Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Pour rebondir à la dernière publication du taulier du site
Effectivement nous sommes seuls dans nos têtes, comme pouvait le chanter feu Johnny Hallyday par « Diego » et quand on passe à un quelconque acte qui sort de nos cervelles, nous devenons de facto responsables … Par rapport à quoi ? Une société dans laquelle on vit et qu’on accepte ou pas, qui légifère à foison pour recadrer notre liberté de penser. Bref entre une société liberticide et qui se meurt et une autre qui fait confiance à ses citoyens. Un choix “démocratique” qui n’existe plus en France.
Il y a par ce constat trois solutions :
– S’y conformer ;
– Y résister ;
– Ou fuir.
Notre taulier a décidé de s’y conformer, mais aussi d’entrer en résistance contre un mur qui s’est dressé en amont devant lui : Bercy. Donc y demeurer et lutter, avec des problèmes vis à vis de l’administration fiscale, que j’aurais réglés rapidement, au vu de leur teneur. C’est le chapitre “S’y conformer” car quand on n’est pas du bon côté du flingue, inutile de se rebeller à sa merci. Mais une fois lesdits problèmes résolus, peu importe le prix on peut agir ! Vous allez me dire : Collabo ! Je vous répondrai rusé, car on peut leur faire payer plus que ce qu’ils nous prennent ou plutôt leur payer bien moins que ce qu’ils nous pourraient prendre …
Il résiste mais il n’a plus les moyens ni l’âge, ni probablement l’envie de quitter la terre de ses aïeux, comme la majorité d’entre nous qui sommes sous le même joug, bien plus jeunes, les pieds vissés à de telles chaînes, les préfabriqués de hamsters qui courent dans un tunnel sans fin …
Notre liberté de pensée
Une divine concurrence par le Web nous permet de nous exprimer en dehors des diktats formatés pour nos journaleux qui prêchent dans la religion de leur sociale-démocratie. Celle qui réduit tout individu au lieu de le servir.
Tous les abrutis qui nous sont présentés en termes de témoignage par cette propagande servile sont les véhicules pour jouer sur la peur de tout et ne rien comprendre de quoi il s’agit, le fameux principe de précaution qui va à contrario de Dame Nature et de notre évolution. Utiles pour masquer les errances de notre ploutocratie au pouvoir qui en jouit. .
Résistance
Comme le taulier de ce site, je n’adhère pas à cette société communiste en devenir et qui va sombrer comme n’importe quelle expérience de la sorte.
Je n’irai pas manifester avec les Gilets Jaunes aux côtés de ceux qui coulent notre pays en toute impunité, par des circuits fléchés. Je n’irai pas non plus me recueillir au pied de Bercy sur les tombes de ceux qui sont tombés sous leurs offices, mais pour … C’est là que cela se passe, au même endroit, et qui devra changer, bien plus sûr que la doxa du dérèglement climatique !
Depuis vingt ans que j’observe et me bats contre la terreur fiscale, ses harcèlements, ses tortures, ses pillages, je commence à avoir une idée précise de la situation, des raisons qui la sous-tendent, des intérêts en jeu et des personnages peu ragoutants qui animent tout le cirque, de leur moteur et de leur psychologie.
En revanche, je vois mal comment sortir de ce drame, dont la population n’a pas conscience tant il lui est dit que ces meurtres économiques sont faits en son nom et pour son bien et touchent des personnes qui ont été au préalable déshumanisées, qualifiées de délinquantes.
Le cercle vicieux
Il faut prendre en compte la notion de pouvoir.
Le même que celui qui dans les familles pousse les machos de service à humilier femmes et enfants, qui dans les bals ou fêtes votives pousse les petits coqs au coup de poing, sur la route amène celui qui est à l’aise à humilier celui qui ne l’est pas, en fait ce fond primaire, mélange d’orgueil et de prétention, largement répandu chez l’être humain.
Figurez-vous que cette tare n’épargne pas le microcosme des dirigeants nationaux qui alternativement s’écharpent ou s’accoquinent pour la possession du pouvoir absolu, somme des deux composantes de pouvoir que sont la fortune ou les fusils, l’économie ou la loi, les usines et le commerce ou les armées et la police, la ruse ou la force.
L’idéal pour nous serait que ces deux types de pouvoir se neutralisent en s’équilibrant, inversement pour eux l’idéal est de posséder les deux ou d’installer une connivence entre eux.
L’absolu pour tout le monde serait que personne ne cherche à posséder le pouvoir qui n’a, contrairement à ce qui est prétendu, aucune utilité. Acceptons l’idée que ce rêve, pourtant simple, soit totalement irréaliste, donc inaccessible.
La quête du pouvoir est le cercle vicieux.
Le mouton et les loups
Il est une chose que possède chacun de nous.
Certains l’appellent l’esprit, d’autres l’âme, l’intelligence, la pensée, la vie, ce sont ces constructions intellectuelles que librement notre cerveau fabrique à longueur de journée, qui vont du meilleur au pire et restent, à 99% voire plus, dans l’espace inaccessible de notre cortex.
Tant que ces constructions sont là, dans ce vide personnel qui n’appartient qu’à nous, elles n’impliquent rien, elles sont acceptables, même les pires. C’est ce que l’on appelle la liberté de penser, soi-disant sacrée.
Mais si l’une de ces constructions s’échappe, atteint l’inerte et lui donne vie, direction, usage, part d’action, alors cette construction, cette pensée, n’est plus libre, elle devient responsable.
Responsable devant chacun de nous et devant les autres. Responsable de la trajectoire à venir qu’elle initie.
Cette responsabilité, corollaire de la liberté de pensée évadée, bien peu se sentent capable de l’assumer.
A cet instant ils sont un mouton offert aux loups.
Responsabilité contre liberté
C’est ici que se noue l’intrigue mortelle.
La plupart du temps la terreur s’empare de celui dont la pensée s’évade vers le concret, il refuse la responsabilité induite. C’est alors que des aigrefins lui proposent de prendre en charge cette responsabilité.
Le principe est, soit de lui faire croire que son idée est un souhait collectif général que de ce fait il peut l’émettre sans en être responsable, soit au contraire que son idée est particulièrement originale et que le seul fait d’avoir le droit de la conceptualiser librement dans sa tête lui ouvre la possibilité de la répandre sans en être responsable.
Enfin, certains aigrefins, les pires, prétendent intervenir dans l’âme de chacun pour y déposer et surveiller une pensée qui serait si parfaite qu’elle pourrait être libérer matériellement sans engager la responsabilité de l’émetteur.
Quelque soit la stratégie imaginée et proposée, l’instigateur va demander à son protégé, en échange de l’effacement de sa responsabilité pour ses pensées libérées, une diminution, voire une suppression, de la liberté pour ses pensées et ses actes à venir, une soumission au protecteur.
Une masse d’irresponsables ayant abandonné au passage leur liberté de penser et d’agir est ainsi créée.
De fait, les aigrefins du pouvoir auront ainsi mis en place l’esclavagisme. Il n’est pas d’exception à cette configuration.
La liberté n’existe que dans l’imaginaire, dans le réel elle n’est que la fille putative de la responsabilité, bien peu ont le droit d’y prétendre.
Deux armées d’irresponsables, décérébrés, vont s’affronter, ceux qui sont soumis aux hommes du pouvoir économique, et ceux qui sont soumis aux hommes du pouvoir politique.
Et Bercy dans tout ça ?
Une fois la population asservie, la lutte peut commencer pour la conquête du pouvoir.
L’armée des décérébrés au service des hommes du pouvoir économique est relativement informelle, ceux-ci pratiquant naturellement la séduction consentie — avec cependant quelques réserves — ils recrutent par l’intérêt donc en prenant en compte les limites naturelles de ce type de recrutement.
Alors que, à l’armée des décérébrés au service des hommes du pouvoir politique il est demandé abnégation, fidélité absolue, servitude illimitée. Le recrutement est ici moins naturel, plus dur. Le recruteur doit payer cash.
Les deux armées sont face à face, la petite poignée d’hommes de pouvoir se doit de les entretenir.
C’est ici que Bercy est chargé de l’intendance, comprenant le recrutement et l’entretien, de l’armée d’esclaves des hommes du pouvoir politique.
Bercy poursuit donc deux buts, grossir les rangs de l’armée d’esclaves dont il a la charge et affaiblir les rangs des esclaves de l’autre armée, voire leurs chefs.
C’est donc bien une guerre dont est chargé Bercy. Une guerre civile de pouvoir.
Les chefs de Bercy ne sont pas les idéalistes qu’ils prétendent être, ils se foutent complètement du pays, des hommes qui le composent. Ils sont des guerriers au service du pouvoir politique. La terreur et la torture ne sont pour eux que les outils naturels à tout guerrier.
Ces chefs de Bercy disposent d’une armée de kapos zélés, dont seule une minorité est consciente de ses actes, la plus grande partie se contente de croire qu’elle ne fait qu’obéir, le plaisir qu’elle prend à détruire l’armée ennemie n’est pour elle que du bonus, inavouable.
Le problème pour Bercy est que ses victoires sont autant d’échecs à venir. Les hommes du pouvoir économique tiennent l’économie. Bercy n’a ni les hommes ni les compétences en ce domaine.
Donc Bercy fait semblant. Les vrais tenants du pouvoir économique sont peu inquiétés, ils sont si loin de la population que leur maintien ne prête pas à conséquence. Pour Bercy, il suffit qu’ils sachent que leur situation n’est pas pérenne, dépend du bon vouloir de Bercy. Ils l’ont d’ailleurs si bien compris que la plupart se sont mis à l’abri.
Ne restent donc que ceux qui sont exposés aux niveaux inférieurs. Ceux-là sont immolés pour l’exemple dans le cadre de la guerre civile des pouvoirs.
Tout cela serait très amusant s’il n’y avait pas régulièrement mort d’homme, s’il ne s’agissait que d’un jeu sur le net.
L’audace de Bercy dans le mensonge, la manipulation et le crime n’a pas de limite, comme dans toutes les guerres, qui ne sont toujours que des affrontements de pouvoirs, totalement incompris par ceux qui sont amenés à faire les guerres et à en supporter les conséquences.
Que dire de plus ?
La Reconquista
Elle passe par recouvrer la liberté, donc la responsabilité.
Objectivement cela ne me parait pas possible en l’état actuel de délabrement moral de ce pays. La somme des irresponsables augmente exponentiellement, ceux qui font mine d’être responsables sont poursuivis et massacrés par Bercy. La lutte est inégale.
C’est de la masse des irresponsables que meurent les sociétés, ainsi est morte l’URSS, mourra la Chine et bien d’autres.
Bercy tuera-t-il la notre ? C’est objectivement probable….
Donc la Reconquista, je n’y crois pas.
Bien à vous. H. Dumas
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Le gouvernement a décidé, une nouvelle fois, de durcir fortement le malus fiscal pour les voitures fonctionnant avec des moteurs thermiques …au nom de la préservation de la planète alors que d’une part la preuve du fameux réchauffement climatique (on utilise maintenant les termes de « dérèglement » ou « d’urgence » histoire d’en augmenter le caractère anxiogène et de faire passer les évènements météo, tels que les cyclones, pour des conséquences de l’usage de la voiture) n’est même pas rapportée et d’autre part la voiture n’est pas, et de loin, le seul émetteur de Co2 qui n’est pas, il faut le rappeler, un polluant !
J’ai ainsi relevé que, pour certains véhicules, le montant des taxes, entre la TVA et le malus « écologique », s’élèvera à 47% du prix. On a donc largement enfoncé le plafond de 33.33% de TVA qui s’appliquait jusqu’en 1982 sur les automobiles, classifiées alors comme objet de luxe. Même des modèles bon marché, tels que Dacia, seront fortement impactés !
Il ne faut pas avoir peur de parler de fiscalité abusive ; et, dans ce calcul, n’entrent pas en ligne de compte les taxes sur les certificats d’immatriculation (Carte grise) et sur l’assurance (obligatoire).
Et, le pire est encore à venir puisque Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, souhaite déplafonner le malus en 2021 et alourdir la pénalité de 12 500 € prévus en 2020 pour les véhicules les plus polluants (en fait émetteurs de Co2 qui n’est pas un polluant).
A la complexité fiscale liée à la cohabitation de deux barèmes de malus l’un jusqu’au 1er mars 2020 et l’autre à compter du 1er mars 2020, s’ajoute donc une surenchère dans la fiscalité qui semble avoir échappé aux gilets jaunes !
On peut donc se poser la question de la pertinence de l’achat d’une voiture électrique (tout électrique – pas hybride) qui permet de bénéficier d’un bonus de 6.000 € ; d’autant plus que les véhicules à moteur diesel ou certains véhicules à essence sont désormais interdits d’accès dans plusieurs grandes villes. En fait, on vous incite très fortement à vous tourner vers ce type de motorisation dont la gamme de prix s’échelonne de 30.000€ à 100.000€.
Quelle pertinence technique :
Le gros problème de la voiture électrique est … l’électricité ! L’électricité permet de faire fonctionner un moteur dans des conditions de rendement très satisfaisantes mais elle ne se stocke pas ou mal.
Les progrès technologiques réalisés sur les batteries et l’utilisation du lithium (qui est un métal dangereux car très inflammable) ont permis d’améliorer l’autonomie des véhicules ; encore que l’essentiel des progrès ait lieu surtout grâce à … l’accroissement de la taille des batteries qui peuvent dépasser les 500 kg.
Une petite Renault Zoé pesant 1.500 kg à vide, nécessairement, vous déplacez un poids mort considérable qui oblige à revoir les organes de chaque véhicule afin de les adapter à cette masse ; avec un coût induit …
L’autonomie semble plafonner aux alentours de 400 km et encore en circulant à 80 km/h, de jour, et pas par temps froid car un récent essai sur un Paris-Bruxelles par l’autoroute à 130 km/h a permis de constater qu’hormis une Nissan et une Tesla, tous les autres véhicules devaient s’arrêter une ou deux fois. Il faut absolument lire l’article paru dans Caradisiac qui décrit par le menu les angoisses du conducteur ; notamment avec la Renault Zoé qui n’a évité la panne que d’extrême justesse.
Alors, certes la Tesla l’a fait sans problème, mais on se heurte alors à l’écueil du prix d’achat. 60.000 € pour la « petite model 3 ».
Le progrès technologique déterminant annoncé régulièrement n’est donc, semble-t-il, pas pour aujourd’hui ni … pour demain et pourtant l’Etat administratif pousse à cette forme de motorisation essentiellement pour complaire aux écologistes.
En fait, la voiture électrique est correcte pour un usage urbain ou péri urbain mais à condition de ne pas dépasser une certaine distance pour pouvoir assurer une recharge correcte pendant la nuit.
La revue Autoplus, qui a testé une Zoé au quotidien en région parisienne, a conclu laconiquement « ce n’est pas de la tarte » en raison des temps de recharge qui peuvent devenir prohibitifs, de la recherche de stations de recharge qui restent encore trop peu nombreuses et pas forcément sur le trajet prévu et des bornes de recharges hors service. Il faut aussi souscrire des abonnements (parfois multiples) pour pouvoir utiliser les différents types de bornes. Vous pouvez lire différents compte rendus (ici), (là), (là) et encore (là).
Il en ressort que, sauf à se limiter à des déplacements domicile/travail exclusivement et pour des distances quotidiennes relativement faibles, qui permettent une recharge à domicile et à condition d’habiter en pavillon (les résidences équipées sont encore rares), et de disposer d’une prise spéciale (genre Wallbox), on s’expose à la panne pure et simple ou plus simplement à l’impossibilité d’usage !
Ce qu’on ne dit pas non plus, c’est que la batterie s’use et que sa durée de vie est calculée en cycles (de charge/décharge) car l’électricité obtenue à partir d’une batterie est de la chimie ! Conclusion : plus la batterie va vieillir et moins elle sera apte à stocker de l’énergie et plus elle se déchargera vite … et plus il faudra aller recharger !
Pertinence économique
Entre ce mécanisme fiscal et ces diverses entraves à la libre circulation, on assiste à une manipulation des règles normales du marché qui voudraient que seul le meilleur produit se vende le mieux. L’argument n’est plus la qualité mais la préservation de la planète.
Seulement, cet argument vaut surtout au moment de l’usage ; et encore sous certaines conditions, mais sûrement pas au stade de la fabrication.
En effet, si le véhicule électrique n’émet pas de Co2 en roulant, il émet quand même des poussières liées à l’usure notamment des pneus, des plaquettes et disques de freins. On n’est donc pas dans le « zéro pollution ». On n’aborde enfin qu’avec pudeur la question de la source de production de l’électricité car si celle-ci est produite par des centrales au gaz ou à charbon ou au bois, la pollution est encore amplifiée.
Par ailleurs, on sait que la pollution est simplement déplacée au moment de la production car la fabrication d’une voiture électrique pollue deux fois plus qu’une voiture thermique du fait de la fabrication de la batterie. Le bilan global est donc loin d’être positif …
Enfin, dans tous les cas, l‘incitation à jeter des voitures thermiques (de 5 à 10 ans) encore en état de servir est un non sens économique et écologique car produire une nouvelle voiture et détruire une « ancienne » seront nécessairement toujours plus polluants que continuer à utiliser un véhicule existant !
