Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Le début de la lettre de Macron est insupportable.
Cette espèce de satisfaction nationale qui se veut partagée est ridicule, elle n’a pour but que de dévaloriser l’action des Gilets Jaunes. L’action des GJ étant la cause de la lettre elle est évidement justifiée puisque la lettre est là. Si dans sa lettre Macron prétend changer les choses, c’est bien que les choses ne vont pas bien.
Donc cette entame de lettre est non seulement ridicule mais complètement con.
Le corps de la lettre n’est pas encourageant
Il propose une de ces consultations bidon auxquelles tout acteur citoyen a au moins une fois participé. On en connait l’inanité, la perversion, l’inutilité, la frustration qui en découle. Il s’agit d’une messe moderne de communicants où les participants sont pris pour des ânes, où la conclusion est connue d’avance par les officiants.
Jouons quand même le jeu
A – Les impôts
Une seule chose à faire. Éliminer la zone de non droit des contrôles fiscaux.
Si l’on considère que la fraude fiscale est un délit, qu’elle soit traitée comme tous les délits.
C’est-à-dire que, comme l’a instauré la révolution, toute enquête doit être faite loyalement à charge et à décharge, au terme de l’enquête le prévenu est présenté à un juge libre et impartial à l’occasion d’une audience publique, le premier jugement est susceptible d’appel, jusqu’à sa condamnation définitive le prévenu est présumé innocent.
Le contraire de cette méthode était avant la révolution les lettres de cachet, aujourd’hui les Services Fiscaux sont encore sous le régime des lettres de cachet, le contrôleur fiscal après une enquête partiale édite lui-même la sanction, immédiatement exécutoire.
C’est ce vice de procédure qui rend la fiscalité opaque et destructrice de l’économie.
Que serait devenue notre société si ses tensions délictuelles pénales, crimes ou vols, étaient gérées comme pour le contrôle fiscal par une bande de cow-boys n’ayant de compte à rendre à personne.
Il faut que les français sachent que ce sont les juges et les tribunaux qui leur évitent en ces périodes de tensions sociales de devenir un pays de violence et de non droit.
Que Bercy accepte les règles du droit pénal et Bercy ne pourra plus mentir aux français et aux politiques en accusant les acteurs économiques d’une fraude fiscale que seuls des juges impartiaux et des accusés libres de se défendre devraient être à même de définir.
C’est l’introduction de la justice dans le recouvrement de l’impôt qui le stabilisera automatiquement. “C’est peut-être un détail pour M. Macron, mais pour moi ça veut dire beaucoup”
B- Les services publics
Je propose à M. Macron d’accompagner sa consultation d’une liste de ce qu’il appelle les services publics et de demander aux français de désigner ceux qu’ils considèrent comme un service public et ceux qu’ils considèrent comme un service privé pour lequel l’Etat s’est octroyé un monopole d’acteur privé qu’il ne sait pas assumer sans une dérive financière qui ruine le pays.
A l’issue de la consultation il n’aurait plus qu’à fermer ces services privés que des professionnels prendront alors en charge dans un cadre de concurrence et d’économie saine.
C- La transition écologique
Je propose que M. Macron à ce sujet crée un centre d’information pluriel où toutes les pensées sur le sujet auraient le droit de s’exprimer et non uniquement les écologistes. Ensuite, bien informés, nous discuterons.
En réalité un temps de parole égal pour toutes les opinions sur ce sujet.
D- L’organisation politique
Je propose que tout candidat, à quelque élection que ce soit, ne puisse pas se présenter sans avoir chiffré ses promesses, de telle sorte que les électeurs sachent combien ils auront à débourser pour les payer.
Qu’un organisme de surveillance vérifie que les chiffres soient respectés pendant le mandat de l’élu et qu’en cas de dépassement il soit immédiatement viré.
CONCLUSION
Finalement, c’est assez simple, juste un peu de rigueur et d’honnêteté, moins de mensonges et d’opacité.
Bien à vous. H. Dumas
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La pétition en ligne pour soutenir un recours en justice contre l’Etat français pour inaction climatique, lancée par 4 ONG cartonne ! En effet, Greepeace serait l’hébergeur de ladite pétition avec accès à son code source et à sa Database. Ce qui est forcément un gage d’impartialité et d’absence de bourrage des urnes.
Pendant que le mouvement des GJs s’agite, l’occasion est trop belle pour nos journalistes subventionnés d’encenser le succès de l’opération climatique sur le WWW, rassurés de nous dire que « les questions liées au réchauffement climatique et à la biodiversité sont au centre des préoccupations des français » – dixit Madame Audray Pulvar, présidente de la FNH (Fondation pour la Nature et l’Homme), l’une de ces ONG. Une autre d’entre elles, l’OXFAM, a bombardé Cécile Duflot comme directrice générale. Le souci de toujours exister par rapport à la plèbe …
Ce qui est au centre des préoccupations des français, pour une partie croissante d’entre eux, est de boucler voir bousculer leur fin de mois. Connaissant les affinités de madame Pulvar pour la gauche française, le sujet aurait dû la préoccuper. Mais elle devait sans doute passer des vacances en Amazonie pendant que les GJs se gelaient les côtes sur les ronds-points de l’Hexagone. Mais non, c’est plus subtil : Pour collectiviser défensivement notre économie, l’écologie est le Graal de notre sauvegarde à tous. Si,si, c’est prouvé !
Tous les journalistes français ne sont évidemment pas comme madame Pulvar. Philipe Verdier qui présentait la météo sur BFM TV avant de passer sur France 2, suite à la parution de son ouvrage « Climat Investigation » en novembre 2015 par lequel il défendait des positions climato-sceptiques peu avant la tenue en France de la COP 21, fût clairement invité à reconsidérer que son avenir professionnel était ailleurs.
A la lecture des scores des écologistes aux différentes élections présidentielles depuis 1974, le meilleur d’entre eux a été Mr Mamère – ex animateur et rédacteur en chef du journal télévisé d’Antenne 2 de 1977 à 1992, qui avait réalisé 5.25% aux primaires de 2002. Il me vient comme à l’idée que les français sont un peu sceptiques avec les écologistes quant à la conduite de leurs affaires au quotidien.
Si l’Etat français venait à être condamné dans ce registre, n’oublions pas qu’in fine les contribuables passeront à la caisse, avec quelques petites taxounettes écologiques « Flat Taxe » supplémentaires qui hérissent de plus en plus le poil des GJs.
Puis tant qu’on y est. Vous vous rappelez de tous les pétards qu’on a fait sauter et tous les moteurs crasseux qu’on a utilisé pendant les deux guerres mondiales. Les millions de tonnes de déchets, de poussières amiantées ou pas sur des territoires ravagés. Pourquoi ne pas recourir en justice contre toutes les nations belligérantes de ces époques pour génocide climatique, après tout ? Bizarrement d’ailleurs, la Terre s’en est parfaitement remise et la lumière du soleil ne nous a jamais quittée. Comme quoi on a de la marge en termes de destruction et de pollution.
Quand on voyage à travers le monde comme moi, on ne peut que constater que les français sont parmi le top des nations à chercher à préserver l’environnement. Un but tout à fait louable, mais si cela se traduit par un appauvrissement généralisé des français in stue, il est inéluctable que ces derniers vont reprendre la voie des pétards, des déchets, des poussières par la destruction.
Pourquoi ? Parce que l’Etat providence qu’on leur a vendu est exsangue. On leur a menti dès leur plus jeune âge par un déterminisme sociétal érigé en église : Le socialisme où on apprend à vivre au dépend des autres.
Bien à vous
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Par une belle journée d’été, la mer nous porte, transparente bleue et calme comme sur une carte postale , au large du cap Creus. Nous sommes ensemble, à bord de ma coquille de noix.
La côte n’est plus en vue, juste dix mètres de plastic pour vous et moi, assis regardant le soleil se lever. Pas un bruit, pas une ride, pas un souffle de vent, l’apaisement total. Ici où là, chacune à distance, quelques mouettes insignifiantes posées sur l’eau dans cet espace vide.
Une heure plus tard la violence se déchaîne. La mer entre en ébullition, de toute part ce ne sont que remous silencieux survolés par des nuées d’oiseaux hurlants d’excitation venus d’on ne sait où. L’intensité croit, quelques sardines percent la surface en espérant échapper aux thons prédateurs qui dans leur dimension sautent vers elles puissamment, elles finissent dans des becs avides. Quelques attaquants entraînés par leur élan traversent aussi leur ciel argent pour retomber lourdement.
Le cri des mouettes est envahissant, tout le reste n’est que silence lourd. Une violence maximum, sans bruit, la plus terrible.
Si les thoniers sont là, ils entourent rapidement la scène de leur filet, quelques minutes plus tard des centaines de thons y seront prisonniers, c’est la violence ultime, terminale, celle de l’homme.
Puis d’un coup la mer redevient hermétique, le ciel se vide, il ne se passe plus rien, il ne se passe jamais rien en mer. La vie que nous percevons de la mer n’est qu’un effet du vent, rien de plus ne nous est accessible depuis sa surface. Sous la surface, ce n’est plus chez nous, c’est ailleurs, un monde inaccessible.
La violence est à la fois belle et tragique, naturelle et révoltante, fascinante et inacceptable, chacun l’aime ou la hait selon sa position et son implication personnelle.
Pour qu’elle naisse il lui faut un théâtre, des acteurs, un scénario.
Ici la sardine poisson fourrage grégaire, une bande de thons qui doivent manger deux fois par jour en des attaques rapides et mortelles dont la sardine est la principale victime, des oiseaux qui survolent la scène n’en perdant pas une miette en tirant quelques menus profits.
La sardine peut-elle se révolter ?
Intrinsèquement non. La sardine n’a rien à opposer à la puissance du thon. En revanche, sociologiquement tout pourrait être différent.
Il se trouve que face au danger connu par elle de servir de nourriture à bien des prédateurs la sardine a choisi la masse, la collectivité.
Lorsque le thon est annoncé les sardines se regroupent en une boule compacte qui favorise le repérage du thon mais donne à la sardine l’impression de minimiser ses pertes au moment de l’éclatement. Elle oppose à l’attaque le nombre, le sacrifice individuel au profit improbable de la collectivité.
Il pourrait en être tout autrement.
Dans l’absolu, la sardine pourrait être éparpillée dans l’immensité de l’océan, vivre individuellement et non en multitude, ce qui rendrait sa recherche beaucoup plus aléatoire.
Dans ce cas évidemment elle devrait s’assumer à longueur de temps. Ce n’est pas le choix qu’elle a fait. La sardine n’a pas une organisation libérale, au contraire elle est intensément collectiviste, égalitariste, sauf au moment du sacrifice ultime où c’est chacune pour sa peau.
Cela peut-il interpeller les humains que nous sommes ?
Je n’en sais rien. Il est hasardeux de s’aventurer à des comparaisons certainement critiquables.
Donc laissons les sardines à leur vie et les hommes à la leur.
En revanche, en ce qui concerne la violence quelques réflexions peuvent être tirées de la vie des sardines.
D’abord le constat que la violence est. Qu’elle fait partie des incontournables sur notre si jolie terre, impliquant les sardines, mais aussi tout ce qui ressemble à la vie, animale ou végétale. Le nier est absurde, le gérer est un minimum, espérer l’éradiquer est probablement une utopie.
Ensuite que la violence est prévisible. Qu’elle sous-tend toute nécessité vitale. La vie de l’un est le prédateur des autres. Les thons auraient pu apprivoiser et élever les sardines puis les dévorer, la violence à leur égard eut été différente mais égale.
Elle n’est donc pas imprévisible, un hasard soudain, elle est une suite logique.
La violence en col blanc
La violence qui depuis un mois s’est invitée dans la rue n’est pas accidentelle, elle n’est pas le fruit d’une génération spontanée. Ceux qui le prétendent, élus ou profiteurs du système sont de sacrés menteurs.
Cette révolte violente fait suite à la violence des élus et de l’administration associée qui oppriment objectivement la population depuis les années 1970. Le motif fumeux de cette oppression serait le bonheur à venir pour tous. Un truc éculé promis aux sardines depuis des siècles.
Cette oppression de tous les jours a fini par avoir raison de la force de travail des acteurs économiques de notre société. Ils sont tout simplement en train de mourir.
Face à leur propre mort qu’ils voient arriver ils explosent, ils hurlent, ils cassent.
Rien n’y fait. Autistes, les thons de l’Etat continuent à dévorer les sardines aux écailles jaunes, en les accusant de résistance abusive.
Qu’est ce qui pourrait arrêter cette violence urbaine ?
Une augmentation de la violence du pouvoir qui occulterait la résistance spontanée des masses opprimées. Peut-être mais ce serait reculer pour mieux sauter, car la crise demeurerait.
Un écroulement du dit pouvoir ? Ce serait alors l’aventure, la colère réactive de ceux qui meurent n’étant pas structurée. Pas de pronostic possible.
Un pourrissement de la situation sans solution ? C’est probablement ce qui va arriver. C’est ce qui est arrivé aux sardines, depuis des millénaires….
Un fidèle internaute m’a interpellé en me parlant intensément du droit du peuple à décider selon sa convenance.
Cela m’a laissé dubitatif, puis inquiet, finalement m’a poussé au clavier pour en parler.
Ce sympathique internaute n’est pas isolé, d’autres que lui, probablement moins sincères, mettent aussi le peuple en avant.
Alors, qu’est-ce le peuple ?
Ce sont moi et cet internaute évidemment, mais ce sont aussi mes voisins, ceux que j’aime bien et ceux que j’aime moins. Ce sont les Gilets Jaunes, mais aussi les CRS. Les justiciables et les magistrats. Les petits gars de banlieue et les énarques. Ceux qui tapent la belote et ceux qui bridgent. Ceux qui mangent chez Lulu et ceux qui grignotent chez Lasserre. Les habitants de Saint Denis et ceux qui logent à l’Elysée. Le peuple, ce sont tous les français, pas loin de ce que l’on appelait avant l’Etat nation.
Au nom des droits de quels de ses membres le peuple pourrait-il prendre la parole ? La formulation des droits du peuple ne peut satisfaire qu’une partie de ce peuple, on le sent immédiatement. De quel droit cette partie envisagerait-elle d’imposer ses vues aux autres parties ?
Soyons lucides
Le peuple est une abstraction, il n’existe pas. Il n’est qu’une croyance. Disons qu’il est la croyance contemporaine occidentale, mise accidentellement en avant à l’occasion de la lutte des classes. Le peuple pour un grand nombre remplace Dieu, il est pour eux l’absolu de l’irrationnel.
Les croyances ont ceci de particulier qu’elles n’existent que par rapport à ce qu’elles excluent. Ce sont leurs hérétiques qui leur donnent de l’épaisseur, sans eux elles se dissolvent rapidement.
Les chrétiens ont dû leur naissance aux païens, puis aux différentes variantes qu’ils ont condamnées, chez nous les cathares ou les protestants. Les musulmans actuels doivent leur existence à la fureur qui les tient en haleine face aux infidèles.
Les récents champions connus et autoproclamés du peuple étaient les ennemis affirmés de la bourgeoisie autre abstraction, Mao à l’occasion de la révolution culturelle a massacré allègrement les chinois à partir de cet axiome.
Cessons de mettre le peuple en avant, cessons de croire qu’il serait naturellement le creuset de nos espoirs, l’arbitre de nos antinomies, qu’il pourrait exprimer une vérité par l’intermédiaire de ses représentants toujours autoproclamés, y compris par le vote.
