Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

MEDIAPART, cet égout journalistique à ciel ouvert

Mediapart dont il faut au préalable rappeler que ce journal est né d’une fraude fiscale à la TVA qui lui a permis de trouver la trésorerie nécessaire à sa pérennité en s’affranchissant du taux payé par ses confrères pour s’aligner sur celui de la presse écrite. Un écart de l’ordre de 15%, de plusieurs millions d’Euros.

Sa montée rapide en puissance lui a permis de faire voter une loi faisant de sa fraude la règle, battant ainsi sur le poteau ce pauvre Cahuzac qui malgré des efforts louables entrepris ne put jamais faire en sorte que les planteurs de cheveux puissent avoir légalement un compte à Singapour.

Né de la fraude Mediapart en est devenu le pourfendeur, un vilain petit côté chasteté proclamée du célibat ecclésiastique.

Devenu le mur des cons national de la haine fiscale Mediapart dézingue à tout va.

La nouvelle mouture fiscale d’une administration aux abois qui fait de l’optimisation fiscale un délit lorsqu’elle est pratiquée par le contribuable à son profit et un acte civique lorsqu’elle est pratiquée par un contrôleur fiscal au profit de l’administration…

— Ah oui parce que ne perdons pas de vue que le maquis juridique de la fiscalité française, et un peu mondiale, permet de trafiquer légalement la réalité comptable d’une entreprise au profit de l’entrepreneur ou au profit du fisc, au choix. Au profit de l’entrepreneur c’est mal, au profit du fisc c’est bien, mais dans les deux cas cela ne correspond à aucune réalité économique et comptable —

…Je disais donc que la nouvelle mouture législative concernant l’assimilation de l’optimisation fiscale à une fraude fait le miel de Mediapart, en plein dans son fonds de commerce de feuille de chou à scandale.

La victime du jour est Dany Boon.

L’histoire de cet acteur passionne Mediapart, enfin pas vraiment son histoire plus précisément celle qu’invente Mediapart.

Les faits sont les suivants

Porté par cette foi étrange qui habite artistes et créateurs Dany Boon a bossé comme un forçat pour un résultat mitigé au départ.

La ténacité aidant il a fini par rencontrer le succès et même le haut de l’affiche avec un film : les Ch’tis.

Film dont les conséquences furent que des millions de personnes dépensèrent chacune un peu d’argent pour aller rire un bon coup sans regret en sortant de la projection, incitant même familles et relations à en faire autant.

Ainsi Dany Boon devint très riche.

Traduction par Mediapart

Les spectateurs de ce film ne doivent rien à M. Dany Boon, c’est lui qui est leur débiteur du fait qu’ils aient bien voulu aller rire dans la salle de cinéma qui projetait son film plutôt que dans une autre.

Ainsi l’argent récupéré par ce film n’est pas la propriété de M. Dany Boon, mais bien celle des spectateurs, M. Boon doit donc rendre cet argent, non pas aux spectateurs qui eux l’ont bel et bien perdu — heureusement qu’ils ont rigolé — mais au fisc qui — on se demande bien pourquoi — les représente et leur rendra à sa façon, c’est à dire jamais.

L’histoire qu’aimerait raconter Mediapart

Dany Boon est un extraterrestre que le hasard a gâté en le gratifiant d’un énorme succès qui ne lui doit rien. Évidemment les gains de ce succès sont appelés à se dissoudre dans l’éther mystérieux de l’économie et M. Dany Boon doit retomber dans l’oubli et la misère statutaire de tout artiste qui se respecte, en dehors de certains politiquement corrects.

La vérité n’est pas celle-là

En fait M. Dany Boon est bien placé pour connaître l’énorme engagement que demande la quête du succès et les incertitudes du résultat. Il connaît aussi les difficultés à obtenir un capital pour mettre en œuvre des idées. À partir de ces constats il gère au mieux son capital avec la conscience de sa fragilité. Pour pouvoir vivre et continuer à créer, sans pour autant en arriver à traficoter avec la TVA, il reste dans le cadre de la loi qu’il optimise.

Il a juste un tort, il ne défend pas publiquement sa position mais abonde dans l’idée qu’il est le débiteur de ceux qu’il fait rire, dommage.

Quoiqu’il en soit il n’est pas dans la logique de M. Plenel dont on ne connaît ni le salaire, ni le capital personnel, mais uniquement la moustache. Celui-ci à l’inverse du richissime Canard Enchaîné trouve sa gloire et sa légitimité dans la misère ordinaire, au moins apparente.

Bien à vous.

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Yorick de Mombynes – Weekend de la Liberté – Dax Septembre 2018

Bonjour,

Un jeune énarque libéral. Que du bonheur.

Bien à vous. H. Dumas

 

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Gilets Jaunes quelle issue ?

L’intermède des fêtes pouvait permettre au gouvernement d’espérer que le mouvement allait s’éteindre. Les manifs des 12 et 19 janvier ont montré le contraire ; même si le pouvoir sous estime fortement le nombre des manifestants pour en réduire la portée médiatique.

Néanmoins, on ne sait plus trop où on en est ; si ce n’est qu’on sait désormais que personne ne veut céder ni les gilets jaunes qui augmentent et diversifient leurs revendications ni le gouvernement qui se retranche derrière des postures martiales.

Le mouvement, qui est parti d’un raz le bol fiscal, évolue désormais vers des aspirations constitutionnelles qui sont inacceptables pour l’Exécutif puisque ce serait nécessairement une remise en cause de son pouvoir.

Face à ce mouvement d’un nouveau genre, le gouvernement cherche une issue qui, si elle ne lui laisse pas totalement la main, lui soit néanmoins favorable !

Le constat

Ce mouvement anti-système semble être surtout l’agglomération d’opinions disparates, voire même contradictoires, mêlant  un conflit de classes, une révolte fiscale, l’opposition de la province contre l’élite parisienne, les bobos et les technocrates. Ce mouvement s’accompagne aussi d’une vague de défiance généralisée extrêmement grave vis-à-vis du personnel politique qui apparaît comme complètement décrédibilisé.

Cette France de la province, qui sent depuis plusieurs années sa situation se dégrader, perçoit, même de manière instinctive, qu’elle est sur la voie de l’appauvrissement (lequel constitue une angoisse fort légitime au demeurant). Elle a le sentiment qu’on ne l’écoute plus, de ne plus y arriver, tout étant obligée de payer des impôts toujours plus lourds pour des services (publics) qui n’existent plus. Elle semble aspirer à une restauration de la souveraineté du peuple ; ce qui est surtout une façon de contester le pouvoir parisien.

Les gilets jaunes parlent aussi d’injustice fiscale, ce qui est une notion éminemment subjective surtout lorsqu’ils réclament que les impôts soient payés par les autres. La responsabilité des politiques est ici totale puisqu’on y reconnaît les totems idéologiques du pouvoir entre la fraude fiscale à 100 Milliards €, l’imposition des riches via l’ISF, la taxation des GAFA et les « honteux profits » du CAC 40 !

Ils souhaitent voir instaurés de nouveaux mécanismes de démocratie directe et notamment le RIC (référendum d’initiative citoyenne) qui peut jouer sur plusieurs niveaux : législatif (adoption ou abrogation de lois), constitutionnel (modification de la constitution), électoral (destitution d’un élu et ici c’est clairement le président de la république qui est visé).

Les causes

Le mouvement est parti d’une augmentation inconsidérée de la fiscalité des carburants effectuée dans le cadre d’une démarche démontrant que, comme d’habitude, en France, on prend le problème à l’envers.

A partir d’un volume de dépenses estimé, le pouvoir adapte la fiscalité dans le cadre d’une vision purement technocratique sans tenir compte des réalités de terrain, des conditions de vie des personnes concernées (assujettis) et sans rechercher ni l’efficience ni l’impact des nouvelles taxes et impôts !

Or, le Point a révélé que ce mécontentement populaire n’est pas du tout une découverte pour le pouvoir ; en particulier parce qu’une correspondance abondante a été reçue par l’Élysée et qu’elle traduisait un haut niveau de détresse, de désarroi et de colère parmi la population. (ici). Certains maires avaient aussi averti Matignon que la forte hausse des taxes constituait une injustice vis-à-vis des populations rurales mais le pouvoir y est resté sourd en pensant sans doute que la population concernée était suffisamment soumise pour l’accepter.

Le refus du pouvoir de l’entendre n’est donc pas dû à un manque de communication mais bien à une volonté délibérée de ne pas en tenir compte et sa responsabilité apparaît totale. Il peut bien ensuite accuser les gilets jaunes d’user de violence mais il oublie la violence administrative et fiscale exercée par l’Etat sur cette partie de la population ; ce qui permet d‘en tirer deux leçons :

– il est improductif, voire dangereux, de pousser une population ou une partie de celle-ci à bout car la réaction ne peut être que violente,

– la violence a servi la cause des Gilets Jaunes car c’est seulement en raison des débordements constatés qu’E Macron, jusque là inflexible, a annoncé un certain nombre de mesures. S’ils étaient restés pacifiquement sur leurs ronds-points de province, les Gilets Jaunes n’auraient rien obtenu !

On se trouve donc dans le cadre d’un rapport de force et dans l’affrontement de deux mondes avec d’un côté l’exécutif qui se prétend légitime parce qu’il résulte des élections et de l’autre un groupe qui s’est lancé dans la contestation de la légitimité du pouvoir et qui se prétend tout aussi légitime parce qu’il est le peuple (ou du moins une fraction de celui-ci) !

Et, dans cet affrontement, la violence est instrumentalisée car, après la bataille dans les rues, les deux camps se livrent une guerre de l’image via les médias traditionnels pour le pouvoir et via les réseaux sociaux pour les gilets jaunes !

En France, à la grande différence d’un pays comme la Suisse, nous n’avons aucune culture du consensus et de la discussion. Aucune décision importante ou avancée ne peut être obtenue en dehors du conflit, de la grève (la France est le pays des grèves) et éventuellement de la violence.

Néanmoins, le gouvernement a pris peur et semble désemparé devant un mouvement qui n’obéit pas aux règles habituelles ; ce qui permet de rappeler que les politiciens français sont pour la plupart issus de l’administration et de milieux favorisés et qu’ils n’ont ni les codes ni les ancrages sur le terrain pour réagir face à ce type de mouvement qui vient de la base et n’est filtré par aucun pouvoir intermédiaire (syndicats).

On se trouve désormais dans le schéma de l’opposition des bobos parisiens (en ce compris la presse qui s’acharne sur les gilets jaunes) et de la population de là bas, du désert ; au fin fond de la brousse !

Les conséquences

Le pouvoir cherche une issue en suivant deux axes :

– la mise en place d’une « grande consultation nationale » dont tout laisse à penser qu’il s’agit avant tout d’une manipulation pour enfumer la population en lui faisant croire qu’elle a décidé ce qu’a finalement décidé le pouvoir. Par ailleurs, la rédaction de cahiers de doléances « fleure bon l’ancien régime », celui de 1788 et des Etats généraux, qui devaient déjà statuer sur la fiscalité. On peut difficilement croire qu’il s’agit là d’un progrès !

Pis, ce grand débat a connu un « malheureux accident médiatique » lorsque l’on a su que Chantal Jouanno allait percevoir 14.700 € par mois pour diriger la commission nationale du débat public ; ce qui ne peut être pris que comme une provocation pour des gens qui gagnent 1.300 € par mois et ont des fins de mois difficiles. Celà montre clairement, qu’à un certain niveau de pouvoir, on s’autorise tout ou à peu près sans aucun complexe et qu’il existe bien une fracture entre ce milieu parisien bobo et cette France d’en bas ; celle des sans dents !

– l’utilisation de la force et de la violence pour venir à bout de la fraction la plus dure au moyen de l’utilisation abusive des tirs tendus de flash balls (LBD) avec de nombreux cas de blessures extrêmement graves (plusieurs dizaines de blessés éborgnés ou dans le coma). (ici). Evidemment, la police justifie les violences en se présentant comme systématiquement agressée et en état de défense urgente au mépris des images qui circulent !

Quelle issue ?

Au-delà du semblant de sincérité manifesté officiellement, lequel est avant tout un artifice médiatique destiné à cacher des calculs politiques, E Macron se lance en campagne électorale dans le but évident de reconquérir l’opinion en imaginant pouvoir reprendre la main ; tout en s’arrogeant le droit d’écarter les propositions qui ne lui conviendraient pas.

Sa lettre aux français est tout à fait explicite puisque les thèmes sont d’ores et déjà choisis (fiscalité et dépenses publiques, organisation de l’État et des services publics, transition écologique, démocratie et citoyenneté) avec un discours promouvant une vision exclusivement positive de l’impôt (qui permet et non qui opprime) et dans lequel on nous vante nos services publics oubliant de signaler leur coût exorbitant !

Ce grand débat a commencé avec des réunions Potemkine (ici) avec des maires triés sur le volet (par les préfets) et sans gilets jaunes (soigneusement tenus à distance) au cours desquels Macron peut faire le show (retransmis par les télés pour saluer la performance) ; ce qui ne donne finalement que l’image du monarque s’adressant à son peuple !

Soyons lucides, la manœuvre n’a pas d’autre but que de marginaliser les gilets jaunes et de les contourner tout en entortillant l’opinion pour qu’il n’en sorte rien ; en tout cas rien de gênant pour le pouvoir. Il s’agit clairement d’une action de neutralisation avec pour but essentiellement de maintenir le système en place au profit de ses bénéficiaires. Evidemment, cela ne résoudra aucun des problèmes de la France et cela ne fera qu’aggraver la crise de défiance ; mais l’essentiel n’est-il pas de gagner du temps, conformément à une doctrine en vigueur dans le milieu politique selon laquelle il faut d’abord gérer le court terme ?

Les conclusions de ce grand débat ne vont évidemment pas permettre de poser les bonnes questions à savoir la réduction du train de vie de l’Etat, l’efficience des dépenses publiques et leur réduction. Il est probable qu’il n’en résultera, au mieux, qu’un ensemble contradictoire, voire incohérent, de réponses qui seront inexploitables mais qui permettront à l’Exécutif d’en retirer exclusivement ce qui l’intéresse.

La tromperie qui circule sur les médias officiels est que la démarche du pouvoir est faite pour permettre de continuer les réformes. Le problème est qu’il n’y a eu, jusqu’ici, … aucune réforme. La « méthode Macron », basée sur du verbiage et de la comm’, est confrontée au réel c’est à dire au manque total de résultats hormis l’augmentation de la pression fiscale, de la dette et du chômage ; avec à la fin la paupérisation de la population.

En conclusion :

Le régime de la Vème république avait, dès l’origine, des tendances autoritaires ; lesquelles ont été aggravées par des modifications constitutionnelles qui ont donné un rôle absolu à l’exécutif et retiré tout pouvoir au Parlement ; lequel se trouve totalement évincé des débats en cours, alors qu’il est le représentant du « peuple souverain ».

