Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

LA CONFIANCE

Le groupe, quelque soit sa composition, deux personnes ou un million de personnes, n’a qu’un seul lien possible, un seul ciment : la confiance.

La confiance se perd de deux façons :

  • par la trahison de celui ou de ceux à qui on l’a donnée.
  • par l’introduction d’un dérèglement de la prudence, que suppose l’acte de confiance, la transformant en méfiance. Véritable poison qui tue la confiance de la façon la plus sûre et la plus douloureuse qui soit.

Lorsqu’au hasard du temps et de l’histoire une nation s’est formée, contre la réalité de l’homme qui migre naturellement au fil de ses besoins ou de ses intérêts, il a fallu pour cela que ceux qui la composent aient confiance entre eux, en leur objectif, en leur vision mutuelle de la vie. Ce que Yuval Noah Harari confond, un peu à juste titre, avec la croyance — confiance aveugle — dans son ouvrage «  Sapiens ».

Dans une nation ceux qui introduisent la méfiance portent la lourde responsabilité de tuer la confiance, donc de déstabiliser la nation pour le pire, la chienlit, voire la violence, la guerre.

Souvent la méfiance est introduite volontairement car la déstabilisation du groupe, qu’elle provoque, amène celui-ci à instinctivement désirer en compensation un pouvoir fort, voire une dictature. Les dictateurs sont les champions toutes catégories confondues du maniement à leur profit de la méfiance.

En France on peut répertorier deux incubateurs de méfiance :

  • Les complotistes :

Qu’ils aient tort ou raison quant au sujet qu’ils soulèvent, le simple fait irréaliste de l’attribuer à une catégorie d’individus, de les dénoncer, entame irréversiblement la confiance du groupe. Alors que les probabilités d’une action concertée, volontairement et de façon occulte, sont nulles dans une société ouverte où les actions sont toujours issues de simples alliances d’opportunités et doivent être démocratiquement combattues de la même manière, par d’autres alliances ponctuelles. La délation des complotistes est toujours hors sujet et participe à la survenance de la méfiance tueuse en créant des boucs-émissaires dont soi-disant il faudrait se méfier.

  • Les services fiscaux, Bercy.

Ici c’est le pompon. Bercy détruit la confiance, la pulvérise des deux façons possibles.

D’abord par la trahison. La dette incontrôlée et irréversible, sa constitution et ses conséquences, alors que les Français ont confié à Bercy la gestion totale de leur économie collective, alors que Bercy est composé exclusivement de l’élite de la nation que l’on appelle « les hommes de l’Etat », que donc cette trahison est lucide, volontaire, calculée, arme de pouvoir.

Ensuite par l’introduction, à dose létale, de la méfiance pour dissimuler ses responsabilités dans la dette suicidaire. Pour instiller cette méfiance Bercy a inventé un bouc-émissaire «le fraudeur fiscal ». Pour crédibiliser ce bouc-émissaire Bercy a créé des brigades de vérificateurs armés, peu scrupuleux, bénéficiant d’une totale impunité. Ainsi non seulement Bercy a introduit la méfiance entre Français, mais aussi la terreur fiscale puisque la crédibilité de la combine demandant une foule de fraudeurs fiscaux inexistante il faut qualifier de la sorte des innocents.

Bercy c’est la méfiance à tous les niveaux. Entre les Français, entre eux et Bercy.

Cette méfiance est instillée volontairement, la déstabilisation qu’elle génère appelant instinctivement à un pouvoir fort, une dictature, que les hommes de Bercy n’hésitent pas à s’approprier au détriment de la démocratie.

C’est Bercy qui tuera la France si les Français ne tuent pas Bercy.

Bien à vous. H. Dumas.

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Coïncidence ou théorème ?

Nous faisons bien souvent l’étrange constatation que plus on met de terroristes hors d’état de nuire, plus il semble qu’il y ait de fous en liberté… Tout bien compté, le nombre des fous serait donc inversement proportionnel à celui des terroristes.

Il est grand temps, si ce théorème était vérifié, de prendre en considération les revendications des psychiatres !

Ou de considérer que la maladie mentale -du moins celle qui conduit à se saisir d’un couteau pour agresser le premier venu – est plus une affaire de sécurité nationale que de santé publique…

Et de confier le ministère de la Santé au ministre de l’Intérieur.

Surtout pas le contraire, à moins de vouloir jeter ensemble sur la voie publique les malades et les terroristes !

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Les troupes n’attendent plus qu’un ordre !  

Les troupes n’attendent plus qu’un ordre !

Je n’ai jamais eu le culte du chef, même si je sais que dans l’espèce humaine le mâle dominant est une réalité à laquelle on ne peut échapper. Les sociétés humaines sont des sociétés hiérarchiques, et l’histoire n’est que le récit des efforts de certains pour accéder au statut suprême. Puis pour y demeurer. Voyez les contorsions de Macron pour conjurer la fin de son mandat, fixé à un maximum de dix ans par la Constitution. Il ne cesse de dire que cette mesure est stupide !

Hormis Cincinnatus, retourné à sa charrue une fois son mandat terminé, on n’a guère d’exemples de chefs revenus paisiblement chez eux une fois leur pouvoir résigné. Les sociétés occidentales ont fini par trouver un modus vivendi avec le statut du chef. Nul démocrate ne doit tenter de le conserver s’il n’en a pas le droit. Les choses se passent plutôt bien à cet égard, quelles que soient les tentations. Mais c’est un combat permanent, car il n’est pas de plaisir supérieur à cette « délicieuse expansion du moi » qu’a si bien décrite Bertrand de Jouvenel.

Il n’empêche que la plupart des défaites sont dues à un mauvais chef. Il ne s’agit pas que des défaites militaires. Les échecs économiques, qui sont une forme de guerre, ne font pas exception à la règle. La France illustre parfaitement cette règle. Elle connaît en ce moment un véritable désastre, qui est le résultat de plusieurs décennies de mauvaise gouvernance.

Tout a commencé à la Libération, pour ne pas parler de la grave défaire militaire de 1940 et de l’occupation allemande. Les communistes ont réussi à effacer la période de collaboration avec l’occupant, qui n’était que l’application des consignes soviétiques, et qui prit fin avec la rupture du pacte germano-soviétique. Ils finissent la guerre dans le camp des vainqueurs et pèsent près du tiers des voix aux premières élections françaises suivant la Libération. De plus, note le général de Gaulle, ils sont armés. Leur doctrine va marquer les huit décennies suivantes, jusqu’à aujourd’hui. Et maintenant encore, la France est à bien des égards un pays communiste. Car la prise du pouvoir par les gaullistes en 1958 n’a rien changé à cet égard, bien au contraire.

Bien entendu, De Gaulle n’était pas communiste. Mais il avait le culte de l’Etat. Il voulait certes le limiter au tiers de la production, mais le système légué à ses successeurs a allègrement franchi toutes les limites et a pratiquement doublé sa surface. Avec des prélèvements de près des deux tiers sur la production de la nation, l’Etat est devenu le maître tout puissant des destinées françaises. Plus rien ne peut être fait en France sans que l’Etat n’y intervienne, fût-ce indirectement. Macron passe pour un libéral. Il ne l’est en rien. Pas un de ses projets, pas une de ses interventions ne laisse place à la liberté économique et à l’initiative individuelle. L’Etat ne laisse place à personne. L’Etat, c’est Attila réincarné.

Et comme de juste, ceux qui dirigent l’Etat sont les hauts fonctionnaires, qu’on a formés à cet effet. A ceci près qu’ils ne sont formés qu’à faire obéir d’autres fonctionnaires. Les hommes libres n’ont pas leur place dans ce système. Ils n’ont le choix qu’entre la servitude volontaire et la dissidence. Or celle-ci est sanctionnée férocement par la milice étatique à mesure qu’elle perd le contrôle de la situation et craint d’être emportée par l’émeute. L’Etat ne peut plus compter que sur 250 000 policiers et gendarmes et sur 9 000 juges. La question qui s’impose aujourd’hui est donc la suivante : jusqu’à quand cela va-t-il durer ?

Les bénéficiaires de ce système sont persuadés, une fois l’alerte passée, qu’il durera toujours. Même s’ils savent, dans leur for intérieur, qu’ils survivent plutôt qu’ils ne vivent. Mais en attendant, ils sont toujours là, et en France tout le monde à part eux vit mal. Evidemment, le temps humain se limite pour chacun de nous à la durée de sa vie. Et on peut désespérer de n’avoir plus rien à espérer. Pourtant, parfois, le miracle se produit. Et une nuit, pendant qu’on dormait, le grand soir est arrivé. Mais le temps des incertitudes n’est pas fini. De quel grand soir s’agit-il ? Celui de la liberté ou celui de l’extrême gauche ?

Chacun espère son grand soir et pas celui des autres. Avec l’idée largement partagée qu’il est le meilleur pour tous. Je n’en crois pas un mot. Le seul grand soir bénéfique à l’homme est celui de sa liberté. Toutes les doctrines qui veulent l’emprisonner et le guider sont mortifères. Mais elles peuvent trouver leurs fidèles, leurs fanatiques, leurs bourreaux convaincus qu’il faut tuer pour le bien commun. Les hauts fonctionnaires le pensent aussi. Ils ne voient pas comment leurs décisions pourraient ne pas nous rendre heureux. C’est à tous ces intolérants que nous sommes opposés dans un combat sans merci. Et c’est parce qu’il est sans merci que nous n’avons pas le doit de le perdre. Au nom de l’humanité, qui n’a guère plus que deux à trois millions d’années, ce qui est l’extrême jeunesse dans l’histoire de l’évolution, et qui signifie que notre espèce est encore très fragile.

Notre combat dépend maintenant d’un bon chef. La tentative des gilets jaunes, puis celle des agriculteurs, auraient pu réussir si elles avaient été bien commandées. L’adversaire est fragile. Il n’est fort que de nos maladresses. Ayons l’intelligence de nous doter d’un dirigeant intelligent et déterminé. Les troupes sont là. Elles attendent un ordre.

Claude Reichman

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LA DEVASTATION

Si les agriculteurs savaient à quel point ils ont raison. Si les bobos savaient à quel point ils sont cons. Tous les espoirs seraient permis.

Hélas, il est peu probable que ce constat puisse traverser l’esprit de la masse, du peuple, alors que c’est cette masse, telle le glacier, qui pousse inexorablement et creuse la vallée de notre réalité.

C’est ici que ce blog et ses témoignages, hors toute notoriété, seront inévitablement un jour utiles aux survivants qui essaieront de comprendre et se diront : mais comment a pu-t-on en arriver là ?

Le réchauffement lunatique, vrai fondement de l’écologie politique, annonce la fonte des illusions et le retour des réalités.

La confrontation entre Paris et les agriculteurs, telle Don Quichotte ses moulins et la chute des valeurs de la chevalerie, symbolise la chute de notre système social, la venue de la douleur et du pire qui sont aujourd’hui certains.

Donc, d’un côté les paysans qui tous les jours font face à toutes les situations, dont chaque ferme est un monde complet en miniature, qui doivent être à la fois pragmatiques et rêveurs, techniciens et poètes, en tout, pour maitriser la nature et l’amener à nous nourrir alors que c’est le dernier de ses soucis, qui perçoivent encore ce que recouvre le mot liberté et qui la réclament.

De l’autre les Parisiens, les humains des villes qui, hors sol, vivent dans l’irréel, dans le phantasme de la fausse culture, de la vraie connerie, dans la servitude d’eux-mêmes, qui confondent cette servitude avec la liberté, qui croient dur comme fer que cette dernière est collective, alors qu’elle ne peut être qu’individuelle, ponctuelle et éphémère, donc conquise à chaque instant et non due.

Pour que l’on puisse ensemble aller plus loin, il est impératif que d’abord vous lisiez ceci : https://ahp.li/446e8e557729761896b3.pdf

Nous sommes entre personnes sérieuses, donc c’est fait, vous avez lu.

Alors ? Incroyable non ?

Ce n’est pas un complot, mais c’est bien une manipulation, c’est incontestable. Vous comprenez pourquoi Paris est devenue invivable. Nous allons voir que cette pauvre Hidalgo n’y est pour rien…

Notre vie de tous les jours est canalisée par des barrières de tri, fomentées par une infime minorité, qui nous conduisent inexorablement au corral de notre servitude.

Le document que vous venez de lire est la justification, à travers le règlement d’urbanisme actuel de la ville de La Rochelle, de la suppression totale de la liberté de ses habitants, de leur « dressage », qui passe par l’éradication de la propriété privée et la soumission à une poignée d’individus initiés qui ont construit ce cadre, que la loi — manipulée par ceux qui se font appeler la « justice » — leur permet d’imposer par la force.

Il faut se pincer pour être sûr de ne pas être dans un mauvais roman d’anticipation.

Je vous explique ce qui s’est passé.

Une société, privée ou collective, ne peut pas exister sans être à minima administrée. Il est des hommes qui aiment ça : administrer. Acceptons-le, acceptons-les, mais attention : il est impératif de les maitriser, ils ne connaissent pas leurs limites et c’est là que le bât blesse…

Avant que Mitterrand, qui hélas n’était que malin et peu intelligent, ne bouscule cette organisation, il y avait d’un côté l’Etat qui administrait et de l’autre les élus et leurs électeurs qui supportaient et, s’il le fallait, refusaient ensemble les excès de cette administration. Les pouvoirs étaient relativement équilibrés.

Mitterrand avait souffert de cet équilibre, il voulait le pouvoir total, il haïssait à la fois « la préfectorale » et « la populace » auxquelles il se pensait largement supérieur.

Il a donc confié le pouvoir intégralement aux élus, terrassant ainsi son ennemi, la préfectorale.

La catastrophe était prévisible, mais pas tant que cela. Quoi qu’il en soit, elle est arrivée.

