Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Souffrance et empathie

Il y a deux sortes de souffrance : la souffrance naturelle et la souffrance artificielle.

La souffrance naturelle nous touche tous un jour ou l’autre, ne serait-ce que lors de la vieillesse ou de la mort. Elle est particulièrement insoutenable lorsqu’elle tombe par hasard sur des proies sans défense telle que l’enfant atteint de leucémie ou l’adulte accidenté brusquement.

La souffrance naturelle génère, naturellement, l’empathie. Qui peut rester insensible à l’enfant en détresse, à l’homme fauché en pleine force ou au vieillard grabataire ? Même dans le cas où celui qui est touché à une part de responsabilité, comme le fumeur et son cancer, l’empathie bien que diminuée existe toujours.

La souffrance artificielle, par exemple la torture, la déportation, le vol notamment fiscal, n’est pas une composante naturelle de la vie. Elle découle d’un choix fait par certains qui, à l’aide de la force, imposent cette souffrance aux autres, accompagnée de raisons vraies ou fausses qui la justifieraient.

La particularité de cette souffrance est qu’elle ne génère pas d’empathie. Celui qui la provoque se prétend dans son droit, il peut même y trouver du plaisir. Celui qui la subit ne trouve aucun secours chez les autres dont la seule réaction est de tenter de la fuir.

La misère

C’est une souffrance, elle peut être naturelle ou artificielle.

Naturelle, elle n’est jamais méritée, même si elle découle d’erreurs ou d’attitudes l’ayant provoquée. Elle a naturellement un point d’équilibre autour de l’empathie. Elle ne peut pas être éradiquée, elle s’impose, c’est pourquoi l’empathie l’accompagne naturellement.

Artificielle, elle est créée de toute pièce, celui qui la subit est déclaré coupable par celui qui l’impose, dans cet esprit il la mérite. Donc, effectivement, pas d’empathie.

On voit bien la différence entre ces deux misères. Ce n’est pas l’injustice, les deux sont injustes. C’est uniquement l’empathie qui les différencie, et c’est énorme.

L’origine de la misère

La misère est une souffrance liée à l’absence des biens minimums nécessaires à une vie décente.

Y sont projetés ceux qui ne sont pas capables, pour diverses raisons, d’acquérir ces biens minimums, que ce soit de leur fait ou à causes de circonstances extérieures indépendantes de leur volonté.

Y sont aussi projetés ceux à qui ont été retirés, par la force ou la ruse, leurs biens matériels, au point de les priver du minimum vital.

De l’intervention autour de la misère

La misère naturelle crée, nous l’avons vu, une forte empathie. En son nom, des mesures de compensation vers les miséreux vont paraître naturelles. L’Etat, cet hologramme, va se parer, à travers les hommes de l’Etat, de la vertu empathique, sans limite. Il va même faire de l’empathie une machine à déposséder ceux qui ne sont pas dans la misère, au point, à travers le fisc, de les y projeter. Il ira jusqu’à vivre au crochet de l’empathie.

Les victimes dépossédées vont se trouver dans une misère artificielle dont toute empathie sera absente. Ils ne pourront compter sur personne pour les comprendre ou les aider. Au contraire ils seront confrontés à la division binaire de ceux qui vont jouir de les voir ruinés et de ceux qui vont fuir pour ne pas se faire tondre à leur tour.

Le piège de la misère artificielle refermé ils étouffent. Ils agonisent, ils meurent.

Les survivants n’ont plus rien à perdre, ils se révoltent, sans limite.

Ce sont les Gilets Jaunes.

Bien à vous. H. Dumas

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Que doit faire le président ?

En cette période de contestation sociale, il est intéressant de recadrer le débat dans un contexte plus général.

Deux positions s’opposent :

– ceux qui disent que E. Macron ne doit pas céder, comme Margaret Thatcher qui n’a pas cédé devant les mineurs … Sauf que le RU, en 1979, était en faillite et que le 1er ministre britannique a véritablement réformé le pays et libéralisé une économie complètement soviétisée et à deux doigts de passer sous la tutelle du FMI ; ce que n’a pas du tout l’intention de faire E. Macron qui est un ultra-étatiste, un haut fonctionnaire, un contrôleur, un adepte de l’économie dirigée et planifiée. Meilleure preuve ? L’économie britannique est repassée devant l’économie française et sans allègement de la charge étatique ni réforme de l’Etat, il n’y aura pas de modernisation du pays, aucun rebond économique, pas de croissance autre que celle des impôts et un lent mouvement de paupérisation de la population !

– ceux qui disent que les gilets jaunes ont raison et que Macron doit dégager (le fameux dégagisme) ; sauf que, si l’on écoute les revendications des gilets jaunes, on s’aperçoit qu’ils ne veulent pas moins d’Etat et plus de libéralisation. Ils veulent juste plus de dépenses et moins d’impôts pour eux-mêmes mais … plus d’impôts pour les voisins ou les entreprises ou les riches (rétablissement de l’ISF) ou les fraudeurs fiscaux (le fameux mythe à 50, 60 ou 80 milliards d’€ qui résoudrait tous nos problèmes d’un coup) ou encore les GAFA, ou encore les américains en général. Autrement dit, les gilets jaunes veulent juste que le système actuel continue comme avant mais, et vous apprécierez la nuance, que leurs impôts soient payés par les autres !

En attendant, si E. Macron recule …il est mort politiquement, il ne pourra plus rien imposer puisqu’à la moindre velléité de changement (je n’ose pas parler de réforme eu égard à son passif), la foule va se mobiliser et s’il ne recule pas, la contestation et la casse vont continuer et … il est mort politiquement.

En plus, des informations douteuses indiquant qu’il aurait donné l’ordre de tirer dans la foule (si nécessaire) commencent à circuler !

Autrement dit, dans tous les cas de figure, c’est foutu pour lui !

Reste à savoir s’il saura tirer les conclusions qui s’imposent et si … ce n’est pas déjà foutu pour nous ?

On nage en pleine confusion et, au train où vont les choses, nous allons nous payer une magnifique récession et continuer à dégringoler …

Je connais quand même deux petits malins qui doivent être bien contents d’avoir quitté le navire Macron : N. Hulot et G. Collomb … Ont-ils senti, de l’intérieur, que le macronisme était à bout de souffle et qu’il allait s’écrouler ?

Bien cordialement à tous

 

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La faillite de l’Etat-patron

Nous assistons en direct à la faillite de l’Etat-patron.

Cet Etat- patron sans vergogne dont les salariés et les affidés ne respectent pas leurs clients, qu’ils emprisonnent à coup de monopole, qu’ils narguent du haut de leur pouvoir en leur faisant croire que c’est pour leur bien.

La faillite de l’Etat-patron français est mondiale. Elle l’entraîne évidemment, mais elle entraîne aussi celles et ceux qui sont avec lui de connivence pensant faire leur beurre sous couvert des pouvoirs exorbitants de cet Etat-patron.

L’affaire Ghosn est symbolique à ce sujet. Renault, filiale assumée de l’Etat patron français, prend en otage à son profit ses partenaires japonais.

Quoi de plus normal pour l’Etat-patron de prendre en otage partenaires et clients par la force ? Oui, mais voilà, ce ne sont pas les règles naturelles de l’économie. Les japonais se rebiffent, ils collent le représentant de l’Etat-patron, grassement rémunéré pour ses excès de pouvoir, en tôle. Ils ne vont pas le lâcher.

Tous ces petits bonhommes fonctionnaires qui se vautrent cyniquement dans le confort de l’Etat-patron, à tous les niveaux, ne peuvent que faire faillite, car l’économie ce n’est pas l’emploi de la force, c’est celui de la séduction, de la compétence et de la concurrence.

Nos fonctionnaires, habitués à nous considérer comme des chiens, à se la péter dans un confort et des garanties que nous sommes obligés de leur payer contraints par l’impôt levé par la force, sont tout étonnés que, malgré la casse qui touche directement les classes laborieuses, la révolution en action continue à séduire la majorité.

Ils vont probablement devoir s’y faire.

Car, quand bien même la population harassée se laisserait acheter par une poignée de cacahuètes et libérerait la rue, ce qui est loin d’être évident, les choses ne seront plus jamais comme avant et ne permettront plus de dissimuler la faillite de l’Etat-patron.

Tous les petits chefs étatistes sont discrédités pour longtemps.

Les révolutionnaires sont-ils en mesure de faire cette analyse ? Vers où penche leur souhait d’avenir ?

Veulent-ils juste profiter à leur tour des avantages de ceux qu’ils dénoncent ?

C’est ce que croit Mélenchon, Le Pen et bien d’autres. On vire les hommes de l’Etat actuels et leurs serviteurs et on recommence en pire avec de nouvelles têtes. En clair, on s’enfonce dans le collectivisme, le règne de l’arbitraire, le dos tourné aux règles de l’économie et de la liberté à la poursuite d’une utopique égalité. On renonce à l’effort, à la responsabilité, à l’humanisme, on se jette tête première dans le dogme, la croyance.

Veulent-ils au contraire être libres ?

C’est ce que je crois. Prendraient-ils de tels risques si ce n’est pour être libres ?

Mai 1968 n’a pu être que parce que le motif en était la quête de la liberté intellectuelle, sa tentative de récupération par les syndicats a lamentablement échoué à l’époque.

Novembre 2018 n’a de raison d’être que pour la quête de la liberté économique, il est peu probable que ceux qui sont opposés à cette liberté puissent récupérer le mouvement.

Si, au bout du bordel ambiant, se trouve la liberté économique, cela vaut la peine.

La problématique est que, pour l’instant, personne ne se lève pour symboliser cette liberté. Mais, d’un autre côté, peut-on se lever politiquement et donc contraindre au nom de la liberté ?

C’est tout le problème de la liberté.

Bien à vous. H. DUMAS

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Une prime aux CRS !!!

N’est-ce pas une drôle d’idée cette prime aux CRS?

D’un coté une population qui n’en peut plus et qui se soulève pour quelques Euros d’augmentation du mazout, qui croule sous la fiscalité qu’elle juge inique, qui en a marre des normes et aspire à la liberté

De l’autre les CRS qui touchent une prime pour la faire taire.

Il le voit comment le face à face de Samedi prochain Macron ?

Je me demande qui le conseille ainsi. Je serais lui je virerais ce conseiller. Évidemment si c’est une idée de lui … nous sommes mal partis.

Il ne manquerait plus que les Gilets Jaunes proposent des primes aux casseurs. Où allons nous !!!

L’argent, toujours l’argent, moi qui croyais que le CRS était un patriote gardien de l’ordre, je tombe de haut.

La prime sera-t-elle calculée à la grenade lacrymogène ? Au coup de matraque ? Où à la capture de l’animal manifestant ?

Tout cela ne me parait ni sérieux ni susceptible d’améliorer la situation.

Bien à vous

 

 

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De la transition écologique à la transition fiscale

En dépit des calculs du pouvoir, le mouvement des gilets jaunes continue et le gouvernement ne sait plus comment faire pour juguler ce qui devient une véritable révolte.

La situation est évidemment complètement déséquilibrée puisque les gilets jaunes ne sont pas organisés, n’ont pas de représentants, n’ont pas de médias à leur disposition autre que les images diffusées par le biais des réseaux sociaux et font face à un Etat qui utilise tous les moyens pour les contenir (police, gendarmerie, gardes mobiles) et les discréditer (médias) …

Le paradoxe est que le mouvement reste extrêmement populaire (82% d’opinions favorables) tandis que le pouvoir, malgré tous ses moyens, reste complètement isolé et est de plus en plus impopulaire.

On sait qu’on ne peut sortir de l’ambiguïté qu’à son détriment et les évènements récents dissipent effectivement l’ambiguïté ayant entouré l’élection d’E. Macron ; élection à l’occasion de laquelle il a fait croire aux électeurs de droite qu’il était de droite et aux électeurs de gauche qu’il était de gauche. Il est peu probable qu’il puisse renouveler en 2022 sa supercherie de 2017.

Sa grande erreur a été de ne pas, dès le départ, baisser les dépenses publiques et de ne pas réduire le périmètre de l’Etat ainsi que les prélèvements obligatoires. Il a préféré s’enfermer dans un discours incohérent visant à faire croire qu’il allait satisfaire tout le monde par le biais d’une politique de réformes effrénées alors qu’il ne s’est agi au mieux que de rabotages tous azimuts et du maintien du statu quo !

Il était pourtant bien placé, en tant qu’ancien ministre des finances, pour connaître précisément la situation de la France …

Le véritable vice de la politique d’E. Macron est donc qu’il a beaucoup promis alors que la réalité se résume exclusivement au fait qu’il ne peut pas baisser les impôts s’il ne diminue pas les dépenses publiques ; lesquelles, malgré des affirmations rassurantes, continuent à augmenter !

Les gouvernants ont pris l’habitude de ces tours de passe-passe budgétaires (la Cour des comptes avait fustigé le dernier budget de l’équipe Hollande qualifié d’insincère) destinés à camoufler une réalité qui pourrait nuire à leurs prébendes ! Le gouvernement vise seulement à ne pas dépasser les 3% de déficit pour être « dans les clous » vis-à-vis de Bruxelles !

E. Macron prétendait engager une politique économique permettant de replacer la France dans la compétitivité économique mondiale. On a donc bien vu comment :

– il n’a absolument pas réformé la SNCF, ce monstre administratif ingérable et inefficace,

– il n’a pas réformé le marché du travail ; toujours aussi rigide !

– il n’a absolument pas réduit le nombre des fonctionnaires dont on sait pourtant qu’ils représentent une charge excessive pour le reste de la population ….il s’y était pourtant engagé à hauteur de 120.000 ! (On en est péniblement à 6.000 sur deux ans).

– il n’a absolument rien fait pour permettre aux entreprises d’exercer librement leur activité ; bien au contraire la fameuse loi PACTE, qui doit « révolutionner » le monde de l’entreprise, n’est qu’un ramassis de dispositions coercitives, incohérentes et anti économiques !

– il n’a rien fait concernant l’éducation nationale alors que le niveau d’instruction des enfants ne cesse de reculer ….

Seulement, brandir le spectre de la fin du monde n’a pas l’air suffisant, désormais, pour obtenir la soumission des français à la spoliation fiscale !

Il faut dire que le moral des français est en chute libre, ce qui peut justifier un certain énervement, et le début de l’année 2019 risque d’être particulièrement difficile avec des nouveautés extrêmement désagréables, à savoir :

– le prélèvement à la source, (ici)

– la forte augmentation du prix du carburant, (ici)

– le durcissement du contrôle technique. (ici)

– et ce, sans compter l’évolution des prix de l’électricité et du gaz (+ 16,4 % sur l’année 2018).

Par ailleurs, on nous explique qu’il faut sortir de l’économie carbonée mais … juste pour les voitures alors qu’on sait que l’essentiel de la pollution provient du chauffage.

La stigmatisation du diesel, et de la voiture en général, apparaît donc tout à fait excessive et il n’y a aucune raison, autre qu’idéologique, pour provoquer l’obsolescence forcée de voitures en parfait état de fonctionnement ; et c’est la même chose lorsqu’il s’agit de stopper des centrales nucléaires en parfait état fournissant un courant stable et bon marché pour les remplacer par des ENR aléatoires dont il faudra payer le prix (investissement) et l’électricité (3 fois plus chère).

Il faut aussi rappeler qu’à l’échelle de la planète, eu égard à une population de 65 millions sur 7 milliards de personnes, l’influence française sur le climat s’élève à moins de 1% ; c’est à dire à … rien ou presque.

Tout cela est tout simplement écologiquement incohérent et ne justifie en aucun cas de jeter par les fenêtres des dizaines de milliards € pour, prétendument, sauver la planète ; tout comme il est ridicule de culpabiliser la population et de lui demander de respecter des règles inutilement contraignantes alors que la France, du fait de ses centrales nucléaires, est l’un des pays les vertueux écologiquement. (ici)

C’est juste la destruction inutile d’un capital accumulé ; autrement dit un gaspillage. Mais il ne faut pas oublier non plus que l’Etat touche sa dîme sur chaque voiture neuve vendue …

Le pot au roses quant à cette « politique écologique » a été dévoilé dans l’émission de la chaîne Public Sénat « on va plus loin » diffusée jeudi 29 novembre à 18 h 30. (ici) Lorsque vous la visionner, vous verrez qu’à 22 ‘ 50 il est dit que « Ces baisses de prélèvements seront partiellement contrebalancées par la poursuite de la montée en puissance de la fiscalité sur le tabac et de la fiscalité écologique. »

Il apparaît donc évident que les buts de la fiscalité énergétique ne sont pas ceux affirmés par le gouvernement et qu’elle a bien pour objectif de récupérer la réduction de la taxe d’habitation promise un peu légèrement aux élections pour appâter l’électeur, la bascule des cotisations sociales/CSG et la transformation du CICE en allègement de charges ; et que les sommes seront affectées au budget général ! Comme le rappelle le rapporteur de la commission des Finances du Sénat : «cette fiscalité dite écologique a essentiellement un objectif de rendement ».