Le pape nous a déjà fait le coup de la représentativité infaillible, Mélenchon et les autres ne proposent rien de plus.
Pensons aux hommes, aux individus qui composeraient le peuple s’il existait.
Ce sont eux qui comptent. Quand en 1914 le peuple est jeté dans les tranchées, ce n’est pas cette abstraction qui souffre, ce sont des individus de chair et d’os qui meurent horriblement décimés. Ce sont leur vie et leur avis qui comptent, pas celui émis par quelques dirigeants indélicats qui guerroient par vantardise ou cupidité.
Personne ne peut s’exprimer au nom du peuple qui n’existe pas sans imaginer au fond de lui un système qui favoriserait ses ambitions et détruirait tous ceux qui n’auraient pas les mêmes.
La croyance en le peuple est une tueuse, comme toutes les croyances elle exclut puis élimine.
La vie en groupe n’est possible qu’à partir du respect de chaque individu qui compose le groupe et plus largement du respect de tous les voisins composant les groupes voisins.
Cette vérité n’a pas d’exception, elle est à la fois simple à comprendre et difficile à mettre en œuvre. Elle impose l’acceptation de l’autre, mais aussi par contrecoup de soi-même, donc la responsabilité de ses propres actes et la tolérance pour ceux des autres.
Au départ, lorsque les Gilets Jaunes faisaient part de leur souffrance, de leur souhait d’être respectés, ils étaient admirables. Quelles que furent alors leurs façons de s’exprimer, y compris les plus extrêmes.
Mais qu’ils commencent à prétendre représenter le peuple et nous imposent alors je ne sais qu’elle folie, ils ne seront plus respectables.
Seuls les hommes sont à considérer, chaque homme, lui, les siens et ses biens, doivent pouvoir vivre en paix. C’est cela une société et non comme aujourd’hui des privilégiés qui exploitent une masse soumise, quand bien même la force inverserait-elle soumis et privilégiés rien alors ne changerait.
Le respect en priorité des individus s’appelle politiquement le libéralisme.
C’est la seule société possible. Convenons que le libéralisme est pour l’instant malheureusement utopique car uniquement basé sur la liberté à l’exclusion de tout emploi de la force sans besoin d’Etat et encore moins d’hommes de l’Etat, que cela n’existe nulle part à l’échelle d’un pays.
En revanche cela existe à l’échelle d’autres groupes associatifs ou économiques, c’est donc reproductible pour un pays. Seules les entraves des politiques l’interdisent.
Les hommes de l’Etat sont si passionnés par l’usage de la force que le libéralisme n’est pas pour demain.
Sans l’usage de la force, que feraient-ils de leurs flics qui aiment tant ça, de leurs magistrats qui adorent ça, de leurs militaires qui en sont friands, de leurs fonctionnaires dont la plupart n’auraient aucune raison d’exister s’ils n’avaient à imposer la force de l’Etat, etc…
Que les Gilets Jaunes défient la force de l’Etat pour conquérir la liberté : oui. Qu’ils s’abaissent à envisager d’utiliser la force de l’Etat pour leur propre compte : non. Ce serait le désespoir total.
Plus de la moitié de la France est en état de légitime défense. Cette population fait face à deux agressions mortelles.
La première est une atteinte directe aux biens. Un vol en bande organisée qui découle d’une pression fiscale légale insupportable, mais aussi un vol direct par surimposition factice à l’occasion de contrôles fiscaux hors droit, hors justice démocratique. L’ensemble générant ruine et malheur des forces vives du pays.
La deuxième aboutit à l’établissement d’une injustice artificielle généralisée, sous-produit d’un égalitarisme prétentieux, incapable évidemment de réduire les injustices naturelles qu’il affirme combattre. L’injustice des hommes chasse celle du hasard.
La seconde est injuste mais acceptable parce que la vie, la deuxième est révoltante et insupportable parce que la haine et la mort.
C’est un peu la différence qu’il y a entre un feu naturel et celui déclenché par un pyromane. On peut se garder du premier avec quelques précautions, on le subit s’il échappe, on ne peut rien contre le second qui révolte.
Cette moitié de la France agressée a aujourd’hui un nom : “Les Gilets Jaunes”.
Ces deux agressions ne touchent pas les mêmes personnes.
Je fais partie de ceux qui subissent la première, je me considère en état de légitime défense. Je connais parfaitement mon ennemi. Ceux qui sont dans mon cas sont comme moi.
La situation est plus complexe pour ceux qui subissent la deuxième agression. Il leur est plus difficile de visualiser leurs bourreaux. Ils peuvent croire que l’égalitarisme est mal organisé, qu’il pourrait être conçu pour eux plutôt que pour les autres. Ils sont des proies faciles pour les escrocs au bonheur.
Ils admettent difficilement que seule la liberté pourrait mettre fin aux injustices que les privilégiés leur font subir. Ils ne voient pas très bien la différence entre les privilégiés naturels et les usurpateurs, entre le malheur naturel et le malheur artificiel. Bien que l’un soit limité car la vie et l’autre illimité car du fait des hommes, pour eux le malheur est toujours le malheur. Comment ne pas les comprendre ?
Il n’en résulte pas moins que la moitié du pays est en état de légitime défense et a parfaitement le droit de juger et de combattre l’autre. Oui, mais…
Les fusils et la force sont du côté des agresseurs, qui se sont appropriés la loi, la justice, la police, les outils de communication, etc…
Le courage du “boxeur-manouche” est admirable. Même boxeur professionnel, faire face à un escadron de CRS et tenter une “sortie” n’est pas donné à tout le monde.
J’ai voulu abonder à la collecte pour le soutenir, il va en avoir bien besoin. Je suis arrivé trop tard, il n’a aucun droit à se défendre, nous n’avons aucun droit à l’aider, la légitime défense ne lui est pas accordée. Enfin… aujourd’hui.
Les politiques qui chantent trop fort leur indignation devraient se méfier de l’histoire qui risque de retenir Christophe Dettinger plutôt qu’eux.
Je voudrais dire ceci, solennellement.
Les envies de lutte et de destruction sont naturelles pour ceux qui sont piétinés, mais lorsqu’elles se traduisent en réalités nul ne sait jusqu’où elles iront, ni quand elles s’arrêteront.
Lorsqu’une société est ainsi partagée, à parts égales en ennemis inconciliables, il ne faut pas allumer la mèche, même si l’envie est forte, au bout c’est la guerre civile, c’est le Liban, la ruine et l’invasion pour conséquence.
Alors que, je vous l’affirme, l’ennemi va succomber seul, les égalitaristes au pouvoir ne peuvent que faire faillite, très rapidement.
Seule notre impatience et notre violence pourraient leur permette de donner le change et de garder le pouvoir par la force. Calme et maîtrise sont impératifs aujourd’hui. Ils sont la seule stratégie possible.
Du 19 Septembre 2013 à la fin de Septembre 2014, tous les deuxièmes Jeudi du mois, je suis allé me recueillir devant Bercy, seul ou presque.
Je n’allais ni manifester ni contester, j’avais alors déjà largement dépassé l’état de révolte, j’étais anéanti. Je le suis toujours.
Ce recueillement me paraissait essentiel, j’allais faire le deuil de mes économies, du fruit de 40 ans de travail honnête et intense.
J’allais me souvenir des risques que j’avais pris toute ma vie, de la passion que j’avais mis à créer mes entreprises, de mes engagements citoyens auprès d’associations, de ce que globalement j’avais essayé d’être pour moi et pour les autres sur cette terre.
Mon chagrin lié à mon infortune était directement issu des activités immorales de Bercy, c’est là et nulle part ailleurs que j’avais vu disparaître mes biens péniblement acquis.
Je trouvais légitime de venir me recueillir sur les lieux du drame, comme on le fait pour une bataille perdue ou face à la disparition d’un être cher.
Loin de moi était l’idée de manifester mon indignation dans la rue, non je ne voulais que me recueillir, un droit légitime et sacré de mémoire, de prière évidemment athée.
Je n’imaginais pas une foule elle aussi ruinée par Bercy se recueillant avec moi, arborant de très discrets signes où l’on aurait pu lire “Je suis Dumas” signifiant que le mal était généralisé, d’ailleurs ce ne fut pas le cas.
Cependant je fus déçu de ne pas partager mon silence, mes pensées.
J’étais alors arrivé à la conclusion que notre pays ne pourrait pas se rétablir économiquement tant que le contrôle fiscal resterait une zone de non droit.
Tout comme la liberté ne pouvait pas jaillir de la révolution tant que les lettres de cachet séviraient.
La délinquance y compris fiscale doit être traquée, mais il y a des formes à respecter sans lesquelles la traque des délinquants se transforme rapidement en totalitarisme aveugle et non maîtrisable, en terreur.
Les règles à observer sont simples, l’enquêteur ne peut pas émettre la sanction, celle-ci passe par un juge libre lors d’une audience publique, jusqu’à cette audience l’accusé est considéré comme innocent, à cette audience il doit pouvoir se défendre loyalement.
Ce n’est pas du tout comme cela que fonctionnent les contrôles fiscaux, d’où la terreur fiscale que connait notre pays et que chacun de nous est obligé de supporter.
Terreur qui ne permet pas d’apprécier le poids de l’impôt pour ceux qui le décident par manque de retour des terrorisés, qui la ferment tétanisés par la peur.
En Septembre 2014, lorsque j’ai arrêté de me recueillir à Bercy, j’ai conclu que j’étais sans doute le seul à avoir été ruiné par Bercy, à ne plus pouvoir payer mes charges, à avoir été projeté dans la misère injustement, à ne rien comprendre à cette société déboussolée où la crapulerie est récompensée, où la rigueur et la générosité sont ridiculisées.
Depuis je suppose que la machine Bercy a fonctionné à pleins tuyaux, qu’elle s’apprête à fonctionner encore plus fort, que le massacre est et va être terrible, si j’en juge par le bazar que je vois.
Cette idée me catastrophe, m’émeut car j’en connais les conséquences, me donne de nouveau envie de me recueillir face à toute cette horreur.
J’ai donc décidé de reprendre mes séances de prière devant Bercy :
TOUS LES QUATRIÈMES JEUDI DU MOIS, LE 24 EN JANVIER, DE 15H à 16H
Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais vous pouvez venir prier avec moi en pensant au passé et en réfléchissant à l’avenir.
Bien à vous. H. Dumas
Partager la publication "Le temps du recueillement est revenu"
Cela va devenir une rubrique habituelle mais ce n’est pas de notre faute ; le gouvernement ment et il ne peut pas s’en empêcher car influencer l’opinion et éventuellement la manipuler est une constante du pouvoir …
Et nous, nous nous sentons obligés d’en parler !
1er mensonge : A tout seigneur tout honneur, le président de la république qui, lors de ses vœux du 31 décembre, nous a péremptoirement déclaré : « le capitalisme ultralibéral et financier, trop souvent guidé par le court terme et l’avidité de quelques-uns, va vers sa fin ».
Le problème est que sa déclaration réduit le capitalisme à une vision doublement négative : le court terme et l’avidité alors que nos sociétés occidentales sont toutes basées sur le capitalisme qui, seul, a permis de créer les richesses qui sont la base de notre développement économique depuis le 18°s.
Par ailleurs, aucun système collectiviste, socialiste ou autre, n’a jamais réussi. Ils n’ont conduit qu’à la ruine et à la misère des populations qui les ont subis.
Quant à l’épithète « ultralibéral », il ne correspond à rien : on est libéral ou on l’est pas et lui visiblement ne l’est pas malgré les affirmations de certains de ses détracteurs !
Préjuger de la « fin du capitalisme » est enfin une affirmation pour le moins audacieuse puisqu’il n’y a pas de modèle économique de remplacement ; sauf à penser que E Macron pense que le système si peu efficient du capitalisme d’Etat à la française pourrait être de nature à être ce modèle de substitution…
Quel est finalement le but de cette déclaration : conviction ou manipulation ?
Il est probable que cette affirmation est surtout destinée aux populations de gauche qu’il faut amadouer en vue de leur récupération pour les prochaines élections … ce qui n’exclut pas, par ailleurs, qu’il dévoile ainsi sa véritable pensée de socialiste pur jus !
Enfin, on peut fustiger le capitalisme mais il faut quand même ne pas perdre de vue que ce sont l’étatisme français et l’Etat providence qui sont essentiellement la cause de tous nos maux voir (ici) et (là).
2ème mensonge : les gilets jaunes, qui refusent de rentrer chez eux, sont tous des fascistes ou des membres de mouvements d’extrême droite ; car c’est bien connu seuls les gens d’extrême droite troublent l’ordre public républicain !?!
Ce discours a, bien entendu, été relayé abondamment par la presse subventionnée dont l’opinion politique se situe clairement à gauche puisque … la morale est forcément de gauche.
Pas de chance, il s’avère que les casseurs arrêtés étaient en majorité d’extrême gauche ou non affiliés (black blocks ou gilets jaunes entraînés par les circonstances).
La distorsion entre le discours officiel et la réalité ne semble toutefois pas troubler le pouvoir et ses affidés ; surtout lorsque l’on sait que le but de ces déclarations est avant tout de discréditer un mouvement exclusivement populaire (du moins à l’origine) et spontané ; le président ayant lui-même “enfoncé le clou” en insistant, lors de ses « vœux », sur le retour nécessaire à l’ordre républicain.
3ème mensonge : les gilets jaunes ont agressé la police – ce sont des voyous et le président l’a dit lui-même en parlant de « foule haineuse ».
On tombe là dans le manichéisme le plus primaire, style URSS des années 70 ; ce qui ne constitue évidemment pas un progrès.
Le problème c’est que j’ai vu la police charger, après un gazage massif, un rassemblement pacifique de retraités et de personnes âgées en gilets jaunes … Faudra-t-il sortir à l’avenir avec un déambulateur pour éviter le matraquage policier ?
La vérité est que le pouvoir a eu très, très peur et qu’il a envoyé au casse pipe des forces de l’ordre conditionnées et embrigadées pour faire le sale boulot pendant que, selon le Canard Enchaîné, E Macron se terrait à l’Élysée ; protégé par 600 policiers et gendarmes et un hélicoptère prêt à décoller … pour le cas où !
On a appris aussi que la police avait tiré au flash-ball à très faible distance (4 m) sur plusieurs jeunes filles et que le cas est avéré pour 3 autres adolescents dont un à Toulouse qui a perdu un oeil.
J’aimerais bien connaître la nature des agressions intolérables commises par ces jeunes filles pour justifier de telles violences policières !
La seule vérité est que le pouvoir tremble de peur devant une « populace en colère » et incontrôlable qui n’obéit pas aux codes habituels et qu’il est prêt à justifier tous les abus commis en son nom, de l’ordre public, de la République … alors qu’il est seulement inadmissible d’utiliser de telles méthodes sur des enfants et qu’il n’y aura jamais aucun argument qui puisse les justifier.
Il faut quand même rappeler que le nombre des blessés dépasse les 1.000 et que certains véhicules de police (non équipés de la vignette Crit’air) disposaient de réservoirs contenant des produits chimiques incapacitants toxiques (il s’agirait de poudre) … pour le cas où (sic).
En outre :
– La police se met désormais à confisquer les masques de plongée et les lunettes de natation car, fait nouveau, ce serait des armes par destination … bien qu’on n’ait jamais vu quelqu’un être tué à coup de masque de plongée. On a compris qu’il s’agit en fait de rendre les manifestants totalement vulnérables aux gaz lacrymogènes pour les empêcher de résister aux attaques de la police. Bientôt, chercher à se protéger des attaques de la police deviendra un délit … comme dans toutes les bonnes dictatures !