Néanmoins, le comble de l’aberration est quand même que les batteries sont fabriquées en Asie ; ce qui fait que nous subventionnons avec nos impôts, sans aucune cohérence économique de préservation des emplois européens, les usines de production de batteries chinoises et coréennes !
En outre, on n’a aucune information quant aux conditions dans lesquelles le recyclage des batteries est effectué … ou pas !
Alors, certes le prix de l’électricité est bon marché pour l’instant pour une recharge à domicile, mais le compteur Linky est un compteur discriminant qui sait ce que vous branchez à votre prise électrique. Il permettra donc de moduler les tarifs applicables. De plus, se posera nécessairement le problème des 220 milliards de taxes sur le carburant collectées au niveau de l’Union Européenne et qui ne sauraient être compensées autrement que par une augmentation correspondante de la fiscalité sur l’électricité.
Par ailleurs, si le coût des opérations d’entretien devrait être réduit et ne porter que sur l’électronique et la batterie (bien que l’on relève aussi des défaillances sur les moteurs), le prix d’achat de la voiture reste sensiblement plus élevé que celui d’une voiture à moteur thermique et le coût à l’usage n’est pas forcément moins élevé que celui d’un véhicule diesel.
Certes, les chaînes de production seront simplifiées (un moteur électrique est beaucoup plus simple à fabriquer qu’un moteur thermique) mais cela entraînera fatalement des licenciements chez les constructeurs de voiture et il n’est pas sûr que ceux qui perdront alors leur emploi auront le sentiment de sauver la planète !
Les constructeurs ont plus ou moins bien intégré la voiture électrique et certains vont se retrouver avec des amendes colossales à payer sauf à faire comme FCA (Fiat-Chrysler) et racheter des crédits carbone de Tesla ; étant entendu qu’il s’agit là d’un véritable travestissement de l’économie et de l’achat d’un droit à polluer !
La voiture électrique ne permettant pas de faire un long déplacement de 800 km ; sauf à augmenter encore la taille des batteries, ce schéma d’usage pousse à la consommation en achetant une voiture thermique pour partir en vacances et une électrique pour aller travailler.
On imagine aisément que cela conviendrait parfaitement à nos énarques de Bercy du fait des rentrées supplémentaires de TVA. Mais qui peut se permettre ce genre de dépense complètement superflue ; compte non tenu du fait que cette pratique n’est pas du tout écologique !
Il faut être lucide, et certains constructeurs ne se sont pas privés de le dire : Ils ne se lancent dans la voiture électrique qu’à reculons (PSA, FCA, tous les constructeurs allemands) et ce n’est pas un hasard. Disposant des connaissances techniques et des ingénieurs, ils savent qu’il n’y a aucune pertinence technique à ce mode de motorisation qui leur est imposé par le pouvoir politico administratif pour des motifs qui ne sont même pas toujours fondés !
La volonté politique de complaire à des excités de l’écologie, à des gens qui vivent confortablement, en zone urbaine avec des transports en commun financés par les autres, n’ayant pas de voiture mais utilisant des taxis, détachés des contraintes matérielles en utilisant, sans aucun complexe, des smart phones (polluants), des tablettes (polluantes) et prennent l’avion (polluant) ne peut suffire à elle seule.
Conclusion
Le coût de la voiture électrique reste encore trop élevé par rapport à l’usage que l’on peut en attendre ; hormis peut-être la Zoé de Renault qui est néanmoins d’un gabarit trop réduit pour pouvoir convenir à une famille.
L’infrastructure est loin d’être suffisante, le véhicule est (trop) cher à l’achat, pas forcément moins cher à l’usage, la fiabilité pas meilleure que moyenne, la revente pour l’instant complètement aléatoire pour ne pas dire problématique. Et pour ceux qui voudraient tenter l’expérience, les hybrides sont plus chères et consomment plus que les véhicules thermiques. Elles ne présentent donc, d’un point de vue général, aucun intérêt
En ce qui me concerne il n’y a pas de doute, on essaie de nous forcer la main et je déteste cette idée.
En fait, à bien y regarder, rien ne vous oblige à acheter une voiture électrique !
Bien au contraire, si vous refusez d’acheter ce type de véhicule, qui dès lors ne se vendra pas, le gouvernement sera bien obligé de faire machine arrière sous la pression des constructeurs qui ne manqueront pas de tirer la sonnette d’alarme devant l’accumulation des invendus !
Evidemment, il ne faudra plus acheter de voitures neuves thermiques pour ne pas subir l’augmentation exponentielle prévisible du malus ; à moins de faire immatriculer votre voiture neuve dans … un pays à la fiscalité moins dissuasive (attention : une voiture qui demeure plus de 6 mois en France doit être immatriculée en France).
Mais, soyez pleinement rassurés : La LOM (Loi mobilité) qui vient d’être votée va vous satisfaire pleinement ! Censée favoriser les déplacements des français, elle ne contient que des brimades et des sanctions ! Clairement, il s’agit d’une loi faisant la part belle à la propagande gouvernementale (« une réponse forte aux fractures sociales » sic, sans rire) et portant essentiellement sur votre future … immobilité !
Le retour au 90 km/h sera virtuellement impossible mais vous aurez toujours la possibilité de vous déplacer en vélo et percevoir de votre employeur 400€ par an !
Elle prévoit la régulation des trottinettes et autres gyropodes, l’aggravation des sanctions pour l’usage du téléphone au volant, la mise en place de systèmes de vidéo verbalisation permettrant de sanctionner « plus efficacement » les automobilistes ne respectant pas les règles de priorités et, à la fin, l’interdiction pure et simple de la vente de voiture à moteur thermique « d’ici à 2040 ».
Le clou, si l’on peut dire, sera cette allocation de 13,4 milliards € promise pour la période 2018-2022 ; ce qui représente environ 2,7 milliards par an à rapprocher des 80 milliards qu’ont rapporté les taxes sur l’auto rien que pour l’année 2017 !
On mesure toute l’étendue de la spoliation exercée par l’Etat et l’importance de l’effort accordé par cette nouvelle loi.
Bien cordialement à tous !
Licence de publication : la reproduction du présent article n’est autorisée qu’à la condition de le reprendre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.
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Tous les marseillais connaissent la raffinerie de la Mède située le long de l’autoroute qui mène à Martigues et qui était réputée pour ses odeurs nauséabondes !
L’expression locale était : à la Mède ça sent la Me*de !
Depuis l’année dernière, Total propriétaire de l’installation, a obtenu la possibilité de convertir cet établissement afin de fabriquer du biocarburant à base d’huile de palme. Cette raffinerie doit traiter 650.000 tonnes d’huiles et s’approvisionner en huile de palme “durable et certifiée” à hauteur de 300.000 tonnes au maximum.
Et, pour faciliter la conversion du site, une faveur fiscale avait été consentie ; à savoir l’exonération de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) au même titre que les autres agro carburants.
On peut rappeler à cette occasion que le carburant auto distribué dans les stations comporte une adjonction, jusqu’à 10%, d’agro carburants ; à savoir d’huile végétale pour le diesel (issu de l’huile de palme, du tournesol et du Colza) et d’éthanol (issu de la Betterave et de céréales) pour l’essence 95/98.
Ces derniers jours, ce site industriel qui emploie 300 personnes a fait les frais de quelques vicissitudes judiciaires, parlementaires et gouvernementales …
Le 11 octobre, le Conseil constitutionnel a rejeté le recours du groupe pétrolier Total contre la loi de finances pour 2019 qui prévoyait la fin de l’avantage fiscal accordé aux agro carburants à base d’huile de palme à compter du 1er janvier 2020.
Total, qui s’estimait lésé, jugeait que la France avait sur-transposé la directive européenne sur les énergies renouvelables. Il dénonçait une différence de traitement injustifiée entre l’huile de palme et les autres plantes oléagineuses entrant dans la fabrication des agro carburants.
Total a alors intrigué dans les couloirs de l’Assemblée Nationale pour obtenir le rétablissement de cet avantage fiscal jusqu’en 2026. Quelques élus locaux sont aussi intervenus au nom de la préservation de l’emploi.
Un amendement est donc passé nuitamment et a rétabli cet avantage fiscal.
Il en est alors résulté une grande agitation médiatique et une reculade du gouvernement !
Les écolos sont montés au créneau pour hurler à la trahison écologiste et le gouvernement a demandé une seconde délibération aux termes de laquelle l’avantage fiscal a de nouveau été supprimé !
Au-delà de l’incohérence apparente de cette histoire, il y a lieu de se poser quelques questions …
Energie fossile versus énergie verte mais énergie
Cela fait maintenant pas mal de temps qu’on nous explique qu’il ne faut plus utiliser les énergies fossiles polluantes et qu’il faut engager la transition écologique.
Outre le fait qu’on ne sait absolument pas vers quoi on doit transiter, la doxa officielle est d’utiliser les agro carburants ou biocarburants aux lieu et place de l’essence ou du gazole.
On peut tout d’abord légitimement se poser la question de savoir s’il convient, d’une manière générale, de convertir des terres agricoles pour la production de produits qui seront mis dans les réservoirs des véhicules fonctionnant avec des carburants (trains, camions, voitures).
Mais, cette orientation souffre une dérogation : pas l’huile de palme car les palmiers à huile seraient plantés après déforestation des zones tropicales. Or, il ne faut pas couper les arbres, car ce n’est pas … écologique …. sauf quand il faut alimenter une centrale thermo-électrique.
Le problème est que la question est relativement plus complexe notamment parce que le palmier à huile permet des rendements relativement importants comparativement au soja, au colza voire même au tournesol et que la déforestation intervient aussi pour de toutes autres causes (incendies, cuisine au bois, plantation au Brésil de canne à sucre pour faire de l’éthanol).
Industrie versus démagogie
Le gouvernement a fait piteusement machine arrière dans une affaire où, il faut le rappeler, on avait accordé à Total une dérogation fiscale en échange de la préservation locale de l’emploi.
Il a donc demandé aux députés de délibérer à nouveau et de revenir sur leur vote ; ce qui fut fait, le petit doigt sur la couture du pantalon !
Fidèle à son habitude, le gouvernement a fait montre d’une hésitation et d’un manque de cohérence aboutissant, une fois de plus, à ce que tous les industriels reprochent à la France ; l’instabilité fiscale avec cette question lancinante : peut-on faire confiance au gouvernement français qui dit blanc un jour et noir le lendemain ?
Que va-t-il se passer ?
Au-delà de la soumission totale des élus nationaux aux incohérences gouvernementales, Total se retrouve donc aujourd’hui avec un établissement dont l’économie a été bouleversée du fait de la remise en question des avantages fiscaux concédés initialement.
Total va sans doute fermer cet établissement s’il n’arrive pas à obtenir satisfaction (on parle de 70 millions €) et licencier plusieurs centaines de personnes.
Quelle est la bonne décision ?
On se perd en conjectures et on retrouve là l’influence néfaste des idéologues d’une écologie sélective conçue comme une religion !
Il faut transiter vers les ENR parce que le charbon, le pétrole et le gaz polluent mais on ne doit pas non plus utiliser l’énergie nucléaire qui est pourtant totalement décarbonée ; parce que le nucléaire c’est la bombe, l’armée, les radiations, Tchernobyl, Hiroshima, la fin du monde !
On doit donc utiliser les biocarburants (qui bénéficient d’une exonération fiscale) tels que colza, tournesol mais pas l’huile de palme parce qu’on coupe des arbres pour planter des palmiers à huile sans savoir quel est l’impact climatique de la plantation de ces arbres !
Se mèlent à la discussion les betteraviers du nord de la France qui sont … contre l’huile de palme pour des raisons purement économiques parce qu’elle ferait concurrence à leur propre production !
On organise donc une différence de traitement entre l’huile de palme et les autres agro carburants ; ce qui revient, de facto à l’interdire en tant qu’agro carburant … sans aucune justification.
Quelle utilisation pour l’huile de palme ?
Le problème c’est que l’huile de palme se retrouve partout et principalement dans l’alimentation et au premier chef dans le Nutella si prisé des consommateurs ! Elle est aussi présente dans une infinité de produits alimentaires industriels (plats cuisinés, margarines) car l’huile de palme est bon marché et l’interdire mettrait en péril tout un secteur économique !
Ainsi donc, l’huile de palme ne sera pas autorisée dans les réservoirs mais l’est dans les assiettes !
Nous sommes donc en présence d’une appréciation sélective de la déforestation alors que, de leur côté, les ONG écolos réclament des produits d’origine certifiée tout en expliquant qu’en ce qui concerne l’huile de palme, ces certificats ne … valent rien ; ce qui est une manière de dire qu’on est contre quelque soit l’argument ou la réalité de la situation.
Par ailleurs, on n’entend nulle protestation lorsque la déforestation intervient pour planter des cacaoyers ou des plants de café …et nul émoi non plus lorsqu’il s’agit de saccager des territoires entiers pour extraire du lithium pour les batteries de voitures électriques ou de smart phones …
Seulement, le gouvernement n’a pas su le dire pour des raisons tenant essentiellement à la lâcheté mais aussi au calcul politique car devant la contestation générale qui monte, il pense que ce n’est sûrement pas le moment de se mettre aussi à dos les écolos !
Issue ou impasse ?
Total va évidemment se lancer dans un chantage (légitime ou non, là n’est pas la question) à l’emploi ; ce qui a amené la ministresse de l’écologie à déclarer : “Ce que dit l’entreprise est qu’elle veut un délai pour adapter ses pratiques. Je crois qu’il faut qu’on regarde avec elle si c’est possible d’acheter de l’huile de palme qui ne déforeste pas”.
Monsieur de la Palisse n’aurait pas mieux dit !
Les autres pays de l’Union Européenne ont une approche plus pragmatique puisqu’ils maintiennent la fiscalité favorable jusqu’en 2030.
Ainsi donc, encore une fois, nous allons sauver la planète, à nous tous seuls, à grands coups de taxes … car c’est sûr, la déforestation s’arrêtera net grâce à la suppression de cette exonération fiscale.
N’y aurait-il pas, dans toute cette agitation, une légère incohérence ?
Je me permettrai donc de reprendre, à mon compte, le commentaire d’un blogueur :
« vous pouvez critiquer Total si :
-vous ne chauffez votre logement ni au fuel ni au gaz,
-vous n’utilisez pas de voiture thermique,
-vous ne prenez jamais l’avion,
-vous n’achetez pas de biens de consommation qui ont voyagés en camion, cargo ou avion,
-vous consommez seulement des produits frais de saison et produits localement.
Dans le cas contraire, vos critiques contre Total n’ont pas de sens car vous avez besoin de leurs produits. »
En tout état de cause, si le site ferme, les 300 salariés concernés seront ravis d’apprendre que, grâce au sacrifice de leur emploi, ils ont sauvé la planète !
(*) Je n’ai évidemment pas choisi ce titre par hasard. C’est un clin d’œil au film « la cuisine au beurre » tourné à Martigues avec Fernandel et Bourvil … à quelques km de la Mède.
Bien cordialement à tous !
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Nous sommes tous soumis à cette formule mathématique implacable : Dès lors que je donne, que je perds ou que l’on me prend ce que je possède, je n’ai plus rien (Pas vraiment compliqué).
En réalité, en dehors de la perte ou du don par son propriétaire, toute disparition de biens s’apparente, selon l’échelle, au vol ou au pillage.
La perte peut être volontaire ou involontaire, le don peut être lié à un échange, dans les deux cas l’intervention de l’autre, de celui qui reçoit, n’est pas imposée.
Quand le transfert de bien est imposé, non voulu par son propriétaire, il y a vol ou pillage.
Tout cela est bien joli me direz-vous mais ces fadaises, d’une banalité affligeante, supposent que l’on accepte la notion de propriété privée, or cette acceptation ne coule pas de source. Certains estiment que la propriété privée est le vol.
Sur ce dernier point je crois qu’il y a confusion, dans cette formulation la propriété désignerait sans doute le capital, nous en avons déjà parlé.
Je ne veux parler ici que de la création de richesse immédiate, pareillement pour la dépense.
C’est-à-dire que par exemple : à la suite d’une activité, je suis rémunéré de 100 €, ils sont bel et bien à moi. Moi seul peut décider de les dépenser ou de les donner, celui qui se les accaparerait contre mon gré serait considéré comme un voleur.
D’ailleurs aucune personne sensée n’envisagerait de me prendre mes 100 €. Chacun sait que si ces 100 € sont le résultat d’un travail ou d’une transaction c’est que tout ceux qui ont participé à ce travail ou à cette transaction considèrent que ces 100 € me reviennent légitimement, qu’ils sont bien à moi, sans contestation possible.
Il n’en reste pas moins qu’une fois dans ma poche ces 100 € m’exposent à la convoitise des voleurs ou des pillards.
Je dois rester vigilant, physiquement et intellectuellement, pour les garder. Car ces voleurs ou pillards potentiels peuvent évidemment employer la force pour me les prendre, mais aussi la ruse.
Tout va donc pour le mieux, sauf que : un truc pas facile à cerner, l’Etat, me réclame et me prend 80 €. Il ne m’en reste plus que 20.