Il faut tout de même savoir que ces taxes, actuellement de 5 milliards par an, vont passer à 7 puis à 8 milliards par an et que, d’ici 2022, c’est 17Md€ de fiscalité en plus que les ménages vont devoir supporter ; ce que l’on peut à juste titre appeler un Everest fiscal !

Evidemment, on ne peut voir aucun bénéfice à propos d’une réforme visant à assassiner fiscalement le français moyen avec des taxes appliquées sur des dépenses contraintes ; même si on promet ensuite un « chèque énergie » pour faire passer la pilule (dont on sait qu’il s’agit seulement de rendre aux Français une fraction infime de ce qu’on vient de leur voler).

E. Macron ne veut pas avoir l’air de reculer ou de se renier ; il s’entête alors que gouverner c’est non seulement prévoir mais aussi comprendre, réfléchir et s’adapter !

Visiblement, il ne comprend pas et, sous l’influence de ses mauvais conseillers, sa seule réponse a été de créer un haut comité pour l’écologie ; autrement dit un nouveau machin inutile, inefficace et coûteux ! Par ailleurs, le coté arrogant, méprisant, manichéen et narcissique du discours d’E Macron n’a échappé à personne : « moi ou le chaos, moi ou l’extrême droite et les populistes, moi ou la fin du monde » !

Pour le reste, j’ai vu un président de la République claquemuré dans son palais protégé par des forces de l’ordre en grand nombre et j’ai entendu les hésitations verbales d’un premier ministre visiblement pas convaincu alors qu’il devait, sur ordre, rencontrer les gilets jaunes auxquels il n’avait manifestement absolument rien à dire !

E. Macron donne le spectacle typique du haut fonctionnaire qui, du haut de sa tour d’ivoire, regarde d’un air à la fois distant et méprisant ce petit peuple, qui n’est rien, et qui est censé lui obéir !

Seulement, la seule vérité est que la situation de la France est de plus en plus fragile et que le pouvoir a de plus en plus de mal à dissimuler la situation ; ce qui le conduit à appliquer une fiscalité de moins en moins indolore !

Le pouvoir est en fait pris au piège de 40 ans de dépenses inconsidérées et de gonflement de l’Etat administratif. On semble désormais être arrivé au bout de ce chemin et on sait, qu’un jour, il faudra crever la baudruche administrative !

Les français ont enfin compris l’hypocrisie du système et que la transition écologique était essentiellement une supercherie et, avant tout, une transition fiscale de leurs revenus et de leur patrimoine de leurs poches vers les poches de l’Etat sous couvert d’arguments écologiques plus ou moins faux à propos d’un futur plus ou moins hypothétique !

Il était temps qu’ils se rendent compte de la tromperie des élites ; même s’il apparaît peu probable que les insurgés fiscaux, qui se sont appelés eux-mêmes gilets jaunes, puissent obtenir quelque gain que ce soit.

E. Macron semble pour l’instant refuser de reculer et certains lui « proposent » de dissoudre l’Assemblée Nationale ; ce qu’il ne fera évidemment pas pour la très simple raison qu’il serait désavoué par les électeurs et que ses députés « en marche » perdraient leurs sièges pour la grande partie d’entre eux !

On touche d’ailleurs là au vice fondamental de la Vème république : Un président inamovible et irresponsable qui peut se maintenir dans sa fonction malgré le désaveu populaire (ici).

Reste à savoir si le pouvoir arrivera à prendre la mesure de l’exaspération des français et, s’il recule, quelles solutions il va trouver ; c’est-à-dire, en fin de compte, sur qui il va tenter de transférer le montant des impôts qu’une partie des français refuse désormais de payer ?

Bien cordialement à tous !

 

 

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Qui sont les casseurs ?

Il faut objectivement l’admettre notre pays est largement cassé.

A tel point que la vie y est devenue difficile, un peu comme sous l’occupation. Ceux qui ne sont pas des “collabos” en bavent. Je ne parle même pas des résistants, juste des gens ordinaires non “collabos”, qui ne sont pas dans la connivence,

Je peux vous en parler savamment car ce qui me distingue, depuis mon plus jeune âge, c’est d’être ordinaire, mais à un point que vous ne pouvez pas imaginer.

Si ordinaire que j’accumule toutes les souffrances disponibles pour les gens ordinaires, plein fer.

Il n’est pas une nouvelle contrainte dont je ne subisse pas immédiatement la pression, que ce soit professionnellement ou dans ma vie de tous les jours.

Je suis un délinquant de la norme, un éternel châtié pour son bien.

D’une nature joyeuse étant enfant, je suis arrivé à l’école au moment de la crise de prétention de l’éducation nationale s’érigeant à mon époque potache en futur ordonnateur exclusif de l’ordre social. J’allais au lycée pour rire, ils m’y recevaient pour me contraindre. Premier accroc.

Pareillement avec la route. J’avais le déplacement routier heureux, juste au moment où tout ne fut que drame. J’ai dû me ficeler dans ma voiture, me botter et me casquer sur ma moto. Après avoir appris à déjouer les pièges routiers naturels, j’ai dû composer avec les pièges artificiels bien plus terribles, dos d’âne, rétrécissements volontaires, priorités inversées, îlots surprise non éclairés, vitesses limitées, radars, jeune au volant, etc… pas facile.

Idem pour ma vie professionnelle. J’avais aussi le travail heureux. Amoureux de l’intégrité, de la parole donnée, du service rendu, du gain pris sur le gain apporté, de la joie d’entreprendre, de la satisfaction d’être jugé sur les résultats, mais aussi de jouir librement du fruit de mon travail.

Tout cela n’a pas duré. Très vite il fallut prendre une mine sinistre au travail, la joie ne devant s’exprimer que pendant les loisirs, à la durée forcement beaucoup moins longue. L’intégrité a laissé sa place au réalisme, quant à la parole donnée elle s’est transformée en contrats dont la valeur s’estime au kilomètre dactylographié et à la possibilité de les contourner. Le gain n’ayant plus de rapport avec la prestation mais avec l’accointance. Quant au résultat, la bonne combine est devenue d’être loin quand il se fera jour.

Pour changer les mentalités, la loi s’est centuplée, multipliée à l’infini, les contrôles aussi.

Mon naturel a été pris de court. Je suis devenu la bête noire des gardiens de la nouvelle loi, de la sinistrose.

Les agents gardiens de la route, les inspecteurs de l’URSSAF, du Fisc, les agents des services municipaux, pour tous ces zélés serviteurs de la nouvelle norme de vie, je suis devenu une cible. Ils avaient décidé de faire de moi, à leur service, le robot du 21ème siècle.

Alors, ils ont employé toute la panoplie des outils à leur disposition pour me casser.

Ils n’ont pas encore tout à fait réussi, mais ils sont près de leur but, quelques mois peut-être …

Sauf que… ils ont oublié à quel point je suis ordinaire, donc reproductible à millions.

Mon problème, si multiple pour cause de clonage, les a amenés à casser en rafale.

Ils m’ont cassé, mais avec moi ils ont cassé tout ceux à qui je ressemble tant. Ils ont finalement tout cassé.

Ce sont eux les casseurs, les vrais casseurs. Pas les Gilets Jaunes. Ils ont des chefs casseurs ces casseurs, ce sont les hommes de l’Etat.

Ils essaient de nous faire porter le chapeau, mais nous sommes trop nombreux et ils n’ont pas assez de chapeaux.

Ça craint pour eux, notamment pour le chef casseur.

Bien à vous. H. Dumas

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Mon cadeau aux Gilets Jaunes

J’ai beaucoup de mal à comprendre l’air hébété de Macron, Castaner et Cie, des hommes politiques et de la presse en général, des flics en particulier.

Les souhaits disparates des GJ et leur violence ne sont pourtant pas difficiles à analyser.

La population en a marre du fossé aujourd’hui infranchissable qui s’est creusé entre les promesses politiques et la réalité économique, des conséquences que cela a directement sur la vie de tous les jours.

Tout le reste n’est que spéculation ou arrières pensées malsaines de politicards en mal d’élections.

La solution passe donc par une mise à plat des rapports entre ces deux activités sociétales : la politique et l’économie.

Il suffit de prendre deux décisions extrêmement simples pour que tout cela soit définitivement solutionné.

          -1- Pas d’élection sans bilan chiffré.

Tout candidat à une élection devra présenter un bilan comptable de son projet. Son coût et les moyens imaginés pour le payer.

En cas d’élection puis de manquement comptable à son projet, surveillé par un organisme neutre, l’élu sera destitué.

Ainsi nul besoin d’une démocratie directe totalement impossible à mettre en œuvre et générant inévitablement une escalade dans la démagogie, mais une assise solide incluse dans le rythme actuel des élections parfaitement convenable.

Plus de dérapage économique, avec nos sous, de la part des hommes de l’Etat

          -2- Plus de terreur fiscale

La terreur fiscale a remplacé les lettres de cachet de l’ancien régime, c’est inadmissible.

Cette terreur est rendue nécessaire par la folie dépensière des hommes de l’Etat. La condition précédente devrait la limiter.

Mais, pour plus de sureté, il suffit de mettre en œuvre la même solution que celle adoptée par les révolutionnaires de 1789.

Pas de poursuite fiscale sans au préalable un jugement en audience publique par des juges libres et impartiaux. Tout contribuable sera considéré comme innocent tant qu’il n’aura pas été condamné par un tribunal.

CONCLUSION

Juste deux décisions qui donneraient satisfaction à toutes les revendications dans le temps, puisque celles-ci ont toutes un tronc commun : la dérive économique de ceux qui se font indûment appeler l’Etat.

Evidemment ces deux solutions ont plusieurs inconvénients :

  • Elles ne satisfont pas les rancœurs de caste
  • Elles limitent les verbiages porteurs de récompenses électives
  • Elles interdisent les promesses de lendemain qui chantent
  • Elles mettent chacun face à ses responsabilités
  • Elles paraissent trop simples

Elles n’ont aucune chance d’être entendues.

Bien à vous. H. Dumas

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La taxe, la taxe, la taxe….

Edouard “le mal rasé” l’a dit sans ambages. Oui, au premier Janvier 2019, la taxe sur le mazout sera maintenue.

Parfait. Quel courage dirons certains, quelle folie dirons les autres.

Rien de tout cela.

Edouard fait face à une spectaculaire prise de conscience de “sa population”, qui soudain perçoit que lui et les siens ne sont rien d’autre que des usurpateurs, qu’ils ne sont pas la France.

Que la France ce sont eux, les individus qui se gèlent sur des barrages où Edouard et les siens les ont poussés parce qu’ils ont fait faillite avec l’argent qu’ils leur ont pris en leur faisant croire que c’était pour leur bien alors que, pour compenser, ils les rançonnent.

Edouard est comme ceux qui en 1914 ont déclaré la guerre. Ils n’étaient pas la France, ce n’est pas la France qui a fait cette guerre, ce sont ceux qui sont partis crever dans des tranchées à rats, des hommes, des individus.

Nous ne sommes plus en 1914. Les français ont pris conscience de leur individualité, de leurs droits d’hommes libres, ils sont sur les barricades, ils ne veulent plus de l’esclavage.

Problème pour Edouard et les siens. Ces révoltés sont des non-violents, à l’humour dévastateur. Ils ruinent les autoroutes, détruisent les radars, s’efforcent d’emmerder Edouard sans emmerder leur prochain.

Alors Edouard les provoque. En “sautant comme un cabri sur sa chaise et en criant” la taxe, la taxe, Edouard agite la muleta.

A l’heure où les premiers ministres se prennent tous pour Churchill, Edouard “le mal rasé” ceint son habit de lumière et provoque la bête : les Gilets Jaunes.

Il espère qu’ils vont réagir suffisamment violemment pour lui donner l’excuse nécessaire à leur mise à mort.

Un petit tour dans l’arène politique pour les Gilets Jaunes et puis salut et bonsoir, la place doit rester aux professionnels de l’illusion, tout le monde trouvera cela normal.

Un exemple de l’illusion

Une ville du Nord, dont je n’ai pas noté le nom, vient de décider que le transport urbain sera gratuit. Oui, gratuit, vous avez bien lu.

Je vous explique ce qu’est la gratuité pour ces gens-là. Un réseau de transport urbain pour une population de 150.000 habitants coûte environ 40 millions d’Euros. Il se vend pour mettons 6 millions d’Euros de tickets, soit 6 millions de voyages annuels à 1€ le ticket. Donc 16.000 voyages par jour à deux voyages par personne c’est donc 8.000 clients par jour. Mettons entre 5 et 10 % de la population. La gratuité se résume en un chèque de 5.000 Euros par an à ces 8.000 personnes, payé par les 150.000 personnes qui se démerdent pour se transporter elles-mêmes. Et ne me dites pas que tout le monde pourrait profiter des transports en commun, ils sont déjà largement saturés aux heures de pointe, pendant qu’aux autres heures personne n’a besoin de se transporter.

Ne parlons pas des voitures électriques. Si tout le monde en avait les bouchons seraient terribles, puisque Edouard et les siens n’investissent plus dans les infrastructures parce qu’ils utilisent le pognon commun à l’achat de voix à travers le soi-disant social, l’égalitarisme, maintenant l’écologie.

C’est tout cela l’illusion.

Les Gilets Jaunes vont-ils tomber dans le piège de la provocation ? Vont-ils foncer sur la muleta d’Edouard ?

Pas si sûr. Nous verrons. Et si, enhardis, sûrs de leur bon droit, ils se mettaient à ne plus payer l’impôt auquel ils ne consentent pas.  Sans mot d’ordre, librement, chacun dans leur coin.

Attention Edouard aux pièges à tiroir, tu risques de finir par te les coincer.

Bien à vous.

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Leçons de Politique et d’Economie grandeur nature

Les Gilets Jaunes pourront, dans tous les cas, revendiquer une victoire : avoir fait découvrir à de nombreux français la politique et l’économie, dont jusqu’à présent ils se foutaient comme d’une guigne.

J’ai traversé aujourd’hui la France de la Méditerranée à l’Atlantique. Je n’ai rencontré que des Gilets Jaunes détendus, confiants, non politisés au sens étriqué, encarté, du mot. Un bonheur, que l’on aimerait voir durer, mais c’est peu probable tant leurs ennemis sont vicieux et malsains.

Les plus curieux de ces Gilets Jaunes, notamment leurs “responsables désignés”, ont probablement vu la vérité derrière les apparences.

Ils auront découvert :

          – 1- l’Etat n’existe pas

Personne pour répondre à leur souci. Ils ont été reçus par le ministre de référence, j’imagine leur surprise d’avoir vu évidemment un être ordinaire, n’ayant rien à dire, rien à proposer.

Eux-mêmes étant devenus, accidentellement, des candidats potentiels pouvant prétendre à prendre en main l’Etat. J’imagine leur vertige s’ils sont sincères.

Ils ont touché du doigt l’incohérence de ces lois dont ont leur dit qu’elles émanent de l’Etat. Alors qu’il n’y a pas d’Etat, simplement des intrigants qui se disent représentants de l’Etat, mais qui ne représentent qu’eux-mêmes.

Sur la route un journaliste, d’une radio indéterminée mais pro-Etat évidemment, indiquait dans le poste que le Procureur de la République de Grenoble a fait savoir qu’il donnait mandat à sa flicaille d’arrêter les Gilets Jaunes dont les barrages entraveraient la circulation, au motif que la loi interdit toute entrave à la circulation. Ce petit bonhomme manque totalement de cohérence.

Cependant il a raison, toute entrave à la circulation est interdite, est un délit.

