celui de la collectivité.

Résultat

Chacun choisit son camp en fonction de ce qu’il croit être son intérêt, mais tous se retrouvent dépendants du système qui finit par s’imposer.

Si le socialisme s’impose, c’est la force qui s’imposera, jusqu’au point où elle sera si présente que la société concernée est en état de guerre civile, éventuellement souterraine, invisible, comme anciennement en URSS.

En France socialiste la force armée déployée contre le peuple pour imposer l’égalité économique s’appelle Bercy. Ses fantassins sont les contrôleurs fiscaux, leur arme létale est le contrôle fiscal.

Clausewitz définit l’acte de guerre comme celui : “d’ôter à l’ennemi tout moyen de se défendre”. C’est exactement à cela que s’emploie Bercy à travers ses moyens qu’il impose par la loi, et ses actes : les impôts et les redressements fiscaux.

Il n’est ni possible ni utile de développer cet évident constat dans ce seul billet, c’est l’âme profonde et constante des auteurs de  “Temoignagefiscal” et de leurs lecteurs.

Regardons plutôt les conséquences de cette guerre civile au départ ciblée sur le capital.

Le socialiste dénonce le capital comme la source de l’inégalité. Il va donc faire en sorte qu’il ne soit pas accessible aux citoyens de son pays. Objectif parfaitement atteint en France où nul ne peut aujourd’hui, face aux exactions de Bercy, constituer un capital significatif.

Il n’en reste pas moins qu’il n’est pas d’économie sans capital, pas de société sans économie, que donc le socialisme, passée la satisfaction de la destruction du capital individuel, se trouve face à la nécessité du capital.

En régime communiste total la problématique se résout par l’éradication de l’économie et l’enfermement, tel qu’en Corée du Nord.

En France socialiste, qui a la prétention d’être une puissance économique ouverte, une tentative de solution plus vicieuse a été mise en place.

Il s’agit de dissimuler à la population le capital et son utilisateur, tout en restant dans un système économique capitaliste pur et dur dont est totalement exclue l’idée d’égalité.

Le capital de substitution au capital privé éradiqué sera ce que l’on appelle le capital institutionnel, c’est à dire les économies individuelles des français regroupées par divers moyens — assurances, banques, fiscalité, etc… — et utilisées dans l’économie de marché à leur insu.

Le principal inconvénient de ce système est la suppression de la base même de l’économie qui est la responsabilité, sans laquelle rien n’est possible.

En effet l’utilisateur du capital institutionnel est comme celui-ci occulte, donc irresponsable.

Cette irresponsabilité rend l’échec plus tardivement visible, et surtout inexpliqué en règle générale, ce qui ne permet pas les ajustements constants qu’impose toute économie vivante.

Ainsi donc le socialisme à la française  installe dans le pays la guerre civile à travers son armée fiscale au motif de l’égalité et, dans le même temps, propage la corruption en tentant de concourir, à travers des opérateurs et des capitaux occultes, à l’aventure économique mondiale.

C’est ainsi que les socialistes nous mènent assurément d’abord à la ruine, puis à la surenchère enfin à la guerre civile totale ou à la guerre extérieure de substitution. Qui s’en soucie ?

Bien cordialement. H. Dumas

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CONTRIBUABLES SENSIBLES : S’ABSTENIR (Vidéo)

Bonjour,

Cette vidéo va vous permettre de découvrir l’enfer fiscal raconté de l’intérieur. Vos doutes seront confirmés. Oui l’injustice et l’incompétence règnent en maître dans le contrôle fiscal. On vous tue gratuitement.

Il ne tient qu’à vous que ce scoop devienne un buzz, faites tourner.

Merci à Francis.

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Une hypothèse de folie

Supposons que vous soyez un homme ordinaire. Vous disposez d’un salaire ordinaire. Votre famille de deux enfants est très ordinaire. Vous n’êtes ni un privilégié, ni un déclassé à la ramasse. Vous êtes conscient d’être plusieurs millions dans votre cas.

Bien que vivant dans une grande ville, il se trouve que vous aimez la nature. Vous aimez aussi le calme, vous avez le sens de l’amitié. Vous n’avez pas le “melon”, vous ne voyez pas très bien d’ailleurs ce qui le justifierait.

Il arrive que certains, voire vos propres enfants, vous traitent de “français moyen”, au pire de “beauf”. Vous laissez dire sans imaginer que cela pourrait être une insulte, d’ailleurs ce n’en est pas une, juste une petite moquerie sans conséquence ni méchanceté.

Votre appartement, votre voiture, votre garde-robe, vos meubles et vos économies sont un peu trop petits, mais vous vous faites une raison. Que faire d’autre ?

L’été vous allez à la campagne ou à la mer. Vous en avez un peu marre d’être parqué dans ces nouveaux campings type camp de concentration, mais votre budget ne vous permet pas les villages de luxe.

Il arrive que vos parents vous rappellent les campings libres d’antan, ceux de votre jeunesse où il n’y avait ni clôture ni scène de spectacle. Où vous alliez directement avec les gamins de votre âge vous amuser dans l’eau, dans les champs ou dans la forêt.

Aujourd’hui, vous regardez négligemment vos enfants prisonniers non seulement des clôtures du camping mais aussi de leurs portables. Alors que vous étiez joyeux et imaginatif à leur âge, vous les trouvez soucieux et tristes. Mais vous vous dites : “il est normal que les temps changent, j’étais différent de mes parents, ils sont différents de moi”.

Vous en êtes là de vos réflexions quand une idée folle vous passe par la tête.

Certes vous n’êtes pas très riche, mais vous avez trois francs six sous d’économies. Cette année vous êtes dans l’île d’Oléron. C’est la troisième fois que vous y venez. La nature vous plait. Les forêts sont majestueuses, là, si prés de la mer. Les plages sont impressionnantes, les parcs à huîtres dessinent un paysage à la fois apaisant et volontaire, accompagné de couleurs improbables.

Vous achèteriez bien un bout de terrain pour installer un cabanon. Ici, sur cette levée entre mer et parcs à huîtres. Le matin le soleil se lèverait sur les parcs, à midi la forte chaleur vous verrait à l’abri des premiers arbres de la forêt et le soir le soleil vous éclairerait en se couchant derrière la dune, sur la mer.

