Bonjour,
Bien cordialement. H. Dumas et E. Bolling
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Le premier temps est connu de tous.
En ce qui concerne les responsables de la dérive mortifère des trois voyous assassins, j’ai personnellement beaucoup de peine à croire à l’hypothèse officielle de la main des terroristes extrémistes musulmans, même lorsque ceux-ci réclament, à grand coup de communiqués, la paternité de l’opération.
Je vois plutôt un déguisement à bon marché pour ces meurtriers.
Je crois qu’en réalité ces assassins sont les enfants perdus d’une propagande égalitariste qui génère de terribles frustrations.
Bien pire que la richesse, le pouvoir administratif, qui accompagne le collectivisme égalitaire — relire Sakharov –, qui ne s’embarrasse pas de compétence, trouve à humilier journellement à tous les niveaux de l’échelle sociale.
Il suffit, pour comprendre cette humiliation, de patienter dans la salle d’attente d’une mairie, de l’URSSAF, des impôts, des flics, des tribunaux pour comprendre qu’il y a ceux qui sont du côté du pouvoir — exclusivement de situation — et les autres qui n’ont rien à attendre de cette société. Si par malheur, en plus, leur communauté est une minorité repérable le martyr est total.
La laïcité est une fable, juste un outil complémentaire d’humiliation, d’exclusion. Une croyance parmi toutes les autres, avec ses fous, ses intégristes.
Une croyance dont la prétention est telle qu’elle a éradiqué ce qui faisait la valeur de notre société : l’humanisme.
Cette qualité faite de respect de l’autre quel qu’il soit, de l’individu, unique, de sa liberté d’être, de paraître et de penser.
La laïcité intégriste est la rampe de lancement de la frustration qui peut atteindre des sommets dès qu’elle s’affranchit des règles.
Le deuxième temps est aussi terrible sociologiquement que le premier, même s’il ne fera pas couler le sang.
Suite à une émotion canalisée, entretenue et décuplée par les médias, trois millions de “Charlie Hebdo” vont trouver acquéreurs pendant que le contenu rédactionnel de ce journal l’avait amené au bord de la faillite. Il n’était suivi que par une minorité très particulière.
Peut-il revenir à cette minorité et garder son âme ?
Ou va-t-il essayer de conserver la plus grande partie de ces trois millions de lecteurs qui en feraient l’hebdomadaire le plus lu du pays ?
Quoiqu’il arrive il va falloir tuer. Ce sera :
– soit la mort de l’engouement, la déception de la majorité dont il est impossible d’imaginer qu’elle va se ranger derrière la pensée “bête et méchante” du journal. Le retour à l’anonymat, à la misère, que l’on tente de rompre par la provocation.
– soit il va falloir engager des spécialistes du marketing et changer la ligne éditoriale du journal pour la faire cadrer avec la pensée du plus grand nombre et essayer de garder la plus grande partie de ces trois millions de lecteurs imprévus.
Dans les deux cas quelque chose va mourir, il n’y a pas la place pour une solution médiane qui elle-même serait une troisième voie de mort.
C’est là, face à ces terribles échéances, c’est à dire demain, que journalistes survivants et zélotes de la compassion vont percevoir la vacuité et la lâcheté des politiques qui ne vont penser qu’à une chose : se faire la malle, s’éloigner le plus possible du monstre qu’ils ont créé sur le dos de l’emphatique naïveté des hommes.
Bien cordialement. H. Dumas
2 260 vuesSous l’ancien régime, la lettre de cachet permettait au Roi de condamner, d’emprisonner, tout individu de son choix sans avoir à saisir préalablement la justice.
Evidemment, ce principe généra abus et délations.
Tant et si bien que sous la pression de la pensée prérévolutionnaire, en 1789, Louis XVI a aboli cette ignominie.
Depuis, nos démocraties, qui prétendent à une justice exemplaire, ont érigé en principe intangible l’intervention d’une justice libre et indépendante entre toutes enquêtes répressives et les sanctions susceptibles d’être prononcées à la suite de ces enquêtes.
Cela est gravé dans le marbre de notre constitution, dans nos lois et dans celles de l’Europe.
En clair, la puissance publique ne peut pas vous embastiller sans obtenir au préalable l’accord de la Justice.
Tout délinquant de droit commun ne peut pas être retenu par la police répressive au-delà du terme strict d’une garde à vue sans l’accord préalable du juge, sans que son cas ait été vu par la justice.
Et l’Etat est le garant de ce fonctionnement, il en porte la responsabilité pécuniaire et morale dont il répond par l’intermédiaire de l’AJE (Agent Judiciaire de l’Etat).
C’est cela qui différencie une démocratie d’une dictature.
Personne n’imaginerait s’affranchir de cet impératif, sauf : le Fisc, l’URSSAF, le RSI, les Caisses de retraite etc…
En effet, l’organisation répressive de ces administrations s’érige en enquêtrice, puis en exécutante des sanctions qu’elles prononcent, sans avoir à aucun moment besoin de demander quelque autorisation que ce soit à la Justice.
Bien comprendre le schéma
Lorsqu’un contrôleur fiscal vient chez vous, il représente le premier maillon judiciaire de la répression qui vous châtiera si vous êtes fautif. Il est assermenté. Cette particularité en fait un représentant de la justice en même temps qu’il représente son administration. Rien ne le différencie d’un enquêteur de police ordinaire.
Sauf que, contrairement au policier ordinaire, au terme de son inquisition chez vous il peut décider seul des sanctions qu’il envisage de vous appliquer.
A partir de là, sans qu’à aucun moment il n’ait besoin d’en référer à la justice, il va établir une notification qui s’imposera à vous. Cette notification est une véritable lettre de cachet, dont les conséquences seront souvent mortelles.
Bien plus, si vous la contestez, d’une part cela ne l’empêche pas d’être immédiatement applicable, mais surtout avant de pouvoir saisir la justice vous devrez d’abord informer de votre désaccord l’administration fiscale par le biais d’un recours préalable.
Si vous voulez vous opposer à la lettre de cachet fiscale, vous devez d’abord en faire part au Roi : le fisc, sous peine de nullité de votre opposition.
Il est peu probable qu’il vous écoute, vous serez alors dans l’obligation de saisir une justice d’exception, qui lui est entièrement dévouée : le Tribunal Administratif. Pendant ce temps, la lettre de cachet gardera tous ses effets contraignants et entrainera votre ruine.
Le droit et l’équité sont inconnus du fisc.
C’est parce qu’il représentait Dieu que le roi pouvait agir par lettre de cachet, il était infaillible du fait de ce mandat.
C’est parce qu’il prétend représenter l’intérêt public et l’égalitarisme que le fisc exige, tel le monarque infaillible, d’avoir la liberté de contraindre sans avoir à en référer à la justice.
Cette situation est inacceptable.
Une démocratie qui se respecte ne peut pas porter en son sein la possibilité d’éditer à l’envie des lettres de cachet fiscales.
J’ai mis très longtemps à détecter cette anomalie impardonnable : vingt ans.
Pendant vingt ans je me suis battu contre les moulins, j’ai cherché à recouvrer ma liberté économique bafouée, à croire en la justice, ce n’est qu’aujourd’hui, après ces gigantesques défilés de naïfs soumis à une propagande constante que je me suis dit : “bon sang, mais c’est bien sûr”, la justice ne peut être que structurelle ou elle n’est pas. Elle ne vient pas du cœur, elle vient de la loi.
Pendant que je me demandais comment feraient pour reprendre leurs esprits ceux qui ont été abusés dans leur cœur, qui se sont révoltés avec sincérité contre un danger extérieur — peut-être existant ailleurs — mais inexistant dans ce terrible drame, qui sont maintenus dans l’idée que l’égalitarisme est le bonheur, à qui l’on n’explique pas que les tueurs ne sont que l’émanation de cet égalitarisme en sa version la plus exigeante, simplement déguisée.
Ils vont devoir subir maintenant la pression d’une administration qui va tout faire pour inventer des liaisons intégristes — dont ils seront informés à longueur de journée — pour leur dissimuler que ce sont leurs enfants, bercés à l’idée de droit sans besoin de mérite, qui souhaitent simplement les piller, qui s’impatientent et perdent la tête en cas d’échec.
Comment accepter, après avoir défilé à trois millions, que l’on s’est fait enfler.
Pour les lettres de cachet fiscales c’est la même démarche.
La propagande m’a dissimulé vingt ans ce scandale juridique, en me culpabilisant d’abord, puis en humiliant le combattant que je suis devenu, en l’accusant de “fraude fiscale”, de manquement à l’éthique sociale.
C’était facile pour eux, puisque leurs lettres de cachet se moquent de la justice qu’elles contournent comme toute lettre de cachet.
Mais aujourd’hui je les emmerde, la clarté se fait.
Le plus grand nombre doit pouvoir comprendre cette incroyable dérive judiciaire fiscale : la notification qui est une lettre de cachet.
Nous ne serons sans doute pas plusieurs millions dans la rue, mais ceux qui un jour ont été touchés par les lettres de cachet fiscales seront là, des dizaines de milliers probablement.
Nous allons nous organiser. Rejoignez-nous. Inscrivez-vous à notre association l’AVF. Nous ferons cesser les lettres de cachet fiscales. Cela est non seulement possible, mais nous le devons à nos enfants, à leur droit à une démocratie juste.
Bien cordialement. H. Dumas
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L’intégrisme fiscal, en France, ruine des milliers de familles chaque année.
Il envoie au suicide (comme mamie loto) quelques personnes aussi.
On appelle cela des dommages collatéraux.
Cette violence fiscale n’émeut personne, car Bercy l’habille de la légalité des tribunaux administratifs.
Ces tribunaux, en matière fiscale, suivent aveuglément la conclusion du fameux Rapporteur Public.
Celui-ci, ne représente pas le public, comme son nom l’indique mais uniquement le fisc.
Comme en son temps, Fouquier-Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire, n’avait qu’un mot à la bouche : la mort, notre rapporteur public, cuvée 20 ème siècle, n’en connait, semble-t-il, qu’un aussi : rejet.
Les dictatures, fascistes ou communistes, avaient elles aussi des tribunaux à leurs bottes pour légaliser leurs exactions.
La dictature de Bercy a donc son tribunal (administratif), pour juger ou plutôt pour expédier celui qu’elle a officiellement étiqueté « fraudeur » vers la mort lente, la mort sociale.
Rejet, rejet, rejet…
Et le bon peuple, lobotomisé par des décennies de propagande, d’applaudir !
Disons plutôt qu’il applaudissait.
Sentant l’appétit fiscal se diriger vers lui, ses mains se figent et son sourire devient jaune.
La machine à broyer est devenue folle.
Pour nourrir nos « élites » et leurs séides toujours plus avides de pouvoir et d’argent, elle est dans l’obligation d’avaler toujours plus de « fraudeurs ».
Cette tuerie insensée devra un jour s’arrêter.
Toutes les dictatures finissent par s’écrouler, ce n’est qu’une question de temps.
Les jours de nos ayatollahs/contrôleurs fiscaux sont donc comptés.
Ils ne le savent pas encore, figés qu’ils sont dans leurs certitudes.
Les fermiers généraux n’avaient pas vu venir 1789 !
Emmanuel Bolling
2 455 vuesLes Etats-Unis, nul n’en doute, sont le pays des grandes oreilles. Ils écoutent tout, entendent tout, notent tout.
Aussi, quand un Ministre Américain déclare à Paris qu’il n’y a pas de lien connu entre nos assassins déguisés en intégristes musulmans et les vrais intégristes musulmans, j’ai tendance à le croire. Nous sommes alors, comme déjà évoqué, face à de simples délinquants de droit commun.
Où j’admets que les choses se compliquent, c’est lorsque l’explication de leur passage à l’acte est résumé en un simple accès de bêtise ou de folie. C’est peut-être un peu court.
Je crois que, pour comprendre, nous devons chercher vers cette bizarrerie de la “notoriété d’un jour” qui s’est emparée de notre société.
Les défis “Red bull” nous apportent régulièrement leurs lots de sportifs de l’extrême fous qui, pour un film, s’engagent dans des exhibitions où ils risquent leur vie, où souvent ils la perdent.
Tant de personnes sont prêtes à tout pour être célèbres un jour quelque soit le prix à payer, qu’il n’est pas stupide de penser que nos délinquants immatures, armés jusqu’aux dents, aient pu imaginer leurs folles opérations uniquement par souci de célébrité, fusse au point d’y laisser la vie et d’y distribuer la mort.
 cela peut être ajouté la recherche, elle aussi dans l’air du temps, de la poussée d’adrénaline. Les hommes du GIGN eux-mêmes en font état.
Ces explications me parlent, elles répondent aux questions que les autres hypothèses laissent en suspend.
