Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

Un nécessaire retour vers la souveraineté ?

On le sait : l’épidémie est due à la mondialisation, à l’ultra-néolibéralisme.

Alors, vivement une sortie de la France de l’Union Européenne, de cette organisation totalitaire qui nous impose des directives iniques, qui nous prend notre argent pour le donner à des profiteurs !

Vivement la fermeture des frontières pour stopper tous ces étrangers miteux qui viennent nous prendre nos emplois et nos allocations, vivement le retour au Franc et à la souveraineté de la France éternelle !

Vivement la fin du néo libéralisme !

Le retour au tout Etat (stratège) nous permettra de reprendre en main notre avenir dévoyé par les technocrates de Bruxelles. Fini la mondialisation qui nous pénalise, ce sera le retour au plein emploi et aux excédents budgétaires.

On appliquera un maximum de droits de douanes sur toutes ces saloperies chinoises importées à bas coût, on ne sera plus à la remorque de l’Allemagne, on n’aura plus cette satanée monnaie d’occupation, ce faux DM qu’est l’€, qui plombe notre économie !

Nous vivrons exclusivement entre nous et la France redeviendra ce village gaulois qui résiste contre l’envahisseur.

Devenez souverainistes, et vous récupérerez la maîtrise de votre destin ainsi que les richesses volées ou captées par les méchants néo-libéraux.

Voici en peu de mots l’essentiel du discours des souverainistes pour justifier leur rejet de l’Union Européenne et un retour à un monde présenté comme idéal !

Et il faut dire qu’une majorité de la population française semble effectivement convaincue par ces arguments dans la mesure où elle rejette majoritairement le capitalisme et l’ouverture au monde (dite mondialisation) car elle estime que la globalisation va entrainer nécessairement une diminution des salaires par un alignement de ceux-ci sur les pays à bas cout.

Il est vrai aussi qu’avec l’€, on nous avait promis, en 1999, une accélération de la croissance et la prospérité. Malheureusement, la tendance à la croissance n’a fait que baisser alors que les dettes n’ont fait qu’augmenter !

Un vice quelque part ?

D’une manière générale, la croissance mondiale est en berne depuis 2008. En fait on ne s’est jamais remis vraiment de la crise des subprimes ; bien que les banques centrales aient aspergé les Etats et les banques de monnaie … sans effet significatif.

Nous sommes en fait confrontés à un phénomène de ralentissement de l’économie mondiale et de la croissance, et cette situation est la même pour tout le monde même si les USA ont connu, ces dernières années, une croissance un peu plus soutenue, à coup de QE massifs ; c’est à dire d’émission monétaire massive.

En outre, la zone € a dû faire face à la crise de 2010-2012 qui est une conséquence de celle de 2008 dans la mesure où il s’agissait d’une crise de surendettement des Etats de la zone monétaire unique.

Fatalement, dans un contexte économique général mal orienté, il est difficile d’obtenir de bons résultats à titre individuel et la situation a été évidemment aggravée par l’épidémie en cours.

Alors, un retour au souverainisme, au franc et un Frexit seraient-ils de nature à changer la donne alors qu’on parle de relocalisation des productions ; ou bien, est-ce que ce sentiment résulte d’une mauvaise évaluation de la question ?

La situation post Covid est surtout le résultat de la désagréable surprise qu’ont eu les français de découvrir que l’Etat fonctionnaire présenté, de manière constante mais fallacieuse, comme protecteur n’avait absolument rien prévu pour combattre une épidémie de grande ampleur. L’indécision le cédant à la panique, nous nous sommes retrouvés totalement démunis faute de production nationale.

Seulement, les difficultés rencontrées n’ont rien à voir avec la mondialisation ni avec l’Europe mais tout à voir avec l’incurie généralisée de l’Etat fonctionnaire qui a failli à toute stratégie hormis faire l’impasse, pour des raisons budgétaires, sur un risque sanitaire et épidémiologique dont pourtant nous avions eu les prémisses avec le H1N1, le H5N1 et autres épidémies.

Car, il n’est pas mystère que la France, totalement surendettée, en est réduite à faire des coupes sombres dans ses dépenses …

Bien pire, ce sont essentiellement les décisions de l’Etat fonctionnaire (avec ses réquisitions, interdictions, ses normes et directives) qui ont aggravé la situation en bloquant complètement le fonctionnement normal de l’économie. Le confinement décidé par E Macron et son gouvernement, sans avoir explicitement démontré son efficacité, a surtout abouti à la destruction de pans entiers de l’économie du pays !

Ramené à ce constat, il faut admettre que l’épidémie et ses conséquences directes n’ont absolument rien à voir avec le capitalisme ou le (néo) libéralisme !

 Le fantasme de la dictature bruxelloise

Je vous encourage à lire ou à relire cet article du 10 juin 2018 qui expose dans le détail comment fonctionne l’Union Européenne !

Comment peut-on parler de dictature lorsque l’on sait que les directives européennes ne sont pas applicables automatiquement en France ; elles doivent être transposées et validées par le parlement français si leur domaine relève de la loi ou par décret lorsque la matière relève du domaine règlementaire. Sous le contrôle du conseil constitutionnel.

Par conséquent, affirmer que les problèmes que nous rencontrons viennent de Bruxelles aboutit à tirer des conclusions erronées du fait d’une mauvaise appréciation des causes !

Analyser les raisons de la crise

Cette demande d’un retour au souverainisme laisse à penser qu’il y aurait un manque d’Etat. Or s’il y a bien une chose qui est omniprésente en France c’est bien l’Etat fonctionnaire.

Les causes de la crise ne sont pas l’épidémie de Covid, qui n’est qu’un catalyseur, un accélérateur, mais bien dans l’état déplorable des finances et des comptes publics et la responsabilité de cette situation incombe totalement aux gouvernements français qui se sont succédés depuis 40 ans !

La réalité qui s’impose c’est que l’état économique de la France ne résulte absolument pas des agissements de l’Union Européenne et ce point est totalement confirmé par le dernier rapport de la cour des comptes pour la période 2019-2020 dans lequel il est clairement affirmé (en pages 50 à 52) que l’aggravation de l’endettement public, qui concerne essentiellement l’Italie, la France et l’Espagne, est due exclusivement à l’incapacité de l’Etat à stopper la dérive budgétaire.

Or,

-le surendettement du pays, qui va exploser à 120% du PIB, résulte de la seule action de l’Etat fonctionnaire,

-les déficits budgétaires constants de la France depuis 45 ans (1974) n’ont jamais été décidés à Bruxelles mais seulement par la caste de hauts fonctionnaires au pouvoir qui a fermement décidé de vivre grassement de vos impôts !

-nous allons avoir une récession de 12.5% contre une moyenne de 8.7% dans l’Union Européenne mais 12.8% en Italie et Espagne.

-la politique sanitaire relève de la seule compétence de l’Etat fonctionnaire et si elle a failli c’est uniquement du fait de celui-ci,

-avec E Macron, étatiste bon teint, taxé d’européiste dans la mesure où il essaie avant tout de faire financer nos déficits par l’Europe du nord, vous avez déjà tous les effets de l’Etat stratège avec sa caste qui se maintient au pouvoir quoiqu’il arrive. Le nouveau premier ministre n’échappe pas à la règle puisque c’est encore un énarque !

-on nous promet une écologie étatisée et imposée à travers une convention citoyenne pour le climat visiblement complètement cornaquée et manipulée par des agents de l’écologie politique gauchisante (Laurence Tubiana ambassadrice pour les négociations de la Cop21). Le seul résultat sera une débauche de promesses de taxes, de contraintes et d’interdictions tous azimuts qui ne vont nous apporter que des dépenses contraintes, une diminution du niveau de vie … sans aucun bénéfice économique !

-l’autorité de l’Etat existe bien avec les gilets jaunes matraqués, des radars partout, des sanctions omniprésentes (notamment en cas d’infraction au confinement) même s’il est vrai qu’il existe des zones de non droit (certaines cités). Mais ce dernier point n’a rien à voir avec le souverainisme, c’est juste une défaillance de l’Etat fonctionnaire fort avec les faibles et faible avec les forts (sous-entendu qui peuvent riposter de manière violente).

En fait, en France, le souverainisme, même s’il s’appelle étatisme, est omniprésent !

Alors, certes l’Union Européenne n’est pas parfaite, loin s’en faut, mais lui attribuer la responsabilité de nos insuffisances relève donc de l’ignorance ou plus grave de la mauvaise foi !

En outre,

-l’essentiel de nos échanges a lieu avec l’Union Européenne

-la globalisation n’explique qu’une faible partie de la perte des emplois,

-les salaires ont progressé plus vite que la croissance et la productivité,

-la fin du protectionnisme n’a entrainé ni une diminution des salaires ni une diminution de la protection sociale qui reste très élevée,

Par contre, comme pour tous les Etats, il existe bien une dérive administrative bruxelloise dont il faut toutefois relativiser l’importance car, avec 30.000 fonctionnaires pour 450 millions d’habitants nous sommes bien loin des ratios français (6 millions de fonctionnaires pour 67 millions d’habitants ou un salarié sur 5).

Le problème est que le développement de l’administration bruxelloise n’a entrainé aucune diminution de l’administration française ; bien au contraire puisque nous sommes les champions du monde de l’empilement des structures administratives dont beaucoup font double emploi et sont donc parfaitement inutiles alors qu’elles sont extrêmement couteuses !

Pour ma part, je suis prêt à échanger la (lointaine) « dictature bruxelloise » contre l’omniprésente dictature administrative française !

Le retour à la souveraineté nationale : moyen de rétablir la situation très dégradée du pays ?

On pourrait appeler cela le retour à un nationalisme économique qui ne ferait plus appel aux productions du pays le plus performant mais ferait abstraction des effets sur les prix et de la diminution corrélative du niveau de vie en vue de rétablir une production locale.

Seulement, il faut être conscient que ce mécanisme ne serait pas sans inconvénients et qu’il entrainerait une forte augmentation des prix et donc une diminution corrélative du niveau de vie ; ce qui ramène le problème à une question somme toute très simple : Etes-vous prêts à payer une TV-HD 5.000 € au lieu de 600 ou votre voiture 40.000 € au lieu de 20.000, taxe carbone encore en sus ?).

Car la production dans les pays à bas cout est surtout la conséquence du fait que le prix de revient du travail en France est devenu prohibitif (si ce n’est pas le plus élevé d’Europe).

Produire local c’est bien mais encore faut-il accepter d’en payer le prix et que les industriels acceptent de courir le risque d’une telle production et rien n’est moins sûr ; surtout que les déclarations intempestives des hommes de l’Etat n’ont rien pour rassurer …

La question qu’il faut se poser est en fait celle-ci : pourquoi certains pays s’en sortent-ils mieux que d’autres et est-ce que le souverainisme est de nature à remédier aux défauts et insuffisances de la France qui cumule déficits, chômage et dette dans des proportions très supérieures à nos voisins européens, Italie et Espagne mises à part ?

En fait, s’il suffisait de solutions simplistes pour résoudre des problèmes aussi graves, il y a bien évidemment longtemps que nos politiciens, toujours à la recherche de solutions miraculeuses qui ne coutent rien, les auraient mises en application !

Alors, certes l’ambiance est au retour des souverainismes car pour l’instant les gens sont plutôt insatisfaits de l’Europe alors qu’en fait ils font une grave confusion : ils sont d’abord insatisfaits des services procurés par l’Etat (français) et cherchent un responsable.

Effectuer un retour vers le souverainisme, essentiellement assimilé à une fermeture des frontières et à un Frexit, sans remédier aux problèmes de fond qui sont une dépense publique trop élevée et une fiscalité trop lourde qui handicapent le pays n’aboutira à rien de tangible ; hormis, seulement et assurément, à une aggravation dramatique de la situation car il ne faut perdre de vue que la dette française n’est soutenable que parce que nous sommes dans l’€ !

La vérité est que l’Etat fonctionnaire a dépensé sans compter l’argent qu’il n’avait pas et que, faute d’avoir voulu restreindre les dépenses, on en est arrivé à une situation de non-retour avec une dette à un niveau tel qu’un retour à une monnaie nationale entrainerait immédiatement la mise en défaut, c’est à dire la faillite !

Car, le jour où on quitte l’€, il faudra se débrouiller seuls et là c’est une autre paire de manches car, si les marchés financiers sont dans l’incapacité de spéculer contre l’€ du fait de la masse colossale de liquidités nécessaire, ils n’auraient aucun scrupule à spéculer, avec succès, contre le Franc.

Et le débiteur, et l’Etat français n’est plus qu’un débiteur, qui est aux mains de ses créanciers n’a plus aucune souveraineté …

Les français ont pris la mauvaise habitude d’attendre beaucoup (trop) de leurs dirigeants qui ont fait surtout la preuve de leur incompétence globale … et pensez-vous sérieusement qu’en changeant de monnaie, en fermant les frontières et en donnant encore plus de pouvoirs à l’Etat fonctionnaire, les choses pourraient aller mieux ?

Ce serait une grave erreur de croire au « souverainisme » en tant que solution miraculeuse qui permettrait d’éviter toute contrainte économique pesant sur la société française. Mais, évidemment, comme nous nous plaçons sur le plan des convictions, pour ne pas dire de l’idéologie, il est difficile voire impossible de convaincre ceux qui ne veulent pas l’être ; chacun étant fermement persuadé de détenir la vérité alors même que l’on se situe sur le plan des slogans, des incantations, des convictions même si elles sont totalement irrationnelles et infondées !

Nous examinerons dans un prochain article les conditions à remplir pour réaliser un Frexit.

Bien cordialement à tous !

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Jean Moulin Reload

Jean Moulin est un résistant et non un fournisseur de farine, comme on pourrait l’entendre par un bêtisier de cancres de l’histoire.

Je passe sur sa biographie qu’il est simple de s’enquérir pour alléger mon propos.

J’ai fait une recherche sur le WWW pour repérer des sites DGFIP sis quelque endroit où Jean Moulin, le résistant, apparaissait. A ma grande surprise, j’ai relevé ceux-ci parmi tant d’autres :

– sie.rouen-est@dgfip.finances.gouv.fr 21 quai Jean Moulin BP 1002 76037 Rouen Cedex1 ;

– spf.vienne@dgfip.finances.gouv.fr 12 rue Jean Moulin BP 113 38209 VIENNE Cedex ;

– sie.versailles-nord@dgfip.finances.gouv.fr 1 Place Jean Moulin. 78201 MANTES LA JOLIE Cedex

– sip.hyeres@dgfip.finances.gouv.fr Avenue Jean-Moulin

– sie.la-cote-saint-andre@dgfip.finances.gouv.fr Centre des finances publiques de Vienne Jean Moulin.

L’occupant, comme vous pouvez le lire, foule du pied notre histoire. Celle qu’on n’apprend plus par les cahiers de L’EdNat.

Etre Jean Moulin à notre époque est bien plus compliqué, car le communisme 2.0 est en marche par toutes ces technologies développées via les créateurs de richesses du privé qui passent dans le domaine public, qui les épouse allègrement pour ses offices « et nous servir ».

Etre Jean Moulin, depuis déjà un bon moment c’est inutile car la force d’occupation se renforce d’une population de plus en plus servile, perdue dans un cénacle de survie et non dans la prise de risques.

Etre Jean Moulin, tout dépend un peu de nos volontés. Ou bien rassembler autour de soi pour lutter contre cet activisme qui n’a plus rien de démocratique, ou jouer à cavalier seul, c’est-à-dire de s’exfiltrer de ce mouroir à feu lent tant qu’il est temps.

Etre Jean Moulin, c’est un état d’esprit résilient contre une oppression pervertie qui prospère dans la chute de la propriété privée …

Hélas, notre société mal formée dans sa majorité va continuer de se dresser contre Jean Moulin, car il n’est pas question de renier une décision de majorité qui est force de loi …

La résistance n’a plus lieu, sauf celle de pacotilles pour préserver ses acquis, qui sur ses ergots, lambine sur un champ de merde.

Alors, être Jean Moulin ou Jean Castex ?

Bien à vous

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Le “déconfinement” des pillards

A grand renfort de propagande, les hommes de l’Etat nous annoncent que les contrôles fiscaux sont pour eux une source de joie profonde, et qu’ils vont mettre les bouchées doubles. Tout un programme.

A contrario, de façon quasi intimiste, partageons sur ce blog nos réflexions sur le sujet et préparons-nous à la résistance, qui sera pour beaucoup d’entre nous mortelle évidemment.

En ce qui me concerne, tout cela m’inspire quatre réflexions.

Les français de 1940

Sans être un historien qualifié, donc sans prétention, des lectures que j’ai parcourues sur la période je conclus à la louche que, lorsque la France est envahie et vaincue en Juin 1940, une petite partie des français est ravie, mettons 15%.

Une majorité, mettons 83%, accepte la philosophie allemande, notamment l’antisémitisme, la rigueur du pouvoir politique, son renforcement, la maîtrise des libertés, la haine du capital, la prépondérance de l’Etat, ou s’en fout, avec cependant une petite retenue sur l’idée de l’invasion.

Une infime minorité résiste, se révolte, refuse la perte de liberté, la dictature de l’Etat, mettons 2%.

Les Allemands de 1940

Submergés par la pagaille et la ruine, au lieu de se remonter les manches, de s’entendre pour travailler, ils vont entrer dans le déni et s’abreuver de croyances toutes plus ridicules les unes que les autres, mais auxquelles ils vont adhérer totalement.

Citons en vrac, l’idée de la race d’exception, la haine des juifs, le droit du sol, et sous-entendu mais bien réel le droit au pillage, d’abord interne sur les biens des juifs, puis externe avec l’invasion des voisins.

Ils vont confier le soin de mettre en musique ces croyances à une bande de fonctionnaires aux pleins pouvoirs, qui vont s’y employer ardemment et irresponsablement, avec toutes les conséquences que l’on connait.

L’homme et ses possessions matérielles

L’être n’est pas dissociable de ses biens. Toute atteinte aux biens d’un individu est une atteinte directe à sa personne. Celui qui n’a rien existe bien peu.

J’ai rapporté sur ce blog les propos du député Eric Ciotti lors d’un rapport sur l’AGRASC devant l’Assemblée Nationale le 4 Décembre 2019. Le député affirme que pour les malfrats la confiscation de leurs biens est une mesure plus coercitive que la privation de liberté.

La faillite des fonctionnaires

Et enfin, et ce sera ma dernière réflexion, la France est en faillite, nul ne l’ignore aujourd’hui.