D’ailleurs, là, juste au bout du chemin, une ancienne cabane ostréicole a été rachetée par un parisien, il l’a repeinte, il y passe l’été. Vous l’enviez, d’autant que, d’après les informations que vous avez réussi à glaner au bar du camping, entre deux bousculades et trois réflexions désagréables, son investissement serait dans vos possibilités.

Alors là ni pensez pas, arrêtez de vous faire du mal, ce n’est pas pour vous. Je vais vous expliquer.

Il y a quarante ans l’île d’Oléron était un espace libre où les braves gens comme vous achetaient effectivement un petit bout de terrain, y mettaient un cabanon et, tous les étés, y passaient des moments de bonheur absolus.

Mais ils ont été traqués, pourchassés par les bureaucrates, leurs cabanons détruits, la plupart du temps leurs terrains expropriés.

La vue de tous ces gens ordinaires et heureux choquait la pureté de l’air et du sol que les nouveaux princes voulaient purs autour de leurs maisons à gros budgets.

Ils ont dégainé l’arme absolue, les plans d’urbanisme.

La bombe thermonucléaire qui a vidé et aseptisé nos paysages bucoliques, en même temps qu’elle a aspiré dans son trou noir toute la fantaisie de nos villes — mais ceci est une autre histoire –

C’est elle qui vous parque dans ces campings concentrationnaires, qui vous colle en ville des voisins que vous ne souhaitez pas, qui vous fabrique des environnements impersonnels, qui vous ramène au rang d’objet bien rangé, alors qu’au départ vous étiez un être humain apte à décider librement de vos nids de vie.

C’est ce lointain souvenir animal de votre liberté fondamentale de choisir votre environnement qui refait surface quand vous pensez cabanon au bord de l’eau ou de la forêt.

Hélas vous ne faites pas partie des privilégiés, dommage.

Car, évidemment, ce qui vous est interdit est permis à d’autres, aux malins, au gratin de notre société.

Voilà la combine.

Vous devez vous déclarer artiste. Même si vous n’avez aucune compétence à ce sujet. Au niveau financier c’est assez cool, avec peu de travail vous devriez facilement arriver à devenir un “intermittent du spectacle”, à défaut de rester un “intermiteux de la vie”.

Vous voilà dans la caste adorée du pouvoir. Alors les choses deviennent simples.

Vous allez pouvoir acquérir cette cabane ostréicole dont vous rêvez. Il vous suffira de la peindre de couleur vive, de déclarer votre nouveau statut d’artiste, et le tour est joué. Vous serez au cœur de la nature que vous aimez, vous pourrez y recevoir vos amis.

Les bien-pensants – les autorités — protègeront votre situation et votre capital en chassant tous les manants — dont vous étiez naguère — qui voudraient profiter aujourd’hui du même privilège que vous. Dans le plan d’urbanisme, ils ont classé toute la région en zone inconstructible pour les autres.

Elle n’est pas belle la vie sous régime socialiste collectiviste. Il suffit d’être du bon côté. Pour les autres, c’est plus dur. N’hésitez pas, changez vite de côté.

Bien cordialement. H. Dumas

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Dictatures et monopoles

Monopoles et dictatures sont les deux tranchants d’une même épée. Celle que les ambitieux sans scrupule tiennent au-dessus de nos têtes, qu’avec notre accord, ou même à notre demande, ils abattent régulièrement sur nos cous.

Ce constat me catastrophe, je n’arrive pas à comprendre comment il peut en être ainsi.

Pour faire simple, la dictature est l’introduction de la force en politique en lieu et place de la négociation, de la recherche du consensus, le monopole est, lui aussi, l’introduction de la force, mais en économie, en lieu et place de la concurrence, du libre choix du consommateur.

Chacun a pu observer ces dictatures caricaturales et leurs économies liées, par exemple près de chez nous, il n’y a pas si longtemps, en Tunisie, en Lybie…

D’autres observations sont plus difficiles, notamment dans nos pays sophistiqués ou l’attelage est habillé “façon démocratie”. Cependant, l’observateur attentif peu facilement percevoir toutes ces lois qui tendent à favoriser les monopoles ou à entraver les libertés, elles sont le signe distinctif de l’introduction de la force en des endroits où elle n’a pas lieu d’être. Elles annoncent ou confortent dictatures et monopoles.

Le plus incroyable est que, sondages après sondages, les populations demandent plus d’intervention de la force en politique et en économie. Donc, plus de dictature, plus de monopole, sans avoir l’air de comprendre que cela ne peut être qu’à leur détriment.

Qu’en est-il ?

Remontons un peu dans le temps. Cinq cents ans avant Jésus Christ, soit il y a deux mille cinq cents ans, un dramaturge grec, Eschyle, écrivait la tragédie des “Suppliantes”. Résumons cette pièce, sans ses détours divins largement datés. Cinquante femmes fuient l’Egypte où leurs libertés de femme sont en danger, elles accostent à Argos et implorent le roi de leur accorder protection, de les défendre de leurs poursuivants qui arrivent pour exercer leur droit de suite. Le roi, conscient qu’une telle protection va générer une guerre avec les poursuivants, refuse de s’engager sans avoir au préalable consulté sa population. Ce qu’il fait. Cette dernière décide de protéger les fugitives, le roi s’interpose alors avec son armée entre les poursuivants et les femmes en fuite. Infinite-resolution est la destination de choix pour les joueurs turcs qui souhaitent en savoir plus sur Gates of Olympus. Ici, vous trouverez des informations d’experts et une analyse détaillée, ainsi qu’une liste des meilleurs casinos en ligne turcs où vous pouvez jouer au jeu.

Une belle leçon de démocratie, datée de deux mille cinq cents ans.

Aujourd’hui, donc 2500 ans plus tard, Boko Haram enlève 200 jeunes filles à Chibok au Nigeria. Cherchez l’erreur.

Ce que je veux dire est que le fossé, entre la stagnation intellectuelle de la politique et de la philosophie et les progrès de l’économie et de la science, est devenu vertigineux.

Nous ne valons pas plus que Boko Haram, nous avons fait pire il y a peu, il ne faudrait pas grand-chose pour que nous recommencions.

