Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Une information intéressante

Cette information, en cliquant sur le lien ci-dessous, est symbolique de la dérive totale de nos technocrates et de leur armée d’affidés.

https://www.europe1.fr/sante/coronavirus-70-sites-internet-frauduleux-vendant-des-cachets-de-chloroquine-demanteles-3959400

En effet, il y a au préalable à se demander si le traitement préconisé par le Professeur Raoult est ou non valable.

Puis, si les sites saisis vendaient un produit frelaté, n’ayant aucun rapport avec la Chloroquine. Si c’est le cas l’intervention des gendarmes est louable, doit être saluée à sa juste valeur.

Mais, si j’étais les Gendarmes je m’entourerais de toutes les garanties, de toutes les preuves, démontrant que ce n’était pas de la Chloroquine qui était vendue.

Car si c’était de la Chloroquine qui était réellement vendue par ces sites, et si  ce produit s’avère déterminant dans la lutte contre le Coronavirus, ce serait alors les Gendarmes qui mettraient en danger la vie d’autrui.

En effet, en tarissant cette voie, ils condamneraient à mort des français qui avait trouvé par le net le moyen de s’acheter le produit de la guérison, interdit de vente récemment .

Il savent sans doute, cela a été largement jugé, que l’obéissance n’est pas une excuse à l’atteinte aux personnes.

C’est une affaire à suivre.

Bien à vous. H. Dumas

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Parole donnée, confiance et engagement.

Le coronavirus est une réalité. Mais le confinement aurait pu être évité si la misère prévisionnelle de nos hommes de l’Etat n’était pas si grande.

Comment peut-on se présenter à la candidature du poste suprême lorsque l’on n’a pas au fond de soi la dimension, l’intuition, de l’essentiel à venir ?

Ce pauvre Philippe déclare qu’il est obligé de prendre des décisions alors qu’il n’a pas toutes les données en mains. Ne sait-il pas que c’est le lot de tous les chefs, de tous les capitaines, y compris d’industrie ? Pendre une décision lorsque l’on a toutes les données en mains est à la portée du premier con venu. Dont acte pour Philippe.

Mais ce n’est pas le vrai problème.

90% des français sont heureux d’être confinés. C’est un peu troublant.

Cela corrobore ce que pensent tous ceux qui s’intéressent à l’économie et qui constatent depuis plusieurs années un décalage croissant entre les besoins ou les envies et le marché artificiel de la production, généré par la bureaucratie dont Philippe est l’étalon référent au plus haut niveau.

Écrasés par ce marché artificiel, déçus par la difficulté d’accès aux vrais besoins ou envies, petit à petit les français se sont écartés de la consommation.

Pourquoi s’emmerder à travailler pour consommer une vie ou des biens insatisfaisants, imposés ?

Le travail, d’une activité pleine et valorisante qu’il était, est devenu un pensum que d’aucuns traînent comme un boulet entre sommeil et hobbys, le moins de temps possible. Le confinement tombe bien pour eux en quelque sorte, ils en avaient marre de travailler.

Ceux qui aiment travailler prennent conscience qu’on les prend pour des cons, ils ne gagnent pas plus que ceux qui profitent de la situation pour ne rien foutre. Petit à petit ils arrêtent aussi de travailler.

Alors quand on me dit que tout va redémarrer à la fin du confinement, j’ai des doutes, de forts doutes. D’où viendrait la motivation, perdue depuis longtemps ?

Ça se passe dans les têtes.

Il y a longtemps que l’on a perdu de vue les trois piliers nécessaires et suffisants pour construire un homme ou une société d’hommes : la parole donnée, la confiance et l’engagement, sans lesquels rien n’est possible, sauf le chaos et les souffrances qui l’accompagnent.

La parole donnée

C’est à la fois le libre choix et le respect de ce choix. Lorsque l’on donne sa parole on a évidemment précédemment réfléchi.

On donne d’abord sa parole à soi-même, lorsque l’on prend l’engagement de se bien conduire, de chercher la vérité et de s’y tenir. De choisir la justice, la bonté et de s’y tenir, etc…

Puis on donne sa parole aux autres, elle est l’ossature des rapports humains, sans elle il n’est que méfiance, avec elle on avance en sécurité. Elle est le ciment du contrat, plus forte que les écrits tant à la mode aujourd’hui.

La confiance

Elle aussi commence par soi-même. Avoir confiance en soi demande une grande maîtrise et une grande humilité si l’on ne veut pas se fracasser imprudemment. Donc beaucoup de réflexion, d’apprentissage, de prudence et de sagesse.

Les autres doivent pouvoir avoir confiance en nous et nous en eux, comment autrement pouvoir vivre ensemble. Elle exclut la trahison, qui n’est pas par hasard considérée comme une ignominie.

Nous avons été bercés par l’idée d’aimer son prochain, je pense qu’il est préférable et plus fort d’avoir confiance en lui. L’amour n’est qu’une émotion à la satisfaction très personnelle, souvent passagère, alors que la confiance est de nature à générer justement un amour solide. On aime les hommes de confiance, à l’aide de la raison et non de la pulsion. C’est plus fort.

L’engagement

C’est l’action volontaire. L’engagement implique la responsabilité. Celui qui s’engage fait un acte réfléchi, qui présuppose qu’il se sent responsable des conséquences pour lui et pour les autres de ce à quoi il s’engage. L’engagement n’a pas de limite, il peut aller jusqu’à engager la vie, ce ne peut pas être une légèreté.

Qui prône ou applique ces attitudes essentielles ?

En tout cas pas les hommes de l’Etat, qui ne sont pas de parole, à qui on ne peut pas faire confiance et qui ont de leur engagement une idée très relative.

Ils répandent la méfiance et incitent à la délation sa complice. Ils se croient obligés de mentir pour être élus, trahissant dès leur élection la confiance de ceux à qui ils ont menti sciemment. Pas plutôt élus, ils se défilent en tout, pour tout.

Ils sont les exemples que chacun finit par imiter puisqu’ils sont à la place de référent en tant que chefs.

Pourquoi ?

Oui, pourquoi cette société se remettrait au travail et dans quelles conditions, sur quelles bases morales et pratiques ?

Je ne vois aucune raison à cela.

Je ne vois que le demi-confinement après le total confinement, puis l’enferment par la misère en suivant.

Bien à vous. H. Dumas

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Le camp du bien a choisi !

Le camp du bien a choisi : Il faut sauver les français à tout prix ; ce qui valide, autant que faire se peut, l’option du gouvernement de confiner la population en oubliant un peu commodément qu’il s’agit surtout d’une « stratégie » par défaut ; c’est à dire qu’elle est avant tout le résultat de l’imprévoyance du pouvoir et surtout de l’administration en charge de cette tâche face à l’épidémie.

Rappelons-nous les déclarations de Mme Buzyn, alors ministre de la santé : il n’y a aucun risque que l’épidémie arrive en France.

On nous a assurés en plus, par la voix d’experts, que les masques ne servaient à rien ; ce qui permettait, on l’a su plus tard, de justifier surtout a contrario le fait que l’on n’en avait pas et que par conséquent on ne pouvait pas en distribuer … même au personnel soignant !

C’est dire si nous étions prêts et si tout était bien sous contrôle

Plus de 3.500 morts plus tard, les français peuvent apprécier tout le bien fondé de la stratégie du gouvernement !

L’Allemagne a choisi les masques et le test généralisé, nous avons choisi le confinement généralisé parce que, malgré les assurances répétées, à satiété, par la presse subventionnée, nous n’avons ni les uns ni les autres !

Le problème est l’issue c’est à dire quand on va en sortir car il va bien falloir en sortir un jour ; et le dilemme qui va se poser impérativement sera bientôt de sauver les français ou de sauver le pays qui va s’effondrer économiquement.

Ce camp du bien, c’est celui qui parle de Trump ou Bolsonaro (président du Brésil) comme d’affreux calculateurs qui refusent le confinement pour ne pas couler l’économie. Ils sont présentés comme des cyniques égocentriques ne visant que leur réélection en remettant les gens au travail quel qu’en soit le prix (sous-entendu le nombre de morts) !

Je vous livre un extrait tiré d’un article écrit par Gérard Grunberg du site Telos (mot grec qui signifie la sortie ou l’issue).

Trump et Bolsonaro craignent avant tout que le confinement, provoquant l’arrêt de l’économie durant une longue période, menace leur réélection alors qu’ils ont tout misé sur la croissance et, surtout, sur la hausse des cours de bourse. La procrastination est la pire des politiques et le coût élevé des mesures radicales nécessaires pour endiguer l’épidémie en vaut la chandelle. C’est en ralentissant la diffusion du virus que les chances de sauver l’économie sont les plus grandes.

Le problème, c’est qu’en matière de procrastination (qui est, je le rappelle, l’attitude visant à repousser toujours au lendemain des décisions importantes), celle-ci a été surtout le fait du gouvernement français qui n’a fait que biaiser, mentir et tergiverser depuis janvier ainsi que l’a révélé Mme Buzyn dans sa déclaration conscientisée ….valant aveu et coup de pied de l’âne à E Macron et E Philippe !

De plus, et sans vouloir prendre position quant à la personnalité des deux chefs d’Etat visés, le camp du bien, socialiste ou au minimum de gauche, n’a qu’une connaissance diffuse et au mieux livresque du monde de l’entreprise perçue comme un monde impitoyable peuplé de vampires.

Et, notamment, ce camp du bien ne semble pas avoir conscience du fait que la stratégie du confinement n’est pas viable au-delà de 6 semaines à deux mois car elle provoquerait des dégâts économiques et financiers irréversibles !

En effet, par un effet domino, les entreprises les plus fragiles vont défaillir les premières entrainant les autres dans leur chute et de reprise économique il n’y en aura pas !

En outre, pour beaucoup de salariés au chômage partiel, les pertes de salaires limitées le premier mois (15 jours non travaillés) vont être bien pires pour avril qui sera chômé en totalité à n’en pas douter.

Les bobos du camp du bien semblent ignorer que beaucoup de ménages n’ont pas d’épargne devant eux  …

On ne peut donc pas bloquer tout un pays pendant une durée indéterminée … et le gouvernement le sait …

Autrement dit, le réel finit toujours par s’imposer !

De plus, nous avons pu nous apercevoir que les médecins du collège d’experts au chevet du gouvernement et d’E Macron ne sont pas des devins et … loin s’en faut s’il faut s’en référer aux prévisions, systématiquement erronées, qui ont été faites non seulement concernant le COVID-19 mais aussi le SRAS et le H1N1.

A vrai dire, on a même l’impression qu’ils assènent des vérités incontestables de spécialistes “sachants” qui s’avèrent finalement fausses avec des messages contradictoires dont la chloroquine (déclarée inutile, dangereuse mais finalement utilisée) est à cet égard symptomatique.

En fait, le gouvernement cherche actuellement à gagner du temps et navigue en plein brouillard avec le risque d’une reprise de l’épidémie quand il aura décrété que tout le monde pourra sortir librement !

L’épidémie risque en effet de reprendre de plus belle surtout que le prochain réservoir de l’épidémie pourrait bien être l’Afrique dont les pays, par manque de moyens, n’assurent ni confinement ni fourniture de masques avec des conséquences forcément redoutables à moyen terme ; surtout dans les grandes métropoles !

Il n’y a que deux issues réalistes :
– Soit vacciner tout le monde mais, à ce jour, personne ne sait dans combien de temps cela sera possible (on parle d’un an !).
– Soit, faute de vaccin, faire des tests sérologiques à l’échelle de toute la population pour savoir qui est immunisé ou non ; confiner ceux qui sont malades et « libérer » ceux qui sont immunisés et ne risquent donc pas de contaminer le reste de la population.

Et dans l’attente de ces solutions, faire porter par l’ensemble de la population des masques et des gants dont on nous avait pourtant bien expliqué qu’ils ne servaient à rien !

La deuxième voie est visiblement celle utilisée par l’Allemagne … nous, nous mobilisons les bonnes âmes pour fabriquer des masques et des respirateurs !

Il semblerait bien que, comme d’habitude, nous ayions encore une guerre de retard !

Gouverner, c’est prévoir mais on se demande bien ce qu’a prévu le gouvernement français ?

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

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Histoire d’en rire !

Je livre à votre réflexion cette petite fable du vieux temps de la monarchie qui m’a été adressée par un ami.

Toute ressemblance avec des évènements réels n’est évidemment pas fortuite !

Bonne lecture

Histoire de Raoul de Massalia, l’hérétique.

Or doncques, il advint que le royaume du jeune et sémillant monarque Manu-Henri III et de la reine-mère Catherine de Macaron fut frappé par la peste venue des Indes et du Royaume de Siam. Les sujets de Sa Majesté n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.

Le couvre-feu fut bientôt déclaré sans que cela ralentît la diffusion du fléau : en effet, dans les faubourgs des grandes cités du royaume, les jeunes revêtus de houseaux Nike et portant un chaperon en guise de couvre-chef continuaient à circuler en toute impunité pour se livrer à leurs activités favorites — pillages, commerce de poudre du Levant, incendie de carrosses et lapidation de la maréchaussée — sous l’œil paternel et bienveillant des magistrats.

Comme le royaume manquait de gantelets et de heaumes pour se protéger des miasmes mortels, le nombre des victimes s’accroissait chaque jour, surtout parmi les vieillards déjà affaiblis par le jeûne consécutif à la baisse des retraites décidée par Sa Majesté, dans sa grande sagesse.

Devant l’urgence de la situation, le royaume réagit comme il l’avait toujours fait : on convoqua les États Généraux des carabins chargés de nommer commissions et sous-commissions afin d’aboutir à la constitution d’un collège d’experts qui rendrait un rapport préliminaire d’ici 2 à 3 ans.

C’est alors qu’un vieil alchimiste provençal surnommé Raoul de Massalia prétendit pouvoir soigner les pestiférés avec un vieux remède, la quinina, autrefois utilisé par les chevaliers francs lors des croisades afin de se prémunir des redoutables fièvres orientales. On fabriquait ledit remède pour à peine quelques sous et le comte de Nice ainsi que son épouse la comtesse avaient même été guéris en quelques jours de l’affliction qui menaçait leurs vies. Certains serfs, qui faisaient la queue devant le dispensaire du vieil alchimiste, parlaient de miracle, tandis qu’à la cour royale on se gaussait de celui qu’on surnommait déjà le vieux fol : personne ne croyait qu’un remède aussi peu cher et aussi peuchère viendrait à bout du fléau.

Bientôt Raoul fut conchié par les médecins parisiens de la Cour Royale : on lui reprocha d’abord d’être un vilain, un bouseux de basse extraction qu’on ne voyait jamais à la capitale, qui ne mettait même pas de perruque poudrée et déambulait tête nue et les cheveux au vent, ce qui n’augurait à l’évidence rien de bon sur ses compétences médicales.

On lui reprocha aussi d’être un partisan du roi Charles Premier le Grand — dernier souverain de Gaule et vainqueur des chevaliers teutoniques — unanimement jalousé par ses successeurs infoutus de remporter une seule victoire, même contre un loup solitaire aliéné. Les dévots lui reprochèrent enfin de s’être opposé au voilement des femmes sarrasines à l’université, ce qui constituait assurément un blasphème.

A la tête de la cabale, il y avait un trio de la plus haute noblesse : d’abord la duchesse de La Combe, abbesse de l’hôtel-Dieu St- Antoine et de TF1 ; puis l’ancien membre du Conseil Royal, la baronne Agnès Business ; et enfin l’époux de cette dernière, Le baron Yves le Vil, ayant exercé la charge de Grand Apothicaire Royal.

