Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Nous avons très souvent des lecteurs qui témoignent de l’usage abusif des ATD – Avis à Tiers Détenteur – par les Services Fiscaux.
Cet acte barbare qui vous prive de votre salaire, de vos fonds en banque, qui ruine votre réputation, dont l’information vous est facturée 120€ par le banquier, est utilisé par le fisc à titre de menace, sans nuance et sans respect de ses caractéristiques.
Normalement vous devriez être averti par le fisc avant que l’ATD soit mis en œuvre ce qui n’est jamais le cas, même pas après. Un lien concret doit exister entre l’entité qui doit la somme et celle qui va subir l’ATD.
De nombreux lecteurs nous signalent avoir été victimes d’ATD sur des comptes ou des salaires sans rapport avec la dette fiscale prétendant le justifier.
Tout cela m’a toujours étonné. Eh bien figurez-vous que je viens d’être personnellement la victime de ce bombardement ATD aveugle.
Dès réception de cette absurdité, qui consistait à prélever sur ma retraite personnelle — de 480€ mensuels — des sommes liées à une société indépendante, j’ai adressé un mail à l’adresse figurant sur l’ATD :
Madame,
En pièce jointe l’ATD que je reçois ce jour.
Avant que j’engage une action visant cet ATD, pouvez-vous me préciser en vertu de quelles dispositions vous pratiquez un ATD sur une retraite personnelle de 480€ concernant une dette de société ?
Un prompt retour m’obligerait.
Respectueusement. H. Dumas
J’ai aussitôt reçu la réponse suivante :
Le 5 mars 2019 à 09:48, dolores.criard <dolores.criard@dgfip.finances.gouv.fr> a écrit :
Bonjour Monsieur Dumas
Cette poursuite a été annulée par l’envoi d’une mainlevée.
De mon côté, j’attends vos propositions afin de régler la somme de 17587,55 € au titre des taxes foncières 2015 à 2018 sur cette SCI.
Cordialement
Dolorès Criard
Adjointe CFP Ile de Ré
Ce à quoi j’ai répondu :
Expéditeur: Henri Dumas <sete@groupe-henri-dumas.com>
J’espère une mainlevée du JEX demain qui me permettrait de vendre une maison et de vous payer immédiatement
N’oubliez pas que mon insolvabilité est exclusivement due aux abus de vos contrôleurs fiscaux.
Bien à vous.
Il est clair que j’ai eu de la chance, enfin si l’on peut trouver acceptable l’idée que je ne peux pas payer un impôt que je dois parce que le fisc paralyse tout mon stock au motif d’un impôt que je ne dois pas, inventé de toute pièce par des contrôleurs fiscaux fous et vicieux.
Est-ce la chef supposée de Le Diaure Sandrine, Madame Dolores Criard, qui est particulièrement correcte et réactive ? Est-ce la publication à venir évidente de cet événement qui a radouci les mœurs ? Nous ne le saurons jamais.
Mais une chose est sûre, c’est la première fois que je vois ce repère d’escrocs que sont les Services Fiscaux reconnaître une erreur et la modifier instantanément.
Vous imaginez le choc pour moi qui suis habitué à les voir se complaire dans le mensonge et l’abus de droit pendant des décennies.
Je pense à tous ceux qui nous écrivent et qui n’ont jamais eu la chance de rencontrer ce type de correction.
Je n’ose pas espérer que cette correction pourrait devenir la norme, je pense plutôt que Madame Criard est une sainte qui un jour témoignera, comme d’autres saintes, des atrocités qu’elle doit constater tous les jours.
Bien à vous. H. Dumas
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C’est ainsi que le journal Le Monde titre son article commentant le film — signé par entre autres Eric Quintin — sur la sexualité débridée du clergé. Je n’ai pas vu ce film n’ayant pas la télévision.
Je n’ai aucune peine à imaginer la situation générée par cette folie de l’église d’avoir eu l’orgueil démesuré d’éradiquer les pulsions sexuelles de l’homme en son sein, au lieu de les accompagner et de les réguler. Prétention étendue à tous les fidèles par le biais de la confession.
Il n’est pas besoin d’être sexologue pour imaginer la violence du passage à l’acte pour les prêtres et les bonnes sœurs face à de tels interdits. Nous sommes loin d’une petite galipette dans les toilettes d’un avion de ligne. C’est la Rolls de l’intensité sexuelle.
Nous avons donc d’un côté les acteurs initiés, évidemment globalement lucides, y compris les bonnes sœurs, qui perçoivent des émotions XXL, mais au prix d’un déni qui les culpabilise et leur empoisonne la vie tout en les initiant. Le piège total.
De l’autre ceux qui vivent la chose par procuration, la masse qui partage l’émotion en se voilant la face, en faisant semblant de ne rien voir, tout en acceptant l’idée que cela puisse exister. Ces centaines de milliers de lecteurs de “50 nuances de Grey” ou encore ceux qui sourient à la lecture du titre de ce billet que j’ai recopié du journal le Monde.
C’est ainsi que l’église fut une jouissance collective, qui a duré deux mille ans.
Que des millions de malheureux ou de malheureuses aient été pris dans ce tourbillon émotionnel, soient les sacrifiés de la fête, n’a pas gêné la foule. Leurs souffrances au contraire était une garantie du sérieux et du gigantesque de l’émotion.
Et Dieu dans tout ça ? Bof…. n’est-il pas justement l’émotion ?
L’égalitarisme fonctionne sur le même processus.
D’un côté les initiés qui prennent un panard terrible à fouiller la vie et l’intimité des français. Il faut avoir vue la Jourdes, cette salope, chez moi, montrer la mer que tous les sétois y compris les plus humbles voient tous les jours, me disant pour couvrir ses falsifications occasionnant un redressement inique : “c’est cette vue que vous payez”.
Il faut avoir compris l’intensité des émotions de Martineau et de Garcia, mes contrôleurs tortionnaires, à me voir gigoter comme un con au bout le leur ligne depuis 15 ans et attendre probablement mon agonie comme satisfaction suprême, sous la forme de la vente en cours de tous mes biens.
Il faut imaginer leur partage de ces émotions entre collègues de Bercy, comme à la curie romaine entre collègues du Vatican, dans le silence et la complicité.
Ici aussi la masse, qui sait parfaitement qu’elle ne retire aucun avantage direct à ces viols matériels, fait semblant de croire que tout ce système est fait pour elle. Elle trouve à cette croyance le plaisir du partage de la fouille et de la destruction par procuration.
Les politiques qui organisent tout le bazar y voient le moyen d’asseoir leur pouvoir, de faire en sorte que nul ne puisse le contester, et aussi les retours initiatiques d’informations à la suite des fouilles.
Et l’égalité dans tous ça ? Bof… elle n’est comme Dieu qu’un concept qui sous-tend l’émotion.
L’égalitarisme est une jouissance collective, qui pourra peut-être durer deux mille ans.
Les souffrances générées ? Ceux qui sont dépossédés de leur biens, de leur travail, jetés dans la misère au nom sacré de “la fraude fiscale”, qu’en est-il d’eux ?
Aujourd’hui ils crèvent sans que la moindre parcelle d’émotion soit détectée. Demain il en sera de même.
J’ai écrit à Qintin :
“J’ai été très attentif au film que vous avez réalisé sur les couvents.
Dans la mesure où vous en êtes bien l’auteur, où je ne m’adresserais pas accidentellement à un homonyme, je vous remercie de prendre connaissance du papier suivant : https://www.temoignagefiscal.com/les-besoins-le-service-le-pouvoir/
Depuis des siècles le clergé est un vecteur d’abus sexuels en tout genre du fait de son orgueil à prétendre juguler les pulsions sexuelles de l’homme, les terribles souffrances induites commencent juste â paraître, objectivement dans l’indifférence générale sauf en ce qui concerne le coté croustillant de la chose.
L’autre terrible orgueil de notre société s’appelle l’égalitarisme. En son nom de nombreux français sont dépossédés de leurs biens, violés dans leur intimité morale et matérielle.
Avec pour Bercy la même approbation de la population que pour les prêtres dans le passé.
Êtes-vous suffisamment avancé dans la compréhension des hommes et de leurs pulsions pour que nous en parlions ?”
Bien à vous. H. Dumas
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Vous en avez évidemment entendu parler : L’Etat néerlandais vient de rafler, en bourse, 14% du capital d’Air France-KLM ; se plaçant de facto à parité avec l’Etat français lui-même actionnaire à hauteur de 14% !
La réaction française
Nos grands dirigeants ont fait savoir qu’ils n’étaient pas contents !
Spécialement, ont réagi vivement Bruno Le Maire, ce ministre de l’économie grand partisan du libéralisme sous la férule stricte de la haute administration et favorable au développement de l’impôt tous azimuts, et Michel Sapin, cet ancien ministre de l’économie de F Hollande, grand spécialiste du matraquage fiscal et du budget truqué !
Que du lourd, de l’efficace et du méchant !
Et ils sont scandalisés. L’Etat néerlandais n’a pas prévenu Paris au préalable et, cette action est considérée à Paris comme inamicale ; à tel point que même les services de Bercy ne comprennent pas car, selon eux, la stratégie du nouveau Pdg « ne remet pas en cause les intérêts néerlandais » !
C’est dire si l’heure est grave !
Il est vrai que cette méthode est plutôt inhabituelle de la part de l’Etat néerlandais ; les Pays Bas étant une nation de commerçants (Compagnie des Indes Orientales) depuis la fin du moyen age dont les pratiques sont à l’opposé du socialisme franchouillard et dirigiste pratiqué chez nous !
Selon Michel Sapin, « ce qui est frappant, choquant, violent, c’est la méthode.C’est une méthode hostile et boursière », entraînant « une détérioration très forte entre les autorités françaises et néerlandaises » et donnant une mauvaise image de l’Europe ! Car « l’Europe doit être en capacité de créer et de conforter de grandes entreprises mondiales ».
Bercy enfonce le clou et invoque une « forme de duplicité du gouvernement hollandais » et lui reproche de se comporter « comme un fond activiste».
Dans le français tel qu’il est pratiqué par notre haute administration « méthode hostile et boursière » et « fond activiste » font référence aux Hedge funds américains « sans foi ni loi » qui ne respecteraient rien ni personne ! Vous savez, ces « fonds vautours anglo-saxons», la pire engeance de la planète financière qui agissent sous contrôle de la SEC (autorité des marchés financiers US) et qui ont gagné tous leurs procès à l’époque bénie de l’Argentine socialiste de Mme Kirchner qui a ruiné sa population avant d’essayer ensuite de tordre le bras à ses créanciers pour ne pas payer ses dettes !
En langage diplomatique, « inamicale » veut dire qu’on considère à Paris que l’Etat néerlandais s’est comporté comme un bandit !
C’est dire si à Paris on n’est pas content !
D’ailleurs, le ministre de l’Économie des Pays-Bas est fermement attendu à Paris pour venir s’expliquer car il est en effet à la fois inconcevable et incongru qu’un État étranger puisse ainsi faire intrusion dans le capital d’un « groupe privé français» fleuron du capitalisme d’Etat !
L’Etat français dispose-t-il d’une sorte de propriété morale inattaquable, peut-on parler d’un crime de lèse-majesté ?
Le capitalisme d’Etat à la française
On savait la haute administration française capable de toutes les arrogances mais on restera quand même surpris par cette réaction car il apparaît un peu surprenant que l’Etat français puisse s’indigner que d’autres Etats puissent utiliser les mêmes méthodes que lui !
Il dispose pourtant d’une certaine expérience en la matière puisqu’il est actionnaire, majoritaire ou non, d’environ 1800 sociétés au nombre desquelles EDF, la SNCF, PSA, Renault, ADP (aéroport de Paris), Engie, Areva, Thales ; et il n’hésite d’ailleurs pas à brandir régulièrement l’arme de la nationalisation ou encore la désormais fameuse loi Florange de 2014 qui lui permet de faire irruption dans le capital des entreprises par le biais du droit de vote double !
Il faut se rappeler que l’attribution de droits de vote double lui conférant le contrôle au sein du capital de Renault, a été obtenue de force en 2015, malgré l’opposition de Carlos Ghosn ; et que cette façon d’agir inquiète beaucoup Nissan, l’entreprise japonaise détenue par Renault à hauteur de 45% de son capital. De facto, Nissan se trouve être la propriété de l’Etat français !
En effet, dans certains pays, on n’aime pas le mélange des genres … surtout que l’Etat français, eu égard à l’interventionnisme forcené qu’il a toujours pratiqué, est bien loin d’être un parangon de vertu :
– Comme tous les Etats, il obéit à des considérations politiques qui interfèrent nécessairement avec la bonne gestion de toute entreprise détenue par lui ; que ce soit au niveau de ses dirigeants (on nomme les copains … énarques forcément) ou au niveau de la politique industrielle (on oblige l’entreprise sous contrôle à se lancer dans des opérations rentables politiquement, pour le pouvoir, mais ruineuses pour elle),
– Particulièrement désargenté, il a aussi la détestable manie de pomper les entreprises dont il est actionnaire par le biais de la distribution de dividendes ; au détriment bien entendu des investissements ! En fait, l’Etat français a tendance à se comporter avec les sociétés dont il est actionnaire, comme en matière fiscale, tel un vampire !
La situation d’Air francce-KLM
La création d’Air France-KLM remonte à 2004, lorsque Air France a pris le contrôle de KLM.
Les principaux actionnaires sont l’Etat français (qui, en tant qu’actionnaire historique d’Air France, dispose d’un droit de vote double), l’américain Delta Air lines (1ère compagnie mondiale) et le chinois China Eastern qui détiennent chacun 8,8% (et qui disposeront aussi à compter de septembre prochain, d’un droit de vote double comme le permet la réglementation pour les actions détenues nominativement depuis au moins deux ans).
Le reste du capital se répartit entre 3,9% pour le personnel et 50% de « flottant » (petits actionnaires privés).
Avec cette acquisition, l’Etat hollandais vient en fait contester le contrôle qu’exerçait l’Etat français avec seulement 14% des actions sur une société au capital très dispersé et notre haute administration vient subitement de réaliser avec effroi que cela pourrait être l’opportunité pour un raid boursier.
En effet, une alliance capitalistique entre l’Etat néerlandais et l’américain Delta pourrait renverser le pouvoir au sein d’Air France-KLM dont le capital ne serait finalement peut-être pas aussi bien verrouillé que prévu ! A eux deux, ils représenteraient 23% du capital, et pas loin du double en droit de vote le jour où, dans deux ans, les droits hollandais vaudront le double.
En fait, au-delà des déclarations ridicules appelant au patriotisme économique pour sauver un « fleuron des entreprises françaises », la réaction française trahit surtout la surprise d’une haute administration, pleine de morgue et de suffisance, qui se plait à penser que les raids boursiers ne sont qu’une perversion du capitalisme sauvage tel qu’il est pratiqué aux USA et qui n’imaginait pas qu’un autre Etat puisse utiliser les mêmes méthodes qu’elle.
Rappelons nous quand même :
– le raid infructueux lancé par l’Etat français en 1988 sur la Société Générale, privatisée sous Balladur, à l’initiative de F Mitterrand, fraîchement réélu, à travers et sous couvert d’un pool d’entreprises publiques et privées.
– le raid lancé par EDF, filiale à 85% de l’Etat français, sur le producteur italien d’électricité Edison.