– La justice, en toute indépendance, a décidé aussi de matraquer à sa façon les manifestants politiquement incorrects qui ne détiennent pas les codes des corps intermédiaires (syndicats patentés subventionnés qui ne représentent personne). C’est le cas notamment de 3 personnes qui ont, le 21 décembre, pendu et décapité un pantin à l’effigie d’ E Macron car ces faits constitueraient « une incitation au meurtre ». Un jeune est aussi poursuivi pour avoir parlé de guillotine à un élu !?! Enfin, la police a arrêté M Drouet, meneur des gilets jaunes, parce qu’il a été pris sur le fait en train de commettre un acte extrêmement dangereux : il déposait des bougies en commémoration des gilets jaunes morts (12) mais ne l’avait pas déclaré en préfecture !
Enfin, des ordres ont été donnés pour évacuer, manu militari, les ronds points encore occupés.
Le pouvoir peut dormir tranquille, la police et la justice font le boulot … même si on se situe clairement dans la répression de la liberté politique, en parfaite violation avec les dispositions de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ; laquelle a valeur constitutionnelle.
Toutefois, il faut être conscient que ces poursuites sont essentiellement destinées à intimider, voire à effrayer, les manifestants et la population en général … surtout si celle-ci avait dans l’idée de se joindre au mouvement !
Pour le pouvoir, il faut casser le mouvement à tout prix mais il n’est toutefois pas sûr que cela soit efficace à en juger par ce qui s’est passé le 05 janvier !
4ème mensonge : la rémunération des livrets A a été bloquée à 0.75% l’an jusqu’en 2020 pour, officiellement, faciliter le financement du logement social via la Caisse des Dépôts et Consignations.
On sait que le livret A est le placement préféré des classes populaires et qu’il est présenté comme sûr ; sauf qu’il est loin de l’excellence !
Auparavant, le taux de rémunération de l’épargne était indexé sur l’inflation ; ce qui en faisait un placement permettant au moins de sauvegarder son épargne ; même s’il était loin d’être performant.
Son autre avantage est qu’il échappe aux « cotisations sociales » (CSG et autres au taux actuel de 17.2%) ; ce qui est loin d’être anodin.
Mais c’était sans doute trop … c’est pourquoi le gouvernement a modifié, en 2016, les règles de calcul des intérêts pour les plafonner à 0.75% l’an.
Lorsque l’inflation était très faible (moins de 1% l’an) ; le problème de la rémunération était relativement anodin mais il se trouve qu’en 2018, l’inflation s’est élevée (officiellement) à 1.8%.
De ce fait, ce placement de père de famille fait désormais perdre de l’argent (en toute sécurité) à chacun de ses détenteurs puisque le taux de rémunération est largement inférieur à l’inflation.
Par contre, le gain pour l’Etat a été évalué à 3.5 milliards € ; économisés sur le dos du petit épargnant !
Il faut y voir, en fait, une manière de subventionner les dépenses de l’Etat ou si vous préférez un impôt qui ne dit pas son nom !
Il n’y a pas de petites économies mais rassurez-vous l’inflation devrait à nouveau diminuer vers les 1% l’an en 2019 du fait du ralentissement économique et du tassement du prix du pétrole. Cela devrait réduire les pertes des détenteurs de Livrets A.
5ème mensonge : Le pouvoir se plaint de la destruction des radars et surtout prétend que leur réparation va lui coûter très cher. Il affirme aussi que, du fait de la destruction de ces appareils, les conducteurs vont se défouler et se remettre à conduire n’importe comment avec à la clé une augmentation vertigineuse des accidents !
À l’occasion des fêtes, j’ai parcouru 800 km ; ce qui m’a permis de constater qu’effectivement 80% des radars automatiques avaient été neutralisés mais que tous avaient été bâchés ou tagués à la peinture jaune. Je n’en n’ai pas vu un seul brûlé ou détruit ; ce qui ne veut bien entendu pas dire qu’il n’y n’a pas eu …
Par ailleurs, durant ces trajets, je n’ai pas vu une seule infraction ni une seule fois un conducteur incivique … ce qui tend à démontrer que les radars n’ont pas tout à fait la fonction ni l’utilité qu’on prétend qu’ils ont !
Le pouvoir peut pleurer sur les frais de réparation mais ils seront en fait à peu près nuls (il suffit de retirer la bâche) ; compte non tenu du fait qu’il « oublie » de vous dire ce que les radars lui rapportent : 1.2 milliards €/an !
En fait, on sait que les radars ont été implantés en masse essentiellement pour piéger l’automobiliste et rapporter des impôts sous couvert de répression pénale forfaitaire ( !?!) et que la réduction à 80 km/h n’a pas eu d’autre but que de renforcer les possibilités de répression sous couvert d’un argument sécuritaire non prouvé.
Enfin, à bien y regarder, ces radars sont essentiellement des instruments d’oppression dont le but évident est de sanctionner. On passe très vite de conducteur discipliné à délinquant routier (il suffit de 4 km/h car la marge d’erreur admise est 2.5%) et cela les français ont fini par le comprendre !
La suite au prochain mensonge gouvernemental … Ce qui devrait être relativement rapide.
Bien cordialement à tous !
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L’affaire se passe dans le cadre d’un groupe de sociétés avec une holding qui chapeaute trois filles avec autant de codes d’activités différents. L’une d’elles – appelons la A, la plus importante en termes de personnels et de chiffre d’affaire rencontre sur ses deux derniers exercices des pertes croissantes et un peu plus sur un deuxième site qui occupe trois salariés dont un délégué du personnel, avec des perspectives inquiétantes. Et cela ne va pas bien non plus dans les deux autres, B et C.
Une opportunité de changer d’enseigne pour la société A, et devenir franchisé d’une firme phare – parmi les trois meilleures reconnues via sondage dans le même secteur d’activité, s’offre à elle, attendu qu’elle doit fermer ou céder à date fixe selon aucune apparenté avec le gérant le deuxième site lié à un bail de location. Quid ?
Je vous donne de suite la conclusion : Le changement de Business Model s’est avéré payant en restructurant complètement A et accessoirement en évacuant B et C par des cessations d’activités propres et nettes sans aucun recours contre ces dernières devant le droit social.
Mais revenons à nos salariés concernés par la fermeture dudit site. Ils réunissent à eux trois près d’un siècle d’ancienneté dans A. Ils actent devant les prud’hommes en requérant une liste à la Prévert de leurs préjudices formalisés par le Code du Travail et leur avocat, ou plutôt avocate dont c’est le commerce qui a pignon sur rue.
J’ai aussi choisi une avocate du même Landerneau spécialisée en droit social pour me représenter, comprenant bien que tout ce petit monde dans le registre se fréquentait régulièrement. Le bon choix ? Je n’en sais rien.
Le titre de cet article est « Droit social et du mensonge ». Déclinons-le via les conclusions de l’avocate des salariés devant l’audience de 1ère instance :
– « La holding et ses trois sociétés filles exercent la même activité. » Faux ! La holding n’exerce aucune œuvre en dehors de détenir les parts sociales de A, B et C. qui ont toutes trois des activités différentes ;
– « La situation comptable dégradée de A n’est pas établie. » Faux ! Une simple lecture des deux dernières liasses fiscales permet de comprendre que A suit une mauvaise pente et qu’elle ne peut se maintenir en l’état ;
– « La fermeture d’un site de A est uniquement la décision du nouveau Franchiseur adoubée par le gérant de A. » Vrai ! La situation critique de A impliquait un nouveau Business Model qui ne pouvait se concevoir que sur le site phare, en évacuant toute concurrence d’enseigne sur l’autre lieu sous la même gérance pour le Franchiseur par contrat ;
– « Les minimas de rémunération n’ont pas été respectés et appellent des compensations selon mes tableaux référencés. » Faux ! Les bases de rémunérations étaient faibles mais des intéressements au chiffre d’affaire produits, de surcroît sur du TTC, révélaient des salaires récurrents bien au-delà des minimums, ce qui est clairement établi pour chacun tout le temps de leur exercice ;
– « Suite à la fermeture de site envisagée, les propositions de reclassement sur le site phare de A étaient floues. » Faux ! Un élève de collège aurait compris la formule d’intéressement qui leur était proposée avec de surcroît une indemnité kilométrique pour compenser la distance entre les deux sites de 20 kms, ce qui potentiellement leur était plus avantageux par rapport à leur activité déclinante ;
– « Les critères de licenciements ne sont pas respectés ». Faux ! Dans le cadre de fermeture de site liée à une société, ces injonctions tombent. Ce qui est logique, car pourquoi des salariés d’un site qui ferme devraient débaucher d’autres de leurs collègues qui font fort bien leurs offices apparentés sur un autre lieu ;
– « Les trois salariés ont souligné un propos du gérant que s’ils venaient sur le site référencé, il n’y aurait pas de la place pour tout le monde. » Vrai ! Masse salariale beaucoup trop importante par rapport aux nécessités et là, les critères d’ordre de licenciement devraient être envisagés ;
– « Le site à fermer n’a pas été proposé en reprise d’activité. » Faux ! L’un des trois salariés qui avait les capitaux pour reprendre ladite activité était en pourparlers avec l’ancienne gérance depuis deux ans et toujours ouverte avec la mienne, ce que j’aurai signé pour l’euro symbolique, non pas parce que c’était mort mais que j’envisageais le business autrement dans le même secteur d’activité ;
– « Vous avez des capitaux pour épouser cette nouvelle enseigne donc pourquoi ne pas réinvestir dans ce que ce que vous demandent ceux du site en mort subite ? » Faux ! Les capitaux que j’ai requis pour sauver une boîte se sont faits sur un emprunt auprès d’une banque qui a pris des garanties sur mon patrimoine pour tenter un nouveau Business Model ;
Qu’est-il advenu de cette histoire aux Prud’hommes ? En 1ère instance, cela n’a pas été jugé. L’affaire est donc proposée en départage sous la houlette d’un magistrat juge professionnel du droit social, femme encore. Une proposition de conciliation entre les parties est proposée, comme avant d’acter pour les Prud’hommes, au tout début du contentieux.
J’ai refusé la conciliation, via ce qui précède. Le magistrat tranche pour partie en faveur des salariés : Couper un bras qui met ni plus ni moins en danger la pérennité du groupe de sociétés et de leurs salariés restants. Je m’interroge : Comment peut-on par de tels « Fakes » mettre en péril une majorité de gens qui travaillent encore avec un avenir pour une minorité qui ne veut pas en faire partie et qui n’a pas raison ?
Le jugement tombe avec exécution sous astreinte ad nutum sans attendre l’éventuelle procédure en Appel. Urgence !
J’ai vent des opinions de la 9ème chambre de la Cours d’appel en droit social de ma région : Rose foncé ou rouge vif. Je décide de jouer au Poker avec les trois salariés en « disgrâce ». Veulent-ils refaire tapis avec l’Appel ? Je procède alors avec eux une conciliation jusqu’à ce que je peux me permettre via la trésorerie de A. Ils n’accepteront pas la première enchère, ni la deuxième mais enfin la troisième, ce qui me convient tout à fait pour sauver une entreprise et lui donner un avenir avec ses salariés renouvelés pour la plupart et qui font le job, en étant considérés et bien rémunérés.
La morale de cette histoire ? A vos commentaires …
Bien à vous.
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Le 30 décembre je lis un article du Figaro intitulé ” Darmanin hausse le ton contre l’exil fiscal des dirigeants d’entreprise”.
Ce brave jeune homme en remet une couche en lançant un appel tonitruant au “civisme fiscal”.
Cet article reprenait une interview de notre Gérard Darmanin national donné au JDD. ( https://www.lejdd.fr/Politique/gerald-darmanin-au-jdd-le-prelevement-a-la-source-cest-lere-moderne-3829553 )
En pleine séquence dite “des Gilets Jaunes” notre Gérard devait souhaiter nous la faire oublier en nous faisant crouler de rire.
Il y avait déjà pas mal de comiques dans les députés LREM ou leur sous-produit le Modem qui nous ont régalé, quasiment 24h sur 24, sur les chaines en continu, d’un festival ininterrompu de mauvaise foi ou de contre vérités, mais là Darmanin en demandant aux “riches” qui ont fuit la spoliation bercynienne, ( car eux en avaient les moyens ), d’être des bons français et de revenir volontairement se faire tondre (à vif) par Bercy.
J’ai failli, en lisant un tel tissu de bêtises, recracher le café que j’étais en train de boire, pris d’un irrésistible fou rire.
Combien d’exilés fiscaux vont être sensible à son discours “patriotique”?
Qui va vouloir se faire dépouiller de son plein gré par Bercy?
La Carotte ou le bâton.
Il nous sert un “pathos” égalitariste avec, certainement, des trémolos dans la voix, qui malheureusement ne ferait même pas pleurer un élève de CM2.
Il lui restera donc que le bâton, système de coercition préféré du fisc français, mais là attention, ce ne sont pas des français “moyens” et ses menaces ne les fait même pas ciller.
Encore des gesticulations et des vociférations gratuites et inapplicables uniquement destinées aux contribuables , comme vous ou moi, qui sommes prisonnier d’un système quasiment carcéral pour nous, qui faisons ou faisions marcher la boutique.
Notre ministre des “Comptes publics”, ( rien que ce titre est du plus haut comique lorsque l’on sait ce que ces énarques font de NOTRE ARGENT) pourrait sans soucis passer à “Rire et Chansons” dans la rubrique “nouvelle génération du rire”.
A-t-il fait passer son message de civisme fiscal aux hauts fonctionnaires de Bercy, les gardiens de notre or?
( https://www.temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/ )
J’en doute et donc rien ne changera.
Ceux qui travaillent continueront à travailler pour payer les fonctionnaires et ceux-ci continueront à les tordre.
Quant à ceux qui sont partis hors de l’enfer fiscal français, ce n’est pas demain qu’ils rentreront.
Les veinards!
E.Bolling
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Le prélèvement à la source (PALS) vient d’entrer en application à la suite d’une longue période d’explications, relevant surtout de la propagande, au cours de laquelle on nous a expliqué que ce serait facile, bien mieux qu’avant et que vous pourriez de toutes les façons adapter le montant du PALS en fonction de votre situation.
Aussitôt dit, aussitôt fait, j’ai testé le PALS et les possibilités de modulation du taux de prélèvement puisque … c’est si facile !
Autant vous prévenir de suite, cela ne marche pas !
Démonstration :
Confronté à une diminution très importante de mes revenus qui me rend désormais non assujetti à l’IRPP (impôt sur le revenu) aussi bien pour 2018 que pour 2019, je viens donc de me connecter sur l’espace impôts.gouv.fr afin de modifier le taux du prélèvement à la source.
Le but de l’opération était de ramener à zéro le taux du PALS fixé initialement à 2% dans mon avis d’imposition reçu en septembre 2018.
J’ai donc rempli le formulaire apparu à l’écran en vue de demander l’application d’un taux de prélèvement à la source de 0 (zéro) ; ce qui m’a permis de lire la réponse suivante :
La modulation à la baisse du prélèvement est possible lorsque le montant du prélèvement au titre de la situation et des revenus de l’année en cours est inférieur de plus de 10 % et 200 euros au montant du prélèvement supporté en l’absence de cette modulation.
Compte tenu des éléments déclarés, vous ne remplissez pas ces conditions. Vous ne pouvez donc pas modifier votre prélèvement à la source.