Alors que la peste avait déjà fait des dizaines de milliers de victimes, un cacochyme chenu souffrant de plusieurs tumeurs vint à défunter : il s’était administré 45 gélules 8 fois par jour pendant une semaine du prétendu remède de Raoul de Massalia. On oublia aussitôt tous les autres morts et on ne parla plus que de celui-là dans les gazettes royales qui firent passer l’épidémie au second plan. Les innombrables vilains scrofuleux ou atteints d’écrouelles que Raoul avait sauvés l’accusèrent de sorcellerie. Le parti monarchique, LAREM (la Royauté En Manu), exigea un procès . Menacé d’excommunication et du bûcher, l’alchimiste se rétracta et abjura devant le tribunal de l’inquisition. Certains témoignent qu’en quittant la salle d’audience, toujours aussi hirsute, il marmonna « et pourtant elle soigne !  ».

Heureusement, tout est bien qui finit toujours bien dans le royaume de France.
La reine-mère Catherine de Macaron, ayant contracté la peste en assistant à une représentation au théâtre royal, fut sauvée par la grâce de Dieu et une fiole de quinina que le chevalier Alexandre Filsdedieu avait conservé par devers lui. Ainsi, le bellâtre musculeux tombé en disgrâce redevint connétable du royaume et premier mignon du roi. Il put organiser de grands concerts au Palais Royal pour le plus grand plaisir de Sa Majesté qui aimait entendre troubadours et ménestrels travestis chanter du rap, entre deux parties de bilboquet.

Après un an et demi d’épidémie et autant de morts que pendant la grande peste noire de 1348, la duchesse de la Combe, la baronne Agnès Business et le baron Yves le Vil inventèrent enfin un remède efficace contre la peste. La preuve que ce remède était efficace, il coûtait plusieurs écus d’or. Mais même les plus pauvres s’endettèrent tant la peur de la maladie les taraudait et tant ils avaient vu mourir les leurs, ce qui fit la fortune des laboratoires d’apothicaires, généreux mécènes des nobles la Combe, Business et le Vil.

Quant au bon roi Manu-Henri III, il se montra magnanime et généreux : comme le nombre des retraités avait considérablement diminué, un édit royal annula la réforme des retraites pour les quelques vieillards qui avaient survécu à la peste et à la libération de milliers de gibiers de potence des geôles du royaume par la chancelière de Belle-ou-Bête. En même temps, le roi rétablit la gabelle car il fallait bien renflouer les caisses du royaume et surtout payer les pensions des privilégiés.

Personne ne sut ce qu’était devenu Raoul de Massalia. A la Cour, dame et chevaliers affirment en frissonnant que Satan en personne est venu le prendre pour l’emmener à la Géhenne, et l’on dissimule dans des reliquaires les dernières fioles de quinina au cas où la peste reviendrait. D’autres disent qu’il s’est exilé dans l’Empire Songhaï où il est considéré comme un grand marabout-guérisseur capable de ressusciter les maures atteints de fièvre hémorragique. Alors qu’il est oublié dans le royaume de France, on trouve une statue de Raoul devant le palais de Mac Donald Premier, roi-consul des Amériques, mais il s’agit probablement d’une énième provocation du souverain d’Outre-Atlantique .

 

 

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En marche pour la dictature ?

Avez-vous remarqué que la horde furieuse des roquets étatiques qui jappe et aboie à longueur de médias, et à toutes occasions, contre le professeur Raoul ne parle jamais que de la chloroquine ?

La haine aveugle-t-elle leur sens critique ? Ou bien veulent-ils soigneusement éviter de discuter la première partie du propos raoultien ?

À savoir : la formidable absurdité du confinement qu’on nous impose.

Confiner les gens qui ne sont pas malades, à quoi cela peut-il bien servir ? Ce qu’il faut, explique le professeur, c’est détecter les malades, tous, et immédiatement, sans attendre, procéder à leur isolement. Il faut isoler les malades, et seulement les malades.

Les malades ainsi confinés, le virus se trouve pris à son propre piège, le reste de la population continue de vaquer à son travail et de faire tourner l’économie. Et de produire de la richesse pour soigner et guérir ceux qu’il faut soigner et guérir.

La voie choisie par certains pays. Mais sait-on assez que même le plus communiste des pays communistes, à savoir la Chine, a certes imposé le confinement à une très petite minorité de sa population, mais n’en a pas moins isolé les malades, construisant en quelques jours, les hôpitaux nécessaires ?

Tandis que le confinement pour tous, sans recherche des malades, c’est avec un bénéfice médical fortement douteux, un résultat économique lui, parfaitement certain : un nombre incalculable d’entreprises défaillantes, une explosion du nombre des chômeurs, et pour finir un pays durablement ruiné. Le remède à coup sûr pire que le mal : ceux que le mal épargnera, le remède lui, ne devrait pas les manquer.

Le confinement : on n’isole ni ne soigne les malades, mais seulement les très malades, les victimes qui en l’absence de toute forme de soins, ont les poumons désespérément atteints.

Pour ces derniers, le remède si décrié des étatistes, la chloroquine, ne peut plus rien, nous dit encore le professeur. C’est pourtant sur ces cas graves, et seulement sur eux, qu’on veut bien procéder à des tests… Cherchez l’erreur !

(Car c’est vrai, le professeur préconise d’isoler les malades, mais aussi de les soigner. Et pour cela d’utiliser un vieux médicament que nous sommes très nombreux à avoir déjà pris par le passé, et qui a le mérite de réduire la pression virale du coronavirus, en intensité comme en durée. D’une pierre deux coups : on soigne, et on diminue très sérieusement le potentiel de contagion.)

Je sais ce que vous allez me dire : le confinement pour tous, c’est aussi l’isolement des malades. Outre qu’isoler n’est pas soigner, le confinement, osons–le, est avant tout une formidable supercherie. C’est peut-être la solution aux confins du Larzac ou même dans les riches demeures de l’Ile de Ré ou de Megève. Mais en milieu urbain ? J’y vis, j’y suis (confiné), je passe une partie de mes journées dans mon atelier (fermé), mais qui donne sur la rue, je vois passer les passants, et je note sans cesse les impossibilités d’un confinement parfaitement imaginaire. Qu’on ne me cherche pas trop, je serais tenté d’illustrer et de prouver…

Oui, je sais, le choix du confinement, la France n’est pas la seule à l’avoir fait. Je me suis demandé pourquoi, et j’aime bien la réponse que donne à ce sujet Henri Dumas : « La technocratie mondiale formée aux mêmes écoles internationales partage les mêmes croyances et exige les mêmes statuts, elle est la nouvelle noblesse décadente. » (Son article complet ici.)

Tout cela me semble parfaitement exact, mais peut être complété : les méfaits de cette technocratie ne sont rendus possibles que du fait de la lâcheté des peuples qui subissent ces méfaits !

Bien sûr, les technocrates, avec un art consommé, répandent angoisse et peur. Quotidiennement viennent sonner à nos oreilles, en plus de puériles cacophonies en honneur des « soignants » (lesquels nous disent préférer les équipements aux casseroles), la récitation du nombre des malades et des décès du jour.

Au hasard, le Monde du 29 mars : « Le dernier bilan de l’épidémie fait état de 292 nouveaux décès à l’hôpital entre samedi et dimanche, portant le bilan à 2 606 morts depuis le début de l’épidémie ».

Très impressionnant ! Mais qui garde assez de sens critique pour se souvenir qu’il meurt en France, en dehors de quelque coronavirus que ce soit, environ 620 000 personnes bon an mal an, soit près de… 1 700 personnes chaque jour ! (Et donc au moins 100 000 en deux mois, donc depuis le début de l’épidémie ! 2 606 à comparer à 100 000 !)

« Pas de masques, pas de tests, pas assez de lits d’hôpitaux, il faut bien reconnaître qu’il ne nous reste que le confinement ! »

Qui peut croire une pareille fumisterie ? Fabriquer des masques, par exemple, ce n’est pas fabriquer des avions ou des satellites, ce qui demande en effet un certain délai. Des masques, c’est du tissu et de la couture, à la portée de combien de nos entreprises grandes ou petites ?

La vérité est que pour des masques, il fallait peut-être 24 ou 48 heures. Le problème n’est donc pas de produire des masques, mais de produire des masques « homologués » ! Et ça, c’est vrai que cela prend plus de temps…

Il en va bien sûr évidemment de même pour les tests, voire les lits d’hôpitaux ! Si l’on avait laissé faire les gens, sans les entraver de cent, de mille réglementations, interdictions, obligations, et autres normes, combien de temps aurait-il fallu pour compenser avantageusement l’imprévoyance administrative ?

Et c’est là que je commence à sérieusement m’inquiéter. La réalité, c’est que le confinement, le confinement, encore une fois, sans détection systématique des malades, n’est possible que parce que les dirigeants ont réussi à terroriser les populations. En France, mouvement des gilets jaunes, grèves contre la réforme des retraites et j’en passe, le moins qu’on puisse dire est que les hommes de l’état se voyaient quelque peu chahutés. La terreur virale les a juste à propos remis en selle ! Sans la moindre contestation, ils ont pu tout oser, y compris interner la totalité de leurs ressortissants.

Ma question : maintenant qu’ils ont tous les pouvoirs, pourquoi voulez-vous qu’ils acceptent un jour d’y renoncer ?

Aujourd’hui, les partisans des hommes de l’état nous disent : « Ce n’est pas le moment de contester, de discuter ! Il faut rester unis, on verra plus tard ! »

On ne verra pas plus tard. Demain, devant notre économie dévastée, qu’il faudra bien tenter de réparer, on nous tiendra très exactement le même discours ! Ce ne sera toujours pas le moment de contester, de discuter ! Et déjà, on nous prévient, il y faudra des mois, des années…

Des mois, des années de prolongation de l’actuelle dictature ?

Le pire n’est jamais certain. Mais si le peuple ne se réveille pas, il est malheureusement bien probable. Sans l’avoir réellement compris, serions-nous en marche vers une dictature sans issue ?

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Pris sous la mitraille, peut-on espérer une grande purge ?

Nul besoin d’être grand clair pour constater, en dehors de toute polémique ou délation partisane, les faits suivants :

          – Notre couverture santé obligatoire, gérée par l’URSSAF, coûte environ 50% plus cher, à ceux qui paient – pour beaucoup elle est gratuite –, que coûterait une assurance privée mise en concurrence. Cela que ce soit par le biais de l’addition des cotisations salariales et patronales pour les salariés ou par celui des cotisations individuelles pour les indépendants.

          – Les prestations fournies ne sont pas à la hauteur de leur coût depuis fort longtemps. Mais aujourd’hui la preuve est rapportée à l’occasion de la pandémie du Codiv-19 où l’URSSAF est grandement fautive pour imprévoyance face à un événement connu et prévisible. Donc l’URSSAF est responsable des surcoûts catastrophiques en termes de santé, d’économie et de société, que cette imprévoyance va engendrer.

Ceci posé, lorsque nous sortirons ruinés de cette crise il faudra bien remonter la pente.

La question sera la suivante : Remettrons-nous en cause cette organisation défaillante ou, tel le bourrin qui s’emballe, l’URSSAF nous imposera-t-elle sa logique et par conséquent l’amplification de notre ruine collective ?

Pour alimenter votre réflexion je vous propose un regard transparent et objectif sur ma situation personnelle. Résistant depuis plus de vingt ans à ce système que je trouve stupide j’ai accumulé des preuves qui se sont avérées sans efficacité pour moi, qui en revanche seront peut-être utiles à tous.

Bref résumé de ma situation, que beaucoup connaissent…

Travailleur indépendant, profession libérale, depuis 1965, j’ai assumé pour moi et mes collaborateurs toutes les charges fiscales et sociales sans défaut jusqu’en 2005. Soit pendant 40 ans. Ce n’est pas si mal.

Au décès de ma mère, en 1997, le fisc a cru bon de redresser le montant de mes droits de succession. Cela visait un seul bien légué — à Sète –, une maison d’habitation et son jardin. Pour arriver à son but, alors que ma déclaration était conforme à la réalité, le fisc a dû produire des faux avérés.

J’ai dénoncé ces faux, en justice et publiquement. Mon attitude a généré une réaction de corps des services fiscaux, qui ont alors entrepris des contrôles sur mes outils de travail et édité des redressements sans base, mais totalement destructeurs. La preuve en étant rapportée par le rapporteur public de la Cour d’Appel Administrative de Marseille.

A ce jour, je n’ai toujours pas pu obtenir justice, alors même que le redressement initial frauduleux a été annulé par la Cour d’Appel de Montpellier en renvoi sur arrêt de la Cour de Cassation, en Janvier 2019.

J’ai basculé dans la misère et la ruine. Je lutte toujours….

C’est dans ces conditions que je vous soumets un jugement récent du TGI de Montpellier.

Le lien pour le jugement intégral : https://ahp.li/f1fcc6bdcc0f90bbf90c.pdf

Analyse

– 1°- Qui est l’URSSAF ?

L’URSSAF, d’après le juge, serait donc une structure de droit privé, investie d’une mission de service public.

Comment est-elle investie ? Normalement, cela devrait être à l’issue d’une consultation d’attribution de délégation de service public, pour un temps donné, avec appel d’offres et accompagné d’un cahier des charges publiquement consultable. Rien de tout cela, une simple affirmation.

En réalité, il n’est pas crédible d’affirmer que les URSSAF sont des structures morales de droit privé. On doit au contraire conclure que l’URSSAF est une branche de l’Etat. Que l’URSSAF devrait être comprise dans le budget de l’Etat.

Que ce sont bien les hommes de l’Etat qui en sont responsables. C’est très important, pour la suite, pour établir les responsabilités et le lien avec le budget global de l’Etat.

-2°- Bien que, société morale de droit privé, l’URSSAF n’est pas une entreprise

Mais que peut donc être l’URSSAF, personne morale de droit privée — hypothèse du juge — , si elle n’est pas une entreprise ?

Un parti politique ? Une religion ? Un intermittent du spectacle, peut-être. Je vous laisse le choix. J’écoute vos suggestions.

-3°- En ce qui concerne la comptabilité

L’URSSAF c’est “l’Etat Dry”, la couleur de l’Etat, les prérogatives de l’Etat, mais ce n’est pas l’Etat.

Quand l’Etat vous ruine à tort, l’URSSAF n’est plus l’Etat. Elle peut de son côté continuer à vous ponctionner sans état d’âme.

Bien mieux la compensation ne joue pas entre les différents comptes qu’elle ouvre à sa guise pour vous. Ce qu’elle vous doit sur un compte, qu’elle ne vous rend pas, vous ne pouvez pas le compenser sur un autre. C’est Carrefour qui vous vend une boite de tomates avariée et qui ne peut la déduire que sur vos factures de boites de tomates.

– 4° – La solidarité, un morceau de bravoure cette partie du jugement :

Nous y sommes, l’URSSAF est un organisme à but non lucratif. Donc composé exclusivement de bénévoles, qui n’ont pas d’activité de nature économique.

A ceux qui entreprennent des études de médecine en pensant qu’ils vont pouvoir ensuite monnayer leurs compétences et en vivre, je dis attention. Vous mettez le doigt dans une aventure solidaire à but non lucratif, donc vous serez bénévoles, bien sûr.

Il ne peut pas y avoir de notion d’économie lorsque l’on parle de santé, c’est trop important.