Mais que ne va-t-il arrêter les hommes de l’Etat qui ont levé sur le mazout un impôt si énorme qu’il entrave la circulation de ceux qui ne peuvent pas le payer. Ils sont des centaines de milliers entravés. Un beau délit.

Mais pas que…. L’impôt doit être consenti, c’est la constitution qui le dit. Habituellement, le consentement découle du fait que l’impôt est voté par des parlementaires supposés représenter les français, et personne ne dit rien.

Mais aujourd’hui, les choses sont claires, une majorité n’est pas consentante à cet impôt sur le mazout. Alors…. N’est-ce pas un autre délit d’imposer par la force un impôt non consenti ? Mais si, mais si…

Voilà de l’ouvrage pour le zélé Procureur de la République de Grenoble, a moins qu’il n’ait une lecture à plusieurs vitesses de la loi.

          -2- L’économie s’impose à tous

Nos hommes de l’Etat, consanguins, tous nés de la même école, sont si surs d’eux qu’ils se croient capables de maîtriser l’économie à eux tout seuls.

Mais l’économie est un enchevêtrement d’intérêts personnels si dense que seule la liberté permet l’équilibre des multitudes d’intervenants, et encore pas toujours.

Un peu par démagogie, un peu par intérêt électoraliste, beaucoup par vanité, nos hommes de l’Etat prétendent, depuis 70 ans, non seulement planifier l’économie mais en gérer directement des pans entiers.

Hélas, ils sont de piètres décideurs et leur laxisme, qui s’exprime à fond que ce soit dans la gestion des comptes ou dans la gestion des hommes, fait qu’ils perdent de l’argent partout où ils interviennent.

L’impôt paie la casse.

Mais voilà, la casse a depuis longtemps dépassé la capacité d’un impôt raisonnable. C’est la faillite. Ce n’est pas l’Etat, qui n’existe pas, qui est en faillite ce sont eux.

Mais, comme ils prétendent nous représenter, ce sont nous qui sommes en faillite pour les créanciers.

La prise de conscience de cette situation nous la devons aux Gilets Jaunes pour ceux qui ne s’en doutaient pas, qui croyaient que c’était l’Etat qui assumerait la faillite, qui croyaient que l’Etat existait.

Alors, félicitations aux Gilets Jaunes d’avoir déniaisé une large proportion de français.

Mais attention, qu’ils sachent que ceux qui, comme eux, disent la vérité ont une facture à payer. Les autres, ceux qui ne veulent pas la voir, présentent toujours la facture, une facture malhonnête, d’escrocs.

Ils ne vont pas tarder à subir la suite. La vie va devenir dure pour les Gilets Jaunes qui ont compris, qui ont vu les combines du spectacle, les tours des magiciens de la politique, de la communication tueuse.

Souhaitons-leur du courage, ils vont en avoir besoin dans la solitude qui les attend.

Bien à vous. H. Dumas

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Gilets jaunes, le pire est encore à venir !

Macron et son gouvernement ont été les premiers surpris de la réaction d’une partie de la population face à la taxation dite écologique qui l’accable pour sauver une planète qui n’a rien demandé …

Nos hauts fonctionnaires pensaient pourtant bien qu’après 30 ans de matraquage idéologique, les français avaient assimilé les menaces pour le climat dont on nous abreuve à longueur de journée … sans aucune preuve scientifique !

En fait, la fiscalité sur le carburant ressemble étrangement à la gabelle, cet impôt sur le sel qui existait au moyen âge (ici) alors qu’à l’époque, le sel était le seul moyen de conserver les aliments !

Son utilisation obligatoire rendait sa taxation à la fois facile et fructueuse.

Le carbone est nouveau sel de l’Etat et l’utilisation obligatoire de la voiture rend sa taxation facile et fructueuse alors qu’il ne s’agit à proprement parler que d’un impôt sur du vent basé sur des règles arbitraires qui ont été fixées par des « normateurs » coupés des réalités économiques et sociales …et évidemment dont l’usage d’une voiture n’est pas la priorité !

Dans son allocution du 27 novembre, E. Macron a déclaré avoir “entendu les français”, qu’il va organiser une concertation mais … qu’il ne changera pas de cap. Il faut donc comprendre que les français pourront toujours causer et revendiquer, cela ne changera rien !

Pire, E. Macron a déclaré qu’il allait faire fermer au moins 6 centrales nucléaires qui fonctionnent parfaitement pour les remplacer par des ENR intermittentes qui ne fonctionnent pas !

Clairement, on est dans l’obstination idéologique du petit fonctionnaire, du petit chef, qui a décidé et qui ne veut pas avoir l’air de se déjuger ni reconnaître ses tords !

C’est évidemment une erreur grave qui ne va faire qu’exacerber la colère des gilets jaunes et il est craindre que l’épreuve de force ne se poursuive.

Malheureusement, les gilets jaunes ne sont pas conscients du fait que le pire est encore à venir et que cela ne porte pas sur le prix du carburant.

Certes, il va y avoir une nouvelle augmentation idéologique et exclusivement fiscale du prix du gazole de 7 cts/litre mais de nouvelles règles normatives vont entrer en application au 1er janvier 2019 !

A compter du 1er janvier prochain, le contrôle technique auto va mesurer l’opacité des fumées émises et les surprises risquent d’être à la fois nombreuses et extrêmement désagréables.

Il faut savoir que, si le nouveau contrôle technique entré en vigueur le 20 mai dernier résulte de dispositions émanant de Bruxelles, il n’en n’est pas de même en ce qui concerne ces nouvelles règles applicables en janvier prochain. Elles résultent de l’article 65 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (sic), et bien faire chauffer son diesel avant l’examen du contrôle technique ne suffira plus.

Clairement, il a été décidé de faire la chasse au diesel et de le liquider coûte que coûte !

De quoi s’agit-il ?

Il a été décidé que les véhicules, essence et diesel, ne devaient pas émettre plus d’une certaine quantité de fumées et de particules fixée arbitrairement.

Les conséquences sont simples :

– si le véhicule est relativement récent (postérieur à 2005) il sera soumis à une contre-visite qui pourra s’avérer extrêmement coûteuse du fait de l’obligation de remplacer les 4 injecteurs (800 €), la vanne EGR (système de recirculation des gaz d’échappement à froid – 600 €), voire le turbocompresseur (900 €) ! Et encore ces prix concernent une voiture française. Pour les marques allemandes …ce sera plus cher !

– si le véhicule est plus ancien (antérieur à 2004), il ne pourra pas satisfaire aux normes et devra donc être obligatoirement retiré de la circulation et on prévoit déjà que 15% des véhicules contrôlés seront recalés !

Sont évidemment visés les véhicules les plus anciens et notamment ceux qui ne sont pas équipés d’une injection électronique, d’un turbo, ni d’une prise ODB (dite diagnostic).

Et ces règles sont prévues pour être encore durcies en 2022 !

Quand je dis qu’il a été décidé de liquider coûte que coûte le véhicule à moteur diesel, il est évident que le coût résultant de ces nouvelles dispositions sera entièrement supporté par le propriétaire qui va devoir purement et simplement jeter sa voiture et en racheter une autre.

Il faut donc comprendre que, dans un pays comptant 62% de véhicules à moteur diesel en raison des incitations étatiques antérieures basées à la fois sur le prix du carburant mais aussi sur un malus plus favorable, ce sont plusieurs centaines de milliers de voitures en parfait état de fonctionnement qui vont être détruites du fait d’une obsolescence idéologiquement décidée en haut lieu et que le pouvoir compte fermement sur la soumission de la population concernée pour accepter ces règles discriminatoires !

Cela posera nécessairement le problème du financement de l’acquisition d’un nouveau véhicule ; surtout quand la personne concernée gagne le SMIC et que sa marge de manœuvre financière est égale à zéro ; aide étatique comprise !

Je n’ose imaginer la tête de la personne qui possède un véhicule diesel de 2001, comptabilisant 200.000 km, fonctionnant parfaitement et avec lequel il va tous les jours au travail et à qui on va expliquer que demain il ne pourra plus l’utiliser et qu’il va devoir consacrer immédiatement au minimum 10.000 € en vue d’acheter une nouvelle voiture (d’occasion) … juste pour pouvoir continuer à aller travailler !

Je pense que le sentiment qui va s’exprimer ne sera rien d’autre que de la fureur !

En dehors de l’assujettissement du carburant à des taxes prohibitives, il est clair que la possession d’un véhicule, essence ou diesel, va nous entraîner dans des dépenses complètement insensées !

Définitivement, cette loi sur la transition énergétique est une véritable folie décidée par des inconscients !

Bien cordialement à tous.

 

 

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62 ans plus tard

Il existe des similitudes entre l’insurrection de Budapest le 23 Octobre 1956 et la révolte des Gilets Jaunes.

La Hongrie, était alors confrontée à la faillite d’une politique entièrement étatisée, planifiée, appelée le communisme et imposée au pays par l’URSS. L’implantation du communisme n’était pas un souhait de la population hongroise, mais la simple raison que l’armée russe était arrivée la première et occupait ce pays ayant fait partie de l’axe pendant la guerre.

L’insurrection dura 17 jours, après avoir largement gagné les révoltés furent décimés par l’armée soviétique qui reprit en main le pays le 10 Novembre 1956.

La cause de la révolte était la ruine économique de la Hongrie par le communisme, la misère subie de ce fait par la population. Mais aussi la perte des libertés, la destruction des classes moyennes éduquées et libérales. Le communisme en Hongrie avait éradiqué les classes moyennes ne laissant que les apparatchiks et la population esclave. Cela dans ce pays anciennement démocratique, où les classes moyennes avaient existé.

Lancée par les étudiants, faisant suite à une légère libération politique du bloc de l’Est timidement mise en place après la mort de Staline, l’insurrection hongroise a cru avoir l’aval de sa population et du monde.

Les insurgés initiaux étaient des étudiants et des intellectuels, rapidement suivis par une partie de la population qui aspirait à la liberté. Ils chantaient alors un hymne populaire : “Nous jurons, nous jurons que nous ne serons plus esclaves plus longtemps”.

Aucune organisation, intérieure ou extérieure, n’appuyait les insurgés.

Rapidement ils occupèrent le pays, retournant armée et police, mais ils ne purent déboucher sur un gouvernement crédible, peut-être par manque de temps.

Probablement aussi à cause de la croyance communiste ancrée de force dans la tête des gens depuis dix ans en Hongrie, depuis un siècle dans le monde occidental, accompagnée de la culpabilisation pour les hongrois d’avoir été du côté sombre de la guerre perdue.

La victoire de l’insurrection n’a débouché sur rien, l’indignation n’est pas suffisante face aux croyances.

Certes la similitude avec notre situation actuelle n’est pas totale, ce n’est pas la règle de l’histoire en général.

Mais, il faut souligner deux choses essentielles.

La riposte de l’URSS fut suivie du plus vil de tous les mensonges, de la plus basse de toute les propagandes, ignorant superbement plusieurs centaines de milliers de morts et de déplacés.

Le résumé par l’URSS de cette reprise en main, se passe de commentaire :

-1- Le 23 octobre, les « honnêtes » socialistes hongrois manifestèrent contre les erreurs commises par les administrations Rákosi et Gerő .

-2- Des hooligans fascistes, hitlériens, réactionnaires et contre-révolutionnaires financés par les impérialistes de l’ouest profitèrent du mécontentement pour organiser une contre-révolution.

-3- L’honnête peuple hongrois mené par Nagy appela les forces soviétiques (pacte de Varsovie) stationnées en Hongrie à aider au retour de l’ordre.

-4- Le gouvernement Nagy fut inefficace et fut infiltré par les éléments contre-révolutionnaires comme le prouve la dénonciation par Nagy du pacte de Varsovie.

-5- Les patriotes hongrois menés par János Kádár quittèrent le gouvernement Nagy et formèrent un gouvernement d’honnêtes Hongrois révolutionnaires paysans et ouvriers ; ce véritable gouvernement populaire demanda l’aide du commandement soviétique pour réprimer la contre-révolution.

-6- Les patriotes hongrois, soutenus par les Soviétiques, écrasèrent la contre-révolution.”

On retrouve les accents d’appel à “La honte” de Macron…. Non ?

Plus terrible encore, en Hongrie l’épuration qui suivit fût totale, emprisonnements, condamnations, exécutions, déportation, etc… fuite pour les plus chanceux.

Je crains pour nos gilets jaunes, qui déjà se rendent en entrant en discussion avec leurs ennemis aguerris, une fin du même tonneau.

Un renforcement du fisc et de l’URSSAF en guise de liberté, des contrôles encore plus ravageurs et iniques faisant mine de satisfaire la partie des Gilets Jaunes qui ne réclame pas la liberté mais simplement un Etat à leur service au lieu de celui des autres…

Une dérive économique résiliente liée à l’étatisme et aux pertes de liberté. Un grand gâchis quoi.

C’est cela que je crains, qui m’inquiète et me désole intensément.

J’ai peur d’avoir à vivre un grand regret et de ne pas connaître la liberté que fatalement la population française retrouvera un jour.

La Hongrie a recouvré la liberté démocratique en 1989, 33 ans plus tard, et sans le faire vraiment exprès. Sans noble révolte ou insurrection….

Aujourd’hui ses dirigeants sont parait-il des fascistes élus, où ça va se nicher…

Bien à vous. H. Dumas

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Demain : inquisition et épuration

Les gilets jaunes ont perdu. Bien que minoritaires ils portaient la souffrance et l’espoir de tout un pays. Ce n’était pas suffisant.

La souffrance et l’espoir sont le lot de toutes les populations sous le joug d’un despote, elles n’ont jamais permis seules de s’en affranchir.

L’échec tient à l’inculture politique et économique des gilets jaunes qui les a amenés inexorablement, d’abord à tirer dans tous les sens ne touchant le but qu’une fois sur mille, puis à des alliances circonstancielles inconvenantes faites d’ambitions encore plus despotiques que celles contre lesquelles ils luttaient sincèrement.

Le despote qui les tue, qui nous tue tous.

Disons pour simplifier qu’il s’agit de Bercy. De l’impôt, que ce soit sous la forme de sa nomination ou sous sa forme dissimulée que l’on appelle charges sociales.

L’impôt est un despote pour deux raisons, deux déviances entraînant des échecs économiques largement repérés, connus de nous tous, du monde entier.

Premièrement, l’impôt en France a une fonction de moteur électoral se traduisant par une redistribution sous forme d’avantages personnels ou collectifs prétendument indispensables et justes, en réalité simple achat de voix. Délit pénal accepté par la majorité qui est persuadée d’en profiter.

Deuxièmement l’impôt a aussi une fonction entrepreneuriale qu’il ne devrait pas avoir.

Basiquement l’économie répond à un processus très simple. D’abord un besoin générant une clientèle, puis des opérateurs sachant satisfaire ce besoin parmi lesquels la clientèle sera amenée à choisir les meilleurs. Ceux-ci devront gérer leur activité de telle sorte qu’elle leur apporte un gain tout en ayant un prix compatible avec les possibilités de la clientèle.

Les bases sont claires, liberté et responsabilité des choix pour les clients et les opérateurs. Alternance naturelle de réussites et d’échecs.

L’impôt entrepreneur sous couvert de l’Etat ne peut que paralyser l’économie puisqu’il va introduire par la force de la loi le monopole, qui va générer la dérive des prix, prendre le client en otage et éradiquer les responsabilités. Cela crée de fausses entreprises, immédiatement en faillite, ne devant leur survie qu’à l’impôt sollicité sans limite.

Échec et mat

L’impôt ainsi détourné de son but original devient un poids insupportable, il n’a plus de limite connue et maîtrisable. Il génère une souffrance économique et sociale qui l’entraîne à se maintenir exclusivement par la force, à l’exclusion de tout consentement.

C’est ici que le collecteur devient despote.

Les conditions de l’installation du despotisme sont connues. Il faut et il suffit de réunir en une même main les trois pouvoirs suivants : le législatif, l’exécutif et judiciaire.

Bercy a entre ses mains ces trois pouvoirs. Aucune loi au parlement ne peut se faire sans Bercy. L’exécutif est à ses ordres, Macron est un pur produit de Bercy. Le judiciaire est inexistant, juste capable d’un mur des cons tant sa liberté de jugement n’est plus qu’un lointain souvenir. Bercy est un despote.