Cette faillite est imputable à ceux à qui les français ont confié, bêtement, la conduite du pays, c’est-à-dire les fonctionnaires.

Ceux-là même qui se sont confinés avec zèle, sans que leurs revenus soient impactés, et qui se “déconfinent” difficilement à l’approche des vacances.

Conclusions

Les pourcentages qui clivent la France fiscale d’aujourd’hui sont équivalant à ceux de 1940.

 – 1 – Ils sont, j’imagine, 15% à souhaiter une razzia fiscale, à croire à l’idée de la fraude fiscale qui mettrait l’économie du pays à genoux, en oubliant que ce sont les bénéfices qui font l’économie d’un pays et non les prélèvements fiscaux, que pour qu’il y ait fraude fiscale, manque à gagner pour l’Etat, il faut d’abord qu’il y ait bénéfice.

Ce n’est donc pas le fraudeur fiscal dissimulant ses bénéfices, si tant est qu’il existe à l’échelle où on nous le vend, qui met l’économie à genoux.

Au pire, il contrarie les dépenses somptuaires de l’Etat, des fonctionnaires. Ce sont elles qui détruisent l’économie. En réalité le fraudeur fiscal participe au maintien de l’économie, même si ce constat choque la propagande.

Laissons ce pourcentage de français dans l’erreur, ils ne sont que 15%, environ 10 millions, le taux incompressible d’irresponsables dans n’importe quelle société.

– 2 – Ils sont 83% qui acceptent plus ou moins la propagande. Ils sont conscients de la faillite, ils en ont tiré sans doute quelques avantages. Ils savent qu’il va falloir payer la facture. Tout ce qui est pillé chez le voisin, ce sera autant qu’ils n’auront pas à payer eux-mêmes, pensent-ils.

Ils espèrent ne pas être touchés par un contrôle fiscal. Ils rêvent.

Ils sont comme Irène Némirovsky et son mari Michel Epstein, juifs en rupture de banc avec leur communauté, qui jusqu’à la mort en camp de concentration ont cru que leurs relations pétainistes les sauveraient.

Pour qu’ils échappent aux bourreaux fiscaux, il faudrait que la légende du contrôle fiscal équitable soit une réalité. Mais ce n’est pas le cas.

Si les règlements qui régissent les contrôles fiscaux sont des lois d’exception, ce n’est pas par hasard. C’est bien parce que le contrôle fiscal est à 90% un pillage pur et dur.

– 3 – Les 2% de résistants. Ils sont ici sur ce blog, que les Services Fiscaux espionnent et rêvent de faire fermer.

Ils sont harcelés, martyrisés et se désolent. Que faire, pensent-ils ?

Résister, aujourd’hui au grand jour, demain peut-être dans la clandestinité. Dénoncer, croiser le fer devant les tribunaux. Ecrire, écrire, raconter ce que l’on voit, ce que l’on vit.

Ne pas oublier que s’il y a eu 1940, il y a aussi eu 1945, que les salauds, les pillards et les menteurs finissent toujours par payer.

Bien à vous. H. Dumas

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Hervé BRABANT : Fin d’un thriller

Me voilà au terme d’une aventure de vingt ans. Je me suis permis de vous en faire partager les moments forts. Je tiens à vous remercier, votre écoute a été très importante pour moi. Sans que je ne sache comment ni pourquoi, j’espère que j’ai pu aussi vous être utile. Je vous suis redevable, vous pouvez compter sur ma fidélité.

Voici les conclusions de cette histoire que je considère comme close intellectuellement. Même si les conséquences sont encore à venir, le tri est fait, les escrocs démasqués, l’ambiance éventée. La justice — qui n’existe pas — fera le tri.

L’idée de collectivité

Il s’agit de la base intellectuelle qui permet toutes les violences, ici la violence fiscale. Or, ma conviction, dont j’espère avoir fait la démonstration, est que la collectivité est une vue de l’esprit, un mythe.

Il peut exister un acte collectif, ponctuel, mais il n’existe pas de collectivité pérenne, donc pas d’Etat, pas de pensée collective, pas d’émotion collective, pas de devoir collectif. Chacun de nous est seul, à ce titre nous sommes impactés aussi bien par nos décisions que par celles des autres.

Pour imager mon propos pensons à un mouvement de foule. Dans tel rassemblement, la foule panique : dix morts par piétinement. On parle de foule, de panique de la foule, puis de morts.

Mais ce n’est pas la foule qui meurt, pas plus que ce n’est la foule qui panique. Ce sont bien des individus qui paniquent et meurent, la foule n’est qu’une situation, un environnement, comme la chaleur ou le froid, l’inondation ou le tremblement de terre, rien de plus, pas de pensée, pas de détermination, pas d’émotion. Tout ici est individuel, comme toujours.

Donc, tout au long de mon aventure l’Etat ne sera qu’une excuse pour des individus responsables personnellement de leur cupidité, de leur lâcheté, de leur sadisme, de leur jouissance du pouvoir, de la délation, de la destruction.

Bref rappel des faits

Un contrôle fiscal des droits de succession, à la suite du décès de ma mère, est mal engagé par les Services Fiscaux, par Mme Jourdes à Sète. Têtue et sûre de son pouvoir, elle va accumuler les falsifications grossières pour justifier son redressement. Elle perdra vingt ans plus tard.

Mais, acculée, elle aura fait appel irréversiblement à la machine fiscale, à l’amicale corporatiste de cette machine, pour détruire gratuitement deux de mes entreprises. De ces destructions je ne suis pas encore sorti, et je ne sortirai pas, le temps va me manquer.

Ces deux destructions volontaires devront se baser sur des mensonges, mes sociétés étant en règle, la démonstration en sera faite tardivement par le rapporteur public de la Cour Administrative d’appel de Marseille. Vous savez tout cela que je suis obligé de rabâcher continuellement, lors de chaque nouvel événement, tel qu’aujourd’hui.

L’enchaînement des complicités

C’est la grande leçon de ce thriller réel de vingt ans.

A partir d’une idée soi-disant collective, ici l’égalitarisme, une chaîne de pouvoir se forme naturellement, à laquelle obéissent aveuglément ceux qui, par lâcheté, refusent d’assumer leur vie d’individu, leur personnalité.

En réalité, et c’est là le problème, ils ont probablement honte ou peur de ce qu’ils savent qu’ils sont. Ils le cachent derrière l’idée de collectivité, dont nous savons qu’elle n’existe pas. Ils mettent le masque de la collectivité, du groupe.

C’est donc la dissimulation de ce qu’ils sont qui les rapproche et non leur réalité. Ils sont de ce fait totalement insaisissables, inaccessibles à la raison.

C’est ici que se trouve le point de difficulté. Si vous êtes honnête, franc, direct, vous vous dites : je vais trouver un interlocuteur. C’est l’erreur fondamentale.

Il n’est pas d’interlocuteur, il n’est qu’une bande de faux-culs, cachés derrière l’arbre factice de la collectivité, complices sordides de leurs pulsions malsaines, à la vie à la mort.

C’est en cela que le collectivisme, qu’il soit de gauche ou de droite, est terriblement dangereux. Il génère automatiquement ce type de réaction en chaîne, il favorise la dissimulation des personnalités, qui aboutit fatalement au pire, et donc à des dégâts individuels, à des hommes et des femmes piétinés par des pervers manipulateurs.

C’est cette fatalité qui justifie, à elle seule, la nécessité d’assurer la protection absolue de l’individu et de ses biens.

La preuve

En vingt ans j’ai tout vu, sans jamais pouvoir en faire la démonstration, tant la solidarité du système est naturelle, non imposée, liée par le mal.

Aujourd’hui, grâce à Hervé BRABANT, je possède enfin la preuve de ce que je ne cesse d’affirmer. C’est ce qui me permet de vous annoncer la fin de mon thriller personnel, même si matériellement le risque que je sois ruiné est de 90%, je considère que j’ai gagné, que j’ai vaincu l’hydre intellectuellement.

Les faits sont les suivants.

Pour une dette indue, Hervé Brabant met en vente forcée sept maisons de ma société la SARL Les Hauts de Cocraud. De mon côté, la société étant endettée contre mon gré auprès du syndicat de copropriété, je vends trois maisons non incluses dans la vente forcée mais sous hypothèque au profit de Brabant, enfin du fisc qu’il représente.

Je lui demande de lever son hypothèque superfétatoire, puisqu’il vend sept maisons — pour une dette inexistante rappelons-le –

Voici ce qu’il me fait répondre par son avocat

 Il s’agit d’un chantage concernant ma liberté de jugement et d’expression, c’est net. Le lien pour prendre connaissance de la lettre entière. 

On est donc bien dans l’intrigue de pouvoir que je dénonce depuis des années. Intrigue globale, qui est la marque de fonctionnement de Bercy.

Cette intrigue se dissimule derrière le bien collectif, mais elle n’est que l’expression du fonctionnement de ces gens de pouvoir, que j’ai décrit plus haut.

Ils prétendent agir au nom de notre collectivité, mais c’est faux. Ils agissent au nom de la dissimulation de leur vraie personnalité, qu’ils protègent collectivement, instinctivement pour la plupart. Une personnalité indigne, qu’ils ne peuvent pas exposer, ils seraient bannis. Il en est ainsi de tous les hommes ou serviteurs de l’Etat qui pratiquent la langue de bois, la dissimulation, le secret d’Etat.

C’est le mal qui génère la complicité et l’omerta.

C’est le lien de tous ceux qui ont le pouvoir et mentent, agents du fisc, magistrats, mais plus globalement la plus grande partie des politiques et des fonctionnaires. Il est des exceptions, mais elles sont si rares qu’elles ne peuvent même pas s’exprimer.

C’est le virus tueur de notre société, l’idée de collectivité qui permet de dissimuler les vraies personnalités et qui favorise les pervers.

Bien à vous. H. Dumas

PS : Ci dessous, mon mail en réponse à l’avocat de Brabant.

Objet : Acceptation d’ouverture

17S0365 – TRESOR PUBLIC / SARL LES HAUTS DE COCRAUD – PHL

Maître,

En main le courrier du 19 Juin 2020, joint en pièce, que vous avez adressé à l’étude des Notaires.

Peut-on espérer que la raison et l’intelligence pourraient prendre le pas sur la force et la violence ?

Cela vaut la peine d’être étudié.

Très rapidement, il faut noter que la globalité du conflit fiscal porte sur la SARL Les Hauts de Cocraud et sur la SCI Le Mirabeau, que ce conflit est né d’une attitude indélicate des Services Fiscaux nationaux qui ont « fait corps » pour soutenir les Services Fiscaux de Sète empêtrés dans un redressement pour lequel ils ont accumulés faux et absurdités, qu’ils ont perdu.

Les deux redressements de la SARL Les Hauts de Cocraud et de la SCI Le Mirabeau n’ont pas de fondement sérieux, je ne dois rien au fisc de mon pays, qui le sait.

Ceci rappelé, ces redressements ont aujourd’hui deux aspects, l’un personnel, l’autre collectif.

La partie personnelle me concernant pourrait trouver une solution de la façon suivante :

Du côté des Services Fiscaux

  • Les deux redressements sont rapportés

De mon côté

  • Je règle immédiatement les impôts réels – Fonciers, taxe de Séjour, URSSAF, etc… — que j’ai en retard du fait que ma trésorerie a été paralysée par ces redressements injustifiés, à l’exclusion bien sûr des indemnités de retard qui ne sont pas de mon fait.
  • Je prends note et rapporte l’ouverture permettant cette solution que j’attribue à Messieurs Brabant et Flory, je cesse les procédures engagées contre eux et réhabilite leur image — qui le méritera — sur mon blog.
  • Je ne demande pas en cassation l’indemnité d’usage dans la procédure successorale, qui a mis vingt ans à me blanchir.

La partie collective peut aussi trouver une solution

Détruit par cette violence fiscale, j’ai choisi de lutter, cela fait maintenant vingt ans… que j’ai perdu, qui ne me seront pas rendus.

Il y a dix ans j’ai créé un blog où, aujourd’hui, un million de personnes sont venu partager leur détresse, leurs peurs, face à la violence fiscale.

Il est évidemment hors de question que j’abandonne ces personnes pour un intérêt personnel.

Nous nous battons, non pas contre le montant de l’impôt, bien que nous le trouvions fort élevé — mais cela est du ressort de la démocratie et de la politique –, mais contre les violences liées à sa collecte, et notamment à l’occasion des contrôles fiscaux.

Nous militons pour que le contribuable vérifié, puis notifié, soit présumé innocent, présenté avant toute sanction devant un magistrat en audience publique ne pouvant être sanctionné que par ce magistrat en ayant pu disposer de tous les moyens utiles à sa défense. Nous avons aussi du mal à recevoir ces épouses poursuivies au titre du foyer fiscal, alors qu’elle n’ont comme faute qu’aimé un escroc parti en leur laissant des dettes fiscales qui leur sont comptabilisées, créant des drames inimaginables, détruisant leur vie. Et bien d’autres choses encore.

Mais si l’intelligence prend le pouvoir dans cette affaire, tout est possible, ainsi nous pourrions :

  • Ouvrir une table ronde avec les Services Fiscaux — où nous présenterons des adhérents crédibles — débattre de tout ce qui ne va pas, qui n’est pas indispensable à la collecte de l’impôt mais destructeur pour les français.

La façon dont l’argent est acquis impacte la façon dont il est dépensé, cela vaut aussi pour les impôts.

Conclusion

Oui à une vraie ouverture, cela ne tient qu’aux Services Fiscaux.

Ce courrier n’est pas confidentiel, la suite de ces affaires non plus.

Je suis arrivé en Charente-Maritime aujourd’hui, j’y reste toute la semaine, à votre disposition, si vous le souhaitez.

Mon tel : 06 80 65 43 33.

Respectueusement. H. Dumas

Bien à vous. H. Dumas

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Le triomphe des pastèques

La récente victoire des écolos, ceux que l’on appelle par dérision les pastèques (vertes à l’extérieur mais rouges à l’intérieur) était attendue ; elle ne constitue donc pas une surprise.

Le vote écolo est la conséquence d’un double phénomène : d’une part une abstention massive dont l’origine trouve sa source dans le rejet des politiciens et l’effondrement des partis traditionnels de gauche comme de droite et d’autre part par les suites de l’épidémie, toujours en cours, qui ont beaucoup démotivé les électeurs après trois mois d’interruption du processus électoral.

Or, on sait que, lorsque l’abstention est forte, seules les listes militantes tirent leur épingle du jeu.

Les écolos doivent-ils pour autant tirer gloire de leur victoire ?

Sans doute pas car leur force n’est finalement que toute relative et tient surtout à la faiblesse de leurs adversaires. Leur faible représentativité nuit donc à leur crédibilité mais nous connaissons bien la propension des politiciens de tous bords à tirer gloire et avantage de toutes les situations ; même des plus douteuses !

Faut-il y voir un choix délibéré des français à cette idéologie ?

Surement pas lorsque l’abstention atteint de tels niveaux. On est plutôt dans une perversion de la démocratie représentative avec le choix d’un groupe ultra minoritaire qui va s’imposer à la majorité silencieuse.

La seule conclusion que l’on peut retirer du scrutin c’est qu’il n’a pas intéressé les électeurs mais ses conséquences vont être au moins triples :

-La prise du pouvoir dans plusieurs grandes villes va permettre aux écolos de donner libre cours à leurs fantasmes les plus délirants ; à commencer par le bannissement des voitures des centres villes. Il suffit de regarder ce qui se passe à Grenoble pour deviner que les bobos gauchos friqués, qui imaginent une nature qui n’existe pas, vont intensifier la lutte : l’écologie punitive au nom de la sauvegarde de la planète va connaître, à n’en pas douter, des jours de gloire. Seulement … on n’a jamais sauvé le monde à coup de taxes et d’interdictions !

-Car, taxes, contraintes et interdictions de tous bords vont fleurir dans un schéma décroissant qui va, contrairement à ce qu’a pu affirmer Yannick Jadot à la télévision, laminer un peu plus l’économie d’un pays qui n’en n’avait vraiment pas besoin et faire exploser le nombre de chômeurs. Jamais un politicien, de quelque bord qu’il soit, n’a créé un seul emploi et jamais un écolo n’a jamais non plus créé un seul emploi même si la nouvelle maire de Strasbourg prétend pouvoir en créer rien moins que 20.000 !

C’est même l’inverse et les appels insistants de M Jadot à la solidarité, c’est à dire en fait à l’impôt massif, festif et redistributif, constituent juste une tromperie. La « croissance verte » est juste un mythe au-delà d’un slogan qui ne recouvre aucune réalité !

-E Macron, confronté à la fois à la débâcle du parti présidentiel, élu nulle part, empêtré dans la dégradation de la situation économique à laquelle il faut ajouter une contestation latente qui ne demande qu’à exploser à nouveau ainsi qu’une affaire Fillon aux développements encore en devenir et qui jette un voile de suspicion sur les conditions de son succès de 2017, va essayer de sauver les meubles. En l’occurrence, il s’agira essentiellement pour lui d’essayer de sauver sa propre situation en vue des élections de 2022. Il va donc, à n’en pas douter utiliser à plein le résultat délirant de la convention citoyenne et en accentuer les mesures écologistes, vertes ou prétendues telles.

E Macron, dont le mouvement LREM est en très nette phase de déclin (les rats quitteraient-ils le navire ?) et qui n’a plus de majorité à l’assemblée nationale, vient d’ailleurs d’annoncer, sans trembler, qu’il avait retenu 146 des 149 propositions ineptes formulées et de promettre 15 Md€ d’investissements, avec de l’argent que nous n’avons pas, sous deux ans !

En gros, on va dépenser des sommes colossales pour des gains marginaux, pour ne pas dire ridicules, tout en compliquant abominablement la vie quotidienne des gens ordinaires !

Evidemment, il ne faudra pas s’étonner de ce qui va arriver : on va taxer frénétiquement tout ce qui bouge au nom d’une préservation de la planète ; on va édicter des normes « vertes » idiotes mais couteuses, on va organiser la décroissance et, à la clé, nous n’aurons droit qu’à une diminution du niveau de vie … et de nos libertés !