Autrement dit, la haute administration française est prise à son propre jeu ; celui qu’elle aime jouer avec ses règles à elle ; celles du capitalisme de connivence avec les copains et de la prédation avec les autres !
Or, il faut rappeler qu’Air France-KLM va mal et perd des parts de marché. Il y a aussi de grosses tensions entre Air-France et sa filiale KLM pour au moins trois raisons :
– la situation d’origine s’est retournée puisque, aujourd’hui, le pole de bénéfices se situe désormais chez KLM. Air France a bien du mal à faire face à la fois à la concurrence des compagnies low cost et à l’opposition des syndicats maison qui ont bloqué le développement des filiales Hop et Joon ! En 2018, le bénéfice d’exploitation de 1 milliard € a été réalisé près de 80% par KLM.
– Ben Smith, le PDG canadien (qui, exceptionnellement, n’est pas un énarque parce que les énarques se sont montrés …bien incapables de redresser la situation) a été nommé par l’Etat français ; apparemment sans concertation ni avec les salariés d’Air France ni avec les dirigeants de KLM !
– le personnel et les dirigeants de KLM ont été scandalisés par les grèves à répétition qui ont fragilisé Air France alors qu’il s’agit d’un personnel aux salaires … plus que confortables. On évoque aussi l’existence de féodalités sociales rendant le groupe difficilement gouvernable.
L’Etat hollandais a donc décidé de se mêler des affaires de sa compagnie aérienne nationale parce qu’il ne voudrait pas que KLM fasse les frais des errances d’Air France.
Evidemment, l’affaire n’en n’est qu’à ses débuts car, au-delà du conflit de personnes qui existerait entre le Pdg du groupe et Pieter Elbers, le Pdg de KLM, cette intrusion de l’Etat hollandais n’a pas été faite juste pour faire de la figuration mais bien pour défendre des vues qui ne seront pas nécessairement en accord avec celles de Paris !
Il y a donc bien des désaccords entre la gouvernance d’Air France et l’Etat hollandais ; désaccords qu’il faudra éclaircir même s’ils sont niés par notre haute administration.
Les aspects politiques
A ces considérations purement économiques, s’ajoutent des considérations politiques. E Macron est très affaibli en France mais tout aussi faible en Europe dans la mesure où, du fait de ses attitudes et ses déclarations pas toujours très heureuses, il s’est brouillé avec quasiment tout le monde (les allemands, les britanniques, les hollandais, les baltes, les hongrois, les italiens, les polonais, les USA, …) !
Et, bien qu’E Macron se perçoive encore comme le leader de l’Europe ( !?!), plus personne n’a confiance en la France dont la situation économique et financière se dégrade à grande vitesse ; alors même que notre haute administration, rançon inévitable de sa mainmise sur tous les secteurs du pays, se trouve sur tous les fronts et ne sait plus où donner de la tête !
On ne peut donc pas s’étonner que les néerlandais n’aient pas confiance non plus !
En conclusion
Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’Etat français, qui ère entre naïveté et arrogance, et qui demande aujourd’hui à l’Etat hollandais de faire marche arrière, veut bien des actionnaires mais seulement des sleeping partners, des actionnaires dormants et passifs pour que nos élites puissent n’en faire qu’à leur tête !
Pour nos hauts fonctionnaires, le capitalisme d’Etat ne peut être rien que français …et, pour faire quoique ce soit, il faut leur demander leur autorisation préalable !?! Car, comme l’a si bien dit Michel Sapin : « l’Europe doit être en capacité de créer et de conforter de grandes entreprises mondiales » mais … sous la direction de la France !
On peut toujours rêver !
Bien cordialement à tous !
La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.
Partager la publication "Un capitalisme d’Etat rien qu’à nous !"
Nous sommes passés de la 3eme puissance économique à, officiellement, la 7eme. Et ce n’est pas fini. La France ne compte plus dans le monde. Même la Hollande ne se préoccupe plus de notre avis pour prendre une participation dans Air France-KLM. C’est un signe flagrant que notre pays ne compte plus puisque notre puissance économique est nulle. Notre pays tient aussi une « digne » place dans les pays corrompus (https://www.sudouest.fr/2018/02/22/classement-de-la-corruption-dans-le-monde-la-france-stagne-au-23e-rang-4222490-4803.php) ce qui est inhérent avec l’oligarchie quinous dirige et qui donc crée une économie de connivence. Pour défendre notre « démocratie » nous employons des armes dignes d’une dictature. Nous sommes les seuls à les employer en Europe contre les avis de l’ONU et Droits de l’Homme. Nos forces de l’ordre sont d’une violence inouïe (voir de vraies vidéos en direct ou autre sur FB). Nous nous rapprochons petit à petit dans la méthode de défense du pouvoir d’un Maduro ou d’un Bouteflika que nous avons l’outrecuidance de critiquer.
Nous nous enfonçons chaque jour un peu plus dans un trou sans fond. Ce trou sans fond est à l’identique du tonneau des Danaïdes où disparait, pas pour tout lemonde (https://www.temoignagefiscal.com/un-bercypapers/), nos impôts et taxes. Je ne parle pas de la dette qui va bientôt exploser.
Merci qui ?
E.Bolling
Partager la publication "LE CRASH INÉVITABLE DE LA FRANCE."
J’ai suivi, avec quelque intérêt, les péripéties de la famille GAVE tout en vous avouant que je n’ai pas compris l’engagement en politique de Charles Gave aux côtés de Nicolas Dupont-Aignan (NDA).
Je ne suis pas du tout d’accord avec les idées de Charles Gave qui est un souverainiste, un partisan de l’Etat nation et un anti-européen, anti € ; ce en quoi on pourrait penser qu’il est en adéquation avec les idées de NDA.
Néanmoins, j’aime bien lire ses écrits sur son site (institut des libertés) ou regarder ses vidéos (sur le site Business Bourse). Il possède une espèce de pensée magique qui lui permet d’éclairer nombre de situations ; notamment en ce qui concerne le pouvoir, l’exercice du pouvoir et ceux qui le détiennent (qu’il appelle les ODS – les oints du seigneur) …
Néanmoins, ce n’est pas un naïf, c’est un financier (sans y voir la connotation négative qu’on y attache en France) qui a fait fortune sur les marchés actions/obligations/monnaies.
On aimerait donc comprendre … au-delà du règlement de comptes qu’il essaie d’organiser par le biais d’Internet et des réseaux sociaux.
Donner une explication des faits est une chose mais dire la vérité c’est mieux …
Et la vérité est à mon avis toute simple et légèrement différente …
Son dernier billet racontant sa mésaventure, qui est en l’occurrence celle ratée du lancement de sa fille en politique, m’a fait sourire car j’y ai vu une bonne dose de naïveté !
Il y raconte, par le menu, que les propos de sa fille, tenus en diverses circonstances, ont amené à son éviction pure et simple par un NDA subitement devenu bien soucieux de morale et de politiquement correct !
Ces propos, aussi insignifiants soient-ils, racistes ou pas, ont été tenus et développés par elle sur les réseaux sociaux dont il faut souligner le danger (tout ce que vous pourrez y dire sera retenu contre vous pour l’éternité) et Emmanuelle Gave, qui est avocate, devrait le savoir.
Sortis de leur contexte, ils ont été exploités par les tenants du politiquement correct, du bien, les moralisateurs … et NDA a pris peur !
Charles Gave n’avait probablement pas envie ni n’a jamais eu l’idée, à 75 ans, de se lancer dans la politique mais il est aussi un père et en l’occurrence celui de sa fille Emmanuelle qui, me semble-t-il, avait, elle, très envie de se lancer en politique et cherchait une place sur une liste.
Mais pas n’importe quelle place ; une place lui permettant d’être élue à coup sûr !
Député européen est une sinécure ; une vraie, avec de grosses indemnités et de nombreux avantages !
Cela valait bien quelques petites compromissions …
Mon explication est donc qu’Emmanuelle Gave a voulu se lancer en politique, qu’elle eu l’occasion de rencontrer NDA et que celui-ci lui a proposé une place en position éligible (numéro 2 ou 3) sur sa liste anti-européenne et souverainiste.
Le ticket d’entrée a été fixé à deux millions d’€ !
Ce point est d’ailleurs confirmé par Charles Gave lui-même dans son dernier billet ; sans être toutefois dit clairement.
Lui-même n’était pas en position éligible.
Il avait donc conclu un petit marché et avait donc tout simplement accepté de financer l’entrée en politique de sa fille Emmanuelle … ou, si l’on veut voir les choses de manière cynique, d’acheter une place de député européen pour sa fille …
Finalement, ce sont les petits « à côtés de la politique », dont évidemment on ne parle pas à l’électeur, … qui font les ressorts de la politique !
Pour le reste, NDA n’est qu’un petit monsieur, un professionnel de la politique, un rentier et un profiteur du système, un petit chef à l’ego délirant et dont l’image publique n’est qu’une façade. Il est de ce modèle d’homme que l’on rencontre sans cesse en politique, avec toutes ses forfanteries et toutes ses lâchetés !
Je rappelle qu’il a fait alliance, avec un opportunisme indécent, avec Marine Le Pen lors des dernières élections présidentielles lorsqu’il a vu que la droite (Fillon) avait été torpillée et que les jeux semblaient ouverts !
Enarque (administrateur civil), maire d’Yerres (Essonne) jusqu’en 2017, député depuis juin 2017, étatiste bon teint, il est le tenant d’idées pour moi soit complètement dépassées (la nation et le souverainisme) soit complètement idiotes pour ne pas dire criminelles (faire financer la dette de l’Etat par la Banque de France c’est à dire faire marcher la planche à billets – ce qu’on appelle la monétisation de la dette – qui nous entraînerait dans l’hyper inflation et la ruine – il n’est qu’à regarder le Venezuela).
Je suis sûr que Charles Gave, qui sait tout ça, n’a que mépris pour un individu comme NDA, qui a créé sa petite entreprise (Debout la France) et qui survit confortablement grâce à ses indemnités parlementaires (payées par nos impôts), depuis de longues années, sur son petit créneau politique.
Mais, il serait mieux inspiré de ne pas se faire passer pour une victime.
Raconter les faits c’est bien mais dire la vérité c’est mieux
Bien cordialement à tous !
Partager la publication "Les petits malheurs de la famille GAVE (polémique)"
Les lecteurs de Témoignage fiscal ne doivent pas être nombreux à ne pas connaître Charles Gave.
Personnellement, je fais partie de ceux qui apprécient beaucoup ses écrits, qu’il s’agisse de ses livres ou des articles qu’il publie régulièrement sur le site « Institut des libertés » (https://institutdeslibertes.org/category/auteurs/charles-gave/).
Pensée décapante, clairvoyance, originalité des points de vue… le lire ou l’écouter, toujours un vrai moment de bonheur.
Ce qui ne veut pas dire que je sois complètement d’accord avec lui. En fait, je ne suis même pas du tout d’accord avec lui.
Monsieur Gave pense, comme moi, que nous avons trop d’état. Mais la différence est que Monsieur Gave, s’il veut moins d’état, veut quand même un état, limité aux « tâches régaliennes ».
Moi, je m’en tiens à la sublime démonstration de David Friedman, notamment dans son ouvrage majeur, « Vers une société sans état » (https://www.amazon.fr/Vers-une-société-sans-Etat/dp/2251410058) : un peu d’état, cela ne peut tout simplement pas exister. Tout pouvoir, toute administration fonctionne comme un cancer, et ne savent faire qu’une chose, proliférer.
Ou comme vient de le dire Monsieur Dumas dans un récent billet intitulé « Pouvoir et Service » : « Pour moi l’État n’existe pas, les hommes de l’État non plus, le pouvoir est une pulsion individuelle pas un besoin collectif. » (https://www.temoignagefiscal.com/pouvoir-et-service/)
Mais bon, revenons à Monsieur Gave : peut-être avez-vous été aussi surpris que moi d’apprendre que celui-ci, accompagné de sa fille, avait rejoint une liste de Monsieur Dupont-Aignan pour les prochaines Européennes. Comme moi, vous vous êtes sans doute demandé : mais que vont faire les Gave dans la galère Dupont-Aignan ? La carpe et lapin ! Comme dit la chanson, « ça ne pouvait rien faire de bon ! »
Ça n’a rien fait du tout, la galère a coulé, ou tout au moins, elle a rapidement débarqué les Gave ! Un véritable travail d’artiste : des petits bouts de tweet collés n’importe comment et hors tout contexte ont fait dire à Madame Gave fille des choses qu’elle n’avait même jamais pensées, la horde médiatique a fait le tambour qu’il faut, l’affaire était jouée.
Bien sûr, si Monsieur Dupont-Aignan, avait été l’homme que les Gave avaient voulu croire, il aurait accordé à ces tweets l’importance que méritent les tweets, c’est à dire strictement aucune, et aurait accordé au tambour l’attention que méritent les tambours, c’est à dire, là encore, aucune.
Mais voilà, Monsieur Dupont-Aignan, quoiqu’il veuille paraître, est un homme du système, énarque comme les autres énarques, politique comme les autres politiques. Il ne veut pas détruire le système si bien défendu par les hommes du pouvoir, il veut seulement prendre leur place.
Remercions Monsieur Gave et sa fille : ils ont, comme dit le Neveu, fait « jaillir la vérité », et pour eux, mais aussi ceux qui comme eux étaient prêts à se faire abuser, montrer sans doute possible qui est réellement Monsieur Dupont-Aignan.
Vient maintenant ma façon de les remercier pour cette bonne action.
Monsieur Gave a, comme à son ordinaire, fort bien relaté tout cela dans un article dans sa manière, « Réflexions sur un assassinat médiatique» (https://institutdeslibertes.org/reflexions-sur-un-assassinat-mediatique/), précédé de cet en-tête : « Je ne crois pas vous avoir jamais demandé de rediffuser autant que vous le pouviez l’un de mes articles. C’est ce que je vous demande aujourd’hui. »
Pour ce qui me concerne, c’est fait.
Partager la publication "Le débarquement des Gave"
Tout être vivant a des besoins. Lorsque le lion a faim il attaque une gazelle et la mange. Lorsque le lion est faible, qu’il ne peut plus attraper de gazelles, il ne mange plus, c’est à son tour d’être mangé par les hyènes.
Comme le lion, initialement les hommes se procuraient sur place le nécessaire à leurs besoins, la planète et quelques efforts y pourvoyaient.
Le système était largement limitatif.
Gagnant en intelligence, pour des raisons que personne ne connait vraiment, l’homme s’est organisé collectivement pour accéder à ses besoins.
Le service
Dans cette organisation collective, d’autres hommes apportent des réponses aux besoins de chacun. Jusqu’à un point irréversible où la spécialisation rend chaque homme dépendant des autres. C’est ici que la notion d’échange apparaît.
Arrivé à ce stade où l’homme reste encore capable de pourvoir seul à ses besoins ou de décider de charger autrui d’en assumer une partie, l’échange naturel se crée.
Cet échange revient à un service qui peut soit être négocié soit être capté par la force. D’un côté on parle d’économie, de l’autre de politique.
Puis, l’intelligence progresse encore et arrive récemment l’industrialisation, la répartition du travail, c’est-à-dire que le service rendu n’est plus le fait d’un seul homme mais d’une multitude d’hommes qui assemblent des produits ou des idées en étant aussi interdépendants entre eux.
Il y a deux façons alors de réguler la masse des intérêts croisés générés, les mêmes qu’au stade précédent, l’économie que l’on appelle le marché ou la force qui est toujours la politique.
