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Archives de catégorie : Société
Cela aurait pu être autrement…
C’est la phrase que tout le monde attendait du Président Macron. Car en effet, “cela aurait pu être autrement.”
L’Etat providence aurait largement pu anticiper une pandémie virale, pronostiquée par Bill Gates, par le professeur Raoult, par tous les scientifiques spécialistes de la question.
L’Etat providence aurait pu prévoir pour les périodes hivernales, sujettes à l’apparition des virus grippaux plus ou moins dangereux, des masques, du gel hydroalcoolique, des respirateurs artificiels, des lits de réanimation, du personnel, l’ensemble pas fatalement concentré dans les hôpitaux, mais aussi disséminé à travers le tissu médical dense du pays : cliniques, généralistes, pharmacies, etc…
Alors les personnes suspectes auraient été testées et, dans le cas de positivité, isolées et prises en charge, tout en laissant le pays au travail.
Un schéma tout simple, naturel, évident pour toute personne responsable.
L’Etat providence n’existe évidemment pas, pas plus que l’Etat tout court. Ce sont donc les hommes de l’Etat — dont Macron est notre exemplaire le plus illustre — qui avaient la responsabilité de l’organisation nécessaire face à une situation qui n’a rien de fortuite, qui ont failli.
A-t-il hier soir fait mine de s’excuser ?
Non diable, bien au contraire. Il a profité de ses remerciements, à minima, au personnel de santé pour y inclure ses fonctionnaires, donc aussi lui-même, les fautifs en fait.
Cela ne présage rien de bon pour l’avenir. Pas de remise en question.
L’hémorragie financière au service de la fonction publique et de la fausse solidarité qui achète les voies dans notre démocratie au détriment de sa vie, de son économie, de sa stabilité financière, Macron n’envisage pas de la juguler, au contraire.
Là-dessus, il nous colle, par sa faute exclusive, un mois d’emprisonnement complémentaire, jusqu’au 11 Mai. Il ajoute un peu de vaseline, mais aussi de menaces.
Il va la jouer comment celle-là ? La prison à domicile.
– 5.5 millions de fonctionnaires (jusque là ça va, c’est possible)
– 20 millions de salariés du privé la moitié dans de grosses sociétés probablement déjà sans doute d’accord avec lui pour toucher des indemnisations, mais l’autre moitié, 10 millions, dans de très petites entreprises, qui eux vont crever.
– 3 millions de travailleurs indépendants ou professions libérales qui vont crever eux aussi.
En gros, quinze millions de personnes qui vont souffrir, voir leur vie dévastée.
Mais ce n’est pas tout, il reste ceux qui dépendent des 15 millions, puis ceux qu’il va devoir ponctionner et ruiner rapidement pour se refaire la cerise, lui et ses pots “les hommes de l’Etat et leurs affidés”.
En réalité c’est la moitié du pays qui plonge, tout en constatant que l’autre moitié s’en fout et voit ça comme deux mois de vacances supplémentaires.
Alors là, le petit père Macron, il allume le feu. Ce ne sont pas ses flagorneries insincères, ses envolées lyriques qui sentent fort la pastille de vichy, qui vont changer quoique ce soit à la situation.
La question est : l’opinion publique va-t-elle prendre conscience de cette situation et de son origine ? Si c’est oui, il va lui falloir prendre un billet d’avion pour très loin. Bercy ne pourra rien pour lui, ni d’ailleurs pour sa propre boutique.
En fait il nous donne comme perspective le choix entre deux morts : la mort par grippe ou la mort par ruine. Très “Bercyen” tout ça.
Bien à vous. H. Dumas
1 261 vuesQUE RISQUENT NOS DIRIGEANTS FONCTIONNAIRES POUR LEURS ERREURS?
En un mot comme en cent rien !
Ils sont irresponsables, au propre comme au figuré.
Il faut donc de toute urgence voter une loi, (cela peut prendre cinq minutes à l’Assemblée Nationale) annulant l’irresponsabilité statutaire des fonctionnaires.
Nous ne pouvons plus fonctionner dans un état dirigé par des fonctionnaires.
Ils sont partout, à tous les niveaux et leur incompétence généralisée n’est plus acceptable.
Tout le monde a enfin vu, malheureusement mais c’était pour moi absolument prévisible, comment ces hauts fonctionnaires, le président en tête, ont gérés le covid 19.
Une vraie catastrophe ambulante (comme leur communication que peu croit encore).
Un enfant de CM2 aurait fait mieux ou moins pire, au choix.
Je pense, sans me tromper, en ayant vécu cette crise que l’on peut leur imputer quelques centaines (milliers ?) de morts.
Etant un français confiné (mais pas trop con) j’ai vécu avec stupeur leurs mauvais choix, leurs tergiversations, leurs mensonges, leurs enfumages mortelles etc…
De ne pas m’avoir protégé par leurs mauvaises décisions, ils ont la fleur au fusil, sans aucun scrupule risqué ma vie et celle de ma famille.
Et celle de tous les français qui auront survécus.
Quid des milliers de morts, dont une grande partie leur est imputable, morts qu’ils ont provoqués par leur mépris de la vie de leurs concitoyens ?
Didier Picot a complètement défini la tare génétique des fonctionnaires qui nous dirigent :
L’irresponsabilité du gouvernement et de toute l’administration est organisée par la Constitution, elle est au cœur de notre système de gouvernement. Cette absence de responsabilité ne permet pas à ceux à qui nous gouvernent de prendre les bonnes décisions. Personne ne peut leur apporter la contradiction, même le Ministre ne peut pas forcer nos chers hauts fonctionnaires à exécuter une décision dont ils ne veulent pas. Car en plus d’être irresponsables, ils sont employés à vie. C’est le pouvoir sans contrôle, la recette du désastre. Et de la corruption.
Irresponsabilité et emploi à vie placent en effet nos hauts fonctionnaires (et leurs subordonnés) hors du monde dans lequel vit le reste des Français. Regardant ces derniers se débattre dans des contraintes financières et légales dont ils sont exempts, nos fonctionnaires en conçoivent un sentiment de supériorité qui alimente naturellement leur arrogance. Ainsi s’explique également le très mauvais classement de la France au palmarès de la non-corruption : en l’absence de contrepouvoir et de sanction possible, le seul argument pour faire évoluer un décideur est d’atteindre son intérêt personnel. C’est le résultat logique de la toute-puissance de nos hauts fonctionnaires.
Les sont glissés partout, dans toutes les strattes de notre vie.
Ils représentent plus de 5.000 000 d’irresponsables, c’est beaucoup trop.
Ils pèsent d’un poids insupportable sur nos impôts car peu sont réellement productifs.
Ils sont même majoritaire à l’Assemblée.
Ils dirigent tous les ministères dont l’état dans l’état, Bercy.
Ils peuvent tout se permettre et se permettent tout sans avoir la responsabilité de leurs actes.
Il faut que cela cesse d’urgence et qu’ils rejoignent la vraie vie, la notre, celle où tout un chacun paye les pots qu’il a cassé.
Cela leur fera tout drôle.
A nous aussi!
Les articles de Didier Picot:
https://temoignagefiscal.com/lirresponsabilite-des-fonctionnaires-au-coeur-du-naufrage-du-coronavirus/
https://temoignagefiscal.com/lirresponsabilite-des-fonctionnaires-est-a-la-fois-source-darrogance-de-deconnexion-et-de-corruption/
Deux points de vue sur la pandémie
Un article intéressant de Jean-Louis Tripon confronte et commente deux points de vue sur l’interaction entre nos sociétés modernes, les individus et le covid-19 :
A découvrir ici : “https://developpement-mental-semantique.com/deux-points-de-vue-sur-la-pandemie/#comment-1624”
Suivant le premier, le virus attaque le collectif à travers les individus, or ceux-ci ne sont pas préparés à y faire face et s’ils se protègent suivant les injonctions du gouvernement par peur de la contagion, ils n’ont pas les mécanismes cognitifs pour se percevoir comme vecteur de transmission potentiel. Or le virus peut êre transmis par des personnes asymptomatiques. Sa chaine de transmission est donc particulièrement efficace et traitresse.
Ce qui s’est passé en Chine a préfiguré la diffusion du virus à toute la planète, seul le fait que la Chine soit une puissance communiste pouvant imposer des mesures drastiques de prévention à sa population a fait la différence avec nos démocraties plus laxistes pour stopper le virus (sauf la Corée du Sud qui a elle aussi pu stopper la progression du covid).
L a pénétration du virus dans nos trames sociales refléterait selon l’auteur la pénétration de la Chine dans tous nos circuits marchands (et d’aileurs aussi ceux de notre production industrielle, très largement délocalisée). C’est du paradigme de la mondialisation qu’il s’agit, car elle met à notre porte non seulement la production économique de pays lointains, mais aussi les produits culturels, la cuisine, et malheureusement aussi des germes et virus qui seraient restés autrefois circonscrits près de leur lieu d’apparition faute de moyen de diffusion à grande échelle. On peut d’ailleurs opposer à ce point de vue l’existence d’épidémies telles que la peste ou le typhus qui ont fait en leur temps beaucoup plus de morts et se sont propagées sur une très large échelle quoique plus lentement, leur mode de transmission inconnu à l’époque (les rats) voyageant sur les navires ou dans les convois de marchandises.
Le second point de vue examine la dangerosité de notre environnement du point de vue de la facilitation de l’émergence de nouvelles menaces sanitaires, et analyse les conséquences du confinement à long terme. Il pose aussi la question de savoir à qui va profiter cette crise : dirigeants, groupes pharmaceutiques.
896 vuesDe grippe à grippe
Le lien suivant parle à ceux qui, comme moi, avaient 25 ans en 1968.
https://www.boursorama.com/bourse/forum/1rPCAC/detail/454225959/
La grippe de Hong Kong ? Souvenir diffus, pas grand chose, et pourtant…
La preuve donc que la pandémie actuelle n’est pas qu’un problème de santé, mais aussi un problème de société.
Or tout le monde se penche au chevet de la pandémie, personne au chevet de la société.
Les soins vaincront peut-être la pandémie, l’absence de soin tuera surement la société.
Bien à vous. H. Dumas
1 055 vuesSONDAGE (gag). Coronavirus : la confiance dans le gouvernement s’envole vers les sommets!
Selon un sondage Ifap publié ce mardi, plus de 87% des Français font confiance en général au gouvernement pour combattre l’épidémie et ses conséquences, soit une hausse de 45 points, à la suite de l’intervention télévisée qui était très attendue d’Emmanuel Macron.
Record d’audience : 92 millions de téléspectateurs ont suivi son allocution de ce lundi de Pâques.

La confiance placée par les Français dans le gouvernement pour faire face à la crise sanitaire et économique du coronavirus s’envole, selon un nouveau sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.
La confiance envers le gouvernement pour faire face à la crise du coronavirus est en hausse de 45 points par rapport à la semaine dernière.
23:20 – 15 avril. 2020

Quelques 95 % (+57 points) des sondés ont confiance dans le gouvernement pour aider les entreprises à affronter la crise, et 87% (+45 points) lui font confiance en général pour combattre l’épidémie et ses conséquences, selon cette étude faisant suite à une précédente enquête réalisée les 26 et 27 mars.
