Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Adieu Francis

J’ai donc accompli les désirs de Francis Le Poizat, il ne participera plus à ce blog, y compris sous la forme de commentaires.

Sa présence folklorique était amusante.

Certes, il se prenait un peu au sérieux, mais il était aisé de lui pardonner.

Jusqu’à récemment je lui prêtais un bon fond.

Je n’étais pas dupe de sa fausse violence et de son courage fuyons. Pas dupe de sa fausse fortune, pas dupe de sa reconversion impressionnante, pas dupe des comptes qu’il réglait à travers mon blog.

Mais bon, il mettait de la fantaisie dans un sujet mortel.

Puis vint aujourd’hui.

Il a montré sa vraie nature. Cela m’a contrarié, beaucoup.

La situation de la fiscalité dans notre société est la vague qu’il prétend surfer avec élégance et compétence. Tout comme ceux qu’il dénonce il en a donc besoin pour exister.

Il n’a pas compris que le but de ce blog n’est pas de trouver ou de donner des combines aux plus malins pour échapper à la folie fiscale.

Le but de ce blog est collectif, il tente, sans illusion, de modifier la propagande gouvernementale, il tente de démontrer que la population n’a pas conscience qu’elle se fait déposséder de ses biens, de sa vie, pour un paradis sur terre qui n’existe pas.

Qu’elle paie fort cher un service public inopérant, mensonger, qui est en réalité une contrainte publique.

C’est effectivement un combat philosophique de la place de l’homme dans notre société et non une recherche de combines pour survivre dans un monde invivable.

Cela ne dépasse pas l’intelligence de Francis, mais cela dépasse son équilibre et son sens de l’intérêt immédiat.

Oui, ce monde d’aliénation peut faire peur, et au lieu de l’affronter on peut se faire croire qu’on va le dominer en gesticulant, mais hélas ce n’est pas possible, ce n’est qu’apparence.

Donc, bon vent Francis, de notre côté nous continuons à cheminer modestement, mais avec ténacité.

Nous publions les situations dramatiques, injustes, sans nous demander si ceux qui les subissent ont tort ou raison, auraient pu ou non y échapper, nous les publions tout simplement parce que nous pensons qu’il est inacceptable qu’elles existent.

Cordialement. H. Dumas

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ET HOP, l’ETAT VOLE 16.855 €

J’ai une société qui, bien que peu active économiquement, est très importante.

Elle porte un immense et magnifique projet que des élus et une administration peu regardants entravent au détriment de leurs administrés. Mais bon c’est une autre histoire.

Cette société, depuis plusieurs années, n’a que des frais, pas de rentrée.

Tous les mois il reste donc un petit solde positif à mon profit de TVA sur les dépenses. Pour éviter la paperasse et pour ne pas multiplier les actes peu importants de secrétariat, je n’ai pas demandé tous les mois, ou tous les deux mois, mon remboursement de ces TVA.

Finalement le montant total, en plusieurs années, est arrivé à la somme rondelette de 16.855 €.

J’en ai demandé le remboursement fin Octobre.

Voici ce que je reçois aujourd’hui, daté du 7/12/2017 et posté le 18/12/2017.

Ma réponse par mail de ce jour :

“Identifiant : 440487940

Correspondant : Mme Patricia VETE-CONGOLO

Rejet remboursement de TVA 2017L1138
 
Madame,
J’accuse réception de votre “rejet de réclamation” du 07/12/2017.
Vous voudrez bien justifier de la lettre du 14/11/2017 que vous prétendez m’avoir adressée, je n’ai pour ma part rien reçu.
J’attends donc votre justificatif à ce sujet.
Il n’a pas pu vous échapper que le remboursement de TVA demandé est issu de plusieurs années, pendant lesquelles je n’ai pas souhaité, pour ne pas importuner inutilement vos services, demander tous les mois les remboursements modestes que vous me deviez. Ceci est parfaitement vérifiable sur les déclarations mensuelles.
Je remplis évidemment les conditions d’assujetti à la TVA, donc de droit aux remboursements.
Les sommes que vous me devez ne vous appartiennent pas, il ne s’agit pas dans ce cadre d’une réclamation de ma part, mais de ma légitime demande de remboursement de sommes m’appartenant en dépôt chez vous.
Votre attitude ne me surprend pas, elle fait suite à une attitude constante chez vous qui consiste à piller et voler les contribuables, y compris en refusant systématiquement de leur restituer des fonds qui leur appartiennent et qui sont en simple dépôt chez vous.
Sauf changement d’attitude de votre part, qui ne m’empêchera pas de donner à votre attitude toute la publicité voulue, nous allons donc nous retrouver chez les juges, vos complices, pour qu’une fois de plus ils couvrent vos vols.
Il faut que toute la France soit consciente de tout cela, vous connaisse au delà de votre propagande.
Un jour vous serez tous recherchés pour atteinte à l’intégrité morale de l’Etat.
Respectueusement. H. Dumas”

La suite au prochain numéro.

Mais, quand même, il s’agit d’un vol. Pur et simple.

Evidemment, l’administration ne peut pas ignorer, en fonction des déclarations mensuelles, qu’il s’agit d’un cumul de petits sommes qui datent de plusieurs années, dont elle a profité pendant tout ce temps, qui m’appartiennent, qu’elle n’a qu’en dépôt.

Pourquoi demander les factures ? Chaque mois des millions d’entrepreneurs déduisent de leurs déclarations de TVA les TVA qu’ils ont payées, sans avoir à fournir les factures justificatives. Vous imaginez le contraire… la paperasse…

Mais reprendre les petites factures de plusieurs années, quel boulot pour le contribuable….. A vous dégoutter de récupérer votre fric….

Pourquoi traiter ma demande légitime de remboursement de TVA, donc de fonds qui m’appartiennent, de “réclamation contentieuse” ?

Sommes-nous là en plein dans l’amélioration voulu par Macron des rapports entre les citoyens et l’administration ou plus prosaïquement dans la continuation de l’escroquerie fiscale et de toutes ses ficelles, plus ou moins grosses ? Ici très grosse.

Cordialement. H. Dumas

PS : Je précise que pour une autre société dans la même situation, j’ai fourni trois kilos de factures pour me voir  refuser le remboursement de TVA, au motif que je n’avais pas de recette, bien que je remplissais tous les mois les imprimés en tant qu’assujetti et que le remboursement de TVA est justement fait pour palier aux manques de recettes.

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Rencontre avec Jean Bouheben (vidéo)

Dax, à l’occasion du huitième Weekend de la liberté organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, j’ai eu le plaisir de rencontrer et d’interviewer Jean Bouheben, nous avons parlé de l’Adour et de cette région Ouest qui lui tient à cœur.

Le Weekend de la Liberté est une manifestation animée par notre ami Patrick de Casanove, à Dax. Ces rencontres libérales  sont fructueuses et alimentent réellement la réflexion sociétale et politique. Je ne peux que vous conseiller d’y participer l’année prochaine.

Cordialement. H. Dumas

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Merci Richard

Richard Armenante nous envoie cette vidéo…..

https://www.facebook.com/gilbert.derderian.7/videos/1939126126338245/

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Dépense publique en France : vers l’infini et au-delà !

La fin de l’année approche à petits pas serrés. Les fêtes, les retrouvailles familiales et les vœux sirupeux du Président de la République tomberont à point nommé pour nous faire oublier nos petits tracas quotidiens. D’autant que les bonnes nouvelles s’empilent actuellement à un rythme soutenu.

On apprend avec une joie non feinte que beaucoup de Français ne seront pas au chômage cette année et les années prochaines.

En effet, la Fonction Publique recrute. Encore et toujours plus.

De façon vraiment réjouissante, il semble en effet admis que toutes les coupes budgétaires qui se sont succédé ces dernières années (mais si, puisqu’on vous le dit), que la tempête d’austérité de force 9 qui a sévi sur le pays (puisque je vous dis que c’était de l’austérité !) et que les résolutions fermes, déterminées et contrôlées au millimètre de nos politiciens dans le domaine du contrôle de la masse salariale de l’État n’ont pas suffi à désamorcer l’élan pris par les administrations publiques sur les quarante dernières années : propulsées par leur pondéreuse inertie, les voilà qui embauchent 20.400 fonctionnaires de plus en 2016 par rapport à 2015 et ce malgré la diminution (oui, vous avez bien lu) des effectifs dans la fonction publique territoriale de 0.4%.

On comprend aisément que ce petit mouvement de diminution dans la fonction publique territoriale était un geste manqué. Non seulement, la fonction publique d’Etat continue d’embaucher hardiment, mais la fonction publique hospitalière grossit toujours. Sa bonne santé lui permet encore de trouver des forces pour augmenter ses effectifs de 0.2%, même si un petit essoufflement se faire sentir (puisqu’elle était parvenu à grossir de 0.3% l’année précédente).

Autrement dit, le nombre de fonctionnaire augmente toujours. En triturant un peu les chiffres, l’INSEE parvient à trouver des situations où l’augmentation est moins forte qu’ailleurs, mais youpi : une augmentation, même plus faible, reste une augmentation.

Il serait dommage d’approcher de la fin d’année avec une besace trop peu remplie de petits cadeaux.

C’est pour cela qu’une seconde excellente nouvelle sera ajoutée à ce billet : non, en France, tout le monde n’est pas payé avec un lance-pierre. Et sans prendre le cas, très particulier, de nos députés condamnés aux coquillettes-beurre par suite d’indemnités trop rikikis, il reste encore heureusement dans ce pays de vraies solutions pour un salaire dodu, par exemple en étant haut fonctionnaire pour Bercy.

Ce que dénonce la Cour des Comptes — de façon bien pusillanime alors que les fêtes approchent, n’est-ce pas — en notant que certains émoluments ont un « niveau élevé et difficile à justifier ». S’y ajoutent aussi quelques irrégularités qui vaudraient certainement de solides contrôles fiscaux aux entreprises privées qui les appliqueraient mais qui se termineront en chanson (car nous sommes en France, nous sommes au Ministère des Finances et nous sommes opulents et compréhensifs).

Bien évidemment, entre ces emplois publics qu’il faut bien payer d’une façon ou d’une autre, ces salaires de hauts fonctionnaires qu’il faut bien abonder d’une façon ou d’une autre, et ces dépenses parfois quelque peu fastueuses de certains politiciens qu’il faudra bien éponger d’une façon ou d’une autre, la France, généreuse et pas trop bégueule, a choisi d’appliquer une méthode simple composée de deux volets.

Le premier consistera à accroître la dette. Les générations futures, de toutes façons rôties par le réchauffement climatique, seront aussi étouffées par la dette que nos dirigeants leur accumulent gentiment sur le dos depuis des décennies. Ce n’est pas si fréquent que toute une génération dispose du choix de son suicide : écologique ou financier. Compte-tenu de la direction prise, le cumul semble probable.

Le second est toujours efficace et puisqu’on tape sur les enfants, tapons aussi sur les parents pour faire bonne mesure : les impôts seront mis à contribution.

Eh oui : alors que la masse salariale de l’État devient obèse, que le nombre de fonctionnaires augmente gaillardement, tout indique que, pour 2018 – joie, bonheur et CD de Jul coincé en boucle – les ménages vont voir leurs impôts et taxes augmenter encore un peu ! Selon l’Insee (le même organisme qui a découvert plein de nouveaux fonctionnaires embauchés en 2016), les Français paieront au moins 4,5 milliards d’euros en plus en 2018.

Rassurez-vous : l’égalité devant l’impôt imposera que ces augmentations ne porteront que sur une petite partie des Français, ceux qu’il conviendra de faire fuir avec tact pour assurer aux générations futures un avenir particulièrement croustillant.

Je résume.

D’un côté, un État qui grossit, inexorablement.

De l’autre, des impôts qui s’insinuent partout.

Coïncidence ?

Mais bien sûr que oui !

Tout le monde sait que pour les emplois des uns et des autres dans la fonction publique, pour tous ces salaires confortables, l’argent provient directement d’un chaudron que le gouvernement a trouvé au pied d’un arc-en-ciel et qu’il a du arracher aux leprechauns qui le protégeaient vaillamment : Emmanuel Macron, solidement harnaché sur sa licorne de combat, est allé repousser les méchants lutins qui tentaient de le tenir à l’écart de la grosse marmite remplie d’or. Après quoi, triomphant, il est allé porter le butin dans les coffres du pays et s’est empressé d’en reverser une partie au bon peuple reconnaissant.

L’année 2018 s’annonce déjà formidable : grâce à son charisme dévastateur, notre président à déjà repéré une grotte qui contient mille et un trésors et dont il connaît l’incantation magique nécessaire à son ouverture. D’un ferme « Sésame, ouvre-toi », il saura s’accaparer de nouvelles richesses qui, soyez en sûrs, iront bénéficier à tous en République du Bisounoursland et permettront aussi de mettre du baume sur les fiches de paie des hauts-fonctionnaires, embaucher de nouvelles forces vives dans nos institutions les plus indispensables, et surtout éviter tout alourdissement des taxes et ponctions que le bon peuple subit.

Vous verrez : tout va très bien se passer.

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Les moralisateurs, les bandits … et quelques (mauvaises) nouvelles fiscales pour 2018.

Nous connaissons bien les discours des moralisateurs : « nous sommes le camp du bien et les autres sont le mal ! »

Cette vision manichéiste du monde, aux relents collectivistes, nous est « servie » à longueur de temps lorsqu’on nous explique que seul l’Etat est protecteur des français et que l’administration est au service du public ; contrairement aux entreprises privées qui sont un lieu d’exploitation avec des patrons ou des entrepreneurs qui sont trop payés.

Par ailleurs, on nous avait promis que les impôts allaient bien diminuer en 2018 et qu’on allait faire de violentes économies.

Or, que lit-on dans la presse ?

Que contrairement à ce que prétend le gouvernement, les prélèvements fiscaux continuent d’augmenter puisque, entre l’augmentation de la CSG, de la taxe sur les cigarettes et l’envolée de la taxe carbone sur les carburants et le fuel domestique, les prélèvements vont s’alourdir de 4.5 mds d’€ pour les ménages !

Que par contre, à Bercy « on ne sent pas la crise » puisque la Cour des Comptes vient de relever que les salaires de certains hauts fonctionnaires de Bercy sont trop élevés (il s’agit essentiellement de primes et de bonifications sans fondement légal ni réglementaire), et, mais c’est mal de le dire, nous nous situons en l’espèce largement au dessus de la moyenne de 4.000 € par mois de revenus des entrepreneurs privés,

Que l’administration est incapable de respecter le droit du travail qu’elle impose pourtant avec rigueur aux entreprises privées puisque Business France (un machin administratif censé promouvoir la France à l’étranger) vient de se faire épingler par l’inspection du travail pour 671 ( !?!) infractions au code du travail (principalement pour des dépassements d’heures de travail). Mais il est vrai que l’ancienne dirigeante de Business France était Muriel Pénicaud qui est devenue depuis … ministre du travail ! Tout va bien, la situation est sous contrôle, l’esclavagiste est devenu garde chiourme en chef !

Est-il seulement concevable qu’une entreprise privée puisse se permettre un tel niveau d’infractions ? Évidemment non ; mais il est vrai que l’administration sait prendre des libertés avec le droit du travail puisqu’elle s’est déjà fait épingler à de multiples reprises pour des recours abusifs aux CDD !

Finalement, les impôts vont diminuer mais pour cela il ne faudra pas fumer, ne pas utiliser sa voiture, ne pas se chauffer (au fuel) et les retraités seront les plus impactés par les hausses d’impôts puisqu’ils ne pourront pas les récupérer sur un autre poste (réduction de cotisations sociales) ! Alors, certes, il y aura une réduction de la taxe d’habitation pour certains mais ce sera en toute fin d’année 2018 … quant au retraité qui ne payait déjà pas de taxe d’habitation … tant pis pour lui !