Ces 80 € disparus de ma poche ne sont pas un don de ma part. Pourtant, ceux qui me les prennent au nom de l’Etat prétendent n’être ni des voleurs ni des pillards.
Ils me disent que je suis français, que grâce à cet argent mon environnement est organisé par eux de la meilleure des façons pour moi, qu’enfin une partie est redistribuée à des personnes qui n’ont pas eu l’opportunité, comme moi, de gagner 100 €.
Je doute, ce discours me parait louche, je pense qu’en réalité se sont des pillards, mais retors.
Déjà, le fait d’être français n’étant pas pour moi une décision personnelle, je ne vois pas en quoi cela m’obligerait à le rester ou à devoir quoique ce soit à ce sujet.
Peut-être ne me paraîtrait-il pas anormal de payer pour avoir une nationalité, mais à condition que je puisse la choisir. Dans l’absolu je ne vois pas très bien à quoi riment ces notions de nation, si ce n’est à engager des guerres en son nom, ce que je ne trouve pas particulièrement avantageux.
Quant à mon environnement matériel ou sociologique, tel qu’il est je n’en suis pas particulièrement satisfait. Je préférerais, et de loin, pouvoir le choisir et payer pour qu’il corresponde à mes désirs. Me retrouver dépossédé pour un environnement imposé ne me parait pas honnête, ne suis-je pas plutôt la victime d’une vente forcée ?
Et alors, pour ce qui est de donner aux autres, j’aimerais autant les connaître. Donner peut-être à un jean-foutre ne m’inspire pas du tout.
Je suis loin d’être convaincu du fait que ce fameux Etat ne soit pas tout simplement un voleur.
Et puis tout bien réfléchi, c’est quoi cet Etat.
Une société par action, dont nous serions tous membres. Mais sans pouvoir revendre les actions et obligés d’en payer éternellement les pertes qui tombent comme à Gravelotte. Ou plutôt une abstraction qu’une minorité prétend représenter ?
Je crois fermement à la deuxième hypothèse.
Me voilà donc plumé de 80 € par une abstraction, par ses représentants. Mais comment font-ils, au XXIe siècle, pour arriver à convaincre la population qu’ils sont les représentants vivants, réels, d’une abstraction ?
Et bien figurez-vous qu’ils n’y arrivent pas. C’est tout le problème.
Ils sont obligés d’employer la force, c’est bien la confirmation qu’ils sont des voleurs. Je dirais même des pillards à l’échelle où ils interviennent.
Donc des pillards me prennent 80 € sur 100 € que je gagne. Merde alors !!!
Vais-je les laisser faire ? Non bien sûr.
Mais quelle solution face à ce pillage, comment faire rendre gorge aux pillards ? Qui sont-ils exactement ? Comment les éliminer, retrouver mon dû ?
J’ai beau réfléchir, il est peu probable que je puisse y arriver seul. Tout n’est donc qu’un problème de nombre. Oui mais, ils sont plus nombreux à piller qu’à produire des richesses. Il faudra donc attendre qu’il n’y ait plus rien à piller.
Piètre consolation, je ne suis pas le premier sur cette terre à subir un pillage et les pillards finissent toujours par payer la facture.
Oui mais… bien des pillés sont ruinés et morts avant. Pire de nombreux pillards sont vénérés, l’histoire est si sélective et injuste.
Partir ou prendre les armes et lutter… c’est la grande question qu’il vaut mieux ne pas se poser publiquement.
La réforme des retraites occupe actuellement le devant de la scène et pour l’instant le seul résultat tangible de la réforme envisagée par le gouvernement est de provoquer un mécontentement général.
Un récent sondage indique que 60% des français seraient d’accord avec le mouvement de grève du 05 décembre.
Derrière les affirmations de façade du gouvernement selon lesquelles rien ne changera et que ce sera « plus juste », les français ont le sentiment que les buts poursuivis ne seraient peut-être pas tout à fait ceux avancés par le pouvoir et les opposants les plus virulents à cette réforme sont les salariés du secteur public et particulièrement ceux de la RATP et de la SNCF.
Et, ce n’est pas un hasard …
I – Rappel du système français
Le système français de retraite est basé sur la répartition c’est à dire que les actifs paient les retraites des inactifs.
J’ai déjà évoqué ce point (ici) et (là): les cotisations que vous versez, en tant qu’actif, ne servent pas à votre retraite personnelle ; elles paient les pensions des gens qui sont actuellement retraités.
Ces cotisations vous ouvrent seulement un droit à une retraite future à deux conditions :
– que vous ayez assez cotisé par rapport aux critères de perception qui seront vigueur au moment de votre départ en retraite ; sinon vous subirez ce que tout le monde connaît : une décote c’est à dire que votre pension sera réduite et elle peut être fortement réduite !
– que les régimes de retraite en vigueur soient en état de payer les pensions et là c’est carrément un pari sur l’avenir surtout quand celui-ci court à échéance de 40 ans !
Le problème de la répartition est que l’idée était géniale en 1945 mais qu’elle est totalement inadaptée aujourd’hui …
Au moment de sa mise en place, le principal avantage du système de la répartition était qu’il permettait d’assurer une pension aux retraités qui … n’avaient jamais cotisé.
Seulement, il n’était viable qu’à deux conditions :
– que l’age de départ en retraite corresponde à la pyramide des ages et, en 1945, la plupart des gens mourraient avant 65 ans, age légal de départ en retraite. De ce fait, les pensions payées étaient peu nombreuses par rapport au nombre de cotisants.
– et qu’il y ait le plein emploi c’est à dire qu’il y ait beaucoup de cotisants.
Ces deux données ont été mises à mal du fait d’une part de l’augmentation de la durée de vie et d’autre part d’un chômage structurel de masse (9 à 10% de la population active) qui a provoqué une diminution des cotisations.
Le phénomène a été aggravé par la décision démagogique de Mitterrand de ramener l’age de départ en retraite à 60 ans alors que la durée de vie était en train d’augmenter et qu’elle dépasse aujourd’hui très largement 65 ans (79 ans pour les hommes, 84 ans pour les femmes).
Aujourd’hui, le constat est qu’il n’y a pas assez de cotisants et que les pensions versées le sont trop longtemps parce que les retraités vivent … trop vieux !
Les caisses de retraite sont donc presque toutes au bord du précipice !
Ce régime qui était sous le contrôle du paritarisme (géré collectivement par les salariés et les employeurs) est en train, avec la réforme, de passer totalement sous le contrôle de l’Etat et de ses fonctionnaires qui s’imaginent pouvoir maîtriser la question en faisant quelques ajustements paramétriques.
Là où le doute est permis, c’est que, outre le fait que cette réforme aboutira à entériner une réalité, à savoir les caisses de retraite sont déjà pour l’essentiel sous le contrôle de l’Etat du fait de la présence massive de fonctionnaires dans les conseils d’administration des caisses, notamment du privé ( !?!), il y a lieu de s’inquiéter de l’issue qui en découlera eu égard au peu de succès des réformes précédentes et aux nombreuses expériences malheureuses des fonctionnaires en matière de mécano industriel.
Autrement dit, l’échec est au bout du chemin notamment parce que le système de la répartition ne permet que d’agir que sur trois variables :
– reculer l’age de départ en retraite,
– augmenter les cotisations,
– diminuer les pensions versées.
Actuellement, il semble bien que la seule variable « utilisable » soit l’augmentation de l’age de départ en retraite (en Allemagne il est de 67 ans !) mais le gouvernement sait que cette option est « extrêmement risquée politiquement » et il n’ose pas en évoquer la possibilité pourtant … inéluctable !
II – La capitalisation
La plupart des autres pays ont un système de retraite complètement différent basé pour l’essentiel sur la capitalisation.
Dans ce cadre de figure, vous cotisez, le plus souvent par le biais d’un fonds de pension, pour votre propre retraite. Des décomptes annuels vous donnent très précisément le montant des sommes accumulées avec les intérêts et que vous percevrez au moment de votre départ en retraite.
Les cotisations sont investies dans des obligations d’Etat ou dans des actions de sociétés cotées en bourse.
Dès lors, il n’y a plus d’age légal de départ en retraite car finalement c’est vous qui choisissez votre age de départ en fonction des sommes accumulées ; sous réserve du fait, si vous êtes salarié, que votre employeur veuille bien vous conserver dans ses effectifs.
La capitalisation n’est pas parfaite non plus car, aujourd’hui, elle subit le contrecoup des politiques monétaires accommodantes des banques centrales. Les obligations d’Etat ne rapportent plus rien et seuls les placements, très risqués, en actions de sociétés cotées, sur les marchés boursiers connaissent encore une progression sans que l’on puisse savoir s’il y aura ou non un retournement du marché.
C’est le système en vigueur aux USA et au Royaume Uni et certains krachs boursiers ont provoqué la ruine des retraités.
Ce système n’est pas autorisé en France.
C’est à dire que l’Etat fonctionnaire a décidé que les salariés n’avaient pas la liberté de choisir leur caisse de retraite et qu’ils devaient obligatoirement cotiser au régime de la répartition … sous la réserve que les fonctionnaires ont le droit de cotiser à un régime de capitalisation appelé Préfon.
Il y a là une inégalité de traitement parfaitement injustifiable sauf à vouloir évidemment avantager les salariés du secteur public …
III – L’intégration de la capitalisation au système français
l’Etat, en ce compris les dirigeants du pays, qui sont pour l’essentiel des fonctionnaires, ne veulent pas de basculement de la répartition vers la capitalisation et ce n’est nullement le fait d’un hasard …
Deux éléments entrent en ligne de compte :
– les sommes collectées et les pensions versées.
Si l’on explique aux cotisants qu’ils vont pouvoir cotiser pour leur retraite et non pour celle des autres, il va nécessairement y avoir un fort déplacement vers la capitalisation avec une fuite des capitaux et il s’agit de centaines de milliards € tous les ans !
Il est alors évident que les régimes de répartition, qui sont déjà en difficulté, vont se retrouver très vite en état de cessation des paiements ; sauf si l’Etat organise leur subventionnement par l’impôt mais … il n’est pas sûr que les salariés vont accepter de payer deux fois : une fois pour leur retraite et une autre fois pour la retraite des autres !
– la répartition est le seul système de retraite qui permette de spolier légalement les populations.
Et ce d’une double manière.
– la répartition permet d’extorquer légalement des cotisations pour verser des retraites avec l’engagement, plus que formel, de recevoir une retraite dans, si vous entrez dans la vie active aujourd’hui, plus de 40 ans ! Cela veut dire que si les régimes de retraites disparaissent ou connaissent de graves difficultés, les sommes versées pendant toute votre vie active seront … perdues et que vous n’aurez aucun recours !
– la répartition est le seul moyen qui permet d’avantager certaines catégories de travailleurs et en l’occurrence les salariés du public (fonctionnaires et salariés des entreprises publiques) au détriment des autres (salariés du privé).
Si l’on prend l’exemple de la RATP, on s’aperçoit qu’il faut 800 millions d’€ tous les ans pour combler le déficit d’un régime qui se permet de payer à un retraité 3.700 € de pension par mois soit bien au-delà de la moyenne des pensions du privé (qui s’établit à 1.400 € par mois) ; sans même aborder la question de l’age de départ en retraite !
On comprend donc aisément que si le régime de la RATP est déficitaire, c’est que soit il n’y a pas assez de cotisations soit que les retraités du régime perçoivent trop par rapport aux cotisations versées.
Si leur régime devenait réellement autonome, il faudrait, afin de le ramener à l’équilibre, tripler les cotisations et diviser les pensions par deux pour envisager d’équilibrer le régime. Autrement dit, ce serait pour les salariés de la RATP, un choc cataclysmique !
S’il y avait un basculement vers la capitalisation, le résultat serait fatalement une diminution drastique des pensions avec un allongement considérable de la carrière.
Au-delà d’un discours cynique d’égalitarisme et de justice sociale, les salariés bénéficiaires de ces régimes l’ont parfaitement compris et c’est donc, pour eux, parfaitement inacceptable !
On connaît par ailleurs, l’argument massue et complètement irréaliste de ces bénéficiaires de régimes spéciaux payés par les autres : LA solution est que tout le monde bénéficie des mêmes avantages ; c’est à dire que tout le monde perçoive 3.700 € par mois et parte en retraite à 56 ans !
C’est évidemment un véritable déni et une manière de ne pas évoquer le problème de la pérennité des régimes de retraites !
IV – La conclusion qui s’impose est dès lors fort simple.
Le basculement vers la capitalisation est absolument impossible en France car tous ceux qui voient actuellement leurs pensions de retraites payées par les cotisations des autres y perdraient … énormément !
Et, il se trouve que ceux qui bénéficient de pensions de retraites payées par les autres sont les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques !
Dans un pays comme la France où le secteur public (fonctionnaires et salariés des entreprises publiques) est dominant et, au-delà du fait que le pouvoir politique a toujours reculé devant les menaces de blocage du pays par certaines catégories de personnels (qui sont toujours des salariés du secteur public), il est absolument impossible de remettre en cause les droits de ces salariés qui sont assis sur la spoliation pure et simple des salariés du secteur privé.
Je sais que cette vérité est désagréable, qu’elle est politiquement incorrecte, mais c’est la vérité et elle absolument incontournable !
Cela explique que, tant que le secteur public sera dominant en France, il n’y aura jamais de remise en cause du système de retraite par répartition : il aurait trop à y perdre !
Bien évidemment, la démographie montre que le système de retraite par répartition est voué à terme à l’effondrement et que l’Etat fonctionnaire cherche seulement des solutions à court ou moyen terme à seule fin de … gagner du temps !
Tant que les salariés du privé ne l’auront pas compris, ce système continuera de prospérer … à leur détriment !
Bien cordialement à tous !
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Cheminots, salariés de RATP… pour tout vous dire, des professions qui ne suscitent pas chez moi une forte empathie… Pour ne pas dire que j’ai en détestation les manières et méthodes de ces gens. User et abuser d’une position de force, au détriment de millions de braves gens condamnés à subir grèves à répétition, annoncées ou imprévues, est pour moi d’une insupportable lâcheté.
Cela dit, je ne trouve guère plus acceptable ce qu’on croit être la position du gouvernement en ce qui concerne son projet de « réforme des retraites ».
Je ne discute pas de savoir si certains régimes sont trop favorables par rapport à d’autres. C’est sans doute vrai, mais ce n’est pas la question.
Incontestablement, quand un salarié embrasse une profession, il embrasse toutes les conditions de cette profession. L’âge de départ en retraite, le montant qu’il percevra font bien sûr partie ces conditions.
Maintenant, qu’en cours de route, l’employeur décide, d’autorité, de revoir à la baisse ceci ou cela, aucun doute, c’est bien une rupture du contrat de confiance, et oui, c’est tout simplement insupportable.
Et ce n’est en rien une « réforme » du système. On ne peut pas baptiser réforme un changement qui se traduit par une dégradation de la situation existante. Qu’il s’agisse d’avoir à travailler plus longtemps ou de diminuer les pensions, ou les deux, ça ne mérite pas le nom de réforme.
Une réforme, cela sous-entend au minimum un maintien de l’existant, ou mieux une amélioration.
Que notre système de retraite soit intenable à terme, c’est un secret de Polichinelle. Qu’il faille le réformer, c’est une évidence.
Or, d’autres pays l’ont fait, et nous montrent l’exemple : la seule voie possible est parfaitement connue ! C’est de sortir de l’absurde système de répartition pour aller vers un système de capitalisation. Avec moins d’État, ou mieux, plus du tout d’État, et plus de gestion privée.
La seule voie susceptible d’entraîner l’adhésion. La seule qui mériterait en effet l’appellation « réforme ».
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Le jeune Macron n’a évidemment pas une très forte personnalité. Gamin mignon et sans doute un peu flambeur, il se laisse happer par sa prof de français.
Elle en a fait sa chose, jusqu’au plus haut niveau. C’est à n’en pas douter un exploit, au moins spectaculaire.
Aujourd’hui, la régente qu’elle est devenue est en butée, la fin risque fort d’être compliquée pour elle et pour lui.
Replaçons les choses dans leur contexte
L’activité et le pouvoir politique n’ont jamais fait bon ménage. S’occuper des autres est gourmand en temps et ne permet pas de s’occuper d’autre chose.
Grecs et romains réservaient la politique aux riches oisifs, ceux-ci devaient même faire la preuve publique de leur richesse par l’évergétisme.
Au moyen age les oisifs accaparant la politique étaient les nobles, à l’ère industrielle ce fût le patronat.
Aujourd’hui, les oisifs capables de donner du temps à la politique sont les fonctionnaires.
Le cycle du pouvoir politique est toujours le même. Au début, la classe oisive qui accepte d’exercer cette fonction sociale le fait en général avec sincérité, se contentant du retour de notoriété, et assumant au mieux la charge de la chose commune. Puis la notoriété lui monte à la tête dans le même temps que le coût pour elle de la prestation qu’elle fournit entame ses revenus d’oisif.
Alors, petit à petit, se contentant d’user du pouvoir, cette classe oublie la prestation collective initiale, son bénévolat, et se met à agir uniquement au bénéfice de son profit personnel direct. Et patatras, tout le bazar s’effondre.
