Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Nous sommes désormais bien loin de la situation qui prévalait pendant la période des trente glorieuses, entre 1950 et 1974, avec le plein emploi et une croissance annuelle de plus de 5% l’an. Tous les comptes publics sont désormais dans le rouge, les impôts augmentent sans arrêt, ils sont les plus élevés d’Europe, et pourtant les déficits continuent à progresser, ils sont aussi les plus élevés d’Europe !
Aujourd’hui, la croissance demeure très faible, le chômage reste bloqué à un niveau anormalement élevé (environ 10%), la dépense publique atteint 57 % du PIB, les prélèvements obligatoires à 47,6 % du PIB sont les plus élevés d’Europe, le déficit du commerce extérieur bat tous les records, la dette publique rapportée au PIB est passée de 20% en 1974 à 100%, nous empilons les déficits budgétaires (le dernier excédent budgétaire remonte à 1974 et pour 2018 il est prévu un déficit de 80 mds €), alors que les dépenses sociales représentent 32 % du PIB (contre 20 % en moyenne dans les pays de l’OCDE).
L’investissement public est passé en 25 ans de 4,5 % de PIB à 2,6 % de PIB et les dépenses publiques, hors investissement public, de 35,8 % de PIB à 39 % du PIB. On assiste donc clairement à une dérive des finances publiques qui se limitent à gérer le cours terme !
La France compte aujourd’hui 125.000 entreprises exportatrices quand l’Italie en compte 250.000 et l’Allemagne 400.000 ; ce qui explique un déficit du commerce extérieur de 62,8 mds € en 2017 (sources Douanes ici).
Parallèlement, en vingt ans, le nombre de professionnels indépendants (commerçants et professions libérales) est passé de 4.5 à 2.5 millions ce qui tend à démontrer que ce modèle économique a été, d’une manière ou d’une autre, dissuadé par les autorités publiques alors que, pendant ce temps, les fonctionnaires sont passés de 2 millions à 5.6 millions !
Nous sommes dans les profondeurs du classement à la fois pour la liberté économique et pour la compétitivité fiscale (voir ici pour les références aux indices).
Pas de quoi se vanter !
Comment se fait-il donc que le modèle économique à la française des années 1950-1974 avec le plan et une économie administrée « à la française » fonctionnait et ne fonctionne plus aujourd’hui ?
L’explication tient en une simple phrase : Un coût réel de fonctionnement de l’économie masqué et noyé dans l’impôt !
Trois raisons principales expliquent cette dégradation :
– La croissance, liée à la reconstruction après la guerre, était telle que, même avec un mauvais modèle économique nous avons enregistré une croissance importante ; alors même qu’il a fallu faire face aux guerres d’Indochine et d’Algérie,
– le modèle français a abouti à la mise en place de grands groupes publics monopolistiques à capitaux d’état c’est à dire financés entièrement par l’impôt (EDF, Sncf, Cogéma-Aréva, Air France, Total, Elf, …) ; modèle qui masquait ses insuffisances ou ses coûts parce que l’économie fonctionnait alors plutôt en circuit fermé avec des marchés domestiques plus ou moins captifs. Tous les produits bruns (télés, frigos, machines à laver, etc.) étaient disponibles en tant que produits fabriqués en France ; la notion de prix de revient était alors relative et la concurrence presque inexistante ! Les canards boiteux survivaient parce qu’ils pouvaient augmenter les prix sans perdre des clients … qui n’avaient pas vraiment d’autre choix !
– Parallèlement, l’Etat a développé son emprise sur la société pour devenir « l’Etat providence » dont le coût reste acceptable en période de forte croissance et de chômage faible mais devient prohibitif lorsque la croissance ralentit ou devient très faible ; alors que la caractéristique de l’Etat providence est que ses coûts augmentent mécaniquement ; avec un effet induit plus ou moins volontaire : l’administration a pris une ampleur considérable et d’ailleurs inédite en Europe de l’ouest.
Néanmoins, notre évolution a été moins favorable que des pays comme la Suisse ou l’Allemagne car, à l’avènement du Nouveau Franc en 1960 (issu d’une dévaluation), le NF était à parité avec le Franc Suisse, pour terminer à une valeur supérieure à 4 en 2000 et que la DM, à sa création en 1949, valait 0.49 FF pour terminer à 3.40 NF ; ce qui traduit indubitablement un manque de compétitivité compensé par l’érosion permanente de la monnaie !
Un dessin valant mieux qu’un long discours, je vous ai ajouté la courbe de variation du NF par rapport à la DM et ensuite au CHF. Vous pourrez apprécier le plongeon du NF qui se passe de commentaire !
Fatalement, le niveau de vie des suisses et des allemands a progressé davantage que celui des Français et, en fait, notre système économique dirigiste était moins efficace mais cela ne se voyait pas (ou pas trop) !
Aujourd’hui, ce système ne tient plus la concurrence (en fait il ne l’a jamais tenue) car le monde a changé, d’abord avec l’ouverture des frontières dans le cadre de l’Europe, ensuite avec la mondialisation de l’économie dans le cadre d’un processus irréversible.
La mondialisation n’a pas d’idéologie, elle est la conséquence de l’émergence d’un modèle économique nouveau lié aux transports mais aussi au numérique et à des activités purement incorporelles telles que les GAFA (Google, Facefook, Amazon, …)… et d’ailleurs il est intéressant de savoir qu’aucun grand groupe industriel n’est apparu en France depuis 1973 à comparer aux Google, Amazon, Pay Pal, Facebook, Tesla et autres … sans évoquer la ribambelle de sociétés chinoises (Huaewai, Lenovo, Ali baba et autres) qui ont toutes moins de vingt ans !
Les sociétés du CAC 40 français sont de vieilles entreprises qui prospèrent ou survivent dans un système clientéliste sclérosé dominé par l’administration qui apparaît comme un interlocuteur et un donneur d’ordres indispensable voire incontournable !
Car, l’emprise de l’administration a créé une situation anormale de clientélisme des grandes entreprises françaises vis-à-vis de l’administration donneuse d’ordre et payeur (politique des grands travaux TGV, autoroutes …) ; l’effet pervers a été un capitalisme de connivence, avec des marchés « arrangés » aggravé souvent par le fait que les grandes entreprises françaises sont souvent dirigées par des fonctionnaires issus de l’ENA !
Le monde change et il faut s’adapter or le modèle français, à la fois rigide et dispendieux, basé sur une administration pesante, ne s’adapte pas car il n’est absolument pas réactif et ne comprend pas le mécanisme de marché puisque, par définition, l’administration n’y est pas soumise !
L’emprise de l’administration a un effet pervers bien connu : l’administration ne raisonne pas en termes économiques et ne se pose pas la question du prix de revient ni de l’adéquation des dépenses par rapport à l’utilité (rapport coût/utilité). Elle obéit en outre à des considérations politiques quand ce n’est pas aux délires narcissiques de politiciens souhaitant valoriser leur ego !
La différence entre une entreprise et l’administration se joue sur 2 niveaux :
– l’entreprise et ses actionnaires paient et risquent pour réussir. Le fonctionnaire ne prend aucun risque et au mieux il dépense l’argent des autres,
– l’entreprise se trouve dans une situation de concurrence permettant aux consommateurs et aux clients, de comparer les offres de plusieurs producteurs, locaux ou éloignés et de choisir. De ce fait, l’entreprise est obligée d’être réactive aux mouvements du marché car c’est la condition de sa survie notamment en recherchant la satisfaction de la clientèle tant au niveau de la qualité qu’au niveau de l’utilité. Le fonctionnaire ne réagit pas au marché, il agit seulement dans un cadre hiérarchique qui considère l’individu comme un administré et non comme un client et il ne rend compte de son action que dans ce cadre hiérarchique.
La gestion de l’économie par l’Etat n’est en fait pas efficiente et la liste des entreprises publiques en mauvais état est sans fin (Sncf, Areva, Edf, Air France, la télé publique ; les dettes s’accumulent par centaines de mds €).
En plus, il s’avère que le pays a été (très) mal géré depuis l’arrivée de l’€ en 2002 car, au lieu de profiter de la monnaie unique pour réformer, nous avons utilisé la caution implicite de l’Allemagne pour vivre au dessus de nos moyens en empruntant massivement sur les marchés à des taux très bas ; avec pour corollaire une expansion de la dette publique qui n’aurait pas été possible avec le Franc car, au-delà d’un certain seuil d’endettement, les taux d’intérêts demandés seraient devenus prohibitifs (ce qui est arrivé à la Grèce) !
Les français croient naïvement qu’ils sont protégés par l’Etat alors qu’en fait ils sont soumis à un état qui les maintient artificiellement en captivité ; mais il est vrai que la population la plus faible économiquement, effrayée par les changements économiques, demande plus d’état alors que ce n’est pas la solution !
Nous sommes en fait en lente régression économique ; c’est à dire que l’on dégringole lentement dans le classement mondial ; avec pour conséquence une lente paupérisation de la population ; anesthésiée temporairement par le maquis des aides sociales !
Il est alors facile pour une administration omniprésente de nous abreuver de solidarité et d’égalitarisme alors que la société française est en fait extrêmement inégalitaire, totalement sclérosée par des privilèges indus accordés aux uns au détriment des autres, ce que l’on retrouve dans l’hyper codification du droit du travail, le poids excessif de la fiscalité ou encore l’immensité de dépenses sociales infinançables et justifiant un recours permanent à l’emprunt !
Les caractéristiques de notre modèle économique sont : l’addiction au protectionnisme, à la dépense publique aux impôts, le planisme, la gabegie, l’irresponsabilité … le tableau n’est vraiment pas flatteur !
On peut bien nous abreuver avec des aphorismes ridicules comme :
faire payer plus l’impôt et moins le contribuable,
non pas dépenser moins mais dépenser mieux,
non pas réduire les dépenses publiques mais maîtriser les dépenses publiques (sic Philippe premier ministre)
ils ne sont que l’auto justification des dérives d’une administration globalement incompétente et inefficace.
Notre modèle économique, complètement figé et obsolète, avec un tissu économique et social subordonné aux objectifs d’un État et d’une administration à la fois tentaculaire et despotique n’est ni efficient ni compétitif !
L’administration ne créé ni richesses ni emplois, elle ne créé que des règles de plus en plus complexes qu’elle seule peut interpréter et qui justifient sa propre existence en la rendant incontournable. Elle est irréformable par elle-même !
La glorification du chef est une pratique très française qui permet de masquer nos graves insuffisances et Macron est l’archétype du type qui fait croire qu’il fait quelque chose alors qu’il ne fait strictement rien !
Μακρον το μεγαλο (lire Macron to megalo – Macron le grand ou Macron le mégalo … beaucoup de mots français comportant une racine grecque on aboutit à des ambiguïtés de traduction surprenantes – j’ai utilisé le K au lieu du C car ce dernier n’existe pas en grec ou plutôt si dans certaines formes anciennes mais c’est alors un S !) président d’un pays où le taux de chômage est au moins deux fois plus élevé que dans les autres grands pays riches et démocratiques et où la fiscalité est l’une des plus élevées du monde, n’a pas pu résister à la tentation narcissique de donner, au reste du monde, au Forum de Davos, des leçons d’économie dirigée à la française !
C’est dire l’autisme de nos hauts fonctionnaires, pétris de leurs certitudes jacobines et dirigistes, enfermés dans un modèle où ils se perçoivent comme le centre de tout. Macron fait partie de ces idéologues de la fonction publique, persuadés qu’une société peut entièrement reposer sur des obligations réglementaires et des interdits !
A des étatistes de droite succèdent des étatistes de gauche et la meilleure image que l’on puisse donner de la situation est celle d’une France qui manœuvre comme le Titanic … incapable de tourner et de prendre le virage d’un monde en pleine mutation !
On sait comment le Titanic a fini et ce n’est pas l’intégration au PIB du commerce illégal de la drogue qui va nous sauver !
Ce qui précède est la chronique d’un désastre annoncé !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "L’économie à la française : Un modèle à la dérive !"
Nous ne savons rien de la réalité de toutes ces rumeurs qui se propagent autour de Nicolas Hulot. On constate seulement qu’il n’a pas de chance, ses dénégations font tellement penser à celles de Cahuzac.
Y a-t-il eu délit ou non avec la petite-fille de Tonton ? Nous n’en saurons peut-être jamais rien et, finalement, cela ne concerne que les deux protagonistes et leurs consciences. C’est une affaire de famille. Sauf, bien sûr, si d’autres candidates à la une des journaux se mettaient raconter la même misère.
Il reste une certitude. En 1997, alors jeune, frétillant et célèbre, animateur de télévision, Nicolas Hulot avait ses planètes chaudes.
Est-ce à cette occasion qu’il a eu l’idée de se pencher sur le réchauffement de la notre ? Ce n’est pas impossible.
Un effort de mémoire nous projette à ses côtés, sous les retors de ses hélicoptères, les pales de leurs voilures.
Bingo, c’est évidement là qu’est née sa passion pour les éoliennes. Mêmes retors, mêmes pales, mêmes bruits, mêmes supplices pour les voisins et les passants que ses hélicoptères.
En prime, des mats dont la hauteur et la rigidité phallique se détachant sur les paysages peuvent faire rêver les âmes simples.
Au beau milieu de toute cette agitation, l’argent et le pouvoir, c’est évident.
Il est vrai que lorsque l’argent et le pouvoir sont là, bien souvent la sexualité les a précédés, puis les accompagne ensuite. N’est-elle pas le carburant essentiel à tout ce cirque, si humain ?
Carburant si essentiel que, depuis des millénaires, ceux qui veulent ou possèdent argent et pouvoir s’évertuent à faire croire que la sexualité n’est pas leur tasse de thé.
En ce sujet l’hypocrisie est reine, encore plus qu’ailleurs.
Personnellement, je sais que ce n’est plus à la mode, mais j’adhère aux théories de M. Freud : tout n’est que sexe et tant pis pour la réputation et les complications.
N’en doutons pas, Nicolas Hulot va être emporté par le bouillon, probablement pas par hasard. Il le sait, tout le monde le sait, c’est pour cela qu’il fait la tronche.
Une ère glaciale s’ouvre devant ses planètes. En bon écolo-climatologue, gageons qu’il saura la combattre. Une bonne cure d’isolation, qui ne fait pas de doute, devrait arranger les choses pour lui, si ce n’est pour son porte-monnaie.
Souhaitons bon vent à l’artiste, à son éolienne et à ses planètes qui finiront bien par refroidir, comme celles de tout le monde.
Cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Nicolas HULOT victime des planètes qui se réchauffent"
Le Monde et La Tribune reprennent, avec d’autres feuilles de choux, les informations de l’INSEE dont il ressort que si l’on dispose de 400 € par mois on vit 12 ans de moins que si l’on dispose de 4.000 € par mois.
Et encore mieux si l’on fait partie des 5% des plus riches. Là cependant j’ai des doutes. Je ne suis pas sûr que la vie des plus riches soit très saine et particulièrement longue. J’en connais peu, mais ceux que je connais ne sont pas partis pour faire des centenaires — en dehors de Kirk Douglas —
Alors que Jeanne Calment a vécu 122 ans à Arles, sans que l’on ait entendu dire qu’elle faisait partie des 5% les plus riches de France.
Ceci dit, on ne va pas bouder notre plaisir de voir des journaux officiels admettre – officiellement donc — qu’il y a un rapport entre la richesse et l’espérance de vie.
Que l’homme est bien composé de son être et de son avoir et que toucher à l’un des deux est attenter à sa vie.
Evidemment, ces journaux avancent ces informations avec en sous-entendu l’idée que, si nous ne donnons pas notre argent à ceux qui n’en n’ont pas, nous sommes responsables de la diminution de leur espérance de vie.
Par contre, l’Etat serait habilité à nous dépouiller, donc à diminuer notre espérance de vie, pour enrichir les pauvres et augmenter la leur.
Car au final c’est ça l’histoire, on travaille et on tente de s’enrichir dans le but de se protéger et de protéger sa famille des accidents de la vie, donc de la mort.
En dehors de cette prétention à soi-disant mieux répartir les richesses que nous ne le ferions, connait-on un Etat qui a réellement enrichi ses citoyens ?
En dehors des Etats assis sur une richesse naturelle, et encore, il ne me vient pas à l’esprit un Etat de cocagne dont la richesse collective aurait permis à ses membres d’avoir une espérance de vie particulièrement longue.
Bien plus, tous les Etats biens lotis n’arrivent pas à performer comme les norvégiens, regardez les vénézuéliens ou les algériens.
Je crois qu’il est possible de conclure que l’enrichissement protecteur est affaire individuelle. Pendant que nous pouvons affirmer, enfin, que la question des ressources est une question de vie ou de mort, pas de consommation.
Nous arrivons au point de rosé, celui qui perce les tuyaux.
La bascule est-elle légitime ?
Lorsque le fisc, à l’aide d’une de ses arnaques dont il a le secret, attente à notre richesse au point de nous faire rejoindre le monde des pauvres, dont nous sommes sortis par notre travail, il diminue volontairement votre espérance de vie. En un mot, il nous tue effectivement, il nous condamne à mort.
C’est la conclusion que l’on a enfin le droit de dire, merci Monsieur INSEE.
Est-il une erreur comptable qui justifie de condamner un individu à mort ?
Est-il un pauvre qui ait le droit de tuer un riche pour vivre ? L’Etat a-t-il ce droit par procuration ? Voilà les questions délicates qui se posent à nous.
Je pense que ceux qui partagent mon sort de pauvre par la volonté du fisc, comprennent ce que je dis et le ressentent au plus profond d’eux.
Aujourd’hui ils savent que ce ressenti est la réalité. Oui l’Etat a attenté à notre vie. Oui il devra assumer cette responsabilité. Un jour, il sera jugé.
Encore pire
Lorsque l’Etat dépense notre argent personnel sans compter. Même s’il le fait en nous faisant croire qu’il le redistribue, ce qui est faux. Lorsqu’il nous met en faillite par une dette démesurée. Il diminue à terme notre espérance de vie, il nous tue tous prématurément. Il est un assassin, pas seulement un mauvais gestionnaire. C’est grave.
Une seule constante, l’Etat aime tuer.
On peut même dire que c’est sa seule raison d’être. L’Etat n’existe que pour la guerre, il est porteur de mort. En temps de paix il faut qu’il trouve une raison de tuer.
Il ne fait jamais la guerre sans invoquer une raison impérieuse, incontournable, que régulièrement l’histoire oublie ou trouve bien légère à l’heure du bilan.
Alors en temps de paix, la raison doit s’imposer et les conséquences doivent être discrètes.
Quoi de mieux que l’amour des pauvres et l’agonie invisible des riches dénudés pour eux ?
C’est formidable, dans cette configuration l’Etat tue, il s’assume donc dans toute sa plénitude de tueur, et tout le monde applaudit. Qui irait pleurer sur la mort prématurée d’un ancien riche ?
Tout est donc parfait.