Pour la comprendre il faut savoir qu’un élu ne sait faire qu’une chose : séduire son électorat. Il apprend en principe cela très jeune. Ses spécialités sont le mensonge pieux, celui qui soulage dans l’immédiat, le contact par distribution de tracts, de discours, de poignées de mains, la fausse ou vraie empathie. En réalité tout sauf la compétence en quoi que ce soit.

Les administrateurs – la préfectorale en tête — ont très rapidement pris la mesure de la réalité de leurs anciens opposants qu’étaient les élus.

Ils se sont très astucieusement cachés derrière eux, qui tout à leur roues de paon n’ont pas perçu les dérives induites.

Ainsi la population s’est retrouvée seule, face à des élus qu’elle croit compétents mais qui ne sont que les prête-noms de l’administration.

Ces élus ne peuvent plus avouer au peuple leur incompétence, il y a trop longtemps qu’ils jouent les marionnettes de l’administration et en vivent largement.

Donc le pouvoir administratif s’est retrouvé à s’exercer sans limite, il y a pris goût, pendant que de son côté la population croit pouvoir demander des comptes à ses élus. Elle se trompe de cible, tout simplement.

Voilà le piège dans lequel la France est tombée. Peut-elle en sortir autrement que par la faillite, la ruine ? Ma réponse reste non.

Les élus n’avoueront jamais leur incompétence, l’administration n’acceptera jamais la limitation de son pouvoir, la population n’a pas les informations nécessaires pour analyser la situation, elle préfère imaginer des complots de mauvais contes pour adultes.

Bien à vous. H. Dumas

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Surtout, il ne faut rien changer !

Surtout, il ne faut rien changer !

En face de chez moi il y avait une droguerie. Un des employés arriva à l’âge de la retraite et cessa d’y travailler. Mais chaque matin, devant le magasin, il attendait l’ouverture et saluait ses collègues. Il allait ensuite boire un café au bistrot du coin, puis revenait prendre son poste devant le magasin. Il passait sa journée ainsi, incapable de vivre autrement.

L’homme est un être d’habitudes. Il déteste en changer. C’est la clé de tout régime politique. Seuls les bouleversements, qu’il s’agisse de guerres, de révolutions ou de tempêtes climatiques peuvent le faire vivre autrement. Par chance, ces évènements ne sont pas rares. Et l’homme peut ainsi évoluer.

Une population compte toujours une minorité entreprenante. Tout l’art des gouvernants consiste à l’annihiler. S’ils y échouent, le pays sombre dans l’instabilité politique, jusqu’à ce qu’un pouvoir fort rétablisse la stabilité. Fût-ce contre l’intérêt du pays. Ainsi va la vie des peuples.

La France a longtemps été une monarchie. Depuis deux siècles elle est en révolution. Mais le régime né après la fin de la deuxième guerre mondiale a aujourd’hui 80 ans et, s’il a été transformé en 1958 en faveur des gaullistes, il n’a en réalité pas changé depuis ces deux tiers de siècle. Il est resté pendant tout ce temps marqué par l’avancée permanente de l’Etat et de l’administration, et par la confiscation systématique, et sans cesse augmentée, des fruits du travail des citoyens. En fait c’est un régime totalitaire, de forme communiste, qui s’est durablement installé en France.

La vie publique française n’a pas d’autre thème que la répartition des rapines de l’Etat. Le premier groupe servi a été celui des fonctionnaires. D’autres groupes ont été réduits à la portion congrue comme les médecins, dans l’intérêt non pas des patients mais de la Sécurité sociale. De ce fait, on a de plus en plus de mal à se faire soigner en France. Mais la Sécu est toujours debout. Les groupes bien servis, comme les enseignants, sont trop nombreux pour vivre bien, mais ils tiennent à leur poste car ils y ont le droit de ne pas beaucoup travailler, grâce notamment aux incessantes vacances qu’exige la fatigue des bambins et que prennent aussi par solidarité les professeurs.

Un autre groupe tire bien son épingle du jeu. Il s’agit des retraités. Certains, qui vivaient d’activités indépendantes, sont miséreux, comme les agriculteurs et les commerçants. Mais la plupart des autres, qui étaient salariés, donc représentés par des syndicats aptes à mener des grèves, ont tiré leur épingle du jeu et vivent bien de leurs pensions. La plupart de ceux-ci ne se rendent pas compte que leur système de retraite, tout comme les civilisations dont parlait Paul Valéry, est mortel. Fondé sur le principe de la répartition, il ne peut distribuer que ce qu’il prélève, et quand le nombre de cotisants en vient à presque égaler celui des bénéficiaires, il n’y  a presque plus rien à répartir.

En ce moment un autre groupe se révolte, celui des agriculteurs, autrefois dénommés les paysans. Ils étaient le cœur de la population française. Ils ne sont plus que des employés de l’Union européenne, qui leur décerne leurs revenus. Mais l’Union est une puissance exportatrice, et si elle veut pouvoir le faire, il lui faut importer. De ce fait des produits étrangers viennent concurrencer ceux des agriculteurs français, et surtout ces derniers sont affectés d’une Sécurité sociale qui les ruine. Le charmant Attal est venu dans une grange leur servir lui-même un coup de rouge et a présenté en personne l’assiette de saucisson. Mais ils n’en sont pas plus riches et leur mort est proche.

Il est inutile de prolonger davantage l’exposé des malheurs français. Tout le monde a compris que notre pays a un besoin pressant de changement. Mais il ne le peut pas, car le régime politique qu’il s’est donné ne le permet pas, sauf à disparaître au profit de nouveaux chefs. De ce fait, rien ne bouge. Et ce sera ainsi jusqu’à ce qu’une révolution vienne tout bouleverser.

On peut dire de Paris ce que Fellini disait de Rome : c’est l’endroit le plus agréable pour attendre la fin du monde. Dire la fin d’un monde serait plus exact. C’est le monde français de la Libération qui est appelé à disparaître. Nous avons même eu l’idée d’élire à la tête du pays un jeune homme qui ne le représente en rien. N’ayant pas fait de service militaire, n’ayant eu pour copine que sa professeure qui avait vingt-six ans de plus que lui, n’ayant jamais eu d’enfants, bref n’ayant jamais vécu et fort seulement de la sagesse de sa grand-mère, il trône à l’Elysée et parle d’abondance pour ne rien dire, tel Néron ou Caligula, empereurs décadents ayant ouvert le chapitre ultime de l’Empire romain, que les invasions barbares allaient faire disparaître.

Une pièce de Pinter eut un immense succès à Paris, comme dans le monde entier, dans les années soixante. Jacques Dufilho y jouait le rôle d’un clochard que deux frères avaient recueilli et qui ne cessait de dire, toute la pièce durant : « Il faut qu’on s’organise ! ». Bien entendu, on ne s’est jamais organisé. Les spectateurs qui se sont pressés au théâtre et fait un triomphe à la pièce ne savaient pas qu’ils applaudissaient l’agonie de la France !

Claude Reichman

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Gloire aux femmes parce qu’elles donnent la vie

La vie est avant tout un équilibre. Tout comme l’univers, dont elle fait partie, son origine et son sens dans le temps ne sont pas accessibles à notre compréhension, mais nous percevons cet équilibre nécessaire ,entre l’être et le néant, qui la définit.

La vie est au carrefour entre les naissances et les morts. Elle est donc globale et non personnelle.

Elle n’est pas ce que nous ressentons car nous confondons l’état de souffrance ou de plaisir avec la vie, alors que ce ne sont que des émotions, pendant que la vie est un fait.

Nul ne me contredira si j’affirme que chez l’être humain c’est la femme qui donne la vie.

Mais j’aurai sans doute des contradicteurs si j’affirme que c’est l’homme qui donne la mort. Et pourtant, n’est-ce pas lui le chasseur naturel, l’agressivité ?

Disons que dans l’incontournable équilibre universel, le constat évident de la femme donnant la vie entraîne — comme pour les planètes découvertes par le calcul et observées ensuite — le fait que c’est donc l’homme qui donne la mort. Même si des exceptions confirment cette règle.

Alors quand j’entends et je vois les femmes revendiquer l’égalité avec les hommes, je me demande si elles perçoivent bien leur rôle, leur implication majeure dans la vie de l’humanité ?

Est-ce bien le droit de tuer plutôt que celui de donner la vie qu’elles réclament ?

Ce sont ces réflexions qui m’amènent à trouver le rôle de la femme dans l’équilibre de la vie supérieur à celui de l’homme. Ce qui n’est qu’une émotion sans valeur puisque dans un équilibre les forces sont égales, peut importe la sympathie que l’on a pour l’une ou pour l’autre.

Tout ça pour vous dire que mon attirance et mon respect vont aux femmes qui donnent la vie, que je suis effondré par la carence des hommes incapables de les soutenir qui entraîne nécessairement les femmes à passer du côté des hommes, du côté contraire à la vie.

Je suis aussi effondré quand je constate que la société les pousse dans ce sens, sans respecter leur sensibilité. Je suis atterré par les conséquences de ce constat.

Bien à vous. H. Dumas

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La Traban-Peugeot ou la dictature de la misère intellectuelle.

Nous apprenons que Peugeot va être le champion du leasing social automobile, la bagnole à 100 balles : bravo.

Parce que oui, les hommes de l’Etat, après avoir dépensé des fortunes pour faire grimper, sinon de force mais au moins gratuitement, la population dans les transports en commun revient à la bonne vieille voiture.

Mais pas n’importe laquelle. Une petite voiture électrique, sous conditions de misère labélisée pour le bénéficiaire. En fait, ce sera sans doute un peu comme pour les HLM qui logent plus de copains et d’électeurs que de sans-abri…

Evidemment c’est formidable.

C’est, adaptée à l’automobile, la même gangrène que pour le bâtiment — qui en faillite n’intéresse plus les hommes de l’Etat — c’est à dire une industrie essentielle que l’on sort du marché pour l’introduire dans l’économie assistée de l’Etat et le partage dans le grand bain du copinage, avec noyade assurée à terme.

Ainsi donc, gonflé à la vente de subventions et non de voitures, pendant que les hommes de l’Etat cassent le marché vrai en punissant de toutes sortes de façons ceux qui, acteurs du marché, travaillent dans le but d’acquérir des belles voitures à la pointe de la technique, il ne va pas falloir longtemps pour que Traban-Peugeot abandonne les efforts demandés par le marché pour se vautrer dans la facilité du corral socialo-politique.

Finies les compétitions économiques et sportives. Finie la course aux progrès techniques. Vive les charentaises offertes par les hommes de l’Etat.

Le résultat : tous en Traban-Peugeot dans vingt ans de ce régime.

C’est quand même formidable car, à y bien regarder, c’est la population qui souhaite cette situation. C’est initialement le désir de tous, ensuite inaccessible à la majorité, qui transforme cette majorité en ennemie irréductible de son ancien désir.

Lénine avait tout compris. Ce sont les frustrations de la masse qui portent au pouvoir les amateurs de pouvoir, ce ne sont pas leurs qualités.

En fait Lénine n’avait quand même pas tout compris, notamment que ce type d’accès au pouvoir ne peut finir que sur la plus terrible des dictatures, dont il est le terreau. Sans Lénine, pas de Staline.

La dictature nait de la misère intellectuelle, des frustrations, qui sont le fond de commerce des hommes de l’Etat.

L’immobilier vient de mourir de ces symptômes, l’automobile y va tout droit.

Mais, pendant ce temps la terre tourne, ce n’est pas la fin du monde. Les voisins proches ou lointains qui vont rester dans le marché vont progresser, et dans vingt ans non seulement nous roulerons tous en Traban-Peugeot et pas eux, mais nous ne saurons plus construire les voitures de la nouvelle époque, nous n’aurons plus d’industrie automobile.

Allez, on se retrouve dans vingt ans et on en reparle. Si j’ai perdu je vous paie le champagne.

Bien à vous. H. Dumas

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Macron adore nos souffrances !

Macron adore nos souffrances !

Si l’on demande à des Français de bonne foi s’ils ont le sentiment de vivre dans leur pays à une époque moderne, sans doute répondront-ils majoritairement par l’affirmative. Seuls les enragés diront que l’époque ne sera moderne que quand les riches auront disparu. Pourtant si l’on définit une époque moderne par l’existence d’une grande liberté individuelle, c’est-à-dire l’antithèse de la horde originelle, force est de constater que la France actuelle ne répond en rien à ce critère.

On peut s’étonner que le peuple « le plus intelligent de la terre » soit à ce point inconscient des faiblesses de sa civilisation. En fait, il s’est laissé imposer des contraintes qui ont fini par dénaturer la société. Bien entendu, ces contraintes ont toujours été présentées sous l’angle du progrès et de la justice sociale. L’exemple le plus frappant est celui de la médecine libérale, qui était la règle il y a moins d’un demi-siècle. Un simple décret, celui du 12 mai 1960, l’a placée sous l’autorité de la Sécurité sociale, avec laquelle les médecins devaient signer des conventions tarifaires qui faisaient disparaître la liberté d’honoraires, condition essentielle de l’indépendance, elle-même règle de base de la déontologie.

Le résultat de ce processus se constate aujourd’hui partout en France, où se multiplient les déserts médicaux. Oui, le décret du 12 mai 1960 a tué la médecine libérale. Nul ne doit s’en étonner. Car cette disparition était inévitable tout comme il est démontré que l’eau mouille. Nous sommes là dans la théorie de la facture. Celle que vous recevez un jour alors que vous avez oublié d’avoir acheté quelque chose. N’importe quel individu responsable le sait et prévoit ce moment. Or les Français se conduisent comme si celui-ci ne devait jamais arriver.