Nous en sommes donc là
Les fonctionnaires ont rempli correctement leur mission, lorsqu’ils ont, après la dernière guerre, pris le pouvoir politique au patronat.
Jusqu’au jour où, se multipliant à l’infini, confortant la sécurité de leur statut aussi à l’infini, ils ne se sont plus contentés de rendre service, ils ont voulu en vivre largement. Ce fût le début de la ruine de la société qu’ils prétendaient gérer, notre ruine actuelle.
La solution
Pour sortir de ce cycle il faudrait qu’une nouvelle catégorie sociale accepte d’exercer le pouvoir politique, en ait le temps et les moyens, pour éliminer la corruption ou au moins la connivence actuelle qui se sont installées simplement sous la pression des faits visant à rendre l’activité politique rentable pour qu’elle soit pérenne au profit de ceux qui l’exercent, alors qu’elle ne peut qu’être majoritairement bénévole et fatalement éphémère.
Donc la régente dans tout ça ?
Il n’y a aucune chance qu’elle apporte une solution, au contraire.
Issue d’une famille d’industriels, de ceux donc qui ont perdu l’accès au pouvoir politique après la guerre, elle est devenue fonctionnaire. Probablement au grand désespoir de cette famille.
La compensation pour la régente ne pouvait être que de faire la démonstration qu’elle a rejoint habilement la catégorie qui détient le privilège de l’accession au pouvoir politique. Elle a dû sentir la nécessité impérative de faire cette démonstration.
Le petit Macron, dressé, est devenu l’outil de démonstration. Poussé au plus haut niveau de cette catégorie sociale, il est sorti de l’école qui forme l’élite des fonctionnaires. Puis, il l’a amenée au pouvoir suprême, à la régence.
C’est exactement là que se situe le nœud mortel.
La France a besoin d’un choc politique, d’écraser la catégorie disposant du pouvoir, qui l’a galvaudé tel que nous venons de le voir.
Pour cela il faut supprimer le statut des fonctionnaires, leur enlever cette sécurité dont le coût ruine le pays et leur donne la quasi-exclusivité de l’accès au pouvoir politique. Pouvoir par essence instable, insécure, don de soi normalement ruineux. Alors, une nouvelle catégorie sociale se découvrira et relèvera le défi du pouvoir politique pur, jusqu’à qu’elle aussi se gangrène et doive être changée. C’est le rôle normal de la démocratie.
Rien de tout cela avec la régente. Bien plus, elle et son “homme-outil” sont donc des dissidents du patronat, de ceux qui portent aujourd’hui la charge, le poids, des dérapages économiques et politiques du pays. Ils ne peuvent pas revenir vers eux, les aider, les soulager, ce serait admettre qu’ils n’ont pas pris la bonne route.
Ils savent les flatter, leur mentir, tant ils les connaissent, tant ils sont des leurs. Mais ils ne peuvent que faire le jeu des fonctionnaires au pouvoir, dont ils ne sont pas, ce qui les oblige à des preuves d’appartenance renforcées.
Pour toutes ces raisons, cette régence décalée finira mal.
Bien à vous. H. Dumas
PS : Je saute du coq à l’âne mais, entre nous : Le Général Jean-Louis Georgelin n’est pas une flèche.
Quels sont les signes montrant qu’un débiteur ne va pas honorer ses engagements ?
Il commence par essayer de négocier des délais de paiement mais bien souvent, avant même cette phase, il commence par tenter de voir s’il ne pourrait pas échapper à ses engagements par le biais d’une stérilisation des clauses contractuelles.
On a pu observer ce phénomène avec ces nombreuses communes surendettées du fait de la souscription de prêts dits « toxiques » notamment auprès de la banque Dexia (qui a fait faillite depuis). Ces prêts avaient été souscrits à des taux très bas mais présentaient une caractéristique bien précise : ils étaient indexés sur le cours du CHF (franc suisse) par rapport à l’€. Tout allait bien jusqu’à ce que la BNS (banque nationale suisse) cesse d’acheter des € pour maintenir le CHF dans la proportion d’un € pour un CHF. Le cours du CHF s’est alors envolé et les taux de ces prêts aussi !
Beaucoup de communes françaises ont vu alors la charge de leur dette exploser et les maires impliqués, ne pouvant justifier devant leurs électeurs l’explosion de la fiscalité locale et la mise en faillite de leur commune, ont alors saisi la justice administrative (les communes relèvent de la justice administrative exclusivement) pour faire annuler ces prêts ou du moins obtenir la stérilisation des taux d’intérêts.
Certaines communes sont parvenues à obtenir l’annulation pure et simple des taux d’intérêts ; alors que l’on sait aujourd’hui que ces maires savaient ce qu’ils faisaient et qu’ils avaient fait un pari à propos d’un évènement futur et improbable mais pas impossible en souscrivant de tels engagements.
Ils ont joué … ils ont perdu (enfin surtout leurs administrés) ; ce qui démontre encore une fois que la principale caractéristique du politicien, qu’il soit local ou national, est de ne jamais assumer ses décisions … surtout lorsqu’elles aboutissent à un désastre !
Et c’est ce que tente de faire E Macron en déclarant, lors de sa récente interview au journal britannique « the Economist » (dans laquelle il fait une bonne part à l’égotisme en utilisant plus de 170 fois le « je » ou le « moi »), qu’il fallait s’affranchir de la règle des 3%.
Un peu d’histoire pour remettre les choses dans leur contexte.
Nous sommes en 1990, le mur de Berlin vient de tomber et la RDA par la même occasion. Curieusement, tous les allemands de l’est voulaient fuir le paradis communiste … tant encensé par les élites françaises !
L’Allemagne veut se réunifier. Seulement pour cela il faut l’accord des autres pays ; notamment parce qu’il faut assurer la sécurisation des frontières issues de 1945.
Avec le traité de Moscou, signé le 12 septembre 1990, entre les deux Allemagne et les quatre puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale (États-Unis, France, Royaume-Uni et Union soviétique), la totalité du territoire allemand redevient pleinement souverain au moment de la réunification qui intervient le 3 octobre 1990.
F Mitterrand, alors président de la république et dont on dit qu’il était contre cette réunification, pressent que l’Allemagne réunifiée va redevenir la grande puissance industrielle centrale de l’Europe qu’elle était avant 1945 et que … la France va perdre son rang de première nation européenne !
Pire, l’Allemagne réunifiée pourrait même être tentée par un recentrage de son influence vers les pays d’Europe de l’est qui viennent de se libérer de la domination soviétique et, de ce fait, se désintéresser de la CEE (l’Union Européenne n’existe pas encore).
Il négocie donc avec les dirigeants allemands (Helmut Kohl), en échange de son accord pour la réunification, une union monétaire (qui aboutira à la création de l’€) de telle manière que l’Allemagne reste indéfectiblement liée à la France et à la CEE.
Les allemands ne sont pas très chauds car la conception de la monnaie est très différente en France et en Allemagne !
En Allemagne, c’est l’orthodoxie budgétaire. On ne fait pas des déficits et surtout on ne manipule pas la monnaie. La banque centrale allemande (Bundesbank) est indépendante du pouvoir politique. En effet, échaudée par l’épisode de l’hyperinflation galopante de 1923, l’Allemagne est partisane d’une monnaie stable et forte.
En France, la monnaie est au service du pouvoir politique, la banque de France est sous l’autorité de l’Etat et de l’exécutif et on enchaîne les dévaluations (17 depuis 1914) avec une constance inquiétante. En France, on a l’habitude de lessiver les dettes avec l’inflation même s’il faut pour cela ruiner l’épargnant ; ce qui n’est pas admissible en Allemagne !
Pour emporter l’adhésion des allemands réticents, Mitterrand propose alors que le déficit budgétaire ne soit pas supérieur à 3% du PIB. C’est fournir aux allemands la « garantie » que les dettes ne pourront pas dépasser un certain montant et qu’ils ne seront pas obligés de payer les dettes des autres !
Les allemands acceptent.
La création de l’€ résulte donc d’une décision purement politique mais elle a des conséquences économiques extrêmement importantes dont les dirigeants français ne semblent pas, à l’époque, prendre la mesure ; à moins que les français aient fait preuve, à cette occasion, d’un certain machiavélisme en proposant une règle stricte avec la ferme intention de … ne pas la respecter ?
Car, que fait aujourd’hui E Macron ?
Il veut remettre en cause la règle des 3%, que nous avons proposée et que les allemands ont acceptée et l’explication est typiquement française : les conditions ont changé ! Il est vrai qu’il faudrait être un parfait crétin pour respecter des règles que l’on a soi-même fixées !!!
On retrouve bien là, la désormais célèbre morgue de ces hauts fonctionnaires qui, voyant qu’ils n’arrivent pas à respecter les règles fixées, vont expliquer comment il faut faire autrement et notamment qu’on peut mieux gérer un pays en faisant toujours plus de dettes …
Les français ont la réputation d’être des gens arrogants et prétentieux, qui aiment agiter des idées sans jamais aboutir à quoique ce soit de tangible, de surcroît dilettantes et instables.
Cela se confirme encore une fois !
En fait, E Macron, qui a d’ores et déjà en vue sa réélection de 2022, sait qu’il n’a fait aucune réforme de fond. Pire, le mur du refus (gilets jaunes et salariés des régimes spéciaux et de la fonction publique) commence à se durcir et le risque d’explosion grandit. Il a lâché les vannes budgétaires en début d’année pour éteindre la grogne mais, évidemment, il a considérablement augmenté la dépense publique, les impôts et … la dette !
E Macron, qui craint, par-dessus tout, les débordements populaires, veut disposer de marges budgétaires pour maintenir une situation plutôt précaire alors que la France bénéficie déjà des taux d’intérêts à zéro de la BCE ! Il est donc bien décidé à enfoncer le plafond de 3% alors que la France n’est revenue, pour la première fois depuis bien longtemps, sous la barre des 3 % en 2018 que grâce à … une fiscalité massacrante.
Or, il ne peut pas se permettre une fin de mandat chaotique … s’il veut être réélu et, en France, l’orthodoxie budgétaire n’a jamais été un problème alors qu’il sait qu’il est incapable de réduire la dépense publique. L’Etat fonctionnaire s’avère irréformable ; la France vit de plus en plus à crédit et les comptes 2019 et 2020 vont connaître de nouveaux dérapages.
Cela explique qu’il puisse affirmer que les 3% c’est « un débat d’un autre siècle » histoire de faire passer la bonne gestion des pays du nord pour un anachronisme et leurs dirigeants pour des ringards … Il avait d’ailleurs, lors d’un voyage à Aix la Chapelle (en Allemagne) fustigé cette « manière compulsive qu’ont certains Etats d’accumuler des excédents budgétaires » …qui visait l’Allemagne et qui était déjà une manière de remettre en cause les traités européens.
De plus, il n’hésite pas à mentir en déclarant « Nous avons besoin de plus d’expansionnisme, de plus d’investissement ». En effet, les déficits de ces dernières années résultent pratiquement exclusivement de dépenses courantes. Il n’y a donc pas de dépenses d’investissement ; lesquelles connaissent un véritable effondrement depuis 2012.
E Macron sait aussi que des voix commencent à s’élever en Allemagne pour réclamer une relance budgétaire et dépenser les excédents alors que, dans le même temps, Mme Lagarde, qui vient de prendre ses fonctions de présidente de la BCE, a cru nécessaire de venir à son secours pour tenir le même discours !
Il tente donc d’exploiter de manière opportuniste ce mouvement …et cherche des marges de manœuvre pour ne pas réduire les dépenses publiques françaises car ce serait la porte ouverte à toutes les contestations !
Bien évidemment, l’augmentation de la dépense publique, qui n’est rien d’autre que du laxisme budgétaire, va finir pas poser des problèmes vis-à-vis de Bruxelles et devrait enclencher le processus de sanctions financières prévues par les traités.
Il faut dire que, accros à la dette publique, les dirigeants français ont toujours été les partisans des €bonds c’est à dire des dettes émises par l’Union Européenne elle-même et non par les Etats comme c’est le cas actuellement. Par contre, les allemands s’y sont toujours opposés car ils n’ont pas confiance … les français ne sont pas fiables.
Il faudrait donc déjà que la France stoppe ses déficits qu’elle empile depuis 1974 si elle veut avoir une chance d’être entendue. Elle n’en prend visiblement pas le chemin !
Par ailleurs, les €bonds ne sont concevables que dans le cadre d’un Etat fédéral intégré, tel que les USA. Seulement, l’Union Européenne est encore … très loin de cette structure et il n’est même pas sûr qu’elle puisse s’en approcher un jour !
Il ne faut pas oublier que la crise de 2012, qui a tout de même failli faire sauter l’Union Européenne, était avant tout une crise de la dette des Etats. Mais, visiblement, les dirigeants français n’en ont cure tout en n’ayant jamais tiré les leçons de l’adoption d’une monnaie forte et stable. Ils n’y ont vu que l’occasion d’emprunter massivement sur les marchés à des taux très bas pour financer à crédit leur vision de la société !
Cela amène à se poser un certain nombre de questions :
– La France doit-elle continuer à creuser des déficits qui ne sont pas le signe d’une quelconque austérité même si celle-ci existe bien pour certaines catégories de la population ? L’effort de réduction du déficit structurel (déficit avant imputation des intérêts sur la dette) est quasiment nul depuis le début du mandat d’E Macron et les 1.3% de croissance pour 2019 sont surtout dus aux 3.3% de déficit public ; ce qui veut dire que pour obtenir 1.3% de croissance, il en coûte 2% d’endettement supplémentaire. Seulement, cette relance qui ne dit pas son nom permet de masquer la réalité de la situation et notamment que s’il n’y avait pas eu cette relance budgétaire, nous aurions eu une croissance négative ou au mieux une croissance zéro !
– L’Union Européenne a-t-elle besoin d’un stimulus budgétaire pour relancer l’activité alors que son niveau de croissance global est très inférieur à celui des USA et de l’Asie malgré une politique monétaire « très » accomodante. On sait que les relances budgétaires n’ont jamais prouvé leur efficacité … elles ne font que décaler dans le temps les évènements tout en générant des dettes qu’il faut ensuite rembourser. Mais, et c’est là le but visé par E Macron, elles permettent de masquer temporairement les difficultés économiques. Elles servent essentiellement à gagner du temps et c’est bien ce dont a besoin le président !
– Alors que le budget de l’Etat est de 400 milliards € avec des recettes fiscales de 307 milliards € pour un déficit de 93 milliards€ (soit 25% !) ne faudrait-il pas plutôt profiter des taux bas pour se désendetter alors qu’on fait exactement l’inverse ? On sait que plus la dépense publique augmente plus la croissance économique diminue ; et malgré cela la France continue d’emprunter toujours plus. (225 milliards en 2019, 230 milliards en 2020). La dette de la France atteint désormais 2.375 milliards € et l’encours de dette explose en flirtant avec les 100% du PIB (99,5%).
E Macron se lance donc consciemment dans la spirale mortifère de la croissance de la dette à des fins de seule politique politicienne … alors que, lors des élections de 2017, il prétendait stopper net la dérive budgétaire et réduire l’endettement qui devrait finalement … progresser de plus 400 milliards € sous son mandat ! C’est un peu comme l’inversion de la courbe du chômage de son ancien mentor …
Quel est le stade ultérieur car il est évident que ces dérives ne seront pas acceptées par les autres membres de l’Union Européenne surtout que, exception faite de l’Italie, ils ont fait les efforts nécessaires ?
Or, on imagine mal un président de la république française, tout plein de sa morgue et de son pouvoir absolu, rentrer tout penaud dans le rang …
L’Etat fonctionnaire essaie de trouver une issue à son incompétence et pour cela tente d’échapper à ses engagements initiaux. Ce faisant, il essaie de contourner les règles communes et de revenir sur sa parole alors qu’à l’exception de l’Italie, tous les autres pays de l’Union Européenne ont pratiquement éliminé leurs déficits budgétaires.
Encore une fois, la France donneuse de leçons à la terre entière trouve des raisons (ou des prétextes) pour ne pas respecter les règles du jeu.
Encore une fois, l’attitude française amène à la suspicion généralisée car on sait qu’on ne peut pas faire confiance aux français !
On peut imaginer aisément que E Macron n’hésitera pas à provoquer une nouvelle crise au sein des institutions européennes afin de prendre les français à témoins de ce que “si ça va mal c’est de la faute de Bruxelles et de l’Allemagne” (cette ficelle ayant déjà été largement utilisée) avant de proposer de nouvelles règles plus accommodantes … que la France ne respectera pas plus !
C’est là jouer à un jeu dangereux et le risque, à terme, est que les pays de l’Europe du nord fassent un jour sécession et laissent les pays dits du « club Med » se débrouiller avec leurs dettes !
Ce jour là sifflera la fin de la partie. Les dérives budgétaires éclateront au grand jour, les dirigeants de l’Etat fonctionnaire se retrouveront devant leurs responsabilités … et ce ne sera pas une partie de plaisir pour les français !
Bien cordialement à tous !
