Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Pendant plus de mille ans l’église catholique a été l’organisatrice de la bureaucratie. Seuls ses membres savaient lire et écrire, d’où cette vocation pratique car la bureaucratie utilise abondamment l’écrit.
Il n’est pas d’organisation conséquente sans bureaucratie.
Au début la bureaucratie organise. Pour cet objectif elle réclame et obtient des pouvoirs de coercition. Car une organisation ne peut exister que si ceux que l’on souhaite organiser observent les règles de l’organisation. L’inverse s’appelle l’anarchie pour certain, tout simplement la liberté pour d’autres dont je suis.
Il est très rare que les règles mises en place satisfassent tout le monde. Les réfractaires devront être contraints.
La question qui se pose alors inévitablement est : quel motif justifie d’imposer une organisation ?
Ou encore : quel motif justifie que la liberté de chacun soit organisée par d’autres ?
En ce qui concerne l’église catholique il s’agissait de croire en une seule et unique religion. C’est encore le cas chez les musulmans, les communistes, les écologistes, etc…. Une simplicité de motif permet de ne pas s’embarrasser de détails.
Dans le passé ce fût terrible. Ils en bavèrent ceux qui entraient en conflit avec la bureaucratie ecclésiastique. Ils en bavent encore ceux qui entrent en conflit avec la bureaucratie musulmane, en Iran ou ailleurs, communiste au Venezuela, écologiste un peu partout, etc…
Car, entendons-nous bien, il s’agit de faire le bonheur de la masse à organiser. Chacun sait à quel point il n’était à l’époque de bonheur possible qu’à travers l’église catholique, tout pêcheur, tout renégat, ne pouvait que souffrir de lui-même certainement mais, s’il le fallait, la bureaucratie inquisitrice du moment savait provoquer cette souffrance rédemptrice.
Les choses n’ont pas beaucoup changé.
Par exemple, vous voulez une retraite conséquente sans avoir à trop débourser personnellement ? Pas de problème, une bureaucratie bien organisée fera payer les autres pour vous. C’est simple. Un objectif clair, une bureaucratie déterminée, tout est alors possible.
Oui mais quand même, aujourd’hui tout le monde sachant lire et écrire ce n’est pas si facile, non ? La croyance n’est plus l’outil déterminant qu’elle a été.
Détrompez-vous. La bureaucratie va rendre l’objet du débat si compliqué que plus personne n’est capable de le comprendre. Vous voyez bien depuis plusieurs mois que les français se déchirent sous les yeux bienveillants de leur bureaucratie, depuis un mois et demi qu’ils galèrent face aux grèves, personne ne sait vraiment pourquoi.
Vous avez eu les justificatifs chiffrés des différentes solutions possibles de retraite ?
Pourtant ce ne doit pas être si sorcier. On connait le nombre de travailleurs, le nombre de retraités, maintenant et à venir, on doit pouvoir facilement répondre à : que faut-il pour faire quoi ?
Eh bien non, la bureaucratie, qui sait faire ces calculs, laisse la masse se fritter à coup de croyances, dans le plus parfait obscurantisme.
De là à penser qu’elle y trouve son intérêt il n’y a qu’un petit pas à faire.
Le fond de commerce de la bureaucratie est la complexité apparente qui démotive la raison au profit de la croyance. Car au nom de la croyance tous les excès sont possibles, voire souhaités.
Et nous arrivons au comble : faire croire que le mal que l’on vous fait est pour votre bien.
C’est magique, stratégique, d’abord provoquer l’ignorance, puis installer en lieu et place la croyance, la force se chargeant de convaincre les récalcitrants, pour finir en prétendant faire le bien, qui soudain dans les esprits va devenir proportionnel à la douleur, au chagrin de la perte de liberté. Plus t’as mal, plus c’est pour ton bien….
Cette merde de bureaucratie envahit toutes les sociétés, sans exception, avec toujours, toujours, les mêmes symptômes et les mêmes résultats.
Aucune expérience n’est utile, ne protège de cette calamité.
L’homme est incapable de capitaliser son expérience sociétale, tant il est avant tout individu, mais individu prédateur de l’autre….
La bureaucratie est son outil, son moyen de prédation. Tout le monde le comprend, mais c’est pour le bien de tous… alors…
Alors, bas les masques. Refusons cette bureaucratie, plus d’imprimé, plus d’autorisation, plus d’interdiction, juste de la politesse et du respect pour l’autre, pas de formulaire à remplir pour une chose aussi simple.
La grève des imprimés me parait la seule juste et efficace. Que peut faire une bureaucratie sans imprimé ?…
Bien à vous. H. Dumas
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C’est en gros l’essentiel des vœux de notre président.
Voulez-vous le savoir ? J’admire qu’on puisse tenir de tels propos. Et j’admire tout autant que personne n’ait paru s’étonner d’un propos aussi étonnant.
En effet, au moins en apparence, Monsieur Macron ne décide pas tout, et pas tout seul. Par exemple, quoi qu’on fasse, d’une façon ou d’une autre, la réforme des retraites, si elle doit avoir lieu, devra bien en passer par certaines étapes, dont un vote parlementaire.
Alors de deux choses l’une. Ou bien Monsieur Macron lit l’avenir, par exemple dans le marc de café. Et dans ce cas, chapeau le devin ! Ou alors il considère l’étape parlementaire comme une pure formalité, et le vote des godillots parlementaires comme acquis d’avance, à coup sûr.
En fait, c’est bien sûr la seconde hypothèse la bonne. Et de fait, le vote des godillots parlementaires lui est acquis d’avance, à coup sûr.
Mais, ce qui est incroyable, extraordinaire, ce ne sont pas les certitudes de monsieur Macron. Ce qui est incroyable, extraordinaire, en tout cas à mon avis, c’est de les affirmer ainsi, de la sorte, avec la plus désarmante candeur !
Nous avons donc un chef d’État qui vient nous dire, tranquillement, et sans le moindre état d’âme, que le peuple français entretient à grands frais un parlement aussi croupion que ruineux, quand une simple chambre d’enregistrement ferait aussi bien l’affaire, et à bien moindre coût.
Il fallait oser le dire. Monsieur Macron a osé.
Au moins, les choses sont claires. C’est bien les gens qui disent ce qu’ils pensent. Franchement. Sans prendre de gants.
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En préalable de ce billet une petite anecdote. La semaine dernière je croisais une relation amicale que je n’avais pas vu depuis une dizaine d’années, socialiste.
En plaisantant je lui dis :
– Alors, toujours socialiste ?
Il fait la moue, puis me répond :
– En tout cas, toujours de gauche.
Je ne vais pas plus loin dans la conversation parce que je l’aime bien, mais je me dis : que veut-il dire ?
Est-il pour un Etat acteur économique unique ou, tout simplement, pense-t-il que la gauche aurait, comme le disait Giscard, le monopole du cœur ?
Je crois hélas que la vérité tient tout simplement dans la deuxième hypothèse, c’est navrant, si primaire.
Au fond de lui il a dû adopter l’égalitarisme comme solution de cœur…
C’est la facilité, cela évite la lourde contrainte personnelle de la compassion, de la responsabilité et de la charité, notamment envers ses proches et sa famille.
En ce qui concerne la crise des retraites mêmes erreurs, du vent.
Quand je vois des personnes descendre dans la rue pour contester ce que, alors inactifs, ils imaginent percevoir dans quarante ans, je me demande si je rêve. En revanche je suis sûr qu’eux rêvent.
Que ce soit par la répartition ou par la capitalisation, nul ne peut sans mentir affirmer qu’il sera capable de verser dans quarante ans une retraite égale au salaire moyen de chacun sur la période.
Tout au plus l’Etat, par l’impôt, peut-il organiser un minimum vital pour les nécessiteux au jour de la retraite, et encore ce n’est pas certain. L’URSS n’en n’a pas été capable lors de sa retentissante faillite.
Chacun est responsable de sa vieillesse, encore faut-il que sa capacité d’économie ne lui soit pas volée par l’Etat égalitariste. Là est le problème.
Là est la crise
La révolte concernant les retraites n’est qu’une inconsciente façade. Comment expliquer autrement que des hyper-privilégiés, fonctionnaires aux salaires, avantages et retraites démesurés payés par les autres, soient dans la rue au coude à coude avec les laissés pour compte alors que, sans aucun doute, les premiers portent en grande partie la responsabilité de la dérive des seconds ? L’égalitarisme nuit principalement aux plus faibles.
La jonction de ces deux extrêmes est le symptôme d’un grave dysfonctionnement qui préfigure historiquement l’avènement de la vraie violence sociétale, ingérable.
Quand privilégiés et miséreux s’associent, le chaos n’est pas loin, les princes ont du souci à se faire.
Il est utopique d’imaginer que la “crise des retraites” puisse être régulée, puisque ce ne sont pas uniquement les retraites qui jettent les gens les plus déterminés dans la rue, mais différents agents de mécontentement tels que les abus de réseaux, les connivences, la corruption, l’arbitraire, tous issus des tares de l’égalitarisme.
Nous n’en sommes qu’au début, inutile donc d’en imaginer la fin.
Plus rien ne marche, les hôpitaux sont en jachères ; la justice en pleine crise masturbatoire rend journellement l’iniquité ; l’enseignement forme nos enfants au mensonge, aux mirages ; l’économie vit en vase clos entre initiés et tente par le monopole de contrer la concurrence qu’elle ne peut pas assumer, alors que ce devrait être sa mission ; la police tabasse ; l’armée prie pour ne pas avoir à détaler à l’occasion d’un conflit.
Pendant ce temps une poignée de privilégiés, élus ou nommés sans rapport avec leurs compétences, font la pluie et le beau temps, corrompant leurs gitons, traquant les têtes qui dépassent, à l’abri derrière la croyance admise de l’égalitarisme.
Comment cela va-t-il finir ?
Comme tous les mensonges, mal en général.
En effet, aujourd’hui, en est-il un seul pour dire la vérité ?
Pour dire que si les hommes sont égaux en droit ils sont inégaux en compétence, que cette inégalité est leur richesse, libre elle s’équilibre par l’échange, la compassion et l’honnêteté.
Que la base de tout c’est la liberté, qu’il n’est rien, aucune croyance ou philosophie, au-dessus.
Que derrière chaque prédicateur, il y a un prédateur.
Formatée pour subir, la population ne l’est pas pour réfléchir, quand la contrainte devient lourde elle tue ceux qui lui ont fait prendre les vessies pour des lanternes et l’ont amenée au point de souffrance qui provoque la rupture.
Oui, nos Princes ont du souci à se faire.
Bien à vous. H. Dumas
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Enfin, je devrais dire, l’une des réformes qu’on ne fera pas puisque E Macron se limite pour l’instant à des effets oratoires à propos de simulacres de réformes !
C’est celle de l’adoption de la capitalisation pour les retraites car il n’y a pas de système juste autre que la capitalisation.
Seulement, soit le gouvernement ne peut pas le dire parce que ce serait affirmer l’inverse de qui a toujours été affirmé aux français, soit il ne veut carrément pas !
Le gouvernement et ses technocrates avaient tout préparé, tout calibré et pensaient avoir trouvé le fil miraculeux d’une réforme géniale, complexe et tordue dont le but essentiel est avant tout de préserver le système par répartition.
L’argument officiel était que le système serait plus juste et que les français allaient y gagner avec le nouveau système alors que c’est exactement …l’inverse qui est prévu !
Evidemment, on le sait désormais, c’est raté, la « réforme » est complètement enlisée parce que nos technocrates ont commis une grave double erreur :
D’une part, ils ont complètement sous-estimé leurs interlocuteurs, en s’imaginant qu’ils allaient entériner cette réforme tel quel !
D’autre part, avec cette réforme, le gouvernement essaie de satisfaire des intérêts contradictoires et cela n’est pas possible !
Ces intérêts sont à la fois ceux des futurs retraités mais aussi ceux de l’Etat.
En ce qui concerne les premiers, le gouvernement doit naviguer entre les régimes spéciaux, le problème de l’âge pivot, de la pénibilité, le comblement des régimes déficitaires, chacun arrivant avec sa revendication spéciale ; et évidemment il est impossible de faire une synthèse d’intérêts tous contradictoires !
En ce qui concerne l’Etat, il faut qu’il continue à canaliser l’épargne, car si on bascule vers la capitalisation, il fait faillite !
Les technocrates se sont donc engagés, comme malheureusement cela arrive trop souvent dans ce pays, dans une voie parce qu’on refuse d’envisager avec pragmatisme de voir ce qui se fait à côté et ce qui est possible.
Ils avaient cru avoir trouvé l’astuce miraculeuse : La valorisation de la retraite par le biais d’un système de points ; lequel constitue une notion à la fois vague et difficile à appréhender et permettant de ce fait des ajustements futurs non spécifiés à ce jour …
Je vous rappelle ce que j’ai écrit dans mon article précédent à ce propos :
«Cette manœuvre est plus subtile car elle permettait au gouvernement d’affirmer qu’on ne touchera à rien … en omettant bien d’indiquer que la variable d’ajustement serait la valeur du point. Cela signifie que, comme pour la monnaie qui se dévalue par le biais de l’inflation, le point se dévaluera et qu’il vous faudra toujours plus de points, donc travailler plus et plus longtemps, pour avoir le même niveau de pension. Le système par points revient donc à augmenter à la fois la durée et le montant des cotisations ; étant entendu que celui qui ne voudra pas le faire sera confronté à une diminution de sa pension de retraite car vos retraites ou futures pensions maigriront au gré de la dégradation des finances publiques et comme celles-ci sont en dégradation constante …on ne se situe pas dans l’éventuel ou le possible mais bien dans la certitude ! »
Ce qu’on ne vous dit pas, c’est que vous prendrez votre retraite à 64 ans ou 66 ans non par choix mais parce que vous aurez la surprise de devoir le faire du fait du manque de points !
Et maintenant, le gouvernement essaie de sauver la face en accordant des dérogations à toute une série de professions au nom de … la nuisance, de la complaisance ou de la préférence politique mais sûrement pas au nom de l’égalité et de l’équité !
L’origine de la répartition
Elle remonte à l’époque de l’Etat français de Vichy. Mais elle n’a pas été faite par bonté d’âme ; elle correspondait à une « nécessité » : le gouvernement de Vichy, après le scandaleux armistice du 22 juin 1940, se trouvait contraint de payer d’énormes indemnités pour l’occupation du pays par l’armée allemande (400 millions de Francs par jour).
Pour y faire face, Vichy n’a donc pas trouvé mieux que de piller les réserves des caisses de retraites qui évidemment étaient vides à la libération.
L’idée (déjà) « géniale » est alors apparue parmi l’élite de nos hauts fonctionnaires de 1946, qui étaient d’ailleurs les mêmes que sous Vichy : faire payer les retraites par ceux qui travaillent dans le cadre d’une extorsion qui n’a jamais vraiment dit son nom et qui n’a pu fonctionner que tant qu’il y avait peu de retraités (la retraite a été fixée à 65 ans alors qu’on mourait encore à 40) et beaucoup de cotisants !
Le désastre prévisible de la répartition
Là où les français devraient se poser quelques questions, c’est que la France est le SEUL pays européen à opter pour la répartition intégrale …
Or, on sait que la répartition rencontre un double écueil :
Elle est très couteuse car finalement elle ne rapporte rien aux cotisants ; d’ailleurs les pensions sont peu ou pas revalorisées, ce qui devrait quand même interpeller les intéressés !
Elle ne passe pas le seuil de la démographie ; laquelle démontre que le vieillissement de la population va provoquer une diminution du nombre de cotisants et une augmentation du nombre de bénéficiaires. Et ce déséquilibre est incontournable !
Les opposants à la capitalisation prétendent que celle-ci est injuste mais la répartition est encore plus injuste car sa gestion est opaque et couteuse. Les bénéficiaires sont traités de manière tout à fait inégalitaire, les fameux régimes spéciaux mais aussi tout le système du public sont clairement avantagés, aussi bien en ce qui concerne le montant des pensions que l’âge de départ en retraite. Le montant des pensions ne dépend pas de l’effort personnel de chacun mais d’éléments extérieurs incontrôlables tels que la démographie, l’activité économique (croissance), le niveau global de l’emploi (plus il y a de chômeurs et plus le système est en déséquilibre) ou pire, la décision politique du moment d’avantager tel ou tel ; et le secteur public a été clairement avantagé ces vingt dernières années.
En fait, ceux qui veulent le maintien de la répartition sont essentiellement les …vrais bénéficiaires de la répartition c’est à dire ceux qui perçoivent plus que les autres pour des cotisations et pour une durée de carrière inférieures ; en gros les salariés du secteur public !
Or, comment justifier une inégalité aussi flagrante que le taux de remplacement (le montant de la pension rapporté au salaire avant retraite) qui est de 60% dans le privé alors qu’il est de 75% pour les fonctionnaires et même de 88% à la RATP ; compte non tenu du fait que, dans le privé, la pension est calculée sur les 25 dernières années alors qu’elle l’est sur les six derniers mois dans le public (qui sont forcément les meilleures années) ?
Il faut être conscient enfin que l’argument de la solidarité a bon dos et qu’il s’agit surtout d’une technique de globalisation d’un système sous couvert de mutualisation, avec la caractéristique bien française d’une opacité complète des couts réels de fonctionnement ; opacité destinée bien évidemment à masquer une réalité peu avouable : la mauvaise gestion publique !
Le pire, c’est que la réforme en cours, comme ce qui est pratiquement toujours le cas, va couter beaucoup plus cher que si … on n’avait rien fait !
La seule issue : la capitalisation
Avec la capitalisation, il n’y a pas de problème, chacun se fait sa retraite.
D’ailleurs les jeunes qui entrent sur le marché du travail actuellement sont pour la capitalisation parce qu’ils sont parfaitement conscients que les cotisations qui leur sont extorquées actuellement ne leur ouvriront aucun droit ou des droits extrêmement réduits dans 40 ans !
Avec la capitalisation, plus de dérogations, plus de notion de pénibilité, de droits acquis et autres revendications fumeuses basées sur la notion éminemment subjective d’injustice ; étant entendu que dans l’esprit de beaucoup d’opposants, la seule réforme juste est celle qui leur laisse leurs avantages et qui ne s’appliquent … qu’aux autres !
La capitalisation permet l’individualisation de la retraite. Le rendement de la pension dépend des placements qui ont été faits et l’épargne accumulée sera capitalisée et produira elle-même des intérêts (intérêts composés) ; ce qui n’est évidemment pas possible avec la répartition.
Seulement, il y a un hic : ce sont les finances publiques ou si vous préférez la raison d’Etat ; c’est à dire que l’Etat n’hésitera jamais à aller contre l’intérêt de ses administrés pour protéger les siens propres. C’est à dire que toute démarche de l’Etat et de son administration est empreinte d’une bonne dose de cynisme lorsqu’il s’agit de prendre des décisions qui engagent les finances publiques !
Je vous rappelle à nouveau ce que j’ai écrit dans mon article précédent :
« Actuellement, les banques et les compagnies d’assurance-vie (qui cumulent 1.600 mds € de placements – le contrat d’assurance-vie est le placement préféré des français) utilisent leur trésorerie disponible provenant de leurs clients (c’est à dire vous) pour souscrire aux émissions obligataires (emprunts) de l’Etat (OAT) à taux zéro.
