Archives de catégorie : Société

Sous cette rubrique vous trouverez tous les billets dénonçant la situation actuelle et proposant éventuellement des solutions.
C’est un spectre très large, qui va bien au-delà du contrôle fiscal. Ceux qui ont vécu un contrôle fiscal comprendront l’intérêt de cette rubrique.
Une fois passée la violence du choc, la mort économique et sociale qui suit, si le contrôlé est encore en vie, s’il n’a pas commis sous la pression l’irréparable, il ne souhaite qu’une chose : que plus jamais personne ne puisse subir une telle violence, aveugle et mensongère.
C’est alors qu’il éprouve le besoin de témoigner, mais aussi de tenter de reconstruire, en faisant part de ses émotions et de son expérience.
Il s’agit donc d’une rubrique vaste, ouverte, susceptible de faire avancer les choses pour plus de justice, plus d’égalité et plus d’humanité dans la participation à l’impôt.

UN HONNÊTE HOMME

Un  journal local de notre beau pays se fait l’écho de la nouvelle tonitruante suivante:

“Un homme trouve 8.000€ dans la rue et les apporte au commissariat.”

Sao-Paulo-copie-1

L’affaire se passe au Brésil, plus précisément à Sao Paulo.

Etre honnête et respecter la propriété d’autrui est, pour ce journal français, un événement mondial qui mérite un encart.

L’étonnement du journaliste laisse supposer qu’il aurait trouvé normal que le découvreur garde le trésor. Sans doute pense-t-il que ces 8.000 €, dans la rue et dans un sac poubelle, étaient un peu troubles. Une arnaque, ou une urgence, ayant perturbé un trafic de drogue pourrait en être à l’origine, se dit-il. Un argent sale n’aurait donc pas, pour lui, vocation à être rendu, tout particulièrement au commissariat.

Mais en plus, constate notre journaliste, l’auteur de la restitution vit sous les ponts. Comme quoi, l’honnêteté ne paie pas. N’est-ce pas un peu ridicule d’avoir de tels principes et de se retrouver dans la rue, cette rue où, c’est bien connu, nul n’est honnête s’il y vit ? Sa mère aurait sans doute mieux utilisé son autorité en lui apprenant à relativiser l’honnêteté, pour  lui éviter d’être sous les ponts, plutôt qu’à lui inculquer l’idée de respecter la propriété d’autrui, jusqu’à considérer que, garder ce que quelqu’un a perdu et que l’on a trouvé, est “voler”.

En filagramme, le journaliste se dit aussi que ce n’est peut-être pas au commissariat que cet argent sera en lieu sûr. Déjà qu’en France, lui ne s’amuserait pas à aller jusqu’à confier de l’argent liquide à la police, alors au Brésil….

On sent bien que, pour ce journal, l’événement est mondial car la norme eut été de garder l’argent et de ne rien dire. Argent trouvé, argent acquis.

Effectivement, c’est exactement ce que pense notre élite, nos “Bercynarques”  qui ne vivent pas dans la rue ou sous les ponts. Bien que leur repaire ait une forme de pont, enjambant une partie de la Seine….

Pour eux la propriété privée n’existe pas, l’argent qu’ils trouvent sur nos comptes en banque, informés dans notre dos par nos banquiers, est à eux, pas à nous. Par délicatesse ils disent à“la collectivité”, mais comme la collectivité ce sont eux, pas de problème.

Nos maisons, nos terrains, ne sont pas à nous. Leurs règlementations débiles, dictées par“l’intérêt collectif” disent-ils, nous en dépossèdent totalement, ne nous laissant que les charges.

Pas question de laisser quelques miettes à nos enfants de notre “capital”, qui a pourtant déjà payé l’impôt avant de se constituer, ce serait une insulte à l’égalité, il  faut tout leur donner.

De tout cela, le même journal ne voit rien à redire, bien au contraire, il n’est pas de jour sans que nous soyons par lui stigmatisés à ce  sujet.

Il est tout à fait certain que si, un jour, l’Etat nous rendait notre argent, respectait notre propriété privée, ce serait aussi un événement journalistique mondial, tant nos journaux considèrent que nos gains sont louches et que prendre sans droit notre“argent louche” est naturel, pour eux ce n’est pas un vol.

Cet état d’esprit est l’inverse des règles de l’économie dont un des éléments essentiels est le respect de la propriété, par conséquent la perception rigoureuse de la notion de vol. On en est très loin.

La presse représentant l’opinion générale, ce n’est pas demain que notre économie pourra redémarrer, accablée par la perversité de telles pensées.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 866 vues

FRANCE TELECOM

La justice poursuit la société France Télécom pour harcèlement. C’est une bonne chose. Certains croient y voir le bon vieux conflit des classes sociales entre le patronat et le monde ouvrier, entre le capital et les salariés. Il n’en n’est rien. Ils se trompent lourdement.

Il s’agit ici pour la justice, du moins je l’espère, de sanctionner simplement et à juste raison un abus de pouvoir. Cela n’a rien à voir avec l’économie et le libéralisme.

Les dirigeants de France Télécom n’en sont pas les propriétaires. Les propriétaires sont virtuels, disséminés en porteurs d’actions anonymes et multiples. Ces porteurs d’actions souhaitent probablement des résultats financiers. Mais, rien ne peut laisser supposer que leur souhait passe par le harcèlement des salariés. Bien au contraire, l’intérêt du patron est, incontestablement, de s’occuper étroitement du bien-être de ses salariés, au point que les reproches de “paternalisme” sont monnaie courante, lorsqu’il existe un patron identifiable.

Donc, l’affaire France Télécom est tout simplement un problème d’abus de pouvoir de vilains“kapos”, de provocations entre salariés, les uns en bas de l’échelle et les autres en haut leur faisant “suer le burnous”.

Il serait complètement stupide d’en faire un exemple des nuisances du libéralisme, alors que cette affaire ressemble davantage aux violences générées par les systèmes planifiés où le pouvoir est confié à des individus non impliqués à travers un capital personnel. Celui qui détient un capital n’a aucun intérêt à s’en servir pour se mettre à dos ses employés en les harcelant ou ses clients en les volant.

C’est, au contraire, quand le capital est masqué, appartenant à une multitude non identifiable ou encore à l’Etat, que ses serviteurs peuvent devenir pervers, violents ou voleurs, en toute impunité.

Il semblerait qu’un changement soit en route, que la justice enfin se soucie du harcèlement au-delà de son simple aspect sexuel. Bravo.

C’est un grand bonheur, la justice a du pain sur la planche. Notre justice, fraternelle et égale, va donc, probablement dans les jours qui viennent, mettre en examen le Ministre des Finances et la plus grande partie des contrôleurs fiscaux.

En effet, existe-t-il une entreprise pratiquant davantage le harcèlement que les services fiscaux ? Existe-t-il un taux de suicide plus important que celui lié aux contrôles fiscaux ? Existe-t-il un carnage humain plus lourd, dans notre pays, que le carnage fiscal ?

En toute impunité, jusqu’à ce jour, les contrôleurs fiscaux pratiquent le harcèlement. C’est pour eux une méthode de travail, qui va objectivement jusqu’à la torture fiscale tant ils ne se donnent aucune limite.

Ce temps est terminé, la notion de harcèlement professionnel et financier existe, l’affaire France Télécom en est l’annonciatrice, “re-bravo”.

Personne ne peut raisonnablement imaginer que la justice se fourvoierait. Que, poussée par je ne sais quel dogme ou idéologie,  elle s’imaginerait, au lieu de rendre la justice, s’ériger en justicier de l’économie, confondant alors celle-ci avec la bureaucratie, ce qui n’a rien à voir, vous en conviendrez.

Une telle erreur serait de nature à laisser croire que la bêtise aurait totalement pris le pouvoir, jusqu’en ces lieux qui nous sont si chers : les Tribunaux.

Non, ce ne peut pas être le cas. Gardons confiance, les mises en examen des contrôleurs fiscaux pour harcèlement ne vont pas tarder.

En attendant, je vous conseille un bon pastis, à l’ombre des platanes, sur la place des lices.

Bien cordialement. H. Dumas

Anecdote :

Entendu dans un bar:

– Tu comptes sur tes copains ou sur ton patron pour payer ton salaire à la fin du mois ?

– Ben, sur mon patron, couillon.

– Alors, pourquoi tu votes pour tes copains, connard ?

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 011 vues

LEÇON PRATIQUE POUR PROFESSEUR D’ALLEMAND

Lorsque l’on est en faillite il y a deux possibilités :

-1°- On fait comme si de rien n’était, on utilise l’argent des autres, de ses clients ou de ses fournisseurs, pour payer les dettes les plus criantes, et “roule ma poule”…  C’est le principe Madoff.

-2°- On déclare sa faillite au Tribunal de Commerce, celui-ci autorise une période d’observation pendant laquelle l’entreprise devra présenter un plan de redressement. Ce plan listera, avec précision, la situation et les moyens prévus pour faire face à la faillite. Si le plan parait vraisemblable au Tribunal de Commerce, l’entreprise est autorisée à le mettre en œuvre, à l’intérieur d’une période délimitée. Tout dérapage entraine la liquidation. C’est un acte responsable.

L’Etat Français est en faillite. Ses gérants viennent de choisir la solution Madoff.

Un petit prof d’allemand l’a déclaré hier à tout le pays, nous ouvrant un droit de réponse. Il a dit :“pas de rigueur pour les responsables, nous ferons payer les riches”. Il a déclaré qu’il ne jugeait pas les hommes en fonction de la hauteur de leurs revenus. Ah bon…

Souffrirait-il qu’on lui dise que nous ne jugeons pas les hommes en fonction de la qualité de leur culture. Que les masses laborieuses incultes n’ont nul besoin d’avoir du respect pour les intellectuels cultivés. Que les livres peuvent être brulés et que les mosquées classées au patrimoine de l’humanité peuvent être détruites. Pourtant, on a bien dû lui parler des barbares ?

Que veut nous faire croire le petit professeur d’allemand en refusant son respect à ceux qui ont engagé leur vie dans le monde économique. Sait-il que ce monde n’est pas plus ridicule que celui de la culture et probablement moins favorable à l’égoïsme ? Que, comme la culture, il est un bien commun qui, même s’il n’est détenu que par quelques-uns, rejaillit sur tous.

Que sait-il des engagements humains de ceux qui font de leur vie une aventure économique ? Peut-il les dénigrer, lui qui n’a quitté la cour de  l’école que pour dépenser l’argent des autres ? De quel droit se permet-il de les stigmatiser ?

Il oublie qu’il ne connait pas notre monde, alors que nous connaissons parfaitement le sien. Nous avons vu ses semblables, à 90%, incapables de comprendre la complexité qui s’installe chez l’adolescent, comment la comprendraient-ils lorsqu’elle est à son apogée chez l’adulte. Ils n’ont comme réponse que la démission ou la punition.

Il n’en revient pas, sans doute, d’avoir été accepté par l’élite intellectuelle de notre pays, les“Bercynarques”.  Il confond économie et escroquerie. Il confond argent gagné et argent volé. Les cyniques qui sortent de l’ENA se séparent en deux groupes, ceux qui vont à la soupe publique et ceux qui tentent leur chance dans ces entreprises qui n’appartiennent à personne tant elles ont de propriétaires boursicoteurs.  Les premiers ont le pouvoir et les honneurs, les seconds ont le poignon des autres. Aucun des deux ne sont des acteurs responsables, ils poursuivent simplement une compétition de vieux potaches attardés en se vantant de leurs prébendes.

Cette compétition peut-elle justifier de déposséder ceux qui gagnent, pour de vrai, beaucoup d’argent ? Sait-il que pour créer une entreprise il faut, à un moment ou à un autre, gagner bien plus d’un million d’€ ? Peut-il imaginer les dégâts qu’il va faire en volant 75% de cette somme à ceux qui entreprennent, en les assimilant à la guerre salariale puérile et irresponsable des“Bercynarques” ?

Les acteurs économiques n’auront pas d’autre solution que de partir, si l’économie est leur passion. Et là, il se fait encore moralisateur. Le professeur annonce les heures de colle. Il jette la France dans le groupe des Etats dont les frontières sont là pour que la population ne s’enfuit pas. Il va remplacer la séduction de ce pays par l’enfermement.

Il n’a aucune estime pour ceux qui gagnent de l’argent mais, quand même, il ne veut pas les laisser partir. Il dit qu’ils doivent quelque chose au pays, alors que c’est évidemment l’inverse.

Au fait, que devraient-ils ? En échange de 75% d’imposition ils auraient quoi ?