L’absence de contre pouvoirs, qui n’est rien moins qu’une faillite de la démocratie, a entraîné une dérive de la pratique gouvernementale vers un système complètement fermé, endomorphe, coupé de la population et qui décide seul avec désormais une oligarchie administrative qui fonctionne sans contrôle avec le risque avéré d’une dérive du pouvoir vers plus d’autoritarisme !

On s’oriente clairement vers un système de « démocratie dirigée » à la russe, selon un concept développé par Vladimir Poutine (ici).

Les partis politiques traditionnels ont été balayés sur la promesse d’E Macron de faire de la politique autrement. Un an et demi après, il apparaît que la nouvelle politique ressemble furieusement à l’ancienne … en pire et les français s’en sont rendus compte ! La demande d’instauration du RIC est clairement une réaction à cette dégradation démocratique !

E Macron, candidat de la nomenklatura et des élites, avec son ascension météorique sans véritable programme, a été flatté dans son ego narcissique d’enfant roi tout puissant ; ce point est clairement perçu dans son style personnel à la fois moqueur, méprisant, hautain, totalement dénué d’empathie, sans capacité d’écoute et finalement … improductif.

Ce faisant, il a complètement oublié qu’il ne représente qu’une minorité d’électeurs (23%) et qu’il doit faire face à un rejet épidermique de la part d’une majorité de la population et se trouve face à un mouvement contestataire qui dure et qu’il n’arrive ni à contrôler ni à juguler. L’image de « président des riches » lui colle à la peau ; bien qu’il soit surtout le représentant d’une élite parisienne qui s’estime incontournable et seule apte à diriger le pays et à recevoir les gros salaires qui vont avec leurs fonctions !

Alors qu’il se percevait comme le leader de l’Europe, E Macron est désormais englué dans une situation dont il s’arrive plus à se sortir et les réformes (chômage et retraites) qu’il prétendait entreprendre n’ont désormais aucune chance d’aboutir. D’ailleurs, histoire d’enfoncer le clou dans le cercueil, aux yeux des allemands, E Macron n’apparaît « plus comme un partenaire pour sauver l’Europe et la zone euro mais comme un facteur de risque » !

La « révolution Macron », avant de s’écrouler tout à fait, va s’enfoncer dans les sables mouvants de la politique à la Chirac ; avec un président qui ne va plus faire que gérer le court terme et qui va éviter de prendre des décisions qui fâchent pour ne pas se retrouver en difficulté.

Reste à savoir si la population (gilets jaunes en tête) va s’en contenter ?

Bien cordialement à tous !

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Macron au plus près des pillards

Il est possible que certains français plutôt ouverts à la révolte des Gilets Jaunes, mais aussi perméables à l’idée que le pays serait effectivement un modèle mondial d’équilibre sociétal, soient enclins à faire encore confiance au système, notamment à la campagne actuelle de Macron en faveur d’une grande consultation nationale organisée autour des élus locaux, dont particulièrement les maires.

A ceux-là il faut rappeler qui sont les maires.

Depuis la décentralisation organisée maladroitement par Mitterrand les élus locaux ont le pouvoir absolu accompagné des plus grands privilèges et des cordons de la bourse.

Ils sont les principaux ordonnateurs du dérapage des finances publiques. Pendant que l’Etat se prive, que sa partie régalienne qui nous concerne tous se réduit comme peau de chagrin par rapport à la dépense publique globale, les maires se gavent.

Ils utilisent la dépense publique comme outil électoral, ils achètent avec l’argent des français les voix nécessaires à leur élection synonyme de pouvoir et de confort.

Mais ils font plus, ils s’immiscent dans la vie économique de leur patelin décidant de qui travaillera, commercera, aura accès aux chantiers dont ils sont les ordonnateurs exclusifs, ils décident en plus de ce que chacun peut faire de sa propriété sur laquelle ils ont des droits exorbitants.

Ce sont eux qui contraignent les automobilistes en leur tendant des pièges de plus en plus lourds et grossiers sous forme de rétrécissements inutiles, de Stop à contre-sens, de limitations de vitesse descendues à 30 km/h, bientôt à 20, puis sans doute à 10. Qui multiplient à l’infini les rues piétonnes dans lesquelles seul les bobos fonctionnaires à l’activité réduite sont capables de vivre.

Ce sont encore eux les grands managers de l’action sociale, qui embauchent leurs amis fainéants les transformant d’un coup de baguette magique en personnages chargés de nous emmerder le plus possible, d’une façon inversement proportionnelle à leur compétence ou utilité.

Il suffit d’entrer dans une mairie pour comprendre immédiatement qu’il y a eux et nous, ce n’est pas le même monde. D’un côté le monde du pouvoir, de l’autre celui des soumis.

L’exemple le plus caricatural du pouvoir délirant des élus locaux est la maire de Paris.

Une journée à Paris permet de comprendre comment un élu local est suffisamment puissant pour pouvoir transformer la plus belle ville du monde en un cloaque étouffant où en dehors de quelques rares olibrius vélocipédistes tous les autres font l’objet de maltraitances violentes et gratuites, aussi bien dans l’espace public que dans leur espace privé.

En province la mairie est la plupart du temps le plus gros employeur, on se demande bien pourquoi, rien ne justifie cette situation. Si l’on y ajoute l’hôpital et les services sociaux dépendant des élus cette primauté n’a pas d’exception.

A ceux qui sautant sur leurs chaises crient “les maires les maires” — comme dirait qui vous savez – et sont rassurés par la campagne nationale lancée par Macron je dis méfiez-vous.

Rappelez-vous que Macron en début de mandat avait comme cible les élus locaux et leurs dépenses mégalomanes et intéressées.

Comprenez que son revirement actuel en faveur de ces roitelets n’est pas un gage de sincérité mais au contraire un signe d’échec, d’acceptation de notre situation, l’exact inverse de ce pourquoi les Gilets Jaunes sont descendus dans la rue.

Le trop plein qui a jeté la France dans la rue après avoir enfilé un Gilet Jaune comme signe de ralliement, avec un taux d’acceptation de 80%, avait deux bases :

  • La pression sur la vie de tous les jours de la terreur fiscale dont l’origine essentielle est du ressort des élus locaux, qui impacte nos économies et l’emploi.
  • La pression de la “flicaille” et de son terminal les tribunaux sur la route et sur les automobilistes, qui impacte nos libertés tous les jours, dont l’origine essentielle est aussi du ressort des élus locaux.

Ne trouvant pas de réponse à leurs signes désespérés de mal-être les Gilets Jaunes se sont laissés gagner par la violence, ils n’avaient pas d’autre solution.

Aujourd’hui ils ont au moins une victoire incontestable, c’est celle d’avoir fait la démonstration de l’absence de sincérité de Macron prêt à tout pour conserver le pouvoir, notamment à une alliance contre-nature avec les élus locaux dont il avait parfaitement perçu la responsabilité dans les affres du pays, qu’il pensait neutraliser.

Macron apparaît comme un opportuniste sans stature, sans projet, sans ambition.

Encore un succès à la Van Gogh, posthume, pour les Gilets Jaunes, qui leur sera comptabilisé plus tard quand eux-mêmes d’abord, puis tout le monde ensuite, auront compris la supercherie de Macron.

Il faudra du temps, plus que beaucoup ne le croient.

Bien à vous. H. Dumas

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Les droits de succession : L’art de piller dans les détails

 

L’affaire se passe évidemment en France. Le patrimoine du défunt est important et il s’agit de l’évaluer dans une déclaration d’inventaire à déposer auprès de la DGFIP dans les 6 mois du décès. Si le dépôt intervient avant le 31 décembre, l’enregistrement par l’autorité fiscale peut advenir l’année suivante, ce qui évidemment pour elle fait gagner un an afin de pouvoir revenir sur les évaluations de ladite déclaration.

« L’administration fiscale peut exercer son droit de reprise jusqu’au 31 décembre de la 3e année qui suit celle de la déclaration de succession lorsque l’irrégularité est rectifiable à la lecture de la déclaration, sans qu’il soit nécessaire de recourir à des recherches ultérieures. »

« L’administration fiscale a jusqu’au 31 décembre de la 6e année suivant le décès pour rectifier une omission, une insuffisance ou une erreur commise dans votre déclaration. »

« Si l’administration vous envoie une proposition de rectification, le délai de prescription est interrompu. Un nouveau délai de même durée commence alors à courir. »

Non seulement nous subissons les droits de succession parmi les plus élevés du monde, mais aussi une assiette d’abattement parmi les plus faibles du même monde, et en plus cette épée de Damoclès de prescription qui peut se prolonger. Univers carcérale à ciel ouvert …

Dans le patrimoine du défunt, il y avait entre autres des entreprises commerciales mal en point. Pour donner une image fidèle de leur situation comptable, il aurait été logique de provisionner une dépréciation de leur actif net, appuyée par leur cotation Banque de France à « 5+ », ce qui dans le texte veut dire que leur cote de crédit pour honorer leurs engagements financiers à un horizon trois ans est jugée « assez faible ». Bref elles valaient peanuts ! Mais pour l’administration fiscale, de telles provisions n’étaient que pure spéculation sur des faits non établis. Les valeurs retenues ont été donc de facto surestimées dans les droits de succession, corroborées par les pertes sur l’exercice qui a suivi la date de dépôt de la déclaration.

L’hémorragie a cependant été atténuée par la loi Dutreil de 2003 (Pacte Dutreil) qui permet d’exonérer la valeur des titres de sociétés à hauteur de 75%, sous contraintes évidemment : Conserver pour une société non cotée sur les marchés financiers au moins 34% du capital sur 6 ans pour un héritier individuel. Le Pacte Dutreil se retrouve aussi dans l’assiette de l’ex-ISF qu’une bonne partie de nos GJs, selon les médias inféodés veulent réintroduire.

Payer des droits de successions énormes quand il n’y a pas de Cash implique forcément un échéancier. Il était de dix ans à 0% d’intérêt jusqu’au 31 décembre 2014 par versements tous les 6 mois. Depuis le 1er janvier 2015, nous avons ceci :

« Dans tous les cas, les bénéficiaires d’une succession peuvent acquitter les droits en plusieurs versements de montant égal, espacés d’au plus six mois, et étalés sur une période qui ne peut être supérieure à un an. Le nombre de versements est donc limité à trois. Le délai maximal d’un an est porté à trois ans quand la moitié au moins de l’actif successoral est constituée de bien non liquides. Le nombre de versements est limité à sept. »

Vous comprenez que les dits droits ou plutôt les obligations doivent s’exonérer dans un temps bien plus court.

Si l’échéancier pour payer les droits est acquis, vous imaginez bien encore que l’administration fiscale y consentira qu’à condition de prendre des sûretés sur le patrimoine à hauteur du montant réclamé, aux frais de l’héritier bien entendu, car l’inscription d’une hypothèque sur un bien quelconque est facturée par n’importe quelle banque. Le fisc va par ailleurs choisir les meilleurs morceaux de la bête en termes de risque. Pas question pour elle de gager les entreprises, trop risqué, mais plutôt de le faire sur des bâtiments dont la valeur est clairement établie, à savoir de la pierre : La résidence principale et un bâtiment qui abrite une partie des entreprises.

Vendre la résidence principale pour payer les droits était possible mais à condition que le prix de vente puisse les couvrir : Le montant des droits dû, les honoraires du notaire et les frais de mainlevée d’hypothèque. Ce qui n’était pas le cas. Donc vendre la coque des firmes, ce qui pouvait aller. Mais en terme de patrimoine pour ne dépendre jamais de subsides de L’Etat, c’était absurde quand vous êtes bailleur d’un bâtiment qui touche des loyers de business que vous contrôlez.

La solution viendra par l’emprunt bancaire avec le cortège de garanties associé, pour ne pas détruire une structure de patrimoine.

Quand j’ai reçu l’actif net du défunt, j’avais sept crédits sur le dos qui ont tous été remboursés depuis pour en souscrire 4 autres pour payer la DGFIP. J’ai redressé deux de mes entreprises reçues pour une note BDF 3 – « Forte », en créant de l’emploi, accueillant aussi des stagiaires d’écoles pour les former sur le terrain. Pour les deux autres je les liquidés, non pas par le processus de liquidation judiciaire mais par la cessation d’activité : Moyen imparable pour se débarrasser d’entreprises pas viables avec leurs personnels inconsistants mais qui paie tout ce qui est dû. Responsable !

Maintenant, il est un temps de réfléchir à la saga de ci-dessus.

– Arbitrer entre accepter ou refuser la succession ?

Je me le suis posé quand on a un job prospère et qu’il faille y renoncer pour s’en occuper ;

– Me dire que le fruit du travail de ma famille qui me le transmet n’est plus vraiment à moi, mais il est celui de gens qui s’invitent chez nous pour vous dire que ça ou ça est à vous ;

Mais de quel droit vous permettez-vous ?

– Peut-être laisser hériter sans droits de succession ferait naître un marché de gens contraints qui pourraient devenir des aiguillons de croissance comme j’ai pu l’être ?

Vous vous y refusez car vous ne l’avez jamais compris ce qu’est la création de richesse.

– Vous me dites que cet argent est pris chez moi pour la paix sociale.

Votre paix sociale part en « couilles » car vous ne maîtrisez rien. Vous voulez un débat là-dessus, je le ferai dans un prochain billet …

– Coût d’opportunité à vous payer pour ce que vous en faites ?

Avec cet argent que je vous ai donné, j’aurai créé des ponts, des voies vers de la plus-value pour le bien de tous ..

Bien à vous.

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Cour d’Appel de Montpellier, je vous raconte…

Un billet grandeur nature.

Certains savent déjà que tous mes problèmes fiscaux sont liés à un redressement concernant la succession de ma mère — laquelle fut intégralement à ma charge pendant vingt ans sans aucune participation de l’argent public — qui m’a légué in fine notre maison familiale, son seul bien.

J’ai évalué scrupuleusement cette maison lors de la déclaration de succession, y compris son grand terrain enclavé, non divisible, inconstructible en l’état, dont je supporte la charge, l’entretient — Terrain qui récemment a été classé dans le PLU en zone protégée, de quoi et pour qui ? Les arbres plantés par mon père ne peuvent plus être coupés, les murets présents doivent être conservés et entretenus par mes soins, on rêve en pensant au droit de propriété — ….

Puis j’ai eu l’outrecuidance de répondre un peu sèchement, mais poliment, à une employée lambda des Services Fiscaux de Sète, ville d’assise de cette maison familiale.

Mal m’en a pris, sa chef Jourdes, s’imaginant probablement à la tête d’un commando de marine lié par l’esprit de corps, a pondu à titre de punition à ma liberté de ton un redressement de plusieurs centaines de milliers d’Euros visant le terrain attaché à la maison.

Ce redressement était tellement ridicule, car sur une base de divisibilité du terrain et de constructibilité inexistante, que je ne l’ai pas pris au sérieux.