Avec cet argent, l’Etat paie les retraites et pensions des gens qui, à leur tour, investissement dans les compagnies d’assurance vie et les banques via les contrats d’assurance vie et les produits de placement bancaires qui le reprêtent à l’Etat !
Ainsi donc, la boucle est bouclée et l’argent tourne en rond en ne sortant pas du circuit étatique.
Or, il faut donc être conscient que l’adoption de la capitalisation provoquerait un assèchement des finances publiques puisque cet argent irait se placer notamment en bourse par le biais d’achats d’actions cotées de sociétés … privées. »
Cela veut dire que les fonds de l’épargne retraite par capitalisation seraient réorientés vers l’économie productive et non vers le financement de la dette de l’Etat !
Or, cela n’est pas admissible pour des hauts fonctionnaires qui vivent, tout justement, des revenus de l’Etat et de la spoliation fiscale des français ! Pour ces hauts fonctionnaires, remettre en cause le système serait se remettre en cause eux-mêmes et remettre en cause toutes ces rentes de situation qui perdurent et prospèrent dans notre république si oligarchique !
Car, non seulement il faudrait restituer les cotisations extorquées actuellement sur le bulletin de salaire mais aussi accepter, dans un pays où l’élite déteste le capital et le capitalisme, de réorienter l’épargne des français vers les actions ; alors qu’en France la spoliation des revenus du patrimoine est la norme. Celà explique d’ailleurs que le marché boursier soit si peu développé en France et bien souvent animé par des investisseurs étrangers puisque les français n’ont pas d’épargne retraite !
L’objection de l’insuffisance
La diabolisation de la capitalisation apparaît tout à fait puérile car il ne faut pas oublier que la révolution industrielle, laquelle a permis de sortir l’humanité du sous-développement, de la précarité et de la misère, n’a pu avoir lieu que grâce au capitalisme lequel n’a été lui-même possible que du jour il y a eu une sécurisation de la propriété individuelle et l’accumulation du capital (pour investir). Or, la capitalisation n’est rien d’autre que l’accumulation d’un capital !
A l’inverse, dans la répartition, vous payez mais vous n’accumulez rien, si ce n’est des droits éventuels ou des points futurs qui vous donneront vocation à recevoir peut-être, si tout va bien, dans 40 ans, une pension !
Néanmoins, pour être juste, il y a bien un reproche que l’on fera à la capitalisation. C’est que les gens qui ont les plus faibles revenus ne pourront pas cotiser et mettre suffisamment d’argent de côté. Ils seraient donc les lésés de la capitalisation.
Dans ce cas, il est possible de leur allouer une part de répartition assise sur l’impôt comme cela est pratiqué dans les autres pays d’Europe.
Le pragmatisme des français
En tout état de cause, beaucoup de français appliquent déjà la capitalisation sous une forme qui ne dit pas son nom : l’acquisition d’immeubles en vue de leur location de manière à se constituer des revenus locatifs de substitution ; c’est à dire qu’ils font preuve de beaucoup plus de pragmatisme que leurs élites censées agir pour le bien commun …ils se ménagent des revenus de remplacement parce qu’il anticipent une diminution considérable de leurs revenus le jour de leur retraite !
Le seul problème est que l’Etat le sait et qu’il ne résistera pas à l’envie de taxer cette rente immobilière le jour où le besoin s’en fera sentir et on sait que l’immobilier présente un handicap notoire : il n’est pas mobile ; ce qui signifie qu’il n’est pas possible d’échapper à la taxation !
En conclusion
Cette réforme est doublement mauvaise car elle conserve de manière idéologique la répartition alors que l’on sait qu’elle ne peut pas être pérenne et on sait qu’il ne peut pas y avoir un système unique (universel) compte tenu de la diversité des situations individuelles.
Accessoirement, faire confiance à l’Etat pour la gestion de son capital retraite est un mauvais calcul car l’Etat est un (très) mauvais gestionnaire !
E Macron vient de sommer E Philippe d’en sortir parce que d’une part le pays est bloqué et d’autre part parce que, au-delà de sa perception narcissique de la situation, le président doit maintenant « vendre » ses réformes aux français en vue des élections de 2022 !
Or, la poursuite des mouvements sociaux et le blocage des transports sont évidemment « contre productifs » pour sa propre image. Cela signifie clairement qu’entre l’intérêt général des français et son intérêt personnel, E Macron a choisi … son intérêt personnel !
Le premier ministre vient d’ailleurs de s’exécuter en renonçant à imposer un âge pivot à 64 ans, ce qui permet à certains syndicalistes d’exulter et au président du sénat d’affirmer qu’il « n’y a plus de réforme » !
Reste à savoir qui paiera la facture car cette réforme « géniale », qui va accoucher d’une « usine à gaz », est simplement en train de tourner à la catastrophe budgétaire. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on n’a aucune idée de ce qu’elle va couter ; ce qui est la marque de fabrique typique du haut fonctionnaire pour qui le prix de revient est une notion bassement mercantile !
L’équilibre des comptes publics promis en 2017 n’est plus qu’un lointain souvenir !
E Macron dans ses vœux a promis d’agir avec « vigueur » ! Nous sommes comblés, il a vigoureusement augmenté la dette publique ; celle que vous paierez !
Bref, le nouveau monde promis par le président ressemble furieusement à l’ancien : promesses fumeuses, immobilisme et dettes !
Nos politiciens fonctionnaires sont en plein dans le conflit d’intérêts que j’avais décrit dans cet article et le dérapage des finances publiques (la glissade devrais-je dire) continue !
En attendant, la France continue de s’enfoncer dans un carcan administratif aussi inutile qu’inefficace et il faut que vous soyez conscient que, pour l’instant, vos placements et vos cotisations ne font qu’alimenter une dette qui a passé les 100% du PIB à 2.415 md € soit tout de même 36.044 € par français (bébés compris) !
Bien cordialement à tous !
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Homme puissant, patron du n°1 de l’industrie automobile issue du couple Renault-Nissan, se fait arrêter sur le tarmac de l’aéroport japonais Haneda le 19 décembre 2018.
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que chez nous, au plus profond de notre Etat omniprésent on a laissé faire, ce qui veut dire lâcher les chiens sans agir en amont par tous nos services dédiés aux renseignements, pour le débarquer.
Était-il gênant pour notre suprastructure ? Un empêcheur de tourner en rond, en dehors des canons du développement des services au lieu de l’industrie ? Le repoussoir du respect de la mainmise de l’Etat issue de la nationalisation de Renault par l’envers du CNR dès le 16 janvier 1945 ?
La conférence de presse de Carlos Ghosn post-évasion
Une version à charge à l’encontre de l’Etat Japonais qui par l’intermédiaire de Nissan veut reprendre la main sur un fleuron industriel, c’est-à-dire s’affranchir des diktats de notre suprastructure de Bercy. Nissan est dorénavant prospère et il pouvait être temps pour les nippons de changer les règles du jeu.
Curieusement rien sur le pourquoi l’Etat français a déboulonné Carlos Ghosn dans cette affaire alors que c’était leur meilleur templier pour préserver le leadership français d’une telle fusion ?
L’évasion de Carlos Ghosn
Surveillance omniprésente dans une espèce de goulag à ciel ouvert, un peu comme le nôtre mais plus sournoise, et pourtant il réussit à sortir. Peu importe les moyens, cela fera l’occasion de scénarios pour des fictions à venir.
Il possède trois passeports recensés : Libanais, Français et Brésilien. Une chance, car souvent dans bien des pays, pour obtenir un nouveau passeport, il faut abandonner celui du pays d’origine, comme en Russie, sauf pour Gérard Depardieu. Mais vous l’avez compris, les mêmes règles ne fonctionnent pas pour tout le monde.
Les japonais s’insurgent évidemment, pour ne pas perdre la face. Mais ne sont-ils pas non plus complices de trouver des petits arrangements diplomatiques afin que les choses qui fâchent ne le fassent plus …
Conclusion
La moralité de toute cette cavale ou cabale, est que vous ne trouverez aucune investigation de presse sise France et ailleurs pour démonter ces jeux de pouvoirs avec des personnes puissantes, car protégées. Pour elles, transférer des millions à travers le monde ne pose aucun problème. Vous, si vous souhaitez virer votre propre argent hors espace Schengen, vous allez comprendre toute votre misère par rapport à eux …
Merveilleuse année à vous tous qui publiez et nous lisent.
Qui ne se souvient pas des grèves de décembre 1995. Combien d’entreprises sont elles restées sur le carreau? Un conseil vécu: n’attendez aucune aide de l’Etat. Bercy et l’URSSAF vous passeront à la moulinette sans état d’âme, ils ne sont pas dans le monde réel. Ce sont des fonctionnaires hors sol. Moi, j’ai survécu, mais certainement pas grâce aux fameuses aides et délais promis par l’Etat.
Un court extrait de mon livre sur ce sujet “La Locomotive la plus grande discothèque de Paris ou la fin des années rock”
…L’année 1995 se terminera très mal pour nous, comme pour tous les commerçants de France, et plus particulièrement pour les parisiens. Une grève quasi générale sera déclenchée à partir du 24 novembre jusqu’au, officiellement, 21 décembre 95. Juppé voulait s’attaquer aux régimes spéciaux de retraites SNCF. Putain, qu’est-ce qu’il n’avait pas dit. Tous les transports pendant un mois, arrêtés complètement, vont nous pénaliser d’une façon considérable. Considérable dans l’immédiat par une chute de plus de 75% sur cette période et considérable après car notre chiffre d’affaire baissa de 5 à 7 % par la suite. Notre clientèle composée à 90% de jeunes, dont une grande partie venait en métro, les autres ne sont venus qu’au compte-goutte vu la fatigue qu’ils subissaient avec les monstrueux embouteillages de la journée, grand froid et la neige, qui comme par hasard se sont mis de la partie cette année-là. Ils préféraient reprendre des forces chez eux avant de se retaper la galère du lendemain. La discothèque ressembla donc au désert d’Arabie. En semaine, il y avait quasiment plus de personnel que de clients. Le nombre d’entrées des fins de semaines était devenu le nombre d’entrées de mauvais jours de semaines. Ce fut pour nous une période catastrophique, non seulement nous ne faisions pas de recette, mais en plus nous devions évidemment payer notre personnel. C’était la double peine. Le jour de l’an fut aussi beaucoup moins bon. Un tournant, malgré nous, avait été franchi. Notre gouvernement de l’époque avait déclaré que les cotisations URSSAF pourraient être décalées pour les entreprises qui le voudraient. Comme décalage, nous avons pris 10% de majoration ! L’URSSAF nous déclara qu’elle n’était pas informée de cet engagement. En plus Juppé baissa sa culotte et tout resta comme avant. C’était bien la peine d’avoir pénalisé tout le monde. Il aurait mieux fait de s’abstenir…
Ci-dessous un article de 2020, “remake” de 1995.
Grèves : les premières clefs ont été mises sous la porte
Il y a quelques semaines, nous avions publié sur le blog de Zenchef le témoignage d’une restauratrice dont l’établissement a été très fortement lésé par les mouvements sociaux. Cette tribune a rencontré un écho retentissant tant des restaurateurs et commerçants s’y sont reconnus. Aujourd’hui, la grève se poursuit et ses conséquences continuent de se faire sentir, poussant notre auteure cliente Zenchef, à reprendre sa plume.
Nombreux sont ceux qui ont pensé que les commerçants et restaurateurs avaient juste crié au loup mais les premières clefs ont été mises sous la porte. Voici donc où nous en sommes aujourd’hui :
Il y a quelques semaines, j’ai choisi de publier mon expérience de cette grève sur un blog de restaurateurs avec pour seul dessein que mes semblables s’y retrouvent et se sentent moins isolés dans cette épreuve.
Mais également pour énoncer un autre type de patronat. Celui qui soigne ses salariés, crée de l’emploi, de la valeur, du lien social et qui est pourtant méprisé des syndicats et ponctionné jusqu’à la moelle par un gouvernement qui ne le soutient pas.
Les réactions ont été aussi binaires que le système que je souhaitais dénoncer.
Se plaindre des conséquences de la grève, ce n’est pas cautionner cette réforme à laquelle je n’ai même pas eu le loisir de m’intéresser, la retraite étant pour nous une utopie à laquelle nous ne songerions nous adonner.
Évidemment mon analyse des situations se lit à travers le prisme de ma position. Et je pourrais effectivement avoir un avis sur la question qui serait probablement différent de celui des grévistes. Mais les conséquences de ce conflit qui n’est pas le mien sont trop lourdes à porter pour que j’aborde son fond quand son exécution tue à petit feu tout ce que j’ai construit.
Si je condamne les grévistes, on me reproche d’être à la solde du gouvernement. Comme si c’était l’insulte ultime, bien qu’il ait été élu.
Quand je condamne le gouvernement, on m’objecte d’assumer les risques d’avoir entrepris sous sa houlette.
Se plaindre des conséquences dramatiques de la grève, ce n’est pas accuser l’un par opposition à l’autre. Je leur accorde même le mérite de se partager les torts dans la misère et les maux qu’ils ont conjointement créé et je persiste : la gravité de cette grève pour ceux qui ne l’ont ni engendré ni suivi n’a pas été suffisamment envisagée.
Sur l’autel de cette réforme seront sacrifiés nombre d’emplois, de commerces, de restaurants et, pire, des idées, des projets, des volontés créatrices pour ce pays.
Les patrons de TPE / PME sont un employeur majeur en France mais, avec leurs employés, ils sont également les derniers garants du savoir-faire français.
La restauration française, au-delà d’employer des milliers de salariés de tout milieu, contribue à promouvoir la gastronomie française, dynamise des quartiers, attire les touristes.
C’est dans nos établissements que les étudiants financent leurs études et c’est à nos terrasses que s’écrivent les plus beaux romans. On dira que cette vision est romantique et surannée, je vous confirme qu’elle le sera bientôt.
Car ne vous méprenez pas, nombreux sont ceux qui resteront sur le carreau, certains sauront rebondir, d’autres non. Mais, là encore, cette minorité qui n’a jamais la parole pourra probablement périr de manière aussi silencieuse qu’elle a lutté pour naître et survivre.
Seulement cette fois, la blessure restera béante. Chaque bail restera à céder, les projets resteront des idées.
On me rétorquera que je ne suis concernée et consternée que par la perte de mon « profit », encore un terme positif que l’opprobre social a marqué de son sceau.
Je vous répèterai que la réussite financière en restauration est une exception comme la licorne dans l’univers des start up. Une notion à laquelle certains se prêtent à rêver de temps en temps mais qui ne se présentera jamais pour la majorité. Le restaurateur ne sera jamais plus riche que la valeur de son fonds de commerce. Il s’enorgueillira d’un salaire s’il arrive à se le verser tous les mois. Comme la plupart de mes confrères, je me satisfais de peu : offrir des conditions de travail confortables à mes salariés et permettre à mes clients de passer une bonne soirée.
Si je me révolte, c’est parce que je ne peux accepter que mes salariés et moi-même payions un prix si fort à ce combat qui n’est pas le notre : eux celui de leurs emplois, de leurs salaires, de leur Noël et moi celui d’un projet de 7 ans.
Nous ne pouvons assumer SEULS la responsabilité des délitements sociaux de la France. Les gilets jaunes avaient déjà grignoté 20% du chiffre d’affaires de 2018, la grève a eu raison de 50% de ce qui nous restait, mettant en péril chaque écosystème de PME et augmentant dans la même propension la concurrence internationale, déjà difficile à contrecarrer et que tout le monde est pourtant prompt à critiquer.
Ici, chacun bataille pour son bout de gras et prêche pour sa paroisse.
Je comprends les mécanismes de l’État et l’impossibilité de satisfaire tout le monde. Je saisis la difficulté de guider le peuple malgré lui et pour son bien. Et j’entends parfaitement les revendications de ceux qui ne s’y retrouvent pas.
Mais pourquoi le dialogue entre ceux qui décident et ceux qui refusent est si éloigné de ceux qui subissent ?
Je maintiens qu’il faut réformer ce droit de grève qui n’est que le privilège de certains. Pas le supprimer, ni le diminuer mais le diriger à bon escient. Je maintiens que les petits employeurs et leurs salariés ne devraient pas subir de pertes si grandes à la table d’une discussion qui ne les concerne pas. Car il est FAUX de prétendre que l’issue pourra nous impacter d’une quelconque façon aussi positive soit-elle. Nous n’en aurons ni les récompenses ni les lauriers.
À notre échelle, nous militons chaque jour pour réduire la pénibilité des conditions de travail en restauration et avons même obtenu de bons résultats, mais sans que personne n’en soit témoin ou n’y perde son gagne-pain.
Je parle des travailleurs car j’en suis en ligne de mire. Mais quid des étudiants passant leurs concours, des familles monoparentales sans mode de garde, des personnes âgées isolées et des patients rentrant à pieds après des traitements lourds ? Non, ça n’est pas une tentative de pathos ou de faire appel à votre empathie à défaut de votre bon sens. C’est la réalité cruelle de ce mois de décembre à Paris.
L’ensemble des protagonistes de cette grève doit partager avec nous les responsabilités qui sont pourtant entièrement les leurs dans cette lutte qui a, en plus, le mauvais goût de prendre des tournures mesquines de guerre d’égo.
Je fais partie d’un groupe de jeunes restaurateurs, nous ne pouvons nous revendiquer comme un syndicat car notre parole ne vaut rien. Certains ont déjà commencé à faire visiter leurs établissements mis en vente et les offres d’emplacements en liquidation judiciaire n’ont jamais été si nombreuses. Ils auront le mérite de faire le bonheur de grandes enseignes de fast-food.
Donc pour l’instant, nous continuons de financer des Uber à nos salariés pour qu’ils puissent accueillir des clients qui eux ne pourront pas venir. Nous inventons des journées de CP à ceux qui n’en ont pas mais sont trop sinistrés pour se déplacer. Nous proposons de rattraper les services manqués dans un avenir sombre et incertain. Nous payons les salaires à perte et les fournisseurs à découvert. Les commerces et restaurants les moins fragiles tenteront de subsister là où nombreux sont ceux qui ont déjà décroché, las à l’idée de travailler en 2020 pour financer la perte de 2019, en attendant l’hécatombe du prochain décembre. Nous tiendrons le plus longtemps possible, puis à la fin nous ferons les comptes. Pas sûr qu’ils nous permettent de continuer.
Les retraites seront peut-être plus longues mais seront elles joyeuses dans une ville sans commerces ni restaurants ?
Ces grèves qui durent dans les transports ont un cout énorme dont on ne parle pas vraiment.
Un pays est en pleine déliquescence
Bien sûr, la SNCF n’a pas manqué de communiquer sur son « manque à gagner » qui serait de l’ordre de 600 millions € (20 millions € par jour). Pour la RATP ce serait une centaine de millions €. On a aussi évoqué l’hôtellerie qui perdrait 1 milliard € de chiffre d’affaires.
Sauf que … la SNCF et la RATP compenseront leurs pertes avec les subventions étatiques alors que ce sera une perte nette pour les hôteliers et restaurateurs qui sont des entreprises privées et qui devront probablement tirer les conséquences de la chute de fréquentation au niveau des investissements, de l’emploi ou même carrément de la survie de l’entreprise si celle-ci a été trop fragilisée. Car pour certains établissements, on parle d’une chute de chiffre d’affaires entre 60 et 90% !
