Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

LES CHAROGNARDS DU DARKFISC

Je ne sais pas où vous en êtes de votre contrôle fiscal, mais je suppose que, comme nous tous, vous vous trompez sur son organisation, sa réalité, sa finalité, votre place dans la terrible épreuve qui vous est tombée dessus, qui va vous tuer ou vous transformer définitivement en infirme de la société.

Nous sommes des naïfs perpétuels dans cet espace de sauvagerie et de tromperie institutionnelles du contrôle fiscal.

Ce n’est pas un manque de sensibilité ou d’intelligence qui nous ferait défaut, c’est que l’inimaginable ignominie du contrôle fiscal n’est pas accessible à la raison.

Entendons nous bien :

– Je ne parle pas de l’anxiété à recevoir, sans raison, sans explication, une notification de contrôle fiscal. Cela paraît anxiogène au départ mais ne sera que broutille plus tard.

– Je n’évoque pas le choc psychologique du viol par le contrôleur de votre intimité matérielle, de vos secrets stratégiques, de l’atteinte à votre image pour vous-même et pour les autres.

– Pas question non plus de penser à votre effarement quand vous découvrez la jungle des professionnels supposés vous servir de conseils, leur connivence avec le fisc, leurs conseils de capitulation.

– Encore moins de rappeler votre déception quand vous constatez que ni la hiérarchie des contrôleurs ni la justice n’ont d’écoute pour vous et votre cas, alors que vous le ressentez comme essentiel, vital, évidemment.

– Ce sera pire quand, en plus, vous constaterez que, non content de s’en foutre, ils vont participer à votre destruction sans prendre la peine de comprendre vos arguments, sans respect pour vous et pour la ruine dans laquelle ils vous précipitent sans raison.

Quand petit à petit, isolé du reste de la société, des inconnus mais aussi de vos plus proches parents ou amis, vous aurez enfin découvert tout cela, entre dix et quinze ans seront passés.

Vous serez hébété, le temps vous aura filé entre les doigts, la lutte que vous aurez dû mener aura pris toute votre énergie, mangé votre vie, vous n’arriverez même pas à imaginer qu’une vie paisible puisse exister.

Plus de projet, plus d’avenir, seule l’idée de desserrer un étau qui vous étouffe à petit feu vous obsèdera. Vos proches, s’ils restent avec vous, épouseront cette angoisse existentielle.

Mais tout cela n’est rien.

Depuis le début les charognards du Darkfisc rodent, ils vont passer à l’attaque.

Là, c’est vraiment dur, vous êtes face au peloton d’exécution.

Mais attention, il ne faut pas qu’à l’occasion du scandale de votre disparition la population puisse percevoir ne serait-ce qu’une infime partie des tortures dont vous êtes l’objet, des injustices qui vous frappent. Elle pourrait, sait-on jamais, avoir un mouvement de compassion, voire même une révolte d’indignation.

Alors les charognards vont laisser pourrir la situation, dix ans, quinze ans, vingt ans, pour eux le temps ne compte pas.

Ils ont pris des hypothèques sur tous vos biens immobiliers, répertoriés tous vos biens meubles, paralysés tous vos comptes en banque, et ils attendent.

Au début vous vivez du peu qui a échappé à la traque, vente de vos vins, de votre collection de timbres, de quelques bijoux, puis vous empruntez à des amis proches.

Vous êtes encore assez naïf pour croire que vous allez trouver une issue. Pendant ce temps les charognards se marrent. Votre environnement se lasse. Les autres vous croient disparu depuis longtemps. Il faut les comprendre, ils ne vous voient plus, vous n’avez plus les moyens de sortir, vous êtes cloîtré chez vous.

A ce moment deux choses peuvent se passer :

La première :

Vous êtes coincé, un créancier, même petit, provoque votre faillite commerciale ou personnelle. C’est la fin.

Les charognards présentent leur facture. Tout vous échappe. Les magistrats qui s’occupent alors de vos comptes entérinent la dette fiscale, la lutte est finie. La liquidation couvrira ce qu’elle couvrira, pour le reste vous resterez débiteur. Vos revenus, retraite par exemple, seront saisis jusqu’à épuisement. Vous vivrez au dessous du RSA pour le reste de votre vie.

Aucun homme, même un vrai tricheur fiscal, ne mérite une condamnation à perpétuité de ce type.

La deuxième :

Vous mourrez. La lutte vous a épuisé, le cancer fiscal vous a emporté, c’est la tombe. Les charognards sont à votre enterrement avec leur facture.

Ils la présentent au notaire chargé de la succession qui, comme les magistrats cités précédemment, l’entérine. Votre épouse, vos enfants, ne sont pas outillés pour poursuivre la lutte, ils sont dépossédés de tous vos biens. Ils sont tenus de refuser la succession. Vous disparaissez de la planète, vous n’avez jamais existé, il ne reste rien de vous. Les charognards ont tout pris. Mélanchon et Besancenot applaudissent, ils fêtent la mort d’un affreux capitaliste, alors que vous n’étiez qu’un homme libre, travailleur, économe et probablement utile aux autres.

Vous n’avez même pas pensé à aller en banlieue acheter une Kalachnikov tant vous étiez crédule, confiant en votre pays et en sa justice, tant vous aviez la conscience tranquille. Trop tard, le film ne pourra pas se rejouer, le grand soir n’était pas pour vous. Que feront les autres demain ? Rien, comme vous ils ne comprendront qu’à la fin, eux aussi trop tard….

                                                                 EXEMPLE PRATIQUE EN COURS

Bien cordialement. H. Dumas

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Notre Dame des Landes : -“Triez pour nous qui avons recours à vous”

Chacun y va de sa petite émotion concernant cette étrange affaire. Quels sont ceux qui ont en main toutes les informations qui permettraient de comprendre quelque chose à ce sac de nœuds ?

Certainement pas moi. Dois-je pour autant ne pas donner mon opinion ? Objectivement oui, je ne devrais pas la donner. Et bien, figurez-vous que je vais quand même vous la donner. Disons que c’est histoire de passer un moment ensemble, d’en parler entre amis.

Nous sommes donc dans les années 60, la France se la pète légèrement. Elle est riche et un peu vulgaire, on lui pardonnera. Il n’est pas si simple d’être riche et bien élevé. Il faut souvent plusieurs générations.

A cette époque nos technocrates sont enthousiastes. Pas encore cyniques. Déjà ils prévoient l’avenir exclusivement à partir du passé, c’est leur TOC.

Ces braves gens ne savent faire qu’une chose c’est mettre dans une infinité de cases tous les chiffres qu’ils peuvent récupérer puis, à partir de formules imaginées par eux, projeter un avenir qui serait déterminé par ces chiffres du passé.

Ils oublient, tout simplement, la vie, les situations, le hasard, toutes ces choses qui ont justement généré les chiffres qu’ils ont récupérés qu’ils font mine de croire vrais, issus exclusivement de la logique mathématique.

Que n’ont-ils retenu — la seule chose à retenir de l’église catholique — l’acceptation du mystère, maître de la vie.

Or, dans les années 70, la France commence à déraper. Les premières pertes arrivent. Tous les projets prestigieux souffrent, les existants vont mourir de leur belle mort, ceux en devenir vont être mis en sommeil.

C’est l’amorce du repli. Le début de celui que nous le connaissons aujourd’hui, qui est encore loin de son maximum mais s’y dirige avec entrain.

Très peu de projets survivront, très peu garderont avec le temps une légitimité. C’est dire le manque de prospective pertinente qui les avait vu naître.

Il n’est pas difficile d’imaginer que, dans une période mondialement plus dure, effectivement le grand Ouest français est un peu la pampa. Ce n’est objectivement pas là que ça se passe.

Quel homme politique pourrait avoir le courage de dire à une région qu’elle n’est plus dans le coup, au moins en l’état des projets prévus, notamment un délirant aérodrome ? Encore faudrait-il qu’il ait autre chose à proposer, et même….

Donc notre aéroport, seul projet grandiose et flatteur de la région, en reste le totem, alors que l’économie n’en veut plus.

Toute la fine fleur de nos penseurs et de nos techno-devins fait comme oui, en sachant que non.

C’est là que débarquent les “zadistes”, les cloportes de la défaite, les parasites de l’échec, les champignons du moisi, les points blancs de la confiture qui tourne, les intermittents du boulot, de la responsabilité….

Ils envahissent un espace dont tout le monde se fout, créant une micro-société adaptée à leur idée de la liberté pour eux et de l’esclavagisme pour les autres qui sont censés leur devoir tout ce dont ils ont besoin à travers l’impôt que l’Etat leur redistribue abondamment.

Mais soudain, avec le temps, ils symbolisent une résistance.

A quoi ? A rien puisque plus personne ne veut de cet aéroport, de ce site, enfin plus personne d’économiquement responsable.

Les politiques et leurs connivents les majors signent des ersatz de contrats visant à digérer l’échec annoncé.

La pantomime prend de l’ampleur à la faveur d’un précédent célèbre, qui n’a rien à voir en lieu et en temps.

Le Larzac, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas le déchet d’une grandeur économique terrassée à quoi tout souriait avant, mais celui d’une armée en décomposition après avoir accumulé des défaites à répétition et que plus personne alors ne veut servir.

Certes, il y a un point commun entre l’extension inutile d’un camp militaire sur le Larzac et la création inutile d’un aérodrome à Nantes, c’est l’inutilité. Mais c’est tout.

Le Larzac est un terrain sans valeur, juste bon à faire vivre quelques moutons et un homme politique subventionné célèbre. C’est un désert loin de tout.

Notre Dame des Landes c’est un terrain riche, proche de Nantes, rien à voir.

De ce fait, les “zadistes” du Larzac ne sont restés qu’un été, ceux de Notre Dame des Landes tentent de s’incruster.

C’est tout le sel de l’opération.

Tout site que la vie économique abandonne s’expose au squat. C’est une règle absolue, qui vaut pour un pays entier. Il s’en faut de peu que la France, dans sa globalité, devienne une réserve mondiale de “zadistes”.

Attention, soyons clairs, mes paroles dures pour les “zadistes” ne sont pas un jugement moral. J’accepte pour chacun le droit à la vie qu’il veut, y compris à la cloche sur le Larzac ou ailleurs, si c’est sa décision. Mais je ne veux pas être impliqué à travers le moindre argent public. C’est tout.

Alors oui, Notre Dame des Landes triez pour nous.

Si ces terres reviennent à la culture cela devrait être à travers le marché agricole et non à la suite de la récompense à une résistance à rien, montée en épingle pour rien.

Il ne s’agissait que d’un projet stupide et mégalo, complètement décalé économiquement, qui n’aurait jamais abouti, “zadistes” ou pas “zadiste”.

Bien cordialement. H. Dumas

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Vincent GUILGAULT, un voyou à qui l’on donnerait le Bon Dieu sans confession.

Une fois n’est pas coutume, comme l’aurait dit Sancho Panza qui ne pouvait pas s’empêcher d’émailler ses discours de proverbes. Je vais aujourd’hui vous entretenir de mes déboires fiscaux personnels.

Ce n’est pas que je veuille vous faire partager ma misère fiscale, non plus attirer votre compassion, mais je crois que ce qui m’arrive est révélateur de l’ignominie des Services Fiscaux. Nous n’avons pas si souvent la possibilité d’apporter la preuve des souillures de ces gens là, qui se donnent toujours le beau rôle et se veulent au-dessus de tout soupçon.

“Le cénotaphe de Newton” de Dominique Pagnier est un livre qui vous colle un vertige spatial désagréable parce que l’action se passant principalement en Russie, en Allemagne et en Autriche, les noms et les lieux inhabituels, abondamment décrits, rendent les repères difficiles au fil de l’action.

Il n’en reste pas moins que ce livre est formidable. Il recréé l’ambiance délétère des sociétés totalitaires où le pouvoir s’appuie sur un idéal irréel, inhumain, et compte sur la délation, la torture, l’enfermement, la déconstruction, la psychiatrie accusatoire, qui vont avec tous les totalitarismes, pour casser les individus et les soumettre à cet idéal, en fait au pouvoir.

C’est un sujet largement exploité, mais Dominique Pagnier le fait avec une humanité qui, passant par-dessus l’innommable, décortique la problématique à travers l’affect. L’ignominie prend le visage humain auquel elle ne peut échapper.

Dans le livre Götz sourit à Arius, fait mine de le rassurer. Alors qu’il est le chasseur de la Stasi. Il n’a même pas de haine pour Arius. Il le voit comme un élément potentiellement perturbateur du système communiste qu’il défend avec conviction. Il va employer les méthodes les plus viles pour soumettre Arius.

Mais, en fait, ne le soumettre à rien, juste à entrer dans la place qu’il lui établit dans le gigantesque fichier de la Stasi dont il a la charge. Ce faisant il détruit la vie d’Arius, gratuitement, inutilement. Tellement qu’il continuera son fichage après la chute du mur, alors que la STASI n’existe plus.

La Stasi c’était cela, c’est-à-dire rien et tout à la fois, une machine sans queue ni tête, juste un outil de terreur, exclusivement destiné à entretenir cette terreur pour préserver le pouvoir en place.

Notre fisc c’est la même chose. Le bilan réel des contrôles fiscaux est nul si l’on met en perspective les dégâts inutilement causés par rapport aux retours espérés ou annoncés.

Ceux qui sont chargés des contrôles fiscaux et de leurs recouvrements sont comme Götz. Ils ne voient même plus la réalité de leur action. Ils distillent la terreur. Ils consacrent leur intelligence et leur vice – car il leur en faut – à fabriquer la machine à faire peur, à terroriser les français et les déposséder de leur individualité pour les soumettre.

Avec ce LIEN, vous pouvez, si vous le désirez, mais ce sera un peu rébarbatif (le chargement du lien demande plusieurs minutes), prendre connaissance de l’intégralité de ma misère fiscale telle que je l’expose en ce moment à l’AJE, avec qui je suis en procès, sans espoir, incluant cependant deux QPC qui vaudraient la peine….réponse fin Février.

Revenons à Vincent Guilgault

Ce monsieur est le patron du pôle recouvrement de la Charente-Maritime. C’est donc lui qui est chargé de me poursuivre dans le cadre d’une partie des sommes indues qui m’ont été collées sur le dos par des contrôleurs fiscaux indélicats.

C’est ainsi que j’ai été amené à rencontrer Vincent Guilgault plusieurs fois. A chaque rencontre il a été compréhensif, ouvert, partageant mes émotions et évoquant livres et voyages. Amical quoi.

Je suis tombé dans le panneau, et pas qu’un peu.

Dans un billet – LIEN – il m’avait tellement convaincu de sa bonne foi que j’ai publié les mails échangés avec lui, dans lesquels il m’informait que, malgré toute sa compassion, il n’avait pas pu convaincre sa hiérarchie de desserrer l’étau qui nous ruine mon épouse et moi-même.

J’ai donc pris contact avec la dite hiérarchie, et voici le mail que j’ai reçu en retour.

Incroyable non ?

C’est Guilgault qui a le pouvoir et non sa hiérarchie pour les problèmes qui me tuent iniquement.

Vous pouvez imaginez ça ?

Un type avec qui je discute 1h30 dans son bureau, qui me parle de Brassens, de littérature, de vacances, qui se dit effondré et comprendre les injustices fiscales dont je suis l’objet, me précisant qu’il ne les avait pas comprises avant, mais que maintenant il va se faire l’ambassadeur de ma cause auprès de sa direction, car ce n’est plus lui qui a mon dossier. A qui j’expose ma misère sans retenue.

Et qui, en sortant de son bureau, court certainement vers son service et dit à ses collaborateurs: “on le tient, il est mort, finissez-le”.

Vous pouvez imaginer une telle déloyauté, un tel vice ? Une telle raclure ?

Moi, non. J’ai pourtant tout vu. Mais chaque fois, la noirceur des hommes me confond. C’est un puits sans fond.

Alors oui, je l’affirme, Bercy est l’outil d’une dictature — comme la Stasi — tous ceux qui participent à cette dictature sont coupables. Ils savent ce qu’ils font. Ils le font par vice, par conviction peut-être à cet idéal inhumain et stupide d’égalitarisme.

Combien de meurtres encore avant qu’ils paient ? Paieront-ils un jour ?

Retrouverons-nous la liberté, sans laquelle le peu de temps qui nous est donné de vivre n’a aucun intérêt ? Ou, serons nous pour toujours les victimes de pervers comme Guilgault ?

Quel espoir d’éradiquer ces cochonneries ?

Après, au cours des siècles, des centaines de millions de morts, d’interminables journées du souvenir, des tonnes de littératures sur le sujet, de fausses contritions, de fausses promesses politiques, nous sommes toujours au même point.

Ce sont ces ordures qui inventent le mal pour nous asservir, qui se prétendent au service de l’Etat, qui nous donnent, supérieurs, l’impression de nous comprendre pendant que par derrière ils nous tuent sans vergogne. Eux qui dénoncent notre droit à la liberté comme un mal pour la collectivité qu’ils se sont appropriés par effraction.

Nous sommes vraiment un troupeau voué à l’abattage. Aujourd’hui je connais un boucher, piètre consolation.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le politicien professionnel ne vous aime pas, il n’est ni altruiste ni gentil !

Les quelques réflexions qui suivent m’ont été inspirées par l’attitude de Thierry Solère, député Les Républicains, par ailleurs visé par une enquête fiscale, qui a changé « d‘écurie » pour passer à LREM et qui s’est accroché à ses fonctions de questeur pour des raisons financières (doublement de l’indemnité de base de 5.600 € par mois) mais aussi de pouvoir ; et qui a dû s’incliner … de très mauvaise grâce tout en risquant finalement d’être exclu de LREM pour des petits arrangements entre amis avec Urvoas, ancien ministre socialiste de la justice !

Le politicien professionnel fait de la politique son activité exclusive mais reste marginal par rapport au nombre total d’élus, qui sont majoritairement des non professionnels. Or, il peut apparaître singulier de vouloir faire carrière dans un secteur qui relève en principe du seul mandat électif périodique ; lequel rend nécessairement aléatoire, en fonction du résultat des élections, toute projection de carrière !

On connaît pourtant des politiciens professionnels qui ont fait quarante ans ou plus d’activité exclusivement politique ; ce qui justifie que l’on s’intéresse un peu à eux !

Nul besoin de diplôme pour se lancer en politique ; il suffit d’avoir de l’audace, de l’ambition, pas trop de scrupules, une élocution aisée, une aptitude à mentir et à dissimuler !

Le politicien professionnel cultive l’amitié politique et les réseaux essentiellement à des fins de Cursus Honorum (*) et de pouvoir. Son ambition est d’arriver aux fonctions les plus prestigieuses et il va tout faire, une fois arrivé à la position convoitée, pour s’y maintenir.

Les arguments du politicien professionnel pour être élu

Le discours du politicien tourne toujours autour du même sujet et utilise toujours les mêmes arguments : Votez pour moi, je vais assurer votre bonheur et, évidemment, la population ne demande bien souvent qu’à croire aux belles promesses du politicien qui n’hésitera jamais à caresser l’électeur dans le sens du poil !

La réalité qui se cache derrière ce discours est un peu plus nuancée … réalité qui révèle souvent une distorsion entre l’éthique affichée et des petits accommodements personnels !