Une justice qui ne marche pas, une police qui déteste les riches et les moins riches, il suffit pour s’en convaincre d’avoir à déclarer le cambriolage de sa maison. Une gendarmerie qui traque l’automobiliste comme un vulgaire lapin. Des hôpitaux où seuls les manouches ont le courage de sanctionner les disfonctionnements. Une corruption rampante à tous les étages. C’est à ce truc que ceux qui gagnent de l’argent doivent le rendre. Ce n’est pas sérieux.

II faut le lui dire : son rêve sera pour nous tous un cauchemar.

Le dernier, qui nous a vendu le patriotisme pour nous faire faire ce qu’il ne fallait surtout pas faire, s’appelait Pétain. Lui désobéir a valu aux courageux la légion d’honneur.  Ne pas payer l’impôt, fuir ce pays, vous vaudra peut-être la médaille de l’économie, qu’il faudra bien distribuer un jour.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 891 vues

LA MAFIA, BERCY, L’ETAT

La mafia est une organisation criminelle sicilienne, dont la Sicile n’a pas l’exclusivité.

La trame en est la suivante:

– Une façade respectable composée économiquement d’activités licites, et moralement d’un discours d’honneur et de protection du plus faible.

– Un chef apparent, appelé le “Parrain”, qui  représente à l’extérieur la façade respectable et à l’intérieur le décideur suprême.

–  Une justice interne spécifique aux lois que s’est donnée la mafia, dont les sanctions incluent la peine de mort.

– L’ensemble financé principalement par le racket, justifié par une protection garantie au racketté. Ou par la perception de remises illicites sur des activités licites, procurées par la force ou le chantage. Ou encore par des commissions sur des activités carrément illicites tels que le vol, la prostitution, le trafic de drogue, etc…

– La loi du silence (omerta) est totale, elle s’accompagne évidemment de “l’opacité unilatérale”, les chefs savent tout de leurs hommes, eux ne savent rien de leurs chefs.

– Les familles ou groupes dirigeants se livrent des guerres terribles de domination, pour la maîtrise de territoires.

– Enfin, les membres ordinaires n’ont pas le droit à la parole, il n’est pas question pour eux de liberté, ils appartiennent intellectuellement et physiquement à leur “famille”. C’est le prix qu’ils paient à la “solidarité”.

Cette trame n’est pas si différente de bien des Etats dans le monde.

D’ailleurs, les rapports entre un grand nombre de mafias et d’Etats légaux sont constants. L’histoire se rappelle les rapports entre Lénine et la mafia russe, entre les élus américains et la mafia (Kennedy père), mais aussi entre les syndicats américains et la mafia.

Je veux dire que cette organisation “mafieuse” honnie de tous, guette tous les Etats ou tous les groupes qui perdent de vue quelques principes simples:

– Une transparence totale.

– Une justice efficace et libre.

– Des impôts obtenus par une participation acceptée et non par le racket.

– Un droit légal à l’ascension sociale et à la fortune, pour ceux qui le méritent.

– Une sanction réelle des activités illégales.

– La protection absolue des libertés individuelles.

La France est-elle un Etat mafieux ? Voilà la question.

Pour ma part je répondrais :

En partie oui :

– Il est clair que Bercy est une organisation mafieuse. Aucune transparence. Une justice spécifique qui répond aux lois que Bercy se donne. Un espace de non-droit. Une façade de solidarité, payée par un racket évident des forces vives du pays, sous toutes les formes possibles et imaginables. Le contribuable qui résiste se met en danger de mort, au moins économique. Il sera liquidé, sans émotion.

– Il est aussi très clair que le “parrain”, élu chef suprême du pays, se comporte en chef de clan. Assurant protection aux siens et élimination sociale de ses opposants.

– Personne ne peut ignorer la violence des querelles entre familles prétendantes au pouvoir.

– Une fois au pouvoir, ces familles participent au pillage, à travers les avantages directs ou indirects accordés aux leurs. Les entraves décrétées à la liberté économiques ne servent qu’à cela : favoriser les siens, eux-mêmes n’adhérant à chaque famille que dans ce but.

En partie non:

            – Nous avons supprimé la peine de mort.

– Nous avons le droit de nous exprimer, pour l’instant.

Pas si facilement, nous voyons combien mon blog et d’autres sans doute sont harcelés dans le but de les faire taire.

S’exprimer librement suppose d’accepter son exclusion de toute cette organisation mafieuse de notre société. Cela a un coût, mais c’est objectivement possible, pour le moment.

Quand je parle de “s’exprimer librement”, je veux dire “librement”, pas à travers ces fausses oppositions qui se prétendent libres, mais dont le souhait n’est que de continuer le même type de société, en en prenant simplement les commandes.

Vous pensez peut-être que je rêve, on me le dit souvent.

Mais, d’un autre côté, l’ennemi vaut la peine. Le combat est de bon niveau. Quel serait l’intérêt de la vie sans combat pour plus de justice ?

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 065 vues

Les limites et l’opacité unilatérale

Pour l’individu.

Chacun de nous est limité par les contraintes de son propre corps. Certains les repoussent, ou tentent de les repousser.

Parmi ces contraintes celles que nous impose notre cerveau sont les plus difficiles à vivre. Tenter de les repousser se transforme rapidement en cauchemar, tant le doute alors s’empare de nous.

Et pourtant, notre cerveau est si facilement débordé qu’essayer d’en repousser les limites pour y voir plus clair est un impérieux devoir.

Pour la société.

C’est pire. Les contraintes sont imposées par le cerveau global, dont est issue la pensée unique. S’en défaire, en repousser aussi les limites, engage au delà du doute personnel, puisqu’alors il faudra aussi affronter le jugement et le doute des autres, notamment son paradoxe : la culpabilité personnelle.

Par exemple, dans une société où la pensée globale impose l’apartheid, le noir finira par croire que c’est sa négritude qui lui impose des interdits et non la société. Il s’en voudra d’être noir. La pensée globale, ou unique, deviendra pour lui une menace constante, paralysant sa réflexion par son omniprésence. Il devra affronter l’organisation sociale qui se met automatique en place au service de la pensée unique. L’organisation sociale borne les limites ressenties, ce sont elles qu’il devra dépasser avant d’entreprendre toute réflexion. C’est le difficile parcours dont Mandela est le symbole.

Le réflexe de la liberté.

Pour ma part, je crois que l’homme, instinctivement, avec plus ou moins d’énergie, cherche à repousser les limites. Les siennes propres et celles que lui impose la société. C’est l’idée de liberté. Au motif que ce réflexe ne peut mener qu’à la désorganisation, à l’anarchie, voir aux conflits, l’homme se limite lui-même et la société le limite dans cette quête de liberté.

L’opacité unilatérale.

Parmi tous les outils de castration de la  liberté, ce billet veut évoquer celui de l’opacité unilatérale. Celle-ci s’installe lorsque les garants de l’organisation sociale, désignés ou autoproclamés, souhaitent tout savoir sur leurs ressortissants et que l’on ne sache rien d’eux.

Ils agissent ainsi au motif (le plus souvent inconscient) qu’ils ont en charge l’application de la pensée commune, de l’organisation dictée par le cerveau global. Ils s’appliquent à cette tâche sans faillir et, évidemment, en toute impunité puisqu’agissant à l’intérieur des limites de la pensée unique, qui s’impose à tous.

Plus la société sera liberticide, dictatoriale, plus ses limites, acceptées de gré ou de force, seront contraignantes, plus l’opacité unilatérale sera la règle.

L’exemple récent, connu, analysé de l’opacité unilatérale est la Stasi. Elle savait tout sur tous, eux ne savaient rien d’elle.

On peut poser le principe suivant : le niveau d’intelligence et de liberté d’une organisation sociale se calcule en fonction de la transparence réciproque entre son administration et ses membres, ou, inversement, en fonction de la force de son opacité unilatérale.

Sur une échelle de dix, une société stupide verrait sa transparence réciproque proche de zéro et son opacité unilatérale proche de dix. Ces deux données évoluant inversement.

Le fisc et l’opacité unilatérale.

Pur produit de la pensée  unique, l’impôt, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui, n’a aucune légitimité. Il est stupide.

Le paradoxe est que ce sont ceux qui en paient qui sont accusés de “tricheurs” pendant que ceux qui n’en paient pas seraient de “bons citoyens”. Celui qui crée des richesses finit par s’en vouloir, en avoir honte, nous y sommes donc.

Ces limites cérébrales imbéciles, imposées par le cerveau global et sa pensée unique, sont surveillées par le fisc, administration chargée de l’organisation sociale de l’impôt.

Ce n’est pas diffamer de dire que le fisc est une organisation liberticide, imbécile, nuisible à la liberté et à la société en règle générale.

La preuve en est rapportée sur l’échelle de l’opacité unilatérale où il obtient la note dix.

Vous en doutez ? Je vous laisse prendre connaissance de l’assignation dont je suis l’objet, en cliquant sur le lien suivant : link .

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 802 vues

LES PANNES DU CERVEAU GLOBAL

Lorsque plusieurs individus se regroupent ou sont regroupés autour d’un motif commun, voulu ou subi, et si ce regroupement est suffisamment intense, leurs cerveaux se mettent automatiquement en réseau. Surgit alors un cerveau global au service du groupe créé, qui se substitue en grande partie aux cerveaux  individuels de chaque membre du groupe. Ce phénomène reste essentiellement inconscient pour chaque individu.

Sont ainsi susceptibles de regrouper les hommes et de générer un cerveau global : une appartenance à une croyance commune, à une entreprise, à une famille, à un territoire, etc…

Les sources de conflits sont nombreuses, entre les cerveaux individuels et les cerveaux globaux, aussi entre les premiers et les  derniers eux-mêmes. Ces conflits sont plutôt le signe d’une bonne santé cérébrale. Ils ne sont pas l’objet de ce billet.

Sont plus inquiétantes les maladies ou pannes du système cérébral. Une des pannes classiques entre le cerveau et le corps est l’atrophie ou la rupture du nerf qui relie le cerveau au corps, ou à une partie du corps.

Le cerveau, individuel ou global, est principalement au service du corps, que celui-ci soit lui-même individuel ou collectif. Il suffit qu’un nerf soit défaillant pour que le corps dans son ensemble soit touché. Le nerf sciatique rompu ce sont les jambes qui ne marchent plus, peu importe que les autres nerfs soient intacts, le corps est gravement handicapé. Le principe est le même pour un groupe ayant établi un cerveau global. Les risques de pannes existent.

Il est clair que la nation est un unificateur fort, générant de fait un cerveau global. Ce cerveau commande plusieurs fonctions collectives. Parmi celles-ci se trouve l’économie. J’affirme que le nerf qui relie notre économie au cerveau central de notre groupe France est en voie d’atrophie, voir de rupture totale.

Le cerveau global de la nation France réfléchit et pense économie. Mais, le nerf qui le relie à cette fonction est gravement malade. Les informations ne circulent plus entre les deux. Pire, elles sont parasitées. Au point que le cerveau global est dans l’incapacité totale de recevoir les informations, pourtant vitales, en provenance des acteurs économiques et qu’il s’avère incapable d’analyser la situation et de lui trouver des solutions.

Il ne faut pas chercher ailleurs la différence entre nous et l’Allemagne. Cette  dernière a subi, pendant plusieurs décennies, l’éradication totale du nerf reliant l’économie au cerveau central de la moitié de sa population (Allemagne de l’Est). Le cerveau central reconstitué, après la réunification, a le souvenir  précis des conséquences d’un tel syndrome, il le refuse.

Les autres cerveaux globaux européens, ignorant leur infirmité, prétendent reprocher à l’Allemagne ses gains sur les produits qu’ils lui ont achetés. C’est un peu comme si les japonais s’en prenaient à Vuitton et réclamaient les bénéfices engendrés par leurs achats compulsifs des produits de cette marque. Du grand n’importe quoi.

La querelle entre cerveaux globaux a peu de chance de se solutionner tant que tous n’auront pas pris conscience du dérèglement de certains d’entre eux, ce qui est loin d’être le cas.

Peu importe que des individualités soient capables d’analyser la situation, de la comprendre, d’en connaître les remèdes, seul le cerveau global peut intervenir.

Hélas, pour cela, il faudra qu’il ait compris et accepté l’atrophie de son nerf économique, donc qu’il en ait subi et analysé les contraintes. Il sera alors temps de passer de la phase du déni actuel à celle de l’acceptation, des soins, puis de la rééducation.

