Trafiquants de conscience

Tout être vivant a une conscience. Il s’agit de l’émotion de la vie, de son souhait de la voir perdurer et de sa certitude d’avoir à la perdre inévitablement.

Cette conscience — c’est à la fois sa force et son drame — a deux aspects : l’un individuel, l’autre collectif.

Ces deux consciences cohabitent plus ou moins bien, selon l’addition d’émotions plus souvent liées au hasard qu’à la raison.

La conscience est à la fois l’action et le résultat ; le moteur et le frein, donc la vitesse.

Conséquence : la conscience est manipulable, et manipulée.

Qui sont les manipulateurs de conscience ? Quelles sont leurs méthodes ? Quels sont leurs territoires ? Vaste sujet.

Tellement vaste que je vous propose de n’en évoquer qu’un, mais emblématique, essentiel, majoritaire : le pillage.

Le pillage consiste à prendre sans compensation.

C’est l’inverse de l’économie, son négatif. Il ne doit pas être confondu avec la part collective de l’économie, naturellement incluse en elle-même.

Le pillage est enfant de la force brute, mais il doit aussi user de la ruse pour perdurer.

C’est là que le pillage va devoir trafiquer les consciences.

Pendant l’ère agraire, phase primaire de la propriété, le trafic des consciences a consisté à imaginer un intermédiaire virtuel, un ou des dieux, dont les représentants avaient la légitimité de lever un impôt.

Aujourd’hui, la recette ayant été éventée, et propriété et production étant plus massives et plus imbriquées, le pillage est plus facile mais moins fatal.

Le trafic des consciences a dû inventer le communisme. Appuyé sur l’égalitarisme, il permet de dissimuler le pillage derrière une caste qui se fait appeler l’État.

Sans originalité par rapport à la précédente version du trafic de conscience, ce pillage se fait aussi appeler l’impôt.

Nous parlons ici du trafic de la conscience collective, évidemment.

Le conflit entre celle-ci et la conscience individuelle est si grave que la force est indispensable.

D’où le trafiquant : Bercy.

Bien à vous.

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À propos de Henri Dumas

Je suis né le 2 Août 1944. Autant dire que je ne suis pas un gamin, je ne suis porteur d'aucun conseil, d'aucune directive, votre vie vous appartient je ne me risquerai pas à en franchir le seuil. Par contre, à ceux qui pensent que l'expérience des ainés, donc leur vision de la vie et de son déroulement, peut être un apport, je garantis que ce qu'ils peuvent lire de ma plume est sincère, désintéressé, et porté par une expérience multiple à tous les niveaux de notre société. Amicalement à vous. H. Dumas

3 réflexions sur « Trafiquants de conscience »

  1. Pour répondre aux deux commentaires ci-dessous : il ne s’agit pas d’un chaos organisé, mais d’une caste au pouvoir, effectivement depuis des décennies, qui a construit un système dont elle profite pleinement du labeur des petites fourmilles que nous sommes, de notre ingénierie …

    La caste est un corpus ouvert à tous pour l’intégrer. Vous, moi pouvons tenter les concours qu’elle nous propose. C’est un système ouvert. Mais une fois que vous y êtes, vous allez devoir respecter un « habitus », c’est-à-dire des codes, des langages. Si vous entrez en opposition avec ses statuts une fois dans la place, vous tomberez en disgrâce au mieux …

    Une caste comme n’importe quelle organisation, association, individu, cherche à survivre. Et quand elle est menacée pour continuer ainsi, elle se raidit. Et c’est là que nous en sommes, par sa cavalerie financière.

    Ne soyons pas stupide, la numérisation à outrance de nos sociétés entre dans un cadre parfait pour ladite caste afin de nous contrôler, ce dont tout régime au pouvoir peut rêver. Et cela arrive dans un moment de tension extrême actuellement parmi notre population. Evidemment, elle a prévue et le fait encore par des lois la spoliation généralisée, pas comme en Grèce en 2012, car les moyens ont évolués histoire de préparer le terrain, mais le principe reste le même : dévaliser tout ce qui dépasse d’un certain montant pour éponger l’incurie de ceux qui prennent la décision, pour survivre …

    Depuis quand n’avons pas eu un référendum ? Quel en a été le résultat ?

  2. C’est un chaos organisé avec ses points faibles, dont celui des prises de conscience de plus en plus perspicaces, auxquelles il manque encore de se relier entre elles.
    Et si l’auteur de ce blog choisissait de s’ouvrir aux expériences extérieures qui sont complémentaires à la sienne, il donnerait à son blog une ouverture nouvelle, large et collective sur un avenir à construire ensemble!
    Car cet avenir a besoin de remettre au sein du Droit, l’humanité naturelle comme but commun et comme VALEUR financière!
    Et la qualité de votre blog a nettement amorcè un virage dans ce sens avec les injustices et les violences ignobles, répétées et sans limites, que vous avez subies.
    Soyez assuré que vous avez les qualités, mais ainsi une expérience riche, pour aller de ce côté où tout est à “reconstruire” … et où il y a besoin également d’architectes !

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