Mais alors, que dire de tout le barnum auquel nous avons assisté ?
Il répond à deux problématiques.
La première, purement politique, est bien connue.
Il s’agit du principe du bouc émissaire. Jusqu’alors, c’était le “fraudeur fiscal” qui jouait ce rôle. Mais, ceux qui en faisaient office sont aujourd’hui si mal en point qu’ils ne sont plus crédibles – peut-on rêver qu’on va leur lâcher la grappe ?
Alors, comment cacher la Bérézina socialiste faite de dépenses inconsidérées, d’égalitarisme stérile, de promesses inaccessibles, de lendemains qui chantent, et d’un présent explosif ?
Tout simplement en faisant croire que le danger vient de l’extérieur, alors qu’il est à l’intérieur.
“Daech” devient le bouc émissaire, l’ennemi de la France. Il faut avouer qu’il a de la gueule et que probablement la fonction lui convient.
Ainsi notre système collectiviste dévastateur se refait une virginité. Pendant que les français tremblent en pensant à “Daesh”, ils sont moins tatillons sur leurs conditions de vie.
La deuxième est plus simple, plus naturellement socialiste.
C’est le syndrome des Dupondt : ” pourtant nous nous tenions”, bien connu des lecteurs de Tintin.
Il se résume à ceci. Lorsqu’une entreprise est en péril :
Le capitaliste libéral analyse la situation, évalue l’outil de production, les stocks, le marché, la trésorerie et les immobilisations, puis prend des décisions et relance l’entreprise si c’est possible ou la liquide s’il n’y a pas d’autre solution.
Les socialistes collectivistes arrêtent le travail, se réunissent sur le parking de l’entreprise, allument un feu de palettes dans un bidon de 200 litres si c’est l’hiver, sortent les parasols si c’est l’été, partagent merguez et pastis avec leurs délégués syndicaux et les élus du coin, en affirmant devant les médias que l’entreprise continuera quoi qu’il arrive. Quelques mois plus tard, ils la ferment, sans exception.
Pour le socialiste l’ambiance collective passe avant tout.
La chaleur dégagée par le groupe leur sert de pensée, de moteur et de combustible. Je comprends et je ne critique pas le côté émotionnel et humain de la chose, mais je suis effrayé par son inefficacité.
J’ai une pensée émue pour Hollande, quand le résultat de tout ça va lui tomber sur le coin du nez ce sera grave.
Souhaitons que “Daesh”, ou équivalant, ait d’autres chats à fouetter que de se prendre au jeu, car là le pire nous attendrait.
Souhaitons aussi que les désœuvrés du rêve socialiste, prompts à la délinquance, ne se mettent pas tous à vouloir devenir les noires célébrités d’un jour..
Bien cordialement. H. Dumas
2 044 vuesA 70 ans j’ai, toute ma vie, vécu avec l’image des français partant, en liesse, à la guerre de 1914, qu’ils pensaient gagner en huit jours parait-il.
Après quatre ans de guerre et des millions de morts il fallut que des amis sympathiques sortent les français du merdier dans lequel ils s’étaient mis tout seul, pour un problème qui ne les concernait pas.
En 1939, la problématique n’était guerre différente, la joie collective en moins.
Comment ce pays avait-il pu ainsi — dans une joie collective totale la première fois – déclarer des guerres globales qu’il était à l’évidence incapable de mener et de gagner ? C’est la question de bon sens que les gens de ma génération se posaient au fur et à mesure qu’ils perdaient les guerres coloniales de leur époque, qu’ils n’avaient pas déclarées et qu’ils regrettaient de subir.
Là, aujourd’hui, sous mes yeux, cette âme de va-t’en guerre française s’exprime une nouvelle fois, j’en suis abasourdi.
Reprenons les faits
Trois délinquants minables de droit commun perdent la raison et se rendent coupables de meurtres horribles.
La notoriété des victimes, leur coefficient de sympathie, et le déroulement de cet assassinat heurtent la morale et la sensibilité de tous les français.
Cependant, il est évident que les assassins de Charlie Hebdo ne sont pas plus coordonnés aux tensions mondiales actuelles que les pieds nickelés de Sarajevo ne l’étaient en leur temps à celles qui existaient entre la Serbie et l’Autriche.
Qu’au lendemain de cette action indicible, chaque français soit terriblement affecté par tant de sottise et tant d’horreur est parfaitement naturel. Qu’au fond de leur cœur tous aient une pensée profonde, réelle, intense pour ceux qui ont été lâchement assassinés et pour leurs proches, dont le malheur est évidemment immense, est certain.
Une responsabilité historique
Qu’un Président de la République, englouti dans le marigot de son incompétence, en profite pour se refaire la cerise est une faute dont il portera historiquement la responsabilité.
Tout comme ses prédécesseurs de 1914, il récupère et canalise à son profit une émotion collective qui aurait dû rester individuelle. Certes, dans ce grand bain public elle sera diluée et plus facile à assumer pour chacun. Mais à quel prix ?
La France, à partir de cet après-midi, pour un temps et une intensité indéterminés, devient le lieu où tout fanatique des délires en vigueur au Moyen Orient se devra d’agir.
Face à cette situation, délibérément créée par le Président de La République, quels moyens a-t-il pour assumer ?
Actuellement aucun.
Il expose donc la France, seule et démunie, à un risque maximum de guerre dans le seul but de canaliser à son profit une indignation forte et légitime.
Alors que son rôle d’homme d’Etat aurait dû être de relativiser la portée politique réelle de cet acte crapuleux, d’aider chacun de nous à vivre personnellement son indignation et ses craintes pour l’avenir, il nous met en première ligne d’un conflit qui ne nous regarde que modérément.
Tous les pays qui viennent à cette manifestation construisent ainsi adroitement le paratonnerre que nous serons demain pour eux.
Notre avenir
Il est simple, nous sommes, grâce à Hollande, en première ligne de la guerre du 21ème siècle. La guerre des attentats lâches et mortels, jusqu’alors cantonnée au Moyen Orient.
Nous devrons donc vivre dans un pays policier instable et fatalement injuste, ou périr au hasard dans un pays resté libre mais victime désignée, symbolique.
Peut-être est-ce notre destin puisque, dans le fond, pour notre mémoire collective vivante c’est quand même la troisième fois en un siècle que nous endossons ce statut.
Hollande a gagné sa page des livres d’histoire, mais je la lui laisse. Le prix que nous aurons à payer pour lui, et le texte qui remplira cette page, vont lui gâcher le plaisir.
Je suis conscient de ne pas être dans l’air du temps, je me vois obligé de réclamer mon droit à la liberté d’expression, le temps que la suite des évènements soit connue de nous tous. Permettez-moi de garder ma peine pour moi.
Bien cordialement. H. Dumas
2 242 vuesCe pays peut-il ouvrir les yeux ? Ou, doit-il d’abord succomber sous le déni ?
Il n’y a que les autorités et la presse française pour transformer trois délinquants français de droit commun en force sociologique religieuse mondiale.
Ainsi donc, trois gamins — formés à la morale collectiviste du droit d’avoir ce que l’on veut et non ce que l’on mérite, et de l’égalitarisme qui fait apparaître le possédant comme illégitime pendant que le démuni serait le tenant de la seule légitimité que serait l’exigence – frustrés de ne pas obtenir ces promesses éducatives, se reconvertissent en intégristes pour justifier leur avidité.
Ils singent de la sorte d’autres acteurs mondiaux qui, eux aussi, mais pour d’autres raisons, habillent leurs révoltes du sacre de la religion, pendant qu’ils ne veulent que pétrole, pouvoir et richesses qui vont avec. Ils ont peut-être raison, il est possible que leur combat soit juste, je n’en sais rien. Que leurs méthodes soient barbares, nul n’en doute. Qu’ils nous impliquent, à tort ou à raison, dans leur schéma inacceptable n’est pas douteux non plus. Que nous l’acceptons est un fait. Que de tout cela naisse un immense bordel, personne ne peut le nier.
Les vrais religieux, les vrais croyants sont-ils utilisés ou complices, nul ne le sait tant la méthode de l’amalgame est ancienne, aussi vielle que l’humanité, que la prostitution.
Ma colère est juste
Je ne manque pas de respect aux 17 victimes, je souffre de ces morts inutiles. Mais, je voudrais simplement ouvrir les yeux des naïfs.
C’est notre société qui est en jeu, ce n’est pas l’Orient musulman qui débarque chez nous, ils ont largement assez à faire chez eux.
Notre société va mal. Ces maux sont les siens et pas ceux des voisins.
Le collectivisme et l’égalitarisme ont eu raison de l’individu, du respect de l’autre, de la récompense du mérite, de la sanction de la médiocrité, de nos “lumières”.
Partout dans le monde où ce type de société s’est développé, le résultat a été le même. Les exigences illimitées du collectivisme — et de son excuse l’égalitarisme — entrainent la ruine — puis le pillage — des actifs, des producteurs, des entrepreneurs, laissant à la place un champ de désolation matériel et moral, qui, inévitablement, débouche sur la violence.
Oui, j’ose
J’ose associer la douleur ressentie pour ces 17 victimes inutiles avec celle que je ressents pour les centaines de victimes mortellement atteintes par le fisc et les dizaines de milliers d’autres handicapées à vie par lui.
Il faut que ceux qui défilent — poussés par les vrais responsables de ces pillages mortels nécessaires à leur folles promesses, à leurs mensonges visant à faire croire aux naïfs ou aux escrocs que la vie est belle, qu’il suffit de prendre aux autres en fonction de ses besoins – sachent qu’ils assassinent leurs forces vives, qu’ils creusent leurs tombes, qu’ils favorisent le règne de la violence en croyant faire le contraire.
Pour les incrédules, je soumets à leur lecture la lettre en RAR que je reçois ce jour ( LIEN). Certains pourront peut-être conceptualiser ce que représente 623.356,60 €, ce qu’il faudrait gagner pour, après impôt, disposer d’une somme pareille.
Je leur soumets aussi l’assignation que je fais délivrer à l’Agent Judiciaire de l’Etat (LIEN), afin qu’ils puissent constater à quel point cette somme et les autres à venir sont fictives, inventées de toutes pièces.
Beaucoup d’inconnus, de gens ordinaires, petits patrons ou petits entrepreneurs, ne résistent pas à de telles rafales fiscales qui valent largement les rafales de Kalachnikov, ces rafales fiscales font bien plus de 17 morts par an, sachez le, si vous défilez.
Bien cordialement. H. Dumas
1 150 vuesTout a été dit sur le sujet. En règle générale, chacun y va de ses sources. Citations et références se bousculent au portillon. A ce jeu personne ne gagne, pas même celui qui a la plus belle collection de références. Il ne peut les partager qu’avec un groupuscule d’initiés. C’est l’enfermement initiatique.
Je vous propose de réfléchir au libéralisme et au collectivisme librement, avec nos seuls outils personnels, sans référence, sans citation. Nous ne risquons que le ridicule, et….il ne tue pas.
La vie, c’est quoi ?
Pour moi, assez semblable à un jeu vidéo, elle se résume, pour un homme ou pour un groupe d’hommes, à subir en continu une succession de problèmes que le temps déroule inlassablement.
Chacun de ces problèmes impose une solution sur laquelle, éventuellement, l’homme peut avoir ou ne pas avoir un impact.
Le fait d’être homme tient à la capacité d’interférer et, peut-être, de modifier la solution naturelle d’un problème, en vue d’un plus grand avantage personnel ou collectif.
Si nous sommes d’accord sur ce préalable, nous le sommes automatiquement sur la nécessité de détecter les problèmes, de les comprendre et de leur imaginer une solution la plus satisfaisante possible. Le tout sans idée préconçue, sans œillère.
Le passé
Certains imaginent qu’il n’est pas de problème qui ne se soit déjà posé. Que donc, une parfaite connaissance du passé permettrait à tout coup de réutiliser la meilleure solution déjà employée avec succès.
Outre que les problèmes que nous affrontons ont cette extraordinaire faculté d’être toujours nouveaux, ou, pour le moins, différents de leurs prédécesseurs, notre environnement, qui les impacte, est en perpétuelle mutation.
Force est de constater que si le passé est un facteur fiable de conseils, il ne peut à lui seul solutionner nos questionnements.
Nous devons donc nous y coller et il n’y a que deux attitudes possibles.
Le libéralisme
Son principe est de laisser à chacun la liberté de trouver ou de choisir ses problèmes, puis de les solutionner. Ainsi, constamment entrainés, les libéraux, face à des problèmes personnels ou collectifs, vont multiplier leurs capacités à les solutionner. La difficulté tiendra à trouver une méthode de sélection pour trier le meilleur dans la multiplication.