Le marché part du principe que chaque service doit être payé par un service égal en valeur, celui qui ne peut pas payer n’a pas de service.
La politique prétend, à l’aide de la force, permettre à tous d’accéder aux services dont ils ont besoin, sans qu’il soit nécessaire de le payer par un service égal en valeur.
Dans le cas du marché certains n’auront pas les services dont ils ont besoin, dans le cas de la politique c’est la valeur d’équilibre nécessaire à l’acquisition des services rendus qui va faire défaut.
Attention, nous sommes entre hommes se rendant ou devant se rendre des services, donc tout cela peut se discuter, s’essayer, se négocier.
L’échange de service en soi n’est pas et ne peut pas être conflictuel, il ne peut être que consensuel puisque incontournable. S’il est conflictuel ce ne peut être que ponctuellement, autrement il n’est pas. Prendre sans contrepartie s’appelle le pillage.
Le pouvoir
Mais les hommes sont des hommes, ils incluent des pulsions qu’ils n’ont jamais réussi à maîtriser durablement.
Ces pulsions sont des réactions strictement individuelles, qui n’impliquent que celui qui les vit, au détriment de celui qui les subit. Elles sont la réponse biologique aux besoins des hommes, pas toujours adaptées ou possiblement en retard sur l’évolution sociétale.
Par exemple, la pulsion sexuelle qui fut nécessaire à la multiplication devient aujourd’hui inutile face au surnombre potentiel, donc un inconvénient difficile à gérer.
La pulsion de pouvoir est aussi un reste encombrant d’époques révolues.
Elle ne doit pas être confondue avec le commandement délégué.
La pulsion de pouvoir est issue de périodes où l’humanité ne possédait pas d’outil de communication instantané. Où celui qui savait, qui était informé, devait impérativement décider, la survie du groupe était en jeu.
L’information instantanée alors n’était pas imaginable, aujourd’hui elle est acquise.
Le Président de la plus grande puissance mondiale agit au vu de tous, dans l’instant. Il n’a plus le pouvoir, il n’a qu’une délégation de commandement.
Hélas, tout comme certains hommes ont conservé des pulsions sexuelles primaires, d’autres ont conservé une pulsion de pouvoir primaire.
La première est largement contestée, la seconde est encore tolérée, voire acceptée et même demandée.
La complication
Il y a une confusion entre le commandement délégué, qui est un mandat, qui trouve sa place dans toute organisation collective démocratique et le pouvoir qui n’est qu’un instinct personnel devenu inutile dans notre société avancée, qui est assimilable à une violence intellectuelle ou physique.
La complication tient au fait que dans une société d’échange de services, il est des services qui paraissent si essentiels que celui qui les rend peut exiger en échange un pouvoir, si son tempérament personnel l’y pousse.
Par exemple un médecin peut, au-delà du service qu’il doit, prendre le pouvoir sur un malade dépendant.
Un incubateur à pouvoir.
Nous avons vu qu’il existe une variante politique de l’échange, elle consiste à fournir des services sans mettre en face des services d’égale valeur. Cette organisation politique s’appelle le socialisme.
Dans cette configuration celui qui procure le service est déterminant pour celui qui en a besoin, car sans lui ce dernier ne l’a tout simplement pas. Nous avons vu que cette organisation politique implique un déficit d’échange qui ne peut se solutionner que par la force, par l’impôt.
En conséquence celui qui apporte un service — considéré comme crucial — sans sa contrepartie va pouvoir monnayer cet apport au profit de sa pulsion personnelle de pouvoir et donc exiger ce pouvoir de ceux à qui il apporte le service.
Bien plus, en démocratie il suffit que les bénéficiaires de ce type d’organisation deviennent majoritaires pour qu’ils offrent le pouvoir non pas en récompense d’un service mais dans le seul espoir d’obtenir des services sans compensation de valeur.
Conséquemment, tout homme de pouvoir est fatalement socialiste, puisque c’est le système politique dans lequel le pouvoir est dévolu à celui qui donne sans compensation.
Dans le cas contraire nous serions en organisation économique où les services s’échangent en égalité de valeur. L’économie n’est pas propice au pouvoir, il n’y est qu’illusion.
Conclusion
La pulsion individuelle de pouvoir se concrétise, comme toutes les pulsions non maitrisées, par un poids imposé aux autres par la force et le harcèlement.
Aujourd’hui ou l’on tente de débarrasser la planète des pulsions sexuelles en les pénalisant à outrance — j’ignore s’il s’agit d’un bien ou d’un mal — il serait temps d’essayer de se débarrasser des pulsions de pouvoir qui sont du même tonneau.
Les Gilets jaunes entrevoient le problème en refusant le pouvoir, mais hélas pas la solution qui passerait par l’éradication de la cause, le socialisme.
Une société d’échange de services comme la nôtre n’a pas besoin d’hommes obsédés par le pouvoir, tout service étant négociable elle a besoin de négociateurs débarrassés de la pulsion de pouvoir.
Y en a-t-il dans la salle ? Pas sûr.
Bien à vous. H. Dumas
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Les dernières négociations salariés/patronat à propos du mécanisme de l’assurance chômage de l’UNEDIC viennent se terminer sur un échec.
Les propos vengeurs d’E Macron(Jupiter est de retour) :
E Macron y est allé de sa phrase à la fois narquoise et assassine : « On a dit aux partenaires sociaux : Trouvez-nous une solution pour le chômage, vous êtes autour de la table, vous êtes responsables, alors même que les syndicats ne financent plus le chômage, c’est le contribuable. » « On est dans un drôle de système ! Chaque jour dans le pays, on dit : “corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire.” Et quand on donne la main, on dit : “mon bon monsieur, c’est dur, reprenez-la.” Et le gouvernement va devoir la reprendre, car on ne peut pas avoir un déficit cumulé sur le chômage comme on a depuis tant d’années. »
Pour E Macron, il est clair que les partenaires sociaux sont juste des incapables et, finalement, heureusement que l’Etat est là pour sauver le système !
La réponse cinglante des partenaires sociaux :
La sortie de E Macron a été peu appréciée du côté des syndicats.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a répondu : « Et si la démocratie ne passait pas par des petites phrases polémiques ou médias interposés ? Nul doute qu’elle fonctionnerait mieux dans notre pays. » « La démocratie sociale a souvent prouvé son efficacité et sa responsabilité lorsqu’elle n’est pas soumise à des lettres de cadrage impossibles, menant sciemment une négociation dans l’impasse »« Rechercher des boucs émissaires peut être tentant à court terme mais contre-productif pour l’avenir ».
De son côté, la CGT reproche à E Macron « de se livrer à une belle opération de communication qui relève du scandale, avec une opération de destruction depuis plusieurs mois »« Macron est un menteur, en prétendant que la protection sociale n’appartient plus aux salariés, et que les syndicats sont responsables de l’échec,(…) Macron est aussi un manipulateur : il a exigé une négociation impossible pour faire des économies sur le dos des chômeurs et au passage mettre la main sur la gestion de l’assurance-chômage. Le résultat possible est une exclusion de tous les contre-pouvoirs dans l’assurance-chômage. »
Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière a ajouté : « Non, monsieur le président de la République, on ne vient pas d’avoir “une vraie négociation sociale ; la lettre de cadrage que votre gouvernement a imposée, d’une part, et certaines de vos interventions publiques durant le déroulement de la négociation, d’autre part, ne nous ont “pas donné la main” mais allaient à l’encontre de ce principe. »
Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, a complété la salve par « Le gouvernement n’a pas donné la main aux partenaires sociaux, il leur a dit de négocier en indiquant publiquement les résultats de la négociation à l’avance, y compris pendant la négociation. »
Ces critiques unanimes permettent de comprendre que les partenaires sociaux étaient libres de négocier … dans le cadre d’un schéma strictement défini par le gouvernement.
Quelle est la nature du problème ?
La situation de l’UNEDIC, qui est gérée depuis 1958 selon les principes du paritarisme, conjointement entre les syndicats patronaux et les syndicats de salariés, est particulièrement mauvaise avec un déficit de 3,4 Mds en 2017 et une dette accumulée de 35 Md€ à fin 2019 alors que le chômage touche, toutes catégories confondues, plus de 6 millions de personnes.
L’assurance chômage, pensée à l’origine dans un monde comptant peu de chômeurs et beaucoup de cotisants, doit faire face depuis 30 ans à un chômage structurel de masse (entre 9 et 10% officiels mais 24% en réalité).
Le gouvernement a donc demandé aux partenaires sociaux de se mettre d’accord sur un plan d’économies de plus d’un Milliard € chaque année durant au moins trois ans et de prévoir un mécanisme de pénalisation destiné à limiter l’usage des contrats courts.
Conscients que les économies demandées devront forcément être faites sur les allocations versées, les syndicats de salariés ont refusé d’endosser le rôle de celui qui va déterminer qui va perdre au niveau de son indemnisation (on pense que ce sera d’abord les cadres).
Le refus du Medef est fondé, quant à lui, sur le fait que la pénalisation des employeurs, par le biais d’un Bonus/malus, aboutirait à alourdir les charges de fonctionnement des entreprises et à fragiliser encore plus celles qui le sont déjà.
Le gouvernement a donc décidé de se débarrasser du paritarisme et de passer outre les résistances des partenaires sociaux afin de permettre une reprise en main par l’administration alors le nombre des créations d’emplois s’est effondré en passant de 300.000 en 2017 à 100.000 en 2018 ; ce qui n’augure rien de bon !
Le cadre fixé par le gouvernement est-il justifié ?
– concernant les économies demandées :
On sait que le système peut apparaître comme trop favorable et qu’il n’incite pas au retour à l’emploi alors qu’il accumule des déficits qui devront être bouchés à terme par les impôts. Or, les comptes publics sont très mauvais et il va falloir les redresser pour respecter les règles de l’UE.
– concernant la pénalisation du recours aux CDD
Il faut savoir que la distinction entre CDI et CDD est une spécificité française liée à l’existence d’une législation particulièrement contraignante en matière de droit du travail et à la pénalisation excessive de l’employeur lorsqu’il doit se séparer de salariés.
L’entrepreneur-employeur, s’est donc trouvé dans l’obligation de s’adapter à ces contraintes et le CDD a été le seul moyen légal trouvé pour pouvoir adapter la masse salariale (surtout dans les cas où l’activité apparaît fragile) au niveau d’activité du fait des contraintes imposées par l’Etat.
Autrement dit, l’Etat se plaint aujourd’hui de la situation qu’il a lui-même provoquée mais veut néanmoins empêcher le recours aux CDD qui deviennent effectivement la norme en matière d’embauche ! C’est donc une nouvelle fois la solution du « toujours plus de réglementation » qui, pourtant, n’a mené à rien sur les 30 dernières années, qui est à nouveau adoptée.
Le gouvernement prend le problème à l’envers et, plutôt que de favoriser l’embauche, il préfère pénaliser le licenciement en partant de l’idée qu’en empêchant les licenciements (ou les fins de CDD), le chômage ne va pas augmenter. Il n’est d’ailleurs même plus question de le diminuer puisque, en France, il est admis que le chômage structurel doit être de 9 à 10% de la population active !
Or, plutôt que d’accumuler de nouvelles règles pénalisantes, il faudrait d’abord se poser la question de savoir si l’abus de réglementation, typiquement français, peut être de nature à régler le problème ? On peut légitimement en douter lorsque l’on sait que les pays où il y a le moins de chômage sont, juste par hasard, ceux où le code du travail est réduit à sa plus simple expression voire carrément inexistant : le RU et les USA.
J’entends déjà hurler les contradicteurs : Ce sont des anglo-saxons, ils ne respectent pas les règles (on se demande bien lesquelles ?). D’accord, mais en Suisse (dont le code du travail fait 65 pages tandis que le notre dépasse les 3.300 pages) et en Allemagne (où, au moins jusqu’à 11 salariés, l’employeur dispose d’une liberté totale d’embauche et de licenciement), le taux de chômage est de 3 à 4 %.
Par ailleurs, l’expérience du marché de l’automobile permet de savoir que le principe du Bonus/malus se termine toujours en malus/malus !
Comment expliquer cette vision du monde du travail ?
La haute administration est coutumière de ces concepts à la fois douteux et inefficaces qui donnent l’impression de l’action ; mais ce n’est qu’une impression ! Par ailleurs, les hauts fonctionnaires n’ont qu’une connaissance livresque du marché du travail ; pour l’essentiel à travers les statistiques de l’Insee et les rapports de la Dares (qui dépendent la première de Bercy et la seconde du ministère du travail). Autrement dit de deux organismes administratifs !
Or, si l’entrepreneur obéit au marché et essaie de satisfaire sa clientèle, le fonctionnaire obéit à son chef, dans un cadre hiérarchique. Il n’a que faire du marché puisqu’il est payé par les impôts des autres extorqués de force ! Ne risquant dès lors jamais ni chômage ni faillite, avec son emploi à vie, il n’est donc certainement pas le mieux placé pour apprécier la situation d’une entreprise exerçant son activité dans un cadre concurrentiel !
Malheureusement, la France est un pays qui fonctionne avec une économie administrée sous contrôle de l’administration au sein de laquelle persiste une idéologie anti-entreprise ; et cette situation a des effets collatéraux particulièrement délétères. Avec un chômage structurel très important, les salariés sont tétanisés par la peur de perdre leur emploi car ils sont à peu près certains de ne jamais en retrouver un autre et qu’ils vont alors se retrouver dans un cycle dramatique de perte de revenus, de maison et de dissolution du lien familial à la fin !
En conclusion :
Contrairement à une idée trop répandue, l’abus de réglementation, dans une France déjà hyper régulée, n’a jamais créé d’emploi et pénaliser les CDD constitue seulement un pas supplémentaire vers l’interdiction pure et simple de licencier ; laquelle n’a jamais empêché le chômage !
Le durcissement de la législation ne pourra avoir qu’un effet néfaste : l’employeur s’adaptera et préfèrera ne pas embaucher en anticipant les problèmes liés à la suppression d’effectifs. Le Bonus/malus provoquera une augmentation du chômage !
Il se confirme donc qu’E Macron, qui n’envisage à aucun moment une libéralisation du marché du travail, est bien un étatiste de la tendance mussolinienne. C’est d’ailleurs une tendance lourde du quinquennat puisque cette stratégie de « reprise en main » porte sur l’ensemble des secteurs paritaires y compris l’assurance maladie et la retraite !
Mitterrand avait annoncé péremptoirement : « contre le chômage on a tout essayé ! ». Effectivement, on a tout essayé sauf … ce qui marche et on persiste dans la mauvaise voie puisque, quelle que soit la couleur politique du gouvernement, la prise de contrôle par l’administration de l’ensemble des aspects économiques continue de s’accentuer.
Seulement, résoudre le problème du chômage reste complexe car il ne suffit pas de libéraliser les règles d’embauche et de licenciement ; il faut aussi restaurer la compétitivité des entreprises en diminuant les charges sociales eu égard à leur poids excessif par rapport à la moyenne européenne ; et cela ne peut se faire qu’à travers la réduction du train de vie de l’Etat et d’une pression fiscale excessive.
Là encore ce n’est pas la voie choisi par le gouvernement puisque E Macron n’a pas l’intention de réduire les dépenses publiques et que chaque semaine connaît son idée de taxe ou d’impôt nouveau.