Petit problème quand même. Quand il n’y a plus de riche, il n’y a que des pauvres, alors l’espérance de vie diminue pour tout le monde.
Mais qui, face à la mort, a un regard collectif ? Personne.
En réalité, l’espérance de vie apparente reste la même. C’est celle qui vous fait vivre plus vieux que le voisin. Dans les tranchées, en 1914, elle était de quelques jours. Ailleurs dans le monde il en est encore ainsi, l’INSEE est impuissante sur le sujet.
La seule consolation
Nous pouvons affirmer qu’en nous mettant artificiellement dans le camp de la pauvreté, de la misère, le fisc nous tue. Que ses agents sont donc des tueurs. C’est ce que je vais expliquer à La Cour d’Appel de Versailles le 15 Février concernant Martino.
Juste un dernier mot, nous sommes en état de légitime défense quand nous protégeons notre patrimoine, nos biens, nos revenus, en refusant l’état de misère artificiel dû aux redressements fiscaux ou aux abus d’impôts. Cela change beaucoup de choses.
C’est l’acronyme pour le Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE).
Il/elle va révolutionner (sic) le monde de l’entreprise et faire entrer ce dernier dans le troisième millénaire car il/elle a pour ambition de donner aux entreprises les moyens d’innover, de se transformer, de grandir et de créer des emplois !
Rien de moins !
En France, on aime les acronymes qui claquent et qui sont chargés de signifiants ; c’est plus vendeur et plus fédérateur et la population (et l’électeur) aime !
Là où on devient un peu plus sceptique, c’est lorsqu’on s’aperçoit que ce projet provient des services de Bercy !?!
Oui, vous avez bien lu, Bercy, l’Empire du mal, le repaire de fraudeurs fiscaux (voir ici), dont la vocation première est de massacrer (le mot n’est pas trop faible) les entreprises en leur faisant cracher tous les impôts possibles et imaginables va révolutionner le monde de l’entreprise !
On croit rêver, on est en pleine science fiction !
Ce qu’il y a d’extraordinaire, en France, c’est que ce sont des fonctionnaires, qui ne connaissent absolument rien au monde de l’entreprise, qui vont expliquer comment l’entreprise privée doit fonctionner !
Ce projet, qui devrait compléter les ordonnances, a donc pour but de trouver un dispositif qui « décoince le développement des entreprises » (sic) afin de faire grossir et protéger le tissu industriel et participer à la « réduction de la fracture sociale » (resic).
Et, effectivement, on n’a pas peur des vieux poncifs et de recycler de vieilles idées qui n’ont abouti à rien de concret !
Passé le moment de stupeur, examinons ce projet qui s’articulerait selon 4 axes :
Réforme des seuils sociaux
Cela aboutirait à modifier les seuils de 10 et 50 salariés qui entrainent l’obligation de mettre en place des institutions de représentation du personnel et donc à faire ce qui n’a pas été fait avec les ordonnances qui ont à peine écorné le droit du travail..
Cette idée peut être considérée comme intéressante dans la mesure où, effectivement, ces seuils constituent souvent des blocages au développement des entreprises du fait de contraintes trop importantes. Reste à connaître les nouveaux seuils qui seraient mis en place.
Renforcement de l’intéressement des salariés afin de créer des socles d’actionnaires proches de l’entreprise.
L’objectif serait de permettre aux salariés d’atteindre 30 % du capital des entreprises.
Reste à savoir comment cet objectif pourra être atteint car il y a 2 possibilités : soit par la souscription au capital et là je suis sûr de l’échec car le salarié préfèrera toujours percevoir son salaire qu’investir dans une entreprise, soit par la remise d’actions gratuites aux employés.
Parallèlement à l’intéressement, le Pacte proposerait de renforcer la participation des salariés à la gouvernance des entreprises, c’est à dire au conseil d’administration. Il s’agit, ni plus ni moins, qu’un retour à la vieille idée de la co-gestion aux relents socialistes.
Par ailleurs, l’intéressement au capital existe depuis longtemps en droit français ; les anglo-saxons l’appelle stock-options !
Il y aura lieu de modifier sérieusement la législation en vigueur qui a littéralement massacré fiscalement cette possibilité tout en n’oubliant pas que l’entreprise n’est pas un haut lieu de la démocratie populaire et que cette mesure pourrait aussi entraîner un risque de dilution du capital.
Orientation de l’épargne vers les entreprises.
On peut penser qu’il pourrait s’agir de constituer des fonds de pension ou d’investissements à la française qui sont actuellement … interdits ; notamment parce qu’ils pourraient porter atteinte aux organismes de sécurité sociale et à la retraite par répartition.
Cette idée se heurte aussi aux besoins énormes de financement de la dette étatique française qui canalise toute l’épargne à son profit (notamment par le biais de l’assurance vie) ; autrement dit elle n’est pas prêt de voir le jour !
Modification et élargissement de l’objet social de l’entreprise
Il s’agirait de transformer le but de l’entreprise, qui est un lieu de travail en vue de la création de richesse, pour en faire autre chose … un lieu de vie avec la poursuite d’objectifs sociaux et environnementaux !
L’entreprise deviendrait alors une garderie, un club de gym, un club de mécanique, un centre socio-éducatif, un mutant économico-socialo-environnemental à vocation politico-culturelle avec intervention obligatoire de syndicats totalement apolitiques mais … dûment subventionnés motivés !
Et, évidemment, la réalisation de ces objectifs, pour l’instant non définis, serait obligatoire !
A dire franchement : on tombe dans le n’importe quoi ; sans compter que ce n’est pas la modification de l’objet social qui va améliorer la rentabilité des entreprises, c’est l’amélioration des marges par diminution des contraintes et de la fiscalité et, visiblement on n’en prend pas le chemin !
Conclusion :
Comme d’habitude, on cherche encore, en haut lieu, le gadget idéologique miraculeux, le mistigri qui va nous sortir de l’ornière dans laquelle nous nous trouvons et qui se trouve en relation directe avec ce que je vous avais exposé dans mon article « pourquoi le chômage ne diminue-t-il pas » (voir ici) !
Le massacre fiscal et les contraintes réglementaires ont littéralement laminé le milieu économique et il n’y a plus d’entreprises pour embaucher les millions de chômeurs dont on ne sait que faire et qui coûtent cher à la collectivité !
Les nouvelles entreprises n’ont bien souvent pas de salarié ; ce qui n’est évidemment pas de nature à résoudre le problème du chômage en n’oubliant pas qu’un échec sur ce plan aura forcément un impact très négatif sur le résultat des prochaines élections (voir Hollande et son renversement de l’inversion de la courbe du chômage) !
Encore une fois, au lieu de laisser aux entreprises la liberté de se développer, on va leur mettre des contraintes supplémentaires qui n’auront que des effets négatifs car ce ne sont pas des lois gadgets qui sortiront le pays du déclin !
Il est vrai que, de ce point de vue (de la liberté économique), nous sommes très … mal placés dans le classement mondial et que ça finit par se savoir !
La France est classée en ce qui concerne la liberté économique :
– 52e mondiale à l’Economic Freedom of the World publié par l’institut Frazer (ici)
– 71e à l’Index of Economic Freedom par la Heritage Foundation, (ici),
– 33e au 2017 human freedom index publié par le Cato Institute, (ici)
et sa position se dégrade régulièrement.
En outre, depuis 2014, la France est le pays de l’OCDE qui a le système fiscal le moins compétitif, selon la Tax Foundation ; institut de recherche spécialisé dans la fiscalité et qui réalise un classement relatif à la compétitivité fiscale des 35 pays membres de l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique). (ici)
Dans ce classement, entrent en compte les impôts pesant sur les sociétés et les ménages ainsi que ceux sur la consommation et le capital et le traitement des profits réalisés à l’étranger.
35ème sur 35, de manière constante depuis 4 ans, on ne peut pas faire pire !
– et enfin, le cabinet PWC (PriceWaterhouseCoopers) en association avec la World bank Group a établi un rapport (ici) p 75 au terme duquel les entreprises françaises sont les plus imposées d’Europe avec 62.2% de prélèvements sociaux et fiscaux sur le chiffre d’affaires. Sans surprise la France est à la 32e et dernière place !
Nous avons, paraît-il, la meilleure administration du monde ; seulement, on ne peut pas avoir raison contre le monde entier ; surtout lorsque celui-ci nous dit l’inverse !
A ce stade, on peut véritablement parler d’autisme de l’administration et tout cela est consternant de médiocrité !
Très accessoirement, le journal LE PARISIEN (ici) a révélé que Le Maire et Philippe, respectivement ministre des finances et premier ministre, aux revenus et patrimoines plus que conséquents, n’avaient ni PEA ni portefeuille d’actions.
Ils sont donc effectivement les mieux placés pour nous parler d’investissement dans les entreprises !
Encore une fois, on a recours au vieil adage « faites ce que je dis – pas ce que je fais » en espérant que personne ne s’en aperçoive !
La révolution, la vraie, dans les mentalités de l’administration, n’est malheureusement pas pour demain !
La prospérité passe par la liberté économique. Il n’y a pas d’autre solution !
Qu’on se le dise !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "La révolution de l’entreprise avec le PACTE"
Il y a quelques semaines j’avais passé, à la demande de lecteurs, un article sur les Crypto monnaies et plus spécialement le Bitcoin. (ici)
J’avais attiré l’attention des personnes intéressées sur les dangers de ces « valeurs » très volatiles, basées sur du rien !
Je viens de lire, qu’après avoir touché un plus haut à 20.000 $ et être sérieusement redescendu à 14.000 $ à la date de mon article, le Bitcoin était retombé à 6.330 $ ce mardi 06 février.
Nous sommes donc en pleine phase de dégonflement de la bulle spéculative qui s’était formée de manière tout à fait irrationnelle !
Vous pouvez relire la fin de mon article dans lequel je vous indiquais clairement que la valeur réelle du Bitcoin était plus proche de 0 que de 20.000 $ et notamment :
« Par ailleurs, la pérennité du système n’est pas assurée et si le bitcoin s’écroule, ce sera la panique. Plus personne n’en voudra, il n’y aura aucun moyen d’arrêter sa chute et il reviendra alors à son point de départ soit environ à valeur … zéro ou à peu près ! »
Les faits semblent me donner raison.
En plus, les bourses d’actions à New York et en Asie viennent de connaître une sérieuse correction (en raison de la hausse des taux d’intérêts aux USA, la Fed ralentissant son émission monétaire) ; ce qui ne va pas arranger les affaires des crypto monnaies par développement des mouvements de panique à caractère moutonnier ; surtout lorsqu’on sait que ce qu’on possède est quelque chose d’incorporel à la valeur purement spéculative !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Le jackpot des crypto monnaies (suite)"
On n’arrête pas de nous répéter que la croissance est en forte hausse, que la confiance est de retour, que Macron réforme partout et pourtant le chômage ne diminue pas !
Il y a là un mystère, on ne comprend pas ou alors … on ne nous dit pas la vérité en nous donnant notamment des réponses du style « inemployabilité des demandeurs d’emplois » ; c’est à dire que nous aurions désormais 5 à 6 millions de personnes inemployables, totalement inaptes au travail.
A force de raconter n’importe quoi, on finit par tomber dans le ridicule et les chaînes de télé et la presse subventionnée n’ont effectivement … pas peur de sombrer dans le ridicule.
Certes, il y a une certaine quantité d’entreprises qui ont du mal à trouver des employés (qu’on peut évaluer à 200.000) mais c’est là une règle universelle valable partout et il n’y a pas qu’en France que le problème se pose et certes il y a aussi des gens qui sont devenus (ou qui ont toujours été) inaptes à un emploi (mettons un gros million) ; mais cela n’explique pas le fait que le curseur du chômage reste tout en haut !
On estime que le plein emploi a lieu quand le taux de chômage est en dessous de 5%.
Nous en sommes à environ 10% officiels avant … manipulation pondération des statistiques !
Alors ?
Connaissez-vous la parabole de la morue ?
Cette disparition inexplicable des emplois me rappelle l’histoire de la pèche à la morue sur les grands bancs au large de Terre-neuve (dite Grande Pèche) et qui s’est pratiquée pendant des dizaines d’années avec des moyens artisanaux (à la ligne avec des doris – petites barques de pèche voir ici) puis à partir du 20° siècle avec des moyens industriels.
Cela a été une véritable eldorado (en passant sous silence les conditions de vie très dures et les innombrables disparitions en mer) jusqu’au moment où les prises se sont mises à diminuer tant en taille qu’en volume.
La seule technique mise en place pour faire face à la raréfaction, en fait à l’épuisement, de la ressource, a été de mobiliser des moyens encore plus importants de pèche … ce qui n’a fait qu’accélérer le phénomène jusqu’à l’effondrement final dans les années 70.
Les autorités canadiennes ont alors ordonné un moratoire en espérant que cela allait s’arranger puis une interdiction pure et simple !
Et vous savez quoi ? Les morues ne sont jamais revenues, l’espèce avait été liquidée par la sur pèche et les pécheurs n’ont rien voulu entendre malgré les avertissements, les morues allaient revenir. On suppose qu’aujourd’hui une autre espèce occupe désormais l’espace laissé vacant par les morues qui n’arrivent plus à se reproduire !
Eh bien, Hollande croyait aux cycles et pensait que la croissance allait revenir et absorber l’augmentation de la fiscalité !
Et si vous remplacez les morues par les entreprises, vous avez l’explication du phénomène ; et cela n’a rien à voir avec le « réchauffement climatique » !
Car, à force de matraquer sans discernement tout ce qui pouvait cracher des impôts et des cotisations, on a fini par tuer l’écosystème !
Seulement, à la différence des impôts, l’emploi n’est pas quelque chose qui se décrète dans les ministères, lors de réunions des technocrates et des petits marquis de la République en complet veston à la mise impeccable.
Et ce n’est pas non plus en invitant quelques grands patrons à déguster, à nos frais, des petits fours au château de Versailles que cela va s’arranger !
La disparition a commencé par les emplois non qualifiés parce qu’ils étaient trop chers par rapport aux emplois de même nature existant dans les pays à bas coûts et le phénomène s’est poursuivi en progressant dans la hiérarchie des emplois plus qualifiés ; alors que, dans le même temps, on expliquait aux gens qu’ils avaient des droits acquis … qu’ils perdaient avec la perte de leur emploi !
Les entreprises parties ou disparues, ceux qui ont perdu leur emploi … n’arrivent pas à en retrouver car la plupart des nouvelles entreprises qui se créent … ne créent pas d’emplois ; alors que ce sont bien les nouvelles entreprises qui créent des emplois – pas les anciennes (il n’est qu’à voir l’hémorragie dans l’industrie automobile).
Le drame de la France ; c’est que les décideurs ne sont pas les agents économiques mais des fonctionnaires qui obéissent à une logique purement administrative ; laquelle s’est avérée, au fil du temps, totalement antiéconomique et mortifère !
On en voit aujourd’hui le résultat avec non seulement un chômage de masse incompressible mais aussi une balance du commerce extérieur lourdement déficitaire (-65 mds € en 2017) pendant que les allemands enregistrent un excédent de 250 mds € (soit un différentiel de 315 mds € ou encore 26 mds € par mois) !
Ce dernier point trahit évidemment un problème de compétitivité coût et hors coût en rapport direct avec la fiscalité excessive pratiquée en France car nous ne sommes pas compétitifs dans la gamme de produits fabriqués et le haut de gamme nous est, sauf quelques secteurs très précis dont le luxe, inaccessible !
Et les dirigeants du pays, conscients du phénomène, n’ont pas trouvé d’autre solution qu’utiliser l’embauche massive de fonctionnaires comme variable d’ajustement du chômage ; ce qui explique que nous ayions le record européen (si ce n’est mondial) de fonctionnaires par habitant !
La fiscalité est une arme efficace dangereuse qui doit être maniée avec beaucoup de précaution ; ce qui n’a manifestement pas été le cas car on s’aperçoit rapidement qu’on ne peut pas taxer ceux qui n’ont pas les moyens de payer, ni ceux qui peuvent fuir la fiscalité excessive !
Ne reste donc que l’assiette fiscale captive, c’est à dire celle qui n’est pas susceptible de se délocaliser et de bénéficier d’une concurrence fiscale entre Etats. Et cette catégorie de contribuables, à force de subir l’impôt, finit aussi par s’appauvrir (c’est le cas avec la CSG en augmentation de 26% depuis le 1er janvier 2018) ; ce qui amène à une nouvelle augmentation de la fiscalité pour faire face aux dépenses !
Car, finalement, on ne matraque que ceux qui ne peuvent pas s’y opposer du fait du caractère non délocalisable de leurs revenus ou de leur patrimoine (foncier, immobilier, entreprises) et Macron et ses fonctionnaires ont clairement choisi de tabasser les captifs fiscaux, particuliers et entreprises, parce qu’ils ne peuvent pas le faire pour les autres et qu’ils sont dans l’incapacité idéologique de réduire la fiscalité et les dépenses de l’Etat.
Pour le surplus, on préfère masquer tout ça et glorifier Macron le Conquérant, son action quasi magique, ses réformes, son « aura » dans le cadre d’une vaste action de propagande qui finira, à un moment ou à un autre, par trouver ses limites et montrer toute son inanité pour ne pas dire sa médiocrité !
En fait, ce qui se joue, c’est l’histoire de la lutte entre les entreprises (et des emplois) contre des états (et des impôts) qui n’ont qu’un seul sens d’évolution vers toujours plus de dépenses, toujours plus de dettes, toujours plus de réglementations et toujours plus d’impôts !
La vérité du chômage de masse tient en deux explications logiques mais inavouables !
notre croissance est faible et elle est inférieure à celle de nos voisins, et elle est beaucoup trop faible pour permettre la création d’emplois !
la fiscalité est trop lourde, compte non tenu de l’instabilité des règles françaises aux effets dévastateurs, car on ne peut pas appliquer impunément un impôt sur les bénéfices de 45% en France quand la moyenne européenne est de 25% !
Le monde a changé et les marchés se sont ouverts ; la mondialisation est un phénomène irréversible et avec elle les effets de la délocalisation des entreprises qui recherchent les marchés et les bénéfices. Ne nous trompons pas, tous les grands groupes utilisent ces techniques ; c’est une question de survie pas un choix idéologique ou sémantique !
Il n’y a que nos fonctionnaires et nos dirigeants fonctionnaires qui n’en voient pas les effets car ils n’en subissent pas les conséquences ; protégés qu’ils sont dans un système totalement hors marché financé par l’impôt !
Seulement, à force de ratisser et de matraquer à tout va, les entreprises sont parties ou ont disparu et il n’y a plus d’emplois et la ré industrialisation ne se décrète pas !
Mais cela, le pouvoir ne peut pas le dire et il préfère diffuser auprès de la presse servile des « éléments de langage » plus authentiques, révélateurs, politiquement sincères corrects !
C’est terrible à dire mais nous sommes entrés dans une phase de déclin économique et quelle est la réponse des dirigeants au problème posé ?