Le collectivisme
C’est l’exact contraire. Il s’agit de faire en sorte que soit donnée à chacun une solution qui règlera ses problèmes personnels. Quant au groupe, quelques initiés désignés prennent en charge problèmes et solutions. L’individu est déresponsabilisé, désarmé face aux problèmes.
Résultats
J’imagine que cette présentation simple sera évidemment critiquée, mais bon.
La vie ainsi objectivement ramenée à la résolution de problèmes, la logique du libéralisme permet de comprendre son niveau exceptionnel de compétence, alors que la logique du collectivisme fait apparaitre sa lourdeur synonyme de perte de temps, son inefficacité.
Mal armés sur le terrain basique de la vie, les tenants du collectivisme sont obligés de trouver un autre espace de débat pour justifier leur logique.
Ainsi vont-ils prétendre que l’homme libre résoudrait les problèmes à son seul profit, y compris lorsque ceux-ci sont collectifs. Que donc, sa performance, qu’ils ne nient pas, serait un handicap grave pour les autres, une terrible injustice.
Sur ce terrain de l’empathie pour les moins doués, de l’égalité imposée par souci de justice, leur discours perd de vue la réalité.
Ils font deux erreurs majeures.
– Nul ne peut s’approprier ses réussites. Qu’il le veuille ou non, elles sont immédiatement copiées et appartiennent donc à tous. Ainsi, chaque bonne solution, même individuelle, est bénéfique à l’ensemble.
– La réactivité est la clef de tout, pour tous l’ennemi est le temps.
Ainsi, les collectivistes, arguant d’un égoïsme imaginaire dont la preuve est rapportée qu’il n’existe pas puisque l’humanité ne doit son existence qu’à l’entraide, mettent en place une organisation dévoreuse de temps et de liberté, incapable de réactivité, faite d’acteurs incompétents et passifs.
Alors que, pendant ce temps, les libéraux se forment à la recherche des énigmes, à l’esprit de décision, aux découvertes des solutions, et qu’in fine, ils excellent en cela que ce soit à titre individuel ou à titre collectif.
C’est pourquoi,
Vu sous cet angle, le libéralisme et son efficacité devraient largement emporter l’adhésion. Or, non seulement ce n’est pas le cas mais c’est l’inverse qui se produit.
Le problème ce sont les problèmes.
Il est des hommes, étonnamment malhonnêtes, capables de faire croire à d’autres hommes qu’ils sont aptes à connaître et à solutionner leurs problèmes. Aussi incroyable que cela puisse paraître à un esprit raisonnable, un grand nombre de personnes sont assez crédules pour imaginer qu’un inconnu serait susceptible de solutionner leurs problèmes personnels.
La rencontre des deux, des menteurs et des naïfs, génère le collectivisme. L’expérience n’est jamais durable, mais éternellement renouvelée elle paralyse la marche en avant de l’humanité.
Chut… ne vous avisez pas d’en parler, ce n’est pas le bon moment, ce n’est jamais le bon moment pour ce genre de discussion.
Bien cordialement. H. Dumas
2 826 vuesBonne question, non?
Tout le monde pense que pour passer dans la colonne officielle des fraudeurs fiscaux, vous devez obligatoirement avoir « fraudé ».
Mais pas du tout, vous vous trompez lourdement.
C’est l’argument massue que le fisc vous sert à tous les repas depuis des lustres.
Vous changez de catégorie uniquement par le bon vouloir de votre contrôleur assermenté.
Il est fixé, à notre gentil inspecteur, un objectif de C.A de redressements annuels.
Celui-ci est, bien sûr, en augmentation chaque année.
De ce C.A national atteint, voire dépassé, dépend le budget futur de Bercy.
Et là-haut dans les somptueux bureaux, on aime le champagne et le caviar…
Pour motiver notre homme à redresser à fond les manettes celui qui tombe entre ses mains et faire, s’il en était besoin, « taire » sa conscience, Bercy lui versera des primes en fonction des montants de ses redressements.
Pas du montant recouvré !
Son avancement dépendra, aussi, de son C.A annuel de redressements notifiés.
Ses scrupules, s’il devait en avoir, sont balayés par l’esprit de corps et par le lavage de cerveaux qui en découlent.
La devise « chaque contribuable est un fraudeur » est le 1er commandement de Bercy.
Sa mission sacrée est de redresser à tout va.
Ce que devient son redressement abusif, ne le concerne plus. Il sera traité par d’autres. Lui ne portera aucune responsabilité dans la mort potentielle de son contrôlé, et il sera toujours défendu, sans mollir, par sa hiérarchie.
Bref, plus il vous pille, mieux ça va pour lui.
Pour vous, les choses sont beaucoup moins rose et vireront rapidement au noir, si vous avez l’outrecuidance de vous rebeller.
Je ne vais pas revenir sur ce qui vous attend, je l’ai déjà décrit dans plusieurs de mes papiers (lire, entre autres, « la mort sociale » 1,2,3).
Une seule étude sérieuse, car le sujet est vraiment tabou, a été faite par Bernard Zimmern, de l’Ifrap dans son livre « Contrôle fiscal : le piège » et dans le chapitre « les victimes fiscales » de son livre « Les profiteurs de l’Etat ».
En conclusion, tout est fait par Bercy, pour « inciter et favoriser » les exactions fiscales dans notre belle démocratie.
Emmanuel Bolling
2 875 vuesLes médecins libéraux ont fermé leurs cabinets en signe de contestation. Ils reprochent à l’Etat de manquer de respect à leur fonction depuis déjà fort longtemps et d’envisager d’intensifier cette attitude par les lois à venir sur la santé.
Ils ajoutent que la situation créée par l’Etat est telle qu’au delà d’eux se sont les malades qui en pâtissent, et que demain sera pire.
Leurs organisations professionnelles annoncent un taux de participation à leur mouvement de plus de 80% des cabinets, ce qui est considérable.
Il s’agit là d’un vrai problème de société puisqu’il touche directement notre santé donc notre vie.
Dans le même temps, la ministre annonce que les urgences, qui normalement auraient dû être débordées par la déferlante des malades ayant trouvé porte close chez leur médecin, n’observent aucune augmentation de fréquentation.
1• mensonge
L’un des deux protagonistes ment. Soit l’action de grève des cabinets médicaux n’a pas été suivie et leurs représentants mentent en annonçant la réussite du mouvement et l’adhésion à celui-ci d’une large majorité des médecins.
Soit la Ministre ment et dissimule l’engorgement des urgences. Ce faisant elle discréditerait les médecins à deux titres :
– En affirmant qu’ils ne sont pas soudés,
– Et surtout en laissant entendre que la plus grande partie de leurs malades n’en seraient pas puisqu’en cas de fermeture des cabinets médicaux ils restent tranquillement chez eux.
Ce mensonge, s’il était avéré, serait un manque de respect pour les français les plus faibles.
Dans la foulée, la sécurité sociale nous annonce que les demandes de remboursement des soins, en cette fin d’année de grève de 80% des médecins, sont légèrement supérieures à celles des années précédentes.
2• mensonge
Soit les médecins se foutent de notre gueule, ils n’ont pas fait grève, ils sont simplement partis en vacances comme toutes les fins d’année.
Soit la sécurité sociale ment, elle aussi poursuit alors deux buts :
– Discréditer le mouvement des médecins dans la population
– Et introduire la suspicion dans cette profession libérale sur la sincérité de chacun des participants lors d’une action de groupe.
Tout cela est affligeant.
Comment peut-on mentir aussi impunément sur un sujet grave comme la santé publique ? Qui croire ?
Il est évident que, face à ces déclarations invérifiables, chacun est amené à voir la vérité du côté de ses fantasmes sociaux, libéraux ou collectivistes
C’est à dire que, sur un point qui implique chaque français, le menteur prend la responsabilité d’entraver une réflexion objective, d’opposer les français entre eux à partir de leurs croyances irraisonnées, sans respect pour la réalité sur un sujet qui pourtant demande une objectivité absolue.
Ces mensonges, particulièrement visibles ici, sont récurrents en tout.
Ils vicient notre démocratie, ils aboutissent à cette inversion du langage politique qui nous consterne et nous détruit.
Tant que le mensonge sera le moyen d’expression naturel des responsables politiques ou professionnels aucune vie en commun ne sera possible.
Ceux qui se croient très malins en usant abondamment du mensonge, en se félicitant de leurs résultats, sont des ânes bâtés, des irresponsables qui, dans une société normale, devraient être mis à l’écart, interdits de responsabilité.
Le mensonge est le poison qui ronge notre démocratie.
Certes, il est humain, il serait illusoire de vouloir l’éradiquer, mais de là à en faire un outil de pouvoir il y a une ligne qu’il ne faut pas franchir.
Contre le mensonge politique, contre la propagande, une seule défense : la presse d’investigation libre. Où est-elle ?
Bien cordialement. H. Dumas
2 713 vuesDans l’absolu, le pouvoir pourrait être éclairé, associatif, c’est à dire attentif à ses obligés, aux libertés individuelles, et surtout discret, minimum.
Hélas, dans la réalité, le plus souvent une fatale alchimie le lie à l’idée de contrainte, générant des réactions en chaîne pour aboutir à la violence, à la guerre, à la dictature et à tous ces excès qui répandent aveuglément la mort.
La confusion des émotions se passe alors de la façon suivante :
L’idée de contrainte
Depuis toujours elle est associée au pouvoir. Celui-ci, sous sa forme la plus absolue : Dieu, ne se vit que par les contraintes qu’il impose.
Un Dieu qui vous foutrait la paix et se contenterait de partager la joie de vivre avec ses ouailles ne serait pas crédible. Il serait plus proche de Satan que de Dieu.
L’homme ne respecte un Dieu qui si celui-ci le contraint, plus il le fait lourdement plus le respect est intense.
L’exercice du pouvoir
Sa visibilité principale s’exprime à l’occasion de l’imposition des contraintes qui justifient son existence, qui font sa réalité.
Son exercice présuppose le châtiment, la sanction sans laquelle il n’est pas perçu.
Cette confusion “pouvoir-contrainte” saute aux yeux pour ceux qui externes aux religions les observent à travers l’histoire ou l’actualité, tant ce type d’enchaînement entre pouvoir et contraintes y est caricatural.
Dans une organisation laïque, païenne, les choses ne sont pas différentes. Dieu et ses représentants sont remplacés par un président et l’organisation qui le porte. Celui-ci et sa clique ne paraitront présents qu’à l’aune des contraintes qu’ils imposent.
Où les choses se corsent
La démocratie dans laquelle nous vivons tend à émietter les pouvoirs pour justement atténuer leurs contraintes. Se faisant, elle multiplie à l’infini les enchaînements de ces pouvoirs et de leurs contraintes, au point que chaque groupuscule croit devoir imposer aux autres ses propres contraintes qui seront la marque de son pouvoir.
C’est cela qui génère la diarrhée législative et réglementaire qui nous noie.
Les frustrations
Que ce soit pour ceux qui exercent le pouvoir ou pour ceux qui y adhèrent, son atomisation démocratique est une source constante de frustration.
Cela tient au fait d’avoir à subir des contraintes issues de principes de pouvoirs que l’on ne partage pas, ou, au contraire, d’être limité dans les contraintes que l’on souhaiterait imposer au nom du pouvoir auquel on adhère.
Ces frustrations sont éventuellement supportables si elles sont strictement limitées à la sphère intellectuelle de l’organisation politique
Mais il en est tout autrement lorsqu’elles génèrent des conséquences matérielles lourdes.
C’est le cas pour les religions se voulant pouvoir politique, c’est aussi le cas du pouvoir politique se voulant pouvoir économique.
La confusion est alors totale.
Une escalade constante entre les différents concepts de pouvoir du fait de leur foultitude finit par imposer l’idée que seule une contrainte d’intensité supérieure pourrait imposer un pouvoir total salvateur, chacun pensant qu’il en sera le bénéficiaire.
La place est alors prête pour l’avènement d’une bande de profiteurs qui, utilisant la violence d’Etat, satisferont le souhait incontrôlable et majoritaire dans la population d’un pouvoir fort, dont le seul fait d’imposer des contraintes lourdes pourra donner l’illusion d’une réalité.
C’est ainsi que naissent toutes les dictatures.
Il serait vain de croire, au motif que l’on a déjà vu ça, que la survenance d’une dictature n’est pas si grave, que notre pays serait parfaitement capable d’y faire face.
Ce n’est pas le cas.
Ce sont toujours les hasards de l’histoire qui nous ont sorti de ce type d’enchaînement qui nous avait entraîné au fond du gouffre.