Par contre, aucun chiffrage n’est sorti à propos du cout, forcément énorme, pour tous ces franciliens qui sont obligés d’utiliser des moyens de transport de substitution et notamment la voiture ou le deux roues pour aller travailler. Pour certains trajets longue distance, cela relève carrément du parcours du combattant avec l’utilisation, pour un même trajet, de taxi, bus, blablacar, train, avion …
On ne parle pas non plus du coût des accidents de la route parce que des gens vont perdre la vie ou être handicapés en allant travailler en utilisant des moyens de transports alternatifs au lieu des transports en commun.
Même les écolos marxistes anticapitalistes, d’habitude si prompts à dénoncer les méfaits de l’automobile, surtout si c’est un diesel, gardent pieusement le silence à propos du cout écologique de ces déplacements contraints en voiture ; ce qui confirme qu’ils ont bien une conception idéologique de l’écologie !
En outre, il y a toujours des mouvements de grève dans l’audiovisuel public (radio France) et dans les universités.
Evidemment, certains tirent les marrons du feu de la situation. Il s’agit notamment des autocars, des VTC et des lignes aériennes intérieures. Finalement, seuls ceux qui peuvent utiliser le télétravail s’épargnent des déplacements compliqués.
Une réforme des retraites qui s’enlise
Certains profiteurs du système par répartition brandissent le spectre mortel de la retraite par capitalisation alors qu’elle est impossible en France, en l’état actuel à la fois de la législation qui l’interdit (sauf pour les fonctionnaires) et de la structure de fonctionnement de l’Etat puisque celui-ci contrôle et draine tous les flux financiers pour boucher un abime budgétaire qui ne cesse de se creuser avec une dette accumulée de 2.415 md€ !
Il faut en effet connaître le mode de fonctionnement du système pour comprendre pourquoi il est impossible d’en changer ; malgré les affirmations de certains syndicalistes et partis politiques affirmant qu’E Macron voudrait favoriser la capitalisation et plus particulièrement un gestionnaire américain tel que BlackRock.
Actuellement, les banques et les compagnies d’assurance-vie (qui cumulent 1.600 mds € de placements – le contrat d’assurance-vie est le placement préféré des français) utilisent leur trésorerie disponible provenant de leurs clients (c’est à dire vous) pour souscrire aux émissions obligataires (emprunts) de l’Etat (OAT) à taux zéro.
Avec cet argent, l’Etat paie les retraites et pensions des gens qui, à leur tour, investissement dans les compagnies d’assurance vie et les banques via les contrats d’assurance vie et les produits de placement bancaires qui le reprêtent à l’Etat !
Ainsi donc, la boucle est bouclée et l’argent tourne en rond en ne sortant pas du circuit étatique.
Or, il faut donc être conscient que l’adoption de la capitalisation provoquerait un assèchement des finances publiques puisque cet argent irait se placer notamment en bourse par le biais d’achats d’actions cotées de sociétés … privées.
Pris dans la spirale de ses structures irréformables et de ses dettes, l’Etat se verrait alors dans l’obligation d’adopter des mesures impopulaires de répression financière à seule fin de faire face à ses engagements ; alors que pour l’instant, ces mesures sont pratiquées aujourd’hui mais de façon beaucoup moins voyante.
Seulement, ce que l’on ne voit pas pour l’instant c’est qu’entre des placements à taux zéro, le refus de la capitalisation, une croissance économique pratiquement nulle, une retraite par répartition extrêmement couteuse qui ne rapporte rien et dont on sait que les couts vont littéralement s’envoler dans les prochaines années du fait du vieillissement de la population, nous nous dirigeons vers un alourdissement de la fiscalité et par conséquent un appauvrissement généralisé de la population !
Le COR (conseil d’orientation des retraites) s’attend d’ailleurs à un déficit entre 8 et 17 mds € à l’horizon 2025 et mon petit doigt me dit que ce sera très certainement beaucoup plus proche de 17 que de 8 !
Je vous rappelle que les variables d’ajustement du système par répartition des retraites sont :
l’augmentation des cotisations,
l’augmentation de la durée de cotisation (recul de l’âge de départ en retraite),
la diminution des pensions,
avec la faculté de les jumeler.
Pour contourner le refus prévisible des partenaires sociaux de toucher à ces variables alors que l’on sait depuis longtemps que la répartition va rencontrer de graves problèmes de solvabilité, le gouvernement avait cru avoir trouvé une double astuce qui n’est toutefois pas passée inaperçue :
La fusion de tous les régimes en un seul pour pouvoir mettre la main sur les réserves des régimes privés afin de financer les dettes des régimes du public et gagner quelques années. Cette manœuvre a été vite éventée puisqu’elle a entrainé un refus immédiat des régimes privés excédentaires (dont celui des avocats) qui ont compris qu’ils allaient devoir cotiser deux fois plus pour toucher … deux fois moins !
la monétisation de la retraite par le biais d’une valorisation par points. Cette manœuvre est plus subtile car elle permettait au gouvernement d’affirmer qu’on ne touchera à rien … en omettant bien d’indiquer que la variable d’ajustement serait la valeur du point. Cela signifie que, comme pour la monnaie qui se dévalue par le biais de l’inflation, le point se dévaluera et qu’il vous faudra toujours plus de points, donc travailler plus et plus longtemps, pour avoir le même niveau de pension. Le système par points revient donc à augmenter à la fois la durée et le montant des cotisations ; étant entendu que celui qui ne voudra pas le faire sera confronté à une diminution de sa pension de retraite car vos retraites ou futures pensions maigriront au gré de la dégradation des finances publiques et comme celles-ci sont en dégradation constante …on ne se situe pas dans l’éventuel ou le possible mais bien dans la certitude !
C’est donc un marché de dupes qui a été proposé par le gouvernement et pourtant, curieusement, l’essentiel de la contestation ne semble pas porter sur ce dernier point !
La contestation pour … la contestation ?
En fait, le gouvernement a commis une faute inexcusable en sous estimant très largement ses interlocuteurs ; y compris les syndicats réformistes tels que la CFDT pourtant beaucoup plus conciliants que SUD et la CGT.
Il semblerait en effet qu’après deux années de pré négociations au cours desquelles un certain nombre de bases communes avaient été négociées entre les parties, les syndicats aient eu la surprise de constater que le gouvernement arrivait avec son projet totalement ficelé avec manifestement l’intention de l’imposer tel quel !
Il se trouve désormais pris au piège d’un front du refus et d’une radicalisation de toute une partie de la population qui ne veut pas entendre d’autre discours que celui du maintien pur et simple de leurs avantages ; ce que l’on appelle dans certains milieux des acquis sociaux !
Acquis sociaux obtenus, il faut le rappeler, au détriment des autres cotisants qui ne bénéficient bien évidemment pas des mêmes avantages tout en en assumant la charge !
Car le point dur de la résistance a lieu au niveau essentiellement de la SNCF et de la RATP qui ont à cœur de venger l’échec de la « réforme » du statut de la SNCF de 2018 et une majorité de français semble soutenir la grève sans vraiment savoir pourquoi ; par esprit frondeur et contestataire… mais aussi en raison d’une détestation du pouvoir technocratique représenté par le gouvernement !
Il semblerait qu’on soit passé de la négociation à l’affrontement à haute valeur symbolique.
Quelqu’un devra céder … car, clairement, nous ne sommes plus dans la revendication syndicale mais dans l’affrontement politique pur et simple. Nous assistons à une véritable guerre entre le gouvernement et des opposants (CGT et LFI en particulier) situés dans une opposition frontale, qui ne reconnaissent aucune légitimité au gouvernement et qui cherchent à étendre en outre le conflit avec le secret espoir de faire tomber le régime !
Un gouvernement qui perd ses certitudes
Or, certains faits ne trompent pas …
E Macron est devenu totalement muet, sauf lors de ses vœux parce qu’il n’avait pas d’échappatoire à cet exercice contraint, alors qu’on ne voyait que lui au moment des gilets jaunes et du désormais fameux Grand Débat qui … n’a servi strictement à rien.
Il laisse E Philippe, son premier ministre, le soin d’assumer les responsabilités officielles en ne faisant d’ailleurs que mettre en application la lettre de la Vème république qui ne prévoit l’existence d’un premier ministre que pour servir de fusible protecteur pour le président !
Seulement, E Philippe délègue désormais à son tour la tâche à sa ministre du travail, Madame Pénicaud, parce qu’il ne veut plus prendre de coups et parce qu’il estime que tout cela va finir par nuire à son avenir ….
E Philippe ne se sent finalement pas une vocation de martyr !
Or, quand les seconds couteaux commencent à devoir gérer les conséquences des décisions prises par d’autres et colmater les brèches, c’est qu’indubitablement le pouvoir commence à perdre pied.
Le pire, dans cette histoire, est que personne ne semble savoir combien cette « plaisanterie » va couter car, à un moment ou à un autre, il va falloir que le gouvernement lâche du lest … comme il l’a toujours fait jusqu’à présent !
Après des déclarations fluctuantes à propos de cette réforme, le gouvernement annonce d’ailleurs que l’âge pivot de départ en retraite (64 ans) est négociable … en attendant « mieux » !
En outre, le système des retraites sera universel sauf pour les policiers, les militaires et gendarmes, les rats de l’opéra, les marins, les journalistes, les cheminots, les électriciens, les députés, les sénateurs, les anciens ministres, en attendant mieux …
Et, pendant que le gouvernement insiste pour imposer cette réforme trop bien calculée pour être honnête et devenue impopulaire, il est totalement défaillant en ce qui concerne sa mission de protection des biens … hormis son souci d’appliquer une omerta stricte à propos de scènes de guérilla urbaine (Visionnez la vidéo, c’est sans appel !) et de l’incendie festif de centaines de voitures, entre Noel et le jour de l’an (bien souvent au détriment de gens de condition modeste qui vont se retrouver en grande difficulté simplement pour aller au travail).
En conclusion :
Nous avons un pays perclus de dettes, incapable de s’adapter à des contingences modernes de gestion alors qu’il est assailli par des grèves qui concernent exclusivement le secteur public, dont les services publics aux effectifs pléthoriques ne fonctionnent pas, dont les entreprises publiques survivent à coup de subventions, avec une administration omniprésente aux couts de fonctionnement prohibitifs entrainant à la fois une pression fiscale intolérable et des prélèvements sociaux trop lourds.
Ce, à quoi vous assistez, en dépit des vœux d’E Macron appelant à toujours plus d’Etat et de collectivisme rebadgé pour la circonstance « solidarité », c’est à l’échec du système de gestion fonctionnarisée, bureaucratique, technocratique et non consensuelle d’un Etat dont toute une partie fonctionne dans le cadre d’une économie artificielle et complètement subventionnée !
Un jour il faudra en bien tirer les conséquences et en sortir, de gré ou de force.
Bien cordialement à tous !
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Le livre de Jiang Rong “Le Totem du loup” m’avait en son temps énormément marqué. Je n’étais pas isolé, Jean-Jacques Annau en a fait un magnifique film, rendant presque — mais pas tout à fait — accessible le mythe de ce prédateur qui hante notre inconscient.
Dans “Le totem du loup” l’animal est fantasmé, en même temps que ses coutumes et moyens sont merveilleusement racontés. En réalité ce livre est une incantation à la liberté.
Car, et c’est là le problème, tout aujourd’hui concourt à nous faire croire qu’il n’est pas de liberté sans prédateur, dont celle-ci favoriserait l’activité. Est-ce vrai ?
C’est une question fondamentale que se posent les libéraux, enfin ceux qui cherchent à savoir pourquoi ils sont libéraux.
Pour imager la réflexion restons au stade bestiaire : le loup et le mouton.
Le loup est libre, le mouton ne l’est pas. Le mouton pourrait-il être libre ? Evidemment oui.
C’est alors un mouflon. Il n’a aucune ressemblance avec le mouton domestique, mais il reste la proie du loup, simplement plus difficile pour lui à attraper.
L’idée que la liberté pourrait être rendue à un troupeau de moutons par un berger idéaliste est stupide, devenus inadaptés à l’état sauvage ils seraient rapidement décimés. La domestication a donc considérablement modifié le mouflon, au point de le rendre inapte à la vie sauvage.
Quels sont les gains, pour lui et pour la nature ?
Pour lui, aucun gain. Mouflon Il était naturellement dévoré par le loup quelques-uns en réchappaient, mouton domestiqué il est maintenant dévoré par le berger sans exception.
Pour la nature la modification est essentielle, modifications du mouton lui-même et de son environnement. Mais uniquement au bénéfice de son prédateur le berger, donc modifications à somme nulle pour le mouton.
La nature modifiée est-elle plus séduisante ? Certainement oui pour le berger. Mais il faut que celui-ci accepte l’idée qu’il fait lui-même partie de cette nature, qu’il est un prédateur, qu’il assume ce rôle.
La conclusion est qu’il est possible d’affirmer que la liberté n’est pas le support de la prédation, qui au contraire se trouve facilitée par la domestication qui n’est jamais qu’une prédation rationalisée à grande échelle. Liberté et prédation ne sont pas liées.
La nature régulée, modifiée par le berger, reste égale à elle-même, la modification n’est que ponctuelle et apparente, le fond ne change pas : la prédation reste présente, constante.
La prédation est donc une composante de la nature indépendante de la liberté.
Pourquoi le cacher ? C’est la question fondamentale.
Les moutons savent-ils que le berger va les dévorer, comme ils le savent instinctivement pour le loup ?
Sans doute. Peut-être comme nous savons tous que nous allons mourir et sommes capables de n’y jamais penser.
Bien que naturel, le rôle du berger est trouble lorsqu’il prétend défendre le mouton indépendamment de son appétit pour lui.
C’est ici que se trouve le nœud du problème : le rapport entre une société, ses prédateurs et ses soi-disant protecteurs.
Ramenée à la société des hommes ce questionnement ne manque pas de saveur.
Immédiatement il amène à se demander quel est le prédateur qui se cache derrière les bergers (ères) de tout poil qui s’autoproclament à longueur de journées.
A ce jeu les réponses ne sont pas évidentes, mais elles existent à chaque fois. Cherchez bien, vous les trouverez. Mais à quoi bon ?
La prédation est une composante indissociable de l’état de nature.
Ma conclusion est que : pour chaque prédateur dénoncé il est un berger futur prédateur habilement dissimulé en dénonciateur, qui cherche à neutraliser les défenses naturelles du vivant pour mieux l’abuser.
Raison de plus pour être un libéral, capable d’affronter ou de vivre la prédation à visage découvert, tout en n’en ayant ni le goût ni la phobie.
Nous avons eu droit, ces derniers jours, à quelques manifestations à l’encontre de BlackRock, un gestionnaire américain qui gère le plus gros portefeuille d’actifs au monde.
Il s’agit, à n’en pas douter, d’un effet collatéral du conflit tournant autour de la réforme des retraites ; laquelle apparaît d’ailleurs complètement enlisée …
Créé en 1988 et basé à New York, BlackRock est, avec une capitalisation de 66 mds $ et des actifs sous gestion de 6.840 mds $, le plus gros gestionnaire d’actifs privé au monde et ses clients sont très diversifiés puisqu’il compte à la fois des particuliers et des institutions (institutions publiques, fonds souverains, fonds de pensions, banques… et même des syndicats).
En 2016, BlackRock était même actionnaire de 18 sociétés du CAC 40 dont Atos, BNP Paribas, Vinci, Saint-Gobain, Société Générale, Sanofi, Michelin, Safran, Total …
La polémique est apparue avec la nomination « scandaleuse » de JF Cirelli, représentant français de BlackRock, en qualité d’officier de la légion d’honneur ; alors que tout le monde sait que BlackRock est un « méchant ultra capitaliste américain qui veut spolier les pauvres français » !
Il faut donc absolument l’empêcher de sévir en France ; surtout que circule actuellement une Fake news visant à faire croire au bon peuple que la réforme en cours des retraites aurait pour but masqué, de la part de E Macron, de favoriser le vilain BlackRock …
Et, cette médaille en serait la preuve incontestable !
La gauche en rangs serrés, avec tous ses anticapitalistes conscientisés, est donc sortie du bois pour crier au scandale !
Olivier Faure, représentant du PS, nous parle du côté “obscur” de la réforme des retraites (BlackRock signifie RocheNoire).
Néanmoins, il convient d’être particulièrement prudent face aux arguments utilisés à l’appui de ces déclarations et manifestations …
En fait, la vérité est toute simple :
Les opposants aux fonds de pension, et donc à la retraite par capitalisation, sont bien souvent les premiers bénéficiaires du système par répartition ; c’est à dire qu’ils savent que leurs retraites sont actuellement largement payées par … les autres et que, dans le cadre d’un système par capitalisation, chacun cotisant pour sa propre retraite, le bénéfice ultra favorable du paiement par les autres de sa propre retraite tomberait à l’eau !
Dit comme cela, on comprend alors mieux l’opposition des intéressés …
Le problème est qu’ils n’ont pas le courage de le dire ; parce que, évidemment, ils passeraient pour ce qu’ils sont : des profiteurs d’un système au détriment des autres (et pas toujours des plus riches) ou des idéologues partisans de l’étatisme à la Française ; celui qui nous réussit si bien puisqu’il a généré 2.415 mds € de dettes … qu’il faudra un jour rembourser !
Seulement, pas de chance, la banque Natixis vient de produire, juste par hasard, une étude démontrant que les cotisations versées dans le cadre d’un contrat de capitalisation rapportent beaucoup plus que le système par répartition !!!
En fait, on s’aperçoit que les cotisations versées dans le cadre de la répartition ne sont que très faiblement revalorisées. Selon Natixis, de 1982 à aujourd’hui, les retraites par répartition ont été revalorisées de 1.8% l’an soit à peine mieux que … l’inflation !
En fait, la répartition est tout sauf un bon placement ; c’est même un (très) mauvais placement !
Natixis poursuit :
“si les retraites en France avaient été gérées en capitalisation, l’épargne des français aurait été placée dans des fonds de pension investis en actions et en obligations. De 1982 à aujourd’hui, le rendement réel (corrigé de l’inflation) d’un portefeuille d’actions a été de 11.4% par an, celui d’un portefeuille d’obligations de 6.1% par an. Un € de 2019 de cotisation au système de retraite en 1982, en France, correspond aujourd’hui à une richesse de retraite, toujours en € de 2019, de 1.93 € en répartition et 21.90 € en capitalisation, en supposant un investissement moitié en obligations, moitié en actions.”
La différence de performance se situe donc au delà d’un multiple de 10 !
Et Natixis de conclure : “Le coût d’avoir eu, depuis 40 ans, seulement de la retraite par répartition en France est donc considérable !”
On comprend donc, qu’en fait, la répartition n’est même pas un placement du tout !
L’IREF, de son côté, n’hésite même pas à parler, à propos de la répartition, d’un « système centralisé et spoliateur » !
Cette vérité dérangeante, pour les tenants de la répartition, est confortée par le fait que l’on sait que les caisses de retraite françaises sont particulièrement mal gérées et qu’il y a des disparitions inexpliquées d’argent qui ne doivent absolument rien à la solidarité (beaucoup de bénéficiaires reçoivent des pensions sans avoir cotisé ou sans rapport avec le montant réel de leurs cotisations, dans le cadre de ce que l’on appelle pudiquement “des impératifs de politique sociale”) mais tout à la mauvaise gestion, à des effectifs surabondants et à de mauvais placements …
En effet, là où BlackRock a des clients dont il doit prendre soin, le système étatique par répartition, à la française, n’a que des affiliés ou des administrés.