Le montant de mon impôt passant de 370 € à 0, le montant du prélèvement est bien supérieur à 200 € et à 10% puisqu’il est de 100%.
La réponse qui m’a été faite est visiblement inappropriée puisque je rentre bien dans le critère de réduction du PALS.
Or, contrairement à ce qui nous a été affirmé depuis des mois, il n’est pas possible de le moduler !
Doit-on en conclure que la DGFIP (Bercy) a ajouté des paramétrages non prévus ou non stipulés à seule fin de faire obstacle à toute réduction du prélèvement ? il est permis de le penser …
Bien décidé à en avoir le coeur net, je me connecte immédiatement sur mon « espace personnel particulier » afin d’opérer une réclamation.
Malheureusement, et ce n’est vraiment pas de chance, il est impossible de se connecter ; le service concerné (qui n’est pas le même que celui dédié au PALS), est « momentanément » indisponible !
Mais voilà au moins un moyen simple de couper court à toute réclamation !
Conclusion :
Comme je l’avais prévu (ici), le PALS ne marche pas; en tout cas il ne fonctionne pas dans les conditions qui nous ont été indiquées. Ce sont surtout des complications inutiles et, alors qu’auparavant il était possible de moduler le montant des prélèvements fiscaux pour l’adapter aux revenus réels, aujourd’hui ce n’est plus possible.
Malgré des revenus très faibles, je me trouve donc contraint de faire l’avance à l’Etat d’impôts que je ne dois pas ! Mais, je peux espérer un remboursement sous 18 mois …
Le contribuable ne peut pas être tenu pour responsable des insuffisances de l’administration … mais c’est pourtant bien lui qui en fait les frais !
Il est évident qu’il n’y a aucune simplification, bien au contraire, et les buts poursuivis ne sont évidemment pas ceux qui ont été affichés !
Conclusion qui s’impose : le gouvernement ment et avec lui le sémillant ministre du budget, le désormais fameux Darmanin, dont l’arrogance le dispute à l’incompétence la plus absolue, qui pense que le français disposant d’un revenu de 900 € par mois peut se permettre d’aller au restaurant et se payer des additions de 200 € ; sans les vins (ce détail ajouté par ses soins est évidemment d’importance).
Le jour où le gouvernement et ses hauts fonctionnaires cesseront de prendre les français pour des imbéciles, ils auront fait un grand progrès ; mais je ne pense pas que cela soit pour un avenir proche compte tenu de la situation générale absolument catastrophique des finances publiques.
N’hésitez pas à nous faire part, dans la rubrique VOS TEMOIGNAGES, de vos expériences personnelles ; je sens qu’on va bien s’amuser …
Bien cordialement à tous !
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Mélenchon admire M. Eric Drouet, qu’il compare à son homonyme de la révolution, lequel se prénommait Jean Baptiste. Ce dernier fut d’abord l’opportuniste délateur grassement payé de Louis XVI à Varennes, puis un Montagnard extrémiste. Donc un délateur partisan moral de la terreur, de la partie sombre de la révolution, de son échec pratique et humain absolu.
Je serais M. Eric Drouet, que je ne connais pas, cette comparaison ne me flatterait pas.
De la révolution je préfère personnellement honorer ses penseurs, les Voltaire, Condorcet et autres, qui réfléchirent à l’organisation d’un monde de liberté individuelle, de respect de la propriété, de limite des pouvoirs des hommes de l’Etat, de justice équitable, qui générèrent la constitution américaine, qui succombèrent en grand nombre en France sous la pression d’une partie — discutable — du peuple de la rue — avide et inculte représentée par les Montagnards — qui n’a pas hésité à les tuer en nombre par décapitation lors de la terreur, reculant d’un siècle les bienfaits de leur pensée.
Le Montagnard insincère Mélenchon, dont je reconnais la vivacité d’esprit et l’opportunisme ravageur, n’est pas ma tasse de thé.
Les Gilets Jaunes sont-ils porteurs de la terreur, comme semble le souhaiter Mélenchon ? Comme font mine de le redouter les néfastes “élus-administrations” associés taxateurs au pouvoir, plus communément appelés “Bercy”.
J’espère que non. A vrai dire je n’en sais rien.
J’ai mon gilet jaune sur mon tableau de bord par sympathie. Je ne me suis jamais arrêté à un rond-point pour discuter. J’aurais dû ? Sans doute.
Le hasard a pourtant fait que les premiers samedis de contestation j’ai traversé chaque fois la France pour les besoins de mon travail. Je n’ai pas échappé aux blocages et déviations diverses. Je n’ai vu que bonhomie et détermination pacifique. J’ai pu me tromper, m’abuser. J’espère que non.
Aujourd’hui, en ce début d’année, j’ai un peu plus de temps, je pourrais me rendre sur un rond-point et tenter de mieux comprendre. Je ne le ferai pas, j’ai peur d’être déçu.
Pour moi les Gilets Jaunes sont l’expression d’une gigantesque souffrance fiscale que je connais bien et partage, mais ils sont aussi un immense espoir. Je tiens à ce qu’ils restent cela dans ma tête.
Je veux croire qu’ils sont tous membres de la France qui produit. Salariés du privé, professions libérales, artisans, je les imagine comme moi au bout du rouleau, ne pouvant plus payer charges et impôts, ne pouvant plus tirer la charrette France trop pleine de poids morts économiques, fonctionnaires ou inactifs indifférents à leur épuisement.
Je les sais tous taxés à 90% de leur apport à la richesse du pays, y compris pour les plus modestes par le jeu de la TVA et des charges sociales dont ils ne profitent pas, au profit d’une masse grossissant sans cesse qui n’apporte rien à cette richesse et ne fait qu’en profiter à leur place.
Je les imagine acculés par Bercy, poursuivis par leurs créanciers qui agissent sans vergogne pour le compte des passifs.
Je les sens terriblement déçus de s’être engagés, d’avoir pris des risques et de se voir dépossédés, humiliés par les profiteurs de tout poil, les planqués du système.
Je pardonne leur violence, comment rester calme face à tant d’injustices à une telle inversion des valeurs, de la réalité.
Si l’on en croit M. Mélenchon la situation ne serait pas conforme à ma vision.
Les Gilets Jaunes seraient pour lui juste des partisans de plus d’Etat, de plus d’impôts, de plus d’avantages, de plus de sécurité, de moins d’économie, de décapitation du capital mérite et de sa redistribution par cooptation, en réalité au choix des fascistes ou des communistes si l’on veut se référer à des termes anciens pour les qualifier.
J’espère que ce n’est pas moi mais bien Mélenchon qui est dans l’erreur, faute de quoi nos malheurs ne vont pas vers un mieux mais vers un bien pire. Les guillotines ne sont alors pas loin. Pauvre France.
Son peuple pourrait-il, après 1789, être une nouvelle fois abusé. Aujourd’hui par de “Mélenchoniques” intrigants, qui lui feraient miroiter que le risque, l’engagement personnel, la propriété privée, la liberté individuelle, la responsabilité, le mérite, la récompense ou la sanction, la vie en quelque sorte, pourraient se résumer en la soumission de chacun à un Etat qui, comme par hasard, serait organisé par et au profit de Mélenchon et de ses amis en lieu et place de Bercy et des siens.
Soyons sûr qu’alors la France perdrait une nouvelle fois un siècle. Elle repasserait par la terreur qui n’est que la guerre civile, puis par la dictature, pour revenir peut-être à une démocratie moderne cent ans après les autres démocraties mondiales.
C’est Bercy qu’il faut détruire et non le mur de Berlin qu’il faut reconstruire, M. Mélenchon, ne trompez pas les Gilets Jaunes ils ne le méritent pas.
H. Dumas
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Lorsque Louis XVI tente des alliances avec l’aristocratie européenne pour maintenir la royauté, il ne complote pas. Il croit en la royauté, en cela il ne fait qu’adhérer à un régime millénaire qui lui parait évident, il se rapproche naturellement de ceux qui croient aussi à ce système. Il ne comprend pas les motifs de ceux qui souhaitent le modifier. Il ne perçoit pas les souffrances que ce régime génère.
Il y laissera la vie, accusé de complot. Sa mort est sans doute abusive. Celle du système social qu’il représentait parfaitement naturelle, il ne pouvait que disparaître. Mais pas plus ici que plus tard ailleurs il n’est question de complot.
En ce qui me concerne, je pense que le complot, réunion de personnes structurées dans le seul but d’accéder à un pouvoir ou de le préserver, n’existe pas, jamais.
Je ne suis pas le seul à croire cela. Le pouvoir étant la résultante de conditions si multiples, impliquant ceux qui le veulent et ceux qui le subissent, que nul ne peut maîtriser dans une action comploteuse tous les paramètres du pouvoir, même par la force.
En revanche, les regroupements d’intérêts matériels ou moraux, programmés ou non, amenant à des groupes d’action visibles ou occultes, connectés ou non entre eux, sont la règle, la contrepartie de la nécessité pour l’homme de l’action de meute sans laquelle il est dépourvu face à son environnement.
Cette façon de voir les choses concernant la vie en société m’a amené à adhérer – je m’en suis déjà ouvert – aux théories de Yuval Noah Harary développées dans son ouvrage “Sapiens”.
A savoir, la croyance est le ciment qui permet aux hommes de se regrouper en masse malgré leur peu d’uniformité, leurs individualités si différentes. La croyance est la base de toute société. Ce ne sont donc ni la force ni le complot qui nous unissent, ce ne peut être que la croyance.
C’est là que tout se complique, car si la croyance est notre ciment, elle peut aussi être notre tombeau intellectuel, moral et pratique.
Deux exemples.
Les religions. Elles sont une de ces croyances intellectuelles fédératrices permettant le regroupement. La plupart sont exclusives, ne se partagent pas. Ainsi la France est en échec face à la religion musulmane. Était-il raisonnable d’imaginer à la fois le développement d’un culte aussi exclusif et son intégration ? Bien sur que non. Sauf à proposer une croyance à valorisation supérieure, nous y reviendrons.
L’égalitarisme. Il s’agit ici d’une croyance matérielle dont l’inaccessibilité est évidente. Il suffit d’en regarder objectivement le déroulement dans le temps. Comment expliquer à un jeune enfant scolarisé qu’il faut qu’il travaille pendant qu’une bonne moitié de sa classe non seulement ne fout rien, mais le nargue. Puis que, s’il travaille bien, plus tard il gagnera de l’argent qu’on lui prendra pour donner à ses condisciples actuels qui ne foutront toujours rien tout en continuant à le narguer. Difficile…
Le ciment sociétal “croyance” a tendance naturellement avec le temps à la fissure, voire à l’effondrement.
C’est à ce moment qu’il se défend en criant au complot.
Et là c’est grave, très grave. C’est cette réaction qui a entraîné la terreur et son cortège d’horreurs lors de la révolution, dont le symbole historique est Fouché, ses délations et ses fichages. C’est la même réaction qui a généré le stalinisme, la Stasi, toutes ses joyeusetés de l’égalitarisme communiste.
Le principe est toujours le même, d’abord un cri : “Mort aux comploteurs qui mettent en danger notre belle société”. Alors qu’en règle générale c’est seulement la croyance de base initiale qui bat de l’aile, qui ne remplit plus son office de ciment social.
Lorsqu’une société arrive à ce point de sa décomposition, la fin n’est pas loin.
Les symptômes finals sont : l’affirmation d’un dogme, l’introduction de la délation massive pour motif de déviance, le fichage généralisé des individus, les sanctions aveugles contre les contestataires, le repli.
C’est exactement à ce point qu’en est la France. Voir Bercy.
Ses trois croyances basiques sont en échec, sa chrétienté, sa laïcité, son égalitarisme, d’autres tentent de prendre la place sans succès, l’écologie, la religion musulmane, le consumérisme.
En réalité il s’agit d’une situation de grand danger, propice à l’effondrement par manque de croyance fédératrice raisonnablement acceptable.
Et pourtant, il est une croyance supérieure qui permettrait à la France de terrasser ses démons actuels, de permettre à toutes les croyances de se maintenir dans le cadre de l’épanouissement de cette croyance supérieure.
Je veux parler de la croyance en soi que chaque homme peut développer sans nuire aux croyances collectives.
C’est ce ciment qui, jusqu’à aujourd’hui, a permis aux Etats-Unis d’Amérique d’absorber les différentes croyances en plaçant au-dessus de tout l’individu, la croyance en sa plénitude, sa force, son destin. Ce ciment social s’appelle le libéralisme.
La sortie pour la France sera libérale ou ne sera pas.
Bonne année. Bien à vous. H. Dumas
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L’organisation de la France est obsolète. Ce pays jadis grande puissance glisse doucement vers un statut plus modeste. Faut-il s’y faire ou peut-on influer sur l’avenir qui se dessine ?
Dans une compétition mondiale se reprendre en main ne suffit pas, les autres compétiteurs ont leur mot à dire.
Face à cette problématique il est plusieurs discours qui permettent d’éviter l’obstacle. Par exemple se doter d’une croyance qui indiffère les autres et accuser cette indifférence de trahison pour se donner le beau rôle et dissimuler son échec. Ou encore ramener l’organisation collective à un moyen exclusif de satisfactions personnelles, ce qui faute d’un résultat impossible génère un bazar qui noie les problèmes.
En fait les limites d’une réorganisation sont culturelles. Chacun vit les règles qu’il accepte ou qu’il souhaiterait en fonction de ses pulsions personnelles intégralement dictées par ce qu’il est ou pense être.
Il apparaît clairement que modifier les règles d’un groupe social est mission impossible sans rupture, que la rupture est un choc culturel si intense qu’elle débouche invariablement sur la violence.
Nous en sommes là.
Quand soudain : les Gilets Jaunes — aujourd’hui en voie de disparition, hélas –.
En lisant à droite ou à gauche – c’est le cas de le dire – les réflexions que cette explosion suscite je reste dubitatif. Disons qu’il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre, rien de plus normal. Ce qui l’est moins c’est que les deux dissertent des propositions de changement portées par les Gilets Jaunes.
Je trouve cela complètement absurde.
De la France malade les Gilets Jaunes ne sont pas le médicament, ils ne sont que l’apparition du symptôme, rien de plus. C’est d’ailleurs en cela qu’ils sont remarquables.
Peut-être aurait-on pu établir un vaccin à partir de leur souche initiale, mais il aurait fallu des responsables politiques très réactifs et initiés, nous n’en avons pas. Aujourd’hui le symptôme est devenu une maladie envahissante qui ne peut plus être isolée pour établir un vaccin, face à elle la chimio sera éprouvante et le résultat incertain.
Dans tous les cas, les Gilets Jaunes ne peuvent d’aucune façon être porteurs de solutions, accordons-leur le mérite d’avoir mis en relief la maladie, c’est déjà énorme. Ce fut pour certains un sacrifice lourd et cela va le rester, ils sont fichés.
Que pouvons nous attendre de nos structures politiques et des français qui pourrait être porteur d’un changement structurel sociétal pouvant redonner à la France un rang mondial satisfaisant ? Rien.
Notre régime politique, très particulier, n’est ni démocratique ni à but collectif. Il s’agit d’une organisation gérée par un parti unique le P.I.L.B.S.
Ce parti unique se dissimule sous différentes appellations qui ne sont que les marques communicantes de la même lessive.
“Par Ici La Bonne Soupe” est le parti universel et unique de tous responsables politiques, des adhérents à leurs partis, des votants non encartés, de la grande majorité des français.