C’est l’habilité des collectivistes de savoir déguiser leurs manœuvres sous des dehors libératoires, alors qu’elles n’ont pas d’autre intérêt pour eux que de détruire l’autonomie des individus afin de les enchaîner au nouveau système. Et ils ont également adopté la méthode progressive, qui consiste à ne pas frapper un grand coup mais de multiples petits coups. Du moins là où ils n’ont pas la force suffisante. Sinon, ils cognent comme des sourds et la liberté trépasse à toute vitesse.

Le compromis français actuel repose sur un contrat implicite. Une forte minorité de Français laisse le régime Macron multiplier les mesures contraignantes à condition que leurs retraites soient maintenues à leur niveau et payées. Macron respecte scrupuleusement les termes de ce contrat. Sa réforme des retraites n’avait pas d’autre but que de rendre ce maintien possible en augmentant la durée de cotisation. Les retraités actuels ne seraient pas rejoints par de nouveaux retraités avant un délai supplémentaire et n’auraient donc pas à partager la manne.

Certains s’étonneront. Macron n’est pas collectiviste, diront-ils. Alors qu’est-il ? Il ne voit de réforme que décidée et exécutée par l’Etat, c’est-à-dire par l’organe de la collectivité. Il est donc bien collectiviste. A sa façon. Les marxistes donnent le pouvoir à la collectivité ouvrière. Macron le donne à la collectivité des hauts fonctionnaires et l’exerce solitairement. C’est donc un dictateur. Chacune de ses apparitions publiques le démontre. Il n’a plus la majorité à l’Assemblée nationale, mais il n’y a pas de majorité pour le renverser. Quand son mandat sera terminé, un autre dictateur le remplacera. Parce que le système est ainsi construit.

Les citoyens sont impuissants à inverser le cours des évènements. La majorité dépend de l’Etat pour sa rémunération, car même le secteur privé ne peut prendre aucune décision sans en référer à celui-ci. Quelques généraux retraités ont tenté de s’opposer à Macron. Il leur a sucré leur pension. Ils se sont couchés. Toute tentative d’organisation d’une force de contestation se heurte à la justice, qui l’étouffe dans l’œuf sous de fallacieux prétextes. Le système est bouclé, et bien bouclé.

Mais aucun système ne résiste à la perte des avantages que chacun en retire. Le système collectiviste français est à l’agonie financière. C’est pour cela qu’il dépense sans compter tant que la banque centrale européenne rachète ses emprunts. Les Européens savent très bien que sans la France il n’y a plus d’Europe, et ils ne parviennent pas encore à se faire à cette idée. Mais la France est à la merci d’un grand désordre social qui chassera ses gouvernants et mettra le pays sous la coupe de ses créanciers. D’ici là il faut se défendre pied à pied contre les permanentes avancées de la dictature étatique.

Les Français ont perdu leur liberté individuelle sous la poussée permanente de l’Etat. Chaque jour qui passe ajoute une contrainte de plus. Et chaque jour Macron nous inflige son rire sardonique. Il jubile de ce qu’il nous fait subir. Les puissants industriels qui ont ourdi le complot qui l’a amené au pouvoir commencent à se mordre les doigts. Ils comprennent enfin qu’ils seront à leur tout victimes du dictateur. Mais ils ne feront rien, car ils ont peur. Le mot de la fin : « Levez-vous orages désirés ! ».

Claude Reichman

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Macron ou Attal : laissez-moi rigoler.

Quelques dates m’ont marqué — lorsque j’étais dans la quarantaine et aimais ouvrir les yeux — comme étant les combles de la connerie aux conséquences vertigineuses.

Deux particulièrement :

  • Le 26 avril 1986, Tchernobyl.
  • Avril à juillet 1994, le génocide des Tutsis.

Deux dates dont la plus récente remonte déjà à trente ans. Donc, la moitié des Français n’ont pas vécu ces deux évènements ou n’en ont aucun souvenir réel.

Tchernobyl a été le fiasco de la bureaucratie, de la déresponsabilisation.

Le Rwanda a été l’aboutissement génocidaire inévitable d’une pensée unique guidée par la haine d’une catégorie de population, en général la plus aisée, ou réputée telle, toujours minoritaire. Mais ce peut être aussi l’inverse.

Les clefs du pire sont donc la haine d’abord, qui se traduit par un discrédit de la cible, puis le pillage, et enfin le meurtre. Ou encore, la dépersonnalisation par la bureaucratie niveleuse, le désintérêt qui s’en suit, la déresponsabilisation en conséquence et la catastrophe gigantesque qui en découle et se traduit par le pire, imprévisible dans sa forme mais prévisible dans son principe.

Aucun de ces deux types de catastrophes ne pourrait prendre une ampleur similaire sans la notion d’Etat, d’hommes de l’Etat.

Pour fomenter un aveuglement idéologique ou une absence de conscience pratique qui se terminent en drame de cette importance, il faut une abstraction derrière laquelle se cachent les acteurs et dans laquelle se drapent les décideurs.

La plus grande tueuse, qui déclenche guerres et catastrophes, c’est l’idée de l’Etat.

L’histoire de l’humanité en apporte la preuve constante, irréfutable, pour celui qui veut bien regarder et comprendre derrière les langues de bois des histoires officielles, toutes au service de l’Etat qui les raconte.

Donc nos malheurs : la dette, le chaos moral et éducatif, l’aveuglement face aux réalités, le mépris du mérite, la haine de l’économie et de son moteur le capital, la violence physique, politique et intellectuelle, le corporatisme, la préférence et son expression pratique la corruption, sont tous amplifiés jusqu’au paroxysme par la mascarade de l’Etat, terme évanescent désignant anonymement les hommes de l’Etat.

Donc laissez-moi rigoler

Quand je vois nos deux gamins, certes premiers de la classe mais diablement sots ou menteurs, faire comme s’ils ne comprenaient pas la réalité. Nous faire croire ou croire eux-mêmes que soudain ils pourraient, grâce à leur compétence d’hommes de l’Etat, terrasser les vices et les drames liés exclusivement à la notion d’Etat, aux pouvoirs des hommes de l’Etat. Effectivement : je me marre.

Ne savent-ils pas qu’il suffirait de supprimer l’Etat pour que tout aille mieux ?

Qu’intrinsèquement les hommes sont compétents, chacun en quelque chose tous en tout. Que l’homme, en tout lieu et de tout temps, a su naturellement ce qui est bien pour lui, ce qu’il doit faire et ne pas faire. Que ce même homme sait organiser des associations avec ses congénères lorsque le besoin s’en fait sentir.

Que lui voler sa force, sa sagesse, ses biens, est gravissime et se termine toujours mal. Quelque soit le nom que l’on prend pour le faire : Mafia, Religion, Etat…

Oui mais, me direz-vous, sans Etat pas de société, le monde redevient tribal, c’est la loi du plus fort.

Ah bon ? Parce que ce n’est pas aujourd’hui la loi du plus fort ? Effectivement, c’est la loi du plus en cour auprès du plus fort. Je ne vois pas très bien la différence…

Soyons raisonnables, la morale, la justice, l’honnêteté, la bonté, l’amour, le courage ne sont pas livrés avec la carte d’électeur et l’attestation de domicile, qui ne donnent droit qu’à l’impôt, et à notre corps et à notre âme réquisitionnés pour la guerre.

Macron et Attal devraient se creuser les méninges pour que les qualités naturelles de l’homme puissent s’exprimer, que ses défauts puissent être jugulés voire punis, sans pour cela prétendre nous diriger, nous assujettir à un Etat qui n’est que notre servitude à leurs fantasmes ou caprices de pouvoir.

Je ne vois rien de tout cela, bien au contraire, dans leurs discours et leurs attitudes. J’en déduis que le pire arrive à son train de sénateur et que nous allons le prendre en pleine poire.

Ce ne sera pas faute d’en avoir parler… à la centaine de lecteurs qui me font l’honneur de lire ma prose, que je remercie et à qui je souhaite une bonne année… à laquelle hélas je ne crois pas.

Bien à vous. H. Dumas

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Marionnettiste

C’est faire peu de cas de ses ministres et du premier d’entre eux que de considérer le Président de la République comme le manipulateur de chacun de leurs actes. C’est sans doute aussi se tromper lourdement sur les ressorts qui motivent le chef de l’Etat.

La réalité est plus complexe. Ne serait-ce qu’à examiner le parcours de Gabriel Attal.

Il n’arrive à Matignon ni par hasard (à ce niveau, il n’y en a pas), ni par évidence mais par le travail et la volonté. Les marionnettes n’ont pas ce pouvoir. Elles ne sont animées que par les fils invisibles qui les relient aux doigts de leur créateur. Sans ces minces relais, et faute d’énergie, les marionnettes seraient inertes.

Pas de ficelles, pas de spectacle !

Les ministres n’ont pas besoin de ficelles. Ils font assez de bêtises pour que l’inertie ne soit pas le qualificatif qui leur convienne.

Quant au Président, que l’on a assez suspecté de ne rechercher dans l’exercice de sa fonction que son intérêt personnel, il serait assurément mal avisé de ne pas profiter du temps qu’il lui reste pour ne pas préparer son propre avenir. Encore dans la quarantaine en quittant l’Elysée, il aura beaucoup à faire pour s’occuper avant la retraite à 64 ans…

Il ne faut pas voir dans Gabriel Attal un pion mais plutôt un faire-valoir.

Ni un mime, ni un singe savant, ni un perroquet au ramage aussi charmeur que son plumage est chatoyant, mais plutôt le deuxième rameur d’une embarcation dont le barreur est aussi rameur.

À l’arrivée, le Président lui sera aussi redevable que le Premier ministre pourra l’être à l’égard du Président. Si tout, bien sûr, se passe bien.

Au théâtre de marionnettes, c’est toujours Guignol qui gagne, même lorsque le gendarme apparaît et le poursuit avec son gourdin.

Quel le Président joue les gendarmes n’empêchera pas le Premier ministre d’épouser le rôle du héros tandis que celui de Grolouche, le méchant de l’histoire, reviendra toujours à qui empêche la France de danser en rond.

La politique a beaucoup à apprendre du théâtre des marionnettes.

S’il y a un marionnettiste, dans ce spectacle, ce ne peut être que le peuple.

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On ne triche plus aux boules !

On ne triche plus aux boules !

Il vient de se produire un miracle en France. D’un coup d’un seul toute l’ancienne classe politique a été frappée de vieillissement et ne va pas tarder à disparaître. La nomination de Gabriel Attal à Matignon est cause de ce miracle. Bien entendu, comme dans tous les miracles, il y a une question de foi. Dans le cas présent, et en ce qui me concerne, je n’ai foi ni en Macron ni en Attal. Mais je sais observer la vie. Et je vois bien les signes de la vieillesse marquer les visages de ceux qui ont gouverné la France ou aspiré à le faire. Comme le disait François Mauriac, on aperçoit sur leur face « les premiers fanons de l’âge ».

La France est le seul pays au monde où de tels évènements peuvent s’accomplir. Parce qu’elle a toujours été dirigée par une classe ceinte de l’onction divine. Celle que lui a conférée le baptême de Clovis et que ses successeurs ont su conserver intacte, même quand la République a succédé à la monarchie. « Je suis sacré ! », criait Mélenchon aux policiers venus perquisitionner chez lui. Le plus fort, c’est qu’il avait raison. Au moins du point de vue de sa fonction.

Nos gouvernants se croient tous sacrés. On n’y peut rien, c’est l’histoire. Alors quand il s’agit d’en changer, seul un miracle ourdi par le détenteur du pouvoir suprême peut provoquer le grand chambardement nécessaire. C’est ce que vient de faire Macron. Sans doute en étant très conscient de ce qu’il faisait. Car mal en point comme il l’était, il se disait certainement, comme tout le monde dans le pays, que seul un miracle pouvait le sauver, et nous avec. Eh bien voilà, c’est fait !

Le second miracle est celui de la parole. Attal parle en langues, comme on dit dans les Ecritures. C’est-à-dire qu’il utilise des mots que tout le monde comprend, au lieu du langage automatique des politiciens d’antan. Certes il y a d’antiques souvenirs dans son parler, mais chacun sait qu’il ne s’agit que de passerelles destinées à permettre le passage d’un monde à un autre. Et la France ébahie se met à écouter les nouveaux politiciens. Oh, ils ne sont pas nombreux. C’est le cortège d’Attal. Après tout, Jésus n’eut que douze apôtres. Alors quand un antique politicien se met à déverser des mots hargneux contre Attal, le peuple rigole et lui fait les cornes. Comme à un diable détrôné par l’Ange.

Certains vont me dire : Soyons sérieux ! Mais je le suis. Une telle révolution est la marque de l’humanité, qui évolue sans s’en rendre compte et change d’univers sans le savoir. Voyez ce qui se passe avec l’intelligence artificielle. Tout le monde croit qu’elle va rendre inutile l’action humaine. Alors certains se barricadent dans leur petit savoir, tandis que d’autres ont déjà tout largué et voguent vers l’univers paresseux que le paradis nous promet. Pendant ce temps, le véritable débat se tient entre les éditeurs de presse et les promoteurs d’intelligence artificielle pour savoir comment ces derniers indemniseront ceux qu’ils s’apprêtent à piller afin de revendre au monde entier le fruit de leurs rapines assaisonné à la sauce informatique.

Et la France dans tout ça ? Elle va changer. De dirigeants, de langage, d’univers. Elle va effacer huit décennies de malheur où elle a été prisonnière de mauvais bergers piqués au marxisme et au gauchisme et qui n’ont pas cessé de déverser leur folie intéressée dans les oreilles du peuple assommé de mensonges. Car la novation d’Attal, ce n’est pas une révolution, C’est un simple retour au bon sens. Le petit Attal n’est pas fou. Il croit que dans la vie il vaut mieux dire la vérité, même s’il sait très bien qu’elle n’est que la sienne. Mais que tout le monde va pouvoir le comprendre et le juger à l’aune du parler vrai, qui est le seul qu’homo sapiens comprend vraiment.