Dans un cas, le gestionnaire fait attention au client parce que celui-ci risque d’aller voir ailleurs, dans l’autre on ne risque rien puisque l’affilié est contraint (sous la menace de poursuites) de payer, sans aucune garantie de gestion ; c’est à dire sans aucune obligation de résultat !
Les conclusions qui s’imposent sont en fait les suivantes :
BlackRock n’est pas le grand méchant, tel qu’il est présenté par certains « intéressés » ; c’est un gestionnaire astreint à des résultats et il se rémunère (au pourcentage) sur ces résultats,
E Macron n’a aucunement l’intention de favoriser BlackRock ou la capitalisation. Bien au contraire il fait tout pour essayer de maintenir à flot un système étatique de retraite par répartition voué, quoiqu’en disent certains, à l’explosion car il n’est pas viable à terme du fait même de la démographie !
On peut donc résumer la situation par cet aphorisme :
BlackRock gère des actifs, l’Etat français lui gère (ou plutôt creuse) des dettes …
Cela devrait suffire à soi-seul pour permettre à toute personne sensée de comprendre les aspects réels de cette polémique purement française … et de l’intérêt bien compris des cotisants qui se font purement et simplement gruger par un système social présenté abusivement comme “le meilleur du monde” !
En tout état de cause, on ferait mieux de s’inspirer de ce qui marche plutôt que de rester enfermés dans des solutions couteuses et sans avenir !
Mais il est vrai qu’en France, les mauvaises gestions ont toujours été dissimulées et comblées par les impôts et que les impôts en France ont un grand avenir devant eux !
Bien cordialement à tous !
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J’aime bien ce jeune-homme, son apparence à la fois de sérieux et de naïveté, sa réalité de panique totale.
S’il était un objet, il serait une roue motrice d’auto-tamponneuse. Enfant j’étais émerveillé par les roues motrices des autos-tamponneuses. Situées directement sous le moteur électrique, elles peuvent tourner indéfiniment à 360 degrés. Ainsi elles vont instantanément en avant ou en arrière, ou encore sur les côtés.
C’est exactement les caractéristiques du jeune Macron, c’est pourquoi l’observer fait ma joie.
L’exemple le plus caractéristique est sa posture avec les maires de France.
On nous rabâche les oreilles avec le sacrifice de ces individus, moi qui les ai côtoyés toute ma vie j’ai le regret de vous dire qu’ils sont, à une écrasante majorité, directement ou à travers leur administration, consciemment ou inconsciemment, les responsables de la débauche de corruption qui touche et tue notre pays.
Lorsque Mitterrand mit en œuvre la décentralisation son but était de casser l’Etat. Cet État dont la rigidité, mais aussi l’intégrité de la préfectorale qui le représentait en région, laissait peu de place à la démagogie qui était le fond de commerce de Mitterrand.
Le drame fût qu’en donnant le pouvoir aux maires, réduisant les préfets à un rôle de potiche, il leur donna aussi les cordons de la bourse.
Les préfets potiches, initialement vexés, furent ravis de constater la débauche dépensière des élus, n’hésitant pas même à la favoriser, en pensant qu’au jour de la faillite finale ils reprendraient la main.
Les maires, enivrés par le pouvoir et son cortège de privilèges, par la saveur de la notoriété, comprirent — juste après leurs électeurs — que la “banque des faveurs” chère à Paulo Coelho est le meilleur moyen d’acheter les voix de la réélection.
Quarante ans plus tard les électeurs sont gavés de cadeaux dispendieux, en majeure partie inutiles, ils se sont habitués à cette corruption devenue endémique.
Évidemment Macron sait tout cela.
Aussitôt élu il a joué la partie avec les préfets en reconquête de pouvoir, il a commencé à resserrer les cordons des bourses locales avec l’idée d’en reprendre l’usage en complicité avec les préfets énarques comme lui.
Il a sous-estimé le fait que la corruption locale liée à la décentralisation est devenue fonctionnelle, la base même du système.
Puis, tout occupé par ses casseroles en train de brûler, courant de tous côtés, il a fini par perdre totalement la majorité qu’il n’a jamais eue.
V’là t’y pas qu’hier soir à l’occasion de ses vœux, avec l’air sérieux d’un premier communiant juste après confesse, il embrasse les maires crapuleux sur la bouche.
Un sacré virage, une marche arrière de tank italien, l’abandon de tout espoir d’assainissement.
Tout ça pour conserver la pyramide de Ponzi, le mythe des retraites faciles.
Nous sommes bien dans le manège des autos-tamponneuses, attention ça va cogner et décoiffer, que les meilleurs gagnent. C’est la loi du plus vicieux qui s’impose.
Enfin Bercy peut se frotter les mains, 1984 n’est plus un rêve.
La traque est enfin complète et la boucle est bouclée. Plus personne ne doit pouvoir y échapper.
Le ministère de la pensée a aboli le dernier minuscule espace de liberté qui nous restait. Le triomphe des fonctionnaires bureaucrates est complet. Notre conseil des « sages » a parlé et c’est terminados, fini de rire et d’essayer de garder quelques sous pour soi. Nous allons dans peu de temps dépasser la Chine dans la surveillance 24h sur 24. Et la dénonciation est remise à l’honneur. Méfiez-vous de votre voisin . Chez nous, Big Brother n’est pas idéologique, il est fiscal : C’est Bercy, cet Ami qui vous veut du bien. Votre bien!
Bercy règne sans partage, « au nom du célèbre bien commun (que le monde entier nous envie) » sur le remplissage sans fin de notre Tonneau des Danaïdes qui sert en priorité à faire vivre notre nouvelle oligarchie de fonctionnaires. Hauts, petits ou assimilés. Toujours plus haut, toujours loin dans le flicage et donc, suite logique de celui-ci, le pillage par la coercition. Qui parle de pillage et de coercition ? Qui ose dire cela ? Nous sommes en démocratie que diable et le Grand Frère (version française) n’agit uniquement que pour le Bien commun. Il faut éradiquer en priorité, nous répète quotidiennement Grand Frère, à grand renfort de phrases fumeuses et creuses en novlangue, l’ennemi intérieur avant toute chose, cette fameuse 5eme colonne qui empêche le peuple d’être pleinement heureux : ces fumiers de fraudeurs fiscaux. Bientôt les sages, nos sages autoriseront l’arrestation et la détention dans des camps de rééducation toute fraude fiscale (ce sera le terme officiel employé pour toute contestation) par la police de la pensée. Les fraudeurs disparaitront la nuit sans faire de bruit et personne ne s’en inquiétera ni ne protestera. Vous n’avais jamais vraiment contesté quand vous pouviez encore le faire et bien maintenant c’est trop tard, Big Brother est là. Bonne Année !
LA TRAQUE DES FRAUDEURS FISCAUX SUR INTERNET VALIDÉE SOUS CONDITIONS
Le Conseil constitutionnel annonce vendredi avoir partiellement censuré l’article de la loi de finances 2020 instaurant pour trois ans une “traque” des fraudeurs fiscaux présumés sur les réseaux sociaux, mais autorise son expérimentation sous réserve de strictes garanties sur le respect de la vie privée.
Le gouvernement veut expérimenter un algorithme d’intelligence artificielle (IA) lui permettant de repérer de fausses domiciliations fiscales ou du commerce illicite, notamment, sur internet.
Cette initiative a suscité les inquiétudes de nombreux députés, qui avaient saisi le Conseil constitutionnel, et de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui s’émeut de potentielles atteintes au respect de la vie privée.
Dans sa décision, le Conseil constitutionnel estime que “les dispositions contestées portent atteinte au droit au respect de la vie privée”.
“Dans la mesure où elles sont susceptibles de dissuader d’utiliser de tels services ou de conduire à en limiter l’utilisation, elles portent également atteinte à l’exercice de la liberté d’expression et de communication”, ajoute-t-il.
Mais les “Sages” jugent toutefois que le législateur poursuit légitimement “l’objectif de valeur constitutionnelle de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales.”
Ils demandent en conséquence que ne soient collectés et exploités que “les contenus se rapportant à la personne qui les a délibérément divulgués”. Sont implicitement évoqués des sites comme Twitter, Instagram, Facebook ou les sites de revente en ligne entre particuliers.
“Ne peuvent faire l’objet d’aucune exploitation à des fins de recherche de manquements ou d’infractions les données qui révèlent la prétendue origine raciale ou l’origine ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques ou l’appartenance syndicale d’une personne, les données génétiques et biométriques et celles concernant la santé et la vie ou l’orientation sexuelles”, souligne le Conseil.
“Il appartiendra au pouvoir réglementaire de veiller, sous le contrôle du juge, à ce que les algorithmes utilisés” ne permettent de collecter que les données strictement nécessaires à la lutte contre la fraude fiscale, est-il précisé.
L’homme occidental blanc se fait beaucoup de souci pour la faune qu’il appelle “sauvage”, dont il imagine la potentielle disparition.
Il n’a pas conscience de son propre statut d’animal et il n’envisage pas sa propre disparition — indépendamment des contraintes environnementales — du simple fait d’une toute bête inadaptation de sa part à la vie basique.
La vie basique animale est assez simple, il s’agit d’atteindre le statut d’adulte reproducteur — pour les animaux grégaires en gérant l’intégration au groupe — puis de reproduire, de participer à l’équilibre, à l’essor, du groupe et enfin de mourir.
Cette simplicité de la vie, chez l’homme primaire déjà “tribalisé”, se concrétise par une enfance protégée par les adultes jusque vers 12 ans, une adolescence initiatrice de 12 à 16 ans, puis une vie d’adulte de l’ordre de 25 à 30 ans et une mort donc vers 40 ans.
Il se trouve que l’homme — d’une façon que je n’ai pas la compétence d’expliquer — a créé le moyen de capitaliser, c’est-à-dire d’accumuler et de transmettre.
Cette faculté, qu’il est le seul à posséder dans le monde animal, lui a permis de modifier son environnement dans des proportions spectaculaires, inimaginables.
Par la capitalisation, la connaissance a bousculé l’ordre de la nature, ceci exclusivement dans le cadre de l’usage qu’en fait l’homme, c’est-à-dire de façon infinitésimale par rapport à l’univers.
Le problème tient au fait que l’homme a transformé son environnement mais pas sa personne qui, elle, n’est pas capitalisable. Les expériences émotives et physiologiques de l’homme ne se capitalisent pas, n’aboutissent qu’à de lentes transformations de lui-même, scotchées à l’évolution générale.
L’animal humain transforme son environnement à vitesse accélérée pendant que lui-même stagne à la vitesse de l’évolution naturelle.
C’est ainsi que Empédocle, 500 ans Av. J. C., affirmait que l’amour unit pendant que la haine désunit, ce qui est toujours d’actualité pour les humains.
Mais dans le même temps il affirmait aussi que toute chose est composée du feu, de l’air, de la terre et de l’eau, ce qui aujourd’hui nous parait ridicule en comparaison de la connaissance de notre environnement permise par la capitalisation scientifique.
Notre homme occidental blanc n’a pas conscience du fossé qui existe entre ce qu’il est et ce qu’il comprend. Il croit ainsi que ce qu’il comprend est. Rien n’est moins faux.
Par exemple, il vit artificiellement jusqu’à 84 ans en moyenne, alors qu’il n’est pas fait pour cette perspective. C’est ainsi que son adolescence s’étire jusqu’à des âges si avancés qu’il rêve de vivre encore cette période d’irresponsabilité à la fin de sa vie active lors de sa retraite, si ce n’est tout au long de sa vie. Ce souhait d’irresponsabilité le déconnecte de la vie animale où chacun est responsable, l’expose à une extinction massive.
Dans le cadre de la reproduction il évacue la nécessaire sélection. La danse nuptiale animale est organisée autour du refus du féminin qui ne se plie que face à l’insistance du mâle dominant. Dans la civilisation de l’homme blanc occidental une telle danse nuptiale est “pénalisable”. La sélection ainsi supprimée, bannie, l’expose à une extinction massive.
Il est abusé par la transformation provoquée de son environnement immédiat, au point d’imaginer qu’elle concernerait l’ensemble du monde vivant. Ignorant la réalité de ses faiblesses animales, il conclut faussement qu’il aurait un devoir de revenir à la nature initiale, qu’il serait capable de vivre dans la nature réelle. Il se trompe lourdement et s’expose à une extinction massive.
L’homme occidental blanc est si décalé du monde réel qu’il inverse, pratiquement sans exception, toutes les normes naturelles. Il place l’inactivité au-dessus de l’activité, l’irresponsabilité au-dessus de la responsabilité, la précaution au-dessus du risque, la sexualité au-dessus de la reproduction, le virtuel au-dessus du réel, l’égalité au-dessus de la compétition, etc…
Il s’expose à une extinction massive car contrairement à ce qu’il croit le statut de son environnement est conjoncturel, minoritaire, fragile, il ne résistera pas au temps de l’univers.
Son intelligence, liée à son évolution naturelle lente, commence à ne plus être en mesure d’assimiler les contraintes et les écarts de la fulgurance de cet environnement.
Il peut vaincre le chaud, le froid, sa vitesse de déplacement, la pesanteur, certaines des autres vies animales qui lui sont nuisibles, mais pas sa propre bêtise, ses limites intellectuelles, liées à son évolution naturelle.
L’homme occidental blanc est en pleine crise de vanité, qu’il feint d’ignorer en se plaçant dans une condescendance mortelle par rapport à ceux avec qui il est en compétition sur ce petit morceau de caillou qu’il appelle terre.
L’homme occidental blanc est en voie d’extinction, il se croit chevaleresque, il n’est que “Don Quichottesque”.
Nous allons finir l’année en évoquant les petites combines de nos élites pour faire surnager le système dont ils sont les premiers bénéficiaires.
L’époque est devenue difficile pour le milieu de la finance (banques et compagnies d’assurance) en raison des taux d’intérêts nuls pratiqués par la BCE.
Mais elle n’est pas plus facile pour l’Etat français qui, malgré ces taux ultra favorables, peine à financer des dépenses en constante augmentation alors qu’il se trouve contraint de limiter l’augmentation de sa prédation fiscale.
Surtout que, désormais, les deux camps ont des intérêts désormais opposés alors qu’ils ont partie liée dans la mesure où les compagnies d’assurance financent les dettes de l’Etat en achetant les émissions obligataires (OAT). L’Etat toujours plus impécunieux cherche toujours plus d’argent gratuit et le milieu de la finance recherche des placements rémunérateurs que l’Etat ne peut pas lui procurer.
Nous sommes en fait tombés au bas de la spirale infernale des taux à zéro et personne ne sait comment en sortir car si les taux montent, certes le milieu de la finance se remet à gagner de l’argent mais l’Etat ne peut plus faire face à ses dettes et comme les compagnies d’assurance dépendent de l’Etat …
De ce fait, nous assistons à des opérations financières qui relèvent du « pur équilibrisme » financier !
La participation de l’Etat au capital de PSA
En mars 2017, l’Etat, par le biais de l’APE (Agence des Participations de l’Etat), a revendu sa participation dans le capital de PSA (Peugeot-Citroën) à la BPI pour 1.92 md€.
Cette participation ayant été payée 800 millions €, lorsque PSA était en difficulté, l’Etat a enregistré une plus-value d’1.12 md€.
C’est donc une excellente opération et le gouvernement n’a pas manqué de communiquer à ce propos ; fidèlement relayé par une presse pour le moins complaisante, c’est à dire dénuée de tout esprit d’analyse voire d’esprit critique.
On en arriverait presque à croire que l’Etat stratège est un bon gestionnaire !
Sauf qu’il y a un petit détail : la BPI c’est la Banque Publique d’Investissement et elle est entièrement à capitaux publics puisque détenue à parts égales par la Caisse des dépôts et l’APE (Agence des Participations de l’Etat), qui qualifie l’opération de “reclassement à l’intérieur du secteur public ».
La BPI résulte du regroupement d’Oséo, qui participe au financement des PME et de l’innovation, du Fonds Stratégique d’Investissement (FSI), filiale de la Caisse des dépôts qui prend des participations minoritaires dans le capital des entreprises, de CDC Entreprise, filiale de la Caisse des Dépôts, qui gère les prises de participations dans les PME de la Caisse.
Ainsi donc, pour dire franchement les choses, on est en plein « capitalisme d’Etat » mais surtout, l’Etat s’est revendu à lui-même sa participation au capital de PSA en gonflant au passage le chiffre de 1.12 md €.
C’est à dire que d’un trait de plume on gonfle les actifs de 1.12 md € mais ce n’est pas qu’un jeu d’écritures car ce sont bien les capitaux de la BPI qui servent à financer l’opération ; non pas pour « aider » les entreprises mais pour permettre à l’Etat de pomper discrètement les capitaux de la BPI sans faire apparaître un emprunt (car ce n’est pas dans les statuts de la BPI de financer l’Etat) en faisant, au passage, une confortable et opportune plus-value !
Car, la BPI a pour mission de financer l’innovation, les petites entreprises et les entreprises de taille intermédiaire. Son objectif principal est d’accompagner les entreprises dans leur croissance pas de financer indirectement l’Etat !
A bien y regarder, cela ressemble étrangement à une opération de cavalerie dont on perçoit le but : récupérer à bon compte des fonds et améliorer la présentation bilancielle des comptes publics qui sont franchement mauvais.
Car, toute petite combine est finalement bonne à prendre !
Et vous noterez que cette opération a eu lieu avant le déclenchement du mouvement des gilets jaunes ; c’est dire si la situation est en train de se tendre actuellement avec une dette qui vient de dépasser les 100% du PIB à 2.415 mds €.
Conclusion : Si un jour vous avez des dettes et que vous ne savez pas comment faire pour y faire face, vous saurez que vous pouvez vous revendre à vous-même vos actifs disponibles en gonflant bien le prix et avec ce prix … rembourser vos dettes ! Magique non ? Mais je doute que votre banquier et vos créanciers apprécient la manœuvre !
Les provisions pour participation aux bénéfices des contrats d’assurance-vie
Les compagnies d’assurance-vie, qui ont quelques difficultés à trouver du rendement pour appâter les souscripteurs, ne vont pas très bien actuellement du fait de la forte diminution des taux d’intérêts alors que leurs portefeuilles sont constitués pour l’essentiel d’obligations d’Etat (OAT).
Je rappelle que ces compagnies gèrent un véritable pactole de 1.600 mds€ qui représente d’ailleurs la première forme d’épargne en France ; utilisée d’ailleurs essentiellement pour des raisons fiscales (ces placements bénéficient d’exonérations fiscales dont les épargnants adorent ; ce qui s’avère d’ailleurs logique dans un pays surimposé comme la France !).
Or, la presse spécialisée a révélé qu’ARKEA (CREDIT MUTUEL) a dû recapitaliser, le 10 octobre dernier, sa compagnie d’assurance de 540 millions €.
On ne sait pas si ARKEA a plus mal géré les actifs de ses clients que ses confrères de la profession mais nul doute que cette opération constitue le révélateur d’une situation somme toute assez peu reluisante de la profession.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, face à la diminution de leur solvabilité, plusieurs compagnies d’assurance-vie sont intervenues auprès du ministère de l’économie et des finances pour obtenir une petite modification de la législation applicable aux PPB (provisions pour participation aux bénéfices) dont le total s’élève quand même à 55 mds€.