Il se pourrait bien, à jouer avec la folie de la multiplication des pouvoirs et de leurs inévitables contraintes, que nous franchissions une nouvelle fois la ligne jaune de la dictature pour y rester très longtemps, notre insignifiance mondiale actuelle n’amenant personne à se déplacer pour nous remettre dans le droit chemin du pouvoir politique maîtrisé, de la liberté individuelle, de la tolérance, de l’économie libérale et de la concurrence sans ingérence de l’Etat.
L’année 2015 fait suite à un tel cortège de frustrations du couple fatal “pouvoir-contrainte” qu’elle est l’année de tous les dangers.
Bonne année quand même et bien cordialement. H. Dumas.
2 401 vuesEt histoire de fournir un peu de contexte, revenons sur ce que nos députés sont en train de mettre en place, alors que nos journalistes s’empressent au mieux de n’en rien rapporter, et au pire, comme on pourra le voir plus loin, en poussant à la roue de la propagande.
Pour rappel, tout part comme d’habitude d’un fait divers, qu’on pourrait qualifier de scandale républicain annuel tant ce qui est arrivé est à ce point banal et répétitif : l’affaire Cahuzac ayant éclaté avec ce qu’on sait d’absence totale de toute remise en question de la part des politiciens, tant de droite que de gauche, il a été promptement décidé, par ceux-là même qui étaient finalement les plus directement concernés, que toute cette vilaine évasion fiscale du Paradis Taxatoire Français devait être combattu âprement. Parce que bon, les finances du pays ne peuvent souffrir d’un tel drain (qui commence à se voir). Bien évidemment, il s’est rapidement révélé (sans surprise) que cette affaire aura servi de prétexte à réécrire une partie du code fiscal, judicieusement choisie pour offrir de nouvelles voies d’enquêtes et d’inquisition de la part du fisc.
En substance, le projet de loi« relatif à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière » prévoit notamment, comme je l’expliquais, la possibilité de recours à des techniques d’enquêtes spéciales ; rassurez-vous, les fers chauffés au rouge et le plomb fondu dans la gorge n’en font pas encore partie, mais il est probable que certains de nos élus y ont pensé, même si de façon seulement fugace. Pour le moment, il s’agit surtout de laisser au fisc la liberté d’utiliser des preuves éventuellement obtenues de façon illicites, ce qui est tout à fait bisou-compatible avec une République qui respecte les droits de l’Homme.
Cette introduction dans la loi d’un tel procédé était, on en conviendra aisément, déjà gratiné.
Rebondissement récent : le Président de la Commission des Finances au Sénat, Philippe Marini (un de nos très chers députés), qui est aussi UMP que socialiste, a introduit dans la foulée une petite proposition au moins aussi choupinette que l’élément dont je fais mention ci-dessus : le brave Philippe nous propose de modifier un peu la loi entourant la notion d’abus de droit. Il veut ainsi, et je cite la proposition,« renforcer la procédure de l’abus de droit en élargissant son champ d’application aux cas où les actes mis en cause répondraient à un motif essentiellement fiscal. »
Le mot important, ici, est « essentiellement ».
Éclairons un peu.
L’abus de droit est au départ une notion de droit civil. En quelques années de fiscalité délirante débridée millimétrique comme seuls l’Assemblée Nationale et Bercy sont capables de concevoir, cette notion est devenue la pierre d’angle de biens des inspecteurs des impôts, trouvant en elle un bon argument pour redresser du contribuable par paquets de douze.
L’abus de droit fiscal (article 64 du livre des procédures fiscales) vise à sanctionner tout schéma juridique dont l’unique motivation est fiscale. Par unique, on comprend (et ce fut bien précisé par le Conseil d’État) qu’on veut ici éviter toute interprétation arbitraire des inspecteurs fiscaux : l’abus de droit ne devra concerner que les schémas motivés par un but exclusivement fiscal.
Tout montage devra donc avoir été fait pour une raison non fiscale, au départ. Et si, en conséquence de ce montage, la facture de Bercy s’en trouve réduite, tant mieux. En revanche, tout montage effectué pour réduire la facture et pour lequel on ne peut trouver le moindre autre but se trouverait sanctionné. La ligne est donc fine, mais elle existe, et sa finesse aura occasionné, on s’en doute, des luttes des années durant de la part des contribuables contre l’administration pour faire valoir ce point devenu fondamental.
On l’aura compris : la proposition de Marini, qui montre ici que le socialisme de droite n’a absolument rien à envier à celui de gauche dès qu’il s’agit d’aller piocher dans la poche des autres, revient à modifier en profondeur cette notion. À présent, elle s’applique aux montages ayant un but essentiellement, et non plus exclusivement, fiscaux. Autant dire que dorénavant, l’administration fiscale aura une belle et grande latitude pour cogner sur l’assujetti.
En effet, qu’est-ce qu’un motif « essentiellement » fiscal ? Toute utilisation d’une niche fiscale, parfaitement légale, est, par définition, un montage essentiellement fiscal. Et le fait d’utiliser « trop bien » ces différentes niches sera donc punissable avec une telle proposition (au passage, la sanction est sévère : l’impôt total éludé doit être payé, additionné d’une majoration de 80%). La mère Duflot appréciera certainement que ses piteuses tentatives soient à ce point sabotées, mais en attendant, la schizophrénie fiscale qui accompagne tous ces projets laisse perplexe.
Bien évidemment, comme je le mentionnais en introduction, ce genre de textes, s’il était réellement connu du grand public, déclencherait assez probablement un vent de panique et de colère de la part d’un peuple qui sent de plus en plus le vent du boulet fiscal lui passer près de la couenne, tant le pelage a déjà été tondus ras.
Pour éviter telle fronde, on observe de façon assez prévisible la parfaite docilité des journalistes dans leur mutisme : à part dans la production bloguesque éventuellement hébergée sur des sites un peu visibles, et à part bien sûr Contrepoints, c’est le néant total.
En revanche, la propagande pro-fiscalité contondante, elle, passe de mieux en mieux.
Je pourrais m’étendre à loisir sur l’article éhonté du Monde, paru en février dernier, et qui avait déclenché autant de sourires consternés que de commentaires surpris devant son titre disant qu’« être taxé nous rend heureux », même si la conclusion, délicate, qu’une réforme de l’impôt semblait nécessaire, était camouflée dans le torrent de câlins républicains dans lequel l’impôt, c’est fantastique et la taxation super-chouette, à condition d’être simples.
Et bien sûr, on en retrouve une autre belle louchée, plus récente celle-là, dans un article de Slate de début août, dans lequel l’auteur concède vaguement qu’effectivement, l’avalanche d’impôts en France aurait intérêt à se calmer, essentiellement parce que le FMI le demande … et surtout pas parce que l’austérité de nos fanfarons du gouvernement ne s’est traduit par absolument aucune baisse des dépenses publiques (au contraire même). En outre, l’auteur de l’article, tout fripé de ses convictions keynésiennes, ne peut s’empêcher de tenter quelques tacles ridicules (par le truchement du gauchiste Sterdyniak, cet outil commode à ressortir quand on ne maîtrise pas l’économie) afin de faire bien vite oublier le fameux jour de « libération fiscale » – décidément, cette mesure d’oppression taxatoire est un excellent marqueur à imbécile, comme je le notais dans un précédent billet.
Bref, la presse a fait vœu de silence sur les manœuvres qui se mettent en place destinées à traquer le contribuables jusque dans ses chiottes, et quand elle évoque le sujet, c’est plutôt dans le registre propagande et petits fours : on en revient bien vite aux éternels poncifs sur le nécessaire impérieux d’une bonne ponction des familles ; c’est entendu, l’oppression fiscale n’est qu’une chimère, une vue de l’esprit. L’austérité, cela suffit, passons plutôt à autre chose.
Et quand les députés se placent en embuscade pour dépecer le moutontribuable, on n’en fera pas plus qu’un entrefilet, à l’occasion.
À bientôt 90 ans la patiente de la chambre 2044 est au terme de sa vie.
Très diminuée, elle n’est plus qu’une frêle petite chose perdue au fond de son lit médicalisé. Sa tête n’en fait qu’à sa tête, elle n’en a plus vraiment la maîtrise. Peu lui importe l’abondance technologique des commandes à sa disposition, ce n’est pas de technologie dont elle a besoin, c’est d’amour.
Pour l’administration hospitalière l’affaire est réglée. Si ce n’est sa tête qui est malade et pour laquelle il n’existe aucune thérapie, les quelques dégâts dont elle souffre du fait de sa récente chute qui l’a amené ici ne valent pas d’engager des soins réparateurs. Les chances de succès sont dérisoires.
Et pourtant, aucune pathologie lourde n’est à signaler, sauf cette perte de repères qui ne lui permet plus de maîtriser le sens de la vie, ses contraintes, la part des choses.
Alors, la part des choses, c’est l’administration de la santé qui la fait pour elle. L’effort en personnels, en frais structurels, qu’il y aurait lieu de faire pour gagner quelques jour, voire au mieux quelques semaines, d’une vie sans communication n’en valent pas la peine.
En l’absence d’excuse pathologique lourde pas d’euthanasie, heureusement elle échappe à cette radicalité.
Ce n’est guère mieux pour elle, car face à la peur indicible de la mort, pas de repère sécurisant, pas de souffle génétiquement commun, pas d’espace où l’habitude suspend le cours du temps. Au contraire, un toboggan anonyme qui comme ceux de Disneyland augmente la frayeur, mais ici pour de vrai.
Et pourtant, la relativité du temps fait que ces quelques jours qui la séparent de la mort, que l’administration juge négligeables face à ses contraintes globales, seront peut-être pour elle l’équivalent de toute une vie.
Là est l’escroquerie.
La collectivité lui a fait croire en son temps qu’elle n’avait pas de souci à se faire, que l’on s’occupait de tout, qu’elle serait protégée et prise en charge en fin de vie. Elle l’a cru.
Ne l’aurait-elle pas cru, rien n’aurait pu être différent.
Sa vie matérielle et celle de sa famille ont été amputées des réserves matérielles et humaines qui auraient permis sa prise en charge interne.
Les motifs mis en avant à ce sujet avaient de quoi convaincre : technicité de haut niveau, égalité face à la mort, vie facilité pour elle en son temps et pour ses enfants aujourd’hui, supériorité de la prévoyance collective sur la prévoyance individuelle.
Mais ici, maintenant, c’est d’amour dont elle a besoin pour sauter le mur, pour quitter cette vie.
Et de l’amour sa famille en possède à revendre.
Ils sont tous là. Ils envahissent cette chambre hyper technologique, intimidés, maladroits, contraints par les professionnels présents, ces liquidateurs de la collectivité.
Dans ces conditions leur amour ne trouve pas, ou très difficilement, le chemin de son cœur.
Ni elle ni eux ne s’attendaient à un tel dénouement. Il est clair qu’en cet instant ils échangeraient bien un peu de technique et de collectivisme rassurants contre beaucoup d’empirisme, d’intimité, d’amour.
Mais, on leur a insidieusement supprimé, depuis longtemps, les moyens matériels et intellectuels nécessaires à cet échange.
En ce monde nous mourrons plus vieux mais moins humainement.
L’époque est “faustienne”, le comprendre ne change rien. Cependant, la chose n’est pas anodine si l’on fait partie de ceux qui croient, comme moi, qu’un seul instant peut peser le poids de toute une vie.
Bien cordialement. H. Dumas
2 511 vuesBien évidemment, j’en vois deux ou trois, dans le fond, qui s’agitent un peu, l’air mal à l’aise : « Comment peut-il dire des choses pareilles, enfin, voyons ! » ou, pire, qui se disent, en se rappelant un de mes vieux billets : « Au secours, il remet ça ! »
Pourtant, je ne fais ici que constater une chose évidente et la redis simplement, sans fard et sans les chichis politiciens qui enrobent d’habitude ce genre de franc-parler pour faire passer la pilule de merde en la camouflant dans une gélatine goût fraise : le douanier n’est, par essence et par nature, qu’un parasite de l’honnête homme. Il n’existe que dans le but exclusif de lui pourrir la vie. Plus exactement, son métier consiste exclusivement à lui amoindrir le pouvoir d’achat en renchérissant les biens importés ou à faire le gros bras pour des monopoles mafieuxqui le rétribuent directement ou indirectement. Comme le faisait déjà remarquerBastiat en son temps (et rien n’a changé depuis), le douanier intervient dans le but de saboter le commerce entre adultes consentants.
Sans le commerce qu’il entend parasiter, il n’existerait pas. Sans la force que lui procure l’État pour accomplir sa mission, il n’existerait pas. Sans la demande expresse d’autres parasites qui préfèrent tordre les bras des concurrents qu’améliorer leurs offres, ils n’existeraient pas. Sans le besoin de certains d’évincer les plus faibles, à coup de talons si besoin, il n’existerait pas. Le douanier n’est, véritablement, que la matérialisation physique des jalousies, des bassesses et des lacunes insurmontables des aigris et des ratés qui ont l’oreille du pouvoir. Et la plupart du temps, le douanier se trouve parfaitement heureux de cette condition de parasite.
