Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.
Nous sommes tous soumis à cette formule mathématique implacable : Dès lors que je donne, que je perds ou que l’on me prend ce que je possède, je n’ai plus rien (Pas vraiment compliqué).
En réalité, en dehors de la perte ou du don par son propriétaire, toute disparition de biens s’apparente, selon l’échelle, au vol ou au pillage.
La perte peut être volontaire ou involontaire, le don peut être lié à un échange, dans les deux cas l’intervention de l’autre, de celui qui reçoit, n’est pas imposée.
Quand le transfert de bien est imposé, non voulu par son propriétaire, il y a vol ou pillage.
Tout cela est bien joli me direz-vous mais ces fadaises, d’une banalité affligeante, supposent que l’on accepte la notion de propriété privée, or cette acceptation ne coule pas de source. Certains estiment que la propriété privée est le vol.
Sur ce dernier point je crois qu’il y a confusion, dans cette formulation la propriété désignerait sans doute le capital, nous en avons déjà parlé.
Je ne veux parler ici que de la création de richesse immédiate, pareillement pour la dépense.
C’est-à-dire que par exemple : à la suite d’une activité, je suis rémunéré de 100 €, ils sont bel et bien à moi. Moi seul peut décider de les dépenser ou de les donner, celui qui se les accaparerait contre mon gré serait considéré comme un voleur.
D’ailleurs aucune personne sensée n’envisagerait de me prendre mes 100 €. Chacun sait que si ces 100 € sont le résultat d’un travail ou d’une transaction c’est que tout ceux qui ont participé à ce travail ou à cette transaction considèrent que ces 100 € me reviennent légitimement, qu’ils sont bien à moi, sans contestation possible.
Il n’en reste pas moins qu’une fois dans ma poche ces 100 € m’exposent à la convoitise des voleurs ou des pillards.
Je dois rester vigilant, physiquement et intellectuellement, pour les garder. Car ces voleurs ou pillards potentiels peuvent évidemment employer la force pour me les prendre, mais aussi la ruse.
Tout va donc pour le mieux, sauf que : un truc pas facile à cerner, l’Etat, me réclame et me prend 80 €. Il ne m’en reste plus que 20.
Ces 80 € disparus de ma poche ne sont pas un don de ma part. Pourtant, ceux qui me les prennent au nom de l’Etat prétendent n’être ni des voleurs ni des pillards.
Ils me disent que je suis français, que grâce à cet argent mon environnement est organisé par eux de la meilleure des façons pour moi, qu’enfin une partie est redistribuée à des personnes qui n’ont pas eu l’opportunité, comme moi, de gagner 100 €.
Je doute, ce discours me parait louche, je pense qu’en réalité se sont des pillards, mais retors.
Déjà, le fait d’être français n’étant pas pour moi une décision personnelle, je ne vois pas en quoi cela m’obligerait à le rester ou à devoir quoique ce soit à ce sujet.
Peut-être ne me paraîtrait-il pas anormal de payer pour avoir une nationalité, mais à condition que je puisse la choisir. Dans l’absolu je ne vois pas très bien à quoi riment ces notions de nation, si ce n’est à engager des guerres en son nom, ce que je ne trouve pas particulièrement avantageux.
Quant à mon environnement matériel ou sociologique, tel qu’il est je n’en suis pas particulièrement satisfait. Je préférerais, et de loin, pouvoir le choisir et payer pour qu’il corresponde à mes désirs. Me retrouver dépossédé pour un environnement imposé ne me parait pas honnête, ne suis-je pas plutôt la victime d’une vente forcée ?
Et alors, pour ce qui est de donner aux autres, j’aimerais autant les connaître. Donner peut-être à un jean-foutre ne m’inspire pas du tout.
Je suis loin d’être convaincu du fait que ce fameux Etat ne soit pas tout simplement un voleur.
Et puis tout bien réfléchi, c’est quoi cet Etat.
Une société par action, dont nous serions tous membres. Mais sans pouvoir revendre les actions et obligés d’en payer éternellement les pertes qui tombent comme à Gravelotte. Ou plutôt une abstraction qu’une minorité prétend représenter ?
Je crois fermement à la deuxième hypothèse.
Me voilà donc plumé de 80 € par une abstraction, par ses représentants. Mais comment font-ils, au XXIe siècle, pour arriver à convaincre la population qu’ils sont les représentants vivants, réels, d’une abstraction ?
Et bien figurez-vous qu’ils n’y arrivent pas. C’est tout le problème.
Ils sont obligés d’employer la force, c’est bien la confirmation qu’ils sont des voleurs. Je dirais même des pillards à l’échelle où ils interviennent.
Donc des pillards me prennent 80 € sur 100 € que je gagne. Merde alors !!!
Vais-je les laisser faire ? Non bien sûr.
Mais quelle solution face à ce pillage, comment faire rendre gorge aux pillards ? Qui sont-ils exactement ? Comment les éliminer, retrouver mon dû ?
J’ai beau réfléchir, il est peu probable que je puisse y arriver seul. Tout n’est donc qu’un problème de nombre. Oui mais, ils sont plus nombreux à piller qu’à produire des richesses. Il faudra donc attendre qu’il n’y ait plus rien à piller.
Piètre consolation, je ne suis pas le premier sur cette terre à subir un pillage et les pillards finissent toujours par payer la facture.
Oui mais… bien des pillés sont ruinés et morts avant. Pire de nombreux pillards sont vénérés, l’histoire est si sélective et injuste.
Partir ou prendre les armes et lutter… c’est la grande question qu’il vaut mieux ne pas se poser publiquement.
La réforme des retraites occupe actuellement le devant de la scène et pour l’instant le seul résultat tangible de la réforme envisagée par le gouvernement est de provoquer un mécontentement général.
Un récent sondage indique que 60% des français seraient d’accord avec le mouvement de grève du 05 décembre.
Derrière les affirmations de façade du gouvernement selon lesquelles rien ne changera et que ce sera « plus juste », les français ont le sentiment que les buts poursuivis ne seraient peut-être pas tout à fait ceux avancés par le pouvoir et les opposants les plus virulents à cette réforme sont les salariés du secteur public et particulièrement ceux de la RATP et de la SNCF.
Et, ce n’est pas un hasard …
I – Rappel du système français
Le système français de retraite est basé sur la répartition c’est à dire que les actifs paient les retraites des inactifs.
J’ai déjà évoqué ce point (ici) et (là): les cotisations que vous versez, en tant qu’actif, ne servent pas à votre retraite personnelle ; elles paient les pensions des gens qui sont actuellement retraités.
Ces cotisations vous ouvrent seulement un droit à une retraite future à deux conditions :
– que vous ayez assez cotisé par rapport aux critères de perception qui seront vigueur au moment de votre départ en retraite ; sinon vous subirez ce que tout le monde connaît : une décote c’est à dire que votre pension sera réduite et elle peut être fortement réduite !
– que les régimes de retraite en vigueur soient en état de payer les pensions et là c’est carrément un pari sur l’avenir surtout quand celui-ci court à échéance de 40 ans !
Le problème de la répartition est que l’idée était géniale en 1945 mais qu’elle est totalement inadaptée aujourd’hui …
Au moment de sa mise en place, le principal avantage du système de la répartition était qu’il permettait d’assurer une pension aux retraités qui … n’avaient jamais cotisé.
Seulement, il n’était viable qu’à deux conditions :
– que l’age de départ en retraite corresponde à la pyramide des ages et, en 1945, la plupart des gens mourraient avant 65 ans, age légal de départ en retraite. De ce fait, les pensions payées étaient peu nombreuses par rapport au nombre de cotisants.
– et qu’il y ait le plein emploi c’est à dire qu’il y ait beaucoup de cotisants.
Ces deux données ont été mises à mal du fait d’une part de l’augmentation de la durée de vie et d’autre part d’un chômage structurel de masse (9 à 10% de la population active) qui a provoqué une diminution des cotisations.
Le phénomène a été aggravé par la décision démagogique de Mitterrand de ramener l’age de départ en retraite à 60 ans alors que la durée de vie était en train d’augmenter et qu’elle dépasse aujourd’hui très largement 65 ans (79 ans pour les hommes, 84 ans pour les femmes).
Aujourd’hui, le constat est qu’il n’y a pas assez de cotisants et que les pensions versées le sont trop longtemps parce que les retraités vivent … trop vieux !
Les caisses de retraite sont donc presque toutes au bord du précipice !
Ce régime qui était sous le contrôle du paritarisme (géré collectivement par les salariés et les employeurs) est en train, avec la réforme, de passer totalement sous le contrôle de l’Etat et de ses fonctionnaires qui s’imaginent pouvoir maîtriser la question en faisant quelques ajustements paramétriques.
Là où le doute est permis, c’est que, outre le fait que cette réforme aboutira à entériner une réalité, à savoir les caisses de retraite sont déjà pour l’essentiel sous le contrôle de l’Etat du fait de la présence massive de fonctionnaires dans les conseils d’administration des caisses, notamment du privé ( !?!), il y a lieu de s’inquiéter de l’issue qui en découlera eu égard au peu de succès des réformes précédentes et aux nombreuses expériences malheureuses des fonctionnaires en matière de mécano industriel.
Autrement dit, l’échec est au bout du chemin notamment parce que le système de la répartition ne permet que d’agir que sur trois variables :
– reculer l’age de départ en retraite,
– augmenter les cotisations,
– diminuer les pensions versées.
Actuellement, il semble bien que la seule variable « utilisable » soit l’augmentation de l’age de départ en retraite (en Allemagne il est de 67 ans !) mais le gouvernement sait que cette option est « extrêmement risquée politiquement » et il n’ose pas en évoquer la possibilité pourtant … inéluctable !
II – La capitalisation
La plupart des autres pays ont un système de retraite complètement différent basé pour l’essentiel sur la capitalisation.
Dans ce cadre de figure, vous cotisez, le plus souvent par le biais d’un fonds de pension, pour votre propre retraite. Des décomptes annuels vous donnent très précisément le montant des sommes accumulées avec les intérêts et que vous percevrez au moment de votre départ en retraite.
Les cotisations sont investies dans des obligations d’Etat ou dans des actions de sociétés cotées en bourse.
Dès lors, il n’y a plus d’age légal de départ en retraite car finalement c’est vous qui choisissez votre age de départ en fonction des sommes accumulées ; sous réserve du fait, si vous êtes salarié, que votre employeur veuille bien vous conserver dans ses effectifs.
La capitalisation n’est pas parfaite non plus car, aujourd’hui, elle subit le contrecoup des politiques monétaires accommodantes des banques centrales. Les obligations d’Etat ne rapportent plus rien et seuls les placements, très risqués, en actions de sociétés cotées, sur les marchés boursiers connaissent encore une progression sans que l’on puisse savoir s’il y aura ou non un retournement du marché.
C’est le système en vigueur aux USA et au Royaume Uni et certains krachs boursiers ont provoqué la ruine des retraités.
Ce système n’est pas autorisé en France.
C’est à dire que l’Etat fonctionnaire a décidé que les salariés n’avaient pas la liberté de choisir leur caisse de retraite et qu’ils devaient obligatoirement cotiser au régime de la répartition … sous la réserve que les fonctionnaires ont le droit de cotiser à un régime de capitalisation appelé Préfon.
Il y a là une inégalité de traitement parfaitement injustifiable sauf à vouloir évidemment avantager les salariés du secteur public …
III – L’intégration de la capitalisation au système français
l’Etat, en ce compris les dirigeants du pays, qui sont pour l’essentiel des fonctionnaires, ne veulent pas de basculement de la répartition vers la capitalisation et ce n’est nullement le fait d’un hasard …
Deux éléments entrent en ligne de compte :
– les sommes collectées et les pensions versées.
Si l’on explique aux cotisants qu’ils vont pouvoir cotiser pour leur retraite et non pour celle des autres, il va nécessairement y avoir un fort déplacement vers la capitalisation avec une fuite des capitaux et il s’agit de centaines de milliards € tous les ans !
Il est alors évident que les régimes de répartition, qui sont déjà en difficulté, vont se retrouver très vite en état de cessation des paiements ; sauf si l’Etat organise leur subventionnement par l’impôt mais … il n’est pas sûr que les salariés vont accepter de payer deux fois : une fois pour leur retraite et une autre fois pour la retraite des autres !
– la répartition est le seul système de retraite qui permette de spolier légalement les populations.
Et ce d’une double manière.
– la répartition permet d’extorquer légalement des cotisations pour verser des retraites avec l’engagement, plus que formel, de recevoir une retraite dans, si vous entrez dans la vie active aujourd’hui, plus de 40 ans ! Cela veut dire que si les régimes de retraites disparaissent ou connaissent de graves difficultés, les sommes versées pendant toute votre vie active seront … perdues et que vous n’aurez aucun recours !
– la répartition est le seul moyen qui permet d’avantager certaines catégories de travailleurs et en l’occurrence les salariés du public (fonctionnaires et salariés des entreprises publiques) au détriment des autres (salariés du privé).
Si l’on prend l’exemple de la RATP, on s’aperçoit qu’il faut 800 millions d’€ tous les ans pour combler le déficit d’un régime qui se permet de payer à un retraité 3.700 € de pension par mois soit bien au-delà de la moyenne des pensions du privé (qui s’établit à 1.400 € par mois) ; sans même aborder la question de l’age de départ en retraite !
On comprend donc aisément que si le régime de la RATP est déficitaire, c’est que soit il n’y a pas assez de cotisations soit que les retraités du régime perçoivent trop par rapport aux cotisations versées.
Si leur régime devenait réellement autonome, il faudrait, afin de le ramener à l’équilibre, tripler les cotisations et diviser les pensions par deux pour envisager d’équilibrer le régime. Autrement dit, ce serait pour les salariés de la RATP, un choc cataclysmique !
S’il y avait un basculement vers la capitalisation, le résultat serait fatalement une diminution drastique des pensions avec un allongement considérable de la carrière.
Au-delà d’un discours cynique d’égalitarisme et de justice sociale, les salariés bénéficiaires de ces régimes l’ont parfaitement compris et c’est donc, pour eux, parfaitement inacceptable !
On connaît par ailleurs, l’argument massue et complètement irréaliste de ces bénéficiaires de régimes spéciaux payés par les autres : LA solution est que tout le monde bénéficie des mêmes avantages ; c’est à dire que tout le monde perçoive 3.700 € par mois et parte en retraite à 56 ans !
C’est évidemment un véritable déni et une manière de ne pas évoquer le problème de la pérennité des régimes de retraites !
IV – La conclusion qui s’impose est dès lors fort simple.
Le basculement vers la capitalisation est absolument impossible en France car tous ceux qui voient actuellement leurs pensions de retraites payées par les cotisations des autres y perdraient … énormément !
Et, il se trouve que ceux qui bénéficient de pensions de retraites payées par les autres sont les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques !
Dans un pays comme la France où le secteur public (fonctionnaires et salariés des entreprises publiques) est dominant et, au-delà du fait que le pouvoir politique a toujours reculé devant les menaces de blocage du pays par certaines catégories de personnels (qui sont toujours des salariés du secteur public), il est absolument impossible de remettre en cause les droits de ces salariés qui sont assis sur la spoliation pure et simple des salariés du secteur privé.
Je sais que cette vérité est désagréable, qu’elle est politiquement incorrecte, mais c’est la vérité et elle absolument incontournable !
Cela explique que, tant que le secteur public sera dominant en France, il n’y aura jamais de remise en cause du système de retraite par répartition : il aurait trop à y perdre !
Bien évidemment, la démographie montre que le système de retraite par répartition est voué à terme à l’effondrement et que l’Etat fonctionnaire cherche seulement des solutions à court ou moyen terme à seule fin de … gagner du temps !
Tant que les salariés du privé ne l’auront pas compris, ce système continuera de prospérer … à leur détriment !
Bien cordialement à tous !
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Cheminots, salariés de RATP… pour tout vous dire, des professions qui ne suscitent pas chez moi une forte empathie… Pour ne pas dire que j’ai en détestation les manières et méthodes de ces gens. User et abuser d’une position de force, au détriment de millions de braves gens condamnés à subir grèves à répétition, annoncées ou imprévues, est pour moi d’une insupportable lâcheté.
Cela dit, je ne trouve guère plus acceptable ce qu’on croit être la position du gouvernement en ce qui concerne son projet de « réforme des retraites ».
Je ne discute pas de savoir si certains régimes sont trop favorables par rapport à d’autres. C’est sans doute vrai, mais ce n’est pas la question.
Incontestablement, quand un salarié embrasse une profession, il embrasse toutes les conditions de cette profession. L’âge de départ en retraite, le montant qu’il percevra font bien sûr partie ces conditions.
Maintenant, qu’en cours de route, l’employeur décide, d’autorité, de revoir à la baisse ceci ou cela, aucun doute, c’est bien une rupture du contrat de confiance, et oui, c’est tout simplement insupportable.
Et ce n’est en rien une « réforme » du système. On ne peut pas baptiser réforme un changement qui se traduit par une dégradation de la situation existante. Qu’il s’agisse d’avoir à travailler plus longtemps ou de diminuer les pensions, ou les deux, ça ne mérite pas le nom de réforme.
Une réforme, cela sous-entend au minimum un maintien de l’existant, ou mieux une amélioration.