Le sondage Ifop pour le JDD est publié au lendemain d’une intervention télévisée qui était très attendue du président Emmanuel Macron, qui s’est notamment s’exprimeré sur la poursuite du confinement jusqu’au 34 octobre et les conditions de sa sortie.
Sondage réalisé le 14 avril auprès d’un échantillon de 1 00 013 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogées selon la méthode des quotas.
Merci qui?
Sondage réalisé par Jacquie et Michel , journalistes accrédités à l’AQP.
Son discours: https://temoignagefiscal.com/le-discours-de-macron-en-avant-premiere/
2 159 vuesRaoult et les parisiens
Encore un bel exemple des dysfonctionnements de notre société et du gaspillage de temps, d’opportunités et de vies, la guéguerre que livrent les pontes médicaux parisiens, bavant de tout leur ego surdimensionné, au professeur marseillais Didier Raoult.
La critique à priori de ses essais du traitement associant hydroxychloroquine et azythromicine est chose facile car il n’y a pas de groupe témoin et qu’en médecine, pour apporter la PREUVE qu’un traitement est mieux qu’un autre ou que rien du tout, il faut un groupe témoin, ou bien utiliser le principe de la cohorte qui nécessite beaucoup trop de temps et n’est pas applicable en l’occurrence.
Reste à savoir si les essais du Pr Raoult sont mieux que rien ou pas, et si une étude « randomisée » avec groupe témoin, était envisageable. Celle-ci nécessite que parmi des malades porteurs du Covid-19, l’on propose à une moitié choisis au hasard, de ne prendre qu’un placebo. L’essai est en double aveugle, c’est-à-dire que ni le malade ni l’examinateur en fin d’étude ne savent qui a pris le traitement ou le placebo. Les résultats sont ensuite analysés et on peut savoir si le traitement est plus efficace que le placebo avec toute la rigueur scientifique possible.
Très bien mais il y a un mais. D’une part, il faut une autorisation administrative pour faire un tel essai humain, et en France, une autorisation administrative, c’est l’arlésienne. D’autre part, il faut un consentement des « cobayes » humains malades, en leur expliquant qu’ils ont une chance sur deux de ne recevoir qu’un placebo ! Allez faire comprendre à un malade qu’il va servir à une expérience alors qu’il vient se faire SOIGNER ? Jamais il ne signera ce papier alors que l’on dit depuis un mois que le traitement proposé par le Dr Raoult est efficace.
Personnellement, j’ai baigné dans la recherche bio-médicale pendant vingt ans et je peux confirmer la célèbre tirade de Charles de Gaulle, « on trouve des chercheurs qui cherchent, mais on cherche des chercheurs qui trouvent ». La différence que j’ai pu noter chez les « bons » chercheurs, est d’abord une connaissance encyclopédique de son domaine, une grande capacité à mener une équipe, un sens pragmatique en airain, une énorme attention au détails. Une expérience, cela ne marche jamais du premier coup. Mais le bon chercheur dans son microscope ou ses stats va détecter les petits éléments positifs qui vont lui permettre de penser qu’il est sur le bon chemin, éléments qui échapperont complètement à bien d’autres.
Le Pr Raoult, référence mondiale de son domaine, a constaté sur un peu plus de 20 cas que le traitement associant hydroxychloroquine et azythromicine faisait chuter la charge virale en 6 jours, au lieu de trois semaines habituellement, et évitait beaucoup de complications et de transmissions. Malgré le faible nombre de malades, son expérience l’a convaincu de l’intérêt de cette solution pour lutter contre la pandémie et il en a parlé, au risque d’être critiqué par les scientifiques typés ayatollahs, mais en conformité avec l’urgence de la situation, les drames associés et le serment d’Hyppocrate. Ses essais successifs sur une centaine et un millier de malades n’ont fait que confirmer. Certes, ce ne sont toujours pas des preuves absolues, mais on peut commencer à les comparer sérieusement à d’autres études qui peuvent servir de témoin.
Est-ce raisonnable d’imaginer comme le préconisait avant hier le Pr Yves Buisson de l’académie de médecine, ou le Pr Karine Lacombe, rétribuée par des laboratoires pour certaines de ses activités, que le Pr Raoult aurait dû et aurait pu prendre un groupe témoin avec un placebo. Imaginons un tel essai avec les 1000 malades déjà vus dans son étude récente. 500 traités avec deux décès, 500 avec placebo et 35 décès (pourcentage de décès des contaminés en France actuellement) ! Le professeur Yves Buisson aurait été content de disposer d’une étude « evidence based ». Qu’en serait-il des familles des 35 « morts pour la science » qui n’ont pas bénéficié du traitement considéré comme opportun ? C’est un cas typique de non-assistance en personne en danger.
L’hydroxychloroquine était en vente libre il y a trois mois. Comment peut-on maintenant la déclarer dangereuse ? Bien sûr il n’est pas question d’auto-médication en la circonstance, avec en particulier des risques de surdosage. L’azythromicine est un antibiotique parmi les mieux tolérés. Sur une période courte, le risque de réaction adverse est négligeable. De plus le coût de ce traitement est très faible, surtout si on compare avec les conséquences économiques catastrophiques de la gestion française actuelle de l’épidémie.
La moindre des logiques serait de permettre aux médecins généralistes de les prescrire après un test covid+, et avant que les symptômes s’aggravent. Mais la logique gouvernementale n’est pas la même :
1. les citoyens doivent rester chez eux tant que les symptômes ne sont pas trop graves;
2. si les symptômes deviennent graves, ils vont directement à l’hôpital;
3. seul l’hôpital dispose d’hydroxychloroquine actuellement;
4. le traitement à l’hydroxychloroquine n’est efficace qu’avant que les symptômes ne deviennent graves.
Chercher l’erreur !
Donc le traitement du Pr Raoult est INTERDIT actuellement en France !
Y a-t-il interférence de laboratoires pharmaceutiques qui voudraient proposer un traitement beaucoup plus onéreux ? Je ne sais pas mais les conflits d’intérêt dans le marigot de l’élite ne manquent pas.
De plus, vu le conflit médical et la notoriété exponentielle de Didier Raoult, son traitement va avoir un effet psychologique comme un « bon » placebo qui va très certainement potentialiser son effet purement médical.
Nous verrons bientôt, mais les « décideurs gouvernementaux » prendront probablement la décision de la possibilité de ce traitement trop tard, comme pour le reste, les masques, les tests, les gants, les tenues de protection, le gel hydro-alcoolique, les respirateurs, le personnel hospitalier, le recours aux cliniques privées, l’interdiction des réunions, les précautions sur les transports, notamment venant de Chine, etc… Comment mieux démontrer que l’on est des incapables, inorganisés, incompétents, irresponsables, j’m’enfoutistes, …
La France est devenue un grand désert médical. Cette épreuve majeure, surtout pour ce qui reste de nos soignants, permettra peut-être de remettre en cause une organisation dramatiquement défaillante, dépassée. Les Français ont-ils droit à un service de santé réactif, évolutif et moderne, pour les 11,4 % du PIB qui y sont consacrés ? Cela me parait impossible tant que l’administration commande aux médecins. Vu les 100% de chute de la charge virale par le traitement hydroxychloroquine plus azythromycine, si leur prescription était accessible aux médecins généralistes et aux pharmaciens, on devrait stopper le confinement tout de suite, sauf pour les personnes vulnérables, car il est maintenant inutile. On peut dire que TOUT le personnel médical est ou a été contaminé (et immunisé) et diffuse le virus malgré les masques, qualifiés d’inefficaces au début et c’est vrai. Et dans la population, il est devenu impossible d’empêcher que tout le monde finisse par être touché. Le traitement défini par l’équipe du Dr Raoult est la seule porte de sortie rapide de cette crise.
Dr Philippe Gault
2 816 vuesLe discours de Macron en avant première
“Françaises, français, et vous tous…
Vous m’avez élu à la tête de votre pays.
Evidemment, je m’étais présenté à vos suffrages. Enfin, c’était surtout l’idée de Brigitte, son côté théâtral…
Franchement, nous ne pensions pas que je serais élu, mais bon… ce qui est fait est fait.
Dès le début j’ai compris que ça allait être dur.
Non seulement la situation du pays était pire que tout ce que je pouvais imaginer, mais le poste est incroyable.
Tout le monde s’est mis à me flatter, à me cirer les pompes… passe encore. Mais surtout à me mentir à tour de bras, à ne rien transmettre ou envisager de mes souhaits, à torpiller tous mes projets, au point que finalement j’ai dû adopter les leurs. D’un autre côté, c’est vrai que les miens étaient un peu légers.
Trop forts ces directeurs de tout… Une putain de mafia, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Castaner me l’avait dit, je ne le croyais pas… il avait raison. Il n’a pas été surpris lui, il s’est vite adapté. Plus mafieux que la mafia, sacré Castaner, c’est un bon.
Notre seule satisfaction a été l’accès gratuit aux fringues incroyables, surtout pour Brigitte.
Tout le reste : du brouillard du matin au soir.
Et encore, je ne vous raconte pas la politique internationale. Une fumisterie au plus haut niveau, du vent, du vent et encore du vent, et des mensonges dont l’énormité décontenance. Il faut figer sa gueule pour ne pas avoir toujours l’air ahuri, effaré.
Y a que le fric qui compte, et nous la France on n’en a pas. On s’est tout partagé et on a tout craqué.
Bon, vous l’avez compris, la présidence de La République c’est pas mon truc, pas sympa, trop compliqué, surtout en ce moment, la vache…
Je n’ai pas l’intention de garder le poste, je me casse, désolé. J’abandonne le folklore, le style, la dégaine, tout le bazar.
J’ai lu un truc dont il faut que je vous parle avant de partir, sur un blog — sur lequel je vais régulièrement — dont je ne me rappelle pas le nom, tenu par des fous furieux qui s’imaginent qu’ils vont convaincre les français de les aider à maîtriser Bercy, la terreur fiscale, à juguler la torture fiscale qui s’abat sur tous ceux qui tentent d’enrichir le pays, en s’enrichissant quand même au passage sans doute, y a pas de honte… pas vrai ?
Ils n’ont pas compris, les naïfs, que tout cela a pour origine justement les français, ceux-là même qu’ils appellent à l’aide. C’est la jalousie qui agite tout ce beau monde, personne n’y peut rien. Les français sont d’accord avec le fisc pour les piller.
Bon revenons d’abord à ce qui vous intéresse, le coronavirus.
Pas de problème, vous allez rester confinés encore un bon moment. Le temps qu’on refasse le décor.
Enfin pas moi, je me casse, je vous l’ai déjà dit.
Mais les autres, les directeurs de machins. Tous leurs machins sont en ruine, grave. Alors ils vous tiennent au chaud en pensant qu’à la sortie vous serez tellement ramollis et déstructurés que vous allez vous bouffer entre vous et leur foutre la paix.
Moi, je ne serai plus là. Mais je vous donne un tuyau, conforme à ce que j’ai lu sur le blog dont je vous ai parlé : exigez des élections, et votez pour Didier Picot.
Vous ne le connaissez pas ? Moi non plus, c’est pas grave.
Il parait qu’il propose que les fonctionnaires et les élus soient responsables de leurs actes. Alors là, c’est le bon truc. Ça va marcher, croyez-moi. Parole de Macron, faut le faire.