Meilleurs souhaits de guérison, puis de convalescence. Cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 615 vues

LETTRE OUVERTE A M. DOMINATI

LETTRE OUVERTE A M. DOMINATI, SENATEUR, PRESIDENT DE LA COMMISSION D’ENQUETE DU SENAT SUR L’EVASION DES CAPITAUX ET DES ACTIFS HORS DE FRANCE ET INCIDENCES FISCALES

 

Monsieur Le Président,

Permettez-moi d’être étonné de ne pas avoir été entendu par la commission que vous animez. Ceci pour deux raisons:

– J’ai créé un blog: link (www.temoignagefiscal.com), dont les billets, à ce jour, ont fait l’objet de plus de 50.000 visites. Ces personnes méritent d’être entendues.

– La deuxième raison est moins relative, moins présomptueuse, beaucoup plus objective. Depuis sa création, ce blog est l’objet d’une guerre incessante des services fiscaux qui tentent de le faire fermer, payant à ce sujet le cabinet d’avocat prestigieux SCP NORMAND-BODARD, composé des avocats suivants : Maîtres PAILLARD, BOUSSIER, CARALP-DELION, CARIOU, LE GUENEHEC, BARRE, THOMAT, CRET, MAURICE, EL KHOURY,  LOYER, BOUMESLA, WATRIN, CHAN, FAVOT, LITAUDON, CAREMOLI, DE LAVERGNE DELAGE, DAVID et THIBAUD. C’est peu dire que ce blog gêne les services fiscaux qui ne lésinent pas pour le voir disparaître.

En supposant que votre commission soit sincère, quelle n’ait pas pour seul but de dissimuler l’irréalité de la promesse électorale d’une imposition à 75%, qui n’engage que ceux qui y croient, qui est confiscatoire et n’a donc aucune chance d’être acceptée par le Conseil Constitutionnel ou l’Europe, vous serez amené à réfléchir au fait que l’évasion, effective ou rêvée, de tous les contribuables français ne tient pas essentiellement au taux de l’Impôt. Celui-ci n’est pas très différent de ceux des autres démocraties avancées. Cette évasion est liée à l’injustice fiscale.

L’injustice fiscale à deux piliers, puissants :

– La médiocrité des prestations en retour des impôts payés, pour ceux qui en paient.

– Les contrôles fiscaux qui sont en réalité des “sur-impôts”.

La lecture de mon blog vous entrainera dans les arcanes du “sur-impôt” découlant, en général, de refus de remboursement de TVA dues par le fisc, de refus de prise en compte de frais généraux ou encore d’estimations approximatives de stocks, de chiffres d’affaires ou de biens.

Les contrôles fiscaux sont un espace de non droit. Vous en serez convaincus en lisant les propositions que j’ai mises en forme dans le document visible avec le lien suivant:link. Que je vous mets en copie dans l’envoi papier que je vous fais.

Le fisc instrumentalise, avec ou sans son accord je ne peux pas me prononcer formellement à ce sujet, la justice qui juge, aveuglément et systématiquement, en fonction des arguments de ce dernier. Vous ne pourrez qu’en prendre acte en prenant connaissance des poursuites que la justice accepte d’engager contre ma liberté d’expression et mon droit d’informer, en cliquant sur ce lien: link (En pièce jointe dans la version papier).

Cette injustice fiscale s’épanouit en toute impunité pour plusieurs raisons:

– Le syndicat unifié des impôts pèse de tout son poids pour que les contrôleurs fiscaux soient couverts, que, quelques soient leurs agissements, ils bénéficient d’une impunité totale.

– Des millions de français, dont vous, sont dépendants des encaissements de Bercy et ne se posent pas trop de questions sur les pillages qui alimentent leur confort.

– La population n’a pas la vision à long terme qui lui permettrait de comprendre que ces manières de faire lui apporteront la misère par le sabordement des créateurs de richesses de ce pays. Le très sympathique Noah, homme préféré des français, en est un exemple frappant, qui part en Suisse pendant qu’il gagne de l’argent, puis supporte activement la fiscalité au dessus de un million d’euros, revenus qu’il n’atteint plus depuis longtemps. L’intérêt individuel et la jalousie sont les ferments de la haine qui aura raison des “riches”, qui sont ni plus ni moins que ceux qui font marcher l’économie.

Je réitère ma surprise de ne pas avoir été entendu par votre commission, qui ne peut ignorer ce que je dis pour le compte de milliers de français.

Respectueusement. H. DUMAS

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 052 vues

CE N’EST PAS FAIRE DE LA POLITIQUE

de dire que le socialisme est une croyance. C’est un constat objectif. Entendons nous bien, chacun est libre de ses croyances, c’est une règle sur laquelle il n’y a pas lieu de transiger. Cependant, rien n’interdit de s’interroger sur les conséquences pour soi des croyances des autres et sur les moyens de les éviter.

Le socialisme est une croyance et non une religion, puisqu’il n’implique pas l’idée de  Dieu. Cependant, comme toute croyance il s’accompagne d’un dogme. Plus particulièrement, il présuppose que tous observent le dogme, que ceux qui n’y adhèrent pas soient exclus, bannis et punis, montrés du doigt.

Parmi les règles du socialisme, la plus contrariante pour nous est celle qui touche l’économie, plus particulièrement celle qui prétend l’asservir.

Pour les libéraux, qui n’ont aucune prétention par rapport à l’économie (cette activité universelle), qui  croient en son équilibre naturel, qui la regarde avec tolérance et humilité dans son extraordinaire diversité, le fanatisme socialiste est fatiguant.

Comme l’air et le soleil, l’économie est en tout, le socialisme n’a pas plus de prise sur elle que sur les deux autres, même s’il se prétend le “Dieu soleil de l’économie”.

Mais, comme l’économie est en tout, elle est évidemment dans le socialisme, asservie, pliée, défigurée, mais elle y est.

N’est ce pas merveilleux d’entendre parler dans nos journaux du “libéralisme” chinois ??? Les chinois seraient probablement surpris d’apprendre qu’ils vivent une économie et une société“libérales”.

Donc, incluse dans le socialisme, notre économie va évoluer selon les contraintes qui vont lui être imposées.

Nous aurons tout loisir tant que notre liberté de parole sera respectée, ce qui n’est pas évident, de décortiquer en temps réel les conséquences du dogme socialiste sur notre économie. Voici quelques pistes.

D’abord le calme social : le socialisme, démocratisme aidant, agit comme “hachich du peuple” pour paraphraser un socialiste célèbre. Il endort les velléités de la population, puisqu’il s’affirme être elle-même et ne penser qu’à son bien en décapitant, dans un premier temps, les anciens “riches”.

Ensuite les apparatchiks : La captation de l’économie par le socialisme, sa filtration par le dogme, la  réserve aux “élus” du dogme. En général, ils s’y vautrent.

Enfin la pénurie : emprisonnée, l’économie s’étiole. Son irrigation naturelle, qui touche tout le monde dans un système libéral même si cela se fait de façon très inégale comme pour le soleil sur la planète, canalisée par le socialisme n’atteint plus tout le monde. Notamment, le plus souvent, sont exclus les couches les plus humbles de la population, contrairement aux affirmations du dogme.

Nous témoignerons.

Déjà une remarque. Quand la “droite” gagne les élections, elle rêve aussitôt de séduire la gauche. Cette ouverture libérale, vous n’avez pas eu l’occasion de l’observer lors des dernières élections gagnées par les socialistes, en tout cas pas à La Rochelle …. ni au gouvernement.

Il n’est pas impossible qu’à l’avenir le libéralisme soit obligé de  se cacher, de devenir une activité occulte, c’est déjà arrivé. Un site comme Objectif Eco sera peut être interdit.

Le libéralisme va être totalement soumis : intellectuellement à la pensée socialiste dominante et matériellement à ses deux composantes armées que sont le front de gauche et le lepénisme ou national-socialisme.

Des jours sombres nous attendent. Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 540 vues

ENTRE NOUS : C’EST FORMIDABLE.

Les socialistes ont en mains tous les leviers du pouvoir. Evidemment, se serait bien qu’ils réussissent l’impossible pari de faire disparaître les dettes, de nous rendre compétitifs et qu’ils nous permettent de reprendre une place de leader dans le monde.

C’est peu probable.

Dans le cas contraire, en cas d’échec, leur situation de monopole ne leur permettra pas de reporter la faute sur un autre. Ce sera déjà un énorme progrès et, pour eux, un virage culturel à 180° vers la notion de responsabilité, qui ne peut que leur faire le plus grand bien.

Des dossiers succulents nous attendent.

Par exemple, le gouffre abyssal des dépenses des collectivités locales, dont il nous était répété à longueur de journée qu’il était lié au désengagement abusif de l’Etat. Qu’en sera-t-il alors qu’Etat et collectivités locales sont du même bord ?

Mais aussi, vous avez évidemment remarqué que Véolia a vendu sa branche transport. Vous savez, tous ces bus qui chaque jour, à moitié vides, sillonnent les petites et grandes routes de France, les artères des villes, dont on nous vente les mérites, que l’on nous incite à emprunter, qui sont l’excuse utilisée pour ne pas développer et entretenir notre réseau routier. Figurez-vous que ces bus, dans le budget de Veolia : “bouffent la grenouille”.

En fait, ces transports en commun n’étaient qu’un pot-de-vin de Véolia à la démagogie des élus locaux, en échange de quoi cette société obtenait le monopole de la distribution de l’eau. Mais la perte s’est avérée insupportable pour Véolia.

Et vous ne savez pas quoi ? Il n’y avait comme repreneur que La Caisse des Dépôts, la SNCF, ou la RATP.

Que des “entreprises” qui fonctionnent exclusivement avec nos impôts, sans lesquels elles seraient en faillite. Ce sont elles, donc nos impôts, qui vont finalement payer ces fameux “pots-de-vin”.

C’est pas beau la vie ?

Ah, Véolia !!!  Une technostructure de rêve, fausse entreprise privée qui vit sur la bête politique et la faillite des régies municipales si chères à nos socialistes.

Véolia finira par nous vendre l’air, au m3,  plus cher aux riches qu’aux nécessiteux, avec un supplément pour les sportifs qui consomment davantage. Ensuite le soleil, enfin les gens du Sud paieront pour les jours d’ensoleillement, et ce ne sera que justice.

Allez, pas de désespoir, de beaux jours nous attendent, nous n’allons pas nous enrichir, mais il est probable que nous allons nous marrer.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 594 vues

ÇA DEMANDE RÉFLEXION

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 715 vues

BERCY : EST-CE UNE SECTE ?

A-t-on le droit de  se poser cette question ? C’est la question que je me pose.

Soyons prudents, voyons ce qu’est une secte.

Dictionnaire Hachette:      

” Ensemble de personnes étroitement attachées à une doctrine”

Wikipédia:

 Cependant ce terme a pris une dimension polémique, et désigne de nos jours un groupe ou une organisation, le plus souvent à connotation religieuse, dont les croyances ou le comportement sont jugés obscurs ou malveillants par le reste de la société.Généralement, les responsables de ces groupes sont accusés d’une part de brimer les libertés individuelles au sein du groupe ou de manipuler mentalement leurs disciples, afin de s’approprier leurs biens et de les maintenir sous contrôle, et d’autre part d’être une menace pour l’ordre social.

Cette connotation négative de « secte » est récusée par la plupart des groupes visés,ainsi que par certains juristes et sociologues. Pour dénoncer des activités éventuellement néfastes de certains groupes, l’expression dérive sectaire est devenue récemment la formule officielle de certaines structures gouvernementales comme la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) en France.

Enfin, le mot « sectaire » est passé dans le langage courant et désigne une personne fermée à toute discussion, prompte à rejeter autrui, à le mépriser et à le catégoriser.”

Alors, vous en pensez quoi ?

En ce qui me concerne, je trouve la définition du dictionnaire hachette très adaptée. Wikipédia, c’est plus compliqué, mais finalement tout aussi adapté.

Préambule:

L’idée de l’existence de Dieu, de sa nécessité, n’est pas une idée sectaire. De la même façon, l’idée de l’existence de l’impôt, de sa nécessité, n’est pas une pensée sectaire. Sur ce point les choses sont claires, mais il fallait le dire.

Discussion:

L’impôt se justifie lorsqu’il  finance des services collectifs que seul l’Etat peut apporter et dans la limite d’une juste dépense pour ces services. Ce n’est pas la position de Bercy qui prétend que l’impôt:

– Est un lien social.

– Est un moyen de justice sociale par une égalisation forcée des revenus et l’aide aux plus démunis qu’apporterait cette égalisation forcée.

– Est un moteur économique par sa faculté à dynamiser l’économie.

Il est évident qu’il s’agit ici d’une “manipulation mentale”. La preuve en est rapportée par les résultats de cette théorie fumeuse, ici ou ailleurs dans le monde.

Il n’y a pas non plus de doute sur le fait que Bercy est“étroitement attaché à cette doctrine”.