Or, dans tout produit ou dans tout service vendu se trouve incorporée la fiscalité exercée par l’Etat (en ce compris une fraction du salaire de tous ces fonctionnaires qui ne produisent rien) et la preuve en est que plus la dépense publique augmente et plus le chômage augmente ! Il y a là une corrélation qui devrait interpeller le gouvernement …
Il faut sortir du mensonge habituel tendant à faire croire que l’Etat permet l’emploi alors que c’est juste le contraire et la sur-administration n’est pas la solution. Ce n’est pas en transformant le droit social en champ de mines pour l’employeur qu’on sortira du problème du chômage de masse !
Bien cordialement à tous !
La reproduction de cet article est autorisée à condition de le rependre dans sa totalité, d’en rappeler l’auteur et le site de publication originel.
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Voilà ce que Brigitte Macron a osé dire à l’intention des gilets jaunes.
Qu’on défile ou pas, on a tous un gilet jaune en attente quelque part au coin du coeur, pour ne pas dire l’estomac, ne serait-ce que dans notre voiture. Je ne sais pas ce qu’en pense les autres, mais le mien de gilet n’a strictement aucune envie de discuter avec Madame Macron et ne trouve qu’une seule chose à lui dire : « Rendez l’argent ! »
Licenciez sur le champ les personnes qui travaillent pour vous, et qui sont payées avec nos impôts ! Cessez vos dépenses somptuaires ! Aménagements coûteux et rénovations à L’Elysée, nouveau mobilier, nouvelle vaisselle, nouveaux tapis et ce que vous voudrez, ça peut se concevoir quand le budget de l’état est à l’équilibre, pas quand il est honteusement déficitaire, pas quand une part aussi importante de la population ne parvient plus à joindre les deux bouts ! Votre train de vie extravagant, les membres des forces de l’ordre mobilisés pour garder votre résidence secondaire, ou pour assurer votre protection lors de vos escapades quasi hebdomadaires à la Lanterne, vous ne voyez pas comme tout cela est indécent, quand il faut rogner retraites et salaires !
Comme sont indécentes vos dépenses vestimentaires à budget illimité ! Vous répondrez que vous ne les payez pas, mais ça, nous le savons ! Mais avez-vous songé que les maisons de couture ne sont pas des maisons de bienfaisance et ce que vous ne payez, pas, d’autres le payent à votre place ! Et ne venez pas nous dire que vous jouez un quelconque rôle de mannequin de la mode française, car que cela soit dit clairement, nous sommes tous volontaires pour nous passer de vos services.
S’il est vrai que votre époux a été élu pas une petite minorité d’électeurs, en ce qui vous concerne, vous n’êtes l’élue de personne, personne n’a voté pour vous, et toutes vos dépenses sont illégitimes ! Des dépenses somptuaires illégitimes en période de disette pour tous, entendez-le bien, c’est insupportable ! Pas grand chose, sans doute, à retenir du quinquennat de Monsieur Hollande, sinon ceci : la démonstration que la République fonctionnait tout aussi bien (ou tout aussi mal) sans « première dame », et qu’il s’agit là d’une fonction et donc d’une charge dont on se passe très bien ! Dont acte !
Rien à vous dire, ou alors, seulement après ! Quand vous aurez rendu l’argent ! Et croyez-le, c’est une urgence !
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J’ai un ami avec qui j’aime échanger. J’aimerais qu’il publie sur ce blog, mais il n’est pas motivé, peut-être sommes-nous ici un peu trop intransigeants.
Appelons-le MY, sachons que c’est un homme brillant, intègre, catholique, plutôt du côté de l’ordre, mais lucide et honnête.
Notre discussion que je publie avec son autorisation porte sur le pouvoir et le service, enfin une fois les arguments avancés.
Les discussions ont ceci de magique c’est qu’elles prennent corps au fur et à mesure de leur développement. Celui qui conclut comme moi maintenant a l’avantage, mais disons que nous ne sommes pas dans une compétition et qu’il s’agit juste de faire progresser la pensée.
Notre discussion a avancé jusqu’à la logique du pouvoir et sa nécessité, un point de désaccord total entre nous, tout en respectant la vision de chacun.
Pour moi l’Etat n’existe pas, les hommes de l’Etat non plus, le pouvoir est une pulsion individuelle pas un besoin collectif.
En revanche le service public est une nécessité, il n’a pas besoin du pouvoir, je dirais même au contraire.
Prestataire de service j’ai passé ma vie à servir, la plupart du temps des hommes du pouvoir public ou privé, ce sont les mêmes.
Je n’ai jamais touché au pouvoir, j’aurais pu. Mais je n’étais pas sûr d’être capable de maîtriser cette pulsion et les conséquences possibles sur les autres me faisaient peur.
Le pouvoir est une pulsion personnelle violente, du même niveau que les pulsions sexuelles. On voit comment l’église qui a eu la prétention de maîtriser les secondes s’y est engloutie, c’est un peu le même destin qui attend ceux qui pensent pouvoir maîtriser les pulsions du pouvoir politique.
Quand on a compris cela, on a tout compris, tout s’éclaire.
Venons-en à ce qu’écrit mon ami, lors d’une de ses lettres qu’il publie régulièrement :
“Renan définissait la nation « comme une grande solidarité constituée par le sentiment des sacrifies qu’on a faits et de ceux qu’on est disposé à faire encore ». Ce rappel me conduit à répondre à un ami qui, à propos d’une de mes chroniques, niait la notion « d’affaire d’Etat » non pas en discutant sur les faits rapportés, mais sur l’inexistence de l’Etat au profit des seuls Français, c’est-à-dire, de la nation.
Au risque de paraître cuistre ou discutailleur, il me semble utile d’essayer de définir l’entité qui nous rassemble.
Il y en a d’abord une très concrète : le pays. Chacun sait de quoi l’on parle quand on évoque le pays. Des régions, des paysages, des frontières, naturelles ou non. C’est un ensemble géographique dans lequel nous avons le sentiment de pouvoir nous mouvoir librement, où nous sommes partout chez nous, où l’on parle la même langue. Le pays fait l’unité tangible de la nation.
La nation n’est, ni pour Renan ni pour quiconque, une réalité concrète. Elle est cependant, autant que le pays, facteur d’unité. Mais elle ne se voit pas, ne se touche pas, ne se sent pas. Elle échappe aux sens. Mais comme le disait Saint Exupéry « On ne voit bien qu’avec le cœur ». La nation se ressent. Le lien national est fait de sentiments. C’est pourquoi il est si ténu. Il peut changer, s’interpréter et devenir le sujet de polémiques inextricables et de guerres civiles.
Il y a donc une troisième entité, l’Etat, chargé par la nation de maintenir le lien national dans le pays.
Les anarchistes nient l’Etat, délégataire de cette autorité, estimant que la nation suffit à faire respecter le lien national. Les dictatures imposent un Etat contre la nation et seules les démocraties, parce qu’elles se veulent plus raisonnables, reconnaissent dans l’Etat l’autorité à laquelle elles se soumettent pour rendre lisible le lien national.
L’affaire d’Etat survient donc dans une démocratie lorsque l’Etat contrevient à cette obligation en masquant à la nation les moyens d’éclaircir une situation qui demeure incompréhensible aux yeux de tous. Ce peut être un scandale. La France en a connu beaucoup, de l’affaire Dreyfus à l’affaire Stavisky en passant par l’affaire du trafic des légions d’honneur, à l’affaire Boulin, à l’affaire Ben Bella et tant d’autres. Ce peut être aussi, à défaut de scandale, un simple mensonge, l’affaire du Rainbow Warrior, ou une pratique illégale, les écoutes de l’Elysée, etc… Dans tous les cas, il s’agit d’un cas où l’Etat, représenté par le pouvoir, s’est mis en position de distendre ou de rompre le lien national et a ainsi failli à sa mission.
Je ne crois pas qu’il faille avoir de la nation une vision aussi pessimiste que celle de Renan. La nation n’a pas que des sacrifices à accomplir en commun. Elle a aussi un destin que l’Etat est chargé de faire aboutir.”
Bon, il est possible que je sois l’anarchiste dont il est question, ou si ce n’est moi c’est donc mon frère.
Ma réponse :
“Pour le sentiment de nation je peux te suivre, d’autant que tu es très prudent.
On pourrait dire qu’il s’agit d’un partage culturel global qui inclut principalement la nation et qui nous façonne de façon indélébile. OK
Quant à l’Etat, aucune excuse pour les hommes de l’Etat qui ne représentent qu’eux-mêmes, qui oublient qu’ils n’ont qu’un mandat, et qu’une nécessité ponctuelle là où nous ne pouvons agir qu’en groupe.
Partout ailleurs ils usurpent une fonction qu’ils devraient avoir la pudeur de ne pas s’attribuer.”
La discussion est ouverte, vous pouvez participer.
Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, les Gilets Jaunes ne sont pas le début d’un événement sociétal mais sa fin.
La fin de l’acceptation par les français de la pression bureaucratique qui les étouffe. Depuis quarante ans la bureaucratie, au motif de nous rendre service, s’est introduite dans notre vie privée à des niveaux jamais atteints, semblable à ceux de l’inquisition.
Cela se traduit à minima pour tous par une réglementation délirante, accompagnée d’un pouvoir exorbitant donné aux fonctionnaires chargés d’appliquer sur le terrain cette bureaucratie. Ce pouvoir est journellement utilisé par eux abusivement
Cela se traduit pour les classes moyennes par la contestation de leur propriété privée socle de leur vie, et la captation de l’intégralité de leurs revenus ne leur permettant plus de s’élever dans l’ordre social ou d’y élever leurs enfants.
Cela se traduit pour les plus pauvres par la fin de l’ascenseur social qui les bloque définitivement au niveau de la misère. Les ponctions faites sur leurs salaires par les charges et les impôts indirects empêchent toute augmentation différentielle, font d’eux une masse homogène dont ils ne peuvent pas sortir, annihilent tout espoir de simple survie.
Cela se traduit pour les plus riches qui acceptent la connivence par un partage festif de ce qui reste du gâteau entre eux, les fonctionnaires et les élus. Mais, avec l’instabilité qui va avec ce type de contrat révocable à l’humeur. Pour ceux qui refusent la connivence ils doivent choisir entre l’exil ou la dépossession fiscale.
Cela se traduit enfin par un outil d’oppression au service de ces folies à mi-chemin entre le KGB et la Stasi : Bercy et ses Services Fiscaux. Une fiscalité qui tue journellement des milliers de personnes impunément.
Un ras le bol
Majoritairement les français ne veulent plus de ces abus technocratiques et fiscaux qui leur gâchent la vie, c’est ce rejet qui leur a fait accepter la violence des Gilets Jaunes.
Mais les français ne sont pas encore arrivés au point où ils pourraient clamer leur souhait de liberté haut et fort, s’associer à la violence des GJ, tant l’engeance technobureaucratique a lessivé leurs cerveaux depuis tant d’années.
Elus, presse, éducation nationale, intimement liés aux fonctionnaires ou fonctionnaires eux-mêmes, rabâchent à longueur de journée que sans la bureaucratie, l’avalanche de lois, le principe de précaution, le nivellement économique, la France serait Bornéo, la jungle.
Ils osent prétendre que l’individu ne doit pas exister en tant que tel, qu’il doit se fondre dans la masse. Être transporté comme du bétail, sauf s’il sait faire de la trottinette ou du vélo. Être Logé “entassé” dans des tours pour économiser la terre, sauf s’il habite un logement de fonction de la république. Dépendre en tout de l’Etat et de ses fonctionnaires qui savent mieux que lui ses envies ou ses besoins. Être esclave de l’Etat, donc d’eux.
Ils prétendent que la nature de l’homme est mauvaise, mais qu’eux sont en mesure par leurs lois abondantes de la canaliser.
Ployant sous cette avalanche de fausse morale technocratique les français doutent de la légitimité de leur propre vie, c’est un comble.
Mais, à force de discuter entre eux sur le net, ils ont fini par comprendre leur situation, ils ne la veulent plus.
Ils ont adoubé les Gilets Jaunes à cause de cela. Ceux-ci ont été la résultante apparente du rejet dominant invisible de la dictature bureaucratique.
Au début tout était parfait, au fil du temps tout s’est détraqué.
Les Gilets jaunes n’ont pas compris deux choses : qui ils représentent et qui ils sont.
Parce que ceux qui les soutenaient ne sont pas naturellement violents ou agitateurs, les gilets jaunes ont fini par les oublier.
Parce qu’ils ont oublié leurs soutiens ou mal compris la pensée qui les portait, ils ont cru que leur réalité du moment était l’intégralité de leur mission.
Ils ont alors pensé que la violence et leurs statuts personnels pouvaient triompher.
Mais triompher de quoi ? De problèmes personnels ? Ce n’était pas l’enjeu du débat.
L’enjeu était sociétal
C’est tout le corps social qui ne veut plus de la technobureaucratie.
Hélas pour les Gilets Jaunes cette dernière a compris le message, elle se fait discrète, elle a senti le vent du boulet. Du coup, naturellement frileuse, la masse qui soutenait les Gilets Jaunes sans se montrer, ne les soutient plus. Elle est momentanément rassurée.
Mais rien ne change. Ce n’est pas Macron, pape du système technobureaucratique, qui va être en mesure de redonner aux français la liberté qui leur manque tant, qu’ils n’osent pas réclamer mais qu’ils désirent secrètement.
L’idée de rupture portée par les Gilets Jaunes est définitivement installée, la liberté est en route, les fonctionnaires ont perdu, ils le savent.
Les Gilets Jaunes vont rentrer chez eux, pour certains ce sera dur. Notamment pour ceux qui y auront laissé des sous, pour ceux qui vont retomber dans l’anonymat. Pour tous qui avaient trouvé ici l’ambiance fraternelle de l’action et à qui elle va manquer.
Qu’ils ne désespèrent pas, la prise de conscience, cette partie du combat qui grâce à eux a été décisive, en ouvre un autre.
Maintenant que l’envie de liberté est publiquement partagée grâce à eux, il va falloir la conquérir.
Ceux qui comprendront que la liberté ne passe pas par davantage d’Etat, davantage de nivellement, davantage de fausse protection ruineuse, mais au contraire par moins d’Etat, moins de nivellement, moins de fausse protection ruineuse, ceux-là seront du combat à venir. Il va falloir qu’ils oublient les clairons de Mélenchon et de Le Pen, qu’ils entendent le froissement discret du peuple qui les a portés et qui est prêt à les porter de nouveau en son temps.
Nous reverrons les Gilets Jaunes, pas tous probablement.
Bien à vous. H. Dumas
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Le gouvernement cherche toujours la solution de sortie de crise des gilets jaunes tout en n’arrivant pas à se dépêtrer de cette effroyable affaire Benalla qui vient de connaître une issue temporaire avec un rapport très critique du Sénat !
L’affaire Benalla
Je n’aborderai pas le fond de l’affaire, très complexe avec de nombreux rebondissements, mais on peut quand même se poser la question suivante : y a-t-il une association de malfaiteurs au plus haut niveau de l’Etat ; dans les cercles de l’Élysée ?
L’exécutif n’a qu’une crainte : c’est que le sparadrap Benalla ne finisse par atteindre E Macron. Pourtant, cela avait bien commencé avec le blocage de la commission d’enquête lancée par l’Assemblée Nationale. La proximité de la majorité LREM avec le pouvoir avait bloqué tout le système … en toute démocratie !