J’ai engagé un recours préalable persuadé que ce redressement axé sur une fausse évaluation allait être immédiatement rapporté.

Non seulement il ne le fût pas mais l’administration pour couvrir ses deux employées indélicates a établi des faux grossiers.

L’un, un certificat d’urbanisme dont le formulaire de demande était falsifié, qui visait à crédibiliser une possibilité de divisibilité. Le maire, face à ce faux, a immédiatement annulé ce certificat d’urbanisme que ses services avaient malencontreusement délivré.

L’autre, l’affirmation en commission de conciliation de la présence d’un chemin de desserte qui n’existe pas. Au sujet duquel le magistrat Président de la commission a eu cette phrase inoubliable “M. Dumas, vous ne rapportez pas la preuve que ce chemin n’existe pas”…. Le genre de type qui vous colle en prison au motif que vous ne rapportez pas la preuve que vous n’avez rien fait de mal….

Face à ces faux et à ce vol fiscal par l’établissement d’un impôt indu, aurais-je dû faire le siège de mon député, abonder à l’orphelinat de la Police, donner aux œuvres et services sociaux des associations regroupant les agents des services fiscaux, voter à gauche et le faire savoir ? Peut-être, mais ce n’est pas ce que j’ai fait.

Je me suis retourné vers la Justice, l’arbitre du jeu social, sans laquelle il n’est pas de société juste mais la jungle, la loi du plus fort.

Alors là, le fameux esprit de corps des Services Fiscaux a joué à plein. Ils se sont acharnés sur toutes mes activités professionnelles en visant ma perte, ma mort économique et donc physique, sans vergogne, sans précaution, de la façon la plus bête qui soit, en laissant des traces évidentes de leur forfait.

Malgré ces traces indubitables, la justice les a intégralement couverts, jusqu’à l’écœurement.

Cela a duré vingt ans

Oui vingt ans pour que La Cour de Cassation finisse par reconnaître, à demi-mot, que la propriété ne pouvait pas être divisée, qu’il n’était point de terrain détachable en vue d’une spéculation pour terrain à bâtir, que ma déclaration était bonne. Vingt ans pour qu’elle casse l’acte de base de ma destruction, de ma torture fiscale, me laissant dans un état d’épave. Sans un mot évidemment sur tout cela. Sans un mot sur les vingt ans, sur les agressions mortelles toujours en cours.

Pour clore le débat, La Cour de Cassation m’a renvoyé pour conclusion de cette incroyable affaire devant La Cour d’Appel de Montpellier le Mercredi 15 Janvier. J’en sors.

Je vous raconte.

Figurez-vous que le 15 Janvier était jour de grève nationale des avocats.

Vous savez, ces gens qui parlent à votre place, qui sont les obligés des magistrats à qui ils doivent la bonne marche de leurs cabinets, qui pensent à eux avant de penser à vous, qui sont comme cul et chemise avec les magistrats — sauf exception du type Dupond-Moretti dont personne ne peut payer les honoraires–, qui vous foutent dehors quand vous ne pouvez plus les payer — sauf exception amicale encore plus rare que Dupond-Moretti –, que la loi vous oblige à prendre sous peine de ne pas avoir le droit de vous défendre…..

Ces avocats qui sont les indics légaux du fisc sont obligatoires et vous devez leur raconter votre vie, qu’ils ont de leur côté l’obligation de raconter au fisc. Vous voyez l’astuce…

Donc nous arrivons à la Cour d’appel de Montpellier, moi et mon avocate qui vous l’aurez compris est d’une humanité exceptionnelle, une sorte de Jeanne d’Arc mâtinée de sœur Thérèsa.

Et là, notre avocate postulante, ordinaire mais obligatoire, nous fait savoir que nous ne pourrons pas plaider que l’affaire sera renvoyée… à six mois… après vingt ans, c’est lourd.

Nous sommes seuls dans la salle d’audience, impression bizarre.

Le piquet de grève dépêché par l’Ordre des avocats se précipite pour demander le renvoi, pendant que nous insistons pour plaider.

Incroyable, le magistrat non seulement ne renvoie pas, il prend l’affaire, mais il fait part de son mécontentement au piquet de grève en lui laissant dix minutes avant de commencer pour permettre à l’avocat du fisc de venir.

Notre ordinaire avocate postulante quitte la salle sans nous dire au revoir, elle a quand même perçu quelques milliers d’Euros, elle ne doit pas s’en rappeler, moi si ….

Nous passons à la plaidoirie. Mon avocate explique la situation et tout particulièrement ses conséquences désastreuses.

Notre Président d’audience connait visiblement assez mal le droit de l’urbanisme, ce que sont les numéros cadastraux, les divisions de parcelles, les lotissements, les travaux, les valeurs commerciales, etc…

J’aurais pu l’éclairer, il m’interdit de parler.

Il est cependant assez bonhomme, pas le couteau entre les dents en apparence, mais il conclut de la façon suivante : “Puisque M. Dumas est là, j’en profite pour lui dire combien je m’étonne qu’un simple désaccord sur finalement une estimation discutable ait pu engendrer un aussi grand nombre de procédures. Si tous les contribuables agissaient ainsi, nous ne pourrions pas faire face.”

M’ayant interpellé, j’imagine qu’il va me donner un droit de réponse, je me lève.

Aussitôt d’un geste ferme il m’indique que je ne peux pas parler. En ce lieu de justice où il est question de moi, de ma vie, où on juge mon attitude, je n’ai pas le droit de répondre…

Sur ce blog où je suis libre, voici donc ma réponse :

“M. Le Président,

Vous n’avez pas l’air d’un mauvais homme. Comment pouvez-vous fermer les yeux sur ce qui se passe tous les jours avec le fisc, alors que vous avez pris la responsabilité professionnelle et humaine d’en être le juge.

Comment pouvez-vous résumer mon épais dossier et les vingt ans de vie qu’il représente en, finalement, une instrumentalisation de la justice de ma part au sujet de ce que vous qualifiez de simple différent d’estimation ?

Il faut pour cela que vous occultiez les faux fournis par le fisc pour justifier cette différence d’estimation. Il faut que vous pensiez que le sur-impôt ainsi créé est légitime. Il faut que vous fassiez peu de cas de la vérité, de sa nécessité en société.

Il faut enfin que vous acceptiez l’idée que vous saisir contre le fisc est contestable, même si l’on dénonce des falsifications de cette administration.

Vingt ans perdus, vous trouvez cela normal, et un acharnement avec des méthodes indélicates allant jusqu’à ma ruine totale cela vous laisse indifférent ?

Quel raisonnement, quelle croyance, vous amènent à prendre cette position ?

Et nous, modestes français, que doit-on faire lorsque l’on est l’objet d’un vol avec falsification des faits par les Services de l’Etat, que la justice nous trouve inutilement encombrants ? Descendre dans la rue et tout casser pour évacuer notre indignation, voire plus ?

Bien à vous”.

Evidemment je m’attends au pire. Non que je craigne pour l’annulation de ce redressement indu qui a été décidée par la cour de Cassation et sur lequel il y a peu de chance que la Cour puisse revenir, mais je pense que les falsifications du fisc ne seront pas actées par la Cour, pas plus que les souffrances que j’ai endurées pour arriver en vingt ans à ce résultat, ni non plus les attaques vengeresses du fisc sur mes activités professionnelles sinistrées volontairement.

Tout ça pour ça, c’est le fond de ma pensée aujourd’hui.

Oui, il faut quitter ce pays, il est gangrené intellectuellement jusqu’au cœur, il n’y a pas de marche arrière possible. La masse est compacte, elle s’impose, l’individu n’a plus sa place.

Il me reste la satisfaction d’en avoir fait la démonstration. Puisse cela servir aux jeunes français qui croient en eux, en leur avenir d’homme libre et indépendant, qu’ils partent, qu’ils sauvent leur peau. Ailleurs la liberté existe, le respect de la compétence et de l’effort aussi. Il n’y a rien à faire dans ce pays où l’égalitarisme légitime le vol et le mensonge.

Bien à vous. H. Dumas

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La vérité sur le réchauffement climatique (vidéo)

On nous répète en boucle que nous sommes confrontés à un changement climatique, qu’il va falloir faire de gros efforts pour sauver la planète et que c’est pour cela que le pouvoir, depuis Sarkozy, a mis en route toute une série de dispositions législatives et réglementaires afin d’assurer une transition écologique qui nous fera échapper aux mortifères énergies fossiles.

Je vous avais déjà fait part de mon scepticisme dans trois articles :

– l’écologie est un caprice d’enfants gâtés (ici)

– de la transition écologique à la transition fiscale (ici)

– l’arnaque écologique du prix des carburants (ici)

et rappelé, en ces diverses occasions, que l’écologie est avant tout un prétexte à générer des recettes fiscales pour un Etat aux abois.

Le mouvement des gilets jaunes est d’ailleurs né d’un raz le bol fiscal à propos du prix des carburants qui allaient littéralement s’envoler et pénaliser de ce fait tous les habitants à revenus modestes et spécialement ceux habitant à la campagne ou dans la périphérie des villes et qui sont obligées d’utiliser la voiture.

Comme l’a fait remarquer un internaute : « avec la loi sur la transition énergétique, le porte monnaie fond beaucoup plus vite que la banquise » !

Je vous invite donc à visionner cette intéressante vidéo de 44 minutes dans laquelle Etienne Vernaz, un scientifique éminent, ancien directeur de recherche au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique) revient sur les données scientifiques disponibles, le rôle du CO2 dans le réchauffement climatique, la véritable nature du GIEC et rappelle certaines vérités tout en tordant le cou à certains mensonges ; notamment en ce qui concerne la présentation des données, leur interprétation et leur diffusion.

Le changement climatique info ou intox ? (ici)

C’est simple, c’est clair et vous pourrez mesurer l’ampleur du mensonge qui nous est fait alors que vient de s’engager le « grand débat national » destiné à recueillir l’opinion et les propositions des français dans un cadre entièrement contrôlé par l’Exécutif.

Bien cordialement à tous !

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LE DÉBUT OU LA FIN

Le mouvement des Gilets Jaunes n’en finit pas d’être soupesé, analysé, décortiqué, sans qu’au terme de toutes ces études ou simples opinions ne se dégage une idée nette de ce qu’il serait ; et ce n’est pas fini.

Cette bousculade explicative fait que l’on peut y aller de son idée sur le sujet sans être taxé de prétentieux, puisqu’on est qu’un parmi tant.

Voici donc ce que j’en pense.

J’ai déjà eu l’occasion de le dire, je fais appel à mon vécu de 1968, dernier grand virage pris en dérapage plus ou moins contrôlé par les habitants cet étrange pays que l’on appelle la France.

Mai 1968 n’était pas le début d’une contestation mais sa fin. Il s’agissait de se révolter contre l’ordre moral, officiel censeur de nos vies alors. Il en restera cette maxime virale “Il est interdit d’interdire”.

Disons-le, Mai 1968 se justifiait pleinement, ceux qui ont connu la censure, la vraie, savent à quel point elle dévore l’esprit, tue la créativité, rend la vie impossible.

La révolte contre la censure de l’ordre moral commença dès 1960 en réaction à la rigidité du Général De Gaulle, surtout à celle de son environnement.

En Mai 1968 la pensée de cette révolte était suffisamment aboutie pour qu’elle apparaisse au grand jour. Dès les premières barricades levées c’était gagné.

La suite de Mai 68, sa récupération, fut un grand n’importe quoi sans aucune importance historique, la censure avait volé en éclat définitivement, au moins pour un temps, pour cette génération là.

Tout simplement parce que les barricades ont mis les censeurs face à leur bêtise, leur ont fait prendre conscience de leur ridicule. Dès cet instant ils avaient perdu.

Le gain n’est pas venu d’une nouvelle société, rêvée alors mais jamais apparue, mais bien de la chute de la censure par la prise de conscience des censeurs eux-mêmes.

C’est le problème du meurtrier qui, passé à l’acte, se retrouve avec un cadavre sur les bras qui mettra pour toujours sa vie en perspective par rapport à ce cadavre.

Pareillement, les Gilets Jaunes sont la fin apparente d’un grand mouvement jusque-là invisible.

Je dirais qu’il s’agit de la prise de conscience de la captation du pouvoir par l’association des élus, de l’administration et d’une partie de la classe économique, pour n’aboutir qu’à un pillage généralisé au seul profit de cette clique.

Je fixerais cette prise de conscience à l’apparition de la communication instantanée par internet dans les années 2.000 et l’analyse alors de travers hérités de Mitterrand et de Chirac, les deux champions de la connivence des trois pôles cités : élus, administration et capital dévoyé.

En 2010 la clique déjà très discréditée pense pouvoir se refaire une virginité à coup d’écologie. Le remède s’avérera pire que le mal, jamais la connivence n’a atteint une telle intensité.

Finalement les pillés se révoltent, ils enfilent les Gilets Jaunes, 80% des français suivent, ce nombre implique que les membres de la clique eux-mêmes se découvrent tels qu’ils sont, magouilleurs et sans avenir, sans destin.

Le choc a eu lieu, les Gilets Jaunes en sont le signe extérieur.

Qu’importe ce qu’ils vont devenir, qui va et comment les récupérer, leur rôle est terminé.

La France y compris les acteurs fautifs se voit comme elle est, ruinée par une clique de corrompus au sens de l’éthique sociétale.

Rien ne sera plus comme avant dans un avenir peut-être pas immédiat mais proche.

S’il fallait une preuve à cette prise de conscience de leur malfaisance par certains acteurs de la clique au pouvoir le grand débat pourrait en tenir lieu, ce sera bien sa seule utilité.

Aujourd’hui ne nous perdons pas en conjectures inutiles sur l’avenir, nul ne le décide ou n’en possède la clef, il sera déterminé par la pensée générale, il sera donc inévitablement profondément marqué par la victoire des Gilets Jaunes, même et très probablement sans eux.

Très peu des manifestants actifs de 1968 ont été intégrés aux pouvoirs suivants, il en sera de même pour les GJ, en revanche 68 a imprégné les sociétés des décennies suivantes.

Bien à vous.  H. Dumas

 

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J’ai testé pour vous la modulation du prélèvement à la source (épilogue)

Il est toujours intéressant de communiquer le résultat de ses expériences avec l’administration.

En l’occurrence, je reviens sur mon « expérience » à propos du prélèvement à la source (PALS) qui est entré en application le 02 janvier dernier.

A la suite de mon article (ici), à l’occasion duquel je vous ai exposé les difficultés rencontrées pour obtenir une réduction du taux de PALS, j’ai pu enfin me connecter (la nuit à 2 heures du matin !?!) à mon « espace personnel » sur le portail Internet impôts.gouv.fr.

J’ai formulé, dans la rubrique « contacts » ma réclamation dans les termes de mon article.