Que notre système de retraite soit intenable à terme, c’est un secret de Polichinelle. Qu’il faille le réformer, c’est une évidence.
Or, d’autres pays l’ont fait, et nous montrent l’exemple : la seule voie possible est parfaitement connue ! C’est de sortir de l’absurde système de répartition pour aller vers un système de capitalisation. Avec moins d’État, ou mieux, plus du tout d’État, et plus de gestion privée.
La seule voie susceptible d’entraîner l’adhésion. La seule qui mériterait en effet l’appellation « réforme ».
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Le jeune Macron n’a évidemment pas une très forte personnalité. Gamin mignon et sans doute un peu flambeur, il se laisse happer par sa prof de français.
Elle en a fait sa chose, jusqu’au plus haut niveau. C’est à n’en pas douter un exploit, au moins spectaculaire.
Aujourd’hui, la régente qu’elle est devenue est en butée, la fin risque fort d’être compliquée pour elle et pour lui.
Replaçons les choses dans leur contexte
L’activité et le pouvoir politique n’ont jamais fait bon ménage. S’occuper des autres est gourmand en temps et ne permet pas de s’occuper d’autre chose.
Grecs et romains réservaient la politique aux riches oisifs, ceux-ci devaient même faire la preuve publique de leur richesse par l’évergétisme.
Au moyen age les oisifs accaparant la politique étaient les nobles, à l’ère industrielle ce fût le patronat.
Aujourd’hui, les oisifs capables de donner du temps à la politique sont les fonctionnaires.
Le cycle du pouvoir politique est toujours le même. Au début, la classe oisive qui accepte d’exercer cette fonction sociale le fait en général avec sincérité, se contentant du retour de notoriété, et assumant au mieux la charge de la chose commune. Puis la notoriété lui monte à la tête dans le même temps que le coût pour elle de la prestation qu’elle fournit entame ses revenus d’oisif.
Alors, petit à petit, se contentant d’user du pouvoir, cette classe oublie la prestation collective initiale, son bénévolat, et se met à agir uniquement au bénéfice de son profit personnel direct. Et patatras, tout le bazar s’effondre.
Nous en sommes donc là
Les fonctionnaires ont rempli correctement leur mission, lorsqu’ils ont, après la dernière guerre, pris le pouvoir politique au patronat.
Jusqu’au jour où, se multipliant à l’infini, confortant la sécurité de leur statut aussi à l’infini, ils ne se sont plus contentés de rendre service, ils ont voulu en vivre largement. Ce fût le début de la ruine de la société qu’ils prétendaient gérer, notre ruine actuelle.
La solution
Pour sortir de ce cycle il faudrait qu’une nouvelle catégorie sociale accepte d’exercer le pouvoir politique, en ait le temps et les moyens, pour éliminer la corruption ou au moins la connivence actuelle qui se sont installées simplement sous la pression des faits visant à rendre l’activité politique rentable pour qu’elle soit pérenne au profit de ceux qui l’exercent, alors qu’elle ne peut qu’être majoritairement bénévole et fatalement éphémère.
Donc la régente dans tout ça ?
Il n’y a aucune chance qu’elle apporte une solution, au contraire.
Issue d’une famille d’industriels, de ceux donc qui ont perdu l’accès au pouvoir politique après la guerre, elle est devenue fonctionnaire. Probablement au grand désespoir de cette famille.
La compensation pour la régente ne pouvait être que de faire la démonstration qu’elle a rejoint habilement la catégorie qui détient le privilège de l’accession au pouvoir politique. Elle a dû sentir la nécessité impérative de faire cette démonstration.
Le petit Macron, dressé, est devenu l’outil de démonstration. Poussé au plus haut niveau de cette catégorie sociale, il est sorti de l’école qui forme l’élite des fonctionnaires. Puis, il l’a amenée au pouvoir suprême, à la régence.
C’est exactement là que se situe le nœud mortel.
La France a besoin d’un choc politique, d’écraser la catégorie disposant du pouvoir, qui l’a galvaudé tel que nous venons de le voir.
Pour cela il faut supprimer le statut des fonctionnaires, leur enlever cette sécurité dont le coût ruine le pays et leur donne la quasi-exclusivité de l’accès au pouvoir politique. Pouvoir par essence instable, insécure, don de soi normalement ruineux. Alors, une nouvelle catégorie sociale se découvrira et relèvera le défi du pouvoir politique pur, jusqu’à qu’elle aussi se gangrène et doive être changée. C’est le rôle normal de la démocratie.
Rien de tout cela avec la régente. Bien plus, elle et son “homme-outil” sont donc des dissidents du patronat, de ceux qui portent aujourd’hui la charge, le poids, des dérapages économiques et politiques du pays. Ils ne peuvent pas revenir vers eux, les aider, les soulager, ce serait admettre qu’ils n’ont pas pris la bonne route.
Ils savent les flatter, leur mentir, tant ils les connaissent, tant ils sont des leurs. Mais ils ne peuvent que faire le jeu des fonctionnaires au pouvoir, dont ils ne sont pas, ce qui les oblige à des preuves d’appartenance renforcées.
Pour toutes ces raisons, cette régence décalée finira mal.
Bien à vous. H. Dumas
PS : Je saute du coq à l’âne mais, entre nous : Le Général Jean-Louis Georgelin n’est pas une flèche.
Quels sont les signes montrant qu’un débiteur ne va pas honorer ses engagements ?
Il commence par essayer de négocier des délais de paiement mais bien souvent, avant même cette phase, il commence par tenter de voir s’il ne pourrait pas échapper à ses engagements par le biais d’une stérilisation des clauses contractuelles.
On a pu observer ce phénomène avec ces nombreuses communes surendettées du fait de la souscription de prêts dits « toxiques » notamment auprès de la banque Dexia (qui a fait faillite depuis). Ces prêts avaient été souscrits à des taux très bas mais présentaient une caractéristique bien précise : ils étaient indexés sur le cours du CHF (franc suisse) par rapport à l’€. Tout allait bien jusqu’à ce que la BNS (banque nationale suisse) cesse d’acheter des € pour maintenir le CHF dans la proportion d’un € pour un CHF. Le cours du CHF s’est alors envolé et les taux de ces prêts aussi !
Beaucoup de communes françaises ont vu alors la charge de leur dette exploser et les maires impliqués, ne pouvant justifier devant leurs électeurs l’explosion de la fiscalité locale et la mise en faillite de leur commune, ont alors saisi la justice administrative (les communes relèvent de la justice administrative exclusivement) pour faire annuler ces prêts ou du moins obtenir la stérilisation des taux d’intérêts.
Certaines communes sont parvenues à obtenir l’annulation pure et simple des taux d’intérêts ; alors que l’on sait aujourd’hui que ces maires savaient ce qu’ils faisaient et qu’ils avaient fait un pari à propos d’un évènement futur et improbable mais pas impossible en souscrivant de tels engagements.
Ils ont joué … ils ont perdu (enfin surtout leurs administrés) ; ce qui démontre encore une fois que la principale caractéristique du politicien, qu’il soit local ou national, est de ne jamais assumer ses décisions … surtout lorsqu’elles aboutissent à un désastre !
Et c’est ce que tente de faire E Macron en déclarant, lors de sa récente interview au journal britannique « the Economist » (dans laquelle il fait une bonne part à l’égotisme en utilisant plus de 170 fois le « je » ou le « moi »), qu’il fallait s’affranchir de la règle des 3%.
Un peu d’histoire pour remettre les choses dans leur contexte.
Nous sommes en 1990, le mur de Berlin vient de tomber et la RDA par la même occasion. Curieusement, tous les allemands de l’est voulaient fuir le paradis communiste … tant encensé par les élites françaises !
L’Allemagne veut se réunifier. Seulement pour cela il faut l’accord des autres pays ; notamment parce qu’il faut assurer la sécurisation des frontières issues de 1945.
Avec le traité de Moscou, signé le 12 septembre 1990, entre les deux Allemagne et les quatre puissances victorieuses de la Seconde Guerre mondiale (États-Unis, France, Royaume-Uni et Union soviétique), la totalité du territoire allemand redevient pleinement souverain au moment de la réunification qui intervient le 3 octobre 1990.
F Mitterrand, alors président de la république et dont on dit qu’il était contre cette réunification, pressent que l’Allemagne réunifiée va redevenir la grande puissance industrielle centrale de l’Europe qu’elle était avant 1945 et que … la France va perdre son rang de première nation européenne !
Pire, l’Allemagne réunifiée pourrait même être tentée par un recentrage de son influence vers les pays d’Europe de l’est qui viennent de se libérer de la domination soviétique et, de ce fait, se désintéresser de la CEE (l’Union Européenne n’existe pas encore).
Il négocie donc avec les dirigeants allemands (Helmut Kohl), en échange de son accord pour la réunification, une union monétaire (qui aboutira à la création de l’€) de telle manière que l’Allemagne reste indéfectiblement liée à la France et à la CEE.
Les allemands ne sont pas très chauds car la conception de la monnaie est très différente en France et en Allemagne !
En Allemagne, c’est l’orthodoxie budgétaire. On ne fait pas des déficits et surtout on ne manipule pas la monnaie. La banque centrale allemande (Bundesbank) est indépendante du pouvoir politique. En effet, échaudée par l’épisode de l’hyperinflation galopante de 1923, l’Allemagne est partisane d’une monnaie stable et forte.
En France, la monnaie est au service du pouvoir politique, la banque de France est sous l’autorité de l’Etat et de l’exécutif et on enchaîne les dévaluations (17 depuis 1914) avec une constance inquiétante. En France, on a l’habitude de lessiver les dettes avec l’inflation même s’il faut pour cela ruiner l’épargnant ; ce qui n’est pas admissible en Allemagne !
Pour emporter l’adhésion des allemands réticents, Mitterrand propose alors que le déficit budgétaire ne soit pas supérieur à 3% du PIB. C’est fournir aux allemands la « garantie » que les dettes ne pourront pas dépasser un certain montant et qu’ils ne seront pas obligés de payer les dettes des autres !
Les allemands acceptent.
La création de l’€ résulte donc d’une décision purement politique mais elle a des conséquences économiques extrêmement importantes dont les dirigeants français ne semblent pas, à l’époque, prendre la mesure ; à moins que les français aient fait preuve, à cette occasion, d’un certain machiavélisme en proposant une règle stricte avec la ferme intention de … ne pas la respecter ?
Car, que fait aujourd’hui E Macron ?
Il veut remettre en cause la règle des 3%, que nous avons proposée et que les allemands ont acceptée et l’explication est typiquement française : les conditions ont changé ! Il est vrai qu’il faudrait être un parfait crétin pour respecter des règles que l’on a soi-même fixées !!!
On retrouve bien là, la désormais célèbre morgue de ces hauts fonctionnaires qui, voyant qu’ils n’arrivent pas à respecter les règles fixées, vont expliquer comment il faut faire autrement et notamment qu’on peut mieux gérer un pays en faisant toujours plus de dettes …
Les français ont la réputation d’être des gens arrogants et prétentieux, qui aiment agiter des idées sans jamais aboutir à quoique ce soit de tangible, de surcroît dilettantes et instables.
Cela se confirme encore une fois !
En fait, E Macron, qui a d’ores et déjà en vue sa réélection de 2022, sait qu’il n’a fait aucune réforme de fond. Pire, le mur du refus (gilets jaunes et salariés des régimes spéciaux et de la fonction publique) commence à se durcir et le risque d’explosion grandit. Il a lâché les vannes budgétaires en début d’année pour éteindre la grogne mais, évidemment, il a considérablement augmenté la dépense publique, les impôts et … la dette !
E Macron, qui craint, par-dessus tout, les débordements populaires, veut disposer de marges budgétaires pour maintenir une situation plutôt précaire alors que la France bénéficie déjà des taux d’intérêts à zéro de la BCE ! Il est donc bien décidé à enfoncer le plafond de 3% alors que la France n’est revenue, pour la première fois depuis bien longtemps, sous la barre des 3 % en 2018 que grâce à … une fiscalité massacrante.
Or, il ne peut pas se permettre une fin de mandat chaotique … s’il veut être réélu et, en France, l’orthodoxie budgétaire n’a jamais été un problème alors qu’il sait qu’il est incapable de réduire la dépense publique. L’Etat fonctionnaire s’avère irréformable ; la France vit de plus en plus à crédit et les comptes 2019 et 2020 vont connaître de nouveaux dérapages.
Cela explique qu’il puisse affirmer que les 3% c’est « un débat d’un autre siècle » histoire de faire passer la bonne gestion des pays du nord pour un anachronisme et leurs dirigeants pour des ringards … Il avait d’ailleurs, lors d’un voyage à Aix la Chapelle (en Allemagne) fustigé cette « manière compulsive qu’ont certains Etats d’accumuler des excédents budgétaires » …qui visait l’Allemagne et qui était déjà une manière de remettre en cause les traités européens.
De plus, il n’hésite pas à mentir en déclarant « Nous avons besoin de plus d’expansionnisme, de plus d’investissement ». En effet, les déficits de ces dernières années résultent pratiquement exclusivement de dépenses courantes. Il n’y a donc pas de dépenses d’investissement ; lesquelles connaissent un véritable effondrement depuis 2012.
E Macron sait aussi que des voix commencent à s’élever en Allemagne pour réclamer une relance budgétaire et dépenser les excédents alors que, dans le même temps, Mme Lagarde, qui vient de prendre ses fonctions de présidente de la BCE, a cru nécessaire de venir à son secours pour tenir le même discours !
Il tente donc d’exploiter de manière opportuniste ce mouvement …et cherche des marges de manœuvre pour ne pas réduire les dépenses publiques françaises car ce serait la porte ouverte à toutes les contestations !
Bien évidemment, l’augmentation de la dépense publique, qui n’est rien d’autre que du laxisme budgétaire, va finir pas poser des problèmes vis-à-vis de Bruxelles et devrait enclencher le processus de sanctions financières prévues par les traités.
Il faut dire que, accros à la dette publique, les dirigeants français ont toujours été les partisans des €bonds c’est à dire des dettes émises par l’Union Européenne elle-même et non par les Etats comme c’est le cas actuellement. Par contre, les allemands s’y sont toujours opposés car ils n’ont pas confiance … les français ne sont pas fiables.
Il faudrait donc déjà que la France stoppe ses déficits qu’elle empile depuis 1974 si elle veut avoir une chance d’être entendue. Elle n’en prend visiblement pas le chemin !
Par ailleurs, les €bonds ne sont concevables que dans le cadre d’un Etat fédéral intégré, tel que les USA. Seulement, l’Union Européenne est encore … très loin de cette structure et il n’est même pas sûr qu’elle puisse s’en approcher un jour !
Il ne faut pas oublier que la crise de 2012, qui a tout de même failli faire sauter l’Union Européenne, était avant tout une crise de la dette des Etats. Mais, visiblement, les dirigeants français n’en ont cure tout en n’ayant jamais tiré les leçons de l’adoption d’une monnaie forte et stable. Ils n’y ont vu que l’occasion d’emprunter massivement sur les marchés à des taux très bas pour financer à crédit leur vision de la société !
Cela amène à se poser un certain nombre de questions :
– La France doit-elle continuer à creuser des déficits qui ne sont pas le signe d’une quelconque austérité même si celle-ci existe bien pour certaines catégories de la population ? L’effort de réduction du déficit structurel (déficit avant imputation des intérêts sur la dette) est quasiment nul depuis le début du mandat d’E Macron et les 1.3% de croissance pour 2019 sont surtout dus aux 3.3% de déficit public ; ce qui veut dire que pour obtenir 1.3% de croissance, il en coûte 2% d’endettement supplémentaire. Seulement, cette relance qui ne dit pas son nom permet de masquer la réalité de la situation et notamment que s’il n’y avait pas eu cette relance budgétaire, nous aurions eu une croissance négative ou au mieux une croissance zéro !
– L’Union Européenne a-t-elle besoin d’un stimulus budgétaire pour relancer l’activité alors que son niveau de croissance global est très inférieur à celui des USA et de l’Asie malgré une politique monétaire « très » accomodante. On sait que les relances budgétaires n’ont jamais prouvé leur efficacité … elles ne font que décaler dans le temps les évènements tout en générant des dettes qu’il faut ensuite rembourser. Mais, et c’est là le but visé par E Macron, elles permettent de masquer temporairement les difficultés économiques. Elles servent essentiellement à gagner du temps et c’est bien ce dont a besoin le président !
– Alors que le budget de l’Etat est de 400 milliards € avec des recettes fiscales de 307 milliards € pour un déficit de 93 milliards€ (soit 25% !) ne faudrait-il pas plutôt profiter des taux bas pour se désendetter alors qu’on fait exactement l’inverse ? On sait que plus la dépense publique augmente plus la croissance économique diminue ; et malgré cela la France continue d’emprunter toujours plus. (225 milliards en 2019, 230 milliards en 2020). La dette de la France atteint désormais 2.375 milliards € et l’encours de dette explose en flirtant avec les 100% du PIB (99,5%).