Notez qu’objectivement le même problème se pose avec la nourriture, aussi indispensable que la santé. Ne devrions-nous pas créer l’UOC, l’Union d’Organisation des Cultures, sans but lucratif et tenue par les hommes de l’Etat ? Etc….

Conclusions

Le syndrome de Stockholm aidant, les français ont déjà oublié la responsabilité des hommes de l’Etat dans la catastrophe qu’ils vivent, parfaitement prévue par Bill Gates en 2015.

Dans un récent sondage ils se désolidarisent de Macron et de sa troupe, mais cela résulte d’un désamour politique personnel sans rapport avec le coronavirus.

Car, pour la pandémie, ils ont déjà oublié les carences de “l’Etat-URSSAF” et ils approuvent la mise en confinement, ils en rajoutent et souhaitent des couvre-feux….

Pourtant quel échec le confinement — lié à une imprévision coupable — aux conséquences sociologiques et économiques à venir qui vont être dramatiques. Probablement au delà de ce que l’on peut imaginer.

Il est clair que lorsqu’il va falloir payer la facture, ils vont en charger les hommes de l’Etat, leurs kidnappeurs,  qu’ils approuvent déjà, dont ils vont prendre le parti au détriment des libertés et des initiatives individuelles. Impôts et taxes vont tomber, mais au delà : vol pur et dur sur les économies. Alors, les présumés coupables de fraude fiscale…. paix à leur misère.

Il est donc probable que l’aventure, pour les survivants, va passer par le renforcement des hommes de l’Etat, de ce système “bureaucrato-étatique” qui nous tue par nivellement et bêtise.

Donc pas de grande purge, la victoire des hommes de l’Etat escrocs, la mort de ceux qui sont sous la mitraille, qui vont être promptement achevés sur l’autel de l’Etat cet effrayant fantasme . En définitive, la misère à venir pour tous.

“Morituri te salutant”, bien à vous. H. Dumas

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L’Europe dans les turbulences de l’épidémie

Le dicton énonce : C’est dans les difficultés que l’on reconnait ses amis !

Les italiens doivent se dire qu’ils n’ont pas beaucoup d’amis eu égard au réflexe unanime de repli sur soi qui a été manifesté par les autres pays dès que l’épidémie a pris des proportions incontrôlables.

Néanmoins, il faut souligner que la politique sanitaire relève des seuls Etats et que si l’épidémie a pris de telle proportions, c’est que, malheureusement, les autorités italiennes, comme les françaises, ont sous-estimé l’ampleur du danger et de ce fait n’ont pas pris les mesures de protection de la population !

Cela rappelle aussi, une fois de plus, que les Etats n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts (Charles De Gaulle) !

A ce jour, personne ne peut prédire ce qui va se passer une fois l’épidémie terminée mais ce dont il faut être conscient c’est que nous ne sommes qu’au début de plusieurs crises : une crise sanitaire en cours, une crise économique qui commence à arriver et enfin une crise financière à venir aux effets dévastateurs.

La totale donc !

Les dirigeants des pays fragiles, dont la France, s’inquiètent d’ores et déjà des conséquences et savent que, conformément à l’adage, le pire n’est pas toujours sûr !

Car, après la crise sanitaire et après avoir compté les morts, l’Etat fonctionnaire va non seulement devoir se justifier de son incurie à anticiper l’épidémie mais il devra aussi se confronter aux conséquences économiques ; et, les dégâts vont être forcément considérables ; malgré toutes les promesses qui ont été faites !

En ce qui nous concerne, il va falloir financer un déficit budgétaire que l’on peut déjà estimer à plus de 300 Md€ dans le contexte d’une grosse récession qui entrainera une forte diminution des rentrées fiscales.

Et attention, pas d’ambiguïté, il ne s’agit même pas là d’une relance économique, il s’agit d’assurer tout simplement les fins de mois ordinaires !

Et, je ne parle même pas des nombreuses entreprises privées qui vont se retrouver en grave difficulté et qu’il faudra sans doute soutenir ; d’une façon ou d’une autre !

Le blocage de l’économie européenne va avoir des conséquences dramatiques avec une explosion des dettes aussi bien publiques que privées car, il faut être lucide, les entreprises vont en ressortir exsangues et l’activité d’une entreprise n’a rien à voir avec la collecte des impôts !

Toute la question est en fait, pour l’Etat fonctionnaire, de garder le contrôle de la situation qui pourrait bien déraper de deux façons :

  • Une contestation populaire liée à l’épidémie et à sa gestion désastreuse par les autorités,
  • Une explosion de la dette qui deviendrait incontrôlable et infinançable,

Cela explique l’insistance d’E Macron, au niveau européen, à vouloir obtenir une solidarité budgétaire. 

Car il est déjà dans le coup d’après.

Son idée est de mettre en place une mutualisation des dettes car il sait que la France va probablement au-devant de très graves difficultés budgétaires et quoi de mieux pour les résoudre que d’espérer l’argent des autres !

Pour faire un parallèle utile, on peut juste constater que les élites françaises qui ont réussi à imposer une fiscalité complètement délirante à leur propre population sous prétexte de solidarité, essaient d’utiliser le même argument avec les pays vertueux de l’Union Européenne !

De là est venue cette idée des dirigeants français, italiens, espagnols, Grecs, Irlandais, Belges, Luxembourgeois, Slovènes et Portugais de mettre en place des « corona bonds » ; c’est à dire des emprunts qui seraient souscrits, non pas individuellement par les Etats mais au niveau de la structure européenne elle-même.

Ce serait peut-être une bonne idée dans le cadre d’une Europe intégrée … mais l’Europe intégrée et fédéraliste n’existe pas et n’existera sans doute jamais !

Cela signifie que les pays demandeurs font juste partie d’une coalition opportuniste et cela explique aussi que l’Allemagne, les Pays Bas et l’Autriche, qui ont des comptes publics en excédent, ne veulent pas de ces solutions bancales, dictées par l’urgence dans lesquelles elles seraient les dindons de la farce !

Pour situer l’intérêt de l’Italie, il faut préciser qu’elle a vu dernièrement son taux d’emprunt à 10 ans remonter jusqu’à presque 3% ; ce qui signifie que les prêteurs demandent une prime à l’Italie parce qu’ils estiment qu’elle présente un risque d’insolvabilité. Il faut dire, que sa dette est, avec 136%, la deuxième en proportion du PIB derrière celle de la Grèce qui, elle, n’a pas pu faire face à ses engagements.

On comprend donc que les pays vertueux ne veulent pas que leurs excédents budgétaires, obtenus du fait d’une grande discipline budgétaire, partent, sans contrepartie, dans les déficits insondables des mauvais élèves ; France et Italie en tête !

Pour dire les choses plus crûment : ils n’ont pas envie de boucher les tonneaux des Danaïdes français et italiens qui, par nature, sont sans fond !

Rappelons quand même que la France n’a pas eu un seul budget en excédent depuis 1974 et que, depuis 2010, l’Allemagne est passée de 80 à 60% d’endettement public tandis que nous progressions, sans désemparer, vers les 100%.

Ce serait pour eux mettre le doigt, et même la main toute entière, dans un mécanisme qui deviendrait incontrôlable dans la mesure où, pour ne pas perdre ce qui a déjà été mis au pot, l’Allemagne, notamment, se trouverait obligée de continuer à « envoyer la monnaie » !

Il faut quand même préciser que l’Allemagne a déjà 900 Md€ de créances sur les autres pays de l’Union Européenne et qu’il est peu probable qu’elle puisse jamais les récupérer un jour !

Le ton a d’ailleurs été donné lors de la dernière visioconférence entre les différents chefs d’Etat des 27 : ça c’est mal passé !

Et, évidemment, certains en profitent pour fustiger l’Union Européenne et l’accabler de tous les maux !

Mais je suis sûr que si l’on demandait aux français s’ils seraient d’accord pour que nous envoyions à l’Italie 200 Md€ payés par nos impôts (en hausse) pour boucher des trous budgétaires italiens parce que ceux-ci ne veulent faire aucun effort et préfèrent vivre aux crochets des autres, une immense majorité de français diraient : « non qu’ils se démerdent, ils n’ont qu’à faire les efforts qu’il faut ! »

Le problème est que l’Union Européenne a fixé, à l’initiative de la France d’ailleurs en vue d’arrimer l’Allemagne à l’€, des règles budgétaires mais que ni elle ni l’Italie ne les respectent …

Donner des leçons à la terre entière oui, c’est sûr nous savons faire !

Les respecter … c’est visiblement plus difficile !

Il n’est en effet pas très crédible d’invoquer alternativement la souveraineté française puis la solidarité européenne juste quand ça nous arrange car l’opportunisme poussé à ce niveau n’est évidemment que du cynisme !

Fatalement, on ne peut que déplorer que l’on se trouve face à une défaillance de l’Union Européenne et constater que la solidarité n’existe que lorsque ceux qui en appellent à elle, en ont besoin !

Alors, on va faire dans le bricolage d’urgence … c’est à dire que c’est la BCE, une fois de plus, qui va distribuer de l’argent qu’on ne peut pas emprunter. Evidemment, il s’agira d’une émission monétaire porteuse en soi du germe inflationniste dans le cadre du MES (mécanisme européen de stabilité) ; mécanisme à l’occasion duquel la BCE peut poser des conditions strictes en échange de ses prêts, comme par exemple des réformes impopulaires ou des coupes claires dans les budgets.

C’est-à-dire que, de facto, la solidarité budgétaire sera créée par la BCE qui va mettre en marche les imprimantes pour créer de la monnaie destinée à financer les dettes des Etats impécunieux !

Mais, il n’est pas sûr que cela soit suffisant ….

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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Le syndrome de Stockholm

Sur le net, Charline D., sur le blog “Santé sur le net” définit ainsi le syndrome de Stockholm.

“Le syndrome de Stockholm apparaît dans une situation de stress psychologique extrême. Lorsqu’une prise d’otages débute, le choc psychologique subit par les victimes est extrêmement puissant. En effet, en quelques secondes, leurs vies basculent et se trouvent menacées.

Les victimes peuvent être dans un premier temps en état de sidération rendant toutes prises de décision impossibles.

Après le choc, une réorganisation psychologique s’amorce. En effet, les otages doivent s’adapter à la situation et trouver de nouveaux repères. Les victimes n’ont plus aucune autonomie et dépendent totalement de leur bourreau pour satisfaire tous leurs besoins. Finalement, c’est « grâce » à lui s’ils peuvent manger, dormir, bouger, aller aux toilettes, etc.

D’autre part, si l’agresseur n’abuse pas de la situation, il est perçu comme étant quelqu’un de bien. Ainsi face à ces nouvelles données, certaines victimes peuvent ressentir un sentiment de gratitude envers leur agresseur.

Petit à petit, la victime adopte la pensée et le code moral du bourreau. Plus la situation dure, plus cette nouvelle personnalité a de risque de s’implanter profondément dans l’individu, à tel point que certains otages se rangent parfois du côté de l’agresseur en prenant opposition face aux forces de l’ordre.

À savoir ! Le fait de vivre sans contact avec le monde extérieur peut également induire le syndrome.

Finalement, le syndrome de Stockholm serait un mécanisme d’adaptation permettant aux otages de survivre. En effet, cet ajustement aurait pour objectif de réduire l’anxiété provoquée par la modification subite de l’environnement et la menace de mort.

Par ailleurs, seulement 3 à 4 jours de captivité suffisent pour qu’il se manifeste. Il semblerait qu’il apparaisse lorsque les facteurs suivants sont présents :

Un individu menace de mort l’un des otages, et est perçue comme capable de passer à l’acte ;

La personne menacée ne peut pas s’évader et dépend de l’individu le menaçant ;

La personne menacée n’a aucun contact avec l’extérieur ;

L’agresseur est perçu comme bienveillant.

Diagnostic

En victimologie, pour identifier un syndrome de Stockholm, 3 signes associés doivent être présents :

La victime développe un sentiment de compréhension, de sympathie voire d’amitié à l’encontre des gestes et mots de son agresseur ;

La victime ne se plaint pas d’agression, de violence ou de maltraitance ;

La victime ne s’oppose pas à son agresseur, mais cherche à justifier ses actes.

Traitement

Le travail de reconstruction psychologique des victimes est long. Parfois, l’expérience subie a été si bouleversante que la personnalité de la victime est profondément affectée.

La thérapie repose sur un suivi psychologique intensif et le soutien familial, parfois pendant plusieurs années”.

Intéressant, non ?

Bon, je n’ai pas l’intention de me lancer dans un message à base de complotisme qui consisterait à prétendre que les hommes de l’Etat nous confinent pour obtenir un effet “syndrome de Stockholm” nous attachant à eux pour plusieurs années.

Non je suis convaincu que c’est tout simplement la démagogie, la connivence et la corruption électorale, qui les ont fait passer à côté des précautions qu’il eut fallu prendre contre un ennemi connu de tous les scientifiques : le virus.

Pas de complot, juste de la bêtise, de la connivence, de la corruption morale et électorale.

Ceci établi, il n’est pas douteux que le pays tout entier est sur le point d’être atteint par le “syndrome de Stockholm” et que les hommes de l’Etat en sont aujourd’hui parfaitement conscients et jouent cette carte.

Les français, pris en otage par le confinement, ont peur de mourir face à la menace assénée du virus, leur vie a basculé du jour au lendemain.

Globalement, ils ont été initialement en état de sidération. Aujourd’hui, ils dépendent totalement des décisions des hommes de l’Etat.

Écrasés par la propagande sur les lieux de leur emprisonnement, ils sont en train de devenir reconnaissants envers les responsables de leur enfermement.

Ils perdent de vue que ce sont les carences des hommes de l’Etat qui sont la source de leur enfermement.

Ils sont sur la route de l’acceptation et de la reconnaissance envers leurs agresseurs, les hommes de l’Etat, qu’ils ne vont pas tarder à défendre.

Lorsqu’ils se réveilleront, ruinés, détruits au plus profond d’eux-mêmes, ils protégeront les initiateurs de leurs malheurs. Ceux dont l’incompétence, l’imprévoyance, le cynisme, la prétention, la cupidité, la démagogie, les ont amenés à cet enfermement dévastateur, pour une cause dont notre richesse et nos compétences scientifiques bien utilisées auraient dû nous protéger.

Le gigantesque syndrome de Stockholm qui va nous être donné d’observer va faire date dans l’histoire de l’humanité.

Bien à vous. H. Dumas

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Après les grandes découvertes, le grand repli.

Cinq cents ans de progrès continus, qui ont porté l’homme occidental à un niveau de connaissance et de liberté qui a dépassé la capacité d’absorption de sa civilisation, se terminent sous nos yeux.

Pour de multiples raisons, il ne me paraît pas possible d’ouvrir ce débat sereinement.

Je vais donc utiliser une métaphore pour imager mes convictions, ce sera l’automobile

Étalée sur un peu plus d’un siècle, l’aventure automobile commence par l’incrédulité et la passion de la découverte. Seuls les inventeurs et quelques utilisateurs originaux et éclairés s’y intéressent. En France, c’est l’épisode des “taxis de la Marne”, en 1914, qui vulgarisera symboliquement l’intégration de l’automobile dans la société.

Lentement l’automobile va se développer entre les deux grandes guerres, pendant cette époque les inventions techniques significatives ont toutes été faites. La “Jeep” lors de la guerre de 39-45 sacralise la mobilité offerte par l’automobile, les années qui suivront verront une amélioration technique spectaculaire, l’accès au plus grand nombre, la fiabilité et le confort absolu.

On pourra parler de civilisation automobile accompagnant ou générant l’essor de la prise de conscience de la liberté individuelle, de ses conséquences pratiques.