Enfin, nul ne peut contester que cette manipulation permet à Bercy “de s’approprier nos biens, de nous maintenir sous contrôle”, que, ce faisant, Bercy  est “une menace pour l’ordre social”. 

Conclusion:

Je ne sais pas vous, mais, moi, j’ai bien l’impression que Bercy est une secte.

Ai-je le droit de le dire ? Peut-on signaler ce fait à la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires ?

Je crains que Bercy n’aggrave son cas en “récusant” formellement sa dimension sectaire, comme il est dit que toutes les sectes le font.

Ne perdons pas de vue que le risque maximum auquel expose une secte est le suicide collectif, sur l’ordre de ses gouroux.

Ce constat fait, l’espoir n’est plus permis, l’humanité n’a jamais pu se débarrasser de ses sectes. Hélas, encore une fois : pauvre de nous.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 579 vues

CENT ANS APRES LES POILUS DE 1914, LES TONDUS DE 2012

Cette nuit, j’ai fait un horrible cauchemar.

“Bercy, dans le cadre d’accords bilatéraux avec la Chine, avait signé un accord qui prévoyait que cette dernière abondait, à hauteur de 3.400 Milliards d’€, un fonds bancaire d’investissement.

Ce fonds avait pour mission exclusive de prêter 1 Million d’€ à chaque enfant naissant en France de 2014 à 2018. Soit, pour 830.000 naissances annuelles, 830 milliards par an.

Bercy, considérant qu’il s’agissait d’une libéralité imposable, prélevait 50% de cette somme sur chaque enfant, soit 415 milliards d’€. En quatre ans, le total prélevé par Bercy était de 1.660 milliards d’€, la dette de la France était pratiquement effacée.

Mais, quatre classes d’âge démarraient dans la vie avec un prêt à rembourser de 1 million d’€. Ce prêt portait intérêt, il était remboursable en une seule fois quarante ans plus tard. Les 500.000€ restant, après le prélèvement de Bercy, étaient mis sur un compte épargne à 3% et débloqués aux intéressés pour leurs vingt ans. Les intérêts versés pour les 500.000€ placés compensaient exactement les intérêts dus pour le million prêté.

En clair, à vingt ans, ces français recevaient 500.000€, à charge par eux de rembourser 1 million d’€, 20 ans plus tard, à 40 ans. Ceux qui pouvaient rembourser à quarante ans étaient libres. Les autres partaient comme esclaves en Chine.

Bercy proposait de mettre en place, avec l’aide de l’éducation nationale, une scolarité particulièrement tournée vers les gains financiers pour permettre au plus grand nombre de rembourser leur prêt. Bercy évaluait la perte de ces quatre classes d’âge à 90%, soit environ 3 millions de français. Nombre comparable aux pertes de 1914, donc acceptable pour Bercy.

La chine s’engageait à bien traiter ceux qui partaient en esclavage. Ils auraient un salaire modeste mais garanti, ils seraient entièrement pris en charge par l’Etat. Ils étaient supposés ne pas souffrir, puisque hermétiques à l’économie de marché sévissant en France. Ils vivraient là-bas une vie certes sans liberté mais aussi sans responsabilité.

En ce qui me concerne, j’avais réussi à gagner les 500.000€ nécessaires au remboursement de mon prêt, mais, quelques jours avant le remboursement, j’avais été victime d’un contrôle fiscal injuste qui m’avait soulagé de ces 500.000€. Je m’apprêtais donc à partir comme esclave en Chine.”

Je me suis réveillé effrayé et en nage. Reprenant mon calme, incapable de savoir si les chiffres étaient crédibles, il m’est resté une impression de malaise.

En fait, ma réalité est-elle si loin de mon cauchemar ? Finalement, non.

Depuis que j’ai commencé ma vie de travailleur indépendant, le fisc a toujours encaissé ses impôts avant que moi j’ai pu encaisser mes bénéfices. Il prélève sa dime en cours d’activité, sans s’inquiéter aucunement du résultat final. Il ne m’a jamais permis de mettre de côté les sommes qui m’auraient été nécessaires pour traverser les périodes difficiles, qui sont inévitables.

Que ce soit le fisc ou les “spécialistes” de la fiscalité, tous m’ont conseillé d’emprunter pour diminuer la facture fiscale. J’ai même rencontré des entreprises dont la totalité du matériel, y compris les voitures et les photocopieurs, est en leasing (pour raisons fiscales).

Tout cela est la négation de la bonne gestion d’une entreprise. Cette exposition au crédit, seule solution pour diminuer la facture fiscale, les fragilise anormalement.

Pas de provision possible pour l’avenir, il faut payer le fisc, avant même que les résultats définitifs soient connus. Il faut payer sur les résultats partiels s’ils sont positifs, sans possibilité de remboursement s’ils deviennent négatifs.

En réalité, lorsque l’Etat pousse ses forces vives à emprunter pour ne pas être plumées, il se comporte en prédateur irresponsable. C’est lui qui creuse, par son attitude, la dette globale. La responsabilité de Bercy dans la faillite de ce pays est objectivement totale. Le paieront-ils un jour ? On a le droit de l’espérer.

Cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 509 vues

PARLONS NAUFRAGES

Le 14 Avril 1914, le Titanic coule avec 2.200 personnes, 700 rescapés et 1.500 victimes seront décomptés. Ce naufrage vit probablement une multitude d’actions ou d’émotions individuelles. Et pourtant, il ne reste que le “naufrage du Titanic”, un événement collectif, alors qu’il implique 2.200 individualités.

Les causes du naufrage sont, elles aussi, collectives, route suivie, communications défaillantes, confiance démesurée dans la technique, orgueil, etc…

Deux ans plus tard c’est le naufrage de l’aristocratie européenne dans un bain de sang, une boucherie qui, d’Aout 1914 à Novembre 1918, fera 9 millions de morts et 20 millions de blessés. La aussi, cette folie collective vécut évidemment d’innombrables actes ou émotions individuelles. Cependant il n’en reste qu’un évènement collectif, alors que des millions d’individualités ont été impliquées.

Les causes de la guerre sont collectives, les peuples voulaient en découdre. Peut-on imaginer que l’économie industrielle, qui prenait son envol et aspirait à se libérer de la tutelle des aristocrates qui maîtrisaient le pouvoir politique et le pouvoir économique, est la responsable ? C’est l’hypothèse que j’avance.

Le 13 Janvier 2012, le Costa Concordia coule avec à son bord 4.229 personnes. Il y aura 32 disparus. Là encore, il est possible d’affirmer que ce fut 4.229 émotions individuelles de courage, de passivité ou de lâcheté qui vécurent ce naufrage. Il n’en reste qu’un drame collectif et un bateau échoué comme une vache sur la côte italienne.

Les causes sont collectives, elles ne peuvent être imputées au seul Francesco Schettino, commandant d’opérette. On y trouverait sans doute la fatuité de tous ceux qui étaient ravis de longer au plus près les côtes toutes lumières et sirènes allumées, la complaisance des employeurs qui préféraient un commandant qualifié en ronds de jambe commerciaux plus qu’en autorité maritime, etc…

Ce dernier naufrage maritime va-t-il, comme son prédécesseur de 1912, être le signe indien du naufrage  de notre société.

Cette idée, totalement irrationnelle, quasiment superstitieuse, ne me quitte pas.

Comme en 1914, l’économie a été prise en otage. En France, c’est la technocratie qui s’en est emparée, par l’intermédiaire de Bercy.

Je crois que l’économie n’est pas maitrisable, elle ne supporte que la liberté, ceux qui l’enchainent la voit souffrir, puis, soudainement, briser ses chaînes avec une violence proportionnelle à sa souffrance antérieure.

L’organisation actuelle pense pouvoir la maîtriser. Elle s’y emploie dès la naissance des français. Son alliée est l’éducation nationale, chargée de fournir au pays des éléments bien propres, bien dressés, les autres étant éradiqués. Puis une propagande, instillée jour après jour, décapite toute velléité d’indépendance économique, ventant au contraire une forme d’indépendance utopique qui pourrait vivre hors toutes règles économiques. Les français croient ou laissent faire.

Le résultat est là, des gens modestes endettés au-delà de toute raison, par eux-mêmes ou du fait du pays, des classes moyennes qui supportent toute la charge de ces dettes, des classes supérieures non renouvelées, un cocktail catastrophique.

Cette situation collective est vécue, par les 65 millions d’individualités qui composent la France, comme autant de difficultés personnelles et individuelles.

Alors que les causes sont collectives,  les réponses sont individuelles. La distorsion est maximum. La rupture est fatale et peut-être très proche.

La haine s’installe gravement, on le voit ici, sur ce blog, entre ceux qui pensent que les acteurs économiques les volent et ceux qui pensent que ceux qui pensent ainsi sont des assistés, vivant à leur crochet.

Ils leur tardent d’en découdre. La démocratie pousse les élus à exciter leurs troupes. La bombe est là, la mèche en place. Quel événement va l’allumer ?

Je ne sais pas, mais cela me semble inexorable, car les solutions pour l’éviter sont inaudibles.

En fait, il n’y en a qu’une, déposer le bilan de l’entreprise France, laisser le champ totalement libre à l’économie, réduire l’Etat à sa dimension régalienne, attendre que l’économie se refasse naturellement une santé.

Cette solution est la seule réponse collective au drame collectif que nous vivons. Elle impliquera, comme toute histoire collective, des engagements et des souffrances individuelles, mais au bout il y aura l’équilibre économique indispensable à tous.

Or, aujourd’hui, chacun préconise des solutions à travers des réponses individuelles qui flattent tel ou tel groupe d’individus, plus ou moins grand.

Paradoxalement, ces flatteries individuelles sont prononcées le plus vigoureusement par ceux-là mêmes qui se présentent comme soucieux de la collectivité, au point de mettre dans leur appellation des termes trompeurs du type de “socialiste” ou “communiste”.

Trop de mensonge, trop de vice, qui vont faire péter le machin et nous avec.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 442 vues

LES GRANDS PATRONS, suite….

Je ne cherche pas à avoir raison à tout prix, mais je n’aime pas échouer dans l’idée d’amener la discussion à la hauteur où je la souhaitais. Car, arrivé à ce stade, s’il m’est fait la démonstration que je suis dans l’erreur, j’espère avoir l’objectivité nécessaire pour l’accepter.

C’est pourquoi, dans ce billet, je vais essayer d’affiner mon idée (à contre courant) sur l’erreur que représente la diminution des salaires des grands patrons.

Qu’est ce qu’un grand patron ?

Pour moi, le grand patron, comme n’importe quel chef de groupe, n’a que peu, voir pas du tout, d’influence sur l’intelligence et la vie du groupe qu’il représente. Il est la reine de la ruche (ou d’Angleterre). Voir à ce sujet mon billet “La démocratie n’existe pas”.

Le livre “Steve Jobs” apporte toute confirmation à ce sujet  On y voit ce personnage, emblématique des grands patrons volontaristes, viré par le groupe humain “Apple” qui a lui-même créé, obligé pour atteindre ses objectifs personnels d’intervenir, sans rémunération, en tant que consultant extérieur de ce groupe humain “Apple”.

En résumé, peu importe le grand patron, il ne sert pas à grand-chose.

Son intelligence, s’il en est pourvu, lui est surtout utile pour se faire nommer à la tête d’une entreprise qui marche, plutôt  que d’une qui ne marche pas. Quelque soit leur patron, la SNCF perdra de l’argent et l’EDF en gagnera, cela repose sur la sensibilité,  l’intelligence, la réalité économique et sociologique de ces deux groupes, dictées par  des milliers de paramètres, qui en font ce qu’ils sont.

Alors me direz-vous, s’ils ne servent à rien, qu’ai-je à défendre leurs exorbitantes rémunérations ?

Toutes les semaines, des millions de gens jouent au loto. Ils ne peuvent pas ignorer que, ce faisant, ils donnent directement 80% de leur mise à l’Etat, qu’il s’agit donc pour eux du versement d’un impôt volontaire. Par ailleurs, la chance étant aveugle, les gagnants du gros lot sont rarement les plus nécessiteux.

La  raison, la justice, demanderaient de supprimer ces gros lots aveugles. Pour autant, les mêmes raisons vont dans le sens du maintient de l’impôt volontaire versé avec la mise.

La solution est simple, il suffit de déposer dans les rues des urnes spécialisées où, chaque semaine, tous iront mettre 80% de ce qu’ils misaient au loto. Gageons que, le gros lot supprimé, ils seront peu nombreux à s’exécuter.

Le salaire et le statut du grand patron, c’est le gros lot. Je n’en défends ni l’équivalence en travail, ni la justice, mais il est le moteur des rêves de ceux qui, eux, bossent comme des fous pour l’atteindre et font ainsi marcher la machine.