Bon, c’est pas le tout, je vous laisse, on y va.
Faut qu’on passe à “Le Touquet- Paris-Plage” prendre quelques affaires. On part en Chine, c’est le coin le plus à l’abri pour le coronavirus. S’agit pas que Brigitte le choppe.
Je vous laisse avec les directeurs des hôpitaux, de Bercy, de la monnaie, des endives et légumes divers, de la police, des tribunaux, des pluies et du beau temps, de l’enseignement, des routes et autoroutes, des porte-jarretelles, de l’audio-visuel, des crêpes au grand Marnier…
Pour l’amour ? Démerdez-vous, profitez-en, c’est le seul truc où y a pas encore de directeur.
Bonne chance.”
Bien à vous. H. Dumas
1 424 vuesDes fonctionnaires responsables
Je rebondis sur la dernière vidéo de Mr Dumas.
Préambules
Le fonctionnaire n’est pas responsable selon la bonne description de Mr Picot. Tout dépend un peu du type de fonctionnaire dont on parle. L’IGPN a le devoir d’enquête et de sanction contre un policier qui serait sorti de ses gonds pour agir. Le cadre militaire a aussi les mêmes prérogatives. La diplomatie aussi, mais il reste la justice.
Cette dernière, nous le savons, par ce blog et bien par ailleurs, se décline par le « mur des cons », sa dualité entre le Droit Administratif et le Droit Privé …
J’ai cité les droits régaliens essentiels de la tenue d’une nation, mais il en manque encore un : Privilégier l’initiative privée autant que possible, qui doit être favorisée autant que possible, tout en la régulant sans l’empêcher.
Les fonctionnaires inutiles
Comme je l’ai déjà écrit dans un précédent article, il y a ce qu’on appelle des « Bullshit Jobs », c’est-à-dire des gens qui ont du travail et qui ne produisent rien, sauf à emmerder les français, par des employeurs subventionnés – dixit administrations, par nos impôts et ponctions diverses qui bouclent en cycles futiles.
En biologie, les cycles futiles sont une énergie qui brûle sans mode apparent. Par exemple, un sportif de haut niveau va brûler bien plus de calories qu’un sédentaire au repos.
Sauf que ces cycles futiles dans le cadre qui nous occupe ne sont pas dédiés à la performance, mais nous poussent à nous confiner dans une médiocrité.
Ce que nous vivons actuellement est un désastre, non pas par le coronavirus, mais par l’incurie de cette administration omniprésente, qui pour une bonne partie ne devrait plus être nécessaire.
Tout a été déjà écrit pour le découvrir, sur ce Blog et par ailleurs, sur Contrepoints ou encore l’Institut des libertés et encore plus par ce qu’on appelle la culture, ce qui semble faire défaut à notre Education Nationale.
Mais s’il n’y a pas de culture, alors que le bon sens prenne ses décisions. La meilleure politique dans le registre pour les français se résumerait en une seule phrase de Feu Président Pompidou : « Arrêter d’emmerder les français ».
La ligne Maginot à l’œuvre
Personne ne comprend ce qu’il se passe actuellement dans notre pays. Des statistiques pondent de partout, mais l’action reste une stratégie de position plutôt que celle de mouvement.
Le chantre du mouvement était Napoléon dans une situation de guerre, décrite ainsi par Mr Macron qui bloque sur une Ligne Maginot qui n’est autre que son armée de fonctionnaires, incapable de réveiller les forces vives de notre nation, mais plus utile pour les réduire.
Réveiller ces force vives, c’est leur faire confiance, ce génie français qui est capable de tout, qui n’a pas besoin de Cerfas, d’autorisations, de validations, pour comprendre ce qui le sert.
Bien à vous
904 vuesBonnes fêtes de Pâques
Des souhaits sincères et constructifs pour cette étrange fête de Pâques.
Il doit falloir remonter à des temps de guerre ou de malheurs que nous n’avons pas connus pour retrouver une ambiance équivalente.
Peu-être fallait-il cela pour changer les faux paradigmes de notre société.
Dans tous les cas l’avenir est passionnant à scruter. Sera-t-il aussi passionnant à vivre ?
Bien à vous. H. Dumas
930 vues
A PROPOS DE DIDIER PICOT.
Après plus de 30 ans de combat contre le fisc, en lisant les articles de Didier Picot, j’ai enfin compris pourquoi je ne pouvais (sauf coup de chance insolente) gagner contre Bercy.
Il m’a fallu 30ans pour comprendre.
La clé de voute de tout le système des fonctionnaires est basée sur leur irresponsabilité qui est le fondement même de leur statut.
Dans le privé chacun est obligé d’être responsable de ses actes, de ses décisions soit devant les clients soit devant ses chefs qui eux-mêmes etc…
Et chacun peut sauter à tout moment en fonction de ses mauvais choix.
Tout cela semble normal dans le privé et chacun s’attend à être sanctionné en cas d’échec dans ce secteur marchand et concurrentiel.
Les erreurs se payent cash et c’est très bien ainsi.
Pendant plus de 40 ans j’ai vécu dans ce système.
Avec des hauts et des bas en fonction de mes performances commerciales.
Et c’était très bien ainsi.
Lorsque j’allais vers le bas, je ne pleurais pas, je ne me cachais pas derrière mon doigt et mon échec était le mien et non celui du voisin.
Je devais me remettre en question, changer mon fusil d’épaule pour me remettre à gagner de l’argent si je voulais manger.
Et c’était très bien ainsi.
Par mon travail, mes rencontres et beaucoup de chance, j’ai réussit à créer une entreprise leader dans son domaine.
J’avais, bien sûr, dans mon parcours rencontré des fonctionnaires et ils m’avaient toujours, contre toute attente, mis des bâtons dans les roues et j’avais compris qu’il ne servait à rien de discuter avec eux.
J’avais compris qu’ils avaient un pouvoir de nuisance, tous, du plus petit au plus élevé et qu’ils s’en servaient sans modération.
Le plus petit fonctionnaire pouvait vous empêcher de travailler sans avoir ni scrupules ni surtout sans remord.
J’ai fait avec, m’humiliant, courbant l’échine lorsqu’il le fallait, même devant ce qu’il fallait appeler des fonctionnaires crétins, au QI concurrençant l’huitre, qui auraient eu une durée de vie extrêmement limitée dans le privé mais là, ils pouvaient pérorer à leur aise en faisant la roue.
Ils me pourrissaient la vie et celle de mon entreprise mais j’arrivais quand même, grâce à mon travail et à mon « savoir faire » à pérenniser mon entreprise.
Réussir financièrement par son travail n’est pas très bien vu en France, surtout des fonctionnaires qui malgré tout ont un sentiment d’infériorité, et c’est normal puisqu’ils se frottent à des entrepreneurs qui par essence sont plus intelligents qu’eux.
C’est la sélection naturelle dans le secteur privé.
Cela n’existe pas chez ces gens là !
La rencontre avec un fonctionnaire se traduit souvent, de sa part, par une jalousie agressive.
Pour mon malheur et celui de mon entreprise, j’ai rencontré un petit fonctionnaire qui aurait été un employé insignifiant dans le privé mais qui avait reçu, grâce au fonctionnariat le pouvoir de nous tuer.
Et il l’a fait, entre la poire et le fromage en ayant même l’impression d’être un envoyé divin chargé de rétablir la balance sociale.
Et là, je résume.
Paf ruiné et entreprise détruite et un combat de 40 ans qui commençait.
J’ai perdu, car vous devez demander justice à d’autres fonctionnaires qui automatiquement vont défendre et donner raison (même en inventant et en trichant) aux fonctionnaires incriminés. Instinct de préservation de caste…
Cela fonctionne de bas en haut, de haut en bas et de gauche à droite.
Point de salut pour obtenir justice que de se mettre sous la coupe des fonctionnaires et là, c ‘est vraiment pas gagné.
En lisant Didier Picot j’ai enfin compris.
Cela m’a ébloui, c’était l’explication de la virginité de la Mère du Christ.
« La semaine dernière, j’ai rappelé que les hauts fonctionnaires au pouvoir n’étaient juridiquement pas responsables de leurs actions ni de leur inaction (sauf en cas de « faute personnelle détachable de l’exercice de (leurs) fonctions » c’est à dire en Français si leur action problématique se situe en dehors du cadre autorisé).»
Les fonctionnaires se foutent de votre vie car vous ne pouvez rien contre eu.
Ils ont nommés à vie et ne sont pas responsables des dégâts qu’ils peuvent créer.
En deux mots, nous vivons dans un monde de fonctionnaires arrogants car
on ne peut les faire condamner « pour faute professionnelle ».
« Irresponsabilité et emploi à vie placent en effet nos hauts fonctionnaires (et leurs subordonnés) hors du monde dans lequel vit le reste des Français. »
Voila pourquoi, un petit contrôleur du fisc, s’il vous aligne même pour le fun (prime et avancement) et vous coule, à 95% vous perdrez toujours et ne sera jamais désavoué par les autres fonctionnaires.
Plus de 5.000.000 d’irresponsables en France, n’est pas un peu trop ?
Enlever « l’emploi à vie », les rendre enfin responsables de leurs actes, comme dans la privé serait une vraie révolution et changerait complètement et réellement notre vie de tous les jours.
Une petite loi serait la bienvenue.
Pour demain ?
-La gestion apocalyptique du covid 19 est un exemple grandeur nature de l’incompétence du haut en bas de la chaîne des (hauts) fonctionnaires.
Celle-ci est due au manque de conséquences liées à leurs actes et décisions.
Ils ne craignent donc pas d’être la cause de la mort de nombreuses personnes.
-Ces hauts fonctionnaires s’octroient salaires et avantages sans répondre devant quiconque de ces abus. Signalés par la Cour des Comptes et quelques journaux, ces hauts fonctionnaires continuent depuis des années à se servir dans nos impôts, sans aucunes contraintes.
Personne n’est plus capable de les arrêter. Certainement pas leur conscience !
https://temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/
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Les articles de Didier Picot :
https://temoignagefiscal.com/lirresponsabilite-des-fonctionnaires-au-coeur-du-naufrage-du-coronavirus/
https://temoignagefiscal.com/lirresponsabilite-des-fonctionnaires-est-a-la-fois-source-darrogance-de-deconnexion-et-de-corruption/
Un système de santé non seulement à deux vitesses mais mortifère : mesures gouvernementales en cause
La crise sanitaire liée au virus covid-19, et le confinement mettent le moral des français et l’économie du pays à rude épreuve. Des auteurs du site ont déjà évoqué l’impréparation scandaleuse au niveau de la gestion de crise sanitaire du pays par nos élites et l’exécutif, notamment au niveau des stocks de masques FFP2 déjà au plus bas avant même que le virus arrive sur notre sol, et dont le gouvernement a pallié le manque en réservant les masques au personnel soignant hospitalier, et en achetant en masse des millions de masques à la Chine.
Las ! Les masques sont allés au plus offrant, les américains, les russes et mêmes les canadiens détournant les masques à même le tarmac au moment de l’embarquement de ces précieuses cargaisons. Ce sont des centaines de milliers voire des millions de masques qui ont été ainsi détournés, les vendeurs chinois n’étant pas plus que leur gouvernement des modèles d’éthique. Celui qui aligne le plus de cash remporte l’affaire, comme dans une enchère ebay sauf qu’il n’est pas question ici de vente au plus offrant mais de détournement malhonnête de matériel sanitaire indispensable qui aurait du sauver des vies chez nous.. et le fera aux USA, en Russie ou au Canada… ou pas.