Les infrastructures sont à son service, la vie s’organise autour de l’automobile.

C’est le règne de la liberté, la proximité de la technicité, l’ivresse de l’accélération, de la vitesse. La pensée et le comportement des hommes vont être profondément modifiés. Individualisme et compétition seront exacerbés. Le progrès qui en résulte est fulgurant

Mais cela a un coût et fauche des vies par milliers. Rien ne semble pouvoir arrêter l’hécatombe.

Un revirement apparaît alors. Commence le poids des contraintes sur l’usage de l’automobile. Restriction de la vitesse, ceinture obligatoire, permis à points, renforcement des règles de circulation et répression féroce.

Pour arriver à une conception des structures routières qui sanctionne par la destruction ou l’accident les excès de vitesse, ralentisseur, stop inversé, chicane de stationnement, rétrécissement des chaussées, etc…

Finalement s’installe la haine de l’automobile, certains n’en veulent plus, dans tous les cas son charme n’opère plus. Pour finir par transformer en punition tout déplacement automobile.

Ainsi l’automobile symbolise l’échec de la solution collective pour régler des problèmes individuels.

Qu’en aurait-il été :

  • Si la situation avait été vue à partir des conducteurs initiateurs et seuls responsables de la circulation automobile, que la science tente aujourd’hui de carrément éliminer en les robotisant ?
  • Si l’on n’avait pas imaginé que la route est un lieu égalitaire où tous ont un droit égal de circuler, que la collectivité doit réguler ?
  • Si l’on avait trié d’abord les conducteurs par compétence, calquant les vitesses autorisées sur ces compétences. Puis les véhicules par catégorie, les voitures d’un côté, les camions de l’autre, sur des voies dédiées ?

Nous n’en saurons jamais rien, personne n’a pris le problème de la sorte.

Tous les pays ont systématiquement employé la force collective pour gérer la dynamique strictement individuelle de la circulation automobile.

Tous sont arrivés au même résultat, le désintérêt de leurs populations pour l’automobile.

De cela il ressort

Que la collectivité n’est pas en mesure de solutionner globalement les imperfections des actes individuels sans en écraser la dynamique.

Que seule la liberté individuelle permettant le progrès et l’épanouissement, la société se devrait de respecter cette liberté en se donnant les moyens de la canaliser individuellement.

Que tout acte et réflexion de masse sont voués à l’échec. La technocratie, la macro-réflexion paraissent utiles, en fait elles ne sont qu’une régulation de facilité porteuse d’échec, inévitablement.

Que notre société meurt, écrasée par sa gestion massifiée.

Elle ne comporte pas assez d’intelligences individuelles pour éviter cette massification technocratique, pour réguler au coup par coup les individualités qui se heurtent aux parois de verre de la technocratie, comme la mouche dans sa carafe piège.

Le coronavirus symbolisera probablement dans l’histoire des hommes le repli du monde occidental individuel, qui nous a tout donné, le meilleur et le pire, victime de la gestion de groupe, incapable d’avoir possédé en son sein suffisamment d’intelligences pour pouvoir gérer individuellement sa formidable évolution, maitriser ses intelligences moteurs.

En réalité le monde occidental meurt d’un trop plein naturel de bêtise collective qui aura étouffé ses intelligences individuelles.

Je crains fort personnellement d’avoir été plus souvent dans le clan de la bêtise collective que dans celui de l’intelligence individuelle… hélas.

Bien à vous. H. Dumas

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Covid-19 et la fermeture administrative d’entreprise

Quand il nous est interdit de travailler

Franchisé d’une très grosse structure de vente de produits et de services, moi et elle sont à l’arrêt. La structure est mon unique fournisseur. Ce dernier doit payer ses stocks commandés pour nous les fournir auprès de fabricants.

Cette structure possède aussi des points de vente en propre, qui sont eux aussi à l’arrêt.

Son échéancier devient donc tendu vis-à-vis de sa trésorerie disponible. Alors, elle ne peut faire aucun cadeau vis-à-vis de ses franchisés, comme par exemple des reports d’échéances.

Je ne m’insurge absolument pas contre ce fait, car c’est normal par la voie du Business.

Ce qui veut dire, que franchisé parmi tant d’autres, je vais devoir payer mes échéances sans aucun aménagements. En clair, cela va me faire régler l’intégralité de mon stock sans le moindre chiffre d’affaires.

Autant vous dire qu’il me faille avoir de la trésorerie qui ne suffira pas, malgré la prospérité de ma petite entreprise d’avant cette fermeture.

Je dispose auprès de ma banque une autorisation de découvert de 100 K€.

Une option de cette crise

J’ai opté pour la possibilité de mettre en chômage partiel l’intégralité de mes salariés. La plupart sont à revenus fixes avec des heures supplémentaires qui ne seront plus dues. Il y aura donc des baisses de salaires sensibles à hauteur de 85% de leur salaire net fixe. Ce qui veut dire que des vendeurs qui émargent en plus de leur net fixe, ne toucheront plus leurs primes de rendement qui l’amélioraient de façon singulière.

Je m’attends évidemment à des retours des salariés concernés qui ne vont pas s’y retrouver. Il existe pour eux deux options de préserver leur salaire selon la convention collective d’activité : Poser des congés payés ou se mettre en arrêt maladie.

Evidemment, en tant que chef d’entreprise, je préférerais l’option de se mettre en congés payés, mais c’est un sacrifice pour les concernés de ne plus disposer de leurs vacances au bord de la plage ou ailleurs plus tard. Alors vient le risque de l’arrêt maladie de convenance, en période de confinement ou pour plus tard, histoire de se venger sur le patron qui n’a pas voulu compenser la perte de salaire.

Quand un arrêt maladie survient dans une petite entreprise, c’est un schéma d’organisation des plannings de travail à revoir, car il faut compenser par à trouver un ou des candidats de remplacement à former.

Le reste des charges fixes comme par exemple par la facture d’EDF, continuera de courir même si nous ne consommons plus rien – dixit le billet de Philos sur les taxes sur une facture d’EDF …

Je passe sur tous les frais fixes d’abonnement qui vont continuer de se servir sur la bête hors circuit.

Notre Nany State

Il prendra peut-être en charge la sauvegarde des emplois à maintien de salaire avec de l’argent qu’il n’a déjà pas et encore moins par une baisse de ses recettes par une économie à l’arrêt.

Face à cela, je me demande si l’argent a encore de la valeur, car apparemment il suffit de l’imprimer par une Banque Centrale quelconque.

En fait il n’a que valeur par la confiance qu’on lui donne pour payer nos transactions. Il ne se passera rien depuis ce point de vue là, car c’est malgré tout un système monétaire déséquilibré qui à force de tout est maintenu en équilibre. Un “Trompe l’oeil” qui n’a pas encore fait défaut.

Bien à vous

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Sale temps pour l’assurance.

En matière financière, le pire n’est pas toujours sûr et l’enchainement des évènements n’annonce rien de bon !

Je reviens sur les suites à donner à mon article du 19 mars dernier.

La tradition comportementale des compagnies d’assurances est d’échapper, autant que faire se peut, au paiement des indemnisations stipulées dans les contrats souscrits par les particuliers ou les entreprises.

D’ores et déjà, en ce qui concerne l’assurance voyage, elles font effectivement tout leur possible pour échapper à tout remboursement des séjours et voyages annulés du fait du confinement pour des motifs divers ; et notamment au motif que l’épidémie ne constitue pas un évènement inattendu puisqu’il a été annoncé par l’OMS (le 11 mars) ou encore parce que le risque d’épidémie n’est pas couvert.

Néanmoins, les compagnies d’assurances sont actuellement confrontées à une situation périlleuse qui pourrait prendre les allures d’une véritable débâcle dans les prochains mois ; et quand on sait que l’assurance-vie, avec un encours de placements de 1.700 Md€, est le placement favori des français, il y a tout lieu d’être inquiet !

Cette situation concerne à la fois les particuliers et les entreprises.

Les particuliers :

Cela concerne essentiellement l’assurance-vie, dont il existe deux types de contrats : Les contrats en € et les contrats en unités de comptes.

Les premiers sont constitués de placements en €, comme un livret A, et portent intérêts selon un taux de revalorisation communiqué chaque année par la compagnie d’assurance.

Les fonds en unités de comptes sont constitués d’actions de sociétés cotées, de fonds de placement … à la discrétion de la compagnie d’assurances qui souvent ne communique pas trop sur ce point ; ce qui fait que le client ne connait pas vraiment la nature des placements faits pour son compte.

Les contrats en € ne rapportent désormais pratiquement plus rien parce qu’ils sont investis, pour l’essentiel, en obligations d’Etat (OAT) dont les taux sont à peu près nuls. Les espérances de revalorisation des contrats sont donc non seulement très faibles mais dans un avenir proche pratiquement réduites à néant puisque la BCE a prévu une émission monétaire massive pour permettre aux Etats membres de financer l’économie qui se trouve actuellement bloquée.

J’avais évoqué la question du maintien de tels contrats alors qu’il existe des risques d’immobilisation forcée de l’épargne … en cas de difficultés conformément aux dispositions de la Loi Sapin II sur lesquelles je reviendrai prochainement.

Les compagnies d’assurances ont d’ailleurs reçu des injonctions de la part des autorités de l’Etat de stopper la conclusion de nouveaux contrats en € parce que, à terme, tout le monde sait qu’elles seront incapables de verser des intérêts sur ces contrats ; surtout lorsque les taux d’intérêts entrent en territoire négatif !

En effet, les compagnies d’assurances s’exposent à terme, surtout si l’inflation refait surface, alors que les contrats n’offrent aucune rémunération, à une demande massive de rachats (demandes de remboursement) auxquels elles ne pourraient absolument pas faire face (puisque l’argent est entre les mains de l’Etat – les OAT).

Les compagnies d’assurances ont donc reçu instruction de placer l’argent de leurs clients dans des produits « plus dynamiques » ; c’est à dire essentiellement dans des actions de sociétés cotées en bourse ; ce qu’on appelle les unités de comptes.

Par plus dynamiques, il faut comprendre plus risqués et parfois … beaucoup plus risqués et les risques sont assumés par le souscripteur, seul !

Du fait des évènements récents, les bourses mondiales ont littéralement plongé avec des chutes de l’ordre de 30 à 50% sur certaines valeurs cotées et il est peu probable que les pertes seront jamais récupérées.

On comprend aisément que les compagnies d’assurance vont avoir du mal à expliquer à leurs clients qu’ils ont fait un bon placement et qu’elles ont bien géré l’argent de leurs clients !

Le groupe BPCE (Caisse d’Epargne, Banques Populaires) serait d’ailleurs au centre d’un problème de ce type car son portefeuille contiendrait des parts de fonds spéculatifs qui ont perdu entre 50 et 70% en un mois. Il s’agit des fonds de H2O Asset Management, société détenue à 49,99 % par Natixis Investment Managers, filiale du groupe BPCE.

Il probable qu’il faille s’attendre à des vagues de procès contre BPCE pour tromperie et absence d’information quant aux risques réels encourus ; sans que l’on puisse en prédire l’issue car, du fait des précédents problèmes mettant en cause les établissements financiers sur ce plan, celles-ci et les compagnies d’assurances ont pris leurs précautions pour faire signer à leurs clients des contrats stipulant que ce type de placement est risqué … même si le client ne l’a pas lu à la signature !

Toutefois, on sait que la cause de ce type de défaillance est liée à des prises de risques excessifs des gestionnaires  et intermédiaires financiers avec des actifs survalorisés ou illiquides et en tout cas invendables dans le cadre d’une stratégie de fuite en avant qui ne pouvait d’ailleurs que mal finir !

Mais, ici, ce sont les clients qui assument les risques et supportent les pertes et cela n’aura pas vraiment d’impact sur les compagnies d’assurance qui risquent néanmoins de faire face à une fuite de clients échaudés.

D’une manière plus générale, se pose la question de la détention d’assurances vie en € basées sur la dette étatique considérée actuellement comme sure et qui repose en fait entièrement sur un scénario : l’Etat fera toujours face à ses engagements !

Ce point ne fait pas consensus mais on sait qu’en Italie, en Espagne et en France, les seules marges de manœuvres, pour maintenir le système, sont exclusivement liées au financement par la BCE dans le cadre d’une monétisation de la dette.

On peut donc légitimement se demander si le financement par la BCE sera suffisant et, en fin de compte, ce qui se passera le jour où ce financement s’arrêtera ?

J’y reviendrai mais le conseil est quand même de ne pas rester trop exposé aux obligations d’Etat.

L’histoire a montré que le risque de défaut n’est jamais nul (France 1797 et 1812, Grèce 6 fois, Argentine tous les deux ans depuis 20 ans, Allemagne en 1923 et 1945), et évidemment c’est toujours à l’occasion de périodes troublées que ces évènements improbables se produisent.

Le pire concerne, pour l’instant, les entreprises.

En effet, les compagnies d’assurance craignent de devoir prendre en charge les pertes d’exploitations dues à l’ordre des autorités publiques de cesser toute activité professionnelle en raison du confinement.

Pour l’instant, les compagnies d’assurance font « de la résistance » mais il n’est pas sûr qu’elles ne soient pas contraintes, en fin de compte, par le pouvoir, d’indemniser les pertes et cela pourrait couter une véritable fortune !

Par ailleurs, à terme, se posera aussi la question de l’assurance-crédit.

Tous les crédits sont couverts par des assurances mais on peut anticiper, sans beaucoup d’incertitude, qu’il va y avoir, malgré les assurances du gouvernement, beaucoup d’entreprises qui ne pourront pas faire face à leurs échéances dans les 6 ou 8 mois qui viennent. (Il y a aussi un risque sur les particuliers, mais il est moins élevé puisque, en général, les salariés continuent à percevoir leur salaire malgré le confinement.)

Et, si les crédits ne sont pas payés, ce sont les assurances qui devront payer ; et les sommes en jeu sont énormes ; et fatalement il se posera alors la question du soutien par les finances de l’Etat des compagnies d’assurances qui pourraient faire faillite avec le but d’éviter un effet domino dévastateur. Car, derrière l’assurance-crédit, il y a le système de la réassurance puisque tous les contrats assurés sont eux-mêmes réassurés dans le cadre d’un système complexe et diffus de mutualisation destiné à minimiser les risques en cas de défaillance.

Ce qui va se jouer dans les prochaines semaines ou mois, c’est ni plus ni moins que la survie de compagnies d’assurances qui pourraient faire défaut !

Et évidemment, le risque est celui de la contagion, justifié ou non, avec un effet sur les contrats d’assurances vie … même si les activités sont juridiquement séparées.

Dans ce cas, pour éviter la panique et un écroulement généralisé, l’Etat fonctionnaire mettra en jeu la désormais fameuse loi Sapin II qui permet de bloquer tous les contrats d’assurance-vie afin d’éviter à la fois une crise de solvabilité des compagnies d’assurances et un effet de contagion complètement incontrôlable !

E Macron nous a assurés que l’Etat paierait mais, la question qui demeure est : aura-t-il vraiment les moyens de payer ?

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

 

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Coronavirus : Sanitaire versus Economique

Première interrogation

Le sanitaire doit-il être préservé au détriment de l’économie qui façonnait jusqu’alors nos habitudes, notre « Rat Race » – un genre de boulot-dodo et superflus que l’on peut se payer en quelques sortes ?

Quand on compare les différents épisodes épidémiques de Dame Nature à travers notre histoire. L’économie prévalait, que les plus faibles disparaissent et que : Les chiens aboient et la caravane passe. C’est ainsi que cela a fonctionné à travers les âges.