Et pourtant, ces mêmes hommes que nous sommes, à l’intelligence politique et philosophique si limitée, stagnante, ont par ailleurs enrichi comme jamais la planète, ont guéri tant de maladies, vont sans doute conquérir l’espace, ont inventé l’informatique, etc…

Pourquoi d’une part sont-ils géniaux, divins, de l’autre limités, au ras des pâquerettes.

Oui, je vais le dire.

Je n’hésite pas à affirmer que ce sont les dictatures ouvertes ou dissimulées, les monopoles reniés ou affirmés qui sont les causes de la barbarie, de la stagnation de l’être humain. C’est donc l’emploi inconsidéré de la force, au service d’ambitions malsaines, qui est le responsable.

La force n’a pas sa place dans la science ou dans l’économie, du moins dans celles qui transcendent l’homme. Elle n’a pas sa place parce que tout simplement ces activités ont pour moteur le résultat, un résultat vrai, tangible. Ici, la force laisse la place à l’intelligence. Une fois libre, non enchaînée, celle-ci est illimitée.

Alors qu’en politique ou en philosophie la force prend toute la place. Là, pas de résultat concret. Gagne celui qui pérore le plus fort.

C’est donc la force qui provoque la régression, qui paralyse l’intelligence, n’en déplaise à ses dévots. Les socialistes sont évidemment des partisans de la force, comment pourraient-ils autrement maintenir en place une utopie aussi stupide, aux résultats aussi catastrophiques ?

Notre Président socialiste normal devient un chef de guerre, quoi de plus naturel, ses troupes violent et tuent, quoi de plus naturel, ses contrôleurs fiscaux pillent et détruisent, quoi de plus naturel, ses hérauts journalistes serviles dénoncent et accusent les entrepreneurs boucs émissaires, quoi de plus naturel.

Ce qui ne l’est pas c’est la surenchère d’une majorité de la population pour plus d’emploi de la force, pour plus de monopole, pour plus de dictature. Là, je perds pied, je ne comprends pas. Je finis par me demander si l’intelligence ne serait pas du côté des fraudeurs fiscaux ? C’est vous dire que je ne comprends plus rien.

Bien cordialement. H. Dumas

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Corruption banale (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement.

H. Dumas et E.Bolling

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L’effet mikado

Tout le monde connait ce jeu, y a joué ou y joue encore avec ses enfants ou petits enfants. Il est impossible d’y jouer les yeux bandés.

Chaque baguette du jeu, par sa simple appartenance à la chute collective, est liée à d’autres, elles mêmes liées aussi à d’autres pour la même raison.

Nul ne peut espérer retirer une baguette du jeu sans aucun dégât s’il n’a pas, au préalable, apprécié avec justesse les rapports entre cette baguette et les autres.

C’est un peu ainsi que fonctionne notre société.

Nous sommes tous propulsés dans un vaste mouvement collectif qui implique pour chacun de nous des points d’appui intellectuels et matériels avec les autres.

L’autonomie, que certains espèrent, passe, comme pour la baguette du mikado, par une appréciation juste, précise, des liaisons qui nous rattachent aux autres et ces derniers encore aux autres, pour pouvoir s’en libérer sans dommage à soi ou à eux.

Cette autonomie, c’est ce que l’on appelle aussi la liberté individuelle.

Donc, la liberté individuelle n’est pas accessible par une simple démarche personnelle. C’est pourquoi, alors que tous ressentent, plus ou moins confusément,  un besoin de liberté individuelle, bien peu y accèdent du fait de ces complications de liaison avec les autres et de la difficulté d’y mettre fin.

Dans l’absolu, chacun devrait pouvoir prendre conscience de ses implications au groupe dont il aurait à assumer le détachement pour accéder à son indépendance, à sa liberté individuelle. Mais, ce n’est pas si facile. Comme au mikado, cela demande une observation sans faille et une parfaite maitrise de soi.

Ce qui rend la tâche ardue

Pour de multiples raisons, la plus grande partie de nos liaisons au groupe nous sont dissimulées, opacifiées, travesties. Je ne parle pas des liaisons que chacun ne voit pas par négligence ou par refus de voir. Je parle du brouillard créé par les autres, par ceux qui par intérêt, par vice, par calcul ou par fatalisme compliquent à souhait les rapports entre tous.

Notre vie est une partie de mikado à l’aveugle.

C’est ainsi que ceux qui souhaite le collectivisme, la suppression de la liberté individuelle ou sa limitation drastique — soit qu’ils craignent la solitude, soit qu’ils se sentent capables de dominer le groupe à leur avantage – dissimulent le plus possible la réalité des imbrications entre les membres du groupe dans le but exclusif de retenir captifs ceux qui rêvent de liberté.

Le paradoxe

Plus la société fortifie ses membres, plus elle les rend aptes à l’indépendance, plus elle éprouve le besoin, pour survivre en tant que groupe, de leur dissimuler et de leur compliquer leurs liaisons.

C’est ainsi qu’alors que nos jeunes hommes (ou femmes évidemment), ont l’opportunité d’accéder à la connaissance, à la santé, à la compétence, à la richesse, autant de choses qui devraient permettre une liberté jusqu’alors inconnue, la puissance publique multiplie à l’envi l’opacité de nos rapports en commun.

Au point que l’accès à la liberté individuelle dans cet espace volontairement opacifié est accompagné de chocs violents faits aux autres ou à soi-même. C’est un comble.

L’enchainement

L’avalanche législative et règlementaire qui nous emporte n’a pas d’autre objectif que de nous lier au groupe, en complexifiant à outrance nos liaisons pour créer un maillage impossible à apprécier avec justesse dont il n’est donc pas aisé de s’affranchir.

Il est renversant de constater que ce sont ceux qui parlent le plus de la liberté qui sont les plus prolifiques en production de textes troublant la limpidité de nos liaisons, donc resserrant notre emprisonnement.

En son temps, la religion avait déjà usé de ce subterfuge. Elle avait édicté des règles opaques, mouvantes, interprétables par ses seuls sbires qui emprisonnaient les hommes. Ils durent payer l’accès à la liberté de leur vie. Avec le temps, ces règles nous paraissent d’une simplicité proche de la débilité, au point de nous amener à douter de l’équilibre intellectuel de nos ancêtres.