E Macron se lance donc consciemment dans la spirale mortifère de la croissance de la dette à des fins de seule politique politicienne … alors que, lors des élections de 2017, il prétendait stopper net la dérive budgétaire et réduire l’endettement qui devrait finalement … progresser de plus 400 milliards € sous son mandat ! C’est un peu comme l’inversion de la courbe du chômage de son ancien mentor …
Quel est le stade ultérieur car il est évident que ces dérives ne seront pas acceptées par les autres membres de l’Union Européenne surtout que, exception faite de l’Italie, ils ont fait les efforts nécessaires ?
Or, on imagine mal un président de la république française, tout plein de sa morgue et de son pouvoir absolu, rentrer tout penaud dans le rang …
L’Etat fonctionnaire essaie de trouver une issue à son incompétence et pour cela tente d’échapper à ses engagements initiaux. Ce faisant, il essaie de contourner les règles communes et de revenir sur sa parole alors qu’à l’exception de l’Italie, tous les autres pays de l’Union Européenne ont pratiquement éliminé leurs déficits budgétaires.
Encore une fois, la France donneuse de leçons à la terre entière trouve des raisons (ou des prétextes) pour ne pas respecter les règles du jeu.
Encore une fois, l’attitude française amène à la suspicion généralisée car on sait qu’on ne peut pas faire confiance aux français !
On peut imaginer aisément que E Macron n’hésitera pas à provoquer une nouvelle crise au sein des institutions européennes afin de prendre les français à témoins de ce que “si ça va mal c’est de la faute de Bruxelles et de l’Allemagne” (cette ficelle ayant déjà été largement utilisée) avant de proposer de nouvelles règles plus accommodantes … que la France ne respectera pas plus !
C’est là jouer à un jeu dangereux et le risque, à terme, est que les pays de l’Europe du nord fassent un jour sécession et laissent les pays dits du « club Med » se débrouiller avec leurs dettes !
Ce jour là sifflera la fin de la partie. Les dérives budgétaires éclateront au grand jour, les dirigeants de l’Etat fonctionnaire se retrouveront devant leurs responsabilités … et ce ne sera pas une partie de plaisir pour les français !
Bien cordialement à tous !
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L’horizontalité de l’expression permise par les réseaux sociaux, les Blogs etc ouvrent une liberté d’attribution du débat à quiconque veut réagir sur quelconques sujets. Comme une boîte de Pandore qui s’ouvre enfin pour court-circuiter les canaux Mainstream d’informations, et se ré-informer par un flow d’autres sources …
Pourquoi cette recherche de l’horizontalité ?
Car une bonne frange de notre population laborieuse ne comprend plus rien à cette verticalité de nos institutions.
Rappelons-nous : La 5ème République, celle qui court toujours en exercice depuis 1958, a voulu rompre avec l’instabilité parlementaire de ses précédentes. L’exemple flagrant d’une telle instabilité est sous nos yeux, avec la question du Brexit au sein de la Chambre des Communes anglaise – en aparté, élue selon le suffrage uninominal majoritaire à un tour. Mais il y a débat, même si cela dure.
Chez nous cette verticalité du pouvoir s’est exprimée frontalement en 2005 par le dernier référendum proposé au peuple que permet notre Constitution, sur le Traité de Lisbonne. Inutile de rentrer dans la foire de si ce projet est bien pour nous ou pas. Mais vous le savez, le « Non » du peuple a été transformé en « Oui » de par nos institutions. Il n’y a pas eu de débats … On décide et vous exécutez ….
Et c’est tout le problème aujourd’hui, sise France, de qui veut s’opposer à cette lecture verticale du terrain, pour ceux qui ont les pieds dans la glaise. Qui va les représenter dans nos institutions ? Des de nos députés ? Font-ils partie de la majorité au pouvoir ? Ont-ils eux-mêmes un sceptre dans leurs fonctions ?
La radicalité de la rue
La rue crève de ne pas trouver de boulot, car le coût du travail avec toutes ces normes et charges sur un salaire coûte décidément cher.
Le petit patron crève de payer pour toutes ces normes et ces charges pour un temps plein, et quand il peut faire le travail lui-même, moins de problèmes il aura.
La rue par ces biais se paupérise et s’énerve.
Logique. Quand notre démocratie travaille en cavalerie pour déshabiller Pierre au profit de Paul, sans assurer les droits régaliens d’une quelconque sécurité physique ou de droit de propriété privée …
Quand en toute « «Socialie », les fontaines de valeur ajoutée vont se rétrécir au profit de rien …
Quand, la rue va peut-être monter vers les avenues, puis par les boulevards et enfin les routes. Mais hélas, en tant qu’aliénés de la “Socialie” avec laquelle ils ont convolés en noces …
En conclusion
La verticalité des décisions va se traduire par de plus en plus de répression pour se légitimer. Chant du cygne, pas sûr et même pas du tout. Nos élites vont tout faire pour nous réduire ….
Quoiqu’il en soit, évitons-nous la barbarie, car c’est clairement ce qui nous menace … Et j’ai envie de dire, si c’est la cas, faisons y face ….
Bien à vous
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Les sociétés, tout comme les individus, peuvent souffrir de désordres psychologiques lourds, qui sont générateurs de catastrophes humanitaires plus ou moins visibles.
Je propose de nous intéresser dans ce billet à ce que l’on appelle “l’esprit de corps”, mais aussi aux “affinités de penser” dont les modalités et les résultats sont semblables.
Concernant l’esprit de corps, aujourd’hui en France c’est dans la fonction publique qu’il s’exprime avec le plus de force, quant aux affinités c’est en politique ou en religion que l’on trouve les radicalisés qui sont l’expression des troubles de l’affinité.
Deux exemples frappants viennent de faire la une des journaux. Les meurtres de la préfecture de police par un radicalisé et les “dames pipi” du déséquilibré du corps des fonctionnaires du Ministère de la culture.
Dans les deux cas beaucoup de monde savait où se doutait, tout le monde s’est tu.
Comment cela fonctionne-t-il ? Le plus simplement du monde.
Esprit de corps et affinité justifient aux yeux de leurs adhérents, tout comme la raison d’Etat, une exception à la loi sous la forme d’une tolérance à la déviance quasi illimitée, accompagnée de la dissimulation des faits voire de leur approbation.
C’est à dire que la loi républicaine, laïque, ne trouve pas à s’appliquer, l’esprit de corps ou les affinités agissant comme un voile dissimulateur, protecteur. Cela peut même aller jusqu’à la mise en place de lois d’exceptions protectrices ou à la déviance de la magistrature devenant complice.
Le ciment qui lie les intervenants est le privilège à protéger pour l’esprit de corps, la croyance partagée pour l’affinité.
On peut trouver les deux réunis, par exemple dans le nazisme, le communisme ou l’écologie, dans ce cas les dégâts sont terribles.
Le moteur — ou le carburant — est le pouvoir.
Le pouvoir est cette chose que l’homme se doit de conquérir, il est naturellement, biologiquement, armé pour cette conquête.
Mais, et c’est là que le bât blesse, la nature lui a donné ces moyens pour conquérir le pouvoir sur lui-même, pas sur les autres.
Avait-elle prévu, la nature, qu’une grande majorité des hommes, refusant l’effort, préférerait se soumettre au pouvoir des autres que conquérir le pouvoir sur eux-même ?
Ce n’est pas certain. On ressent instinctivement que toutes les déviances qui découlent de l’usage erroné des outils de prise du pouvoir sur soi, transformé en prise de pouvoir par les autres, ne sont pas naturelles, qu’elles sont imposées.
Il en est ainsi de l’esprit de corps et des affinités poussés à leur paroxysme, imposés à tous par la masse de ceux qui préfèrent se soumettre aux autres plutôt que lutter pour se conquérir personnellement.
Entrons dans le concret
Ici nous sommes bien placés pour apprécier les dégâts de l’esprit de corps et des affinités de penser.
L’outil fiscal, Bercy, est exclusivement composé d’hommes et de femmes qui adhèrent aux deux mamelles précitées. Ils sont une caricature à très grande échelle des déviances induites. Ils les pratiquent toutes.
Leurs privilèges professionnels et personnels sont illimités, jamais dénoncés. Ils peuvent mentir, harceler, menacer, torturer, ruiner individus ou familles entières en toute impunité. Nulle structure judiciaire ne s’oppose à eux, quels que soient leurs excès. Nulle résistance ou révolte ne leur est opposable.
Ils cumulent l’esprit de corps poussé à son paroxysme et l’affinité de croyance ancrée dans l’idée fumeuse de l’égalitarisme.
Ils sont la maladie sociétale absolue, la drogue générant la dépendance, la mort inéluctable du corps social qu’ils contaminent.
Mais attention, ils ne sont que le bras armé de ceux qui ont récupéré le pouvoir que d’autres leur ont abandonné.
C’est-à-dire qu’il suffirait que chacun ait le courage d’utiliser les outils que la nature lui a donnés pour faire sa propre conquête, sans emmerder les autres, pour s’améliorer lui-même sans prétendre au droit d’améliorer les autres, et les idées “d’esprit de corps” ainsi que “les affinités malsaines” disparaîtraient naturellement.
Ce serait cela le libéralisme. Mais il faudrait que tous soient également courageux, car prendre le pouvoir sur soi-même, se perfectionner, est le plus grand défi humain qui soit.
Bien à vous. H. Dumas
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Je suis tiré de ma somnolence par l’arrêt soudain du train.
Les portes du wagon à bestiaux dans lequel je me trouve sont ouvertes avec fracas. Des cris et des aboiements nous accueillent. Il fait un froid mortel, le quai est recouvert de givre. Mon mince manteau de mohair ne me protège pas d’un vent coupant. Le jour ne s’est pas encore levé et des énormes projecteurs nous éclairent.
-Allez descendez, vite, vite, courrez. Nous aboie-t-on.
Les gens qui sont avec moi dans le wagon se pressent vers les portes en se bousculant.
Qui sont-ils ? Aucune idée
Nous étions environ une centaine, pressé les uns contre les autres pour garder un semblant de chaleur, dans un silence irréel.
Personne ne parlait. Nous nous regardions tous, les uns les autres, pétrifiés.
Je ne savais pas ce que je faisais sur ce quai et comment j’avais atterri là.
Des gardes tout habillés en noir, armés de LBD, casqués, la visière abaissée, gantés, bardés de protection genre soldats de l’Empire du mal, donnaient des coups appuyés de tonfa sur qui passait à leur portée. Gratuitement pour nous montrer que nous n’étions plus rien, que le numéro d’un dossier.
Par moment, ils lançaient leurs chiens, d’énormes molosses sur des retardataires qui criaient de douleur.
Qu’est-ce que je faisais dans ce monde. Je ne me rappelais de rien.
Etais-je passé dans une autre dimension ? Dans un monde parallèle genre 1984 ? Qu’avais-je pu faire pour me retrouver sur ce quai parmi tous ces gens qui suaient de peur et tremblaient de froid ?
Un violent coup de matraque dans le dos me ramena à la réalité et j’accélérais le pas en titubant.
Le troupeau puant et crasseux que nous formions après ces deux jours enfermés dans ces wagons sans eau passait devant une haie de miliciens hurlant des ordres, avant de s’engouffrer dans un énorme hangar béant surmonté d’immenses cheminées qui crachaient une fumée épaisse, noire et collante qui par moment nous enveloppait, poussé par une rafale de vent tourbillonnant.
J’arrivais devant un milicien qui portait des étoiles sur son gilet pare-balle.
Il me regardait m’avancer vers lui. Je m’arrêtais et lui criais :
-C’est une erreur. Je n’ai rien à faire ici. Je n’ai pas été jugé. Je veux un procès !
-Un procès ? Rien que ça. Tu te crois où ?
Un coup de crosse dans le creux des reins me fit hurler.
Je me réveillais.
J’étais en train de cauchemarder.
Mon cauchemar devait être prémonitoire car hier au courrier j’ai reçu la réponse à ma demande de médiation avec le fisc du Gard comme me l’avait proposé le Tribunal Administratif suite à une plainte que j’avais déposé devant lui.
Comme vous pouvez le constater cette histoire de médiation est encore de la poudre aux yeux comme en son temps « la charte du contribuable ».
De l’enfumage pur et dur.
Pour un redressement bidon, que je peux aisément démontrer (même un enfant en CM1 comprendrait) portant sur une petite somme, 1500€, ce n’est pas le redressement du siècle.
Juste un petit abus du quotidien entre la poire et le fromage, comme ça en passant.
Ces messieurs du fisc refusent donc la médiation.
Ils ne sont pas habitués à ce qu’un contribuable se rebelle.
Ce n’est dans leurs gènes.
Ils ont horreur des procès civils, ceux où ils peuvent perdre et, de plus, ils ne doivent pas être équipés pour une médiation. Le cerveau de leur personnel ne doit pas être formé à transiger.
Il fonctionne que dans un sens…
E.Bolling
Ce récit n’est que fiction.
Toute ressemblance avec des réalités ne seraient que coïncidences non voulus par l’auteur…
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En France, il est de bon ton d’être de gauche et de mépriser l’argent … du moins en public !
D’ailleurs, en France, d’une manière générale, il est de bon ton, dans le cadre d’une morale catholique hypocrite, de mépriser l’argent, à la différence des pays de tradition protestante tels que les Pays Bas, le Royaume Uni ou les USA !
Or, nous venons d’apprendre qu’après Cahuzac, le pourfendeur de la fraude fiscale qui avait un compte dissimulé en Suisse, après Raymond Barre, l’honnête homme, le politicien intègre, qui avait lui aussi un compte bancaire dissimulé en Suisse, Anémone, la saltimbanque de la troupe du Splendid, avait, elle aussi, un compte en Suisse !
Ainsi donc, Anémone, née Anne Bourguignon d’un père psychiatre et élevée dans une famille très bourgeoise du 15°arrondissement de Paris, l’ancienne hippie et écolo qui affectait de mépriser l’argent et ne ménageait pas ses critiques contre « une société capitaliste qui exploite et met en danger la planète », qui était écoeurée par le métier (d’acteur) « pourri par le fric » et qui a fustigé Johnny parce qu’il votait à droite et passait sa vie à échapper au fisc, elle qui prétendait faire des films « pour le fric » et pour « exploiter le système », elle, la gauchiste, qui a appelé à voter JL Mélenchon aux élections présidentielles de 2012, a dissimulé une partie de son patrimoine au fisc français en Suisse !
Car on peut supposer que ce ou ces comptes suisses n’étaient pas révélés à l’administration fiscale.
Nous ne connaissons pas encore le montant des sommes concernées mais nous découvrons que le discours public d’Anémone était à l’exact opposé de son comportement privé.
Car, oui le milieu du spectacle draine de l’argent et parfois beaucoup d’argent (souvent public). C’est particulièrement le cas du cinéma qui est hyper subventionné par l’Etat au nom d’une exception culturelle française qui aboutit en général surtout à financer les « œuvres » des copains à travers ce qu’on appelle le capitalisme de connivence.
Nos élites, nos politiciens, nos comédiens, nos chanteurs, nos membres du showbiz, nos journalistes, toutes nos petites stars de la télé, ont à cœur de mépriser l’argent mais finalement s’avèrent être âpres au gain !
Or, il ne faut pas se faire d’illusions, la cupidité est un trait de la nature humaine mais l’hypocrisie, le mensonge et la dissimulation le sont aussi !
Toutefois, pas d’ambiguïté …
Je ne critique pas le fait qu’Anémone ait ouvert un compte en Suisse et je comprends fort bien le désir d’échapper à la spoliation fiscale … car il n’est jamais agréable de se faire voler, même légalement, 80% de ses revenus …
D’ailleurs, certains personnages publics (Alain Prost, Alain Delon, Gérard Depardieu) ont préféré plus simplement s’expatrier pour échapper à la rapacité inépuisable du fisc français !
Ce que je trouve par contre lamentable (et le mot est faible) c’est que l’on tienne en public un discours « de gauche », socialiste pour ne pas dire communiste, qu’on affiche un mépris pour l’argent mais que, dans la réalité d’une vie faite de duplicité, l’on concentre toute son énergie à en amasser le plus possible et en outre à le dissimuler … tout en faisant croire le contraire !
Mais on est habitués en France à ce type de comportement et certains dirigeants politiques en sont les vivants exemples.
Notamment JL Mélenchon, le lider maximo, le dirigeant de la France insoumise, le gauchiste pur et dur, s’est constitué, par le biais de ses divers mandats électoraux, un patrimoine qui dépasse très largement le million € … sans jamais avoir travaillé de sa vie !
On peut aussi évoquer Gérard Miller, psychiatre, soutien de Mélenchon, grand moralisateur médiatique et pourfendeur du grand capital, qui a du avouer posséder un compte en Suisse à la banque HSBC.
Dans le milieu du spectacle, nous avons aussi Dieudonné, Richard Cocciante, Doc Gynéco, Florent Pagny et Johnny bien sûr, mais tous n’affichent pas en public des idées « révolutionnaires » et un mépris de l’argent … accompagné d’un dénigrement de la société dont ils tirent les plus grands bénéfices !
A tout prendre, il vaut mieux ne rien dire … mais apparemment l’ego, la vantardise, la vanité et la fatuité prennent le dessus sur la raison !