Bercy répand la terreur. Notamment à travers le contrôle fiscal qui n’a rien à envier aux exactions du KGB à sa meilleure époque.

C’est cela que les gilets jaunes auraient dû cibler. C’est cette culture politique et économique qui leur a manqué.

La suite à venir

Les gilets jaunes ont tellement raison que les hommes de l’Etat ont eu très peur que le pays s’embrase. Ce n’est pas le cas.

Dans un premier temps, passé la peur, les hommes de l’Etat vont se draper dans leur dignité et punir lourdement quelques gilets jaunes pris au hasard pour l’exemple.

Puis immédiatement après ils vont assurer pour demain, mettre des garde-fous pour conforter leur pouvoir.

Toute révolte avortée conforte le pouvoir du despote, c’est aussi une règle connue et immuable.

Le despote assoit toujours son pouvoir sur une croyance, les croyants sont son armée.

Nous percevons aujourd’hui que la croyance moteur de Bercy est l’écologie climatique. Mais elle peine à convaincre. Elle est excessive et cela se voit.

Il suffit de regarder autour de soi pour apercevoir une éolienne dont plus personne n’ignore qu’elle ne fait pas d’électricité, qu’elle détruit et pollue durablement le paysage, qu’elle augmente exponentiellement la facture d’électricité de tout un chacun, qu’elle génère pots de vin et indélicatesses légales et financières. Que dire des voitures électriques, de l’agriculture biologique, machines à surenchérir les déplacements et la nourriture jusqu’à les rendre inaccessibles aux plus humbles.

Partout l’écologie climatique politique échoue.

Bercy qui s’appuie sur cette croyance pour taxer encore et encore, se trouve en situation de devoir l’imposer de force, donc de créer un tribunal d’inquisition pour condamner les hérétiques.

Macron annonce un “Haut conseil pour le climat”.

Traduisez une usine à gaz qui déterminera ce qu’il faut penser. Tous ceux qui ne penseront pas comme ce haut conseil l’aura décrété, seront des hérétiques.

Pas question alors de manifester ses idées, de saper les bases de l’excuse écologique climatique avancée pour lever des impôts encore plus destructeurs, encore plus mortels.

Que du bonheur pour le despote Bercy. En matière de climat celui qui possède la force impose ses vues. Que dire face au climat qui depuis des millénaires surprend toujours un peu plus. Même à quinze jours les climatologues sont incapables de prévoir quoique ce soit.

Le climat est la bonne croyance, aussi évanescente que Dieu, aussi présente dans les esprits et absente dans les faits. Le despote Bercy a encore de beaux jours devant lui.

Dommage pour les gilets jaunes, je les aimais bien. Ils n’étaient pas ce que les hommes de l’Etat et leurs communicants en ont fait en une semaine.

Bien à vous.

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Macron n’aboie plus, il dresse l’oreille et remue la queue mais il garde l’os.

Fait-il semblant ou y croit-il ?

Nous évoquons régulièrement ensemble ce qui aujourd’hui parait une certitude scientifique démontrée, que ce soit dans le passé par Mirabeau ou de nos jours par Yuval Noah Harary, et sans doute bien d’autres que je ne connais pas : “La croyance est le premier et essentiel acte de soumission, qui va permettre au despote de concrétiser son pouvoir à travers ses prédicateurs et ses soldats”.

Seul l’homme qui ne croit pas est libre.

Jusqu’à présent la croyance idéale, qui a traversé les siècles, est assez simple : dans l’au-delà un personnage nous surveille, ses représentants sur terre guident nos pas et, si nous obéissons, nous serons particulièrement heureux de mourir, sachant qu’après cette étape ingrate le bonheur nous attend.  Comme il faut bien passer le temps sur terre, la femme sera soumise. Globalement cela les arrange majoritairement, la soumission évitant de se coltiner la responsabilité de la vie. Les mecs sont ravis, c’est un problème en moins. Cette croyance est totalement dépassée, sauf chez nombre de musulmans chez qui elle a cours… et pas que, peut-être…

Les autres croyances, celles qui nous intéressent directement, sont plus difficiles à manier. Elles se veulent scientifiques, cartésiennes, mais aussi compassionnelles, une contradiction difficile à gérer.

Leur problème principal est que, contrairement à la première, elles peuvent être quantifiées. Enfin, elles prétendent pouvoir être quantifiées. Parce que, quand on rentre dans les calculs…. bonsoir. Les croyants et les non croyants de ces balivernes se jettent des chiffres à la figure, sans succès.

Mais, avec le temps plus besoin de chiffres, les résultats sont visibles sans calculette. Ainsi le communisme a-t-il fait la démonstration de son échec. Voilà une croyance qui n’a plus beaucoup d’adeptes. Reste cependant la concupiscence qui était son moteur, donc des résurgences pointent le nez ici ou là.

Nous arrivons à la nouvelle lubie : l’écologie. Dans la tête tout le monde y croit. Il faut dire que la combine est cimentée, qui voudrait mourir étouffé de chaleur ? C’est une rumeur torride.

Dans les faits c’est un peu moins le cas. La presse a beau s’ébaudir sur les épiceries collectives, la majorité fait ses courses au supermarché, un peu culpabilisée, mais sans plus.

Macron, despote plutôt sympathique, pas plus despote que les autres mais autant, a pris le pari de s’appuyer sur l’écologie pour établir son pouvoir, en réalité son pillage. Entendons-nous bien, le pouvoir n’a qu’une seule finalité : le pillage. Et cela depuis la nuit des temps. Tout le reste n’est que pipo.

Bercy, sa machine à piller, tourne à plein régime.

Soudain, ne pouvant plus payer la France se révolte, enfile les gilets jaunes, fort à propos obligatoires dans toutes les voitures donc sous la main.

Que fait Macron ? Il fait ce qu’il sait faire, il attise la croyance sur laquelle il s’appuie.

En aparté. Avez-vous remarqué la grandiloquence avec laquelle il a fêté la 14-18. C’est un signe. En effet si une épopée a été ridicule et dramatique c’est bien celle-là. N’oublions pas qu’à la suite d’une crise d’ego quelques personnages, se prenant au sérieux et se croyant au pouvoir grâce Dieu, ont décidé de se foutre sur la gueule par peuples interposés. Les quelques clairvoyants qui ont tout compris et pas voulu y aller ont été fusillés. OUI, FUSILLES.

Du bout des lèvres, un siècle plus tard, les descendants de ces despotes, conviennent que ce n’était peut-être pas très courtois…. Mais surtout, ils habillent l’escroquerie mortelle du vernis du courage, de la gloire, de la patrie, etc….

Où est la vraie vie, la liberté, l’amour du prochain, la famille, les amis, la curiosité des âmes et des cœurs, dans tout ce merdier.

Revenons à Macron.

Il va tenter Mardi de dresser les français contre les français. Débusqué dans son pillage, il ne peut plus aussi facilement qu’avant fusiller ceux qui ne veulent pas se soumettre au pillage de Bercy ou de l’URSSAF, bonnet blanc et blanc bonnet.

Il va sonner le rappel de ses troupes écologistes : “Regardez ces salauds de gilets jaunes qui ne veulent pas me donner tous leurs sous, à cause d’eux nous allons mourir étouffés”.

Il n’aura sans doute pas de succès, juste peut-être quelques gilets jaunes de plus écrasés par ses troupes de croyants. C’est dangereux le croyant, ça flingue facilement.

La ficelle est grosse.

Dans un premier temps il investit le terrain en plaidant pour des ateliers de réflexion dans lesquels il introduira ses affidés. Il espère noyauter la révolte.

Il remue la queue mais garde l’os.

Ne voit-il pas que plus personne ne peut payer ses impôts et ses charges. Que ce n’est pas d’éoliennes dont nous avons besoin, mais de liberté, de droit de propriété. Nous ne voulons plus de propagande, plus de leçon de morale au service de ses pickpockets.

Il n’est qu’une question : est-il lucide ou y croit-il lui-même ?

S’il est lucide tout n’est pas perdu. S’il est croyant, malheur à nous. Gilets jaunes protégez-vous, ne vous jetez pas dans les bras de pire. Gardez la tête haute, oui le pillage par Bercy est inacceptable, ne finissez pas en l’empirant.

Bien à vous. H. Dumas

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La violence est du côté de l’Etat

Ce matin je suis allé voir les gilets jaunes et je leur ai dit : “Faites vite une banderole et écrivez “La violence est du côté de l’Etat” sans quoi vous allez vous faire baiser”. Mon intervention n’a pas eu l’air de les passionner. Je n’ai pas insisté.

J’ai pensé à Mirabeau qui en 1778, enfermé par une lettre de cachet sollicitée par son père, analyse la violence de ce moyen de justice.

Il décortique le despotisme royal, considère que ce dernier ne peut s’exercer que par l’entremise de la croyance en Dieu dévoyée par l’église. Il oppose à ce pouvoir aveugle les droits naturels de l’homme à être libre et propriétaire de sa personne et de ses biens.

Il conclut cependant que le despote tenant évidemment son pouvoir initial du peuple, celui-ci lui fera fatalement payer ses injustices. Nous sommes plus de dix ans avant la révolution.

Mais il constate que globalement personne ne se révolte contre les lettres de cachet, qui sont pour lui le comble du despotisme, car ceux qui sont enfermés disparaissent de la société et sont oubliés par elle.

Le livre de Mirabeau est très instructif et si actuel.

Certes les lettres de cachet n’existent plus physiquement, mais elles ont été remplacées par les violences fiscales. Les fonctionnaires de Bercy, de l’URSSAF, peuvent éditer des lettres de cachet qui privent instantanément un citoyen de tous ses biens, donc de sa liberté.

Tout comme en 1778, ceux qui sont transformés en zombies par ces lettres de cachet fiscales disparaissent de la société et personne ne se soucie d’eux. Nous sommes bien placés ici pour le savoir.

Dans son ensemble la population trouve cela normal et même en redemande, jusqu’au jour où eux-mêmes ou l’un des leurs sont atteints.

L’originalité, pour l’époque, de l’ouvrage de Mirabeau est d’avoir compris que l’ordre établi par le despote n’est pas direct, naturel, qu’il passe d’abord par une croyance qui s’impose et annihile la capacité de réflexion des populations. Le despote s’impose au nom de cette croyance. A l’époque de Mirabeau cette croyance était organisée autour de l’idée de Dieu. Un Dieu à l’image un peu primaire que la science d’alors a terriblement bousculé, au point de libérer les pensées et entraîner la chute du despote.

Les choses n’ont guère changé, le despote qui nous enferme, qui nous détruit à loisir sur une simple dénonciation d’humeur, s’appuie aussi sur une croyance.

Jusque il y a peu, il s’agissait de l’égalitarisme.

Puis, enquête après enquête, il a bien fallu admettre qu’un siècle d’égalitarisme a débouché sur, parait-il, une société inégale comme il ne s’en n’était jamais vu.

Panique lors de la chute de l’URSS, l’égalitarisme n’étant plus crédible, comment continuer à exploiter les populations, car il n’était pas question pour les despotes de rendre la liberté au peuple. Qu’en ferait-il ?

La liberté, sachez-le, est un mot grossier, assimilable à l’horreur absolue. Heureusement, les hommes de l’Etat sont là pour vous éviter de vous y compromettre.

La nouvelle croyance est donc l’écologie. C’est aujourd’hui l’arme absolue des despotes. Cet ajustement fait, rebelotte, on casse les libertés, pour le bien de tous parait-il.

Revenons à nos gilets jaunes.

Ils sont la révolte. Une révolte vive, juste, mais épidermique, en réalité beaucoup plus profonde qu’elle ne le sait ou ne le croit elle-même.

Si profonde que les croyants sujets des despotes n’hésitent pas à écraser les gilets jaunes.

500 accidents !!! A-t-on déjà vu cela ? A-t-on vu des cheminots écrasés, des vignerons, des agriculteurs, des salariés en mal d’usines qui ferment, écrasés en cadence. Non, jamais.

Mais que font les gilets jaunes pour mériter une telle haine ? Rien.

Dommage, ils réagissent, se révoltent, violentent à leur tour. On peut les comprendre, mais ils ont tort en cette époque où une étude récente vient de démontrer que l’absentéisme salarial est la faute du patronat.

L’inversion des réalités est telle de nos jours que ce sont les gilets jaunes qui se révoltent contre les despotes qui vont passer pour des agitateurs, des provocateurs.

Nous ne sortirons pas du cercle vicieux de la réflexion et de l’action, les deux se suivent ou se précèdent mais ne marchent jamais au même pas.

Bien à vous. H. Dumas

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Gilets jaunes : Ces gens là sont dangereux !

Oui, ces gens là sont dangereux car ils mettent la France en état d’insurrection avec le blocage des routes, des dépôts pétroliers ….

Bien évidemment, je parle ici des vrais responsables de cette situation ; c’est à dire E. Macron, ses ministres et ses hauts fonctionnaires de Bercy !

De quoi s’agit-il exactement ?

Nous avons affaire à une jacquerie fiscale comme la France en a connu à plusieurs reprises dans son histoire ; ce qui prouve que le problème des impôts et de leur poids excessif est une question récurrente dans ce pays !

Les gilets jaunes n’ont pas nécessairement les connaissances pour raisonner à propos de la fiscalité d’un pays et son système de redistribution à la fois complexe et dispendieux …. On ne peut néanmoins pas leur retirer qu’ils ont compris que la fiscalité avait atteint un seuil intolérable et, qu’entre le climat et leur porte monnaie, ils ont choisi leur porte monnaie !

Le problème est que la voiture est lourdement taxée (ici) alors que la plupart des français n’ont pas le choix : ils doivent l’utiliser pour aller travailler, faire leurs courses dans des hypermarchés situés en périphérie, amener et aller chercher leurs enfants à l’école ; ce qui suppose un usage quotidien voire multi quotidien de la voiture !

Tout le monde n’a pas la chance d’habiter à coté d’une gare, d’une bouche de métro ou d’un arrêt de bus offrant une liaison directe … ou même de pouvoir aller à son travail à pied !

C’est donc la révolte d’une population qui ne voit que ses difficultés de fin de mois ; ce qui n’a rien de déshonorant. C’est juste du pragmatisme pour des gens qui gagnent souvent moins de 1.500 € par mois et qui joignent difficilement les deux bouts ; le véhicule à moteur diesel, surtout dans les modèles les plus anciens, tendant d’ailleurs à devenir un marqueur de pauvreté.

Le tabassage en règle de l’automobiliste ne peut pas constituer une fin en soi.

La liste des vexations commence à être longue entre les limitations à 80 kmh, le malus écologique sauf pour des voitures électriques hors de prix, les taxes sur les automobiles polluantes, le renforcement du contrôle technique en mai 2018 puis encore en janvier 2019, l’interdiction d’entrée dans certaines villes (vignette crit’air), l’augmentation conséquente du prix du carburant, le développement insensé et unique en Europe des radars routiers !

Clairement, avec l’accumulation des contraintes, l’utilisateur a le sentiment d’être piègé, de devenir une cible, un pigeon. La voiture est devenue un gisement fiscal inépuisable … sans autre solution que payer et toujours payer plus !

Là où le procédé est malhonnête, c’est que l’Etat a fortement incité, pendant des dizaines d’années, les français à acheter des voitures à moteur diesel et qu’aujourd’hui il a opéré un revirement complet et veut, pour des motifs auxquels le français moyen ne croit pas, forcer ces mêmes français à jeter leur voiture même si elle fonctionne parfaitement.

On parle d’obsolescence programmée en fustigeant le comportement des entreprises privées mais ici l’Etat organise ce phénomène d’obsolescence de manière massive car pourquoi jeter du matériel qui fonctionne parfaitement ; c’est un non sens économique pour un bénéfice écologique plus qu’hypothétique !

Les personnes concernées n’ont évidemment pas tardé à comprendre, même si c’est de manière intuitive, que les vraies raisons sont essentiellement fiscales … la transition énergétique, dont on ne sait où elle va nous mener, étant, pour l’essentiel, complètement inutile si ce n’est illusoire !

On s’agite beaucoup dans les hautes sphères à propos du réchauffement climatique.  Que le climat change, cela est certain, mais il a toujours varié au cours des âges. Le problème c’est qu’il n’y a aucune preuve de l’influence anthropique sur cette variation du climat et que tout ce qui nous est affirmé relève de la prophétie c’est à dire … de la religion.