Il n’en n’a pas été de même avec le Sénat qui vient de rendre son rapport après 7 mois de travaux et, plutôt que de répondre sur le fond, le gouvernement s’est lancé dans une critique en règle des conclusions :
– Selon B Griveaux (la voix de son maître) le rapport serait plein de contre vérités ; bien qu’il ait avoué ne pas l’avoir lu !?!
– Selon E Philippe, premier ministre, les conclusions du rapport sont incompréhensibles et injustes. De plus, pour lui, la commission du Sénat s’est livrée à une appréciation très politique de l’affaire et aurait violé le principe de séparation des pouvoirs en se mêlant des affaires de l’exécutif tout ne respectant pas l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Or, il faut saluer le fait que c’est une des premières fois (en 60 ans) que le Parlement remplit une mission de contrôle de l’Exécutif et que ses conclusions sont aussi défavorables. Il faut probablement en chercher l’origine dans l’antagonisme grandissant entre le pouvoir exécutif et la majorité parlementaire du sénat (LR).
Néanmoins, la lecture littérale de la constitution, en son article 24, ne donne pas vraiment raison au Sénat car il y est dit : « Le Parlement vote la loi. Il contrôle l’action du Gouvernement. Il évalue les politiques publiques. »
Or le président de République n’est pas le gouvernement ; lequel ne comprend que le premier ministre, les ministres et secrétaires d’Etat !
Nous touchons ici l’anomalie fondamentale de cette constitution qui organise un pouvoir exécutif bicéphale, unique en Europe, dont l’un est totalement hors de tout contrôle ; en bénéficiant d’une totale immunité tout en ayant tous les pouvoirs !
Ceux qui veulent donner raison au Sénat parleront de « l’esprit du texte » mais il n’y a pas d’esprit, il n’y a que le texte mais ici la guerre médiatique semble avoir été perdue par le gouvernement !
Par ailleurs, il faut rappeler une nouvelle fois, que le pouvoir judiciaire n’existe pas en tant que tel en France, c’est une simple « autorité » soumise au pouvoir présidentiel (art 64 de la constitution). Il n’y a donc pas de séparation des pouvoirs entre Exécutif et Judiciaire ; celui-ci lui étant totalement inféodé à l’autre. D’ailleurs on a pu mesurer toute l’indépendance du pouvoir judiciaire dans la répression féroce des gilets jaunes !
En fait, le pouvoir ne brandit l’indépendance de la justice que lorsque cela l’arrange et on attend, avec impatience, l’action indépendante du parquet dans les poursuites à engager contre Benalla et ses amis alors que l’on sait que l’Élysée est intervenue dans la nomination du procureur de la République de Paris afin d’obtenir la mise en place d’un homme « compatible » (comprendre aux ordres).
On sait que la seule véritable action du pouvoir judiciaire dans cette affaire, jusqu’à la mise en prison de Benalla (qui n’est qu’une mesure de sécurité en raison de la violation du contrôle judiciaire et ne préjuge en aucun cas des suites judiciaires à donner à cette affaire), a été de tenter d’effectuer une perquisition dans les bureaux de Médiapart pour connaître l’origine des fuites alimentant le dossier de presse !
Nous sommes aux antipodes d’un système comme celui des USA (dont la Constitution est inchangée depuis 1787) dans lequel on a bien trois pouvoirs séparés, en application des règles fixées par Montesquieu, avec un exécutif n’ayant aucun pouvoir sur le pouvoir judiciaire et un Parlement (Congrès) disposant d’un pouvoir d’investigation sur toutes les actions du gouvernement ; y compris celles du président (il n’y a pas de premier ministre) !
Il n’est qu’à suivre les péripéties des différentes affaires Trump pour s’en convaincre.
Nous sommes donc en présence d’une différence conceptuelle fondamentale car, en France, les libertés publiques n’ont qu’une valeur législative et peuvent donc être modifiées. En France, c’est l’Etat qui le garant des libertés alors qu’aux USA c’est le juge judiciaire indépendant qui veille au respect de la constitution par les lois à travers la Cour suprême.
En France, contrairement aux USA, la liberté publique n’est pas un droit fondamental et l’intérêt général doit toujours avoir l’avantage sur les intérêts individuels. On comprend alors très vite qu’un Etat « garant des libertés » ne garantit in fine que les libertés qui ne le dérangent pas.
Il faut rappeler encore une fois que la base de toute démocratie est l’équilibre des pouvoirs et le contrôle réciproque (checks and balances en anglais). On voit qu’en France ce n’est pas le cas car cette absence de contrôle autorise toutes les dérives ; et en matière de dérives, l’Exécutif français en connaît un rayon !
L’antisémitisme des gilets jaunes
On sait que le rêve de l’exécutif est de se débarrasser des gilets jaunes d’autant plus qu’il n’arrive pas à les briser malgré les violences policières !
La médiatisation opportuniste des insultes proférées à l’encontre de Finkielkraut a permis de monter en épingle un antisémitisme des gilets jaunes avec mobilisation de tout le gouvernement et intervention du président devant le Crif.
Le but est clairement d’influencer l’opinion publique afin de la ramener à des idées conformes à la pensée des élites ; en insistant lourdement sur le souvenir de la France des années 30, celle des ligues d’extrême droite (avec un clin d’œil en direction du RN), même si l’on sait que cet antisémitisme, de manière prouvée, trouve son origine, pour l’essentiel, au sein de la communauté musulmane (et pas seulement des islamistes) !
Il faut rappeler que tous les attentats antisémites des 10 dernières années ont été le fait de fanatiques musulmans, exclusivement !
Au passage, le pouvoir procède commodément à un amalgame entre l’anti-sémitisme (réprimé à juste titre) et l’anti-sionisme, qui n’est pas un délit (opposition à l’Etat d’Israël) mais qui ne va pas tarder à le devenir. Et ce prétexte est utilisé pour tenter, encore une fois, de verrouiller les réseaux sociaux qui, à la différence de l’audio visuel, échappent complètement au contrôle de l’autorité étatique.
Quels sont les chiffres au delà de ces manipulations ?
Ch Castaner a proclamé : « L’antisémitisme a augmenté de 74% » ; ce qui a été traduit par la presse mainstream au summum de la complaisance par « explosion de l’antisémitisme » ; en se plaçant volontairement dans un registre dramatisant, particulièrement anxiogène, destiné à jouer sur les peurs de la population à la fois pour justifier la répression policière et pour améliorer l’image du président (et sur ce dernier point cela semble réussi puisqu’il remonte dans les sondages).
Les actes antisémites pour 2018 ont été de 541. On peut d’abord estimer que, pour une population de 67 millions d’habitants, ces faits restent relativement marginaux.
Par ailleurs, au delà de la seule variation annuelle, l’examen des données depuis l’an 2000 indique que :
– les variations annuelles sont très importantes ;
– le chiffre a été plus élevé 9 fois (sur 19) ;
– le chiffre 2018 est en dessous de la moyenne (574) ;
– il est très en deçà des niveaux de 2000 (743), 2002 (936), 2003 (601), 2004 (974), 2009 (832), 2012 (614), 2014 (851) et 2015 (800).
L’examen des données démontre donc clairement que l’instrumentalisation de l’antisémitisme n’est qu’un écran de fumée opportuniste et qu’il n’y a aucune explosion !
Au-delà de ces polémiques, il convient donc de se poser la question sous-jacente ; celle de la dévalorisation complète d’E Macron aux yeux des français et de la recherche d’une nouvelle légitimité.
E Macron un président mal élu ?
Le fond du problème est que E Macron, élu dans des conditions acrobatiques (ici), fait du Hollande ; ce qui n’est, après tout, pas vraiment surprenant de la part du conseiller économique de l’ancien président. La comm’ poussée à son extrême en sus !
En fait, loin de l’image pseudo libérale et pro entreprises du départ, il s’avère qu’il n’a trouvé pour l’instant qu’une seule solution : toujours plus de contrôle étatique dans tous les domaines de la société et toujours plus d’augmentation de l’oppression fiscale. Il a augmenté les impôts sans réduire les dépenses tout en augmentant les déficits avec l’indicateur qui ne trompe pas d’une dette en expansion rapide à 2.350 Md€. (99% du PIB).
E Macron a cru que « c’était arrivé » fin 2017 alors que la relative forte croissance n’était due, pour l’essentiel, qu’à la croissance exogène mondiale. Désormais, l’espoir des réformes du moment de l’élection présidentielle s’est évanoui dans les sables de la réalité. E Macron et son gouvernement errent désormais dans l’immobilisme ; sans autre but que celui de se maintenir en place !
Il y aurait bien une issue de sortie avec la démission du président mais l’application gaullienne de la Vème République n’est pas dans les intentions d’E Macron.
Le problème est qu’il est bloqué pour faire les réformes qu’il … n’a pas faites. Le gouvernement tire ses dernières cartouches et, très vite, il va se trouver aux prises avec des contraintes budgétaires insolubles. Ce n’est donc pas par hasard qu’il explore des options fiscales « nouvelles » (taxer la résidence principale, les héritages, …)
Faute de mieux, il pousse le cynisme jusqu’à agiter le risque de l’extrême droite, raciste et antisémite, pour mieux canarder les gilets jaunes ; c’est à dire pour museler une forme d’opposition qui ne lui convient pas !
Il envoie un missile en la personne de Mme M Schiappa qui déclare qu’il y a une convergence idéologique entre les milieux catholiques et les terroristes islamistes ?!?
Il se lance aussi dans le sociétal en recevant la petite « écolo intégriste » suédoise Greta Thunberg ; tout comme Hollande s’était impliqué (avec un certain ridicule) avec la jeune Kosovar Leonarda … mais l’instrumentalisation de la justice puis l’instrumentalisation de l’antisémitisme ne font pas une politique de redressement du pays …
Deux ans d’immobilisme, avec un E Macron qui pérore, en s’écoutant parler, à propos de l’air du temps et d’un monde idéal complètement fantasmé devant des aréopages complaisants tout en s’étourdissant lui-même de ses propres paroles (en s’imaginant sans doute que cela aura un effet identique, voire hypnotisant, sur les français), puis un an de distribution électoraliste d’argent qu’on n’a pas avant les élections présidentielles de 2022, histoire de reconquérir l’électeur perdu ; tel est l’avenir du pays !
A ce moment là, en 2022, il sera bien temps de chercher des responsables à la situation !
Bien cordialement à tous !
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La Cour d’Appel de Montpellier a rendu l’arrêt que vous connaissez.
C’est un coup de tonnerre dans l’hypocrisie bien huilée entre le Fisc et la Magistrature destinée à nous convaincre de l’équité des contrôles fiscaux et à accréditer la légende de la fraude fiscale mère de toutes les dettes de l’Etat.
Et bien non, la réalité qui ressort de l’aveu même du magistrat qui a signé cet arrêt est que les contrôles fiscaux sont bien un espace de non droit, une lettre de cachet contemporaine.
Les Gilets Jaunes ne se trompent pas, rien ne peut être reconstruit sans d’abord tout casser.
La technobureaucratie n’a pas de limite, son oppression est totale, elle usurpe le pouvoir et détruit inutilement le capital de la France et par la même occasion tous les français y compris les plus humbles.
Rien ne peut l’arrêter. Elle n’est pas modifiable. Elle n’a pas de marche arrière.
En voici la preuve.
Ceux qui suivent ce blog depuis le début savent que tout a commencé il y a vingt ans, quand une fonctionnaire — escroc par vocation personnelle et servilité à la technobureaucratie — nommée Jourdes, représentant les Services Fiscaux, a redressé les droits de succession au décès de ma mère et les droits de donation à mes enfants.
Elle dut pour cela, alors que les déclarations étaient parfaitement conformes à la réalité, réaliser des faux grossiers. Puis face à ma violente réaction judiciaire elle fut contrainte d’appeler à son aide la “fraternelle fiscale” pour me liquider pensant du même coup m’empêcher de m’exprimer. Cela me valut deux contrôles fiscaux qui ont entraîné ma ruine totale.
Cela a duré vingt ans. Oui, vingt ans !!!
Vingt ans de misère. Ma fille à 15 ans recevait déjà des mises en demeure de paiement, son premier salaire d’interne fut saisi. Personnellement j’ai dû vendre la plus grande partie des objets que j’aimais et vivre avec une retraite de 470€ par mois, en accumulant les dettes.
Puis il y a deux ans La Cour de Cassation m’a donné raison et renvoyé l’affaire devant La Cour d’Appel de Montpellier.
Contrainte celle-ci a rendu hier l’arrêt que vous pouvez lire avec ce LIEN.
La Cour d’Appel a dû me donner raison, elle n’avait pas le choix.
Mais, informée évidemment des manœuvres frauduleuses du fisc, de ses harcèlements destructeurs, de ses comportements indignes, elle n’en a pas pipé mot. Alors que ces éléments délictueux étant mis au dossier, l’arrêt aurait dû les évoquer et prendre position. Qui ne dit rien consent…
Bien plus, La Cour m’a alloué 3.000€ pour les frais de procédure, le dixième de leur coût réel. Une insulte.
Pire. À l’audience le magistrat s’est permis de dire :”Finalement il ne s’agit que d’une différence d’estimation entre vous et le fisc, si tout le monde faisait un tel foin dans ce cas on ne s’en sortirait plus”
Je rappelle qu’il est prouvé que le redressement était injustifié, que le magistrat le savait, ce qui revient pour lui à avoir dit, publiquement, en pleine audience et en toute impunité : “Si tous les français à qui l’on demande une somme qu’ils ne doivent pas faisaient comme vous des procès au lieu de payer, on ne s’en sortirait pas”.
Peut-on imaginer pire ? Oui on peut.
Car dans le corps de son arrêt le magistrat dit ceci :”…l’administration fiscale a engagé une procédure de redressement dans des conditions régulières et si le bien-fondé de la contestation est finalement retenu, cette circonstance n’est pas en soit de nature à caractériser un recours abusif à une telle procédure, alors que l’administration fiscale est dans son rôle lorsqu’elle procède au recouvrement de l’impôt et que la détermination du montant des droits de mutation effectivement dû procède, en l’occurrence, d’une simple divergence quant à l’évaluation des biens soumis à l’imposition, peu important que la procédure de redressement et les procédures judiciaires, qui l’ont suivie, durent depuis près de 19 ans maintenant…”
Et oui, vous avez bien lu. La Cour d’Appel de Montpellier instance de haut niveau, sur renvoi de La Cour de Cassation trouve naturel :
– que Bercy et ses sbires puissent éditer une imposition à partir de falsifications — faux certificats d’urbanisme, faux plan d’un chemin inexistant —
– que Bercy puisse en dernière instance, devant cette Cour d’Appel, se réclamer encore de ces faux
– que Bercy, pour dissimuler ses falsifications, puisse tuer en établissant de fausses fraudes fiscales sur mes entreprises, en les ruinant, en me poussant à la misère moi et ma famille après 40 ans de travail transparent et irréprochable
– que tout cela gâche à moi et à ma famille 20 ans de vie.
Circulez, il n’y a rien à voir, La Cour trouve tout cela parfaitement normal, dans la droite ligne de la mission naturelle des Services Fiscaux….
Nous sommes au fond du trou.
“Échappe toi pour sauver ta vie, ne te retourne pas” dit l’ange à Lot avant que Dieu détruise Sodome la perverse. Nous en sommes là.