On peut, à la rigueur, admettre que quelqu’un aime l’argent (quoique je trouve détestable de n’avoir pour seul but dans la vie que l’accumulation de signes monétaires) mais ce qui est le plus méprisable, c’est l’hypocrisie, la duplicité et ce ton moralisateur utilisé par certains personnages publics …. par ces gauchistes et révolutionnaires de pacotille aux comptes bancaires bien bourrés qui affectent de prendre la défense des pauvres ; ces gauchistes qui sont pour la socialisation des pertes et la privatisation des profits …
On est à mille lieues d’un Lino Ventura qui avait financé avec une extrême discrétion l’association Perce Neige qui s’occupe d’enfants handicapés …
Par contre, on peut aussi relever le silence de la presse à propos de ce genre de nouvelle alors que, lorsqu’il s’agit de s’en prendre à la fraude fiscale des odieux entrepreneurs capitalistes, la presse, et spécialement la radio, ont l’habitude de se déchaîner littéralement.
Ici rien ou presque … ce n’est pas de l’information … utile surtout lorsque l’on sait que 75% des journalistes se disent de gauche … tout comme les gens du spectacle …
Le microcosme médiatique se tient les coudes …
L’évocation des Bercy Papers, (à propos de ces hauts fonctionnaires qui émargent en toute discrétion à des salaires parfaitement indécents totalement défiscalisés au nom de l’intérêt public), avait abouti de la même manière à un silence assourdissant …
Il faudra quand même bien un jour sortir de ce gauchisme hypocrite, moralisateur et parvenu qui pervertit la société française et abuse des français qui sont bien naïfs de croire au discours de ces nantis, de ces comédiens de la vie qui affichent un mépris de façade de l’argent tout en étant « accros au pognon » et qui courent les gros cachets à la télé, au cinéma ou ailleurs !
Bien cordialement à tous !
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N’importe quel français sait maintenant que la France agonise malgré les bulletins optimistes complètement farfelus de la presse mainstream et de ses gouvernants énarques.
La France est rongée depuis au moins 40 ans par un cancer bénin mais qui est devenu mortel avec les années, n’ayant pas été soigné.
Ce cancer que, même le petit pékin du coin en a compris l’origine, se développe chaque année davantage.
Des charlatans prétentieux et méprisants ont tous diagnostiqué un mal imaginaire et ont prescrit des faux remèdes qui se sont avérés, bien sûr, pire qu’un cautère sur une jambe de bois.
(Lire l’excellent papier de Michel Georgelhttps://temoignagefiscal.com/reflexion-de-sacrifie/)
Grâce à eux, ce cancer s’est métastasé dans tous les organes de la France et celle-ci est maintenant à l’agonie.
Comment un grand et beau pays, fort de la vitalité d’un secteur privé hyper dynamique à la fin des années Pompidou a été année après année parasité par une administration de plus en plus forte et de plus en plus intrusive et contraignante.
Nous dégringolons chaque jour un peu plus dans tous les classements mondiaux de performances et nous sommes arrivés dans tous les bas du tableau.
La seule médaille d’or mondiale que nous avons acquis et que nous conservons, malgré des enfumages quasi quotidiens, c’est la médaille d’or de la ponction fiscale. https://temoignagefiscal.com/au-championnat-du-monde-des-prelevements-la-france-a-enfin-la-medaille-dor/
Cette ponction coercitive, toujours plus importante et abusive, est faite officiellement pour le « Bien Commun », soi disant pour la redistribution.
On ne pourra jamais savoir qui est concerné par cette redistribution, mais la part de la fonction publique est tous les ans plus importante.
Ces ponctions faîtes sur les forces vives du pays servent surtout à nourrir une pléthore de fonctionnaires plus ou moins inutiles mais qui vivent, comme une force d’occupation, sur notre pays. https://temoignagefiscal.com/bercy-lempire-du-mal-et-la-citadelle-de-tous-les-abus/
Là aussi une avons une médaille d’or. La médaille d’or du plus grand nombre de fonctionnaires pour 100 000 habitants.
Idem pour le nombre de nos élus.
Tout ce beau monde vit grassement et cumule des avantages très particuliers, grâce uniquement à ceux qui travaillent et qui, eux, ne comptent pas leurs efforts.
Evidemment, le total des ponctions fiscales se réduit comme peau de chagrin sous l’émigration forte et constante de nos concitoyens qui veulent profiter du fruit de leur travail et ne pas servir uniquement à remplir le French Tonneau des Danaïdes.
Là aussi nous détenons un record mondial, proportionnellement au nombre d’habitants, le record mondial de l’émigration. https://temoignagefiscal.com/ils-partent-ailleurs-travailler/
D’où une pression toujours plus accrue, accompagnée d’abus toujours plus nombreux pour faire bouillir la marmite de nos inutiles.
Le cancer qui nous tue et qui entre dans sa phase finale a pour nom Bercy.
Bercy, cancer dont peu se relève est souvent couplé avec un autre qui se nomme URSSAF.
Les deux réunis donnent un cancer mortel dont qui tue son contribuable 9 fois sur dix entre 2 mois et quelques années.
Le citron étant presque à sec, nous sommes entrés dans l’agonie car tous nos médecins sont des énarques, donc les représentants des fonctionnaires.
Le mal ne pourra donc jamais être soigné et nous emportera tous dans la douleur…
E.Bolling
Je ne parle pas ici de toutes les autres administrations étatiques diverses ou municipales qui rackettent à tour de bras les entreprises qui veulent travailler dans leur « sphère » et ont malheureusement besoin de leurs «autorisations ».
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En écho à cet article de Henri Dumas. Auquel je fais part de mes profonds sentiments solidaires.
Nous sommes sans doute champions du monde en ce qui concerne la lourdeur de notre fiscalité.
Normal, nous répondent sans honte, politiques et fonctionnaires (hauts ou pas) : nous sommes aussi champions de la redistribution.
Même si c’était vrai, cela le serait de moins en moins : ce n’est un secret pour personne, en effet, que chez nous, les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Il en est ainsi de façon constante depuis que nous sommes entrés en socialie.
Louis Pauwels le dénonçait déjà il y a près de 40 ans : le problème de la redistribution est que l’argent collecté va d’abord, et en priorité, aux collecteurs…
Inutile de chercher ailleurs pourquoi il faut toujours plus d’argent pour toujours moins d’efficacité.
Si l’on voulait réellement réduire les inégalités, il faudrait donc logiquement commencer par réduire le nombre… de collecteurs !
Et donc se décider à commencer le dégraissage de tous ces mammouths que sont nos administrations et leurs princes oligarques.
Adage bien connu : il ne faut pas compter sur les hommes qui ont créé les problèmes, pour les résoudre…
Deux redressements, commence par noter l’article, ont été appliqués à des chefs cuisiniers qui déjeunaient sur le pouce dans leur cuisine. Respectivement 14 000 et 13 000 €. Pas vraiment une paille !
Devant l’indignation générale, le petit monsieur qu’on nous a baptisé ministre de tutelle de l’Urssaf dit avoir donné des consignes et pris les mesures pour que de telles absurdités ne se reproduisent pas.
Le but de ce monsieur policé est paraît-il que la défiance entre les Français et les administrations laissent la place à la confiance.
Naturellement, ni l’auteur de l’article, ni d’ailleurs personne ne croit même 1/10 de seconde à une quelconque efficacité de ces bonnes paroles.
Le Cercle Lafay a des solutions : donner la possibilité aux entreprises, par exemple, de s’adresser au supérieur hiérarchique de l’inspecteur. Ou créer une commission de recours amiable…
Quand on voit comment fonctionnent les contrôles fiscaux, on ne peut que s’amuser d’aussi naïves propositions. Qu’il s’agisse des Urssafs ou du fisc, pas d’illusions, le contrôlé a toujours tort.
La seule solution ne serait pas de réformer les Urssafs, qui ne sont pas réformables, mais de les supprimer.
Très simplement, en leur retirant, comme d’ailleurs l’Europe devrait nous y obliger, leur situation de monopole. Des Urssafs en situation de concurrence avec des assureurs privés, on peut parier que beaucoup de problèmes disparaîtraient comme par enchantement…
Peut-être en avez-vous entendu parler. Il existe un train quotidien appelé « le train des fruits et légumes » qui achemine depuis 1986 chaque année 400.000 tonnes de marchandises de Perpignan au marché de Rungis (1.400 tonnes par jour).
Ce train achemine les productions d’Occitanie mais aussi d’Espagne et du Maroc vers cette zone immense de 12 millions d’habitants et de consommateurs que représente la région parisienne.
Ce train comprend normalement 82 wagons réfrigérés car les wagons doivent être réfrigérés pour pouvoir conserver les fruits et légumes jusqu’à leur lieu de destination.
Le principe est simple et devrait fonctionner sans difficulté : on charge les wagons à Perpignan et on les décharge à Rungis.
Seulement, on est en France et évidemment un schéma aussi simpliste n’est pas acceptable !
Et effectivement, ça ne fonctionne pas … du tout !
Les wagons sont hors d’age, le matériel est complètement vétuste et finalement il ne permet pas de rendre le service pour lequel il a été mis en place !
La conséquence immédiate, évidemment on s’en doute, est la perte de la marchandise !
Par ailleurs, les grèves du printemps 2018 ont fait perdre la moitié des clients des chargeurs à cause des retards de livraison. Il vrai qu’à la CGT et à SUD RAIL, l’exigence d’une livraison en temps voulu et en bon état de la marchandise est une notion totalement inconnue !
L’effet immédiat est que les chargeurs, producteurs de fruits et légumes, n’utilisent plus ce train. Ils préfèrent confier leurs marchandises à des camions réfrigérés qui font le même trajet car le camion reste « moins cher et plus souple » !
Conclusion qui s’impose : la SNCF et ses employés ne sont même pas capables de transporter des fruits et légumes dans un train qui part d’un point A pour aller, sans arrêt, au point B !
La situation est devenue tellement irréelle que la direction de la SNCF avait décidé … d’arrêter le train avec cet argument massue : la SNCF perd de l’argent sur cette ligne !
Forcément, quand les wagons roulent à vide …
Le fin mot de l’histoire est qu’il faudrait renouveler un matériel hors d’age mais cela exigerait un investissement de 20 millions € et la SNCF n’en n’a pas les moyens. Eh oui, la SNCF qui est subventionnée à hauteur de 12 milliards € par an n’a pas les moyens d’investir 20 millions € pour remplacer un matériel vieux de plus de 33 ans et donc complètement amorti !
Et pendant ce temps, on nous abruti de pénalités fiscales sur les voitures, sur le carburant parce qu’il faut « sauver la planète » mais on n’hésite pas à lancer cinquante poids lourds de 40 tonnes qui polluent et défoncent les autoroutes parce que … la SNCF n’a pas les moyens !
Le total annuel représente quand même 20.000 camions ; chacun consommant environ 35 à 38 litres de diesel aux cent km !
A la suite d’une réunion tenue le 17 juillet à Perpignan et qui a rassemblé des représentants de l’Etat, de la SNCF, des collectivités locales et des transporteurs notamment, il a été décidé de suspendre la ligne de fret de fruits de légumes Perpignan Rungis, dans un premier temps, jusqu’au 1er novembre.
Le communiqué de presse a déclaré : « qu’il est prévu que le Train des primeurs reprenne sa ligne en novembre d’abord avec ses wagons actuels jugés obsolètes, avant de trouver une solution économiquement viable et pérenne en 2020. »
Toutefois, devant la grogne qui s’est mise à monter de toutes parts, la ministre des Transports Élisabeth Borne a décidé de réagir énergiquement et de ressusciter ce train qui a repris du service et roule … à vide !
Se moquerait-on du monde ?
Pas du tout et le ministère des Transports n’y est pas allé par quatre chemins : « Nous attendons que les clients qui souhaitent transporter leurs marchandises dans ce train s’engagent. La question n’est plus de savoir si ce train roule ou pas. Il roule. Point. Maintenant, il faut qu’on définisse avec eux la manière dont on pérennise cette ligne ».
Le matériel vétuste, les wagons réfrigérés qui ne fonctionnent pas, les grèves intempestives d’un personnel ultra syndiqué et si soucieux de la défense de ses intérêts professionnels qu’il en oublie d’exercer son métier, l’absence totale de fiabilité du service n’entrent absolument pas en ligne de compte !
On a compris, selon la ministre qui semble avoir totalement appréhendé la situation, c’est la faute des chargeurs qui ne veulent pas utiliser un service qui ne fonctionne pas !
Certains osent parler d’une situation ubuesque à propos d’un train fantôme mais finalement on hésite entre incompétence, sabotage, jean-foutisme et provocation …
Vous êtes scandalisés ? C’est normal mais la SNCF et ses employés s’en moquent !
D’ailleurs, la SNCF a délibérément abandonné le fret, estimé non rentable, au profit du trafic voyageurs, et essentiellement du tout TVG dont les billets, pourtant subventionnés, restent excessivement chers si on ne les achète pas par le biais de la plateforme Internet dédiée.
Mais, rassurez-vous, l’Etat finira bien par trouver une solution avec … vos impôts à moins qu’il ne se décide à confier l’exploitation de la ligne à un opérateur privé !
Cela me rappelle cette histoire marseillaise de la SNCM (Société Nationale Corse Méditerranée – publique) dont les bateaux faisaient une rotation par jour entre Corse et continent pendant que les bateaux de la Corsica (privée) en faisaient deux avec moitié moins de personnel !
Malgré des subventions délirantes, la SNCM a fait faillite et disparu !
Avez-vous remarqué ? Entre SNCM et SNCF il n’y a qu’une lettre qui change !
Regardez ce train et imaginez la France ! Vous comprendrez alors que cette situation complètement délirante est juste l’un des symptômes de la déliquescence générale du pays !
Ultime précision pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité ministérielle : Mme Elizabeth Borne est aussi ministre de l’écologie … Elle est donc doublement concernée mais on n’est pas sûr qu’elle ait bien pris la mesure du problème …
Bien cordialement à tous !
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Je mets la dernière touche aux conclusions que je dois soumettre à La Cour d’Appel de Poitiers dans l’espoir de faire échec à la destruction totale de ma société Les Hauts de Cocraud par le fisc qui vise une vente forcée de tous les biens de cette société pour une dette fiscale inventée de toutes pièces, inexistante en réalité.
Mes arguments — que vous avez lu si vous avez cliqué sur “conclusions” — me paraissent simples et la situation aisée à comprendre.
Et pourtant, il y a vingt ans que cela dure.
Dans ce laps de temps, inévitablement, des intervenants intelligents, possédant un pouvoir d’intervention, ont eu connaissance du dossier, voire même d’autres honnêtes. Ils ont évidemment parfaitement compris la situation. Et pourtant nul n’a rien fait pour solutionner ces inepties, pour sauver le soldat Dumas… Pourquoi ? Là est la question.
Je crois avoir une explication, je vous la soumets.
C’est le philosophe René Girard, ou du moins ce que j’en ai compris, qui me l’inspire. D’après Girard la société se forme autour de “mèmes” auxquels chacun se croit obligé d’accéder. Cela induit une uniformité de souhaits, inaccessibles pour certains, générant une frustration collective. Cette frustration trouve un exutoire arbitraire dans la désignation de boucs émissaires. Mais la paix sociale reste fragile et en cas de tension extrême, présente ou à venir, le sacrifice des boucs émissaires est la seule solution pour retrouver l’équilibre du groupe.
Ce système sacrificiel traditionnel aurait été entravé, dit Girard, par le christianisme qui aurait eu l’idée géniale de remplacer le bouc émissaire par Dieu lui-même, objet du sacrifice à travers son fils. Je ne suis pas sûr de la conclusion, mais j’aime bien la théorie.
Appliquons cette théorie à notre société.
Le mème, cette attitude sociétale que chacun s’efforce de reproduire, serait : “les signes extérieurs de richesse”.
Assimilés par erreur au bonheur, ils génèrent une importante frustration pour ceux qui n’y ont pas accès, ou trop peu à leur gout. Leur présence est synonyme de puissance, leur absence d’impuissance.
N’étant qu’un décor sans intérêt, réservé aux apparats des compétiteurs de pouvoir, ils sont par essence inaccessibles à tous les autres. Une richesse insolente du monde occidental a pu faire croire un temps que chacun pourrait en avoir une part, ce qui est absurde.
L’appauvrissement inéluctable du même monde a rétréci les chances pour tous de s’imaginer accédant aux signes extérieurs de richesse.
La frustration collective face à cette réalité a pris de l’ampleur, à tel point qu’il a fallu designer des boucs émissaires. Ce fut les “fraudeurs fiscaux”.
Cela n’a pas suffi, l’intensité de la frustration a augmenté exponentiellement.
Il a fallu passer au sacrifice des boucs émissaires pour maintenir la paix sociale.
Nous en sommes donc là.
Le sacrifice est réel, car déposséder de ses biens un homme préalablement déclaré “fraudeur fiscal” est une sorte de mise à mort. Il suffit de constater que la vie d’un non possédant – SDF – est plus courte de trente ans, pour comprendre ce que représentent ses biens dans la vie d’un homme.
Il n’existe pas assez de vrais “fraudeurs fiscaux” pour satisfaire l’appétit de sacrifices de la foule.
C’est ainsi que la société, à travers Bercy et son Code Fiscal délirant, a organisé une fabrique à “fraudeurs fiscaux”, à sacrifiés.