Par ailleurs, le système du Bonus/Malus pour l’achat d’une voiture neuve va être encore durci ; ce qui signifie que, dans la plupart des cas, il se limitera à un Malus/Malus (seules les voitures 100% électriques ne paieront pas). Mais il est vrai que le gouvernement a prévu de doubler le montant de la taxe carbone en 4 ans (elle passera de 44.60 € en 2018 à 86.20 € la tonne en 2022) ; ce qui permettra surtout de « dégager » 3.7 mds € de recettes supplémentaires pour le budget de l’Etat rien qu’en 2018 (et 7.5 mds € en 2022).

Mais c’est pour sauver la planète !

Et encore, on se demande en haut lieu s’il ne faudrait pas rétablir la vignette auto pour payer l’entretien des routes (alors que l’automobile est la vache à lait du budget de l’Etat).

Mais là c’est pour sauver des vies car, contrairement à ce qui nous est affirmé, la vitesse (si on parler de vitesse à propos de 90km/h) n’est pas le seul facteur accidentogène ; l’état des infrastructures y joue un rôle non négligeable et probablement au moins aussi significatif.

Mais il est bien connu qu’il est plus facile de s’en prendre aux usagers des routes qu’aux défaillances de l’Etat !

Finalement, l’imagination de nos fonctionnaires en matière fiscale est toujours aussi « florissante » !

Elle est par contre nettement moins efficace pour ce qui est des économies ; n’est-ce pas M le premier ministre ? Votre changement d’avion pour gagner 2 heures de trajet n’aura finalement coûté que 350.000 € ; ce qui effectivement, par rapport aux 2.200 mds € de dettes accumulées officiellement jusqu’ici, ne représente rien !

Les dépenses augmentent, le déficit budgétaire aussi (85 mds € pour 2018) et la pression fiscale ne diminuera pas, elle change simplement de nature ; elle devient plus discrète, plus insidieuse. Le gouvernement se livre juste à une partie de bonneteau (ce jeu où vous ne pouvez pas gagner).

Autrement dit, le discours réducteur et moralisateur n’est finalement qu’une façade et notre noblesse d’Etat prend ses aises avec la morale, le droit, la vérité, nos revenus. Nous sommes en pleine manipulation, en plein mensonge et l’Etat n’est pas du tout ce qu’il prétend être et n’agit que par tromperie !

D’ailleurs pourquoi se gêner puisque les français l’acceptent !

En fait, la politique du gouvernement est illisible et, contrairement à ce que Macron et Philippe tentent de faire croire, sans aucune cohérence ; elle est juste électoraliste dans la forme mais toujours spoliatrice quant au fond !

On a eu, avec le précédent président, la courbe du chômage qui refusait de s’inverser ; j’ai bien peur, qu’avec celui-ci, ce soit la même chose en matière d’impôts et de prélèvements obligatoires !

Les impôts diminuent mais … vous n’avez pas fini d’en payer plus !

Etonnant non ? Ils sont vraiment très forts !

Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de fin d’année !

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IL EST TEMPS DE S’ORGANISER.

Créé en Janvier 2010 “Témoignagefiscal” aura donc huit ans ce premier Janvier 2018.

Ces huit ans de réflexion, de constats, de rencontres, nous ont permis de pouvoir aujourd’hui affirmer :

            – 1° – L’impôt tel qu’il est organisé est un pillage de l’Etat au détriment des forces vives du pays. Un massacre du capital, sans lequel pourtant il n’est pas d’économie possible.

            – 2° –  Cette dérive fiscale qui transforme la participation volontaire de tous aux nécessitées collectives par l’impôt en un schéma de redistribution arbitraire aux motifs largement politisés, plus injuste que le partage naturel par l’effort et la compétence, nous entraîne vers une misère collective qui peut mettre définitivement à terre notre pays. En faire un esclave de puissances économiques plus lucides.

            – 3° – La conséquence dramatique de cette situation se cristallise sur les contrôles fiscaux. D’abord autour d’une propagande visant des “fraudeurs fiscaux” imaginaires. Ensuite par l’organisation d’un espace de non droit à l’occasion des contrôles fiscaux, suivi de la mise en œuvre par l’Etat d’une terreur fiscale aux conséquences dévastatrices, générant des souffrances gigantesques, une injustice inacceptable.

Depuis huit ans nous souhaitons agir

Tout ce que nous avons imaginé à ce sujet c’est avéré difficile à concrétiser ou inopérant.

Nos lecteurs, la plupart du temps, arrivaient vers nous beaucoup trop tard.

Les dégâts que le fisc leur avait provoqués étaient irréparables. L’exemple le plus évident étant celui d’Emmanuel Bolling, qui nous a rejoints en Janvier 2014 alors que, malgré son courage et sa résistance, le fisc l’avait déjà complètement ruiné.

Nous avons créé une association, mais nous ne voulions pas recueillir des cotisations sans prestation sérieuse en échange.

Nous avons rapidement constaté qu’une fois le contrôle fiscal fini, les recours sont illusoires, juste un faux répit, une mort lente, une danse du scalp dont le tempo reste entre les mains du fisc et de la fausse justice administrative sa complice.

N’étant pas capables d’assister efficacement d’éventuels adhérents, nous avons éconduit les demandeurs.

Aujourd’hui les choses changent

Notre blog a une audience qu’il n’avait pas, régulière, comprenant des lecteurs déterminés.

Nous pouvons donc imaginer des interventions en amont, dès le début, au moment de la réception de l’avis de contrôle fiscal.

Personnellement, dès 2007, je me doutais que c’était là qu’il fallait agir.

J’ai filmé, en Octobre 2007, les deux contrôleurs qui sont venus avec la mission de me piller et de me détruire, dont le sieur Martino.

Lorsque Bercy a compris le danger, Martino a été financé pour engager des procédures visant à interdire la diffusion du film. Il les a gagnées évidemment.

Et pourtant

Le débat oral et contradictoire est au contrôle fiscal ce que la garde à vue est au pénal. Or, la garde à vue pénale est filmée.

Vous êtes-vous demandé pourquoi les gardes à vue sont filmées ?

Ne croyez pas qu’il s’agit d’un souci d’équité. Non, c’est beaucoup plus simple.

Les comptes-rendus écrits des gardes à vue étaient si peu exploitables par les magistrats qu’ils se trouvaient, notamment les procureurs, souvent en difficulté face à la défense des prévenus. Les flics ne sont ni littéraires ni objectifs, ceci explique cela.

Les magistrats ont donc souhaité connaître la véritable garde à vue, pas son compte-rendu policier, pour cela seul le film était réaliste.

La situation est exactement la même pour le débat oral et contradictoire fiscal.

La différence tient au fait que la défense du contrôlé fiscal n’a pas les moyens équitables de celle du délinquant pénal, que donc la réalité du débat oral et contradictoire n’intéresse pas les magistrats administratifs.

En conséquence

Notre première action, concrète, dans le cadre de la lutte contre l’arbitraire des contrôles fiscaux et des souffrances qu’ils engendrent, sera donc d’engager nos adhérents à enregistrer leur contrôle fiscal.

ATTENTION,

Cet enregistrement ne doit pas être occulte.

Vous devez en avertir le contrôleur avant sa venue.

Il ne doit pas pouvoir être reconnu sur le film, donc être filmé de dos ou flouté.

Nous défendrons tout adhérent qui filmera son contrôle fiscal, nous nous engagerons à ses côtés.

Donc, si vous connaissez un résistant courageux, qui vient de recevoir un avis de contrôle fiscal, dites-lui de nous contacter.

Notre deuxième action, là aussi concrète, sera, dès la réception de la notification du contrôle fiscal, de déposer une plainte pénale contre le contrôleur pour concussion.

Cela au motif que sa notification aura été mise en œuvre avant que son enquête fiscale ait fait l’objet d’un jugement public, avec les moyens de défense qui vont avec.

Nous considérons cette absence du juge à cet endroit comme l’édition d’une lettre de cachet indigne d’une démocratie, non conforme à la constitution et aux droits de l’homme.

Conclusion

Si, comme nous l’espérons, il se trouve le nombre habituel de résistants, soit 1%, en matière fiscale comme en toute matière, nous pouvons espérer sur 50.000 contrôles annuels, 500 résistants.

C’est donc 500 films, 500 procès en concussion, une vraie force qui se mettra en route, qui gagnera.

Nous sommes prêts. A vous de jouer.

Cordialement. H. Dumas

RAPPEL : MOBILISONS NOUS.
SIGNEZ LA PÉTITION. (Colonne à droite)

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Rencontre avec Alain Mathieu (vidéo)

Dax, à l’occasion du huitième Weekend de la liberté organisé par le Cercle Frédéric Bastiat, j’ai eu le plaisir de rencontrer et d’interviewer Monsieur Alain Mathieu.

Le Weekend de la Liberté est une manifestation animée par notre ami Patrick de Casanove, à Dax. Ces rencontres libérales  sont fructueuses et alimentent réellement la réflexion sociétale et politique. Je ne peux que vous conseiller d’y participer l’année prochaine.

Bien cordialement. H. Dumas

 

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UN VRAI CONTE DE NOEL : MON ATD REVIENT.

En 20 ans de contestation puis de combats contre Bercy, dans lesquels j’avais perdu mon entreprise et tout ce que je possédais (et bien au-delà) et qu’en plus j’y ai gagné une « dette » que, bien qu’ils me piquent (sans vergogne) 40% de ma retraite depuis plusieurs années, je n’aurai éclusé celle-ci que dans 350 ans soit jusqu’en 2367 inclus.
Tout cela pour vous dire que, malheureusement, je ne crois plus au Père Noël et que les contes de Noël ne sont plus ma tasse de thé.
Je suis épuisé, comme tout ceux qui combattent Bercy et mon moral est bien sûr au sous-sol.
Mon moral peut-être, mais pas ma volonté. Celle-ci  ne me fera  lâcher ce combat que lorsque j’aurai rendu mon dernier souffle et  je pense  que je me battrai  encore contre ces fonctionnaires par l’entremises de mes enfants qui reprendront, je l’espère, le flambeau jusqu’à la victoire finale.

En attendant je survis, cahin caha, en subissant les petites tortures de ces fonctionnaires zélés qui ne sont jamais en panne d’imagination pour vous remettre sur le grill.
J’ai du mal à comprendre leur mode de fonctionnement et c’est pour cela que,  m’attendant tous les jours à une de leurs villénenies,  je suis toujours surpris de constater le degré de celles-ci quant elles m’arrivent.

Trouvant que nous devions encore trop bien vivre, ma famille et moi, avec ce qu’ils étaient obligés de nous laisser, une certaine Madame Claire Chaussy, comptable publique de son état, appartenant à la trésorerie de Paris 18eme, décida de me foutre le 10 octobre 2017 un ATD sur la partie insaisissable de ma retraite.
Pourquoi se gêner lorsque l’on ne risque rien ?
Comme dit l’autre, c’est tout bon.
Je ne vais pas une nouvelle fois vous décrire cette manœuvre savante digne d’un grand stratège, vous trouverez tout cela dans un précédent billet (https://www.temoignagefiscal.com/apres-la-double-le-fisc-invente-la-triple-peine/)

Bref le 2 novembre 2017, je lui envoie en AR la lettre suivante :
Madame Claire Chaussy
SIP Paris 18e Gds Carrière
61 rue Eugène Carrière
75 875 Paris Cedex 18

En LRAR

Madame,
Le 10 octobre 2017, j’ai eu la très mauvaise surprise d’avoir un ATD venant du SIP 18eme. Cet ATD m’a saisie une partie de la partie insaisissable de ma retraite.
En effet vous avez en toute connaissance de cause fait saisir par ma banque, le jour de son virement, ma retraite déjà déduite de votre « ponction » à la source.
Cela me parait déjà illégal. 1er point.
J’ai eu connaissance de votre nom par la société Générale. Nom qui était sur votre ATD et dont je n’ai pas eu connaissance à ce jour, le 2 novembre 2017.
Donc ne m’ayant pas averti à l’avance de votre ATD celui-ci est donc frappé de nullité.  2eme point.
Dans une décision de principe (Cass. com., 13 janvier 1998, n°135P), la Cour de cassation, statuant en matière d’impôts directs, a estimé que le défaut de notification au débiteur de l’avis à tiers détenteur entraînait la nullité de la procédure.
et
Article R*256-6 Modifié par Décret n°2011-1302 du 14 octobre 2011 – art. 8

En conséquence je vous demanderai de faire parvenir une « mainlevée » à ma banque et de me rembourser les frais bancaires occasionnés (133,20) par votre ATD dans les délais les plus brefs.
Faute de quoi je me verrai dans l’obligation d’engager des poursuites contre vous pour concussion.
Le 02 novembre 2017.
E.Bolling

PS : ci-joint lettre de ma banque et relevé bancaire prouvant la saisie sur une somme insaisissable.

 Le  26 novembre 2017 je reçois de la direction des « finances publiques » de Paris la lettre suivante :  REPONSE ATD CLAIRE CHAUSSY

Comme vous pouvez le constater leur mauvaise foi, qui maintenant de notoriété publique, est toujours aussi flagrante et sans limite.

Des deux motifs que j’avais invoqués pour dénoncer l’illégalité de leur ATD,  ces abuseurs professionnels ont choisi le moindre et trouvés un prétexte des plus bidons pour accepter le remboursement de l’ATD et de ses frais bancaires (j’ai, à ce jour reçu le remboursement de l’ATD mais pas encore des frais). Pour ne pas perdre la “face”.

Une question qui résume tout:
Comment ne peut-on pas haïr ces gens là ?

E.Bolling

PS: Merci à Chris, à Francis et à Patrice Patruel pour leurs conseils…

RAPPEL : MOBILISONS NOUS.
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Francis Le Poizat

Donc, Francis nous a quittés. Enfin, pas de confusion, il a simplement quitté ce blog.

Autant que nous le sachions, il est en parfaite santé et vit des jours que nous espérons heureux chez lui en Provence.

C’est en Avril 2015 qu’Emmanuel Bolling et moi-même avons rencontré pour la première fois Francis Le Poizat. Il nous avait contactés.

Animant lui-même un blog, il s’impatientait trouvant que l’audience n’était pas à la hauteur de ce qu’il avait à dire.

Il nous proposait de nous parler sans mensonge des services fiscaux.

Nous nous sommes déplacés, caméra à la main, avec notre curiosité et nos lacunes de cinéastes même pas amateurs.

Ce jour là nous avons été sidérés, dans le bon sens.

Tellement sidérés que j’en ai oublié de régler le son. Tout ce qui avait été dit était inaudible. Nous avons dû tout recommencer quelques jours plus tard. A la deuxième prise l’intensité des révélations n’avait pas baissé, au contraire.

Ce qu’il nous a appris confortait notre engagement, était encore plus violent et plus stupide que tous nos cauchemars réunis.

Je n’hésite pas à affirmer que c’est ce jour là que ma détermination à lutter contre Bercy est devenue ce qu’elle est aujourd’hui, c’est-à-dire légitime dans ma tête et totale dans mes actes.

Il n’était pas le premier agent des impôts nous contactant, ayant quitté la maison et désirant “être utile aux contribuables”. Il ne sera sans doute pas le dernier.

La différence tient au fait qu’il voulait vraiment casser la baraque pendant que les autres se glissent simplement dans le système, aussi nocifs après qu’ils ont pu l’être avant, puisque c’est le système qui est monstrueux.

Les révélations

Bien sûr elles n’en étaient pas complètement, nous nous doutions de tout ce que nous a dit Francis.

Mais, entre se douter et avoir la connaissance il y a un gouffre qu’il nous a fait visiter, un génocide économique dont il a démystifié les acteurs.

Il nous a apporté la preuve de leur médiocrité, de leur cupidité, de leurs limites intellectuelles. Il nous a donné du courage.

Les complications

Francis est un “publicateur précoce”.

Les pulsions qui animent son désir de faire connaître, de montrer les dessous meurtriers de Bercy, d’ouvrir les yeux du plus grand nombre sur la terreur et la torture fiscale, sur la médiocrité des acteurs de cette folie, ces pulsions il ne peut pas les refreiner.

Conclusion, ses billets arrivent à peine ébauchés, remplis de fautes d’orthographe, en langage verbal reflétant son indignation mais passant mal l’épreuve de l’écrit.

L’importance du fond, la sincérité de son engagement, les risques qu’il prend, lui font oublier la forme, beaucoup trop.