Conclusion
Les contrôles fiscaux et leurs conséquences sont hors-sols, on évolue ici dans une zone de non droit tout à fait semblable aux lettres de cachet, dénoncées en 1778 par Mirabeau, qui jetaient des milliers d’innocents dans les prisons royales.
Elles ne furent abolies qu’en Mars 1790 et difficilement, une grande partie des députés de la Constituante hésitant à les abolir au prétexte que la justice pourrait en être déstabilisée….
Bercy et ses escrocs assermentés ont encore de beaux jours devant eux, la magistrature, à son plus haut niveau, soutient leurs turpitudes. Les Gilets Jaunes n’ont aucune chance d’aboutir, ils n’ont pas les moyens de tout casser.
Cependant, que Dieu existe ou non, une société qui agit ainsi ne peut qu’être emportée, détruite, éradiquée. Elle n’a pas sa place dans l’humanité.
Fuyez, sans regardez derrière vous de peur d’être changés en statuts de sel.
Bien à vous. H. Dumas
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Son Président, Patrick de Casanove, est un vrai libéral, il s’investit dans le rayonnement du libéralisme, tout particulièrement chaque année en Septembre lors du Weekend de la liberté, manifestation phare du libéralisme qu’il organise à Dax.
J’y suis tous les ans, je ne saurais trop vous conseiller d’y retenir votre place pour cette année.
Bien à vous. H. Dumas
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J’ai beaucoup de mal à comprendre la politisation à outrance, gouvernementale bien sûr, de quasiment tous les animateurs.
Ces animateurs des chaînes d’info continuent à se prendre pour des journalistes.
Ces animateurs qui se croient intelligents, et c’est ça le problème, matraquent ouvertement et sans finesse tout ce qui a trait de près ou de loin aux gilets jaunes.
Leurs violence, qu’ils ne peuvent comprendre, est dénoncé par ces stars en carton pâte, dans les termes les plus méprisants et insultants dignes des télés dictatoriales genre russes ou chinoises.
Le pire est qu’ils se prennent pour des intellectuels et ne sont que des mauvais bonimenteurs.
Pauvres journalistes et toute cette flopée d’experts auto-proclamés en tous genres qui vont même, d’un fait anodin essayer de créer un incident qu’ils pourront monter en épingle au détriment, bien sûr, des GJ.
Et en parler en boucle pendant des jours pour que cela rentre bien dans nos petits cerveaux obtus.
Moi qui ne suis pas un fan de Face Book, depuis la révolte des gueux jaunes (dont je fais partie de cœur) et devant les faux Albert Londres de pacotilles qui nous servent toujours la même soupe gouvernemental insipide et indigeste, j’ai voulu connaître la vérité sur ces gens là et essayer de comprendre ce qu’il voulait et qui ils étaient.
Je me suis connecté sur FB et J’ai pu constater en direct les énormes et répétitives violences policières passées sous silence par les médias et j’ai aussi constaté de visu que la démocratie dont se gargarisent nos « élites » à longueurs de plateaux télé prenait un très mauvais virage.
Merci à tous ces internautes, Gilets Jaunes ou citoyen lambda de nous tenir informer en faisant le boulot que nos journalistes encartés ne font plus.
A chaque séquence nouvelle je me croyais à chaque fois un peu plus en dictature.
Moi, j’ai vécu l’époque de Pinochet et d’autres aussi sympathiques.
Je crois revivre cette époque avec des forces de « l’ordre » qui s’apparente plus au NKVD ou aux escadrons de la mort bénéficiant d’une impunité totale.
Cette répression indigne de notre pays, qui emploie des armes faîtes pour handicaper à vie les manifestants appelle de leur part une violence accrue.
C’est l’escalade voulu par un pouvoir mal élu dont le seul but est de garder ce pouvoir. Cette escalade est soutenue par quasiment tous les médias et journalistes dont le travail n’est plus de se montrer objectif mais de nous désinformer en jetant de l’huile sur le feu.
Dans le sens voulu.
Je ne reconnais plus mon pays.
J’avais déjà du mal, mais là nous sommes vraiment au fond du trou.
Je me souviens malheureusement aussi que nous avons eu un vrai président appelé De Gaulle.
Lui, plutôt que de se battre contre ses compatriotes, il a préféré partir.
S’accrocher au pouvoir à tout prix eut été indigne pour lui et de l’idée qu’il avait de la France.
Cette conception d’un autre temps n’est vraiment plus d’actualité…
E.Bolling
Partager la publication "LA CRÉTINISATION AGRESSIVE et EXPONENTIEL DE CERTAINS JOURNALISTES."
Les gilets jaunes, qui sont désormais abondamment présentés dans la presse « officielle » comme des ultras violents, des antisémites, des incendiaires et des complotistes, voudraient, à en croire cette même presse, le rétablissement de l’ISF et « moins d’impôts pour eux-mêmes » mais plus de dépenses publiques ; ce qui permet de moquer à bon compte leurs contradictions, voire leurs incohérences !
Ceci m’amène à faire trois observations contredisant une version officielle un peu trop complaisamment répandue pour être vraiment honnête :
– A propos de la dérive violente et raciste du mouvement
La presse, qui sait tout, développe désormais de manière intensive un argumentaire à propos de la radicalisation des gilets jaunes !
Pourtant, il n’est un secret pour personne que de multiples mouvements, aux motivations extrêmement diverses, essaient de s’infiltrer dans le mouvement ou de le récupérer à bon compte. On ne sera donc pas surpris qu’il soit permis de se poser la question si les propos et attitudes soulignés et reprochés ne sont pas le fait d’extrémistes en tous genres, de militants islamistes, de la France insoumise ou de la droite nationaliste ou encore de casseurs anti-tout !
Bien évidemment, on peut même se poser la question s’il n’est pas de l’intérêt du pouvoir de monter en épingle ces dérives pour liquider, par le discrédit, cette contestation populaire des « élites éclairées » … autrement dit, d’exploiter cette dérive, vraie ou fausse, pour en tirer un bénéfice comme savent le faire si bien des politiciens rompus à toutes roueries !
Or, du mouvement des gilets jaunes, « canal historique » dont les membres ont tous plus de 40 ans, il faut d’abord retenir l’élément sociologique déterminant qui se trouve à son origine : c’est une population qui habite en province et dans un milieu rural ou péri urbain (France périphérique) dont la vie quotidienne nécessite la possession d’une, voire de deux voitures (si les deux époux travaillent ce qui est le cas la plupart du temps).
– Concernant la demande de plus de dépenses publiques
Cette population a opté pour cet habitat parce que le foncier y est moins cher qu’en ville ; à condition toutefois que le coût du déplacement reste modéré.
Or, elle a fait le constat que ses impôts continuent d’augmenter alors qu’elle doit faire face à la disparition des services publics dans le cadre local ; disparition qui la contraint à un usage encore plus intensif de la voiture. Si la moindre démarche exige de se rendre à la ville située entre 15 et 30 km parce qu’il n’y a plus aucun service public local, et qu’en même temps le prix du carburant explose, c’est tout le mode de vie de cette population qui s’écroule !
Cette population a donc vite compris que, dans un monde fait de dépenses contraintes pour au moins 80% du salaire, quand ce n’est pas 100% voire 110%, l’évolution de la fiscalité, même verdie, allait la conduire dans une impasse économique ; sans solution de rechange.
Cette population s’est donc jetée sur les ronds points avant d’être jetée sur la paille !
Plutôt qu’une demande de plus de dépenses publiques, il s’agit en fait essentiellement du simple maintien de services publics locaux pour lesquels, il faut quand même le rappeler, ils paient des impôts alors qu’il est notoire que tous les services publics, tous les équipements, ont une fâcheuse tendance à se regrouper exclusivement dans les agglomérations au minimum de moyenne et de grande importance.
– Concernant l’ISF
Pour ma part, je n’ai pas entendu de demande de rétablissement de cet impôt sujet à controverse ; cette revendication semblant être plutôt le fait de gauchistes infiltrés dans le mouvement. Par contre, les gilets jaunes expriment clairement une inquiétude quant à l’avenir en raison de la faiblesse de leurs revenus et souhaitent logiquement une amélioration de leur condition de vie tout en redoutant une dégradation de celle-ci.
Ce faisant, ils ont compris que la fiscalité (abusive) était bien un élément déterminant de leur niveau de vie.
Vu sous cet angle, on comprend donc que la formulation médiatisée des revendications des gilets jaunes, à travers le prisme éminemment subjectif de la presse mainstream, ne correspond peut être pas tout à faire à la réalité exprimée sur les ronds points !
Est-ce que les élus l’ont compris ?
Apparemment pas, puisque l’on a appris que 86 députés de la majorité LREM venaient de demander le rétablissement de la taxe carbone sur le carburant parce que (sic) « elle serait un outil efficace et qu’il suffirait de la modifier pour la rendre acceptable » !
Et quelle est cette modification (resic) : « La taxe deviendrait intelligente et plus juste socialement !?! »
L’impôt social et intelligent ? Il y a de quoi se poser des questions quant à la lucidité de ces élus à propos d’une affirmation qui a tout l’air d’une véritable provocation !
Comment expliquer une telle vision (on n’ose même pas parler de raisonnement) ?
Pour le comprendre, il faut savoir que ce groupe d’élus part d’un triple présupposé :
– la variation du climat dépend du seul taux de CO2 dans l’atmosphère et la planète est en (grand) danger ; il faut donc absolument abandonner les sources d’énergie fossiles. Seulement, cette double affirmation n’est pas prouvée et la France est déjà le pays le plus vertueux d’Europe en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre,
– l’impôt est social. Bien au contraire il n’y a pas plus anti-social que l’impôt qui n’est qu’un racket, un vol légalisé. Il n’y a que chez les marxistes et les socialistes qu’on attribue à l’impôt une fonction redistributive et égalisatrice. Quant à l’intelligence …
– on pourrait orienter le comportement du consommateur par l’impôt. Or, il a été prouvé que l’impôt comportemental ne fonctionne pas ; surtout quand le consommateur n’a pas le choix !
Ces affirmations ne sont donc rien moins qu’erronées alors que l’on sait que la taxe carbone n’est, à bien y regarder, qu’une taxe sur du vent ; même lorsqu’elle est revêtue des oripeaux démagogiques d’un habillage pseudo scientifique.
Accessoirement il faut rappeler que les recettes de la taxe carbone servaient, pour l’essentiel, à boucher les trous budgétaires d’un Etat impécunieux et qu’avec cette nouvelle idée on va juste aboutir à mettre en place une nouvelle usine à gaz fiscale dans un pays qui est déjà le champion du monde de la pression fiscale.
Encore une fois, on est obligé de constater qu’il se trouve toujours des inconscients (ou des idiots) pour vouloir dérouler le rouleau compresseur fiscal !
Toutefois, on est moins surpris lorsqu’on apprend que Mathieu Orphelin, initiateur de cette idée, est un proche de … N Hulot ; le pape auto-proclamé de l’écologie !
On comprend alors qu’on a juste affaire à un idéologue doctrinaire qui a réussi à enrôler 85 députés n’ayant sans doute aucune opinion sur le sujet !
La mission de l’élu
Le député devrait se souvenir qu’il est là pour représenter la volonté populaire, et pour défendre l’électeur qui l’a élu ; ce qui revient à poser la question : « qui t’a fait roi ? ».
Avant de se faire le vecteur de telles inepties, il devrait donc se poser d’abord la question de l’utilité et de la justification de l’impôt qu’on veut mettre en place car sa mission n’est pas de massacrer fiscalement ses électeurs. Tout au contraire sa mission est de protéger ses électeurs contre une fiscalité abusive !
Avant la faillite financière, c’est donc à la faillite démocratique du système à laquelle on assiste !
Tout ceci est en fait symptomatique de la déconnexion entre les élites et la population car comment expliquer autrement cette furie écolo, anti-voiture, et spécialement anti-diesel, qui a saisi ces élites parisiennes qui n’ont pas besoin de voiture puisqu’elles disposent, le plus souvent gratuitement, de toutes les infrastructures et que, pour voyager, elles prennent l’avion.
On fustige souvent l’inculture économique des français.
Je pense que cette inculture s’étend aussi aux élus car persister à vouloir accabler le citoyen français de taxes qu’il rejette et lui expliquer ensuite que c’est parce que c’est « plus juste socialement » est un discours qui ne peut que mener à la révolte.
E Macron l’a d’ailleurs bien compris en stoppant net (au moins pour l’instant) cette perversion conceptuelle.
Ainsi que le disait Einstein « la folie c’est de se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent ».
Bien cordialement à tous !
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Avec une célérité qui force l’admiration, le verdict est tombé : un an de prison. Ferme. Non mais !
La scène à l’origine de la sanction a été filmée. Tout le monde a pu la voir. Plusieurs fois, sinon en boucle.
D’un côté, un homme seul, armé d’une paire de gants des plus ordinaires, et qui semblaient ne guère tenir.
De l’autre, des policiers casqués, protégés par des combinaisons de cosmonautes et des boucliers de gladiateurs… Quiconque a eu l’occasion de donner ne serait-ce qu’un seul coup de poing dans sa vie le sait avec certitude : normalement, l’agresseur a du souffrir beaucoup plus que l’agressé, et ses phalanges doivent lui brûler encore ! Une attaque d’opérette.
Ou alors, c’est que le bouclier est en carton-pâte, ou que son porteur est si fragile, qu’on doit s’interroger sur le choix de son recrutement. Bien fragile, le gladiateur !
Bon, c’est vrai, même si ça n’a pu faire vraiment mal, boxer les forces de l’ordre, ça fait un peu désordre… cela méritait sanction. Mais si vite ? Il y avait urgence ? Et si lourdement ? Un an ferme ? Un an de la vie d’un homme pour ce qui ressemble surtout à une mascarade ?
Les casseurs, les vrais, doivent se marrer. Eux, les gants, même pas de boxe, ça n’est pas leur truc ; masqués, ils préfèrent les pavés, le mobilier urbain, les trottinettes… Comme cela, personne ne songe à les arrêter, ou si on les arrête, ils sont remis en liberté le soir même.
Il faut donc l’accepter, les poings ou les pavés, deux poids, deux mesures.
15 février 2015
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J’entendais le vendredi 15 février 2019 le live de BFM TV s’épancher sur Saint-Louis Sucre qui décide de fermer deux de ses sites à Marseille et à Cagny.
Le salarié interviewé par BFM TV pour souligner le préjudice : « Je vais perdre mon emploi, j’ai fait des crédits pour ma maison … ». Bref le « Calimero » qui nous raconte que la vie est trop injuste.
J’aurais envie de lui répondre : « Mais tu penses (tutoiement nécessaire pour le contact et non la distance) que ton patron est caution de ce que tu fais ? C’est lui qui doit payer ton banquier si tu ne le peux pas ? C’est lui le responsable ? Trouve-toi un autre boulot !
Mais il n’y en pas me répond-t-il. Pourquoi ? T’es-tu posé la question ? Je vais te le dire : « Parce que des gens comme toi pensent que le boulot a besoin de toi alors que ce n’est pas toujours le cas, et que donc tu vas t’accrocher à ce que tu fais sans même comprendre ce que tu peux faire, d’autre … »
Je passe et je vais surenchérir : Madame « Grandefamille » veut toucher ses allocs en tous genres auprès des caisses inféodées. Je suis derrière le guichet d’accueil : «Vous avez décidé de faire des gosses, pourquoi comptez-vous sur nous pour vous aider ? »
– Mais évidemment, j’ai droit à ça et à ça !