Ainsi le “fraudeur fiscal” n’a pas plus de chance d’échapper à son sort de sacrifié que la vestale n’en avait, même en prodiguant ses faveurs aux grands prêtres.
J’arrive donc à la conclusion que mon calvaire n’a pas d’issue, tous comprennent parfaitement la problématique de mes dossiers, leur injustice, mais ce n’est pas pour eux l’objet du débat. Je suis un des milliers de sacrifiés dont ils ont besoin pour protéger leur pré carré, pour éviter la violence qui les emporterait.
« Laissez-moi vous donner ma définition de la justice sociale : je garde ce que je gagne et vous gardez ce que vous gagnez. Vous n’êtes pas d’accord ? Alors expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? » – Walter E. Williams.
Vous trouverez sur le net qui est Walter … Merci à Goufio de le citer en réponse à l’article de Dominique Philos « Retraites : le rêve fantasmé de l’égalitarisme », ce qui va me permettre de rebondir sur ladite citation.
Préambules
« Je garde ce que je gagne et vous gardez ce vous gagnez». Non ! C’est impossible à moins de vivre au fond des bois, mais pas dans une société d’échanges régulés avec toutes les infrastructures nécessaires pour les multiplier, les sécuriser … Pour tout cela, nous aurons au moins un manque à gagner pour des services rendus. C’est comme cela que nous nous sommes tirés de l’âge de pierre pour vivre nos individualités.
Prolongements
La deuxième partie de la citation est beaucoup plus intéressante : « Vous n’êtes pas d’accord ? Alors expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? »
Difficile de répondre à cette question d’emblée, ne trouvez-vous pas ?
Est-on dans un lien de subordination dans une relation de travail ? Est-on dans une relation de qui peut le moins peut le plus, dans le même cadre de subordination ou en dehors vis-à-vis de tiers ?
Malheureusement, une telle question posée parmi la majeure partie de notre population, ne trouvera en réponses que : Colère, envie, orgueil, gourmandise, paresse et luxure. Un peu moins pour l’avarice qui est plus le propos des Bigoudens et des Auvergnats, dans une image d’Epinal, mais pas tant que ça …
L’Etat a alors décidé de prendre les choses en main pour caper ces villages d’ « Astérix » et répondre à cette dernière question posée par : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ! » Cela ne vous rappelle rien ?
L’Etat, par lui et ses corps intermédiaires, Etat profond, Syndicats, Presse, s’oblige à spolier une partie de la population, mais pas que, toute la population à l’insu de son plein-gré pour ne pas répondre à la question essentielle : « Expliquez-moi quelle part de ce que je gagne vous revient, et pourquoi ? »
Et alors, si je me refuse à devenir votre prostitué(e), est-ce le bannissement de la Terre de mes ancêtres, étant entendu encore que vous allez me pourchasser bientôt à l’extérieur pour vous fuir, par ce passeport français fiscal, ou alors me devoir y renoncer ?
Bien à vous
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Le pouvoir politique prétend lutter contre les inégalités ; ce qui lui permet de justifier, dans une large mesure, la spoliation fiscale qu’il exerce sur une partie de la population à des fins de redistribution à la fois idéologique et clientéliste.
Toutefois, la société française, dans son ensemble, tend aussi à l’égalitarisme, c’est à dire vers une vision de la société où tout le monde aurait les mêmes revenus, le même patrimoine, la même retraite …. Cette vision s’accompagne d’un sentiment exacerbé d’inégalité s’accompagnant d’une détestation des entrepreneurs, de la bourse, des multinationales, du capitalisme, du libéralisme … et d’une vision fiscale singulière selon laquelle le meilleur impôt est celui qui est payé … par les autres !
Faire payer les riches, et seulement eux, semble être le fantasme absolu du français.
Et, justement, ce rêve d’égalitarisme revient sur le devant de la scène avec la réforme en cours des retraites dont les motifs entrent exactement dans ce cadre en prétendant réunifier tous les régimes en un seul de telle manière que tout le monde ait les mêmes droits.
– le secteur privé constitué de caisses de retraite financées par les cotisations des salariés ET des employeurs,
– le régime des fonctionnaires, sans caisse de retraite, entièrement financé par l’impôt,
– les régimes spéciaux constitués de caisses de retraite toutes déficitaires et dont les insuffisances de trésorerie sont financées soit par un adossement aux caisses du privé (cela veut dire que les caisses du privé comblent les trous) soit par l’impôt !
Les subventions à ces régimes spéciaux représentent 2.5 milliards€/an pour la SNCF et 800 millions/an pour la RATP. On comprend dès lors que les salariés bénéficiant de ces régimes soit ne cotisent pas assez soit perçoivent trop par rapport aux cotisations versées … alors qu’ils cotisent moins, partent plus tôt en retraite et perçoivent des pensions plus élevées que les salariés du privé.
Dès lors, au-delà de cette problématique d’une retraite « juste et équitable », on comprend aisément que cette réforme devrait poser la question de la pérennité de ces avantages surtout que cela concerne des entreprises publiques si bien gérées qu’elles doivent être régulièrement renflouées par l’impôt !
Egalité impossible/égalitarisme ?
L’argument de l’égalitarisme n’est qu’une vision fantasmée d’une société collectiviste car il existe une constante du fonctionnement de toute société : A un moment ou à un autre, une fraction de la population parvient à obtenir, de gré ou de force, un statut favorable qui ne peut prospérer qu’au détriment du reste de la population.
Dans les époques antiques, c’étaient les prêtres (Egypte pharaonique), puis les aristocrates (qui est un mot d’origine grecque αριστοκρατες), et dans une époque plus récente le clergé et la noblesse dans la France de l’ancien régime et aujourd’hui les fonctionnaires et les salariés du secteur public. Même aux temps glorieux de l’URSS, il y avait les privilégiés du régime …
Car la société humaine, contrairement aux affirmations politiquement correctes d’égalité entre tous, est en fait profondément inégalitaire ; chaque individu essayant, d’une manière ou d’une autre, d’avoir plus d’avantages que le voisin.
Quelle réforme ?
La réforme envisagée par le gouvernement résulte d’une situation qui lui est imposée dans la mesure où l’on sait que tous les régimes de retraites sont sur la corde raide. Simple avocat de province, je savais déjà en 1991 que tous les régimes de retraites seraient en grande difficulté à partir de 2017 … il ne peut donc s’agir d’une surprise pour le gouvernement !
Rappelons au préalable que le système légal, en France, est celui de la répartition ; même si les fonctionnaires, et eux seuls, ont aussi la possibilité de cotiser aussi à un régime de capitalisation appelé Préfon.
Dans le cadre de la répartition, les salariés en activité cotisent et paient les pensions des retraités car, contrairement à une idée largement répandue, les actifs ne cotisent pas pour leur propre retraite mais bien pour celle des retraités. Les cotisations versées ne font donc qu’ouvrir des droits futurs qui seront payés, si tout va bien, par les futurs actifs !
On se situe dans le cadre d’un système que le gouvernement appelle abusivement « solidarité intergénérationnelle » alors qu’il s’agit plutôt, à bien y regarder, d’un système organisé de spoliation légale des gens qui travaillent au profit des retraités. Il est entendu que les gens qui travaillent actuellement escomptent bien pouvoir opérer la même spoliation lorsque eux-mêmes partiront à la retraite ; ce qui n’est même pas garanti !
Quel avenir pour la répartition ?
Le fond du problème est le mode de financement des retraites, lui-même ; ce qui explique que, depuis 1995, nous « ayons droit » à une réforme des retraites tous les 5 ans !
Tout allait bien jusqu’en 1975, époque à laquelle les gens mouraient en majorité avant l’age légal de la retraite (65 ans) alors qu’il y avait le plein emploi. Les régimes étaient excédentaires avec beaucoup de cotisants pour peu de retraités.
Seulement, la durée de vie s’est allongée (79 ans pour les hommes et 84 pour les femmes) et, du fait de l’irruption d’un chômage de masse incompressible et d’une réduction importante de la natalité, on est passé de 7 cotisants pour un retraité à 1.7 cotisant pour un retraité. Cette situation a été aggravée avec la décision démagogique de Mitterrand de ramener l’age de la retraite à 60 ans alors que la démographie montrait déjà … qu’il fallait l’inverse !
Le mécanisme du financement par répartition est donc complètement déséquilibré alors que les moyens d’action du gouvernement sont très limités puisqu’il n’y a que trois variables sur lesquelles il peut agir : la durée de cotisation, le montant des cotisations, le montant des pensions.
Le gouvernement a présenté sa réforme en affirmant qu’il n’y aurait pas de modification de l’âge de départ à la retraite, ni de modification du niveau des pensions alors qu’une vision lucide imposerait d’augmenter considérablement l’age de départ à la retraite (au-delà de 67 ans) et le montant des cotisations ; ce qui … ne serait pas accepté par les intéressés !
En fait, le gouvernement, conformément à une habitude bien ancrée au sein du pouvoir composé essentiellement de « hauts » fonctionnaires à la vision purement technocratique, se limite à « gérer » la situation à cours terme en parant au plus pressé afin d’éviter à la fois la catastrophe finale et l’explosion de la rue !
Le but est donc, dans l’immédiat et en ces temps de disette budgétaire, de trouver des ressources financières pour gagner du temps. Et quoi de mieux que de siphonner les régimes excédentaires pour financer les régimes déficitaires au premier rang desquels on trouve ces fameux « régimes spéciaux » !
Or, le gouvernement, déjà sérieusement échaudé par l’épisode des gilets jaunes, ne peut pas se permettre une nouvelle explosion sociale … Et les syndicats de la SNCF et de la RATP le savent. Ils comptent donc bien en tirer parti et maintenir leurs avantages en faisant plier le gouvernement qui, lui, cherche désormais … une porte de sortie !
La dernière proposition du gouvernement viserait à ne soumettre au nouveau régime que les nouveaux entrants. La réforme décalerait donc dans le temps l’effet de la réforme par le biais d’une extinction des régimes spéciaux sur la (très longue) durée (40 ans minimum) par la disparition de leurs bénéficiaires ; ce qui n’est pas de nature à résoudre le problème !
C’est là où l’on comprend qu’un système qui se dégrade sans cesse repose sur un système de spoliation légale puisque les derniers entrants sur le marché du travail auront été contraints de contribuer à un mécanisme alors qu’ils sont à peu près certains de ne jamais percevoir de pension dans 40 ans.
La situation serait toute autre si chaque cotisant cotisait pour sa propre retraite. Il pourrait alors suivre la gestion et l’évolution de son patrimoine dédié et il saurait de manière exacte le montant des sommes épargnées lui revenant ! Mais évidemment, dans ce cas, il faudrait rendre au salarié les cotisations (part salariale et part patronale) afin de lui permettre d’en disposer dans le cadre qu’il aura choisi. C’est la fameuse capitalisation !
Ce n’est évidemment pas la voie choisie par le gouvernement, pour des raisons idéologiques mais aussi financières ; l’Etat ne pourrait plus pomper l’argent des autres pour financer ses « actions ».
Une situation explosive
Les syndicats de la SNCF ont lancé un préavis de grève illimitée pour le 05 décembre prochain, en coordination avec ceux de la RATP.
En dehors du fait qu’il y a un mouvement de grève par jour à la SNCF ( !?!), le 05 décembre étant le 24ème anniversaire des grandes grèves de 1995 contre les réformes Juppé, qui portaient déjà sur les retraites, la stratégie a ici clairement pour but de bloquer le fonctionnement du pays.
Ces bénéficiaires des régimes spéciaux justifient la grève en expliquant qu’ils se perçoivent comme les victimes de la réforme mais aussi d’une humiliation. Se prétendant de gauche, ils sont en fait les partisans du service public à la française, financé par l’impôt sans considération de coût ou de rentabilité et les défenseurs sans complexes de leurs privilèges payés par le reste de la population !
Lutte contre les inégalités ?
La véritable lutte contre les inégalités serait plutôt de permettre à tout un chacun d’avoir un emploi et de pouvoir vivre de son travail. Malheureusement, on en est bien loin puisque le pays fait face à un chômage structurel de masse anormalement élevé (près de 9% officiel et 6 millions de sans emplois).
Nécessairement, cette partie de la population est maintenue dans un assistanat à la fois coûteux (pour les finances publiques) et bon marché (on ne peut pas vivre avec le RSA) qui permet juste de camoufler les inégalités les plus criantes, sans résoudre les problèmes.
Seulement, l’Etat, dirigé par des fonctionnaires qui n’ont aucune connaissance économique, a toujours fait preuve d’un mépris vis-à-vis des entreprises qui, seules, créent des emplois. Quarante années d’une fiscalité totalement inadaptée ont abouti à massacrer les entreprises, notamment industrielles ; ce qui explique que la France connaît l’un des taux d’industrialisation le plus faible de l’Union Européenne (avec la Grèce) !
D’un autre côté, nous avons toute une partie de la population qui bénéficie d’avantages significatifs qui sont payés par les impôts des autres,
Quand on prend en considération ces différents éléments ainsi que ceux du vieillissement de la population, du ralentissement économique général, du manque de compétitivité de notre économie et du manque de compétences de la population, nous avons en main tous les éléments d’une véritable bombe qui finira un jour ou l’autre par exploser !
A la fin, quand on fait le compte de la population sous assistance, des fonctionnaires et salariés des entreprises publiques payés par les autres, on a l’essentiel de l’explication de la situation française faite d’une fiscalité délirante et mortifère.
La vision égalitariste du gouvernement n’est en fait qu’une utopie tout en étant une escroquerie intellectuelle et fiscale.
– c’est une utopie parce que, si les hommes naissent, en principe, libres et égaux en droits (déclaration des droits de l’homme de 1789), ils n’ont jamais les mêmes talents, les mêmes capacités. Ils n’ont même pas la même durée de vie.
– c’est une escroquerie intellectuelle car on sait que certaines catégories socioprofessionnelles bénéficient d’avantages considérables et que ces avantages sont payés par ceux qui n’en bénéficient pas !
– c’est une escroquerie fiscale, au sens de la gestion des deniers publics, car cette pseudo réforme est essentiellement un moyen d’organiser une véritable spoliation des régimes excédentaires au profit des régimes déficitaires. La volonté du gouvernement de rassembler tous les régimes en une masse commune n’a pas d’autre but que de siphonner les réserves des régimes excédentaires (du privé) au profit des régimes déficitaires du … public.
Peut-on dès lors parler de bonne gestion, de morale, de vertu, de respect de l’égalité entre tous ?
La société française, contrairement au discours officiel, est en fait extrêmement inégalitaire dans la mesure où elle aboutit à maintenir dans une situation d’assistance et de faibles revenus une partie notable de la population (9 millions de personnes quand même) et à faire profiter une autre partie de cette même population d’avantages qui n’ont aucune justification tout en étant payés par le reste de la population qui n’y a pas droit !
E Macron le sait, le gouvernement le sait, mais ils ne feront rien pour changer les choses sur ces plans (pas de remise à plat des régimes spéciaux, pas de caisse de retraite des fonctionnaires, pas de capitalisation, pas de retraite individuelle, pas de ré industrialisation, pas de réduction autre que statistique du chômage).
Les salariés du public conserveront leurs avantages et ceux du privé continueront à payer jusqu’au jour où les caisses … seront vides !
Bien cordialement à tous !
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Tous les parents se reconnaîtront, malheureusement, dans ce petit papier.
Il fût un temps, il y a encore 20 ou 30 ans ou plus, lorsque nous, nous étions enfants puis ados nous faisions partie intégrante de la famille de nos parents. Nous vivions avec eux, nous partagions leurs repas. Ils s’occupaient de nous, s’amusaient avec nous etc… Nous participions de bonne grâce à certaines contraintes ménagères, tels que passer l’aspirateur ou faire la vaisselle de temps en temps. Faire son lit, ranger sa chambre etc … Nous ne nous considérions pas comme des esclaves. Nous étions heureux d’aller parfois au cinéma avec eux. Ils dirigeaient notre éducation scolaire et nous aidaient pour faire nos devoirs quand nous pataugions. Ils nous conseillaient pour nos lectures, ce qui a permis à certains de s’épanouir plus facilement. Que de souvenirs chacun de nous a en mémoire avec ses parents.
En 2019, tout cela n’existe plus.
Tout cela a volé en éclat.
La famille a disparu, nous sommes devenus uniquement les hôteliers de nos enfants.
Ils sont gratuitement nourris, logés, blanchis mais jamais content et voulant toujours plus.
Tout leur est dû !
Sans réciprocité, bien entendu!
Déjà lorsqu’ils étaient enfants, par laxisme, nous les avons laissé se droguer aux écrans sans réagir, pensant que nous pourrions garder le contrôle de ce que nous pensions connement être juste un loisir. Nous avons laissé grandir des monstres d’égoïsme et d’égocentrisme chez nous.
Ils se sont bunkérisés dans leur chambre. Nous ne les voyons plus, nous ne discutons plus de rien. Nous sommes devenus des vieux cons, bêtes et sans culture. Notre expérience et notre vécu entre, chez eux, par l’oreille droite et sort instantanément par l’oreille gauche, si encore ils daignent momentanément vous prêter un soupçon d’attention. Toute argumentation que vous essayer de développer est immédiatement contré et réduite à néant par leur Dieu You Tube et ils ricanent entre eux de votre prétention à avoir raison.