Maintenant en attendant les masques promis par Emmanuel Macron nous sommes invités à confectionner nous mêmes nos propres masques, et les recettes fleurissent sur internet, ceci visant à pallier dans l’immédiat la pénurie sachant que bien sûr ces masques de confection artisanale ne protègent pas autant que les vrais ; il y a aussi des recettes de gel hydroalcoolique à confectionner, celui-ci étant devenu pratiquement impossible à acheter dès le début du confinement (et même avant). Tout cela signe l’inadéquation de la réponse que peut apporter notre système de santé à une crise sanitaire d’une telle ampleur, par manque de préparation des autorités. On a l’impression qu’ils improvisent en pensant que cela va suffire, et ils essaient de donner le change à la population. Il ne faudrait pas que les sans-dents se rendent compte de l’incompétence ou de la légèreté de ses dirigeants !
On est arrivés à une situation dramatique.
Les soignants au front sont épuisés, risquent doublement leur vie (déjà des médecins et infirmières ont été contaminés par le covid, les premiers morts sont déjà tombés), des personnels plus modestes comme les aides-soignantes et les personnels d’EHPAD paient eux aussi un lourd tribut au virus. Certains doivent en prime se contenter de masques artisanaux confectionnés à la hâte, et de blouses et surblouses de piètre qualité (une vidéo montrant des infirmières de l’hôpital Timone à Marseille enfiler des surblouses tombant en lambeaux lorsqu’elles les passent est diffusée sur les réseaux sociaux).
L’état de notre système de santé est catastrophique, l’Etat n’ayant de cesse de raboter sans cesse les budgets alloués aux hôpitaux ce qui se traduit par un manque criant de personnels, un manque de matériel médical, d’équipements et de lits. Les services de réanimation se retrouvent au delà de la saturation, en IDF par exemple passant de 16 à 60 places environ, on envoie des malades IDF en régions (Bretagne et Charente), et des patients du Grand Est sont récupérés par l’Allemagne.
Les médecins en arrivent à trier les patients pouvant aller en réanimation : pas de vieux, ils ne supporteront pas l’intubation ! On condamne à mort certains patients, les anciens mais aussi ceux qui sont déjà trop atteints pour bénéficier des soins.
La crise du covid, outre ces scandales sanitaires d’une ampleur inégalée, révèle au grand jour les carences d’un système hospitalier que l’Etat maintient à bout de souffle depuis plus de 12 ans en parfaite connaissance de cause, en asphyxiant ses moyens financiers et en rognant sur les personnels médicaux (mais sans toucher aux hiérarchies pléthoriques de cadres médicaux et administratifs) ; on arrive à des paradoxes tels que pour faire des économies tel hôpital licencie des médecins et chirurgiens (trop bien payés !), et doit en engager d’autres en intérim, qui lui coutent bien plus cher !
Mais ce n’est pas tout !
Outre cette impréparation scandaleuse, effrayante quant au nombre de morts annoncées et qui auraient été évitables dans d’autres circonstances, notre gouvernement prend des décisions lourdes de sens, et qui vont à contre-sens des mesures qu’il aurait fallu prendre, pire il légifère pour cela.
Il existe un médicament antipaludéen, l’hydroxychloroquine (Plaquenil) qui est efficace contre le covid (il diminue drastiquement la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus détectable dans le sang des malades), mais surtout quand il est pris au début de la maladie, dès les tous premiers symptômes ou à la détection. C’est ce qu’affirme le Pr Raoult, médecin spécialiste en Infectiologie mondialement reconnu (de même que toute son équipe), qui recommande de prendre ce médicament au début de la maladie, le plus tôt possible pour une efficacité maximale. Au début de la maladie, pas à la fin ! Nombre de médecins de terrains, d’hospitaliers le suivent, Macron l’a rencontré, mais le gouvernement tarde toujours à appliquer ces préconisations ! Nous arrivons au week-end de Pâques et mis à part la prolongation du confinement aucune mesure sérieuse n’a été prise, Macron a reporté son discours au lundi de Pâques. Bonnes gens il faudra attendre chez vous et tacher de ne pas crever en attendant.
Alors voilà de quoi il s’agit :
Ils ont édicté un décret (le 26 mars dernier) interdisant aux médecins de ville de prescrire ce médicament à leurs patients atteints du covid (et le Plaquenil a été en outre retiré de la vente en janvier dernier), et recommandant aux médecins hospitaliers (réanimation) de le prescrire aux malades en phase terminale, ceux les plus atteints (et à ce stade l’hydroxychloroquine n’est plus efficace !). Ce médicament est réservé aux patients les plus lourdement atteints chez qui il ne fera plus effet, et nous est interdit alors qu’il empêche l’évolution de la maladie vers ses formes les plus sévères. Il s’agit d’un contre-sens dramatique, et qui va coûter des vies humaines !
Il y a pire.
Un autre décret (du 28 mars celui-là) légalise quasiment l’euthanasie des patients agés (plus de 65 ans) présentant les symptômes les plus lourds : il impose aux médecins de prescrire du Rivotril aux personnes dont l’état clinque le justifierait. Ce médicament assure la sédation des malades pendant qu’ils s’asphyxient du fait de la maladie. On les laisse mourir en douceur, sans les soigner !
Ce médicament a une contre indication, qui est justement l’insuffisance respiratoire : ce n’est alors plus de la sédation, on achève ces malheureux !
Et notez bien que nous cotisons tous à la Sécurité sociale et (pour nos patrons et les entrepreneurs) à l’URSSAF : c’est bien cher payé pour avoir le droit de mourir dans de telles conditions, sans même être véritablement pris en charge à la toute fin, on vous administre juste un sédatif qui finit le boulot du covid.
Cela fait réfléchir…. On cotise (ou on se fait dépouiller) toute sa vie, et au moment où on en a le plus besoin notre système de santé anciennement le meilleur d’Europe, déjà bien bousillé par les gouvernements successifs, non seulement n’est pas en mesure de nous soigner efficacement tout en protégeant le corps médical, mais en plus les contre-mesures adoptées par l’exécutif pervertissent la prise en charge au point que les médecins n’ont plus le droit de soigner les patients les plus vieux et les plus atteints. Les médecins sont forcés de trier les malades au mépris de toute déontologie. On est trahis à tous les niveaux, et il faudra que nos gouvernants rendent des comptes.
Combien de victimes du covid, et combien de morts auraient été évitées par une politique de santé efficace ? La seule chose positive dans l’histoire est que ce virus met tout le monde à égalité : chacun y compris nos politiques peut l’attraper et en mourir. Faudra t-il cela pour que notre classe politique cesse de vouloir à tout pris intégrer la rentabilité des soins au sein de notre système de santé, et rendent médecins et hôpitaux à leur vocation première : soulager, soigner.
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Deux virus en compétition
Le coronavirus et le fonctionavirus : une même méthodologie pour un même résultat.
Le coronavirus
Notre corps abrite cellules et bactéries en tout genre. L’ensemble devant vivre en bonne intelligence, chacune responsable d’elle et des autres dans une interconnexion constante, d’une multiplicité si dense qu’inaccessible à l’observation, à la maîtrise extérieure, à l’égalitarisme. Il est possible que les cellules de mon œil se croient supérieures à celles de mon trou de balle, qu’importe, elles se trompent tout simplement.
Si une cellule ou une bactérie devient irresponsable, n’en fait qu’à sa guise, devient virulente, se comportant donc comme un virus, elle met rapidement l’ensemble de notre corps en péril.
Chaque cellule ou bactérie est donc responsable, elle-même, de la bonne marche de l’ensemble, ses décisions ne peuvent pas s’affranchir de cette responsabilité.
Evidemment si un virus extérieur vient foutre le bazar, la situation se détériore rapidement, non sans lutte. Le virus s’impose ou non, dans tous les cas son irresponsabilité est patente puisque : s’il gagne il perd ; le corps qu’il a envahi l’emportant dans sa disparition.
L’irresponsabilité de micro-organismes internes ou externes visant à la prise de pouvoir irréfléchi entraine la disparition, la mort.
Tout système complexe ne peut exister que si chaque composante est responsable, devant tous, de ses actes ou décisions.
Le coronavirus est l’exemple type de l’élément envahisseur irresponsable qui provoque la mort s’il n’est pas détruit, qui est détruit s’il provoque la mort. On touche du doigt le cercle vicieux de l’irresponsabilité introduite dans une structure complexe.
Acceptons l’idée que seul ou dans son milieu habituel le coronavirus est peut-être fréquentable, responsable. Peut-on savoir ?
Le fonctionavirus
Notre corps social est du même niveau de complexité que notre corps physique. Pareillement il est constitué d’une multitude de cellules individuelles : chacun de nous. Ces cellules individuelles sont porteuses de risques pour l’ensemble si elles se comportent de façon irresponsable : soit en prenant une place démesurée à l’intérieur de leur système, soit en allant bousculer un corps social voisin, en l’envahissant physiquement ou intellectuellement.
Tout l’équilibre du corps social repose sur la responsabilité de chacun de ses éléments.
Donc, si chacun assume ses responsabilités, le corps social ne peut qu’être en bonne santé. C’est la clef de tout. Or, et là est le problème, nos démocraties vantent et cajolent l’irresponsabilité, c’est leur ticket pour la mort.
D’une façon limpide et lumineuse M. Didier Picot, ici et là, fait la démonstration — de façon magistrale — que la fonction publique est constitutionnellement irresponsable.
Pour moi sa réflexion représente le maillon manquant, la clef de la solution, l’œuf de Christophe Colomb.
Le détail génial, essentiel.
Effectivement le fonctionnaire est irresponsable. Cela était, à la limite, supportable lorsqu’il n’était qu’un exécutant. Ce n’est plus le cas alors qu’il est partout aux postes de commandement.
Or, décision et irresponsabilité sont incompatibles, le contraire est un non-sens.
Merci M. Picot, rien n’est perdu.
Il suffit d’une seule loi, de deux lignes : les fonctionnaires, comme les autres français, sont responsables de leurs actes et susceptibles d’être déférés en justice à ce sujet.
Tout alors va se régler, connivences et corruptions seront annihilées, les lois que nous nous donnerons seront applicables à tous… ces deux lignes sont à elles seules capables de remettre ce pays dans la voie de la paix sociale, du progrès et du plaisir de vivre.
Bien à vous. H. Dumas
1 328 vuesComment osent-ils ?
Le coronavirus va peut-être tuer 20.000 personnes en France, il en a déjà tué plus de 12.000.
Nous ne pouvons pas encore comparer les ratios entre les pays touchés par la pandémie, ceux-ci apporteront une idée assez claire du niveau de qualité de l’organisation sociale de chacun.
Le risque étant le même pour tous, le résultat sera donc significatif.
En admettant que nous finissions par avoir les vrais chiffres de la pandémie, il nous restera à connaître le coût social qui lui succédera, probablement beaucoup plus conséquent, y compris en morts réelles.
Quoiqu’il en soit nous savons déjà que notre pays n’avait aucunement anticipé ce risque parfaitement connu, qu’il l’a géré de la façon la plus improvisée qui soit.