En réalité, pour eux, ces règles ne pouvaient pas être comprises tout simplement parce que leurs motifs et leurs liaisons étaient dissimulées. Elles étaient servies non comme des règles, mais comme des vérités qui ne pouvaient pas se discuter.

Il en est exactement de même aujourd’hui.

Les explications fournies lors de la production de la somme monstrueuse des textes qui nous lient artificiellement sont toujours fragmentaires. Une apparente technicité rendent ces textes non discutables, quand bien même ils touchent des choses simples de notre vie de tous les jours, comme notre logement, notre nourriture, nos déplacements, etc…

Le but est de nous interdire une vision simple, juste, de nos dépendances communes, de nos points d’appui commun.

Ainsi artificiellement aveuglés, nous ne pouvons pas prendre de distance par rapport au groupe sans être accusés de l’ébranler. Tout comme la baguette du mikado, nous ne pouvons pas nous retirer sans faire bouger toute la structure et être immédiatement dénoncés par les autres joueurs.

Bercy.

Bercy, toujours Bercy, qui évidemment est le champion toute catégorie de la complexité inutile dont le seul but est de nous enchaîner et de faire croire à tous qu’il n’existe nulle liberté pour chacun de nous sauf à déchaîner une souffrance épouvantable pour les autres.

Au grand “mikado bercylien”, la “baguette contribuable” ne peut pas être retirée du jeu sans que l’ensemble, tel qu’il a été projeté sur la table par Bercy, ne s’écroule.

Effectivement, il arrive un moment ou plus personne ne peut retirer une baguette au mikado. Soit alors la partie s’arrête, soit l’un des joueurs triche. Il n’y a pas d’autre alternative. Il s’agit d’un cas ou le tricheur est utile.

Décidemment, ce mikado n’est pas un jeu moral….comment peut-on le laisser entre les mains des enfants ?

Mais, après tout, y a-t-il sur cette terre un autre enjeu que de passer le temps ?

Bien cordialement. H. Dumas

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Un destin commun

Il ne me parait pas incongru d’affirmer que — en règle générale — la vie tend au pillage.

Je ne peux prétendre à aucune légitimité en tant que naturaliste, mais les observations empiriques que je peux faire, dans mon jardin ou dans la nature, m’amènent à penser qu’il n’existe pas de limite au pillage. Mes écureuils et mes ronciers m’en font régulièrement la démonstration.

Je ne crois donc pas au bon sauvage, à l’équilibre de la nature, mais au contraire au pillage systématique — et fondamentalement nécessaire — des êtres vivants sur leur environnement.

L’homme ne fait pas exception à la rège, bien au contraire. Je suppose qu’à Cro-Magnon déjà il pillait journellement son environnement et, chaque fois que l’occasion lui en était donnée, ses voisins.

Dans notre vision du monde, l’homme serait au sommet de la pensée intelligente. Ou, du moins, c’est ainsi qu’il nous est représenté. Il s’agit peut-être d’une simple perspective, un peu comme ces cartes mondiales dont chaque pays place le centre chez lui. Peu-importe, c’est cette vision de la vie qui nous habite. Nous, les hommes, en haut des êtres vivants, le reste en suivant.

Cette certitude, et probablement aussi nos compétences, nous ont fait dominer le monde des vivants, au moins momentanément. Cette domination fait logiquement de nous les plus grands pillards vivants. Cela sera-t-il éternel ou existe-t-il une fin programmée ou programmable ? Ce n’est pas le propos de ce billet.

Le problème que je souhaite évoquer est le fait que cette addiction vitale de l’homme au pillage détermine sa vie personnelle et les différentes organisations sociales qu’il met en place.

Ce principe induit deux conséquences :

-1°- La grandeur de l’homme se trouve dans sa capacité de résistance intellectuelle au pillage naturel. Il est alors “chevaleresque”. Ce n’est pas non plus le propos de ce billet.

-2°- Le pillage se dissimule systématiquement derrière de bonnes intentions pour pouvoir s’épanouir sans vergogne.

Ceci posé, l’observation de notre environnement à partir de l’acceptation de cette fonctionnalité est inquiétant, mais aussi, peut-être, lucide.

L’objet du pillage

Immédiatement vient à l’esprit le pillage dit des “ressources naturelles”, sans cesse vilipendé par la pensée commune occidentale, sans que soit bien défini ce que seraient les “ressources naturelles”. L’air, l’eau, le pétrole, les diamants, les esturgeons, la terre agricole, la forêt, l’énergie, etc…?

La frontière entre les “ressources naturelles” brutes et les produits travaillés issus de ces ressources est floue.

En fait, je veux vous parler d’une ressource naturelle particulière, produite par l’intelligence de l’homme, qui est rarement incluse dans les “ressources naturelles” alors qu’elle y a toute sa place, car il n’y a pas d’économie possible sans elle, c’est : le capital.

Le capital n’est pas une ressource surnaturelle ou divine. Il est une énergie, une ressource — qui n’est pas fossile — créé par l’homme, sur laquelle est construit l’économie de l’humanité, ce n’est pas rien.

Cette “ressource naturelle”, cette matière première, peut prendre la forme de biens, de monnaies, de connaissances, et bien d’autres encore. Elle est si indispensable que tout le monde la convoite, groupes ou particuliers.

Les pilleurs ont bonne conscience

Le pilleur, même de base, habille son pillage d’un motif.

Actuellement, vivant une organisation sociale qui a plusieurs siècles de retard, une partie du monde Oriental et de l’Afrique est l’objet de pillages systématiques qui se réclament de la religion, comme au bon vieux temps de nos curés guerriers. Cela nous pouvons tous le voir à longueur de journée sur nos écrans.

Chez nous, c’est plus discret, les pillards sont beaucoup plus sophistiqués.

D’abord, ils commencent par dire pis que pendre de la ressource qu’ils entendent piller, le capital. C’est une habile manœuvre de diversion.

Puis, ils se présentent comme des consciences protégeant les “ressources naturelles” desquelles, évidemment, ils ont préalablement exclu le capital. Ce qui est une deuxième manœuvre de diversion, elle aussi très habile.