Bien sûr, ils ne participent plus à rien chez vous.
Terminé l’aspirateur, la vaisselle ou ranger leur chambre.
D’ailleurs, ils ne veulent plus sortir de leur chambre où ils restent en contact permanent avec d’autres zombies qui vivent aussi dans d’autres hôtels.
Si vous les contraignez à en sortir pour manger, ils viennent en trainant les pieds mais jamais seul.
Un smartphone, leur deuxième cœur, les accompagne et leur tient compagnie. Ils survivent grâce à lui à l’apnée que vous leur faîtes subir en les arrachant à leur matrice nourricière.
Votre compagnie ne les intéresse pas. Ils perdent du temps avec vous car vous les empêchez de se concentrer sur leur écran et vous leur faîte manquer des choses autrement plus importantes que votre discussion à la gomme, aride et sans intérêt.
Leur temps avec vous est minuté.
Ils disparaissent tels des fantômes dés que vous avez le dos tourné.
J’ai regardé par curiosité les vidéos qu’ils s’avalaient sans interruption sur You Tube. Cyril Anouna est complètement dépassé dans la médiocrité et la vulgarité. Voir 2 crétins manger un hamburger en rotant et pétant déclenchent leur fous rires jusqu’à plus soif.
Et ils en redemandent.
Leurs héros sont les « youtubeurs » .
Les vidéos merdiques succèdent aux vidéos merdiques.
C’est du non stop permanent. Une chaîne sans fin de médiocrité.
Ils ont dévoyé Google, qui est un formidable outil de connaissances en une machine à inepties qui leur donne la becquée 24h sur 24.
Au niveau scolaire, leur monté en classe supérieur chaque année tient, pour moi, du miracle. Il a bien longtemps que les livres scolaires ont disparus de leurs préoccupations. Ils les reçoivent en début d’année et ils les rendent à la fin sans qu’ils aient été ouverts. Quant aux livres « loisirs », ils n’en n’ont rien à foutre. C’est remonter à l’époque des dinosaures. Rien que de penser à les ouvrir cela leur donne la nausée.
Ils peuvent passer des jours et des nuits sans voir le soleil. Ils ne savent même pas qu’il a plut toute la journée.
Si vous essayez de les raisonner, c’est peine perdue.
Ils ont toute une batterie d’explications d’une incommensurable mauvaise foi pour vous démontrer que vous n’avez rien compris au 21eme siècle et qu’ils ne sont absolument pas addicts à leur écrans.
Seule la contrainte, comme en cure de désintoxication, peut avoir un résultat. La came et les écrans, même combat.
Internet nous a volé nos enfants!
Tous sont touchés et peu arrivent s’en sortir.
Il nous reste la Foi…
La grande annonce industrielle du moment est la nouvelle future fusion entre Fiat-Chrysler et PSA (Peugeot-Citroën).
La presse s’emballe, les spéculations vont bon train, et, comme pour la récente « arrestation » de Xavier Dupond de Ligonès, elle fait des annonces tonitruantes pour le moins spéculatives ; juste … histoire de vendre du papier !
On nous décrit une situation idyllique avec la constitution du quatrième groupe mondial derrière Renault, VW et Toyota … en reprenant les mêmes arguments que pour la fusion avortée Fiat-Renault.
L’essentiel des données que je vous avais communiquées dans mon précédent article à propos des louanges éditoriales d’une fusion Fiat-Renault reste d’actualité !
La réalité de la situation est que Fiat a des difficultés industrielles et que son avenir est compromis notamment parce qu’il est très en retard sur le concept de la voiture électrique et que ses usines européennes sont en mauvaise posture (Lancia est mort, Fiat ne survit qu’avec la 500, Alfa Roméo a une diffusion de plus en plus confidentielle malgré des modèles magnifiques mais peu fiables). Aux USA, Fiat ne survit que grâce aux Jeep et pick-ups, Chrysler étant quasiment mort !
Autrement dit, FIAT sait qu’il est sur la mauvaise pente et, aujourd’hui, c’est la métaphore du nageur en train de se noyer et qui cherche une bouée de sauvetage. Il cherche donc un partenaire susceptible de lui apporter à bon compte ces technologies qui lui font défaut sans avoir à en assumer les (lourds) investissements !
Le coup de génie de Sergio Marchione, ancien Pdg de Fiat aujourd’hui décédé, a été,en 2009, de mettre la main sur le groupe Chrysler alors en faillite ; ce qui a permis de sauver Fiat, qui allait déjà bien mal, d’une déconfiture inévitable !
Seulement, il est illusoire de croire qu’on peut renouveler tous les dix ans de tels coups car les proies de la taille de Chrysler sont rares ; d’autant plus que la famille Agnelli a une vision purement patrimoniale de la gestion de Fiat dont elle espère toujours tirer un maximum de revenus à travers la réalisation d’opérations de restructurations industrielles. La cession de la pépite Magnetti-Marelli (équipementier auto) est là pour en attester !
D’ailleurs, Fiat avant d’essayer de mettre la main sur Renault, avait essayé de se vendre à General Motors !
PSA, de son côté, souhaiterait, à en croire la presse, revenir sur le marché américain alors qu’il n’a … aucun modèle de voiture qui corresponde au marché américain ! Carlos Tavares, qui connaît les produits qu’il vend et les marchés qu’il prospecte, le sait ; donc ce ne sont que des annonces éditoriales qui ne reposent sur aucun fondement !
Dans ces conditions, PSA qui vient d’avaler avec succès Opel dont la gamme est très proche de celle de PSA, avec des synergies industrielles évidentes, pour un marché purement européen, n’a pas vraiment d’intérêt à engager des négociations avec Fiat ; surtout si c’est pour perdre le contrôle du nouvel ensemble !
Le risque industriel et financier pour PSA, qui a quand même frisé la faillite il y a quelques années et qui doit aussi gérer le problème du Brexit pour ses usines britanniques (Vauxhall), est considérable ; surtout que l’horizon de l’industrie automobile n’est plus au beau fixe compte tenu des nouvelles normes environnementales !
En outre, son actionnaire chinois (Dong Feng) souhaite se retirer du capital de PSA et l’activité de PSA en Chine est en train de péricliter !
Cela signifie que le marché mondial de l’automobile, du fait des nouvelles normes en matière de pollution et de voitures électriques, n’est plus à l’augmentation des volumes mais plutôt à la tentative (pas évidente) de consolider les situations acquises.
Cela signifie aussi que cette évolution technologique contrainte ne va pas se faire sans casse et qu’il va probablement y avoir des dégâts industriels considérables avec la disparition de constructeurs automobiles ; et Fiat est en tête de liste (après Rover, Saab).
La meilleure stratégie de PSA serait donc d’attendre et de voir surtout que l’on sait que plusieurs groupes industriels sont à l’affût et n’attendent en fait que la déconfiture de Fiat pour mettre la main sur les quelques pépites du groupe présentant un réel intérêt !
Il n’y a donc aucune raison que PSA ne fasse pas de même et il n’y a aucune urgence à se précipiter dans un montage financier et industriel risqué au terme duquel la famille Agnelli deviendrait le principal actionnaire du nouvel ensemble. La perte de contrôle capitalistique de PSA signifierait la perte de controle industrielle !
Enfin, l’Etat français, qui est aussi actionnaire de PSA (comme il est aussi actionnaire de Renault), refusera, comme il l’a fait pour Renault, que cette opération de restructuration industrielle se fasse dans un cadre de figure où la famille Agnelli prendrait le pouvoir du nouvel ensemble ! Le risque politique serait trop élevé surtout si Fiat se mettait à fermer des usines françaises pour sauver ses usines italiennes !
Heureusement, Carlos Tavares, président de PSA , qui n’est pas un perdreau de l’année, ne va certainement pas se laisser abuser par la danse du ventre de Fiat et les spéculations éditoriales n’y changeront rien !
Bien cordialement à tous !
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Un de nos lecteur, qui mérite la médaille Fields pour le moins, nous donne quelques explications concernant ce sur-impôt en constante augmentation. Augmentation qui, bien sûr, sert au “bien commun”, la valeur absolue qui ne peut être contesté dans notre cher pays. Le pretexte du bien commun est l’argument massu de Bercy pour vous tondre et vous retondre.
“Ajoutez à cela un salopard de maire qui trouve le moyen de coller une cage à poules remplis de cas sociaux au bout de votre jardin ou bien un arrêt d’autobus devant votre porte d’entrée ou encore une voie rapide ou une supérette juste à côté de chez vous afin de dévaloriser définitivement votre bien durement acquis.
La base d’imposition foncière est calculée en fonction de la surface du logement qui est pondérée selon la destination et la taille des pièces (moins pour un garage, une cave qu’un salon ou une chambre), la présence d’éléments de confort, le tout multiplié par un tarif communal variable selon les communes et le « standing » du logement (de la masure au palais, il y a 7 catégories) et encore multiplié par un coefficient de vétusté, un autre de situation particulière et encore un autre de situation générale (selon l’emplacement du logement).
Pour les éléments de confort, il s’agit de la présence de radiateurs (+ 2m carrés par pièce chauffée), de douche, bidet, lavabo (+ 2 m carrés par élément), de baignoire (+3 m carrés), de l’électricité et du gaz.
Il s’agit ni plus ni moins que d’un impôt sur l’hygiène dont l’inventeur est le funeste Joseph Caillaux inspecteur des finances tout aussi célèbre à son époque pour ses histoires de fesses qu’un certain DSK. (et avis aux taxocrates imbéciles gauchisants de Bercy qui me liront : c’est bien l’eau courante et les sanitaires qui ont fait reculer bon nombre de maladies infectieuses plus que les vaccinations et la sécurité sociale).
Une fois la base d’imposition déterminée, il reste à calculer l’impôt en fonction de la part communale, la part départementale, la taxe spéciale d’équipement pour les franciliens, la communauté de communes, ou communauté urbaine, les différents SIVU ou SIVOM, la Gemapi (pour les zones inondables plafonnée pour le moment mais petit impôt deviendra grand) dont les taux sont très démocratiquement décidées par « les autorités élues » compétentes (en fait des groupuscules de picoleurs qui bien souvent manipulent le compas et l’équerre) et rajouter encore 8% pour ce cher trésor public qui doit gérer la fiscalité (on ne lui on demande pas tant).
Naturellement les taux votés par les communes augmentent le plus souvent tous les ans (quand on est chargé de gaspiller l’argent des autres auprès des entreprises du BTP et qu’on touche en plus des rétro-commissions pour le faire, il peut difficilement en être autrement cf par exemple le F… Michel Rey et la SAGES) et la base d’imposition est aussi revalorisé tous les ans par volonté du gouvernement et ce bien plus que le livret A (tant qu’il n’y pas de protestation pourquoi se priver).
N.D.L.R. j’espère ne pas avoir été trop confus, peu de temps disponible pour écrire.
J’espère que vous avez bien tout compris sur le calcul de cette tranfusion…
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TRANSFUSION : C’est l’action de prendre du sang à des individus pour le donner, en théorie, à d’autres qui en manque.
Tout propriétaire a en général, grâce à son travail, acheté un bien immobilier. Maison ou appartement. Souvent il s’est endetté sur 20 ou 25 ans. Beaucoup se sont saignés pour payer leur crédit, après avoir déjà payé à l’état environ 8% de taxes sur le montant total de votre achat. Ces 8% sont des petits amuse-gueules qui vont vous faire comprendre qu’en réalité vous ne possédez que du vent. Vous devenez locataire du Tonneau des Danaïdes ou plus communément appelé Etat. Cette dénomination est beaucoup plus sympa car le contribuable pense en faire partie. Ce qui est totalement faux. La réalité c’est que l’Etat va vous transfuser votre argent jusqu’à votre mort et même au-delà avec les « droits » de succession. On va vous re-taxer sur vos biens. Biens qu’on vous a déjà taxé sur l’argent qui vous a servi à l’acheter. Bercy n’est pas à une surtaxe près. (voir les factures EDF et les carburants etc… la France s’est fait la championne de la taxe sur la taxe) Bien sûr la France détient la médaille d’or des taxes et impôts ! https://temoignagefiscal.com/liste-des-impots-et-taxes-en-france-prenez-votre-souffle-et-votre-temps-calez-vous-bien-sur-votre-fauteuil/
Tous les mois vous allez devoir payer un loyer pour occuper votre maison ou appart, qui en réalité ne vous appartient pas réellement, vous allez devoir vous acquitter d’une taxe joliment appelée « taxe foncière ».
Taxe qui augmentera tous les ans en appliquant le pincipe de l’augmentation “vaseline”. Elle est impossible à déchiffrer, pire que les manuscrits de la Mer Morte, comme aussi votre facture EDF si vous n’avez pas fait polytechnique. https://temoignagefiscal.com/facture-edf-une-escroquerie-obligatoire-detat-concoctee-par-bercy/ ) Et encore, il faut en sortir major.
Sachez aussi que vous pourrez être dépossédés si le “Bien Commun” l’exige!
Bref, tous les ans, au mois d’octobre Bercy va vous transfuser de votre foncier. Si vos revenus ont diminué et que vous n’arrivez plus à la payer, on va s’occuper de votre cas et les pénalités vont s’accumuler car l’Etat ne peut concevoir que vous ne lui régliez pas son loyer. Vous allez subir les moyens de coercition que Bercy a à sa disposition et dont il va user sans modération. Mauvais Français ! Merci qui ?
Pendant que les français se dirigeaient vers les plages, le chef d’entreprise que je suis encore, recevait un courrier de la brigade de vérification fiscale pour contrôler nos activités qui touchent à la TVA. Point sensible forcément, car la TVA est l’impôt le plus rémunérateur parmi toutes les offices de Bercy.
Comme j’avais liquidé la fonction comptable de ma société pour des raisons de Cheval de Troie et de malversations découvertes à posteriori mais non produites devant la justice ; Vous connaissez peut-être le sort des employeurs devant les Prud’hommes avec sous le bras un Code du Travail qui rivalise avec l’épaisseur du Larousse. Mon expert-comptable a donc pris toute ma gestion comptable ce qui s’est d’ailleurs révélé bien moins cher qu’un poste équivalent dans l’entreprise et beaucoup plus « Secure ».
J’héritais d’une entreprise qui perdait de l’argent et j’en ai fait une pompe à cash à présent.
Je reçois donc au sein de mon bureau, le vérificateur de la DGFIP en présence de mon expert-comptable. Il est peut-être à souligner que je suis moi-même comptable par mes affaires en sciences économiques orientées sur les mathématiques financières et l’économétrie, plus un cursus un peu trop prolongé vers l’expertise comptable, mais inachevé et dieu merci. Cela pour dire qu’en face de l’opposition en présence, je ne suis pas le dernier perdreau de l’année.
Le vérificateur traduit sa mission de vérification, inopinée bien sûr, pour le motif de la TVA à éventuellement redresser, mais pourquoi pas poursuivre plus loin, car je détiens des SCIs qui louent des locaux occupés par des professionnels. L’enjeu devient de facto une vérification approfondie …
La genèse
Facile contrôle fiscal. Le vérificateur a tapé dans nos factures par sondages sur le navire amiral, mais rien d’autre. Il a relevé toutes nos pièces en détaxes de TVA pour des entreprises qui travaillent Off-Shore. Il nous fallait lui produire des attestations d’exonération de TVA desdites firmes afin d’en justifier la cause. J’ai pris mon téléphone pour contacter les intéressés pour les documents qui pouvaient me manquer. Tout est arrivé.
Je suis par ailleurs franchisé d’un grand groupe qui a pignon sur rue. J’ai très vite compris que mon “contradicteur”, soit cherchait à me piéger, soit il ne comprenait rien aux implémentations Business dudit Grand Groupe. Ou encore, que des conséquences pouvaient le dépasser via les services juridiques du Grand Groupe. Car il lui aurait fallu démonter le système de facturation alors en place. Autant dire, sûrement pas une partie de plaisir pour lui.
Concernant l’activité de mes SCIs, j’ai effectué des cessions et acquisitions entre elles à coup d’emprunts pour obtenir du compte courant, c’est à dire du cash disponible. J’ai aussi passé l’une de ces SCIs de l’IR à l’IS, c’est à dire d’assujetti au barème progressif de l’impôt sur le revenu, à celui de l’impôt sur les sociétés. L’idée était de couper l’hémorragie d’impôts à payer immédiatement pour gérer ladite SCI avec un IS qui venait de baisser sous Macron. Cerise sur le gâteau, ce dernier a posé une Flat Taxe de 30% sur la distribution de dividendes.
Je tiens à souligner que dans un climat serein d’impositions tous azimut, je n’aurais jamais procédé ainsi.
Le vérificateur a alors très bien compris l’objectif de tous ces mouvements au sein des SCIs : Pouvoir payer selon un échéancier admis par l’administration fiscale une somme colossale de droits de succession. Ceux-ci représentent ni plus ni moins qu’un coût de non-opportunité. C’est à dire qu’avec cet argent qu’on m’aurait laissé, j’aurais pu faire du business en plus avec des gens en plus. J’aurais pu faire travailler des artisans en plus pour la restauration de domaines privés insalubres. En fait, ces artisans, je les ai remplacé par ma force de travail pour faire tout ce que je pouvais faire par moi-même.