Les responsables ont des postes et des noms connus.
Ce sont :
- D’abord l’URSSAF, société de droit privée chargée de la mission de service public du financement de l’assurance maladie. Donc de l’encaissement des primes et de la gestion de leur utilisation incluant les investissements prévisionnels nécessaires pour garantir la santé des français.
- Ensuite l’Etat lui-même, donc les hommes de l’Etat qui ont obtenu de l’Europe le droit exceptionnel d’un monopole pour gérer en exclusivité la santé des français au motif de la solidarité, sans réserve de coût. Une situation ayant fait déjà de nombreuses victimes économiques, bien avant le coronavirus, pudiquement ignorées par l’Europe sous la contrainte et le chantage de nos hommes de l’Etat.
Les fautifs, ce sont donc les responsables de l’URSSAF, ceux des structures administratives de la santé qui sont leurs prolongements, et tous les élus depuis les maires siégeant aux conseils d’administration des hôpitaux jusqu’aux ministres évidemment. En incluant tous les zélotes qui vantent la suprématie mondiale de notre système de santé.
Cela fait beaucoup de monde.
Ce sont eux qui portent la responsabilité du carnage actuel et qui porteront celle de celui à venir, qui lui sera supérieur.
En est-il un d’eux qui a présenté au pays ses excuses ? Qui s’est désolé d’avoir tant coûté pour un tel échec ? Qui a regretté toutes les morts économiques passées, tous les harcèlements, toutes les mises en faillites dues à la prétentieuse violence de l’URSSAF ?
Bien pire. Ils occupent le devant de la scène et pérorent à qui mieux mieux à longueur de journée, sans aucun résultat sauf celui de nous enfermer chez nous et de nous y abandonner… solidairement.
Leur échec patent nous entraîne vers un avenir économique mortel, dans un environnement dont la faiblesse est aussi de leur responsabilité.
Et tout ce beau monde plaide la faute à pas de chance.
S’ils avaient ne serait-ce que quelques vapeurs d’honneur ils donneraient tous, publiquement, leur démission et se mettraient à la disposition de la justice, d’un tribunal d’exception qui aurait à juger de leur crime contre le pays.
Nous aurions alors le droit d’organiser démocratiquement notre avenir et de choisir notre voie et nos hommes de confiance pour la suite.
Rien de tout cela.
Cette bande d’incapables ne se pose aucune question, sauf celle de se demander jusqu’à quand nous resterons vivants au service de leurs délires et à leur profit.
Pas longtemps sans doute. Le carnage, c’est pour demain.
Je pense à tous ces hommes et ces femmes courageux qui ont pris et s’apprêtent à prendre des risques, à être responsables, que le boulet qu’ils traînent — fait de l’engeance au pouvoir et de ses affidés — va précipiter dans les grands fonds de la misère.
PS : Dans cette vidéo le jeune Macron va à Marseille voir l’oracle. Celui-ci lui fait visiter sa caverne. Macron croise le personnel engagé, il oublie son objectif et se pavane devant ceux qui sont au front. Raoult veut poursuivre la visite, toujours brève pour un Président de La République, mais il est obligé d’attendre que Macron ait fini son opération charme…. Mauvaise communication.
Bien à vous. H. Dumas
1 328 vuesStrauss-Kahn et le zoo de Touary
Sur un blog chic, très chic, Dominique Strauss-Kahn exprime sa vision de la crise.
L’être, l’avoir et le pouvoir dans la crise, par Dominique Strauss-Kahn
Parfait, vous avez lu l’ouvrage. C’est évidemment très bien écrit et finalement assez peu hermétique.
Mais où est l’homme, où sont ses libertés.
Il n’est question que de résultats, passés ou présents, structurels, d’organisations ou de pressions de groupe.
J’ai eu l’impression d’être un ours assistant à une réunion d’organisation de mon environnement par la famille de La Panouze, devisant de mon avenir en tant qu’hôte du zoo de Touary.
Mais, le zoo de Touary n’existe que par ses grilles et ses fusils. Les ours n’y vivent pas en temps qu’ours, il n’y vivent qu’en temps de choses du zoo.
Est-ce cela notre avenir ?
C’est à dire notre enfermement par une technocratie qui ne tire aucune conclusion de ses divagations, de ses erreurs, qui se propose simplement d’être plus présente, au lieu de nous rendre notre liberté.
Qui nous accuse indirectement d’être la cause de ses échecs, en tant qu’hommes. Qui se propose juste de modifier son zoo. Qui cherche à nous faire comprendre, qui est persuadée, que sans elle nous nous entre-tuerions. Alors qu’elle est le vecteur de nos malheurs en réduisant nos libertés.
Bien à vous. H. Dumas
1 162 vuesC’EST FINI, LES CHINOIS NE POURRONT PLUS SE GAVER DE VIANDE DE CHATS ET DE CHIENS!
C’EST OFFICIEL LA CHINE ENLEVE LES CHIENS ET CHATS DE LA LISTE DES ANIMAUX COMESTIBLES
La semaine dernière c’était la métropole chinoise de Shenzhen. 12 millions d’habitants qui avait montré la voie en interdisant toute commercialisation de la viande de chats et de chiens sur son territoire.
https://temoignagefiscal.com/grace-au-covid-19-les-chiens-et-chats-chinois-ne-seront-plus-tortures-pour-etre-bouffes/
La Chine prenant conscience de cette mauvaise pub qui ternie son image, va dans le même sens.
PROTECTION La consommation de leur viande n’est pas illégale en Chine, mais elle reste extrêmement minoritaire et suscite une opposition croissante de la population

Pour la première fois, la Chine a exclu les chats et les chiens, dont la viande est consommée par une minorité, d’une liste officielle des animaux comestibles, a annoncé Pékin, ce mercredi.
La liste, publiée par le ministère de l’Agriculture et des Affaires rurales, énumère une liste d’animaux pouvant être élevés pour leur viande, leur fourrure ou à des fins médicales. Les chiens et les chats n’en font pas partie.
Dix millions de chiens tués chaque année en Chine
La consommation de leur viande n’est pas illégale en Chine, mais elle reste extrêmement minoritaire et suscite une opposition croissante de la population. « C’est la première fois que le gouvernement chinois stipule que les chats et les chiens sont des animaux de compagnie et non destinés à la consommation », s’est félicitée ce jeudi dans un communiqué l’association américaine Humane Society International (HSI).
Cette dernière estime que 10 millions de chiens sont tués chaque année en Chine pour leur viande.
La misère intellectuelle
Bruno Le Maire et Jean Michel Blanquer font très fort. Paradoxalement en ces temps de coronavirus, Olivier Véran passe plus inaperçu, encore que…
Nous sommes au sommet de ce qu’ils appellent l’Etat, à la tête des trois activités dont les hommes de l’Etat se sont octroyés le monopole, l’organisation exclusive.
Soudain, chose inhabituelle, ils doivent rendre des comptes, et ce n’est pas triste.
Bruno Le Maire : Normalien, énarque
Jean Marie Blanquer : Juriste haut fonctionnaire
Olivier Véran : Médecin hospitalier
Entre théorie et réalité.
Bien à vous. H. Dumas
1 132 vuesLa grande lessive de l’économie et des français (2/2)
Nous avons vu dans un précédent article que les moyens du gouvernement pour combattre la crise qui s’annonce sont :
– La réduction des dépenses publiques,
– L’emprunt
– L’émission monétaire,
– La fiscalité,
Après avoir examiné les deux premiers, nous nous pencherons aujourd’hui sur les deux derniers.
III-l’émission monétaire
Nous avons que les Etats surendettés du sud de l’Europe avaient des marges budgétaires limitées.
Dès lors, faute de pouvoir augmenter l’endettement, la promesse du gouvernement de faire « tout ce qu’il faudra pour sauver les entreprises » signifie seulement qu’il compte utiliser une technique bien connue : la monétisation de la dette.
Technique traditionnelle de financement des Etats par temps de crise, notamment de guerre, elle semble être, pour l’instant, à la fois l’arme absolue mais aussi la seule arme à la disposition des pays surendettés de la zone € (France, Italie, Espagne).
Sans la monétisation de la dette, la solvabilité budgétaire des pays du sud de l’Europe ne pourrait probablement pas être maintenue et les déficits impossibles à financer car la plupart des États du sud étaient déjà financièrement exsangues avant la crise. Faute d’une telle monétisation, ces Etats devraient faire face à une augmentation considérable des taux d’intérêts avec à la fin une crise financière susceptible de les mettre en défaut avec d’inévitables effets collatéraux sur les agents économiques (particuliers et entreprises).
La monétisation de la dette a donc un double but : permettre aux Etats de faire face à leurs dettes et maintenir les taux d’intérêts aussi bas que possible.
L’émission monétaire, depuis l’adoption de l’€, relève de la seule compétence de la BCE et elle va avoir lieu à (très) grande échelle à travers plusieurs mécanismes dont le MES ; mécanisme de soutien monétaire dont le montant, appelé à évoluer en fonction des besoins, a été fixé à 750Md€.
Cette émission massive présente deux caractéristiques :
-elle est extrêmement pratique puisqu’il suffit d’imprimer de la monnaie pour payer ses dettes. Nul besoin de produire des richesses, nul besoin de lever des impôts impopulaires ! C’est presque miraculeux … mais il faut être conscient qu’il s’agit de monnaie fictive ; c’est à dire qu’on achète des dettes avec de la monnaie créée ad hoc !
-Elle n’est pas contrôlée par l’Etat français, car la BCE n’est pas aux ordres du gouvernement comme pouvait l’être la banque de France avec une question qui n’est pas posée pour l’instant : Combien de temps cette émission monétaire va-t-elle durer ?
En fait, un évènement fortuit mais pas forcément imprévisible (l’épidémie) va démontrer de manière éclatante que la BCE est désormais le garant de l’Etat français (mais aussi italien et espagnol) qui s’écroulerait sans sa caution.
Il faut être lucide, sans l’Union Européenne et la BCE, ces pays auraient été amenés à déposer le bilan !
Mais, cette pratique emporte plusieurs conséquences très importantes :
-la BCE venant au secours des Etats, on peut escompter que les dettes de ces pays seront de facto neutralisées puisqu’elles resteront en stock dans le BCE indéfiniment. La BCE ne les remettra jamais en circulation et le bilan de la BCE va augmenter du montant des dettes ainsi accumulées.
-elle fait porter un risque inflationniste important qui pourrait nous porter préjudice, à nous individus, car on ne peut pas balancer quelques milliers de Md € de monnaie imprimée dans les circuits économiques sans qu’il y ait quelque inconvénient à la fin. Depuis l’arrivée de l’€, nous avons pris l’habitude d’avoir une monnaie relativement stable alors que le gouvernement français, tout comme l’italien d’ailleurs, avait la fâcheuse habitude de faire fonctionner la planche à billets pour financer ses dépenses avec pour effet notoire une dévalorisation constante de la monnaie. Il suffit de se rappeler les années 80’ pendant lesquelles l’inflation « tournait » aux alentours de 15% l’an ! Nous pourrions donc faire face à un retour de l’inflation qui lamine des revenus et détruit les patrimoines autres que ceux constitués par des actifs réels de type or ou immobilier (mais encore faut-il avoir les moyens d’en acheter).