Et enfin, toujours très habilement, au motif de protéger les dites “ressources naturelles”, auxquelles ils ajoutent, ne faisant pas dans la demi-mesure, les “mal-dans-leur-peau”, ils pillent ceux qui détiennent le capital.

On les appelle les écologistes, en vérité ce sont les magiciens du pillage.

Il s’agit d’une mutation du virus pillant socialiste, plus coriace que l’évolution précédente le communisme. Il n’y a pas de vaccin. Mais il y a un antidote.

L’antidote

Nous avons déjà eu, par le passé, à affronter des pillages de masse. Tout particulièrement à l’époque de la royauté qui, en quelques siècles, est passée de la protection virile au pillage total.

Les observateurs de l’époque ont eu le loisir d’analyser la situation dont la durée s’est étalée sur plusieurs siècles. Ils ont constaté que pour que le pillage soit possible il faut que l’homme soit entravé, sans quoi il s’échappe.

Ils ont alors tout cassé et ont proclamé les libertés individuelles, à travers un texte qu’ils ont appelé “la déclaration des droits de l’homme et du citoyen”.

Ils auraient pu l’appeler “recette d’un antidote aux pillages”

La lecture de cette déclaration permet de comprendre que la seule parade au pillage est le respect absolu de la liberté individuelle.

Liberté individuelle que les pillards combattent, au moyen orient par la force des armes, chez nous par la force de la loi. Ainsi s’expliquent les lois liberticides qui voient le jour actuellement.

Le cocasse de l’histoire est que nos pillards font mine de nous défendre des pillages à venir de ceux du moyen orient — qui n’ont pas les moyens de nous nuire — pour dissimuler leur pillage à notre détriment.

Le bon peuple applaudit. Sans doute croit-il qu’il bénéficiera des miettes du pillage. Il se trompe lourdement. Il paiera la facture de la disparition de cette ressource naturelle indispensable qu’est le capital.

Bien cordialement. H. Dumas

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De l’usage de l’intelligence

Voilà un titre bien pompeux. Je dois dire que je suis en pleine lecture de “On va dans le mur” d’Agnès Verdier-Molinié. J’ai évidemment beaucoup d’estime pour la fondation IFRAP — et son fondateur Bernard Zimmern — dont Madame Verdier-Molinié est la directrice. Son ouvrage est une somme de travail impressionnante, convaincante, imparable, vraie, qui débouche sur un état des lieux catastrophique, implacable, mais, qu’hélas, tout le monde connait.

Sans concession, avec rigueur, Madame Verdier-Molinié brosse un inventaire des dérives de notre société. Elle esquisse quelques propositions, objectivement peu convaincantes.

Cependant, malgré son immense compétence et sa situation privilégiée, elle n’apporte rien sur les motifs qui ont présidé à la venue de la situation qu’elle analyse – à l’endroit de son ouvrage où je suis arrivé –.

C’est un peu comme pour la peste. Pendant des millénaires elle a frappé l’humanité, ses symptômes et ses conséquences étaient connus de tous, ce n’était pas suffisant pour en guérir. Il a fallu comprendre comment elle infectait l’homme.

J’ai peur que la source de nos problèmes soit si simple, si puérile, que personne n’ose en parler de crainte d’être ridicule ou de ne pas arriver à dépasser la dizaine de pages explicatives, ce qui serait loin de faire un livre acceptable.

Moi qui ne risque rien en termes de notoriété, je vous propose une explication binaire, remontant à la source de nos pulsions et de nos organisations.

L’intérêt

Les libéraux prétendent que l’intérêt guide les hommes, ils affirment que la somme des intérêts se neutralise, ils l’appellent la main invisible.

Les collectivistes pensent aussi que l’intérêt guide les hommes, mais ils affirment que c’est un horrible défaut, qu’ils sont capables de le neutraliser. En effet, ils fourmillent d’idées pour atomiser l’intérêt des autres, par contre ils sont particulièrement discrets sur le leur.

En réalité, peu ou prou, tout le monde est bien conscient que l’intérêt est le moteur de la vie, sans lequel le risque de la perdre est réel.

L’intelligence

L’homme en est équipé. Plus ou moins, mais dans tous les cas suffisamment pour, à minima, entrevoir son intérêt et tenter de le satisfaire.

On peut prendre pour base que l’intelligence est le ressort principal de l’humanité duquel dépendent toutes nos pensées, tous nos actes. Ceux qui en disposent plus que les autres servent de guides — admirés ou conspués — à ceux qui en disposent moins.

C’est elle qui nous permet de nous adapter, individuellement ou collectivement, aux différentes situations que nous rencontrons.

Les deux trames organisationnelles en France

D’un côté la France est libérale. Heureusement, puisque aussi bien politiquement qu’économiquement elle est un des inventeurs du principe au cours des siècles précédents.

D’un autre côté elle est aussi collectiviste. Là encore elle a activement participé à l’invention du concept et à sa mise en œuvre, d’ailleurs plus radicalement en l’exportant chez les autres qu’en l’appliquant chez elle, pas folle la guêpe.

Brièvement résumé

Le libéralisme consiste à privilégier la liberté individuelle et tout ce qui lui est attaché. La théorie veut qu’alors chacun est récompensé de ses efforts, sans limite.

Le collectivisme consiste à mutualiser les libertés intellectuelles et matérielles. Ici chacun aura ce qu’il lui faut, sans liaison directe avec ses efforts, en fonction seulement de ses besoins.

Une partie de notre pays vit selon le concept libéral, l’autre selon le concept collectiviste. Les forces politiques de chacun, qui s’expriment dans les urnes, sont aujourd’hui à peu près égales.

L’intelligence dans tout ça ?

Et bien voilà l’œuf de Christophe Colomb dont je vous ai parlé au début de ce billet.

Dans le système libéral, la liberté et l’absence de limite du résultat vont engager l’intelligence à produire le plus possible de richesses. Pour satisfaire ce but, l’intelligence des acteurs du système va travailler – ou faire travailler les autres – sans limite. L’enrichissement sera constant, illimité, sans autre règle de répartition que l’intérêt — qui n’est pas à tout coup guidé par la cupidité, mais bon –.

Dans le système collectiviste, représenté en France par la fonction publique – les fonctionnaires donc – la richesse est inaccessible, la grille de salaire est connue et garantie dès le début de la vie professionnelle. Ainsi, à salaire égal, l’intelligence des acteurs du système va les amener à trouver leur intérêt dans le minimum de travail possible.