On n’hésitera pas, au nom de l’idéologie, à fermer des centrales nucléaires qui fonctionnent parfaitement pour les remplacer par des énergies vertes couteuses et instables. La voiture va faire l’objet d’un tabassage en règle tel (on parle de porter le malus à 40.000 € voire même à le rendre no limits) qu’il va en rendre l’usage impossible pour une fraction importante de la population rurale qui n’aura d’autre solution que de se révolter une nouvelle fois parce qu’elle n’aura plus rien à perdre !

Le gros problème de l’écologie politique c’est qu’elle émane pour l’essentiel d’une population urbaine qui ignore tout des conditions de vie des populations rurales et qu’elle part d’un présupposé qui n’a jamais été démontré, le réchauffement anthropique, là où il faut voir essentiellement des variations climatiques. Et elle a essaie d’en convaincre absolument la population dans le cadre d’une démarche intransigeante et totalitaire qui n’a rien à envier aux dictatures rouges, noires ou brunes !

Cette écologie, qui rejette le progrès présenté comme potentionnellement nuisible, veut placer la protection de l’environnement au-dessus des libertés publiques et mettre en place un droit de la nature personnifiée qui va primer les droits de l’individu.

Les arguments des écolos sont connus et relèvent pour l’essentiel de l’ineptie, de l’ignorance, de la propagande voire de la religion et leur application systématique ne peut avoir que des conséquences désastreuses. On ne s’arrêtera donc pas aux échecs évidents de la transition écologique ; au contraire, on va amplifier les erreurs du passé.

Seulement qu’aurions nous fait sans la machine à vapeur, sans le moteur à explosion, sans l’électricité omniprésente ; tous ces progrès technologiques qui nous ont permis d’obtenir une formidable amélioration du niveau de vie par le biais des gains de productivité ?

La France avait déjà très peu de chances de sortir d’une crise inédite et dramatique. Avec la pression exercée sur le pouvoir par les nouveaux élus qui vont prétendre sans vergogne à une légitimité de façade basée sur un électorat représentant tout juste 20% de la population, les chances de redressement sont désormais nulles !

En effet, les objectifs délirants de la répression écologiste sont en parfaite contradiction avec nos besoins car, pour faire fonctionner un pays, nous avons besoin d’énergie ; et sans énergie nous revenons au moyen âge et à la traction animale. Et cette énergie doit être abondante, stable et bon marché ; tout l’inverse de ce que nous propose la doxa écologiste faite de précaution et de rejet d’un progrès technologique présenté comme dangereux !

Ni de droite ni de gauche mais juste opportuniste bon teint, étatiste confirmé pour ne pas dire forcené, de compromis en compromis et de lâcheté en lâcheté, E Macron, en essayant d’exploiter les résultats d’un scrutin défavorable, va finir par se mettre à dos une fraction notable de la population alors que nous allons au-devant d’une récession de 12,5% pour 2020 avec des conséquences dramatiques.

Etait-ce bien le moment de céder aux appels des sirènes vertes ?

Car, la folie, c’est bien de répéter sans arrêt les mêmes erreurs en pensant que le résultat va changer !

Bien cordialement à tous !

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L’avenir

C’est pour lui que nous vivons, c’est à lui que nous pensons. Mais lui, a-t-il besoin de nous ? Existe-t-il seulement ? Quel est notre pouvoir sur les forces qui le régissent ? L’idée que nous décidons de notre avenir ne résiste pas à l’analyse d’une vie ou de l’histoire.

Et pourtant, depuis des millénaires des charlatans font profession de prédire ou d’accompagner notre avenir, que ce soit à titre individuel ou à titre collectif.

Le fait que rien ne se soit jamais déroulé comme ils l’avaient prévu ne les décourage pas. Sitôt discrédités, ils renaissent. Nul progrès n’est à attendre à ce sujet.

Chaque jour amène son lot de délire prédictif.

La particularité partagée par nos prédicateurs est qu’ils ne prévoient rien du tout, se contentant depuis toujours de projeter le présent — voir un mélange hasardeux du passé et du présent — sur l’avenir, sans aucune capacité évidemment à y inclure les paramètres qui leurs sont inconnus, qui seront pourtant le plus souvent déterminants.

Ainsi la météo n’est qu’un relevé de situations présentes supposées se développer selon un rythme existant, toute surprise rend la prévision caduque. L’instabilité des paramètres limite les prévisions à quelques heures, voir un jour ou deux en période stable, on ne peut pas parler de prévision. Et pourtant, tous les jours on nous fait croire que nous sont annoncées les prévisions météorologiques….

Mais les champions, toutes catégories réunies, sont nos hommes politiques.

De mandataires chargés de la gestion de nos biens et actions collectives, ils sont devenus des prédicateurs acharnés. Ils ne font plus que ça, notamment en période électorale. Et ça marche…Puisque l’on ne vote plus que pour ça….

Ainsi naissent sous nos yeux les écologistes, la onzième plaie de l’humanité.

Les élections municipales ne déplacent plus les électeurs. Pourquoi se déplaceraient-ils ?

Les maires n’ont plus aucune prérogative, leurs compétences ont été dévolues aux agglomérations ou aux communautés de communes. Les conseils communautaires n’attirent aucun public, les délibérations y sont factices car toujours solutionnées par l’administration et les négociations lors de réunions à huis clos qui précèdent le conseil.

Les agglomérations sont aux communes ce que l’Europe est aux Etats, c’est-à-dire un machin derrière lequel se cachent les maires pris en défaut et qu’ils oublient de citer quand il leur amène un avantage.

Ce néant démocratique communal rend les campagnes électorales insipides. Comment promettre à vos électeurs un projet pour la commune quand vous savez, et eux aussi, qu’une fois élu vous ne serez pas le décideur ?

Les élections municipales sont donc devenues un théâtre où les acteurs ne se sentent pas responsables de leurs déclamations, qui ne peuvent pas avoir de suite.

Et voilà donc les écologistes, prédicateurs convaincus de la nouvelle religion.

Après avoir, au fil des siècles, divinisé le soleil, la lune, la mer, le feu, les rois, les curés, toutes choses… nous sommes sommés aujourd’hui de diviniser la terre et la nature, sous peine de mourir étouffés.

Cette terre et cette nature, à qui nous avons arraché, de haute lutte, le droit de vivre un peu mieux que prévu, nous rendraient comptables de ce progrès.

Nous devrions revenir à l’esclavage face à elles, oublier peut-être le jour où nous nous sommes dressés sur nos pattes arrière et revenir à la “quadripétude”.

Raisonnablement, nous devons trembler face à cette nouvelle religion

Non pas pour ce qu’elle dit, mais pour ce qu’elle va faire.

L’expérience nous a appris que les croyances se partagent facilement, qu’elles sont toujours hégémoniques et débouchent automatiquement sur l’obscurantisme.

Que la fin ne peut être que la haine de celui qui ne croit pas, jusqu’à son éradication.

L’alliance écologie et égalitarisme devrait avoir définitivement raison de notre société agonisante et nous expédier du statut de dominants à celui d’esclaves du monde.

Ceci n’est pas une prédiction, mais un simple constat.

Bien à vous.

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Ce que vous voulez

Quand vous êtes entrepreneur dans un marché libre, sans subvention, ou aucune aide sauf celle souvent de s’endetter auprès d’une banque, car vous n’avez pas le capital, votre profit est la rencontre d’un public, une clientèle qui vient vers vous et est satisfaite de ce que vous lui proposez. Sinon, il n’y aurait pas de profit possible. Le principe de Shumpeter – La création destructrice, s’appliquerait alors. Le profit est finalement partagé dans la rencontre d’une offre et d’une demande positive.

Nos administrations font des recettes de perceptions sur ceux, qu’il y ait des profits ou pas, sans risque pour les mêmes percepteurs, selon des circulaires de ponctions sur les bêtes, ces esclaves corvéables en laisse, loin d’un quelconque marché libre. Les questions sont : Faut-il laisser toute la place au marché libre avec du risque ? Ou alors : Faut-il élire ces vampires, ces marquis sous couvert de l’Etat, « travailler » à leurs seuls profits, sans risque ?

Ces questions sont déjà tranchées sise France : Le principe de précaution inscrit dans notre constitution par feu Chirac qui n’a jamais su faire autre chose que taper le cul des vaches, et ces nouvelles potentielles « escrologies » qui menacent de s’y ajouter aussi, par cette escouade de représentants qui ne représentent rien par leur désignation, et plus par leur non-élection.

Je suis, comme bon nombre de corvéables ambitieux, et non comme ceux en majorité qui abondent à ce système régressif, l’anti-thèse de cette matrice qui perdure depuis des décennies sur notre sol.

Mon problème, actuellement est le temps. En effet, je dois encore quelques dettes « indues » auprès de Bercy et dues aux banquiers pour payer ces mêmes dettes indues. Ces dernières sont des droits de succession énormes sans tenir compte d’un état successorale véritablement désastreux avec des entreprises en faillite, redressées depuis ; Un immobilier résidentiel plantureux mais dans un délabrement qui appelait des travaux colossaux ce qui est en cours aussi.

Cette succession, je l’ai prise comme un défi, malgré des templiers fiscaux au firmament de leur maturité, pour faire mieux que mon père qui me prenait pour un bon à rien.

Quand il a décidé de se pendre après avoir créé un empire local, en partant de rien, par endettement, pour faire du levier par sa force de travail et son intelligence pragmatique, il avait aussi la possibilité de ne me rien laisser, d’autant que sa famille recomposée, remontée à mon égard, était tout à propos pour lui succéder. Sa concubine était DAF dans une grosse entreprise. Mais il m’a tout laissé. Les chiens ne font pas des chats …

Aujourd’hui, j’ai résolu toutes ces affaires déclinantes : Il m’a fallu trois ans après son décès pour sortir par le haut, et beaucoup moins pour éjecter la famille recomposée.

Dans l’intervalle, j’ai connu un contrôle fiscal, qui a fait choux blanc et un autre de l’URSSAF qui m’a pris près de 7 K€, à cause de mon avocate en Droit Social dédiée pour faire le ménage dans une de mes entreprises et qui a manqué sur un point. Je ne lui en veux pas car elle a fait du bon boulot dans l’ensemble selon mes prérequis.

Le temps. Je vois cette France qui se délite de plus en plus, je dirais presque à vue d’œil si tant est qu’un paquebot vire plus lentement qu’un frêle esquif. Je vois cette soviétisation rampante de tous les éparts de notre société.

Le confinement avait cette chose merveilleuse : On n’entendait plus les écolos, ni même les risques d’attentats ou encore la culture subventionnée … Un havre de paix qui nous laissait écouter le chant des oiseaux.

Bien à vous

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Révélation : David Pujadas est libéral !

Révélation : David Pujadas est libéral !

Dans une longue interview au Point, David Pujadas, qui officie actuellement sur LCI après avoir quitté le 20 h de France 2, se moque de la gauche française « qui voit de l’ultralibéralisme partout dans un pays qui a 56 % de prélèvements obligatoires ». D’un coup d’un seul, Pujadas vient d’intégrer la minuscule cohorte des journalistes français des grands médias considérés comme libéraux (Lenglet, Doze, Sylvestre, Rioufol, Brunet).

Passer de cinq à six ne les rendra pas beaucoup plus redoutables. Comme le dit Pujadas lui-même dans son interview, «  nous, les journalistes, sommes comme toutes les professions intellectuelles en France, globalement à gauche ».  Cela, nul ne l’ignore. Mais ce qui se dit moins, c’est que cette situation est l’élément majeur du mal français.

Une démocratie moderne forge ses options politiques dans le débat permanent qui se déroule dans les grands médias et maintenant aussi sur les réseaux sociaux. Les mauvais choix économiques de la France ont été faits sous l’influence massive des journalistes de gauche.

La France est, dit-on, « irréformable ». En fait quelques dizaines de journalistes de gauche empêchent toute réforme en la discréditant par avance. Et en discréditant aussi les hommes politiques qui ne pensent pas comme eux.

On doit se demander comment une telle situation a pu se créer. Les propriétaires des grands médias sont presque tous en affaire avec l’Etat et comme celui-ci est, de par sa structure de redistribution, de nature collectiviste, ils ont laissé leurs journaux, radios et télévisions se remplir de journalistes approuvant et défendant bec et ongles ce type de société.

Du coup le débat politique en France se borne à un thème unique : comment dépenser chaque année plus d’argent public que l’année précédente.

Le plus étonnant est que les Français ont majoritairement une opinion différente et pensent qu’ils vivraient mieux si l’Etat dépensait moins. Mais ils se sont finalement résignés à supporter tant bien que mal la gestion délirante du pays, en s’efforçant de grappiller de ci de là quelque avantage public venant compenser un peu la spoliation dont ils sont victimes.

Jusqu’à ce qu’un puissant mouvement de révolte, que tout le monde attendait, ne vienne, en gilet jaune, interrompre le bal costumé. Ce mouvement est le fruit du collectivisme national, qui a appauvri progressivement les entreprises et leurs salariés, qui en sont réduits, tel Verlaine, à « regarder dans leur porte-monnaie s’ils ont encore soif », c’est-à dire à ne plus pouvoir boucler leurs fins de mois.

Bien entendu, les journalistes de gauche ont tous dézingué les gilets jaunes, et ceux-ci, faute d’un leader, se sont laissé envahir par des agitateurs collectivistes qui ont fait de la chasse aux riches leur thème unique.

Le coronavirus a changé la donne. Pour tout le monde. L’argent public, intégralement emprunté, se déverse sur l’économie du pays, mais le pouvoir est affolé, car il voit se profiler l’instant où, ne pouvant plus maintenir ses subsides, il sera en butte à la révolte du peuple.

Les guerres et les épidémies provoquent toujours des changements de régime politique. L’actuelle pandémie n’échappera pas à la règle. Et comme les journalistes de gauche ne savent rien proposer d’autre que l’augmentation des dépenses, il va falloir que la petite troupe des journalistes libéraux fasse preuve d’imagination et de persuasion pour qu’enfin la France adopte le bon chemin.

Pauvre Pujadas ! Lui qui se voyait terminer paisiblement sa carrière va se retrouver en première ligne dans un combat périlleux. Il a bien la possibilité de se rétracter, lui qui vient à peine de faire son outing libéral, mais franchement ce ne serait pas une belle fin.

Claude Reichman

 

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Affaire Kohler : comment, jour après jour, Macron affaiblit dangereusement la justice et l’État par ÉRIC VERHAEGHE

Mediapart vient de révéler qu’Alexis Kohler, secrétaire général, a été mystérieusement blanchi l’été dernier par le Parquet Général Financier, créé par François Hollande après l’affaire Cahuzac. Ses apparents conflits d’intérêt ont finalement fait l’objet d’un classement sans suite. Décidément, Macron sera allé très loin dans la violation des principes de la démocratie libérale et dans l’affaiblissement de nos institutions.

Avec l’affaire Kohler, la Vè République atteint probablement un point de non-retour dans l’affaiblissement de l’État et de la justice. Que le Parquet ait agi régulièrement comme un instrument politique n’est pas en soi une nouveauté : c’est d’ailleurs pour cette raison que la constitution voulue par le général De Gaulle parle d’autorité judiciaire et non de pouvoir judiciaire.

Mais sous Emmanuel Macron, cette évolution a proliféré, jusqu’à transformer le parquet en simple bureau d’ordre de l’Élysée. Jamais la justice n’avait paru aussi partiale, ni aussi peu soucieuse d’établir la vérité des faits. Jamais elle n’avait aussi bien assumé d’utiliser l’intérêt général pour servir des calculs partisans.

Qu’est-ce que l’affaire Kohler ?

Alexis Kohler est le tout-puissant secrétaire général de l’Élysée. Depuis plus de quinze ans, l’intéressé a mené une carrière administrative à Bercy, puis à l’Élysée, en passant brièvement par… sa belle-famille, propriétaire de MSC Croisières. Et c’est tout le problème, Kohler est marié avec une fille Aponte, héritière du croisiériste italien qui aime passer des commandes à STX, les chantiers navals de l’Atlantique dont l’État est actionnaire, dans des conditions financières que Mediapart qualifie d’avantageuses

Le fond de l’affaire Kohler est là : dans ce capitalisme de connivence où l’on ne distingue plus trop ce qui relève de la carrière méritocratique et ce qui relève de la défense des intérêts privés. Lorsqu’Alexis Kohler intervient dans les affaires de STX dont MSC Croisières, est-ce le haut fonctionnaire qui parle, ou est-ce le gendre de la famille Aponte, cliente de STX ?

Kohler considère que dire à son entourage qu’il a un lien avec la famille Aponte suffit à l’absoudre de toute faute. On peut penser que dans une démocratie libérale moderne, ce manque de formalisme est un peu léger. Et on peut penser que la susceptibilité de Kohler chaque fois qu’on lui fait remarquer la légèreté de son attitude devient, à l’usage, suspecte…

Les bizarreries gênantes d’une affaire judiciaire

Reste que, saisie par Anticor, la justice a fini par s’intéresser aux « interactions » entre Kohler, MSC Croisières et l’État français représenté par Alexis Kohler. Visiblement, deux versions divergent : la première, rédigée par un enquêteur désigné par le Parquet financier, tirerait la sonnette d’alarme sur les conflits d’intérêt. La deuxième, rédigée par le même enquêteur après intervention du Président de la République, dirait exactement le contraire : TOUT VA BIEN ! Comment le même enquêteur, à partir des mêmes faits, a-t-il pu tirer des conclusions exactement inverses sur les mêmes faits ? Personne n’a, à ce stade, d’explication compréhensible.

On constatera que le magistrat qui a classé l’affaire sans suite, le procureur adjoint du parquet financier, Jean-Luc Blachon, doit sa carrière à l’équipe Hollande… On nous aurait menti sur l’incorruptibilité des magistrats ? Non… on ne peut pas y croire. On a confiance dans la justice de son pays…

Apparente partialité de la justice française

Dans cette affaire, tout néanmoins respire la partialité apparente de la justice, notion tirée du droit de la Cour Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme (CEDH) qui considère (on peut bien dire tout le mal qu’on veut de cette institution d’inspiration anglo-saxonne, elle sert quand même à quelque chose…) qu’une justice démocratique ne doit pas seulement être impartiale sur le fond. Elle doit aussi en avoir les apparences pour le justiciable moyen. L’affaire Kohler montre une fois de plus (mais avions-nous besoin de cette preuve supplémentaire pour le croire ou le soupçonner ?) qu’entre l’idée basique que le pékin moyen se fait d’une justice impartiale et la réalité des pratiques républicaines, il y a plus que la profondeur du Jourdain entre la rive jordanienne et Tibériade !