Le cadre d’action du politicien professionnel, spécialement en France, est l’Etat car c’est lui qui lui donne sa légitimité et ses moyens d’action tout en exploitant le besoin de protection et d’assistanat d’une partie notable de la population qui ne demande pas mieux que d’être prise en charge par un Etat présenté comme protecteur, de la naissance à la mort, avec un travail, une sécurité sociale, des vacances, des colonies de vacances, une retraite et un logement fournis par ce même Etat !

Seulement, pas besoin de creuser bien longtemps pour s’apercevoir de la vacuité du discours car :

Quand il promet qu’il va verser des aides sociales, il oublie juste de vous dire que ce n’est pas son argent qu’il va distribuer mais celui extorqué à d’autres voire même, comble de l’ironie et du cynisme, à vous-même, mais le tout est de vous convaincre !

Quand il promet des services publics gratuits, l’illusion trompeuse de la gratuité laisse à penser que le politicien œuvre pour le bien public, or si les services publics sont gratuits pour certains c’est qu’ils sont payés par d’autres ; les fonctionnaires ne travaillent pas gratis !

Quand il prévoit de financer des investissements (« ici l’Etat investit pour votre avenir»), il oublie juste de vous dire que ce sont vos impôts qui sont investis et que le politicien sait surtout dépenser avec prodigalité l’argent des autres ! Par ailleurs, les miracles accomplis par les politiciens se résument bien souvent à une illusion provoquée par l’escamotage des coûts réels des dépenses financées par l’impôt.

Quand il promet la création d’emplois, en fait, il ne créé pas d’emplois, au mieux il peut seulement recruter des fonctionnaires qui ne sont pas des emplois productifs mais uniquement des emplois payés par les impôts des autres. Il peut aussi distribuer vos impôts par le biais de subventions pour attirer des entreprises susceptibles de créer ces emplois.

Finalement, la constante est que le politicien professionnel promet beaucoup en dépensant votre argent !

Les  buts réels du politicien professionnel

Contrairement à ce qu’il tente de faire croire, le politicien professionnel ne veut pas votre bonheur, il veut essentiellement le sien et fera toujours passer ses intérêts avant ceux de ses électeurs. Le politicien a, avant tout, pour but le pouvoir et l’argent (et le sexe en prime parfois) mais il préfère faire croire à son engagement altruiste ; c’est à la fois plus glorieux et plus valorisant pour son ego … souvent largement dimensionné. On a quelquefois parlé d’hubris (**) à propos de certains !

En outre, il n’hésitera pas à sacrifier les intérêts de ses électeurs aux siens propres notamment lorsqu’il obéit à des directives d’appareil ; même si celles-ci sont contraires à l’intérêt de ses concitoyens ! Car il est avant tout dans le calcul politicien !

Ayant accès aux fonds publics, il va utiliser, en tant qu’élu, votre argent à son bénéfice personnel d’une part pour s’assurer un train de vie tout à fait confortable (on se souvient de la gauche caviar) et d’autre part pour assurer sa réélection c’est à dire son maintien en place !!

Pour cela, il faut qu’il soit populaire et surtout qu’on le voit et qu’on ne l’oublie pas. Il va donc sur les plateaux télé et participe à tous les évènements médiatiques (y compris à l’enterrement d’un chanteur populaire) pour y être vu ou pour discourir de sujets dont parfois il ignore tout. Il va aussi tenter de contrôler son image et notamment acheter la presse, avec vos impôts, pour qu’elle parle de lui favorablement ; car quoi de mieux qu’une presse subventionnée et complaisante et d’autant plus complaisante qu’elle dépend du politique pour sa survie.

La manipulation de la population

Il n’a échappé à personne que les politiciens professionnels exploitent tous les ressorts psychologiques et quelquefois les plus vils des électeurs pour arriver à leurs fins (cupidité, jalousie, victimisation …). En fait, le politicien professionnel se créé une clientèle c’est à dire qu’il va prêcher dans le sens des idées de la fraction de la population visée afin de recevoir son assentiment ; l’électorat n’étant finalement perçu que comme un marché à conquérir (le marketing politique n’est pas un vain mot).

La désignation de boucs émissaires et de la responsabilité des autres est aussi bien une technique classique pour attirer un électorat que pour détourner l’attention et éluder ses propres responsabilités car, vous l’aurez peut-être remarqué, mais le politicien professionnel n’a jamais tord et ne se trompe jamais ! On l’a compris : la lâcheté ou, à tout au moins, le manque de courage est aussi un de ses traits de comportement.

Il cherchera et trouvera, au moyen d’explications simplistes, des responsables à la situation et à l’insatisfaction de sa clientèle, et, de ce fait, il n’hésitera pas à s’attaquer aux étrangers, à l’Europe, aux riches, aux banques, aux juifs fraudeurs fiscaux qui « ruinent le pays » en n’acceptant pas la spoliation, à des profiteurs hypothétiques étant entendu que les profiteurs sont toujours les autres … tout en exploitant la crédulité, les sentiments xénophobes et la peur de la population

La promesse de faire payer les autres, surtout les autres, ne peut d’ailleurs que recevoir l’assentiment d’une population qui rêve du « grand soir » et qui a tendance à se victimiser !

De ce fait, il n’aura aucun scrupule à manipuler l’opinion et à mentir pour parvenir aux fonctions qu’il convoite et utilisera à cet effet toutes les ressources de la démagogie et du clientélisme (il peut même défendre des idées auxquelles il ne croit pas) ; le cynisme étant d’ailleurs un mode ordinaire de gestion du politicien qui reste, quoiqu’il arrive, un opportuniste !

L’électeur n’apparaît finalement être, dans ce schéma, qu’un instrument, un moyen pour permettre au politicien professionnel d’arriver à ses fins car le tout c’est d’être élu !

Le rêve du politicien est en fait de contrôler la population qui devient soumise et obéit ; ce qui est facile dans les régimes autoritaires de type URSS ou Allemagne nazie mais est évidemment plus compliqué dans les démocraties où il est nécessaire de recueillir l’assentiment, au moins passif, des populations !

Le politicien n’a alors que deux solutions : Acheter les électeurs avec l’argent … des autres en organisant des transferts autoritaires de richesse au profit de sa clientèle ou leur faire peur afin de les rendre plus réceptifs, plus malléables à son discours. L’écologie, je devrais plutôt dire l’hystérie réchauffiste, (on nous parle désormais d’urgence climatique) est l’archétype du sujet qui permet de conditionner la population pour lui faire accepter une vérité officielle et la contraindre à accepter des contraintes et des impôts qu’elle n’accepterait pas autrement !

C’est juste une version actualisée de la carotte et du bâton !

L’envers du décors est que le jour où il faudra solder les dettes de l’Etat et sa dette colossale (pour l’instant arrêtée à 2.200 mds €), ces mêmes politiciens sauront vous expliquer qu’il faut payer mais de responsable … vous n’en trouverez pas ; car, et c’est le défaut de notre démocratie, le politicien peut faire à peu près n’importe quoi sans encourir de sanction (à part électorale), à la grande différence d’un mandataire social (gérant ou PDG de société) qui, s’il gère mal, sera révoqué très rapidement et fera probablement un séjour en prison !

En outre, volontiers moralisateurs (n’est-ce pas M Cahuzac ?), les politiciens professionnels font preuve d’une bonne dose de vénalité et d’absence de scrupules. En témoigne la liste, arrêtée en 2013, de 160 politiciens de tous bords condamnés (ici). Rapporté au nombre total d’élus (5 ou 600.000), ce nombre est certes dérisoire mais si on le rapporte aux 577 députés et 348 sénateurs, la proportion devient alors beaucoup plus significative parce que, on omet en général de vous le dire, les politiciens condamnés sont la plupart du temps des politiciens professionnels !

Le verrouillage du système

Les politiciens ont su organiser le système de telle façon qu’on ne peut plus se passer d’eux et le système électoral fait qu’il suffit de recueillir l’assentiment de la plus forte minorité pour arriver au pouvoir (puisque la démocratie moderne n’est pas le gouvernement par la majorité mais bien celui de la plus forte minorité) bien aidé en cela par un système électoral à deux tours calculé pour éliminer les concurrents, éviter la dilution des votes et canaliser l’électorat !

De plus, il est nécessairement en faveur de l’accroissement du rôle de l’Etat, et si vous y prêtez un peu attention vous verrez que les politiciens professionnels évoquent souvent le rôle, l’importance et les missions de l’Etat pour la raison qu’il va en résulter pour eux une augmentation parallèle de leur pouvoir sur la société ; lequel va leur permettre, en s’ingérant et en légiférant sur tous les aspects de notre vie, de devenir des intermédiaires ou des arbitres indispensables !

En fait, si l’on y regarde bien, l’utilité du politicien est tout à fait marginale et on connaît des cas où des états ont pu fonctionner sans gouvernement et sans dommage pendant de longues périodes (en Belgique notamment pendant 18 mois) !

Opportunisme, clientélisme, ambition démesurée, veulerie et vacuité sont les traits de comportement habituels du politicien professionnel et vous pouvez lire l’article de Nathalie MP sur son blog (ici). Il vous éclairera sur la réalité de la politique française et « l’engagement » de politiciens sans conviction mais opportunistes.

Vous me direz : On ne demande pas aux politiciens d’être gentils mais d’être efficaces et compétents !

Seulement, le problème est qu’ils sont très rarement compétents et donc, a contrario, le plus souvent sont totalement incompétents et s’en remettent aux spécialistes c’est à dire …. à l’administration.

En fait, le politicien professionnel est le plus souvent un individu ordinaire, sans talent, sans compétence, vénal et sans scrupule qui exploite la naïveté de ses électeurs et n’hésitera pas à mentir pour justifier ses propres actions (on se rappelle la déclaration de celui-là selon laquelle « il ne pouvait pas dire la vérité aux français car ils ne comprendraient pas » !).

Finalement, bien qu’omniprésents, il ne faut surtout ne pas se faire d’illusion quant à leurs convictions et leur rôle dans la société. Le politicien professionnel est sans doute un mal nécessaire de la démocratie mais ce n’est ni un gentil ni un altruiste !

Je ne sais pas si cela peut vous rassurer mais c’était déjà le cas sous la République Romaine du temps de Jules César ! Nous n’avons visiblement pas fait beaucoup de progrès depuis !

Bien cordialement à tous !

 

(*) le Cursus Honorum était l’ordre d’accès aux magistratures dans la Rome antique (progression dans les postes de pouvoir).

(**) Mot d’origine grecque pour désigner une perte du sens des réalités, une intolérance à la contradiction, une obsession de sa propre image, une propension aux abus de pouvoir.

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Julien DRAY

Julien Dray — “Draysiel” pour les intimes tant ça fume noir quand il réfléchit — se lance dans la compétition préférée des ténors politiques : “Plus nul que ça tu meurs”

Il a le goût du risque, il voudrait devenir le nouveau Premier secrétaire du défunt Parti socialiste. Où ça va se nicher l’ambition ?

Il se dit qu’une médaille au concours pourrait l’aider. Après avoir raté celle du plus beau charolais au salon de l’agriculture, il pense qu’ici il a ses chances.

Ce ne va pas être facile, il aura fort à faire.

N’oublions pas Hamon qui se proposait aux dernières présidentielles d’acheter sans vergogne les électeurs en leur refilant un salaire direct avec l’argent public. Le Code électoral interdit la manœuvre, d’ailleurs à l’époque nous avons déposé une plainte, dont nous n’avons jamais entendu parler depuis.

Aussi Marine Le Pen dans sa complainte : “Papa, je peux sortir de table ?”. Ben non, elle peut pas, faudra attendre que le vieux ait fini son gueuleton.

Ou encore le Bussereau et son extraordinaire garde-robe de vestes et manteaux réversibles.

Du lourd tout ça.

Enfin, regardons la proposition de Dray, elle ne manque pas de panache pour le concours de ” plus nul que ça tu meurs”

D’abord, Dray : il n’aime pas internet.

Il est resté très Traban et Minitel. D’ailleurs chez lui, entre le bureau et la cuisine, il y a un circuit Minitel qui lui permet de converser avec son épouse pendant qu’il prépare le pot au feu.

Alors vous imaginez, si ça ne tenait qu’à lui les “gafa” auraient intérêt à faire gaffe.

Ne nous égarons pas.

La proposition de Dray pour le concours c’est : 50.000 balles à tous les français le jour de leurs 18 ans, à la place de l’impôt sur le bénéfice des “gafa”.

C’est pas mal.

Si son plan avait été en place à l’époque, j’aurais été dispensé d’impôt pour les 18 ans de mes enfants quand je leur ai acheté une bagnole.

Je me dis que nos grands distributeurs regroupés, les “Calcui” ( l’ont-ils?), vont peut-être choisir cette solution plutôt que leurs impôts. D’une part ils sauront où passe leur argent, d’autre part pour les gamins nous en serions alors à 100.000€ pour leur 18 ans, ça commence à être pas mal.

Où ça se complique c’est sur les motivations.

Il nous dit : “ils ramassent des informations sur nous, donc ils doivent nous verser un petit machin”, enfin pas à nous mais aux gamins pour leur 18 ans.

Je ne saisis pas très bien pourquoi la valorisation de mes informations personnelles irait récompenser un gamin que je ne connais pas, mais bon, pourquoi pas.

Le truc que je ne comprends pas non plus c’est que tous les sites internet récupèrent nos informations personnelles. S’ils sont tous taxés de la sorte, à 18 ans tous nos gamins seront riches.

Et puis, je ne vois pas la différence entre nous et les “gafa” et nous et n’importe quel commerçant. Si mes souvenirs sont exacts, nous sommes les chalands et, de tout temps, les commerçants ont vendu ou loué leur chalandise, elle fait partie de leur fond de commerce. Mon boulanger me devrait-il un petit quelque chose parce qu’il connaît mon prénom ?

Je me demande si son truc est bien ficelé au Dray.

En fait, c’est peut-être une fake News son truc ?

Juste une bulle médiatique pour avoir l’air intelligent et devenir le plus intelligent des socialistes. Si c’est ça, effectivement, ça devrait largement suffire.

Il n’en reste pas moins que ce coup de monnayer nos informations personnelles, ça fait réfléchir.

Parce que, le champion toutes catégories confondues de la récolte de nos données personnelles c’est Bercy.

Si elles sont valorisées comme le souhaite Dray, on va ramasser un sacré paquet de pognon chez Monsieur Bercy.

Sans compter que : plus les données rapportent plus évidemment elles valent chers.

Les gros contribuables percevront donc plus que les petits lors de cette valorisation.

Pas si con le Dray.  Enfin un peu de justice.

Lors de mon prochain voyage à Paris, je passerai par Bercy pour discuter de la valeur des informations qu’ils collectent sur moi.

Cordialement. H. Dumas

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Les fake news : pincez moi, je rêve

Définition de fake news par Wikipédia : “Les fake news sont des informations délibérément fausses ou truquées (fake veut dire en anglais « faux, truqué ») émanant en général d’un ou de plusieurs médias, d’un organisme ou d’un individu. Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage financier ou politique.”

Notre jeune et impétueux président de la République Emmanuel Macron est scandalisé. La presse se fait l’écho de son indignation : “le président de la République a annoncé un projet de loi pour lutter contre la publication de faux contenus pendant les campagnes électorales”.

Une piste législative est dévoilée à demi-mot : “Le chef de l’Etat en a dévoilé les contours en fustigeant “cette propagande articulée avec des milliers de compte sur les réseaux sociaux” qui “en un instant répandent partout dans le monde, dans toutes les langues, des bobards inventés pour salir un responsable politique, une personnalité, une figure publique, un journaliste”.

Nous sommes habitués à être pris pour des cons, mais alors là chapeau, c’est la totale.

Dans le fond, c’est quoi la revendication de Macron ?

Tout simplement il réclame pour lui et ses copains de la presse officielle l’exclusivité du mensonge pendant les campagnes électorales. C’est pas beau ça ?

Imageons la situation.

Les élections arrivent. Mettons : je balance une fake news, anonymement évidemment.

Par exemple : je trouve – ou je fabrique — une photo de Macron avec une jeunette et je titre “Macron tombe amoureux d’une étudiante en philo de 17 ans, il ne se représentera pas, il part avec elle aux philippines”.  Plenel, tout excité, reprend l’info, et bien sûr Mélenchon surenchérit. Je ne parle même pas de la drôlesse de Jean-Marie.

La fake news parfaite ? Et bien non.

Certes, il est possible que la chose soit fausse, mais où se siturait mon avantage financier ou politique ? Peut-être une blague de potache pas très fine, mais elle ne me rendra ni riche, ni président de la République. Donc, pas de fake news selon la définition de Wikipédia. Juste un gag, qui me fait mourir de rire, qui ne plait pas à l’intéressé, pas grave.

Au même moment Macron lui déclare : “Je vais continuer à travailler pour vous, à faire baisser le chômage, à limiter le déficit de la France, à soigner gratis tout le monde, à enrichir les pauvres tout en favorisant les entreprises des riches, à répandre l’amour entre vous tous par le mélange obligatoire des communautés, je vais établir le rafraîchissement climatique, votez pour moi”. Son discours est repris par toute la presse et ses millions de lecteurs.

Ça c’est une fake news : tout est faux, nous sommes induits en erreur et lui cherche à en tirer un avantage politique et financier, il veut être réélu. CQFD.

Macron et consorts pourraient-ils éviter de se répandre en fake news ?

Pas facile. Il faudrait qu’ils disent la vérité : “Votez pour moi, je ne foutrai rien. Le destin du pays ne dépend pas de moi, mais de vous. Je vous promets de vous laisser faire, de ne rien faire pour vous emmerder. La France ce n’est pas moi, c’est vous. Nous ne sommes pas un grand pays, juste une bourgade mondiale. Je m’engage à supprimer tous les parasites qui vivent à ne rien branler, les profiteurs déguisés en personnages importants. Etc…”

Vous imaginez ça ? Un président de la République dont le programme serait d’aller au golf tous les jours, de supprimer tous ces fonctionnaires qui nous pompent l’air, claquent notre fric, détruisent notre tissu social pour installer à sa place une utopie dont on sait quelle ne peut que tuer sans limite. En fait, de nous lâcher la grappe, d’être libéral. C’est impossible.

Conclusion

Les fake news on s’en fout, nous sommes habitués. Mais en consentir l’exclusivité à  Macron et ses copains, non, certainement pas.

Cette attaque injustifiée contre notre liberté sur le net, c’est peut-être la goutte d’eau qui va faire déborder le vase.

Je ne crois pas une minute au sondage qui prétend que 75% des français seraient pour la censure sur le net.

Macron avance sur un terrain instable qui pourrait révéler sa vraie nature s’il persiste et précipiter sa déchéance de Gorbatchev français, de censeur mou continuateur d’un système à l’agonie.

La liberté n’est peut-être pas loin, que Bercy le veuille ou non.

Cordialement. H. Dumas

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La sidération fiscale

Avant Noël, j’étais, comme si souvent, lancé à 130 Km/h sur l’autoroute. Vers 23H, du côté de Carcassonne, circulation fluide.

En face, un trafic modeste, principalement de camions, m’obligeait à rouler avec mes phares en position de croisement, c’est-à-dire avec une visibilité d’une cinquantaine de mètres. Pas tout à fait deux secondes pour être sur un obstacle pris dans les phares. Conclusion : il ne faut pas d’obstacle.