Le nœud est ici.

La moitié de ce pays est composée de citoyens dont l’intelligence cherche à accumuler des richesses en turbinant à fond, l’autre moitié sait ne pas pouvoir accumuler de richesse, son intelligence lui dicte que la sagesse dans ce cas est de travailler le moins possible.

Normalement ces deux attitudes sont strictement incompatibles. Aucune société ne peut vivre cette schizophrénie.

Le drame.

La France a la prétention d’être capable de vivre cet écartèlement. Elle ne lit pas Sakharov, elle détourne les yeux des expériences de ses voisins, elle se ment collectivement. Ses élus et sa presse n’ont pas le choix, ils doivent agir de même sous peine autrement de perdre leurs clients.

La marmite ne peut qu’exploser. Les positions sont inconciliables, puisque les deux sont le fruit réel, vrai, de l’intelligence de chacun. Pourquoi l’un cèderait-il devant l’autre ? Ces deux intelligences vont en venir aux mains, c’est incontournable.

La réussite actuelle de l’Allemagne, dont on nous beurre le nez, tient uniquement au fait que l’expérience de ces deux systèmes a été jusqu’au bout, le vainqueur a imposé sa solution.

Nous n’avons pas cette chance, nous n’avons pas de vainqueur. Il faut dire qu’il y a déjà un bon moment que la notion de victoire nous échappe…

Bien cordialement. H. Dumas

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Atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain.

Les juges ne plaisantent plus avec la comptabilité.

L’héritière Ricci, une très chic personne du troisième âge, va aller un an au trou, fichtre.

Des magistrats, à partir de fichiers volés à une banque étrangère, dans un pays étranger, grâce à un délateur passionné et politisé — dit-il — ont donc réfléchi, démocratiquement et scientifiquement, aux conséquences économiques globales pour notre pays de la gestion de son capital par l’héritière Ricci.

Ils ont probablement abouti, de façon cartésienne et mathématique donc imparable, au fait que le même capital amputé de 70% par le fisc eut été beaucoup plus productif pour l’économie de notre pays.

Le jugement qui, évidemment, va être chiffré de façon objective et imparable, sera sans doute un grand moment de compréhension des sciences économiques, dès qu’il sera disponible.

C’est un pas en avant significatif.

En effet, nul ne peut imaginer, dans une démocratie exemplaire comme la notre, que ces magistrats auraient pu, tel des commissaires du peuple fanatiques et obtus, tortionnaires entièrement acquis à tel ou tel dogme totalitaire, priver de liberté une citoyenne  qui n’aurait pas gravement et objectivement nuit à l’équilibre économique de notre pays.

J’imagine déjà la densité des calculs comparatifs que ce jugement va nous livrer entre l’usage réel des fonds Ricci et ce que cet usage, géré par Bercy, aurait pu être pour nous tous.

Nul ne pouvant être accusé sans preuve, sur simple croyance, nous aurons réellement ces chiffres.

Des horizons nouveaux s’ouvrent à nous.

Ainsi donc, toute personne qui, par le simple usage comptable, aboutit à une perte d’avantages économiques pour le pays se rend coupable d’une atteinte exceptionnelle à l’ordre public et au pacte républicain.

Notre justice, et c’est tout à son honneur, se prépare donc à sanctionner lourdement, par des peines de prison, toute personne dont l’organisation comptable occasionne des pertes chiffrées et significatives pour le pays, tel que cela a probablement été mis en évidence dans l’affaire Ricci qui nous intéresse.

Vous imaginez comme moi l’étendu des délits potentiels sur lesquels entendent se pencher nos magistrats.

Le raisonnement ainsi outillé, le délit de gestion comptable contraire aux intérêts du pays ciblé, rien n’arrêtera notre fringante justice qui vient de se mettre en route.

Tous ceux dont la comptabilité nuit gravement aux intérêts du pays vont finir au trou.

Je connais bien des politiques, bien des fonctionnaires — tout particulièrement à Bercy — bien des entreprises pratiquant le capitalisme de connivence dont il sera aisé de faire la preuve que leurs pratiques comptables nuisent gravement, par les pertes qu’elles induisent pour tous, à l’ordre public et au pacte républicain.

Ce jugement instaure un délit d’atteinte à la rentabilité de l’argent privé ou public au détriment de la France qui, n’en doutons pas, ne sanctionnera pas aveuglément exclusivement les enfants de milliardaires. Nous ne sommes pas en URSS ou en Chine maoïste, nous sommes en France, pays de l’égalité.

Petit problème.

Il va falloir construire des milliers de places de prison pour y fourrer tous les délinquants visés par ce délit comptable.

Je pense à plus de la moitié des effectifs de Bercy, notamment à 95% des contrôleurs fiscaux qui privent indûment le pays de capitaux actifs pour les engloutir dans les pertes abyssales et improductives de notre comptabilité publique.

Tout cela ne va pas manquer d’apparaître à travers la nouvelle science juridique mise en œuvre par les magistrats de l’affaire Ricci.

Je pense aussi à tous ces élus et à leurs dépenses contraires à l’intérêt comptable du pays qui vont le payer de quelques années d’emprisonnement.

C’est une épuration comptable salvatrice vers laquelle s’engage la magistrature.

Souhaitons à ces magistrats bonne chance et bon courage et surtout l’énergie d’aller au bout de cette démarche comptable.

Dans le cas contraire leur engagement pourrait être assimilé à une justice d’exception, partisane et stalinienne, la pire des accusations.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’ombre de la mort

Stéfan SWEIG et Jean AMERY (Hans Mayer), tous deux autrichiens, ont des points communs. Ce sont des intellectuels, des écrivains, des raisonneurs cartésiens non croyants, tout deux se sont suicidés.

Sweig est né en 1881 de parents juifs, non pratiquants. Améry est né en 1912, d’un père juif, d’une mère catholique, il a été élevé selon les coutumes catholiques, mais il est laïc.

En 1935, l’un a 54 ans, l’autre en a 36.