Cela m’a permis de recevoir, 3 jours plus tard, une réponse de la DGFIP me demandant de lui fournir :

– mes éléments de revenus et charges pour 2018,

– mes éléments de revenus et charges pour 2019.

Les éléments communiqués doivent opérer une ventilation entre les différentes catégories de revenus (salaires, pensions, revenus du patrimoine) et les différentes charges déductibles.

Après une semaine d’attente, je viens de recevoir la réponse de la DGFIP.

Ma demande était parfaitement justifiée et le taux du prélèvement (PALS) a bien été modifié dans le sens de ma demande ; à savoir 0.

Cette histoire me permet donc de tirer une quintuple conclusion à propos du PALS :

– la modulation tant vantée par nos ministres est peut-être possible mais en ce qui me concerne elle n’a pas fonctionné pour des raisons qui ne m’ont pas été communiquées (mauvais paramétrage informatique, blocage intentionnel des demandes ?). L’effet immédiat de ce genre de situation est qu’il permet à l’administration de refouler a priori une quantité notable de réclamations …

– la réduction du prélèvement reste encore possible par les voies traditionnelles qui étaient déjà celles utilisées avant la mise en place du PALS ; ce qui démontre à tout le moins un manque flagrant d’efficacité du nouveau système !

– le PALS n’a absolument pas été mis en place dans l’intérêt du contribuable qui se trouve à batailler, sans interlocuteur, avec un système informatique dont on peut lui faire dire ce que l’on veut (on sait que c’est juste une question de paramétrage),

– il ne faut pas hésiter à insister auprès de l’administration, lorsque vous êtes sûr de votre bon droit, et, en l’occurrence, la DGFIP n’a pas pu opposer un quelconque argument à ma démarche. Les commentaires agressifs ou injurieux reçus à la suite de mon article et qui émanaient sans nul doute de fonctionnaires des impôts mécontents des termes de mon exposé reçoivent donc un démenti flagrant !

– en fait de simplification, le PALS apparaît être une abominable usine à gaz dont l’usage est malheureusement limité à ceux qui d’une part maîtrisent suffisamment la fiscalité pour pouvoir argumenter utilement (et clairement) auprès de la DGFIP et d’autre part utilisent avec suffisamment d’aisance le système informatique mis en place par l’administration.

N’hésitez donc pas à utiliser la même voie pour formuler vos réclamations ; la DGFIP est tenue de vous répondre et de faire droit à votre demande si celle-ci est justifiée.

Pour finir, quatre précisions importantes si vous vous trouvez dans la même situation et que vous souhaitez effectuer la même démarche :

– si vous ne l’avez pas déjà fait, il vous faut impérativement ouvrir un compte personnel sur le portail de la DGFIP car il n’est désormais plus possible d’échapper à ce système de relation avec l’administration. Il faut préciser qu’après un petit temps d’adaptation, on y arrive très bien et que cela fonctionne même plutôt bien ; en tout cas bien mieux que le système SIV pour les cartes grises de véhicules. Evidemment, ceux qui n’ont pas Internet ainsi que ceux qui n’ont pas d’ordinateur sont pénalisés ….

– préparez bien votre dossier avec un décompte précis de vos revenus et charges des années 2018 et 2019 avant de vous connecter. L’idéal est de les exposer clairement au préalable (avec des colonnes) dans un fichier de type Word (Microsoft) ou ODS (OpenOffice) afin de vous permettre d’en faire ensuite un copier/coller sur la partie de la page destinée à l’exposé de votre demande. Vous devez communiquer les éléments sans effectuer ni déduction ni abattement ; exactement de la même façon que si vous remplissiez votre déclaration de revenus ! Pour ma part, j’utilise aussi un tableur qui permet de connaître immédiatement mon taux d’imposition, le montant de l’impôt ainsi que celui des cotisations dites sociales (CSG et autres) ; je sais donc immédiatement à quoi m’en tenir.

– vous devez engager votre demande rapidement car il y a un délai minimum théorique de 3 mois avant la mise en application de la modification sollicitée (enfin quand elle n’est pas refoulée) et les restitutions de trop prélevé ne seront examinées qu’en 2020 ! Plus vous attendez, plus le montant prélevé à tord va augmenter et … plus vous ferez crédit à l’Etat des impôts que vous ne devez pas !

– la complexité des situations personnelles, qui sont toutes différentes, ne plaide malheureusement pas pour une simplification administrative. (ici) et les difficultés rencontrées pour se connecter sur mon « espace personnel » démontrent évidemment que le portail Internet de la DGFIP était littéralement pris d’assaut par des contribuables en difficulté, en demande d’explications ou de réclamation à la suite d’une erreur.

Dernier point : ne vous amusez pas à écrire n’importe quoi pour obtenir une réduction du PALS (du style tout à zéro). Vous encourrez des sanctions administratives. (Pénalités).

N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience et des difficultés rencontrées.

Bien cordialement à tous !

 

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Réponse à Macron (par un homme ordinaire)

Le début de la lettre de Macron est insupportable.

Cette espèce de satisfaction nationale qui se veut partagée est ridicule, elle n’a pour but que de dévaloriser l’action des Gilets Jaunes. L’action des GJ étant la cause de la lettre elle est évidement justifiée puisque la lettre est là. Si dans sa lettre Macron prétend changer les choses, c’est bien que les choses ne vont pas bien.

Donc cette entame de lettre est non seulement ridicule mais complètement con.

Le corps de la lettre n’est pas encourageant

Il propose une de ces consultations bidon auxquelles tout acteur citoyen a au moins une fois participé. On en connait l’inanité, la perversion, l’inutilité, la frustration qui en découle. Il s’agit d’une messe moderne de communicants où les participants sont pris pour des ânes, où la conclusion est connue d’avance par les officiants.

Jouons quand même le jeu

A – Les impôts

Une seule chose à faire. Éliminer la zone de non droit des contrôles fiscaux.

Si l’on considère que la fraude fiscale est un délit, qu’elle soit traitée comme tous les délits.

C’est-à-dire que, comme l’a instauré la révolution, toute enquête doit être faite loyalement à charge et à décharge, au terme de l’enquête le prévenu est présenté à un juge libre et impartial à l’occasion d’une audience publique, le premier jugement est susceptible d’appel, jusqu’à sa condamnation définitive le prévenu est présumé innocent.

Le contraire de cette méthode était avant la révolution les lettres de cachet, aujourd’hui les Services Fiscaux sont encore sous le régime des lettres de cachet, le contrôleur fiscal après une enquête partiale édite lui-même la sanction, immédiatement exécutoire.

C’est ce vice de procédure qui rend la fiscalité opaque et destructrice de l’économie.

Que serait devenue notre société si ses tensions délictuelles pénales, crimes ou vols, étaient gérées comme pour le contrôle fiscal par une bande de cow-boys n’ayant de compte à rendre à personne.

Il faut que les français sachent que ce sont les juges et les tribunaux qui leur évitent en ces périodes de tensions sociales de devenir un pays de violence et de non droit.

Que Bercy accepte les règles du droit pénal et Bercy ne pourra plus mentir aux français et aux politiques en accusant les acteurs économiques d’une fraude fiscale que seuls des juges impartiaux et des accusés libres de se défendre devraient être à même de définir.

C’est l’introduction de la justice dans le recouvrement de l’impôt qui le stabilisera automatiquement. “C’est peut-être un détail pour M. Macron, mais pour moi ça veut dire beaucoup”

B- Les services publics

Je propose à M. Macron d’accompagner sa consultation d’une liste de ce qu’il appelle les services publics et de demander aux français de désigner ceux qu’ils considèrent comme un service public et ceux qu’ils considèrent comme un service privé pour lequel l’Etat s’est octroyé un monopole d’acteur privé qu’il ne sait pas assumer sans une dérive financière qui ruine le pays.

A l’issue de la consultation il n’aurait plus qu’à fermer ces services privés que des professionnels prendront alors en charge dans un cadre de concurrence et d’économie saine.

C- La transition écologique

Je propose que M. Macron à ce sujet crée un centre d’information pluriel où toutes les pensées sur le sujet auraient le droit de s’exprimer et non uniquement les écologistes. Ensuite, bien informés, nous discuterons.

En réalité un temps de parole égal pour toutes les opinions sur ce sujet.

D- L’organisation politique

Je propose que tout candidat, à quelque élection que ce soit, ne puisse pas se présenter sans avoir chiffré ses promesses, de telle sorte que les électeurs sachent combien ils auront à débourser pour les payer.

Qu’un organisme de surveillance vérifie que les chiffres soient respectés pendant le mandat de l’élu et qu’en cas de dépassement il soit immédiatement viré.

CONCLUSION

Finalement, c’est assez simple, juste un peu de rigueur et d’honnêteté, moins de mensonges et d’opacité.

Bien à vous. H. Dumas

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La pétition contre l’Etat pour inaction climatique

La pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l’Etat français pour inaction climatique, lancée par 4 ONG cartonne ! En effet, Greepeace serait l’hébergeur de ladite pétition avec accès à son code source et à sa Database. Ce qui est forcément un gage d’impartialité et d’absence de bourrage des urnes.

Pendant que le mouvement des GJs s’agite, l’occasion est trop belle pour nos journalistes subventionnés d’encenser le succès de l’opération climatique sur le WWW, rassurés de nous dire que « les questions liées au réchauffement climatique et à la biodiversité sont au centre des préoccupations des français » – dixit Madame Audray Pulvar, présidente de la FNH (Fondation pour la Nature et l’Homme), l’une de ces ONG. Une autre d’entre elles, l’OXFAM, a bombardé Cécile Duflot comme directrice générale. Le souci de toujours exister par rapport à la plèbe …

Ce qui est au centre des préoccupations des français, pour une partie croissante d’entre eux, est de boucler voir bousculer leur fin de mois. Connaissant les affinités de madame Pulvar pour la gauche française, le sujet aurait dû la préoccuper. Mais elle devait sans doute passer des vacances en Amazonie pendant que les GJs se gelaient les côtes sur les ronds-points de l’Hexagone. Mais non, c’est plus subtil : Pour collectiviser défensivement notre économie, l’écologie est le Graal de notre sauvegarde à tous. Si,si, c’est prouvé !

Tous les journalistes français ne sont évidemment pas comme madame Pulvar. Philipe Verdier qui présentait la météo sur BFM TV avant de passer sur France 2, suite à la parution de son ouvrage « Climat Investigation » en novembre 2015 par lequel il défendait des positions climato-sceptiques peu avant la tenue en France de la COP 21, fût clairement invité à reconsidérer que son avenir professionnel était ailleurs.

A la lecture des scores des écologistes aux différentes élections présidentielles depuis 1974, le meilleur d’entre eux a été Mr Mamère – ex animateur et rédacteur en chef du journal télévisé d’Antenne 2 de 1977 à 1992, qui avait réalisé 5.25% aux primaires de 2002. Il me vient comme à l’idée que les français sont un peu sceptiques avec les écologistes quant à la conduite de leurs affaires au quotidien.

Si l’Etat français venait à être condamné dans ce registre, n’oublions pas qu’in fine les contribuables passeront à la caisse, avec quelques petites taxounettes écologiques « Flat Taxe » supplémentaires qui hérissent de plus en plus le poil des GJs.

Puis tant qu’on y est. Vous vous rappelez de tous les pétards qu’on a fait sauter et tous les moteurs crasseux qu’on a utilisé pendant les deux guerres mondiales. Les millions de  tonnes de déchets, de poussières amiantées ou pas sur des territoires ravagés. Pourquoi ne pas recourir en justice contre toutes les nations belligérantes de ces époques pour génocide climatique, après tout ? Bizarrement d’ailleurs, la Terre s’en est parfaitement remise et la lumière du soleil ne nous a jamais quittée. Comme quoi on a de la marge en termes de destruction et de pollution.

Quand on voyage à travers le monde comme moi, on ne peut que constater que les français sont parmi le top des nations à chercher à préserver l’environnement. Un but tout à fait louable, mais si cela se traduit par un appauvrissement généralisé des français in stue, il est inéluctable que ces derniers vont reprendre la voie des pétards, des déchets, des poussières par la destruction.

Pourquoi ? Parce que l’Etat providence qu’on leur a vendu est exsangue. On leur a menti dès leur plus jeune âge par un déterminisme sociétal érigé en église : Le socialisme où on apprend à vivre au dépend des autres.

Bien à vous

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La révolte des sardines

Par une belle journée d’été, la mer nous porte, transparente bleue et calme comme sur une carte postale , au large du cap Creus. Nous sommes ensemble, à bord de ma coquille de noix.

La côte n’est plus en vue, juste dix mètres de plastic pour vous et moi, assis regardant le soleil se lever. Pas un bruit, pas une ride, pas un souffle de vent, l’apaisement total. Ici où là, chacune à distance, quelques mouettes insignifiantes posées sur l’eau dans cet espace vide.

Une heure plus tard la violence se déchaîne. La mer entre en ébullition, de toute part ce ne sont que remous silencieux survolés par des nuées d’oiseaux hurlants d’excitation venus d’on ne sait où. L’intensité croit, quelques sardines percent la surface en espérant échapper aux thons prédateurs qui dans leur dimension sautent vers elles puissamment, elles finissent dans des becs avides. Quelques attaquants entraînés par leur élan traversent aussi leur ciel argent pour retomber lourdement.

Le cri des mouettes est envahissant, tout le reste n’est que silence lourd. Une violence maximum, sans bruit, la plus terrible.

Si les thoniers sont là, ils entourent rapidement la scène de leur filet, quelques minutes plus tard des centaines de thons y seront prisonniers, c’est la violence ultime, terminale, celle de l’homme.

Puis d’un coup la mer redevient hermétique, le ciel se vide, il ne se passe plus rien, il ne se passe jamais rien en mer. La vie que nous percevons de la mer n’est qu’un effet du vent, rien de plus ne nous est accessible depuis sa surface. Sous la surface, ce n’est plus chez nous, c’est ailleurs, un monde inaccessible.

La violence est à la fois belle et tragique, naturelle et révoltante, fascinante et inacceptable, chacun l’aime ou la hait selon sa position et son implication personnelle.

Pour qu’elle naisse il lui faut un théâtre, des acteurs, un scénario.

Ici la sardine poisson fourrage grégaire, une bande de thons qui doivent manger deux fois par jour en des attaques rapides et mortelles dont la sardine est la principale victime, des oiseaux qui survolent la scène n’en perdant pas une miette en tirant quelques menus profits.

La sardine peut-elle se révolter ?

Intrinsèquement non. La sardine n’a rien à opposer à la puissance du thon. En revanche, sociologiquement tout pourrait être différent.

Il se trouve que face au danger connu par elle de servir de nourriture à bien des prédateurs la sardine a choisi la masse, la collectivité.

Lorsque le thon est annoncé les sardines se regroupent en une boule compacte qui favorise le repérage du thon mais donne à la sardine l’impression de minimiser ses pertes au moment de l’éclatement. Elle oppose à l’attaque le nombre, le sacrifice individuel au profit improbable de la collectivité.