Soudain apparut un animal, figé sur ma voie de circulation, assez gros, sans doute un renard. Moins de deux secondes plus tard il passait sous mon véhicule, en plein milieu. Je n’ai pas bougé un cil, autrement je me tuais.

Il m’arrive d’y penser.

La circulation était loin d’être dense. Si cet animal n’avait pas été en état de sidération, sa puissance physique, ses réflexes naturels, lui auraient, à coup sûr, permis de se sortir sans dommage de la situation inconfortable dans laquelle il s’était fourré.

La sidération, conséquence de la surprise, est paralysante, mortelle.

C’est sur elle que comptent ceux qui cambriolent des logements occupés en saucissonnant leurs victimes. Ils arrivent par surprise, mêlant violence et rapidité pour provoquer la sidération qui va leur permettre de se rendre maître d’une situation au départ à leur désavantage. C’est vrai quoi, ils ne sont pas chez eux, ils sont en terrain hostile. S’ils cognent à l’huis, ou sonnent, peu de chance que l’on ouvre la porte pour les laisser entrer.

La base du contrôle fiscal est, pour le contrôleur, de provoquer la sidération.

Comme pour les malfrats, la surprise et la violence sont les outils que Bercy emploie pour sidérer les contribuables. Les contrôleurs fiscaux remplacent la rapidité, impossible dans leur type de larcin, par le marigot des lois interprétatives à leur gré.

Et, ça marche. Nous sommes les témoins des dégâts de la sidération sur les contrôlés fiscaux.

Trois étapes pour Bercy

1° étape : La constitution de fichiers. Cet élément est très important. Il génère l’angoisse chez le contribuable par le seul fait que ces fichiers existent, au-delà de la récolte des informations elles-mêmes.

Cette idée de fichier met déjà les contrôlés sous angoisse. L’idée de délation empoisonne la vie de chacun et prépare le terrain à la peur et à la surprise.

Puis, les informations entre les mains des contrôleurs vont leur permettre de biaiser le contrôle, de l’organiser de façon insincère. Ils feront coller les données recueillies lors du contrôle aux objectifs qu’ils s’étaient fixés sur fiche avant le contrôle.

Le ragot du fichier remplace l’objectivité de l’observation qui rendrait la tâche des contrôleurs difficile, tant la trésorerie des entreprises et son organisation sont un ADN spécifique à chaque entreprise et à chaque entrepreneur, pratiquement indéchiffrable.

En parallèle, le rôle du fichier, et la délation qui va avec, font l’objet d’une propagande de tous les instants, déstabilisante en elle-même.

2° étape : L’arrivée chez le contribuable, soi-disant aléatoire, en réalité  programmée depuis longtemps, mais dans tous les cas dissimulée au contribuable.

Calculée par les contrôleurs au plus mauvais moment pour le contribuable. Par exemple en fin de vie professionnelle, au moment d’une crise de son entreprise, d’une difficulté associative, etc… En fait, à un moment de fragilité.

3° étape : Le rituel et la loi fiscale qui sont incompréhensibles aux non initiés, mettant le contribuable entre les mains de professionnels qui doivent leurs salaires au système en place. Qui ne lui seront donc d’aucun secours.

Cet espace de non droit, ou les contrôleurs évoluent librement, sans aucune retenue, déboussole le contribuable, lui ôte tout repère.

Ainsi, en trois étapes, Bercy aura pris dans ses phares le contribuable sidéré.

Lancé à fond, il l’écrase sans coup férir, sans sourciller. Il ne restera plus rien de lui, quelques poils ou quelques plumes, c’est tout.

C’est en état de sidération que nous récupérons les contribuables, ici sur Témoignagefiscal, ils n’y sont pour rien.

Il faut qu’ils le sachent. Ils sont les victimes d’attaques programmées, dont la sidération est le moyen et leur cambriolage le but.

Comment éviter la sidération ?

D’abord en ayant en tête les méthodes de Bercy, sans arrêt, à chaque minute, à chaque instant. Puis en s’entraînant moralement, comme s’entraînent les commandos qui vont avoir à faire face à un ennemi tricheur, sauvage, sans scrupule.

L’essentiel sera de ne pas tomber en état de sidération.

La lutte restera entière, incertaine, difficile, probablement perdue puisqu’elle ne dépend pas vraiment du contrôleur et du contrôlé, mais, comme pour la Stasi, de l’organisation crapuleuse de notre société.

La souffrance restera, la ruine au bout aussi sans doute, mais le contribuable non sidéré échappera à la honte de lui-même que veut lui inculquer Bercy. Il pourra se regarder en face, seul cela compte.

Ne vous laissez pas sidérer, gardez vos réflexes, votre énergie, votre courage, vos capacités d’action, vous pourrez porter des coups, plus importants que vous ne l’imaginez, à cette ignoble organisation de malfrats qu’est Bercy. Ces coups feront un jour tomber cette citadelle.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’arnaque écologique du prix des carburants

Une véritable frénésie fiscale s’est emparée du gouvernement et  nous avons tous subis en ce début d’année, spécialement si vous êtes utilisateur d’un véhicule diesel, une forte augmentation du prix du carburant concomitamment, pour ceux qui sont retraités, à une forte diminution de leurs revenus (CSG en hausse de 26% en passant de 6.6% à 8.3%).

.Au départ, les intentions exprimées étaient d’aboutir à une convergence des prix de l’essence et du diesel par le biais d’une diminution des taxes sur l’essence en contrepartie de l’augmentation de la fiscalité sur le gazole.

Malheureusement, les impératifs budgétaires ont fait que les promesses sont restées lettre morte et, finalement, le prix des deux carburants a augmenté !

Les prétextes invoqués pour justifier cette augmentation sont essentiellement écologiques (loi sur la transition énergétique) et c’est sans mal que l’Etat a pu faire passer ces dispositions, eu égard à l’hystérie actuellement en vigueur à l’encontre du diesel à la suite du scandale des moteurs dits truqués du groupe Volkswagen-Audi (alors que tout le monde savait que les consommations annoncées par tous les constructeurs étaient loin de la réalité).

L’intention est clairement de tuer à terme le moteur diesel et cette attitude tranche avec celle passée car, pendant longtemps, l’Etat a favorisé le diesel parce que c’était une manière d’avantager Peugeot qui fabriquait des voitures à moteur diesel !

La justification écologique :

L’argument écologique est faux car :

– l’essentiel de la pollution est due au chauffage domestique pas aux voitures ! Par ailleurs, on n’évoque ni les avions qui brûlent du kérosène un carburant proche du gazole, ni les poids lourds, ni les cargos et paquebots de croisière qui brûlent des produits pétroliers (fuel lourd) extrêmement polluants relevant de la catégorie des déchets, ni les engins agricoles qui utilisent du fioul domestique; ce qui fait que l’on s’attaque au moindre des responsables et qu’il paie pour les autres !

– les moteurs diesel récents ne polluent pas plus que les voitures à essence ; avec cette réserve toutefois que leur dépollution est devenue très compliquée et rend ces moteurs à la fois très onéreux à fabriquer et relativement fragiles ! Par ailleurs, de par leur technologie ils sont toujours moins consommateurs de carburant qu’un moteur essence et de ce fait moins émetteurs de CO2.

– si l’on veut stopper la pollution automobile, la seule solution est d’empêcher toutes les voitures (y compris électriques) de rouler car toutes polluent !

– l’honnêteté intellectuellement devrait obliger à dire que nous ne sommes pas en présence d’un réchauffement climatique mais de variations climatiques ; ce qui est tout à fait différent. Le climat a toujours varié (en l’an Mil il faisait plus chaud qu’aujourd’hui) mais évidemment le citoyen est moins malléable s’il n’est pas culpabilisé et l’honnêteté en matière politique est un oxymore !

En fait, la vérité est que l’automobile et les carburants ont toujours été la vache à lait de l’Etat et vous allez voir que la voiture subit, sous le prétexte écologique, un véritable matraquage fiscal car dans « taxe écologique » vous ne devez retenir qu’un seul mot : TAXE !

En 2014, la TICPE (taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques anciennement TIPP qui incorpore aussi une taxe carbone) a rapporté 24,4 mds d’€ et 28.8 mds € en 2016 et, bien évidemment, ce sera beaucoup plus en 2018 !

Comment est calculé le prix du carburant :

Dans le prix d’un litre de carburant, vous payez : le carburant lui-même, la marge de raffinage, les frais de transport jusqu’à la pompe, la marge du distributeur, la taxe forfaitaire sur les produits pétroliers (TICPE) et enfin la TVA sur le tout.

Vous remarquerez qu’on applique une taxe sur une taxe puisqu’on applique la TVA sur la TICPE … caractéristique bien française de la fiscalité !

Voici un récapitulatif de l’évolution de la TICPE (origine : Douanes) :

    Corse Ile-de-France Autres régions (1)
2018 Gazole 59,40 62,64 60,75
SP95-E5 et SP98 67,29 70,04 69,02
SP95-E10 66,29 68,04 67,02
         
2017 Gazole 53,07 56,31 54,42
SP95-E5 et SP98 64,07 66,82 65,80
SP95-E10 63,07 64,82 63,80
     
 
Second semestre 2016 Gazole 48,66 51,16 51,16  
SP95-E5 et SP98 61,35 64,85 64,85  
SP95-E10 60,35 62,85 62,85  
           
1er semestre
2016
Gazole 48,66 48,66 51,16  
SP95-E5 et SP98 61,35 62,35 64,85  
SP95-E10 60,35 60,35 62,85  
           
2015 Gazole 45,67 45,67 48,17  
SP95 et SP98 59,64 60,64 63,14  
E10 60,64 60,64 63,14  
           
2014 Gazole 41,69 41,69 44,19  
SP95 et SP98 57,92 58,92 61,42  
E10 58,92 58,92 61,42  
           
2013 Gazole 41,69 41,69 44,19  
SP95 et SP98 57,92 58,92 61,42  
E10 58,92 58,92 61,42  

Les habitants de la région parisienne ont ainsi le plaisir d’apprendre qu’après avoir bénéficié d’un niveau de taxation plus faible, ils paient désormais plus de taxes sur leur carburant que les autres (taxe supplémentaire de la part de la région).

L’exploitation brute de ces données permet de faire les constatations suivantes :

– Au 1er janvier, la TICPE a augmenté sur le gazole de 7.6cts TTC par litre (6.33 cts par litre + la TVA) et sur l’essence de 3.84 cts (3.21 cts + la TVA).

– Pour un litre de gazole à 1.35 € nous avons 0.8325 € de taxes (dont TVA 0.2250 € et TICPE 0.6075 cts) soit 61.67% du prix final, ou, vu autrement, un litre de gazole à la pompe à 0.5175 € subit 120% de taxes.

– Pour un litre d’essence à 1.48 € nous avons 0.9369 € de taxes (dont TVA 0.2467 € et TICPE 0.6902 €) soit 63.30% de taxes, ou, vu autrement, un litre d’essence à 0.5431 € subit lui aussi plus de 116% de taxes.

En fait, le prix d’un litre de carburant est essentiellement composé de taxes et, en mars 2015, le coût du pétrole brut constituait en moyenne 23,7% du prix de l’essence SP95 à la pompe et 27,3% du prix du gazole.

A contrario, 75% du prix d’un litre de carburant … n’est donc pas du carburant !

En mars 2015, les coûts de transport et distribution constituaient environ 7,2% du prix à la pompe de l’essence SP95 et 7,4% de celui du gazole tandis que le coût du raffinage constituait 7,2% du prix à la pompe de l’essence SP95 et 9,1% de celui du gazole

J’ai aussi remarqué que les distributeurs (supermarchés) ont tous, dans le cadre d’un mouvement général curieusement coordonné, augmenté leurs prix du gazole de 10 à 11 cts par litre en passant de 1.25 à 1.35 € voire 1.38 € en invoquant une hausse du prix du brut.

Le litre d’essence sans plomb 95 (SP95) s’affichait à 1,47 euro en moyenne, soit 6,03 centimes de plus que la semaine précédente. Celui du SP95-E10 a pris 6,40 centimes à 1,45 euro et le SP 98 a progressé de 6,29 centimes à 1,54 euro.

De là à penser qu’ils ont décidé de faire passer une augmentation de leurs marges sur le dos de l’augmentation de la fiscalité …il n’y a qu’un pas que j’ai franchi allègement !

Malheureusement, les « réjouissances » ne s’arrêtent pas là car il y a d’autres taxes !

Le bonus/malus :

 Le bonus/malus est devenu, pour la plupart des voitures, un Malus/Malus car dès 120 g/km de Co2 rejeté vous avez droit à un malus systématique qui monte très rapidement à rapidement à 2.000 € pour 148 g/km et qui s’applique sur le « prix » de la carte grise !

Sauf à acheter une voiture urbaine (type C1, Smart) inapte au transport d’une famille avec bagages sur une distance de 500 km, seules les voitures totalement électriques restent subventionnées par le bonus/malus. Or ces voitures sont beaucoup plus chères que les voitures thermiques pour un usage très inférieur (la Renault Zoé donnée pour 400 km n’en parcourt que 230 !).

La « logique » d’un tel système est que le français « moyen » avec des revenus de 1.700 € par mois, et qui a bien du mal à acheter une Dacia Duster 1.2 tce essence à 13.000 €, va subventionner avec son malus écologique (830 €) le bobo du 16° et ses 10.000 € de revenus mensuels pour qu’il puisse s’acheter une Tesla totalement électrique de 90.000 € subventionnée au hauteur de 10.000 €.

La taxe sur les véhicules d’occasion

 Il existe désormais une taxe spéciale qui s’applique sur les véhicules d’occasion mis en service depuis 2004 et ayant une puissance fiscale supérieur à 9 cv… s’il vous prend l’envie d’acheter un véhicule d’occasion avec l’intention d’échapper à la taxe carbone !

Puissance fiscale Tarif
Inférieure ou égale à 9 chevaux-vapeur 0 €
Supérieure à 9 et inférieure ou égale à 11 chevaux-vapeur 100 €
Supérieure à 11 et inférieure ou égale à 14 chevaux-vapeur 300 €
Supérieure à 14 chevaux-vapeur 1 000 €

La taxe sur les véhicules polluants

 Enfin, cerise sur le « gâteau fiscal », il y aussi une taxe annuelle sur les véhicules neufs et d’occasion, très polluants et vise clairement les grosses berlines et voitures de sport !

Année de la 1ère immatriculation CO₂ (en g/km)
2009 250
2010 245
2011 245
2012 ou après 190

Le montant de la taxe est pour l’instant de 160 € et est payable chaque année !

Le nouveau contrôle technique auto

A compter du mois de mai va se mettre en place le « nouveau contrôle technique » automobile ; beaucoup plus sévère, beaucoup plus cher. Il va fatalement entraîner une explosion du taux des contre visites, sans compter que nombre de véhicules anciens ne pourront plus obtenir la petite vignette et seront juste bons pour la casse ; ce qui est une manière déguisée de forcer au renouvellement du parc auto et d’encaisser de nouvelles recettes fiscales sur les ventes de voitures !

Un bon conseil : si vous devez passer un contrôle en juin ou juillet, anticipez au mois d’avril.

Les nouvelles limitations de vitesse

Le prochain passage à 80 km/h sur routes à deux voies va très probablement entraîner une explosion des PV pour excès de vitesse alors que l’expérimentation effectuée pendant deux ans dans le centre de la France n’a eu aucun effet probant puisque l’administration n’a pas communiqué à ce propos (ce qui aurait été nécessairement le cas si les résultats avaient été significatifs). En fait, d’après les riverains et des services de secours, cela provoque plus de bouchons, des trajets plus longs, une explosion des PV mais pas de diminution du nombre des accidents.

Conclusion : aujourd’hui à 90 km/h vous êtes conforme mais dans quelques semaines, à la même vitesse, vous serez un dangereux délinquant routier !

L’explosion du prix des parkings

On ne peut pas terminer cet inventaire sans mentionner l’explosion (par 5) du prix des parkings urbains à la diligence des communes.

Conclusion :

 S’il y a une chose dont on peut être sûr c’est que ces taxes vont continuer à augmenter en s’appuyant sur une escroquerie intellectuelle visant à vous faire croire qu’en payant très cher l’énergie vous allez contribuer à diminuer le RCA (réchauffement climatique) et les fatidiques et mortifères 2°C d’augmentation de la température terrestre dans 30 ans !

De plus, le carburant auto est issu, pour l’essentiel, du pétrole brut payable en US$ ; ce qui fait que la hausse de l’€ nous a protégé, dans une certaine mesure, ces dernières années, des variations du prix du brut.

L’arrivée des pétroles de schiste américains a aussi provoqué un effondrement du prix du pétrole puisque, bien qu’interdits d’exportation, ces pétroles ont provoqué une autosuffisance américaine en la matière et une réduction significative de la demande globale mondiale.

Pour l’instant, le prix du pétrole brut est encore relativement raisonnable à 60US$ le baril (après être descendu jusqu’à 35 US$) mais il remonte et … s’il remonte à 150 US$ le baril nous aurons un gazole à largement plus de 1.80 € le litre.

Ce faisant, vous observerez qu’en Europe, et spécialement en France, nous avons fait le choix de l’énergie chère.

Seulement, ce choix masque en fait une volonté de récupérer un maximum de rentrées fiscales et explique aussi pourquoi, depuis la baisse du prix du pétrole brut, l’essentiel de la baisse a été confisquée par l’Etat par le biais de l’augmentation constante des taxes ; laquelle s’apparente ces derniers temps à un véritable matraquage fiscal auquel, sauf à n’avoir aucun véhicule à moteur thermique, vous ne pourrez pas échapper.

En tout état de cause, un avenir avec un litre de gazole à plus de 1.50 € est proche et, évidemment, lorsqu’on vous explique qu’il n’y a pas d’inflation ni d’augmentation de la fiscalité, vous avez un peu de mal à y croire !

Entre l’euthanasie de l’épargnant à travers l’écrasement des taux d’intérêts vers zéro, la réduction programmée des retraites, l’augmentation du prix du gaz et des taxes sur le fuel de chauffage, les perspectives d’avenir apparaissent fort réjouissantes, n’est-ce pas ?

Bien cordialement à tous !

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La quatrième guerre mondiale commence, elle sera totale.

On sentait bien un malaise depuis un certain temps, mais on tournait autour du pot.

Revenons à Clausewitz, il est incontournable sur le sujet, très clairement il affirme que la guerre n’est que la suite de la politique. En quelque sorte la guerre est une discussion qui s’éternise et s’enlise sur un sujet collectif, et qui se continue à coup de canon.

Les discussions naissent d’affrontement sur des points que nul ne peut prouver, ce qui évidemment inclut que personne ne peut avoir raison, d’où l’enchaînement qui mène à la guerre.

C’est ainsi que cycliquement les mal-enrichis s’en prennent à ceux qui sont aisés, les mal-instruits à ceux qui sont cultivés, les mal-portants à ceux qui pètent la santé, les mal-honorés aux gens célèbres, etc…. chaque fois provoquant des discussions sans issue, terreau de guerre.