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L’horizontalité de l’expression permise par les réseaux sociaux, les Blogs etc ouvrent une liberté d’attribution du débat à quiconque veut réagir sur quelconques sujets. Comme une boîte de Pandore qui s’ouvre enfin pour court-circuiter les canaux Mainstream d’informations, et se ré-informer par un flow d’autres sources …
Pourquoi cette recherche de l’horizontalité ?
Car une bonne frange de notre population laborieuse ne comprend plus rien à cette verticalité de nos institutions.
Rappelons-nous : La 5ème République, celle qui court toujours en exercice depuis 1958, a voulu rompre avec l’instabilité parlementaire de ses précédentes. L’exemple flagrant d’une telle instabilité est sous nos yeux, avec la question du Brexit au sein de la Chambre des Communes anglaise – en aparté, élue selon le suffrage uninominal majoritaire à un tour. Mais il y a débat, même si cela dure.
Chez nous cette verticalité du pouvoir s’est exprimée frontalement en 2005 par le dernier référendum proposé au peuple que permet notre Constitution, sur le Traité de Lisbonne. Inutile de rentrer dans la foire de si ce projet est bien pour nous ou pas. Mais vous le savez, le « Non » du peuple a été transformé en « Oui » de par nos institutions. Il n’y a pas eu de débats … On décide et vous exécutez ….
Et c’est tout le problème aujourd’hui, sise France, de qui veut s’opposer à cette lecture verticale du terrain, pour ceux qui ont les pieds dans la glaise. Qui va les représenter dans nos institutions ? Des de nos députés ? Font-ils partie de la majorité au pouvoir ? Ont-ils eux-mêmes un sceptre dans leurs fonctions ?
La radicalité de la rue
La rue crève de ne pas trouver de boulot, car le coût du travail avec toutes ces normes et charges sur un salaire coûte décidément cher.
Le petit patron crève de payer pour toutes ces normes et ces charges pour un temps plein, et quand il peut faire le travail lui-même, moins de problèmes il aura.
La rue par ces biais se paupérise et s’énerve.
Logique. Quand notre démocratie travaille en cavalerie pour déshabiller Pierre au profit de Paul, sans assurer les droits régaliens d’une quelconque sécurité physique ou de droit de propriété privée …
Quand en toute « «Socialie », les fontaines de valeur ajoutée vont se rétrécir au profit de rien …
Quand, la rue va peut-être monter vers les avenues, puis par les boulevards et enfin les routes. Mais hélas, en tant qu’aliénés de la “Socialie” avec laquelle ils ont convolés en noces …
En conclusion
La verticalité des décisions va se traduire par de plus en plus de répression pour se légitimer. Chant du cygne, pas sûr et même pas du tout. Nos élites vont tout faire pour nous réduire ….
Quoiqu’il en soit, évitons-nous la barbarie, car c’est clairement ce qui nous menace … Et j’ai envie de dire, si c’est la cas, faisons y face ….
Bien à vous
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Les sociétés, tout comme les individus, peuvent souffrir de désordres psychologiques lourds, qui sont générateurs de catastrophes humanitaires plus ou moins visibles.
Je propose de nous intéresser dans ce billet à ce que l’on appelle “l’esprit de corps”, mais aussi aux “affinités de penser” dont les modalités et les résultats sont semblables.
Concernant l’esprit de corps, aujourd’hui en France c’est dans la fonction publique qu’il s’exprime avec le plus de force, quant aux affinités c’est en politique ou en religion que l’on trouve les radicalisés qui sont l’expression des troubles de l’affinité.
Deux exemples frappants viennent de faire la une des journaux. Les meurtres de la préfecture de police par un radicalisé et les “dames pipi” du déséquilibré du corps des fonctionnaires du Ministère de la culture.
Dans les deux cas beaucoup de monde savait où se doutait, tout le monde s’est tu.
Comment cela fonctionne-t-il ? Le plus simplement du monde.
Esprit de corps et affinité justifient aux yeux de leurs adhérents, tout comme la raison d’Etat, une exception à la loi sous la forme d’une tolérance à la déviance quasi illimitée, accompagnée de la dissimulation des faits voire de leur approbation.
C’est à dire que la loi républicaine, laïque, ne trouve pas à s’appliquer, l’esprit de corps ou les affinités agissant comme un voile dissimulateur, protecteur. Cela peut même aller jusqu’à la mise en place de lois d’exceptions protectrices ou à la déviance de la magistrature devenant complice.
Le ciment qui lie les intervenants est le privilège à protéger pour l’esprit de corps, la croyance partagée pour l’affinité.
On peut trouver les deux réunis, par exemple dans le nazisme, le communisme ou l’écologie, dans ce cas les dégâts sont terribles.
Le moteur — ou le carburant — est le pouvoir.
Le pouvoir est cette chose que l’homme se doit de conquérir, il est naturellement, biologiquement, armé pour cette conquête.
Mais, et c’est là que le bât blesse, la nature lui a donné ces moyens pour conquérir le pouvoir sur lui-même, pas sur les autres.
Avait-elle prévu, la nature, qu’une grande majorité des hommes, refusant l’effort, préférerait se soumettre au pouvoir des autres que conquérir le pouvoir sur eux-même ?
Ce n’est pas certain. On ressent instinctivement que toutes les déviances qui découlent de l’usage erroné des outils de prise du pouvoir sur soi, transformé en prise de pouvoir par les autres, ne sont pas naturelles, qu’elles sont imposées.
Il en est ainsi de l’esprit de corps et des affinités poussés à leur paroxysme, imposés à tous par la masse de ceux qui préfèrent se soumettre aux autres plutôt que lutter pour se conquérir personnellement.
Entrons dans le concret
Ici nous sommes bien placés pour apprécier les dégâts de l’esprit de corps et des affinités de penser.
L’outil fiscal, Bercy, est exclusivement composé d’hommes et de femmes qui adhèrent aux deux mamelles précitées. Ils sont une caricature à très grande échelle des déviances induites. Ils les pratiquent toutes.
Leurs privilèges professionnels et personnels sont illimités, jamais dénoncés. Ils peuvent mentir, harceler, menacer, torturer, ruiner individus ou familles entières en toute impunité. Nulle structure judiciaire ne s’oppose à eux, quels que soient leurs excès. Nulle résistance ou révolte ne leur est opposable.
Ils cumulent l’esprit de corps poussé à son paroxysme et l’affinité de croyance ancrée dans l’idée fumeuse de l’égalitarisme.
Ils sont la maladie sociétale absolue, la drogue générant la dépendance, la mort inéluctable du corps social qu’ils contaminent.
Mais attention, ils ne sont que le bras armé de ceux qui ont récupéré le pouvoir que d’autres leur ont abandonné.
C’est-à-dire qu’il suffirait que chacun ait le courage d’utiliser les outils que la nature lui a donnés pour faire sa propre conquête, sans emmerder les autres, pour s’améliorer lui-même sans prétendre au droit d’améliorer les autres, et les idées “d’esprit de corps” ainsi que “les affinités malsaines” disparaîtraient naturellement.
Ce serait cela le libéralisme. Mais il faudrait que tous soient également courageux, car prendre le pouvoir sur soi-même, se perfectionner, est le plus grand défi humain qui soit.
Bien à vous. H. Dumas
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Je suis tiré de ma somnolence par l’arrêt soudain du train.
Les portes du wagon à bestiaux dans lequel je me trouve sont ouvertes avec fracas. Des cris et des aboiements nous accueillent. Il fait un froid mortel, le quai est recouvert de givre. Mon mince manteau de mohair ne me protège pas d’un vent coupant. Le jour ne s’est pas encore levé et des énormes projecteurs nous éclairent.
-Allez descendez, vite, vite, courrez. Nous aboie-t-on.
Les gens qui sont avec moi dans le wagon se pressent vers les portes en se bousculant.
Qui sont-ils ? Aucune idée
Nous étions environ une centaine, pressé les uns contre les autres pour garder un semblant de chaleur, dans un silence irréel.
Personne ne parlait. Nous nous regardions tous, les uns les autres, pétrifiés.
Je ne savais pas ce que je faisais sur ce quai et comment j’avais atterri là.
Des gardes tout habillés en noir, armés de LBD, casqués, la visière abaissée, gantés, bardés de protection genre soldats de l’Empire du mal, donnaient des coups appuyés de tonfa sur qui passait à leur portée. Gratuitement pour nous montrer que nous n’étions plus rien, que le numéro d’un dossier.
Par moment, ils lançaient leurs chiens, d’énormes molosses sur des retardataires qui criaient de douleur.
Qu’est-ce que je faisais dans ce monde. Je ne me rappelais de rien.
Etais-je passé dans une autre dimension ? Dans un monde parallèle genre 1984 ? Qu’avais-je pu faire pour me retrouver sur ce quai parmi tous ces gens qui suaient de peur et tremblaient de froid ?
Un violent coup de matraque dans le dos me ramena à la réalité et j’accélérais le pas en titubant.
Le troupeau puant et crasseux que nous formions après ces deux jours enfermés dans ces wagons sans eau passait devant une haie de miliciens hurlant des ordres, avant de s’engouffrer dans un énorme hangar béant surmonté d’immenses cheminées qui crachaient une fumée épaisse, noire et collante qui par moment nous enveloppait, poussé par une rafale de vent tourbillonnant.
J’arrivais devant un milicien qui portait des étoiles sur son gilet pare-balle.
Il me regardait m’avancer vers lui. Je m’arrêtais et lui criais :
-C’est une erreur. Je n’ai rien à faire ici. Je n’ai pas été jugé. Je veux un procès !
-Un procès ? Rien que ça. Tu te crois où ?
Un coup de crosse dans le creux des reins me fit hurler.
Je me réveillais.
J’étais en train de cauchemarder.
Mon cauchemar devait être prémonitoire car hier au courrier j’ai reçu la réponse à ma demande de médiation avec le fisc du Gard comme me l’avait proposé le Tribunal Administratif suite à une plainte que j’avais déposé devant lui.
Comme vous pouvez le constater cette histoire de médiation est encore de la poudre aux yeux comme en son temps « la charte du contribuable ».
De l’enfumage pur et dur.
Pour un redressement bidon, que je peux aisément démontrer (même un enfant en CM1 comprendrait) portant sur une petite somme, 1500€, ce n’est pas le redressement du siècle.
Juste un petit abus du quotidien entre la poire et le fromage, comme ça en passant.
Ces messieurs du fisc refusent donc la médiation.
Ils ne sont pas habitués à ce qu’un contribuable se rebelle.
Ce n’est dans leurs gènes.
Ils ont horreur des procès civils, ceux où ils peuvent perdre et, de plus, ils ne doivent pas être équipés pour une médiation. Le cerveau de leur personnel ne doit pas être formé à transiger.
Il fonctionne que dans un sens…
E.Bolling
Ce récit n’est que fiction.
Toute ressemblance avec des réalités ne seraient que coïncidences non voulus par l’auteur…
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En France, il est de bon ton d’être de gauche et de mépriser l’argent … du moins en public !
D’ailleurs, en France, d’une manière générale, il est de bon ton, dans le cadre d’une morale catholique hypocrite, de mépriser l’argent, à la différence des pays de tradition protestante tels que les Pays Bas, le Royaume Uni ou les USA !
Or, nous venons d’apprendre qu’après Cahuzac, le pourfendeur de la fraude fiscale qui avait un compte dissimulé en Suisse, après Raymond Barre, l’honnête homme, le politicien intègre, qui avait lui aussi un compte bancaire dissimulé en Suisse, Anémone, la saltimbanque de la troupe du Splendid, avait, elle aussi, un compte en Suisse !
Ainsi donc, Anémone, née Anne Bourguignon d’un père psychiatre et élevée dans une famille très bourgeoise du 15°arrondissement de Paris, l’ancienne hippie et écolo qui affectait de mépriser l’argent et ne ménageait pas ses critiques contre « une société capitaliste qui exploite et met en danger la planète », qui était écoeurée par le métier (d’acteur) « pourri par le fric » et qui a fustigé Johnny parce qu’il votait à droite et passait sa vie à échapper au fisc, elle qui prétendait faire des films « pour le fric » et pour « exploiter le système », elle, la gauchiste, qui a appelé à voter JL Mélenchon aux élections présidentielles de 2012, a dissimulé une partie de son patrimoine au fisc français en Suisse !
Car on peut supposer que ce ou ces comptes suisses n’étaient pas révélés à l’administration fiscale.
Nous ne connaissons pas encore le montant des sommes concernées mais nous découvrons que le discours public d’Anémone était à l’exact opposé de son comportement privé.
Car, oui le milieu du spectacle draine de l’argent et parfois beaucoup d’argent (souvent public). C’est particulièrement le cas du cinéma qui est hyper subventionné par l’Etat au nom d’une exception culturelle française qui aboutit en général surtout à financer les « œuvres » des copains à travers ce qu’on appelle le capitalisme de connivence.
Nos élites, nos politiciens, nos comédiens, nos chanteurs, nos membres du showbiz, nos journalistes, toutes nos petites stars de la télé, ont à cœur de mépriser l’argent mais finalement s’avèrent être âpres au gain !
Or, il ne faut pas se faire d’illusions, la cupidité est un trait de la nature humaine mais l’hypocrisie, le mensonge et la dissimulation le sont aussi !
Toutefois, pas d’ambiguïté …
Je ne critique pas le fait qu’Anémone ait ouvert un compte en Suisse et je comprends fort bien le désir d’échapper à la spoliation fiscale … car il n’est jamais agréable de se faire voler, même légalement, 80% de ses revenus …
D’ailleurs, certains personnages publics (Alain Prost, Alain Delon, Gérard Depardieu) ont préféré plus simplement s’expatrier pour échapper à la rapacité inépuisable du fisc français !
Ce que je trouve par contre lamentable (et le mot est faible) c’est que l’on tienne en public un discours « de gauche », socialiste pour ne pas dire communiste, qu’on affiche un mépris pour l’argent mais que, dans la réalité d’une vie faite de duplicité, l’on concentre toute son énergie à en amasser le plus possible et en outre à le dissimuler … tout en faisant croire le contraire !
Mais on est habitués en France à ce type de comportement et certains dirigeants politiques en sont les vivants exemples.
Notamment JL Mélenchon, le lider maximo, le dirigeant de la France insoumise, le gauchiste pur et dur, s’est constitué, par le biais de ses divers mandats électoraux, un patrimoine qui dépasse très largement le million € … sans jamais avoir travaillé de sa vie !
On peut aussi évoquer Gérard Miller, psychiatre, soutien de Mélenchon, grand moralisateur médiatique et pourfendeur du grand capital, qui a du avouer posséder un compte en Suisse à la banque HSBC.
Dans le milieu du spectacle, nous avons aussi Dieudonné, Richard Cocciante, Doc Gynéco, Florent Pagny et Johnny bien sûr, mais tous n’affichent pas en public des idées « révolutionnaires » et un mépris de l’argent … accompagné d’un dénigrement de la société dont ils tirent les plus grands bénéfices !
A tout prendre, il vaut mieux ne rien dire … mais apparemment l’ego, la vantardise, la vanité et la fatuité prennent le dessus sur la raison !
On peut, à la rigueur, admettre que quelqu’un aime l’argent (quoique je trouve détestable de n’avoir pour seul but dans la vie que l’accumulation de signes monétaires) mais ce qui est le plus méprisable, c’est l’hypocrisie, la duplicité et ce ton moralisateur utilisé par certains personnages publics …. par ces gauchistes et révolutionnaires de pacotille aux comptes bancaires bien bourrés qui affectent de prendre la défense des pauvres ; ces gauchistes qui sont pour la socialisation des pertes et la privatisation des profits …
On est à mille lieues d’un Lino Ventura qui avait financé avec une extrême discrétion l’association Perce Neige qui s’occupe d’enfants handicapés …
Par contre, on peut aussi relever le silence de la presse à propos de ce genre de nouvelle alors que, lorsqu’il s’agit de s’en prendre à la fraude fiscale des odieux entrepreneurs capitalistes, la presse, et spécialement la radio, ont l’habitude de se déchaîner littéralement.
Ici rien ou presque … ce n’est pas de l’information … utile surtout lorsque l’on sait que 75% des journalistes se disent de gauche … tout comme les gens du spectacle …
Le microcosme médiatique se tient les coudes …
L’évocation des Bercy Papers, (à propos de ces hauts fonctionnaires qui émargent en toute discrétion à des salaires parfaitement indécents totalement défiscalisés au nom de l’intérêt public), avait abouti de la même manière à un silence assourdissant …
Il faudra quand même bien un jour sortir de ce gauchisme hypocrite, moralisateur et parvenu qui pervertit la société française et abuse des français qui sont bien naïfs de croire au discours de ces nantis, de ces comédiens de la vie qui affichent un mépris de façade de l’argent tout en étant « accros au pognon » et qui courent les gros cachets à la télé, au cinéma ou ailleurs !
Bien cordialement à tous !
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N’importe quel français sait maintenant que la France agonise malgré les bulletins optimistes complètement farfelus de la presse mainstream et de ses gouvernants énarques.
La France est rongée depuis au moins 40 ans par un cancer bénin mais qui est devenu mortel avec les années, n’ayant pas été soigné.
Ce cancer que, même le petit pékin du coin en a compris l’origine, se développe chaque année davantage.