J’en veux pour preuve un récent article paru dans le Figaro, publié dans une grande discrétion. À l’unique exception de Contrepoints, les autres médias, en vacance (intellectuelle et aoûtienne), s’occupaient des bavouseries ministérielles et n’ont donc pas eu le temps de traiter l’histoire, je suppose. Dans ce petit papier, on découvre, absolument pas étonné dans cette France qui se délite de plus en plus, que la douane française réalise un travail parfaitement indispensable et réclamé à grands cris par toute une population : le tabassage fiscal de retraités impécunieux qui ont l’audace inouïe de répondre favorablement à des associations pour animer des séances de lotos-bingos. La violence même des actes perpétrés par ces pervers pensionnés me provoque des frissons de terreur dans le dos.
Il faut bien saisir toute l’ampleur du problème pour comprendre pourquoi la douane devait intervenir. On parle ici de lotos-bingos, c’est-à-dire, dans l’échelle de l’horreur, quelque chose qui se situe à mi-course entre le remplissage d’une feuille d’impôts et un samedi soir sans télé avec la visite impromptue de tante Gertrude, oui, celle qui a du poil au menton, une haleine de poney et des recettes de cakes reconnues chez Lafarge ; ce niveau d’horreur-là justifie à lui seul que les forces douanières agissent promptement et sans faiblir.
En effet, malheureusement populaires dans toutes les contrées de France où tant d’innocents continuent à voter, les lotos-bingos sont ces tirages au sort de boules numérotées promettant le panier garni ou la perceuse électrique et ne sont pas, loin s’en faut, un jeu de hasard aux airs bon enfant pour animer les clubs provinciaux du troisième âge ou le spectacle annuel de majorettes. Que nenni. Il s’agit, véritablement, d’un de ces moyens retors pour spolier l’État de son juste tribut ; c’est une façon astucieuse et presque imparable de blanchir de l’argent de la drogue, du sexe et du trafic d’armes. Au moins. D’ailleurs, le fait que ce soit généralement organisé ou animé par des retraités en dit long sur la puissance du lobby des joueurs de loto-bingos qui se trouve derrière !
Et c’est donc en toute logique que les douanes et les services fiscaux sont intervenus dans des dizaines de dossiers à côtés desquels les fusillades marseillaises et corses font figure d’apéritifs : débarquement à 6h du matin chez des retraités impliqués dans ces trafics massifs de Bingo, avec à la clef des perquisitions, des gardes à vue, des procès en correctionnelle, des peines d’amende et de prison ; 650.000 euros en appel pour Bruna, petite retraitée de Bergerac, connue dans tout le milieu de grand banditisme pour ses recettes de gateaux au yaourt. 400.000 euros pour Patricia, à Nantes, qui faisait partie d’un vaste réseau de mamie tricoteuses. Près de 3 millions d’euros pour Philippe, dit le Caïd de Colmar, qui organisait des douzaines de cercles clandestins de bingos sauvages et dépravés avec panier de la ménagère à gagner chaque premier dimanche du mois. L’horreur.
Il était temps : la douane ferre de plus en plus de gros poissons, comme Annie, 62 ans, qui cumulait déjà une retraite scandaleusement confortable de 100 euros par mois (car oui, la retraite par répartition permet ce genre de largesses inouïes), et dont la cupidité sans borne l’a poussée à participer à plus de 181 lotos en 4 ans (soit à peu près 1 par semaine, la stakhanoviste !) pour près de 300 euros par mois (oui, vous avez bien lu : 300 euros par mois – que peut-on faire de toute cette montagne de pognon ?). Le fisc, heureusement, a vu clair dans le jeu de la trouble retraitée : elle a évidemment omis de s’être acquittée de l’impôt sur les spectacles de 127.923 euros (soit 106 années de sa copieuse retraite) et n’a pas déclaré les recettes des associations pour lesquelles elle travaillait, d’un montant total de presque 1.000.000 d’euros (on nage dans la plus pure folie).
Schnouffe à tous les étages. Diamants de gros calibres. Billets authentiques et contrefaits. Prostitution, traite des blanches, et, probablement, pédo-pornographie, tout y est.
Oui, on peut le dire : les douanes ont fait un fier travail. On est bien loin, ici, des quartiers sensibles de Grenoble, Marseille ou de Seine Saint-Denis. On est au-delà des anicroches banales, à coups de pierre ou de kalachnikov, entre jeunes et pompiers, policiers. Le bingo des retraités, c’est, à l’évidence, l’étage au-dessus des vols de passagers de trains (déraillés ou non). Il faut bien comprendre : le bingo, c’est l’antithèse de la République, du vivrensemble, du multiculturalisme, de la France apaisée. Il fallait donc écraser toute velléité de recommencer.
D’ailleurs, (et je cite l’article du Figaro), à la Direction générale des douanes, on dénonce « la prospérité inquiétante d’organisations structurées à l’enrichissement vertigineux »— un enrichissement vertigineux, en France, manquerait plus que ça, non mais ! — et, surtout, leur lien étroit avec les milieux du grand banditisme. Et même que d’abord, ils ont eu une affaire en mars dernier, à Aix-En-Provence. Alors ça ne rigole pas. Annie, Philippe, Bruna ou Patricia, ils vont morfler grave.
…
À ce point de l’analyse des conneries éhontées débitées par les parasites méprisables des douanes, on doit s’arrêter, et laisser refroidir la machine quelques secondes.
On doit, en effet, se poser quelques questions, essentielles, ces questions que tout honnête homme se pose, et que même tout fonctionnaire, même travaillant pour les douanes, aurait dû se poser avant d’aller plus loin dans les dépôts de plaintes, dans les poursuites qui furent menées contre ces retraités.
Elle est où, la décence et l’honneur attachés à leur fonction, lorsqu’on voit ce qu’ils font ? Elle est où la mesure et la morale lorsqu’on lit que les enflures du Parquet firent appel de la relaxe d’Annie ? Quel est le but ? Écraser du vieux ? Ruiner du retraité ? Pourquoi ? Pour les trois francs six sous qu’ils devraient, hypothétiquement, à un fisc tentaculaire et de plus en plus fou ?
Oh, soyez sûrs d’une chose : les coprophages extrémistes qui ont lancé ces fatwas contre les bingos municipaux se regardent le matin dans la glace et disent, tous, à un moment ou un autre : « J’ai suivi les ordres », dans le meilleur des cas. Dans le pire, ils sont, comme je l’ai dit, joyeux d’écraser des honnêtes gens. Pour ceux-là, la justice, l’équité, la morale sont sans intérêt. Seul la Loi (aussi idiote soit-elle) et seul l’appât du gain (honorifique ou financier) attaché aux faits d’armes les motive.
Peu importe qu’on ne verra jamais ces minables douaniers et ces inspecteurs du fisc orduriers tenter des descentes dans certains quartiers « connus des forces de police ». Peu importe que leur job consiste à saboter celui des autres. Peu importe que ces douaniers et ces Bercy-boys n’ont jamais été là pour demander des comptes à Hollande, ou à Cahuzac. Peu importe parce que tout ce qui compte, maintenant, c’est de remplir les caisses de l’État. Il est aux abois et il ne recule plus devant aucune saloperie, aucune immondice.
Et ce n’est que le début : Français, Françaises, l’État s’attaque à vos ancêtres, à vos vieux. Il s’en prend aux honnêtes, aux pauvres et aux vulnérables. Combien de temps le supporterez-vous ?
“Aujourd’hui est un beau jour pour mourir “
« Aujourd’hui est un beau jour pour mourir » est une parole prêtée aux guerriers Sioux et Cheyennes le jour de la bataille de Little Bighorn contre les troupes de Custer qui attaquaient leur village. Cela veut dire que c’est la dernière bataille, celle où se joue la survie. Le dernier choix libre est la mort au combat.
Aujourd’hui ce qui reste de la médecine libérale livre son dernier combat pour sa survie.
Cette loi santé aura aussi des conséquences graves pour les patients. Il semble que bien peu de gens en soient conscients Ainsi non seulement la Sécu rembourse de moins en moins et prélève de plus en plus mais :
La loi santé met fin au secret médical :
Sur ce point les lignes qui suivent sont une synthèse, imparfaite, d’une partie de l’intervention du Dr Didier Legeais qui mérite d’être largement diffusée. https://www.youtube.com/watch?v=4N1ADLRzq9g&feature=youtu.be
La Loi santé prévoit la création d’un secret médical partagé sous contrôle de l’Assurance maladie avec des données médicales et administratives. Cette base de données est donc contrôlée par le financeur. Le malade peut s’y opposer mais s’il s’y oppose il n’aura plus accès aux soins parce que, en pratique, une personne ne pourra avoir accès aux soins que si elle figure dans cette base de données.
Le secret médical sera confié à un groupe de professionnels. Quand quelqu’un confiera son intimité à un médecin, elle appartiendra à l’ensemble du groupe y compris les secrétariats médicaux administratifs, les infirmières, les aides-soignantes et les services d’urgence etc.
Elle crée le Système national des données médico administratives qui regroupe toute les données sociales y compris revenus, aides sociales, subventions
Art L1461-1 il est créé un système national des données médico administratives qui rassemble et met à disposition
– 1 Les données issues des systèmes d’information hospitaliers mentionnés
– 2 les données du système d’information de l’assurance maladie
– 3 les données des causes de décès mentionnées
– 4 les données médico-sociales notamment de l’action sociale et des familles
– 5 les données de remboursement par bénéficiaire transmises par les organismes d’assurance maladie complémentaires
Tout médecin, tout système hospitalier, c’est à dire tous les hôpitaux, toutes les cliniques, tous les cabinets, tout lieu où la personne passe, renseignent la base de données. A l’intérieur il y aura toutes les données de l’assurance maladie, toutes les cotisations, tous les montants, tous les volumes, les données des causes de décès, les données médico-sociales notamment celles de l’action sociale des familles, allocations familiales, naissances, logement, les données de remboursement par les complémentaires santé.
L’accès à ces données est réservé à des intermédiaires : laboratoires de recherche ou bureaux d’études publics ou privés qui présentent à la CNIL un engagement de conformité à un référentiel incluant des critères d’expertise ou d’indépendance.
Sans commentaire…
Les données du système national des données technico administratives permettant une identification directe (…) ne peuvent être utilisées dans les conditions définies par la loi du 6 janvier 1978 que pour permettre des traitements dans l’intérêt des personnes concernées ou en cas de menace sanitaire grave pour tout ou partie de la population ou pour effectuer des appariements de fichiers ou des agrégations de données répondant aux finalités mentionnées à l’article L 1461-1
Les agents de l’agence régionale de santé n’ont accès aux données de santé à caractère personnel que si elles sont strictement nécessaires à l’accomplissement de leurs missions
L’État crée un numéro d’identification national pour l’identification directe. Ce numéro est à la disposition de l’État. Seul l’Etat définit ce qu’est une menace sanitaire grave… comme la grippe par exemple (souvenir, souvenir !). La base de données est alors accessible immédiatement et la personne n’a pas son mot à dire. Appariements de fichiers ou des agrégations de données autorisent toutes les dérives. Les données personnelles sont soumises également à l’arbitraire des agents des ARS s’ils estiment en avoir besoin pour leurs missions.
Art L 1111-8-1 le numéro d’inscription au registre national d’identification des personnes physiques est utilisé comme identifiant de santé des personnes pour leur prise en charge à des fins sanitaires et médicosociales dans les conditions prévues.
Lors de la première consultation une personne peut le refuser mais il est indispensable à la facturation et à la prise en charge de tous ses soins y compris de l’aide médicosociale, allocations familiales etc.
L’État est en train de mettre en place une base de données qui aura pour objectif de contrôler l’intégralité de l’intimité des personnes. Le secret médical et le reste sera asservi à un système politique.
Tout cela ne peut se mettre en place qu’à une seule condition : le tiers payant généralisé obligatoire.
Pourquoi le tiers payant généralisé :
Tout le monde sait que l’accès aux soins ne se réduit pas à un aspect financier (Déserts médicaux, files d’attente etc.). Tout le monde sait que l’immense majorité des Français a accès aux soins sans avoir besoin du tiers payant. Tout le monde sait que ceux qui ont peu de moyens bénéficient déjà du tiers payant. Si l’État met en avant le tiers payant généralisé en faisant croire que c’est une mesure sociale qui a pour but de permettre l’accès aux soins pour tous, c’est qu’il a d’autres raisons. Le tiers payant généralisé lui est absolument indispensable pour verrouiller le système totalitaire qu’il construit patiemment depuis des dizaines d’années.