Ces foultitudes de mal-xxx quelquefois se regroupent momentanément et ont alors une force suffisante pour tout casser. Les dégâts sont sauvages, suivis parfois d’apaisement où il fait bon vivre jusqu’à la prochaine fois, au contraire d’autres fois la chienlit s’installe pour des années. C’est la grande loi du hasard, la loterie de la vie.

Après plusieurs essais de discussion vaseuses, telles que l’égalitarisme, l’écologie, les religions, on sentait bien certes que ces discussions s’enlisaient mais mollement pas au point de déboucher sur une vraie guerre mondiale. Tout au plus des escarmouches locales.

Cela venait des sujets abordés, dépassés, géographiquement trop restrictifs en cette époque de mondialisation.

Et… soudain, le vrai sujet capable d’embraser le monde est mis sur la table.

Les mal-baisés (es) attaquent les jouisseurs (ses).

Ils installent carrément la guerre entre d’un côté les femmes de l’autre les hommes, et au milieu ceux qui se prétendent les deux à la foi ou aucun des deux.

C’est donc, en gros, trois milliards et demi de combattants qui se dressent contre trois autres milliards et demi, on peut espérer une putain de guerre mondiale.

Avant d’avancer plus avant dans les pronostics de l’affrontement, évoquons, si je puis me permettre, son fondement.

Il s’agit donc de la sexualité qui est, à ce jour et à notre niveau de connaissance, universelle et éternelle. Elle est le véritable moteur de l’humanité, les curés qui ont pensé la maitriser à leur profit, en prônant l’abstinence pour eux et la limitation à la reproduction pour les autres, ont fini par être à court d’hypocrisie sur le sujet, l’échec qui s’en suivit leur fut fatal. Jusqu’à aujourd’hui, nul ne peut donner tort à Freud.

Reste la jouissance cette salope (pire que le capital).

Très mal répartie, certains (es) ne jouissent jamais, d’autres peu, d’autres encore beaucoup, voire certains trop, mais tous par hasard. La jouissance ne répond à aucun rendez-vous. Comme le bonheur ou le malheur elle arrive toujours par surprise, souvent au moment où l’on s’y attend le moins.

Sa survenance est si incongrue que la plupart cherchent à répéter à l’infini la première fois où ils l’ont rencontrée et se mettent ainsi dans des situations si étranges que la majorité les regarde de travers.

Une fois bien établis les motifs de la guerre qui s’approche, observons les forces en présence.

L’attaque arrive des femmes. Rien d’anormal. Car, soyons clair, tout se résume à une prise du pouvoir.

Jusqu’à récemment la conquête du pouvoir ne connaissait qu’un moyen : la conquête sexuelle et l’accès à la jouissance liée. Il semble que cette posture fût une nécessité biologique dictée par le besoin pour les humains (es) de se reproduire en quantité suffisante pour assurer leur pérennité.

Il est indéniable que la situation a changé.

La reproduction est devenue anormalement prolifique, la jouissance s’est déplacée vers d’autres supports que la simple sexualité, devenant peut-être moins vive mais certainement plus maîtrisable. Cependant la jouissance reste toujours intimement liée au pouvoir, le conquérant ou l’exerçant.

L’évolution à venir

Même si chacun n’en n’a pas la connaissance précise, l’étrangeté de l’humanité est que le groupe, appelé peuple par les démagogues, possède une sorte de préscience du futur et agit en conséquence.

Ici le futur c’est quoi ?

C’est la reproduction asexuée, ciblée et calibrée, sans chair porteuse.

Donc, évidemment, la suppression de la sexualité, de la jouissance sexuelle, du système actuel de pouvoir basé sur ces anciennes références.

Le nouveau pouvoir est à conquérir.

Nul ne sait quels en seront les ressorts et les clefs, mais les mal-puissants (es) se placent pour demain.

Il se trouve que, pressentant l’avenir mais agissant en fonction du passé, ce qui est le propre de notre condition d’humain, majoritairement les femmes pensent que la situation d’aujourd’hui est pour elle une chance à prendre pour demain.

Après la disparition annoncée de la sexualité telle que nous la connaissons, elles imaginent que va s’ouvrir un espace de liberté pour elles. Elles ont certainement raisons sur ce point.

Je pense par contre que personne ne peut, aujourd’hui, imaginer quel sera le moteur qui replacera la sexualité comme clef d’accès au pouvoir, que donc la guerre qu’elles déclenchent n’aura pas le résultat qu’elles en attendent, que c’est une guerre inutile de plus.

Mais une chose est sûre, elle sera totale et on sent bien que ses horreurs auront l’opportunité de dépasser tout ce que nous avons connu jusqu’à ce jour. C’est bien le moins que l’on puisse attendre de la quatrième guerre mondiale.

Et le fisc dans tout ça….. Bien cordialement. H. Dumas

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LE DROIT DE REPORT

Les rapports de force existent dans toutes les sociétés. Il serait insupportable qu’ils ne puissent pas être contestés, que la partie sous contrainte de l’autre ne puisse pas faire connaître son opinion, n’ait aucun moyen de pression pour lui donner vie.

Et pourtant, au début de l’ère industrielle il en était ainsi.

Le droit de grève non seulement n’existait pas mais en ses lieu et place le délit de coalition sanctionnait ceux qui voulaient se regrouper pour faire valoir leur opinion, équilibrer les forces, aller vers des droits plus équitables.

C’est Napoléon III qui, en 1864, supprima le délit de coalition et instaura le droit de grève.

Aujourd’hui, il ne nous parait pas imaginable que l’autorité patronale, publique ou privée, puisse diriger les masses salariales sans que celles-ci n’aient le droit de s’exprimer et notamment de faire pression sur les décisions qui les concernent au moyen du droit de grève.

Contrairement à ce que certains avancent, le droit de grève n’est pas une contrainte, il est l’élément essentiel de la paix sociale, sans lui les tensions s’exacerberaient jusqu’à la rupture et à la violence.

Par ailleurs, il n’est pas inhumain que celui qui possède le pouvoir coure le risque d’en abuser, c’est pourquoi il est légitime que celui qui le subit puisse expliciter les limites au-delà desquelles il n’accepte plus les ordres du pouvoir. Le contraire serait le fait d’une humanité parfaite, dont nous n’avons pas les clefs.

Cependant, il reste un domaine, même dans notre démocratie avancée, ou la partie dominée est totalement sans recours, à la merci de la partie dominante.

Vous voyez ou je veux en venir évidemment : oui, c’est le fisc, Bercy.

Bercy, qui ne devrait être rien de plus que le collecteur de l’impôt, prétend effectivement n’être que cela.

Cette position lui confèrerait, dit-il, un droit exorbitant pour la collecte, puisqu’il ne ferait qu’exécuter nos propres ordres émanant de nos représentants élus démocratiquement par nous-mêmes.

C’est donc nous, le fameux “peuple”, qui serions les responsables de la fiscalité qui nous tombe dessus. Quelle légitimité aurions-nous à la contester ?

Les contestataires, vus sous cet angle, ne sont que de mauvais joueurs, mauvais payeurs, fraudeurs même.

Oui, mais voilà.

Ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Nous votons bien pour des élus en apparence mais pas dans la réalité. En fait, nous votons pour des inconnus, en fonction d’une campagne électorale qui n’est qu’une publicité mensongère qui enverrait droit en prison tout industriel qui utiliserait les mêmes méthodes pour nous coller sa fabrication.

Bien plus, constitutionnellement ces élus n’ont aucun pouvoir sur le budget puisqu’ils ne peuvent voter aucune loi qui diminuerait les recettes de l’Etat.

J’ajouterai qu’ils n’ont ni le temps matériel ni la compétence pour intervenir réellement, efficacement, sur la mise en œuvre du budget de la France.

Le résultat

Bercy est la seule entité habilitée et prétendument compétente pour établir nos comptes publics. Cela personne en réalité ne l’ignore ni ne le conteste.

Mais alors, les pouvoirs exorbitants que réclame Bercy ne sont en aucun cas justifiés, l’absence de contrepouvoir est flagrante et inacceptable.

Cela nous entraine incontestablement vers un carnage programmé, c’est la théorie du bouchon de champagne, il faudra bien que le gaz s’échappe.

Le droit de grève s’impose.

Mais là, c’est retour à la case 1863, la grève de l’impôt est formellement interdite.

On ne voit pas poindre à l’horizon un Napoléon III pour rectifier le tir. Nous devons nous débrouiller par nous-mêmes.

Nous savons tous, au moins ceux qui lisent ce blog, qu’aucune action politique ou judiciaire ne peut s’opposer efficacement à Bercy et à ses calculs fiscaux ravageurs.

Nous devons gagner le droit de grève.

Bien sûr limité à des conditions raisonnables, par exemple exclusivement utilisable en cas de budget déficitaire, ou par une catégorie de population qui se considère comme surimposée donc anormalement exploitée.

Il ne faut pas rêver, ce droit ne sera pas accessible immédiatement et la grève de l’impôt pour ceux qui envisageraient de la faire quand même serait suicidaire.

Restons donc dans l’action plausible, raisonnable, efficace.

Le droit de report.

Cela, dans mon esprit, consisterait à ne pas payer l’impôt à la date voulue.

Il s’agirait de faire savoir à Bercy que tel impôt, payable à telle date, ne serait payé par les “grévistes” qu’un ou plusieurs mois plus tard.

Les motifs de ce report seraient clairement explicités, votés en assemblée générale des contribuables engagés.

Aucune illégalité à s’organiser ainsi.

Evidemment, une contrainte de dix pour cent serait immédiatement mise en œuvre par Bercy. Mais cette contrainte pourrait être contestée devant les tribunaux, permettant ainsi de porter devant eux les motifs mis en avant pour le report.

Le risque encouru est donc de 10% des sommes en jeu.

En ce qui me concerne je trouve que le prix à payer est raisonnable par rapport à la contestation, enfin réellement ouverte, que cette méthode apporterait.

Nous devrions objectivement pouvoir organiser cela à l’échelle du pays et enfin pouvoir exister et valider ainsi nos espoirs d’une fiscalité attentive aux contribuables, à leur santé économique et humaine.

Bien cordialement. H. Dumas

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Bercy Paper’s (l’Empire du Mal) suite …

J’ai entendu, ce samedi 06 janvier 2018, une chronique « économique » sur France Info la radio d’information permanente faisant partie du conglomérat des chaînes et radios publiques …(ici pour la version écrite de cette chronique).

On y annonçait de nouveau des révélations constituant une suite aux Panama Paper’s.

Le sujet : Il n’y a pas que les grosses sociétés qui fraudent il y a aussi les petits et en l’occurrence les commerçants et artisans !

On nous annonce qu’un cabinet Setti de Guingamp (Côtes d’Armor) créerait  à la chaîne des sociétés (le chroniqueur en annonce 2.000) au Royaume Uni (RU) pour permettre à des commerçants et artisans français d’échapper au RSI français !

En effet, ces commerçants et artisans, du fait de l’immatriculation au RU, échappent au RSI (régime social des indépendants) et au prélèvement de 45% de leurs revenus pour leur couverture sociale. Au RU cela leur coûterait 400 € par mois à condition de se faire soi-même la retraite par capitalisation.

Mais on nous annonce doctement, professeur d’université à l’appui, que c’est une vilaine fraude car les organismes de Sécurité Sociale ne font pas partie du secteur marchand et qu’on ne peut donc pas faire jouer la concurrence. Le commerçant ou l’artisan doit être affilié obligatoirement auprès de l’organisme français prévu à cet effet ; ce qui n’est rien d’autre que la thèse officielle de l’Etat français.

Et de fustiger le manque à gagner pour les caisses de Sécurité sociale et de retraite en question !

Je ne me prononcerai pas quant au fond de l’affaire mais ce que j’en sais c’est que le RSI a une réputation abominable. D’ailleurs Macron, tirant les conséquences de l’échec de cet organisme issu du regroupement des anciennes caisses, a décidé de le supprimer purement et simplement.

Peut-être concrétisera-t-il cette promesse ?

En tout état de cause, il ne s’agit nullement d’une révélation car on connaît surtout l’envers du décor et le combat des « échappés de la sécu » face à l’administration française. Car, en France, on n’a pas le droit de choisir son organisme de Sécurité Sociale ; on doit s’affilier obligatoirement à l’organisme mis en place par l’Etat (RSI) même s’il est cher, incompétent, avec des cotisations complètement farfelues voire complètement délirantes, qu’il n’y a pas d’interlocuteur, des procédures judiciaires interminables et des remboursements aléatoires et une retraite insignifiante.

De cela, les chroniqueurs de France Info n’ont pas parlé !

La chronique s’est terminée en estimant que ces pauvres commerçants et artisans se faisaient abuser par le cabinet Setti qui était en fait le seul bénéficiaire de ce montage ; lui-même domicilié à l’ile de Man catalogué paradis fiscal jusqu’à ce qu’il doive déménager sans laisser d’adresse; ce qui prouve bien la fraude !

Mais, il est sur que les salariés de France Info, radio publique vivant presque exclusivement des subventions issues de nos impôts, grassement payés par nos impôts (redevance TV), travaillant peu, assurés d’une confortable retraite à nos frais, sont tout à fait en mesure de jouer les moralisateurs en fustigeant des commerçants et artisans qui se battent contre un système oppresseur, spoliateur, injuste et incompétent.

En fait, le choix délibéré de France Info a été de prendre le problème sous l’angle de la fraude au lieu de le prendre sous l’angle de l’incurie d’un système administratif auquel les commerçants et artisans essaient d’échapper !

Par contre, je n’ai pas entendu parler des primes illégales versées ni de la fraude fiscale massive pratiquée à des montants extravagants par les hauts fonctionnaires de l’Empire du Mal (Bercy) tels que je les ai relatées dans mon article (ici) et du véritable paradis fiscal qu’ils se sont constitués en toute illégalité au sein même du pouvoir alors qu’ils prétendent appliquer avec dureté la loi fiscale au vulgum pecus.

Bien évidemment, nulle part mention du manque à gagner pour les caisses de SS et les impôts éludés !

Tronquer l’information et surtout parler des autres pour fustiger leur comportement sans rappeler la réalité des faits … ne relève pas de l’information mais de la propagande !

Bravo Mesdames et Messieurs de la radio publique, vous pratiquez vraiment l’information telle que la conçoit et la désire le Pouvoir.

Vous méritez bien votre réputation et ce n’est pas pour rien qu’on vous surnomme Bolcho Info ; vous n’êtes qu’un organisme de propagande au service (servile) du pouvoir !

Bien cordialement à tous

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Le weekend de la liberté 2017, dernières vidéos

Ici se clôt la série des vidéos enregistrées à Dax, au cours du weekend de la liberté organisé tous les ans, en Septembre, par le cercle Frédéric Bastiat et son sympathique Président Patrick de Casanove.

Traditionnellement des auteurs viennent à cette manifestation présenter leurs livres. Ce trois vidéos sont consacrées à trois d’entre eux.

Bien cordialement. H. Dumas

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UN BERCYPAPER’S ? L’EMPIRE DU MAL.

Voila, grosso modo, 30 ans qu’en toute illégalité les hauts fonctionnaires (à 95% des énarques) se sucrent allègrement et en toute impunité sur notre dos.
Le dos des contribuables, c’est-à-dire le votre et le mien.
Ces grands « argentiers » dont l’intégrité, l’honnêteté et le dévouement pour la France devraient être fondamentalement exemplaire ont pris quelques accommodements avec la morale.
Cette morale, apparemment ne les concernent pas car ils font partie de « l’Elite » et ont la leur propre qui n’a rien à voir avec la notre, celle des pimpins.
Celle-ci leur dicte, tout d’abord, de se remplir les poches.
Ils ont à leur disposition une corne d’abondance, nouvelle version : le Trésor Public.
Picsou, lui-même n’aurait pu rêver mieux même dans ses fantasmes les plus fous.
Un coffre inépuisable, dans lequel, si on fait partie de la nouvelle nomenklatura « républicaine », l’initié peut puiser à pleines mains sans que quiconque y trouve à redire.

La beauté du truc, c’est que le clan se contrôle lui-même.
En deux mots  c’est du gâteau et  le bon peuple n’y voit que du feu.
On peut toujours lui faire croire à son dévouement et à son sens de l’Etat.

30 ans ou plus que cela dure.
Depuis plus ou moins Pompidou, le dernier Président à avoir eu ce sens.

Après lui l’Ena a pris le pouvoir et se fut d’une façon ou d’une autre la curée sur les deniers de l’Etat.
Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes doré lorsque, coup de tonnerre, 2 articles paraissent.
Un dans le Point du 2 janvier 2018 par Jean Nouailhac « Bercy : petits secrets et gros salaires » article repris et complété  par Philos sur ce blog « Bercy, l’empire du mal et la citadelle de tous les abus » (https://www.temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/ ).

Ces articles vous font tomber littéralement sur le « cul » car en les lisant vous vous apercevez d’un seul coup que vos impôts servent à tout autre chose que ce à quoi vous pensiez.
Déjà vous n’aviez pas, comme moi, une haute opinion de « ces gens là », mais là c’est le pompon, ils prennent (de plus en plus souvent par la force) votre argent pour en mettre une bonne partie, au chaud, dans leurs poches.
Ils s’octroient, de leur propre chef, de faramineuses et récurrentes primes, évidemment,  exonérées d’impôts que personne, extérieure à leur cercle du pouvoir, n’ose contrôler et même un élève de CM2 comprend aisément pourquoi.
Cette coutume que Bercy a élevée en religion (de caste) est dénoncée parfois par quelques prêcheurs du désert, comme Bernard Zimmern, désert médiatique bien sûr, et comme un soufflé mal cuit le « prêche » retombe aussi sec grâce à l’indifférence (voulue) des médias dont peu de journalistes sont susceptibles de décrocher, par leur complaisance, le prix Albert Londres.
Pauvre Albert, il doit se retourner dans sa tombe lorsqu’il voit ce qu’est devenu son métier.

Vous saviez déjà que la France était une république bananière avec un niveau de corruption assez top, 23eme au classement 2017 de l’ONG Transparancy.
C’est un beau score pour le pays qui se gargarise du matin au soir  d’être le pays des droits de l’homme.

Nous connaissions l’économie de « connivence » qui est devenu la règle en France grâce aux énarques disséminés à tous les postes clé, mais nous pensions que tout n’était pas entièrement pourri dans le joli royaume de France.
Nous étions et nous sommes toujours assommés d’impôts et de taxes (médaille d’or mondiale) mais nous pensions que c’était pour la bonne cause.
Tous ceux-ci servent à remplir le coffre.
En cas de besoin, et cela arrive plus souvent qu’à son tour, une floppée de hauts fonctionnaires bercyniens  pondent un nouvel impôt ou une nouvelle taxe, en prenant un prétexte imparable : le Bien Commun.
Nous présumions que  nos dirigeants ne savaient pas vraiment compter et qu’ils n’avaient aucune notion de comptabilité mais nous étions bêtement persuadés que nous avions les hauts fonctionnaires intègres de Bercy qui, eux,  veillaient au grain.
Ca pour veiller aux grains, ils veillent aux grains.
C’est un plaisir de les voir œuvrer à leurs bonnes œuvres.
Encore un mythe d’honnêteté qui s’effondre…

La Cour des Comptes, ceux que le bon peuple de Macron appelle « les Sages » ont osé émettre des critiques à plusieurs reprises.
Peine Perdue.
C’est comme de “pisser” dans un violon!