Il pourrait en être tout autrement.

Dans l’absolu, la sardine pourrait être éparpillée dans l’immensité de l’océan, vivre individuellement et non en multitude, ce qui rendrait sa recherche beaucoup plus aléatoire.

Dans ce cas évidemment elle devrait s’assumer à longueur de temps. Ce n’est pas le choix qu’elle a fait. La sardine n’a pas une organisation libérale, au contraire elle est intensément collectiviste, égalitariste, sauf au moment du sacrifice ultime où c’est chacune pour sa peau.

Cela peut-il interpeller  les humains que nous sommes ?

Je n’en sais rien. Il est hasardeux de s’aventurer à des comparaisons certainement critiquables.

Donc laissons les sardines à leur vie et les hommes à la leur.

En revanche, en ce qui concerne la violence quelques réflexions peuvent être tirées de la vie des sardines.

D’abord le constat que la violence est. Qu’elle fait partie des incontournables sur notre si jolie terre, impliquant les sardines, mais aussi tout ce qui ressemble à la vie, animale ou végétale. Le nier est absurde, le gérer est un minimum, espérer l’éradiquer est probablement une utopie.

Ensuite que la violence est prévisible. Qu’elle sous-tend toute nécessité vitale. La vie de l’un est le prédateur des autres. Les thons auraient pu apprivoiser et élever les sardines puis les dévorer, la violence à leur égard eut été différente mais égale.

Elle n’est donc pas imprévisible, un hasard soudain, elle est une suite logique.

La violence en col blanc

La violence qui depuis un mois s’est invitée dans la rue n’est pas accidentelle, elle n’est pas le fruit d’une génération spontanée. Ceux qui le prétendent, élus ou profiteurs du système sont de sacrés menteurs.

Cette révolte violente fait suite à la violence des élus et de l’administration associée qui oppriment objectivement la population depuis les années 1970. Le motif fumeux de cette oppression serait le bonheur à venir pour tous. Un truc éculé promis aux sardines depuis des siècles.

Cette oppression de tous les jours a fini par avoir raison de la force de travail des acteurs économiques de notre société. Ils sont tout simplement en train de mourir.

Face à leur propre mort qu’ils voient arriver ils explosent, ils hurlent, ils cassent.

Rien n’y fait. Autistes, les thons de l’Etat continuent à dévorer les sardines aux écailles jaunes, en les accusant de résistance abusive.

Qu’est ce qui pourrait arrêter cette violence urbaine ?

Une augmentation de la violence du pouvoir qui occulterait la résistance spontanée des masses opprimées. Peut-être mais ce serait reculer pour mieux sauter, car la crise demeurerait.

Un écroulement du dit pouvoir ? Ce serait alors l’aventure, la colère réactive de ceux qui meurent n’étant pas structurée. Pas de pronostic possible.

Un pourrissement de la situation sans solution ? C’est probablement ce qui va arriver. C’est ce qui est arrivé aux sardines, depuis des millénaires….

Bien à vous.

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Le peuple, ce tueur.

Un fidèle internaute m’a interpellé en me parlant intensément du droit du peuple à décider selon sa convenance.

Cela m’a laissé dubitatif, puis inquiet, finalement m’a poussé au clavier pour en parler.

Ce sympathique internaute n’est pas isolé, d’autres que lui, probablement moins sincères, mettent aussi le peuple en avant.

Alors, qu’est-ce le peuple ?

Ce sont moi et cet internaute évidemment, mais ce sont aussi mes voisins, ceux que j’aime bien et ceux que j’aime moins. Ce sont les Gilets Jaunes, mais aussi les CRS. Les justiciables et les magistrats. Les petits gars de banlieue et les énarques. Ceux qui tapent la belote et ceux qui bridgent. Ceux qui mangent chez Lulu et ceux qui grignotent chez Lasserre. Les habitants de Saint Denis et ceux qui logent à l’Elysée. Le peuple, ce sont tous les français, pas loin de ce que l’on appelait avant l’Etat nation.

Au nom des droits de quels de ses membres le peuple pourrait-il prendre la parole ? La formulation des droits du peuple ne peut satisfaire qu’une partie de ce peuple, on le sent immédiatement. De quel droit cette partie envisagerait-elle d’imposer ses vues aux autres parties ?

Soyons lucides

Le peuple est une abstraction, il n’existe pas. Il n’est qu’une croyance. Disons qu’il est la croyance contemporaine occidentale, mise accidentellement en avant à l’occasion de la lutte des classes. Le peuple pour un grand nombre remplace Dieu, il est pour eux l’absolu de l’irrationnel.

Les croyances ont ceci de particulier qu’elles n’existent que par rapport à ce qu’elles excluent. Ce sont leurs hérétiques qui leur donnent de l’épaisseur, sans eux elles se dissolvent rapidement.

Les chrétiens ont dû leur naissance aux païens, puis aux différentes variantes qu’ils ont condamnées, chez nous les cathares ou les protestants. Les musulmans actuels doivent leur existence à la fureur qui les tient en haleine face aux infidèles.

Les récents champions connus et autoproclamés du peuple étaient les ennemis affirmés de la bourgeoisie autre abstraction, Mao à l’occasion de la révolution culturelle a massacré allègrement les chinois à partir de cet axiome.

Cessons de mettre le peuple en avant, cessons de croire qu’il serait naturellement le creuset de nos espoirs, l’arbitre de nos antinomies, qu’il pourrait exprimer une vérité par l’intermédiaire de ses représentants toujours autoproclamés, y compris par le vote.

Le pape nous a déjà fait le coup de la représentativité infaillible, Mélenchon et les autres ne proposent rien de plus.

Pensons aux hommes, aux individus qui composeraient le peuple s’il existait.

Ce sont eux qui comptent. Quand en 1914 le peuple est jeté dans les tranchées, ce n’est pas cette abstraction qui souffre, ce sont des individus de chair et d’os qui meurent horriblement décimés. Ce sont leur vie et leur avis qui comptent, pas celui émis par quelques dirigeants indélicats qui guerroient par vantardise ou cupidité.

Personne ne peut s’exprimer au nom du peuple qui n’existe pas sans imaginer au fond de lui un système qui favoriserait ses ambitions et détruirait tous ceux qui n’auraient pas les mêmes.

La croyance en le peuple est une tueuse, comme toutes les croyances elle exclut puis élimine.

La vie en groupe n’est possible qu’à partir du respect de chaque individu qui compose le groupe et plus largement du respect de tous les voisins composant les groupes voisins.

Cette vérité n’a pas d’exception, elle est à la fois simple à comprendre et difficile à mettre en œuvre. Elle impose l’acceptation de l’autre, mais aussi par contrecoup de soi-même, donc la responsabilité de ses propres actes et la tolérance pour ceux des autres.

Au départ, lorsque les Gilets Jaunes faisaient part de leur souffrance, de leur souhait d’être respectés, ils étaient admirables. Quelles que furent alors leurs façons de s’exprimer, y compris les plus extrêmes.

Mais qu’ils commencent à prétendre représenter le peuple et nous imposent alors je ne sais qu’elle folie, ils ne seront plus respectables.

Seuls les hommes sont à considérer, chaque homme, lui, les siens et ses biens, doivent pouvoir vivre en paix. C’est cela une société et non comme aujourd’hui des privilégiés qui exploitent une masse soumise, quand bien même la force inverserait-elle soumis et privilégiés rien alors ne changerait.

Le respect en priorité des individus s’appelle politiquement le libéralisme.

C’est la seule société possible. Convenons que le libéralisme est pour l’instant malheureusement utopique car uniquement basé sur la liberté à l’exclusion de tout emploi de la force sans besoin d’Etat et encore moins d’hommes de l’Etat, que cela n’existe nulle part à l’échelle d’un pays.

En revanche cela existe à l’échelle d’autres groupes associatifs ou économiques, c’est donc reproductible pour un pays. Seules les entraves des politiques l’interdisent.

Les hommes de l’Etat sont si passionnés par l’usage de la force que le libéralisme n’est pas pour demain.

Sans l’usage de la force, que feraient-ils de leurs flics qui aiment tant ça, de leurs magistrats qui adorent ça, de leurs militaires qui en sont friands, de leurs fonctionnaires dont la plupart n’auraient aucune raison d’exister s’ils n’avaient à imposer la force de l’Etat, etc…

Que les Gilets Jaunes défient la force de l’Etat pour conquérir la liberté : oui. Qu’ils s’abaissent à envisager d’utiliser la force de l’Etat pour leur propre compte : non. Ce serait le désespoir total.

Bien à vous. H. Dumas

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LÉGITIME DÉFENSE

Plus de la moitié de la France est en état de légitime défense. Cette population fait face à deux agressions mortelles.

La première est une atteinte directe aux biens. Un vol en bande organisée qui découle d’une pression fiscale légale insupportable, mais aussi un vol direct par surimposition factice à l’occasion de contrôles fiscaux hors droit, hors justice démocratique. L’ensemble générant ruine et malheur des forces vives du pays.

La deuxième aboutit à l’établissement d’une injustice artificielle généralisée, sous-produit d’un égalitarisme prétentieux, incapable évidemment de réduire les injustices naturelles qu’il affirme combattre. L’injustice des hommes chasse celle du hasard.

La seconde est injuste mais acceptable parce que la vie, la deuxième est révoltante et insupportable parce que la haine et la mort.

C’est un peu la différence qu’il y a entre un feu naturel et celui déclenché par un pyromane. On peut se garder du premier avec quelques précautions, on le subit s’il échappe, on ne peut rien contre le second qui révolte.

Cette moitié de la France agressée a aujourd’hui un nom : “Les Gilets Jaunes”.

Ces deux agressions ne touchent pas les mêmes personnes.

Je fais partie de ceux qui subissent la première, je me considère en état de légitime défense. Je connais parfaitement mon ennemi. Ceux qui sont dans mon cas sont comme moi.

La situation est plus complexe pour ceux qui subissent la deuxième agression. Il leur est plus difficile de visualiser leurs bourreaux. Ils peuvent croire que l’égalitarisme est mal organisé, qu’il pourrait être conçu pour eux plutôt que pour les autres. Ils sont des proies faciles pour les escrocs au bonheur.

Ils admettent difficilement que seule la liberté pourrait mettre fin aux injustices que les privilégiés leur font subir. Ils ne voient pas très bien la différence entre les privilégiés naturels et les usurpateurs, entre le malheur naturel et le malheur artificiel. Bien que l’un soit limité car la vie et l’autre illimité car du fait des hommes, pour eux le malheur est toujours le malheur. Comment ne pas les comprendre ?

Il n’en résulte pas moins que la moitié du pays est en état de légitime défense et a parfaitement le droit de juger et de combattre l’autre. Oui, mais…

Les fusils et la force sont du côté des agresseurs, qui se sont appropriés la loi, la justice, la police, les outils de communication, etc…

Le courage du “boxeur-manouche” est admirable. Même boxeur professionnel, faire face à un escadron de CRS et tenter une “sortie” n’est pas donné à tout le monde.

J’ai voulu abonder à la collecte pour le soutenir, il va en avoir bien besoin. Je suis arrivé trop tard, il n’a aucun droit à se défendre, nous n’avons aucun droit à l’aider, la légitime défense ne lui est pas accordée. Enfin… aujourd’hui.

Les politiques qui chantent trop fort leur indignation devraient se méfier de l’histoire qui risque de retenir Christophe Dettinger plutôt qu’eux.

Je voudrais dire ceci, solennellement.

Les envies de lutte et de destruction sont naturelles pour ceux qui sont piétinés, mais lorsqu’elles se traduisent en réalités nul ne sait jusqu’où elles iront, ni quand elles s’arrêteront.

Lorsqu’une société est ainsi partagée, à parts égales en ennemis inconciliables, il ne faut pas allumer la mèche, même si l’envie est forte, au bout c’est la guerre civile, c’est le Liban, la ruine et l’invasion pour conséquence.

Alors que, je vous l’affirme, l’ennemi va succomber seul, les égalitaristes au pouvoir ne peuvent que faire faillite, très rapidement.

Seule notre impatience et notre violence pourraient leur permette de donner le change et de garder le pouvoir par la force. Calme et maîtrise sont impératifs aujourd’hui. Ils sont la seule stratégie possible.

Bien à vous. H. Dumas

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Le temps du recueillement est revenu

Du 19 Septembre 2013 à la fin de Septembre 2014, tous les deuxièmes Jeudi du mois, je suis allé me recueillir devant Bercy, seul ou presque.

Je n’allais ni manifester ni contester, j’avais alors déjà largement dépassé l’état de révolte, j’étais anéanti. Je le suis toujours.

Ce recueillement me paraissait essentiel, j’allais faire le deuil de mes économies, du fruit de 40 ans de travail honnête et intense.

J’allais me souvenir des risques que j’avais pris toute ma vie, de la passion que j’avais mis à créer mes entreprises, de mes engagements citoyens auprès d’associations, de ce que globalement j’avais essayé d’être pour moi et pour les autres sur cette terre.

Mon chagrin lié à mon infortune était directement issu des activités immorales de Bercy, c’est là et nulle part ailleurs que j’avais vu disparaître mes biens péniblement acquis.

Je trouvais légitime de venir me recueillir sur les lieux du drame, comme on le fait pour une bataille perdue ou face à la disparition d’un être cher.

Loin de moi était l’idée de manifester mon indignation dans la rue, non je ne voulais que me recueillir, un droit légitime et sacré de mémoire, de prière évidemment athée.

Je n’imaginais pas une foule elle aussi ruinée par Bercy se recueillant avec moi, arborant de très discrets signes où l’on aurait pu lire “Je suis Dumas” signifiant que le mal était généralisé, d’ailleurs ce ne fut pas le cas.

Cependant je fus déçu de ne pas partager mon silence, mes pensées.

J’étais alors arrivé à la conclusion que notre pays ne pourrait pas se rétablir économiquement tant que le contrôle fiscal resterait une zone de non droit.

Tout comme la liberté ne pouvait pas jaillir de la révolution tant que les lettres de cachet séviraient.

La délinquance y compris fiscale doit être traquée, mais il y a des formes à respecter sans lesquelles la traque des délinquants se transforme rapidement en totalitarisme aveugle et non maîtrisable, en terreur.

Les règles à observer sont simples, l’enquêteur ne peut pas émettre la sanction, celle-ci passe par un juge libre lors d’une audience publique, jusqu’à cette audience l’accusé est considéré comme innocent, à cette audience il doit pouvoir se défendre loyalement.

Ce n’est pas du tout comme cela que fonctionnent les contrôles fiscaux, d’où la terreur fiscale que connait notre pays et que chacun de nous est obligé de supporter.

Terreur qui ne permet pas d’apprécier le poids de l’impôt pour ceux qui le décident par manque de retour des terrorisés, qui la ferment tétanisés par la peur.