Aucune modification de la fiscalité des entreprises, aucune modification du droit du travail qui bloque tant le marché de l’emploi, aucune réduction du nombre de fonctionnaires (le plan de départs volontaires est un rideau de fumée et un simple effet d’annonce car aucun fonctionnaire ne voudra quitter son emploi, et son salaire garanti, et ses avantages différés comme la retraite et les congés !), aucune réduction du périmètre de l’Etat, aucune réduction des dépenses !
Autrement dit, une forme d’immobilisme et de tétanisation devant des mutations mondiales que la caste au pouvoir est incapable d’assumer !
Et, finalement, les chômeurs sont abandonnés à leur triste sort ; ils sont déclarés inemployables et passés par pertes et profits ; même si, en 2016, on en a « collé » 500.000 en stages à un coût faramineux … mais c’était seulement pour améliorer temporairement la courbe du chômage et assurer la réélection du « encore candidat » Hollande qui a fini par jeter l’éponge ! Contre le chômage on a tout essayé ainsi qu’il a été définitivement déclaré par Mitterrand, himself !
A ce jour, la seule réponse du pouvoir se limite à l’augmentation de la pression fiscale et l’intensification des contrôles (voir ici ) pour faire encore rentrer plus les impôts alors que ce sont eux qui sont en train de nous achever !
Finalement, la seule chose qui prospère en France, ce sont les impôts !
Dans un prochain article nous examinerons « le modèle économique à la française ».
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Pourquoi le chômage ne diminue-t-il pas ?"
Ce fut une fête simple, familiale. Enfin, celle où j’ai été conviée. Ce n’était pas la fête des copains, de ces jeunes adultes à qui demain appartient. Dont la mission majeure sera de payer “hier” : c’est-à-dire le trou que nous leur laissons.
Si j’avais 18 ans aujourd’hui je serais morose.
Un peu, beaucoup, contrarié par ma situation et la morale, ou plutôt la propagande, qui ne les quitte pas d’une semelle, partout, au lycée, à la faculté, dans les entreprises, à la télé, dans la presse, au bistrot du coin : “l’argent est la cause de tout, le capital doit être éradiqué, quelques privilégiés possèdent tout, toi inutile de te lancer, tu n’auras jamais rien, pire la terre va cuire et les océans déborder, marche à pied, vis en Ardèche, cultive des parasites et des vers, pas d’engrais, pas de culture génétiquement modifiée, le rutabaga pour objectif, les chèvres et leur lait pour subsistance, les moustiques et leurs maladies pour compagnons, tu as le monde en charge ne l’oublie pas, travaille pour que les autres puissent vivre, ils sont sous ta responsabilité, mais ils ne te doivent rien, c’est ainsi, c’est tout, la malchance t’a fait naître chez les salauds de la terre, les occidentaux, si encore tu étais homosexuel, mais hélas tu n’en prends pas le chemin, peut-être une grave maladie pourrait compenser les avantages inadmissibles que tu as volés au reste du monde en naissant ici, si ce n’est toi c’est donc ton père, ou ton grand-père, etc….” et encore “Si tu as quelque chose, donne-le. Si tu travailles, partage ton bénéfice. Tu dois tout à l’Etat, ton éducation, ta situation à venir, ta santé, tes moyens de déplacement, ton temps libre, remercie les fonctionnaires et les élus qui se sacrifient pour toi et veillent sur toi. Aime les plus que ta famille à qui tu ne dois rien, bla, bla, bla…”. Et surtout “n’aborde jamais une femme, ne lui fais jamais d’avances sans un accord signé de sa part sur papier timbré et préalablement enregistré”…..
A cette fête symbolique des 18 ans, type passage de l’équateur, repère temporel et spatial, il y avait une grande feuille à dessin ou chacun mettait une pensée.
J’y ai mis le dessin ci-contre.
“De quoi s’agit-il ?” m’a demandé la petite sœur du récipiendaire, chargée de la tenue du document, qui s’acquittait de sa tâche avec application.
Je lui ai répondu que la solution serait à consulter sur mon blog.
Nous y sommes.
Voici ma réflexion d’une vie mon cher et jeune petit-fils, majeur aujourd’hui, à qui j’aurais aimé pouvoir dire ce que l’on m’a dit à ton âge : “la volonté déplace les montagnes, le monde t’appartient, rien n’est inaccessible, tu es un homme libre dans un pays libre, soit honnête et travailleur, ais confiance en toi, sois patient, le travail bien fait est toujours récompensé, profite de ta liberté et respecte celle des autres, tout ira bien….si les petits cochons ne te mangent pas tu t’en sortiras”
Mais ce n’est plus possible de dire cela, il parait que les temps ont changé. Les petits cochons sont peut-être en train de nous manger ?
Alors voici mon conseil jeune homme que j’aime comme j’ai aimé mes propres enfants : “Fais bien attention, LA LOI N’EXISTE PAS.”
Ne te laisse pas enfermer par ceux qui te l’opposeront, qui la fabriquent à leur avantage.
Il est temps de te dévoiler mon petit dessin complet, ci-contre
Il représente la seule loi qui vaille, la loi universelle du bien et du mal.
Le bien est tout ce qui concourt à la vie, le mal est tout ce qui concourt au néant, que l’on appelle la mort.
De part et d’autre de la limite qui sépare la vie du néant sont deux zones grises où l’on est ni complètement vivant ni complètement mort.
Certains passent leur vie dans ces zones. Peut-être ne savent-ils pas qu’il pourrait en être autrement ? Je ne sais pas.
Tout le reste, tout ce qui te sera opposé ne sont que des conventions.
Ce n’est pas la loi. Dire que des conventions sont la loi, les prétendre immuables est une escroquerie.
Le premier gros menteur à ce sujet, dans notre civilisation, fût Moïse. Un petit malin qui est monté sur une montagne et en est redescendu en affirmant qu’une puissance supérieure lui avait dicté la loi qu’il fallait maintenant que tout le monde applique.
Le mec, gonflé, même pas le courage de faire accepter par tout le monde ses conventions — qui l’arrangeaient sans doute — et qui monte ce coup fumant pour les faire appliquer.
D’autres dans son genre, encore plus graves, vont même jusqu’à prétendre que c’est en se précipitant dans le néant que l’on gagne la vie. Ceux-là sont les pires escrocs, ils sont le mal absolu.
Tu vois mon cher petit-fils, les choses sont simples. Tu parles le plus souvent possible à ton cœur, tu te demandes, chaque fois qu’il le faut, si ce que tu fais ou ce que l’on veut te faire faire participe de la vie ou du néant, du bien ou du mal, et tu agis en conséquence.
Quant aux conventions que l’on t’opposera, si elles vont dans le bon sens pas de problème, si elles vont dans le mauvais sens combats les de toutes tes forces.
Le plus difficile est de comprendre le sens de nos actions. En effet elles peuvent paraître aller dans le bon sens immédiatement, alors qu’à terme elles nous précipitent dans le mauvais sens. Là est toute la difficulté.
Si tu as bien compris la différence entre la loi universelle et les conventions, le reste tu l’apprendras avec le temps.
Bon anniversaire à toi.
Partager la publication "Un de mes petits-fils a eu 18 ans la semaine dernière"
Bercy est bien plus qu’une machine à encaisser semant terreur et désolation en pillant ceux qui prudemment tentent d’accumuler pour faire marcher l’économie et se protéger des aléas de la vie.
Ceux-là sont trop indépendants. Les collectivistes au pouvoir n’en veulent pas. Leur nom même fait peur aux collectivistes : “travailleurs indépendants”, un crime.
Les piller ne suffit pas. Ils s’entêtent les sots et reconstruisent sur les ruines qui résultent du laminage fiscal, tout particulièrement du sur-impôt issu des contrôles fiscaux. Ils sont indécrottables, ils y laissent leur santé et leur vie.
Leur exemple, leur ténacité, sont mauvais conseillers pour le petit peuple que l’on tond sans risque. Il ferait beau voir qu’il se révolte ce petit peuple en cherchant à les imiter, sous leur influence.
Donc Bercy, au-delà de sa carte triviale d’encaisseur d’impôt se veut une force morale et politique.
Dans ce but, Bercy se présente comme un redresseur de tort, comme un répartiteur juste des richesses. Cette fonction justifiant évidemment que la force publique soit à sa disposition pour lui permettre de remplir sa tache. C’est le premier pas.
L’usage spectaculaire, aveugle et sans concession, de la force va répandre la terreur fiscale, étape essentielle. A ce stade Bercy a besoin d’alliés. Ils seront achetés en échange de différents avantages fiscaux finement étudiés. Cerise sur le gâteau, il faudra aussi une propagande forte pour laquelle les avantagés fiscaux seront d’excellents relais.
C’est ainsi que la machine se met en place. A partir de là, le pouvoir de Bercy est incontestable et incontesté.
L’impact de cette force sur les comportements va pouvoir s’exercer librement.
Prenons un exemple : la propriété privée.
Gravée dans le marbre de la constitution, les français croient qu’elle existe et sont prêts à se battre pour elle. Un peu comme pour la liberté d’expression, elle fait partie de ces acquis de notre démocratie qui n’existent pas ou plus, mais que l’on croit toujours avoir. C’est ça le tour de magie de Bercy.
La propriété privée est l’antidote au collectivisme.
Giscard l’avait bien compris qui, en son temps, souhaitait permettre l’accès à la propriété privée au plus grand nombre. Ce qu’il a réussi en partie.
Le monstre Bercy a réagi par une fiscalité lourde, induisant une organisation de l’espace restrictive pour la propriété privée.
Aujourd’hui Bercy arrive au bout de son concept de collectivisme avec la mise en place de l’outil de mise à mort de la propriété privée : la suppression de la taxe d’habitation payée par l’occupant et son corollaire l’augmentation de la taxe foncière payée par le propriétaire.
La base d’une société où les individus seraient libres commence par la propriété de leurs logements, qui doit être un endroit inviolable où ils sont protégés des prédateurs et notamment du prédateur le plus dangereux, l’Etat. Inversement une société collectiviste doit fragiliser le domicile de ses obligés, leur refuge.
C’est la que Bercy intervient en profondeur.
L’idée est que le locataire n’étant plus imposé son statut devient un avantage fiscal, pendant que le propriétaire plus lourdement imposé est évidemment désavantagé.
Si l’intérêt fiscal, que personne n’aurait l’idée de contester, est que le statut fiscal de locataire est le plus intéressant, la majorité s’efforcera d’être locataire.
Au début un afflux de locataires pourra paraître bénéfique pour les propriétaires.
Mais très vite, Bercy amplifiera la distinction entre les deux catégories de propriétaires, ceux qui ne sont pas imposés les propriétaires sociaux, et les autres lourdement imposés jusqu’à l’écœurement.
Les propriétaires sociaux peuvent être l’Etat lui-même ou des privés ayant fait allégeance.
Assez rapidement les français comprendront que leur intérêt immédiat n’est pas de devenir propriétaire mais bien d’être ou de rester locataire. Ce premier pas franchit, il restera pour Bercy à maîtriser la propriété privée en la restreignant aux propriétaires sociaux sous sa dépendance.
Il ne serait pas judicieux de le faire trop rapidement. C’est donc par la mise en place conjointe d’une fiscalité lourde, de droits de préemption larges, que Bercy va déposséder, en plusieurs générations, les propriétaires privés classiques.
Pas besoin de guerre, de révolution bolchévique, le collectivisme s’imposera par la suppression de la propriété privée.
Tous locataires, l’Etat notre généreux propriétaire aura entre ses mains notre histoire personnelle, notre nid, notre vie.
Vous avez dit démocratie libérale, vous avez oublié de penser dictature fiscale collectiviste.
Rassurez-vous, il est trop tard. Urbanisme et fiscalité vont avoir raison de votre propriété privée, comme une fois la corde serrée de la castration, ce n’est plus qu’une question de temps.
Bercy agit ainsi en tout. Bercy est notre maître, nous sommes ses esclaves.
Ah ! Le Jazz et la prohibition…. je m’égare.
Cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Comment la fiscalité façonne les esprits"
Après les hauts fonctionnaires de Bercy et leurs « petites » fraudes fiscales (ici), retour aux politiciens « pur jus » !
Je reviens sur mon article intitulé « le politicien professionnel n’est pas un gentil » (ici) dans lequel je vous avais dépeint un milieu de politiciens assez peu ragoûtant, pour vous communiquer quelques informations complémentaires qui concernent justement M Thierry Solère dont j’avais brièvement, à cette occasion, évoqué les démêlés politiques, fiscaux et judiciaires.
Je rappelle que Solère fait l’objet d’une enquête pour fraude fiscale et avait sollicité à ce sujet le garde des Sceaux de Hollande, son « ami » Jean-Jacques Urvoas, qui lui avait transmis une copie de son dossier confidentiel conservé à la Direction des affaires criminelles.
Vous allez voir que la réalité dépasse la fiction et il fallait, pour cela, lire un article paru dans LE POINT du 1er février dernier, sous la plume de Jean Nouailhac, pour s’en convaincre.
L’auteur commence son article en expliquant que M Solère « qui s’est fait remarquer par ses zigzags controversés, mène une double vie très rémunératrice, non sans risque de conflits d’intérêts. » car, Thierry Solère, en plus de ses activités politiques, est rémunéré pour des activités de conseil et de lobbying par plusieurs sociétés à propos desquelles on peut légitimement se poser quelques questions.
D’ailleurs, les qualificatifs dont il a été affublé ces derniers temps lui ont conféré une réputation dont il va avoir du mal à se défaire !
Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée a dit de lui « Il ne gagne pas à être connu » en raison de son « opportunisme gigantesque » et de sa « capacité à la dissimulation et à la manipulation ».
Sous le titre « L’homme qui marche… pour lui », Le Parisien.fr a fait témoigner « un haut gradé de LR » déclarant juste après l’élection de Macron : « C’est quand même le type qui, au lendemain du premier tour, topait avec François Baroin pour être le porte-parole de la campagne des Républicains aux législatives… tout en négociant en coulisse un ralliement à Macron. »
Surnommé « le chihuahua » par Isabelle Balkany, tellement elle le trouvait servile et intéressé auprès de Jean Sarkozy, le fils du président de l’époque, on a affaire, avec Thierry Solère, à un politicien très spécial : doté d’un culot monstre, d’une morale politique à géométrie variable, d’un arrivisme forcené et d’un besoin d’argent qui semble irrépressible (sic) !?!
Et en creusant un peu, on découvre qu’en marge de son activité politique (député), il exerce des activités de lobbyiste dans le secteur privé ; lesquelles font monter très haut le compteur de ses revenus, tout en occasionnant des conflits d’intérêts potentiels.
Entre 2003 et 2012, il a travaillé comme lobbyiste pour la société Aliapur, chargée par un consortium de fabricants de pneus animé par le groupe Michelin-Kleber de gérer le marché français des pneus usagés. En y ajoutant une « collaboration » avec le cabinet Deloitte (comptables), il a déclaré à la Haute Autorité pour la transparence une rémunération « de l’ordre de 250 000 euros par an » pendant ces dix années (on appréciera l’approximation), ce qui fait tout de même au minimum un total de 2,5 millions d’euros de revenus venant s’ajouter à ceux qu’il tire de la politique.
A partir de 2014, il a déclaré à la Haute Autorité un nouveau job de « conseiller en stratégie » de la société Chimirec pour un salaire mensuel de 12 000 euros (144.000 €/an).
Chimirec est spécialisée dans la récupération et le traitement des déchets industriels.
Or, à cette époque, il était aussi membre de la commission du Développement durable de l’Assemblée nationale et il avait cosigné, selon Le Monde.fr, « un amendement visant à exonérer de taxes les véhicules de collecte de déchets industriels et d’huiles usagées, collecte qui est exactement l’activité du groupe Chimirec », ce qui ne manque pas de poser la question d’un possible conflit d’intérêts.
Et le dossier de Thierry Solère continue de s’alourdir à la suite d’une nouvelle enquête du Monde ; laquelle permet d’apprendre que celui qui avait donné au 20 heures de France 2 des leçons de morale à François Fillon, dont il était le porte-parole au moment de la présidentielle, lui assenant ainsi en direct un coup de poignard dans le dos, usait des mêmes procédés que Fillon avec son épouse Penelope et rémunérait sa propre épouse, Karine Theet-Solère, comme attachée parlementaire au salaire de 3 650 euros, ainsi qu’Isabelle Fabiew, la femme d’Éric Fabiew, le directeur général d’Aliapur, celui-là même qui lui avait fourni un somptueux salaire pendant dix ans (250.000 €/an) !
Le comble, c’est qu’Aliapur, en sens inverse, a été également l’employeur de Mme Solère pendant plusieurs années, en tant que « chargée de communication » : une sorte d’échangisme professionnel particulièrement lucratif ; étant entendu que la réalité de ces emplois croisés si bien rémunérés reste encore à démontrer !
Nouailhac termine en écrivant : « Thierry Solère se fait oublier pour le moment en attendant une suite judiciaire… qui ne viendra peut-être jamais » tout en poursuivant toujours son activité de « conseiller en stratégie » dans la récupération des déchets industriels.
Dans mon article, j’avais écrit : « Opportunisme, clientélisme, ambition démesurée, veulerie et vacuité sont les traits de comportement habituels du politicien professionnel… En fait, le politicien professionnel est le plus souvent un individu ordinaire, sans talent, sans compétence, vénal et sans scrupule qui exploite la naïveté de ses électeurs et n’hésitera pas à mentir pour justifier ses propres actions !
Eh bien, M Solère représente, à lui seul, un condensé de tous les travers que j’avais stigmatisés et qu’on pourrait résumer par ce sobriquet peu flatteur : les rapaces de la politique !
Avec des activités de « conseil » qui sont en fait au minimum des activités de lobbying quand ce ne sont pas des activités d’intermédiation en tous genres (pratiquées aussi par F Fillon au travers sa société 2F conseil fermée depuis quelques mois), de public relations, de consultant en courtisanerie dans le but essentiel de recevoir de grasses commissions, il est une caricature de tout ce qu’il y a de pire en politique !
Et, cela ne va pas vous rassurer, il n’est pas le seul à se conduire ainsi ; à mélanger les genres, les fonctions et les honneurs à des fins de pouvoir, d’argent dans ce petit milieu si parisien et si fermé de l’entre soi où tout le monde se connaît … ce qui permet quand même de se poser la question du bien fondé et de la justification d’un mandat électoral au milieu de ces conflits d’intérêts et de cette âpreté (infâme) au gain !
Autrement dit, avec toutes ces fonctions, on peut légitimement se demander s’il a encore le temps de s’occuper des problèmes de ses électeurs alors que ses fonctions de questeur à l’Assemblée Nationale lui assuraient en principe un doublement de ses indemnités (11.200 €/mois – voir ici) ?
Et le pire, savez-vous, c’est que tout cela se passe au vu et au su de tous les autres ; en toute impunité !