Francis n’est pas l’homme que pourrait faire croire la forme de ses écrits.

Je ne le connais que peu, mais je peux témoigner de son intelligence, de son ouverture d’esprit et de sa vraie tolérance. De son souci de ne pas détruire inutilement. De sa conscience de la nécessité du capital en économie.

En résumé, ce n’est pas un “allumé” agissant par aigreur, un fou qu’il faudrait interner, un exhibitionniste qui ne rêve que de notoriété, de célébrité à bon compte.

Pour moi, Francis est un type bien. Peut-être un peu trop sensible pour ce monde fiscal de brutes, de pillards.

Pourquoi nous a-t-il quittés brusquement, sans un mot ?

Je n’en sais rien. Je peux émettre quelques hypothèses.

La première

Très suffisamment cultivé et sensible pour mal vivre ses publications compulsives et précoces, j’imagine qu’il a pu trouver injustes les remarques qui lui ont été faites à ce sujet. Il a tort bien sûr. C’était à lui de se réfréner, de ne publier qu’après relecture et le lendemain de l’écrit par exemple.

Nous avons tous ce problème. Malgré de multiples relectures, la plupart du temps mes billets paraissent avec quelques fautes pas piquées des vers. Tout le monde n’a pas fait normale sup ou gagné la dictée de Pivot.

Disons que sa susceptibilité n’avait objectivement pas lieu de s’incruster dans nos rapports avec lui. Mais bon, il est le seul juge de ses décisions.

La seconde

Je crois qu’il a foutu un vrai bordel. Que ce bordel s’est trouvé en synergie avec une prise de conscience des français naissante face au pillage des hommes de l’Etat et à la terreur fiscale qui finit, comme toutes les terreurs, par toucher tout le monde y compris ceux qui pensaient en profiter.

Les différents organismes qui sont à la manœuvre ne peuvent pas accepter les révélations et les preuves de Francis.

Il a dû recevoir des menaces de plus en plus fortes, de plus en plus précises, notre blog encore trop confidentiel n’est pas en mesure de lui assurer une protection.

Peut-être alors la fuite qui sauve la vie ?

La troisième

Le temps et l’âge qui polissent toutes les énergies et étouffent toutes les luttes. Le temps qui momifie les comportements.

La nature qui se fout des boursouflures des hommes, elle qui fait exploser les galaxies et fondre les soleils.

Conclusion

Salut Francis, tu n’étais pas comme tout le monde, pas vraiment classable, tu nous gonflais des fois, mais on t’aimait bien, tu nous a beaucoup apporté, tu vas nous manquer… porte toi bien, amicalement.

H. Dumas

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Déni de réalité et misérabilisme (billet d’humeur)

On entend, ici et là, des politiciens qui se plaignent d’être mal payés, de ne pas y arriver avec 5.000 € par mois.

Le problème est déjà mal posé car la vraie rémunération de base d’un député est de 7.209 € d’argent de poche par mois puisque tous leurs frais sont payés par l’IRFM (indemnité représentative de frais de mandat) d’un montant de 5.800 € par mois (consulter (ici) le site officiel de l’Assemblée Nationale). Le total s’élève donc à 13.000 € par mois.

Ils proclament donc, histoire de faire une comparaison qui pourrait leur être favorable, que les élus du Congrès américain sont payés 2 fois plus qu’eux !

Certains ont même affirmé, histoire sans doute de se rassurer quant à leur propos, que de toute façon un doublement de leur rémunération ne coûterait pas bien cher … la France est bonne fille, elle peut bien payer !

Il est sûr qu’avec ce type de raisonnement, on peut se permettre n’importe quoi … ou presque !

Encore une fois, présenter une vérité tronquée et dépenser l’argent des autres ne leur présente aucune difficulté et on se trouve en fait en face d’un phénomène de victimisation de personnes qui d’une part savaient combien elles allaient gagner en tant que député avant de s’engager en politique (ce n’est donc absolument pas une surprise pour eux et si cela ne leur plaisait pas il leur suffisait de ne pas se présenter) et d’autre part qui comparent … ce qui n’est pas comparable !

Compte tenu du fait que ces élus sont exclusivement rémunérés par les impôts des français, il est tout à fait légitime de se poser la question de leur coût qui représente une charge nette pour la collectivité.

Comparons !

Les USA première puissance économique mondiale ont 330 millions d’habitants et un PIB de 18.000 mds de $ !

La France sixième puissance mondiale a 65 millions d’habitants et un PIB de 2.200 mds € (2.500 mds de $)

Les élus US se décomposent en 100 sénateurs et 435 représentants soit au total 535 élus.

Nous avons 577 députés et 348 sénateurs soit 925 élus ; donc en proportion beaucoup plus que les américains ! Un élu pour 70.000 français contre un élu pour 617.000 américains.

En partant du principe qu’à compétitivité équivalente des économies respectives, la charge doit être équivalente, un petit calcul permet de constater que :

– Le rapport PIB/élu est de 2.73 mds € en France par élu et de 33.6 mds € aux USA soit donc un rapport de plus de un à douze !

– Le rapport PIB/nombre d’élus nous est en fait extrêmement défavorable et nos parlementaires nous coûtent proportionnellement douze fois plus cher qu’aux USA !

J’ai une première solution : on divise le nombre de députés et de sénateurs par trois et on double leur salaire ; cela ne nous coûtera pas plus cher et ils seront contents (enfin ceux qui resteront) !

Toutefois, j’ai une autre solution beaucoup plus radicale ; parce que, au rapport coût/efficacité, il faut bien constater que nos élus sont mauvais, et même extrêmement mauvais !

Supprimons carrément le Parlement (le Sénat et l’Assemblée Nationale) ce qui constitue bien évidemment une atteinte à la démocratie, à la République et à tout ce que vous voulez !

Maintenant examinons posément la situation :

  • Le Parlement fait-il son travail législatif ; autrement dit les députés (puisque ce sont eux qui décident en dernier recours) font-ils autre chose qu’entériner purement et simplement les textes préparés à Bercy ou dans les cabinets ministériels c’est à dire par des gens inconnus et non élus qui ne représentent personne ? (les projets de lois se présentent désormais sous forme de lois fourre-tout regroupant des dispositions disparates (consultez le projet de loi n°424 (ici) vous allez comprendre de quoi il s’agit et vous pourrez ensuite essayer de déterminer le « travail » du député !).
  • les députés se sont-ils une seule fois opposés aux déficits budgétaires constants votés depuis 1976 et ont-ils une seule fois rejeté le budget pour cause de dépenses excessives ? (le déficit prévu pour 2018 est de 85 mds €).
  • ont-ils pris une seule fois en considération les intérêts des français, et notamment les atteintes constantes à leur liberté, avant ceux de leur caste ?

La réponse à ces trois questions étant clairement non, la conclusion qui s’impose, sauf information qui me ferait défaut, est qu’ils ne servent à rien !

Nous avons juste droit à un simulacre, à une caricature de démocratie alors que le véritable pouvoir est détenu par l’exécutif et par l’administration (principalement par Bercy) dont nos présidents sont aussi issus puisque ce sont eux-mêmes des fonctionnaires !

N’importe quelle entreprise de droit privé se pose tous les jours la question de la justification des emplois qu’elle rémunère et, du moins dans les PME et ETI, supprimera les emplois qui ne servent à rien (on sait que dans les grands groupes ce n’est pas tout à fait le cas).

Dernier détail : les élus du Congrès US ont une tache autrement plus importante que les élus français mais il est vrai que le fonctionnement n’est pas le même : le Congrès détient un véritable pouvoir (les enquêtes du Sénat sont la terreur des politiciens) et le président des USA n’a aucun pouvoir, et ne peut absolument rien faire, s’il ne recueille pas l’accord du Congrès.

Car, paradoxe s’il en est, le président de la première puissance mondiale a beaucoup moins de pouvoirs que le président français. C’est De Gaulle qui l’a voulu ainsi parce qu’il ne voulait pas devenir l’otage des partis c’est à dire qu’il ne voulait pas que le Parlement puisse, de quelque manière que ce soit, limiter son pouvoir ce qui est, à tout le moins, une manière singulière de concevoir la démocratie !

Il faut dire que les américains se sont toujours méfiés des dictateurs … nous pas puisque la figure de l’homme providentiel, deus ex machina, père de la nation et sauveur du peuple, bénéficie toujours d’une image favorable dans l’inconscient populaire (Napoléon I, Napoléon III, Pétain, De Gaulle) !

Mettons fin à une hypocrisie et cela aura au moins le mérite de rétablir la réalité d’une situation qui ne trompe personne et … enfin … on fera quelques économies. (Pour mémoire le budget de l’Assemblée Nationale  est de 567 millions € et le budget du Sénat de  351 millions € compte non tenu des pensions de retraites versées et payées par vos impôts).

Je ne suis pas sûr qu’on y voie une différence significative de fonctionnement de l’Etat !

Bon, évidemment, la suppression du Parlement devrait faire l’objet d’une réforme constitutionnelle, avec réunion du Congrès, et nécessiterait une majorité des trois quarts des parlementaires ; et là je doute sérieusement que ceux qui se plaignent tant aient le courage de s’autodétruire (on sait déjà que toute tentative de suppression du sénat est bloquée pour cette même raison) !

Il parait que le Parlement a engagé des démarches en vue de faire certaines réformes mais on en a connus qui ont passé leur temps à chercher … sans jamais rien trouver !

La vraie question que devraient se poser ces élus, est en fait : A quoi servons nous réellement et la charge que nous représentons est-elle utile ?

Elle ne sera pas posée !

Bien cordialement à tous !

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Ces écolos, collectivistes et délateurs

Les écolos m’agacent. Modérément, pas plus que ce qu’ils sont. Mais ils m’agacent.

Leur côté fils de riches qui crachent dans la soupe me gêne terriblement.

Je n’aime pas les fils de riches qui, incapables de poursuivre l’effort ou de rependre le flambeau, prétendent que la richesse est inutile, que le capital n’a pas de raison d’être, qui se croient en osmose avec les déshérités, prêts à partager la misère, mais en 4X4 au Soudan ou ailleurs, pas en bourricot ou à pied.

Je suis issu d’un monde de pauvreté, que je n’ai pas personnellement connu mais dont la marque sur notre famille est encore significative.

Tous les miens sont issus du plateau des mille vaches où il n’a jamais fait bon vivre, tout particulièrement jusqu’au milieu du vingtième siècle.

Ils se sont enfuis, marqués pour toujours par la misère et la dureté de la vie en ces lieux, conscients que sur cette planète il y a largement pire sans que cela leur apporta la moindre consolation.

Ils sont allés chercher le confort, le chaud quand il fait froid, le froid quand il fait chaud, l’apaisement par le capital amassé, la sécurité à la place de l’insécurité, le bien manger et le bien dormir qui, accompagnés de soins de qualité, porte la vie à 85 ans au lieu de 45 ou 50 ans.

Ils ont su me faire comprendre la valeur de tout cela, le respect dû à la société capable de la donner, la nécessité de la gagner personnellement, l’indécence de la voler aux autres.

C’est sans doute pour ça que je n’aime pas les écolos, ces enfants nés de l’hyper- richesse de l’occident. Comme les fils de riches ils disparaîtront dans le même temps que notre richesse, notre capital, qu’ils détruisent volontairement.

C’est en cela que, bien que peu nombreux, ils sont mortifères.

La suffisance tient lieu de preuves scientifiques à leurs croyances de marabouts. Leur négation de la récompense de l’effort et du respect de la réussite séduit les losers.  Ils nous entraînent tous dans leur retour aux sources qui ne peut finir que par un retour à la misère.

Ouf, me voilà soulagé, place aux détails idiots

Le retour à la terre

Vers 1900 et quelque, une de mes arrière grand’mère et mon arrière grand’père étaient les deux instituteurs de l’école d’Alleyrat. Ce village du plateau des mille vaches comptait alors 500 habitants. Elle s’occupait des enfants du village, cherchant à repérer les plus vifs pour les sortir de là. Lui était en surnombre, il n’eut jamais d’autre activité que la chasse, c’était un instituteur chassant.

Aujourd’hui Alleyrat c’est 69 habitants. Est-ce un drame ?

Probablement pas vu par les 400 habitants qui se seraient bien passés d’y être en 1900, qui ont mis un siècle en s’en extraire, dont ma famille fait partie.

Sans doute que si pour les citadins écolos qui rêvent de vivre à Alleyrat et qui, empêtrés dans leurs croyances, sont incapables d’avoir l’intelligence de comprendre qu’Alleyrat ne peut pas plus les faire vivre aujourd’hui qu’en 1900.

Les centres villes

Cet après midi, lors d’un de mes voyages au long cours bimensuel entre Sète et La Rochelle, je me suis arrêté à Moissac.

J’ai pensé à Philippe, oui, notre Philippe à tous, celui qui veut revivifier les centres villes.

Dès la “sortie Moissac” de l’autoroute, on est accueilli par une zone commerciale moderne, dont le centre nerveux parait être un Leclerc. Cette zone est rationnelle, probablement pratique, propre, bien fournie en enseignes. Étonnamment même pour une si petite ville. Sans doute draine-t-elle le voisinage. Bravo pour Moissac.

Puis arrive le centre ville. C’est là que Google Maps m’entrainait, vers le n° 1 des restaurants TripAdvisor. Absolument délicieux, je vous le conseille, avec un menu complet à 15€. Le rêve.

Quant au centre ville commercial, en dehors d’un morceau de rue de 100 m, le reste n’est que ruines et désolations. Mais, d’un autre côté, des rues de 2m de large, des immeubles menaçant de s’effondrer, une ambiance sinistre, ce n’est pas bon pour le commerce.

On sent bien qu’à une époque ce centre ville a été animé, riche peut-être, si l’on en juge par les édifices religieux ou de pouvoir qui subsistent dans la cité.

Ceux qui avaient alors le pouvoir et le capital ont dû avoir une crise existentialiste type “écolo”. Ils se sont probablement assis sur leurs lauriers, gonflés de prétention, passionnés pour l’inutile, attachés à leur gloire.

Ils ont desséché sur place, les rejets ont poussé plus loin, dans la zone commerciale de l’entrée. Heureusement, la mort aurait pu être totale.

Croyez vous qu’ils se sentent responsables de leur sort ?

Qu’ils ont conscience qu’en travaillant, en laissant la vie remanier constamment leur cité, son urbanisme, ils auraient certainement gardé charme et pouvoir économique ?

Bien sûr que non. Ils croient que c’est de la faute à la malchance, alors que ce sont eux et leurs élites qui ont failli. Ils appellent Philippe à la rescousse, qui fait semblant d’arriver.

Ils ont très probablement snobé les grandes surfaces, les projetant au loin au lieu de garder avec elle un lien salvateur de proximité. Ils ont fait comme tous les notables de France, je le sais, j’y étais, je me battais contre eux.

Alors que s’ils avaient accepté l’idée de mutation, de progrès, et qu’ils aient intégré, au plus près, les zones modernes de distribution, ils auraient été dans le sens de l’histoire et leur centre ville ne serait pas dans cet état.

Le lien de proximité aurait favorisé l’échange au lieu du chacun pour soi qu’ils ont voulu. Ils ont perdu.

Il faut bien que l’industrie distribue ce qu’elle fabrique, que le plus grand nombre ait accès au confort de la modernité, ceux qui entravent cet absolu s’exposent à la ruine.

Car si tous, unanimement, répètent à l’infini qu’il faut redonner vie aux centres villes, aucun n’y vont faire leurs courses. C’est tout le charme des sondages et des plans qui les suivent.

Conclusions

Il est dur d’évoquer les détails objectivement, sans déraper vers la polémique.

Par exemple : le plastic dans les océans, les éoliennes, les gaz d’échappement, l’énergie fossile, les centres ville, les gares désaffectées, les déserts médicaux, les routes impraticables à plus de 80 km/h et les rues des villes à plus de 30 km/h, le féminisme, l’homoparentalité, le hachich, les bavures fliqueuses ou médicales, la peste, la grippe et son vaccin, le choléra, etc…

Pourtant, vous en conviendrez, par rapport à l’univers ce ne sont que des détails, quand bien même ils mettraient en jeu le confort de l’être humain, qui a le tort de se prendre pour plus que ce qu’il est : l’ultime détail.