Nos hauts fonctionnaires de Bercy continuent allégrement, comme si de rien n’était, à se gaver avec nos sous.

Philos : «  nous avait appris que Bercy comptait « à lui seul 193 des 219 fonctionnaires les mieux payés de France », et que « les administrateurs des finances y gagnent entre 15 000 et 20 000 euros par mois  »
Et que font ces super  « intelligents » super payés ? Ils vous préparent d’autres impôts et taxes.
C’est  l’empire du Mal et les Jedis sont aux abonnés absents.
Pour le moment.

Ça y est vous avez enfin compris ?

E.Bolling

PS :  Avant que l’encre de ce papier ne soit sèche, tout cela est déjà tombé dans l’oubli. Ce n’était qu’une tempête dans un verre d’eau…

RAPPEL : MOBILISONS NOUS.
SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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Nous glissons lentement vers l’Etat totalitaire !

L’actualité est tellement chargée qu’on a du mal à en suivre le rythme !

Le nouveau sujet du jour : les Fake News (fausses nouvelles) circulant sur Internet !

Macron, lors de ses vœux à la presse, a estimé, à leur propos, que désormais cela suffisait et qu’il fallait légiférer en vue de stopper ce phénomène !

Tout le monde a pu observer que la presse main stream (quotidiens nationaux et régionaux papiers) et la télévision (publique et privée) étaient ultra complaisantes voire carrément laudatives pour Macron et ses collègues !

Le problème est que la presse main stream est incapable de s’adapter à la mutation technologique générée par Internet et est à l’agonie. Elle ne survit que grâce à de grasses subventions (payées par nos impôts) sans lesquelles nombre de journaux auraient purement et simplement disparu (ce qui fait que vous êtes abonnés sans le savoir à des journaux que vous ne lisez pas ou dont vous ne partagez pas les opinions) !

Et, fatalement, on ne mord pas la main qui vous donne à manger !

Seulement, visiblement, la propagande déversée tous les jours à la télévision et par cette presse n’est pas suffisamment efficace car il y a quand même des voix discordantes qui osent affirmer des choses que le pouvoir et la clique ne veulent pas entendre.

Et le vecteur de ces voix discordantes est Internet !

C’est pourquoi, Macron par une espèce de pirouette intellectuelle, a décidé, au nom de la liberté de la presse, de s’en prendre aux Fake news ;  ces nouvelles pas toujours vraies ou ces fausses nouvelles qui circulent sur Internet ; car le nœud du problème est que les politiciens ne contrôlent pas Internet et que ce que s’y dit ne leur est pas toujours favorable !

Macron a donc évoqué la liberté de la presse et la nécessaire protection des citoyens (contre de pareils dangers) pour en arriver au but fixé : contrôler l’information ou les informations qui circulent pour l’instant sans contrôle sur Internet !

Le problème est que lorsque l’Etat se mêle de nous protéger, il en résulte toujours une diminution de nos libertés !

On a beau nous expliquer que c’est pour notre bien mais ce n’est pas vrai !

La vérité, beaucoup plus prosaïque, est qu’ils veulent se protéger EUX … car Internet serait (selon eux) l’endroit où les hommes publics de pouvoir et de presse sont insultés toute la journée ; ce qui est bien entendu intolérable (à leurs yeux) !

Alors, il est vrai qu’ il circule sur Internet tout un tas d’informations, vraies ou fausses ; qu’Internet est le lieu de toutes les croyances, même les plus ineptes, de sites conspirationnistes voire révisionnistes mais, en décidant de légiférer, le pouvoir décide d’opérer en amont un tri entre les informations afin de ne vous laisser accéder qu’à celles agréées par lui ; sans vous laisser le choix de vous faire une opinion !

Internet est en fait une forme de démocratie informelle qui permet de pallier les insuffisances de notre démocratie républicaine entièrement contrôlée par l’Etat !

Au lieu de laisser à la population le choix de la responsabilité et de la liberté des sources d’information, le pouvoir choisit la déresponsabilisation de la population et il suffira alors de régler le tamis du filtre de l’information dite légitime pour adapter et augmenter le tri ; ce dont l’administration et le pouvoir ne se priveront évidemment pas !

On peut même penser que, du jour au lendemain, des sites tels que Témoignage Fiscal, très critiques envers le pouvoir et l’administration, dans lequel les abus et les travers de l’administration sont dénoncés, pourront se retrouver interdits pour des raisons « forcément légitimes » de protection de la population dont l’esprit doit être préservé des « opinions déviantes » !

L’Etat Orwellien (lisez « 1984 » de George Orwell un roman d’anticipation écrit dans les années quarante qui décrit très précisément et de manière stupéfiante le mode de société vers lequel nous nous dirigeons) continue donc sa mise en place !

Après la traque fiscale, le prélèvement à la source, la police fiscale (Tracfin), la culpabilisation écologique, le politiquement correct, le contrôle de la population poursuit sa mise en place via une police de la pensée visant à contrôler l’information (vraie ou fausse) circulant sur Internet !

Car, qui contrôle l’information, contrôle la population !

Evidemment, on y mettra des formes « légales » c’est à dire qu’il y aura bien entendu un juge pour appliquer la Loi et opérer le tri entre les sites autorisés et ceux qu’il faudra interdire ; mais il ne faut pas se faire d’illusions quant à cette garantie qui ne sera que de pure forme !

On se retrouve en fait face à un phénomène typiquement lié au développement de la « sur administration » c’est à dire de la domination hégémonique de l’administration sur tous les aspects de notre vie !

On s’oriente donc progressivement, mais insidieusement, vers un système totalitaire où nous n’aurons même plus le droit d’avoir une opinion différente car l’Etat va contrôler qui a le droit de dire quoi et quand ; c’est à dire que l’on va vous distiller une information soigneusement triée sur le volet et agréée par le pouvoir !

Ou, pour dire les choses différemment, l’Etat veut contrôler les croyances et faire en sorte que la population ne croit qu’à ce que la clique au pouvoir a décidé qu’elle devait croire ; ce qui est évidemment beaucoup plus confortable !

Ce faisant, on se rapproche dangereusement de la notion de délit d’opinion qui n’existe pas dans notre droit !

Il s’agit évidemment d’une atteinte gravissime et sournoise à notre liberté et il est désespérant de constater que nos « prévisions » les plus pessimistes se réalisent.

Il n’y a guère que l’Etat nazi qui ait fait mieux ou … pire dans le contrôle des populations !

Mais puisqu’on nous dit que c’est pour notre bien !

N’hésitez pas à partager cet article !

Bien cordialement à tous !

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Les pieds nickelés (suite)

Je me permets d’apporter quelques précisions complémentaires à l’article d’Henri Dumas paru ce jour.

France stratégie est un machin administratif chargé de proposer des idées …

Bien évidemment, ses membres ne sont que des fonctionnaires ou universitaires qui ne connaissent rien de la vie réelle ; assurés qu’ils sont de percevoir un salaire confortable payé par nos impôts !

La solution proposée ne sera pas nécessairement retenue par le pouvoir … ce n’est qu’une piste de réflexion !

Néanmoins, le sujet abordé reste toujours le même : LA DETTE COLOSSALE de l’Etat et l’impossibilité de la réduire car, pour des raisons clientélistes, idéologiques, structurelles, démagogiques, l’Etat ne peut pas réduire ses dépenses !

Bien évidemment, le constat fait de la cause de la dette de l’Etat est faux mais des fonctionnaires ne peuvent pas considérer qu’un Etat qui les nourrit dépense trop !

Pour faire face à cette dette, il n’y a que 5 solutions qui peuvent être combinées entre elles.

  • Améliorer la collecte des impôts,
  • augmenter les impôts,
  • réduire les dépenses,
  • faire défaut sur la dette partiellement ou en totalité,
  • augmenter le patrimoine gageable de l’emprunteur !

L’amélioration de la collecte est en bonne voie avec les différentes mesures prises ces derniers mois ; le tout ressemblant à s’y méprendre à une véritable opération de traque fiscale ! Voir mon article à ce propos (ici).

L’augmentation des impôts est la solution préconisée par l’Empire du mal (Bercy) mais ceux-ci sont déjà à un montant très supérieur à la moyenne européenne … on ne peut donc pas continuer dans ce sens sans provoquer une fuite fiscale (exil fiscal) à l’effet totalement contre-productif. En effet, à dépenses constantes, s’il y a moins de contribuables, il faut augmenter les impôts de chacun ; ce qui va provoquer … une fuite fiscale ! C’est l’histoire du chien qui court après sa queue !

Faire défaut (partiellement ou en totalité) sur la dette est la solution ultime et elle n’est pas envisageable car d’une part ce serait une trop grande responsabilité devant l’Histoire (notre dernier défaut remonte à 1797 après le fameux épisode des assignats) et d’autre part cela aurait pour conséquence de nous fermer la porte du crédit pour 50 ans ; sans compter que ce serait la faillite de l’Etat providence et l’impossibilité de payer les salaires des fonctionnaires, les retraites, les allocations … la fin de l’Etat clientéliste et la perte de contrôle du pouvoir par la clique qui contrôle actuellement le système !

Reste donc la dernière solution.

On sait que le patrimoine de l’Etat est négatif du fait des dettes accumulées c’est à dire qu’il y a plus dettes que d’actif ! Pour augmenter la capacité d’emprunt de l’Etat, il faut donc augmenter sa solvabilité ; d’où cette idée de France Stratégie. Ce serait une sorte d’hypothèque légale sur notre patrimoine …

L’idée reste en suspens. Elle pourra être utilisée éventuellement sous cette forme ou sous une autre ; étant entendu que l’existence d’une hypothèque légale implicite sur votre patrimoine vous met totalement à la merci d’un Etat aux abois !

Une hypothèque est ce qu’on appelle en droit une « sûreté » dont on peut obtenir l’exécution forcée … c’est à dire qu’on peut saisir et vendre votre maison pour vous contraindre au paiement ! (réalisation de l’hypothèque).

Et les sûretés sont faites pour être utilisées …

Il y a juste un détail qui bloque pour l’instant cette option : En l’état actuel du Droit, elle est inconstitutionnelle car elle porte atteinte au droit de propriété énoncé par la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 qui a valeur constitutionnelle.

Mais, bien entendu, une modification constitutionnelle est toujours possible … et je ne suis pas sûr qu’on puisse compter sur les députés pour s’y opposer.

La spoliation reste donc à l’étude et détenir un patrimoine en France va devenir un exercice périlleux !

Bien cordialement à tous.

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Les Pieds Nickelés préparent le casse du siècle

Pierre, un ami lecteur de longue date, me fait parvenir le document joint, élaboré par France Stratégie, la crème de la crème de nos technocrates, l’imagination en fusion, notre marc de café administratif, nos lendemains planifiés, nos pythies contemporaines :

“Comment assurer la résorption des dettes publiques en zone euro”

Je vous propose de cliquer sur ce titre qui fait lien, puis d’imprimer le document (10 pages), et enfin de le mettre sur votre table de chevet pour l’avoir sous la main et le réviser tous les soirs, tant il est difficile à croire.

Nous allons donc en parler, mais avant deux définitions de base utiles à sa compréhension.

Le peuple : abstraction. Nom donné à un groupe de prisonniers humains.

La prison peut être une croyance. Par exemple le peuple de gauche qui ne peut penser autrement qu’à gauche, le peuple de droite qui lui ne peut penser qu’à droite, le peuple chrétien fatalement catho, le peuple musulman, etc…

La prison peut être un territoire délimité par des frontières. Le peuple sera alors défini par le nom de sa prison territoriale. Par exemple les Allemands, les Français, les Italiens, etc… Chacun devant se soumettre à la pensée unique de son territoire, aux chaines de ses règlements.

Le peuple, contrairement à ce qui est souvent avancé, n’est pas souverain. Il est bêtement prisonnier d’un territoire ou d’une pensée, voire des deux.

Le peuple n’est pas une somme d’individus libres. Il est une masse compacte cimentée par des oppresseurs qui, eux, sont libres et s’octroient sur les individus un droit de vie ou de mort.

L’Etat : abstraction. Nom donné à rien.

L’Etat n’existe que pour permettre à un petit groupe de prétendre qu’il le représente. Ce groupe peut être si infime qu’il n’est qu’un, Louis XIV. Ou, un peu plus vaste il se fait alors appeler  la démocratie et peut être composé de plusieurs milliers d’individus.

Mais, dans tous les cas, les seuls qui sont à prendre en compte sont ceux qui tiennent les cordons de la bourse, qui dépensent l’argent du peuple à leur profit, soi-disant au nom de l’Etat. Le reste n’est que poudre aux yeux.

Avant 1789 il s’agissait de la noblesse, environ 10.000 familles, dont moins de la moitié accédaient à l’argent public, mettons 5.000.

Aujourd’hui le décompte pourrait être le suivant :

                     1.266 EPCI, soit                  3.798 ordonnateurs

                     101 Départements                 303 ordonnateurs

                     18 Régions                                54 ordonnateurs

                     30 organisme d’Etat                 90 ordonnateurs

                                          Mettons donc   4.245 ordonnateurs    allez, environ 5.000.

Donc, rien de changé, une constante de 5.000 poilus qui s’octroient le droit dépenser l’argent du peuple, en réalité notre argent, à partir des deux abstractions le peuple et l’Etat, auxquelles ils prétendent nous rattacher.

Alors que chaque jour qui passe nous sommes bien placés pour constater que nous ne sommes ni une part du peuple ni une part de l’Etat. Nous ne sommes que nous, seuls en ce monde, ce qui ne serait déjà pas si mal si l’on nous lâchait la grappe, si l’on nous rendait notre liberté.

Revenons à nos Pieds Nickelés. Qui sont-ils ?

Ribouldingue, l’animateur, a fait des études de droit à Montpellier. Aussitôt fini il s’est installé dans le fromage. Il est ou a été : chef du département Économie-Finances de France Stratégie. Précédemment membre du cabinet du secrétaire d’Etat au Commerce extérieur et chargé de mission auprès du chef économiste de la DG Commerce extérieur à la Commission européenne, il a également travaillé au ministère britannique pour les Entreprises, l’Innovation, l’Enseignement supérieur et la Formation (BIS) ainsi qu’à à la direction du Trésor en France. Docteur en économie de l’université de Montpellier, ses travaux portent plus particulièrement sur les questions européennes et d’économie internationale.”

En clair, il n’a jamais vu une entreprise, n’a jamais eu de responsabilités personnelles, n’a jamais pris de risque économique. Comment comprendrait-il quelque chose au monde de l’économie réelle ?

Il a constaté un truc, quand même : ” le niveau élevé des dettes publiques et les écarts importants de ce point de vue entre pays européens, qui cristallisent les oppositions….. la résorption des dettes publiques constitue une condition nécessaire pour parvenir à une architecture   saine, solide et durable pour la zone euro” . Bon.

Visiblement, ce qui le désespère, sans que, bizarrement, il se sente concerné, ce sont les dettes publiques. Ce sont pourtant lui et ses amis qui les ont contractées, non ?

Pas vu par lui, il n’y est pour rien, ce sont ces salauds de banquiers et de propriétaires immobiliers les responsables : “Pour certains pays, elle résulte d’une longue dérive des finances publiques avant la crise, rendue possible par une certaine myopie des marchés financiers, que les mécanismes européens de supervision n’ont pas réussi  à contrecarrer. Pour d’autres, elle est liée à l’éclatement de bulles immobilières et au réajustement de secteurs bancaires surdimensionnés, qui ont conduit à « nationaliser » les pertes et ont anéanti des pans entiers de l’activité économique, jusqu’alors riches en emplois et générateurs de  recettes fiscales.”                            

Un Etat trop dépensier ? Il n’est pas au courant.

Jusqu’ici vous me direz : “pas de casse du siècle, juste de la langue de bois”.

Le casse nous y arrivons un peu plus loin. En fait il y a trois propositions de casse. Nous sommes face à des truands chevronnés, pas des amateurs.

1er casse proposé : le holdup de l’argent du voisin plus riche

“La première consiste à ce que les États de la zone euro s’engagent conjointement à soutenir un pays, en cas de conjoncture difficile, pendant que celui-ci procède aux efforts nécessaires pour assainir sa situation budgétaire. Cet effort de solidarité de tous, qui resterait circonscrit et conditionnel aux efforts accomplis par l’État aidé, renforcerait l’adhésion collective à la démarche de redressement des finances publiques et la crédibilité de la trajectoire de réduction de la dette.”

Ici il s’agit de faire payer le voisin économe, la fourmi. Elles ne sont que deux en Europe, l’Allemagne et la Finlande. Pendant que les cigales sont huit et que deux autres ne sont ni fourmi ni cigale.

Je pense qu’il va falloir les braquer armes à la main nos voisins fourmis. Ils ne vont pas donner leurs économies comme ça. Ce n’est pas gagné.

2er casse proposé : le pillage sur place, notre pillage à nous par eux.

“Concomitamment à l’augmentation des dettes publiques, les vingt dernières années ont été marquées par une forte progression du patrimoine des ménages en Europe, en particulier immobilier, avec une distribution très inégale de cet enrichissement. Ceci ouvre une deuxième voie qui permettrait à un État excessivement endetté de décréter qu’il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels à hauteur d’une fraction limitée de leur valeur. Il deviendrait ainsi créditeur d’une somme annuelle, correspondant à la rémunération du droit d’occupation du sol. Tout propriétaire pourrait différer son paiement, dont le montant cumulé interviendrait alors au moment de la vente ou de la transmission du bien”

Alors là, trop fort. L’idée c’est de nous punir d’avoir économisé, pendant que lui et ses potes se la coulaient douce en empruntant pour acheter les électeurs et pérenniser leur situation de “se la coulant douce”.

Je crains pour eux, pour cette idée fumeuse. Ce ne seront pas les riches propriétaires qui vont payer, ils sont partis ou vont partir, ce seront les pauvres couillons, vous et moi, qui allons nous faire voler nos maisons, mais aussi nos libertés, nos nids, notre vie. C’est incroyable.

Est-ce l’objectif sous-tendu par M. Macron lors de l’annonce de la suppression de la taxe d’habitation ? J’ai du mal à l’imaginer, ce serait de mon point de vue anticonstitutionnel. Mais, qui sait ?

S’ils le font, là je crois qu’ils vont se faire descendre grave. Ce ne sera pas un flic par-ci par-là, quelques voitures brulées pour rire. Enfin, on verra…..

3er casse proposé : la fausse monnaie

“Enfin, la troisième voie reposerait sur la recherche d’un soutien auprès de la Banque centrale européenne. Celle-ci rachèterait une partie de la dette obligataire des États européens trop endettés et garderait ces titres à son bilan en les transformant en obligations perpétuelles non porteuses d’intérêt.”

Un gros avantage à ce casse, c’est qu’ils ont la vraie machine à faire de la fausse monnaie. Pas besoin de vendre le billet de 500€ au prix de celui de 300€ en raison des risques lors de l’écoulement.

Leur fausse monnaie va passer comme un seul homme dans la boite qui éclaire les billets discrètement sur les genoux de la caissière à la caisse des supermarchés.

Conclusion

Je me demande ce que l’on peut conclure de gangsters de ce niveau ?

Je présuppose que 95% de la population ne peut pas déchiffrer le drame que serait leur vie après de telles décisions. Plus de maison familiale, plus de protection du capital, plus de frein à l’emprise de l’Etat sur notre vie, retour à la case serf des puissants.