La politique française ressemble, malgré toutes les lois de moralisation de la vie publique votées à seule fin d’endormir l’électeur, à une foire d’empoigne empreinte d’une immoralité à la fois criante et inadmissible dans laquelle la mission élective sert en fait de tremplin à d’autres activités plus juteuses et dont l’électeur n’a pas besoin d’avoir connaissance !
On comprend évidemment mieux toutes les réticences mises par tous ces honorables politiciens à révéler leur patrimoine et leurs revenus !
Il y a quelque chose de pourri au pays de droits de l’homme et je pense que vous comprenez pourquoi j’ai refusé de voter pendant 30 ans (de 1988 à 2017) !
N’hésitez à partager cet article car de telles actions et un tel mode de pensée méritent toute la publicité justifiée par leur gravité ; étant entendu qu’en outre il est peu probable qu’on en entende parler dans les médias subventionnés !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Les rapaces de la politique."
Ça y est. Nous sommes au bout du bout.
Nous sommes les recordman du monde pour les impôts et taxes, mais ce n’est pas suffisant. On va vous ratisser jusqu’à l’os. Et même plus.
Demain vous ne travaillerez plus que pour le fisc.
Entrepreneurs, commerçants, artisans, professions libérales, salariés du privé les carottes sont cuites. Nous sommes tous des fraudeurs potentiels. Il suffira que Bercy le décrète à plus grande échelle que maintenant.
Attendez-vous à voir débarquer à l’aube les supers flics du fisc. Une sorte de GIGN à la sauce western. Fini l’Etat de droit. C’est vrai qu’ il était déjà bien moribond.
Personne ne sera à l’abri d’un subtil “recoupement” Bercynien grâce à leur fameux algorithme de compétition ou d’une jolie petite délation rémunérée.
Vous serez fliqué à chaque instant et Bercy saura , en temps réel, l’heure de votre passage aux toilettes et ce que vous y avez fait.
Nos hauts fonctionnaires tricheurs et fraudeurs de Bercy (voir https://www.temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/ ) nous ont concocté un plan style Corée du Nord avec une “police” fiscale style Stasi, qui aura, bien sûr, tous les droits épaulée par un Tribunal Administratif à sa botte. Le TA c’est la justice de connivence.
Fuyez, fuyez mes amis, droit devant vous sans vous retourner, si vous le pouvez encore et pendant que c’est encore possible.
Bercy fera fermer les frontières.
Chaque année, 60 à 80 milliards d’euros d’impôts échappent à l’État. Celui-ci entend toutefois bien les récupérer et pour cela le gouvernement est en train de peaufiner son plan de lutte anti-fraude fiscale. Un plan dont il a déjà dévoilé quelques mesures ici et là ces derniers jours. Sanctions contre les sociétés encourageant l’évasion fiscale, publication du nom des plus gros fraudeurs, recours accru aux algorithmes… Voici les principales mesures de ce dispositif, que l’exécutif entend mettre en œuvre avant l’été, notamment par le biais d’une loi.
Publier les noms des fraudeurs
C’est l’une des mesures les plus emblématiques du plan annoncé par le gouvernement : la pratique du « name and shame » (« nommer et faire honte »), qui consiste à désigner publiquement le nom des fraudeurs à des fins dissuasives, sera développée pour les cas les plus graves. « Il faut que le peuple français sache qui cherche à s’exonérer des obligations fiscales légitimes qui sont à la charge de chacun », a expliqué mercredi Édouard Philippe face aux parlementaires.
La publication des noms, via les journaux ou Internet, sera obligatoire pour les condamnations pénales, sauf décision contraire du juge, et possible pour certaines fraudes sanctionnées par l’administration. « Ça concernerait quelques dizaines de dossiers par an », précise le cabinet du ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin. Il assure que cette démarche « ne remet pas en cause le secret fiscal, qui est fait pour protéger la respectabilité des gens honnêtes ».
Police fiscale
« Nous allons renforcer les moyens d’enquête judiciaire pour fraude fiscale avec la création d’un service spécialisé à Bercy », a annoncé Gérald Darmanin dans une interview accordée jeudi au Figaro. Ce service viendra compléter le travail de la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale (BNRDF), actuellement débordée. Il sera doté à terme de 30 à 50 agents, et pourrait être dirigé par un magistrat, a précisé Bercy à l’AFP.
Cette nouvelle structure pourra être saisie par le Parquet national financier (PNF) dans le cas de dossiers nécessitant une « expertise fiscale pointue ». Ses agents pourront procéder à des écoutes ou à des perquisitions, comme le fait la police judiciaire.
Algorithmes
Comme l’avait déjà annoncé Édouard Philippe début décembre, l’exploration de données (« data mining ») sera développée afin de cibler les contrôles sur les cas les plus suspicieux. Cette technique permet de détecter les dossiers à risques grâce à des logiciels permettant de croiser des informations fiscales. Elle est déjà utilisée depuis 2014 pour les entreprises, et testée depuis fin 2017 pour les particuliers.
Selon le cabinet de Gérald Darmanin, une dizaine d’agents seront recrutés d’ici l’été pour accroître le recours à ces techniques, l’objectif étant d’avoir à terme une vingtaine d’agents spécialisés pour épauler les inspecteurs des impôts. Une quinzaine de millions d’euros, selon Bercy, vont être mobilisés. Cela permettra de développer « l’équipement technique, matériel et juridique de l’administration fiscale », a précisé de son côté le Premier ministre.
Guichet de régularisation
Un guichet sera mis en place, par le biais d’une circulaire, pour les entreprises souhaitant régulariser leur situation. Cela permettra « de faciliter les démarches engagées par les entreprises de bonne foi », précise Bercy à l’AFP. Selon Le Figaro, cette nouvelle cellule pourra être notamment utile dans le cas d’un nouvel actionnaire qui découvrirait, « après un rachat, un mécanisme litigieux » et qui « sera ainsi assuré d’encourir des pénalités moins sévères ».
Plaider coupable
Une procédure de plaider coupable sera prévue pour les fraudeurs poursuivis au pénal et disposés à reconnaître leurs torts. Ces derniers pourront alors s’éviter un procès, en acceptant la peine proposée par le parquet. « Il ne s’agit pas d’une transaction », insiste Bercy, qui veut ainsi « accélérer les procédures ». Le « plaider coupable » n’empêchera pas, par ailleurs, la publication du nom du fraudeur, précise-t-on.
Officines
Des sanctions seront créées pour les intermédiaires, comme les cabinets d’avocat ou les sociétés de conseil, à l’origine de montages frauduleux, notamment par le biais de sociétés offshore. Selon Bercy, ces « officines » pourraient se voir infliger des pénalités administratives allant de 10 000 euros à 50 % des honoraires perçus. « L’objectif, c’est de mettre un terme au flou. »
Rescrits fiscaux
Les rescrits fiscaux, résumant la position du fisc sur une question soumise par une entreprise, seront désormais « publiés », annonce Gérald Darmanin au Figaro. Une façon selon lui d’« aider les chefs d’entreprise à mieux comprendre les règles fiscales », parfois complexes.
Partager la publication "LA FRANCE DEVIENT LA NOUVELLE CORÉE DU NORD."
Il y a deux hypothèses de départ : l’homme naît bon et la société le corrompt ou l’homme naît mauvais et La société l’améliore.
Dans le premier cas, rien ne justifie la présence d’un État. L’homme étant naturellement bon, plus il sera libre plus cette bonté naturelle va s’imposer. Cette évidence est telle que cela en est gênant pour un libéral sincère.
Dans cette perspective la jungle initiale est effectivement le paradis. Toute organisation sociale devient le démon qui pervertit l’homme naturellement bon.
Ce n’est pas ainsi que je vois le problème. Le retour à l’état de nature n’est pas mon truc. Je ne vois pas la jungle comme un paradis, bien au contraire.
Dans le deuxième cas, l’homme est naturellement mauvais, c’est donc légitimement que la société, donc l’Etat, le contraint. Sans cette contrainte la barbarie s’installerait.
Plus la société limite la liberté de l’homme plus elle a des chances d’éradiquer sa nature mauvaise. Ici le collectivisme et son point d’orgue l’égalitarisme s’imposent.
Ce n’est pas non plus ainsi que je vois les choses. L’individu noyé dans la masse pour son salut n’est pas ma tasse de thé.
Je suis cependant plus proche de la deuxième hypothèse que de la première.
En effet mon expérience de la vie — base très modeste de ma réflexion — m’a amené à constater que l’homme est naturellement un pillard et — comme le dit très opportunément Balzac le vol étant toujours suivi du meurtre — aussitôt après il devient un meurtrier.
Ce constat vaut pour un individu, il vaut aussi pour un groupe d’individus.
Pour se convaincre de cette évidence il suffit de regarder autour de nous. Ce ne sont que pillages et guerres, plus ou moins sophistiqués pour seules différences.
Dans cette abomination il est des espaces fugaces de calme, de paix et de sérénité, toujours exclusivement entre deux horreurs.
C’est ce constat qui m’intéresse.
Je vais rester simple n’ayant pas les moyens intellectuels pour faire compliqué.
Prenons l’image du football. Naturellement, enfants nous tapons dans des ballons. Cela ne fait pas automatiquement une partie de football. Pour qu’elle ait lieu il faut des règles.
Ces règles vont-elles être naturellement observées par les joueurs ? Quelquefois oui, quelquefois non. Cela va dépendre de multiples facteurs dont la volonté des joueurs, la hauteur de l’enjeu, etc…
En fait, c’est l’arbitrage qui fait qu’il y aura ou non football.
Sauf à penser que le football n’est pas une amélioration du geste naturel consistant à taper dans un ballon avec ses pieds et que le faire n’importe comment serait largement plus profitable pour acteurs et spectateurs, l’arbitre est donc incontournable.
J’aurais pu prendre pour exemple le golf qui n’est que la mise en règles du geste millénaire des bergers projetant au loin un caillou avec leurs bâtons.
Conséquemment, si l’on n’est pas béatement séduit par l’idée de ramener l’homme à son statut prétendument naturellement paradisiaque de Tarzan des jungles, il faut se poser la question de l’arbitre social avant de jouer à la société des hommes.
La logique imposerait donc de définir d’abord les règles de la vie en société, puis de nommer un arbitre chargé de les faire respecter.
C’est en gros ce qui s’est passé pour toutes les sociétés connues, qui, de façon opportunes, sous la contrainte de la nécessité, se sont données des règles leur paraissant ponctuellement nécessaires. Puis, elles ont installé un arbitre, que l’on appelle communément aujourd’hui l’Etat, à qui elles ont confié le pouvoir d’arbitrer et la force pour le faire.
 ceci près que, systématiquement, dans un laps de temps plus ou moins long, l’arbitre se met à jouer à la place des joueurs et à modifier les règles à son avantage.
Là est le problème.
Quand l’arbitre tire lui-même les pénaltys ou quand il est le manager d’une des deux équipes on comprend que le jeu est pipé.
Pour résumer ma réflexion.
Naturellement l’homme est mauvais, c’est un animal dangereux pour les autres animaux et pour lui-même. Machine à transformer en énergie ce qu’il dévore, il dévore tout.
Son organisation en société est dictée par la nécessité de plus de puissance évidemment, mais aussi et surtout de protection contre sa prédation par rapport à lui-même. Cela sous contrôle d’un arbitre : l’Etat.
L’arbitre ne peut en aucun cas se mêler de la partie jouée dans les sociétés. C’est la morale du libéralisme.
L’individu acquiert sa sociabilité par l’éducation, le dressage, et la conserve contre vents et marées par sa soumission à l’arbitre. Celui-ci doit être juste évidemment et indépendant de l’action.
L’Etat français actuel est le plus vil arbitre qui soit. Le plus grand tricheur de tous les temps, le plus hypocrite.
En effet, son outil d’intervention Bercy, devenant un joueur, s’est étroitement insinué dans tous les actes de la vie sociale. Il pervertit complètement le rôle d’arbitre de l’Etat, il dénature et corrompt la justice. Il pourrit l’arbitrage de l’intérieur.
La société française n’a plus d’arbitre.
L’Etat s’est insinué dans la partie, dans le jeu social, jusqu’à un point de non retour. C’est en prétendant faire le bien que l’Etat a corrompu son rôle d’arbitre, cela aggrave ses responsabilités et celles de ceux qui prétendent le représenter.
Nous revenons ici au libéralisme, qui est la seule option possible pour laisser les joueurs sociaux s’exprimer et conserver à l’Etat son rôle essentiel d’arbitre.
Donc, quelle que soit l’hypothèse de départ — l’homme naturellement bon ou naturellement mauvais — le libéralisme s’avère être la seule solution possible pour vivre ensemble.
Quand aurons-nous le bonheur de retrouver un de ces espaces libéraux qui permettent d’avoir quelques moments de satisfaction sur cette terre ?
Probablement pas tout de suite. La mise en place d’un arbitre neutre n’est pas pour demain.
Il faut d’abord que les membres de la société prennent tous conscience de la situation, y compris ceux qui profitent actuellement de l’arbitre tricheur. Cela suppose une faillite ou une révolte, rien de facile.
Puis, en suivant, il faut qu’une lumière exceptionnelle éclaire soudainement les méninges de ceux qui vont reconstruire la société actuelle défaillante.
Je ne le verrai pas, je suis donc destiné à vive l’enfer jusqu’à la fin de mes jours. Mais, j’ai la chance d’avoir connu de 1944 à 1970 un monde libéral et les plaisirs qu’il peut apporter — qui faisait suite au carnage du nazisme exemple évident de l’arbitre tricheur —
Je souhaite le liberalisme aux nouveaux arrivants, le plus tôt possible.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Tous les chemins mènent au libéralisme"
Oui, je sais, proférer une telle affirmation constitue une intolérable provocation pour tous les moralisateurs et bien-pensants qui vous expliquent que les paradis fiscaux sont le mal absolu, des repères de fraudeurs, de trafiquants de drogue et de tous les salopards qui veulent échapper à la spoliation étatique l’impôt librement consenti, redistributif et solidaire.
D’ailleurs, ces paradis contribueraient à l’augmentation des inégalités dans le monde!
Or, nous nous heurtons à un problème sémantique liminaire caril n’existe pas de critère unique et objectif permettant d’identifier un pays comme étant un paradis fiscal ; ce qui tend déjà à démontrer que l’on y met ce qu’on veut et surtout ceux qu’on a envie d’y voir figurer !
Par ailleurs, dans une instruction du ministère des Finances du 18 mai 1973, le paradis fiscal y est défini comme un pays « qui applique un régime fiscal dérogatoire tel qu’il conduit à un niveau d’imposition anormalement bas », sans qu’il soit précisé ce qu’est un niveau d’imposition anormalement bas et le code général des impôts parle de « pays à régime fiscal privilégié » ; paradis fiscal n’apparaissant pas dans l’index alphabétique.
Ne nous trompons pas, les arguments qui vous sont servis ne sont que l’arbre qui cache la forêt de la rapacité fiscale des états car les paradis fiscaux sont l’avers d’un même monde ; ce qui veut dire que s’il y a des paradis fiscaux c’est parce qu’il y a des enfers fiscaux !
Et, nous savons bien ce qu’est un enfer fiscal : c’est un endroit ou un pays où la fiscalité et les prélèvements obligatoires consomment l’essentiel de la richesse produite ; et la France est bien un enfer fiscal avec l’une imposition parmi les plus élevées du monde puisque, lorsque deux € de richesse sont produits, un € est prélevé par l’Etat (57%) !
Pour commencer, il faut savoir qu’en France, il existe une double dissymétrie méconnue de traitement en la matière ; et sur laquelle il est important de s’attarder :
A – l’Elite administrative
Une certaine élite, qui généralement vit des deniers publics c’est à dire des impôts, considère que les paradis fiscaux ne sont absolument pas admissibles … pour les autres tout en demeurant tout à fait légitimes lorsque elle-même en bénéficie !
Il s’agit en particulier des députés et sénateurs qui bénéficient de petits avantages fiscaux et sociaux dérogatoires du droit commun, qu’ils se sont octroyés eux-mêmes (on n’est jamais si bien servi que par soi-même) (voir ici) ainsi que plusieurs centaines de hauts fonctionnaires du ministère des Finances de Bercy, l’Empire du Mal, qui se sont octroyés des rémunérations, hors statut et hors cadre légal, non seulement exonérées de charges sociales mais d’impôts ; ce qui ressemble bien à une fraude fiscale. (Voir ici).
C’est-à-dire que nous avons, au cœur même du pouvoir républicain, certaines catégories de privilégiés qui estiment que leurs rémunérations, pourtant déjà très confortables, ne leur suffisent pas et pensent « avoir le droit » de bénéficier d’avantages complémentaires ne reposant sur aucune justification.
Autrement dit, pour ces élites, dont les confortables rémunérations sont payées par nos impôts, les paradis fiscaux sont condamnables mais seulement lorsque ce sont les autres qui en bénéficient ou si vous préférez, les règles de droit commun ne s’appliquent qu’aux citoyens ordinaires ; l’élite ayant « droit » à certains accommodements !
Les journalistes, eux aussi volontiers moralisateurs, bénéficient aussi d’un joli petit abattement de 7.600 € sur leurs revenus avant impôt ; ce qui n’est pas autre chose qu’un avantage dérogatoire ne reposant sur … aucune justification si ce n’est celle de la complaisance du pouvoir vis-à-vis d’une corporation qu’il faut ménager et qui, en retour, sait ménager le pouvoir !
B-l’Etat
Il existe aussi une différence de traitement entre l’Etat et le citoyen car on s’aperçoit que l’Etat a le droit d’avoir des secrets (dits secrets d’Etat) dont nous ne pouvons pas avoir connaissance, alors que le citoyen lambda ne peut avoir aucun secret pour l’Etat.
Certes on me rétorquera que l’Etat a le monopole de la violence, mais, à bien y regarder, il n’y a aucune justification légitime à cette situation car il n’y a aucune raison que l’Etat puisse avoir connaissance de l’intégralité des éléments de notre vie qui reste notre vie et d’ailleurs cette obligation ne figure ni dans la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 ni dans la Constitution de 1958 !
Autrement dit, cette intrusion fiscale dans notre vie est totalement illégitime !
Il n’est pas inutile de rappeler, et cela risque d’en surprendre plus d’un, qu’en Suisse le secret bancaire est une réalité car un résident suisse peut avoir un compte bancaire auquel l’administration fiscale suisse n’a pas accès ; ce qui est proprement inimaginable en France où les banques communiquent au Trésor Public absolument tout ce dont elles ont connaissance vous concernant.
Evidemment, cette surveillance généralisée de la population reflète une différence fondamentale de mentalité !
Or, du moment que vous payez vos impôts, il n’y a aucune raison que l’Etat et ses services fiscaux en sachent plus car on se trouve alors en présence d’une inquisition fiscale ! Tout cela n’est évidemment pas anodin et, à propos de la France, on peut légitimement affirmer que les citoyens vivent en liberté surveillée avec Tracfin, la police fiscale, en embuscade !
On s’aperçoit donc, qu’en la matière, la morale est finalement très stricte élastique voire carrément dévoyée car, afficher des principes vertueux c’est bien mais se les appliquer c’est mieux !