Ces PPB constituent des revenus mis en réserve par les compagnies pour une durée maximale de 8 ans (raison pour laquelle il faut éviter de casser un contrat d’assurance vie avant son terme de 8 ans car alors on perd cette participation aux bénéfices et le rendement du placement peut chuter sensiblement). Ces PPB constituent une réserve prudentielle et concernent plus particulièrement les contrats en € (à capital garanti) que les compagnies ne proposent plus guère désormais. En effet, avec les taux à zéro, elles préfèrent orienter leurs clients vers contrats à supports en unités de comptes (actions) dont le capital n’est pas garanti (avec de gros risques de pertes en capital s’il y a un krach boursier).
Ces PPB constituent une dette des compagnies d’assurance-vie vis-à-vis des souscripteurs de contrats puisque ces sommes appartiennent à ces derniers et qu’elles ont vocation à leur être distribuées ; c’est donc un élément de passif des compagnies.
Autrement dit, par un simple jeu d’écritures, elles voudraient transformer une dette en actif et, par ce biais, gonfler leurs actifs de 55 mds € !
Audacieux non ?
Pas énorme par rapport au montant total des avoirs contractuels, mais toujours bon à prendre !
Il y a juste un petit problème juridique …
Ces sommes appartenant contractuellement aux souscripteurs, modifier la législation applicable constitue donc une violation pure et simple des dispositions contractuelles !
Mais il est vrai qu’en France, le respect de la propriété privée et des règles contractuelles est quelque chose de toute à fait accessoire … et la spoliation de l’épargnant une constante républicaine …
On se situe là carrément dans la magie financière à moins … que ce ne soit finalement qu’une escroquerie que les compagnies d’assurance cherchent à légaliser ; car le but est quand même d’obtenir une appropriation illégale de ces réserves, en violation de dispositions contractuelles (qui, en droit civil, constituent la loi des parties) !
Reste à savoir quelle va être la ficelle qui va être utilisée pour justifier cette mauvaise action mais cela vous donne en tout cas une idée de ce que pourrait être le commencement d’une spoliation étatique.
Il est évident que tout cela n’augure pas d’une bonne issue en ce qui concerne les contrats d’assurance-vie et il vous appartient de devenir particulièrement méfiants à propos de ce type de placement surtout qu’une loi Sapin II du 09 décembre 2016 a prévu de permettre le blocage « temporaire » des retraits sur les contrats d’assurance vie « en cas de besoin » afin d’éviter un « bank run » et la faillite pure et simple des compagnies d’assurance !
Conclusion : Petites magouilles financières entre amis et capitalisme de connivence sont bien les deux mamelles de l’Etat fonctionnaire !
Bien cordialement à tous et meilleurs vœux pour 2020 !
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Définition :
L’impôt vaseline est la spécialité de nos énarques de Bercy qui ne sont pas génés de faire un impôt (ou taxe) sur l’impôt précédent. il suffit de changer l’intitulé…
Comme son nom l’indique l’impôt vaseline est invisible, sauf si on le regarde de près. Il est camouflé sous des initiales ou phrase sans queue ni tête, incompréhensibles pour le commun des mortels ou auparavant, en fonction de l’impôt vaseline ( ou taxe vaseline) il a été enfumé par une campagne imparable « pour le bien commun ».
Lire calmement….. si possible.
> > Pour celles et ceux qui n’ont pas encore renoncé à comprendre leur facture d’énergie électrique , cela nous est expliqué avec poésie!
> > C’est fascinant, une facture EDF: belle comme une page de Verlaine, elle contient presque autant de lignes qu’un sonnet de Ronsard.
> > À la base, le gros monopole d’État vend des kilowatts/heure et le client, tous les deux mois, paye ce qu’il a consommé. > > Exactement comme chez le boucher : je choisis une escalope, il la pèse, je paye le prix affiché et je repars avec une «facture» en réalité un ticket – qui ne comporte qu’une seule ligne.
> > Alors, pourquoi la facture EDF est-elle si copieuse? > > On y trouve le prix du kilowatt/heure 9,09 euros pour 100 kWh, qui passera à 9,32 euros après l’augmentation estivale de 2,5 %.
> > Jusque-là, rien que de très normal.
> > Les gâteries viennent immédiatement après.
> > D’abord, EDF facture un abonnement! On se demande bien pourquoi!
> > Lorsque j’achète l’escalope, je ne suis abonné à rien : j’ai, en face de moi, un commerçant qui vend ce dont j’ai besoin,nous faisons affaire et c’est tout. > > Non!…
> > Avec EDF, même en quasi monopole, faut s’abonner ! > > et ce n’est pas négligeable: 11,6 euros par mois, soit 140 euros par an. > > Depuis août 2011, l’abonnement a augmenté de 22 %. Puis, viennent les taxes! > > Ah! Les taxes… > > Le mal français !!!!!!! Oh, pardon, une seule taxe et deux «contributions».
> > La contribution, c’est plus sympa, ça fait plus «social»; pour un peu, on serait heureux de s’en acquitter, alors que la «taxe»… Beurk!
> > Cela commence par la TCFE, la taxe sur la consommation finale d’électricité.
> > C’est quoi, la consommation finale ? Y a-t-il une consommation initiale?
> > Personne ne sait pourquoi cette taxe existe, même pas EDF, qui se borne à dire que ce prélèvement est reversé aux collectivités territoriales et à l’État (qui détient pourtant 84,5 % du capital du mastodonte).
> Depuis août 2011, elle a augmenté de 16 %, soit 4 % par an.
Arrive ensuite la merveilleuse CSPE, la contribution au service public d’électricité. Moi qui croyais ingénument que je contribuais à ce service en me contentant d’acheter du courant électrique!
> > Eh bien, non ! En fait, cette CSPE sert, entre autres, à compenser le coût exorbitant auquel EDF s’est engagé à acheter l’électricité des petits malins qui se sont équipés de photovoltaïques ou d’éolien. En août 2011, elle était de 9 % du coût de la consommation ; elle en pèse aujourd’hui 21,5 %. À ce rythme, elle représentera la moitié de notre facture dans trois ans.
On est parti joyeusement sur la belle voie rectiligne tracée par les taxes sur les carburants. Puis vient enfin, toute menue, toute discrète, la CTAE, contribution tarifaire d’acheminement électrique car, contrairement au boucher vendeur d’escalope, EDF vous apporte votre achat à domicile contre la modeste somme de cinquante euros par an.
> > C’est alors que surgit la TVA. Sur la consommation, au prix fort de 20 % : là aussi, c’est courant! Mais également sur les taxes !
> Chez EDF, les taxes sont taxées! À 20 % (CSPE, TFCE) ou à 5,5 % (CTAE)!
Et le meilleur pour la fin : EDF prélève un pourcentage de tout ceci, 1% , pour son CE (Comité d’entreprise) Elle est pas belle la vie pour certains ?
Mais nous sommes dans une république égalitaire !
Impigeable, mais poétique, vous dis-je…”
Article déjà paru sur le site le 24 août 2016.
Maintenant en plus de l’abonnement, déjà critiquable, une super taxe vaseline : la taxe d’acheminement qu’ils ont délayé avec l’abonnement.
Nous avons toujours la taxe sur la consommation finale d’électricité TCFE.
La taxe est belle et ne veut rien dire, ce qui en fait une véritable œuvre d’art du langage énarque bercynien.
Nous trouvons encore et toujours les contributions (forcées)
1)Au service public d’électricité CSPE
2)Tarifaire d’acheminement électricité CTA (quid de la taxe d’acheminement payée avec l’abonnement ?) La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) finance le régime spécial ultra favorable d’assurance vieillesse des personnels des entreprises de l’industrie de l’électricité et du gaz. Cela veut dire que EDF n’ayant pas les moyens de payer les retraites de ses employés, c’est au client d’y pourvoir ! Et, cette cotisation sociale qui ne dit pas vraiment son nom est assujettie à la TVA !Néanmoins, dans sa grande générosité, l’Etat n’applique qu’une TVA à taux réduit (5.5%) sur la CTA. (Précisions de Dominique Philos)
Bien sûr Bercy prend aussi de la TVA sur les taxes.
Petite subtilité sur votre facture l’énergie consommée n’est plus comptabilisée en kilowatt-heure mais en kilovoltampère-heure.
Explication : les anciens compteurs à roue mesurent la consommation apparente d’électricité en kilowatt-heure, les nouveaux compteurs électroniques (les blancs de chez Landis et Gyr ou les tout récents Linky) mesurent la consommation réelle d’électricité en kilovoltampère-heure.
C’est assez technique mais il peut y avoir une grande différence entre les deux types de consommation. Cela dépend en fait de l’impédance des appareils électriques branchés sur le réseau .
Il existe en effet une loi physique (c’est comme ça pas la peine d’ester en justice pour essayer de la changer) qui veut qu’un appareil électrique alimenté par un courant alternatif a non seulement une résistance pure mais aussi une capacitance et une inductance. La somme des trois, nombre mathématique imaginaire, est appelé impédance. On parle aussi de cos Phi ou de facteur de puissance à ce sujet.
Je n’entre pas dans les détails mais en gros avec un ancien compteur si vous alimentez pendant une heure un éclairage de 1000 watts (lampes à incandescence pas les néons) ou un moteur de 1000 watts (par exemple un lave-linge ou réfrigérateur ou congélateur), vous serez dans les deux cas facturé 1 kilowatt-heure.
Mais si vous avez un nouveau compteur, vous serez toujours facturé 1 kilowatt-heure pour une heure d’utilisation d’un éclairage incandescent de 1000 watts mais pas pour un moteur électrique de 1000 watts, car celui-ci consomme en réalité plus que sa consommation apparente de 1000 watts ne le laisse supposer. Avec un cos phi d’environ 0.65 (cas usuel pour un moteur) vous pouvez vous attendre à une facturation de 1,5 kilowatt-heure soit 50% de plus !!!
Si votre contrat est assez ancien (et il est bien prévu dessus une facturation en kilowatt-heure) et si votre compteur est aussi ancien, votre consommation mesurée et facturée sera bien en kilowatt-heure (bien qu’il soit indiqué kilovoltampère-heure sur votre facture) mais dès qu’EDF vous installera un compteur moderne vous serez facturé en kilovoltampère-heure alors que votre contrat ne le prévoit pas !!!
C’est une façon vicieuse pour EDF de gratter quelques sous supplémentaires voire même de faire exploser votre facture (cas du marchand de glace par exemple qui utilise de gros congélateurs en été mais qui n’a pas besoin de s’éclairer).
Merci qui ?
E.Bolling
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En première partie, nous avons abordé le développement de l’administration et sa prise de pouvoir.
II- Le manque d’efficience d’une administration au centre d’un conflit d’intérêts permanent
La confusion des genres et l’absence de régulation
Ayant pris le pouvoir, l’administration s’est trouvée en mesure d’imposer ses décisions à l’ensemble des agents économiques alors qu’elle a une « double casquette » à la fois de dirigeant politique et d’exécutant ; c’est à dire qu’elle se trouve dans la situation de pouvoir valider elle-même ses propres décisions à la fois sur les plans politique et administratif , sans véritable contrôle quant à leur réelle pertinence.
Tous les éléments sont dès lors en place pour provoquer une véritable dérive administrative basée sur un conflit d’intérêts permanent ; et les récentes révélations concernant JP Delevoye mettent clairement en lumière ce type de comportement qui mélange les fonctions administratives et politiques.
En outre, la croissance ininterrompue des effectifs s’est accompagnée d’une dégradation de son efficacité car l’Etat fonctionnaire ne fonctionne pas selon des critères économiques de rentabilité et de prix de revient des entreprises privées. Il fonctionne d’après des règles budgétaires avec des interférences telles que la hiérarchie ou les décisions politiques.
Alors que l’entreprise privée essaie de procurer à sa clientèle le meilleur produit ou le meilleur service pour le meilleur prix, dans un environnement de surcroît la plupart du temps concurrentiel, l’administration se situe dans un schéma qui fonctionne hors de toute régulation économique, en dehors du système des prix de marché. C’est donc un système où, par définition, on ne cherche pas à faire des économies … d’ailleurs, l’administration n’a pas de clients, elle a soit des administrés soit des usagers ; ce qui ne confère aucun droit à l’utilisateur.
La conséquence est alors évidente : Si l’entreprise n’est pas efficiente, elle disparaît, tandis que l’administration, elle, continue à prélever les impôts et, pire, tend même à les augmenter pour tenter d’améliorer les défaillances constatées ; compte non tenu du fait qu’elle peut aussi utiliser la contrainte pour forcer à l’usage de ses services. L’assurance maladie en est un exemple flagrant puisqu’elle est obligatoirement publique et qu’il ne peut y avoir de concurrence (à la baisse des cotisations) par des assureurs privés.
Cela a fatalement des conséquences au niveau des méthodes de gestion et plus particulièrement en matière de recrutement du personnel : pour l’administration il n’y a pas d’appréciation qualitative quant au nombre de personnes susceptibles d’effectuer un travail donné.
Cela veut dire que, pour un travail donné, on peut recruter 1, 2 ou 3 personnes alors que cela est absolument impossible dans une entreprise privée qui doit toujours rechercher le meilleur ajustement productif, notamment parce que la charge fiscale sociale et fiscale doit être calculée au plus juste ; question qui ne pose jamais pour l’administration.
Cela se traduit par exemple par de fortes disparités entre les CPAM avec des effectifs variant du simple au double d’une caisse à l’autre pour un même volume de dossiers traité. Nécessairement, les frais de fonctionnement (dits de gestion) ne sont pas les mêmes !
Or, ce schéma est absolument impossible dans le privé puisqu’il est inconcevable que deux entreprises concurrentes puissent fonctionner de manière identique alors que l’une a deux fois plus d’effectifs que l’autre. C’est une question de productivité et plus la productivité est faible, plus le coût du service ou du produit est proportionnellement important.
Cela a d’ailleurs été le cas lors de l’effondrement du rideau de fer. Les entreprises de l’ancien bloc soviétique fonctionnant avec deux ou trois fois plus d’employés que les entreprises de l’ouest, de surcroit dans un milieu économique artificiel, AUCUNE n’a pu résister à une irruption aussi brutale de la concurrence.
L’entreprise privée n’est pas parfaite mais il y a systématiquement une recherche d’optimisation de la gestion ; laquelle est totalement absente dans le milieu administratif.
On touche là au secteur complexe de la formation du prix en milieu concurrentiel et on comprend alors aisément, qu’en ce qui concerne l’administration, il y a à la fois une mauvaise allocation du capital et une mauvaise appréciation des critères de dépenses ; ce qui est confirmé par les études de terrain qui démontrent que le système public n’est pas efficient et qu’il dépense beaucoup plus pour des résultats toujours inférieurs à ceux du privé (sureffectifs, absentéisme, mauvaise exécution du travail, actions inutiles et coûteuses, interférences politiques).
Car, finalement, il est toujours plus facile de dépenser trop que de faire des économies !
Or, là où l’on peut comprendre, sous certaines conditions, un mode fonctionnement de cette nature pour des missions exclusivement régaliennes (armée, police, justice), cela devient extrêmement pénalisant lorsqu’il s’agit de services rendus dans le cadre du secteur marchand ; qu’il s’agisse de la santé ou de la retraite car on comprend qu’à partir du moment où l’on escompte des ressources toujours suffisantes, il n’y a aucune limite à la croissance de l’administration.
Des dérives inévitables
Les décisions des entreprises sont toujours rationnelles car l’erreur de gestion ou de management se paie cash alors que les décisions des administrations, sous couvert de la force publique, peuvent être arbitraires, illégitimes, inefficaces voire pénalisantes mais … s’imposer quand même !
On peut résumer la situation ainsi : L’entrepreneur joue sa vie et sa fortune et s’il échoue c’est la ruine. Le fonctionnaire, lui, sous couvert de sa hiérarchie, dépense un budget provenant des ressources de l’Etat ; lesquelles, comme tout un chacun le sait, ne coutent rien. Il n’a donc de ce fait aucun scrupule à le gaspiller !
Un exemple : la SNCF est subventionnée à hauteur de 13 milliards € par an parce qu’elle perd sans cesse de l’argent. La dérive de gestion en a fait une véritable machine à griller du cash alors que, malgré tous les excès de son personnel, elle n’en assume jamais les conséquences. In fine, c’est la collectivité, c’est à dire le contribuable, qui paie.
Quelle entreprise privée pourrait ainsi se permettre de fonctionner dans de telles conditions ?
Le service public est finalement souvent synonyme d’inefficacité parce que juge et partie il n’est pas en mesure de remettre en cause de mauvaises décisions et qu’il va au contraire insister jusqu’à la catastrophe finale (on connaît ces projets administratifs qui ont fini par s’écrouler d’eux-mêmes après avoir grillé quantité de fonds publics) !
Le seul avantage de l’administration c’est l’apparente gratuité des services procurés parce qu’en fait le prix réel est masqué. La mutualisation du service, dans un cadre global plus ou moins indéfinissable, fait que le prix est inconnu de l’utilisateur qui est alors enclin à penser qu’il est gratuit alors qu’il est payé par tous ou pire, payé par d’autres. Mais, on ne peut pas en conclure que la dissimulation du prix réel puisse constituer une preuve de bonne gestion.
Pourquoi cela fonctionnait-il avant et plus maintenant ?
En fait, le système de l’économie dirigée à la française a pu sembler fonctionner correctement jusqu’à l’ouverture des frontières dans le cadre de l’Union Européenne et de la globalisation car elle ne subissait pas d’élément de comparaison. Avec l’ouverture des marchés, elle est apparue complètement inadaptée du fait d’un manque total d’adaptabilité à une évolution trop rapide des structures économiques dans un cadre concurrentiel (les GAFA, l’internet …).
Il faut être conscient que le fonctionnement de l’administration repose en fait sur un modèle ancien, périmé, qui remonte au 19° siècle, avec un statut figé du personnel (emploi à vie, pas d’interopérabilité), et les lois à répétition sur la modernisation de la fonction publique (MAP) n’ont jamais été en mesure de remettre à plat un système complètement obsolète.
Quand un fonctionnaire entre dans l’administration, sa carrière, sa progression de carrière, l’évolution de son salaire, sa retraite ; tout est déterminé dès le départ.
Dans le privé, il n’y a rien de tout cela. D’ailleurs, il est bien rare de pouvoir faire toute une carrière chez le même employeur privé compte tenu des démissions, des faillites et des licenciements.
On le constate de manière évidente avec la SNCF dont le personnel refuse obstinément l’évolution des structures économiques et cela explique aussi la réticence des autorités à ouvrir le marché à la concurrence. On peut se rappeler, à ce propos, la mutation nécessaire de l’administration des PTT devenue France Télécom puis Orange au marché dérèglementé des télécoms (avec une diminution formidable du prix des communications du fait de la concurrence), avec ses réductions massives du personnel et ses impératifs de rentabilité qui ont provoqué des vagues de suicides au sein du personnel !
Les conséquences néfastes de l’emprise administrative
On l’a compris, l’administration ne raisonne pas ni en termes économiques ni en termes d’économies ; et cela peut avoir de lourdes conséquences.
L’entreprise privée étant perçue comme une menace potentielle de nature à remettre en cause les situations acquises, il ne peut y avoir aucun soutien des entreprises.