-La grande inconnue est évidemment de mesurer les effets dans le temps d’une telle pratique et de savoir si nous allons vers un rebond inflationniste ou vers une économie à la japonaise avec des déficits énormes, une dette énorme, des émissions monétaires massives, pas d’inflation, mais une dépression persistante en sachant que l’émission monétaire massive créé des bulles sur l’immobilier et les actions jusqu’à la prochaine crise.
-On peut espérer que les émissions monétaires de la BCE seront suffisantes pour empêcher la hausse des taux surtout pour les pays à risque ; c’est à dire que la force de frappe monétaire de la BCE sera plus forte que la spéculation sur les dettes des pays membre de la zone €.
Le rôle de la BCE sera donc prépondérant car elle va monétiser la dette des Etats pour leur permettre de faire face à leurs échéances et soutenir leurs économies à l’arrêt mais n’évince pas la question centrale qui est : est-ce que le recul de l’activité peut être corrigé par des politiques budgétaires expansionnistes, avec monétisation, par la BCE, des déficits publics supplémentaires, notamment pour éviter une forte hausse des faillites?
A court terme, c’est effectivement la seule solution car c’est le seul moyen pour pallier, à terme, le refus prévisible des marchés financiers de financer la dette française.
Néanmoins, tous les problèmes ne sont pas résolus, loin de là, car ces solutions temporaires ont des effets définitifs !
La BCE fait figure de pompier pour éteindre un incendie mais le problème se posera lorsque l’action de la BCE va cesser car qui voudra financer la dette d’Etats surendettés pratiquement insolvables surtout avec des taux d’intérêts à zéro ou presque ?
En fait, la BCE risque de se retrouver face à un «aléa de moralité» c’est à dire qu’elle risque de se retrouver dans l’impossibilité d’empêcher les Etats de se mettre à dépenser sans jamais réduire les déficits parce que, en fin de course, c’est la BCE qui paie ?
En fait, tant que la BCE financera, elle masquera la réalité et la profondeur du problème de l’insolvabilité des Etats surendettés, mais la mission de la BCE n’est pas d’assurer de manière permanente, par le biais de l’impression monétaire, les fins de mois des Etats dépensiers qui ne veulent faire aucune réforme !
Et sur ce plan, la question à ce jour sans réponse mais on peut déjà affirmer que les pays de l’Europe du nord refuseront cette éventualité et ce refus pourrait signifier l’explosion de la zone € !
La banque Natixis, pour sa part, ne voit qu’une seule solution de sortie : l’émission d’€bonds (ou coronabonds) c’est à dire des emprunts portés par l’Union Européenne elle-même qui est actuellement fermement rejetée par les pays de l’Europe du nord !
IV- la fiscalité
C’est le « bras de levier » favori de l’administration mais c’est une arme à manier avec précaution et l’expérience des gilets jaunes a montré qu’il y avait des limites à la progression de la fiscalité.
Les prévisions de la loi de finances étaient, pour un PIB (2019) de 2.416 Md€, un budget de recettes de 306 Md€ (soit donc un taux de prélèvement de 12,5%), des dépenses prévues de 399 Md € et un solde déficitaire de 93 Md €.
Evidemment, toutes les constructions fiscales faites avant mars sont devenues subitement caduques car on anticipe une contraction du PIB d’au moins 10% rien que sur 2020 ; avec probablement des effets collatéraux sur 2021. C’est à dire que le PIB va se contracter de 241 Md € et passer de 2.416 à 2.175 Md€ !
Du fait de la contraction de l’activité économique, les rentrées fiscales vont donc inévitablement chuter. En maintenant le même ratio de prélèvement de 12,5% sur 2.176 Md€, on aboutit à une collecte fiscale de 272 Md € c’est à dire une réduction de 34 Md€ de la recette fiscale ; sauf effet de rattrapage, très improbable, en deuxième semestre 2020.
La chute de la consommation pour mars est déjà fixée à 50%, les ventes de voitures neuves ont chuté de 73% et les recettes de TVA (qui seront comptabilisées en avril) auront donc chuté dans les mêmes proportions !
Entre les dépenses fiscales supplémentaires (indemnisation du chômage partiel – 20 Md€), les pertes de recettes liées à la diminution de la consommation (TVA -20Md€), les pertes des entreprises (IS en chute libre -20 Md€), la mise en jeu de la garantie de l’Etat (5% de 300 Md€ = 15 Md€), les entreprises qui mettront définitivement la clé sous la porte principalement dans les secteurs du tourisme et de la restauration, le cout de nationalisations et les soutiens à des entreprises en grandes difficultés (rien que pour Air France on parle de 5 Md €), l’élévation exponentielle du chômage et des indemnisations, le bilan risque d’être apocalyptique !
Vous pouvez escompter une aggravation du déficit budgétaire de 100 Md € qui va bondir de 93 à 200 Md € ; et la dette va bondir de 2.380 à 2.580 soit au bas mot 120% du PIB ! Pour l’Italie la dette devrait passer de 134 à 160% du PIB !
Le plafond des 3% va littéralement exploser à plus de 9% !
Néanmoins, il faut prendre conscience que la diminution concernera quasi exclusivement le secteur privé qui est le seul producteur de richesses car l’administration, dont l’activité est aussi prise en compte dans le calcul du PIB, mais qui ne risque aucune disparition pour cause de faillite, conservera finalement une activité quasi constante.
Cela veut dire que l’essentiel de la diminution du PIB de 241 Md € sera exclusivement supportée par les seules entreprises du secteur privé !
Autrement dit, cela va être une catastrophe fiscale avec des recettes en chute libre. On pourrait même assister à une véritable disette fiscale car le PIB perdu ne sera pas récupéré avant probablement plusieurs années !
On entendra beaucoup d’appels à la solidarité nationale mais ceux-ci ont peu de chances d’être entendus et la solution la plus simple sera d’augmenter les impôts pour remonter le niveau de la collecte car, inévitablement, et malgré les promesses faites, le gouvernement n’aura pas d’autre choix, lorsque le soutien monétaire de la BCE cessera, que d’augmenter la fiscalité pour la porter à des montants jamais vus.
1 point de TVA c’est 10 Md € de recettes (Le total des recettes de TVA s’élève à 130 Md €). En la portant à 25%, le gouvernement peut escompter 50 Md € de recettes en plus mais cette projection ne tient pas compte d’une chute consécutive de la consommation. En effet, si c’est relativement invisible, ce n’est pas indolore car, à terme, c’est une augmentation générale des prix de 5% des produits hors alimentation.
Un doublement de l’impôt sur le revenu pourrait rapporter 73 Md € mais il aura un effet dépressif sur les ménages. Si cette mesure est adoptée, vous toucherez alors du doigt les vraies raisons pour lesquelles le prélèvement à la source a été mis en place !
Le rétablissement de l’ISF pourrait rapporter 5 Md € et une hausse de 1 point de CSG rapporterait 15Md€.
L’heure des comptes n’a pas encore sonné mais il est à craindre que l’on en sorte lessivés car l’issue inévitable est la fuite en avant consistant à se lancer dans des confiscations massives en usant de prétextes divers (état de guerre, nécessité, crise, solidarité) habillés de motivations juridiques (nationalisations, emprunts forcés, impôt de crise).
Selon toutes les probabilités, cela va (très) mal se passer et validera toutes les prédictions pessimistes que nous avions pu faire ! (ici) et (là).
Il existe une ultime solution et elle redoutée par tous : C’est la prédation directe que nous évoquerons dans un prochain article.
Bien cordialement à tous !
Vous pouvez me joindre à l’adresse électronique suivante : ophilosmou@hotmail.fr
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On s’occupe de tout… vous méritez autant que…
“On s’occupe de tout”, c’est en quelque sorte la base de l’escroquerie qu’est devenue la notion abstraite d’Etat.
D’une dimension conjoncturelle, face à un problème dont la solution appelle naturellement un acte collectif, ce dernier est devenu pérenne uniquement par addiction au pouvoir de ceux qui aiment se projeter en organisateurs de l’acte collectif. Qui aiment le pouvoir, pour résumer simplement.
Donc, c’est la recherche de leur plaisir personnel, leur addiction au pouvoir, qui amène les hommes de l’Etat à nous entraîner dans une spirale collectiviste.
Pour nous maintenir dans cette spirale ils ont deux atouts, les deux s’appuient sur deux défauts présents de façon endémique au fond de chacun de nous : La paresse et la jalousie.
Le premier “on s’occupe de tout” fait appel à notre paresse. Ils font en sorte qu’il soit séduisant.
Le second “vous méritez autant que” fait appel à notre jalousie naturelle, flatte notre envie qui justifie la dépossession de ce que possède l’autre, que nous n’avons pas.
Bien à vous. H. Dumas
1 477 vuesLa grande lessive de l’économie et des français (1/2)
Nous avons vu dans un précédent article que la crise qui s’annonce risque d’être extrêmement difficile à surmonter et les dépenses gigantesques liées au blocage de l’économie amènent fatalement à se poser la question suivante : l’argent et le crédit sont-ils une ressource illimitée ?
Les moyens d’actions du gouvernement pour essayer d’y faire face sont :
- La réduction des dépenses publiques,
- L’emprunt
- L’émission monétaire,
- La fiscalité,
Nous examinerons aujourd’hui les deux premiers.
I – La réduction des dépenses publiques,
Ces dépenses portent à la fois sur les frais de fonctionnement de l’Etat et sur les dépenses sociales.
Bien qu’une partie de la population semble avoir découvert, depuis le confinement, le bonheur d’être payée à ne rien faire, on sait que cette situation n’est évidemment pas tenable sur la durée parce que les salaires, qui continuent à être payés, le sont par le biais de la dépense budgétaire dans le cadre du système de l’indemnisation du chômage partiel ; et que la dépense budgétaire n’est pas indéfiniment extensible !
En l’état actuel des choses, et compte tenu de la pratique antérieure du gouvernement, la réduction des dépenses publiques semble pour l’instant exclue notamment parce qu’il faudrait s’attaquer au dur de la dépense publique, le périmètre de la fonction publique, dont sont issus la plupart des membres du gouvernement !
Par ailleurs, la réduction des dépenses sociales n’est pas non plus envisageable car elle serait perçue comme une provocation par leurs bénéficiaires qui sont en général la frange la plus pauvre de la population !
Cette option, alors que, paradoxalement pour un pays surendetté comme la France, elle devrait être une priorité, ne pourra donc être que l’ultime recours ; après l’épuisement de toutes les autres options … notamment afin de préserver une base électorale déjà très fragile.
II- l’emprunt
La capacité d’un Etat à maintenir un endettement important, voire très important, est directement liée à sa crédibilité à pouvoir rembourser ses créanciers ; c’est une question de confiance.
L’emprunt n’est donc possible que si la solvabilité budgétaire du pays est assurée et celle-ci ne peut être assurée qu’à deux conditions qui sont intimement liées :
-les investisseurs doivent estimer que la France sera toujours en mesure de rembourser ses dettes. Or, on sait qu’il y a une limite à l’extension indéfinie des déficits publics car, au-delà d’un certain seuil, le poids de la dette devient rédhibitoire. La méfiance fait qu’il y a alors une réticence des investisseurs à investir dans ce type de placement (de dette étatique) ; et il faut bien dire qu’avec une dette, au 31 décembre 2019, de 2.380 Md€ soit 98% du PIB, la France ne s’est pas placée dans la meilleure des positions pour affronter une crise !