Notre problème se niche ici tout entier : l’observateur courant des affaires pénales peut penser sans trop d’effort que le témoignage de moralité envoyé par le Président de la République à Alexis Kohler pour appuyer ses témoignages dans une enquête plutôt mal partie a permis de « réorienter » les investigations jusqu’au classement sans suite.

Certains demanderont des preuves. Toute l’originalité de la jurisprudence européenne est de partir du principe que l’apparente partialité de la justice suffit à la disqualifier…

Macron et les flashs totalitaires

Le problème du dossier tient au fait qu’il est loin d’être isolé. Il y a quelques jours, Éliane Houlette, ancienne procureur financière, révélait devant une commission parlementaire que la procureure de Paris l’avait (plus ou moins) gentiment mise sous pression dans l’affaire Fillon, qui a permis de traîner dans la boue un candidat à la présidentielle, en l’espèce François Fillon, probablement au bénéfice d’un « cabinet noir ».

Mais les mêmes se souviendront des déclarations de Castaner sur l’ »émotion saine » qui défie la loi. Sur la relaxe initiale de l’actuel président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand, mis en cause dans une affaire fâcheuse d’investissement immobilier. Sur les lenteurs de la justice dans l’affaire Bayrou. Sur ses rigueurs dans l’affaire Balkany. Curieusement, il vaut mieux être un ami du pouvoir quand on est justiciable. De cette amitié, dépend la rigueur ou l’agressivité  de la justice.

Et c’est bien ici que le problème survient. La justice n’est pas la même pour tout le monde. Et surtout, la procédure pénale diffère beaucoup selon les individus. Il y a les gens bien vus par le pouvoir qui ont tous les droits ou presque. Et il y a les autres.

Affaiblissement de l’État, affaiblissement de la démocratie

En bout de course, ce qui ressort de cet usage capricieux et partial (voire court-termiste) du pouvoir par l’équipe Macron, c’est ce sentiment de moins en moins diffus, de plus en plus explicite, que la démocratie n’est plus. Qu’elle a cédé la place à un système où le copinage vaut sésame. Où la référence au droit est au mieux un moyen possible de faire valoir des droits, mais qu’il sera toujours inférieur vis-à-vis de la docilité au pouvoir.

Voilà qui est gênant, en démocratie libérale, non ? L’État régalien s’affaiblit. Il est remplacé par un État protecteur, qui achète la servilité en échange de quelques allocations. Pour le reste… ayez des relations, cela se passera mieux pour vous.

sur le web:

Affaire Kohler : comment, jour après jour, Macron affaiblit dangereusement la justice et l’État

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Marseille 13 – Paris 0

Marseille 13, Paris 0.

Ce n’est pas un score de foot, plutôt de pétanque. C’est la « fanny », la honte. Ce feuilleton de la H-chloroquine n’en finit pas de rebondir. Dernier épisode : le conseil de l’ordre des médecins veut intervenir (ou est poussé à intervenir), d’une part contre les médecins prescrivant un traitement considéré « non éprouvé », d’autre part contre les propos du Professeur Perronne, auteur du livre « Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? ».

Et FranceInfo qui se lance dans la vérification de « sept affirmations » de Didier Raoult devant la commission d’enquête Covid-19 de l’Assemblée nationale, mais ne donne que la preuve de sa (France Info) partialité dans les termes et les références. Un beau mélange d’« affirmations », de « probabilités », « d’hypothèses » qui cherchent à critiquer sans véritable argumentation ni cohérence.

Et voilà Karine Lacombe, bardée de conflits d’intérêt, qui, après une période de discrétion qui devait lui peser, revient se manifester dans les médias et à l’assemblée nationale, pour faire croire que les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas eu d’influence sur la gestion de la crise, et encore une fois qu’il n’y a pas de preuves scientifiques de l’efficacité de l’hydroxy-chloroquine ! Se rend-t-elle compte de son niveau de ridicule ?

Cela rejoint les conclusions données sur France Info : https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-on-a-verifie-sept-affirmations-de-didier-raoult-devant-la-commission-denquete-covid-19-de-lassemblee-nationale_4021607.html

-“En se fondant sur les données solides disponibles à ce jour, on peut affirmer que : la prescription de l’hydroxychloroquine aux patients atteints par la Covid-19 n’a pas fait la preuve de son efficacité, les études rigoureuses réalisées par des équipes sans a priori, au niveau international, ont toutes conclu sur l’absence de bénéfice, tandis que le risque de décès lié à un mauvais usage est lui parfaitement avéré”, détaillent-ils.
Le débat n’est pas clos sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Mais ce chiffre de “20% [de morts en moins]” ne peut être utilisé comme une donnée validée et faisant l’objet d’un consensus scientifique.-


La version officielle s’accroche donc toujours sur le fait d’une non-validation de l’efficacité parce que les statistiques de Raoult et de son équipe ne s’appuient pas sur le principe d’un essai randomisé avec groupe témoin et en double aveugle. Il est instructif de constater que l’essai « Discovery » lancé à grand renfort de sonneries de trompettes par les « officiels » des « hauts comités de santé », d’une part n’ait pas réussi à convaincre les autres européens, d’autre part ait sombré dans le néant faute de cobayes humains acceptant de ne recevoir éventuellement et au hasard qu’un placebo, alors que ces cobayes savaient que la maladie pouvait être mortelle et qu’un traitement efficace avait été défini par le meilleur infectiologue au monde. Que Karine Lacombe et ses collègues associés dans cette histoire aient été incapables de mener à bien cette étude ne démontre que leurs incompétences. Dans ces conditions, critiquer ce qu’a fait Raoult est tout simplement lamentable. Ils devraient d’ailleurs savoir, et c’est vraiment un minimum minimorum, que d’autres techniques d’études cliniques ont une valeur de preuve médicale, dont la cohorte de patients traités à IHU de Marseille. Voici une référence https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2998589/
, pour s’informer sur la valeur respective des méthodes, et qui précise également que l’essai randomisé n’est pas applicable pour certaines études qui entraineraient une perte de chance pour les patients, et n’est donc pas acceptable sur le plan éthique. Le conseil de l’ordre des médecins, s’il n’est pas trop manipulé, devrait en convenir sans délai.

Les deux modalités principales utilisées contre le COVID-19 sont largement documentées maintenant. Au 20/6/2020, les statistiques françaises basées sur « rester chez soi, appeler le SAMU si les symptômes sont graves » mentionnent 19140 décès à l’hôpital, 74107 retours au domicile, donc un total de 93247 personnes hospitalisées, et une mortalité de 20,5%.
À IHU de Marseille, pour 3320 malades testés positifs au coronavirus, avec des symptômes modérés, traités avec de l’hydroxychloroquine et de l’azythromycine, 18 décès, soit 0,5%. Je ne vois pas comment on peut dire que sans traitement, ils s’en seraient tiré mieux que dans le reste de la France. C’est-à-dire que IHU a sauvé la vie de 681-18 = 663 personnes si on applique le taux national aux 3320 personnes traitées.
Inversement, si on applique le taux de L’IHU aux 93247 personnes traitées dans les hôpitaux français, plus les 10457 morts dans les ehpad, nous obtenons 562 décès, soit une différence de 29035 décès évités. Et il y a des professeurs de facultés de médecine qui n’arrivent pas à voir une différence de ce niveau, ni même à comprendre que la fenêtre de prescription de l’hydroxychloroquine n’est pas quand les malades sont hospitalisés avec des symptômes avancés. Pas étonnant que la médecine française soit en chute libre. Non seulement on nous a organisé un désert médical national, mais en plus une partie des enseignants sont gravement nuls. Des pieds nickelés comme dirait Raoult. Le fait d’avoir interdit la prescription d’hydroxychloroquine aux généralistes et sa délivrance par les pharmacies, est un crime contre l’humanité (française), tant sur le plan médical et des vies sauvables, que sur le plan psychologique. Dans l’esprit de nombreuses personnes, attraper une maladie est un risque bénin si un traitement est disponible. Cela devient un risque grave si le traitement est confisqué. On va sûrement découvrir qu’ils ont planqué les stocks pour traiter les énarques et leurs copains, plus l’armée et la police en cas de révolte. Pas de médicaments pour les autres : ils s’en foutent. La pénurie, c’est leur spécialité, tests, masques, gants, blouses, respirateurs, ………….

L’article du Lancet, la désolidarisation de trois de ses auteurs après les premières critiques, puis sa suppression par la revue elle-même, a été un très grand moment du feuilleton. Une fake news de ce niveau, dans une revue des plus réputées, ça interpelle. La fanfaronade de nos ministres, encore à grand renfort de trompettes et de Michel Cimes, pour valider leurs choix sanitaires, est encore tournée en eau de boudin. On se demande qui va hériter au final de la patate chaude de la responsabilité de ce désastre sanitaire. Il reste des épisodes. Il semble que Macron se soit vraiment rendu compte qu’il était entouré d’une armée d’abrutis, de bras cassés. On attend le final, probablement juridique et politique, économique et social. L’administration du pays n’a pas réussi à cacher cette fois-ci son incapacité abyssale. Va-t-elle démissionner par dizaine de milliers, comme le ferai des gens conscients et responsables ? Je rève.

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France : la fuite en avant se confirme mais jusqu’où ?

L’aggravation de la situation budgétaire et financière des pays du sud, du fait de la crise consécutive au Covid, contient en germe un risque évident d’augmentation des tensions intra européennes du fait d’une trop grande distorsion entre les pays vertueux du nord et les pays surendettés du sud.

Et ces craintes sont confirmées par les dernières prévisions du FMI ; lesquelles anticipent pour 2020 une récession de -12,5 % pour la France, -12,8 % pour l’Espagne et l’Italie ; et c’est bien pire que prévu !

On sait que certains pays (du nord) vont redresser leur situation en 3 ou 4 ans tandis que d’autres (France et l’Italie) ne se redresseront jamais et s’enfonceront toujours plus dans les déficits structurels et la dette.

Cette situation n’est évidemment pas tenable sur la durée.

Un impossible redressement des pays du sud

La question de la soutenabilité et du financement des dettes hors le financement de la BCE reste posé alors que nul ne sait jusqu’où le déficit budgétaire français va s’enfoncer pour 2020 et 2021 et il suffit de se rappeler le montant des émissions d’OAT (emprunts d’Etat) ces dernières années pour se rendre compte de l’accélération inquiétante de l’endettement.

Exécution 2017 Exécution 2018 Exécution 2019 LFI 2020 LFR(1) 2020 LFR(2) 2020 PLFR (3) 2020

 

185(*) 195 200 205 210 245 260

(LFR = loi de finances rectificative)

(*) en milliards €

Pour l’instant, la BCE monétise la dette (elle achète les émissions obligataires) des pays « dans le besoin » mais on sait que cette stratégie est très fragile car un double obstacle est apparu avec d’une part l’intervention de la Cour constitutionnelle allemande qui vient de poser la question, pour l’instant en suspens, du bien-fondé de cette émission monétaire et du rachat massif des dettes publiques de certains Etats membres, laquelle n’a jamais été prévue par les traités européens, et d’autre part le refus de certains pays du nord de poursuivre dans la voie d’une mutualisation de la dette !

En effet, les pays du nord savent où mène la monétisation systématique des dettes étatiques.

A la fin, et pour seulement éviter un effondrement de tout le système, la BCE va devoir racheter toutes les dettes émises par les pays du sud dans le but de maintenir à tout prix leur solvabilité budgétaire parce qu’ils ne pourront plus emprunter à des taux suffisamment bas pour leur permettre de maintenir cette solvabilité. Et, on sait que ce rachat massif contient, en germe, un risque inflationniste qui obligerait cette même BCE à stopper net sa politique accommodante  provoquant alors l’insolvabilité budgétaire des pays du sud.

Ce n’est qu’une nouvelle version de l’histoire du chien qui court après sa queue !

En effet, et c’est là le vice du système, si l’inflation s’établit à des niveaux élevés, comment la BCE (dont la mission initiale est de contrôler le niveau de l’inflation pour le maintenir à au plus 2% l’an) pourra-t-elle maintenir des taux négatifs en présence d’une trop forte distorsion entre les taux dirigés et le prix du marché, avec pour conséquence que les détenteurs d’obligations vendront tous les titres dont le rendement est inférieur à l’inflation (ce sera un choc obligataire) ; si ce n’est en rachetant tout !

C’est clairement vers une japonisation de l’économie européenne que l’on s’oriente mais il n’est pas sûr du tout que cette vision soit partagée par les pays du nord car la persistance des taux nuls met en péril leurs systèmes de retraites qui sont basés pour une part importante sur la capitalisation (contrairement à la France où c’est la répartition).

Une telle japonisation apparaît en fait totalement exclue et évidemment il va falloir, à un moment ou à un autre, trouver des moyens de financement de substitution.

En fait, au niveau français, la situation serait si catastrophique que, selon E Verhaeghe, Bercy plancherait actuellement sur la mise en place d’un contrôle des capitaux pour empêcher une fuite de ceux-ci ; le pressentiment, chez leurs détenteurs, d’une forte taxation se faisant de plus en plus insistant.

La Grèce l’a fait en 2015, au plus fort de la crise et alors que le gouvernement grec menaçait de sortir de la zone monétaire. Il faut dire que 200 Md€ avaient filé à l’étranger pour éviter la spoliation qui s’annonçait.

Il s’agit évidemment d’une infraction aux règles européennes de liberté de circulation des biens et des personnes, mais on sait désormais que les règles européennes ne sont plus respectées par personne ; ce qui pourrait être le signe d’une prochaine désagrégation !

Cette hypothèse, non dénuée de fondement, rejoindrait mes prévisions d’une confiscation fiscale (ici) et (là) dans la mesure où le plan de financement de 750 Md€ annoncé à grand renfort d’effet médiatique n’a pratiquement aucune chance d’être adopté du fait de la résistance des pays du nord à un financement à fonds perdus des pays du sud.

Et s’il l’est, les sommes allouées à la France seront probablement bien loin de couvrir les besoins de financement et s’il est accordé, il est probable que ce ne serait pas une subvention mais un prêt sous condition d’emploi et sous contrôle de la commission européenne.

Selon Natixis, tout cela ne peut se terminer que par une violente crise financière.

Fuite en avant

Par ailleurs, l’émission monétaire, par milliers de milliards €, n’apparaît être qu’un moyen de gagner du temps. C’est le sauvetage de la dernière chance qui ne résout rien et il ne peut être que temporaire ; ce qui signifie qu’il faudra faire face à un futur et inéluctable ralentissement du financement par la BCE.

Le gouverneur de la banque de France ayant doctement déclaré que la dette accumulée devrait être remboursée et cette affirmation ayant été confirmée par Fabio Panetta, membre du directoire de la BCE, dans une interview accordée au quotidien Le Monde. (“J’entends le débat, en France, sur l’annulation des dettes détenues par la banque centrale, mais ce n’est pas une option pour la BCE“) on sait que cette hypothèse de l’annulation promue par certains, sauf Frexit, est exclue.

Le problème d’une annulation de la dette est qu’elle ne profiterait qu’à certains, et surtout aux moins vertueux, et provoquerait une véritable panique sur les marchés financiers ainsi qu’une forte hausse des taux d’intérêts.

Avec un certain réalisme, sans toutefois n’apporter aucune solution à ces dérives, M Panetta a ajouté que l’émission monétaire massive “n’est pas la façon de créer de la prospérité”, et que c’est “pour cela que les traités interdisent le financement monétaire“.

On ne peut que lui donner raison car émettre en masse de la monnaie (de singe) n’a jamais enrichi personne (sauf temporairement les premiers utilisateurs de cette monnaie dans le cadre de l’effet Cantillon) !

Seulement, il faut être lucide : ni l’Italie ni la France ne peuvent d’ores et déjà plus rembourser quoique ce soit, elles doivent emprunter pour rembourser les emprunts venus à échéance, et la question en suspens est évidemment qui paiera à la sortie pour tous ces excès alors que les appels à la spoliation se multiplient ?

Ce pourrait bien être l’occasion, pour le gouvernement, de faire passer dans les textes les propositions taxatrices délirantes de la convention citoyenne sur le climat ; les membres de celle-ci semblant être totalement inconscients d’une réalité qui va finir par nous exploser à la figure.

Car, au bout du surendettement, les dirigeants français se gardent bien de dire ce qu’ils savent ; à savoir que ce sont des risques élevés d’instabilité sociale, voire la fin de la zone € auxquels il faudra faire face parce que, faute d’une structure fédérale intégrée de nature à imposer une discipline budgétaire, il y aura fatalement un moment où les pays du nord refuseront de payer d’avantage.

Et là, le gouvernement n’a pas de réponse à cette question !

Désagrégation ou consolidation ?

Certains imaginent que nous pourrions alors assister, voire organiser, une sortie de l’Allemagne de la zone €, alors qu’elle en constitue le principal facteur de crédibilité ; non pas parce que la BCE a violé tous les traités mais parce que sa monnaie et son économie seraient trop fortes !?!

Il faut être lucide, un départ de l’Allemagne serait suivi immédiatement, autant par désir de se raccrocher au plus fort que par peur de se faire entrainer dans des dérives monétaires et budgétaires incontrôlables, par celui des autres pays du nord qui n’ont rien à gagner à financer à fonds perdus des pays du sud irréformables et en état de comas financier !

Ne resterait alors plus qu’une « zone € des canards boiteux », sans crédibilité économique, dotée d’une monnaie faible appelée à se dévaluer (ou se dévaloriser) rapidement et fortement, voire constamment, avec, à la clé, une forte inflation et une diminution symétrique générale du niveau de vie ; sans toutefois résoudre aucun problème de fond car émettre en masse une monnaie qui ne vaut rien … ne sert à rien hormis entretenir une caste au pouvoir qui peut utiliser à plein l’effet Cantillon.

D’autres préconisent la sortie de la France de la zone € (Frexit) pour revenir à une monnaie nationale et souveraine qui permettrait de redresser la situation avec, à la clé, les mêmes dérives budgétaires et monétaires et les mêmes effets auxquels il faudrait ajouter la pression des marchés financiers qui spéculeraient contre la nouvelle devise (à ce jour, il est difficile de spéculer contre l’€ compte tenu de l’énormité des sommes  nécessaires ).

On le voit, rien n’est simple et pour l’instant, aucune issue n’est, à l’heure actuelle, prévisible ; ce qui est rien moins que rassurant alors qu’il faut être convaincu qu’aucune ne va sur la voie de la simplicité et d’un redressement miraculeux qui …ne couterait rien à personne !