De fait, l’Etat fonctionnaire a idéologiquement a décidé d’user de la force publique pour soumettre le secteur privé à sa volonté c’est à dire le contrôler voire le pénaliser ; alors que l’administration est la plus mal placée pour contrôler une entreprise qui fonctionne en secteur concurrentiel ! Ainsi, en matière de licenciement : l’administration est compétente pour donner son accord alors qu’à bien y regarder, le seul compétent pour apprécier la réalité de la situation est bien le chef d’entreprise.
Bien au contraire, il s’est développé au sein de l’administration une vision marxiste de l’employeur exploiteur, fraudeur, capitaliste et nullement celle de l’employeur créateur de richesses ; ce qui est une façon de justifier sa détestation de la concurrence parce que la comparaison est très rarement à son avantage et qu’elle fait donc tout pour l’éliminer.
Or, l’administration, du fait de son hypertrophie, fait aussi concurrence au privé ou, se retranchant derrière la loi, se place en situation de monopole mais en ne respectant ni les règles de rentabilité ni les prix puisqu’elle est totalement subventionnée par l’impôt qui, par définition, ne lui coûte rien !
Elle ne respecte pas plus les règles de droit en ayant à cœur de fausser un peu plus les règles du jeu puisqu’elle se protège aussi des juridictions de droit commun en relevant d’une juridiction administrative dérogatoire dont les membres sont tous issus de la même école de formation (ENA) et dont le parti pris en faveur de l’administration n’est un secret pour personne !
A cela s’ajoute une vision « clientéliste » de ses relations avec le secteur privé ; c’est à dire que l’Etat administratif a établi un système de pénalités/récompenses (amendes/subventions) envers les entreprises privées afin qu’elles deviennent plus dociles et cela est particulièrement marquant avec les subventions à la presse écrite dont la soumission au pouvoir est notoire.
On en perçoit immédiatement les effets : L’abus de règlementation et de normes a fini par bloquer le système productif puisque l’entreprise privée doit sans cesse mobiliser plus de moyens non productifs pour se mettre en conformité avec les règles et normes fixées par l’administration puisque l’issue est, en fonction de l’attitude adoptée, soit la récompense soit la sanction qui peut aller jusqu’à l’élimination pure et simple !
Ce genre de pratique ne pouvait avoir que des effets néfastes mais prévisibles que l’on connaît : le secteur industriel s’est écroulé sous les contraintes et les charges sociales et fiscales et a pratiquement disparu ou s’est délocalisé pendant que l’administration n’a cessé de grossir.
Une exception : les impôts ?
Le seul secteur où l’administration semble performante, c’est le recouvrement de l’impôt pour deux raisons principales :
D’une part l’Etat fonctionnaire a un impératif besoin d’argent pour faire fonctionner ses structures – il a donc mis en œuvre tous les moyens, y compris pénaux, pour percevoir l’impôt avec, il faut le reconnaître, une efficacité évidente.
D’autre part, il n’entre pas, sur ce plan, en concurrence avec le secteur privé. De ce fait, il est difficile de faire une comparaison utile.
En fait, c’est un trompe l’œil car le constat initial doit être pondéré par le fait, qu’en France, le recouvrement de l’impôt est plus coûteux, voire sensiblement plus couteux, que dans les autres pays ; ce qui ne peut s’expliquer que par un surdéveloppement de l’administration fiscale et d’importants sureffectifs destinés à atteindre, coute que coute, l’efficacité recherchée.
On comprend donc que l’examen du résultat final n’est pas suffisant en soi pour déterminer si l’administration est performante ou pas !
La mauvaise gestion des entreprises publiques
L’Etat fonctionnaire est un mauvais employeur qui ne sait pas gérer ses effectifs et qui, du fait de la double casquette des dirigeants, à la fois fonctionnaires et dirigeants politiques, se retrouve bloqué dans ses contradictions !
Fonctionnaire il hésite à se retourner contre ses fonctionnaires qui menacent de tout bloquer à la première tentative de porter atteinte à leurs avantages mais responsable politique il est responsable de ses actes devant l’ensemble de la population et les électeurs.
Cela veut dire que l’issue de la négociation, en cas de conflit, est pratiquement toujours la même : les employés du public gagnent de nouveaux avantages en contrepartie de l’arrêt de leur mouvement de grève. Les collègues fonctionnaires gardent leur fierté et l’électeur est satisfait avec la fin du conflit !
On le voit à propos de la réforme des retraites, pour laquelle l’administration est confrontée à ce mélange des genres malsain qui provoque une confusion entre les impératifs de direction d’une entreprise (SNCF et RATP) et des dispositions d’ordre public d’application générale (règles en matière de retraite).
Et ce mélange des genres ne peut qu’occasionner une dérive des couts ; la SNCF étant emblématique de cette dérive et incapacité administrative.
Voilà une entreprise au cœur de conflits sociaux permanents (en moyenne une grève par jour !?!), qui a complètement perdu la bataille du fret, qui fonctionne très mal, dont la ponctualité est plus que problématique mais dont le personnel, en cas de conflit, en appelle systématiquement au ministre des transports, court-circuitant de ce fait un PDG qui perd toute crédibilité et toute autorité.
La réforme de 2018 du statut des cheminots n’a été qu’un trompe-l’œil puisque le foyer de pertes n’a pas été attaqué. On n’a trouvé que la clause du grand père ; c’est à dire que le statut sera éliminé par extinction de ses bénéficiaires lorsqu’ils partiront à la retraite dans … 40 ans !
Les cheminots ont donc bien obtenu le maintien de leurs avantages statutaires au détriment des autres salariés et ils ont fermement l’intention d’en faire autant en ce qui concerne les retraites.
Et le paradoxe ou le plus incroyable c’est que c’est le personnel des services publics qui fonctionnent le plus mal qui revendiquent le plus parce qu’ils savent qu’ils ne risquent rien et que leur employeur ne peut pas disparaître puisqu’il y aura toujours des subventions (comprendre impôts) pour combler les pertes ! Et finalement, le résultat est un record mondial des jours de grèves avec des syndicats ultra politisés, ne représentant pratiquement personne, dont le souci principal est d’engager une lutte d’influence au sein du pouvoir et de rechercher des financements pour faire vivre leurs permanents. Il y a là une forme inacceptable de cynisme jusqu’au-boutiste qui, jusqu’ici, a parfaitement fonctionné.
Des effets pervers qui tendent à se développer
L’administration impose ses règlementations et ses fonctionnaires tatillons, dogmatiques et bornés et le pire, c’est que les résultats sont connus : croissance faible, chômage élevé, accroissement des inégalités sociales et de la pauvreté, inefficacité générale.
Au lieu de se concentrer sur le régalien, l’administration intervient partout et … se plante car elle n’est pas efficace même si elle est tentaculaire ; bien que nos dirigeants fonctionnaires restent convaincus qu’en augmentant le niveau des troupes et des moyens on arrivera à régler les problèmes, sans aucune considération pour le volet efficacité/cout.
On voit clairement cette tendance se développer avec l’utilisation de techniques de surveillance généralisée de la population et des entreprises, principalement au profit du Fisc ; tendance qui n’est que la conséquence du discours officiel : s’il y a des déficits, c’est à cause des mauvais français et de la fraude fiscale ; pas du tout en raison des dérives dépensières de l’administration !
Or, on sait que plus l’administration est importante, plus il y a de corruption pour la simple raison qu’elle devient le centre de tout ce qui se décide et que, devenue intermédiaire obligatoire de tout, elle peut imposer plus ou moins arbitrairement ses décisions et ses « copains ».
Plus l’administration est importante plus la dépense publique augmente et plus la croissance économique diminue ; compte non tenu du fait que plus la dette résultant de cette mauvaise gestion est élevée, moins il y a de croissance économique.
Nous cumulons dès lors tous les handicaps ; ce que l’on peut résumer par « dépense publique abusive et corruption ».
Et pourtant, ce système continue sa course folle vers l’économie dirigée avec mise sous tutelle de l’Etat de l’assurance maladie, de la formation professionnelle, de l’assurance chômage et bientôt de la retraite.
Quelles conséquences à terme ?
Il faut être conscient que nous nous enfonçons chaque jour un peu plus dans l’économie administrée dont il est prouvé qu’elle ne fonctionne pas en milieu économique ouvert ! Elle ne peut fonctionner que dans un milieu économique fermé dans lequel les prix et les couts sont artificiels ou dissimulés ; c’est à dire manipulés par le pouvoir !
La croissance ininterrompue des dépenses publiques pour financer des services publics non efficients et du nombre de fonctionnaires entraîne désormais une charge excessive qui finit par devenir intolérable. Selon le mot, fort juste, de Bruno Bertez, la France est littéralement asphyxiée par sa dépense publique et ses prélèvements fiscaux.
Le seul remède est la réduction de la taille de l’administration et de la dépense publique pour permettre de retrouver une liberté d’action car ce n’est visiblement pas en augmentant encore plus la dépense publique que l’on va résoudre les problèmes ; puisque ces dix dernières années elle n’a fait que croire alors que les services rendus n’ont fait que se dégrader.
Malheureusement, rien ne semble pouvoir arrêter cette dérive car il n’y a aucune volonté réformatrice du pouvoir fonctionnaire. Il n’y a que la volonté de faire durer le système ; en essayant de perpétuer auprès des français l’idée de son efficacité. Or, en dépit du fait qu’une majorité de français se déclare contre le capitalisme et l’économie de marché, l’Etat stratège est une pure illusion ou pire une tromperie.
Dès lors, comme le système administratif ne se réformera pas de lui-même, il devra fatalement être mis à bas par … les autres !
La France est aujourd’hui l’homme malade de l’Europe et elle est malade de son administration et de sa dépense publique excessive. Or, compte tenu du verrouillage actuel du système politique, complètement phagocyté par un système administratif faisant barrage à toute réforme, les chances d’une quelconque réforme passeront probablement par une révolte ou une révolution.
Car, il en va de la croissance de l’Etat administratif comme des empires. Ils grossissent, grossissent jusqu’à ce qu’ils finissent par s’écrouler sous leur propre poids, leur incapacité et leur inertie.
Bien cordialement à tous et bonnes fêtes de fin d’année.
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Cette semaine j’étais à la Cour d’Appel de Montpellier, contre l’URSSAF.
Débiteur contre mon gré, j’exposais la situation clairement.
Inscrit au registre des employeurs depuis 1965, je n’ai jamais manqué le paiement des charges pendant cinquante ans. Charges que j’ai vues avec le temps devenir égales au salaire, alors qu’elles n’en représentaient même pas la moitié par le passé.
Ma situation s’est dégradée lorsque le fisc a bloqué toute ma trésorerie, à la suite de redressements scandaleux.
Donc, j’explique à La Cour qu’il n’y a que deux solutions :
– Soit l’URSSAF est l’Etat, alors la totalité de ma créance doit être traitée dans le même temps puisque l’Etat ne peut pas d’un côté bloquer indûment ma trésorerie et de l’autre me réclamer des factures alors qu’il m’a mis en position de ne pas pouvoir les payer. L’ensemble doit faire l’objet d’un règlement global.
– Soit l’URSSAF est une société privée, alors La Cour doit faire droit à ma demande d’une expertise visant à établir le vrai prix des prestations fournies par cette société, qu’à la louche je pense valoir le tiers de ce qu’elle les facture.
A cela l’avocat adverse — lecteur assidu de ce blog qu’il évoque sans cesse — rétorque que l’URSSAF est une société de droit privé chargée d’une mission de service public. Cela est absurde. Depuis quand une assurance serait une activité concernant l’Etat ? A quel moment la constitution prévoirait-elle cette ineptie ? Quand aurait eu lieu l’appel d’offre obligatoire attribuant cette mission de service public à l’URSSAF ?
Le dossier est stupide, nous sommes face à un abus de droit caractérisé.
Le magistrat qui préside la chambre de La Cour d’Appel devant laquelle je me présente a évidemment parfaitement compris la sottise de cette situation.
Aussi, lorsque je lui dis que j’ai été élevé dans le respect de la justice, que l’on m’a incité à penser que la France est un Etat de droit, que cela implique d’avoir confiance dans sa justice, il me dit, parlant de La Cour dont il préside la chambre où nous nous trouvons : “NOUS SOMMES UNE ADMINISTRATION QUI PORTE LE NOM D’UNE VERTU”
L’humour noir, l’ironie de cette saillie, doivent être appréciés à leur juste valeur.
Cet homme est intelligent, c’est évident. Peut-on être intelligent et prétendre juger les hommes ? Non, répond ce magistrat, puisqu’il fait comprendre par sa boutade qu’il ne juge pas, qu’il administre.
Evidemment tout s’éclaire. Mais quand même. S’il administre, qu’elle mascarade tout ce décorum, cette exigence de respect, alors que l’administration “Justice” ne vaut donc pas plus que les CRS qui tentent d’administrer la rue, ou le cadastre qui administre la propriété, ou Bercy qui administre le train de vie des hommes de l’Etat.
Notre droit de refuser cette administration serait alors total. Oui mais… les condamnations, la prison ?
Vu sous cet angle elles s’apparentent au goulag. Nous approchons de l’organisation de la terreur au profit des hommes de l’Etat. En fait nous y sommes.
Sur le coup je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, je n’étais donc plus dans un Palais de Justice, mais dans une maison de la loi, du pouvoir, entre les mains des hommes de l’Etat. L’otage de quelques-uns, de ces hommes de l’Etat qui prétendent représenter cette abstraction.
Donc, les magistrats intelligents savent qu’ils ne représentent rien, seulement les fusils pointés vers nous par les hommes de l’Etat, l’ensemble enrobé de codes et arguties qui leur permettent de nous condamner sans exigence de réalité.
C’est donc bien d’une atteinte frontale à nos libertés fondamentales dont nous sommes l’objet de la part d’une minorité qui se fait passer pour les représentants d’un Etat auquel nous devrions allégeance par le seul fait de notre naissance.
L’univers n’a pas en magasin “La justice”. Ce que nous appelons “la nature” encore moins. La Justice, cette invention des hommes, n’est donc qu’une mascarade philosophique, une absurdité, c’est la conclusion qui m’a été révélée par ce magistrat.
Ici, je le remercie sincèrement. Je n’espérais pas un jour pouvoir partager, à ce niveau et publiquement, ce que je pense intimement depuis si longtemps : le juste est un choix personnel, dont on ne rend compte que devant sa conscience d’homme.
Indirectement il m’a averti qu’il va me condamner. Mais sait-il à quel point il m’a apaisé quand il a ainsi tout relativisé ?
Il est plus doux, voire carrément glorieux, d’être hors la loi que fauteur d’injustice. Mes condamnations fiscales et d’URSSAF, qui se succèdent comme les avions à Orly, ne sont donc pas comme le prétend la population majoritaire qui me juge des manquements à une “justice” sociale, mais de simples manquements administratifs.
Ouf, je peux être un juste et dénoncer la terreur fiscale, me révolter contre l’administration qui me pille.
Espérer être un jour absout est donc possible. Il suffit pour cela que l’administration du pays retrouve le chemin de l’efficacité, du respect des apporteurs de richesse, qu’elle cesse de voler Paul soi-disant riche, pour flatter Jacques soi-disant nécessiteux.
Gageons que si elle ne le fait pas d’elle-même, les lois de la vie l’y obligeront. Merci encore à ce magistrat qui m’a ouvert l’avenir en avouant son présent.
Joyeux Noël.
Bien à vous. H. Dumas
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La France est le pays des grèves et où rien ne marche ! C’est le constat que font beaucoup de nos concitoyens mais c’est aussi l’opinion quasi unanime des étrangers qui ont eu l’occasion de séjourner en France.
Or, ce constat nous place au centre d’un paradoxe pour le moins incompréhensible : Jamais les impôts n’ont été aussi élevés, jamais la dépense publique n’a été aussi importante et pourtant tous les services publics sont en déroute ou presque ; et à cela s’ajoute un mécontentement général de la population, avec des mouvements de grèves multiples.
Nous avons l’image d’un pays bloqué dans ses revendications, ses contradictions, sa contestation générale du pouvoir car, finalement, malgré le très haut niveau de prélèvements obligatoires, la situation ne cesse de se dégrader !
Comment cela est-il possible ?
L’explication est double et tient pour l’essentiel au surdéveloppement de l’administration, à son emprise sur la société française et à son manque général d’efficacité.
Nous examinerons aujourd’hui le développement de l’administration et sa prise de pouvoir et lundi prochain le manque d’efficience d’une administration au centre d’un conflit d’intérêts permanent.
I-Le développement de l’administration et sa prise de pouvoir
Aucun Etat ne pouvant fonctionner sans administration, la question qui se pose est donc : Quelle importance donner à cette administration ?
A l’origine
On situe la naissance de l’administration, pour la France, au règne de Philippe le bel (1268-1314). La tradition de l’administration est donc ancienne et la France a toujours eu un secteur administratif important en lien direct, avec une centralisation du pouvoir beaucoup plus importante que partout ailleurs ; l’épisode napoléonien ayant encore renforcé le développement d’une « administration moderne à la française » avec une organisation très proche de celle que nous connaissons désormais.
Ce phénomène s’est amplifié avec le développement de « l’Etat providence » ; lequel a entraîné une augmentation permanente des effectifs de l’administration. Pour être exact, l’origine de ce phénomène remonte à l’époque de Vichy lorsqu’a été créée l’école nationale des cadres d’Uriage (ENC) qui a fonctionné entre 1940 et 1943.
Ce concept d’une école de l’administration d’Etat est apparu alors si pertinent que son principe en a été repris en 1945 avec la création de l’ENA. (Ordonnance no 45-2283 du 9 octobre 1945).
Or, le développement de cette administration fait que nous sommes passés insensiblement d’un Etat avec une administration à un Etat dirigé par son administration ; le tournant se situant en 1974.
On peut considérer que l’élection de V Giscard d’Estaing, un haut fonctionnaire inspecteur des finances, marque la prise de pouvoir par l’administration ; c’est à dire que, jusque-là confinée seulement dans des missions d’exécution, elle est devenue aussi décideur politique et elle n’a eu alors de cesse d’augmenter son emprise et sa domination par le biais de la création de réseaux qui ont permis à ses membres de devenir aussi dirigeants de grandes entreprises publiques et privées (ce que l’on a appelé le pantouflage) et de faire des allers et retours entre la politique et leur corps d’origine sans perdre le bénéfice ni de la retraite de fonctionnaire ni de la progression de carrière.
Ces réseaux ont littéralement noyauté le pays et il faut être conscient que ce phénomène, que l’on a appelé la « technocratie » ou « le gouvernement de la technocratie », a été amplifié par la constitution de la Vème république qui organise un pouvoir exclusivement centré autour de l’exécutif et spécialement du président de la république.
Cela veut dire que, comme sous la royauté, le chef de l’Etat s’entoure de « spécialistes » et de conseillers inconnus du public recrutés essentiellement au sein de la haute fonction publique, qui ne rendent compte qu’à lui et qui ne sont responsables que devant lui. Et comme le président de la république n’est responsable devant …personne, si ce n’est devant l’électeur une fois tous les cinq ans, on comprend dès lors que le centre du pouvoir réel est à l’Elysée et qu’il fonctionne de manière très opaque.