– Effectivement, vous y avez droit, mais je voudrais vous rappeler que ma grand-mère et
ma mère ont élevé leurs gosses sans autre chose que les revenus de leur famille …
Les « Baby Boomer » deviennent aujourd’hui les « Papy Boomer ». Ils s’inquiètent aujourd’hui de l’Etat providence qu’ils ont créé, et du tarissement des sprinklers à pognon qui les gagne. Loin d’eux une lecture de la pyramide des âges, du taux d’actifs par rapport à leur population, du PIB par tête. La redistribution sociale n’est pas suffisante ? Notre indice Gini est pourtant proche de celui des pays scandinaves, parmi les meilleurs au monde. Sauf que ces derniers ont un PIB par tête bien supérieur au nôtre.
Je suis propriétaire d’un logement que je loue et mon locataire ne me paie pas, plus il dégrade les lieux. Panoplie de procédures qui durent pendant que les mises aux normes BBC – « Bâtiment Baise Couillons » s’empilent en plus des taxes diverses et variées.
Il y a mieux ! Vous rentrez de vacances ou, au contraire, décidez de partir vous reposer quelques jours dans votre résidence secondaire. Stupeur et tremblements, vous découvrez que votre logement est squatté ! Inutile d’insister, vous n’aurez sans doute plus aucune chance (du moins à court terme) de pénétrer chez vous. En effet, passé les 48 premières heures de squat, le propriétaire ne peut plus faire intervenir les forces de l’ordre pour faire expulser les occupants.
Face à une agression quand nos forces de droit régalien sont aux abonnés absent, un buraliste du Tarn qui avait tué un cambrioleur de 17 ans en 2009 a été condamné en appel en 2016 à Toulouse à 10 ans de prison. C’est trois ans de plus qu’en première instance. La thèse de la légitime défense n’a pas été retenue par la cour d’assises.
C’est affreux ! Les arbres plantés en le lieu mémoire du martyre Ilan Halimi ont été coupés. Pendant ce temps Youssouf Fofana, le chef du gang de ses barbares ricane au fond de sa geôle au frais du contribuable à près de 100 euros la journée.
On nous parle aussi des djihadistes au passeport français qui seraient sur le retour sur notre sol. Bienvenue dans nos prisons plutôt que subir leur sort sur place.
Bref, je pourrais continuer longtemps ainsi cette liste à la Prévert qui déconne, autant pour nos semblables, le peuple, mais aussi pour nos mandataires élus.
Faute d’incompréhension globale, j’ai bien peur que le mouvement des Gilets Jaunes dégénère, peut-être pour remettre l’église au milieu du village mais je n’en suis pas si sûr, car ce qu’a vécu le philosophe Alain Finkielkraut ce dernier samedi me rappelle des années bien sombres, même si celui-ci reconnaît que les ronds-points lui auraient réservé un meilleur accueil …
Pas si sûr ! Non par les ronds-points, mais que le Cheval de Troie est déjà dans nos murs et que c’est lui qu’il va nous falloir combattre …
Je ne pensais pas revoir la censure officielle et pourtant elle revient, l’Assemblée Nationale va la voter. Bien que sa suppression légale en 1981 doive être considérée comme une fumisterie puisque, depuis, la censure officieuse, celle qui découle de la maîtrise des outils de communication ou de la régulation par la justice, a fonctionné à plein régime.
Nous nous étions accommodés de cette censure officieuse relativement contournable, qui demandait simplement un peu plus d’efforts intellectuels et financiers pour pouvoir s’exprimer librement. C’était le règne des tracts, des journaux, des radios et des télévisions libres et éphémères.
Puis vint internet et la vraie liberté d’expression, y compris anonyme.
La question alors était simple : combien de temps le pouvoir politique, cible évidente de la liberté d’expression quoiqu’il fasse, pourrait-il supporter la liberté d’expression ?
La messe est dite, la censure revient, c’est la réponse.
Evidemment pour revenir il lui faut une excuse, ce sera le terrorisme, la haine, la perversion sexuelle, etc… toutes ces choses incluses dans l’humanité, sans lesquelles nous ne serions pas sur terre mais au paradis.
Il y a quelques bémols à envisager.
“Cacher ce que l’on ne saurait voir” n’a jamais permis de supprimer le visible. Une haine qui s’exprime est déjà en partie assouvie. Celle qui se cache au contraire se renforce et sera terrible lors de son explosion ultérieure.
Tous ces dirigeants acclamés par des foules obligées sont en position instable, pensez à Ceausescu qui croyant proclamer le 12 Décembre 1989 un discours face à une foule maîtrisée se retrouve à devoir fuir immédiatement pour être fusillé 13 jours plus tard le 25 Décembre 1989 par des représentants autoproclamés de cette même foule.
L’homme est l’être vivant le plus dangereux qui soit. Ce danger n’est pas lié à sa force physique dont il est peu pourvu, mais à sa force intellectuelle dont il est au contraire abondamment fourni, y compris dans les espaces étranges ou dérangeants de son intelligence.
La censure consiste à brider cette force intellectuelle. La plupart du temps elle est accompagnée de sa complice : la propagande.
Le pouvoir, quel qu’il soit notamment politique, peut assez facilement se protéger de la force matérielle par la possession d’une force plus grande, mais il n’est jamais à l’abri de la pensée opposée, qu’il qualifie toujours de déviante, qu’il tente de maîtriser par la censure et la propagande.
On notera au passage que la liberté des américains repose sur le fait qu’ils sont individuellement armés. Cela provoque quelques dégâts épisodiques, mais garantit leur liberté physique, ce qui n’est pas le cas des pays aux populations désarmées. Cette liberté physique rend plus difficile pour les dirigeants américains l’asservissement intellectuel des populations.
Dans nos pays désarmés, seule la liberté intellectuelle nous sépare des contraintes d’un pouvoir abusif.
La notion de pouvoir abusif est un pléonasme. S’il n’est pas abusif le pouvoir n’existe pas, il s’agit alors d’accords entre les parties, de contrats, de conventions, etc…
Tout pouvoir étant nécessairement abusif, même confié, la liberté d’expression est la bête noire des hommes de l’Etat puisqu’elle risque et va le plus souvent exprimer des opinons contraires au pouvoir, des jugements défavorables.
Aujourd’hui internet ridiculise la censure, y compris la censure officieuse, tout et son contraire sont en ligne. Panique chez les hommes du pouvoir.
Personnellement cela me réjouit. Je ne rougis pas des excès, ils sont la marque de la fragilité de l’humanité mais aussi de son mystère, de son bouillonnement, de ses passions, de sa réalité si prenante.
Par exemple, que je sois traité de fraudeur fiscal alors que je ne le suis pas, qu’à ce titre je sois lynché par les magistrats, les fonctionnaires des impôts, la foule si j’étais célèbre ce qui n’est pas le cas, ne me choque pas.
Ce qui me gêne est que le même droit en retour m’est refusé. Celui de traiter de connards des magistrats, des fonctionnaires des impôts, voire la foule si j’étais célèbre, tous ceux qui me traitent de fraudeur à tort par simple croyance en la propagande, par cupidité dévoyée.
Eh bien voyez-vous, la censure c’est ça.
C’est la possibilité donnée à certains de dire n’importe quoi et pas à vous. C’est déloyal.
Ainsi les hommes de l’Etat ont le droit de raconter des conneries bien plus grosses que toutes celles qui peuvent s’entendre sur internet, tout en ayant la prétention de vous interdire d’en faire autant ou de les qualifier vertement.
La censure qui se pare de la vertu du vrai, du propre, tout pour notre bien, n’est qu’une grosse cochonnerie dont le but sous le déguisement du bien, de la mesure, est de permettre au mensonge de s’épanouir et d’occulter la vérité.
Cette vérité qu’il faut extraire de sa gangue humaine, M. Castaner nous la découvrons non dans vos paroles mais dans le tri que nous sommes aptes à faire entre les conneries que vous racontez et celles que racontent les terroristes ou autres allumés. Pas besoin que vous fassiez le tri pour nous, nous sommes assez grands pour le faire tout seul.
La censure est bien pire que tout le pire qui est ou sera censuré. Le pire n’est que l’expression des hommes, qu’il faut connaître. La censure est le signe de la domination, de l’esclavage, qu’il est urgent d’éviter.
Celui qui prend la responsabilité de la censure est un hypocrite dangereux à tendance dictatoriale, il paie la facture tôt ou tard.
Bien à vous. H. Dumas
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Une opinion construite et intéressante nous parvient sur l’analyse du mandat républicain.
Je souscris à l’idée développée de la cacophonie qui accompagne la délivrance du mandat politique et qui gêne sa réalisation, le rendant souvent obscur pour le mandataire.
Je ne souscris pas à la conclusion sur l’emploi de la force, notamment contre les Gilets Jaunes qui sans aucun doute possible ont été initialement une émanation majoritaire de l’expression populaire, rendant l’usage de la force illégitime contre eux de la part du pouvoir .
Piégés par la durée, les Gilets Jaunes se sont fait récupérer par des agitateurs indélicats, si leur pulsion première est probablement toujours majoritaire, le résultat actuel ne l’est plus.
Le pouvoir ferait bien de ne pas se réjouir. Sa stratégie inacceptable du pourrissement va laisser des traces, l’avenir de ce fait s’annonce sombre pour lui.
Ci-dessous l’analyse que j’ai appréciée et que j’ai plaisir à vous faire partager :
“Le mandataire républicain, bouc émissaire de la démocratie.
En provoquant la fin de la monarchie absolue qui prétendait exercer le pouvoir en vertu d’un droit divin, le peuple a décidé de remplacer Dieu. C’était logique, et plus pratique. Dieu parle peu et peu nombreux sont ceux qui l’entendent. Le peuple parle beaucoup et tout le monde l’entend. Le pouvoir a donc changé de camp. La monarchie était la parole de Dieu interprétée par le Roi. La République est la parole du peuple interprétée par son mandataire. Bref, il y a toujours quelqu’un pour s’exprimer à la place de celui qui doit parler. Cet intermédiaire, c’est le pouvoir. L’intermédiaire est essentiel dans toute organisation sociale. Bien que leur rôle soit identique, il y a une grande différence entre le Roi et le Mandataire Républicain. Certes il s’agit dans les deux cas de faire respecter par la société, soit la loi de Dieu, soit la loi des hommes. Mais à la différence de la loi de Dieu qui n’est connue que du Roi, la loi des hommes est conçue par les hommes et connue de tous.
Le mandataire républicain, comme son nom l’indique, a pour mission, en vertu des principes fondateurs de la République, de mettre en œuvre les objectifs définis par la société. Et comme l’harmonie ne règne jamais dans la société des hommes, réputés libres et égaux entre eux, le mandataire républicain doit puiser dans la cacophonie ce qu’il perçoit de la volonté du plus grand nombre.
La tâche est sélective et peu aisée. Le pouvoir devrait être le catalyseur d’opinions contradictoires pour mettre en œuvre une volonté commune. Autrement dit une voix unique pour réaliser une œuvre collective.
C’est à ce niveau de la délégation que survient le plus souvent la captation réelle ou supposée du pouvoir par le mandataire au détriment de son mandant. Cette captation, que le Roi avait réalisée en se prévalant d’un Dieu absent, le mandataire républicain la réalise en se prévalant de l’incohérence du peuple. C’est le dévoiement du fait majoritaire au profit du pouvoir intermédiaire.
Qu’elle existe ou non, la captation de pouvoir sera de toute façon invoquée par la partie du peuple qui n’aura pas été entendu et qui s’estimera non représentée et discréditée ou non considérée par ce pouvoir. Cette exigence de considération est la revendication majeure des gilets jaunes. Ainsi le Président des riches est-il mis en accusation au nom du peuple misérable, la France des territoires s’arme-t-elle contre la Capitale, la France des campagnes contre celle des villes, tout cela au nom de la violation d’un mandat de gouvernement légalement confié à un intermédiaire par la démocratie. Et pour faire valoir la voix de la majorité, le pouvoir a légitimement recours à la force. Alors que cette force contestée par les déconsidérés du pouvoir devient pour eux le synonyme de l’oppression.
La résiliation du mandat avant son échéance n’a aucune chance ni de résoudre le conflit ni de faire taire la cacophonie issue de l’expression populaire. Tout au plus pourrait-elle très momentanément modifier le rapport de forces entre les voix qui s’expriment, sans faire cesser pour autant à offrir un concert inaudible.
Mais il faut un bouc émissaire pour que tout change afin que rien ne change. Car rien ne peut changer dans l’ordre social qui fait du peuple un Dieu. Face au peuple, à défaut de Dieu, ce bouc émissaire ne pouvait être que le Roi. Face au peuple souverain, coupable ou non, ce ne peut être que le mandataire.”
Le mouvement des gilets jaunes s’est déclenché à la suite de la mise en place d’une taxe carbone ayant pour but, officiellement, de modifier le comportement de l‘automobiliste en provoquant une augmentation du prix du carburant et plus particulièrement du gazole routier.
Ce mouvement nous a permis pour l’instant d’échapper au nouveau contrôle technique auto qui devait entrer en application le 1er janvier dernier et destiné, par le biais du contrôle de l’opacité des fumées d’échappement, à éliminer « officiellement » tous les vieux véhicules diesel mais aussi essence. Les effets réels de ces nouvelles contraintes apparaissent d’ailleurs pour l’instant largement sous-évalués (réparations hors de prix même pour des véhicules relativement récents de 5 à 10 ans).
Normalement, ce contrôle, qui est tellement technique que même votre garage habituel n’est pas équipé pour vous permettre de savoir si vous êtes « dans les clous », devrait néanmoins entrer en application en juillet prochain.
Il faut savoir que ce « nouveau » contrôle technique auto résulte des dispositions de la loi sur la transition énergétique et qu’elle n’a aucun rapport avec les dispositions européennes entrées en application le 1er mai 2018. Il ne s’agit donc même pas d’une surinterprétation (comprendre durcissement), typiquement française, des directives européennes.
Néanmoins, la mise en place de ce contrôle fait partie d’un phénomène de chasse aux sorcières engagée contre la voiture à moteur thermique ; et spécialement à moteur diesel pourtant présenté il y a peu comme un parangon en matière d’émission de CO2.
La taxe carbone existe sous différentes formes dans tous les pays de l’UE et le but avoué est l’éradication totale des véhicules (neufs) à moteur thermique d’ici 2030. Cette échéance, qui est extrêmement proche, résulte d’une volonté exclusivement politique qui n’est fondée sur aucune donnée scientifique justifiant une telle urgence.
On peut néanmoins lier cette volonté au scandale dit des “moteurs truqués” du groupe Volkswagen-Porsche-Audi qui a connu des développements non seulement aux USA mais aussi en Europe puisque tous les constructeurs automobiles ont été suspectés de frauder et qu’il a entraîné l’adoption, fin 2018, de nouvelles normes d’homologation (dites WLTP) concernant les consommations normalisées et les émissions polluantes.
Ce faisant, l’administration bruxelloise a édicté des règles en matière d’émissions des moteurs thermiques extrêmement difficiles à atteindre et pour tout dire complètement irréalistes qui vont pourtant se renforcer dans les années qui viennent.