-la dette doit rester « sous contrôle » ; ce qui présuppose que les taux d’intérêt doivent rester faibles à nuls. En effet, si les taux se mettaient à augmenter, nous nous situerions alors dans un cas de figure « à la grecque » ; avec une dette qui progresserait trop vite, de manière totalement incontrôlée, pour pouvoir être remboursée et ce cas de figure serait le préalable proche à un défaut pur et simple du pays sur sa dette.
Cela permet de rappeler que la persistance de dettes très importantes est toujours un problème pour le débiteur car elle le met à la merci de ses créanciers et il faut ici, encore une fois, fustiger l’imprévoyance des autorités françaises qui ont clairement refusé d’améliorer la situation budgétaire et financière du pays.
En effet, un pays surendetté a nécessairement beaucoup moins de moyens de réaction face à une crise de grande ampleur. Mais il est vrai que nos élites, très auto centrées et narcissiques, ont toujours considéré détenir la vérité et maitriser la situation ; situation qui leur échappe désormais totalement et qu’elles ne compensent que par une augmentation significative des contrôles et de la répression.
Il y a bien entendu quelques effets pervers :
La présence d’une dette très importante et en expansion constante constitue un frein à l’activité économique car, même avec des taux très bas, elle pèse sur le budget et entraine fatalement des prélèvements fiscaux qui ne font que s’alourdir.
Au début on emprunte pour des investissements, ensuite on emprunte pour payer des frais généraux, ensuite on emprunte pour rembourser les emprunts antérieurs puis à la fin on emprunte pour payer les intérêts des emprunts antérieurs. Le mécanisme de la dette et du surendettement est implacable !
Evidemment, plus la fiscalité est lourde et plus la croissance économique est faible …
Enfin, la persistance des taux à zéro va finir par laminer les revenus du patrimoine et par couler aussi toutes les activités bancaires et d’assurance-vie dont la profession est de gagner de l’argent sur des différences de taux !
Ce sont évidemment toutes ces considérations qui ont amené E Macron à se faire récemment l’ardent défenseur des « coronabonds » qui seraient des €obligations souscrites par l’Union Européenne, elle-même, et non pays par pays comme c’est le cas actuellement.
La dette serait alors à la charge de l’Union Européenne et tous les problèmes évoqués ci-dessus se trouveraient « par magie » neutralisés !
Cette possibilité n’existe pas actuellement dans les traités européens et il faudrait donc opérer une modification à cet égard.
Il est certain qu’un emprunt par l’Union Européenne directement, comme le font les USA, permettrait d’assurer la solvabilité budgétaire des pays membres mais elle présente un grave inconvénient : elle organiserait à terme un transfert des excédents des pays vertueux pour combler les déficits de pays dépensiers car à la fin ce seraient nécessairement les premiers qui paieraient à la place des seconds qui ne le pourraient pas ou trouveraient tout un tas de « bonne raisons » pour ne pas le faire !
Et de cela, les pays de l’Europe du nord, Allemagne et Pays-Bas en tête, ne veulent pas car ils n’ont pas envie d’être coresponsables des dettes des pays les plus endettés qui ne veulent faire aucun effort et de voir ainsi leur épargne disparaître dans les tonneaux des Danaïdes français et italien !
C’est à ce niveau-là que l’on touche du doigt les effets délétères des refus français et italien de remettre de l’ordre dans leurs finances publiques : les Etats vertueux du nord de l’Europe n’ont pas confiance et cela démontre une fois de plus que l’Union Européenne ne peut pas exister sans une coordination des politiques budgétaires et fiscales des pays membres.
Cette coordination aurait pour effet principal d’obliger des Etats comme la France et l’Italie à se soumettre à cette discipline budgétaire ; ce qui apparaît pour le moment totalement impossible, les dirigeants de ces pays trouvant toujours un argument pour justifier que ce « n’est pas le moment » !
Cela signifie tout simplement, qu’à terme, l’Etat français risque de se retrouver devant une impossibilité de financer par l’emprunt ses dépenses liées aux conséquences de la crise sanitaire.
Ne lui resteront alors que deux moyens d’action : La monétisation de la dette et la fiscalité.
Nous les examinerons dans un prochain article.
Bien cordialement à tous !
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La situation s’éclaircit.
Deux crises se superposent avec une logique implacable, que certains veulent attribuer au hasard.
En réalité ce sont l’économie et la réactivité sociale qui s’effondrent au même moment.
L’économie meurt
Parce que le capital, son outil de base, a été traqué jusque dans ses plus petits recoins et dangereusement remplacé par l’emprunt et la fausse monnaie. Nous avons bien des fois expliqué ici en quoi consiste la capitalisation, en quoi elle est la base du progrès, de la vie, puisque l’accumulation et la transmission sont les fondements de toutes les sciences ou activités humaines. L’économie n’y échappe pas, sans possibilité de capitaliser elle disparaît.
La réactivité sociale meurt
Parce qu’elle n’est que la somme des énergies déployées par les individus. Or, l’égalitarisme paralyse les énergies individuelles, en les stigmatisant, en les répertoriant comme nuisibles à l’égalité, comme égoïstes, donc ne devant pas générer de récompense. Or une énergie non récompensée a bien peu de chance de voir le jour. Sans énergies individuelles pas de réactivité sociale.
Mais aussi
Une économie mourante et une société apathique pourrait éventuellement survivre à la condition essentielle que personne ne lui conteste son pouvoir, qu’elle règne en maître. Ce n’est pas notre cas.
La compétition mondiale nous oppose à d’autres sociétés qui capitalisent et sont extrêmement réactives, non égalitaires. C’est le cas en Asie.
Ce qu’il y aurait lieu de faire
Remettre tout le monde au travail, verser aux travailleurs la totalité de leurs salaires marchands à l’exclusion de tout prélèvement. Protéger le capital, le favoriser.
Privatiser toutes les activités de l’Etat qui ne sont pas régaliennes. Remplacer tous les impôts par un seul, payable par tous, assis soit sur la consommation soit sur un pourcentage proportionnel du revenu, mais pas les deux. En moins de cinq ans la France peut redevenir un pays prospère.
Ce qui va se faire
Une nationalisation des gros cadavres, dont la grande distribution. Une avalanche de fausse monnaie. Un pillage généralisé, qui visera d’abord les boucs émissaires, dont je suis : ceux que l’on accuse avant de les piller de fraude fiscale, qui sont déjà nombreux, qui vont devenir une foultitude.
Une multiplication des hommes de l’Etat et de leurs affidés générant connivences et réseaux, de façon exacerbée. Un régime policier, la disparition des libertés.
Très rapidement
Un déplacement naturel de la monnaie étalon mondiale s’imposera. Probablement vers l’Asie.
Le Dollar et l’Euro ne seront plus que des feuilles de papier sans valeur. Leur dévalorisation les assimilera au Bolivar.
La suite est consultable sur Wikipédia à : Venezuela.
A méthode comparable, résultat comparable.
Bien à vous. H. Dumas
1 310 vuesLa grande crise qui s’annonce
Les dégâts causés par la pandémie de coronavirus dans une Europe confinée n’ont pas fini de se faire sentir, mais ils risquent d’être catastrophiques surtout qu’on ne peut absolument pas compter, en dépit des déclarations qui nous sont faites sur la franchise et la sincérité des gens qui dirigent le pays.
On anticipe d’ores et déjà une contraction de 10% de l’économie européenne et la question que tout le monde se pose est évidemment : comment va-t-on en sortir et qui va payer la note ?
Nos ministres préférés de Bercy n’en ont pas moins tenu des propos rassurants :
G Darmanin : « La sortie de la crise ne passera pas par une augmentation de la fiscalité »
Bruno Le Maire : « L’Etat apportera “les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera pour éviter un naufrage de l’économie » et que « l’Etat abonderait le fond de garantie de 300 Md€ aussi souvent que nécessaire » !
Il convient néanmoins d’être extrêmement circonspect face à ces déclarations dont il faut être conscient qu’elles sont faites avant tout dans un double but :
- Faire croire que les politiciens ont une action positive sur l’économie du pays alors qu’au mieux ils n’ont qu’une action nulle ou pire néfaste,
- Rassurer (pour ne pas dire endormir) la population avec le message sous-jacent : faites-nous confiance !
L’exemple récent des masques, qui ne servaient à rien (mais que fort heureusement on n’avait pas), mais qui vont bientôt devenir obligatoires a toutefois semé le doute au sein de la population …
L’aide de 1.500€ pour les entreprises est apparue aussi largement virtuelle puisqu’il faut remplir tout un tas de conditions ; Bruno Le Maire s’étant par ailleurs aperçu que le taux de chute d’activité initialement exigé de 70% était tellement élevé que … personne ne pouvait y prétendre !
Bercy tient les cordons de la bourse et ne les ouvre pas facilement … mais il est vrai que ce n’est pas vraiment facile quand on est à la tête d’un pays perclus de dettes et en état de faillite !
En 2008, lors de la crise des subprimes, il fallait sauver les banques. Aujourd’hui il faut sauver toute l’économie ; c’est dire si l’on change d’échelle !
On sait déjà qu’au-delà de la crise sanitaire, il va y avoir, à la suite du blocage de l’activité des entreprises, une splendide récession, causée à la fois par un déficit de production mais aussi par un déficit de consommation.
La population enfermée et confinée ne peut ni produire ni consommer !
Et plus le blocage va durer, plus les dégâts seront graves, voire irréversibles ; étant entendu que le redémarrage va, de toutes façons, être très difficile du fait de la désorganisation des chaines de productions et des ruptures logistiques (il faut un mois pour que des pièces chargées à Shanghai arrivent en Europe).
Il faudra s’attendre à des cascades de faillites d’entreprises (surtout parmi les PME) et à une très forte hausse du chômage et, in fine, une chute des recettes fiscales alors que le gouvernement a ouvert, en grand, les vannes du déficit budgétaire.
Mais, ce que ne disent pas nos ministres, c’est que leurs annonces rassurantes trahissent l’idée d’une crise de courte de durée un à deux mois maximum ; ce qui est avant tout un pari sur l’avenir alors que d’évidence on n’en prend pas le chemin !
L’action principale du gouvernement va donc être de faire face aux conséquences fiscales et financières de la crise sanitaire de telle manière qu’elles soient supportables par la population qui, sinon, risquerait de se révolter.
Car les élites pourraient bien avoir à subir la colère d’une population à qui on a expliqué que l’Etat était là, qu’il coutait cher mais qu’il était efficace, et qu’il la protégeait … pour finalement arriver au constat que ce n’est pas le cas : il coute cher et est inefficace !
La population commence aussi à comprendre que le mensonge a été érigé en système de gouvernement pour masquer une incompétence crasse ; ce qui, au demeurant, ne devrait surprendre personne !
L’Etat fonctionnaire est très fort pour pondre des directives administratives ; seulement on ne fait pas fonctionner un pays avec des directives administratives et on en a la preuve flagrante avec les révélations récentes démontrant que cet Etat fonctionnaire, qui prévoit tout et s’occupe de tout, n’avait finalement rien prévu malgré les menaces qui s’accumulaient !