En attendant, le gouvernement reste intransigeant. Il ne changera rien et ne veut rien entendre parce qu’il estime qu’ils sont ceux qui savent et que le peuple n’a qu’à obéir car il ne sait pas ce qui est bon pour lui. Alors, il menace puis minimise le phénomène avant de le dénigrer (ces beaufs qui roulent en diesel !) en se moquant de ce français moyen qui veut continuer à s’intoxiquer au diesel alors qu’on lui explique que c’est pour son bien que l’on veut l’empêcher de rouler avec sa voiture tandis que commencent à tourner en boucle dans les médias des images des violences intervenues sur certains points de blocage !

A la fin, tout en utilisant la solution de la prime fiscale qui doit permettre, dans le cadre d’un processus complètement aberrent, de financer des impôts par d’autres impôts, le gouvernement compte sur l’essoufflement de ce mouvement spontané et non structuré, sans interlocuteur institutionnel … ce qui n’est pas forcément un bon calcul car la Fédération des transporteurs routiers vient d’appeler ses membres à se joindre au mouvement !

Explications :

En fait, le gouvernement se trouve acculé à la plus stricte défensive pour deux raisons principales :

– s’il recule, ce sera la porte ouverte à toutes les revendications catégorielles et il ne pourra plus jamais faire passer quelque décision que ce soit,

– la raison essentielle de ces taxes n’a rien d’écologique ; elle est purement budgétaire et la meilleure preuve vient d’en être donnée. Le gouvernement, contrairement aux engagements pris, continue à « gratter » sur le budget de l’armée en lui laissant la charge de 400 millions € au titre des opérations extérieures, il veut aussi transférer 600 millions € du ministère de l’écologie vers le budget général et il vient aussi de faire voter en douce une augmentation de 40% des taxes sur les mutuelles de santé !

Les finances publiques sont extrêmement tendues ; ce qui aboutit à la question suivante : Comment faire rentrer le budget dans les clous afin de ne pas dépasser les fameux 3% de déficit alors qu’il faut déjà assumer la boulette électorale de la suppression de la taxe d’habitation ?

Faute d’une volonté de diminuer les dépenses publiques, en cas de suppression de quelque impôt que ce soit, il faut donc le remplacer par un autre dans le cadre d’un jeu à somme nulle qui consiste à faire payer quelqu’un d’autre !

Lorsque certains gilets jaunes demandent qu’on remette en place l’ISF plutôt que taxer le carburant, ils font évidemment le même raisonnement en sens inverse en demandant que l’impôt sur le carburant soit payé par d’autres !

Ce faisant, ils partent du principe qu’il est beaucoup plus commode que ce soient les autres qui paient les impôts !

Cette vision, qui n’est qu’une utopie, trouve sa source dans les politiques de redistribution des gouvernements français depuis 40 ans ! L’argent gratuit des autres reste encore une croyance profondément ancrée dans l’esprit de beaucoup alors que 57% des français ne paient pas d’impôt sur le revenu !

Le fond du problème est que la magie de l’Etat providence et de la redistribution a désormais atteint ses limites : l’Etat (en la personne de nos dirigeants et hauts fonctionnaires) a distribué l’argent qu’il n’avait pas et a creusé une dette gigantesque. Il est désormais en faillite alors que se profile l’augmentation prochaine des taux qui font faire exploser les budgets avec une dette qui va devenir complètement hors de contrôle. (ici) et (là) et encore ().

Ne restera alors plus que la spoliation pure et simple comme y songe actuellement le gouvernement italien (avec un emprunt forcé) alors que celui-ci est actuellement confronté à une situation catastrophique puisqu’il n’arrive même plus à placer sa dette (son dernier emprunt vient de faire un flop retentissant) ; ce qui va inévitablement provoquer une crise de confiance et une fuite des capitaux.

Les conséquences :

On connaît les travers de nos hauts fonctionnaires : à chaque nouveau problème un nouvel impôt. Seulement cette méthode a ses limites entre le risque d’une résistance fiscale et les promesses électorales d’E. Macron de ne pas créer de nouvel impôt !

Ne reste dès lors plus que l’augmentation des taxes sur les produits et services dont le français de base ne peut pas se passer (voiture, électricité, chauffage, complémentaires santé, …) … E. Macron et ses collaborateurs ont donc choisi de taxer ces postes parce que ce sont des dépenses contraintes (ici) et (là) permettant des recettes fiscales assurées en obligeant même les plus pauvres à payer des impôts !

L’autre voie serait l’augmentation de la TVA à 22 voire à 24% comme en Grèce ; augmentation à laquelle nous n’échapperons pas à terme compte tenu de l’évolution de la situation !

Jamais la France n’a autant dépensé, jamais les français n’ont autant payé d’impôts et jamais la dette publique n’a été aussi importante mais il n’est pas sûr qu’on puisse encore extraire beaucoup de jus du citron fiscal !

Or, cette expansion d’une fiscalité excessive pose deux problèmes insolubles :

– nul ne sait quand l’effet Laffer (ici) sera atteint car un impôt, même assis sur la consommation, reste un impôt qui ampute les revenus de tous les ménages qui le paient. Or, à poursuivre dans cette voie, on risque de provoquer une récession du fait d’un ralentissement brutal de la consommation avec des effets catastrophiques qui ne seront pas seulement la diminution des rentrées fiscales sur la consommation (TVA notamment) mais aussi des faillites d’entreprises qui provoqueront une augmentation du chômage ; laquelle a son tour entraînera une diminution des rentrées fiscales. Bref l’engrenage infernal ! C’est ce qui est arrivé à la Grèce avec un recul du PIB de 25% … ce qui n’est pas rien !

– l’UE va probablement entrer en récession au 3ème trimestre de l’année 2019 et cela va forcément avoir des répercussions catastrophiques sur notre niveau d’activité, déjà bien anémique, et sur notre niveau d’endettement alors que la BCE doit restreindre sa politique d’argent gratuit avec pour corollaire une hausse des taux d’intérêts … et, pour ce qui nous concerne, une nouvelle hausse des impôts pour faire face à la charge de la dette (qui culmine à 2.250 milliards € et 100% du PIB) avec l’éventualité d’en arriver à l’effet Laffer évoqué au dessus. Bref, là encore, l’engrenage infernal !

Le gouvernement sait, sans l’avouer, qu’il est sur le fil du rasoir et tous les éléments sont réunis pour provoquer, à brève échéance, une magnifique catastrophe même si nos technocrates ont mis en place un certain nombre de mesures destinées à limiter au maximum toute tentative d’évitement de l’impôt (prélèvement à la source de l’IRPP et de la CSG.)

Je le confirme : Ces gens là sont dangereux car 40 ans de persistance dans une politique de dépenses publiques irresponsable alliée au mensonge à propos d’un Etat nounou, protecteur et distributeur d’argent gratuit font que désormais les marges de manœuvre sont complètement nulles.

Les vraies difficultés sont devant nous et l’extorsion fiscale a encore de beaux jours devant elle !

Bien cordialement à tous !

 

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Le risque

La prise de risque est la base de toute action humaine. Sur ce point la ligne de partage est claire, il y a ceux qui prennent le risque et ceux qui le font prendre aux autres, par la ruse ou par la force. A contrario, l’absence de prise de risque, outre qu’il s’agit d’une vue de l’esprit, d’une abstraction, serait l’inaction totale.

Dans l’absolu, la vie est le risque, la mort l’absence de risque. Donc, tout être vivant, toute société, sont inévitablement en situation de risque.

Cette petite mise au point explique le fameux malaise de notre pays, qui peut se résumer en un affrontement entre ceux qui acceptent, volontairement, ou par la contrainte de la ruse ou de la force, d’affronter le risque et ceux qui ne rêvent que de l’esquiver.

Le risque n’a pas de valorisation sociétale avérée, là est le problème. Ne sachant s’il va être productif ou contre-productif, on évite d’en parler, de le quantifier, de l’estimer, puis d’en contrôler le résultat. Il fait partie de ces choses que l’on tait, comme la fortune ou la sexualité.

Vous imaginez bien que tous ceux qui sont en situation de risque, et qui n’en n’ont pas conscience, font les affaires de ceux qui refusent le risque. Alors pourquoi les éclairer sur leur vraie situation. Au contraire, toute l’astuce va consister à leur faire croire qu’en prenant des risques ils ne font que flatter leur ego, ainsi ils tirent la charrette, comme des bœufs qu’ils sont, au profit de ceux qui ne prennent aucun risque.

Commencez-vous a suivre ce que je voudrais expliquer, qui n’est pas si facile ? Je rame un peu.

J’ai pris des risques toute ma vie, souvent un peu inconsidérés. J’ai toujours été, plus ou moins, le jouet de ceux qui en profitaient. J’en ai conclu que c’est incontournable.

Il y a maintenant plusieurs dizaines d’années que le sport national est de trouver pour chacun une situation avec un risque minimum, presque nul, fonctionnaire pour résumer.

Tout cela n’a un sens que pour autant que d’autres acceptent de prendre les risques sans trop en avoir conscience, donc en y trouvant plus ou moins leur compte, l’intérêt anesthésiant la méfiance, ou la connivence réduisant le différentiel apparent des positions.

Oui mais voilà, le coût social des esquiveurs du risque est devenu insupportable pour les preneurs de risque.

Je ne crois pas que ces derniers en aient eu réellement conscience autrement que par la surprise qui a été la leur de ne pas obtenir le retour qu’ils espéraient de leur prise de risque. Cela du fait du coût, devenu exorbitant, de l’évitement des autres. Il est devenu urgent, voire vital, pour les passifs du risque d’expliquer aux actifs que leur prise de risque ne vaut rien, bien plus qu’elle est un danger, qu’elle est nocive.

Jusque il y a peu, les esquiveurs ont utilisé une énorme ficelle à ce sujet pour duper les risques tout. Ils sont arrivés à les persuader que leur prise de risque ne peut avoir aucun avantage en retour pour eux, car elle-même faisait courir un risque global sur tout le monde, y compris sur ceux qui ne prennent pas de risque par sagesse.

La ficelle est climatique. Depuis des milliards d’année la terre et son climat sont hostiles aux hommes. Il y a peu de chance que cela change. Il est même possible qu’un jour la terre ne soit plus compatible pour les hommes, qu’alors elle anéantira. Elle s’en fout la terre des hommes et autres petits vermisseaux qui rampent sur son sol.

Il est facile de culpabiliser les preneurs de risque en leur imputant les soubresauts à venir de la terre et de son climat, il y en aura inévitablement.

Soudain, les preneurs de risque ne trouvent plus leur compte et râlent. Fort, comme des preneurs de risque. Ils ne croient plus à la fable climatique.

Voilà où nous en sommes.

Cependant, la prise de risque est inévitable, pace que nécessaire à la vie, même si les planqués la déclarent vulgaire pour ne pas avoir à la prendre.

Les planqués du risque, comme les soumis en politique, sont en réalité ceux par qui le malheur arrive. Les preneurs de risque sont effectivement un peu dangereux, comme les chauffeurs et leur nitroglycérine dans le Salaire de la Peur.

Il vaudrait mieux les respecter, accepter qu’ils puissent jouir du fruit des risques qu’ils prennent quand ceux-ci réussissent, plutôt que de les déposséder de ce fruit. C’est maladroit.

Ce qui est amusant c’est de voir l’admiration béate des infirmes du risque envers les preneurs de risque gratuit, du genre saut à l’élastique ou course dans les montagnes, etc… pendant qu’ils stigmatisent les preneurs de risque économique, aux crochets desquels ils vivent sans vergogne.

Quels que soient les excès auxquels nous allons assister, il ne faudra pas oublier que ce seront les intellectuels, esquiveurs de risque, qui porteront la responsabilité du carnage à venir, de la misère qui nous attend.

Ceux qui refusent le risque sont haïssables, encore plus lorsqu’ils ne respectent pas ceux qui en prennent.

Bien à vous. H. Dumas

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Olivier Babeau – 9ème Weekend de de la Liberté à Dax (vidéo)

Olivier Babeau est le Président-Fondateur du think tank : INSTITUT SAPIENS.

Il a une vue incisive de la dette et une passion réfléchie et apaisée pour le libéralisme.

L’écouter est un plaisir

Bien à vous. H. Dumas

 

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MACRON LE PRÉSIDENT DU DÉSORDRE

C’était inévitable.

Le 4 Juin 2017 j’écrivais sur ce blog “De Gaulle, Macron, la guerre civile”.

Nous y sommes aujourd’hui. Le quiproquo entretenu par Macron avec les français pendant la campagne des élections présidentielles, en leur laissant croire qu’il était à l’écoute des problèmes de chacun et capable de les résoudre, ne pouvait que mal finir tant ces problèmes sont inconciliables.

Mais, souhaitant uniquement être élu, il ne pouvait pas afficher une prise de parti franche, il n’aurait pas été élu. Il a préféré laisser croire à chacun qu’une fois élu il agirait pour eux.

C’est ainsi que certains ont cru qu’il pillerait définitivement le capital au profit des abonnés aux mamelles de l’Etat, d’autres au contraire qu’il contrôlerait ces derniers et privilégierait les apporteurs de richesses. Il n’a fait et ne pouvait faire ni l’un ni l’autre.

La tension a augmenté entre ces deux tendances.

C’est le clash.

Les gilets jaunes sont le bras armé de ceux qui ont la certitude que ce sont eux qui travaillent à outrance et prennent les risques pour finalement être tondus au profit d’assistés ou de dilettantes payés à ne pas faire grand-chose, le tout hypocritement déguisé en protection de l’environnement.

Peut-on leur donner tort ?

Peut-on les critiquer de refuser l’impôt dévastateur, qui les ruine, les use et finalement les tue ?

Rappelons-nous 1789, révolution enclenchée pour des motifs fiscaux, amplifiée par un Etat ayant complètement perdu de vue sa mission, sa relativité, se prenant au sérieux, incapable de modérer ses exigences et de comprendre sa dépendance aux hommes qui l’ont généré pour les servir.

A cette époque, le fond de l’affaire était lié à l’église qui permettait la mise en coupe réglée de la population en imposant un dogme de soumission par la religion, la croyance aveugle, de moins en moins crédible au fil du temps.

Le carnage fut général.

En Août 1795, la convention essaie de mettre de l’ordre après six ans de guerre civile et d’assassinats qui ont fait suite aux rêves de liberté des hommes de ce temps-là.

Sa mise en place le 22/08/1795 est précédée d’une Déclaration des droits et des devoirs de l’homme et du citoyen. On en parle peu, pas assez Jacobin sans doute, mais cette déclaration inclut la devise suivante “liberté, égalité et propriété”.

Il faut noter que ce n’est que le 14 Juillet 1880, après des usages épisodiques précédemment, que la célèbre trilogie “liberté, égalité, fraternité” est adoptée par la république française.

“Fraternité” est un joli mot. Sa dimension d’amour pur, familial, est à relativiser. La plus grande partie des crimes, viols et escroqueries se font en famille, ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les statistiques. La famille c’est très beau comme concept, mais hélas souvent terrible comme réalité.

Le socialisme naît vers 1820, le communisme vers 1840, en 1880 le mot “fraternité” désigne déjà l’égalitarisme porté par ces deux croyances. Il remplace donc le mot pragmatique et rationnel “propriété”, cela change tout. Le concret laisse sa place au profit de l’abstrait.

L’égalitarisme ne va pas cesser depuis lors de tisser sa toile et d’étouffer la “liberté”, tout en inversant irrémédiablement la signification initiale du mot “égalité”.

Nous en sommes là. Les dégâts sont si profonds que notre société n’est plus viable, elle s’écroule donc puisque non réformée et peut-être non réformable.

Le bal funeste est ouvert par les gilets jaunes.

Il n’est pas douteux que c’est la pression fiscale qui les anime, que c’est Bercy le grand fautif. Même si, parmi eux, nombreux sont ceux qui vivent de l’Etat, comme la majorité du pays. Cette situation ne peut que mener à la faillite et il se trouve que symboliquement le prix du fuel est justement la marque de cette faillite.

L’affaire est lancée, elle ne s’arrêtera pas.