En Septembre 2014, lorsque j’ai arrêté de me recueillir à Bercy, j’ai conclu que j’étais sans doute le seul à avoir été ruiné par Bercy, à ne plus pouvoir payer mes charges, à avoir été projeté dans la misère injustement, à ne rien comprendre à cette société déboussolée où la crapulerie est récompensée, où la rigueur et la générosité sont ridiculisées.

Depuis je suppose que la machine Bercy a fonctionné à pleins tuyaux, qu’elle s’apprête à fonctionner encore plus fort, que le massacre est et va être terrible, si j’en juge par le bazar que je vois.

Cette idée me catastrophe, m’émeut car j’en connais les conséquences, me donne de nouveau envie de me recueillir face à toute cette horreur.

J’ai donc décidé de reprendre mes séances de prière devant Bercy :

TOUS LES QUATRIÈMES JEUDI DU MOIS, LE 24 EN JANVIER, DE 15H à 16H

Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais vous pouvez venir prier avec moi en pensant au passé et en réfléchissant à l’avenir.

Bien à vous.     H. Dumas

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Le gouvernement … ment encore !

Cela va devenir une rubrique habituelle mais ce n’est pas de notre faute ; le gouvernement ment et il ne peut pas s’en empêcher car influencer l’opinion et éventuellement la manipuler est une constante du pouvoir …

Et nous, nous nous sentons obligés d’en parler !

1er mensonge : A tout seigneur tout honneur, le président de la république qui, lors de ses vœux du 31 décembre, nous a péremptoirement déclaré : « le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ».

Le problème est que sa déclaration réduit le capitalisme à une vision doublement négative : le court terme et l’avidité alors que nos sociétés occidentales sont toutes basées sur le capitalisme qui, seul, a permis de créer les richesses qui sont la base de notre développement économique depuis le 18°s.

Par ailleurs, aucun système collectiviste, socialiste ou autre, n’a jamais réussi. Ils n’ont conduit qu’à la ruine et à la misère des populations qui les ont subis.

Quant à l’épithète « ultralibéral », il ne correspond à rien : on est libéral ou on l’est pas et lui visiblement ne l’est pas malgré les affirmations de certains de ses détracteurs !

Préjuger de la « fin du capitalisme » est enfin une affirmation pour le moins audacieuse puisqu’il n’y a pas de modèle économique de remplacement ; sauf à penser que E Macron pense que le système si peu efficient du capitalisme d’Etat à la française pourrait être de nature à être ce modèle de substitution…

Quel est finalement le but de cette déclaration : conviction ou manipulation ?

Il est probable que cette affirmation est surtout destinée aux populations de gauche qu’il faut amadouer en vue de leur récupération pour les prochaines élections … ce qui n’exclut pas, par ailleurs, qu’il dévoile ainsi sa véritable pensée de socialiste pur jus !

Enfin, on peut fustiger le capitalisme mais il faut quand même ne pas perdre de vue que ce sont l’étatisme français et l’Etat providence qui sont essentiellement la cause de tous nos maux voir (ici) et (là).

2ème mensonge : les gilets jaunes, qui refusent de rentrer chez eux, sont tous des fascistes ou des membres de mouvements d’extrême droite ; car c’est bien connu seuls les gens d’extrême droite troublent l’ordre public républicain !?!

Ce discours a, bien entendu, été relayé abondamment par la presse subventionnée dont l’opinion politique se situe clairement à gauche puisque … la morale est forcément de gauche.

Pas de chance, il s’avère que les casseurs arrêtés étaient en majorité d’extrême gauche ou non affiliés (black blocks ou gilets jaunes entraînés par les circonstances).

La distorsion entre le discours officiel et la réalité ne semble toutefois pas troubler le pouvoir et ses affidés ; surtout lorsque l’on sait que le but de ces déclarations est avant tout de discréditer un mouvement exclusivement populaire (du moins à l’origine) et spontané ; le président ayant lui-même “enfoncé le clou” en insistant, lors de ses « vœux », sur le retour nécessaire à l’ordre républicain.

3ème mensonge : les gilets jaunes ont agressé la police – ce sont des voyous et le président l’a dit lui-même en parlant de « foule haineuse ».

On tombe là dans le manichéisme le plus primaire, style URSS des années 70 ; ce qui ne constitue évidemment pas un progrès.

Le problème c’est que j’ai vu la police charger, après un gazage massif, un rassemblement pacifique de retraités et de personnes âgées en gilets jaunes … Faudra-t-il sortir à l’avenir avec un déambulateur pour éviter le matraquage policier ?

La vérité est que le pouvoir a eu très, très peur et qu’il a envoyé au casse pipe des forces de l’ordre conditionnées et embrigadées pour faire le sale boulot pendant que, selon le Canard Enchaîné, E Macron se terrait à l’Élysée ; protégé par 600 policiers et gendarmes et un hélicoptère prêt à décoller … pour le cas où !

On a appris aussi que la police avait tiré au flash-ball à très faible distance (4 m) sur plusieurs jeunes filles et que le cas est avéré pour 3 autres adolescents dont un à Toulouse qui a perdu un oeil.

J’aimerais bien connaître la nature des agressions intolérables commises par ces jeunes filles pour justifier de telles violences policières !

La seule vérité est que le pouvoir tremble de peur devant une « populace en colère » et incontrôlable qui n’obéit pas aux codes habituels et qu’il est prêt à justifier tous les abus commis en son nom, de l’ordre public, de la République … alors qu’il est seulement inadmissible d’utiliser de telles méthodes sur des enfants et qu’il n’y aura jamais aucun argument qui puisse les justifier.

Il faut quand même rappeler que le nombre des blessés dépasse les 1.000 et que certains véhicules de police (non équipés de la vignette Crit’air) disposaient de réservoirs contenant des produits chimiques incapacitants toxiques (il s’agirait de poudre) … pour le cas où (sic).

En outre :

– La police se met désormais à confisquer les masques de plongée et les lunettes de natation car, fait nouveau, ce serait des armes par destination … bien qu’on n’ait jamais vu quelqu’un être tué à coup de masque de plongée. On a compris qu’il s’agit en fait de rendre les manifestants totalement vulnérables aux gaz lacrymogènes pour les empêcher de résister aux attaques de la police. Bientôt, chercher à se protéger des attaques de la police deviendra un délit … comme dans toutes les bonnes dictatures !

– La justice, en toute indépendance, a décidé aussi de matraquer à sa façon les manifestants politiquement incorrects qui ne détiennent pas les codes des corps intermédiaires (syndicats patentés subventionnés qui ne représentent personne). C’est le cas notamment de 3 personnes qui ont, le 21 décembre, pendu et décapité un pantin à l’effigie d’ E Macron car ces faits constitueraient « une incitation au meurtre ». Un jeune est aussi poursuivi pour avoir parlé de guillotine à un élu !?! Enfin, la police a arrêté M Drouet, meneur des gilets jaunes, parce qu’il a été pris sur le fait en train de commettre un acte extrêmement dangereux : il déposait des bougies en commémoration des gilets jaunes morts (12) mais ne l’avait pas déclaré en préfecture !

Enfin, des ordres ont été donnés pour évacuer, manu militari, les ronds points encore occupés.

Le pouvoir peut dormir tranquille, la police et la justice font le boulot … même si on se situe clairement dans la répression de la liberté politique, en parfaite violation avec les dispositions de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ; laquelle a valeur constitutionnelle.

Toutefois, il faut être conscient que ces poursuites sont essentiellement destinées à intimider, voire à effrayer, les manifestants et la population en général … surtout si celle-ci avait dans l’idée de se joindre au mouvement !

Pour le pouvoir, il faut casser le mouvement à tout prix mais il n’est toutefois pas sûr que cela soit efficace à en juger par ce qui s’est passé le 05 janvier !

 4ème mensonge : la rémunération des livrets A a été bloquée à 0.75% l’an jusqu’en 2020 pour, officiellement, faciliter le financement du logement social via la Caisse des Dépôts et Consignations.

On sait que le livret A est le placement préféré des classes populaires et qu’il est présenté comme sûr ; sauf qu’il est loin de l’excellence !

Auparavant, le taux de rémunération de l’épargne était indexé sur l’inflation ; ce qui en faisait un placement permettant au moins de sauvegarder son épargne ; même s’il était loin d’être performant.

Son autre avantage est qu’il échappe aux « cotisations sociales » (CSG et autres au taux actuel de 17.2%) ; ce qui est loin d’être anodin.

Mais c’était sans doute trop … c’est pourquoi le gouvernement a modifié, en 2016, les règles de calcul des intérêts pour les plafonner à 0.75% l’an.

Lorsque l’inflation était très faible (moins de 1% l’an) ; le problème de la rémunération était relativement anodin mais il se trouve qu’en 2018, l’inflation s’est élevée (officiellement) à 1.8%.

De ce fait, ce placement de père de famille fait désormais perdre de l’argent (en toute sécurité) à chacun de ses détenteurs puisque le taux de rémunération est largement inférieur à l’inflation.

Par contre, le gain pour l’Etat a été évalué à 3.5 milliards € ; économisés sur le dos du petit épargnant !

Il faut y voir, en fait, une manière de subventionner les dépenses de l’Etat ou si vous préférez un impôt qui ne dit pas son nom !

Il n’y a pas de petites économies mais rassurez-vous l’inflation devrait à nouveau diminuer vers les 1% l’an en 2019 du fait du ralentissement économique et du tassement du prix du pétrole. Cela devrait réduire les pertes des détenteurs de Livrets A.

5ème mensonge : Le pouvoir se plaint de la destruction des radars et surtout prétend que leur réparation va lui coûter très cher. Il affirme aussi que, du fait de la destruction de ces appareils, les conducteurs vont se défouler et se remettre à conduire n’importe comment avec à la clé une augmentation vertigineuse des accidents !

À l’occasion des fêtes, j’ai parcouru 800 km ; ce qui m’a permis de constater qu’effectivement 80% des radars automatiques avaient été neutralisés mais que tous avaient été bâchés ou tagués à la peinture jaune. Je n’en n’ai pas vu un seul brûlé ou détruit ; ce qui ne veut bien entendu pas dire qu’il n’y n’a pas eu …

Par ailleurs, durant ces trajets, je n’ai pas vu une seule infraction ni une seule fois un conducteur incivique … ce qui tend à démontrer que les radars n’ont pas tout à fait la fonction ni l’utilité qu’on prétend qu’ils ont !

Le pouvoir peut pleurer sur les frais de réparation mais ils seront en fait à peu près nuls (il suffit de retirer la bâche) ; compte non tenu du fait qu’il « oublie » de vous dire ce que les radars lui rapportent : 1.2 milliards €/an !

En fait, on sait que les radars ont été implantés en masse essentiellement pour piéger l’automobiliste et rapporter des impôts sous couvert de répression pénale forfaitaire ( !?!) et que la réduction à 80 km/h n’a pas eu d’autre but que de renforcer les possibilités de répression sous couvert d’un argument sécuritaire non prouvé.

Enfin, à bien y regarder, ces radars sont essentiellement des instruments d’oppression dont le but évident est de sanctionner. On passe très vite de conducteur discipliné à délinquant routier (il suffit de 4 km/h car la marge d’erreur admise est 2.5%) et cela les français ont fini par le comprendre !

La suite au prochain mensonge gouvernemental … Ce qui devrait être relativement rapide.

Bien cordialement à tous !

 

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Droit social du mensonge

L’affaire se passe dans le cadre d’un groupe de sociétés avec une holding qui chapeaute trois filles avec autant de codes d’activités différents. L’une d’elles – appelons la A, la plus importante en termes de personnels et de chiffre d’affaire rencontre sur ses deux derniers exercices des pertes croissantes et un peu plus sur un deuxième site qui occupe trois salariés dont un délégué du personnel, avec des perspectives inquiétantes. Et cela ne va pas bien non plus dans les deux autres, B et C.

Une opportunité de changer d’enseigne pour la société A, et devenir franchisé d’une firme phare – parmi les trois meilleures reconnues via sondage dans le même secteur d’activité, s’offre à elle, attendu qu’elle doit fermer ou céder à date fixe selon aucune apparenté avec le gérant le deuxième site lié à un bail de location. Quid ?

Je vous donne de suite la conclusion : Le changement de Business Model s’est avéré payant en restructurant complètement A et accessoirement en évacuant B et C par des cessations d’activités propres et nettes sans aucun recours contre ces dernières devant le droit social.

Mais revenons à nos salariés concernés par la fermeture dudit site. Ils réunissent à eux trois près d’un siècle d’ancienneté dans A. Ils actent devant les prud’hommes en requérant une liste à la Prévert de leurs préjudices formalisés par le Code du Travail et leur avocat, ou plutôt avocate dont c’est le commerce qui a pignon sur rue.

J’ai aussi choisi une avocate du même Landerneau spécialisée en droit social pour me représenter, comprenant bien que tout ce petit monde dans le registre se fréquentait régulièrement. Le bon choix ? Je n’en sais rien.

Le titre de cet article est « Droit social et du mensonge ». Déclinons-le via les conclusions de l’avocate des salariés devant l’audience de 1ère instance :

– « La holding et ses trois sociétés filles exercent la même activité. » Faux ! La holding n’exerce aucune œuvre en dehors de détenir les parts sociales de A, B et C. qui ont toutes trois des activités différentes ;
– « La situation comptable dégradée de A n’est pas établie. » Faux ! Une simple lecture des deux dernières liasses fiscales permet de comprendre que A suit une mauvaise pente et qu’elle ne peut se maintenir en l’état ;
– « La fermeture d’un site de A est uniquement la décision du nouveau Franchiseur adoubée par le gérant de A. » Vrai ! La situation critique de A impliquait un nouveau Business Model qui ne pouvait se concevoir que sur le site phare, en évacuant toute concurrence d’enseigne sur l’autre lieu sous la même gérance pour le Franchiseur par contrat ;
– « Les minimas de rémunération n’ont pas été respectés et appellent des compensations selon mes tableaux référencés. » Faux ! Les bases de rémunérations étaient faibles mais des intéressements au chiffre d’affaire produits, de surcroît sur du TTC, révélaient des salaires récurrents bien au-delà des minimums, ce qui est clairement établi pour chacun tout le temps de leur exercice ;
– « Suite à la fermeture de site envisagée, les propositions de reclassement sur le site phare de A étaient floues. » Faux ! Un élève de collège aurait compris la formule d’intéressement qui leur était proposée avec de surcroît une indemnité kilométrique pour compenser la distance entre les deux sites de 20 kms, ce qui potentiellement leur était plus avantageux par rapport à leur activité déclinante ;
– « Les critères de licenciements ne sont pas respectés ». Faux ! Dans le cadre de fermeture de site liée à une société, ces injonctions tombent. Ce qui est logique, car pourquoi des salariés d’un site qui ferme devraient débaucher d’autres de leurs collègues qui font fort bien leurs offices apparentés sur un autre lieu ;
– « Les trois salariés ont souligné un propos du gérant que s’ils venaient sur le site référencé, il n’y aurait pas de la place pour tout le monde. » Vrai ! Masse salariale beaucoup trop importante par rapport aux nécessités et là, les critères d’ordre de licenciement devraient être envisagés ;
– « Le site à fermer n’a pas été proposé en reprise d’activité. » Faux ! L’un des trois salariés qui avait les capitaux pour reprendre ladite activité était en pourparlers avec l’ancienne gérance depuis deux ans et toujours ouverte avec la mienne, ce que j’aurai signé pour l’euro symbolique, non pas parce que c’était mort mais que j’envisageais le business autrement dans le même secteur d’activité ;
– « Vous avez des capitaux pour épouser cette nouvelle enseigne donc pourquoi ne pas réinvestir dans ce que ce que vous demandent ceux du site en mort subite ? » Faux ! Les capitaux que j’ai requis pour sauver une boîte se sont faits sur un emprunt auprès d’une banque qui a pris des garanties sur mon patrimoine pour tenter un nouveau Business Model ;

Qu’est-il advenu de cette histoire aux Prud’hommes ? En 1ère instance, cela n’a pas été jugé. L’affaire est donc proposée en départage sous la houlette d’un magistrat juge professionnel du droit social, femme encore. Une proposition de conciliation entre les parties est proposée, comme avant d’acter pour les Prud’hommes, au tout début du contentieux.