Aux USA, aucun secrétaire d’Etat (ministre), aucun conseiller, ne peut entrer en fonction sans être passé sur le « grill » devant le Congrès et l’exercice, au cours duquel seront examinés son passé, son patrimoine, les éventuels conflits d’intérêts, sa moralité, peut s’avérer violent pour l’impétrant !
Il n’est d’ailleurs qu’à se demander comment E Macron et E Philippe sont arrivés aux postes politiques qu’ils occupent actuellement ? Absolument pas en raison de leur valeur politique, ni de leurs mandats électoraux ou de leur aptitude reconnue à diriger un pays !
Ils sont arrivés là exclusivement parce qu’ils sont des hauts fonctionnaires (inspection des finances pour Macron et cour des comptes pour Philippe) gravitant dans l’orbite du pouvoir et cela a été la même chose pour Hollande, Chirac, Juppé, Villepin, et tous les autres.
Bien évidemment, dans ce schéma, le Parlement, bien que censé représenter et défendre les français, en est réduit à un rôle subalterne pour ne pas dire insignifiant ; ce qui amène à ce constat finalement peu rassurant : nous n’avons pas vraiment fait de progrès depuis Philippe le Bel ou Napoléon Ier.
L’état des lieux
Contrôlant désormais tous les rouages du pouvoir, l’Etat fonctionnaire a augmenté le nombre de ses missions et ses dépenses beaucoup plus vite que la croissance économique et, partant, de la création de richesses tout en utilisant, face au développement du chômage, le recrutement de fonctionnaires comme variable d’ajustement du chômage …en oubliant un peu rapidement qu’un fonctionnaire recruté c’est 40 ans de carrière et 25 ans de retraite à financer.
Délibérément, on a donc décidé de repousser à plus tard la résolution d’un problème qu’on ne voulait pas ou ne pouvait pas résoudre, notamment pour des raisons idéologiques et électoralistes.
Les trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales et hôpitaux) emploient au total 5,6 millions d’agents, dont près de 2,5 millions pour l’administration centrale d’Etat. Cela représente un peu plus de 20 % de l’emploi total c’est à dire un salarié sur cinq ; la décentralisation n’ayant entrainé au niveau central aucune réduction des effectifs pendant qu’ils explosaient au niveau des collectivités locales.
Avec 1,4 million de fonctionnaires en plus depuis 1980, les effectifs de l’ensemble de la fonction publique ont augmenté de 36 % entre 1980 et 2008, alors que l’emploi total en France progressait deux fois moins vite (18 %).
Et nous assistons aujourd’hui, à une véritable explosion des couts de fonctionnement du fait de la progression automatique des carrières et des grilles salariales, alors que non seulement les fonctionnaires sont payés 12% de plus que dans le privé mais en plus ils sont les champions du congé avec 45 jours annuels de congés (26 jours dans le privé) et de l’absentéisme (le double de jours d’absence que dans le privé).
La Cour des comptes a, en outre, soulevé la question de la véritable progression des effectifs de l’Etat compte tenu du fait d’une part du recours à des opérateurs privés pour assurer des missions de service public (nombre de missions étant accomplies par d’autres structures mais à ses frais) et d’autre part du recours de plus en plus fréquent à des contractuels qui ne sont pas comptabilisés dans les effectifs (fin 2016 ils étaient estimés à 490 000).
La Cour des comptes, pourtant elle-même administration, en arrive à critiquer « la rigidité et l’absence de vision stratégique de l’Etat administratif » puisqu’elle relève que tout retour en arrière apparaît très difficile dans la mesure où les effectifs s’ajustent très peu à la baisse de la demande ou des besoins mais sont au contraire très réactifs aux nouvelles sollicitations.
Autrement dit, les effectifs montent très vite mais ne diminuent jamais même en cas de diminution des missions.
Les dépenses de personnel (pensions civiles et militaires comprises) ont représenté 40% des dépenses de l’Etat soit 144 mds € sur un budget de 338 milliards € en 2019.
Les conséquences deviennent alors évidentes : la charge financière de l’administration est devenue progressivement de plus en plus lourde à financer par les impôts puisque les missions de l’Etat ne peuvent être accomplies qu’en étant financées par nos impôts !
Du fait de l’augmentation des missions de l’administration, l’Etat fonctionnaire s’est alors trouvé devant la difficulté d’avoir à financer ces dépenses ; ce qui supposait d’augmenter les impôts dans les mêmes proportions.
Or, plutôt que d’adopter, vis-à-vis des français, une politique de vérité quant au coût réel des frais de fonctionnement de l’administration, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont préféré user d’un subterfuge discret et indolore à court terme : l’emprunt ; lequel avait en outre « l’avantage » de faire croire que les services de l’administration étaient gratuits !
Ainsi, beaucoup de missions de l’Etat sont, de fait, financées par l’emprunt ; lequel n’est pourtant qu’un impôt futur non décidé par la population puisque, à un moment ou un autre, il faut payer pour rembourser ces emprunts. Et ce phénomène s’est accéléré dans les années 2000 avec l’arrivée de l’€.
La France, bien entendu, n’a pas été la seule à abuser de cet effet d’aubaine pour emprunter massivement sur les marchés à des taux extrêmement faibles et en diminution constante. Néanmoins, ce qu’il faut savoir, c’est que si on avait conservé le Franc, ces emprunts auraient été tout bonnement impossibles car, au-delà d’un certain seuil d’endettement, les taux d’intérêt se seraient mis à monter à des niveaux (40% l’an) rendant le service de la dette totalement insupportable. En effet, la limite à l’endettement est la solvabilité budgétaire qui ne peut être partiellement contournée que par l’usage de la planche à billets génératrice d’inflation.
Avec l’€, cette limite a littéralement explosé jusqu’à la crise de 2012 et il s’agit là de la grande responsabilité, soigneusement occultée, des dirigeants de l’Etat fonctionnaire !
Or, cette croissance permanente de la sphère publique a eu un effet pervers qui n’est toutefois pas immédiat : elle se fait obligatoirement au détriment de la sphère de l’économie privée puisque l’Etat, ne créant pas de richesses, ne vit que de l’impôt qu’il extorque aux ménages et aux entreprises de manière immédiate ou différée (emprunts).
La France est un pays dans lequel non seulement le poids des dépenses publiques rapporté au PIB (en l’occurrence 56,5 %) est le plus élevé des pays de l’OCDE mais c’est aussi le cas pour les dépenses sociales et cette augmentation de la dépense publique s’accompagne d’une augmentation parallèle de l’endettement, qui dépasse désormais les 100% du PIB à 2.415 milliards € alors qu’il n’était que de 20% du PIB en 1980. Le prélèvement fiscal est aussi le plus élevé à 46% du PIB (officiellement mais sans doute plus).
Et nous verrons que, bien que les français pensent que E Macron est un libéral et que nous vivons dans une économie « ultra libérale », nous sommes en réalité dans un système d’économie administrée, sous la tutelle de son administration et nous devons aujourd’hui en payer le prix ; et sans doute beaucoup plus, plus tard !
Bien cordialement à tous.
Deuxième partie lundi prochain. Nous examinerons le fonctionnement de l’administration et son manque global d’efficacité.
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En principe, nous sommes tous égaux. Mais quand il s’agit de retraite, on découvre que certains sont plus égaux que les autres…
À vrai dire, avec, paraît-il, 42 caisses de retraite, le contraire eût été étonnant…
Certaines caisses sont très déficitaires. D’une façon quasi systématique, toutes celles qui dépendent de l’État et de sa gestion.
À l’autre extrémité, d’autres caisses vont très bien, et trouvent même le moyen de faire des économies, et d’amasser des trésors de guerre pour d’éventuels mauvais jours à venir. Ces caisses fourmis partagent une autre caractéristique : elles ne dépendent pas de l’État.
Il faut bien le reconnaître, c’est tout simplement une situation insupportable.
La solution paraît simple : toutes les caisses aux mains de l’État !
Avantages à court terme : les caisses cigales vont d’un seul coup se trouver renflouées par les caisses fourmis.
Avantages à long (moyen) terme : après quelques années, voire quelques mois, toutes les caisses, rassemblées en une seule, sagement gérées par l’État, iront toutes aussi mal les unes que les autres, et nous aurons enfin un début d’égalité.
C’est pourtant simple à comprendre !
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Son discours est simple : l’homme doit être contraint car son développement libre est néfaste à la planète.
Contraindre l’humanité, entraver les libertés individuelles, n’est pas une nouveauté.
Les sinistres générés par cette posture sont légions.
Depuis toujours l’homme est en lutte à la fois contre une nature qui lui est hostile et contre ses propres divisions antagonistes qui chacune ambitionne de le soumettre.
Dès qu’il s’affaiblît la nature reprend l’espace qu’il laisse vide, la mort de chaque homme est suivie d’une invasion parasite qui le dévore. La disparition de tous les hommes laisserait la nature indifférente, il est probable qu’une autre forme de vie dominante prendrait leur place.
La présence des hommes sur cette terre n’est pas due au hasard mais à leur courage, à leur lutte de chaque instant pour exister.
Il faut cesser de lutter nous dit Greta Thunberg, car notre lutte fait plus de dégâts qu’elle n’apporte d’avantages. Pour preuve une dégradation de la planète qui serait imputable aux transformations générées par notre combat pour vivre librement.
En réalité, le danger ne viendrait pas directement de nous mais de notre liberté, tel est le message tarte à la crème de Greta Thunberg.
Ce qui est extraordinaire dans cette affaire, et comblerait Etienne de La Boétie, est que c’est la population elle-même qui réclame, à travers Greta Thunberg, sa propre soumission. Nulle force armée, nul souverain ne lui impose, elle la souhaite pour le seul plaisir de la voir écraser la liberté des autres.
Pourtant chacun sait que vivre soumis, aliéner sa liberté, est particulièrement douloureux, désavantageux, sauf pour ceux qui, comme Greta, organisent cette servitude, en sont les seigneurs.
Greta sait-elle cela, en est-elle consciente ? Probablement pas, son égo lui dissimule la vérité et lui fait croire à sa fable. A cette idée imbécile que la liberté des hommes serait le vecteur potentiel de leur disparition.
Alors que, s’il est de nombreux exemples d’échecs pour l’homme du fait de sa soumission, il n’en est aucun impliquant sa liberté, même lorsque cette dernière a généré des excès momentanés.
Il serait bon que l’ego de Greta Thunberg soit jugulé. Il le sera forcément un jour, mais alors il est possible qu’il soit trop tard pour elle et pour nous, que les dés de la soumission soient jetés, pour longtemps.
Contrairement à ce qu’elle croit, la masse des hommes contraints est beaucoup plus dangereuse pour son environnement que celle des hommes libres, l’une n’a pas de limite, l’autre se régule naturellement.
Enfin, il faut que Greta se méfie, entre accuser les hommes puis les condamner et les exécuter, il suffit d’un juge, et ce n’est pas ce qui manque… lourde responsabilité pour une gamine de seize ans …
Bien à vous
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Le projet de réforme des retraites constitue un véritable révélateur des travers de la société française.
C’est en effet, le moment où l’on voit les profiteurs du système sortir du bois et jouer les moralisateurs.
A tout seigneur, tout honneur, le concepteur de la réforme : JP Delevoye, l’apparatchik, le haut-commissaire aux Retraites auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, le haut fonctionnaire à la retraite, l’ancien président du CESE (ancien conseil économique et social) l’ultra cumulard qui collectionne tellement de postes et de fonctions (il y en aurait 13) qu’il oublie de les déclarer auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ; certaines exercées en violation même de dispositions constitutionnelles qui interdisent toute activité professionnelle aux membres du gouvernement.
Et, désormais, pris au piège de ses omissions volontaires ou …pas, il fait dans le « Retenez-moi ou je fais un malheur » en parlant de démissionner… lui, le haut fonctionnaire qui se croit indispensable et qui accumule les fonctions de manière compulsive et qui a conçu un système complexe et inutile, dans la digne lignée d’Alexandre Parodi « l’inventeur » de la retraite par répartition.
A son propos, on nage dans le conflit d’intérêts permanent mais ceux qui sont dérangés n’ont qu’à fermer les yeux ou … regarder ailleurs !
La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a reconnu récemment n’avoir pas indiqué à la même HATVP ses parts dans trois logements, peu après son entrée au gouvernement, à l’été 2017. Le montant total de ces biens immobiliers s’élève tout de même à 336 000 euros. La ministre se défend en estimant qu’aucune faute grave ne lui a été reprochée (responsable mais pas coupable) ; défense un peu facile mais qui m’inquiète quand même : elle aurait une si mauvaise mémoire qu’elle en oublierait 3 appartements !
Peut-être devrait-elle songer à prendre sa retraite de … haut fonctionnaire (elle est professeur de droit public) ?
Nous avons aussi Martine Aubry qui n’a pas pu s’empêcher de sortir du bois pour venir prononcer son petit couplet sur la justice et l’équité et nous faire part de sa réaction indignée, mais néanmoins affligeante, à propos de cette réforme des retraites ; tout en « oubliant » de parler de ses rémunérations, de ses cumuls, du montant de ses retraites de haut-fonctionnaire (elle est énarque maitre des requêtes au conseil d’Etat) cumulées avec celles de ministre. Vous vous souvenez de ce dinosaure du PS, de cette apparatchik qui a mis en grave difficulté les entreprises françaises avec sa désormais célèbre mais mortifère « loi sur les 35 h ». Désormais maire de Lille (payée 8.100 € par mois), elle vient nous parler de solidarité sans en avoir aucune autre que celle des bonnes paroles qui endorment le bon peuple mais en n’oubliant pas de … profiter très largement des prébendes de la république !
En ce qui concerne les grévistes, on est obligé de faire le constat habituel ; à savoir que ce sont toujours les mêmes qui bloquent le pays : les employés du secteur public (au nombre desquels on compte les cheminots de la SNCF, les traminots de la RATP, les enseignants).
Leur discours revendicatif est appuyé sur un diptyque bien rôdé : Pour avoir des droits supplémentaires, ils invoquent la solidarité de tous et quand il s’agit de conserver des privilèges exorbitants, ils nous parlent de défense des droits acquis …
Mais il ne faut pas être dupe : le but du mouvement social est seulement d’obtenir que les salariés du privé travaillent jusqu’à 64 ans, ou plus si nécessaire, pour percevoir une retraite de 1.400 € par mois afin que eux, salariés du secteur public puissent partir avant 57 ans avec une retraite de 2.800 (SNCF) à 3.700€ (RATP) par mois.
On nous a assuré que le régime nouveau serait universel. Effectivement il sera universel car :
Les policiers, après négociation ont obtenu de la part de Ch. Castaner, leur ministre de tutelle, une dérogation quant à leur régime spécial qui sera … maintenu
Les enseignants, après négociation, ont obtenu de la part de JM Blanquer, leur ministre de tutelle le maintien de leur niveau de pension et une … petite rallonge budgétaire de 10 mds € pour doper les rémunérations …sans qu’on leur demande aucune justification quant à l’efficacité de leur travail alors que nous assistons à l’effondrement, suivant une courbe constante, du niveau scolaire.
Pour le reste, on nous parle de la « clause du grand père » sans savoir si elle entrera en application. Il s’agit, je vous le rappelle, du report de l’effectivité de la réforme aux seuls nouveaux entrants ; c’est à dire que les bénéficiaires actuels continueront à bénéficier de l’ancien régime à leur départ en retraite. Autrement dit, c’est un système de retraite par extinction de leurs bénéficiaires qui ne deviendra effectif au mieux que dans au moins 40 ans ; autant d’années pendant lesquelles il faudra continuer à combler des pertes abyssales (3,5 mds € par an) ! C’est bien le maintien de privilèges improprement appelés « droits acquis » !
On n’a aucune idée à propos du calcul des points ; mais il existe un précédent fâcheux avec les caisses de retraites complémentaires privées qui, il y a quelques années, ont dévalué le point dans le but de diminuer les pensions parce les réserves diminuaient dangereusement. Car les retraites complémentaires du privé sont déjà calculées en nombre de points !
On n’a pas plus d’idée à propos du calcul de la retraite sur la totalité de la carrière alors qu’elle est calculée sur les 25 dernières années dans le privé et sur les 6 derniers mois (donc les meilleures années) pour les salariés du public,
On nous dit que l’âge de départ en retraite ne sera pas modifié, puis qu’il sera porté à 64 ans mais que finalement …c’est négociable !
De dérogations en dérogations, cette réforme va être vidée de sa substance alors que le problème du gouvernement (et d’E Macron) c’est qu’il ne peut pas retirer son projet s’il ne veut pas perdre la face ; compte non tenu du fait qu’il risque ne plus jamais pouvoir prétendre à aucune mesure de quelque nature que ce soit !
En fait, le seul point où ce « nouveau » système de retraite sera vraiment universel c’est qu’il sera entièrement sous le contrôle de l’administration d’Etat !
Pour le reste, les salariés du privé continueront, en toute égalité et solidarité, à payer pour les retraites du public… comme avant. Par contre, leurs réserves de 130 mds € seront bien siphonnées par l’Etat pour … boucher les trous du secteur public !
Conclusion, la France est au bout du rouleau, au bord de la faillite, tous les services publics sont en panne ou en pleine déconfiture mais visiblement les mêmes, toujours les mêmes, continuent à se gaver, à profiter, à mettre les mains dans le pot de confiture de la dépense publique.
Mais E Macron a su montrer l’exemple en distribuant 12mds € aux gilets jaunes pour faire cesser leur mouvement !
Alors, pourquoi se gêner !
Cette réforme des retraites, qui n’en finit pas de nous procurer son lot quotidien de « bonnes nouvelles », est une mauvaise réforme, mal conçue, mal ficelée, mal présentée et qui va couter une fortune pour un résultat insignifiant avec des dérogations à répétitions pour tous les salariés du secteur public.
Pour une réforme … ça c’est une vraie réforme !,
Le désastre se profile à l’horizon et nos technocrates, sûrs de leurs certitudes mais dépourvus de tout sens pratique, sont pris au piège de leur présomption et de leur vanité. Ils prennent désormais peur devant l’accumulation des conflits et essaient désormais, par tous les moyens, c’est à dire avec vos impôts, d’endiguer le mouvement en utilisant la technique habituelle : la dépense publique !
Car, la dérive des comptes publics est certaine. On pressent en effet que, pour acheter un accord et faire croire à un semblant de réforme, le pouvoir va accorder des « compensations » dont le résultat le plus immédiat sera d’importantes revalorisations salariales pour les salariés du secteur public ; sans aucune contrepartie en termes de productivité ou d’efficacité.
C’est d’ailleurs une technique bien rodée puisque déjà, sous la présidence de N Sarkozy, qui n’était pourtant pas fonctionnaire, la technocratie s’était « attaquée » aux régimes spéciaux (EDF, SNCF notamment) avec pour seul résultat un cout absolument faramineux mais une modification à peine visible du système !
On peut aussi évoquer la fameuse réforme des régions faite du temps du mentor de notre président, F Hollande ; laquelle n’a servi absolument à rien mais a couté une fortune !
La France est un pays formidable … bloqué dans ses contradictions, otage de son secteur public et qui continue à vivre au-dessus de ses moyens !
En fait et en l’occurrence, la seule réforme nécessaire était bien celle du seul secteur public mais nos hauts fonctionnaires étaient trop intelligents pour le comprendre ; et l’expérience nous montre que, jusqu’ici, ils sont totalement incapables de la faire.
Car, oui, cela s’appelle de l’incompétence !