Je suis désolé d’être obligé de dire clairement et simplement : l’organisation structurelle d’une société ne peut pas être basée sur une telle philosophie, tout au plus peut-elle pour certains être une ligne de vie personnelle, rien de plus.
L’organisation politique d’un pays n’a pas à “prendre en charge” qui que ce soit ou quoique ce soit dépendant de la sphère personnelle. Ce principe n’exclut pas la compassion et la charité, mais ce ne sont pas des émotions organisationnelles acceptables. Surtout lorsqu’elles se développent au détriment des besoins réels du groupe.
Ce glissement du service du groupe vers le service d’intérêts particuliers est la maladie de notre pays. C’est cette particularité qui remplace l’injustice de la vie par l’injustice des hommes, tellement plus terrible.
C’est ainsi qu’au lieu de décider objectivement et d’assumer les besoins du groupe, le parti unique se transforme en récolteur des doléances personnelles, qu’il se propose de régler à la place de chacun. Nous ne vivons plus sur un lopin de terre partie de l’univers, mais dans un halo de mensonge qui trouble notre vue au point que nous passons à côté de notre vie de microbes de l’univers et que nous nous entre-tuons pour rien.
Revenir à une organisation structurelle garantissant notre liberté, notre propriété, nous laissant libres et responsables par rapport à notre vie ne me parait pas possible, hélas.
Et pourtant il n’est pas d’autre solution.
Bien à vous.
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Patrick Smets est un authentique libertarien, il se définit même comme Anarcho-Capitaliste.
La surprise passée son discours est attachant, très humain, et si libre…
Décidément les Weekends de la Liberté à Dax, organisés tous les ans fin Septembre par notre ami Patrick de Casanove, Président du Cercle Frédéric Bastiat, sont une manifestation incontournable pour l’esprit et la chaleur humaine.
Bien à vous. H. Dumas
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La proposition n° 2 stipule « l’augmentation immédiate du SMIC, des retraites et des minimas sociaux de 40% ».
Quand on connaît déjà les problèmes de financement des retraites actuelles et le poids qu’elles représentent sur le dos des actifs. Une simple lecture de notre courbe démographique en regard de notre taux d’actifs par rapport à la population française laisse songeur. Je ne vois absolument pas comment on pourrait financer une telle proposition par notre agenda de la répartition tel qu’il est exploité à moins de le réformer complètement. Un processus par capitalisation est aussi une piste envisageable mais il faudrait faire comprendre à une bonne partie de nos concitoyens que de jouer à la Française des Jeux a beaucoup moins de probabilités de réussite que de s’investir pour eux à mêmes sommes via des professionnels des marchés financiers. Mais cela ne fait pas rêver …
Augmenter les minimas sociaux de 40% ouvre la porte à la subjection vers le revenu universel. Vaste débat philosophique qui consiste à toucher un revenu décent sans la moindre contrepartie. Milton Friedman, dont les thèses ne sont pas parmi les plus étudiées dans l’Education Nationale, nous disait ceci : « Il n’y a pas de repas gratuit. » La solidarité est tout à fait concevable et supportable sauf quand elle se traduit par déshabiller Pierre, le productif, pour habiller Paul, l’oisif.
Le SMIC à +40%, pourquoi pas ? Mais il y a trois manières de le faire :
La première est de l’augmenter de facto avec le cortège de taxes aux taux inchangés qui figurent sur la fiche de paie ;
La seconde est de valider l’augmentation avec des retenues sociales constantes ;
Enfin, c’est aussi possible de le faire à coût complet redistribué aux salariés à proportion de la réduction des cotisations sociales qui financerait ladite augmentation.
Les deux premières modalités poseront inévitablement un coût insupportable pour bon nombre d’entreprises qui seront forcément obligées de le reporter sur leurs prix de ventes versus la sauvegarde de leurs marges et continuer à progresser ou tout du moins survivre. Nous entrons ainsi dans le cycle de l’inflation. Qui dit inflation dit progression des taux d’intérêts du crédit à brève échéance. Quid du respect des canons de la Zone Euro ? La France n’aura pas d’autre choix que de quitter ladite zone – Ce qui rejoint la proposition n° 9 de la charte – Sortie de l’UE … Pourquoi pas encore, mais il y aura un prix là aussi …
La dernière solution par un coût complet redonné en partie aux salariés est probablement la meilleure option. Mais elle implique là aussi de revoir complètement notre modèle de société. Celui que tout le monde nous envie mais qu’aucun n’importe chez lui. Nous choisissons bien nos polices d’assurances à titre privé ou professionnel. Pourquoi pas alors pour notre risque santé à la carte en fonction de nos risques et de nos désirs ? Quitte à conserver une CSG telle qu’elle existe actuellement pour couvrir une population qui n’en aurait pas les ressources.
Mais quand on lit la proposition n° 3 – Embauche massive de fonctionnaires, cela laisse à penser qu’une majorité de notre population n’est pas prête à revoir le fonctionnement de notre modèle social. En fait, il s’agit plus pour elle de revisiter les pistes de son financement avec pour corolaire de continuer à dépouiller un peu plus ceux qui le soutiennent déjà. C’est en partie l’explication de la fronde contre les taxes écologiques et la CSG qui viennent en plus de la TVA, vues comme des « Flat Tax » qui touchent le portefeuille de chacun. Les français dans l’ensemble sont plutôt attachés aux impôts traditionnels qui permettent de déshabiller Pierre pour habiller Paul.
La compétence de nos hauts fonctionnaires est recherchée à l’extérieur de nos frontières comme nous l’exposent les Arvernes sur Atlantico – https://www.atlantico.fr/decryptage/3562199/macron-otage-des-technocrates–plus-c-est-gros-plus-ca-passe–les-arvernes . Même si lesdits Arvernes semblent s’émouvoir qu’une partie croissante de nos brillants sujets voient leur avenir d’une autre manière que celle servile de l’Etat tout puissant avec une rémunération somme toute limitée. L’article est aussi intéressant dans l’ambivalence de subordination ou de connivence qui demeure entre l’Etat administratif et l’Etat politique. Les GJs voudraient certes y poser un coin avec le RIC – Référendum d’Initiative Citoyenne. Mais pour quoi faire ? Les mêmes choses ? Autant laisser les traders du Trésor et de la Cades négocier avec les SVT – Spécialistes en Valeurs du Trésor – afin d’assurer nos fins de mois, comme ils le font déjà depuis quelques décennies, du fait de nos déficits publiques systématiques et récurrents depuis de trop nombreuses décennies.
Bien à vous
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Les gouvernements français ont toujours préféré dépenser plus ; plutôt que de réformer le pays et réduire les dépenses lorsque les conditions économiques le permettaient.
C’est dans cette ligne qu’E Macron et F Hollande ont donc délibérément opté pour l’augmentation du matraquage fiscal en escomptant que le surplus de croissance économique allait absorber le surplus de fiscalité … sans succès.
Cela prouve que l’augmentation perpétuelle des impôts ne sert à rien si l’Etat ne réduit pas ses dépenses et que le poids de la fiscalité, au-delà d’un certain niveau, constitue pour l’économie et les agents économiques un handicap qui finit par devenir insurmontable. On peut légitimement parler de fiscalamité.
De plus, le mouvement des gilets jaunes a établi une novation qui relève toutefois de l’évidence : il n’est pas possible d’aller au-delà d’un certain seuil de confiscation fiscale surtout quand il n’y a pas de croissance (ce seuil étant toutefois subjectif et difficile à déterminer).
Le projet de budget initial pour 2019 prévoyait des recettes de 291 milliards € avec un déficit de -98 milliards € c’est à dire un déficit supérieur à 33%. Il contenait en outre une présentation pour le moins hypocrite du budget en affirmant que « le déficit budgétaire supportera l’essentiel de la baisse des prélèvements obligatoires réalisée au profit des ménages et des entreprises et s’établira à 98,7 Md€. L’Etat assumant la plus grande partie de l’impact des baisses de prélèvements obligatoires ».
Quand on sait que l’Etat n’est qu’une fiction recouvrant l’ensemble des contribuables et que les déficits d’aujourd’hui sont en fait les impôts de demain, on comprend qu’il n’y a, dans les faits, aucune diminution de la fiscalité mais juste un … report de la fiscalité dans le temps !
Or, avec la crise des gilets jaunes, qui n’a pas du tout été anticipée, le gouvernement s’est trouvé dans l’obligation de freiner sa prédation et de distribuer un peu de pouvoir d’achat afin de calmer une population excédée par un niveau de fiscalité excessif et de creuser, un peu plus, un déficit qui atteint déjà un niveau alarmant.
Le gouvernement s’est trouvé le dos au mur et contraint de céder, dans une improvisation totale, face à des revendications se levant les unes après les autres ; tout le monde espérant bien recevoir sa part dans la distribution gratuite de l’argent qu’on n’a pas !
Ce déficit, à hauteur de la panique qui a saisi le gouvernement devant la contestation populaire, constitue la manifestation la plus évidente d’un phénomène malheureusement constant : l’Etat dépense trop et sa marge de manœuvre se réduit sans cesse pour devenir pratiquement nulle ; sauf à creuser un peu plus les déficits !
Seulement, cette pratique, qui tient essentiellement du pompier pyromane, ne peut durer indéfiniment car, un jour, nous serons coincés entre trop de dettes, plus de crédit et des rentrées fiscales « qui ne suivent plus » ; en gros dans la situation grecque !
Pour seulement stopper les déficits accumulés, il faudrait amputer le pouvoir d’achat des français, en moyenne, de 967 € par an par français et, pour rembourser en suivant une pente descendante sur une durée identique de 40 ans, à nouveau de 967 € par an.
Alors que le déficit de 2019, initialement annoncé à 2.6% va exploser à 3,7% du PIB et -107 milliards € (représentant pas moins de 1.646 € par français), c’est au contraire pas moins de 1.935 € par an, en moyenne et en € constants, qu’il faudrait ponctionner sur chaque français (bébés compris) par le biais d’une diminution des salaires, des pensions et « aides sociales » pour revenir au niveau zéro de la dette ; ce qui représente, pour une famille de 4 personnes, rien moins que 7.740 € par an !
C’est tout simplement à la fois inconcevable et irréalisable ; et encore, ce calcul est-il fait en escomptant un maintien des taux d’intérêts à des niveaux actuels (0.8% l’an). S’il y a des tensions sur les taux, la dette augmentera avec la perspective du pire : que le service de la dette soit supérieur au taux de croissance ; ce qui nous amènerait dans une trappe à dette provoquant une accélération de la dette malgré l’adoption de mesures d’austérité.
Evidemment, aucun de nos politiciens/hauts fonctionnaires, si prompts à trouver des solutions à quelque problème que ce soit, n’est prêt à proférer une telle « grossièreté » et les français refuseraient tout simplement d’entendre une telle déclaration en criant au vol et à la trahison !
On comprend dès lors que le gouvernement recule face à cette échéance en poursuivant pour l’instant « l’oeuvre engagée » en espérant que ça tienne le plus longtemps possible tout en escomptant que les taux d’intérêts restent faibles … ce qui est un pari pour le moins hasardeux sur l’avenir.
Le pouvoir a opté pour la solution de facilité : rouler la dette, colmater les brèches les plus criantes, endormir la population tout en poursuivant, consciemment et en toute connaissance de cause, une trajectoire qui ne peut que conduire à la catastrophe !
Car il est désormais exclu de pouvoir en sortir indemnes !
Il faut être lucide ; il est impossible, avec une fiscalité aussi pesante et un Etat incapable de se réformer, dans un environnement concurrentiel, de retrouver de manière durable une croissance supérieure à 3% l’an de nature à dégager les marges budgétaires permettant de rembourser les dettes accumulées.
Le défaut (suspension voire annulation pure et simple des dettes) sera repoussé, autant que possible, car il aurait des effets catastrophiques dont le moindre serait la fermeture du marché du crédit pour 30 ans et la ruine de la population ; mais il ne peut pas être exclu en cas de crise grave.
La dévaluation (ou le lessivage de la dette par l’inflation) n’est pas possible avec l’€ (puisqu’on ne peut pas dévaluer).
On pourrait opter pour la solution des souverainistes (sortir de l’€ et faire tourner la planche à billets en FF pour payer la dette en FF) mais elle posera de très graves problèmes aux conséquences difficilement appréciables car cette monnaie nationale subirait une très forte dépréciation (-40% dans les six premiers mois) et elle ne serait pas acceptée par nos créanciers ; ce qui reviendrait à un défaut. Celà nous ferait tomber dans le mécanisme fatal de l’hyperinflation qui ruinerait tout le monde, et d’abord les français eux-mêmes.
Cela signifie clairement que l’on ne peut sortir de l’€ que si l’on n’a pas de dettes en €.
La dernière option est la dévaluation interne dont le but est d’obtenir une réduction importante des coûts de production et une amélioration de la compétitivité avec, en théorie, une augmentation des exportations et des rentrées fiscales de nature à dégager des marges permettant de commencer à rembourser … à condition de ne pas augmenter les dépenses.
E Macron avait commencé à engager ce processus, qui peut prendre des aspects extrêmement sournois, par le biais de la taxe carbone, en ciblant les français de la périphérie … qui ne l’ont pas accepté !
La conclusion qui s’impose est qu’il n’y a désormais plus de solution.
L’adoption de l’€ prévoyait le respect de disciplines budgétaires que l’Italie et la France refusent de respecter … mais l’Allemagne ne voit pas pourquoi elle paierait pour des pays qui refusent de respecter les règles qu’elle-même s’oblige à respecter !
C’est donc une grossière erreur que d’écrire que l’Allemagne ne conçoit l’€ et les institutions européennes que comme « un outil d’expression de sa puissance et de sa domination en Europe » et que ce serait pour cette raison qu’elle refuse que la France puisse accumuler, année après année, des déficits effrénés !
Il faut aussi rappeler que la BCE a fait de l’émission monétaire massive (QE) pendant 10 ans pour stabiliser les budgets des états membres ; ce qui creusé le passif de la banque à 4.670 milliards soit 42% du PIB de l’UE.
Ce qu’on ne dit jamais, c’est que tous les membres de la zone € sont solidairement responsables du passif de la BCE et, en cas d’effondrement de la zone €, que chaque membre devrait contribuer indéfiniment aux pertes à proportion de sa participation au capital. (Voir tableau en fin d’article). Pour la France sa part de responsabilité s’élève donc à 662 milliards € (en plus des 2.322 milliards de déficit accumulés).
Car, finalement, creuser des déficits pose inévitablement le problème de leur remboursement alors que personne n’a envie de payer les dettes des autres et que des signaux alarmants apparaissent :
– La BCE vient d’annoncer la fin du financement accommodant, et bien qu’il soit permis de penser qu’elle va faire en sortie de limiter la progression des taux pour éviter des effets catastrophiques sur la solvabilité des Etats sur endettés et des intermédiaires financiers qui les ont financés, il ne faut surtout pas croire qu’elle va se mettre à financer, à fonds perdus, les dettes italiennes et françaises à hauteur de 200 milliards € par an et par pays !
– Les investisseurs étrangers sont actuellement vendeurs de la dette française et une augmentation du déficit budgétaire va inéluctablement provoquer une tension sur les taux qui vont monter entraînant une hausse du déficit et de la dette.
Avec une croissance économique qui sera, au mieux, de 1.2% en 2019, nous sommes en pleine dérive budgétaire. Nous avons dépassé le seuil de la gestion de la dette pour tomber dans le surendettement pur et simple et l’image qui vient à l’idée est celle d’un train, en haut de la montagne, dont les freins ont lâché !