Il est la part de rêve dont nous avons tous besoin et qui doit exister, au moins en apparence, pour que l’on puisse y croire. La justice n’a pas sa place ici. Seules l’envie saine ou la jalousie morbide sont invitées.

La haine:

La tempête économique que traverse notre société n’a qu’une origine : notre consommation individuelle ou collective dépasse nos revenus. Or, nul n’envisage de réduire sa consommation.

Je rajouterai que l’homme, comme tout organisme vivant, ne peut pas échapper aux règles universelles de l’économie, que par ailleurs le progrès, spécialité humaine, nécessite une économie en perpétuelle croissance (voir à ce sujet les très bons billets de Vincent Bénard.)

L’arbitrage qui devra être fait entre le pouvoir de consommation et la reprise économique engendre un conflit violent.

Toujours dans mon billet “la démocratie n’existe pas” je me demandais comment et quand, dans notre intelligence collective, la phase “haine” verrait le jour.

La question sous-jacente et essentielle reste éternellement la suivante : qui doit détenir le capital ? Le secteur privé ou le pouvoir politique.

L’histoire démontre que lorsque le capital est détenu par la puissance publique, quelle que soit la forme de l’Etat, royauté, dictature laïque ou démocratie, le peuple en souffre.

La raison apparait très clairement, ici aussi, dans le livre “Steve Jobs” où l’on comprend que les “junkies” qui ont inventé le net, sur lequel nous nous exprimons, n’auraient jamais pu lever des fonds publics. La souplesse et  la dynamique offertent par le capital privé sont incomparables. Les autres systèmes sont mortifères.

Dans les différents commentaires, parus à la suite de mon billet sur les revenus des grands patrons, il y avait des liens pour des sites de propagande. Sur ces sites la forme prise par la haine était parfaitement visible. Dans un galimatias aussi pauvre que pervers, des prédicateurs s’expriment.

Leur philosophie est la suivante:

La consommation est inutile.

Ceux qui consomment trop ne sont pas responsables, ils sont abusés  par leur manque de lucidité.

Les responsables sont ceux qui leur offrent des biens de consommation.

Dans ces conditions, il est inutile de rembourser les dettes.

Il suffit de se débarrasser de ceux à qui on les doit.

Ceux-ci sont définis comme “capitalistes” ou encore “bourgeois”.

En réalité il s’agit de la vieille recette du pillage, du transfert du capital par la force.Nous nous rapprochons de l’utilisation de la violence.

Les prédicateurs évitent de citer le prochain détenteur du capital, voir de nier la nécessité d’un capital, pourtant outil de base de l’économie. Mais, tout laisse supposer que, pour eux, c’est probablement le pouvoir politique.

Celui-là même qui a tué des centaines de millions de gens au cours des siècles passés, du fait des dérives autorisées par la possession conjointe, en une seule main, du pouvoir politique et du capital.

C’est ce monopole qui a été brisé par la Révolution française. Hélas, en confiant, à juste titre, le capital aux individus, elle n’a pas pris la mesure, alors imprévisible, des  progrès stupéfiants que cela allait induire, générant dans le même temps une folie de consommation. Folie qui a créé la dette à  laquelle nous avons à faire face. C’est elle et elle seule, n’en déplaise aux prédicateurs, que nous devons gérer.

J’espère avoir été plus clair.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
2 150 vues

HOLLANDE NOUS TIRE UNE BALLE DANS LE PIED

Les salaires des grands patrons ramenés à 20 fois maximum le plus petit salaire de leur entreprise, c’est la grande nouvelle du quinquennat qui commence. La famille “Bidochon” applaudit, Hollande roule les mécaniques. Quelques PDG, fossiles encore en place, acceptent leur sort, pour justement conserver la place.

Tout cela est d’une stupidité hors du commun, à plusieurs titres:

– D’abord le seul fait qu’il y ait des entreprises commerciales dans lesquelles l’Etat puisse être engagé est un non sens, nous y reviendrons.

– Ensuite, les “Bidochons” ont-ils une idée des sacrifices consentis par ces PDG tout au long de leur vie ?

Pour faire bref, les études qui mènent à ces postes sont d’une violence que seuls ceux qui les ont suivies, qui ont vécu des années plus tard les cauchemars qui vont avec, peuvent comprendre. Il ne s’agit pas ici de l’égalité des chances à l’école primaire, voir secondaire, mais bien de la sélection impitoyable des études supérieures que nombre de jeunes, pourtant bien lotis au départ, refusent d’affronter.

Les “Bidochons” se doutent-ils que, plus tard, cette sélection non seulement continue, mais s’intensifie. Opérationnels vers 30 ans, ces candidats aux postes supérieurs vont engloutir l’intégralité de leur vie, de leur énergie, au service de cette compétition vers le plus haut niveau. Pas de vie familiale, pas de vie personnelle, une monoculture totale, une disponibilité 24H/24, pour émerger 30 ans plus  tard, pour les plus résistants ou les plus chanceux, à ces postes convoités.

Bien sûr, comme toujours, il  y a des exceptions, ce sont celles qui confirment la règle. Car la règle est impitoyable, il suffit de gratter les oripeaux de l’apparence, et de voir dans quel vrai état ils arrivent au but, pour s’en convaincre.

Le monde politique n’est pas mieux loti, tout le monde voit bien les sacrifices qu’Hollande a du faire, lui et sa première épouse, pour arriver où il est, et l’état dans lequel il y  arrive. Que penserait-il si on lui disait qu’au terme de ces efforts, une fois arrivé, on lui supprime tous les pouvoirs pour lesquels il a concouru ?

Les “Bidochons” peuvent-ils imaginer que les efforts déployés par ces grands patrons, pour arriver où ils sont, ne sont pas 20 fois supérieurs aux leurs, mais 1.000 ou 10.000 fois. Que tous ces efforts participent à la richesse de notre nation, de ses entreprises, et que supprimer la récompense finale du salaire aux grands patrons est une escroquerie, une spoliation.

Ce n’est pas depuis le camping de Palavas les Flots qu’ils peuvent apprécier la valeur économique pour tous, donc aussi pour eux, de l’apport de ces champions de l’économie que sont les grands patrons (y compris les moins bons d’entre eux).

L’esclavage et l’engagement nécessaires pour devenir un grand patron sont les mêmes que ceux qui font les footballeurs où autres tennismans qu’ils vénèrent.

Mais, les “Bidochons” ont pratiqué le foot ou le tennis, ils connaissent la difficulté d’en devenir un champion. Hélas, Ils sont assez cons pour croire que l’économie, qu’ils ne connaissent pas, serait un simple jeu de chaise musicale entre copains.

Ils croient pouvoir se passer de Proglio, alors qu’ils savent ne pas pouvoir se passer de Ribery. Ils insultent le sélectionneur de l’équipe de France s’ils le soupçonnent de ne pas donner les postes aux meilleurs, mais ils pensent que leur économie n’a pas besoin de champion.

Pourquoi tant de sottise ?

La faute en revient à l’organisation politique de notre pays. Au bipartisme qui est inexorablement l’otage de ses extrêmes. Les extrêmes n’ont cure de l’économie, une donnée qui ne se prête pas aux grandes déclarations et aux utopies collectives.

Le libéralisme, qui place en premier le souci d’une économie naturelle et en développement, ne peut pas vivre sous la soumission des extrêmes. L’éviction de la pensée libérale explique cette présence incontrôlée et anormale d’entreprises d’Etat.

Cette éviction est durable, elle fait les affaires non seulement des extrêmes mais aussi de la bureaucratie et de la technocratie, dont la liberté est l’ennemie intime.

Donc, l’alliance objective des extrémistes, de droite comme de gauche, et  de la technocratie (Bercy), interdit le libéralisme.

Cette alliance ira au bout, jusqu’à la souffrance suprême de notre pays, dont on ne sait pas aujourd’hui qu’elle forme elle prendra.

Ce n’est qu’à son terme que, peut-être, la liberté retrouvera droit de cité et avec elle le libéralisme, la fin de la chasse aux sorcières, le règne de la compréhension de l’autre, de la tolérance et du respect des champions, y compris en économie.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 495 vues

LA DÉMOCRATIE N’EXISTE PAS

Je viens de terminer, avec beaucoup de retard, un roman que je me permets de vous inciter à lire. Paru en 2007, chez Eloïse d’Ormesson, écrit par Tatiana de Rosnay, son titre : “Elle s’appelait Sarah”.

Avec beaucoup de délicatesse, l’auteur nous entraine dans le conflit perpétuel qui  existe entre le groupe et l’individu. C’est très fort, l’époque choisie s’y prête. Le roman est articulé autour de l’horreur indicible de la rafle du Vél d’Hiv, qui vit, ce jour là, la police française envoyer dans les camps de la mort 4.000 enfants, entre autres.

Pouvait-on échapper à cette indignité ? En épigraphe de son livre l’auteur cite Irène Némirovsky : “Mon Dieu !  Que me fait ce pays ! Puisqu’il me rejette, considérons-le froidement, regardons-le perdre son honneur et sa vie.”  Irène Némirovsky a disparu dans un camp de la mort, alors que précédemment elle avait écrit de nombreux ouvrages où elle dénigrait les Juifs, les siens, et alors que son époux tenta toutes les interventions possibles auprès de Laval pour la faire libérer. Lui aussi fut finalement déporté et assassiné.

Tout cela me conforte dans l’idée que le groupe possède une pensée propre, totalement indépendante des individus, qu’elle n’est pas la résultante ou la somme des pensées individuelles.

Les hommes vivent dans une ruche, ils ne peuvent que se plier à la pensée de la ruche, à ses décisions, ils en dépendent totalement. Y compris, et c’est là où je voulais en venir, ceux qui croient ou prétendent gouverner le groupe.

La pensée du groupe suit un rythme cyclique que je crois pouvoir définir dans le tableau suivant :

Cycle-de-la-pensee-001

Aucun individu ne peut entraver le  déroulement inexorable de la pensée du groupe. C’est la seule explication à l’éternel recommencement de l’histoire, alors qu’après chaque catastrophe tous croient que c’est la dernière.

Si je ne me trompe pas, la démocratie n’est, comme le sont les sondages, qu’une photographie de la pensée du groupe à l’instant “T”. Elle ne représente rien, ses élus ne sont qu’une bande assoiffée qui court pour profiter d’une éphémère proximité avec cette pensée, qu’ils ne maîtrisent pas, dont ils pensent simplement pouvoir profiter.

L’élu, pas plus que le dictateur, ne peut être autre chose que le porteur momentané de la pensée du groupe, peut-être une reine de la ruche, rien de plus. Le patron c’est la ruche.

Ramené à aujourd’hui, ma théorie nous situerait, dans mon tableau, au point de désignation. Le “rêve” est passé, le plus grand nombre n’y a plus accès, la “jalousie” a engendré “l’indignation”, nous allons passer à la “désignation”.

Le bouc émissaire, c’est le riche. Par le passé, il était difficile à appréhender individuellement, alors le groupe réputé riche, les Juifs, était systématiquement désigné. Aujourd’hui, grâce à l’informatique, les riches sont individuellement fichés, répertoriés, sans risque d’erreur. C’est probablement un progrès…. enfin relativement et pas pour eux. Ils sont en cours de désignation

Soyons clair, est riche celui qui paie l’impôt. Il est aussi fiché. Madame Lagarde l’a explicitement nommé. Pour payer la gabegie de leurs élus encouragée par l’union européenne, les grecs n’ont qu’à payer leurs impôts, dit-elle. Le contribuable grec est bien, pour Madame Lagarde, le fautif, le bouc émissaire.

Ensuite, la case “haine” n’est pas bien loin. Je fais confiance à la pensé du groupe, à son vice, pour trouver une solution lui permettant de passer de la haine à la “spoliation”, puis au“meurtre massif”.

J’ai  longtemps cru à la force de l’individu, à la résistance, à la justice, à la vérité, tout  cela n’existe pas. La pensée du groupe s’impose, elle seule commande, tour à tour chacun peut s’y trouver bien ou mal en fonction de son caractère et de l’endroit où en est le cycle de cette pensée. Alors, dans ces moments de synergie liés au hasard,  le mirage de la liberté individuelle apparait. Mais ce n’est qu’un mirage.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 620 vues

POURQUOI TANT DE HAINE ?

Dans leur colossal ouvrage “Histoire du libéralisme en Europe”, signé de Messieurs Nemo et Petitot, Philippe Nemo cite Pierre Daunou (1761-1840) : ” Les garanties ont pour butd’empêcher les pouvoirs qui nous protègent contre les malfaiteurs, de devenir malfaiteurs eux-mêmes”. Ces garanties sont pour Daunou les déclinaisons de la propriété privée qui englobent évidemment la propriété, mais aussi les fruits du travail,  les libertés  d’échange, d’initiative, d’entreprise, de penser, de croyance, etc… Elles symbolisent, pour lui, le respect qui est dû à l’individu, unique socle de la société.