Quand les patients « bénéficieront » du tiers payant les derniers libéraux auront disparu, l’État contrôlera leurs médecins. Les médecins ne seront plus que des officiers de santé. Les politiciens leur feront faire ce qu’ils veulent même au détriment de patients qui ne seront plus « les leurs », avec le lien personnel que cela implique. Chaque patient sera un cas et un numéro dans une base de données. Il n’y aura plus de médecine mais un système de soin inhumain, presse bouton et rationné.
C’est la touche finale, l’accomplissement de ce qui est implicitement contenu dans les ordonnances de 1945 qui ont nationalisé le système de santé.
Un système étatisé totalitaire par essence :
Le système de santé français est étatisé depuis longtemps. Médecin libéral et système collectivisé sont antinomiques. Cela ne peut se terminer que par la mort d’un des deux. Malheureusement après 60 ans d’aveuglement ce sont les médecins libéraux qui disparaissent et c’est en partie de leur faute. Parce que beaucoup de médecins se berçaient d’illusion sur leur liberté avec la négociation de la convention et la Sécu. Quand les médecins et autres professionnels de santé libéraux comprendront que leur arrêt de mort a été signé avec la création de la Sécu en 1945 et que c’est l’État qui tire les ficelles ils seront sauvés.
Il est incohérent de réclamer la fin de l’étatisation de la santé et de demander de négocier avec la Sécu qui n’est qu’un bras armé de l’État, moins voyant et moins brutal que l’action directe des Agences Régionales de Santé ( ARS), mais tout aussi nocif. Pour les médecins renégocier la convention après l’annulation de la loi santé serait discuter de la qualité du chanvre, de la forme du nœud et choisir son bourreau, Sécu ou ARS, en sachant que l’ordonnateur de leur mort reste toujours l’État. A supposer que la médecine libérale survive quelques temps c’est la condamner à recommencer le combat dans quelques années avec encore moins de moyens.
C’est bien par l’intermédiaire de la Sécu que depuis des dizaines d’années et inexorablement l’État étouffe lentement les libéraux. Cela fait des dizaines d’années que les médecins se plaignent et souffrent sous la Sécu. Nous en sommes maintenant à la dernière étape qui est la mise à mort. Il suffisait de porter l’estocade. L’État pensant la partie gagnée a décidé d’agir directement au travers des ARS. Les médecins libéraux ont alors découvert le visage de leur meurtrier qui jusque-là avançait masqué.
On ne peut à la fois réclamer moins d’Etat, dénoncer et avoir peur du privé, puis se réfugier encore dans les bras de l’État. Il faut être conscient que c’est l’État qui assassine la médecine libérale à petit feu. Le privé ne lui a jamais porté tort, il est exclu depuis 60 ans du système de soins. Les mutuelles sont un très mauvais exemple de privé. Les mutuelles que nous connaissons aujourd’hui ne sont que du capitalisme d’État, ou du capitalisme de connivence, qui est au capitalisme ce que la démocratie populaire est à la démocratie.
À Little Bighorn-les Sioux et Cheyennes écrasèrent le 7ème de cavalerie. Malheureusement pour eux cette victoire fut sans lendemain. Il semble que les médecins soient décidés à se battre sans faiblir jusqu’à l’abolition de l’inique loi santé portée par Marisol Touraine. Il ne faudrait pas que la victoire des médecins soit sans lendemain.
La solution est politique :
La solution est politique parce que les nocifs sont les politiciens qui n’ont jamais rien fait d’autre et ne savent rien faire d’autre que de confisquer la vie des gens. Ils prennent des décisions à leur place après avoir confisqué leur argent et réglementé leur quotidien.
La véritable solution est le retour au colloque singulier sans intervention d’un tiers, État ou autre. Cela ne peut se faire que par la fin du monopole, le libre choix et des liens contractuels entre les différents intervenants, chacun dans son rôle.
La véritable solution est de rendre aux gens la responsabilité de leur vie et les moyens de la conduire : intégralité des revenus soit pour les salariés le salaire complet, impôt faible, sans niche et proportionnel, libre choix de la couverture maladie, filet de sécurité pour les plus démunis, libre choix de la prévoyance retraite etc…
La véritable solution est la fin la Sécu, la fin de l’Etat qui se mêle de tout.
C’est ce que doivent réclamer les médecins.
Ce qui se joue donc aujourd’hui va bien au-delà du simple conflit entre les médecins et un ministre. Ce qui se joue aujourd’hui est une des dernières batailles pour que survive en France un peu de liberté. Liberté qui chaque jour est mise à mal par une multitude de réglementations nouvelles. Inexorablement la France s’éloigne de l’État de Droit pour aller vers l’État totalitaire.
« Aujourd’hui est un beau jour pour mourir »
Dr Patrick de Casanove auteur de Sécu : comment faire mieux
23 déc. 14
Yvette Bert, surnommée par les médias « mamie loto » est morte
Cette pauvre femme, comme elle l’avait annoncé lors de son jugement, s’est laissée mourir.
Un an auparavant, n’en pouvant plus du viol fiscal qu’elle subissait, elle avait déjà tenté de mettre fins à ses jours.
Les juges le savaient, et pleinement conscient qu’ils l’envoyaient à la mort, ils l’ont condamnée.
Pousser quelqu’un au suicide, cela s’appelle dans le langage courant, un meurtre.
Bercy est coutumier de ces assassinats déguisés, mais d’habitude tout se passe en silence, les médias regardant ailleurs.
Ceux-ci préfèrent nous faire des tartines sur le chien du Président, dont tout le monde se fout comme de l’an 40, que de parler des exactions fiscales.
Les journalistes, trouvant que la détresse d’Yvette Bert était télégénique, surtout si elle pleurait, qu’elle pourrait faire un « beau sujet », ils se sont donc focalisés sur elle.
Un sujet, chassant l’autre, elle disparut de notre actualité aussi vite qu’elle était apparue.
Oubliée la mamie Loto et sa « juste » condamnation.
Personne n’a cherché à savoir pourquoi le fisc l’a laissé organiser, durant des années, des lotos dans son bled, au vu et au su de tout le monde.
Pendant ces années, elle a collé des affichettes à tous les croisements, elle a fait de la pub etc…
Bref tout le monde savait.
Le maire, la gendarmerie et bien sûr le Grand Satan, auquel, nous le savons, rien n’échappe.
Un jour, certainement, un inspecteur « assermenté » des impôts, en mal de quota ou de prime, s’est mis en tête de l’allumer.
Au centre des impôts de la région, tout ce beau monde savait aussi qu’elle ne pourrait jamais payer, vu ses revenus plus que modeste, une quelconque amende.
Cela n’a aucune importance. Les statistiques, les primes, les quotas sont calculés en fonction du redressement.
Pas de son paiement.
La beauté de la chose est là.
Il faut à tout prix charger la mule, peu importe qu’on la tue!
Cela ne concerne en rien nos honnêtes inspecteurs qui exécutent une mission sacrée : remplir le tonneau sans fond de l’Etat. яндекс
Des milliers d’entrepreneurs sont ainsi pillés et ruinés chaque année pour le remplir; en vain !
Le suicide d’un homme, petit fait apparemment sans importance pour le pouvoir dictatorial en place, fit basculer la Tunisie dans la révolution.
Le suicide d’Yvette Bert, petit fait apparemment sans importance pour le pouvoir dictatorial de Bercy, fera-t-il basculer la France dans la révolution ?
Wait and see…
Emmanuel Bolling
3 111 vuesDepuis des millénaires la recette est toujours la même. Lorsque des médiocres se hissent au niveau du pouvoir, ils perdent de vue l’humanisme nécessaire à son exercice car ils sont aveuglés par sa possession.
Les choses sont organisées de la façon suivante par ces pauvres types, imbus de leur personne :
– Ils culpabilisent leurs obligés en dénonçant leurs pulsions naturelles d’homme. Au lieu de les engager et de les aider à lutter contre ces pulsions, ce qui est la noblesse de l’homme de pouvoir, ils les persuadent qu’ils sont victimes d’une anomalie personnelle.
– Au lieu de leur ouvrir l’esprit sur leurs faiblesses naturelles, de les aider à les combattre, ils les enferment dans un tissu d’interdits qui les paralysent, qui les dévalorisent à leurs propres yeux.
– Ces interdits, omniprésents, transforment la population en délinquants potentiels qui peuvent être condamnés et asservis à tout moment.
Nul ne peut sortir de ce cercle vicieux à la force de son intelligence, s’il résiste il sera traité d’asocial, voire de fou. Tous les soumis, la masse, se retourneront contre celui-là. La dictature des salauds et des pervers est alors en place.
Les braves gens, les hommes ordinaires mais honnêtes, vont être amenés d’abord à se mésestimer, puis à se haïr, devenant ainsi eux-mêmes les acteurs de leur soumission.
Cela est une règle immuable, vérifiable à travers les siècles, que ce soit lors de l’inquisition catholique, de l’aventure communiste, nazie, aujourd’hui musulmane, peu importe le système est toujours identique.
Les pervers accusent, les braves gens morflent, les premiers se vautrent dans les délices pervers qu’ils condamnent, au motif desquels ils exécutent les seconds.
La régression globale est la conséquence de cette perversion.
Cette stratégie perverse peut s’appliquer à des émotions primaires telles que la sexualité, la dévotion, l’ordre politique.
Mais, elle peut aussi s’appliquer à des organisations humaines plus sophistiquées, telle que, par exemple, l’économie.
Notre société collectiviste est entièrement basée sur ce système pervers, elle est organisée en dictature peverse, dite socialiste :
– L’homme serait mauvais car désireux de thésauriser pour se protéger et protéger sa famille des aléas de l’avenir ou de sa vieillesse.
– Son éventuel capital serait honteux, donc dénonciable.
– Une foultitude de règlements l’enferment dans une transparence qui vise à le déposséder de son capital au profit de ceux qui auraient la sagesse et la grande humanité de l’imprévoyance, qualité mise en exergue, reconnue comme essentielle.
– Deux machines infernales sont chargées d’exécuter la perversion, Bercy et les Tribunaux Administratifs.
– Ce sont des robots, impersonnels, inhumains, indifférents à toute logique, à toute humanité, qui tranchent, insensibles à leurs incohérences, fiers de leur perversité.
Le plus terrible face à ces systèmes est que leurs excès entretiennent leur pérennité. Seul un écroulement matériel, lié à l’éradication des forces vives du groupe générée par cette perversion, peut aboutir à leur disparition.
Le sophisme qui préside à leur venue dissimule la perversion des acteurs, transforme en l’inversant le vocabulaire de la société contaminée, rend impossible une sortie intellectuelle du piège.
Nous en sommes là, je vous donne à lire les arrêts de La Cour Administrative d’Appel de Bordeaux (LINK 1 , LINK 2) qui, éclairés par la vidéo précédente à ce billet (VIDEO), peuvent vous permettre de vérifier à quel niveau de perversion Bercy et les Tribunaux Administratifs sont arrivés.
Je vous promets largement pire sous peu, issu du TA de Montpellier et le la CAA de Marseille, actuellement en cours.
Ces pervers sont-ils responsables, ou doivent-ils être considérés comme irresponsables, victimes d’une déviance indépendante de leur volonté ?
Je vous laisse le soin de juger, votre opinion m’intéresse. Une chose est sûre, les dégâts qu’ils créent seront à la charge de notre collectivité.
Bien cordialement. H. Dumas
3 453 vuesMais force est de constater que les signes s’accumulent et ne laissent plus place au doute :
Tout ceci se résume à quelques éléments simples : l’État ne rembourse rien et continue de s’endetter ; avec cet endettement, il nourrit directement et indirectement plus de la moitié de sa population, qui ne risque donc pas de réclamer moins de moyens. Et si les prélèvements peuvent éventuellement augmenter un peu, la marge disponible est faible, voire microscopique. Mathématiquement, comme la France est à peine capable de faire face aux intérêts de sa dette et ne rembourse plus du tout le principal, ce schéma ne peut aboutir qu’à une fin tragique : la faillite, par la cessation de paiement. Le moindre frémissement des taux d’emprunt sur les bons du trésor français signera la fin rapide de ce mécanisme délétère.
Le constat est donc sans appel : la France est en faillite (et Sapin l’a même reconnu). L’issue, si elle est incertaine pour la date, reste inévitable. Mais en l’attendant, l’État français fera absolument tout pour tenir aussi longtemps que possible. Et s’il y a bien un levier qu’il peut utiliser, c’est le levier médiatique pour faire passer une idée simple : une grosse partie de son malheur provient des Méchants Fraudeurs.