La conclusion qui s’impose est que, faute d’une discipline budgétaire et fiscale imposée dès le départ de la mise en circulation de l’€, par facilité et lâcheté clientélistes, les politiciens de tous bords ont réussi l’exploit d’amener le pays au bord du précipice et les conséquences en seront infiniment plus graves que le coronavirus !

Il n’est pas sûr que les français s’en rendent compte !

Bien cordialement à tous

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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Sacré “Paul Bismuth”.

Ainsi donc Nicolas Sarkozy s’indigne.

Il apprend que la justice ne respecte pas les justiciables. Que les magistrats, convaincus d’être les chevaliers de la morale collective, pensent que l’individu ne pèse rien dès qu’ils le soupçonnent de ne pas être dans les clous de cette morale.

Evidemment les magistrats ont chacun leur dada, leur spécialité, en ce qui concerne la morale collective. Pour les uns c’est la route, pour d’autres c’est le monde des affaires, le monde salarial, la fiscalité, etc…

Dans tous les cas ils imaginent un absolu, qui leur est soufflé par une bureaucratie spécialisée qui se fait appeler l’Etat, dans lequel nul ne peut se mouler ou se retrouver. De ce fait, pour eux tout le monde est coupable, sauf eux et leurs amis de pensée.

Et Sarkosy découvrirait cette situation ? Mais il se moque de nous.

Il a fait partie des hommes de pouvoir qui ont largement et hypocritement facilité cette dérive de la justice, tout particulièrement fiscalement. De ces hommes qui, sous couvert de la fiction d’un Etat protecteur et décideur de notre vie, ont sanctifié la délation, le mensonge, la déconsidération du présumé coupable, l’avènement de cette société si réglementée que nous sommes tous des coupables qui s’ignorent.

À tout moment les magistrats — maîtres d’œuvre d’une pantomime sinistre où ils s’agitent en boucle, en complicité avec les avocats, dans des salles d’audience aussi pompeuses que ridicules — peuvent nous détruire, nous anéantir sans aucune humanité.

L’homme est ici un accident qu’il convient de réduire au profit de l’Etat, surtout s’il est différent de la norme imposée.

Ces magistrats que personne ne peut approcher, pas de téléphone, pas de mail, pas de contact — seuls les avocats, que les magistrats ne considèrent pas, peuvent faire semblant de plaider votre cause, alors que nul ne les écoute –, ces magistrats ont fini par se croire les maîtres de notre société, avec toutes les dérives qu’une telle folie génère immanquablement.

Cette inhumanité est sensible dès le premier contact avec la justice.

Le standard téléphonique est odieux, on comprend vite qu’il a reçu l’ordre de ne transmettre aucune communication.

Le passage sous le portique détecteur à l’entrée des tribunaux donne le tempo. Les magistrats ont peur, ils redoutent la colère des humiliés, donc ils savent qu’ils humilient… pour le bien de l’Etat.

L’ambiance des audiences, ces ballets d’hypocrisie où juges et courtisans abondent en niaiseries, où le justiciable passe à l’arrière-plan, compte pour du beurre.

C’est dommage

La justice devrait être un lieu d’apaisement, de réconfort pour la victime, d’acceptation pour le délinquant, et non un territoire d’intrigues et de règlements de comptes politiques.

Mais quel culot le Sarkosy

Et pas que lui. Tous ses collègues qui poussent des cris d’orfraie, sont à mettre dans le même sac. Ils sont les premiers à utiliser la justice pour imposer leur pouvoir, toujours au détriment de l’individu. Ils ne sont pas autorisés à crier au scandale quand elle se retourne contre eux pour servir ses nouveaux maîtres.

La justice, finalement

Elle n’existe qu’au plus profond de chacun de nous. Elle ne peut apparaître que séduite et non imposée. Ce qui supposerait le respect des individus. C’est-à-dire exactement l’inverse des objectifs des hommes de l’Etat et de la justice qui les sert, quand elle ne rêve pas de les supplanter.

Bien à vous. H. Dumas

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BFM TV ou l’information

BFM TV,

Vous êtes mauvais.

Mais comment pourrait-il en être autrement ?

  1. Votre objectif est d’abord de “vendre du papier” ou faire de l’audience.

  1. La conséquence est que vous vous rangez toujours par prudence derrière la majorité ou le pouvoir ou encore ce que vous pensez être l’opinion publique.

Malheureusement, l’histoire montre que la raison est bien souvent ailleurs.

Par exemple, concernant l’étude publiée dans The Lancet, aucun de vos journalistes n’avaient été foutus de prendre la peine de la lire ou même de la survoler. Tous se sont contentés de faire le buzz de la conclusion que l’hydroxychloroquine “tue”, alors même qu’en moins de 2mn, même pour un néophyte, l’évidence était que cette étude n’était pas sérieuse.

L’Hydroxychloroquine vs The Lancet, le match en 2mn

Vous êtes mauvais.

Orientés, des titres accrocheurs sans rapport avec les contenus, vous sortez toutes observations de leur contexte et parfois même êtes capables de rapporter au conditionnel, bien évidemment, l’inverse de ce qui auraient dû l’être. En bref, vous transformez ou exagérez les propos ou les faits systématiquement sous prétexte de la simplification, celle-la même que, peut-être, vous êtes seulement capables de comprendre.

C’est tout de même incroyable que le protocole du Prof. Raoult, basé sur des études, des statistiques, chinoises ou coréennes, appuyé par ses propres connaissances soit qualifié de “basé sur une intuition” quand les “autres”, les ignorants, ont “scientifiquement” pris la décision de ne rien faire en dehors du confinement !

Vous êtes mauvais.

Vous êtes des pourvoyeurs d’information, donc des influenceurs. Vos responsabilités ne sont pas nulles, elles sont bien au contraire pleines et entières.

Pourquoi croyez-vous que dans les tribunaux dans la plupart des pays du monde, on vous demande de dire,

la vérité,

toute la vérité

et rien que la vérité?

Parce que, s’il manque une seule de ces trois composantes, on peut conclure à une fausse conclusion. En ce qui vous concerne, cela revient à faire de la désinformation.

Finalement, est-ce que la réalité des choses intéresse ? C’est une vraie question. L’apparence est le moteur. L’apparence, le monde où le mensonge, la tromperie sont permis sinon même sacrés

Au point que, même dans nos tribunaux, en France au moins, le mensonge est autorisé sous le principe de la plaidoirie.

Vous êtes mauvais.

La distribution de l’intelligence de la population est aussi en cloche. Ce n’est pas beaucoup s’avancer que de dire qu’il doit en être de même pour nos scientifiques. Vu le contexte, ne serait-il pas normal que les études montrent, pour les 2/3 d’entre-elles, qu’elles ne sont pas favorables au protocole du Prof. Raoult et de l’usage de l’hydroxychloroquine ?

D’autant que c’est bien connu, les médiocres, ceux qui auront une attention toute particulière à leur image, se réunissent pour détruire ce qu’eux-même ne sont pas capables de faire. À souligner qu’il reste donc, quand même, 1/3 de favorables !
Toujours est-il que ses résultats et ceux des autres sont là et ne sont pas contestables : il y a un rapport compris entre 5 et 7.

Force est de constater que vous êtes de la majorité. Quel gâchis, vous aviez un formidable outil.

Vous êtes mauvais.

Bien à vous,

Ne l’oubliez pas, l’État est un ami qui vous veut du bien, surtout à ceux qui prétendent en être les légitimes représentants, parce que la réalité, c’est que l’État n’existe pas. Il n’y a que des hommes.

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Se faire tout petit…

“Faites vous tout petit, devant ces gens louches

Qui crient maman quand on les touche” (interprétation libre, air connu)

Photo de famille des tontons flingueurs du Tribunal Administratif de Poitiers.

Comme vous le savez pour réguler leur charge de travail ils balancent des amendes à 28.000 € — comme  avant les taloches aux garnements dissipés — à ceux qui les dérangent en venant leur signaler des travaux illégaux, réalisés sans en avoir la compétence par le maire de La Rochelle.

Puis, sans état d’âme, le percepteur, leur exécuteur complice, saisit  vos comptes et hop… plus rien à bouffer, plus un sous, nada….

Il n’ont pas une once d’humour, d’esprit, ce sont des blocs de margarine, juste du gras, et un peu de colorant. Un vernis de respectabilité et… ça tente de vous foutre au trou.

Figurez-vous que, assommé par cette violence, sur le coup de leur ATD meurtrier, je leur téléphone.

On me passe le greffier en chef à qui j’explique qu’il est un assassin, un bandit de grand chemin, que je vais le tuer….. avec mon stylo… cela va de soi.

Ce con prend ça au premier degré… ça dégaine vite chez les tontons flingueurs, mais les munitions sont de mauvaise qualité !!!

Il fonce sur sa mobylette chez le procureur. Ravi ce dernier saisit Interpol, la CIA, le Mossad et le KGB…

Et me voila invité à l’hôtel…. de police.

Je vais y aller, en attendant, j’écris. Toujours avec mon stylo, ma seule arme.

Ainsi va la vie, dans cette république bananière…

Bien à vous. H. Dumas

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France : Des risques futurs incontrôlables

Nous avons examiné, dans un précédent article, les moyens utilisés par le gouvernement pour financer l’économie pendant et après le confinement décidé à la suite de l’épidémie de Covid.

Nous poursuivons notre prospective, en examinant les risques liés aux options du gouvernement.

Un pays plombé

La France n’était déjà pas un pays libéral (sur le plan économique) avant l’épidémie avec une dépense publique s’élevant à 57% du PIB. La situation devrait fatalement s’aggraver en passant à 75% en 2020 … et il n’est même pas sûr que ce gonflement excessif du poids de l’Etat dans l’économie ne soit que temporaire

Nous sommes passés, dans les faits, à une économie complètement administrée sous la tutelle pesante d’une administration qui n’obéit pas à des règles économiques mais à des contingences politiques et/ou hiérarchiques !

On peut donc nourrir quelques doutes quant à l’évolution des choses du fait d’un système étatisé lourd, peu réactif et peu compétitif surtout vis-à-vis des autres pays de l’Union Européenne avec lesquels nous avons l’essentiel de nos échanges.

Il faut plutôt s’attendre à une forte dérive économique du fait de la perte de capital productif et humain sous la férule d’une administration omniprésente.

Une croissance impossible

Le président Macron a assuré, lors de sa dernière intervention du 14 juin, qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôts et qu’on allait faire face aux dépenses grâce à une réindustrialisation plus verte, plus indépendante et plus solidaire.

Le problème est que cette affirmation, qui tient essentiellement de la récupération politicienne de sujets sociétaux, n’est pas crédible car la situation n’est pas tenable sur la durée. On ne relance pas la croissance par des incantations ou d’un simple claquement de doigts, ni même en arrosant l’économie d’argent fraichement imprimé.

E Macron semble ignorer que la condition essentielle, pour qu’il y ait un fonctionnement correct de l’économie, est qu’il doit y avoir des producteurs de biens ou de services et des consommateurs et surtout qu’il y ait une rencontre entre les uns et les autres et que les consommateurs soient intéressés par les biens et services qui leur sont proposés et soient prêts à les acheter !

Pour qu’il y ait réindustrialisation, il faut donc des conditions économiques favorables pour que des entrepreneurs acceptent d’investir et de prendre des risques en vue de produire en France et d’y gagner de l’argent. On n’investit pas pour en perdre !

Sait-on pourquoi l’industrie du médicament a pratiquement totalement délocalisé ?

Oui, mais il ne faut pas le dire ! c’est uniquement parce que l’Etat fonctionnaire, dans le but de contrôler/comprimer des dépenses de santé structurellement gravement déficitaires, a tellement réduit le prix de vente (règlementé) des médicaments qu’il n’y avait aucun intérêt pour un industriel à produire en France compte tenu des couts de production (salaires, charges et fiscalité).

Dans un cadre défavorable sur lequel il ne pouvait pas agir, l’industriel a donc décidé de transférer son activité là où il peut continuer à travailler et faire des bénéfices … ce qui prouve de manière péremptoire que l’Etat fonctionnaire ne comprend rien à l’économie et à l’industrie !

La délocalisation n’a donc rien à voir avec l’ultralibéralisme capitaliste mais bien tout à voir avec des décisions de l’administration d’Etat qui ont eu pour effet principal de dégrader la compétitivité des entreprises françaises !

Or, les entreprises existantes, malgré les aides ou les prêts, confrontées à la chute de leur activité vont devoir réduire leurs charges et donc l’emploi ; d’autant plus que l’Etat ne pourra pas compenser indéfiniment les pertes.

Et il est tout aussi vain de croire que toutes les petits entrepreneurs qui, emportés par la vague du confinement, auront disparu et tout perdu, vont recréer une entreprise et embaucher du personnel.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on en revient toujours aux handicaps bien connus : un poids excessif de la fiscalité (en rapport avec le poids de l’Etat et un secteur public surdimensionné), une faiblesse du taux d’emploi masquée par une redistribution très élevée destinée à compenser une pénurie chronique d’emplois, une lourdeur des charges sociales, une rigidité du marché du travail et une précocité de l’âge de départ en retraite.

Un lyrisme hors de propos

La réalité va fatalement rattraper les envolées lyriques du président et cette réalité est celle d’une dégradation profonde et durable des finances publiques, d’une économie sur le déclin gravement handicapée, dans un contexte de croissance mondiale faible ou nulle pour les prochaines années ; même si nous assisterons à un phénomène de rattrapage mécanique partiel de la croissance (le confinement aura simplement provoqué un décalage de la consommation de certains biens ou de certains investissements).

Il faut donc sans doute comprendre qu’il n’y aura pas de hausse d’impôts … jusqu’aux élections de 2022 mais qu’il faut s’attendre à une rafale d’impôts en 2023. La réalité incontournable est que les leviers d’action de l’Etat fonctionnaire sont la réduction des dépenses, la croissance, la dette et l’impôt et que, après avoir refusé la première, sans croissance et après avoir épuisé la dette, il n’y aura plus aucune autre marge de manœuvre hormis les impôts et cette situation est juste la conséquence de 45 ans de laxisme budgétaire et du refus constant des réformes ayant pour but de diminuer la dépense publique et l’endettement.

La situation financière de la France dépend désormais pour une grande part (tout comme l’Italie) du financement apporté par la BCE dans le cadre d’une émission monétaire massive comprimant les taux d’intérêts à zéro car elle est totalement incapable, avec ses seules recettes fiscales, de faire face à ses dépenses et à ses dettes.

Le pays est désormais dans la situation du malade alité à l’hôpital qui attend son traitement en espérant survivre encore un peu.

Le problème de la course à la dette et à l’émission monétaire massive, c’est qu’on ne peut que très difficilement en apprécier les effets et en maitriser les couts à long terme et qu’elle ne peut se terminer que dans le précipice car, en accumulant toujours plus de dettes malgré des recettes fiscales en baisse, il n’y a qu’une issue : le défaut c’est à dire l’incapacité du pays de faire face à ses engagements.

Et le défaut se termine toujours par une annulation des dettes et la ruine de tous les épargnants puisque les principaux créanciers de l’Etat sont les nationaux de cet Etat !

C’est tout simplement à la fois mécanique et inéluctable et l’exemple récent du Liban en est la plus évidente manifestation !

Bien cordialement à tous

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Indépendance ou irresponsabilité : la confusion du statut des magistrats

Sans justice il n’est pas d’organisation sociale possible.

Il est assez aisé de rendre une justice catégorielle, bien plus difficile d’accéder à une justice universelle adaptée à nos sociétés multi-catégorielles, multiculturelles.

C’est ici que je rejoins Claude Reichman : il n’est qu’une solution possible, s’inspirer des grands principes qui dominent les clivages.

Je dirais, à la louche, la liberté, le respect de l’individu, de sa pensée, de sa propriété, mais aussi la place du groupe au service des individus, l’acceptation de son identité et sa défense, la compassion et ses conséquences la charité et le partage des peines.

Mais, hélas, les grands principes ne sont ni assurés, ni facilement accessibles. Ce sont d’ailleurs ces caractéristiques qui ont amené les penseurs des lumières à imaginer la nécessité d’un l’équilibre des pouvoirs pour limiter la casse en cas d’oubli des grands principes.

Et nos magistrats dans tout ça ?

L’école de la magistrature de Bordeaux n’a ni la charge ni la capacité d’en faire des surhommes, des demi-dieux.

Lorsqu’ils arrivent sur leur trône – physique – de la salle d’audience, qu’ils détiennent ce pouvoir colossal de “rendre la justice”, ils sont bien embarrassés.

Les grands principes, s’ils les ont compris, viennent directement en conflit avec :

          – leurs vérités s’ils sont croyants en une religion, une politique ou une philosophie,

          –  Leur capacité de travail en liaison avec leur charge de travail et le temps nécessaire pour adapter les grands principes aux détails des dossiers.

          – Leur appartenance à un corps qui se croit obliger de présenter une image d’infaillibilité, et à ce titre s’imagine devoir dissimuler toute erreur ou toute faiblesse.

          – La pression que leur impose les politiques pour qui la justice n’est que l’outil de l’ordre qu’ils souhaitent imposer.

          – La pression que leur impose Bercy, en les menaçant pour qu’ils soient l’arme de l’injustice qui installe la terreur nécessaire à la collecte des impôts abusifs.

Je passe sous silence les magistrats tout simplement sots, prétentieux, sadiques, fainéants, ou autres qualités aussi répandues ici qu’ailleurs.

De tout cela une chose est sure : notre justice ne marche pas, elle craque de tous les côtés. Elle est à repenser intégralement.

Le statut actuel des magistrats, leur indépendance d’opérette, leur désabusement, nous amènent droit dans le mur, dans la révolte, vers la guerre civile, vers le règne de la police politique, violente.

Dans le cadre des grands principes n’abandonnons pas.

Le lien (ICI) pour accéder à la saisine, que j’engage, du Tribunal Correctionnel de Poitiers, en vertu des grands principes.

Car, il ne faut pas l’oublier, c’est le justiciable qui paie cash l’irresponsabilité des magistrats, même déguisée en indépendance.

Bien à vous. H. Dumas

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Mai 1940, Mai 2020, une même sidération ?

Il est un épisode de l’histoire de France que nous connaissons très mal, voire que nous ignorons délibérément tellement il est traumatique et même tabou : l’effondrement militaire de la France en quelques semaines en Mai 1940 et les décisions prises en Juillet.