Evidemment, ceux qui n’ont pas d’argent, pas d’économies, pas de patrimoine et qui vivent aux frais de la collectivité ainsi que ceux qui sont assurés de toujours disposer d’un revenu plus que confortable accompagné d’une garantie de l’emploi leur permettant de tout dépenser, trouvent tout à fait normal que l’on fasse la chasse à ces ignobles fraudeurs ; ce qui permet de s’apercevoir que le système est conçu pour que la prime soit toujours pour celui qui dépense tout … à condition d’avoir des revenus assurés.
Le sujet est enfin « politiquement sensible » et défendre les paradis fiscaux passe très mal dans une partie importante de la population pour deux raisons essentielles :
beaucoup croient que l’argent qui est placé dans les paradis fiscaux va leur manquer … comme si c’était le leur !
les états ont pénalisé la fraude fiscale et jouent sur les mots en procédant, intentionnellement, à une confusion entre optimisation (légale) et fraude fiscale !
alors que, d’une manière plus générale, on devrait d’abord se poser la question de la justification de l’impôt tant au niveau de son principe qu’au niveau de son montant.
Le problème de la fiscalité et les (mauvaises) solutions de l’Etat
La progression incessante de la fiscalité et la rapacité insatiable d’états surendettés inquiètent à juste titre alors que, comme je l’ai déjà écrit : l’homme ne vient pas sur terre pour payer des impôts !
La collecte de l’impôt a toujours été une question sensible et pendant longtemps la France a utilisé la manipulation monétaire (inflation/dévaluation) pour lessiver sa dette !
Seulement, avec l’€, cela n’est plus possible puisqu’on ne peut ni augmenter les taux d’intérêts ni dévaluer ; l’essentiel des pouvoirs monétaires appartenant désormais à la BCE.
Cela explique qu’aujourd’hui, les états surendettés pensent n’avoir pas d’autre choix, pour faire face à une dette en expansion constante résultant d’une politique irresponsable de dépense publique, que d’augmenter sans cesse les impôts et sont, de ce fait, hantés par le risque de la rupture fiscale ; c’est à dire le risque, qu’à un moment ou à un autre, apparaisse une résistance voire à une révolte fiscale qui provoquerait l’effondrement du système !
Cette question reste sous-jacente à tout système fiscal car il pose, à chacun d’entre-nous, la question suivante : quelle est ma tolérance à l’impôt ou plus exactement quel est le niveau d’imposition que je suis prêt à accepter ?
Cela a amené les services de Bercy à agir sur un triple niveau :
– d’une part mettre en place un système très élaboré de canalisation des flux financiers et de surveillance des individus et des entreprises de telle manière que l’impôt soit aussi peu visible que possible et rentre, quoiqu’il arrive, grâce à un système fiscal où tout est prélevé la source ; le contribuable n’a plus le choix : c’est un autre qui paie pour lui ; ce qui signifie clairement que nous sommes bien en présence d’une extorsion fiscale et non d’un impôt librement consenti.
– d’autre part à éliminer la concurrence fiscale estimée comme intolérable ; laquelle passe par l’éradication des paradis fiscaux, ce qui permettra enfin de taxer tranquillement,
– et enfin d’assurer, notamment grâce à la suppression du cash (billets de banque), la « traçabilité » des transactions de telle manière qu’aucune transaction n’échappe à l’impôt, car l’Etat touche 20% (par le biais de la TVA) à chaque fois !
Évidemment, les services de Bercy ne maîtrisent pas tout et surtout ce qui ne ressort pas de la souveraineté française.
Or, la liberté de circulation des biens (et des capitaux) et des personnes du fait des traités européens constitue une grande contrariété pour les services fiscaux français car le pouvoir de « l’Empire du mal » de Bercy s’arrête à la frontière et les autres états membres de l’UE ne semblent pas franchement disposées à appliquer les règles françaises … malgré les déclarations de Macron le Conquérant qui s’est intronisé, avec la collaboration de la presse subventionnée, chef de l’Europe !
Ce point est apparu clairement à propos de l’impôt sur les sociétés qui est de 12.5% en Irlande et de 45% en France. Ce différentiel d’imposition ayant nécessairement une incidence quant à l’implantation des entreprises, une entreprise qui souhaite s’installer en Europe ne manquera pas d’examiner ce point avec l’issue qu’on peut imaginer !
L’attitude française, sur cette question, s’est limitée à faire pression sur l’Irlande, par le biais de la Commission Européenne, pour qu’elle augmente son taux d’imposition ; si possible au taux français ! Seulement, l’Irlande, état souverain, n’est pas un citoyen français que l’on peut intimider ou sur lequel on peut faire pression. Elle a refusé !
L’obsession fiscale de l’Etat
Force est donc de constater que l’existence des paradis fiscaux et le risque d’expatriation fiscale ne sont même pas de nature à modérer l’Etat dans sa frénésie taxatrice car, la seule réflexion dont l’administration fiscale semble être capable n’est pas de se poser la question de savoir si les impôts ne sont pas trop lourds mais comment faire pour en faire rentrer toujours plus !
Ce faisant l’Etat n’agit pas autrement qu’un vampire fiscal incapable de réfréner !
Or, il est pourtant logique que plus la pression fiscale est élevée et plus les contribuables réagissent en adoptant des comportements optimisants qui peuvent aller jusqu’à l’expatriation !
Il ne faut pas se tromper : la mise à l’index des paradis fiscaux n’a pour but principal que d’empêcher les individus et les entreprises de faire disparaître des sommes taxables au profit de l’Etat !
L’Etat français, qui ne fait pour l’instant que pousser sa dette, considère comme paradis fiscaux tous les pays qui pratiquent une imposition moins élevée ; ce qui nous donne à peu près … tout le reste de la planète et démontre à la fois le côté relatif de cette définition et toute l’inanité d’un tel raisonnement !
La solution, parfois évoquée mais jamais appliquée, passe évidemment d’abord par une réduction du taux d’imposition global ; laquelle rendrait ipso facto les paradis fiscaux inutiles !
Malheureusement, cette solution n’est pas envisagée car cela signifierait d’une part une réduction des dépenses de l’Etat et d’autre part une réduction du nombre de ses fonctionnaires et, in fine, une réduction de son périmètre d’intervention ; alors que la France vit au dessus de ses moyens et emprunte massivement sur les marchés ; ce qui est à tout le moins le signe d’une mal gouvernance !
N’oublions jamais que la crédibilité de l’Etat français, vis-à-vis de ses prêteurs étrangers, est liée à sa capacité à tondre le contribuable et à rembourser ses dettes ; tout défaut entraînant immédiatement un assèchement radical du crédit et l’effondrement du système !
Nous assistons, en fait, à une lutte entre d’une part des états surendettés, mal gérés et impécunieux et d’autre part des individus et des entreprises qui essaient d’échapper à une spoliation qui n’est, à bien y regarder, ni moralement justifiable ni fiscalement fondée !
Le choix de la liberté
La liberté de l’individu, que dis-je, le devoir de l’individu, est de ne pas se laisser spolier ni voler par des états impécunieux sous des prétextes fumeux de morale ou de solidarité !
Bien évidemment, on sait que, bien souvent, le passage par des paradis fiscaux entraîne des montages complexes et souvent opaques parce qu’il s’agit bien entendu d’échapper aux services fiscaux alors que ceux-ci déploient souvent des moyens considérables de traque fiscale.
Bien entendu, il ne s’agit ici nullement de défendre les trafiquants de drogue et autres délinquants mais quelle est la règle qui permet de prendre tout son patrimoine à une certaine catégorie de personnes sous prétexte de « justice sociale/fiscale » alors que l’expression « justice fiscale » est juste un oxymore destiné à justifier une extorsion de fonds !
La perversion du sens des mots ne sert donc, en l’espèce, que de justification à la spoliation car un état n’a aucun droit moral de prendre votre patrimoine car la spoliation n’est jamais légitime et, ainsi que j’ai eu l’occasion de l’écrire aux services fiscaux, la spoliation fiscale est un exercice qui trouve très rapidement ses limites !
Il faut être enfin conscient que l’astuce perverse visant à placer le sujet fiscal sur le plan moral ne s’applique en aucun cas à l’Etat, qui n’est qu’un monstre froid, sans aucune morale et pouvant commettre les pires actions ; ce qui permet finalement de s’apercevoir que la justification des paradis fiscaux augmente avec l’augmentation du risque de confiscation arbitraire !
Les paradis fiscaux sont l’ultime rempart à la rapacité insatiable des états ; car, diriger un état ne devrait pas se résumer à seulement dépenser sans compter l’argent des autres jusqu’au moment où il faudra constater la faillite de l’Etat ni, en ce qui concerne les hauts fonctionnaires de Bercy, à faire la morale aux autres tout en fraudant soi-même !
Bien cordialement à tous.
Partager la publication "Vivent les paradis fiscaux"
L’amour évidement l’amour, c’est lui qui fait la fortune des chanteurs, des poètes, des musiciens, des cinéastes, l’amour est partout, c’est lui le moteur.
Il est à la télé, il s’affiche à l’assemblée nationale où on l’appelle le sexe.
L’amour nous envahit tous, y compris les contrôleurs fiscaux.
Celui de l’article que je me suis permis de reproduire ci-dessous, que Richard m’a fait passé, n’est-il pas touchant ?
Voilà un contrôleur qui agit par amour, excusons-le.
Il s’est un peu précipité et a tapé directement dans la caisse du trésor. Bon d’accord, et alors ?
Ses confrères aussi agissent par amour quand ils viennent chez nous. Certes eux tapent d’abord dans notre caisse, mais ensuite, ils reçoivent un tombereau d’amour de leurs chefs reconnaissants, des assistés reconnaissants, des fonctionnaires reconnaissants, de tous les fainéants du monde reconnaissants, des jaloux reconnaissants, etc…
Ah, l’amour, quoi de plus pur….
L’ARTICLE DE LA DÉPÊCHE DU MIDI :
“Eure : par amour, un contrôleur des impôts détourne 276 000 €
Le contrôleur des impôts détourne 276 000€./ Photo d’illustration DDM
En amour, certains sont prêts à tout. C’est le cas d’un contrôleur des impôts de l’Eure qui a détourné 276 000 euros entre juillet 2011 et octobre 2014, rapporte La Dépêche d’Evreux. Un contrôle de la Direction départementale des finances publiques effectué fin octobre 2014 a permis de mettre le doigt sur 27 opérations frauduleuses.
Vincent, le contrôleur mis en cause, avait d’abord effectué de faux ordres de paiement comptable sur les 5 % retenus par la collectivité en cas de malfaçons. « Repérant les entreprises en liquidation ou ne demandant pas cette somme, il s’était fait passer pour le légataire », explique le journal local. Une fois ce filon épuisé, en avril 2014, le contrôleur des impôts exploite la faille d’un logiciel. Résultat : il crée de faux mandats et détourne plus de 230 000 euros en six mois.
L’amour rencontré sur Internet
Début 2014, Vincent rencontre l’amour sur Internet. Il s’agit d’un transexuel philippin. Il voit alors les choses en grand : il verse 35 000 € à son ami, effectue quatre voyages aux Philippines pour distribuer 62 000 € en espèces aux personnes qui lui demandaient de l’aide, et remis 11 000 € à une femme rencontrée dans un bar-hôtel de Rouen.
Au procès, le contrôleur des impôts reconnaît immédiatement les faits : « J’ai toujours eu énormément de difficulté à gérer mon budget. Au début, je voulais juste me remettre à flot mais je n’ai pas pu rembourser. Ensuite, en janvier 2014, j’ai rencontré un transsexuel philippin sur Internet. Je devais le rejoindre pour ouvrir un commerce », a expliqué posément le prévenu au tribunal d’Évreux.
L’homme a également fait croire à l’Armée du Salut qu’il ne touchait pas d’aide dans le but d’être hébergé gratuitement. « Tout était millimétré et planifié et, à deux mois près, il ne serait pas devant nous. De plus, son attitude envers l’Armée du Salut est honteuse et scandaleuse ! », a dénoncé le substitut du procureur.
L’accusé a été condamné à 24 mois de prison dont 12 avec sursis. Il devra également rembourser 276 000 €, plus les intérêts, à l’État.”
J’en ai la larme à l’œil. Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Mais bien sûr : c’est l’amour…"
Ce weekend je n’ai pas pu convaincre une égalitariste-alternative, peut-être ce billet….
Grâce à M. Piketty chacun sait que la plaie de l’humanité est LE CAPITAL.
Je vous propose de nous pencher sur un capital dormant particulièrement significatif : La BNF François Mitterand.
Les chiffres que je vais vous donner sont un peu arrondis mais ne trahissent pas la réalité. Celui qui prenant mon histoire au premier degré les contesterait n’est pas pris en compte, tant pis pour lui.
Donc, la BNF François Mitterand c’est 15 millions d’ouvrages pour une valeur immobilisée de 1,5 milliards d’€.
C’est 30.000 cartes de consultation, pour l’année ou pour 15 et 3 fois. Dont 10% sont des visiteurs occasionnels, le reste 27.000 sont des chercheurs ou des professionnels.
Les frais annuels de La BNF sont de 200 millions d’€ pour 10 millions de recette, donc 190 millions de subventions.
Chaque année, en bonne capitaliste, La BNF creuse le différentiel entre le volume de ses collections et l’extension de ma propre bibliothèque, injustice qui génère, tout le monde peut le comprendre, notamment M. Piketty, mon dramatique ressenti.
Un tel capital immobilisé pour une si petite quantité d’utilisateurs privilégiés est évidemment choquant. Comme dirait Marcel : “Ça interpelle”.
La grande excuse, l’argument bateau, est de prétendre qu’il s’agirait de culture.
Alors là je dis non. La culture c’est l’accès pour tous, ce sont les cinémas d’art et d’essai, Arte et Télérama, Le Monde et Le Nouvel Obs, les spectacles de rue, etc… C’est le partage par tous, pas l’élitisme réservé à une élite prétentieuse et inaccessible dans sa tour d’ivoire.
Voici donc ma solution technocratico-politique pour régler ce scandale et partager au profit du plus grand nombre ce capital hideux en l’état.
Je pense avoir l’accord de Mme Hidalgo pour la mise en œuvre de cette solution.
L’île de France c’est environ 15 millions de personnes, un peu moins, les manquants seront tirés au sort sur le reste du territoire.
Nous allons, dans le plus strict respect de l’égalité, partager le capital de La BNF entre les habitants de l’île de France. Chacun recevra un ouvrage de La BNF. Pour éviter toute corruption et parce que ces ouvrages n’ont pas tous le même intérêt culturel, la distribution se fera par tirage au sort.
Ainsi, la culture sera accessible à tous au lieu d’être réservée aux 30.000 visiteurs actifs de La BNF.
Évidemment, cette proposition sera soumise, après une campagne explicative, à un référendum populaire, le peuple devant avoir le dernier mot.
Dans le cadre de notre économie de connivence l’opération sera sous-traitée au privé, donc à moi-même l’apporteur de cette idée géniale, que nous appellerons la révolution du capital culturel.
Je m’engage à financer la distribution des ouvrages composant ce capital. La puissance publique contraindra les franciliens à venir retirer leur ouvrage sous peine d’amende en cas de défection.
 5000 par jour en dix ans ce sera chose faite, donc bien plus rapidement que le temps de constitution de ce honteux capital.
Prenant en charge la totalité des frais de cette démarche culturelle égalitaire, que tout le monde attend, en échange la puissance publique me confiera l’exclusivité des rachats à ceux qui ne souhaiteraient pas conserver la parcelle de culture que le sort et la volonté politique égalitaire leur auront allouée.
J’aurai donc un chapiteau à la sortie du hall de distribution. Toute revente ailleurs que chez moi exposerait vendeur et acquéreur au délit de recel et détournement, lourdement sanctionné.
Un sondage laisse penser que 90% des bénéficiaires revendront leur part de culture.
Donc, dans dix ans je pars en Suisse avec 90% du capital de La BNF.
Mais, entre temps, Hidalgo sera constamment réélue pour avoir cassé, elle et son prochain premier adjoint M. Piketty, la spirale infernale du capital culturel.
Bien cordialement.
Partager la publication "Histoire ronflante d’un capital dormant"
Comme je vous l’avais annoncé, j’ai écrit un livre racontant mon aventure à la Loco.
Il fait donc 357 pages.
Ci dessous vous trouverez quelques feuillets racontant avec humour (l’humour est la seule chose qu’ils n’ont pu me voler) les 18 perquisitions que j’ai subi et qui ont entraînées, pour en camoufler le manque de résultats, un super contrôle fiscal qui m’a tué au final. Ce devait être comme pour Monsieur De Jésus le but ultime de celui-ci. https://www.temoignagefiscal.com/la-folle-perquisition-video/
…Le 12 octobre 1995, alors que je dors du sommeil, dit du juste, dans mon appart, à 6 heures du matin, la sonnerie de ma porte se met à retentir d’une façon pour le moins impérative. J’émerge difficilement, m’étant couché vers les 4 heures.
La sonnerie est accompagnée de coups « appuyés » pas vraiment discret sur ma porte d’entrée.
Je passe une robe de chambre en quatrième vitesse, me demandant qui peut bien venir m’emmerder à cette heure chez moi.
Je regarde par l’œilleton et je vois un couple genre témoin de Jehova.
Celui-ci a dû m’entendre arriver et l’homme dit d’une voix forte et pas rigolote du tout: Police, ouvrez !
Ouaou, c’est la police et pas des Jehova’s boys.
Bon français discipliné à l’autorité, j’ouvre donc.
Le mec se présente : Lieutenant Trucmuche de la police judiciaire et inspectrice Machepro de la DNEF. Nous avons un mandat de perquisition.
Veuillez nous laissez entrer, et il me fout un papelard sous le nez en l’agitant. Ce doit être son mandat mais je n’ai même pas le temps de le lire qu’ils entrent chez moi.
Qu’est-ce qui m’arrive encore ? Ma voiture doit être mal garée ? Non je plaisante. Une perquise, je dois au moins avoir tué quelqu’un.
Ils n’ont pas l’air d’être du style causant, ils doivent avoir vu trop de films gestapistes.
Je les emmène au salon et, toujours poli je leur offre un café. Ils refusent sèchement. Tant pis pour eux. Ils doivent penser que j’essaye de les corrompre à la tasse de café…
Moi, il m’en faut un. Je vais donc le faire à la cuisine. Le lieutenant Trucmuche m’accompagne d’un air soupçonneux, des fois que je planque ou détruise des « preuves » ou que je tente de m’enfuir en sautant par la fenêtre. Il n’a pas dû réaliser que nous étions au 3eme étage.
Je suis toujours un peu dans le colletard, et surtout je n’ai toujours pas compris ce qu’ils espéraient trouver chez moi. De la drogue, des armes, de l’argent…
Je n’ai aucune idée de ce que veut dire DNEF. Pour moi, à cet instant précis, je présume que c’est un service quelconque de la police judiciaire.