Sans problème et rapidement, partant de cette prémisse, la propagande se met en marche. Il ne faut pas très longtemps pour que déjà fleurissent quelques articles qui tenteront de répondre à la question lancinante : qui fraude ? Et surtout, pour combien ? Ou plutôt, si l’on veut poser la question de façon franche et claire : « Combien les Méchants volent à l’État ? »
Parce que tout faire pour soustraire des doigts boudinés de types comme Kucheidaou Andrieux, tout faire pour éviter que le fruit de son travail ne se retrouve à payer des concubines ou des parvenus de la République (la liste est si longue), tout faire pour éviter que ce qu’on gagne ne finance, directement, des projets auxquels on s’oppose, voire, tout simplement, tout faire pour éviter de se retrouver ruiné en pure perte, tout cela est mal, méchant, inique même !
Dès lors, il faudra faire comprendre que celui qui tente de se soustraire sera puni, qui tente de fuir sera pourchassé, et qu’il n’y aura aucun pardon, aucune amnistie, aucun salut pour les renégats de l’imposition.
Dès lors, ce qui était vrai en France le sera aussi partout en Europe, moyennant des tractations qu’on sent de plus en plus désespérées pour assurer que tous les pays convergeront si ce n’est sur le plan fiscal au moins sur le plan judiciaire afin de choper les fuyards.
Et tout ceci n’est qu’une de ces étapes avant l’effondrement.
La suivante, c’est les États-Unis qui nous la montrent : même lorsque vous aurez employé tous les moyens légaux à votre disposition pour échapper à la taille, la dîme et la gabelle, même si vous êtes dans les clous, on vous passera au peigne fin, comme Apple par l’IRS, pour déterminer si vous êtes éthique : vous tentez, de façon parfaitement légale, d’amoindrir la ponction ? Vous tentez de redonner un peu de sens au travail dont vous avez de plus en plus l’impression qu’il est surtout effectué pour les autres, et surtout pour ceux qui, au sommet de l’État, s’en mettent tranquillement plein les poches et n’offrent aucune espèce de valeur ajoutée à votre vie dans l’enfer fiscal qu’ils vous construisent ? Eh bien vous serez jugés pour cela : vous n’avez pas le droit d’échapper ainsi à ces ponctions, même légalement, parce qu’après tout, vous avez bénéficié de l’État providence, voyons !
Eh oui : peu importe qu’en l’espèce, Apple crée des centaines de milliers d’emplois, qu’il reverse des milliards de dollars sous forme de taxes, voyons ! Tout ceci n’est rien comparé au fait que les dirigeants sont « sont nés dans des hôpitaux américains, sont allés dans des écoles et des universités américaines, ont bénéficié des législations et du service de l’ordre national » et peu importe qu’ils aient déjà payés par leurs propres impôts ou ceux de leurs parents ces « services ». Peu importe qu’ils n’aient jamais eu le choix ! (Et c’est d’autant plus vrai en France où le choix est impossible, monopoles obligent, et où cet argument du bénéfice des sévices publics, aussi mauvais soient-ils, est ressorti pour justifier l’avalanche de matraquages fiscaux de plus en plus sauvages.)
Ne vous y trompez pas : ce grand raout médiatique contre la lutte fiscale sert bel et bien deux buts distincts et complémentaires. Dans une faible part, il tente de démontrer que le capitaine de pédalo est volontaire et décidé à pourchasser les vilains fraudeurs.
Ici, on peut facilement rire.
D’un autre côté, cela montre qu’on cherche de plus en plus frénétiquement des marges de manœuvre fiscale, et qu’on emploiera tous les moyens pour drainer tout ce qu’on peut.
Et là, on aura du mal à trouver ça drôle.
Récemment, chez des amis, on m’interrogea sur mes déboires avec le fisc. Je n’aime pas trop en parler en société, l’incrédulité que je lis dans les yeux de mes interlocuteurs me peine.
Ils n’arrivent pas à imaginer que l’on puisse se retrouver, sans aucune raison, paralysé dans la gestion de son entreprise, saisi de tout ses biens et acculé à la ruine. D’autant que les faits ne sont jamais faciles à expliquer. Les redressements fiscaux iniques sont toujours basés sur des affirmations du fisc invérifiables, donc, en gros, c’est parole contre parole, seuls les initiés savent que le fisc ment.
Le pire est que votre ruine n’est pas crédible. Jusqu’au denier jour on essaie de faire face aux factures, de manger, de se chauffer et de se soigner, la misère arrive d’un seul coup, elle emporte tout. Plus de possibilité de se déplacer, de s’assurer, de manger, de se loger, de parler aux autres, de dire ce qui se passe puisque la disparition est concomitante avec le dernier billet de 50 Euros.
Le moment de ce dernier billet est repoussé le plus longtemps possible, mais il est inexorable. Ce jour là, tout le monde vous croirait, mais tous ont l’esprit ailleurs, vous avez disparu de leurs radars, vous n’êtes plus dans la société.
L’intimité économique
Ce qui m’a sauté aux yeux à l’occasion de la réunion amicale que j’évoque, que je n’avais pas perçu aussi bien avant, est l’absolue intimité de la vie économique des individus.
Je veux dire que ces amis qui me sont chers, que je connais depuis des dizaines d’années, ne m’ont jamais parlé, précisément, de l’aspect économique de leur vie.
Certains prétendent qu’il est des pays où tous parlent librement de leurs revenus, de leur patrimoine, de l’organisation économique détaillée de leur vie, je ne le crois pas.
Je crois plutôt que, dans le monde entier, quelque soit le niveau de la société ou de la tribu dont on fait partie, l’économie individuelle est un secret que chacun porte en lui. Ce secret est nécessaire, bien plus, vital.
L’économie ne peut pas s’exposer, elle est la vie tout comme le sexe. Comme lui elle à besoin d’un minimum d’intimité, quoique puissent en dire ceux qui plaident pour l’exhibition générale de l’économie personnelle l’intimité est la règle.
Le viol fiscal
Lorsque le fisc exige de tout connaître de votre intimité économique, il pratique le viol. Il est possible que cette affirmation étonne, moi-même j’ai été surpris en faisant ce constat. Puis, j’ai réfléchi, et je suis allé sur Wikipédia à viol, et j’ai lu.
J’ai appris que le viol est caractérisé par une invasion de l’intimité sexuelle imposée, que très souvent il ne donne lieu à aucune complication physique mais que le ravage psychologique est terrifiant.
Le contrôle fiscal est exactement comparable, il ne finit pas toujours par un redressement destructeur, mais la pénétration des agents du fisc dans notre intimité économique crée des ravages psychologiques irréversibles.
Tout comme anciennement le viol sexuel, le viol fiscal laisse le violé désemparé et sans recours social.
Wikipédia nous apprend les mythes qui protégeaient les violeurs :
“-1- « Il ne s’est rien produit » : Un certain nombre de mythes promeuvent l’idée que les -femmes accusent souvent les hommes à tort de viol.
-2- « Elle l’a voulu ou elle a aimé » : Ce sont les mythes prétendant qu’une femme qui dit « non » pense « oui » ; que la violence est sexuellement excitante pour les femmes ; que la victime aurait pu résister si vraiment elle n’était pas consentante.
-3- « Elle l’a mérité » : Ce sont les mythes comme « Elle était habillée de manière trop sexy » ou « Elle marchait seule la nuit ».”
La transposition fiscale est aisée :
-1- Le contrôle fiscal est tout à fait normal. Rien de spécial, c’est un droit légitime de la société. Celui qui s’en plaint le fait à tort. Nul n’a à être choqué de devoir exposer son intimité économique.
-2- Le contribuable honnête rêve d’être contrôlé, puisque c’est pour lui l’occasion de démontrer sa probité. Il ne peut qu’être satisfait de dévoiler son intimité économique.
-3- Le contribuable contrôlé et redressé ne l’a pas volé. Depuis le temps qu’il exposait sa fortune, il fallait bien qu’il s’attende à un contrôle. Il a provoqué le fisc.
La démarche collective est la même pour dénier le viol fiscal que pour dénier le viol sexuel.
Le viol arme de guerre
Le viol, hier partout dans le monde et aujourd’hui encore dans de nombreux endroits, est une arme de guerre.
La force déstabilisatrice du viol est telle qu’elle contamine non seulement celui ou celle qui en est victime, mais ses proches et plus globalement la société toute entière.
Alors là, on touche à la réalité du viol fiscal, à sa constante, à sa vraie raison d’être.
Le viol fiscal déstabilise totalement l’économie. Contrairement à la propagande qui l’accompagne, il n’a pas pour objectif de réguler la collecte de l’impôt, de poursuivre les délinquants par ailleurs peu nombreux et parfaitement repérables sans l’armada fiscale et ses dizaines de milliers de contrôles et de contrôleurs, il n’est qu’une arme de guerre de ceux qui haïssent l’économie pour détruire ceux qui l’aiment et en font profession.
Ce n’est pas par hasard que les collectivistes qui haïssent l’économie, qui veulent sa disparition, sont les supporteurs inconditionnels des contrôles fiscaux, des viols fiscaux.
Effectivement, le viol fiscal est probablement l’arme fatale qui peut réduire à néant l’économie d’un pays.
Cette découverte m’a sidéré.
Les conséquences pour moi et pour ma famille de notre viol fiscal sont indescriptibles, l’attitude de la société à notre égard est conforme à ce qu’elle était pour les personnes violées sexuellement par le passé.
Je suis KO de ce constat, c’est pire que tout je que je pouvais imaginer. Le défi est énorme, la déviance invisible du viol fiscal va nous tuer tous.
Conclusion
Il y a un combat à mener pour faire comprendre ce qu’est le viol fiscal, pour le poursuivre, le condamner et tenter de l’éradiquer.
Si tous les violés du fisc pouvaient comprendre et conceptualiser ce qui leur est arrivé, prendre conscience que ce n’est pas à eux d’avoir honte mais aux violeurs, peut-être pourrait-on redonner à notre pays du goût pour l’économie et le sortir de la misère vers laquelle ces violeurs fiscaux nous précipitent.
Bien cordialement. H. Dumas
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Notre Président, nos ministres, nos hauts fonctionnaires, nos élus (députés et sénateurs) ne voulant absolument pas réduire leur impressionnant cortège d’avantages financiers, préfèrent envoyer leurs concitoyens à la tonte.
C’est vrai que tous ont « travaillé » dûr pour arriver à se faire une place au soleil.
Certains sortent de l’Ena, la machine à fabriquer des incompétents en économie d’entreprises, d’autres de la fonction publique, l’armoire à pantoufles.
D’autres, enfin, ont suivi la voie de la méritocratie politique.
Ils ont commencé par aller chercher les cafés et cirer les pompes. A force d’avaler des couleuvres et d’avoir l’échine souple, ils se sont élevés, au fil des années dans l’appareil politique qu’ils avaient choisis.
Je sais de quoi je parle, j’ai fait partie du RPR, lorsque j’étais jeune. Un an, ça m’a suffit.
Tous maîtrisent parfaitement la langue de bois et savent botter en touche.
Ils savent aussi, par expérience, que les promesses non tenues ne les engagent en aucune façon.
Bref, le seul résultat qui compte, pour eux, c’est de rester dans l’oligarchie qui dirige notre pays. Leur mot d’ordre : durer à tout prix.
Chacun vaque à ses petites combines et en crée d’autres pour les copains qui arrivent les dents raclant le plancher.
Et l’ENA, sans discontinuer, crache tous les ans une nouvelle promotion, il faut bien la caser.
Elle aussi, elle veut sa part du gâteau France.
Alors on invente, dans tous les coins des comités trucs, des associations machins, des adjoints aux adjoints, des conseillers en usine à gaz…
Tout ça, ça coûte.
Et pas qu’un peu mon neveu.
Il ne faut pas oublier le saupoudrage électoral si on veut continuer à faire bombance.
Faute d’argent frais, il faut trouver de nouvelles ressources.
Ils vont actionner le seul bouton qu’ils connaissent, celui où il est marqué dessus « impôts, taxes et fraudeurs ».
Etant partout, nos énarques contrôlent tous les rouages de l’Etat sans exception.
De haut en bas et de gauche à droite.
Ils vont actionner le ministère de la Tonte en leur demandant de « trouver » de nouveaux « fraudeurs » fiscaux.
Trouvez-en vite, ça urge !
Emmanuel Bolling
P.S : Cette histoire me rappelle les listes de personnes à fusiller que le NKVD présentait à Staline. Celui-ci, dans la marge écrivait « ce n’est pas assez, trouvez-en 2000 de plus. »
2 168 vuesEn Asie, la disparition des opposants est un sport très prisé.
Ainsi que le rapporte Le Parisien, faire disparaître l’opposant, le contestataire, n’a que des avantages pour les pouvoirs en place.