J’ai refusé la conciliation, via ce qui précède. Le magistrat tranche pour partie en faveur des salariés : Couper un bras qui met ni plus ni moins en danger la pérennité du groupe de sociétés et de leurs salariés restants. Je m’interroge : Comment peut-on par de tels « Fakes » mettre en péril une majorité de gens qui travaillent encore avec un avenir pour une minorité qui ne veut pas en faire partie et qui n’a pas raison ?

Le jugement tombe avec exécution sous astreinte ad nutum sans attendre l’éventuelle procédure en Appel. Urgence !

J’ai vent des opinions de la 9ème chambre de la Cours d’appel en droit social de ma région : Rose foncé ou rouge vif. Je décide de jouer au Poker avec les trois salariés en « disgrâce ». Veulent-ils refaire tapis avec l’Appel ? Je procède alors avec eux une conciliation jusqu’à ce que je peux me permettre via la trésorerie de A. Ils n’accepteront pas la première enchère, ni la deuxième mais enfin la troisième, ce qui me convient tout à fait pour sauver une entreprise et lui donner un avenir avec ses salariés renouvelés pour la plupart et qui font le job, en étant considérés et bien rémunérés.

La morale de cette histoire ? A vos commentaires …

Bien à vous.

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DARMANIN, LE COMIQUE DONT LA FRANCE AVAIT TANT BESOIN.

Le 30 décembre je lis un article du Figaro intitulé ” Darmanin hausse le ton contre l’exil fiscal des dirigeants d’entreprise”.
Ce brave jeune homme en remet une couche en lançant un appel tonitruant au “civisme fiscal”.
Cet article reprenait une interview de notre Gérard Darmanin national donné au JDD. ( https://www.lejdd.fr/Politique/gerald-darmanin-au-jdd-le-prelevement-a-la-source-cest-lere-moderne-3829553 )
En pleine séquence dite “des Gilets Jaunes” notre Gérard devait souhaiter nous la faire oublier en nous faisant crouler de rire.
Il y avait déjà pas mal de comiques dans les députés LREM ou leur sous-produit le Modem qui nous ont régalé, quasiment 24h sur 24, sur les chaines en continu, d’un festival ininterrompu de mauvaise foi ou de contre vérités, mais là Darmanin en demandant aux “riches” qui ont fuit la spoliation bercynienne, ( car eux en avaient les moyens ), d’être des bons français et de revenir volontairement se faire tondre (à vif) par Bercy.

J’ai failli, en lisant un tel tissu de bêtises, recracher le café que j’étais en train de boire, pris d’un irrésistible fou rire.

Combien d’exilés fiscaux vont être sensible à son discours “patriotique”?
Qui va vouloir se faire dépouiller de son plein gré par Bercy?
La Carotte ou le bâton.
Il nous sert un “pathos” égalitariste avec, certainement, des trémolos dans la voix, qui malheureusement ne ferait même pas pleurer un élève de CM2.
Il lui restera donc que le bâton, système de coercition préféré du fisc français, mais là attention, ce ne sont pas des français “moyens” et ses menaces ne les fait même pas ciller.

Encore des gesticulations et des vociférations gratuites et inapplicables uniquement destinées aux contribuables , comme vous ou moi, qui sommes prisonnier d’un système quasiment carcéral pour nous, qui faisons ou faisions marcher la boutique.

Notre ministre des “Comptes publics”, ( rien que ce titre est du plus haut comique lorsque l’on sait ce que ces énarques font de NOTRE ARGENT) pourrait sans soucis passer à “Rire et Chansons” dans la rubrique “nouvelle génération du rire”.

Après les Inconnus (https://www.youtube.com/watch?v=fy5ewMwLvMc ) Gérard serait excellent dans le rôle de Ska le serpent ( https://www.youtube.com/watch?v=evt_8hluLww ) entre Jamel Debbouze, Élie Semoun ou Michel Leeb.

A-t-il fait passer son message de civisme fiscal aux hauts fonctionnaires de Bercy, les gardiens de notre or?
https://www.temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/ )
J’en doute et donc rien ne changera.
Ceux qui travaillent continueront à travailler pour payer les fonctionnaires et ceux-ci continueront à les tordre.

Quant à ceux qui sont partis hors de l’enfer fiscal français, ce n’est pas demain qu’ils rentreront.
Les veinards!

E.Bolling

 

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Espoir et bonne année (vidéo)

Bonjour,

Bien à vous. E. Bolling et H. Dumas

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J’ai testé pour vous la modulation du prélèvement à la source

Le prélèvement à la source (PALS) vient d’entrer en application à la suite d’une longue période d’explications, relevant surtout de la propagande, au cours de laquelle on nous a expliqué que ce serait facile, bien mieux qu’avant et que vous pourriez de toutes les façons adapter le montant du PALS en fonction de votre situation.

Aussitôt dit, aussitôt fait, j’ai testé le PALS et les possibilités de modulation du taux de prélèvement puisque … c’est si facile !

Autant vous prévenir de suite, cela ne marche pas !

Démonstration :

Confronté à une diminution très importante de mes revenus qui me rend désormais non assujetti à l’IRPP (impôt sur le revenu) aussi bien pour 2018 que pour 2019, je viens donc de me connecter sur l’espace impôts.gouv.fr afin de modifier le taux du prélèvement à la source.

Le but de l’opération était de ramener à zéro le taux du PALS fixé initialement à 2% dans mon avis d’imposition reçu en septembre 2018.

J’ai donc rempli le formulaire apparu à l’écran en vue de demander l’application d’un taux de prélèvement à la source de 0 (zéro) ; ce qui m’a permis de lire la réponse suivante :

La modulation à la baisse du prélèvement est possible lorsque le montant du prélèvement au titre de la situation et des revenus de l’année en cours est inférieur de plus de 10 % et 200 euros au montant du prélèvement supporté en l’absence de cette modulation.

Compte tenu des éléments déclarés, vous ne remplissez pas ces conditions. Vous ne pouvez donc pas modifier votre prélèvement à la source.

 Le montant de mon impôt passant de 370 € à 0, le montant du prélèvement est bien supérieur à 200 € et à 10% puisqu’il est de 100%.

La réponse qui m’a été faite est visiblement inappropriée puisque je rentre bien dans le critère de réduction du PALS.

Or, contrairement à ce qui nous a été affirmé depuis des mois, il n’est pas possible de le moduler !

Doit-on en conclure que la DGFIP (Bercy) a ajouté des paramétrages non prévus ou non stipulés à seule fin de faire obstacle à toute réduction du prélèvement ? il est permis de le penser …

Bien décidé à en avoir le coeur net, je me connecte immédiatement sur mon « espace personnel particulier » afin d’opérer une réclamation.

Malheureusement, et ce n’est vraiment pas de chance, il est impossible de se connecter ; le service concerné (qui n’est pas le même que celui dédié au PALS), est « momentanément » indisponible !

Mais voilà au moins un moyen simple de couper court à toute réclamation !

Conclusion :

Comme je l’avais prévu (ici), le PALS ne marche pas; en tout cas il ne fonctionne pas dans les conditions qui nous ont été indiquées. Ce sont surtout des complications inutiles et, alors qu’auparavant il était possible de moduler le montant des prélèvements fiscaux pour l’adapter aux revenus réels, aujourd’hui ce n’est plus possible.

Malgré des revenus très faibles, je me trouve donc contraint de faire l’avance à l’Etat d’impôts que je ne dois pas ! Mais, je peux espérer un remboursement sous 18 mois …

Le contribuable ne peut pas être tenu pour responsable des insuffisances de l’administration … mais c’est pourtant bien lui qui en fait les frais !

Il est évident qu’il n’y a aucune simplification, bien au contraire, et les buts poursuivis ne sont évidemment pas ceux qui ont été affichés !

Conclusion qui s’impose : le gouvernement ment et avec lui le sémillant ministre du budget, le désormais fameux Darmanin, dont l’arrogance le dispute à l’incompétence la plus absolue, qui pense que le français disposant d’un revenu de 900 € par mois peut se permettre d’aller au restaurant et se payer des additions de 200 € ; sans les vins (ce détail ajouté par ses soins est évidemment d’importance).

Le jour où le gouvernement et ses hauts fonctionnaires cesseront de prendre les français pour des imbéciles, ils auront fait un grand progrès ; mais je ne pense pas que cela soit pour un avenir proche compte tenu de la situation générale absolument catastrophique des finances publiques.

N’hésitez pas à nous faire part, dans la rubrique VOS TEMOIGNAGES, de vos expériences personnelles ; je sens qu’on va bien s’amuser …

Bien cordialement à tous !

 

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Mélenchon, leader d’une France Insincère ?

Mélenchon admire M. Eric Drouet, qu’il compare à son homonyme de la révolution, lequel se prénommait Jean Baptiste. Ce dernier fut d’abord l’opportuniste délateur grassement payé de Louis XVI à Varennes, puis un Montagnard extrémiste. Donc un délateur partisan moral de la terreur, de la partie sombre de la révolution, de son échec pratique et humain absolu.

Je serais M. Eric Drouet, que je ne connais pas, cette comparaison ne me flatterait pas.

De la révolution je préfère personnellement honorer ses penseurs, les Voltaire, Condorcet et autres, qui réfléchirent à l’organisation d’un monde de liberté individuelle, de respect de la propriété, de limite des pouvoirs des hommes de l’Etat, de justice équitable, qui générèrent la constitution américaine, qui succombèrent en grand nombre en France sous la pression d’une partie — discutable — du peuple de la rue — avide et inculte représentée par les Montagnards — qui n’a pas hésité à les tuer en nombre par décapitation lors de la terreur, reculant d’un siècle les bienfaits de leur pensée.

Le Montagnard insincère Mélenchon, dont je reconnais la vivacité d’esprit et l’opportunisme ravageur, n’est pas ma tasse de thé.

Les Gilets Jaunes sont-ils porteurs de la terreur, comme semble le souhaiter Mélenchon ? Comme font mine de le redouter les néfastes “élus-administrations” associés taxateurs au pouvoir, plus communément appelés “Bercy”.

J’espère que non. A vrai dire je n’en sais rien.

J’ai mon gilet jaune sur mon tableau de bord par sympathie. Je ne me suis jamais arrêté à un rond-point pour discuter. J’aurais dû ? Sans doute.

Le hasard a pourtant fait que les premiers samedis de contestation j’ai traversé chaque fois la France pour les besoins de mon travail. Je n’ai pas échappé aux blocages et déviations diverses. Je n’ai vu que bonhomie et détermination pacifique. J’ai pu me tromper, m’abuser. J’espère que non.

Aujourd’hui, en ce début d’année, j’ai un peu plus de temps, je pourrais me rendre sur un rond-point et tenter de mieux comprendre. Je ne le ferai pas, j’ai peur d’être déçu.

Pour moi les Gilets Jaunes sont l’expression d’une gigantesque souffrance fiscale que je connais bien et partage, mais ils sont aussi un immense espoir. Je tiens à ce qu’ils restent cela dans ma tête.

Je veux croire qu’ils sont tous membres de la France qui produit. Salariés du privé, professions libérales, artisans, je les imagine comme moi au bout du rouleau, ne pouvant plus payer charges et impôts, ne pouvant plus tirer la charrette France trop pleine de poids morts économiques, fonctionnaires ou inactifs indifférents à leur épuisement.

Je les sais tous taxés à 90% de leur apport à la richesse du pays, y compris pour les plus modestes par le jeu de la TVA et des charges sociales dont ils ne profitent pas, au profit d’une masse grossissant sans cesse qui n’apporte rien à cette richesse et ne fait qu’en profiter à leur place.

Je les imagine acculés par Bercy, poursuivis par leurs créanciers qui agissent sans vergogne pour le compte des passifs.

Je les sens terriblement déçus de s’être engagés, d’avoir pris des risques et de se voir dépossédés, humiliés par les profiteurs de tout poil, les planqués du système.

Je pardonne leur violence, comment rester calme face à tant d’injustices à une telle inversion des valeurs, de la réalité.

Si l’on en croit M. Mélenchon la situation ne serait pas conforme à ma vision.

Les Gilets Jaunes seraient pour lui juste des partisans de plus d’Etat, de plus d’impôts, de plus d’avantages, de plus de sécurité, de moins d’économie, de décapitation du capital mérite et de sa redistribution par cooptation, en réalité au choix des fascistes ou des communistes si l’on veut se référer à des termes anciens pour les qualifier.

J’espère que ce n’est pas moi mais bien Mélenchon qui est dans l’erreur, faute de quoi nos malheurs ne vont pas vers un mieux mais vers un bien pire. Les guillotines ne sont alors pas loin. Pauvre France.

Son peuple pourrait-il, après 1789, être une nouvelle fois abusé. Aujourd’hui par de “Mélenchoniques” intrigants, qui lui feraient miroiter que le risque, l’engagement personnel, la propriété privée, la liberté individuelle, la responsabilité, le mérite, la récompense ou la sanction, la vie en quelque sorte, pourraient se résumer en la soumission de chacun à un Etat qui, comme par hasard, serait organisé par et au profit de Mélenchon et de ses amis en lieu et place de Bercy et des siens.

Soyons sûr qu’alors la France perdrait une nouvelle fois un siècle. Elle repasserait par la terreur qui n’est que la guerre civile, puis par la dictature, pour revenir peut-être à une démocratie moderne cent ans après les autres démocraties mondiales.