Conclusion
Finalement, Je n’ai vu ce vérificateur qu’à l’introduction de sa procédure, mais pour sa conclusion que par un courrier qu’il n’y a rien à prendre de plus … Comme quoi, les contrôles fiscaux ne se passent pas toujours si mal.
Un contrôle URSSAF est intervenu simultanément sur ma société “Commerce”. Quand le président Macron vient nous réciter devant un parterre de chefs d’entreprises, qu’elle est l’amie des entrepreneurs, tout intelligent qu’il est, soit il ne sait pas de quoi il parle, soit il fait de la politique au service de l’Etat profond qui dirige ce pays, soit ce n’est ni plus ni moins qu’un imbécile.
Bien à vous
PS : La dernière vidéo publiée par Mr Dumas avec Simone Wapler, que je lis très souvent, parle exactement de ce que je pense : “Redonner le salaire complet aux gens qui travaillent”. Et comme les gens ne sont pas aussi nigauds, tels que notre presse Mainstream nous les présentent, ils comprendront les boulets avec lesquels on les a ferrés, quand on va leur expliquer de quoi il s’agit vraiment …
Toutes affaires cessantes, précipitez-vous chez votre libraire, ou plus surement sur AMAZON votre libraire n’ayant peut être pas l’ouvrage en stock, et achetez le livre de Simone Wapler.
Vous allez profiter d’une bouffée d’oxygène.
Vous allez comprendre que oui, la vie pourrait être simple, vos libertés naturelles existent et peuvent être respectées.
Puis vous regarderez la vidéo ci-dessous, en étant indulgent pour la prestation de votre serviteur.
Alors vous vous direz : “Mais oui bien sûr, c’est possible”.
Et sans doute vous militerez pour qu’à la prochaine présidentielle le grand virage salutaire soit pris, que la France ne fonce pas dans le décor du fait des irresponsables menteurs qui prétendent la conduire alors qu’il n’en n’ont ni les moyens ni la qualité.
Et vous n’imaginez pas les raisons pour lesquelles ce retour aux 90 km/h est impossible !
Je viens de lire un article sur CARADISIAC absolument renversant …
Alors que l’immense majorité des français (88%) souhaite le retour aux 90 km/h, alors que les 80 km/h n’ont pas permis une diminution significative des accidents mortels sur la route, on apprend que, malgré que le gouvernement ait ouvert au printemps dernier la voie à un assouplissement de cette réglementation, avec la possibilité pour les collectivités locales de remonter les limitations sur certains tronçons, il ne sera finalement pas possible de le faire.
Et vous n’imaginez pas la raison principale qui a été avancée par le pouvoir :
Le retour aux 90 km/h coûterait trop cher !
Oui, le retour aux 90 km/h, et le remplacement de 14 000 panneaux de signalisation, coûterait 1,4 million d’euros au contribuable et l’autorité vient affirmer qu’il est impossible de gaspiller ainsi l’argent public et les impôts payés par le contribuable !
Invoquer ainsi la nécessité de sauvegarder les intérêts des contribuables pour ne pas engager une telle dépense est tout à fait nouveau en France.
L’administration serait-elle devenue subitement vertueuse et soucieuse de l’intérêt du contribuable ?
Le problème est qu’on savait déjà que les données statistiques sur lesquelles étaient basées la mise en application du 80 km/h étaient plus que fantaisistes et reposaient essentiellement sur la volonté de l’administration d’imposer cette règle coûte que coûte !
Cela n’a pas empêché l’administration, par la voix du premier ministre, d’imposer sa décision et d’engager la dépense du changement des panneaux de signalisation … aux frais du contribuable.
On comprend dès lors que lorsqu’il faut prendre une mesure répressive décidée par l’administration, on n’hésite pas à dépenser l’argent du contribuable mais que lorsqu’il faut rapporter cette décision, on n’hésite pas à invoquer le coût excessif de cette mesure !
La réalité toute crue est que dans un pays comme la France où l’administration et le pouvoir jettent littéralement l’argent par les fenêtres pour engager des actions inutiles, mettre en place des comités théodules qui ne servent à rien si ce n’est à recaser les copains, invoquer une telle raison relève au minimum de la provocation mais plus probablement du foutage de gueule, pur et simple !
Car, la vérité est que l’administration n’a jamais économisé l’argent du contribuable … au contraire, elle le dépense avec constance et prolixité sans jamais défaillir !
Il faut donc comprendre que l’administration a décidé qu’il n’y aurait pas de retour en arrière, qu’elle ne se déjugerait pas et qu’elle invoquerait pour cela tous les arguments possibles et imaginables !
Mais ce n’est pas tout !
Le ministère de l’intérieur a édicté, de son propre chef et sans en référer à quiconque, des conditions du retour aux 90 km/h qui sont extrèmement restrictives.
Vous allez apprécier …
Ne pourraient repasser à 90 km/h que les portions de plus de 10 km dotées de séparations physiques, d’alertes sonores en rive et dépourvues de tourne-à-gauche, de croisements, et où l’on ne trouve pas d’arrêt pour transports en commun.
De plus, le tout devra s’accompagner d’un suivi des comportements et de l’accidentalité au niveau local avant et après modification des vitesses maximales autorisées.
On comprend dès lors que sur les 400 000 km de départementales et nationales à double sens de circulation qui sont concernées par les 80 km/h, seule une toute petite portion pourrait prétendre à un retour au 90.
Il apparaît dès lors évident que les conditions pour le moins extravagantes conditionnant le retour aux 90 km/h, telles qu’elles ont été posées par le ministère de l’intérieur et son administration, constituent une entrave manifeste à toute décision des autorités locales dans la mesure où celles-ci, devant la complexité des règles à respecter, renonceront bien évidemment à toute modification de la vitesse sur leur territoire.
Que doit-on en penser ?
Les conclusions à tirer de cette situation sont évidemment désagréables …
– nous sommes manifestement en présence d’une situation démontrant, de manière évidente, la toute puissance de l’administration et sa capacité à refuser de se déjuger en édictant des règles impossibles à respecter. En bon français, cela s’appelle un abus de pouvoir pour ne pas dire un pouvoir de nuisance !
– la mauvaise foi du pouvoir et de l’administration est absolument évidente,
– on comprend alors d’autant mieux l’immobilisme de la France et sa descente dans les classements internationaux pour l’ensemble de ses institutions, de ses résultats, de ses performances et même de ses infrastructures lorsque l’on a compris que l’administration s’oppose à toute modification de ses prérogatives, de ses décisions, mêmes mauvaises (la France est le seul pays de l’Union Européenne à avoir adopté le 80 km/h), et enfin n’hésite pas à prendre des décisions hors de toute concertation !!!!
L’administration a donc décidé qu’il n’y aurait pas de retour en arrière et met des bâtons dans les roues à toute tentative de modification des décisions qu’elle a prises et les collectivités locales n’ont, de facto, aucun pouvoir de décision sur leur territoire !
Il faut aussi ne jamais oublier que, pour l’administration, le seul facteur accidentogène est la vitesse mais jamais l’état du réseau routier et des infrastructures … dont elle est responsable !
La faute, c’est toujours celle des autres ….
La conclusion plus générale qui s’impose est que plus rien ne pourra jamais se faire dans ce pays tant que cette administration toute puissante qui exerce un pouvoir illégitime et nuisible n’aura pas été mise au pas et précipitée au bas du piédestal qu’elle s’est arrogée.
Les citoyens sont méprisés et leur avis ne compte pas, ils ne sont là que pour obéir (ici),
Les élus locaux sont tout aussi méprisés et leurs pouvoirs sont totalement annihilés par l’administration centrale qui fait la pluie et le beau (ou le mauvais) temps au gré de ses petits arrangements entre hauts fonctionnaires et petits marquis de la république !
Enfin, en menaçant les présidents de département de recours en justice de la part de victimes de la route, le gouvernement met clairement la pression sur les exécutifs départementaux pour les empêcher de prendre une telle décision.
La loi Mobilités permettant un retour (partiel) aux 90 km/h devrait être promulguée début 2020 mais le retour aux 90 demeure impossible techniquement.
Maintenant, vous saurez pourquoi !
Bien cordialement à tous !
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Donc, le Ministère de l’intérieur, par l’intermédiaire de son second canif — son premier canif étant probablement un peu fatigué — fait savoir au pays que le crime à la préfecture de police de Paris du 3 Octobre a révélé un dysfonctionnement.
Ah bon ! On est rassuré, vingt jours plus tard, de savoir qu’il ne s’agissait pas de normalité au sein de notre police mais bien d’un sacré défaut.
L’explication, nous dit-on, tient au fait que certaines personnes se radicalisent, et que malheureusement elles ne sont pas assez dénoncées. On ne nous le dit pas, mais on comprend tout seul, que leur radicalisation ne gêne pas le service si personne ne les dénonce. Quand même…
Mais au fait, pourquoi faut-il les dénoncer et pourquoi personne ne le fait ? Là, ça se corse.
Normalement, dans un groupe lorsque un des membres commence à dérailler, pour quelque motif que ce soit, cela crée un malaise et le groupe peine alors à remplir sa tâche. Il cherche la plupart du temps à comprendre la problématique qui affecte le membre défaillant.
Cela suppose que le groupe ait un objectif défini, qu’il soit constitué de membres responsables, cooptés pour leur valeur et attachés à atteindre l’objectif assigné au groupe.
Rien de tout cela dans la fonction publique. Personne n’est responsable, les objectifs ne font pas partie de la culture d’entreprise dans la fonction publique. Seule compte la fraternité de service dont l’objectif essentiel est de dissimuler les connivences et de faire échec au mérite, en gros à tout jugement de valeur. Aucun client à conquérir ou à satisfaire, juste des assujettis à berner.
Dans ces conditions : qui dénoncer et pourquoi ?
Conséquemment, la radicalisation s’épanouit dans la fonction publique où le terrain est particulièrement favorable pour elle. Je dirais que c’est pratiquement son biotope naturel, son bouillon de culture, même si je vous accorde qu’elle n’en n’a pas totalement l’exclusivité.
Tout le monde le sait, le voit, personne n’y peut rien.
Entendons-nous sur la sémantique :
Le radicalisé est une personne qui adopte une croyance extrême et qui est prête à utiliser la violence pour la voir triompher. La violence est l’utilisation de la force pour contraindre, voire tuer.
Il en découle ceci, sans aucun doute.
Les premiers radicalisés sont les magistrats, rappelez-vous le “mur des cons”. Ils ne sont pas musulmans, ils sont globalement communistes — Ne cherchons pas des deux croyances celle qui a le plus de meurtres au compteur —. A partir de ce constat évidemment tout se complique, car ils ont la force à leur disposition et font partie d’un groupe dont il est interdit de dénoncer qui que ce soit, carrément.
Les seconds radicalisés sont les contrôleurs fiscaux. Leur croyance affichée est l’égalitarisme, surtout pour les autres très peu pour eux. Encore une croyance de tueurs. Eux ne tuent pas directement, ils projettent dans la misère qui tue à petit feu. Ils sont capables de détruire sur plusieurs générations. Ils font partie d’un groupe où la dénonciation ne marche que dans un sens : le leur, jamais contre eux.
En ce qui concerne les forces de l’ordre, inutile d’y revenir ce sont elles qui provoquent la réflexion tant elles dénoncent les autres, mais jamais elle- même.
Nous pourrions de la même manière passer à la moulinette toute la fonction publique le résultat serait le même.
La France est divisée en deux
D’un côté vous et moi qui sommes espionnés, suspectés, dénoncés, à longueur de journées et de fichiers, de l’autre côté les fonctionnaires qui sont intouchables, qui se protègent entre eux confraternellement.
De temps en temps, mais c’est si rare, un des leurs pète un plomb et leur fait honte, mais c’est si vite oublié que cela ne change rien.
Le truc explosera un jour. Comment ? Mystère, attendons, il n’y a que cela à faire.
Bien à vous. H. Dumas
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Petit à petit, semaine après semaine, Bercy construit son nid.
Son super algorithme qui est la copie fidèle du chinois, qui, comme tout le monde le sait est elle même la copie fidèle de 1984.
Semaine après semaine les libertés se désagrègent en France, avec le consentement de la majorité de la population, ignorante des chaînes que Bercy est en train de lui fabriquer vitesse grand V. “Moi, cela ne me dérange pas, je n’ai rien à cacher”. Combien de fois j’entends cette réplique catégorique et sans appel qui fait le lit à toutes les lois liberticides.
C’est ce que disaient des bons communistes qui n’avaient rien à se reprocher.
Cela ne les empêchaient pas des disparaître au petit matin entre les griffes du NKVD.
Bercy disposant du statut spécial et réel de dictature avec les moyens de coercitions (force de l’ordre, tribunaux administratifs) à son entière disposition et sans aucun contrôle de parlementaires à sa botte.
Ceux-ci ne sont pas là pour défendre le citoyen mais pour manger une part du gâteau et surtout rester à table.
On s’aperçoit que l’unique objectif de Bercy est de pondre tous les jours des nouvelles taxes et impôts et grâce à son énorme code des impôts incompréhensible qui dit tout et son contraire , il est aussi de vous ramener, en vous traquant tous azimuts, dans ses filets pour vous tondre.
Pour le moment, le logiciel de Bercy ne s’occupe que des “fraudeurs” dit moyens, à partir de 10.000€.
Ce n’est pas votre cas pensez vous.
Vous ne craignez rien dîtes-vous..
Erreur, le déficit se creusant chaque jour un peu plus et les dépenses ne se réduisant pas, Bercy poussera le curseur vers le bas et raclera le fond où seront planqués tous ceux qui, soi disant, étaient au chaud, à l’abri, sous le radar.
Fini les petits boulots au black, fini les ventes sur internet, fini le petit beurre dans les épinards. Vous avez laissez faire, maintenant cela va être votre tour et il va vous saigner. Bercy va vous pendre haut et court E.Bolling
Aussi louable soit-il, un tel objectif peut-il être servi par des moyens aussi envahissants ? La Cnil en doute. La « collecte en masse » d’informations diverses en libre accès (photos, textes, etc.) prévue par le texte « témoigne d’un changement d’échelle dans l’utilisation de données personnelles par ces administrations », pointe le gardien des libertés sur Internet dans sa délibération du 30 septembre. Il traduit aussi un « changement de technique en permettant le développement d’algorithmes pour améliorer le ciblage des contrôles fiscaux à partir de l’exploitation de ces données ». Ainsi, le principe de proportionnalité, c’est-à-dire l’équilibre entre la finalité d’un tel outil et l’ampleur du traitement automatisé envisagé (volume des données, nombre de personnes concernées, nombre de sites concernés par cette surveillance…), n’est pour l’heure pas garanti.
Mais Bercy se veut rassurant. Le ministère de l’Action et des Comptes publics a indiqué vouloir apporter « toutes les garanties nécessaires au regard du droit au respect de la vie privée ». Il promet notamment que « les données publiques recueillies seront détruites dans un délai de 30 jours » si elles ne sont pas de nature à concourir à l’identification de manquements graves ou dans un délai d’un an si elles n’ont donné lieu à l’ouverture d’aucune procédure fiscale, douanière ou pénale. Par ailleurs, précise le communiqué, « seul un nombre très restreint d’agents habilités des administrations fiscales et douanières pourra mettre en œuvre les techniques » prévues dans le cadre de l’expérimentation.
Se démarquant de ses confrères qui fustigent le caractère liberticide du projet, l’avocat Étienne Drouard, associé au sein du cabinet K & L Gates, estime qu’il comporte les garde-fous nécessaires à la protection des droits et libertés individuels. Entretien.
Le Point : Que vous inspire ce projet de ciblage de potentiels fraudeurs sur les médias sociaux ?
Étienne Drouard : Contrairement à ce qui est présenté dans certains médias, il ne s’agit pas d’aspirer toutes les données publiées par les utilisateurs des réseaux sociaux – ce serait d’ailleurs impossible techniquement. L’outil fonctionne comme un moteur de recherche intelligent : il ne copie pas les pages Web, mais il indexe uniquement les informations qui pourraient être fiscalement signifiantes, afin d’analyser et sélectionner ce qui peut sembler pertinent (selon des critères prédéfinis) : par exemple, les points de localisation que les gens déclarent, la fréquence de ces localisations lorsqu’elles sont hors de France, les interactions avec d’autres personnes, etc. À partir de ce tri, il s’agit de prioriser l’information réputée pertinente pour permettre ensuite à l’administration fiscale de déterminer, avec ses méthodes classiques, si telle personne considérée comme un résident fiscal hors de France semble être en France plus que le temps prévu. Pour simplifier, ce n’est pas l’information brute qui est transmise à l’administration fiscale, mais des indicateurs de pertinence d’un certain nombre de critères. On pourrait ainsi détecter plus efficacement un éventuel décalage entre des informations publiées mondialement et des informations déclarées par le contribuable à l’administration fiscale.
Sans doute, mais la masse d’informations collectées par ce dispositif (la Cnil parle de « collecte indifférenciée des données ») permet potentiellement de traquer beaucoup plus de monde que les seuls faux résidents fiscaux !
