La puissance mondiale de l’Église catholique, apostolique et romaine, n’a qu’une base pratique c’est : la confession. C’est la couche de base sur laquelle peut s’accrocher la propagande, puis la croyance. C’est la couche d’après, celle que l’on passe avant.
J’ignore si cette pratique existe toujours, dans mon enfance c’était une obligation.
Ainsi nous étions censés, une fois par semaine, nous agenouiller et raconter les détails de notre pensée à une personne qui se planquait derrière une cloison ajourée dans un confessionnal. Nous devions avouer nos premiers émois, nos faiblesses, nos angoisses, en échange nous n’avions rien que des reproches et, soi-disant, une grande miséricorde payée en obligation de prières de soumission.
Nous savons aujourd’hui une infime partie des abus de pouvoir que cette situation a générés, exclusivement en ce qui concerne les abus sexuels, tous les autres abus perdurent, sont ignorés.
En clair, le pouvoir suppose la transparence du soumis et l’opacité de celui qui l’exerce.
C’est une constante, ce sont les preuves caractéristiques du pouvoir et de la soumission, que l’homme de bien se doit de combattre, de réfuter, même au prix de sa vie. Ce combat est la base des « lumières » que la France a portées, mais pas qu’elle. Que la France a oubliées, mais pas qu’elle…
Détail amusant, Freud n’a rien inventé d’autre que la continuation laïque de la confession, accompagnée d’un confort certain puisque le soumis n’est plus à genoux dans un étroit espace, mais allongé sur un sofa et qu’il ne doit des comptes qu’à lui-même.
Oui, mais…
Ce qui est moins amusant c’est que les nouveaux hommes de l’Etat ont instauré un régime confessionnal total, qui induit notre soumission totale et leur permet d’exercer sur nous un pouvoir total. Là, c’est grave. Nos libertés, notre santé, notre vie sont en jeu.
Dans un premier temps l’humanité, au moins occidentale, a pensé se libérer de la confession intellectuelle et morale en cultivant la liberté d’expression, qui effectivement a permis l’instauration d’une égalité de penser par laquelle les abus de pouvoir moraux ont été en partie neutralisés.
La conséquence a été la terreur des « constipés » affolés de découvrir que leurs pires pensées sont partagées et même mises en œuvre, que les pousser sous le tapis n’est pas la solution, mais aussi que, probablement, les mettre en vitrine non plus… Laissons cela suivre son cours.
Revenons à l’essentiel, à notre esclavagisme, au pouvoir qui nous opprime, à la nouvelle religion qui nous tue : l’égalitarisme.
Son outil « confessionnal » est la fiscalité.
Bercy est le nom de l’outil qui nous déshabille, exige et obtient notre transparence, tout en organisant l’opacité des hommes de l’Etat, du pouvoir.
La transparence exigée n’est plus morale, elle est matérielle, c’est encore plus terrible car ici la soumission est absolue. La liberté ne peut se trouver que dans la misère, ce qui n’est pas la meilleure condition pour l’exercer.
Bercy a créé un maillage, à travers sa propre puissance d’investigation, les banques, les avocats, les notaires, les médecins, tous ceux à qui nous sommes obligés de faire confiance, de dévoiler, qui lui rapporte nos moindres faits et gestes matériels.
Dans le même temps Bercy couvre et dissimule, avec l’aide de la force publique et de la justice, toutes les informations de ceux qui sont vraiment au pouvoir. Bercy dénonce comme comploteurs tous ceux qui entrevoient derrière l’opacité créée sans jamais pouvoir rapporter les preuves, si bien dissimulées.
Nous sommes mis en esclavage, notre soumission est totale, notre confession matérielle n’a aucune limite.
Or, la vie ne peut s’épanouir qu’accompagnée d’une dose de discrétion, de secret, qui lui est indispensable. C’était la base des secrets professionnels, bancaires, médicaux et autres.
Aujourd’hui ils n’existent plus, la vie nous quitte, la mort nous guette.
L’idée que le secret est le berceau de la délinquance est idiote, se retournerait contre ceux qui le pratiquent : nos hommes de l’Etat.
En fait ce n’est pas le secret qui est délictuel, c’est l’exigence de transparence de l’autre qui induit sa soumission. Il n’est pas de délinquance sans soumission de la victime.
Peut-on espérer que la population prenne conscience de cette situation ? Pas plus que pour la confession.
Les ressorts qui génèrent et autorisent ces situations ne sont pas les meilleurs de l’homme… ils sont issus des vices de la foule.
Ce n’est pas demain que Bercy sera rasé, nous devrons attendre ce jour le libération, hélas sans doute fort longtemps. Mais il existera…
Bien à vous. H. Dumas
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