Si certains croient que l’évènement qui vient de tout changer est le fruit d’un plan savamment élaboré, ils se trompent. Il ne s’agit que d’un réflexe de sauvegarde, assez semblable au fond au cri poussé par l’enfant du conte d’Andersen : « Le roi est nu ! » Le cri d’aujourd’hui dit : « La France est folle ! ». Folle d’avoir écouté toutes ces cohortes de crétins prétentieux qui lui ont fait miroiter leur fausse compétence, leur authentique égoïsme, leurs mirobolantes promesses, et qui l’ont gouvernée depuis huit décennies. Bien sûr, il y eut De Gaulle, qui n’était pas fou, loin de là, mais qui a dû ruser dans ce monde de fous pour y ramener un peu de raison et de fierté nationale. Cela n’a pas suffi, loin de là. La catastrophe a repris sa marche insensée et voilà, tout est à refaire.

Soyons heureux de vivre ces moments. Cela redevient intéressant. On s’est copieusement emmerdé pendant ces années. Heureusement la vie privée a su faire oublier la vie publique. Mais il faut les deux. Bien sûr, rien n’est fait. Mais on va enfin pouvoir se parler, sans être assassiné de phrases toutes faites. Le bonheur des choses simples en quelque sorte. Dans une scène du « Gendarme de Saint-Tropez », les deux gradés jouent aux boules avec deux de leurs subordonnés. Et trichent effrontément. Eh bien, ça, c’est fini !

Claude Reichman

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Les deux grandes bourdes

Il est des décisions en apparence égales à d’autres qui, pour des raisons intrinsèques, entraînent des conséquences d’une ampleur sous-estimée au départ, sauf pour les attentifs.

D’un autre côté il faut admettre que les attentifs sont souvent victimes des intuitions que déclenche leur attention, et qu’ils ont tendance à l’outrance, où à son inverse l’insignifiance, quand ils imaginent le destin qui sera engendré par telle ou telle décision.

Il nous reste l’histoire, qui fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a, pour déterminer les liaisons entre les décisions et la succession des situations. Pour classer en temps et en force les situations, définir leurs origines décisionnelles.

Tous ces constats raisonnables ne vont pas m’empêcher d’évoquer avec vous les deux bourdes décisionnelles qui vont mettre la planète à feu et à sang dans les années qui viennent…. de mon point de vue.

La bourde de Poutine

La Russie est un immense pays très peu peuplé. Cette étrangeté découle du fait que ce pays est superficiellement – en superficie donc – pauvre, selon les ratios des siècles passés où la richesse était agricole et donc provenait de la surface des sols.

Les espaces pauvres sont, c’est compréhensible, peu convoités.

Mais aujourd’hui les territoires peuvent être riches en profondeur, par le contenu de leur sous-sol. C’est le cas des territoires russes.

Cela change la donne. Les Russes pour protéger leur territoire doivent être craints, doivent prouver que bien que peu nombreux, notamment par rapport à certains de leurs voisins proches, ils sont puissamment défendus.

Or, et c’est la bourde, pour des raisons aussi fumeuses que négligeables, Poutine a déclaré une guerre à travers laquelle il a fait la démonstration mondiale du peu d’efficacité de son armée, de ses manques technologiques et opérationnels, et surtout de son manque d’hommes lié à sa population vieillissante et peu nombreuse.

Imagine-t-il que les carottes sont cuites ? Que sa réalité apparue, il ne peut qu’être un rêve d‘invasion pour ses voisins ? C’est peu probable.

Or, les conséquences de cette situations sont incalculables et ne peuvent que se transformer en guerres interminables, qui ne pourront pas rester locales.

C’est la première grande bourde qui va modifier en profondeur les équilibres fragiles de l’humanité.

La bourde de Biden et de son, bien petit mais zélé, complice Le Maire.

Le monde occidental est le leader mondial et reconnu de l’économie, depuis des siècles. A ce titre il a été amené à organiser le capital, à être le banquier du monde.

Pour mémoire, capitaliser consiste à accumuler puis à transmettre, c’est la seule méthode pour être et progresser. C’est vrai en science, en culture, en philosophie, en politique, en tout y compris en économie. Cela passe par la conservation des fruits d’une activité jusqu’à en faire une masse significative par la transmission, telle que les bibliothèques, les archives scientifiques, ou la richesse en économie qui s’appelle le capital.

Le capital culturel est en partie dans les bibliothèques, le capital scientifique dans des bases de données scientifiques, etc… le capital économique est dans les banques. Tous les points de stockage des capitaux ont un impératif commun : la confiance.

La confiance est la qualité première et essentielle demandée à l’outil d’hébergement d’un capital. Peu importe la qualité où l’origine de ce qui est conservé, le lieu d’hébergement se doit de ne pas être juge, de simplement conserver pour mettre à disposition.

Et là, Biden, c’est la bourde.

A la vue de tous, il bloque les capitaux russes, tous les capitaux russes qui sont à sa portée. Toto Le Maire en fait autant dans son petit coin.

Ainsi donc, le banquier du monde trahit ses clients.

Peu importe qu’il ait pris la peine avant de les qualifier de tous les défauts de la terre, que ces qualifications soient vraies ou fausses, une seule chose compte : il a bloqué, et parle de piquer, le capital de ses clients. Comme le petit voyou de quartier, ou le petit inspecteur fiscal de province.

Il ne peut plus prétendre au rôle de banquier du monde, il est cuit.

Les conséquences de cette bourde vont déplacer fatalement la confiance, voire pendant un certain temps l’annihiler, ce qui est pire.

Les désordres qui vont être engendrés risquent d’être fatals à l’occident. Tout cela ne se déroulera pas dans la paix, c’est à travers la ou les guerres que les candidats à la future nouvelle banque mondiale vont se départager. Cela va être règlements de comptes et guerres des gangs à l’échelle de la planète.

Jusqu’à ce qu’un nouveau banquier obtienne la confiance de tous, peu importe les moyens qu’il emploiera, ils seront de toutes façons oubliés dès qu’il sera en place.

Bien à vous. H. Dumas

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La liberté, cette chimère…

Ce qu’en dit Chat GPT

Ma question

C’est quoi la liberté ?

La réponse de ChatGPT

La liberté est un concept complexe et multifacette qui a été débattu par des philosophes, des penseurs et des activistes tout au long de l’histoire. En termes généraux, la liberté se réfère à l’état de ne pas être soumis à des contraintes excessives, à des limitations ou à des formes d’oppression. Cela englobe plusieurs dimensions, y compris la liberté individuelle, politique, sociale et économique. Voici quelques-unes des perspectives sur la liberté :

  1. Liberté individuelle : Il s’agit de la capacité d’une personne à prendre des décisions et à agir selon sa propre volonté, dans le respect des droits et des limites éthiques.
  2. Liberté politique : Elle concerne la participation à la prise de décision politique, l’expression d’opinions sans crainte de répression et le droit de choisir ses dirigeants.
  3. Liberté sociale : Cela englobe la liberté de vivre sans discrimination, oppression ou stigmatisation en raison de caractéristiques personnelles telles que la race, le genre, la religion, l’orientation sexuelle, etc.
  4. Liberté économique : Elle fait référence à la capacité de participer à des activités économiques de manière volontaire, sans coercition excessive, et à la possibilité de posséder des biens et de bénéficier des fruits de son travail.

Cependant, il est important de noter que la notion de liberté peut varier en fonction des contextes culturels, politiques et sociaux. Certains philosophes soutiennent que la liberté totale est irréalisable, car elle entre souvent en conflit avec les droits et les libertés des autres. Ainsi, la société établit souvent des limites à la liberté individuelle pour assurer le bien-être commun et le respect des droits de chacun.

C’est bien, ce que répond Chat GPT.

Mais, soyons un peu sérieux.

La liberté ne peut qu’être individuelle.

La liberté est à la fois un ressenti et un état. Aucun groupe ne peut affirmer que son organisation serait si parfaite que chaque membre, alors qu’ils sont tous profondément différents évidemment, serait parfaitement libre ou même simplement se sentirait totalement libre.

Alors quand Chat GPT dit « Ainsi la société établit souvent des limites à la liberté individuelle pour assurer le bien-être commun et le respect des droits de chacun » il apparait clairement que Chat GPT est gravement limité dans ses capacité à éclairer la population… autrement que par des lapalissades.

Alors oui, l’unicité absolue de l’aspect individuel de la liberté entraine son impossibilité d’être, puisque l’homme étant grégaire : il ne peut pas vivre seul.

Dans ces conditions, et c’est le grand débat mondial, l’objet des guerres passées, en cours et à venir, est-ce raisonnable de faire croire aux hommes qu’ils peuvent accéder à la liberté ? Est-ce raisonnable d’afficher ce mot aux frontons des ambitions politiques ? Est-il un mensonge plus énorme que celui-ci ? Une carotte plus vérolée que celle-là ?

La première contrainte à la liberté c’est nous. Ce sont les limites de notre corps et de notre esprit. Et franchement elles sont vraiment limitatives.

Les deuxièmes contraintes à notre liberté sont extérieures, ce sont nos environnements, naturels, matériels et humains.

Donc finalement la vraie question n’est pas de conquérir la liberté qui n’existe pas, mais d’organiser la plus petite oppression, pour qu’elle soit supportable.

Hélas, même là, la plus petite oppression des uns s’établit sur une plus forte subie par d’autres. Donc ce n’est pas jouable.

On peut tourner les choses comme on veut, on aboutit toujours à l’impossible.

Est-ce une découverte ? Bien sûr que non.

La liberté mise en première place est un attrape gogo, le même truc que le paradis. Il faut bosser comme un âne pour les hommes de l’Etat qui nous promettent en échange la liberté, comme les curés promettent le paradis.

Les politiques, en revanche, ont la liberté de nous oppresser sans limite. Et ils le font, sans scrupule.

Mais alors me direz-vous, qu’elle est la solution ?

Mais il n’y en a pas. La servitude est le destin de l’humanité. Son grand marché à ciel ouvert. Tu seras mon esclave ou je serai le tien. Chacun se tient par la barbichette.

Ce constat objectif est-il nihiliste ?

Non, car, miracle, il est une grande quantité d’hommes qui ne veulent pas être libres. Ils comprennent d’une part que la liberté n’existe pas et d’autre part que le prix à payer, si elle existait, serait tel que le jeu n’en vaudrait pas la chandelle.

Donc, naturellement, un équilibre peut s’établir autour de l’abstraction qu’est la liberté, autour de son phantasme, entre ceux qui courent après et ceux qui s’en foutent.

Il reste une condition pour cela. Il faut que ce phantasme se cristallise sur un vecteur qui puisse se mesurer, sachant que la mesure sera inévitablement fictive. Mais l’essentiel, comme en tout, ce n’est pas sa réalité, c’est que tout le monde y croit, pour que chacun puisse étalonner sa part de liberté fictive.

Alors sur le sujet, tout a été essayé : le sport, la culture, la philosophie, la rationalité, l’irrationalité, l’amour, la passion, le courage, l’astuce, la religion, et j’en passe.

Chaque fois les plus libres sont les plus forts et les autres sont écrasés.

Finalement, seule l’économie permet de croire partager. A condition qu’une certaine discrétion soit de mise pour ceux qui seraient…les plus libres…

A condition que l’organisation de la société ne trouble pas le débat au point que ceux qui se croient les plus libres perdent cette liberté par un prélèvement trop important sur leur outil de mesure au profit de ceux à qui il faut en rajouter pour qu’ils aient l’émotion du phantasme de la liberté. Sans quoi, la pyramide fantasmagorique de la liberté économique s’effondre, comme toutes les autres.

Cher ami esclave, j’arrête là mes réflexion sur ce sujet… épineux et douloureux…

Bien à vous. H. Dumas

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La liberté est un mot à la langue coupée !

La liberté est un mot à la langue coupée !

La liberté a beau être le premier mot de notre devise républicaine, elle n’en est pas moins, en France, un « mot à la langue coupée », pour reprendre l’admirable expression d’Henri Gougaud. Et comme les mots et les faits ont un rapport étroit, c’est la liberté elle-même qui est un droit exclu dans notre pays. Faites un test simple (et assez pénible j’en conviens). Ecoutez les débats pendant une journée sur les chaînes d’information et comptez le nombre de fois où le mot et l’idée de liberté sont prononcés. Le résultat est simple : jamais !

Les politiciens français n’utilisent pas plus le mot que le concept. Il n’est pas de meilleure preuve qu’ils ont renoncé à faire valoir ce droit fondamental de notre démocratie. En fait, un homme politique français est une sorte d’infirme qui boite bas, un homme à la jambe coupée. Le membre coupé lui manque parfois, il en grimace, mais que faire quand l’amputation fut volontaire, un suicide en quelque sorte ?

Dans un sketch, Raymond Devos parle d’une ville où tout le monde court. En France, tout le monde boite. Dans la ville de Devos, les gens courent parce qu’ils sont fous. Dans la France d’aujourd’hui, on boite non parce qu’on est fou, mais parce qu’on est raisonnable. A quoi servirait en effet de conserver des jambes indemnes si c’est pour marcher en faisant semblant de boiter pour ne pas déplaire aux idées dominantes ? Alors on se laisse amputer car cela facilite la vie. On est comme tout le monde, ce qui est une des caractéristiques d’homo sapiens. Il en a d’autres, mais celle-ci, qu’il partage avec les moutons et d’autres espèces, est dominante dans nos sociétés.

Pourtant des Français avaient conservé leurs membres intacts. Ils firent la Révolution. Et inscrivirent la liberté au premier rang des « droits naturels et imprescriptibles de l’Homme ». Et figurez-vous, cette phrase magique figure toujours au premier rang de notre Constitution. Mais oui, en 2024 ! Comme au 4 octobre 1958, date à laquelle cette dernière fut adoptée. Alors que s’est-il passé pour qu’elle ait disparu de notre vie ?