Tout ça pour ça….. et personne pour l’expliquer, pire… pour le comprendre.

Aux armes citoyens, formez vos bataillons, marchons…..

Bien cordialement. H. Dumas

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COMMENT LES FERMIERS GÉNÉRAUX DE BERCY VOUS CERNENT.

Un vieil ami lecteur du blog nous a envoyé ce petit cadeau de Noël que les hauts fonctionnaires de Bercy, les nouveaux fermiers généraux issus de la ferme générale, l’ENA, nous ont concocté, le plus discrètement possible avec le silence assourdissant de médias,  pour qu’aucun contribuable n’échappe à leur pillage.
Leur survie financière, comme vous le savez, en dépend. ( voir l’article de Philos: https://www.temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/)
Comme chacun le sait en France, le provisoire veut dire, en langage langue de bois, définitif.
Vous allez être fliqué comme jamais, mais ça vous vous en doutiez.
Mais pas à ce point. 

Ici s’arrête la liberté.
Même les fonctionnaires vont passer à la gamelle.
Bercy va rentrer avec tous ses outils informatiques et son dernier algorithme inventé par leur docteur Mabuse, qui fouille votre vie jusque dans vos toilettes (et même plus).
Voir aussi l’article de Philos https://www.temoignagefiscal.com/traque-fiscale-et-regression-democratique-faites-vous-confiance-a-ladministration/

Votre cadeau, vous allez voir, il est super sympa. Vous en redemanderez :

Arrêté du 28 août 2017

Haut du formulaire

JORF n°0265 du 14 novembre 2017
texte n° 56

Arrêté du 28 août 2017 modifiant l’arrêté du 21 février 2014 portant création par la direction générale des finances publiques d’un traitement automatisé de lutte contre la fraude dénommé « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes »

NOR: CPAE1728989A

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/8/28/CPAE1728989A/jo/texte
Le ministre de l’action et des comptes publics,
Vu le code général des impôts, notamment ses articles 1741 et 1743 ;
Vu le livre des procédures fiscales, notamment ses articles L. 10, L. 81 et L. 229 à L. 231 ;
Vu le code pénal, notamment ses articles 313-1 et suivants ;
Vu la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, notamment ses articles 26 et 30 ;
Vu l’arrêté du 21 février 2014 portant création par la direction générale des finances publiques d’un traitement automatisé de lutte contre la fraude dénommé « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes » ;
Vu la délibération n° 2017-226 du 20 juillet 2017 portant avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés,
Arrête :

Article 1 En savoir plus sur cet article…
A l’article 1er de l’arrêté du 21 février 2014 susvisé, les mots : « de la mission Requêtes et Valorisation » sont remplacés par les mots : « du bureau en charge de la programmation et de l’analyse des données ».

Article 2 En savoir plus sur cet article…
A l’article 2 de l’arrêté du 21 février 2014 susvisé, les troisième, quatrième et cinquième alinéas sont remplacés par les dispositions suivantes :
« Le traitement est mis en œuvre :
«-à titre pérenne, pour les fraudes relatives aux professionnels ;
«-à titre expérimental, pour une durée de deux ans, pour les fraudes relatives aux particuliers.
« Les traitements mis en œuvre peuvent utiliser, d’une part, à titre pérenne les données des professionnels et des personnes physiques en lien avec une entreprise et, d’autre part, à titre expérimental les données des particuliers sans lien avec une entreprise, contenues dans la base. »

Article 3 En savoir plus sur cet article…
L’article 3 de l’arrêté du 21 février 2014 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. 3.-I.-Les données à caractère personnel traitées sont :
« 1° Identification des personnes physiques et éléments de situation professionnelle et économique :
«-données d’identification civile et fiscale ;
«-coordonnées postales, téléphoniques et électronique ;
«-statut et qualité dans une entreprise, dates associées, relations financières avec une entreprise, le cas échéant ;
« 2° Identification des entreprises et éléments de situation professionnelle et économique :
«-identifiants et données d’identification ;
«-informations relatives à l’activité et au fonctionnement (sur le territoire national ou international) ;
«-informations financières et de participation ;
«-informations comptables et fiscales ;
«-données du journal d’annonces légales et des tribunaux de commerce ;
« 3° Informations d’ordre économique et financier des personnes physiques :
«-données fiscales issues des déclarations et des obligations fiscales annuelles ;
«-données bancaires et données patrimoniales ;
«-données et indicateurs internes à l’administration fiscale ;
« 4° Informations d’ordre économique et financier des entreprises :
«-données fiscales issues des déclarations et des obligations fiscales annuelles ou mensuelles ;
«-données bancaires et données patrimoniales ;
«-données et indicateurs internes à l’administration fiscale ;
« 5° Informations externes :
«-données issues d’autres administrations, nationales et étrangères, et données en provenance d’organismes sociaux ;
«-données provenant de bases privées (états financiers standardisés, information sur les sociétés implantées à l’étranger, indicateurs financiers, données d’identification des personnes en lien avec ces entreprises) ;
« 6° Informations sur le dossier renseignées en retour par les agents des services de la direction générale des finances publiques chargés de la recherche, de la programmation ou du contrôle fiscal des particuliers ou des professionnels.
« L’utilisation d’une donnée, qu’elle soit interne ou externe, est conditionnée par sa pertinence et par sa qualité pour analyser le type de fraude explorée.
« II.-Font l’objet d’une journalisation qui se traduit par la conservation, pour chaque connexion, de l’identifiant de l’auteur, des références des éléments utilisés et de la nature des actions effectuées ainsi que de la date et l’heure de la consultation :
«-les interrogations effectuées par les agents du bureau en charge de la programmation et de l’analyse des données ;
«-les consultations par les agents des services déconcentrés de la direction générale des finances publiques des données dont ils sont rendus destinataires, conformément aux dispositions de l’article 5. »

Article 4 En savoir plus sur cet article…
Après l’article 4 de l’arrêté du 21 février 2014 susvisé, il est inséré un article 4-1 ainsi rédigé :
« Art. 4-1.-Les informations traitées sont issues :
« 1° Des applications de consultation, de gestion et de contrôle fiscal de la direction générale des finances publiques suivantes :
«-le référentiel des personnes physiques et morales (PERS) ;
«-le référentiel des occurrences fiscales et des adresses (OCFI)
«-le fichier des comptes bancaires (FICOBA) ;
«-le traitement des opérations d’abonnement en ligne pour les entreprises (OPALE) ;
«-la base nationale des déclarations fiscales des professionnels et des informations relatives à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (E-PRO) ;
«-le compte fiscal des professionnels (ADELIE) ;
«-le traitement de tenue du fichier des redevables professionnels et de gestion des opérations de recouvrement (MEDOC) ;
«-le compte fiscal des particuliers (ADONIS) ;
«-le traitement de l’impôt sur le revenu (IR) ;
«-le traitement de suivi des échanges des déclarations d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) papier ;
«-le traitement de gestion de la taxe d’habitation (TH) ;
«-le traitement de gestion décentralisée de la documentation cadastrale (MAJIC 3) ;
«-la base nationale des données patrimoniales (BNDP) ;
«-le traitement de gestion du recouvrement contentieux de l’impôt direct (RAR) ;
«-le traitement de gestion du recouvrement contentieux des impôts et d’aide à l’organisation du contentieux de recouvrement (RSP) » ;
«-le traitement de consultation des moyens de paiement automatisés (COMPAS) ;
«-le traitement de simplification de la gestion des informations de recoupement (SIR) ;
«-le traitement d’aide à la sélection et au contrôle des dossiers des professionnels (SIRIUS PRO) ;
«-le traitement d’aide à la sélection et au contrôle des dossiers des particuliers (SIRIUS PART) ;
«-la base nationale des liens d’associés et de dirigeants existant entre les personnes physiques et morales et les sociétés (TSE) ;
«-le traitement de suivi du contrôle fiscal (ALPAGE) ;
«-le fichier des contrats de capitalisation et d’assurance vie (Ficovie) ;
«-le traitement d’échange automatique des informations (EAI) ;
« 2° Des données issues d’autres administrations, nationales et étrangères, et données en provenance d’organismes sociaux ;
« 3° Des données provenant de bases privées. »

Article 5 En savoir plus sur cet article…
L’article 5 de l’arrêté du 21 février 2014 susvisé est remplacé par les dispositions suivantes :
« Art. 5.-Les informations traitées sont consultables sur un serveur de la direction générale des finances publiques par les personnels habilités du bureau en charge de la programmation et de l’analyse des données.
« Sont rendus destinataires des données personnelles strictement utiles à leur mission et conformément au principe du besoin d’en connaître les agents territorialement compétents chargés :
«-de la gestion, de la programmation et du contrôle des dossiers des professionnels ;
«-de la programmation et du contrôle des dossiers des particuliers. »

Article 6 En savoir plus sur cet article…
Au premier alinéa de l’article 6 de l’arrêté du 21 février 2014 susvisé, après les mots : « loi du 6 janvier 1978 modifiée » sont insérés les mots : « sauf en ce qui concerne les données issues des applications de consultation, de gestion et de contrôle fiscal de la direction générale des finances publiques pour lesquelles les droits d’accès et de rectification s’exercent auprès du centre des finances publiques dont relève le requérant ».

Article 7 En savoir plus sur cet article…
Le directeur général des finances publiques est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 28 août 2017.
Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général adjoint des finances publiques,

V. Mazauric

Bonne survie.
E.Bolling

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Bercy, l’Empire du mal et la citadelle de tous les abus !

Nous dénonçons régulièrement, dans ces colonnes, les abus fiscaux de Bercy ; autre nom du ministère des finances.

Jean Nouailhac dans un article du magazine LE POINT de ce 02 janvier 2018, malheureusement réservé aux abonnés, décrit une situation complètement incroyable et totalement hors normes !

Je vous en délivre le texte à votre appréciation !

« Tout commence le 25 août 1995 lorsque le Premier ministre de l’époque, Alain Juppé, met à la porte du ministère des Finances le libéral Alain Madelin et le remplace par le centriste Jean Arthuis. Deux ans plus tard, ce dernier quitte Bercy à son tour, puis écrit un livre de souvenirs, Dans les coulisses de Bercy. Le cinquième pouvoir (Albin Michel 1998), comportant quelques anecdotes savoureuses et grinçantes sur les hauts fonctionnaires des Finances, les vrais patrons de ce colossal coffre-fort « aux allures staliniennes ».

Bernard Zimmern, fondateur et président d’honneur de l’Ifrap, qui a écrit également un essai, Changer Bercy pour changer la France (Tatamis, 2014), y rappelle que Jean Arthuis avait dû attendre six mois pour avoir le droit de consulter la liste des 200 plus hauts salaires de son ministère – et encore, elle lui avait été fournie sur du papier chimique non photocopiable. Zimmern parle du livre d’Arthuis comme d’un « témoignage de première main, à la fois fascinant et terrifiant » sur une « chasse gardée très protégée ».

Vingt ans après son arrivée à Bercy, l’ancien ministre centriste, dans une interview à L’Opinion, parle encore et toujours de ce château fort très secret qui abrite « une vraie légion romaine, à la fois loyale et experte », mais qui « fonctionne en silo » et dont « la culture d’opacité est solidement ancrée ». Et on finit par comprendre que les occupants permanents de Bercy ont des choses importantes à cacher à leurs ministres et à leurs concitoyens.

Dans cette énorme caserne […], la première règle est de ne rien laisser filtrer à l’extérieur », raconte Bernard Zimmern, qui a vécu de près « le coup de tonnerre du 10 janvier 2000 » lorsque la Cour des comptes, dans un rapport spécial sur les rémunérations dans la fonction publique, découvre que « le ministère le moins scrupuleux dans l’application des règles des finances publiques est le ministère des Finances », dont les dignitaires s’attribuent des primes injustifiées. Plus grave, alors qu’ils sont chargés d’édicter et de surveiller la régularité des dépenses de l’État, 70 % de leurs primes « n’ont aucune base légale et ce pourcentage atteint 100 % dans le service des impôts (hors cadastre), et une grande partie de ces primes ne sont pas déclarées dans les déclarations d’impôts ».

Un énorme dossier de « corruption passive » selon Zimmern est ainsi révélé par la Cour des comptes grâce à la détermination sans faille de Pierre Joxe, son premier président. Après divers remous médiatiques et quelques décrets légalisant ces « indemnités » litigieuses au lieu de les supprimer, que croyez-vous qu’il arriva ? L’opacité l’emporta. Mais la Cour des comptes veillait : après deux enquêtes successives en 2010 et 2011 qui avaient pointé de nouveau le caractère « irrégulier » de certains avantages salariaux, son énième rapport sur la question vient d’être rendu public juste avant Noël sous la forme d’un référé qui, cette fois, met vraiment les pieds dans le plat.

Pour leur enquête, les juges de la rue Cambon ont décortiqué les salaires et revenus de plus de 750 hauts fonctionnaires de Bercy sur la période 2013-2015, et le bilan de leurs travaux est glacial. Il y est question de la « persistance de pratiques indemnitaires irrégulières, notamment de dispositifs de rémunération sans base juridique » et d’indemnités « sans fondement légal », c’est-à-dire illégales en langage ordinaire. Ils ont aussi constaté que 104 des 150 plus hautes rémunérations de Bercy sont perçues par des cadres supérieurs de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), lesquels touchent une moyenne de 202 000 euros par an, contre 175 000 pour ceux du contrôle budgétaire. S’agissant de moyennes, on peut aisément imaginer ce que peuvent être les sommets ! Il faut savoir que cette fameuse DGFIP, qualifiée parfois de « pieuvre », est l’entité la plus importante du ministère des Finances tout en étant la plus opaque, avec 115 000 agents sur les 145 000 qu’emploie Bercy. C’est elle qui gère les 4 200 « centres des finances publiques » disséminés à travers le pays.

On avait déjà eu quelques échos sur les abus de la DGFIP dans différents ouvrages dont les informations se recoupaient. Olivier Babeau, le jeune professeur d’économie de Bordeaux, dans son dernier essai L’Horreur politique. L’État contre la société (Les Belles Lettres, 2017), nous avait appris que Bercy comptait « à lui seul 193 des 219 fonctionnaires les mieux payés de France », et que « les administrateurs des finances y gagnent entre 15 000 et 20 000 euros par mois ». De leur côté, Thomas Bronnec et Laurent Fargues, les auteurs de Bercy au cœur du pouvoir (Denoël, 2011), avaient pointé « des grilles de rémunération à Bercy plus intéressantes que dans d’autres ministères pour l’encadrement supérieur [avec] une fourchette entre 15 000 et 17 000 euros net en moyenne par mois pour les directeurs installés de longue date ».

Rappelons que les ministres émargent à 10 000 euros brut et que le Premier ministre ainsi que le président sont à 15 000. Le cœur de Bercy est contrôlé par des super privilégiés qui s’attribuent à eux-mêmes les plus beaux salaires de la fonction publique, supérieurs à ceux de tous les ministres et du président lui-même – à quoi certains ajoutent parfois des « indemnités sans fondement légal ». Et on ne sait rien, bien entendu, de la part non imposable de leur rémunération globale et de leurs avantages en nature !

Le problème s’est encore aggravé en cette fin d’année avec la découverte par l’ancien député socialiste René Dosière, le « Monsieur Propre » des dépenses publiques, que les salaires des conseillers du gouvernement Philippe avaient augmenté de plus de 20 % par rapport à ceux du gouvernement Valls en 2016.

Autant la machine gouvernementale obéit à des règles strictes, autant un flou artistique règne sur les conseillers ministériels, pour lesquels il n’existe pas de grille des salaires. Du coup, à Bercy, on se retrouve de nouveau en pleine opacité et on s’en donne à cœur joie : ainsi les jeunes hauts fonctionnaires, énarques ou pas, envoyés au charbon dans les cabinets ministériels peuvent-ils y profiter de ces indemnités de sujétions particulières (ISP) réservées aux fonctionnaires, qui leur permettent parfois de doubler leur rémunération. Selon Michel Revol du Point, qui a réussi à obtenir des informations de première main, ces ISP pour les fonctionnaires de Bercy ont augmenté de 39 % par rapport à 2016, un record, et se montent à 5 484 euros par mois en moyenne, un autre record : s’ajoutant à leur salaire de base, cela leur donne un traitement brut moyen de 12 000 euros par mois, bien plus que celui de leur ministre !

On a vraiment le sentiment que ces gens vivent dans un autre monde, à de folles altitudes où tout est permis, même le pire, habités qu’ils sont d’un sentiment d’invulnérabilité, quoi que puisse en dire la Cour des comptes depuis une vingtaine d’années. Ces mêmes hauts fonctionnaires de Bercy, en outre, n’ont rien trouvé de mieux que de se réjouir, et de le faire savoir, des dernières rentrées fiscales de l’impôt sur les sociétés en décembre, supérieures d’un milliard d’euros à leurs prévisions.

Un racket indigne d’une économie ouverte sur le monde, orchestré par des hauts fonctionnaires et des ministres qui n’ont même pas commencé à préparer ne serait-ce que le début d’une réduction significative des dépenses publiques du mammouth hexagonal. L’image fiscale de la France à l’étranger est, cette fois, atteinte pour longtemps. Comment des investisseurs internationaux pourraient-ils avoir confiance dans nos girouettes de Bercy ? Quant à nos hauts fonctionnaires de la DGFIP, ils seraient bien inspirés d’éviter à l’avenir ces inconvenantes réjouissances sur les « rendements » du matraquage fiscal qu’ils continuent d’imposer à l’économie française, tout en s’attribuant à eux-mêmes des largesses illégales. »

Les adeptes du matraquage fiscal sont donc beaucoup plus laxistes en ce qui concerne leur propre situation ; mais ça on le savait déjà !

Nous avons clairement affaire à une clique de privilégiés qui se croient tout permis, qui se pensent au dessus des lois qu’ils appliquent durement au citoyen ordinaire et qui profitent impunément, de manière abusive, de l’argent gratuit extorqué au contribuable !

Les politiciens français ont créé, avec Bercy, un monstre administratif aussi nuisible qu’inutile, qui s’arroge illégalement des droits invraisemblables aux frais de la collectivité !

On a clairement l’impression d’être revenu au « bon vieux temps » des fermiers généraux de l’ancien régime ; ces collecteurs d’impôts, qui se faisaient affermer (d’où leur nom) le recouvrement de l’impôt. On estimait le montant de l’impôt recouvrable dans une région et ils avançaient au roi, moyennant commission, l’impôt à recouvrer à charge pour eux d’utiliser tous les moyens pour récupérer ensuite, sur la population, les sommes avancées ; ce qui a donné lieu à de nombreux abus (ils s’en mettaient plein les poches) !

La Cour des Comptes a dénoncé ces abus mais quelles sanctions seront encourues par les contrevenants ?

Aucune !

Sarkozy avait dit qu’il allait passer les cités au Kärcher !

Très franchement, je pense qu’un bon coup de Kärcher s’impose à Bercy et la morale de cette histoire est que les bandits ne sont pas toujours où on vous dit qu’ils sont !

N’hésitez pas à partager cette information car il est souhaitable qu’elle puisse atteindre le public afin que celui-ci soit édifié quant à la réalité d’une situation complètement occultée, et pour cause, par les intéressés !