Donc, nous y reviendrons…. Peut-être…. Mais ce n’est pas sûr…. On verra, bof.

Cordialement. H. Dumas

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Les croyances tuent, mais exclusivement les meilleurs d’entre les hommes.

Dans son ouvrage “SAPIENS”, le scientifique paléontologue Yuval Noah Harari démontre qu’il y a 100.000 ans l’Homo Sapiens que nous sommes n’était pas seul, il y avait au moins six espèces d’hominidés.

Nous avons éradiqué les cinq autres concurrents. Ce fut probablement un drame important pour la vie sur terre, au moins quant à sa diversité.

Il accompagne son affirmation d’une démonstration qui tend à prouver que tout ne fut qu’une affaire de nombre. Au-delà d’une cinquantaine de membres tout groupe de primates devient instable, va irrémédiablement vers la fragmentation et donc la composition de sous-groupes, qui en se développant subissent le même sort.

Seul l’Homo Sapiens aurait été capable de créer des groupes de plusieurs milliers d’individus, ce qui lui aurait donné la force du nombre et lui aurait permis de prendre le pouvoir sur la planète.

Cette capacité de regroupement serait basée sur sa possibilité d’élaborer des croyances abstraites ayant servi de liens de regroupement, au-delà des contraintes naturelles de liberté.

Nous savons à quel point la croyance est opposée à la raison, à l’intelligence.

Remplacer la connaissance ou la recherche par la croyance amène à l’erreur fondamentale. Ce ne sont pas les astronomes qui contrediront cette affirmation si je leur soutiens que je crois toujours en une terre plate.

Pourquoi les croyances ayant permis aux Homo Sapiens de se regrouper auraient-elles été plus intelligentes que toutes celles que nous avons ensuite eues à connaître ?

Nous pouvons donc affirmer, si nous acceptons les résultats de la théorie scientifique de M. Harari sur l’importance de la croyance, que c’est la connerie – “croyance” — qui nous a permis de dominer le monde il y a 100.000 ans.

Pour ma part, je crois non seulement cette théorie cent fois millénaire parfaitement juste, mais je constate journellement sa pertinence.

Comme disait Brassens : “sitôt qu’on est plus de quatre on est une bande de cons”

Les croyants croient, c’est à ça qu’on les reconnait :

A chaque crise cherchons la croyance qui regroupe les cons et cherchons ceux qui  la génèrent et sont les véritables coupables, la solution pourrait être là.

Aujourd’hui, au moins en France, la croyance qui emporte tout, nous détruit, est basée sur la haine du capital, ni plus ni moins.

Outrepassant la loi de Godwin, je vais aller dans les pas du dernier Goncourt “L’ordre du jour” de M. Éric Vuillard. Voilà un homme qui écrit fort bien, qui est d’une grande intelligence, d’une immense culture, mais qui est un croyant, un vrai.

Il croit que la dernière guerre qui a ravagé le monde est le fait des vingt quatre grands capitalistes allemands de l’époque. Pour étayer sa thèse il part d’une réunion imposée par Hitler où ceux-ci durent participer au financement du parti nazi. En fait, pour lui, ces vingt quatre capitalistes symbolisent “le capital honni”.

Puis, il sous-tend que c’est donc ce capital qui est le suppôt du nazisme et donc des ravages en découlant, évidemment du génocide juif, mais ce dernier point il ne l’exprime pas clairement dans toute son horreur.

Il en veut pour preuve la pérennité du capital, de ces 24 capitalistes entre autre, après la défaite allemande et jusqu’à aujourd’hui.

Ce faisant il occulte deux choses:

            – Que le capital — mais je l’ai si souvent dit — est la base de l’organisation sociale, du progrès. Evidemment en économie, mais aussi en toute activité humaine, culturelle, scientifique, philosophique etc… car il est le simple fait d’accumuler et de transmettre, la base donc de notre humanité.

            – Que le capital est naturellement soumis, tout particulièrement aux croyances qu’il ne peut affronter sous peine de disparaitre. Imaginez la difficulté de développer un capital culturel en Corée du Nord, autre que celui qui est autorisé par la croyance communiste en cours.

Sans en dévoiler l’auteur —  je ne souhaite en aucun cas lui nuire —  je vous rapporte un extrait du mail que je viens de recevoir d’une major du bâtiment : ” affronter les élus ne fait pas partie de notre ADN”.

Affronter les élus, le plus souvent pourvoyeurs de croyances, ne fait en effet pas partie de l’ADN des entreprises qui, elles, ne peuvent épouser aucune croyance. Elles seraient immédiatement détruites. L’entreprise ne doit sa survie qu’à son intelligence, elle fuit la croyance qui la tuerait.

Les vrais initiateurs des croyances et leurs victimes

Ce sont évidemment les politiques et donc les hommes de l’Etat qui usent et abusent de la croyance. C’est leur substrat, leur point d’appui. Les masses ne les suivent qu’à travers la croyance, comme l’a démontré le professeur Harari.

M. Vuillard en fait aussi la démonstration lorsqu’il décrit de belle façon l’accueil des Allemands par le peuple autrichien, et la propagande pacifiste des autres états en cause.

Les croyances viennent du peuple et lui sont destinées, elles sont le défaut majeur de celui-ci, elles tuent.

Elles tuent d’abord les boucs-émissaires, puis tout le monde.

Les juifs ont été les boucs-émissaires d’une des dernières grandes croyances nocives : le nazisme. Ils n’ont pas été les premiers. Hélas, ils ne sont déjà pas, et depuis longtemps, les derniers.

Aujourd’hui, en France, ce sont les “fraudeurs fiscaux” — plus exactement les détenteurs de capitaux qui ne peuvent être que des fraudeurs fiscaux — qui sont présumés coupables et donnés à la vindicte populaire des croyants par les initiateurs de croyances que sont les avides de pouvoir, les politiques et leurs affidés leurs relais de propagande.

La vie est un enfer pour les “fraudeurs fiscaux” isolés et torturés par le peuple lobotomisé.

Le capital est l’objet de la haine des croyants. Ils croient, pauvres niais, que l’éradication du capital leur apportera l’égalité. Alors que le résultat ne sera que la misère pour tous, la soumission à d’autres qui auront su le créer, l’épargner et le protéger.

Jusqu’au moment où la faillite emportera tout, où la croyance actuelle sera discréditée, ceux qui se dressent contre elle souffriront, ils seront tués. Pendant que ceux qui y adhèrent seront, in fine, eux aussi les dupes de l’opération.

Puis, viendra peut-être un instant de paix, immédiatement suivi d’une nouvelle croyance manigancée par toujours les mêmes hommes du pouvoir politique.

Ainsi tout recommencera. La connerie ce n’est pas comme la couche d’ozone, c’est inépuisable.

Bien cordialement.

PS : je dédis ce billet à ce lecteur qui, m’appelant ce matin longuement, m’a donné l’impression d’être utile.

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Une hypothèse évidemment invraisemblable … quoique !

Imaginez un monde de crédit gratuit et illimité, d’argent qui ne coûte plus rien où l’on peut s’endetter à l’infini  … impossible ?

C’est pourtant le vôtre !

En 2018, la France va enfoncer le mur de la dette et emprunter sur les marchés près de 200 mds € à des taux magiques proches de zéro qui permettent à certains de penser que si l’argent ne coûte plus rien … ça ne coûte rien de s’endetter !

Evidemment, tout le monde trouve cela merveilleux … quoique, finalement, il n’y ait qu’en France qu’on trouve cela merveilleux car la Commission Européenne commence à sérieusement s’inquiéter de la progression ininterrompue de la dette française alors que la France refuse obstinément de prendre les réformes nécessaires à une meilleure gouvernance économique, fiscale et financière et l’Allemagne désapprouve aussi mais d’une part elle a peur de mettre les « pieds dans le plat » car ce serait porter atteinte à la crédibilité de la zone € tout en vexant les partenaires français vis-à-vis desquels ils ont longtemps nourri un sentiment d’infériorité et d’autre part elle est actuellement empêtrée dans des difficultés électorales puisque Mme Merkel peine à constituer une coalition de gouvernement.

Evidemment, Macron et la haute administration française profitent pour l’instant de la situation d’autant plus que celui-ci, histoire de rassurer tout le monde, a fait des déclarations proeuropéennes en appelant à une nouvelle gouvernance de l’Europe !

En fait, ce qu’on ne vous dit pas c’est que Macron et son administration fonctionnent selon un mode de pensée planifiée dans lequel il n’y a pas de place pour l’aléa !

Ils tablent pour cela sur plusieurs idées dont vous pourrez apprécier à la fois la profondeur et le cynisme :

  • la France ne peut pas être traitée n’importe comment ; elle est le pays des droits de l’homme et un des six membres fondateurs de l’Europe !
  • la France représente un risque systémique c’est à dire que si jamais on la met en difficulté, cela fera sauter tout le système sans bénéfice pour personne !
  • il est très bien que l’Allemagne soit empêtrée dans ses difficultés électorales ; cela réduit d’autant le pouvoir de la chancelière et son influence au sein de l’Europe,
  • l’Allemagne a trop à perdre à taper du poing sur la table et à exiger trop fort des réformes que la haute administration française et ses politiciens ne veulent pas faire car l’Allemagne est le créancier de l’Europe et si l’Europe saute, elle perd tout !
  • les déclarations proeuropéennes de Macron ne sont que de pure forme car l’idée est en fait d’imposer aux européens les règles françaises … c’est tellement plus pratique !

Évidemment, les français « ordinaires » n’ont nul besoin d’être tenus informés de ces « détails », l’essentiel étant qu’ils restent persuadés que tout va bien et que l’Etat français est toujours là pour les protéger !

Seulement, l’avenir étant par définition inconnu et dans une certaine mesure imprévisible, ces petits calculs apparaissent pour le moins critiquables et présomptueux !

L’embellie macronnienne du début de mandat ne doit pas faire illusion ; les français restent toujours perçus par les autres européens comme arrogants et les propositions de Macron en matière d’Europe trop franco compatibles.

La parole de la France ne vaut que tant que celle-ci reste crédible vis-à-vis des autres membres de l’UE et donner des leçons de gouvernance tout en ne respectant pas soi-même les règles communes est un exercice qui trouve très rapidement ses limites !

Finalement, les allemands ont traduit les déclarations volontaristes de Macron sur l’Europe avec cet aphorisme ironique : « la France décide et l’Allemagne n’a plus qu’à payer » !

Autant dire que les dirigeants français semblent vivre dans un monde idéal où ils décident et les autres n’ont plus qu’à obéir !

Or, en l’état actuel des choses, l’évolution de l’Europe est seulement orientée dans le sens d’une limitation des risques bancaires et il n’est nullement question d’une mutualisation des dettes comme le souhaitent pourtant les français !

La réalité risque d’être un peu différente voire même franchement plus désagréable !

Il faut, à ce stade, rappeler quelques principes « de base » :

  • aucun état ne peut s’endetter à l’infini !
  • pour l’instant la faculté d’endettement de la France est facilitée par la « stratégie » de la BCE d’émission monétaire destinée à financer les états impécunieux et il apparaît hasardeux d’en conclure que ça durera toujours …
  • le contribuable français est la caution implicite des dettes faites en son nom c’est à dire que la crédibilité de la France repose sur sa capacité à tondre le contribuable !
  • la France viole les traités européens depuis déjà plus de dix ans en ne respectant ni les règles d’endettement (60% du PIB – nous en sommes à presque 100%) ni les règles de déficit annuel (3% du PIB – nous en sommes à 3.5% et encore en trafiquant la comptabilité … comme les grecs !) ; on va donc un jour « se faire taper sur les doigts » !
  • la crédibilité de l’Europe et de la zone € repose entièrement sur l’Allemagne et sa puissance économique fortement exportatrice,
  • nous ne pouvons pas tout contrôler et un évènement fortuit peut toujours provoquer un déséquilibre mondial qui remettra tout en cause !

Il est bien entendu évident que les hauts fonctionnaires français savent tout cela et qu’ils font en sorte d’anticiper les problèmes ; non pas en améliorant la gestion de l’Etat mais en faisant en sorte que le flux d’argent ne soit jamais interrompu !

Car, ce qu’on ne vous dit pas c’est que la trésorerie de l’Etat fonctionne en flux tendu ; et même parfois en flux très tendu et que toute rupture de la « chaîne » pourrait avoir des conséquences catastrophiques !

Le fonctionnement de l’Etat étant basé sur la collecte de l’impôt, tout est donc fait en ce sens avec la mise en place :

  • du prélèvement à la source généralisé (TVA, CSG, IRPP),
  • de procédures fiscales permettant de contraindre les contribuables au paiement de l’impôt, (contrôles croisés, redressements, sanctions),
  • de procédures de traque fiscale pour arriver à mettre la main sur les ressources fiscales cachées (fraude, dissimulation fiscale) de manière à ratisser le plus large possible !

Le but inavoué est clairement d’empêcher le contribuable français de refuser de jouer le jeu, car, si subitement les contribuables français entraient en révolte et refusaient de payer l’impôt, l’Etat, submergé par le nombre, se retrouverait très vite dans l’incapacité de faire face à ses échéances.

Or, nous savons tous que le consentement à l’impôt, si tant est qu’il ait jamais existé, diminue à mesure que la pression fiscale augmente !

Le système a donc été conçu pour organiser le contrôle le plus étroit possible de la population et empêcher tout risque de rébellion en faisant sorte que le contribuable n’ait aucun choix.

C’est ce qu’on appelle en mathématiques « supprimer un aléa » !

Il n’en demeure pas moins que toute cette construction reste à la merci d’un évènement extérieur, fortuit, par nature imprévisible et/ou incontrôlable : Une crise mondiale, une guerre localisée, une tempête financière planétaire …

Imaginez ainsi qu’un jour, dans des circonstances pour l’instant non définies, les allemands, estimant avoir suffisamment expié le nazisme, en aient assez de payer pour les autres et décident de quitter la zone € ?

Que va-t-il se passer ?

Rien vous répondra-t-on, l’€ continuera sans les allemands !

Faux, car si l’Allemagne quitte la zone €, certains pays suivront (Pays Bas, Luxembourg, Autriche, Finlande, Danemark, Suède, Slovaquie, République Tchèque, probablement aussi les pays baltes et la Slovénie).

Et que restera-t-il ? Les pays du Club Med c’est à dire une Italie avec une dette à 130% du PIB, une Grèce à 180 % du PIB, une France à 100%, une Espagne à 100%, une Belgique à 110%, un Portugal à 130% … autrement dit tous ceux qui ne peuvent pas quitter l’€ sans risquer un désastre !

Inutile de se faire des illusions : une zone € nouvelle version, assise sur une montagne de dettes, perdra sa qualité de monnaie forte pour devenir une monnaie faible sujette à la spéculation. Or, aucun état (ni aucun groupe d’états) ne peut s’opposer à une spéculation mondiale contre sa monnaie ni même empêcher une dévalorisation de sa monnaie !

Vous me direz : les dirigeants français seront enfin les plus heureux du monde car l’€ deviendra alors une monnaie faible et compétitive ! Même pas besoin de revenir au Franc !

Sauf que ça ne se passera pas comme cela ; compte non tenu fait que la compétitivité économique ne se mesure pas seulement à la valeur la monnaie mais doit tenir compte de la fiscalité et des prélèvements sociaux (et là nous sommes très mal placés) !

Il en résultera une perte de confiance généralisée alors que l’Etat français vit au dessus de ses moyens et à crédit en dépensant l’argent qu’on lui prête.

Or, en matière de crédit, deux règles s’appliquent ; sans aucune dérogation possible :

  • un débiteur, quel qu’il soit, ne doit jamais se retrouver à la merci de ses créanciers ; ce qui n’est pas le cas avec 70% de notre dette souscrite et détenue par des étrangers !
  • la confiance est essentielle car sans confiance plus de crédit !

Or, quelle crédibilité accorder à un état surendetté et qui ne survit que grâce à l’argent qu’on lui prête ?