Pour rappeler ce qui s’est passé les 9 et 10 Juillet 1940, je m’appuierai sur l’ouvrage de référence de la période, « La France de Vichy », publié en 1973 et actualisé en 1997 par Robert Paxton, un historien américain arrivé en France en 1960 à 28 ans pour y rédiger sa thèse. « Sur un sujet qui remue encore  trop profondément les Français, il est bon qu’un miroir leur soit tendu par un auteur étranger » explique Stanley Hoffmann dans sa préface.

Printemps 1940, la France sidérée

A peine trois semaines après le début de l’attaque allemande du 10 Mai 1940, il est clair que la bataille de France est perdue. Dans la nuit du 16 au 17 Juin à Bordeaux, le Président de la République Albert Lebrun accepte la démission du Président du Conseil Paul Reynaud et nomme à sa place l’animateur des membres du gouvernement favorables à l’armistice, le maréchal Philippe Pétain. La France avait le choix entre capituler ou poursuivre la lutte depuis l’Algérie, à l’époque partie intégrante du territoire français. Elle sera le seul pays envahi par l’Allemagne dont le gouvernement n’a pas quitté le territoire occupé pour poursuivre la lutte.

Il est évidemment facile de condamner nos dirigeants de l’époque depuis le confort ouaté de nos vies pacifiques. L’inimaginable effondrement du pays en quelques semaines a plongé la nation dans une sidération collective : « une crise soudaine des forces vitales se traduisant par un état de mort apparente (souvent à la suite d’un très grand choc émotif) ».

C’est dans ce contexte de sidération que, le 9 Juillet 1940, les députés et sénateurs se réunissent à Vichy, « épuisés physiquement et émotionnellement. (…) Pierre Laval, (vice-président du Conseil) n’a pas besoin de faire violence à l’Assemblée pour qu’elle décide, le 9 Juillet, par 624 voix contre 4 que « les lois constitutionnelles doivent être révisées. » explique Robert Paxton. Le lendemain 10 Juillet, par 569 voix contre 80, les députés et sénateurs mettent fin à la III° république, s’assoient sur la tradition démocratique et  donnent naissance à un nouveau régime autoritaire.

Juillet 1940, la France entreprend la « Révolution nationale »

« Il ne faut pas se méprendre sur la gravité de l’œuvre accomplie le 10 Juillet. Si l’armistice avait été une révolution diplomatique, rien n’obligeait la France à en faire une constitutionnelle. Un régime d’armistice administrant le pays juste pour assurer le fonctionnement des services indispensables, comme ce fut le cas en Belgique et en Hollande, était une solution tout aussi valable. La loi présentée par le gouvernement le 10 Juillet (…) confère au maréchal Pétain les pleins pouvoirs, et non pas seulement ceux qui permirent à bon nombre de présidents du conseil de légiférer par décrets lois en période de crise, elle l’autorise explicitement à rédiger une nouvelle constitution. (…) La France est le seul pays occupé à ne pas se contenter de s’administrer, elle fait une révolution intérieure de ses institutions et de ses valeurs morales » explique Robert Paxton.

Encore une fois, il est impossible d’imaginer l’état d’esprit de nos parlementaires confrontés à un tel désastre. De fait, ils étaient à la merci de factions qui profitèrent de la faiblesse générale pour imposer leur lecture de la crise, leur agenda et prendre le pouvoir. « Pour ces critiques de la société moderne, 1940 est un jugement de l’histoire porté non pas seulement sur la III° république, qui ne mérite même pas le mépris, mais sur la conception globale d’un monde libéral, capitaliste et individualiste » écrit Robert Paxton.

Et de fait, la France s’est lancée en 1940 dans la mise en place d’un ordre économique et social nouveau qui va modifier profondément la façon dont les Français étaient gouvernés, instruits, employés.

« Jamais il n’y eut autant de Français prêts à accepter la discipline et l’autorité. (…) Par besoin d’une vie normale prenant les formes les plus élémentaires – besoin de retrouver son foyer et son emploi – bien des Français se sont engagés sur la voie d’une complicité quotidienne qui les conduit peu à peu jusqu’à prêter un concours actif à des mesures que personne n’aurait imaginées en 1940 » explique Robert Paxton.

Mai 2020 : il est urgent d’attendre

Des dramatiques événements de Juillet 1940, je propose de retenir que, pour un individu comme pour une société, il est urgent de ne prendre aucune décision lourde en pleine période traumatique.

 Même si la situation de Mai 2020 est infiniment moins grave qu’il y a 80 ans, la France, soumise à 8 semaines de confinement et à un arrêt menaçant de son économie, est aujourd’hui dans un état de sidération et de grande fragilité émotionnelle.

Dans cette période si particulière, il est urgent d’attendre et de ne prendre aucune décision lourde au delà de la gestion de la crise sanitaire et économique. Plus que jamais, il est indispensable d’ignorer ces nombreux prophètes qui tentent de nous imposer leur lecture de la crise, de recycler leurs idéologies mortifères et de nous enfermer dans un régime autoritaire. Et de lire « la France de Vichy » !

Contrairement à lieu commun imbécile, les Français sont disciplinés et responsables. Ils ont fait preuve en 2020 d’un civisme qui force l’admiration.  Le moment venu, toute réflexion à long terme devra s’appuyer sur les fondamentaux : la liberté économique, la liberté de choix de l’individu, son corollaire la responsabilité individuelle, le respect de la vie privée et bien sûr la démocratie fondée sur la séparation des pouvoirs.

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Moi aussi j’ai croisé Eliane Houlette.

C’est l’histoire de l’ami, qui connaissait…
Après ma liquidation qu’elle avait orchestré sans mal, ma  société  étant déjà bien à  terre et Eliane Houlette, que j’ai eu comme procureure dans mon appel de ma liquidation, a rempli son rôle avec efficacité. J’ai été liquidé grâce à son intervention.
Intervention sans aucun brio, mais en fallait-il pour m’achever.
L’affaire était pliée, vu la volonté de tout ce beau monde de me piller et de vendre ma discothèque (la plus grande de Paris)  à bas prix à mon puissant voisin, le Moulin Rouge.

Une semaine plus tard je dînais avec mon ami P.M.H, président d’un tribunal quelconque à Paris et qui était très ami avec Eliane Houlette.
Durant le repas, qui fût cordial, je déclarais à Madame Houlette qu’elle m’avait tué car elle ne connaissait pas le dossier et que malgré cela, elle m’avait traîné plus bas que terre dans son intervention. Je lui dis tout cela sans aucune acrimonie car de toutes les façons, à ce moment là, les dés étaient jetés et la messe était dite.
Je lui racontais, rapidement mon histoire sans oublier la corruption (plus flagrante que Fillon) de mon administrateur judiciaire et de toute la smala.
Elle sembla outrée et interpelle mon ami P.MH en lui disant, je cite texto:
“Pourquoi ne m’as-tu pas prévenu P?
-je ne voulais pas intervenir dans cette affaire…”

Elle me quitta en me disant qu’elle allait s’occuper de ces gens là, que ce n’était pas possible de voir cela  et patati et patata.
Si je me moque de cette charmante dame en disant et patati et patata, c’est que tout cela était de la conversation dite “bidon” style fonctionnaire, pour se donner bonne conscience, découvrant qu’elle avait participé activement au meurtre, à tort, d’une entreprise.
J’en ai eu la preuve un peu plus tard.

Bien sûr mon administrateur corrompu officie toujours dans les mêmes conditions de “bonheur” et, à ma connaissance, n’a jamais été inquiété.
Pour la petite histoire, un ami Thierry S. m’a fait rencontré une personne qui avait versé 50.000€ à cet escroc judiciaire 20 ans plus tôt.
Calculez combien ce pourri a encaissé dans sa carrière (qui n’est pas fini) au vu et au su de tout sa “confrérie” judiciaire (Avocats, juges etc…). Des millions d’euros. Et au black.
Ce vampire a racketté des gens meurtris et désespérés en leur soutirant encore un peu de leur sang et a fraudé le fisc sans vergogne. Il est vrai qu’il ne peut pas tellement déclarer l’origine des sommes  qu’il a soutiré…

Revenons à Eliane.
Elle m’a donc quitté sur ses promesses fumeuses.

Les mois ont passés lorsque j’ai connaissance d’un blanc qui m’incrimine dans des activités criminels (il est dans mon livre). Il est totalement faux mais il a provoqué la chute du premier sucre qui a entraîné les autres.
Apprenant que  Madame Houlette avait été nommé chef du pôle  financier, je lui envoie me plainte. Espérant qu’elle se souviendra de moi (elle m’a quand même ruiné) et qu’elle fera un peu plus cas de ma plainte.

Eh bien non, un procureur quelconque, plusieurs mois plus tard, m’a dit que, en deux mots, que ma plainte était partie au panier.

Pour rejoindre l’affaire Fillon, Madame Houlette est le type même de la fonctionnaire zélée et carriériste prête sans aucun scrupule à obéir à sa hiérarchie quelque soit ces ordres. Sans remords.
Elle n’est pas une exception loin de là. 
Elle est plutôt dans la norme actuelle où les juges rendent une justice (peut-on encore l’appeler “justice”) à deux, voir trois vitesses…

Extrait de mon livre où je parle d’Eliane Houlette:
Le 9, devant la salle d’audience, Plazanet me présente l’Avoué qui va nous représenter. En le voyant, mes illusions sur une possible victoire s’évanouissent. C’est le style notaire siècle dernier avec une mauvaise haleine. Obligé de lui parler de côté en évitant de respirer par le nez.
Ce n’est pas l’embellie. Dans la salle d’audience il y a 5 avoués en plus des avocats qui n’auront pas la parole. Dur pour des bavards patentés.
Cette Cour d’Appel est présidée par Madame Marie-Christine Degrandi assistée de deux conseillères. Le procureur est Madame Eliane Houlette. Que des femmes.
Bon ou mauvais je ne sais pas. L’avocat général a l’air sympa et dynamique. Mais je n’oublie pas que le Diable s’habille aussi en Prada.
Tous les avoués y vont de leur litanie monocorde. Chacun son tour comme à confesse. C’est encore une fois totalement inintéressant. Chacun sort ses chiffres qui sont tortillés dans tous les sens et qui n’ont plus aucun rapport avec la vraie réalité. Mon avoué, n’est pas meilleur que les autres, ni plus mauvais. Cela doit être génétique pour cette profession.  Il fait le service minimum sans conviction.
Je me réveille avec la plaidoirie de Madame Houlette.
Elle reprend sans complexe aucun la thèse de l’administrateur et donc du Tribunal de commerce. Plus je l’écoute, plus je me tasse sur mon siège.
En 5 minutes, le pire crétin aurait compris. Elle n’est pas du tout pour notre plan de continuation et approuve sans réserve la vente au Moulin. D’un coup Madame Houlette me semble moins sympa. J’ai hâte qu’elle arrête de nous dénigrer.
Là, j’ai la Proc classique qui sonne la charge contre l’accusé, car je suis devenu l’accusé à n’en plus douter.
Je suis celui qui se rebelle contre le système bien rodé du Tribunal du Commerce et qui n’accepte pas son jugement. L’institution judiciaire ne peut le tolérer et donc Madame Houlette se charge de me faire rentrer dans le rang.
Pour la petite histoire de « Que sont-ils devenus ? », Madame Houlette a été nommé en 2014 Procureur de la République Financier. Elle dirige le parquet financier.
je suis devenu un « expert » en tribunal, à peine entré dans une salle d’audience, je saisis très rapidement l’ambiance. Je vois les signes discrets de connivence entre tous les acteurs de cette représentation donnée en votre « honneur ».
Les sourires esquissés, les minis saluts de la main ou de la tête entre tous ces gens qui se côtoient journellement et qui vont vous jouer la comédie, chacun dans le rôle qui lui a été dévolu.
Dès les premières paroles du Président et le ton qu’il emploie pour vous parler à vous, ou à votre avocat, vous connaîtrez son camp.
La Justice est impartiale mais pas son président. C’est un être humain avec son passé et ses convictions intimes…
Là, avec Houlette, qui me roule consciencieusement dans la farine, la Présidente pas vraiment cordiale, je sens le garrot me serrer de plus en plus fort le kiki.
J’ai pigé, c’est clos pour nous. Je pars avant la fin de la séance et je rentre à la Loco. Retour pas très joyeux.
Jugement à huitaine me rapporte Plazanet.
Ce qui veut dire que je peux dès maintenant préparer mes cliques et mes claques et commencer à faire mes paquets.
Encore une bataille de perdue. La dernière, oui c’est la der des ders !

 

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De l’intérêt des grands principes !

De l’intérêt des grands principes !

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 est partie intégrante de la Constitution du 4 octobre 1958, qui régit la République française. L’article II de la Déclaration définit « les droits naturels et imprescriptibles de l’homme : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. »

Aucun de ces droits n’est respecté en France. Et nous acceptons de vivre sous tel un régime politique ! Tout comme les Européens de l’Est ont accepté pendant 74 ans de vivre sous le communisme, ainsi qu’encore aujourd’hui les Chinois, les Coréens du Nord et les Cubains.

Il existe en France un Conseil constitutionnel chargé de veiller au respect de la Constitution. Seuls 60 députés ou sénateurs pouvaient originellement le saisir, mais depuis 2008, les citoyens peuvent aussi le saisir d’une « question prioritaire de constitutionnalité » (QPC), afin de savoir si une loi qu’on leur applique est conforme à la Constitution.

Cette grande novation a été réduite à néant par la faute de la justice qui s’évertue à bloquer toute QPC dérangeante à ses yeux, et par le Conseil constitutionnel lui-même qui n’est préoccupé que de la retraite des tirailleurs sénégalais !

Bref, la France nage en plein arbitraire et ne respecte aucun des droits de ses citoyens. Ces derniers le savent parfaitement, mais blasés comme le sont les vieux peuples, se disent que « c’est ainsi », formule qui en dit long sur la combativité de ceux qui l’emploient.

Les dirigeants de l’Union soviétique ne craignaient que les dissidents. Ils savaient que le peuple, tenu sous la férule, ne pourrait pas se révolter, mais qu’un seul homme épris de liberté pourrait abattre le régime.

Nous en sommes là en France. Et c’est pourquoi ceux qui veulent libérer le pays de la dictature étatique doivent  adopter une stratégie apte à leur donner la victoire.

Cette stratégie ne peut réussir qu’à la condition de s’appuyer sur les grands principes, car aucun gouvernement ne peut les réfuter ouvertement.

Si vous consultez les innombrables décisions du Conseil constitutionnel, vous constaterez qu’il se livre à d’incroyables contorsions pour affirmer d’une part l’existence de ces grands principes, et d’autre part pour justifier leur violation. Or rien, absolument rien, aucun argument, aucune argutie, ne peut justifier qu’on attente à la liberté, à la propriété, à la sûreté (qu’on appelle aujourd’hui la sécurité) et au droit qu’a chaque citoyen de résister à l’oppression.

Je suis convaincu que la voie du salut pour la France est d’appliquer ces grands principes fondateurs. Nous devons inlassablement les faire valoir devant toutes les instances et tous les pouvoirs. Pour les placer face à leurs responsabilités, pour les contraindre à assumer leur conduite.

Quand on regarde l’histoire des peuples, on constate toujours que ceux qui ont fini par faire respecter leurs droits sont ceux qui se sont attachés à un droit devenu incontestable. C’est ainsi que le colonialisme a été vaincu par le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, consacré par son inscription dans la Charte des Nations Unies de 1945.

Bien entendu, l’affirmation d’un droit ne permet pas de vaincre sans combattre, mais un combat ne reposant pas sur un droit fondamental n’a aucune chance de l’emporter face à la confusion des idées qu’excellent à créer les gouvernements félons.

Face à l’administration fiscale ou à celle de la Sécurité sociale, le droit à la propriété doit être sans cesse brandi, et ce ne sont que des exemples. Les misérables petites lois et règlements qu’on nous jette au visage doivent être ramenés à ce qu’elles sont : des insectes nuisibles.

Le roi est nu. Les Français croient voir son habit, mais il suffira d’un cri, ardemment répété, pour que tous s’aperçoivent de leur illusion.

Et pour que notre message s’appuie sur un grand Français, proclamons avec le général de Gaulle que « à la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun. »

Claude Reichman

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Résister : un devoir ou une fatalité ?

Chaque jour qui passe, chaque instant, nous imposent un choix entre fuir, résister ou nous soumettre.

Que ce soit face à un autre individu, à un groupe, à un environnement ou simplement à nous-mêmes.

La résistance est donc d’abord une fatalité. Une composante universelle de la vie. Nous n’avons pas d’autre solution que de l’intégrer.

La vraie question est donc : quelle marge de manœuvre volontaire, réfléchie, avons-nous sur notre résistance ?

N’est-elle que la résultante de notre personnalité ou obéit-elle à notre volonté ?

Dans le monde animal sauvage, adulé de nos écologistes, l’individu face à un pouvoir supérieur — par exemple à l’homme — fuit d’abord. Il ne se retourne et fait face, résiste, que lorsqu’il n’a pas d’autre solution.

Tout dépend pour l’animal de la situation et du rapport de force, mais dans tous les cas la fuite est en premier privilégiée. Puis vient la résistance, ensuite la soumission et in fine, invariablement, la mort. Sauf pour les animaux de compagnie ou d’utilité.

Ramené à la société des hommes on pourrait donc dire que seuls les amis ou les esclaves du pouvoir ont une chance de survie, pour les autres ce serait la mort assurée.

C’est en effet ainsi, mais exclusivement dans le cadre des rapports bruts, naturels, non socialisés, tels qu’en rêvent les écologistes.

Pour eux en effet le pouvoir est absolu, puisqu’ils l’exercent au nom de la nature, donc seuls leurs amis et les soumis ont droit de vie. Les égalitaristes appliquent la même méthode. Mais aussi la fraternelle des fonctionnaires, elle sans même avoir besoin d’un habillage philosophique.

C’est dire que les espaces de fuite se resserrent gravement, que la soumission est la norme et que la résistance est suicidaire.

En conclusion, il me semble que l’on peut poser l’idée que la résistance est un acte naturel, évolutif selon les personnalités, qui survient automatiquement face à tout pouvoir, dont l’expression et la durée dépendent des circonstances et des personnalités. En fait une attitude sur laquelle chacun n’a que très peu de maîtrise volontaire.