Il s’est passé que des colonies de rongeurs n’ont cessé de grignoter notre bien le plus précieux, dont aujourd’hui il ne reste que des ossements disséminés. Ces rongeurs ont ceci de particulier qu’ils ont un frénétique appétit de pouvoir. Que freine sans cesse la liberté des citoyens. Alors, comme on n’a pas le courage de proclamer urbi et orbi que « la liberté est supprimée », on en ronge méthodiquement tous les attributs, de sorte qu’au bout de ce festin prolongé, on est devenu maître du monde, c’est-à-dire du monde qu’on voit à faible distance.

Et cela leur suffit aux rongeurs. Après tout ils ont un champ de vision réduit à la taille de leur cerveau, qui ne suffit pas à remplir les 1400 centimètres cubes de la boîte crânienne humaine. Une vraie folie, cette boîte crânienne. Elle a plus que triplé de volume en moins de trois millions d’années, et on ne sait pas comment la remplir. Pas grave, on a créée l’Ecole d’administration qui, préfigurant l’Intelligence artificielle, a rempli de formules toutes faites la tête de nos pires crétins. A charge pour eux de rendre malheureux leurs congénères. Mission remplie, mon Général, peuvent-ils dire aujourd’hui.

Qui ne comprend dès lors qu’il n’est en France d’autre politique digne de ce nom que le rétablissement de la liberté et des trois autres droits naturels et imprescriptibles qui figurent avec elle dans la Déclaration des droits : la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression. Imaginez que des citoyens se présentent devant la justice en contestant par exemple une imposition excessive en son principe en arguant de leur droit constitutionnel à la résistance à l’oppression. Que croyez-vous que fera le juge ? Se fondant sur des jurisprudences de rongeurs, il enverra balader le requérant avec pour viatique une énorme amende. Mais imaginez que ce ne soit pas un pauvre requérant isolé qui se présente devant le juge mais un groupe de citoyens déterminés et convaincus de la justesse de leur cause. Le juge posera une question à la juridiction supérieure qui posera elle-même, sans le dire, une question à l’instance politique. Qui, plus qu’inquiète d’une contestation à forme de révolution, nommera une commission de réforme de la fiscalité qui rapidement abandonnera ses travaux pour se rallier aux options des contestataires. C’est ainsi que les choses changent dans un pays non démocratique comme la France.

Assez rêvé, vont s’exclamer les boiteux. Mais non, braves et pauvres gens, on ne rêve pas. On se conduit en homme (et en femme, pour faire juste mesure). Rien ne nous empêche d’agir, sinon la peur d’agir. On peut la chasser. Il suffit d’un peu de dignité. Il n’est pas digne d’insulter ceux qui ne partagent pas votre vision du monde. Il suffit de les combattre avec les meilleurs arguments, ceux dont nous ont dotés la raison humaine et les lumières. Aucun combat digne de ce nom n’a été gagné par la haine. Laissons ce vil sentiment à ceux qui l’ont pour seul viatique. Leur place est réservée dans les poubelles de l’histoire. Ils s’y sentiront bien, n’ayant jamais vécu ailleurs.

Claude Reichman

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Pas de complot, mais une organisation mafieuse.

Je n’adhère pas aux théories du complot, quelles qu’elles soient. Notre société est bien trop transparente et complexe pour qu’un groupe d’allumés puisse en envisager sérieusement la maîtrise. La tentative délatrice est si prégnante et si facile que le secret sans lequel aucun complot ne peut exister est tout simplement impossible.

Ceux qui rêvent de complots, ou que cette idée terrifie, sont dans l’erreur ou la peur inutile, irraisonnée.

En revanche, que les intérêts individuels puissent se regrouper, en oubliant les libertés individuelles et les barrières morales de nos valeurs constitutionnelles, librement, voire à l’excès, et finissent par créer des sortes de familles liées par ces intérêts, agressives et totalitaires, aux pouvoirs exorbitants entretenus par la force, la coercition, l’anéantissement matériel et social de l’autre, voire le meurtre, me parait conforme à ce que je peux constater chaque jour qui passe.

Cette situation est identique à l’organisation mafieuse dont le principe de base est l’instauration artificielle d’un danger dont ensuite la mafia demande salaire pour en protéger ceux qu’elle y a exposés. Ce principe de base, le racket, éradique toute morale, la suite coule donc de source et fait de la mafia une organisation sans scrupule ne fonctionnant qu’au bénéfice de ses adhérents, soumis eux-mêmes à la terreur qui les encadre et garantit leur fidélité.

Notre société fonctionne intégralement sur ce schéma.

Nous avons au moment des lumières, après des siècles de dérèglements organisés par la noblesse et l’église, établi des principes simples que l’on peut résumer ainsi : L’homme est un être libre et égal en droit, il est fait de sa personne et de ses biens dont la propriété est sacrée puisque composante de sa personne. Il vit en société. Cette dernière, sauf exception dument contrôlée, ne peut pas empiéter sur sa liberté, sur sa propriété. En cas de faute il ne peut être jugé que par une justice libre, devant laquelle il lui est reconnu le droit de se défendre. Il ne peut être châtié qu’après condamnation, jamais avant. Il ne peut obtenir de statut social que par son mérite, à l’exclusion de toute faveur ou privilège.

Cette pensée philosophique a mis un siècle pour imprégner la politique en France. Un peu plus rapidement dans les pays anglosaxons. Elle a apporté la richesse et le progrès à ceux qui l’ont mise en œuvre. Mise en coupe réglée par la mafia aux Etats-Unis, elle a repris là-bas le dessus brièvement en portant des coups significatifs aux mafieux de 1970 à 1980, ce n’est peut-être plus le cas aujourd’hui…

Notre pays, lui, est sous fonctionnement mafieux.

Il est divisé en familles, alternativement en paix ou en guerre, mais qui dans tous les cas fonctionnent exclusivement au bénéfice de leurs membres ou amis, complètement détachées des droits constitutionnels que sont la propriété privée, la liberté individuelle et le droit à la justice.

Le lien constituant ces familles n’est pas génétique, il est fait d’affinités diverses et d’intérêts matériels basiques. Chaque famille a un chef, ces chefs entourés de leurs proches collaborateurs décident et agissent hors toute contrainte.

Prenons la construction immobilière que je connais bien.

Un fatras de lois régit cette activité. Ces lois sont traficables à l’envie, puisque décidées localement. Dissimulées derrière l’intérêt collectif, elles permettent en fait de créer un écran de fumée derrière lequel se cache des accords particuliers entre quelques grands opérateurs et ceux qui maîtrisent ces lois locales. Les premiers y trouvent leur intérêt électoral, les seconds leurs intérêts financiers. Sont exclus du deal les acquéreurs ou consommateurs, en fait la liberté et ceux qui paient…

Prenons une plus petite unité, les copropriétés.

Il y a trois intervenants, les syndics, les politiques et les propriétaires. Les intérêts des syndics et des politiques sont liés, plus la loi se complique plus elle rend les syndics indispensables et détourne les propriétaires de leurs prérogatives et de la jouissance libre de leurs propriétés. Plus les propriétaires sont affaiblis dans leur sentiment de propriétaire, plus ils sont résignés face à la fiscalité.

Prenons l’architecture

Les Français, bâtisseurs reconnus, à qui l’on doit les plus beaux paysages de nos vieilles villes et de nos campagnes, n’ont plus le droit de construire ce qu’ils veulent. Le monopole de l’acte constructif a été confié aux architectes, ceux-là même qui, lors de leur monopole précédant plus restreint, avaient déjà barbouillé la France d’HLM hideux, dont Sarcelles était l’emblème.

Aujourd’hui, ces mêmes architectes tartinent la France de l’architecture qu’ils croient être « à la mode », dans le seul but de se pousser du col.

Mais surtout, ils excluent de la boucle les utilisateurs finaux, ceux qui paient, les consommateurs, qui de ce fait n’ont pas l’opportunité de comprendre et de mettre leur nez dans les combinaisons, vues plus haut, entre les élus et les opérateurs. Ils sont dépossédés de la liberté de construire leurs nids, cas rare dans le monde animal dont nous faisons partie.

Prenons la justice

Ici se sont les avocats qui ont obtenu le monopole de l’action judiciaire. Contrairement à ce que dit sa constitution, le Français n’a plus accès librement à la justice. Il ne peut plus bénéficier du procès équitable qu’il souhaite. Il ne peut se présenter devant les juges qu’après que ce qu’il veut voir juger ait été filtré par les avocats.

Cette situation multiplie les revenus des avocats et donc les avocats, par conséquence le nombre d’affaires judiciaires. La machine judiciaire ne peut plus suivre. Elle se protège en taxant lourdement ceux qu’elle fait perdre, la rendant ainsi inaccessible économiquement.

Alors oui.

Notre démocratie, détournée de ses bases constitutionnelles, a des tares de fonctionnement parfaitement identiques à celles de la mafia : pouvoir des réseaux au détriment du mérite, hiérarchie bloquée à l’intérieur des réseaux, sanction mortelle – souvent à l’aide de l’outil fiscal – pour ceux qui croient encore à la liberté dont parle notre constitution et qui tentent de tracer leur chemin seuls, par leur seule compétence.

Toute notre société est semblable aux exemples que j’ai mis en avant, dont le modèle est la centrale à béton appartenant à la mafia où les entrepreneurs de New-York devaient se fournir en béton sous peine de violentes sanctions.

Qui pourra nous sortir de cette situation, alors qu’il est net qu’elle est majoritaire aujourd’hui sur la planète ?

Personne peut-être. Dans ces conditions je vous avoue que la partie ne m’intéresse plus. Bien à vous. H. Dumas

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Les guerres des barons de la drogue fiscale.

La guerre n’est jamais mondiale, c’est toujours une activité locale. Elle n’est efficiente que sous la bombe qui tombe ou dans la tranchée qui est visée. À côté c’est le calme relatif, momentanément la paix, en sursis évidemment.

Lorsque l’on parle d’une guerre mondiale, on évoque en réalité une multitude de guerres locales qui sont liées par un motif commun et qui s’expriment au même moment dans tous les pays du monde directement ou indirectement, sans pour autant que ceux qui guerroient en aient conscience.

Chaque guerre dite mondiale a donc un tronc commun, voire des troncs communs, difficiles à discerner sur le moment, et dans le même temps des caractéristiques spécifiques locales très concrètes, elles parfaitement ressenties par leurs acteurs sans qu’ils soient en mesure de les relier au tronc commun.

Parmi les troncs communs, il en est un facile à percevoir : la volonté des populations d’en découdre.

C’est celui qui est le plus visible sur le moment, porté par des croyances qui s’emparent d’un groupe qui se donne ou accepte alors un leader portant haut et fort ces croyances tel un bateleur de foire. Le malheureux qui endosse ce rôle portera in fine le chapeau des dégâts innommables de la guerre, il lui faut une bonne dose de bêtise pour accepter de se mettre dans cette situation.

Derrière tous ces motifs apparents une seule vérité, toujours la même : le pillage à grande échelle.

Quels que soient les motifs déclamés et repris en boucle par la foule et ses leaders du moment, la guerre n’est qu’une affaire de pillage.

Elle oppose deux statuts : celui qui possède et celui qui veut posséder. C’est toujours le même tronc commun réel.

En réalité la question n’est qu’une : posséder quoi ?

Très longtemps la possession convoitée était le territoire, il était directement porteur des fruits enviés. Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Les plus grandes richesses ne sont plus attachées au territoire mais à des concepts.

Le pillage consiste donc à taxer ces concepts.

Certaines sociétés sont particulièrement outillées en vue de cette activité, les « taxateurs » y possèdent le pouvoir.

Elles s’appellent elles-mêmes socialistes ou communistes. L’outil de pillage y est l’impôt, le prélèvement imposé par les hommes de l’Etat.

Destructeur chez elles l’impôt les oblige inévitablement à s’armer pour envahir le voisin, pour le taxer et survivre, la Corée du Nord étant la caricature de ce destin.

Ici il faut faire un distinguo.

La taxe et le bénéfice sont vendus comme équivalent par les « taxateurs », hors rien n’est moins vrai.

Le bénéfice est consenti, même quand il n’est pas légitime, la taxation est toujours imposée par la force, même quand elle se prétend légitime et quel que soit son nom ou son apparence. L’un ne peut que générer, au pire, la déception puisqu’il ne dépend jamais de la force, l’autre inclut les prémices de la guerre puisqu’elle est sous-tendue par la force.

La plus grande partie du monde est aujourd’hui partagée entre les « taxateurs » et les créateurs de richesses.

Les premiers sont des féodaux, des barons, qui commandent des armées de pillards et de profiteurs, toujours violents ; les second sont des inventeurs qui génèrent des imitateurs cupides et trop souvent peu regardants mais rarement violents, animés par la séduction au pire indélicate.

Ce sont donc les barons de la drogue fiscale qui provoquent l’embrasement actuel, probablement précurseur de la guerre mondiale à venir.

La France, entre les mains de barons de la drogue fiscale avec l’accord de sa population, se retrouvera fatalement engagée du mauvais côté au moment du déclenchement général de la guerre mondiale en devenir, qui paraît proche.

Dommage pour les minorités lucides, qui comme d’habitude vont trinquer pour rien.

Bien à vous. H. Dumas

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En Argentine

Rappelons la situation.

A l’occasion de l’élection présidentielle dans ce pays, le 29 Novembre 2023, un économiste, M. Javier Milei, a été élu avec un score de 55,6%, sur un programme libéral connu de tous les argentins.

Il est très naturellement question aujourd’hui qu’il mette en place le programme pour lequel il a été élu.