Les gilets jaunes ont leurs martyrs, un mort et des centaines de blessés, leurs ennemis se mettent en ordre de marche, le conflit s’installe. Rien ne l’arrêtera. Certains diront que c’est le “printemps de la France”.

Il est peu probable que la violence s’estompe, au contraire.

Pour que la violence s’arrête, il faudrait que les gilets jaunes prennent une posture purement intellectuelle, qu’ils prennent du recul tout en restant incisifs.

Par exemple, qu’ils reprennent l’action que j’avais engagée il y a plusieurs années, mais où je suis resté désespérément seul.

J’allais, tous les deuxième Jeudi du mois à Bercy, et là je ne manifestais pas, je me recueillais sur les lieux de la disparition de mon argent, de mon travail, de ma propriété. Je responsabilisais et culpabilisais Bercy sans violence.

Si, chaque fois, j’avais été plusieurs milliers, alors que j’étais seul, tout aurait changé, car tout peu changer sans violence, mais…. c’est un état d’esprit. Je ne le sens pas ici.

Quoiqu’il en soit, Macron ne peut pas reprendre la main, parce qu’il est en faillite et qu’il le cache, alors qu’il le sait pertinemment.

Tout le monde a hâte d’en découdre, les pilleurs et les pillés étroitement mêlés mais qui vont devoir choisir leur camp.

Ce sera l’horreur, hélas il n’est pas d’autre voie, la démocratie ne permet pas d’autre solution, puisque pour agir il faut être élu et que personne n’a la majorité nécessaire.

Joyeux Noël. Bien à vous. H. Dumas

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Le gouvernement …. ment !

Nous savons que la sincérité n’est pas le fort des politiciens mais il se trouve que, ces derniers temps, le gouvernement met, si l’on peut dire, les bouchées doubles puisque j’ai relevé pas moins de 10 mensonges qui tournent en boucle dans les médias subventionnés servilement au service du pouvoir.

Heureusement que le gouvernement a fait voter une loi sur les fake news … mais il est vrai que cette loi est surtout destinée à empêcher la circulation de fausses informations qui ne seraient pas de son fait !

Ces mensonges portent sur ce que l’on appelle la fiscalité comportementale c’est à dire la mise en place d’impôts sous le fallacieux prétexte d’orienter le comportement des français avec des effets collatéraux non négligeables et le meilleur exemple qui nous soit donné en ce moment est la fiscalité écologique.

1er mensonge :

Le pouvoir, par un retournement spectaculaire et après avoir incité les français pendant des dizaines d’années à acheter des voitures à moteur diesel, a brutalement décidé que le diesel était l’horreur absolue.

La vérité est que cette affirmation est faite au mépris d’une réalité technologique établissant que les moteurs diesel à la norme Euro6 ne polluent désormais pas plus que les véhicules à essence sans plomb (au prix il est vrai d’une complexification technologique pouvant faire douter de la fiabilité de ce type de motorisation).

On incite donc les consommateurs à s’orienter vers des véhicules soit électriques soit à essence au nom d’une désormais trop fameuse transition énergétique.

Le problème est que personne ne sait où nous mènera cette politique car on nous parle de transition sans nous dire vers quoi ? Il semblerait que, pour beaucoup de français aux revenus modestes, ce soit purement et simplement vers un monde sans voiture du tout … faute d’avoir les moyens de suivre financièrement la surenchère fiscale engagée de manière idéologique par le gouvernement.

2ème mensonge :

On nous annonce que le monde court à sa perte avec une augmentation de la température terrestre qui va entraîner des catastrophes climatiques ; notamment en affirmant comme certitudes de simples hypothèses qui ne sont absolument pas vérifiées scientifiquement !

Ce faisant, on s’en prend à la voiture qui est le bien matériel le plus répandu au sein de la population française en oubliant un peu commodément que la voiture n’est pas le seul pollueur. Il faudrait aussi savoir ce que l’on entend par pollution alors que le malus dit écologique est calculé sur les seules émissions de CO2.

Or, le carbone est indispensable à la vie terre car les plantes convertissent le CO2 en matière organique grâce à la photosynthèse et au pliocène (-2.5 à -5 mds d’années) le taux de CO2 dans l’atmosphère terrestre était bien plus élevé qu’aujourd’hui … ce qui n’a pas porté préjudice de quelque manière que ce soit à la terre !

Nous ne sauverons pas la planète car il s’agit là d’une affirmation bien présomptueuse quant à la capacité de l’homme d’interférer sur le climat à l’échelle d’une planète et il ne fait aucun doute que la terre survivra à l’homme !

La vérité est que le réchauffement climatique et l’influence anthropique ne sont que des élucubrations destinées à culpabiliser la population et la rendre malléable et réceptive aux injonctions, notamment fiscales, du gouvernement !

3ème mensonge :

Le gouvernement ne cesse de nous asséner qu’il faut changer de comportement et freiner la consommation d’énergies fossiles pour sauver la planète (encore).

Eric Verhaeghe, sur son site (ici), a fait l’effort de rechercher dans la comptabilité publique les données concernant la consommation de carburant et, stupeur, elle baisse depuis plusieurs années au rebours de la version officielle car les français roulent moins et parce que les voitures, bien que leur nombre soit en augmentation, consomment de moins en moins.

La vérité est que l’augmentation de la fiscalité est avant tout destinée à sauver des finances publiques en piteux état et que l’Etat compense la baisse de rentrées fiscales sur les carburants par une augmentation de la fiscalité qui leur est appliquée.

L’argument de l’incitation est un pur mensonge et stigmatiser exclusivement les voitures relève donc de la manipulation pure et simple. La transition énergétique n’est qu’un prétexte fallacieux : les vraies raisons sont les nécessités budgétaires !

4ème mensonge :

On vous explique que le moteur diesel est très dangereux pour la santé car il émet des particules fines et des oxydes d’azote et qu’il faut donc s’orienter vers des voitures à essence ou électriques qui seraient « écologiquement responsables ».

Le problème est que toutes les voitures polluent, quel que soit leur mode de propulsion, notamment par le biais de l’abrasion des routes, des pneus, des plaquettes de frein … sans compter leur recyclage en fin de vie et ici nous touchons du doigt la question du recyclage à terme de millions de batteries au lithium. Il n’est pas inutile de rappeler qu’il s’agit d’un métal extrêmement toxique utilisé dans l’énergie nucléaire (on transmute de lithium en tritium dans le cadre de la fusion et on l’utilise dans la bombe H).

Certes les voitures polluent mais ce faisant le gouvernement oublie de parler du chauffage domestique, de l’industrie (sidérurgique ou chimique), des avions, des cargos et paquebots de croisière, des centrales thermiques, de l’agriculture (engrais et pesticides).

Enfin, il faudrait s’entendre à propos de ce qu’on appelle pollution surtout lorsque l’on parle d’émission de gaz carbonique (CO2) qui n’est pas un polluant ; bien qu’il soit un gaz à effet de serre tout en rappelant que la vapeur d’eau est encore plus à effet de serre !

5ème mensonge :

On vous propose d’acheter, moyennant une prime, une voiture électrique qui coûte au minimum 50% plus cher à l’achat qu’une voiture thermique pour faire, au mieux, moitié moins de km.

Le problème c’est qu’on ne vous dit pas tout …

Si vous désirez une voiture électrique vous pouvez vous orienter vers la Renault zoé vendue 23.600 € sans batterie avec un contrat de location de 69 € par mois ou 32.500 € avec la batterie en pleine propriété ; ce qui nous met la batterie à 9.000 € soit 6.000 litres de carburant à 1.50 €/litre ou encore 100.000 km à raison de 6 litres au 100 km. Or, on a oublié de vous dire que la batterie, certes, coûte moins cher à recharger mais qu’elle a une durée de vie limitée à 500 cycles (charge/décharge) ; ce qui limite sa durée de vie à 2 ans d’utilisation. Il n’est pas sûr que le consommateur, en dépit de la prime, puisse s’y retrouver financièrement.

Par ailleurs, si vous vous orientez vers une voiture à essence vous allez découvrir que vous consommerez environ 50% de plus qu’avec un diesel ; ce qui fait que l’Etat va évidemment encaisser 50% de taxes en plus. L’incitation fiscale vers l’essence est en fait très intéressée puisqu’elle rapporte plus de taxes ; compte non tenu du fait que l’Etat encaisse aussi la TVA à 20% sur chaque véhicule neuf vendu du fait des contraintes imposées aux consommateurs.

6ème mensonge :

Le gouvernement n’hésite à affirmer que si le prix du carburant ne diminue pas malgré la baisse du prix du baril de pétrole brut c’est que les pétroliers et les distributeurs (et surtout la grande distribution) s’en mettent plein les poches sur le dos des pauvres français ! Il n’hésite pas d’ailleurs à déclarer régulièrement qu’il va convoquer les professionnels pour leur taper sur les doigts !

La vérité est que le prix du carburant est composé de 70% de taxes et que le prix réel du produit ne représente que moins d’un tiers (28,3%) soit 0.50 € sur un total de 1.50 €. Cela signifie que toute variation du prix du brut doit être divisée par 3 pour connaître son incidence réelle sur le prix du litre du carburant à la pompe !

Dans ces conditions, dans la mesure où la variation du prix du pétrole ne peut s’impacter que sur un tiers du prix final, elle reste forcément très faible puisque les 1 € de taxes ne diminuent évidemment jamais ! Cela explique évidemment pourquoi la baisse du prix final est toujours très faible !

7ème mensonge :

Benjamin Griveaux vient d’affirmer que l’argent prélevé au titre des taxes allait bien à la transition écologique.

On sait malheureusement que c’est faux puisque l’argent de la transition écologique va au budget général de l’Etat dans un rapport de l’ordre de 80% !

8ème mensonge :

Pour justifier sa politique fiscale désavouée par les français, Madame Emmanuelle Stoléru épouse Wargon et ci-devant secrétaire d’état à l’écologie n’a pas hésité à se mettre en scène pour affirmer que le diesel tue 38.000 personnes par an.

Le problème est qu’il s’agit là d’une affirmation au doigt mouillé ne reposant sur rien d’autre que des évaluations fantaisistes !

Le diesel est sûrement toxique mais probablement pas plus que les autres carburants et surtout pas plus que le kérosène ou le fuel lourd des bateaux de commerce (lequel est un déchet pétrolier visqueux qui doit être réchauffé à 135° avant d’être injecté dans les moteurs des cargos) qui eux ne sont pas taxés et à propos desquels Madame Wargon n’a visiblement rien à dire !

9ème mensonge :

Selon la version officielle : « Quiconque a envie d’acheter une voiture à 5.000 € n’aura que 1000 € à sortir de sa poche après que la subvention eut été doublée en passant de 2.000 à 4.000 € ! ».

Le premier problème est qu’une voiture décente et récente (pour être vraiment moins polluante), pour une famille ordinaire de 4 personnes, ne coûte pas 5.000 € !

Par ailleurs, à propos de cette prime à la casse ou à la reconversion, même poussée à 4.000 €, il faut savoir que l’Etat met des mois à la payer et qu’il compte en fait sur les constructeurs pour en faire l’avance (au motif que l’incitation leur bénéficie puisqu’ils vendent des voitures en plus); ce qu’ils ont fait jusqu’ici tout en ayant déclaré qu’ils allaient cesser cet accommodement un peu trop facile pour l’Etat.

Non seulement l’Etat ment et manipule mais il est aussi un mauvais payeur !

10ème mensonge :

La fiscalité comportementale prouve surtout la rapacité d’un Etat prêt à taxer tout ce qu’il peut taxer : cigarettes, alcools, sodas sous des prétextes de santé publique alors qu’il sait que ces produits sont consommés dans le cadre d’une addiction ou d’habitudes alimentaires et que leur consommation ne diminuera pas malgré l’augmentation du prix.

C’est donc tout bénéfice pour l’Etat qui, au passage, se donne bonne conscience et couvre sa prédation sous les habits de la morale et du souci de la santé publique !

Evidemment, c’est la même chose pour les voitures à moteur diesel car les hauts fonctionnaires de Bercy savent qu’ils ont affaire à un marché captif de 15 à 20 millions de véhicules qui vont rouler encore au moins 10 à 15 ans. Là encore l’augmentation des recettes est assurée compte tenu du fait que la voiture constitue pour 80% de la population un usage nécessaire (c’est une dépense contrainte).

En conclusion :

Les français n’accordent désormais plus aucun crédit à E. Macron et son gouvernement car, ce qu’ils voient, c’est que les impôts augmentent sans arrêt, leurs revenus stagnent, leurs dépenses contraintes augmentent et … tous les ans c’est toujours pire avec le sentiment qu’on va dans le mur à terme (ce qui est d’ailleurs une réalité) !

Ces français moyens, dont les budgets se tendent de plus en plus, ont aussi le sentiment que la hausse du coût d’usage de la voiture constitue quelque chose d’insignifiant pour des élites grassement payées qui ne subissent pas les mêmes contraintes notamment parce qu’elles profitent de nombreux avantages (voitures de fonction, allocations diverses) !

Le gouvernement fait donc face à un raz le bol général vis-à-vis de la pression fiscale et comportementale entre le prix du carburant, les limitations de vitesse à 80 km/h, le malus écologique renforcé (au-delà de 117 g/km), le nouveau durcissement du contrôle technique dont les véhicules diesel vont encore faire les frais à partir de janvier 2019 (avec contrôle de l’opacité des fumées et une facture finale qui pourra être salée puisque portant sur les injecteurs, le turbo, la vanne EGR). Selon Autoplus, 15 millions de voitures sont concernées.

Macron, lors de son entretien télévisé sur le porte avion Charles de Gaulle, a fait un mea culpa purement médiatique en affirmant «Je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants» et à propos de la fameuse transition énergétique « C’est un vaste programme, mais il requiert la mobilisation de toute la nation. J’aurai besoin de vous. » tout en agitant le spectre du désordre avec le message subliminal qu’il ne faut surtout pas manifester le 17 novembre contre le gouvernement et sa politique courageuse !

Ce faisant, E Macron n’a pas compris qu’il se heurtait aux français de base, apolitiques, hors des partis et des syndicats ; tout comme il n’a pas compris que la résistance à la prédation d’un Etat insatiable fait partie des droits du citoyen car il ne faut évidemment pas compter sur  les politiciens, syndicalistes et autres pour remettre en cause un système dont ils sont les premiers bénéficiaires !

Devant la menace de troubles incontrôlables, le gouvernement essaie de rétro pédaler sans donner toutefois l’impression de capituler (fort de l’exemple catastrophique du précédant Hollande) en annonçant des « mesures d’accompagnement » qui ne seront pas autre chose qu’une abominable usine à gaz.

Ce faisant, E Macron ne fait pas autre chose qu’adopter la stratégie de l’évitement pour essayer de désamorcer l’affrontement frontal qui risque de cristalliser les oppositions en utilisant la stratégie de la carotte et du bâton (E. Philippe et Chr. Castaner menacent – les blocages ne seront pas tolérés) et Macron essaie de trouver un argumentaire plus consensuel.

Les membres du gouvernement se partagent désormais les rôles ! Nous avions le bon flic et le méchant … désormais nous avons le bon président et les méchants ministres !

C’est sûr, nous avons fait un grand progrès dans la communication politique. Malheureusement le mensonge est devenu le mode ordinaire de gestion du pays.

Bien cordialement à tous !

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Les privilèges des lèche-cul

Mirabeau, dans son étude sur les lettres de cachet (1778), adopte la théorie des privilèges naturels.

Sa position est symbolique de la pensée qui permit la révolution de 1789. Le peuple s’est alors révolté pour le pain et contre l’impôt, il est descendu violemment dans la rue, mais en arrière-plan étaient les intellectuels qui réclamaient la liberté. Sans eux il n’y aurait eu qu’une émeute, avec eux il y eut la révolution.

Les penseurs de l’époque étaient, pour leur majorité, arrivés à la conclusion que les injustices naturelles liées à la liberté, et à son expression pratique la propriété, sont plus supportables et plus constructives que celles qui sont liées au droit de la force, représenté alors par le roi se prétendant l’Etat. Ils étaient libéraux. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en est la preuve absolue.

En préalable, confirmons que l’Etat n’existe pas. Ce n’est que le nom donné à la force captée exclusivement par quelques-uns à leur profit, quelque soit l’excuse avancée.