Des charlatans prétentieux et méprisants ont tous diagnostiqué un mal imaginaire et ont prescrit des faux remèdes qui se sont avérés, bien sûr, pire qu’un cautère sur une jambe de bois.
(Lire l’excellent papier de Michel Georgelhttps://temoignagefiscal.com/reflexion-de-sacrifie/)
Grâce à eux, ce cancer s’est métastasé dans tous les organes de la France et celle-ci est maintenant à l’agonie.
Comment un grand et beau pays, fort de la vitalité d’un secteur privé hyper dynamique à la fin des années Pompidou a été année après année parasité par une administration de plus en plus forte et de plus en plus intrusive et contraignante.
Nous dégringolons chaque jour un peu plus dans tous les classements mondiaux de performances et nous sommes arrivés dans tous les bas du tableau.
La seule médaille d’or mondiale que nous avons acquis et que nous conservons, malgré des enfumages quasi quotidiens, c’est la médaille d’or de la ponction fiscale. https://temoignagefiscal.com/au-championnat-du-monde-des-prelevements-la-france-a-enfin-la-medaille-dor/
Cette ponction coercitive, toujours plus importante et abusive, est faite officiellement pour le « Bien Commun », soi disant pour la redistribution.
On ne pourra jamais savoir qui est concerné par cette redistribution, mais la part de la fonction publique est tous les ans plus importante.
Ces ponctions faîtes sur les forces vives du pays servent surtout à nourrir une pléthore de fonctionnaires plus ou moins inutiles mais qui vivent, comme une force d’occupation, sur notre pays. https://temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/
Là aussi une avons une médaille d’or. La médaille d’or du plus grand nombre de fonctionnaires pour 100 000 habitants.
Idem pour le nombre de nos élus.
Tout ce beau monde vit grassement et cumule des avantages très particuliers, grâce uniquement à ceux qui travaillent et qui, eux, ne comptent pas leurs efforts.
Evidemment, le total des ponctions fiscales se réduit comme peau de chagrin sous l’émigration forte et constante de nos concitoyens qui veulent profiter du fruit de leur travail et ne pas servir uniquement à remplir le French Tonneau des Danaïdes.
Là aussi nous détenons un record mondial, proportionnellement au nombre d’habitants, le record mondial de l’émigration. https://temoignagefiscal.com/ils-partent-ailleurs-travailler/
D’où une pression toujours plus accrue, accompagnée d’abus toujours plus nombreux pour faire bouillir la marmite de nos inutiles.
Le cancer qui nous tue et qui entre dans sa phase finale a pour nom Bercy.
Bercy, cancer dont peu se relève est souvent couplé avec un autre qui se nomme URSSAF.
Les deux réunis donnent un cancer mortel dont qui tue son contribuable 9 fois sur dix entre 2 mois et quelques années.
Le citron étant presque à sec, nous sommes entrés dans l’agonie car tous nos médecins sont des énarques, donc les représentants des fonctionnaires.
Le mal ne pourra donc jamais être soigné et nous emportera tous dans la douleur…
E.Bolling
Je ne parle pas ici de toutes les autres administrations étatiques diverses ou municipales qui rackettent à tour de bras les entreprises qui veulent travailler dans leur « sphère » et ont malheureusement besoin de leurs «autorisations ».
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En écho à cet article de Henri Dumas. Auquel je fais part de mes profonds sentiments solidaires.
Nous sommes sans doute champions du monde en ce qui concerne la lourdeur de notre fiscalité.
Normal, nous répondent sans honte, politiques et fonctionnaires (hauts ou pas) : nous sommes aussi champions de la redistribution.
Même si c’était vrai, cela le serait de moins en moins : ce n’est un secret pour personne, en effet, que chez nous, les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Il en est ainsi de façon constante depuis que nous sommes entrés en socialie.
Louis Pauwels le dénonçait déjà il y a près de 40 ans : le problème de la redistribution est que l’argent collecté va d’abord, et en priorité, aux collecteurs…
Inutile de chercher ailleurs pourquoi il faut toujours plus d’argent pour toujours moins d’efficacité.
Si l’on voulait réellement réduire les inégalités, il faudrait donc logiquement commencer par réduire le nombre… de collecteurs !
Et donc se décider à commencer le dégraissage de tous ces mammouths que sont nos administrations et leurs princes oligarques.
Adage bien connu : il ne faut pas compter sur les hommes qui ont créé les problèmes, pour les résoudre…
Deux redressements, commence par noter l’article, ont été appliqués à des chefs cuisiniers qui déjeunaient sur le pouce dans leur cuisine. Respectivement 14 000 et 13 000 €. Pas vraiment une paille !
Devant l’indignation générale, le petit monsieur qu’on nous a baptisé ministre de tutelle de l’Urssaf dit avoir donné des consignes et pris les mesures pour que de telles absurdités ne se reproduisent pas.
Le but de ce monsieur policé est paraît-il que la défiance entre les Français et les administrations laissent la place à la confiance.
Naturellement, ni l’auteur de l’article, ni d’ailleurs personne ne croit même 1/10 de seconde à une quelconque efficacité de ces bonnes paroles.
Le Cercle Lafay a des solutions : donner la possibilité aux entreprises, par exemple, de s’adresser au supérieur hiérarchique de l’inspecteur. Ou créer une commission de recours amiable…
Quand on voit comment fonctionnent les contrôles fiscaux, on ne peut que s’amuser d’aussi naïves propositions. Qu’il s’agisse des Urssafs ou du fisc, pas d’illusions, le contrôlé a toujours tort.
La seule solution ne serait pas de réformer les Urssafs, qui ne sont pas réformables, mais de les supprimer.
Très simplement, en leur retirant, comme d’ailleurs l’Europe devrait nous y obliger, leur situation de monopole. Des Urssafs en situation de concurrence avec des assureurs privés, on peut parier que beaucoup de problèmes disparaîtraient comme par enchantement…
Peut-être en avez-vous entendu parler. Il existe un train quotidien appelé « le train des fruits et légumes » qui achemine depuis 1986 chaque année 400.000 tonnes de marchandises de Perpignan au marché de Rungis (1.400 tonnes par jour).
Ce train achemine les productions d’Occitanie mais aussi d’Espagne et du Maroc vers cette zone immense de 12 millions d’habitants et de consommateurs que représente la région parisienne.
Ce train comprend normalement 82 wagons réfrigérés car les wagons doivent être réfrigérés pour pouvoir conserver les fruits et légumes jusqu’à leur lieu de destination.
Le principe est simple et devrait fonctionner sans difficulté : on charge les wagons à Perpignan et on les décharge à Rungis.
Seulement, on est en France et évidemment un schéma aussi simpliste n’est pas acceptable !
Et effectivement, ça ne fonctionne pas … du tout !
Les wagons sont hors d’age, le matériel est complètement vétuste et finalement il ne permet pas de rendre le service pour lequel il a été mis en place !
La conséquence immédiate, évidemment on s’en doute, est la perte de la marchandise !
Par ailleurs, les grèves du printemps 2018 ont fait perdre la moitié des clients des chargeurs à cause des retards de livraison. Il vrai qu’à la CGT et à SUD RAIL, l’exigence d’une livraison en temps voulu et en bon état de la marchandise est une notion totalement inconnue !
L’effet immédiat est que les chargeurs, producteurs de fruits et légumes, n’utilisent plus ce train. Ils préfèrent confier leurs marchandises à des camions réfrigérés qui font le même trajet car le camion reste « moins cher et plus souple » !
Conclusion qui s’impose : la SNCF et ses employés ne sont même pas capables de transporter des fruits et légumes dans un train qui part d’un point A pour aller, sans arrêt, au point B !
La situation est devenue tellement irréelle que la direction de la SNCF avait décidé … d’arrêter le train avec cet argument massue : la SNCF perd de l’argent sur cette ligne !
Forcément, quand les wagons roulent à vide …
Le fin mot de l’histoire est qu’il faudrait renouveler un matériel hors d’age mais cela exigerait un investissement de 20 millions € et la SNCF n’en n’a pas les moyens. Eh oui, la SNCF qui est subventionnée à hauteur de 12 milliards € par an n’a pas les moyens d’investir 20 millions € pour remplacer un matériel vieux de plus de 33 ans et donc complètement amorti !
Et pendant ce temps, on nous abruti de pénalités fiscales sur les voitures, sur le carburant parce qu’il faut « sauver la planète » mais on n’hésite pas à lancer cinquante poids lourds de 40 tonnes qui polluent et défoncent les autoroutes parce que … la SNCF n’a pas les moyens !
Le total annuel représente quand même 20.000 camions ; chacun consommant environ 35 à 38 litres de diesel aux cent km !
A la suite d’une réunion tenue le 17 juillet à Perpignan et qui a rassemblé des représentants de l’Etat, de la SNCF, des collectivités locales et des transporteurs notamment, il a été décidé de suspendre la ligne de fret de fruits de légumes Perpignan Rungis, dans un premier temps, jusqu’au 1er novembre.
Le communiqué de presse a déclaré : « qu’il est prévu que le Train des primeurs reprenne sa ligne en novembre d’abord avec ses wagons actuels jugés obsolètes, avant de trouver une solution économiquement viable et pérenne en 2020. »
Toutefois, devant la grogne qui s’est mise à monter de toutes parts, la ministre des Transports Élisabeth Borne a décidé de réagir énergiquement et de ressusciter ce train qui a repris du service et roule … à vide !
Se moquerait-on du monde ?
Pas du tout et le ministère des Transports n’y est pas allé par quatre chemins : « Nous attendons que les clients qui souhaitent transporter leurs marchandises dans ce train s’engagent. La question n’est plus de savoir si ce train roule ou pas. Il roule. Point. Maintenant, il faut qu’on définisse avec eux la manière dont on pérennise cette ligne ».
Le matériel vétuste, les wagons réfrigérés qui ne fonctionnent pas, les grèves intempestives d’un personnel ultra syndiqué et si soucieux de la défense de ses intérêts professionnels qu’il en oublie d’exercer son métier, l’absence totale de fiabilité du service n’entrent absolument pas en ligne de compte !
On a compris, selon la ministre qui semble avoir totalement appréhendé la situation, c’est la faute des chargeurs qui ne veulent pas utiliser un service qui ne fonctionne pas !
Certains osent parler d’une situation ubuesque à propos d’un train fantôme mais finalement on hésite entre incompétence, sabotage, jean-foutisme et provocation …
Vous êtes scandalisés ? C’est normal mais la SNCF et ses employés s’en moquent !
D’ailleurs, la SNCF a délibérément abandonné le fret, estimé non rentable, au profit du trafic voyageurs, et essentiellement du tout TVG dont les billets, pourtant subventionnés, restent excessivement chers si on ne les achète pas par le biais de la plateforme Internet dédiée.
Mais, rassurez-vous, l’Etat finira bien par trouver une solution avec … vos impôts à moins qu’il ne se décide à confier l’exploitation de la ligne à un opérateur privé !
Cela me rappelle cette histoire marseillaise de la SNCM (Société Nationale Corse Méditerranée – publique) dont les bateaux faisaient une rotation par jour entre Corse et continent pendant que les bateaux de la Corsica (privée) en faisaient deux avec moitié moins de personnel !
Malgré des subventions délirantes, la SNCM a fait faillite et disparu !
Avez-vous remarqué ? Entre SNCM et SNCF il n’y a qu’une lettre qui change !
Regardez ce train et imaginez la France ! Vous comprendrez alors que cette situation complètement délirante est juste l’un des symptômes de la déliquescence générale du pays !
Ultime précision pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité ministérielle : Mme Elizabeth Borne est aussi ministre de l’écologie … Elle est donc doublement concernée mais on n’est pas sûr qu’elle ait bien pris la mesure du problème …
Bien cordialement à tous !
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Je mets la dernière touche aux conclusions que je dois soumettre à La Cour d’Appel de Poitiers dans l’espoir de faire échec à la destruction totale de ma société Les Hauts de Cocraud par le fisc qui vise une vente forcée de tous les biens de cette société pour une dette fiscale inventée de toutes pièces, inexistante en réalité.
Mes arguments — que vous avez lu si vous avez cliqué sur “conclusions” — me paraissent simples et la situation aisée à comprendre.
Et pourtant, il y a vingt ans que cela dure.
Dans ce laps de temps, inévitablement, des intervenants intelligents, possédant un pouvoir d’intervention, ont eu connaissance du dossier, voire même d’autres honnêtes. Ils ont évidemment parfaitement compris la situation. Et pourtant nul n’a rien fait pour solutionner ces inepties, pour sauver le soldat Dumas… Pourquoi ? Là est la question.
Je crois avoir une explication, je vous la soumets.
C’est le philosophe René Girard, ou du moins ce que j’en ai compris, qui me l’inspire. D’après Girard la société se forme autour de “mèmes” auxquels chacun se croit obligé d’accéder. Cela induit une uniformité de souhaits, inaccessibles pour certains, générant une frustration collective. Cette frustration trouve un exutoire arbitraire dans la désignation de boucs émissaires. Mais la paix sociale reste fragile et en cas de tension extrême, présente ou à venir, le sacrifice des boucs émissaires est la seule solution pour retrouver l’équilibre du groupe.
Ce système sacrificiel traditionnel aurait été entravé, dit Girard, par le christianisme qui aurait eu l’idée géniale de remplacer le bouc émissaire par Dieu lui-même, objet du sacrifice à travers son fils. Je ne suis pas sûr de la conclusion, mais j’aime bien la théorie.
Appliquons cette théorie à notre société.
Le mème, cette attitude sociétale que chacun s’efforce de reproduire, serait : “les signes extérieurs de richesse”.
Assimilés par erreur au bonheur, ils génèrent une importante frustration pour ceux qui n’y ont pas accès, ou trop peu à leur gout. Leur présence est synonyme de puissance, leur absence d’impuissance.
N’étant qu’un décor sans intérêt, réservé aux apparats des compétiteurs de pouvoir, ils sont par essence inaccessibles à tous les autres. Une richesse insolente du monde occidental a pu faire croire un temps que chacun pourrait en avoir une part, ce qui est absurde.
L’appauvrissement inéluctable du même monde a rétréci les chances pour tous de s’imaginer accédant aux signes extérieurs de richesse.
La frustration collective face à cette réalité a pris de l’ampleur, à tel point qu’il a fallu designer des boucs émissaires. Ce fut les “fraudeurs fiscaux”.
Cela n’a pas suffi, l’intensité de la frustration a augmenté exponentiellement.
Il a fallu passer au sacrifice des boucs émissaires pour maintenir la paix sociale.
Nous en sommes donc là.
Le sacrifice est réel, car déposséder de ses biens un homme préalablement déclaré “fraudeur fiscal” est une sorte de mise à mort. Il suffit de constater que la vie d’un non possédant – SDF – est plus courte de trente ans, pour comprendre ce que représentent ses biens dans la vie d’un homme.
Il n’existe pas assez de vrais “fraudeurs fiscaux” pour satisfaire l’appétit de sacrifices de la foule.
C’est ainsi que la société, à travers Bercy et son Code Fiscal délirant, a organisé une fabrique à “fraudeurs fiscaux”, à sacrifiés.
Ainsi le “fraudeur fiscal” n’a pas plus de chance d’échapper à son sort de sacrifié que la vestale n’en avait, même en prodiguant ses faveurs aux grands prêtres.
J’arrive donc à la conclusion que mon calvaire n’a pas d’issue, tous comprennent parfaitement la problématique de mes dossiers, leur injustice, mais ce n’est pas pour eux l’objet du débat. Je suis un des milliers de sacrifiés dont ils ont besoin pour protéger leur pré carré, pour éviter la violence qui les emporterait.
« Laissez-moi vous donner ma définition de la justice sociale : je garde ce que je gagne et vous gardez ce que vous gagnez. Vous n’êtes pas d’accord ? Alors expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? » – Walter E. Williams.
Vous trouverez sur le net qui est Walter … Merci à Goufio de le citer en réponse à l’article de Dominique Philos « Retraites : le rêve fantasmé de l’égalitarisme », ce qui va me permettre de rebondir sur ladite citation.
Préambules
« Je garde ce que je gagne et vous gardez ce vous gagnez». Non ! C’est impossible à moins de vivre au fond des bois, mais pas dans une société d’échanges régulés avec toutes les infrastructures nécessaires pour les multiplier, les sécuriser … Pour tout cela, nous aurons au moins un manque à gagner pour des services rendus. C’est comme cela que nous nous sommes tirés de l’âge de pierre pour vivre nos individualités.
Prolongements
La deuxième partie de la citation est beaucoup plus intéressante : « Vous n’êtes pas d’accord ? Alors expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? »
Difficile de répondre à cette question d’emblée, ne trouvez-vous pas ?
Est-on dans un lien de subordination dans une relation de travail ? Est-on dans une relation de qui peut le moins peut le plus, dans le même cadre de subordination ou en dehors vis-à-vis de tiers ?
Malheureusement, une telle question posée parmi la majeure partie de notre population, ne trouvera en réponses que : Colère, envie, orgueil, gourmandise, paresse et luxure. Un peu moins pour l’avarice qui est plus le propos des Bigoudens et des Auvergnats, dans une image d’Epinal, mais pas tant que ça …
L’Etat a alors décidé de prendre les choses en main pour caper ces villages d’ « Astérix » et répondre à cette dernière question posée par : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ! » Cela ne vous rappelle rien ?