Pierre Daunou a vécu la royauté, la révolution, l’empire, la restauration, il sait de quoi il parle, il connait les dangers du pouvoir lorsque ses besoins ou son avidité l’amènent à méconnaître l’individu, à le contraindre, puis à le piller.

Mais il va plus loin : “C’est peu qu’un gouvernement loyal et sage ait proclamé les garanties individuelles; il faut que la nation sente assez le prix d’un bienfait si rare, qu’elle en soit reconnaissante pour le recueillir, le saisir tout entier, et proclamer à son tour qu’elle n’en veut rien perdre”. Il nous avertit du poids de l’opinion publique, de la pensée du groupe qui s’impose. Ainsi, il n’aurait pas été surpris de la dérive qui s’est emparée de l’Europe en 1940.

Aujourd’hui, Daunou serait terrorisé de vivre la négation de l’individu, sa destruction systématique par les tenants du pouvoir, avec la complicité de l’opinion publique, sous l’incroyable excuse de la solidarité. Nos gouvernants sont devenus des “malfaiteurs eux-mêmes”, leur repère est Bercy.

Un exemple, parmi des milliers, pour ceux qui ont un peu de temps libre, car sa lecture et sa compréhension demandent quelques minutes.

Le Procureur de La République de Paris vient de rendre un réquisitoire contre moi, il m’envoie en correctionnelle pour avoir contrarié un agent des services fiscaux. Plus précisément, un contrôleur du service de l’élite fiscale, des cow-boys de la rue de Saussure. A voir en cliquant ici : link

Ceux qui suivent mon blog www.temoignagefiscal.com ont déjà des informations sur cette affaire, pour les autres, un résumé succinct :

Une petite société m’appartenant, dont la comptabilité annuelle tient sur une feuille de format A4, a eu l’incroyable privilège de voir arriver chez elle, pour un contrôle fiscal, à Sète, deux contrôleurs venus de Paris en avion. Pas n’importe quels contrôleurs. Deux membres de la brigade la plus pointue de France, attachée aux très grosses fortunes, aux très grandes entreprises, aux tricheurs fiscaux internationaux…!!! Vous imaginez mon étonnement.

Bref, quand j’ai souhaité, à juste titre, savoir pourquoi la république dépensait de telles sommes pour venir chez moi, pourquoi Bercy s’intéressait au “trou du cul” que je suis, les choses se sont sévèrement compliquées.

Percevant que je ne connaîtrai jamais seul la vérité, effaré par l’incroyable redressement qui fit suite à cette visite ahurissante, je me suis tourné vers la justice. Quelle folie, où donc avais-je la tête ? La justice, mais quelle justice ?

Celle qui me poursuit, alors qu’elle a foutu au panier la plainte que de mon côté j’ai déposée contre Monsieur Martino, dont je vous donne lecture, vous jugerez de sa pertinence. (cliquer icilink )

Pour ceux qui voudraient connaître l’intégralité du dossier, il suffit de cliquer ici : link, mais ce sera très, très, long à lire.

En résumé, Bercy n’a pas supporté que je me révolte face à des contrôles fiscaux récurrents et totalement injustes, alors que ma comptabilité a toujours été transparente et d’une simplicité biblique.

Bercy ne supporte pas que j’expose sur un blog ses turpitudes. Bercy à tort, car ce blog m’a permis de vivre, certes misérablement sous les attaques “dégueulasses” de ses sbires, mais de vivre. Sans ce blog je me serais probablement supprimé, tant l’injustice et la violence des attaques étaient insupportables, ou, pire, j’aurais fait un carnage.

Mais même ça, la simple liberté de s’exprimer, de dire aux autres ce qui se passe, Bercy ne le supporte pas. Dans cette affaire, Martino n’est que le pion de Bercy et du Syndicat des Impôts, ce n’est certainement pas lui et son collègue Garcia qui se payent les avocats du niveau de ceux qui me traquent.

Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de philosophie que je me rendrai au Tribunal. Les magistrats vont être si ridicules de me poursuivre dans ces conditions, alors qu’ils s’écrasent lâchement devant les “crimes de bureaux” dont se rend journellement coupable Bercy.

Mais on peut leur pardonner, dans si peu de temps ils ne toucheront même plus leurs salaires, ou alors en monnaie de singe. Ils l’ont bien cherché.

Je vous donnerai la date de ma comparution, quand je la connaîtrai. Venez au Tribunal, c’est public et ce sera drôle, vous rencontrerez Martino, vous verrez ce qu’est un cow-boy du fisc.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 612 vues

VOUS AVEZ DIT “CROISSANCE” ?

Les socialistes sont magiques. Pas plutôt au pouvoir, le petit père Hollande enfourche le cheval de la “croissance“. Est-il conscient de ce que cela implique ?

 

La croissance économique, ou augmentation du PIB, suppose plusieurs facteurs incontournables :

– D’abord la compétition, individuelle et collective. Cela revient à participer à la course économique mondiale des nations, donc à s’en donner les moyens en soignant ses propres champions de l’économie.

– Soigner ses champions c’est leur permettre de s’enrichir et de devenir suffisamment puissants pour qu’ils puissent prétendre participer à la dite compétition. C’est aussi les sélectionner.

– Comme il est peu probable que l’Education Nationale soit en mesure d’entreprendre avec succès cette sélection, c’est donc un vaste chantier de liberté qui nous attend pour que, de façon naturelle, les meilleurs de l’économie émergent.

– Les besoins en capitaux de ces champions seront immenses. Ils devront être fiscalement épargnés pour qu’ils puissent amasser les sommes qui leur seront nécessaires.

– Mais ils auront aussi besoin, dans cette âpre conquête de la croissance où on ne les attend pas, de troupes fidèles et disciplinées. Il faudra qu’ils puissent s’entourer librement de personnel, en nombre suffisant mais pas excessif et à des coûts le plus bas possible.

 

Tout cela ne sera pas suffisant. Il faudra aussi que le progrès scientifique et technique soit de la fête. Les découvertes ne sont pas prévisibles, elles naissent de la connaissance massivement répandue et d’une grande liberté accordée aux chercheurs sans garantie de retour.

 

Comment pense-t-il engager un tel chantier avec ses troupes, je veux dire ses électeurs ?

 

Ne me dites pas qu’il croit à la planification, à l’économie d’Etat, se serait faire insulte à son intelligence, à ses connaissances et à sa formation de premier dans nos meilleures écoles. Il ne peut ignorer les échecs, sous toutes les formes et toutes les latitudes, des économies planifiées dans la recherche de la croissance, dans cette compétition mondiale.

 

Comment compte-t-il gérer les rapports avec ses partenaires écologiques qui sont pour la décroissance, la “démondialisation” ?

 

Ou alors, il s’abuse et nous abuse du même coup. Il croit dur comme fer les “Fous de Bercy”. Ils ont réussi à le persuader qu’ils auraient des recettes originales.

 

Par exemple, qu’en permettant aux français de doubler leur livret d’épargne, la Caisse des Dépôts disposerait de deux fois plus d’argent, vu que les français n’iront jamais retirer leur argent tous ensemble. C’est le principe Madoff.

 

Ces mêmes “Fous de Bercy” l’auraient convaincu de la capacité de la Caisse des Dépôts à créer la croissance, alors que cet organisme brille uniquement dans la constance de sa présence dans tous les coups foireux, tels que sociétés d’économie mixte, transports collectifs ruineux, etc… Tout cela en engageant l’argent des épargnants, qui naïvement le croient à l’abri sur leur compte épargne.

 

Il faut dire qu’ils ne sont pas à une embrouille près les “Fous de Bercy”. Prenons au hasard les médecins. Non seulement ils sont exploités pendant leurs études (12 ans), travaillant, par périodes, 10 heures par jour au tarif mirobolant de 1 € de l’heure qu’aucun patron n’oserait donner à son plus minable apprenti, mais ils sont complètement essorés ensuite.

 

Par exemple, les mutuelles qui encaissent de grasses primes n’en reversent qu’une infime partie aux médecins en paiement de dépassements d’honoraires. Le reste est transformé en avantages pour les organisateurs de mutuelles et en participation aux emprunts d’Etat. Les “Fous de Bercy” trouvent que ce n’est pas suffisant. Ils envisagent de supprimer les dépassements d’honoraires. Ainsi, les mutuelles encaisseront toujours les cotisations, mais elles n’auront plus rien d’autre à payer que leurs organisateurs et les emprunts d’Etat. C’est magique.

 

Alors, qu’elle est la pensée profonde de cet homme, lorsqu’il nous informe qu’il projette  pour le pays “la croissance” ? Trahison de ses électeurs, mensonge, duperie ou naïveté ?

 

Seul l’avenir nous le dira tant est surprenante cette prise de position qui ne correspond à rien de ce qui a fait la campagne électorale du candidat Hollande.

 

Bien cordialement. Henri Dumas

 

PS: Le terme “Fous de Bercy” ne désigne personne en particulier. Comme celui de “Fous de Dieu”,  il qualifie les tenants d’une croyance aveugle. Dans la religion comme seule     solution sociale pour les seconds, dans l’impôt pour le même usage concernant les premiers.

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 628 vues

PAS A PAS VERS LA DICTATURE

Il est des fois où les évidences se perdent de vue. Puis, soudain, elles nous apparaissent et nous surprennent. C’est, qu’entre temps, la discussion a battu son plein, au point que les détails ont accaparé notre esprit au détriment de l’essentiel.

C’est le cas de la liberté et de la démocratie.

En ces temps d’intenses argumentations politiques liées aux élections, tout  et son contraire peuvent se lire, se voir, se dire ou s’entendre.

Revenons à l’essentiel, aux deux piliers de notre liberté, de notre démocratie:

– La propriété privée et la justice.

La propriété privée est ” un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.” Cette formule est obsolète. Pourtant, elle date de 1789 et fait suite à des siècles de totalitarisme, elle était murement réfléchie.

Ici où ailleurs, la question de la bulle immobilière, de la valeur de l’immobilier est souvent posée. Cette question n’a pas de sens, la propriété privée n’existe plus, donc la valeur de l’immobilier est un leurre.

Prenons par exemple un appartement de 100 m² en province. Coût de la taxe foncière : environ 2.500€. Coût de la taxe d’habitation : environ 2.500€. Coût des charges de copropriété : environ 3.000€. Soit au total 8.000€. Soit plus de 650 € par mois. Chacun des créanciers bénéficiaires de ces sommes possédant le privilège exorbitant de pouvoir faire vendre l’appartement en cas de non paiement, la propriété n’est plus un droit inviolable bien au contraire.

En réalité, l’accédant à la propriété paie très cher un droit d’occupation “locative” directement dépendant de sa capacité à payer ces 8.000€ annuels.

Au fil de la vie, il n’est pas impossible d’imaginer que lui-même ou ses héritiers ne puissent pas payer cette somme, ils seront alors tout simplement expulsés, sans autre forme de procès. Cerise sur le gâteau, ils devront  supporter la morgue des expulseurs. Ce type de déplacement de population touche, ou touchera un jour, tout le monde, les  charges liées à la propriété n’ayant aucune raison objective de diminuer, bien au contraire.

La propriété privée, ce droit absolu,  garant de l’intégrité de l’homme par sa capacité à lui fournir un lieu sûr et protecteur, n’existe plus.

La justice passe, en 1789, par l’idée que “Tout homme est présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable”. C’est ce que nous appelons la présomption d’innocence, dont l’absence est l’apanage des dictatures.

Cette présomption d’innocence n’existe plus, au moins pour les conducteurs de véhicules et les contribuables qui, eux, sont tous présumés coupables. Elle n’existe pas non plus entre classes. Maître Eolas (que j’appelle Ohélas, un pseudo en vaut bien un autre) tient un blog,“Journal d’un avocat”, d’un grand intérêt. Il écrit bien et ses causes sont justes. Il s’est battu avec courage pour la présence de l’avocat pendant toute la garde à vue. Il a gagné. Mais sa compassion pour les justiciables ne dépasse pas les voyous. Pas question pour  lui  de participer au combat pour obtenir le droit élémentaire de filmer les contrôles fiscaux. Pour lui, qui est socialiste, le contribuable est présumé coupable, ainsi que le “bourgeois” (entendez celui qui ne tire pas ses revenus de la charité publique, mais de son travail). Ainsi, en règle générale, pour le pauvre le  riche est présumé coupable et, inversement, pour le riche c’est le pauvre qui l’est.