Paralysé par la contestation populaire, le gouvernement ne fera désormais plus rien jusqu’aux élections de 2022 alors que le surendettement des Etats a failli emporter l’UE en 2012 et que l’on sait que c’est une bombe à retardement aux conséquences dévastatrices. (C’est pour cela que la Commission Européenne exige des pays membres de l’UE qu’ils présentent des budgets se rapprochant du déficit zéro).
Distribuer l’argent qu’on n’a pas nous rapproche seulement d’un précipice qui apparaît désormais comme inéluctable et ce n’est sûrement pas ce qu’ont voulu les français !
Quoiqu’il en soit, il faut être persuadé qu’on arrive au bout du cycle dispendieux de l’Etat providence et qu’il y aura des révisions déchirantes chez les retraités et les bénéficiaires en tous genres de l’argent public! Le réveil risque d’être brutal et on peut affirmer, sans risque, que la France aura sauté bien avant qu’on ait sauvé la planète grâce à la taxe carbone.
On a habitué les français au mythe de l’argent gratuit mais, à la fin, comme viennent de s’en rendre compte les gilets jaunes, ne restent plus que les impôts.
Il est plus que probable que nous aurons à l’avenir quelques révoltes !
Bien cordialement et meilleurs vœux à tous !
Répartition du capital de la BCE
Actionnaire
Part du capital (%)
Part dans l’eurozone (%)
Banque nationale de Belgique
2,48
3,53
Banque fédérale d’Allemagne
17,99
25,57
Banque centrale et autorité des services financiers d’Irlande
1,16
1,65
Banque de Grèce
2,03
2,89
Banque d’Espagne
8,84
12,57
Banque de France
14,18
20,16
Banque d’Italie
12,31
17,50
Banque centrale de Chypre
0,15
0,21
Banque centrale du Luxembourg
0,20
0,28
Banque centrale de Malte
0,06
0,09
Banque des Pays-Bas
4,00
5,69
Banque nationale d’Autriche
1,96
2,79
Banque du Portugal
1,74
2,47
Banque de Slovénie
0,34
0,48
Banque nationale de Slovaquie
0,77
1,09
Banque de Finlande
1,26
1,79
Banque d’Estonie
0,19
0,27
Banque de Lituanie
0,41
0,58
Banque de Lettonie
0,28
0,40
Sous-total groupe des BCN appartenant à la zone euro
70,35
100
Banque nationale de Bulgarie
0,86
Banque nationale tchèque
1,61
Banque nationale du Danemark
1,49
Banque nationale de Hongrie
1,38
Banque nationale de Pologne
5,12
Banque nationale de Roumanie
2,60
Banque de Suède
2,27
Banque d’Angleterre
13,67
Sous-total groupe des BCN n’appartenant pas à la zone euro
29,61
Total
100
Source Wikpedia
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Je ne connais pas M. Trump, évidemment. J’ignore si l’Amérique est le gendarme du monde ou son fossoyeur. Mes compétences ne me permettent de juger ni Trump, ni sa politique, ni les américains, ni leur place dans le monde.
En revanche je constate que les américains ont inventé internet et les outils qui vont avec, que sur ce point ils ont encore une avance certaine sur le reste du monde qui pourtant ne se prive pas de tenter de les copier.
Je constate aussi qu’en ce qui concerne la communication générale — donc aussi la communication politique — la révolution d’internet est considérable.
Par l’invention de l’imprimerie, l’information s’est diffusée. Mais encore fallait-il aller vers elle.
Aujourd’hui l’information se faufile, même vers ceux qui ne le souhaitent pas. Personnellement j’ai supprimé la télévision chez moi il y a trente ans. Je ne suis pas capable aujourd’hui de supprimer internet de ma vie, tant les réseaux sont entremêlés. Je ne peux pas me passer de mon téléphone et de mon courrier électronique, donc je suis sous la contrainte de tout ce qui est véhiculé par eux.
Alors que j’avais, sans dégâts collatéraux, jeté ma télévision en 1988, je ne peux pas aujourd’hui jeter mon téléphone.
Me voilà donc informé de tout, à toute heure, en live.
Il ne s’agit pas d’une nouveauté, mais d’une révolution telle que personne n’en a jamais connue.
C’est-à-dire que les réseaux traditionnels de l’information sont court-circuités, la déflagration est dévastatrice. Rien ne sera plus jamais comme avant.
Deux comparses sont pris de court
Ces dernières décennies nous avons assisté à un mariage incestueux, qui nous a coûté fort cher moralement et matériellement, celui des élus et de l’administration.
Les premiers sont censés nous représenter et les seconds nous servir.
Pour des motifs confus et cumulés, auxquels la cupidité n’est pas étrangère, élus et administration ont poussé le secret d’Etat et la propagande à leur plus haut niveau. Ainsi, organisant notre vie dans le secret de leurs cabinets, ils nous servaient sur tous les sujets de notre vie collective un package à gober d’un seul coup, sans possibilité de le détailler.
Oui, mais voilà, un olibrius – parait-il – a conquis le pouvoir aux Etats-Unis, sans passer par l’alliance sacré politico-administrative. En s’adressant directement, à travers son téléphone, à M. Toutlemonde.
Et une fois élu, il continue. Son téléphone d’abord — donc tout le monde — son administration après.
Il est haï du système. Cela ne veut pas dire qu’il ait raison, mais cela veut dire que le système n’était pas – comme il se croyait – seul au monde.
Une autre solution existe donc, hors celle de l’alliance incestueuse élus-administration.
C’est ce que découvre la France avec les Gilets Jaunes.
Ils sont le court-circuit qui a fait sauter la juteuse combine de l’association contre nature de nos élus avec notre administration.
Qu’importe qui ils sont, ce qu’ils ont à dire, ce qu’ils deviendront. Leur mission est accomplie. Le pouvoir ne sera plus jamais ce qu’il était devenu.
L’administration, nos fonctionnaires, ne sont plus les maîtres qu’ils ont cru être dans le secret des ministères, ils redeviennent ce qu’ils auraient toujours dû être, ce pourquoi nous les payons, les employés de nos besoins collectifs que nous souhaitons discrets, à leur place, loyaux et serviables.
Que les élus qui souhaitent demain nos suffrages préparent leurs téléphones et apprennent à communiquer directement avec nous tous. C’est leur avenir.
Que nos administratifs oublient le pouvoir politique, ils s’y sont brulés les ailes, y ont laissé pour longtemps leur réputation d’intégrité et de service. Leur intérêt et le nôtre sont qu’ils reprennent leur place de serviteur de l’Etat – de nous –, qu’ils n’auraient jamais dû quitter.
Que tout cela ait été mis sur la table principalement sur des ronds-points est hautement symbolique.
La France depuis toujours est un vaste rond-point traversé sans cesse par ses voisins vacants à leurs occupations. Au centre de l’Europe de l’Ouest, sa vie est faite de passages pacifiques ou guerriers constants.
Ainsi, participer la première en Europe, à cette révolution politique qui nous arrive des Etats-Unis, de façon populaire et sur des ronds-points est un symbole fort pour la France
Merci aux Gilets Jaunes, y compris à ceux qui n’ont peut-être pas compris l’incroyable force de leur démarche. Merci à eux pour leur engagement et leur courage. Honte à ceux qui tentent de les humilier, de les rabaisser.
Bien à vous. H. Dumas
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A la suite de la décision du gouvernement de « desserrer les cordons de la bourse » en réponse au mouvement des gilets jaunes, il apparaît intéressant de se pencher sur une question qui va finir se poser de manière lancinante et inéluctable : la dette de l’Etat qui n’est rien d’autre que la dette collective de tous les français.
En 1978 la dette publique était de 74 milliards €. En novembre 2018, elle s’est établie à 2.322 milliards € et représente 99.3% du PIB. Cela signifie qu’en 40 ans, l’Etat a dépensé, en € courants, 2.248 milliards € de plus que ses recettes fiscales et revenus annexes ; ce qui représente une moyenne de 56,2 milliards € par an.
Année
Proportion du PIB
Valeur (en milliards d’euros courants)
Dette publique
Solde public
Dette publique
Solde public
1978
21,2 %
−1,8 %
−74,0
−6,3
1979
21,1 %
−0,5 %
−84,4
−1,8
1980
20,8 %
−0,4 %
−94,1
−1,9
1981
22,0 %
−2,4 %
−112,4
−12,3
1982
25,4 %
−2,8 %
−148,6
−16,6
1983
26,7 %
−2,5 %
−173,6
−16,5
1984
29,1 %
−2,7 %
−205,7
−19,3
1985
30,7 %
−3,0 %
−232,6
−22,5
1986
31,3 %
−3,2 %
−255,0
−26,0
1987
33,7 %
−2,0 %
−288,3
−17,2
1988
33,6 %
−2,6 %
−311,2
−23,7
1989
34,4 %
−1,8 %
−343,4
−17,8
1990
35,6 %
−2,4 %
−374,9
−25,6
1991
36,5 %
−2,9 %
−398,2
−31,3
1992
40,2 %
−4,6 %
−454,9
−52,0
1993
46,6 %
−6,4 %
−531,7
−72,6
1994
49,9 %
−5,4 %
−588,6
−64,0
1995
56,1 %
−5,1 %
−683,5
−62,2
1996
60,0 %
−3,9 %
−751,3
−48,9
1997
61,4 %
−3,7 %
−794,1
−47,2
1998
61,4 %
−2,4 %
−829,4
−32,2
1999
60,5 %
−1,6 %
−847,6
−22,5
2000
58,9 %
−1,3 %
−870,6
−19,5
2001
58,9 %
−1,4 %
−897,4
−22,1
2002
60,3 %
−3,2 %
−956,8
−50,2
2003
64,4 %
−4,0 %
−1 050,4
−65,5
2004
65,9 %
−3,6 %
−1 123,6
−61,2
2005
67,4 %
−3,4 %
−1 189,9
−59,3
2006
64,6 %
−2,4 %
−1 194,1
−45,2
2007
64,5 %
−2,6 %
−1 252,9
−51,2
2008
68,8 %
−3,3 %
−1 370,3
−65,0
2009
83,0 %
−7,2 %
−1 607,9
−138,9
2010
85,3 %
−6,9 %
−1 701,1
−137,4
2011
87,8 %
−5,2 %
−1 807,9
−106,1
2012
90,6 %
−5,0 %
−1 892,5
−104,0
2013
93,4 %
−4,1 %
−1 977,7
−86,5
2014
94,9 %
−3,9 %
−2 039,9
−83,9
2015
95,6 %
−3,6 %
−2 101,3
−79,7
2016
96,6 %
−3,4 %
−2 152,5
−75,9
2017
96,8 %
−2,6 %
−2 218,4
−59,5
2018 (PLF 2019)
99,3 %
?
–2 322,0
-107
2019 (PLF 2019)
98,6 %
−2,8 %
?
?
Source Wikipedia
Si l’on divise le montant total de la dette par le nombre de français (60 millions) nous aboutissons à un solde de -38.700 € par français (bébés compris) ; laquelle somme représente le montant du niveau de vie qui a été distribué aux français, en 40 ans … sans qu’il y ait création de richesse correspondante.
Pour dire les choses autrement, l’Etat a dopé, par l’emprunt, le niveau de vie de chaque français en moyenne de 967 € par an au moyen d’allocations sociales, de services gratuits, de retraites, de salaires … la liste est très longue.
On peut dire enfin, ce qui ne manquera pas d’en faire hurler certains, que les français se sont collectivement enrichis sur le dos de l’Etat à hauteur de 2.322 milliards € !
Il s’agit évidemment d’une moyenne ; certains n’ont rien reçu ou presque et d’autres beaucoup.
Certains vous expliqueront, pour la justifier, que la « dette est bonne » ce qui est une affirmation tronquée. La dette peut être bonne s’il s’agit d’investissements durables, que le capital emprunté est remboursé et si le taux de croissance du PIB est supérieur à celle de la charge de la dette car alors la croissance permet de dégager les ressources nécessaires pour rembourser les sommes empruntées.
Or, l’examen du tableau fait apparaître que la dette enfle sans fin et progresse beaucoup plus vite que le PIB. L’Etat emprunte donc toujours plus d’abord pour rembourser les anciens emprunts venus à échéance mais aussi pour payer une partie de ses frais de fonctionnement et cette situation n’est évidemment pas tenable sur la durée surtout qu’au-delà de 100% du PIB, une dette est considérée comme dangereuse pour l’économie du pays.
Que recouvre le PIB (produit intérieur brut).
Le PIB est censé retracer l’activité économique et incorpore, de manière arbitraire, le PIB marchand et le PIB non marchand ; alors qu’ils n’ont pas la même nature. Le PIB marchand est celui dégagé par l’activité économique – c’est la production de biens et services qui correspond à une création de richesse. Le PIB non marchand est celui des administrations publiques qui ne produisent … rien !
Le PIB apparaît donc complètement artificiel car, à bien y regarder, l’activité des administrations ne constitue pas un poste de recettes mais une charge !
Il est dès lors facile de comprendre que seule l’activité économique, correspondant au PIB marchand, est de nature à dégager les ressources qui permettront de rembourser les dettes contractées.
Or, le PIB marchand ne cesse de décliner. En 1974, il représentait 70 % du PIB total, en 2007 il ne représentait plus que 50% et, en 2012, il est tombé à 43 % du PIB total (avec 57% de dépense publique) ; ce qui explique par ailleurs que 75% des produits manufacturés vendus en France soient importés !
Il y a un moment où il faut tirer les conséquences de la situation : La soutenabilité de la dette repose sur la seule économie marchande et sur la valeur ajoutée qu’elle dégage ; laquelle est, pour l’essentiel, le fait des entreprises puisque nous payons nos importations grâce aux marchandises et aux services que nous vendons et que l’énorme déficit du commerce extérieur (62 Milliards € en 2017) correspond globalement à l’endettement contracté annuellement ; c’est à dire à la richesse que nous empruntons pour financer notre train de vie.
Conclusion qui s’impose : plus notre création de richesse diminue et plus nous devons emprunter si nous voulons conserver notre train de vie ; ce qui n’est pas possible !
Comment en est-on arrivé là ?
On peut fustiger l’Europe, l’€, les fraudeurs, les paradis fiscaux, les GAFA ; la vérité est toute simple et abrupte : cette dette accumulée tient au fait que nous vivons depuis 40 ans au dessus de nos moyens et les autres n’y sont absolument pour rien !
En effet, les politiciens, par clientélisme, ont distribué de l’argent que l’Etat n’avait pas à l’occasion « d’aventures économiques » très coûteuses, telles que :
– la relance de 1981 qui a failli nous mettre en faillite et nous placer sous la tutelle du FMI,
– le recrutement abusif de fonctionnaires utilisé comme variable d’ajustement du chômage. On estime que, rapporté à la population, il y a un million de fonctionnaires en trop qui représente, sur 60 ans, une charge budgétaire de 3.600 milliards € en comptabilisant à la fois la carrière professionnelle et la retraite. voir (ici) !