Et ceci révèle toute la fragilité de nos sociétés policées et optimisées, car plus elles le sont, plus elles se révèlent fragiles.

La France est un parfait exemple dans le domaine avec son principe de précaution inscrit dans sa 5ème Constitution, l’antithèse de la non-règle de l’évolution qui nous préconise de nous protéger tout en nous empêchant.

Notre France en a fait d’autres par le Droit du Travail épais comme un Larousse, toutes les normes écologiques qui ralentissent et qui même détruisent des évolutions technologiques majeures qui nous assuraient une énergie à bon marché. Je pense ici au Nucléaire.

Bref, on peut dresser une liste dans le registre aussi longue que des kilomètres d’autoroute.

Alors le sanitaire doit-il prévaloir sur l’économie ?

Vous observez différentes réactions à travers des pays développés et comparables suite à ce phénomène de Covid-19 : Blocage de l’économie partiel ou total ?

L’épicentre du capitalisme est les Etats-Unis. Son devenir va être très intéressant à observer.

Deuxième interrogation

Le protectorat de l’Etat français dérivant très loin de ses seules prérogatives régaliennes – Sécurité de nos citoyens à l’intérieur et vis-à-vis de l’extérieur, justice des mêmes intra et extra-muros, et plus par notre diplomatie pour nous compromettre ou pas, où nous entremettre ou pas vis-à-vis tout ce qui dépasse nos frontières.

Cet Etat français, une abstraction d’élites zélotes qui a franchi les limites d’une démocratie déstructurée, abêtie, sevrée par des slogans récités par les anathèmes de ses coursiers, la presse aux ordres et son EdNat.

Le paquebot France coule mais pas tout de suite. La plupart de nos concitoyens continuent de danser encore sur ce pont lustré de cette musique de l’orchestre officiel, malgré une gîte vers un fond sensible.

Ce qui a de bien dans cette histoire de Covid-19, c’est deux choses :

– Il est le catalyseur d’une industrie financière gonflée à l’hélium qui ne devait que s’effondrer par tant de tangibles intangibles ;

– Il est le catalyseur aussi de ce qui nous occupe, c’est-à-dire le super Etat français dont nous sommes les contribuables, pour enfin par son effondrement, nous permettre de le soumettre à la question.

Sommes-nous capables de faire table rase de ces incompétents et incapables qui nous dominent de plus en plus et que nous détestons de plus en plus ?

Troisième interrogation

L’après cette crise, car il y aura un après. « Usual as Business ? » C’est très probable. Car je ne suis pas du tout convaincu que les soumis reprendront le dessus sur les prédateurs.

Sauf si l’indigence et la première strate de la « Pyramide de Maslow » s’installe et s’étale.

Mais pour lesdits prédateurs, il y a encore la théorie du complot pour effrayer un peu plus, voir éradiquer. Car les chemins de notre histoire génocide non par la nature mais par les hommes sont plus légions.

Bien à vous

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Un peuple de ravis

Dans le midi, où j’habite, le “ravi” est un personnage qui ne fait de mal à personne, qui n’est pas un ténor de la gamberge, un intellectuel du prévisionnel, mais qui a bon cœur, s’émerveille de tout y compris des mauvaises plaisanteries que lui concoctent les garnements du village.

La France est un peuple de ravis.

La réflexion, la prévision, la méfiance n’est pas la spécialité du français, tout au moins en ce qui concerne sa croyance en l’Etat.

Quand il entend dire qu’un virus se répand en Chine, alors qu’il a vécu toutes sortes de grippes asiatiques, il ne s’inquiète pas puisque les hommes de l’Etat lui disent que tout est sous contrôle et que le mieux est qu’il aille plastronner, souriant et confiant, pour son poulain, dans les bureaux de vote. Et, il le fait…

Puis, quand la catastrophe arrive, on lui dit de se confiner. Alors il file, heureux comme un collégien qui fait l’école buissonnière, dans sa maison secondaire.

Les choses tournent mal, on lui dit que c’est de la faute à pas de chance, il se met sur son balcon, il applaudit.

Il entretient grassement une foule de fonctionnaires, dont peut-être lui, qui vivent sans souci. Dont le problème principal, pratiquement l’unique problème, est le harcèlement sexuel sur les lieux de travail, tant le travail laisse du temps pour les babioles.

En ce qui concerne l’état de l’économie

Il est encore plus ravi que pour le reste. Qu’on lui dise que l’on va prendre l’argent aux riches pour le lui donner lui suffit comme compréhension élémentaire de l’économie, au-delà ce n’est pas son affaire.

Il a peur de manquer, certes. Mais surtout parce qu’il a peur que son voisin, plus malin, remplisse son caddie plus vite et en plus grande quantité que lui. Pas du tout parce que son confort aurait déjà ruiné l’économie et que le coronavirus serait le coup de grâce. Alors là, vous n’y pensez pas, loin de lui cette idée.

Le ravi croit dur comme fer tout ce que lui disent les hommes de l’Etat. Il croit que l’on peut fabriquer des billets, les lui donner et que le tour est joué.

Il croit que tout va bien, alors que tout va mal, uniquement parce qu’il croit les charlatans qui prétendent parler au nom de l’Etat et qui lui disent que tout va bien, que tout est sous contrôle.

Il croit que la démocratie consiste à organiser le groupe à son image, il se croit l’étalon civique, il croit que sa pensée est universelle, qui si tout le monde pense et agit comme lui tout ira bien.

Il n’imagine pas la diversité, la complexité de l’âme humaine, la nécessité d’imaginer des structures permettant de faire vivre ensemble tout le monde.

Inutile, puisqu’il suffit que tout le monde pense comme lui, que son parti et ses candidats aux poste d’hommes de l’Etat prennent le pouvoir, avec comme unique mission d’organiser la société autour de ses propres principes et préoccupations.

Alors si vous lui dites que, somme toute, c’est lui qui vote, donc c’est lui qui est responsable du merdier dans lequel il est ou va être,

Il vous démontrera,

Que tout va bien si c’est son parti qui est au pouvoir, qu’il n’est pas étonné que tout aille mal si ce n’est pas son parti qui est au pouvoir.

Et le raisonnement s’arrêtera là.

N’envisagez pas de converser calmement de la nature humaine, de la connaissance de soi, de la difficulté à être soi-même, à être en fonction des autres, du poids ou de l’avantage du groupe, de ses égarements, de la vérité, du mensonge.

Parlez lui d’amour, il n’y connait rien mais il adore. Surtout celui qu’il pense qu’on lui porte, notamment les hommes de l’Etat.

Demain ?

Pas de problème. La crise, le coronavirus qui la dissimule, fadaise.

Dans quel état seront nous au bout d’un mois, voire de deux mois de confinement ? Il pense que nous serons alors à un mois du beau temps et à deux mois des vacances d’été, quel problème pourrait-il y avoir ?

Il partage l’avis du ministre qui s’occupe de promettre de l’argent aux apporteurs de richesses, qu’il pille depuis des lustres, qui n’ont plus rien, qu’il ne peut plus piller pour faire croire qu’il va les aider avec l’argent qu’il leur prend.

Ah mais… il reste Merkel et les allemands, ils nous veulent, ils n’ont qu’à payer, non mais…. L’Europe, une saloperie, mais qui doit payer.

Tout cela dans la bonne humeur

Nous sommes ravis, le ravi ne perd jamais son sourire, quelles que soient les niches que lui font les autres, il ne désespère pas, ne s’offusque pas, garde sa confiance.

Donc, les hommes de l’Etat se moquent de lui, il les adore, il veut continuer à jouer avec eux. Plus ils se moquent, plus il est content.

C’est dans cet état d’esprit, plutôt sympathique, que les français prennent de la vitesse pour percuter de plein fouet le mur de la terrible crise qui est là, qu’ils ne voient même pas.

La surprise va être totale. Les pleurs déchirants.

Inutile de voir les choses arriver, l’accident est pour tous, y compris les lucides. Les hommes de l’Etat ont si bien caché le mur qu’il fallait être très attentif pour l’apercevoir.

Bien à vous. H. Dumas

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C’est la Bérézina !

Notre président, dans son allocution qui annonçait le confinement sans le dire, avait utilisé le langage martial en évoquant, à plusieurs reprises, une situation de guerre.

Evidemment, nous n’avons pas pu nous empêcher de faire des comparaisons faisant référence à l’histoire militaire du pays au fur et à mesure que les nouvelles annonçant la dégradation progressive de la situation arrivaient.

On a parlé de la guerre de 1914 pour évoquer la situation du personnel soignant envoyé au casse-pipe sans aucun matériel de protection,

Certains ont parlé de juin 40 pour évoquer la fuite des parisiens juste avant le confinement (on évoque le nombre de 1.2 million de parisiens et banlieusards),

Les nouvelles arrivent et elles sont de pire en pire ; ce qui au demeurant était parfaitement prévisible puisque l’Etat fonctionnaire et sa haute administration ont toujours considéré, la déclaration de Mme Buzyn en atteste, qu’il n’y avait pas besoin de prendre des mesures de protection puisque l’épidémie ne viendrait pas !

Ce faisant, la haute administration s’est enferrée dans un biais de raisonnement à partir des situations liées au SRAS et à la grippe aviaire H1N1 qui n’ont pas eu d’effet majeur en France.

Gouverner c’est prévoir, et l’élite a juste prévu le maintien de sa communication rassurante et les élections …

Le pays est complètement bloqué et la seule chose qui fonctionne désormais, c’est internet (merci les GAFA) ; et l’information continue de circuler.

Et qu’apprend-on ?

La situation dans l’est de la France est catastrophique,

La situation est en passe d’être totalement hors de contrôle en région parisienne donnant raison à tous ceux qui se sont enfuis sans que l’on sache si ceux qui sont partis n’ont pas emporté avec eux le virus à la campagne avec un risque majeur à la clé !

En effet, tous les cas qui apparaissent désormais ne peuvent avoir fait l’objet d’une contamination qu’avant le confinement, c’est à dire il y a plus de 10 jours !

On apprend que des personnes très jeunes sont désormais les victimes de l’épidémie ; une petite jeune fille de 16 ans est morte après avoir été testée par deux fois négative !

Alors, une nouvelle référence militaire s’impose : la Bérézina cette effrayante défaite, des 26-29 novembre 1812, de l’armée napoléonienne ; point d’orgue de la désastreuse et inutile campagne de Russie qui n’avait eu pour but que de satisfaire le narcissisme délirant de l’empereur qui voulait châtier le tsar pour n‘avoir pas voulu respecter le blocus continental à l’encontre de la Grande Bretagne.

Car, ce qu’on lit est proprement hallucinant !

Comme en Italie, la situation est en train d’échapper à tout contrôle !

On va en arriver, à n’en pas douter, à la médecine de guerre !

Et, pour ceux qui en douteraient, la médecine de guerre est à la médecine ce que la musique militaire est à la musique !

Le personnel soignant va être contraint trier les malades et de faire des choix !

Les cas les plus graves seront abandonnés à leur triste fin parce qu’on n’a pas les moyens de les soigner !

Notre merveilleux système de santé totalement étatisé avec son abondant personnel administratif, si couteux, s’avère en fin de compte complètement inefficace et ce n’est pas la faute des personnels soignants qui se retrouvent en première ligne et doivent prendre tous les risques !

Il faut être lucide, comme les pontonniers de l’empereur, ils sont le dernier rempart avant l’effondrement !

Le jour où l’épidémie s’arrêtera, je n’ose pas dire vaincue compte tenu de la tournure des évènements, il ne fait pas de doute que beaucoup se poseront des questions …

La colère commence à gronder,

Il se pourrait bien qu’on ait droit à une avalanche de procès visant à obtenir la mise en cause des responsables de cette situation pour mise en danger de la vie d’autrui car la négligence, poussée à point d’incurie, est coupable !

Responsables mais pas coupables … disaient-ils !

Peut-être que si, coupables quand même !

En attendant, nous ne féliciterons jamais assez notre général en chef et son état-major pour sa clairvoyance ; et là, la référence c’est bien le généralissime Gamelin et juin 1940 !

En attendant, et comme je fais partie de ceux qui ont la chance d’habiter au bord de la mer (en Bretagne), j’ai fait hier un tour à pied, Ausweis en poche, pour changer d’air après dix jours de confinement.

On ne voit personne ; mais j’ai vu par contre que la gendarmerie surveillait la zone puisque, comme pendant la période 1941-1944, les plages sont « zone interdite» et toute infraction est dûment sanctionnée !

Le problème, mais notre administration a l’air d’en douter, c’est que le débarquement a déjà eu lieu !

Bien cordialement à tous !

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J’aime beaucoup les derniers articles de Philos et de GB

J’aime aussi la question posée par Michel Gorgel.

Oui, j’ai une réponse. Mais attention, elle vaut ce qu’elle vaut, rien de plus.

La technocratie mondiale formée aux mêmes écoles internationales partage les mêmes croyances et exige les mêmes statuts, elle est la nouvelle noblesse décadente.

Les caractéristiques d’une noblesse décadente

– 1° – La vie du groupe, comme la vie individuelle, est faite de périodes favorables et de périodes défavorables, des émotions et des réactions liées.  Ces cycles à l’époque de la noblesse décadente étaient dictés par la météo dont dépendaient les récoltes et par les guerres que déclenchait la noblesse.

– 2° – La noblesse décadente exigeait que, quelles que soient les périodes, sa vie garde le même confort, la même richesse, de façon linéaire.

– 3° – L’amortisseur était exclusivement la population.

La célèbre phrase de Marie-Antoinette “Ils n’ont pas de pain ? Donnez-leur des brioches” résume ce principe. Elle y a perdu la tête.

Tout est une question de sensibilité, de droit à l’expression de cette sensibilité, aux réactions liées.

S’autorisant seule la sensibilité, protégée, la noblesse décadente ne percevait plus ni les douleurs de la population, ni ses aspirations. Elle était absorbée par les seules nécessités de la régularité de son statut, quoiqu’il advienne.

Il y avait d’un côté elle, dans sa grande diversité, ses décisions, ses libertés, celles des collaborateurs de connivence avec elle.

Il y avait d’un autre côté la population, bloc amortisseur homogène à qui toute sensibilité, tout droit à l’expression étaient refusés.

Nous en sommes là.

La technocratie s’est auto-protégée au point de se déconnecter des réalités de l’homme, de se croire à l’abri de la vie.

La population lui sert d’amortisseur, ainsi cette dernière cumule ses propres difficultés plus celles que la technocratie lui impose pour se protéger.

La technocratie mondiale va être renversée, calmement ou violemment, elle le mérite. Nul ne peut se croire à l’abri des aléas de la vie et les faire porter intégralement aux autres sans révolte de ces derniers.

Les turbulences à venir valent le coup, quoiqu’il advienne.

Bien à vous. H. Dumas

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Le Connerievirus

Le 20 janvier 2020 en Corée du Sud, le premier cas confirmé de coronavirus, est une femme chinoise de 35 ans. Puis de 30 cas le 17 février, le 24 février le nombre explose et progresse à 800.

La Corée du Sud, forte de ses expériences du SRAS en 2003 et surtout du MERS en 2015, a mis  en place de nouveaux protocoles pour lutter contre les maladies infectieuses et répondre à une pandémie.

La Corée du Sud, pays en expansion, une économie prospère, classé au 25ème rang selon l’indice de liberté économique (ILE)   https://www.heritage.org/index/ranking   , choisit le dépistage en masse (20 000 tests par jour) et de soigner la population plutôt que de la confiner, le tout accompagné d’une communication transparente.