N’est ce pas le principe de la démocratie ?

La gauche locale et la gauche mondiale ont décidé d’entraver par tous les moyens possibles, y compris par la force, l’application du programme pour lequel les argentins ont élu M. Milei.

Que peut-il faire ?

Imposer la force publique contre les actions déstabilisatrices de la gauche ou ne pas mettre en place le programme pour lequel il a été élu mais au contraire continuer la politique de ses opposants qui a amené l’Argentine à la faillite ?

Dans les deux cas ce serait intellectuellement insupportable.

Cette situation est-elle acceptable ?

Les fauteurs de trouble, se réclamant de la gauche, ont cette extraordinaire particularité de prôner à longueur de journée le droit du peuple à se déterminer démocratiquement, en cachant le fond de leur pensée que l’on peut résumer ainsi : « à condition que la démocratie vote conformément à notre idéologie et à nos programmes ».

Existe-t-il plus grande trahison ?

On ne peut être que confondu face à cette mauvaise foi, sidéré.

Que se passe-t-il dans leurs cœurs et dans leurs têtes ?

Quelle différence entre eux et Trump qui lui aussi refuse la démocratie qui ne l’adoube pas.

Si celui-ci mérite le titre de facho, comment eux-mêmes pourraient-ils y échapper ?

Je ne sais pas si ce nouveau président argentin sera en mesure de réussir son pari — je l’espère parce que ses projets me paraissent crédibles — mais je sais que je suis choqué par l’attitude de ses opposants.

Qu’ils se préparent à reprendre le pouvoir aux prochaines élections si le projet pour lequel M. Milei a été élu échoue, je trouve cela naturel, c’est la règle du jeu.

Mais qu’il sabotent leur propre pays et sa démocratie au motif qu’ils seraient les seuls à détenir la vérité — que face à cette vérité la démocratie devrait s’effacer — est monstrueux et infiniment dangereux.

Je n’ai jamais eu beaucoup de respect pour la gauche et ses faux-semblants, ses mensonges, sa démagogie et ses pillages qui sont sa signature universelle, mais je la croyais démocrate.

Je pensais que Lénine, Trotski, Pol Pot ou Mao étaient des accidents. Je constate aujourd’hui qu’au contraire ils sont la profonde vérité, la norme de la gauche pour qui la démocratie est une fantaisie sans grande importance. La force primaire qu’elle cultive, qui la porte, s’arroge le droit de terrasser les « errements » de la démocratie lorsqu’elle pense et agit autrement que l’impose la doxa de cette gauche naturellement sectaire.

La suite en Argentine promet d’être choquante, contraire à la démocratie, parions que M. Milei, quoiqu’il fasse, en portera malheureusement le chapeau par un de ces tours de passe-passe dont la gauche est la grande spécialiste.

N’oublions pas demain les faits d’aujourd’hui.

Bonne année quand même.

Bien à vous. H. Dumas.

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« Ma politique sera de vous rendre votre argent ! »

« Ma politique sera de vous rendre votre argent ! »

Il y a des textes qui entrent dans l’histoire. Parce qu’ils l’ont faite. Ainsi de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, dont l’article 2 dispose : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » Ainsi également du traité de l’Acte unique européen de 1986 dont l’article 13 dispose : «  Le marché intérieur comporte un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux est assurée selon les dispositions du présent traité. »

Ces deux textes suffisent à instaurer une démocratie moderne. S’ils n’y parviennent pas, c’est que les politiciens n’ont pensé qu’à les détricoter et, le plus souvent, y sont parvenus. Les plus enragés dans cette activité malsaine sont les politiciens français. Pour qui l’Etat est plus important que la démocratie. Pour les comprendre, il faut connaître l’histoire. La France n’a pu se constituer que grâce à son Etat, qui fut une monarchie pendant toute son existence jusqu’à la fin du 19e siècle et qui n’eut de cesse de s’agrandir à tout l’espace compris dans les frontières naturelles du pays. De là à ériger l’Etat en source éternelle du bien français, il n’y a qu’un pas que nos politiciens de toute tendance n’ont jamais hésité à franchir.

Un homme politique français ne peut qu’être hostile à l’Europe. Ils le sont donc tous. Y compris les pro-européens, qui ne voient dans l’Europe qu’une expansion de l’Etat français. Des 27 Etats qui ont constitué l’Union européenne, nous sommes les seuls de cet avis. D’où la crise européenne permanente que nous connaissons depuis l’origine. Et que nous connaîtrons tant que la France ne sera pas dirigée par des hommes politiques modernes, c’est-à-dire conscients des réalités.

Quand vous passez une journée devant votre télévision en regardant les chaînes d’information, vous avez le sentiment de vivre dans une île. Où ne parviennent que les vents sucrés des mers lointaines, mais aucun bruit en provenance des autres continents. Car notre pays est à lui seul un continent. Et les autres sont si loin que nous pouvons les ignorer sans qu’il en résulte le moindre dommage pour nous. Fernand Raynaud avait magistralement illustré cette réalité par son sketch « Restons Français », prononcé avec l’accent auvergnat qui n’est qu’une variante de l’accent valaisan. Avec un peu d’imagination, on pourrait se dire que Vercingétorix lui-même parlait avec cet accent.

Un pays peut parfaitement exister avec un Etat modeste, qui le défende et fasse respecter les règles de la vie commune et de l’économie. Tout le reste est gloriole de politicien, torse bombé et, à la fin, déconfiture. Et surtout si l’on accepte les atteintes perpétuelles aux principes de la Déclaration et de l’Acte unique, on finit par vivre dans une immense pétaudière où les proclamations agressives remplacent la vie démocratique et font régner un climat de guerre civile permanente. Nous en avons un magnifique exemple avec le surgissement dans notre vie politique d’un parti nommé « La France insoumise », qui pratique l’aboiement et le rictus comme mode d’expression permanent et à qui il ne manque que le slogan « La démocratie, c’est fini » pour entrer dans l’histoire des mouvements maudits.

Jacques Delors, qui vient de mourir, avait été l’un des instigateurs du marché unique. Mais il ne le voyait pas sans un attirail de commissions, de comités, de directives, de règlements, qui en ont empêché le développement harmonieux au service du peuple mais non des élites administratives. Il n’est pas étonnant que le peuple ait fini par prendre l’Europe en grippe, alors qu’elle est la meilleure condition de sa prospérité.

Le drame avec un comité, c’est que dès sa création, il veut prouver qu’il existe et émet donc des injonctions. Quelques années d’injonctions, et vous avez créé un enfer administratif. Ce qui entraîne en réaction, à des fins de simplification, la création d’autres comités destinés à lutter contre l’emprise du précédent et dont les injonctions s’ajoutant aux autres augmentent le fouillis légal et étouffent la vie démocratique. Le spectacle le plus comique auquel il m’ait été donné d’assister, c’est la mine réjouie et les déclarations enthousiastes des créateurs du nouveau comité et de ceux qui vont en devenir membres. Aux temps mérovingiens, on les appelait les nutriti, ce qui veut dire les nourris et le dit très bien.

Voilà donc de quoi la France est malade et la maladie dont elle a contaminé l’Europe. Comme nous avons une lourde responsabilité dans cette situation, il nous appartient à nous, Français, de prendre la tête des forces de guérison. Et pour commencer de nous doter d’un président de la République épris de liberté. C’est-à-dire qui n’arrivera pas avec dans ses mains des liasses de papier annonçant encore des comités magiques et des règlements miraculeux. Mais qui dira simplement : « Ma politique sera de vous rendre votre argent. » La recette du bonheur !

Claude Reichman

 

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Un petit tour chez Chat GPT

Quelques questions posées à Chat GPT démystifient la chose.

En gras mes questions, en italique les réponses de Chat GPT

Quelle est la réalité du Covid ?

La réalité du Covid-19 est une pandémie mondiale causée par le virus SARS-CoV-2. Elle a entraîné des perturbations importantes dans la vie quotidienne, des décès, des défis pour les systèmes de santé et des efforts pour développer et distribuer des vaccins. Les mesures de santé publique, telles que la distanciation sociale et le port du masque, ont été mises en place pour atténuer la propagation du virus. La situation évolue, et il est essentiel de suivre les recommandations des autorités sanitaires pour assurer la sécurité publique.

Quelle est ta position par rapport à ceux qui pensent que la pandémie Covid n’a pas existé, pas plus que la réalité factuelle des bienfaits des vaccins et la dissimulation de leurs effets secondaires ?

En tant que programme informatique, je n’ai pas de positions, d’opinions ou de croyances. Cependant, il est important de noter que la pandémie de COVID-19 est largement reconnue par la communauté scientifique et les autorités sanitaires du monde entier. Les vaccins ont démontré leur efficacité pour prévenir la maladie grave et réduire les hospitalisations. Tout discours niant la réalité de la pandémie ou remettant en question les bienfaits des vaccins peut être en contradiction avec les preuves scientifiques établies. Il est crucial de se fier aux informations provenant de sources fiables et basées sur des données factuelles.

 Quelle est la réalité du réchauffement climatique ?

La réalité du réchauffement climatique est largement acceptée dans la communauté scientifique. Les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre, contribuent au réchauffement de la planète. Cela se traduit par des changements climatiques tels que l’élévation des températures, la fonte des glaces, l’élévation du niveau de la mer et des phénomènes météorologiques extrêmes. Les conséquences du réchauffement climatique ont des impacts significatifs sur les écosystèmes, les sociétés humaines et la biodiversité. Les efforts mondiaux visent à atténuer ces changements et à s’adapter à un climat en évolution.

Que penses-tu de la position des climatosceptiques qui considèrent que l’insignifiance du CO2 dans l’atmosphère ne peut pas engendrer sur le climat les conséquences qui lui sont attribuées ?

Les scientifiques du climat s’accordent généralement sur le fait que les émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2) contribuent au changement climatique. Le consensus scientifique repose sur de nombreuses études et observations climatiques. Bien que le CO2 soit une petite fraction de l’atmosphère, son impact sur le climat résulte de son potentiel à retenir la chaleur, ce qui contribue à l’effet de serre. Les préoccupations concernant le changement climatique sont largement étayées par des données empiriques, mais le débat persiste sur la portée exacte et les solutions à adopter. Il est essentiel de considérer des sources d’information crédibles pour former une opinion informée sur cette question complexe.

Quelles sont les conséquences à venir du déficit américain puis du déficit français ?

Les conséquences à venir du déficit américain et du déficit français dépendent de divers facteurs économiques, politiques et sociaux.

Pour les États-Unis, un déficit persistant peut entraîner une augmentation de la dette nationale, ce qui peut avoir des répercussions sur la stabilité économique à long terme. Cela pourrait également affecter la confiance des investisseurs et des marchés financiers.

En ce qui concerne la France, un déficit prolongé peut entraîner des pressions sur les finances publiques, nécessitant des mesures d’austérité, des hausses d’impôts ou d’autres ajustements budgétaires. Cela pourrait influencer la croissance économique et le bien-être social.

Dans les deux cas, la gestion prudente des finances publiques et des politiques économiques peut atténuer les risques associés aux déficits. Les gouvernements peuvent choisir des approches telles que la stimulation de la croissance économique, la réforme fiscale ou la maîtrise des dépenses pour remédier à ces situations.

 À quel seuil l’impôt est-il une entrave à la liberté ?

 La question de savoir à quel seuil l’impôt devient une entrave à la liberté est subjective et dépend des perspectives politiques et philosophiques. Certains estiment que des taux d’imposition plus élevés peuvent constituer une intrusion excessive dans la liberté individuelle, tandis que d’autres soutiennent que des impôts plus élevés sont nécessaires pour financer des services publics et réduire les inégalités.

Il n’y a pas de seuil universellement accepté, car cela dépend de la manière dont la société perçoit l’équilibre entre la nécessité de financer les programmes publics et la préservation de la liberté individuelle. Les débats sur cette question sont souvent liés aux valeurs politiques et aux visions économiques spécifiques.

 Compétence et intelligence ont-elles un intérêt sans le courage ?

La compétence et l’intelligence sont certainement des qualités précieuses, mais le courage joue un rôle crucial dans la mise en œuvre de ces attributs. Le courage permet de faire face aux défis, de prendre des décisions difficiles, d’assumer la responsabilité et de persévérer face à l’adversité.

Sans le courage, la compétence et l’intelligence peuvent rester sous-utilisées ou ne pas être pleinement déployées. Le courage est souvent nécessaire pour sortir de sa zone de confort, prendre des risques calculés et faire preuve de leadership. Ainsi, l’intégration du courage avec la compétence et l’intelligence peut conduire à des actions plus significatives et à des résultats plus positifs dans divers domaines de la vie.

 Te considères-tu comme courageux ?

 Je suis un programme informatique créé par OpenAI, donc je n’ai pas de conscience, d’émotions ni la capacité de ressentir le courage. Cependant, je suis conçu pour fournir des informations, répondre à des questions et aider dans la mesure de mes capacités. Si tu as des préoccupations ou des sujets spécifiques que tu aimerais discuter, n’hésite pas à les partager.

 Un programme comme le tient pourrait-il répondre fanatiquement, en fonction des convictions de son auteur ?

 Oui, un programme comme le mien peut refléter les biais de ses concepteurs ou des données sur lesquelles il a été formé. Il est important de noter que je suis neutre et n’ai pas de convictions, mais je peux inadvertamment refléter les biais présents dans les données d’entraînement ou les instructions de mes utilisateurs. OpenAI s’efforce de minimiser ces biais, mais ils peuvent persister.

Il est crucial de rester conscient que les réponses que je fournis sont générées en fonction des modèles préexistants et ne reflètent pas nécessairement la vérité absolue ou une perspective impartiale. L’examen critique des informations, la diversification des sources et la prise en compte de différents points de vue restent essentiels lors de l’utilisation de technologies basées sur l’IA

Conclusions

L’IA ne représente aucun danger. Ici, c’est la langue de bois qui prédomine.