La défiance s’installera et les taux d’intérêts vont se mettre à monter et passer très rapidement de 0 à 5 ou 6% l’an, voire plus si ça va plus mal, et en général le phénomène s’auto entretient ; c’est à dire que plus les taux montent, plus les prêteurs prennent peur et plus les taux montent jusqu’au moment où ils deviennent astronomiques et la dette insoutenable !

Autrement dit, la porte du crédit se refermerait très rapidement ! Les grecs ont une bonne expérience de la chose … les taux sont montés à plus de 40% pour des emprunts supérieurs à 2 ans !

La France se retrouverait alors en grave difficulté car notre économie n’est pas compétitive et est très fortement importatrice ; car nous importons bien plus que nous n’exportons !

Or, il existe une règle intangible en économie : un pays avec une mauvaise économie a nécessairement une monnaie faible, à la valeur incertaine … dont personne ne veut !

Ce pays doit donc nécessairement utiliser, pour payer ses importations, une monnaie étrangère (DM, US$, Yen, GB£) acceptée mondialement et cette faculté dépend donc de la détention de « réserves de change » que nous ne pouvons acquérir qu’avec nos exportations !

On se retrouverait alors dans le cas de figure « d’avant l’€ » dans lequel, faute de pouvoir emprunter, nous devrions avoir des réserves de change pour pouvoir continuer à acheter à l’étranger télévisions, ordinateurs, téléphones, voitures et leurs pièces détachées, machines à laver et tous ces biens manufacturés que nous ne fabriquons plus auxquels il faudra ajouter l’énergie (pétrole et gaz) et les matières premières (métaux, minerais, produits agricoles) dont les coûts exploseraient !

Tout cela aurait un double effet collatéral inévitable :

  • nous aurions une envolée de l’inflation parallèlement à une crise économique probablement violente avec laminage de vos économies, de vos rémunérations, de vos pensions et de vos patrimoines financiers,
  • et nul doute que, dans un club de perdants, tout le monde se déchirerait et que la zone € nouvelle mouture n’y résisterait pas !

Il en résulterait probablement pour nous un retour en arrière de vingt ans !

Bavardages que tout cela, vous répondra notre noblesse d’Etat ; il n’y a aucun risque, l’Europe est stable et la zone € aussi !

On verra …

Evidemment, nos politiciens et ces mêmes hauts fonctionnaires sauront, pour le cas « vraiment improbable » où nous aurions de tels problèmes, trouver les responsables à jeter en pâture à la vindicte populaire : parions sur les allemands, la mondialisation, les banques, la finance internationale, le grand capital, l’ultra néo-libéralisme … c’est à dire les autres !

Le discours habituel, finalement !

Bien cordialement à tous !

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Le père Noël est vraiment une ordure (vidéo)

Bonjour,

Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling

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Johnny HALLYDAY

Je suis d’un an plus jeune que Johnny Hallyday. Je dois dire qu’à l’époque des faits, dans les années 60, j’étais plus Dutronc que Johnny.

Ceci dit ce n’est pas de moi dont je voulais vous parler, désolé pour cet écart.

Nous sommes, parait-il, quinze millions à avoir suivi les obsèques de M. Hallyday à la télévision et, quand même, pas loin d’un million qui étaient sur place.

C’était des obsèques XXXL, l’émotion était indéniablement présente et colossale.

Un petit coup de chapeau à Madame Line Renaud pour sa sensibilité et sa vraie modestie.

Une fois l’émotion exprimée, la larme séchée, on se prend à penser : “mais qu’est-ce qui c’est passé ?”

On a vu une église pleine d’apparatchiks et à l’extérieur une foule faite de gens simples, les deux hermétiquement séparés par deux barrières, l’une matérielle, l’autre abstraite. C’était saisissant.

La sincérité des gens simples était évidente, celle des apparatchiks plus suspecte, au moins pour certains.

La question est la suivante : le pouvoir était-il dans l’église ou dans la rue ? Car, derrière l’émotion affichée, il était bel et bien là le pouvoir.

Il m’a paru que les hommes de pouvoir étaient contraints. Rien en effet n’aurait pu arrêter la déferlante de la foule venue partager une émotion, qu’elle dut laisser sur le trottoir en repartant bredouille.

Les apparatchiks avaient décidé de canaliser foule et émotion à leur avantage. Ils l’ont bien fait, on n’y a vu que du feu.

Que représentait cet homme, Johnny, pour cette foule venue spontanément — pas comme pour les défilés politiques ou syndicaux organisés et payés par les partis ou les syndicats — ?

Seul chacun des participants le sait au fond de lui, ou croit le savoir.

Voici mon hypothèse, qui n’est donc qu’une hypothèse.

Au préalable un petit détour chez moi.

Figurez-vous qu’il fut un temps où nous donnions à manger aux animaux sauvages de notre jardin. Gardons raison ce n’était pas des lions, il ne s’agissait que d’écureuils, de pies et de palombes, mais ils venaient manger journellement à deux mètres de la fenêtre de notre séjour.

J’ai pu les observer longuement.

Nous ne les alimentons plus car notre maison était alors envahie de tiques, ce que nous attribuions très injustement à notre chien, alors que lui-même était la victime de ces animaux sauvages transporteurs de parasites. Nous avons supprimé la nourriture, ils ne viennent plus, nous n’avons plus de tique.

Revenons au sujet, la particularité de ces animaux, en dehors de leur beauté et de la curiosité qu’ils provoquent, c’est qu’ils vivent dans la peur.

Une peur constante, visible, qui les met en mouvement perpétuel, prêts à faire face ou à détaler. Une peur si inquiétante qu’elle fait peur à observer.

Dans le même temps, mon chien lui ronflait à longueur de journée. Il était étranger à la peur, sauf s’il pensait encourir mon courroux après avoir fait une connerie.

Il était clair que mon chien a échangé sa peur contre sa liberté. En acceptant d’être mon animal domestique, d’être sous ma servitude, il a éloigné la peur.

Il y a donc un lien fort entre la liberté et la peur. La liberté fait peur.

Comme les animaux les hommes croient n’avoir que deux choix, la peur ou la servitude.

De la même manière que les animaux, il n’est pas rare que les homme contractent un marché de dupe et doivent subir la peur tout en ayant accepté une servitude qui finira mal pour eux. Il faudrait en parler avec les vaches, avant leur arrivée sur l’étal du boucher.

J’imagine que Johnny représentait la liberté pour tous ces gens simples qui ont abandonné leur liberté aux apparatchiks pour éviter la peur qu’elle véhicule.

Je crois que c’est cela qu’ils sont venus dire : “Tu nous quittes, “capitaine même pas peur”, nous étions libres à travers toi, que va-t-on devenir ?”

Car Johnny Hallyday c’était : la moto “même pas peur”, le fric “même pas peur”, les impôts “même pas peur”, les déserts “même pas peur”, les femmes “même pas peur”, les apparatchiks “même pas peur”, jamais peur Johnny.

Il était donc, entièrement, à travers sa musique, ses chansons et sa vie, ce message d’intrépidité, de refus de la peur, de passion de la liberté individuelle, de toutes les libertés. Ce message il l’exposait au grand jour, tous pouvaient le partager, se l’approprier, il le leur donnait.

C’est ce message qui perturbe gravement la pensée politique de Mélenchon, qui ne peut ni l’entendre, ni le voir, ni le comprendre et n’a pas apprécié cette cérémonie dédiée par les gens simple au courage en même temps qu’à l’amour de celui qui vivait pour eux ce courage.

Sur ce blog nous connaissons bien les ravages de la peur.

Notamment son résultat le plus commun, l’abandon des libertés en espérant, en échange de la servitude, ne plus avoir à affronter la peur. C’est ce réflexe universel qui domestique, au profit de leurs tyrans, les animaux et les hommes.

Personnellement, comme tout le monde, j’ai eu très peur toute ma vie, j’ai encore peur. Notamment Bercy me fait peur.

Je pense à Jean Moulin et à sa lucidité, lui qui agissait en toute conscience de la peur et qui s’est jeté par la fenêtre pour que la peur ne l’oblige pas à trahir face à la torture. Résister fait peur.

Le gout de la liberté, l’idée que l’on se fait d’elle — peut-être simple utopie — vaut d’affronter la peur. D’autant que de multiples preuves sont là pour nous faire savoir que la servitude n’est pas une garantie contre la peur.

Johnny Hallyday, bouclier anti-peur ?

C’est ce que je crois. La foule qui était présente refuse la servitude qui lui est imposée par les hommes de pouvoir, mais la peur la paralyse, elle extériorisait en venant ici son désir de liberté à travers Johnny Hallyday, le jour de sa mort elle se trouve orpheline de cet ami sincère qui n’avait “même pas peur” et soulageait sa servitude. Les hommes de pouvoir n’avaient pas le choix, s’ils avaient entravé cette foule, elle aurait explosé.

En cela on peut dire que oui, au-delà du saltimbanque, au-delà de l’être aimé et aimant, Johnny Hallyday était quelqu’un d’immense.

Il faut être immense pour porter seul la peur de tous.

Cordialement. H. Dumas

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Le 100 mètres, la course reine des olympiades, vu par Bercy

En 2020, le monde entier aura le regard tourné vers Tokyo, tout particulièrement  vers les huit couloirs de la piste du 100 mètres.

Il y a deux façons de regarder cette course mythique, celle du plus grand nombre et celle de Bercy.

Celle du plus grand nombre :

Cela consiste à observer l’événement, en ayant au préalable choisi ou non un favori, puis à partager la joie du vainqueur acclamé et fêté par le stade, la presse et finalement le monde entier.

En espérant, évidemment, que le record jusque là atteint soit pulvérisé.

Si en 2020 je suis là, si je regarde cette course — ce qui n’est pas sûr car je n’ai ni la passion ni la compétence requise — je sais que je la verrai de cette façon, de la façon du plus grand nombre.

Celle de Bercy :

Elle est tout à fait différente.

Bercy ne partagera pas la joie du vainqueur, pas plus que celle découlant du nouveau record éventuellement établi.

Non, Bercy dit ceci : “est-il juste que sept coureurs perdent cette compétition, au profit d’un seul qui la gagne ?”

Car n’oublions pas que tous se sont entrainés durement des années entières pour cette course. “De quel droit un seul pourrait-il retirer des satisfactions à la suite de ces efforts au simple motif qu’il serait arrivé le premier ?” dit Bercy.

D’autant que les experts de Bercy ont calculé la trace carbone de ces années d’entrainement et il faut bien reconnaître qu’elle n’est pas anodine. En effet, si l’on ajoute les déplacements, la nourriture des athlètes et de leurs staffs, la construction des pistes d’entrainement, l’usage d’avions pour aller partout dans le monde, les soins médicaux — autorisés et interdits –, ils arrivent à un total qui égale les pets de 100 éléphants pendant deux ans, ce qui n’est pas anodin quand par ailleurs il est de notre devoir de protéger ces animaux, et leurs flatulences conséquemment.

Ici, Bercy nous rappelle que la vision du plus grand nombre, celle que l’on croit naturelle, n’est en réalité que la jungle, les restes sociaux de l’animalité qui a été la notre avant l’arrivée de “l’énarquie” qui, heureusement, a pris aujourd’hui le pouvoir et régule nos pulsions pour notre plus grand bien et celui des autres.

Le 100 mètres n’est pas le seul visé par le regard de Bercy

Si vous frémissez pour une équipe de rugby du Top 14, pensez aux treize équipes qui perdront la compétition et ne soulèveront pas le bouclier de Brénnus, à leur frustration et à la trace carbone de tout ce bazar.

Pareillement pour votre équipe préférée de football, et ainsi de suite pour tous les sports qui pourraient vous attirer en tant que supporter ou simple spectateur.

Cessez d’acclamer le vainqueur, gardez vos émotions pour les vaincus.

C’est l’attitude noble de l’homme nouveau “Bercyen”, en cours de conception.

Réfléchissons Jean Pierre

Plus de vaincu, donc plus de vainqueur dans le monde aimant de Bercy : “Si l’on entrave ton crampon de droite, tend le gauche”.

Reste qu’il faut quand même organiser les olympiades, le monde entier compte dessus, tout particulièrement les organisateurs et les annonceurs qui passent à la télé pour l’occasion.

En ce qui concerne le 100 mètres, pas de problème. Au coup de pistolet du départ les “athlètes” se lèvent, se prennent par la main et avancent paisiblement vers l’arrivée, sans que l’un dépasse l’autre, dans un grand mouvement collectif égalitaire.

Après la photo-finish le rassurant sur l’absence de vainqueur le stade exulte, le monde entier vibre, aucun record n’a été dépassé, la foule se prosterne aux pieds de Bercy au coup de trompette prévu à cet effet donné du haut du beffroi olympique.

Il reste un problème: comment va-t-on sélectionner les compétiteurs ?

Mais par le tirage au sort. Une méthode qui a fait ses preuves, régulièrement employée par la gente Bercyenne collectiviste qui exerce le pouvoir. Est-il quelque chose de plus juste que le tirage au sort, qui annihile tout effort et toute compétition, toute différence ?

Déjà appliqué aujourd’hui aux notaires, aux étudiants, aux fortunes économiques qui ne sont acceptables que découlant du loto, il conviendra parfaitement pour les nouveaux athlètes.

Il faudra quand même réserver, par esprit d’équité, quelques places d’office aux “malmarchants” qu’éventuellement les autres compétiteurs porteront lors de la compétition. D’abord une pour 7, puis après un entrainement ad hoc 2, puis 3 et enfin 4 soit un “malmarchant” par compétiteur, ce qui parait la bonne solution pour une parfaite justice égalitaire.

Conclusion

Ce n’est pas pour rien que le 100 mètres est l’épreuve reine des olympiades. On voit bien que de reine il faudra bien peu pour qu’elle devienne plébéienne, juste un passage par la case égalitariste de Bercy.

En France ce ne sera pas un problème, tous les relais d’opinion sont prêts pour la mutation, les cerveaux ont été préparés, ils se passionneront facilement, si ce n’est pour la compétition elle-même au moins pour sa préparation et pour la désignation des athlètes participants. Je vois bien le tableau et j’entends déjà les discussions.

Dans le reste du monde ce sera peut-être plus problématique. Il faut le dire, le reste du monde n’est que très peu civilisé. Les pauvres, ils n’ont pas Bercy, qu’ils nous envient avec aussi notre Sécu.

Quoiqu’il en soit, s’il le faut, nous ferons des jeux olympiques mondiaux exclusivement français….

Bien cordialement. H. Dumas

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LA VÉRITÉ SUR L’ETAT ENA.

Tout les français connaissent l’ENA, l’école nationale de l’administration, (que certains sur Face Book avec  humour appellent l’Ecole Des Ânes). Il est vrai que lorsque que l’on constate leur incompétence générale dans tous les domaines du public ou du privé et les centaines milliards cumulés que celle-ci nous coûte à nous contribuables, (que certains sur Face Book avec un humour certain appellent les vaches à lait) on est sidéré qu’on ne les ait pas encore stérilisés et qu’ils prolifèrent toujours.
Et toujours aux commandes de la France.
Des livres, comme “le dossier noir de l’ENA” écrit par Bernard Zimmern et publié en 2015 par l’IFRAP, au lieu de créer une onde de choc salvatrice en dénonçant la “gestion” par les énarques des deniers publics ,impôts et taxes toujours plus spoliateurs et destructeurs de l’économie (https://www.temoignagefiscal.com/la-france-championne-du-monde-pour-lexportation-de-ses-millionnaires/), ces livres tombent dans une indifférence généralisée entretenue par les médias, dont l’intérêt bien compris est de les passer sous silence.
Les français savent que les énarques sont partout mais ils ne se doutent pas (comme moi avant de recevoir ce tableau ci-dessous envoyé par un internaute) de leur nombre.
Comme vous pourrez le constater, ils se répandent  partout, comme des métastases. Dans tous les secteurs de l’économie. Rien n’échappe à leur vigilance.
Ils nous spolient en nous déclarant, formule consacrée, que “c’est pour notre bien”.
Ils tiennent tous les leviers de commandes.
C’est la nouvelle aristocratie doublée de fermiers généraux.
Bercy grâce à ses ramifications de connivences tentaculaires est le vrai dirigeant totalitariste de la France.
Dormez tranquille brave gens, ne vous réveillez surtout pas, Bercy veille sur votre argent et votre liberté…

 

Aucun texte alternatif disponible.