Ce qui nous ramène au pouvoir et à l’autorité, faits générateurs de la résistance.

Le pouvoir est subi, l’autorité est consentie. La différence est tenue mais essentielle.

La démocratie, lorsqu’elle n’est pas trahie par ses électeurs, doit en principe mettre en place une autorité, à laquelle tous consentiront parce qu’ils l’ont souhaitée ou parce qu’ils se sont engagés à respecter le souhait de la majorité.

Hélas cela ne se passe pas ainsi.

Tout de suite, ceux à qui est confiée l’autorité la transforment en pouvoir. Leurs excuses sont multiples, la principale étant de se mêler de ce qui ne les regarde pas, c’est-à-dire de la gestion des libertés individuelles. Ils considèrent que le périmètre de leur autorité inclut la maîtrise de l’espace privé, en règle générale au motif de le concilier à l’intérêt général.

Ils croient que cette argutie les autorise à transformer leur autorité en pouvoir. Tout naturellement ils se heurtent à la résistance active ou passive, exprimée ou silencieuse, des citoyens qui ne sont pas de leur avis. Ils auraient respecté leur autorité du fait de leur contrat de consentement démocratique, mais ils ne sont pas tenus de se soumettre à leur pouvoir.

L’exercice du pouvoir imposé en lieu et place de l’autorité consentie est inadmissible.

Les frontières nous empêchent de fuir, la résistance est improductive et dangereuse, la soumission est donc la norme. En apparence.

Puisque, comme nous l’avons vu, tout cela est naturel, biologique, irréfléchi, réflexe, donc ni maîtrisé ni maîtrisable.

Macron est un âne, perdant son autorité, il s’approche du pouvoir, donc de l’usage de la force.

Bercy n’est pas étranger à cette mutation risquée, Bercy a bouffé le capital et bien plus, chaque jour il lui faut son lot de fonds inexistants, ses zélotes lui coûtent cher.

Bercy ne peut pas se permettre d’avouer son échec, sa ruine, Bercy pousse les feux.

La résistance se développe, inorganisée aujourd’hui, peut-être aussi demain, mais elle est là. Elle finira par se retourner et mordre.

Ce jour-là, Macron ouvrira-t-il son premier goulag pour la réduire ?

Je vous tiendrai au courant, parce que, évidemment, j’y serai.

Bien à vous. H. Dumas

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L’argent créé de nulle-part

Facto

L’argent ne vaut que par la confiance qu’on lui donne ce qui est le cas actuellement parmi nos sociétés matures.

Lors d’un arrêt d’économies comme les nôtres, que nous venons de connaître, cette confiance en la monnaie perdure tout de même. Pour le quidam quand il va acheter son pain, mais plus haut quand on s’intéresse à l’évolution des paires Forex majeures pour comprendre qu’il n’y a rien de systémique, plus quand les marchés Indices ont décroché vivement pendant près de trois semaines en mars dernier : De la volatilité, certes sur le Forex aussi mais sans commune mesure, je dirais même presque imperturbable, contrairement aux indices CAC, DAX, SP500 ou encore le DOW.

L’indice NASDAQ100 qui recense les sociétés technologiques à forte valeur ajoutée reste positif depuis le début de l’année, ce qui est un signe de la mutation de nos sociétés avancées vers de plus en plus de Digital : Dommages à venir pour bon nombre de métiers traditionnels qui vont disparaître.

Infacto

Vous ne travaillez pas mais vous recevez de l’argent à ne rien faire. D’où provient cet argent ? Rentier ? Pour la plupart de nos concitoyens, ce n’est évidemment pas le cas. L’Etat ? Bien c’est l’Etat qui paie comme nous l’avait annoncé notre inénarrable François Hollande : « C’est gratuit ! »

Que ce soit ainsi pour une frange de population de plus en plus étoffée par nos Kmers pastèques, rouges à l’intérieur et verts sur la périphérie, et qu’il nous faille nous endetter vis-à-vis de l’extérieur, car nos créateurs de richesse intramuros sombrent, faute à une courbe de Laffer qui les laboure par des sommets.

Refacto

Cet argent qui vient de nulle-part pour combler des trous dans la raquette d’une création de richesses à l’arrêt, celle qui ne produit plus pour payer des impôts et taxes à foison vers des gens qui ne souffrent en aucun cas de quelconque marché à l’arrêt, nos « ponctionnaires ». Il se trouve où ? Via la Banque de France avant Maastricht et après via la BCE.

Cette création monétaire ex-nihilo pose-t-elle un problème en soi ? En aucun cas, tant qu’il n’y a pas de pénurie sur l’offre de biens de productions dans le principe de Ricardo et de frontières ouvertes, avant de se fermer peut-être ce qui retirerait la marée devant ceux sans paniers.

Alors que craindre de ces tombereaux de pluies de milliards qui arrosent l’avenir des français ? Absolument rien ! Rien tant que tout le monde fait pareil ou un peu moins mais l’accepte ! Et c’est tout l’enjeu. Quand cet entre soit viendra à être rompu, cela va devenir pour nous bien plus compliqué, et c’est peu de le dire …

Bien à vous

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La stratégie de la France : l’argent des autres !

On peut légitimement se demander ce qu’il va se passer avec la crise consécutive aux mesures de blocage de l’économie prises par le gouvernement en vue de stopper la propagation de l’épidémie de Covid.

Si l’on écoute le gouvernement, tout va très bien. Il aide les entreprises pour qu’elles ne fassent pas faillite, il paie les salaires des salariés au chômage en mettant en place un véritable revenu universel.

G Darmanin, ministre du budget, a pu ainsi affirmer (sur France inter) qu’il n’y avait pas de plafond à la dette et que, de toute façon, nous pouvions nous endetter parce que nous avions des comptes publics en bon état !?!

Même le nouveau président de la cour des comptes estime qu’il n’y a aucun problème concernant le montant de la dette publique …

Par contre, si l’on va sur certains sites, notre perte est assurée, l’argent ne vaut plus rien, les banques vont faire faillite, l’Etat va tout nous prendre, il faut se débancariser (solder les comptes bancaires) et acheter de l’or pour faire face à une prochaine hyperinflation qui va détruire notre patrimoine …

Qu’en est-il au-delà des incantations et des menaces vraies ou supposées ?

Les données de la situation

La seule chose dont on soit sûr c’est que la situation est totalement inédite en temps de paix puisque le gouvernement a bloqué toute activité économique pendant plus de deux mois de confinement.

Le point faible de cette stratégie est qu’elle repose entièrement sur la dette et l’émission monétaire. Le gouvernement empile les déficits sans aucun état d’âme :

-on s’attend à une violente récession (supérieure à 11%) et les données publiées indiquent que ce sera la pire récession de l’Union Européenne. Le déficit budgétaire est attendu à 200 Md€ et il faut se rendre compte de l’énormité des chiffres car cela représente un déficit de 66% du budget (le total des recettes du PLF 2020 était prévu à 306 Md€) !

-le déficit de l’assurance chômage est évalué à 25 Md€

-le déficit de la sécu devrait plonger à 51 Md€,

-le chômage a déjà augmenté de 843.000 personnes et on s’attend à une nouvelle forte progression en septembre avec une vague de faillites principalement dans le petit commerce et l’artisanat.

-les caisses de retraite par répartition se retrouvent en difficulté parce que … les cotisations ne rentrent plus. On s’attend à un déficit de 30 Md€ !

Les mesures prises par le gouvernement ont donc un cout énorme et on s’attend à un dérapage de la dette publique au-delà de 120% du PIB. Après seulement 13 jours de confinement, cette dette vient de passer à 101,2% du PIB à la fin du premier trimestre 2020.

Les solutions du gouvernement

Pour l’instant, une bonne partie du financement est obtenue par le biais de l’émission monétaire de la BCE dans le cadre d’un plan européen de 750 Md€. Les vannes de l’impression monétaire sont ouvertes ; le gouvernement utilise le carnet de chèques de la BCE et dépense sans compter de l’argent fraichement imprimé qui ne lui a rien couté !

D’un point de vue pratique, tout va donc très bien mais cette « stratégie » présente quelques difficultés.

-L’Etat dépense beaucoup plus tandis qu’il collecte beaucoup moins d’impôts … alors même que les comptes étaient déjà en mauvais état avant la crise.

Les ressources de l’Etat, qui sont en principe les impôts qu’il collecte, ne le sont plus et  la dette ne serait plus les impôts de demain ! Il faut d’ailleurs être conscient qu’il serait tout bonnement impossible de collecter des impôts pour financer toutes les dépenses actuelles, puisque déjà, en temps normal, la France est incapable de collecter suffisamment de taxes et d’impôts pour couvrir ses dépenses usuelles, et ce alors que le niveau de prélèvements obligatoires est l’un des plus élevés du monde. Pour mémoire le budget est en déficit depuis 1974 et la dette publique a été multipliée par cinq, pour passer de 20% du PIB en 1980 à 100% du PIB en 2019.

Alors que normalement c’est la création de richesses qui conditionne le montant des impôts et la création de monnaie, c’est désormais le crédit et l’émission monétaire tous azimuts …

La France, qui avait déjà battu un record en empruntant 200 milliards € en 2019, devrait pulvériser ce chiffre en le portant à 260 milliards (au lieu des 205 budgétés dans la loi de finances initiale pour 2020).

On en est arrivé à un stade tel que l’Etat ne peut plus rembourser ses dettes avec ses ressources fiscales. Il lui faudra donc nécessairement emprunter pour rembourser !

L’agence France trésor tente d’ailleurs d’attirer l’investisseur en octroyant, pour contrebalancer les taux à zéro, des primes d’émission et des taux d’intérêts indexés sur l’inflation ; mais si celle-ci repart à la hausse, elle aura fatalement un effet mortel sur les finances publiques alors que, selon l’Ifrap, 600 Md € viennent à échéance d’ici 2023 !

-Arroser de milliards une économie complètement à l’arrêt constitue essentiellement une solution de substitution à caractère temporaire qui ne garantit en rien une reprise économique prochaine.

La conjonction d’une reprise d’activité anémique, inférieure au niveau déjà faible d’avant confinement, de pertes de revenus importantes et permanentes, avec une relance budgétaire qui ne suffira pas à stimuler la consommation et les investissements va avoir évidemment les conséquences immédiates : une chute importante des rentrées fiscales.

-La diffusion d’argent gratuit fausse complètement l’économie. Elle provoque l’émergence d’entreprises zombies dans la mesure où l’on sauve toutes les entreprises même celles non rentables, quel qu’en soit le prix.

Or, non seulement le critère de la rentabilité est jeté aux orties mais Bruno Le Maire va même jusqu’à conditionner l’accord de prêts au respect d’exigences environnementales (Air France) ou de fermeture de sites industriel non rentables (Renault Dieppe qui produit 7 voitures par jour avec 350 employés !?!) ou d’emploi (Peugeot et ses ouvriers polonais d’Opel) complètement hors de propos et anti économiques qui vont inéluctablement les mettre en difficulté face à des concurrents, chinois notamment, qui ne leur feront aucun cadeau. Il est illusoire de croire que des entreprises confrontées à des chutes brutales des ventes ne vont pas devoir se restructurer malgré les « aides » promises.

Ce faisant, Bruno Le Maire tente clairement d’orienter la stratégie industrielle ou commerciale de certains grands groupes.

On peut comprendre que l’Etat, dans son rôle régalien, apporte des fonds pour relancer les entreprises, mais il est contreproductif qu’il se mêle de la gestion des entreprises, et de leur stratégie. Toutefois, on sait que Bruno Le Maire fait de la politique ; c’est à dire qu’il a pour mission de raccrocher l’électorat en vue de 2022 ; c’est à dire que ses directives sont données dans le seul but de protéger sa caste et de la maintenir au pouvoir !

Au-delà des mots et des postures

L’arrosage monétaire masque une double réalité : d’une part la prise de contrôle indirecte des entreprises privées par l’administration sous prétexte d’aides et d’autre part le déclin économique constant de la France et l’augmentation correspondante de la dette publique !

En effet, il faut être conscient que, par un phénomène de vases communicants, ce que nous avons perdu au niveau du PIB, c’est dans la dette que nous le retrouvons aujourd’hui. Le PIB perdu a été compensé par un endettement massif qui ne fait que s’accélérer.

La réalité est qu’il n’y a plus aucune discipline budgétaire ; nous sommes en dérive budgétaire totale et en plein aléa de moralité. Le gouvernement dépense et … croise les doigts. Aucune pérennité n’est plus assurée car il ne faut pas oublier que le PIB va reculer de 11% en 2020 et revenir de 2.450 Md€ à 2.180 Md€.

Comment dès lors maintenir des dépenses publiques à un tel niveau ou même au niveau d’avant crise sanitaire ?

Il n’y a, à ce jour, aucune réponse à cette question qui … n’est d’ailleurs pas posée

Il faut dès lors admettre que la France n’a plus aucune option ; elle dépend désormais totalement ou presque de la BCE qui assure sa solvabilité budgétaire (tout comme celle de l’Italie) et si celle-ci stoppe son émission monétaire, le gouvernement français se retrouvera totalement démuni, le pays sera insolvable.

A cela s’ajoute le fait que les banques centrales n’ont jamais pu sortir des financements non conventionnels (QE) pour tenter de booster une croissance potentielle très faible (entre -1 et +1% l’an). Il faut donc envisager sérieusement que la BCE ne puisse jamais stopper sa politique monétaire et ne puisse jamais obtenir non plus la restitution des sommes avancées.

Le bilan de la BCE va enfler dans des proportions gigantesques … au risque de déstabiliser toute la zone européenne.

Néanmoins, il faut être conscient que les dirigeants de l’Etat fonctionnaire s’accommoderont très bien d’une dette à 130% du PIB car ils n’obéissent pas à des règles économiques mais seulement à des contraintes et contingences politiques et … tant qu’on ne les mettra pas face à leurs responsabilités, ils ne bougeront pas !

Leur souci n’est ni de rembourser ni de bien gérer mais … juste de conserver le pouvoir et de durer et pour durer il n’y a désormais plus qu’une seule stratégie : l’argent des autres !

Par ailleurs, il leur faut aussi ménager les populations alors qu’après les gilets jaunes nous avons désormais des revendications identitaires. Les dirigeants de l’Etat fonctionnaire craignent clairement que la situation ne dégénère et échappe à leur contrôle.

On va donc payer pour satisfaire tout le monde !

Les appels à la solidarité européenne d’E Macron vont d’ailleurs en ce sens, de même que les appels à notre proche voisin allemand. Il compte fermement que les excédents allemands financeront les déficits chroniques français avec le calcul cynique qu’au bout d’un certain temps, les sommes seront tellement énormes que l’Allemagne ne pourra plus stopper le mécanisme sans provoquer sa propre perte !

On peut toujours rêver mais cela veut dire que tant que les pays du nord de la zone € laisseront faire, les choses continueront ainsi …

Seulement, les évènements ont prouvé que, quoique l’on fasse, on ne peut pas tout contrôler et que des évènements fortuits et imprévus peuvent bouleverser les meilleures prévisions !

Cela veut dire que, tôt ou tard, il faudra payer la facture ; que ce soit par une augmentation des impôts, une flambée de l’inflation, une forte hausse des taux d’intérêt des crédits ou les trois à la fois.

Prétendre l’inverse c’est soit se leurrer soit vouloir tromper la population car la monétisation finira fatalement par provoquer, à un moment ou à un autre, un phénomène inflationniste du fait d’une trop forte distorsion entre la quantité de monnaie en circulation et ce que l’on peut acheter avec !

Pour l’heure, on ne sait ni ou ni quand cela interviendra mais elle finira par se produire lorsque les agents économiques perdront confiance dans la monnaie.

Bien cordialement à tous !

Licence de publication : La reproduction de cet article n’est autorisée qu’à la condition de le rependre en totalité, d’en rappeler l’auteur et le site originel de publication.

 

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Souvenir de génocide

Ce courrier, difficile à situer dans le temps et dans l’espace, vaut d’être divulgué.

Quelque part sur la planète, une famille est déportée. Nous sommes au début du 21ème siècle, dans une zone de non droit réelle, sous droit apparent.

La famille se révolte au moment de son arrestation et de la saisie de ses biens, elle écrit rapidement au responsable de la section judiciaire des déportations.

Elle reçoit la réponse suivante, alors qu’elle est déjà en partance pour sa destination finale en compagnie de milliers d’autres malheureux.

” Madame, Monsieur,

Vous me faites part, sous le coup de l’émotion, de votre situation et de votre réaction  au fait que la section judiciaire des déportations, que je préside, a engagé contre votre famille une déportation et une saisie de vos biens conformément à la condamnation dont vous avez fait l’objet et qui sont en l’état exécutoire. J’apprécie que vos propos soient un peu plus mesurés  par écrit que les hurlements et les menaces déplacées que vous avez tenus devant la brigade chargée d’exécuter la sentence qui vous touche, qui a été amené à établir un rapport qui sera transmis au chef de votre camp de destination.

Je ne peux, une fois encore, que vous inviter à user des voies de droit vous permettant de contester les décisions qui vous semblent mal fondées et, avant toute chose, à rechercher le conseil d’un avocat accrédité auprès de la section judiciaire des déportations.

Par ailleurs, le bon de transport mentionne les voies de recours qui lui sont propres et je vous invite à les saisir avant d’arriver à destination.

Tels sont les éléments que je suis en mesure de porter à votre connaissance, en vous renouvelant également mon invitation à modérer en toute circonstance vos propos.”

L’histoire est un perpétuel renouvellement.

Bien à vous. H. Dumas

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François LAMONTAGNE: incompétence ou corruption ?

Une journée difficile se termine.

Mon dernier compte en banque disponible a été bloqué par ATD, avec les 4.800€ qui étaient dessus. C’était toute ma trésorerie, demain je n’ai plus de quoi manger.

Les faits sont les suivants :

Le maire de La Rochelle — jusqu’à Dimanche en huit Fountaine — implante en centre ville un marais, doublé évidemment d’un élevage de moustiques tigres.

Non seulement le projet est ridicule, mais il est réalisé dans des conditions de totale illégalité. Le maire n’avait pas autorité pour ces travaux qui étaient de la compétence de l’agglomération, l’enquête publique aurait dû être étendue à l’agglomération, le problème des zoonoses n’a pas été abordé par l’enquête publique, qui par ailleurs s’est étalée sur des terrains hors emprise du projet, etc… la totale dans le genre “on se fout de la loi, on est élus, ont fait ce qu’on veut. La loi est pour les pauvres minables que nous ne sommes pas.”