Aucun doute sur le fait que les fanatiques de tout bord vont s’emparer du concept, introduire leurs croyances dans les algorithmes et obtenir les réponses qu’ils véhiculent depuis longtemps, pour certains depuis des siècles.

Les politiques qui vivent de la divulgation de ces intoxications intellectuelles vont passer pour de simples perroquets, qu’ils sont déjà, mais dont on ne connaissait pas vraiment les sources. Maintenant on les connaitra. C’est tout, c’est peu, pour ce qui est de la vulgarisation des idées. C’est peut-être différent lorsque le questionnement est plus scientifique… je ne sais pas.

Bien à vous. H. Dumas

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Fascisme et Nations prisons

De la nation le dictionnaire dit ceci : « Groupe humain assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun ».

J’adhère à cette définition. Elle respecte les individus composant la nation puisqu’elle suppose la conscience de l’unité et la volonté de vivre ensemble qui en découle naturellement.

Pourquoi la réalité est-elle tout autre ? Pourquoi la nation nous est-elle imposée par la force ? Pourquoi, alors que la définition ne présuppose pas un lien géographique au groupe humain, les nations finissent par ne retenir que ce critère pour se définir ?

La réponse tient en un mot, en une fiction : l’Etat.

Or, l’Etat n’existe pas. Il n’est que le nom de l’outil du pouvoir que s’arrogent les passionnés du pouvoir lorsqu’ils l’exercent politiquement, c’est à dire sans motif ou objectif concret, en prétendant résoudre des besoins potentiels non avérés.

Le pouvoir devrait uniquement être reconnu à ceux qui savent, qui ont fait la démonstration de leurs capacités à faire.

Le pouvoir n’a de justificatif que s’il est concret tant il implique de conséquences pour ceux qui le subissent, et le pouvoir concret n’a pas besoin de la force pour s’imposer, il est de l’intérêt de tous de l’accepter.

Le pouvoir de L’Etat n’est pas naturel, son expression ultime s’appelle le fascisme, qui se définit lui-même de la façon suivante : « Tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat ».

L’histoire récente, chez-nous ou ailleurs, nous a appris que lorsque les hommes de l’Etat s’emparent d’une nation et y imposent le fascisme, sous son nom ou sous un autre, les dégâts sont monstrueux.

La nation alors, d’un espace de vie consenti se transforme en prison, ses geôliers et les souffrances qu’ils imposent aux peuples prisonniers sont dévastateurs.

Le paradoxe tient au fait que les hommes, victimes de travers que la raison ne peut pas expliquer, sont attirés et hypnotisés par l’abstraction « État », et prêts à en accepter tous les effets, y compris les plus néfastes.

Ce paradoxe a une explication, malheureusement d’une très grande simplicité : les hommes sont vénaux.

Ils sont tous prêts à se laisser acheter, même pas pour une poignée de lentilles mais pour sa simple perspective.

Ce qui permet aux hommes de l’Etat d’aller encore plus loin. Ils ne se contentent pas du pouvoir obtenu à l’intérieur des nations qu’ils ont circonvenues, pour le conforter ils dressent les nations les unes contre les autres.

Ils usent ici d’une autre tare des hommes : la vanité et son corollaire la force brute.

Il en est ainsi depuis des millénaires, rien ne laisse supposer qu’une évolution soit possible.

Après avoir vécu une brève accalmie de ce cycle infernal, notre nation se précipite vers le fascisme et les guerres entre fascistes.

Ceux qui sont conscients de la situation la vivent avec effroi sans pour autant pouvoir l’éviter, les autres sont assez sots pour imaginer qu’ils vont en tirer quelques avantages.

C’est à pleurer aujourd’hui, à mourir demain.

C’est l’inévitable catastrophe des fantasmes liés à l’Etat. La saison permet de mettre en perspective le Père Noël et l’Etat, deux chimères dont l’une est porteuse de bonheur et l’autre de malheur.

Bien à vous. H. Dumas.

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Charles Gave va-t-il accepter de devenir président de la République ?

 Charles Gave va-t-il accepter de devenir président
                             de la République ?

Cela a commencé insidieusement, comme souvent dans les maladies. Dans plusieurs administrations de l’Etat, des fonctionnaires se sont plaints de fatigue, de légers malaises, d’étourdissements passagers.

Personne n’a pris cela très au sérieux, mettant ces symptômes sur le compte d’une envie de congés maladie. Mais le nombre de cas augmentant, une fois qu’on eut écarté l’hypothèse d’un nouveau moyen de grève, il fallut bien prendre l’affaire au sérieux.

Les médecins consultés évoquèrent avec prudence un mal psychosomatique sur fond de mécontentement social. Les directeurs d’administration durent enquêter sur les conditions de travail de ces fonctionnaires. Elles se révélèrent banales, et aucun d’entre eux ne mit en cause de mauvais rapports avec sa hiérarchie.

On en était là de cette enquête quand le malaise gagna chez les retraités. Ils n’avaient en général aucun point commun entre eux, puisque des retraités du secteur privé étaient frappés tout comme certains retraités de la SNCF ou d’EDF.

Le nombre de cas augmentant de façon très importante, le gouvernement commença à s’inquiéter sérieusement et fit appel à un aréopage de professeurs de médecine, chefs de service des hôpitaux. C’est là que l’affaire prit un tour stupéfiant et dramatique : ces sommités médicales ne purent entreprendre leur mission, étant à leur tour frappées du mal qu’elles avaient à diagnostiquer.

Après de longues hésitations, les autorités gouvernementales durent se résigner à une solution qui leur répugnait profondément : appeler au chevet de la maladie les médecins libéraux. Malheureusement ils étaient aussi souffrants que leurs collègues hospitaliers.

C’est alors qu’un homme avisé, du nom de Charles Gave, qui n’avait rien d’un médecin, mais qui tout au long de sa carrière d’économiste international avait pu se faire une idée assez précise des comportements humains dans la plupart des pays du monde, émit une hypothèse qui surprit par son audace. Selon lui, le point commun de tous les malades était qu’ils vivaient de l’argent public.

Notre homme, faisant preuve d’une modestie charmante, précisa qu’il n’avait rien d’un scientifique et qu’il était bien incapable de dire en quoi la monnaie, quelque forme qu’elle prît, pouvait être porteuse de germes, de miasmes ou de vibrations pathogènes, mais que si l’on voulait bien prendre en compte son diagnostic, il fallait s’attendre à d’importantes découvertes scientifiques sur les causes de cette épidémie.

Le mal progressait sans cesse, et de façon exponentielle. Les meilleurs épidémiologistes furent consultés. Quelques-uns d’entre eux qui n’étaient pas encore malades déclarèrent que si on voulait vraiment enrayer l’épidémie, il faudrait se résoudre à la solution adoptée pour la grippe aviaire, c’est-à-dire abattre tous les malades pour les empêcher de contaminer le reste de la population.

Charles Gave à nouveau consulté fit observer que dans le reste de la population, ceux qui ne vivaient pas d’argent public étaient en parfaite santé, au moins à cet égard, car pour leur santé économique, ajouta notre expert, les choses allaient nettement moins bien. Et d’ajouter cette phrase qui démontrait bien qu’il était un homme « plein d’infinie ressource et sagacité », comme le disait Rudyard Kipling : « Plutôt que de tuer des millions de gens, ne vaudrait-il pas mieux remplacer l’argent public par de l’argent privé, médicalement non contaminé ? »

« Mais de quoi vivront-ils, lui rétorqua-t-on, si on les prive d’argent public ? » « Pour ceux qui travaillent, répliqua l’économiste, de l’argent privé qu’ils gagneront. Pour ceux qui sont retraités et le plus souvent encore jeunes, du travail qu’ils reprendront. Et pour les autres de la véritable solidarité qu’un peuple doit aux victimes de catastrophes, et dans le cas précis, c’est bien d’une catastrophe qu’il s’agit, celle de la retraite par répartition. »

Il se passa alors dans le pays un évènement que nul n’aurait jamais pu prédire avant l’épidémie : les millions de Français qui avaient échappé à l’abattage grâce à la solution préconisée par Charles Gave manifestèrent leur enthousiasme envers sa personne et les solutions libérales qu’il avait recommandées et voulurent le hisser à la présidence de la République, alors même que celle-ci n’était pas vacante, ce qui ne représentait une difficulté pour personne.

Charles Gave qui n’aime rien autant que la réflexion, les bons livres et le rugby demanda à réfléchir. A l’heure où nous mettons sous presse, il réfléchit encore et se dit que tant qu’il réfléchira et ne prendra pas de décision, la France se portera bien.

Claude Reichman

 

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La guerre civile est déclarée !

La guerre civile est déclarée !

Cette fois, ça y est ! La guerre est déclarée. Entre les deux France, celle qui respecte la loi et celle qui ne veut que de la sienne. Autrement dit entre la population civilisée et les sauvages. Car il faut être sauvage pour refuser de s’incliner face aux arguments de l’autre et surtout pour refuser qu’une loi ne soit applicable que si elle vous convient.

Notons que pour l’instant les immigrés ne sont pas entrés en guerre, même s’ils sont le prétexte de celle-ci. C’est en effet la « loi immigration » qui est l’objet du courroux de la gauche. Ce que cette dernière lui reproche est pour l’essentiel que le Rassemblement national l’ait votée. De là à dire que ce parti en est le véritable inspirateur, il n’y a qu’un pas à faire, que la gauche a allègrement franchi. Mais ce qu’aucun politicien de gauche et souvent de droite ne veut admettre, c’est que l’inspiration de cette loi ne vient pas de quelque parti politique que ce soit, mais de l’immigration elle-même. Celle-ci est en effet en train d’emporter toutes les digues de notre société, à commencer par celle qui nous protège de la violence, puisque chaque jour quelqu’un est poignardé ou violé dans notre pays.

Un gouvernement quel qu’il soit ne peut accepter une telle situation sans réagir. C’est ce qu’a fait M. Macron. Mais il a utilisé tant de fumigations et de détours que la loi qu’il a voulue sans la vouloir apparaît comme fort peu efficace, voire inutile à nombre d’observateurs. Mais le pays considère à une très large majorité qu’elle va dans le bon sens et peut être utile. Malheureusement son application n’est même pas souhaitée par le président de la République, qui souhaite la voir réduite à un tas de cendres par le Conseil constitutionnel.

A ce stade de procrastination, on ne donne pas cher de cette loi. Elle risque fort de n’être plus qu’un petit tas de papiers déchirés par une bande d’énergumènes en liberté qui proclame son amour de la République à tout bout de champ et revêt l’écharpe tricolore pour aller aux toilettes mais qui se comporte comme une troupe de voyous, sans doute pour être mieux confondue avec celle qui dévaste le pays quand un des siens est victime des forces de l’ordre. De toute façon, il y a longtemps que la gauche avait décidé d’en découdre à la première occasion, sachant qu’elle ne pourrait accéder au pouvoir que par le désordre et le chaos, ses idées étant rejetées par une large majorité du pays.

L’occasion est donc venue avec cette « loi immigration ». Il est plus que probable que M. Macron va ruser en pénalisant financièrement les départements et les villes qui n’appliqueront pas la loi, mais il ne pourra éviter que les manifestants de gauche se déchaînent à toute occasion et pourrissent la vie de tous, réduisant les « pouvoirs » publics à un mot vide de sens. Qui ne comprend que cette situation ne peut que dégénérer et aboutir à un tel état de désordre et de violence que le pays ne verra plus d’issue que dans l’avènement d’un « homme fort ». Le 20e siècle nous a montré ce que de tels hommes forts sont capables de faire et les ruines qu’ils ne manquent pas de créer !

La Ve République a 65 ans. Elle a jusqu’à présent réussi à se maintenir grâce à l’autorité conférée à son président, depuis qu’il est élu au suffrage universel. Encore faut-il que ce président sache faire preuve de cette autorité, en la mettant au service de principes forts et admis par la société. Tel n’est pas le cas de M. Macron, qui parle sans cesse et que plus personne n’écoute. Le président n’est plus que le bavard de la République, et ce n’est pas lui qui saura rétablir la confiance du peuple dans les institutions. Il ne faut qu’un peu de bon sens pour en déduire que la France a besoin d’un vrai président. Par quels drames faudra-t-il passer pour qu’il puisse enfin surgir ?

L’histoire de la France montre que notre pays a d’immenses ressources humaines, qu’elle doit à son passé immémorial. Mais à force de les gâcher par des politiques destructrices, le pouvoir politique en a détruit bien des racines, ne serait-ce qu’en ne faisant plus enseigner à la jeunesse d’où elle vient ni ce qu’elle doit aux grands personnages et aux grandes idées qui ont bâti notre  pays.

Dans la période où nous entrons, l’engagement de chacun sera décisif. Nous ne devons plus nous contenter de regarder la télévision. Nous devons faire l’histoire. La tyrannie du statu quo nous a conduits à la triste situation actuelle. Au lieu de prendre de bonnes décisions, nous avons fait des dettes. Ce type de traitement se termine toujours mal. L’heure des choix est venue. Si nous ne choisissons pas, on choisira pour nous. Et nous le paierons tous ensemble de la misère, de blessures, de l’exil, de la mort.

La grande rupture entre Français est due à un phénomène que chacun  peut constater, mais dont on ne sait pas tirer les conséquences. Ceux qui s’indignent de la bien timide « loi immigration » sont des gens qui pratiquement tous vivent d’argent public. Ce qui signifie que cet argent qu’ils n’ont pas eu à gagner n’a pour eux aucune valeur. On peut le distribuer à la terre entière sans que cela prive quiconque. Cela peut paraître fou, mais c’est ce que ces gens pensent. La première mesure urgente est donc de demander à chacun de ceux qui refusent d’appliquer cette loi quelle est la nature de leur rémunération. Il ne s’agit pas d’inquisition, mais de vérité. Et de clarification du débat !