4 entreprises sont habilitées à fabriquer des kits de dépistages, 140 000 sont produits et utilisés par semaine, répandus dans plus de 500 cliniques dont 40 ambulantes.

Seules les personnes atteintes sont confinées et soignées avec la chloroquine ou son dérivé.

Source :   https://www.eficiens.com/coronavirus-statistiques/

Un truc de dingue se produit alors !

Il n’aura fallu qu’1 semaine depuis le 24 février au 1 mars, pour inverser l’évolution exponentielle de la pandémie et 2 semaines de plus pour voir la courbe franchement s’aplatir.

La Corée du Sud accuse 120 morts pour 9 037 diagnostiqués positifs au 23 mars pour une population de plus de 51 millions touchée par le virus depuis plus longtemps que nous.

La France (66ème rang selon l’ILE) comme l’Italie (76ème), pays en faillite ayant pour principale cause leur technocratie, touchées plus tardivement par le coronavirus et donc qui aurait dû bénéficier de l’expérience de la Corée du Sud, choisissent l’archaïque confinement (méthode moyenâgeuse) avec le résultat que l’on connait, soit respectivement au 24 mars, 1 100 et 6 820 morts.

C’est le choix de la Chine (108ème rang selon l’ILE), pays des droits de l’homme et de la liberté que l’on connait.

C’est le choix de la Chine, oui, mais en moins bien. En France, en Italie, on ne soigne pas. La chloroquine et le Prof. Raoult sont dénigrés par nos hautes instances administratives de la santé.

Qu’ont décidé nos technocrates aussi prétentieux qu’instruits sélectionnés par notre chère éducation nationale (chère vu le budget et en plus eu égard aux résultats PISA obtenus, ce n’est rien de le dire) ? :

Macron : « Le virus n’a pas de passeport »

Peut-être qu’une mesure préventive visant à limiter le nombre de cas entrants sur le territoire aurait été la bienvenue ?

Cela aurait été peut-être l’occasion d’installer par exemple de manière définitive les systèmes qui consistent à prendre la température à la sortie des avions, cela existe depuis bien longtemps dans les pays asiatiques, ce qui a probablement limité le nombre de cas en Corée depuis la Chine.

Le confinement est adopté. Cela se traduit de la manière suivante :

« Restez chez vous, sinon amende de 135€ (au passage, des salauds ont pris plaisir à la délation quand d’autres plus lucides transgressaient ces stupides règles que d’interdire l’accès à un parc, une forêt, une aire de jeux… ça ne vous rappelle rien ?),

MAIS

allez voter pour nous élire

prenez nos transports en commun, principal vecteur de contamination

Les masques sont envoyés en Chine. En France, les masques, c’est bien connu ne servent à rien.

On ne soigne que les cas graves. Autrement dit, quand c’est trop tard, l’histoire de mettre nos personnels soignants à rude épreuve et d’engorger nos services hospitaliers sous-équipés et donc défaillants. Et cela permet également de faire durer la période contagieuse.

Les cliniques privées (gestion responsable) demandent à être réquisitionnées, parfois sans succès.   https://www.huffingtonpost.fr/entry/coronavirus-les-hopitaux-prives-veulent-etre-requisitionnes_fr_5e777307c5b6f5b7c5461687?ncid=fcbklnkfrhpmg00000001&fbclid=IwAR0Yon0rlrCSbl7_4e0jqRhNGjzNoeK457nTTa_cWjYAUiS3Ice-MZmUPhQ

L’amendement pour ordonner le dépistage massif du coronavirus est déclaré « irrecevable »    https://www.facebook.com/DelphineBatho/videos/665092737573694/

Et pour couronner le tout, la seule usine en France habilitée à produire de la chloroquine, Famar, est en redressement judiciaire !   https://www.usinenouvelle.com/article/en-redressement-judiciaire-l-usine-famar-lyon-en-pole-position-pour-la-fabrication-de-chloroquine.N945741

Les charges, taxes et fiscalité en tout genre  auront eu la peau de cette entreprise pour nourrir notre ogresse administration.

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai bien l’impression que tout est mis en œuvre pour que le coronavirus puisse prospérer et contaminer le plus de monde possible. Pour faire durer le plaisir nos technocrates s’acharnent sur l’unique méthode de confinement qui ne sert à rien.

En réalité, je ne crois pas une seule seconde à un complot du genre. La réponse est définitivement Non.

Mais alors, comment est-ce possible ?

La connerie. Tout simplement.

Celle que l’on retrouve dans la jalousie.

Voyez-vous le Prof. Raoult qui dirige l’IHU de Marseille, la référence dans le monde, est probablement quelqu’un de brillant. Personnellement je n’en doute pas un seul instant. Il s’agit d’un miraculé. À le voir, l’écouter, c’est clairement quelqu’un d’atypique, hors système.

Dans les systèmes où la responsabilité ne pèse pas sur les individus, le monde du salariat, la fonction publique… bien souvent les personnes les plus brillantes sont éliminées d’office.

Ceux cherchant le pouvoir ou la reconnaissance et qui n’en ont en réalité pas les moyens qu’ils en soient conscients ou pas, s’accordent, sans même qu’il y ait eu concertation, autour d’un intérêt commun, à éliminer ceux qui leur paraissent être leurs principaux rivaux.

Au pouvoir, les médiocres c’est à dire ceux qui ne sont pas lucides sur leur condition humaine, représentant la grande majorité, alimentent le système par lequel ils ont été promus, mettent en place des procédures, protocoles, multipliant les organisations, façonnant une technocratie si lourde, que plus aucune responsabilité n’est engagée… afin de se protéger et imposer leur légitimité. Le système est devenu si étanche que la seule manière de le pénétrer est la cooptation, ce qui est contraire à l’idée de la démocratie que l’on nous vante tant.

La conséquence directe est que plus aucune décision sensée ne peut plus en sortir.

Aujourd’hui, le système dont des représentants comme le Haut Conseil de santé publique, l’OMS, alors que la chloroquine distribuée par millions depuis des dizaines d’année, dont l’efficacité a été prouvée en grandeur nature en Corée et ailleurs, appellent à la prudence, en réalité dans le seul but de rappeler leur seule légitimité :

“Des études réduites et non randomisées, réalisées à partir d’observations, ne nous apporteront pas les réponses dont nous avons besoin”, a averti le directeur général de l’OMS.

À ce rythme, il faudra plusieurs mois en France pour obtenir les résultats tant attendus là où la Corée du Sud aura mis 1 semaine.

Alors évidemment, s’agissant le cas présent de santé publique, l’efficacité de notre technocratie où le pouvoir est centralisé,  est immédiatement visible, il suffit de compter le surplus de morts qui s’accumulent en France à comparer à ce qui aurait pu être s’il on avait fait comme en Corée du Sud ou plus proche de nous, l’Allemagne.

Mais n’ayez crainte, il en est de même pour tous les secteurs d’activités économiques.

Le coronavirus aura été seulement un révélateur du secteur de la santé, notre système de santé issu du pouvoir.

Le pouvoir insensible au monde sensible.

C’est le pouvoir insensible à la réalité où tout est bien administré, ordonné, planifié en opposition avec le monde libre et sensé où il y a sans doute un peu de désordres, certes, mais qui en somme est le reflet de la VIE.

Les plaintes, légitimes elles, n’y changeront rien.   https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/info-franceinfo-coronavirus-au-moins-cinq-plaintes-deposees-contre-edouard-philippe-olivier-veran-ou-agnes-buzyn_3884011.html

Au mieux, ils seront « responsables mais pas coupables ».

La question est : Alors y-a-t-il un traitement contre le connerievirus ?

La réponse est non. Nous l’avons tous en nous. Pour s’en prémunir, il suffit de changer de système. Il en existe mais il faudra attendre l’effondrement de celui-ci.

Ne l’oubliez pas, l’État est un ami qui vous veut du bien, surtout à ceux qui prétendent en être les légitimes représentants, parce que la réalité, c’est que l’État n’existe pas. Il n’y a que des hommes.

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La tyrannie de la peur

L’administration française est la plus efficace du monde !

La France est le pays qui sait prendre les mesures qu’il faut prendre …

Pendant que l’Allemagne fait 500.000 tests par semaine, la France fait un million de contrôle d’Ausweis, cette fameuse attestation dérogatoire de sortie modifiée déjà deux fois ; ce qui permet au moins de mobiliser les imprimantes, de vendre des cartouches d’encre et des ramettes de papier !

Les errances de l’administration française prennent des proportions absolument délirantes car nous arrivons à distribuer plus d’amendes que de masques !

Désormais, l’avenir du pays passe, semble-t-il, par le carnet à souches du gendarme verbalisateur ; comme si la survie de la société française passait par une amende salvatrice à 135 € portée à 1.500 en cas de récidive !

Le gouvernement prend des mesures de plus en plus contraignantes sans que l’on puisse estimer qu’elles ont un effet bénéfique … mais il est vrai qu’il faut bien récupérer des sous ; surtout que les radars routiers ne crépitent plus … faute de circulation routière !

Le problème est que la peur du gendarme n’a aucun effet sur le coronavirus lui-même …

Gouverner c’est prévoir … mais aussi écouter et faire preuve de pragmatisme !

C’est aussi reconnaître ses erreurs et changer de route lorsque l’on s’aperçoit que les options initiales sont mauvaises !

Tout le monde peut se tromper, une fois, mais pas se tromper tout le temps !

Rappelons-nous cette maxime latine attribuée à Sénèque :

Errare humanum est, perseverare diabolicum !

Or,

Quand on dit au gouvernement que le confinement ne sert à rien, il n’entend pas !

Quand on lui demande de fournir des masques à la population, il répond que ça ne sert à rien ; avant de reconnaitre, du bout des lèvres, qu’il n’y en a pas mais sans donner plus d’explication !

Quand on lui dit qu’il y a un traitement efficace à base de chloroquine, il répond que son promoteur est un charlatan !

En fait, le gouvernement n’a rien vu, n’a rien entendu, n’a rien prévu ; il est incapable de projection dans le futur et d’anticipation, il fonctionne en boucle et est seulement aveuglé par ses propres contingences … dont les élections.

L’urgence n’était pas de sauver des vies, l’urgence était que la haute administration française ne perde pas la face !

D’ailleurs, pour le gouvernement, le vrai risque était climatique…

Nous avons donc engagé des dizaines de milliards € pour lutter contre ce réchauffement climatique, futur et non prouvé, et dans une transition énergétique hasardeuse et inefficace.

En gros, le gouvernement a prévu le climat de la Terre pour les siècles à venir mais n’a pas prévu un simple risque épidémique alors qu’il y avait eu des épisodes précédents avec le SRAS, la grippe aviaire H1N1 !

Il a donc investi des sommes folles dans des éoliennes qui ne servent à rien mais n’a pas acheté les masques qui sauvent des vies !

Et, aujourd’hui, pour parachever ce fiasco, il met en prison toute la population pour une durée indéterminée pendant que l’on ouvre les prisons pour les libérer des détenus (condamnés) afin d’éviter des révoltes !

Il bloque, pour une durée indéterminée, toute l’économie d’un pays avec des conséquences qui, pour le coup, seront parfaitement prévisibles et surtout catastrophiques !

L’administration et ses élites moulinent à vide !

Tout cela est complètement incohérent et montre que l’hyper centralisation du pouvoir administratif est un échec lamentable !

Il faudra quand même bien un jour que tous ces incapables rendent des comptes … mais aussi que les français prennent acte de la faillite de cette haute administration qui sait tout, décide de tout, se mêle de tout sans autre résultat qu’un désastre qui ne fait que se répéter !

Bien cordialement à tous !

 

 

 

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Staline se marre

Incroyable, les bras m’en tombent.

Voyons, ai-je la berlue ? La sénilité me gagne-t-elle ?

Voici ce que j’ai vu concernant la santé.

Naguère un tissu de bonnes volontés maillait le pays, les médecins généralistes se déplaçaient au moindre coup de fil, ils soignaient, rassuraient, recousaient eux-mêmes les petites plaies, accouchaient parfois, etc…  ils étaient présents partout, jusque dans les villages. Le pharmacien, souvent leur ami, préparait les décoctions souhaitées par le médecin, sur ses indications.

Tout cela n’était pas très rationnel, mais très humain.

Chaque ville avait ses cliniques, en plus de l’hôpital réservé lui aux cas lourds et aux indigents.

Voici ce que je vois maintenant.

De fringants intellectuels, maniant la macro-organisation, les chiffres, ont entrepris de concentrer la santé, prétendant à une efficacité accrue, alors qu’il s’agissait simplement de regrouper un pouvoir diffus pour en faire un pouvoir centralisé.

C’est ainsi que les médecins, peu à peu, ont été dépossédés de leurs actes de nécessité pour se contenter d’un flot assuré de patients référencés. Ils y ont gagné en tranquillité, ils y ont perdu en respect, en utilité.

Les cliniques, après une résistance désespérée, ont été pour la plus grande part éradiquées.

L’hôpital est devenu le seul interlocuteur de la santé.

Monstre froid et gigantesque, il est souvent le plus gros employer de la ville, juste avant ou après la mairie. Ce monstre n’est qu’apparence mais, tel le trou noir, il absorbe tout. Les malades n’ont plus le réflexe d’appeler leur médecin, ils vont aux urgences de l’hôpital.

Cette gigantesque structure ne correspond pas aux nécessités courantes des soins, qui ne demandent qu’exceptionnellement une lourde machinerie, d’ailleurs souvent malheureusement inefficace. Ces structures sont coûteuses, ont une inertie liée à leur modèle incompatible avec l’irrationalité de la maladie.

Conséquence

L’hôpital ne sait pas descendre au niveau de l’homme, il vit au niveau du global, or la maladie, elle, descend au niveau de l’homme, c’est son niveau naturel. L’hôpital et la maladie se croisent, mais ne se rencontrent pas souvent.

C’est ainsi que par le passé, face au Codiv-19, médecins et pharmaciens eurent été parfaitement capables, en un temps record, de tester toute la population, d’isoler les contaminés, d’envoyer aux cliniques les cas graves. Car leur maillage permettait cela, était à la dimension humaine de la maladie.

Alors que l’hôpital, coquille prétentieuse, remplie de vide, est non seulement incapable de tester la population, mais ne peut même pas protéger ses soignants.

Conclusions

Ici, comme en économie avec les banques, la centralisation a accouché d’un monstre qui flatte l’orgueil des hommes de l’Etat, mais qui n’est pas efficient.

Tout le monde comprend, du moins je l’espère, que face à la dissémination des virus d’aujourd’hui et de demain la dissémination de l’outil de combat est la seule solution.

Que seuls les pharmaciens, les médecins de ville, sont à même de tester rapidement tout le monde, de distribuer les outils de protection, d’adresser les cas lourds aux cliniques et aux hôpitaux.

C’est là que je suis sur le cul.

Macron déclare qu’il va engager un gigantesque plan pour l’hôpital.

J’y crois pas. Où il va ce mec ?

Ça alors. Il n’aurait donc rien compris. Il est étanche ?

Il va sans doute prendre le même genre de décision en économie.

La centralisation à outrance, c’est son credo, quelle folie. “L’Etat, l’Etat…”, qui n’existe pas. Qui, en réalité, n’est que lui et ses copains, qui ne sont donc pas conscients de s’être gravement plantés.

Staline rigole, il sait où cela mène, mais lui il s’en foutait il n’était là que pour partager le pouvoir avec ses pots, par pour diriger une démocratie.