E.Bolling

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Non paiement de l’impôt et préjudice de l’Etat

J’entends, ici et là, des affirmations selon lesquelles lorsque vous ne payez pas un impôt, que ce soit  à la suite d’un refus de payer, d’une impossibilité de payer ou d’une fraude fiscale, l’Etat subit un préjudice.

Le préjudice subit, en l’occurrence, serait que l’Etat ne peut alors pas disposer des impôts que vous devriez payer et qui vont manquer ; occasionnant et expliquant de ce fait une mauvaise situation financière de l’Etat !

A la réflexion, il m’est apparu nécessaire d’apporter une correction à un tel mode de pensée … pour le moins surprenant !

En tout état de cause, il s’agit, à mon avis, d’un grave contresens pour ne pas dire d’une perversion de la pensée qui en dit long sur l’emprise de notre appareil administratif sur les mentalités et qui n’a d’autre but que de légitimer le prélèvement fiscal quelque soit son montant.

Or, il faut rappeler que l’homme ne vient pas sur la terre pour payer des impôts et qu’il n’y a aucune obligation naturelle à payer des impôts ! Il doit travailler pour produire les richesses afin de dégager un revenu lui permettant de faire face à ses dépenses personnelles ainsi qu’à celles de sa famille. Je ne connais d’ailleurs personne qui soit content de payer des impôts !

En ce qui concerne les recettes fiscales, il tombe sous le sens que cet argent et la richesse n’ont pas été produits par l’Etat et ne correspondent à aucune activité économique de la part de ce même Etat.

La fixation de l’impôt dans la loi fiscale n’est pas assimilable à un droit de propriété ; c’est juste la création d’un droit de perception !

En ce qui concerne la nature de l’impôt, il est évident qu’il s’agit pour l’Etat d’argent gratuit fourni par le contribuable par le biais d’une extorsion forcée mais légalisée ; la seule différence entre la situation actuelle et l’ancien régime étant qu’on a donné un cadre juridique à l’extorsion alors qu’auparavant le paiement de l’impôt relevait seulement de l’arbitraire seigneurial ou des fermiers généraux.

Dès lors, lorsqu’un impôt n’est pas payé, volontairement ou involontairement, l’Etat ne subit aucun préjudice ; il enregistre juste une moindre rentrée fiscale par rapport à ses propres prévisions !

En fait, le seul qui subit un préjudice, est bien celui qui paie l’impôt (de gré ou de force) car l’impôt même s’il est fixé par la loi de finances, n’est en définitive qu’une extorsion de fonds légalisée en vertu de la puissance publique, avec la menace sous-jacente de poursuites, et l’impôt constitue bien un prélèvement sur son travail, ses revenus ou son patrimoine !

Il apparaît donc pour le moins singulier que des victimes de la pression fiscale de l’Etat en viennent à avoir de telles pensées qui ne sont rien d’autre qu’une manière de culpabiliser le contribuable afin de lui faire accepter plus facilement la ponction fiscale aussi lourde soit-elle !

II ne faut pas s’étonner évidemment qu’avec un tel état d’esprit soient mis en place des mécanismes de traque fiscale puisque la fraude ou même la simple optimisation fiscale sont assimilés à un vol pur et simple qui doit être puni en conséquence !

Renverser les rôles dans un pays surimposé comme la France est une pratique habituelle qui prend en compte, sans le dire, le fait que plus l’impôt est élevé et spoliateur, moins il est légitime et plus le contribuable renâcle à le payer !

Ce dernier point ouvre d’ailleurs la question du consentement à l’impôt, complètement fictif en l’occurrence puisqu’on sait que les lois de finances sont faites à Bercy par des fonctionnaires non élus et qui ne représentent personne, qu’elles sont ensuite entérinées par le Parlement censé représenter et défendre les français mais qui ne fait pas son travail et se livre juste à une comédie pas toujours très heureuse (ex : le maillot de foot porté par François Ruffin, député LFI lui ayant occasionné un rappel à l’ordre au règlement et une sanction financière à hauteur de 1.500 €).

En fait, depuis plus de trente ans, l’Etat et son administration se sont lancés dans une dépense effrénée en escomptant que l’on arriverait à faire rentrer l’impôt quoiqu’il arrive ; sans se poser la question de la justification des dépenses ou des économies à faire !

Le citoyen contribuable ne fait finalement que subir la pression fiscale qui lui est exercée ; pression en augmentation constante ces dernières années et la mise en place de méthodes de traque fiscale via l’Intelligence artificielle, Tracfin et autres organismes ne constitue en fait que l’anticipation de la future résistance à l’impôt que les dirigeants et fonctionnaires de Bercy redoutent par dessus tout car elle signifierait la fin de la période bénie de l’argent gratuit et facile à prendre ayant permis une expansion complètement délirante de la sphère administrative et le contrôle de la population.

Il est vrai aussi qu’une partie de la population, principalement celle qui profite des distributions de l’Etat et ne paie pas d’impôts sur le revenu, est fermement convaincue par cette pensée fiscale à contresens dans la mesure où il est facile de lui faire accepter l’idée que si les rentrées fiscales sont moindres que celles prévues, elle percevra moins d’aides de la part de cet Etat si bienveillant à leur égard !

Car, et c’est un principe bien français, l’impôt excessif est toujours légitime lorsqu’il est payé par les autres !

Evidemment, à chacun sa vision du problème en fonction de la position qu’il occupe !

Bien cordialement à tous.

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Le projet de loi N° 424

Un numéro c’est bien, c’est un peu ce que nous sommes tous devenus. Le numéro c’est l’appartenance au groupe, sans autre distinction que celle du rang dans le groupe, sans identité personnelle.

Je vous mets un lien pour accéder au projet de loi N° 424 : LE LIEN.

En ce qui nous concerne il vous suffit de lire les articles 3, 4 et 7, ce sont les seuls qui visent directement la fiscalité.

La globalité de ce projet loi est une insulte à la démocratie,

Comment peut-on demander à nos députés de voter une loi globale à l’intérieur de laquelle sont des sujets aussi différents que :

La fiscalité, les infractions au Code Forestier, la délivrance des passeports, les dons aux églises, les matériaux de construction, les facultés, les aides à domicile, les structures de surveillance agricoles, le Taux Effectif Global des banques, la participation du public aux projets environnementaux, la décision d’implantations d’éoliennes par décret !!!, les licences des entreprises de spectacles vivants (les gladiateurs sans doute), les décharges publiques, les forages d’eau, c’est du Prévert non ?

Franchement que devra faire le député mécontent sur un de ces points ? Ronger son frein et voter ?

Quant aux petits malins ce sera, comme d’habitude, le moment de passer un amendement sans rapport avec rien, mais qui arrangera quelques copains. C’est dans ces conditions qu’a été supprimée l’exemption de charges sociales personnelles pour les travailleurs indépendants de plus de 60 ans ayant eu quatre enfants, ou encore qu’a été introduite la limitation à 18 mois des promesses de vente simples. Pas grand-chose certes, mais de quoi satisfaire quelques administrations amies. Ainsi va la pétaudière.

Revenons au projet de loi n° 424 et admirons la poésie des scribes de l’Etat :

“Et la France a effectivement la chance d’avoir un service public de grande qualité grâce à des agents habités par le sens de l’intérêt général”.

Elle n’est pas bonne celle-là ?

Plus loin hélas :

“Mais la France ce sont les Français. Ils ne supportent plus ce qui les paralyse tout en appelant la protection de l’État et ses arbitrages.”

Qu’elle bande d’emmerdeurs ces français, la vie serait plus simple sans eux pour notre belle administration. Si nous pouvions n’être qu’entre fonctionnaires….

Mais soyons raisonnables et larges d’esprit :

“L’État doit faire un usage circonspect de sa puissance quand l’essentiel, la survie de la nation, la justice et l’ordre, ne sont pas en cause. Il ne saurait se substituer aux acteurs sociaux : bienveillant et ouvert, il doit protéger la liberté, l’initiative, offrant, au service des dynamiques sociales, des outils, des garde fous, et un cadre à un nouvel agir collectif.”

Cet éclair de lucidité est accidentel.

Pourtant, plus loin la surenchère :

“Il s’agit désormais que les citoyens soient au cœur du droit”. Trop fort….

Bon allons maintenant au fond du problème

L’article 3 est présenté ainsi :

“Il poursuit cette démarche et prévoit de réduire de moitié le montant dû au titre de l’intérêt de retard en cas de dépôt spontané par le contribuable d’une déclaration rectificative. Par ailleurs, dès lors que l’intérêt de retard, constituant le « prix du temps », reste dû, alors le droit à l’erreur est applicable. Le fait de ne pas l’appliquer lorsque les sanctions en matière de contributions indirectes sont mises en œuvre conduirait à un enrichissement sans cause du redevable de mauvaise foi. Par mesure de cohérence, la disposition de l’article 1727 du code général des impôts selon laquelle l’intérêt de retard n’est pas dû en cas d’application de sanctions prévues par ce code, suite à une infraction constatée en contributions indirectes, est supprimée”.

Cela parait un peu compliqué, mais c’est très simple : il n’y a rien de changé. Simplement les particuliers ont accès a un processus déjà ouvert au professionnel, qui ne s’applique jamais. Et c’est 50% minima dans  les cas les meilleurs.

L’article 4 est présenté ainsi :

“Il introduit par ailleurs un rescrit qui permet au contribuable faisant l’objet d’un examen ou d’une vérification de comptabilité d’obtenir du vérificateur une prise de position sur un point examiné au cours du contrôle.

La possibilité actuellement offerte au contribuable de régulariser les erreurs révélées au cours d’un contrôle moyennant l’acquittement sous trente jours de sa dette envers le Trésor et le paiement d’un montant d’intérêt de retard égal à 70 % de celui normalement dû, est actuellement limité aux vérifications et examens de comptabilité. Aussi, l’article 4 étend-il cette procédure de régularisation à l’ensemble des procédures de contrôle fiscal : contrôle sur pièces, vérification de comptabilité, examen de comptabilité et examen contradictoire de situation fiscale personnelle.”

Si vous trouvez un vérificateur qui vous fait une attestation dans ce sens, n’hésitez pas à nous joindre en urgence, vous avez gagnez une magnifique médaille en chocolat éditée par Témoignagefiscal, en plus des 30% de remise. Mais vous l’avez toujours dans le c…  pour les 70%.

L’article 7 est présenté ainsi :

“Il porte habilitation à développer la relation de confiance dans les relations entre les entreprises et l’administration fiscale, afin notamment de définir le cadre dans lequel l’administration pourra, sur la demande des entreprises et le cas échéant sur place, examiner la conformité de leurs opérations à la loi fiscale et prendre formellement position sur l’application de celle-ci.”

Alors là fuyez, parce que la position formelle ne vaut que si l’administration ne la remet pas elle-même en cause dans le cadre d’un nouveau contrôle, car elle en aura le droit.

Conclusion

Au jeu de loi, notre bébé Macron est fortiche.

Cette loi, qui sera largement amendée en faveur du fisc, n’en doutons pas, s’avérera probablement liberticide et coûteuse pour nous, comme toutes les autres.

Finalement la montagne n’accouchera pas d’une souris, ce n’était qu’un pet.

Cordialement. H. Dumas

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Les déserts médicaux ou l’échec d’un système autoritaire qui ne veut pas dire son nom !

Nous sommes tous concernés par les questions de santé puisque nous sommes tous des malades en puissance et utilisateurs/bénéficiaires du système de santé.

Tout le monde a entendu parler des déficits de la Sécu et du dernier rapport de la Cour des Comptes qui fustige la dégradation du mécanisme en place tout en préconisant certaines mesures sur lesquelles nous allons revenir.

Pour faire court, la médecine généraliste est en crise et se trouve confrontée au problème apparemment insoluble des déserts médicaux.

Ce qu’on ne dit pas c’est qu’il s’agit d’un problème complexe lié à la politique dirigiste exercée par l’Etat depuis plus de 30 ans ; laquelle donne lieu à un jeu de billard à 3 bandes entre l’Etat, les médecins et les patients qui ont tous des intérêts contradictoires voire opposés et où chacun se renvoie les responsabilités.

L’affaire remonte aux années 1970 lorsque les responsables politiques se sont trouvés confrontés à l’augmentation de la durée de vie de la population et partant à l’augmentation des coûts de la santé dans la mesure où il faut savoir que :

  • le système français est basé sur la solidarité et la mutualisation intergénérationnelle,
  • les coûts de santé par individu augmentent avec l’age ; ce qui signifie que plus on vieillit, plus les coûts sont élevés.
  • Le système de santé de ville est basé sur l’exercice libéral des médecins généralistes ce qui signifie qu’ils ont la liberté d’installation et qu’ils sont à la tête de leur entreprise (cabinet).

Face à ce problème, l’administration est partie du constat que la Sécu et les médecins ont des intérêts parfaitement opposés puisque la sécu essaie de contrôler les dépenses tandis que les médecins veulent gagner confortablement leur vie et pourraient avoir envie de gonfler leur chiffre d’affaires.

Dans la mesure où l’administration ne peut pas limiter le nombre de consultations ni le volume des prescriptions dont il faut bien dire que parfois il a eu un caractère abusif lié au comportement de patients qui, s’ils ne quittent pas le cabinet avec une pleine page de prescriptions, s’estiment mal soignés, la solution a  été trouvée de créer un numerus clausus c’est à dire une limitation du nombre de médecins (par limitation du nombre d’étudiants autorisés à entrer en fac de médecine) ; provoquant un « effet entonnoir » puisque, selon cette « logique », moins il y aurait de médecins moins il y aurait de prescriptions et donc de dépenses !

Parallèlement, on a essayé de limiter la progression des dépenses en bloquant les honoraires des généralistes ; lesquels n’ont pas été revalorisés et sont désormais à un niveau indigne pour des gens qui ont fait 10 ans d’études ! (Ils sont parmi les plus bas d’Europe).

On sait que ce raisonnement s’est avéré complètement erroné !

Les responsables (quoique j’ai du mal à utiliser ce terme à leur propos) ont donc pris d’autres mesures que tout le monde connaît (réduction des remboursements, augmentation des cotisations, déremboursements de médicaments, forfait hospitalier non remboursable, reste à charge non remboursable sur les consultations, consultation obligatoire préalable d’un généraliste, obligation de prescription de médicaments génériques, etc …) sans résultat probant puisque les déficits continuent de s’accumuler !

Face à cette situation, certains médecins ont décidé de réagir et d’imposer des dépassements d’honoraires évidemment non remboursés !

L’administration a alors réagi en brandissant l’arme absolue : la sanction par le biais du déconventionnement ; lequel signifie la mort du cabinet médical qui en est l’objet puisque les patients, s’ils ne sont plus remboursés, partent alors sous d’autres cieux !

Par ailleurs, l’administration a été confrontée à un double problème à la fois sociologique et démographique qu’elle ne peut pas contrôler et dont elle n’a absolument pas tiré les conséquences !

  • la moitié des médecins sont désormais des femmes ; ce qui signifie qu’elles ont des enfants dont elles doivent s’occuper et qu’elles devront scolariser ; ce qui fait qu’elles ne sont plus disponibles 14 heures par jour alors qu’auparavant les médecins étaient des hommes et que leur épouse remplissait les taches administratives (secrétariat – prise de rendez-vous), bien souvent gratuitement parallèlement à leur vie de mère.
  • les conjoints des médecins travaillent de leur côté, pas forcément dans le médical, ce qui limite nécessairement les possibilités d’installation car les couples essaient, dans la mesure du possible, de préserver leur univers familial en se situant dans des limites géographiques raisonnables par rapport au lieu de travail du conjoint non médecin.

Désormais, le choix de l’installation d’un cabinet obéit à des considérations complexes qui font que les populations considérées choisissent un lieu d’exercice qui ne correspond pas nécessairement aux objectifs de l’administration !

D’où l’émergence de « déserts médicaux » !