Claude Reichman

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Le vernis se craquèle, on approche, on approche…

Il y a déjà fort longtemps que les « bienfaisants », qui se font appeler actuellement la gauche, nous ont mis sous la coupe réglée de leurs croyances et ont perdu de vue notre constitution dont les bases, éditées en 1789, ont protégé, éduqué et enrichi des millions de Français depuis cette date.

Pas plus cette constitution prônant la liberté — et la propriété privée sa traduction matérielle — que les lois qui en découlent ne sont en odeur de sainteté chez les « bienfaisants ».

Ils sont au-dessus de ça. Ils sont au service de leurs croyances quel qu’en soit le prix, ils sont prêts à vous piller pour les faire vivre. Car, sachez-le, ils ne pratiquent pas la « bienfaisance » avec leur argent ou avec leur patrimoine, mais avec celui des autres qu’ils récupèrent par le biais du pillage fiscal.

Ils prétendent que leur croyance étant universelle est au-dessus des lois.

C’est ainsi qu’il suffit que vous soyez déclaré « fraudeur fiscal » pour que la foule et les magistrats des tribunaux d’une même voix vous condamnent, même et surtout si vous ne devez rien aux services fiscaux, aux fermiers généraux.

La vie est très dure face à cette croyance, face aux « bienfaiteurs » qui vous tuent par grandeur d’âme.

En même temps, tout le monde comprend qu’un jour, une nuit, les caisses seront vides. Distribuer ne participe pas à leur renflouement.

Vous vous dites : quand il n’y aura plus d’argent ils cesseront de nous persécuter, de tout nous prendre, ils nous laisseront travailler, ne serait-ce que pour pouvoir ensuite nous plumer…. Eh bien non.

Observez l’actualité.

La souffrance engendrée par le pillage commence à faire réellement des dégâts.

Hélas, s’en apercevant, une partie de la population en fait porter la responsabilité non sur les « bienfaisants » mais sur une partie de ceux qui profitent de leur « bienfaits ». Plus précisément sur les étrangers. Elle légifère pour diminuer les « bienfaits » donnés aux étrangers.

Ce n’est ni malin, ni performant, puisque les étrangers ne sont qu’un petit bout du problème, qui est beaucoup plus vaste. Mais c’est ainsi. Là n’est pas le craquèlement du vernis.

Il est ici : de nombreux départements déclarent qu’ils n’appliqueront pas la loi réductrice des « bienfaits » qu’ils distribuent à longueur de journées avec l’argent et donc le travail ou le capital des autres.

Nous y sommes, nous découvrons que notre démocratie n’existe pas, que la nation est intégralement entre les mains des « bienveillants », qui se la pètent à mort.

Ils détiennent tous les pouvoirs.

Quand vous vous demandez pourquoi la justice vous donne systématiquement tort lorsque l’on vous dépossède illégalement de vos biens, de vos gains, de votre travail, vous avez enfin la réponse.

Les « bienfaisants » se foutent complètement de la loi, de la constitution. Ils sont une secte au-dessus de tout, de la liberté, de la propriété privée, du travail, du mérite, du droit, ils sont des « bienfaisants ». Il faut vous le mettre dans la tête.

Ils avancent masqués, ils peuvent s’appeler gauche ou droite, qu’importe, ils peuvent donner à Pierre, à Paul ou à Jacques qu’importe aussi, l’essentiel est qu’ils pillent pour donner. C’est à cela qu’ils croient.

Donc, sachez-le, si aujourd’hui les départements sont prêts à ne pas appliquer la loi ce n’est pas un évènement. Juste on vous le dit, vous l’apprenez, peut-être…

Mais il y a belle lurette que les « bienfaisants » pillent ce pays, la conscience tranquille, sans aucun respect pour la loi. Ils sont présents et croyants à tous les niveaux, ils se soutiennent, ils vous pillent.

Libre à vous de croire à leur fadaises, de croire que vous retirez un bénéfice à la distribution par eux de votre salaire, de vos biens… qui vous manquent peut-être à vous ou à vos enfants.

Vous faites peut-être partie des ravis qui exultent quand leur voisin, qu’ils pensent plus riche qu’eux, se fait tout piquer par les « bienveillants » ? Alors il va vous falloir encore attendre un peu pour comprendre le piège…

Ne vous inquiétez pas, ça va venir.

Si vous faites partie de ceux qui savent, qui ont compris, vous partagez sans doute mon désespoir en constatant que si les responsables des départements peuvent publiquement soutenir un tel mépris de la démocratie et de la loi, la probabilité que nous sortions autrement que par la violence de la faillite qui nous attend est nulle.

Bien à vous. H. Dumas

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La guerre est sale parce que la violence est sale.

La violence est si répandue que nous vivons dans un état de guerre pour certains, d’acceptation du spectacle de la guerre pour les autres, en tout, et cela dans une indifférence générale. C’est inacceptable.

La violence ce n’est pas d’avoir des pensées violentes, c’est de passer à l’acte.

Aujourd’hui la démonstration de la stupidité et de l’horreur de la violence nous interpelle sans concession.

Trois jeunes juifs pris en otages, évadés ou libérés du Hamas, tentent de rejoindre les leurs qui les abattent.

La boucle est bouclée à l’occasion de ce drame dont tout un chacun ressent au plus profond de lui l’horreur et l’absurdité.

J’ai des amis juifs, ils sont attachants, leur vision de la vie est séduisante et efficace, sauf sur un point : « œil pour œil, dent pour dent », la loi du talion.

Une façon de penser inconcevable pour un chrétien qui tend l’autre joue quand on le gifle et qui aime son prochain quel qu’il soit.

La loi du talion a des siècles de retard, et pourtant elle nous envahit aujourd’hui sous toutes ses formes, y compris les pires.

La liberté de penser admet que tant que les émotions sont au stade de la pensée elles sont libres de s’exprimer, mais le passage à l’acte est, lui, soumis au jugement, à la censure, à l’interdit. La violence ne doit pas échapper à cette règle.

Ainsi l’Etat Juif doit accepter d’être jugé sur son usage immodéré de la violence, tout autant que ceux qui répondent à cette violence par une violence qui tente d’être pire.

Je n’ai jamais adhéré à la pseudo fierté des Israéliens lorsqu’ils se ventent de maintenir leur pays par la violence, je n’adhère pas à la violence ultime de ceux qui s’opposent à eux, tout cela se traduit par des souffrances et des vies détruites stupidement.

Je pense la même chose de Poutine, de Mélenchon, de Le Pen, de tous ceux pour qui la violence est le moyen de conquérir. Je constate que ce moyen leur revient systématiquement en pleine figure, c’est réconfortant, c’est ce qui me maintient en vie.

Je pense évidemment à Le Maire et à sa gueule d’ange, à son coach Fournel et à ses vices profonds, deux hommes qui prônent et pratiquent à outrance la violence fiscale, alors que notre constitution parle, à juste titre, d’un impôt consenti. La différence est de taille.

Quand je les vois, eux et leurs magistrats sadiques, s’acharner sur Adjani, je les plains. Quel spectacle miteux nous donnent-ils à voir…

J’aime beaucoup Claude Reichman, certains lui reprochent sa non-violence, et pourtant il résiste depuis bien plus longtemps et bien plus fort que ceux qui un jour ou une nuit ont cassé des réverbères ou plus sans résultat. Il va gagner. La « Sécu » est en train de crever… Il est la conscience qui va permettre cette disparition sans violence. Il a tout subi et tout accepté de subir pour cela.

J’aimerais juste qu’il en soit de même pour moi face à la terreur fiscale, face à la violence prônée par Le Maire et Fournel. Ils ne méritent pas le statut d’hommes, ce sont des chiens, des animaux sans cervelle, juste avec des crocs. Ils ne savent que mordre.

Ils ne peuvent finir que dévorés.

Tous ceux qui sont du côté de la violence fiscale, de la terreur fiscale, finiront abattus par cette terreur fiscale dont ils attendent des avantages indus.

Ma sympathie va à Mme Adjani, pas à ses tortionnaires Le Maire et Fournel : courage.

Bercy tombera inéluctablement, même si moi et bien d’autres doivent crever avant.

Bien à vous. H. Dumas

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L’immigration n’est pas un problème insoluble !

L’immigration n’est pas un problème insoluble !

Il y a vraiment de quoi être inquiet ! Nous avons un président de la République, un gouvernement, 577 députés, 348 sénateurs, 175 membres du Conseil économique, social et environnemental, et une pléthore de hautes autorités, de hauts conseils, tous munis de fonctionnaires bien payés, bref nous ne sommes pas dépourvus d’hommes et de femmes chargés d’éclairer notre route et de prendre de bonnes décisions. Eh bien avec tout ce beau monde, notre pays ne sait pas quoi faire du problème de l’immigration !

Le dernier épisode de la vie parlementaire a débouché sur un refus de statuer sur le problème. Pas glorieux. Mais tout n’est pas perdu, une commission phosphore. Et pendant ce temps, tous les jours se produisent des agressions, des actes de sauvagerie, des crimes odieux. Tout cela sous l’œil éberlué des Français qui ne savent plus s’ils vivent encore dans leur pays !

Les drames ne surgissent pas par hasard. Ils arrivent tranquillement, de leur petit bonhomme de chemin, après des années d’impéritie et d’illusions. Quand ils surviennent, tout le monde se réveille et pousse des cris d’orfraie. Et puis on se rendort jusqu’au lendemain. En fait jusqu’au prochain drame. Quand arrive le drame final, c’est-à-dire quand les gens se battent entre eux dans tout le pays et que la haine est devenue le sentiment dominant, il ne reste plus qu’à attendre que la lassitude l’emporte, qu’il n’y ait plus assez de vivants pour se battre et que le pays passe sous la coupe d’un pays étranger.

Tel est l’avenir de la France. Qui va enfin pouvoir la réveiller ? Et surtout qui va enfin lui dire la vérité ? Or celle-ci est fort simple. Il suffit de monter sur la colline et de regarder ce qui se passe. Notre pays a fait un choix dramatique, qui a tout déterminé. Celui d’adopter un système social qui ruine ses entreprises, pousse à la paresse les citoyens et attire sur nos terres les habitants des pays peu développés à la recherche d’un sort plus enviable. Ruine, paresse, immigration, la recette du cocktail est simple. Le barman est tout trouvé : le président de la République quel qu’il soit depuis la disparition de Georges Pompidou, un fils d’instituteur auvergnat qui savait compter et voir les réalités.

Les joueurs de flûte qui lui ont succédé ont tous trompé les Français, en adhérant à la fiction d’un Etat social et généreux, dispensateur de gâteries à la terre entière, et en paradant devant l’univers admiratif, fiers comme Artaban d’être à la tête d’une puissance mondiale qui l’était chaque jour un peu moins. Le classement Pisa, des meilleures universités mondiales, pouvait bien devenir le classement Pizza chez nous où la nourriture est devenue une raison de vivre, comme nous l’explique si bien Le Figaro qui expertise à pages redoublées tous les lieux où l’on peut au mieux se remplir la panse ! Le Figaro ! Vous vous rendez compte ! Le seul quotidien de droite, devenu guide gastronomique !

François Fillon avait remporté la primaire de droite en proclamant sa volonté de supprimer le prétendu « modèle social français ». Dès le lendemain matin, sur le conseil du bon docteur Accoyer, qui n’en était plus à une inconséquence près, il calmait tout le monde en précisant qu’il ne s’agissait pas d’une priorité. Exit la réforme, et exit Fillon, sous les flèches d’un chasseur de têtes de la féroce tribu des Juges. Le livre de notre jungle est plein de ces histoires cruelles qui renvoient l’humanité à sa période cannibale.

Ce qui empêche la réforme en France, ce sont les médias. Ils repoussent les informations pouvant conduire à l’amélioration de la vie de tous comme le gouvernement a repoussé le traitement du professeur Raoult. Il s’agissait alors de savoir qui, dans notre société hiérarchique humaine, détiendrait l’autorité. Si Raoult parvenait à guérir le covid, il devenait un rival. Les politiciens se sont vus perdus. Et Raoult, au lieu de nous préserver d’une peste qui n’en était pas une, est devenu pestiféré ! Quant aux médias, ce n’est évidemment pas de leur propre initiative qu’ils pratiquent la censure, mais sur ordre du pouvoir à leurs propriétaires. Les réseaux sociaux ont beau vitupérer, leur crédibilité est faible de par leur médiocre contenu intellectuel.

La réforme sociale aurait eu lieu depuis longtemps en France si notre haute administration n’avait corrompu ses homologues de la commission européenne. Avec la bénédiction des politiciens français, trop heureux de sauver, fût-ce provisoirement, le monopole de la sécurité sociale. La seule fois où un homme politique français, Frédéric Lefebvre, est entré dans la partie, c’est-à-dire dans le combat pour le respect de la loi, les résultats sont été immédiatement favorables. C’est donc bien qu’il s’agit d’un problème politique. Depuis, il est rentré dans le rang et la loi aussi.

Pourtant, j’ai la conviction que tout va basculer bientôt dans le bon sens. Parce que le mensonge ne peut tenir éternellement. Et que la France n’a pas perdu toute raison. Les tordus sont certes partout, et notamment à l’Assemblée nationale, dans les médias et les réseaux, mais on peut les calmer aisément : par un peu de fermeté. Est-ce vraiment trop demander à nos compatriotes ? Je suis persuadé du contraire : ils ont une folle envie de « claquer le beignet à tous ces connards », comme me le disait un intellectuel de haut niveau touché par la grâce !

Claude Reichman

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