Dans le cadre du projet que nous portons dans ce quartier (LIEN), avec une association des propriétaires, nous allons exposer ces manquements devant le Tribunal Administratif de Poitiers.

Dès le départ nous percevons une connivence évidente entre le Tribunal et les élus, nous faisons mine de l’ignorer. Que faire d’autre ?

Nous avançons arguments après arguments. Nous avons raison évidemment, si raison que le tribunal commence à s’inquiéter, il décide de nous arrêter net, il nous condamne à 28.000€ d’amende pour procédure abusive. Pas mal non ?

Cela ne nous arrête pas. Sur le fond l’affaire court, dans les faits le chantier avance au frais des contribuables et le ridicule du projet prend corps petit à petit, la population en prend conscience.

Le Trésorier public de Poitiers nous envoie la facture de 28.000€. Nous lui expliquons que nous allons déférer, pour cette facture délirante, le magistrat initiateur au pénal pour déni de justice et abus de droit. Mais qu’avant nous devons en avertir son supérieur hiérarchique, des fois qu’il voudrait arranger le coup, il en a la possibilité. Qu’il veuille bien attendre un peu que la situation s’éclaircisse avant de nous présenter la facture.

Mais non seulement il ne veut pas patienter, mais probablement en accord avec le Président de TA,  il va montrer les crocs et mordre violemment, mortellement.

En effet, les deux comparses décident de me tuer. Vous imaginez que le fisc,contre qui je lutte depuis vingt ans, l’administration bureaucratique contre qui je lutte aussi depuis vingt ans, savent parfaitement comment pendant cette lutte je vivote.

Donc il saisissent mon dernier compte en banque, ils me tuent, c’est un meurtre prémédité.

Voici les différents échanges de mail de la journée.

Mon mail au Président du TA de Poitiers

 Monsieur Le Président,

J’ai bien reçu votre courrier du 8 Juin 2020, et dans le même temps un avis d’ATD de 14.000€, en pièce jointe.

Cet avis peut-être considéré comme un meurtre économique.

En effet je n’ai aucune trésorerie pour vivre que les quelques sommes issues de ce compte saisi, cela sous les deux contraintes d’une agression fiscale injustifiée et d’une entrave délibérée à mon travail entrepris à — et pour — La Rochelle. A partir d’aujourd’hui, je ne peux plus manger.

Ce meurtre délibéré provient exclusivement de la fonction publique et n’a pour seul objectif qu’une destruction perverse de l’initiative privée au profit de l’initiative publique, alors que rien ne justifie une telle attitude de la part du pouvoir administratif.

Mon cas n’est pas unique, la France meurt de cela, la France est à genoux, mais elle n’est pas totalement morte et saura se ressaisir et sanctionner les fautifs.

En ce qui concerne l’ATD de 14.000€, vous en connaissez parfaitement l’origine.

Vous ne pouvez pas ignorer qu’il est abusif, même si vous refusez de vous prononcer à son sujet.

Il est abusif parce que votre Tribunal, payé par les contribuables, est au service des français, sans qu’il soit prévu de limite à ce sujet.

Dans le cas qui nous intéresse, chaque jour qui passe apporte la preuve que le projet mené par les élus de La Rochelle et leur administration à Tasdon et aux Cottes-Mailles est stupide et délictueux, et que les refus de votre Tribunal de tirer les conséquences de cette situation sont fatalement eux-aussi délictueux. Le temps fera son œuvre à ce sujet.

Je vous ai saisi avant d’engager une action pénale en déni de justice — c’est la loi — contre le magistrat qui a outrepassé ses droits en nous condamnant moi et l’APCMV à une somme de 28.000 € !!!

J’a averti la recette publique de cette situation.

Dans ces conditions la justice imposait de surseoir à l’encaissement de ces sommes dans l’attente que soit jugé le caprice tueur du magistrat.

Cet ATD, d’une violence aveugle, mortelle et injustifiée, mériterait un retour à la hauteur de sa nuisance et de sa perversion.

C’est pourquoi je ne doute pas que, aujourd’hui même, pour éviter tout conflit dur dont vous seriez l’initiateur, vous allez faire le nécessaire pour faire annuler cet ATD.

Quant au 28.000 €, nous nous en expliquerons calmement  devant la Chambre Correctionnelle du TGI de Poitiers.

Respectueusement. H. Dumas

Sa réponse

Monsieur,

Vous me faites part, sous le coup de l’émotion, de votre situation et de votre réaction au fait que le Trésor Public a engagé le recouvrement de condamnations dont vous avez fait l’objet et qui sont en l’état exécutoires. J’apprécie que vos propos soient un peu plus mesurés par écrit que ceux tenus par téléphone devant le greffier en chef de la juridiction, qui ont conduit au dépôt d’une plainte devant les services de police.

Je ne peux, une fois encore, que vous inviter à user des voies de droit vous permettant de contester les décisions qui vous semblent mal fondées et, avant toute chose, à rechercher le conseil d’un avocat.

Par ailleurs, l’avis de saisie administrative à tiers détenteur mentionne les voies de recours qui lui sont propres et vous invite à contacter ce service.

Tels sont les éléments que je suis en mesure de porter à votre connaissance, en vous renouvelant également mon invitation à modérer en toutes circonstances vos propos.

Tribunal administratif                  François Lamontagne

Ma réponse 

Vous êtes bien bon mon Seigneur,

De vous inquiéter de mes « émotions ».

Je perçois que vous n’êtes même pas conscient des dégâts que peuvent occasionner votre suffisance, doublée d’une probable dose d’incompétence, qui vous ont amené tout droit à la compromission et à la lâcheté.

Ma réponse est publique, elle sera publiée sur mon blog, ce sera pour vous l’occasion d’une deuxième plainte.

Est-ce possible que vous soyez convaincu que votre mission consiste simplement à couvrir les errements législatifs des élus et de leurs administrations, de sanctionner disproportionnément les plaideurs insistants pourtant avec des arguments solides et chaque fois nouveaux ?

Votre mail est une montagne d’hypocrisie et de conseils pervers.

Vous ne pouvez ignorer :

– que l’appel sur requête en référé-suspension n’est possible qu’en Conseil d’Etat, donc générant des frais inaccessibles.

– que non seulement l’avocat n’est pas obligatoire, mais que vous avez le devoir de comprendre — et de les préciser s’il le faut — les requêtes des citoyens s’ils ont des difficultés à les exprimer.

Nous ne sommes pas au golf en train de siroter un whisky entre gens fortunés, arguant de la qualité des prestataires qu’ils peuvent se payer.

Retombez sur terre et contentez-vous de faire le boulot pour lequel vous êtes payé, avec notre argent.

Participez à l’assainissement de la fonction publique au lieu d’en couvrir les vicissitudes, particulièrement criantes en matière immobilière.

Je suis un vieux monsieur de 76 ans, j’ai vu beaucoup de choses, mon intégrité est totale, vous ne m’impressionnez évidemment pas.

Mais vous me faites mal volontairement, vous me détruisez, non seulement sciemment, mais en plus en vous foutant de ma gueule, en le prenant de haut….c’est minable.

Je constate la dérive cynique de notre société, sa corruption, reconnue à l’échelle mondiale, vous en êtes un des responsable par votre attitude calculée, ou désinvolte je ne sais pas.

Ne pensez pas que ce mail soit une simple colère, il est la résultante d’une résistance, d’un combat de vingt ans.

Vous me donnez l’occasion de préciser les choses, de les rendre publiques. C’est parfait.

Vous n’allez donc rien faire pour que je puisse juste avoir de quoi me nourrir, et vous poussez le vice jusqu’à me conseiller d’engager un recours contre l’ATD qui me tue.

Alors que vous savez que ce recours ne peut pas se faire puisque les recours ne sont recevables que sur la forme, et que le fond et de votre seul ressort.

Faites-vous partie de ces gens qui rient lorsqu’ils voient passer un infirme ?

Etes-vous si sûr de la complicité de vos pairs magistrats pour me conseiller d’aller devant eux réclamer contre vos manquements stupéfiants.

Brisons là, voulez-vous.

Je pourrais écrire des pages tant je suis révolté par votre attitude, les souffrances et les injustices qu’elle génère.

Mais n’oubliez pas, je suis la masse. Celle qui revient écraser ceux qui l’ont humiliée, persécutée, abusée, violée, meurtrie, désespérée, harcelée…

Respectueusement. H. Dumas

Du côté du Trésorier Payeur, même suffisante, même ironie à peine voilée…

Mon mail

Bonjour,

Merci de bien vouloir lever immédiatement l’ATD joint, il met inutilement en danger ma vie, ce que je ne peux pas accepter.

Il n’est pas conforme à l’étique et à la loi.

La réponse

Bonjour,

La Trésorerie de Poitiers est chargée du recouvrement de la somme de 14 000.00€ suite au jugement du 18/02/2020 de la SARL DUMAS HENRI PARTICIPATIONS.
Comme je n’ai constaté aucun versement pour le paiement de cette condamnation ni demande de délai, une saisie administrative à tiers détenteur a été envoyée à la banque société marseillaise de crédit le 02/06/2020.
Je tiens à vous rassurer sur la légalité de l’acte de poursuite émis par mon service, la saisie est bien conforme à la législation. Je vous invite d’ailleurs à consulter la réglementation de ce type d’acte sur le lien ci-après: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31716 .

Une mainlevée ne pourra être envoyée à la société marseillaise de crédit qu’à réception sur nos comptes de la somme de 14 000.00€.
Vous pouvez verser les fonds sur le compte ci-dessous accompagnés des mentions DUMASHENRAA:

Conclusion

Résistant de la première heure contre cette administration stupide, cupide, faite de fonctionnaires qui vivent sur notre dos, je chute.

Mais la partie n’est pas perdue, ils seront expurgés, rasés, détruits jusqu’au dernier, tant il font de mal et vont en faire de plus en plus, au fur et à mesure que leur situation se dégrade.

Ils ont tué les activités du bâtiment, de l’industrie, de l’agriculture, hier de la santé, de l’éducation, etc… ils s’attendent à quoi ?

A notre colère et à notre détermination. Ils vont opposer quoi, la terreur, les fusils ?

Je ne serai sans doute plus là, mais j’espère que vous gagnerez. Que le peuple craintif et envieux, qui penche pour les dictatures car la liberté lui fait peur, va se reprendre.

La liberté suppose que chacun ne peut avoir que ce qu’il mérite, alors que la dictature fait croire qu’elle donnera même aux non méritants. Mais c’est un marché de dupe et de malheur.

Bien à vous. H. Dumas

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Macron, un président hors normes ? (suite mais pas fin)

Les faits et les évènements récents viennent de donner un prolongement utile à un article publié dans ces colonnes le 02 mars 2018 à propos des conditions dans lesquelles E Macron a pu réussir le tour de force d’être élu, à 40 ans, sans jamais avoir eu de mandat, président de la république.

L’ancienne chef du Parquet National Financier, Madame Eliane Houlette, ainsi qu’il est rapporté dans deux articles, ici et , vient de confirmer, dans le cadre d’une audition du 10 juin par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée à « l’indépendance du pouvoir judiciaire » qu’elle avait subi d’insistantes pressions de la part de sa hiérarchie et que les élections présidentielles de 2017 ont été effectivement faussées ; ce dont on se doutait tant les conditions de l’éviction de F Fillon apparaissaient trop coordonnées pour résulter uniquement du hasard ou de circonstances purement objectives !

Je ne prétends pas ici défendre F Fillon, mais il s’avère que la justice a bien été instrumentalisée au profit d’une caste qui avait décidé que le « bon candidat » pour la France était E Macron et mon confrère Régis de Castelnau donne d’utiles précisions circonstanciées à cet égard !

Cela démontre aussi que l’opinion publique est facilement manipulable lorsque l’on dispose de tous les moyens audiovisuels et de la presse pour faire passer un message …

Seulement, lorsqu’une caste au pouvoir s’associe à la presse écrite et audiovisuelle ainsi qu’à un certain nombre d’autres personnages publics, cela ne s’appelle pas de la démocratie ; cela s’appelle un complot !

Rappel de l’article du 02 mars 2018.

Emmanuel Macron a réussi une véritable performance en atteignant, à 40 ans et au premier essai, la magistrature suprême.

Inconnu ou presque des français, cet inspecteur des finances a conquis le pouvoir au nez à la barbe de toute la classe politique et la conquête du pouvoir est un art (si l’on peut dire) difficile semé d’embûches !

La question qui se pose est évidemment, au-delà de ce que tout un chacun a pu voir : comment a-t-il fait ?

Certains éléments sont relativement faciles à voir :

– Il a une intelligence largement supérieure à la moyenne ; et surtout à la moyenne des politiciens …

– ce n’était pas un homme d’appareil comme Chirac, Sarkozy ou Hollande, et sa jeunesse, son image de J F Kennedy, a joué face aux vieux routiers usés de la politique,

– son discours était différent et il a fait preuve d’une forme de volontarisme qui tranchait face aux discours idéologiques datés de la classe politique. Il proposait quelque chose de nouveau, de plus pragmatique ; beaucoup plus d’ailleurs dans la forme que sur le fond.

D’autres sont moins évidents ou plus subtiles :

– Il a correctement analysé la situation politique française et a compris qu’il pouvait exploiter la déliquescence des partis politiques traditionnels. Il a compris que le socialisme marxiste du PS était fini et qu’il allait entraîner dans sa chute ses représentants, que Hollande avait fait la preuve de sa totale incompétence et inaptitude à la fonction et qu’il fallait dépasser les clivages gauche/droite pour d’abord rassembler d’abord les politiciens en escomptant que les électeurs allaient suivre !

– Il a compris que Fillon était son principal concurrent et que si Fillon dégageait il était sûr de gagner car, au dernier moment, les français auraient peur de voter pour le national socialisme ou pour le parti communiste version Castro ou Maduro.

Et surtout :

– Il a su utiliser des réseaux car, là est la clé. C’est un homme de réseaux qui a pris contact avec les politiciens professionnels de droite et de gauche pour sonder leur aptitude à … changer d’avis. Il ne faut surtout pas croire que les frontières sont opaques – le monde la politique est celui du spectacle et du faux-semblant pour ne pas dire du faux jeton, de l’opportunisme et de la trahison.

Il s’est appuyé sur 4 axes :

I- Les intellectuels et bobos parisiens de gauche ( Laurent Bigorgne de l’Institut Montaigne, Thierry Pech de Terra Nova proche du PS, Jacques Attali, Erick Orsenna écrivain, Philippe Aghion professeur au Collège de France) ainsi que les réseaux du CAC 40 et des grandes entreprises françaises (Vincent Bolloré – Videndi, Patrick Drahi – SFR et BFMTV, Bernard Arnault – LVMH, Claude Bébéar et Henri de Castries – deux anciens Pdg d’Axa, Marc Simoncini – Meetic, Xavier Niel – Free, Pierre Gattaz président du Medef, Alexandre Bompard – Fnac-Darty), ce qui lui a permis de collecter des fonds pour financer sa campagne et de bénéficier d’appuis dans le microcosme des grandes entreprises du CAC 40 et des médias presque tous détenus par … ces mêmes patrons du CAC 40.

Clairement, le patronat du CAC 40 a voté Macron tandis que Fillon s’appuyait essentiellement sur l’appareil de son parti et ses militants !

De là à penser que les réseaux du grand patronat, souvent issu de l’ENA, ont propulsé Macron pour défendre leur vision de la politique française il n’y a qu’un pas ! D’ailleurs les sociétés du CAC s’accommodent très bien des relations avec l’administration dans le cadre d’un capitalisme de connivence fait de marchés et de contrats “arrangés”.

II- La presse, qui vote à gauche mais qui a senti que, ce coup ci, pour le PS c’était cuit, a préféré opter pour un ancien ministre de Hollande (les journalistes avaient voté à 75% pour Hollande en 2012) et n’a pas eu de mal à se convaincre qu’il fallait tout faire pour éliminer Fillon.

Les médias ont eux aussi clairement voté Macron !

II- des réseaux patronaux, journalistiques et politiques qui se sont chargés de trouver les points faibles de ses adversaires et Fillon avait des points faibles dont certains étaient connus du microcosme (Penelope gate) tout comme Marine Le Pen ! La presse s’est chargée du reste car le feuilletonnage qui s’en est suivi n’a rien dû au hasard !

La personnalité moins ouverte et moins malléable de Fillon n’avait pas recueilli l’adoubement parisien … il devait donc être éliminé. Et lors du débat du deuxième tour, face à Marine Le Pen, l’évidence est apparue qu’elle n’avait pas le niveau ….

A partir de là, l’affaire était pliée !

IV- Il a su utiliser un système de communication très élaboré qui devait convaincre les français et leur faire croire qu’il n’était ni de droite ni de gauche, mais rassembleur des deux tendances, ce qui permettait finalement aux français de ne pas choisir …

Il apparaît clairement aujourd’hui que Macron était le candidat de l’establishment et les politiciens ont suivi ; tant du côté socialiste car ils ont vu que le PS allait s’écrouler (et il s’est écroulé) que du côté Fillon dont les casseroles avaient complètement coulé la crédibilité !

En fait, Macron et ses mentors savaient que quantité de politiciens sans conviction étaient prêts à quitter le navire pour conserver leurs prébendes. Il a donc essentiellement su profiter d’une situation en pleine déliquescence et a exploité l’opportunisme de politiciens sans convictions rapidement convaincus par les réseaux et … il a effectivement embarqué avec lui les rats qui ont quitté le navire dans une manœuvre de sauve-qui-peut général !

Ces « petits mouvements » de politiciens cherchant à se replacer dans le jeu politique ont d’ailleurs grandement déstabilisé les partis traditionnels et ont permis à Macron de bénéficier d’une absence d’opposition ni à droite ni à gauche ; ce qui tend à légitimer rétrospectivement sa position initiale et son action.

Finalement, Macron est un homme de réseaux, un opportuniste qui fait partie d’une caste et il n’est que l’émanation de cette caste et de ces réseaux qui l’ont propulsé car, quelles que soient ses qualités, il ne s’est pas fait tout seul !

La haute administration, les médias et les milieux patronaux du CAC 40 avaient clairement choisi leur candidat bien qu’affirmer que les français se sont faits bernés par le système sera considéré sans doute comme abusif.

Et pourtant je pense qu’on n’est pas loin de vérité.

Bien cordialement à tous.

 

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