Evidemment, le disparu est réduit au silence. Mais il n’y a pas que ça, ses proches où ceux qui pensent comme lui sont terrorisés à l’idée de disparaitre eux-aussi, ils se taisent donc.
Extrait de l’article du Parisien:
“Ce “silence” est une tactique “utilisée par un nombre croissant de gouvernements dans la région”, dénonce Phil Robertson de Human Rights Watch (HRW) pour “instiller la peur au sein des communautés”.
Et cela semble fonctionner puisque la plupart des militants restent maintenant à l’écart des sujets controversés comme la saisie des terres ou les dégâts environnementaux causés par des entreprises toute puissantes.
Pour sa femme du militant laotien, “si l’enlèvement de Sombath était fait pour imposer le silence à la société civile et effrayer les gens, alors malheureusement cela a fonctionné”.
Mais enfin ma bonne dame, tout ça c’est chez les sauvages, chez nous, pays hautement civilisé, personne ne disparait sans trace.
Hélas : Si… détrompez-vous
Tous les jours, des milliers de français disparaissent, de la façon la plus simple qui soit. Ils sont plongés dans une misère totale, paralysés économiquement au point qu’ils sont dans l’impossibilité totale de s’exprimer librement.
Les choses se passent ainsi
Un ou plusieurs agents du fisc débarquent chez eux, ils sont ou non prévenus de cette descente. Peu de temps après ils reçoivent une notification de redressement qui, dès son édition, est exécutive.
Très rapidement, des soi-disant garanties sont prises sur tous leurs avoirs, professionnels ou privés, à la hauteur, toujours vertigineuse, de la notification de redressement dont ils ont fait l’objet.
Un peu moins vite, mais de façon inexorable, leur trésorerie va être totalement paralysée. Ils vont disparaître économiquement.
A partir de là, impossible pour eux de se révolter, de se défendre utilement. Ils vont user leurs dernières cartouches à saisir une justice administrative qui au mieux s’en fout, au pire se marre de les voir se débattre sachant qu’ils sont cuits.
S’ils persistent, qu’à cela ne tienne, le garrot peut être serré plus ou moins vite, plus ou moins fort. Cela va des blocages de compte en banque, aux hypothèques sur les immeubles, aux gages sur les véhicules, à la saisie des meules.
Le résultat est radical. Toujours réputé innocent dans l’absolu, le contribuable résistant est tout de même qualifié de “fraudeur fiscal”. Qualificatif qui lui restera à vie puisque les magistrats serviles des Tribunaux Administratifs ne se pencheront pas sur ses arguments, ils ne feront que reprendre ceux du fisc et leur donner une apparence de réalité par l’onction judiciaire qu’apporte tout jugement, même le plus indigne.
Ainsi va la vie des contribuables
Un jour, l’entrepreneur finit toujours par croiser le prédateur fiscal qui rode. Habitué à se battre, à utiliser son énergie pour gagner, pour conquérir, il croit vivre dans un pays de liberté, de droit, il va sous-estimer la pieuvre qui est attirée par le résultat de son travail.
En face de lui, élevé dans l’idée qu’il répartit les richesses, qu’il n’existe pas de travail plus noble que d’obliger ceux qui réussissent à donner à ceux qui ne branlent rien, motivé dans cette idée par des récompenses tout comme le pitbull l’est par un bonbon quand il a mordu le méchant qui lui a été désigné, l’inspecteur du fisc ne voit aucun mal à faire disparaître de la société les “fraudeurs fiscaux”, dont hélas la plus grande part n’en sont pas.
Il ne risque rien le prédateur fiscal, pas plus que celui qui fait disparaître l’opposant laotien. Le contribuable, ruiné, paralysé, ne sera pas en mesure de faire savoir combien il est mal traité. Ses amis, sa famille, ses voisins, se garderont bien de venir le défendre. Qui voudrait se mesurer aux brigades de l’enlèvement économique, aux escadrons de la mort financière ?
Alors, bien sûr, pour le chaland, pour celui qui n’est pas la victime de ces abus, il est aisé de penser, comme le pense certainement ceux qui ne sont pas victimes d’enlèvement au Laos, que tout cela n’est pas très grave, qu’il suffit de faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait, pour ne pas “disparaitre” un beau matin de contrôle fiscal.
Les chalands n’ont pas tort, soyez raisonnable
Evitez les activités économiques, gagnez le moins possible, payez sans rechigner tout ce qui vous est demandé, soyez discret au travail, ne froissez jamais un lanceur d’alerte ces personnages au regard sournois ou à la jupe volage qui, pour des raisons que vous ne pouvez ignorer, vous vouent une haine tenace. Faites tout pour ne pas exister, vous gagnerez en échange l’avantage de ne pas disparaitre.
En clair, si vous n’apparaissez nulle part, si vous êtes insignifiant, personne n’aura l’idée de vous faire disparaitre.
Mais, si vous aimez travailler, affronter des défis, les gagner, si la joie d’avoir gagné se voit sur votre visage, à votre comportement, vous êtes le candidat type à la disparition programmée après pillage de tous vos biens.
Si c’est votre cas, nous n’en parlerons pas, vous n’en aurez ni le gout ni les moyens.
Fantôme vous errerez jusqu’à la fin de vos jours, en espérant vainement que ceux qui vous ont fait disparaitre aient à en répondre. Vous vous foutez encore une fois le doigt dans l’œil, ils ne répondront jamais de leurs exactions.
Il ne fallait pas apparaître autrement que déguisé en prêtre de l’esprit collectif, en grand ordinateur de l’égalité, de l’empathie sociale, en amoureux effréné du minable, du cas social, du faible quand bien même seriez-vous informé qu’il s’agit d’un faux cul, en fait de celui qui vote en plus grand nombre.
Vous voilà averti, méfiez-vous quand même, pensez qu’au Laos les disparitions ne sont pas si nombreuses, ici, celles dont je vous parle se comptent en dizaines de milliers tous les ans.
Bien cordialement. H. Dumas
2 803 vuesEt dans le rôle de la cravate, rutilante, chatoyante des mille feux que lui permet un train de vie très au-dessus de celui de la chemise (élimée, fadasse et camouflée derrière la débauche de moyens et de paillettes de l’accessoire vestimentaire), on trouve bien sûr les abonnés à la gamelle. Ces tendres mammifères se regroupent à l’Assemblée, au Sénat, dans tout un tas de Commissions Théodule lucratives et pléthoriques, ainsi que dans certaines associations où on se sent bien au chaud, protégé de la conjoncture économique par d’épaisses couvertures (sociales, financières, médiatiques, …)
Ainsi, à l’assemblée, les députés travaillent, furieusement, avec « Branleur » sur Lettre Compte Double, au moins.
Au passage, il faut savoir que les débats de nuit, à l’Assemblée, sont notoirement plus chers que les débats pendant les heures normales ; eh oui, les huissiers (par exemple) sont alors payés au tarif de nuit, ce qui finit par faire une facture supplémentaire de50.000€ par heure. L’amendement débile revient vite cher, et le temps perdu (l’argent perdu ?) ne se rattrape jamais.
De son côté, le Président Hollande, lui, n’en perd pas et il n’oublie pas les amis. Il donne même des petits coups de pouce au pouvoir d’achat de certains. Il ne sera pas dit qu’un socialiste arrivé à la magistrature suprême, même sur un malentendu, ne fera pas preuve de générosité avec l’argent des autres !
Et toujours dans le « ton sur ton » concernant la cravate, nous avons bien sûr les nombreuses associations en prise directe avec les fonds de la République. Le Cri du Contribuable nous fait régulièrement un petit détail de ces subventions et de la foire complète qui les accompagne, et consacre même ce mois-ci un intéressant dossier à la question. Une mention spéciale sera dédicacée aux associations de fonctionnaires, et notamment celles du Ministère des Finances. Illustrant de façon limpide qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, surtout lorsqu’il s’agit d’argent et encore plus lorsqu’il s’agit d’argent des autres, ces associations bénéficient de largesses du Ministère qu’on pourra trouver fort généreuses en ces temps de disette et d’austérité (qui ne touche décidément pas tout le monde).

On découvre ainsi que 75 millions d’euros sont destinés au gîte, au couvert et aux loisirs des fonctionnaires des Finances, en arrosant profusément des associations aux noms sortis tout droit d’une production Uderzo / Goscinny (ALPAF, EPAF, AGRAF et ATSCAF) ; par exemple, l’ALPAF a reçu 29 millions d’euros de subventions du ministère en 2011. Oui. 29 millions, qui viennent directement de vos poches. 28 millions d’euros auront servi à l’association EPAF, destinée à la mise en œuvre des prestations de tourisme social “vacances enfants” et “vacances familles”, qui, comme chacun le sait, doivent bénéficier du soutien des contribuables sans quoi les enfants et les familles des fonctionnaires des finances seront tout tristes, ce qui aigrit les inspecteurs des impôts et, par voie de conséquence, risque bel et bien de faire pleuvoir des contrôles par mesure de rétorsion.
Bien sûr, il resterait plein d’autres domaines à évoquer pour bien détailler les parures chamarrées de la cravate. Mais celles que j’ai évoquées ici donnent déjà le ton, une bonne idée générale de la forme, de la couleur et de la richesse du tissu.
Regardons à présent la chemise, celle qui fait tant contraste avec cette si jolie parure. Et quand je parle de contraste, il est effectivement violent. C’est bien d’opposé, chromatique et économique, dont on parle ici.
De loin, de l’étranger, on le sait déjà, la chemise « France » paraît bien dépenaillée, terne, tristoune, et dont l’avenir semble surtout chargé de trous, de petites déchirures et de boutons partis ou mal recousus. Vue d’Angleterre, certain magazine avait déjà bien expliqué la situation, le ressenti général. La réaction devant ces provocations avait été cinglante de la part de la cravate, seule pièce vestimentaire qu’on entend dans ces cas-là : « Nous n’avons de leçons à recevoir de personne, messieurs les Anglais, tirez-vous les premiers. »
La réalité est un peu plus subtile.
Et pour d’autres méchants réalistes qui refusent obstinément de se focaliser sur les colifichets rutilants, la situation française n’apparaît pas meilleure :
What this tells you is that France has not one, but two problems: finance and energy. And that prior to July 1, we can expect a bunch of real nasty announcements on both. Plus also, that François Hollande is not so sure he’ll last that long. That’s why he’s pushing it forward, hoping for a miracle.
On ne peut pas dire que ce soit un véritable souffle d’optimisme concernant ce pays. L’opinion des étrangers est d’ailleurs corroborée par quelques chiffres, parus récemment, et dont la presse française, les parlementaires, les associations, les élus divers et variés n’ont pas vraiment fait grand cas (le mariage homosexuel et le scrabble, mes amis, occupent déjà les esprits).
Pourtant, le secteur économique des services vient de subir sa plus forte contractiondepuis mars 2009. On voit mal, à la suite de cette contraction, ce dernier accoucher d’autre chose qu’une série de problèmes épineux que l’équipe hollandiste ne semble pas tout à fait en mesure d’affronter ; Montebourg a été laminé, et Moscovici a déjà les mains moites à l’idée de devoir gérer un euro fort (méchant, méchant euro fort).
De la même façon, la France qui pleure discrètement, cette chemise terne et élimée, a appris il y a quelques jours que l’industrie manufacturière a perdu plus de 120.000 emplois depuis 2009 (dont plus de 20.000 en 2012). Montebourg est déjà dans les starting-blocks … de la résignation ce qui est finalement l’étape juste avant l’acceptation fataliste qu’il ne sert absolument à rien (Audrey elle-même ayant renoncé à lui trouver une quelconque utilité). Notons toutefois qu’il n’a pas renoncé à gober les indemnités de son épuisant travail. La cravate se porte bien, merci.
Pas de doute : la situation est, littéralement, catastrophique. Petit-à-petit, les Français se rendent compte que les caisses sont vides, que les promesses de Hollande le sont aussi, que la situation économique se dégrade encore plus vite que tout ce que les nigauds socialistes pouvaient imaginer, et que l’équipe en place accélère le mouvement d’ensemble dans une improvisation brouillonne et pathétique. Mais alors que ces vérités parviennent enfin à une proportion grandissante de Français et que la grogne commence à monter, que cette France là commence à pleurer, l’autre France, elle, ne l’écoute pas. Elle ne l’écoute plus d’ailleurs depuis un bon moment. Les pleurs de la France-chemise sont couverts par les rires de la France-cravate.
Une question mérite d’être posée : ces rires, sont-ils insouciants, joyeux, ou … moqueurs ? Mine de rien, la cravate ne se foutrait-elle pas un peu de la gueule de la chemise ?