Le danger de la normalisation à outrance
Cette démarche tient de la tragédie en trois actes que l’on peut résumer comme suit :
Acte I – depuis une trentaine d’années, le discours écologique s’est emparé de l’opinion tout en devenant de plus en plus alarmiste : il faut sauver la planète parce qu’elle est en grand danger … il y aurait une urgence absolue qui ne repose sur … rien si ce n’est sur des affirmations d’organisations non gouvernementales présentées comme scientifiques tout en ne l’étant pas (GIEC) !
Acte II – les écologistes à force de propagande ont réussi à prendre le pouvoir, au moins dans les esprits, y compris chez les gouvernants ; ce qui fait que les affirmations proférées sont validées sans même être vérifiées et qu’il a été décidé de combattre énergiquement les émissions polluantes et autres des voitures à moteur thermique par … leur interdiction pure et simple !
Acte III – des fonctionnaires bruxellois normateurs, ignorants des contingences industrielles, ont décidé d’imposer aux constructeurs des normes impossibles à respecter avec la menace de l’application dès 2021 de sanctions financières extrêmement lourdes qui pourraient varier entre 500 millions et 1 milliard € … par constructeur et par an !
Les problèmes qui en résultent sont à la fois nombreux et inquiétants.
Sans tenir compte des formidables progrès accomplis, on demande aux constructeurs européens de respecter des normes qui nécessitent d’adapter un outil industriel dans un espace de temps beaucoup trop court alors que rien ne le justifie.
Cette exigence a d’ores et déjà un effet négatif puisque l’Allemagne est entrée en stagnation (croissance 0) au 4ème trimestre 2018 parce que son industrie automobile, pourtant la plus puissante du monde, rencontre des problèmes techniques et économiques qu’elle a du mal à surmonter.
La promotion fiscale de la voiture électrique
Parallèlement, à coup de subventions payées par nos impôts, on essaie à toute force d’imposer, à peu près partout en Europe, la voiture électrique à batterie présentée désormais comme la panacée. Pourtant, elle présente plusieurs caractéristiques et défauts qu’on passe sous silence mais qui commencent à être bien connus :
– les batteries (très coûteuses) sont fabriquées en Chine ; ce qui signifie qu’à ce jour, nous subventionnons l’industrie chinoise avec nos impôts.
– nous n’avons pas les infrastructures pour charger les véhicules, il n’y a pas de prises de courant, et nous n’avons même pas les capacités industrielles pour recharger des millions de voitures électriques ; sauf à construire de nouvelles centrales nucléaires honnies par ces mêmes écologistes qui veulent imposer ce type de véhicule,
– la construction de ce type de voiture est très polluante, notamment du fait de la batterie qui utilise des métaux rares (lithium).
– de récentes études ont prouvé qu’il fallait parcourir au moins 50.000 km avec une voiture électrique pour en amortir le surcoût par rapport à une voiture thermique,
– il n’y a rien de prévu en ce qui concerne le recyclage des batteries,
– l’autonomie de ces voitures est très largement insuffisante et correspond essentiellement à un trajet domicile-travail à condition que le lieu de travail ne soit pas trop éloigné. La voiture électrique qui fera Paris-Marseille sans s’arrêter n’existe pas encore, loin s’en faut, même si on nous annonce régulièrement le progrès technologique miraculeux déterminant !?!
– la durabilité des batteries, qui se calcule en cycles (un cycle étant une charge/décharge), est « pudiquement » passée sous silence alors que l’on sait qu’actuellement, en l’état de la technologie, la batterie est cuite au bout de 500 cycles ; compte non tenu du fait que la batterie perd aussi ses capacités en vieillissant, même si on ne s’en sert pas. Si vous êtes propriétaire de la batterie, la facture finale risque donc d’être salée !
Les dégâts industriels liés au changement imposé de technologie
Ce que l’on sait moins, et que l’on n’a visiblement pas mesuré en « haut lieu », c’est que le process industriel de construction d’une voiture électrique est sensiblement différent de celui d’une voiture thermique ; notamment parce que les composants sont moins nombreux : un simple moteur électrique, pas de boite de vitesses, un intérieur minimaliste (voir la Tesla model 3 sur le site Caradisiac).
De ce fait, les besoins de main d’œuvre seront bien moins importants. Celà entraînera à terme, ainsi que l’a averti Carlos Tavarès, PDG de PSA Peugeot Citroën, une réduction des effectifs ; compte non tenu du fait qu’on met inutilement en danger de grands groupes industriels qui ont mis plus de cent ans à se constituer.
Un quadruple constat s’impose :
– on veut imposer un modèle de véhicule qui ne présente aucun avantage par rapport à une voiture thermique ; bien au contraire,
– la construction de ces véhicules électriques aboutit à subventionner l’industrie asiatique des batteries avec nos impôts (puisqu’on nous l’impose),
– la construction de ces voitures et l’abandon contraint des voitures thermiques va entraîner des réductions massives de personnel chez les constructeurs et leurs très nombreux sous-traitants et je ne suis pas sûr que les intéressés vont apprécier de se trouver ainsi au chômage, alors que l’Europe dans son ensemble se trouve déjà face à un chômage structurel de masse,
– les amendes monstrueuses mises à la charge des constructeurs seront, quoiqu’il arrive, payées par le consommateur final car, forcément, les constructeurs répercuteront ces amendes sur les prix des voitures vendues ; ce qui est une véritable hérésie économique !
Mais rassurez vous, tous ces thuriféraires conscientisés de l’écologie à l’origine de ces décisions aberrantes aux conséquences dévastatrices continueront à utiliser l’avion (dont le kérosène n’est pas taxé) pour se rendre à ces grands raouts tout autour de la planète qu’on appelle les COP !
En conclusion :
Clairement, en subventionnant l’industrie chinoise avec nos impôts et en détruisant l’emploi en Europe à travers la fragilisation des constructeurs de voitures, l’UE se tire une balle dans le pied !
Quand le pouvoir est confié à des fonctionnaires, qui agissent sans contrôle et qui décident pour les autres , le résultat s’apparente le plus souvent à du n’importe quoi et cela est vrai que ce soit au niveau étatique (France) ou au niveau de l’administration de l’UE !
Bien cordialement à tous !
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J’avais un ami, rassurez-vous il est toujours bien vivant, mais un peu moins mon ami, question de caractère sans que je puisse affirmer que ce soit le sien ou le mien qui serait en cause.
Cet ancien ami lucide mais croyant, pas de façon réductible en la seule religion mais en tout, pas crédule pour autant, plutôt comme Descartes qu’il cite dans le billet qu’il vient d’éditer et que je vais reproduire ci-dessous.
Descartes est bien loin, Hume et Kant sont passés par là, mais pas que… le temps aussi et les progrès de l’environnement matériel des hommes dont on ne peut nier l’incidence sur eux-mêmes.
Cet ami a une dualité fatale qui le broie entre ses croyances et son attachement viscéral à la liberté individuelle, paradoxalement elle ne l’a pas empêché de souhaiter ardemment le pouvoir et d’y accéder, alors qu’elle aurait dû l’en détourner à tout jamais.
Il a été maire, député, conseiller général et départemental, il eut été ministre si Juppé s’y opposant avec son air de premier communiant intelligent si trompeur n’avait pas tout simplement supprimer le Ministère de la Mer à l’époque pour l’évincer.
Aujourd’hui cet ami souffre, il exprime sa souffrance contenue dans un billet que je trouve poignant et que donc je reproduis.
Il réfute la violence des Gilets Jaunes mais il comprend et subit celle de l’Etat qui provoque la première. Il est dans la boucle, comme il ne faut pas dire si l’on fait partie de l’Académie Française, ce qui vous me l’accorderez est très loin d’être mon cas.
Il y est bien plus qu’il ne le croit dans la boucle, car son respect de l’être qu’il imagine partagé majoritairement ne l’est pas et que de ce fait la violence est la seule arme qui reste pour protéger le sacré, l’homme, l’individu, l’être sans quoi tout n’est rien.
S’il lit ce billet il sera convaincu par ce lien vers la conférence de Marc Halévy. Cet homme qui confond 10 Milliards d’individus, d’être pensants, avec 500 Milliards de kilos de viande sur pied. Qui se permet de dicter à ces entités leur devoir, leurs droits, en les effrayant avec des prédictions à qui il manque juste les inconnues qui font l’avenir. Qu’est-ce qui donne à cet homme ultra diplômé le droit de penser qu’il peut ainsi ordonner, décider, pour d’autres hommes ?
Le gout du pouvoir tout simplement, ce gout du pouvoir qu’a voulu connaître mon ancien ami, qui tente aujourd’hui malheureusement les Gilets Jaunes. Pouvoir qui, sous quelque déguisement dont il se pare, est toujours l’aliénation des autres au profit de quelques-uns.
Le billet de mon ami :
“Vendredi 15 Février 2019
J’habite au milieu des vignes, dans une région qui se dépeuple, au cœur de ce que l’on appelait avant « La Mitterrandie ». Il y a trois kilomètres pour aller au village, quinze kilomètres pour aller dans la ville la plus proche dotée de tout le nécessaire et quarante pour aller à l’hôpital situé à la préfecture du département.
Je suis retraité, imposable, astreint sans contrepartie à l’augmentation de la CSG, non concerné par la suppression de la taxe d’habitation et de toute façon persuadé, dans cette hypothèse, qu’elle serait vite remplacée par une nouvelle taxe ou un nouvel impôt destinés, par nécessité, à frapper la catégorie peu nombreuse et corvéable à merci que je représente. Puisqu’il faudra bien compenser la perte de recette que la collectivité aura subie en raison d’un accès de générosité mal calibré ou de démagogie susceptible de la pénaliser lourdement. J’oubliais de préciser, statistiques à l’appui, que cette « classe moyenne supérieure » à laquelle j’appartiens – sans en avoir honte – est la seule à avoir perdu du pouvoir d’achat à raison des ponctions intervenues pour assurer le financement de dépenses sociales destinées à respecter le principe républicain d’égalité auquel je suis tout aussi attaché que n’importe qui.
Pour toutes ces raisons, et compte tenu de l’environnement sociologique dans lequel je baigne – à l’exception toutefois de mon village qualifié par un de mes amis de gauche de « réserve de droite » – je devrais être un Gilet Jaune et même l’un de ces excités des ronds-points et de la fièvre des fins de semaine et du samedi soir.
Mais voilà, je ne suis ni d’extrême-gauche, ni d’extrême-droite. Je ne suis tenté ni par la dictature ni par une assistance généralisée qui sont les deux constantes des sociétés issues de ces modèles. Je reste cependant attaché à la protection des plus pauvres à condition, pour qu’ils le sachent, de les amener à prendre en considération les efforts que font leurs compatriotes pour leur permettre de vivre décemment. Et je suis donc d’accord, en vertu du principe républicain de fraternité, pour contribuer dans la mesure de mes moyens au respect du principe d’égalité. Et même si je considère les efforts que l’on me demande comme supérieurs à ceux qu’il me semblerait juste de faire – mais suis-je le mieux placé pour les apprécier – je m’en remets à mes mandataires élus, en m’en tenant, faute de pouvoir atteindre l’idéal de perfection, à l’imperfection du gouvernement démocratique que nous avons choisi, plutôt faute de mieux que par goût.
Je ne suis donc pas Gilet Jaune au nom du simple bon sens.
J’essaie de rester civique. Je renonce à faire à mes semblables ce que je ne voudrais pas qu’ils me fassent. Je m’abstiens d’entraver leur liberté de circuler, leur liberté de travailler, leur liberté de choisir leur vie et j’aimerais bien qu’ils se comportent à mon égard de la même façon. Bien sûr je m’abstiens de toute violence à leur égard, je ne brûle pas de voitures, je ne caillasse pas les gendarmes, je ne m’en prends pas aux bâtiments publics, je respecte le droit de manifester – mais seulement dans l’ordre – et je veux qu’il soit tenu compte de la contestation du peuple, parfois bénéfique. Autant d’attitudes auxquelles l’armée des gilets jaunes ne nous a pas habitués. Le bon sens les a abandonnés depuis longtemps « car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont ». Hélas !Et nous finissons par douter – soyez heureux, mon Cher Descartes – d’appartenir à ce pays où, dites-vous, le bon sens serait la chose du monde la mieux partagée…”
Bien à vous. H. Dumas
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Il paraît que la météo des sondages redevient favorable au Pouvoir. Notamment pour ce qui concerne certaines catégories de population ; en particulier, nous apprend-on les retraités.
Au début, les retraités, avec notamment un arrière-goût de CSG dans la gorge ont dit comprendre, voire approuver l’exaspération des gilets jaunes. Mais les « violences », la crainte du désordre et de la désorganisation ont changé tout cela. Le Pouvoir cogne, matraque, blesse, tue, emprisonne juge et condamne, et les vieux, ça les rassure.
Les gilets, d’accord, mais la violence non ! Méchante, insupportable violence ! Un discours de gauche qu’on nous serine tous les jours depuis quarante ans.
La seule violence autorisée est la violence légale, celle du Pouvoir. Le reste de la population a le droit de défiler, de manifester, à condition de demander la permission et de ne déranger personne.
Question incorrecte : où avez-vous vu que sans violence, on puisse jamais obtenir quoi que ce soit ?
Malgré une sciatique carabinée, j’ai marché pour manifester mon hostilité absolue aux dispositions ridicules et grotesques d’un « mariage » entre deux personnes du même sexe. Je n’étais pas tout seul, nous étions au bas mot au moins un million et demi des marcheurs. Très nombreux certes, mais sages et disciplinés, entre nos deux rangées de CRS casqués et menaçants. Rien cassé, rien obtenu ; le mépris.
Vingt ans plus tôt, j’avais marché avec au moins deux millions d’autres pour défendre l’école libre. Deux millions de marcheurs, zéro incident ! Le Pouvoir a certes fait semblant de reculer. Bien déterminé cependant à atteindre ses objectifs, mais par des moyens détournés.
Depuis au moins 15 ans, 80 % de la population française voit ses revenus diminuer de manière continue. Pourtant, nous ne sommes pas en guerre, la conjoncture économique internationale permet à d’autres pays de s’en sortir beaucoup mieux que nous. Où va l’argent qu’on nous prend ? Chacun le sait désormais. Le train de vie exorbitant de nos élites politiques et de leurs petits copains de l’économie de connivence, de nos hauts-fonctionnaires et de tout les comités Théodule aussi ruineux qu’inutiles, les folies d’une immigration totalement non maîtrisée, la poursuite de chimères imbéciles comme celles d’une soi-disant urgence climatique qui n’existe pas…
Maintenant, si quelqu’un s’imagine que cette oligarchie va reculer juste pour faire plaisir à des manifestants pacifiques, si nombreux fussent-ils, bon vent !
Qu’on l’accepte ou qu’on le regrette, les quelques miettes obtenues à ce jour par les gilets jaunes l’ont été parce que pendant quelques heures, le Pouvoir a tremblé ; un Président et un Premier ministre, cachés dans leurs palais bunkérisés, avec des hélicoptères prêts à les exfiltrer. Un ministre qui a couru comme un lapin rejoindre Matignon, parce qu’il avait été attaqué… avec un transpalette ! Quelle fuite, quel héroïsme ! Quel ridicule.
La leçon de tout cela ? Nous ne sommes peut-être plus en 1789. Plus besoin de guillotine pour se faire comprendre. Contrairement à ce que craignent retraités et autres partisans de continuer de nous laisser plumer comme oies, pas besoin de beaucoup de « violence » pour faire comprendre à la classe oligarque que désormais, nous en avons assez.
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