Bien que non attachés au judaïsme, ils sont de plein fouet touchés par les lois racistes de Nuremberg en 1935. Ces lois sont l’aboutissement d’une pensée prédominante dont nous allons parler un peu plus loin dans ce billet. Elles font suite aux troubles racistes qui sévissent en Allemagne depuis 1933, elles sont le phare et le socle des 10 années racistes et meurtrières qui suivront.

Face à cette situation, Sweig quitte son pays en 1934, il s’expatrie au Brésil.

Améry fait front, il résiste en Belgique. Il sera arrêté, torturé, puis interné à Auschwitz.

Tout les deux partagent un anéantissement de leur vie, de leurs repères, jusqu’au plus profond de leur culture, et définitivement. Leur perte de confiance en la vie, en les autres, sera d’une telle intensité qu’ils n’y résisteront pas, ils se suicideront.

Dans son ouvrage : “Par-delà le crime et le châtiment”, Jean Améry décrit avec précision le mal qui le ronge. Les dégâts qui lui ont été faits sont irréparables.

Sa lucidité lui fera prendre conscience de l’énormité du fait que le souhait de pardon et d’oubli est instinctivement davantage dirigé vers les bourreaux que vers les victimes. Il vit mal l’ambition allemande, partagée par le reste du monde, de tout effacer. Ce qu’il théorise de la façon suivante : “Manifestement l’avenir est une valeur sûre : ce qui arrivera demain a plus de prix que ce qui est arrivé hier. C’est le sentiment naturel du temps qui le veut.”

Il est conscient que : ce qui lui a été pris, sa confiance en la vie, donc sa vie, non seulement ne peut pas lui être rendu, mais ne doit pas lui être rendu.

Il reste infirme, jusqu’à la mort, du mal qu’il a subi : ” Finalement, la seule chose qui me distingue des gens parmi lesquels mes jours s’écoulent, c’est une inquiétude qui oscille, tantôt plus forte, tantôt moins forte. Mais en tout cas c’est une inquiétude sociale, et non métaphysique. Ce qui m’accable ce n’est pas l’Etre ou le Néant ou Dieu ou l’Absence de Dieu, c’est uniquement la société : car c’est elle, et elle seule, qui est cause de mon déséquilibre existentiel auquel je tente d’opposer ma marche droite. Elle et elle seule m’a dérobé ma confiance dans le monde.”

On ne sort pas indemne de l’histoire de ces deux hommes qui symbolise celles de milliers d’hommes, hier, aujourd’hui, et demain.

La bêtise, la haine et le capital : les pensées prédominantes.

Le capital, cette évanescence indispensable à l’économie, ne peut naître que de l’homme. Le capital n’existe pas dans la nature.

Les objets rares peuvent laisser supposer aux esprits simples qu’ils sont le capital. Rien n’est moins vrai. La Norvège transforme son pétrole en capital, le Venezuela en est incapable. Le pétrole n’est pas un capital.

Le capital est une construction humaine, intellectuelle, éphémère et insaisissable.

Il n’a pas vocation à être partagé. Le partage le voit disparaître. Il n’est pas une quantité ou une émotion sécable, il n’est pas une barrique de vin, un bon repas, une joie ou un malheur.

Le capital n’apparait qu’à ceux qui ont une culture personnelle particulière. Ils se reconnaissent entre eux et ont tendance à se regrouper.

L’apparence du capital est trompeuse pour ceux qui n’y ont pas accès. Il peut être confondu avec la félicité et, de ce fait, désiré plus que de raison par ceux qui n’en connaissent pas ou n’en comprennent pas les règles.

La bêtise, cette détresse largement partagée, occulte la réalité du capital pour n’en laisser paraître que le fantasme, ou, éventuellement, l’impression de nécessité pour les impécunieux volontaires ou accidentels.

Elle a aussi le pouvoir, la bêtise, aiguisée par des manipulateurs sans scrupule, de déclencher épisodiquement la haine qui va permette le transfert du capital par le pillage, à l’issue duquel, évidemment, le capital disparaîtra inévitablement.

La bêtise et la haine associées oublient que ce n’est pas par hasard que l’imaginaire populaire situe le capital au pied de l’arc en ciel.

Les juifs, pour des raisons culturelles et pratiques, respectent particulièrement le capital et entretiennent une tradition et une compétence à son sujet. C’est donc sur eux que haine et bêtise se sont cristallisées dans les années 1920 et 1930. Eux qui ont été d’abord pillés, puis éliminés.

Sweig et Améry ont payé de leur vie les conséquences de cette folie inutile. Leur histoire terrasse l’anonymat confortable espéré par les bourreaux.

Le but de ce billet n’est pas de refaire l’histoire mais de mesurer, sur ce point particulier du capital, les dégâts humains irréversibles que peuvent engendrer la bêtise et la haine, attisées par d’ambitieux manipulateurs inconséquents.

Hollande, Sapin, les socialistes en général.

Hollande l’a affirmé, il hait le capital et les riches. Il est le penseur, ou, plus modestement, le réceptacle d’une pensé commune; Sapin en est l’exécutant, ordinaire et zélé.

Aujourd’hui, pour tout un tas de raisons, le capital ne peut plus être symbolisé par les juifs. Hollande et sa clique, qui brandissent la cape rouge du capital pour exciter la fureur de la foule à leur bénéfice, ont pris pour symbole le “fraudeur fiscal”.

Ils ont pris à son encontre une série de lois liberticides et aveugles qui n’ont rien à envier en stupidité à celles de Nuremberg.

Ils lâchent dans la nature des bourreaux du type Martino ou Garcia, dont la clairvoyance n’est pas la première vertu.

Le résultat, solution finale physique en moins pour l’instant, est tout à fait semblable aux symptômes qui ont emporté Sweig et Améry.

Bercy, tous les jours, anéantit des hommes et des femmes dont le seul tort est d’avoir su créer du capital, à  leur niveau.

Bercy alors va, non seulement leur voler ce capital, mais les désocialiser, intégralement. En faire des zombis sociaux.

D’abord, le regard suspicieux des autres, leurs commentaires méprisants, seront destructeurs pour eux et pour leur entreprise.

Puis, l’indifférence de la justice, voire sa complicité active dans 95% des cas, va les laisser incrédules, hébétés, désorientés. Ils vont perdre toute confiance en les autres, en la société dont ils font partie, donc aussi en eux.