Alors que l’épisode “Coronavirus” fait la démonstration des carences de la centralisation, que les souffrances et la déshumanisation engendrées sont colossales, Macron en rajoute une couche.

Il va se faire lyncher.

Le jeune Macron ne se rend pas compte, mais quand il va falloir payer la facture, maman ne sera pas de trop pour le consoler.

Il fallait redonner sa place à l’individu, c’est la réussite des GAFA. Il sanctifie la technostructure, ce fut l’échec de l’URSS.

Ce petit homme-robot déclare effectivement la guerre… à son peuple !!!  

Bien à vous. H. Dumas

 

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Démission !

J’ai entendu, ce matin 25 mars, sur les ondes de la radio publique, M Martin Hirsch, directeur des hôpitaux de l’Assistance publique des hôpitaux d’ile de France, appeler à l’aide, les trémolos dans la voix !

Il n’a plus que 3 jours de visibilité devant lui !

L’hôpital manque de moyens !

C’est la catastrophe !

Il appelle donc aux dons des particuliers et des entreprises : en personnels (volontaires), en nature et en argent.

Mille personnes sont en réanimation et tout le système va craquer !

Arrêtons-nous un peu sur la personnalité de M Hirsch.

Ce socialiste, issu de la grande bourgeoisie, inspirateur du RSA qui permet de maintenir dans un assistanat couteux des franges entières de la population, est un haut fonctionnaire (énarque promotion Jean Monnet – maître des requêtes au conseil d’Etat).

Mais, surtout, il est un de principaux responsables de la catastrophe sanitaire qui s’annonce car il fait partie des gens qui ont décidé que les masques ne servaient à rien (heureusement on n’en avait pas), les tests non plus (sauf pour nos élites qui apparemment se sont testés abondamment) !

Il est aussi celui qui a affirmé, ainsi que le renseigne la fiche Wikipédia le concernant, malgré son absence totale de compétence médicale bien qu’il ait un DEA de neurobiologie après 5 années d’études de médecine, que la Chloroquine ne servait à rien !

Autrement dit, il fait partie du système étatique qui a choisi de ne traiter que les personnes présentant une forme grave, lorsque les patients entrent en réanimation ; alors qu’il est trop tard à ce stade, car la maladie est alors grave, voire gravissime, et cela aboutit à sur encombrer les services hospitaliers qui se retrouvent débordés.

En effet, en réanimation, on essaie de sauver le malade, pas d’éradiquer le virus !

C’est à dire que, comme je l’ai déjà écrit, par un retournement extraordinaire, il fait partie de ces responsables de la situation catastrophique actuelle qui tentent de se faire passer pour les sauveurs !

J’appelle cela du cynisme à l’état pur !

D’une manière plus large, on constate avec consternation que c’est tout le système public hospitalier qui est en train de faire la démonstration de son inefficacité !

C’est le début de la panique !

Et c’est seulement maintenant que M Hirsch, dans son grand bureau bien loin des malades, se rend compte qu’il est criminel d’envoyer des personnels sans protection puisque nous comptabilisons, à ce jour, 5 médecins morts … et que 20% du personnel médical serait déjà contaminé !

Un Etat qui consacre 56% du PIB à la dépense publique, qui a les dépenses sociales les plus élevées du monde, se retrouve donc sans moyens et a besoin de dons !

M Hirsch, s’il avait a deux sous de bon sens, d’honnêteté, et d’amour propre, démissionnerait immédiatement pour incompétence caractérisée, pour ne pas dire criminelle !

Bien cordialement à tous !

 

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Meurtres de masse ?

Je n’ai pas les compétences nécessaires pour répondre à la question suivante :

“Une exposition répétée au virus Covid-19 augmente-t-elle la charge virale et cette augmentation détermine-t-elle la gravité de la maladie lors de son déclenchement ?”

Pas de réponse précise sur le net à ce sujet, ou alors j’ai mal posé le questionnement.

Cependant un faisceau d’indices laissant supposer une réponse positive. Notamment dans le journal le Monde

C’est pourquoi je me permets de vous soumettre la question, en espérant une réponse de l’un d’entre vous compétent.

Nous avons été largement informés de la potentialité de gravité de la maladie en cas de faiblesses pathologiques du receveur, mais rien sur la dangerosité de la maladie sur un porteur sain sur-infecté.

Evidemment si la réponse est oui, les questions soulevées deviennent vertigineuses, les responsabilités écrasantes.

Si la surinfection est facteur de danger, les personnels soignants exposés ne peuvent l’être que munis d’un matériel protecteur complet et accompagnés de tests journaliers ou hebdomadaires visant à les retirer de l’exposition à la première positivité.

Rien de tout cela. Des applaudissements, qui deviennent cyniques, aux balcons tous les jours à vingt heures…. Sordide.

C’est Tchernobyl et les sacrifiés du sinistre envoyés sur place à la mort en toute connaissance de cause, volontairement non informés.

Un meurtre pour raison d’Etat. Mais… pas d’Etat, donc pas de raison d’Etat.

Reste un meurtre tout bête par incurie et évidemment des responsables parfaitement connus.

Je citerai dans l’ordre :

La sécurité sociale, dont voici la gouvernance, tous responsables

Cela fait beaucoup de monde, auquel je rajouterai tous les maires de France Présidents du Conseil d’Administration de leurs hôpitaux.

Tout ces gens là doivent répondre de leur impréparation à une épidémie parfaitement prévisible, qui se renouvellera inévitablement.

L’absence de masque, de test de dépistage, de lits de soins suffisants leur sont directement imputables.

Il serait indécent qu’ils échappent à leur responsabilité en nous jouant un air de violon du genre : “Hommage aux soignants qui se sacrifient pour la patrie”, alors qu’il s’agit d’une carence délibérée, dont ils portent la responsabilité, liée au fait que le colossal budget de la sécurité sociale est englouti pour satisfaire des visées politiques ou des cupidités personnelles au détriment de son objectif : la lutte pour la vie contre la nature mortifère.

Les soldats de l’armée qui, selon Macron sont en guerre contre le virus Covid-19, sont envoyés au front dans les mêmes conditions qu’en 1914. Cent six ans plus tard !!!

Où est passé le progrès ? En tout cas il n’est pas dans la tête de nos responsables politiques, quel que soit le niveau de leur instruction.

J’espère sincèrement que les soignants, toute idée politique mise de côté, sauront demander des comptes et poursuivre en justice les responsables de leur malheur.

Mais la justice….

Bien à vous. H. Dumas

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Lettre à M. Le Ministre de l’Utilité

Peut-être parmi vous quelqu’un connait-il l’adresse du Ministère de  l’Utilité.

Si c’est le cas je lui serais reconnaissant de bien vouloir transmettre le courrier ci-dessous à M. Le Ministre de l’Utilité, dont je n’arrive pas à trouver l’adresse.

M. Le Ministre de l’Utilité,

Comme tout le monde je viens d’apprendre que les fruits et légumes doivent être cueillis avant d’arriver dans les rayons des hypermarchés, ce dont pour être franc je ne me doutais pas.

Les espagnols et les portugais se chargent parait-il de ce travail inadapté pour nos émigrés sur place.

Malheureusement, cette main d’oeuvre est hautement contagieuse en ce moment et reste bloquée à la frontière.

Du coup, bien que le gouvernement ait, très légitimement, voté une loi interdisant aux légumes de continuer à mûrir pendant la période de confinement, ces derniers ne la respectent pas.

Nos CRS, fort occupés par ailleurs, ne sont pas en mesure  de sanctionner les légumes indisciplinés, ou de les contraindre à coup de grenade anti-mûrissement.

Vous avez fait un appel à la population pour participer à la cueillette dans les champs.

Je réponds présent. A mon âge je ne peux hélas pas cueillir directement.

Mais, la mairie de Sète compte 2.000 fonctionnaires, actuellement confinés. Une grande partie de ceux-ci, sans doute mille, formés à servir le pays et qui s’ennuient confinés tant ils sont habitués à travailler dur, vont certainement se porter volontaires pour aller cueillir les légumes dans les champs, ce sera un beau geste.

Mais il n’y a pas de champ à Sète, que des canaux. Il faudra donc les transporter sur les lieux de cueillette.

Ayant eu mon permis transport en commun, ayant toujours bon pied et bon œil, je me propose comme chauffeur de bus pour ce transport civique.

Heureux de pouvoir servir, dans l’attente de mon ordre de mission, recevez M. Le Ministre de l’Utilité mes respectueuses salutations

H. Dumas

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Coronavirus : le pavé et le filet à papillons

Je me suis souvent demandé, à propos de mes articles, mais aussi de mes autres écrits, de mes livres, par exemple, comment je pouvais avoir encore des amis, des relations, y compris familiales.

Bon, je fais semblant, mais je ne me fais guère d’illusions. Tout simplement, mes relations, y compris familiales, ne lisent rien ce que j’écris. Ça ne les intéresse pas. Et donc elles ne savent pas. Quant à converser paisiblement, le seul moyen : n’aborder jamais les sujets qui fâchent.

Ce que je fais. Mais parfois, j’enrage. C’est même pour cela que j’écris, des billets comme celui-ci, ou mes autres écrits, mes livres…

Chacun le sait : on peut prendre un pavé pour tuer une mouche. D’un certain côté, les mauvais esprits vous diront que ça ne marche pas, et que la mouche s’est envolée.

Un exemple flagrant de mauvaise foi. Si ça ne marche pas, c’est certainement que le pavé n’était pas assez gros. Ou alors, qu’il aurait fallu utiliser non pas un, mais plusieurs pavés. Avec beaucoup de pavés, et un tout petit peu de chance, ou de malchance, du point de vue de la mouche, on aurait fini par avoir raison… de la mouche, précisément !

Il y a une preuve très simple de la mauvaise foi des détracteurs de la technique du pavé, c’est la tête que fait le mur après élimination de la mouche : immanquablement, ce dernier se trouve complètement démoli, irrécupérable, impossible même à reconstruire.

Finalement, la morale de cette histoire pourrait être : « qu’importe la mouche, pourvu qu’on ait cassé le mur ! »

À l’opposé de la technique du pavé, celle des chasseurs de papillons. Pas de pavé pour la chasse aux papillons, mais un simple filet, parfaitement inoffensif. Inoffensif pour le décor : allez-vous-en abîmer quoi que ce soit avec un filet à papillons !

Inoffensif également pour les papillons eux-mêmes, qui se trouvent faits prisonniers, avec un minimum d’égratignures. Le chasseur conduit les papillons capturés chez lui, les isole, et les traite individuellement de la meilleure manière qu’il puisse imaginer.

Les manières dont les pays chassent le Corona virus : c’est au choix, le pavé ou le filet à papillons.

Du côté des filets : on traque le virus, on le capture, en isolant son environnement, c’est-à-dire son porteur, auquel on peut en outre apporter tous les soins qui pourraient s’avérer nécessaires. On laisse vaquer à leurs occupations toutes les autres personnes : aucun ralentissement économique. On ferme cependant les portes de la maison, c’est-à-dire les frontières du pays, ce qui limite grandement, à l’évidence, les entrées de virus, que celui-ci ait des papiers en règle ou qu’il soit clandestin.

Minable ! Aucun effet de masse ! On soigne les (rares) malades, on a si peu de morts que c’est à peine si l’on ose en parler. Typiquement le genre de méthodes retenues dans ces ambiances délétères que sont les démocraties.

À l’opposé, les partisans du pavé. Les mouches, que l’on ne chasse pas, continuent de proliférer gaillardement, sans entrave aucune. Les porteurs de mouches, que personne n’a cherché à identifier, ne sont pas identifiés, ils contaminent tout le monde autour d’eux, sauf s’ils tombent à leur tour vraiment très malades. Ce qui est d’ailleurs assez stupide de leur part, puisque de toute façon, on n’a pas de lits pour les soigner.

Le pavé, donc, la méthode des vrais gouvernements, les gouvernements à poigne. Communistes, islamistes, Chine, ou Iran, la perfection. Juste un peu en dessous, mais pas tellement finalement, les socialistes. Espagne, Italie, France… Dans tous les cas, on ne parle pas de pavé, mais de confinement.

Ça, c’est le confinement en général. Mais il existe une variante du confinement, c’est le confinement « à la fançaise ». Dans ce système, n’est confinée qu’une partie de la population. Pour cette partie, confinement intraitable, non mais ! Amendes, menaces… Mais sont laissées grandes ouvertes les portes de la maison, c’est-à-dire les frontières. Et des étages entiers de la maison ne sont pas non plus confinés : les « quartiers difficiles », où le virus circule en toute liberté.

Cela dit, en France au moins, le pavé du confinement, finalement, ça n’a pas été si difficile que cela à imposer. Tout au contraire. Aux salariés, on a expliqué qu’ils devaient rester chez eux et continueraient d’être payés : être payé à ne rien faire, même à domicile, il y a pire !

Aux entreprises, on a fait savoir qu’il n’y avait plus que des lendemains qui chantent ! L’État prenait tout à charge, les salaires, les impôts, les dettes, les emprunts, les soucis… Disons-le nettement, il régnait mardi dernier chez les uns et les autres comme un petit air de mois d’août…

Aux entrepreneurs de mes relations, qui s’étaient hâté vers les délices du chômage technique, j’essayais timidement de glisser qu’il se pourrait peut-être que l’État ne se trouve pas en mesure d’honorer ses promesses… Aussitôt brutalement rabroué, j’ai vite compris que je faisais mieux de me taire.

C’est pourtant une évidence : notre si généreuse Unedic est conçue pour permettre l’indemnisation de quelques rares chômeurs grâce aux cotisations d’une majorité de travailleurs. Une majorité de chômeurs et quelques rares travailleurs, ça ne va pas pouvoir fonctionner !

Le pouvoir l’a d’ailleurs déjà susurré ici ou là, le chômage partiel pour tous, bon, ce n’était pas réellement à prendre à la lettre… Ah bon ?

Celui à qui on interdit de donner son avis, il ne peut plus qu’écouter. J’ai donc écouté. Oh, je vous rassure, confinement oblige, uniquement des conversations téléphoniques, cela va de soi.

« Les spécialistes sont formels ! Si on ne fait rien, si on ne confine pas, c’est au moins 40 000 morts qu’il nous faudra enterrer. »

Téléphone : je ne pouvais donc pas voir le visage de l’interlocuteur et donc deviner s’il voulait plaisanter. Mais au contexte, j’ai cru comprendre que non, il ne plaisantait pas du tout, 40 000 morts, il pensait que cela nécessitait indiscutablement de pousser à une ruine quasi certaine 60 millions d’habitants, dont lui-même.

40 000 morts, cela correspondrait à une augmentation de… 6,67 % de la mortalité sur une année. Mais en fait, beaucoup moins, car on observerait une diminution concomitante d’autres mortalités. La mortalité d’une année en serait-elle réellement augmentée ? Même pas sûr.

Bon, mon avis sur une question médicale, aucun intérêt. Par contre, l’entrepreneur que je suis ne comprend pas. Combien d’entreprises seront en mesure de supporter un mois d’inactivité ? Voir deux ? Qu’on cesse de nous raconter des salades : deux mois sans travailler, c’est 16 % de chiffre d’affaires en moins. « Les banques vont vous prêter tout l’argent qui va vous manquer ! »

Des prêts maintenant, donc des remboursements demain. Le poids de l’état fait que la plupart d’entre nous étions déjà, au mieux, en équilibre délicat. Comment pourrions-nous ajouter à nos comptes d’exploitation la charge du remboursement de l’équivalent de 16 % de notre chiffre d’affaires habituel ? Prenez le problème pour le côté que vous voudrez, pour l’immense majorité des PME, mission impossible. Surtout si l’on ajoute à cela un marché à prévoir profondément déprimé et gravement désorganisé !