Or, devant les dérives comptables du système, l’administration n’a pas eu d’autre réaction que de créer des contraintes supplémentaires et de les multiplier au fur et à mesure qu’elle constatait l’échec des mesures précédentes ; avec cette logique que si cela n’a pas fonctionné c’est parce qu’on a mal régulé et que si on impose de nouvelles contraintes, cela va nécessairement aller mieux !

Apparemment pas puisque les gouvernements passent et les problèmes restent !

En fait, le fond du problème tient à la contradiction d’un système qui n’a pas voulu choisir entre système libéral et système étatique ; étant entendu que l’administration n’est jamais libérale et que sa tendance naturelle est de réguler et d’imposer.

De fait, on explique au médecin libéral, donc professionnel indépendant, qu’il est libéral mais qu’il doit obéir aux injonctions de l’administration de tutelle ; ce qui n’est franchement pas la preuve d’un système libéral.

En fait de libéralisme, il n’y a … aucun libéralisme et les médecins ne sont que les salariés indirects d’une administration paperassière !

Aujourd’hui, le ton monte et évidemment chacun défend ses intérêts :

  • les médecins veulent gagner confortablement leur vie, vivre une vie de famille mais ont du mal à admettre qu’ils gagnent parfois plus de 8.000 € par mois ; ce que l’on peut néanmoins comprendre dans un pays où gagner sa vie au-delà de 2.000 € par mois est perçu par les autres comme un abus ou un vol !
  • mais ces mêmes médecins oublient de dire qu’en contrepartie des contraintes qui leur sont imposées ils ne paient pratiquement pas de cotisations d’assurance maladie,
  • j’ai aussi entendu dire que non seulement les médecins ne coûtaient pas à l’Etat du fait de leurs études mais qu’ils rapportaient 80.000 € à celui-ci en raison de l’exploitation dont ils sont victimes lors de leur internat; l’intervenant oubliant toutefois de préciser que les internes sont payés pour leurs vacations à l’hopital.
  • les malades, qui sont aussi des clients et des électeurs, ont été habitués, du fait de la démagogie clientéliste des politiciens, à ce que les soins et la médecine ne coûtent rien (tiers payant). De ce fait, les politiciens se voient mal expliquer aujourd’hui à cette même population que finalement la gratuité était une mauvaise idée et que maintenant il va falloir payer !
  • la population tend à se concentrer dans et autour des villes avec, fatalement, une désertification des campagnes dont on doit prendre conscience et dont on n’a pas tiré toutes les conséquences !

A force de contradictions, l’Etat ne sait plus comment réagir … sauf à augmenter encore les contraintes sur les médecins tandis que les communes confrontées au problème proposent aux professionnels des logements gratuits, des locaux gratuits … sans réellement trouver une réponse au problème !

Le problème se situe en fait entre deux choix :

  • soit on opte pour un système libéral et on en accepte les règles de fonctionnement ; et notamment des médecins responsables, un système concurrentiel qui finira obligatoirement par trouver son équilibre, le libre choix du médecin, un forfait de remboursement fixé contractuellement entre le client et la compagnie d’assurances, la fin du déconventionnement-sanction.
  • soit on choisit un système totalement étatique (tel la NHS britannique) et les médecins sont alors des fonctionnaires qui font juste 8 heures par jour et n’assument aucune responsabilité ni contrainte spéciale par rapport aux autres fonctionnaires !

Mais on ne peut pas dire aux étudiants qu’ils exerceront en libéral mais que finalement ils devront obéir aux oukases de l’administration sous peine de sanctions voire même de mort professionnelle !

On ne peut pas non plus exiger que le médecin soit corvéable à merci, bien qu’il soit professionnel indépendant … mais on sait que l’administration n’a aucun scrupule à imposer aux professionnels libéraux des contraintes qu’elle n’oserait pas imposer à ses employés et je suis bien placé pour le savoir puisque, dans les années 1995, la France, pays des droits de l’homme, qui risquait à l’époque une condamnation devant la CEDH pour violation des droits de la défense, a imposé aux avocats d’intervenir gratuitement, la nuit, les samedi dimanche et jours de fête, dans les gardes à vue, sans toutefois avoir accès au dossier du gardé à vue ; toute résistance de la part de l’avocat, qui n’avait d’autre choix que d’obéir, l’exposant à des sanctions de la part du Conseil de l’Ordre (suspension).

A force de ne choisir ni l’un ni l’autre, on va en arriver au blocage total puisque aujourd’hui la « solution » préconisée par la Cour des Comptes est d’imposer au médecin libéral le lieu de son installation ; sans aucune considération pour sa vie de famille !

Il est évident que ça ne va pas fonctionner car les médecins estiment, à juste titre, qu’ils n’ont pas à subir des contraintes ingérables du fait des errements de l’administration.

La situation apparaît à ce jour inextricable car il y a un problème de mutation sociologique non résolu de la profession médicale parallèlement à une désertification des campagnes tandis que chacun doit comprendre que la santé a un prix et que les responsables politiques devraient faire preuve d’un peu de courage au lieu de louvoyer entre atermoiements et impasses autoritaires !

Seulement, et cela risque de compliquer les choses, il semble que la population soit pour la solution autoritaire et rassurante d’imposition du lieu d’exercice … ce qui ne va pas fonctionner à terme car, s’il n’y a plus de nouveaux médecins généralistes (parce qu’ils auront choisi la spécialisation ou le salariat), on sera bien en peine de leur imposer quoique ce soit !

Dernier point : l’hypothèse d’une libéralisation du système de santé n’est absolument pas à l’ordre du jour car, on le sait, l’irruption d’une concurrence privée (par des compagnies d’assurances) signifierait, à terme, la mort d’un système étatique de sécurité sociale ingérable et cher mais qu’on impose à tous en recherchant un effet de masse de nature à en augmenter le point d’équilibre !

Bien cordialement à tous !

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La loi de Godwin, et oui… comment y échapper…

De façon récurrente explose une haine du capital, accompagnée d’une occultation profonde de sa réalité d’outil indispensable à l’économie.

Cette haine suicidaire et ridicule — généralement conséquence de la faillite de l’Etat qui s’est au préalable fait passer mensongèrement pour le grand organisateur de l’économie — est obligée de se dissimuler derrière une image, un bouc-émissaire.

Hier les boucs-émissaires s’appelaient les juifs, aujourd’hui on les appelle les fraudeurs fiscaux. Les premiers étaient innocents, les seconds aussi.

Mais, dans les deux cas, c’est le même processus qui est à l’œuvre pour le même résultat à venir. Nous y voila M. Godwin.

Les juifs (lire les réputés Détenteurs du Capital, que nous nommerons DC)

Le 27 Février 1933 incendie du Reichstag dans une Allemagne en faillite, et le 23 Mars 1933 les premières lois liberticides sont mises en place. Une majorité d’allemand souscrit à la dynamique engendrée. Hitler prendra le pouvoir démocratiquement.

Normalisation de la pensée, installation de la pensée unique et de la délation, dès le 1 Août 1933 les DC voient leurs activités professionnelles boycottées.

A partir du 15 Septembre 1935 les DC sont privés de leur nationalité.

Le 26 Mars 1938, les DC doivent déclarer tous leurs biens et reçoivent l’ordre de cesser toute activité économique au plus tard le 1 Janvier 1939.

Le 9 novembre 1938, La Nuit de Cristal voit les DC persécutés et 7.500 de leurs entreprises commerciales ou professionnelles saccagées.

Le reste du monde s’était couché à Evian le 23 Mars 1938.

Puis les choses iront au bout de l’horreur, que l’on connait.

Les fraudeurs fiscaux (lire les réputés Détenteurs du Capital, que nous nommerons les DC2)

Boucs-émissaires de la faillite prévisible et à venir sous peu de l’Etat français, les DC2 sont stigmatisés depuis plusieurs années à grands renforts de communications officielles reprises goulument par tous les médias.

Bien que notoirement indéfinis, les DC2 sont détestés de la majorité.

Nous sommes à l’étape 23 Mars 1933 : les lois liberticides et leur propagande, un lecteur me fait parvenir ceci :

L’arrêté du 14 novembre 2017  aurait pu passer inaperçu. Et pourtant, il confère à Bercy une bien précieuse autorisation.

 Le traitement est mis en œuvre :
«-à titre pérenne, pour les fraudes relatives aux professionnels ; 
«-à titre expérimental, pour une durée de deux ans, pour les fraudes relatives aux particuliers.

L’évasion fiscale en chiffres (source MINEFI)       fEvasion fiscale.pdf

Le rapport du sénat (source EFI ) 

La Cour des comptes  avait   publié le 10 octobre 2013, un référé adressé au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, sur l’organisation, les méthodes et les résultats du contrôle fiscal en France. 

Les recommandations de la Cour des comptes pour lutter contre la fraude fiscale 

“Elle concerne des contribuables de nature très différente, note-t-elle, des personnes physiques dont les activités sont, pour l’essentiel, légales, de grands groupes qui utilisent abusivement des mécanismes d’optimisation fiscale ou encore des réseaux criminels qui ont notamment investi le champ de la fraude à la TVA.” 

Ce dispositif de ciblage automatisé de la fraude fiscale. déjà mis en place  pour traquer les fraudes des entreprises depuis 2014, à titre expérimental tout d’abord, puis pérennisé  en 2015  est ainsi élargi à l’ensemble des contribuables de l’Hexagone.

REPARTITION DE L IMPOT SUR LE REVENU (IR 15/16)
1.2% des foyers fiscaux paient 32% de l’IR
13.5% des foyers fiscaux paient 78.2%

Explications.par Hélène GULLY

Pour améliorer la lutte contre la fraude fiscale, l’exécutif autorise son ministère de l’Economie et des Finances à utiliser, temporairement pour les particuliers, un logiciel analysant des milliers de données des Français. un robot informatique capable de traquer plus efficacement les fraudeurs,

Une definition du data mining 

Cette procédure est déjà utilisée en Italie depuis 2014 Italie le contrôle fiscal par un robot…le redditometro   et en Belgique Le data mining fiscal en Belgique

 les sources de renseignements de la DGFIP

L’avis de la CNIL sur le traitement automatisé de lutte contre la fraude
dénommé « ciblage de la fraude et valorisation des requêtes » 
 

Explications.par Hélène GULLY

Ce dispositif, déjà mis en place  pour traquer les fraudes des entreprises depuis 2014, à titre expérimental tout d’abord, puis pérennisé l’année suivante, est ainsi élargi à l’ensemble des contribuables de l’Hexagone.

Pour Bercy, cette extension est nécessaire : les omissions fiscales réalisées par les particuliers étaient ,pour BERCY, en 2015 plus importantes que celles relatives à la TVA. D’où l’importance de renforcer l’arsenal du fisc. 

L’évasion fiscale en chiffres (source MINEFI)       fEvasion fiscale.pdf 

Le site de l’ONG iconoclaste CCFD Terre solidaire

Je n’ose pas vous souhaitez de bonnes fêtes de Noël et une bonne année 2018.

Dans cinq ans c’est la nuit de cristal. Partez, vite.

Bien cordialement. H. Dumas

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L’incroyable scénographie des plans d’urbanisme de La Rochelle

Touchant à l’espace vital des hommes, les plans d’urbanisme sont un lieu sociétal spectaculaire où se côtoient la croyance et la raison, mais aussi l’Etre et l’Avoir.

La croyance et la raison

La croyance, parce que ceux qui croient projettent, à l’occasion de ces plans d’urbanisme, leurs croyances personnelles de l’organisation de la collectivité et obtiennent en retour les moyens de coercition de la force publique pour imposer ces croyances.

La raison, parce que ceux qui raisonnent perçoivent, à cette occasion, les limites de la raison lorsqu’elle doit prendre en compte une quantité illimitée de paramètres, certains totalement inconnus du présent, d’autres si nombreux que leur masse les rend impénétrables. Force alors leur est d’admettre que la seule réponse possible à cette situation est l’inconvenante et indéfendable liberté, qu’ils n’osent pas revendiquer, ou que peut-être ils limitent à leur usage et non à celui du voisin.

Situation typique où la croyance est plus facilement accessible que la raison, et l’emporte.

Alors que, in fine, dans le temps la ville est évidemment fille de la raison et non de la croyance.

L’Etre et l’Avoir

En quel autre lieu que la ville, ses territoires et ses regroupements imposés, les deux piliers composant l’homme, son Etre — donc son corps et son esprit –, et son Avoir – donc ses biens –, sont-ils autant imbriqués ? Aucun.

Tous savent qu’il n’est pas d’homme sans ces deux composantes que sont son Etre et son Avoir, c’est dire à quel point les plans d’urbanisme sont probablement l’acte collectif le plus important qui soit.

La réalité des plans d’urbanisme

Tout le monde est ou sera concerné par les plans d’urbanisme, qu’il soit résident ou passant d’un territoire.

Or, seuls des spécialistes autoproclamés, élus ou techniciens, sont à la manœuvre pour l’élaboration de ces plans d’urbanisme. La population en est globalement écartée, volontairement par les décideurs ou involontairement parce qu’elle n’a pas compris les conséquences de ces plans sur sa vie, ses libertés.

C’est ainsi que des minorités imposent leur volonté dans ce que nous avons de plus précieux : notre Etre et notre Avoir, car elles ont ici l’opportunité d’imposer la croyance plutôt que la raison, la soumission plutôt que la liberté.

L’incroyable spécificité intellectuelle de La Rochelle

Evidemment elle découle des acteurs.

Figurez-vous que la cheville ouvrière de l’élaboration des PLU de La Rochelle s’appelle M. GRAU. Il est le maire de Lagord, une des communes composant l’agglomération de La Rochelle, il est aussi un vice-président de l’agglomération.

Ce ne sont pas ces deux fonctions qui créent l’évènement.

C’est le fait qu’il est médecin anesthésiste.

Et oui, c’est le professionnel le plus à la crête des deux versants de l’Etre, la mort et la vie, qui se trouve ici sur la crête des deux versants de l’Avoir, la possession ou la dépossession de l’usage de ses biens.

Incroyable non ?

Au vu de sa prestation lors de la propagande publique de présentation des décisions déjà prises dans le cadre des PLUI de l’agglomération de La Rochelle — parce qu’imposées par la technocratie centrale ici comme dans toute la France — il n’a pas donné l’impression d’avoir conscience de son exceptionnelle situation.

Il a tranquillement, comme on le dit couramment, “avalé son chapeau”.

Dans son chapeau

Etaient, comme il se doit, incluses toutes les tartes à la crème de l’administration centrale :

            – Priorité à l’habitat social et au vivre ensemble

            – densité, voire surdensité.

            – Architecture uniforme sur tout le territoire français

            – Sacralisation des terres cultivées, y compris les plus inadaptées.

            – Transports collectifs et chasse aux transports individuels.

            – Retranscription fidèle des algorithmes poussifs tirés des chiffres du passé par des mathématiciens en déshérence, fonctionnaires du médiocre, pour imaginer un avenir linéaire aussi improbable que la météo.

            – Rien n’est épargné aux rochelais, jusqu’aux éoliennes.

Leur passé, leur propriété privée, leur liberté, leur vision de l’avenir, n’ont été à aucun moment pris en compte, même pas évoqués.

Par des contorsions dignes du cirque Medrano, les élus rochelais et leurs techniciens sont parvenus à coller toute ces contraintes sur cette pauvre ville et ses habitants qui n’en peuvent.

Ils essaient actuellement de faire passer la pilule à l’aide de fausses réunions de concertation. Ils ont un an pour cela. Le départ n’est pas terrible, la salle de la présentation initiale leur était franchement hostile. Mais ce sont eux, les élus, qui ont les fusils, alors…

Quoiqu’il en soit, dans tout ça, pas de grand projet structurant, pas d’ambition, pas de respiration. Alors que M. Grau est bien placé pour savoir que sans respiration il n’y a pas de vie. Mais bon.

La morale

Il n’y a pas de morale à ce billet. A La Rochelle, comme dans toute la France, juste des minorités qui imposent leur volonté à une majorité insouciante qui se croit en démocratie et protégée par ceux qu’elle a mandatés pour cela.