C’est Bercy qu’il faut détruire et non le mur de Berlin qu’il faut reconstruire, M. Mélenchon, ne trompez pas les Gilets Jaunes ils ne le méritent pas.

H. Dumas

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Complots, croyances et flicage

Lorsque Louis XVI tente des alliances avec l’aristocratie européenne pour maintenir la royauté, il ne complote pas. Il croit en la royauté, en cela il ne fait qu’adhérer à un régime millénaire qui lui parait évident, il se rapproche naturellement de ceux qui croient aussi à ce système. Il ne comprend pas les motifs de ceux qui souhaitent le modifier. Il ne perçoit pas les souffrances que ce régime génère.

Il y laissera la vie, accusé de complot. Sa mort est sans doute abusive. Celle du système social qu’il représentait parfaitement naturelle, il ne pouvait que disparaître. Mais pas plus ici que plus tard ailleurs il n’est question de complot.

En ce qui me concerne, je pense que le complot, réunion de personnes structurées dans le seul but d’accéder à un pouvoir ou de le préserver, n’existe pas, jamais.

Je ne suis pas le seul à croire cela. Le pouvoir étant la résultante de conditions si multiples, impliquant ceux qui le veulent et ceux qui le subissent, que nul ne peut maîtriser dans une action comploteuse tous les paramètres du pouvoir, même par la force.

En revanche, les regroupements d’intérêts matériels ou moraux, programmés ou non, amenant à des groupes d’action visibles ou occultes, connectés ou non entre eux, sont la règle, la contrepartie de la nécessité pour l’homme de l’action de meute sans laquelle il est dépourvu face à son environnement.

Cette façon de voir les choses concernant la vie en société m’a amené à adhérer – je m’en suis déjà ouvert – aux théories de Yuval Noah Harary développées dans son ouvrage “Sapiens”.

A savoir, la croyance est le ciment qui permet aux hommes de se regrouper en masse malgré leur peu d’uniformité, leurs individualités si différentes. La croyance est la base de toute société. Ce ne sont donc ni la force ni le complot qui nous unissent, ce ne peut être que la croyance.

C’est là que tout se complique, car si la croyance est notre ciment, elle peut aussi être notre tombeau intellectuel, moral et pratique.

Deux exemples.

Les religions. Elles sont une de ces croyances intellectuelles fédératrices permettant le regroupement. La plupart sont exclusives, ne se partagent pas. Ainsi la France est en échec face à la religion musulmane. Était-il raisonnable d’imaginer à la fois le développement d’un culte aussi exclusif et son intégration ? Bien sur que non. Sauf à proposer une croyance à valorisation supérieure, nous y reviendrons.

L’égalitarisme. Il s’agit ici d’une croyance matérielle dont l’inaccessibilité est évidente. Il suffit d’en regarder objectivement le déroulement dans le temps. Comment expliquer à un jeune enfant scolarisé qu’il faut qu’il travaille pendant qu’une bonne moitié de sa classe non seulement ne fout rien, mais le nargue. Puis que, s’il travaille bien, plus tard il gagnera de l’argent qu’on lui prendra pour donner à ses condisciples actuels qui ne foutront toujours rien tout en continuant à le narguer. Difficile…

Le ciment sociétal “croyance” a tendance naturellement avec le temps à la fissure, voire à l’effondrement.

C’est à ce moment qu’il se défend en criant au complot.

Et là c’est grave, très grave. C’est cette réaction qui a entraîné la terreur et son cortège d’horreurs lors de la révolution, dont le symbole historique est Fouché, ses délations et ses fichages. C’est la même réaction qui a généré le stalinisme, la Stasi, toutes ses joyeusetés de l’égalitarisme communiste.

Le principe est toujours le même, d’abord un cri : “Mort aux comploteurs qui mettent en danger notre belle société”.  Alors qu’en règle générale c’est seulement la croyance de base initiale qui bat de l’aile, qui ne remplit plus son office de ciment social.

Lorsqu’une société arrive à ce point de sa décomposition, la fin n’est pas loin.

Les symptômes finals sont : l’affirmation d’un dogme, l’introduction de la délation massive pour motif de déviance, le fichage généralisé des individus, les sanctions aveugles contre les contestataires, le repli.

C’est exactement à ce point qu’en est la France. Voir Bercy.

Ses trois croyances basiques sont en échec, sa chrétienté, sa laïcité, son égalitarisme, d’autres tentent de prendre la place sans succès, l’écologie, la religion musulmane, le consumérisme.

En réalité il s’agit d’une situation de grand danger, propice à l’effondrement par manque de croyance fédératrice raisonnablement acceptable.

Et pourtant, il est une croyance supérieure qui permettrait à la France de terrasser ses démons actuels, de permettre à toutes les croyances de se maintenir dans le cadre de l’épanouissement de cette croyance supérieure.

Je veux parler de la croyance en soi que chaque homme peut développer sans nuire aux croyances collectives.

C’est ce ciment qui, jusqu’à aujourd’hui, a permis aux Etats-Unis d’Amérique d’absorber les différentes croyances en plaçant au-dessus de tout l’individu, la croyance en sa plénitude, sa force, son destin. Ce ciment social s’appelle le libéralisme.

La sortie pour la France sera libérale ou ne sera pas.

Bonne année. Bien à vous. H. Dumas

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Ces évidences qui n’en sont pas.

L’organisation de la France est obsolète. Ce pays jadis grande puissance glisse doucement vers un statut plus modeste. Faut-il s’y faire ou peut-on influer sur l’avenir qui se dessine ?

Dans une compétition mondiale se reprendre en main ne suffit pas, les autres compétiteurs ont leur mot à dire.

Face à cette problématique il est plusieurs discours qui permettent d’éviter l’obstacle. Par exemple se doter d’une croyance qui indiffère les autres et accuser cette indifférence de trahison pour se donner le beau rôle et dissimuler son échec. Ou encore ramener l’organisation collective à un moyen exclusif de satisfactions personnelles, ce qui faute d’un résultat impossible génère un bazar qui noie les problèmes.

En fait les limites d’une réorganisation sont culturelles. Chacun vit les règles qu’il accepte ou qu’il souhaiterait en fonction de ses pulsions personnelles intégralement dictées par ce qu’il est ou pense être.

Il apparaît clairement que modifier les règles d’un groupe social est mission impossible sans rupture, que la rupture est un choc culturel si intense qu’elle débouche invariablement sur la violence.

Nous en sommes là.

Quand soudain : les Gilets Jaunes — aujourd’hui en voie de disparition, hélas –.

En lisant à droite ou à gauche – c’est le cas de le dire – les réflexions que cette explosion suscite je reste dubitatif. Disons qu’il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, rien de plus normal. Ce qui l’est moins c’est que les deux dissertent des propositions de changement portées par les Gilets Jaunes.

Je trouve cela complètement absurde.

De la France malade les Gilets Jaunes ne sont pas le médicament, ils ne sont que l’apparition du symptôme, rien de plus. C’est d’ailleurs en cela qu’ils sont remarquables.

Peut-être aurait-on pu établir un vaccin à partir de leur souche initiale, mais il aurait fallu des responsables politiques très réactifs et initiés, nous n’en avons pas. Aujourd’hui le symptôme est devenu une maladie envahissante qui ne peut plus être isolée pour établir un vaccin, face à elle la chimio sera éprouvante et le résultat incertain.

Dans tous les cas, les Gilets Jaunes ne peuvent d’aucune façon être porteurs de solutions, accordons-leur le mérite d’avoir mis en relief la maladie, c’est déjà énorme. Ce fut pour certains un sacrifice lourd et cela va le rester, ils sont fichés.

Que pouvons nous attendre de nos structures politiques et des français qui pourrait être porteur d’un changement structurel sociétal pouvant redonner à la France un rang mondial satisfaisant ? Rien.

Notre régime politique, très particulier, n’est ni démocratique ni à but collectif. Il s’agit d’une organisation gérée par un parti unique le P.I.L.B.S.

Ce parti unique se dissimule sous différentes appellations qui ne sont que les marques communicantes de la même lessive.

“Par Ici La Bonne Soupe” est le parti universel et unique de tous responsables politiques, des adhérents à leurs partis, des votants non encartés, de la grande majorité des français.

Je suis désolé d’être obligé de dire clairement et simplement : l’organisation structurelle d’une société ne peut pas être basée sur une telle philosophie, tout au plus peut-elle pour certains être une ligne de vie personnelle, rien de plus.

L’organisation politique d’un pays n’a pas à “prendre en charge” qui que ce soit ou quoique ce soit dépendant de la sphère personnelle. Ce principe n’exclut pas la compassion et la charité, mais ce ne sont pas des émotions organisationnelles acceptables. Surtout lorsqu’elles se développent au détriment des besoins réels du groupe.

Ce glissement du service du groupe vers le service d’intérêts particuliers est la maladie de notre pays. C’est cette particularité qui remplace l’injustice de la vie par l’injustice des hommes, tellement plus terrible.

C’est ainsi qu’au lieu de décider objectivement et d’assumer les besoins du groupe, le parti unique se transforme en récolteur des doléances personnelles, qu’il se propose de régler à la place de chacun. Nous ne vivons plus sur un lopin de terre partie de l’univers, mais dans un halo de mensonge qui trouble notre vue au point que nous passons à côté de notre vie de microbes de l’univers et que nous nous entre-tuons pour rien.

Revenir à une organisation structurelle garantissant notre liberté, notre propriété, nous laissant libres et responsables par rapport à notre vie ne me parait pas possible, hélas.

Et pourtant il n’est pas d’autre solution.

Bien à vous.

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Patrick Smets – 9ème Weekend de la Liberté à Dax (vidéo)

Patrick Smets est un authentique libertarien,  il se définit même comme Anarcho-Capitaliste.

La surprise passée son discours est attachant, très humain, et si libre…

Décidément les Weekends de la Liberté à Dax, organisés tous les ans fin Septembre par notre ami Patrick de Casanove, Président du Cercle Frédéric Bastiat, sont une manifestation incontournable pour l’esprit et la chaleur humaine.

Bien à vous. H. Dumas

 

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Entrefilets de la Charte des Gilets Jaunes

La charte des Gilets Jaunes que l’on trouve ici – https://www.lelibrepenseur.org/la-charte-officielle-des-25-revendications-des-gilets-jaunes/ – comporte  25 propositions. Il peut être tentant de les passer toutes en revue, mais cela ferait un trop long billet.

La proposition n° 2 stipule « l’augmentation immédiate du SMIC, des retraites et des minimas sociaux de 40% ».

Quand on connaît déjà les problèmes de financement des retraites actuelles et le poids qu’elles représentent sur le dos des actifs. Une simple lecture de notre courbe démographique en regard de notre taux d’actifs par rapport à la population française laisse songeur. Je ne vois absolument pas comment on pourrait financer une telle proposition par notre agenda de la répartition tel qu’il est exploité à moins de le réformer complètement. Un processus par capitalisation est aussi une piste envisageable mais il faudrait faire comprendre à une bonne partie de nos concitoyens que de jouer à la Française des Jeux a beaucoup moins de probabilités de réussite que de s’investir pour eux à mêmes sommes via des professionnels des marchés financiers. Mais cela ne fait pas rêver …

Augmenter les minimas sociaux de 40% ouvre la porte à la subjection vers le revenu universel. Vaste débat philosophique qui consiste à toucher un revenu décent sans la moindre contrepartie. Milton Friedman, dont les thèses ne sont pas parmi les plus étudiées dans l’Education Nationale, nous disait ceci : « Il n’y a pas de repas gratuit. » La solidarité est tout à fait concevable et supportable sauf quand elle se traduit par déshabiller Pierre, le productif, pour habiller Paul, l’oisif.

Le SMIC à +40%, pourquoi pas ? Mais il y a trois manières de le faire :

  • La première est de l’augmenter de facto avec le cortège de taxes aux taux inchangés qui figurent sur la fiche de paie ;
  • La seconde est de valider l’augmentation avec des retenues sociales constantes ;
  • Enfin, c’est aussi possible de le faire à coût complet redistribué aux salariés à proportion de la réduction des cotisations sociales qui financerait ladite augmentation.

Les deux premières modalités poseront inévitablement un coût insupportable pour bon nombre d’entreprises qui seront forcément obligées de le reporter sur leurs prix de ventes versus la sauvegarde de leurs marges et continuer à progresser ou tout du moins survivre. Nous entrons ainsi dans le cycle de l’inflation. Qui dit inflation dit progression des taux d’intérêts du crédit à brève échéance.  Quid du respect des canons de la Zone Euro ? La France n’aura pas d’autre choix que de quitter ladite zone – Ce qui rejoint la proposition n° 9 de la charte – Sortie de l’UE … Pourquoi pas encore, mais il y aura un prix là aussi …

La dernière solution par un coût complet redonné en partie aux salariés est probablement la meilleure option. Mais elle implique là aussi de revoir complètement notre modèle de société. Celui que tout le monde nous envie mais qu’aucun n’importe chez lui. Nous choisissons bien nos polices d’assurances à titre privé ou professionnel. Pourquoi pas alors pour notre risque santé à la carte en fonction de nos risques et de nos désirs ? Quitte à conserver une CSG telle qu’elle existe actuellement pour couvrir une population qui n’en aurait pas les ressources.

Mais quand on lit la proposition n° 3 – Embauche massive de fonctionnaires, cela laisse à penser qu’une majorité de notre population n’est pas prête à revoir le fonctionnement de notre modèle social. En fait, il s’agit plus pour elle de revisiter les pistes de son financement avec pour corolaire de continuer à dépouiller un peu plus ceux qui le soutiennent déjà. C’est en partie l’explication de la fronde contre les taxes écologiques et la CSG qui viennent en plus de la TVA, vues comme des « Flat Tax » qui touchent le portefeuille de chacun.  Les français dans l’ensemble sont plutôt attachés aux impôts traditionnels qui permettent de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

La compétence de nos hauts fonctionnaires est recherchée à l’extérieur de nos frontières comme nous l’exposent les Arvernes sur Atlantico – https://www.atlantico.fr/decryptage/3562199/macron-otage-des-technocrates–plus-c-est-gros-plus-ca-passe–les-arvernes . Même si lesdits Arvernes semblent s’émouvoir qu’une partie croissante de nos brillants sujets voient leur avenir d’une autre manière que celle servile de l’Etat tout puissant avec une rémunération somme toute limitée. L’article est aussi intéressant dans l’ambivalence de subordination ou de connivence qui demeure entre l’Etat administratif et l’Etat politique. Les GJs voudraient certes y poser un coin avec le RIC – Référendum d’Initiative Citoyenne.  Mais pour quoi faire ? Les mêmes choses ? Autant laisser les traders du Trésor et de la Cades négocier avec les SVT – Spécialistes en Valeurs du Trésor – afin d’assurer nos fins de mois, comme ils le font déjà depuis quelques décennies, du fait de nos déficits publiques systématiques et récurrents depuis de trop nombreuses décennies.

Bien à vous

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