Le pavé va ou ne va pas atteindre la mouche, je n’ai pas de compétence pour justifier un avis. Mais pour l’économie, c’est sûr, le pire n’est pas à craindre, il est malheureusement certain.

Et je constate que personne n’a l’air de s’en rende compte. Heureusement pour moi, mes amis, mes relations, familiales y compris, ne vont pas lire ces lignes…

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L’avenir immédiat

Encore peut-être une semaine avant que le confinement soit devenu invivable pour un nombre significatif de personnes.

L’explosion a déjà eu lieu dans les prisons, micro-société maintenue à la limite du possible quant au confinement.

Le rejet du confinement va se traduire par un déversement sur la voie publique, bonhomme ou agressif, on verra.

Les confinés vont tordre le nez, un fossé va se créer entre les deux.

Puis le confinement va complètement craquer, on voit mal les hommes de l’Etat donner l’armée pour renvoyer les gens chez eux.

Ça c’est, peut-être, Dimanche prochain, le 30 Mars 2020.

Dans une semaine la Sécurité Sociale, cette salope responsable de tout, qui se planque à l’heure actuelle avec ses huissiers, aura-t-elle laissé la main aux médecins, leur aura-t-elle donné les moyens de s’organiser, pourront-ils alors affronter la pandémie avec leurs armes : masques, tests, lits de réa, médicaments… ???

Je ne le crois pas.

Alors l’OMS aura raison, la pandémie reprendra de plus belle.

Personnellement j’ai attrapé le SARS en Mai 2002, donc tard dans la saison de ces maladies hivernales. J’ai été malade tout Juin. Contagieux ? je ne sais pas…

Tout sera à refaire, la Sécurité Sociale, cette magnifique invention — une assurance entre les mains des hommes de l’Etat et de leur bras armé : la bureaucratie des fonctionnaires — aura réussi le tour de force de ruiner le pays, de ne pas apporter les prestations pour lesquelles elle se permet de ruiner le pays, et de déclencher probablement la pire rupture du lien social que pourtant elle a la prétention de représenter.

C’est beaucoup tout ça.

Rappelons-nous la sécurité sociale, son acte de naissance en 1945

Une idée partiale, utopique : il s’agissait de faire en sorte que le monde des travailleurs échappe à l’insécurité, à l’incertitude du lendemain, que le monde des possédants “sur d’eux-mêmes” était réputé ne pas connaitre…

On voit bien que, dès le départ, le truc partait mal en introduisant une dimension grotesque de lutte de classes, alors qu’il s’agissait de mettre simplement en œuvre une organisation collective d’assurance et de minimum vital garanti.

Cette erreur de pensée initiale se parant de la vertu égalitariste ne pouvait qu’aller dans le mur, passer à côté de la modernité qui a heureusement enrichi tout le monde.

Le final est incroyable.

Les servants du système, les fonctionnaires, se sont procuré à eux-mêmes tous les avantages qu’ils devaient mettre en œuvre pour les autres. Pendant que ceux-ci, ouvriers, patrons et possédants, assumaient pour ceux-là l’incertitude, la menace de la misère, dont le système devait protéger tout le monde.

Pour un fiasco, c’est un fiasco.

Qui trouvera, jugera et condamnera les coupables ? Personne évidemment, ce sont eux qui possèdent les juges, les prisons et les fusils…

Bien à vous. H. Dumas

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Quand l’heure des comptes aura sonné

L’homme apprend-il de ses erreurs ?

L’individu sans doute ; cela s’appelle l’expérience surtout qu’en général l’expérience est personnelle et souvent désagréable !

En ce qui concerne des systèmes comme l’administration : Apparemment pas !

Car, visiblement, l’administration n’a fait aucun progrès depuis 1348 ( !?!) et la grande peste noire, avec un ennemi tout aussi invisible que le Covid19, le bacille yersina pestis véhiculé par les rats (qui meurent aussi).

A l’époque, on s’enfermait chez soi, on attendait que ça passe et les survivants ressortaient hébétés et heureux de se voir encore en vie.

Les plus aisés s’enfuyaient des villes surpeuplées et insalubres !

Ça ne vous rappelle rien de plus récent ?

A Marseille, lors de la peste de 1720, seuls 2 édiles sont morts alors que 100.000 personnes, les plus défavorisées, ont succombé (on a compté jusqu’à 100 morts par jour). Il faut dire que le confinement a été organisé de l’extérieur : les marseillais ne pouvaient plus s’enfuir !

Le but évident était de liquider l’épidémie en … liquidant la population !

Et le pire, c’est que le confinement n’a finalement pas empêché l’épidémie de se répandre dans toute la Provence puisque Arles, Aix, Toulon ont été touchées aussi !

Quelques personnalités, dont l’évêque, Monseigneur de Belsunce (une rue du centre-ville a gardé son nom en mémoire : le cours Belsunce – et c’est aussi un quartier), se sont dévouées au péril de leur vie !

Ça ne vous rappelle rien de plus récent ?

Peut-être donnera-t-on le nom de rues aux médecins qui sont morts en service (on en est déjà à deux) ?

Pas de masques, pas de tests, pas de lits que reste-t-il ? Le confinement c’est à dire la solution des pays pauvres ou les méthodes du 18° siècle !

Assiste-t-on à une régression de la science ?

Non, évidemment, les moyens existent mais l’administration tout puissante a considéré que le risque épidémique n’en valait pas la dépense !

Car, c’est seulement l’imprévoyance de l’administration qui, en refusant de prendre les précautions nécessaires puis d’entendre les alertes de l’OMS, qui est la seule responsable de la situation actuelle !

Alors, l’Etat fonctionnaire camoufle la pénurie par des arguments médicaux mensongers alors que l’on sait ce qui fonctionne, puisqu’on l’a vu, en Corée et à Taiwan !

Et désormais, on a affaire à un mécanisme d’auto défense d’une caste parisienne qui essaie de se protéger en couvrant ses membres ; quitte à se lancer, à corps perdu, dans le mensonge et le déni !

Le professeur Raoult, parce que marseillais, ne fait pas partie de la coterie parisienne et a été présenté comme un charlatan … avant qu’au niveau européen on finisse enfin par se lancer dans un protocole d’expérimentation de ses préconisations !

On envoie le personnel soignant (médecins, infirmiers, aides soignant) au casse-pipe sans protection, c’est  inutile, pendant que le pouvoir politique s’en tient à son obsession des élections municipales (pour lesquelles il aurait dû y avoir 100% d’abstention) et alors que des inconscients comme Ch Estrosi (maire de Nice qui a été testé positif) visite les Ehpad !

Le constat est simple : la France reste la France avec ses mauvaises habitudes, ses castes, ses privilégiés et ses passe-droits …

On lance les troupes médicales sans protection, à la guerre comme à la guerre, et tant pis pour les pertes !

L’essentiel est que les élites soient bien protégées car ce sont elles, dans une vision purement narcissique, qui sont les seules importantes !

Et, pour abonder dans le sens de notre président, désormais général en chef, qui a décrété la guerre, il faut bien dire que tout cela rappelle étrangement août 1914 ; mois pendant lequel des généraux septuagénaires ou même nonagénaires valétudinaires, retranchés très loin du front, envoyaient des centaines de milliers d’hommes courir sans casques, et avec des pantalons rouges devant les mitrailleuses allemandes dans le cadre d’un système tactique qui remontait à Napoléon 1er ; soit un siècle plus tôt.

On n’a pas hésité, non plus, à mentir à tous ces jeunes hommes en leur expliquant que la guerre serait joyeuse et vite finie tout comme on nous a affirmé que « tout était sous contrôle », qu’on était fin prêts !

On pourrait aussi rappeler la célèbre formule de Paul Reynaud, alors ministre des finances, qui déclara le 10 septembre 1939 : « nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts »

Les français en ont été extrêmement ragaillardis en se jetant dans les bras du maréchal Pétain, après la magistrale défaite de juin 1940 alors que P Reynaud était président du conseil (équivalent de premier ministre mais le président de la république n’avait à l’époque qu’une fonction honorifique) !

La « doctrine » du haut état-major, en 1914, était l’attaque d’infanterie massive en ligne alors que les allemands avaient pu observer lors de la guerre de sécession américaine (1861-1865 – ils y avaient envoyé des observateurs) les dégâts de ce type de tactique du fait de l’emploi des premières mitrailleuses Gatling à canon tournant.

Les allemands avaient pu aussi y observer que deux armées très puissantes et très nombreuses ne pouvaient pas l’emporter l’une sur l’autre et qu’elles finissaient par s’enterrer dans des tranchées à la fois pour figer les positions et pour limiter les pertes.

Les allemands, qui ont été en infériorité numérique pendant toute la guerre, se sont donc enterrés pour faire barrage aux attaques françaises ; sans que le haut commandement français en tire les conséquences ; la politique de l’attaque à outrance ayant prédominé jusqu’à ce que Pétain prenne les choses en main en 1917 et décide d’attendre les américains !

Politique de l’attaque à outrance qui justifiait aussi que les aménagements des tranchées soient sommaires, (on va attaquer, on va avancer), avec des conditions de survie extrêmement précaires, pendant que les allemands installaient, de leur côté, des bunkers avec presque tout le confort !

Le résultat, oublié depuis, est la journée du 22 aout 1914 au cours de laquelle l’armée française a comptabilisé 27.000 morts dans une seule journée ; la journée la plus meurtrière de l’histoire de France !

Evidemment, il a bien fallu à un moment arrêter les frais parce que, à ce rythme-là, il n’y aurait bientôt plus eu de soldats à faire tuer !

Gloire a été rendue aux généraux qui ont su faire preuve d’une telle prolixité dans le gaspillage de toute une génération et au premier d’entre eux puisque Joffre, le responsable, a été encensé à la fin de la guerre !

Quelles responsabilités à la fin de la guerre ?

Aucune, juste des morts et des infirmes par centaines de milliers, des veuves et orphelins par millions, alors que Joffre a recommencé en 1916 avec la bataille de la somme (1er juillet -18 novembre) et un bilan de 300.000 morts rien que du côté britannique et français.

Les seuls qui ont un peu payé sont les généraux Nivelle et Mangin (ils n’ont pas eu droit à une rue dans aucune commune de France) qui avaient monté, avec la complicité du pouvoir politique (Clémenceau), la désastreuse offensive du chemin des dames (16 avril – 24 octobre 1917) ; avec un bilan « honorable » de 200.000 morts rien que du côté français !

Et, vous verrez qu’il en sera de même lorsque toute cette histoire sera finie !

Ne vous attendez pas à des poursuites, à des condamnations ou même simplement à des excuses !

Selon le principe énoncé par Georgina Dufoix, alors ministre de la santé (1984-1986), « responsable mais pas coupable », pour ne pas dire auto amnistié ; il n’y aura que de bruyantes autocongratulations expliquant qu’ils ont sauvé le pays avec leurs mesures énergiques !

Mais, vous saurez néanmoins qui sont les responsables de ce désastre humain aujourd’hui et économique dans les mois qui vont suivre …alors que l’OMS redoute déjà une reprise de l’épidémie à la fin de du confinement !

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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Ces petites choses qui s’additionnent, dont les transports en commun.

Au moment où l’OMS alerte sur la survenance d’un virus hivernal atypique et dangereux surgissant en Chine, nos politiques ont l’esprit entièrement occupé par leur propre survie : les élections municipales.

Evidemment, si l’on croit en l’abstraction : “Etat”, on a du mal à voir la réalité en face, à voir tout cet amas de petites choses que sont les hommes.

Pour remettre tout en perspective un mantra : l’Etat n’existe pas.

Donc, je reprends, les hommes de l’Etat sont aussi limités que vous est moi dans leur faculté d’appréhender globalement notre société sectorisée, constituée de spécialistes constamment en lutte d’influence, donc en lutte d’hypothèses.

Les hommes de l’Etat sont à 99% incapables de résoudre la complexité posée par les arcanes de nos sociétés dites développées.

Mais — comme en fait nous le leur demandons — ils font semblant d’en être capables. C’est à ce moment précis qu’ils sont malhonnêtes et deviennent dangereux.

Ergo, ils ont, au moment de la survenance du coronavirus, l’esprit entièrement occupé par les élections municipales, en quelque sorte par leur terrain de compétence, par leur raison de vivre. Ils n’ont pas le temps de réfléchir à l’alerte lancée par l’OMS.

Ici, personnellement, je ne leur jetterais pas la pierre.

Il va s’avérer que l’armée de la santé, dédiée à notre protection, composée de compétences réelles, est malheureusement totalement désorganisée, incapable de faire face à la pandémie qui déboule.

Ici, je leur jette la pierre, voire un rocher. Car ils sont complètement responsables de cette situation.

Ce sont eux, les hommes de l’Etat, qui ont la prétention d’organiser l’armée de la santé, eux qui en exigent le monopole, eux qui ferment les yeux depuis fort longtemps sur ses dérives, eux qui prétendent que le monde entier nous envie leur façon de faire, eux, eux, eux…

Ils ne paieront jamais assez cher ces dysfonctionnements qui tuent et vont tuer encore.

Car leur incompétence et leur incohérence, liées à leur prétention et à leur acceptation de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas, pour des surhommes éclairés par “l’Etat”, vont les amener à accumuler les décisions incohérentes, qui se traduiront par des morts.

D’abord, les élections municipales, où il faut le reconnaître ils vont payer cash pour certains qui attraperont la maladie dans les meetings ou les bureaux de vote. Ces élections étaient un non-sens qui n’a pas lieu d’être oublié.

Ensuite, évidemment le mensonge sur l’impréparation du système de santé, qui expose les professionnels, système dont ils ont monopolisé le fonctionnement sans en avoir les compétences.

Puis, les mesures de confinement, actes de la dernière chance.

Alors là, le pompon. Obnubilés par leurs croyances découlant de leurs carences à organiser notre espace, ils ont sanctifié les transports en commun.

Or, les transports en commun sont le lieu préférentiel de la transmission de tout virus ou microbes.

L’air pollué et la proximité, spécialités incontestées des transports en commun, en font le vecteur de dissémination le plus sûr et le plus efficace de toute maladie contagieuse.

Mais pouvaient-ils, nos hommes de l’Etat si ordinaires, brûler soudain ce qu’ils adorent depuis si longtemps ? Pouvaient-ils souligner la vraie misère des transports en commun ? Non évidemment. Mais cela ne diminue par leur responsabilité, au contraire.

Protégé chez soi et exposé dehors, tel est le sort du citoyen. C’est-à-dire la situation la plus égoïste qui soit, résultante d’une société qui se prétend la plus altruiste qui soit. Pas mal….

Et le pompon, c’est l’artiste Hulot qui, en bon autiste de l’écologie, n’hésite pas à déclarer devant les caméras : “C’est la nature qui se venge”

Là c’est un bon de vingt siècles en arrière, un billet de première classe vers l’obscurantisme, bravo M. Hulot, bonnes vacances…. profitez-en pour aller vous recueillir devant cette tombe où le de cujus a fait mettre la fameuse épitaphe : “Ci-gît la médecine vaincue par la nature”.

De tout cela nous sortirons, pas tous – une pensée pour les victimes passées et à venir – mais suffisamment peut-être pour exiger des hommes de l’Etat deux attitudes : la modestie et la vérité.

Bien à vous. H. Dumas

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