La collecte différenciée d’informations suppose de les collecter d’abord de manière indifférenciée, puis de les indexer, de les analyser, puis de les différencier et, enfin, de « jeter » celles qui n’ont pas d’intérêt et de ne conserver que celles qui présentent un intérêt. In fine, ce qui compte, c’est comment et sous quel délai on filtre l’information pertinente. La mission irremplaçable de la Cnil ne se borne pas à réguler la collecte, mais à réguler le filtre.
Pourquoi ne pas se contenter des fichiers existants ? Celui de la SNCF pour obtenir la liste des déplacements d’une personne, celui de Ferrari pour savoir si untel en possède une, etc. ?
Ce sont dans les deux cas des fichiers contenant des informations relatives à la vie privée, pas des informations publiées volontairement par les personnes. L’administration doit justifier d’un contrôle sur une personne déterminée. Sur Facebook, les gens publient des informations à qui veut les consulter. Pourquoi interdire à l’administration fiscale de voir ce que n’importe qui sur la planète peut voir ?
Sauf qu’ici, on parle de moteur de recherche intelligent et d’algorithmes formés à détecter la fraude ! La Cnil évoque à cet égard un « renversement des méthodes de travail de l’administration fiscale » qui jusqu’alors fonctionnait sur une « logique de traitement ciblé lorsqu’il existait un doute ou des suspicions d’infraction ».
Jusqu’à présent, on mesurait la pertinence d’un contrôle à partir d’un certain niveau de revenu ou en cas de changement notable de revenus sans changement d’activité, ou d’une caractéristique telle que la composition du foyer ou un changement de métier. La logique est ici inversée, puisqu’il s’agit de mettre en place un outil d’aide à la sélection des contrôles pertinents. Mais cela ne contrevient pas à la logique fiscale. La présomption de sincérité en droit fiscal n’existe pas. Il n’est pas besoin de faire état d’indices graves et concordants pour soumettre quelqu’un à un contrôle fiscal, qu’il soit riche ou pauvre.
Oui, mais le principe du contradictoire, lui, existe ! Le contribuable peut, s’il fait l’objet d’un contrôle, réclamer les documents sur lesquels se base l’administration, sous peine d’annulation de la procédure. Que va-t-on lui opposer après ce traitement algorithmique d’informations de toute nature ?
Sélectionner par un algorithme les informations publiées sur Internet qui semblent fiscalement pertinentes pour orienter les contrôles ne réduit en rien l’obligation pour l’administration de produire, à l’appui de tout contrôle ou contentieux fiscal, des informations qui justifient la thèse de l’administration.
Si l’on reprend l’image qui consiste pour un agent du fisc à devoir rechercher une aiguille dans une botte de foin, alors le recours aux informations publiées sur Internet serait une sorte de détecteur de métaux : les aiguilles ne viennent pas s’y coller comme sur un aimant, mais on se focalise d’abord sur l’analyse des « bottes de foin » qui concernent des personnes qui ont elles-mêmes produit un signal détecté comme « métallique ». Même si on gagne du temps pour orienter ses recherches vers le foin qui semble « métallique », il faudra cependant toujours trouver une aiguille dans une botte de foin.
La durée de conservation des données est l’un des points en débat. Et pour cause : le texte prévoit de conserver les données concourant à la constatation d’infractions pour une durée maximale d’un an, voire jusqu’au terme d’une éventuelle procédure pénale, fiscale ou douanière…
Tout l’enjeu en effet est la durée de conservation de ces informations, dérivées de leur cycle normal de publication par l’utilisateur d’un réseau social. C’est le fait de donner à ces informations un deuxième cycle de vie. Pendant combien de temps va-t-on les conserver ? Le projet prévoit deux seuils de durée : 30 jours et un an. Je m’explique. Un redressement fiscal pouvant porter sur les trois années précédentes (durée de la prescription), les données à récupérer sont potentiellement celles qui ont été publiées durant ces trois dernières années. Ensuite, parmi les informations récupérées, l’administration fiscale disposera de 30 jours pour faire le tri entre ce qui est probablement pertinent et ce qui ne l’est probablement pas. Puis elle conservera pendant un an tout ce qui reste pertinent après avoir trié les informations à l’aide des critères de sélection. Je dois dire qu’il est assez exemplaire pour un État de s’enfermer dans de telles contraintes. Je rappelle qu’en Allemagne, on peut conserver toutes les données publiques que l’on veut pendant la durée de prescription fiscale, soit trois ans !
Pendant cette durée d’un an, les informations pertinentes doivent être supprimées ou être incluses dans une procédure fiscale ou pénale engagée contre un contribuable. Dans ce dernier cas, elles deviennent des pièces d’une procédure contentieuse, qui doivent être conservées jusqu’à une décision définitive, après expiration de toutes les voies de recours.
La Cnil pointe le fait que ce type d’outil pourrait entraîner pour les internautes une « perte de contrôle de leurs profils », qu’ils peuvent à tout moment « rectifier ou supprimer ». Elle parle d’atteinte aux droits et libertés des personnes.
Je pense qu’il s’agit d’un raccourci un peu rapide. D’abord, communiquer une information au public, c’est en perdre le contrôle direct, qu’on le regrette ou non. Quand une personne décide de publier des informations sur Internet, celles-ci pourront être traitées et retraitées à des fins qu’elle ignore par des personnes qui échappent au contrôle de la loi française. Mais les personnes n’ont pas de contrôle sur ce que l’administration fiscale sait d’elles. C’est la loi qui en décide. Pas les contribuables. Il n’est pas réaliste de prétendre que les utilisateurs acceptent de rendre publiques leurs informations à n’importe qui dans le monde, sauf à l’administration fiscale française.
Quel sera le sort de ce projet ? Le gouvernement a-t-il intérêt à faire voter une loi pour apaiser la polémique et clôturer le débat ?
L’avis de la Cnil, consultée en amont, a donné lieu à débat et polémique. Bercy a maintenant tout intérêt à soumettre le débat aux députés, qui tiendront compte des réserves de la Cnil sur la proportionnalité : le dispositif ne doit pas avoir un impact disproportionné ou injustifié sur la vie privée des personnes – à l’égard d’informations qu’elles ont rendues publiques elles-mêmes, sans qu’on les force.
Si le gouvernement ne soumet pas son projet au vote d’une loi, il offre à la Cnil un plus grand pouvoir de contrôle sur la proportionnalité. Si une loi est votée, cela n’empêchera pas la Cnil de faire des contrôles réguliers, si elle estime que le dispositif est disproportionné. Elle a le pouvoir de prononcer une interdiction d’utiliser l’outil et une sanction pécuniaire pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros. Par ailleurs, n’importe quel contribuable français pourra former un recours devant le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel ou la Cour de justice de l’Union européenne en invoquant la question de la proportionnalité.
Nos démocraties occidentales fonctionnent selon le mode représentatif, c’est à dire que la réalité du pouvoir est exercée par quelques uns au nom et pour le compte des autres qui les ont élus à cet effet.
On sait que ce système est très imparfait et qu’il fait l’objet de nombreuses dérives telles que abus de pouvoir, prévarications en tous genres, corruption, enrichissement indu, fraudes et la (très) longue liste des politiciens condamnés est là (ici) pour en attester.
Winston Churchill avait résumé de manière définitive la question : « la démocratie est le plus mauvais des régimes politiques à l’exclusion de tous les autres » ! Et, pour ce qui concerne le RU, qui a tout de même inventé ce mode d’exercice du pouvoir, cela tient lieu de prophétie lorsque l’on voit ce pays s’engluer dans les affres d’un Brexit sans fin, sans but, sans solution.
Si l’on fait abstraction de ces aspects, la question qui se pose de manière constante aux politiciens élus mais aussi à tous ceux qui ont pour ambition d’imposer leur volonté aux autres est la suivante : comment obtenir l’assentiment si ce n’est le consentement des populations quant aux décisions qui ont été prises par eux ?
Il y a un premier moyen qui a été largement, pour ne pas dire abusivement, utilisé en France :
La distribution de revenus sous forme de réduction d’impôts ou d’aides sociales.
Il s’agit clairement d’une pratique clientéliste dont le but est d’acheter des voix aux frais de l’Etat en vue d’obtenir l’assentiment de populations dont on veut s’assurer la fidélité.
Le discours des politiciens quant à la lutte contre la pauvreté et les inégalités ressort exactement de cette pratique. Or, il n’est en fait qu’une supercherie de nature clientéliste et électoraliste car le but réel, dans nos démocraties électives, est, pour une catégorie de gens dévorés d’ambition, de récupérer les voix des populations les plus défavorisées afin d’obtenir pour eux-mêmes un statut favorable (J-L Mélenchon, gauchiste sénateur pendant 20 ans rémunéré 12.000 € par mois, est un exemple typique du profiteur cynique de ce système).
Comme l’Etat n’est qu’une fiction, il s’agit clairement d’acheter des voix avec … l’argent des autres ; ce qui est quand même plus commode que de les payer avec son argent propre. Il ne s’agit donc que d’une forme différente de l’évergétisme pratiqué sous l’Empire Romain (ici).
Ce procédé a été très largement utilisé jusqu’ici mais on sait désormais qu’il présente plusieurs inconvénients majeurs :
– il nécessite de cibler les populations qui vont bénéficier de ces largesses, il ne peut donc pas avoir un effet général,
– les bénéficiaires prennent de mauvaises habitudes car on ne peut plus ensuite leur supprimer ces aides qu’ils considèrent comme faisant partie intégrante de leurs revenus.
– il met à mal les finances publiques car les dépenses sociales deviennent vite incontrôlables,
– enfin, cette technique se heurte à la versatilité des populations qui apparaissent bien peu reconnaissantes ; ce qui limite fatalement l’efficacité de cette pratique dans le temps ! Il faut donc sans cesse augmenter les distributions et pour cela augmenter sans cesse les prélèvements sur ceux qui peuvent payer !
Compte tenu du fait qu’on a probablement atteint (au moins en France) les limites du supportable avec cette première technique, il existe un autre argument beaucoup moins coûteux et qui sera probablement de plus en plus utilisé à l’avenir:
La peur !
Cet « argument » présente un immense avantage : il ne coûte presque rien et il s’avère d’autant plus efficace, pour un pouvoir relativement fragile électoralement, qu’il permet à la fois de toucher indistinctement l’ensemble de la population et de prendre des mesures qui seront d’autant mieux acceptées par des populations anxieuses que ces dernières se trouveront pratiquement en position de demande quant à ces mesures.
On se situe là dans le cadre d’une manipulation au moyen d’un mécanisme complètement irrationnel qui permet de surveiller et de contrôler, à bon compte, toute une population en prétextant que c’est « pour sa sécurité » que l’on prend des mesures liberticides et contraignantes. La légalité n’est même plus un problème puisque c’est pour votre bien qu’on vous bride, qu’on vous surveille, qu’on vous oblige … et qu’on vous spolie. Toutes les lois intrusives votées ces dernières années par un parlement aux ordres à propos du terrorisme et de la fraude fiscale ressortent de cette catégorie.
E Macron a parfaitement saisi toute l’opportunité et les avantages qu’il pourrait en retirer puisqu’il enchaîne délibérément les propos anxiogènes les uns après les autres ; sans aucun complexe :
Comme en 1919 et 1944, nous sommes à l’orée, si nous n’y prenons pas garde, d’un temps de guerre…
Cette économie de marché dans laquelle nous vivons est de moins en moins sociale…
La démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou…
Sans oublier ses déclarations à propos de l’urgence climatique et sa posture martiale ayant abouti à la création d’un conseil de défense écologique à l’utilité plus que marginale… ou encore lorsqu’il exhorte les français, lors de l’hommage aux victimes de l’attentat islamiste de la préfecture de Paris, à une société de vigilance et de dénonciation !
Or, il faut être conscient qu’il s’agit là d’une politique purement opportuniste dont la dérive autoritaire n’a échappé à personne et qui dépasse les clivages idéologiques droite/gauche.
Après cela, la presse bien pensante peut bien se demander si E Macron ne serait pas en train de se « droitiser». Il ne fait que ratisser l’électorat dans le seul but de consolider un pouvoir assez fragile après avoir constaté, par des retours du terrain, que l’électorat « de gauche » grâce auquel il a été élu serait très mécontent et probablement perdu pour 2022 …
Toutefois, il y a un inconvénient à cette pratique : A force d’user et d’abuser de la peur et d’augmenter sans cesse les contraintes, tout cela ne peut finir que par l’axiome « pour votre sécurité nous avons aboli toutes vos libertés » comme dans … tous les régimes totalitaires !
Quel résultat ?
Nous évoluons désormais dans un monde de peur et de dénonciation : Peur climatique, peur du gendarme, des radars, du terroriste, de l’autorité, de l’étranger, de la fin du monde, de l’inconnu, de la science (principe de précaution), de l’avenir, de la mondialisation, de la Chine, de la surpopulation, du CO2 …
Et ce phénomène tend à s’emballer car nombre d’organisations (ONG, groupes de pression, entreprises, syndicats) utilisent aussi ce procédé d’instrumentalisation de la peur pour influencer des populations crédules ou seulement mal informées avec pour effet de développer la peur des vaccins, des pesticides, des OGM, de l’agriculture qui empoisonnerait les populations, des centrales nucléaires !
On pousse même la perversion jusqu’à enrôler des enfants qui se précipitent alors dans les rues pour exhorter des adultes irresponsables, voire criminels, à sauver la planète !
La menace de la fin du monde est d’ailleurs un discours récurrent du pouvoir. Au moyen age, c’était une sanction divine (l’homme a commis des fautes pour lesquelles il doit être puni par Dieu) et l’église catholique a abusé clairement de cette technique. Des années 50 à la chute du rideau de fer, la fin du monde était nucléaire avec la menace, selon les opinions de chacun et le camp dans lequel on se trouvait, des abominables américains ou des terribles soviétiques. Désormais la fin du monde est climatique avec l’avantage de permettre de mettre en cause l’ensemble de l’humanité, au-delà de tout clivage politique ; laquelle sera punie pour ses excès de consommation de biens matériels, avec toutefois une petite préférence pour la stigmatisation des abominables multinationales, sans foi ni loi, qui pillent la planète pour remplir les caisses de leurs actionnaires !
Ces manipulateurs jouent sur le ressort irrationnel des populations hors de tout raisonnement. Il n’y a plus aucune réflexion, juste des slogans qui sont lancés à la face du monde et auxquels la population est censée croire en acceptant des vérités révélées. Cette instrumentalisation de la peur de la mort et de l’avenir prend désormais des proportions complètement insensées et ridicules.
Seulement, il ne faut pas se leurrer, l’argument peut devenir inefficace et les populations peuvent devenir rétives à cette pression car les individus sont susceptibles de s’organiser au sein de groupes de nature différente en vue de s’opposer à ce type de contraintes.
On l’a vu avec les gilets jaunes, peu sensibles à la hausse des températures (réchauffement climatique) mais très sensibles à la hausse de la fiscalité sur le carburant, qui ont résisté à une violente répression policière. E Macron, ayant pris conscience qu’il était face à une situation insoluble qui pouvait dégénérer, a préféré en revenir à la première technique et a lâché du lest en accordant, par le biais d’un creusement du déficit public, 12 milliards € d’aides sociales et de réductions fiscales en tous genres !
On le voit à nouveau avec la grève sauvage des cheminots ; lesquels ont saisi l’occasion d’un accident entre un camion et un TER pour bloquer nombre de lignes dans le but (inavoué) de faire pression sur le gouvernement à propos de la « future » réforme des retraites dont ils ont bien compris qu’elle pourrait porter atteinte à leurs privilèges. Le préavis de grève illimitée déposé par les salariés du secteur public pour le 05 décembre montre, sans aucune ambiguïté, qu’il existe une capacité de résistance de certains groupes à toute tentative de réforme ou de remise en cause de leurs avantages et privilèges.
Et le pouvoir a beau menacer, rien n’y fait !
Ne reste alors que l’impuissance ou la matraque (avec le désormais fameux LBD lanceur de balles de défense appelé aussi flash-ball) !
La résistance des populations à l’action des gouvernements fait qu’on se trouve désormais engagés dans un mécanisme d’antagonismes multiples entre groupes et le développement de ce type de relation non consensuel ne peut évidemment aboutir qu’à la colère et à des conflits de plus en plus violents.
La presse mainstream (Le Point) met le développement de ces conflits sur le compte du fait que les populations seraient « fatiguées du libéralisme ».
On croit rêver …
Cette affirmation est tout simplement risible car il n’y a pas plus illibéral que la France avec son système étatiste et dirigiste entièrement placé sous la férule de son administration toute puissante, irréformable, inefficace et coûteuse ; à l’opposé d’un pays qui fait peu parler de lui avec son approche très consensuelle des problèmes : la Suisse ; ce pays sans chômage, sans dettes, sans grèves et sans hommes politiques narcissiques ….
On peut néanmoins se poser la question de savoir si ce discours anxiogène ne finira pas un jour par se heurter au mur des réalités, car l’argument a beau être adapté et recyclé, annoncer une fin du monde qui … ne vient pas tout en confiscant toujours plus la liberté et les revenus de la population constitue un discours qui finit tôt ou tard par n’avoir plus aucune crédibilité ; surtout quand l’évènement prophétisé n’arrive pas !
A la fin, il ne reste alors plus que la colère et la violence !
Bien cordialement à tous !
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