Je retourne avec mon café au salon suivi de mon « alter égo ».
On s’assoit tous les deux, pendant que sa collègue farfouille dans mon appart.
Poliment, car je n’ai pas envie de prendre un coup de bottin, je demande à mon lieutenant ce qu’ils viennent faire chez moi.
Il m’apprend que DNEF signifie Direction Nationale des Enquêtes Fiscales et que c’est la DNEF qui mène le bal.
Lui n’est là que pour constater que les droits du perquisitionné, donc moi, en l’occurrence, sont bien respectés. Quelle blague. Il a plutôt l’air d’être là pour m’enfoncer que pour me défendre.
D’ailleurs, ayant mon permis de conduire entre les mains, celui-ci doit lui sembler plus que louche car il téléphone à un service quelconque pour qu’on lui confirme que je ne l’ai pas volé.
Mon permis était vrai. Je l’ai échappé belle. Il était prêt à me passer les menottes. Loupé !
Une heure après, vers sept heures et des brouettes, la visite guidée de mon appart se termine.
Les adieux sont plutôt froids.
La représentante de la DNEF parait vraiment déçue. Elle qui devait s’attendre à embarquer des tonnes de documents, ne part qu’avec deux ou trois vieilles factures Darty et un carnet de chèques entamé. Maigre récolte.
Elle m’annonce en partant, d’un air vengeur, que ses collègues sont en train de perquisitionner en ce moment à la Loco. Et paf, prend toi ça dans les dents !
Je m’habille vitesse TGV et en vingt minutes, j’arrive à la Loco.
Ca à l’air sérieux, trois ou quatre voitures sont garées devant, dans la voie des bus et la porte de la discothèque est entrouverte. Un mec de la DNEF la garde.
Je me fais connaître et il me laisse passer. Un autre m’escorte jusqu’au bureau.
En montant les escaliers, je m’aperçois qu’il y a des agents de la DNEF dans tous les coins.
Ça monte, ça descend, ça va à droite ou à gauche, genre je n’ai pas « une seconde à moi, je suis vachement occupé à tout renifler ». Une vraie ruche.
Arrivé dans mon bureau, mon escorte boy disparaît en m’annonçant à la personne qui est assis pénardos dans mon fauteuil, derrière mon bureau.
Dans celui-ci, c’est l’usine.
Le bureau fait environ 10/12 m2 à tout casser. Ils sont quatre à farfouiller dans nos tiroirs en plus du mec assis qui m’accueille, fort courtoisement, il faut le dire.
Déjà chez lui, il m’invite à m’assoir dans la chaise en face de mon bureau. C’est bien aimable de sa part.
Il se présente, malheureusement je n’ai pas retenu son nom, mais c’est le big chief de cette armée de chiens truffiers.
Il me montre sa commission rogatoire autorisant sa perquise et me présente l’OPJ qui est chargé de vérifier que tout se fait dans les règles. C’est le pendant du lieutenant Trucmuche de tout à l’heure, mais celui là a l’air moins coincé.
Ah, ah, les règles, quelles règles ? Les leurs, je présume.
Bref, l’ambiance est cordiale mais studieuse.
En montrant notre gros coffre-fort qui trône majestueusement le long du mur, il me demande fort aimablement, si par hasard je n’aurais pas la clé et la combinaison ?
Mais si, mais si, bien sûr, Monsieur l’agent, j’ai tout ça dans ma poche.
Putain, à peine ouvert le coffre, un incorruptible m’écarte fermement et se précipite sur son contenu. Il devait penser que je pouvais tout faire disparaître d’un seul coup de mon regard laser.
Ils devaient espérer trouver le Saint Graal ou son équivalent fiscal.
Pas de grosses liasses bien épaisses de billets de 500 et pas non plus le moindre gramme de poudre. Même pas de quoi se rouler un petit pétard. Même pas un vieux Popper. Rien, que dalle, le zéro absolu.
Ce foutu coffre ne contient que les fonds de caisse des bars et de l’entrée. Comme papiers compromettants il n’y a que notre licence d’alcool et notre fameuse autorisation de nuit, plus divers autres papiers tout aussi passionnants.
Ce « trésor », apparemment ne fait pas leur affaire.
C’est la grosse déception, je les sens près des larmes. J’ai presque envie de les consoler. De m’excuser de ne pas avoir mis un kilo de coke dedans mais, ils ne m’avaient pas averti de leur visite.
Je plaisante maintenant mais sur le moment je n’étais pas à la fête.
Je vais être collé à mon inconfortable chaise jusqu’à 21 heures, heure de leur départ.
Je ne pourrai la quitter uniquement que pour aller aux toilettes, escorté bien sûr de mon OPJ, où à la demande d’Eliot Ness, lorsque ses agents venaient lui faire des messes basses, ou lui porter des papiers « ultra confidentiels » ou s’il devait passer des coups de fils «top secrets ». A ces moments-là, on me mettait au coin, j’allais faire antichambre au bar américain, avec mon OPJ, attendant qu’Eliot daigne nous rappeler. Celui-ci, d’ailleurs n’était pas désagréable. Il avait même beaucoup d’humour. Je parle de l’OPJ. Cela me changeait de la porte de prison qui était venu fouiller chez moi.
Lors de ces périodes « frigidaire », je constatais que le trafic des allées et venues des Gmen de la DNEF était vraiment intense et leur nombre important. Je n’ai jamais su combien ils étaient. Ils bougeaient trop vite. Une véritable autoroute. Comme je le faisais remarquer à mon OPJ, celui-ci m’apprit que parallèlement à la perquise à la discothèque il y en avait une dans nos bureaux, cité Véron. Et comme on pouvait quasiment passer de l’un à l’autre sans sortir dans la rue, cela expliquait l’intensité du trafic…
Je passais donc ma journée à répondre au feu roulant des questions d’Eliot Ness. Je ne sais si j’étais en garde à vue, mais je ne pouvais apparemment pas me barrer. Ce devait être une garde à vue « confidentielle » avec un interrogatoire lui aussi confidentiel.
Certainement pour me faire « craquer », il me déclara qu’il y avait aussi un paquet perquisitions dans nos autres discothèques et chez certains de nos collaborateurs.
Le pauvre, j’avais presque pitié de lui et de son équipe qui se tapaient la tête contre les murs à la recherche d’une preuve de notre culpabilité.
Culpabilité dans quelle turpitude ? Ils ne me l’ont pas dit mais apparemment ils faisaient choux blanc sur toute la ligne et cela, plus les heures passaient, moins cela les rendaient joyeux à mon égard.
D’après ce que je pouvais appréhender malgré leur mine de comploteurs, c’est qu’ils ne rencontraient pas plus de réussite dans leurs autres perquisitions.
Il y en avait, je l’appris plus tard, 18 simultanées dans toute la France.
J’étais sidéré par l’ampleur des moyens et des hommes dévolus à cette chasse à je ne sais quoi.
Rien n’avait été épargné. Discothèques, collaborateurs, résidences principales et secondaires pour nous trois. Plus de 150 hommes, au bas mot, avaient été mobilisé pour cette magnifique opération style « Escobar ».
A part avoir démoli les portes de nos maisons de campagnes et mon
coffre-fort mural dans la mienne, ils n’ont rien trouvé à se mettre sous la dent. Et pourtant, dans ma maison de campagne, ils étaient arrivés en force, alors qu’ils savaient pertinemment que j’étais à Paris et que ma maison était vide d’occupant, à part mes chiens, deux molosses, des Mâtin de Naples, une centaine de kilos de muscles chacun. Ils ont malgré tout bloqué les abords, pistolets mitrailleurs au poing (nous sommes en 1996). Mon voisin, 20 ans plus tard, s’en souvient encore et, me connaissant, ne peut s’empêcher de se tenir les côtes en me racontant leur « descente », style repaire de Daesh.
Ils m’ont pété 5 ou 6 portes que je fermais en partant et
ils ont certainement dû retourner chaque caillou…
Au sujet de mon petit coffre, je ne peux résister à vous raconter cette amusante conversation.
Pendant mon interrogatoire, car c’en était un, le big boss, qui répondait au téléphone me tendit celui-ci.
« Monsieur Bolling, notre agent qui se trouve dans votre maison de campagne veut vous parler.
-Monsieur Bolling, nous avons trouvé votre coffre mural, pour nous éviter de le forcer, pourriez-vous nous dire où se trouve la clé ?
– A votre avis ? Je l’ai avec moi. Cela m’est difficile de vous la donner, là sur l’instant.
-Nous allons donc le forcer. Pourriez-vous me dire ce qu’il contient ?
-Rien d’important. Des photos de classe, mes bulletins scolaires et mon livret militaire de 1969…
…Ils ont donc trouvé mes bulletins scolaires et mon livret militaire. Belles découvertes.
Concernant cette perquisition, deux armes que je possédais ont « disparues ». Une winchester 30/30 et un Space 12, fusil rare en France ( fusil à pompe) canon court à 12 cartouches utilisé par Arnold Schwarzenegger dans le 1er Terminator).
Ces deux armes, bien en vue dans ma chambre, se seront évaporées toutes seules pendant la perquisition, sans laisser de trace…
Je ne les ai pas retrouvées dans la procédure écrite de la perquisition.
Ces deux armes étant « détenues »illégalement, je ne pouvais aller me plaindre qu’on me les avait barbotées. Et par des flics en plus.
J’aurais été bien acceuilli.
Au moins il y en a un ou deux qui ne se sont pas déplacés pour rien !…
…Revenons à ma garde à vue à la Loco dans mon bureau où tout le monde tourne un peu en rond. Tout le monde commence à s’ennuyer ferme, surtout moi, fatigué de faire le poireau et de répondre aux questions.
Voulant embarquer des tas de billets usagers, plusieurs milliers, sans doute pour les vérifier (bon courage les gars), je leur fourni deux gros sacs de sport. Je ne les reverrai jamais. C’était de beaux sacs, ce qui explique peut-être que je ne les ai jamais récupérés. Ma billetterie non plus, d’ailleurs, mais ça je m’en foutais complètement….
…L’histoire de la vérification de notre billetterie qu’ils avaient embarquée dans mes deux beaux sacs de sport, qui ont connus le même sort que les 2 armes chez moi, vaut aussi son pesant de cacahouètes.
Je vais vous la raconter avant de l’oublier.
Frédéric, gérant en titre de la Loco est convié, quelques mois plus tard, à l’ouverture des deux sacs contenant les billets d’entrée. Ces sacs étaient soi-disant scellés. Je reviendrai sur ces scellés « maison» plus tard.
Il faut savoir qu’un billet d’entrée se compose obligatoirement (exigence du fisc) de 3 parties : une partie souche, une pour le contrôleur et une pour la boisson que vous donnez au bar. Ces 3 parties ont le même numéro.
A la fin de la nuit la totalité de ces 3 parties sont enfermées dans 3 enveloppes différentes avec la date inscrites sur chacune d’elles.
Comme nous avons l’obligation de les garder (10 ans) on les stock, d’abord au bureau puis après avoir vérifié qu’il ne manque pas une nuit, tous les mois environ on les entasse dans un local à la cave….
…Donc, vers 20h à la Loco, mon équipe décide enfin de lever le camp.
Elle entasse des papiers (factures, lettres, bouts de papiers etc…) dans des sacs, pose leurs scellés bidons avec leur pince (qu’ils peuvent changer à leur convenance puisque c’est eux qui la garde) me font signer un papier disant que tout s’est super bien passé.
J’ai signé, ne sachant rien de ce qu’ils avaient le droit de faire ou pas.
Nous reviendrons plus tard sur ce petit papier, mais ce ne sera pas facile.
Heureusement que j’étais tombé sur un OPJ honnête.
Ce fait est assez rare pour que je le signale, car dans cette vie j’en ai vu des vertes et des pas mûres côté gens « assermentés ».
Bref, à 23h, comme s’il ne s’était rien passé, nous ouvrons les portes de la discothèque au public.
Comme s’il ne s’était rien passé alors que celle-ci était déjà condamnée…
Un juge d’instruction, (sans doute) en mal de notoriété, autorise une perquisition chez un innocent.
Une perquisition c’est du lourd, un viol de domicile. Dans cette affaire tous les biens de M. De Jésus seront embarqués, sans inventaire sur place.
Au final : non-lieu. Les accusations de blanchiment en bande organisée tombent, complètement. C’était un fantasme judiciaire.
Résultat, pour sauver la face et conserver les biens soustraits par les perquisiteurs, le fisc est mis sur le coup. Il prononce un redressement complètement dément, sans commune mesure avec les faits reprochés. Mais ici pas de justice, pas de magistrat, pas de non-lieu possible, nous sommes en matière fiscale. La folle perquisition échouant se transforme en escroquerie fiscale habituelle. Les biens saisis sont conservés par l’Etat ou par X. Trop fort.
Une vie détruite, une foule avide qui applaudit, nous sommes retournés en 1940, l’Etat se met du côté des pillards étant lui-même devenu le chef pillard. La masse croit bénéficier du pillage, elle applaudit. La suite sera aussi triste et dévastatrice que toutes celles qui ont eu lieu sur le même concept dans le passé.
Cordialement. H. Dumas
Partager la publication "La folle perquisition (vidéo)"
Ce tableau parle de lui-même. Comme vous pouvez le constater , la France, “le pays des droits de l’homme” arrive en 33eme position. Regardez ceux qui sont meilleurs que nous. On ne le croirait pas.
Qu’il fait bon vivre et entreprendre dans ce bon pays de liberté. Qu’il fait bon vivre au pays de Bercy l’empire du mal.
Partager la publication "THE HUMAN FREEDOM INDEX. Le score officiel de la France."
Ce n’est pas moi qui le dis cette semaine, c’est la presse subventionnée.
Moi, je l’ai dit en Décembre 1973. Personne ne s’en souvient, évidemment. Pourquoi quelqu’un s’en souviendrait-il ? Paris-Match ne m’avait pas relayé à l’époque – entre nous, aujourd’hui non plus —
En ce temps là, un simple d’esprit a marqué les esprits en liant son nom à une loi particulièrement stupide, la loi Royer.
Il s’agissait de protéger les “petits commerçants” des futurs “gros distributeurs” alors en gestation avancée.
L’erreur de diagnostic était qu’il ne s’agissait pas d’une lutte des petits commerçants contre les gros commerçants, mais d’une nouvelle façon de consommer.
Les acteurs de la mutation n’étaient pas les commerçants mais les consommateurs. C’est la règle de toute économie, le maître est incontestablement le consommateur, ce ne sont ni l’industriel ni le distributeur qui commandent. Il était donc stupide de légiférer entre commerçants, puisque les responsables étaient les consommateurs.
La suite, parfaitement prévisible, de notre loi Royer fut que les petits moururent quand même mais surtout que les gros se trouvèrent protégés par une rente de situation liée au blocage artificiel des implantations. Que la concurrence fut pipée, éliminée.
Je passe sous silence les incroyables pots-de-vin, par valises complètes, que perçurent les politiques qui octroyaient les autorisations d’implantation.
Normalement, tout le monde aurait dû finir en prison.
Et bien non, cela c’est fini par une loi qui a blanchi les protagonistes, qui régit maintenant l’incroyable usine à gaz qui finance grassement la politique – alors que cette activité devrait-être bénévole –
La financiarisation de la politique fut le tombeau de sa crédibilité, elle ne finit pas de voir ces pauvres types agonir, pour notre plus grand malheur. Leur agonie se répand comme la gangrène.
Ceci dit, il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que ces situations de monopole accordées au commerce allaient générer des monstres patauds, vautrés dans ce monopole, donc insignifiants, qui un jour mourraient d’obésité et d’inertie.
Nous y sommes. Après avoir joué les cadors à travers le monde sans grande réussite, parce qu’intervenant avec des fonds gagnés sans effort, nos grands distributeurs sont en passe de se trouver très mal.
Et oui, le monde de l’économie est un monde d’équilibre qui doit être en perpétuelle insécurité. La force de ceux qui s’intéressent à cette activité est puisée justement dans l’adresse nécessaire pour rester en équilibre. La concurrence est là pour entretenir la fragilité qui fait la force de l’économie, son attrait.
Une nouvelle mutation des consommateurs a pris de court nos distributeurs grassouillets, gravement. Peu de chance qu’ils puissent revenir dans le coup.
Mais, et c’est le hic — en tout cas pour une société qui a complètement perdu de vue que la vie n’est que risques et instabilité — chaque gros distributeur a plus de 100.000 employés, à qui l’on a promis avenir serein, sécurité de l’emploi, etc…
L’avenir prévisible est assez clair.
Comment une classe politique, qui s’agite avec frénésie pour protéger ses prébendes lorsque 50 ou 100 emplois sont menacés, pourrait-elle ne rien faire lorsque le problème se pose pour plusieurs centaines de milliers ?
D’abord, évidemment, comme bêtement ce pauvre Royer, les politiques vont agir sur le commerce, alors que la mutation est une nouvelle fois chez les consommateurs. Ils vont tenter de contraindre ces derniers, peine perdue, cela ne marche jamais.
Puis ils vont probablement essayer de sauver le modèle périmée de la grande distribution en paralysant ses évolutions du type complexe polyvalent, ce qui est déjà en cours et va empirer.
Et enfin, ils vont mettre la main à la poche pour soutenir avec de l’argent public, cette grande distribution débordée.
Ils seront facilement convaincus, ils se rêvent déjà fixant les prix d’achat aux producteurs et bloquant les prix de vente pour les consommateurs.
Ils nationaliseront, à terme, la distribution.
Et là, bingo, quelques années plus tard, les rayons seront vides. La pénurie, qui est une constante lors de toutes leurs interventions, sera la règle.
Voir venir, une qualité ou un défaut ?
Je ne sais pas, bien que je sois un peu affublé de cette particularité, qui n’est pas de tout repos, loin sans faut.
Je peux simplement vous dire deux choses
– On ne voit, relativement, les conséquences à des décennies des décisions prises aujourd’hui que pour des domaines et en des lieux que l’on connait parfaitement, c’est-à-dire en peu de choses.
– En conséquence, trouver celui qui sait est tâche ardue. La démocratie en est incapable.
Donc nous sommes condamnés à avancer à l’aveugle.
Celui qui voit ne peut nous être d’aucun secours s’il n’est pas celui qui décide. Et, celui qui décide n’est jamais mis en place parce qu’il est celui qui voit, mais pour des raisons liées au hasard ou à des motifs non attachés à ses compétences de vision.
C’est ce qui explique le nombre si restreint d’hommes politiques qui maitrisent l’action et ses conséquences dans le temps.
Bien cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Le grand distributeur Carrefour va mal"
Macron et son gouvernement ont fait savoir qu’ils voulaient réorienter l’épargne des français.
Vaste programme …
Les motivations affichées sont que les français, quand ils épargnent, c’est d’abord pour acheter leur habitation (maison ou appartement) et pas pour investir dans l’économie.