Si les mesures décidées s’avèrent trop dures, il ne fait aucun doute qu’il y aura un rejet violent de la part de la population qui pourrait se jeter dans les bras de ces populistes (de droite ou de gauche) prêts à promettre le bonheur éternel, sans effort, notamment par le biais d’une sortie de la zone € voire même de l’Union Européenne !
Et les élections de 2022 seraient perdues pour la macronie !
Car, les périodes troublées sont toujours propices à l’émergence de systèmes autoritaires voire totalitaires qui s’avèrent, à terme, être la plupart du temps de véritables désastres pour l’économie et pour les libertés individuelles !
Bien évidemment, les dirigeants de l’Etat fonctionnaire le savent et le but de leurs calculs les plus « désintéressés » seront d’éviter cette issue !
Alors, doit-on craindre un effondrement économique et un écroulement de l’Etat ou tout au contraire un renforcement de l’emprise de l’Etat ?
En tout état de cause, on est encore bien loin de pouvoir faire les comptes des dégâts occasionnés aux niveaux tant sanitaire qu’économique !
Un jour aussi se posera la question qui fâche et totalement incorrecte : est-ce que le prix économique valait le prix des morts évitées ?
Car aussi horrible que cette affirmation puisse paraître, ce sont nos sociétés suscitant des sentiments narcissiques chez leurs membres qui font que, désormais, on a peur de la mort et que celle-ci devient inacceptable ; alors que celle-ci faisait partie intégrante de la vie jusqu’au début du 20° siècle.
L’espérance de vie était faible (40 ans), la mortalité infantile élevée (il n’était pas rare d’avoir un enfant sur deux mort en bas âge), les épidémies dévastatrices ; ce qui n’a pas empêché le genre humain de progresser.
Aujourd’hui, le niveau de « pertes acceptables » se rapproche de zéro, y compris dans les opérations militaires (enfin surtout en ce qui concerne nos propres soldats, pour les soldats ennemis c’est plus douteux) alors que jusqu’en 1914 on acceptait de perdre 28.000 hommes dans la même journée.
Pendant la première guerre mondiale, un haut niveau de pertes lors d’une offensive n’était nullement considéré par les généraux comme un drame mais comme une preuve de vaillance lors de l’offensive alors que les pertes françaises, en temps ordinaire, offensive ou pas, étaient de 1.000 morts par jour.
Il faut voir et revoir le prestigieux film de Stanley Kubrick « les sentiers de la gloire » avec Kirk Douglas (film interdit de diffusion en France pendant trente ans pour cause de divulgation d’une vérité inacceptable pour le pouvoir) pour mesurer l’état d’esprit de l’époque !
Et ce ratio de pertes est monté pour l’armée allemande en Russie, entre 1941 à 1944, à 3.300 par jour et probablement le double pour les troupes russes !
Il faut être conscient que 100 ou 200 millions de morts dus à l’épidémie n’auraient aucune influence sur la population mondiale en dehors du deuil des familles et de la désorganisation éventuelle de l’économie … désorganisation par ailleurs déjà bien engagée !
En tout état de cause, les axes d’action du gouvernement pour essayer de sortir de la crise seront nécessairement les suivants :
- La réduction drastique des dépenses publiques,
- L’émission monétaire,
- La fiscalité,
- L’emprunt,
Nous les examinerons dans un prochain article et nous verrons qu’aucun axe n’a réellement de chance de succès ; ce qui est rien moins que rassurant.
Bien cordialement à tous !
Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.
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Sous le sceau du secret…
Strictement confidentiel : nous avons pu nous procurer la copie de ce qui devrait être une prochaine déclaration du chef de l’État…
« Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,
L’épidémie que nous combattons est une épreuve terrible pour notre nation.
Cela dit, je ne vous le cacherai pas, les mesures que nous avons été contraints de prendre pourraient entraîner une crise économique sans précédent.
Pour éviter un effondrement général, nous allons devoir compter sur l’effort et la solidarité de tous.
En tant que chef de l’État, j’ai décidé de montrer l’exemple.
J’annonce donc qu’à compter de ce jour et aussi longtemps qu’il sera nécessaire, je renonce à la totalité de mon salaire de Président de la République.
De même, dès maintenant et aussi longtemps que nécessaire, sont annulés tous les déplacements présidentiels, y compris, bien entendu, les déplacements vers des lieux de vacances.
Je veillerai personnellement, par ailleurs, à ce que les dépenses de l’Élysée soient réduites au strict minimum. Les dépenses liées à la fonction de la première dame sont annulées, comme toutes les réceptions. Je donnerai toutes les instructions nécessaires pour que les dépenses de personnel de l’Élysée soient également limitées au strict indispensable.
Par ailleurs, j’invite solennellement tous les grands acteurs de l’État, fonctionnaires, préfets, et l’ensemble du personnel politique, jouissant d’avantages matériels comparables au mien (logement de fonction, prise en charge complète ou partielle des dépenses courantes) à renoncer eux aussi à leur rémunération.
Je demande au gouvernement de prendre d’autres mesures, et notamment la limitation à cinq mille euros mensuels l’ensemble des rémunérations du secteur public et parapublic, comme de toutes les rémunérations financées peu ou prou par l’impôt.
Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes, j’ai parfaitement conscience que les économies ainsi réalisées seront très insuffisantes pour sauver la situation. Mais il s’agit de gestes symboliques forts, pour montrer à tous que l’ensemble des instances dirigeantes de l’État, prenant la mesure de la gravité de la situation, prend sa part du fardeau qui va s’imposer à tous. »
1 290 vuesIl faut être deux pour donner la vie, on est seul pour mourir.
Ce constat pose la problématique qui empoisonne notre société : quelle part accorder à l’individu ? Quelle part accorder au groupe ?
La société idéale est celle qui trouve l’équilibre entre ces deux tendances : le pouvoir du groupe, le pouvoir de l’individu. Ou, comment concilier les deux.
Comme pour tout, le souhait est issu de la résultante entre les contraintes et les aspirations. Quant à la réalité, elle doit énormément au hasard. Donc, trois paramètres.
Dans le détail.
Les guerres, par exemple, sont des décisions de groupes qui ne trouvant plus les moyens de concilier leurs intérêts achèvent leur désaccord dans la violence. Mais, pour finir, il ne reste toujours que deux hommes face à face, celui qui arme le fusil et celui qui reçoit la balle.
L’abus
La mystification consiste à ne présenter les faits que de façon statistique, donc globale en dissimulant la réalité individuelle.
C’est le collectivisme, la technocratie, l’usurpation du pouvoir par les hommes de l’Etat.
Cela n’est possible que parce que, du plus profond des âges, l’homme a toujours eu le besoin ponctuel du groupe. Sans lequel il ne peut soulever des poids physiques ou moraux au-dessus de ses capacités individuelles. Or, c’est en soulevant ces poids qu’il est devenu “l’humanité”, largement au-dessus de tous les autres systèmes vivants.
Mais, en le ramenant individuellement au niveau de l’objet du groupe, les hommes de l’Etat inversent, à leur strict profit personnel, l’ordre des choses.
Alors que la nécessité de l’intervention du groupe au service de l’individu ne peut être qu’un souhait ponctuel d’individus réunis, les hommes de l’Etat s’octroient le droit de soumettre l’individu au service d’un groupe qui dans leur esprit devient pérenne.
Mais, cette pérennité n’existant pas dans la réalité, ils sont obligés de l’inculquer par la croyance, laquelle prend racine dans la peur.
Conclusion
Les hommes de l’Etat, uniquement guidés par leur amour immodéré du pouvoir, instillent une peur sur laquelle ils vont greffer une croyance, à partir de celle-ci ils vont justifier une prééminence du groupe sur l’individu. In fine, ils se déclarent, ou se font déclarer, les chefs du groupe. Le tour est joué. C’est toujours la même représentation qui nous est servie.
L’individu est broyé. Il ne peut s’en sortir qu’en reproduisant le même modèle à partir d’une nouvelle croyance, c’est désespérant….
Internet est-il l’outil qui va ouvrir les yeux aux individualités et amener l’harmonie entre eux et le groupe ???
Une petite prière — vers qui vous voulez — ne sera pas de trop….
Bien à vous. H. Dumas
1 000 vuesMagnifique exemple de solidarité nationale
Il faut le dire, on ne le dit pas assez, l’épidémie de coronavirus a montré un aspect inattendu et non moins remarquable et encourageant de la société française : c’est sa solidarité. Solidarité géographique. Solidarité générationnelle.
Le confinement. La réalité du confinement en grande métropole n’a strictement rien à voir avec ce qu’elle peut être en province.
De fait, qu’en grande métropole, le confinement soit largement illusoire est une évidence. Les occasions de rupture de la distanciation sociale étant à l’évidence démultipliées. La rue, les magasins d’alimentation, la pharmacie, les escaliers ou l’ascenseur de l’immeuble, les passages plus ou moins obligés devant les bouches d’aération de bâtiments divers, du métro, les franchissements rétrécis, trottoirs et autres couloirs. Les enfants joyeux, à bout de confinement, qui vous courent dans les jambes. Les sans-abri, qui sont confinés… dans la rue, les mendiants qui continuent de mendier, seulement un peu plus menaçants. Un air « conditionné » dans la plupart des immeubles et lieux publics. Sans oublier certaines parties de la population qui s’exonèrent de toute forme de confinement, comme le prouvent d’innombrables vidéos à ce sujet…
Une évidence largement avalisée par l’ensemble de la population. Et notamment par les populations naturellement mieux protégées. Et qui ont accueilli avec tant de générosité et de compréhension les urbains qui ont pu ainsi se mettre à l’abri, par exemple au sein d’une résidence secondaire.
Bien entendu, le risque était faible, voire nul. Les populations citadines en mesure de prendre le large et donc disposant de moyens financiers certainement supérieurs à la moyenne n’étaient certes pas les plus « à risques ». Et si par extraordinaire elles eussent compté quelques rares porteurs sains ou non, dont la vocation était de toute façon un confinement aussi certain que provincial, quel risque pour les autochtones ?
Cela dit, on aurait pu craindre malgré tout, ici ou là, quelques réactions de « repli sur soi », de « refus de l’autre », de « manque d’ouverture ». C’est le contraire qu’on a vu. Partout, de l’île de Ré aux bords de la Méditerranée, des Alpes aux Pyrénées, la même ouverture d’esprit, le même esprit d’accueil…
Le plus admirable est du côté de ces enfants provinciaux qui se sont disputés pour accueillir leurs vieux parents parisiens ! Bon, c’est vrai, confiner en de telles circonstances de vieilles personnes en milieu urbain, des personnes par définition « à risques », c’est presque comme de vouloir hériter plus vite… Bon, ces enfants jouissent le plus souvent de vastes demeures, permettant un confinement « maison », si nécessaire. Il n’empêche, tant de bonnes volontés, c’est à souligner.
Pardon ? Comment dites-vous ? Cela ne se serait pas exactement passé comme cela ? Faudrait-il croire ce que note Henri Dumas dans un précédent billet : « 90 % de personnes favorables à un confinement qui va dévaster leur économie, face à un virus saisonnier légèrement plus virulent qu’habituellement, dénote d’une peur panique de la mort. »
Au point d’en avoir perdu le sens même de la plus élémentaire solidarité ? Je peine à le croire.
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