– la retraire à 60 ans, alors que la démographie montrait de manière certaine que c’était une fausse solution qui menait à la faillite de nos régimes de retraite,
– les 35 heures qui ont désorganisé le marché du travail,
– le traitement social du chômage et les mises en préretraite à 56 ans pour faire baisser artificiellement un taux chômage à propos duquel Mitterrand a déclaré « on a tout essayé »,
Cette pratique n’est pas propre à la France mais elle a été rarement faite sur une aussi grande échelle qu’en France ; avec des effets collatéraux particulièrement néfastes (coût élevé du travail, défaillances d’entreprises, délocalisations, chômage élevé, taux d’emploi faible, durée du travail faible, administration pléthorique, coûts sociaux élevés) engendrant des prélèvements obligatoires et des transferts sociaux très élevés qu’il faut financer.
Pour seulement stopper les déficits, il faudrait donc amputer le pouvoir d’achat des français, en moyenne, de 967 € par an par français et, pour rembourser en suivant une pente descendante sur une durée identique de 40 ans, à nouveau de 967 € par an.
C’est donc pas moins de 1.935 € par an, en moyenne et en € constants, qu’il faudrait ponctionner sur chaque français (bébés compris) par le biais d’une diminution des salaires, des pensions et « aides sociales ». Cela représente, pour une famille de 4 personnes, rien moins que 7.740 € par an !
Les conséquences en découlant sont à la fois effrayantes et redoutables ; ce qui nous amènera, dans un prochain article, à rechercher des solutions à cette situation tout en situant à sa vraie place le faux débat de la répudiation d’une dette qui serait illégitime …
Bien cordialement à tous !
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Le charançon rouge de bercy est une variété mutante du charançon rouge des palmiers, mais infiniment plus dangereuse.
Pendant que le second se contente de boulotter les palmiers au soleil de la Côte d’Azur, le premier fait des dégâts terribles sur tout le territoire.
Le charançon rouge de Bercy dérobe l’argent dans la poche des français pour le jeter par la fenêtre. Là, une sous-variété de ce parasite, le “lèche-cul du charançon rouge de Bercy”, le ramasse.
Le nid principal du charançon rouge de bercy est évidemment à Bercy. De là il a essaimé dans tout le pays, il y est très actif.
On pense qu’il est arrivé initialement à Bercy accidentellement dans les bagages de Karl Marx de passage.
Il n’aurait pas fait souche immédiatement. Ce serait les produits d’une incubation étendue en Russie, à l’époque dite des “jardiniers fous” (Lénine et Staline), qui seraient venus jusqu’à Bercy stabiliser et renforcer la souche locale à l’occasion des grands déplacements de la deuxième guerre mondiale.
Les experts pensent qu’il n’est plus possible d’enrayer la progression du charançon rouge de bercy, qu’il va jeter par les fenêtres la totalité de l’argent des français.
La récente augmentation du smic semble leur donner raison.
La population concernée est anesthésiée par le charançon rouge de bercy. Celui-ci arrive à lui dérober 90% de son salaire et obtient son consentement en lui rendant cent balles.
En effet, après lui avoir pris la TVA payée par l’employeur sur les salaires parce qu’ils sont exclus de cette taxe donc n’entraînent aucune récupération, il lui fait payer une nouvelle fois la TVA sur son caddie au supermarché, le bilan est : 40% du smic jeté par la fenêtre.
Ensuite, au motif de la soigner gratuitement et de filer de l’argent de poche aux fainéants, il lui pique 50% de son salaire, pendant que les outils de soins sont défaillants, contrairement aux fainéants qui eux sont en pleine expansion sous la rubrique des lèche-cul du charançon rouge de bercy.
La force du charançon rouge de bercy est son puissant anesthésique.
On l’appelle l’étatisme, il fonctionne de la même façon qu’anciennement le papisme.
À la base une abstraction, le pape pour le papisme et l’Etat pour l’étatisme, que la majorité prend pour une réalité.
A l’époque ou la France croyait à l’abstraction papale, en son nom le pillage était si généralisé que l’église qui l’organisait était la première puissance économique du pays. Les papistes étaient si puissants qu’ils pouvaient condamner à mort toute personne réfutant cette croyance, tels les protestants qui ont dû fuir. Notons au passage qu’à l’issue de leur fuite ils ont conquis le monde, pendant que les papistes sont allés de Charybde en Scylla.
Aujourd’hui ceux qui nous soumettent à l’étatisme mettent le pays en coupes réglées. Ils sont si puissants qu’ils peuvent condamner à la disparition toute personne n’acceptant pas leur croyance. Eux-mêmes et leurs lèche-cul amassent des fortunes sur le dos des croyants.
Les libéraux, c’est ainsi que l’on appelle ceux qui réfutent le dogme, sont obligés de subir ou de partir.
Tout comme le cancer, le charançon rouge de Bercy ne meurt qu’à l’occasion de la mort de son hôte, ici les croyants de l’étatisme.
Les spécialistes confirment que l’on ne peut rien pour eux, l’anesthésique du charançon rouge de bercy est trop puissant pour qu’ils puissent s’en dégager.
Il suffit de voir comment l’étatisme s’est emparé de la jacquerie des Gilets Jaunes, eux qui au départ souhaitaient liberté et responsabilité et qui aujourd’hui demandent tout à l’Etat. Ne cherchez pas la cause de ce revirement spectaculaire, c’est le charançon rouge de bercy.
Tant que le nid existera à Bercy, l’animal fera ce qu’il sait faire : jeter l’argent des français par la fenêtre.
Bien à vous. H. Dumas
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Lorsque j’ai commencé mon blog, il y a neuf ans, le déclic avait été ma lecture du livre d’Etty Hillesum, “Une vie bouleversée”, qui m’avait alors profondément touché.
Cette femme, ordinaire de sensibilité, de spontanéité, d’ouverture d’esprit et d’amour raconte sa vie et ses doutes pendant que la folie Nazie, s’emparant de son environnement, vise sa mort et celle des siens en mettant en avant des motifs qui emportent à l’époque une adhésion majoritaire.
Contre toute raison cette folie la tuera. Jusqu’à la fin, elle ne comprend pas, elle ne s’enfuit pas. Peut-on comprendre quand la société devient folle ? Elle n’arrive pas à imaginer la solution finale et à conceptualiser la haine globale, portées par le nazisme, qui se sont emparées des autres.
Aujourd’hui encore on cherche à nous faire croire que le nazisme n’était qu’une minorité, si infime que, finalement, il ne s’agissait que d’un seul fou. Alors que la vérité est que tous, majoritairement, voulaient la mort des juifs, étaient en réalité nazis.
Tout particulièrement les magistrats qui appliquèrent sans état d’âme les lois de Vichy.
Aujourd’hui la haine mortelle est portée par Bercy.
Alors que notre constitution affirme la réalité de la propriété, qu’il n’est pas douteux qu’elle est une composante indissociable de notre personnalité, de notre “être”, la majorité accepte l’idée formulée par Bercy qu’elle ne nous appartient pas.
Bercy affirme que la propriété doit être redistribuée par lui, que ceux qui sont attachés à la leur sont des fraudeurs.
Bercy pille et vole au nom de la majorité séduite par l’égalitarisme, nouvelle folie collective. Ce faisant, Bercy piétine ceux qui sont morts pour justement défendre la propriété, pour refuser les pillages de la France par ses ennemis extérieurs, depuis des millénaires. A quoi cela a-t-il servi si c’est pour que, finalement, le pillage s’épanouisse à l’intérieur du pays ?
Égaux à eux-mêmes les magistrats appliquent sans état d’âme les lois de Bercy.
Mais cette folie fiscale totalitaire a un coût matériel et moral, sournois car peu visible, mais terriblement destructeur. Il taraude la société qui souffre sans pouvoir déterminer son mal, puisqu’elle en est porteuse et que c’est elle-même qui se transmet le virus.
Si la maladie est difficile à diagnostiquer, il reste la souffrance qui est là, bien visible, violente : celle qu’ont exprimée les Gilets Jaunes.
Quand tomberont Bercy et les Bercyniens ?
Difficile à dire, mais ils tomberont. Ils auront leur Nuremberg.
Macron pourrait être leur Brutus, fils de l’élite de Bercy, en a-t-il compris le délire ? Et, si c’est le cas, peut-il le dire et les français l’entendre ?
A vrai dire je ne le sais pas et je m’en fous un peu. Pour moi ce sera trop tard, Bercy est en train de m’exécuter.
Peut-être mes écrits réunis, plus tard, après guérison du pays, pourront-ils aider à comprendre ce qui s’est passé. Tant mieux si c’est le cas et si les responsables de Bercy sont un jour jugés et la citadelle rasée.
C’est tout ce que je souhaite à mon pays à la veille d’être achevé, cramé, par ses magistrats volontairement et prétentieusement obtus.
Ces magistrats qui ne connaissent que la loi, n’importe quelle loi, ces magistrats que la vérité indiffère.
Bien à vous. H. Dumas
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Il y a cinquante ans soudain explosait Mai 68. Ce mouvement naturel avait commencé aux Etats-Unis. Il s’agissait de rompre avec les conventions qui étouffaient l’évolution sociétale. Notamment les différentes censures en place pour défendre un ordre moral qui devenait un handicap certain à l’épanouissement individuel.
En ce qui me concerne, ma perception du début de 68 serait mes années potaches de la fin des années cinquante, James Dean et “La fureur de vivre” aux USA, en France “Les Tricheurs”, dans mon lycée une joyeuse pagaille.
Quand la révolte étudiante éclate en Mai 1968, nul doute qu’elle a majoritairement et moralement la côte dans la population. Il en restera symboliquement “CRS SS”, le cri de ralliement du soixante-huitard. Elle a débuté dans les lycées fin 50, début 60.
Cette révolte en 1968 sera phagocytée par les syndicats et la gauche agissante, qui tenteront de la récupérer sans vergogne. Les “Étatistes-cocos” qui ont remplacé les “Papistes-cathos”, croiront n’en faire qu’une bouchée. Ils se tromperont lourdement, c’est elle qui les dévorera. Mitterrand leur héraut s’avérera les pire des affairistes, traître à l’Étatisme-coco, son fossoyeur.
Un mot sur ces deux caricatures d’emmerdeurs. Ils sont cet “œil qui est dans la tombe” et veut absolument culpabiliser toutes les aventures humaines. Ce sont eux qui rêvent de susurrer à l’oreille de l’athlète dans les starting-blocks au 100 mètres des Jeux Olympiques “pense à ton ami adipeux et obèse qui n’a pas ta chance”, sans égard pour l’investissement humain du compétiteur, sa concentration pour gagner, et les négligences de l’ami.
Les Gilets Jaunes auront été tout simplement porteurs de liberté, comme en 68. Mais pas de liberté intellectuelle, de liberté économique, c’est toute la différence. Le vent de cette liberté a été très fort pendant un mois.
Chacun l’a perçu à sa façon dans des détails de sa vie courante. Pour moi ce fut : plus de radar ni de flic derrière chaque buisson sur la route, plus d’écolo à nous seriner notre mort certaine par étouffement si nous ne retournons pas au 19ème siècle.
Je ne doute pas que cette aventure a commencé dans les lycées il y a probablement une dizaine d’années. On ne peut pas enseigner à des ados la politique et l’économie d’une façon aussi biaisée, aussi sectaire, que cela est fait par l’Education Nationale, sans avoir des retours de bâton graves.
L’Étatisme triomphant voit aujourd’hui ses limites dans les faits et dans les esprits.
L’apparent échec des Gilets Jaunes, comme à l’époque celui des soixante-huitards, va lui aussi transformer la société en profondeur. Rien ne sera plus comme avant.
Les bourgeois-bohèmes vont faire place aux bourgeois-libéraux, ce sera la suite logique du soulèvement des Gilets Jaunes, n’en déplaise aux syndicats Etatises qui auront essayé vainement de récupérer un soulèvement naturel, eux qui ne sont qu’artifices et combines.
Le bourgeois est la composante essentielle des sociétés démocratiques. Il en est la charnière indispensable, interface entre le peuple ordinaire et l’élite, il est tour à tour l’élément stabilisateur ou révolutionnaire de nos sociétés.
C’est lui qui a approuvé, sans se mouiller, la révolte des Gilets Jaunes et a permis son épanouissement, c’est lui qui va demain l’intégrer à la société.
Donc, merci aux Gilets Jaunes, ils nous apportent le libéralisme, dont nous profiterons pleinement dans vingt ans. Enfin pas moi, vous si vous avez vingt ans aujourd’hui.
Adieu donc les Bobos, Bonjour les Bolis.
Bien à vous. H. Dumas
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Le pouvoir est satisfait, le mouvement des gilets jaunes est en train de s’essouffler ; il devrait péricliter prochainement et tout devrait finalement rentrer dans l’ordre !
E Macron et son gouvernement sont absolument persuadés que ce sont les mesures, annoncées le 10 décembre, qui ont permis de dynamiter le mouvement de contestation populaire.
Ce faisant, c’est possible, mais il y a été aussi bien aidé, de manière fortuite, par l’attentat de Strasbourg qui a légitimement choqué la population et l’a involontairement détournée de ses idées revendicatrices !
Le pouvoir, évidemment jamais au bout d’une idée et de l’exploitation cynique d’une situation aussi dramatique soit-elle, y a vu l’occasion de faire un coup de comm’ destiné à améliorer son image au sein du public en partant du principe selon lequel “ce qui est bon pour nous sera forcément mauvais pour les gilets jaunes” … même si pour l’instant cela ne semble pas être franchement le cas puisque E Macron vient d’atteindre un nouveau plus bas dans les sondages.
Le problème de fond de l’affaire des gilets jaunes est que ce mouvement pratiquement spontané, sans coordination et sans leader, n’avait pas de revendications structurées hormis la question initiale du prix du carburant. Il se développe ou s’affaiblit au gré des circonstances ou de facteurs eux-mêmes sans contrôle.
E Macron, dont il n’est pas exagéré de dire qu’il a découvert l’existence de cette France profonde plus ou moins rurale qui utilise sa voiture pour aller travailler tout en ayant des revenus extrêmement modestes (cette France « qui fume des clopes et roule au diesel »), a essayé de désamorcer cette crise, après avoir résisté pendant 15 jours d‘abord en utilisant le dénigrement et la force, en distribuant 10 à 15 milliards d’argent que … nous n’avons pas !
Cette distribution aura donc lieu en creusant un peu plus un déficit qui n’avait pas besoin de ça puisque nous nous approchons des 100% de dette par rapport au PIB avec 2.300 milliards €.
Il s’agit évidemment d’une technique traditionnelle en matière de politique française que de calmer la population en lui faisant quelques cadeaux avec … son propre argent !
Le problème est qu’il s’agit là d’une politique à court terme ayant pour but officiellement de rétablir la paix républicaine et officieusement de sauver le système mis en place par l’élite et mis en danger par un mouvement complètement incontrôlable n’émanant ni de partis ni de syndicats.
Evidemment, les problèmes de fond ne sont nullement réglés à savoir :
– des dépenses de l’Etat beaucoup trop élevées,
– une dette abyssale,
– une fiscalité la plus élevée des pays de l’UE !
Ces mesures ne peuvent donc être que transitoires et temporaires car l’Etat va continuer sa course folle entre dette et pression fiscale ; jusqu’à la prochaine révolte.
Car soyez assurés que, même si le mouvement des gilets jaunes disparaît, de nouveaux mouvements de même nature feront leur apparition car ils sont la conséquence d’un système complètement dévoyé au sein duquel certains (les bobos parisiens bénéficiant de tous les avantages subventionnés par les impôts des autres) vivent très bien et d’autres (la France profonde périphérique) vivent de plus en plus mal tout en bénéficiant de moins en moins d’avantages …
Il s’agit évidemment d’une situation explosive !