Curieusement, l’analyse du patrimoine des ministres de Hollande avait révélé que la plupart d’entre-eux n’avaient aucun investissement dans l’économie … juste dans l’immobilier (Sapin en particulier est un gros propriétaire terrien) !
La logique idéologique a donc fait volte face !
On va donc probablement pénaliser, pour la bonne cause, une nouvelle fois l’immobilier pour « forcer » les gens à investir dans les entreprises.
La piste serait de réduire les abattements fiscaux par années de détention des résidences secondaires et autres immeubles de rapport (mis en location) ; avant sans doute de s’en prendre ultérieurement et progressivement à la résidence principale !
Car, pour le gouvernement, investir dans l’immobilier n’est pas investir dans l’économie ; ce qui ne manquera sûrement pas de surprendre les entreprises du bâtiment (plusieurs centaines de milliers d’employés) qui sauront qu’ils ne sont pas dans l’économie du pays !
On reste confondu devant une telle logique !?!
Et qu’apprend-on ? Le conseil des prélèvements obligatoires (CPO) vient de rendre un rapport préconisant de réformer la fiscalité « trop avantageuse » de l’assurance vie !
Pas de doute, un bon gros coup de massue fiscale est en préparation pour réorienter l’épargne des français !
Vous allez apprécier …
Effectivement, outre l’immobilier (car on est mieux chez soi que chez les autres ; sauf dans le cas où la location n’est vraiment pas chère comme c’est le cas pour un certain nombre de privilégiés bénéficiant d’appartements à Paris à des prix d’ami), le placement « préféré » des français est l’assurance vie et comme par hasard c’est à ces deux formes de placement qu’on va s’attaquer !!!!
Il y a des hasards renversants …
Toutefois, ces petites spéculations vont se heurter à quelques difficultés ; en particulier à propos de l’assurance vie dont il faut rappeler qu’elle est investie pour l’essentiel dans la dette française ; c’est à dire que les compagnies d’assurances investissent votre argent (sans vraiment avoir le choix – c’est le pendant de la faveur fiscale) en achetant des emprunts d’état (OAT) à taux à presque 0.
Alors, j’aimerai comprendre car tout argent investi dans les entreprises n’ira plus dans les caisses de l’Etat dans le cadre de ses emprunts alors qu’il a toutes les peines du monde à resserrer (un tant soit peu) le cordon des dépenses et se trouve depuis quelques semaines face à des revendications salariales de la part de fonctionnaires (personnel pénitentiaire) avec le risque explosif que toute augmentation concédée de ce côté ait pour effet de créer une revendication similaire de toutes les autres catégories de fonctionnaires !
Pour faire court : le gouvernement est pris au piège des dépenses budgétaires et de la revendication salariale de ses employés !
Par ailleurs, n’oublions pas que les gouvernements précédents ont TOUT FAIT, pour décourager les français d’investir dans l’économie ; notamment en usant d’une fiscalité punitive qui en a découragé plus d’un !
Et maintenant, on vous explique l’inverse !?!
Et ce n’est pas fini !
Le CPO préconise aussi de s’attaquer à l’épargne réglementée, c’est à dire aux fameux livrets défiscalisés (A, PEL, LLD, …) et de réduire les plafonds pour forcer l’épargne à aller ailleurs !
Eh oui, l’argent qui dort n’est pas bon pour l’économie !
Et pour bien vous motiver, le CPO préconise d’ajuster un coup de matraque fiscale sur les successions pourtant déjà lourdement imposées ; notamment en réduisant l’avantage fiscal de l’assurance vie dans le cadre successoral.
Alors vous pouvez toujours investir dans les entreprises (reste à déterminer lesquelles ?) en ne perdant pas de vue que le placement dans les actions de sociétés peut être très risqué (risques de perte en capital) sans compter que le cours des actions est actuellement au plus haut, et complètement déconnecté des bénéfices réalisés du fait des faveurs financières consenties par les banques centrales (BCE ou Fed) dans le cadre de leurs QE (quantitative easing) et qu’un krach des bourses d’actions est attendu dans les prochains mois !
Je pense que vous avez compris le but de ces mesures : ainsi que j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire à plusieurs reprises, le pactole de l’immobilier et de l’assurance vie sont trop tentants pour un état désargenté pour qu’il ne s’y intéresse pas !
Et, c’est moins fumeux que le loyer implicite sur votre propre maison !
L’argent doit circuler pour terminer … dans les poches de l’Etat via les taxes car je ne vois, dans ces projets, aucun allègement de la fiscalité !
Ils sont vraiment très forts et je pense que vous en frémissez déjà de joie !
En tout état de cause, on remarquera qu’à nouveau l’instabilité fiscale, si caractéristique du complexe administratif français, va faire son œuvre destructrice et je ne pensais pas, en écrivant dans mon dernier article (ici) que « votre patrimoine domicilié en France est en danger » allait trouver sa confirmation aussi rapidement !
Par ailleurs, on s’aperçoit, une fois de plus, que Bercy et l’Empire du mal ont toujours cette vision pénalisatrice de l’épargne et n’envisagent à aucun moment de réduire la fiscalité sur les entreprises.
Nous attendons avec impatience la décision de Macron le Conquérant !
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Le gouvernement veut réorienter l’épargne des français …"
Inutile d’aller chercher des paradis fiscaux à des milliers de km, nous en avons un en plein centre de Paris, dans les locaux même du ministère de l’économie et des finances de Bercy : « l’Empire du mal » qui échappe à tout contrôle (ici).
Parfaitement informé de la situation, M Bruno Le Maire, à la tête de ce ministère, préfère quant à lui taper communiquer sur les défaillances d’un groupe industriel privé (Lactalis) et personne ou presque n’en n’a parlé ; la couverture dans la presse a été nulle, totalement nulle : les Bercy Papers n’ont pas eu de suite … c’est l’omerta du système !
Seulement, cela, ce n’est pas la démocratie !
C’est juste un système de fonctionnement oligarchique du pouvoir aux mains d’une caste qui vit très confortablement, à vos frais, dans l’entre soi, se reconnaît seulement entre ses membres, se fixe ses propres règles dérogatoires et ne rend aucun compte ni ne subit les aléas des élections car, quelque soit leur résultat (présidentielles ou législatives), ils sont toujours là et continuent à profiter du système mis en place en leur faveur !
Evidemment, le citoyen, dans ce contexte, n’est qu’un instrument au service ou à la disposition de l’administration dans le cadre d’une organisation pyramidale autoritaire.
Non seulement la Vème République a organisé un déséquilibre manifeste entre un exécutif tout puissant et un Parlement réduit, sauf au niveau du nombre de ses membres, à un rôle de presque figuration mais le travail législatif des députés est devenu insignifiant et LREM n’est plus que Le Rassemblement des Eunuques Muets.
Les lois sont préparées à Bercy, puis fignolées dans les cabinets ministériels par des personnes inconnues des français, qui n’ont jamais été élues et ne rendent compte de leur mission à personne et qui n’ont, de ce fait, aucune légitimité !
Et savez-vous que, l’été dernier, lorsque la loi de moralisation de la vie publique a été « discutée », l’opposition a demandé que les hauts fonctionnaires soient aussi concernés par cette loi. L’Assemblée Nationale, dominée par LREM, a rejeté cette proposition.
Sans commentaire !
Comme le dit si bien Eric Verhaeghe sur le site « décider & entreprendre » (ici) : le législateur est devenu la meilleure marionnette de l’administration !
Et les médias, à la fois complices et complaisants, reprenant les bulletins des services de presse de l’Elysée et de Matignon, sont en train d’enfumer la population en essayant de lui faire croire que Macron allait « sauver » Mme Merkel, qu’il avait repris en main l’Europe et en était devenu le chef implicite … les allemands n’ayant plus qu’à obéir !?!
Et on n’en finit pas de vous annoncer :
– que ça va mieux au niveau économique et que c’est grâce à Macron qui réforme à tout va alors qu’il … ne réforme rien,
– qu’il va en Chine et y vend 184 Airbus ; cette affirmation n’étant rien moins qu’une farce médiatique (Ce sont des contrats complexes négociés sur des années par des spécialistes de l’ingénierie financière et Macron, tout frais qu’il est, n’y est absolument pour rien) !
– qu’il invite 140 chefs d’entreprises étrangères au château de Versailles dans une opération « choose France » pour les inciter à investir en France … comme si la démarche d’une implantation passait par un entretien avec un président. Il s’agit là d’une vision complètement délirante du monde économique car les chefs d’entreprises n’obéissent pas à ce genre de motivations pour investir et surtout pas au fait qu’ils ont été invités à déguster des petits fours dans le palais du Roi Soleil ! Ce qui entre en ligne de compte c’est la fiscalité, la réglementation sociale, la complexité des règles administratives et les moyens de communication et pour les trois premières nous sommes très mal placés et pas du tout concurrentiels.
– qu’il remet ça avec « France is back » dans une opération de com’ non dénuée de narcissisme, devant l’aréopage des participants de Davos avec pour “solution à la mondialisation” toujours plus de réglementations !
Car, Macron est sur tous les fronts et la grandeur de la France, si chère au cœur des français, est de retour !
Loin de céder à la Macronmania, il faut être conscient que nous avons affaire à une vaste opération de propagande dans laquelle Macron et ses acolytes sont les grands prêtres d’une messe médiatique à laquelle s’ajoute un culte évident de la personnalité (Macron le conquérant !) ayant pour but, avec le soutien d’une presse subventionnée, aux ordres et ayant idéologiquement pris parti dès avant les élections de persuader la population de leur action !
Il s’agit avant tout d’un mode de gouvernance par slogans afin de rassurer la population, qui doit croire que tout va bien, afin qu’elle se tienne tranquille bien aidé en cela par le fait que les français sont, en général, persuadés que l’administration est bienveillante et les protège ; ce que l’on peut traduire par la notion bien française de culture de l’Etat et qui au niveau de l’administration se traduit par le culte de l’Etat.
Or, Macron n’a rien fait, strictement rien, il continue juste, en bon fonctionnaire à empiler les réglementations, sans remettre en cause le modèle étatiste français et si cela va un peu mieux c’est seulement parce que nous profitons faiblement de la croissance enregistrée aux USA et en Europe !
La réalité est que les français sont dans une véritable prison fiscale avec un système pervers et sournois complètement verrouillé avec :
– des impôts invisibles tels la CSG et l’IRPP à la source, la TVA payée par un tiers ; le calcul étant que le débiteur de l’impôt n’est pas celui qui le paie ! La CSG est l’archétype de l’impôt invisible car personne ou presque ne connaît avec précision le montant de la CSG qu’il paie !!!!
– des taxes à la consommation sur les biens et services dont on ne peut pas se passer telles les taxes cachées dans les cotisations des mutuelles obligatoires d’assurance malade, l’alourdissement de la fiscalité sur le fuel, les carburants, le gaz, la discrète CSPE sur les factures d’électricité pour subventionner les énergies dites renouvelables car, sauf à ne pas avoir de voiture, ne pas avoir d’électricité et ne pas se chauffer on ne peut pas y échapper !
– la Loi Sapin II qui permet de bloquer vos avoirs bancaires et vos contrats d’assurance vie.
On s’aperçoit que tout le système est calculé pour que vous n’ayiez pas d’autre choix que celui de vous soumettre et de payer et surtout de ne pas pratiquer l’évitement ou la résistance fiscale.
Tout cela n’est pas fait par hasard ! Simplement on ne vous en donne pas les véritables raisons !
L’administration a mis en place un système complexe et clientéliste par le biais de prélèvements sociaux et fiscaux et de redistribution ; lequel vise deux buts :
d’une part assurer le contrôle de la population,
d’autre part assurer des flux financiers constants pour permettre à ce système de continuer à fonctionner,
car l’Empire du mal, et 5.6 millions de fonctionnaires représentant une charge de 286 mds € (13% du PIB), ne peut laisser aucune place à l’improvisation et, faute de vouloir réformer le système, il faut bien trouver un moyen de le faire durer, coûte que coûte !
Car, et c’est là le vice du système, avec des dépenses publiques et une dette en augmentation constante, il n’y a qu’une seule issue : une fiscalité en augmentation constante ; simplement l’astuce, pour éviter de la rendre insupportable, est de la rendre aussi peu visible que possible !
En effet, malgré ce qui a été annoncé, aucune réforme structurelle, aucune révision du périmètre de l’Etat, aucune réduction des dépenses, aucune réduction des effectifs de la fonction publique ne sont prévus ; et les prélèvements fiscaux qu’on vous avait promis de baisser continuent de monter … (c’est l’inversion hollandienne !).
Le déficit prévisionnel (sauf dérapage … probable) pour 2018 sera de 80 mds € et il est probable que nous allons continuer « sur ce rythme » et que nous accumulerons, sur les 5 ans du mandat de Macron, une dette supplémentaire de 400 mds € pour atteindre 2.600 mds de dettes et 120% du PIB.
Et si les taux remontent à simplement 4 ou 5% nous aurons alors une explosion de la dette et, Macron, désigné « homme de l’année » en 2017, pourrait bien devenir « l’homme du siècle » pour le record de la dette et de la spoliation !
La crise de 2008 était une crise du surendettement, les politiciens se sont contentés d’augmenter le ratissage fiscal et pour le supplément d’emprunter sur les marchés !
La France est le seul pays de l’UE à n’avoir entrepris aucune réforme structurelle et forcément, à un moment ou un autre, il faudra bien en payer les conséquences !
Le compteur de la dette tourne et il tourne de plus en plus vite (pendant que la dette allemande diminue). Cela veut dire que votre épargne et votre patrimoine localisés en France sont en danger car, évidemment, en cette occurrence, on oublie de vous dire que vous êtes associés à cette dette. La France est comme une banque dans laquelle vous détenez un compte débiteur arrêté, pour l’instant, à -33.500 € (2.200 mds/65 millions) !
Il faudra alors, pour utiliser le langage technocratique de l’Empire du mal, mobiliser l’épargne des français ; c’est à dire vous prendre vos économies ; à seule fin de sauver le système créé par cette nomenklatura et dont elle profite largement !
L’Etat et son administration, cette oligarchie technocratique, ne sont pas là pour vous protéger, ils sont là pour vous contrôler, ainsi que votre patrimoine. Au nom de la lutte contre le terrorisme, toute la population a été fichée à des fins essentiellement fiscales et désormais, sous des prétextes prétendument honorables, le pouvoir veut aussi contrôler le dernier média libre (Internet) afin de vous protéger de la désinformation (Fake news) car le pouvoir n’admet pas de concurrence : lui seul sait ce qui est bon pour le peuple et a le droit de lui mentir !
Vous êtes juste en état de servitude inconsciente, en liberté surveillée avec un système fondé sur le principe de « l’autorité de l’Etat » qui permet, au moyen d’un raisonnement biaisé, de faire n’importe quoi !
Nous dérivons de l’Etat de droit vers un système hégémonique qui veut se perpétuer et qui est persuadé que plus il produit de réglementations meilleur est le monde !
Hollande avait promis une simplification des relations avec l’administration. Effectivement il y a simplification : ils décident et vous obéissez ; on ne peut pas faire plus simple !
Le dernier avatar est ce 80 km/h sur route décidé sans aucune justification et malgré l’opposition de la population et si le pouvoir a, in fine, reculé sur l’aéroport de NDDL c’est parce qu’il a peur d’une opposition frontale et violente (voir les bonnets rouges) et a fait le calcul qu’il n’y avait que des coups à prendre dans cette affaire ! Le fond du dossier n’est pas en cause …
Si nous voulons garder un espace de liberté, il faudra donc liquider cette hégémonie technocratique ; en sachant qu’on ne peut pas attendre de Macron, un fonctionnaire tenant de l’étatisme dirigiste, qu’il s’attaque au système qui l’a créé !
Il est nécessaire de repenser le rôle de l’Etat et de son administration de telle manière qu’il soit ramené à ce qu’il doit être et non pas à ce qu’il est actuellement : un monstre qui contrôle tout et tout le monde et toujours d’avantage !
La seule vérité intangible est que seule la liberté individuelle assure la promotion sociale car l’Etat peut tout mais il peut aussi et surtout faire n’importe quoi ! Si vous vous trompez c’est vous qui paierez pour vos erreurs mais si l’Etat se trompe c’est vous qui paierez pour ses erreurs et il n’y a jamais de responsable !
Il faut sortir de cette culture de l’Etat tout puissant, de l’hyper réglementation, du culte de la dépense publique et des impôts, et de cette ENA qui créé cette « élite » de technocrates se prenant pour les maîtres du monde et enfin de ces politiciens, tous pétris des mêmes principes puisque en général eux-mêmes issus de cette ENA, et dont la différence se situe simplement dans le degré d’autorité qu’ils veulent nous appliquer …
Il faut aussi rééquilibrer d’urgence les pouvoirs constitutionnels ; notamment en supprimant le poste de premier ministre et en rendant le président politiquement responsable devant l’assemblée.
Si nous persistons dans la voie actuelle, nous deviendrons les esclaves d’une oligarchie technocratique, d’une nomenklatura qui aura définitivement pris le pouvoir et confisqué la démocratie ; ce sera alors la mise en coupe réglée d’un pays entier au profit d’une caste !
Vous ne pourrez pas dire après qu’on ne vous a pas avertis !
Bien cordialement à tous !
Vous pouvez lire sur le sujet : Les Intouchables d’État – Bienvenue en Macronie », par Vincent Jauvert, Robert Laffont, 264 p., 19 euros.
Partager la publication "Faire sauter le verrou de la prison étatique et fiscale !"
Larousse est net, le haut-le-cœur : “Sentiment de dégoût, de répulsion provoqué par ce qui est insupportable, révoltant, abject.” Clair, non ?
La Sécu édite une charte du cotisant contrôlé, intéressant. Notamment une des premières pages, en ce qu’elle donne le ton.
“La sécurité sociale repose sur le principe de la solidarité” c’est quoi ce truc ?
Voilà, voilà, pas de précipitation : “Chacun est protégé face aux aléas de la vie”. Ah bon. Mais c’est très vaste ça. Qui est-ce qui décide ce que sont les aléas de la vie ? Par rapport à quoi ? A qui ? Comment ? Pourquoi ?
Les précisions arrivent : “Les prestations versées en cas de maladie ou de perte d’emploi, les allocations familiales, les indemnités d’accidents du travail et les retraites sont ainsi prises en charge par la collectivité pour le bénéfice de chacun”
Effectivement c’est plus clair. Mais ce ne sont pas les aléas de la vie ça, ce sont certains risques de la vie, très différent.
Un risque dont le coût connu est partagé à l’aide d’une prime versée par des assurés, volontairement ou par obligation légale, on connait, on appelle ça une assurance.
Nulle solidarité en cela, simplement un partage du risque. En quoi l’Etat peut-il se targuer de prendre en charge une “solidarité” qui n’en n’est pas, qui n’est qu’une assurance dont il s’octroie le monopole ? Salement gonflé l’Etat.