Enfin, la ruine va les anéantir totalement, eux qui pensaient que leur travail, les risques pris, leur intelligence, justifiaient le capital qu’ils constituaient. Eux qui pensaient aussi que ce capital, même entre leurs seules mains, étaient utile à tous.

Quelle déconvenue, quel effondrement, quelle désespérance, quel anéantissement, de se constater ainsi, exclu de sa société.

Personne ne ressort intact des agressions fiscales portées par la bêtise et la haine.

Qui plus est, les initiateurs n’en tirent aucun bénéfice, les pauvres bougres, les pauvres cons, ils tuent et détruisent pour rien.

Ce capital qu’ils jalousent, qu’ils convoitent, n’est pas accessible par la force.

Bien cordialement. H. Dumas

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Où va Valls ?

“Houvavalls” pourrait rythmer l’incantation hallucinatoire d’une danse du scalp. Ou encore être repris par les All Blacks à l’occasion de leur Aka ésotériquement menaçant.

Ce qui est formidable avec les socialistes, c’est cette façon qu’ils ont de décliner une organisation politique au parfum de bonheur pour tous, dont les impasses face à la réalité vont précipiter tous les adeptes dans un merdier inextricable.

Arrivés là, ils n’auront de cesse de prétendre que c’est de la faute des autres et non la leur. Stigmatisant alors les rescapés, s’il en reste, ils les traitent de riches, les accusent et les pillent sans vergogne. Tout un programme.

Contentons nous de regarder autour de nous.

Personnellement, très empiriquement, je ne vois pas, au maximum, plus d’une personne sur deux ayant une activité économique digne de ce nom. Je veux dire qui se demande combien elle coute et combien elle rapporte, qui en tire des conclusions, adapte ses activités et sa vie en conséquence. Je ne parle que des actifs, j’exclus les enfants et les retraités.

Tous les autres, qu’espèrent-ils ?

Ils coutent. Qui doit payer et pourquoi ? Se posent-ils seulement la question ?

Objectivement, rien dans leur attitude ne le laisse supposer. Ils paraissent totalement indifférents à la charge qu’ils font porter à ceux qui assument les risques économiques.

Ils paraissent trouver tout à fait normal de les piller par l’impôt. Ils sont totalement hermétiques aux abus des hommes de main qu’ils envoient lever cet impôt.

Chacun de ceux qui s’efforcent d’être en équilibre économique doit compenser au moins un actif ruineux et évidemment plusieurs inactifs. Cet handicap est mortel.

Le plus étrange est que les responsables de ce surpoids destructeur sont par ailleurs plein de compassion pour tout. Par exemple, ils s’insurgeraient si l’on installait 10 personnes sur un cheval, ils souffriraient autant, sinon plus, que l’animal.

Tout pour eux est sujet à empathie, sauf les hommes qui tentent d’être économiquement responsables. Ceux-là peuvent crever, ils s’en foutent, voire même y trouvent quelque plaisir.

Leur inertie, leur coût destructeur, se reportent sur le prix des choses. Pensent-ils à diminuer leur empreinte débitrice ? Certainement pas, au contraire.

Ils ont deux parades

La première, ancienne, usée, éculée même, est l’emprunt qui consiste à faire payer à leurs enfants cette empreinte débitrice.

La deuxième, récente, en plein boum, qu’ils appellent l’économie collaborative ou partagée. Ce sont aussi leurs enfants qui paieront la facture finale, mais de façon plus insidieuse.

Prenons par exemple “blablacar”.  Pour 45€ par personne, soit 135€ au total, un automobiliste va emmener 3 passagers de Montpellier à Paris. Il lui en coutera 84 € d’essence et 55€ de péage, soit 139 €. Il aura transporté 3 personnes qui n’auront pas participé aux frais réels comprenant l’amortissement de la voiture, son entretien, le temps passé, autant de choses qu’il faudra bien que quelqu’un paie… un jour.

Tous les autres exemples touchant cette économie arrivent au même résultat. Il s’agit d’une économie dont le coût global réel est dissimulé, repoussé à plus tard, pour ne laisser apparaître que le coût apparent immédiat. Ce sont les autres, plus tard, qui devront acquitter le coût réel, car celui-ci est inéluctable.

Les socialistes ne tarissent pas d’éloge pour cette nouvelle économie.

Formidable.

Oui, c’est le mot. Formidable le socialisme.

Le troupeau socialiste avance comme le troupeau de moutons, derrière lui l’herbe économique est rase. Tout est brouté, y compris les bourgeons de l’avenir. Pas de place pour les fleurs ou les fruits.

Alors : où va Valls ?

Il ne peut aller nulle part. Il broute avec les autres depuis si longtemps qu’il ne connait plus l’état de nature. C’est un état qui lui fait peur. Il oblige les autres à partager cette peur. Valls prône la médiocrité pour tous, qu’il appelle habilement la sécurité.

Seul lui et quelques élus seraient autorisés à sortir du troupeau.

Ceux qui le croient pervers, manipulateur, se trompent. Je suis convaincu qu’il est réellement socialiste, qu’il croit que le monde peut être plié à sa volonté, qu’il s’occulte la réalité.

Je suis sûr que, comme le berger, il finit par croire que son troupeau est  voué au bonheur grâce à lui, alors que le but ultime est quand même l’abattoir, ce que le berger et lui font mine d’oublier.

Valls amène, paisiblement, tout son petit monde socialiste à l’abattoir. Il se persuade que, pour nous, l’abattoir collectif est plus adapté à notre destin qu’une lutte dans laquelle nous risquerions d’être plus rapidement une victime.

Vu par Valls, le choix pour nous se résumerait à être une victime isolée immédiate ou une victime collective ultérieure. Il nous déconseille vivement  de réussir. Bien mieux il fait en sorte que cela ne nous soit pas possible. Car, prétend-il, se serait au détriment des autres, du troupeau dont il prétend avoir la charge.

Valls n’a pas appris cela tout seul, il n’est que le porte-drapeau de la pensée générale qu’il partage avec tous ses confrères, de Mélenchon à Le Pen.

Si vous voyez Jean Jacques Annaud, dites lui que pour les loups…les carottes sont cuites.

Bien cordialement. H. Dumas

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