Mais, hélas, ceux-ci ne se sentent pas des mandataires mais des hommes de pouvoir et, comment exprimer son pouvoir si ce n’est en imposant, notamment des choses désagréables ?

Je voulais simplement, dans ce billet, vous faire partager la singularité de cet homme en charge de la triste besogne de tailler dans les libertés de l’Avoir, lui qui connait si bien les limites des libertés de l’Etre du fait de son métier.

Bien cordialement. H. Dumas

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Le droit à l’erreur, encore et encore

Le Ministre Gérald Darmanin, à la tête du Ministère de l’Action et des Comptes publics, a donc dévoilé la fameuse botte secrète de Macron pour calmer la fureur des français producteurs de richesses contre la terreur fiscale instaurée par Bercy.

Et, finalement, dès le début, la montagne accouche d’une souris.

Je vous rappelle qu’il y a quelques jours la télévision française cherchait un citoyen écrasé, par mégarde, sous les bottes à clou de Bercy, tant cette télévision pensait que la nouvelle loi annoncée concernait les excès de zèle des contrôleurs fiscaux et la terreur fiscale installée par Bercy.

Mais pas du tout ou si peu, presque rien.

Quarante articles noient l’échec politique de Macron. Il est probable qu’il voulait desserrer la corde de Bercy du cou des contribuables. Accordons-lui le bénéfice du doute quant à l’objectif.

Comment a-t-il pu rêver que cela serait possible ?

Bercy a dû s’arc-bouter sur ses droits à la torture fiscale en lui disant :

 – “Comment voulez-vous que nous fassions entrer dans les caisses de l’Etat des impôts — aussi importants que ceux dont vous avez besoin — sans tortures et terreurs fiscales ? Si vous perdurez dans votre démagogie “bisounours”, ne comptez plus sur nous, vous irez réclamer vos impôts vous-même.”

Imagine-t-on un Président de La République et ses ministres passant chez l’un et chez l’autre, comme les pompiers ou les éboueurs, pour vendre leur calendrier et abonder ainsi les caisses de l’Etat ?

Non,  donc : rétropédalage de Macron et de sa bande.

Oui mais, l’honneur dans tout ça ? Les promesses de campagne ?

Qu’à cela ne tienne : “abracadabra, plouf, plouf, un escargot tout chaud et une poule sur un mur”, le ministre parle et hop, la foule est en extase, la presse s’embrase, la révolution est en marche.

Ceci exclusivement pour ceux qui s’en foutent, qui ne paient pas d’impôt, n’ont pas de salarié à leur charge, pas d’entreprise, pas de responsabilité. Pour les autres, c’est une nouvelle mascarade qui est en route.

Résumons la propagande du jour :

-“Tu vois le grand costaud là-bas, qui distribue des coups-de-poing à tout le monde ?

– Oui.

– Et bien à partir d’aujourd’hui son premier coup il devra le donner doucement.

– Ah bon et les suivants ?

– Ah ben là, évidement, ça va cogner plus fort sans doute…”

Ben oui, probable. Dure réalité.

Le Ministre a aussi dit : “Aujourd’hui, le citoyen, le contribuable, l’association, l’entreprise doivent prouver leur bonne foi. L’idée, c’est de faire l’inverse”.

L’inverse ??? Ce serait que l’administration doit prouver sa bonne foi, non ?

Et ben non, ce n’est pas ça, ce serait impossible. Enfin, réfléchissez….

Donc c’est :”le citoyen est supposé de bonne foi, c’est juste que l’administration doit prouver qu’il ne l’est pas”. Mais, ça a toujours été comme ça….

N’oubliez surtout pas que (grosse voix) : “l’administration a les moyens de vous faire de mauvaise foi… C’est ça le problème.

Néanmoins, il resterait une piste pour une solution entre gens de bonne foi.

En effet, si l’Etat éprouve le besoin d’envisager que les rapports, entre l’administration en général — fiscale en particulier — et les français, doivent changer c’est qu’il considère qu’ils ne sont pas bons.

C’est un aveu, partons de là.

S’ils ne sont pas bons, et c’est vrai nous pouvons en témoigner, ceux qui ont eu à subir les conséquences de ces mauvais rapports doivent être remis dans leurs droits.

C’est-à-dire que, si le gouvernent était sincère, il devrait s’excuser des harcèlements et tortures administratives passés, qu’il dénonce aujourd’hui et cherche à réduire.

Donc, si Macron était habité par un vrai souci de justice, de réduction des abus administratifs et fiscaux, il proposerait à ceux qui les ont subis une cellule d’écoute et de réhabilitation des situations détruites, de recherche des harcèlements et tortures fiscales et administratives diverses passées, pour rétablir les victimes dans leurs droits.

Là, oui, nous pourrions peut-être commencer à penser que la justice est en route, que demain sera peut-être meilleur. On peut rêver.

Mais ce n’est pas le cas aujourd’hui, et ce ne le sera pas dans un avenir proche.

Nous devrons donc les renverser nous-mêmes, ces bourreaux. Il n’y aura pas d’autre solution.

Bien cordialement. H. Dumas

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Une réforme de fond de l’Etat français est-elle possible ?

A voir la dégradation continue des finances publiques et le déclassement économique de la France, il est légitime de se poser cette question en se disant que ce à quoi on assiste ne pourra pas durer éternellement et, qu’à un moment ou à un autre, il y aura une réaction salutaire !

Seulement, ce n’est pas si simple car malgré un constat dramatique nous nous heurtons à un système organisé qui s’oppose à toute réforme.

Un constat dramatique :

Macron était le seul candidat avec Fillon à promettre qu’il allait engager des réformes structurelles alors que, il faut quand même le rappeler, depuis quelques années, nous enfilons tous les records :

  • record de la dette 2.200 mds € soit pratiquement 100% du PIB, en augmentation constante depuis 40 ans,
  • record du chômage qui continue à progresser malgré les camouflages statistiques et les emplois aidés,
  • record des déficits du budget (80 mds € sur le budget 2018), des systèmes de retraites qui sont au bord de la faillite (d’ailleurs on regroupe les régimes AGIRC et ARRCO en tablant sur l’effet de masse pour gagner un peu de temps), de l’assurance chômage tout comme de l’assurance maladie !

Pour faire court, les dépenses continuent à progresser et, malgré une fiscalité oppressante parmi les plus lourdes du monde, les déficits font de même et nous ne tenons que grâce à l’emprunt puisque l’Etat français continue d’emprunter massivement sur les marchés sans que se pose, à un quelconque moment, la question du remboursement puisque la solution ultime est connue : on prendra l’argent aux français dans le cadre d’une opération de spoliation généralisée et de prélèvement autoritaire sur les comptes bancaires, les assurances vies et, en fin de compte, sur tout ce qui représente un capital taxable !

Il faut le rappeler : Tous les français, même ceux qui ne paient pas d’impôts sur le revenu, sont les cautions implicites des dettes faites en leur nom par les politiciens qu’ils ont élus et la capacité d’emprunt de la France repose exclusivement sur la capacité, tout à fait exceptionnelle, de son administration fiscale à percevoir, de gré ou de force, l’impôt ! (Ce qui n’était pas le cas de la Grèce !).

La France est un enfer fiscal et pourtant, certains au sein de la « haute administration », pensent qu’on peut encore faire mieux et augmenter le rendement et les rentrées fiscales par augmentation du nombre des contrôles et des redressements !

Certes Macron et son gouvernement savent que la taxation excessive du capital provoque une fuite de celui-ci à l’étranger et c’est pour cela d’ailleurs qu’ils vont diminuer la pression fiscale sur les revenus de capitaux (à compter de 2018 avec la flat tax au taux de 30%) ; bien que ce soit d’ores et déjà mal vécu par une partie de l’électorat qui y voit un cadeau fait aux riches.

Néanmoins, le reste de la fiscalité augmente (CSG, taxe écologique sur l’énergie, fiscalité immobilière).

Seulement, il faut être lucide, les réformes de l’équipe Macron-Philippe sont très loin du compte et d’ailleurs ses projections budgétaires sont d’ores et remises en cause et contestées par la Commission Européenne qui attend, depuis plus de 5 ans, que la France veuille bien enfin engager les réformes de nature à redresser ses comptes.

Nous nous orientons d’ailleurs à terme vers des sanctions financières (pénalités) qui pourraient se chiffrer en milliards € !

Quelle issue espérer malgré une forte résistance du « système » :

Quand on aura fini d’épuiser la population, on pourra peut-être en revenir à l’essentiel du problème qui est que l’Etat vit au dessus de ses moyens, que trop de gens profitent du système actuel et qu’évidemment, tout ça ne pourra pas durer indéfiniment !

Vous pensez que les politiciens vont réagir ?

Hélas non, ce n’est pas dans leurs habitudes car le politicien obéit à deux règles incontournables et intangibles : ne pas être responsable (au contraire il veut être reconnu, adulé et admiré et, si possible, laisser une loi qui porte son nom) et ne pas mécontenter son électorat afin d’être réélu !

Vous pensez que les (hauts) fonctionnaires vont réagir et dire aux politiciens « ça suffit – maintenant on arrête » ?

Hélas non, car ils sont dans un double système idéologique selon lequel si l’Etat est en déficit c’est parce qu’il y a trop de fraude fiscale et que si on durcit les contrôles, on va améliorer les rentrées fiscales et tout va s’arranger, et parce qu’ils sont aussi dans une logique de victimisation et de caste et que si tout va mal c’est forcément de la faute des autres !

On a forcément les raisonnements qui nous arrangent !

Mais alors, vous me direz « tout est foutu » !

C’est effectivement le sentiment désabusé que j’en retire car comment expliquer autrement qu’autant de français aisés et moins aisés (les jeunes notamment) quittent le pays qui les a vu naître alors qu’il ne faut pas perdre de vue que quitter son pays demande des efforts considérables et que cela n’a rien d’évident puisqu’il s’agit bien souvent de tout reconstruire ailleurs.

C’est que ces français estiment d’une part qu’il n’y a, au moins pour l’instant et pour les (dix) prochaines années, aucun espoir et d’autre part, qu’en raison d’une instabilité fiscale chronique et d’une fiscalité excessive, ils n’ont pas vocation à boucher, avec le fruit de leur travail, des trous financiers et budgétaires insondables résultant d’une mauvaise gestion avec laquelle ils sont en désaccord !

La démarche peut être considérée comme égoïste mais, à bien y regarder, quelle est cette logique qui vous explique que vous devez accepter la spoliation généralisée au nom d’une solidarité dont on n’arrive pas à déterminer les contours tandis qu’il est manifeste que d’autres profitent à plein du système !

De fait, ce n’est pas parce qu’on pense en haut lieu que si on taxe moins le capital, qu’il partira moins à l’étranger car, pour que le capital humain et financier reste, il faut satisfaire à deux conditions indispensables : que les gens aient confiance et qu’ils aient de l’espoir ; avec le principe sous-entendu de liberté individuelle qui veut que si l’on n’est pas d’accord, on s’en va voir ailleurs (bien que ce principe soit évidemment contesté par certains « moralisateurs »).

En fait, le système administratif français est incompatible avec cette conception du monde de liberté et de mobilité géographique puisqu’il se perçoit au centre d’un monde administré où la population est entièrement sous son contrôle.

Il faut être clair, sans l’Europe et ses règles en matière de liberté de circulation des personnes et des biens (capitaux et marchandises), lesquelles s’imposent à l’administration, la France serait un immense camp de prisonniers à la merci de son système administratif !

C’est d’ailleurs en raison de ces règles européennes que tout contrôle devient illusoire et rend le système français non viable à terme du fait de la concurrence sociale et fiscale entre les états ; et explique d’ailleurs pourquoi les autorités françaises souhaitent, de manière complètement irréaliste, une harmonisation des règles européennes … dans le sens d’une adoption des règles françaises.

Il n’est qu’à voir les taux délirants de l’Impôt sur les sociétés prévus pour 2018 (afin de compenser la taxe de 3% sur les dividendes qui va coûter 10 mds €) et la distorsion avec les taux pratiqués par les autres pays européens pour comprendre ce qui va se passer car la capacité de nuisance de l’Etat français s’arrête à la frontière !

En conclusion :

Il n’y a que deux possibilités susceptibles de provoquer un changement :

  • soit un politicien volontaire, tel un Margaret Thatcher, avec l’assentiment de la population (car rien ne pourra se faire sans elle), sifflera la fin de la partie et décidera les mesures nécessaires au redressement du pays.
  • Soit un évènement fortuit et éventuellement étranger (krach boursier et obligataire, crise de la dette …) fera que nous n’aurons pas le choix et que nous serons alors dans l’obligation de faire les réformes nécessaires (hypothèse grecque) !

Très franchement, je ne crois absolument pas à la première solution pour les raisons suivantes :

  • La classe politique française n’a pas l’ADN des réformateurs. Qu’ils soient de droite ou de gauche, ce sont des étatistes ; compte non tenu du fait que beaucoup de politiciens français sont aussi des fonctionnaires et qu’ils obéissent, qu’ils le veuillent ou non, à un esprit de caste et qu’ils reculeront fatalement toute échéance de nature à se retourner, à terme, contre eux.
  • Une part non négligeable des français, c’est « l’avantage de la redistribution », ne croit absolument pas que la situation soit grave … puisqu’elle continue à percevoir les aides sociales et n’imagine tout simplement pas que cela pourrait s’arrêter un jour !
  • Une autre partie (celle qui a voté Mélenchon et le Pen soit quand même 46% des votants aux dernières présidentielles), et qui recouvre en partie celle précédente, est persuadée d’être une victime du libéralisme, du grand capital, des ultra riches et de l’austérité ; elle ne peut donc absolument pas envisager l’idée d’un changement autre qu’une augmentation du rôle de l’Etat censé les protéger, des aides sociales financées par une fiscalité punitive vis-à-vis des auteurs présumés (les riches …) de la situation,
  • Enfin, la caste dominante des fonctionnaires n’aurait aucun scrupule à bloquer tout l‘appareil étatique pour empêcher toute réforme car, soyons lucides, toute réforme de l’Etat passera nécessairement par une réforme de l’appareil étatique et de son administration … ce qui veut dire qu’il faudra obligatoirement passer sur le ventre des 5.2 millions de fonctionnaires et spécialement de la forteresse de Bercy alors que tout ce petit monde fonctionne selon le principe des « droits acquis » qui leur permet de justifier le rejet de toute espèce de réforme !

Certes, Mélenchon, qui n’a de cesse de fustiger la politique de Macron « faite pour les riches et contre les autres » a pour l’instant échoué à faire descendre les protestataires dans la rue et à bloquer les petites réformes en cours mais la mission d’un vrai réformateur apparaît tout bonnement impossible … avec la meilleure volonté du monde!

Quelle autre solution reste-t-il alors … hormis la fuite en avant fiscale, c’est-à-dire la solution utilisée de manière constante depuis 30 ans par les dirigeants, jusqu’au moment où la spoliation ne sera plus suffisante pour assurer le maintien d’un système qui, on le sait, court à sa perte ?

Il faut le rappeler encore une fois : la mauvaise situation actuelle de la France ne relève pas de la responsabilité des riches, des entrepreneurs, des fraudeurs, des « optimiseurs » fiscaux et autres mais seulement des politiciens français et des hauts fonctionnaires (ce sont d’ailleurs souvent les mêmes) avec la complaisance plus ou moins consciente d’une partie notable de la population !

Enfin, tout un chacun peut constater que les débats actuellement médiatisés démontrent que l’engagement de vraies réformes ne fait pas actuellement partie des priorités du pouvoir.

L’issue ne pourra donc provenir que dans le cadre de la deuxième solution c’est à dire d’une réforme contrainte qui s’imposera à tous, dans des conditions certainement très difficiles; la seule inconnue demeurant encore à ce jour la date de son déclenchement c’est à dire quand tout cela pourra se produire.

Il sera alors bien temps de se plaindre des dégâts collatéraux non négligeables et impossibles à chiffrer à ce jour qui seront mis à la charge d’une population sans nul doute très en colère !

Chacun en tirera bien évidemment les conclusions qu’il voudra !

Bien cordialement à tous.

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