Ces deux dérives, désintégration de la propriété privée et dilution de la présomption d’innocence, sont terribles. Elles sont le terreau de l’implantation insidieuse d’un système totalitaire.

Les grecs courent à toute vitesse vers un tel régime,  ils se posent la question de savoir s’il sera de droite ou de gauche. S’il est une question con, c’est bien celle-là. La dictature n’a pas de côté, elle est identique à droite et à gauche.

Lorsque l’homme n’a plus de refuge sûr, plus de propriété privée inviolable, lorsqu’il n’est plus réputé innocent, mais au contraire considéré comme coupable, il devient le jouet de l’Etat. Et, l’Etat est totalitaire, par essence.

Cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 565 vues

LA BUREAUCRATIE : ARME PAR DESTINATION

L’arme par destination qualifie un objet ordinaire dont la fonction est pacifique, mais que l’utilisateur transforme en arme par l’usage qu’il en fait.

L’exemple le plus connu est l’automobile. Cet objet, pacifique s’il en est, devient entre les mains des conducteurs, d’abord un espace de conflit, puis au fil de l’engrenage de ces conflits une véritable arme que ces conducteurs projettent, volontairement ou non, contre l’opposant pour le détruire.

Tous prétendent qu’il n’en est rien en ce qui les concerne, mais ils mentent ou se mentent. Car, si pour la plus grande partie ils ne passent pas à l’acte fatal, aucun n’est vierge de menaces ou de conflits avec cette arme par destination qu’est l’automobile.

Un constat s’impose, l’homme le plus doux, le plus tolérant, le plus pacifique, devient un guerrier dès qu’il s’assoit au volant de son automobile. La route, même avec une lourde répression, une impressionnante présence des forces de l’ordre, reste un champ de bataille, une jungle, un théâtre de conflit.

Il y a, entre autres, trois motifs à cela:

– La voiture est une puissance ajoutée à l’homme nu.

– A l’intérieur de cet espace, le conducteur avait une totale impunité. Il peut encore avoir cette impression, même si ce n’est objectivement plus le cas.

– La conduite ne requiert qu’une petite partie de l’énergie de l’automobiliste, il dispose d’un trop plein inutilisé apte à engager et alimenter un conflit.

La situation est exactement la même pour le bureaucrate:

– Le bureaucrate dispose de la puissance ajoutée par  l’organisation à laquelle il appartient.

– Cette appartenance lui apporte l’impunité, puisqu’il n’apparait pas en tant qu’individu mais comme simple rouage de l’organisation qui l’emploie.

– Son poste lui laisse pratiquement intacte son énergie combative personnelle, les coups auxquels il est exposé visant l’organisation qui l’emploie et non lui-même.

Ainsi, tout comme l’automobiliste, l’homme le plus normal du monde devient très facilement dangereux pour les autres dès qu’on lui confie un poste de bureaucrate, qui devient entre ses mains une arme par destination.

Cette situation est connue et le crime de bureau existe. Il est parfaitement défini et consacre l’agression contre les autres à l’aide de la bureaucratie.

Cependant, ce crime n’est ni sanctionné, ni même recherché.

Cela tient au fait que le crime de bureau n’a été compris et découvert que récemment. C’est à l’occasion du procès de Nuremberg qu’il été analysé. Paradoxalement, les circonstances qui ont amené à sa compréhension, l’assassinat massif des juifs, étaient d’un tel niveau d’horreur que le crime de bureau parait ne devoir être qualifié que dans des circonstances similaires. Ainsi, tout dommage moindre ne justifierait pas cette qualification. Ceci est totalement faux et absurde.

Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les résultats de la société la plus bureaucratique que les hommes se soient donnés, l’ancienne URSS. Ici, pas de chambre à gaz, peu d’exécutions sommaires. Mais, une bureaucratie sans contrôle, dont le seul objectif est sa propre puissance. Ses victimes moururent par millions, mais à petit feu, discrètement, pas systématiquement d’assassinats directs.

Le crime ici s’est surtout traduit par les privations :

– suppression du droit de circuler, de penser

– dépendance et suppression possible pour chacun de son logement, de ses revenus, le tout à la discrétion de la bureaucratie.

– déportations.

La mort suivra, mais provoquée par l’usure, la désespérance.

Il faut remarquer deux choses:

– Pendant toute cette période, la bureaucratie de l’URSS n’aura jamais l’idée de se remettre en question, bien au contraire.

– L’arrêt de ces crimes de bureaux, qui se sont étendus aux pays satellites tels que l’Allemagne de l’Est et autres, est exclusivement dû à la faillite qu’ils ont entrainée, et non à une prise de conscience politique.

Les souffrances et les morts sont tout simplement passés par pertes et profits. Ce qui signifie qu’aucune leçon n’a été  tirée de ces crimes de bureaux, que de ce fait chez nous et ailleurs ces crimes restent toujours non recherchés et évidemment impunis.

Objectivement, nos bureaucrates transforment journellement leur activité en arme par destination, dont nous sommes tous victimes. Tous les exemples existants, ou ayant existé, laissent supposer qu’il n’y a pas de marche arrière possible, qu’ils iront jusqu’au crime, doux ou violent, visible ou invisible.

Seule la faillite les arrêtera, par manque de carburant économique.

Devons-nous la souhaiter le plus tôt possible ?

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
2 288 vues

OBSESSION, ADDICTION ET NORMALITE

Nous sommes dans le domaine des sondeurs de l’âme, psychiatres, curés,  confesseurs, philosophes, protecteurs et conseilleurs de tous poils, dont, en tête, nos amis les politiques. Toute une armée, majoritaire en nombre.

Lorsque l’on ose utiliser ces mots “obsession, addiction et normalité” il faut s’attendre à une accusation d’incompétence, de légèreté, d’inconsistance, à une volée de bois vert venant de toutes parts.

Bon, tant pis, je précise ma pensée.

Obsession : attitude de celui qui se focalise sur ce qui lui est inaccessible.

Addiction (dépendance) : attitude de celui qui abuse de ce qui lui est accessible.

Normalité : attitude de celui qui n’est victime d’aucune des deux attitudes précédentes.

Ces trois états possibles concernent les individus, mais aussi les groupes d’individus. Ils sont incontournables et apparaissent dès qu’un besoin ou un intérêt se signalent. Il peut s’agir de sexualité, d’amour, de travail, d’argent, d’économie, de culture, bref de toutes les choses, diverses et variées, qui “titillent” l’esprit de l’individu ou du groupe.

Il n’est pas douteux que l’économie fait partie de ces choses qui “titillent” l’esprit des hommes ou des groupes d’hommes.

Pour faire simple (et pas partisan), je dirai que les socialistes sont obsédés par l’économie, que les capitalistes sont dépendants de l’économie, que seuls les libéraux sont normaux.

Si l’on veut bien suivre mon raisonnement, nous arrivons à la conclusion suivante : nous avons quitté Dimanche un monde de dépendants pour nous engouffrer dans un monde d’obsédés. Ce n’est pas la joie, tous des malades.

Les libéraux, hommes normaux qui voient l’économie telle qu’elle est, qui la mettent à la place où elle doit être, existent-ils ? Rien n’est moins sûr.

Ou plutôt, la démocratie, telle que nous la connaissons, est-elle capable de mettre à la tête de l’Etat des gens normaux, des libéraux ? Rien, toujours, n’est moins sûr.

Car, en définitif, chacun s’accorde à penser qu’il est, lui, normal… sauf que tous ont au fond d’eux ce jardin secret qui les encombre, dont ils ne parlent pas, où ils nichent leurs obsessions ou leurs addictions. Parmi ces jardins secrets, l’argent en est un encore plus secret et tabou que les autres, peut-être à égalité avec le sexe.

Pauvre DSK, dépendant du sexe et obsédé par l’argent ou  inversement, il n’est pas si différent de tous les français qui le désiraient tant comme Président.

La France, ce groupe auquel nous ne pouvons échapper, est globalement la victime d’addiction ou d’obsession dès qu’il s’agit d’économie.

La France est une grande malade à ce sujet, les libéraux et le libéralisme ne la séduisent plus depuis bien longtemps. La normalité économique n’est pas la tasse de thé de la France.

Nous voilà donc partis sur la vague socialiste de l’obsession économique. L’obsédé se nourrit de son manque, son obsession en a besoin. Une fois ce principe bien compris, comment imaginer que les socialistes puissent résorber les problèmes économiques qui sont la base même de leur obsession ?

Leur finalité, peut-être inconsciente, est un manque économique. La pauvreté généralisée, l’accès impossible à la richesse qu’ils convoitent, est l’aliment de leur obsession. Sans cette obsession, ils ne sont plus socialistes, tout comme sans addiction il n’y a plus de capitalistes.

Nous sommes pris dans un cercle vicieux. Le pire est que ce cercle vicieux l’est tellement qu’il est impossible à détecter pour le plus grand nombre, donc pour la démocratie.

Or, il y a une constante humaine incontournable, quand l’homme, ou un groupe d’hommes, arrive en butée de sa faculté à comprendre, il n’a que deux issues : la résignation ou la violence.

Je vous laisse le choix de l’hypothèse finale.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 835 vues

LETTRE OUVERTE A M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Monsieur Le Président de La République, j’ai bien entendu votre discours prononcé à l’occasion du résultat des élections présidentielles, dont vous avez été le vainqueur incontesté.

Je me demande pourquoi vous avez jugé utile de vous exprimer depuis la Corrèze profonde, dont vous n’êtes pas. Cette symbolique m’a troublé, moi dont les arrière-grands-parents étaient, au début du 20° siècle, avant la guerre de 1914, les deux instituteurs d’Alleyrat (103 habitants sur le plateau de Millevaches – 19). Mon père étant né à Saint Germain-Lavolps (même endroit, 19 aussi), je me sens donc autorisé à sourire en pensant à votre “Corrèzitude”, comme à vos cheveux teints.

Tout cela n’est pas grave,  il ne s’agit que d’images, et ne doit pas occulter la qualité de votre discours, sous réserve qu’il ne soit pas, lui aussi, qu’une image.

Dans ce discours, trois points forts : la justice, la jeunesse et le progrès visant à mettre les enfants dans une situation meilleure que celle de leurs parents.

Pour éviter les quiproquos possibles lors du passage à l’acte, il serait bon que vous nous précisiez quelques points de détail.

La justice

Est-ce bien, pour vous, cet ensemble de lois qui permettrait à chaque homme de vivre pleinement et librement sa vie en bonne intelligence avec le groupe ? Ou, faut-il comprendre qu’il s’agirait de lois qui soumettraient l’individu aux aspirations philosophiques d’illuminés s’arrogeant le droit d’agir pour le compte de tous ?

Dans le premier cas, vous aurez à cœur de réformer la plus criante des injustices : la vérification fiscale. La violence, l’abus de droit, le harcèlement, y règnent en maîtres.Six grandes réformes sont à mettre urgemment en œuvre. Je me suis permis d’en proposer les grandes lignes dans le billet suivant :  AU NOM DES PARIAS  (que je vous mets en copie).

Dans le deuxième cas, pauvre de nous…

La jeunesse

Vous parlez bien de sa diversité, du respect de ses aspirations (de toutes ces aspirations), de sa liberté de penser, de celle de se construire. Alors vous devez impérativement ramener l’éducation nationale à son rôle premier, celui d’informer, d’apprendre correctement les bases, tel que le remplissaient mes arrière-grands-parents à Alleyrat.

Vous devez dénier à l’éducation nationale cette folle prétention de décider seule de l’avenir de tous. Vous devez casser cette machine à fabriquer de dociles fonctionnaires ou salariés de tous poils en décimant tous les autres. Les autres qui, peut-être moins disciplinés, moins malléables, peuvent quand même être une immense richesse pour la collectivité.

Mais, si pour vous la jeunesse se vit en camps collectifs et mainmise sur les cerveaux, en dressage, pauvres de nous….

Le progrès

Vous l’avez lié, sans le définir, à son résultat : “progresser plus, pour avoir plus”. Il nous reste à savoir comment vous comptez le quantifier. S’il s’agit d’un progrès individuel, qui touche chacun en fonction de son point de départ, c’est parfait. Nous pouvons tous adhérer à cette vision du progrès, qui ne peut que rejaillir sur le groupe.

Mais, si pour vous le progrès se juge globalement, si de ce fait vous vous autorisez à considérer que la régression imposée à quelques-uns se justifierait par l’éventuel progrès de quelques autres, pauvres de nous….

Notre inquiétude

Nous souhaitons tous votre réussite, nous nous sentons concernés. Nous aurons tôt fait de vous pardonner les petits entorses à la réalité telles que l’appartenance à la Corrèze ou la couleur de vos cheveux.