Bien cordialement à tous.

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MEILLEURS VŒUX 2018 : LA PRISE DE BERCY

Je vous souhaite que 2018 soit l’année de la “PRISE DE BERCY”

La récompense sera, au terme de la victoire, de raser Bercy.

Sur le site libre sera dessinée la place de “L’ABONDANCE“.

En son centre nous érigerons la colonne de l’abondance, haute de cent cinquante mètres elle supportera une splendide corne d’abondance sculptée façon le Centaure de César. La colonne sera rouge, laquée, la corne elle-même en or.

Une vaste esplanade circulaire en marbre blanc à cabochons bleus, entourée de verdure, permettra de grands rassemblements d’amour et de partage, des échanges philosophiques pour éradiquer définitivement l’esclavage fiscal sous toutes ses formes et protéger l’individu et ses libertés, pour qu’il ne puisse plus y avoir de croyances, pour que le monde appartienne au raisonnement.

Par des marches monumentales, elles aussi en marbre, chacune en se suivant bleues, blanches et rouges, la place descendra sur toute sa largeur vers la seine, les dernières marches seront dans la seine.

Avant de prendre Bercy nous aurons mis en place quelques règles simples nous permettant de vivre ensemble, chacun responsable de lui et garant du groupe. Où la compassion ne laissera personne sur le chemin, où cependant nul ne pourra vivre au détriment ou au crochet de ses voisins.

Dans la pratique :

Un seul impôt proportionnel, payable par tous, individu ou société, de 25% de ses revenus. Son paiement sera public, les revenus de tous seront affichés. Chaque année, dans chaque ville, le plus gros revenu sera décoré et honoré.

Nous serons fiers de nos revenus et des impôts que nous paierons volontairement, ce qui rendra Bercy inutile.

La TVA sera conservée à un taux elle aussi de 25%.

Toute activité non régalienne sera privatisée.

Tout risque devra faire l’objet d’une assurance privée obligatoire. II en sera ainsi de la maladie, du chomage, de la vieillesse, des accidents de la vie, etc…

Chaque secteur économique devra offrir au moins trois concurrences réelles, les monopoles seront totalement interdits.

Toutes les taxes seront définitivement annulées, que ce soit sur l’essence, les cigarettes, l’alcool, les immeubles, les véhicules, les successions, le patrimoine, le capital, etc….

Le budget de l’Etat, ne sera plus géré par les élus mais par des comptables publics indépendants, élus eux aussi, mais spécifiquement. Ce budget aura l’interdiction absolue de dépasser les recettes, il sera voté directement par les français tous les deux ans. Pour dépenser plus, il faudra d’abord gagner plus.

Les élus n’auront à décider que de la politique, du vivre ensemble, pas de l’économie.

Je suis sûr que vous vous imaginez aisément vivre dans un tel pays, que pour autant vous ne souhaitez la mort ou la misère pour personne, bien au contraire.

Que dans ces conditions vous aurez le souhait de voir organiser un revenu minimum pour tous les indigents et une aide au départ dans la vie pour la jeunesse, cela se fera évidemment.

Bonne année 2018, l’année de tous les possibles. H. Dumas

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Le jackpot des crypto monnaies

A la demande d’un lecteur, nous allons nous pencher sur les crypto monnaies.

Il y en a actuellement plus de 1.300 sur le marché, dont bitcoin et Ethereum sont les plus connues ; en sachant que le bitcoin remonte à 2009 et qu’il y a actuellement un fort mouvement d’intérêt en sa faveur.

Bien entendu, je ne vais pas expliquer le fonctionnement du bitcoin basé sur des chaînes informatiques cryptées. Vous pouvez consulter l’article Wikipédia (ici) qui y est consacré.

Le système repose sur une … communauté mais nous n’en connaissons même pas le ou les créateurs qui sont seulement connus sous le pseudo de Satoshi Nakamoto.

La principale caractéristique du bitcoin est d’être totalement dématérialisé et son existence ne résulte que de codes informatiques par le biais de clés de chiffrement. Il ne dépend d’aucun état et n’est soumis à aucun état alors que, selon la conception traditionnelle, la monnaie est l’émanation de la souveraineté d’un état ou d’un groupe d’états.

En théorie, le bitcoin permet d’effectuer des achats mais il faut, pour cela, que des commerces et des entreprises l’acceptent en règlement alors que certains pays en interdisent déjà l’usage.

En fait, à bien y regarder, le bitcoin (et les autres crypto monnaies) n’est pas vraiment une monnaie. Il s’agit plutôt d’un « bien incorporel » valorisé.

Présenté comme un instrument de liberté par ses promoteurs et échappant au contrôle des états le bitcoin a plusieurs avantages :

  • Il contourne le contrôle des changes,
  • Il permet d’éviter le blocage des comptes bancaires (si on utilise les bitcoins mais pas pour leur achat qui se fait nécessairement à partir d’un compte bancaire),
  • Il permet d’échapper aux manipulations monétaires des états,
  • Il permet l’anonymat des transactions,
  • Dans la mesure où il n’y a pas d’organisation centralisée et pas d’interlocuteur en face des états ; ceux-ci ne savent pas qui taxer.

Il permet donc d’échapper à la spoliation étatique et aux dévaluations ; ce qui ne veut pas dire qu’on n’échappera pas à la spoliation privée !

En contrepartie, il présente plusieurs inconvénients :

S’il s’agit d’une monnaie (si tant est qu’on puisse dire que c’en est une), elle est de nature électronique et est dépourvue de cours légal.

Ne dépendant d’aucun état et n’étant appuyé sur rien, le bitcoin ne bénéficie évidemment d’aucune garantie étatique, au contraire des monnaies classiques qui sont en principe gagées sur l’état émetteur ; quoique ce soit de moins en moins le cas.

Pour l’instant nous sommes dans une zone de non-droit puisque ces systèmes échappent à tout contrôle, étatique ou autre. Son acquisition et son utilisation se font donc à vos risques et périls !

Les crypto monnaies ont mauvaise réputation car on prête aux mafias leur utilisation à des fins de blanchissement de l’argent du crime ou de transfert vers des paradis fiscaux mais ce n’est pas propre aux crypto monnaies puisque tout ce qui échappe aux états leur est nécessairement suspect et en relation avec le banditisme, la fraude fiscale voire le terrorisme !

D’une manière générale, ces crypto monnaies sont dans le collimateur des états car il en résulte des flux financiers qui échappent à leur contrôle et à toute taxation. Les chinois ont beaucoup utilisé le bitcoin afin de contourner le contrôle des changes et faire sortir de grandes quantités d’argent sans taxe jusqu’au moment où …  il a été interdit par le pouvoir chinois.

Le système bitcoin est présenté comme impiratable bien que plusieurs plateformes d’échange se soient fait piratées. La sécurité n’est donc pas celle que l’on dit. De plus, aucun système n’est impiratable (voir l’extraordinaire machine Enigma de cryptage des messages militaires allemands craquée par le génial Alan Turing et son équipe de Bletchley park) (ici).

Il est aussi relativement vulnérable et à la merci d’une simple coupure d’électricité ou d’un système de filtrage ayant pour but de ralentir la bande passante afin de bloquer les transactions. En cas de menace pour les états, ceux-ci n’hésiteront évidemment pas à user de telles méthodes.

Les bitcoins sont stockés dans le disque dur de votre ordinateur. En cas de panne ou de crash du disque tout est perdu sans omettre le risque de piratage du mot de passe !

Toutefois, l’essentiel des problèmes est ailleurs et encore à venir car les crypto monnaies constituent un phénomène très récent à propos duquel il n’y a pas de recul, pas de garantie, pas de régulation ; ce qui fait que celle-ci se fera par le biais du marché au travers de krachs sur la valeur.

En dehors des initiés, personne ne comprend vraiment comment le système fonctionne alors qu’il y a des fluctuations très importantes inexpliquées et cette volatilité extrême apparaît peu rassurante.

Le prix d’achat du bitcoin, avant un récent reflux à 14.000 US$, était monté brièvement jusqu’à 20.000 US$ et il peut enregistrer des variations de plus de 10% par jour.

Ce prix est fondé en partie sur la rareté puisque le nombre de bitcoins est limité à 21 millions grâce à un processus technologique fixé dès le départ mais il y a manifestement un mouvement spéculatif qui ne présage rien de bon tout en n’oubliant pas que sa liquidation se fait en US$ ! On peut donc prétendre qu’il est détaché des monnaies traditionnelles mais il ne faut jamais oublier que pour chaque bitcoin acquis à prix d’or, il y a un vendeur qui encaisse un paiement en monnaie traditionnelle sonnante et trébuchante !

En fait, on ne sait pas quel est son juste prix, s’il y en a un ! 100 US$ ou 10.000 US$ … ce qui n’est pas rien ; surtout que vous n’achetez … rien !

Car, là où ça devient encore moins rassurant, c’est qu’il ne faut pas oublier que le bitcoin est parti de rien, qu’il s’agit seulement d’un code informatique et qu’il n’y a aucun bien tangible ni contrepartie (comme pour les actions de sociétés cotées). Il n’y a rien derrière le bitcoin, ni une économie étatique, ni des réserves de banque centrale, ni même une entreprise ayant de la valeur.

Pour faire une comparaison, l’or n’est pas une monnaie mais il correspond à un bien tangible, réel et c’est un métal recherché pour ses qualités physiques (inaltérabilité) ; largement utilisé dans l’industrie.

L’essentiel des Bitcoins est détenu par très peu de personnes ; ce qui veut dire que celles-là et seulement celles-là, en cas de hausse, sont assurées de s’enrichir puisqu’elles ne courent aucun risque à vendre cher quelque chose qu’elles n’ont pas payé !

En fait, cela me rappelle ces listes de noms (chaînes d’argent) qui circulaient au début des années 1980 où vous envoyiez 100 F au premier de la liste pour pouvoir ensuite inscrire votre nom en base de la liste. On n’achetait du « rien » en espérant gagner lorsque votre nom serait à son tour en haut de la liste !

Ce n’était en fait qu’une escroquerie ; surtout qu’un petit calcul m’avait permis de constater que lorsque mon nom serait en haut de la liste la moitié de la population française aurait été touchée !?!

Seuls les premiers de la liste pouvaient donc espérer gagner et ici c’est manifestement le cas !

D’ailleurs, si les crypto monnaies sont en plein développement et qu’il s’en créé tous les jours c’est qu’il y a évidemment un filon : celui de créer du « rien » et de le vendre cher !

De plus, beaucoup de ces crypto monnaies disparaissent très rapidement !

On annonce (au pif) une valorisation entre 100 et 200 mds US$ basée sur du « rien » et ça, ça n’est pas rassurant ; surtout qu’il s’agit d’un marché complètement fermé, limité à quelques milliers ou dizaines de milliers d’entreprises ou commerces sur la planète entière. On est donc clairement en présence, de la part des « amateurs », essentiellement d’une opération d’achat dans l’espoir d’un gain à la revente ; d’où ce mouvement à la hausse avec la certitude, à terme, d’un krach !

Clairement, le bitcoin n’est recherché que parce que son prix monte et tant qu’il y a l’espérance d’un gain car, ceux qui achètent sont tentés non par le bitcoin mais par l’appât d’un gain conséquent, rapide, facile et si possible non imposable ! C’est donc la cupidité qui fait monter le prix !

Jackpot donc certainement ; mais pas pour ceux qui en achètent actuellement … même si certains parlent d’un bitcoin à 100.000 US$ !

Par ailleurs, la pérennité du système n’est pas assurée et si le bitcoin s’écroule, ce sera la panique. Plus personne n’en voudra, il n’y aura aucun moyen d’arrêter sa chute et il reviendra alors à son point de départ soit environ à valeur … zéro ou à peu près !

On a connu, par le passé, de telles bulles spéculatives avec les tulipes au 17°s et le sucre en 1974. Un jour ou l’autre la bulle se dégonfle !

Or, il existe deux règles importantes en matière d’investissement (mais pour moi ce n’est pas un investissement) lesquelles valent double avertissement :

  • il faut faire preuve de bon sens et n’investir que dans quelque chose dont on comprend le fonctionnement ; ce qui n’est pas le cas ici … d’autant plus que l’identité des créateurs est inconnue et qu’il n’y a pas d’interlocuteur !?!
  • il y a une constante en matière de placement : gros gains potentiels, gros risque certain ; ce qui devrait inciter à la prudence.

Accessoirement, le régime fiscal des crypto monnaies est douteux. Considéré comme un bien, le bitcoin est donc en principe assujetti à l’imposition sur les plus values et à la CSG et il ne faut pas compter sur la mansuétude de l’administration fiscale. Tout défaut de déclaration dont elle pourrait avoir connaissance sera sanctionné (avec pénalités à la clé).

J’espère que mes explications vous auront été utiles étant entendu que mon avis n’engage que moi et que je peux me tromper alors que personne aujourd’hui ne sait de quoi l’avenir des crypto monnaies sera fait.

Conclusion : On me rétorquera que je n’ai rien compris … forcément mais je n’achèterai pas de bitcoin !

Maintenant, si vous êtes joueur et que vous aimez vous donner des sensations et que vous avez de l’argent à perdre (de l’argent qui est à vous et dont vous n’avez pas besoin) vous pouvez toujours essayer ; et, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je n’achèterai pas plus de dette française que ce soit par le biais de fonds de placement ou de contrats d’assurance vie.

Bien cordialement à tous et meilleurs vœux pour 2018 !

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Propagande au nom, usurpé, du “peuple”

Ci-dessous, une vidéo de propagande tout à fait intéressante.

VIDEO

On peut y constater différents manquements graves

Frédéric Bastiat et Jean-Baptiste Say

Sur ce point, pas besoin de s’étendre. Comment parler de ces auteurs avec des personnes qui, à l’évidence, ne les ont pas lus ?

Et surtout, comment accepter un tel mépris pour les idées d’autrui, sans analyse, sans confrontation.

Le capitalisme industriel

N’est-ce pas lui qui a permis les progrès que nous connaissons aujourd’hui ?

Un minimum de correction intellectuelle serait de ne pas attribuer faussement ces progrès à d’autres.

Le début de l’ère industrielle a été ce qu’il a été non à cause du capitalisme, mais à cause de l’immobilisme sociologique et politique. C’est-à-dire que les méthodes de gestion agraires, seigneuriales, sont restées figées s’appliquant ainsi initialement au capitalisme industriel. Ce fut une honte. Mais, cela l’était depuis des siècles.

Mais, ensuite, sans nier la juste lutte de la classe ouvrière (mais pas que…), il faut admettre que cette lutte ne fut qu’un équilibre des pouvoirs rendu possible grâce au capitalisme industriel. Alors que le monde agraire et artisanal n’avait pas permis cet équilibre des pouvoirs au cours des siècles précédents.

De la même façon qu’il est absurde de présenter les progrès de la médecine comme la résultante de la Sécu, alors qu’il est le fruit du capitalisme scientifique des médecins, il est absurde de présenter les progrès permis par le capitalisme comme une victoire idéologique du “peuple de gauche”, dont on connait les résultats lorsqu’il prend idéologiquement le pouvoir.

Je rappelle que le capitalisme c’est accumuler et transmettre, exclusivement, en tout domaine, sans inutiles croyances.

L’esclavagisme a changé de camp.

Toute la souffrance réelle, décrite dans cette vidéo concernant le “peuple ouvrier”, peut aujourd’hui qualifier celle subie par les contribuables, les nouveaux esclaves.

La situation est identique, pas de justice. Des notables et leurs affidés, alliés au pouvoir politique, qui écrasent les contribuables à  leurs seuls profits.

On comprend au fil de la vidéo, en la transposant à la réalité, qu’uniquement des révolutions permettront aux contribuables de reprendre leurs droits, leur humanité.

Oui mais, les idéologues de pacotille qui signent cette vidéo ne veulent pas la liberté du peuple, des contribuables, ils veulent seulement le pouvoir à la place des notables.

Pour cela ils n’hésitent pas à prétendre que se sont les libertés individuelles qui écraseraient les hommes….. Ils appellent cela “le libéralisme”, comment peuvent-ils avoir des adeptes pour cette ineptie ?

Cordialement. H. Dumas

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M. Laurent GARNIER : petite conversation entre ennemis.

M. Laurent GARNIER est le Directeur des Services Fiscaux de la Charente-Maritime.

Le thème de la petite conversation entre ennemis est : Auswitch ou pas Auswitch, seul le hasard fut déterminant.

Au diable Godwin, à Auswitch le hasard fut déterminant, pour les victimes évidemment. Pas pour les bourreaux. Au contraire, pour ceux-ci rien n’était laissé au hasard, tout était planifié, régulé, organisé, froidement, pour tuer, pour éliminer.

L’Etat était à la manœuvre, police, justice, parlementaires, tous les hommes de l’Etat étaient en marche. La plupart se persuadaient d’accomplir une œuvre salutaire. Hitler lui-même attendait la reconnaissance de la planète entière pour sa folie. Il était persuadé de rendre un grand service à l’humanité, tous les allemands le croyaient aussi.

In fine, l’écrasante majorité des tortionnaires mourut tranquillement dans son lit.

L’énormité de l’horreur a fait que les victimes, jusqu’au dernier moment, ne pouvaient pas croire ce qui les attendait. Et pourtant, cela fut….

Irène Némirovsky et son époux Michel Epstein pensaient se jouer du hasard. Juifs très critiques de leur communauté, ils se croyaient protégés. Ils brulèrent tous les deux à Auswitch. Nul ne sait si, avant ce fâcheux “détail”, ils pensaient que ceux qui les précédaient le méritaient.

Personne n’échappe à la folie des dictatures.

Contrairement à ce que croit le plus grand nombre, il y a bien une folle dictature fiscale en France aujourd’hui. Elle aussi tue au hasard. Il n’y a aucune recette pour lui échapper.

Comme les allemands en 1940, les français d’aujourd’hui sont les complices de cette dictature meurtrière. L’Etat d’abord évidemment, ses fonctionnaires, sa police fiscale, ses juges, ses parlementaires, mais aussi la presse et la plus grande majorité des français.

Celui qui ne comprend pas cela entretient, comme le faisait Irène Némirovsky pour les nazis, la bonne conscience des fous sanguinaires de Bercy.

Tous y passeront, sans exception, aussi malins ou égoïstes qu’ils puissent se croire ou être vraiment.

C’est cela qui m’amène à ne faire aucune concession à la combine, à la recherche du détail qui permettrait d’effacer les traces des agressions fiscales odieuses dont je suis l’objet.

Je sais que vous êtes dans le même cas, que vous l’avez été ou que vous le serez un jour.

Vous n’échapperez pas aux camps de concentration fiscaux, qui vous ruineront, vous affameront, vous rendront fou et malade, vous tueront, tout seul dans le coin où vous devrez vous remiser, sans que qui que ce soit n’ait un geste pour vous.

Seul le témoignage peut faire reculer les fous, leur faire prendre conscience de leur folie. Le témoignage et le raisonnement. Le jugement des autres, pas la combine.

Un qui en réchappe ne compense pas les dix qui meurent et n’arrête pas le maléfice. Nous devons tous lutter.

Exemple personnel de délire fiscal, d’escroquerie d’Etat.