Aux questionnements sur le sujet j’ai déjà répondu que la problématique n’est pas de savoir s’il faut un peu ou beaucoup d’Etat, pas plus qu’il n’est utile de savoir s’il faut un peu ou beaucoup de père Noël. La réalité est que pas plus que de père Noël il n’est d’Etat.

Avant Mirabeau, en 1576, Etienne de La Boétie s’étonnait de la servitude volontaire des hommes face au pouvoir de la force, à la dictature.

Un sujet très actuel. Pourquoi les hommes sont-ils majoritairement soumis ?

Tout simplement parce que la soumission est plus confortable. Elle vous place du côté du pouvoir. Pour peu que vous ayez des prédispositions à lécher le cul des puissants, une fois soumis vous pouvez grimper dans la hiérarchie de la force et disposer vous-même de cette force. Ceux qui prétendent représenter l’Etat n’existent que par le nombre des soumis s’inclinant devant eux, partageant la force avec eux.

Remarquons que la conclusion qui s’impose est que ce sont les soumis le véritable danger, ce sont eux les bolcheviques, les nazis, les fascistes, etc… Seul, le déposte n’est rien.

A son stade ultime le soumis va devenir délateur, c’est son destin, il ne peut y échapper. Là, attention, le danger se précise, la violence qui tue n’est pas loin.

Voyez les notaires, les banquiers, anciennement vos confidents, qui se sont soumis et qui aujourd’hui ont l’ordre de vous dénoncer. Tout à fait récents et dans la même situation : Airbnb, Le bon coin, etc… demain Facebook, Instagram, etc…

Il est donc plus simple et plus rapide d’être soumis que libre.

Sauf que la soumission n’a pas de limite et se retourne inévitablement un jour contre le soumis, qui trouvera plus soumis que lui pour le dénoncer et prendre sa place.

Il n’est pas douteux que ceux qui se prétendent aujourd’hui l’Etat sont des despotes, attaquent nos libertés fondamentales, n’ont peut-être aucune lucidité de leur condition mais ce n’est pas sûr.

Ils sont prêts à tout, y compris à agiter la folie écologique pour entraver nos libertés qu’ils craignent, qu’ils voient comme un obstacle à leur pouvoir, dont le développement par le net les panique.

S’il fallait une preuve à la folie écologique, il suffirait de se pencher sur le scandale des éoliennes qui ne font pas d’électricité, défigurent le pays, sont exclusivement un outil de propagande et de rémunérations plus que limites.

Tout cela nous mène au diesel, à la manifestation du 17 Novembre.

Comment ces hommes de l’Etat peuvent-ils nous foutre sur le dos les prétendues conséquences maléfiques des moteurs diésel qu’ils nous ont imposés à force de discours et d’avantages fiscaux, alors que nous roulions préalablement tous avec des moteurs à essence ?

S’ils avaient un peu de pudeur, ils nous changeraient gracieusement tous nos moteurs, comme le font les constructeurs lorsqu’ils se trompent.

Au lieu de cela ils nous taxent, bon… en même temps, où trouveraient-ils les fonds pour nous dédommager : dans nos propres poches !!!

A juste titre certains français rechignent et prétendent manifester. Je n’irai pas.

Je n’irai pas car je ne sens pas derrière l’idée de manifester un engagement construit sur la liberté, la revalorisation du mérite, la lutte contre la soumission, contre le scandale des atteintes profondes à notre droit de circuler librement

Je ne vois qu’un discours de soumis, étonnés de devoir l’être un peu plus, souhaitant juste que la soumission soit davantage partagée, en réalité supportée par d’autres qu’eux.

Je ne sens pas, comme pour ceux qui luttent contre la Sécurité Sociale (bonjour Claude), une vraie réflexion sur la liberté d’entreprendre, de casser la soumission, de retrouver la liberté, la concurrence, d’être résistant et courageux.

Je ne vois pas l’intérêt de discourir du coût du mazout face au scandale que constitue la volte-face des tenants du pouvoir et à l’escroquerie de l’écologie politique.

Il manque la dimension à l’intention. Ce n’est qu’une petite émeute conjoncturelle de soumis passifs. Le combat à mener pour retrouver la liberté vaut mieux que ça et supposerait un accompagnement des intellectuels.

Or, force est de constater que la pensée dominante actuelle est à un peu plus de soumission, notamment à travers l’écologie, et à encore moins de liberté. Je ne peux y souscrire.

Bien à vous. H. Dumas

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l’Etat infaillible qui ne cesse de se tromper

Qu’un homme jeune comme Macron, intelligent au-dessus de la moyenne, nous fasse ce cinéma sur grand écran pour le centenaire de la guerre de 14-18, celle que préférait Brassens, est rédhibitoire pour moi.

De cette guerre il n’est aucune gloire à tirer, juste le constat que ceux qui prétendent représenter l’Etat sont capables des pires meurtres, des pires tromperies, que la moindre des choses serait pour leurs successeurs de s’excuser platement, de jurer de ne pas recommencer, et de le prouver par exemple en allant de Paris à Versailles torse nu en se flagellant, tous réunis, les 60 chefs d’Etat qui sont à Paris en ce moment.

Vous l’avez remarqué, ce n’est pas à l’ordre du jour. Dans ces conditions, comment et pourquoi avoir confiance en eux ?

Car, tout à fait entre nous, l’Etat ça n’existe pas, mais alors pas du tout.

L’Etat, ce n’est ni Louis XIV qui pourtant le criait sur tous les toits, ni Staline, ni le peuple qu’il est à la mode aujourd’hui d’appeler à la rescousse, ni De Gaulle qui nommait l’Etat La France pour se démarquer, ni Mao, ni vous, ni moi, encore moins Macron même s’il serre les fesses pour avoir l’air sérieux sur les marches de son château parisien, pas plus Mélenchon quand il déclame qu’il ne faut pas le toucher car il est un représentant de l’Etat.

L’Etat n’existe pas, c’est une abstraction, une supercherie.

Ce qui existe c’est la captation de la force par un groupe d’individu, selon les méthodes les plus brutales ou les plus sophistiquées, qui vont du coup de force fomenté par des voyous à la démocratie qui vise à faire croire aux couillonnés qu’ils ont décidé de leur plein gré de l’être.

Une fois la force en main, chaque mythomane qui se croit ou se prétend représentant de l’Etat n’a de cesse de prendre une part de notre liberté individuelle, la plus grande possible, pour nous dominer et se maintenir aux commandes du fameux Etat inexistant.

Et ça marche. Tout le monde fait mine de croire que l’Etat existe, certains même le croient vraiment. Evidemment pas ceux qui prétendent le représenter, qui savent parfaitement qu’ils ne représentent rien du tout, qu’ils ne sont que les bénéficiaires d’une croyance entretenue avec soin par eux, leurs prédécesseurs et leurs successeurs.

Il y a un inconvénient à représenter l’Etat — qui n’existe pas — c’est de se retrouver responsable de tout ce qui va mal, puisque l’on a au préalable prétendu avoir — en tant qu’Etat — un pouvoir sur le déroulement de la vie du groupe.

C’est là que la démocratie est avantageuse pour les escrocs prétendant représenter l’Etat inexistant.

En effet, le roi, le grand timonier, le petit père du peuple, le guide spirituel, voir le simple dictateur, appelons-le comme vous le voulez, vont museler les mécontents, les éliminer d’une façon ou d’une autre, jusqu’à ne plus avoir qu’une population de contents. Le sang va couler visiblement.

Tandis que le démocrate va vous faire croire que c’est vous l’Etat, qu’il ne fait qu’appliquer vos décisions. La ficelle est grosse, mais comme l’Etat n’existe pas, pourquoi ne serait-il pas vous ? Il en est pour le croire.

Alors, cent ans après la boucherie de 14-18, aucun respect pour l’Etat, juste toutes les larmes de notre corps en souvenir de ce gâchis. Elles ne feront pas revenir les malheureux que les chefs d’Etat ont amené à l’abattoir, mais elles prouveront que l’on souffre de leur douleur, même cent ans plus tard.

Qu’ils sachent, du fond de leurs tombes, que nous ne sommes pas dupes, que nous sommes lucides, que les simagrées des chefs d’Etat — donc chefs de rien — qui s’épanchent hypocritement sur le carnage de leurs prédécesseurs pendant que leurs mains sont souillées de leurs carnages actuels, ne nous impressionnent pas.

Lentement mais surement, sans aucun pouvoir de marche arrière, par leur simple mensonge prolongé d’une existence de l’Etat – irréelle – ils mettent en place les conditions d’aveuglement qui génèrent inévitablement les conflits, les morts stupides et inutiles.

L’Etat et son corollaire encore plus inique le secret d’Etat, qui pas plus que lui n’existe, sont des notions obscurantistes qui génèrent tous les excès par le seul fait de l’entrave aux libertés individuelles.

La révolution de 1789, faite au nom et pour la liberté individuelle, qui visait à détruire le roi, donc l’Etat dont il était le représentant — c’est son originalité mondiale –, n’a eu tout au long de sa courte carrière que des prétendants visant à rétablir un Etat pour en être le représentant. Finalement, à cause de cela vidée de son sens, elle a fini dans les bras d’un empereur d’opérette corse et de sa famille, qui n’ont pas hésité à se servir… au nom de l’Etat.

De tout temps ceux qui se prétendent représentants de l’Etat accumulent les erreurs, notamment la première, l’erreur fondatrice, l’entrave des libertés individuelles au nom de l’Etat hologramme.

Car il est une règle immuable, rien n’est une plus grande erreur que l’entrave aux libertés individuelles, tout particulièrement lorsque cette entrave se recommande perversement de la protection de ces libertés.

La liberté n’a pas besoin de protection, chacun la gère à sa façon, en jouit à sa convenance. Tout le reste n’est que de la littérature.

Si les poilus de 14-18 avaient été libres, d’abord ils n’auraient pas déclaré la guerre, mais, pour le cas où, ils l’auraient vivement arrêtée.

Messieurs les représentants de l’Etat, qui n’existe pas, qui vous sert d’excuse pour nous soumettre, passez votre chemin, un peu de pudeur, de respect pour ceux que vous avez tué et pour ceux que vous êtes en train de tuer en leur volant leur liberté, chaque jour un peu plus.

Bien à vous. H. Dumas

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La démocratie dirigée à la française

Nous savons, selon l’aphorisme désormais célèbre de W. Churchill, que la démocratie est « la pire forme de gouvernement à l’exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps ».

Cela signifie qu’il n’y a pas de système parfait et que toute personne disposant de l’autorité ou même d’une parcelle d’autorité tend à en abuser, consciemment ou inconsciemment, provoquant de ce fait une dérive du pouvoir à son profit vers des pratiques autoritaires, voire autocratiques.

Faute de pouvoir organiser un système de démocratie directe dans un pays de 65 millions d’habitants, si vous voulez éviter les abus résultant d’une dérive du pouvoir, il est nécessaire de mettre en place des institutions limitant les pouvoirs des dirigeants en place en organisant des contrôles réciproques.

Cela nous conduit à nous poser la question suivante : le système constitutionnel français présente-t-il les garanties suffisantes à cet égard ?

Puisque nous sommes dans un cadre de démocratie représentative, le pouvoir délégué devrait être exercé par nos élus.

La constitution de 1958, qui régit nos institutions, a subi plusieurs modifications depuis son adoption en 1958 ; les plus importantes étant l’élection du président de la République au suffrage universel et la réduction du mandat présidentiel à 5 ans.

– concernant la première, que les français de l’époque ont pris à l’époque pour une avancée démocratique, sa véritable justification est que le général de Gaulle ne voulait pas être responsable politiquement devant des élus du Parlement qu’il méprisait et qu’il a donc trouvé la solution de la responsabilité devant le peuple. Comme le peuple ce n’est personne en particulier et sûrement pas un pouvoir constitutionnel, le problème d’un quelconque contrôle était réglé !

– concernant la deuxième, elle entraîne la nécessaire concordance de couleur politique entre le président et l’Assemblée Nationale avec le but avoué d’empêcher tout « risque » de cohabitation et « d’incapacité » du président. Car, selon la conception de nos élites, le pouvoir ne se partage pas !

Par ailleurs :

– Le premier ministre n’est qu’un ministre comme les autres, un exécutant et finalement un fusible sans réel pouvoir ; même ses ministres sont choisis par le président.

– Le Parlement, dont on a pu affirmer qu’il était devenu la meilleure marionnette de l’administration, n’est qu’une assemblée godillot qui vote des textes rédigés dans les ministères par les hauts fonctionnaires qui sont de facto les véritables détenteurs du pouvoir. De ce fait, il n’exerce jamais une mission de contrôle de l’exécutif et encore moins, sauf situation exceptionnelle du type Hollande, un contre pouvoir et surtout n’impose jamais quoique ce soit au président ! Seul le sénat peut représenter une certaine forme d’opposition au pouvoir absolu du président avec cette réserve qu’en cas de désaccord entre l’assemblée et le Sénat, l’assemblée a toujours voix prépondérante.

L’administration, qui n’est dotée d’aucun pouvoir constitutionnel, fait en principe l’objet d’un triple contrôle hiérarchique par le ministre de tutelle (contrôle totalement illusoire), par la Cour des comptes qui rend tous les ans un rapport quelques fois très critique (Malheureusement, ces rapports n’ont que peu d’effets puisque la Cour n’a aucun pouvoir de sanction) et par le biais de la sanction par le juge administratif qui reste, bien souvent, plus qu’hypothétique …

La réalité du pouvoir est donc exercée par un président qui a tous les pouvoirs, ne rend aucun compte et n’est jamais responsable et … par ses hauts fonctionnaires ;  cette caste oligarchique qui a organisé, à son profit, un système dans lequel elle s’arroge, en toute opacité, tous les droits et tous les avantages … sans quelque contrôle démocratique que ce soit (ici) et (là) !

Quant au judiciaire, selon la constitution, il n’est pas un pouvoir, c’est une autorité sous la domination du président de la République qui en est le « garant » ainsi que s’est plu à le rappeler E. Macron et en principe il n’est pas dans ses attributions de juger des actes de l’administration.

On a bien affaire, en France, à un simulacre de démocratie avec un système constitutionnel complètement déséquilibré ; le Parlement n’étant qu’une chambre d’enregistrement des décisions de l’exécutif, et de ses hauts fonctionnaires. On peut qualifier ce système de démocratie dirigée.

Fatalement, avec un tel schéma, on ne peut qu’assister à une dérive du pouvoir car il est illusoire de croire que le détenteur du pouvoir peut s’autoréguler. Bien au contraire, il va se parer des oripeaux de la contrainte légale et sa tendance naturelle sera à l’augmentation perpétuelle de son pouvoir et des contraintes afin de justifier, quoiqu’il arrive, ses agissements !

On peut résumer cette situation par la formule, devenue fameuse, de Lord Acton, « le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument » et l’élection du président de la république au suffrage universel contenait tous les germes de la dérive autocratique du pouvoir !

Cela permet d’en tirer trois conclusions :

– L’autoritarisme et la dictature sont les conclusions logiques d’un pouvoir exercé sans contrôle et sans contre pouvoirs puisque tout pouvoir dominant tend à l’hégémonie dans une dérive qui est inhérente au système ;

– Les élites au pouvoir ne veulent surtout pas d’un contrôle de leurs actions car ce serait empiéter sur leurs prérogatives ; ce qui permet d’affirmer qu’ils n’acceptent le jeu de la démocratie que dans la mesure où il ne porte pas ombrage à leurs avantages et prérogatives !

– cette élite technocratique veut juste une société soumise à sa volonté avec des « citoyens » réduits au rang d’administrés acceptant sans discuter ses décisions et c’est bien ce à quoi nous assistons avec le spectacle d’un pouvoir de plus en plus autoritaire qui impose ses décisions sans concertation à l’ensemble de la population et malgré l’opposition de celle-ci. Dans ce système, il y a les gens qui respectent le pouvoir (qui acceptent donc l’autorité sans discuter) et les autres que E. Macron présente comme la pire menace … ce qui n’est rien moins qu’un mode de gestion de l’information visant à diaboliser et à ostraciser ceux qui n’acceptent pas le système qu’il représente.