Mais, le fait que vous ne nous ayez proposé, comme seule solution, que la fabrication de fausse monnaie par la BCE, ne nous rassure pas.

Peut-être avez-vous d’autres cordes à votre arc pour que la France s’engage dans la voie du respect de ses champions économiques, les favorise, les chouchoute au lieu de les vilipender, de les tracasser, voir demain de les piller ?

Rapidement, vous-même et vos ministres auront plus de temps pour nous faire comprendre ce que les mots de ce beau discours véhiculaient vraiment dans votre esprit.

Bien cordialement et avec tout le respect qui est dû à un Président de La République vierge. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles 5,00 sur 5 (1 avis)
Loading...
1 539 vues

AUJOURD’HUI 15 JUIN 2016, MON COIFFEUR EST PARTI

Mon coiffeur a quitté le pays. Je n’en reviens pas. Il y avait 20 ans que j’étais son client. Il était socialiste.

En Avril 2012, je me souviens de sa joie lorsque son candidat était arrivé en tête du premier tour des élections présidentielles, puis les avait gagnées.

Dès le lendemain, mon coiffeur avait fait des propositions constructives. A l’époque, une coupe travaillée, accompagnée de quelques soins, coutait environ 100€. C’était cher. Beaucoup de personnes ne pouvaient se payer ce luxe. Elles se débrouillaient tant bien que mal, et surtout elles espaçaient leurs visites chez lui, ce qui le désolait. Non pas pour le manque à gagner, son salon était plein, mais pour la tenue capillaire de l’ensemble de la population du quartier.

Il rêvait de coiffer et de raser gratuit.

Quelques jours après les élections, il nous a soumis le projet d’une cotisation mensuelle pour tous les habitants du quartier, qui permettrait de se faire coiffer et raser chez lui gratis.

Le principe fut adopté et, pour la moitié du prix de ses prestations, soit 50€, nous avions coupes et rasages gratuits, une fois par mois. Tout allait bien. Il gagnait moins sur chaque prestation, mais, comme il en rêvait, tout le monde venait et le quartier était coiffé et rasé de près. Son chiffre d’affaires global avait augmenté lui permettant d’avoir des prix sur les produits. Tout cela dans la bonne humeur.

Malheureusement, sachant que chez lui on rasait gratis, des personnes des quartiers voisins sont venues. Il a mis un certain temps à s’en apercevoir.

Puis, soudain, il a eu des problèmes financiers qu’il n’avait jamais connus, notamment un manque de trésorerie pour payer son personnel et ses produits. Il a fallu organiser l’accès à sa boutique qui était jusque là libre. Nous avons alors reçu des tickets contre notre paiement mensuel. Il a dû installer un contrôle à l’entrée de son salon pour vérifier les tickets, ce qui a entamé la convivialité.

Les habitants des quartiers voisins nous ont jalousés. Parmi nous certains avaient de la famille dans ces quartiers, ils ont dû cesser de payer la cotisation mensuelle pour éviter des conflits familiaux. D’autres ont mis cette excuse en avant pour ne pas payer, eux aussi, la cotisation mensuelle.

Nous avons fait appel au maire.

Le maire, conscient du problème, a pris un arrêt municipal rendant la participation financière au salon obligatoire à tous les habitants du quartier. Evidemment, cette obligation a largement entamé la convivialité. L’ambiance était tendue dans le salon.

Le maire a alors demandé une salle spéciale, avec entrée particulière, pour lui et ses amis, plus une partie de la cotisation qu’il avait rendue obligatoire, ce qui lui fut légitimement accordé.

Les clients, payant tous également, imposèrent une coupe et un rasage unique pour éviter les injustices. Où le problème se compliqua, ce fut lorsque certains décidèrent qu’ils ne voulaient plus être rasés. Cette manifestation de mauvaise humeur contre un service collectif, qui était devenu accessible à tous, qui permettait au quartier d’avoir une belle image, était inadmissible, il faut bien le reconnaître.

Lorsque cela devint presque systématique le maire dû prendre un nouvel arrêté qui rendait le passage chez le coiffeur obligatoire, aussi bien pour la coupe que pour le rasage. Il y eut des manifestations de barbus.

Certains prétendaient qu’ils ne vivaient ici que pour dormir, que leur vie professionnelle était dans des quartiers ou chacun faisait ce qu’il voulait de ses cheveux et de sa barbe. Ils ne respectèrent pas l’arrêté.

L’ambiance amicale et collective du salon se dégrada terriblement. Le coiffeur et ses employés étaient régulièrement l’objet de critiques acerbes. Leur travail périclita, au point qu’il devenait pénible d’aller se faire couper les cheveux et raser.

Le coiffeur était toujours passionné par son métier, mais il ne gagnait plus d’argent. Peu lui importait personnellement, c’était un passionné, mais il n’arrivait plus a trouver du personnel lui aussi passionné. Le rythme de production faiblit et il lui fut très difficile d’assumer une prestation par mois à tous. Certains payèrent donc sans pour autant avoir la prestation, ce qui fit encore des mécontents.

Mais, comme la présentation des gens du quartier, grâce à cette organisation, était exemplaire, elle fut étendue à tout le pays par la loi.

Ce fut le début de ce que l’on appela : la loi des gratuités sociales.

Le même principe fut mis en place pour toutes les prestations. Cela entraina une obligation de surveillance maximum pour éviter la tricherie et le mauvais esprit.

Et, finalement, le gouvernement dû se résoudre à la fermeture définitive des frontières le 16 Juin 2016. Cela pour éviter que les citoyens aillent payer des coiffeurs ailleurs, ce qui perturbait gravement l’équilibre de nos salons de coiffure gratuits et générait des injustices capillaires.

Et bien, figurez-vous que le 15 Juin, la veille, mon coiffeur a fuit le pays. Il faut dire que c’est lui, personnellement, qui coiffait les élus, il savait donc que les frontières allaient être fermées.

Bien cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 674 vues

LA PRESSE LA PLUS CON DU MONDE

Voila qui nous change. Nous avions, parait-il, la droite la plus con du monde. Nous avons maintenant, en plus, la presse la plus con du monde.

Des mois de sondages, si sérieux qu’il ne fallait plus en parler 48H avant le scrutin et surtout pas avant 20H le jour du scrutin.

Et les mecs… ils ont fait une erreur de 10%. Mais ça existe ce métier : sondeur ???

Ils l’ont appris où ce boulot ? Une erreur de quatre millions de voix !!! Je n’en reviens pas. Un beau métier, leur devise : probablement, “ce n’est pas le résultat qui compte”.  Une devise bien française.

C’est toujours la même histoire. Les journalistes ne font pas de l’information, ils font de la politique. Les syndicats ne font pas du syndicalisme, ils font de la politique. Les profs ne font pas de l’enseignement, ils font de la politique. Les patrons ne font pas des affaires, ils comptent sur la politique. Les chercheurs ne cherchent pas, ils font de la politique. Les hôpitaux ne soignent pas, ils font de la politique. Etc…

Tout le monde fait de la politique, sauf… les politiques qui eux, pas cons, font du fric.

L’exception française est effectivement exceptionnelle. Il parait que cela nous viendrait de la royauté, peut-être un problème de consanguinité globale. Ces rois… ils en ont mis partout.

Nous nous sommes assez souvent ridiculisés, mais là, ça prend des proportions inquiétantes. Il faut bien l’admettre, le deuxième tour pourrait objectivement se faire à pile ou face, tant il ne laissera aucune place à la réflexion, à la réalité.

Mensonges et trucages seront les deux mamelles du deuxième tour, c’est écrit dans la presse. Nous sommes privés de débat sur les vrais sujets parce que nous avons, parait-il, des journalistes “engagés”. Il faut comprendre qu’ils n’ont rien à foutre de tout, qu’ils s’abandonnent à des “croyances” du niveau de peuplades primitives, et qu’en réalité c’est nous qu’ils“engagent” …en direction du mur.

Pourquoi personne ne dit, en dehors de Vincent Bénard dans Objectif Ecohttp://www.objectifeco.com/economie/article/vincent-benard-l-economie-du-bon-sens-1-l-economie-ou-la-mort que l’économie est incontournable, qu’elle est le centre de notre vie. Qu’il y a deux manières de l’appréhender, le libéralisme et le collectivisme, la liberté ou la planification. Que ce sont là les choix prioritaires que nous avons à faire. Que le reste n’est que gestion du résultat, en aucun cas sa cause.

Ce doit être trop simple, ce choix unique et fondamental nous est refusé, par des marionnettes agitées par notre presse, la plus con du monde. Ces marionnettes se vautrent dans l’émotion, l’illusion, ils ont le culot d’appeler ça de la politique.

C’est “aussi pire” que lorsqu’une bande de vieux débris a expédié la jeunesse de ce pays se faire assassiner dans les tranchées en 1914.

Nos jeunes vont se faire, grâce à eux, massacrer dans le jeu de quille de l’économie mondiale. Ils n’auront que les restes, c’est-à-dire pas grand-chose.

Cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 659 vues

COCUS OU FRUSTRES

Demain, grand bal démocratique. C’est la fête du vote. La fête “votive”, en quelque sorte….

Dimanche soir pour partie et dans quinze jours définitivement, la France sera  divisée en deux : Trente millions de cocus d’un côté et trente millions de frustrés de l’autre.

Pour résumer, on pourrait dire qu’être de droite consiste à penser que chacun doit avoir ce qu’il mérite, qu’être de gauche consiste à penser que cette logique doit  être tempérée par l’appartenance au groupe, dont l’empathie serait naturelle. Les deux idées se défendent et sont respectables.

Mais il est un troisième larron qui avance masqué. C’est la bureaucratie administrative.Pendant que les deux premiers, avec un certain fairplay, s’expliquent et s’affrontent, le troisième, caché dans sa toile,  se marre. Il a envahi les deux groupes précédents, il le sait, il sait aussi que le vrai pouvoir c’est lui.

Le vrai pouvoir c’est lui, parce que les deux autres, tout à leur querelle philosophique, se sont laissés déposséder d’un élément essentiel, qui n’a rien à voir avec la politique : l’économie.

A l’aide du pouvoir économique, centralisé par lui à Bercy, le troisième larron s’est multiplié de telle façon qu’il en est pratiquement devenu majoritaire. Par ailleurs, il a engagé les deux autres parties dans des dépenses telles que leurs besoins, qu’il s’occupe de satisfaire par l’impôt, anéantissent toute possibilité aux intervenants économiques de capitaliser les fonds nécessaires à leur activité.

Ainsi donc la situation est la suivante : Le débat politique naturel est impossible parce que la bureaucratie administrative s’est emparée du pouvoir, hors démocratie.

Chacun sait que l’économie demande trois choses simples, la liberté de création, la propriété des biens ou des idées créés, la concurrence lors des échanges donc encore la liberté.

Trois choses incompatibles avec la bureaucratie administrative, dont la fonction primaire est d’interdire. Cette dernière est d’autant plus apte à interdire qu’elle est impuissante à créer. Les notions de concurrence et de liberté lui sont complètement étrangères, au point qu’elle en fait constamment une caricature qu’elle cherche par tous moyens à discréditer et à humilier.

Ainsi donc aucun candidat, gros ou petit, tous otages de la bureaucratie administrative, ne propose sa disparition. Ces élections ne servent donc à rien, puisque le problème qui nous ruine, qui nous mine, n’est même pas mis sur la table.

Quelque soit le côté qu’il va choisir, l’électeur sera frustré si son candidat n’est pas élu, mais il sera cocu s’il est élu. Car, dans tous les cas, le pouvoir restera à la bureaucratie administrative, à Bercy, qui nous tue.

Est-ce un hasard ? Non, évidemment. Quelle chance aurait un candidat dont le programme consisterait à proposer de se débarrasser de la bureaucratie administrative, de Bercy ? Aucune. Les hommes aiment les chaines. Les arabes sont prêts à mourir pour échanger leurs dictateurs laïques contre la dictature de leurs mollahs.

Alors, l’économie dans tout ça et  ses trois règles simples ? Aucune chance, pas  de droit de cité dans ces élections.

Mais, l’absence de respect pour l’économie, c’est la misère au bout. Et oui, c’est la prochaine étape.

La suivante sera de savoir combien de temps un peuple peut connaître la misère avant de réagir et de retrouver la liberté favorisant l’économie. L’histoire, à ce sujet, compte en siècles. Mais….l’accélération générale qui touche l’humanité raccourcira peut-être l’épreuve. C’est ce que je souhaite aux générations à venir.

Cordialement. H. Dumas

1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (aucun avis)
Loading...
1 922 vues