Il y a vingt ans, au moment du décès de ma mère — comme vous le savez déjà — une folle furieuse, la mère Jourdes (c’est ainsi que nous l’appelons en famille), des services fiscaux de Sète, a pondu un redressement effarant, visant les droits de succession, à l’aide de faux.

Vingt ans plus tard, la procédure est toujours en cours, mes biens personnels sont toujours hypothéqués!!! Alors que la Cour de Cassation m’a donné raison, mais la Cour d’appel chargée de rejuger marche au ralenti …..

Au moment des faits, se trouvant en difficulté, la mère Jourdes a vu accourir à la rescousse tous ses chefs, jusqu’au directeur de Bercy, en ce temps là M. Villeroy de Galhaud.

A mon manque de discrétion de l’époque, à mes cris de cochon qui ne voulait pas mourir, avait répondu la toute puissance de Bercy, jusqu’au sommet.

C’est ainsi que deux bourreaux sans scrupule, Louis Martino et Garcia, ont pondu deux autres redressements mortels. Injustifiés tous les deux, j’en ai la preuve établie par le rapporteur public de la Cour d’Appel Administrative de Marseille.

Chance pour les tueurs, ma défense s’est pris les pieds dans le tapis des délais. Le Conseil d’Etat m’a été inaccessible. Avec le temps d’autres voies de recours s’ouvriront….

Qu’importe à nos despotes, ils ont pu bloquer toute ma trésorerie, paralyser d’hypothèques tous mes stocks, je devrais être mort ruiné depuis longtemps.

J’ai résisté, au-delà de la raison.

Cependant j’arrive à la limite. Mon porte-monnaie est squelettique, il ne pèse plus que quelques grammes. Demain je ne mange plus.

C’est dans ces conditions que j’ai dû me résoudre à vendre deux studios, je vous laisse maintenant lire mes échanges de mails avec les tortionnaires.

Il faut commencer la lecture par la fin où se situe le premier message.

From: Fisc (17)

Sent: Thursday, December 28, 2017 2:46 PM

To: Henri Dumas

Subject: Re: Main levée Cocraud, deux studios.

 Re-Bonjour M. Dumas,
Je fais passer votre nouveau message à la direction.
Cordialement.

 ——– Message original ——–
Sujet : Re: Main levée Cocraud, deux studios.
De : Henri Dumas mailto:sete@groupe-henri-dumas.com
Pour : Fisc
Date : 28/12/2017 14:22

 Je fais suite à notre conversation à l’instant.

Je n’ai jamais rien dit parce que je pensais que l’intelligence primerait sur la bêtise des agressions fiscales que j’ai subies. Ce n’est hélas pas le cas.

Mais, vous ne pouvez pas l’ignorer, les hypothèques prises sur les biens le la SARL Cocraud sont superfétatoires, c’est un délit.

Je note, en contrepoint de ce délit, la volonté de tuer.

Car, quand bien même votre direction arriverait à procéder à une vente des biens de la société pour des sommes indues, rien ne l’empêche aujourd’hui, sauf le désir de nuire, de lever l’hypothèque sur la vente des deux studios.

D’autant plus qu’une partie de la vente sera employée à payer des dettes fiscales, elles bien réelles, non payées du fait de la paralysie illégale de tous les biens de la société par votre direction.

Pas très propre tout ça. 

 From: Henri Dumas

Sent: Thursday, December 28, 2017 1:10 PM

To: Fisc (17)

Subject: Re: Main levée Cocraud, deux studios.

 C’est donc la guerre totale.

Le 28 déc. 2017 à 13:02, Fisc a écrit :

Bonjour M. Dumas,
Comme convenu, j’ai fait passer votre position à ma direction le 8 décembre dernier, suite à notre entrevue du même jour.
Ma direction ne partage pas votre point de vue, et m’a confirmé qu’une procédure de saisie immobilière était actuellement en cours contre votre société “Les Hauts de Cocraud”.
Je ne peux pas vous apporter de meilleure réponse.
Cordialement.

——– Message original ——–
Sujet : Main levée Cocraud, deux studios.
De : Henri Dumas mailto:sete@groupe-henri-dumas.com
Pour : Fisc
Date : 26/12/2017 18:25

 Cher Monsieur,

Je fais suite à notre conversation, en réduisant momentanément celle-ci au seul aspect qui vous concerne directement, c’est à dire mon contentieux rochelais.

Il est possible qu’une vision globale demande un peu plus de temps, hors le temps m’est compté.

Je vous joins le total de ce que je voudrais régler aux services fiscaux sur le montant de la vente de deux studios pour 200.000€ à Cocraud, sachant que la copropriété prélèvera 80.000€.

Sans cette vente, je suis en état de grande pauvreté, juste après la case faillite qui s’imposerait immédiatement.

Votre administration prendrait une grande responsabilité à créer une telle situation délibérément, tout en étant parfaitement au courant de la réalité.

Elle devrait en assumer toutes les conséquences.

Cela représente des sommes réellement dues, à l’exclusion de ce que votre administration me réclame à la suite de redressements parfaitement illégaux, même si la “justice” les a jusqu’alors malencontreusement validés.

Nous savons parfaitement, vous et moi, qu’ils ne sont pas dus.

J’espère obtenir justice à ce sujet, ne pas être mû par la simple naïveté.

Donc, je prévois que la notaire chargée de l’acte, avant le 15 Janvier 2018, adresse directement aux administrations concernées les sommes du document joint.

Ces sommes ne tiennent pas compte de pénalités de retard, dont évidemment je vous demande la remise, je ne peux pas être tenu pour responsable de la situation de dénuement dans laquelle le fisc m’a plongé depuis plus de quinze ans.

Comptant sur votre efficacité et votre équité.

Cordialement. H. Dumas

 RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

Vol de 16.885 € de TVA la semaine dernière, Services Fiscaux de Paris.

Vol de 20.000€ de TVA, dans les mêmes conditions, en Mai 2013, factures fournies, procédures perdues, Services Fiscaux de l’Hérault.

Vol de TVA, au départ de 60.000€, Services Fiscaux de Niort, au final la perte d’un appartement de 100.000€, vendu aux enchères publiques.

Vol de 400.000 € de TVA dans le cadre de la livraison à soi-même d’un programme hôtelier, Services Fiscaux de la Charente-Maritime.

Tout ça, c’est fait. Béni par la justice. N’oubliez pas que la TVA est de l’argent à nous, que nous avançons à l’Etat, qui doit nous le rendre ne percevant au final la taxe que sur la valeur ajoutée.

En cours, Vol d’environ 2.5 M€ sur des redressements totalement fantaisistes, des dossiers parait-il perdus par la poste et des délais dépassés pour le Conseil d’Etat, alors que l’avocat avait été saisi en temps et heure.

En résumé, cinquante ans de travail, de probité, de risques, accompagnés de bénévolat, d’engagement au service d’actions collectives, tout ça anéanti, à 75 ans la misère.

Je souhaiterais votre avis de lecteurs, de français et de contribuables.

Soyez gentil, oubliez le syndrome de la mini-jupe.

Celui qui pendant des années à fait dire aux flics :

– T’étais en mini-jupe Monique ?

– Ben oui

– Alors ne vient pas te plaindre, c’est normal que tu aies été violée.

Parce que si vous pensez que je me suis mal défendu, que le fisc peut parfaitement voler les naïfs, que mon argent chez eux, ma TVA, c’est la queue du Mickey, que je dois savoir sauter pour le récupérer, sinon pfft, piqué….. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde.

Mais, si vous pensez que l’Etat doit prendre soin de ce qui nous appartient, être scrupuleux, faire en sorte que chacun paie ce qu’il doit, mais exclusivement ce qu’il doit. Si vous pensez que l’Etat est à notre service, que les fonctionnaires sont nos obligés, que nous n’avons aucune raison de devenir leurs esclaves, aucune raison d’être pillés par eux, alors vous m’intéressez.

Donnez-moi votre avis, merci.

Parce que : pas d’américain en vue pour nous sauver des cinglés de Bercy, il va falloir nous battre seuls.

Cordialement. H. Dumas

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Un système étatique bien verrouillé et presque idéal !

La nouvelle année nous voit nous approcher de la société idéale : Celle qui va enfin permettre à l’Etat d’établir son contrôle et sa domination sur l’ensemble de la société ; en tous ses aspects.

La presse nationale totalement subventionnée est aux ordres ou à peu près !

La sécurité sociale est entièrement sous contrôle de l’Etat.

Macron, notre président, dirige grâce à sa vision jupitérienne du monde (attention il ne s’agit pas de culte de la personnalité) ; les députés sont bien en marche et votent bien gentiment les textes qu’on leur soumet.

Internet est sous surveillance (menace terroriste oblige) !

Tracfin a vu ses missions étendues dans le cadre de lutte contre le terrorisme (encore) et est devenue une véritable police fiscale auprès de laquelle vos banques vous dénoncent au moindre soupçon … comme au bon vieux temps de l’Etat français du maréchal Pétain.

Il faut dire qu’avec la prochaine mise en place du prélèvement à la source et grâce à la loi Sapin II du 09 décembre 2016 nous avons fait de gros progrès !

Cette loi, qui a officialisé l’existence du « lanceur d’alerte » (art 6), légitime la dénonciation comme mode ordinaire de fonctionnement de la société.

D’ailleurs, « grâce » à cette même loi (art 139), les contribuables vont gentiment commencer par se dénoncer, avant le 1er avril, auprès des tribunaux de commerce en désignant le bénéficiaire effectif des sociétés qu’ils ont créées; ce qui permettra aux services fiscaux de savoir qui se cache derrière les sociétés écran. Ceux qui ne le feront pas encourront une peine de 6 mois de prison et une amende de 7.500 € dont le montant indique clairement l’intérêt porté par l’administration à cette rubrique.

Vos économies sont bien au chaud dans les banques et compagnies d’assurances qui ont intégralement investi celles-ci dans la dette française. Elles sont aussi sous surveillance puisque la loi Sapin II (art 49) permet, « en cas de menace grave et caractérisée » laissée à l’appréciation de l’Etat, de bloquer tous vos placements et d’empêcher les retraits intempestifs pour éviter la panique bancaire !

Bon, évidemment, cela vous empêchera, en cas de forte remontée des taux d’intérêts, de sortir votre épargne pour souscrire de nouveaux contrats mieux rémunérés ou, si les taux d’intérêts restent à zéro ou deviennent négatifs, pour éviter de perdre en capital quand les frais de gestion seront supérieurs aux intérêts perçus ce qui va pas manquer d’arriver (surtout pour les contrats en €) … mais c’est pour votre bien car l’Etat ne veut que votre bien, tout votre bien !

D’ailleurs, l’administration, grâce à la loi sapin II (encore) veille et assure (sans rire) « la modernisation de la vie économique » (sic) … comme si les entreprises avaient attendu le feu vert de l’Etat pour se moderniser !

Les entreprises sont désormais obligées de télétransmettre toutes leurs données à la DGFIP à l’URSSAF et autres organismes et doivent laisser un libre accès du fisc à leur comptabilité informatique.

Au niveau fiscal, le système est en passe d’être complètement verrouillé avec le prélèvement à la source généralisé. Le contribuable n’aura bientôt plus aucune possibilité d’échapper aux impôts ou d’éviter le prélèvement solidaire, redistributif et toutes autres joyeusetés fiscales !

Les tribunaux administratifs veillent aussi avec beaucoup de constance à ce que les intérêts de l’Etat soient bien respectés face à des contribuables forcément irascibles ou vindicatifs ! Ces derniers sont systématiquement déboutés (il faut d’ailleurs souvent dépasser le stade de la Cour Administrative d’appel pour obtenir gain de cause).

Vos immeubles seront bientôt joliment taxés grâce au nouvel impôt IFI (impôt sur la fortune immobilière); il ne restera plus qu’à adapter le taux et le seuil de déclenchement en cas de besoin … sans compter qu’on peut toujours remettre en route cette fameuse révision foncière reportée sans cesse depuis 30 ans !

Les ressources fiscales sont donc assurées et, pour le complément, l’Etat continue d’emprunter tranquillement sur les marchés (c’est à dire par les banques et compagnies d’assurances qui recueillent vos économies – voir ci-dessus) à des taux très faibles (0.5%) grâce à la politique accommodante de la BCE qui permet de faire durer cet épisode extraordinaire d’argent gratuit !

Bon, il y a bien encore quelques petits détails à régler : il faudrait bien supprimer le cash et les billets de banque pour pouvoir bien vérifier l’utilisation conforme de vos revenus, supprimer le travail au noir (vous savez le voisin qui vient vous tondre la pelouse en échange d’un petit billet) et enfin vous appliquer des taux d’intérêts négatifs sur vos avoirs bancaires (ce qui n’est pas autre chose qu’une inflation à l’envers) histoire de lessiver un peu la dette publique.

Certes, il y a bien quelques petits désagréments ici et là et notamment ces chômeurs dont on ne sait pas quoi faire … mais on va améliorer la question en augmentant les contrôles et les sanctions car, c’est bien connu, le chômage c’est surtout une question de statistiques (qui refusent de s’inverser) et de fraude ; ou encore ces vilains « riches » qui osent s’expatrier pour échapper à la ponction fiscale. Pour ces derniers, nos services de Bercy cherchent encore mais ce problème ne saurait rester sans réponse !

Finalement, nous nous rapprochons du système idéal : Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat. (*)

Tout va très bien, tout est sous contrôle ou presque … puisqu’on vous le dit et toute ressemblance avec un système totalitaire ne serait évidemment que pur hasard ou le fruit d’un odieux amalgame !

Bien cordialement à tous et meilleurs vœux pour 2018 !

 

 

(*) Citation de Benito Mussolini, chef de l’Etat Italien fasciste de 1922 à 1943.

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Le vertige de la délation

La délation a toujours existé, Judas en est l’emblème. Il est peu de crime aussi vil.

Elle fleurit dans le même temps que les régimes autoritaires, elle est carrément le carburant indispensable aux régimes dictatoriaux.

La délation n’a évidemment rien à voir avec la critique et encore moins – mais là c’est plus compliqué — avec la dénonciation d’actes immoraux graves.

Elle s’accompagne d’un avantage personnel pour le délateur, matériel ou moral, c’est-à-dire pour son porte-monnaie ou pour ses convictions.

Oppression et délation vont ensemble : dis-moi qui tu dénonces, je te dirai quel oppresseur tu sers.

Une petite histoire vraie

Nous sommes en 1967. J’ai 23 ans. Je viens d’ouvrir mon cabinet d’architecte. Plus exactement, je viens de le transférer en centre ville.

Un premier client se présente. Il est marin, dit-il, sur un petit bateau de pêche à La Rochelle qui fait ce que l’on appelle les marées. Il part à la journée sur les plateaux au large de La Rochelle à la pêche du poisson noble.

Il m’explique qu’il gagne bien sa vie. Il souhaite un terrain de 1.000 m² environ pour y faire construire une maison pouvant abriter sa famille, c’est-à-dire son épouse et ses quatre enfants.

Il s’excuse de se présenter dans ses habits de travail, mais il arrive de la mer. Ce n’est pas lui qui commande ses horaires, m’explique-t-il, ce sont les marées.

Nous partons ensemble voir un terrain qui l’intéresse, où il pense construire sa maison. Le terrain est propice à ses objectifs..

Nous revenons au cabinet, nous parlons finances, puis esquissons un projet de plan pour sa maison..

Deux heures ont passé.

Sur le point de partir, il me demande si je suis amateur de poissons. Il ajoute qu’à chaque retour de marée il a, en tant que marin, le panier traditionnel fait de quelques beaux poissons, soles, bars, dorades, etc… m’intéresserait-il qu’il m’en garde ?

J’approuve, évidemment. Après m’avoir demandé combien nous sommes à la maison, il me promet quelques beaux poissons  pour notre prochain rendez-vous fixé à quinze jours.

Puis, il part. Pour revenir aussitôt en me disant qu’il a quitté rapidement son bateau, qu’il a oublié son portemonnaie et il me demande 100 balles – pas grand-chose à l’époque — pour prendre son train de retour pour La Rochelle, qu’il me rendra évidemment lors du prochain rendez-vous.

Toutes mes antennes se mettent en mouvement, brusquement. Allez savoir pourquoi, je lui dis non, que je n’ai pas d’argent sur moi.

Le lendemain ma conviction est faite, cet homme charmant a essayé de me piquer 100 balles. Je souhaite savoir si je ne me trompe pas. L’idée d’avoir démasqué une combine m’excite, j’ai 23 ans, je ne suis pas encore complètement fini. Le serai-je un jour ?

Je vais au commissariat raconter mon histoire. Le flic me fait comprendre qu’il s’en fout un peu.

Pourtant, deux jours plus tard, deux flics se pointent à mon cabinet avec un trombinoscope de 50 ou 100 pages.

Bingo, mon client figure en bonne place sur ce livre des escrocs. Il a taxé plusieurs commerçants de la cité, qui ont donné les 100 balles.

Passé le plaisir d’avoir déjoué la manœuvre, j’ai eu honte de ma délation.

J’ai pensé à ce pauvre type qui a passé deux heures à me convaincre de ce qu’il n’était pas, une vraie pièce de théâtre. Son rôle était improvisé, remarquablement. Il n’avait pas pour spécialité les cabinets d’architecte.

Deux heures de spectacle pour 100 balles, ce n’était pas si cher.

Suite de la petite histoire

Je me suis alors juré de ne plus jamais dénoncer pour ma propre satisfaction. J’avais perçu la partie sombre de la délation, cette jouissance malsaine à faire prendre l’autre dans le filet des interdits, sans risque, de le faire chuter souvent lourdement.

Il faut se raisonner pour ne pas dénoncer, tant la chose est jouissive.

C’est ça le drame, c’est probablement une des raisons du succès, autrement incompréhensible, des dictatures.

Une dictature se compose principalement de deux choses simples :

            – Une règle si exigeante ou si absurde que tout le monde l’enfreint.

            – Une délation encouragée, facilitée par l’impossibilité pour chacun d’appliquer une loi inapplicable.

Il ne reste qu’à introduire la violence qui engendre la peur et installe la terreur, le tour est joué.

A qui pensez-vous ?

Vous avez le choix, en ses temps de dictatures tout azimut.

Ce ne sont ni les sujets ni les moyens qui manquent aux délateurs aujourd’hui.

Ici, sur ce blog, ceux que nous n’aimons pas, à qui nous ferons un jour payer la facture, ce sont Bercy et ses inquisiteurs officiels ou officieux, ses fichiers, sa terreur, ses lois volontairement opaques, ses collabos.

Car, il est une constante, les délateurs se font plaisir, mais à terme ils paient la facture de leur ignominie. Sans cela il y a déjà longtemps qu’ils auraient eu la peau de l’humanité.

Cordialement. H. Dumas

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Rencontre avec Patrick De Casanove (vidéo)

Patrick de Casanove est le Président du Cercle Frédéric Bastiat.

Nous avons participé au grand rendez-vous annuel qu’il anime à Dax.

Cette année, c’est du 22 au 24 Septembre que le Weekend de la Liberté s’est tenu. Nous avons eu le privilège d’interviewer les orateurs de cette manifestation dont le niveau était remarquable.

Patrick de Casanove tire un bilan de sa manifestation en 2017. Nous lui souhaitons réussite et bonheur pour 2018.

Cordialement. H. Dumas

 

 

 

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