L’Etat, par lui et ses corps intermédiaires, Etat profond, Syndicats, Presse, s’oblige à spolier une partie de la population, mais pas que, toute la population à l’insu de son plein-gré pour ne pas répondre à la question essentielle : « Expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? »
Et alors, si je me refuse à devenir votre prostitué(e), est-ce le bannissement de la Terre de mes ancêtres, étant entendu encore que vous allez me pourchasser bientôt à l’extérieur pour vous fuir, par ce passeport français fiscal, ou alors me devoir y renoncer ?
Bien à vous
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Le pouvoir politique prétend lutter contre les inégalités ; ce qui lui permet de justifier, dans une large mesure, la spoliation fiscale qu’il exerce sur une partie de la population à des fins de redistribution à la fois idéologique et clientéliste.
Toutefois, la société française, dans son ensemble, tend aussi à l’égalitarisme, c’est à dire vers une vision de la société où tout le monde aurait les mêmes revenus, le même patrimoine, la même retraite …. Cette vision s’accompagne d’un sentiment exacerbé d’inégalité s’accompagnant d’une détestation des entrepreneurs, de la bourse, des multinationales, du capitalisme, du libéralisme … et d’une vision fiscale singulière selon laquelle le meilleur impôt est celui qui est payé … par les autres !
Faire payer les riches, et seulement eux, semble être le fantasme absolu du français.
Et, justement, ce rêve d’égalitarisme revient sur le devant de la scène avec la réforme en cours des retraites dont les motifs entrent exactement dans ce cadre en prétendant réunifier tous les régimes en un seul de telle manière que tout le monde ait les mêmes droits.
– le secteur privé constitué de caisses de retraite financées par les cotisations des salariés ET des employeurs,
– le régime des fonctionnaires, sans caisse de retraite, entièrement financé par l’impôt,
– les régimes spéciaux constitués de caisses de retraite toutes déficitaires et dont les insuffisances de trésorerie sont financées soit par un adossement aux caisses du privé (cela veut dire que les caisses du privé comblent les trous) soit par l’impôt !
Les subventions à ces régimes spéciaux représentent 2.5 milliards€/an pour la SNCF et 800 millions/an pour la RATP. On comprend dès lors que les salariés bénéficiant de ces régimes soit ne cotisent pas assez soit perçoivent trop par rapport aux cotisations versées … alors qu’ils cotisent moins, partent plus tôt en retraite et perçoivent des pensions plus élevées que les salariés du privé.
Dès lors, au-delà de cette problématique d’une retraite « juste et équitable », on comprend aisément que cette réforme devrait poser la question de la pérennité de ces avantages surtout que cela concerne des entreprises publiques si bien gérées qu’elles doivent être régulièrement renflouées par l’impôt !
Egalité impossible/égalitarisme ?
L’argument de l’égalitarisme n’est qu’une vision fantasmée d’une société collectiviste car il existe une constante du fonctionnement de toute société : A un moment ou à un autre, une fraction de la population parvient à obtenir, de gré ou de force, un statut favorable qui ne peut prospérer qu’au détriment du reste de la population.
Dans les époques antiques, c’étaient les prêtres (Egypte pharaonique), puis les aristocrates (qui est un mot d’origine grecque αριστοκρατες), et dans une époque plus récente le clergé et la noblesse dans la France de l’ancien régime et aujourd’hui les fonctionnaires et les salariés du secteur public. Même aux temps glorieux de l’URSS, il y avait les privilégiés du régime …
Car la société humaine, contrairement aux affirmations politiquement correctes d’égalité entre tous, est en fait profondément inégalitaire ; chaque individu essayant, d’une manière ou d’une autre, d’avoir plus d’avantages que le voisin.
Quelle réforme ?
La réforme envisagée par le gouvernement résulte d’une situation qui lui est imposée dans la mesure où l’on sait que tous les régimes de retraites sont sur la corde raide. Simple avocat de province, je savais déjà en 1991 que tous les régimes de retraites seraient en grande difficulté à partir de 2017 … il ne peut donc s’agir d’une surprise pour le gouvernement !
Rappelons au préalable que le système légal, en France, est celui de la répartition ; même si les fonctionnaires, et eux seuls, ont aussi la possibilité de cotiser aussi à un régime de capitalisation appelé Préfon.
Dans le cadre de la répartition, les salariés en activité cotisent et paient les pensions des retraités car, contrairement à une idée largement répandue, les actifs ne cotisent pas pour leur propre retraite mais bien pour celle des retraités. Les cotisations versées ne font donc qu’ouvrir des droits futurs qui seront payés, si tout va bien, par les futurs actifs !
On se situe dans le cadre d’un système que le gouvernement appelle abusivement « solidarité intergénérationnelle » alors qu’il s’agit plutôt, à bien y regarder, d’un système organisé de spoliation légale des gens qui travaillent au profit des retraités. Il est entendu que les gens qui travaillent actuellement escomptent bien pouvoir opérer la même spoliation lorsque eux-mêmes partiront à la retraite ; ce qui n’est même pas garanti !
Quel avenir pour la répartition ?
Le fond du problème est le mode de financement des retraites, lui-même ; ce qui explique que, depuis 1995, nous « ayons droit » à une réforme des retraites tous les 5 ans !
Tout allait bien jusqu’en 1975, époque à laquelle les gens mouraient en majorité avant l’age légal de la retraite (65 ans) alors qu’il y avait le plein emploi. Les régimes étaient excédentaires avec beaucoup de cotisants pour peu de retraités.
Seulement, la durée de vie s’est allongée (79 ans pour les hommes et 84 pour les femmes) et, du fait de l’irruption d’un chômage de masse incompressible et d’une réduction importante de la natalité, on est passé de 7 cotisants pour un retraité à 1.7 cotisant pour un retraité. Cette situation a été aggravée avec la décision démagogique de Mitterrand de ramener l’age de la retraite à 60 ans alors que la démographie montrait déjà … qu’il fallait l’inverse !
Le mécanisme du financement par répartition est donc complètement déséquilibré alors que les moyens d’action du gouvernement sont très limités puisqu’il n’y a que trois variables sur lesquelles il peut agir : la durée de cotisation, le montant des cotisations, le montant des pensions.
Le gouvernement a présenté sa réforme en affirmant qu’il n’y aurait pas de modification de l’âge de départ à la retraite, ni de modification du niveau des pensions alors qu’une vision lucide imposerait d’augmenter considérablement l’age de départ à la retraite (au-delà de 67 ans) et le montant des cotisations ; ce qui … ne serait pas accepté par les intéressés !
En fait, le gouvernement, conformément à une habitude bien ancrée au sein du pouvoir composé essentiellement de « hauts » fonctionnaires à la vision purement technocratique, se limite à « gérer » la situation à cours terme en parant au plus pressé afin d’éviter à la fois la catastrophe finale et l’explosion de la rue !
Le but est donc, dans l’immédiat et en ces temps de disette budgétaire, de trouver des ressources financières pour gagner du temps. Et quoi de mieux que de siphonner les régimes excédentaires pour financer les régimes déficitaires au premier rang desquels on trouve ces fameux « régimes spéciaux » !
Or, le gouvernement, déjà sérieusement échaudé par l’épisode des gilets jaunes, ne peut pas se permettre une nouvelle explosion sociale … Et les syndicats de la SNCF et de la RATP le savent. Ils comptent donc bien en tirer parti et maintenir leurs avantages en faisant plier le gouvernement qui, lui, cherche désormais … une porte de sortie !
La dernière proposition du gouvernement viserait à ne soumettre au nouveau régime que les nouveaux entrants. La réforme décalerait donc dans le temps l’effet de la réforme par le biais d’une extinction des régimes spéciaux sur la (très longue) durée (40 ans minimum) par la disparition de leurs bénéficiaires ; ce qui n’est pas de nature à résoudre le problème !
C’est là où l’on comprend qu’un système qui se dégrade sans cesse repose sur un système de spoliation légale puisque les derniers entrants sur le marché du travail auront été contraints de contribuer à un mécanisme alors qu’ils sont à peu près certains de ne jamais percevoir de pension dans 40 ans.
La situation serait toute autre si chaque cotisant cotisait pour sa propre retraite. Il pourrait alors suivre la gestion et l’évolution de son patrimoine dédié et il saurait de manière exacte le montant des sommes épargnées lui revenant ! Mais évidemment, dans ce cas, il faudrait rendre au salarié les cotisations (part salariale et part patronale) afin de lui permettre d’en disposer dans le cadre qu’il aura choisi. C’est la fameuse capitalisation !
Ce n’est évidemment pas la voie choisie par le gouvernement, pour des raisons idéologiques mais aussi financières ; l’Etat ne pourrait plus pomper l’argent des autres pour financer ses « actions ».
Une situation explosive
Les syndicats de la SNCF ont lancé un préavis de grève illimitée pour le 05 décembre prochain, en coordination avec ceux de la RATP.
En dehors du fait qu’il y a un mouvement de grève par jour à la SNCF ( !?!), le 05 décembre étant le 24ème anniversaire des grandes grèves de 1995 contre les réformes Juppé, qui portaient déjà sur les retraites, la stratégie a ici clairement pour but de bloquer le fonctionnement du pays.
Ces bénéficiaires des régimes spéciaux justifient la grève en expliquant qu’ils se perçoivent comme les victimes de la réforme mais aussi d’une humiliation. Se prétendant de gauche, ils sont en fait les partisans du service public à la française, financé par l’impôt sans considération de coût ou de rentabilité et les défenseurs sans complexes de leurs privilèges payés par le reste de la population !
Lutte contre les inégalités ?
La véritable lutte contre les inégalités serait plutôt de permettre à tout un chacun d’avoir un emploi et de pouvoir vivre de son travail. Malheureusement, on en est bien loin puisque le pays fait face à un chômage structurel de masse anormalement élevé (près de 9% officiel et 6 millions de sans emplois).
Nécessairement, cette partie de la population est maintenue dans un assistanat à la fois coûteux (pour les finances publiques) et bon marché (on ne peut pas vivre avec le RSA) qui permet juste de camoufler les inégalités les plus criantes, sans résoudre les problèmes.
Seulement, l’Etat, dirigé par des fonctionnaires qui n’ont aucune connaissance économique, a toujours fait preuve d’un mépris vis-à-vis des entreprises qui, seules, créent des emplois. Quarante années d’une fiscalité totalement inadaptée ont abouti à massacrer les entreprises, notamment industrielles ; ce qui explique que la France connaît l’un des taux d’industrialisation le plus faible de l’Union Européenne (avec la Grèce) !
D’un autre côté, nous avons toute une partie de la population qui bénéficie d’avantages significatifs qui sont payés par les impôts des autres,
Quand on prend en considération ces différents éléments ainsi que ceux du vieillissement de la population, du ralentissement économique général, du manque de compétitivité de notre économie et du manque de compétences de la population, nous avons en main tous les éléments d’une véritable bombe qui finira un jour ou l’autre par exploser !
A la fin, quand on fait le compte de la population sous assistance, des fonctionnaires et salariés des entreprises publiques payés par les autres, on a l’essentiel de l’explication de la situation française faite d’une fiscalité délirante et mortifère.
La vision égalitariste du gouvernement n’est en fait qu’une utopie tout en étant une escroquerie intellectuelle et fiscale.
– c’est une utopie parce que, si les hommes naissent, en principe, libres et égaux en droits (déclaration des droits de l’homme de 1789), ils n’ont jamais les mêmes talents, les mêmes capacités. Ils n’ont même pas la même durée de vie.
– c’est une escroquerie intellectuelle car on sait que certaines catégories socioprofessionnelles bénéficient d’avantages considérables et que ces avantages sont payés par ceux qui n’en bénéficient pas !
– c’est une escroquerie fiscale, au sens de la gestion des deniers publics, car cette pseudo réforme est essentiellement un moyen d’organiser une véritable spoliation des régimes excédentaires au profit des régimes déficitaires. La volonté du gouvernement de rassembler tous les régimes en une masse commune n’a pas d’autre but que de siphonner les réserves des régimes excédentaires (du privé) au profit des régimes déficitaires du … public.
Peut-on dès lors parler de bonne gestion, de morale, de vertu, de respect de l’égalité entre tous ?
La société française, contrairement au discours officiel, est en fait extrêmement inégalitaire dans la mesure où elle aboutit à maintenir dans une situation d’assistance et de faibles revenus une partie notable de la population (9 millions de personnes quand même) et à faire profiter une autre partie de cette même population d’avantages qui n’ont aucune justification tout en étant payés par le reste de la population qui n’y a pas droit !
E Macron le sait, le gouvernement le sait, mais ils ne feront rien pour changer les choses sur ces plans (pas de remise à plat des régimes spéciaux, pas de caisse de retraite des fonctionnaires, pas de capitalisation, pas de retraite individuelle, pas de ré industrialisation, pas de réduction autre que statistique du chômage).
Les salariés du public conserveront leurs avantages et ceux du privé continueront à payer jusqu’au jour où les caisses … seront vides !
Bien cordialement à tous !
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Tous les parents se reconnaîtront, malheureusement, dans ce petit papier.
Il fût un temps, il y a encore 20 ou 30 ans ou plus, lorsque nous, nous étions enfants puis ados nous faisions partie intégrante de la famille de nos parents. Nous vivions avec eux, nous partagions leurs repas. Ils s’occupaient de nous, s’amusaient avec nous etc… Nous participions de bonne grâce à certaines contraintes ménagères, tels que passer l’aspirateur ou faire la vaisselle de temps en temps. Faire son lit, ranger sa chambre etc … Nous ne nous considérions pas comme des esclaves. Nous étions heureux d’aller parfois au cinéma avec eux. Ils dirigeaient notre éducation scolaire et nous aidaient pour faire nos devoirs quand nous pataugions. Ils nous conseillaient pour nos lectures, ce qui a permis à certains de s’épanouir plus facilement. Que de souvenirs chacun de nous a en mémoire avec ses parents.
En 2019, tout cela n’existe plus.
Tout cela a volé en éclat.
La famille a disparu, nous sommes devenus uniquement les hôteliers de nos enfants.
Ils sont gratuitement nourris, logés, blanchis mais jamais content et voulant toujours plus.
Tout leur est dû !
Sans réciprocité, bien entendu!
Déjà lorsqu’ils étaient enfants, par laxisme, nous les avons laissé se droguer aux écrans sans réagir, pensant que nous pourrions garder le contrôle de ce que nous pensions connement être juste un loisir. Nous avons laissé grandir des monstres d’égoïsme et d’égocentrisme chez nous.
Ils se sont bunkérisés dans leur chambre. Nous ne les voyons plus, nous ne discutons plus de rien. Nous sommes devenus des vieux cons, bêtes et sans culture. Notre expérience et notre vécu entre, chez eux, par l’oreille droite et sort instantanément par l’oreille gauche, si encore ils daignent momentanément vous prêter un soupçon d’attention. Toute argumentation que vous essayer de développer est immédiatement contré et réduite à néant par leur Dieu You Tube et ils ricanent entre eux de votre prétention à avoir raison.
Bien sûr, ils ne participent plus à rien chez vous.
Terminé l’aspirateur, la vaisselle ou ranger leur chambre.
D’ailleurs, ils ne veulent plus sortir de leur chambre où ils restent en contact permanent avec d’autres zombies qui vivent aussi dans d’autres hôtels.
Si vous les contraignez à en sortir pour manger, ils viennent en trainant les pieds mais jamais seul.
Un smartphone, leur deuxième cœur, les accompagne et leur tient compagnie. Ils survivent grâce à lui à l’apnée que vous leur faîtes subir en les arrachant à leur matrice nourricière.
Votre compagnie ne les intéresse pas. Ils perdent du temps avec vous car vous les empêchez de se concentrer sur leur écran et vous leur faîte manquer des choses autrement plus importantes que votre discussion à la gomme, aride et sans intérêt.
Leur temps avec vous est minuté.
Ils disparaissent tels des fantômes dés que vous avez le dos tourné.
J’ai regardé par curiosité les vidéos qu’ils s’avalaient sans interruption sur You Tube. Cyril Anouna est complètement dépassé dans la médiocrité et la vulgarité. Voir 2 crétins manger un hamburger en rotant et pétant déclenchent leur fous rires jusqu’à plus soif.
Et ils en redemandent.
Leurs héros sont les « youtubeurs » .
Les vidéos merdiques succèdent aux vidéos merdiques.
C’est du non stop permanent. Une chaîne sans fin de médiocrité.
Ils ont dévoyé Google, qui est un formidable outil de connaissances en une machine à inepties qui leur donne la becquée 24h sur 24.
Au niveau scolaire, leur monté en classe supérieur chaque année tient, pour moi, du miracle. Il a bien longtemps que les livres scolaires ont disparus de leurs préoccupations. Ils les reçoivent en début d’année et ils les rendent à la fin sans qu’ils aient été ouverts. Quant aux livres « loisirs », ils n’en n’ont rien à foutre. C’est remonter à l’époque des dinosaures. Rien que de penser à les ouvrir cela leur donne la nausée.