Tout cela est à la fois dérisoire et lamentable …
Ah oui, vous n’oublierez pas de remercier en temps utile E Macron, l’initiateur, l’instigateur de ce fiasco dont vous paierez les conséquences !
Bien cordialement à tous !
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La France d’autrefois pas si lointaine, inscrite sur la période des Seventies et Eighties, respirait la joie de vivre et des possibles : Une époque que je qualifierai de « Far West », une liberté « Open Bar ».
Sur les plateaux de télés, ça fumait et s’engueulait. Nous avions des Desproges, Coluche, Le Luron, Gainsbourg, Polac et les nuls de Canal Plus naissant, etc. Pour dire sans fard ce qui leur passait par la tête avec tous nos accusés réceptions.
Une période où la création musicale était à foison chez nous, comme à l’international car tout avait été écrit et projeté durant cette période pour les années futures.
N’oublions jamais que Michael Jackson avec son album « Thriller » sorti en 1982 s’est vendu à plus de 65 millions d’exemplaires. ACDC, groupe de Hard Rock, je dirais Blues-Rock amplifié qui déménage un peu les tympans a signé plus de 50 millions d’albums payés avec son fabuleux « Back’n Black » livré en 1980. Aucun de nos artistes à travers le monde ensuite n’a pu enregistrer de telles performances. Vous me direz que c’est la faute au téléchargement « Underground » via notre Web. Je vous répondrais : Croyez-vous que nous avons attendu l’internet pour nous passer des cassettes de main à la main …
Sur les routes, il y avait moins de véhicules à l’époque et plus de morts. Là effectivement, nous avions à être recadrés : Car essayer la nouvelle GTI ou le dernier Turbo en pleine bourre en sortie de boîte de nuit n’était pas vraiment une bonne idée. Les gendarmes nous connaissaient et nous pouvions alors discuter avec eux.
Sur les plages de la fin de la Terre, le « Finistère », en face de l’Amérique, nous faisions brûler des buchers avec des pneus à l’occasion de feux de Saint-Jean, mais plus souvent avec des merguez arrosées à la bière, dans une relative tranquillité …
Que sommes-nous devenus ?
Tous mes potes, issus pour la plupart du milieu rugueux de la mer, ont continué ainsi ou trouvé d’autres métiers, ont fondés pour la plupart des familles et n’ont rencontrés aucun problème. Nous étions fous, mais aussi responsables.
Avec nos parents, comme référents sûrement et nos écoles d’alors, nous étions élevés pour devenir garants de nous-mêmes.
Procès d’aujourd’hui
Quand nous regardons chaque fronton de mairie, nous voyons : « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Asseyez-vous devant une quelconque de ces mairies et respirez calmement afin de traduire une connexion entre « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Qu’est-ce que cela représente pour vous ? Posez-vous vraiment cette question au fond de vous-même, sans syndicat, sans presse, sans rien ?
Et vous allez comprendre ce qu’est le socle de notre démocratie avec des mots non-dévoyés …
Mais, je ne suis pas sûr que vous allez saisir et c’est toute ma crainte pour l’ensuite …
On avait appris dans le passé que l’éolien n’est pas rentable, que les éoliennes ne fonctionnent que 25% du temps, que cette industrie ne vit que grâce aux subventions et qu’au Québec, ça coûte aux contribuables près de 700 millions par an. Et malgré que c’est déficitaire et non rentable, le PQ va continuer à gaspiller l’argent des contribuables dans cette filière.
La vérité c’est que les éoliennes, tout comme les panneaux solaires ne sont pas éternels, ils se brisent et ont une durée de vie limitée. Et tout comme les panneaux solaires, les éoliennes produisent moins d’énergie durant leur durée de vie que ce que ça coûte de les fabriquer.
Fabriquer ces sources d’énergies « vertes » requiers de l’énergie, qui vient en majorité d’énergies fossiles, pour extraire les matériaux (souvent des minéraux rares), transporter, construire, etc.. Et c’est sans compter l’énergie nécessaire pour démanteler et détruire (parce que majoritairement pas recyclable) ces machines quand leur durée de vie finie, (ce qui ne semble pas le cas au U.S.A. avec 14 000 éoliennes abandonnées)
Les éoliennes sont laissés à l’abandon, tel des anciens totems à la religion verte en déclin. Imaginez une seconde si ces installations à l’abandon étaient des équipements pétroliers ou miniers, les verts feraient des manifestations, pour exiger que le promoteur les enlève…
Le secteur éolien est juste une fraude fiscale. Ça marche tant qu’il y a des subventions gouvernementales. C’est très payant pour les promoteurs et les actionnaires de compagnies d’énergie « verte ». Et les politiciens embarquent dans cette arnaque pour plaire aux électeurs qui ont été brainwashés par la religion verte.
Il y a beaucoup de vérités cachées dans le monde idyllique de l’éolien, ses perturbations sur l’environnement, ses dommages incalculables causés aux oiseaux, la fuite des animaux sauvages, leur sous-traitance en Chine, les graves nuisances sur la vie des gens, bruit et électricité statique, sans compter la dégradation des paysages naturels.
Passé la manipulation de l’effet médiatique du réchauffement climatique, les gouvernements ont réduit les subventions et les avantages fiscaux, et les consommateurs paient maintenant pour le privilège d’avoir une source d’énergie très coûteuse, dont la production électrique reste très aléatoire : froid, vitesse du vent trop importante, pas assez de vent, ne souffle pas aux heures de pointe, difficultés et coût prohibitif de la maintenance…
L’expérience américaine des fermes éoliennes, a laissé plus de 14.000 éoliennes abandonnées, des friches en lente dégradation. Ces immenses géants symbolisent une « religion climatique » sur le déclin, vous n’entendrez nulle part les écologistes jouer un requiem où ils décrivent la réalité de la situation, les erreurs gigantesques commises, le gâchis de l’argent publique afin d’endormir le peuple et lui faire croire que l’on allait faire des miracles (Paul : Le nucléaire bat toujours le plein, de nombreuses centrales sont en construction dans le monde et beaucoup d’autres en projet)
Les Etats-Unis ont des parcs éoliens depuis 1981
« Certains disent que Kamaoa est hanté. Il est hanté par les sons mystérieux de « Na leo o Kamaoa» – la voix des 37 éoliennes squelettiques désincarnées, abandonnées à la rouille, sur le site de cents acres de l’ancienne ferme éolienne de Kamaoa …
Les fantômes de Kamaoa ne sont pas les seuls à nous mettre en garde. Cinq autres sites éoliens abandonnés, parsèment les îles hawaïennes, mais c’est en Californie où l’impact des politiques passées et des subventions ce sont fait sentir le plus fortement. Des milliers d’éoliennes abandonnées hantent le mythe de l’énergie renouvelable, et trois lieux en décrépitude : Altamont Pass, Tehachapin et San-Gorgonio, sont considérés comme les meilleurs sites venteux du monde…
Ces fermes éoliennes faisaient de la Californie le producteur de 80% de l’électricité éolienne mondiale. La production a cessé beaucoup plus rapidement que Kamaoa. Dans les meilleurs spots de vent de la terre, plus de 14.000 éoliennes ont été tout simplement abandonnées. Programme post-industriel en désuétude qui ne génère plus rien, mais tue toujours les oiseaux … «
Le problème des éoliennes, quand elles sont abandonnées, reste ses immenses hélices, mais les écologistes restent aveugles :
La ville de Palm Springs a été contrainte de promulguer une ordonnance exigeant leur démantèlement de San Gorgonio. Mais le comté de Kern, en Californie, englobant la région de Tehachapi, n’a pas de telle loi.
Imaginez l’indignation des verts si l’on avait abandonné des appareils de forage pétrolier dans des sites naturels !
Il a fallu près d’une décennie en Californie, depuis les premières éoliennes, pour dissiper la croyance répandue, parmi le public et les investisseurs, que l’énergie éolienne n’était juste qu’une escroquerie fiscale.
Ben Lieberman, analyste politique, spécialiste des questions énergétiques et environnementales pour la Fondation du patrimoine, n’est pas surpris :
« Si l’énergie éolienne a du sens, pourquoi y aurait-il besoin de la subventionner ? C’est une bulle qui éclate dès que les subventions gouvernementales se tarissent »
C’est là que réside la leçon a apprendre par ceux qui cherchent à faire fortune grâce aux subventions payées par le contribuable, à l’ensemble du secteur des énergies renouvelables, de l’énergie solaire, éolienne, de la biomasse, incapable de survivre seule, sans provoquer des bulles financières. Beaucoup d’entreprises et d’ONG, comme le WWF, Amis de la Terre et Greenpeace, pensent maintenant qu’elles sont de droit divin, qu’elles mènent une croisade verte pour sauver le climat, justifiant toutes ces débauches financières inutiles.
Les hélices des éoliennes d’Altamont ont été attachées depuis 2008, pendant quatre mois de chaque année, afin de protéger les oiseaux migrateurs, après que les écologistes aient porté plainte. Selon la Golden Société Audubon, 75 à 110 aigles dorés, 380 chevêche des terriers, 300 buses à queue rousse, la crécerelle d’Amérique et 333 faucons sont tués par des turbines à Altamont chaque année. En Juillet 2008, l’étude menée par les soins de l’Agence du comté d’Alameda, concernant le développement communautaire, chiffre à 10 000 décès annuels d’oiseaux. Audubon décrit Altamont comme «probablement le pire site jamais choisi pour un projet d’énergie éolienne »
Les mêmes zones, qui sont propices à l’implantation des parcs éoliens, sont également propices aux passages des oiseaux de proie et des oiseaux migrateurs, à travers les hélices. Il est honteux qu’aucun militant vert ne se soucie de la nature. Seul compte leur agenda anti-carburants fossiles, à n’importe quel prix.
Après la débâcle de la ruée vers le vent Californien, l’Union européenne avait battu les Etats-Unis sur les efforts pour subventionner l’énergie « renouvelable », y compris une « avance sur tarif » encore plus lucrative que le contrat ISO4.
Les contribuables qui ont subventionné la construction des fermes éoliennes, ont payé le prix fort pour une source pérenne de production électrique, ils seront finalement roulés dans la farine, bons à payer la facture des dégâts de l’écologie sans conscience.
Dans le cadre de cette étude demandée par l’association caritative, des professeurs de l’Université d’Edimbourg ont étudié des années de données sur les performances des parcs éoliens au Royaume-Uni et au Danemark.
12-15 ans, pas plus
Ils ont découvert qu’après plusieurs années, les parcs éoliens ne sont pas aussi performants qu’au départ. Après 10 ans de fonctionnement, la rentabilité d’un parc éolien britannique par rapport à la demande aurait diminué d’un tiers.
L’étude en conclut qu’il ne serait pas rentable d’opérer des parcs éoliens pendant plus de 12 à 15 ans, contrairement à l’autonomie prévue de 20-25 ans. Seule solution : les remplacer par de nouvelles éoliennes, ce qui aurait des conséquences graves pour les investisseurs et le gouvernement. Mais aussi sur l’environnement.
Opinions partagées
Les membres de l’industrie des énergies renouvelables restent cependant sceptiques quant à la véracité des résultats. Scottish Renewables, par exemple, a affirmé que ses plus anciens parcs éoliens en Ecosse avaient 16 ans d’âge et qu’aucun n’avait été démantelé ou réalimenté.
Les opposants aux éoliennes estiment toutefois que ce rapport suffit à freiner la production d’éoliennes et à obliger le gouvernement écossais à repenser à son soutien aux sources d’énergie. Ils prennent l’exemple des États-Unis, où de nombreux « cimetières éoliens » viennent gâcher le paysage.
« Nous savons déjà qu’une éolienne doit fonctionner pendant deux ans minimum pour rembourser les coûts carbone de la construction,” a déclaré Murdo Fraser, député conservateur. « La décrépitude des éoliennes n’est pas surprenante. Il suffit de voir ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique pour voir 12 000 éoliennes pourrir dans le désert californien. Combien va coûter le démantèlement de celles-ci et qui va payer ? A quel moment le gouvernement écossais va-t-il comprendre qu’il faut freiner l’énergie éolienne ? »
L’étude évoque également le déclin de la performance des parcs éoliens en mer au Danemark, supérieur à celui des parcs éoliens terrestres britanniques. Dr John Constable, le directeur de l’étude, a affirmé : « En quelques mots, les parcs éoliens en mer et terrestres coûtent trop d’argent et se délabrent trop vite pour offrir au monde émergent une alternative réaliste au charbon.”
60 000 PROPRIÉTAIRES MENACÉS DE FAILLITE PAR LES ÉOLIENNES
par LUDOVIC GRANGEOn
LVous êtes propriétaire et démarché pour une éolienne, ou vous avez signé un bail, ou encore il y a déjà une éolienne sur votre terrain? Alors lisez bien et faites lire ceci à vos enfants, à votre avocat ou à votre notaire…. Si votre commune s’en occupe, n’oubliez pas que vous êtes aussi contribuable… et si vous appréciez l’environnement, préservez le.
Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées, information dans “AmericanThinker” à l’occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa, de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles. Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi “rassuré” ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes.
Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.
La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige.
Deux menaces importantes les concernent :tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent. Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont déjà survenues.L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque egyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l’étranger ?
L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables
Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature. Et de toutes façons il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 € , et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.
L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017. Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l’Energie. Bill Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.
La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à ce bilan carbone calamiteux.
En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toutes façons, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !
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Cette fois, nous y sommes, affrontement Macron — Martinez.
Lequel des deux va s’en sortir gagnant ?
Pour le moment, bien malin qui pourrait le prédire.
En revanche, on connaît le perdant, par avance : le peuple français.
Que des millions de personnes soient enquiquinées tous les jours pour essayer de se rendre à leur travail, que l’économie du pays soit durement impactée… qui peut croire que cela ennuie réellement l’un ou l’autre de nos deux gladiateurs ?
Le problème pour nous autres, c’est que ceux-ci n’ont plus réellement de porte de sortie.
Monsieur Martinez a déclaré que la grève ne pourrait cesser qu’avec la mise en retraite du projet… retraites, précisément. Si cela ne se passe pas, finalement, comme cela, Monsieur Martinez perd tout, il ne sera plus jamais crédible nulle part (si tant est qu’il le soit encore un peu, ici ou là).
Mais Monsieur Macron est au moins aussi empêtré que lui ! Il pourrait par exemple trouver un moyen pour que la réforme ne concerne que dans un univers aussi lointain que possible les régimes spéciaux de la SNCF ou de la RATP, ce qui permettrait de remettre les trains et les métros sur les rails. C’est d’ailleurs ce qu’il finira certainement par faire, mais pour le moment, il ne le peut en aucune manière. En effet, ces deux régimes sont le prétexte pour faire main basse sur tout ou partie des autres régimes spéciaux, dont certains sont équilibrés, et d’autres, détenteurs de sérieuses réserves… Ce qui est exactement (et cela depuis longtemps) ce qui précisément aiguise l’appétit des prédateurs de Bercy.
Bien sûr, tôt ou tard, nos deux adversaires vont trouver un terrain d’entente, et nous aurons droit à des batteries de photos de serrements de main et autres congratulations. À ce propos, avez-vous remarqué que Monsieur Macron ne peut jamais serrer une main, sans que sa main gauche ne se précipite pour palper le propriétaire de la main serrée ? Pas sûr que Monsieur Martinez appréciera, mais il faudra qu’il s’y fasse.
Mais comme il faut tout d’abord bien nous jouer la farce de l’affrontement, nous allons encore souffrir un certain temps…
Aujourd’hui, les privilégiés, les bureaucrates et les fonctionnaires, ceux qui nous beurrent le nez à longueur de journée avec l’égalité et la solidarité, sont dans la rue et bloquent notre société.
Ils défendent quoi ?
Le droit de toucher une retraite exorbitante par rapport à leur prise de risque, à leur engagement sociétal, pour laquelle ils n’ont pas cotisé, qu’ils laissent à la charge de leurs enfants, ou plutôt des nôtres les leurs sachant en règle générale poursuivre dans la voie du statut privilégié parental.
Très clairement, après quarante ans de cotisation, je perçois 500 € de retraite par mois. Et, cerise sur le gâteau, comme je suis obligé de travailler pour survivre cela génère une cotisation, sans ouverture de droit complémentaire, en gros du montant de ce qui m’est versé. Je ne touche donc rien. Je suis harcelé et persécuté pour cela.
Je ne m’en plaindrais pas si le fisc et la magistrature, au motif de la solidarité et de l’égalité, ne me dépossédaient pas de toutes mes économies en me traitant en plus et mensongèrement de fraudeur fiscal, en me mettant au ban de la société.
Je les plains quand même
Ne perçoivent-ils pas le ridicule de leur situation ? Comment des hommes et des femmes peuvent-ils vivre avec pour principal objectif leur retraite ?
Quand ils prétendent que celle-ci est une base fondamentale de leur engagement professionnel, je me demande ce qu’ils veulent dire. Est-ce possible que la retraite soit un objectif de vie ?
Ils ont probablement, comme les écologistes, raté une étape : la prise de conscience de leur statut d’homme.
Introduisons pour eux un peu de relativité.
Ils sont sur la terre, qui n’est qu’un satellite du soleil. Lequel avec ses satellites constitue le système solaire. Inclus lui-même, comme des milliards de ses semblables, dans la voie lactée.
Le système solaire est en orbite autour du centre inconnu de notre galaxie la voie lactée. Lancé à 792.000 km/h, il lui faut 250 millions d’années pour boucler une révolution orbitale. Mais le calcul de cette révolution n’est pas précis, à 25 millions d’années près.
La voie lactée elle-même, noyée au milieu d’une centaine de milliards de ses semblables, est en orbite. On ne sait pas comment ni autour de quoi mais c’est ainsi, parait-il.
Alors la retraite dans tout ça ?
Ils s’en foutent évidemment nos privilégiés qu’elle leur soit payée par les autres, que ceux-ci crèvent la gueule ouverte, soient ponctionnés de tout ce qu’ils possèdent, soient pillés pour leur payer cette retraite.
Mais attention, ils ont peur d’avoir trop chaud, trop sec, trop de vent, trop de pluie, alors non seulement ils pillent les autres, mais ils les empêchent de bouger, ils leur proposent la décroissance pour que cette retraite soit longue, paisible, sans bruit ni odeur.
Alors que, on sait que le soleil va grossir, tout cramer, pour ensuite disparaître, dans un temps que nous ne connaissons pas. En effet le temps de nos vies, le nôtre, celui que l’on sait calculer, n’est pas à l’échelle du problème.
Ramenons le débat à son vrai niveau.
Celui d’une petite escroquerie profitant à ceux qui sont du côté des fusils, de la loi, qu’ils fabriquent à leur avantage, pour voler les autres, ceux dont l’engagement et la passion leur font poser les fusils pour participer à l’aventure humaine, si fragile mais si passionnante.
D’un côté la vie, de l’autre les calculateurs de retraite, d’antichambre de la mort. Qui donnent des leçons de solidarité. Quelle honte, ou plutôt quelle misère.
Jetons tout cela par-dessus bord, que vivent ceux qui s’engagent, qui alimentent le progrès, le capital culturel, scientifique ou économique, et merde aux grévistes… aux pillards… aux escrocs déguisés en égalitaristes. Le soleil, la galaxie ou l’univers se chargeront de les pulvériser.
Bien à vous. H. Dumas
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