Comment peut-il annoncer qu’il le fait au “bénéfice de chacun” ? Ce n’est pas à l’Etat de décider de nos bénéfices de consommateurs, d’assurés. Nous sommes assez grands pour choisir les assurances que nous souhaitons, même quand, comme pour notre automobile, elles sont obligatoires.
Un peu plus loin le mystère s’épaissit : “Ces prestations sont financées par les cotisations et contributions sociales collectées par la branche recouvrement”.
Les primes d’assurances pour la couverture de ces différents risques sont appelées “cotisations et contributions”. Lourde suspicion.
Ne serait-ce pas un enfumage pour payer autre chose avec les primes ou pour ne pas lier ces primes au risque ? C’est bien possible. A la réflexion c’est même sûr.
N’est-ce pas la définition de l’escroquerie ? Faire payer autre chose que le produit objet de la transaction, mais si, mais si, pas de doute.
Donc un Etat escroc. Mais oui, encore oui.
Un Etat qui utilise ses fusils, ses prisons, ses magistrats pour faire croire qu’il rend un service alors qu’il ne fait qu’usurper une activité économique qu’il dénature et évidemment dont il surenchérit le coût jusqu’à l’impossible pour les assurés.
Grosse escroquerie : “supérieure au budget de l’Etat…..”
Mais tout cela ne serait pas si grave, si l’Etat ne devenait pas, dans le même temps, un meurtrier.
Lorsqu’un assuré ne paie pas sa prime, il n’est pas assuré, un point c’est tout. Dans ce cas, on peut imaginer que l’Etat pourrait peut-être l’assister sous certaines conditions, pourquoi pas.
Par ailleurs, la prime d’une assurance est liée au risque et au profil du client, pas d’ambiguïté, peu d’espace pour la suspicion.
Mais, quand la prime en prenant le nom de “cotisation et contribution” ne correspond plus à rien, qu’elle devient un impôt qui ne dit pas son nom, qui se dit de solidarité, qu’en est-il?
Tout le monde n’a pas la même idée de la solidarité. Pour faire entrer cette brillante idée dans les têtes, il faut un peu forcer, fatalement.
D’où, propagande, police de la pensée, espionnage, répression, le cycle infernal. C’est tout cela qui est défini, “pour notre bien”, dans la charte du cotisant contrôlé.
Je vous le dis : méchant haut-le-cœur.
Cela ne finira donc jamais. S’engager dans la vie, prendre des responsabilités, assumer sa part de l’économie indispensable au groupe, n’a comme résultat que de faire de celui qui s’engage un cotisant contrôlé, un contribuable contrôlé.
Avec tous les harcèlements, les tortures, liés aux contrôles. Merci, on connait.
La fuite, la fuite, la fuite….. la liberté par la fuite, pas d’autre solution.
Cordialement. H. Dumas
Partager la publication "Un méchant haut-le-coeur"
Je n’imaginais pas qu’un jour un juge français me sommerait de quitter mon pays.
C’est pourtant ce qu’a fait la présidente du tribunal correctionnel de Paris lors de l’audience où je comparaissais pour avoir dit qu’une loi devait être appliquée.
Cette femme dont je ne connais pas le nom, puisque les juges n’affichent pas leur patronyme alors même qu’ils fouillent votre vie privée, ayant fait le constat que le système social français ne me plaisait pas (ce qui n’était en aucun cas le sujet du procès), me dit avec une morgue insupportable : « Vous pouvez partir à l’étranger. »
L’exclusion et l’expulsion des contestataires est la caractéristique de toute dictature. Celle qui règne en France respecte toutes les règles du genre.
On aurait tort d’y voir un propos sans conséquences. Il s’agit au contraire de ce que l’on appelle en médecine un signe pathognomonique, c’est-à-dire caractéristique du mal.
Quand un magistrat – fonctionnaire d’Etat – met en cause votre appartenance à la nation, et donc à tous les droits qu’elle comporte, c’est que le régime politique du pays a quitté le cercle de la démocratie.
La violence est désormais imminente. Pas celle des terroristes et des casseurs. Celle de l’appareil d’Etat.
Comment se fait-il que j’aie dû passer plus de quatre heures dans un local de police dans le cadre d’une enquête préliminaire complètement abusive puisque ne reposant sur aucun délit de ma part, puis trois jours dans un tribunal correctionnel, sans davantage de motif ?
Il s’agissait en fait de m’impressionner pour m’obliger à mettre un terme à mon action. De ce point de vue, c’est raté. Ces pions de l’appareil d’Etat sont sans pouvoir face à un homme de conviction.
Le seul problème désormais est le suivant : jusqu’où vont-ils aller ?
Le célèbre criminologue Xavier Raufer a popularisé un adage particulièrement approprié : « Les malfaiteurs ne s’arrêtent que quand on les arrête ! »
Il en est de même de tous ceux qui violent les lois et les droits du citoyen, même s’ils prétendent agir au nom de l’Etat. Il faut donc les arrêter.
Comment ? En les empêchant définitivement d’agir, c’est-à-dire en leur arrachant le pouvoir de le faire. Leur pouvoir ne tient qu’à leur irresponsabilité. Il faut la supprimer. Un agent de l’Etat, à commencer par un juge, doit non seulement rendre des comptes aux citoyens, mais aussi payer pour ses fautes.
L’ancien premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet, a ainsi recommandé d’exercer contre les juges fautifs l’action récursoire de l’Etat, autrement dit de faire payer au juge, en monnaie sonnante et trébuchante, le prix de sa faute. Cela suffira à les faire réfléchir, de même qu’a été efficace à l’Education nationale le non paiement des jours de grève.
Au-delà, il faut exclure de la fonction publique tout agent abusant de son pouvoir. Des comités citoyens doivent se constituer partout en France et réclamer des comptes chaque fois qu’un abus est commis.
La France doit à nouveau entrer en révolution. Celle de 1789 a été annihilée par la croissance cancéreuse de l’Etat. La révolution d’aujourd’hui doit extirper la tumeur, autrement dit ramener l’Etat aux dimensions modestes qu’il n’aurait jamais dû cesser d’avoir. « Aux armes citoyens, formez vos bataillons ! »
Nous savons que le pouvoir, par la voix de notre président, veut empêcher les Fake news qui inondent Internet et pervertissent la population.
Il apparaît dès lors un peu surprenant alors que France info, la radio d’état, puisse se lancer dans la fausse information !
De quoi s’agit-il ?
Le 20 janvier dernier, France Info, radio publique, nous a raconté, entre deux grèves d’une certaine catégorie du personnel, une belle histoire qui fait la part belle au complotisme, à la désinformation et à l’anti-américanisme.
Il est vrai que les Etats Unis sont l’antre du capitalisme sauvage ultra néo-libéral et de l’exploitation des pauvres travailleurs tandis que la France est le paradis du socialisme savoir vivre ensemble solidaire et qu’à France info on a clairement choisi son camp.
La radio revient donc sur l’affaire Alstom ou plus exactement sur les conditions de la cession, en 2015, de la branche turbines pour nous expliquer que c’est à la suite des pressions de la justice US sur Alstom, prise dans une sale affaire de corruption, que sa branche turbines a été rachetée par l’américain General Electric au nez et à la barbe de l’Etat français ! (ici) pour consulter sur Internet la version écrite de cette chronique intitulée « guerre économique – comment la justice américaine cible les entreprises étrangères ».
J’ai alors clairement entendu dans la version audio diffusée par France info, comme des millions d’auditeurs pas forcément au fait des opérations industrielles et financières rapportées, qu’il y aurait eu, en l’espèce, une forme de collusion entre la justice américaine et les grands groupes industriels américains pour mettre les entreprises françaises ou européennes en difficulté afin de permettre ensuite leur rachat par ces mêmes entreprises américaines et contrôler ainsi le marché mondial !
Et France info de conclure : après Alstom, à qui le tour ? Airbus, Areva, Lafarge en s’appuyant, pour justifier leur raisonnement, sur la condamnation de la BNP à une amende de 9 mds US$ en 2014.
En tout état de cause, le rachat des deux premières par les américains est strictement impossible puisqu’elles sont à capitaux publics (français et allemands pour Airbus – exclusivement publics français pour Areva ex COGEMA). Je ne me prononcerai pas non plus sur d’éventuels faits délictueux qui pourraient les concerner et qui ne sont en aucun cas rapportés !
Quant à Lafarge, elle est déjà poursuivie par les autorités françaises pour avoir entretenu des relations commerciales avec l’Etat Islamique (Daesh). Il ne faudra donc pas s’étonner si la justice américaine s’en mèle !
Par ailleurs, n’en déplaise à M Lellouche, ex-député, ses déclarations rapportées n’ont aucune valeur au regard des dossiers accumulés par la justice américaine et elles relèvent juste d’une vision purement politique du dossier.
Il convient dès lors de revenir aux faits et de se poser les bonnes questions.
– l’affaire de la BNP a établi, sans contestation possible, et la BNP a plaidé coupable devant le juge américain, qu’elle s’était livrée, en pleine connaissance de cause, à des opérations commerciales (achat de pétrole notamment), en US$, avec Cuba, l’Iran, le Soudan, la Libye alors que ces pays étaient sous embargo ! Si la BNP avait estimé qu’elle n’avait commis aucune infraction, elle n’aurait pas plaidé coupable et la justice aurait tranché dans le cadre d’un long procès.
– Les faits de corruption concernant Alstom sont-ils avérés ? Oui, ils ne sont absolument pas contestés et ont entraîné des poursuites judiciaires dans une bonne quinzaine de pays !?!
– Les dirigeants d’Alstom ont-ils été prévenus par la justice américaine avant l’enclenchement des poursuites ? Oui
– les transactions litigieuses ayant eu lieu en US$, la justice américaine s’estime compétente parce que tout US$ utilisé à quelque endroit que ce soit sur la planète est nécessairement compensé aux USA,
– Y-a-t-il eu condamnation d’Alstom ? Oui Alstom a plaidé coupable et a été condamnée à payer 772 millions de US$ !
Peut-on pour autant établir ou même seulement conclure à l’existence d’une collusion entre la justice et les entreprises américaines ? Clairement non !
Par ailleurs, il faut préciser que la justice américaine poursuit aussi les entreprises américaines pour des faits de corruption et que les condamnations sont tout aussi lourdes (voir l’affaire Enron).
Par contre, France info ne semble pas tirer les conclusions d’une affaire scandaleuse ; à savoir l’utilisation généralisée de la corruption et des pots de vins par un groupe industriel français et du fait que ce genre de pratique est condamnable devant tous les tribunaux de la planète !
Autrement dit, le coupable d’agissements délictueux (il n’y a même pas de présomption d’innocence ou même simplement de doute puisqu’il y a eu condamnation) devient, par la magie du verbe et une inversion audacieuse de la morale selon France info, la victime de la justice américaine !
Et évidemment, le même raisonnement se trouve appliqué à la BNP !
Par ailleurs, France info n’a utilisé, en l’espèce, aucune précaution oratoire pour dire qu’en l’espèce elle rapportait éventuellement la thèse d’un tiers. On doit donc considérer que la version exposée est bien la position de France info sur la question !
Il faut enfin rappeler qu’à l’époque le gouvernement français, par la voix d’Arnaud Montebourg, avait fait part de sa préférence pour une solution européenne et le rachat par l’allemand Siemens notamment pour des raisons liées à des implications dans l’industrie nucléaire.
Cela ne s’est pas fait car se posait surtout en l’espèce le problème du maintien de l’emploi garanti par GE mais pas par Siemens (qui avait aussi fait une offre moins intéressante).
Le gouvernement se trouvant à l’époque, à la suite des déclarations imprudentes de Hollande, empêtré dans le problème insoluble (pour lui) de l’inversion de la courbe du chômage, la solution GE a fini par être préférée et la transaction a eu lieu au prix de 17 mds US$ ; ce qui est loin d’être un cadeau et cette offre a été acceptée par 99% des actionnaires ! (source Wikipédia ici).
Et en fin de compte, le gouvernement français (qui n’a jamais eu maille à partir avec la justice américaine et n’a jamais fait état de pressions de la part de cette dernière) a autorisé le rachat par GE.
Et vous savez qui a signé l’accord ? M Macron lui-même en tant que ministre des finances le 26 novembre 2014 !
Seulement, de tout cela France info ne parle pas.
La radio publique préfère dériver dans ce qu’on est bien obligé d’appeler la Fake new et le complotisme le plus délirant en oubliant que les condamnations prononcées l’ont été dans le cadre d’affaires où la responsabilité pénale des entreprises condamnées a été clairement établie.
J’ose imaginer que la direction de France info va se faire taper sur les doigts par Macron, le ministre de l’information le CSA (conseil supérieur de l’audio-visuel), pour des agissements déontologiquement douteux relevant explicitement du comportement stigmatisé par le président de la République mais … j’en doute !
Cela confirmera, en tout cas, le fait qu’on se doutait que la démarche visant à empêcher les Fake news serait abordée de manière « sélective » et ne concernerait pas tout le monde de la même manière ; le pouvoir et ses affidés se conservant, quoiqu’il arrive, la possibilité d’utiliser cette technique de manipulation de l’opinion et de la population ! (voir ici etlà).
Pour compléter l’information : A la suite d’une décision prise en septembre 2017, la branche transport ferroviaire devrait fusionner avec celle de l’allemand Siemens ce qui fait qu’Alstom aura été en fin de compte complètement démantelée.
Les USA ne sont pas la France et il faudra bien un jour que les politiciens français et la presse si complaisante à leur égard s’habituent à l’idée que des comportements limites et pourtant acceptés en France (mensonges, corruption, népotisme …) puissent être lourdement sanctionnés.
Bien cordialement à tous.
Partager la publication "Quand France info se lance dans les Fake News et le complotisme"
J’étais convoqué au tribunal correctionnel de Paris, en ce mois de janvier 2018, en même temps que Jennifer Landry, Philippe Letertre et Laurent C., pour répondre du délit présumé d’incitation à ne pas s’affilier à un régime obligatoire de sécurité sociale.
Cette citation à comparaître émanait du Parquet, sur dénonciation du directeur de la sécurité sociale et du président du TASS de Paris.L’accusation se fondait sur des réunions que nous avions tenues partout en France et au cours desquelles nous indiquions dans quelles conditions la loi permettait de s’affilier à un organisme européen d’assurance en lieu et place de la Sécurité sociale, ainsi que sur des articles et des déclarations que nous avions faites sur le même thème.C’est l’article L 114-18 du code de la sécurité sociale qui constituait le fondement de l’accusation.
Cet article, je le connais bien, puisqu’à sa promulgation en 1995, les médias l’avaient baptisé « la loi anti-Reichman ». Cette loi était destinée à me faire taire. Elle violait toutes les dispositions européennes qui avaient supprimé le monopole de la sécurité sociale, ainsi que la signature de la France qui avait approuvé ces textes par la signature du président de la République, François Mitterrand.
Je protestai vivement auprès de la Commission européenne, qui finit par obliger la France à modifier son texte, afin de le rendre conforme à la législation communautaire. Le nouveau texte, publié en 2006, ne disait plus qu’il était interdit d’inciter les assujettis à refuser de s’affilier à un organisme de sécurité sociale français, mais seulement à UN organisme de sécurité sociale. Celui-ci pouvait donc être européen, ce qui rendait le texte conforme aux directives européennes et aux lois françaises qui les avaient transposées. Il n’existait donc plus aucun risque de poursuites pénales pour les partisans de la liberté de la protection sociale.
L’affolement du RSI et de l’URSSAF face au désengagement massif des Français de la Sécurité sociale les poussa, en 2015, à saisir la justice pour tenter de nous opposer cette loi pourtant inapplicable à notre cas, puisque nous avions toujours dit et répété qu’on ne pouvait quitter la Sécurité sociale sans contracter une assurance européenne s’y substituant.
Le Parquet, en France, est aux ordres de l’Etat. Malgré la stupidité de telles poursuites, il les mit en œuvre, et sans autre mesure d’instruction qu’une enquête préliminaire bâclée, nous convoqua devant le tribunal correctionnel de Paris.
Nous avons dû subir trois journées d’interrogatoires qui sont à elles seules un véritable scandale. On fouilla dans notre vie privée, dans notre famille, dans nos revenus, comme si nous étions de redoutables criminels. Puis on nous demanda pendant des heures si nous pensions que la Sécurité sociale avait un monopole et si nous considérions que notre action était justifiée, comme si les trois juges qui nous faisaient face ne connaissaient pas la loi, que nul n’est pourtant censé ignorer. Puis ce fut au tour des avocats du RSI (pourtant supprimé), de l’ACOSS et de l’agent judiciaire de l’Etat, qui s’étaient portés parties civiles, de nous cuisiner et de nous insulter. Des heures et des heures de pression incessante, debout face à des juges confortablement assis.
Quand vint mon tour, je décidai de rompre avec cette intolérable procédure. Et je passai à l’attaque, indiquant avec une force que décuplait mon indignation, que nous n’avions rien à faire dans un tel tribunal, et demandant aux juges qui ils étaient pour avoir le droit de nous juger. Car enfin, entre eux et nous, qu’un simple barre séparait, il y avait plus que de la distance : un fossé infranchissable. Nous n’étions pas du même monde, eux de la race des seigneurs, et nous de celle des manants. Eux avec leur rémunération garantie, leur avancement, leur protection contre toute critique, et nous avec les 9 millions de pauvres que compte la France et les 15 millions de compatriotes qui ne s’en sortent pas, avec nos professions pourtant vitales pour le pays mais massacrées par l’Etat.
Pendant deux heures, dans un silence de mort, j’apportai toutes les preuves de l’abrogation du monopole, produisant un document officiel de la Commission européenne, une circulaire interne de la direction de la sécurité sociale, un communiqué de la direction du marché intérieur de la Commission, l’arrêt du 16 décembre 1999 de la Cour de justice européenne condamnant la France pour non application des directives de 1992.
Aucune de ces preuves accablantes ne fit l’objet de la moindre question, du moindre démenti de la part des juges, du procureur et des caisses de sécurité sociale. Le ciel leur était tombé sur la tête !
Mais le moment le plus fort fut quand j’accusai le parquet d’avoir truqué la citation à comparaître en y introduisant une référence à l’article L.111-2-2 du code de la sécurité sociale (qui établit l’obligation de s’affilier à celle-ci) alors qu’elle ne figure pas dans l’article L 114-18 en vertu duquel nous étions poursuivis ! Comment les juges n’ont-ils pas immédiatement mis en exergue ce faux grossier ? Ils étaient sans doute trop occupés à préparer notre condamnation.
Je terminai mon intervention par ces simples mots : « Nous n’avons rien à faire dans ce tribunal. Nous avons toujours dit et écrit qu’il est obligatoire de s’assurer à un organisme de sécurité sociale français ou européen. Ce procès ne devait pas durer plus de 5 minutes. Pour nous, il est désormais terminé ! »
Il n’empêche que nous avons été littéralement torturés pendant trois jours, au mépris des droits de l’homme, et qu’une telle expérience marque à jamais l’âme de tout honnête citoyen traité comme un délinquant par la justice de son pays.
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.