Ils peuvent passer des jours et des nuits sans voir le soleil. Ils ne savent même pas qu’il a plut toute la journée.
Si vous essayez de les raisonner, c’est peine perdue.
Ils ont toute une batterie d’explications d’une incommensurable mauvaise foi pour vous démontrer que vous n’avez rien compris au 21eme siècle et qu’ils ne sont absolument pas addicts à leur écrans.
Seule la contrainte, comme en cure de désintoxication, peut avoir un résultat. La came et les écrans, même combat.
Internet nous a volé nos enfants!
Tous sont touchés et peu arrivent s’en sortir.
Il nous reste la Foi…
La grande annonce industrielle du moment est la nouvelle future fusion entre Fiat-Chrysler et PSA (Peugeot-Citroën).
La presse s’emballe, les spéculations vont bon train, et, comme pour la récente « arrestation » de Xavier Dupond de Ligonès, elle fait des annonces tonitruantes pour le moins spéculatives ; juste … histoire de vendre du papier !
On nous décrit une situation idyllique avec la constitution du quatrième groupe mondial derrière Renault, VW et Toyota … en reprenant les mêmes arguments que pour la fusion avortée Fiat-Renault.
L’essentiel des données que je vous avais communiquées dans mon précédent article à propos des louanges éditoriales d’une fusion Fiat-Renault reste d’actualité !
La réalité de la situation est que Fiat a des difficultés industrielles et que son avenir est compromis notamment parce qu’il est très en retard sur le concept de la voiture électrique et que ses usines européennes sont en mauvaise posture (Lancia est mort, Fiat ne survit qu’avec la 500, Alfa Roméo a une diffusion de plus en plus confidentielle malgré des modèles magnifiques mais peu fiables). Aux USA, Fiat ne survit que grâce aux Jeep et pick-ups, Chrysler étant quasiment mort !
Autrement dit, FIAT sait qu’il est sur la mauvaise pente et, aujourd’hui, c’est la métaphore du nageur en train de se noyer et qui cherche une bouée de sauvetage. Il cherche donc un partenaire susceptible de lui apporter à bon compte ces technologies qui lui font défaut sans avoir à en assumer les (lourds) investissements !
Le coup de génie de Sergio Marchione, ancien Pdg de Fiat aujourd’hui décédé, a été,en 2009, de mettre la main sur le groupe Chrysler alors en faillite ; ce qui a permis de sauver Fiat, qui allait déjà bien mal, d’une déconfiture inévitable !
Seulement, il est illusoire de croire qu’on peut renouveler tous les dix ans de tels coups car les proies de la taille de Chrysler sont rares ; d’autant plus que la famille Agnelli a une vision purement patrimoniale de la gestion de Fiat dont elle espère toujours tirer un maximum de revenus à travers la réalisation d’opérations de restructurations industrielles. La cession de la pépite Magnetti-Marelli (équipementier auto) est là pour en attester !
D’ailleurs, Fiat avant d’essayer de mettre la main sur Renault, avait essayé de se vendre à General Motors !
PSA, de son côté, souhaiterait, à en croire la presse, revenir sur le marché américain alors qu’il n’a … aucun modèle de voiture qui corresponde au marché américain ! Carlos Tavares, qui connaît les produits qu’il vend et les marchés qu’il prospecte, le sait ; donc ce ne sont que des annonces éditoriales qui ne reposent sur aucun fondement !
Dans ces conditions, PSA qui vient d’avaler avec succès Opel dont la gamme est très proche de celle de PSA, avec des synergies industrielles évidentes, pour un marché purement européen, n’a pas vraiment d’intérêt à engager des négociations avec Fiat ; surtout si c’est pour perdre le contrôle du nouvel ensemble !
Le risque industriel et financier pour PSA, qui a quand même frisé la faillite il y a quelques années et qui doit aussi gérer le problème du Brexit pour ses usines britanniques (Vauxhall), est considérable ; surtout que l’horizon de l’industrie automobile n’est plus au beau fixe compte tenu des nouvelles normes environnementales !
En outre, son actionnaire chinois (Dong Feng) souhaite se retirer du capital de PSA et l’activité de PSA en Chine est en train de péricliter !
Cela signifie que le marché mondial de l’automobile, du fait des nouvelles normes en matière de pollution et de voitures électriques, n’est plus à l’augmentation des volumes mais plutôt à la tentative (pas évidente) de consolider les situations acquises.
Cela signifie aussi que cette évolution technologique contrainte ne va pas se faire sans casse et qu’il va probablement y avoir des dégâts industriels considérables avec la disparition de constructeurs automobiles ; et Fiat est en tête de liste (après Rover, Saab).
La meilleure stratégie de PSA serait donc d’attendre et de voir surtout que l’on sait que plusieurs groupes industriels sont à l’affût et n’attendent en fait que la déconfiture de Fiat pour mettre la main sur les quelques pépites du groupe présentant un réel intérêt !
Il n’y a donc aucune raison que PSA ne fasse pas de même et il n’y a aucune urgence à se précipiter dans un montage financier et industriel risqué au terme duquel la famille Agnelli deviendrait le principal actionnaire du nouvel ensemble. La perte de contrôle capitalistique de PSA signifierait la perte de controle industrielle !
Enfin, l’Etat français, qui est aussi actionnaire de PSA (comme il est aussi actionnaire de Renault), refusera, comme il l’a fait pour Renault, que cette opération de restructuration industrielle se fasse dans un cadre de figure où la famille Agnelli prendrait le pouvoir du nouvel ensemble ! Le risque politique serait trop élevé surtout si Fiat se mettait à fermer des usines françaises pour sauver ses usines italiennes !
Heureusement, Carlos Tavares, président de PSA , qui n’est pas un perdreau de l’année, ne va certainement pas se laisser abuser par la danse du ventre de Fiat et les spéculations éditoriales n’y changeront rien !
Bien cordialement à tous !
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Un de nos lecteur, qui mérite la médaille Fields pour le moins, nous donne quelques explications concernant ce sur-impôt en constante augmentation. Augmentation qui, bien sûr, sert au “bien commun”, la valeur absolue qui ne peut être contesté dans notre cher pays. Le pretexte du bien commun est l’argument massu de Bercy pour vous tondre et vous retondre.
“Ajoutez à cela un salopard de maire qui trouve le moyen de coller une cage à poules remplis de cas sociaux au bout de votre jardin ou bien un arrêt d’autobus devant votre porte d’entrée ou encore une voie rapide ou une supérette juste à côté de chez vous afin de dévaloriser définitivement votre bien durement acquis.
La base d’imposition foncière est calculée en fonction de la surface du logement qui est pondérée selon la destination et la taille des pièces (moins pour un garage, une cave qu’un salon ou une chambre), la présence d’éléments de confort, le tout multiplié par un tarif communal variable selon les communes et le « standing » du logement (de la masure au palais, il y a 7 catégories) et encore multiplié par un coefficient de vétusté, un autre de situation particulière et encore un autre de situation générale (selon l’emplacement du logement).
Pour les éléments de confort, il s’agit de la présence de radiateurs (+ 2m carrés par pièce chauffée), de douche, bidet, lavabo (+ 2 m carrés par élément), de baignoire (+3 m carrés), de l’électricité et du gaz.
Il s’agit ni plus ni moins que d’un impôt sur l’hygiène dont l’inventeur est le funeste Joseph Caillaux inspecteur des finances tout aussi célèbre à son époque pour ses histoires de fesses qu’un certain DSK. (et avis aux taxocrates imbéciles gauchisants de Bercy qui me liront : c’est bien l’eau courante et les sanitaires qui ont fait reculer bon nombre de maladies infectieuses plus que les vaccinations et la sécurité sociale).
Une fois la base d’imposition déterminée, il reste à calculer l’impôt en fonction de la part communale, la part départementale, la taxe spéciale d’équipement pour les franciliens, la communauté de communes, ou communauté urbaine, les différents SIVU ou SIVOM, la Gemapi (pour les zones inondables plafonnée pour le moment mais petit impôt deviendra grand) dont les taux sont très démocratiquement décidées par « les autorités élues » compétentes (en fait des groupuscules de picoleurs qui bien souvent manipulent le compas et l’équerre) et rajouter encore 8% pour ce cher trésor public qui doit gérer la fiscalité (on ne lui on demande pas tant).
Naturellement les taux votés par les communes augmentent le plus souvent tous les ans (quand on est chargé de gaspiller l’argent des autres auprès des entreprises du BTP et qu’on touche en plus des rétro-commissions pour le faire, il peut difficilement en être autrement cf par exemple le F… Michel Rey et la SAGES) et la base d’imposition est aussi revalorisé tous les ans par volonté du gouvernement et ce bien plus que le livret A (tant qu’il n’y pas de protestation pourquoi se priver).
N.D.L.R. j’espère ne pas avoir été trop confus, peu de temps disponible pour écrire.
J’espère que vous avez bien tout compris sur le calcul de cette tranfusion…
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TRANSFUSION : C’est l’action de prendre du sang à des individus pour le donner, en théorie, à d’autres qui en manque.
Tout propriétaire a en général, grâce à son travail, acheté un bien immobilier. Maison ou appartement. Souvent il s’est endetté sur 20 ou 25 ans. Beaucoup se sont saignés pour payer leur crédit, après avoir déjà payé à l’état environ 8% de taxes sur le montant total de votre achat. Ces 8% sont des petits amuse-gueules qui vont vous faire comprendre qu’en réalité vous ne possédez que du vent. Vous devenez locataire du Tonneau des Danaïdes ou plus communément appelé Etat. Cette dénomination est beaucoup plus sympa car le contribuable pense en faire partie. Ce qui est totalement faux. La réalité c’est que l’Etat va vous transfuser votre argent jusqu’à votre mort et même au-delà avec les « droits » de succession. On va vous re-taxer sur vos biens. Biens qu’on vous a déjà taxé sur l’argent qui vous a servi à l’acheter. Bercy n’est pas à une surtaxe près. (voir les factures EDF et les carburants etc… la France s’est fait la championne de la taxe sur la taxe) Bien sûr la France détient la médaille d’or des taxes et impôts ! https://temoignagefiscal.com/liste-des-impots-et-taxes-en-france-prenez-votre-souffle-et-votre-temps-calez-vous-bien-sur-votre-fauteuil/
Tous les mois vous allez devoir payer un loyer pour occuper votre maison ou appart, qui en réalité ne vous appartient pas réellement, vous allez devoir vous acquitter d’une taxe joliment appelée « taxe foncière ».
Taxe qui augmentera tous les ans en appliquant le pincipe de l’augmentation “vaseline”. Elle est impossible à déchiffrer, pire que les manuscrits de la Mer Morte, comme aussi votre facture EDF si vous n’avez pas fait polytechnique. https://temoignagefiscal.com/facture-edf-une-escroquerie-obligatoire-detat-concoctee-par-bercy/ ) Et encore, il faut en sortir major.
Sachez aussi que vous pourrez être dépossédés si le “Bien Commun” l’exige!
Bref, tous les ans, au mois d’octobre Bercy va vous transfuser de votre foncier. Si vos revenus ont diminué et que vous n’arrivez plus à la payer, on va s’occuper de votre cas et les pénalités vont s’accumuler car l’Etat ne peut concevoir que vous ne lui régliez pas son loyer. Vous allez subir les moyens de coercition que Bercy a à sa disposition et dont il va user sans modération. Mauvais Français ! Merci qui ?
Pendant que les français se dirigeaient vers les plages, le chef d’entreprise que je suis encore, recevait un courrier de la brigade de vérification fiscale pour contrôler nos activités qui touchent à la TVA. Point sensible forcément, car la TVA est l’impôt le plus rémunérateur parmi toutes les offices de Bercy.
Comme j’avais liquidé la fonction comptable de ma société pour des raisons de Cheval de Troie et de malversations découvertes à posteriori mais non produites devant la justice ; Vous connaissez peut-être le sort des employeurs devant les Prud’hommes avec sous le bras un Code du Travail qui rivalise avec l’épaisseur du Larousse. Mon expert-comptable a donc pris toute ma gestion comptable ce qui s’est d’ailleurs révélé bien moins cher qu’un poste équivalent dans l’entreprise et beaucoup plus « Secure ».
J’héritais d’une entreprise qui perdait de l’argent et j’en ai fait une pompe à cash à présent.
Je reçois donc au sein de mon bureau, le vérificateur de la DGFIP en présence de mon expert-comptable. Il est peut-être à souligner que je suis moi-même comptable par mes affaires en sciences économiques orientées sur les mathématiques financières et l’économétrie, plus un cursus un peu trop prolongé vers l’expertise comptable, mais inachevé et dieu merci. Cela pour dire qu’en face de l’opposition en présence, je ne suis pas le dernier perdreau de l’année.
Le vérificateur traduit sa mission de vérification, inopinée bien sûr, pour le motif de la TVA à éventuellement redresser, mais pourquoi pas poursuivre plus loin, car je détiens des SCIs qui louent des locaux occupés par des professionnels. L’enjeu devient de facto une vérification approfondie …
La genèse
Facile contrôle fiscal. Le vérificateur a tapé dans nos factures par sondages sur le navire amiral, mais rien d’autre. Il a relevé toutes nos pièces en détaxes de TVA pour des entreprises qui travaillent Off-Shore. Il nous fallait lui produire des attestations d’exonération de TVA desdites firmes afin d’en justifier la cause. J’ai pris mon téléphone pour contacter les intéressés pour les documents qui pouvaient me manquer. Tout est arrivé.
Je suis par ailleurs franchisé d’un grand groupe qui a pignon sur rue. J’ai très vite compris que mon “contradicteur”, soit cherchait à me piéger, soit il ne comprenait rien aux implémentations Business dudit Grand Groupe. Ou encore, que des conséquences pouvaient le dépasser via les services juridiques du Grand Groupe. Car il lui aurait fallu démonter le système de facturation alors en place. Autant dire, sûrement pas une partie de plaisir pour lui.
Concernant l’activité de mes SCIs, j’ai effectué des cessions et acquisitions entre elles à coup d’emprunts pour obtenir du compte courant, c’est à dire du cash disponible. J’ai aussi passé l’une de ces SCIs de l’IR à l’IS, c’est à dire d’assujetti au barème progressif de l’impôt sur le revenu, à celui de l’impôt sur les sociétés. L’idée était de couper l’hémorragie d’impôts à payer immédiatement pour gérer ladite SCI avec un IS qui venait de baisser sous Macron. Cerise sur le gâteau, ce dernier a posé une Flat Taxe de 30% sur la distribution de dividendes.
Je tiens à souligner que dans un climat serein d’impositions tous azimut, je n’aurais jamais procédé ainsi.
Le vérificateur a alors très bien compris l’objectif de tous ces mouvements au sein des SCIs : Pouvoir payer selon un échéancier admis par l’administration fiscale une somme colossale de droits de succession. Ceux-ci représentent ni plus ni moins qu’un coût de non-opportunité. C’est à dire qu’avec cet argent qu’on m’aurait laissé, j’aurais pu faire du business en plus avec des gens en plus. J’aurais pu faire travailler des artisans en plus pour la restauration de domaines privés insalubres. En fait, ces artisans, je les ai remplacé par ma force de travail pour faire tout ce que je pouvais faire par moi-même.
Conclusion
Finalement, Je n’ai vu ce vérificateur qu’à l’introduction de sa procédure, mais pour sa conclusion que par un courrier qu’il n’y a rien à prendre de plus … Comme quoi, les contrôles fiscaux ne se passent pas toujours si mal.
Un contrôle URSSAF est intervenu simultanément sur ma société “Commerce”. Quand le président Macron vient nous réciter devant un parterre de chefs d’entreprises, qu’elle est l’amie des entrepreneurs, tout intelligent qu’il est, soit il ne sait pas de quoi il parle, soit il fait de la politique au service de l’Etat profond qui dirige ce pays, soit ce n’est ni plus ni moins qu’un imbécile.
Bien à vous
PS : La dernière vidéo publiée par Mr Dumas avec Simone Wapler, que je lis très souvent, parle exactement de ce que je pense : “Redonner le salaire complet aux gens qui travaillent”. Et comme les gens ne sont pas aussi nigauds, tels que notre presse Mainstream nous les présentent, ils comprendront les boulets avec lesquels on les a ferrés, quand on va leur expliquer de quoi il s’agit vraiment …
Toutes affaires cessantes, précipitez-vous chez votre libraire, ou plus surement sur AMAZON votre libraire n’ayant peut être pas l’ouvrage en stock, et achetez le livre de Simone Wapler.
Vous allez profiter d’une bouffée d’oxygène.
Vous allez comprendre que oui, la vie pourrait être simple, vos libertés naturelles existent et peuvent être respectées.
Puis vous regarderez la vidéo ci-dessous, en étant indulgent pour la prestation de votre serviteur.
Alors vous vous direz : “Mais oui bien sûr, c’est possible”.
Et sans doute vous militerez pour qu’à la prochaine présidentielle le grand virage salutaire soit pris, que la France ne fonce pas dans le décor du fait des irresponsables menteurs qui prétendent la conduire alors qu’il n’en n’ont ni les moyens ni la qualité.
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