Or, la situation de cette population de la France profonde ne peut que se dégrader car la situation du pays se dégrade elle-même sans cesse malgré les camouflages rassurants d’une élite au pouvoir qui cherche d’abord à préserver ses acquis et ses avantages ; même si cela se fait au détriment d’une France périphérique censée, dans l’ordre des choses conçu par l’élite, comme devant obéir et être soumise.
La fiscalité énergétique en est d’ailleurs le meilleur exemple puisqu’à force de matraquage écolo-idéogique la population était censée accepter une fiscalité confiscatoire destinée à sauver la planète, rien de moins !
Seulement, cette « urgence climatique » est quand même apparue pour ce qu’elle était réellement : Un prétexte à une spoliation fiscale destinée à sauver un système étatique à bout de souffle et au bord de l’implosion alors que cette urgence climatique n’est qu’un caprice de pays développés.
Il n’est pas inutile de rappeler que, pour les trois quarts de la planète, cette urgence climatique n’a aucune raison d’être face à la nécessité de gagner sa vie !
C’est d’ailleurs à partir d’un raisonnement de même nature que les gilets jaunes, du moins au début, ont délibérément procédé à un arbitrage entre leur train de vie (aussi faible soit-il) et la sauvegarde d’une planète qui n’a rien demandé !
Ces crises réapparaîtront et seront de plus en plus graves au fur et à mesure que la situation du pays se dégradera car elle va se dégrader comme elle le fait d’ailleurs avec constance depuis au moins 25 ans.
En effet, seul un inconscient ou un fou peut penser, qu’avec tous les comptes dans le rouge et surtout sans l’engagement d’aucune mesure d’aucune sorte pour rétablir la situation, les choses pourront s’arranger puisque qu’aucune réforme de l’Etat, ni dans son organisation ni dans ses missions ni dans son fonctionnement, n’est envisagée !
Le pouvoir, depuis mai 2009, a bénéficié d’une période particulièrement faste : celle de l’argent gratuit distribué par la BCE (2.600 milliards € de création monétaire). (ici)
La France en a reçu sa part mais elle n’en n’a rien fait car l’élite de nos hauts fonctionnaires a délibérément refusé de toucher à notre modèle étatique dispendieux ; notamment parce qu’ils en sont les premiers bénéficiaires !
Alors, pour l’instant, on continue à distribuer mais arrivera un jour où cette pratique devra se modifier c’est à dire que les distributions se réduiront ; certes pas d’un seul coup mais progressivement et de manière ciblée en essayant de gratter l’argent là où le pouvoir est susceptible de faire face à un minimum de contestation (le « coup » de l’augmentation de la CSG sur les retraités ressort très clairement de cette technique).
En effet, cette politique de l’argent gratuit inépuisable (qui nous ramène d’ailleurs à nos anciennes pratiques d’émission monétaire et d’épisodes de forte inflation) va prendre fin un jour ou l’autre et probablement de manière très progressive ; la BCE ayant annoncé la fin des opérations d’émission monétaire pour le début de l’année prochaine (ici) et ce même si les taux d’intérêts (taux de base de la BCE) seront encore très faibles.
Les facilités financières deviendront alors plus rares et de sérieuses tensions se feront alors jour dans la mesure où l’Etat devra faire face à des dépenses excessives qu’il ne pourra plus financer par la dette !
Le meilleur exemple de cette situation, qui apparaît inéluctable, est l’Italie qui vient de rencontrer de sérieux échecs à lever des fonds ; même auprès de sa propre population ! (ici)
Ne resteront alors que deux solutions :
– faire des économies c’est à dire essentiellement diminuer les distributions sociales ; étant entendu que l’élite prendra d’abord des mesures impactant les français de la France périphérique par application du vieux principe : « plutôt eux que nous ! »
– augmenter les impôts avec évidemment la question de l’acceptation de l’augmentation de la pression fiscale par une population qui a l’habitude de subir mais qui vient de comprendre qu’elle est la véritable détentrice du pouvoir !
Autrement dit, les marges de manœuvres vont se réduire jusqu’à devenir inexistantes ; c’est à dire qu’à ce moment là nous n’aurons plus le choix !
Soyez néanmoins assurés que le pouvoir et l’élite, entre eux et vous, ont clairement choisi de vous sacrifier parce que vous êtes remplaçables alors que eux se perçoivent comme absolument indispensables !
Ils feront donc tout, absolument tout, pour vous sacrifier à leur place !
Reste à savoir si les français l’accepteront …
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Gilets jaunes, la fin ou seulement fin du premier acte ?"
C’est le non-dit des événements. L’évitement qui crée la confusion ou la confusion qui crée l’évitement, difficile à démêler.
Il faut très vite mettre le sujet sur la table, le comprendre, l’assumer, sans quoi demain la discussion ne sera plus possible, ce sera la guerre civile.
Avez-vous vu cette vidéo d’hier 15 Décembre 2018, la vidéo de la honte ? Nous sommes sur les Champs Elysées, une partie de la vidéo montre l’avenue depuis un étage élevé. Un énorme camion, équipé de jets puissants, avance lentement entouré de CRS, nettoyant une zone préalablement gazée, tel ces camions “ramasse-merdes” que nous voyons tous les jours dans nos rues. Ils sont pareillement équipés d’un Karcher que manie un assistant pour pousser les merdes dans le caniveau et dégager les trottoirs.
Sauf que, hier la merde que l’on poussait dans le caniveau était des hommes et des femmes de tous âges, juste pas d’accord avec les hommes de l’Etat.
C’est de là que doit partir notre réflexion.
Rappelons que l’Etat est une abstraction, composée de personnes à qui l’on confie la force en prenant par ailleurs l’engagement de leur en donner l’exclusivité, renonçant du même coup à l’utiliser nous-même directement.
Cette force ces personnes peuvent l’utiliser brutalement comme hier sur les Champs Elysée mais convenons que c’est rare, le plus souvent elles l’expriment journellement par des contraintes plus ou moins directement imposées qui nous pourrissent la vie.
La force est comme la croyance qui dans le cadre étatique s’appelle la religion et hors de ce cadre une secte, sans que l’on puisse raisonnablement voir une différence entre les deux. La force hors l’Etat s’appelle la pègre. La confusion n’est pas loin.
Un constat
La plupart des Gilets Jaunes interviewés dernièrement réclament des avantages dont la mise en œuvre nécessiterait des fonctionnaires supplémentaires, donc plus d’Etat. La presse filtrant je ne sais pas réellement ce qu’il en est aujourd’hui sur le terrain, mais initialement les Gilets Jaunes demandaient une baisse du fuel pour leurs véhicules, donc moins de ressources pour l’Etat impliquant moins d’Etat. C’est, il me semble, ce qui leur avait donné une majorité dans le pays. En tout cas c’est ce qui me les avait rendus sympathiques et fait de moi un adhérent à leur cause.
Une philosophie
Il ne faut pas perdre de vue que chaque demande de prestation, de régulation, d’intervention, suppose une augmentation des effectifs des fonctionnaires, donc plus d’Etat. L’Etat ce sont eux, simplement eux, les fonctionnaires détenteurs de la force qui va ensuite s’imposer à nous sous la forme d’obligations de toutes sortes. Cela peut aller de la contrainte de la paperasse, jusqu’à la dépossession de nos libertés intellectuelles et matérielles. Nous devons obéir au fonctionnaire représentant l’Etat en tout, sous peine de sanctions que la force que nous lui avons confiée lui permet de nous imposer, et il ne s’en prive pas.
Dans un Etat interventionniste, où la force prime sur le consentement, nous sommes face à ces types de situations : plus d’égalité se traduit par plus de fonctionnaires fiscaux, plus de sécurité par plus de flics, plus de diplômés par plus d’enseignants, une meilleure santé ou vieillesse par plus de soignants, etc….
La multiplication des fonctionnaires officiants compose l’Etat, rien de plus. A partir d’un certain nombre ils possèdent le pouvoir démocratique absolu. Nous en sommes presque là.
Le postulat évident est que l’Etat interventionniste et la liberté individuelle sont incompatible. Le résultat que nous constatons des prestations de l’Etat interventionniste vaut-il de perdre sa liberté ?
En ce qui me concerne je pense que non. En ce qui concerne les Gilets Jaunes, je ne sais plus que penser.
Le bilan
Le mouvement des Gilets Jaunes aura fait la preuve qu’exister en dehors de l’Etat est possible, en tout cas comme force d’opposition brute à la force de l’Etat. En quelque sorte que l’exclusivité de la force de l’Etat peut être discutée.
C’est un grand pas en avant, c’est renouer avec la confiance en soi.
Mais reste la question lancinante : pourquoi faire ?
Si c’est pour retrouver plus d’Etat, quelle que soit la raison invoquée, c’est de l’énergie dépensée pour rien. Le résultat sera mécaniquement le même. Je dirais, pour simplifier, que la pensée qui souhaite l’Etat soit de gauche ou de droite ne change rien au résultat de la construction et de la vie de l’Etat, qui ne peut exister qu’au détriment des libertés individuelles.
La vraie question est donc : davantage ou moins d’Etat ? C’est elle le clivage. C’est lui que la démocratie doit trancher au préalable, tout découle de lui..
C’est ce questionnement que doivent porter les Gilets Jaunes, rien d’autre. Or, apparemment, cela n’en prend pas le chemin.
Les raisons sont multiples et culturelles.
Tout dans notre pays, dès le plus jeune âge, est fait pour que nous n’ayons pas confiance d’abord dans les autres puis forcément en nous. Ce qui sous-tend la nécessité d’un arbitre puissant, impartial et protecteur, qui serait l’Etat.
Malheureusement il s’agit d’une colossale escroquerie.
L’Etat n’existant pas, ce lavage de cerveau nous jette vers les tentacules vénéneuses des fonctionnaires qui le constituent. Ils rognent nos libertés à leurs seuls avantages. Nous en sommes là et nous discutons de toute autre chose, c’est grave.
Bien à vous. H. Dumas
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Et pourtant, ils sont au chaud dans leurs casernes puis dans leurs camionnettes, bien protégés par leurs panoplies, nourris comme des coqs en pâte. Ils se défoulent en tapant comme des fous, en arrêtant massivement, en hurlant violemment, le tout sans limite et dans une totale impunité. Jeunes et vieux, pas de distinguo pour eux, c’est la même bidoche sous la matraque qu’ils gazent et aspergent avec la joie intérieure de la satisfaction béate. Ils sont la loi.
En face les Gilets Jaunes. Ils se gèlent sur les ronds-points, allument des feux de palettes pour se réchauffer, grignotent des casse-croûtes. Ils cassent tout une fois par semaine. C’est parce qu’ils cassent qu’ils existent, c’est parce qu’ils cassent qu’ils vont disparaître. Ils resteront le souvenir d’un groupe de clodos allumés, alors qu’ils sont la vie.
Le combat est inégal. Les français vont-ils longtemps encore soutenir les révoltés ?
C’est la question que tout le monde se pose, ce n’est pas la bonne question.
Les Gilets Jaunes étouffent. Nous étouffons tous. J’étouffe depuis vingt ans.
La bureaucratie de notre Etat bienveillant nous ment du soir au matin, sans qu’elle ait à en répondre. Elle est un édredon géant, attirant, paraissant protecteur, qui amortit toutes nos passions et étouffe notre vie, jusqu’à nous tuer pour de vrai.
Cette bureaucratie est d’une bêtise hors du commun, insondable, sans antidote. Soutenue par une justice autoproclamée à l’électroencéphalogramme plat, dont la tâche unique est de culpabiliser les acteurs de la vie au profit des figurants bureaucratiques de la mort.
Le drame est que cette bureaucratie n’a pas de chef, ne roule pour personne. Elle est là, elle s’impose à ses servants et aux autres, pour rien, par rien. Elle est juste là, comme le brouillard elle absorbe tout sans être pour autant. Elle transforme notre société en une armée d’ombres silencieuses, aveugles, errant sans but et sans fin.
Prenons un exemple
Elle affirme, droit dans ses bottes, qu’elle nous procure gratuitement la meilleure couverture sociale du monde. Comment peut-elle mentir à ce point et convaincre 90% de la population ?
Car enfin, le cumul de ce que nous versons, patronnât et salariés, pour cette couverture sociale gratuite est l’équivalant du budget global de l’Etat, soit la plus grosse facture mondiale pour ce type d’assurance, environ trois fois son prix de marché. Pour une prestation dont tout le monde s’accorde à dire qu’assez souvent il vaudrait mieux pouvoir s’en passer.
Pourquoi personne ne se révolte ? Parce que la bureaucratie qui gère ce monstre est parfaite d’irresponsabilité et de cynisme. Le malade ou l’indigent meurent parce que c’est leur destin de malade et d’indigent. Ils n’avaient qu’à pas être malades ou indigents. Ils sont probablement responsables, si ce ne sont eux, ce sont évidemment les gènes transmis par leurs familles. Ce n’est pas le système de couverture sociale qui a failli, puisqu’en son sein personne ne décide rien, personne n’est responsable de rien.
Nous sommes victimes de l’irresponsabilité de notre bureaucratie, mais bien plus.
Car, pour que l’asphyxie soit totale, l’irresponsabilité des fonctionnaires n’est pas suffisante, il faut en plus que nous soyons coupables.
Donc, tout responsable dans notre pays est par définition un intriguant ambitieux et indélicat. Qu’il soit politique, entrepreneur ou salarié zélé, s’il est actif, s’il essaie d’agir, il gigote et accélère sa future mort par étouffement.
Un exemple personnel.
Il y a vingt ans une salope du nom de Jourdes, inspectrice des impôts en la ville de Sète, réputée dans sa boutique, dont la méchanceté fait l’admiration de ses pairs, me colle un redressement fiscal à l’aide d’un énorme mensonge. Mensonge que le premier couillon venu peut comprendre tellement il est énorme.
Vingt ans plus tard, ce même mensonge ne gêne ni la Jourdes ni sa communauté fiscale irresponsable. Le 15 Janvier qui vient, La Cour d’Appel de Montpellier va avoir à rejuger de ce mensonge que La Cour de Cassation a dû casser car tous les juges l’avaient couvert.
En tordant du nez, les magistrats de la Cour d’Appel vont peut-être me donner raison du bout des lèvres, mais ce n’est pas sûr et cela les rendra malade. Ils le prendront de très haut, me faisant bien comprendre que je ne suis qu’un fraudeur fiscal malin qui a réussi à emberlificoter tout le monde, mais que je paierai un jour tout cela.
Quant à imaginer de me dédommager de ces vingt ans irrémédiablement perdus, de juger aussi des autres redressements, aussi irréalistes que celui-ci, que la Jourdes a su me coller sur le dos en appelant à l’aide sa confrérie, il ne faut pas y compter.
La Jourdes et sa bande de branquignoles m’ont effectivement étouffé, ruiné, sans retour à bonne fortune possible. Et la foule applaudit….
Conclusion
La bureaucratie de notre Etat bienveillant est inaccessible, comme l’était celle de la RDA. Les Gilets Jaunes n’ont aucune chance de déchirer l’édredon. Peut-être vont-ils réussir à se noyer en son sein, à être absorbés et acceptés par elle, ce qui est sans doute l’ultime objectif de certains d’entre eux, peut-être même de leur plus grand nombre.
Les Gilets Jaunes vont disparaître par étouffement ou noyade, il ne peut pas en être autrement. Notre bureaucratie ne peut mourir que de sa propre embolie, à l’exclusion de toute révolte extérieure à elle, comme en RDA.
Bien à vous. H. Dumas
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