L’exemple emblématique de cette dérive est la propagande culpabilisatrice en matière d’écologie dont l’effet immédiat est un développement complètement délirant de la fiscalité conjugué à la multiplication des radars au-delà de toute utilité et à l’abaissement sans concertation des vitesses maximum autorisées ; ce qui laisse à la population le sentiment d’un système organisé de répression qui finit par provoquer un rejet pur et simple.

Evidemment, l’effet d’une telle situation est que la population en vient très rapidement à constater que le pouvoir est devenu sourd et qu’elle n’a plus, de ce fait, d’autre moyen d’expression que la rue.

Après la contestation des bonnets rouges à propos de l’éco taxe et ses portiques, nous voyons les ambulanciers bloquer les routes, en attendant les professionnels du BTP en raison de la fin de l’exonération fiscale du gazole non routier et le blocage des routes par les gilets jaunes pour le 17 novembre prochain en raison de la hausse inconsidérée du prix des carburants ; hausse provoquée essentiellement par une hausse de la fiscalité au nom d’une transition énergétique totalement hypothétique (ici).

Les français semblent enfin avoir compris que ce n’est pas en payant sans cesse plus cher leur carburant et l’usage de leur voiture qu’ils « sauveront la planète » !

Seulement, il faut être conscient que la cause de cette contestation n’est pas seulement la hausse du prix du carburant ; c’est un révélateur d’un raz le bol à propos de la pression administrative et fiscale et d’un système qui devient de plus en plus répressif.

Cela  signifie que l’augmentation des contraintes a des limites qui semblent désormais être atteintes ; ce dont le gouvernement ne semble d’ailleurs pas être conscient car ses explications sont atterrantes !

– E Macron a déclaré qu’il voulait une fiscalité moderne et qu’il préférait taxer le carburant que le travail sans se rendre compte que la plupart des gens utilisent leur voiture pour aller travailler. La vraie réforme serait de réduire le poids du mammouth étatique et ses dépenses mais cela n’est même pas envisagé …

– La secrétaire d’état à l’écologie (Emmanuelle Wargon) a affirmé qu’il fallait taxer le gazole parce qu’il « provoque 38.000 morts par an » ; ce qui n’est rien moins qu’un mensonge éhonté puisqu’il n’est pas possible d’établir une relation de cause à effet entre l’un et l’autre – (il n’existe aucun certificat médical stipulant que le diesel est la cause du décès).

– Pour ne pas avoir à reculer à propos de ce qui n’est qu’un racket fiscal sous prétexte d’écologie et “sauver” des finances publiques au bord de la rupture, le gouvernement met en avant son courage et que toute opposition n’est que démagogie et populisme. En fait, il essaie de vaincre la résistance des français à l’oppression étatique en stigmatisant une opposition populaire qui n’est que l’aboutissement du rejet par les classes moyennes d’une pratique autoritaire du pouvoir.

Le pouvoir est donc dans l’auto validation de ses propres arguments et, à bout d’argument, il propose l’ultime solution d’une prime…histoire de calmer la population.

La population commence par exprimer son rejet en votant tous les 5 ans un coup à droite un coup à gauche dans l’espoir d’un réel changement … qui ne vient pas et, fatiguée d’attendre, ne se sentant ni représentée ni défendue, en arrive à des excès car, finalement, elle s’aperçoit que le gouvernement ne réagit que lorsqu’il sent que la contestation va prendre des formes trop radicales risquant de remettre en cause le système mis en place en sa faveur.

On peut donc affirmer que, quelle que soit la forme du régime politique, lorsque le pouvoir est exercé sans contrôle ni contre pouvoirs, le résultat est toujours le même : Une fraction de la population, désignée ou auto désignée « élite », qui n’est rien d’autre qu’une aristocratie technocratique, confisque ce pouvoir à son profit et commet pour survivre des exactions sur le reste de la population.

C’est à dire qu’elle vit sur le dos du reste de la population et se livre, dans un but d’avantages personnels, au pillage fiscal sous couvert de dispositions justifiant ses exactions ; ce qui ne peut conduire, à terme, qu’à la révolte de ceux qui s’en sentent exclus et à ces dérives dites populistes qui ne sont pas autre chose qu’une crise de confiance !

Il faut donc être conscient que le système institutionnel français est vicié et perverti à la base et que, sans réforme constitutionnelle dans le sens d’un meilleur contrôle à la fois de l’exécutif et de son administration et faute de fixer des barrières et des limites, cette tendance ne fera que continuer jusqu’à ce que la révolte explose car, aujourd’hui, rien n’est de nature à faire dévier l’aristocratie technocratique de sa conception mussolinienne de l’Etat (Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat) dont il ne faut pas oublier qu’elle en est la première bénéficiaire.

Autrement dit, les impôts vont continuer à augmenter et l’économie à stagner. Le retour au plein emploi n’est pas pour demain, les français vont continuer à s’appauvrir. La révolte est au bout du chemin !

Bien cordialement à tous !

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Monsieur le Président de la République Monsieur Emmanuel MACRON 5 novembre 2018

MONSIEUR Emmanuel MACRON
Monsieur Le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
PALAIS de L’Elysée ; 55 Rue du Faubourg Saint Honoré ; 75008 PARIS
Téléphone : 01 42 92 81 00

Copie = 1er Ministre, Ministre du Budget, Ministre des Finances , Ministre de la Justice , Mon député Madame Cathy RACON-BOUZON , LREM , INHESJ

Objet = Je vous prie de trouver ci-dessous courriel du 5 Novembre 2018 que j’ai adressé à Monsieur le Président de la République Monsieur Emmanuel MACRON sur son site présidentiel (Validation message au Président , no-reply@elysee.fr lundi 5 novembre 2018 07:52)

Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.

Bonjour ! Monsieur Le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Je sollicite à nouveau votre haute bienveillante attention afin que vous m’accordiez une audience.
Je viens donc vers vous à nouveau afin de satisfaire votre curiosité et sagacité sur mon combat pour obtenir justice mais pas seulement . En effet je souhaite vous faire part de la réalité vécu d’un Homme d’expérience pour le progrès de la France.
Je fais suite non seulement à mes suppliques , en particulier le courrier LRAR 12 octobre 2017 mais mon dernier courriel du 19 octobre 2018 sur le site Présidentiel (Validation message au Président , no-reply@elysee.fr , vendredi 19 octobre 2018 08:19) et votre boîte Email .

Ma colère nécessite un besoin de justice et une injustice faite ne fût-ce qu’à une seule personne est une menace pour nous tous.
Vous ne pouvez pas être neutre en situation d’injustice , sinon vous choisissez le côté de l’oppresseur.

La vérité ne peut plus être enfermée, elle nous rend libre , elle est sans pitié , j’ai ainsi publié mon courrier du 19 octobre 2018 qui vous a été adressé Monsieur le Président de la République . Je vous invite à lire ce commentaire édifiant sur mon article, cliquez pour lire la suite:  https://www.temoignagefiscal.com/la-verite-ne-peut-plus-etre-enfermee-elle-nous-rend-libre-elle-est-sans-pitie-courrier-du-19-octobre-2018-a-monsieur-le-president-de-la-republique/#comment-302289

Vous pouvez voir le courrier à l’adresse suivantehttps://www.temoignagefiscal.com/la-verite-ne-peut-plus-etre-enfermee-elle-nous-rend-libre-elle-est-sans-pitie-courrier-du-19-octobre-2018-a-monsieur-le-president-de-la-republique/

Mais aussi rappel de Mon Histoire – La Vie – Ma vie en résumé en photos sur Facebook = cliquez sur le lien pour voir la suite = https://www.facebook.com/media/set/?set=a.1085369410867.2013544.1125356334&type=1&l=76b6df0473

La vie a mis des pierres sur notre route. A nous de décider d’en faire des murs ou des ponts. Il n’y a pas de pouvoir mais l’abus de pouvoir en France et j’ajoute qu’ il n’y a pas un Etat de droit mais un Etat de passe-droit.
La France est devenue peu à peu un pandémonium , et ce n’est pas un euphémisme et certains sont si pauvres qu’ils ne possèdent que de l’argent. Une justice Française classée par la commission européenne pour l’évaluation de la justice (CEPEJ) 37eme / 43 pays européens derrière l’Arménie et l’Azerbaïdjan , cela pénalise et détruit notre économie , une honte pour un pays qui donne des leçons au monde entier « mais qui s’indigne ? » .

Les services judiciaires français sont à bout de souffle , l’injustice est devenue un métier en France . La vérité est donc dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement la rechercher. Mais trop peu de fois les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité .Enfin, un grand avocat ne va pas à la facilité, il cherche la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand. Les services judiciaires sont devenus l’art de se servir des citoyens. Ceux qui refusent à d’autres la justice ne la mérite pas eux-mêmes ; cela vous dit-il quelque chose ?
Les dysfonctionnements judiciaires et la médiocrité judiciaire détruisent des milliers d’ Emplois par an en France, il est donc important d’ouvrir les yeux et d’agir.

Plus se multiplient les lois et les ordonnances , plus foisonnent les abus de pouvoir des administrations depuis les années 1970. Mais pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faudrait que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête ou freine l’abus de pouvoir. Mais la France est comme L’aveugle qui tourne en rond, il s’imagine qu’il marche vers son but parce qu’il avance.
Expliquez-moi pourquoi Les Politiques , les gouvernements, les Ministres , le Président de la république, les élus sont actuellement neutres en situations  d’injustices , de dysfonctionnements, d’abus de pouvoir des administrations , alors ils ont de fait choisi le côté de l’oppresseur et de l’oppression. Car devant les faits les arguments de neutralité sont intolérables .

La France a besoin “de contre-pouvoir” et de « contrôle » que nous n’arrivons pas, nous citoyens dotés de réflexions, et bon sens à créer ; La France a perdu le goût de l’absolu , c’est hélas navrant et très grave pour ce Pays . Pour ma part, il y a longtemps que j’avais pris la décision de dénoncer TOUS LES TRAVERS DE LA SOCIÉTÉ POLITIQUE, de DROITE OU DE GAUCHE …
“PEUT ON ENCORE SAUVER LA France RAPIDEMENT du déclin “
NON ! Il faudra 2 à 3 générations , non sans effort ! Ce qui ne se contrôle pas ne progresse pas !

Un problème se pose donc à moi mais pas seulement = OBÉIR – DÉSOBÉIR – DES LOIS – UNE CONSCIENCE=
« Comme disait le CNR, “résister c’est créer ! » Avoir un pouvoir policier et l’utiliser à bon escient, quitte à faire tomber ses propres chefs quand ils sont plus corrompus que ceux qu’ils ordonnent d’interpeller et deviennent donc dangereux pour la paix publique, être un vrai régulateur de la société, voici la plus belle fonction du monde.

Enfin c’est le moment pour moi, j’ai décidé de me déclarer en désobéissance jusqu’à ce que mon pays redevienne un état de droit , qui sera retrouvé toute sa souveraineté militaire , monétaire , territoriale ainsi que la démocratie : le pouvoir du peuple , pour le peuple , par le peuple . Quand le gouvernement , les administrations violent les droits du peuple , l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs « Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen » .

Je vous suggère de méditer et à tous ceux qui dirigent La France ou à ceux qui veulent la diriger =
Mais quel exemple nous ont donné les élus qui ont dirigé la France depuis 1970 . Continuons à réfléchir , car pour ces politiques réfléchir pour le pays est très difficile , impossible , c’est pour cela qu’ils n’ont regardé que leur intérêt à court terme et ils agissent par conséquence hâtivement . Mais donner l’exemple n’est pas principal moyen d’influencer les autres , c’est le seul moyen . Et quel exemple nous montre ceux qui dirigent la France et ceux qui veulent la diriger. On ne peut demander des efforts à ses concitoyens que si l’on est exemplaire et si l’on a le goût de l’absolu. Le populisme que certains dénoncent n’est pas une génération spontanée. Il nait de l’impuissance du système politique existant à satisfaire aux besoins exprimés par le peuple.

Dans un monde où il faut penser global et agir local le comportement est plus important que les objectifs. La France a tous les atouts pour être un pays d’excellence démocratique et économique. Alors pourquoi ne l’est-elle pas ?
Soyons des Battants ou mourons lentement Voilà pourquoi je sollicite ce RDV non seulement pour moi mais pour la France .

Rappel =Je vous invite donc à RELire ci-dessous, un résumé de 25 ans de combat judiciaire en 11 PJ MAJ= Cliquez sur le lien = https://temoignagefiscal.com/o-epimenon-nika-celui-qui-persiste-vaincra/

Je vous remercie de l’attention bienveillante que vous porterez à ces informations .

Dans l’attente , que vous m’accordiez une audience dans les meilleurs délais , de vous lire , de votre appel ,de vous rencontrer , je vous prie de recevoir , Monsieur Le Président de la République, L’expression de ma plus Haute considération Amicale.
Richard ARMENANTE  / Association de Défense de la Famille ARMENANTE /
Histoire d’un pillage , violation des lois , des droits et des droits de l’Homme, et corruption en France= Mon Blog: cliquez ici :  http://injustice.blog.free.fr

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Peut-on éviter la violence ?

Il est des choses simples.

Notamment la suivante : nul ne peut toucher une rémunération autre qu’un pourcentage de ce qu’il a apporté d’enrichissement à l’acte auquel il participe.

Tout le monde comprend que percevoir une rémunération sur un acte qui appauvrit ne peut qu’augmenter l’appauvrissement.

Et bien figurez-vous que cette évidence n’est plus évidente pour personne.

La majorité des salaires ou honoraires ne correspondent plus à un pourcentage d’un bénéfice, mais à une dépense sèche, chacun y allant de sa justification, le plus souvent en mettant en avant le bien public, l’intérêt collectif.

Ces dépenses, qu’aucun bénéfice direct ne justifient, sont donc des pertes accumulées.

Ces pertes doivent être prises sur un autre bénéfice, auquel elles n’apportent rien.

Tout un tas de philosophies à cent sous tentent de justifier ces pertes, ce peut être donc l’intérêt général, la répartition égalitaire, l’aide sociale, l’investissement public, l’aide keynésienne à la consommation, etc…

Il n’en reste pas moins que le poids de ces dépenses devra être absorbé par un bénéfice quelque part, si l’on veut que les comptes soient équilibrés.

Ce bénéfice non concerné par ces dépenses ne les soustraira pas naturellement, il conviendra de l’y obliger par la force, par l’impôt.

Ceux qui sont à la base du bénéfice taxé indûment, patrons ou employés, vont donc être les payeurs de dépenses qu’ils ne maîtrisent pas, ils vont travailler et prendre de la peine pour payer des factures qui ne les concernent pas.

Si ces dépenses — non rattachées à la finalité d’un bénéfice lié — augmentent inconsidérément, les bénéfices artificiellement amputés de ces dépenses vont disparaître et les entreprises concernées vont être mises en cessation de paiement.

Pour éviter cela l’ordonnateur de ces dépenses sans enrichissement va emprunter afin de ne pas mettre directement en faillite les entreprises taxables.

Ce ne seront donc pas les entreprises qui seront mis en faillite, mais l’emprunteur inconséquent. C’est-à-dire l’Etat qui prend la responsabilité de ces dépenses déconnectées des bénéfices de l’économie.

Ce sont donc les bénéficiaires de ces dépenses sans enrichissement, la majorité de la population, qui sont en faillite à travers l’Etat, cette abstraction qui les représente et les paie sans motif économique.

Nous en sommes là, notre Etat est en faillite, ceux qui vivent de ses largesses sont au pied du mur.

C’est là que les athéniens s’atteignirent.

Première hypothèse :

L’Etat ponctionne à mort le capital et les entreprises pour payer la dette. Faillite générale et colère du peuple précipité dans la misère. Guerre civile.

Deuxième hypothèse :

L’Etat se déclare en faillite sans toucher aux entreprises et au capital. Colère du peuple habitué à être payé sans connexion avec l’économie et les bénéfices de cette économie. Pillage des entreprises et du capital. Guerre civile.

Dans les deux cas : guerre civile.

Je ne vois pas comment et pourquoi nous y échapperions. Les détails du déclenchement et du déroulement de cette guerre civile sont sans intérêt, sauf plus tard pour les cancaniers que sont les historiens.

Bien à vous. H. Dumas

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Corentin de Salle – 9ème weekend de la liberté – Dax (vidéo)

Votre interviewer complètement largué.

Un sujet difficile, j’en reste bouche bée.

Bien à vous. H. Dumas

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